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Algerie-Agriculture,forêts et pêche

Algerie-Agriculture,forêts et pêche

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Algerie-Agriculture,forêts et pêche
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07/04/2012

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CIHEAM –Observatoire Méditerranéen
http://www.medobs.org
 
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 Algérie-
 Agriculture, forêts, pêche
L’agriculturedans l’économie du pays
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L'année 2003 a été relativement faste pourl'Algérie qui a bénéficié à la fois d'une bonneannée agricole et de niveaux élevés de prix dupétrole. Pour la neuvième année consécutive, letaux de croissance en volume du PIB a étépositif : 6,8% en 2003, en forte hausse parrapport à 2002 (4,1%). Cela est dûprincipalement au niveau exceptionnellementélevé des prix du pétrole (28,9 US $ en moyennepour 2003). La société pétrolière nationale SH aréalisé ses meilleures recettes d'exportation en2003 depuis l'indépendance : 24 milliards dedollars (dont 2,2 milliards en parts revenant auxassociés) en croissance de 32% par rapport à2002.Contrairement à 2002, l'agriculture afortement progressé en 2003 avec 17% de tauxde croissance grâce à une très bonnepluviométrie mais aussi grâce aux actions duPNDA (programme national de développementagricole).L'excédent de la balance commerciale (11,6milliards de dollars US) a connu une variationpositive de 4,8 milliards de dollars par rapportà 2002. Les importations se sont pourtantaccrues de 8,3% et les exportations de 8% en volume (22,5% en prix). Alors que lesimportations de biens alimentaires ontlégèrement baissé (passant de 2,7 à 2,6milliards de dollars), celles de biensintermédiaires (ciment, bois, rond à béton...)ont augmenté de 16,7% et celles de biensd'équipement de 5,5%.Sur le plan social, le taux de chômage aurait étéde 23,7% en septembre 2003, touchant plus dedeux millions de personnes.Le chômage est principalement un chômaged'insertion : presque la moitié des demandeursd'emploi a moins de 25 ans (48%), 73% ontmoins de 30 ans et seulement 9,3% sont âgésde 40 ans ou plus.
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Note élaborée à partir du rapport CIHEAM par payssur « Agriculture, pêche, alimentation etdéveloppement rural durable dans la régionméditerranéenne » ; rapport Algérie par SlimaneBEDRANI. 2005.
En 2003, la part de l'agriculture dans le PIBs'est légèrement accrue (9,7% contre 9,3% en2002), retrouvant son niveau de 2001. Ellegarde la troisième place parmi les différentssecteurs de l'économie, après le secteur deshydrocarbures (32,8% du PIB) et celui desservices (21,5% du PIB).La contribution du secteur agricole à l'emploiglobal continue d'être importante (entre 21 et22% de la population occupée).L'agriculture reste un employeurincontournable, particulièrement en milieurural.En matière de commerce extérieur, la part desimportations agro-alimentaires dans lesimportations totales est encore en baisse en2003 (26,3%) par rapport à 2002 (28,9%) et parrapport à la moyenne des années 1994-2003(31,5%), bien qu'en valeur absolue lesimportations se soient accrues (passant de 3,45 à3,56 milliards de dollars US entre 2002 et 2003).La part des exportations agro-alimentaires dansles exportations totales a fléchi en termes relatifs,passant de 0,7 à 0,6%. Elle s'est accrue en termesabsolus, passant d'environ 127 millions à 135millions de dollars US.
Les productions agricoles
La production agricole a été très bonne en 2002-2003 en comparaison avec l'année précédente,comme toujours grâce à une pluviométriesuffisante et bien répartie au cours de lacampagne agricole. L'indice global de laproduction (base 100 : moyenne des années1986-1995) est, en effet, passé de 123 à 159(+30%).La croissance a été tirée vers le haut surtout parla production végétale (+27% entre 2002 et2003) et, dans cette catégorie, surtout par laproduction céréalière (+110%), en particulierl'orge (+194%).
 
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CIHEAM –Observatoire Méditerranéen
http://www.medobs.org
 
La production animale a connu, quant à elle, unecroissance de +13% grâce à une croissance de+19% des élevages de ruminants.La production de maraîchage, après avoirquasiment stagné de 2000 à 2001, s'est accruede plus de 14% entre 2001 et 2002 et de 28% en2003 par rapport à 2002. Le développement dela néo-agriculture steppique -grâce àd'importants investissements dans l'irrigation-est un des facteurs explicatifs de cette hausse dela production maraîchère.Les cultures industrielles restent peureprésentées dans l'agriculture algérienne. Laprincipale est la culture de la tomateindustrielle dont la production a enregistré unecroissance de seulement 4% en 2003 après les baisses de –10% et de –4% enregistréesrespectivement en 2001 et 2002. Quant à laproduction de tabac, elle aurait baissé de –4%en 2003.Pour ce qui est de l'arboriculture fruitière, lesespèces qui ont été les plus performantes enmatière de production sont par ordred'importance le vignoble (+19%), les palmiers-dattiers (+18%), les fruitiers à noyaux-pépins(+12%) et les agrumes (+8%). L'année n'a pasété favorable aux oliviers dont la production a baissé de –13%.Du fait de la bonne pluviométrie qui a favoriséla production de fourrages naturels, leséleveurs ont reconstitué partiellement leurcheptel durement éprouvé par les sécheressessuccessives. Le croît du troupeau a étéimportant surtout pour les caprins (+43%),mais aussi pour les ovins (+27%), les bovinss'accroissant de 11%. La préférence pour lareconstitution des troupeaux a entraîné -dufait de la baisse des abattages- une très fortehausse des prix de la viande fraîche.Les autres productions animales n'ont connuque des taux de croissance modestes. Les viandes blanches voient leur taux de croissance baisser de 12% en 2002 à 4% en 2003. Laproduction d'œufs, après avoir connu unecroissance remarquable entre 2001 et 2002(+26%), n'enregistre qu'un taux de 3% en2003. Quant à la production de lait, après sa baisse de –6% en 2002 par rapport à 2001, elleaugmente de 4% en 2003. Enfin, les quantitésde miel produites, en forte hausse en 2002 parrapport à 2001 (+22%), elles ne croissent quede 5 % en 2003.
 
Croissance des principales productionsagricoles en 2003
ALGERIE-520457095120
%
céréales
 
Les politiques d’équipementpublic et de subventionaux investissementsdes agriculteurs
 
Malgré la bonne santé financière du pays, lesdépenses effectives (exprimées en DA constants1989) réalisées sur les budgets d'équipementpublic par le Ministère de l'agriculture et dudéveloppement rural (MADR) et par le Ministèredes ressources en eau (MRE) (en matièred'hydraulique agricole et de construction de barrages
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) ont connu une baisse significative en2003 par rapport à 2002.Outre ses dépenses dans le cadre des budgetsd'équipement public, l'Etat subventionne lesagriculteurs et certains ruraux (entreprises deservices pour les agriculteurs, entreprises detransformation des produits agricoles…). Cessubventions concernent les investissements etune forme de soutien aux revenus consistant àsubventionner dans certains cas les engrais, lesPPS, les semences… et à indemniser lesagriculteurs touchés certaines calamitésnaturelles.
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On a supposé que 45% des dépenses pour laconstruction des barrages sont à imputer àl'hydraulique agricole.
 
CIHEAM –Observatoire Méditerranéen
http://www.medobs.org
 
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Les échanges extérieurs
Les importations de produits agricoles ont peuaugmenté en valeur en 2003 par rapport à2002 : seulement +3%. On remarquera que lacroissance des importations reste soutenue parrapport à la moyenne de la période 1994-2003(+11,5%). Les importations de produitsalimentaires proprement dits n'ont augmentéque de 3,6% en 2003 par rapport à 2002(+5,6% par rapport à la moyenne 1994-2003).La structure des importations agricoles restedominée par les produits alimentaires (73%).Dans les importations alimentaires, lescéréales pour la consommation humainerestent prépondérantes (25,2% desimportations agricoles). Le groupe « lait etproduits laitiers » occupe la deuxième placedans les produits alimentaires (14,4%) suivipar le groupe « autres produits alimentaires »(11,2%) et le groupe « huiles et graisses »(9,6%).Les principaux pays fournisseurs pour lescéréales sont la France (27%, essentiellementpour les blés dur et tendre) et les USA (15% descéréales, essentiellement du maïs). La Francedomine aussi dans les importations de « lait,œufs et miels » avec plus de 32% desimportations algériennes en valeur, suivie parl'Argentine (11,4%), la Pologne (10,3%) et laBelgique (8,5%). Pour les « huiles et graisses »,la Russie domine les importations algériennesavec 24% de ce type de produits, suivie par laMalaisie (17,2%) et la France (9,6%).Les taux d'autosuffisance de l'Algérie -tout ens'étant légèrement améliorés grâce à la bonneannée agricole- restent faibles pour leslégumes secs (25,6%), le lait (41,2%), le blé dur(37,7% en 2003 contre 21,1% en 2002) et le blétendre (34,5% en 2003 et 18,4% en 2002.
Algérie : Déficit de la balance commerciale agricole (%)
02040608010012019902003déficit97,92,198,161,84
Le secteur de la pêche
La production halieutique connaît unecroissance positive mais relativement faibledurant la période 1990-2003. Le pic atteint en1994 a été suivi par une chute de la production etn’a été retrouvé qu’en 2001. Depuis, laproduction ne s’est accrue que de 1% en 2002 etde 5% en 2003.Les encouragements de l’Etat ont aussi concernél’amont et l’aval du secteur des pêches. Ainsi de1999 à 2003, le nombre de points de vente dematériels de pêche est passé de 21 à 45, celuid’unités de transport frigorifiques de 10 à 132,celui de fabriques de glace de 26 à 36, celui detunnels de congélation de 1 à 20 et celui dunombre d’unités de transformation de 16 à 24.Le commerce extérieur des produitshalieutiques est fortement déficitaire : en 2003,l’Algérie ne couvre ses importations par sesexportations qu’à raison de 42%, ce taux ayantété de 66% en 2002. Cette évolution s’est faitemalgré une hausse significative du prix de latonne exportée qui passe de 2 372 US $ à 3 715US$ entre 2002 et 2003 (+57%) et malgré la baisse de la tonne importée qui passe de 798US$ à 759 US$ (-5%).

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