Fin juin, la Banque nationale a publié son étude sur notre système d'in-dexation.
Elle y examine notamment si notre croissance économique etnotre emploi sont plus vulnérables à un choc des prix externe (par ex.forte augmentation du prix du pétrole) que dans un pays n'appliquantpas un système d'indexation automatique. La Banque nationaledémontre qu'en raison de ce système, les coûts salariaux belges aug-mentent davantage, ce qui entraîne toute une série de conséquencesnégatives. Ainsi, les entreprises doivent, du moins partiellement, impu-ter ces coûts supplémentaires dans leurs prix, ce qui détériore leur com-pétitivité. Pour une petite économie ouverte comme la Belgique, forte-ment tributaire de l'étranger, cela se traduit par une croissance écono-mique plus faible et une perte d'emplois. La baisse de l'emploi engendreà son tour un recul de la consommation. La Banque nationale a égale-ment calculé ce qui serait advenu si nous avions décidé, en 2007, deréformer notre système d'indexation : dans le meilleur des cas, notreprospérité aurait été supérieure de près de 1% et nous aurions créé pasmoins de 25.000 emplois supplémentaires. Enfin, la Banque nationa-le démontre encore que la rigidité de notre système indexation nousempêche de réduire notre handicap en matière de coûtssalariaux : depuis 2004, l'indexation est en effet pres-qu'aussi élevée que la totalité des augmentations decoûts salariaux dans les pays voisins, ce qui ne laisseaucune marge pour corriger les dérapages salariaux dupassé.
FEB L'étude de la Banque nationale aboutit à uncertain nombre de conclusions percutantes. Si certainsont encore des doutes concernant l'analyse, ils devraientpouvoir tirer la situation au clair avec les chercheursconcernés dans les plus brefs délais. Un dialogue sereindevra ensuite être lancé en vue de réformer notre sys-tème d'indexation. Comme l'indique l'étude de laBanque nationale, une telle réforme profitera à notrecroissance et à la création d'emplois.
Geert Vancronenburg – gva@vbo-feb.be
de la législation, le but serait, à plus long ter-me, de supprimer les droits mis en réserve,d'augmenter le facteur linéaire de réduction,d'accroître la demande de droits d'émissionpar le biais de l'élargissement à d'autres sec-teurs ou de passer les objectifs de réductiondes émissions de 20% à 30% d'ici à 2020.
Eu égard à son incidence sur un grandnombre d'entreprises européennes et à l'ab-sence de tout 'impact assessment' ou 'compe-titiveness proofing', les employeurs européensont vivement réagi à cette proposition.Regroupés au sein de BUSINESSEUROPE, ilsont adressé le 27 juin une lettre à tous lesCommissaires européens. Les employeurs ontdénoncé tant le contenu de la proposition quel'absence d'analyse de ses conséquences éven-tuelles. Ils ont également précisé que de tellesinterventions à court terme n'ont pour effetque d'accroître l'incertitude relative au systè-me ETS et sont, par conséquent, préjudiciablesaux investissements dans les technologies àfaibles émissions de CO
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. Ils ont enfin appeléà une implication systématique des parties pre-nantes lors d'interventions de cette ampleur.
Pieter-Jan Van Steenkiste – pvs@vbo-feb.be
UNION EUROPÉENNE
Présidence chypriote
Chypre a entamé ce 1er juillet sa premièrePrésidence tournante de l’UE,
succédant ain-si pour six mois au Danemark. Le rôle politiquedes Présidences semestrielles a été affaibli enraison de la création de la Présidence perma-nente du Conseil européen, assurée parHerman Van Rompuy qui vient d’entamer unsecond et dernier mandat. Néanmoins, laPrésidence tournante continue à jouer un rôleimportant de facilitateur dans les négociationsliées aux dossiers concrets traités par les dif-férentes formations du Conseil. Sous le slogan« Towards a better Europe », Chypre poursui-vra notamment les débats relatifs au cadrebudgétaire pluriannuel 2014-2020, et à sesdéclinaisons en matière de recherche et d’in-novation (Horizon 2002) et de réseaux trans-européens. Sous Présidence chypriote, denombreux dossiers relatifs à la régulation finan-cière et au marché intérieur seront égalementdébattus au Conseil. Enfin, dans le cadre desrelations extérieures de l’UE, Chypre axe sespriorités sur la politique de voisinage avec lespays du Sud de l’Europe.
Cette Présidence chypriote débute alorsque Chypre a officiellement demandé fin juinl’aide des fonds d’urgence européens afinnotamment de recapitaliser ses banques, etque les tensions avec la Turquie demeurent. LaFEB espère que Chypre sera néanmoins enmesure de faire progresser les dossiers impor-tants d’actualité au Conseil, dans le cadrenotamment des efforts de relance de la crois-sance et des 20 ans du marché intérieur quiseront célébrés en octobre prochain. La FEBaccueille également positivement la nécessité,mise en avant par la Présidence chypriote, derapprocher l’Europe des citoyens européenssur base d’un message d’espoir.
Olivier Joris – oj@vbo-feb.be
PROPRIÉTÉINTELLECTUELLE
Le traité ACTA rejeté parle Parlement européen
Le traité commercial ACTA (Anti-CounterfeitingTrade Agreement) négocié depuis plusieurs
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COÛTS SALARIAUX
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Etude de la Banque nationale sur l'indexation : principaux résultats
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1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011p 2012p
Différence Indexation en Belgique Augmentations totales de coûts salariaux dans les 3 pays voisins
Notre système d'indexation nous empêche de corriger lesdérapages salariaux du passé
(Source : BNB, CCE)