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Le Keynesianisme Une Ideologie Mortifere

Le Keynesianisme Une Ideologie Mortifere

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Les politiques économiques théoretisées par John Maynard Keynes, qui reposent sur l’endettement public supposé relancer la croissance, nous ont conduit à la crise de la dette. Une idéologie dangereuse et autodestructrice qui ne pense qu’au court terme, refusant le côté métaphysique de l’homme et ne parvenant pas à se projetter dans l’avenir. Elle est le mieux symbolisée par les paroles de Keynes, « à terme, nous serons tous morts ». Elle est surtout inutile car ce n’est pas le rôle de l’Etat de gérer les entreprises, puisqu’il le fait si mal.
Les politiques économiques théoretisées par John Maynard Keynes, qui reposent sur l’endettement public supposé relancer la croissance, nous ont conduit à la crise de la dette. Une idéologie dangereuse et autodestructrice qui ne pense qu’au court terme, refusant le côté métaphysique de l’homme et ne parvenant pas à se projetter dans l’avenir. Elle est le mieux symbolisée par les paroles de Keynes, « à terme, nous serons tous morts ». Elle est surtout inutile car ce n’est pas le rôle de l’Etat de gérer les entreprises, puisqu’il le fait si mal.

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LE KEYNESIANISME,UNE IDEOLOGIEMORTIFERE
 Par Natasa Jevtovic
J’ai trente-cinq ans et je ne pense jamais à la retraite car j’ai commencé à travailler àl’âge de vingt-sept ans. Quatre ans se sont écoulés entre l’obtention de mon diplômeuniversitaire et la signature de mon premier contrat de travail à durée indéterminée,pour un emploi non qualifié et à temps partiel. Pendant ces quatre ans, j’ai travailléau noir dans le secteur des services à la personne, quelques heures par semaine, chezles particuliers qui ont refusé de me déclarer.Trouver un CDI de standardiste m’a paru comme une aubaine car j’ai pu me projeterdans l’avenir. J’ai voulu mettre un peu d’argent de côté pour trouver un logement,mais le gouvernement de l’époque a décidé qu’il était désormais illégal de dépasser ladurée de travail de trente cinq heures. Ceux qui étaient employés par les sociétés desous-traitance, les agents de sécurité et les standardistes embauchées à tempspartiel, ne pouvaient plus compter sur les heures supplémentaires pour améliorerleur niveau de vie ou rembourser leur crédit immobilier.J’aimerais que le gouvernement cesse de décider à ma place et qu’il me laissetravailler de longues heures si j’en ai envie. J’aimerais avoir le droit de faire lesprojets et peut-être même oser concevoir un enfant, bien que les idées féministes surla « libération » de la femme semblent là encore vouloir décider à ma place.On m’incite même à ne pas épargner pour aider la croissance économique enconsommant, une idéologie de court terme qui ne permet pas de préparer l’avenir. Aujord’hui, après dix ans d’activité, j’ai enfin des emplois qualifiés mais ils sonttoujours de courte durée car la rigidité du code de travail et l’impossibilité delicencier empêchent les recruteurs de s’engager à long terme.Lorsque j’entends les quinquagénaires parler de la retraite, je me rends compte àquel point il n’y a plus de tabous car ils avouent que ma génération ne l’aura jamais.Ils estiment que leur époque était meilleure car il y avait du travail et la croissanceéconomique était vigoureuse. C’était naturel, puisque la deuxième guerre mondiale aemporté cinquante millions de vies et que la croissance partait de zéro. De surcroît,l’Etat prélevait alors 10% de revenus de ses citoyens, alors que la charge fiscaleactuelle – si on additionne salaire brut, impôt sur le revenu, TVA – est de 60%.Mais alors pourquoi diable la France s’est-elle endettée, si les gens vivaient dansl’opulence ? Pourquoi l’Etat a-t-il dépensé autant d’argent aux frais des générationsfutures ? Pourquoi avons-nous toujours la même dette publique, si les banques ont
 
 
2remboursé, après seulement un an, l’aide publique qui leur a été versée pendant lacrise des subprimes ?
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 Parce que c’est une dette structurelle, ancienne, accumulée depuis des décennies. Aujourd’hui, sur le chemin de retour du Pôle emploi j’ai désormais uniquementdes contrats de travail temporaire – j’ai vu un éboueur parisien de mon âge quifaisait des mouvements d’octogénaire en balayant le trottoir. Son emploi était garantià vie et il n’avait aucune exigence de performance à respecter. Voilà pourquoi la villede Paris est si sale : elle est entretenue par les fonctionnaires. Si leurs emplois étaientsupprimés et si la Mairie passait par les sous-traitants, peut-être bien que notrecadre de vie serait plus agréable et notre dette publique moins élevée.Lorsque les fonctionnaires ou assimilés rentrent à la maison le soir pour profiter deleur vie familiale, d’autres éboueurs nettoient les couloirs du métro parisien, cettefois-ci embauchés par les sociétés de sous-traitance. Je me souviens d’un Africain quiavait presque soixante-dix ans et qui ne pouvait pas prendre sa retraite car il n’avaitpas encore soixante ans sur sa carte de séjour. Quand il a demandé l’asile politique, ila déclaré être mineur pour ne pas risquer l’expulsion. Pendant toute sa vie active, il afait vivre toute une famille élargie en Afrique sans jamais se plaindre. Un salariécomme lui n’ira jamais manifester pour les retraites, car il n’aura pas de temps : ilsera au travail.Les régimes spéciaux de retraite favorisent les fonctionnaires et non ceux quitravaillent dans le secteur privé. Personne ne fait de matraquage médiatique pour cessalariés dans l’ombre que seule une retraite privatisée et épargne défiscaliséepourraient sauver. La justice sociale n’existe pas et les véritables privilégiés ne sontpas toujours ceux à qui on pense en premier.Les retraités actuels ont un niveau de vie équivalent à celui des actifs
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et largementsupérieur à celui des jeunes.
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Selon une autre étude, « le niveau de vie moyen desseniors est légèrement supérieur à la moyenne de l'ensemble de la population; leurrisque de pauvreté est moins élevé ».
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Et pourtant, les seniors sont épargnés lors desnégociations sur la réforme des retraites car c’est une population qui vote.Si on devait prendre sa retraite après quarante ans d’activité, cela signifie à soixante-sept ans pour moi et à soixante-dix ans pour mon époux, qui vient tout juste designer son premier contrat de travail à l’âge de trente ans, après avoir obtenu
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 diplômes de Master.Ceux qui évoquent l’argument de pénibilité de travail pour justifier le départ à laretraite à soixante ans parlent toujours des ouvriers qui débutent jeunes. Mais qu’enest-il de nous, des jeunes ayant étudié longtemps pour devenir interprètes,
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Marion Lippmann,
 Les banques commencent à rembourser
, 20 minutes, 1 octobre 2009.http://www.20minutes.fr/article/560693/Economie-Les-banques-commencent-agrave-rembourser.php
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INSEE,
 Distribution des niveaux de vie des ménages de retraités et des ménages d'actifsen 2009
, http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATnon04254.Frédéric Giquel,
 Les retraités ont un niveau de vie égal à celui des salariés
,http://votreargent.lexpress.fr/protection-sociale/les-retraites-ont-un-niveau-de-vie-egal-a-celui-des-salaries_114872.html
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Les inégalités de niveau de vie selon l’âge et les générations. Les 55-59 ans ont un revenu30 % supérieur aux 25-29 ans, http://www.inegalites.fr/spip.php?article1094&id_mot=107
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Les seniors : des revenus plus faibles pour les plus âgés, compensés par un patrimoine plusélevé, http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ref/revpmen06c.pdf 
 
 
3informaticiens, médecins, chimistes ? N’avons-nous pas droit à une récompensepour toute notre jeunesse passée dans les bibliothèques ou laboratoires, pendant quela classe ouvrière gagnait de l’argent et fondait leurs familles ?N’avons-nous pas droit à une fiscalité moins lourde pour démarrer une activité ànotre compte ? Nous sommes nombreux à vouloir devenir entrepreneurs, mais on nepeut l’envisager qu’à l’étrager ; en France, la fiscalité confiscatoire tuerait dans l’œuf une telle initiative.C’est pourtant les jeunes diplômés ayant « galéré » pour trouver un premier emploiet qui resteront actifs après soixante-dix ans qui devraient bénéficier desexonérations fiscales pour épargner pour leur retraite. Eh oui, ce n’était pas uneerreur de frappe – d’ici la fin de ma carrière, qui sera truffée de périodes d’inactivité,nous parlerons bien d’un âge légal de soixante-dix ans. Nous aurons besoin que lePacte de stabilité et la BCE défendent fermement l’euro pour éradiquer l’inflation,car nous n’aurons pas d’autre choix que d’épargner nous-mêmes pour notre retraite.Ce sera forcément une épargne placée sur les comptes titres, car nous n’aurons jamais assez d’argent pour investir dans la pierre et générer des revenus fonciers.La politique de baisse des impôts n’est pas conçue pour favoriser les riches, elle est bénéfique pour tous. De toute manière, les riches ne paient pas beaucoup d’impôtscar ils ont des moyens de délocaliser leur activité ou de s’installer ailleurs. Quelqu’una dit qu’aux temps de crise, les riches maigrissent et les maigres meurent. La fiscalitéconfiscatoire et l’inflation pénalisent d’abord et surtout les pauvres.Cette semaine, j’ai croisé un ami de l’université qui travaillait comme enquêteur dansun centre d’appels. Appellons-le Olivier. Il vivait dans une chambre de service jusqu’au décès de sa grand-mère, mais n’a pas réussi à payer l’impôt sur lasuccession et les charges de copropriété, vu son maigre salaire. Il était devenusquatteur de son propre logement. Sa chambre avait été vendue aux enchères et letribunal l’a condamné à payer les arriérés de loyer à son nouveau propriétaire.D’ici quelques semaines, Olivier dormira sous les ponts de la capitale car il aura étéexpulsé de chez lui et réduit à la pauvreté par le fisc, déterminé à le faire payer ladette publique. Eh oui, la dette ne disparaît pas et ne peut être épongée ; elle estsimplement transférée à la prochaine génération.
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La vraie vie n’est pas un jeu deMonopoly ; la création monétaire apporte toujours l’hyperinflation et la misère.Effrayé devant la certitude de son expulsion et par crainte de mourir, Olivier s’estmis à accumuler des vieux journaux. Il est désormais suivi par un psychiatre etdéclaré « adulte handicapé ». Il s’est persuadé que le manque d’ambitionprofessionnelle était son choix.Comment diable est-on arrivé là ? Au Cambodge, sous les Khmers rouges, il était interdit d’être intellectuel. En Unionsoviétique, comme en témoigne le docteur Zhivago de Boris Pasternak, il était mal vud’être médecin. En France, on méprise ceux qui ont fait leurs études à l’ENA ou quiont opté pour les grandes écoles d’ingénieurs. Il est mal vu de vivre au seizièmearrondissement, d’aller au lycée catholique et même de faire figurer sur son CV le faitd’avoir été un jeune scout, selon les dires d’un formateur du Pôle emploi. Se fairetraiter de « bourge » est une insulte et les parisiens aisés préfèrent le terme« bourgeois-bohème » ou même « coco », nettement plus sexy. La réussite, l’effort,
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Jacques Attali,
Tous ruinés dans dix ans
, Editions Fayard, 2010.

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