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Les Opérateurs Culturels Africains en Réseau
ONTEXTE
Depuis plus d’une décennie, les acteurs culturels africains, conscients du rôle qu’ils doivent jouer pourconsolider et renforcer les acquis au sein de leur espace , redoublent d’ardeur pour trouver les voies etmoyens pour résoudre les problèmes inhérents à la création, à la formation et à circulation des œuvres etdes artistes, en Afrique.Ces acteurs du développement duthéâtre en Afrique, ont balisé le terrainet posé les jalons en créant cesévénements stimulants et fédérateursque sont les festivals internationaux.Ces manifestations, certesévénementielles et limitées en moyens,aident le plus souvent les compagnies àcirculer dans un environnement délimitépar le temps et l’espace.Ces opérateurs culturels africains sentant un besoin fondamental de s’organiser en réseau, ont vu leursconvictions renforcées par les articles 8 10 11, 12, 14, 15, 16, 17 etc. de la
Convention sur la Protectionet la Promotion de la Diversité des Expressions Culturelles.A RENCONTRE
Ainsi, agissant au nom de la facilitation de la création, de la formation et de la circulation des produitsdes arts scéniques, se sont réunis pendant deux jours à Bamako dans lecadre du
Festival des Réalité
organisé par
l’association Acte Sept.
Ces deux journées de réflexion ont servi de cadre pour diagnostiquer avecprofondeur et pertinence les mots dont souffrent la production et la diffusiondes œuvres scéniques en Afrique.
 
L’ouverture, sous la présidence de
Fili Traoré
administrateur du festival dethéâtre des réalités, a été faite avec la participation des acteurs invités aufestival mais et surtout de ceux dont la venue à Bamako n’était motivée quepar l’invitation faite par le
FEST’ART et Acte Sept
pour trouver les voies etmoyens de résoudre la crise du théâtre africain.La rencontre s’est ouverte avec une Communication centrée sur la questiondes politiques culturelles en Afrique introduit par
Monsieur Omar NDAO,
dramaturge,
 
metteur en scènesénégalais et professeur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar invité pour la circonstance par le
FEST’ART
Après l’exposé de
Monsieur Omar NDAO
qui a plutôt fustigé le manque de politique cohérente de nosétats qui s’amenuisent à privilégier les aspects politiques et économiques au détriment de l’aspectculturel, les débats ont été ouverts, permettant ainsi à tout un chacun de faire un exposé guère reluisantede son environnement immédiat.Apres cela, les expériences personnelles ont été visitées et le cas de l’espace
GAMBIDI
dirigé par leprofesseur
Jean Pierre NGINGANE
et représenté par
Jacob Sanwidi
a été exposé
C
L
 
 
Inauguré le 22 février 1996, l’Espace Culturel Gambidi (E.C.G) est une structure culturelle professionnelle.Centre de rencontres et d’échanges artistiques,
l’Espace Culturel Gambidi
est un lieu de créations, deproductions, de diffusions et d’animations artistiques et culturelles.
L’Espace Culturel Gambidi
s’est donné comme objectif de participer, à travers des activités et actionsmultiformes, à la promotion et au développement des arts du spectacle vivant en Afrique et d’apporter unsoutien aux créateurs et aux artistes africains pour leur permettre de mieux exercer leur métier dans uneoptique de professionnalisation.
L’Espace Culturel Gambidi
dispose d’un théâtre en plein air, d’un site d’hébergement, d’une salle derépétition, d’un centre de formation, d’un restaurant, d’une radio communautaire, d’une bibliothèque, d’uncyber espace, et de matériel son et lumière adéquat. Ce qui constitue un bel exemple d’un site d’accueilen référence aux préoccupations du réseau.Apres l’exposé for instructif sur
l’espace GAMBIDI
, la parole a librement circulé dans la salle. Despossibilités ont été déceléespour l’espace Gambidi Il a étéretenu de pérenniser le travailfait par l’espace
Gambidi et leFEST’ART
en recevant aumoins trois productions l’année.Ensuite la discussion portantsur le profil des formateurs pouravoir des produits de qualité afocalisé son intérêt sur lanécessité d’avoir des acteursformés pour répondre àl’attente des spectateurs.Le représentant de la compagnie « à rebours» invité au Festival des Réalités,
Monsieur Hugo
, a abordéla question du théâtre itinérant en s'interrogeant sur la relation formation-formatage. La formation doit, àson avis, se faire avec des formateurs qui ont un regard alternatif. Il a posé le principe d'indépendancedes africains dans le choix des dynamiques. Pour lui, il faut éviter les échecs subits par les réseaux enFrance du fait des risques de récupération par des institutions en quête de crédibilité.
Margaret, du CITO
«carrefour international de Ouaga» qui se veut un lieu de rassemblement de toutesles forces d’expression scénique du Burkina Faso, afin de rester un lieu de création ouvert et innovateur,un lieu d’échanges avec des metteurs en scène et scénographes européens en dehors du Burkina et dedevenir un creuset de nouvelles vocations appuyer par des programmes de stages et de renforcement decapacités. .

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