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Dans l'apprentissage par problèmes (APP) (en anglais problem-based learning,PBL), les apprenants, regroupés par équipes, travaillent ensemble à résoudre unproblème généralement proposé par l'enseignant, problème pour lequel ils n'ontreçu aucune formation particulière, de façon à faire des apprentissages decontenu et de savoir-faire, à découvrir des notions nouvelles de façon active (ils’instruit lui-même) en y étant poussé par les nécessités du problème soumis.La tâche de l'équipe est habituellement d'expliquer les phénomènes sous-jacentsau problème et de tenter de le résoudre dans un processus non linéaire. Ladémarche est guidée par l'enseignant qui joue un rôle de facilitateur. Le concepta été veloppé par la faculté de decine de l’UniversiMcMaster deHamilton en Ontario dès 1970. Ceci est différent d’une étude de cas ou d’unerésolution, en ce sens que l’on ne donne pas forcément de solution.Domaines et situations :L'apprentissage par problèmes a été appliqué avec succès à tous les niveaux : duprimaire au supérieur. Cette méthode peut s’étaler sur une durée d’une voirequatre leçons, ou bien même 6 mois. S'il convient bien à l'enseignement desmathématiques, il peut être mis en œuvre au moins ponctuellement pour laplupart des disciplines ; la découverte de notions grammaticales par exemple, oul’acquisition de méthodes pour l’ingénieur.Principe, Méthode, et Déroulement :Côté enseignants : ils forment une équipe, un système de tutorat et ils jouerontdésormais le rôle de mentors.Ils proposent aux élèves une situation problème ouverte. Il ne s'agit donc pas detrouver une solution unique en appliquant un savoir préalablement enseigné. La"ruse" de l'enseignant consiste au contraire à choisir les données et contraintesdu problème de façon que sa résolution oblige à faire appel à un outil ou à unenotion que les élèves ne connaissent pas encore. Le but final est la découverte etl'acquisition de ces nouvelles notions.Ils établissent un planning des ches et événements, et finissentl’organisation temporelle, afin que les objectifs puissent être remplis dans lestemps.Un problème est posé :Il satisfait à plusieurs conditions : il est nouveau pour les élèves, il possède uncontexte pour l’inscrire dans la réalité, et peut même être authentique (on peutse baser sur un sujet d’actualité). Il doit surtout être ouvert, à savoir qu’audépart, aucune solution n’est explicitée, c’est aux apprenants, ou à l’équipe
 
d’enseignants qui les guide, de construire une démarche, les différentes étapes.Par ouvert, cela signifie qu'a priori le problème n'a pas une solution unique. Deplus ce problème doit représenter un challenge atteignable par les apprenants, àsavoir qu'il doit nécessiter un apprentissage, un saut conceptuel, mais que lesapprenants puissent résoudre ce problème avec un niveau d'effort acceptable.La taille d'un problème peut être très variable, d'une séance de quelques heures jusqu'à un projet sur un semestre, voire sur une scolarité de plusieurs années.Des groupes sont formés :Elèves : Les groupes doivent être relativement homones, et deuxfonctions, au sein de chaque groupe, devront être occupées par les membres :- Le secrétaire : Il prend note des faits et idées importants, son travail permetde suivre lévolution du travail.- L’animateur de formation : Il doit attribuer la parole aux différents membres,en s’assurant que tout le monde soit impliqué dans la discussion, et à l’écoute.Il est recommandé de mettre à leur disposition un carnet de bord, qui permetteefficacement de tenir compte de l évolution du problème, et servir de recueil,pour des comptes-rendus de réunion par exemple.Etape de recherche :Coté Elèves : Individuelle ou en groupe, c’est une étape qui peut désorienter,parce que les apprenants ne savent pas toujours vers quels types d’ouvragess’orienter, et parce que le processus propre à l’Apprentissage par problèmes estnouveau pour eux. C’est aux tuteurs de maintenir la motivation, de donner despistes (de préférence si la demande est faite) et d’éventuellement réorienter ungroupe qui partirait dans une direction dont la certitude est acquise qu’elle nemènera pas aux objectifs désirés.Dans quelques alisations de situations probmes, les étudiants doiventrechercher d'autres informations, faire un travail d'enquête. Dans d'autres,l'information est présentée séquentiellement. Les étudiants discutent le cas,finissent des probmes, précisent les questions, et construisent deshypothèses et des méthodes pour y répondre.Pas une solution unique, plusieurs alternatives possibles :Côté Elèves : Il est parfois judicieux de réunir tous les groupes pour dispenserdes savoirs nécessaires, confronter les conclusions des différentes équipes, voirsélectionner une des production comme base de départ pour une étape suivante.Côté Enseignants : L’équipe d’encadrement peut mettre en place un systèmedévaluation, pour, d’une part, s’assurer que les apprenants s’impliquent dans leprojet, et d’autre part, pour vérifier l’avancement de chaque groupe. Ces testspeuvent prendre la forme habituelle de questionnaire à choix multiples (QCM),soutenances, ou rapports écrits.Tout cela mène (ou non) à une proposition de solution au problème posé, et
 
l'équipe d'encadrement procède à son analyse critique. C'est l'avant dernièreétape de la démarche.Bilan des acquis :C’est la phase la plus importante, les étudiants (TOUS) doivent avoir consciencede ce qu’ils ont appris, et être capables de retourner ce savoir. Il s’agit dereconntre les points du problèmes qui ont suscis ces démarchesd’apprentissage, savoir comment ces nouvelles connaissances ont été mises àprofit, et d’autre part, de faire une synthèse de ce qu’est le travail de groupe. Àcertains niveaux, c’est même ce qui a le plus d’importance : les apprenantsdoivent être beaucoup plus à même de progresser en équipe, efficacement.Tous ces acquis pourront par exemple resservir à l’étude d’un problème futur.Analyse de la méthode :L'apprentissage par problèmes se fait à travers les effets cognitifs suivants(Schmidt, 1993):1. l'analyse initiale du problème, énonciation des représentations etconnaissances antérieures par la discussion de groupe : les étudiants font lepoint sur leurs savoirs précédemment acquis. En cherchant les connaissancesutilisables dans la situation étudiée, il s’opère souvent des échanges en fonctiondes spécialités de chacun.2. élaboration sur la connaissance antérieure et le traitement actif de nouvellesinformations : ceci s’effectue par les enquêtes et recherches, parallèlement auxconcepts et méthodes découverts par la pratique.3. restructuration de la connaissance, construction d'un réseau sémantique : unglossaire n’est pas indispensable, mais c’est un outil très appréciable qui permetdéviter des malentendus au sein du groupe.4. apprentissage dans le contexte : tout tourne autour du problème posé.5. stimulation de la curiosité pour une notion du fait de la situation qui l'illustreLa découverte de connaissances est induite par le problème. Les apprenants vont,de leur plein gré, chercher à apprendre de nouvelles choses, sans être bridés ouguidés.Les écarts :Il est des écueils à prendre compte pour l’encadrement : - Si un ou plusieursgroupes, voire tous, n’aboutissent pas à une solution, il faut s’assurer que lesélèves ne gardent pas un aspect négatif de l’exercice, qu’ils prennent consciencequil est des problèmes qui peuvent dépasser leurs compétences.- Il faut savoir placer des échéances et des contraintes, car cette méthodedemande l’implication de tous les étudiants, afin que la méthode profite à tous.
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