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 Présentation auGroupe d'experts sur l'eau potable salubrepour les Premières nations
ParPierre Dépôt
Administrateur, webmaître et recherchiste
Association des propriétaires riverains du lac BowkerSite Web:www.lacbowker.ca.tc Courriel :lacbowker@cooptel.qc.ca Audiences publiques à Québec10 et 11 Août 2006Hilton Québec1100, boul. René-Lévesque EstQuébec
 
INTRODUCTION
 
Depuis plus de seize ans,l’Associationdes propriétaires riverains du lac Bowker milite pour la protection des sourcesd’eau potable. Nous sommes par ailleursune des principales organisations (OSBL)environnementales au Québec à œuvreren ce sens. Notre organisation estrienneest à l’origine de l’inclusion desengagements 18 et 54 de la Politiquenationale de l’eau du Québec, lesquelsportent spécifiquement sur la protectiondes sources d’approvisionnement en eaupotable (voir l’article du journal LaTribune de Sherbrooke du 28 novembre2002 en annexe).
Dans le cadre d'un plan d'action visant àaméliorer la qualité de l'eau dans les collectivités des Premières nations, nous pouvons apporter notrecontribution en proposant des options en vue de l'élaboration d'un cadre de réglementation de la qualité del'eau potable. Conformément à la portée des travaux du Groupe d’experts, cette présentation porteraspécifiquement sur l’étude d’exemples de cadres et de régimes de réglementation sur la protection dessources d’eau dans d'autres provinces et pays.Or, une tendance se dessine à l’échelle internationale, permettant à la fois de créer des aires protégées parl’acquisition de terrains boisés filtrants dans les zones tampons des sources d’eau de surface et les airesd’alimentation des sources d’eau souterraines. Ainsi, des mesures visant la protection des sources d’eaupotable peuvent converger avec l’objectif de dépasser 8% d’aires protégées représentatives de labiodiversité de toutes les régions du Québec et du Canada. Il s’agit d’un domaine où la province deQuébec cumule un retard important, puisque nous sommes très pauvres avec seulement 3,4% de territoiresprotégés.Près de quatre ans après le dévoilement de sa «Politique nationale de l’Eau», force est de constater que legouvernement du Québec retarde indûment à honorer ses engagements qui lui permettraient de s’élever àla hauteur des autres juridictions de ce monde. Le Ministère du Développement durable, del’Environnement et des Parcs (MDDEP) a été incapable de mettre en branle dans les délais prescritsl’engagement suivant :
 
 , une stratégie de protection des sources de captage d’eau de surface. Le gouvernement s’engage à prendre des mesures pour protéger les sources d’alimentation en eau potable du Québec en s’inspirant des gestes posés par les États-Unis, l’Ontario, la Nouvelle-Écosse etle Nouveau-Brunswick à ce sujet.Complément nécessaire au Règlement sur la qualité de l’eau potable, cet engagement permettra de réduire les risques de contamination des eaux de surface servant de sources d’approvisionnement. Il  permettra d’établir la vulnérabilité des zones de captage des eaux et de définir les actions prioritairesen vue d’améliorer la protection de la qualité de l’eau brute.
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1- La protection des sources d’eau potable par la créationd’aires protégées
 
Par son engagement, le Québec ne réinvente donc pas la roue, puisque c’est déjà chose faite depuis bellelurette dans les provinces maritimes et que d’autres provinces canadiennes commencent à s’y intéresser,en l’occurrence l’Ontario qui vient d’introduire son Projet de Loi sur l’Eau saine le 5 décembre 2005 (voirla lettre annexée de la Ministre de l’Environnement de l’Ontario, Mme Laurel Broten).La diversité biologique rend des services indispensables à la société, sur le plan de l’équilibre écologique,de la sécurité alimentaire ou de la recherche médicale, notamment. Les forêts des bassins hydrographiquesd’alimentation en eau potable fournissent un de ces loyaux services essentiels qu’offre la biodiversité, etvue sous cet angle, l’espèce humaine fait elle aussi partie intégrante de la biodiversité, lorsque celle-cicontribue à la satisfaction de ses besoinsfondamentaux.La Banque Mondiale, en collaboration avecle WWF (Fond Mondial pour la Nature) etl’IUCN (Union internationale pour laconservation de la nature), a publié en 2003un rapport démontrant qu’il serait temps deposer des gestes concrets en faveur de laprotection des forêts, qui sont vitales pour laqualité de l’eau potable des grandes villes dumonde.Intitulée
,cette étude exhaustive révèle que 33 des 105villes étudiées, parmi lesquelles New York,Jakarta, Tokyo, Bombay, Rio de Janeiro, LosAngeles, Barcelone, Nairobi et Melbourne,tirent leur eau potable d’endroits où les forêtssont totalement ou partiellement protégées(voir les pages 30 à 32 du rapport pour laliste complète et le statut de protection selonles catégories d’aires protégées de l’IUCN).Ainsi, protéger les forêts s’avère bienmeilleur marché que de construire des usinesde filtration. Le cas de la ville de New Yorknous démontre qu’il en coûte sept fois moinscher que si elle avait dû se munird’installations de filtrage. Plus précisément,la protection des forêts des deux bassins hydrographiques, d’une superficie totale de plus 5000 kilomètrescarrés, a permis d’économiser 9 milliards U.S, et des coûts d’opération de 350 millions par années.
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