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Forum de réflexion collective sur le transfert et la mobilisation des connaissancesJeudi, 28 janvier 2010 à l'UQAM
"Les savoirs féministes, un bien commun?" 
Extraits de définitions de concepts et de notions utiles
Document préparé par Sarah-Claude Racicot et Sylvie Jochems, déc. 2009
Table des matières
Connaissances.....................................................................................................................................2Economie du savoir / Société du savoir..............................................................................................3Mobilisation des connaissances/savoirs..............................................................................................3Rôle des universités.............................................................................................................................6Savoir(s)............................................................................................................................................11Société de(s) savoir(s).......................................................................................................................12Transfert des connaissances/savoirs..................................................................................................12Références ........................................................................................................................................151
 
Connaissances
(David et Foray, 2002 : 17)«La connaissance doit être distinguée de l’informationPosséder une connaissance dans quelque domaine que ce soit, c’est être capable d’actions intellectuelleou manuelle. La connaissance est donc fondamentalement une capacité cognitive».(Morin, 1999 : 8)«En effet, la connaissance ne peut être considérée comme un outil
ready made
, que l’on peut utiliser sansexaminer sa nature. Aussi la connaissance de la connaissance doit-elle apparaître comme une nécessité première qui servirait de préparation à l’affrontement des risques permanents d’erreur et d’illusion, quinecessent de parasiter l’esprit humain. Il s’agit d’armer chaque esprit dans le combat vital pour la lucidité».(Morin, 1999 : 6)«Une connaissance n’est pas un miroir des choses ou du monde extérieur. Toutes les perceptions sont à lafois des traductions et reconstructions cérébrales à partir de stimuli ou signes captés et codés par les sens.D’où, nous le savons bien, les innombrables erreurs de perception qui nous viennent pourtant de notre sensle plus fiable, celui de la vision. A l’erreur de perception s’ajoute l’erreur intellectuelle. La connaissance,sous forme de mot, d’idée, de théorie, est le fruit d’une traduction/reconstruction par les moyens dulangage et de la pensée et, par là, elle connaît le risque d’erreur. Cette connaissance, à la fois en tant quetraduction et en tant que reconstruction, comporte de l’interprétation, ce qui introduit le risque d’erreur àl’intérieur de la subjectivité du connaissant, de sa vision du monde, de ses principes de connaissance».(Morin, 1999 : 9)Les erreurs intellectuellesLes erreurs de la raison(Morin, 1999 : 21)Pour qu’une connaissance soit pertinente, l’éducation devra donc rendre évidents :Le contexteLe global (les relations entre tout et parties)Le multidimensionnelLe complexe(Morin, 1999 : 19)«Comme notre éducation nous a appris à séparer, compartimenter, isoler et non à relier les connaissances,l’ensemble de celles-ci constitue un puzzle inintelligible. Les interactions, les rétroactions, les contextes,les complexités qui se trouvent dans le no mari’‘’ land entre les disciplines deviennent invisibles. Lesgrands problèmes humains disparaissent au profit des problèmes techniques particuliers. L’incapacitéd’organiser le savoir épars et compartimenté conduit à l’atrophie de la disposition mentale naturelle àcontextualiser et à globaliser».(David et Foray, 2002 : 13)« De tout temps, la connaissance a été au coeur de la croissance économique et de l’élévation progressivedu bien-être social. La capacité à inventer et à innover, c’est-à-dire à créer de nouvelles connaissances et denouvelles idées, qui sont ensuite matérialisées dans des produits, des procédés et des organisations, aconstitué historiquement le carburant du développement ».(Unesco, 2005 : 46)« L’économie de la connaissance décrit un stade particulier du développement du système capitaliste, basésur la connaissance, succédant à une phase d’accumulation du capital physique ».
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Economie du savoir / Société du savoir 
(Lesemann, 2003 : 25)«L’économie du savoir pose comme principe que la standardisation des “sysmes nationauxd’innovation” (reliant entreprises, universités et gouvernements) serait devenue nécessaire et qu’elle permettrait la stabilisation du marché de l’emploi par l’éducation et la formation adéquate du “personnelhautement qualifié” indispensable à la “croissance économique endogène” de chaque nation» (p. 73).C’est dans cette perspective également qu’est développé le « paradigme»de l’université «entrepreneuriale» par Etzkowitz et al. (1997 et, surtout, 2000). (Unesco, 2005 : préface)« Sociétés du savoir » : si l’on s’accorde en général sur la pertinence de l’expression, il n’en va pas demême pour son contenu. De quel(s) savoir(s) parle-t-on en effet ? Faut-il entériner l’hégémonie du modèletechno-scientifique dans la définition du savoir légitime et productif ? Et que faire, face aux déséquilibresqui marquent l’accès au savoir et aux obstacles qui s’y opposent, à l’échelle locale comme à l’échelleglobale ? (...)les sociétés émergentes ne sauraient se contenter d’êtrede simples composantes d’une sociétéglobale de l’information; pour demeurer humaines et vivables, elles devront être des sociétés du savoir  partagé ».
Politique 41
(UQAM)(Brodeur et al. 2009 : 19)« Une analyse de la Politique 41 révèle qu’elle est claire quant aux services auxcollectivités. Toutefois, ellen’aborde pas explicitement l’idée de mobilisation des connaissances. À cet égard, elle comporte deséléments favorables, mais également des lacunes, comme en témoignent les points suivants :
Objectif extrait de la Politique 41 : Favoriser une plus grande démocratisation de l'accès et de l'utilisation desressources humaines, scientifiques et techniques de l’université, par le développement de nouveaux modesd'appropriation des ressources éducatives et scientifiques et d'une plus large diffusion du savoir auprèsdes collectivités qui n’ont pas traditionnellement accès à l’université.
Le choix de ces collectivités est àmaintenir. Il n’épuise pas cependant les besoins portés par d’autres collectivités ou populations ».(Brodeur et al. 2009 : 23)« La Politique 41 pourrait stipuler une collaboration formelle entre les différents services de l’UQAMconcernés par les activités de mobilisation des connaissances, en lien avec les facultés, les départements etles autres unités concernées. Une collaboration à deux niveaux pourrait être envisagée : o Unecollaboration entre les services directement liés aux activités de mobilisation des connaissances : le Serviceaux collectivités, le Service de la recherche et de la création, le Service des partenariats en recherche-innovation et le Service des relations internationales. Les directeurs de ces services pourraient tous participer aux rencontres du Sous-comité interfacultaire du Conseil de la recherche et de la création, sous laresponsabilité du vice-recteur responsable. Les agents de ces services qui travaillent déjà avec les facultés pourraient de plus contribuer à renforcer les liens services-facultés. Peut-être pourraient-ils exercer un rôlede rassembleurs, accompagnant et faisant parfois partie intégrante de projets. o Une collaboration entre lesservices moins directement liés aux activités de mobilisation : le Service des communications (par exempledes rencontres entre les représentants facultaires chargés du dossier communication avec un représentantdu Service des communications), le Service des bibliothèques, le Service de l’audiovisuel et le Service desimmeubles ».
Mobilisation des connaissances/savoirs
(Conseil canadien sur l’apprentissage, 2008 :4 )« Les participants du colloque étaient unanimes dans leur croyance que la mobilisation des connaissances peut jouer un rôle significatif en vue de rapprocher les producteurs et les consommateurs de recherche et
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