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En Bretagne, le suicide n’est pas une fatalité
CONFERENCE DE CONSENSUS :
Comprendre ensemble pour agir
Quatrième approche thématique :
LES DISPOSITIFS D’ECOUTE ET LA COMMUNICATIONAUTOUR DU SUICIDE EN BRETAGNE
 
 2
Première partie : Débats de la séance publique
 Au-delà des dispositifs de prévention existants qui auront pu être approchés lors desdébats précédents, la question de l’écoute individuelle des populations confrontées aurisque suicidaire, mais également celle de l’information et de la sensibilisation de la population bretonne dans son ensemble constituent un élément central de la politique de prévention du suicide en Bretagne.
 
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1
 
INTERVENTION DE MONSIEUR MICHEL ABSIL, PSYCHOTHERAPEUTE AUCENTRE DE PREVENTION DU SUICIDE A BRUXELLES
1.1
 
A PROPOS DE LA POSITION D’EXPERT
On peut connaître une série de choses sur le suicide qui laisserait penser que l’on possède unecertaine expertise sur le sujet. Mais cette éventuelle expertise ne nous sera d’aucune utilitépour résoudre les problèmes d’une personne qui appelle.Les bénévoles qui répondent au Centre de prévention du suicide ne sont donc pas investisd’un pouvoir ou d’un savoir sur l’autre. La personne en souffrance n’est pas sans capacités.Elle est compétente pour son problème et peut être active pour le résoudre. Les répondantssont là pour soutenir cette capacité chez les appelants. Il ne s’agira donc pas de donner desconseils ou des directives, ou encore d’essayer de résoudre les problèmes des appelants. Il nes’agira pas non plus d’adopter une position pédagogique qui dispenserait l’appelant de penserpar lui-même et de faire ses choix propres.Bien souvent, le conseil est infantilisant ou condescendant et fait généralement plus de bien àcelui qui le donne qu’à celui qui le reçoit. Orienter, guider, encourager, raisonner sont desattitudes qui maintiennent l’appelant dans une position de dépendance, voire de soumission.Considérer l’appelant comme quelqu’un à convaincre à coups d’arguments (par exemple quela vie vaut d’être vécue), c’est faire l’impasse sur ce qu’il est en train de vivre et c’est surtoutne pas pouvoir écouter sa souffrance.L’important, c’est l’expérience relationnelle qui sera vécue par l’appelant au téléphone etdonc la qualité du contact que celui-ci trouvera. L’important dans ce contact sera dereconnaître le vécu de l’appelant, de l’écouter là ou il est, en l’accompagnant dans soncheminement, sans vouloir le bombarder avec nos idées, nos valeurs ou nos « bonsconseils ».En se sentant entendue et reconnue, la personne suicidaire peut entrer en contactavec ce qu’elle ressent. Ce qui peut parfois permettre qu’un projet de changement s’amorce.L’objectif étant que cette relation téléphonique ponctuelle laisse une trace chez l’appelant.
1.2
 
ROLES ET LIMITES DE L’AIDE PAR TELEPHONE
Le suicide est un phénomène complexe et l’aide par téléphone est un élément parmi d’autresdans la prévention du suicide.Par exemple, très peu de jeunes et peu de personnes âgées appellent le Centre de préventiondu suicide. Celui-ci semble donc s’adresser surtout à la population active (20 – 60 ans). Lesdifférentes études qui ont tenté d’évaluer l’influence des Centres d’aide par téléphone sur lamortalité par suicide ne permettent pas de montrer, de manière certaine, un effet positif deleur action. Il serait donc nécessaire de réfléchir aux dispositifs de prévention du suicide à
Questions posées par le comité de pilotage :
 
Quelle est la pertinence des dispositifs d’écoute téléphonique dans le cadre de la prévention du suicide ? 
 
Quelles sont les conditions associées à l’efficacité des dispositifs d’écoute (organisation du réseau, formation à l’écoute)
 
Quelles sont les prises en charge après le repérage d’un risque de suicide avéré ? 
 
Quelles sont les limites actuelles des dispositifs d’écoute ? Comment les améliorer ? 
 
Quels acteurs mobiliser dans le cadre du repérage du risque suicidaire ? 
 
 Jusqu’où aller en matière de repérage et d’écoute ? 
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