1
 
«
 
Demain comme jamais; vb078;
 
»
 
 
: Date :
24/06/200808
// Pages
 
:
55
/ Mots :
0
//
ME CONTACTER :
7 rue Anatole France 78110 Le Vésinet // Blog
 
…Mon Blog pour un échange avec les lecteurs. On y trouve : ma présentation du projet, descommentaires… mes vidéos ainsi que les croquis des costumes…
PROLOGUE
H2 est aveugle mais à l’aise dans ces déplacements qu’il débute sur scène avant l’arrivée du public qu’il ignore. Le décor est sobre (atem- porel, indéterminé). Une vidéo (image) est projetée derrière lui[Autre mémoire comme le sera le répondeur… Procédé utilisé par H1 pour communiquer : médiation] PF (pour petite fille) est derrière H2,et, sans le toucher, semble le guider sans bruit.
H2 :
S’adressant à ses pieds (autre que le public)
 Je ne sais plus. Al'âge de 8 ans, je voyais encore devant moi. Puis quelquesdocteurs soucieux-aux-pathes ont affirmé que cela ne dureraitpas. A 10 ans je partais pour le Franklinzin, dans une petite bour-gade où vivait seul un oncle… un ami… quelqu’un de connu demes parents… Je pris le train pour la première fois. Il était ma-gnifique à ce que j’en pensais, merveilleux… le plus beau destrains qui n’est jamais été… un souvenir de gamin déjà nourrisd’imaginaire… d’inventions blotties, piochées au fond d’un sac.Et du haut de mes trois pommes, il me semblait le sentir rugircomme font les chats les jours de neige. On me bouscula pourmonter. Puis elle s'éloigna, me laissant à m’intérieur. Les portesglissèrent… un fracas… elles... Je restais là, assis sur une sortede banquette… rembourrée de mousse… aux extrémités froides,glacées même
(découvre ce qui l’entoure par le touché)
.
Des H0rentrés progressivement l’entourent sans bruit.
 
Pas un bruit
(ou si-lence)
. Puis il me semble qu'il y eut un élan en avant indécis. J'é-tais seul pour la première fois de ma vie. Les voix s’éloignaientavec les pas, les appels… Ils ne revinrent pas. Les reflets desrails traversaient mon oreille… Les secousses incessantes du wa-gon, chaque cris du dehors, chaque silence, chaque frisson,chaque senteur... Tant à saisir, tant de vitesse, d’indécision àcapter, à garder au fond de soi pour se nourrir, se relier à ce quien dépassait : des films de westerns, quelques idées rêvées. Lesol siffla pour la cent trente-quatrième fois, alourdissant moncorps sous le poids du temps et de l'ivresse fulgurante d’un pay-sage... invention de mouvements verdoyants.
(Courte pause où ilsemble s’endormir) Les H0 sortent. PF, qui ne le touche pas, s’ap-
3619453.doc
5
5101520253035
 
23
 proche le plus de lui (derrière pour l’image).
Une main, douce, seposa délicatement sur mon cou, certainement plus chaud.PF/voix off : Où allons-nous ?H2 : Attend ! Où es-tu ? Comment es-tu entrée ? Je…PF : Avec toi. Cela fait longtemps que je t'observe. Je peux m’as-seoir maintenant ?H2
(méfiant) :
Non !PF : Bien, comme tu veux. Tu te souviens où nous nous rendons ?
(Attend sa réponse)
Alors ?H2 : Mon père m'a dit...PF : Bien ! Si tu veux discuter tout seul… Et puis je ne suis pasvraiment inconnue.H2 : C’est que je ne me…PF : Tu penses que tu pourrais m'oublier ? Même mon visage, tule connais... sans le voir ni l’effleurer !H2 : Pourquoi faire ? Pourquoi t'oublier, pourquoi…PF : Il y en a qui rêvent de m’oublier… Pour voir !H2 : Tu n'as qu'à partir, et je t'oublierai !PF : On ne se débarrasse pas de moi comme ça ! Et si je de res-tais plantée là…H2 : C’est pour cela que nous partons ? Une fuite en avant…PF : Je ne sais pas... Quelle heure penses-tu qu'il soit ?
(Elle fermeles yeux pour l’écouter.)
H2
attentif 
: C’est comme quand… quand papa va bientôt retour-ner travailler pour les machines qui lui font peur.PF : Tout à fait !
(court silence)
Il met son gros blouson marron,serre ses chaussures… Il ajuste sa casquette en l’embrassant…Cela me plaît !H2 : J'ai vu juste ?PF : Pas mal en avance sur…H2 : En avance ? Les cours ! Maman j’y vais… mon sac… je suisen retard…
3619453.doc
>> 
>>
40455055606510
 
23
PF :
(place de la mère)
Calme toi ! Voilà, du calme, regardes-moi…ici… là…H2 : Tu vas faire le voyage avec moi ? Il est long, tu sais… L’onclesera content de te voir…PF : En tout cas je ne partirai pas sans toi… et arrête : je ne suispas ta mère !H2 : Ils savent que tu es là ?PF : Non. Ils ne pensent pas… à moi… Tu m'as invitée à monterici, à t'accompagner en quelques sortes. Et, même si tu leur di-sais, ils ne t'écouteraient pas. Ils ont peur… Oh regarde, le clo-ché, la tour, les… Nous arrivons à Veugle !H2 : A cette époque-là, je lui disais "tu"
tu » est dit avec PF)
.Elle était ma petite sœur avant de faire partie de moi.
Pause.
AVeugle le train ouvrit ses portes...PF : 2 minutes d’arrêt en bordure du quai attention à la ferme-ture des portes.H2 : J'ai entendu ce même frottement de tôle rouillée qu'au dé-part. Elle m'avait laissé des cendres…
(Elle lui donne une pelote delaine tirée de sa poche puis s’écarte.)
Rentrer chez soi. Au pied d’unchêne en feu aux racines baignées d’encre ou de mots volant enfumée…PF : Prends ça et, quand tu voudras te souvenir de moi, serres-latrès fort contre ton cœur.
(Il sort une pelote de laine de sa poche.)
H2 : C’est doux…
PF : Je te laisse, on m'entend.
H2 Joueur il serre la pelote contre lui puis la tend vers PF en essayant de la trouver pour la toucher…
PF : J’ai plus le temps
Lui
arrive… [«
Lui »
fait référence à « H1 »omniprésent et est accompagné d’une mimique quand il estnommé (H1 la répète)]H2
touche PF avec la pelote. Baisse progressive de la lumière :
Lesmurs de ma chambre sont vert comme la casquette de papa ? Ily a de la lumière, même la nuit, et cela ne me dérange pas. Toutle monde dort…PF
En s’éloignant 
:
Tu es le dernier ici.H2 : Ah oui ?
(attentif)
Tu as raison ! Résonnance des pas… écho…silence qu'a la maison lors des départs en vacances quand…Abandonnée. Oncle ?
(Apelle)
Les murs me regardent, me
3619453.doc
>> 
http://demain-comme-jamais.blogspot.com
>>
vincent.bonnefille@g-mail.com
707580859095100

Share & Embed

More from this user

Add a Comment

Characters: ...