ME CONTACTER : 7 rue Anatole France 78110 Le Vésinet // Site :h tt p ://d e main -co mm e -ja mai s.toile -libre.o r g
Demain Comme Jamais10.45.Docx>>http:/d em ain-c o mme-jam ais.to ile-libr e.o rg>> vinc e nt.bo nn efill e@gmail.c o m
1
PROLOGUE
« H2 » va et vient à travers des rangées de chaises identiques. Les yeux fermés, comme si
aveugle, il tâtonne pour se déplacer ; au sol de la laine. Quand le public est assis des
« H0 » (groupe d’individus unis, identiques, ayant un sac où ils rangent leurs journaux)
rentrent et retirent les chaises. « H1 » (Grand CoMédiateur, dictateur omniprésent) les
5
presse de sortir. H2 s’étonne de ne plus trouver de chaises, « PF » ("Petite Fille" est vêtue
d’un large costume l’englobant toute entière dans une poche pleine de pelotes de laine)
rentre à la sortie des autres et se place derrière H2 au devant de la scène… elle ne le
touche pas. Voir lescro qu i s des costumes sur le site. NB : Même décor/agencement qu’à la fin.
H2 ne s’adressant pas au public justement installé : Je ne sais plus si je l’ai oublié…
10
J’ai 8 ans, je vois encore devant moi. Puis quelques docteurs ont affirmé que ce-
la ne durerait pas alors, à 10 ans, je pars pour le Franklinzin, petite bourgade où
vivait seul un oncle… un ami… quelqu’un de connu de mes parents… du moins je
crois. J’ai pris le train pour la première fois. Il est magnifique, merveilleux
même… le plus beau de tous les trains qui n’aient jamais étés… Souvenirs de
15
gamin déjà nourris d’imaginaire… d’inventions blotties,piochées au fond d’un
sac. « H1 » et un « H0 » (4) rentrent chacun de leur côté sur la scène… ils sont en fond
et ne perturbent en rien H2 et PF au premier plan (H2 continue de parler). H1 croise
l’autre, ils vont chacun là d’où s’en vient l’autre… Du haut de mes trois pommes, il
me semble le sentir rugir comme font les chats les jours de neige. On me bous-
20
cule pour monter. Les portes en fracas, le brouhaha, les appelles... Elle s'éloigne
avec les bruits déjà convertis au silence. Je reste là, assis sur une sorte de ban-
quette… rembourrée de mousse… aux extrémités froides, glacées même(dé-
couvre ce qui l’entoure par le touché). Des H0 rentrés progressivement l’entourent sans
bruit. Pas un bruit (ou silence). Puis il me semble qu'il y eut un élan en avant, in-
25
décis. Je suis seul pour la première fois de ma vie. Les voix s’éloignaient avec les
pas, les bousculades. Le calme raisonne. Les reflets des rails traversaient mon
oreille… Les secousses incessantes du wagon, chaque cris du dehors, chaque si-
lence, chaque frisson, chaque senteur... H1 sort 4 des coulisses et le pousse violem-
ment. Il est moins vêtu qu’à sa précédente apparition au contraire de H1… Ils ne font
30
pas de bruit, H2 est dans ses pensées. Les H0 rentrés avec H1 entourent H2 sans le tou-
cher. Et pour moi tant de vitesse, d’indécision à capter, à garder là, tout contre.
S’y retrouver dans ce chaos : des films de westerns, et d’indiens, des départs,
des images. Le sol siffle pour la cent trente-quatrième fois, alourdissant mon
corps sous le poids du temps et de l'ivresse fulgurante d’un paysage... invention
35
de mouvements verdoyants… le temps défile. (Courte pause où il semble s’endormir
debout) Les H0 sortent (4 aussi). PF, qui ne le touche pas, s’approche le plus possible de
lui (derrière pour l’image). J’ai chaud et…
Add a Comment