AVANT
Code de l’Éducation L. 712-2.
«Le président est élu par [les] 3conseils réunis en une assemblée,àla majorité absolue des membres en exercice decelle-ci, selon des modalités fixées par décret. Il est choisi parmi les enseignants-chercheurs permanents(…) et de nationalité française. Son mandat dure cinqans. Le président n'est pas rééligible dans les cinqannées qui suivent la fin de son mandat. Il a autoritésur l'ensemble des personnels de l'établissement. Le président peut déléguer sa signature aux vice-prési-dents des 3conseils,au secrétaire général et, pour lesaffaires concernant les UFR, les instituts, les écoles et les services communs, à leurs directeurs respectifs. »
APRÈS
Article 6.
Le président est élu à la majorité absoluedes membres élus du CA parmi les enseignants-cher-cheurs, chercheurs, associés ou invités, ou tous autrespersonnels assimilés, sans condition de nationalité.Son mandat, d’une durée de 4 ans, est renouvelableune fois. Il a autorité sur l’ensemble des personnels del’université. Hors première affectation des personnelsrecrutés par concours national d'agrégation de l'en-seignement supérieur, il dispose d’un droit de vetosur les affectations. Il peut déléguer sa signature auxmembres du bureau,aux agents de catégorie A sousson autorité et aux directeurs de laboratoire.
Article 13.
Un président peut rester en fonction jusqu’au 31 août suivant son 68
ème
anniversaire.
POUR
Le président devient le véritable«patron » de son établissement, condi-tion indispensable pour mettre enœuvre la stratégie adoptée. Il dispose deréels pouvoirs sur les personnels tandis que sadélégation de signature aux directeurs de labora-toire permet aux universités d’être à égalité avecles organismes de recherche.
CONTRE
Le président n'est plus élu par les troisconseils: sa légitimité pourrait êtreamoindrie. Certains syndicats ontdemandé que le renouvellement soitcompensé par une procédure de destitution. Lefait qu’il ne soit pas obligatoirement enseignant-chercheur entache sa légitimité, notamment pourconstituer les comités de sélection. En matière denominations, les CA ont déjà un droit de veto.
Le président d’université
É c l a i r a g e
Dans la première version du projet de loi de Valérie Pécresse, le président devait appartenir à
«l'une des catégories de personnels qui a vocation à enseigner ».
Une définition trop large,notamment pour la CPU, qui craignait que des non enseignants-chercheurs deviennentprésidents
G
Les doyens de droit, très présents pendant les semaines précédant le débat auParlement, sontparvenus à introduire une restriction au droit de veto accordé au président.
Loi n°2007-1199 sur les universités
Version définitive
Fiche
n° 1
®
À retenir :
Le président n’est pas néces-sairement enseignant-chercheur et peut être étranger. Il est désigné par les élusdu CA pour 4 ans (renouvelable une fois).Il peut rester en fonction jusqu’à 68 ans.Il a un droit de veto sur les affectations,hors concours national d’agrégation.
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« Plus que le renouvellement dumandat, c’est la conjonction del’élection du président et de celle duconseil d’administration qui mesemble déterminante »,
analyse Stéphanie Mignot-Gérard. Désormais, le conseil d’administration
« relè-vera d’une majorité présidentielle ».
De plus,
« il va y avoir une conjonction entre la désignation du prési-dent et la signature du contrat quadriennal, ce qui devrait permettre à l’élu de lancer une dynamique dechangement et de mobiliser la communauté universi-taire ».
Par ailleurs,
«la possibilité pour une universitéde maîtriser ses recrutements constitue un élément central de l’autonomie».
Le droit de veto existaitdéjà pour le CA, mais
« en réalité il s’opposait trèsrarement aux décisions des commissions de spécialis-tes »,
note Stéphanie Mignot-Gérard.
* Centre de sociologie des organisations de Sciences Po Paris
Stéphanie Mignot-Gérard,
chercheuse au CSO*
D . R .
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