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Réponses au questionnaire I en sociologie du travail.Question 1 : Qu’est-ce qu’on entend par le vocable « pronom dangereux » dansle néocapitalisme, quelles sont ses caractéristiques ? Quelles sont lesfonctions jouées par l’idéologie dans la consolidation de sa domination sur lestravailleurs ? (Tenir compte des concepts suivants : classes sociales, conscience individuelle, collective et de classe)
Le fait d’employer le pronom « nous » souligne l’appartenance à une communauté,locale ou non. Le propre d’une communauté étant que ses membres partagent lesmêmes valeurs.Le désir de communauté provient des incertitudes de la flexibilité ; de l’absence deconfiance et d’engagement profondément enracinés ; du caractère superficiel dutravail en équipe ; et surtout du spectre de l’échec, de l’incapacité à se faire uneplace dans le monde, à se construire une vie par son travail. Ce désir est doncdéfensif et a fait naître une conscience de classe au sein des travailleurs. Ce quiinstalle un profond désordre dans les entreprises et fait redouter un affrontement.C’est à ce moment là que le pronom « nous » devient dangereux pour la hiérarchieau sein de l’entreprise. En effet, l’accent est mis sur le rejet de cette même hiérarchiebureaucratique et sur la dépendance structurelle induite pour les individus au sein deces entreprises.Donc le « nous » peut être employé comme un remède contre la confusion car lenéocapitalisme dénonce toutes les formes de dépendance, en leur affectant un statuthonteux. C’est en effet une des caractéristiques de ce capitalisme. Dans les relationsintimes, la peur de devenir dépendant d’autrui trahit une incapacité à lui faireconfiance. La dépendance induit ainsi des liens de partage. Sans besoin de l’autre, iln’est d’échange. Faire confiance à l’autre signifie ne pas avoir peur d’être dépendantde l’autre. Le néocapitalisme répand également l’indifférence. Ainsi donc la place oule rôle des individus dans la société n’y est plus clairement définie, l’échec s’estbanalisé, l’absence de confiance s’est répandue dans les organisations, les individussont jetables. De telles pratiques diminuent clairement et brutalement le sentiment decompter en tant que personne, d’être nécessaire aux autres.Ce qui pousse les individus à créer une communauté, c’est l’expérience personnelled’un échec qui aboutit à une prise de conscience qu’ils n’arrivent pas à se suffire àeux-mêmes. Le partage peut aider à surmonter le sentiment de culpabilité attaché àl’échec. Le mouvement « communautarien » s’est approprié les mots « confiance »,« responsabilité mutuelle », « engagement ». Celui-ci entend renforcer les normesmorales, exigé des individus qu’ils se sacrifient pour les autres, tout en promettantaux gens que, s’ils obéissent aux normes communes, ils y trouveront une forcemutuelle et un épanouissement émotionnel qu’ils ne sauraient connaître en tantqu’individus isolés.Le « nous » suppose donc un engagement, c’est d’ailleurs lorsque les individus d’unendroit utilisent ce pronom que la communauté se crée. Ceci débouche sur lacréation du lien social qui peut être une solution contre les méfaits de la flexibilité.Selon Coser, il n’est de communauté qu’à partir du moment où les différences sontreconnues en leur sein. Le travail en équipe, par exemple, ne reconnaît pas de
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différences de privilège et de pouvoir : c’est donc une forme de communauté faible.Tous les membres de l’équipe sont censés partager une motivation commune, et cepostulat a précisément pour effet d’affaiblir la communication.
Question 2 : Qu’est-ce que la flexibilité ? Quelles sont les différentes formes dela flexibilité dans le nouveau monde du travail ? Votre réponse doitobligatoirement tenir compte des notions suivantes : rapports sociaux deproduction, division du travail.
Si l’on suit la signification étymologique du mot « flexibilité », la signification de celui-ci dans le monde du travail devrait caractériser la capacité d’une institution ou d’uncomportement humain à s’adapter au changement de circonstances sans se laisser briser par elles.On peut distinguer trois formes de flexibilité :
1. La réinvention discontinue des institutions
: selon les spécialistes, la flexibilitédes comportements exigerait un désir de changement. En effet, il introduirait unerupture entre le passé et le présent. Cela est fondé sur l’idée que des réseauxdesserrés soient plus ouverts à une réinvention décisive que les hiérarchiespyramidales de l’ère fordiste. Ainsi, les liens entre les nœuds sont plus lâches, lesystème est fragmenté et c’est à ce moment-là qu’apparaît la possibilité d’intervenir.Ces réorganisations se traduisent en général par des compressions de personnel, cequi engendre une baisse des profits et de la productivité du travail par la cause d’unediminution du moral et de la productivité des employés.
2. La spécialisation flexible
: celle-ci est liée à l’instabilité de la demande dumarché, le but devenant de mettre sur le marché le plus rapidement possible desproduits toujours plus variés. De ce fait, les institutions, et leurs structures internes,doivent être en mesure d’évoluer de façon perpétuelle et le plus rapidement possiblepour répondre aux demandes changeantes du monde extérieur ; s’adapter aumarché. Les ordinateurs sont un moyen efficace quant à la réalisation de laspécialisation flexible car ils rendent possible la reconfiguration de machine et latransmission d’information sur les marchés dans des délais toujours plus courts.Cette nouvelle forme de production nécessitant des décisions rapides, remet aussien cause le modèle bureaucratique avec ses longs processus de décision, et met enavant de petits groupes de travail.
3. La concentration sans centralisation du pouvoir 
: celle-ci donne aux membresdes échelons inférieurs une plus grande maîtrise de leur activité. Les plus hautsresponsables, grâce aux ordinateurs, ont une vue d’ensemble sur le travail et ont uneplus grande domination mais ils sont moins présents physiquement au sein del’entreprise. Ce n’est pas pour autant que leur pouvoir est réduit, il est juste moinsvisible. Un des traits fréquent de la réorganisation des entreprises est la surchargede travail des petits groupes de travail. Pour illustrer cette explication et montrer ladivision du travail, nous pouvons choisir l’exemple de l’usine VW. En effet, les piècesconstituant une voiture ne sont pas réalisées au sein même de cette usine mais chezdes sous-traitants. Seul l’assemblage de toutes ces pièces se fait à l’usine VW.
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Les rapports sociaux de production dans ce type d’organisation en réseau crée desrelations instables et inégales, le pouvoir hiérarchique est présent en assignant desobjectifs de production. En effet, chaque unité est libre d’employer les moyens qui luisemblent bons pour réaliser l’objectif et ainsi donc la grande société se défausse sur ses partenaires plus faibles en cas de récession ou d’échec d’un produit.
Question 3 ; Qu’est ce que la dérive comme figure du néocapitalisme flexible,le concept de conscience de classe doit être mis en exergue.
Tentative de définition du concept de dérive :Déviation d'une société par rapport à son histoire sous l'action de qui la gouverne.Mécanisme qui marque le passage d'un mode de production à un autre.Réflexion sur ce qui caractérise cette définition du concept de dérive à partir du livreRichard Sennett, le travail sans qualité et de l'exposé en classe :Richard Sennett explore dans son essai, le travail sans qualité, met en avant leseffets de la flexibilité dans l'organisation du travail du néocapitalisme caractérisé par la flexibilité, voire son ultraflexibilité. A partir de récit de vie et de son expérience desociologue, il enquête et pose un constat d'une transformation de l'organisation dutravail qui découle sur une mutation profonde de l'identité du travailleur, dans lerapport du soi à l'autre.Il choisi, comme point de part de sa flexion, de comparer les systèmesd'organisations par sa perception d'Ennio, archétype de l'ouvrier de la générationpassée, et de son fils Enrico. Met en exergue le passage des différentes fabriques ducapitalisme au néocapitalisme.Il s'en suit une dérive.La direction que prend le capitalisme d'aujourd'hui se détourne de sa voie tracée aufil du temps.La structure d'hier, au rythme cadencé de la machinisation, l'organisationhiérarchisée, type militaire ou paternaliste fait large place à une organisation enréseau, plus latérale où les travailleurs n'occupent plus une place prépondérante ausein de la société, sont interchangeables et voie leur personnalité (leur « moi »)morcelée.Perdu le savoir faire. Aujourd'hui, le métier n'est plus. Les boulangers qui font dupain par exemple appuient sur toute sorte de bouton pour lancer les machines maisquand elle tombe en panne, il n'y a plus de pain. Certes, certains savent encore fairedu pain « à la main », mais ils sont de plus en plus isolé et ne voient pas l'intérêt à lefaire, à se fatiguer plus pour enrichir le financier qui de toute façon ne considère quele profit et non plus la qualité du travail bien réalisé.Un autre argument avancé par Sennett est que l'employeur engage sur base descompétences informatiques des gens qui ne savent plus faire du pain.Les relations au sein de l'entreprises se transforment, de la dépendance du patronon passe à l'interdépendance, notamment parce que les classes dirigeante etlaborieuses se confonde.Le corolaire, c'est que la finalité pour le travailleur change. Sans perspectived'ascension (ou de désascension), il ne s'agit pas pour un travailleur d'être un
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