différences de privilège et de pouvoir : c’est donc une forme de communauté faible.Tous les membres de l’équipe sont censés partager une motivation commune, et cepostulat a précisément pour effet d’affaiblir la communication.
Question 2 : Qu’est-ce que la flexibilité ? Quelles sont les différentes formes dela flexibilité dans le nouveau monde du travail ? Votre réponse doitobligatoirement tenir compte des notions suivantes : rapports sociaux deproduction, division du travail.
Si l’on suit la signification étymologique du mot « flexibilité », la signification de celui-ci dans le monde du travail devrait caractériser la capacité d’une institution ou d’uncomportement humain à s’adapter au changement de circonstances sans se laisser briser par elles.On peut distinguer trois formes de flexibilité :
1. La réinvention discontinue des institutions
: selon les spécialistes, la flexibilitédes comportements exigerait un désir de changement. En effet, il introduirait unerupture entre le passé et le présent. Cela est fondé sur l’idée que des réseauxdesserrés soient plus ouverts à une réinvention décisive que les hiérarchiespyramidales de l’ère fordiste. Ainsi, les liens entre les nœuds sont plus lâches, lesystème est fragmenté et c’est à ce moment-là qu’apparaît la possibilité d’intervenir.Ces réorganisations se traduisent en général par des compressions de personnel, cequi engendre une baisse des profits et de la productivité du travail par la cause d’unediminution du moral et de la productivité des employés.
2. La spécialisation flexible
: celle-ci est liée à l’instabilité de la demande dumarché, le but devenant de mettre sur le marché le plus rapidement possible desproduits toujours plus variés. De ce fait, les institutions, et leurs structures internes,doivent être en mesure d’évoluer de façon perpétuelle et le plus rapidement possiblepour répondre aux demandes changeantes du monde extérieur ; s’adapter aumarché. Les ordinateurs sont un moyen efficace quant à la réalisation de laspécialisation flexible car ils rendent possible la reconfiguration de machine et latransmission d’information sur les marchés dans des délais toujours plus courts.Cette nouvelle forme de production nécessitant des décisions rapides, remet aussien cause le modèle bureaucratique avec ses longs processus de décision, et met enavant de petits groupes de travail.
3. La concentration sans centralisation du pouvoir
: celle-ci donne aux membresdes échelons inférieurs une plus grande maîtrise de leur activité. Les plus hautsresponsables, grâce aux ordinateurs, ont une vue d’ensemble sur le travail et ont uneplus grande domination mais ils sont moins présents physiquement au sein del’entreprise. Ce n’est pas pour autant que leur pouvoir est réduit, il est juste moinsvisible. Un des traits fréquent de la réorganisation des entreprises est la surchargede travail des petits groupes de travail. Pour illustrer cette explication et montrer ladivision du travail, nous pouvons choisir l’exemple de l’usine VW. En effet, les piècesconstituant une voiture ne sont pas réalisées au sein même de cette usine mais chezdes sous-traitants. Seul l’assemblage de toutes ces pièces se fait à l’usine VW.
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