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Le Plein Pouvoir des Mots

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Le Plein Pouvoir des Mots

ratings:
4/5 (9 ratings)
Length:
393 pages
5 hours
Released:
May 15, 2013
ISBN:
9781926868028
Format:
Book

Description

Le plein pouvoir des mots est basé sur le LAB Profile®, (Profil LAB ou Profil du langage et du comportement), un outil qui montre comment chaque individu est unique. Le bestseller international!

C’est une nouvelle approche pour comprendre les personnes et les groupes. Vous apprendrez à détecter comment les gens se motivent, comment ils traitement l’information et comment ils font pour prendre des décisions – tout ceci au niveau inconscient.

Il ne s’agit pas d’un profil de personnalité, car la plupart des gens changent leur motivation, leur mode de pensée et leur façon de prendre des décisions suivant la situation. Ce livre vous montre clairement comment comprendre, prédire et influencer le comportement.

« Il ne suffit pas de se parler pour se comprendre. Encore faut-il savoir se brancher sur les modes de pensée de l’autre. Adopter les mots qui ont un impact sur l’autre. Pour moi, seules les méthodes présentées dans ce livre savent faire cela avec autant de simplicité de d’efficacité. Il vous donne des clés pour identifier comment l’autre s’influence. C’est la différence qui fait toute la différence parmi les méthodes de communication. Et vous disposez des mots qui ont du pouvoir, celui de déclencher et de maintenir la motivation d’une personne. Sans oublier que cette autre personne, c’est souvent vous-même. »
Jean-Luc Monsempès, directeur de l’institut Repère, Paris

« J’ai lu avec avidité le livre de Shelle Rose Charvet sur “le plein pouvoir des mots”. Cet ouvrage remarquable m’a été d’une grande utilité. Sa clarté, ses explications, ses exemples, et surtout ses résumés et fiches de synthèse en font pour moi un véritable outil de travail. Je suis auditeur interne dans une grande firme pétrolière, et votre livre m’a fait grandement progrésser dans mes techniques de questionnement, notamment dans des situations difficiles voire conflictuelles. Merci encore!”
Philippe MICHEL, Paris

Une approche de la motivation et du changement qui s’intègre en douceur sans stress, des concepts simples efficaces et applicables immédiatement, pour une amélioration du rendement et de la compétence personnelle durable.
Mario Doyon, Conseiller en gestion, Québec

Released:
May 15, 2013
ISBN:
9781926868028
Format:
Book

About the author

Shelle is the international expert on influencing and persuasion, and is known world-wide for her bestselling book "Words that Change Minds: Mastering the Language of Influence." It is used as a text book in several university business programs in the U.S. and the U.K., as well as at Coach University. It's now available in English, French, German, Italian, Spanish, Japanese, Danish and Romanian. Shelle is an expert in below-conscious communication processes: what drives people to do (or not do) things, outside of their awareness. People and organizations seek her out because of her solutions to marketing, sales, negotiation and team management challenges using NLP and the LAB ProfileTM, a psycho-linguistic tool for uncovering how people get motivated, how they think and make decisions. She delivers keynote presentations, learning programs and consults on solving difficult communication problems to organizations in North America, Europe and Asia. Shelle lived in Europe for many years and has been described as the "Bridge-Builder between cultures". Consultants from around the world attend her annual LAB ProfileTM Consultant/Trainer Certification Program. Her latest book, The Customer is Bothering Me is also making waves in North America, Europe and Asia. Her popular short video podcasts, Shelle's Top Tips are now on ITunes, YouTube and at www.ShellesTopTips.com The media use Shelle's expertise as a commentator to help the public understand the persuasion strategies of politicians and political parties during election campaigns. She works in English, French and Spanish, and is currently doing her best to learn German.


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Le Plein Pouvoir des Mots - Shelle Rose Charvet

Introduction

Lorsque Cheryl est entrée dans mon bureau pour son rendezvous, elle semblait frustrée et fâchée. Cette professionnelle élégante, vêtue avec goût, ne perdit pas une minute en formalités et entra immédiatement dans le vif du sujet : « Il me faut un nouvel emploi tout de suite, me lança-t-elle, je ne suis plus capable de supporter mon patron et on m’a dit que vous pourriez m’établir un profil de carrière. » Après avoir discuté de ses besoins et cerné ce qui était important pour elle, j’ai accepté d’établir son profil de carrière. Nous en étions à réunir l’information et avions fait la moitié du travail lorsqu’elle me lança tout à coup qu’elle voulait arrêter le processus. « Oh mon Dieu! dit-elle, mon patron et moi sommes exactement du même genre, des obstinés! Nous argumentons l’un contre l’autre sans arrêt. Ni l’un ni l’autre ne bougeons de nos positions. Ce n’est pas étonnant si nous ne sommes jamais parvenus à nous entendre! Pouvez-vous me montrer comment mieux communiquer avec lui? » J’ai pris quelques minutes et je lui ai montré le langage précis qu’il lui fallait utiliser et celui qu’elle devait éviter. Deux mois plus tard, elle m’appelait pour me dire qu’elle venait de recevoir une importante promotion. Aujourd’hui, c’est une femme d’élite qui détient, dans son secteur, l’un des plus hauts postes au pays occupé par une femme.

La pauvreté de notre communication est aujourd’hui le problème numéro un au travail, à la maison et entre les personnes en général. Les discordes entre les personnes sont fréquentes et vont des petites choses agaçantes comme un message de 20 minutes dans une boîte vocale jusqu’aux profonds ressentiments parents-enfants et aux insurmontables conflits entre peuples et nations. Vouloir trouver des solutions aux problèmes de communication a donné lieu à diverses études et à de nombreux modèles.

Afin d’expliquer les différences entre les personnes, les chercheurs ont eu recours à des évaluations psychométriques qui exigent, la plupart du temps, l’utilisation de programmes d’analyse informatisés sophistiqués. Même alors, bon nombre de ces évaluations ne permettent que quelques applications très spécialisées. Pire encore, elles étiquettent les gens, tentent de les classer en essayant d’apparier chevilles rondes et trous carrés. Souvent, elles ne reconnaissent pas la possibilité que les personnes changent pendant que les situations elles-mêmes évoluent.

Il n’est donc pas étonnant de constater qu’un grand nombre de personnes, même fascinées par les questionnaires, ont tendance à ne pas tenir compte des généralisations rapides produites par ces instruments. Les gens préfèrent souvent se fier uniquement à leurs intuitions et à leurs impressions quand il s’agit de prendre des décisions critiques comme recruter quelqu’un ou se choisir un conjoint. J’ai déjà dit à un PDG que s’il embauchait son vice-président exécutif pour la seule raison que sa personnalité lui plaisait, il s’exposait à de graves ennuis. La dernière chose dont il avait besoin, c’était de recruter quelqu’un qui pensait comme lui.

Il est bien connu que les gens communiquent au travers de filtres façonnés par leur histoire personnelle, leur sens de l’identité, leurs croyances, leurs valeurs, aussi bien qu’au travers de leurs perceptions et des interprétations qu’ils donnent à leur vécu. Quand quelqu’un d’autre communique avec nous, nous saisissons et comprenons le message au moyen de notre propre système de filtrage. Naturellement, les gens d’un même groupe ethnique ou culturel, de la même origine, de la même nationalité ou du même lieu géographique partagent quelques croyances communes et la même histoire. Il en résulte qu’il est plus facile de communiquer à l’intérieur d’un groupe qui présente une certaine homogénité qu’entre des personnes de milieux différents.

Nous commençons maintenant à saisir qu’au-delà de ces différences, chacun de nous possède également en lui sa façon unique de penser et de traiter l’information. Nous prêtons attention aux diverses facettes de la Réalité, en nous basant sur notre façon personnelle d’utiliser notre cerveau. Certains d’entre nous pensent en séquences linéaires détaillées, alors que d’autres préfèrent envisager un plus grand ensemble. Certains sont attirés par la différence et la nouveauté des choses, alors que d’autres ne jurent que par ce qui leur est familier ou par ce qui se rapproche de ce qu’ils connaissent déjà.

Mais que se passerait-il si nous pouvions réellement comprendre ce que veut dire quelqu’un quand il nous parle? Mieux encore, si nous pouvions prédire le comportement de quelqu’un simplement en nous basant sur ce qu’il a dit? Que se passerait-il maintenant si nous pouvions influencer ce comportement par notre manière de réagir?

J’ai étudié ce champ de réflexion afin de trouver quelques réponses à ces questions complexes de compréhension, de communication et d’influence. J’ai voulu éviter des solutions faciles. Toute bonne théorie doit être bien fondée et vérifiable par des expériences personnelles. Elle doit également être applicable à un large éventail d’activités humaines, être respectueuse de l’individu et de ses différences, et on doit pouvoir l’apprendre sans détenir un doctorat. Par dessus tout, elle doit améliorer la communication entre les gens.

En 1983, alors que j’animais en Europe des séminaires sur la communication, j’entendis parler d’un sujet intéressant qui venait de la Californie. J’ai dès lors commencé à explorer cette approche nommée Programmation Neurolinguistique (PNL). Malgré son nom d’allure très technique, elle semblait vouloir rechercher la pensée de l’être humain et démontrer combien chaque personne est unique. Elle était basée sur l’étude des comportements et des façons d’agir de quelques grands communicateurs et thérapeutes de notre temps. Elle examinait comment ces personnes étaient capables de faire ce qu’elles faisaient, sans se référer au principe de recherche habituelle qui consiste à définir pourquoi les gens ont des problèmes. Elle étudiait des stratégies qui réussissent et ne cherchait pas à connaître les faiblesses des personnes.

C’est ainsi que j’ai voulu découvrir si cette approche offrait effectivement quelque chose de valable. J’ai donc suivi des cours intensifs et commencé à tester les techniques proposées dans mon travail. Les résultats se révélèrent remarquables. J’ai appris à créer un bon rapport avec les gens, à changer les croyances qui me limitaient et à aider d’autres personnes à faire de même. Étant plutôt du genre saint Thomas, j’ai apprécié le fait que l’un des principes de base da la PNL soit d’abord de vérifier et d’approfondir chaque intervention. Ainsi, il est possible d’éliminer d’éventuelles conséquences négatives qui pourraient découler d’une intervention inappropriée réalisée auprès d’une personne. Si quelqu’un croit, par exemple, que les jours de pluie le rendent malade, le praticien responsable devrait d’abord examiner si le fait de tomber malade les jours de pluie a quelque chose de positif pour cette personne et cela avant même de l’aider à changer sa croyance.

En 1985, je découvrais un outil développé à partir de la PNL qui a complètement changé ma manière de communiquer. Il est à la fois rigoureux et flexible et peut facilement s’insérer dans les conversations courantes. Dès lors, j’ai passé des années à explorer son utilité dans un large éventail de contextes. Voici ce que cet outil m’a permis de faire :

• organiser d’importantes présentations devant de grands auditoires

• reconfigurer le processus de ventes et de marketing afin que les compagnies rejoignent leurs principaux clients

• attirer et choisir seulement le bon candidat pour des postes-clés de direction

• aider, guider, conseiller des clients

• créer un langage irrésistible d’influence pour les adolescents et,

• aider des organisations à améliorer substantiellement leurs communications avec leurs employés lors de changements qui les touchent

Même s’il était largement enseigné, cet outil demeurait toujours abstrait quand il s’agissait de comprendre les différences entre les personnes. J’ai donc persévéré et cherché de nouvelles façons de l’utiliser et j’ai obtenu des résultats surprenants. Finalement, je me suis demandée pourquoi personne n’avait écrit de livre sur toutes les possibilités qu’offre cet outil. Ce livre est donc le résultat de mon expérience et de celles vécues par mes clients.

En 1995 et 1996, j’ai aidé à superviser deux thèses de Maîtrise en éducation. L’une d’entre elles réussit à établir la fiabilité de cet outil tandis que l’autre étudiait la présence possible de modèles prévisibles chez les gens capables de prendre des décisions de carrière, comparés à ceux qui en sont incapables. J’ai inclus les abrégés de ces deux recherches dans les annexes.

Depuis, j’ai continué à développer des applications afin de permettre aux gens de mieux régler les différences et de pouvoir constater les résultats eux-mêmes.

Je vous invite à tester les approches proposées par ce livre et à communiquer avec moi pour me dire ce que vous en pensez.

Le Language and Behaviour Profile

(Profil LAB)

L’outil s’appelle Language and Behaviour Profile (Profil LAB) (le profil du langage et du comportement). C’est un outil qui nous amène à penser aux personnes et aux groupes de façon à pouvoir comprendre leur façon de se motiver, d’absorber l’information ou de prendre des décisions et d’agir en conséquence.

L’outil comprend un jeu d’une douzaine de questions dont vous pouvez vous servir lors d’une conversation courante ou avec lesquelles vous pouvez effectuer un sondage formel auprès d’un groupe. Vous portez alors attention à comment les gens répondent plutôt qu’au contenu de leurs réponses. Même quand les personnes ne répondent pas directement, elles vont vous dévoiler leur schéma de comportement par la manière dont elles répondent ou ne répondent pas.

Au fur et à mesure que vous deviendrez plus familier avec les questions et les catégories de réponses qui sont utilisées couramment, vous vous rendrez compte que vous pouvez relever dans une conversation les schémas qui sont utilisés sans même avoir à formuler les questions du Profil LAB.

Vous pourrez immédiatement utiliser le langage d’influence qui est approprié à la situation. Les personnes, quand elles parlent, réagissent en fonction de leur schéma particulier, autant avec les mots qu’avec leur langage corporel et répondent immédiatement quand vous utilisez leur langage.

Parce que le Profil LAB peut être utilisé de façon informelle dans une conversation, j’ai inclus dans ce livre quelques exemples de conversation. Pour illustrer les accents et les inflexions que nous employons naturellement lorsque nous parlons, j’ai volontairement utilisé des caractères gras et italique.

Tout au long de la lecture de ce livre, établissez des liens avec cet outil et votre propre expérience de même qu’avec les personnes que vous connaissez. Vous vous reconnaîtrez comme vous

reconnnaîtrez les autres. J’espère que vous allez trouver des solutions aux défis que vous devez surmonter lorsque vous communiquez avec les autres sur une base quotidienne. Même si vous n’avez pas de problème spécifique de communication, ce livre va vous fournir des informations très utiles et un vocabulaire pour décrire ce que vous faites peut-être déjà inconsciemment.

Je continue de découvrir de nouvelles possibilités et utilisations pour ce matériel autant dans ma vie personnelle que dans mon travail. Je vous invite à me joindre dans l’exploration des applications possibles du Profil LAB.

Historique du Profil Lab

Le plein pouvoir des mots est construit d’après le Language and Behaviour Profile (profil du langage et du comportement) ou Profil LAB, créé par Rodger Bailey. Le Profil LAB développe des applications particulières de la Programmation Neurolinguistique, un champ d’étude mis au point aux États-Unis, dans le milieu des années 70, par Richard Bandler, John Grinder et bien d’autres. Ils créèrent le modèle original de la Programmation Neurolinguistique en observant et en analysant les processus utilisés par des communicateurs de renom.

Depuis, le champ de la PNL s’est développé de façon exponentielle et il est actuellement l’objet de centaines de livres écrits de par le monde. Cette approche est enseignée dans des douzaines de pays sur les cinq continents. Si vous n’êtes pas familier avec la PNL, voici la brève définition que je pourrais en donner[1].

Commençons par la programmation. Chaque personne est en mesure de se programmer elle-même, en fonction de son héritage génétique, des influences environnementales et de sa biochimie individuelle, à atteindre l’excellence dans un certain nombre de choses, la médiocrité dans d’autres et l’incompétence complète dans différents autres domaines.

Si nous observons attentivement la façon de se comporter et de communiquer verbalement d’une personne, il est possible de comprendre comment, neurologiquement, elle va bâtir son expérience et se comporter avec excellence, médiocrité ou incompétence dans ce qu’elle fait. C’est pour ces raisons que ce champ d’étude est appelé Programmation Neurolinguistique.

Les applications en sont énormes. Cela signifie qu’une personne entraînée à la pratique de certains protocoles de la PNL peut modéliser quelqu’un dont les habiletés sont très élevées dans un domaine. Par modeliser, il faut entendre la capacité de trouver comment la personne est habile à faire ce qu’elle fait. Le modeleur cherche à répondre aux questions suivantes:« Quelles sont les bases essentielles d’une personne? » ou « À quoi doit-elle faire attention ou que doit-elle ignorer séquentiellement et/ou simultanément pour être capable de faire ce qu’elle fait? Quand les réponses à ces questions ainsi qu’à d’autres sont trouvées, il devient possible d’enseigner cette habileté à d’autres ou de l’apprendre soi-même.

Le Profil LAB est un modèle créé par Rodger Bailey, un passionné de la PNL. Il a créé le Profil LAB au début des années 1980. Ce profil est basé sur un ensemble de schémas de comportement de la PNL appelé, lors de leur élaboration, Métaprogramme. Ces Métaprogrammes sont basés sur l’existence de filtres que nous employons pour composer notre modèle du monde.

Créons notre modèle du monde

Toute personne est dotée de filtres au travers desquels elle laisse entrer certaines parties du monde réel. En 1957, dans sa thèse de doctorat intitulée Syntaxe transformationnelle, Noam Chomsky mentionne qu’il y a trois processus qui servent à créer ces filtres personnels.

Omission

Le premier processus s’appelle Omission. Nous omettons un grand nombre d’informations provenant de notre milieu environnant et intérieur.

Dans sa publication de 1956, intitulée Seven Plus or Minus Two, George Miller, un psychologue américain, déclara que notre esprit conscient ne peut appréhender, lors d’une période donnée, que de sept-à-plus-ou-moins-deux unités d’information et que nous supprimons le reste. Ce qui signifie qu’au cours d’une journée où nous sommes en forme nous pourrons traiter neuf unités d’information à la fois et, qu’au cours d’une mauvaise, peut-être seulement cinq.

C’est pourquoi la plupart des numéros de téléphone ont un maximum de sept chiffres. Toutefois, dans les années 80, lorsque j’habitais Paris, les numéros de téléphone passèrent à huit chiffres. Chacun dut alors apprendre à mémoriser à sa manière les nouveaux numéros de téléphone en constituant des groupes de deux ou de quatre chiffres ou tout simplement en ajoutant celui du nouveau code de Paris, 4, en avant de leur ancien numéro. En fait, personne ne trouva facile de se souvenir d’un numéro à huit chiffres. Chacun dut élaborer sa propre méthode mnémotechnique. Les gens donnaient leur nouveau numéro de téléphone à leur façon, ce qui créa, à l’époque, une grande confusion.

Ainsi sept-à-plus-ou-moins-deux unités d’information c’est ce que nous pouvons conscientiser confortablement lors d’une période donnée. Par le processus d’omission, nous éliminons une grande quantité d’informations sans nous en rendre compte ou sans prendre tout à fait conscience des choix que nous faisons.

Distorsion

Le deuxième processus s’appelle Distorsion. Nous déformons les choses. Vous est-il arrivé, au cours d’un déménagement, de vous présenter à votre nouvelle maison ou votre nouvel appartement et d’imaginer comment vous alliez meubler tout cela? Eh bien, vous étiez en train de rêver tout éveillé. Vos meubles n’étaient pas à ce moment-là dans la pièce, n’est-ce-pas? Vous avez alors déformé votre perception de la Réalité.

L’hallucination et la créativité sont deux exemples de distorsion. Elles sont toutes les deux similaires, puisque l’information extérieure est transformée. Le processus qui permet de transformer l’information, c’est la distorsion.

Généralisation

Le troisième processus de filtration mentale énoncé par Chomsky s’appelle Généralisation. Il est à l’opposé de la logique cartésienne (du général vers le particulier, mais sans contrepartie). La généralisation vous permet d’extrapoler un principe général à partir de quelques exemples. C’est ainsi que l’apprentissage se fait. Un jeune enfant apprend à ouvrir une porte ou deux, peut-être trois, et alors il sait comment ouvrir toutes les portes. L’enfant généralise la façon d’ouvrir les portes. Il en va ainsi jusqu’au moment où il entre dans une compagnie et qu’il réalise que pour ouvrir la porte il lui faut utiliser une carte magnétique; il doit la faire glisser d’une certaine manière vers le bas dans une fente ou la passer sur le lecteur. Il réapprend alors à ouvrir les portes afin d’y intégrer cette exception.

La généralisation nous permet de générer inconsciemment des règles, des croyances et des principes relativement à la vérité, la non-vérité, le possible et l’impossible. Certaines femmes, par exemple, ont connu de mauvaises expériences masculines et sont arrivées à la conclusion qu’elles ne peuvent se fier à aucun homme. Elles développent ainsi la règle : Ne jamais se fier à un homme.

Les gens, en général et dans bien des cas, ont des expériences du même type. Ils bâtissent alors des règles ou développent des croyances suivant le même principe.

En somme, c’est en filtrant toute information captée par les processus d’Omission, de Distorsion et de Généralisation que chacun de nous crée son propre modèle du monde.

Métaprogrammes

Quel est le lien entre ces trois modèles— la PNL, les métaprogrammes et le Profil LAB? Les cocréateurs de la PNL utilisèrent les modèles de Chomsky (omission, distorsion et généralisation) et créèrent ainsi une carte pour leur permettre de découvrir et d’influencer les perceptions d’une personne et d’interpréter leurs experiences[2].

Leslie Cameron-Bandler poussa le travail de Chomsky encore plus loin. Elle postula que chaque personne omet, distord et généralise les informations d’une façon spécifique qui ressort dans son comportement. À partir de son travail de thérapeute, elle a identifié une soixantaine de schémas de comportement différents qu’elle a appelés métaprogrammes.

Les métaprogrammes sont les filtres spécifiques que nous utilisons pour interagir avec le monde. Ces filtres orientent et façonnent l’information que nous acceptons de recevoir du monde extérieur. Ils façonnent également l’information qui nous vient de l’intérieur lorsque nous communiquons et agissons dans le monde.

Les métaprogrammes ressemblent à une porte à travers laquelle nous interagissons avec le monde. Cette porte possède une fonction particulière, elle filtre les informations captées pour ne laisser entrer en nous que certaines d’entre elles et bloque l’entrée de certaines autres. Ce processus de filtrage apparaît comme faisant partie de notre nature individuelle et donc comme permanent. Toutefois, la porte elle-même peut subir des modifications suite aux changements intervenus en nous ou dans notre environnement.

Rodger Bailey, un étudiant de Cameron-Bandler, a transposé le travail de cette dernière au monde des affaires. Il a créé le Profil LAB qui nous rend capables de comprendre le contenu d’une communication en fonction de la réalité du locuteur. Il a dit que les métaprogrammes sont des comptes rendus des réactions d’une personne face à une situation donnée. La plupart des gens seraient d’accord pour dire que nous nous comportons différemment en présence de différentes gens, que ce soit au travail ou à la maison. Les métaprogrammes, par conséquent, ne décrivent pas notre personnalité comme telle, mais représentent plutôt une image de nos interagissements en fonction des différents environnements ou contextes qui se présentent à nous.

Les métaprogrammes décrivent simplement la forme de notre porte, qu’est-ce que nous laissons entrer ou gardons en dehors de nous dans une situation donnée. Le fait d’identifier notre capacité de changer notre comportement place cet outil à part des profils psychométriques qui aboutissent à des généralisations grossières de notre personnalité.

Les schémas du langage et du comportement

Quand, pour la première fois, j’ai entendu parler des métaprogrammes, il y avait environ soixante schémas de comportement de recensés. Nous devions alors deviner les schémas des gens après avoir parlé avec eux. J’ai passé un

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