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Musashi: Leçons du Traité des Cinq Roues appliquées à l'entreprise

Musashi: Leçons du Traité des Cinq Roues appliquées à l'entreprise

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Musashi: Leçons du Traité des Cinq Roues appliquées à l'entreprise

Length:
182 pages
2 hours
Publisher:
Released:
Mar 18, 2020
ISBN:
9782818809563
Format:
Book

Description

Avec ce livre, pensez différemment le management !

Le plus célèbre des ouvrages sur les arts martiaux – dont vous allez découvrir ici toutes les subtilités – va vous guider vers un management stratégique renouvelé.
À partir des 64 principes (de comportements) du Traité des Cinq roues, l’auteur, spécialiste des arts martiaux et dirigeant d’entreprise, met en exergue 21 principes de management stratégique.
C’est différent dans la forme, passionnant intellectuellement et efficace en entreprise.
Lisez, vous serez conquis.

Samouraï invaincu du XVIIe siècle, Musashi a écrit le célèbre Traité des cinq roues qui, à partir des arts martiaux, donne de précieux conseils de comportement et de stratégie.

À PROPOS DE L'AUTEUR

Benoit Naous, consultant, formateur, docteur en sciences de gestion de l’université du Havre est Chargé de cours en université et à Sciences-Po. Auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles, il pratique les arts martiaux depuis plus de 30 ans (Renshi 5ème Dan de Tai Ki Ken).
Il peut être joint à l’adresse benoit.naous@maxima.fr.

À PROPOS DE L’ÉDITEUR

Publier les meilleurs livres pour la vie professionnelle et accompagner les lecteurs au-delà de l'entreprise, tel est le pari réussi de Maxima depuis sa création en 1990.

Maxima s'est fixé pour objectif de rendre accessible à un large public les ouvrages des plus grands spécialistes de l'entreprise (gestion, management, marketing, finances, droit…), de la gestion des affaires privées (patrimoine, bourse, droit pratique…) et du développement personnel.
Publisher:
Released:
Mar 18, 2020
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9782818809563
Format:
Book

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Musashi - Benoit Naous

Benoit Naous, consultant, formateur, docteur en sciences de gestion de l’université du Havre est chargé de cours en université et à Sciences-Po. Auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles, il pratique les arts martiaux depuis plus de 30 ans (Renshi 5e Dan de Tai Ki Ken).

Il peut être joint à l’adresse benoit.naous@maxima.fr

I Shin Den Shin (De mon âme à ton âme),

À la mémoire de mon père…

Le mot Do en japonais signifie la voie ou le chemin.

Le cercle représente l’infini mais également

l’amélioration continue.

8, rue Pasquier, 75008 Paris.

Tél. : +33 44 39 74 00 – infos@maxima.fr

© Maxima, Paris, 2020.

ISBN : 978 2 8188 0956 3

Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés pour tous pays.

Table des matières

Avant-Propos

Introduction

  I  

Pourquoi le Traité des cinq roues ?

  II  

La structure du Traité des cinq roues

La méthodologie suivie pour l’interprétation et l’énoncé des principes de management

  III  

Étude du Traité des cinq roues

Le rouleau de la Terre

Le rouleau de l’Eau

Le rouleau du Feu

Le rouleau du Vent

Le rouleau du Vide

  IV  

Quelques principes de management inspirés du Traité des cinq roues

Principe 1 : Connaître le noyau et le fruit

Principe 2 : La pyramide

Principe 3 : L’aiguille et le fil

Principe 4 : L’entonnoir

Principe 5 : L’eau

Principe 6 : Le feu

Principe 7 : Le pas à pas

Principe 8 : La fleur et le fruit

Principe 9 : ShiGiTaMaHyo

Principe 10 : Les neuf verbes d’or

Principe 11 : La garde sans garde

Principe 12 : Mikiri

Principe 13 : Le miroir

Principe 14 : Les quatre mains

Principe 15 : Faire bouger l’ombre

Principe 16 : Comprimer le feu

Principe 17 : Contaminer le concurrent

Principe 18 : De la montagne à la mer

Principe 19 : Le phénix

Principe 20 : Le fond et la surface

Principe 21 : Le vide

  V  

Conclusion

Bibliographie

Avant-Propos

« R ien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ! »  Si nous commençons notre ouvrage par cette fameuse maxime de Lavoisier c’est parce que l’ouvrage que vous allez découvrir n’a pas la prétention d’inventer ou de réinventer de nouveaux principes de management dans l’entreprise. Son objectif premier est de décrypter les principes qui ont régi la vie et la pratique des samouraïs, et notamment celles du plus grand samouraï du XVII e siècle, le fameux Miyamoto Musashi. Quant au rapport avec le monde de l’entreprise et le management, il est évident : pour survivre dans le monde des affaires, chaque manager doit trouver et (ou) réveiller le samouraï qui se cache en lui. En effet, si les combats au sabre n’ont plus lieu que dans les arènes sportives, le dirigeant d’entreprise, le leader ou le manager d’aujourd’hui, doit mener au quotidien d’autres types de combats, tout d’abord pour se motiver, gérer et motiver les équipes, respecter les délais, respecter le budget, négocier avec le client, négocier avec la hiérarchie, organiser ou réorganiser le planning lorsqu’il y a des problèmes, trouver et proposer des solutions, montrer l’exemple aux collaborateurs ou aux collègues même en période de turbulence et bien d’autres…

C’est dans ce contexte que ce livre prend tout son sens. En effet, à partir des principes rédigés par Miyamoto Musashi dans son Traité des cinq roues, ou Gorin-no-Sho en japonais, nous allons montrer comment nous servir de son exemple dans le cadre du management des entreprises et des organisations en général.

Introduction

Depuis la nuit des temps, l’homme a toujours essayé de trouver des principes et des règles qui puissent régir son existence, structurer sa façon de faire, assurer la survie de sa famille, de son groupe ou de sa communauté, pour lui permettre de faire face aux aléas de la vie courante tels que les guerres, la concurrence ou la recherche du pouvoir.

Au Japon, au cours du XVIIe siècle, un fameux samo uraï du nom de Miyamoto Musashi, de son vrai nom Shinmen Musashi-no-Kami (Miyamoto est en fait le nom de son village de naissance), rédige un manuscrit universellement connu sous le nom de Gorin-no-sho ou Traité des cinq roues.

En effet, à l’âge de 60 ans, Musashi condense dans ce traité tout son savoir sur la stratégie martiale et l’art du combat, un fait très rare pour son époque où l’on écrivait très peu. Comme il l’écrit lui-même : « J’ai prêté attention aux voies de la tactique dès ma jeunesse et j’eus mon premier duel à l’âge de treize ans ». Il poursuit « … Je n’ai plus aucune voie à rechercher et le temps a passé. J’ai appliqué les principes (avantages) de la tactique à tous les domaines des arts. En conséquence, dans aucun domaine je n’ai de maître » (Kenji Tokitsu, 1998).

Le Traité des cinq roues, une œuvre particulière qui porte sur la voie de la tactique, sous-entendu la voie de la stratégie martiale ou stratégie du combat, fut rédigé par Musashi en pratiquement deux ans, au cours de l’Ère Keichô : de 1643 à 1645, qui fut l’année de son décès.

À cette époque, la devise des samouraïs était « tuer pour ne pas être tué », car dans la majorité des cas, les duels entre samouraïs ou guerriers se déroulaient jusqu’à la mort !

C’est dans ce contexte précis que le Traité des cinq roues prend toute sa valeur. En effet, lorsque Musashi souligne qu’il n’a de maître dans aucun domaine, cela peut paraître très prétentieux ou bien relever de la folie tout simplement. Qui de nos jours peut faire une telle affirmation ? Mais Musashi est bien un individu exceptionnel, considéré encore de nos jours, au Japon, comme un héros. En effet, Musashi n’a perdu aucun duel et il s’est éteint à l’âge de 62 ans environ, de sa belle mort. La plupart de ses duels se déroulèrent entre « l’âge de 13 ans et l’âge de 29 ans » (Tokitsu, 1998).

Il fut également peintre et poète fidèle à l’un des principes qu’il souligne lui-même « … les guerriers doivent se familiariser avec ce qu’on appelle les deux voies, la littérature et les arts martiaux » (Tokitsu, 1998).

Sans entrer dans la mystification, et en nous référant à l’abondante bibliographie ainsi qu’aux traductions diverses qui existent sur la vie de Musashi, et le Traité des cinq roues, nous pouvons simplement dire que le manuscrit de Musashi que nous considérons comme son « testament » martial, a pour but de donner des indications que Musashi nomme principes, afin de « … gagner en combat contre un ou plusieurs adversaires » (Tokitsu, 1998).

En effet, l’un des objectifs fondamentaux de la stratégie martiale ou militaire, si ce n’est l’unique objectif, c’est de faire en sorte de prendre l’avantage sur l’adversaire dans n’importe quelle situation. À défaut, aucune stratégie martiale ou militaire n’a de sens, et pas davantage de valeur ajoutée.

C’est à partir de ce constat que nous avons choisi de poser une question fondamentale, objet du livre, à savoir : « la mise en place d’une stratégie performante et gagnante dans les organisations est-elle possible à partir des principes exposés dans le Traité des cinq roues ? »

Comme le soulignent A. Derray et A. Lusseault (2006), une organisation est une « entité de coordination possédant des frontières identifiables et fonctionnant de façon durable pour atteindre un ou des objectifs partagés par les participants. »

En d’autres termes, le mot organisation regroupe diverses entités comme les entreprises, les banques, les hôpitaux, les ONG et bien d’autres.

Dans le cadre de ce livre, nous avons utilisé indistinctement les mots organisation et entreprise, bien que le mot organisation soit le plus juste.

Egalement, nous avons utilisé les mots « manager », « leader » ou bien « dirigeant » pour faire référence à une personne qui a une autorité certaine dans l’entreprise et qui lui permet, dans ce cadre, de prendre les décisions stratégiques ou pas.

Quant à la notion de stratégie, comme la définit Michel Marchesnay (2004), elle « consiste à planifier le changement, dans le but d’adapter les ressources de l’organisation aux exigences de l’environnement concurrentiel, pour réaliser les objectifs et les buts fondamentaux ».

En d’autres termes, nous pouvons dire que le but fondamental de la mise en place d’une stratégie dans les organisations est de planifier l’atteinte des objectifs fixés par la haute direction (les managers) de l’organisation, ou bien son leader, ou bien son dirigeant. Tout cela dans le but de prendre un certain avantage sur la concurrence, dans un contexte et un environnement donnés, que régit le marché du travail, tout en adaptant les ressources mises à disposition, sur le court, le moyen et le long terme.

En effet, nous entendons souvent parler de stratégie de marketing, de stratégie de vente, de stratégie de ressources humaines. Toutes ces stratégies ont pour premier objectif de permettre la survie de l’organisation tout en prenant un avantage sur la concurrence, avec une bonne gestion des ressources aussi bien humaines que financières.

I

Pourquoi le Traité

des cinq roues ?

Si Sun Tzu (Fayard, 2007), ancêtre chinois de Musashi, auteur en son temps du fameux ouvrage L’Art de la guerre , a été traduit dans presque toutes les langues et enseigné dans les écoles de management, il n’en va pas de même pour le livre de Miyamoto Musashi pour lequel il nous a fallu trouver la traduction la plus fidèle possible.

Musashi a rédigé le Traité des cinq roues en japonais classique, le Bungo, que peu de linguistes parviennent aujourd’hui à traduire, contrairement au Kôgo qui est la langue japonaise moderne.

De plus, dans les arts martiaux japonais, le langage a peu d’importance comparé aux sensations du corps. C’est pourquoi, si vous pratiquez de nos jours un art martial tel que le Karaté Do, le Ju Do ou l’Aïki Do, avec un maître japonais, vous pouvez vous rendre compte que la transmission se fait davantage par l’observation, la sensation interne et la gestuelle du corps, contrairement aux maîtres français et européens qui ont tendance à donner beaucoup plus d’explications.

Pour cette raison, nous avons défini plusieurs critères afin de sélectionner une traduction du japonais en français du Traité des cinq roues, à savoir :

-le traducteur devait être bilingue afin de connaître certaines subtilités de la langue française,

-le traducteur devait être un pratiquant confirmé ou bien un expert en arts martiaux.

Si la plupart des traductions disponibles sont rédigées par des personnes bilingues, le deuxième critère reste l’un des plus importants, car pour être à même de comprendre un texte rédigé par un expert en arts martiaux comme Miyamoto Musashi, il faut également les pratiquer au meilleur niveau.

Comme le souligne Serge Mairet (2005), lui-même expert et traducteur de livres d’arts martiaux, « … quand on traduit les arts martiaux, il faut connaître l’art, pas seulement la langue ». Un mot mal interprété peut complètement changer le sens d’une phrase et détourner le principe exposé de son objectif initial, en particulier lorsque l’on souhaite l’adapter au contexte de l’entreprise.

À titre d’exemple, dans le rouleau de l’Eau qui est le deuxième rouleau dans le Traité des cinq roues, un auteur traduit le titre suivant : « Position de l’esprit au milieu de cette tactique. » Ce titre étant le début d’un paragraphe, il semble déjà difficile d’imaginer le sens de la phrase et encore moins de l’interpréter.

Le traducteur que nous avons choisi pour cette analyse du Traité de Musashi, qui n’est autre que Kenji Tokitsu, propose, lui, de rendre ce même titre par « l’état d’esprit en stratégie » (Kenji Tokitsu, 1998).

La compréhension et le respect du texte original sont fondamentaux car les principes de stratégie martiale énoncés par Musashi peuvent perdre

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