Enjoy this title right now, plus millions more, with a free trial

Only $9.99/month after trial. Cancel anytime.

Zéro Pollution: Un ultime défi pour l'humanité

Zéro Pollution: Un ultime défi pour l'humanité

Read preview

Zéro Pollution: Un ultime défi pour l'humanité

ratings:
4/5 (1 rating)
Length:
199 pages
2 hours
Publisher:
Released:
Oct 25, 2016
ISBN:
9791092636116
Format:
Book

Description

En finir avec le déni de nature et passer au monde d’après.

Pollution de l’air, de l’eau, des sols, dérèglement climatique, dégradation de la biodiversité, maladies respiratoires, cancers… la pollution est partout. En seulement deux siècles, nous avons produit le fléau de nos sociétés modernes. Est-ce cela le progrès ? Comment pouvons-nous donner à un enfant un fruit contenant jusqu’à 35 molécules chimiques ? Allons-nous vivre avec un masque lors des pics de pollution ? Et demain ? Chaque année, la pollution tue déjà des millions de personnes dans le monde.

Est-ce un mal nécessaire à notre développement économique, une fatalité ? Ce livre démontre que non. Il démontre que l’abolition de la pollution est possible. Comme l’a été l’abolition de l’esclavage en son temps alors que l’économie en dépendait. Viser le zéro pollution nous ouvrira un nouveau champ d’exploration. Mieux, c’est l’occasion ultime de bâtir un nouveau monde et d’éviter l’impasse tragique. Pour y parvenir il suffit que chacun de nous revisite son rapport aux sciences, à la nature et à l’Homme.

Entrez dans la 7ème révolution de l’humanité avec cet ouvrage qui mêle essai et fiction !

EXTRAIT

Rassurez-vous, ce livre n’est pas triste, sombre, catastrophiste. Au contraire. Après un rapide état des lieux de la pollution dans notre monde moderne, je me suis appliqué à essayer de comprendre pourquoi nous avions tant de mal à changer, quelles étaient les étapes à franchir pour nous affranchir de la pollution. J’ai passé de longs mois à réfléchir, à explorer des pistes économiques et sociales soutenables, à échanger sur le sujet avec Sandrine, avec des responsables économiques engagés. J’en suis arrivé à la conclusion évidente et enthousiasmante : oui, un monde sans pollution aucune est possible. Pas demain matin bien sûr, mais dans quelques années, dans 30 ans, 40 ans, 50 ans ? Une poignée de secondes à l’échelle de l’histoire de l’humanité. Un rêve à portée de main qui créé une dynamique positive et enthousiasmante pour l’ensemble des citoyens qui s’engagent dans des projets locaux, dans des entreprises, qui portent cet objectif ambitieux, mais tellement porteur de sens : zéro pollution !

À PROPOS DE L'AUTEUR

Ancien journaliste financier, entrepreneur, Yannick Roudaut se consacre depuis dix ans à la recherche d'un modèle de société soutenable. Il crée des passerelles entre la finance, l'économie, l'écologie, l'histoire et la philosophie. Cueilleur-semeur, il donne des conférences dans le monde entier pour éveiller les consciences des citoyens et des dirigeants (APM, Germe, IFS, CJD...).
Publisher:
Released:
Oct 25, 2016
ISBN:
9791092636116
Format:
Book

About the author


Related to Zéro Pollution

Related Books

Related Articles

Book Preview

Zéro Pollution - Yannick Roudaut

couverturepagetitre

Déjà parus aux Éditions La Mer Salée

La Nouvelle Controverse, pour sortir de l’impasse – Yannick Roudaut, mai 2013

L’Utopie, mode d’emploi

– Sandrine Roudaut, avril 2014

La Métamorphose bretonne – Hervé Sérieyx, Franck Delalande, octobre 2014

Marketing, les illusions perdues

– Florence Touzé, mars 2015

Et si on remontait dans l’arbre ? – Tristan Lecomte, octobre 2015

Les Suspendu(e)s – Sandrine Roudaut, novembre 2016

Sœurs en écologie – Pascale d’Erm, mars 2017

ISBN – 979-10-92636-11-6

www.lamersalee.com

contact éditeur : contact@alternite.com

© Alternité – Les Éditions La Mer Salée, octobre 2016, 44400 Rezé

Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation,

réservés pour tous pays.

C’est l’histoire d’une espèce animale qui a oublié d’où elle venait et pourquoi elle avait pu se développer sur un minuscule caillou, dont les conditions de gravité et la composition atomique lui ont permis de s’épanouir. Un miracle serions-nous tentés de dire. Et pourtant, malgré cette succession de coïncidences qui ont permis à la vie de se développer sur ce caillou perdu dans l’espace, cette espèce s’est entêtée à s’affranchir de son terreau, de son substrat, pour mourir.

Réflexions dans le TGV Nantes-Paris, avril 2016

L’auteur

Spéculateur amateur à 18 ans, Yannick fait ses débuts professionnels dans le monde de la Bourse à 22 ans en tant que journaliste économique et financier. Il débute au Journal des Finances avant de rejoindre la jeune radio BFM, puis Bloomberg TV, Le Figaro et Le Monde. En pleine crise des subprimes en 2007, il décide de cesser définitivement la Bourse pour se consacrer entièrement à la recherche d’un modèle économique durable. Il publie un premier essai intitulé l’Alter Entreprise. Aujourd’hui, conférencier (Tedx speaker), auteur et entrepreneur, Yannick crée des passerelles entre le monde de la finance, les ONG, l’économie, l’écologie, la philosophie et les questions sociales et sociétales.

Ses réflexions ont été présentées en 2011 au Conseil Economique Social et Environnemental dans le cadre d’un travail sur « La Compétitivité de la France », sur demande du Premier ministre.

Entrepreneur, chroniqueur au journal Le Monde, Yannick Roudaut, codirige le cabinet Alternité, spécialisé dans la veille, la prospective et la sensibilisation aux questions de soutenabilité. Il intervient régulièrement en entreprises, auprès d’associations comme l’APM, Germe, le CJD, ainsi qu’en écoles et université (Ponts et Chaussées, ESEO, EM Normandie, Université de Nantes, Institut des futurs souhaitables…).

Site professionnel : www.alternite.com

Définition

La pollution est la dégradation d’un écosystème par l’introduction, généralement humaine, de substances ou de radiations altérant de manière plus ou moins importante le fonctionnement de cet écosystème ¹. Le mot polluere, en latin, peut être traduit par « souiller en mouillant », salir, profaner.

1. Source Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution

Avant-propos

Combien ? Combien d’enfants asthmatiques, combien de décès prématurés par insuffisance respiratoire, combien de cancers ? Combien ? Combien d’enfants sommes-nous encore prêts à sacrifier sur l’autel d’une société humaine vouée corps et âme à la recherche d’une croissance économique mortifère ? Combien en faut-il avant que cela nous semble inacceptable ?

C’est par ces propos que j’ai commencé une conférence le 17 mars 2015 à Angers, devant un parterre de 2000 dirigeants d’entreprises. C’était la première fois que je ne prenais aucune précaution pour aborder un sujet aussi polémique. Il n’est pas dans mon caractère de provoquer gratuitement, de choquer, de mettre mes interlocuteurs mal à l’aise. Au contraire. J’essaie de cultiver la bienveillance au quotidien. Mais cette fois-ci, j’ai ressenti le besoin d’utiliser la tribune qui m’était offerte par les organisateurs (le Centre des Jeunes Dirigeants), pour réveiller une poignée d’humains, pour tenter de lever collectivement le voile qui nous aveugle.

La décision était évidente ; mûrement réfléchie. Je devais le dire, je devais le faire. « Deviens ce que tu es, fais ce que toi seul peux faire », nous dit Nietzsche. Cette soirée a marqué une nouvelle étape dans mon engagement personnel. L’étincelle couvait sans doute depuis longtemps. Mais comme toujours, il a fallu un événement, un choc, pour me décider à porter ce combat contre la pollution.

En septembre 2014, un enfant âgé de 10 ans déclarait un cancer des os. Cet enfant, je l’ai vu grandir avec ma fille du même âge. Quand ses parents m’ont appris sa maladie, j’ai été révolté. À l’intérieur. L’injustice. Cet enfant malade fut pour moi la goutte d’eau en trop. Celle qui m’a poussé à prendre la parole sur ce sujet, la pollution. Il n’y avait peut-être aucun lien entre sa maladie et la pollution, mais pour moi, il était évident que la dégradation de notre environnement était responsable de nombreuses maladies, notamment chez les plus vulnérables, les enfants.

C’est à ce moment que j’ai décidé de me lancer dans l’écriture de ce livre, pour interpeller nos élus, nos amis, nos voisins, nos familles sur notre aveuglement et notre complicité silencieuse, parfois inconsciente avec un modèle de société qui ne peut plus être cautionné. Quelques mois plus tard, j’ai décidé de m’engager dans un combat militant, pour préserver la qualité de l’air de mon quartier face au projet d’une centrale thermique gaz/bois/cogénération, dont les émissions de particules fines et autres polluants vont nuire à la santé des enfants fréquentant l’école à moins de 500 mètres de ce projet industriel. Cet engagement m’a paru évident et naturel. Il n’est plus temps de feindre l’ignorance.

Il est urgent de lutter contre ce cancer de notre société moderne, dite développée. Quel développement ! On pourrait en rire si des enfants n’en souffraient pas…

Certains jugeront ce livre utopique, idéaliste. Qu’importe. À 46 ans, je ne veux plus me taire. Je ne peux plus regarder un enfant malade sans m’interroger sur notre responsabilité collective, sur ma responsabilité en matière de pollution, sur ses effets collatéraux sur des personnes qui subissent les choix faits par des adultes.

Rassurez-vous, ce livre n’est pas triste, sombre, catastrophiste. Au contraire. Après un rapide état des lieux de la pollution dans notre monde moderne, je me suis appliqué à essayer de comprendre pourquoi nous avions tant de mal à changer, quelles étaient les étapes à franchir pour nous affranchir de la pollution. J’ai passé de longs mois à réfléchir, à explorer des pistes économiques et sociales soutenables, à échanger sur le sujet avec Sandrine ¹, avec des responsables économiques engagés. J’en suis arrivé à la conclusion évidente et enthousiasmante : oui, un monde sans pollution aucune est possible. Pas demain matin bien sûr, mais dans quelques années, dans 30 ans, 40 ans, 50 ans ? Une poignée de secondes à l’échelle de l’histoire de l’humanité. Un rêve à portée de main qui créé une dynamique positive et enthousiasmante pour l’ensemble des citoyens qui s’engagent dans des projets locaux, dans des entreprises, qui portent cet objectif ambitieux, mais tellement porteur de sens : zéro pollution !

Ce livre n’est pas une liste à la Prévert de tous nos maux. Ce livre est une proposition modeste de pistes économiques et sociales que chaque citoyen, chaque collaborateur, chaque employeur peuvent explorer pour participer à changer le monde, à rendre l’air, l’eau et les sols de nouveau sains et fertiles. C’est un plaidoyer pour une société humaine réconciliée avec la nature, réconciliée avec les enfants de ses enfants.

Dans la deuxième partie, je me suis lancé dans un exercice inédit pour moi. Décrire la vie d’un couple vivant à Paris en 2070. Cet exercice de projection, rédigé sous la forme d’une nouvelle de « fiction », m’a permis de tester la solidité de mon raisonnement. Imaginer la vie dans une métropole en 2070, le plus concrètement possible m’a permis de requestionner mon raisonnement théorique développé en première partie. J’espère que cette « nouvelle » vous emportera dans le monde de demain.

1. Ma compagne de vie, mère de mes enfants, femme engagée auteure notamment de L’Utopie, Mode d’Emploi (Ed. La Mer Salée 2014) et de Les Suspendu(e)s (Ed. La Mer Salée 2016).

Introduction

HOMO SAPIENS SERAIT-IL UN SERIAL KILLER ÉCOLOGIQUE

¹ ?

Depuis notre apparition sur cette planète il y a environ 200 000 ans, nous nous appliquons méthodiquement à éradiquer une à une toutes les espèces animales, des plus grosses aux plus petites. Le carnage a commencé avec la colonisation de l’Australie il y a 45 000 ans. Nos ancêtres y ont massacré tous les marsupiaux géants, comme le diprotodon, gros animal inoffensif et passif (8 tonnes et 6 m de haut) qui n’a pas pris garde à la férocité humaine. Puis ce fut le tour des Amériques il y a 12 000 ans. Là encore, les mammifères géants qui vivaient paisiblement depuis des millions d’années n’ont pas résisté à la férocité de Sapiens ! Chameaux, tigres géants, chats à dents de cimeterre… ont été exterminés un à un, en seulement quelques siècles.

Et le carnage continue. En l’espace de quelques décennies, nous avons réussi à massacrer une bonne partie des derniers grands mammifères d’Afrique. D’ici 20 ans, les rhinocéros (chassés pour leur corne), les éléphants (pour leur ivoire), les lions (pour le trophée), pourraient avoir définitivement disparu de ce continent. Quelques spécimens seront peut-être conservés dans des zoos ou réserves, mais leur fin à l’état sauvage semble inéluctable. D’autant que leur espace de vie se réduit sous la pression agricole, industrielle ou urbaine. Idem pour les grands mammifères marins qui ont survécu au terrestre homo sapiens jusqu’à ce que ce dernier bâtisse des bateaux et chalutiers capables de racler les fonds océaniques jusqu’au dernier milligramme de plancton. Le sort des baleines, requins et dauphins, pourrait être scellé dans le courant du XXIe siècle. « Nous avons le privilège douteux d’être l’espèce la plus meurtrière des annales de la biologie » comme le dit si bien Yuval Noah Harari ².

Aujourd’hui, les silex et lances de bois ont laissé la place aux armes à feu, aux pesticides, aux fumées toxiques, aux molécules médicamenteuses… mais notre acharnement à détruire le vivant est intact.

La pollution, nouvelle arme de destruction massive !

En quelques décennies, la pollution industrielle a pris des proportions inégalées dans l’histoire de la planète. Les rejets excessifs de CO2 contribuent au dérèglement climatique, et divers polluants entraînent de nombreuses maladies. Les eaux sont souillées, la qualité de l’air se dégrade, les sols deviennent stériles, les enfants naissent prépollués ³. Avec la révolution industrielle et l’essor de la société de consommation, puis la globalisation, la pollution est devenue omniprésente ; elle est partout. Même les glaces polaires sont contaminées par les déchets de plastiques et les radiations nucléaires.

Comment avons-nous pu en arriver à de telles extrémités ? Pourquoi sommes-nous encore en guerre contre la nature en 2016 ? Pourquoi sommes-nous encore dans la même posture intellectuelle reptilienne de nos ancêtres alors que nos vies ne sont plus quotidiennement menacées par d’autres animaux ? Nos armes et nos outils ont certes évolué au cours des derniers millénaires, mais notre férocité et notre soif de destruction sont intactes. Il est urgent de prendre conscience de notre inhumanité pour grandir en humanité, pour reprendre les mots d’Edgar Morin et de Patrick Viveret ⁴. Homo sapiens est en danger. Nous sommes en sursis. Le don de prédation qui nous a permis de survivre durant 200 000 ans pourrait signer notre arrêt de mort au cours du XXIIe siècle. Homo sapiens est d’une épouvantable inconscience. Son arrogance est sa principale faiblesse. Elle l’aveugle, elle nous aveugle.

Aucune espèce animale ou végétale n’a besoin de nous pour vivre. En revanche, depuis 200 000 ans que nous sommes sur cette planète vieille de 4 milliards d’années, notre vie est étroitement dépendante d’un très grand nombre d’espèces, de la qualité de l’eau, de l’air et des sols. Est-ce ce lien vital de dépendance qui nous gêne tant ? Est-ce cette dépendance qui nous pousse à vouloir nous en affranchir en la combattant ? Est-ce une sorte de matricide inconscient qui nous motive dans cette voie mortifère ? Il serait bienvenu qu’homo sapiens apprenne à vivre en harmonie avec le vivant, car derrière la question de la pollution, il s’agit du dérèglement climatique, de la santé, de la nourriture, de l’eau et donc de la disparition de nombreuses espèces vivantes dont la nôtre. Quand on parle de pollution, c’est de la survie de l’humanité dont il s’agit. Et c’est bien là tout l’enjeu du siècle en cours.

La pollution n’est pas inévitable

La pollution chimique n’est pas inéluctable, elle n’est pas si « naturelle » que nous le pensons. Avant nous, d’autres civilisations ont vécu sans polluer, ou dans des proportions acceptables. Si homo sapiens n’a jamais réellement vécu en totale harmonie avec la nature, puisqu’il est un destructeur extrêmement féroce, la taille de son cerveau lui ouvre néanmoins la voie d’une réconciliation qui permettra de développer un mode de vie soutenable. Notre cerveau nous permet de franchir une nouvelle étape ; il nous permet de viser une forme d’harmonie, inédite. Et cela a fort heureusement déjà commencé. Partout dans le monde, des hommes et des femmes explorent de nouvelles voies réconciliatrices avec le vivant, non polluantes. Ils inventent de nouvelles techniques, des outils, des technologies low tech ⁵, des énergies propres, de nouveaux modes de mobilité, de construction. Partout dans le monde, des citoyens redécouvrent les vertus d’une agriculture complexe, non destructrice des sols et des espèces. Entamer ce travail de reconnexion à la nature nous ouvre la voie d’un autre monde.

Il est temps de réaliser notre chrysalide. Au cours de ce processus, la chenille ne conserve que l’essentiel, pour mieux renaître sous une autre forme. Il ne nous reste que quelques décennies (deux ou trois, quatre ?) pour prendre conscience de notre inconscience.

You've reached the end of this preview. Sign up to read more!
Page 1 of 1

Reviews

What people think about Zéro Pollution

4.0
1 ratings / 0 Reviews
What did you think?
Rating: 0 out of 5 stars

Reader reviews