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Psychiatrie Cours de Criminologie

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Déf :Par facteurs structurels il faut entendre ceux qui déterminent le cadre
premier de la criminalité qu’on étudie.

On dénombre ici les facteurs géographiques, les facteurs
démographiques, les facteurs économiques, et les facteurs politiques.

§1 Les facteurs géographiques

Parmi les facteurs géographiques il faut distinguer entre les
facteurs physiques et les facteurs écologiques.

A. Les facteurs physiques

Les pays occidentaux sont en grande majorité situés sur l’hémisphère nord de
la terre et autour de l’océan Atlantique. La question est de savoir s’il existe
une corrélation entre les facteurs physiques et l’organisation de la criminalité
générale.

C’est sur base des premières bases criminologiques françaises qua la loi
thermique de la délinquance
fut formulée par l’école cartographique de
Quetelet et de Ferri.

Les infractions contre les personnes prédominent pendant les saisons
chaudes et dans les régions du sud.
Les infractions contre les biens prédominent pendant les saisons
froides et dans les régions du nord.

D’autres aspects climatiques ont été envisagés comme la pression
atmosphérique, le degré d’hydrométrie, le douceur des vents, la pluie, etc…
Ex :Selon Dexter, qui a étudier plus de 400.000 cas,
l’humidité et les infractions de violence varient inversément.

Divers travaux ultérieurs ont confirmé la vraisemblance des résultats et celle
de la loi thermique.

La question est alors de savoir s’il y a une relation directe ou indirecte entre
ces facteurs.

- 62 -

Aujourd’hui on s’accorde à dire que c’est une relation très indirecte.
Elle passe par l’influence des paramètres géographiques qui conditionne
l’influence et le fonctionnement de la société.
Ex :pays chauds, pendant les saisons chaudes on vit
d’avantage dehors et c’est cette circonstance sociale qui doit
être prise en compte.

B. Les facteurs d’ordre écologique

Existe-t-il une corrélation entre les phénomènes de l’exode rural et de
l’urbanisation et de l’organisation de la criminalité générale ? La croissance de
la population urbaine est-elle facteur de criminalité ?

Des travaux entrepris et des statistiques il résulte 2 séries de données
desquelles on peut conclure au rôle criminogène de la ville quant à son volume
et quant à sa composition.

1. Composition de la délinquance

A ce 1er

niveau on enseignait qu’en particulier en France la criminalité
violente et musclée prédomine dans les régions rurales et la délinquance
acquisitive et astucieuse prédomine dans les villes.
Ainsi les délits sexuels, infanticides, empoisonnements, homicides sont
plus fréquents à la campagne qu’en ville.

Aujourd’hui on peut dire que la criminalité urbaine est à de nombreux égards
qualitativement différente.

La ville est le lieu privilégié de certaines infractions : les délits de
types financier et économiques, appropriations sans ou avec violence, les
violences contre les personnes. Tout cela se rencontre plus souvent dans les
villes que dans les campagnes.
En matière de fraude fiscale les agriculteurs sont champions.
Ensuite la ville est le lieu spécifique et quasi-exclusif d’autres types
d’infractions. C’est ici que s’observe d’autres types de délinquance de
proximité et de l’autre la criminalité professionnelle.

C’est dire qu’il y a des différences entre la délinquance rurale et la
délinquance urbaine. C’est corroboré aussi quant aux aspects quantitatifs.

Criminologie

2. Volume de la délinquance

L’opposition ville / campagne est très importante. La criminalité urbaine est
proportionnellement plus importante que la criminalité rurale.

En France la moitié de la population vit dans les villes de plus de 10.000
habitants.

En retenant ce critère les habitants qui vivent dans les zones rurales ou
dans les zones semi-rurales subissent 2 fois moins de crimes que les citadins.
Le taux de criminalité augmente avec la taille des villes. Le point
d’inflexion se situe entre 200.000 et 250.000 habitants.
La gravité des infractions croit avec la taille des villes. Elle est
particulièrement élevée dans les 3 plus grandes villes françaises. L’écarte
entre les grandes et les moyennes villes se creuse considérablement.

On peut se demander si plus que le fait même de l’urbanisation, ce ne serait
pas les techniques d’urbanisation qu’il faudrait mettre en cause ?
Si cette observation vaut, elle ne vaut que pour la criminalité ordinaire
et pour les quartiers délabrés.

Om peut dire que l’exode rural et son corollaire ont eu une influence
incontestable sur l’évolution de la délinquance générale et en particulier sur la
délinquance ordinaire.

2 raisons expliquent cette observation :
1)

La ville affaiblit le climat social. La campagne est un contrôle

social informel.
2)

Le climat urbain multiplie les occasions de délinquance.
Tout ceci justifie que depuis les années 80 des politiques de réhabilitation du
tissu urbain ont été entrepris avec l’idée d’améliorer le bien-être des citoyens
avec l’espoir que cela pourrait prévenir des actes de délinquance.
Cette politique de réhabilitation sociale s’inscrit dans le programme de
mise en œuvre des villes des Conseils locaux de sécurité et de prévention de la
délinquance et des Conseils communaux de sécurité et de prévention de la
délinquance.

§2 Les facteurs démographiques

L’étude des relations entre les aspects démographiques et de la
violence soulève la question de savoir s’il existe une corrélation

- 64 -

entre les variations démographiques et les variations de la
délinquance.

C’est une question complexe, car il faut pouvoir appréhender
les variations démographiques qui sont des variations de plusieurs
paramètres fixant la composition de la population à un moment
donné :

Ex :répartition par âge, sexe, etc…
Les statistiques ne semblent un recours et 2 séries d’observations
s’imposent.

1)

S’agissant des relations des évolutions respectives de la composition
par âge de la délinquance on a fait remarquer qu’il y avait une corrélation
entre l’augmentation de la délinquance et les conséquences lointaines du bébé-
boom de l’Après Guerre.

Puisque la période de la plus grande activité délinquance se
situe en 18 et 30 ans, une fois que cette génération bénie est parvenue à cet
âge, le nombre de délinquants potentiels s’est trouvé augmenté.
Dans le même ordre d’idées, lorsqu’il s’est agi d’expliquer la
diminution de la délinquance on a aussi fait référence au vieillissement de la
population de l’époque du bébé-boom.

L’explication de type démographique est très séduisante et contient
certes une part de vérité qui n’est pas sans incidence sur l’évolution de la
délinquance.

L’évolution démographique n’explique cependant pas pourquoi
la délinquance a augmenté depuis les années 90.

2)

S’agissant des flux migratoires quel est le rapport avec l’évolution de

la délinquance ?

Des études étrangères, notamment provenant des Etats-Unis,
ont montré qu’il y a peu de différences dans la délinquance des immigrés
définitifs et des autochtones. A l’inverse elles ont montré qu’il y a des
différences entre les immigrants temporaires et les natifs d’un pays.
Cette observation doit être relativisée, car les immigrants
temporaires sont en majorité des hommes, des jeunes gens et des personnes
particulièrement surveillées par les services de police ce qui fait autant de
raison de créer ces différences.

Malgré ce les corrections apportées il reste un écart qui trouve
son origine dans le déracinement. Par ailleurs, certaines délinquances sont
liées au phénomène migratoire, car celui-ci, d’une part offre des opportunités
d’infractions, d’autre part est source de difficulté de socialisation.

Criminologie

§2 Les facteurs politiques

A. Facteurs de politique générale

Ici la question qui se pose est la suivante : y a-t-il un corrélation entre les
variations de la criminalité et la survenance d’événements extérieurs ou
intérieurs.

1. En ce qui concerne la guerre

Aspects quantitatifs : Ferri soutenait qu’en période de guerre la criminalité
atteint son taux de sursaturation. C’est vrai, mais il faut nuancer le propos.
Si la guerre se prolonge, on assiste au début à une diminution du taux de
criminalité parce que le sentiment de solidarité, l’afflux d’offres d’emploi à
salaire élevé dans l’industrie de l’armement, la mobilisation des délinquants.
A l’inverse au début des hostilités on assiste à une désorganisation du
personnel judiciaire qui lui aussi est mobilisé.

C’est au cours des hostilités et jusqu’à la fin de la guerre que la délinquance
augmente.

Donc la loi de sursaturation est vraie, mais non pour le début.

Aspect qualitatif : la guerre a une influence notable sur la composition de la
délinquance.

Ex :délinquance miliaire et infractions contre la population
augmentent considérablement

La guerre affecte la répartition quantitative des délinquants. La délinquance
juvénile et le délinquance féminine augmentent. Elle. Elle change la
répartition entre la délinquance rurale et la délinquance urbaine.

- 66 -

Que le guerre influence les variations de la délinquance ce n’est pas étonnant.

2. Mouvements sociaux importants

Les mouvements sociaux traditionnels importants que la France a conne au
cours du 18e

et 19e

siècle modifient la structure de la délinquance.
Ex :délinquance politique, délinquance juvénile,
délinquance féminine augmentent
.
On assiste à une augmentation de la délinquance en général.

S’agissant des mouvements sociaux plus récents, là aussi il y a des incidents
aux plan qualitatif.

Ex : recours au terrorisme, aux raquettes, aux prises d’ottages
Alors que ces mouvements sociaux ont de l’importance sur les variations de la
délinquance, cela n’est pas étonnant.

B. Facteurs de la politique criminelle

Déf : la politique criminelle est l’ensemble des procédés employés
par l’Etat pour lutter contre la délinquance.

A priori on doit espérer que cette politique doit avoir un effet de cantonnement
de la délinquance puisque c’est là son objet et sa finalité. Si l’on rapproche
cette politique de l’augmentation de la délinquance apparente on peut se
demander si l’on a à faire à une instrument efficace ? La question mérite d’être
posé par rapport au mode préventif et par rapport au mode réactif ou répressif.

1. La politique de prévention sociale

Parmi les divers mesures prises au titre de la prévention sociale, une
distinction doit être faite selon qu’elles ont ou non comme objet spécifique la
lutte contre le fait délinquant.

a. Les mesures de prévention sociales ordinaires

Criminologie

Déf :on entend par mesures de prévention sociales ordinaire
toute mesure d’ordre générale qui a l’ambition d’améliorer le
bien-être social des citoyens.

Ex :politique en matière sociale, politique de logement,
politique de loisirs

En 30 ans de progrès importants on été faits dans ce domaine. Les
criminologues se demandent donc si ces mesures n’ont pas un effet
heureux sur la composition et le volume de la délinquance.
Ex : création de la sécurité sociale et hygiène sociale
Cette politique a eu des conséquences très positives en matière de
mortalité infantile, de tuberculose, de longévité de l’existence.
En matière de délinquance apparente il n’est pas sûr que cette
politique n’ait pas eu les aspects bénéfiques sur la délinquance qu’on
aurait pu escompter.

La question de l’évaluation est difficile. Elle se complique
parce que des lois, à priori bénéfiques par rapport à notre objet de
préoccupation, sont neutralisées par des lois qui le sont moins.
Ex :en matière de délinquance juvénile, la loi sur
l’adoption, béni au plan de la prévention, peut être
contrariée par la loi sur le divorce.

Il faut donc rester pessimiste par rapport à cette loi. Cette impression
générale peut être contrebalancée si on se focalise sur certaines
formes de délinquance.
Ex :vagabondages, mendicité
Ces formes d’asociabilité avaient pratiquement disparues et on
attribuait cette évolution à la politique de prévention sociale.
Il est vrai qu’avec la crise économique cette forme
d’asociabilité est revenue.

N’est-elle pas à mettre en relation avec l’affaiblissement de la
politique de prévention générale menée ?

Or ces mesures n’avaient pas pour effet direct d’agir sur ce type de
délinquance.

b. Formes de prévention directes

Selon l’adage : « Mieux vaut prévenir que guérir. », les société
occidentales ont pris des mesures de prévention qui ont pour finalité et

- 68 -

objet de réduire la criminalité et la délinquance et d’agir de façon
heureuse sur sa composition.

C’est en France que cette politique a été entreprise de manière la plus
élaborée avec la création de conseils de prévention. On parlait à
l’époque de modèle français de prévention de la délinquance.
Les prémisses de celle-ci se trouvaient dans des études
effectuées aux Etats-Unis entre la 1re

et la 2e

Guerre Mondiale.
C’est sous Mitterrand qu’on a donné une certaine consistance à

cette politique. Sous le 1er

septennat de Mitterrand la prévention de la
délinquance était l’objet essentiel de son action. Sous son 2nd

septennat
les mesures prises se sont inscrites dans la politique de la ville dont les
préoccupations débordent largement celle plus de la criminologie
préventive.

Cette politique est coiffée par le Conseil nationalité des ville et
des Conseils locaux de sécurité de la délinquance. A côté de ces
conseils existent les actions traditionnelles de préventions menées par
les clubs de prévention et les CRS.
L’efficacité des mesures est soutenu d’un côté par l’optimisme
des praticiens et des politiques qui les financent.
Ex :diminution de la délinquance entre 1985 et 1988
pour montrer le bien fondé de ces efforts.

De l’autre côté il y a le scepticisme des scientifiques qui se
fondent sur les résultats des recherches dans ce domaine.
Ex :années 90 à 2002 : la délinquance a augmenté
de matière notoire.

On peut rétorquer que sans ces politiques de prévention, l’évolution
aurait été pire. Donc on en tire une impression mitigée.

Il y a un domaine où cette politique paraît incontestable : ce sont les
mesures préventives situationnelles, qui visent les mesures techniques
entreprises pour éviter ces crimes.
Ces mesures ont pour effet de déplacer la délinquance, voir de
la rendre plus dangereuse.

Ex :voitures de luxe : moyens de protections de plus
en plus efficaces. Le voleur banal ne peut plus les voler,
il va passer à une agression contre les personnes pour
s’approprier ce type de véhicule.

2. Politiques de réaction sociale

Criminologie

Les 3 catégories du droit pénal se trouvent au niveau de l’infraction, du procès
et de la sanction.

a. Politique criminelle et incrimination

Il est habituel de dire que notre société est caractérisée par l’inflation
pénale. Aux interdits classiques issus du décalogue se sont ajoutés de
très nombreuses et diverses autres sortes d’incriminations nouvelles
découlant du développement technologique des société industrielles de
telle sorte qu’aujourd’hui les infractions situées dans le CP il y a un
nombre très important d’infractions qui n’ont pas été intégré et qui
contiennent des réactions très disparates.
En réaction à ce phénomène on a observé depuis les années 70
l’émergence du phénomène de désincrimination dont les effets sont
très limités. Elle n’a qu’un effet sur les variations de la délinquance
puisque sa conséquence a été la prolifération des interdits sans oublier
le désordre proliféré dans les esprits des citoyens.
Ex :à contrario :émission de chèques sans provision.
Dans les années 60 on assista à une explosion de ce type
d’infraction de telle sorte à en saturer les tribunaux pénaux.
Dans les années 70 on a modifié la législation, en ce sens que
la réaction sociale en la matière est transférée de la justice
pénale au système bancaire. L’émission de chèques sans
provision n’est plus pénalisée que lorsqu’il a été établi
intentionnellement.

Si l’on se fie à la délinquance apparente, on s’aperçoit
que le nombre de ces infractions a fortement chuté.
Au milieu des années 80 on est revenu sur les modifications
faites dans les années 70.
Aujourd’hui on a assisté à une nouvelle diminution qui est due
aux cartes magnétiques.
Dans les années 90 les chèques sans provisions sont totalement
désincriminés.

b. Politique criminelle et procès

- 70 -

La façon dont le procès se déroule dans les sociétés occidentales au
plan de la poursuite et du jugement a-t-elle une influence sur le niveau
de la criminalité ?

Du point de vue de la criminologie classique on a fait observer qu’au
19e

siècle le système de la justice pénale était capable de répondre aux

défis de l’époque.

Or vers la fin du 20e

siècle il n’en est plus capable à tel point qu’on
n’a plus cessé de parler de crimes de la justice pénale. 2 sortes de taux
témoignent cette évolution :

1

Taux
d’élucidatio
n par la
police

1

Taux de
classements
sans suites

M

Du point de vue de la sociologie pénale il faut savoir qu’elle prétend
expliquer la conduite délinquante par l’action nocive des instances
répressives

Certes cette thèse comporte une large part d’exagération en
particulier par rapport à la délinquance primaire. Or il est vrai que le
fonctionnement du service pénal a un facteur criminogène. Cela fait
longtemps que les criminologues ont établie le fait criminogène des
prisons.

Conclusion : Non seulement la justice ne peut contenir la délinquance,
elle ne peut plus y faire face et plus encore elle la favorise encore.

c. Politique criminelle et sanction

En 1810 les fonctions d’intimidation et de rétribution dominaient la
thèse de la sanction pénale. Depuis le 20e

siècle et surtout depuis 1950

Criminologie

l’idée de réinsertion sociale est passée au premier plan. Cela a donné
lieu à un adoucissement de la répression.

Ex : la peine de mort qui était souvent
prononcée et exécutée (119 condamnations et
111 exécutions) l’a été de moins en moins
(1900 : 1 exécution). Elle est devenue très rare
et a disparue en 1981.

-la relégation (bagnes) a été remplacé en 1970
par la tutelle pénale, laquelle a par la suite été
abolie.

-Au milieu du 19e

siècle il y a eu 40.000 détenus
en France. En 2003 il y en a 60.000. Depuis
une vingtaine d’années on a assisté à un
mouvement vers la sévérité, ce qui fait qu’il y a
plus de détenus en prison.

Ce changement d’orientation a-t-il eu des effets bénéfiques sur le plan
de la délinquance ? C’est poser la question de l’efficacité des
méthodes dites modernes par rapporte aux anciennes.
Certains chercheurs ont conclu qu’elles n’étaient pas plus

efficaces.

Si les 2 se valent autant utiliser les méthodes modernes qui sont
plus humaines et moins coûteuses.
Mais est-ce qu’on est vraiment sûr qu’on ait mis en place en
France des traitements modernes ? Peut-on parler compte tenu de
l’évolution des prisions françaises, d’une politique pénitentiaire
moderne ? Compte tenu de la surpopulation n’est-on pas resté au
même niveau qu’au 19e

siècle avec le confort amélioré ?
Quand on dit traitements modernes, peut-on les évaluer ?

Conclusion :il est difficile de mesurer l’incidence des facteurs de la
politique criminelle sur la délinquance. Toutefois on remarquera
qu’on ne cesse de parler de la crise de due aux politiques criminelles
occidentales, crises qui n’ont pas su répondre aux défis.

§4 Les facteurs économiques

- 72 -

Les pays occidentaux, depuis le 19e

siècle, connaissent le
capitalisme libéral caractérisé par la propriété privée des biens de
production et de la loi du marché.
Ce système s’est traduit par une augmentation considérable de
la richesse. Cette croissance sur 2 siècles s’est accompagnée de
mouvements cycliques entre les périodes de prospérité et de crise.

A. Evolution économique à long terme

L’évolution économique des pays occidentaux depuis le 19e

siècle se
caractérise par le passage de la production agricole à la production industrielle
pour aboutir à la production post-industrielle. Il en est résulté un
bouleversment dans les habitudes et les niveaux de vie des citoyens en
particulier après la 2nde

Guerre Mondiale.
Or parallèlement la délinquance apparente a vu son volume s’accroître de
façon importante. Peut-on dès lors soutenir comme le faisaient entre autre les
marxistes que c’est la pauvreté et la misère qui engendre la délinquance ?
Cela est déjà faux lorsqu’on songe à la délinquance des classes sociales
favorisées.
Cela est le cas lorsqu’on compare l’évolution de la richesse et de la
délinquance individuelle. On ne doit pas attendre d’une amélioration du
niveau de vie un effet bénéfique sur la délinquance de type acquisitif. Le
développement de l’activité économique a pour conséquence d’accroître le
volume de la délinquance par la multiplication des rapports d’intérêts.
Quel
que soit le niveau de richesse atteint, on cherche toujours à l’améliorer.

B. Fluctuations économiques à court terme

Les oscillations transitoires de l’économie ont-elles une influence sur le
volume et la structure de la délinquance ?

1)

Ces fluctuations peuvent se traduire par des phases de
prospérité lesquelles débouchent sur la délinquance d’affaires.

2)

Ces oscillations ce concrétisent par des crises. Au 19e

siècle,

dans les années 30, elle s’est manifestée par la triple chute de la
production, des prix, et de l’emploi.

Criminologie

La crise que nous connaissons depuis les années 70 est
différente : la croissance est faible, les prix restent élevés et le
chômage durable s’est installé sans qu’il y ait eu un effondrement de
l’emploi.

Au-delà de ces différences, ces crises ont des difficultés indéniables et vont
jusqu’à jeter des personnes dans la misère.
A propos des délinquants primaires celles-ci sont sensibles aux
variations conjoncturelles : chômage et délinquance primaire ont une courbe
semblable.

Les récidivistes semblent plus autonomes.

Le chômage et la crise économique sont des facteurs de criminalité générale,
du moins au regard de certaines formes de délinquance, comme la criminalité
ordinaire principalement du type acquisitif.

Il ne faut pas oublier que le système de justice pénal est saturé, la partie la plus
conjoncturelle de la délinquance n’apparaît sans doute de manière très
atténuée dans les statistiques des pays occidentaux. Il est difficile de mesurer
l’impact des facteurs structurels.

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