INTRODUCTION

Depuis le début de la crise politique qui sévit { Madagascar en 2009, l’Administration exerce d'importantes pressions pour accroître leurs recettes et notamment les recettes fiscales en soumettant ainsi les entreprises autant malgaches qu’étrangères { des contraintes fiscales multiformes. Nous entendons tous les jours dans les salons d’affaires, dans les divers ateliers ou journaux, la fréquence des contrôles fiscaux. De plus, l'entreprise dans son contexte est appelée à être en relation avec son environnement. Celui ci se constitue des fournisseurs, des clients, de l'Administration,....Elle a donc vis-à-vis de ceux-ci, des droits mais aussi des obligations qu'elle est tenu de respecter. En ce qui concerne ses rapports avec l'Administration, on peut citer ceux qu'elle entretient particulièrement avec l'Administration fiscale. Durant son fonctionnement, l'entreprise exploite divers types d'informations lui provenant de toutes parts. Ces informations peuvent lui provenir de l'intérieur du territoire national, tout comme elles peuvent lui provenir de l'extérieur du territoire national. Il peut s'agir des informations sur le cours des matières premières, sur les commandes ou les livraisons à effectuer, sur la législation fiscale ambiante, notamment sur les différents impôts et taxes auxquels elle est assujettie, pour ne citer que celles-ci. L'usage qu'elle en fait conditionne sa pérennité et sa compétitivité. L'entreprise doit donc être à l'écoute de son environnement, en adoptant un comportement opportuniste lui permettant de s'adapter à tout moment à celui-ci. Pour son bon fonctionnement, l'entreprise doit être en harmonie avec sa fiscalité. Et surtout tout dirigeant se doit de consacrer une attention minimale à la gestion des risques fiscaux de son entreprise. La fiscalité se définit comme l'ensemble des dispositions légales régissant les impôts et taxes mis à la charge du contribuable et dont le produit est dévolu à l'Etat en vue d'assumer ses missions régaliennes. Elle constitue un des aspects essentiels de la gestion des entreprises pouvant conditionner son essor ou sa faillite. Que l’on soit entrepreneur dirigeant une petite structure locale ou responsable au sein d’un groupe de sociétés, la fiscalité est un domaine qui ne laisse jamais indifférent et qui suscite des réactions parfois contrastées. D’aucuns s’y intéressent avec l’énergie défensive d’un corps attaqué par un virus, toujours en éveil, prêts aux efforts nécessaires pour sauvegarder la santé de l’entreprise face { ce coût récurrent qui est censé grever les bénéfices. D’autres se bornent { concéder qu’ils n’y entendent pas grand-chose et à faire confiance à leur comptable ou conseiller fiscaliste (parfois peut-être de manière trop passive, voire aveugle), en souhaitant payer le moins possible d’impôts, le tout bien sûr sans enfreindre les obligations légales. Quelle est alors le meilleur moyen d’agir ? Subir ou réagir ? Endurer ou anticiper ? Nous essayerons d’y répondre dans cet ouvrage, mais avant tout essayer de comprendre ce qu’est le risque, les différents impôts et enfin apporter des solutions applicables en matière de gestion de risque fiscale.

PREMIERE PARTIE : LES IMPOTS ET LA MAITRISE DU RISQUE FISCAL

Il faut d’abord citer le système formé par les impôts d’Etat. d) Territorialité fiscale La territorialité est le principe selon lequel le champ d’application d’une règle d’imposition est limité à un espace territorial. Toutefois. b) Le contribuable Le contribuable est soit une personne physique.L’IMPÔT SUR LE REVENU (IR) Chaque contribuable est imposable { l’impôt sur le revenu sur l’ensemble des bénéfices et revenus perçus individuellement ou par chaque société et ce sur toute opérations réalisées à Madagascar. Il est bien nécessaire de distinguer le revenu fiscal et le revenu que comptable ou . les droits d’enregistrement des actes et mutations (Section 2) et la Taxe sur la Valeur Ajoutée (Section 3). dans cette partie de notre recherche. a) L’assiette de l’IR ou la base imposable L’assiette de l’IR est constituée par le bénéfice net déterminé d’après les résultats d’ensemble des opérations de toute nature effectuées par les entreprises. c) Champs d’application C’est l’ensemble de biens. soit une personne morale assujettie { l’impôt ou à la taxation. Ce qui constitue le revenu fiscal de la société. On peut les répartir en trois grandes catégories : les impôts sur le revenu (Section 1). e) Le fait générateur Le fait générateur est l’opération ou l’acte par lequel l’impôt ou la taxe est dû par le contribuable. d’activités.CHAPITRE 1. de situation ou d’opération concernés par l’application de l’assiette fiscale. nous n’allons pas tous les aborder. ensuite celui constitué par les impôts locaux. nous essaierons de les définir et voir les points d’impact fiscaux pour les entreprises. c’est { dire qui sont prélevés au profit des collectivités territoriales. LES IMPÔTS ET TAXES À MADAGASCAR Pour bien cerner les risques fiscales nous devons tout d’abord connaitre quels sont les impôts. Le système fiscal malgache est formé par deux sous-systèmes d’importance variée. ci-dessous les définitions des principaux termes fiscaux : a) L’assiette fiscale L’assiette fiscale est le montant auquel s’applique le taux d’imposition ou de taxation. SECTION 1 – LES IMPÔTS SUR LE REVENU SOUS-SECTION 1 . Les impôts perçus au profit de l’Etat sont les plus nombreux et les plus importants en volume. mais les plus importants qui constituent les plus grand risques fiscaux pour les entreprises. Avant d’aborder ces différents impôts et taxes.

Cette déductibilité est définie par la loi fiscale et sont essentiellement : . . . l’imposition { l’IR est obligatoire sauf dans le cas d’une imposition { l’IRCM (Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers). Cette dernière étape se fait après 4. qui signifie réalisé par un résident ou l’exécution du contrat générant le revenu a eu lieu { Madagascar. le taux de l’IR est passé de 25% { 21% pour 2012. e) Le taux de l’IR Depuis 2008 Madagascar a entamé une réduction progressive des impôts sur le revenu effectuée chaque année fiscale. il est constaté un crédit d’impôt reportable jusqu’{ épuisement. b) La territorialité de l’IR Le principe de territorialité permet d’imposer { Madagascar tous les bénéfices réalisés sur le territoire malgache quelle que soit la nationalité de la personne assujettie.les amortissements calculés en dehors des taux fixés par la loi fiscale (Tableau 1) . le revenu comptable est le revenu calculé selon les règles comptables par le contribuable. depuis cette année 2008 { ce jour. les bénéfices ou revenus réalisés par les sociétés résidant à Madagascar même en dehors du territoire malgache est aussi imposable. Cette non-déductibilité est dû au fait que ces congés ne seront pas payés { l’employé que lors de son départ et cet évènements est improbable sauf dans le cadre d’une liquidation prochaine ou un licenciement collectif certain. en effet.théorique du contribuable. Toutefois il peut être différent du revenu fiscal du fait de certaines charges qui ne sont pas déductible fiscalement.L’IMPÔT SUR LE REVENU SALARIAUX ET ASSIMILÉS (IRSA) a ) Les traitements et salaires . Exemple : Exercice comptable clos le 31/12 – Paiement de l’IR le 15 mai de l’année suivante. si ce dernier est de source malgache. A contrario.Toutes charges qui ne sont pas nécessaires { l’exploitation de la société (Dons et sponsorings …). En effet.les provisions constituées sans objet ou qui ne sont pas liés à des évènements probables. ici il est à noter que selon la pratique fiscale. Dans le cas où les acomptes payés sont supérieurs au montant de l’IIR réellement dû. les provisions constituées pour les congés du personnel ne sont pas déductibles fiscalement. SOUS-SECTION 2 . .les dépenses engagées dans le cadre des libéralités des dirigeants (Vacances payées pour le DG. f) Le paiement de l’IR Le paiement de l’IR se fait en deux étapes : la première étape est constituée par les acomptes payés en cours de l’exercice et la seconde par le paiement réel de l’IR diminué des acomptes.5 mois de la clôture de l’exercice comptable. d) Le fait générateur Le fait générateur de l’IR est la clôture de l’exercice comptable { travers la détermination du résultat fiscal. La source du revenu ou du bénéfice entre aussi en jeu. la scolarité des enfants de la direction etc …) .

D’une manière générale. (Ex : Dans le cas d’une voiture qui est utilisée par une commerciale mais qu’elle peut ramener { la maison) . On peut citer comme avantages en nature : . nombre d’employeur et société ne maitrisant pas la distinction de ces avantages en nature.Le logement mis à la disposition du personnel ainsi que les frais y afférents . tous les revenus cités plus haut réalisés à Madagascar ou de source malgache sont imposables { l’IRSA. La charge des rémunérations est supporté par un établissement non résident à Madagascar . . Toutefois. b) La territorialité de l’IRSA Par applications des dispositions légales. se font redresser fiscalement. cette année fiscale est l’équivalent de l’année civile et . la jouissance de ces derniers constitue le fait générateur. ainsi que les pensions alimentaires sauf celles allouées aux enfants à charge et enfin les rentes viagères versées. . à noter que les différents frais versés aux dirigeants de société entrent aussi dans cette catégorie et cela quel que soit leur objet. En effet. Toutefois. Toutefois. f) Les avantages en nature Il y a lieu de d’aborder les avantages en nature en matière d’IRSA. dans le cas d’un revenu de source malgache mais réalisé par un ressortissant français ou une personne ayant élu domicile en France.   d) Le fait générateur Le fait générateur de l’IRSA est la perception en numéraire ou par tous les moyens bancaires de la rémunération. dans un état de subordination. sont considérées comme des salaires et des traitements. il est { noter que le téléphone mis { la disposition de l’employé n’est pas considéré comme avantage en nature s’il est inclus dans une flotte de la société. e) Le paiement de l’IRSA Le paiement de l’IRSA intervient au 15 du mois qui suit le fait générateur de ce dernier. les rémunérations perçues par les personnes qui sont liées à un employeur par un contrat de travail ou se trouvent.La domesticité mise à la disposition des dirigeants etc …. .Le véhicule de service ou de fonction. en effet. Les avantages en nature consistent dans la mise { disposition d’un travailleur d’un bien ou d’un service dont la charge est supportée par la société ou l’employeur. vis-à-vis de lui. Ici intervient la notion de domicile fiscal. Le revenu est perçu hors territoire malgache et . ce revenu n’est imposable { Madagascar qu’avec ces conditions et simultanément :  Le revenu est perçu par le résidant français pendant une période excédant 183 jours au cours de l’année fiscale considérée. et les règles de 183 jours dans le cadre de la convention fiscale entre Madagascar et la France. dans ce cas il y a lieu de distinguer la part d’utilisation professionnelle et personnelle. dans le cadre des avantages en nature.

En effet. b) L’Impôt Directe sur les Hydrocarbures (IDH) L’IDH est perçu sur les revenus découlant des activités pétrolières : recherches.000 Ar. nous allons donc résumer les autres impôts sur le revenu tels que l’IRCM. c) L’Impôt synthétique (IS) L’IS est un impôt perçu sur les chiffres d’affaires des personnes physiques ou morales ayant comme chiffres d’affaire inférieurs { 20.Ce sont les deux principaux impôts sur le revenu applicables à Madagascar. de par son volume monétaire assez conséquent et surtout de par l’importance du risque fiscal qu’elle génère au sein de l’entreprise. . Toutefois. le paiement intervient le 15 mai de l’année suivante de la mise { la disposition des revenus. Le fonctionnement de l’IDH est apparenté { celui de l’IR. transport. et l’IS. Il est { noter que les distributions de dividendes ne sont plus frappés par l’IRCM depuis la reforme fiscale entreprise par l’administration en 2008. Les revenus concernés par l’IRCM sont : .Les intérêts ou revenus des obligations et des emprunts perçus par toutes sociétés résidant à Madagascar . exploration. l’Administration fiscale a une nette tendance d’effectuer systématiquement la vérification que ce soit sur pièce ou sur place de cette taxe pour les entreprise y assujettie. SOUS-SECTION 1 – LE CHAMPS D’APPLICATION La TVA est une taxe qui est imposée sur la plupart des opérations taxables effectuée à Madagascar. SOUS-SECTION 3 – LES AUTRES IMPÔTS SUR LE REVENU a) L’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers (IRCM).000. certaines opérations sont en dehors de ce champ d’application : . Le taux de l’IRCM est le même que le taux des Impôts sur le Revenu (IRSA et IR). . SECTION 2 – LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE La plus importante des taxes est la Taxe sur la Valeur Ajoutée.Les revenus des créances. cette section sera la plus étalée pour qu’on puisse bien cerner les pièges et les points les plus importants à retenir.Tous les frais et indemnités accordés aux administrateurs de société . il est représentatif et libératoire de l’IR et de l’IRCM. et transformation des produits pétroliers tels que définies dans le Code Pétrolier malgache. l’IDH. De ce fait. dépôts et cautionnements.

LE CONTRIBUABLE OU LA PERSONNE ASSUJETTIE ET TERRITORIALITE Toutes personnes physiques ou morales ayant un chiffre d’affaire annuel hors taxe supérieur ou égal à Ar 200. à leur exécution .l’exécution matérielle ou la consommation du service s’il s’agit d’une prestation de service. la société ayant effectué cette demande ne pourra plus prétendre à ne pas être assujettie à la TVA. Pour les travaux immobiliers. les opérations des Centres des Chèques Postaux . { l’exécution de la prestation . Il est toutefois { noter que pour les prestations de services rendues par les sociétés n’ayant pas de siège social { Madagascar. . Cette territorialité est déterminée par : . .la livraison de la marchandise { Madagascar s’il s’agit d’une vente .000. à la livraison de celles-ci . La TVA s’applique { toute opération réalisée { Madagascar. pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur { Ar 200. SOUS-SECTION 3 – LE FAIT GÉNÉRATEUR ET L’ASSIETTE FISCALE a) Le fait générateur Une différence est { noter sur le fait générateur et l’exigibilité de la TVA. en effet ces deux cas peuvent être différents selon le type d’opération. Les entreprises Il est également possible. à la livraison de celles-ci . le taux 0% est à appliquer pour les exportations de biens et services.000 sont assujetties à la TVA. Pour les prestations de service. Toutefois. SOUS-SECTION 2 . La TVA est exigible. les opérations de la Banque Centrale de Madagascar sur les escomptes aux banques et établissements de crédit . Le taux en vigueur actuellement est de 20%. à la déclaration douanière . donc à payer par la société qui la collecte : Pour les ventes de marchandises. d’être volontairement assujetties en faisant une demande auprès du centre fiscal gérant leur dossier. Pour les deux premiers points. l’application de la TVA doit être effectuée par la société bénéficiaire du service.000. les opérations des entreprise sous régime spéciaux (ex : QMM) . une attestation de destination est requise pour justifier cette exonération. Pour les importations. Toutefois.000.- les opérations effectuées par les ambassades et les représentations consulaires . Le fait générateur de la TVA est :     Pour les ventes de marchandises. il est à noter que cet assujettissement est définitif. les salaires .

un prorata de déduction doit être déterminé. b) L’assiette fiscale Dans cette partie nous allons aborder les deux formes de TVA qui peuvent se présenter pour la société assujettie : i) La TVA déductible Lors des achats effectués par l’entreprise. cette dernière est y ajoutée pour donner le prix final.Si elle se rapporte aux opérations déductibles . .- Pour les importations. avec les immatriculations fiscales obligatoires. iii) La TVA sur les factures de prestations étrangères Un des points primordiaux de la TVA est aussi celui abordant la taxation de la valeur ajoutée sur les factures de prestations étrangères. . A ce jour. l’entreprise doit reverser cette TVA collectée pour le compte de l’Etat. Pour les prestations de service et les travaux immobiliers.Si elle est apparente sur la facture . Toutefois la déduction de la TVA ne peut pas être totale pour les entreprises ayant des opérations non taxables ou à taux 0%. En effet. La somme { reverser { l’Etat lors de cette déclaration devient donc la somme des TVA collectée diminuée de la somme des TVA déductibles. à la déclaration douanière . La déductibilité des opérations est définie par le Code Général des Impôts en son article 06. en plus du prix des marchandises ou des services. Ce prorata se calcul comme suit : Chiffre d’affaires non taxable N-1 Chiffre d’affaires taxable N =X% Ce prorata de déduction est à appliquer sur le montant de la TVA déductible. ii) La TVA collectée Lors de la vente qu’effectue l’entreprise. A chaque déclaration de TVA qu’elle procède. l’application de ce principe demeure floue pour . le numéro Statistique.01. si elle est assujettie { la TVA.17 qu’on pourra résumer comme suit : Les achats de biens et services entrant dans l’exploitation normale de l’entreprise . telles que le Numéro d’Identification Fiscale. La société peut déduire cette TVA si cette dernière rempli certaines conditions : .Si la facture où est appliquée la TVA est régulière : comportant la dénomination sociale du fournisseur. les coordonnées du fournisseur . Les importations . la TVA. elle paie en plus du prix de la marchandise ou du service. C’est la collecte de la TVA. lors du paiement des acomptes ou des factures s’y rapportant.

soit déclarer la TVA via leur client : la société bénéficiaire du service à Madagascar. .01. toutefois. Il est { noter que l’imprimé fourni pour cette déclaration est disponible auprès des centres fiscaux. spécifie que toutes les sociétés étrangères effectuant des opérations taxables doit soit faire accréditer auprès du Ministère chargé de la réglementation fiscale. il est nécessaire d’en avoir la connaissance et de l’applique sous peine de redressement assez conséquent.09bis. En effet. Toutefois. l’article 06. versement qui doit être effectif. et non par compensation. la TVA ainsi reversée est déductible pour la société bénéficiaire du service.les sociétés. Il est à noter que cet article précise le versement auprès des centres fiscaux de la TVA collectée.

. Le risque doit être considéré comme d'autant plus important qu'il est susceptible de se propager au delà des frontières de l'endroit. conçu. Pour chaque activité. chimiques. l’impact reste localisé au niveau d’une erreur « réparable » ou « rattrapable ». il n'y a pas de risque * Niveau 2 : il se passe quelque chose localement. » Ce qui peut. on peut dire que c'est un évènement indésirable. En général.CHAPITRE II . l'impact peut-être général pour l'organisation mais pas pour le client. selon une piste de réflexion très intéressante. En termes de risques. relativement anodin et peu probable. sans prise de risque. Dans le même esprit et en prolongement. ni de création de valeur dans une société. feux.. l'impact est visible sur le produit ou le service rendu au client. * Niveau 4 : il se passe quelque chose pour le client. du poste où la distorsion. s’il est besoin de le préciser : la prise de risque est inhérente { toute société … « Il n’existe pas de croissance. les risques d'origine humaine : risques technologiques (nucléaires. biologiques. le risque est une notion difficile à cerner mais de façon générale. transports. amendes fiscales etc …) On peut donc ici qualifier le risque comme une distorsion susceptible de dégrader une activité à l'intérieur d'un processus. l'impact reste localisé au niveau du poste de travail ou dans le cas précis d’une gestion fiscale. industriels. une démarche ambitieuse trouve son sens dans le rapprochement de la “gestion des risques” { la démarche “intelligence économique”. on distingue : les risques d'origine naturelle : Inondations. avalanches. tempêtes. processus identifié comme "à risque" il s'agit de voir : * Niveau 1 : il ne se passe rien. l'incident est envisagé et dans les cas extrêmes chez le client. . permettre d’associer « opportunité » et « risque » dans la même stratégie de recherche et d’évaluation ({ l’image de certains pays anglo-saxons dans lesquels existe le « risk and opportunity manager »). tremblements de terre. En ce sens il se distingue par exemple de l'aléa ou de l'incident . risques professionnels (faillite. l'efficacité globale d'un processus. * Niveau 3 : il se passe quelque chose de plus généralisé. Par sa conception le risque est connu. risques de la vie quotidienne (accidents domestiques..LA NOTION DU RISQUE FISCAL ET SA GESTION SECTION 1 – DÉFINITION DE BASE Tout d’abord. voir l'efficacité de l'entreprise.). risques inhérents aux conflits..

La gestion des risques est un dispositif dynamique de la société. Elle vise à anticiper les risques au lieu de les subir.SECTION 2 . La gestion des risques est un levier de management de la société qui contribue à : a) Créer et préserver la valeur. Un processus de gestion des risques comprenant. d) Mobiliser les collaborateurs de la société autour d’une vision commune des principaux risques et les sensibiliser aux risques inhérents à leur activité. La gestion des risques comprend un ensemble de moyens. et ainsi à préserver la valeur. c) Favoriser la cohérence des actions avec les valeurs de la société : De nombreux risques sont le reflet d’un manque de cohérence entre les valeurs de la société et les décisions et actions quotidiennes. menaçant l’atteinte des objectifs.LA GESTION DU RISQUE La gestion du risque consiste en l’évaluation et l’anticipation des risques. Elle vise { être globale et { couvrir l’ensemble des activités. Elle est un des outils de pilotage et d’aide { la décision. La gestion des risques est l’affaire de tous les acteurs de la société. ou de réputation) et à apprécier leur possible occurrence. ainsi qu'{ la mise en place d'un système de surveillance et de collecte systématique des données pour déclencher les alertes. La maîtrise de ces risques permet ainsi de favoriser l’atteinte des dits objectifs. quatre étapes : Identification des risques : étape permettant de recenser les principaux risques. processus et actifs de la société. les actifs et la réputation de la société. de procédures et d’actions adaptés aux caractéristiques de chaque société qui permet aux dirigeants de maintenir les risques à un niveau acceptable pour la société. La gestion des risques permet de donner aux dirigeants une vision objective et globale des menaces et opportunités potentielles de la société. b) Sécuriser la prise de décision et les processus de la société pour favoriser l’atteinte des objectifs : La gestion des risques vise à identifier les principaux événements et situations susceptibles d’affecter de manière significative la réalisation des objectifs de la société. La gestion des risques est intégrée aux processus décisionnels et opérationnels de la société. humaines. les actifs et la réputation de la société : La gestion des risques permet d’identifier et d’analyser les principales menaces et opportunités potentielles de la société. au sein de son contexte interne et externe à la société. juridiques. de prendre des risques mesurés et réfléchis et d’appuyer ainsi leurs décisions quant { l’attribution des ressources humaines et financières. défini et mis en œuvre sous sa responsabilité. Analyse des risques : étape consistant à examiner les conséquences potentielles des principaux risques (conséquences qui peuvent être notamment financières. de comportements. . Ces risques affectent principalement la crédibilité de la société.

a) Les risques de situation . aux processus opérationnels. si c’est une refacturation de frais pour un client. toujours mettre la TVA car ils font partie intégrante des chiffres d’affaires. Le choix de traitement s’effectue notamment en arbitrant entre les opportunités à saisir et le coût des mesures de traitement du risque. le transfert. les risques peuvent être courants ou non courants . les chiffres d’affaires ne sont pas seulement constitués de ventes de prestations de service. mais aussi peuvent être inclus les produits des activités annexes. ne jamais les comptabiliser en produits mais dans le compte débiteur ou créditeur divers. pour les actiivités annexes. dont l’ensemble combiné constitue le portefeuille de risque fiscal de l’entreprise. prenant en compte leurs effets possibles sur l’occurrence et/ou les conséquences du risque. ils peuvent être d’origine externe ou interne comme ils peuvent être liés aux personnes. la suppression ou l’acceptation d’un risque. il est primordial de bien distinguer et surtout de bien comptabiliser tout ce qui est produits : { savoir. Identifier 4 1 Réaliser Evaluer 3 Décider 2 SECTION 3 – LE RISQUE FISCALE Les sources de risques fiscaux sont multiples. Mais tout en ayant cette faculté d’aisance elle est source de piège dans le sens où. Si l’on écarte le risque lié { la violation délibéré de la loi fiscale (risque légal ou d’illégalité). Pour maintenir les risques dans les limites acceptables. les risques fiscaux peuvent être analysés. Cette approche est incontestablement la plus directe et la plus facile à la détermination pour reconstituer les encaissements. Selon une approche inspirée des travaux de PriceWaterhouseCoopers. le refacturation diverses etc… A ce stade.Décision stratégique et politique : définir la politique de mitigation/réduction des risques Traitement du risque : étape permettant de choisir le(s) plan(s) d’action le(s) plus adapté(s) à la société. { la technologie ou aux procédures de gestion fiscale de l’entreprise. plusieurs mesures peuvent être envisagées : la réduction.

car une incertitude qui pèse sur les activités courantes peut avoir des conséquences en termes de risques élevés. la bonne réputation. . transit. d) Les risques de réputation La bonne réputation. est un outil de gestion des risques dont l’importance apparaît aux moments cruciaux. livraison. qui se forge difficilement et se mérite à travers les actions dans le temps. . accroissement de patrimoine sans cohérence avec les revenus déclarés . trésorerie et finances. le principal risque réside dans le fait que la gestion du risque fiscal se trouve dans les têtes des personnes qui en sont chargées. offre un certain confort de stabilité et de continuité et. . les opérations répétitives supportent mal les incertitudes. personnel.entreprise agitée socialement .entreprise faisant l’objet de dénonciation (le plus souvent anonyme) . { l’origine de préjugés et de ressentiments favorables. . b) Les risques opérationnels Généralement. transport. comptabilité. etc…). etc…. il y a un risque de relève difficile et surtout de perte de la capacité de saisir les opportunités pendant la période de relève. Le recours à des conseils externes. La probabilité de survenance dépend de l’action ou de la réaction de l’administration fiscale face { une situation. est un outil précieux de préservation contre les risques de mise en cause à la légère. c) Les risques de management Peu d’entreprises documentent et formalisent leur gestion du risque fiscal. Ainsi. Dans ce cas.entreprise évoluant dans un secteur mal réputé ou entreprise ayant une mauvaise réputation . du moins. Dans tous les domaines et pour toute personne. une assistance pour une relève plus facile. Si ces personnes quittent l’entreprise. et qui résulte d’un savoir. . Les risques opérationnels impliquent tous les services et toutes les personnes concernées par la fiscalité et non uniquement la fonction fiscale de l’entreprise (approvisionnement. Une bonne formation et une bonne documentation des personnes concernées et une bonne communication entre toutes les parties impliquées par les opérations ayant un impact fiscal direct constitue un dispositif clef pour la gestion des risques fiscaux opérationnels. investissement. .entreprise déposant des déclarations qui révèlent des incohérences lors des contrôles sommaires .Le risque fiscal dépend de son impact et de sa probabilité de survenance. facturation. en plus des compétences internes. commercial. cette probabilité est plus élevée lorsque l’entreprise se trouve dans certaines solutions génératrice en elle-même d’un fort attrait du contrôle fiscal telle que : .mésentente grave entre les associés générant de nombreux litiges .entreprise importante.entreprise générant un crédit chronique de TVA ou d’IR notamment lors des premières demandes de restitution . d’une conviction et d’un jugement publics positifs sur une entreprise ou une personne ou un pays. comptabilité des stocks. .

Mauvaise interprétation de la pratique de l’entreprise par l’administration . ambiguïté. Pratiques du secteur non adapté aux besoins de la gestion fiscale . L’impact d’une erreur professionnelle ou opérationnelle commise dans les activités cœur de métier sur la réputation est plus fort que les erreurs commises dans les autres activités. on ne peut maintenir les biais indéfiniment et la véritable nature finit par émerger. inadaptation et incertitude des textes fiscaux . Après les traitements appropriés des risques. Quelques règles importantes peuvent nous aider à assurer une bonne gestion du risque de réputation : Sur le long terme. de son personnel et de ses auditeurs. Contrôleurs fiscaux n’ayant pas les qualifications techniques nécessaires . Apparition d’une nouvelle jurisprudence fiscale . toute personne doit être prête à affronter un risque de réputation. . de l’entreprise ou de l’organisation avec laquelle nous traitons. Tout phénomène de manipulation fait face au temps. Il en est de même de l’administration fiscale. et personne ne peut battre le temps. Changement législatif ou règlementaire Complexité. des fournisseurs. des clients et de toutes les parties qui traitent avec l’entreprise. au pire des cas. Quelles que soient les précautions prises. L’impact de la réalisation d’un risque de réputation grave pour un professionnel ou un secteur d’activité ne se limite pas { ce professionnel ou ce secteur. 1) Risques d’origine externe Rareté des ressources humaines compétentes . en dessous de notre seuil de tolérance global au risque en sachant qu’un risque peut être toléré : S’il n’est pas de nature { mettre en péril les performances d’une entreprise Et lorsque le coût pour le traiter dépasse les bénéfices que l’on peut traiter de sa gestion ou que son traitement est trop complexe et non aisé ou inopportun.Nos attitudes sont toujours déterminées par la réputation de la personne. Généralement. Une défaillance fiscale grave peut porter une atteinte { la réputation d’une entreprise. de ses dirigeants. le risque zéro n’existe pas. Changement de doctrines ou de pratiques administratives . e) Le portefeuille de risque fiscal de l’entreprise Chaque domaine de risque fiscal doit être continuellement présent { l’esprit et pris en compte de façon à la fois isolée et intégrée avec les autres domaines de risque dans l’évaluation du profil de risque fiscal de l’entreprise. les risques d’origine externe sont aggravés par les faiblesses internes. La distinction entre l’origine externe et l’origine interne des risques n’exclut pas leur interaction. le risque résiduel résultant du portefeuille des risques fiscaux de l’entreprise est acceptable s’ils se situent. la réputation ne se nourrit que du vrai : c’est ainsi que même si l’ont réussi { envoyer une image nettement améliorée de soi. mais affecte l’ensemble de l’image d’une profession ou du secteur et sa réputation. Le portefeuille de risques fiscaux est constitué par l’agrégation de l’ensemble des risques fiscaux.

mise en contravention avec la loi fiscale. loin de vouloir violer la loi fiscale. Absence d’autocontrôle Mauvaise coordination entre les services impliqués par la fiscalité Comptabilité irrégulière.l’Impôt sur le Revenu . la réalité des revenus et dépenses qu’elles dégagent. Il est indéniable qu’une optimalisation fiscale performante permettra de dégager des moyens financiers substantiels qui pourraient s’avérer vitaux pour le développement de l’entreprise. Pour déterminer les risques liés à chaque impôt étudié précédemment. ni n’ont effectué le choix des conseillers appropriés à leurs activités. le facteur fiscal peut s’analyser sous deux angles opposés :   soit comme une menace pour l’entreprise dans une approche défensive ou réactive. en minimisant des litiges potentiels. nous nous devons tout d’abord connaitre les impôts. A l’opposé. Difficulté de justification probante de certaines dépenses . soit comme une opportunité dans une vision dynamique ou proactive. une mauvaise approche de la gestion de la donnée fiscale peut également mettre en danger sa pérennité lorsque l’entreprise a effectué des choix inadéquats comme. à savoir : . Pression des clients ou des fournisseurs ou des autres parties prenantes pour le nonrespect des dispositions fiscales .la Taxe sur la Valeur Ajoutée . Ainsi. incohérente. anticiper les risques et enfin mettre en place les moyens de les gérer. non probante ou insuffisante. l’entreprise qui s’est délibérément. pensons { l’entreprise qui supporte une charge fiscale globale trop importante par rapport { ses concurrents et qui donc se prive de moyens financiers pouvant être affectés { d’autres fins. Pratiques non qualifiées ou négligentes Méconnaissances des règles. Entre ces deux extrêmes. comptabilité non tenue à jour Absence de confidentialité et de discrétion du personnel Ce qui nous amène à poser la question : Le risque fiscal est-il une menace ou une opportunité ? Comme toujours. par exemple.Discordance inconciliables entre comptabilité et fiscalité . 2) Risques d’origines externes : Incompétences ou insuffisance des ressources humaines de l’environnement administratif . ni les compétences nécessaires à la qualité de leur organisation comptable et à leur contrôle interne. et notamment les 3 plus grands impôts en terme de qualification de risque. De par ces constations. de manière { pouvoir établir { l’égard du fisc. ou par simple négligence. de la doctrine ou de la jurisprudence Méconnaissance des avantages Procédures défaillantes . des textes. n’ont consacré ni les moyens. l’art est souvent difficile et la pratique montre trop fréquemment des exemples d’entreprises qui. nous allons les prendre un à un.l’Impôt sur les Revenus Salariaux et Assimilés .

choix des méthodes comptables. c’est un des procédés auquel les vérificateurs opèrent lors des contrôles fiscaux. constitue la principale base du contrôle fiscal et. en tant qu’outil de centralisation. par conséquent. Il est essentiel d’instaurer { cette étape une clé de contrôle pour pouvoir détecter ce risque. de découverte de défaillances fiscales. dégrèvement physique. Toutefois. L’audit fiscal { blanc ou Le mock tax audit est généralement performant pour gérer les risques fiscaux d’origine comptable.L’IMPÔT SUR LE REVENU La comptabilité. La comptabilité incarne aussi les options de la direction qui ont une conséquence fiscale (théorie de l’affectation. les charges qui sont valorisées bien au-delà de leur valeur réelle et comptabilisées comme telles.SOUS-SECTION 1 . en termes comptables. Montant . on entend par charges excédentaires comptabilisées. Nous proposons de ce fait formulaire afin d’y remédier : Objet OUI NON Factures pour dons et libéralités Réception Factures pour cadeaux à la clientèle Charges patronales pour constitution de fonds de pension Charges patronales pour constitution de fonds de solidarité Charges patronales pour constitution de fonds de pension Charges patronales pour constitution de fonds de solidarité Les obligations sociales (Famangiana teraka. etc…). Or. La comptabilité apparaît donc { la fois comme étant la première source de menace fiscale mais aussi l’outil de formalisation des options jugées offrir une opportunité pour l’entreprise. marary. de synthèse et d’assiette fiscale. Parmi les risques de comptabilité probables pouvant découler de l’imposition { l’IR sont : a) Charges non nécessaires à l’exploitation de l’entreprise La détection des charges non nécessaires { l’exploitation de l’entreprise est nécessaire dès la comptabilisation de la facture ou tout du moins lors de l’établissement des résultats fiscaux. d’analyse et de justifications comptables et de rapprochements comptabilité-fiscalité sont de nature { réduire les risques fiscaux d’origine comptable. Un des moyens fréquemment utilisés par les vérificateurs pour démontrer cette notion de charges excédentaires est aussi la réconciliation des TVA déductibles par rapport aux charges comptabilisées dans les livres de la société. etc…) Les scolarités des enfants de la direction Tableau 1 – Formulaire sur les charges non nécessaires à l’exploitation b) Charges taxables excédentaires La notion de charges taxables excédentaires n’est précisée ni dans le Code Général des Impôts ni dans les différents textes de loi. Des procédures efficaces de saisie et d’imputation.

la location. d) Charges non déductibles Les charges non déductibles sont distinctes des charges non nécessaires { l’exploitation. ou l'utilisation à des fins administratives. Objet OUI Assurances santé Les avantages en natures (loyer. Un des palliatifs { ce risque est la mise en place d’une politique claire en matière d’immobilisation. qui stipule que : Les charges non identifiées (sans NIF. ne sont pas admises en déduction de l’IR. domesticité. et qu'elle s'attend à utiliser sur plus d'un exercice.Charges de l’année N-1 comptabilisées en année N . nous pouvons avoir ci-dessous certaines de ces charges : .Charges du personnel non frappées d’IRSA ( e) Les charges sans factures ou avec des factures irrégulières. il est nécessaire { la société d’effectuer la comparaison des taux d’amortissement appliqués avec cette limite imposée par la loi.Pénalités et amendes .c) Charges à immobiliser Le PCG 2005 précise en son article 331-1 la définition d’une immobilisation : « 331-1 Une immobilisation corporelle est un actif corporel détenu par une entité pour la production ou la fourniture de biens ou de services. gaz etcc) accordés à la direction ou aux employés non intégrés dans l’IRSA Charges sans factures ou factures irrégulières Salaire non déclaré à l’IRSA Tableau 2 – Formulaire des charges non déductibles NON Montant A noter l’instruction de la DGI N° 810/MFB/SG/DGI du 06 décembre 2007. certaines charges même si elles sont nécessaires { l’exploitation de l’entreprise. Pour mieux apprécier ce risque donc. le vérificateur redresse systématiquement les charges à plus de 200. Ci-dessous { titre informatif le tableau récapitulant les limites des taux d’amortissement. » Toutefois. f) Taux d’amortissements fiscal Les taux d’amortissement des immobilisations tant corporelles qu’incorporelles sont limités par l’arrêté n° 3506/84 du 21 août 1984. Sans limiter cette liste. . sans STAT.000 Ariary sans tenir compte de la durée d’utilisation. En effet. Cette notion est fréquemment utilisée par les vérificateurs donc charge à la société vérifiée d’apporter la preuve de la cause d’immobilisation ou non. sans facture) sont déductibles du bénéfice imposable à hauteur d’un plafond de 2% du montant total des charges.

Légères : C. marques Tableau des taux d’amortissement maxima admis Taux maximal admis 33% 20% 25% 25% 25% 10% 10% 15% 15% 10% 10% 20% 10% Selon la durée . bicyclettes B. Transport terrestre : .en bois . Mobiliers de bureau .voie de terre .Camions . Usage d’habitation B.armoires.voie de fer .Matériels médicaux et de laboratoire . En dur : i.tables. Transport aérien Mobiliers et matériels de bureau A.Car et voitures de tourismes . chaises. licences. Transport ferroviaire C.Matériels ordinateurs .Autres véhicules . Usage professionnel ii.ponts : . vélomoteurs.pistes d’aérodrome .Groupe électrogène Taux maximal admis 33% 10% 5% 2% 20% Selon la durée du bail 10% 5% 10% 10% 10% 10% 5% 10% 33% 25% 10% 10% Immobilisations amortissables Matériels de transport : A. etc… . Transport maritime E. Sur sol d’autrui avec location Voies et ouvrages d’art : .autres matériaux Matériels et outillages : .Camionnettes et fourgonnettes .barrages .Immobilisations amortissables Frais d’établissement Terrains (Exploitation minière) Construction : A.voie d’eau . Transport fluvial D.Gros outillages de travaux publics .Machines outils . classeurs … B. Matériels de bureau Matériels et mobiliers de logement Agencement aménagement et installations Brevet.Motos.

les premiers livres demandés par les vérificateurs sont les balances générales. En effet. Toutefois. Ex : Dans le cadre d’un procès : Jugement d’une première instance * Pour les pertes sur créances. l’administration fiscale admet actuellement que le fait d’émettre une simple lettre de relance. elle laisse peu de choix de défense au contribuable. pour réunir les conditions de déduction des provisions pour charges. prouver l’exagération de la taxation d’office. les états financiers. il est { noter que la preuve { fournir { l’administration de l’existence d’une comptabilité ne se limite pas aux états financiers. Car il faut { ce moment l{. Lors des vérifications surtout de la comptabilité effectuées par l’administration fiscale. le plus dangereux de tous les redressements opérés par l’Administration fiscale. les sociétés minimisent les premiers états. . Ce qui n’est pas toujours évident pour les sociétés n’en ayant pas. En effet. en arguant avoir déjà déposé les états financiers. il faut que ces conditions soient réunies simultanément : * Charges précisées et individualisées * Evènement probable : La réalisation ou le paiement de cette charge doit être certain. Toutefois.g) Provisions non listées dans les annexes Il est nécessaire de distinguer ici les provisions pour charges et les provisions sur les comptes de charges courantes. * La liste des provisions doivent être jointe { l’annexe des états financiers. et surtout supporté par un document. en effet si auparavant. ces dernières conditions ne sont plus à remplir. actuellement. Le plus gros risque { l’absence de ces livres est la conclusion de l’administration fiscale { la comptabilité irrégulière. h)Comptabilité irrégulière La définition d’une comptabilité régulière est abordée par le Code Général des Impôts comme la disponibilité des livres réglementaires du PCG 2005 au sein de la société. l’obligation de numéroter et parapher les livres. Il y est même inscrit. Et surtout peu de marge de manœuvre en termes de preuve. Plusieurs sociétés n’effectuent pas l’annexion de cette liste et en sont redressées fréquemment. si la première est comptabilisée en long terme dans la partie haute du bilan. Souvent. les grands livres. et donc prouver l’existence d’une comptabilité régulière. La taxation d’office est. constitue une poursuite { l’amiable donc rend la provision sur perte de créance déductible { l’IR. fiscalement parlant. seules les provisions des pertes sur créances ayant fait l’objet de poursuite judiciaire étaient déductibles. on peut le dire. nombreuses sont les sociétés informatisant leur comptabilité. mais seulement à condition que cette dernière existe au moment de la clôture annuelle. donc les amenant { taxer d’office la société vérifiée. Toutefois. la seconde permet de rattacher les charges { l’exercice correspondant et sont comptabilisées dans la partie à court terme du bilan du fait de leur proche réalisation. si cette comptabilité n’est pas tenue via un système informatisé. il est très important de les identifier car la déductibilité des charges y rattachées sont conditionnée par cette individualisation. elles doivent avoir fait l’objet de toutes les procédures { l’amiable ou judiciaire. En effet. Ce dernier point mérite d’être expliqué.

Sont taux est de 10%. Souvent par méconnaissance de cet impôt ou par convention avec leur fournisseur. Le redressement de l’Administration fiscale pour cet IR intermittent est souvent un des points fort des notifications tant primaires que définitive. j) IR 10% Un des risques à ne pas négliger est aussi la non-maitrise des IR dits intermittents. L’absence de ces annexes constitue un très gros risque car elle peut amener l’administration { la taxation d’office déj{ abordée auparavant.i) Défaut d’annexes à la déclaration La liste des états financiers { déposer avec la déclaration d’IR est limitativement énumérée dans le Code Général des Impôts dans son article 01.01. Et ceci est du { l’incompréhension de son mécanisme relaté plus haut. Mais cette charge n’est pas déductible de l’IR. mais le bénéficiaire est tenu de le retenir à la source sur les factures payées au fournisseur.19. . les sociétés malgaches paient et supportent en charge cet IR. Il est à la charge du fournisseur étranger. Il est donc nécessaire de définir ce type d’impôt : L’IR intermittent est applicable { toutes les rémunérations de service fournies par des sociétés étrangères à une société malgache.

et Des procédures de veille fiscale (mise au courant des nouvelles législations. . Car dès que l’exécution du contrat de travail est réalisée { Madagascar. encore mieux. De la fiabilité du système d’information. doit être déclarée { Madagascar et imposée { l’IRSA. En effet. Un des exemples les plus flagrants est la fourniture de logement pour expatrié. fonction. n’importe où qu’elle soit perçue. Les risques de compliance ou de non-conformité à la loi qu’on peut relever sont : a) Le traitement avantages en nature Certains avantages en nature sont considérés souvent par l’employeur comme non imposable { l’IRSA. pour fonctionner la société a besoin de ses expatriés. Le risque est dans ce cas d’autant plus doublé car d’un la société est redressée en matière de non déductibilité d’IR et de deux l’expatrié est redressé en matière d’IRSA. des règlementations. de ses cadres et de son personnel. Souvent. Mais aussi les salaires perçus par les expatriés dans leur pays d’origine. la totalité des rémunérations. Le principe de territorialité intervient majoritairement dans ce cas. le risque de double redressement existe aussi en matière de salaire non déclaré { l’IRSA. Sans être exhaustive. les indemnités diverses (de représentation. { obtenir l’agrément ou l’accord de l’administration fiscale sur l’approche retenue pour la résolution d’une difficulté fiscale ou de l’application fiscale en matière de politique de rémunération. Il est ensuite fonction : De la qualité des procédures de gestion et de synthèse des données comptables et fiscales et de leur révision (audit interne et audit externe). etc…) sont les plus considérés dans ce cas. ci-dessous la liste des avantages en nature que peuvent avoir un employé au sein de l’entreprise et dont il faut imposer { l’IRSA :          Véhicule Logement Domestique Autres avantages : Frais de scolarité Canal satellite Eau et électricité séparé des loyers Assurance Remboursement de frais b) Les salaires non déclarés à l’IRSA Comme les avantages en nature. De la compétence fiscale des personnes intervenantes. Une bonne technique de compliance fiscale consiste à se tenir au courant et à tenir compte de la doctrine administrative ou. de la doctrine et des pratiques administratives fiscales). et donc fournissent dans le cadre de leur contrat un logement { leur expatrié.SOUS-SECTION 2 – L’IMPÔT SUR LES REVENUS SALARIAUX ET ASSMILÉS Ce risque de non-conformité à la loi ou le risque de compliance est souvent le risque rattaché à l’IRSA. Il est lié en fonction de la politique générale de l’entreprise et de l’intégrité de sa direction.

nous vous proposons cidessous le tableau de réconciliation à utiliser en travaux de clôture : 1.c) La cohérence entre la déclaration IRSA et les charges salariales comptabilisées Un des moyens fréquemment utilisés par les vérificateurs est la cohérence entre les charges salariales comptabilisées et la déclaration IRSA. Pour mieux appréhender ce risque donc.Déclaration IRSA : Rémunération Avantages en nature Nb employé en numéraire (a) Janvier Février … Novembre Décembre Total 2..Etat Financiers : Eléments (classe 64) Salaires et appointement Avantages en nature Autres Total 0 N° de compte Montant (b) Autres (c) Rémunération brute imposable à l'IRSA Mois Explication du tableau : Rémunération brute imposable à l'IRSA = (a) + (b) + (c) = Somme des comptes 64 dans les états financiers y compris la valorisation des avantages en nature. Cette cohérence est appliquée sur les deux impôts à savoir : IR et IRSA. ..

Il est donc nécessaire de différencier et surtout de justifier les autres sommes enregistrées. une reconversion. Plus la transaction est complexe. etc…) L’entreprise s’expose davantage aux risques de transactions dans certaines circonstances telles que : La non-implication. Les risques fiscaux liés à la TVA sont les plus nombreux. Pour s’y préparer. tec…) alors que d’autres transactions suscitent souvent les soupçons ou l’hostilité du fisc (compte courant associé. plus elle expose à des risques spécifiques. L’absence de perception des risques associés { la transaction et { sa documentation légale. ces montants sont souvent considérés par les vérificateurs comme des recettes provenant des ventes réalisées par la société. comme les apports de fonds des sociétés mères pour les filiales. par conséquent. La méconnaissance des pratiques administratives surtout en matière de déductibilité à la TVA . Comme cité ci-dessus. nous allons aborder quelques uns le plus majeurs et surtout les plus fréquents. bonification en nature. plus elle peut générer des incertitudes fiscales et. a) . Certaines transactions non récurrentes sont inductrices de contrôles fiscaux (telles que par exemple. des risques fiscaux. L’absence d’un cadre de politique générale qui départage ce qui est acceptable de ce qui ne l’est pas .… En effet. les apports de compte courant. remboursement des frais professionnels. La réconciliation des chiffres d’affaires sur ventes de marchandises. transactions avec les associés. soit par le mécanisme comptable. Charge donc à la société de justifier ces apports soit par des documents (convention d’actionnaires ou autres). sans toutefois tous les citer. nous proposons d’établir mensuellement une réconciliation des TVA collectées déclarées. la réconciliation des chiffres d’affaires sur les ventes se base surtout sur les montants enregistrés au crédit des comptes de trésorerie de la société. Plus la transaction est non courante. et les variations du compte client au début et { la fin de la période avec les chiffres d’affaires comptabilisés pour les prestations de services. i. non routinière. Ci-dessous un tableau résumant cette réconciliation ainsi qu’un exemple de redressement effectué par l’administration fiscale : . une scission. en temps opportun de compétences fiscales dans la transaction .La cohérence des chiffres d’affaires comptabilisés et les chiffres d’affaires déclarés Cette méthode est la plus courante utilisée par les vérificateurs afin de détecter les risques d’insuffisance en déclaration de TVA.SOUS-SECTION 3 – LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE Chaque transaction rencontre l’impôt et notamment la TVA. etc. une fusion. avec pour base les montant enregistrés dans le compte bancaire de la société pour les ventes de marchandises.

00 2 900 000.06 2 315 127 417.00 259 052.30 21 629 806. Dans ce cas. les vérificateurs ont considérés les montants enregistrés au crédit dans comptes de trésorerie comme une recette avec TVA collectée à déduire des soldes créditeurs de ces comptes.74 5 822 116.68 14 555 291.Tableau de réconciliation sur ventes : Objet 5121000 Banque .80 406 290.45 46 397 241.00 .90 31 908 047.65 2 364 169 510. dans ce cas il y a un risque d’insuffisance { la déclaration de la TVA. le risque est dans l’insuffisance de la déclaration des Chiffres d’affaires en IR.58 1 897 364 799.45 394 479.90 72 776 458.30 1 970 141 258. elle est négative.Montant au crédit 51212000 Banque – Montant en devise au rédit 53110000 CAISSE EN MONNAIE LOCALE 58800000 VIREMENT INTERNE 58800001 RETRAIT DISTRIBUTEUR 76110000 INTERET CREDITEUR 76600000 GAINS DE CHANGE RECETTES ENCAISSEES RECETTES ENCAISSEES HT ENCAISSEMENT DECLARE A LA TVA INSUFFISANCE DE DECLARATION TVA à payer Amende TOTAL A PAYER DGE 2 360 671 896.45 150 000.43 1 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 Comme nous pouvons le constater dans ce tableau. Exemple de redressements opérés par les vérificateurs : TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE 5121000 Banque . Il est pourtant nécessaire de pouvoir bien .(2) – (3) Recettes encaissées HT / compte bancaire (5) = (4) / 120% Encaissements HT déclarés { la TVA (6) = Sommes des Chiffres d’affaires HT déclarés { la TVA Différences à expliquer = (5) – (6) Si la différence est positive.69 203 711 408. le redressement se porte sur l’application d’un IR calculé fictif avec les amendes y afférentes.Montant au crédit Annulation frais bancaires Cession devise CAD RECETTES ENCAISSEES RECETTES ENCAISSEES HT ENCAISSEMENTS HT DECLARES A LA TVA Différences à expliquer Société X 2 360 671 896. Le reversement de la TVA collectée jugée insuffisante par les vérificateurs ainsi que l’application des amendes y afférentes demeurent les plus important risques dans ce cas .60 964 090.92 1 2 3 4 5 6 7 Recettes encaissées / compte bancaire (4) = (1) .38 1 929 272 847. Si par contre.00 .82 1 897 364 799.

les gains de change sont l’actualisation des cours de change d’une créance ou d’une dette de la société. soit de la facture. dans ce cas il y a un risque d’insuffisance { la déclaration de la TVA. Le reversement de la TVA collectée jugée insuffisante par les vérificateurs ainsi que l’application des amendes y afférentes demeurent les plus important risques dans ce cas. factures à établir Total Clients au 01/01/N Au 31/12/N Clients Clients. factures à établir A COMPTE 705 . Banque – Montant en devise : Solde sur les apports en fond de roulement de la maison mère .706 MONTANT Solde créditeur Somme Somme 1+2-3 411 418 B 411 418 C D E F Solde débiteur Solde débiteur 7+8 Solde débiteur Solde débiteur 11+12 A+B-C D-E 13 Total Clients au 31/12/N 14 Encaissement reconstitué année N 15 Encaissement déclaré TVA 16 Différence Si la différence est positive. Caisse en monnaie locale : Caisse de fonctionnement dont la contrepartie est compte banque. . Intérêt créditeurs : Il est bien spécifié dans le CGI que les intérêts créditeurs ne sont pas Gains de change : Selon le PCG 2005. selon le CGI. Virement interne : De même que la caisse en monnaie locale. la TVA collectée est exigible lors de l’encaissement soit des avances. ce qui les amène à appliquer le calcul suivant : N° OBJET 1 Vente de Prestations de service 2 Provision constituées 3 Extourne provision 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Total Ventes de Prestations de service Variation compte clients Au 01/01/N Clients Clients. Retrait distributeur : Ce sont des retraits pour achats de fournitures. ils n’entrent aucunement dans les ventes effectuées par la société . La réconciliation des chiffres d’affaires sur les prestations de service La réconciliation des chiffres d’affaires sur les prestations de service est basée sur le principe d’exigibilité de la TVA. la justification du compte virement interne se fait par la fourniture aux vérificateurs des journaux comptables .distinguer soit par le mécanisme comptable soit par des pièces justificatives le fonctionnement de ces comptes. Ce n’est aucunement une opération commerciale ou industrielle et donc ne relève pas du champ d’application de la TVA. justifiée par le journal caisse . En effet. ii.

iv. Gasoil etc…) sauf dans le cadre d’un transport de biens et pour les fermes d’aquaculture . le risque est dans l’insuffisance de la déclaration des Chiffres d’affaires en IR. le refacturation diverses etc… A ce stade. Mais tout en ayant cette faculté d’aisance elle est source de piège dans le sens où. ne pas les déclarer en déduction. si c’est une refacturation de frais pour un client.Si par contre.les énergies non liées { l’exploitation (logement) . Cette approche est incontestablement la plus directe et la plus facile à la détermination pour reconstituer les encaissements. . soit déclarer dans l’imprimé de la société mais n’effectuer la déduction de la TVA qu’un mois après le reversement de la TVA. Super. le redressement se porte sur l’application d’un IR calculé fictif avec les amendes y afférentes. Dans ce cas. mais aussi peuvent être inclus les produits des activités annexes. chaise et armoire. Une table ronde organisée par le GEM avec la DGI a permis de mettre en lumière ce problème et avoir la solution : Effectuer le reversement soit sur l’imprimé fourni par l’Administration fiscale. cette notion de meubles meublant est assez floue. mais nous préconisons hors table. iii. . Les vérificateurs en profitent pour redresser et ignorer cet argument de compensation. Le risque sur les TVA déductibles Le risque sur les TVA déductible est assez maîtrisable. .les denrées alimentaires . il suffit d’effectuer la liste des achats non déductibles en TVA.les carburants (Essence.les voitures particulières. en effet. elle est négative. même utilisées par la société pour ses courses .les meubles meublant. . de ne pas déduire la TVA des autres meubles . ne jamais les comptabiliser en produits mais dans le compte débiteur ou créditeur divers. en effet. toujours mettre la TVA car ils font partie intégrante des chiffres d’affaires. pour les activités annexes. il est primordial de bien distinguer et surtout de bien comptabiliser tout ce qui est produits : { savoir. . les chiffres d’affaires ne sont pas seulement constitués de ventes de prestations de service. souvent les sociétés n’applique pas le reversement de la TVA collectée. Le risque TVA collectée sur les factures étrangères Ce risque est le plus important en terme financier. Ci-dessous une liste non exhaustive de ces achats : . mais effectue sa compensation par rapport à leur TVA déductible.