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1REG,RAIDS N°312,2012.május

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Moyen-Orient

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Guerre totale . en Syrie
Armée française
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Opération a tt f i terroriste p o u r l e iâl?D

le I régiment étranger de génie
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Héritier du 6 REI et du 6 REG, le 1 REG est le régiment de génie d'assaut de la 6 BLB. Très sollicité en opérations extérieures, il est spécialisé dans les techniques de minage et de déminage, d'organisation du terrain, de manœuvre amphibie et de combat en zone urbaine. Fort d'un savoir-faire en combat et en technique d'assaut de points fortifiés, il a pour mission l'appui en tous temps et en tous lieux d'un groupement interarmes.
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Texte et

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(sauf mention) : Olivier

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Fort de 836 hommes, le 1 REG compte s • : : ~ : a " es. dont une compagnie de : : — ---:e~ent et de logistique (CCL), trois es de combat et une compagnie : = : : _ CA). Cette dernière est articulée en sept sections: commandement, aide au déploiement (SAD), organisation du terrain (SOT), aide à l'engagement (SAE), une section « eau » et, désormais, les plongeurs de combat du génie (PCG) et le groupe d'élément opérationnel de déminage et dépollution (EOD) spécialisé dans la neutralisation de pièges. La mission principale de la CA est de fournir aux compagnies de combat un appui à la mobilité, comme à la contre-mobilité. Elle doit également faciliter l'implantation des forces pour l'aide au déploiement d'urgence, la brigade ayant vocation à être employée en premier échelon dans des opérations amphibies, en partenariat avec la marine nationale. Le 1 REG est actuellement en pleine phase de rééquipement, avec l'arrivée du PVP en place de la P4. et de nouveaux engins (EGRAP, EGAME, efc.). Le régiment est aussi en pointe dans le : : ~ a -e de la numérisation (AT 15 et VAB : - . = _ et PVP SITEL), et le Félin y arrive a; ; e ~ e - : :ette année.
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:es trois compagnies de combat _-e section de commandement, - : ; :e : : - : a: a: une d'appui. Ces compa- -H a:_ :ees de VAB et d'EGRAP a ; - :.. ; a - a -=r ce de protection) et ont : : . a : : a : : — _ ^ e parfaite maîtrise :. zs--~ : a_ ; :_a c'est-à-dire tout ce : . f~- r=— i.: ::-e-a:ions de déminage i- z -- a re mis à profit a- - —anistan et en : : — a a_ •-a chissement r =-- a a " - 2011, sur le m m . 'ouverture d'itinéraires = EZ ~- -rzrar s:ani ou les saîion du s- exercer • "a : : a - a : : -Z-t'Z
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tionnel particulier, comme les déplacements en milieu aquatique, pour la T compagnie de combat, l'engagement en montagne, pour la 2 compagnie, ou l'intervention après mise en place par hélicoptères, pour la 3 compagnie (DIHG). Cela permet au régiment d'avoir la maîtrise d'un contexte, dans un environnement particulier, grâce à la spécialisation de l'une de ses composantes. Le groupe EOD effectue en moyenne 10 i n t e r v e n t i o n s réelles sur munitions dans sa zone de responsabilité régionale etsesNEDEXontété engagés sur divers théâtres depuis la création du GRIN en 1997: Kosovo, Afghanistan, Liban, Djibouti, renforts dans les DOM-TOM... Le groupe remplit diverses missions, parmi lesquelles la formation de spécialistes au sein des compagnies, l'intervention en opérations et au niveau régional, et la sensibilisation au profit de la gendarmerie, d'organismes civils et des régiments avant leur départ en opération, notamment pour l'Afghanistan (IED). Tous les équipiers
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Ci-contre en haut. Du 26 septembre au 6 octobre 2011, la f compagnie de combat génie du V REG organise un stage d'aguerrissement nautique lors duquel une progression terrestre est effectuée pour exfiltre r un otage. Ici, le groupe d'assaut s'apprête à fondre sur l'ennemi Ci-contre au centre. Lors du stage, plusieurs sections sont amenées à progresser dans l'eau afin d'atteindre leur objectif. Ci-contre. Fin 2011, un exercice de franchissement de grande envergure est joué sur le Rhône, lors duquel les éléments du 1" REG peuvent se familiariser avec un pont flottant motorisé (PFM) du 3" RG.

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partent au moins une fois par an en opération ou en mission de courte durée.

L'amphibie, une spécialité
L'amphibie est un savoir-faire qui devient de plus en plus important, au vu des différentes interventions menées par nos armées ces dernières années. « Le 1 REG possède des qualités dèxpertise dans ce domaine, du fait de son rattachement à la 6 BLB, avec la participation à de nombreux exercices avec la marine nationale sur toutes les mers, qui a notamment vu une concrétisation opérationnelle d'ampleur en 2006 lors du conflit au sud du Liban, avec l'évacuation de plusieurs milliers de ressortissants en moins d'un mois, à bord du TCD Sirocco et du BPC Mistral, par un DLRG [détachement de liaison et de reconnaissance du génie] et une compagnie, lors de l'opération Baliste. Nos plongeurs sont, eux aussi, des habitués de ces opérations. Le combat tactique embarqué est quelque chose d'essentiel pour ce régiment », précise le colonel Olivier Gombeaud, chef de corps du 1 REG.
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Même si toutes les unités du régiment sont formées et entraînées aux opérations amphibies, la T compagnie de combat est encore un peu plus spécialisée dans ce domaine. Elle est structurée en trois sections de combat, une d'appui et une de commandement. Elle remplit toutes les missions classiques liées au génie de combat et connaît tous les théâtres d'opérations, depuis sa création. Elle ouvre des itinéraires aux forces françaises en Irak, en 1991, puis au Kosovo, en 1999, ainsi qu'au Cambodge, en RCA, au Tchad et en ex-Yougoslavie. Elle vient en aide à la population, en 2004, en Indonésie, suite au tsunami, avant de retrouver sa spécialité en Côte d'Ivoire de juin à octobre 2006, où elle multiplie les actions: rétablissement des voies de communication, rénovation de ponts, dégagement de routes obstruées, reconstruction de postes de surveillance, mais aussi contrôle de foule avec l'infanterie Bien entendu, elle s'entraîne régulièrement en milieu aquatique, profitant du Rhône et des territoires outre-mer; ses hommes sont
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accès. En métropole, lors des tempêtes ou les inondations, ses savoir-faire sont aussi _es "5 : ze comoat du génie de a : - C G du - e g ^ e n t sont tous brevetes parachutistes. Leur cœur de métier est l'intervention offensive : après une infiltration en zone hostile, à l'aide de FROGS (appareils respiratoires en circuit fermé), ils réalisent des destructions d'infrastructures, minent ou déminent des sites aquatiques. Laide au déploiement conduit ces plongeurs à effectuer une série de travaux subaquatiques, comme la soudure, le découpage, le sciage, le dégagement d'obstacles par l'utilisation d'explosifs... Enfin, ils peuvent initier les équipages au franchissement amphibie ou submersible, ainsi qu'à la reconnaissance des berges et à la sécurité durant ce type d'opérations. Ils sont très impliqués dans le domaine de l'amphibie. Les PCG sont les seuls personnels de l'armée de terre à être armés du Mini Uzi avec modérateur de son, en arme d'autodéfense.
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Du 24 janvier au 13 février 2012 s'est déroulé l'exercice Bold Alligator (voir RAIDS n° 311 ), organisé conjointement par la Navy et le corps des Marines américains, plus grosse manœuvre amphibie menée depuis dix ans. Invitée à participer à cet exercice, la France a déployé le BPC Mistral, un groupement tactique, dont des éléments du 1 REG, et un état-major embarqué, soit 650 personnes, 6 hélicoptères et plus de 80 véhicules! Pour le chef de corps, « le 1 REG est un régiment de génie Légion, au vécu important,
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Golfe et en Afghanistan ». Le régiment peut en effet, se vanter d'une solide expérience opérationnelle, acquise sur tous les territoires, du Tchad en 1986, deux ans après sa création, à l'Afghanistan aujourd'hui, en passant par la guerre du Golfe - au sein de la division Daguet - et le Koweït, avec le déminage des plages aux abords de la ville. Son expérience du déminage a d'ailleurs été largement mise à contribution, en phase active de conflits, comme en ex-Yougoslavie ; ou pour dépolluer une région sécurisée et y former des démineurs locaux, notamment au Pakistan en 1989, au Cambodge en 1992 et 1993 (ONU) ou au profit des Afghans (opération Salam). En 2003 et 2004, le 1 REG fournit des compagnies en RCI dans le cadre de Licorne, forme BATGEN et le bataillon d'appui au Kosovo, puis il est à nouveau engagé en Côte d'Ivoire et au Liban, en préambule de la FINUL, en 2006. Depuis l'été 2007, il fournit de nombreux personnels pour renforcer les OMLT ou les compagnies de génie sur le théâtre afghan. Il a armé aussi pendant de nombreuses années la compagnie génie de la 13 DBLE à Djibouti. Le 1 REG est également un habitué des interventions à caractère
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humanitaire, notamment en Somalie, au Rwanda, en République centrafricaine, en Erythrée, e n Indonésie ou sur le territoire

« Pas un pas sans sapeur!»
De mai à novembre 2010. la 3* compagnie est projetée en Kaptsa. dans le cadre de la TF La Fayette. « LAfghantstan est un théâtre taillé pour le sapeur, affirme le chef de corps, avec des moyens génie engagés massivement partout où des unités de mêlée sont présentes, et ce jusqu'au plus bas échelon, pour des ouvertures d'itinéraires et de la dépollution. Plusieurs centaines de sapeurs y sont employés en permanence. L'un des leitmotive de tous les grands chefs qui commandent la Task Force La Fayette, par exemple, est le suivant: pas un pas sans sapeur! Bien souvent, il faut adapter la manœuvre interarmes au risque IED, grâce aux sections de combat génie, voire à des spécialistes tels que les EOD. Au-delà de ça, afin de permettre le déploiement de la force et ses manœuvres au combat, le travail du génie est essentiel pour renforcer sa protection, notamment sur les FOB, fournir l'électricité, s'assurer de l'épuration des eaux

En haut à droite. De février à mai 2011, la 1 compagnie du 1 REG est en Guyane, dans le cadre de l'opération Harpie, pour la lutte contre l'orpai liage illégal, notamment par la destruction des sites. (Photo Légion étrangère)
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Ci-contre. Lors du stage d'aguerrissement nautique de fin 2011, les sections de la 1" compagnie remontent le Rhône au moyen de semi-rigides, de retour de mission d'exfiltration.

C'est le travail de la compagnie d'appui. Le constat majeur sur ce théâtre, c'est que la menace y est permanente, d'où l'importance d'un soutien génie bien dimensionné dès le premier échelon, avec les mêmes qualités foncières pour durer, notamment en altitude, que l'infanterie. Si le sapeur est un spécialiste, il est avant tout un combattant. » Le détachement génie est inséré au GTIA Hermès, armé par le 2 1 RIMa. Les effectifs se composent d'une compagnie et d'un groupe EOD, sur VAB. Avec un effectif aligné au plus juste, le génie participe à toutes les opérations du GTIA, avec d'excellents
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résultats du fait de la préparation physique, technique et morale avant projection. « La compagnie était constituée de deux sections, raconte le lieutenant Leclair, une surNijrab et une sur Tagab, où je me trouvais. La mission principale était d'appuyer les deux SGTIA du 21 RIMa, dont les 2 et 4 compagnies étaient présentes sur zone avec nous. Au niveau de l'appui, l'objectif était concentré sur l'ouverture d'itinéraires, dans le cadre de la lutte contre les IED. Tous les axes étaient reconnus avant par une "reco" génie, mais certaines zones, teshotspot, étaient connues pour la récurrence d'emploi d'IED. Et nous
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avions également des missions de fouilles et des missions de travaux. » Durant ce mandat, un caporal de la section est très gravement blessé à la tête, lors d'une embuscade; il restera un mois et demi dans le coma. Tout le monde est marqué, toutefois la section a fait preuve d'une grande efficacité pour se désengager et évacuer son blessé en toute sécurité. Trois morts sont aussi à déplorer au sein du GTIA; des moments douloureux pourtous. L'ensemble du mandat est émaillé de TIC et d'IED assez réguliers, avec une intensité assez forte, et le manque de sapeurs est constaté. Le GTIA Hermès est articulé en trois compagnies: un SGTIA sur la FOB de Nijrab, renforcé par une section génie, et deux SGTIA sur la FOB de Tagab, avec la section génie du lieutenant Ils sont donc en sous-effectif, d'où un mandat très riche, même si la fatigue ne semble pénaliser en rien leur travail. « Ce fut une mission très enrichissante, confirme le lieutenant Leclair, car j'ai pu faire là-bas tout ce que j'avais appris en école du génie, en combat d'appui direct, en ouverture d'itinéraires et en travaux de construction, avec même trois MPG en renfort. C'est une expérience du combat que nous avons tous hâte de faire, surtout lorsque l'on est lieutenant et qu'on s'engage. Nous avons tous lu des ouvrages qui nous ont fait rêver, et nous touchons là du doigt, dans une moindre mesure, ce qu'ont pu connaître nos anciens. C'est la réalité du métier. » D'avril à octobre de cette même année, c'est une OMLT appui du 1 REG en Afghanistan, soit une trentaine de personnels, qui est insérée au sein du 4 kandak de la 3 brigade, dans le cadre, cette fois, de l'opération Epidote. Conseiller le bataillon dans la vie courante, à l'instruction et à l'entraînement,
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aider les chefs dans la planification opérationnelle, en les accompagnant au combat pour mettre en œuvre à leur profit les appuis aériens et terrestres de la coalition, apporter les moyens et savoir-faire nécessaires pour favoriser les liaisons et permettre l'exercice du commandement et la conduite des opérations: telles sont les missions de cette OMLT. Elle se voit également confier la responsabilité de mener cette mission ponctuellement ou non au profit des kandak 2 (infanterie) et 3 (chars). De novembre 2010 à mai 2011, une équipe EOD de la compagnie d'appui, composée de quatre personnels, participe à l'opération Pamiren Afghanistan, dans le cadre de la TF La Fayette, au sein du GTIA Allobroges, armé par leTTBCA. De mars à septembre 2011, le 1 REG fournit l'équipe génie ainsi que trois renforts de l'équipe commandement et soutien, dans le cadre de l'armement de l'équipe de liaison et de mentoring opérationnel (ELMOOMLT) appui du kandak 4 par la 6 BLB, en Afghanistan, durant l'opération Epidote. La mobilité régulière de l'équipe sur les différents COP et FOB lui permet de connaître l'ensemble de la zone, sur un théâtre où la notion de combattant ou de logisticien n'a pas cours. Aussi, chaque membre de cette équipe de neuf personnels s'est préparé (MCP) comme un combattant doublé d'un spécialiste, pour trouver naturellement sa place dans le dispositif. De fin mars jusqu'au 6 mai 2011, il s'agit en effet d'une mission d'OMLT du commandant d'unité de la compagnie de génie du kandak, en appui de la 3 brigade de l'ANA.
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huit Français viennent ainsi renforcer sept policiers afghans, pour les initier au contrôle de leur territoire. La mission est ensuite complétée par du DIO sur les grands camps français, avec de l'ouverture d'itinéraires pour les détachements afghans. « Les temps forts de la mission se sont déroulés lors du premier mandat, avec notamment une collaboration entre médecins français et afghans, avec accès aux soins pour la population, courantavril. Nous avons effectué des patrouilles dans les villages pour les prévenir des jours d'ouverture et 70 personnes sont venues consulter. Nous avons eu de la chance, dans une période pourtant difficile pour l'armée française, car il n'y a eu aucune attaque directe à déplorer durant ces six mois. Ce fut par ailleurs une aventure humaine et un enrichissement sur le plan opérationnel,

extraordinaires, que de pouvoir vivre avec les Afghans et travailler avec eux. Ce fut une expérience exceptionnelle pour le lieutenant que je suis, dans un poste ouvert d'ordinaire à des capitaines La MCO de six mois avant projection, avec des moyens très importants, était de qualité. Par rapport à d'autres théâtres, on sent que l'armée de terre met en œuvre tous les moyens nécessaires au profit de ces OMLT », précise le lieutenant Czapliki. Parti pour « mentorer » un bataillon, une fois sur place, sur décision du ministère afghan de la Défense, le bataillon quitte la brigade au bout de trois semaines de mandat, et donc la zone d'opérations française. Dans l'intervalle, il reçoit un bataillon d'infanterie afghan pour le remplacer sur position. Avant que ses mentors arrivent, il assure son mentoring pour qu'il prenne connaissance de la

Puis, jusqu'au 16 juillet, ce régiment étant retourné sur Kaboul, l'équipe est redéployée sur différents postes du Vermont:

situation dans la zone, ce qui l'amène à un mois et demi de mandat. Puis, sur décision du général commandant la force, les 34 personnels de l'OMLT, dont ceux du 1 REG, sont déployés sur trois postes, le long de l'axe Vermont, en sud Tagab, pour inciter les policiers de l'ANP à s'y déployer également. Ils passent quasiment deux mois sur ces oostes isolés de 30 m par 30, organisés en huit équipiers OMLT et sept policiers de l'ANP. feur faut participer à leur défense et inciter les policiers à effectuer des check-points, leur ivrer des appuis en cas de besoin. C'est le e~z s " c l du mandat, même s'il ne s'agit pas :a ~ s s c première, celle de mentoring. -raç : - - a r e s apportent la liaison avec as •: ce; "'a-çaises et leurs appuis. Ils sont : a - : . - a : : -a exposée et dans la période la L en juin et juillet. Durant le dernier r. - a - ; a : „ne fois relevés de ces ; sac: cns du GTIA Sud (15/2), : _ " " - E3 effectuent une miser n

sion de DIO au profit des bataillons infanterie de la brigade, qui a perdu ses appuis artillerie et génie. Il s'agit de formations au mortier de 82, en dotation dans l'armée afghane, et en ouverture d'itinéraires, auprès d'au minimum une dizaine de personnels dans chaque kandak infanterie, dans chacune de ces spécialités. Cela représente trois ou quatre pièces de 82 dans chaque kandak et au moins un groupe et quelques sous-officiers à l'ouverture d'itinéraires, de manière itinérante: 15joursàNijrab, 15 à Tagab et 15 àTora, au profit de trois bataillons d'infanterie sur quatre de la brigade. Fin août, terme du mandat, le bataillon se réarticule sur Kaboul pour une remise en condition du matériel et pour préparer l'arrivée du nouveau détachement OMLT d'appui, armé par le 93 RAM.
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« // faut être réactif, explique l'adjoint au chef du BOI du 1 REG, car on ne conduit pas forcément la mission pour laquelle on est projeté au départ. La MCP, quasiment
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aussi intense et riche que le mandat, nous donne une bonne capacité de résilience et d'adaptation: nous sommes préparés à tout type d'emploi. La preuve, nous avons pu faire du mentoring durant deux mois, de la défense de postes durant deux autres mois, et de l'instruction durant les deux derniers. Le séjour au camp d'entraînement OTAN en Allemagne a notamment été très bénéfique, tout comme le passage de trois semaines au DAO de Canjuers. Nous sommes très bien équipés, et la disponibilité des véhicules est assez remarquable. Dans notre métier, l'équipe génie a mentoré durant un petit mois la compagnie génie du bataillon appui de la brigade ANA, avant qu'il quitte sa zone d'opération. C'était une compagnie très aguerrie, qui connaissait bien son métier de fantassin - les Afghans étant d'abord des fantassins - et sa spécialité génie. » Durant le DIO à Nijrab, après seulement quatre jours de formation, suite au déclenchement d'une QRF, le détachement que le lieutenant est en train de former part avec ses tubes pour appliquer des feux sur la vallée d'Afghanya, infligeant un bilan sévère aux insurgés. Il leur faut à présent maintenir le drill et le niveau, avec une cohérence de commandement, malgré les nombreuses mutations au sein de l'ANA

en pleine phase nt l'arrivée de c du y PC. Ici, l'engin •nt de la PFti.

La dépollution d'Abidjan
D'avril à septembre 2011, une section génie et un DLRG de la V compagnie participent à l'opération Licorne, en RCI, avec VAB et engins de travaux publics. L'objectif principal est la dépollution d'Abidjan, suite aux événements du mois d'avril. Arrivée au début de la phase de stabilisation, la section génie
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neutralise et détruit une grosse quantité de munitions qui n'ont pas explosé lors des combats qui se sont déroulés au cœur de la ville. « Nous sommes partis suite à la capture de Laurent Gbagbo, après la prise de l'aéroport d'Abidjan. Nous sommes donc arrivés une semaine après l'apogée de la crise, après le départ des ressortissants accueillis dans le camp, précise le capitaine Subrero. La situation était alors redevenue plus calme et nous n'avons à aucun moment été les cibles de pro-Gbagbo... Trois semaines après, la situation se remettait en place, avec comme objectif le retour à la normale, dans cette phase de stabilisation. La section de génie et les deux groupes de travaux représentaient une quarantaine de personnels, et le détachement d'intervention lagunaire, huit personnes. Nous avions également un détachement de liaison de génie auprès du chef de corps. Concernant la partie combat de la mission, notre effort était concentré sur l'entretien des protections des positions de combat, ainsi que sur la dépollution, durant trois mois, tant le nombre était important. Il s'agissait notamment de la reconnaissance et la dépollution des emplacements diplomatiques, avec le renfort de deux équipes EOD, sur les ambassades du Vatican, du Japon, d'Espagne, et les lieux publics. Dans les sous-sols de la présidence, nous avons trouvé 120 tonnes de munitions, dont 15 tonnes d'explosifs. Sur le plan de la destruction, nous avons au final

traité 5 tonnes de matières actives. Il s'agissait de munitions en mauvais état. La destruction se faisait soit sur le lieu de découverte, avec des travaux de protection, soit plus loin, au moyen de gros fourneaux. » A mi-mandat, des instructions sont reçues par l'unité d'intervention de la gendarmerie ivoirienne, en termes de dépollution, en collaboration avec les EOD du 1 REG. Formés par le GIGN en France, ils ont de très bonnes bases et reprennent la partie dépollution à leur compte à partir de fin juillet-début août. Ainsi, la section génie revient à sa mission d'entretien des postes de défense. La partie travaux est axée sur l'entretien d'itinéraires et la mise en œuvre de chantiers, dont des ACM, au profit de la population: remise en état d'une école, du stade de foot, de la mairie Le détachement d'intervention lagunaire a pour mission de garantir une liberté de manœuvre à la force sur Abidjan. « Des
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reconnaissances étaient effectuées pour connaître l'état de la lagune et pour montrera la population que Licorne était bien présente. Le 5 août, un bus est tombé dans la lagune par accident et le DIL a participé, avec les pompiers ivoiriens, à l'évacuation de 33 corps de victimes coincées à l'intérieur du car. Des reconnaissances suivies de déplacements d'autorités faisaient aussi partie de sa mission surplace. Le DIL avait à sa disposition deux pirogues de 10 mètres, d'une capacité de 12 combattants, avec deux fois 90 chevaux, à l'arrière, et équipées d'une ANF1, à l'avant. » Durant les événements, le détachement précédent a été davantage sollicité au niveau DIL, notamment dans le cadre du ravitaillement en eau et en nourriture de la résidence de l'ambassadeur de France. La section génie, à hauteur d'un groupe, voire de la section complète, s'est même éloignée jusqu'à 50 km d'Abidjan afin de montrer que la force ne se concentrait pas uniquement sur la ville.

Ci-contre. Parmi les moyens de franchissement en dotation au 1 REG, moins lourds et plus rapides à mettre en place que les PFM, les portières MLF permettent aux véhicules et aux hommes de franchir lacs et cours d'eau rapidement, au moyen d'une logistique mesurée.
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L'objectif est alors de garantir la liberté de manœuvre. « Il n'y a pas eu de travaux lourds, comme la construction de ponts; c'était possible avant, lorsqu'une compagnie de génie se projetait au complet En revanche, nous avons travaillé à la remise en état des pistes pour garantir les déplacements et favoriser la relance de l'économie. A compter du 4 mai, nous avons pu à nouveau commencera circuler dans la zone pro-Gbagbo et la section génie a été sollicitée pour la dépolluer et faciliter la circulation des blindés sur place. Des patrouilles ont ainsi été organisées dans le quartier de Yopougon, pour rassurer ses 2 millions d'habitants. Des patrouilles lagunaires s'y sont ajoutées pour s'afficher au maximum sur la zone. »

Assez rapidement, le transfert d'autorité et d'activité se fait entre la force et les Ivoiriens, dont le gros souci est alors de se réorganiser pour faire face aux multiples pillages. Les moyens mis en œuvre durant la mission sont multiples. Au niveau combat, pour les moyens majeurs, quatre VAB, deux P4 et deux GBC 180. Au niveau des travaux, une niveleuse, trois MPG et deux bennes. Le DIL exploite sur place deux pirogues, deux Zodiac, deux MLF et une barge de fabrication locale avec une rampe d'accès à l'avant, pouvant embarquer 120 personnes ou trois ERC-90 Sagaie et trois P4. Les équipements génie sont standard: détecteurs électromagnétiques portables, lots de destruction d'explosifs, et fusils à pompe avec cartouches non létales pour permettre un

désengagement éventuel d'une foule hostile. Au départ, les patrouilles se font en VAB puis, après deux mois sur place, en GBC et en VLRA pour un affichage moins « guerrier », auprès de la population. La gradation de la force est alors différente. Le contexte de l'intervention en RCI étant post-événementiel, ces légionnaires ne connaissent donc pas de grosses tensions avec les locaux. De plus, leur mission participe à la réorganisation et à la reconstruction du pays. En termes d'actions propres au génie, cette période est donc très intéressante. « La mission de dépollution va durer quatre mois pour les :-:~:ss :e ::~:a: au profit à la fois de la force et des civils. Avec les EOD des 31 et 13 RG. nous avons comptabilisé 4,5 tonnes de munitions (du 9 mm à l'obus de 120 mm et aux roquettes) abandonnées surplace ou ~a sees par l'infanterie et l'artillerie. Les gros calibres provenaient souvent de dépôts ouverts. Dans le palais présidentiel, nous avons trouvé de tout: des grenades, des obus, des petites munitions. Ensixmois, nous avons pu réaliser tout ce qu'il est possible de faire en section génie: appui de la force, dépollution, travaux, franchissement... D'où une mission très variée, certes parfois très ponctuelle, mais durant laquelle nous avons eu maintes opportunités pour mettre à profit nos connaissances et exploiter nos matériels particuliers. A la fin de notre mission, nous avons même pu former des locaux, avec notamment un recyclage en EOD de l'unité d'intervention de la gendarmerie nationale ivoirienne », raconte le lieutenant Talbourbet.
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Face à « l'enfer vert »
De février à mai 2011, la V compagnie du 1 REG est en Guyane, dans le cadre de l'opération Harpie. Elle arme la 3 compagnie Proterre-génie du 9 régiment d'infanterie
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de marine de Cayenne. Basée en partie à Saint-Jean-du-Maroni, la compagnie a pour mission de contrôler la zone nord-ouest de la Guyane, à la frontière avec le Suriname, en luttant contre les orpailleurs clandestins. Elle appuie aussi la 2 compagnie dans la zone sud, en construisant et entretenant les postes de contrôle fluviaux sur les affluents du fleuve Maroni. Vu le climat, la faune et la flore, parfois hostiles, de la forêt équatoriale, c'est une zone où il n'y a pas de « petites » missions. La mise en place des patrouilles à pied ou en pirogue est à elle seule un défi. La 1 compagnie, spécialisée dans le domaine amphibie, a ainsi l'occasion de prouver sa rusticité et sa capacité à remplir sa mission dans cette région reculée du monde. « La compagnie était composée de quatre sections, pour un total de 122 personnels, avec une section de commandement. Nous étions, pour partie, basés sur l'ancienne position de la relégation du bagne de Guyane, pour une section et le PC de la compagnie. Pour l'appui génie, nous avions l'équivalent d'une section répartie sur les postes de contrôle et une base opérationnelle avancée, avec une compagnie d'infanterie tournante, elle aussi sous commandement du 9 RIMa, en zone sud sur la commune de Maripasoula. Avec d'autres unités du régiment, nous armions également d'autres postes isolés en forêt, à hauteur d'une section, postes armés à la fois par les forces armées et par des équipes de gendarmerie. Ils se consacraient au contrôle de leur zone et à la
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lutte contre l'orpaillage clandestin », précise le capitaine Rémy Chabaud, commandant la 1 compagnie de combat génie du 1 REG depuis juin 2010. Le but de cette opération est bien de lutter contre ce phénomène, à la fois par la destruction des sites et par la reconduite aux frontières de ces clandestins, pour asphyxier la logistique. La marchandise est saisie sur les voies de communication que sont les fleuves et les pistes guyanaises; dès que possible, les auteurs de ces trafics sont arrêtés. Pour cela, les hommes du 1 REG agissent en appui de la gendarmerie et de la PAR Les forces armées apportent à ces derniers toutes leurs compétences techniques, en termes de patrouilles, de contrôles de zones, de santé, de transmissions et de survie. C'est généralement un binôme gendarmerie-forces armées qui fonctionne bien, les gendarmes apportant la caution légale et judiciaire à l'opération.
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" A notre niveau, nous avions mené une MCP de cinq mois, à compter de septembre 2010, basée phncipaJementsurlanjsScM,la marche, la natation, les fondamentaux avec le tir, et les règles d'emploi des militaires... Deux semaines après notre arrivée, nous étions déployés sur le territoire. Le contrôle de la zone de Saint-Jean a constitué le temps fort de la mission, avec des patrouilles en forêt au moins deux fois par semaine. Nous avons porté de gros coups aux orpailleurs, parla destruction de plusieurs sites, de moteurs, de réserves de carburant, la saisie

Ci-contre. Piloté depuis le véhicule du groupe EOD, lors d'un exercice, le robot part reconnaître un colis suspect en milieu confiné, puis s'apprête à le détruire. On notera la présence d'un fusil à pompe sur le bras de l'engin, ainsi que de « canons » à eau haute pression.

L'Afghanistan est un théâtre taillé pour le sapeur: bien souvent, il faut adapter la manœuvre interarmes au risque IED, notamment grâce aux sections de combat génie. (Photo Légion étrangère)

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d'or et l'interpellation d'individus en situation illégale. Le passage en poste isolé en forêt a, lui aussi, constitué un point fort pour les chefs de section. Ils pouvaient en effet jouir d'une grande liberté, les gendarmes étant basés sur le poste, avec décision de la manœuvre à conduire dans leur zone, en termes de recherche de renseignements, d'opérations sur des sites qu'ils avaient eux-mêmes identifiés. .. Ils planifiaient eux-mêmes le rythme des patrouilles et des interpellations. Ceci en ayant aussi à cœur d'entretenir le poste, spécificité de la Légion étrangère, qui bâtit partout où elle passe. Chaque section de passage sur un poste avait ainsi à cœur d'améliorer ses conditions de vie. Enfin, l'appui aux compagnies d'infanterie situées dans les zones sud, les plus "orpaillées": nous retrouvions une tâche bien spécifique au génie, avec de la contre-mobilité mais rapportée au théâtre guyanais, sur les fleuves, avec la mise en place de barrages de circonstance, en faisant appel à l'imagination des sapeurs, pour stopper le trafic et la logistique des sites illégaux. On tendait des câbles en travers du fleuve, on plaçait des obstacles en bois, avec des bidons... Chaque section qui se succédait sur le poste concerné tentait ensuite d'y apporter des améliorations pour gagner en solidité, les orpailleurs n'hésitant pas à franchir les barrages en force à l'aide de pirogues-béliers équipées de moteurs puissants. Ils sont armés et n'hésitent pas à ouvrir le feu sur les gendarmes qui tentent de les interpeller. Ils ont beaucoup d'armes de poing, mais aussi des fusils à pompe, des fusils de chasse. Nous avons retrouvé quelques fusils à lunette, mais en petit calibre. » La compagnie a pu ainsi bénéficier d'une solide expérience opérationnelle puisqu'elle est rentrée d'Afghanistan en janvier 2010 pour être projetée en Guyane un an plus tard, avec beaucoup de jeunes légionnaires qui n'avaient jamais fait d'opérations et qui ont ainsi découvert la vie en forêt et l'engagement. Cela a permis de souder les sections,

IS558HSre d'itinéraire en Afghanistan, en 2010, par ces éléments de la 3 compagnie, au moyen de DHPM.
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et la mission a offert aux cadres une grande liberté de manœuvre sur le territoire, avec une grande responsabilisation jusqu'au niveau du chef de groupe. « Nous avons pu apprécier les compétences que nous aimons mettre en avant à la Légion: l'adaptabilité, les savoirfaire dans tous les domaines, avec l'aide au déploiement le combat, la rusticité et cette i à durer sur le terrain. »

Gaherre Gheni,

un travail de Romains]
mestre 2010, la cxvnpagrae d'appui réaise le chanter de Gaherre Gheni, qui permet aux légionnaires d'une section de combat et de la section travaux de renouer avec la trarjtion des légionnaires bâtisseurs. La montagne barre la route et l'objectif de ce chantier colossal est alors de permettre aux forces armées djiboutiennes d'installer un relais radio sur un plateau rocheux, à 250 m d'altitude. Les légionnaires du 1 REG tracent donc une piste de toutes pièces à l'explosif et au bulldozer. Il s'agit de la dernière projection du régiment au sein de la 13 DBLE stationnée à Djibouti, qui plus est en compagnie constituée.
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« Je reste prudent, la programmation étant par essence évolutive, mais l'année 2012 devrait être dédiée à l'instruction individuelle et à l'entraînement collectif, pour la préparation à l'opérationnel et aux projections de 2013. Bien sûr, cela dépendra des engagements politiques... Nous sommes en pleine phase de montée en puissance au niveau de nos matériels, avec en novembre de cette année le contrôle opérationnel du régiment, exercice majeur finalisant toute cette préparation opérationnelle. Qui peut le plus peut le moins », conclut le chef de corps. De retour d'une phase de projection début 2012, le 1 REG a en effet profité d'une phase de remise en condition opérationnelle et se trouve depuis le mois de mars et durant six mois, en phase de préparation
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opérationnelle, qui coïncide avec la prise d'alerte Guépard « nouvelle génération ». Il doit ainsi être en mesure de fournir une compagnie de génie renforcée pour armer un groupement tactique (BG 1500) en échelon d'urgence. Durant le dernier trimestre 2012, le régiment se retrouvera en MCP, dans la perspective de la projection de la 6 BLB en 2013... •
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Ci-dessus et ci-contre. De mai à novembre 2010, la 3 compagnie est projetée en Kapisa, dans le cadre de la Task Force La Fayette. Le détachement génie est inséré au GTIA Hermès, armé par le 21' RIMa. Tous les axes sont reconnus auparavant par une « reco » génie. Cette mission principale s'accompagnait de missions de fouilles, dans le cadre de la recherche de caches d'armes et de composants d'IED. (Photos Légion étrangère)
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Ci-dessous. Découverte d'une cache d'armes lors d'une OMLT du 1" REG, en 2011. (Photo Légion étrangère)

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