SOCIETE TUNISIENNE DE L’ELECTRICITE ET DU GAZ 38, Rue Kemal Ataturk - Tunis Tél.

: (216) 71 341 311 Fax : (216) 71 349 981 Télex : 13060 Directeur Othman BEN ARFA

Comité de Direction Comité de direction de la STEG Rédactrice en Chef Fatma BERGAOUI Tél. : (216) 71 801 025 e-mail: fbergaoui@steg.com.tn Secrétaire de Rédaction Ahlem INOUBLI

Trésorier Abderaouf BEN MANSOUR Comité de Rédaction Noureddine DHOUIB Néjib HELLAL Hédi REZGUI Taoufik LEJMI Mohamed BASTI Abderrahmane HABIBI Radhia HANNACHI Chedly GHANMI Néjib SAYARI Houda GUERCHI

VISA : N° 2245 DEPOT LEGAL : N° 2245

SOMMAIRE

A nos lecteurs

*Hommage
* Editorial

5 10

* La STEG acteur principal dans le programme national de la maîtrise de l’énergie
* Campagne de sensibilisation du grand public à l’économie d’énergie du 18 au 24 février 2008

Stratégie nationale de maîtrise de l’énergie: la priorité majeure de la STEG

13 18

Opération d’extinction d’une lampe chez les clients de la STEG : enjeu individuel, enjeu collectif
*Travaux sous tension sur les lignes haute tension

Pour une intervention sur le réseau sans coupure de l’électricité

20

* Estimation des pertes d’énergie dans les réseaux de distribution à partir des chutes de tensions et actions pour leur réduction * La télécommande centralisée : outil d’optimisation de la demande électrique
* Les isolateurs des lignes électriques

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33 39

aériennes : historique et retour d’expériences

2

SOMMAIRE

* Le contrôle commande numérique des postes de transport et de distribution de l’électricité de la STEG : Pour une meilleure souplesse d’ex-

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ploitation

* Le mécanisme de développement propre * Les moyens de protéger l’usine GPL de Gabès contre la foudre
* Le développement du service prépaiement :

54 60 65

Pour une meilleure maîtrise de la fracture de consommation de l’électricité par le client
* Mise en service du Centre National des Services à Distance de la STEG :

Un nouvel édifice pour consolider les prestations de services offerts aux clients

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* Gestion automatique du courrier et messagerie électronique : expérience de la STEG * Approche qualité dans une structure de formation : Cas du Centre de Formation et de Perfectionnement de Khélidia * La Direction des Ressources Humaines innove son système d’information * L’essaimage à la STEG : point de situation et horizons de développement * Les nouvelles technologies
3

71

75

82 87 91

.

Les premiers numéros porteront toujours ses empreintes. Eliés KSONTINI. A cette occasion. aussi bien auprès du public interne de la STEG qu’auprès de son lectorat externe. un contenu varié et d’actualité. Avec sa générosité sans limite. A l’actif de la revue. bien présents dans nos cœurs et nos esprits. Nous citons nommément : M. premier rédacteur en chef de REG de 1995 à 1997. 13 numéros et 1 spécial SMSI. la composition du comité de rédaction a été renouvelée. par la nouvelle équipe de rédaction nommée par LI n°07-17 du 17-072007. ce semestriel. nous nous faisons le plaisir. à trois reprises. Sous un aspect extérieur différent. la rédaction ambitionne à la fois de poursuivre l’œuvre accomplie par les précédentes équipes et d’inscrire son approche conformément à l’orientation de notre entreprise en matière de dynamisation de la communication interne et de diversification des outils et des canaux de transmission de l’information. Depuis sa création le 02 janvier 1995. le quatorzième numéro de REG que vous avez entre les mains a été conçu pour vous. 5 . Nos remerciements s’adressent à tous ceux qui sont partis à la retraite mais qui demeurent toutefois. l’honneur et le devoir d’avoir une pensée de reconnaissance et de respect à tous ceux qui ont contribué activement à l’existence de cette revue.A NOS LECTEURS Hommage aux équipes de rédaction précédentes et bienvenue au nouveau comité Chers lecteurs. a toujours bénéficié de l’appui et de l’encadrement des Présidents Directeurs Généraux qui se sont succédés à la tête de la STEG ainsi que du Comité de Direction qui en assure la gestion. La reprise du flambeau requiert un hommage honorablement mérité pour l’œuvre réalisée par toutes les équipes précédentes animées d’un esprit de bénévolat largement payant compte tenu de la place qu’a occupée la revue. il a accompagné les premiers pas de la revue et n’a ménagé aucun effort pour lui assurer une assise confortable. Conformément à son règlement intérieur.

ZRELLI a marqué cette période de son sens du devoir. membre du comité de rédaction à partir de 1997 et trésorier suite au renouvellement du 09 juin 1997. date de son départ à la retraite. Mohamed ZRELLI : durant son passage au Comité de rédaction de 1997 à 2003. M.M. M. M. OUNALLI a toujours été un fervent défenseur de la liberté de pensée et de la liberté d’écrire. il passait le contenu de la revue au peigne fin. Ahmed OUNALLI : membre du comité de rédaction suite au renouvellement du 02 novembre 2000 jusqu’à son départ à la retraite en août 2007. M. à représenter l’activité gazière dans la revue mais se déployait également à ce que les deux activités électricité et gaz puissent se compléter pour refléter à travers les publications de la REG. un des membres qui a toujours fait partie du comité de rédaction depuis la parution de la revue jusqu’au dernier renouvellement de juillet 2007. M. Mahmoud AISSA. M. Si AISSA a laissée derrière lui un grand vide. REG a bénéficié aussi bien de son savoir faire que de sa plume avant son départ à la retraite en avril 2004. 6 . Chedly JEDDI. Slama MANCHOUL. M. membre du comité de rédaction depuis 1997 jusqu’à son départ à la retraite en novembre 2000. Discrétion et détermination étaient ses maîtres mots. Chedly CHAKROUN qui a fait partie du premier comité jusqu’à son détachement au Ministère de tutelle en mai 2001 a eu le mérite de s’investir remarquablement dans la confection des numéros du démarrage. Grâce à sa sagesse habituelle et sa disponibilité. s’évertuait non seulement. Un journaliste né. l’itinéraire de la STEG. Perfectionniste et rigoureux. Sa bonne volonté et sa verve ont énormément servi la cause de la revue.

de sa jovialité et de sa convivialité. Mouldi EL GRAÏRI (DPTG de 2000 à 2007) qui ont contribué à la parution régulière de la revue et à l’enrichissement de son contenu. cet adepte de la formation et de la gestion des ressources humaines. sont partis à la retraite. M. s’est déployé à élargir le champ de rayonnement de la revue particulièrement dans le milieu universitaire. Mouldi GHRAÏRI . Férid SAIDI (DGZ de 1997 à 2000). M. Mme Afef CHALLOUF (DG de 1995 à 2007). M. Ferid SAÏDI La reprise après une période d’absence. s’est fortement investi dans sa tâche et a surtout imprégné les réunions périodiques de la revue de son sens de l’engagement. Hechmi SBAA : membre du comité de rédaction de 2000 à 2007. Abdelkarim MILI : de 1995 à 2000. deuxième rédacteur en chef de REG qui a assuré avec dévotion sa tâche durant 10 ans (de 1997 à 2007). Notre pensée se dirige en particulier. M. que nos lecteurs veuillent bien nous en excuser. vers M. selon la loi incontournable de la vie administrative. Afef CHALLOUF M. Moncef AMOUS Mme. aux membres qui se sont succédés aux différents comités de rédaction et qui. 7 M. M. puise sa légitimité et son prolongement dans le labeur et le dévouement de ceux qui sont encore en activité et qui ont largement contribué à la réalisation de tous les numéros de la revue. Hamadi BEN ABDALLAH M. Othman EL AMEIRI ( DPTE de 1995 à 1997). Hamadi BEN ABDALLAH (DPCC de 1995 à 1997) et M.M. Othman LAMEÏRI M. Son calme olympien et son rire communicatif animaient les travaux du comité.Moncef AMMOUS (Directeur chargé du projet Sécurité Informatique). touche personnelle qui nous manquera à coup sûr ! L’hommage personnalisé rendu ici. est dictée par le souci de donner un souffle nouveau à notre revue afin qu’elle puisse jouer pleinement son rôle de vecteur de communication interne et de levier de rayonnement et de notoriété de notre entreprise grâce à un savoir faire et une technicité incontestables.

la responsabilité de la nouvelle équipe de rédaction ne peut être que proportionnelle aux perspectives tracées par la Direction Générale et aux attentes du lectorat de la revue. à tous les membres du nouveau comité de rédaction. accorde un soutien inconditionnel à tout projet pouvant contribuer au développement de cette fonction incontournable. Noureddine DHOUIB DMT M. en formulant le vœu que leurs contributions et leurs prestations trouvent le meilleur écho auprès de tout le monde. fervent défenseur de la communication d’entreprise. Abderaouf BEN MANSOUR DPTE M. Othman BEN ARFA. membre du premier comité qui s’est éclipsé suite au renouvellement du comité en 1997. Chedly GHANMI SPCM Mme. Son sérieux. Taoufik LEJMI DPTE M. Bon retour. de janvier 1997 à juin 2000. Mohamed BASTI DFC M. Mme Fatma BERGAOUI DEP M.Directeur Général. Bonne continuation à M. Hédi REZGUI DDI M. M. Sa candidature à la tête du comité a été unanimement approuvée. Taoufik LAJMI. Abderraouf BEN MANSOUR et Mme Ahlem INOUBLI. Bienvenue donc.capitalisés à l’orée de 47 ans d’activité. son intégrité et son sentiment d’appartenance à la STEG en sont de toute évidence à l’origine. Bienvenue au nouveau comité. Directrice des Etudes et de la Planification à qui la Direction Générale a confié la responsabilité de la rédaction et qui rappelons-le. de même à M. notre Président. faisait partie du premier comité de rédaction en tant que membre. Bienvenue ou plutôt bon retour à Mme Fatma BERGAOUI. La REG en est un. Radhia HANNACHI DPTE 8 . Nejib HELLAL DCOM M. les deux seuls membres de l’ancien comité. De ce fait.

Abderrahmane HABIBI DDI Mme Ahlem INOUBLI DG/DPCC M. n’hésitez pas à écrire et à nous faire parvenir ce que vous signez. Tous les articles. Nos remerciements s’adressent encore une fois à tous les membres qui ont fait partie des équipes de rédaction précédentes. qui ont fait et feront toujours partie de la grande famille de la STEG. ceux qui sont partis à la retraite ou ceux qui sont encore en exercice pour leur précieuse contribution. Alors. nous tenons à rappeler à nos confrères que nous sommes dans l’attente de leurs contributions que nous espérons nombreuses et que nous demeurons à l’écoute de leurs remarques et suggestions. à la promotion des services et du savoir faire de la STEG. analyses. REG ne pourra continuer à exister qu’à travers ces contributions et enrichissements. 9 .M. seuls les articles inédits sont retenus et que tout article sélectionné pour publication est publié sous l’unique responsabilité de son auteur. seront les bienvenus. brèves etc. études. Souhaitons bon retour et pleine vie à notre revue. se rapportant aux activités électricité et gaz et relatifs à la vie professionnelle. commentaires. Toutefois. nous attirons l’aimable attention de nos lecteurs que par respect de la notoriété de notre revue et par souci de la hisser parmi les meilleurs publications spécialisées et conformément à ses règles de fonctionnement intérieur. Néjib SAYARI Projet Nucléaire Mme Houda GUERCHI DEP Par la même occasion.

essentiellement par l’introduction de la technologie du cycle combiné. Elle cadre parfaitement avec la stratégie nationale en la matière. Ceci nous est dicté. mais je me limiterai aux plus significatifs qui sont au nombre de deux. A cela s’ajoute l’effort déployé pour introduire des technologies énergétiquement efficaces.EDIT ORIAL STRATEGIE NATIONALE DE MAITRISE DE L’ENERGIE : LA PRIORITE MAJEURE DE LA STEG Monsieur Othman BEN ARFA Président-Directeur Général La place qu’occupe la STEG dans le paysage énergétique de la Tunisie lui confère un statut particulier. expliquent l’amélioration sensible enregistrée par le ratio d’intensité énergétique de la Tunisie. appuyé par un rôle important dans l’équilibre du bilan énergétique du pays. l’introduction de technologies efficaces et la promotion des énergies renouvelables. en tant qu’entreprise publique et citoyenne. rappelons-le. tant au niveau de l’offre et de l’exploitation des systèmes électrique et gazier qu’à celui de la demande de sa clientèle L’incidence du comportement énergétique et technique de la STEG sur la situation énergétique du pays est visible à travers de nombreux ratios. en premier lieu. Celle-ci. toutes les analyses énergétiques. l’efficacité énergétique avec ce que cela comprend comme utilisation rationnelle de l’énergie. En effet. Il s’agit. non seulement par le contexte énergétique prévalant sur la scène 10 . et après avoir réussi à assurer l’approvisionnement du pays en électricité et en gaz avec une couverture et une qualité appréciables. d’intégrer de plus en plus la composante maîtrise de l’énergie dans la stratégie de développement de ses activités. En fait.340 tep/kDT aujourd’hui. Rappelons que le ratio en question est passé de plus de 0. il incombe à la STEG. la substitution efficace entre combustibles.415 Tep/kDT de PIB au début des années 1980 à moins de 0. s’articule autour de quatre axes principaux : la diversification des sources d’approvisionnement. Aujourd’hui. de la place qu’occupe la STEG dans la consommation nationale de combustibles qui avoisine les 37%. Ceci se vérifie aisément. et au-delà de ce constat général. la contribution de la STEG à l’effort national de maîtrise de l’énergie est assez variée et couvre plusieurs domaines.

constitue sans doute une action de grande envergure répondant à l’axe primordial de substitution préconisé par la stratégie nationale de maîtrise de l’énergie. plusieurs pistes d’amélioration sont encore à explorer. d’améliorer l’efficacité de notre système électrique. même si la plupart font déjà partie de la mission quotidienne de notre entreprise. Ainsi. que de telles actions doivent toujours faire l’objet d’une confrontation entre ce qu’elles rapportent en termes de gains énergétiques et le coût encouru pour leur mise en application. la STEG offre également aux industriels la possibilité de substitutions avantageuses du fuel et du GPL. en particulier éolienne. constituent aussi une opportunité de substitution énergétique. plaçant la 11 La promotion de l’utilisation du gaz naturel Le programme engagé par la STEG pour raccorder les usagers résidentiels. et en l’espace de quelques années. Leur incidence sera certainement positive. Malgré les contraintes auxquelles doit faire face l’exploitation des unités de production et des ouvrages. L’orientation prise par la STEG pour la modernisation de ses centres de conduites régionaux et la programmation du cycle combiné mono arbre assurant un rendement appréciable. donc de gain de combustibles. financiers et techniques. en venant substituer le GPL.mondiale. La consolidation des acquis réalisés au niveau de l’exploitation optimale et rationnelle du système électrique. sans cesse. des possibilités réelles de maîtrise de l’énergie existent. Il s’agit. nous allons bientôt passer de la taille du projet pilote de 10 MW à une dimension industrielle respectable de 175 MW à l’horizon 2011. afin de s’acquitter convenablement de cette mission en tant qu’entreprise publique citoyenne. Je m’attarderai sur les plus importantes d’entre elles. En développant l’utilisation de ce combustible. d’actions faisant partie du corps de métier de la STEG où toutes les compétences doivent être mises à contribution pour essayer. énergie fort répandue surtout dans le secteur résidentiel. la STEG y a consacré tous les moyens requis : humains. devenue plus mature. L’intégration judicieuse des énergies renouvelables Les énergies renouvelables. L’introduction des technologies énergétiquement efficaces Cela concerne aussi bien les moyens de production que les outils de conduite et de surveillance du réseau électrique. Dans ce contexte. La STEG y a recouru de manière réfléchie vérifiant les conditions technicoéconomiques nécessaires à l’épanouissement de cette filière. Pour réussir ce programme. Elles peuvent provenir de plusieurs domaines dont l’optimisation des réserves. en donnent un exemple concret. En effet. électrique et gazier. l’entretien des groupes de production et la réduction des pertes techniques. industriels et du tertiaire au réseau du gaz naturel. en termes de réduction de la consommation de combustibles induite par une bonne gestion des charges et une diminution sensible de la consommation spécifique moyenne du parc de production. . mais aussi par une volonté d’amélioration continue de l’efficacité de notre système énergétique. le développement du gaz naturel contribue efficacement à soulager le budget de l’Etat par la réduction importante des subventions au GPL tout en donnant à l’usager l’occasion d’accéder à un certain confort. ici. Il reste clair.

L’économie d’énergie peut impacter positivement l’équilibre financier de l’entreprise. ma conviction reste forte que l’ingéniosité. Considérant les coûts d’investissements et les conditions d’ensoleillement locales. Sa compétitivité est fonction d’une consommation énergétique la moins chère possible Appui technique et commercial à l’efficacité énergétique promue auprès de la clientèle La STEG a joué également un rôle important dans la mise en oeuvre du gisement d’économie d’énergie en apportant son soutien à la valorisation des opportunités offertes aux clients. Ce genre d’actions fait de la STEG une entreprise moderne. quoique parfois difficile à mettre en pratique. Ce principe. reflétant autant que possible les coûts de livraison encourus par la collectivité pour accéder au service électrique. C’est dans ce cadre que peut s’inscrire l’appui apporté à la cogénération. en tant qu’opérateur public. Il en va de même pour l’énergie solaire qui retient l’attention de la STEG. En même temps. Le produit offert à notre clientèle doit être de bonne qualité technique et énergétique. constitue à nos yeux un outil précieux d’orientation des clients vers une utilisation efficace et rationnelle de l’énergie électrique. a accompli plusieurs actions dans le domaine de la maîtrise de l’énergie. la STEG a commencé à explorer ces deux applications solaires en entamant les études de faisabilité nécessaires et en programmant des projets pilotes utiles à leur maîtrise technologique.Tunisie dans les premiers rangs des utilisateurs de l’énergie éolienne. Actuellement. lui permettent encore d’aller plus loin pour offrir à la Tunisie de réelles opportunités d’améliorer son bilan énergétique. Malgré cette situation. la STEG contribue positivement à relever les défis énergétiques auxquels doit faire face notre pays. car intégrant certaines distorsions dues à la volonté de préserver le pouvoir d’achat de certaines catégories sociales. En assurant cette mission de maîtrise de l’énergie et de promotion des actions énergétiquement efficaces. ouverte sur son environnement. grande utilisatrice de combustibles. montrent qu’une capacité de 80 MW correspond au 30ème rang mondial. Adoption d’une tarification rationnelle orientée vers la maîtrise de l’énergie Le recours à une tarification différenciée en fonction des heures et des saisons. reste un garant de l’équilibre financier de l’entreprise et de la bonne utilisation de l’énergie. capable de faire évoluer son activité de la simple fourniture d’un kWh électrique à un service électrique complet. au chauffe-eau solaire et à la diffusion d’un éclairage efficace. 12 . Il est certain que la STEG. tout en indiquant au client la meilleure utilisation possible de l’énergie dans un souci de préservation des ressources nationales. le solaire photovoltaïque et thermodynamique sont encore relativement coûteux. la compétitivité de nos clients étant fonction d’une consommation énergétique la moins chère possible. la compétence et le savoir-faire de son personnel. nous nous devons d’intégrer l’efficacité énergétique dans les décisions managériales de notre entreprise. elles ne peuvent encore offrir qu’un kWh onéreux. Les statistiques publiées en 2007. soit respectivement 600 et 300 millimes/kWh. Pour y parvenir.

de la demande d’électricité. La Tunisie a choisi pour la réalisation de ce programme. la promotion des énergies renouvelables. pour présenter les principales actions d’économie d’énergie entreprises par la STEG et montrer sa pleine implication dans ce processus au niveau de l’offre et de la demande de l’électricité et du gaz. que nous saisissons l’occasion de la parution du nouveau numéro de la REG.PRESENTATION 13 . privé. visant la continuité de fourniture au moindre coût. la cogénération et le développement des applications du gaz naturel. en couvrant différents aspects dans les domaines de l’offre. La poursuite de ces efforts d’efficacité énergétique a été toujours menée dans le souci d’optimiser le système électrique et gazier. Au vu des résultats satisfaisants obtenus dans le cadre du programme triennal 2005-2008. de substitution entre technologies et/ou combustibles et de promotion des énergies renouvelables. éolienne. C’est bien là une action continue et de longue haleine. Celle-ci a été intégrée aux activités de l‘électricité et du gaz. individuel et collectif vise à réduire la consommation d’énergie de 20% à l’horizon 2011. Résumé : Dans ce contexte et à l’heure de la flambée des prix du pétrole. la STEG s’est toujours intéressée à l’utilisation efficace de l‘énergie. Consciente de la place qu’elle occupe dans le contexte énergétique national. un nouveau programme de maîtrise de l’énergie 2008-2011 a été décidé par le Chef de l’Etat lors du conseil ministériel du 15 janvier 2008. hydraulique). C’est ainsi que la Tunisie a choisi d’accentuer et d’accélérer la mise en place d’un programme national de maîtrise de l’énergie axé sur la rationalité de son utilisation. C’est ainsi. qu’elle encadre par des incitatifs financiers et des appuis institutionnels. on ne cessera jamais assez de sensibiliser et d’informer les consommateurs. à travers notamment la recherche d’énergies de substitution renouvelables (solaire. soit l’équivalent de 2 millions de tonnes équivalent pétrole (tep). d’autant plus impérative qu’elle doit s’adapter aux contextes changeants et évolutifs.La STEG acteur principal dans le programme national de la maîtrise de l’énergie Habib NASRI Chef Département Direction des Etudes et de la Planification La Tunisie se retrouve résolument engagée dans une véritable stratégie d’économie d’énergie. public. conformément à la politique nationale en matière 1. qui implique tous les intervenants. l’économie de consommation des combustibles fossiles se retrouve à l’avant scène de l’actualité . volontariste. L’essor industriel ainsi que le développement économique des différents secteurs en Tunisie ont engendré une augmentation sans cesse croissante de la consommation de l’énergie durant les deux dernières décades. une approche incitative. ainsi que la mise en place des mesures visant l’utilisation rationnelle de l’énergie. Ce programme.

Actions entreprises du côté offre et de la gestion des bâtiments 2. Celle-ci est passée de 304 tep/GWh en moyenne. L’évolution que connaît aujourd’hui le contexte énergétique mondial. l’introduction de nouveaux paliers de moyens de production (TV 150 MW et TG 120 MW suivi du cycle combiné 500 MW). en appliquant une tarification reflétant le coût de fourniture du kWh et de la thermie et en promouvant les technologies techniquement viables et économiquement rentables . et la gestion en temps réel de l’équilibre offre-demande par le dispatching national d’autre part.RETROSPECTIVE DES ACTIONS D’EFFICACITE ENERGETIQUE ENTREPRISES PAR LA STEG PLANS DE DEVELOPPEMENT 14 . maîtrise de la demande d’électricité et tarification. l’augmentation spectaculaire des prix des combustibles et la pression que constitue la croissance de la demande d’électricité en particulier. il sera procédé à une synthèse des actions entreprises par la STEG. ont permis d’améliorer sensiblement la consommation spécifique moyenne du parc de production.d’approvisionnement énergétique et d’économie d’énergie. Etant donné le vaste champ que couvre l’Efficacité Energétique (EE) et dans un souci de clarté. Dans les développements qui vont suivre. a) Optimisation de la production et de l’exploitation Le choix de l’alternative d’équipement la plus économique en investissements et en dépenses de combustible d’une part. à 246 tep/GWh au cours du Xème Plan. dans le cadre de sa participation à l’effort national en matière d’économie d’énergie et d’énergies renouvelables. au cours du VIème Plan. promotion des énergies renouvelables et de la cogénération. l’on peut citer l’introduction du cycle combiné (rendement 52%). soit une baisse de 19%. imposent à la STEG de s’impliquer davantage dans la maîtrise et l’économie d’énergie : en continuant à optimiser la gestion des moyens de production. la généralisation de la dualité de combustible (fuel-gaz naturel) et l’adoption de nouvelles méthodes d’entretien et de maintenance des groupes. ci-après. développement du gaz naturel. les actions entreprises par la STEG seront présentées par domaine d’intervention : activité de gestion des moyens de production. 2. Le diagramme 1. en maîtrisant le taux de croissance de la demande d’électricité. Parmi les réalisations technologiques à l’origine de cette importante économie. tout en considérant leur opportunité économique. Il convient de signaler que l’Efficacité Energétique (EE) sera utilisée pour désigner les actions d’économie d’énergie dans les domaines sus-cités. donne l’évolution de la consommation spécifique moyenne durant les différents plans quinquennaux à partir du VIème Plan.1 . Elle sera analysée dans un contexte de planification énergétique et d’optimisation des systèmes électriques et gazier répondant à un objectif d’approvisionnement au moindre coût pour la collectivité.

la mise en place de la station GNV d’El Omrane. 5 2006 65 500 11 2007 171 263 25 Total Ainsi le nombre de ménages raccordés au réseau gaz atteindrait 500 000 fin 2009. gasoil.l’introduction du gaz naturel comme carburant. . résidentiel et transport. crédits pour le financement des installations intérieures) pour atteindre les objectifs visés à savoir : .raccorder annuellement 60 000 ménages au réseau gaz entre 2005 et 2007 et 70 000 ménages entre 2008 et 2009. _ Raccordement de nouveaux abonnés La STEG a mis au point des mesures incitatives (facilités de paiement. neuf unités STEG ont été équipées en climatisation au gaz naturel totalisant une puissance installée de 922 kWf.6 139. ont également été entreprises par la STEG. en particulier.2 156.2 922 208.Sur le plan du réseau électrique.convertir 300 unités industrielles situées dans les zones desservies et consommant d’autres produits pétroliers.CLIMATISATION AU GAZ NATUREL A LA STEG District El Menzah VI Agence Hammamet BCC Grombalia BCC Sousse BCC Tunis Total 15 District Manouba Centrale Sousse District Ezzahra Unité Puissance Installée kW froid kW électrique 52. (Cf.passage successif du 90 kV au 150 kV puis du 225 kV au 400 kV . le nombre de clients raccordés au réseau gaz a atteint 364 000 à fin 2007. Tableau 3 .8 52. Grâce à ce programme de développement du gaz.et les opérations d’assainissement du réseau de distribution ont permis de stabiliser le taux de pertes global à un niveau jugé acceptable de 12%.2 87 34. en substitution de l’électrique . Dans le cadre du développement des utilisations efficientes du gaz naturel. à savoir : . comme l’indique le Tableau 3 ci-dessous. l’introduction des niveaux de tension indiquées : . .2 139. I Nouvelles utilisations du gaz naturel Des opérations pilotes. Ces actions ont concerné. fuel). pour atteindre 140 000 km durant la dernière décennie.2 52. malgré l’augmentation des charges transitées et l’évolution de la longueur des lignes de 45%. Tableau 2 – EVOLUTION DU NOMBRE DE NOUVEAUX CLIENTS GAZ DOMESTIQUES 2005-2007 b) Développement du gaz naturel Désignation Nouveaux raccordements Gain au niveau des subventions GPL (en MDT) 44 670 6.l’utilisation du gaz naturel pour la climatisation. l’achat de 21 nouveaux utilitaires GNV fin 2007 et le ravitaillement en gaz comprimé de deux bus de la TRANSTU. plusieurs actions ont été entreprises dans les secteurs industriel. la substitution de l‘électricité et des combustibles coûteux fortement subventionnés par l’Etat (GPL.8 12 17 Année mise en service 2001 2003 17 46 52 70 29 46 17 2003 2006 2006 2002 District Sousse Nord 2001 2001 2007 307 2001-2007 .4 2005 61 093 7. Tableau 2). par l’acquisition de 7 véhicules et la conversion de 5 autres au GNV. visant l’amélioration de la pénétration du GN pour des applications autres que traditionnelles. tertiaire.

régions.Actions entreprises du coté de la demande d’électricité et du gaz naturel a) Promotion de l’éclairage efficace auprès des clients résidentiels La distribution de lampes basse consommation (LBC). Dans le but de maîtriser la consommation d’énergie dans les bâtiments. l’action la plus récente concerne l’appui apporté par la STEG à la promotion du chauffe-eau solaire. .mise en place d’un comptage adéquat pour le suivi et l’analyse de la consommation d’eau. c) Promotion des énergies renouvelables Tableau 4 . la STEG a depuis sa création.Consciente des avantages de la diversification de son parc de production et en vue d’opter pour une indépendance énergétique. l’électrification des postes frontaliers de la Garde Nationale par le solaire photovoltaïque et la première expérience du chauffe-eau solaire (1980-1990). Le programme arrêté vise l’installation de 540 000 m2 de capteurs solaires dans les secteurs domestiques et les services. mis en place une stratégie de développement des énergies renouvelables.2 . d’ici fin 2011. depuis sa création. etc) pour l’analyse et le suivi de l’utilisation de l’énergie.4 MW en 2007. I Energie hydraulique Sur ce plan la STEG a. pour atteindre une puissance totale de 55 MW environ. Cet appui consiste à accorder des facilités de recouvrement de l’investissement pour l’acquisition de chauffe-eau solaire. diverses actions ont été concrétisées depuis l’année 2001 : . exploitation. Ci-après sont donnés des indicateurs sur la contribution des projets d’énergies renouvelables réalisés par la STEG. La capacité éolienne sera améliorée par l’implantation de nouvelles centrales totalisant 120 MW pour une production annuelle d’environ 420 GWh et 100 ktep de combustible économisé par an. proposées aux clients et agents de la STEG. 2.désignation d’un responsable énergie par plate-forme (siège. . la STEG a réalisé en 2000 sa première centrale éolienne de 10. .2MW. d’électricité et du gaz naturel. a constitué une impulsion à l’introduction de ce mode d’éclairage dans le ménage tunisien. moyennant des facilités de paiement. La recherche et l’étude de nouveaux sites éoliens potentiels se poursuivent depuis 1999. dans le bilan de l’énergie électrique durant les 8 dernières années. par la facture STEG. Les plus récentes ont été mises en service entre 2003 et 2005 et totalisent une puissance de 2. d) Actions entreprises au niveau de la gestion de la consommation d’énergie dans les bâtiments 16 . totalisant une puissance installée de 63.réalisation d’audits énergétiques dans quelques unités de la STEG qui ont abouti à la mise en place de certaines mesures d’utilisation rationnelle de l’énergie. I Energie éolienne Pour renforcer son approche de développement d’énergies renouvelables.CONTRIBUTION DES ENERGIES RENOUVELABLES Puissance installée (MW) • Hydro • Eolien • Hydro • Eolien I Energie solaire Après les projets de Hammam Biadha (30 kW).installation d’une application de facturation interne de l’énergie.56 MW et ses extensions en 2003 et 2007. poursuivi l’exploitation de l’énergie hydraulique à travers la réalisation de 7 centrales hydrauliques.

Les résultats ont été communiqués au Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Locales. En optant pour une tarification à postes horaires. montrent bien la grande implication de la STEG dans le domaine de la maîtrise de l’énergie qui constitue une orientation stratégique nationale. auprès d’un échantillon représentatif de la clientèle BT. ci-dessus présentées. notamment par la création d’un contrat d’achat de l’électricité excédentaire et l’octroit d’un tarif incitatif. . L’adoption d’une telle stratégie passe par l’intégration de l’EE ou la Maîtrise de la Demande (MDE) dans la planification stratégique de la STEG et traduit clairement la volonté des responsables et décideurs de contribuer de manière efficiente à sa réalisation et d’œuvrer en concertation permanente avec les intervenants nationaux. . Des dépliants contenant les mesures préconisées ont été également diffusés auprès des abonnés. e) Utilisation de la tarification d) Promotion de la cogénération c) Appui à l’éclairage public efficace (EPE) b) Sensibilisation des clients résidentiels 3. mais un service électrique/gazier de qualité au moindre coût pour la collectivité tout en veillant à ses équilibres financiers. Trois mesures ont été retenues : le variateur régulateur de tension. aujourd’hui appliqué pour les clients HT et MT. plusieurs facteurs se combinent et permettent à la cogénération de connaître un véritable essor en Tunisie : .CONCLUSION 17 . la lampe au sodium en remplacement de celle au mercure et la modernisation de la gestion du parc d’éclairage public. sera proposé après évaluation de l’expérience en cours.La participation de la STEG dans la promotion des LBC continue et il est prévu d’encourager les clients résidentiels à une utilisation accrue de ce type d’éclairage. La STEG s’implique à tous les niveaux pour une maîtrise continue de la consommation de l’énergie et appuie les efforts nationaux en matière d’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables. le contexte énergétique d’aujourd’hui lui dicte d’aller au-delà du compteur pour proposer à l’usager. La participation directe de responsables de la STEG à des séminaires et à des émissions audio-visuelles a contribué à l’effort national de sensibilisation à l’économie d’énergie. pour éliminer toutes les difficultés freinant le processus. Dans le but d’aider les municipalités à maîtriser leur consommation électrique. Aujourd’hui. moins coûteuse en combustible et en coût de développement des équipements.l’évolution de la position de la STEG en ce qui concerne la cogénération. . En effet. non plus un kWh ou une thermie.la mise en place d’un cadre règlementaire spécifique à la cogénération. . La STEG collabore activement avec les autres intervenants pour diffuser des spots radiophoniques et télévisés sur l’utilisation rationnelle de l’électricité et du gaz.l’existence de certaines modalités de financement assouplies pour les investissements entraînant des économies d’énergie. reflétant le coût encouru par la collectivité pour la fourniture d’un kWh.la volonté affirmée des pouvoirs publics de voir la cogénération s’inscrire utilement dans le programme national de la maîtrise de l’énergie. la technique de cogénération est maîtrisée. Les actions d’EE. la STEG entend orienter ses clients vers une utilisation efficace de l‘énergie.la mise en place d’un cahier des charges fixant les règles de raccordement d’une installation de cogénération au réseau MT de la STEG. elle est efficace et devient de plus en plus rentable en particulier lorsqu’elle est dimensionnée pour satisfaire les besoins thermiques du cogénérateur. Ce système tarifaire. une étude exhaustive du parc d’éclairage public et des mesures d’économie d’énergie ont été réalisées par la Direction des Etudes et de la Planification (DEP). Actuellement.

Campagne de sensibilisation du grand public à l’économie d’énergie du 18 au 24 février 2008 Opération d’extinction d’une lampe chez les clients de la STEG : Enjeu individuel. l’a engagée dans le cadre d’un programme déployé à plusieurs niveaux . enjeu collectif Mme Ahlem INOUBLI Chef de division Département Communication et Coopération La maîtrise de l’énergie est à l’heure actuelle au centre des priorités pour atténuer un tant soit peu les conséquences de la flambée des prix du pétrole. s’est proposée d’accomplir cette mission qui l’a placée d’emblée. Ben Mansour donnant le coup d’envoi pour éteindre les lampes 18 . à ses habitudes ?…La tâche est loin d’être aisée. Un échange s’est établi. l’intérêt qu’ils sont en mesure de témoigner à la question cruciale et d’actualité de l’économie d’énergie et les résultats insoupçonnés qu’il est possible d’atteindre par des gestes simples. la sauvegarde des acquis de notre pays et la conservation des richesses des générations futures. Lumières sur une campagne médiatique riche en enseignements. Résumé : Une campagne d’une telle envergure est la première du genre en Tunisie. la STEG multiplie ses interventions tous azimuts et poursuit sa contribution auprès des principaux intervenants pour pallier une conjoncture internationale à la fois difficile et imprévisible en ambitionnant d’associer tous les citoyens à l’action nationale de maîtrise de l’énergie. Afin de prêter main forte à la stratégie du gouvernement. un partage d’informations d’utilité publique. dans le domaine de la communication publique. multiplier les manifestations de sensibilisation ? Comment convaincre et persuader le client . sans diminuer le confort des usagers qu’il est manifestement pos- Emission télévisée “Cocktail du dimanche” du 24 février 2008 : M. Cette réalité est d’autant plus incontournable que l’enjeu collectif est à la fois. un volet important de la stratégie nationale. c’est une opération qui vise à mieux utiliser l'électricité consommée. à l’instar de plusieurs pays du monde. La STEG. durant une semaine (18 au 24 février 2008) et clôturée le dimanche 24 février par la demande à tous les citoyens d’éteindre une lampe. aujourd’hui. Le pourquoi et le comment d’une campagne La campagne menée par la STEG. au demeurant.consommateur . en partenariat avec tous les moyens d’information audiovisuels.citoyen de la nécessité de modifier des attitudes intimement liées à son vécu. La STEG. Compte tenu de la conjoncture internationale actuelle et de ses répercussions sur l’économie nationale et afin de faire face aux aléas du secteur. Il suffit de ramer tous et ensemble dans un même sens. a bel et bien démontré la grande capacité d’engagement des Tunisiens. un partage de connaissances qui. sert l’intérêt de la collectivité en passant par celui de l’individu. Pourquoi doit-on. la sensibilisation du consommateur à la rationalisation de sa consommation et à la réduction de sa facture énergétique est désormais.

les réalisations de la STEG dans le domaine de l’électrification du pays. plus de trois mille lampes ont été offertes aux gagnants. Des économies non négligeables pourraient sans doute être générées grâce à des gestes adoptés au quotidien par tous les usagers. conformément aux objectifs fixés.eau solaires installés au domicile des gagnants de Canal 7 et des prix de 1000 et de 500 dinars pour les gagnants des chaînes radiophoniques. Le potentiel d'économie d'énergie ainsi obtenu est loin d’être négligeable. du développement du gaz. des reportages. Les résultats obtenus sont à eux seuls éloquents. Monastir. des pages spéciales. Par le canal des chaînes télévisées et des ondes radiophoniques. des documentaires de vulgarisation ont été réalisés avec la participation d’un grand nombre de responsables de la STEG pour mettre en exergue les acquis de la Tunisie. Les mesures d’économie d’énergie ont été effectuées par les responsables de la gestion du réseau électrique. Ils ont permis de dégager que : . . Tataouine et Radio Jawhara . Les mesures d’efficacité énergétique prises au niveau national ne peuvent aboutir à des résultats tangibles que par l’adhésion de tout un chacun.la puissance électrique appelée à 19 heures de la même journée a baissé de 51 MW (51 Millions de watts) par rapport aux prévisions. Le Top a été lancé en direct sur Canal 7. Elle a aussi prouvé que maints enseignements pourraient être tirés quant à l’importance des changements à introduire nécessairement dans les habitudes de consommation du Tunisien. En effet. Sfax. La STEG a mobilisé tous les moyens techniques et humains nécessaires afin de maîtriser et analyser l’impact de cette action le plus rapidement possible. centrales et régionales : Radio Nationale. des conseils pratiques ont été prodigués aux consommateurs leur prouvant de la sorte qu’il est possible d'utiliser des appareillages moins consommateurs d'électricité. Elle nécessite l’intervention et la mobilisation aussi bien du gouvernement que des individus. les cinq radios régionales : Gafsa. Conformément à un timing minutieusement préparé.en l’occurrence les chaînes télévisées publiques : Canal 7. Le Kef. etc. sans nul doute. L’approche et le déroulement soigneusement mis en œuvre en étroite collaboration avec les responsables des médias. Au total. permettant aux participants de gagner d’importants lots de lampes basse consommation. appelé pointe. Radio Culture. ce qui est équivalent à l’extinction à cet instant de près de 750 mille points d’éclairage (lampes). Radio Mosaïque. tous les médias nationaux se sont mobilisés . témoignant ainsi de leur disposition à gagner les enjeux liés aux objectifs d’économie d’énergie. un concours a été lancé par ondes radiophoniques et par le biais de la télévision. Radio Jeunes. sur celui de la collectivité. Par la même occasion. de gérer rationnellement leurs équipements et d’agir sur leurs comportements. dans l’émission dominicale Cocktail du Dimanche à 19h00 précises. aux environs de 19 heures. au moment où la charge totale de la Tunisie s’élevait à 1840 Mégawatts. Le travail médiatique de la semaine a largement préparé le terrain pour l’action du dimanche 24 février 2008 qui Une semaine après proclamation des résultats et distribution des prix aux gagnants «L'énergie la moins chère est celle qu'on ne consomme pas» a constitué le moment crucial de la campagne. a été écrêté et s’est déplacé vers 20 heures . Radio Tunis. Parallèlement. Dès le début de la journée.sible de maintenir au même niveau en opérant de simples réajustements. Cette économie d’énergie est également équivalente à la consommation de pointe d’une ville de la taille de Sousse. de l’efficacité énergétique. à en juger par les résultats enregistrés par les services techniques de l’entreprise. et durant toute la période des émissions télévisées et radiophoniques quotidiennes. ont permis de mener la campagne à terme. au niveau de toutes ses utilisations de l’énergie. objectifs certes ambitieux. quelle serait l’économie (en millions de dinars) réalisée par la collectivité durant une année ? Le montant que devaient trouver les concurrents étant: 36 671 000 DT Des prix substantiels ont été réservés à ceux qui avaient trouvé la bonne réponse à savoir trois chauffe . La campagne menée par la STEG a été une démonstration réelle de l’impact d’un simple geste.et ont constitué un relais sans faille entre la STEG et ses clients. publiques et privées. la STEG a invité tous ses clients à « revoir » leurs habitudes de consommation électrique et à remettre en questions certains réflexes longtemps considérés comme « anodins » mais pesant lourd sur leurs factures d’électricité et sur leurs budgets individuels et par voie de conséquence. qui habituellement a lieu au cours de cette période de l’année. des énergies renouvelables. La question de l’économie d’énergie est. Canal 21 et toutes les stations radiophoniques. des concours ont été organisés. une question cruciale pour tous et à tous les niveaux. Les Tunisiens ont été nombreux à répondre à l’appel et à s’associer à la réussite de la manifestation. 19 . Il y va de l’intérêt de la collectivité. mais tout à fait réalisables au vu de la remarquable symbiose enregistrée. Les participants devaient trouver la réponse à la question suivante : Si chaque client éteignait une lampe de 60 watts durant 4 heures par jour.le pic de la puissance journalière.

la STEG a décidé en 1997. ce qui perturbe la stabilité du réseau et la gestion de la production. au moyen d’une perche. Quant au lavage sous tension et afin de réduire l’effet de la pollution. Trois équipes TST-Lignes HTB et huit équipes de lavage sous tension sont opérationnelles au sein des trois régions de transport d’électricité. La maintenance des lignes de transport d’électricité nécessite des coupures. Dans le but de réduire vers zéro les coupures volontaires. d’un sectionneur dépourvu de commande automatique. La deuxième. Bien que cette opération ait montré que de longues perches bien sèches et équipées des Résumé : I . le réseau de transport d’électricité de la STEG est sans cesse en développement afin de satisfaire à la demande dans les meilleures conditions. 150 et 225 KV. La première opération exécutée sous tension a été la manoeuvre. par des formateurs STEG en 1999 à Tunis sous la supervision de HQI. les deux équipes affectées aux bases d’intervention de Tunis I et Ghannouch étaient opérationnelles sur les lignes 90. la STEG a décidé d’introduire la technique des travaux sous tension en moyenne tension depuis 1972. Afin de faire plus et mieux en matière de qualité de service. Un marché a été établi entre la STEG et Hydro-Québec International (HQI) pour former deux équipes de travaux sous tension sur les lignes haute tension. il a été décidé en 1997 d’introduire l’activité travaux sous tension sur les lignes haute tension.HISTORIQUE DES TRAVAUX SOUS TENSION 20 . d’introduire l’activité travaux sous tension sur les lignes haute tension (TST-HTB) à l’instar des travaux sous tension sur la moyenne tension engagés depuis les années 1972. la contribution de la technique des travaux sous tension est devenue nécessaire. surtout avec le renforcement des lignes 225 et 400 kv et les nouvelles interconnexions avec les réseaux libyen et algérien. Le réseau de transport d’électricité haute tension est sans cesse en amélioration.Travaux sous tension sur les lignes haute tension Pour une intervention sur le réseau sans coupure de l’électricité Ali Belhaj Sghair Chef de Service Principal Direction de la Production et du Transport de l’Electricité Etant donné la demande accrue de la clientèle en énergie électrique. il a été décidé de former une troisième équipe TST pour la base de Sousse en 2008. Dès juin 1999. Pour améliorer la qualité du service. La première équipe a été instruite par des formateurs HQI en 1998 à Montréal. Les coupures nécessaires aux interventions et à l’entretien des lignes HTB sont difficilement accordées.INTRODUCTION II. Vu le prix très élevé du fuel sur le marché mondial. il a été décidé d’introduire cette technique depuis l’an 2000. Afin de généraliser les travaux sous tension sur l’ensemble du réseau de transport d’électricité.

la société A. Les premières craintes dissipées. la légèreté et les qualités d’isolation des outils pour les travaux sous tension sont de toute première importance étant donné que la sécurité du personnel en dépend. Depuis 1959. le bois. la mise au point d’une nouvelle méthode était nécessaire. Un peu plus tard. Une étude des divers facteurs en cause.B. En 1954.le travail à distance : l’agent est à la masse et utilise des perches isolantes. Des travaux de recherche sont actuellement en cours afin de remplacer ces alliages d’aluminium par des matériaux composites qui sont plus légers et non conducteurs d’électricité. Au début. noyer. un véritable intérêt pour ces usages ne s’est manifesté que plusieurs années plus tard. que sont apparus les premiers outils sous tension. sapin. les règles suivantes doivent être respectées : . dont la distance des conducteurs à la masse et la fabrication de vêtements conducteurs. vers 1913. les outils adaptables et les embouts de perches sont faits d’alliages d’aluminium.) . la méthode à distance fut envisagée pour la réalisation de la maintenance de ces lignes. elle permet l’utilisation de l’hélicoptère comme moyen de transport économique dans les régions éloignées et difficiles d’accès.fournir à l’agent une protection contre le champ électrique.. . était recouvert de plastique. Lors des études préliminaires. Ces outils plus ou moins improvisés par les fabricants étaient plutôt rudimentaires et assez encombrants. les entreprises d’exploitation de l’énergie électrique ne cessent d’améliorer les méthodes et l’outillage utilisés en travaux sous tension. Afin de réduire leur poids au minimum. C’est aux États-Unis. Depuis ce temps. Après plusieurs années de recherche. à la fabrication des perches. Il est facile d’imaginer les difficultés posées par la manipulation de perches de plus de 8 m de longueur et de plus de 10 cm de diamètre et de leur outillage connexe. des travaux sous tension se réalisaient sous des tensions de plus en plus élevées.outils adaptables nécessaires permettaient d’exécuter d’autres travaux sous tension.. Pour y arriver. les perches étaient utilisées sous une tension maximale de 34 kV. électriquement et mécaniquement. De plus. des perches sur lesquelles pouvaient s’adapter différents outils apparurent sur le marché. Cette nouvelle méthode de travail a soulevé un grand intérêt dans les entreprises d’exploitation de l’énergie électrique. Les premières perches isolantes étaient en bois (pin. III . érable.isoler l’agent de la masse . Sur les lignes aériennes de transport d’électricité. les fabricants ont découvert des matériaux convenant mieux. chêne. soit jusqu’à 1930. les travaux sous tension sont réalisés selon les méthodes de travail suivantes : . Elle permet en effet de réduire au minimum le personnel de maintenance et l’outillage nécessaire. La résistance mécanique.DIFFÉRENTES MÉTHODES DE TST 21 . permet de placer une personne à n’importe quel endroit sur les composants sous tension d’une ligne à 735 kV. Cependant.relier l’agent au matériel sur lequel il doit exécuter un travail . Chance fabriqua des perches permettant de travailler sur les lignes à 345 kV qui étaient alors en construction aux États-Unis. une fois traité. . en raison de la grosseur des composants de lignes à 735 kV et de la distance conducteur/masse. ces dernières ont la forme d’un tube en fibre de verre rempli de mousse de plastique et recouvert d’une résine époxy.

le travail au potentiel : l’agent est au potentiel du composant auquel il est relié et exécute le travail au contact direct de ces composants sous tension. La méthode de travail au potentiel intermédiaire est utilisée lorsque la longueur de la console est très importante. comparativement à la distance minimale d’approche (DA). . . . 22 . Cette méthode est couramment utilisée lors du remplacement d'isolateurs sur de longues files.le travail combiné : un agent est à la masse et utilise des perches isolantes et un autre agent est au potentiel. Cette méthode est une alternative à la méthode à distance sur les supports où la distance conducteurs masse est grande. en contact avec les composants sous tension.le travail au potentiel intermédiaire : l’agent se place entre la masse et les composants sous tension et utilise des perches de longueur réduites.le travail au contact : l’agent porte des équipements de protection en matériau isolant et exécute le travail au contact avec les composants sous tension.. Cette méthode s'applique sur les lignes de moyenne tension.

Les risques d’origine électrique.Ligne 295 kv IV-2 REGIME SPECIAL D’EXPLOITATION 23 . De même. elle est éliminée par le port obligatoire de chaussures dont les semelles sont isolantes à 18 kv à sec. Le port des chaussures précitées et de gants. Cette suppression réduit les contournements. On note que lors de l’ascension aux pylônes sous tension. Il utilise des perches isolantes de longueur réduite et doit maintenir la distance minimale d’approche (DA) en tout temps. 1. 2. Pour réaliser des travaux sous tension. le monteur de ligne est soumis à une induction et ressent des picotements .le risque d’électrisation via un court-circuit que l’agent peut provoquer lors de l’intervention sur un conducteur nu sous tension porté à un potentiel différent du sien . La sécurité du personnel est intégrée dans le procédé de travail par : I l’application des Conditions d’Exécution du Travail. les dispositifs de re-fermeture automatique des lignes doivent être supprimés afin de garantir qu’aucune remise sous tension à l’endroit du travail dans le cas d’un incident.SECURITE DU PERSONNEL Les travaux sous tension éliminent ces risques du fait que l’agent est certain de la présence de la tension. une différence de potentiel proportionnelle à la résistivité du sol et à l'intensité du courant et inversement proportionnelle à la distance par rapport au point d'impact est créée : c’est la tension de pas qui s’établit entre les pieds d’un aide au sol . n’est possible. L'agent porte un vêtement conducteur pour éliminer les charges électriques qui génèrent en lui des inconvénients (picotements). est suffisant pour éliminer les risques dus à un tel incident. I le maintien du Régime Spécial d’Exploitation. IV -1 PRECAUTIONS LORS DE LA CHUTE D'UN CABLE CONDUCTEUR Secourisme au potentiel . L’expérience a prouvé que le risque est moins important lors de l’intervention sous tension lorsque les précautions nécessaires sont prises. pour un agent qui intervient sur un ouvrage sous tension.L’échelle isolante est généralement placée au centre de la console. IV . I l’application des Fiches Techniques. sont les suivants : En cas de chute accidentelle d’un câble conducteur sous tension. I l’application des Modes Opératoires. I le port des Equipements de Protection Individuels. I le respect de la distance minimale d’approche. l’élimination de cette gêne est favorisée par le port de chaussures spéciales et de gants conducteurs.le risque d’induction dans le cas des lignes parallèles. L’analyse des accidents d’origine électrique montre que la majorité d’entre eux sont dus à une consignation incomplète ou une fausse manœuvre. permet de porter secours à un agent en difficulté et d’amoindrir les dommages lors de la chute d’un conducteur sous tension. la tension entre les pieds et les mains d’un intervenant au sol et qui touche le pylône est différente de zéro : c’est la tension de touche.

De même. Les travaux réalisés par la suite. Ces incidents touchent particulièrement les lignes du sud du pays. ont permis de déceler les pistes d’amélioration par l’acquisition d’autres moyens de lavage sous tension plus performants afin d’accéder à l’ensemble des pylônes existant dans les terrains accidentés (montagneux. avec la réduction importante du nombre de coupures programmées.L’accumulation de la pollution (poussière et humidité. 24 . pour le lavage sous tension au moyen d’un camion semi-automatique. C’est dans la région de transport sud que la plus importante diminution a été observée et principalement sur la ligne 150 kV GhannouchRobbana qui était très marquée par les déclenchements définitifs (DD) en période estivale. un gain en énergie non distribuée de 168. (passage de 46 DD avant le lavage à 17 DD pour le sud et de 14 DD à 0 DD pour la ligne Ghannouch . A cet effet. cultivés…). en fait. 150 et 90 kV) de 50% a été enregistrée avec le recours au lavage sous tension (l’histogramme suivant illustre cette amélioration). Cette accumulation est éliminée par le lavage fréquent des isolateurs sous tension. occasionne des amorçages et provoque l’indisponibilité de certaines lignes. VI – IMPACT DES TRAVAUX SOUS TENSION SUR LA QUALITE DE SERVICE Par ailleurs. Au début de l’année 2001. sur les lignes haute tension. une nette amélioration sur la qualité de service a été enregistrée . vingt monteurs de lignes ont été formés à l’utilisation du camion à bras télescopique de lavage sous tension. Lavage sous tension Lavage sous tension avec camion à bras télescopique Après l’instauration des travaux sous tension. vu le brouillard salin des premières heures du jour .LAVAGE D’ISOLATEURS SOUS TENSION Au mois de septembre 2003. cinq équipes ont été instruites par des formateurs de la STEG dans le but de généraliser le lavage sous tension à toutes les bases d’interventions.76 MWh a été réalisé par le recours aux travaux sous tension. le recours aux turbines à combustion de faible rendement n’est plus effectué. trois équipes ont été formées par HQI en Tunisie au mois de novembre 2000. de la côte et de la boucle de Tunis.Robbana). marécageux. V. une réduction du nombre de déclenchements des lignes HT (220. résidus chimiques …) sur les isolateurs des lignes de transport.

optimisant la gestion des moyens de production.diminuant considérablement les coupures et les microcoupures de la clientèle. .Dans ce cadre. . nous envisageons de développer pour ces types de pylônes de nouveaux outils spécifiques tels que la conception : . VIII . I réparation du pont du câble de garde. Cette disponibilité est assurée par la maintenance et les interventions sous tension qui contribuent à réduire les temps de coupure d’une manière très significative en : .CONCLUSION 25 . I remplacement d’une chaîne d’isolateurs en alignement au potentiel. VII . il est indispensable de signaler que la formation initiale n’a pas tenu compte de plusieurs problèmes rencontrés au moment de l’exécution des TST. .d’un mât de levage pour la chaîne d’isolateurs.améliorant la sécurité du personnel.d’une plate forme de travail. Enfin. les formateurs ont envisagé et développé trois modes opératoires : I remplacement d’une chaîne d’isolateurs en alignement par triangulation au potentiel . Pour remédier à cette situation. Il est à noter que les silhouettes des pylônes de l’interconnexion 225 KV Tunisie . il est impératif de garantir une grande disponibilité du réseau de transport pour véhiculer l’énergie produite. phase médiane armement chât .Libye sont différentes de celles de notre réseau en exploitation. les équipes TST ont installé sous tension des tôles anti-nid au niveau des bras ainsi que des nids artificiels sur les têtes des pylônes. pour remédier à cette situation et réduire l’effet de la nidification. . il reste à rappeler que les cigognes ont causé plusieurs incidents.permettant une meilleure organisation du travail : plus de souplesse et moins de contraintes. Dans cette perspective.DEVELOPPEMENT DES TST Pose sous tension des tôles et des nids artificiels Etant donné l’évolution continue de la demande d’électricité. Pour assurer un travail sécuritaire et confortable aux monteurs TST.

Aussi. appelée pertes commerciales. Avec l’introduction d’une nouvelle contrainte pour l’optimisation des pertes techniques d’énergie. Toutefois. Cette différence est due à l'énergie électrique dissipée dans les lignes de distribution. nature.). sections. 26 . nous démontrons une relation de proportionnalité entre les chutes de tensions et les pertes de puissance. la modélisation des réseaux de distribution ainsi que l’acquisition des données techniques restent une étape préliminaire et nécessaire avant l’utilisation de ces méthodes. Leurs conceptions dépendent d’un ensemble de contraintes. est de proposer aux distributeurs d’énergie une méthode simple et facile à mettre en oeuvre pour apprécier les pertes de puissance dans leurs réseaux de distribution d’énergie. L’estimation du coefficient de proportionnalité ainsi que les mesures des chutes de tension suffisent pour estimer les pertes de puissance dans un départ de distribution d’énergie électrique. la conception des réseaux de distribution devient un problème de plus en plus complexe [3. on peut avoir recours à des méthodes de simulation rapide qui utilisent des algorithmes comme celui du Newton-Rapphson.Estimation des pertes d'énergie dans les réseaux de distribution à partir des chutes de tensions et actions pour leur réduction Boubaker MAHMOUDI Chef de Service Principal District de Tunis Ouest . INTRODUCTION Joule dans les différentes lignes de distribution. Pour valider théoriquement cette approche. Ceci est dû au nombre très important de données techniques caractérisant les réseaux de distribution et qui sont généralement inconnues surtout pour les réseaux déjà construits. Le but de ce travail. Les actions portent essentiellement sur l’amélioration du facteur de puissance du réseau.3].Direction Distribution Cet article présente une nouvelle approche pour estimer les pertes techniques d’énergie dans le réseau de distribution électrique. l’application de ces méthodes présente des difficultés de mise en œuvre. à savoir électriques. Il regroupe un nombre très important d’équations à plusieurs variables. fonction de plusieurs paramètres (longueurs. Les bilans énergétiques montrent une différence considérable entre l'énergie facturée pour ses clients et celle injectée dans les réseaux de distribution. Pour les distributeurs d’énergie. De ce fait. il y a recours à des méthodes basées sur des mesures réelles. L’idée se base sur l’établissement d’une relation de proportionnalité entre les pertes de puissance et les chutes de tension. Les réseaux de distribution présentent une configuration arborescente et ramifiée. Pour simplifier.. Avec l’augmentation des prix du pétrole. Ces difficultés sont dues essentiellement aux moyens logistiques déployés en équipements de mesures ainsi que la résolution de certains problèmes techniques tel que celui de la synchronisation des équipements de mesures. Ces calculs. l’application des méthodes citées pour estimer les pertes d’énergie dans leurs réseaux de distribution n’est pas évidente. Gauss-Seidel et le Load Flow [2. Cette relation permet aussi de dégager les actions nécessaires pour réduire ces pertes de puissance. les compagnies de distribution de l’électricité se préoccupent de plus en plus de la réduction des pertes d’énergie dans leurs réseaux de distribution électrique. topologiques et économiques. etc.4]. nous nous limitons à l’étude d’un départ de distribution et à partir de ces deux modèles équivalents en monophasé (modèle simplifié et modèle généralisé).I2i) . elles sont calculées par la relation (∆P = ∑ri. Les pertes techniques dans les réseaux de distribution électrique sont dues aux puissances dissipées par effet Résumé : 1. appelée pertes techniques et de l'énergie non facturée aux clients pour défauts de non enregistrement. sont assez lourds. la reprise des tronçons de faibles sections ainsi que l’équilibrage des charges.

Il peut être mesuré au niveau de la source d’alimentation. 2. nous étudions l’influence de l’équilibrage du système des courants triphasés sur les pertes d’énergie.100 Ces déphasages sont trop faibles.91 3*70mm2+N Torsadé Alu 0.100 U0 (1) Cosθ (2) P0 ∆U : représente la différence entre les deux tensions aux niveaux de la source et de la charge.pertes de puissance : ∆P % = ∆P .100 U0 U0 ∆P% = ∆P .U (L) .I. Le déphasage θ ou angle d’impédance de la ligne.99 θ = arctg ( Xligne ) Rligne (4) ∆U% = ∆U .cosθ U0. Cosϕ≅Cosϕ’ (5) Tableau 1: Angles d’impédance de quelques conducteurs utilisés dans les réseaux STEG BT Les angles ϕ’ et ϕ représentent les déphasages courants tensions aux niveaux de la source et de la charge. Toutefois et pour simplifier les calculs. A la fin de ce travail. les pertes de puissance et les chutes de tension sont définies par : ∆U% = ∆U . Ce modèle peut être schématisé par un simple circuit électrique composé d’une source de tension alimentant une charge à travers une ligne électrique. il peut être approximé par le facteur de puissance de la charge 2.chutes de tension : Le coefficient κ est fonction des déphasages (θ. les grandeurs électriques peuvent être déterminées à partir du diagramme vectoriel représenté par la figure suivante U1 .∆U%. Le déphasage ϕ’ représente le facteur de puissance de toute l’installation (lignes de distribution et charge).ϕ’) engendrés par les impédances de la ligne d’alimentation et celle de la charge raccordée au bout de la ligne. Relation entre chutes de tensions et pertes de puissances Cette relation nous permet aussi d’étudier le problème de réduction des pertes d’énergie et dégager les actions nécessaires pour les réduire.1 Départ modélisé par une charge concentrée au bout de la ligne Le modèle le plus simplifié d’un départ de distribution de l’énergie électrique est une charge concentrée au bout de la ligne.2 Départ modélisé par des charges réparties le long du départ Le modèle le plus généralisé d’un départ de distribution est celui d’une série de charges raccordée à une ligne électrique. l’approximation (Cosθ≅1) peut être supposée pour simplifier les calculs. I(l) et U(l) représentent le courant et la tension en un point qui se trouve à une longueur l à partir de la source. nous pouvons vérifier que : Le tableau suivant regroupe les déphasages de certains conducteurs utilisés dans le réseau de distribution Basse tension de la STEG d’après le guide technique [1]. dépend uniquement des caractéristiques de la ligne.98 3*35 mm2+N Torsadé Alu 0. Si Rligne et Xligne représentent la résistance et la réactance équivalentes de la ligne d’alimentation. U0 et P0 représentent la tension et la puissance fournies au niveau de la source d’alimentation.2.I. elle peut être déduite par la différence entre la puissance fournie par la source et la puissance consommée par la charge. Avec κ = Cosϕ’ U0 : représente la tension au niveau de la source P0 : représente la puissance fournie par la source et calculée par la relation P0 = U0I0Cosϕ’ (7) 27 . ∆P : la puissance dissipée par effet Joule dans la ligne d’alimentation. et pour tenir compte de la distribution de l’énergie en triphasé. L’angle θ représente le déphasage entre le courant et la chute de tension provoquée par la ligne. figure -1. 3*120mm2+N NYY Cu 0. Les pertes de puissance peuvent être exprimées en fonction des chutes de tension par la relation suivante: ∆P % = ∆U.cosϕ’ Figure-1 : Modèle simplifié d’un départ de distribution et diagramme vectoriel des tensions et courants Pour ce modèle. Pour ce modèle. voir figure-2.100 = U0 . .100 P0 (6) Figure-2 : Modèle généralisé d’un départ de distribution Cosθ (3) = κ.

Sur un élément de longueur ∂l . le taux des pertes de puissance est estimé pour un régime de fonctionnement nominal de tirage des différents clients. sa fonction caractéristique sera une constante égale à un et donc un coefficient de proportionnalité aussi égale à un. en fonction de la variation des puissances soutirées par les clients raccordés. elle dépend des deux lois régissant les répartitions des proportions de courants J(l) et de tensions u(l) le long du départ. (J) désigne la fonction qui exprime les proportions de courant X en fonction des proportions de chute de tension. nous utilisons des méthodes simplifiées telle que celle développée dans le guide technique de la STEG [1]. Les proportions des courants sont fonction du plan de distribution des charges le long du départ. le problème de détermination des chutes de tensions ne se pose pas. En faisant le changement de la variable l par u(l) dans l’équation (9). Cette relation n’est autre que la relation (3) pondérée par un coefficient de proportionnalité qui est fonction de la répartition des proportions de courants et de chutes de tensions le long du départ. Si le départ comporte un seul nœud de charge. les pertes de puissances dans un départ de distribution ayant plusieurs nœuds de charges sont les mêmes qu’un départ parcouru tout son long par un courant constant β. nous pouvons développer une méthode pratique pour estimer ces pertes de puissance. la relation pertes de puissance et chutes de tension se réduit alors à la relation (03). on suppose qu’un départ de distribution ayant plusieurs nœuds de charges présente les mêmes chutes de tensions que si le départ présente une seule charge à son bout et avec un courant tiré de β. La fonction J caractérise le départ. Il est vérifié que les taux des pertes de puissances s’expriment en fonction de la chute de tension par : les variables u(l) = (10) (11) U0 . Le cas réel d’un départ de distribution. Pour simplifier les calculs. En effet. La chute de tension au bout du départ peut être exprimée approximativement par la relation suivante: Dans cette relation.la deuxième étape consiste à estimer le coefficient de proportionnalité. Cette grandeur est mesurable moyennant des enregistreurs ou analyseurs de réseaux comme c’est le cas dans (13) Figure-3: Fonction caractéristique d’un départ de distribution avec n nœuds de charges 28 . La méthode se compose essentiellement des deux étapes suivantes : . les pertes de puissance peuvent être exprimées en fonction des chutes de tension par la relation suivante : ∂U(l): la chute de tension enregistrée au niveau de l’élément de longueur ∂l .U(l) (9) (8) L’équation (10) constitue une relation généralisée entre le taux des pertes de puissance et le taux des chutes de tension dans un départ de distribution de l’énergie électrique.la première étape consiste à déterminer ou estimer la chute de tension au bout du départ. Généralement. θ(l) : le déphasage linéique entre le courant I(l) et la chute de tension ∂U(l). .I0.1 Détermination de la chute de tension au bout du départ de distribution électrique Le calcul des chutes de tensions est une étape essentielle pour dimensionner les conducteurs constituant un nouveau départ de distribution électrique à construire. Sa fonction caractéristique est en escalier (figure-3). Pour les chutes de tension. Dans ce travail et à partir des relations développées au paragraphe 2-2 nous pouvons définir une relation approximative de la chute de tension en fonction des grandeurs déployées. Le courant d’un tronçon délimité par deux nœuds consécutifs est constant. Estimation pratique des pertes de puissance dans un départ de distribution d’énergie Le taux des pertes de puissance dans un départ de distribution de l’énergie électrique est une grandeur variable dans le temps et ce. sa valeur est constante dans le temps. 3.U(L) représentent les proportions de chute de tension et de courant au point l. Pour les réseaux déjà construits. elles dépendent en plus des courants des impédances linéiques des conducteurs constituant le départ. il est supposé que ce déphasage désigné par θ est uniforme le long du départ. Autrement. Pour faire ces calculs généralement assez lourds. le coefficient bêta sera calculé par : (12) 3. A cet instant et à partir de la relation (10). est composé d’un nombre fini de n nœuds de charges.I0 et présentant une chute de tension ∆U. Les pertes de puissances le long du départ peuvent être calculées par la relation suivante: I(l) et J(l) = I0 U0 . si nous désignons par Z0 le module de l’impédance totale équivalente des différents tronçons constituant le départ.

les valeurs des courants et de tensions à chaque nœud ne sont pas toujours disponibles. soit un J(L)= 0.2. Le modèle est choisi en fonction de plusieurs paramètres. 3. L’estimation du coefficient de proportionnalité en utilisant la 2ème méthode se déduit à partir des enregistrements du rapport (chute tension /courant tête départ). le nombre des nœuds de charges est assez important.2 Estimation du coefficient de proportionnalité Le calcul du coefficient de proportionnalité d’un départ de distribution comportant plusieurs nœuds de charges. Les enregistrements du rapport (chute tension/courant) normalisé par la valeur de l’impédance équivalente du départ déduite. Le taux des chutes de tensions qui correspond à cet instant est de : ∆U%=2. Cas N°1 : Un départ aérien moyenne tension (30KV) triphasé composé de conducteurs en aluminium de section 3*148mm2+N et avec une longueur d’environ 5Km. la solution consiste à procéder à des estimations du coefficient de proportionnalité. Pour ce maximum.1]. Ce modèle peut être appliqué pour les départs moyenne tension ainsi que les départs basse tension aériens alimentant des zones rurales avec des nœuds dispersés. La relation (11) montre que le coefficient de proportionnalité représente l’aire de la surface délimitée par la fonction caractéristique ℑ du départ et l’axe des abscisses. Cette fonction est définie sur l’intervalle [0. la pointe de charge est enregistrée à l’instant t0 =21H00mn avec des courants mesurés à la tête et au bout de : 141A et 28. A l’instant t1 =13H30mn. la nature des réseaux (aériens ou souterrains) ainsi que la zone d’alimentation (rurale ou urbaine). représentent alors la variation du coefficient de proportionnalité dans le temps comme montré dans les figures 5 et 7. Dans ce cas. le coefficient de proportionnalité est estimé à : β = 0.[1+0.3 Cas pratiques d’estimation des pertes de puissance Considérons les deux cas pratiques pour lesquels nous avons procédé à des enregistrements des courants et tensions au niveau des têtes et bouts des départs. Le coefficient de proportionnalité peut être déduit par : J(L) représente le courant tiré au bout de la ligne. La valeur de l’impédance équivalente du départ peut être approximée par la valeur maximale du rapport (chute de tension /courant tête départ).2A. 2 Le taux des pertes de puissance est alors estimé à l’instant t0 par : ∆P% = κ. 1 β = 2 . Coefficient de proportionnalité Figure 4 : Enregistrements des chutes de tensions pour le cas pratique N°1 : départ moyenne tension B/ Estimation du cœfficient à partir des enregistrements Il est possible d’avoir recours à la relation (13) pour faire l’approximation du coefficient de proportionnalité. Ce départ comporte 77 noeuds sous forme de 58 postes de transformation HTA/BT et 19 dérivations.38%. Pour avoir des précisions nous proposons les deux méthodes suivantes : réseaux déjà construits et dont les caractéristiques techniques en longueurs ou impédances sont inconnues. le coefficient de proportionnalité est supposé égal à un.73. nécessite les valeurs des courants et des chutes de tensions à chaque nœud de charge comme c’est défini dans la relation (12).3%. Le coefficient de proportionnalité vérifie alors : J(L) ≤ β ≤ 1 (14) Cette relation permet l’encadrement de la valeur du coefficient de proportionnalité. à savoir : l’usage des charges raccordées. Le modèle le plus simple est une répartition uniforme des courants et des chutes de tension le long du départ.β. la fonction caractéristique sera linéaire.2] = 0.∆U% = 1. 3. L’estimation du coefficient de proportionnalité en utilisant la 1ère méthode donne : β = 1 . [1 + J(L)] (15) Pour ce départ. le coefficient de proportionnalité étant supposé égal à un.les exemples pratiques développés au paragraphe 3-3.6. L’application de cette méthode est efficace pour les Pour l’instant t0 =21H 00mn et à partir du graphique. elle est décroissante et à valeurs dans l’intervalle [J(L). Le taux des pertes de puissance estimé par cette 2ème Figure 5 : Evolution du cœfficient de proportionnalité dans le temps pour le cas pratique N°1 29 . En pratique. Les enregistrements des taux de chutes de tension pendant 24H sont représentés dans la figure suivante : CHUTE DE TENSION A/ Estimation du coefficient par modélisation de la fonction caractéristique Cette méthode se base sur la modélisation de la fonction caractéristique du départ en utilisant des modèles mathématiques prédéfinis pour les distributions des courants ou/et des chutes de tensions le long du départ. ce rapport est maximum. l’évolution du coefficient de proportionnalité en fonction du temps est représenté dans la figure-6.1]. Le coefficient des déphasages est considéré κ=1.

4. Pour simplifier ce problème d’optimisation assez complexe. Le calcul des taux des pertes de puissance en utilisant les deux méthodes utilisées dans le paragraphe précédent donne : -Méthode A (par modélisation) Pour l’instant t0.2 Le cœfficient de proportionnalité βopt équivalent pour cette solution optimale sera déterminé par : La relation (18) montre que la solution optimale correspond à un choix des impédances linéiques en fonction du courant de telle sorte à avoir une répartition uniforme des chutes de tensions sur toute la longueur du départ. la chute de tension mesurée est de : ∆U% = 7%.5.5* 7% = 3.∆U%= 1. Les nœuds de charges sont 25 abonnés et 5 dérivations.6 0. la solution optimale vérifie alors l’équation suivante : Les proportions optimales des chutes de tensions le long du départ vérifient l’équation suivante: ∂uopt(l) = Cte ∂l l L (16) Figure 6: Evolution du taux de la chute de tension pour un cas pratique de départ basse tension 1.4*7% = 2.8%.2 0 0 :0 11 : 12 00 0 :0 13 : 14 00 0 :0 15 0 :0 16 0 :0 17 0 :0 18 : 19 00 0 :0 20 : 21 00 0 :0 22 : 23 00 : 00 00 : 01 00 : 02 00 0 :0 03 : 04 00 0 :0 05 : 06 00 0 :0 07 0 :0 08 0 :0 09 0 :0 10 A l’instant t0 =21H 00mn. Il consiste à déterminer les impédances linéiques des conducteurs constituant le départ qui permettent d’avoir un minimum de taux de pertes de puissance et à des faibles coûts. Identification des tronçons de faibles sections pour réduire les pertes dans un départ de distribution Pour un départ de distribution donné. l’analyse de la répartition des chutes de tensions sur toute sa longueur nous permet de dégager les tronçons relativement sous dimensionnés par rapport aux autres. Soit ∆Umax% la limite tolérée en chute de tension au bout du départ. Sur le même graphique. Nous supposons que la solution optimale correspond à une répartition uniforme des différents taux de pertes de puissance relatifs à chaque élément de longueur ∂l.méthode est : ∆P% = κ.67%.8 0. Les noeuds de charges raccordés sont des postes de transformation privés à usage industriel. Actions de réductions des pertes de puissance dans un départ de distribution d’énergie Les pertes de puissance sont alors estimées à la valeur de : ∆P% = 0.40. L’optimisation des pertes de puissance dans ce départ est en effet un problème technico-économique. Le taux des pertes est estimé à : ∆P% = 0.[1 + 0] = 0. leurs consommations sont importantes pendant les heures de travail/jour. -Méthode B (enregistrements) Le rapport (chute de tension/courant) est maximum 5-1. La variation dans le temps du coefficient de proportionnalité est due à la variation du plan de répartition du courant le long du départ. nous avons représenté la répartition optimale de chutes de tension définie par la relation (17) et qui correspond pour un même taux de 30 . soit un coefficient β = 1 . D’autres nœuds sont des postes de transformation pour distribuer l’énergie à des abonnés basse tension. les enregistrements des chutes de tensions ainsi que l’évolution du coefficient de proportionnalité pendant 24H sont représentés dans les deux figures suivantes : pour l’instant t1=08H 30mn. le coefficient est estimé à β = 0. Cas N°2 : Un départ basse tension triphasé (400V) aérien composé de câbles torsadés en aluminium 3*70mm2 avec neutre et alimentant une zone d’habitation avec petits commerces. le courant mesuré au bout du départ est J(L)= 0. La longueur de ce départ est de l’ordre de 600 mètres. Dans ce cas la fonction caractéristique du départ présente la même allure que celle de la répartition des charges le long du départ. Optimisation des pertes de puissance dans un départ de distribution d’énergie Considérons un départ de distribution caractérisé par une répartition de charge J(l) prédéfinie en fonction des utilisateurs. Ces taux relatifs de pertes de puissance peuvent être estimés par la relation (03).4 0.5%. La figure suivante. A l’instant t0 =21H 00mn. leurs consommations sont à caractère domestique. (voir figure 7). En appliquant la même démarche que celle du cas N°1. (18) uopt(l) = (17) 1 0.β. nous écartons les contraintes topologiques et économiques. présente un exemple de répartition des proportions de chutes de tension le long d’un départ comportant n noeud de charges. 2 Figure 7 : Evolution du cœfficient de proportionnalité pour le cas pratique N°2 5. Avec des déphasages (ligne/charges) constants sur tout le départ.

nous désignons par : .pour les tronçons du départ dont les pentes de variation de chute de tension sont inférieures à celles de l’optimum. Il faut noter que l’amélioration du facteur de puissance de la charge permet aussi de réduire les chutes de tensions dans la ligne d’alimentation comme c’est montré dans [1]. les caractéristiques des lignes de distribution sont choisies ceux du tableau-1. leurs pertes relatives sont faibles par rapport aux autres.∆Péq % : le taux des pertes de puissance dans le départ de distribution si la charge alimentée est équilibrée. dans le cas d’une charge purement résistive. dans le cas d’une charge purement inductive.chute de tension au bout du départ L’analyse de ce graphique nous permet de dégager les constatations suivantes : . à savoir leurs reprises par des câbles de section supérieure. Figure-9 : Exemple de répartition de la chute pour un départ de distribution . Généralement. ∆Pdés% ∆Péq% Figure 8 : Evolution du coefficient κ Figure 10 : Evolution du rapport pertes en déséquilibre sur pertes en équilibre 31 . Réduction des pertes par l’amélioration du facteur de puissance du réseau La relation chute de tensions et pertes de puissances montre que la réduction du coefficient de déphasage se traduit par une réduction des pertes de puissance. exemple. nous représentons le rapport 6.pour les tronçons du départ dont les pentes de variations de chute de tension sont supérieures à celles de l’optimum. Pratiquement. les sections sont relativement sous dimensionnées par rapport à la section optimale. à des valeurs infinies. Equilibrage des courants dans un départ pour la réduction des pertes en fonction du courant de déséquilibre. les deux autres phases sont choisies de même amplitude.∆Pdés %: le taux des pertes de puissance dans le départ de distribution si la charge alimentée est déséquilibrée. exemple le tronçon (l1. Ces améliorations sont applicables aussi bien pour les réseaux de distribution basse tension que les réseaux de distribution moyenne tension. Ils peuvent êtres maintenus. Des actions d’améliorations doivent être entreprises pour réduire les pertes de puissance. le tronçon (ln-1. Pour les réseaux basse tension. ils sont relativement surdimensionnés par rapport à la section optimale. En effet. Soit une amélioration simultanée des pertes de puissance et chutes de tension. Répartition des proportions de chutes de tension -. l’amélioration du facteur de puissance des charges peut se faire au niveau des postes de transformations et ce par l’installation de batteries de condensateurs. Le courant de déséquilibre appelé aussi courant homopolaire est dû essentiellement à des clients raccordés en monophasé ou à des installations triphasées non équilibrées chez les clients alimentés..Répartition optimale des chutes de tension L’amélioration du facteur de puissance de la charge se traduit par une réduction du taux de pertes de puissances dans les lignes de distribution. . les trois courants électriques distribués ne forment pas un système équilibré. les actions d’amélioration du facteur de puissance peuvent être limitées aux clients gros consommateurs.. La figure suivante représente l’évolution de ce coefficient en fonction du facteur de puissance de la charge. 5-2.. Pour la même puissance P distribuée à travers ce départ.l2). l’énergie électrique est distribuée en triphasé. les taux de pertes de puissances varient d’une valeur minimale égale aux taux de chutes de tension. Le courant de déséquilibre choisi est le résultat d’un déséquilibre en amplitude d’une seule phase.. ln). pour les réseaux de distribution moyenne tension. . Dans la figure suivante.

Les départs déséquilibrés peuvent être identifiés durant les campagnes systématiques de mesures de charges des départs. 1997. [4] Masoud Honarvar &al “Determining and optimizing Power Loss Reduction in Distribution Feeders due to Distributed Generation “ 2006 IEEE. Les actions d’équilibrage d’un départ de distribution se résument essentiellement au balancement des charges depuis la phase chargée vers la phase le moins chargée. Ceci est le cas d’une puissance totale transitée par une seule phase au lieu d’être répartie uniformément sur les trois phases. Mogilenko Open Join Stock Company “Application of artificial intelligence methods for definition of electric power losses” Novosibirsk. Conclusions [2] Hugh Rudnick.A. [3] A. les pertes de puissances dans un système déséquilibré peuvent atteindre six fois les pertes dans le cas d’un système équilibré. La relation développée entre les pertes de puissance et chutes de tension permet de formuler d’une manière simple est explicite le problème d’optimisation des pertes de puissance et de dégager les actions nécessaires pour réduire ces dites pertes de puissance dans le réseau de distribution électrique.V. Revista Facultad de Ingenieria. En effet. Ce travail montre que ces résultats de mesures ou de calculs des chutes de tensions peuvent être exploités pour apprécier les pertes d’énergie. U. (Chile). Les pertes de puissance en cas de déséquilibre représentent la somme des pertes de puissance dans les trois conducteurs des phases et les pertes de puissance dans le conducteur du neutre. Russia.Pour ce cas de simulation. vol. Raúl Sanhueza “Reconfiguration of electric distribution systems”. Références 7. à savoir une tolérances de +10%. Les compagnies de distribution d’électricité veillent à fournir l’énergie électrique tout en respectant des exigences normatives essentiellement en tension. 4. le départ de distribution est modélisé par quatre conducteurs de mêmes sections pour les trois phases et le neutre. Les actions d’équilibrage des réseaux de distribution permettent donc de réduire énormément les pertes de puissance. Nous pouvons vérifier que ∆Péq% ≤ ∆Pdéq%. 32 . Harnisch.T. [1] Guide technique de distribution électricité STEG. 8. Ceci est assuré par les calculs des chutes de tension lors de la conception des nouveaux ouvrages ainsi que les campagnes systématiques de mesures pour les réseaux existants.

Ces commandes sont générées suivant un programme complet de télécommande centralisée fixé par l’opérateur STEG. sous forme d’impulsions de tension à fréquence audible (également appelée musicale) superposée à la tension à fréquence industrielle de 50Hz. Les signaux peuvent être reçus en un endroit quelconque du réseau concerné par des récepteurs de télécommande centralisée qui exécutent les ordres pour lesquels ils sont programmés.commuter les compteurs entre les tarifs (pointe. de transport et de distribution .66hz…) superposé au 50hz du réseau électrique pour commander des relais chez les clients. O une meilleure fiabilité du réseau . Ce dispositif a pour but de : . chauffe-eau électriques….effacer certaines charges en pointe : pompage agricole. O la sécurité du système de communication. un niveau de tension 11kV ou 33kV et un taux d’injection minimum de 1. jour et creux). En Tunisie. La télécommande centralisée est une technique basée sur la transmission d’un signal à une fréquence audible (175hz. la TLC a les avantages suivants : O l’optimisation des réseaux de production. .La télécommande centralisée : outil d’optimisation de la demande électrique Direction Production Transport Electricité Adel JAIDANE Chef de Service Makram SASSI Ingénieur Etant donné que l’électricité est une énergie non stockable. 216.Présentation générale de la TLC : 33 . .Définition II. Résumé : I . .8%. Outre cette fonction. O le déplacement de certaines demandes . O une meilleure planification de la charge . l’objectif est de répondre à tout instant à l’équilibre: production = consommation + pertes. La télécommande centralisée (TLC) est l’un des outils utilisés pour garantir cet équilibre par le lissage de la courbe de charge en réduisant les écarts entre les pointes et les creux de la demande. La télécommande centralisée est un système de communication utilisant les réseaux de distribution de l’électricité pour la transmission des ordres de commande vers les abonnés MT et BT. l’injection sur le réseau de distribution est choisie en mode parallèle à une fréquence de commande de 216 2/3Hz.enclencher et déclencher l’éclairage public. Des signaux sont injectés à partir d’un point central du réseau.et d’une façon générale réaliser d’autres fonctions du public ou du privé. à des horaires bien définis. Le but des exploitants est d’éviter aux installations de production et aux réseaux les fortes variations de charge qui génèrent des coûts de production élevés.

Description générale d’une station d’émission 1.III.Synoptique général de la station 34 .

O La figure ci-dessus donne une vue d’ensemble du principe d’une installation d’émission de télécommande centralisée munie d’un convertisseur de fréquence triphasé qui est contrôlé et géré par la baie de commande. effacement des défauts). de façon à former 25 ordres EN/HORS. O Lors d’une émission.66Hz. 3. O la gestion de l'heure et de la date. 35 . L’alimentation de l’émetteur est prise du côté réseau basse tension triphasée 50Hz via un sectionneur à fusible.Baie de commande 2. la trame de ce code est constituée d'une impulsion de démarrage suivie de 50 impulsions de commande (voir figure ci-dessous). O la gestion des défauts internes et externes. O la gestion des entrées extérieures (demande d’une répétition d’émission. O la programmation dans le temps. Ces tâches sont: O la mémorisation des télégrammes avec leurs conditions de déclenchement. La baie de commande génère un code appelé symagyr50. O L’émetteur est complètement protégé par le circuit shunt du réseau au moment des émissions. O le pilotage du générateur et des contacteurs. la baie de commande autorise l’enclenchement de l’émetteur pour convertir le signal 50Hz qui lui parvient en un signal de 216. O la programmation des codes. O la programmation des émissions. durée) est contrôlée par la baie de commande par la mesure des signaux de retour pris sur les deux TPs barres (IRR). Les 50 pas d’impulsions sont groupés en paires.Fonctionnement Synoptique général d’une baie de commande La baie de commande contient un programme géré par un moniteur en temps réel qui fait une scrutation périodique afin de sélectionner la tâche qui doit être exécutée en tenant compte de sa priorité et de sa périodicité . O le contrôle des émissions.description des éléments d’une installation TLC a. Ce signal de sortie se superpose à la tension 50Hz du réseau MT via des circuits d’injection après filtrage de l’onde fondamentale par des circuits d’adaptation. O La qualité des signaux émis (amplitude. O la visualisation et le rapport.

afin de fournir un courant alternatif non sinusoïdal perturbé par des signaux déformés (les harmoniques du courant). étant l’association de deux charges non linéaires.Circuit d’adaptation Ce système de conversion de fréquence (comme schématisé ci-dessus) est une association en série de deux convertisseurs d’énergie : 36 . O sur l’émetteur (surcharge et surchauffe). avec un accord à la fréquence d’émission.Circuit d’injection O sur la tension de sortie (distorsion et dégradation de la qualité du signal). Le montage de ce circuit est constitué essentiellement d’un transformateur d’injection et d’une inductance montée en série avec une capacité formant ensemble un circuit résonnant série pour la fréquence 50Hz. le générateur de fréquence. Un filtre LC sert à atténuer les ondulations de tension et au lissage du courant redressé. absorbe un courant à critère non sinusoïdal du réseau. Ces harmoniques génèrent des effets néfastes : Donc le besoin de neutraliser ces harmoniques a nécessité l’ajout à l’émetteur d’un montage appelé circuit d’adaptation. En fait. constitué d’une inductance en parallèle avec une capacité dont le rôle est le filtrage de la fondamentale du signal de courant 216 2/3Hz débité par le générateur. La structure fondamentale de l’injection parallèle est représentée par la figure suivante : Possédant une impédance totale : d. c.b.Générateur de fréquence : O le premier assure une conversion continue des signaux alternatifs 50Hz absorbés du secteur O le second reforme les signaux continus en signaux alternatifs de 216 2/3 Hz qui seront injectés sur le réseau électrique .

IV.les signaux 50Hz ne peuvent pas revenir sur l’émetteur.les signaux 216.Comportement de la TLC vis à vis des phénomènes du réseau Modélisation du réseau et de la TLC Avec : La tension d’émission est donnée par la formule suivante: Représentation vectorielle du taux injecté : Zaval : impédance de charge. If : courant de fuite. R : résistance interne de la bobine. ZCCL: impédance de court circuit de ligne. I1 : courant débité par le générateur de fréquence. Ii : courant injecté sur le réseau MT. O une adaptation du taux d’injection. Egalement le transformateur d’injection TR assure : O une isolation de potentiel pour tenir l’émetteur à l’abri des répercussions du réseau. Zamont = ZTR + ZCCL I1 = Ii + If 37 .66Hz montent vers les jeux de barres de distribution avec un minimum de perte. ZTR : impédance de fuite du transfo HT-MT.Cette impédance est très grande par rapport à la fréquence de résonance (f0= 50Hz) et faible pour la fréquence d’émission donc : . .

K l’installation d’un bouchon sur un gradin de condensateurs en aval des disjoncteurs pour neutraliser l’effet amplificateur de la batterie de condensateurs. 3.1.66Hz : Lorsque la charge tend à être capacitive. K le codage des relais avec des présélections (adressage des émissions). K la diminution du niveau d’injection aux postes perturbateurs. vieillissement et parfois claquage des condensateurs d’injection. compte tenu des contraintes actuelles. Ce problème est dû à la remontée du niveau de TLC vers le réseau HT favorisé par : K le débouclage des réseaux HT (augmentation de l’impédance d’amont). Les solutions possibles sont : K la synchronisation des émissions par GPS ou le décalage de certaines émissions le cas échéant. à l’hystérésis et aux courants de Foucault sont enregistrées au niveau des transformateurs d’injection. Des pertes supplémentaires dues à l’effet de peau. C’est la superposition de deux ou plusieurs émissions au niveau d’un récepteur de télécommande centralisée. fours à arc et à induction.Influence de la nature de la charge aval K Charge selfique : Lorsque la charge tend à être selfique. K la diminution de l’impédance aval due à l’augmentation de la puissance MT appelée.Chevauchement des émissions 2. Dans les secteurs industriels et domestiques. éclairage (lampes à décharge et à basse consommation). K l’installation d’un filtre en amont du point d’injection.Les harmoniques Conclusion 38 . l’impédance résultante augmente et par suite la tension aussi . il faut donc ajuster le taux à la hausse. Les effets sus-indiqués sont fortement réduits par l’installation de bobines anti-harmoniques. onduleurs. mais elle est nécessaire pour une bonne gestion de la charge du réseau. K la modification du rapport des impédances amont-aval. variateur de vitesse. K la mise en place de batteries condensateurs sur le réseau MT.66Hz = Zrésultante x I216. K la déconnexion des batteries de condensateurs pendant les émissions. La Télécommande Centralisée est une technique assez complexe. on constate une multitude de charges : alimentation à découpage.66Hz = Zrésultante x I216.66Hz augmente . à savoir l’augmentation des coûts de la production de l’énergie électrique tant sur le point combustibles que sur celui des fournitures en équipements. l’impédance résultante augmente et par suite la tension U216. hacheurs… qui entraînent une source d’harmoniques dont les effets peuvent être : K des effets instantanés : perturbations sur les récepteurs de télécommande centralisée pour des tensions harmoniques de fréquence voisines de celle utilisée par le système ou générations des effets acoustiques et des bruits sur les transformateurs et les bobines d’injection . K des effets à terme : échauffement. il faut donc ajuster le taux à la baisse Charge capacitive K U216.

Les isolateurs des lignes électriques aériennes : historique et retour d’expériences Raouf ZNAIDI Chef de Département principal Direction de la Production du Transport de l’Electricité Les lignes électriques aériennes constituent et demeurent. ces dix dernières années. a largement démontré de par le monde. . généralement. Les Expériences en service et le retour d’information ont mis en évidences leurs bonnes propriétés diélectriques et mécaniques. de la nouvelle génération des isolateurs conçus avec des Polymères et la mise sur le marché de divers types d’isolateurs "Non Céramiques" ou "Composites".. INTRODUCTION plus de 70% des incidents sur le réseau de transport et de distribution de l'énergie électrique.. Depuis plus d’un Siècle déjà.. sans oublier qu'ils sont à l'origine de 1. parfois très couteux à la STEG et à la collectivité. ne représentent qu'une faible proportion (estimée à moins de 10%) du coût kilométrique d'une ligne électrique aérienne. à savoir les isolateurs en porcelaine et les isolateurs en verre. dans certains milieux où le degré de sévérité de la pollution est élevé. de la situation actuelle. en terrains accidentés et difficiles d’accès. par Les Isolateurs "Céramiques" ( Verres et Porcelaine). ces Isolateurs Traditionnels ne peuvent assurer convenablement leurs fonctions d’Isolation Externe sans un programme intense de maintenance et de lavage. Ces éléments de chaînes d'isolateurs considérés. à ce jour. présente l’historique et les avantages ciblés de ces deux techniques avec une référence particulière aux retours d’expériences et d’information. l’Isolation de ces lignes est assurée. 39 . qui viennent compléter et parfois se substituer aux isolants traditionnels. L'introduction de la nouvelle notion appelée " Life Cycle Cost" (coût du cycle de vie) et son application récente. des connaissances acquises à ce jour et du retour d'expériences et d'information de ces deux techniques sont présentés dans ce document. à juste titre. de compositions diverses. par des experts internationaux.la technique NON CERAMIQUE: nouvelle technique utilisant les isolateurs en composites Un aperçu de l'historique. Résumé : La fiabilité des Réseaux de Transport et de Distribution de l'énergie électrique passe par une chaîne d'Isolateurs qui assure la fonction Isolement. regroupant l'emploi des deux variantes les plus répandues dans le monde. que ces isolateurs peuvent représenter jusqu'à 60% du coût total de la maintenance du réseau électrique. l’un des moyens le plus utilisé et le plus économique pour Transporter & Distribuer l’énergie électrique. Deux techniques d'Isolement Externe sont utilisées dans le monde : . D’où le développement intense.la technique CERAMIQUE : très ancienne. Cependant. Cet article. comme le maillon faible de toute cette structure. en montagnes et en forêt..

des interrogations sur leur durée de vie.. aussi bien en phase d'installation que d'exploitation . CEI 575. ce sont les lignes en courant alternatif qui voient le jour…isolées par les deux variantes concurrentes : la PORCELAINE et le VERRE RECUIT. du dépôt de la pollution et de l’humidité… 2. Ces matériaux ont d’abord envahi les installations électriques du type intérieur (postes de distributions. Références normatives 3. particulièrement sur les lignes aériennes en haute tension.2. ce qui confère à l’isolateur composite une très bonne tenue mécanique) protégé par un revêtement en polymère associé à des charges et des ingrédients inorganiques. Cette nouvelle génération d’isolateurs présente des qualités propres au matériau lui-même : légèreté. 2. dont le régime de croisière n’est pas encore atteint (leur marché représente 30% environ du marché mondial des isolateurs en 2008). Aujourd’hui.. ce phénomène s’accélère sous l’effet combiné des courants de fuite. LES ISOLATEURS CERAMIQUES CONVENTIONNELS (porcelaine et verre) 2. il y a un consensus mondial qui place les deux techniques VERRE et PORCELAINE au même niveau des performances électriques et mécaniques. l’essor de ces isolateurs composites. K 1940 : la technique de la trempe du verre électrotechnique apparaît…et reprend progressivement 30 à 40% du marché mondial des isolateurs. c’est ce qui justifie la recherche d’un produit de substitution. propriétés mécaniques et diélectriques exceptionnelles. de la maintenance des lignes et du lavage des isolateurs nervurés. CEI 60-1 . postes blindés…) et commencent à gagner du terrain sur des applications usuellement réservées aux isolateurs traditionnels en verre et porcelaine. Situation actuelle * des recherches ont été entreprises dans le monde depuis plusieurs décades pour améliorer la tenue sous pollution de ces isolateurs traditionnels et pour concevoir des isolateurs en verre à profil ouvert.1. Aujourd’hui. Les isolateurs conventionnels en porcelaine et en verre accaparent. ces isolateurs donnent satisfaction à leurs utilisateurs potentiels. K 2008 : ces deux variantes représentent aujourd’hui entre 60 et 70% du marché mondial des Isolateurs du type extérieur. isolées par des isolateurs en porcelaine non vitrifiée suivie. à ce jour. bonne tenue sous pollution. Définition 40 . éloignées et difficiles d’accès. La première extrapolation possible et évidente de ce fait est.3. il y a un constat. Les premières publications et les normes internationales qui traitent des isolateurs en verre et en porcelaine sont les suivantes : CEI 383.4. LES ISOLATEURS NON-CERAMIQUES (dits composites ou synthétiques) 3. et pour une autre part certainement. sont encore à l’ordre du jour… En réalité. une petite dominance de la variante porcelaine :capot / tige et long fût. Notons que ces publications évoluent avec le temps et sont l’objet de révisions régulières par des groupes ad hoc CEI /Cigré (ajout de l'indicatif 60 ou 61 aux anciens N° des publications). CEI 507. en dépit de leur normalisation depuis 1992. aujourd’hui encore. se heurte à des obstacles qui tiennent pour une grande part au conservatisme des décideurs. Leurs points faibles communs sont essentiellement la fragilité et le poids (particulièrement pour les lignes en HT). 3. : Situation actuelle A ce jour. le marché mondial des isolateurs depuis plus d’un siècle. souplesse à la conception. Historique K 1882 : Construction des premières lignes électriques aériennes de distribution. Cependant. K 1885 : 3 ans plus tard. sans nul doute que. d’une façon générale et à ce jour. CEI 120. le poids intervient en faveur du verre et la robustesse mécanique en faveur de la porcelaine. 2. Retour d’expériences et d’information Les isolateurs en matériaux composites possèdent les caractéristiques requises pour remplir la fonction ISOLATION en électrotechnique. à l’exemple de la CEI 60507 et 60 815 qui traitent respectivement des essais sous pollution et du choix des isolateurs sous pollution.2 . cependant. un an plus tard. en terrains accidentés ou dans les régions montagneuses. CEI 437. sont souvent cités comme des contraintes majeures. vient ensuite le coût des inspections. etc. qui a tendance à changer plusieurs idées reçues : * l’état de surface du verre et de la porcelaine change avec le temps (pour ne pas dire vieillissent aussi) : des microfissures et des cheminements superficiels sont les cas les plus observés en milieu agressif et pollué .2. à l’insuffisance de l’information et cela. leur sensibilité aux UV et la dégradation biologique du matériau. dotés de bagues et/ou de rondelles sacrificielles. CEI 815. validé par plusieurs experts internationaux indépendants. avec cependant. par l’emploi d’isolateurs en verre RECUIT (verre ordinaire à bouteille). sur les réseaux HT et THT.1. particulièrement ceux implantés en milieu très pollué. K 1893 : apparition de la variante porcelaine émaillée qui conquiert les niveaux de tension élevés > à 60 KV et dont l’emploi reste dominant durant un demi-siècle. il y a un constat validé de la stagnation des techniques traditionnelles et une orientation nouvelle des experts et des utilisateurs vers la recherche de nouvelles alternatives ou mieux encore de solutions techniques complémentaires ou de substitutions à la technique conventionnelle en céramique (verre et porcelaine). en courant continu. par exemple. l’emploi de cette 1ère génération d’isolateurs pose certains problèmes et engendre des contraintes d’exploitation aux utilisateurs : la pollution en premier lieu et le poids ensuite. Cependant. Les Isolateurs composites sont formés d’un noyau isolant (généralement en fibre de verre renforcée par des résines organiques. comme c’est le cas pour tout nouveau produit.

les pays scandinaves. analysent et évaluent les performances des isolateurs composites dans le monde. à cette date. couvrent pour une large part les isolateurs composites destinés aux lignes aériennes. la pollution.La charge mécanique est transmise au noyau par des armatures métalliques de fixation. l’Afrique du sud. Ce livre a été écrit en 1991. Propylène. Critères de choix des isolateurs composites.6. au feu (cas du tri hydrate d'alumine. 3. les plus importants travaux de recherche réalisés à ce jour (dont ceux de la STEG) sur le comportement des isolateurs sous pollution. Référence normative 3. les premières applications de cette nouvelle génération d’isolateurs apparaissent dans plusieurs pays répartis sur tous les continents : les USA. 61462. Monomère (EPDM ou simplement EPM. Plusieurs cas de ruptures fragiles (casse transversale du jonc) ont été observés sur cette première génération d’isolateurs. les produits émergeants les plus utilisés : le Silicone sous ses deux formes (Si rubber RTV ou HTV). généralement en fonte malléable ou en aluminium.. Polyéthylène …etc. notamment les essais sous pollution ainsi que le mécanisme de la rupture fragile du jonc.7% du nombre 41 . * aspect …. l’Amérique latine…).1. les techniques d'assemblage.).. les techniques de moulage. K 1970 : pour des raisons diverses et parfois spécifiques. le Canada. 3. Cependant. Les procédés de fabrication. Il existe une infinité de variétés combinées de polymères. Diène. par le Pr. nous pouvons citer : 3. Gorur de l’Arizona State University (Pr Gorur est aussi consultant de plusieurs compagnies d’électricité et de la revue INMR) en collaboration avec d’autres éminents spécialistes américains : MM. lors de leur conception (qui est d'ailleurs une technique propre à chaque fabricant). Ethylène. 62217 et 62231. Nous citons. K 1960 : premières applications de différents types d’isolateurs en polymère sur le réseau aérien aux USA. les techniques de fixation des armatures sur le jonc et les différents matériaux qui composent l’isolateur. lui a réservé un rapport détaillé dans les deux langues (Français & Anglais). Retour d'information et synthèse des principaux résultats de la première génération d'isolateurs composites 3.4. Ce document a été préparé par le comité d’études 22 (lignes aériennes) du Cigré en collaboration avec deux organismes bien connus : l’Association canadienne d’Electricité (CEA) et l’Electrical Power Research Institute (EPRI. selon la technique.1. Différents types de polymères utilisés 3. à des charges additionnelles très variées (c'est la raison pour laquelle il y a une infinité de types de revêtements d'isolateurs composites parfois issus de la même famille tel que le silicone par ex) et propres à améliorer leur tenue aux cheminements. par ordre décroissant.6. tels que la CEI 61109. La revue Electra (N°238 de juin 2008) du Cigré. dans la revue Electra du Cigré*(Conseil International des Grands Réseaux Electriques). K 2008: cette génération d’isolateurs représente aujourd’hui plus de 30% du marché mondial. Les principaux critères de choix qui ont orienté les compagnies à utiliser ces isolateurs sont les suivants (par ordre décroissant d’importance) : * tenue sous pollution. 61952. travaille sur cette question importante. à l'érosion. Le polymère (50 à 60 % environ du poids de l'enveloppe) et les charges (30 à 50% du poids du polymère). soit des jupes à enfiler soit une enveloppe d’une seule pièce dont la fonction est de protéger le jonc contre les moisissures. Ce véritable guide technique permet aux gestionnaires techniques des réseaux de transport et de distribution électriques de suivre une procédure rationnelle pour le choix et le dimentionnement des isolateurs sous pollution. Ethylène. plusieurs lacunes déjà évoquées.2. l’Australie. Tous ces polymères sont associés. Notons que 59 compagnies d’électricité dans le monde (utilisant au total. * produit léger. la pénétration d’eau.3. Cherney. les UV… . Historique Parmi les meilleurs documents techniques de références qui traitent. sont restées sous silence. Retour d’expériences et d’information a/ «L’expérience en service des isolateurs composites HT dans le monde» C’est un document publié en 1990.6. Nombre d’ isolateurs défaillants :Le nombre total d’ isolateurs défaillants représente 0. Téflon. Propylène (EPR).6. Le vandalisme est la raison évidente de ce choix (le port d’armes étant toléré dans plusieurs états). * faible coût. 3. * peu sensible au vandalisme. Vénil Acétate (EVA).1.) Ethyle. sont ensuite injectés dans des moules de différentes formes pour concevoir. changent d’un fabricant à un autre.USA) .1. Il présente d’une manière critique. Epoxy. b/ « High voltage outdoor insulator technology ». Karrady… c/ «Polluted insulators : A review of current knowledge»: Ce document technique a été publié en septembre 2000 par le Cigré. d/ “Outdoor Insulation In Polluted Conditions: Guidelines for selection & Dimensioning”. Cette Brochure technique vient d’être éditée et publiée en marge de la session générale du Cigre 2008. Les normes et publications actualisées ou récemment réactualisées par des groupes mixtes ad hoc Cigré CEI. Un nouveau groupe de travail mixte Cigré-CEI. silice en poudre. 136000 chaînes d’isolateurs composites toutes tensions confondues) ont participé à l’élaboration de ce document.5.

dominés par une pollution marine et désertique combinée (notons que ce constat établi par la STEG a été validé par tous les membres du comité d’études 33 du Cigré). * interface jonc /armatures métalliques… Notons que ce retour d’expériences et d'information touche la première génération d’isolateurs composites (utilisée avant 1990).1. Désormais. Cependant. le choix des charges ainsi que les techniques de l’assemblage : jonc/extrémités et interfaces enveloppe/extrémités métalliques. suivis par l’EPDM. Remarque : L’étude australienne a cependant évoqué un problème insolite. Israël… ) confirment la fiabilité de cette nouvelle génération d’isolateurs composites. suivie par une minorité de sociétés telle que la STEG.6. ils sont moins conseillés en ancrage à cause de leurs diamètres (allongement et risque de balancement de la bretelle). Le phénomène connu sous le terme «encapsulation phenomenon ». USA et Hydro-Ontario. ont porté sur la nouvelle génération d’isolateurs composites pour les réseaux aériens en HT. à utiliser cette technique de sur isolement non justifiée. leur emploi en ancrage doit être limité au maximum (Edf les a interdits en position d’ancrage).2. Compte tenu du constat que ces publications et ces normes ne considèrent pas d’une manière satisfaisante les conditions environnementales des pays d’Afrique du Nord et similaires. possèdent des propriétés hydrophobes supérieures à celles de toutes les autres familles de polymères). D’ailleurs.1. Plusieurs travaux réalisés ces dernières années. Les risques d’explosion et la sécurité des opérateurs sont à l’origine de cet emploi progressif du composite en lieu et place de la porcelaine.1. le choix des matériaux. Afrique du Sud (un utilisateur potentiel d’isolateurs composites). Australie. Entergy services. 4. Venezuela.1. présentés et commentés dans le cadre des réunions périodiques du Cigré. Philippines.2. en particulier ESKOM. ne se justifie plus ni techniquement ni économiquement. particulièrement.6. Aujourd’hui. celui des perroquets australiens qui grignotent certains polymères… 3. de 20 à 30% plus chers que les autres produits concurrents potentiels tels que l’EPDM. aussi hydrophobe que le polymère lui-même. Le profil aérodynamique des isolateurs est la solution clé pour les zones polluées et désertiques. Les résultats des derniers travaux récemment présentés au Cigré en 2002 par plusieurs sociétés de transport et de distribution d’électricité (Afrique du sud. 4. Les principaux résultats démontrent que les nouvelles technologies développées (spécialement basées sur le choix des matériaux. (la pollution adhère au revêtement de l’isolateur et devient. Canada. du diamètre. La nature des défaillances est donnée par ordre décroissant : * dégradation de l’enveloppe. La quasi-totalité des résultats des travaux sur la pollution des isolateurs confirment l’excellente propriété d’auto nettoyage (self-cleaning) des isolateurs aérodynamiques (dits plats). La chaîne d’isolateurs en position horizontale est naturellement sur isolée : elle retient moins de 20% de pollution par rapport à la même chaîne posée en suspension. Espagne. des charges. Le renforcement des chaînes d’ancrages traditionnelles par un élément de chaîne supplémentaire sur les réseaux aériens. de l’espacement et de l’inclinaison des jupes ) et utilisées ces dernières années par plusieurs compagnies d’électricité dans le monde. par une réaction chimique avec les charges qui émigrent à la surface du polymère. corroborent ceux présentés par plusieurs homologues. L’usage des isolateurs en verre dits abusivement «antipollution » doivent être limités aux chaînes en suspension si nécessaire .1. Notons que la principale caractéristique des isolateurs en silicone est le zéro maintenance (pas de lavage). et eu égard aux connaissances actuelles acquises.total des isolateurs installés. particulièrement les isolateurs composites dont le revêtement est en silicone (ces matériaux. le profil géométrique des isolateurs prime sur plusieurs autres critères de sélection (tel que la longueur de la ligne de fuite spécifique par exemple…). les techniques de fabrication se sont très sensiblement améliorées.) est à l’origine de cet avantage. Les isolateurs céramiques (verre et porcelaine) 4. plusieurs fabricants de parafoudres et de traversées conventionnelles. Le profil de ces isolateurs est très vulnérable en position horizontale. nous proposons les recommandations suivantes : 4. Red Electrica.1. les sectionneurs fusibles et les parafoudres se réfèrent aux normes et aux publications de la Commission Electrotechnique Internationale (C. particulièrement les isolateurs. garantissent désormais une très bonne tenue mécanique et diélectrique. enveloppes et traversées … : Les matériaux composites ont totalement envahi des domaines d’utilisation naguère réservés exclusivement à la porcelaine. de la forme géométrique. Canada.2. continuent à ce jour. particulièrement ceux dont le revêtement est en silicone. Ces isolateurs retiennent 50 à 80% de plus de pollution (jusqu’au seuil de court circuit de leurs lignes de fuite) que les isolateurs de type standard.3. 42 . Retour d'expériences et synthèse des résultats de la nouvelle génération d’isolateurs composites limiter les décharges partielles très fréquentes sur les parafoudres en porcelaine (présence de bulles d’air…) Les résultats des expériences de la STEG.I). Seule Edf. Il est à noter que nos cahiers des charges ainsi que nos essais de réception de matériels. Cette technique (injection du polymère sur les blocs de résistances OM en série) permet en outre de 3. le choix du matériau. Hongrie. PERSPECTIVES ET RECOMMANDATIONS 4. * interface jonc/enveloppe.E. du retour d’information et d’expériences dans ce domaine de grande actualité. ont abandonné la technique porcelaine au profit du composite. Les isolateurs en verre dits «antipollution » sont les plus pollués en position d’ancrage. Elargissement de l’emploi du composite aux parafoudres.

Ces études ont démontré. Le renforcement de la couche de galvanisation (au-delà de 100 µ) n’est plus justifié techniquement (risque de fissuration. 4.2. d’autant plus que le coût des isolateurs 4. Spécification de la norme d’assemblage. respectivement du coté des interfaces capot verre et ciment tige. De même pour le choix du profil : les isolateurs à jupes alternées se comportent mieux en milieu pollué (amélioration des propriétés d’auto nettoyage de l’isolateur). 4.4.2. pour s’ouvrir sur cette «relativement» nouvelle technologie très conseillée pour les zones à forte pollution.2. composites en silicone tend vers la baisse pour être au même niveau des prix en MT et moins cher que le verre en HT. en outre. Les lignes électriques aériennes compactes. se doivent de réviser leurs spécifications techniques relatives aux isolateurs.5.2. Une nouvelle technologie qui se développe grâce aux isolateurs composites. 4.4. du temps de montage et de la maintenance. pour les régions montagneuses et d’accès difficile…là où les isolateurs traditionnels posent des problèmes et nécessitent de fréquentes opérations de maintenance et de lavage. Les isolateurs non céramiques (composites) 4. 4. d’écaillage et de perte d’adhérence de la couche de galvanisation).3. à moindre coût. cette technique s’impose dans les sites où il devient de plus en plus difficile de construire de nouvelles lignes aériennes pour des raisons multiples telles que le droit de passage.1. Une technique désormais possible avec l’emploi des isolateurs composites. du coût de la construction. L’ajout d’électrodes métalliques dites sacrificielles.2.2. Le coût supplémentaire des électrodes est par conséquent largement justifié.1. L’optimisation des longueurs de la distance à la masse associée à l’avantage du poids des isolateurs composites permettent. La transformation (ou sur classement «upgrading») des lignes électriques aériennes.6. Les isolateurs composites dont le revêtement est injecté directement sur le jonc (pour éviter autant que possible les risques de pénétration d’eau) sont recommandés. permet de différer.1. que les pertes d’énergie et la longueur des chaînes d’isolateurs sont nettement réduites et les opérations de lavage optimisées. voire retarder sensiblement la corrosion de la tige et du capot (4 à 6 ans au minimum selon l’agressivité du site d’après plusieurs études validées). Actualisation des spécifications techniques : un chemin obligé Plusieurs compagnies conservatrices dans le monde. le revêtement en est la protection. Des études technico-économiques réalisées par plusieurs homologues confirment le choix économique du composite. de transformer. etc. en des lignes électriques de niveau de tension plus élevé. Ajout de rondelles et de bagues sacrificielles. 43 . moyennant des investissements additionnels modérés. les parafoudres.5. la population de plus en plus avertie et réticente… 4. 4. améliore incontestablement la tenue mécanique des isolateurs ainsi que la longévité de la tige (jusqu’à 5 années supplémentaires selon une étude australienne) pour un léger surcoût justifié. Désormais. l’environnement. Cette nouvelle technologie qui se généralise de plus en plus dans le monde est justifiée techniquement et économiquement pour plusieurs raisons : * réduction des couloirs de passage. Le jonc en fibre de verre est l'âme de l’isolateur composite .1. * assouplissement des moyens d’exploitation et d’entretien des lignes électriques par la réduction du champ visuel et de travail… * réduction des coûts de terrain. La corrosion des parties métalliques est aussi un souci majeur des utilisateurs. des lignes électriques existantes d’un niveau de tension donné.2. et par voie de conséquence aux autres produits tels que les sectionneurs fusibles.4. La protection anticorrosion des parties métalliques est un paramètre déterminant dans le choix des isolateurs sous pollution. Spécifier la norme 20 au lieu de la norme 16 pour les diamètres de la tige des isolateurs pour les lignes en HT.

A (Poste Asservi) dont les informations à transmettre seront découplées et câblées directement sur les cartes d’entrées /sorties de cet équipement.T. Les méthodes conventionnelles basées sur un relayage classique directe des signalisations et des commande n’est plus adaptée à la nouvelle technologie numérique de traitement et de communication. nécessite des outils de contrôle et de commande des différents équipements installés dans ces postes : transformateurs de puissance. les valeurs de mesures. les verrouillages et les interverrouillages. moyennant un relayage électrique câblé : * des châssis ou des armoires de relais pour la duplication des informations. réaliser. installer un équipement de dialogue avec les centres de conduite « R. 1.U intègrent la fonction de consignation d’état). * un tableau ou pupitre de commande local équipé de verrines de signalisation.T. Résumé : L’exploitation des postes dans les réseaux de transport et de distribution de l’énergie électrique.U » (Remote Terminal Unit) ou P. INTRODUCTION b.Le contrôle commande numérique des postes de transport et de distribution de l’électricité de la STEG Pour une meilleure souplesse d’exploitation Noureddine MABROUK Chef de Division Direction de l’Equipement Les outils de contrôle-commande des postes de transformations HT/HT ou HT/MT du réseau de transport d’électricité doivent donner instantanément une idée exacte sur : l’état des alarmes. 44 . les positions des organes de coupure et permettent la commande des appareils de coupure et ce depuis un dispositif centralisé que ce soit en local (dans l’enceinte du poste) ou à distance à partir des centres de conduite. Des nouvelles solutions ont été adoptées pour optimiser les actifs et profiter des facilités offertes par l’informatique industrielle. La méthode conventionnelle consiste à : a. instruments de mesure et boutons de commande. depuis un dispositif centralisé. disjoncteurs. installer un équipement de consignation d’état pour éditer instantanément (au fil de l’eau) les alarmes et changements d’états (les dernières générations des R. c. sectionneurs etc. L’automatisation ou le contrôle commande numérique (CCN) des postes représente l’un des enjeux pour la réalisation de tels objectifs. Ces outils doivent donner instantanément une idée exacte sur l’état des alarmes. que ce soit en local (dans l’enceinte du poste) ou à distance. les positions des organes de coupure et permettre la commande des appareils et ce. les valeurs de mesures. à partir des centres de conduite.

Poste HTA/HTB Châssis de relais Tableau de commande RTU Consignateur d’état Liaison directe par Câblage Fig. 1 : Principe de système de contrôle commande conventionnel des postes HTA/HTB Liaison à travers le réseau de Télécom 45 .

Pour améliorer les performances et la fiabilité des ouvrages de transport d’électricité (postes), de nouvelles solutions ont été adoptées pour optimiser les actifs et profiter des facilités offertes par l’informatique industrielle. L’automatisation ou le contrôle commande numérique (CCN) des postes représente l’un des enjeux pour la réalisation de tels objectifs. Le principe de base du contrôle commande des postes est la subdivision de ces installations en tranches électriques, une tranche électrique étant par définition une partie du poste qui peut être gérée et contrôlée indépendamment du reste du poste ; la consignation d’une tranche ne doit pas affecter le fonctionnement des autres parties. La tranche électrique englobe la partie HT (travée) et la partie basse tension (circuits de contrôle et équipement de protection). Le principe de contrôle commande numérique des postes a été fondé sur : K des I.E.D (Intelligent Electronic Device) : ces instruments sont utilisés pour numériser les informations primaires, réaliser des fonctions de contrôle spécifiques : régulateurs de tension, centrales de mesure ou parfois même des fonctions de protection. Ils peuvent être installés directement aux pieds des équipements haute tension (disjoncteurs, sectionneurs) et des transformateurs de puissance. Les IEDs peuvent être aussi des calculateurs de tranches permettant de numériser les informations primaires, programmer les fonctions de verrouillages et d’inter verrouillages, gérer les signalisations, les mesures et les commandes et ce, pour chaque tranche électrique ou travée. K un réseau informatique local (généralement à fibres optiques), K un poste opérateur : P.O (interface homme machine). K un calculateur de poste ou serveur : unité centrale du poste (U.C.P) Les I.E.D installés directement dans les armoires des différents équipements de la travée, représentent la solution la plus économique et la plus intégrée parce qu’elle minimise au maximum le câblage direct : les informations sont numérisées à la source. De nos jours, cette idée est rejetée par la plupart des compagnies qui ont opté pour une solution basée sur les calculateurs de tranches électriques ou de travées (C.T.E) installés à l’intérieur du bâtiment de contrôle. Les équipements installés dans un système représentent la plate forme « Hardware » pour implémenter les différentes fonctionnalités du poste, les logiciels installés dans les différents composants sont les moyens « software » pour programmer ces différentes fonctionnalités. Le système de contrôle commande numérique d’un poste permet de réaliser les fonctions suivantes : K la commande centralisée des différents organes, K les verrouillages et les inter-verrouillages, K la surveillance centralisée des différents organes, K le contrôle de la charge, K le contrôle et la commande locale (à partir du C.T.E) d’une tranche électrique, K l’exécution de certaines séquences automatiques, K le contrôle des transformateurs de puissance, K l’archivage des grandeurs de mesures, K la gestion de la base de données, K le diagnostic, K la maintenance préventive, K une interface de communication avec le centre de conduite : passerelle de télé conduite

2. PRINCIPES

K la surveillance et le contrôle (Monitoring) de certaines des grandeurs de mesures, K l’accès aux différents composants et protections pour paramétrage et configuration : ingénierie, K l’auto surveillance et la détection des pannes propres au système, Pour former un système complet de contrôle de la commande d’un poste, les éléments de base décrits ci-dessus peuvent être connectés selon différentes topologies ou architectures. K la communication avec les centres de conduite.

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Unité Centrale du Poste (U.C.P) et passerelle

Poste Opérateur (P.O)

Imprimante de consignation d’état

Fig. 2 : Principe de système de contrôle commande numérique des postes HTA/HTB

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Le système de contrôle commande numérique, comme tout système informatique, est basé sur un réseau local. L’architecture globale de ce réseau est généralement conçue et choisie par les fabricants ; les clients ou utilisateurs ne peuvent changer ou modifier que certaines parties de cette architecture. Actuellement on distingue trois grandes catégories d’architectures :

3. ARCHITECTURES

* architectures en boucles Ces architectures se basent sur le principe de communication et d’échange de données entre les différents composants à travers une boucle ; cette configuration ne nécessite généralement pas d’unité centrale de gestion des échanges de données, puisque tous les éléments constitutifs : calculateurs de tranches, outils d’interfaçages hommes machines (poste opérateurs, poste d’ingénierie), passerelle de télé conduites, etc. sont branchés sur le même support d’information. Cependant, même si les concepteurs de cette solution ont résolu les problèmes de vitesse de transmission et de conflits, cette architecture présente l’inconvénient de pouvoir perdre une ou plusieurs parties de ce réseau en cas de consignation ou de panne sur deux ou plus des composants de la boucle. Les équipements de protection de chaque travée ne sont pas sur la boucle principale, mais connectés au calculateur de tranche correspondant. Dans ce genre de configuration il est possible de créer d’autres boucles secondaires à partir des éléments connectés sur la boucle principale et ce, pour certains postes à plusieurs niveaux de tension ou à un nombre de travées important; mais alors, le système devient de plus en plus compliqué et difficile à entretenir.

Nouveau système de contrôle commande numérique d’un poste HT/MT

L’ancien système de contrôle commande d’un poste HT/MT

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3 : Architecture en boucle d’un système de contrôle commande numérique des postes HTA/HTB 49 .Fig.

4 : Architecture à plusieurs boucles connectées sur réseau Ethernet d’un système de contrôle commande numérique des postes HTA/HTB 50 .Fig.

c’est pourquoi cet équipement est fortement demandé dans ce type de système. K un sous-réseau en étoile ou en boucle pour les équipements de protection . -étage inférieur composé de plusieurs sous-réseaux connectés à l’UCP : K un sous-réseau en étoile ou en boucle pour les calculateurs de tranche électrique d’un niveau de tension . * architectures en étoiles Ligne haute tension . Le cœur du système dans ce genre d’architecture est l’unité centrale du poste qui permet aussi la communication avec les centres de conduite distants . Cette configuration peut être subdivisée en plusieurs parties plus ou moins indépendantes : -étage supérieur : composé d’un réseau Ethernet reliant les unités centrales du poste (UCP) et les outils d’interfaçage homme machine. et calculateurs de tranches et outils d’interfaçage homme machine (poste opérateurs. poste d’ingénierie) d’autre part. * architecture mixte avec réseau Ethernet Ce type d’architecture est le mieux adapté aux postes relativement importants (nombre de travées élevé à différents niveaux de tension).Ce genre de configuration se base sur les liaisons numériques directes entre un ordinateur central de gestion d’échanges : unité centrale du poste (UCP) d’une part. K un sous-réseau en étoile ou en boucle pour les calculateurs de tranche électrique d’un autre niveau de tension .région de Médenine 51 .

5 : Exemple d’Architecture à plusieurs boucles connectées sur deux unités centrales et réseau Ethernet .52 Fig.

les protocoles de communication sont très importants et ce pour des raisons de compatibilité. Menzel Bourguiba 90/33 kV (mis en service en juillet 2007). K la compatibilité du matériel de différents constructeurs et ce malgré l’existence de profils d’inter-opérabilité. section103 : pour l’interface de communication avec les équipements de protection. Tunis Sud 90/33/11 kV (mis en service en juin 2007). Malgré la standardisation de ces normes de communication par les utilisateurs et les constructeurs.. 103 etc. 4. c. liaisons avec les centres de conduite CRC et BCC. nous citons principalement les sections suivantes : a. Système SAT 250 de VATECH pour les postes de Mghira 90/33 kV (mis en service en Juillet 2006). 53 . Téboursouk 90/33 kV. Midoun 150/33 kV. Tunis Nord 90/33/11 kV (mis en service fin 2007) et Tunis Ouest 90/11 kV (mise en service prévue fin 2008). Les protocoles standards utilisés sont ceux de la norme CEI 60870.Dans tout réseau de transmission de données. Système PASCIS D’AREVA pour les postes de Borj Cedria 90/33 kV (mis en service en juillet 2007). K généraliser l’utilisation de cette norme pour toutes les applications de communications à distance avec les centres de conduite et en locale avec les calculateurs des tranches ou même avec les équipements de protection. certaines insuffisances sont toujours présentes . Système SICAM PAS de SIEMENS pour les postes de Bouficha 225 kV (mis en service en juin 2006). c. L’EXPERIENCE DE LA STEG L’introduction de ce genre de système dans le réseau de transport a permis aux différents intervenants de la STEG d’avoir une grande souplesse d’exploitation et de nouveaux outils de diagnostic et d’analyse facilitant leurs tâches de réparation et d’entretien et leur permettant à la fois. Pour remédier à ces insuffisances. K atteindre des vitesses de communication de l’ordre 100 MBits/s. la 61850 est en cours d’adoption pour : Pour établir des liaisons entre les différents systèmes ou entre le centre de conduite et les postes. section102 : pour la transmission des totaux intégrés dans un système électrique de puissance : valeurs de comptage et compteurs d’énergie. Gammarth 90/33/11 kV (mis en service en décembre 2006). Ghannouch 225 kV et Korba 90/33 kV (rénovation du système existant) d. 5. 102. elles concernent principalement : La STEG a décidé d’équiper tous les nouveaux postes du programme d’équipement 2002-2006 (10ème plan) par des systèmes de contrôle à commande numérique. Béja 90/33 kV. d’acquérir de nouvelles connaissances et d’avoir l’opportunité de suivre l’évolutions technologique dans ce domaine. K la diversité de section dans la même norme pour différentes applications (101. Système SCS d’ABB pour les postes 33 kV de M’Saken et Sfax.. section101 : pour les tâches élémentaires de télé-conduite. une nouvelle norme CEI.) ce qui nécessite différentes implémentations et types de communication (matériel) dans le même poste. on distingue plusieurs sections ou normes d’accompagnements spécialisés de cette norme . DIFFERENTS PROTOCOLES K la vitesse de l’ordre des kilobits/s alors que les nouvelles applications et la complexité des réseaux nécessitent de grandes vitesses de communication. des profils d’inter-opérabilité doivent être définis entre les deux parties pour fixer un certain nombre de paramètres. b. Mnihla 90/33 kV (mis en service début 2008). d’extension et d’interchangeabilité. A l’issue des marchés signés. quatre différents systèmes sont en cours d’installation et d’exploitation : a. Les normes internationales et en particulier la norme CEI fixent un certain nombre de protocoles spécifiques à chaque type de fonction ou de liaison. b. Enfidha Sud 150/33 kV (mis en service en juin 2007). Barthou 90/11 kV (mis en service en juin 2008) et Lac Ouest 90/33 kV (mise en service prévue pour décembre 2008).5 .

Pour lutter contre ce phénomène. L'effet de serre est un phénomène physique naturel essentiel à la vie sur terre. fixant les engagements chiffrés de limitation des émissions des Gaz à Effet de Serre (GES) d'origine anthropique pour un certain nombre de pays durant la période 2008-2012. Afin de respecter les engagements que les différents pays se sont imposés. adopté en 1997. ont été développés. depuis mars 1995 (date de la première COP à Berlin). trois mécanismes. connus sous le nom de mécanismes de flexibilité. LES GAZ A EFFET DE SERRE 54 . parmi lesquelles trois mécanismes. Il s'agit de l'Echange International de droits d'Emissions (EIE) d'une part et d'autre part de deux mécanismes de projets : la Mise en Oeuvre Conjointe (MOC) et le Mécanisme de Développement Propre (MDP). adoptée en 1992 à Rio de Janeiro et le Protocole de Kyoto. Résumé : INTRODUCTION : I. Chaque année. en 1997 qu'a été adopté le Protocole de Kyoto et lors de la septième COP de Marrakech en novembre 2001 qu'ont été signés les Accords de Marrakech qui permettent de traduire en textes juridiques toutes les règles nécessaires à la ratification et à la mise en oeuvre effective du Protocole de Kyoto. des politiques et des mesures régionales ou nationales se sont progressivement mises en œuvre. Cet article a pour objectif de donner un aperçu général de ces conventions et de présenter la contribution de la STEG dans l'effort national d'atténuation des émissions des gaz à effet de serre. sans lequel la température moyenne à la surface du globe serait de l'ordre de –18°C au lieu de 15°C actuellement. En complément de ces efforts. De part sa dimension planétaire. C'est lors de la troisième COP à Kyoto. deux accords majeurs ont été adoptés par la communauté internationale : la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC) et le Protocole dit de Kyoto. ont été conçus : l'Echange International de droits d'Emissions (EIE) d'une part et d'autre part deux mécanismes de projet : la Mise en Oeuvre Conjointe (MOC) et le Mécanisme de Développement Propre (MDP). pour la période 2008-2012. Diverses politiques et mesures régionales ou nationales ont vu le jour. Ce dernier fixe les engagements chiffrés de limitation ou de réduction des émissions des Gaz à Effet de Serre (GES) d'origine anthropique pour 38 pays industrialisés et en transition vers une économie de marché. qui permettent à un pays investisseur d'obtenir des crédits d'émissions en finançant des projets de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans un pays hôte. deux accords essentiels ont été adoptés par la communauté internationale : la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC).Le mécanisme de développement propre Riadh BADRAOUI Ingénieur Principal Direction des Etudes et de la Planification Pour lutter contre le phénomène de changement climatique. connus sous le nom de mécanismes de flexibilité. qui permettent tous deux à un pays investisseur d'obtenir des crédits d'émissions en investissant dans des projets de réduction ou d'évitement des émissions de gaz à effet de serre dans un pays hôte. le changement climatique est incontestablement l'un des défis majeurs auxquels nous sommes tous confrontés. les pays qui ont ratifié la CCNUCC tiennent une Conférence des Parties (COP) et ce.

une partie de l'énergie solaire arrive sur la terre. l’Autriche. à la production d'électricité et de chaleur. Dirigée vers l'espace. et dans une moindre mesure.Seule. à 5. la Lettonie. le Canada. une partie de ce rayonnement est interceptée et absorbée par certains gaz : ce sont les Gaz à Effet de Serre. Les Gaz à Effet de Serre retenus par le Protocole de Kyoto sont le dioxyde de carbone (CO2). 38 pays développés et économies en transition (pays dits Annexe I1 à la CCNUCC) se sont mis d’accord pour réduire les émissions des GES. A cet effet. à Kyoto au Japon. le Portugal. Ce sont tous des gaz d'origine anthropique. l’Italie. la Pologne. après avoir été ratifiée par 175 pays.pour le N2O. la responsabilité commune mais différenciée et le respect des besoins des parties les plus vulnérables aux changements climatiques. la Belarus. l’équité intergénérationnelle. la Suisse et l’Ukraine. la Croatie. Parmi ces gaz d'origine naturelle. Canada : -6% . les Royaumes Unis de Grande Bretagne et l’Irlande du Nord. les gouvernements se sont mis d'accord pour ajouter à la CCNUCC un protocole dit Protocole de Kyoto. la Belgique. les perfluorocarbures (PFC) et l’hexafluorure de soufre (SF6). la Nouvelle Zélande. à un niveau qui interdirait une interférence anthropique (d'origine humaine) dangereuse avec le système climatique. les plus importants sont la vapeur d'eau et le dioxyde de carbone (CO2). dont tous les pays industrialisés.pour le SF6. l’Australie. Le 11 décembre 1997. le Luxembourg. la Russie. la Finlande. de certains procédés industriels très spécifiques (fabrication d'aluminium. l’Estonie. Russie : 0% . C'est cet effet de serre supplémentaire qui inquiète la communauté internationale." Le principe de la CCNUCC est la promotion du développement durable. LE PROTOCOLE DE KYOTO (1) Les pays Annexe I à la CCNUCC sont : l’Allemagne. de l'agriculture. Le Protocole de Kyoto a défini trois mécanismes flexibles : . Monaco. Le Protocole de Kyoto est ratifié à ce jour par 172 pays. de l'agriculture. le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O). USA : -7% . la Norvège. Au contact du rayonnement reçu. l'ozone (O3). soit absorbé par l'atmosphère. le méthane (CH4). la terre s'échauffe et émet alors cette énergie sous forme de chaleur rayonnante infra-rouge. la Suède. L'entrée en vigueur du Protocole de Kyoto. des activités gazières et pétrolières et des activités de gestion des déchets . Elle énonce qu'il "conviendra d'atteindre ce niveau dans un délai suffisant pour que les écosystèmes puissent s'adapter naturellement aux changements climatiques. que la production alimentaire ne soit pas menacée et que le développement économique puisse se poursuivre d'une manière durable.pour le CO2. Ils proviennent principalement : . de l'industrie chimique et des activités de combustion . lequel comprend des mesures plus engageantes et légalement contraignantes. de magnésium et industrie des semi-conducteurs). l’Espagne. La CCNUCC est ratifiée à ce jour par 192 pays. . alors qu'il n’a émis aucune obligation de réduction ou de maîtrise par les pays en développement. de la combustion d'énergies fossiles associée au transport. ainsi que de certains procédés industriels et enfin de la déforestation tropicale . . le protoxyde d’azote (N2O). la Slovénie. sur la période 2008-2012. les Etats Unis d’Amérique. Beaucoup d'activités humaines augmentent la teneur de l'atmosphère en gaz à effet de serre et contribuent ainsi au réchauffement de la planète de façon additionnelle.2% en dessous des niveaux de leurs émissions en 1990 et ce. la Bulgarie. l’Irlande. Japon : -6% . la France. LA CONVENTION CADRE DES NATIONS UNIES SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE (CCNUCC) III. la Hongrie. les Pays Bas. La Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique a été adoptée le 9 mai 1992 au cours du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro . 55 . 90 jours après la ratification de la Russie en date du 18 novembre 2004. la Lituanie. le Danemark. Les gouvernements ayant adopté la CCNUCC savaient que leurs engagements ne seraient pas suffisants pour faire face sérieusement aux changements climatiques.pour le CH4. les hydrofluorocarbures (HFC). II. la République Tchèque. de la climatisation et des mousses isolantes. des aérosols. . La CCNUCC reconnaît que les changements climatiques sont l’un des enjeux environnementaux majeurs et fixe un objectif ultime de stabilisation des concentrations des gaz à effet de serre dans l'atmosphère. date du 16 février 2005 et ce. à l’exception des EtatsUnis d’Amérique. les PFC et les HFC. le Liechtenstein. C'est alors qu'ils ont entamé un cycle de négociations en vue de décider d’engagements plus solides et plus détaillés pour les pays industrialisés. Australie : +8%). la Roumanie.les mécanismes basés sur la réalisation des projets. à savoir le Mécanisme de Développement Propre (MDP) et la Mise en Œuvre Conjointe (MOC) . Les réductions des émissions des GES (incluant celles des Etats-Unis d’Amérique) devraient atteindre les 5 billions de tonnes équivalentes CO2. en moyenne. le reste étant soit renvoyé vers l'espace. l’Islande. le Japon. Le Protocole de Kyoto a créé des contraintes pour les émissions des GES en obligeant les pays Annexe I à réduire leurs émissions (CE15 : -8% . dont les Etats-Unis d'Amérique. la Grèce. elle est entrée en vigueur le 21 mars 1994.

. . On distingue deux principaux types de fonds de carbone : .les projets d’efficacité énergétique permettant de réduire la consommation d’énergie à plus de 60 GWh/an .les pays industrialisés . soit avoir recours aux mécanismes flexibles définis par le Protocole de Kyoto. . . lesquelles réductions n’auraient pas lieu en l’absence de l’activité du projet proposé.qu'un projet MDP contribue au développement durable du pays hôte .pouvoir calculer des quantités d’émissions des GES en termes de tCO2eq .le mécanisme de marché. Ces acteurs agissent sur le Marché du Carbone par la création et la gestion des fonds de carbone. compte tenu des politiques et des circonstances nationales et/ou sectorielles . . Trois types d'acteurs sont concernés par l'achat des réductions d'émissions à savoir : .d'exclure les projets de centrales nucléaires .les investisseurs financiers qui achètent des réductions d'émissions en espérant une plus-value. Le lieu où les émissions des GES sont réduites importe peu puisque les GES se mélangent dans l’atmosphère.faire en la matière est aujourd'hui reconnu et plusieurs gouvernements lui ont confié l'achat de réductions d'émissions pour leurs comptes.avoir un registre national pour le suivi des Unités de Réduction Certifiées des Emissions et reporter les résultats de ces suivis au secrétariat de la CCNUCC . . de l’Inde et du Brésil). Ils définissent les critères d’éligibilité pour les mécanismes flexibles du Protocole de Kyoto.d'étudier les gros projets de centrales hydrauliques au cas par cas . . les pays Annexe I peuvent.faire partie du Protocole de Kyoto . . les méthodologies de suivi et l’enregistrement . . un état doit satisfaire aux critères suivants : IV.des procédures simplifiées pour les Documents Descriptifs de Projets (PDD). les lignes de base.qu'un projet MDP soit additionnel. lesquels mécanismes leur permettent de combler la différence entre leur objectif de réduction et leur réduction effective. alors que le plus grand vendeur est la Chine (41%) suivie de l’Inde (16%). ou "droit de polluer". LE MARCHE DU CARBONE 56 . le plus grand acheteur sur le Marché du Carbone est la Grande Bretagne (36%). . soit faire des réductions locales. Sont considérés projets à petite échelle : . Ainsi pour être conforme à la réglementation. Ces accords ont été signés en novembre 2001. Il est question de la possibilité de créer un nouvel instrument juridique auquel participeraient les Etats Unis d’Amérique. LES ACCORDS DE MARRAKECH Quant aux projets dits "de petite échelle". .les autres projets réduisant les émissions de GES en dessous de 60 ktCO2eq / an. à savoir l'Echange International de droits d'Emissions .des limitations de tailles des projets.avoir un système national pour l’estimation des émissions et réductions des GES . Les Accords de Marrakech stipulent que pour pouvoir participer aux mécanismes flexibles du Protocole de Kyoto. de la prise en compte d’autres sources d’émissions de GES (émissions des avions) et de l’adaptation qui désigne l'ensemble des actions à mettre en œuvre pour limiter les impacts du réchauffement sur les écosystèmes. c'est à dire qu'il permette de réduire les émissions anthropiques des GES.les fonds ouverts à des investisseurs multiples (les fonds mixtes gouvernements/ investisseurs privés et les fonds V. Son savoir.des coûts bas des transactions . Actuellement. suivie des Pays Bas (18%). de la détermination du rôle des grands pays en développement (principalement de la Chine. . la Banque Mondiale s'est positionnée comme pionnière dans le domaine de l'investissement du carbone en créant le Prototype Carbon Fund (PCF). En 1999.reporter les résultats annuels des émissions et des réductions des GES au secrétariat de la CCNUCC.les entreprises soumises à des obligations de réductions nationales (notamment au sein de l'Union Européenne) ou à des objectifs de réductions volontaires (cas du Japon) .que les émissions des GES évitées soient suivies quantitativement par mesure ou par estimation .les projets d’énergies renouvelables jusqu’à une puissance de 15 MW . La Banque Mondiale s'affirme comme le principal gestionnaire de fonds de carbone.. . . . . permettant aux pollueurs d’acheter des droits d’émission à ceux qui polluent moins afin de combler la différence entre leurs objectifs de réduction et leurs réductions effectives. Le Marché du Carbone est le marché où s'échangent des permis d'émissions.qu'un projet MDP ne constitue pas une déviation de l’Aide Publique au Développement (APD). les Accords de Marrakech ont défini des critères spécifiques à savoir : . L’avenir du Protocole de Kyoto est incertain après 2012. Les principaux critères préconisés par les Accords de Marrakech pour le MDP prévoient : .

entraînant une réduction des émissions de GES.émissions fugitives de la production et de la consommation d’hydrocarbures halogénés et d’hexafluorure de soufre .BTP . . regroupant principalement les pays industrialisés.demande d’énergie .les fonds uniquement gouvernementaux. En d'autres termes. .entièrement non-gouvernementaux) . de se voir attribuer les crédits d'émission résultant d'investissements pratiqués dans un pays en développement. . .manipulation et élimination des déchets . . Il est le seul mécanisme prévu par le Protocole de Kyoto impliquant fortement les pays dits non Annexe I (pays en développement) à la CCNUCC puisqu’ils sont les hôtes des projets qui seront réalisés avec l’aide des pays industrialisés sous forme de transfert de technologie et d’investissement. . . . Les projets éligibles au MDP sont tous les projets permettant de réduire au moins l’un des six GES retenus par le Protocole de Kyoto à l’exception des projets nucléaires et des gros projets hydrauliques pour la production de l’énergie électrique. Le MDP permet d’assurer des avantages sociaux. . LE MECANISME DE DEVELOPPEMENT PROPRE VII. .transport .utilisation de solvants .distribution d’énergie . VI.agriculture.industrie minière / production de minerais . le MDP permet à une entreprise d'un pays de l'Annexe I.déboisement et reboisement . . . économiques et environnementaux. . et d’aider les Parties Annexe I à remplir leurs engagements chiffrés de limitation et de réduction de leurs émissions prévus à l’article 3 ". .émissions fugitives de combustibles .production de métaux .industries chimiques . Les projets MDP peuvent être répartis en 15 catégories : . Il permet la promotion du développement durable et du transfert de la technologie et du savoir-faire. Le Mécanisme de Développement Propre (MDP) est un mécanisme du Protocole de Kyoto basé sur la réalisation des projets permettant une réduction des émissions des GES. CATEGORIES DES PROJETS MDP VIII. . PROCESSUS MDP – CYCLE D'UN PROJET MDP Le cycle d’un projet MDP se présente comme suit : Conception du projet Approbation de l’AND Validation du PDD Enregistrement Mise en œuvre du projet Suivi du projet Reporting Vérification / Certification Emission des URCEs 57 .industries énergétiques (à partir de sources renouvelables / non renouvelables) . L’article 12 du Protocole de Kyoto définit le MDP comme suit : " L’objet du Mécanisme de Développement Propre est d’aider les Parties ne figurant pas à l’Annexe I à parvenir à un développement durable ainsi qu’à contribuer à l’objectif ultime de la Convention.industries manufacturières .

4. alors que d’autres se contentent d’une NIP. Certaines AND ne peuvent donner l’approbation du projet que sur présentation d’un PDD. Il faut donc toujours télécharger le formulaire de PDD le plus récent du site de la CCNUCC : http://cdm.3. de la qualité du projet en ce qui concerne sa capacité à générer des Unités de Réductions Certifiés des Emissions (URCEs). l’Autorité Nationale Désignée (AND) du pays impliqué et la population locale. Le formulaire le plus récent est la Version 03 du 28 juillet 2006. Le Conseil Exécutif (CE) du MDP peut être appelé à intervenir en cas de déviation par rapport à la méthodologie. Le processus d’enregistrement automatique peut être interrompu par la demande d’au moins 3 membres du CE du MDP.unfccc. le Conseil Exécutif (CE) du MDP. b. La conception du projet comprend la préparation d’une Note d’Information sur le Projet (NIP) et d’un Document Descriptif du Projet (PDD).int/projects/pac/reference/documents.Validation du PDD : La validation du PDD se fait à l’aide d’une Entité Opérationnelle Désignée (EOD). ils ne peuvent pas remplir toutes les conditions requises pour être éligibles au MDP. VIII. a. l’Entité Opérationnelle Désignée (EOD) chargée de la validation du projet. La Lettre d’Approbation doit inclure une déclaration volontaire d’adhésion au MDP et doit stipuler que le projet contribue au développement durable du pays hôte. 58 . L’EOD est l’acteur principal qui pilote l’ensemble du processus de la validation. de sa conception jusqu’à l’application.2. Approbation de l’AND VIII. choisie par le porteur du projet qui est le responsable du processus de conception du projet et donc de la préparation du PDD. Le résultat de l’approbation est une Lettre d’Approbation qui est un élément de base nécessaire pour l’enregistrement du projet. Certains projets soumis pour validation peuvent être très performants en matière de réduction des émissions et obtenir une bonne qualification en termes de bénéfices économiques. Ces parties prenantes comprennent la communauté d’investisseurs. VIII. même la plus simple des méthodologies de référence. modalités et règles des Accords de Marrakech et décisions subséquentes du Conseil Exécutif du MDP). Le but de la validation est donc d’avoir une tierce partie permettant d’évaluer la conception du projet qui doit être conforme aux critères de la CCNUCC (critères de l’article 12 du Protocole de Kyoto. L’enregistrement se fait de façon automatique et prend huit semaines pour un projet de taille normale et quatre semaines pour un projet à petite échelle. la conception et le financement d’un projet se fait par les participants au projet qui sont le porteur du projet (du pays hôte) et les investisseurs (du pays Annexe I).Le développement. sociaux et environnementaux. Conception du projet c.Formulaire du PDD : Le PDD doit être présenté en suivant une structure bien déterminée. Le résultat de la validation est la publication du rapport de validation définitif et la requête d’enregistrement du projet. Validation du PDD VIII. Enregistrement du projet L’enregistrement du projet se fait auprès du Conseil Exécutif du MDP sur demande de l’EOD qui transmet toute la documentation nécessaire et les frais d’enregistrement au Conseil Exécutif du MDP . celui-ci publie la documentation sur son site web pour recevoir d’éventuels commentaires. Il est donc nécessaire de bien préparer le PDD afin d’assurer l’éligibilité du projet au MDP.1. Le PDD porte sur la conception du projet.Le Document Descriptif du Projet (PDD) : L’objet d’un PDD consiste à préparer l’information sur le projet destinée aux parties prenantes. Le PDD. (2) Actuellement les EOD sont en nombre de 19. c’est à dire sur la manière dont le projet compte réduire les émissions des GES en dessous des niveaux d’émission qui seraient atteints en absence du projet (Article 43 des Accords de Marrakech). Toutefois. L’Autorité Nationale Désignée (AND) est l’organisme national responsable de l’approbation du projet. La validation est nécessaire pour tout projet MDP afin de donner l’assurance à tous les intervenants. qui peuvent être rédigés par un bureau d’études choisi par le porteur du projet. le rapport de validation et la Lettre d’Approbation de l’AND sont les éléments de base pour l’enregistrement du projet et de sa reconnaissance en tant que projet MDP digne de crédibilité. Chaque projet MDP est unique.

La contribution de la STEG à l'effort de la Tunisie consiste en l'inscription au MDP de cinq projets. Les trois NIP ont été présentées à l’Autorité Nationale Désignée qui a donné son approbation pour les trois projets. . L’EOD doit transmettre son rapport de vérification et son rapport de certification au CE du MPD pour l’émission des Unités de Réduction Certifiées des Emissions. assistée par des consultants choisis par la Coopération Technique Allemande (GTZ). VIII. L’EOD doit : . Enfin. en hébergeant des projets MDP.Projet 2 : projet de substitution du fuel lourd par le gaz naturel dans la zone industrielle de Menzel Hayet. Il en est de même pour les projets éoliens.déterminer les réductions réelles des émissions des GES engendrées par l’activité du projet . particulièrement les modalités de partage des frais inhérents à la mise en œuvre du processus ainsi que les revenus des ventes des URCEs qui en découlent.demander des informations supplémentaires au porteur du projet si nécessaire . éoliens. Ce projet permettra d'éviter des émissions de 6 930 000 tonnes de CO2 sur une période de 3 x 7 ans.vérifier si les méthodologies de suivi ont été bien appliquées . Ces NIP ont été élaborées par la STEG. la Tunisie qui est un pays Non Annexe I à la CCNUCC.8. quoique n'ayant aucune obligation de réduction de ses émissions de GES. Le résultat du processus de suivi est un rapport de suivi. Suivi du projet Le suivi du projet se fait par le porteur du projet.Projet 1: projet de substitution du fuel lourd par le gaz naturel dans la zone industrielle de Jammel-Zeramdine. . L'objet de ces conventions est de définir les modalités de coopération entre la STEG et les industriels dans le cadre de la mise en œuvre du processus MDP pour chacun des projets. Le rapport de suivi réalisé par le porteur du projet sera transmis à une EOD pour vérification. CONTRIBUTION DE LA STEG DANS L'EFFORT NATIONAL D'ATTENUATION DES EMISSIONS DES GAZ A EFFET DE SERRE : Chacun des trois projets de substitution du fuel lourd par le gaz naturel a fait l’objet d'une Note d’Information sur le Projet (NIP).Projet 5 : projet de trois nouvelles centrales qui seront implantées sur 3 sites de la STEG à Bizerte dans les délégations de Metline. Ce projet permettra d'éviter des émissions de 1 211 700 tonnes de CO2 sur une période de 3 x 7 ans. Vérification et certification IX.préparer un rapport de vérification et un rapport de certification qui seront transmis au Conseil Exécutif du MDP. Ensuite. Le rapport de certification doit constituer une demande d’émissions d’URCEs égales aux réductions des émissions des GES vérifiées. Kchabta et Ben Ouf et qui fourniront une puissance cumulée de 120 MW. Il s'agit de VIII.VIII. Ce projet permettra de substituer autour de 36 000 TEP/an et permettra d'éviter des émissions de 288 000 tonnes de CO2 sur une période de 10 ans.Projet 3 : projet de substitution du fuel lourd par le gaz naturel dans le bassin minier de Gafsa.Projet 4 : projet d'extension de la centrale éolienne de Sidi Daoud avec une puissance de 35 MW. Par sa ratification de la CCNUCC en date du 15 juillet 1993 et de celle du Protocole de Kyoto en date du 22 janvier 2003.7. a consenti à contribuer à l'effort international de lutte contre les émissions de GES et ce. . . Emission des URCEs VIII. Ce projet permettra de substituer autour de 64 000 TEP/an et permettra d'éviter des émissions de 416 000 tonnes de CO2 sur une période de 10 ans. l’enregistrement des projets se fait auprès du Conseil Exécutif (CE) du MDP sur demande de l’EOD qui lui transmet les dossiers approuvés et validés et les frais d’enregistrement.vérifier si le rapport du suivi satisfait aux exigences du PDD enregistré . Mise en oeuvre du projet La mise en œuvre du projet se fait par les participants au projet.6. 59 . un PDD est établi pour chacun des projets. aussi bien pour ceux de substitution du fuel lourd par le gaz naturel que pour les projets éoliens . . . Leurs NIP ont été approuvées par l'AND. la STEG choisit ensuite l'Entité Opérationnelle Désignée (EOD) chargée de la validation des PDD. . . dont trois de substitution du fuel lourd par le gaz naturel et deux.5. Le Conseil Exécutif du MDP donne ses instructions à l’administrateur du registre MDP pour l’émission de la quantité spécifiée de URCEs 15 jours après la date à laquelle il reçoit la demande de l’EOD. Ce projet permettra de substituer autour de 28 000 TEP/an et permettra d'éviter des émissions de 240 000 tonnes de CO2 sur une période de 10 ans. . Les étapes suivantes consistent en l'élaboration et la signature de trois conventions relatives à la mise en œuvre du processus MDP pour chacun des projets de substitution du fuel lourd par le gaz naturel.

Le nuage orageux de type cumulus nimbus est à l’origine de la formation des foudres. Il décrit les différents types de paratonnerres ainsi que leur principe de fonctionnement. c’est l’éclair .Les moyens de protéger l’usine GPL de Gabès contre la foudre Mekki ABDELAZIZ Chef de Service Principal Direction de la Prodcution et du Transport Gaz Cet article présente les moyens de protection des structures industrielles contre les impacts directs de la foudre. les charges électriques sont séparées d’où l’apparition de contraintes électriques entre les différentes couches intérieures. Ce type de nuage s’étend sur plusieurs kilomètres carrés à 2-3 kilomètres au dessus du sol et se développe en hauteur. Lorsque le gradient limite de claquage dans l’air est atteint. le choix et l’installation des paratonnerres à l’Usine GPL de Gabès. de charge généralement positive. est constituée de gouttelettes d’eau.les dégâts survenus indirectement. La partie supérieure de ce nuage. lorsque la foudre frappe un bâtiment. chargée négativement. la méthode de calcul. paratonnerre. faiblement lumineuse. le champ électrique atmosphérique augmente rapidement et à la pointe de toute aspérité (paratonnerre. lorsque la foudre frappe des liaisons de transmissions. Il expose enfin. En même temps au niveau du sol. etc.les dégâts dus à un coup de foudre direct. à dispositif d’amorçage ou à cage maillée. type cage de Faraday sont utilisés. des paratonnerres à tige. appellée «traceur». La première phase du coup de foudre est une pré-décharge. pylône. La foudre peut causer de très grands dégâts qui peuvent être groupés en deux catégories : . par bonds. etc. des câbles électriques. protection. une maison ou une zone déterminée. il apparaît des décharges électriques entre les nuages ou deux zones du nuage.) il y a une forte ionisation de l’air qui se manifeste sous forme d’effluve électrique connue sous le nom d’effet de pointe ou «effet couronne». Pour mieux comprendre le fonctionnement d’un paratonnerre il est indispensable de connaître le mécanisme d’un coup de foudre. Pour la protection des structures industrielles contre les impacts directs de la foudre. tandis que la partie inférieure. Résumé : 1. entre nuage et le sol : c’est la foudre. se formant au sein du nuage et progressivement. est constituée de cristaux de glace. Mots clés : foudre. . vers le sol. à protéger les structures ainsi que les appareils électriques contre les surtensions et les courants indirects qui apparaissent. Ceux-ci incitent. Introduction 2. Mécanisme du coup de foudre 60 . Sous l’effet des turbulences atmosphériques.

Pour la protection contre la foudre de l’ensemble des structures. se propageant vers le nuage à la rencontre du traceur descendant de la décharge de foudre. Le point d’impact de l’éclair est le point d’où est partie la décharge ascendante. à la meilleure vitesse initiale. l’action ne peut se faire que sur la décharge ascendante [1]. …). Détermination de la zone de protection La détermination de la zone de protection d’un paratonnerre se fait à partir du modèle électrogéométrique qui. sont disposées sur le périmètre du bâtiment et sur les parties saillantes de celui-ci (cheminées). Il y a plusieurs dizaines d’années.2 Paratonnerre à dispositif d’amorçage (PDA). ou h+h’. de la formule issue du modèle électrogéométrique. l’usine GPL de Gabès est formée de deux unités : GPL1 (l’ancienne) et GPL2 (la nouvelle extension). offre une protection supérieure à celle du parafoudre à tige. s’obtiennent par l’application. 25 kV/cm. Installation des paratonnerres à l’Usine GPL de Gabès Rp = (h + h’). Ce dispositif a le rôle de faire apparaître une décharge ascendante le plus tôt possible. en surface d’un bâtiment. Lorsque la décharge ascendante et « le traceur » la décharge descendante. Par rapport au paratonnerre simple. Ce type de protection est retenu pour tous les bâtiments dont le contenu est particulièrement sensible (électronique. se rejoignent. 3. de la Norme NFC 17-100 : où α = 60° Actuellement. à la hauteur h. Les différents types de paratonnerre . En fait. 5. ∆t R’p – rayon de protection d’un paratonnerre à tige simple Rp – rayon de protection d’un paratonnerre à dispositif d’amorçage D’après la figure ci-dessus.L’approche du « traceur » du sol. Où : v – vitesse moyenne de la foudre (106 m/s) ∆t – temps d’initiation à la décharge ascendante h – hauteur du paratonnerre h’ – surélévation virtuelle de la pointe du paratonnerre : h’ = v. tg α 61 .3 Paratonnerre à cage maillée : la protection par cage maillée consiste en la réalisation. Zone de protection d’un paratonnerre simple et d’un paratonnerre PDA. il consiste en une tige pointue reliée à la terre par un conducteur.50 m) à intervalles réguliers. il se crée un canal conducteur qui permet l’écoulement du courant de la foudre : c’est l’éclair. La protection par cage maillée. fait augmenter beaucoup plus l’ionisation de l’air atmosphérique et lorsque le seuil est atteint. c’est un paratonnerre à tige. Les rayons de protection. comme le montre la figure 1 : Figure 1. Franklin en 1753. d’une « cage de Faraday ». Ces pointes sont ensuite reliées entre elles par des conducteurs formant un maillage. Pour améliorer l’efficacité d’un paratonnerre à tige. à larges mailles reliées au sol à des prises de terre. La protection assurée par un paratonnerre simple est limitée à une zone assez faible. 3. 3. matières inflammables. Des pointes de faibles dimensions (0. Rp. un autre type de paratonnerre a été conçu : c’est le paratonnerre à dispositif d’amorçage. la décharge ascendante apparaît. qui comporte une pointe avec un dispositif d’amorçage.1 Paratonnerre à tige : inventé par B. est assimilé à un cône de révolution. à tige. le paratonnerre à dispositif d’amorçage (PDA) présente un rayon de protection (Rp ) plus grand que celui à tige simple (R’p). de la même taille que le paratonnerre simple. l’usine a opté pour l’installation des paratonnerres à dispositif d’amorçage. appelées pointes de choc. type Pulsar.Principe de fonctionnement 3. 4. le paratonnerre à dispositif d’amorçage présente un rayon de protection beaucoup plus grand. pratiquement.

comprend le parc magasin et l’unité de fractionnement.5 14 17.la « zone F ». chacune de ces zones comprend des points importants à protéger.3 colonnes appartenant à GPL1. .du danger que présente chacune des zones (pollution. etc. Dans chacune des zones nous avons installé un paratonnerre dont le calcul et le choix ont été faits en fonction : . de rayon ≈ 80 m.la « zone S ».5 21 24 Pulsar 5 h’ = 16 m 30 34 38 41 45 48 52 Pulsar 7 h’ = 25 m 46 50 54 57 61 64 68 Pulsar 10 h’ = 38 m 69 73 76 80 83 87 90 Pulsar 15 h’ = 49 m 88 92 95 99 102 106 109 Figure 2.du rayon de la zone à protéger.de l’endroit où doit être installé le paratonnerre. comprend des sphères de stockage : 2 sphères de stockage butane 2 sphères de stockage propane 2 sphères de stockage buta-pro 2 sphères de stockage d’essence .des facteurs atmosphériques (vent. de rayons différents .la « zone B ».3 colonnes appartenant à GPL2. . 62 .) R (m) h (m) Tableau I 2 4 6 8 10 12 14 Tige Franklin h’ = 0 3. . etc . formée de 6 colonnes : . comprend : la torche de GPL1 d’une hauteur de 47m. etc).du degré de l’ionisation de l’air. de rayon ≈ 88 m.5 7 10.la « zone T ». comprend les blocs administratifs. . les ateliers.des points les plus hauts et les plus bas. . . . de rayon ≈ 40 m.Pour déterminer la zone à protéger. dont la plus haute est de 27m . la surface occupée par l’usine a été partagée en quatre zones circulaires. nature du produit inflammable. . dont la plus haute est de 36 m. de rayon ≈ 70 m. Les zones à protéger et leurs rayons à l’usine GPL-Gabès. la torche de GPL2 d’une hauteur de 51m et le fossé d’incinération. afin de pouvoir choisir le Pulsar adéquat.

Installation du paratonnerre «zone T» 63 . Installation du paratonnerre «zone F» Figure 5. Installation du paratonnerre «zone S». Figure 6. le Pulsar choisi.Les paratonnerres de type Pulsar. la hauteur du pylône (support du paratonnerre). Installation du paratonnerre «zone B» Figure 4. la nature de la pointe et le rayon de protection (Rp). ont été choisis suivant le tableau ci-dessous [2]: Ce tableau II résume. pour chaque zone. Zone Pylône (m) 10 Paratonnerre h=2m Rayon de protection Rp (m) 46 88 88 Tableau II Point B Point S Point F Point T 51 47 22 Pulsar 7 Pointe en cuivre Pulsar 15 Pointe en Inox Pulsar 15 Pointe en Inox Pulsar 15 Pointe en Inox 80 Photos des paratonnerres installés dans chacune des zones à protéger Figure 3.

Pour une bonne protection des structures contre la foudre.Par exemple : . [1] Techniques de l’Ingénieur. [2] Documents Helita . De 1987 à 1994. le pylône support de paratonnerre (27m) a dû également être remplacé par un autre de 47m de hauteur. Le coût de l’installation des paratonnerres faite en 1994 a été de 138. [4] Duval Messie. . Références bibliographiques Dans le coût de l’installation nous devons prendre en compte les dépenses survenues pour l’extension.000 dinars auxquels se sont ajoutées les dépenses des différentes modifications effectuées en 2008 dans les zones F et T et dont le coût s’est élevé à 60. a fonctionné lors des pluies torrentielles d’octobre 2006 . 6. les prises de terre et leurs interconnexions entre elles et avec le réseau électrique ou de télécommunications. Les deux autres zones. Conclusion 64 . « Protection contre le foudre ». malheureusement. C’est à partir de 1994 que des dispositions ont été prises pour l’installation de paratonnerres. GPL2. il n’a pas été possible de filmer ou de photographier l’écoulement de la foudre. n’ont subi aucune modification. jusqu’aux conducteurs de descente. Le paratonnerre offre au courant de foudre un chemin conducteur vers la terre aussi direct que possible. conducteurs tresses ». traité Construction. [3] Franklin France. Claude Gary. de 51m de hauteur. le support du paratonnerre (47m) déjà placé en « zone T ».dans la zone F. vu que dans le Golfe de Gabès il y a assez fréquemment des décharges atmosphériques. de fractionnement. placé en « zone F » de l’usine. a dû être remplacé par un autre plus grand. Gérard Berger. « Foudre et protection des bâtiments » : Alain Rousseau. B et S. de l’usine. Coût de l’installation 7. il faut prendre en compte tous les dispositifs mis en jeu à partir du dispositif de capture : le paratonnerre. l’usine GPL n’était pas protégée contre les impacts directs de la foudre : elle ne possédait que de simples prises de terre. prises de terre. A titre informatif le paratonnerre. « Protection contre la foudre ». c’est la raison pour laquelle il est l’un des dispositifs les plus utilisés contre les impacts directs.000 dinars. « Paratonnerres.dans la « zone T ».

la STEG a tracé une stratégie visant l’introduction par étapes du comptage à prépaiement. La principale différence a trait au fonctionnement et à l’utilisation prévue du compteur pour la gestion de l’électricité achetée.Le développement du service prépaiement Pour une meilleure maîtrise de la facture de consommation de l’électricté par le client Rached DAGHFOUS Chef de Département Direction de la Distribution de l’Electricité La STEG a tracé une stratégie du développement du comptage à prépaiement pour fournir un nouveau produit avec une valeur ajoutée permettant. les compagnies d’électricité ont manifesté un intérêt croissant pour l’utilisation des applications à prépaiement comme méthode de gestion et de maîtrise de la consommation de l’énergie. 400 compteurs à prépaiement ont été depuis installés. D’ailleurs. une opération pilote avec des compteurs à prépaiement bidirectionnels a été menée dans la région de Bizerte et de Ras Jebel en juin 2004. apportant de réels avantages pour les compagnies d’électricité et leurs clients. prévue pour fin 2008. Le comptage à prépaiement est de plus en plus répandu. Le comptage à prépaiement s’entend par la mesure d’une quantité d’énergie achetée par le client avant sa consommation. notamment. A partir des années quatre-vingt. Pour répondre à cet intérêt. l’accompagnement de ses clients dans la maîtrise et la gestion de leurs consommations. Cette stratégie sera affinée en regard d’une segmentation du marché et des attentes des clients. 1 . Le compteur d’électricité à prépaiement mesure l’énergie de la même manière que le compteur traditionnel. Résumé : Au cours de ces dernières années. au début du vingtième siècle. les compteurs à prépaiement étaient des compteurs électromécaniques équipés d’un dispositif fonctionnant avec des pièces de monnaie. sera celle du déploiement et de la commercialisation du compteur à prépaiement unidirectionnel. Le nouveau service sera lancé dans six régions de la Tunisie présentant un potentiel de 100000 résidences secondaires et logements pour location. Cette opération a rencontré un grand succès.PREAMBULE 2 – Qu’est ce que le comptage à prépaiement ? 3 – Fonctionnement des compteurs à prépaiement 65 . on a introduit les compteurs électroniques équipés d’une interface tel que le clavier où le dispositif de codage de cartes ou de clefs. Comme première phase. La deuxième phase. .Le lancement se fera à travers 3 000 compteurs et douze stations de vente.

DEVELOPPEMENT DU SERVICE 5.2 ) Déploiement partiel Le développement du service prépaiement à la STEG a été projeté sur trois phases : Le système à prépaiement utilisé est du type bidirectionnel et il utilise la carte à puce pour l’achat de l’énergie.La STEG peut diminuer ses charges en réduisant le nombre de visites à domicile pour le relevé des index. Le comptage à prépaiement présente un moyen efficace de sensibilisation des clients au coût de l’énergie et une incitation à la maîtrise de leurs factures.1 ) Projet pilote La première phase du projet réalisée dans la région de Bizerte et Ras Jebel depuis 2004. lancée et arrêtée en même temps que l’activation et la désactivation du circuit de puissance. la coupure et le rétablissement du courant.Dans le cas d’un compteur traditionnel. le circuit de puissance fonctionne et demeure activé jusqu'à ce qu’il ne reste plus d’argent ou de valeurs équivalentes.OBJECTIFS ET AVANTAGES 5 . par le système de commande à prépaiement. L’information relative au paiement peut être entrée dans le compteur au moyen d’un dispositif de commande (clavier. lecteur de cartes). 4 .Ce service a aussi l’avantage de réduire les impayés et d’anticiper l’encaissement de la facture. il offre des avantages aussi bien aux clients qu’à la STEG : . il gère une quantité de kWh d’électricité prépayés et décide au préalable du montant de sa consommation en fonction de son budget. . le client ne reçoit plus de facture. Sa recharge se fait uniquement aux guichets de la STEG. 5. Le client doit prépayer l’électricité pour activer le circuit de puissance au compteur. Une fois activé. Description du système 66 . .Le client est maître de la situation . D’ailleurs. et enfin l’émission des factures. Le paiement de l’électricité consommée se fait a posteriori. Le compteur à prépaiement mesure la consommation d’électricité qui est dans les faits. D’ailleurs. a intéressé essentiellement les propriétaires des logements destinés pour la location et des résidences secondaires (75%). étant donné que le paiement de l’électricité a été effectué d’avance. la consommation d’énergie est enregistrée et un relevé des index est effectué afin d’établir une facture.

Il présente également des possibilités de rechargement à distance. 67 . est équipé d’une interface affichage/ clavier permettant au client de saisir un code correspondant à la quantité d’énergie payée et de visualiser le crédit de consommation restant disponible. En effet. gestion des tarifs). est une phase d’élargissement de l’opération et elle touche six districts. Le système de comptage à prépaiement est composé de compteurs spécifiques et d’un système de gestions et d’information. 3 000 compteurs et 12 stations de vente sont déjà en cours d’acquisition. gestion des cartes énergie. D’ailleurs. gestion de l’abonnement et de la dette. modification du seuil d’alerte et de coupure. Cette technologie a fait la preuve de son efficacité et de sa robustesse dans de nombreux pays. La technologie du système aprèpaiement adopté pour le déploiement dans six districts et ultérieurement la généralisation et du type unidirectionnel et à code. a) LE COMPTEUR Le compteur à prépaiement du type unidirectionnel.La deuxième étape du projet. prévue pour 2008. de base de données et d’accès SMS ainsi que de stations de vente principalement situées dans les accueils physiques et téléphoniques de la STEG. La base de données intègre toutes les données et les fonctions nécessaires à la gestion des clients au niveau distributeur et au niveau fournisseur (par exemple : enregistrement d’un règlement. ce type de technologie s’est imposé notamment en raison d’une grande simplicité de mise en œuvre et de gestion (pas de support clé ou de carte à gérer). DESCRIPTION DU SYSTEME UNIDIRECTIONNEL b) LE SYSTEME DE GESTION ET D’INFORMATION Le système d’information est composé de serveurs d’application.

Ainsi. La structure du tarif du kWh en mode de prépaiement diffère de celle en vigueur. + en appelant le centre national des services à distance en dehors des horaires administratifs. Par ailleurs. c) LA VENTE DE L’ENERGIE Une évaluation du système de comptage à prépaiement tenant compte de l’investissement et des coûts d’exploitations. puis en transmettant le code figurant sur cette carte par SMS ou par Internet. Le tarif prépayé est un tarif monôme. conformément à ses valeurs. aura lieu pour définir des conditions de réussite d’une future généralisation de ce type de système à l’horizon 2010. Le code peut être obtenu par le client de plusieurs manières : + en effectuant le règlement directement auprès des accueils de la STEG (par téléphone ou physiquement). En préconisant l’utilisation du prépaiement comme solution responsabilisante.L’achat de l’électricité consiste à donner au client un code STS en contrepartie de son règlement. + en achetant une « carte énergie » au réseau de vente proposé. Le prépaiement constitue un choix idéal de méthode qui responsabilise le client et l’aide à mieux gérer son budget.TARIF EN MODE PREPAYE 7.CONCLUSION 68 . la STEG s’est attachée. 5. des conditions de mise en œuvre et utilisation et surtout du degrè de satisfaction du client. le client bénéficie d’un réseau de rechargement plus important et d’une plage d’ouverture plus grande. puisqu’il s’agit d’un tarif uniforme et unique pour tout client BT quelle que soit la puissance souscrite. comportant un seul terme variable : le prix de l’énergie exprimé en millimes par kWh consommé (le tarif conventionnel en vigueur est composé de deux termes : prix de l’énergie et redevance). à répondre à une attente forte en matière d’aide à la gestion des dépenses de consommation d’électricité et de prévention du risque de suspension de fourniture pour impayés. la STEG s’efforcera de mettre en place des équipements plus attractifs et d’implanter de nombreux points de rechargement et points de vente des cartes.3 ) Généralisation du système à prépaiement 6 .

la STEG a mis en place un centre national de services à distance ( CENASED) dont la mission est d’offrir à la clientèle 24h/24h et 7jours/ 7 les services suivants : Siège du Centre National de Services à distance 69 . Afin de consolider cette orientation et d'être au diapason des progrès technologiques. la STEG a mené des opérations d’écoute client dont les résultats ont largement contribué à renforcer ses relations avec sa clientèle.Un nouvel édifice pour consolider les prestations de services offerts aux clients Mise en service du Centre National des Services à Distance de la STEG : Mlle Aziza LAOUINI Chef de Service adjoint Département Communication et Coopération Conformément à son orientation client et à sa vision d’offrir une qualité de service comparable à celle des meilleures entreprises de l'électricité et du gaz de la Rive Nord du Bassin Méditerranéen. près de trois millions. à mettre en place des moyens de communication efficaces et à se rapprocher et satisfaire davantage ses clients qui sont aujourd'hui.

A travers ce centre. en étroite liaison avec les sept centres régionaux de conduite du réseau de distribution de l’électricité. agences et unités spécialisées d’autre part.) Dans une étape ultérieure. dépannage…) . Un personnel hautement qualifié pour servir la clientèle 24h/24h et 7j/7 70 .O la prise en charge. il est de ce fait. O la constitution d’une archive électronique des requêtes permettant le développement et l’adaptation des services aux attentes des clients. Le coup d’envoi du centre a été donné le 26 mai 2008 dernier. avec un numéro vert 80 100 444 exclusivement réservé à la prise en charge de tous les appels d'urgence. un second numéro le 71 239 222 a été mis à la disposition de la clientèle. demande de branchement. détection de fuite gaz. l’efficacité et la précision requise. Ce deuxième numéro a été réservé pour les demandes de service et de prestations relatives à l'activité électricité et gaz de l'entreprise (réclamations. a été doté d’un personnel permanent formé et qualifié dans le domaine de la gestion commerciale et technique des activités liées à l’électricité et au gaz. Ce nouvel édifice qui vient renforcer la politique de l’entreprise visant l’amélioration continue de la qualité des services rendus.…etc. Le centre est interfacé avec la base de données des systèmes de gestion de la clientèle de la STEG. déplacement de compteurs.. le personnel du centre a été formé en vue de maîtriser parfaitement le fonctionnement du système électrique et gazier ainsi que les règles et les procédures de gestion de la clientèle et les spécificités de toute la gamme des services proposés par la STEG. la STEG vise à aller au devant de ses clients là où ils se trouvent en leur évitant ainsi.) . O le traitement des demandes de prestations et services (raccordements au réseau. au centre urbain nord Route Z 4. déplacement de compteur. le traitement et le suivi des réclamations des clients . des réclamations de sécurité (incidents électriques. O la prise en charge des appels d’urgence (intervention rapide pour rétablissement. O l’orientation et le conseil des clients dans les domaines d’activité de la STEG . demande de renseignements. avec la célérité. les dispatchings nationaux électricité et gaz. Et afin d’assurer convenablement les services rendus par le CENASED. odeur gaz.). augmentation de puissance et de débit. un numéro spécial pour les services à valeur ajoutée sera mis en ligne pour le traitement des services personnalisés (études et conseils). Le siège du CENASED est situé à la Direction Régionale de Distribution de Tunis sise.…etc. les déplacements inutiles et la perte de temps. …. coupure électrique. d’une part et tous les districts. Dans une deuxième phase et précisément le 15 Juillet 2008.

Gestion automatique du courrier et messagerie électronique : Expérience de la STEG

Nouri BEN TEMIME Chef de Département principal Direction informatique

Avec le développement rapide des technologies de l’information et de la communication, la messagerie électronique est devenue aujourd’hui un élément clé de la communication dans l’entreprise. Depuis l’an 2000, et dans le cadre de la restructuration de son système d’information, la STEG a lancé un projet pour la mise en place d’un système de messagerie électronique pour l’échange d’information et de documents entre ses différentes Unités et d’une application de gestion et de suivi automatisé du courrier au niveau du Bureau d’Ordre Central . La messagerie électronique est un élément clé de la communication dans l’entreprise, tant pour la gestion de la relation avec les clients et les fournisseurs que pour les échanges d’informations entre le personnel. Elle est aujourd'hui au coeur du système d'information et constitue un outil de travail collaboratif incontournable. Depuis l’an 2000, dans le cadre de la restructuration de son système d’information et afin de tirer profit des nouvelles technologies de l’informatique et des télécommunications, la STEG a lancé un projet pour la mise en place d’un système de gestion et de suivi automatisé du courrier au niveau du Bureau d’Ordre Central ;’une messagerie électronique pour l’émission et la réception de messages entre toutes ses unités a aussi vu le jour. .

Résumé :

I/ Introduction

Les principaux objectifs visés : K la réception, la diffusion, le classement et le suivi du courrier en temps réel, K l’automatisation des processus du circuit courrier, K l’accès instantané à l’information dés son arrivée offrant aux responsables un gain de temps pour la prise de décisions,. K l’augmentation de la productivité des agents par une communication plus souple et plus rapide,

Ce projet a été concrétisé et mis en place au cours du 4ème trimestre 2003. Quelques trois cents agents, répartis géographiquement sur toutes les Unités de la STEG, ont été connectés au système de messagerie : le bureau d'ordre central, le secrétariat central, les directions, les districts, les centrales, les centres informatiques, etc . Le système acquis est constitué de deux logiciels complémentaires : "Lotus Notes" : Utilisé notamment pour l'échange de messages simples et documents informels entre les différentes Unités et personnes. D'autres fonctions sont aussi disponibles comme l'agenda et le forum de discussion ; " Mail Manager" : C’est une application qui a été développée et commercialisée par une société tunisienne. Elle a été adaptée et paramétrée aux spécificités des circuits courrier de la STEG. Le courrier pris en charge par cette application comprend notamment le courrier externe, arrivée et départ,

II/ Mise en place de la messagerie électronique et de la gestion du courrier à la STEG

K la réduction de l’utilisation du support papier dans la communication d’information et de documents entre les agents.

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ainsi que les textes de la réglementation interne (Li, NA, NI, NS) ; Outre les fonctions standard de saisie, d’enregistrement, de classement et d’accès au courrier, cette application offre d’autres possibilités comme : K l’annotation du courrier, l’ affectation et le suivi des tâches, K la consultation du courrier par date, par expéditeur, par responsable, par référence, par mots clés, etc., K la fonction avancée de recherche, K la gestion d'annuaire de contacts internes et externes K l’établissement de rapports et de statistiques du suivi du courrier destiné notamment aux services centraux (BOC et Secrétariat Central ) La topologie initiale du réseau est basée sur une architecture décentralisée :

tous les utilisateurs. Les correspondants informatiques de toutes les unités ont reçu un manuel d’installation et de configuration du logiciel Lotus Notes.

III/ Enrichissement et développement de la plate forme de messagerie

K trois serveurs Domino installés à Tunis, Sousse et Béja se partagent la charge. Le serveur de Tunis est le serveur principal, il assure le routage du courrier ainsi que la réplication de l’annuaire Domino et les bases de documents de l’application « Mail Manager », K les serveurs de Sousse et de Béja assurent le routage interne du courrier des utilisateurs des régions Centre et Nord Ouest. K 40% des postes sont au siège , 27 % dans les unités de la plate forme de Tunis et 33 % dans les unités régionales à l’intérieur du pays. K les utilisateurs connectés aux réseaux LAN (Local Area Network) consultent en local leurs boites à lettres directement sur les serveurs avec un bon temps de réponse. Les utilisateurs connectés au WAN (Wide Area Network), consultent en local leurs boites à lettres se trouvant sur leurs postes de travail après réplication avec les serveurs. Lotus Notes, offre la possibilité de programmer automatiquement la réplication. Celle-ci peut se faire plusieurs fois par jour et peut même être initiée manuellement en cas de besoin. La programmation de la réplication peut s’activer à partir du site « Bureau » de l’utilisateur. Par défaut, la réplication se fait toutes les 30mn pour les boites de messagerie des utilisateurs et 15mn pour les bases de documents de « Mail Manager ». K pour améliorer la performance des bases courrier et libérer de l’espace disque des serveurs, une procédure d’archivage automatique a été mise en place. Les documents non modifiés depuis 90 jours sont automatiquement archivés sur le poste de travail de l’utilisateur. K chaque utilisateur connecté a une adresse électronique Notes, une boite de messagerie interne et un accès à Mail Manager, avec les droits appropriés. K un guide d’utilisation de « Mail Manager » spécialement conçu pour être simple et rapide a été envoyé à

Cette plate forme a été exploitée jusqu’au mois de janvier 2005, date d’arrivé des serveurs dédiés à la messagerie. Le nouveau matériel comprend essentiellement deux serveurs en rack, Intel Xeon PCI 64 bits avec 2 GO de RAM, chacun sous Linux et un cabinet de disques en RAID 10 (1). L’architecture décentralisée fut transposée en architecture centralisée, conformément au positionnement technologique de la STEG. Un cluster (2) Domino a été mis en place pour assurer la haute disponibilité des boites à lettres de tous les utilisateurs, des bases de Domino ainsi que des bases de documents de « Mail Manager ».

Hébergement de la messagerie externe En août 2005, la STEG a décidée d’héberger sa messagerie externe sur son serveur de messagerie Domino. Les emails externes et internes sont reçus dans la même boite de réception de Lotus. Les messages internes sont classés dans la vue «Intranet», les messages externes dans la vue «Internet» Surveillance des serveurs et optimisation des performances Après environ deux années d’exploitation, la messagerie électronique est vite devenue un outil indispensable de travail, la charge sur les serveurs Domino et sur le réseau de télécommunication a considérablement augmenté. Pour continuer à assurer un bon temps de réponse aux utilisateurs, des actions et des mesures ont été entreprises, notamment :

a/ archivage automatique des boites à lettres Une procédure d’archivage sur le poste de l’utilisateur a été instaurée : les messages datant de plus de 45 jours sont automatiquement transférés sur le poste de travail de l’utilisateur et supprimés du serveur. Les paramètres d’archivage sont gérés de façon centrale et appliquée par l’administrateur. La base d’archive est semblable à la base courrier habituelle. Les utilisateurs peuvent ainsi récupérer leurs anciens messages à partir de leurs bases d’archives. b/ compactage des bases courriers Le compactage consiste en la récupération de l’espace disque et la réduction de la taille des fichiers courrier, suite aux mouvements de suppression de messages, Pour ne pas perturber le fonctionnement de la messagerie pendant l’horaire normal de travail, une procédure de compactage automatique planifiée pendant la nuit a été instaurée.

(1) : Cluster ( en francais grappe) : Groupe constitué d'au moins deux serveurs Domino permettant d'offrir aux utilisateurs un accès permanent aux données : si un serveur de la grappe tombe, un autre membre de la grappe récupère d'une manière transparente la charge de travail de son homologue. Le cluster permet également d'équilibrer la charge entre les serveurs et d’améliorer les performances. (2) : RAID = Redundant Array of Inexpensive Disk. (En français les matrices redondantes de disques) . La technologie RAID 10 garantit l'intégrité des données et augmente les performances.

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c/limitation de la taille des boites à lettres Pour éviter de saturer l’espace disque dédié aux données, des quotas et des seuils de mise en garde ont été instaurés au niveau des boites aux lettres. Le seuil de mise en garde prévient les utilisateurs que la limite fixée par le quota approche, de façon à ce qu'ils réduisent la taille de leurs fichiers avant que le flux de messages ne soit interrompu. d/ limitation de la taille des messages Pour ne pas encombrer le réseau de télécommunication par des messages volumineux et perturber le fonctionnement normal des applications de gestion importantes pour la STEG, des limitations ont été instaurées : les messages internes qui excèdent la taille de 20 MO sont retournés à l'expéditeur comme étant non distribuables. Les messages internes dont la taille est comprise entre 6 et 20 MO sont routés pendant la tranche horaire de faible utilisation du réseau (de minuit à 6 heures du matin). Pour les messages externes, la taille garantie par le FSI (Fournisseur de Service Internet) est de 2 MO.

Cet outil permet de : - compresser un ou plusieurs fichiers (tout type de fichier) ou tout un dossier dans un même fichier/archive de taille plus réduite. Le gain en taille varie en général selon le type de fichier à compresser. Le gain peut être très important (parfois dix fois et plus) pour les fichiers bureautiques qui sont d’ailleurs les plus utilisés . - décompresser une archive et restaurer son contenu initial à l’identique (avec le même contenu et la même structure qu’à l’origine). - en plus de la compression, il permet de subdiviser une archive en plusieurs « volumes » de taille prédéfinie, ce qui est très utile pour l’envoi d’une archive trop volumineuse sur la messagerie. - faire des archives « auto extractibles », qui ne nécéssitent pas de logiciel de décompression pour en restaurer le contenu. Ceci est utile dans le cas de l’envoi d’une archive à une personne ne disposant pas de logiciel de compression/décompression comme 7-zip, - protéger une archive par un mot de passe. L’accès au contenu de l’archive n’est alors possible qu’après avoir tapé le bon mot de passe. f/traitement automatique des spams Un dossier nommé ‘spam’ a été crée automatiquement au niveau de toutes les boites à lettres. Les emails externes sont reçus par un système central antivirus et antispams qui identifie le courrier indésirable. Un filtre a été mis en place au niveau des serveurs Domino qui per-

e/ outils de compression des fichiers Pour offrir aux utilisateurs de la messagerie la possibilités d’échanger des messages volumineux tout en respectant les limitations des tailles des messages, un outil de compression basé sur les logiciels libres (7-Zip ) a été mis sur le site Intranet de la STEG et sur le forum de discussion de Lotus.

met de séparer les messages indésirables des messages à conserver. L’utilisateur a la possibilité de consulter et de supprimer le courrier du dossier ‘spam’. Extension de la messagerie par une plate forme Open Source Pour répondre aux nouvelles demandes de création de comptes de messagerie et de la généraliser pour couvrir l’ensemble du personnel cadre de la STEG, une maquette matérielle et logicielle de messagerie basée les logiciels libres a été mise en place pour test. Postfix /Squirrelmail a été choisi comme système de messagerie Open Source. Une centaine d’utilisateurs ont été ainsi connectés au serveur Postfix . Un annuaire unique, géré au niveau du serveur principal et contenant toutes les adresses de messagerie est accessible à tous les clients Lotus et Postfix. Cette architecture technique est transparente pour l’utilisateur final qui peut communiquer indifféremment avec un poste lotus Notes ou Postfix (via un navigateur) Après quelques mois d’essais, la maquette a donné satisfaction et tous les nouveaux comptes ont été créés sous la nouvelle plate forme Open Source Il y a ainsi deux types de clients de messagerie installés sur les ordinateurs des utilisateurs : Le client « lourd » : ce client nécessite le logiciel Lotus Notes sur le poste de travail . Il est riche en fonctionnalités et requiert une licence. Le client « léger » : ce client ne nécessite aucune installation sur le poste. l’interface des comptes de messagerie (SquirrelMail) est accessible via un navigateur Internet standard (Internet Explorer ou autre). Il comprend de nombreuses fonctionnalités conformes aux standards. Ce client est gratuit quel que soit le nombre d’utilisateurs. L’architecture actuelle est la suivante :

Fig. 1 : Architecture déployée

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gère les comptes et le routage du courrier des clients Lotus des postes du siège (réseau LAN ) ainsi que le routage de tout le courrier des clients Postfix. gère les comptes et les mails des clients WAN (sites distants). K instauration d’une solution de backup de la plate forme de messagerie. K généralisation de la messagerie électronique POSTFIX pour couvrir tous les cadres de la STEG. Pour continuer à assurer un bon service à l’utilisateur final et tirer le meilleur profit des nouvelles technologies de l’information et de la communication. K Le courrier officiel est pris en charge par TUNISMSG avec une réplique instantanée sur le serveur Tunismsg2 pour assurer ainsi une grande disponibilité. K Le serveur Postfix assure la gestion des nouveaux comptes des utilisateurs locaux et distants. K Le serveur TUNISMSG2. Le logiciel Zetafax sera installé sur un serveur dédié disposant des slots PCI pouvant loger les cartes Fax intelligentes. 74 . Il comprend notamment les points suivants : K mise à niveau matérielle et logicielle des serveurs Domino : extension des équipements matériels. mise à jour du système d’exploitation Linux. Les mails des clients Postfix sont acheminés par celui-ci vers le serveur principal TUNISMSG pour distribution. K accès web aux boites de messagerie Lotus. quota) et amélioration de l’administration (gestion des quotas. Les fax arrivés sur les trois lignes du BOC de la STEG. affichage. La mise en place de cette solution est prévue pour le mois de juin 2008. K mise à niveau de l’application Mail Manager : migration de Mail Manager vers sa nouvelle version Web. Cette solution permettra aux utilisateurs de Mail Manager d’envoyer des Fax directement à partir de l’application. Tous les mails Internet sont routés vers le serveur principal TUNISMSG. Il gère aussi l’acheminement des mails Internet (entrant et sortant). upgrade des serveurs Domino vers la version stable la plus récente. optimisation). un plan d’action a été établi . gestion des archives. K intégration d’une solution de traitement automatique des Fax : c’est une solution matérielle et logicielle permettant la prise en charge automatique des fax externes en arrivée et au départ. K Un contrôle viral et anti-spam est effectué sur les e-mails Internet entrant afin d’assurer la sécurité des systèmes informatiques. seront intégrés automatiquement dans « Mail Manager ».K Le serveur principal TUNISMSG. gestion des informations personnelles . IV/ Perspectives d’évolution K mise à niveau de la plate forme Postfix : enrichissement de l’interface utilisateur (éditeur riche. K renforcement de la sécurité par la mise en place d’un antivirus et d’un antispam au niveau des serveurs Domino.

Choisir d’adopter une démarche qualité au sein du CFPK est donc stratégique et opportun. Préambule Humaines et des Affaires Juridiques (DRHAJ) à implanter un système de management de la qualité (SMQ). conformément aux exigences de la norme ISO 9001 : 2000. La mise en place du SMQ au sein du CFPK a été entamée au mois d’octobre 2005. nous avons jugé utile de présenter dans ce qui suit les particularités du SMQ du CFPK. Le CFPK est donc la première structure au sein de la Direction des Ressources Résumé : 1. Chargé d’assurer la formation initiale des nouveaux recrutés et le perfectionnement des agents actifs de la STEG. le Centre de Formation et de Perfectionnement de Khlédia (CFPK) représente ainsi une structure charnière entre les différentes unités de l’Entreprise. l’article décrit les différentes sources d’écoute des clients (apprenants et unités STEG) instaurés au CFPK et présente les principales actions d’amélioration engagées ainsi que les apports constatés suite à la mise en place du SMQ au CFPK. la politique qualité adoptée et les processus mis en place dont notamment le processus Développement Pédagogique.Approche qualité dans une structure de formation : Cas du Centre de Formation et de Perfectionnement de Khélidia Rafik BEZZAOUIA Chef de Service au CFPK Direction des Ressources Humaines et Affaires Juridiques L’article présente un aperçu sur le système de management de la qualité (SMQ) mis en place au Centre de Formation et de Perfectionnement de Khlédia (CFPK). Opération de piquetage sur câble HTA au CFPK 75 . voire même spécifique par rapport aux structures de formation professionnelle à l’échelle nationale (voir tableau ciaprès des centres de formation professionnelle certifiés). d’autant plus que la fonction «Formation» est considérée comme un vecteur de développement des ressources humaines qui sont la réelle richesse de l’Entreprise. à savoir son domaine d’application. Partant du fait qu’un tel système est particulier. D’autre part. Sa certification a eu lieu en janvier 2007 et a été confirmée en janvier 2008 lors de l’audit de suivi n° 1.

d’organisation et de réalisation des formations initiales et continues Oui Source : ATFP. .76 Désignation Date de certification Domaine d’application du SMQ Conception de modules de formation Janvier 2007 Non Février 2008 Mars 2008 Janvier 2007 Tableau présentant les structures nationales de formation professionnelle certifiées ISO 9001 : 2000 L L Centre sectoriel de formation en électricité et maintenance des équipements biomédicaux de Tunis Centre sectoriel de formation en cuir et chaussures de Mégrine L Centre sectoriel de formation en mécanique générale de Grombalia L Centres de formation professionnelle relevant de l’Agence Tunisienne de la Formation Professionnelle (ATFP) L L Centre de formation et d’apprentissage professionnel de Bizerte Centre sectoriel de formation en textile et habillement de la Goulette L Centre de formation et d’apprentissage professionnel de Zaghouan Activités d’organisation et de réalisation des formations initiales diplômantes Structure intégrée de formation intra–entreprise L Centre de Formation et de Perfectionnement de Khlédia (STEG) Centre de formation et d’apprentissage professionnel de Sfax Activités de conception.

aussi le développement de modules de formation et ce à travers le processus Développement pédagogique. assurant un pilotage stratégique du SMQ à travers le processus Management et amélioration continue et une interface d’écoute des clients pédagogiques et contractuels et ce à travers le processus Ecoute Clients. de Perfectionnement des agents actifs de la STEG. le transport et la distribution de l’électricité et du gaz ainsi que des activités de gestion associées». Le SMQ du CFPK s’applique aux «prestations de formation dans le domaine de la production. optimiser l’exploitation des ressources mises à disposition. K processus de support. 5. précisons que deux types de « clients » du CFPK sont identifiés : . Processus mis en œuvre au CFPK Remplacement d’un IACM sous tension au CFPK 77 . L’aspect « réalisation » touche 2. L’approche processus adoptée par le CFPK s’articule autour de trois types de processus : K processus de management.Clients dits pédagogiques : ce sont les apprenants bénéficiaires d’actions de formation de toute nature au CFPK. Ceci étant. * la Maintenance des équipements et des locaux du CFPK. le transport des apprenants.D’abord. contribuer à l’effort déployé à l’échelle de la STEG pour le développement du secteur gazier en renforçant les activités de formation et de qualification en relation. Chaque processus fait l’objet d’un pilotage qui lui est propre et est assuré par un pilote qui entretient continuellement : * la communication et la coordination avec les différents intervenants pour atteindre les objectifs qualité prédéfinis . relatifs à la gestion efficace des actions de formation.Clients dits contractuels : ce sont les unités STEG ou autres organismes tiers qui sollicitent le CFPK pour faire bénéficier leurs agents (ou clients pédagogiques) d’une formation quelconque. Domaine d’application du SMQ 4. Ces axes sont en cohérence avec ceux de la politique qualité « mère » de la STEG et représentent le cadre d’établissement des objectifs qualité du CFPK. répondre aux attentes des apprenants en leur permettant d’acquérir et/ou entretenir les compétences nécessaires à leurs postes de travail. * le suivi des indicateurs de pilotage . Ces prestations de formation concernent aussi bien le personnel de la STEG que les agents d’organismes tiers. . telles que la restauration. * les Prestations logistiques associées à l’activité formation au CFPK. la politique qualité du CFPK (en vigueur depuis janvier 2006) repose sur les 5 axes suivants : 1. * l’analyse et le traitement des dysfonctionnements survenus pour une amélioration continue du SMQ en vue de satisfaire au mieux les exigences des clients du CFPK. K processus de réalisation. * l’Achat de produits et de services. ou bien de Formation pour tiers (externes à la STEG). que ce soient des actions de Formation initiale. 2. … 3. 3. comprenant : * la Gestion des ressources humaines du CFPK. répondre aux besoins et attentes des différents clients contractuels en matière de formation. l’hébergement. En effet. ne font pas partie du domaine d’application précité. renforcer les actions de formation sur les thèmes de sécurité du personnel. Axes de la politique qualité du CFPK L’ensemble de ces processus en interaction constitue le SMQ du CFPK. 4. Notons que les activités du laboratoire de maintenance du matériel TST-HTA du CFPK. des tiers et des ouvrages. des indicateurs de surveillance mesurables sont déployés sur les différents processus mis en œuvre dans le SMQ du CFPK.

78 Cartographie des processus du SMQ du CFPK .

Processus Développement pédagogique 79 . Nous présentons succinctement les étapes de ce processus particulier : 5.Il s’agit d’un processus de conception de modules de formation mis en œuvre par les autres processus de réalisation.

c’est évaluer son niveau de satisfaction et dégager ses attentes et ses exigences explicites et implicites. Sources d’écoute des clients . Evaluation à chaud 6. . La 3ème. Il s’agit d’une évaluation en fin des sessions de formation. Cette évaluation a l’avantage de donner l’occasion aux unités de la STEG de proposer l’actualisation de modules de formation existants ou le développement de nouveaux modules. Dans le cas du CFPK. une action de formation a été réorganisée et l’ensemble des participants concernés ont été réinvités à une deuxième session en raison d’une insatisfaction généralisée. Il s’agit d’une évaluation faite par les clients contractuels. . exprimée suite à une évaluation à chaud à l’issue de la première session.les moyens pédagogiques utilisés.les espaces de formation. toujours par les apprenants. les critères considérés par ces clients sont assez variés et ont pour objectif d’évaluer l’impact de la formation suivie sur les lieux de travail et les compétences acquises après le passage de l’apprenant au CFPK.l’adaptation du programme à la vie professionnelle.le traitement d’exemples vécus à la STEG. est en vigueur depuis janvier 2006.le degré de satisfaction aux attentes des apprenants. de fiches d’évaluation. Il est à noter que seules les unités liées contractuellement au CFPK par des conventions–cadre (1) de formation. Quoique non standard. 6. Evaluation à froid Désignation du module de formation Assurances appliquées à la STEG Gestion des affaires sociales et médicales actualisé développé RQ RQ RQ RQ RQ RQ Gestion des projets d’assainissement des réseaux de distribution de l’électricité Gestion du personnel Téléconduite et protection des réseaux HTA Travaux neufs de distribution gaz Gestion commerciale BT et BP Relève BT et BP Applications informatiques liées à l’unité Abonnés Maintenance des postes de transformation HTA/BT RQ RQ RQ RQ (1) Il s’agit de 3 conventions-cadre : la première. généralement après une période de six mois après le déroulement des actions de formation. signée en avril 2008. elles représentent toutes.1. est en vigueur depuis juillet 2006. . soit encore moyennant le renseignement. . . ce qui adapte au mieux l’offre de formation du CFPK aux attentes de ses clients. les résultats des évaluations à froid des actions de formation organisées au CFPK. des données d’entrée d’une importance capitale pour les revues de direction du CFPK. .l’accueil et l’encadrement. en 2007. entre le CFPK et les Districts.Il est à noter que les centres de formation professionnelle. La 2ème. 80 .les techniques d’animation des formateurs. soit par des réunions de synthèse avec les apprenants en présence des responsables de formation du CFPK. le CFPK a engagé en 2007 le développement et l’actualisation des modules de formation suivants : 6. n’ont pas d’activités de conception de modules de formation étant donné que ces modules sont exclusivement conçus par le Centre National de Formation des Formateurs et d’Ingénierie de Formation (CENAFFIF). certifiés ISO 9001 : 2000 et relevant de l’ATFP.etc. Ecouter le client. entre le CFPK et les unités de la DGMPE. multiples sont les sources d’information émanant des clients pédagogiques et contractuels .la durée de la session. concerne les unités de la DPTGZ. Suite à l’exploitation de l’évaluation à froid. A titre indicatif. communiquent tous les 6 mois au CFPK.2. . Les apprenants donnent leurs avis appréciatifs sur des aspects pédagogiques et logistiques tels que : .

successivement en 2006 et 2007.3. y compris les structures de formation intra-entreprises. * la mise en œuvre d’une installation intérieure à gaz. des poses de tubes PE. ainsi que des essais de résistance mécanique et Par la mise en place d’un SMQ. le CFPK. Ces enquêtes offrent également une opportunité aux unités sollicitées d’exprimer leurs propositions d’amélioration. * la mise à jour et le reclassement du fonds documentaire pédagogique destiné à être distribué aux apprenants. deux enquêtes de satisfaction des clients auprès des unités de la STEG dont certains agents avaient bénéficié d’actions de formation initiale et de perfectionnement au CFPK. centre de formation intégré de la STEG. Conclusion d’étanchéité. à 72 %. pour que les apprenants puissent y pratiquer des branchements gaz.6. L’exploitation de ces enquêtes a permis d’estimer le taux global de satisfaction des clients contractuels. consolide le dispositif national de la formation professionnelle. Nous en citons quelques unes : * un appel à candidature aux postes de formateurs vacataires pour élargir le champ de sélection de ces formateurs. Enquête de satisfaction des clients A ce titre. Mai 2008 81 . le CFPK a lancé. recommandations et éventuellement leurs réclamations. nous donnons à titre indicatif les deux chiffres significatifs suivants : 84 % le taux global de satisfaction des apprenants du CFPK (toutes activités confondues) en 2007. * la mise en œuvre d’une tranchée de réseau PE d’entraînement. Par ailleurs et grâce à une équipe de pilotage compétente. contre 78 % en 2006. Enfin. pour que les apprenants puissent y pratiquer les mises en service gaz. en ce qui concerne les prestations de formation données par le CFPK. * la formation pédagogique des formateurs vacataires les plus sollicités par le CFPK. et vient figurer parmi les premiers centres de formation professionnelle certifiés ISO 9001. 7. le SMQ du CFPK a permis notamment de renforcer les canaux de communication avec les unités de la STEG et d’être plus à l’écoute des attentes des clients du CFPK en vue de mieux satisfaire à leurs exigences et d’améliorer en continu les services de formation prestés. ce qui représente une source importante d’enclenchement d’actions d’amélioration.

le respon- Résumé 82 . Pour cela. réside désormais pour elles. elles prennent peu à peu conscience que leurs salariés constituent aussi l'une de leurs principales richesses .faciliter l’accès à l’information. l'objectif étant de participer. au même titre que les autres fonctions. par le biais du volet reporting et indicateurs de gestion. Alors que leur principale préoccupation résidait jusqu'alors dans leurs relations avec les fournisseurs et les clients. Ainsi.alléger les tâches administratives par leur informatisation. Qui est mon salarié ? Quel est son potentiel ? Comment le fidéliser ? Comment améliorer sa productivité ? Autant de questions que se posent aujourd'hui de nombreuses entreprises. Comme tout projet. l'enjeu. le rôle de la fonction RH est appelé à évoluer.La Direction des Ressources Humaines innove son système d’information Leila BOUTERAA Chef de Projet Direction des Ressources Humaines et des Affaires Juridiques Dans le cadre de la mise en œuvre du schéma directeur informatique et la reprise du système d’information des Ressources Humaines. Ce progiciel couvre de façon intégrée tous les modules de la fonction Ressources Humaines. Il gère la gestion administrative du personnel. la rémunération. .mettre en place une solution en conformité avec l’offre des technologies les plus récentes permettant la saisie unique des informations et le libre service. . la fonction Ressources Humaines (RH) va devoir passer d'une vision administrative à une vision opérationnelle de sa mission. dans la mise en place de stratégies des Ressources Humaines qui leur permettent de tirer parti. . . d'un véritable avantage concurrentiel. la STEG a acquis en mai 2007 un progiciel de gestion des Ressources Humaines. C’est dans cette logique que la STEG s’est engagée dans une politique de développement de son capital humain à travers le développement de la fonction Ressources Humaines. sans oublier la fonction pilotage du système. La réussite de ce projet est tributaire d’une bonne organisation et d’un plan de conduite de changement efficient. la formation. à l'amélioration de la performance et à la création de valeur pour l'entreprise. au travers de leur capital humain.répondre aux besoins des utilisateurs et s’adapter aux évolutions du métier. face à ce constat. le volet social et médical.raccourcir les délais de réalisation. L’objectif d’innover le système d’information RH est de pouvoir automatiser les processus récurrents et d’ouvrir l’utilisation à un plus grand nombre d’utilisateurs en se souciant de : . . la mise en place de ce progiciel est décomposée en phases: phase de l’étude de l’existant et prototypage. phase de conception détaillée et phase d’exploitation et mise en place.intégrer la langue arabe au niveau de tous les volets touchant la gestion du personnel. Plus que jamais. aussi que la gestion stratégique en intégrant la gestion des emplois et des compétences ainsi que la gestion de l’organisation. la gestion des carrières.

2.seules les activités liées directement à la paie sont traitées par la RHU : en effet. formations et performances. les technologies de l’information et de la communication (TIC) appliquées aux systèmes d’information permettent-elles d'apporter une réponse pertinente à chacune des trois grandes finalités stratégiques de la fonction RH ? : K attirer les compétences requises. compétences. la gestion des Ressources Humaines s’appuie de plus en plus sur la gestion des compétences : celle-ci concerne aussi bien les collaborateurs internes que les candidats externes. Elle abrite des données et manipule des traitements agissant sur ces données . fiable. K l’amélioration de la gestion courante. Actuellement. Ce projet consiste à acquérir et mettre en place un progiciel de gestion des Ressources Humaines qui peut répondre aux besoins des différents intervenants aux niveaux central. Quel SIRH pour la nouvelle fonction RH ? Un Système d’Information Ressources Humaines (SIRH) est un système d’information qui est destiné à la gestion des Ressources Humaines. mise en place en 1992. . la formation. au-delà de son rôle de "faiseur". l’application permet la prise en charge et la mise à jour des caractéristiques principales et des éléments variables des agents.le développement du réseau général de l’entreprise à un haut niveau de disponibilité et de débit. consolidation. la messagerie électronique et la gestion électronique des documents. les principaux objectifs et attentes ciblés par le projet RH sont : K la mise en place d’une solution en conformité avec l’offre de technologies les plus récentes. intégré. Ainsi. permettant de s’appuyer essentiellement sur la circulation des documents électroniques en interne. grâce à des outils de pilotage qui permettent de mesurer en temps réel la performance et la satisfaction des collaborateurs et de prendre très rapidement des mesures correctives. via des processus collaboratifs qui visent à recenser les attentes des collaborateurs souhaitant acquérir de nouvelles aptitudes et donc à développer leur "employabilité". Parmi les grandes préconisations de ce schéma directeur. mais comme un individu. endosser une mission de savoir "faire faire". n’y sont pas inclues. Une telle démarche implique que le collaborateur ne soit plus considéré uniquement par rapport à sa fonction. C’est dans ce contexte que le système d’information prend toute son importance. par rapport à une organisation matricielle . la gestion de l’organisation et les outils de pilotage. médical. K la garantie de l’unicité.les fonctions de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences du personnel ainsi que celles qui concernent les volets social. La STEG a engagé un plan d’action de refonte de son système d’information et de son principal support. la fiabilité et la traçabilité de l’information. régional et local. il faut se doter d’outils performants et chercher des solutions informatiques qui aident à répondre à ces enjeux. . . Ainsi. K développer ces compétences.la mise en place et le développement des outils de travail modernes s’appuyant sur les technologies Internet. Cette nouvelle approche touche également la gestion de l’organisation par la suppression ou la création de nouveaux postes et par l’émergence de nouveaux métiers. K la maîtrise de l’ensemble du système d’information du domaine RH.la facilitation de la communication entre les structures de l’entreprise et la consolidation de la décentralisation. A partir du moment où l’on doit croiser individus.le pilotage de la fonction RH (indicateurs de gestion. le système informatique. K la mise en place d’un système de reporting et de pilotage pour la fonction RH. K l’intégration des autres modules de la fonction Ressources Humaines. riche d'un ensemble de compétences. L’idée d’un SIRH est de couvrir toute la palette des informations nécessaires à la gestion des Ressources Humaines. K la disposition en temps réel des informations nécessaires à tous les postes concernés. un projet stratégique est prévu pour la reprise du système d’information des Ressources Humaines. 3. en développant notamment la responsabilité et l'autonomie de l'encadrement en matière de management des Ressources Humaines. évaluations.la mise en place d’un système d’information et de communication cohérent. K mobiliser et conserver les compétences disponibles. il parait évident qu’un simple tableur n’est plus suffisant. Intranet. formation et recrutement. Les attentes par rapport à ce progiciel sont variées et Quelle est l’expérience de la STEG dans ce domaine ? 83 . à travers des solutions de recrutement en ligne qui ouvrent un canal de communication et de captation des candidatures de premier choix. avec comme socle la paie et toute la partie qui englobe la gestion administrative du personnel . souffre de quelques dysfonctionnements : 1. l’objectif étant d’intégrer davantage les premiers et d’attirer les seconds. système dans lequel se trouvent toutes les briques d’une manière intégrée. les autres briques concernent : le recrutement. performant et en temps réel couvrant les différentes fonctionnalités RH. conformément à un schéma directeur informatique (SDI) élaboré pour la période 20042007. la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. Ce plan d’action vise principalement : .sable RH doit. Il y a lieu de noter que l’application «Ressources humaines» (RHU) actuelle.…) n’y est pas développé. pour cela.

dédié à la gestion des données. prénom.la gestion du temps de travail Elle concerne la gestion des différents régimes horaires. .la gestion des carrières Elle traite la gestion des positions administratives du personnel. telle qu’elle est prévue par le SDI.la gestion des demandes d’emploi et les sessions de recrutement.la traçabilité des actions. L’accès des utilisateurs au système. quel que soient leurs rôles. un progiciel de gestion des Ressources Humaines auprès d’une société nationale de services informatiques et Internet. mutations. garantissant ainsi la facilité d’utilisation. afin d’améliorer la qualité des services rendus aux agents (génération automatique de documents: attestations. Le progiciel couvre les fonctionnalités de gestion des Ressources Humaines suivantes : Fonctionnalités du système K l’automatisation des différentes procédures de la gestion des Ressources Humaines. . La nouvelle solution qui sera mise en place s’intègre de façon cohérente à l’architecture globale du système d’information de l’entreprise.le recrutement interne ainsi que les mutations . K l’intégration aux logiciels bureautiques : word. elle est conçue autour des réseaux de communication local et distant (LAN/WAN). les avancements et promotions.la confidentialité des informations. diplômes… 2éme volet : traite la mise à jour automatique des données de l’évolution de carrière de l’agent : date de recrutement. * pour les directions opérationnelles. contrats programme…) menant ainsi à un raccourcissement notable des délais de réponse aux requêtes et un meilleur éclairage de la Direction Générale sur certains aspects de la GRH : mobilité. permettant l’utilisation des nouvelles technologies et des standards dans un environneArchitecture technique de la solution . K la saisie unique des informations. d’où plus de transparence dans la relation administration – agent et retombées positives sur l’ambiance de travail . recherche de profils particuliers… La STEG a acquis en mai 2007. les nominations aux fonctions. il constitue un outil d’information et d’aide à la prise de décision. La politique de sécurité est matérialisée à travers les objectifs suivants : Sécurité et traçabilité . l’interopérabilité ainsi qu’un haut niveau de portabilité dans un environnement totalement sécurisé.l’intégrité des systèmes. -le serveur WEB ou serveur de présentation qui représente le point de passage entre le client et l’accès aux bases de données et aux traitements. K la sauvegarde automatique. tableaux de bord. l’évaluation et les notations. excel. il permet une meilleure visibilité de la gestion décentralisée et l’accroissement des possibilités de contrôle. K les recherches multicritères. .la gestion du recrutement Elle concerne principalement : la gestion et la mise à jour automatique du budget recrutement. . se décline selon les quatre niveaux suivants : -le poste client ou utilisateur final qui supporte le navigateur. Le système attribuera à l’utilisateur son rôle et lui ouvrira une session. décisions. K la conservation de l’information historique. titularisation. Cette solution. K le traitement des données en temps réel. date de naissance. elles diffèrent selon le type d’utilisateur : * pour le gestionnaire Ressources Humaines.la disponibilité des services et des informations. discipline…. -le serveur d’applications ou middleware qui héberge les services faisant appel aux serveurs de données et communique avec les clients qui l’invoquent par le biais du serveur WEB. -le serveur de données. Cette architecture à plate-forme centralisée utilisant un système de gestion de bases de données relationnelles multi plateformes et à système d’exploitation ouvert. conjoint et enfants. il permet une plus grande autonomie et une meilleure visibilité sur les unités opérationnelles de bases . doit passer impérativement par une authentification. L’architecture technique est du type n-tiers . K l’automatisation du traitement des décisions. fiches carrière avec historique…). ainsi qu’un meilleur suivi des outils de pilotage et de contrôle (indicateurs. K l’aide à la prise de décision. K la disponibilité de l’information en temps réel. de gestion et technique permettant : Acquisition et mise en place du nouveau SIRH ment ouvert. K l’aide de l’utilisateur.… K la génération de fichiers de données à communiquer aux tiers. de conseil et d’assistance. la prise en charge des pointages automatique et 84 .multiples . . avancements et promotions. la discipline ainsi que les départs à la retraite . . répond aux choix d’ordre organisationnel. les contrats de travail . le contrôle et l’approbation. K la sécurité et le contrôle des accès. nominations aux fonctions. K un paramétrage permettant de se conformer aux termes règlementaires du pays et du secteur. * pour les chefs d’unités administratives. d’où une implication plus forte de manière à ce qu’il y ait moins de problèmes de remontées vers la Direction Générale ou vers la Direction des Ressources Humaines . * pour la direction des Ressources Humaines. état civil. ce progiciel permet de développer la gestion courante.la gestion du dossier administratif Elle est déployée à 2 niveaux : 1er volet : mise à jour directe (saisie unique) de toutes les données attachées à l’identité de l’agent : nom.

il met en évidence les écarts en compétences et par conséquent les besoins réels en formation . Ce module est fortement intégré au module formation. Le SIRH de la nouvelle fonction RH est un système ouvert à l'ensemble des acteurs RH et en premier lieu. la détermination des besoins en Ressources Humaines par poste. la gestion des absences et des mouvements de sortie pendant les heures de travail. la réalisation des tests unitaires et globaux. mobilité. La mise en œuvre de ce progiciel est réalisée par phases.la gestion de l’organisation structurelle Il s’agit notamment de la prise en charge et la mise à jour de l’organigramme de l’entreprise. la proposition de relève aux postes fonctionnels . S’agissant d’un projet d’entreprise. l’habillement. une organisation du projet ainsi que la composition des structures pour le déploiement du progiciel a été mise en place. constitue le facteur clé de succès . Les lots techniques concernent les données. . Phase 3. les dévelop- 85 . . groupe d’appui technique et relais de déploiement ou utilisateurs pilotes.la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) Cette fonctionnalité concerne : la prise en charge et la mise à jour automatique de la loi cadre .d’assurer la gestion des plannings. Ceux-ci doivent en effet être convaincus que la DRH ne se décharge pas sur eux d'une partie de son travail administratif mais les aide à être plus autonomes. de maladie. la gestion des différents types de congés : de repos.la gestion de la formation Elle s’articule autour des différents processus relatifs à la planification. . qui se résume en la mise en exploitation du progiciel. ainsi que le suivi de l’apurement des droits au congé . réintégration.de déployer l’architecture technique et la sécurité informatique ainsi que la coordination et l’interfaçage avec les autres applications. l’ élaboration de la grille des compétences par poste . la réalisation et l’évaluation de la formation . la partie coordination et le tronc commun.manuel.d’assurer les recettes fonctionnelles et participer à la mise en exploitation du progiciel . réel et écart) . Une période de garantie d’une année suit la réception provisoire qui mène à la réception définitive. groupe de projet. Conception détaillée et réalisation qui consiste en l’adaptation du progiciel et du paramétrage. Déploiement ou démarrage en réel.les statistiques et le tableau de bord Il s’agit principalement de la génération d’états statistiques. . . . jalonnées par des livrables. Les chefs de lots sont chargés notamment : . compte tenu des mouvements d’effectifs prévus (départ. recrutement) et des qualifications futures. l’optimisation des règles et du processus de gestion et d’utilisation du progiciel et enfin la validation de l’implantation. Ainsi le projet a été réparti en 6 lots fonctionnels et techniques . en adaptant bien sûr. sur une période s’étalant de juin 2007 à juin 2009. la gestion stratégique. Il est utile de mentionner que l’idée d’acquisition d’un SIRH est de capitaliser ce qu’offre le système. impliquant une période de maintenance qui s’étale sur 3 années. la gestion de la gratuité ainsi que la gestion médicale (commissions médicales. l’élaboration de l’organigramme prévisionnel. suppression et regroupement d’unités). Phase 2. Mise en œuvre du progiciel Cette phase doit aboutir à la réception provisoire. au management. l'adhésion des managers constitue un préalable à toute réussite de projet SIRH. Cette organisation s’articule autour de plusieurs acteurs : comité de pilotage. A ce titre. la projection des ressources à moyen terme. par emploi et par activité (effectif théorique. exceptionnels.de définir les plans de formation et d’accompagnement des utilisateurs . des indicateurs et ratios relatifs à chaque module pour la prise de décision. l’implication des différents utilisateurs et leur contribution aussi faible soit elle. Etude de l’existant et prototypage : c’est le cadrage du progiciel avec les spécifications et les règles de gestion de la STEG pour l’élaboration d’un prototype. . . force est de constater que les utilisateurs de la direction des Ressources Humaines et les gestionnaires RH des unités Quels sont les facteurs de réussite de ce projet ? pements spécifiques ainsi que les tests en parallèle. . accidents de travail) . un responsable a été désigné pour chaque lot. la formation et les indicateurs de gestion. la simulation de modifications de l’organisation (création. techniques…) pour la réalisation du projet . la prise en charge du référentiel des compétences. ainsi que la présentation de la structure sous forme graphique. le suivi des actions et l’application des décisions .la gestion des affaires sociales Elle traite la gestion des prêts. Cette phase a été achevée en novembre 2007. le système aux pratiques de l’entreprise. la préparation des scénarios d’adéquation en effectif et compétences .de définir et superviser la réalisation des prototypes et des tests fonctionnels . . En conséquence. ce qui est proposé en standard et de limiter le développement spécifique. Les lots fonctionnels couvrent la gestion courante. Phase 1.de prévoir et suivre les moyens à mettre en œuvre (humains. des dons et avances.de contrôler et suivre l’état d’avancement du projet et veiller au respect des délais et de la qualité des livrables . l’évaluation des compétences ainsi que le bilan individuel de compétences .

il faut évaluer les impacts sur le mode de fonctionnement du progiciel. La réussite de cette action valorisante constitue une action d’accompagnement du projet de développement de la gestion des Ressources Humaines. C'est bien la stratégie qui prime sur la technologie. et une journée de présentation du prototype a été organisée pour tous les gestionnaires RH. En fin du déploiement. d’informer les utilisateurs et de les aider à mieux comprendre et accepter les changements à venir. sans toutefois oublier que sa réelle valeur ajoutée réside dans la facilité et la souplesse de l’insertion de nouvelles pratiques modernes et performantes dans le domaine RH (gestion prévisionnelle des compétences. les applicatifs de paie constituent aujourd'hui le socle de ce SIRH. Il y a lieu également de mesurer le retour d’expérience par le biais de la satisfaction des utilisateurs. K un axe d'assistance aux utilisateurs et évaluation des résultats. participent étroitement à la réussite du projet et en constituent une pièce maîtresse dans la mesure où ils sont les seuls à avoir la connaissance des règles et processus RH et les seuls capables de valider les livrables. A ce stade. Au-delà de l'optimisation des flux d'informations et des gains de productivité substantiels qu'il génère. K un axe de formation – dont l’objectif principal est de s'assurer que les utilisateurs ont acquis les connaissances théoriques et pratiques nécessaires à l’utilisation du progiciel.K un axe de communication – un dispositif de communication a été mis en place pour permettre tout au long de l’installation du progiciel. La formation sur ce progiciel se fait en cascade . est-il encore nécessaire de rappeler que ce sont bien les finalités de la GRH qui doivent guider la mise en place d'un système d'information RH et non l'inverse. Il est à rappeler que la mise en place de ce progiciel est accompagnée d’un plan de conduite de changement qui vise à faciliter l'acceptation des changements induits par la mise en œuvre du progiciel Ressources Humaines et à réduire les facteurs de rejet. Le plan de mise en œuvre de la conduite du changement s'appuie essentiellement sur les trois axes suivants: qu’une mise à disposition d’un centre de compétences : point d’assistance aux utilisateurs. loi cadre). cette dernière ne constituant qu'un moyen et non une finalité. comme un outil de pilotage et d'aide à la décision pour tous les acteurs RH. proposant ainsi des pistes d’amélioration aux différents processus y afférents. il y a en premier lieu la formation des formateurs qui assurent la formation des utilisateurs finaux sur le progiciel. gestion organisationnelle. plus que jamais. le nouveau SIRH s'impose donc. les facilités que le progiciel apporte ainsi que les difficultés rencontrées lors de son utilisation. Conclusion 86 . Enfin une dernière remarque. – des guides de gestion et des supports d'utilisation du progiciel sont fournis aux utilisateurs pour les accompagner lors du déploiement. C’est ainsi qu’un dépliant a été diffusé. ainsi qu’à être informés de l'avancement du projet. afin de les tenir informés de l’avancement du projet et de les familiariser avec le nouveau produit. ainsi de base.

(Décret n°2005-56 du 18/06/2005). le type de mesures d’essaimage que l’entreprise devrait fournir à ses essaimés. identification des idées de projets. Le choix a été laissé aux entreprises adhérentes au programme d’essaimage de prendre les mesures appropriées et convenables pour chaque essaimé et spécifiques à chaque projet. sensibilisation. INTRODUCTION 1. toute demande émanant de promoteurs internes ou externes s’inscrivant dans le cadre de cette stratégie sera étudiée conformément aux procédures en vigueur et éventuellement acceptée dans le cas où la faisabilité serait confirmée. aides diverses et appuis. la STEG ne ménage aucun effort pour soutenir la politique de l’Etat visant la promotion de l’emploi. (dite entreprise essaimée) «L’essaimage est tout encouragement ou assistance qu’une entreprise économique accorde à des promoteurs issus de son personnel ou venant de l’extérieur pour les inciter à créer des entreprises indépendantes ou poursuivre une activité qu’elle exerçait elle-même auparavant» Telle est la définition du concept essaimage selon la réglementation tunisienne dont on peut souligner la particularité de s’adresser aussi aux candidats externes à l’entreprise. confirmant ainsi l’approche de l’Etat orientée vers la promotion de l’emploi. L'essaimage pratiqué à la STEG est un essaimage dit à froid. CADRE LEGAL DE L’ESSAIMAGE EN TUNISIE : Cette réglementation ne précise pas. Résumé L’essaimage peut être défini comme étant une pratique par laquelle une entreprise aide certains de ses salariés qui le souhaitent à fonder leurs propres entreprises. par ailleurs. récente à la STEG mais fort prometteuse. Accompagnement. se basant sur le volontariat et s’articulant autour de deux axes : 2. Cet article va tenter de donner des éclairages sur cette activité certes. l’entreprise mère (dite entreprise essaimante) cherche la réussite de l’entreprise nouvellement créée. A travers un appui technique et financier. STRATEGIE DE LA STEG EN MATIERE D’ESSAIMAGE • la priorité est donnée aux projets innovants (à haute valeur ajoutée) • les projets retenus doivent être en rapport avec l'activité de la STEG Par conséquent. un apport d’expertise ou une aide logistique. suivi. tels sont les facteurs qui oeuvrent à développer l’activité de l’essaimage au sein de la STEG. 87 .L’Essaimage à la STEG : point de situation et horizons de développement Mohsen BEN ALI Chef de département chargé du projet Développement Essaimage Direction Maîtrise de la Technologie Dans le but de participer à l’effort national en matière de création d’entreprises par essaimage.

le programme de l’essaimage à la STEG peut être crédité d’un certain nombre d’apports ayant profité aux différentes parties prenantes mais aussi et surtout à la dynamique générale de la création d’entreprise en Tunisie. exploite les technologies. brevets et logiciels. des start-ups pour permettre l'industrialisation des inventions ou développements réalisés dans ses laboratoires et pour donner à ces inventions accès au marché. Les demandeurs d’essaimage issus de la STEG ou externes sont à concurrence de 55. L’objectif est d’atteindre une moyenne de six (6) à sept (7) créations de projets par an. la startup.Bien que récent. issue elle aussi d'un essaimage. travaux électriques. Autrement dit. développés par France Télécom Recherche & Développement. Les demandes issues de candidats externes. cartographie numérique. ingénierie industrielle (7%). depuis l’idée de projet jusqu’à la phase création. bien que représentant 42% de la totalité des demandes. La moyenne projetée à la STEG est encourageante si on prend en considération que les départs définitifs à EDF-GDF ne présentent que 47% de la totalité des départs. Le nombre de départs en congé pour création d’entreprise est de cinq (5) pour l’année 2007. Un projet d’essaimage passe. (21%) France Télécom pratique largement le transfert de technologie vers des industriels. n’ont pas été couronnées jusqu’à présent par la signature de convention d’essaimage du fait que la thématique des projets proposés n’a pas généralement de lien avec l’activité de la STEG ou que leur faisabilité n’a pas été confirmée. Ce transfert se réalise sous forme de licence exclusive ou non ou sous forme de cession. 3. qui favorise la valorisation. EXPERIENCE DE LA STEG EN MATIERE D’ESSAIMAGE Soixante dix sept (77) demandes de créations par essaimage ont été reçues jusqu’au mois de juin 2008 donnant lieu à la signature de treize (13) conventions d’essaimage dans des domaines divers : travaux gaz (65%).4% des diplômés de l’enseignement supérieur et les 44. 53% des bénéficiaires des congés de création à EDF-GDF réintègrent leurs postes après l’achèvement de la période de congé. Cette moyenne dépasse légèrement la moyenne enregistrée à EDF-GDF qui est de soixante (60) par an sur la période allant de 1984 à 2004 sur un effectif global d’environ 125000 employés. Un exemple d’essaimage dans le monde: les transferts de technologies par essaimage chez France Télécom Dans le domaine des solutions vidéo sur Internet autour de la norme MPEG4. Plus de la moitié des demandes (58%) sont issues de l’intérieur de l’entreprise. par les étapes suivantes: 4. réseaux informatiques (3%). LES ETAPES DE REALISATION D’UN PROJET D’ESSAIMAGE A LA STEG 88 . Un nombre équivalent de départs et peut être même supérieur est attendu pour l’année 2008 (deux départs déjà réalisés à la date du mois de mai 2008 avec la création de 10 emplois permanents). maintenance électrique (4%).6% restant ont le niveau d’études secondaires et sont dotés d’une expérience professionnelle très appréciable. etc. totalisant la création de 42 emplois permanents. Il s'accompagne souvent d'un partenariat technique entre France Télécom Recherche & Développement et le licencié.

elles peuvent également être contractuelles : accord de partenariat commercial. des cycles de formation sur la création d’entreprises et sur le concept de l’essaimage (programme CEFE ou autres). D’autre part. 5. (téléphone. La STEG a d’ores et déjà programmé et réalisé des modules de formation pour le personnel des sociétés essaimées dans le domaine des travaux gaz (formation Elles peuvent être financières : prime à la création de projet.D’abord. prise en charge des frais financiers sur emprunt ou prime pour embauche de salariés issus de l'entreprise. internet ou autre appui administratif. coté formation. Coté logistique. sont en cours de réalisation. juridiques et un suivi des préparatifs de création à savoir les procédures de congé de création et la démarche d’octroi des agréments nécessaires à l’exercice de l’activité en cas de besoin. la STEG met à la disposition des futurs essaimés les moyens de l’administration à laquelle l’essaimé appartient. en cas de candidat interne. la STEG octroie aux signataires de la convention d’essaimage une journée de congé ouvrable par semaine qui sera dédiée aux préparatifs de création de leurs projets (ce qui représente environ 20% de leur rémunération). elles peuvent être logistiques : fourniture de matériels et d'outillages. la STEG autorise les essaimés à suivre. mise à disposition d'un cabinet conseil. Un accompagnement personnalisé des essaimés en matière d’étude de faisabilité. à leurs demandes. fax. Une formation spécialisée dans le domaine de l’activité du projet peut éventuellement être envisagée dans certains cas. Quelles sont les aides que les entreprises européennes accordent généralement à leurs salariés dans le cadre d’une opération d’essaimage ? 89 .…) à concurrence d’un montant décidé en commun accord et stipulé dans les clauses de la convention d’essaimage. QUELLES SONT LES AIDES OCTROYEES PAR LA STEG AUX CANDIDATS A L’ESSAIMAGE ? qualifiante dédiée par la STEG aux essaimés). aspects financiers.

Bien entendu. à savoir son acheminement préalable par la Direction Générale. force est de constater que cet outil est plus ou moins connu. K la restructuration et la finalisation du lien essaimage au réseau local de la STEG dans un objectif d’information et de sensibilisation. les salariés de l’entreprise sont invités à présenter leurs projets détaillés aux responsables essaimage. Ainsi. maintenance et contrôle des équipements. 6. chargés de les aider à l'affiner. Au-delà de la communication à l’échelle nationale destinée à promouvoir cet outil. la demande d’essaimage. comptage électrique. Quelques axes de développement de l’activité essaimage seront d’un apport certain pour l’année 2008 à savoir : K la création de six nouvelles entreprises par essaimage dans les domaines de l’ingénierie industrielle. bien conduit. …) .Garantir au salarié la confidentialité de sa démarche en vue de ne pas entrer trop vite dans un processus de rupture avec l'entreprise est un point de départ indispensable à toute politique d'essaimage. moyennement maîtrisé et par conséquent moyennement mis en œuvre. ingénierie informatique et du gaz . d'en estimer la faisabilité et d’en assurer par conséquent la confidentialité. COMMENT SECURISER UNE OPERATION D’ESSAIMAGE ? valeur ajoutée (Projet Système d’Informations Géographique (SIG). une action locale destinée à sensibiliser les unités régionales s’avère nécessaire. LE PROGRAMME D’ESSAIMAGE DE L’ANNEE 2008 K la signature de cinq nouvelles conventions d’essaimage dans des domaines technologiques et à haute Si l’essaimage. constitue un puissant levier de la création d’entreprises et un signe de créativité. EN CONCLUSION : 90 . accompagnée d’un aperçu général du projet devra respecter la procédure en vigueur. 7. travaux électriques. L’activation des correspondants régionaux à l’essaimage pourrait être un moyen pertinent pour multiplier le nombre de cas d’essaimage au sein de notre entreprise. technologie Courant Porteur en Ligne (CPL). K la réalisation d’une mission d’identification des nouveaux projets d’essaimage au sein de l’entreprise dans le domaine du gaz et de l’électricité avec l’association Inter-Développement permettant de développer l’activité et mettre à la disposition des futurs candidats des idées éligibles à l’essaimage .

1/ LES ILES SOLAIRES : Commencé en 2007 ce projet sera finalisé la fin de cette année et devra développer une puissance moyenne de 250 kW et une énergie annuelle de 2. Il peut devenir une solution de recyclage du CO2 produit par l’industrie. le dispositif à besoin de CO2. Pour fonctionner.ch / info @ csem. 2/ LES MICROALGUES POUR PRODUIRE DU BIOCARBURANT : 91 . pour produire du bio diesel en fin de chaîne.Les nouvelles technologies DHOUIB Med Noureddine Directeur Maîtrise de la Technologie Le CSEM bureau d’ingénierie suisse est entrain de lancer un projet de centrale solaire disposée sur une plate-forme circulaire flottante. L’ensemble tourne horizontalement autour du centre pour permettre aux rangées de miroir une exposition optimale aux rayons solaires. Ce projet est encore à l’état expérimental et les premiers résultats sont prometteurs puisque ce procédé est de deux à dix fois plus performant de ceux de l’Agroalimentaire. Ce prototype financé et construit aux Emirats Arabes Unis est constitué d’une plate forme circulaire de 87 m de diamètre. à faire la culture de micro algues marines installées dans des tubes transparents exposés aux rayons solaires.2 Gwh (www.csem. de l’eau de mer et du rayonnement solaire. sur laquelle sont disposés des miroirs paraboliques.ch) Le SYKE on institut finlandais de l’environnement et le VTT centre de recherche technique de Finlande développent un projet intégré de production de biodiesel à partir de micro algues marines. d’Azote N2. améliorant ainsi et d’une façon appréciable l’environnement. Le projet consiste.

Une telle application est très intéressante pour la STEG car il sera ainsi possible de réduire la quantité de CO2 émis par les centrales thermiques ou à cycle combiné et en même temps produire du bio diesel. Il s’agit du triflorure d’azote (NF3) qui au demeurant se présentait à faible dose dans l’atmosphère et ne participe qu’à hauteur de 0.15% de l’effet de serre. Dans un article du journal «le Monde» daté du 28/10/2008. Encore un handicap qui va entraver le développement du photovoltaïque.fi et www.fi). Parmi les explications à ce développement rapide les mêmes chercheurs accusent la production des panneaux photovoltaïques où l’utilisation de ce gaz est plus que nécessaire. Cependant et après analyse d’échantillons de la troposphère prélevés depuis 1978 ces chercheurs ont de-couvert que la concentration de ce gaz a été multipliée par 30. le journaliste Stéphane Foucart.syke. (www. en trente ans. 3/ COUP DUR POUR LE DEVELOPPEMENT DU PHOTOVOLTAÏQUE: 92 . vtt. évoque la découverte par des chercheurs américains d’un puissant gaz à effet de serre non pris en compte dans les négociations internationales de réduction des émissions des gaz à effet de serre.

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