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R.Sterckx - Traité élémentaire de botanique

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Sterckx - Traité élémentaire de botanique
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TRÂITE ÉTUIITUTAIRE

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A I:'IISAGD nnS nnfnN.UBS & DES COl,lgenS
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NÉOTCÉ CObTFORMÉIVrP}IT AÉr PROGRAMMË OTFICIEL
PAR

RE}sÉ STERc.I(:r
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TIR.SMAR, GFÙOSSE

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"2. ÉDITION REvUE ET ITUGMENTU\
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TRAITË ELÉMENTÀIRE
:

DE BOTAI\IQUE
d vvvv\zvvvvvvv æ

INTRODUCTION.
r. ! MrcRosbopn apPLrouÉ a r."Étuo:s uns vÉeÉTAux.
Coupqs rmierosoopiques.
être étudiés au microscope directement,, sans aucune prépapar exefnple une tige ou une 'ration (algues). Pour d'autrps, ,racine, il faut prdparer des coupes. minces, lransparentes, $ermettrint de mettre à nu leur structure intime. Les instruments du préparateur sont : un rasoir blen affilé,

-

Certains objets peuvent

I L

ll
I
I

fins pour dures; - des pinces déliées; - des pinceauxacérées. saisir ùes corps; - des aiguilles emmanchées trèp Les coupes microscopiques ge.font avec le rasoir. On tient
.d'une. main I'objet,

iplan sur une db ses faces;

une scie fine pour les substancgs

de I'autfe le iasoir, qu'on a d'abord

plongé dans I'alcool. Si le. corps est ûrès mou, on le durcit, prdalablement par des réactifs.- S'il est d'un très petit "diamètre, on l'énferme dans de la moelle de sureau ou de la
.paraffine.
,use ensuite

sur une meule. i Béaetifs. - {o Rëactifs tl,urcissants. - 0n emploie I'acide surtout, I'acide chromique en solution aqueuse au
,

Les corps très durs sont sciés en plaques minces qu'on

picriciue et I'alcool. 2" Réaatifs isolants! - Ils servent à faire ressorlir au préparation l'élément à étudier, ou à séparer les milieu de la éléments d'un tissu. Citons I'eau, I'acide sulfurique, I'acide acétique, I'alcool. ' 3' Rëactifs colorants. . - Ils donnent uDe coloration spéciale à l'élément observé. 0n emploie I'acidb chromique,

fr,

.;.

I

2qui colore en jadne; le garmin (carmin acétique,
al'uné,

glycériné'ou oxalique), qui colore en-rou$e; le picrocarmiiate d'ammoniaque, qui sert, commg.ld prdcédent, à colgrer les noyaux des cellules; le$ couleurs d'aniline; la teinture d'iode, pour reconnaitne I'amidon; le chloroîodure de zinc,, pour l'étude de,la gellulose;'Ihématoxyline ; etc.
Etles Ëont'tâiies seulement pour la durée.de temporaires. -Généralement, on les examine non à seg, mais I'observAtion. baignées dans un liquide,-- I'eau, la glycérine, le chloral ou I'eau de javelle, - afin de les rendre transparentes' conser20 Préparati,ons d,éfini,tiaeà. - 0n choisit un liquidc vateur qui n'aitère pas la préparatibn avec le temps et ne lui enlève pas sa'coloration. Si'o''est le baume de Canada en riissolution dans la térébenthine ou la bqrtzine, on pose une gouttelette de ce liciuide sur une lame de verre bien rrettoyée, on y introduit la pièce à conserver, que I'on recouire ensdite aveo la lamelle, en veillalt à ce qu'il n'y ait pas de bulles d'air interposées, e[ orr laisse séchèr. Si c'est la glycérine, on opère de même; *dir, en outre, on borde la préparation avec de la paraffine, ou de la cire.à cacheter digsoute dans I'alcool. Si c'est la gélatine $lycérinéer on place sur un porte-obiet uûe quantité: . suffisante de cette subJtance pour donner après fusion une goutte de grosseur ordinaire; on chauffe lentement la-lame gélatine de verre sur une lampe à alcoof jusqu'à ce que la porte dans,la goutte ainsi formée une coupe. soit liqudfiée;'on choisie et, on recouvre d'une lâmelle.

ilfontage des prépqratlons.

lo

Préparali'ons

73DÉF'INITIONS.

'

. La Botanique est la paqtie de l'Histoire Naturelle qui s'occupe de l'étude des plantes. Les plantes, comme les animaux, sontformées de différentes parties ou organes, jouadt des rôles particuliers appelés foncliotts. ainsi, la racine edt un organe qui,a pour fonctions - de-fixer le végétal e[ d'absorber dans le sol des matières

nutritives

on dit des plantes et des animaux-qu'ils sont des
organùsës ou aiaan,l,s

La réunion des fonctions constitue ce qu'on appelle la uie ;
êtres

La vie se réduit, chez le,s végétaux, à la n.utrition e[ à la reproduction; la sensibilité et le mouvemeni volsntaire ne

Il faut donc distinguer'ici les organes de la nutriti,on (racine, tige, feuille), à I'aide desquels les plantes se nourrissent et vivent, et les orgl,nes d,e la reproduction (fleur, fruit,.graine), qui servent à les reproduire et à en perpétuer
l?espèce.

s'observent que chez les animaux.

Pour arriver à une cohnaissance compl'ète des végétaux, on les envisage à des points de vue divers; de là,"plisieurs

leurs formes, léur situa[ion, leurs modifications, leurs rapports (organographie) ou dans leur structure iùtime
(anatomie mier oscopique) . La phgsiologi,e ou b_i,ologie ,dtudie les îonctions que led organes sont chargés de remplir. frâ classifical,i,on.reche.rche les ressemblances ou les différences existant entre les végétaux et répartit ceux-ci en groupe$ naturels.

branches'dans la L'anatomi,a s'occupe de Ia description des ,organes, dans

Boranique.

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PREMIERE PARTIE.

ANÀTt]}/IIE ET PHYSIOLOËIE,
.

CTIAPITRE

I.

.

Trssus Ér-s\4pstA'rnsi

o"* vÊotltlux.

En'étudiant, au moyen d'une forte loupe ou d'un micioscope, de pe[ites Coupes pratiquées sur différentes parties 'élémend'une plante, on distingue rois sortes d'organes taires : les aellulas, les fi,bres et les uaisseaun Ces éléments forment, en Se groupantr le tfssp cellulaire ov parenchyme, le tissu fi,hreun ou sclërenchgme eI le fissz aasculai,re ,ou

lx
I

prosenchyme.

cellules. - Les cellules sont de très petits sacs membraneux sans ouvertule, dont la cavité est occupée par
diverses substances. Elles laissent entre elles'de très petits espaces irréguliers nommés espaces oa méats intercellulaires. a) Menbrone.'- A I'origine, la'membrane qui entoure la

i
t

I

cellule est fort mince et incolore. Plus tqrd, quand la cellule est entièrement développde et encore, bien vivante, on voit gue son errveloppe est lapissée d'une qouche ÆÈ\ de matières scilides qui s'appliquent contre la ÛiS face interne et y forment des ponctuations, des
cett'ute poinctwêe.

tY Fis. r.

'

elle reste transparente en certains points'et A parait trouée; mais' en réali[é. elle ferme . ,,i. W ^ encore la cellule,'qui, une fois perforée, devrait i,**. infailliblement mourir. d'une
",i)Ï,'
Lienveloppe de

lignes t*ansversales courtes ou raies, des spires, des anneaux, etc.; de là, les cellules ponctaéqs (fig. {.), ragèes (fig. 9t, spiralë,es, annelées, etc. Si la membrane ne s'es[ pas partout épaissie,

la cellule est formée

combinaison de carbone, d'hydrogène et d'oxygène nommée

6

eellulose 1. Cette matière est blanche, solide, diaphane : la riroelle de sureau, Ia ouatè, le vieux

en voie de "transformation continuelle. Plus [ard, on y découvre

granuleuse : le' protoplabme z, mélange d'eau et de plusieur,s corps

bile, .ordinairement incolore

linge, etc., la présentent à I'dtat de pureté presque complète. - b) Contenu (fig.8). - B-eq,après sa naissance, la cellule rle renferme .qulune matière molle, moet

les,solides en dissolurion) sonr Tî{:::1._11lfoore. ii.: itrfâ3fl""#Ê;iirotoprasme principalemen 0 des hui les fi xes, dans

i

B. oe*wte ra. Membran

Fig.

_

oès . u,..oo"to,lJT' .. ,

d'autres SubStanCes élabOrées par le protoplasme lui-même. Lgs liquides

(ou

le'lin, le c:olza; des huiles essentielles, dans les fleurs; des matières colorantes, dans la garance; des.glucosides, comme le taniHiy.'ffi""riTi:àramem-

'

fail, analogue

L La cellulose pure se colore en violet par le chloroiodure rle zinc, en bleu par I'iode et I'acide sulfurique, en brun ou jaune variant jusqq'au jaune brunârre par .la teinture d'iode; souvent elle prend une coloratio4 bleue pure par simple addition d'eau aux, préparations desséchées au contact de I'iode. La cellulose iïoo. ou de colore très 'souvent en bleu par I'iode et I'acide sulfurique qu'après avoir été traitée par I'acidq ôhlorhydrique ou soumise à une pression assez forte sous le cotvreobjet. \ Les couleurs d'aniline coloront la cellulose avec une intensité variable. 2 Protoplasme.Le protoplasme esi le corps aiuant de' la cellule. Il se colore en jaune par I'iode. en jaune brun par I'action successive de .l'acide nitrique et de la potasse, en rose par I'acide sulfurique concentrd en présence du sucre, en rouge par le nilrate acide de mereurc, en.violel par I'actiob euccessive du sulfate àe. cuivre et de lâ polasse L'alcool absolu a une action très caractéristique; en effet. il caagule ,instanta_ nément le protoplasme. et cette propriété a une importance toute pariicuriure àîns les recherches sur la structure du protoplasme, sur les phénoinènes qui se passent danb le sac embryonnaire, sur la division des noyaux cellulaires, etc. une sorurion âqueuse d'acide osmique, même très étendue (U900), agit d'une manière tout à

une solution aqueuse arcarine très diluéb de nitrate d'argenr a éré employée comme réactif, pour ainsi dire, de la ui,e d,it, corgts protoptasmi,que, qui, à I'drat vivant, contient de I'aldéhyde. par ce réactif, re protoptasme vivant'sâ colore en --noiro tandis que lo fotoplasme mori demeure incàtore.,

;

.-'l-dan€ la digitale, la*n*gdaliae dans la graine de I'aùan.dierNe.q Sucres, dans la canne à sucre et la betterave; oes go 'rorp-s m\so**g 11111ï::,q:iî:. 3i I^1T:1, ryrn\e composition identique à/celle de I'amidon.,' z, *uis soiuble I'qul et, qui existe surt'olt 9l.1.,t1,.gtlld nombre de Cort , qomme l'aunée, le dahlia, I'hélianthe n remarque i les so tubéreux ou topina ui apparaît sur la coupe d'une û-rtout tions vertes : c'est, la matière' feuille sous la forme de -colorante des feuilles et elle lappartient quiaux Parties dand la nutrition des vertes a; elle plantes, un rôle a ! important que le
erin 1, dans la noix de galte e[ l:écorce de chêne' la digitaline

!:,w

fu

gperçoit encore sangchez les animaux.. chaux pour des sels cristallisés ayant nules (fig. 4 u; de trèS petifS inig.4. -,tnecettu.te basg -d'aleurone :6 itas *{1' dans qui exis blancs i:ir?:*"t
L Tûnni!ù. Les cellules qui contiennent cette substance se Çolorent en bleu
foncé

quand on les traite par I'acétate ou le chlorure ferrique' Le bictrromate ou "ert tu pot"d*o tàé colore en rouge brun, et le chlorure de zinc ioilé étendu' en louge les en violet.,Toutes ces rdactions exigent un séjour, plus ou moins long 'dans

.no

.n

,réâctifs.

ryçhhtc.

Lorsqu'on fait une

couPe

jans un tubercule
's

de'topinambour,

de

dahlia, d'aunée, longtemps conservé eux parois des cellules, des .dans la liqueur I'eau,froide. La teinture d'i Jeurs petites ffssures i leq -lorsqu'on les traite

I'alcoolou la glycérine, on;dit, accolées mamelonnées formant des t dàns I'eau â 50-550 cAans les acides et ent insolubles dans' ffle; mais ils sont comP ux en Bédétrant dans lore en brun les sPhéroç buches concentriques se/Éontrent plus distinctement .solution cuDro-am12a{aeale; I'hydrate de- potasse

dissout les
a

s

est et les acalis èteodos, mais soluble dans l'éther. I'alcool et la benzine' $lle jaunâtre par les acides ddcolorée par la liqueur de Labarraquô; elle' devient ou sulfuriqrie condtendus; vert blguâtre ou nteu par les acides chlorhytlrique .centrés. dos coupes dans une feuille et examiner dans'l'êau ou'dans la

inbroilrylJe.

ITiatière verte' insoluble dans l'êau, dans. les acides étendus

"glycérine. " i It taut cependant

--,- ^ remarguer que, bahs tes feuilles rouges' la présence de la par.le pigment conteriu dans les cèllules. chlorophylle àst dissimuléç --6 chawæ, de forme prismaVoit-SoUs le micrOscope les cristaar il'onal'ate d'e tique, dans unè coupe de la feuille de I'oignon' 6 pour voit l,aleurone, lalre des coupes microscopiques dans t'atbume'n de la graine du ricin commun ou dans un cotylédon_de pois'
,^

-Faire

8-',
toutes lès graines et qui ôonstituent,'une réserve nutrltive pour les développemeilts ultérieurs ; des i granules de fécule oD
Fig.5 -Anecel,tule d,e tub:arcule d,e
potnnze d,e terfe coïù-

amtdpn 1 (fi'g. S), surtout abondants ,dans lçs parties co$.nestibles (riz, pomnje de terre, blé, etc.;r; leur forme varie suivant"

tenant

d,es gralns

il'o.mtdon.

les plantes auxquelles ils appartiennent, oe qui permet'à un æil exercé de recon-, nattre,'sous le micfoscope, les falsifica-

tions des substances fariheuses.
La cellule possède presque toujours un nolrau 2. Celui-ci est
placé, tantôl âu centre rnême du pfotoplasme et relié à la mernbrane cellulaire par dês bàndelettes rayonnantes, faisant. alors I'effet d'une araignée dans sa toile (fig. 3); tàntôt, dans Ia couclie protoplasmique paiiétale. Sa couche externe, plus

forme une sorte de rnerfibrane. Yers Ie centre, ûtt trouve un ou plusieurb corpuscules auondis, les nucléolqs-. Le noyau n'est pas seulenient transporté dans la cellule par les divers déplacements du protoplasme; il possède aussi un. mouvement propre de ffanslation. Comme le protoplasme, il est formé de diverses matières mélangées avec I'eau. Quanô
densen
1 Coupe dans rin tubercule de pomme de tèrre (granules ovaleb), dans lhlbumer bleuit par la tein,de la graine du maîs (granules polyédriques), etc. -L'omid,on lure d'iode, I'iodure de potassiu'm iodé et les autres préparations'qui contiennenfi. de I'iode libre. La présence de.lleau esl unb condiiion' eind quû, fl,on pour obtenir le bleuissement.
Pour décèler I'amidon dans les grains de chlorophylle,

il suftit

d;exâminer,dans

'

I'iotlure de potassiufir iodé des eoupes sufrlsamment mince.s gn'on a'prédlabtement traitées pàr I'aloool: les Éirains d'amidon gonfleni et prenncnt alors une,couleur
bleue bien nette. 2 lioyaun èel,l,t0lni,rea.lL'acide acdtique, I'aliool et I'acido osrnique les rendett très nettement visibles et sont employés aryec avantage dans leur étude. llr faut un fort grossissemggf. Les noyaux sellulaire-s possèdent à un liaut degré le pouvoir dc retenir et tle condenser leq matières coloranùes. Ces dernières et pârmi elles surtout I'hémato: xylineo le vert, d'aniliûe, le carmin aluné' en une sinple solution de carmin, ainsû que la solution de picrocarminate d'âmmoniaque,'donnent âux noyaux une coloration bien plus accentude qu'au protoplasme ambianl. L'iode agit tout à fait de mêmp'. 0n peut aussi traiten sucoessiveinent. par I'alcool, lo'picrocar,min et l"acide
acétique.

'

-9a atteint une certaine dimension, ll se divise en deux'. Tout nbyau dérive d'un noyau arrtérieur par voie de d,ivision. 'c) Forme. La forme primitive deS cellules est la sphère' "- (levure de bière) ; mais, plus tard, en se pres-

la ôellule est en voie de,croissance, soll rloyau grandit et"

lorsqu'il

-

F,ig. ô.

--

sant les unês cont're les autres, elles affectenf diverses 'figures : elles sont polyédriques dans Ia moelle des tiges : sureau; en forme

I

.

éhauesd'wJone' moelle de jonc (fig. 6), etc.

ceuwr.es

de briques dans le liège; étoilées dans

Ia

Les cellules peuvent se former de trois 'maniëres différentes : par d,iuision, par coniugaisort, par Farmation.

"d,)

*

cellulose dédouble son noyau et prend unè cloison qui la partage en deuX cellules nouvellês : le nombre des cellules' ârgmunte e. 'Ce mode de formation, de beaucoup lo plus"
fré'quènt, subit un grand nombre de modifications secondaires.

rënouation ou endogénie. Dans la iliaision, une cellule pourvue d'utte membrane de

D'Une part, la rnembrane primitive est tantôt employée à réunir les diverses générat,ions de cellules, tantôt rejetée, ce qui sépare les qellules. D'Autre par[, le noyau peut lantôt se dlviser en même temps que le protoplasme,.rtantôt'se diviser jusciu'au 'bout pour ne sè dloisor-rner qu'à là fin et tout d'un -roo'p. 0n trouve d'innombrables exenrples de la'multiplicâtion pry diyirion dans I'embryon en voie de dévetoppemerùt' dans les tiges, leS feuilles, les racines' etc.

oeux@fférentes
:

s'unissent pour former-une

CelfUlg UOUVUUE fti lluruu{:i usù L'ç'rrurve uru*r' cellule nouvelle . l-ibÏnhqe des celiules diminue. t'esl toujours par conjugaison que Èàpgoduit,l'æuf, c'est"'à-dire 'la phénomène avec beauooup de nelteté.

cellule-mère de là' plantà. Les Cr.-lgqggames présepte$t. ce

\

2 voir au microscope lh multiplication des cellules par division dans le pollen' jeune du lis blanc; tlans te p_rotocoque.ou lèpre en grappe' petite algue verdâtre quir recouvre les troncs d'arbres pendant les temps, humides ; etc'

i 1 Examiner sous le microscoPe.

-

,10

Oa\r1a rënouation, la cellule nouvelle naît et seï(geloppe au rrrilieu du protollule : le nombre des cellules reste le même. 1végéraux inférieurs offrent beaucoup d'exeù'plqs de
ce type de formation.

La division des cellules a pour" résultat
I'accroissement-du végétal. EUe est quef-

quefois d'une activité extraordinaire; on voit les bulbes de la fritillaire produire en
quelques heures des pogsses de plusie;rrs

centimètres; led' meloirq augmenter de plus d'un kilogramme dans un seul jour ." .ris' ?' - !!if':.^, de croissance; les jeunes pousses de u"iiif,ls$:T|""ffjrllir,rru,;*n,**n*;;'ilrilerô* existe des végétaux èomposés d'une cellule unique, .oomme Ia levure de bière et le protocoque, ou dont I'organisation en comporte un nombre incalculableo [els que la plrrpart .des Champignonb (fig. 7)et les Mousses : ils sont dits végétaux .cellulairet. Che, d'aufes, au oontraire, l'élément cellulaine eSt

Il

'

groupé el, maintenu par des vaisseaux et des fibros donl lensefnble constitue un véritable squelette admirablement ,'organisé; ceux-là sont appelés végétaux uasc.ulaire,s : 'Dicotylédones, Monocotylddones, certaines Acotylédones

\1 h

(Fougères).

,des fibres, sortes de cellules allongées, ayant la forme de fuseaux et S'engrenant par les'pointes, de manière à fOrmer " 'un ensemble solide appelé sclërênch,gmel (frg.8). Celui-ci a

Fibres' - Dans la section longitudinale d'une plante, on rernarque des filets opaques à parois épaisses : ce sont

I Faire une coupe d'un tissu scléreux (la région piemçuse d'une p0ire, par ,exemple); metffe la coupe daqs I'alsool, puis la plonger ptjndant 30'secondes envirÀn dant ooe sôlution de fuchsine aqmoniacalei porter la coupe dans I'eau : le sclérencbyme se colore en rouse vif ; exapiner dans I'eau ou la glycériue. Pour'voir les flbres, on peut encore faire deg coUpes tfansversales et des coupes ..longitudinales dans des tiges tiès fines de lin, de chanvre. d'ontie. de mauve' .d'orme.'elc.
(

/

-U
pour effet de donnel de la fermetd et de I'dlasticité à certâjrres parties du végétal. Il existê dans le bois des arbnesi 'dans

le pétiole et les nervures des

feuilles

"'.
.Fig. 8.
il,e tl,ssu

"ttrrll

trraament -flbreue. fi_^ UaisseauX.n r:^__

. incrustée d'une substance _hgneuse (lionum, bois).

de toutes les plantes; il' constitue aus'si les filaments textiles .que I'on retire de l'écorce du lin, du chanvre, des feuilles du phormion tenace, etc; Chimiquement, la fibre est constituée par de la cellulose

dite
'

matière

se disposent en ûle les unes au-dessus.des

autres, et gue les cloisons .intermédiaires se résorbent, elles donnent naissance à

un long tube appelé aaisseau. Le tissu vasculaire comprend les 'uai,sseaun ord,i,nai,res,

-

les tubes cri,hlés et les

uaisseaùn

lati,cifères

,Fig.

e.-

a) Dans les uaisseaun ordi,nai,res, oD trouve de la sève'au printemps, de I'air plus tardo Ces vaisseaux existent chez toutes les plantes à'racines, qu'ils servent
portà,ond;um à

'Dai',,edu

bois. Leur rôle est, de transporter à travers toute la I'eau etles matières inorganiqueB dissoutes. comme ils proviennent. des cellules, on y observe les dessins que I'on rencontre sur celles-ci et I'on distingue les vaisseaux ponclué1, rayés, spiralës, annelés (fig. g),, scalariformes t, etc. Les vaisseaux scalariformes sont prismatiques et portent 'des raies transversales placées horizontarement les unes au-dessus des'autres; de manière à figurer une espèce d'échelle, Les vaisseaux spiralés sont encore âppelé s rrar toupes longitudinales dans deé plantes O,urrru, : vaisseaux rayés, et scalari'formes du rhizomo de la fougère impériale; v. réticulés de la racine du pissenlit; v.
spiro-annelés et trachées de la tige de la balsamine des jardins; etc.

caractériser comme annetê' ils y constituent plantes vascul'aires; l'élèment principal flu -plante

{r

,

.: 12_

t

chëes, par analogie de structure (non de fonctions), avec les

tubes respiratoires des insectes. I;es trachées se composent d'une membrane mince, à I'intérieur de iaquelle s'Bnçoule en hélice un tube contertant un liquide. 0n en trouve dans le çanal médultaire, à la fac"e supérieure des nervures, etc. 0n peut voir des trachées se dérouler en déchira"nl, avec prdcdutiotl les nervures d'une feuille de robier ou de géranium, D/ Dans les twhes wibl,ës r, les cloisons hori2orrtales existent encore, mais elles sont pbrforées d'un grand nombre de petits trous et ressemblent à des cribles. Le tissu criblé se reucontre dairs toutes les plantes vasculaires e[ , forme l'élément foltdamental du liber. Il a pour rôle de tfansporter dans toutes les régions de la plante les aliments élaborés par les feuilles. c) Les aai,sseauæ latici,fères (fr5. {01 z t'unastomosent entre eux de manière à former des réseaux. 0n les rencontre dans l'écorce des tiges et à la face infé-

rieure des nervures. Ils sont ainsi nommés pârce qu'ils renferment du lateu, c'e;t-à-dire le suc propre de' certains végétaux, liquide parfois incolore., mais le Plus souvent coloré,'blanc, jaune, rouge' etg. On

trouve du' latex dans le Pavot (opium), la chélidoine, la laitue, le
sureau, le pissenlit, etc. De ce4tains arbres tropicaux, on retire un latex

FiE. 10. - Fragrnent àal,ssaaw to,ti'ct f ère.

il"u'n

laiteux {ui, à I'air, se bruniç et, - devient résistant : c'est le caoutchouc,' dent les arts et I'in.dusti'ie font 'un si grand usage. I+A gu'tta-

percha et la.gomme-gu,tte sont des productions analogues.

1'Traiter ies coupee par le chloroiodure, de zinc. Les Cucurbitaoéeso la vigpe. I'aristoloche se prêtent très bien à I'dtude des tubes criblés. 2 Faire une coupe longitudinale !'une tige d'euphorbe, d'une racine de sqlsifis' d'une tète de paiot, tl'.une tige de,melon, de laitue cultivée. etc.

:-13En résumé, orr peut dire que les plantes ne sont, forrnées que dq cellules, et que celles-ci changent simplement de noms ., en changbant de

caractère$.

CHAPITRE,
!

II.

L'ÉPIDERME ET SES PEPPTTPENCBS.
.t

(fig. {3) enveloppe toute la plante et laisse voir par ti"ansparetrce la coloration des tissus. Il comprend deux pafties 1 :' :lo I'épid,erme proprement dfl, formé de cellules aplaties et serrées les uneg contre les autres; 2o la cul,icul,e; membrane amorphe et excessivement mince, se moulant, parfaitement, sur l'épiderme e[ d'unq composition peu diffé. rente de'celle du caoutchouo. ' La forme des cellules épidermiques varie non seulement , d'un organe à I'autre, mais encore
sur un même organe. On peut,citer, cependant, comme cas assez réguliers, les cellules des Monocotllddones, en forme de rgctangles étroits et allongés (fiS. 1'l), et celles des Dicotylédones, donl, le contour esl si$ueux (fiS. 12).

-L'épiderme

L'dpiderme remplit chez les

#:::T:: l'éVaOOfatiOn. reotangur4ire ' i "lv siomatos 2. - on donne ce "Jiiiii: nom aux ouverturesrespi'iatoires des végétaux(fig.11, {2 ef{3).
d,e la feul,l,l,e d,'une Monocotgtëd,oma,. montant les eàUules

Fig' rr'

-.!o'-!""y

plantes le même rôle que la peau chez les animaux : il protège les tissus spus-jacents et s'oppose à

,1 Ddtacher un lambeau d'épiderme et I'examiner dans feau ou la glycérine. Étqdier aussi l'épiderme sui une Goupe transversale d'un organe joune. ?gEnlever des lambeaux de l'épiderme dos feuilles (iriso chou, Grâminées, lilab, .lferre), et voir au miqroscope.

-r4'sont de petits appareils qui dépendent ,de l'épiderme et qui
Ce

corfsistent en une ouver[ure appelée ostiol,e, bordde de deux cellules

Fig. 12. - Morceau d,'éptil,ertne d,e La faui,ll,e ir"ume Dl,cotq\éd,ono,

montrant les cellules à contour sinuoux et 2 itomates.

courbées en demi-lune; cellesdisposées à peu près comme les deux lèvres autouP de fa bouche (sloma, bouche). . Abondants surtout sur les organes verts (feuilles, jeupes tiges,

ci sont

calice), ils ne manquentpascependant aux organes floraux colorés. Sur les feuitles flottantes, on"n'en

trbuve géndralement qu'à la face supérieure : nuphar. 'Dans les
feuilles aériennes, ils occupenl la face inférieure seulemenl ou, s'il
Fig. 13.

the, offranc lq,
stoma,ro.

il'une portl,on ile l.
Iipiàerme. Sa cuticule.

Coupe gterpenùùcul'al're
feutl,l,e dp

y en

a

sur les deux"faces, ils

sont,

gectl,orl, d,'un

lactn-

en plus grand nombre ir I'inférieure. Ils correspondent, toujours
aux parties uniquement, cellulaires et manquent, par conséguent, sur

les nervures des feuilles. A la face inférieure des feuilles, 'on'en trouve plusieurs centaines (iusqu'à 700) par millimètre carré. Une feuille de lilas en porl,e 800.000; une feuille de chbu, {{:000.000. Les deux cellules qui form-ent chaque stoûate tiennent aux , cellules de l'épiderme. Quant à I'ostiole, il fait, oommuniquer les gaz internes avec I'atthosphère extérieure. Ë., Poils et glandes. - Un grand nombre "de plantes ou moins couvertes de poils 1. Ces petits organes, sont "plus simples dépendances de l'épiderme' soilt oomposés d'une ou de plusieurs cellules et ont pour fonction générale de pro1 Voir lél poils sur des coupes microscopiques transversales ou tangentes. Grande variété de formes et de caractères (BoiraginÉes, mauve, Iierre, ortie, etc.)

8. ôoo"rtot" du stomâte. 4.. Cbambre a.érienne. 5. Parenehyms de la feuille.

2.

-,t5téger les parties jeunes, soit en.empêchant Ia poussière de boucher les stomates (face inférieure des feuilles), soit en
s'opposant à l'évaporation (plantes des endroits secs). Souvent, les poils sont, associés aux glandes r, petits corps"

celluleux plus.ou ûroins anrondis, qui sécrètent des fluides particuliers, sucrés, odorants, âcres ou visqueux. cependant, les glandes peuvent être distinctes des poils et
reposer isolémerrt, sur I'dpiderme : Labiées,

45 . / l1\W ffi
{111,,,,ilil)[fr ïf K([|# dk )J \F ,
r

houblon. Celles que portent les fleurs son8

'

,,Ë,::;rE
sëpate.

appelées nectaiies; elles sécrèrenr uru liquide sucré nommé nectar (flg. ,la-t5), Les poils urticants sonr ceux donr ta piqûre pfoduit une sensation brûlante. Nos orties indigènes nous en offrent le
t{pu le plus parfait (urtica) ortie). La poinre"

^r;{:",,:3;; -2. Nectatis d'un poil'd'ortie est sèohg e[ cagsante; en "#1,1,T"'ii[^oli. ot" entrant dans la peau, elle se brise, et le
poil ainsi ouvert répand dans la plaie un liquide incolore, caustique, sécrété par des glandes. sur. q,uelques orties exotiques, l'âcreté de ce venin est telle, que-

, leur piqrlre cause des douleurs cuisantes pendant des annéôs,et peut même amener Ia mort.
r't

CHAPITRE III.
oRGANEs DE

LA

NUTRTTIoN.

-

LEuRs r.owitroNs

Les organes de' la nutrition sont
/

: la racine, lit ^ti,ge et la

{feu'ille. \

l. - Bacino

2.

croit en'sens inverse de la tige et qui s'enfonoe dans le sol0oupê mieroscopique de la peau d'une orange ou d'un citron : on vort les, glandes à peu de distânce de l'épiderme sous folme de massifs arroùdis de cellules. 2 Examiner la racine en coupe transversale. ,

La racine est; en gdndral, la partie de I'axe du végétal qui

r

*{9',Si I'on essAye de,conffiariçr"ce mouvefiùen!

.

retournanf ttoontnt des graines en germination, la radicule ppf ôtr *g àontinue à se diriger vers Ie centre de la terre et se recourbe'' Lâ même expérienoe, plusieurs fois répétée, fail prendre au pivot une forme sirrueuse. Pour les uns, ce phénomèrte est d,û Â unu force inhérente à la vie végétale; pour lés autres, c'est un effet de la pesaûteur. Ce qui est oertaitl, c'est que la racine .nrest, pas attinde par la substance alirnentaire cont'enue dans 'le sol. pour slen ôonvaingre, il suffit de suspendre en'l'air un vase rempli de terue et percé de trous au fond, et de P.*.t des graines dans res troUs: los radicules descendront'dans I'espice vide, tandis que les tigelles s'enfottcerOnt- dans la
corfohe de
La,

el

.le

racine ne poltte ni feuilles, ni bOurgeons, nt stomates. jamais 'Ûontrairement à la tige et' à la feuille'r elle ne' devient I'air et à la luniière. Elle n'exist'e ver.te quand ellç est eiposée à
qasculaires. - que chez les plantes ' St*uaûure. Dans une racine' on distingue souvenl r,r{ / a** parties :lecorps ou piuot, qui est I'axe-de la racine, la oontinuarion .de ld tige, e[ les radicelles, ramifications plu.s ou moins grôles du corps, dont I'ensemble constitue le cheuel'u' Le plan qui sépare la racine de la'tige et qui se ,trouve d'ordinaire au niveau de la surface du sol, se ngmme collet' Les radicetles présenteq[ à leuf extrémité une sorte de lulai ulalre tissu cellula appelé la liquides et , imperméable'aux(pilos', chapeau) 1' aui,ffe oa pilorhiae , Le rôle de la coiffe.est de préserver les racines conlre le frottement des p4rcelles dures et, contre urre imbibition trop vive

terre.

,

i

qui pourraiI faire éclater les cellules.

Non loin du niveau oir elle finit, on voit' tætrémi,ta gross\e des poils très fins. . fortement ' d,'une. rad,l'cel,le. Si la racine se ffouve à l. Coiffe' ou pilorhize- - Espèees. 2. PoilA absorbants. de lâ tige, elle esl dite normale : la base
.Fig.
16.

I

-

longltutlinale de I'extrdOoo, étudier la coiffe au micfpscope' faire une coripd lq radicellt" mité de

i

U

:
I

-'L[--

"

elle provient, alors du développemen[ de
I
t

|

l,(
i/

'', nom d'adaentiae oa aæessqùre.' ; iVlodlftoations. a) Quanr, ù la fornre, on divise les nacines en trois espèces principales : les racines piaotantesl
fibr ewses et
l,ub éreuses.

de.lal fige dans le lierre (crantpons), sur les coulants .d; {raisier, ou encore à I'extrémité des boutures, elle prend le

ra radiculei. si glle se monffe en un autre endroit du vdgétal, par exemple le long

,,
,

,La racine piaotanta, appelée aussi pi,uot, est celle dont le corps a pris un grand accroissement; elle s'e"hfonce ver[icalement en terre. simple dans la carotte, la betterave, elle est t'amifiie dans le frêne, le chêne, etc. Elle ntapparlient qu'aux
Dicotylédones.

La racine edt fibreu,sa quand les radicelles sont rès abondantes, tandis que le corps est fort peu flévelop,F ou nui. Elle esr propre aux Monocotylédonqs (fig. {7). " ' La racine tubëreuse offre des renflements plus ou moins nombreux : dahlia, pivoine, aconit.napel (fig. {u).

.
S'ig. f7.

racine peut êtrb annuelle,lorsquielle

, b) Relatiutement

ù, sa .d,urée, utte

ne dure qu'un.,an

:

céréales, lin,

- hactw

fl.breuse.

F.ig. t8.

.

d,e l:a,conit

-

Ra,ctne tubéreuse'

raissent que la seconde année : carotte, chou, digitâle pourpqée; ui,uace,lorsqu'elle vit un grand nbm' bre d'anndes : arbres, herbes. La duréB de la racine détermine ' celle de la plante.,Il y a dohc des planteS annuetles, bisannuelles et
AW,AC0$,

chanvre, un grand nombre de plantes spontanées et cultivées ; bisannuelle, lorsqu'elle appartient à un végétal qui,, Ia première année, ne donne que des,feuilles. enrrosette, et d.ont la tige, les fleurs et les'fruils n'appa-

mapet.

-,lgLes plant es annuelles sont, celles qui fructifient et nteurent dans lb'cours d'u[e annéô, ou, plus qxactement, qui n.e voient pas deux priritemps Les plant es bisannueltès ng fructifient égalgmeut qu'urie fois, mais exigent, pour cela deux années; nous venons de voir la r.narohe.de leur végétation.

n Les plantes aiuaces fructiflent pldsieurs fois et vivent' plusieurs années. 0n en dlstingue deux catégories : les plantes herbacées aiuaces (herbes), poht la tige meurt dès
qu'elle a fructifié, e[ les plantes aiaaces ligneuses ou simplement ligneu.ses, dont la tige acquiert de la consistance et vit pendant une suite d'années plus ou moins longue. Cette classification reconnaît de nomhreuses exceptions. Àinsi, il existq des plantes qui ne dodnent des,frui[s'qu'une fois, et qui, cependant, vivent plusierurs années : bambou. Le changement de climat fait passer certaines espèies od'utle catégorie à l'aulre : le ricin, annuel 'chez nous, est vivaceBt prend les dimensions d'un arbre en {frique et en Amdrique. ôn peut faire vivre le réséda plusieurs années en enlevairt ses fleurs dès leur apparition. Des végétaux bisanfiuels peuveut accidentellemen[ fructifier dès leur première année et devenir

û

racines sont le plus . c) Seïon le.rni,lieu,,où elles uiaent,les souvent terreslres pu soutemûines, parfois aériennes (lierrei, et dans quelques càs aqur,tiques (lentille dteau). Si Iairâcine
souterraine se prolonge à une faible profondeur, elle est, dite lraçante (luzerne). Allongement." Le point réêl ott s'opère la croissance de la racine se trouve sous la coiffe, à une très pbtite distance du sommet. Ains[, la racine ne s'â[!onge qte par son extrémité. 0n. peut le' constater en y Façant des lignes de distance en distance : les intervalles,re$leronb les mêmes, et, I'on vema, au delà de la derniëre ligne, I'allongement acqtris pendant

ainsi annuels : betterave.

-

I'expérience: D'après cela, on comprend que'le pivot d'un arbre ou d'un arbu$te ayant peqdu son extrémité cesse de s'allonger. Par cotltr€, les ramifical,ions latdraleô prennent aussitôt un plus grand accroissement et se multiplient. C'es[

_,lg_
t

I

d'une jeune prante, rognent re boul de soû pivot ,ounr de le remettre en terre' afin de procurer au vdgéial un bon empâr tement do racines. :,
or 'Elrrsrssr.sement. En même temps qu'elle s'alionge" E n m ê m e rem p s, q u,el le s,a I i o n ge . la *t:1":,t-:""1-ï nombre de Dioolyrdà;nes racine d'ufr grand i .;à"prisrir. cut" se gm la formatiô, o, nïu"Jfiu* pur,ires 1g:r,:r*enr, enfre les anciennes. Il n'a presque jamais liieu chez les autres

pourquoi lgs pépinidristes, ronsqu'ils opèrent ie repiquage

-

ftl

n

végétaux.

à le soutenir si,ra tige.grimpe; ils s'alrongrot
s'enfoncent dans le sor et

F'onetlons. La racine est essentie[ement l'orgarre de I'absorption des liquides nutritifs. Les racines terrestres fixent le végétal Les racines aquadques et res racines aérienneà ne servent qu'à I'alimentation. Les racines charnues tiennent âes su,g,en rdserve pour re dévelop$emenr ulrérieur du végérar t prrrËrïirunouuirrq; souvent, elles nous serv.ent d'aliments : carotte, râdis, lrruul. . Les crampons du rierre restenr courts e[ servent,uTtà,nuïi,,

la tige

rampe.

y pompent les ,ucinourriciers,

\

beaucoup, si

i

rhinanthe, mdlampyre), elres, sont chargéôË de puiser ' nourriture dans_les plantgs auxquelles elle"s s'atiachbnt.

Quant aux'racines des espèces parasites (gui, orobanche,
ra-

- ou dissous des yégétaux sont toujours iazeux, ou liquides, dans u.n liquide; les substanàes sorides or p.uuunt pas tra_ verser les parois cellulaires. Dix corps simples forment la base de lous les aliments essen[iels des vdgétaux : en premier lieu, le carbone, l,hydro_ gè_ne et I'oxygène, qui oonstituent,le fondement de toute substarice végétale, et I'azote,,qui se joint e u,i* por;;o;;; -le protoplasme; en second lieu, re soufre et te phosph";;;-ù; outro,'quatre métaux à I'dtat de combi'aison, - lu potrssium, le calciuni, le magnésiu,m et.re f'er, que l'on retrouve sou$ forme,de cendrels après lacombustion àu bois. L'atmosphère esi- ra source principale du carbone des
I

alimonts de ra planto. fouteitioni

iu.

ariments

20végétaux; elle renferme toujours environ 0,0003 d'anhydride car;bonique. La racine n'absorbe ni I'anhydride carbonique gazeux du sol, ni I'anhydride carbonique dissous. Le carbone t'orme en poids la moitié du végétal sec. C'est I'eau qui, en se décomposant' donne à la pl4nte la plus grande partie de I'hydrogène qui lui est nécessaire- La àécomposition de I'ammoniaque peut aussi en fournir, mais en moindre quantité. L'oxygène est,emprunlé à I'eau e[ aux substanses organiques du sol, ou il es[ pris direcrcment, dans I'air.

..

L'azole est puisé dans le sol Pry les râcines, à l'état d'ammoniaque, d'acide azotique ou- d'azotales. L'azate de

I'atrnosphère n'entre pas dans I'organisme végétal. Les autres éléments son[ t'ournis par les sulfates, les phosplntes, Ies sarbonates et leS autres sels que peu[ cOntenir la [erue. Au total, la plante trouve surtout dans I'air de I'anhydride ,,,0arbonique et de I'oxygène; dans le sol, de I'eau, des matières organiques et des sels minéraux. On comprend, d'après cela, qunun champ ne tarde pas à s'épuiser, quand on emport'e la récolte chaque année; de là

I'utilité des tingrais, qui restituent à la terre les substances que les.plantes lui onu enlevées. 0n appelle nutritùon la fonotion générale par laquelle les végétauxfansf'orment en leur propre substance ies matériaux qu'ils ont puisés dans le sol et dans I'air. Elle comprend iabsoùptioi, L'urot rti,on tl,e la sèue, Ia tratrcpùratiott,, La foneti,on chtorophgllienne et la- formal,ion d,es lissæs par la sève
descendante.

^{,bsorption. ou d,rssoutes. Les racines pompent I'eau du sol et
tl,eq

les

rnalières dissoutes, au mgyen des pot"tiorts ieunes et uotsines

" pieds de plantes disposés de telle sorte que I'extrérnité de
leurs ragines plonge dans I'eau de quelqUes millimèpes seulement, le resle demeuranl à I'air, se flélrissént en quel-

leur eutrémité, et non par cette extrémilé même, la ooiffe qui la retouvre étant imperméable; ainsi, de jeunes

-21 *, ques heures. Or, les poils radicaux naissant précisément au point oir finit la pilorhize (fig. {6), paraissent être les organes Lssentiels de I'absorption. Quant aux parties vieilles,' elles

deviennent bienîôt inactives, à cause du déVelOppement d'une enveloppe'subéreuse et de la chute des poils. C'est pourquoi les engrais doivent être déposés, non pas au pied des arbres, mais sur un cercle plus ou mOinS étendu, car, h mesure que la racine grandit, sa portion jeune s?éloigne de plus en plus
.de sa base.

Cette absorption des liquides par les racines est facile à expliquer..Toùtes les fois que deux liquides de densité diffé*èntr'root séparés par une membrane poreuse, il s'établit à'

'

porte le liquide le moins densevers celui qui est le illus dense : àn te désigne sous le nom d'end,lsrnose; I'autre, moins intense et inverse du premier, eSt appelé. enosmose;0r,'la membrane des poils radicaux et celle de t'épiderme jeune de la racine sonf perméables; en outre, Ie liquide des cellules est plus dense que I'eaq qui imprègne le sol; on conçoit donc que I'endosmose fasse pénétrer dans la racine les matières nutri-, tives dissoutes. Toutefois, ces lois physiques sontinsuffisantes pour expliquer complètement le phénomène de I'ahsorption: àeile-ci n eit parfaite que grâce à une iirfluence inhérente à Ia vie du végétal et qui échappe à notre observation' L'expérience démontre'que les racines âbsorbent indifféremfnent toutes les solutions en contact avec elleS, aussi bien les sels vénéneux que leô matières nutritives.'La quantité d'aliments absorbés varie avec la consommation qu'en fait la
plante. Les racines pivotantes vont chercher leur nouryiture dans la profondeur du sol, tandis gue celles qui sont fibreuses

travers cette membrane un do.uble courant. L'un, plus fort,

'

.

exercent leur absorption dans les couches superficielles.
C'est pourquoi

'

il est avantageux de faire succéder une plante pivotantes (trèfle), à une plante à racines fibreuses à i"acines (céréales), et d'associer les ileux sortes de plantes dans un même clramp. C'est pourquoi aussi les racines fibreuses sont celles qui profitent le mieùx des opérations de la culture,'des

/
,de

i

-22-,
,

fumures, etc.' et qui ressentent le plus promptement l,action

la

sécheresse.
d'

!:::, :! !(!:! :y' Conrirtueuemenr er par ior, ;;"ir", 't,air , la racine, absorbe de l,oxygène dans qui intersticé-d;il;ron'iâ'o-.Yil.ffi Hrr'r'Jrrf ii,#::i%irli: 'rusr.È'r,ru(iù uu ùur e[ e4nale oe r'ânnydrtde carbonique. cglui_ 'oi reste dans le sol l'dtat gazeux, ou bien ,; àlrrout dans -à

{'r!::!!r:!; ur'''

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d: a n hv

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ar h oni qu

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r vasr vu

rend ces substances solubles et leur permet plus de passer nhrs tard dans la plante pour la nouruir. ,\
'

et rgs phosphates, 'eau,oubieh,;il'ilïliiti:ffiif,iJJii,H::ilî,1T'

srr aËrËsa',rsul'rescqrDonates

'd'oxygèn e,,il contin.le. à se déia ggr d al'a nhydrioe sarb o nique.
"est mise en évidence par plusiéurs faits.

-

Ces

deux phénomènes sont indépendants; ,en . l,absence

La nécessité de l'absorption-de lfoxygène,par les racines

lpar une irlondation périssent en-peu de femps; res sors roqpacts sont stériles. pour assurer une bonnô végdtatiorr, il est nécessaire de ne pas enterrei trop profondément les racines lorsqu'on fait une plantâtion et dàmeublir le sol par des labours, afin de le renàre plus perméable à I'air et de lui permettre de se débarrasser de I'anhydride carboniqur, C'u.i
trottoirs des grandes villes, on dispose des grilles iout autour
des arbres.

t.,

piuntes envahies

encore pour conserver cette perméabirté du sol que, sur les

sur les particules solides de la terue appliqudbr sur'tËs poils. Les carbonates de chaux et de magnésie, le ihosphaie de chaux, ,etc. , sont ainsi atta{uds et di$sous ; après q uoi, ils sont absorbés comme les matières solubleq ôrdinaires. En un mot, les poils digèrent les particureq sotides du sol chaque fois

La racine absorbe très peu d'azete et ne ddgage ni oxygène, ni azote. Action d,e la raci,ne sur les sol,id,es.(d,i4esti,on). _ Nous venons de voir que, par I'effet seul d'e tu rr*piration, la racine agit sur certaines parties constitutives du sol, pour les rendre solubles et absorbables. son action èsT,toin de se borner à ce résultat indirect. En effet, les membranes des poils radicaux sont imbibées d'un liquide acide. au contact, ce liquide agit dnergiquement

.t ''

-23que le,ur membrane, imprégnée de suos acides,'est en con-

tact intime avec ces Particules.
Les racines possèdent-ell,es la'faculté

d'erffétion!

*

Jusque

dans ces dernier$ temps; olt â cru que les racines rejetaient des matières qui, devenues étrangères à la plante, étaient

'

€xerçant, une action préjudiCiable sur I'avoine; au conffaire, celle du pois, de,la fève et des autres Légumineuses préparerait avantageusement le sol pour les céréales, en y rejetant des matières pouyant servir d'engrais à ces dernières plantes. La théorie de I'excrétion'des racines est aujourd'hui complètement'abandonnée; le raisonnerfien[,. les faits naturels et les expériences lui sont absolument contraires. On ne doit

celle du chardon des champs rejet[erait des

pernicieuses' pour.lés plantes de la même espèce, etn en même temps, nuisibles ou utiles à d'autres espèces. ainsi, la racine du,froment, d;après g€tte liypothèse, imprègnerait la terre de matières constituant un poison pour le froment;
substances

,

donc plus

y avoir rocours pour se rendre compte de

ces

antipathies et de ces sympathi.es végétaleb dont nous venons de parler, ni pour expliquef la nécessité de I'all,ernance des cuf tures, c'est-à-dire la rotation des eultures Ou l'assolement. S'il est indispensable,.en effet," d'alterner,les récoltes pogr oonserver et augmenter la valeur du sol, c'est simplement parce que les plantes consomment, dans différentes propor-

tiorrs, les élémeirts minéraux que renferme la couche arable.
P.

- Tige.

i çr [f
|\7

La tige est l'axe de la plante au-dessus du collet. Elle porte des feuilles ou des écaiiles, des bourgeons et des stomates. Ordinairement, elle tend à s'élever vers I'air et la lu'mière. 0n appelle næuds les points de la tige qui portont les ' feuiltes entre+t&ud,la portion de tige'comprise entre deux r qtrbrv næud s1 wcuovvav, rrwuus, aisselle. I'angle que forme la feuille avet la'tige. a) Quant ù la consistance et ù, ln Modiffeallons. distingue la tige herbacée, demi'ligneu,sa el ligneuse. dtn'éè, on La tige herbacée est molle .et, peu cQnsistante. Elle est

-

"1

-2t*aérienne : avoine, carotte; ou sôuterrairie : chienden!; 9t peut appaytenir : {o aux espèces anrluelles : avoine; 9o aux plantes bisannuelles : oarotte; 3o aux espèces vivaces, à tiges souteraines qui émettent chaque année des tiges aériennes : 'sa chiendent. Aérienne,'elle ne vit qu'un an. Sôuterraine, durée est illimitée : ainsi, la tige souterraine du chiendent produit cha{ue année une nouvelle-tige aérienne et la pro, duira éternellement. La tige demi,-li,gneuse est celle dont la base et les branches inférieures perbistent longtemps, tandis que lesrameaux supé; rieurs sont herbacés et périSsent tous les ans. Les plantes à
tige demi-ligneuse sont des sous-arbrisseaun; sauge, myrtille. - La tige ti,gneuse offre, dans toutes ses parties, la consistance Où foÉ. Ellé peut durer un très grand nombre diannées,

plusieurs siècles, mais elle frnit toujours par mourir. -Les vdgétaux à tige ligneuse sont appelés des àrbres, si leur tige présente un tronc surmonté d'un-e cime : pommier, chêne;
des arbrùssea,ufr, si leur tige est ramifi,ée dès le niveau du sol et atteinl de 2 à 5 mèFes de hauteur : prunellier, liltis; des arDustes, si.leur tige se ramifie aussi dès sa base, mais ne dépasse guère 2 mètres en hauteur : groseillier. b) D'après sa rami,ftcation, la tige est simple, c'esrà-dire sans ramifications : boirillon-blanc; rarneuse. ou divisée en j branches plus ou moins nombreuses : tige de- ngs arbres stolonifère, quand elle émet, à $a partie inférieure,- des' ."^.uo* Teuittës, nommés iets oa'itolotts, qui s'enracinônt : bugle rampante, épervière piloselle; flagellifèra, si elle pousse, vers sa base, des rameaux grêle$ 0t sans fewilles, appelds ct)ultl,nts, qui prennent racine et dOnnent de nouveaux pieds :
,

'

fraisier.

.

urilles, c'est-à-dire d'organes filiformes en tire-bouchons : pois,.bryone (fis. {?9); de rasines adventives : lierre; de'

c) Relatiaement ù sa direction, la tige aérienne peul êffe le thyrn; d,ressée : arbres forestiers ; coach(e, comme dans elle s'attache ru,inpante ou traçante, lorsque, étant Couchée, au sol par des racines qu'elle pousse çà 91. là : fraisier; grt*po.ita, si elle s'acsroohe aux corps voisins au moyen
"de

:

26crochets

:

grateron

.

se soutient sur,les objets. dnvironnants en se roulant autourd'eux en spirale :,haricot, houblon ; sarmente,zsa, si elle reste grêle et ligneuse tout en atteigirant une gnande lorrgueur : ronce, vigne livrde à elle-même; etc. it) D'après le port et la forme, on distingud principalement' le tronc,le srifte etle chaume.

; de suçoirs :

gui

;

u,otubile,lorsqu'elle

Le tronc,est une tige conique, nue à la partie inférieure rameuse supérieurement; I'ensemble des ramificationsfoq.me laci,me ou tête. Il appartibnt à'tous nos arbres. Le stipe est cylindrique, simple et terminé au-dessus par' un bouquer de fàuilles àt Oe fleui.s. C'est la tige des Monocotylddonàs hgneudes (palmier, aloès) et dés Fougères arbo-

et

rescentes,des PaYs chauds. Le chaame, propre aux Graminées, est une tige ordinairem'ent simple, cneuse intérieurement et noueusa, ctqst-à-dire'

présentant, de distance en dîstance, des næuds pleins qui solidifient la plante etj d'où se détachent des feuilles alternes et engainantes. Parfois le chaume se-divise; alors les rameaux .la plante semble avoir" partent de la base, de .sorte que plu sieurs tiges (trillement) Il y a beaucoup de'végétaux, surtout parmi ceux qui'sont herbâcés, dont la tige aérienne ne peut être rapportée h aucun des types précédent$ et n'est pas désignée par un substantif. Les particularités qu'elle présente s'expriment. alois par des qualiftcatifs. On a ainsi la tige arrondie .' cas ordinaire ;' ca,nnelée ou sillonnée, c'est-à-dire creusée de

sillons longitudinaux : Ombellifètes; tétratgone' quadrangu'. laire ou cà|rée : Labiées et orties; triangulaire : carex;' articulëe, ayant des næuds cassants : æillet; noueuse :
Graminée
'

s;

aplatie
àr,

;

cactils

; plefute intérieurement ;

fistw-

leuse, etc.

e) Quant sa surfa,ce, iI y a lieu de considérer lh tige' ailée, portant des lames foliacdes longitudipales : genêt à

{

tiges ailées, grande-consoude ; subéreuse, couverte d'une codche de liège : érable champêtre;'ëpineuse, âtmée 'J'ëptnes, c'est-à-dire de pointes qui font suite au bois et gue l'on:

-26arrachs tlifficilement : prunellier, épine-vinette ; aiguillonnée, armée d'aiguillons, c'eôt-à-dire dd piquants'qui ne tiennent qu'aux coi.rches supérieures et qu'on enlèvô sans effort :, rosier, groseillier.

h -

sÉi'ureture Inter.rle. Nous examinerons successivement la tige des Dicotylédorres, des Monocotytédones et des Acotylédones. a) La tige des Dicotylédones se compose de trois systèmes de couches concentriqueso que l'on peut distinguer aisément sur la coupe l,ransversale d'un tronc, e[ qui sont, de dedans en dehors ,la moelle,le boi,s et l,écorce (fig. {g et g0) 1. La moelle (ou médulle centraln)'est un cylindre tle tissu 'cêllulaire occuBant le centre du tronc; elle usi *nuàiroù; pax un canal appelé canal étui médull,aire (medulla, moelle), dans

-

ot

lequel

on trouve

beaucoup

de

trachées. Dans une jeune tige, la moelle est gorgée de sucs. Dans
les vieux arbres, elle esl sèche et cassante; quelquefois qfiême, elle cesse de s'accroître ou disparaît complètement, sans nuire cependant à la santé du végétal. Blle est particulièrement développée dans

Fig.

'd,'un tronc.

19.

Coupç tro,nsaetsale

!-2. _Ro!9 (aubier et le 3' Moelleet étui médullairo'

cæur),

SUfeaU. ';;"tri* ,ornprend
'

des fibres

li-

.gneuses et des vaisseaux ordinaires; celui des Conifères n'offre

'feuilles.

Coupes dansdiffdrentes tiges. Épid,erm,e.' Iamelle d'épiderme d'un jeune rameau du cornouiller sanguin. , Couthe subé,reuse,.. coupes transversales et longitudinates du liège du commerce. Entseloppe herbucé.e.. partie irerte de l'écorce du sureau noir. Coupe longitudinale du parenchyme cortical du peuplier blanc. I:f.lter : ,faiseeaux entremèlés en réseau dans l'écorce du tillcût à larges

'l

(jeune lige).

Éni méaullaire : coupe longitudinale

de l'étui médullaire du rosier sauvage

Rayons méd,ul,laires .' on les voil très bien sur dss coupes longitudinates et
'{ransversales de la'vigne"e[ de la clématite.

'
pas dè vaisseaux.

è:2iorlne,

ahez

la plupan des arbpes âssez âgés (chêne,

Il bst partagd en deux ,oner très distinctes

Fig. 20.

!éwne tule d,,êraOte. -_Coupel,ongî,tud,(,nataug,,op, 'zr, moelle t, trachée vaisseaux ponotués _ /, fibres _' c,, zo,.e ---génératrico- f,,libor

d,,ùtt, segm,ent il,ê

-

-

o, euveroppo herbacéo
,

i-

s, suber

- ,,-êpid"r*;:

.o

noyer,'etc.) : llune, intérieure, succddant à ta.moelle, est le d'u bois oa art,iôois; I'auffe; extérieuren forme l'aubier. !æq, Le çæur est dur, foncé, diverôement coloré suivànt les arbres; c'est la seule partie qui ait une valeur réelle pour la mise en æ!yre. L'aqbier (de albus, blanc); est plus pâle et plus tendre; - n'a pas de valeur en menuiserie, car il est sujàt à n il la vermoulure, thez guelques arbres,, comme le,bouleau, I'drable, le bois reste indéfinimenl à l'état d'aubier.
Dans l'écoroe, on distingue, en alrant du dedans au dehors : li^lgr,l'enaeloppe herbapée,la couch9 subéfeuse et r'ëpiilerme. Le liber (li,ber,livre) est ainsi appelé, parce qu'il se compose de lames minces, que I'on sépare ôans effôrt, comme les feuillets d'un livrof on y trouve des fibres et des tubes criblés.

\

fa'brication du fil+' des toiles, des àordes; etc. -,ilr'Oàf,oii du liber se trouve l'enueloppe hetnbaeée, portion aellulaire verte, qui apparaît sur les.jeunes branches à travers les 'couohes extdrieurés i,on peut la,mettre à nu en grattant ce$ couches avec précaution. - au-dessus de l,envéloppe her,bacée est une lame brune et celluraire qui n:existe pas encore

Les fibres libériennes, grâce à l'eur tdnacité et à leur flexibilité, sont ptilisëes'dans le lin er le chanire, Dour la

-98-

,!

,

dans les liges très jeunes et, qui se crevasse sur les troncs âgés : c'sst la couche subëreusç, très développée dans le chêne-liège (suber,li€e) et l'érable champêtre. - Enfin, un ëpiQerme,ordindirement percé de stomates, recouvre l'écorce. Il est lisse et continu sur les jeunes rameaux, fendillé et desséché sur les vieilles tiges, oir' la , couche subéreuse le remplaee comme zone protectrice. Outre les'diverses couches que nous venons d'étudier, on aperçoit encore, srir la coupe transversâle, un grand nombre de lignes rayonnantes : ce sont les rayons mëdullaires. $ur une tige fendue dans sa longueur, ils apparaissent sous la forme de lames verticales faisant communiquer le bois avec la moelle et composées de cellules rectangulaires superposées comme les briques dnun mur. Eùtre le bois et I'dcorce, se trouve une.couohe mince, visquéuse et cellulaire, le cambi,um, appelé aussi xone gëné'

,

ratrice. Au printemps, le cambium est gorgé de sève el l'écorce se sépare aisément du bois. Mais, pendant le temps de la végétation, il devient actif et multiplie ses cellules, son tissu se développe et, peu à peu, il prend les caractères du bois dans sa partie interne, du liber dans sa portion externe; en automne, i[ se confond avec le bois et l'écorce. Ainsi, chaque année, il se forme une nouvelle couche de bois en dehors de celle de I'annde précédente et quelques feuillets de liber en dedans des anciens (fig. 2{); de sorte que, dans ie bois, Ies parties les plud jeunes sont à I'extérieur; tandis qu'elles sont à I'iqtérieur dans l'écorce."
Remarquonsencoreque les couches debois restent séparées

,

'

les unes des autres; elles présenterit, une série de cônes dreux, superposés, dlautant plus allongés qu'ils sont plus extérieu.rs. Il en résulte gne-I'on peut déterminer l'âge d'un arbre en comptant, sur une coupe faite au bas de la [ige, le nombre de couches concentriques gue forment-le cæur et

.

' 'l'aubier

(fiS. 9{). L'âge duquel une couche de bois passe de l'état .d'aubier à celui, de cæur varie beaucoup suivant'les plantes. Après quarante ans, le bois du frêne est :encore à l'état d'aubier;

-29celui du hêtre
se transforme en cæur vers lrente-cinq ans;

celui du chêne après
a\

quinze

vingt ans.

,,

Quant à l'épaisseur des couches annuelles de vrai bois, elle dépend des con-

ditions de la végétation; Ainsi, de deux arbres de la même espèog et du même âge, oelui qui zlrospère daus un sol fer-

tile'aura beaucoup plus
de bois parf'ait que celui qui végète dans un sol
maigre. Une annéechaude
TI

ll ll tl II ll tl tl

rt tl tl

tl I ll I l1 I t ll I I ,l I , ll I I I I tl , ll

et humide donne nais'sance à une zone plus épaisse qu'une année sèche et froide. La couche est plus grosse du côté de la tige qui est en rapport avec les racines et les branches les $lus
fortes.

D'un autre côté, la quanliÉ de vrai bois
2


4
5

augmentant

plus

vite

avec l'âge que I'aubier,

on ne doit pas'abatme
d,e

lgS afbfes aVatft - qU'ilS aignt atteint Un âgê aSSeZ avancé ({5Q ans pour le T:{3i,t't'u,ooo"tuu }igneuses correspon' aaut ciieôu-ne â uneannéË.chêne). r lf, 2f, gt , 4t, 5t , couches ile liber protluitos , Tglle gst la structure ponaanr les mêmes années. - I, II, III, IV, V, niveaux auxquels la tige ' généfale d,U tfOnC deS arrivait à la ûn.ile èhaque anuée.
iecti,omlonsltwd,tnale d"wn trona

f ig.2l. -_Ftsure-ùitéo'_tereprësemtantt"arramgetnent ites cowahes iIfr boî,s et il'e I'l'ber sur I'a
5

ans.

p1F

Dicotylédones. Les tiges

annuelles n'en diffèrent pas notablement;

on

remarque

.
a,

!

-$o-

seulement que les"parties parenchymateuses, tendres, y abondent, tandis qrie Io vrai bois et les pârties ligneuses en général y font presque ddfaut r. b) La tige des Monoco[ylédones (ûg. 22) n'offre ni carilbium, rli couches conceniriqueB,

ni rayons médullaires; elle est
composée d'une écorce à peine

distincte, de tissu cellulaire et,

au milieu de celui-ci, de faisceaux de fibres et de vaisseaux

qui sont disséminés sans ordre
e[ s'entrecroisent en tous sens. Plus rapprochés et plus consisFig. 22. *

,

ttge

d,4
,l

pql,ml,sr.

Coupe transaersale d,unà

tants au pourtour de la tige,

foncl sous forme de poiuts rroirs.

2. Tissu cellulaire Êvec faisceaux flbrg-vasculaipos se ditachant sur le

l.

Edorce très miDcs.'

.

cen faisceaux'donnent à celui-cl une duriel$ psrfois considérable.

Un même faisceau est périphérique à ses deux extrémités.

central dans son milieu. ainsi, darrs u,n slipe de palmier" coupé longitudinalement, on voit le faisçeau s'incliner e[.se diriger de la surfabe vers le cenre, puis descendre en gaqnant de nouveau la périphdrie. Au bas de Ia tige, il y a plus de faisceaux qu'au sommet; mais chaoun d'eux s'amincissant danq sa partie inférieure, la . tige des Monocotylddones est cylindrigue et non conique. r Luchaume se distingue du type que ppus venons de décrire, gl 0e que les ,faisceaux ne s'entrelacënt,qu'en ,des points déterminés, oir se foràrent des næuds, sor.[es dd pranchers ûbreux qui se traduisent au,dehors par des repfledents et d'où se détachent les feuilles. En[re dqux næuds conséculifs, il n'y a pas d'entrecroisement, de sorte que le centre de la tige reste occupé par du tisÉu cellulaire qui ne tarde pas à se
résorben" laissaËrt de grandes lacunes
b.
Coupes,longitrtdinales let tiansversales de la tige,de l'artichaut montrant les faisceaux dispersés dans le parencbyEre. 2 Coupes microscopiques (longitudinales et transversales) tlans la tige du muguot, de I'asperge, du mals, erc..Le chaume du bléi coupë.tfansvorsalement,.qontre la [ige ereuse et la zone

t,

I

annulaire. ',

) ,.'

,
millimètres d'épaisseur. En

Et

-:-

c) La tige des Acotylédones est, surlout intéressanto,à étu* dier chez les Fougères'arborescentes des régions tropicales. La zone la plus externe de la tige est une dûorce de troii à cinq,

dedat'rs de l'écorce, se [rouvent de gros faisceaux'fibro-vasculaires dont chacun âr $ur une coupe $ransversale, I'apparence d'un ruban contourné en croissant, simple ou dguble. ces faisceaux renferment des fibres libéritdnnes, des vaisseaux scalariformes et quelques trachées. Les Mousses 1 ont, encorq une tige bien caractérisée et

portant des feuilles (fig. 2s); mais cette tige est presque
entièrement cellulaire et ne possède qû'un ruiliment de cordon, vaiculaire
au centrê.

LesAJgues et lesChampignons son["

.complètemenl, dépourvus de tige.
i

! Tige'

soulema,ine.

I

i
i.
I I I

i

{.?ouvre

I
i

sphère, reste sous le sol et' ,$e de ràcines. Ert outre, la, tige souterraine porte des écailles

qui, au lieu de,s'éfever dans I'atmo-

tige souterraine .ne doit pafi être confondue avec la racine; celle-ci résulte toujours du ddveloBpement de la radicule (voir graine), tandis que Ia tigo souterraine est formée par I'accroissement de la tigelle,

I
I

i
F1g. 23.
I
I

- Potqpod,e aorturnun aaec son rhizorne.

., gui se
I

A garicno. on voit la partie. détruit; à droite, l'àx.trémité qui avanco dans le sol. l. Feuilles avsc spores. 2. Rhizome.

feuilles réduites des slomates - d'es bourgeorrs, ce-qui manque sûr et la racine. r ' Les formes principales de la tige" souterraine sont le t"hiz.ome -. appeté aussi la souche * ls tubercùl,e et,le bulbe.
.

I

8. Nouvslle feuille.

,

a/ En géndral, le rhiaome s'é[end h'orizontalement en terre, poussant
voir:'lo un épiderme;porn
parenchyme"

1 Coupe d'ûne lige cle polytric pour

dont les eellules externes sont un,peu épaisses et les centrales scldrifiées.

.l

_3?_

.

r

.€t s'allongeant par une extrémité, se.détruisant peu à peu par' "l'autre (fig. 23); il change par conséquent de place. thaque .année, il émet dgs figes aériennes herbacées. Il appartient à .des plantes vivaces : scearp-de-Salomon, Fougèùes, chiendent.. ' b) Le tubercule est une tige renflée, chgrnue, toujours Pourvue de bouri . geons nommés Ueut: pomme-de-terre. Les renflements radicaux de l'aoonit, . napel (fig. {8) n'on[ japais d'yeux. * En se dévelqppant, les bourgeons d'ùn tubercule de Pomme - de - terre donnent chdbun une tige dont,lâ partie

aérienne se couvre de feuilles et de fleursn et dont la partie enterbée émet

,

- cule en morceaux portant hn ou plusieurg yeux, chaque morceau donnera un nouveau pied. No[ons encore que la tubérisation ne peut se faire complètement que dans le sol, et qu'il faut avoir soin, ên vue d'augmenter le rendement, de but ter.Jes pommes-de-terue, c'est-à-dire d'amonceler la terre à legr pied.' c) Le butbe ou oignon est une tige courte, verticale, chargée d'écailles' Parfois,' la tige es[ fort renflée e[ envelopBée seulement, par.une ou deux tuniques minces et sèches; !e bulbe est colchique soli'd,ç ou Plein (fig.24). Mais, ordinairement' cette tlge'

des racines adventives et des rameaux tubérifèrei. Si donc on ooupe uq tuber-

'

:!'ig. 24.

son bulbe pl,el,n.

Colchdque altec

alori

;

"f ig-25. - Cowpe aertlcq't'e d,w btilia tu&l'quê il,e la
Jaat'nthe.

3. Ecailles.

2.

l.

Platoau.

à un mince plateau, n'occupe ' que la partie inférieure du bulbe' et' -des d-otlna naissance, au-déssolrs, à fibres rarlicales; au-des"sus, à des
rdduite
écailles nombreuses (fig. 25 et 26)'

$,'acines.

t

c

'j.33
| '\ c

-

'

Si,les éoailles sorlr charFues et imùriq!9ut, le bulbe est ëcail,leun : lis (fig. 26111' si elles sonJ minces et emboitées, il est tuniqqë :

oignon commun' jacinthe (fiS. 25). r 'il 0n distingue dans le bulbe, un bour-" geon terminal et des bourgdons axillaires, Selon que la tige adrienne proviçnt d'un bburgeon axillaire,. comme dans te lis, ou du bourgeon terminal,
bUlbe eSt ViVaCe OU

s,ie. zoluteua itw

uBwrb,e

tts'.

écatb comme dans I'oignon commun, le

IlOl1:

] 't

,

i'
I

bulbiformes appelés cai,wq.' ail, tulipe. Les bulbilles sont les caTeux que'l'on trouve à I'aisselle des feuilles, dans"le 'la tis bulbifère, la dentâire bulbifère, ficaire, etg. i sur le bord des feuilles de la .cardamine des prés; dans ltinflorescence Fig. 2?. : souche d,e de CertainS aulx sauvages et de I'Orninii"J!{iib'era'nut'ëe .thogale; sur la souche de la saxifrage grânulée (fig. 27)

Quelquefois, de I'axe du bulbe naissent plusfeurs bourgeons

Acarolssebent 'de- la' llge. - Chw tous les végS' tàux' I'allongement de la tige se fait par le bourgeon terminal qul, eû se développant,,produit un jeune ramea'u dqnt la hau; û'eur s'ajoute à celle de la tige primitive. Suant à l'é'pg'ississe' ,ment, il à .lieu ': cheS les Dicotylédones, par I'interposition entre le bois'et l'écorce de nouvelles ûbres e[ de nouveaux
vaisseaux

la partie centrale de la tige, de nouveaux faisceaux fibrOvasculaires disséminés, qui tendent conÊtamment à rejeter
vers la circonférence les faisceaux les plus anciens; le pOur,tour de la tigè acquiert ainsi une grande dureté. 0.n Ponçoit donc pourqùoi un stipe-de palmieç- âtteint bientÔl son maxiûrum de grosseur."

;

chez les Monocotylédones, par la production, vers

La croissance en diamètre est d'autalt, plus rapide

,

'

que

leB conditions de la végétation sont plus favorables-

La tige des

Fougères, en

arbre, après avoir acquis un
6

'{

I

I

-34-:
loppe plus que par le sommet, parce que ses faisceaux
certain diamètre cesse {e croître en largeur et ne se déve$'allongent sans se

I

I I

''
'

multiplier.

,

t

La principale fonction de la tige consiste à charrier les liquides nutritffs têE racines aux feuilles et des

S'ônctlons.

-

feuilles aux racines. En outre, elle étale leb f'euilles dans I'air et dans la lumière, soutieirt les fleurs et les fruitB, et joue un rôle important dans la multiplication parÏragments.

, '

sève comprend deux mouvements : I'qn des racines aux feuilles, lâutre des feuilles aux racines. Sèue ascenrlante ou brute. - Aussitôt que l'eau, chargde de diverses substances en dissolution, esl, absorbée par la

Clraula,tlon de la sève 1. - In

circulation de la

racine, elle constitue la

sèae ou fluide'nutritif du végétal. ce liquide marche de la racine vers I'extrémité de la Qomme tige et des rameaux, c'est-à-dire de bas en haut, et que, d'autre part, il ne peut encore fournir tout ce qu'exige une nuFition complète, on le désigne aussi sous lep noms de sèae ascenda;nte

.

et de

sèae brute. L'ascension

continue jusqu'à la chute des

feuilles, mais elle est surtout rapide au printemps, à ['époque" où se développent les bourgeons. La sève monte par les vaisseaux de tout le bois, si I'arbre est jeune; par ceux de l'aubier seul, guand Ievrai bois est ., formé. Si I'on coupe la tige dans sa rdgion inférieure après ' avoir placé depuis quelque temps la plante dans des conditions où sa transpiration est supprinrée, I'eau s'écoule par la éection et I'ott peut s'assurèr que le liquide ne perle qulaux orifiqes des vaisseaux. 0u bien encore' si I'on plonge dans une solution colorée la base d'une branche feuillég, on peut' voip, sur des coupes microscopiques transversales, le liquide
cheminer dans la cavité des.vaisseaux. Plusieurs forces concourent à faire monter

la sève; telles sont : l'end,osmose, la succion par 'les parties ieunes de la racine, la capi,Ilari,té dans les vaisseaux et l'atlraction exercée par les bourgegns et les feuilles. L'endo$mose, qpi a introduit I'eau dans les racines; se oontinue dans la tige, dds
I
Faire les expériences citées,.

__ 35 __
cellules inférieures aux crillules supérieures, le contenu dis cellules étant d'autant plus dense qu'qlles sont placeu" piùs haut. En vertu de la succion, la,sève qui a été absorbée est chassée de bas en haut pour faire place à celle gui entre. La capillarité élève le liquide dans les tubes'extrêmement étroits que forment les vaissepux de la plante. Enfin, les bourgeons,

en se développanto et les feuilles, en jetant constamment dans I'atmosphère de la vapeur d'eau, piàdrirent une puis-

tronc ont absorbé par leur section diverses solutions
colorées, au point de d'en'imprégner jusqu'au ,sommet. on peut encore voir combien est grande la force ascen-

sante aspiration, qui se fait sentir jusqu'à ra base du végétal : des arbres en pleine végétation ayant été entaillds au bâs du

sionnelle de la sève, en ajustaflt à la partie supérieure de la tige tronquée d'une vigne, un"tube de verre coudé, contenant du mercure au même niveau dans les deux branches: La sève, en montant, refoule le mercure avec une énergie telle, qu'il s'établit entre les deux niveaux une différence de près d'un mètre. cette expérience doit être faite au printemps; avant la pousse des feuilles. En s'élevant, la sève se modifie et dissout I'amidon, le, sucre"et autres réserves nutritives de l'annde précédente. Dans cet état, elle peut déjà alimenter les tissus au printemps et servir au développement des bourgeons. Ainsi, on peut obtenir la croissance rapide d'un bourgeôn en faisant audessus ung entaille en demi-lune et en dessous trois incisions rectiligrles convergentes : la sève séjourne longtemps autour .du bourgeon et en active le développement. La sève ascendante ne devient réellement nutritive

qu'après avoir subi dans les feuilles une nouvelle élaboration, par suite de la transpiration qui l'épaissit et de la fonction chlorophyllienne qui lui fournit le carbone. Sèae descend,ante ou éIàborëe. - Ainsi modifiée, la sève renferme les sucs qui doivgnt former de nouveaux tissus, et, ellb prend le nom de sèue élaborée. On l'appelle encor e sèae desaendanfa; mais si sa marche habituelle est, en effet, de haut en bas; elle peu[ aussi être différente, car elle se.rend,

,t

36I

,

en général, vers tous les points oil s'opèrent. dos développoments; ainsi, élle est ascendante dans les jeunes branches chargées de feuilles et de fleurs. La marche,nde la sève élaborée s'opère principalement dans les tubes criblés de la couche la plus interne de l'écorce, ainsi que dans le cambium, auÊuel elle fournit les matériaux rréoessaires à son développemenfl; elle s'étend finalement jusqu'aux extrémités radicellaires. Les tissus qu'elle crée qnt une derrsité plus grande que ceux qui sont formés au prinrcmps par la sève brute.

'

atimentaire dâns la tige d'un arbre. Il suffi! d'enlever un anneau d1écorce autOur du "tronc : on vOit bientÔt les Sucs nourriciers s'amasser au-dessus de cet obstacle et y déterminer'la formation d'un renflement ou bourcelet citcalaire, qui manque au bord inférieur. Ce bourreler ayant une tendance à produire des racines adventives, les jardiniers faciIitent I'enracinement f,es bouturqs, en produisant, trirès de leur extrémité inférieul'e, une for[e ligature ou une décortication annulaire, '

Une expérience.très simple montre le trajet de la sève

Il ne fAut pas confondre avec la sève descendante, le latex, dont il a été parlÇ plus haut
M ulttpllcation par fraSrrrentl,g, Procédés natut"els. -

Le type le plus simPle de la
multipl,ication naturetle par fragments est la fbrmation de cellules par division chez la levure de pière, le prôtocoque, etc. (voir chap. I). C,hez d'autres Cryptogames, la propagation Par fragments a'lieu

-

au rhoyen de corpuscules Particuliers appelés 8l10re8, Citons, le polyl,ric (fig. 28-29), qui Possède une capsule quadrangulaire en forme d'urne oir se déveloPPent

Fig. 28-29.

l. Capsule avec saïoifre.
2.
O..

contenantles .

Polutrdc (mowsse)spores'

Coupe verticale tle la caPsule. S. Spores.

Operculo.

r

., |

i'

* !,gr:

., l

'

.

des spores en grand nombre; à la maturitd, la capsule s,ouvrà ét les Jporos, mises ,en libenté, engendrent de nouveaux pieds. Les Fougèîes et les Champignons ont des spores uoalogues; les feuilles des Fougères les portent à lôur face inpérieure (fig: 93) ou sur les bords ; chez I'agaric champêtre (ng. 2tg), on les trouve sur'les lamelles qui garnissent le dessous du chapeau ; les lyooperdons en renferment
des

'

Nous avons vu cornment les bulbes, lg*tribercules et les

milliers.

..r"''

rhizomes donnent naissance à de nou-veâûx pieds' Les caTeux finissent par se sépp& de I'axe du bulbe otrils ont pris naissance' pour viv-ry>'dnsuite -de leur vie pfopre et ptoprget I'espbce. Ils consgm{ent sans altération les moindres

jaointhe. " br même, les bulbilles se détachent
l

ôarâctères dè ta plante; ,fn ouge, les tiges gu'ils émettent fleurissent plus tQt que celles qui viennent {e graines, c'est pourqubi lhorticulteur les enlève et les plante à part : tulipe,

et développent de plantes : ficaire, dentaire bulbifère, lip bulbifère. noqvelled

souvent''s rempffi:ï:

' de fruits

ehargdes de bulbilles, sont dépourvues Les proeédés sil/nts de multiplication phr fragm ent*t'dnt employéspar l'hom^et
es!,

H

lffi:,rp*3ï*t' #*t'3ffilt"*:

./

' Bquturage. Une bouture
fragment de végétal, qu'on

déxaffiour

le planter dans tles condition st/dvorables de châleur et d'hu midité,916 qu'il produise des racirps adyorftives et donne iaissaneCà une n:oglîlle plante (fig' 30)' Ce mode de ,ProPagation se nomme bouturûgq; c'est'le plus souvent trsité- qq,'r
I'innombrable variété de plantes tXopicales cultivées dans nos settes',,"nf0n clroiqit d'ordin#e des rameâux
Irig. 30.

d'un an, de 'lB à 30 cm.'de longueur'

-38coupés inféreurement en biseau et on les enlerre jusqu,aux trois quarts' Les racines advertives apparaissenl à la'bure, et les bourgeons qu'on a laissés hors àe ta terre se développent. En généralo ra reprise des boutu-res es[ facile pour .les végétaux à bois mou et ldgerr (shule, peuplier)i difficile pouq les bois durs ou résineux (chêne, sapin).' D'autres espèces se bouturent par poriions de raeine, ou même par feuille (oranger) ou par fragments de feuille (bégoda). après avoir haché une feuilie -de bégonia .en un grand nombre de drorceaux, on a pu obtenir de ceux-ci autant de pieds distincts. Pour faciliter I'enracinement, il faut : lo planlier la bouture dans une terre humide et bien meuble; g" la fruru. obliquement pour rapprocher sa base de la surface dusol; B" piétiner au moment oir on la plante,,afin qu'elle soit bien en conmct aveo le sol; 4o supprimer une partie de ses feuilles et la couvrir d'une cloche de verre, dans le but de diminuer l'évaporation, jusqu'à ce que les racines puissent absorber une quantité suffisan[e de sève.

.

on peut encore, pour favoriser l'émission des racines dans les essences qui reprennent difficilement, produire, à la
incision annulaire de B à o mm. de longueur.bn peut.aussi les fendre à la base et maintenir i'ouveriuru en y iniroduisant.
un coin de bois. " . Le développement de turage naturel.

partie inférieure aer *a*.aux, und for[e ligature ou

une

la

pomme-de-terre n'est qu'un bou-

I

Marcotta,ge. - r{1e'pousser--,La marcottage est une opération qui consiste â une

la détacher de la plante-mère. on n'isole la marcotte qa,à l'époque oir elle pegt se nourrir elle-même, c'est-à-Oire après
l'enracinement..
Beaucoup de vdgétaux peuvent être multipliés par le margottage; mais on le pratique surtout pour les espôces dont le bouturage est très difficile ou impossible. si le rameau à marcotter est flexible, on le oouche dans une rigole de l0 à '15 cm. de profondeur, creusée dans un sril bien préparé, eî

branche des racines adventives, sans

_39_
,de terue I'extrémité, gue

on-l'y maintient à I'aide d'un crochet de'bois; on laisse sortir I'on attache à un tuteur afin de la redresser; enfin, on comble I'ouverture, on piétine et on paille la surface du sol pour conserver l'hun'ridité (fiS. 3{}.

f ig. 31.

- Mrr"ottrge

slmPl'e.

Dans le cas otr le rameau est assez longo ou en fait une espèce de serpentéau dont les courbures sont alternativement dans

la terre et dans I'air; on obtient ainsi autant de nouveaux sujets qu'il y a de segments enterrés. Quand on applique ce procédé à la vigne, il prend le nom de proai'gnage el la
{narcotte celui de Proui,rt. Si, au contraire, la branche ne peut être abaissée jusqu'au sol, on en introduit une pgrtion dans un cornet de plomb ou dans un pot d'argile qu'on a rempli de terre humide' Quel que soit le procédé employé, on détache la marcotte' sOit en la coupant d'un seul Coup, sgit souvent en la settrant, e'esl,-à-direen faisant d'abord une légère seclion' qu'on approfondit tous les huit ott dix jours, afin d'habituer le nouveau pied à se passer de plus en plus de la sève du pied-mère On facilite Ie,développement des racines en produisant sur 'la partie qui rloit être eqterrée, tantô[ une torsion, tantôt une entaille qû'on maintient ouverte en y introduisant un morceau de bois, tantô|, une incision annulaire ou une ligature devant ameùer la formation d'un bourrelet,, tantôt enfin' deux fentes contiguës, I'une horizOntale jusqir'à mi-bois, I'autre verticale.

'

-4(l'-'
Les stolons de la bugle rampante 0t les coulants du fraisier sont des marcottes naturelles. L'époque la plus favorable au marcottage est Ie commen"cement du p.rintemps. 0n choisit des ramêaux vigoureux âgés 'de deux ans au plus. Ce qui. prëcède s'applique au rnarcottage'simple. Dans le rytut'cottage en butte oa cépéa (fig. 39), surtout erl usage pour

.

mulntiplier

le

cognassier

et,

'

certains pommiers, on tronque I'arbre à quelques cm: du sol, vers la fin de I'hiver; ainsi, on ' y concentre la sève et I'on favorise la production de nombreuses pousses, qu'on laisse croître en,liberté et qu'on enMwcottago en butte Fig, 32. toure au "prinlemps d'une butte ' deterre meuble ethumide, pouÉ les amener à s'enraciner. A I'automne suivant, on débutte'la , souche, afin d'en séparer les jets enracinds prendre Greffe. - La greffe est une opération qui consiste à sur le végétat qu'on veuf multiplier un rameau pourvu de bourgeons (greffe oa greffon/ et à le tfansporter sur un autre
r'égétal (sujet) oir il p,uisse se développer. Comme le bouturage et le marcottage, la greffe ne donne naissance à'aucune variété nouvelle; elle reprod.uit I'individu qui a fourni le greffon avec tpus ses caractères et ses moindres

,

.

particularités. Aussi I'emploie-t-on souvent pour multiplier certaines variétés de fleurs et les arbres fruitiers qui ne peuvent se reproduire identiquement par semis. 0n I'utilise encore pQun améliorer la nature des végétaux, c'est-à-dire pour les ffansformer en variétés donnant'de moilleurs fruits ; pour propager les essences fruitières difficiles à bouturer ou' à mârcotter; pour rajednir les, vieux arbres épuisés; enfin, pour mettre à fruit des arbres rebelles à la fructification. Pour que I'opération réussisse, il faut : ,1o Qu'il y ait contact direc0 entre le cambium du sujet eb clu greffon, afin que la sève dlaborde puisse souder les deux

parties;

,

- 4'1,

r

,

2o Qu'il y ?it de I'analogie entre la sève des deux individusm gràfe uËt toulours poJsible entre les variétés drune même genres' espèce. Quant aux espèces d'un même genre et aux greffés Aonr rêàr fanlille. ils peuvent aussi être, en général,

l,un sur I'autre; par exemple, les différentes espèces de rôr,i.*t; le poiriôr, que l;on greffe sur- le cognassier' frùnepine, leïéflier; le prunier, le pêcher, le cerisier, I'abrirôiir*, qo;on greffe entre-eux. Il est à remarquer que la greffe du poirier reprend mal sur le pommier, bien que ces deux ,rrônr., fruitières soient très voisines dans la famille des
Pomacées.

recommande aussi de prendre les greffons sur des arbres sains; de choisir des sujets vigoureux, et de chercher à ne marier que des espèces ou des variétés entrant en végé' ' tation à la'même éPoque. \ g-reli,e pûr appr^che,la greffe en fenle,la greffe on disting uela

on

en couronne Qlla' greffe èn, ëcusson le Dans la greffe"poi opproche, analogue au marcottage' greffon restô sur le pied dont il fait partie. Il suffit de rappro-

ôher t'une de I'autre les deux parties

à

,bn présente alors I'autre partie qui

incisions transversales, que l'on réunit par une incision longitudinale (fig' 33)'
se

souder. Sur I'une d'elles, on pratique deux

trouve à proximilé et on I'entaille, afin de découvrir la zone génératrice-; puis on introduit la partie entaitlée sous l'écorce, on,ligature pour que les cambiums mis en' contact se greffent I'un sur I'autre, et on

enduit

Fig. 33.

o,pploche pour regd'rmà,r |,es lrtil'ey.

elreffe Par

greffpr, pour la mettre à I'abri de la pluie ôt oe I'air. L'hiver suivant, on opère le sevrage du rameau-greffon à la ' base de ta partiesoudée, eton en c-oupe le sommet' Le bourgeon que porte le rameau en face

la plaie'd'argile ou de mastic

à

de I'incision longitudinale se développe
ensutte.

.: &9
..-.:-

0n pratique surl,out la greffe par approche pour regarnir :les parties dénudées des arbres fruitiers. Elle est fréquente .dans la nature; on I'observe souvent dans les forêts entre les branches d'un même arbre ou d'arbres différents, et dans le "sol entre les racines enchevêtrées de plantes Voisines. Pour la greffe en fente (fig. S4), on sépare .le greffon du pied-mère; comme une bouture, il doit donc rester vivant jusqu'à la reprise. Après avoir tronqué le . sujet tronc ou branche à la hauteur
voulue,

MW
Fig.
34.

on le fend vers-le rnilieu; on infoduit dans la fente un greffon de 5 à {0 cm. de l,ongueur muni de deux ou

-

recouvre'la plaie de mastic à greffer. La greffe en fente s'emploie principalement pour les arbres

fen e.

--

Greffe

erL "génératriees; ènfin,

trois yeux et taillé en biseau, en ayant soin de bien faire coincider les deux, zones

,,

on ligature et on

fruitiers à pépins. Si, tout autour de la section, on pose un cercle de ces greffons. on fait ane greffe en couronne. Les rameaux se placent entre l'écorce et I'aubier, de sorte qu'on peut se dispenser de fendre le sujet comme pour la greffe en fente (fig. 35). Ordinairement, on détache les greffes
du pied-mère quelques somaines à I'avance

et on les enterre jusqu'au moment, de les employer, afln d'en retarder la vé$étation : il est bon que le sujet soit plus vigoureux que le gneffon.

Pour

.la

greffe en écusson

(fig.

36),

I en
rour sous r,écorce

àppelée aussi éowsssnnage oa ooulati,oyl, on prend, avec un couteau nommé greffttùr, u.nbourgeonbien constituétenântà un petit

J;'gffil

i':iTifiirl':ffii*,"i-*i':: i:

:manière que le bourgeon se trouve à peu"près au point de re11,conlre des deux incisions; puis on' ligature avec de l'écorce

.

*43,de

tilleul ou de la laine, en ayant soin de laisser le bourgeoir à découvert. Le bourgeon étant I'analogue d'une
ment employd pour propa$er les essences

Fig. 36.

ffi$
écws,gom.

graine, I'ooulation est comparable au le procédé le plus fréquemsemis, "C'est
fruitières dans les pépinières et les varié-

temps, le bourgeon se développe immédiatement; mais, si I'on opère à la fln de juillet ou en août, le bourgeon dort pendant I'automne et l'hiver, et, ne s'allonge qu'au printemps suivant, De"là, la greffe en écusson b, æil poussant et la greffe en écusson à æi,I dormant.

-

Qreffe

em Si I'On pratique

tés de roses dans les parterres.

I'OCulation

au prin-

'/

y"

A.

-

Feutllos.

Bourgoonsr - Les bourgeons sont de petits organes arrondis donnant naissance aux parties aériennes des végé-

Ils sont, formés d'une tige trèg courte
taux.
chargée de petites feui,lles

rudimentaires; souvent,
deÉ écailles les entourent

et les protègent contre I'eau et le froid. Ils se
développent
:

l" à I'aisselle

des feuilles; 2o à I'extrémité de ta tigel 3o en un Fig. 3?. jle wdt l,e a,pe c som o urgeorL q,çl,l,l,a,Ar e. autre point du végétal, lorsqu'une 'cause quel. oongue y détermine une accumulation de sève; de là, les
b

'

bourgeons latëraun oa anillaùres (anilla, aisselle, fig. 37), les bourgeonsterminaun et les bourgeons adaentùfs. Ce sont des bourgeons adventifs,qui sortent de I'écorpe des arbres, quand on les recèpe, c'est-à-dire quand on sectionne la

tige, soit au ras du sol poûr en faire un laillis, soit à une

qertaine hauteur pour en faire ,des têtards (saule), - ou quand on les émond,e, c'est-à-qire quand on en coupe toutes
les brqnches latérales.

Certains bourgeons, minces et pointus, produisent des rameâux feuillés sans fleurs (bour$eons à bois ou. à feailles, (fig. 38); d'autres, plus gros et plus arrondis, donnent une pousse pourvue surtoul, ,de fleurs (bourgeons à, fleurs ou à, frui,ts, fig. 3S); d'auFes enfin engendrent à la fois deÈ fleurs et des feuilles (bourgeons miutes), comme dans le rosier, le lilas,

etc.

,

0n appellp turions
rhizomes (asperge).

les$ boupgeons

qui naissent sur les

Les bourgeons des plantes aqnuelles et ceux des espëces tropicales sonf nus et s'allongenl, dès leur apparition. Sun nos arbres, iils sont écailleux ' et se montrent n la forme vers le milieu de l'été, sous de petits tubercules appeiés .Aeut; ils grossissenû très peu en automne, dorqent I'hiver, se'gonfleut seulement

au printemps

suivanl, et

deyiennent alors

de véritables bour-

geons. Les écailles s'écartenl pour lalsser sortir la jeune pous,se, dont les ' feuilles et les fleurs grandissenl rapi;
dement.

- Des bourgeons trop ndmbreux sur
*T

supprime uù certain nombre. La taille a encore pour but de faire,développer les bourgeons inférleurs, qui s'aFophient le plus souvent, la sève se $orlant vers le sommét de la plante. nerencontre Ramification. - Dansles Monoootylédones, on qu'un seul bourgeorl terminal, sans bourgeons ordinairement latéraux susceptibles de se développer. c'9si pourquoi la plupart cfe ces végétaux onl une tige si'mpla : palmier. , 0utre le bodrgeon terminal, les Dicotylédon'es offrent un
?. Bourgeons à bois.

I. $outgeon à fleurs

,^ un arbre dorlnent peu de produits. Par -' Earnea'w it'e i" Hitru er l'ébouigeonnement, on en ;#f,;

--- 45

-

$rand nombre de bourgeons'âxillaires qui, en s'allongeant, produisent des branches eL, sur celles-ci, des rarneauû.. Ainsi se forme la tige rameuse de beaucoup de nos plantes. La ramift,qatûon résulte donc du développemen[ des bourgeons, etr le portdes végétaux, c'est-à-dire leur aspect général' dépend de leur ramification. Si tous les bourgeons nés à I'aisselle des feuilibs se développaient, I'ar'rangement des
bfanches ne serait autre que celui des feuilles, et la ramification serâit régulière. I{ais, d'un côté, le plus grand nombre des bourgeons avortent, faute de-sèven d'air ou de lumière' ou . desbourgeons adventifspeuvent seproduire surtouslespoinl,s d.e la tige; de I'au[re, I'homme peut imposer aux végétaux une ramification arlificielle, en supprimant des bourgeons ordi\, naires, ou en provoquant la naissance debourgeons adventifs. \ Feuilles.o- Les feuilles son[ des organes minces, le plus souvertt verts, portés par la tige et les rameaux. { Structupo.' j Uno feuilte complète se conpose de trois' t- parties : le pëtiote,le limbe et les sti,pules.' Le pétiole oa queye de la feuille es[ une portion étroite , qui lui sert de support 1. 0n y trouve des faisceaux de fibres et de vaisseaux qui, après s'être détachés de la tigq, sont restés rapprochés ou réunis. Le plus souvent, lb pétiole est rond au-dessous, Dlan,ou creusé d'une gouttière ou canal, c'est-àdfue canaliculé, au-dessus. Il est complèteÙrent' cyiindrique . dans la capucine; long et comprimé par les côtés dans les peupliers, d'oit résutte une giande , mobilité de ta feuille ; aussi voyonsr-nous le feuillage de ces arbres dans un état , d'agitation presque continueUe. Si le pétiole es[ seul, ce qui arrive,rarement, il s'élargit pour remplacer le limbe absent, et prend le nom de phyllode : feuilles submergées de la sagittaire. A'' l'extrémité du pé[iole, les faisçeaux fibro-vasculaires se séparent, puis se divisent et se éubdivisent dQ manière à
- Une doupe rânsversâle du pétiold'ùtintre : lor,un épiderme; 2o un paqenchyme; 3o des faisceAux libéro-tigneux plongés dans la masse du parçncbyme. Voir-ces
faisceaux forhrant I'aigle à deux tètes dans la ptérrde aigle-impériale (à l'æil nu).
n-

,

I

I

-46-

*

former une espèce de réseau ;.les intervalles sont remplis par

du tissu cellulaire, et le tout est'enveloppé par deux lames
d'épiderme (fig. 39). L'expansion mince et plane ainsi formée, que I'on considère fréquemment comme la feuille proprement

l. lpiilerfe Jupérieur, 4. Pare_uchyme
ropbylle.
o€s nePvures.

Fig. 39. -

CoWe transoersdtc à'une feuilte

dt

tnelorL.'

s-upportant ttes poils (2) et iles sronates (B). sous-'épidermigue supêriour, à oellules grandes, r-emplies de chlodes faisceutux flbro-vasculaires (6) oonstitutifs
de

5. ParànËhyme général trav€rsé par
7.

8. -Épiderme stomati{ues en rappoft aveo les méars du pareuchyme. Ghambres

inférieur également pourvu

poils et traversê par des stomates.

rlite; s'appelle lirnbe ov la,me. Dlaprès cela, bn peul concevoir dans le limbe trois'parties distinctes : les nerau,res, squelette de la feuilte ; le parenchyme, couche de tissu cellulaire qui en est la chair, et l'épid,ermë,"\a membrane qui la
protège
1.

Les stipulss sont des organes le plus souvent foliac$s; situés à la base des f'euilles, d'ordiqaire à droite et à gauc,he de leur attache (fig. 40). Souvent elles sont petites (mauve) ou passent à l'état de simples membranes plus ou moins sèches. Elles sont grandes dans les violettes, sur[out dans
1

,Pour la strueture de l'épiderme, voir chapilre II.

Section transversale d'une feuille'(buis, oranger. etc.)o en 'enfermant entre'deux fragmenls de moelle de sureau.

le limbe

-47le pois, oir elles simulent les folioles inférieures de la feuille" Dans quelques végétaux, elles deviennent des piquants : robinier faux-acacia. Tantôt, elles sont libres_ : noisetier;

Fig. 40.

-

Rarneau

il,o

ponimf,er, montrant les stipules et los feuilles simples, altornes-.

tantôt réunies au pétiole dans une partie de leur'étendue : rosier. Les Monocotylédones n'en ont jamais, et, parmi les,

, '

Dicotylédones, l6s'familles qui en manquent (Labiées' Renonculacées) sont plus nombreuses que eelles qui en sorrt pourvues (Rosaôées, Papilionacées). Au lieu de stipules, ou en dessous de ces. organes, on

trouve parfois une dilatation qui forme un tuyau oa gairto
embrassant la tige : Graminées (fig. 58), Ombellifères (fig. 66)," ' Quelquefois, cettê gaine est fort développée et alors elle est entière (pypéracdes) ou fenilue (Graminées).

, X' Feullles slmples el, feullles compoaées. :
si,mples et,

Au milieu des variations auxquelles les feuilles sonl sujettes,. la distinction la plus importante est eelle qui les divise en

composées.

s'

Une feuille esr sinple lorsque son limbe est unique, qu'il: soit ou non divisé : hêtre (fig. 49), lierre, pommier (fig. 40),'

r
Elle
'est, au contraire',

48coryposée;

'lorsque les découpures portions atfeignent la nervure médiane et divisent le limbe en Si celles-ci sont, disposées le long du àistiictes oe fotioles.

Fis. ^

?1"iiiË. -p"i;é;,

41.

Earneaw

"*on*,mâle, t forioles aentées.

*

portant

-

tles Fig' +Z' -- Rampau it'e tu3t'i*3i::*r'iliffi?i:

pétiole commun (rachis). à la façon des barbes d'une plume' ia feuilte est cornposëe-pennëe (penna, plume) : pois' fauF, acacia ; imparipennée, quand'le fachis portq une fgliole terquand le rachis ne porte ;minale à son extrémité; paripen'hée, foliolôs latérales' si' au contraire' elles quu ots paires de' doigts rayonnell au sommet du pétiole et s',éoartent.c.omtrne los la pa;rme de lq q1Ain, la'feuille esl composëe' reiativement à 'ov comq,usée-patméq (palma' paume) : (digi,tus,
,rtigitée "

'

(fig'; 411 : *urroonier d'Iridu, feuille composée de ffois folioles est dite 'trifoliolëo : La

-aôigt) -çhtnure

trèfle; genêrà-batrais (fig' 42)"

V
,

-t*gfibro-vasculaires

Nervation des feuilles slmples. - tes faisceaux qui s'épanouissent pour former lês hervures

ou la charpente de la feuille se distribuent de manières diverses,. 0n appelle neraati,on des feuilles I'arrangement des nervures dans le limbe. Chez les Dicotylédones,

les nervures oa côtes émettent
des ramifications successives; lé grand faisceau du milieu est la nervure pëiliane; les autres rameaux, plus ténus,' sont les nervures secondaires. Si les nervures

,

partènt des deux côtés de la côte médiane. à la façon des barbes d'une plume, elles sont dites pennées : poirier,. noisetier
/

,

Feut*o itrnpte Fi"E. 48. '-dnntëe, a nervurCs pà"oc"s.

-.

et,

(fig.4ts). Elles sontpalmdesquand,

de ld baSe du pétiOle, paftent
qui

'

diversent en évenrail : pramlÏ,t'fffit"i"ffilniltu"u' Dans la plupart des .Monocotylédones, les nervures sont
p ar

al lèle s, Ces

t-à-dire

qu'elles se' dirig'ent de la base du limbe
au sommet, enrestant

presque droites

et,

en

ém-ettant de faibles

ra-

Sitnatlon des feuilles sur la 'tlgo. Phyllota,xie. Le plus
souvent,

miflcations transvorsales (fig. 58 et 204).

la

disposi-'

tion des fedilles sur la tige est nettement
Fig. 44.
Rameau d,e houbloyt, portant uno feuille palmatilobéo, .à nervures palmées et trois côuos à bractées membraueuses.

indiquée.

Si
4

elles

-50:
naissen[ en un même point de la tige,

elles sant opposëes, quand elles sont situées deux à deux en face I'une de
I'autre (Labiées, fig. 48l'; aerticillées, lorsqu'il y en a plus de deux : trois dans le laurier-rose, quatre dans le gaillet croisette, six dans le gaillet
Fig.
45.
sées et cord,ées

-

Feulùtes oppoilw larnùer-

blanc.

Fig. 46. - Feutll,es aerri,ci,l,l,ëês pq,r sî,æ itu gql,ltet
mQllugima (cail,le.Latt,blanc).

Fig:. 47.

dts- Fewllles tlques ile l;tf.

mollugine (fig. 46). Mais si les feuilles s'insèrent une à une à chaque næud, (cas le plus fréquent)e elles sont dites alternes (fig. 40), Un examen attentif permet de reconnaltre que la répartition des feuilles alternes sur la tige est assujettie à des lois précises. En effet, ces feuilles sont toujours sitriées de telle sorte que, si I'on traçait une ligne qui passât par tous' les points d'attache, cette ligne serait und hdlice. On appelle cycle I'hélice qui commence à un point d'at[ache d'une feuille et qui se termine à celui de la feuille superposée, c'est-à-dire attachée verticalement âu-dessus de Ia première. Le cycle comprend un ou plusieurs' tours de la tige et rencontre un nombre variable de feuillès. Celles-ci .sont disttques (deux rangs)si le cycle est formé d'un tour et finit à la troisième feuille superposée; ainsi réparties, elles s'insèrent sur deux rangées longitudinales, et le cycle en rencontre deux : orme, Graminées, if (fig. 47). Elles sont tristigues quand le cycle esl d'un toUr et se termine à la quatrième feuille superpoçée; elles forment alors trois rangées et le cycle en rencontre trois : carex. Enûn, elles sont quinconciales si le cycle

_51 _
-

compnend deux lours et tnit à la sixième feuille superposée; dans ce cas, le nombre de rangs est de cinq et le cycle rencontre cinq feuilles : pêcher, ronce on représente chaque cycle par une fraction dont le numérateur exprime'le nombre de tours de spire, et le dénominateur, le nombre de feuilles contenues dans Ie cycle. Ainsi, f dési$ne I'arrangement distique, f- I'arrangement quinconcial. Les f'ractions gue I'on obtient le plus souvent sonl, |,'â, nu, Ë, Chacune d'elles, à partir de la moisième,

*, t.

, est la somme des deux prCcédentes
additionnées terme à terme.

La disposition des feuilles est généralement, constànte dans une même
espèce.
F'ig. 4?bis.
il,'wme

tl,ge itÊ cer^ster. . montrant I'arranEement
a/u

Frogment

appartiennent à un cydle; la 6e, première feuilllo du cycle suivant, se sup€rpose à la feuille no I du oycle inférieur.

feuilles (1, 2,- B, 4,

:

les cinq pre-mières
b)

Quanl à la situation des feuilles, on fait encore une autre distinction. Elles sont radicales, si elles prennent naissance au bas de la tige, dans le voisinage du collet : pâqueretle;'caulinaires,

Modiûeatlons x-'breuses et portent surdes feuilles. différents points.

dant la figure et la couleur des feuilles ordinaines

quand elles appartiennent à la tige; florales, lorsque de leur aisselle naît une fleur, et qu'elles ont encore cepen1.,,

Elles sont très nom-

a) tn consiilérant leur poini d,,attache, on donne aux feuilles diverses qualifications : pëtiorées, ou munies d'un pétiole; sessiles, c'est-à-dire sans pétiole : stellaire holostée (fis. 54)' millepertuis (fis. hB); embrassautes ou amplenioaules, si, étant sessiles, leur limbe s'attache directemerit à la tige et embrasse celle-ci sur une cer[aine portion de sa circonfdrence : feuilles supérieures de la capsàile bourse-àr
Les feuilles florales diffèrent sensiblement des bractées (voir chapitre v).

*'39

-

,

pasteur, feuilles flu pavot somnifène,;
I

sep
e a

,

Quatl

nge

en at

tige,

de la ssous du

'

gaùnantes, lorsque le ilétiole s'élargil à sa base en gaine qui embrasse la tige :
Graminéês, Ombellifères; pellëes, ou
I I

..
I I

en bouclier, atta:
chées au par leur centre
pétiole
:

:
I

Fig. 48.

feuilles- sessiles.

Fragment aa mittepertad.s, montrant'tos

ù la wnfigurqti,on,

capucirie, etc. b) Si l'en a égard
,i .l

i

I I

on reconqaît des feuille s amondies : aune ; aaales, c'est-â-dire plus longues que larges et arrondies aux deux extrémités :

J
I

I

I

:

it

il fl

Sig.

.

ilw hêtre.

49.

F@ttil'e ouatrê

['ig.il5O.

irw gut,.

-

Fewtlte

oblonsw,e

t

,ll

il
rl

)
I I

hêtre (fig. 49) ; oblongues, trois ou quatre fois plus longues que larges, à extfémité arrondie : 'gui (fiS. 50); l,aneéoléds,

i
I

p(t - o.t -.

longues
(fig.

et étroites, pointues aux deux bouts : lin cullivé Y99), saule. (fiS. 64); ensiformeÈ,"en forme de glaive : .t' iris' (fig. 20t*), linéaires, étroites at et partout de la même largeur : " spergulaire; caPillai,res, fines comme ûn clteveu : renoncule flottante; spal,ulées, en forme de spatule, c'esçà-dire s'élargissant vers le sommet : Pâquerette; Fig.51. rénûforrnp ilu coriliformes ou cordées, échan-,Fewtl,te stre. eff cho mp ùur f crées à la base, à la façon d'qn cæur de carte à joueq : lamier blanc (fig. ,45), Pa$-d'âne; réni'formes, en forme de rein : lierreterrestre (fiS. 5{); sagittëes ou , hastëgs, en fer dê flèche, c'està-dire prolongées à leur base en deux lobes qui descendent Parallèlement : oseilJe (fiS. 52t ; ûcuminëes, terminées brusquefnent en pointe : orme tles montagnes, grande-or|ie; aciaulaires, ou en
gl, ë
e-1,

e

aiguilles

: sapin, genéù,rier
ù' Tangle

,

(fig" 198). c) En faisant'attention

qulelles font avec la tige, les feuilles sont appl,i'quëes, dressëes,
étalëes, rëflëchies, pendantes. d,) Sui,aant I'ëtat de la surface,

on distingue des feuilles

Ptranes :û

cas ordinaire ;'bullëes, présentant au-dessus des saillies ou bulles, par suifie d'un excès de Paren^ Fig. 52. - Feul'iles sagtttées ile chyme : chou-palmier, rhubarbe; l,'osetrlÊ. ondulëes, dont le bord s'élève et s'abaisse alternativeûeni : houx; scahres, rUdes au toucher : gtaihres, dépourvues de poils. : triois1'*pubesicentes, houblon

;

-:--------l
-54portant des poils courts et très fins, constituant un léger duvet : noisetier, mauves;
aelues gu poi,lues, couvertes de poils dressés, plus ou nroins rares : éperviè.re piloselle;

Fig.

53.

-

Feùil,zes si,nuées itw chêne.

leur bord une ransée de pols

e) Souq le. rapport: des bord,s - souvent entaillés .- on trouve des feuilles dentées, c'est-à-dire. découpées en'dents. fines : lamier blanc (fig. aB) ; lobëes, à
ddcoupures profondes séparées par des lobes: aubépine, aconit napel (fig. lpB) ; sinuées, offrant sur le.s côtés une suite

ÏilfJ:ffi;.

ou cotanneuses, à poils blancs, mous, couchés, semblables à du coton : guimauve; hérissées oa hispides, à poils raides et droits : ciliées' avant à
l,ornenteqse.$

de lobes arrondis

palmatilobées, à lobes disposés comme

: chêne (fiS. BB) ;

les doigts de la main par rapport à la paume : bryone (fi9. tlùy, houblon ffi9. 44r; lgrëes, avec un grand lobe terminal,et deux lobeÉ latéraux décroissant vers la base du limbe : barbarée; roncinées, ayant plusieurs grandes

h

Fig. 54.

*'ëres, tancéotëas et

-

Feai.il,es

sùlas d,e 16 stel,lq,l,rê ho-

s::-

en-

dents dirigées vers le dessôus 'du limbe : pissenlit; enlières, à bord norr découpé : stellaire holostée (fig. 5a). Toutes

les

feuilles" d'une mêing

':"'
le lierre offre des feuilles entières et d'autres qùi sont profondément lobées; la renoncule aquatique a des feuilles lobées qui surnagent et, des feuilles capillaires qui sont plongées dans I'eau. Les feuilles se réduisent'à des écailles sur les rhizomes et

-55les iuberôules; à des écailles minces ou charnues sur les '
bulbes.

Les feuilles de cerplantes exécutent des mouvements sous l'influence taines
d'une irritation extérieure. Les folioles de la sensitive (Brésil), excitées par un attouchement ou par le vent, s'appliquent les unes contre les âutres et s'abaissent. Les feuilles de la dionée 1États-Unis) et du rossolis (Europe et Amérique) se redressent vivement et se replient en, deirx lorsqu'un insecte vient s'y poqer. Les

lllouvements des feuilles..-

.

jour,

folioles de la pluparl des Légumineuses, dressées pendant le se penchent, vers le sol pendant la nuit, ce qui fait dire
qu'elles dorment.

Fonctlons. dss. feutlles.

f'onction ,llair atmosphérique; ils sont ies sièges principaux de la res,piration, de la transpiration et de la fonction chlorophyllienne. Dans certains cas, les feuilles soutiennent une tige débile, .et t'aident à grimper, à I'aide des vrilles qui terminent leurs .nervures: pois. Les feuilles submergées absorbenl I'eau. Les feuilles des'Fougères portent des spores.
,

Ces - plantesorganes ont pour en rapport aveo essentielle de mettre les

,digèrent les insectes qui s?y posent. La proie est saisie et retenue par le'liquide glutineux et les poils qui couvrent le limbs, ou au moyen de contractions brusques; puis, après dissolution, elle est absorbée el, employée à la nQuniture du végétal. Les plantes pourvues de ces sortes de feuilles sont .dites canûuores (rossolis, dionée). Transplration r. -,,La transpiration est.la fonction par laquelle la sève, parvenue dans les feuilles, perd, sous forme de vapeur, la plus grande partie de I'eau qui a servi de rydhicule aux matières nutritives. En plapant un rameau fe.uillé aous une cloehe' on voit la

Enfin, d'après plusieurs botanistes, certaines

feuilles

I Faire les expériences

citées sur la transpiration et,la fonction chloro[rhyllienne.

56'sufface du verre se couvrir 'de buée, condensation de la vapeur que la plante émet. Le siège essenliel de ce phdnomène es[ la fleuille. La vapeur d'eau Se rend dans I'atmosphère, soit par I'ostiole des s[omates, soit, en moindre proportion, à travers les pores de l'épiderme. L'exhalaison est surtout abondanle à la face inférieure des feuilles, les siomates y,étant en plus grand
,

nombre, qu'à la face supérieure. La quantité d'eau que les plantes rejettent est énorme. Sur un hectare, I'orge transpire plus de douze mille et I'avoine

plus de vingt-cinq mille kilogrammes d'eau par jour; le

hgtre, trois millions de kilogrammes du {"'juin au tu'décembre. L'air des contr.ées boisées es[ toujours humide. Différentes causes font varier la transpiration. Elle augmente' avec la chaleur,la lumière, la sécheresse et I'agitation de I'air; certains.revêtements (liège, poils) la ralentissent. Quand elle est beaucoup trop active relativement à I'absorption effectuée par les racines, le vdgétal se dessèche, se fane et dépérit. Si c'est, au contraire, I'absorption qui devient relativemenc très'

forte, la plante; de plus dn plus lgorgée d'eau, finit 'par

'

ddborder, Ainsi, au printeffips, la sève paratt, plus copieuse et s'éôoule par toutes les crevasses (bien que la racine, alors, en puise moins qu'en été), parce que la transpiration est très faible, les feuilles n'étant pas développées. C'est ce que I'on voit, à cette époque, dans la vigne, qui pleure. Le liquide s'épanche en plus grande abondance, si I'on fend la branche ou si on la coupe. La formation des gouttelettes que }'on voit perler le malin à la surface des plantes et que I'on attribue quêlquêfois à la rosée est encore le résultat d'une tnanspirafion-empêchée, cette fonction étant fortement amoindrie dans I'obscurité, tandis que I'absorption de I'eau dans Ie sol continue. Le double effe[ de la transpiration est de favoriser I'ascen'sion de la sève et de concentrer les prineipes nutritifs qu'elle. contient,

bonique qui a péndtré dans

Fondtlon ehloroplqylliorlnor - Lhnhydride carla plante par l'épiderme es0

-57décomposé par la chlorophylle sous I'influence de la lumière :: le carbone est flxé dans la plante e[ s'unit à I'hydrogène et à I'oxygène de la sève pour former des produits organiques, base de la substance végétale; quan[ à I'oxygène, il est rejeté dans I'atmosphère. Cette fonction, to ute spéciale aux r'égétaux, ne s'accomplit que pendant le jour et dans les organes pourvus de chlorophylle, comme les feuilles, les stipules, les bractées, l'écorce des jeunes branches On peut' faire la preuve expérimentale du dégagement

,

'

d'oxygène, en plaçant quelques rameaux feuillés dans une' , cloche remplie d'eau et en exposant le tout au soleil. Des bulles de gaz se dégagent,des feuilles et viennent se réunir à la partie' supérieure de la cloche i ce gaz esl de I'oxygène presque pur. Plus la lumière est intense, plus lâ décomposition d'anhy' dride carbonique a d'énergie. Dans une obscqrité complète, I'action ne se produit pas, et la chlorophylle méme ne peut se' former; le végétal tombe'dàns une extrême faiblesse et languit, par suite de la privation du carbone qui devait le . noumir; les feuilles se décolorent, s'étiolent. Ainsi, le céleri, , la barbe-de-capucin et les autres plantes potagères que les jardiniers cultivent, dans les caves à I'abri de la lumière, ne jamais verts. On voit sur la lisière des bois les;. , deviennent branches du dehors prendre up plus grand développement que celles du côté opposé, oir la lumière arrive moins facilement. Dans les jardins, on lie les errdives. aftn d'empêcher ' I'accès de I'air jusqutaux feuilles de I'intérieur, qui blanchisbent et acquièrent unp saveur plus douce. La lumière est donc indispensable à la vie et au développe-

ainsi, dans les serres ou les appartements peu éclairés, e,lles ont une tendance marquée à se porter du côté des vireg; des pommes-de-terue que I'on 'a fait 'germer dans une cave" dirigent leurs pousses vers le soupirail.

,

' ,

La transpirption et la fonction chlorophyllienne doivent être. considdrées comme des phénomènes modificateurs de la sèvê,

Résnrné de ln, nutritËon.

.

Cette fonction par

laquelle les végétaux s'assimilent les matières puisées dans le

_58_
sol et dans I'air, est le but ftnal des actes physiologiques que nous avons décrits. Elle , comprend dônc -: l'absorption, 'l'ascension de la,sève, la transpiration, la fouction chlorophyllienne et la formation des tissus par la sève descendante. Le liquide absorbé dans le sol par les radicelles s'élève dans les vaisseaux des couches ligneuses (sève ascendante) et arrive aux feuilles. La fonction chlorophyllienne y ajoute le carbone sous I'influence de la lumière, et la transpiration la concen[ro en lui enlevant de I'eau. Ainsi élaborée; elle est charriée de haut en bas dans les tubes crilllés du liber, nourrit le'cambiuûI, se rend partout otr il y a des organes à former (feuilles, hourgeons, fleurs, fruits) et descend jusqu?aux exfémités des radicelles. En même temps, elle abandonne dans les graines des éléments utiles pour la germination; dans les bulbes, les tubercules et les racines chàrnues, des matériaux pour la floraison prochaine;

CHAPITRE IV.
, RESPIRATION.

La,respiration des végétaux est analogue à la respiration animale : elle consiste en ce que la plante absorbe de I'oxy-' gène dans I'air et y exhale I'anhydride carboniquo. Seulement, l'émission d'anhydride carbonique est indépendante, ici, de I'absorption d'oxygène. Ainsi, en I'absence d'oxygène, dans une atmosphère d'azote ou d'hydrogène pur; par exemple, la plante continue'à dégager de I'anhydride carbonique. ' Le phénomène de li respiration est opposé de tout point .à celUl que nous avons étudié sous le nom de fonction chloro,phyllienne. Il appauvrit l'organisme de carbone, tandis que le second I'ennichit de cette substance; il diminue le poids des plantes, tandis que le second l'augmente; il s'effeotue dans tous les organes et e.n tout temps, tandis que le second s'opère spécialemeut dans les parties rertes, c'est-à-dire pourvues de, chlorophylle, et pendant le iour seulement.

*59Privd d'oxygène, le protoplasme ne peut vivre, le végétal s'arrête dans son développement e[ finit par mour.ir.

les fleurs que la respiration est surtout active. La quantité
fermées et peu étendues, non seulemenl, à cause du dégagement d'anhydride oarbonique et de I'absorption d'oxygène, mais encore parce qu'elles exhalent des odeurc qui agissent sur le système nerveux. 'La. cornbinaison de.l'oxygène inspiré, avec le carbone et les autres éléments constitutifs des plantes, est accompagnée; oomme toute combustion, d'une production de chaleur. Des thermomètres placés au milieu d'un faisceau de tiges fleuries se sont élevés de trois ou quatre degrés centigrades. Dans la spathe du gouet, oo a conitaté plusieurs degiés d'excès sur

Resplration dos orga.nes eolorés.

C'est dâns

d'oxygène q u'elles absorbent et d'anhyd r:ide carbonique qu'elles exhalentn aussi bien la nuit que le jour, est considérable. Il est malsain de réunir beaucoup de fleurs dans les chambres

I'air ambiant.
Les plantes parasitos non vertes, telles que,les orobanches,

les lathrées, etc., et les champignons respirent comme les
fleurs.

Respiratlon des organos vopts. Dans I'obscurité ou à une lumière ffès faible, Ies parties vertes des
végétaux se comportent comme celles qui sont dépourvues de chlorophylle, c'est.à-dire gu'elles prennent de I'oxygène et donnent de I'anhydride carbonique. Le même phénomènea lieu à lalumière solaire; seulement, I'anhydride oarbonique que les feuilles produisent est retenu, €n ce cas, par la chlorophylle, qui I'empêche de se répandre au dehors et qui le décompose comme il a été dit plus haut. Pendant le jour, la respiration êst donc dissimulée par lâr fonction chlorophyllienne, et les feuilles ne dégagent que de I'oxygène. Il suffit de transporter les plantes danJ l,obscurité ou d'atténuer l'éclat de la lumière, pour suspendre I'action ,de la chlorophylle et voir reparaitre I'anhydride carbouique. En considérant à la fois la respiration proprement, dito et la fonction chlorophyllienne, on peut donc dire que les fleurs

.

60inspirent de I'o*ygènb et expirent de I'anhydride carbonique en.tout temps; que les feuilles et les autres parties verteso pendant la nuit, respirent comme les fleurs, mais QUe,

pendant le jour, elles absorbent de I'anhydride carbonique et dégagent de I'oxygène. Ceite dernière âction étant beaucoup plus énergique quô les deux autres, les plantes, au total, enlèvent de I'anhydride

carbonique à

I'air et exhalent de

I'oxygène, résultat tout

à fait inverse de celui de la respiration animale C'est à ce dégagement d'oxygène que les animaux doivent I'avantage de respirer un air pur; à leur tour, ils fournissent aux végétaux I'anhydride carbonique, sans lequel ceux-ci ne

pourraient vivre. La vie des végétaux s'en[retient donc par celle des animaux et lavie desanimaux par celledes végétaux.

ÇHAPITRE V.
ORGANES DE

LA REPRODUCTION. _ LTURS

FONCTIONS.

Les organes de la reproduction bont

la

grai'ne'

: la fl,eur,le

frui,l et

r.

-

Freur.

d'organeg, formant quatre groupes clrculaires ou'aertici,Iles, disposés en dedans I'un de I'autre i ce sont, en commpnçant par la circonférence, le calice, la corolle, les Ctamines et le pistil (fig. 5B). Les deui premiers forment les enueloppqs florales ou le përianthe. Les étamines et le pistil concourent seuls à la formation de la graine et sont nopmés, pour cé motif, org anes r eproducteurs ou or g anes senuels ; les étamines sont les organes mûles,le pistil l'organe femelle... , On peut donc définir la'fleur : la partie du végétal formée par les organes reppoducteurs ou sexuels èt leursenveloppes. Le nombre deq pièces.des verticilles floraux est variable;

Ftreur en généna,l; sos pa,rties; son a,etflon eur les gaz. Une fleur oomplète se compose de quatro sortes

Il est ordinairement

au

,i"q

rj;t

Dicorylédones, de trois

Fig. 55.

2. Corolle.

- Fteur l. Calice.

itw tabac.

Fig. 56.

d,'ume -fl,eur ûUpe
Dtcolgl,éilonz. I. Calice.
'

Dûagrarnme
d,a

3. Étamines. 4. Pistil. 5. Péilonoule.

8. litamines. 4. Carpelles.

2. Corolle.

cliez

les

Monocotylédones.

Le plus souvent, ces pièces alternent eftre elles. Ainsi, les parties du calice alternent avec celles de Ia corolle, et ces'dernières avec les étamines, qui, elles-mêmes, alternent avec les pièces du pistil ou

56). ' 'Les Fougères, les Mousses, 'les Algues et les Champignons ont été
carpelles (fig.

réunis sousule nom de Cryptogames (reproduction cachée), parce qu'ils n'ont pas d'organes floraux proprementdits et qtrele pollen et les ovules
"',u;,Xti"*

pollen ni qvulos.

cryptogameldest-à-iliresans

;+r#"f'#:X"

leur manquent absolument (fig. 5?). Les Dicotylédones e[ les MonogotylédOnéS, tOUjOUfS pOUfVUeS déta-

^;;*:;;;^mes(repr"fi

:ff il-:oi3i:''res'sontapperées

-62
Le supfiort de la fleurr so ,nomm e péd,oncute. lI s'élargit à son extrémité en une tête nommée" réceptacle, Qui sert, tle point d'atlache aux parties de [a fleur (fig. 9fy; le réceptacle est très développé dqns le fraisier et la grande-marguefite. Plus rarement, le pédoniule n'existe pas, et la fleur est dite
sessùIe.

/

Quant à l'aclion'de la fleur sur les gaz de I'atmosphère oir elle est située, nous avons vu qu:elle en absorbe I'oxygène et, qu'elle y dégage'de I'anhydride carbonique. En outre, elle rejette de la vapeur d'eau et elle assimile du carbone à I'aide de ses parties vertes sous I'influence de la lumière. IDlverses sortes de fleurs. - On désigne par des qualificatifs les nombreuses modifipations auxquelles la'fleur est soumise. La fleur rëgulière est celle dont les verticilles sont formés de pièces égales et égalemen[ espacées : églantier, lis. Celle

phrodite:câsordinaire. i

qui ne présente pas celte uniformité est dile irrégulière ; lamier blancn aconit napel (fig. {25)i ' La fleur qui renferme les étamines et le pistil esl herma-

On dit que la fleur est i,naonxplète quand elle ne réunit pas les quatre verticilles. Une fleur incomplète est aptétale, si elle ,manque de corollç : chanvre; ortie; nue, qttand elle'n'à ni calice, ni corolle : saule ; neutrç, si elle est dépourvue d'qrganes sexuels : fleurs èxtérieurês' du bluet, des dahlias, des viornes ; unisenuée renou - md,Iequefemel,Ie - quand elle ne deux ferme l'organe de I'un des $exes, les étamirres ou le pistil. Sur les plantes, les fleurs mâles et les fleurs femelles peuvent être réparties de diverses 'rlgnières, ce qqi donne lieri à plusieurs càtégories de plantes di,clines.
rnai s, plante mon olq ue.
1. Fletrs mâles. 2. Fleurs.femelles.
Frasmant
d,e

' i'

'r

:

I

Fig. 58.

Dans les plantesmonoiquqs (une maison),

on trouve les deux sortes d'organes sur le même piod. Tel est le mâis, dont la tige

i
I I

i

i

i

_63_
poi'le àu sommet les fleurs mâ{es et, à la base des feuillesn
Da4s les plantes cl'ùoiques (deux maisons), certains pieds n'ont que des fleurs mâles, et d'autres que des fleurs femelles i. houblon, chanvre (fig. 4{); saule. Enfin, dans certains cas, pour une même espèce, il existe des fleurs mâles, des fleurs femelles et des fleurs herma' phrodites soit sup châque pied, soit sur deux pieds, soit, sur, trois pieds distincts. Les plantes de cette catégorie son[ dites . golygames : frêne. / Bnaetées. - Les bractées, cotmme les feuilles florales, sont situées dans lg voisinage des fleurs, mais elles ont subi des changerhenls de configuration, de texture et de couleur qui les distinguent des feuilles ordinaires. Parfois même, les braetées ne ressemblent aucunement aux feuilles.

,

les fleurs femelles (fig. 5S).

Dans

le tilleul,. Ia feuille

jaunâtre

et,

le pédoncule, nous offre un exernple
Fig.59.

sèehe du milieu de laquelle semble

partir
de

,

Feur et [ractêe.

Til,teut.

braetëe (fig. 59).

A la base du calice des Dotentilles" des Malvacées, des æillets, se trouvent réunies des bractées verteb et foliacées qui paraissent former un second calice et dont l'ensemble, pour ce motif, est
appelé ealicule (fig. 60).

Fig. 60.

rnauae. -

F(utt

d,e

La cupule qui protège le fruir

des

2. Calicule.

l.

Calice.

Cupulifères est constitude par des braotées qui se dont soudées entre elles et qui ont grandi pendant la frqctiffcation.

Fig. 61.,

f;^rii#Z?"*-a

- Frwtt rtw coPure

Tantôt, la cupule ebt'foliacée : charme (fig. 6{), noisetier; tantôt ello est dure et ligneuse : chêne (frg. {09). Celle du hêrre est chargée d'épines et enveloppe complètement le fruit. La cupule gst propre
aux fleurs femelles.

,,,.

64+,,.

Les fleurs clg beaucoqp d.e,Monoootyiédones soitt d'abord ,enfermées dans une ou pl,usieur+ bractëes appelé'es spathes,

qui

s'ouvrent'ensui[e- pour les laisser paraÏ[re au jour : gouet (fig. 62), jon-

quille,

ail.

:

Les glumes, et les glùmelles sont des bractées minoes et sèches qui, chez les
.Graminées, jouentle

rôle que le périanthe des autres
même
, Spathe il'u gouet.
Fig. 62.

'

fleurs (fig. 63). A la base des ombelles et des capitules (fi9. 66 et 69),

,

ù InfloresGo[Gor -:- 0n appeile infl,orescence

.on [rotfve un groupe dP bractées qommé in'uoluare'

I'arran-

"sement des fleurs sur lg,t,igg et tres rameaux, ou !'ensemble iler. des fleurs. Il iniporte d?en connaitre les principaux ,types, car ils caractéfisent certaiires familles. . , Lagroppe esï un axe primaire qui se divise en axes secon.dairei 'simples, terminds ,par de$ fleurs à pédicelles égaux :
,

.,

groseillier, muguet, di$itale (fig. {66). Lorsque les axes iecondaires se ramifient dans la grappe' elle est cbmposée 'et s'appelle'.panicule : vigne' âvoitre, riz (fig. 909). Si les uxer Jecondaires sont n,uls, I'axe.primaire porte des fleurs ,sessiles, et la grappe devient an épi : plantain, froment. 'arrivenl toutes à la sont plus élevéeS sur I'axe primaire, rle millefetille, le pojrier, lo même hauteur, cômme dans sorbier, etc., la,grâppe prend lê.npm de corymbe.
uDilal,érales enroulées en' crospe avanl l'épanouissement Gertaines modifications de l'épi .reçoivent un nom Parti: culior : ce sonl le chàton, le cône, le spadice et l'épillet.
@fqppes snorTtioid,,es).'

Flnfin, quand les ramifical,ions5 d'autant plus courtes qu'e,lles

Les.fleurs des Borra$iffies sqnt s0uvent disposées en grappes

-65Le chaton (ammtum) est
un épi de fleurs unisexuées arliculé à sabasede manière

'

à tomber tout entier aPrès la floraison (ûS. 64). Il appqrtient aux Anientacées et ,râux Conifères, " c'est-à-dire à nos arbres forestiers : 'ètiêne, hêtre, sapin, Pin, etc. Il est long e! Pendant cheb les Amentacées, . globuleux et dressé chez les
Conifères

Fig. 6{. - Fraûrnent portant un.chaton.

Le c6ne est un épi de fleurs femelleso accompagnées de bractées membraneuses (houblon, frg. AIù ou ligheusds (aune).

d'e sawl'a blanc,

c'esr parce qu'*s

"ilnli::q,ffïi;::i:l'ffi;::.:,3:r
reçu le nom de Conifères.

jii

I I l.-4
-3 -z' *'t'

un épi de fleurs mâles et de fleurs femelles, embrassé par une ou plusieurs spathes : gouet, mais. Assez souvent, les fleurs femelles sont au, bas,
spadice est

te

les mâles un peu plus haut (fig. 65)t

Les éfiillets sont les petites inflorescences qui compo"sent l'épi et la panicule d'es Graminées. Ils renfernent'ordinaire-

ment plusieurs fleurs (voir

fig'

63).

Dans l'ombelle (umbella, pqrasol), les
S'ig. 65. '
$ouet.

-

Spailt'ce d'w

l. Fleurs femellee. 2. Fleurs mâled. ' .3.'Filaments.
I 4. Massue.

pédoncules secondaiÈes oa rl,Alns partent d'un même point, et les fleurs forment une surfacé plane ou régulièrement convexe :

cerisier, prunieç*primevère (fig. 154).

Il

ne faut pas la co'iifondre avec le corymbe, inflorescence dans .laquelle les ramifications dmanent de différentù' points de I'axe commun. Parfoi5', les,rayons ne

se termtnerit pas par une sbule fleur et'portent des ombelles

-66-

W
Fleur

Fruît.

'

\

Ftg. 66-68.

2. fnvoluare 3. Ombollule avec involucelle.

l.

Ombelle.

Grarule-ciguë.

4. Akànes.

É. Gaine. 6. Tige creuse.

_67_
trouve. des bractées formant une cbilerette qïe ioo nomme inuolucre ou inualuaelle, selon qu'glles entourent la base des ombelles ou celle des ombellules (ffg. 66).

la plupart des ombellifères. Au pied des pédoncules, on

plus petites ou ombellules; c'est ce gue I'on observe dans

Le capitule (capitul,um, petite tête) ou la, calathùde (du greo : corbeille) est une

inflorescence danç laquelle

, les fleurs

Fig. 69. Capttutp d,efq/n4,qus. I et 2. -n'leurs.

, '

3. fnvoluore.

sonû agglomérées et.sessiles sur un réceptacle commun entouré d'un invo* lucre; celui-ci est formé de bractdes vertes, imbriquées' comme les ardoises d'un toit. Cette inflorescence caractérise nettement .toutes les plantes de Ia famille des Composées (fig. 69).

Daps la çgme, I'axe primaire se termine par qne fleur, qui porte à sa base
deux bractées opposées, de

I'aisselle desquelles naissen[ deux axes seconïaires;

,

par une fleur, et ainsi de suite. Telle est la disposition que I'on observe dans
les Caryophylldes (stellaire, eéraiste, fig. 70), la petite(fig. {57). .centaurée J( Caliee. Lorsqu'une fleur possède un périanthe

ceux-ci se terminent aussi

Fig. ?0.
céra\$e,

- Pùtttan itê tû cgrne iïuÆù

toujours la plus extérieure. S'il n'y en a qu'une, c'es[-à-dire

double, c'est:à-dire deux enveloppes, le calice est

-68si le périanthe est simple, on admet $énéralement que c'est
encore un calice. Les pièces qui le forment ou les sépales sont distinots et séparés (catice pol g sép ale oa d'ialg sépùle )

ou

soudés entre eux Par

les bords

(oatice monosépal,e oa

gamosépal,e).

Le oalice se rapproohe des feuilles par sa couleur verte.et sa structure
ânatomique. Cependant,
Fie.

âoutrant le aalico régulier.

?

l.-.F

lewr illheclêbore'

il est délicat, raPPelle la corolle, dans coloré et I'aconit napet (fig. {95), I'anémone, le
poputage des marais, la capucine, etc. : on le dit alors pétaloide-

TantôT les sépates sont semblables enffe eux"et symétriquemeni ilisposés autour du centre; dans ce câs' le calice est rëgulier r'nenébore (fis, 7t); tantôt, les sépales diffèrent de grândeur, de configuration"ou de situation, et le galice est

iryëgulier :, polygalâ, aconit napel. Le polygala 'offre deux sépates tatéiauf colorés, qu'on nomme les ailes,, et trilis beaucoup plus petitJ et vehts. L'aconit napel a cinq "oiru* d un beau bleu, le supérieur en casque, les deux sépales
latéraux un peu ariondis, et les deux inférieurs étroits et âllongés (frg. 125).

paifois tà calice irréguliôr'porte à sa base de longues proéminence s ou éperorus. C'est ce que ['on obServe dans le calice très développé de la dauphinelle d'ajax ou pied.d'alouette. II'y Oès calices ca,ilucs ,ou fugocas, _qui tombent au 'roruota Ia fleur va s'épanouir : coquelicot; des calices oir tombantrs,qui périssent peu aprës la corolle : oas ordinaire;

,

;il;

Oés, caticed perslstonts,

qui survivent à la corolle

i

violette, Labiées.

Le rôle essentiel du ealice est de pfotéger les organes plus. délicats que lui. Quelquefois,. un calice'persistant s'accroît jeunes pendant que le fruit se dévelopqq, afin de garantir les

cas, le calice, iraines : ,lamier blanc. Enfin,'dAns certains à la dispersion des graineb : pissenlit' ioo*n, d'aigretles, sert ' euant uri, formes trps diverses que peut affocter lo calice,

onlesdésignepardesexpressions,quisontégalement

XOrnr

,i corolle. - La corolle est I'enveloppe florale interne' les fleurs dont le périanthe est double. A part le vert'

plus lOin' usitées pour*lâ corolle et que nous mentionnerons

dehors'(flg. 72\. L'onglet, fort long dans pavot, la court dans o l'æillet, est trèscontraire, lesle pétales sont rose, etc. Si; au soudés entre eux, la corolle est gamopétale Hg. 1e,. - Pëtota, Oti monopëiale; elle préSente alors une pgr* l. Onglet. tion inférieure'allongée ou renflée, nommée 2.Laùeoulimbe. le tube; une portion supénieure étalée, le limbe ou la lame; enfin, une partie otr le tube s'éyase pour passeq au limbef,bu la gorge. Dans la fleur du tabac (fi*. 5ts)' c'es trois portions sont faciles à distinguer.
rëgul,ière (fig. Ta) ou irrégulière (fig' 75);
pétates ;

qui ne se présente qu'exàeptioirnetlement (néottie),'et le noir, qui n'exisi. pas, torites les coulburs peuvent se montrer dans la corollo; aussi'constitue-t-elle tbute la fleur pour le vulgaire' Les cbuleurs si variées des fleufs sont dues à des matières en excepter colorantes dissoutes dans le suc cellulaire' Il faut par des cellules remcependant le blanc pur, qui est produit à pties d,air : ainsi, it romt de ioumettre une fleur de lis pour en faire disparaitre i'actiOn de la machine pneumatique la blancheur. Si les pétalesdont se compose la coroÎle sont libres, elle formé dluq est potgp'étale ou iliatgpétqlr, èt chtgun d'eux es1 étroite par laquelle il s'attache, onglei,pârtie et-d'une lame oa li,mbe, portion étalée au

De même qué le calice, la corolle est

I'une et I'autre peuvent être soit po,ly-

*'?;il;.-

?o.'oou

'lières, on remarque la corolle æaci'' pétales placés forme, forhée de qdatre grecque : Crucifères (fig' 73); srud': en croi4 ru ào*oiri taiyoptyllëe, composée de

sôit gamoPét ales . Parmi les corolles polypétales régu-

-70_
cinq pdtlles à onglets allongés et cachds dans re carice : æillet, silénd; la coroile rosieéa, qui comprÀî,irrq pétales Iarges, à onglet court, et régulièrement étalés en rosace :

'

Rosacées (fig. 40).

Uneformeremarqua-

ble de corolle potipétale irrégulière esr dite
papilionacée

et appartient à la famille des

Ldgumineuses (fig. ?S). EIle est formée de cinq
pétales li bres, arran gés

de façon à imiter de loin un papillon : le

levé, s'appelle
d,ard,

supérieur, Iarge et reétan-

fig. 11. - Fragmàû ae rue, montrant corolle régrrli6p", les étamines hypogffes
I'ovaire supère.

la
et

;les deux latéraux, symétriques entre eux, - sont les ailes,, et les deux inférieurs sont

en forme de carène. Les éhmines et le pistil solrt cachés dans la
earène.

plus ou moins soudés

^

z6-. - 4'r- noiL : tabac (fiS. Ë5), jusquiame (fiS. Tg), iK&'"i."9;tr; pomrhe-Cpineuse (fiS. {60)i roiacée,ou en roue, tubuleuso). à tube très court,, avec un limbe étalé ei presque olrn : myosotis, pomme-de-te*e; hgpo*atéri-.

Fig.

T
Iri,

trant la corolle cempartlrléo.

Fis. ?8. - Fraqrnent d,e iusdul,ame, montrant la oo.rolle
infundibuliforme.

'm
Fig. 79.
lo,bfle
bl,a,mê,

un forme, avec un tube droit, allongé, et' lilas. limbe brusquement étalé :

Enfin, quelques corolles

gamopétales

itru

-

Corol,k
Lq,rni,er

irrégulières ont reçu aussi des dénominationa spéciàles. Citons Ia corolle l,abiëe, qui porte à son limbe deux lèvres dirigées' iune en haut, I'autre en bas' propre à la famille des Labiées (fig. 79); la corolle parsannëe (persana, masque),

qui est

labiée,

d'un même 0ôté ; demi-fleurons des Composées (fiS. S0); la borolle gantelëe, ou en àoigt de gant.: digitale (fig. 166). . Fig.80. - Demt-fl,ewron'illune Composêe l,e périânihe des , Monoootylédones a (corollo ligulée). ordinairement, six pièces pétaloides semblables, trois interngs que I'on considère'comme les pétaleso trois externes que I'on assimile aux gdpales (fig' 8{}'

ffi

mais avec la lèvre inférieure relevée en voûte, au point de fermer le tube : linaire; la corolle ligulëe, qui se rejetæ en languette

ll t1

t\

r1

'l
I
I

En général; la corolle se détache au moment de la

,

fécondation. Dans le lin, le

pavot, elle ne dure

que

'

quelques heures.

La corolle protègo

.les

-

organes sexuels, mais faiblement, à cause de la dëlicatesse de son tissu. Son nectar

attire les .insectes,
Fig. Sf. -'Përûanthe dz tds (ûois pièces interrres of trois externes).

auxi-

liaires indispensables pour le mansport du pollen sur
on
I I

(tarni,nes. Chaque étamine est formde d'un filament appelé fi,Iet', simple support, et îi7'8?'4tarn0na d'uqe lête .généralement à derix loges, à. Ànthero. nommée anthère 1, renfermant une liOussière

,

andr.oo , ,. Àappelle'ainsiu" l:.il:iir;,,mâre). I'ensemblê des organes Wfi r A

mâies,

ou

ordinairemont jagne, le pol-, Ien. Quand le fitet manqub, l'étamine est dite setsi,Ie. ,,' L'inlertion des étamines
(et des pétales) esr hypàgyne (hypo, sous), quand ils s'insèrent sous l'ovaire (fig. 74 et'83) : Renonculacées. Elle est' përiEgna (përi; autour),' s'ils s'attachent sur le calice et se trouvent ainsi à une certaine hauteun au-dessus de
base de I'ovaire (fig. 84) : Rosacées, Ombellifères.

Fig. 83.--trnsertton. Fig,.84.- bæert&n'
'hqpodane supère).

,(ovaire Pêttgyne.

j

'la

Le,nombrÊ des étamines varie beaucoup selon'les plantes :

I

Coupe de I'anthèro mùre d'une flzur quelconhueo

t

-.73 il y en a une dans le centranthe, deux dans la véronique et" la sauge, trois, dans la plupart des Graminées, plusieurs centaines'dâns la pivoine et le pavot. Il
n'est guère fixe dans une mêrne espèce' que lorsqu'il est inférieur à dix; au delà' it perd sa constance. * Les étamines ne

sont pas toujours Àinsin dans les Labiéed-ét-lep Scrophula''' rinées, il y en a deux grandes ot deux petites (fig. 79, didynamie)i e[ sur les six étamines des Crucifères, il en est guatre' plus longues que les deux autres (tétraD'utt autre côté, peuvent bien n'être pas distinctes et elles séparées les unes des autres. Si tous lesfilets sont unis en un seul corPs, ell
ilynamie) (fig."85).

-

Fig.

tétrail,Ana,ma
Crwctfëres.
,

85.

A:nd,rocëe ùes

manailel,phes : Malvacées

Légumineuses (genêt,

cyt@

filets se soudent en deux faisceaux-distincts; el iliailelphes ; beaucoup de Légu

à deux, on les dit
millepertuis. Quand
Ia

Fig. 86. -- Fl,ewr il,e lû

ùna1r,oa,

s'opère entre les an mines sont i c'est ce I'on observe dans toutês les que
plâr1tes de la famille des Composées,

montrant leS étamines monailolphes.

Fig.

dépourvue

S?.

pour faire voir les étaminos diailelpbos.

Fleur d,u pots, de sa coroile

appelées encore, pour cette raison'" Synanthérées (anthères soudégs). Si' les étamines se soudent comPlëtement avec le Pistil, de manière à 4e plus représenter qu'un seul verticiller. comme dans certaines aris[oloches et les Orchidées, 'elles soni dites

gynanil,res. Enfin,

îârs teur
aonnù,a

bgse et rapproc\ées entes : morelles.

sl elles soni écar,Égql$ une$ des autres 'par lèilF$hrmet, ei'bs sont

-74Anthère.

par un tissu cellulaire nommé connecli,fi

-

Les loges de I'anthère sont réunies entre elles

1ffi.

q@

À ['époque de la fécondation, I'anthère s'ouvre et laisse dchapper le pollen, ordinairemen[ par une fente longitudinale, quelquefois par de petits trqus (déhiscence poricide) comme dans les morelles (fiS 88) ou par des sortes d'opercules qui 's'ouvrent de bas en haut (déhiscence aalaaire), comrhe dans

q
Fig. ee. Anthète ite poînrns-

l'épine-vinette.L'anthèreestinlrorse,
quand l'ouvorture est tournée vôrs I'intérieur de la fleur; eutrorse, quand elle regarde I'extéIieur. -Pollen 1. La surface des grains

:

de pollen est tantôt lisse, tantôt 'rugueuse. Le plus'souvent, ils sont globuleux ou ovoides; 'quelquefois, ils sont polyédriques (chiccirée), en tonneau
(polygala),,ot allongés en forme de grain de blé (Monocotylédones), Ils sont toujours distincl,s les uns des autres, sauf dans le dompte-venin et les 0rchidéesr ott ils se présentent -en masse solide (pollinies). Un grain de pollen est une cellule entourée de deux membraneJ; I'extérieure est dure, épaisse et inextensible :'laestWqewæ@wttte,' I'intérieure est molle, mince et très eifensible : c'est Yintia+ ot eadhgm4a4*e. Sous I'action de " I'humidité; le protoplasme du grairi

par deux petits trous situés àleur sommet (tlêhiscence poricidé).
d,a-terre, s'ouvrant

'

" fait jour peu à peu à travers lnexine potten et, vient faire saillie au dehor$ en Fig. 89 - Grain il'e en gerrnî,natiom. un tube très grêle, qui est Le tube ot l. Exine. 2. Tube pollinique (intine 'faisant herqie) r'enfermaut du ,bogaw polli,nique (fi5. B9). C'est ce Drotoplasme. qui se produit quand le pollen tombe -

I

'

ff s-"Jli', :i, fl

lii' r,iffi*."

3. Protoplasme.

I Examiner à la loupe ou au microscope le pollen de différentes plantes. Placer le pollen dans I'eau sucrée ou gommée. Sous le microscope, on'voit I'intine se Sonfler et repousser au dehors un fragment de I'exine qui se détache comme

-

"un clapetl de I'orifice sort un tu'be I'intine forme la membnane.

où pénèpe le protoplâsme du grain

çJ dont

.

*

IOT

ç\lgstiqmate, dont la.,surface est souvent
hudl&r*idsueuse. Ù.; \'-

enduite d'une

I

\l r ll; iil Wt
2. Stvle.
3.

Gynécée rru

pistil

r.

^

carpel,las, organeb femelles, forment

-

Les
soue

le quatrième verticille, ddsigné

le nom de ggnëcée (gunê, femme); I'appelle aussi pistil,, à F'ig. e0. - caroer,re.---:Ân forme générale (pi,stil, cause de sa pilon de - l. Ovaire.
ier). la fleur.

Ils

occupent le bentre

de

:1

Dans un carpelle, il y a trois parties z youai,re, portion renflé-e renfermant les ouules ou rudirhents de graines; le stgle, partie rétrécie qui s'élève au-dessus de I'ovaire, et le stijmate, surmontant le style (ûg. g0).

Le pistil est simple oa curnposl, suivant qu'il est formé d'un'seul ou de plusieurs carpelles. Dans un pistil composé, les carpelles peuvent ',être libres
(renoncule,
ensemble :

fig.

9'U,

,ou

s'oudés

['ig.

91.

'

g'nss'

Urtres et

les étamines bypo-

r\
l

tl
tfl

tn

lil

r

par les ovaires seulement : parisette, lin; flo par les styles : mauve; 3o par les ovaires et les styles (cas ordinaire, fig. 92). Chague carpelle est une feuille modifiée dont le'limbe s'est soudé par ses bords. r,'ovaire est la cavité ainsi formée, le style et le stigmate sont le prolongement de la nervure médiane de la feuille. Ouai,re. - Si l'ovaire est visible au fond de la fleur, on dit qu'il est
{.o

$
Ftg.1

lo, I,gslmd,qu,e cornnxuna, ù oarpelles soualés dans toutes leurs parties.
1

92.

-

Pf^sut cotnposë

itæ

supère (frg.?Aet83). S'il est placé audessous des autres organes floraux, on le ditinfère (ûS. 93); dans ce cas,

, il est le plus souvent soudé avec le
caliee:

Coupes d'ovaires presque mûrs.

-76D'ovaTre est
sù,mp|e

ou colnry1sC. Il est simple, s'il appartient
à un carpelle unique;'il n'offre alors est qu'une cavité :-pois, haricot.

Il

composé,. s'il provient de la réunion

de .plusieurs feuilles carpellaires; au point de jonotion se trouve une
Fis
eB

) ***mrei

,,i;;i:y,tr

composé présente uqe ou plusieurs logeq; dans celles-ci, la phcàùafi,on, c'est-à-dire I'aprangement des ovules, peut être'

iîJ]lhodlo

.

ig#i::

arile, centrale oa Pariétale. si les carpelles slaccolent en reetant clos, c'est-à-dire si la soudure a lieu par les faces latérales, I'ovairs,composé renferme autant de cavités qu'il y a de carpelles soudés, et le piacenia se développe le Tong'de la suture des bords, dans le Pro': longement de I'axe de la fleur plaàen(ation anile (fig. 9A). Si les cloisons qui séParent les loges se
Fig. 94.

trots loges, formé de trois
carpelles olos soualés entre eux. Plaoeutation axilo.

Ooaî,re composé ù'

détruisent, I'ovairê h'a qu'une cavi[é, forme une seule maÈse : placentation les centiale (fig. 95). Enfin,

au centre de laquelle le

Placenta

si

feuilles carpellaires restent étalées
et adhèrent par leurs bords contigus,

Fig. 96.

'tl,orù æntrûle.

-

Ouatra à pl'aænta-,

I'ovaire comPosé n'a encore qu'une cavité, et le Placenta est situé sur les joints, c'est-à;dire sur la paroi

mêùd de I'ovair'e
pariëtale (fiS. 96).

:

Placentation

Les 'ovules sont tantôt fixés directement sur le placenta, tantôt portés pqr une sorte de cordon àppelé funiaule. Le Point otr le
funicule est attaohé \e hù,\e.
à

ù Fts. 96. - Ooaf're comvosë tne loge, formé ile' trois carpelles: souclés par leurs

I'ovule s'appelle

bords. Placentation pariêtale

(violette).

Par suite de la fécondation, les
I

Ftlf

trdes

ovnles deviennent

graines, et les

ovaires des fruits. Quelque temPs avan[ cette traheformation, c'egt-à' dire peu avant I'arrivée du pollen; d'une Fig. 97. - cowpe. aer4icq,te chaque ovule se 'compose âer:oaure.d,wswi.' petite masse de tissu cellulaire, le à: S::lh*onnaire ren- nucelle, oir se trouve une cavit-é
fermantdeïxsynergicles appelde sAC embrgonnAire etlloosphère
t,

t

awr

,

Celui-ci

renferme

r

(fig. 97).
rr
r

destinée

à recevoir l'influence

."du

pollen et à former avec lui I'embryon. On aperçoit une ouverture au sommet de I'ovule : c'est le miarppgle (petite porte) z. Dans beaucoup de plantes, le nucelle est entouré de

.

!a secondir-rd, le nucelle, le sac embryonnaire, Ies qynergides et l'oosphère. siùi'it-itij*orc. - Lb style esr une partie accessoire dans , le caryplle; il peu[ faire défaut : pavot. Mais le stigmate est très raremerit absent : il joue un rôle important,dans I'acte de la fécondation. Le plus souvent, il forme au sommet du style une languette ou un renflement, à surface gluante et couverte de papilles. Dans lgs Graminées; il est plumeux (fig. 63); dans les

saffir.

deux membrzures superposées, la priminctræt+d+iewr-ta Alors, I'ovule comprend la primine,

'Gymnospermes (Conifèryls et Cycadées), lo style et le dtigmate t armânQuent à la fois.

Labiées, bifide supérieurement (fig. 79). S'il s'applique directement sur I'ovaire, il est dit sessile : pavot. Dans les

rt.ra Ê' Oi'igine des drgalres floraux. llétalllrrrr phoses., les faits exposés ciiaprès justifient la théorie - tous-les organes de la fleur comme des feuilles gui
çonsidère modifiées.
1 Coupe d'un ovule mùr. 2 Rechercber le micr.ofyle à la loupe sur des ovules ou des graines (pois).

_78_
Dans la pivoine à fleurs blanches, on voit les feuilles se modifier graduellement, pour arriver à former les sépales et les pétales. D'abord grandes et à segments fort nombreux au bas de la tige, elles deviennent ptus petites et moins divisées, à mesure q,ulelles se rapprochent des fleurs, êt, dans le voisinage de celles-ci, elles ressemblent autant à des sépales qulà des feuilles ordinaires. En dedans du calice, Ie limbe

'

prend de plus fortes proportions, devient de plus en plus pétalolde et forme finalement de vrais pétales. 0n éduit difficilement la limite entre le ealice et.la coroltre. La fleur du nénuphar offre un exemple saisissant d'une transformation des pdtales en étamines. Les pétales commencent à diminiier de grandeur de l'oxtérieur vers ,l'intdrieur. Ensuite, ils portent à leur sommet un petit corps dans lequel on reconnait facilement une an'thère. un peu plus vers le centre de Ia fleur, le limbe se rétrécit à mesure que
I'anthère se développe.'La partie interne de la fleur offre enfin des étamines normales. En réalité, une étamine n'esT dono qu'une feuille plus modifiée que les 'sépales et lês pétales; chaque loge d'anthère est formée par une moitié de limbe qui se replie sur elle-môme; le filet est le pétiole. plusie'urs eorolles, les pdtales supplémentaires ne sont, le plus souvent, que des étamines dont les anthères ont alrorté et dont les filets se sont élargis. 0n ctudiera cette tnansformation graduelle, inver$e de la précédente, sur une fleur: double de nos jardins (rose, renoncule, æillet, pavot, etc.). Un carpelle parait bien différent d'une feuille f cependant, il a la même origine que les trois autres

Dans les flcurs il,oubles, oir il - s'est produit deux ou

verticilles floraux. Chez certaines plantes, il a une textureetuneapparence foliacées: baguenaudier, lunaire. Il se change queiFig,

quefois en pétale dans les fleurs doubles, conjointement avec les étamines. Enfin,

98. Deua petl,tes , "fewdl,les q,Uant, renplo,cé um ptstl,l ilans Le cert"sl,ea à flpurs itoublês.

certaines monstruosités rendent

à cet

organe la nature foliacée, ainsi qu'on peut le voir sur le cerisier à fleurs doubles

r

-79(ffg. 98). 0n considère le carpelle comme une feuille dont.
les bords sont soudés.

Il faut donc admetffe

que toutes les parties de la fleur,

quelque différentes qu'elles soient en apparence, sont forddes.

sur un plan commun, dont le type est la feuillg et que, par
conséquent, elles sont toutes susceptibles de se transformer les unes dans les autres.

Repboduatlon sexuelle.

Fécond,ation.

La.

fécondation est I'acte par lequel le pollen va former I'embryon dans I'ovule. Il faut se nappeler ici la structure de lbvule et du grain de pollen.
Fig. 99. d"wn

- Cou,petomgi,tuitrLnafe théortrque
mobt où la fécondaopérer. Sao ombrvonnaire.
OUul,e

au

mo-

tion vient tle sy
2. Bovau n6llinioue.
3.Oos-plarà fe"ooôé".

l.

Au moment de la fécondation, c'està-dire lorsque les organes _de la fleur onl acquis tout leur développement, I'anthère s'ouvrs et laisse dchapper le. pollen. Celui-ci, retenu par les papille3 et I'enduit gluant du stigmate, germe et, envoie son tube pollinique à travers

les cellules du style, puis jusqu'à I'ovule, pénètre par le micropyle. son extrémitd se soude alors avec la membrane du sac embryonnaire, et une parlie do sa. substance tetminale passe dans I'une des synergides; cellerci change aussitôt dhspect et déverse une partie de sa substance dans l'ogsphère qui la touche. Cela fait, I'oosphère se revêt, d'une membrane de cellulose, la substance qui s'y est intro-. duite sé divise en deux por[ions : I'ude se mêle au protoplasme de I'oosphère, I'autre se condense en un noyau qu'on appelle

oir

il

l'embryon, la planle future (fig. 9g). A partir de ce moment, la.fleur se fane; la corolle et les étaminds, souvent âussi le calice et les styles, se dessèchent
et tombent; de sorte que la sève, qui alimentait toute la fleur, se concenre dès lors sur I'ovaire, lequel s'accrolt et prend

le noyau mûk. Celui-ci se rapproche du noyau propre de I'oosphère, oa noyau femelle, et s'unit à lui pour former

le nom de fruit. Les ovules fdcondés deviennent des grai,nes. telles-ci,

\.,

-'80'

.placées dans de nonne* conditions, pourronl propager te 'végérat sur lequel elles ont pris naissance Bn I'absence dU polten, l'Ovule meurt bi'entôt; ainsi, les

pierls femelles des plantes dioîques, placés à l'abri de I'inilornru des pieds mâles, ne produisent jamais de graines. Sauf quelquei cas rares, ùlovaire au$si se flétrit et disparaÎt' si le stigmate n'a pas reçu la poussière fécondante' Circonstances fui fauorisent la fécondation. - Dans les fleurs hermaphroditeÊ, le transport du pollen sur le stigmate ne renconre généraiement pas d'obstacle, à capse de la proximité des ôiganes sexuels, de leur grandeur relative et àeS mouvements qu'ils êxécutent. Souvent les étamineS sont plus longues qùe le pistil, et le pollen, en tombant, rencontre natureUàmen! le stigmate. Dans les fleurs penqhées ou pendantes, ciest le pistil qui est plu-s long que les étamines : iuchsia. Les étamines des Légumineuses grandissent rapi"dement à l'époque de la fécondation. telles de la capucine et de la rue ofrrent ce phénomène singulier de se rapprocher du stigmatel'uneaprès I'autre. Celles de la pariétaire officinale re précipitent verl le pistil, lorsqu'on qigue la base du fllet. D'un autre côté, les styles se déjettent fréquemment pour se porter vers les anthères : éPilobe' L'aetion des insectes est particulièrement utile. En butipollen nant dans les fleurs nectprifèresn ils transportent le sur le stigmate, soit danb h même fleur, soit d'une fleur ,à I'autre,"et sont ainsi les agents les plus habituels de la
pour.ai"riAiùques, le pollen doit franOhir un espace plus grand mâles des plantes monoÏques our *u stigmate; mais les fleurs *ont plaùer ptus haut que les femelles : maïs (fi*. 100)' .carex, etc., ou les deux sortes de fleurs sont rapprochées les plantes dans le même groupe : beauÔoup d'Afoïdées. Pour .dioiques, la natursa confié aux vents e[ aux insectes le soin d'un Or pôrtui le polle'n à de grandes distances. 0n cite'le fait femelle qui a iru4ifié à Paris, lorsqu'un pied mâte pi.ï*ni.r à*t n.t o à fleurir dans un autre quartier de la ville.

,

.

'-DanS les plantes mouoïques' e[ surtout dans les planteS

pollinisation.

-8{:
A l'époque de la floraison du dattier, les Arabes, qui n'en cultivênt que les pieds femelles, secouent les fleurs mâles des dattiers sauvages au-dessus du pistil des pieds femelles, qu'ils peuvent ainsi faire fructifier. Là vallisnérie spirale' est une autre plante dioîque, abondante dans les eaux
douces du.midi de la France, et iustement

célèbre par sa fécondation. Le pédoncule des fleurs .mâles est très court; celui des

fleurs femelles, roulé en tire-bouchon' peut s'allonger assez pour leur permettre de venir flotter sur I'eau. Au moment de la fécondation, les fleurs mâles se détaFig. 100. - MoIs' chent'de leur pédoncule et s'élèvent à la L. Fleurs mâles. femelles. 2. Fleurs surface du liquide, oil elles rencontrent tes fleurs femeltes; Ia fécondatioii" peut ainsi s'effectueT' se raccourcit après quoi le pédoncule des fleurs fécondées
lqs ovaires.

oir mûrissent en spirale et ramène celles-ci au fond de I'eaun germer préma-1 reau enraîne ies grains de pollen ou les fait que la vigne est coulée. lor$torO*uot. Les iard"iniers disônt que des pluiej abondantes ont enlevé le pollen au momènt

Unesaisonpluvieusecomprbmetlesrécoltes,parceque

delafloraisonetontainsiempêchélesgrappesdemûrir. BeaucoupOepfaotesprotègentleurpollencont'rel-u?l' I'abri roit àn *r iurrrnt'pendânt h nuit pour se .mettre à ie'tenu.rsant lorsque la pluie est procfue de la rosée, soit en anthères ne s'ouvrent que par {coquelicot). En général, leg (fuchsia) ou oo ir*p, sec. Dais les fleurs toujours pendantes sont toujourb fermées. (pois), les oiganes reproduoteùrs pluie' Dans d'aupes naturellement sousiraits à l''action de la câs, la fécondation se fait avant I'ouverture du bouton i
ûraminées.

Il y a fëcondation $oisée lorsque Féconil,ation ffoisée. le pistil d'une fleur est fécondé par le pollen d'une autre'sorte de fleur., L'acte s'appelle 'hgbrid'ation, si le croisement se

-

6

,t)

-89produit entre deux espèces diffdrentes, et mëtissage, sli[ s'opère entre deux variétés de la mêtne espèce. Les graines ainsi obtenues donnent naissance à des plantes que l'on
appelle hg"brûdes ou métis.

''

pas recevoir d'autre pollen que celui qu'on

Pour que la fécondation croisde se pratique avec s"uccès, faut qu'il nnexiste pas, entre les deux plantes, une rop grande différence de caractèresr En outre, le pistil ne dqit .

il

lui destine, c'est-

à-dire qu'il doit être proté$é contre les grains de poussière fécondante de toute espèee, que le Vent et les insectes
transportent.

on entoure la fleur à féconder, tant avant qu'après son
ép4nouissemdnt, d'un -morceau de tulle ou d'uné cloche; on en supprime les anthères avant léur ouverture, au moyen de pétits ciseaux; puis, au.moment convenable,'on applique sur son stigmate le pollen de I'autrê fleur, à lhide d'un pincqau

Lei deux types étant choisis, rosiers, glaieuls, tâbacs, etc.,

'

ou des barbes d'une plume. .Les hybrides et les mdtis participent ordinairement autant de la plante qui a été fdcondée que'de celle qui a fourni le pollen. IIs s'en distinguent par un plus grand développement dans leurs tiges et leurs feuilles, et par leurs fleurs plus larges ou plus belles. Les,hybrides ne sont pas permanents, car ils ne produisent pas de bonnes graines, ou, s'ils en donnent, par exception, leur descendance revient aux types primitifs au bout d'un petit

,

nombre de générations. Si donc on veut les propager san$ altération, il faut avoir recours à la reproduction artificielle,
bouturage, marcottage ou greffe. ' Quant aux mé[is, non seulement ils se multiplient indéfiniment par graines, mais ils conservent la variété obtenue aveo toutes ses particularités. La fécondation oroibée a lieu fréquemment dans la nature. Ici encore I'action des insectes'es[ à remarqueù.

.

t'

-832. - Xrrult.

'

se produit. pose dè
.lo,

ra_ ^diminuent maturation' en même temps qu'une grande qurotité de sucre

Il peut aussi se form-er des parties nouvelres.Àinsi, certains fruits" comprennent plus de loges que les ovaires dont ils proviennent, par suite du développemeot de croison, ,pre, la fécondation {raifort). r,rnveloppe de ta graine; il esf formé par ,_ *llry^rip_:.uil ra parol de l'ovarre; on lui donne vulgairement Ie nom de fruit. Quand le péricarpe a achevé sa c"roissance, on dit que le fruit esl mfir. si le péricarpe/est dec, les celures meurent, se.dessèchent et se remplissent d'air. s'il est charnu, ses cellules renferment différents composés. L'amidon, Ie tannin et les acides disparaissent ou progressivement pendant

certaines parties rlu pistil disparaisr.it ,pras h fécon_ _ dation. Le stigmate se dessèchs toujours. tà styre tombe, sauf dans cerlains cas, oir il persiste et *'accroit en forme de plume (clémat[te, frg. LZI, anémone1 ou de. bec (benoî[e, géra_ niuûr, fig. {80). euelquefois, tous les carpellàs avortent à l'exception d'un seur qui devien t Ie frui t (aruniu.Jàs, parmiers).

du fruit, Le truit est l,ovaire ^, fécondé, acc'ru et mûri. Il se compose de deux parties : re péricarpe etla graine. Les pépins de la pomme sont des graines, le reste constif.g-e le péricarpe. Dans la noix,.la noisetie et r?mande, ce que l,on gst Ia graine. Le péricarpe est très mince et soudé à -mangg Ia graine dans le froment; il fournit le son. on retrouve dans 're fruit Ia structuie du pistil, avec quelques modifications que nous allons signaler.
:

IDér-eloppomonl,

v ù

Struetune drr péricarpo. _

trois couches, que I'on distingue àirément dans les fruits charnus, comme la pomme, la cerise :
nèfle,,la peau rouge de la cerise;

Le péricarpe se com_

,

mince; c'est, par exem-ple, la per'ure.dé ra po*Àu et de

L'épi'carpe, ra membràne extérieuru, àrdinuirement très

ra

,'loges pour 2o L'end,ocarpe,l'enveloppe interne, formant des pomme' croùte les grainut t io[u cornée- des pépins de- la. de l'amande dans la osseuse Oes graiies dans Ia nèfle, écale

cerise;

'

plagé9 entre 3o Le mésocarpe, portion cellulo-vassulaire la trr"prîii*ïrereà.'"tôs; il forme la couche'comestible de la la chair juteusede p;riÀ;, ta pulpe blànohâtre de la nèfle, it est mès développé (pomme)' il porte Ie nom àerise. SuanO
de so'rcoaarPe.

la pelure Dlaprès ôeh, I'épicarpe d'une gousse de pois est peau parcheminée de I'intérieur, u*trrnr, I'endocarp. rri la n'en le mé$ocarpe e$t lâ.portion chârnue. La coque de Ia nojx qn rejette le mésocarpe et l'épicarpe, q", I'endocarpe; parlies formant rô que I'ou appelle vulgairement le brou. leplacenta Dans I'intérieur dôs loges du péricarpe se ttouve

*i

@,

{ui

peut être, comme nous I'avons vu'

antle, cerllral ou Pariëtal' déchire spontanénient

,

I)ôhisc"oo"dupériearpe.-Lorsquelefruitse lour laisser sortir les graines' il est iiittttot.. fruit Qu poii. Par opposition, on le dir inil'éhi'sfruit du
cenl,lorsqu,il ne s'ouvre pas à la maturité :'pomme'
t'roment.

,

reçu des Certains modes de déhiscenge du péricarpe ont ngÀ.* pârtibutiers, Si Ie fruit eit, simple', c'est-à-dire formé d'un carpelle seule fente unique, sa déhiscence- peut 5e faire : 1o par' une aux bords soudés de la feuille toneitudinale'coffespondant : fruit Oe fnenenore (fig. L[,l);2o par deux fentes

ffieilaire

la iongitodinales, l'une suivant Ia iointure des bords de I'autre suivant sa nervure dorsale : fruit feutte oarpellaire,

; '

du pois (nà. 'tlot, .' si te rru-it ast conlposl, c'est-à-{ire formé de la réunion de peut deux ou plusidurs ôarpelles dans une même fleur, il 'de déhiscences. Les trois premiers' présenter- six modes

des s'opérant par la division'du fruit en pièces ou aalaes, sont cas de d,éhisconces aaluai'res' -. cloisons se dédoublent, puis chacun des carpelles

'

,

I
I

i.r

I

'r

I

l

*-

,l

: déhiscence ainsi isolés s'ouvre par sa nervure ventraie : digitale' septici,ile (fig. {0{) Le fruit s'ouvre'lê long des nervures dorsalès; chacune des valves entraine ayec elle une cloison : déhis/â6\ 1a\' I
lis, tulipe. Le fruit s'ouvre à I'angle de réunion des Parois avec les cloisons; les valves se séparent des cloisons, qui restent sur le pédoncule avec.les piàr.otrr : déhiscence' septifraqe (fiS. 103) : stramoine, bruyère, liseron. tb péricarpe s'ouvre par des pores : déhiscence pori,ciile (pavot, eampânule); par une fente circulaire horizontale : àéhi*.rn. e pynidaûre ou transuersale (mouron rouge, fi$. {12' jusquiamet i brr des dents qui s'écartent : déhiscence denticiite (la plnpart des CaryoUlrVtlées). 'fnults. 0n distingue les fruits Classlftoaûion d;s charnus etles fruits secs. L. Frui,ts charnas. - Les fruits,charnus o-nt des parois la épaisses et succulentes. IIs sont touiours indétiscents;
Dêhi*
ce

fr'/ qd W

cence locwlicide (fiS. {02)

:

s'o alo al,r e s

Fig' 102. - Fis. 103' FiE. l0l. Dêhîxcence Délùscence DéhÂcence saptdci,ita. l,ocultclite. seqtifrdge'

à noyaux (drupe, noix, nuculaine) et les fruits sans noyaux
(baie, péponide, pomme, hespéridie)'

graine estmise en liberté par la désorganisation du péricarpe' n y a deux types principaux de fruits charnus : les fruits

I '

'

.noyau : La itrupe est un fruit simple renfermant un seul cerise, prune, abricot, Pêche. La fràmboise et la mtre de la ronce dont formées d'une fleur. colleetion de petites drupes provenant d'une même charnu dont la surface intérielirg La flgue est un réceptacle petite porte uï grand nombre de fleurs donnant chacune une

utlït;no,

ne diffère de ra drupe que par son péricarpe moins noyer. charnu et moins succulent; tel est le fruit du

noyaux : nèfle, fruit du sureau; du lierre, etc'

Lanaculaineeslunfruitcomposérenfermantplusieurs

:-

86 -T

La baie est un fruit composé dépourvu de noyau; elle ne

Ëi,',::f

. distingue par son péricarpe duveté.

cavité qui n'existe gas dans la'poire. euant au coing,

pépins dans un endobarpe soarieux. La différence de forme que I'on remarque entre la pomme et la poire est due à ce que la base de Ia pomme présente une

Les fruits'de I'ananas et du mûrier sont une collection de baies soudées ensemble par leur base, provenant chacune d'une fleur distincte. La péponide est un fruit composé, volumineux, contenan[ un grand nombre de pdpins : melon, potiron. I'a pomme est le fruit composé de nos arbres fruitiers à pépi1s' que ce fruit appartienne à un pommier, à un-poirier ou à un cognassier. Il est^ formé par le tube calicinal, devenu succulent, et les carpelles. Il est surmonté des râstes du calice et creusé le pluç souvenl de cinq loges, renfgrmant les

de Ia pomme-de-terre, de la bryone (fig. {7p), etc.

:'$.iiïi*llJjlï,i-,1ï:',,nî[,,'J:uffi,if.#, #.#,

il

se

lihespérid,i,e est un fruit composé rempli de vésicules succulentes. Les loges $ont séparées les unes des autres par. un endocarpe membraneux qui fait de chacune d'elies une partie' susceptible d'être.isolée.sans ddchirement, c,est-à-dirô une
.

tranche. Elles sont revêtues d'un mésocarpe blanc, cotonneux, assez épais, recouvert d'un épicarpe jaune contenant une huile essentielle : orange, citron. B. Frui,ts secs. a) Fruits secs l,rtd,ëhiscents. Les fruits sgcs indéhiscents sont ordinairement simples - ne renferet ment qu'une graine, on y distingue avec peine les trois parties du péricarpe; celui-ci est mince et, lors' de la germination, la graine le traverse aisément. Il y a quatre types principaux de fruits secs'indéhiscents :
le caryopse, I'akène, la samare et le gland,. Le caryopse est un fruit dans lequel le péricarpe est mince et intimement soudd avec une Fis. 104. - Cowpe bngnudi'tual'e d;un graine unique; est propre monirânt la graine distincts
âhène,

il

tlu péricarPe

-87aux Graminées. Le grain de blé est'donc un fruit et non
une graine.

ffi/ffi
se

Fig. 106. E'ig. 105. D\akène d,e fenoutl Tëlrakène dfr

w

L' àkène

diffère dir' caryopse

par son péricarpe indépendant de la graine (fig. 104) : tel est le fruit des Ombellifères (diakène, fig. {05), de la

séparamt,

Boumache.

capucine (triakène), des La.biées e[ des Borraginées (té-

Xffi
tFig. 107.

trakène,'fig. {06); etc. L'akène phtmeuu est, surmonté d'une aigrette ou touffe de soies fines, due à une division du calice : la plupart des
Composées (fig. {07).

Fig. 108. -Bamare -Akèneptuntewæ il,w pùssonl,tt. d,e l"orrne.

La fraise est une réunion d'akènes sur un réceptacle

for[ement accru et succulent; êlle succède à une fleur unique. La samara est un akène dont le péricarpe s'étend en une grande aile membraneuse : frênen orme (fiS. 108), érable
{disamare).

!'e stand' rruit d u chêne'

utuff-:iïiiiÏ#ïi-tij:
'

il:
de

pule (fig. {09).Il provient d'un

ovaire à plusieurs loges ren-

fermant chacune un ou deux
I'avortement des cloisons 'et de to'us'les ovules moins un,

ovules; mais, par suite

il
*g;\lh;""meauitpchênaportant des glands.

n'a, à sa maturité, qu'une sdule loge contenant une
graine,.

- Ils sont simples ou composés plusieurs graines.r Il y a quaffe types princiet renferment paux de fruits secs déhiscents : la gousse, le follicule, la
b) Fruits
secs

déhiscents.

pyxide et la silique.

È

-8SLa
gou.sse

oulégune est un fruit Bimple, allongé, cqntenanû une seule rangée de graines'et soouvrant en deux valves pardeux

fentes longitudinales (fiS. 110). C'est le' fruit des Légumineuse$.

,'

'Le folliculs diffère de la gousse en ce qu'il. s'ouvre en une seule valvepar une fente longitudinale:

'

aconit, hellébore, ancolie. La pgnide (fiS. lL?) s'ouvre

en deux parties par une
Fig. lI0.
Gowsse

fente

il,u

poùs

'

F'ig' lll.
Fol,l'i,cul'e d"hel'l'é'

horizontale, en sorte que la partie supérieure se détache comme uft couvercle : jusquiame, mouron
,rouge.

boTe:

La silique (fig.. t{3), propre aux Crucifères, provient de la soudure de deux carpelles et se partage en deux loges Par une
cloison; celle-ci porte deux rangées de graines, une dans chaque'

Fig. ll2.

chq,rnps.

-

Pgæliteil,wmouronibs

Fig.l13.- Stttque.

F]qr lla,'
Ji,l,tcule'.

loge. À la maturité, les deux 'valves s'écartenf de bas en haut, en laissant à nu la cloison aveo' les placentas et les graines. La' si,li,cule est une silique Presque aussi large que longue (fig. !4.4l0n appelle caltsul,e hoat fru]t sec déhiscent qui n'a Pas reBu de nom pârticulier. La digitale, le lis, la stramoine, le Pavot, les Caryophyllées, etc., ont une capsule pour fruit. 0n rèncontre dans ce fruit les .six modes

de déhiscence des fruits composés. 0n ne peut donner le nom de fruits aux grandes,productionç

r89lignouses oa'c6nes des pins, des sapÏns, etc., les Conifères étant des plantes ggninospermes ou à graines nues,'o?est-àdire salls ovaire; les écailles sont simplemènt d,es enveloppes gui abritent et cachent les graines
(fig. {{,6). Toutes les'autres Phanérogames

portent des fruits et des graines.

, Gra,lne. - Lâ graino est I'ovule fécondé, accrû e[ mûri. Sa fonction étant de donner naissance à une nouvelle
plante, elle con$titue en quelgue sorte'
l'æuf du végétal. Dans le péricarpe, elle est attachée au placenta, tantôt directement, tantôt par

l'intermédiaire d'un petit

filet nommé"

cord,on, ombilical, potlosperme ot funi,cule. La graine se compose de l'ëpisperme ou Fig.fl5.-Cône. spermoderme et de l'amande lfrg. 116). L. Épis'ierme ou spermoù,errne. C'est I'enveloppe de la

graine.

-

L'épisperme est formé de deux membranes superposées' dont I'extérieure, épaisse et résistante, s'appelle test oa testa, et dont I'intérieure, â beaucoup plus mince, Porte le nom de Ri.i\ -ffi-+

offi.z
Fig. f l6.
gt

Cotrlpe l,ontû.l,i,nd,le iIe lç graLne

-

tegmen ou endoplèure. Si I'orr n'observe' sur beauco-up de graines mûres qu'une seule enveloppe (chêne), c'es[ que I'ertdoplèvre a disparu Par résorPtion.

ilu

Extrémité clu corilon ombilical., 2. Episperme (testa
,ot têgmen). 3 et 4. Amantle. 3. Périsperme ou eDdosoerme.

l.

tabac.

i

4. Enibryon.

Fig. I l?.

Gra,|'ne ûûÇc som ml,cropule.

-

La surface de llépisperme présente : lo une cicatrice laissée par le cordon ombilical et appelée hile où ombilic; celui-ci est visible dans l'échancrure du grain de haricot; il est surtout très déve-' ioppé dans, 'la graine du marronnier' d'Inde, oir il se distingue de I'enveloppe' par sa coloration moins foncée; 2o une ouverture très.petite, le miwopyle, par
lequel le boyau pollinique a pénétré
dans'

il

-90l"ovule (fig. 117); dans'ie haricot, la fève, etc.; le micropyle est situé tou['à côté du hile, L'éplsperme peut encore offrir à sa surface des côtes (pavot); une aile membraneuse (sapins) ; des poils (flomptevenin, saule, qotonnier); des papilles (nielle-des-blés); une enveloppe charnue oa ari,Ile, qui entoure la graine en tout ou ,en partie (fusain, muscadier). l B,"Amande. L'amande est toute la partie de la graine que recouvre I'épisperme. Elle comprend le pérùsperme et l'em:

u'nfi'rn#rWr

r)aorprr^r.

ceue' parrie

s,appelle

€ncore alhumen. C'est un amas de tissu cellulaire, qui doit

nourrir I'embryon à l'époque.de la germination. Il-est sec et

' farineux dans le blé, dur dans le café, oléagineux et charnu dans le ricin. Beaucoup de Légumineuses p'ont pas de périsperme. Ainsi, guand on a dépouillé un ghain de haricot de son épisperme, tout ce qui reste est
2
1

- L'embryon est une plante en miniature. Il se présente ordinairement sous la forme d'un axe
'de
I'endosperme (fiS. tl6). Ddns le grain de blé, il est collé à I'extérieur. Dans le pois, le haricot, le, gland, la
châtaigne, etc., I'albumen manque, mais

I'embryon. 'b) Embryon.

,

8ig. ll-8 Ernbryon ita ,M,rl,cot (qraine dôbouillée ile sdi épisperÂe). L Les tleur cotylédons. 2. ligelle or radicule.

renflé à un bout et caché dans la masse

I'embryon forme une maqse épaisse et
ptesgue charnue otr s'emmagasinent les

réserves nutritives.

L'embryon se compose de quatre parties, que I'on voit se développer lorsque la graine est soumise à l'action de I'humidité, de la chaleur et de I'air : {o la radicule, petite, racine qui se montre dès le commencementde Ia genmination;

tr'ig. ll9.

a

germé.

- Udrlcot

qur,

2. Tigelle,

l.

Railicule.

.4. Çotyletlons. '

3

Gommule.

2" La ti,gelle, petite tige que I'on ne distingue pas toujours aisément;

-91-,
Les cotglëd,ons, en nombre variable, qui sont les prela très jeune planle '.mièqes feuilles de(diihinutif de gàmma, à l'état d'embryon i 4, La gemmule bourgeon), petit bourqgon qui occupe I'extrémité, supérieure de la tigelle et qui, eir se ,développant, donnera la tige de la plante à partir'du niveau des cotylédons (voir fig. ft8 et ll9j r. a'ec fendosperme - quand il existe'- les cotylédons sont'destinés à procurer la prem,ière nourriture à la râdicule et à la tigelle; lorsque la plante peut subvenir à ses besoins, par ses racines et ses feuillqs, les cotylédons, épuisds, se
.30

.flétrissent.

haricot, frêne.

Si les cotylédons restent sous terre, ils sont dits hypogés : pois. S'ils sont entrainés au-dessus, ils sont épi,gës; ils prennent, dans ce dernier casr une teinte verte et forment les deux premières feuilles de la plante, les feuilles dites sëmirpales :

_ Les cotylédons, par leur pr'ésence et leur nombre ou par leur absence, fournissent un caractère fort important pour ladivision du règne végétal en trois embranchements, savoir : les Dùcotyléd,ones, plantes qui portent le prus souvent d_eux ootyfédons opposés, attachés à la tigelle; les Monocotylédones,
qui n'en'ont qu'uno et les acotytëdones,qaien sontoépàdrvues. _ Dëueloppemant de l'oaale en graine. Nous avoris dit que, lors de lâ fcicondation, l'ooçphère qui a reçu le noyau et le protoplasme du iube pollinique, donne naissance à l'émbryon

-

'9t que l'ovule devient Ia graine.

voici comment s'opère

développement.

ce

,

Pour former I'embryon, I'oosphère fCcondée se change en une masse de tissu cellulaire portânt à un bout la radicule,
à.I'autre !a gemmule et les cotylédons. La primine (quand elle existe) est.résorbde..La secondine, au contraire, s'accrplt et constitue ltépisperme. Le sac embryonnaire grandit et se trqnsfôrpe en un corps cellulaire rempli de matières nutr"itives, I'albumen (blé); ou il disparaît, complètement (haricot), et alors.l'embryon est immédiatemeht recouvert par l'épi1 coupes à travers les corylérlons et la tigelle de l'embryou d,une graine de haricot, faites pendant la germination.

-92tout entier sperme. Quant au nucelle, il a souvent disparu du sac dbs avant la fécontlatioir, résorbé. par la croissance

embryonnaire."
Ilissrômflnatlon.

i'

La maturation de la graine s'accuse par une diminltion qu ooi*. et de poids, aue e la perte de la plus grande parti'e' de I'eau qu'elle renfermait.
mène la suriace dù sot à i;époqot de leur maturité. Les unes' d'aul'res lisses et pesantes, tombent à terre et y germent; par un péricarpe élastique : balsasont lancbes à distanbe (fi*' 108)' les mitte, genOi-à-batais. tei fruits ailés : orme pourvus d'une aigrette : saule,-pisgeqlit gr;i;;r et les fruits ou s'accrochent aqx' ihs. {07), sont emportés par. le vent de l'homme. Les e?ll toin dei animau*, au* vêtements les semences qu'elles àoorrntu. et la mer dispersent au loin ooi ruço.s. Les animaux granivores et frugivored rejettent' qu'ils n'ont pu avec leurs eicréments, unà foule de graines partout' âigéttt : sorbier' sureau: Enfin, I'homme répand

- La dissémination par lequet les graines se dispersent naturellement

est le phéno-

à

I

volonhirementou.àsoninsu,lesgrainesdesplantesutiles
ou nuisibles. due surtout Mais l'étonnante mull,iplication des plantes est graines sur un pied de à'leur fécondité. 0n a compté 39,000 puoot et -bientôt 300,000 sur un pied de tabac'- Les végétaux ;usqu'à envahi la surface entière du globç, si toutes àuraient parvenaient à i* Srri"es qu'ils produisent, chaque année, pa$ dans' des ne se trouvent srrfrrr. Mai's la plupart développement et, d'un autre àonditions favorables'à leur ,côté,,les animaux et I'homme lui-même en consomment une guantité Prodigieuse. Le moment il'e la clissémination margue le terqre de !a la oié-àtre, les plantes annuelles, et le commencement de repos que la plupart des plantes lignêuses éproupériode de 'o.nt
chaque
,

année. Germfina,tion. - La germination {es graines est la période pendant laquotle leuf einbryon s'accrolt en uD ilou-,
veau

i

i
i

végétal-

i

\
à

9:l-

une maturité complète. La densité des étant généralement supérieure à celle de grainàs mûres i,éuo, on peut essayer les semences en leS ietant dans ce

la Faculté germinal,ùae. - POur qu'uné graine possède I'apti[ude à germer'. il .fau1 racutto germinative,'cnest-à-dire i1'abord"qu'elle soit lionne, c'est-à-dire bien'conformée dans qu'elle toutes ses parties. En second lieu, il est nécessaire

ràir

puruuoor

que hquiâe: les,graines bienembryonnéesvont au fond, tandis les autreg surnagent. 0n ne cite que quelques oas de graines imparfaitemenr, mûres ayânt germé (haricot, pois, fbêne). i[ faut, ên outrè, que ia graine,n'ait pas perdu.sa maturité.

les sème aussitÔt Suelquei graines ne gernent que si on -avoir récoliées, ou peu de temps après (saule' àprer les

'C'estr ainsi qu'on à se maintiennent lôngtemps en bon état. des tombeaux gallo-romains vu germer des grairràs exffaites rt r-ettiqoes (mercuriale annuelle, luzerne lupuline, etc.).

Gonifères). D'autres Ccinservent la faculté de germer pendant plusieurs années : haricot, seigle. 'les graines Dans Ie sOl humide et enfouies profondément,

"

conditions étant remplies, la graine est apte à germer; mais le phénomène'ne se produira que si elle est soumise à
Infl,uinces nécessaires I'iniluencer$îmultanée de I'humidité, de Itoxygëne de I'air.

ù Ia germinatinn.

Ces trois

la chaleur et

de

Iliaugonfle la graine, détermine la rupl,ure d'e I'enveloppe et ouvrJun pdssage à la radicule. Plus tard, elle dissout les principes soiubleJ'et les fait pé1étrer dans loembryon. Un èxcès d'eau empêche la germina[ion, parce qu'elle entralne, en s'dgoulant, une gfande partie des sUbstances nufitives
renfermées dans la semence.

La chaleur agit comme stimulant,, mais si la quantité de chaleur dépasse certaines timites (98" pour le lin, t*flo 6 pour 'le ôhou, eto.), la germination ne se fait plus. Darts les serr-es et les couches, on produit, une chaleur plus ou moins élevée, afin d'agsurer la germinatiorr des graines tropicales ou de celles dont on veut accélé/er le développement' , L'orggène enlëve une portion de carbone à la graine et

9t*

-

donne naissance à l'anhydride carbonique, qui est rejeté. La nécessité de I'action dê I'oxygène est mise en lumière par I'expérience qui.consiste à placer des graines dans des vases remplis d'hydrogèrie, d'azote ou d'anhydride carbonique, en Ies soumettant à une tempdrature et à un degré d'humidité convenables : leur embryon ne s'accroit pas. Voilà pourquoi on voit souvent les terres remuées à une grande profbndeur, le sol des étangs desséchés ou le fond des tranchées profondes et récentes se oouvrir de plantes qu'on n'y trouvail pas auparavant; pourquoi la démolilion des maisons fait quelquefois apparaî[re des plantes nouvelles, doui les graines avaient été englobées dans le mortier, avec le sable qui avait,, servi â le pr$parer. Dans un flacon bien bouché, Ia germination s'arrête au bout de peu de temps,,pârcs que tout I'oxygène qu'il renf'erme est absorbé par les graines qui germent et remplacé pai de' I'anhydride carbonique. 0n peul, se convaincre que I'oxygène , a disparu, en enfonçânt dans le goulot un corps allumé : il s'éteint aussitôt.' Le sol, par son ameublissement, sa perméabilité, la force gvec laquelle il garde I'humidité, est, le milieu'qui réunit le mieux ces conditiohs. En oume, il retient les graines dans I'obscurité; celle-ci, sans être une condition essentielle à la germination, la rend plus sûre, plus rapide et plus
uni,forme. ,On fait,sermer des gnaine$ sur I'eau, sur des éponges ou des linges humides; I'influence du sol n'est donc pas indispensable à la germination. La graine tend à ramener les variétés de plantes vers leur,

;

'type primitif.

'

PlÉnomène chi,nique dg la germinatùoit.,-, La jeune plarrte doit ffouver des rdsçrves nutritives dans les cotylédôns et I'albumen, riches ordinairement en grains d'aniidon. Sous I'influence de .la d,iastase, ,ferment énergique qui se formb pendant la germination, I'amidon se change en sucre et se dissout dans l'eau pquq servir d'alimen[ à la plahte, jusqu'au moment oîr celle-bi pourra vivre au ntoyen de ses racines et

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la fabrication de la bièrel L'humidité, I'air et la chaleur 'développent de la diastase dans les grains d'orge des germoirs. Quand la germination est à son termgi ott dessèche
I'orge sur la plate-foime de la touraille. Puis,'la farine est délaj'ée avec de I'eau à une température de 50 à 60 degrés
dans la cuve-matière, oil une longue macération transforme I'amidon en sucre sous l'action de la diastase. Déueloppement d,e I'embryln en'plantule (fig. {.191 el' de lo La graine commence par se plantule en planle ad,ulte. ramollir et se gonfter. Puis, le testa se déchire du côté du micropyle et I'onïoit apparaltre la radicule, qui se, développe en' pivol.dans beau.coup de Dicotylddones, et qui,. chez les'

C'est Te mêqe travail chimique que celui

qui s'opère dans

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Monobotylédones, cesse bientôt fle croitre el, donne nais.' sance à une foule de petitgs fibres; de là, un caractère qui différencie les Dicotylédonès, plantes à pivot, des Monocotylédones, à racines fibreuses. Peu de temps après, la tigelle s'allonge el, se dirige vers le ciel. Bientôt, les cotylédons à leur tour se dévelôppent,yse séparent l'un de I'autre €t enfin' s'épanouissent. Plus tard encore, la gemmule s'allonge audessus des cotylédons e[ se couvre des feuilles nouvelles. Dès lors, "la germination est achevée, et la plantule doit prendre Sa nourriture dans le sol et dans'l'atmosphère. ' Le temps que met la plantule pour parvenir à l'état adulte - état oii elle fleupitdès la première année; d'autres ne fleu- varie beaucoup suivant,les végétaux. Les unç fleurissent rissent qué la seconde apnée (betterave, carotte, etc.) ; d'autres encore, comme on le voit dans les végétaux ligneux, oroissent 'pendant plusieurs anûées avant de produire dbs f,leurs :
l'épicéa met quarante ans à fleurir; le hêtre, cinquante ans, etc. Diversps causes influent sur la durée de ce développement-

Si la plahte est faible, elle fleurit ptus tôt'qu'une plante de' force moyenne; si elle est vigoureuse, elle fleurit plus tard.

96L,a sécheress.'urràlèru, l'humidité retarde la flora[son. Enfin, celle-ci se fai.t'd'autant plus vite que la quant,ité de
chaleur qu'exige la plante pour accomplir son développement, lui est dispengée plus tô1,. Les horliculteurs appliquent fréquemment l.es nouions qui précèdent. Ainsi, quand ils veulent hâter la production des fleurs, ils font des pincements, I'arcuren la taille en vert, etc., opérations qui combattent I'excès de vigueur; ou bien ils arrosent.peu les plantes; ou bitjn enôore ils les exposent, dans des serres ou dans des coffreg munis de châssis, à unê "température élevée et constante.

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montrant partout co{tractilg et extensible, lorsqu'il est excité par la chaleur, Ip lumière, I'oxygène, etc. Au point de vue de l']origine et du développement, animau4 et végétaux naissent d'[n être semblable à eux; ils s'accroissent intérieurement paf tous les points à la fois; ils peuveirt se multiplier par des pârties ddtachëes de I'ensemble; ils ont une taille et une existefice limitdes.

Àvant de communju, l'étude de la'classiflcation du règne végétal, il convient de le considérer dans son ensemble, en le comparant au règnÇ animal. Caraateres aon[nrrns à tous les ôtres viva,nts. ar{atomiquè, on végétaux - Au point de vueleslmêmes formes trouve chez les variables etchezles animaux irrégulières et à I'infini; la même slructure générale, chaque corps vivant étant composé de p{rties distinctes oû orgarres,. la même structure cellulaire, flvec cellules composées d'un protoplasme, d'un noyau, p'un nucléole et d'une enveloppe qui peut manquer; la mê{e multiplication cellulaire pardivisior; des tissus et des appafeils; la même compCIsition chimique, celle du protoplasme;lla même motricité, le protoplasrne se

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Àu point de vue physiologique, animaux et plantes exbent les mémes conditions d'existence : la lumière et I'aliment; ils exeioent la même action sur le milieu extérieur : absorption, d'oxygène, absorption des liquides et des matières dissoutes comme aliments, tlégagement d'anhydride carbqnique, transpiratipn, dégagement de chaleur, etc.

Caraetères distincttfs des plantes. - Malgr'é. cette ressemblance si profonde, il est faoile de distinguer,
.

panmi les êtres vivants, ceux qui appartiennent au règne végétal e[ ceux qui sont des animaux, toutes les fois que I'on considère les êlres les mieux développés. L'animal, en effet, a un système nerveux, un canal digestif, un cæur, une faculté locomotrice : toutes choses dont la plante est dépourvue. , Mais celle-ci a aussi des caractères qui manquent à I'animal : une enveloppe de cellulose aulour de ses cellules et de la, - chlorophylle dans son protoplasme. aux êtres inférieurs,loute Au contraire,lorsqu'on s'adresge limite s'efface peu à peu. Le système nerveux,-le cæur, le.
canal digestif disparaissenl chez I'animal, qui acquiert quel-

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'quefois de la chlorophylle, et peut ainsi décomposer I'anhydride carbonique (planaires, hydreverte, eto.); la chlorophylle disparalb chezlaplante, qui, alors, brûle, comme les animaux, des matières organiques, sahs jamais décomposer I'anhydride carbonique (champignons, etc.). On arrive enfin à des êtres formés diun protoplasme nu, avec ou sand noyau, et qu'on peut indifféremfnent classer parmi les animaux ou parmi les végétaux. Les diffdrences signalées plus haut ne
s'appliquent donc qu'aux êtres vivants supérieurs. .De ce qui précède, il résulte qu'aucune démarcation ne sdpare les animaux des végétaux; la nature vivante forme un tout, et de nombreuses trausitionÉ relient,le règne animal
au règne végétal.

IDes olassifieations en général. - Les classifications répartissent les plantes en groupes qui donnent une idée d'ensemble du règne végétal; en outre, elles procurent le moyen d'arriver à la connaissance du-nom d'une plante

4,I2

-

quelconque. Elles sopt tnès utilqs en botanique, à cause du nombre considérable ido plantes connues. , Tous les végétauxl ont été divisés en embranchemenl,s, .classes, ordres, famfies, genres, espèces, En botanique, .comme en zoologie, bn appelle espèce la réunion de tous les individus semblableslse ieproduisant indéfiniment avec les
,mêmes caraclères; lgst espèces voisinesse groupent en genres, les genres en fami,lla{, les fapilles en ordres, les ordres en ^classes et les classes elt embranohements, Les individus d'une ryême espèce peuvent présenteracciden,tellement des modificdtions de grandeur, de ooloràtion, etc.; ,,chacune de ces modifiôations constilue une uariétë le I'espèce. , La nomenclature'def espèces a été établie parLinnC ,en l7Iû

ûhaque plante a reçd deux noms latins, dont le premier

Ainsi, le genre trQfle (trifblium) comprend les espèces trèlte nain (trifolium I minus), t, cles prés (t. pratense),
"t. rampan

indique le genre et le $econd I'espèce.

Il

l

cielles ,ou sgslèmes,. el lps classifications naturelles ou méthodes. Les systèmes sont fpndés sur les rnodifications d'un ou de ,quelques organes choi$is arbitrairement. lournefortn qui base

faut disl,inguer Qn botanique les cJassiftcations artifi-

(t. repens), ietc.

saclassiflcaiion sur la fleuret, particulièrement sur lesdiverses ,formes de la corolle; L[nné,' qui divise les végétaux suivant le nombre et la dispositiorp des étamines, ont établi des systèmes. Ces classifications sontiffès simples, et fourrrissent, un moyen facile d'arriver à la dpterminal,ion dbs plantes; mais elles "rapprochent des espèc$s fort dissemblables. Les méthodes sont, fbpdées sur les caractères que présentent les divers organes r tefle est la cla.ssification de Jussieu. Les ,méthodes son[ moins fûciles que,les systèmes, mais'elles onl, sur eux le double ava$tagg de donner de la plante une coilnaissance complète et lde ranger dans le même groupe les ,espèces qui se ressemhlent le plus.

I

l

I

-. {13

CHAPITRE II.
DIVERSES CLASSIFICATIONS.

l. - Êlystème do Tournefort.
Le système de Tourneforl, professeur de botanique au Jardin des plantes de Paris sous le règne de Louis XIV, parut, an 1694.Il fut adopté aussitôt, par le monde savant e[ fit, oublier tdutes les classiffcations établies iusque-là. Tournoforl répartit en vingt-deux classos les espèoes connues de son {,emps; los dix-sopt premières classes renfèrment les herbes, et les dinq dernières les ârbr'es et les arbusles. Toutos sont basées sur la prdsence ou I'absence,la forhe monopél,ale ou polypétale, régulièro ou irrégulière do la

corolle'

p.

- Ëyste-. a. r/tnn6.

Tournefort, ignorant la fonction des étamines, ne s'occupa pour ainsi dire que de la oorolle et n'attacha qu'une importance secondaire à la séparation des étamines et du pistil.

La connaissance de la sexualité des plantes fit songer à une
classifi cati on nouvelle.

En {735, parut le système du naturaliste suédois Linné, classification aussi simple et aussi ingénieuse que celle de Tournefort,, et qui I'emporte par la facilité qu'elle offre à la détermination d'une plante. La classifrcation do Linné est principalement basée sur les dtamings et les carpelles. Tous les végétaux son[ répartis en vingt-quatrè cl4sses, lesquelles sont subdivisdes en ordres. Les classes sont distinguées entre elles par le nombre, la situation et, la connexion des étamines; les ordres son[ établis d'après les caractères tirés du nombre des carpelles, de la forme des fleurs, de la structure du fruit, eto.

I

-LU*cLASSES.

'l
Les onze premièries classes sont fondées sur le nombre
des i {.*" classe. Monandrie.

étamines.

tranthe.

-

Plantes

à une étamine :

cen-

I

Six étamines : asperge' lis, riz. Sept étamines: marronnier d'Inde. classe. lleptandrlie. Huit, étamines : bruyère. 8" classe. 0ctandri$. Neuf étamines : rhubarbe,butome , 9u classe. Ennéandtlit. en 10" classe. Décandrfe. -'Dix étamines : æillet, géraniumOnze à vingt, étamines : rdséda, {{u classe. Dodécan[rle. 6. classg. Hexandriie.
70

- Deux étamines : :véronique' sauge' 3' classe. Triandrle. - Trois étamines blé, avoine, irisplantain' 4u classe. Tétrand]rie, - Quatre étamines : garance. 5' classe. Pentandfie. - Cinq étamines : pomme-de-terre, belladone, ciguë.
2u classe. -Diandrif.
I

i

ombelle.

-

I

euphorbe, aigremoin{. Les deux classes sulivantes sont fondées sur le nombre et

-

I'insertion des étaminès : {9" classe. lcosandri]e. - Yingt étamines ou plus, insérées sur le calice : rosier, frunier. {3. classe. Polyandfir. - un nombre indéterminé d'éta-

mines insérées sous l'lvaire : renoncule, pavot. Les deux classes su]ivantes sont basées Sur le nombre et l'inégale grandeur des létamines : {4-" claJse. Didynamib. Ouatre étamines, deux grandes : thym,tlamier, muflier, linaire. et deux betites Six étamines, dont deux petites 15" classe. Tétradyndmie. gpposées et qua[re pl+s grandes disposées par paires entre l'es premières : chou, [moutarde, capselle bourse-à-pasteur. Les cinq classes sui{tantes sont fondégs sur les différents modes'de soudure des Btamines, soit entre elleso soit avec le

-

-

pistil.

T

't'15

-

plusieurs faisceaux : millepertuis. {9" classe. Syngénésie. - Étamines soudées par les anthères. Fleurs généralement agglomérées : pissenlit, chardon, marguerite, violette, balsamine. 20. classe. Gynandrie. - Étamines soudées avec le pistil , ou posées sur lui : Orchidées, aristoloche. I-,,es trois classes suivantes sont basées sur la séparation des organes sexuels.
9{' classe. Monæcie. Plantes monoîques : chêne, charme, mais. 22" classe. Diæcle. Plantes dioïques : sâule, chanvi.e. 93. classe. Polygamle. Plantespolygames : frêne, figuier. La dernière classe est basée sur I'invisibilité des étamines. 24" classe. Gryptogamle, Plantes à fleurs invisibles ou très différentes des fleurs ordinaires : Fougères, Champignons.

"les {6" classe. Monadelphie. - Étamines réunies par filets en un seul faisceau : mauve, géranium. {7u classe. Diadetphie. - Etamines réunies par les filets en deux faisceaux distincts : fumeterre, haricot. 18" classe. Polyadetphie. Étamines rdunies en trois ou

-

-

-

-

OBDRES.

Les treize premières classes se partagent en ordres d'après

le nombre de styles. Les ordres sont appelés
quand

pour deux styles, trigynie pour trois styles, tétragyni,e pour quatre styles, etc., enfin polgggni,e pour plusieurs styles qu'on ne coinpte pas. Ainsi, le iis, dont la fleur possède six étamines, libres et égales entre
elles, ayec un seul style, appartient à I'hexandrie-monogynie. La quatorzième classe ou la didSinamie se subdivise en deux ordres : la gymnospermie, qui renferme les plantes à graines nues ou visibles au fond du calice : lamier, thym ; etl'angidspermie,qui comprend celles dont les graines sont renfermées
' dans une capsule : muflier, La quinzième classe ou la tétradynamie se divise aussi en

il n'y a qu'un style, ili,gyni,e

monoggrûe,

linaire.

:

4.Îj,6

-

.deux ordres, d'après la form.e du fruit : la tétradgnamie silùqueuse.' chou, eL Ia tétradynamùe si,l'iculeuse : gapselle'bourse-

[-pastour
Dans les tr6is clâseês Èuivantes (mOnadelphie, diadelphie' potyadelphie), Ies ordres sont établis par lê nombre des éta-, mines et porteirt le nod des'premières classes. Ainsi, monû;it btp hi,e-itécand,f ie'd'ésigne les plantes à'dix étamin es'gio upées en un seul Ïaisoeau.

dix-neuvième classe, la syngénésie, comprend six ordres : tes cinq p?emiers renferment des 'pla'n'tes â fleurs composées, c'est-à-dirè petites,'agglomérées : ma'rguerite, ôharâon ; le siXième,tdes plantesà fleurs simples : balsamine,

La

violette.

Dans les trois' ctrassès quivarites, glrhaudrie' monæcie'

diægie, les ordres sont détefminés par le nombre des étamines:: moÛEndite, ùian'drie, etc.

La virlgtltroisièhe'classe, tra polygatnie, comprënd trois ordres :'mohæcie, iliuÔib, Triæcùe, Enfin,'la virlgtrquatrièhe Ôlasse,'la cryptogamie.'est par-ta$ée'e n
q

ua[ye o?dres : fôugèros, rnou88e8,

dl,E

ues, c hamitigrutns,

,trridées et les Cypéracées. Cependant, oortalnes classes de ce système Corlespondëht hux familles naturdllbs : le'didynanie-

Le défaut du système de Linné est de rompre les analogies naturelles et de réunir dans une même classe des végétaux différents. Ainsi, la sauge, qui appartient à la diandrie, se trouve séparée des autres Labiées, qui sont de la didynamie. Lè riz et le bâribou fônt :$artie ile I'hexandrie, Ih flouve od6rarrte ,de'lâ diandrie, te'niâIs'de la frtonæcie, tandi$'que la 'triarrdiie 'féunit'doutes lbs 'autrés Graminées âvec les
gymnospëFmie adl llabiées

; la didynamie-angiospcrmie aux Scrophulafinées; la 'tétratlyndtnie aux Crucifèreb ; lâ syngé' uésie aux Syriânthérdes; la monadelphie aux Malvaoées; 'llicosandrie aux Rosacées; la pentandrie-digynie aux Ombel'lifères; la diadelphie-déoandrie aux liéguhineuses ; la polyadelphie-polyandrie aux Hypdricindes ; Ia gynandrie aux

0rcliidées.

'

L!7
B.

:.

- ![éthod* A. do Jussfleu.
Familles naturelles.

l'æil de I'observateur un air ilç famille. C'est le botaniste français Àntoine-Laqrent de Jussieu. qui résolut d'une façon 'définitiie ce problème de la détermination des familles
naturelles.

QOnsidérée comme moyen d?étude et de détermination des plantes. 0n songea bientôt à établir unenouvelle classification qui représentât ffdèlement les rapports naturels des végétaux. Il s'agissait de rdunir en groupes d'un ordre plus élevé les genres qui offrent la plus grande somme de earactères communs, lès genres qui, malgré leurs différences, présentent à

La classification'artificielle de Linné étai[

sirnplemen$

La"classification de do Jussieu parut en {789. Elle repose sur le principe de lâ suborili,nation des earactèraç, à I'aide duqqel il sut resonnaître leg caractères domipateurs de chaque groupe, c'est-à-dire ceux qui I'emportent en généralité, en importance et en fixité. L'embryon fournit les caractères sur lesquels reposent les trois grandes divisions ou embranchements du règne végétal : lo Les Acotytëitones; comprenant toutes les plantes ddpourvues de fleurs,proprembnt dites et Par conséquent d'erpbryon; 9o Les Monocotgléd,ones rdont I'embryon n'a qu'un colylédon ; .3u Les Dieotytëttones, don[ I'embryon possède gér1érafement

deux cotylédono.

caractèresdesecond ordre tirés dela présence ou de I'absence' de la corolte et'du mode d'irrsertion des étamines (hypogyne. périgyne, éPigyne). méthode de de Jussieu été modifiée par plusieurs naturalistes, parmi lesquels il faut oitep ile Candollp, Ach. Richard.' Àd, Brongniart et Van Tieghem. Bien qulla classification deVan Tieghem ait reçu I'approbation de plusieurs botanistes distingués, nous ne pouvons

ffois groupes parfaitement naturels, se distinguant I'un de t'autre par des caractèfes ' bierr déterminés. Ils forment quinze classes,, d'après les Ces embranchements constituent

tt

I

_{18_
I'adopter dans cet ouvrage. Nous continuerons à suivre la méthode de de Jussieu perfectiorrnée par. Brongniart : c'est celle qui nous paratt répondre le mieux aux besoins de I'enseignement élémentaire.

, l"'embranchement : Dicotylédones. - cet embranchement comprend sept classes. Les quaïre pr'emières sont basées sur la forme de la corolle et le mode d'insertion (hypogyne ou périgyne) des étamines.
L'u classe 9" classe 3" classe 4" classe
P olgl pë

D ))

t

ales hyp o g g nes. périggnes.
es hy p o g g n es .

Gamop

ét al,

përigynes.

Les trois sortes d'insertions des dtamines admises par de Jussieu pour l'établissement de ses principales classes. sont ainsi réduites à deux : hypogyne et périgyne. Sous le nom de Çette dernière, Brongniârt comprend en même temps l,insertiôn épigyne.(sur le pistil), qu'on voit, en divers cas, passer à I'insertion périgyne. Quant à I'hypogynie et à la périgynie, elles sont généralement bien distinctes I'une de I'autre.
La cinquième et la sixième classe sont fondées sur l'absence de la corolle et la disposition des fleurs. pas de corolle. 5u classe : Apétules non arnentacées. Fleurs non disposées en chatons. 6" classe : Apétales amentecées. Pas de eorolle. Fleurs disposées en chatons.' Quant à la septième clasÈe, elle renferme les plantes gymnospermes, c'est-à-dire à graines nues : 7u clâsse : Gymnospermes. 2u embranchement : Monocotylédones. Les iVlonocotylédones se divisent en deux classes selon la'nature du périanitrel qui peut être pétaloïde ou sépaloïde

-

-

-

{r" elasse : Monocotylëdoqes pëtaloides.
2" olasse
3u

i

))

sépaloides.

embranchement : Acotylédones.

Le tableau suivant permet d'embrasser d'un coup d'æil
I'ensemble de cette classification.

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4.20

III.

CHAPITRE
'

EMBRANcHEMENT oBs otcotyr-Époues.

Végétaux herbacés ou ligneux. Embryon à deux cotylédons opposés, très rarement à un seul cotylédon ou à plusieurs cotylédons' verticillés. Un pivot à la racine. Tige cornposée de trois parties : moelle, bois et dcôroe, et offrant des couches eoncentniques en[re l'écorce et la moelle. Accroissement en

grosseur par le cambium. Feuilles à nerval,ion pennée ou
palmée.. Bleurs génénalement complètes, à verticilles composés ordinairèment de cinq ou d'un multiple de cinq parties.

Corolle différente du oalice.
PBEMrÈee cussE.

rolnÉralqs sreoenrss.
libres entre 'euû, indëpendants d,u . calice, insérés, àinsi que les étamines, sur le réceptacle ou Éur un disque libre ou soudé avec la base de I'ovaire. Ovaire libre (supère).
,

Périanthe double. Corolle

ù,

pëtales

Fig.

120.

fleur

Dtagramrne d,e d,el,q' ranoncwra A'crê.

-

la

Fig. l2l. - Ftaur de renoncule; aoùpêo verticalement
pour fairo voir lo réceptaclo, gyres.
le pr,sil,l comltosé ù, carpelles Ihbres et les étamines by,po.

Plantes herbacées et à feuilles alternes, sans stipules ; rarement sarmenteuses et à feuilles opposées (clématite). Fleurs hermaphrod ites (fi g, { 20 etl?l).Cali ce à cinq sépales, parfois pdtaloïde. Corolle à cinq pétales ou plus,

Benoneulaeées

1.

-

régulière ou irrégulière, rarement nulle. Étamines ordinairement en ' nombre indéfini. Ovaire' composé

I

Pour l'étude des familles, examiner le plus d'espèces possible.

-T?L_
généralement de nombreun aarpelles, surmontés chacun d'un style souvent très court. Fruit : akènes ou follicules (fig. 1231. Famille peu homogène. Plantes âcres et vénéneuses, dont le prlncipe actif disparalt le plus souvent pâr la cuisson ou par la dessiccation, Beaucoup sont cultivées à cause de l'éldgance de leurs fleurs. Àkènes. Trihu I. (clématis vitalba), planto grimpante assez fréquente La 'clëmatita dans les haies

-

(frg. {29), estvésicante; on I'ap-

pelleencoreher-

parco que

be-aur-gueltfr,
des

mendiants y ont

recours pour se créer des plaies artificielles et

'

exciter ainsi l*
commisération publique.

L'anëmone
Sgluie(anemone
nemorosa)es[ un poison pour los heritiaux, ' chez lesquels elle peut

Fig. 122.

tige grimpante. - Cl,ëmatt'te.' feuilles opposées, quatre ou oinq sépales pétaloliloe, ilas ilo corolle, étamines nombreuses, styles gccrus et plumoux.

produire I'hémadurie, des convulsions e[ même la molt. Les renoncales (ranunculus) émaillont les prairies de leurs fleurs d'un jauno d'or; elles sont plus ou moins vésicantes, à l'état frais; une do leurs variétés à lleurs doubles (bouton'd'w) ost cultivée dans les jardinsLes renoncules aquatiques et, larenoncule ù,feuilles de platane(r. platanifolius) ont des fleurs blanohes. La fr,caire fausse'renoncule (ficaria raRunculoldes) prg Que trois sépales. Ello porte souvenI des bulbilles à

I'aisselle des feuilles.

Lethatictre jaune (thaliclrum llavum) ost prCconisé oontre I'ictère e[ les .ffèvres intermittentes. Les adoniQas (adonis) sont des plantes irritantes.
Fig.
F
oll,t cul, e

r28.
it' hell, é -

.

Tri,buII.
Le

bare

- Follicules. poputage d,es marais (ealtha palustris), à grandes
'

-

,122

-

fleursjaunes dépourvues de corollo, est fréquent dans les prairies humides. L'hel,l,ébore (helleborus) a une racine drastique. L'hellébore noi,i, ou lrctlébore d'hiiler (h. niger) est la rose-de-Noë|, des jardiniers. Deux espèces (uert, fétide) sont, spontanées en Belgiquo.
Une autre espèco él.ait, souvent employéo

par les anciens contre los
mentales.

maladies

.S'ig. 124. Eaclna tubéreuse I'o,conlt ma,pet.

L'ancoli,e (aquilegia vulgaris), à cinq sépales colorés et cinq pétales éperond,e

nés, se rencontre dans les bois montueux,les lieux pierreux, e[c.
Les daup hin ell,es ou pi,eds-d' a lluette (delphinium) ont un calice éperonné. Les graines de la dauphinello staphisaigre 'donnent une poudre usitéo à l'extérieur pour détruire la v€r.mine.

reuse (napellus, petit navet) ; , tige haute d'environ un mètre;
feuilles luisantes, lobées; fleurs irrégulières, en grappes; calice bleu, à cinq sépales, le supérieur
en casque, les deux

Aconit nû,pel (aconitum napellus, fig. 12t*-4,26). Racine tubé-

-

latéraux un peu

arrondis, et les deux inférieurs étroits et allongds; pétales très
inégaux, les deux supérieurs, ren-

fermés dans le casque, à onglet

iF

l. Fleur dépouilléo de son

ig.

125-f 26 .

Aconi,t napel,. calice

pour faire voir les deux organes -représentant Ia corolle.

allongé et recourbé en éperon au-dessus; les inférieurs fort petits, filiformes, souvent nuls. Très rare en Belgique comme plante sauvagô, I'aconit napel est fréquemment cultivé dans les jardins. A haute dose, l'aconiti,ne, extraite de ses feuilles et de sa

F I

-l,ugraine, est vénéneuse. On I'administre à dose médfcamenteuse dans certaines affections
une baie pour

L'actëe en ëpi, (actæa spicata),, la seule Renonculacée indigène ayant fruit, est un purgatif violent; ses baies sonl, vénéneuses.

Caryophyllées.

Plantes herbacées. Tige - mentdic[otome (plusieurs ordinairefois bifur-

,

quée). Feuilles entières, .opposées, ordinairement sans stipules. Fleurs

hermaphrodites, régulières (fig. L27l,, solitaires ou en cyme(fig. {98). Calice à. cinq sépales libres ou soirdés en tube. Corolle à cinq pétales à onglet long. Étamines ord,i"q uelquefois très Fig. 127. Dtasrarnmeftorat, nAirement AU nombre d,e d,in. StgleS : irusa*nérenflé' deun ù ci,nq. Fruit '. capsule graùnes nombreuses, s'ouvrant, par des dents ou des valves. Famille peu utile. Tribu I. Calice tùbuleux. Pétales à onglet très allongé.
àr,

Los uill,ets (dianthus)o plan[es d'ornoment, por0onI un calicule. Cinq ospèces ss rencontron[ en
tselgique. La saponaire officinala (saponaria officinatis) conlient, de la saponineo sorte de savon (sapo, savon) qui fait mousser I'eau q[
qunon utilise dans quelques contrées de la France pour blanchir le linge ffn. Deux espèces de saponaire croissent dans notre pays.

-

Les

si,lénés (silene)

fleurs roses ou

,

*

rou,ge (mélandryum

Le

blanches.
diurnum)

ont

des
I

mëlandre

compagnonot.

lo méland,re
Fig.
128.

cornpagnon-bl,anc

céral,ste.

Portlon
I

il,e La cgme il;wn

(m. album) sont diolques, tandis quo la niel,l,e des bl,és (lychnis githago) et la lgclmide fleur-d,ecou,cnu, (1. flos-cuculi) sont hermaphrodites. Les grainos de Ia

r24

-

.nielle des blés'rendént le pain vénéneux quand elres sont récoltdeq aves lo grain en trop grande i.

quantité.

Tri,bu

II.-

Calice à sépales libres. Pétales à onglet court.

A côté de la nielle, on trouvg la spergul,aire des moi,ssons (sper'gularia segetalis) à fleurs blanches et à feuilles linéaires. La spergulaire rÙuge (s. rubra) ol la spaygoul,e des cham,ps (spergula arivensis) no son[
pas rares dans les terraiRg siliceux,

'pétales Les steLlaires (stellaria) ont trois sl,yles et dss bifides. Au printomps, la steil,aire hol,ostda (s. holostea) décore de ses fleurs blanches les haies et les bois. La stell,ai,re grami,née (s. graminea) lui succède en.été. La steltaire tntermëd,i,tti,rà G. medig), ost, pour le vulgaire, le mouron'des-oiseaua, QUe cbnsommsn[ en abondance les
oiseaux de volièro.

-

Les sablines (arenaria) recherohent les endroits secs. Cinq espèces de sagine (sagina) se rencontrent dans notre pays.

Les cérai,slas (cerastium, ffg. {98) se distinguent des stellaires par leurs slylesn au nombre do cinq. Alsine' (alsine). Eonchdnega (honckoneya). Hotostëe (holosteum).

famille ne renferme qu'une plante intéressante,' le lin cultiué (linum
usitatissimum, fig. 129).

Llnées ou llnaoées.

Cette

Le lin, originaire de I'Asie occidentale, est eultivé depuis plus de cinq mille ans. Racine annuellê. Tige herbacée,'fine, haute d'environ cinq

uante centimètres. Feuilles alternes,

'sessiles,, lancéolées, sans qtipules. Fleurs hermaphrodites, régulières-

Calice persistant, à cinq sépales. Corolle rès caduque, bleue, à cing
pétales crénelds au sommet. Étamines

un peu soudées à la base, dix, les' cinq intérieures sl,ériles. Cinq styles. Fruit libre, capsulaire, ù, cinq loges
diuisëes chacune

en deuu

caui,tés

secondai,res renfermant une grai,ne..

!'ig.

129.

-

Ltn.

dantes en'Flandre

Les linières sont surtout abon: il faut à cette

I

-r25plante délicate un sol ferfile et un climat doux, humide. 0n la cultive pour sa graine et pour les fibres fines et tenaces de son liber.
Semé en

avril,le lin est récolté au mois d'août. Après I'avoir

dgrené, on lui fait subir diverses opérations: une macération prolongée dals I'eau (rouissage) fait disparaitre l'écorce et la colle ùnissant les fibres entre elles; le teillage le débamasse des parties dures : le sérançage démêle les flbres et donne la filasse, q.ui passe à la filature, et l'ëtoupe, rebut. Le fil de lin est, employé dans la couture et dans la fabrication des dentelles, de la mousseline, des toiles, des cordes et du meilleur papier (papier de vieux chiffons). L'étoupe serl à J'ormer hermétiquemont et à fabriquer dep cordes grossières. La graine donne une huile grasse, jaunâlre, employée pour l'éclairage, pour lubrifier les mach[nes e[, à cause de ses propriétés siceatives, dans la peinture et la lhbrication de

I'encre d'irrprimerie.' Les tourtee,ur., ou résidus de cette
€xtraction, engraissent les bestiaux. Enfin,les graines servent à préparen des tisanes, des bains et la farine de lin dont on fait des cataplasmes émollients.

Géranlacées.

-

Plantes herbacées. Feuilles alternes ou Igs supérieures

opposées, avec.
stipules(fig. {30). Fleurs herma-

phrodites ordinairement régu.lières. Calice à'

cinq sépales libres. Corolle à
cinq pétalesr Dic

étamines,

$ur

deux rangs, les estérieures plus
courtes, opposées
aua pétrales, quel-

quef'ois dépodrFig. 130. Gëranl,wrn herbæà-Robwt.

vues

d'anthère.

-t26Ovaire portant un style et cinq stigmates
composé de cinq coques indéhiscentes. Plantes gdnéralement astringentes.
Indigènes t érodium e[ nombreuses espèces de gdranium. Cultiv6es : gért,nùunù eL pëlargoni,um.

. Fr)utt sac, libre,

Malvacées (fig. {31-132). Plantes herbacdes, arbrisseaux ou arbres. Feuilles alternes, stipulées, à nervures
hermaphrodites.
sépales soudë,s ù,

palmées. Fleurs régulières, Cal,ûce ù cànq

la

base, muni,

d,'un calicule. Corolle à cinq pétales soudés par leursonglets et avep le tube des étamines; Étamines en nombre inttéfini,
À. Fleur. l. Cinq pétales. 2. Etaôiires monatlelphes. B. Fruit. I. Calice.
2. Oalicule.

Fig.

131-132,

Mauae!''

monadelphes. Styles soudés en

colonneet terminés chacun par un stigmate libre. Fruit libre, formé d'une aollection d'akènes

(mauve) ou d'une capsule ù plusi,eur s loges (cotonnie r). Placenta-

tion anùle
Plantes émollientes. Les ma,uaes (malva) se renc'ontrent Espèces principales. surtout dans les lieux cultivés et aux bords des chemins. Leur calicule a l,rois folioles Libres et leurs feuilles sont pubescentes. La mauae sauaa,ge (m. sylvestris) a des tiges dressées et une grande corolle purpurine; la ma,uae ù, feuilles' rondes

-

(m. rotundifolia) ou petite-mauaç a les tiges couchées et les fleurs plus petites, d'un blanc-rosé; la rnaut)e musquée

(m. moschata) se reconnait aux folioles étroitemertt linéaires du calicule. Leurs feuilles et leurs fleurs donnenl, par l'ébullition dans I'eau, un mucilage fréquemment usité contre les inflammations. La guimauûe officinale (allhaea officinalis), haute d'environ un mère, a une racine pivotante, des feuilles cotonneuses et des fleurs d'un blanc-rosé àvec un calicule de siu ù neuf folioles soydées ù, la base. Avec les racines, on prépare des tisanes, des lotions, etc. C'est un remède.banal contre les rhumes.

-127_ ' Laiose:trémière (althaea rosea), originaire de syrie, est une. autre espèce de guimauve, variant pour la couleur entre le blano pur et le pourpre foncé. Palmi les Malvacées exotiques, citons re cotohttiar (gossypium), cultivé aux Indes, en Afrique et en Amérique, et ie cn,ca,lVer (theobroma cacao), originaire du Nouveau-Monde_ Les graines du ootonnier sont entourées d'un duvet blano (coton). celles du cacaoyer, appelées cacao, servent à faire.
le chocolat.

Le tilleul (tiliâ, fam. des Tili,acées) a des caractères qui le rapprochent des Malvacées. Les feuilles 'sont cordées et les fleurs, accompagnées

'

d'une grande bractée jaunâtre (fig. {BB).

d'ornement, à cause de l'élégance de son port, de la fraîcheur de son ombrage et de

fruit, globuleux et dur, renferme une ou deux graines. 0n le cultive comme arbre

te

I'odeur suave de ses fleurs. Son bois, ldger, blanc, facile à travailler, est excellent pour"
Fig. 133. - Ttueut. Fleur et braotêe.

la sculpture et l'ébdnisterie; il donne un charbon estimé. Avec les fibres de sàn

écorce, on fait'des cordes. Avec ses fleurs". on prépare qne tisane'antispasmodique et sudorifique. ' Aeérlnées. Un seul genre,.l'érable (acer). L'érable est un arbre élevé, à feuilles opposées et palmatilobées. Les fleurs, polygames, se montrent en avril-mai, en même temps que les feuilles. Le calice et la corolle ont cinq pièces colorées. Il y a ordinairement huit.ëtair,nines. Le fruit. se compos-e de deux samares réunies à leur base (di,samare). Trois espèces indigèn'es, souvent cultivées comme arbres d'ornement : Étabta faun platana (L., pseudo-platanus) otr slcom.ore, Fleurs en grappes allongées, pendantes; feuitrles blanchâtres.

à feui,ttes d,e platans (4. platanoides). Fleurs en corymbes dressés; feuilles vertes en dessous,-à,
lobes longuement acuminés; écorce lisse.

en dessous. Érable gtlane ou

Érable champëtre(A. campestre). - Il diffère du précédent par les feuilles à lobes obtus et par l'écorce fendilléo grisâtre. L'écorce de ces arbres est astringente. Leur bois blanc-' jaunâtre, doux, dur, est employé à la confection de portes, de meubles, d'essieux, d'instruments de musique, d'arcs. Le bois noueux et marbré de l'érable champêtre est recherché des ébénistes.

On cultive aussi une espèce américaine, à sève
(ërable ù suwe, a; saccharinum).

sucnée

des Àmpélidées, est

AdpéIfdées. - La aûgne (vitis vinifera), de la famille' un arbrisseau sarmen[eux, grimpant,

muni de vrilles opposées aux feuilles. Celles-ci sont alternes, stipulées, patmatilobées. Les fleurs sont petites, verdâtres, en panicules pendantes ; le calice est très court; la corolle a
amq pétal,es cohérents aq sommet; 1l y a ci'nq ëtamines, opposëes

auu pétalas; I'e,slyle est très court. Le fruit est une baieglobuleuse, sucoulente, noire,, rougeâtre ou blanche, renferrnant, de deus ù, quatre' graùnes à endosperme dur' et corné. Le feuillage se nohme pt'mpre; la tige ligneuse, sarment. Cette plante esl cultivée en grand dans la vallée de la Meuse, né Huy à Visé, et en treilles dans les autres parties du pays. Slle est sujette à deux maladies développées I'une par un ,champignon (oidium), liautre par un puceron (phylloxéra). Le raisin non mûr donne le aerius, liquide astringent; 'frais e[ mtr, il eSt laxatif ; sec, il est nutrilif. Par la fermen,tation,

il fournit le ain, La meilleute

eau-da-aie provient de

,Fleurs réguliènes, hermaphrodites. Calice ù deun sëpales libres, concaves, caducs. Corolle ù quatre pëtales caducs.

Ia distillation du vin;, mais on consomme sur[out, dans notre ,pays, celle qui est fabriquée avec du jus de betterave ou aveo des aloools de grain e[ de pomme-de-terre. Sous I'influence du mycoderme, I'esprit-de-vin se ohange en ûinaigre, Papavéraoées. - Végétaux herbacés contenant un suc lalteux, blanc ou jâune. Feuilles altornes, sans stipules.

Êtamines'en nornbra indéftni. Stigmates sessiles. tr'ruit libre, capsulaire, quelquetbis siliq ueux. Las puaols (pap4ver) forment l'e Espèces prinaipales,

-

;

._ |

_rtzg_

embrassantes. Il _ présente deux varié[és : le pauot noir (p. s. nigrum), qui a des fleurs rougeâtres, une capsule globuleuse et des graines noires, et le pauoî, blanc (p. s. album), à fleurs blanches, à capsule allongée et à graines blanches. En Egypte, en Asie-Mineure et dans I'Inde, lès incisions faites au{ capsules laissent écouler un suc blanc, l'opi,um, substance narcotique qui, à dose un peri élevée, est un poison mortel. Les Chinois, en fumant, I'opium, éprouvent une ivresse voluptueuse, mais tombent bientôt dans un état de complet abrutissement. Dans notre p?ys, on cultive le pavot somnifère

principal genre de cette famille. Ils ont une eapsule globuleuse ou oblongue, à déhiscence poricide. Le paaot sownifère (p. somniferup) a des feuilles sinuées,

pour I'agrément ou pour ex[raire de ses graines l'huile
blanche ou d'olietteoa d'æillette, employée dans I'éclairage, en

peinture et en cuisine pour remplacer I'huile d'olive.
Le pauot coquelicot (p. rùæas), commun dans les moissonsn a des ûeurs d'un beau rouâe, qui se tornit on quelquos heures; il est usité €omme béchique.
.

La chëLidoine (chelidonium majus) a des feuilles profondément, découpées, une corolle iaune et une silique- 0n la renconlre dans les haieso les buissons, sur la crête des vieux murg. Elle renferme un latex jaune, caustique, qui détruit les verruesn les cors, les taies de la cornée.

Cruelfères (fig. 134 à

{39).

Végétaux herbacés.

Feuilles alternes, sansstipules. Fleurs régulières, hermaphrodites, en grappes. Quutre sëpales libres, les deux inté-

Fig.

134-136.

2.

l.

3. Si[cïle.

Corolle crucfforme. Silique.

-

FamWa ilps CrucLfères.

rieurs plus larges que les extérieurs et un peu bossus à la base. Corolle à guatre pétales, cru-

ciforme. Sih

em-

rnines inégales, les

,9

_"-*-:l
-{30deux latérales plus courtes, les quatre
intérieures plus lonsépales
à"

,

' gues, apposées par
paires aufi
entérieurs. Ovaire

-/\-

\(w)) \-----\,z Fig. 137.,- Diagratnme d,e ta fl,eur des Crucï,fères.

/l

,r'/ o-^-o\

/a-.cr\ \\

r

simple ou bilobé. Fruit libre : silique ou si,licule. Graines
Fig. 138. -And,rocëe tétrail,Uname itres
Crucifères.

et d'un stigmate

deux c3vités, surmonté d'un style

'dëpouraues de péri,sperme. Plac"entation

pariétale. Radicule' jointure des cotylédons; ou appliquéç sur I'un répondanï e ta des cotylédons, ou embrassée par les cotylédons repliés, caractères imporlants pour la division des Crucifères. Vdste famille homogène, caractérisde par des propriétés.
antiscorbutiques dues à un principe sulfuré, âcre et stimulant.

Les espèces alimentaires rênferment un principe qucré et
mucilagineux. Leurs graines sont généralement, oléagineuses-

Parnii les Crucifères siliqueuses potagères, citons le nauet (brassica napus), plante bisannuelle, à racine charttue et à fleurs jaunes, iultivée aussi pour les bestiaux; le radis (raphanus vulgaris), à racine rouge et à pétales veinés de violet; le radis nob (t.. niger) ou raùfort, e[ le chou potager . (brassica oleracea), plante bisannuelle, à fTeuns blanches ou jaunes, à silique presque cylindrique remplie de graines globuleuses; ses principales variétés sont le chou-fleur', dont on
mange les fleurs avortées i le chou-cabus ou chou'pommë, h feuilles vertes, blanches ou rouges, réunies en une grosse tête. compacte et dont on fait Ia choucroûte en Allema gne et en Suisse ;. lechou-uert, à feuilles écartées; le chou-frisé, dont les feuillos sont déchiquetées sur les bords ile chou-palmier, à feuilles allongées, bullées; le clwu-de-Saaoi,e ou de Milan,, à feuilles

Tribu,

I.

Siliqueuses.

I

,-Lïr
bullées réunies en tête; le chow-de-Bruæelles, qui porle, à I'aisselle des feuilles, les petits jets pommés-que I'on mange;
le rutahaga ou chou-de-Suède, dont la racine arrondie etjaune est une bonne nourriture pour les bestiaux; le c,hou-raae, h tige renflée comestible. La souche de ces variétés est. le chou sauvage, qui croit aux bords de la mer, en France et en Angleterre. Avec les graines da chou noir ou moutard,e-noi,re (b. nigra), on fabrique le condiment connu sous ce nom et, des sina-

ot*#ul;ru

des ctroux; sa racine est pivotante, grêle et non charnue; ses feuilles supérieures sont amplexicaules et les inférieures glabres et, glauques. 0n en cultive deux variétés: I'une hâtive (colzad'été), se sèrre au printehps, I'autre (colza d'hiver), en automne. La naaetta a toûs les caractères du colza, sauf que les feuilles infdrieures sont vertes et hérissées. Des graines de ces deux Crucifères, on retire une huile bonne à brûler, Les
tourteaux sont donnés aux bestiaux. Le cresson-de-fontûine (nas[urtium officinale), petite plante vivace
assez commune dans los ruisseaux,

û (b. oleifera) a la' fleur er le fruir

est I'objet d'une culture importante ot constitue un dépuralif bien connu, utilisé Comme assaisonnement. Trois

autres c?'eEsons se rencontreit en
Belgique.

abondance dans

Au mois de juin, on voit eD les champs, la
et, à

moutardo d,es champs (sinapis
arvensis), à fleurs jaunes

feuilles

supérieures sossiles. Cette plante irrite la boucho des bestiaux; on

doit la détruire par des
graines.

binages

pour sbpposer à la forma[ion de ses

Sur les bords des cbemins, 'on
uffi,-

trouve souvenl le sisEmbre
Fig.
139.

-

Si,sgmbra officî,nal,.

cinal (sisymbrium officinale) ou -herbe-awchantres (ûS. {39),

-132plante béchique, facile à reconnaltre à ses pol,ites fleurs iaunes disposées en grappes nues. Le si,sgmbre al,li,aire (s. alliaria) a des fleurs blanches et dos fouilles très largos, échancrées on c@ur. Si,sgmbre de

Thalius (s. Thalianum);

elc.

,

,' B arbarëe "bulbifera).

(bdrbar"ea).

Arabett e (arabis).

D an

t

aire

bu

t'bi,fère (dentaria

Véldr (erysimum) . Dip latane (diplotaxis). Le rad,i,s raaenal,l,e (raphanus raphanistru{) est commun dans les

moissons e[ los lieux cultivés. La cardam'ina d,es prés (cafiamino pratensis) osl, fort commune dans les prairies au mois de iuin. (hesperis), etc.

0n cultive dans les jardins la gi,roflee (cheiranthus), la julienne

Tribu Il. - Siliculeuses. La cameli,ne cultiuëe (camelina sativa) se distingue par ses feuilles sessiles, ses fieurs jaunâtres, en épis, et sa silicule ovale. Les graines fournissent une huile qui serl à l'éclairage, et les tiges sont employées à la confection de balais.
0n mange on salade los feuilles da passeraga cul,tiuë (lepidium sativum) ov cresE0n-al,énois. La passerage ch,ampêtre (1. campestre) est assez commun dans les moissons e[ sur les bords des chemins. Le pastel (isatis), autrefois cul[ivé en grand, donnait le bl,eu de pastel', * romplacé aujourd'hui par I'indigo. La capsel,l,e bou'se-a-p0,steur (capsolla bupsa-pastoris), si commune partou[, est reôonnaissable à sa silicule triangulairo. , La d,t'a,ue pryi,ntani,èr'e (draba verna) est une autre Crucifère siliculeuse qui orne"lês vieux murs et les bords des chemins. La tunai,re annuelle (lunaria annua) est une plante d'ornemont. Cochlëarùa offici,nnl (cochlearia officinalis). Raifort sauaq,ge (c. armo.racia). Al,ysson (alyssum). Téesdal'ie (teesdalia). Tubouret ([hlaspi). Ibaide ûberis). Senebière (senebiera), el,c.
DEUXrÈwlE CmSSe.

polrpÉr ar.ps pi:nrevr*ps.

Périanthe double. Corol'le àt' pétales libræ enlre eun, soud,ë's ù, leur base, ainsi, que les étamines, aaec le calice, sur lequel

ils paraissent s'insérer. Ovaire libre ou soudé avec le calice. Légurnineuses (fig. {40-{43). - Herbcs, arbrisseaux ou arbres. Feuilles alternes, stipulées, ordinairement composées. Fleurs hermaphrodites, irrëguh,èt'es, solitaires ou

{33 '\ en grappes, calice à cinq sépales sou{és en tu}e'à la base, -Corolle papilionacée. Din étamines, e fiilne boooent bilabié..

A. Ftour.

l. Iltenilartl. , 2. Àiles.
.'3.
Carène.
sa, cofol,le

B. Ftewr il,êpouroue d,e
le style.
Gousse. ' Q. Les trois

pour faire voir les étamines iliailelpbes et

flBures montront le calicà.

souvent 'diadelphes, la supérieure restant libre. Ovaire libre, surmonté d'un style, à une loge contenant un ou plus'ieurs ovules. Fruit libre : gousse oa légume. Périsperme nul ou rudimentaire. Colylédons généralement charnus et féculents. Famille très vaste, dont les caractères sont fort variables. Espèces principales. L. Plantes potagères. Parmi'' les plante$ potagères, citons le pois,la fèue, la I'entille et le

quelquefois monadelphes,

le plus

haricot.

I'ois (pisum sativum). Racine annuelle. Tige rameuse, lisse, grimpAnte, s'accrochant aux rames au moyen des vrilles ramifiées qui terminent la nervure médiane des feuilles.
Feuilles glabres, pennées, à deux ou trois paires de folioles, à stipules foliacées, très grandes, arrondies. Fleurs hlanches, nàissant à I'aisselle des feuilles. 0n "donne le pois aux animaux domestiques en fourrage, en graines ou en farine. La gousse constitue pour l'homme un aliment' substantiel. Principales variétés :" Poi,s-ù,-r ames, à. tige grim Panle ; Poùs-nain, non grimpant; '.' Pois-ù-écosser, dont o'n ne mangê que les graines' les gousses dtant garnies à I'intérieur d'une membrane coriace.

-t34Pois mange-tout,que l'on n,dcosse pas. Le pois des champs (p. arvense), cultivé pour son fourrage et pour ses graines propres à la nourriture des anima,ux

domestiques, a des fleurs roses. Dans le midi de la France, on mange les graines du pofr chi,che (cicer arietin um). Fèue (faba vulgaris). Racine annuelle. Tige anguleuse, non grimpante. Feuilles.pennées. Fleurs blanches, avec les ailes
marquées d'une tache noire.

0n cultive, pour la nourriture des anirùaux,

plusieurs

variétés de fèves à petits grains, que I'on réunit sous Ia dési-

gnation de fèueroles et dont on utilise la plante entière pour fourrage, ou la graine.

Lentille (ervum lens). Cultivée en grand dans quelques
localités.
.

Haricot (phaseolus vulgaris). Racine annuelle. Tige ordi-

nairement volubile. Feuilles trifoliolées. Fleurs souvent
blanches, en grappesaxillaires. Gousse très allongée. Hari,eotù-rames et Le pois, la fève, la lentille et le haricot sont très riches en

haricot-nain.

.

,

cultivées en prairies artificielles se [rouvent le trèfle, la luzæne,le sai,nfoin,la uesce, le lupin, la gesse et l'ornithope. Trèfle (trifolium). Racine pivotante. Feuilles trifolioldes. corolle persistante. Gousse petite, généralement à une graine,. à peine déhiscente. En vent, ce fourrage doit être donné avec modération, car il produit facilement la météorisation.
Espèces principales
:

matières azotées; celles-ci sont plus nourrissantes que le blé, mais d'une digestion difficile pour les estomacs délicats. 2. Pl,antes fourragères. Parmi les plantes fourragères -

Trèfle rouge oa d,es prés (t. pratense). Yivace; fleurs en têtes; donne deux coupes. Trèfie i,ncarnat (t. incarnatum). Annuel; fleurs en épis; donne une seule coupe. Trèfle hybrùde (t. hybridum). Trèlte rampan(, (t,. repens) oa trèfl,e-bl,anc ou coucou. Le trèfle nourrit deux parasites ,: la cusçute (cuscuta

,

-{35sur une grande étendue, s'enroule autour des végétaux (trèile, . luzerne, lin, etc.) par des tiges filamenteuses, sans feuilles, €n suce la sève au moyen de petits corps oblongs ou suçoirs, €[ ne tarde pas à les faire périr. Dans les champs de trèfle'

trifolii) et

l'orobanche (otobanche

minor). La cuscute rampe

,

elle laisse de grands espaces nus. 0n doit enlever les tiges dès leur apparition et choisir des graines de trèfle, de
luzerne, qui ne renferment pas de sa Semence.

se reconnait à ses tiges d'un brun-roux et à ses feuilles écailleuses; elle est parasite sur le genêt-à-balais, le thym' ,le trèfle et diverses autrçs plantes, don[ elle épuise la racine. On doit faucher le trèfle avant la floraison'de l'orobanche, labourer profondément et semer pendant plusieurs années des plantes sur lesquelles le parasite n'a pas de prise'

L'ofobanohe

Luzerne culti,u ée(medica go sa t iva). Raci ne traçante et vivace F'olioles étroites' Fleurs violacées' en grappes' corolle caduque. Gousse en spirale. C'est.le fourrage le plus productif; il rapporte rois et même quatre coupes par an. Il produÏt aussi
,ta météorisation.

La lurerne lupu,line (m. lupulina) ou mignonnette esl une luzerne rponmnbt à fleurs jaunes très petites' que I'on cultive
aussi comme plante fourragère sous le nom de coucou-iaune. Sainfoin (onobrychis sativa). Racine pivotante e[ vivace. Feuilles penndes, à folioles nombreuses. Fleurs purpurines, striées, en épis allongés. Gousse marquée de fossettes, à une graine. Visce cultiuëe (vicia sativa). Racine annuelle. Feuilles pennées, à fotioles larges, à nervure médiane terminée en vritle. Fleurs purpurines, sessiles, soliHires. Gousse bosselée, à la fin rougeâtre. Les pigeons en mangent les graines' , Lupin jaune (lupinus lutea). Feuilles digitées. Plante

'

d'ornement parfois cultivée cornme plante foupagère.

traines résolutives.
'Iocalités du

,Gesse cultiaée (lathyrus sativuS).
PaYs.

Fleurs souvent blanches. O|niîhope cultiaë (ornithopus sativus).Cultivé dans quelques

-136_ 3, Quel,ques au,tres espèces, Le saroth.amne (sarotLamnus scoparius) ou genêt-ù,-bal,ais a un style très long et,roulé en spirale, ce qui le
'
disti.ngue dos genêts proprement ditsn dont, lo style est, presgue droit" cette planto orno de ses belles fleurs jaunes les coteaux do I'ardenne, où on en fait, des balais, uh combustible et des litières pour les bestiaux.

(9. germanica) ont uno tigo épinouse; lo genêt sagùtid (g, sagittalis), tne tigo ailée ; le genët uelu E. pilbsa), des foliores'verues-soyeuses en dessous. Le genêt d,es tei,nturiers (g. [inctoria) es0 employé pour ' teindre en jaune vif. Les genêts sont généralement éméti gues et purga[ifs. L' a nt h17 I l,i, d e au ln ér aùra (a n thylli s

.'Le genët dlAngl,elerra (genista anglica) ot"le genët d,All,enagne

vulnerarip) ot

le lotier cotniculé

(totus corniculalus) croissent sur les bords des chemins et dans los endroits secs; le l,otier des fanges (1. uliginosus). sur le bôrd des eaux
et, dans les

lieux humides. Uorobe tubû'eun (orobus tuberosus) affectionne les bois et les pelouses. Ses graines sont réputées.
L' or n it hop e dë,li
c

résolutives.
at (o.perbu's illu

ou pi,ed-d'oiseau recherche les ter-

s)'

Métttot Fig. 1.13. 'trifoliolées,

-

fleqrs en

officl,n,al,.' feuilles

'le

rains siliceux. Lo pois-de-senteur (lathyrus odoratus) es[ cultivé dans les jardins. Le baguenaudi,er (colutea arborescens), à fleurs jaunes en grappes courtes et -à gousses vésiculeusos:
à

cEtise faun-ëbënier (cyrisu*
fteursjaunes en longues

grappes

Iaburnum),

effilées.

grappes pendantes eL
argon[éo;

robùni,er faun-acaci,a (robinia pseudo-acacia), gui a dos flours blanches, odorantes et des stipulos épineusêso et la gl,yci,ne (glycine) sont des arÈres ou arbrisseaur d'ornement. Le bois jaunâtre o[ dur du robinier.est mis on æuvre par les menirisiers et les ébénistes. Les grdinos du cytiso faux-ébénier déierminent, des vertiges et dos convulsions. La racine des bugranas (ononis Spinosa o[ o. repens) est apéritive. Les sommités des mél,i,l;ots (melilotus, ffg. 143)r sont réputées
béchiques.

le

à

gousse

La

régtùs4à

(glycyrrhiaa gliabra) est une plante médicidale

-

,37

dont le rhizome

abondante en Espagne, en France,

(bois-de-réglisse) renferme un principe sucré et pectoral'0n se sert journellement du bois-de-réglisse pour édulcorer' les tisanes; macéné dans I'eau, il'fournit la boisson populaire appelée cocà; réduit en poudre, il donne de la consistance aux pilules. On en extrail,le jus-de-rëglùsse, dessdché, noir," très utile cornme béchique. Les feuilles del'indigolfar (indigofera) fournissent la matière' colorante hleue nommée i,niligo..
&. Lëgumineuses enotiques.- Quant aux Légumineusos des régions' tropicalàs, ellos on[ uno corolle réguliôro ou sous-papilionacée et des étamines libres. Le cassde,r (cadsia fistula), arbre de I'Inde, renferme' dans sa gousse une pulpe purgatlve, la casse. Le sénë (c. lanceolata)* arbusto de Syrie et dlrabie, produit le sëné, égalemont employé comme purga[if. Le tamarini,er (tamarindus indica) fournit lo tamari,b oxcollent purgatif. Citons' oncore l.Ja-'sensi,tiue (mimosa pudica): lo eourbarit (hymenæa verrucosa), donl on extrait une résind (coPal.h
qui sertàpréparer des vernis:
-

dos arbres fournissant des baumes, la gomme arabique,
des bois de teinturo ou d'éh# nisterie, tels que les bois 'der Campêche, du Brésil, de Santal, le bois ds fer, eto.

Amygdalées.
Arbres

ou

a,rbrtsseauu.

Feuilles alternes sim ples".

à stiprrles libre$, cadu*
,

FiS.

144.

ooïa?ëe am Long.

- Fl,eur ilw

prumf,æ

d,omesttqwe

ques. Fleurs hermaPhro= dites, régulières (fi9. 4'441.. Calice cad uc, gamosépale' à cinq divisions. Corolle rosacée caduque, à oinq

disquê qui fapisse le tube du calice. Quinze ù trente ëtami,nes insérées avec les pétales. Carpelle uniqu.e; à deux ovules.Fruit (drupe) libre, ù, une graine par avortement.

.

Pétales insérés

sur

unr

-{38de leurs fruits à la eulture. Plusieurs espèces laissent écouler une gomme
utilisde dans I'industrie.
Espèces prùrcipales. - Le fruit de I'amandier (amygdalus communis) a un péricarpe coriace. Nous recevons d'Espagne et tle Provence les deux variétds d'amandes, les d,ouces et les .amères.'Les amandes douces sont très estimées pour les -desserts et les gâteaux de pâtisserie; on en fabriqu e le sî,rop 'd'orgeal, qui se faisait autrefois avec I'orge. Les amandes amères dohnent une huile douce inoffensive, et, par I'action -de I'eau, un principe amer (amggdaline) et de I'acide prussique, poison violent. Mangées eu trop grande .quantité, elles :peuyêot occasionnef des accidents graves. Le pêcher (a. persica) diffère de I'amandier par son fruit "succulent, à épicarpe cotonneux. Les brugnons ont cependant

"Les Amygdalées doivent I'excellence

L'uhri,cotier (prunus armeniacal a des fleurs blanches et une drupe (abricot) pubescente-veloutée. Le prunellier ou ëpi'ne-noire (p- spinosa) a une tige épineuse ' -et un fruit (prunell,e) petit, astringent. Les fruits da pruni,er sauaage (p. insititia), fréquemment "çultivé, sont globuleux; ceux du prunier d,omestiqua (p. domestica) sont allongés. On exl,rait des prunes I'eau-de-vie appelée kwetsclwnwa,sser. tes prunes séchées donnent les gtruneauu. Les ébénistes font cas du bois rougeâtre du prunier. Variétés cultivée s i prune "d,e Damas, mirabelle, reùne-Claude, Sainte-Catherine, etc. Le cerisier (cerasus) a pour fruit une drupe (cerise) glauque, -acide (cerise-aigre) ou douoe (eerûse-douce, guigne, bigarceau). Son bois jaune rougeâtre est estimé des ébénistes. Le .kirscltusassdr se fabrique avec les cerises sauvages (merises|. Le lauri,er-cerise est un arbre véndneux, dont' les feuilles donnent, par la distillation, une huile renfermant de I'acide

'les fruits absolument, lisses.

'

prussique.'

BosaoéGsr

^composées, accompagnées chacune de-dpux sti'pulæ folia,cées adhérentes aaec l,e pétiole. Fleu,rs hermaphrodites'

-

Herbes ou arbrisseaux. Feuilles atternesn

-{39régulières
(fi

g.

lafl.

Calice

persistant, gamosépale, à cinq divisions. Corolle rosacée, caduque, à cinq pétales insérés sur un
disque àlabase du calice. Étamines en nombre indëfini' insérées avec les pétales. Le frui,t est un

'

polakhte,' quelquefois,

est formé
d,rupes.

de

il

Petites

Fig. fa5. - Fteur

d,e rosl,er coupëa en lnng,

Espèces pri,nci,pal,es. - Les rosi'ers (rosa) ont une tigo aiguillonnée et un calice à tube
urcéolé staccroissant beaucoup après

la floraison

I

'

et devonân[ chainu à la maturilé; les carpelles s'insèrent sur les parois du tube Cu calice. Ces végétaux sont abondants à l'état sauvage, et leurs innombrables variétés sont cul[ivées dans les parterres, Avec les fruits pulpoux (cgnorchodons) de l'églanti,er ourosier-d,e'chien (t. canina)n on fait une conservo astringente. Les pé[ales de
roses sedvent à préparet l'essence d,e rosesLe fraisi,er (fragaria vesca) a un réceptacle succulenl à la maturité (frai,se), enchâssant des

akènes. Sa

tige est'flagellifère. Sa racine

esi,

asbringente et diu r'étique.

ont une tigo aiguillonnée et, pour fruit, des drupes groupéos sur lo réceptaclo, comestibles.
Les feuitles de la ronce sont, astringen[es.

Lesronces (rubus) etle framboisier (r. idaeus)

' et pour combai[re I'hydropisie,
Fig.
u

La spi,r(,e ulmai,re (spiraea ulmaria) oa rei'ne' d,es-pr ës rusi [ée com mo sudo rifi que et diuréti quet

146.

-

atsrem.oi,ne. prairies humides et

rbanum) j à fl eurs jau nes ; I' aig r emoi,ne (agrimonia eu paùoria)' à petites fleurs iaunes en grappes (fis. {46), elle comaret des. marais (comarum pal.ustre), à fleud'poùrpreà,-sont àes Rosacées herbaiées. Les feuilles des poten[illes (tormon[ille, rampanto, ansérine, etc.) sont astringen[es'

parfume les lesbords des eaux. La potentitle (potentilla) et la benoî.te (geuq

-t40, Pomacées (fr$. 1,a7 et {48)" ' ou arbrissea,ufr. Feuilles - Arbres souvent rapprochées en alternes, ,fascioules, à stùpules libres,
cadu g ues, Fleur s herma phrodites, régulières. Calice gamosépale, à

cinq divisions. Corolle rosacée? caduquo, à cinq pétales insdrés
sur un diBque à la gorge flu calice.
Quinze ù trente étamines insdrées Fig:
cotnrnum cowée en Long.

147.

Fleur

d,e pomml,er

aveo les pétales. Cinq carpelles; un fruil soudë aaec le calice, ù, cinq

loges renfermant

les

graines

(pomme ou nuculaine).
Espèces principales.

rameaux tortueux

- Pommier (malus). Racine traçante; ; fleurs tun blanc-rosé , afl ombelles;

Fig. f48.

-

.,

Fragrnent il,e pomrnlær, moûtrant les feuilles alternes, simplbs,. 'à stipulos libros, ot la corolle rosacée.
I

fruit ombil'iqué ù la base,,à cinq loges contenant
deux graines.

ohacune

,

i

*144'de

,

€t les haies. Il sert de sujet dans la greffe des variétés
pommiers.

Le pommôer ù cid,re (m, acerba) se rencontre dans les bois

Le pommier comrnun (m. communis), souvent cultivé,
est très utile par son bois, recherché des tourneurs et d.es graveurs, et par son fruit, que I'on mange cru ou cuit et dont
on fait da ci,rl,re, de l'eau-de-vie et du vinaigre. Yariétés : belletleur, c0url-,pendu, reinette, rambour, etc.

Poirier (pyrus communis). 'Racine pivotante;

rameaux

I

droits ; fleurs blanches, en corymbes; frui't non ombiliquë ù, la base, à cinq loges rdnfermant chacune deux graines. On le Fouve dans les bois montueux. On le cultive pour son fruit, qui est alimentaire et dont on fabrique da poiré, de

I'eau-de-vie

et du vinaigre. Variétds
b

It asse, d,ogennë, beumé,,

er

g

passe-Colmot, caleamote, double-Philippe, etc.

:

Cogrtassier (cydonia vulgaris). Fleurs blanches ou d'un blanc'rosé, solitairos; fruit (coing) pubescentn très gros, à cinq loges contenant chacune dix à quinze graines à testa mucilagineux.

qr

Néflier (mespilus

gormanica). Fleurs blanches, solitaires;

lo fruit

{nèll,e) est unê nuculaine couronnée de cinq longs sépales, à cinq noyaux renfermant chacun une graino.

,

Les pommes rouàes du sorbier des otselatrrs (sorbus aucuparia) attirenl les grives aux lacets. 0n fai[ dos haies avec l'aubëpine ov épi,nebl,ancha

,

(crataegus).

\

Ombolllfôres (voir les fig.). Tige herbacée, creuse ,entre les næuds, sillonnée. Feuilles alternes, ordinairement très découpées, engainanles, sans stipules. Fleurs hermaphrodites, petites, -4--

-

h'€)")
lltlt-

zlN
\

régulières ou à pétales inégaux, blanches, rarement jaunes, à pédoncules formant des ombelles avec inuol,ucres,
et des omb
ell,ules an eo inaolucell,es,

\__7
I,a fl,eur
149.

\J

tl

t

Calioe

à cinq dents très cour[es ou
du
Dlagrarnme
pa,ml,ca,ul

nulles.',

Fig.
ilp Itr

Cinq pétales libres, caducs,'insérés au

'charnpël,re.

sommel du'tube du calice, les extérieurs souvent plus grands. Ci'nq

ëtamines insérées et alternant avec'les pétales. Deuu slyles.

Fruit

4.&2

dont les moitiés

soudé aue.c le calôce, formé d'an digkèrze ,

se séparent à la'maturitd en restant, suspendues au sommet d'un prolongement filiforme

de l'axe, nommd columelle.-La surface du fbuit est marquée de dix côtes, cinq sur chague akène. Le sillon qui sépare deux côtes est appelé aallëcule 1. 0n y voit des canaux (bandeleltes) remplis d'une huile
Dtakène d,e ferlou,il, se séparant,

.

Fig.

150.

essentielle,

Famille très naturelle et fort importante par les propriétés des nombreuses espèces

qui,

la

composent.

- 1.. Plantes alimentaires ou condù'mentairos. La çarotte (daucus carota) est bisannuelle. fleurs blanches, disposées en ombelles dont la Elle a des fleur centrale est plus grarrde et d'un pourpre foncé; à l'entrde de 'la nuit, I'ombelle'se resserre. -De la carotte sauvage, on peut obtenir des racines renflées et comestibles par une culture soignée. . Le céleri, (apium graveolens) est ,une autre Ombellifère
Espèces princi,pales:'

bisannuellen à racines pivotantes et dures, à ombelles sessiles" On en mange en salade les pétioles étiolés et la racine. Citons ehcore le c(leri-na,aet et le panais (pastinaca sativa), qui ont des racines succulentes; le persil, (petroselinunr sativum), dont les feuilles sonl, condimentaires et la racine apéçitive ; Ie cerfeufl (anthriscus cerefolium), condimentaire. 2. Plantes uénëneusrs. La grande-cùguë (conium macu-

latum, fig. t5{-152) a une odeur fétide et une tige maculée inférieurement de taches rouge-violet, h4ute de un à deux
mèffes; on la renconme dans les terres arides,les décômbres,

-

le long des haies. Elle renfernie un suc très vénéneux, narcotique, avec lequel les Grecs empoisonnaient leurs
criminels et'firent périr Socrate et Phocion" ' Les rcnanthqs (ænanthe) et la ciguë aquatique oa cicutaire
1 Coupes longitudinates et transversales du diakène de la carotte cultivée : on voit" les cinq côtes primaires filiformed et un canal résinifère dans chaque vallécule.

-t43-

W
Fig. l5l-152, 2. Involucre. 3. Ombellule 4. Akènes.

@
Fruïb

l.

Ombelle.

-

Granite-ciguë.
avee involucelle.

5. Gâine. 6. Tige ct'euse.

IltL-

'
'

"aireuse (eicuta virosa), qui aiment à pousser. dans les mares "€t les fossés, sont très vénéneuses.

Il faut encore se défier de l'étltuse per'ile'cigue (æthusa oynapium, flS. 153), si commune parlout et ressemblant au persil et au cerfeuil. lnoffensive pour les animaux, elle est vénéneuse pour I'homme. ,Elle exhale une odeur désa-

'

gréable, presque nauséabonde, quand on la froisse entre'les *doigts; elle a une tige lisse et violette du bas, des fleurs d'un blanc sale, une ombelle à rayons très inégaux et un involucelle à trois folioles pendant, d'un seul côté. Le persil a au contraire une odeur aromatique, une tige
cannelée et sans tacheo des fleurs d'un jaune-verdâtre, une ombelle d rayonÉ égaux et un involucelle

.

.complet; mais ses fleurs sont d'un blanc pur, ses ombelles
celles du persil. 3.
rFig. 153 Quel,ques

complet. Quant au cerfeuil, il a aussi une odeur aromatique, une tige sans tache et un involucelle
sessiles et ses feuilles plus découpées et d'un vert plus clair que

autres

esPèces;

fruits aromatiq ues de l' ani,s (pin pinolla

-'

Les

, celle unilatéral
en dehors.

Pettte-ciguë
à

foliolcs rojet6es

; inyolu-

anisum)i da fanoui,l' (fæniculum capillacoum) et de Ia coriandre (coriandrum salivum) sont employés pdur la fabriaroma[isor certaines bières (Dinant).

,cation de liqueurs,

de dragées, et"pour

Les fruil,s de L'aneth (anothum graveolenb) se conffsent avec los
cornichons. L'hEd,rocotEiv commue? (hydrocotyle vulgaris), qui cloit dans lo$ fosseiot los tieux humides, est âcro e[ détersive. La racine despanicauts podagraire {eryngium campes[re, e, maril,imUm) es[ diurétique. La (ægopodium podagraria) est slimulanl,e et diurétiquo. L,astrance'(astmntia major) el,la mgryhid,e odprante (myrrhis odo,rata) ou cerfeail.musquë sonl, cull,ivés comme plantes d'agrémont,.

'

-t&b

-

L'anfiétiqua (angelioa sylvestris)n la toritide (torilis), l'anthrisque (anlhriscus sylvestris), la sanicl,e (sanicula), le bupl,èura (bupleurum), le carai,' (carum ), l' hëlo sci,adia (helosciadiu m), le peigne- d,e- V énus (scandix pecl,en-Veneris), la' noi,æ-de-terre (carum bulbocastanum),'la berco (heracleum sphondylium)n la berle (sium),lo brucage (pimpinella)1
le sékn (selinum), l'orl,aga(orlaya), la caucalid,e (caucalis)n e[c. croisSenù' aussi dans notre pays. Certaines 0mbellifères exol,iques fournissont des résinos, les unes très irritantes (thapsi,a,France méridionalo), les autres antispasmodiques I nssa fætida (forula assa-fæùida, Perse), npryûnur (f. opopanax), sagapen%rn (f. persica), gal,banum (bubon galbanum, Cap), ou toniques et sl,omachiqu es . g unxne am.moni,aque (Cap).

TROISIÈME CLASSE.

.

oeuopfrer,Es ErPoefNEs.

Périanthe double. Pétales soudés enlre euû, Corolle el, étamines inQépendantes d,u cal,i,ce. Corolle insérée sur le réceptacle. lÛtamines insérées sur la corolle. Oaaire tibre.

Primulaaées (fiS. {54-{56). Plantes herbacées. Feuilles opposées, plus rarement verticillées ou alternes, quelquefois toutes radicales. Fleurs hermaphrodités, ordinairemènl régulières. Qalice gamosépale, à cinq divisions. Cinq étaminqs insdrdes sur la corolle el, ogtposées à sas lobes. Style simple, Frui,t, libre, capsulaire, ù, une peul,e loge contenant plusipurs graines, à déhiscence valvaire (primevère)
ou pyxidairel (mo uron des cha mps) . Placenta centr al, glob uleux.

Indigènes z primeuères (primula), hottonùe (hotionia), tgsi,maques '(lysiqaehia\, rnouron des champs (anagallis arvensis), gl,aun (glaux),

'

tri

entu le (trientali s), s arno l,e (samo

Iu

s), centeni,

l,l,a

(contunculu

s.

)

Oléinôes. Arbres ou Arbri,sseàun. Feuilles opposdes. Fleurs ,'quatre hermaphrodites ou unisexuelles. Calice gamosépale à
divisions, quelquefoiÉ nul. Corolte gamopétale hypoù quaitre diaisions, quelquefois nulle. Deus étatmi,nes. SVn€, Fruit libre, capsulaire'ou charnu.

Espèces prôncipales. - Le frêne (ftaxinus excelsior) est un arbre orQinairement, très élevé, à feuilles pennées. Il a des

fleurs polygameso verdâtres, nuEs, naissant avant les feuilles en avril et disposées en panicules. Son fruit est une,sam"are,
t0

-!46est planté le long des routes, des promenades. Le bois, dur et souple, est recherché des charrons et des tourneurs;

Il

*

Fig. l&1.
I

-

Pri,mea*e,omdndte .' fouilles radicales, fleurs en ombellè.

$
tl
IN

til ilI t{

U

"ur;rl;P;r;

Pnsffi ùe

ta

tastmaqu'e

Fig. l5ô. L
frut;t
al,a

tnourotu d'cs h,arnps.

Dëlti,scence pAatil'al,re -ùu

les ébénistes, emploient les

lxcrOissances

ou bronrins. De

,__

,1,47

_

plusieurs espèces de fbênes, lon retire un suc laxatif, la rnu'nne. avant la découverte du quinquina, son écorce était fort en usage comme fébrifuge. L'o\i,ai'er (olea europæa), cultivd en grand dâns le midi de I'Europe, en Algérie, a un fruit charnu, vert, qui, par expres_ sion, fournit l'haile d,'oliae.
tralos uves.

, 1nfligèn's : frêne,
Gentlanties.

troëne (ligustrum vulgare), dont on fait

des

Cultivées : jatmin (iasminum officinale), rarement cultivé dans notre pays, l,ùl,as (syringa vulgaris).

.

grand, nombre ile,grai,nes Espèces principales.

rnent opposées. Fleurs hermaphrodites, régulières ou un peu irrégulières. calice gamosdpale, ordinairement à cinq divisions. corolle hypogyne,. gamopétale, ordinairement â cinq lobes, persistante. Iltamines : 'le plus souvent cinq. Fruii libre, capsulaire, s'ouurant en d,eus aalues.et contenan[ un
Plantes amères et fébrifuges.

plantes herbacées. Feuiiles générale-

-

La gentiane (gentiana lutea)

,

a une tige
et
des

élevéo, portantdesfeuiilés

sessiles, plissées,

.

fleurs jaunes, en verticilles à I'aisselle des feuilles. 0n em ploie su rtout les racines.

d'eau, (menyqnthes trifoliata) habite les marais et
leÉ bords des eaux, où

Le ménganthe trèfle-

il se

ûxe par un long rhizome. Ses feuilles sont trilobées et réputées antiscorbutiques.

L'érgltlwee petite-centaurée (erythraea celntaurium) est une jolie plante
à fleurs roses émaillant les pelouses des bois (fig. {57).

Fig.

'
157. Petùte-centaurêe

opposées, - flgurs en cyme.

:

feuilles

Après la gentiane, c'est le fébr.ifuge indigène le plus en vogue. emploie surtout les sommités.

0n

Solanéeô.

4,48

-

Feudlles alternos, non stipulées. Flaurs hermaphrodites, régulières (fiS. 1ts8). 'Calice gamosépale à

-

Plantes herbacées, rarement ligneuses.

[[@J) ^\ è
\ -=rt' /

Ftg. 158. :
fl,ûa,l
il"

Di,agrarntne

cinq divisions. Corolle hypogyne, gamopétale, ù, cinq labes. Cinq étamines insérées qur le tube de la corolle et allernes,aaec I'es I'obes ile Ia corolle. 0vaire libre surmonté d'un style. Placentas axiles. Fruit : baie ou capsule' à, d,oua loges contenant chacune des grai,nes nombreuses. Déhiscence sopti-

une Soln'nëe.

cide, septifrage ou pyxidaire. Përi'-

sperme charnu, épù'i,s. Emhrgon caurbé (flg. {16). La plupart des espèces sont narcotiques et vénéneuses. Baie. Trûbu I.

morel,tres (sOlanum) ont des anthètes connr,aentes, s'ouurant, 0,u solntnet pgr deuæ porer. Leur pringipe agtif eSt

Les

-

La sol,anine.

La morell,e-tubéreuse (s. tuberosum) ou P1tnme-ile-terre a deux sortes de tiges. Les tiges souterraines constituent des tubercules. Les tiges aéribnnes sont herbacées et portent des feuitles pomposées, d'un verl foncé. Les fleurs ont un calice à divisions profondes; une corolle blanche ou violette, roucée; des étamines à anthères jaunes presque sessiles. Le fruit est une baie globuleuse verte. La solanine se rencontfe surtout dans les jeunes pousses de pommes-de-terre, dans la pelliculê des tu,beroules trgp jeunes ou trop viegx, ou La pomme-de-terre se multiplie à t'aide de ses tubercules et de ses graines. Par te semis, on cr.ée des variétés

verdis

I
,

'nouvelles.

'terres légères et cette plante végète très bien dans les sablonneuses;.en enlevant les fleurs au moment de leur , apparition, on augmente notablement la récqlte. La pommede-terre a été 'apportée en Europe, suivant certains auteurs, vers {530, Pâr les Espagnols, qui la trouvèrent a,g Pérou; suivant d'autres, vers 1590, Pâr des navi-

,

I

t
I

-149,gateurs anglAis. Sa culture ne devint populaire danS nOs àontrées que Vers le milieu du xvltt' siècle, grâce à Antoine verhulst, de Bruges, qui doit être considéré comme le pro-

i

1

,l

i

pagateur de oette plante en Flandre. En L702, il distribua' à -nruger, des tubercules, et en L7l10, trois ans après la naisde Parmentier, on vendit des sacs de pommes-de-terre Sance au marché de cette ville. Elle rend des sqrvices signalés' Nourriture agréable, substantielle et peu cotteuse, c'est, après lescéréales, le végétal comestible le plus précieux; on f'a surnommée le pain itru pûuvre. outre son usage pour I'engraissement des porcs, des bæufs et"de la volâille, la
fécu1e

I I I

I

i

(u'on en retire est employée dans la fhbrication de I'alcool et du sucre. Râpée, elle fournit un bon emplâtre pour les brùlures. Enfin, les tiges séchées au soleil (fanes)
L'alcool de pomme-de-terre est insalubre, à cause de la substance particulière qu'il renferme et dont il est difficile de le purger totaiement. 0n connaît cette substance sous le
nom d'esJence de pomme-de-terre ou alcool amglique'
La moreLle noire (s. nigrum) est une Solanée herbacée suspeqte, très communo dans les lerrains arides et le long des murs; ses baies sont noires, à peine de la grosseur d'un poiq. Lu mwette d,m,ce-,amère (s. dqlcamara) a, au contraire, une tigc que,.$c$g, tigneuse et des,baies rouges; son nom lui vient de co 9]!e gott amorlÇui se change bientôt en une seveur agréable e[ douge' a un sudoriffgue' 0n emploie los ieunes [iges en breuvage que la L'aubergine is. meloàgona) donne un fruit charnu ot sucré

sont brûlées sur place pour amender la terre.

. .

cuisson reïd comestible. ln tomate (lycopersicum esculentum) a dos baies rouges, volumineusesi rempliei d'uno pulpe succulente, alimentaires' commg Les fruits rouges du piment (capsicum annuum) s'emploient quelques pays, surtout en Espagne. Le poi'are de assaisonnementâans Cagenne (c. frutescens) est plus énergique' irs baies du coqueret (physalis alkokengi) sont diurétiques'

(atropa belladorla, fig. {ts9) est une plante haute d'un à deux mèpes, à feuilles ovales 9t sombfes, à catncalice ëtalé en étoite ù la rnaturité ile In baie, à' corolle Elle est vénéneuse dans toutes panulée, d'ug brun violacé.

La bellailonc

{50

ses parties

et

d'autant

plus dangereuse que ses baies noires, de I'appa-

tentent la gourmandise des enfants et peuvent occasionner les plus funestes accidents. Dans
cet empoisonnement, on éprouve le vertige et le délire, la pupille se dilate et devient fixe; des vomitifs, de l'eau vinaigrde, du café très fort, sont les meilleurs remèdes. En médecine, la belladone s'emploie pour dila-

rence d'une petite cerise,

,
Fig. 159.

calice étalé en étoile à la maturité ilo la baie I corolle campaauléo.

Beilaitone

..

fleurs solitahes:

ter la pupille, faciliter la
respiration, etc. Son prin-

cipê actif, loatropine, cristallise en petites aiguilles blanches.
Trùbu

Le tabac (nicotiana tabacurn) a une racine annuelle; une tige herbacée; des feuilles lancéolées, visqueuses, sessiles, Ies inféri,eures décurrentes ; un cali,ce persiitanl, unê corolle infundibuliforme, rosée (fig. 5b), des capsules remplies de graines très fines, s'olturûnt en d,eun, puis en Etatre ualues, à
déhiscence septifrage ou septicide.

II.

Capsule.

'

considérables du Nouveau-Monde.

Le tabac, originaire de I'Amérique méridionale, a été introduit en France, vers {560, pat Jean Nicot, ambassadeur de François II en Portugal. Bien que cultivc aujourd'hui en Europe sur une grande échelle, il nous en anive des quantités

Il

renferm

'huile incolore, d'une saveur âcre et brûlante, violent poison dont une goutte suffit pour tuer un chien. ce principutonne
une odeur vireuse aux feuilles fraiches; mais, par ù dessiccation, celles-ci perdent une partie de leùr poison et acquièrent une odeur piquante et très agréable, ce qui fait

e la

ni,eori,ne,

'-

.1Bl

-

que beaucoup de personnes les mâchent, les prisent sous forme de poudre, ou les fument,'soit hachées, soit roulées en cigares. L'abus du tabac est nuisible à.tout âge. C'est un narcotique très énergique; on- en fait une décoction contre la vermine des animaux domestiques. La fumée du tabac fait périr les pucerons qui nuisent aux plantes. La stramoine ou pomme-épineuse (datura stramonium, fig. 160) affectionne les lieux cultivés et les ddcombres; elle est reoonnaissable à ses fleurs blanches infundibuliformes et

à son fruit,

capsule de la grosseur d'une petite pomme,

hë,fissée d,e pointes aiguës, renfermant quantité de graines noires et, s'ountranl, en quatre ualaes par déhiscence septi-

frage. C'es[ un violent poison, administré à très faible dose dans les maladies nerveuses. Son principe actif est la daturine. La fumée des feuilles est employée contre I'asthme.

Fig. f60. - Sffarnol,ne.' corollo infundibuliforme ; capsulo.

Fig.

16l.- Jz squldme : feuilloe sessiles. velues; corolle infunilibuliforme.

La jusquiame (hyoscyamus niger, fiS. {6{) a des feuilles blanchâtres, velues, une corolle infundibuliforme, d'un jaune $ale, et une capsuleà déhiscence pgri'daire. Blle aime à pousser

-152dans les décombres, les lieux retirés et les cimetières. Narcotique analogue à la belladone, elle est particulièrement employée dans les affections herveuses, son principe actif a ,été appelé hyoscyamine, Ses graines, comme celles de la stramoine, servent à engraisser les chevaux et,lqs porcs.,
La molène baui,l,lon-bl,anc (verbascum thapsus), do la famille des Verbascées, se rattache aux Solanées par plusieurs caractèros. Elle 'habite les lieux pierreux; on la reconnatt à sa tige droite, haule d'environ deux mètrosn se terminant par un épi do flours jaungs, e[ à ses.
béchiques en infusions.

feuilles grandes, douees au toucher, décurrentes. Ses fouilles sont employées comme émollientos en cataplasmos, e[ ses fleurs àomme"

Solanées

(fiS. {69 à {64). - Elles diffèrent des' par les feuilles gdnérqlement hi,spi,des, Ies fleurs ordinairement disposées en gruppes seorpioiiles, et le fruit,
,

Bomaglnées

qui est an tétrakène,

.Fig,

162.

-

Granilp consowile: feuilles décurrentes, corolle tubuleuse.

Les fleurs et les fouilles de la bourcache Espèces princi,patës. (borrago officinalis), plante cultivée, son[ usitées comms sudoriûques et diurétiques, L' lt él,i,otrow du P drou (heliotropium peruvianu $), à odeur de vanilloo s'emploie en parfumerie. La grande-consoud,e (symphytum

-

-{ts3légèrement as[ringente. Les fleurs de

I

'officinale (fig. {69), qui crol[ sur les bords des eaux, a une racine'

b

ui,périna (echium vulgare), de

Fig. f63.

- Téfiahènp bouwaaltê.

ibta

Fig.

164.

-

Pulmon@l,re. Pulrnonalre.

la

buglosse(anchusa o.fficinatis) et de la pul,monaire (pulmonaria offioinalis, fig. f64) sont réputées pectorales. La racine de la cEnogl,osse

(cynoglossum officinale) est stipposéo narcotique. Au[res ospècos indigènes z Lgcopside (lycopsis), mgosati's (myosotis)o gr émi,l, (l ithosÉerdu m).

Sorophularlnées.

Yégétaux herbacés. Feuilles. ordinairement opposées, sans stipules. Fleurs hermaphrodites, ordi.nairement inëgùlières. Calice gamosépale, persistant, à qu.atre ou 'cinq divisions (fig. 165). Corolle' gamopétale, hypogyne, caduque, à quatre ou cinq divisions. Quatre étarnines insérées sur le tube de la
corofle, deun grandes et deun peti,tes*

-184Ovaire libre surmontd' d'un style. Fruit

! capsule ù d,eun loges. Përisperme charnu àu corné. Embrgon d,roi,t. Espèces principales. La digdtale pourprée (digiralis purpurea, fig. {66) est bisannuelle. La tige, haute d'un

-

mètre environ, porte des feuilles alterlres, simples,
grandes, ovales. Les fleurs,

purpurines et ponctuées à I'intérieur, forment une grappe. Le calice a cinq
dirtisions profondes et iné-

'

gales..La co.rollre est gantelée et assez grande pour y mettre

ie doigt (d,igitus, doigt); la lèvre supérieure a deux lobes, I'inférieure en a trois, dont le lobe moyen, plus grand, est barbu en
dedans.
F-ig. 166.

-

Dtgttate powrprëe,

. Cette plante aime à po usser dans les bois, sur les coteaux

arides et les bords

des chemins. on extrait de ses feuilles un principe actit la di,gitaline, qui, à forte dose, est vénéneux et provoque des vomissements, des vertiges et lo délire. Employée .en médecine par milligrammes, la digitaline ralentit les battements de cæur, favorise la sécrétion de l"urine et arrête

les hémorragies.
Les aéroniques : peti,t-chêne (veroniea chamaodrys\l à' feuilles de .serpolet (v. serpyllifolia); offici'na,to (v. officinalis, fig. ,167); ù feuil,l,es d,e l,ieme (v. hederaefolia), etc. R'ont guo deux étamines. 0n roncontre s urt ou t Les s crop hu l,air e s : aq ual,i q ue (scro phula ri a aqua t i qu a), no ueus e (s. nodosa) sur les bords des eaux. Les ti,nai,res (linaria) et les mufliers {antirrhinum) ont une corolle pefsonné0. Doux espèces de rhinanthes ,(rhinanthus) se renconlrenI dans les bois of surtout les prâirios humides. Une espèce de métamltyre (melampyrum pratense) crolt, dans les hois; .une aul,ro (m. arvense),'dans los moissons; los somences de cette dornière

-155espèce rendent le pain amer et Ie colorent en violet. Los pédùculaires (pedicularis) sont des plantes âcreso dangereuses, que tous les bestiaux rojettent. Les euphradsas (ouphrasia) sont blanches ou rougoâ[res; lour abondance indique une mauvaiso qualité du sol.

'

Fig. 167.

-

Tër0ntqueom,cùnatû.. aorolle rosacéo, 2 étamines.

La grati,ote (gra[iola officinalis) est une Scrophularinée véndneuso, gue lbn rencontre dans les prairies humides de quelques partios de notro pays. Sss feuilles sont, embrassantes, e[ ses fleurs d'un blanc-rougoâ[re. C'est un purgatif violent, qui n'es[ guère usité. Citons enpore comme plantes d'ornement appartenant à cefi,e famillp : les calcéolai,res (ealcoolaria)ot lê musc (mimulus moschatus).

Labtées (fig. t68). Les Labiées se distinguenr des Scrophularinées par les caractères euivants i _
Tige tëtragone, Feuilles opposées. Corolle

^ é# t'V,t[t\

lahiëe.

Fruit :

tëtrakène. Përi,sperme nul.

kÏllrld )#ffi W Æ(
Fig.
168.

Odpur aromatique.

Les Labiées doivent à I'huile essentielle qu'elles séprètent en abondance d'être en usage comme condiments ou comme parfr1ms. Certaines espèces possèdent, en outre,

- Eteur ite tarnter bta,nc. employer comme

un principe amer et astringent' gui les fait
toniques-stimulants.

{56

-

Espècet pri,nci,pates. - titon s le lamier btanc ou'ot"ti,y-btrancho (lamium album), le Lami,er ptarpre otJ Qrl,ie-rnuge (1. purpureum), le l,ami,er amplenicaule (1. amplexicaulo) et Io gatëobdol,on jaune (galeobdolon luteum), qui épanouissenl leurs fleurs dans los haies et les

Fig. f69.

-

Msnttu

pol,wée.

Fig. 170. -

Mêltsse,

lieux cultivés; les menthes (mentha, fig. {69), à fleurs prosque régulières; la mél,isse (melissa officinalis, ûg. {70) at citrQnnel'ta, à fleurs blanches et à odeur do citron ; la sawiet a (satureia hortensis), arbqste nain des jardins; la sauge (salvia officinalis), le I'gcope (lycopus) et le rnrna,rm (rosmarinus officinalis), qui nbnt que deux étamines ;la thgm (thymus vulgaris), cultivé, à tige pubescente, blanchâtro; la serpol'et (t. serpyltum), sâuvage, à tiges faiblæ et couchéssi I'origan (origanum
vulgaro),
I e gl;echome I'ien'e-temestre(glecboma hederacea), les bords des chemins, reconnaissable à ses fleurs violottes, à ses feuilles rdniformes et à ses tiges couchéos donuant naissance çà et là à des raoinos adven[ivos; los gal,éopsds (galoopsis), abondants dans les moissons; la |ugle rûrnpûnte (ajuga reptans), qui a une cbrolle unilabiés (los lobes de la lèvro supéiieure étant très courts) et

5

à

tige élovée;

si commun sur

r
I I

-

{57

.une tige stolonifèro;

la brunel,la (blunella
vulgaris);

les ë,piaires (stachys);

la

seutel,-

lni,re toque(scutellaria galoriculata); la ger-

mandrée

scot'odonie
;

(teucrium scorodonia)

, officinalisl; la
ch a
c

la

bétoine

(betonica

népëta
"

ai,r e ou her b e- auu-

chats (nepeta catarià);

l'hyssope
cal,ament

(hyssopus tha);

officinalis (fig. {7{); le

le

(ca lam i n

'clinopode dium); le
(marrubi
u

patchoul;ù (pogostemon patchouly), le
(clinopo-

marrube

m) ; la b ùl'l'ot e

(ballota); etc.

Fig. l7l.

-

Eqssope.

ee.laop:Êrr

QUATBIËME CLASSE. ar.qs pfurcnrng.
I

Périanthe double. Pétales soudés entre eut. Cotolle insérée sur le calice. Étamines insérées sur le calice avec la conolle ou insérées sur la corolle. Oaaûre soud,é auea leoalice (ovaire infère). .Campanulaoées. Plantes herbacées. Feuilles

alternes, sans stipules. .t'lp3rrs hermaphrodites, réguli,ères. Calice et corollej à cinq divisions. Cinq étamûnes insérées a,aec la borolle au sommet du'tube du calice. 0vaire surmonté d'un

style. Fruût soudé avec le calice, capsul'aire, à plusieurs

loges

-158contenant un très gru,nd, nurnbre de grai,nàs. Déhidcence loculicide ou plus ordinairement poricide.
Indigènes

: huil

mi'roi,r ou mh'oir-de- v énus(specuraria speculum), i aiptoiTe @hyt heuma spica[u m), j asione [iasione montaua), wàhlenUergle (waÀiànnersia).

espèees de campanules (campanula), spécul,a,ire-

cua'rblgacées.

teuses, étalées sur le sol ou grimpantes-accrochantes par des vrilles, quelquefois presque volubiles. Feuilles alternes, sans

-

plantes herbacdes. Tiges sarmen-

Fis. r72.

_ Br.sone,1ftï:îïlt;ililiÏ:,î#,:ïs

aux feuilres; feuiles

lières. calicg et corolle à cinq divisions. oinq ëtami,nes insérées à la base du tube de la'coroile, ortlinai,iement tri,adelphes.,,Ovaire infère. Fruit : pépanîd,e oa baie. Espèces princi,pales. - 0n cultive le eoncomDre (cucumis

stipules. Fleurs ordinairement d,ioi,ques ou monoi,ques, rdgu-

t- .'
,159

-

servenl de goûrdes. La bryone, uigne-sauaage, uigne-blanche (bryonia dioica, fig. L72), qui croît dans les haies, a des fleurs verdâtres, des baies rouges et des tiges grimpantes, portânt des vrilles simples et des feuilles palmatilobées, scabres. La racine, grosse, blanche, d'une odeur désagréable, renferme un suo , vénéneux et.purgatif; les jeunes pousses sont dépourvues de toute propriété. La racine sèche e[ en poudre et les baies sont, de violents purgatifs peu employés aujourd'hui. prantes herbacées, Rubiaeées. arbustes ou ârbres. Tige ord,inai,rement tétragono. Feuilles opposées ou aerticiltées.

douée de propriétés purgatives énergiques; la courge oa potiron (cucurbita maxima), dont les fruits sont énormes et d'une saveur fade, sucrée ; la calebas.se ou courge progtrement dite lc. lagena,ria), dont les fruits, à coque dure et àoriace,

sativus), dont une variété a pour fruit le cmnichon; le melon (c. melo) ; la citrouille, pastièque ov melon d,'eau (citrullus vulgaris), à fruits très gros, lisses, rafraîchissants;la coloqqinte. (c. colocynthis), qui a un fruit globuleux, à pulpe spongleose

,

cinq dtamines insérées sur le tube de la 'corolle. Ovaire infère. Fruit variable,
Fig. 173. -.Diagramrna corné. itre La fl,eur dæ l,'aspêrul,e
od,oranto.

quatre ou cinq divisions. Corolle gamopétale, insérée au sommet du tube du calice, à quatre ou cinq lobes. ouatre on

Fleurs ordinairement hermaphrodites et régulières (fig. ITB). Calice per,it, à

sec ou plus raremenl charna. périsperme

La plupart des, Rubiacées mddicinales sont exotiques: Espèces prinei,pales La garûnee (rubia tinctorurn), cuf,tivée en Belgique, a une racine vivace, longuement traçante; une tige hispide; des feuilles verticilldes, et des fleurs, à corolle jaune, rotacée. 0n récolte les racines la troisième année pour en retirer une matière rouge (alisarine), qui est employée en teinture, mais qui a perdu de son importance

depuis la découvertq goudron de houille.'

de matières tinctoriales tirées

du

-{60Le caféier (coffea arabica), originaire d'Abyssinie et cultivé "dans tous leq pays tropioaux, est un arbuste à feuilles tou-

jours vertes, à fleurs blanches, odorantes et à fruit charnu,
rouge, renfermant deux graines (aafé). Celtes-ci contiennent' un principe amer (caféine), et la torréfaction y développe un
arome particulidr.
"

Le quinguina est l'écôrce de plusieurs arb'res du genre 0n en retire la quûûi,ne "et la ai,nchoni,ne, QUi, traitées par les acides, donnent des sels'
ci,nchona, de I'Amérique méridionale.

,

très usités comme fdbrifuges.
L'i,pécacaanha (cephaelis) du Brésil e$t un arbuste rampant, dont la racine renferme un alcaloide (émëtine) employé "commé vomitif.
Indigènes : shdrard,i,e (sherardia arvensis); gai,l,l,et (galium); alspëruk .(asperula),.don[ une espècen I'asperula odorata, serû, dans les pays rhénans, à la préparation du

maitrank par I'infusion

des sommitéq dans

vin rougo bouillant. ..du

Caprifollaoôes,

Les Caprifoliacées diffèrent

des

Rubiacées par les feuùlles, toujours opposées,la tige non tétragone, et le fruit toujours charnu, généralement cotlstitué par une baùe.

,

: ad,one (adoxa môschate[ina)i su,reau : gèbtre (sambucus noir (s. nigra), ù grappes (s. racemosa); ai'orno (viburnum); .ch,èurefeui,l,l,e des buissons (lonicera xylostoum)o dont les baies sont
Indigènos
ebulus), laxatives

Le sureau esl un arbrisseau à feuilles pennées, à fleurs blanches,
Cultivées z chèurefeuille des jardi,ns (1. caprifolium)n dont les baios o[ les fleurs béchiques et sudoriûqvosi,svrnphoricarpe '.sont diurétiques (symphoricarpus racomosus)n dont les baies sont blanches et assez grosses.

1

chèurefeuill'e des boi,s (1. periclymenum).

sudorifiques à l'étal, $ec, et à baies noires ou rougesr laxatives.

" Valérlanôes (fig. {?A).
.opposées,

non stipulées. Fleurs hermaphrodites, presque

Plantes herbacëes. Feui,ltes

régulières ou irrégulières. Calice gamosépale, à tube soudé'
-avec I'ovaire. Corolle gamopdtale, insérée au somnet du tube ' du oalice, infundibuliforme, à. cinq lobes. Une ou l,rois éta-

mines insCrées sur le tube de la corolle. Fruit soudé avec le ' tube du calice, sec, irtdëhiscent,, {

-L6L-

a
Fig.

nale (valoriana officinalis),.qui oroit sur les bords des ruisseaux, a des tiges hautos d'un
La

Espècês'principal,es.

ualéri,ane offi,cù-

mètre, des feuilles découpées et des fleurs blanches ou lilas. .La racine es[ un antispasmodique puissant. La u aléri,anel,l,e pottigèra, ntd,che, doucette, salade-de-blë, salad,e-d,'hiuer (valerianella

olitoria), commune dans les champs et les La fl,pur de lq' 'offi,cinal.s.
174.

Dtagra,mrne irp
uq,l,érî,a,ne
f,i

branches, pourvues a,uo.

fi,ÏTiiiiïJ:'er)'

bois, esf souvent cultivée pour ses feuilles, que I'on mango en salade. 0n cultive dans les jardins Lo centranthe à fleurs rouses'raremeht

Composées

ou Synantlrérées.

Plantes her-

bacées. Feuilles alternes', sans

stipules. Fleurs petites,

Fig.

176.

-

Fleurore

.

5'ig. U5.

1. Fleuron.

-

Capùtutp itet'arnùque (Compos6etubuliflore).

3. Inïolucre.

2. Demi-ûeuron.

Fig. I77.

fl,euron ow

Demtl,Wula.

hermaphrodites, unisexuelles ou neuffes, rdgulièrbs ou irrégulières, en, capi,tules (fiS. {75) disposés en cynle ou en corymbe. Calice adhérent à I'ovaire, à limbe 4ul ou pcailleux ,ou pourvu de soies formant une aigrette. Corollè insérée au soumel du tube du calice, gamopétale, tubuleuse (fleuron, fig. {76) ou ligulée (derni-fleuron ou ligule, fig. 177). Cinq dtamineç, inséréessur le tube de la corolle ianthèresintrorses,
soudées en

'

un tube qui eintoure le stgle {dtamines synanthérées).

tl

.i

1

-

!,62

-

Ovaire infère. Styte bifide, avec poils destinés à retenir le pollen. Fruit : ahène nu ou plumeux. Pas de përisperme. Famille très naturelle, immen$e, renfermant plps de {2,000 espèces, la dixième partie des Phanérogames. Les Composées sont alimentaires, médicinales ou ornementales. Elles se partagent en deux tribus. Tribu I. - Les liguliflores. -.Fleurs toutes'ligulées,. hermaphrodites. Racines et feuilles' alimentaires. La chiwée sauaage, '(cichorium intybus), plante vivace, à feuilles sinuées et à fleurs bleues, sessiles, est un tonique amer qui provoque I'appétit et purifie le sang.' Cultivée, elle est mangée en salade et fournit une racine qui, torrdfiée et. moulue, produit la chicorée gue I'on ajoute au café pouren renforcer le goût, et le colorer. La barbe:de-capu,cirt et la chicorée ù grosse racine d,e Bruæelles sont cultivées dans des caves à I'abri de !a lumière.' L'enddue (c. endivia) est une espèce de chicorée. La scaroie iendivia latifolia) est une variété d'endive. La laitue (lactuca sativa) a des fleurs jaunes. En feuilles, elle constitue un aliment rafraichissanl.. En fleurs, elle renferme un suc narcotique employé comme calmant sous le nom de thri,dace ou lactucarium. Les laitues peuvent se rapporter à trois races : la laitue pommëe; la laitue roma,ine, à feuilles allongées, et la laitue frisée. La scar*onère (scorzonera hispanioa) a une racine noiren charnue, pivotante; des feuilles lancéolées et cinq ou six capitules jaunes. Sa racine fournit un excellent légume connu sous le nom impropre de salsifis. Nous mangeons aussi les racines'da salsifis (tragopogon porrifolius), espèce à fleurs
rùiotettes.
La camomil,l,eromai,ne (ormenis nobilis), plante cultivée, a des feuilles très découpées ot des fleurs liguldeb blanches d'une odeur pénétrante et agréable. 0n I'emploie commc stomachiquc et antispasmôdique. Le ,pissenl,it ([araxacum officinale) es[ .une Composée que tout le mondo connalt. A l'état vert, elle est recherchée des bestiaux; sèche, elle est nuisible. 0n'en mange les jeunes pousses en salade ou cuites. A l'é[at sauvage, on trouvo las ëperui,èt'as (hieracium), les crëpides

_
(crepis),

{63

les taiterons. (sonchu s), la l,ampsune (lampsana), la porcelle enraci,nëe (hypochoeris radicata), etc.

Tribu II- Les tuburiflores. - Fleurs toutes tubureuses, hermaphrodites; ou capitures formés de fleurons au centre et, de demi-fleurons à la circonfdrence.
to*o*àur-cornmune (matricaria chamomilla), abondante dans res champs, a des fleurs jaunes; elle esl
usitée comme stomachique et antispàsmbdique. les 'jardins, a une odeur péndlrante, des feuillés nfanàtatrË, e[ des fleurs petitesn

La matricai,re'carnorni,r,re ot

.

L'armoi,se absinthe (artemisia absinthium), souvent cultivée dans

iaunâtros. Les fouilles et les sommités d;rier,;tnt bs vertus stomachiques et vermifuges sont bien connues, donneni une infusion dans du vin blanc. L'essence iournit, re uermout, par avàc l,alcoolo la liqueur qui porte le nom d,absi,nthi Les feuilles del,armoise estragnn(a: dracunculus) sonù très employées

viandes rôties.

comne condimenl aromatiqud, surtout pour les cornichons

e[

res

cordirormes; aux

Les bard,nnes (lapna) sont des piantes érevées, aux feuilles très grandes,

comme le doigt, est sudorifiqu, ôi ,ùrproie contre les maladies de la peau. L',arnique des montagnes oa tabac-d,es--m.ontagnes (arnica monhna, (fig. {75)' a des feuilles-radicales targes,. de I'aspect de celles du tabac, d'ettre lesquelles sort une tige portan; dhutres feuilles plus petites ot se ter-

:9311ry le long des chenins est longue et grosse

.reu1s

rqusàs,-viàËd;;';Ëï;"i, crochers; et'dans les [éux id];;. ia racine, qui

& ^&

' .

des chiens, elle tue les insectes'parasites.

dans les lioux incultes, sur les murs; elle a une odeur camphréo désagréable.0n omploie lÇs graines r'éduircJen poudro comme vormifuge. placée dans la.nichs

C'est un remède contre les coups et les blessures. .- .La,tanai,sie(tanacetum vulgare) crofr

ô',iË:

1ï,'iii,:iT,:'il1,îî,iîî*:

'
Fig.f?E.-Aumée.

Nous mangeons les bractées et le réceptacle ds l,artichazt (cinara sco_ lymus). Nous oultivons dans nos par_ .terres les soueis (calendula), le gtnnd, soleit ou tournesal (helianthïs annuus), les d,ahlias (dahlia), dont les variétés se

j
1

-164comptent par milliers,lesi,mmortel,Ies tes ôhrgsànthèmes (chrvsanthemuT!;

(helichrysum),les asters (ast'er),

TITLrrurr* du topinambour (helianthus tuberosus) serven[ à fairo de I'oau-de-viso à nourrir le bétall et mêms
I'hbmme. A l'état sauvage' on trouve encore lbs

senecltts (senecio)n l'achi,l'lëe mille'
iII

,'stonrutatoire \t.pl,atmica), l' ant'h'émide (anthemis), L'antennaire dioique.. ou
pied,-d,e'chat (antennaria dioica), plantq

feuii,ta (acb

ea millefoli

um

), l' achi' I ïée
'

bérhiqoe, los gnaphalas (gnaphalium)'

les citonnièrBs (filago),
or (solid a go

le

sol'i'dage
L' 0'.'u''

u er g d d,'

vi rga-au roa),

tonique, excitant o et diurétiqu e, l' eu.p a'toire afeui,ttes de chanure (eupatorium cannabinum), à racine Purgative, le ',tussil,age pas-d,'û,ne (tussilago farfara), qui fleurit en mars'avril, lopgtemps avant I'apparition des feuilles et' dont

nëà Gnula helenium, fig. {78)' à-racine

'

sium), la jacée (centaurea iacea)' le l'armoi's'e cammlrne (a' vulgaris' fig' {79)' , bluet ou bteuet(c. soge[um) n h gr ande' lo chrEsanthème aïs- moiisons (chrysant hemum peti'te'marguerite
cyanus)

Fig'

l'e''- armot^se

les fleurs sont aromal,iques et' béchiques' (cirIes chard,ons (carduus)n les cdrsss

marguerùte (c.

reucl;ffiffi;j,'l^ -

b6qut ette 01
.t

(bellis Perennis)' etc.

clNQUlÈME

CLASSE.

s NgN arcNcl'cfms' Fleurssanscorotrle,orilinairementpourauesr|unm,lice,

pû8 de ehatons heimaphrod,ites ou uniseæuelles; .-

a ,tll,puîrî

sépales, quelquefois hermaphrodites-dà. lg0). Trois à six calice'

p;i;sonées. - plantes herbacées. Feuilles alternes' en une g,'ine' Fleurs petites.' ordinairemenl
soutl,éei

pJnioià*.

Oi* éiamines insérées à la base du à une loge et ovaire libre, surmonté de deut' ou trois styles,
Ouatrà

i

{68

-

I

trigone, un ovute. $,ruit (akène ou'caryopse), ordinairement épineux, souven[ recouvert par le e ,n*ie* parfbis ailés ou
cali'ce persistant. Espèces principalef.

vivace cornmune feuilles sagittées

se reconnaît à ses et à ses fleurs verdâtres- munies de six ;é0";; Jî" six étamines. On la cultive dans les iardins poî, ses feuilles aigrelettes employées dans la -préparation à.* *oupus. On en tire I'acide oxalique et Ie sel d'oseille'

- L'oseille dan's les lieux herbeux,

'(rumex acetosa)' plante

"

eootroi Oan's tr. r*ùtorl, sur les rocnutt et les viéux murs; lerumenù feuùlles lo't'u,rnafr oàùiàt tr.ôftusifoliu s), le rumen sangutn (r'. sanguineus), -Uyàrofapathum) etle rumen aggloméré (r. conglodleautr. iontotà oaux;otc'

crëpu (r. cribprts) Le ru,mer, peti,te-ospit1e (r.acetosella) elle rumeæ .les pâturages, etc.: le rumen à ëcusson tes chàmps,

meratus), dahs tes liàux fi'ais et aux bords dos à la base' La patience (r. pationtia), à feuiltes très aùples, arrondies pour sa racine astringente, stomachique' est coltiuée -Li renouàe bistorte (polygonum bistorta) crolt, dans les prairies, où I'extérieur, on la regonnalt, à son Opi dâ:fleurs rosées; sa racine, noire à est repliée sur ellemême (d'où bistofte) et ssrt en

rouge à I'inlérieur, renouée d'es médecine comme'astr.ingànt. 0n rencontre souvel! lq amphibie (p' anphibium)' la renouée il,ràou*(p. avicular e),la-i'enouée (p. lu-pathi- persicar,retp. perriciria), la renoueg'ù fevu,i,ttes d,e patienca

[àriùrj,
(p.

convolvulus).

n

iànàuee io1,uïa-a,eaa (p. hydropiper) et,la renouëe tis:eron i

Le sanlasi,n ou blë-noir (p. fagopyrum)'"Tige rougeâtre' Feuilles cordées. Fleurs en corymbes. Calice à cinq sépales blancs ou roses. Fruit trigone, noirâtre, dépassant longuement le calice. Graine ;A / I n " \ farineuse. Originaire de I'Asie (fig' {80)'

S 7fl;

v:/

"/,

Seméàlafind'avril,le sarrasin développe

ses fleurs en

juiller. Il est culrivé en grand

"T"'::*-l':tr:ffi :;Ï-,f',;ru:'J"i'#'$ii stn de rartar*. emplOie à la préparation d'une espèCe de
pâtisserie ou à la nourriture des bestiaux et de la volaille. bnfoui avant la floraison, il devient un bon engrais.

j;il:iiili;

-166La rhubarbe (rheum) de nos jardins a des feuilres très grandes, onduléos e[ sinuées, dont los pétioies acides .r.u*nie s.rnir les rartes. La rhubarbe
de chine et,do Tarr,arie fournir

on, ,àùrùJf,urgative...

'

embryon ,o

ou d,urs après Ia floraison. Cinq étamines hypogynes ou insérées sur ie calice, opposées aqu sépales. Ovaire libre, ,ormonté de deux styles, à une loge et à un Fis.r8r.1 rha,siramt ',rù'rïàA;'ffi;;#,: ovule. Frui,t , ikèrt. Graine à embryon Ie périsperme ou à

Salsolaeégs (fig. {Sl). plantes ordinairement herbacées. Feuilles alternes, sans stipules. Fleurs pexites. le plus souvenl hermaphrodites. Càtice à _zê. cinq sépales herbacés générulement charnus

,fr^À lf fui\ { \"^ VoJ \g_/

rfio,ro#ilffi;^entourant

longs épis. Frtiit renfermd dans le calice durci. Embryon annulaire semé à la fin de l'été, il résiste aux grands froids êt se . consommsen hiver et au printemps. , Betteraae.(beta rapa). plante bisannuelle, hermaphrodite. Racine fusiforme, charnue, succurente, ' blanehd, Feuilles entières, rongues, épaisses. rouge, jàune. ou Fleîrs verdâtres, en longs épis effilés. Embryon annulaire. Les feuilles et la racine constituent une excellente nourriture pour les animaux domestiques. Mais on la cultive surtout comme plante saccharifère; on la récolte au commencement d'octobre. La pulpe, dont le jus sucré a été exprimé, sert à I'alimentation et à I'engraissement du bétail. Dans la masse volumineuse qu'on appelle betterave, il existe,- confondues, une portion enterrée constitude par le pivot, la plus riche en sucre, et une portion hors de terre, corre$pondant à la tige et renfermant surtout des matières azotées. Il en résulte que, pour I'extraction du sucre, on a tout avantage à cultiver des betteraves enlerrées le plus

Beaucoup d'espèces alimentaires. Espèces princùpales. Épfuiard (spinacia oleracea). plante annuelle, dioique. Feuilles sagittées. Fleurs verdâires, en

-

-167possible, comme la blanche de Silésie, et. que, pour la nourriture du bétail, les meilleures variétés sont delles qui sortent le plus de'terre,' I'azote ayant, dans ce cas, une
importance

maieure.

r;.

Lt poirée (beta cicla) et l'arcoche aa bonne-d,ahe @viplex hortensis) sont cultivées comme légumes. Les Salsolacées des dunes (soude,'sal,ùcornie, suéd,ëe) fournissent, par incinération, une grande quantité do soude. Dans les lieux cultivés, sur les bords des chemins, etc., on trouve N'angértne blanche (chenopodium album), la bhite bon-Henri, (blitum ôonus-Henrir:us), l' amoche hastee (atriplex ha3tata), el,c.

Urtieées (fig. 182-{SB).

Plantes -opposées ù herbaeëes. Feuilles stipules non soud,ées

l.ig.

A. Fleur mâle. 3. femolle.

182-183. - Dtagramm,e il,es fleurs d,el,'aûip il,loilque.

O@
"

couverte ainsi que les feuilles - de poils urticants. Fleurs unisexuées, monoiques
ou dioiques. Fleur mâle
:

aaec le pétiole. Tige tétragone,

guatre sépales et quatre éta-

mines .opposées aufi sëpales. Fleur femelle : quahe sépales et le pistil. Fruit (akène) non

soudé avoc le calice. Përùsperme charnu.
Eryèces pri,nci,pales. - Orti,e di,oi,que ou grande-mlie (urlica dioica); ortie brûl,anta ou petite-ortie (u. urens), espèce monoiquo,
urticante, à feuilles plus petitos. Les feuilles des orlies so donnenl, aux vaches, aux porcs et aux dindonnoaux. Los graines sont recherchées par la volaille. 0n peut rouir les tiges et en retirer une bonno filasso. Brtlées, elles fournissent

La,pariétaire (paûe\aria officinalis) croit le long des vieux murs, où olle se charge d'une certaine quantité de salpêtre qui lui communiquo
des' propriétés diurétiquos.

'beaucoup de potasso.

Canna,binées. - Plantes herbacées dioi,ques, différant des Urti0ées par les fleurs nâles à e.inq sépales et ci,nq ëlamines (fig. {861, et par les grainespriuées dè périsperme.

Etspècæ

principater

Plante vivace. Tiges volubiles, très longues, annuelles, grim-

-

,o,,no;i

;rtus

lupulus, fis. rs4).

Fig. f84. - floabl,om fatnel'\,e.

pant jusqu'au sommet de hautes perches dans les cultures, 'Feuilles cordées, çcabres et palmatilobées; stipules soudées. Fleurs fomellei groupëes dans des c6nes, sotts des bractëes minces, foliacées. Fleurs mâles en grappes. Akène ovoide, un peu comprimé, verdâtre. A la base des écailles des cônes, bn trouve une poussière jaune, appelée hupulin oa luqtuli,ne, qui donne,au houblon $on odeur aromatique et sa saveur amère. Il croit dans les haies, mais il est cultivé en grand dans tous les pays otr I'on fabrique la bière. En Belgique, le plus estimé est celui de Poperinghe et d'Alost. Il exige un sol profond, substantiel. Ses fruits ayant une ôdeur désagréable, on ne cultive que les pieds femelles, dont on cueille les cônes vers août-septembre. Les cônes de houblon communiquent à la bière son arome particulier et I'empêchent de s'aigrir; malgré de nombreux essais, aucùne substance chimique n'a pu les détrôner jusqu'à

lge

-

ce jour. Ils serven[ encore à la préparation d'une infusion^ tonique. Les premiers jets de houblon son[ teridres et se mangent comme les asperges. Dans quelques pays du Nord, on prépareavec les tiges une fllasse propre à fabriqu'er des oordes et des. toiles grossières. Chanare (cannabis sativa, fig. 185 et 186). Flante ahnuelle., Racine pivotante. Tige simple, droite, élevée. Feuilles palma--

/o\ (o o) tl ,\ \o o/ .\__/
Fig. 186.
Fig. f85. - Chanare
d,e
ynâ,|,e.

cka,nwê.

l,û flaur mMe

Diagramme-' du

tilobéeb, à folioles atlongées; stipules libres. Fteurs femelles' muni,es chacune d,'une petdte bractée et réunies en glomérules au sommet de la [ige. Fleurs mâles en petites grappes rameuses. Akène un pgu comprimé, luisant, (chèneuis), Originaire de I'Asie, le chanvre est cul[ivé en Europe depuis-

{r0

_

,

plus de 4000 arts. Il ne vient bien que dans les terrains gras' bien aniendés et ameublés. Les individus mâles étant moins élevés que les individus femelles, le vulgaire prend souvent les uns pour les auffes. Semé en avril, il fleurit en juillet. On arrache les pieds mâles dès qu'ils commencent à jàunir et les pieds femelles un peu avant la matunté des graines.

'

Le suc du chanvre est vénéneux, narcotique; Ies dmanations

,des chèneaièaes sont enivrantes, surlout à I'dpoque de la floraison-. Avec les sommitds fleuries du chanare indien,les Orientaux préparent une rdsine aromatigue très enivrânte, le haschisch. Ceux qui fument le haschisch éprouvent une
ivresse voluptueuse ; mais son usage immodéré amène bientôt

la folie.

, "du lin; plus

La filasse du charrvre se prdpare à peu près comme celle solide, mais plus grossière, on I'emploie pour fabri{uer des toiles commune$, des filets, de très bonnes "cordes, etc. Les tiges dépouillées de leur éoorce (ehèneuottes)
Quant au chènevis,

.,font de bonnes allumettes. "de volière et pour I'engraissement de la

volaille; il donne, en oulre, une huile employée dans l'éolairage, la peinture et la 'fabrication du savon noir. Le tôurteau des semences sert à

il sert pour Ja nourriture

des oiseaux

.0n le plante fréquemment le long des chemins et des avenues. Son bois, dense et lenace, est employé dans le chafronnàge, la charpente, etc.; les carrossiers, pour les moyeux des voitures, emploient de préférelce la variété torlillard, ainsi

'engraisser les porcs e[ les chevaux. Ulma.eéris..- Ornie (ulmus). Les feuilles de I'orme sont .alternes, distiqueq, non symétriques à la base, acuminées. Les fleurs paraissent avan[ les feuilles, en mars-avril; elles son[ hermaphrodites, rougeâtres et réunies en .fascicules sessiles. Le fruit est une sûrna,re (fig. {08). " 0n trouve deux espèces d'orme dans les bois de nol,re pays.

nommée à cause de I'enchevêtrement de ses fibres. Les. excroissances du tronc de l'orme ou ôronssitls sont recher'ahées par les ébénistes

EuphonbtaoétJs

I1fl,

Herbes, arbustes ou

(ftg. 187-188).

a.^ r:": \/
oo

T

arbres. Feuilles ordinairement
u

alternes.' Fleurs régulières, uni-.
sefruelles, monoiq ues ou dioïq es,

| "'"":'"'3:" \ o oo /
r-...- o-/

à simuler une fleur hermaphrodite"'Calice à trois, quatre ou cinq sépales libres ou soudés. B. " Corolle nulle (dans nos espèces). Fleur mâle : ëtamines en nombre ind,ë,fini ou défini. Fleur ' femelle i oaûire libre, à, troi,s loges. Fruit libre, capsulaire,
187-188. Dd,agrd,rnrne fl,eurs Au rùcfut comrnun. â. Fleur mâle. femello.

@

souvenl rapprochées dans une
même irrflorescence, de manière

f ig.

-

&s

s'ouvrant avec élasticité, quelquefois charrtu.
Espèces prindipal,es. Les-euphorbes : réueil,-matdn (euphorbia helioscopia), peti,t-cgprès (o. cyparissias), pépl,as (e. poplus), faunamandier (e. amygdaloides), etc. se roncontrent dans les lioux cultivés et sur les bords des chemins. Elles renferment un suc laiteux, blanc, gui se transforme dans les graines en une huile caus[ique, drastique. La mercuri,ale annuel,l,e'(mercurialis anuua), petite plante commune dans les lioux cultivés e[ la mercuriale ui,aace (m. perennis), gui crolt dans les bois montueux, sont laxatives. Le ri,cùn (ricinus communis), arbre originaire de I'Afrique, n'est qu'une grande herbe chez nous. Ses feuilles soht palmées. Sa graine donne une huile purgative très estimée. Le bui,s (buxuq semporvirens) est un arbrisseau à fouilles ovales, persistantes, lcoriaces, luisantes, et à fleurs disposées en glomérules. 0n le trouve sur lqs coteaux arides et les rochers. Son bois, jaune, dur et compact, est utilisé dans la grâvure. Dans beaucoup de jardins, on cultive le bui,s nai,n pour bordure. Le crolon (croton liglium) des Moluques fournit uno huile très employée pour amener les éruptions à la peau. Lemani,oc (atlopha manihot), arbus[o de I'Amérique méridionale, a une racine volumineuse, que I'on mango après en avoir détruit par la cuisson le principe vénéneux; le tapiacaest, la féculo du manioc. Le mancenitli,er (hippomane mancinslla) est originaire de I'Amérique tropicale, où son bois est employé en ébénisterie. son suc prodluit sur la poau I'effet d'une brtlure. Ses émanations sont malfaisantes, mais noÀ mortolles, comme on I'a cru lôngtemps. Une Euphorbiacée arboresconte de .la Guyane et du Brésil, l,heuea guEanensis, donne le caoutchouc. Citons encore t le subl,i,er (hura crepitans) de I'Adérique tropicale,

-

'

I

-172_
dont ,le.irui[ s'ouvre brusùuerr-ren[ à la maturité en produisan[ un bruit comparablo à un coup de pistolet : lo tournesol (crozophora tinctotia). de la iégion méditerranéenne, dont les feuilles servent à préparer le tournesol, en drapeau, tein [ure.

cali,rc) tlisposées en chatlons, qui tombenl après la floraisorl; les femelles pourvues ou non d'un calice, disposées ou non en

APÉ;I::TIJJiIII;.' Fleurs sans corotle, "uniseæuelles : Ies mâ,les ilëpouruues ile
Arbres ou arbrisseaux. Feuilles alternes,

chatons.

Cupulifères.simples,

à

stipules caduques. Fleurs monoîques (fig. {90).

Fleurs mâles en chatons longs et peridants, constituées chacune par une écailleà la,base de laquelle il y a quatre à vingt étamines. Fleurs femel,les solitai,res ou renfermées par 2-5 d'ans uninuol,ucra, composées chacune d'un ouaire ù,plusi,eurs loges
contenant'chacune un ou deux ovuleso de deux ou trois styles, et d'un calûce à limbe court et, ù' tube soudé aaecloaai,re. Toutes les loges avortent moins une, et si cette loge est bi-ovulée, un seul des ovules devient graine; lefruit est un akène; il est entouré, en totalité ou en partie, d'un involucre (cupvle) foliacé ou ligneux, quelquefois hérissé d'épirres. ' Le cluêne (quercus, fig. 189) a une Espèces principale,s.

,

racine pivotante; une tige fobuste, élevée, à ramiflcation tortueuse et puissante; des
tombent

à la fin de I'automne dans nos contrées, mais qui persisten_t un ou deux ans sur les chênes verts du Midi i des chatons
fi,liformes, interrom pus, penda,nts, apparaissant en mai, avec lgs feuilles; un fruit (gland,) entouré

feuilles inégalement sinuées qui

ù la

partî,e

inférieure

seu,lement

Fig. 189. - Rarneau ùe chêne, portanf 3 chatons et 2 feuilles.

ïia,r une cupule li,gneuse. Dans le chêne pëd,onculë (q. pedunculata),

\'

-

4,1?,

-

les glands sont gros e[ Ionguement pédonculés; ils sont plus petiis et presque sessiles dans le chêne rout)re (Q. qessiliflora). Cet arbre prosËère dans un sol bien meubte et profond; on ne le renoontre pas dans le Nord ni sur les [autes mon-

Sqn bois esÎ, très dur, presque imperméable, et peut acquérir un tlès beau poli; en raison de ces qualités, il est le meilleur bois de construction et de travail (charpentes' navires, voilures, tonneaux, etc.), et un bois d'ébénisterie e[ de menuiserie très recherché pour la confection des portes et des meubles. Cette grande utitité comme bois d'æuvre fait que le chêne, bien qu'étant un excellent combustible, n'est guère 'employé comme [el; on se ser[ seulement de son
charbon dans certaines usines. Le cæpr du chêne se débite sur quartier; pour les tonneaux, le débir se fait sur d,ouae, c'est:à-dire parallèlement aux rayons médullaires. L'écorce, astringente, riche en tanin e[ en acide gallique, sert au tannage des cuirs. Le [an, ou écorce du chêne, du saule ou du bouleau grossièrement.pulvérrsée, rend les peaux imputrescibles. Sans rival danscette industrie, il est consommé en énormes quantités; après I'opération, il est encore utilisé ccimme combustible. Le chêne d,'Orient (q. int'ectoria) fburnit les bonnes noiu d'e gal,l,e, excloissanceb profluites sur les feuilles par une piqûre d'insec[e; elles servenl à teindre.en uoir e[ à préparer le tanin pur et l'encre. Le liège des bouchons provient de l'écorce légère e[ spongieuse du chêne-lùège (q., suber; de I'Europe méridionale. Les glands engraisser[ les Porcs. Ch,ûtaignier (castanga sativa). Arbre élevé; feuilles longues, tinement dentées ; chatons lïliJbrmes inlerrompus, d'ressés; fleurs femelles naissant à I'aisselle des f'euillos ou à la base des chatons; un à trois fruits (ahâ,taignesl dans une cupule aordace, épineusa, s'ottttrant en, qaatre ualues; on donne encore aux fruits le nom impropre de marrons. ,
,

mgnes;

So n

bots est très employé po ur cercles, lonneaux, cannes, etc-,

\

t'

: 1,74 _ l'ornementation.
Il sert

I

et sa graine constitue on. ooùriture substantielle.
aussi à

,

(fagus sylvatica). arbre élevé; écorce lisse et grisâtre; ^ ryljrt feuilles ovales, d'un vert brillant ; chatons globuleun, pàndants; fruits (fal,nes) trigones, souvent réunis iar un e trois dani

rQo \o ë/ \04./

une cupule d,ure, épi,neuse, qui les entoure

complètement. Son bois, d'une texture

serrée, étant sujet à

la

vermoulure,

\_7

c'est un excellent combustible. 0n

s'emploie surtout pour les escaliers, les planchers, les chaises et, les sabots;

retire une huile pour l'éclairage et I'alimentation; on en fait aussi la wéosofa, très usitée en médecine. Noisetier Oa cOudrier (COryIuS aVelFig. leg. - Dca,srarnrne it'es flnwrs d,u càwdri,er. lana, fig, 1190). Feuilles larges, brusque-

donne les fâînes aux porcs et on en

Charme (carpinus betulus). Feuilles ovales; chatons cytindriques, non i,ntercorryus, se montran[ en mai, en même

à la bâse, ; chatons cgli,ntl,riquès, non ï3*uiif""".deux F. Deux fl.eurs femeu', interroml)us, apparaissant en février; àl'aisselloil'unobractéede fleurs fômeileJ surmontées de styles l'épi. + rouges; un fruit (noi,sette) dans une cupule foliacée, déchiquetëe 0,u sornrnel; on mange la graino. '
,rt;"uo"'i,off.i,,îrtf
acuminées, cordées
bractées pubescentes

u3 ment

temps que les feuilles;

fruit

ovoide-comprimé, très dur,

embrassd par une cupule foliacëe l,rilobée (fig. {91); frwits réunis en, grappes pendanteS.

des visi des poulies, des maillets, etc. Les charmilles sont les haies,lesbosquets, etc. que I'on a formds avec le charme. Bétnllnées. Les Bétulinées diffèrent,des Cupulifères par les caractrères suivant s Fteuis femellas (frg. LgZl d,échd,rme avec cupule foliaoée.

Fig. l9f.

Fruï,t

Son bois, dur et tenace, est estimé des charrons et des lourneurs, et convient pour le chauffage. On en fait des roues,
it'tt

-

:

.{75r'----\ Çôr\
X

V
192.

-'-+

pouraues de calice, groupées dans des c6nes à écailles recounr'n,nt deun ou Lrois fl,eurs. Pas de cupule, mais,

Fig.

Diagramme tle tleux fleurs
femelles
médiane a avortê.

Aurte gluttnewæ.

tées secoqdaires; la fleur

bractée de l'épi, avec 4 braa-

à I'aisselle il'une

Espècos principales. Bouleau (betulus alba). Cônes penda,nts, cylin'dr i qu e s, I olita,ir e s . Racine traçante. Ecorce blanche.

fruùt ailë.

Rameaux grêles. Feuilles cordées,petites, peu abondantes, naissant en mai, en même temps queles fleurs. "Son bois, blanc et tenace, est estimé pour le chauffage et recherché des charrons,'des menuisiers et des sabotiers; orp fait des balais aveises jeunes rameaux. Son écorce sert à la confection de boites, de cordes, etc.,. et donne le ian aveo lequel les Russes préparent leur cuir, d'une odeur spéciale. Àvec la sèye dri printeffips, très abondante et sucrée, on prépare, dans le Nord, de la bière et du vinaigle. C'est le seul arbre des montagnes et des plaines des contrées septentrionales. Aune (alnus glutinosa). C6nes'ilressés, ouoides, rëunùs en
gro,ppes.

Feuilles arrondies, assez grandés, se développant en avril, après les fleurs. Son bois est employé par les tourneurs, les charronsetpour le chauffage; il résiste très bien à I'eau et convient pour les constructions hydrauliques (pilotis, digues, etc.); son écorce.. peut servir au tannage et à la teinture en gris. Juglanddres. Le noyer (juglans regia) se distingue des cupufifères. et des Bétulinées par ses feuitles imparipannées, odorantes par le frottement, ù, sti,pules nulles; ses fleurs femelles soli,taires dans un i,naol,ucre; son fruit (noi,n). Les fleurs apparaissent en mai, avant les feuilles. Son bois dur, brun, veiné, susceptible de prendre un beau, poli, est excellent pour l'ébénisterie; son écorce donne une teinture brune; ses feuilles sont usitées en infusion confe la jaunisse; ses fruits verts (cerneaun) et secs (nqin) sont

-{76'comestibles; on en retire une huile grasse, qui peut remplacer I'huile d'olive et que les peinres emploient; le brou sert à , préparer une liqueur stomachique. , Saltoinées (fiS. {93-{94).- Feuilles alternes, simples,

à I'aisselle d'une bractde Coailleuse. Fleurs mâles en chatons,'doux ou plusieurs étamines. Fleurs femellos en chatons; ovaire à une loge.
naissant chacune

stip ulées. F leur s d,ioiques, nu es,

: capsu,le à une loge, à déhiscence loculicide, auec graines nombrauses, petites,
Fruit
Afbfeg " oU afbfissgaUx deS endfOits humideg" à ragines

poilues.
Fig. I93-r94 ,

B' I tuâ'le'
.avril ou mâi.'
Espèc;es

A. Flour fomolle.

Etewrs itu,saate

'

longuement traçantes, à bois

,rtendre et léger, se multipliant facilement, par boutures. Leurs ,.chatons paraissent avant les feuilles ou en même temps, dès

principales. - Le saiule (salix) a des chatons ù entiàres.Il donne les osisrs des vanniers et des iardibracté,es niers, une écorce propre du tannage et un boii dont on fait

,des sabots, des barques, d,es caisses d'emballage et un charbon

recherché pour la fabrication de la poudre. Le saul.e Ttleureur (s. babylonica) est employé à I'ornementation. Le saule fragile (s. fragilis) et le saule blanp (s. alba) sont cultivds en têtards. Les saules servent aussi à la créatioh de taillis. Le peupli,ar (populus) a des braetëes découpées. ll fournit .des voliges pour caisses d'emballago et pour la .couverture 'des toits en ardoise; il est aussi employé en menuiserie et forme I'intérieur des meubles; son cbarbon eùl,re dans la composition de la pou{re. La flèche pyramidale du peuplier d'Italier ,{p. pyramidalis) fait I'ornement des avenues et des parcs. Les feuitles du peuplier-tremble (p. tromula), à pétioles longs et
,'comp ri rnés, so nt dans un
ét

at d'a gi tati

o

n conti

n

uelle. Le,peupli'er

.blanc ou bois;blanc (p. alba) a des feuilles tomenteuses en

-t17dessous. On plante'souvent le peupl,i,er d,u 7anada (p. canadensis) et le peuplier blanchô'tre ou grisaille (p. canescens).

feuilles sont caduques, alternes, palmatilobées, et le pétiole est creusé à la base pour recouvrir le bourgeon. Les fleurs

à racines traçantes,

Platanées. -.Le platane (platanus) est un arbre élevé; à écoroe se détachant par plaques. Ses

sur des rameaux différents, paraissant avanl, les feuilles, en mai. Le fruit est un akènepetit, coriace et muni de poils à la base. A cause de son port maiestueux et de son beau feuillage' cet arbre sert souvent à ombrager les avenues et les routes. Son bois est utile aux 'charrons, aux menuisiers et aux

sont nonoïques, les mô,les et les femelles en chatons globuleun

ébénistes

'

sEPTIÈwtE

cusse.

6YMNOSPER,MES.

rnonté

tuules nas (non contenus dans un ovaire fermé et sur'd'un sligmate), recevant directement I'influence du pollen. Fleurs s&ns enueloppes. Conlfôres (voir les fig.). Arbres ou arbrisseauæ it, suc résineuæ. Rameaux verticillés. Feuilles ordinairement

A.

B.

Fig. f95-f9ô. - Satptn pecttmê. Une fleur mâlo épanouie;,a, écaille poltant les étamines à 9eux loges d'anthères. Une éaaille du cône ovoc ses deux graines,.gr, et leurs ailes, a.

persistantes (arbres uerts),entières, à une nervure, lrès étroiles

it

rouuànt aciculées. Fleurs nues et unisexuées, monoiques ou
L2

.

,

-

J78

-

dioiques : les mâles souven[ en chatons constitués par des écailles Ttortant les étaminas; les femelles en cônes, formées
chacune d'une écâille qui porte à sa basé un ou plusieurs otsules nus. Gtaines souvent ailées, recouvertes par les écailles d,wenues charnuæ ott, ligneuses et, formant

ffiffi1M

ffi

'#r;:#a-'

EqbrYon n

u:î

ou Prusieurs

Ydgétaux très utiles, surtou[ abondants

Wï,f;çpiffi
W,YTMW
Eis.Le1.- c6ne.

différents liquides, donne les. uernt's. En

Wdistillantl'huiledetérébenthine,onobt,ientla , l'essence .de térëbenthine, utilisée dans
brtlant
des matières résineuses de rebut.
'

radisrirarionconsr'iJit;:ffii,#:r:'oi"iîi,'i,oiÎi)u,i,:;
s'obtiennent en

Enfin, par'!a combustion à l'étouffée des racines et' des' copeaui de Çonifères qui ne sont plus aptes à fournir de la térébenthine, on prépare le goudrom, employé en médecine
et pour préserver les bois et les cordages de I'humidité. i'ambre jaune est une résine fossile, provenant des lignites du littorai de la Baltique.
Espèces principales. Épicéa, sapr,n-rouge, sapi'n ë[eaé (abies exceisal. ,Feaitles ëparses, létragones. Chatons mâles écail'les minces, C6nes pendants, allongés, solitaires

.

à

Son Ëois est incorruptible par I'humidité; de plus, il se travaille et se fend bien. Ces précieuses qualités font qu'on l"emfloie beaucoup pour les constructions navale3, la. charpent-e, la menuigerie, les tonneaux'et la bimbeloterie. 0n i'utilise, ausôi comme combustible, e[ sa résine sert à la prépararion de la poiu iaune ou de Bourgogne.

persistantcs.

-

iapi,n pecti,né, sapin, sapin'blanc ('picea pectinal'a)' Feuilles

-

'l7g

dressés, minces,

disti'ques, planes, blanches

allpngés, àt ëcailles
caduques,

en dessous. c6nes '
a

Son bois

les mêmes usages
de

fournit la térébenthine
Slrasbourg.

que celui de I'dpicéa. Sa résine

Pin (pinusl. Feuilles fasciculées par deux à cinq. Chatons mû,Ies imbriquh en épis àt, la base d,es
jèunes pousses de l'année. Cônes à ëcailles épaisses, persistantes, terminëes par un épaississement (ëcttsson). Employé sur[out pour
Fig.

les constructions navales.
198.

Rameaw ilp feuilles vorticilléesl par 3;
oa,ccuorme.

gmévî,ey :
oône

paires dans

Les feuilles sont réunies par

le pin

sylaestre

(p. sylvestris) et le pùn marùtime (p. maritima); par cinq dans le pin de lord Wegmouth (p. strobus). Le pin maritime est cultivé
en grand dans le ddpartement des

Landes

et

donne, entre autres

grand, nonbre pûr fascùcules. Chatons mâles solitaires. Cônes petits, ovoides, à écailles minces,
persisl,antes.

matières résineuses, la térdbenthine de Bordeaua (di\e commune) et la poiu noire. Mëlèae (larix europaea). Feuilles, caduques, d'abord, d,isposées ett

Très important pour les constructions et la menuiserie.
Fig. f99. Eameau il}if :
distiQues; écaille oupuliforue nunis, fig. {98), commun èn Ardenne, renfermant la graino. les feuilles sont verticillées et les écailles
feuilles Dans!

le!.genéuûar fiuniperus com-

I I

I I

des cônes mtrs sont soudées entre elles de manière à simuler uno baie.. Ces Cônes onl une Savpur chaude, stimUlante, et sgrven[ à aromaf,iser

certains alcools exotiques (schiedam, gin). dont la graine est renfermée dans une LTf (taxus baccata, fig. {99), le écailig cupuliforme ouverte au sommet, rouge et très succulente, th,uEa atle cgprès (cUpressus sempervirens) servont à la décora[ion dos parcs et, des cimelières. Citons encgre le cèd,re d,u Liban (cedrus Libani) qui'mesure, dans sa patrie, cent, mè[res tte hauteur e[ quatre mètros de diamètre zL'ara,uqari,a, àriginaire de I'Amérique australe et souvent pldnté dans los parcs, qui a dés feuiltos en forme d'écailles ;le walti,ngtonia de Californis, haut de quatro.vingts à con[ mètfes.

-

-

CHAPITRE IV.
EMBRANCÉIEMENT

DES

MONOCOTYLÉDÔNES.

$eul ootylédon. Racines flbreuses. Tige non séparable en trois parties distinctes, à faisceaux fibro-vasgulaires épars, ne formant pas des couches concentriques continues. Épaississeme:rt limité. Pas de cambium. Feuilles à nervures parallèles, le plus souvent isoléeg, engainantes, dépourvues de stipules. Verticilles ordinairement composés de trois parties. 'Si le périanthe est double, les deux verticilles sont Souvent
semblables,.tous deux colorés ou tous deux incolores.

Végétaux herbacés, très rarement ligneux. Embryon à un

PREMIÈRE CLASSE.

uoxtooorYlÉoouus pÉtaùbrons. Périanthe pétaloîde
herbacées.

ou à

divisions . exlérieures seules

(voir fiS.).- Plantes herbacées, ayant'souvent un bulbe, parfois écailleux (lis), ordinairement tuniqué (ail'

Liliacées

-{8ttulipe, jacinthe). Feuilles simples, entières, alternes. FleufF trermapnrodites, régulières. Périanthe pëtaloide, ù six divisions libres ou soudées, disposées sur deux rangs. Six éta-

mines hypogynes. ovaire libre, à trois loges. Placentation axile. An sryte et trois stigmates , Fruât (capsule) libre, avec
graines nomb re us es, ù itrëhiscen c e locnli,cid e . P érisp erme char nu. Plantes alimentaires

ou ornementales.

-

Espèces pri'nciPales. Ail (allium). Souche bulbeuse. Fleurs en ombelles simplesn souvent entremêlées de

bulbilles, renfermées

avant

l'épanouissement dans une spathe.

Fig. 200. *
stigmates.

Fl,eur de lds, montrant lo pêrianthe 13 pièces intornes et 3 pièces

L'ail contient des

exteraes),

6 étamines, I style et

3

matières nutritives et une essence sulfurée piquante. 0n en trouve

plusieurs espèces

à

l'état sauvage. 0n culIive l'oignon (a. cepa), le poi,reau (a. poruum),
L'ai,I (a. sativum), la ciboule (a. fistulosum), l'ëchalotte (a. ascaloFig. 201. - Cawe uwt'l'cale ilw bul,be tuntquë ira I'o'
iaci'nhhe.

F1s,.!02,
ëcd'irt'euæ

- tiÂ' (A. dw
Bwtbe

nicum) el,la rocambole
Scgr9d6prasum),

L'oignon elt bisan-

2. Racines.

l.

Plateau.

3. Écailles.

nuel. Il a une tige fusiforme, des feuilles creuses et un bulbe
se récolte en

gros, plat. semé à la fin de l'hiver, it
Plante potagère.

septembre.

rr

Le poireau est bisannuel. Ses feuilles sont planes; son bulbe est allongé. On le sème au mois de février et on le
d

' - 1,82repique au mois de juin. La partig inférieure des feuilles est potagère. L'ail est vivace. Il possède des feuilles planes et prusieurs bulbes contenus dans une même enveloppe. Bulbes condimentaires

La ciboule a une tige renflée, fusiforme, des feuiiles cylindriques et ùn bulbe unique.,Condimentaire. L'échalotte se reconnait

à sa tige

bulbes nombreux. Condimentaire.

cylindrique et à

ses

La rocambole a des feuilles planes et un bulbe ovoide, entouré de bulbilles brunâtres. Condimentaire

. !'e tis laire ou

la beauté et le parfum de leurs fleurs. L'al'pès, originaire des parties chaudes.de I'asie et de l?friguo, renfèrme un suc résineux, amer, usité comme purga[if. L,al,oès soccoiri,n est utilisé en médecine humaine al l,al,oès'îabal,l,i,n en médecine vétérinairo

(lilium), ratul,i,pe(tulipa), la ia,ci,nthe(hyacinr,hus) et la frititcouronne-i,mpëri,al e (fr.itillaria impe$aïis) soni-âuhivgé pour

res feuilles da phwmi,on tenace oa ti,n.d,e. lu Nouaeil,e-zëtand,e (phormium tenax), on retire des fibres très r,ésistantes. ' citons encore z l'omù_thogar,e oa d,àme-d,onre-heures (ornithogalum umbellatum). à fleurs blanchos, l'end,ymi,on non-ëcri,t ou'jacinthe-d,es. tois (endymjon non-scriptus), à fleurs bleues, ra phataiilio ù, fr,eur" de --ris (phalangium liliago),lo mu,scari (muscari) otla gagéeisrgâô.--

colahiaaeées.

sant, en automne, des_fleurs qui naissent sur un bourgeon; celui-ci s'allonge au printemps suivant en tige simple, pàrtrni les feuilles et les capsules. Feuilles lancéoléès: périanttre, infundibuliforme, lilas tendre, à tube très loqg. . Tout le c'olchiq.ue est véndneux. ,Les feuilés ont squvent produit des empoisonnements chez les herbivores. Le bulbe et les.graines sont usités à petites doses contre les rhuma. tismes chroniques.

stgles lùbres et par Ia capstùe septicid,e. Le.colchi,qile d,'au,tomne (colchicum autumnale, fig. p4) a un bulbe solide, entouré d'une tunique mBmbraneuse, et produi-,

-

Elles diffèrent des Litiacdes par rrois

{83
par le fruit, qui est

-

' A"prtaglrnées. -, Elles se distinguent des Liliacées rune baie.

Esgtèæs princiltales. Asperge (asparagus officinalis). Rlrizome court, à tbres radibales épaisses (griffe ou paile), 'émettant en mai des pousses blanches, charnues, terminées par un bourgeon (tu,rion)qui développe la tige en juin. Tiges très raméuses. Feuilles réduites à des écaille5 offrant à leur aisselle des rameaux filiformes simulant des feuilles. Fleurs dioîques pâr avor[ement. Périanthe campanulé, verdâtre. Baies rouges, de la grosseur d'un pois Les turions sont comestibles. Ils rendent I'urine fétide. Le sceau-d,e-Salomon (polygonalurn officinale), le muguat (conval' laria maialis),\em,1,ïanthème (maianthenrum bifolium) el. la pari'sette ù quatre feuitles (paris quadrifolia) sonl, comftuns dans les hois.

- Herbes ordinairêment Feuilles toutes radicales, engainantes, linéaires.

Amanyllidée,p.

-bulbeuses.

Fleurs

hermaphrodites, renfermëes ilans des spathes . auant leur épanoui,ssemanl. P ériahthe ordinairement r éguliçr, p ét aloide, ù sis di,uisions disposées sur deux l'angs' parfois garni à la gorge d'ung couronne pétaloÏde. sin ëtami,nes à. filets adhérents à la base. Ovaire infère. Fruùt (capsule) sottdë, auec le

hûe ilu përi,antrhe, ù trois
Përisperme charnu'.

loges,

à

déhiscence loculicide,

L'agaue @àave anericana), originaire du Espèces pqnci,pntes. Mexique, esi oultivé dans le midi de I'Europe; son bourgeon lloral fournit une liquour sucrée, et, de ses feuilles on retire une filasse tr'ès tenace (soie uëgëtale). La gaianthtne perce-neùga (galanthus nivalis), le narcisse d,es poètes

-

(n.

(narcissus poeticus),

à flqurs blauches, le narci,sse fauæ'n'arcisse psoudo-narcissus), à fleurs jaunes, la ionquiLle (n. ionquilla)' les niaéotes (leucoium) ot les arnnrgLl,i,s (âmaryllis) sont, cultivés pour

ùeur beauté

à

souche

frldées. - net'nes à rhizôme (fig. 203), plus rarement bulbeuse. Feuilles ensiformes, engainantes' alterou toutes radiCales. F|eurs hermaphrodûtes,
pouraues

f,res

:
,1.8&

'

chacune de deun spathes, Përi,anthe pétaloide, régulier ou irrégulier, à sin diaisions disposées sur deux

rangs (lig. 204). Trois étami,nes in.
sérées à la base des divisions extdrieures du périanthe. Ovaire infère.

S[igmates

très souvent dilatés ou

pétaloides . Fruit (capsule) soudë aaec Ie tube du péri,anthe, aaec l,rois loges et des grai,nes nombreuses, à déhiscence loculicide, Périsperme charnw ou, cornë.
L'd,t,i,s faurEwèces princi,pate.s. aczre (iris pseudo-acorus), à fleursjaunesn

-

est très commun au bord des étangsD'autles iris, à grandes fleurs blanches, bleues ou jaunos, elle glaieul (gladiolus)"'

Fig, 203. - Irns germanl,qwe. Rhizomo et feuilles ensiformes.

Fig. 204. - D\agramme ira tq, fl,eur d,e l,'Irts fauæ-acore.

remarquablo par ses jolies lleurs en épisn sont des plantos d'ornemen[.' La safran (crocus sativus) esl, cull,ivé en Oriont, en Espagne et en llalie pour les stigmates, dont on fait la matière colorante d'un iaune orangé, employée par les médecins, les pâtissiers, los liquoristes, etc.

Orolifilées. - Plantes herbacées, à souches fibreuses accompagnées de bulbes. Fleurs hermaphrodites (fig. 208), en épis ou en grappes. Përi,anthe à six diuisions pétaloides.
inégales,

dont trois extérieures et trois intéIieures, lqs

I

I

-{86extdrieures souvent convergentes avec les deux intdrieureset supérieures pour former le casque; la troisième interne'

Fig. 206.

Fig.

fertile et tleux staminodes

- Dl,o,gramrne ile fl,ewr d,'une Orchtd,ée ordi,nal,re; une seule étamine
205.
(s).

ta

da côté. -

Flput' il;Orchl,itée Dwe'

a. Casque. c. Péiliaello.
a.

Labô[e.

d. Eperon.

par sa forme et sa' grandeur (labelle), souvent prolongée en éperon à sa base(fig. 206), Trois ëtami,nes ù, fi'lets soudës aaec le style, une seule fertile. Grains de pollen en mass'e (polli,nie),' la fécondation' demande I'intervention des insectes ou de l'homme. 0vaire infère. Fruit (capsute) soudé avec le tube du périanthe, ù uneord,inairemènt très ilifférente des autres loge
er"

à graines 1r$g'petites, nombreuses. Périsperme nul-

.

La uanil,le, capsule siliquiformeda uanitlier Espèces pri,nci,pal,es. (vanilla'àromâl,ica), arbrisseau sanmenteux dss Antillos et du Brésil, est employée pour parfumsr le chocolat, les liqueurs, corlains me[s', e[c. Dans les prés etles bois : orchôs bouffon(o. morio), md,le(o. mascula)" a l,arges feuittes (o. lâtifolia), taché (o. maculala), ophrvs, ëpipacÛis, néotti,es (neottia), plal,anthèras (platanthera), ggmnadënies (gym-

-

nadenia), etc.
DEUXTÈU

r

CUSSE.

r[oNooorYr,ÉDoNgs sÉPanorPgs.

Périairthe herbacé ou écailleux, parfois remplacé par

des'-

soies ou des bractées, ou nul. Gramlnées. Plantes herbacées, annuelles comme le blé, ou vivaces comme le chiendent, à I'aide d'un rhizome. Tige : chaume. Feuilles alternes, di,stiques,rubanées, naissânt des næuds, engainantes, ù gaine fend'ue portant à son qom-

-

,met une stipule nommée Ligule. Fleurs hermaphrodites, dûsposées en ëpùllets (fig. 207), pourvues chacune de deux lbractées (glumelles, bales, pail'l'ettes) dont une plus grande souvent munie d'une arêle ou ba,rbe, Épillets renfermaut quelquefois des fleurs stériles, placés à I'extrémité de la tige ou des rameaux en épi ou en panicule, irrvolucrés par deux glumes. Périanthe imparfait, rarement nul, I composé de 2-3 petites dcailles (glu. Fig. 20?. mellules), Trois étamines hypogynes, - Épttr,et. l. Glumes. à filets capillaires, à anthères très 2. Glumelles. 3. Styles plumeux. caduques, linéaires, insérées sur le +. Etâminïs. filet par leur dos, orili,nairementbifi,il,es 5. F'leur stérile. aut estrëmitës. Ovaire supère à un ,ovule, surmonté de deux styles plumeux. Fruit : baryopse,
farineua. Exceptions : le bambou ef, le roseau-de-Provence ont une tige dure; le maîs et la canne à sucre, une tige plein-e ; le mals est monoique; la flouve a deux étamines, le bambou ,et le riz, six. ' Grande famille répandue sur tout le'globe, éminemment utile à l?homme et aux animaux herbivores. EIle fenferme : {" des plantes alirnenmires et industrielles oa cérëales (froment, seigle, orge, avoine, riz, maîs); 2o des espèces dont le grain sert à nourrir les volatiles ; 3o des plantes,fourragères ; 4" des .espèces saccharifères; 5o des espèces à tige dure employée à ,divers usages; 6" des plantes servant dans la spafterie; e[c. Espèces prûncipales. - L. FToment, blé (triticum vulgare). renfeqmant trois à cinq fleurs, disposés en épi. 'Epillets Caryôpse oblong, creusé d'un, sillon à la face interne. Deux variétés, principalement cultivées dans Ia région limoneuse
.Fërisperme

I

I

I

I

I

rl

d'ëté (t. æstivum), à arêtes longues, qui se sème au printemps. L'épeautre (t. spelta),est une espèce de froment qui réussit

de la Belgique : le froment thi,uer (t.. hibernum), à arêtes courtes ou nulleso Qoe I'on sème ôn automne, et le fromenl

drès bien dans le Condroz. \ll

-{87Le blé est sujet à trois maladies : la roui,lle, le charbon et la cari,e (voir Champig4ons). La larve du taupin attaque
.détruisent des quantités colossales de blé. La farir\e (gluten et fécule) sert à faire le pain et les pâtisseries; on en fabrique aussi de I'amidon, de I'alcool et de la
semoule ou gruau. L'amidon est en usage en médecine et en chirurgie et sert à donner de la raideur au linge. La semoule est employée par les pâtissiers. Le son, qui provient du péricarpe, est fréquemment usité comme émollient et constitue uno bonne nourriture pour les bestiaux. Les tiges sont données aux bestiaux ou employées dans la préparation des litières, dans la fabrication des chapeaux (Italie, Glons), des paniers. des chaises, du papier, etc.; elles retournent aux champs comme fumier.
sa racine. Dans les greniers, la larve,du charançon et I'alucite

'

Seigte (secale cereale). Épillets contenant deux fleurs hermaphroditeb et une fleur stérile rudimentaire, disposés en épi serré, aplati. Glumelle inférieure à carène ciliée, prolongée en arête très longue. Caryopse étroit, à face sillonnée. Fleurit en mai. Désigné dans notre pays bous le nom de- hlé. n réussit tnès bien dans le Nord et,dans les terrains sablonneux (Flandre). Dans les années pluvieuses, il est souvent at[aqué par I'eigol (voir Champignons). La farirte de seigle donne un pain sucré, gras, d'une digestion difficile; unie à r:elle du froment, elle forme le méteil, dont le pain est meilleur; aveo le miel ou la mélasse, elle sert à fabriquer le pai,n d,'ëpice. Son grain est souvent employé à la préparation du genièvfe et mélangé à I'orge pôur faire la bière; il facilite I'engraissement de la vola'ille. . La paille sert à friire des litières, des chaises, des liens, des chapeaux (Toscane, Àrgovie), des paillassons, des couvertures de ehaumièfes; etc.; en outre, elle est donnée en nourriture aux bestiaux. Orga (hordeum). Épilfets groupés par trois sur les dents

,

-

.r88

-

de l'âxe, renfermant une seule fleur. Glumelle inférieure
prolongée en arête. Caryopse arrondi et sillonnél Deux espèces cultivées en Belgique : Orge ù deun rangs, orge'il'été, sucrion (h. distichon). Les

deux épillets latéraux de chaque groupe sont stériles et
dépourvus d'arêtes. Graines sur deux rangs opposés. Fleuriû
en

juin-juillet, Orge ù sin rangs, orge d'hiver,

escou,rgegn

(h. hexastichon).

Tous tes épillets sont hermaphrodites, à arêtes longues. Épi rude au toucher, portant six rangées de graines. Fleurit en mai-juin. La farine d'orge fournit un pain médiocre, qui fait la nourriiure des classes pauvres dans le Nord. Son grain.est employé dans la fabrication de la bière et de I'eau-de-vie, ou donné au bétail et à la volaille. 0n la réduit en gruau pour en faire des potages, des bouillies. En médecine, I'orge perlé et l'orge mondë fournissent des boissons adoucissantes et nutritives. Les tiges succulentes sont quelquefois consommées sur pied par les bestiaux ou coupées avant la floraison pour être données à l'écurie. Auoine atltôaëe (avena àativa). Épillets à deux ou trois

fleurs hermaphrodites,

la

supérieure ordinairement rudi-

mentaire, disposés en panicules à rameaux étalés dans'tous les sens. Caryopse long et pointu. L'aaoine-de-Eongrie (a. orientalis) a une panicule étroite, unilatérale. à rameaux dressés. Céréales très sujettes au charbon. 0n les sème en avril ou en mai. Les lrlandais et les Écossais en font du pain grossier, noir et amer. Chez nous, on emploie le grain dans les distil-leries; on en donne aux moutons, aux poules et surtout aux: chevaux. Le gruau est employé en médecine, cômme émollient et rafralchissant. Les tiges forment un excellenl fourragevert. Le riz (oriza sativa, fig. 208), propre à, I'Indei est aussf

cultivé en ltalie et en Espagne, dans les endroits chauds,. humides et marécageux; de là, I'insalubrité des rixières. Son grain fournit un aliment très agréable, I'arnidon des

I

n:

,189

-

repasseu$es et un alcool nommé arach. Sâ poudre es[ quelque-

fois employée pour faire disparaltre I'inflammation de la peau,. Mais, btë,-de-Turquie (zea maysl fig. 209), originaire d'Amérique. Plante monoique. Fleurs mâles terminales en grappe' fleurs femelles axillaires en épis serrés enveloppés dans des gaines. Styles très longs,

à I'extérieur des gaines. Caryopse arrondi, jauneo luisant. Tige pteine. Peu cultivé en Belgique' il est assez répandu dans les contrées méridionales de I'Europe et constitue la Prinpendant
cipale céréale de I'Amérique.

Sa farine sert à préparer
dgs bouilties et des galettes.

i

Son grain engraisse la volaille, les poncs et les chevaux. Il est aussi employé comme plante fourragère. 2. Le millet (panicum miliaceum), à panicule lâche,
penchée, a un

fruit ovoide,

Fig. 209.

Fis.

208.

?.

l.

MaIs. X'leurs mâ,les. Flours femolles.

rl9oglabre, alimentaire en Asie, donné aux oiseaux de volière
dans notre pays. Les fluits da millet ù grappes ou panic d;Ital,àe (p. italicum), du moha d,e Eongri,a (p. germanicum) et, de l'alpiste d,es Canaries (phalaris canariensis) servent aussi à la nourriture des oiseaux, 3. La fléole (phleum pratense), le aulpi,n (alopecurus pra-

te4sis),

la

flouue (anthoxanthum odoratum),

les

(festuca), les patur\ns (poa), I'iuraie aiaace (lolium perenne), les bromes (bromus), les houlquas (holcus), Ie cynosure ù uêtes (cynosurus cristatus) ou crételle, le dactyle (dactylis glomerata), etc. sont des GraminCes fouruagères qui, avec les Légumineuses citées plus haut (trèfle, luzerne, sainfoin, etc.)

fétuques

forment, en majeure partie, les prairies naturelles ou artificielles. Leurs feuilles longues et dtroites constituent les
herbes.

,La fléole.(épi lbng, serré, cylindrique; tige élevée), se sèmè souvent en mélange. Le vulpin (épi serré, moins long que celui de la ftéole; tige moins élevée) donne un fourrage précoce et abondant. La flouve (épi peu serré; tige petite) est aromatique, surtout après la dessiccalion, et elle plait à tous les herbivores; elle communique un gott agréable au lait et au beurre. La fétuque ovine (panicule peu étalée; feuitles roulées) est un foumage dur brout$ par les moutons, surtout en hiver; la fétuque des prés (feuilles planes) est un très bon foumage. pour les ruminants. Les paturins (panicule lâche ou seruée) sont très communs le long des chemins, dans les prairies, etc. Le paturin des 'prés est une excellente plante de pâturages, à cause de sa prompte reBousse. L'ivraie vivace ou ray-grass (épillets solitaires, distiques sur un axe ondulé) est une de nos meilleuies'Grarninées fourragères. 0n la sème seule, et alors elle donne du fouruage ,pendant.deux à dix ans, ou en mélange avec le trèfle ou la

lupuline. Sous le nom de gûr,on anglaûs, on en fait des tapis de verdure dans les jardins. Les graines d,e l'iaraie eniarante (1. temulentum) sont narcotiques ; mêlées aux , \
I

pays.

tg[.

-

céréales, elles déterminent des empoisonnements, des tremblements, des vertiges, etc. Cette plante est heureusement assez rare dans le , Les bromes (épillets en panicule), abondants à l'état saui'age; donnent un assez bon fourrage. Les houlques (panicule diffuse), communes dans les prairies et les pâturages, se sèment en mélange. Ce sont des plantes fourragères précoces, recherchées des moul,otts.

La crételle

(panicule étroito, allongée) est une autre

Graminde fourragère vivace, abondante à l'état sauvage. Le dactyle (épTllets serrés en glomérules e[ disposés en p4nir:ule) est la plus tardive des Graminées vivaces.

Oq emploie surtout pour gazons et bordures les brires
(briza), agr o s t id,es (a grosti s), iur aie s, fétuque s, canches

4. La ca,nne ù sacre (saccharum officinarum) est, une plaute asiatique; importée en Amérique au xvr" siècle, elle y fit merveille et, donna aussitôt d'abondaÊts produits. La sève
de son chaulme renferme'un principe immédiat, cristaltisabledistillation de la mélasse, on oblient le rhamLe suc de la tige du sorgho ù, sucre (holcus saccharatus),. cpltivé en Orient, fournit du sucre et, par la fermentation, une boisson spiritueuse. 5. Avec I'e bambou (bambusa), Graminée arboresoente des, contrées équatoriales, on fait des meubles, des charpentes, des bateaux,, des flèches, des oannes, etc. Le roseau-de-Prouence donne des cannes à pêche. 6. Avec le spart (lygeum spartum) eT, l'alfa des Arabes (macrochloa tenacissima), on fait des ouvrages de sparterie. 7. Le rhizome du chiendazt (cynodon dactylon) fournit une
(sucre),. Par la

'

(ai

ra), etc.

tisane émolliente et apéritive. Cypénacées. - Elles se distinguent des Graminées par., la tiga trianguluire,les feui,lles tristiques eL la gai,ne non fendue"
Indigènes

z Ca)'efi, scirpes (scirpus), ti,naigrettes

(eriophorum)y pla.nte dos

hëtëocharis, e[c. Les anciens fabriquaient leur papier avec marais de la Haute-Éeypte.

le pûpqrus,

!92

_

.dans les serres.

sur un spadica envoloppé d'une spathe d'une Seule pièce. Pë,rianthe nzl, Fxuit : baie. Beaucoup d'espèces sont cultivées
Indigènes
(acorus calamus), cal,la (calla palustrisl, gouet

Aroidées.

Fleurs ordinairemen[ monoiques, sessiles

l

Acore

(arum niaculatum).
Le gouel, ou pi,ed,-d,e-

,

ueau (frç.9,10) se monlre au printemps le long des haies et dans los bois frais. Ses feuillos .e[

sont sagittées

vent

,

souSes

maculées.

fleurs formen[ un spadico oylindrique violet, nu et en forme de massuo dans sa partie supé-

rieure, portant
base

à

sa

trois anneaux où

son[ groupés les fleune femelles, los fleurs mâles et des filaments., Les fruits sontdes baies rouges, nombreusos,

'agglonrérées.

Fig.

eousr. a, Plante entière. D. Spadice. c. Jeunes fruits.
210.

Cette plan[e contion[ un prin-

cipe âcre, vénéneux.

CHAPITRE V.
EMBRANcHEMENT

DEs ecotyr-ÉooNEs.

Plantes dépourvues d'organes floraux proprement dirs, de rpollen et, d'ovule. Emb'ryons (spores) réduits chaiun à une "cellule. Le terme Crgptogams$, sous lequel on les désignq encore, d'oppose à Phanërlgl,mes, plantes murries de fleurs , (Monocotylédones et Dicotylédones).

){

r.,

-fL{.,,r",

.

I -t9B,Fou5ères
1 (voir les figures).

cellulo-vasculaire,

Yégétaux structure - distincte etàde feuilles' munis d'une' tige
A.

A,

F ig. 212-213 - Fougèro-mû'k. Sport'nge. B. - Portùon ire f'r'onir,e' I. Àunoau. l. Indusieréniformo qui 2. Péilicelle. reoouvre incouplète metrt , le sporange 3. Cellules constituant la paroi du sporange, dans

(grossi 5 fois).

2. Sores.

les portions déPourvuos tl'anïeau (grossilo0 fois;.

Fig. 2ll.

'2. Rhizomo.

l.

Popunoil,e aotnnun. Feuilles avec spores.

Fig. 2I4.

Inaile' ae 6q,pltl'atrê oruec llt

Secttnn I'owt'tuirt'nale tnéil'lm'e ilu Pro-

gtantuleE.

3. Feuille avant l'épanouissement.

p. Protùalle. h. Poils absorbants.

a. Àrchégones non fécondés. D. Première feuillero. Première raoine.

vertes. Tige herbacée, n'ayant parfois que quelques centimètres, ôu ligneuse, et mesurant alors iusqu'à vingt mètres
(espèces tropicales). Plantes viYaces,

les espèces herbacées

€ntiers àt d'aut*es ronpue par I'enneau.

Voir des sporanges Préparer les sporanges et ies spores de la fougère-mâle' $emer des spOres sur de la brique pilée, 6e la tourbe ou tlr sabie que I'on tient légèr'ement humide sous une cloche : ies prothalles se développent, bt forment leurs anthéridies et leurs archégones' que I'on examine en €oupes au microscope.

I

-

-

16

il'''

-794ayant un rhizome horizontal. Feui,lles (froniles) ghtëralement' divisées, enroulëes en crnsse et en d,edans auant leur ëpanouissement. Base des péiioles couver[e de poils ou d'écaillesBpores très nombreuses dans des capsules ousporûnges situés ordinairement à' la face inférieure des feuilles et sur les

nervures. sporanges en gl'oupes (sores) souvent recouverts par un repli membraneax (inilusiel. Sur les parois du sporange, vî anneaæ de cellules se redresse à la maturité" déchire le sac et met les spores en liberté. De la spore nait une sorte de petite feuille verte (prothalle), qui produit des radicelles s'enfonçant dans le sol, et des' organes sexûels appelds anthéridies (mâles) et archégones (femelles). Après !a fécondation; I'archégone se développe en une Fougère semblable à'celle qui avait primitivement produit Ia spore. Plus de 3500 espèces, dont 9ts00 tropicales
La souche de la fougère'md'lo (polystichuul Espèces principales. filix-maS) est ernployée comme ver'mifugo. Dans les bois, on trouvo le blech,num spicant, lti, fougère'femelte (asplenium ftlix'femina) et la fougère-aigte-imptriaJe (ptefis aquilina) dont le pétiole, coupé obliquemeil dansia partio enfoncée en terren offro la figUre de I'aigle à deux têtes. La capitl,ai,re (asplenium trichomanes), la ruè-de'tnurai,lle (a. ruta-muraria) et, los potgpodes (polypodium) croissent dans les fontes des vieux murs et, des rochers. Citons enfin le sCol,opendre (scolopendrium), à feuilles indivises, qui crot[ assez souvent dans les puits. Les feuilles de la pluparl des Fougèros peuven[ servir à fairo des litières, un engraiso des matelas; bntlées, elles laissent des cendres qui renfermen[ beaucoup de potasse'ei qu'on utilise dans lesverreries. C'es[ principalement aux tr'ougàres qu'est, duo la formation de la houille.

-

Lyeopodlacées.
Sporanges

naissant ù

l'ai:sselle iles feuilles.

-

Feuiiles petites,

màmbraneuses-

Eipèces pri,ncipal,es.
bruyères et les bois

Lôs sporos du tEcopod,e en fliûssua (lyeopodium clavatum) sont très fines, d'un jaune soufre, inflammablos. Ellos servent, à produire des éclairs dans les théâ[resl les-médecins les emploienl, comme dessiccatif et les pharmaciens pour rouler les pilules.

- Quelques espèces sont :indigènes dans los ' frais.

_

,lg5 _

Équtséta,oées. Beaucoup d,e rameaun aerlicillé,i ù, chaque næud. Feuilles petites. Épiderme dur. certâines espèces (prële éleaëe) ont des tiges vertes et d'autres tiges sans chlorophylle portant les épis de spores; d'autres espèces
(prêle
d,es

bourbiers) fructifient au sommet des tiges vertes.

Lesprêles(equisetum) sont communes dans les champs frais,les bois et les étangs.

Mousses I (voir les figureq). - Les Mousses ont encore une tige, des feuilles et de la chlorophylle, mais cette tige

f'
M
Fig. 2r5. Anth6riilie
ile poils.

'F'

(l)

et, archgéones (2)

- Potutrta.

F.ig.216-217.

eutremêlés l.

avec sa coiffe, 2.. Coup-e verticatg de la capsule,
Sp-ores.

Capsulecotrtenantles spores,

-

potutrtc (Mousse).

ïiH:iicorumero'
^S.

est presque entièrement, cellulaire et ne possède qu'un rudiment de cordon vasculaire au centre; en outrb, elle es[ simplement fixde à la base par des poils absorbants. organes mâles : anthéridies. 0rganes femelles : archégones.

r- au microscope : anrhéridies, poils et archdgones du polytric vurgaire ou de la funaire hygrométrique.

ti)

-

{96

La fécondation se fait sur la plante aérienne feuillée et donne lieu au développement immédiat d'uu fruit, appelë capnùe,

nombrp. La capsule est muniè d'un cguvergle ou opët'cutre recouvert d'une cotffe; elle est traversée de haut en bas par une colonne (cotamette); elle 3'ouvre par I'opercule. La

grand u,rne, sporg,nge, dans lequel se pfoduisent des spores en

Fig' 218: - Qertnl'not|on à:
.3.

d"une sPore i'e fwnaare (Mousse)'

$#;;n"

issu tle la spore, So"iÀ"o" issu â"-p"à'tnaile et gui tlevienilra une funaire nouvelle.

4.. Racinos.

nalt la spore dévetoppe d'abord des fllaments verts désquels plante défrnitive. Les Mousses se multiplient encore par d'autres moyens' groupe du avec plus de variété et de profusion que tout autre par la formation sur *e*oô végétal : par marcottage naturel;

iuiis.

dë petiti corps appelés pùoltagul'el, qgi tombent sur iô ,oi et germent; etc. Végétation suspendue en été.
La plupart des espèces viven-t en tapis serré principates. humide ou les ésorces des arbres, dans les forêts et sur les sur tô sol montagnes. *spont*-rihoi,frnes (sphagnum), d'un vert pâle, d'un tissu, moU 0t ïes contrées marécageusès, où elles forment la gir*,-inôoârnt à.it employé îou*â en se décomposant. Elles produisent aussi un terreau de serres. Dans'los rdgions polaires, elles *tiorr oes ôhnrcs ôonstituent une par[ie do la nourriture du renne' --uLotttt espèces servent pour les
.Espècas

-

,

;ilù

emballagos '

,

de feuilles taux entièrement ceilùlaires, manquant de tiges,

Champignons._'LesChampignons.Son[desvégé-

.

'

-L97-

et de chlorophylle. Leur forme est très variable (parasol, coupe, filamént, cellule, etc.) et ils présentent toutes les ,ouieo6, sauf la verte. Pqivés de chlorophylle, ils n'ont aucun besoin de lumière pour se nouryir et s'accroltre, et se trouvent dans I'impo'ssibilité d'assimiler directement le carbone de I'anhydridô carbonique; ils absorbent,les composés cprbonés forrrés par les végétau4 verts' tantôt dans les débris

des animaux et dàs végétaux, tantôt dans le corps même des

animaux et des végétàux vivants. Dans ce dernier cas, ils
sont parasites.

I,es spores se développent directement pour former de nouvellei plantes. citons d'abord les grands champiEspèces principal,es. - bois. L'agaric cham,p,ëtre (agaricus goooi oràinaires des

I
Fig
219. Pêtre.

-

Agq'r',a ch$Tn'

!'is.

Ëoupe transvèrsale il'une lamelle.
o) Tissu proPre ile la lamelle. D) Basiile portant 4 sPores.

220.

Agortc clwaelu.'portion ile la

campestris) ou chnmpignon-de-couche 1frg.2{9) egt celui que I'on mange le plus souvent, cru ou cuit. Il a la forme d'un parasol. Ào sommet d'un pied se trouve un chapeau arrondi, ùlaoc ou brun, dont la faôe inférieure est $arnie de lamelles rosées, rayonnantes, portant les spores r. Cette partie appa' rente, conltituant, pour le vulgaire, tout le champignon' n'e$t

I Faire une coupe microScopique dans une lamelle du chapeau d'un egeric : on voit les poils.les basides et"les spores Coupe longiturlinale et translersale du pédoncuh de I'agaric champètre.
,)

198gue llorgane
de-

.

dans

le sol par des filaments en réseau gui

Ia neproduction ou përid,ûunz; elle se prolonge

formônt

mgcéli'um, orsane de la végétation, que les spores développent

le

qn germant. L'agaric se nourrit de matières organiquei en décomposition. 0n le renoentre dans res prairies,-et sa croissance est si rapide qu'une nuit suffit'pour en faire naître par centaines. on I'appelle encore champignon-de-couche, pirce qu'on le cultive dans les cayes, sun des tas de fumier. son mycélium sCché, connu sous le nom de blanc-d,e-ahampignon, peut propager I'espèce. Les b_olets '(boletus), de consistance ligneuse, portent des tubes fins sous le chapeau. Le bolet-ûmad,puuùei oa agaricd.et-ehi'rurgiens, gui aime à pôusser sur les troncs d'arbres, dst employé pour amêter les hémorragies; trempé dans une , solution de salpêtre et battu avec

des maillets,

il

fournit'

I,amad,ou.

geâtres; bolet comestible, des tubes blancs ou jaunes. '
.

Le bolet pernicieun a des tubes rou-

le

Chanterelle comestible (merulius
cantharellus). Fauve. ' Claoaire (clavaria), blanc ou jaune, très ramifié. Comestible. Eydne (hydnum). Chapeau' jaunâtre. Comestible. Amanite uénëneuu. Odeur fôrte. Oronge. Chapeau jaune ou rouge; lames jaunes. Comestible.

Fig .221 .-

Agarl,c-d,esqnouches

.

La fausse;-aronge . oû agaric-d,esmouches (fiS. 221) a un chapeau d'un rouge très vif, tacheté de blanc,'et des lames blanches. Ce champignon est vdnéneux et donneavecle lait une décoction mortelle pour les mouches.
Les,uassæ-ile-loup (lycoperdon) sont remplies de spores brunes. La morôlle (morchella), en forme de massue (fig. 2IZ),'a.une couleur fauve-clair et une odeur agréable. Elle estcomestible. La trulle (tuber), aufte espèce comesdbleo est un tubercule

-199noir rempli
de spores. Etle

crolt sous terre dans les forôts de chênbs de la France; celles du Périgord sont vendues au prix de vingt à vingt-cinq 'francs le kilogramme. 0n se sert, pour les
récolter,de porcs dressés qui les découvrent
aisément.

Il est souvent difficile

de distinguer les

bons Champignons des mauvaig. En géndral, on doitrejeter les espèces qui ont des lamelles blanches et un chapeau couvert de taches; ' celles dont I'odeur est désagréable, la saveur poivrée, la chair coriace, le suc lai-

teux, et dont
les déchire.

la couleur

change lorsqu'on

L'empoisonnement, par les Champignons peut causer la mort. Le vinaigre et I'eau salée étant capables ' de dissoudre leur principe vénérieux, il serait très imprudent d'adminislrer l'un ou I'aure de ces liquides en cas d'empoisonnement.

La leuure de bière (saccharomyces cerevisiæ), exantinée au microscope, est un chapelet de cellules incolores. Dans la fabrication de la bière et du vin, la levure produit le dddou-

blement du sucre en aloool e[ en anhydride carbonique
.(fermentation alooolique). EIle se multiplie par bourgeott:
nement.

Le mycoderrne.fixe I'oxygène de I'air sur I'alcool et le

change en vinaigre. Les moisùssures se forment, dans les lieux humides et sur

les matières organiques en décomposition (fruits pourris,
f,romages, excréments des Mammifères, etc.). Le maguell des jeunes enfants se développe sur la langue.

Les espèces dont les noms suivent sont parasites
'noire, inodore, qui déruit l'épi r.

de

végétaux terrestres. Le charbon (ustilago carbo) des céréales est, une poussière

r

Au miæoscope : charbon pris sur un épi d'orge ou il'avoine cultivée.

200

-

La rouille (puccinia graminis) forme des taches d'un brunroux sur les feuilles des céréales. C'est l'épine-vinette qui
occasionne cette maladie, en communiquant un champignon microscopique aux Graminées situdes dans son voisinage. La carle (tilletia caries) est une poussière noire, fétide, qui. attaque le grain de,blé et rend la farine malsaine. Avant de semèr le blê, on ie chaule, afin de le préserver de la carie et du charbon. Le chaulage se fait,avec le sulfate de cuivre, le sulfate de soude et surtout avec la chaux, L'ergot ilu seigle edt le mycélium d'un champignon nommé claviceps purpurea. Il est dur, noir, (le forme oblongue et se ddveloppe à la place du grain; mêlé au pain, il peut amener de graves accidents, QUe caractérisé surlout la gangrène des, doigts et des orteils. . L'oidi,um est une poussière grisâtre qui recouvre les feuilles et le$ fruits de la vigne, du rosier, etc., et en arrête le développement. C'était le plus grand ennemi de Ia vignç .avant

I'apparitibn du phylloxéra. Le soufre en est le meilleur
préservatif.

Une autre maladie de la vigne, connue sous le nom
viticola)..

de'

mi,lili,ou, est causée par le péronospore aiti,cole (peronospora,

Le përonospore infestant (peronospora infestans) s'attaquq âux feuilles de la pomme-de:terre. Il hiverne dans les tuber: cules, pour poursuivre au printemps suivant son développement dans les pousses nouvelles r. D'autres Champignons produisent des taches ou des boursouflures sur les feuilles des arbres (taches des érables, du poirièr, etc.; cloque du pêcher). lichenc sont parasites d'Algues Ilp qe présentent, .Les

'.

. r Phcerquelques
avec au microscope.

fguilles malades de pomme-de-tefre gous une.cloche de verre

un petit morceau d'éponge mouillée : le parasite développe rapidement des ûlaments fructiflères dont on choisil à la loupe les plus convenables pour l'étude'
2 Les Al,gues sont des plantes cellulaires vivant dans l'gau et dans les lieux
humides, oir elles se fixent par des crempons. ttles diflèrent surtout des Cham. pignons en ee qu'elles sont pourvues de chlorophylle ou de pigment coioré en

tenant lieu.

pour la plupart, sous la forme d'expansions foliacées'ou de simptes croùtes grisâtres étalées sur le sol ou fixées aux
rochers, aux arbres; etc. Le lichen il'Islande (cetraria islandica) sert d'aliment à' certains peuples dans.là Nord des deux eontinents' et s'emploie -fréquémment comme tÔnique et pectoral sous forme àe siteei; de pâtes, de pastilles, etc. Dans le Nord, les reniet se not rrissent pendant I'hiyer d'une espèce de lichen (cladonia rangiferina) qu'ils savent trouver même sogs la neige. De que'lqués autres espèces, on retire l'orseille, pâte d'un rouge viotet employée en teinture' et le tournesol en pain,

donl on fait te papier ile tou,rnesol, réactif chimique fort
employé.
fui,tiobes 1.

cellulaire ayant souvent moins d'un millième de millimètre' d'épaisseu*. Si les cellules dont it e'st formé sonl rondes"

-

Un Microbe est un rès petit organisme

c'est un npicrocoque; si elles sont cylindriques, c'est unt bactérie ou bacille (bacillus, bâtonnet); si elles sont filamenteuses, c'eFt un uibrion.

La plupart des Microbes présentent des mouvement$

propres. '

t-e plus souvent ils sont dépourv[s de chlorophylle et vivenf aux dépens des matières organiques; ils exigent le contact de I'air, sauf quelques espèces (bacille apylobacter, etc.). 0n distingue : les Microbes chbomogènes, qui produisent des colorations; les Microbes ferments, qui provoquent des décompositions rapides; et les Microbes pathogènes, qui engendrent les maladies. Les Microbes chromaghtes recouvrent la crême de taches bleues, colorent la colle de pâte en rouge carmin' etc. Les lVlicrobes ferments sont ; le ferment butgriqua (bacille' I
Pour éturlier les microbes au microscope,

il

faut un obiectif puissant' 0n

dépose sur une lamelle une goutte rlu liquide otr vit le miæobe et on laisse sécher. la Ou place ensqite trne goulte dtr réactif colorant Oleu ou vert de méthyle) sur lamàtb, on laisse agir pendant B à 40 minul,es, on lave à I'eau distillée' on laisse' Laisser,de I'eau se corronpre dans un vase ou abandOnner SCOher et on examine. à lui-mème un liquiilb sucré, et examiner une goutte.

-

"l
I

i

_202_
amylobacter), qui vit en l'absenee d'oxygène libre, 'et qui décompose l'amidon, le sucre, la mannite, etc., en acide butyrique ; le ferm,ent atnmnnûacal (microcoque de I'urde), qui dédouble l?urde en carbonate d'ammoniaque; le fermenl, lacti,que (microcoque lactique), qui transforme le sucre de lait en aoide lactique; le ferment, acétique (microeoQue dù vinaigre), qui change I'alcool en acide acétique; etc. Les Microbes pathogènes se développent dans les maladies contagieuses. Le bacille du charbon abonde dans le sang ,des animaux charbonneux, enlève I'oxygène aux globules

rouges et les noircit.

0n connaît aussi les bâcilles de la

,tuberculose, de la fièvre typhoïde, du croup, de la pneumonie; le vibrion du choléra asiatique; le microcoque de l'érysipèle, celui de la rage, etc. M. Pasteur a découvert une méthode géndrale de vaccination, basée sur ce fait que les Microbes, cultivés dans certaines conditions, perdent leur virulence et ne provoquent plus shez l'homme et chez les, animaux que des maladies légères; celles-ci suffisent pour préserver I'organisme, pendanl un certain temps, coptre.le développement des Microbes virulents.,L'inoculation des virus atténués peut même enrayer les progrès de la maladie

le champ du microscope des bactéries en voie de reproduclion; il y a deux procédés : {o la' scissicin : les bâtonnets s'étranglent et se divisent; 9o la sporulation : des spores se formeut dans le bâtonnet 'et sont mises en iiberté par la rupture de la membrane.
r/

infectieuse déjà déclarée. 0n peut ,apercevoir dans'

îROISIEMD PARTIE.

GEOGRAPHIE BOTANIQUE.
La'Gëographie botanique éladie la manière dont les plantes sont réparties à la surface du globe et recherche les diverses influences qui peuvent agir sur cette répartition.

CHAPITRE I.
RÉpeRtrrtow DEs vÉoÉtaux.
La répartition des végétaux est étu,diée à un douhle point de vue. 0n considère d'abord la nature physique du sol oir

vit la plante (forêt, prairie, marais; terre cultivée, sable, eau, eto,) : c'est ce qui constitue sa station,. ensuite, on
examine sa position géographique, c'est-à-ilire le pays oir on

la rencontre habituellement, : on obtient ainsi son habi,tat ou .son ha\italion 0n dira, par exemple : le cirse laineux (cirsium eriophorum) se -rencontre à Tournai (habitation), dans les oarrières (station). Ce que nous veltons de dire

qu'ils composent, 4râis aussi aux groupes gue forment
espèces.

s'appligue non seulement à des individus isolés et aux espèces
ces

l. - Stattons dos vdgdtaur.
Tout végétal a pour un milieu une certaine préférence, et Cest là qu'il se développe le mieux. 0n distingue comme stations principales : lo La mer, ott vivent les plantes dites mafines (Atgues); 20 Les bord,s de Ia mer, qui fournissent les plantes marù-

-l
-204ol* s;alines (soude kali, salicornie herbacde, suédée maritime. Ostende); 3o Les eû,uû douces, où se rencontrent les plantes aquatiquer (nénupharn butome en ombelle, véronigue mouron, etc.); 4ô Les marais, qui comprennent des terrains inondés constamment ou à certaines époques; 5o Les prai,ries, qui peuvent être sèches ou marécageuses, naturelles ou artificielleS; on y rencontre principalement les Graminées, les Ldgumineuses et les Composées; 6o Les terres cultiaées, oir I'on tnouve des espèces souvent éffangères au pays, introduites avec des graines venues de loin ou des points enriironnants; 7o Les rochers, graaiçrs, murai,l"les. Les interstices des murailles servent à fixer la giroflée, le muflier, quplques

tl*n

-

orpins, etc.;

' 8o Les sables, habités par des plantes diversqs 9i Les li,euu stérù,les, qui offrent toujours guelques espèces; 10" Les décombres, Qui reçoivent, les plantes rudérales, avides de matières azotées; {to Les forêts, dans lesquelles on renoontre les plantes

;

'

sylaestres;

bryone, clématite); . 13o Les lieu* obscurs, qui présentent surtout des Crypto'games; l4o Les montagnes, dont la végétation varie avec l'altitude et la latitude.'Les plantes qui croissent 'au pied des hautes montagnes sont dites alpes,tres, celles des points un peu plus élevés, subalpines, et celles des régions supérieures, alpi,nes;
15o Lesaégëtaufi eux-mêmes servent quelquefois de stations à d'autres,, appelés parasites. En général, plus est grande la différence entre les stations deÉ espèces, plus aussi diffèrent-elles par leurs formes et leurs caractères. Cela est si vrai que le botaniste peut distinguer dans un paqued de plantes fraiches celles qui ont été récoltées

{2o Les haies,les Daissone, les tai,ll,is,, oh les plantes grim* pantgs existent en plus ou moins grande quantité (liseron,

au bord de la mer, dans les marais, dans les prairies, dans
les bois, etc.

-2052.

- Ealrttotlons ou ha,bltots

4ss v6g6ta,u:r.

Pour qu'une plante puisse élire domicile dans une localité quelconque, il ne suffit pas que ses graines y germent; il faut encore que la température, la lumière, l'humidité, le sol, les ôtres organisés, en un mot,' les circonstances extérieures conviennent à son. organisation. Si toutes ces conditions ne sont pas remplies, le développemdnt s'arrête ou du moins la plante lpnguito s'étiole et n'es[ plus apt'e à se reproduire; ainsi s'expliquent les différentes stations des plantes, de même que leurs diverses habitations. ' Cependant, dans cette multitude de végétaux répa"ndus à la surface du globe, nous en rencontrons qui sont organisés pour vivre sous toul,es les latitudes; ces espèces, dont le nombre est très restreint, sont désignées sous le nom de aosmopolùles,' elles appar$ennent principalement aux familles ,des Cruoifères, des Graminées et des Cypéracées. ' On appelle endémiques L les espèces donl, la parie est fort limitée; sporad,iques I celles que I'on rencontre simultanément dans plusieurs. contrées, et d'isjoûntes celles qui croissent dans des pays très éloignés les uns des autres. Toutes les espèces, à l'exception des cosmopolites, sont donc, particulières à cerlaines cottt,rées. D'un autre côté, si l'on examine la question au point, de vue puremerrt géographique, on s'aperçoit, en allant des tropiques aux pôles, QUo non seulenent les végé[aux diminuent en hauteur et en magnificence, mais que le nombre des Phanérogames se réduit de plus en plus. Quant, aux Cryptogames, elles suivent une progression inverso et diminuent en nombre à mesure qu'on se rapproche de l'équateur.

De ce qui précède, 'nous pouvons conclure que

les

différences d'altitude doiven[ déterminer des régions végétales qui rappellent celles que I'on observe aux diverses

I Par analogie avec le nom des maladies qui se développent spécialement dans une localité (end,émôqwes) ou simultanément dans plusieurs (sporail'dqù,es).

I

i

-206latitudes. Ainsi, dans Ie voisinage de r'équateur, si.l'on va du pied au somnet d'une montagne, on renconffe d'abord les plantes de la région cquatoriale, puis celles de la zone torride, plus hâut celles de la région tempdrée et enfin les plantes de Ia région polaire. sous l'influence des diverse"s causes que nous avons
'

i

indiquées plus haut (chaleur, eau, sol, erô.; er que nous examinerons dans le chapjtre suivant, chaque espèce a pris une extension plus ou moins grande à la surface du globe.
La surface occupée par une espèce donnée est ce qu'on nomme

l'aire de I'espèce. Le plus souveht, I'aire d'une espèce affecte ' la forme d'une ellipse dont le grarld axe se dirige de I'est à I'ciuestn c'est-à-dire parallèlement à l'équateur. En explorant ' cette portion de la surface terrestre, on finit toujours par découvrir un espace de petite étendue oir ra prante apparaît plus fréquente et.plus prospère, avec des caractères-mieux tranchés : 'ce point s'appelle centre de aégétation ou, improprement, centre d,e création. . 0n appelle fl,ore d'un pays I'ensemble des espèces qui y croissent, ou Ie traité qui les décrit. En Belgique, la ftoie s'appauvrit en raison des progrès de I'agriculture; nos plantes
indigènes disparaissent insensiblement ei il devient de plus en plus difficile de déterminer la physionomie primitive de notre

vfudtation sauvage.

En vue de faciliter l'étude des habitations des plqntes, on considère successivement Ies diverses rëg.ûorcs du globe et, dans celles-ci, les subdivisions ov Bones; on peut àinsi embrasser d'un coup d'æil I'ensemble des espèces appartenant à telle ou telle partie de la surface terresffe. Entre deux régions ou deux zones voisines, il n'y a pas de ligne de
démarcaiion bien tranchde, sauf toutefois pour les ilàs qui, leur climat uniforme provenant du voisinage de la mer, ont une végétation qui se distingue nettement de celle des continents : les espèces-sont, moins nombreuses et fort peu de familles sont repfésentées.
à cause de

207
S.

_

générales sur la - Consfldéra,ttonspartles du monde: vdgdtat'ton des clnq

.
EUROPE

L'Europe offre une végétation moins riche et moins variée que celle de I'Asie, de I'Amérique'et même de I'Afrique. On peut la diviser en trois régions principales :

l.

Réglon hyperboréennc ou septentnionale.

-. Elle comprend I'Islande, la Laponie, ainsi que le nord de la Suède, de la Norwège et de la Russie. Les espèces ligneuses (Conifères et Amentacées) son[ peu nombreuses et ne comprennent environ que la centième partie des espèces que I'on y rencontre; les forêts ne renferment pour ainsi dire que des sapins et des pins. Les Cryptogames, surtou[ les lichens, y sont les végdtaux les plus abondants. Le caractère le plus saillant de toutes les plantes de cette région, Ces[ I'exiguïté de leur taille. 2. Réglon moJronno. - . Elle comprend la' Russie méridionale, I'Allemagne, le'Danemark, la Hollande, la Belgique, les Iles Britanniques, la Suisse, le Tyrol, I'Italie septentrionale el, presque toute la France. Cette rdgion, plus douce è[ plus témpérée que Ia première, possède des forêts oil s'élève surtout le' chêne commun. A côté de celui-ci" croissen[ le châtaignier, le hêtré, le bouleau, I'orme, le charme et I'aune. Comme céréales, le I'roment et Ie seigle s'y
On distingue, dans cette région, deux zones : I'unb, septentiionale, otr I'on trouve le pommier, le poirier, le prunier, des Crucifères, des Rosacées et des Cypéracées; I'autre, méridi.onale, caractérisée par la culture de la vigne, du mais, du mûrier et dans laquelle apparaissent déjà une assez grande quantité de Labiées.
rencontren t, abondamment.

t.

vraiment luxuriante, due surtout à I'absence de froid en hiver. Les Labiées y sbnt largement représentées; on y trouve, en

-

Réglon méditerranéenne ou méridlonale. Le littoral de la Méditerranée présente"une végétation

"

-208outre, I'oliyier, le grenadier, le myrte, très. odoriféranl, le laurier-rose, le figuier, I'arbousier, le tournesol, le mtrier, |a vigne et enfin' I'oranger (Italie, Sicile, Espagne). Citons
encore I'agàve,'le platanel ot,; Çur les côtes méridionales.de pal'mier (chamaerops humilis), le dattier, avec son long stipe couronnd par de belles feuilles découpées

la Sicile, un joli

,et pendantes,

etc.

,

ASIE. Nous avons à considérer ici deux régions principales
:

Elle comprend au - l. Béglon extratnoploale. nord la Sibérie e[ au sud I'Aeie-Mineure, la Perse, le Japon et le nord de la Chine. ta végétation de la Sibérie ressemble .beaucoup à celle des régions septentrionale et moyenne de I'Europe. on y trouve cependant un srand nombre de représentants des familles suivantes

:

Ombellifères, I+iliacées,
spirée

(Polygonées) y {Rosaoées1, armoise (Composées) et rhubarbe un nombre considérable d'espèces,. comptent La flore du Japon et lle la partie orientale de la chine se rapproche, pâr sed formes végétales, de la flore méditerra.néenne. 0n y trouve I'arbre à gomme-laque, le mûrier à papier, le thé, le cironnier,la glycine, I'if, le thuya,le cyprès' le magnolier, l'êrârquable par la grandeur et, la ' ie chêne, ses feuilles et de ses fleurs, le cainélia, qui se renbeauté de .contredans nos serres, et I'aucuba, â feuilles panachées, cultivé .comme plan[e d'ornement dans nos jardins e[ qqelquefois dans nos appartements. Citotts, parmi les planl,es cultivées : le froment, I'orge, I'avoine, le riz, le sarrasin, la patal,e, le pommier, le pOirier, le cerisier, le cognassier, I'abricotief, le pêcher, le néflier du Japon, le pois, le haricot, le chanvre' etc. 2. Régton troplea,le. Elle se compose 'de I'Ilindoustan et de I'lndo-Chine. Les végétaux ligneux y .abondent, ainsi que les plantes grimpantes et, les plantes . parasi[es. Comme espèces arborescentês, oll distingue le

Crucifèresi Les genres asFagale (Légumineuses),

.ieck,

le santal, l'ébène, le mimosa, I'acagia, le gardène,

,

-209I'isonandra gutta, dont on retire la gutta:-percha, au moyen d'incisions pra[iquées sur le tronc, le roseau (calamus), à tige grêle, dont, on fait des cannes appelées communément le laurierionæ, le figuier, le laurier et particulièrement

ïamptrrier;-le mugcadier, dont la graine est employée comme épicè, et le bambou. Signaldns, parmi les plantes cultivées : le tiz,la canne à sucre, le odtonnier, le cocotier, I'indigotier, le poivrier, dont le fruit noir desséché fournit le poiure n'oir oublanc,suivant qu'il a été pulvérisé ave6 ou sans écorce, le giroflier, dont la fleur en bouton est utilisée ici sous le nom ùe clou d.e girofle, et le tamarinier, dont les fruits renferment
une pulpè purgative de saveur aigrelette.

aFRIQUE.
peut être divisde en trois régions
:

'

L'Afrique, au point de vue de ses produciions végétales,

l. R,égton septentrionale rru médltePFor néenne. - Elle comprend toute la côte inférieure de la Méditerranée et le Sahara. Nous retrouvons ici les plantes
d'Europe. L'Algérie offre une riche culture, surlout en céréales.'Comme particularité, nous devons citer le'chêneliège, qui forme des foqêts immenses. Le chanvre est uniquement représenté par une variété, non employée comme plante textile, mais dont les extrémités Sontfumées par les musulmans sous le npm de haschi,sch. On"y cultive le mais, le sorgho' le manioc, Le tiz, etc. Les familles représentées sont : les Graminées, les Composées, les Légumineuses, les Crucifères et les Salsolacées. La flore du Sahara est très pauvre, par suite de I'absence de pluies. Les dattiers en sont les plantes caractéristiques; c'ést le seul arbre mès répandu dans toute la régionque nous avons signalées dans

la région

méditeranéenne

région, com4e dand toutes les autres régions tropicales, on y distingue beaucoup d'espèoes ligneuses; mais les Oaryophyllées

3. Région équatorialo orr centrale. - Cette quoique peu connue, présente un grand intérêt.

-9{0et,'les Crucifères opt presque totalement disparu. 0n y trouve. le barianier, dont les fruitscgnstituent la principale nourriture

du peuple, le baobab, qui surpasse en épaisseur les tronc.s les plus gigantesques, le flguier, I'aloès et de splendides. palmiers. Les familles prédominantes sott' : les Légumineuses, les Malvacées, les Rubiaiées, etc.
C'est ia rdgion du Cap. Ce

,

qui frappe tout d'abord, c'est un nombre considdrable d'espèces"de bruyères atteignant quelquefois une hauteur de cinq mètres; elles sont munies de feuilles peu développées et de tleurs très grandes, aux couleurs brillantes e[ variées à l:infini. Citons encore les immortetrles, les pélargoniums, dont plusieurs ceniaines d'espèces sont cultivées én Europe, les oxalides e[ le sparmannia, plante imitable, dont les étamines s'éloignent des styles quanfl on les touche. On y cull,ive les céréales, les fruits et les légumes d'Europe; en outle, le bananier, la patate et le tamarinier s'y développent
{

S. Réglon méridionale'ou extratropicale

fort bien.
AMÉRIQUE.

,L'Amérique se caractérise par sa riche végétation, surtouf la zone équatoriale, par ses immenses forêts gntourées de prairies superbes et par ses nombreuses plantes commerciales obtenues par la culture.
dans

,
Deux régions

I.
:

--4ruÉnreun

DU

NoRD.

n

r

l.

RÉglon septerrtrionale.-Lafloreyestsemblable

P. Rég5ion méridionale. Cette région comprend déjà de nombreuses espèces phanérogamiques. Le laurier, le châtaignier, le chêne y croissent, en abondance; on y voil /

à celle de I'Europe et de I'Asie sous les mêmes latitudes; on yvoit les mêmes arbres et la même végétation cryptogamiqueCertaines Phanérogames, telles que lavergb d'or, I'qnothèrê" le clârkia, etc.,'s'y rericontrent.

-

\,
.

z,ltaussi le charme, le nbyer, le'robinier, de beaux spdcimens
magnifiques magno'liers. 0n y cultive la canne à sucre, I'indigotier, le riz; Ie cotonnier et le tabac.

de passiflore, à côté desquels s'élèvent de

Dans le Missouri, le Mexique, le Texas et I'Arkansas, se rencontrent le poivrier et de nombreux cactirs de hauteur
colossale.

rI.

-

mrÉnroup ou suD.

-

Ici, la richesse et l'importance de la végétation sont telles,
qulil est bon de considérer une

à une les principales contrées. Dans le'Vénë*uela, il y a abondance de pqlmiers, et, vers les hautes crêtes des Cordillères, apparaissent, lës Amentacées, les Labides, les Graminées, les Composées, les Caprifoliacdes, les Ombellifères, les Crucifères, etc. Citons aussi le houx, les quinquinas, fort nombreux, mais encore plus abondants au Pérou et dans une partie de la Colombie. Si, à la même latitude, on s'élève sur les Andes à 8000 mères audessus du niveau de Ia mer, les plantes tropicales onI presque disparu et sont remplacées par celles des régions froides" A Caracas, capitale duYénézuléa, la température, nuit et jour" est presguê touJours la même et égale à 17"5. Là se dévelop, pent très bien le bananier, I'oranger, le caféier, le cacaoyer, etc. Signalons encore I'arbre de la vache, ainsi appelé parce que' par des inbisions pratiquées sur le troùc, il s'en écoule un lait.doux, gluant, qui exhale une odeur suave. La Guyana, oir croît le palissandre, est remarqtrable par ses belles forêts de palmiers, de bananiers, etc., et par sos ,fleuves tranquilles à la surface desquels flotte l'élégante et majestueuse victoria regia (Nymphéacées), pour laquelle on a construit, il y a quelques années, une serre spéciale au jardin lotanique de Bruxelles Au Brésil, la végétation est fort variée. On y trouve

1 La vue de célte planto frappâ si profondément le voyageur Haenke, qu'il sd prosterna'pour remercier le Créateur de lui avoir fait tldcouvrir pareille merveille.
"+

.

'

2r?-

boaucoup de palmiers, I'ipécacuanha, dôs bois estimés pour la charpente,'l'ébénisterie ou la teinture (acajou, palissandre, bois de fer; bois du Brésil, de Campêche), la canne à sucrê, "le oaféier, le cacaoyer, le cotonnier, le vanillier, etc. Dans"le littoral da Chi,l'i,, on retrouve une flore analogue .à cetle de la région méditerranéenne; l'olivier, le figuier, le

-

grenadier, I'oranger

y

prospèrent partout. 0n y rencontre

,
"

ausSi I'araugaria, haut de 50 mètres, dOnt les rameaux sonl couverts de feuilles épineuses 1. Comme familles principales, citons les Labiées, les 0mbellifères et les Composées. Au Paraguay, on remarque quelques Oomposées ligneuses, ainsi que le maté, qui représente I'arbre à thé de Ia Chine. Bn Patagonie, les Diootylédones sont excessivernent rares ;

en revanohe, les Cryptogames deviennent nombreuses
s'associerrt avec les GrarRinées et les Cypéracées.

et

Nous :irrivons hinsi dans le voisinage du pôle austral, Qir la végétaûon doit uaturellement cesser. C'est ainsi que les Phandrogames, dans la Terre de Feu, ne se refouvent plusn pour ainsi direo que sur les flancs des montagnes, où ellgs sont abritées.
OCEANIE.
La Nouvelle-Hollande (Australie) nous présente des végétaux

qu'elle possède' pour ainsi dire en propre' Il y a là des fàmiiles-entières qui n'existent pas ailleurs ou qui y sont fort peu représentées. On-y rencontre deiolies Légumineuses' t'eucïlyprus, dont Ia tige acquiert quelquefois {20 mètres de
hauteur, I'acacia,

'îles de Ia Nouvelle-Zélande ont une végétation qui Les ressemble assez à celle de I'Australie. Dans l'île d'Ika-na-

etc.

\

Mawi se développen[ des lianes et des arbres aux dimensions gigantesques. Lf Nouvelle-Zélande renferme quelques plantes

I Nous avons quelqueo spécimens de cot arbre curieux
bois do la

à Brurelles (ontrée du

Cambre).

/

t-.

-213la européenires, telles que Ia renoncule âcre, le seneçoh, plantain, etc. D'un autre côté, Ie phornrlon véronique, le 'ces îles, qui donne ulle .filasse ffès tenace, originàirr de

, conffée ne fournit qu'un très petit irombre de plantes alimenplupart' taires, et les peuplades qui I'habitent sont, pour la iihthyophâges; mais" des navigateurs européens y ont importe beauCoup de nos végétaux potagers, et ceux-ci s'y

solide, se retrouve en Europe, ott dn lê désigne squs le nom de lin de la Nouvellà-Zélande. La flore de cette

îîï"]"liîî"""1i"1]-"1i,"""
CHAPITRE II.

"

btI{LUENcEsQuIAGISSENTsÙRLÀnÉpaRrrgoNDtsvÉoÉreux.

Les causes de'Iinégale distribution des végétaux sont : la iempérature, la lumière,' l'humlù,i,té, le sol et les êt'res
organûsés.

1. - Influcnoe de la tompdroÛure'

qui rJt la cause dominante de I'irié$te répartition
espèces végétales.

En général, c'est la distribution d'e la chaleur sur la terre

des

un trop grand froid nuit à la végétation en -congelant I'eau qui Aoit etp absorbée par la plante. Il semble qu'il y ait ex'ception pour le protococcus nivalis, petite plante

cellulaire formée de globutes qui colorent en rouge la neige des pôles et guelguefois des alpes; mais -cette exception n'est gu'apparente, puisque ce végétal profite-de la fonte partielie que les rayons solaires produisent de tempS en
temps.
Une bhaleur excessive amène une dessiccation fort nuisible' conséquemment, toute plante a besoin, pogr, effectuer son

iléveloppernent complet, d'une certaine tempéràture,

ni trop

basse, nj trip érevde; d,auranr mieux qoierru reçoit, à chaque phase de son existence, une guantiié: de chaleur mieux appropriée à son organisation. 0n comprend dgnc que les espèc.es qui dernandent la plus petite somme de chaleur utile soient confinées vers les régions polaires ou les hautes altitudes, et que les grandes lignls oe àistribution des plantes se suivent des pôres à l'équaleur, ou du sonimet des montagnes aux

,u.l i:;r,

plaines.

.

ll. - Influenco

d.e

la lnmière.

répartition des végétaux.

La lumière est indispensable à la yie des plantes; elle provoque la colôration des organes et facilite l'élaboration des matières nutritives. Elle exerce une çertaine action sur la

a l'équateur, la lumière est fort intense, parce qu'elle tombe ver[icalement et que les jours clairs sont assez nombreux. Aux pôles, au contraire, elle tombe obliquement et même fait défaut peqdant uhe partie de I'année; il y a beaucoup plus de ' jours nuageux; la végétation s'y effectue en peu de temps et
les feuilles, qui ne sont pas nombreuses, acquièrent de grandes

dimensions. sur les montagnes, la lumière agit, foriement, parqe que llatmosphère est plus pure et moins dpaisse; les fleurs des hautes altitudes,ont, des couleurs vives. Les plantes qui exigent peu de lumière se rencontrent particulièrement dans les forêts et les cavernes. Quelques végétaux peuvent vivre dans, l'obscurité la plus profonde, parce que, dépouryus de chlorophylle, ils ne décomposent' ,pas I'auhydride carbonique (Champignonsl.' plantes des tei"res découvertes ont un air de vigueir;'une verdure abondante et une odeur aromatique; pourquoi les espèces des bois ne prospèrent pas dans les endroits forû éclairés. A. - rnfluence ierl'humtdltd.
r

L'influence de Ia lumière explique encore pourquoi les

Laplante a besoin, à chaque période de son existenceo d'une quantité d'eau plus ou moins cônsidérable : ce liquide diseout

-9r5,les matières nutritives et les transporte dans l'organisme. La rdpartition de l''eau à la surface du globe est dottc fort ,importanto au point de vue de la distribution des espèces. Il y a des espèces spécialement adaptées à la vie aquatique; ,d'autrep, au COntraire, propres aux endrOi[s SeCS: Or,la quantité d'humidité (ptuie, neige, rosée, brouillard, vapeur,.etc.) que la plante reçoit varie avec la latitude, la saison, l;altitude, etc. Pour qu'une espèce donnée prospère dans une locâlité, il fau1 que cette humidité y soit toujours en proportion convenable. C'est ainsi, par exemple, que I'humi' dité rop grande du sol semble la principale cause qui exclut le sapin (abies pectinata) du nord-ouest de l'Àllemagne. c'est pourquoi aussi une sécheresse excessive détermine au Sahara
,une

,

flore très pauvre, à des latitudes où la ohaleur perpettrait le développement le plus riche de toutes les formes
végétales.

4. _ rnflaenoe iilu sol.

'
'

"

rapportent à'la conposition chimiqua du sol; les autres, à sa constitution physique, opinioq qui semble la'mieux fondée. au point de vue 'de la composition chimique, on distingue ,leg sol6 calcai,res, argileuu at si,liceur. Ils ont chacun des plantes particulières; mais un grand nopbre d'espèces que i'on croyait, dans une région, caractéristiques de tel ou tel SOl, ,se SOnt retrOuvéeS, dans d'au[res COntféeS, danS un SOI différent. 0n a pu d'ailleurs cultiver des plantes dites silicicoles dans des terres calcaires, et réciproquement. L'action du sol sur la répartition des qspèces doit donc être
attribuée en grande part[e à une autre cause : on admet généralement, que cette cause est la constitution physique du.'sol, et, particulièrement, sa ddsagrégation plus ou moins complète. La nature'du sol influe plus sur les stations que sur les ùabitations. Il èst rare, en effet, qu'un pays manque complètement de calcaire, de silice ou d'argile, tandis que chaque .l'ocalité offre, sous ce rapport, certaines particulafités:

Celte influence a été diversement interprétée

: les uns la

'

I I I I

2L6

-

('

d. - Influenoq des êtres organlsés.

.

Cettd influence est considérable. Nous avons vu, à propos de la dissémination des graines,

comment I'homme et les animaux les transportent d'un endroit dans un autre. Les végétaux se nuisent ou se favorisent réciproquement par I'ombre qu'ils projettent, pâr le développement de leurs racines, par les débris de leurs feuilles, etc. Les espèces vigoureuses nuisent aux plantes délicates; les parasites, à celles qui leur ont donné I'hospitalité; celles dont le développement et la multiplication sont très rapides, à celles qui croissent lentement. Ainsi, l'élodde du Canada (elodea canadensis), depuis qu'il a été introduil en Europe, tend à se répandre de plus en plus et chasse pêu à peu des fossés et des ruisseaux les espèces qui vivent dans des copditions

analogues aux siennes.

I

On-le voit, les plantes, à I'instar des animaux, sont toujours en guerre ouverte les unes contre les autres. L'extension de certains insectes nuisibles, l'influence des animaux herbivores et les modifications apportées par les oultures sont aussi des causes gui agissent d'une façon considérable sur la disribution des espèces.

L
L

F

'
I

i
t

F I

FIN.

TABLE ALPHABÉTIQUE
DES noTS TECHiltqUE$,nmptoVÉs oAr{s

tA pnsmÈng PÀRTIE tlE

CE TRÀITI-

A.
Absorption, 20. Accessoire fracine), 17.
Accroissement de la tige, 38.

Articulée (tige), 25.
Assolement, 23.

Aubier,27. Axillaires (b,ourgeons),' 43. Axille (placentation), 76.

Aciculaites (feullles), 53.
Acotylédoaes, 91. Acuminées (feuilles), 53. Adventifs (bourgeons), 43.

B.
Baie,86.
Bilabiée (corolle), ll{. Biologie, 8. Bisannuelle (racine), 47. Bois, 26. Boûanique, 3. Bourgeons, &1.

Adventive (racine), 17. Aérienne (racine), {8. Age des arbres. 28.

Aiguillons,26. Ailes,68, 70.
Ailée (tige),915.'
Àisselle, 23. Akène, 87. Àlbumen, 90. Aleurone, 7.
' Aliments dee plantesn'19.

Bouturage, 37.
Boyau pollinique, 74.

Bractde, 68.
Braoches, é5. Brute (sève). 34.

Allongement (de la racine), 18.

Alternes (feuilles), 50. Amande,90.

Brou.83. Bulbe, 32. Bulbille, 33. Bullées (feuilles),

531

Amidon,8. 'Anatomie,3.
Amplexicaules (feuilles), 5{. Amygdaline,7.
Androcée, 72. Caduc (calice),68. Caieux, 33.'

ô.-

Angiospermie, l15. Annuelle (racine), 17. Annuelle (tige),24. Anomale,70.

Anthère,7{.
Antipathies,23. Apétale (fleur), 62,. Aplatie (tige), 25.
Appliquées (feuilles). 58. Arbres, 24. Arbres (âge des), 28.

Calathide,67. Calice, 67. Calicule, 63. Camhium. 28. Campanulée (corolle), 70.Canal médullaire,26. Cannelée (tige), 25:
Caoutchouc, {2.

Capillaires (feuilles), 53; Capillarité, 34. Capitule, 67.
Capsule, 88. Carène, 70. Carnivores (plantes), Carpelles, 75. Carrée (tige), 25.

Arbrisseaux,24
Arbustes, 24.

Arille,90.
Arrondies (feuilles), Arrondie (tige),25.

5S-:

S.

'

4aryophyllée (corolle), 69. {aryopce, 86. "taulinaires (feuilles), Sl.
Collulaires (végétaux), {0.
Cellules, 5. Cellulose, 6. Cendres, 69,

;

rD.

'Décandrie,

ll4.
.

t

.

Ddcurpentes (feuilles), 52. Déhisqence (du péricarpeJ, 84.

Demi-fleuron,7l.
Demi;ligneuse (tige), 24.
761

Centrale (placentation),
'Charnus (fruitri), 85. Chaton, 65.

Dentées (feuilles),

{4.

"thaume,25,
Cheveki. 16. 'Phlorophylle, 7.

Denticide (ddhiccenco), 85. Développeqent (du fruit), 83. Id. , (de la graine),91. (de I'embryon), 95. Id,
Diadelphes (étamines).

73. I

t

.

'{lassiffcation,

Ciliées.(feuilles), 54. Classe, tl2.

lll.
27.

Ceur du bois, 'toiffe, {6.
Collet,16.

Diadelphie, llS. Diakène, 87. Dialypétale (corollil, 69. Dialysépale (calice), 68, Diandrien l{4. '
Diastaso,94.

.

'Composé (fruit),84. Comilosees (feuilles), 3I. "tône, 65, 89. {onjugaison, 9.

Diclines (y'lantes), 62.
Dicotylédonoso 91.

Didynamie,

.Conneclif.74.
,Conniventes (dtamihes), 73: ' "tordéeq (feuilles), 5S.

. Digitaline,7. Digitéi) (feuille), 48. ' Digestion,29.

7\ llL.

.tordon ombilical,89. 'Corolle,69.
Corymb'e,64.

Cordiformes (feuilles), S8.

Digynie, ll$. Diecie, {lS.

'

,

Corps de la racine, {8.

Dioiques (plantes), 63. Dissémination, 92. DiStiques (fsuilles), 50..

'tôtes,

49.

Dodécandrie,4{4.
Doubles (fleurs), 78.
.Dressée
'

Division,9.

t
I

"Cotonneuses (feuilles), 54.

Cotylddons,9{. "Couche gépératrice, 28. Id. hefbacée,27. {ouchéo (tige);24.

(tigil,2&.

I

Dressées (feuilles), 83.

I I

Id. ,subéreuse,28.
.

Drupe,85.
,

I

{oulanlc,24. r Coupes microscopiques,,i. , .Crampons,
{7.

D.
Ecailleux (bulbe), 38.' Ecorce, 27.
r.,

'

,

trislaux. 7.
Crueiforme (corolle), -tryptpgames, 61.

69r

Ecussonnage,42. Eûbrassânte,s (feuilles), 51.

Embryon,90.
Epondage,47. Endhyménine,74.
Endocarpe,84,.

4ryptogamie,
Cupulo, 63.
.

ll$.

Culicule,

13.

tycle,50;
o0yme,67.

Endogénie,9. Epdoplèvre, 89,.

--2lg' . , . .
[ndosmoser

2l.
,

Endosperme,90. Engainantes (fpuillee), 52. Snnéandrie. ll4. ' Dnsiformes (feuiileej, Entre-næud,98. Dntières (feuilles), 54. Eaveloppeherbacee,2T. Epaisoissement (de la racine), [$. Eperonr 6S.

.

Fruit, 83. Fugace (calice),68. Funicdê,76, 89.'
.

53.

(F.
'Gaine,4?.
Gamopétale (corotle), 69. Gamosépale (calice), 68. Gantelée (corolle),71.

"

'Epicarpe.83.
]

Epi,

64.

r

.

Gemmule,9l.

'

,

Epidermo, l8r 28i Epigés (cotylddots), 91.

Epines,9$. -

i

Genre, ll2.' Germination,92. Glabres (feullles), 58. Gland,87.'

Epillet,66. Episperme,89. Espèce, {12. S[smins,
.Efendard,l0._

j

'. '

Glandes, 14. Glucosides,6.

Etalées (feuilles); U3.

/!.

]

Glrlqes, Glumelles,64' Gomme,7. 'Gorge,69.
Gousse,88. Grainen 89. Grappe, 64.

64.'

\

'

"

Etiolement,û7.
'Etui médullaire,i?6.
Excretiono

23.

l

Exhyménine,7â,

" ExinerT&.
Dxtrorse,74.

l

I

Greffe,40. Grcffon, &0. Grimpante (tige),24.
Gymnospermes, 89.

.lF.
Faculté germinqtive, 98.

'Gymnospermie,

l{6.

,

Fanille,

tlz'. '
i

'

Gynanrlrbs (étamines), 73.

Oynanrlrde,l{S.

Gynecée,76.

!L

Fécondatïono 79.

Fécondation crdised, 81. Fécule, f. Femelle (fleur),69. Seuilles, 45. Fibres, 10.

H.
Haetees (feuitles), 53.

" Fibreuse
Filet;72.

(racine)n 17.

Heptandrie, l{4. Herbacée (tige),23. flerbes. 18. Hérissees (feuilles), M.
Hermaphrodite
(fl

-

.Fistuleuse,95.

eun), 62.

Flageltifere (tigb), 2{..

,

Fleur,6p. .Fleuron,70,
'Florales (feuillep),

.
5{.

fledpéridie, 86. Hexandrie, ll&.

'Folioles, {8.

Eile,70, 89. ,flispides (feuillæ), t54. Huiles ffxes,6.

Sollicule,88.

'

Sonctions, 3. Foriction chlorqphyllienne, 56.

'

ld, essentielles,6. Eybridation, Sl. ' trybrides, 82.

Hypocratériforme, 70.
Hypogés (cotylédons;.

91.'

Métamorpboses, 71. llléthpde, {19.

Eypogyne,72.

Mdtis,89.
Métissage,82.

.

l.
Icosaudrien l14: Incomplète (fleur),62. .Indéhisdent (fruit), 8&.

, .

Micropyle,77,
llicroscopo,

l.

t9.
.

lnfère

(ovaire),75.
,

'

Infloreecence, 64.

ldfundibuliforne, 70.
lntinerT&. Introrse, 74.

.

Mixtes (bourgeons), 44. - llgelle, 96. Monadelphes (étaririnesT, 73. Monadelphie, .l{S. Monandrie, l{5.

Monocotylddones,9l.
Monæcie, l16.

Inuline, 7.
Involucelle, 67. Involucreo 6&,tr|. Irrégulier (calice), 68. Irrégulière (corolle), 69.

Monogynie,

llS.

Monoiques (plantes), 6?. lHonbpdtale (corolle), 69, Monosépçle (calice), 68.

lrrégulière

(fleur,1, 61.

'
Nectaire, !5. Nectar,
Nervration,

iT.

.J.
.Jet,Z4.

{5.
{9.

.

,

L.
Labiée (corolle),71.
Lame,69.
Lancr9oldes (feuilles). 59. Latéral (bourgeon), 43.

Nervures, 29.' Neutre (fleur), @.

'

Næuds, 28.

Noix,8$,
Normale (racine). 16. Noueuse (tige), 25. Noyau,81 79. . Nucelle. 77.

Later,

12.

Laticifères (vaieoeaux), 12. 'Ldgumes,88. Liége,28.

Libe4î7.
Ligneuee (tigel,2&. LigneÉx (vdgélaux), 18.

Nucléoles,8 Nuculaine,88. Nue (fleur), 62. Nutrition, 19,57.

Ligulée (corolle), 71. Limbe,69.

o.
Oblongues (feuilles), 52. Oculation, 42. Octa'ndrie, l14.

Liniaires (feuilles),

53. Lobdes (feuilles), 54.

Loculicide (rléhiscence), 85. Lyrées (feuilles), 54.

Oignon, 32. ombelle; 65. Ombellule,67.

llfi.
niâte (f,eur), ez. Mareotte,38. llédulle centrale, 26.
,

'

Ombilic,89..
Ondulé-es (feuillee), 53.

Onglet,69.
Oosphère, Z. Opposdes (feuilles), 50.

lUësocarpe, 84.

Organes,8.

,\

22!,'i '
Organographie, Ostiole, 14.
S.'

.

Poilues (feuilles;, Si.

Ovaile,

78.

Pollen,74., Pollioies, 74.
Polyadelphes (étamines)n 7ô.

{)vales (l'euilles), â2. Ovuler.76,77.

Polyadelphie,

{lS.'

Polyandrie,"l{4.

P.
' L
Palmatilobdes (feuilles), 54. Palmée (feuille),49.

Polygames (plan{æ), 63,

Panicule,64.
Papilionacéo (corolle), 70. Parallèle (nervat{on), 49.

Polygamie, tlï. ' Polygynie, ll5. Polypétale (corolle), 69. Polysdpale (calice), 68.

Paronchyme, û, 4$. Pariétale (placen{ation); 76.

. '

Pommer 86. Poricide (déhiscence), 7&,88.

Port,4$.
Préparations temporaires, 2.

Pédoncule,62,

l

I

. Id.

ddûnitives,2.

'

Peltées(feuilles),152. Pendante (feuille), 53.

Primine,.77.
Prosenchyme, S. Protoplasme, 6.
Pubescentes (feuilles), 58. Pyxidaire (déhisoence), 85.

',

Pennéi (feuille),48. td. .(nervatiçn), 49. Pentandrie, l{4. Péponide,86.
Péri_anthe, 60.

Pyxide,88.

Féricu'pe,88.
Périgyneo

Q.
i l

72.

"..

Périsperme,90. Psrsiftaat (calice), 68.
Personnée (corqllele 71.

Quadlaugutaire (tige), 25.
Quinconciales (feuilles), S0.

' I , I r ' r

Pétals, 69. ' Pétaloide (calice), 68. Pétiole, {S.
Pétiolées (tbuilles), $t. Phanérogames, 6t.

ll.
Racine, {5. Radicales (feuilles), 51.. Radicelles, 16. Radicule,.90. Ramcauxr 4S.

Phyllode,45.

Phyllotaxie,49:
Phyeiologie,3.

"
-

Bameuse (tige), 24.

Rarnification, 44.
Rampante (tige),?,&. Rayons médullaires,28.

Pilorhize,

1,6.
I

Pistil,75.

Pivot, {6. Pivotante (racine), 17.
Placenta,r T6r S&.

Reactil's,l.

Recepage,43.

'

Placentation,76.
Planes (feuilles), 53.

Réceptacle,62. Réfléchie (feuille), 53.

. : '

-Régulier (calice), 68.

Plateau,32. Piein (bulbe), $2. Pleine (tige),25. Plumeux (style), 77.
Podosperme,89.

.

td. (fleur), 62.. Rériformes (feuilleo), 53. Rénovation,9.
Repiquage' 19.

Poil, l&.
I

"

Reproduction,

8{1.

t' i
t

i

Respirationo 58.

222
^ Suber, subdreuxr 2ô. S,ubordination des caractères. Subéreuse (tige),25.

Id.

{des racines),2?.

Rhizomel Sl. Roncindes (feuilles), 54.
Rosacée

lli.

Bucre, 7.
Suçoirs, 25.

. "Rotdcée des,culturos, 23. Rotaliou '-

{corolle), 70.. (corolle), 70.

Succion, 34.

Sujet,40.

i

.

.s.
'Sarcocarpe,
,

Sûpèro (ovaire),_75.

.r

Sympâtties,28.
Synanthéréeg (étamines), ZB.

Sac embryonnafterTT. Sagittées (feuilles), $p. Samàre,

Synorgiiles, 77.
\

87.

Syngénésie, Syqfème,

t{9.
.

ll5.
I

88.

Sarmenter;se (tige), 25. $cabt'es (feuilles), 53.

T.
Taillis,43.
Tallement,25. Tanninr 6. Tegmon, 89. Terminaux lbourgeons), 4ii. Terrçstr'€ (raciae), 18.

''

Scldrenchyme,,10.
Scorpioides (grappes), 64.

Secondine,'77.

'

Se.cs (fruits), 86.

Sdminales (feuifles), 91. Sdpale, 68. Septicide (déhiscence), 85. Septifrage (déhiscence), 85. Sessilo, û4,,62172,n. Sèvq, 34.

Têtard,44.
Tetradynamie, TS, lû4, Tétragono (tige), 25. Tétragynie, ll5.
, Test,89. Tgsta, 89.

Tétrandrie,144.

l

Sèie ascendanb,94.

Silique,88. \

Sève descendante, 38.
,

Tige.23.

Silicule, SQ. Sillondée (tige), 2$. Simple (fruit),84. Simple (lige),9À. Simpl,ès (feuillps), 3{. Sinuées (fouilles), 54. Solide (bulbe)' 32.
$oucher S{. $oup-arbrisseaux, 24.
,

Tigelle,90.

Tige souterrarne,

S,t.
'

Tissu cellulaire, 6. Tissu eriblé, 12..

Id. ûbreux,6. Id, vascrrlailel

;

,I
I

Tombant (calice), 68. Toûenteuses (feuilles), 54.

Ç.

/1
I

l
I

Îlaçante (racine),

Souterraine (racine), Spadice,65. $patbe,64.

18.

Id.

18.

(tige), 24.
gS.
n

Traehies, 19. Transpiration,

Spatulées (feuillês), 53. Spermoderme, S9.

Traùsvdrsale,(déhiscence) Triangulaire (tige), 25.

8$.

,

Stigmate, 77. Stipe, 25" $tipules, 45. Stolou,24. Stonates,43. Style,"77.

Triandrie, {14. Trigynie, l15.

Tristiquei(feuilles),50.
Tronc, 95.
Tlophosperm e,76, 84. Tp!q, 69.

i

,', ,''

Tuber criblés, l2; . Tubo pollinique, rT{. Tubercule, 32. Tubdreuse (racine), 17. Tubuleuse (corolln), 70. Tuniqud (bulbe), ts3.

,'

'

Yariêté, ll9. , Vacculairel (végéteux;, {0Végétaux cellulaires, lO. Id. vasculaires,10.
Velueg (feuilles), 54.

Turion,44.

i

f.J.
Unisexuée (fleur), 6?. Urcéolée (corolle), 70

Vprticilles floraux, 60. Vertrcilléès (feuilles), 5ùVivace (plante), ,17.

Vrilleej

24.

Volubile (tige),25.

Urticant (poil), t5.

v.
Vaisseaux, {1. . Yalvaire (déhisccnce),
7 4,

Yeux, 32.

,n-

8&,

Zone génératricer 28,

INDEX

AIPHABÉTIQUq
(NoMS FRÀNçAls)

'

.-

.tEs
tA

EilIBRAnCHEilEnTS, CLASSES, FAIIILES, GEI|RES

sr

mpÈCeS ÉTUOÉS

mlS

sEtot{DE pARTtE DE cE TRATTÉ ou

cttÉs'oAlls LEs DEUx AUTRES

PABTIES,

-Abricotier,{38r208. Absinthe, 16$. Acacia, 2A8,212. Acàjou,2ll. Àcérinées, {27. Achillée, { 64.
-Acore, 192. .Acotylédones, 10,
'-Actée, 123.

Ansdr

iae,167.
I I I

Antennaire, 164.
Anthémide,'164.

Antbrisgue, {45.

AothYllido' {86.
Apétales amentacdes, {72, noo amentacées, 164.

Aboaitnapel,lTrn,t^r62r68,70.,88,122.

D

3t,9t,

492.

, ' '

-Adonide, l2i. Adoxe, 160.' Agaric champêtre, 37 | lg7.' ' ,, -des-chirurgiens, 198. D -doi-mouches, {98.
.Agave, 483, 208.

Arabetle, t82. Araucaria, 180,9{2. Arbrs à gomme-laquen 208. fubre de la vache, 2ll. Arbousier,208. Aristdloche, 12,73, l,lô.
Armoise, 163,2p8.

I

I

i

rl
I I I

'

.Agrostide, 19{.
.Aigremoine

r tl.4, l3g. .ail,32,64, l8l.
Alfa,

Arnique,163. Aroiddes, 80, 192. Arroche, 167. Artichaut, 30, t68.
.

l9l.
2113.

.Algues,' 1,, 31,6t/..r 200,

Asparaginées, 188. Asporge, 30, {14, l$3. Aspérule, 160.

,
,

Aloès,25' {82,210. AIpirte,'{90.
Alsine, 124. .âlyssonr 132. .Ahandier, 7, {38. .Amanite, 198. Amaryllidées, 183.

Aster, 164. Astragale, 208. Âstrance, 444. Aubépineo 5&, l&1.

Àubergine,149.

t'
:
J
!

'
?lL.

Aucuba, 208.

Aune,52,66, 1751207.

Smaryllis,183.

Aunéer7.

'

Amentacées, 65, 8:1, 207, Anapélidées, 128. Amygdalées, ,137.

Ananai,86. Ancolià, 88,122. Anémone, 68,83, l2'1.

, '

Lneth,lM.
Angélique, l4S. Anis,144.

Avoine, 23, ?"&, 66, 6&, t 14, 188; 208. ,Bacilles, 20{. Bactéiies, 201. Baguenaudior,136. Ballote, {37. 'Balsamine, 14,, 92, ILï. Bambou,10, 18, {{6, tglr209. Bananier, 210;211,.

Baobab,2l0.

.

Barbarrie, ï&,132. Barbe-de+apucin, 57, 182
'Bardane,
163.

Calebabse, 159.u

Brlgonia,38.
Belladone, 70, 88, 114,

149.,

Bonotlo,83, 139.
Bercon l4B.

Calla, 199. CaméIia,208. Cameline, {32. Gamomillo commune, 163. D romaine,162.
Campanulacdes, 157.

Bcrle, l4li.
Brltoine, {17. Betterave, 7 , .17, l8r 95, {66. Bétulindes, {74.

f,xmpanule, 70r86, {58.
Canche,

l9l.
, 167. '

Cannabinées

Canne à sucre, Tn 191,209,.21t.

Bistorte, 165.

Capillaire,

l9{.

,

Blé,8, 30; 90, tl&.
Blé-de.Turquie, 186, 189. Blé-noir, 165. Bleuel, 62.16&. / Blits, {67. Bluet, 62. Bois-blanc,176.
Bois-de-Campêche, 137,

I'

Caprifoliacéee, 100, 2ll, Capselle, û1, ll^, 1,16, 182. Capucine, 52, 68, 70, 80, 87. Cardamine despré$, 83, l8E. Carex,25, 50, 80, {91.

-de-fcr,137,21,1. du Brisil, 137,21,1. de Satrtal, 137. Bolet,198. Bohne-dame, {67. Borraginées, l&. 84,, 64, 87, 152.
Boucage, {4S. Boûl lon-lrlan c, ?A, t2, 162. B(fuleau, 27, l?li, 207.

r " n

2ll.

Carie,200. Carotte, 17, 19, 2,4, 98, l&2. Cnryophylléesi 67,85, 88, 123.
,

t109.,

Cassier, Caucalide, {4S. Cèdre, 180.

137.

.

.

Cdleri, 8F1,l&2.
Céleri-navet, {42.

Centenillo,.l45. Cenlranthe. 73, ll,&,
Ceraiste, 67, l?.&.

1,61.

,-

Cerfeuil, l&2r

t1,44.

Bourrache,152,
Bourse-d-pasteurn 51, llt{., 116:, lg2.

Cerfr:uil-mus qaé, l4&.

Cetisier, 65,78, 138, 208.
,Champignons, .10, 3{ , 37, 59, 61, I | | .

Boulon-d'or, {21. Brize, l9l.
,Bt'ome,

,,1â,196,2l&.
Champignon-de-coucbe,
I g7.

l9{.

Blunelle, l57. Bluyère, 70, 85, ll&,210. Bryone, 24rt4.r 86, {59,204.
Bugle remlante, 24, 156. Buglosse, 153. Bugrane, 136.

,

Chanterelle, 190. Chanvre, 10, I I , l7

,

27

,

62,' 63, I 15,

{69, 208.
Chrildqn, 23, ll8,16l'. Charme, 63, ll5, 17&,207t Châtai gnier, 3, 2A7, 210. Chélidoine, 12,129. ^7 Chène, 7 , l7 ,2&,27 , 28,29 ,8&, 63, 65, 87, 89, 115, 172,207, 208, 209, 2{0. Chèvrefeuille, 160.
Chicorde, 74, 162. Clriendent, 24, 32,
Choun 13,

Buis,l7l.
Buplèvre, {lS. Buf ome. l,l4,2A&. Cacaoyer, 127,211.
Cactus,

2lt,2ll..

Caféicr, 90, 160,2tt. Caille-lait-blanc, &3.

l9l.

l4rl7,9g, ll&, l16, {30.

l'

t:

Calament, lS7. Calcéolaire, l5S.

Chou-palmier, 53.
Cbrysanthème, 164.

.tâ

ilr/-:

I I

-296ctloute,iel.
Cicutaire, {42.
Ciguê, l14. Ciguë aquatique, {42. Cirse, 164, 203.
,

Cycadées,77. Cynoglosse, lâ3. Cyuosure, 190. Cypéracées, l $l . ,206,

2tr1

, 212.

Cyprès,208.
Cuecute, l&T. Cytise,.78, 136.

Citronnelle, {56. Citronnier, 908.

Citrouille, lU9.
Clarkie, 210. Clavaire, 198. Clématite, 26, 83n 120,12t,204,
Cliuopode, 157.

Dactyle,

19,1.

Dahlia, 7, 17,62, 168.
Dame-dbnze-heures,
| 82.

Datlier, Sl, 208,209. Dauphinelle,

Cochléaria. l@. Cocotier,209. Cogqassier, 88, l4{, !t08.
Colchicacées, 182.

Colchique, 32, 182.
Coloquinte, {59.

Colza,6, 13{.
Comaret, 189.
Compagnon-blanc, 123. Compaguon-rouge, 123. Composées, 7, 67 ; 70, 7 l, 78,87 r' 16l.' 204, 908,209. Concombre, lÛ8. Conifèree, 66, TI, 89, 98" 177, 9tr1.

'sLaphisaigre, {22. Dentaire, 83,lW. Dicotylédones, 10, 18, 17, 26, 33, 61, 91,95, 120,212. Digitale pourprée, 7, 17, 6â1 71, 8H, 88, {S4. Dionée,55. Dompte-venin,74i 90. Douce-amère. 149.

r r

122.

,

r

d'Ajar,68.

Doucette, 16l. Dravo, {32.
Ébène, 208.

Échalotte.

l8l.
l$l.
:

Cornichon, 159.
Goosoude, 70.

Églantier,62,

Coquelicot,68, 81.
Coqueret, 149

Étodee du Canada,216. Endive, W,162.

Endymion.189.

coriandrc' {4'['
Cornortiller sanguin' 26.
Cotonnier, g0 *.ITI, 209, 9l Cotonnièren 164.

l.

Épeautre, 186. Epervière, 16?. Éperv!ère piloselle, 2t, 6&.lipiaire, lb7.
Épicéa, 9b, 178. Épilobe, 80.

Courbaril,437.
Coucou-jaune, lSS.

Coudrier, 174.
Conrge,.169.

Épinard,166.
Épine-blaneh e, l&1.

Couronne-impériale' 180'
Crdpide, 162. Cresson-alénois' lP. Cresson-de-fontaine, l8l.

Épine-noire, l$8. Epine-vinette, 26. Epipactis, l8S.
Équisétacdes, .196.
,

Crdtolle, l9l. Croton, l7{. Crucifèree, 69, 73, 88, 129r.205, 907, 208,209, 210,21,1.
Cryptogames, 36, 61, 192' 206 1207,212. Cucurbitacées,'12. 158. Cupulifèr'es, 88,172.

n , r , o

Érable, 27, 87, 127 . à sucre,128. ehampêtre,25,28, 128.

faur-plattne,127,

plane, {27. Ergot, 200. Elorlium, 126.

i ,'
Erythrde, {47.
Estragon,163, Ethuse, 144.

227

-'
lll'
l tS, 196.

Gentiane, l4T. Gentiaoées, {47. Gdraniacées, 125.

Eucalyptus,2l2. Eupatoire, {64. Euphorbe, 12,ll{.-17L.
Euphorbiacdes, Euphraise, {bS. Fausse-orongo, 198. Faux-acacia, 136. -ébdnior,136.

Géranium, 88,

'
il

Germandrée,l87i

l7l.

'

Gesse, 13S..

-platane,127. Fenouil, l{4.

n

r

Giroflde, ln,20&. Giroflier, 209. Glaul, {45. Glayeul, 82,184. Gléchome,lB6. Glycino, {36, 208.
Goaphale, 164. Gouet, 59,64,, 65, 199. .Graminées, 18, 2d, 50, 52,64, 65, 87, 185, 20&.205,209,2111212. Grande-ciguë,14,2.

Fétuçe,

190.

Fève-dè-marais, 93, 90, 183. Fèveroles,184. Ficaire, 3$, t2l. Figuier, llô, 208; 209, 210, 212.

'

77,81,

Fldole. 190.
Flouve.,

{t6, 190. Fougrères, {0,zF'r 8l ,32, 33,58,61, I l$o

9t3. Fougère-aigle-impériale, I l, lg&. , D -femelle, 194. r -mâle, 194. Fraisier, 17 , 2&,62, '139. Framboisier, {39. Frêhe, 17, ?8,68, 87, 9{,92, {15.

cotrsoude,26,152. -marguorile,62,o lM. r ortior 53, 167. Grand-soleil, 163. Oraterori,25. Gratiole, {55. Grenadier. 208,212. Groseillier, 2&, 28, 6r., 86.

r

D

Gui,19, 2t.82.
Guimauve, ï&,126. Gymnadéoie,185.

Fritillaire,10,

182.
1861 207, 208.

Fromeut, 28, 6,[183, 84,

Fuchsia,80,8{.
l'umet-erre,

{lô.

Gymnospermes,TT,177, Haric0t,25,76.89,90,91, 93, Héldocharis, {91. Édlianthe tubéreux, 7.
Hétiotropo, .152. Hellébore, 68,840 88, lE2.

l{5'

133' 208.

Funaire, {96. Fusain,90. Gagde, {82. Gaillet, 160. r , croiselter 50. n ' mollugine, â0. ' Gàlanthine, 183.
Galéobdolon, 456. Galéopsis, 156. Gamopétales hypogynes, l4b. perigynes,'157,

. .

> a D '

fétide' 122.

d'hiver, 122. noir,122.

vert'

192.

Hélosciadie, 145.

,

Garance,6. l'!d,, l$9.
Gdrdène,208.

Genét,78, 136. r à tige ailée,2b. u -à-balais,92. {36. Gendvriei, bil, t79.

'

terbe-aux-chantres, l3t. r -aux-chats,157. n -aUx-gueux, {21Hôtre,29, 47,62,56n 63,6b' 9b, 1741207, flolostée, 194. llonckéneya, 194. Hottonie,146' Houblon, | 5, 2-ll' {.9, 53,54, 63, 65, 168. ' Houlque, l9l. Iloux, $3,211.

llydoe.198.

Hydrocotyle,|44.
Hyp{ricinées, 95.

Lih, 6, lo,
I

ll,

17,w, âg; 72,78, 93, 12{r

Lin

de la Nouvelle-Zdlandc,1891.' Linacées, 124.

Hyssope,157.

lbéride, ls2. lf, 50, {80,208.
Immortellb, {64. 210.. fndigotierr lyl,209; 2l.l 'Ipécacuanha, 160, 2.11.
Iriddes, 188, Iris. f 3, 81,ll4,l8&.' Isonandre, 209.
J

' .

Linaigrette, l9l. Linaire, 71,, ll&, 1,18,
Linées,
Lisn

I

u

9,38,62, 69, 85,88, l{ô, buhifère, 33.

l?{. }

lùt.
ll$, 182,.
\

Liseron, 8br 20{..

totier,lS.
Lunaire
132.

[uiuline,186.
Lupin, {35. Luzerne,18,98., l8S.

I
.

t

Ivraie, {90.
Jacée, 164. Jacinthe, 83,32" 182. Jacinthc-rles-bois, Jasione. 158.

{89.

-

'

,
,

lychnide f,otr-de-,:oucouo 123.

o

nielle,l2il.

Lycope, 156.
Lycoperdons, 37.
I

Jasmin,147.

Jonc.9.

Lycopode, 194.

Jonquille,6&, .188.'
Juglandées, l7b.

Lycopodihcées,194.
l6l.

:

Julienlre; 132. Jusquinme, 70, 85, 88, {ô1. Labides, {S, 95, $0. 68, 7tt,78r fb5,207. 2ll,212. Laiteron, 163.

Lycopside, l5if. Lysimaque,l4S.
77

t87,

llagnolier, 208, 2ll. ilaianlhème, l8$. Mais,8o 30,62,65, 80, llB, {16, i89.207,
209. ' Malvacées, 63, 78, 126, 210.

Àlâehe,

Laifue,12,162.

Lamier, ll4,llt. r ' blanc,'S8,8&,62)68, !56. r pourpre, {56,

Mancenillier, 170. ûlanioc, l7lr2.t9.

3.

,

Lampsane, 163.

llu'guerite, llS.
Slarronnier, 8!1,

Lathrde, 59., Launiér, 209, 210.

{l{..

D u u P

amplexicauleo

156.
'

. Marrube. {87.
,

Mald, 212.

-cflmphrier, 209. -cerise, 138. ,, -ro69r Û0' 208.

llatncaire,163. - Mauve, '10,l&,û&,76,11S, 126.
Mdlampyre, lg,lû{. Mélandre,l28, trdlêze, 179. ,Uélilot, {86.
Mélisso, 156.
\

Ldgumineuses, 230 85r 70,& 80,88, go, lg2, 9041 208, 209,210.

, ,

d'eau, 18. ' o Levure de bière, 9,10, 36, {99. Lienes, 179.

Lenlille,

133.

ilelon, ,,, ll2,86,
d'eau' 169. llenthe, {56.

,

159.

Lierre, l&rL7, l8n 19,2&,û&,8t" ,i -terrestren $3, 156. '
Lichens, 200, 207. Liguliflores, 162. Lilae, 14, 24,71,l&7.
Liliacéen, 180, 208.

.

Mdnyanthe, l&7. ^Uercudale a[nuelle, 93, {71. Illicrobes, 201. Mrqrocoque, 901.

Mignonnàilo, la4.

t

lr

r
Millefeuille, 64,l6C. lllillepertuis, 51. 78, llb.

-299 Oigaon,7, 33,
Oléinéee, 14û.

l8l:

r

!tittot,|89.
D
Mirhosa,208.

Olivier,

l,

&,7,208,212.

àgraPPes'190.

'

Ombellifères, 26, 62, 67,72.87, l&1,

lliroir-de-Vénus,
Moha, 190. iloisissures, 199.

lS8.

208,211,212.
'Onagre, 80,

OphryÉ, {85.

-

95.

26, Orchis, l8S. 33, 61, 64171,7&,91,9b,180. Orge, 561 95, 187.908. tfonocotytédones pétaloldes, 180. Origan, 156. u sépaloides,185. Orlaya, 145. rUorelle. 79.7&,l&8,l&9. Orme, 10, 27"ï0,58, 87, 92,170. florille, 198. Ornilhogale, 83, 182. Ornithope, 135, 136. Mouron,t'ouge,85,88, 145. Orolancbe, 19' 59. illouron-des-oiseaux, l2&.
Monoeotylédones, 10,

Molène.,{S?.

Oranger,zffir2ll. 0rcltidées,78r7&,lls,

18N..

l:3, 17,2$,

-

llousses,

{0, 3t.61,

r D

-nolre, {31. llutlier, lld-,11û, l8|,,20{. lluguel, 80. 64,70, {83.Uùrier, 86,207,208.
à Papier,208.

iloulardè

n

195. dos ehampe,

Orobe, f36.

l3l.

Oronge' 198. Ortrin, 904. Ortie, 10, l&,18,2ô,62' 167. ' -blanche, {56. n -rouge. l56.
Oseille, 53, 165. Oxalideo 20. Palissandre, 2l l. Palmier, 25,83. 208' Panais, {42.

illuec, l5S.

'Uycoderme,199. Uyosolis, ?0, 168. . Uyrrhidq, 144. Myrte,208. ' ,.

Uuscadier,90, 909. rlluscari, 182.

: '

2ll.

Panic, {90.'
Panieaut, l{4. Papavéracées,

{28.
16{..

i

Myrtille,24.
Narcisse, 183.

,

-

Ndflier,208. Ndnuphar,78rl4l. Ndottie,69,185. Ndpéla, lS7. Nielle, 90, 123. .Nivdole, J88. Noisetier,49, 54, 63, l7&, Noix-rle-lerre, 145. Noyer.27186, l7t,2ll. Nuphar,j&" 204.
OEillet, 25, 63, 69,,70, 78, ODnanthe, OBnothère.

Navet,19, t30. Navette. l3l.

Papyrus' {9{. Pâquerette, 51, 53, Pariétaire.80, 167. Parisette, 75, 183.
Pas-d'âne, 531164.
Passerage, {32

{42. gl0. Oïdium, 2fi).

ll4,

123.

.

Passiflore..2ll. Pastel,|32. Pastèque, lB9. Patate,208, 2{0. Patchoulyo {57. Patience.165. Paturin, {90. Pavot, {2, 690 72, 78. 77,78, 85, 88, 90.

9'2,ll&,128,
Pavot blanc,129.

,,,

noir,

129.

D. coquelicot, {99.

-280j
Pavot somnifè rc, 820 129. Pêcher, S{, {37, 208. Pomacées, {40. Pommede-terre, 8, 32,70, 86, {44, {48. Pomme-épineuse, 70,. l5{. Pommiero 2&, 86, 14fi , 207, 208. Pôpulage, 68, {21.

Pédiculaire, {55.
Peigne-de-Yénus, {45. Pelargonium , 126,210. Perce-neige, 183. Pdronospore, 200.
Persiln l&2,144,

Petite-centaur és, 67,

. D oseille. {65,

u -ciguë, M4. . u -marguerite, 164. n -ltrtltVe, {26. u -ortieo 167.

lW,

Porcelle, 163. Potentille,63, 189. Potiron, 86, {59, Préle, {95. Primevère,6Ë, 14ï. Primulacées, {45.
Protocoquen S. '10, 86.

Peu"liern 26. 38, 176. Phalangie, 182. Phanérogames, 61,89, l9A 20b, El0. Phléole, {60. Phormion tenace, l^^ 182, 212, Pied-d'alouette, 68. Pied-de-chat, {6ô. Pied-d'oiseau, {36, Pied-de-veau, {92.

Prunellier, 24, 26, 188. Prunier, 65, ll&, {38, 907. Pulmonaire, {53. Quinquina, 160,91i,1. Radis, {9, {30. Raifort,83, {30. Raifort sauvage, {82. Raiponce, {58. Ravenelle, 132. Ray-grass,190. Réglissq, {36.
Reine.des-prés' {39.
Renonculacé es, 72,

' '

Piment, [49. Pin,'t$5, 179,207. Pissenlitn ll, 12,54, 68, 92, tl6, 162, Pistachier, 80. Pivoinê, 17173. Pivoine â fleurs blanches' ?8. Plantain, 6&,ll&,219.
Platane, &9,Ln,208. Platanées, {77. Platanthère, {8S.

l2A.

Renoncule, 76, 78, l^&',

Benouée, {65. Béséda, 18, ll&.

o D r "

l2l.
l2l.

àc;"e,212.

aguatique,54.
à feuilles de Plal,ane'

flottante,68.

Rbinanthe, l9,l6t*.

'

Podagraire, {44. '. . Poireau, {81. Poirée, {67. Foirier, &9, Mr 86, {4{, 907. 208. Pois, 7, 23,24,53, 55,76, 8lr 84, 90' 9{,93. {33, 208.
Pois-chiche, 4&4. Pois-de-senteur. 136. Poivre-de-Cayenne, 149. Poivrior, 209,21,1.

ll4, {66, 208. Ricinr T,18,90, l7l. Riz,8, 64, Ll/", l{6, {88' 208' 909; 2{'1. Robinier, 136, 2ll.
Rhubarben 63,

Rocambole,l8l.

Rotarin, {56.
Ronce,25n

5l'
-

85, {39.

Rosacdes, 70, 72,138, 207' 208.

Rose' $9r 78.

Polygala,68,7&.
Polygondes, l6L,208. ,Polypétales hypogynes, 490.

'

" n

-de-Noêl' {4. -trémière,197.

'

D

périgynes, {32.

Roseau,909. Roseau-de-Provence, {91. Rosier, 26, 82, îi,14, l3g,
Rossolie, 55.

Polypode, {94.

Polytric, 136,49ôl

Rouille, 900.

"r

-931Rubiacées, t$g, 2{0. Rue, 80.

,

: ' '

Sisymbre,l3l.
Solanées, l48. Solidage, {64.

Rue-dè-muraille, {94. Romex, {65. Rutabaga, {31. Sablier, {7{.
Sabline, {2&. Safran, l8&. 'Sagine, {94. Sainfoin, {85. Salade-de-blé, 16l. Salade-d'hiver, {6r. Salicinées, 476.

. .

Sorbier, 6&,92, l4l, Sorgho, {91,209. Souci,168. Soude,167,2Al.. Spargoute,124. Sparmannie,2l0. Spart, t9{. Spéculaire, lS8. Spergulaire, â3, l2&.

Salicornie, 167rQDL. Salsiûs, 12,169.
Salsolacdes, 166, 909.

" r

des moissons, lS4. rouge, {94.

Sphaigne,196,
Spirée, 189, Z0B.

Sanole, {45. Sanlcle, l&5.

.

Santal, 178. Sapin,58, 66, 90, 178, g0Z, g0g. Sapin blaac, 178. Sapin dlevé, 178. pectiDé, 1781215.

Stellaire, 87,lZ& ..r, graminée, lp4.

'

interméfliair.e, 124. Stramoine, 8b, 88, l5l .
Suddée, LG7-,204, Sureaq, g, lg, 96, 8B,.gZ,,160 Sycomore, {27. Symphoricar.pe, {60. Synanthérées. {61. Tabac, 69,20, 89,gg, {Ë0.9{1. Tabac-des-montagneso 16.3.

" r

holostée,16,5L, l2{.

.

rouge,178. Saponaire,123. Sarothamno, lB6. Sarrasin, 165,208" Sarrielte, 156.
Sauge, 24r

r u

73,lll',

1,16, 166.

Saule, 38, 58, 62, 6$, 90, 92, Mû.178.
Saxifrage granuléo,
BB.

94. . ' .

Scarolo, 162.
Sceau-de-Salomon, 92, l8B.

Tabouret, 132. Tamarinier,,t:t7. g0g. g{0. Tanaisie, {68. Teck,2(}8. Îéesdahe, lB?.

Scirpe,

l9l.

Thalictre, {2{.
Thapsia, {4S. Thé,209. Thuya,20B. Thym, ZA,ll4,,l{$, lË6. Tiliacées, 197.

Scolopendre, 194.

Scorzonère, 162. Scrophulaire, lS4.
Scrophularinées, 73, 158.

Scutetlaire, 157.
Seigle, 98, lg7, 20?.

Tilleul,

?fi,69,lyl.

Sélin,145.

.

' '

Séné,137. Sénebière, l8ll. Seneçon, 1641 212. Sensitiver SS, 137. Serpolet, 166.

Tomate, {49. Topinambou r,T,

lM.

Torilide,l4B.
Tournesol, 168, t1g. q()g. Trèfle, 21,l3l. Trèfle-d'eau, 147. Tremble,176. Trientale, {48. Troêne, {47,

Shérardie, 160.
Siléoé,

70,l2g

l-,g89
ft'uffe.198. lubulif,ores,

l&ql.

,

,Vegce, VesÈe-de-loup, {98.

l3S.

n
61.,

Tulipe, SB; 37, E5, l8A. Tusrilage, 164. '. Ulmacées, {70, Urticées, {67. Yalériane, {61.
ValdrirdnrÉer, 160.

Yibriou, lDl.
Vigne,
208.

$t,25,26, t6;

tl,

86, {98,

fl}7, '

Yalérianelle, {61, Vallirndrie, Sl.

Violne,69.

Vigne-blanche, {Sg. Vigne eauvage;159. Violctter 6E, l{S.

,
''

Yenillier',l8S,

2l{.

Vélar, 132. Verge-d'or, f64,2t0. Yéronique, 73, l{f , {54, 20|", 2:12.

Vipérine, 163. Vulpin, {9û. ' Whhlonbergie, 158. 'IYellinglonia, {80.

f
TABLE DES MATIÈRES
TRAITÉ ÉI,ÉUBNTAIRE DE BOTANIQUE
toupesmicroscopiques,l.
Réacl,ifs, {. Montage des

lnrnonucrron . Le microseope apptiqué ù l,étud,e

,

des

!aégétauæ,l.
'

préparations,2. Déf,nitions,8.

,

.

PREMIÈRE
ANATOMIE TT
CHAPITNE I.
Tiseuia

PARTIE.
PEYSIOIJOGID.

Structure interne (Dicotylddones,

élhnmtaires

ilono.

d,es aégètauæ, E.

cotylédones et Acotylédones), 26.

Cellules (membrane, contenu. forme, multiplication), 6. Fibres, {0.
Vaisreaux {vaisseaux ordinaires, criblés,

Iaticifères),

l{.

.

CHAPITRE

II. lB.

Tige. souterraine (rhizome, tnbercule, bullre. caieux), 3{. Accroissement de ta tige, 3if . Fonctions, 34. Circulatiou de Ia sève (sève ascendante ou brute, sève descendante ou élaborée), 34.

L'ëpid,enme et aea d,épendanecs, 'Stomates, 13.

Poils et glandes, {4.
CHAPITRE

llulliplication par fragments (procédés natureli. Boulurage. Marcottage.
Grefe),36.
3.

III.

Organee iLç tra nutrition. Leure
fonetiono,18.

Bourgeonsr 43.

- teullles.

Défnition,lS.
,Structuro,16.
Espèces,

l.' -

nlclue .

Ramification,44. Feuilles,45. Struclure, 45,.
Feuilles simples et fbuiltes cbmposées, Nervalion des feuilles simples, ig.

{2.

{6.

Uodiûcations, {7. Allôngement,18.
dpaississement,

Situation' des fouilles sur. Phytlotaxie,4g.
Modiûcations des feuilles,
Mouvements, S5.

la

tige.

lg.

bl.

Fonctions, {9.
.Aliments de la plante. Nutrition, {g. Absorption. Absorption des subslauces liquides ou dissoutes. Absorption dloxygène et dégagement anhydride earbonique. Action de ta raciae sur les solides (digeslion). Les raeines possèdent-eltes la faculdt d'excrétion ? {g.

Fonctions,6û. Transpiration, 5S. Fonctiotr chlorophyllienne,
Résumé de la

nutrition,57.

Si6.

!

dnlpnnr rv.
ftespiration,58.
CAAPITRE V, Organes: d,e

2.
Définition,93.,
Morliffcations, 93.

-

rreu.

la

reprod,uetion. Leurs

fonctionsr 60.

' I. L
1

FT.ET,R.

t
'

' Fleir en géridral; ses pat'tieôi sen' ! action sur les gaz, 60. Diverses softes de fleurs, 62. Bractéesn 63. : lnflorescènce, 64. ' Câlice, 67. r : Corolle,69. '
Androcée, 72. Glnécée ou pistil, 75.

/. -

FRUtr.

Développement du

a fruit,

83.

Struolure du péricu pe,'88. Déhiscence du péricarpe, 84.
Classiûcation des fruits, 85.

' ,

Origine des organes florriur. [tétamorphoses, 77.

Rejroduction serusllo,,(['dcondation,

Girconstancer qui favorisent la fécondation. Fécondaliou croisée),' '79.

Graine, 89. Développedelt de lbvule en graine,9l. Dissémination, 92:' Germinalion (Facultri germinalive. Ia. fiuenceb nécessaires à la germination" Phéuomtànè ihimique de la geqmina: tion. Développèment de I'embryon en plattule et de la plantule en plante adulte),92. Tableaux résumÀnt I'analomie et lo physiologie végélaleso 97.

'
I

l

I
I I

I

i
I

DEUXTËtrf

e panrte
,i

,l
I

\

CIJÂSSIAIOÂTIOII.

I

+
ctRlctÈnns cÉnÉneux
PBINcIPÂLES FAUILLES SOMilAIRE DES PLANTES.
D-ES
I

I

i

Er

DEscRlPrIoN

.l
I

i

CHAPITRE ICI..

Rènonôulacées, 190.

lnrnooûctroN, {ld. taractères communs à tous les êtres

Caryophyllées, l?3.
Linées ou Linacées. l2S.' Gdraniacées, {2d. Matvacées, 126. Acérinées, 127.

I

vivante,ll0.
Caractêros distinctifs rtèr plahtes, Des cla$siflcations en général' CHAPITRE

\i
I

{ll'

ltl

:

Ampétidéei,

lza.

.

II.

Papavéracées,,128.

DrvEBsEs cLAsïIFlcarlons, I 18. Syslème dô Ttiurnefqrt, l{3.

Crqcifères, 129. Deu*iàme elaase, Lfgumineuses,

,

de Linnér ll$.

ûgynea,t|,ilà. .. '
lS9l.

Potypétales

l

ft

lUéthode " -relles,

$e de Jussieu. Femilles natul17.

Amygdalées,. 137.

Tableau du règne végétal' l19.

I

Rosacées, I38.

l.

cHAPITRD

tll.

Pomacées, 140. Ombelliféres,

{41. -

ErgnrncnuugNr DEs Dlcorrl,Épolns,l20. Polypétal'as hgpoPremdèra cl,atta.

'

Troôsi,èrne classa.

/
GamoPétalea

hypogynes,lht.
Primulacées, {411. Oléinées' l&8.

ggnæ,120.

-

-235tentianrjes,
Solanéep, BoraginrÉes, 152. Labiées, 155.

l4t.

147.

t

"
*
Gamopëtales

Septième clasae, t77.
.Conifères, 177.

-

Gymnoaperrne s;

Scrophularinéer, lS3.
CNAP.ITRS

IY.

Quatrùèrne ciûcse. pérlgynee,157. Campanulacée$, ld7.

Eusn$icnsûEnT

'

t80:

nEs rfloNocorxr.Éootes,
'

Premdère claeae,

Cucurbitacées, 158. Rubiaeées, 159. Caprifoliacées, 160. Valérianées, 160. Composées ou Synanthérdee, 16l.

'pénl,oùteer\ffi.
Liliacées, 180.
Colchicacées, 182. Aspar;aginées, lE3.

-

Morc'ôotylédonae

Cinquôème classe.

.,Polygonéæ,

a,tnentocéee, 16&,
l6ê.

Apétolee non

Âmarylliddes, {83. Iridées, {8S.
Orchidées,

l8l.

'Deuaième clr"sae.

Salsolacéee, 160. Urticées,"167. Cannabinées, 167. Ulmacées, 170. Euphorbiacéesi l7l.

eépalnWee,1PÆ'.' Graminées,185. Cypéracées, ,

-

Monocotg lëd,oneg

l9l-

Aroidées,192.

$fuièmg elasce.
tacéee, 172."

-

Àpétatee

o,nùênt"

CIAPITRE V.
DEs acorvt Éooxesr[g!N. Fougères, 193. Lycopodiacdes, 194. Equisétacéer, l9B. llouoses, 195. Champigaons. trlicrobes, !96.

dr"a^n"urrnNt

'Cupulifères, 172.
.

Bétulinées, 17ô. Juglanddes, !75. Salicindes, 176r Platanées, 177.1

:

.

\

TROISIËME PARTIE.
GEOeR.ÂPErE BCITÂ-IIIQIrE.

I'

Déffqition,203.
.l

CIAPTTRE II.

CIIAPITRE Ie..

I^\rlûElrcss
203.

pur acrlscNT suB
lns vÉcÉuui,

LA

RÉplnrruon oEs vÉcÉrrux.

l.

Stations des végétaux, 208.

9; Eabilations ou hahilatri dôs vdgetaurr 905.

3. Considérations génerales
lation
des cinq

sul. le végéparties du monde, Z07.

l. Influence de latempérature,9lB" 2. D de la lumière,214. 3. o de I'humidité,214. A'. r ''desêtresorganisés,gl$. du sot,2l5. 5. \ D
Tables alphabétique a, 217.

R.ÉPARflTroN

2{Bn

?è*i6.., )/^-*;;

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