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La Fabrique Biographiquesartre8

La Fabrique Biographiquesartre8

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Alors qu’au début du XXe siècle, elle passe, aux yeux de François Simiand, pour une des trois « idoles de la tribu des historiens » à abattre, la biographie connaît, à partir des années 1970, un vif regain d’intérêt, au point d’être perçue, quelques années plus tard, comme un nouveau « totem » des sciences sociales. Ce n’est plus l’utilité de “la” démarche biographique qui est remise en cause mais son unité même. Ainsi, sous-tendues par des présupposés théoriques différents, les notions plus ou moins conceptualisées (carrière, histoire de vie, itinéraire, trajectoire, etc.) ne manquent pas en sciences sociales pour rendre compte des logiques biographiques. C’est à l’usage même de ces diverses notions que cet ouvrage s’intéresse
Alors qu’au début du XXe siècle, elle passe, aux yeux de François Simiand, pour une des trois « idoles de la tribu des historiens » à abattre, la biographie connaît, à partir des années 1970, un vif regain d’intérêt, au point d’être perçue, quelques années plus tard, comme un nouveau « totem » des sciences sociales. Ce n’est plus l’utilité de “la” démarche biographique qui est remise en cause mais son unité même. Ainsi, sous-tendues par des présupposés théoriques différents, les notions plus ou moins conceptualisées (carrière, histoire de vie, itinéraire, trajectoire, etc.) ne manquent pas en sciences sociales pour rendre compte des logiques biographiques. C’est à l’usage même de ces diverses notions que cet ouvrage s’intéresse

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La fabrique biographique

Dir. : Cyrille Rougier, Adrien Pégourdie, Sophie Orange, StéphaneChantegros

Compte rendu de Abdia Touahria-Gaillard Publié le 30 août 2012

Cyrille Rougier, Adrien Pégourdie, Sophie Orange, Stéphane Chantegros (dir.),La fabrique biographique, Limoges, PULIM, coll. « Sociologie & Siences sociales », 2012, 190 p., ISBN : 9782842875664. Notice publiée le 04 juin 2012 PRÉSENTATION DE L'ÉDITEUR Alors qu’au début du XXe siècle, elle passe, aux yeux de François Simiand, pour une des trois « idoles de la tribu des historiens » à abattre, la biographie connaît, à partir des années 1970, un vif regain d’intérêt, au point d’être perçue, quelques années plus tard, comme un nouveau « totem » des sciences sociales. Ce n’est plus l’utilité de “la” démarche biographique qui est remise en cause mais son unité même. Ainsi, sous-tendues par des présupposés théoriques différents, les notions plus ou moins conceptualisées (carrière, histoire de vie, itinéraire, trajectoire, etc.) ne manquent pas en sciences sociales pour rendre compte des logiques biographiques. C’est à l’usage même de ces diverses notions que cet ouvrage s’intéresse. Plutôt que d’endosser le rôle de censeurs théoriques, les coordonnateurs de ce livre ont pris le parti d’ouvrir un espace de prises de positions scientifiques et de proposer à différents chercheurs de mettre plusieurs de ces concepts à l’épreuve de la pratique scientifique.

AUTEURS Cyrille Rougier (dir.) Adrien Pégourdie (dir.) Sophie Orange (dir.) Stéphane Chantegros (dir.) Haut de page DISCIPLINE Sociologie

Vincent Romani (dir.), « Enseignement supérieur, pouvoirs et mondialisation dans le monde arabe », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, n° 131 [revue] Charlotte Vorms, , Bâtisseurs de banlieue à Madrid. Le quartier de la Prosperidad (18601936) [livre]

“Les Mots” de Sartre
Question : Bonjour, je cherche une documentation sur Jean-Paul Sartre, plus exactement, son œuvre Les Mots, afin de pouvoir achever ma recherche, s’il vous plait , si vous pouvez m’indiquer des sites ou des articles en ligne, je vous serai très reconnaissante. Mes respects. Réponse : Bonjour, Vous recherchez des articles et sites internet consacrés à Jean-Paul Sartre et à son œuvre “Les Mots”. Pour rechercher des articles, il existe plusieurs portails de diffusion d’articles en texte intégral :

Persée (http://www.persee.fr/) Persée est un portail en ligne et en libre accès d’articles de 60 revues scientifiques francophones en texte intégral, dans le domaine des sciences humaines et sociales. Les revues font l’objet d’une sélection pour garantir la cohérence de l’offre éditoriale et scientifique du portail. Avec les mots-clés sartre et “les mots”, voici quelques articles susceptibles de vous intéresser :

- Goldthorpe Rhiannon. Les Mots : « Soi-même comme un autre ». In: Cahiers de l’Association internationale des études francaises, 1998, N°50. pp. 231-245. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/caie f_0571-5865_1998_num_50_1_1321 Consulté le 04 septembre 2012 - Brombert Victor. “Sartre et la biographie impossible”. In: Cahiers de l’Association internationale des études francaises, 1967, N°19. pp. 155-166. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/caie f_0571-5865_1967_num_19_1_2339 Consulté le 05 septembre 2012 - Gagnebin Laurent. “Sartre et l’espoir”. In: Autres Temps. Cahiers d’éthique sociale et politique. N°7677, 2003. pp. 151-161. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/chri s_0753-2776_2003_num_76_1_2418 Consulté le 05 septembre 2012 Erudit (http://www.erudit.org/) Erudit est une plateforme de diffusion de revues, livres, actes, thèses et autres documents scientifiques québécois, canadiens et français. Avec les mêmes mots-clés, on obtient le résultat suivant : - André Smith, « Sartre : “Les Mots” sous l’éclairage des “Lettres au Castor” », Études littéraires, vol. 17, n° 2, 1984, p. 333-355 : http://id.erudit.org/iderudit/500650ar JSTOR (http://www.jstor.org/) JSTOR est une bibliothèque universitaire virtuelle d’archives de plus de 1000 périodiques académiques, pour la plupart en anglais, dans les disciplines suivantes : anthropologie, études asiatico-américaines, afro-américaines, écologie, économie, éducation, finances, histoire, littérature, mathématiques, philosophie, sciences politiques, sociologie, statistiques. L’accès à JSTOR se fait sur abonnement. Renseignez-vous auprès de votre bibliothèque universitaire pour savoir si elle y a souscrit.

- Jacques Lecarme, “Les Mots” de Sartre: un cas limite de l’autobiographie? in Revue d’Histoire littéraire de la France , 75e Année, No. 6, L’Autobiographie (Nov. – Dec., 1975), pp. 1047-1066 Published by: Presses Universitaires de France Article Stable URL: http://www.jstor.org/stable/40525450 Cairn (http://www.cairn.info/) Cairn est un portail internet mis en place par quatre maisons d’édition (Belin, De Boeck, La Découverte et Erès), qui regroupe des publications francophones en sciences humaines et sociales. Je n’ai pas trouvé d’article pertinent pour votre recherche dans Cairn. En revanche, si votre bibliothèque universitaire y est abonnée, vous pouvez avoir accès, sur les ordinateurs de la bibliothèque, au texte intégral du livre suivant : - Cohen-Solal Annie, Jean-Paul Sartre, Paris, P.U.F. « Que sais-je ? », 2005, 128 pages. ISBN : 9782130548799. Lien : http://www.cairn.info/jean-paul-sartre–9782130548799.htm J’ai également consulté Francis, une base de données bibliographique pluridisciplinaire payante, réalisée par l’INIST-CNRS. Francis permet d’obtenir les références bibliographiques d’articles issus de plus de 9000 revues internationales. Consultez votre bibliothèque universitaire pour savoir si elle y est abonnée. Attention, Francis ne permet pas d’accéder au texte intégral des articles. Voici quelques références d’articles : - “L’autoparodie dans Les mots de Sartre” , Cahiers du Vingtième Siècle Paris. 1976. (6): pp. 53-86 - LEJEUNE P., L’ORDRE DU RECIT DANS LES MOTS DE SARTRE, SCOLIES. CAHIERS DE RECHERCHES DE L’ECOLE NORMALE SUPERIEURE. 1973. (3-4): pp. 7-54 Concernant les sites internet, vous en trouverez de nombreux sur Sartre et son œuvre, après une recherche dans un moteur de recherche. La plupart propose des fiches de lecture et d’analyse de l’œuvre ou des exemples de dissertation (méfiez-vous des sites payants ou de ceux dont l’auteur n’est pas mentionné). Les sites suivants peuvent également vous intéresser : - Le site http://www.jpsartre.org/ Propose des informations sur l’actualité sartrienne (journées d’études, colloques, conférences) ainsi qu’une bibliographie. - Une exposition virtuelle sur Sartre réalisée par la Bibliothèque nationale de France :http://expositions.bnf.fr/sartre/index.htm - “Sartre. Une autre psychanalyse” : http://www.ciepfc.fr/spip.php?article13 Article paru sur le site du Centre International d’Etude de la Philosophie Française Contemporaine (CIEPFC). Enfin, en complément, je vous propose quelques références de livres sur votre sujet, obtenues après une recherche dans le Sudoc (http://www.sudoc.abes.fr/). Ce catalogue collectif vous permet d’effectuer des recherches bibliographiques sur les collections des bibliothèques universitaires

françaises et autres établissements de l’enseignement supérieur, ainsi que sur les collections de périodiques d’environ 2400 autres centres documentaires. Il permet également de savoir quelles bibliothèques détiennent ces documents. Voici quelques résultats (il en existe beaucoup d’autres) obtenus avec les mots-clés “jean paul sartre mots” dans l’index Mots sujet : - Pourquoi et comment Sartre a écrit Les mots / Michel Contat, Paris : PUF, 1996 - Sartre au miroir : jeux et enjeux de l’écriture autobiogarphique dans “les mots” de Sartre / Vincent Marchadier, Limoges : UFR Lettres et Sciences humaines, 1993 - Leçon littéraire sur “Les mots” de Sartre / par Jacqueline Villani, Paris : Presses universitaires de France, 1996 - Les mots, Jean-Paul Sartre : des repères pour situer l’auteur, ses écrits, l’oeuvre étudiée : une analyse de l’œuvre sous forme de résumés et de commentaires... / Lucien Giraudo, Paris : Nathan, 1998 Pour savoir quelles bibliothèques possèdent ces documents, cliquez sur “Où trouver ce document”, en haut de la notice bibliographique. Si votre bibliothèque ne possède pas ceux qui vous intéressent, vous pouvez faire appel au prêt entre bibliothèques (PEB). Ce service permet à un réseau de bibliothèques et centres de documentation d’effectuer ou de recevoir des demandes de fourniture de documents, qu’il s’agisse de reproductions ou d’originaux. Renseignez-vous auprès de votre bibliothèque pour en connaître les modalités. En espérant avoir répondu à vos attentes. Cordialement, Le service Rue des facs http://www.ruedesfacs.fr

L’ombre de Sartre plane-t-elle sur la philosophie française ?

Essai d'ontologie phénoménologique... Le regard de Sartre exerce sur la philosophie française une attraction étrange développée en deux directions injoignables qui lui valent le prix Nobel, prix qu’il refuse en raison même de leur nouveauté. Ces deux lignes visionnaires se nomment l’en soi et le pour soi. Et dans le collage de ces deux plans, Sartre a exercé sur la jeunesse une attraction que nous ne pouvons plus entendre, nous qui lui reprochons d’avoir confondu l’existentialisme avec un humanisme. Mais il faut se souvenir tout de même de ce que Deleuze, Butor, Châtelet, Tournier tenaient une philosophie de cave, le soir, dans les sous-sols de leur lycée à Paris, ne parlant que de Lui, cherchant à comprendre la grandeur du Castor. Et nous, bien sûr, nous sommes un peu écartés de tout ça, ne conservant de l'animal qu’une ombre difficile à formuler, une ombre vaporeuse comme après une soirée trop festive. Que s’est-il réellement déroulé sous cette ombre qui plane sur nous ?

On pourra dire d’abord qu’un grand philosophe se reconnait au formidable concept qu’il aura lancé par-dessus son temps. Ce concept remarquable n’est pas celui qu’il rassemble trop gentiment en nous livrant comme titre L’être et le néant, enlevant à Heidegger la réplique d’une secousse que nous connaissions par Etre et temps (sans parler de L'être et l'événement comme d'un écho à venir). Ce concept absolu est davantage dans le sous-titre de l’ouvrage Essai d’ontologie phénoménologique : un pavé qui doit bien peser son kilo et dont nous sommes éclaboussés sans le comprendre encore. Et qu’avons-nous à faire avec ce monstrueux assemblage, cet agencement incorrect qui nous tiraille l’oreille ? Eh bien, voici : il s’agit du concept le plus merveilleux qui ait été tenté depuis Kant, rivalisant avec celui qui ose des bricolages énormes dans l’antre de la Critique entre Raison pure et Raison pratique (et pourquoi par une Critique de la raison dialectique?). Le pari de Sartre, l’enjeu du pavé qu’il jette dans la mare n’est pas tant de mettre en fusion Etre et Néant, disais-je. Il tient plutôt de la fine compréhension de ce que, depuis Kant, il n’y a plus d’Etre accessible puisque le Criticisme nous avait ôté toute "chose en soi". Avec Kant, l’en soi est mort au bénéfice du pour soi. Deuil de la "chose en soi" depuis lors ! Elle n'est pas du tout l'objet d'une expérience possible et n'est pas objet du tout d'ailleurs : quelque chose =X d'inaccessible qui doit être postulé derrière les phénomènes. Mais à ce déchirement du rideau, nous ne pouvons y prétendre qu’au risque d’une illusion remplaçant ce dieu mort par les projections de l’homme, faisant valoir une catégorie anthropologique au titre d’une forme ontologique. Ceci est donc très mal. Ceci sonne très injustement faux, et Kant a l’oreille au moins pour entendre cette impossible suture de l’anthropologie et de l’ontologie. Heidegger répète Kant pour dire ça, pour mettre le doigt sur cette horreur qu'il va commettre lui aussi pourtant en visant par-dessus la silhouette du IIIe Reich. Mais enfin, au début de Heidegger, nous ne pouvons pas mettre la main ni prétendre à l'être (l'ontologie n'étant pas redevable du plan ontique et mondain). Tel est le maître mot de Kant déjà sur les prétentions. Mais d'une certaine manière nous avons toujours entendu seulement une autre chanson. Une belle chanson certes. Celle qui nous dit que, par exemple, on peut tout de même prétendre au monde, être au monde comme corrélat d'un horizon commun (ou son pivot historial). Je ne sais pas ce qu’est l’arbre, l’être-là de son feuillage. C’est impossible. Je ne peux en prendre que des coupes, des aperceptions (ou abschatung). Des milliers de feuilles qui font un nuage. Mais un nuage pour qui ? Laissez-moi mon nuage puisque "le corps est dans le monde comme le coeur dans l'organisme" (Merleau Ponty). Ainsi se termine l'énigme de la chanson que nous entonnons depuis Husserl. L’arbre est une nuée. Je me déplace d’un mètre à gauche et les milliers d’éléments se recomposent. C’est devenu un autre arbre. Chaque point de vue recompose les feuilles à souhait. Ceci est la casserole phénoménologie qui traverse tout le XXe siècle. C’est çaLe Siècle d'ailleurs ! Nous sommes devant ce nuage feuillu, assis au cœur de la phénoménologie. A savoir qu’il n’y a pas de réel, de feuilles en soi sans le pour soi de nos intuitions ou intentions. De cet être étrange et fourchu, je ne sais rien. Je ne peux que le saisir tel qu’il m’apparaît, dans la forme d’un espace et d’un temps qui relève de mon aperception, par conséquent tel qu’il se phénomalise pour moi. Depuis Kant nous disons que toute proposition, tout énoncé au sujet des qualités de l’être se nomme « être pour soi » au bord du vide. Et la philosophie analytique le dit aussi. Elle dirait simplement et plus fortement "pour nous". L’arbre est alors un quelque chose pour moi.

Une variation éidétique et communautaire : ce que l’homme primitif en apercevait est un Dieu tandis qu’aujourd’hui il ne reste qu’un élément de jardin du technicien homme. L'arbre comme variation communautaire ou comme élément de discours commun sur l'arrangement de quelques mètres carrés de gazon, plus convenables ici que là, à discuter avec le voisinage. Pas d'être en soi, disons pas d'être du tout. Que du néant et dans ce néant mon essence advenante, ou mieux la chance unique de mon projet fidèle. Mais avant d'en arriver à cette impasse, impasse un peu Badiouisante du Sartre déjà déglingué, il y avait un Sartre mieux avisé, fort, jeune, fracassant, inégalé. Entre l’ontologie et la phénoménologie, il y a bien une rupture, il doit y avoir une rupture que montrait fortement Heidegger et que Sartre essaie de réconcilier par-delà Kant, notamment en lisant à deux mains Husserl et Heidegger. Et dans ce premier geste de Sartre, nous voyons bien que ce n'est pas la solution qui compte. C'est le problème, le problème d'une différence radicale. Celle que Kant ouvre comme un large fossé sans qu’il nous faille en effet chercher un chemin phénoménologique d’accès, ni trouver le pont pour les réunir comme le pense tout le monde aujourd’hui, mais en ce que cette faille aggravée n’est pas encore suffisamment ontologisée dans sa différence. Il fallait bien que cette différence nous apparaisse comme une différence ontologique, enfin. Et quelles conclusions en tirer au lieu de répéter des formules magiques du genre "retour aux choses mêmes"? C'est sur ce point précis que commence à planer l’ombre de Sartre: faire une philosophie où je suis jeté hors de moi, là-bas sur la route sèche, devant l’arbre dénudé de toute écorce, végétal rabougri, obstiné. L’ombre de Sartre sur moi, c’est de me dire que je ne puis rester en moi, dans l’orbe phénoménologique de ma chair, que je suis jeté là-bas et que de toute évidence, ce là-bas est un risque, un grand vent. Et ce qu’il faut apprendre, c’est de ne pas chercher un chemin égologique qui reconduirait du pour soi à l’en soi. L’en-soi n’a pas besoin de moi. L’arbre me refuse, je m’y cogne. L’en soi n’est pas le pour soi. Cette différence, il faut la maintenir, contre toutes les soupes réalisticométaphysiques qui fictionnent l'identité absolue ou l'égalité de toute chose. Lepour soi n’est pas l’en soi. Mais pour autant, il nous reste bien à tenter une ontologie écologique (et non égologique) ou une phénoménologie elle-même ontologique. D’abord en revenant au mot phénoménologie là où il a été inventé, créé, à savoir dans une lecture de Hegel. Ce que j’ai tenté par mon livre sur l’immense philosophe allemand y cherchant ce qu’on lui a refusé quand il était tout de même le premier à introduire dans l’être son mouvement propre, à infuser dans l'être des formes de phénomènes qui ne sont pas du tout de moi, quand c’est la substance qui se fait sujet. Ensuite en revenant aux phénomènes, mais vraiment, du côté de ceux qui les ont réellement pris en pleine figure, à savoir les peintres et notamment Van Gogh auquel j’ai cherché à emprunter l’œil des choses pour ellesmêmes. L’œil de choses : il s’agit d’une tentative qui fait de la chose l’œil lui-même, qui cherche un niveau de chose, suivant en cela un empirisme radical en lequel ce sont les choses qui proposent leurs structures phénoménologiques. Comment un iris baigne dans le soleil qui lui apparaît bien d'une certaine façon? Comment un arbre voit un autre arbre dans la forêt qu'il contourne scrupuleusement sans y emmêler ses branches? Mais cela veut dire qu’il faut étendre le dasein au-delà de l’homme. Le phénomène, ourdi au cœur du dasein et tel qu’il donne accès à l’être, n’est pas seulement humain.

J’ai montré que l’être-là ne se réduit pas à un accès dont je serais le berger ou le « pour soi », mais que l’être-là témoigne d’une extraordinaire résistance, par exemple celle du cactus dans le désert, son "Etreté" pour reprendre l'expression primitive de mesVariations sur Deleuze. Qui ne peut voir cette étrange présence, cette obstination de la croissance dans le désert ? Il y a un être là du cactus qui s'accroche dans la zone de son enfer comme le champignon ou l’olivier. Et c’est ce que je cherche et dis dans mon Van Gogh qui nommément revient au Parti pris des choses après l’avoir déjà appris de ma lecture du tournesol chez Malcolm Lowry par lequel je devais achever ma thèse sur La philosophie de Gilles Deleuze. Il n’y a pas de chemin à chercher pour revenir au cœur des choses. L’absolu n’est pas la tentative d’aller de moi vers elles. C’est dans les choses que s’épanche une structure perceptive de contemplation (toute chose contemple disait Plotin), le nappage d'une phénoménalité dont les couches et les niveaux ne dépendent jamais des associations dudasein humain comme je l’ai exprimé dans Eloge de l'inconsommable et redit à Nicolas Zurschtrassen en un long entretien sur Plurivers. Et hors du dasein que Sartre avait humanisé à la fin par le Sujet comme Projet, il y avait une transcendance de l'égo, quelque chose qui transcende l'égo lui-même en tant que phénomène de l'arbre et del'oiseau. Alors, Sartre, sans le savoir, me donne à repenser ce mouvement merveilleux qu’il nomme un essai d’ontologie phénoménologique. A quoi manque évidemment l'expérimentation Deleuzienne d'une logique de la nature qui tire vers Spinoza et constitue un autre chapitre de la philosophie dans lequel Sartre ne trouve nulle place. Question à suivre que j'aborderai à Osaka et Tokyo cet hiver. J.-Clet Martin --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

La conscience est toujours dirigée vers l’extérieur, la conscience n’a pas de dedans, il n’y a pas de vie intérieure. Ceci rompt avec la conception classique de l’introspection socratique : la découverte de soi ne se fait pas la quête en soi-même, mais par le monde, dans le monde, par l’immersion dans le monde : “Etre, c’est éclater dans le monde”.Dans l’Etre et le Néant, Sartre repense le cogito cartésien. Ainsi, contre Descartes et son “Je pense donc je suis”, Sartre pose la thèse suivante : “Je suis, j’existe”. Autrement dit il affirme que la pensée elle-même suppose l’existence qui reste première. L’homme est avant tout sujet, une sorte d’existence impersonnelle, une “existence sans existant”.Selon l’existentialiste, les actes et les états de la conscience n’ont besoin d’aucun fondement pour exister : le “je” n’existe pas, il est une fiction inventée par les philosophes.

La vie psychique, spontanée et irréfléchie (= le cogito pré-réflexif) a ses propres actes.Influence de la lecture husserlienne de Descartes : “Toute conscience est conscience de quelque chose”. Consciousness is always directed outward consciousness has no inside, there is no inner life. This breaks with the classical conception of Socratic introspection: self-discovery is not done quest in itself, but the world, in the world, by immersion in the world: "Being is fun in the world. "In Being and Nothingness, Sartre rethink the Cartesian cogito. Thus, against Descartes and his "I think therefore I am", Sartre raises the following thesis: "I am, I exist." In other words he says that the thought itself presupposes that remains first. Man is above all about a kind of impersonal existence, an "existence without existing."According to the existentialist, the acts and states of consciousness do not need no basis to exist: the "I" does not exist, it is a fiction invented by philosophers. Psychic life, spontaneous and thoughtless (= pre-reflective cogito) has its own actions. Est-t-il réellement possible de lire, vraiment lire, les travaux d’un philosophe célèbre? Quand le lecteur s’empare des premiers mots de l’Etre et le Néant, il ressemble à un voyageur déjà trop ou trop peu savant. Sartre, c’est une oeuvre, une terre ardue qu’il faut âprement défricher pour les rares initiés qui connaissent un espace familier avec ses thèmes et développements, ses lignes de fuite. Un profil quadrillé par l’accumulation du savoir critique, surtout par ses commentaires qu’il faut vérifier, comparer à nouveau à l’aune de la philosophie. Tout est là: assigner la relecture de Descartes dans l’édifice du savoir philosophique. Rien n’est plus ardu, plus profond, il est vrai que les concepts exiqtentialistes qui indiquent les opérations du « professeur Sartre » et de son brio stylistique fait qu’un livre de Sartre ressemblera toujours, à ne pas s’y tromper à un autre livre de Sartre, est en même temps marqué de la singularité qui convient d’accueillir comme une oeuvre unique et non comme l’aboutissement de la tradition bourgeoise, mais comme un livre libre.

Is he really possible to read, really read the work of a famous philosopher? When the player takes the first words of Being and Nothingness, it looks like a traveler too little or too clever. Sartre, it is a work, a land that must be fiercely difficult to clear the few insiders who know a familiar with the themes and developments, its lines of flight. Profile grid by the accumulation of critical knowledge, especially his comments need to check, compare again in terms of philosophy. Everything is there: assigned the reading of Descartes in the edifice of philosophical knowledge. Nothing is harder, deeper, it is true that the concepts that indicate exiqtentialistes operations "Professor Sartre" and his stylistic brio that a book will look like Sartre always, not to be mistaken for a another book by Sartre, is also marked with the singularity that must be upheld as a single work and not as the culmination of the bourgeois tradition, but as a free book. « La passe » est à Lacan ce que l’épiphanie est à Joyce, le labyrinthe à Borges, la madeleine à Proust , l’existentialisme à Sartre et la lumière aux impressionnistes. Tous ces concepts ont fait école, sont amis reconnus sauf peut-être l’oeuvre d’Arthur Rimbaud qui ne sera d’actualité que dans la genèse de l’homme à venir.

"The pass" is what Lacan to Joyce's epiphany, the maze to Borges, Proust's madeleine, the existentialism Sartre and light to the Impressionists. All these concepts have been school friends are recognized except perhaps the work of Arthur Rimbaud, which will be valid only in the genesis of man to come.

Il faut absolument se diriger de l’auteur vers son oeuvre, à savoir: que c’est parce que tel créateur possède une telle personnalité qu’il produit telle oeuvre. Mais jamais à travers les caractéristiques, spécificités d’un texte d’en dessiner un profil psychologique de l’auteur et d’en tirer une série de conclusions en une dichotomie de prédicats divers. Il serait vain d’interpréter les vers de Paul Celan “le lait noir de l’aube se boit au crépuscule” comme la représentation macabre du camp d’Auschwitz, lieu de ses écrits; ainsi que de taxer Ezra Pound de fasciste suite à quelques interviews durant la guerre à Radio Rome où l’on a sciemment mélangé esthétique et politique.

It is essential to lead the author to his work, namely that it is because such a creator has such personality it produces such a work. But never through the features, characteristics of a text to draw a psychological profile of the author and to draw some conclusions in a dichotomy of various predicates. It would be vain to interpret the verses of Paul Celan "Black milk of dawn to dusk drinks" as gruesome representation of Auschwitz, instead of his writings, and to tax a fascist Ezra Pound after a few interviews during the war on Radio Rome where it was deliberately mixed aesthetics and politics.

Du champ des Odysséens, tel l’Ulysse d’Homère né des cercles moussus du ressac, symbolisant l’homme aux mille idées et s’inscrivant dans la dynamique de mouvants tropiques; épisodes à ciel ouvert d’aventures, de liaisons charnelles, de combats chevaleresques. Le héros n’a de liberté que dans l’épique, l’action virile, le grand nomadisme. Alors que pour le champ du philosophe que fut J.P Sartre, tout est monde intérieur, économie de la parole, écoute dans un théâtre dépouillé et sédentaire telle une oasis intérieure.

Field of Odyssean, as the Ulysses of Homer born mossy circles of the surf, symbolizing man of a thousand ideas, and fitting in the dynamics of shifting tropics; episodes open with adventure, carnal connections, of knightly combat. The hero does freedom than in the epic, manly action, the great nomadic. As for the field that was the philosopher JP Sartre, everything is inner world, economy of speech, listening to a theater stripped and sedentary as an oasis within.

Si la poésie se veut le langage le plus haut chargé de sens, c’est parce qu’elle est le noeud, le foyer, le “vortex” de la logopoeïa (la pertinence du mot), de la phalopoeïa (l’originalité de l’image) et enfin de la mélopoeïa (l’assonance des sons). C’est cette dernière qualité qui est rarissime comme nous

pouvons également l’imaginer chez un philosophe de la pointure de Sartre, à la différence que le militant qu’il fut perçoit le “chant du peuple” analysant la mécanique secrète de l’inconscient collectif , voie intérieure de l‘homme.

If poetry is meant the highest language charged with meaning, it is because it is the node, the home, the "vortex" of logopoeïa (the relevance of the word), the phalopoeïa (originality image) and finally the mélopoeïa (assonance sounds). It is this last quality that is rare as we can imagine in a philosopher Sartre size, except that he was a militant perceives the "people's singing" Secret analyzing the mechanics of the unconscious collective inner path of man.

Voilà bientôt cinq ans qu’un poète n’écrit plus, la question ne l’intéresse pas davantage que celle du commerce d’ustensiles de cuisine ou de palettes de tomates. Un spectre l’a pris d’un geste. Un homme par liberté s’absente, l’amour, la poésie et le crime se signent quelquefois du même silence... Ses poèmes n’ont pas de costumes, s’ils sont lambeaux, haillons, il ne s’en inquiète point, il était mendiant d’autres soleils, de quêtes éperdues et de bohème. Tels des sagas, ils errent dans le passé, sorte de purgatoire onirique. “Et la gloire s’en fut ailleurs”,disait Henri Michaux, qu’ils y restent, hirsutes, dépenaillés, leurs guenilles ne s’irritent point de l’anonymat, ils sont présents ailleurs, colchiques ou orchidées, peu importe, ils hantent encore de vieux tiroirs, des photos jaunies. Ils sont dans l’herbier du verbe: grenier à blé de l’Imaginaire.

On ne déplace pas le centre de gravité de la poésie pour les rhabiller au goût du jour. Ce ne sont pas des dandys, comme il serait aussi vain de fouiller de vieux grimoires, les oeuvres de Sartre n’appartiennent qu’à lui seul, à son temps, son destin. Ne rien imiter, ni personne comme écrivait Hugo: “un lion qui copie un lion devient un singe”.

For nearly five years, a poet no longer writes, the question does not interest more than the trade cookware or pallets of tomatoes. Spectrum was taken with a gesture. A man is absent freedom, love, poetry and crime sometimes sign the same silence ... His poems are not costumes, they are tattered rags, he does not worry point, he was begging other suns, quests distraught and bohemian.

Such sagas, they wander in the past, a kind of purgatory dream. "And the glory went elsewhere," said Henri Michaux, they stay there, unkempt, ragged, rags not irritate their point of anonymity, they are present elsewhere, crocuses or orchids, whatever they still haunt old drawers, yellowed photographs. They are in the herbarium of the verb: breadbasket of the Imaginary. It does not move the center of gravity of poetry dressed for the taste of the day. These are not dandies, as it would be as futile search of old books, the works of Sartre belong to him alone, his time, his destiny. Do not imitate or someone like Hugo wrote: "A lion copies a lion becomes a monkey."

AJOUR DE LA REDACTION

Frans Frans Tassigny Si la poésie se loge dans une tour altière et de ses simples sentinelles exsangues jusqu'aux seigneurs aux lauriers d’défraîchis, tous savent avec le faucon crécelle la perspective du vide qui les sépare de l’éternité comme le vol d’Icare celui de la mort. Yann Garvoz Et il peut y avoir aussi le poème sur le cageot, sur l'huître, comme chez Ponge, très loin de l'envolée, aquiline ou mesquine... En fait il est à peu près aussi difficile de définir la poésie, dans toute son extension, que le langage : Cail...Afficher la suite Yann Garvoz Frans Frans Tassigny, tiens je trouve votre contribution sur le poète

faux-marginal... Tous ne l'ont pas été ! Pensez au divus Perse, très haut fonctionnaire... Claudel, La Fontaine, Ronsard !...

Frans Frans Tassigny “Je suis la plaie et le couteau, la victime et le bourreau” Charles Baudelaire n’essaie-t-il pas de donner à travers la poésie un cadre à sa douleur? Il vivait dans l’horreur de la misère, d’où il n’est presque jamais sorti. Une frontière o...Afficher la suite

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Louis Trente Excepté que Baudelaire s'est extrait du guignon dont il se fait le chantre. Vous reprenez les thèses de Sartre sur Baudelaire, là où il y a aujourd'hui unanimité pour reconnaître que Sartre s'est autant trompé sur Flaubert que sur Baudelaire. La réflexion réactionnaire se s'extrait pas du désordre qu'il dénonce, ce n'est pas "une belle-âme". Frans Frans Tassigny Bien, mais alors quelles sont les "nouvelles thèses" publiées à ce jour ?

Louis Trente Baudelaire incarne la division subjective. Être la plaie et le bourreau. Cela résonne bien avec la modestie d'une psychanalyse... Frans Frans Tassigny Oui, tout les "symbolistes" résonnent forcément avec la psychanalyse, mais encore...? Louis Trente Tous non, Baudelaire oui. Baudelaire questionne l'homme depuis qu'il est homme. Un réac ! Il maudit la société moderne et ce faisant la magnifie - parce qu'il est poète Frans Frans Tassigny Je vous comprends, Sarte et Genêt, Sartre et Baudelaire, Sartre et Flaubert, on ne fait pas de bonnes littérature avec des bon sentiments, certes, et Sartre et Lacan ? Il paraît qu'il a assisté à ses conférences sans intervenir le moins du monde... Louis Trente Si Lacan a assisté à des conférences de Sartre et qu'il s'est tu, je le comprends d'autant plus qu'on ne dialogue pas avec quelqu'un souffrant de chiasse verbale. Frans Frans Tassigny Non, non, il "paraît" qu'il était assez respectueux, mais je vous l'accorde Lacan était un homme de droite. MAIS ce que j'ai voulu exprimer c'est que Sartre à assisté à des conférences de Lacan, non, l'inverse... Louis Trente Je ne le savais pas concernant Sartre. Par contre contre, j'aimerai que la gentillesse de Lacan devienne proverbiale.

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Frans Frans Tassigny Oui, très courtois en effet, d'ailleurs, L’héritage lacanien établit des correspondances entre psychanalyse, linguistique et ethnologie. Son langage est polyphonique. A l’image de James Joyce, Lacan a imaginé un nouveau langage dont le registre est pluriel et déborde du cadre clinique pour ouvrir un champ qui englobe une multitude de disciplines. Et avec les poètes ? Louis Trente Nous sommes de plus en plus nombreux à le dire. S'il faut sortir de soi, quoi d'autre que la poésie maintenant qu'elle meurt ? Comme le disait Baudelaire "Enivrez vous, de vin, de vertu ou de poésie, mais enivrez vous !" ;-) Frans Frans Tassigny Il s'est en effet saoulé de Joyce et c'est un poète majeur, mais je ne crois pas qu'ilse soit intéressé à des poètes mineurs ou méconnus ? Louis Trente Entre les lignes, comme pour Bataille et les Taoïstes.

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Frans Frans Tassigny Sûrement, mais je désire creuser plus profond, établissons un parallèle avec Lacan vis à vis du sujet cartésien dépendant et symbolisé par $ barré. Faudrait-il user pour le poète d’un sigle barré, griffé, s’oblitérant ses initiales? En quelque sorte se raturant. Voici l’ébauche d’une algèbre poétique, représentant l’auteur barré d’une expression de ses textes, avortant un langage intime pour s’extraire d’une enveloppe Louis Trente Je me casse autant la tête en lisant certains poètes que Lacan. C'est quand je n'aurai plus le désir de m'y mettre que je me ferai du souci. Je ne suis donc pas en mesure de vous aider. Il me semble que chaque poète a un rapport particulier au langage. Ce qui me questionne est son rapport à la parole, au verbe pour sortir du langage son sujet. Je ne sais si dès lors il est nu ou divisé. Frans Frans Tassigny comment cela "nu ou divisé" ? sectionnant le cordon ombilical du “Je-poème-enfance” ? Louis Trente Oui, le cordon de la seule maternelle qui soit, la musique. S'il existe un sujet non divisé, le poète m'apparaît tel. Si c'est impossible, il en invente un. Pour ma part, le poète est nu hors langage, comme le sujet l'est hors perspective pour se la représenter. Louis Trente "langue maternelle" sorry Frans Frans Tassigny On ne déplace pas le centre de gravité de la poésie pour les rhabiller au goût du jour, la question ne l’intéresse pas davantage que celle du commerce d’ustensiles de cuisine ou de palettes de tomates. Louis Trente Mon goût du jour est de questionner quelle perspective pour la poésie. Cette gravité m'évite "l'expérience du gouffre" pour reprendre un commentateur du Baudelaire.

Frans Frans Tassigny sorte de purgatoire onirique. “Et la gloire s’en fut ailleurs”,disait Henri Michaux, qu’ils y restent, hirsutes, dépenaillés, leurs guenilles ne s’irritent point de l’anonymat, ils sont présents ailleurs, colchiques ou orchidées, peu importe, ils hantent encore de vieux tiroirs, des photos jaunies. Ils sont dans l’herbier du verbe: grenier à blé de l’Imaginaire.

Louis Trente J'aime bien votre idée que les poètes nous hantent. A chacun ses fantômes ;-) Frans Frans Tassigny ses spectres..

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• Frans Frans Tassigny If poetry is housed in a lofty tower and its simple sentries up bloodless faded laurels of the lords, everyone knows the kestrel perspective void that separates eternity as theft Icarus than death. Yann Garvoz And there may be also the poem on the crate on the oyster, as in Ponge, far from the flight, aquiline or petty ... In fact it is almost as difficult to define poetry, in all its extension, the language: Cail ... View More Yann Garvoz Frans Frans Tassigny, like I think your contribution on the marginal false poet ... All have not been! Think divus Persia very senior official ... Claudel, La Fontaine, Ronsard! ... • Frans Frans Tassigny "I am the wound and the knife, the victim and the executioner" Charles Baudelaire he tries not to give a framework through poetry to his pain? He lived in the horror of misery, he is almost never released. A border o ... View More Thirty Louis Except that Baudelaire is extracted from the luck he is the champion. You take Sartre's thesis on Baudelaire, where there is now unanimous in recognizing that Sartre is mistaken as Flaubert as Baudelaire. Reactionary thinking not slide disorder he denounces, it is not a "nice-soul." Frans Frans Tassigny Okay, but then what are the "new theories" published so far? • Thirty Louis embodies Baudelaire subjective division. Be wound and executioner. This resonates well with the modesty of psychoanalysis ...

Frans Frans Tassigny Yes, the "symbolist" necessarily resonate with psychoanalysis, but still ...? All non Thirty Louis, Baudelaire yes. Baudelaire asks man for he is a man. A reaction! He cursed modern society and thereby magnifies the - because it is a poet • Frans Frans Tassigny I understand you, Sarte and Genet, Sartre and Baudelaire, Flaubert and Sartre, it is not good literature with good feelings, certainly, and Sartre and Lacan? It seems that he attended his lectures without interfering in the least ... If Louis Thirty Lacan attended conferences and Sartre it is you, I appreciate even more that do not talk to someone with verbal shits. Frans Frans Tassigny No, it "appears" that was quite friendly, but I'll give you that Lacan was a man of the right. BUT what I wanted to express is that Sartre attended conferences Lacan, not vice versa ... Thirty Louis I did not know about Sartre. By cons cons, I'd like that kind of Lacan become proverbial. Frans Frans Tassigny Yes, very courteous indeed, moreover, inheritance establishes correspondences between Lacanian psychoanalysis, linguistics and ethnology. His language is polyphonic. Just like James Joyce, Lacan devised a new language which is plural and the registry beyond the clinical setting to open a field that encompasses a multitude of disciplines. And poets? Thirty Louis We are more likely to say. Whether out of self, what else poetry now she dies? As Baudelaire said "Intoxicate you, wine, poetry or virtue, but you drunk!" ;-)Frans Frans Tassigny It is indeed drunk and Joyce is a major poet, but I do not think qu'ilse is interested in minor poets or ignored? Thirty Louis Lines, as Bataille and Taoists. • Frans Frans Tassigny Sure, but I want to dig deeper, drawing a parallel with Lacan against the Cartesian subject dependent and $ symbolized by strikethrough. Should the poet use an acronym barred, scratched, obliterating his initials are? Crossing out somehow. Here is the outline of a poetic algebra representing the author crossed an expression of his texts, aborting intimate language to extract an envelope Thirty Louis I break his head as much as some poets reading Lacan. That's when I no longer have the desire to put that I will worry. I am not able to help you. It seems to me that each poet has a special relationship to language. What I am questioning is its relationship to the word, the word to get out about his language. I do not know if he is naked once or divided. Frans Frans Tassigny how it "naked or divided?" cutting the umbilical cord "I-childhood poem?" Louis Thirty Yes, the cord is the only kindergarten, music. If there is a topic not divided, the poet seems so. If this is impossible, he invents. For my part, the poet is naked outside language, as the subject is outside perspective to represent.

Thirty Louis 'mother tongue' sorry Frans Frans Tassigny It does not move the center of gravity of poetry dressed for the taste of the day, the question does not interest more than the trade cookware or pallets of tomatoes. My taste Louis Thirty days is to question what perspective to poetry. This gravity keeps me "experience gap" to borrow a commentator Baudelaire. Frans Frans Tassigny purgatory dream. "And the glory went elsewhere," said Henri Michaux, they stay there, unkempt, ragged, rags not irritate their point of anonymity, they are present elsewhere, crocuses or orchids, whatever they still haunt old drawers, yellowed photographs. They are in the herbarium of the verb: breadbasket of the Imaginary. • Thirty Louis I like your idea that poets haunt us. To each his own ghosts ;-) • Frans Frans Tassigny its spectra ..

Inserted from <http://www.facebook.com/#!/groups/132005510239220/227629120676858/?notif_t=group_activi ty> Ajout de la rédaction dossier SARTRE Alan Riding, qui a été douze ans correspondant culturel du «New York Times» en Europe, publie aux Etats-Unis un livre sans concession ni moraline sur Saint-Germain-des-Prés au temps des nazis. Il en est question dans un long article traduit par «BoOks» ce mois-ci. Extraits. Mots-clés : histoire, résistance, OCCUPATION, collaboration, matisse, Books, Jean Paulhan, Jean Cocteau, Alan Riding, Jean-Paul Sartre

Bien qu'il n'ait jamais été un collabo, le comportement de Jean-Paul Sartre sous l'Occupation fut moins héroïque que ses déclarations de l'immédiat après-guerre pourraient le laisser croire. (Sipa)

Plus de trente ans après la guerre, dans des entretiens publiés récemment, Jean-Paul Sartre prétendait que les Français, et en particulier les écrivains et les artistes, n’avaient eu que deux options sous l’occupation nazie: collaborer ou résister. Il avait choisi la seconde, naturellement: «Notre travail était de dire à tous les Français, nous ne serons pas dirigés par les Allemands (1).» En fait, le comportement de Sartre pendant l’Occupation, bien qu’il n’ait jamais été un collabo (2), fut moins héroïque que ses déclarations de l’immédiat après-guerre pourraient le laisser croire. Alan Riding, dont le jugement sur l’intelligentsia française n’est ni moralisateur ni indulgent, place Sartre très largement à la périphérie de la Résistance. Ses pièces, tel «Huis clos», furent considérées par certains de ses admirateurs (et certainement par Sartre lui-même, avec le recul du temps) comme des expressions voilées d’une opposition aux nazis. Mais elles reçurent sans problème le visa de la censure allemande, et les officiers du Reich eurent le plaisir d’assister à leur première, ainsi qu’à la réception qui suivit. Le philosophe était sûrement plus proche de la vérité, sur lui-même en tout cas, quand il déclarait, dans ces mêmes entretiens: «En 1939-1940, nous étions terrifiés de mourir, de souffrir, pour une cause qui nous dégoûtait. C’est-à-dire pour une France dégoûtante, corrompue, inefficace, raciste, antisémite, dirigée par les riches pour les riches – personne ne voulait mourir pour ça, jusqu’à ce que, eh bien, jusqu’à ce que nous comprenions que les nazis étaient pires.» (…) De peur que les lecteurs ne portent trop facilement un jugement sévère sur les Français, Riding fait assez justement remarquer qu’un certain nombre d’entre eux, dont des conservateurs comme Claudel, changèrent très vite d’avis, et conclurent avec Sartre que, quels que fussent les problèmes dont souffrait la France, «les nazis étaient pires». Il y eut des poches de résistance dès les premiers jours de la guerre, notamment parmi des hommes et des femmes liés au musée de l’Homme. Amateurs en matière de résistance clandestine, ces chercheurs et écrivains courageux, menés par l’ethnologue Boris Vildé, furent vite arrêtés et, pour la plupart, exécutés. Leurs tracts et leurs réunions ne hâtèrent en rien la fin de la guerre. À une époque où la victoire allemande en Europe semblait assurée, et où la voix de Charles de Gaulle était à peine entendue (à supposer qu’on lui prêtât attention), leurs actions pouvaient être considérées comme irréalistes, voire téméraires. Et cependant, comme Riding le souligne, c’était important: «Ils estimaient que, bien avant qu’un combat armé ne fût viable, les Français devaient apprendre à se penser en résistants, à rejeter la collaboration ouverte et à se convaincre que l’opposition à l’occupation était possible.» (…) Certains artistes et intellectuels, tel Jean Paulhan (3), furent actifs dans la Résistance, mais, dans sa grande majorité, l’élite culturelle n’apporta pas de contribution particulière. Était-on en droit d’en attendre davantage? C’est la question qui traverse le livre de Riding.

Le fait que les écrivains furent plus durement traités après la guerre que des industriels ou des fonctionnaires ayant collaboré suggère que de nombreux Français répondirent à cette question par l’affirmative. Sartre, par exemple, pensait que les intellectuels avaient une plus haute responsabilité que les autres. De Gaulle semblait partager ce point de vue. Il refusa de sauver Robert Brasillachdu peloton d’exécution (alors même que de vrais tueurs, comme René Bousquet, poursuivirent une brillante carrière dans l’administration), parce que, selon ses termes, «dans les lettres, comme en tout, le talent est un titre de responsabilité». À la différence des Américains, les Français vénéraient leurs écrivains et penseurs. Cette confiance avait-elle été trahie? Riding conclut que la majorité des grands écrivains français ne figuraient pas au nombre des collaborateurs: ni Gide ni Claudel, sans parler de Sartre, Camus, Éluard ou Aragon. Il fait également remarquer que la seule poésie digne de ce nom fut écrite par des résistants. Il n’y eut pas de bonne poésie fasciste. Céline était indiscutablement un grand écrivain qui avait souscrit aux thèses barbares des nazis, mais il était trop obsédé par sa propre personne pour collaborer activement avec qui que ce fût, notamment les Allemands. La plupart des collabos culturels semblent en effet avoir été des hommes de lettres de second rang, mais Drieu la Rochelle, Abel Bonnard(ministre de l’Éducation nationale de Vichy), Paul Morand (qui devint en 1942 président de la Commission de censure cinématographique de Vichy) et Brasillach étaient plus que de simples écrivaillons. Ce serait une erreur naïve que de confondre talent et vertu, et de voir dans la collaboration une preuve de médiocrité artistique. Car certains artistes fort talentueux – le danseur Serge Lifar, le pianiste Alfred Cortot – collaborèrent activement. D’autres – Jean Cocteau, Maurice Chevalier, Marcel Jouhandeau, Sacha Guitry – évoluèrent dans une zone grise, tantôt collaborant un peu, tantôt venant en aide à un vieil ami juif si l’occasion s’en présentait, tout en frayant en ville avec les Allemands les plus raffinés. Certaines des plus grandes figures de la vie culturelle, tels Picasso, Matisse, Poulenc,Messiaen, ainsi que Sartre et Simone de Beauvoir, firent plus ou moins comme si la guerre n’existait pas, se concentrant sur leur travail, et produisant certaines de leurs meilleures œuvres. Quand il se vit proposer un visa pour émigrer aux États-Unis à la fin de l’année 1940, Matisse le refusa en arguant que «si tout ce qui a une valeur file de France, qu’en restera-t-il, de la France?» Certains pourront considérer cette attitude comme une forme passive de collaboration, dans la mesure où les nazis voulaient créer une façade de normalité, surtout à Paris. Les choses n’étaient pas aussi simples. Hitler et Goebbels voulaient effectivement que Paris continuât d’être une capitale culturelle, mais leur vision ne correspondait guère à ce que Matisse, Poulenc et même Cocteau avaient à l’esprit.

L’objectif des Allemands était de promouvoir une version de leur culture qui apparaîtrait comme l’idéal le plus élevé à atteindre, et de réduire la culture française à une caricature inoffensive de la frivolité parisienne : comédies futiles dans les théâtres, danseuses dans les cabarets, films de distraction ineptes au cinéma. Comme l’a dit Goebbels: «J’ai donné des directives très claires pour que les Français ne produisent que des films légers, vides, et si possible stupides.» (…) Jean Guéhenno, l’essayiste, faisait exception dans son refus absolu de publier quoi que ce fût dans les organes officiels (4). Il méprisait même les écrivains qui continuaient à signer de leur propre nom, au lieu de le faire sous pseudonyme, dans la presse clandestine. «Pourquoi écrire encore?, explique-til dans son «Journal». Il n’est plus guère possible de douter du ridicule qu’il y a à exercer un métier si personnel. Ces temps nous rappellent à la modestie.» Que la plupart des écrivains français n’aient pas suivi son exemple s’explique par de multiples raisons. L’une d’elles est que les Allemands créèrent délibérément suffisamment de zones grises pour que les écrivains et artistes continuent de créer sans éprouver le sentiment d’avoir totalement vendu leur âme. Il était possible de produire un art de grande qualité dans le Paris occupé par les nazis, d’une manière qui eût été inconcevable à Varsovie ou même à Berlin. Cet état de fait tenait en partie à la politique de séduction des vainqueurs. Les Allemands chargés de la politique culturelle en France, comme Otto Abetz ou Gerhard Heller, responsable de la censure littéraire à la Propagandastaffel, étaient tout dévoués à la cause nazie, mais ils se considéraient d’une certaine façon comme des francophiles. Marié à une Française, Abetz était, de son propre aveu, amoureux de la littérature du pays. Lui et d’autres représentants de l’administration allemande faisaient tout ce qu’ils pouvaient pour purger la culture française des influences juives et subversives, mais cela ne posait pas de problèmes de conscience à des conservateurs comme Jouhandeau ouHenry de Montherlant. Une apparence de culture, étayée par la promesse de toutes sortes de privilèges, permit à ces fonctionnaires allemands de transformer éditeurs, marchands de tableaux, propriétaires de galeries, écrivains et hommes de théâtre en complices. Une bonne part de la censure était de l’autocensure. Et les Allemands étaient assez intelligents pour laisser aux artistes et écrivains de talent, dès lors qu’ils n’étaient pas juifs ou ouvertement antiallemands, juste assez de liberté pour produire des œuvres dignes de ce nom. (…) La réaction de Cocteau aux accusations de collaboration portées contre lui après la guerre est révélatrice. Il n’avait jamais été nazi, pas plus qu’il n’était coupable d’avoir aidé activement les nazis dans aucun de leurs crimes. Mais il était certainement dépourvu de principes dans le choix de ses amis, parmi lesquels figuraient de hauts dignitaires nazis. Peut-être que lui aussi, à l’instar de Lifar, ne pouvait supporter de vivre dans l’obscurité, ou d’être «modeste» au sens donné à ce terme par Jean Guéhenno. C’était un artiste. Refuser la compagnie d’Allemands cultivés lui aurait paru vulgaire. S’il désirait fréquenter Arno Breker et promouvoir ses absurdes sculptures d’athlètes aryens géants, il devait être libre de le faire.

C’est pourquoi il accusa ses accusateurs de préjugés bourgeois mesquins: «Pourquoi le destin d’un poète changerait-il? Mon royaume n’est pas de ce monde et ce monde m’en veut de ne pas suivre ses règles. Je souffrirai toujours la même injustice.» (…) Si l'histoire de Paris occupé nous a appris quelque chose, ce n'est pas que l'utopisme est mort, mais l'illusion que les écrivains et les artistes, même les meilleurs parfois, puissent avoir des prétentions particulières au courage, à la vertu, ou à la moralité. En ce sens, il ne sont ni meilleurs ni pires que l'homme fabriquant un char dans les usines Renault. Ian Buruma Cet article est paru dans la «New York Review of Books» le 24 février 2011. Il a été traduit par Philippe Babo. 1| John Gerassi, «Entretiens avec Sartre», Grasset, 2011 («Talking with Sartre, Yale University Press, 2009). 2| Dans cet article, les mots en italiques sont en français dans le texte. 3| Jean Paulhan avait dirigé la prestigieuse «Nouvelle revue française» (NRF), publiée par les éditions Gallimard, depuis 1925. Après une interruption, la NRF reprit sa parution en décembre 1940 sous la direction de Drieu la Rochelle. 4/ | Ce fut le cas aussi de René Char, Michel Leiris et Roger Martin du Gard.

Quand Sartre voyait des homards partout Dans les années 70, Jean-Paul Sartre se défonçait tellement à la mescaline, un puissant hallucinogène tiré d'un cactus mexicain, qu'il était parfois victime d'hallucinations crustacées pas piquées des hannetons, au point qu'il lui arrivait parfois de se croire poursuivi sur les Champs-Elysées par des bataillons de homards, souvent décrits par ses soins comme des crabes. L'histoire est déjà connue des sartriens, mais, révèle le «Sunday Times On Line», un nouveau livre, qui sort ces jours-ci à New York, apporte des précisions inédites sur ce flirt poussé de Sartre avec la folie.

« Talking with Sartre » (Yale University Press), c'est son titre, est constitué d'une série de conversations inédites entre le philosophe et John Gerassi, un professeur de sciences politiques, dont les parents étaient des amis proches de Sartre. Fernando Gerassi, un juif turc, qui fut un des généraux de l'armée républicaine pendant la guerre civile espagnole, était l'époux de Stepha, une Ukrainienne, qui fit connaissance de Sartre et Beauvoir (dont elle allait devenir une grande amie) à la Closerie des Lilas, alors qu'elle venait de s'installer, en attendant d'accoucher, dans une clinique sise juste en face de la célèbre brasserie parisienne. « Ainsi, mon père, André Breton, Marc Chagall et Joan Miró se retrouvaient tous là pour boire,raconte John Gerassi, et de temps en temps mon père se ruait dans les escaliers de la clinique pour voir si j'étais né.» Le jour où l'heureux événement survint, Sartre arriva en retard à la clinique, mais cet athée endurci accepta néanmoins de devenir le « non parrain » de l'enfant. Une proximité quasifamiliale qui allait offrir des années plus tard à John Gerassi l'occasion de mener des entretiens approfondis avec Sartre, en vue d'une biographie.

L'auteur de «l'Etre et le néant» avait commencé à expérimenter avec la mescaline dès 1935, intrigué, comme tant d'autres intellectuels et artistes, tels Aldous Huxley ou Henri Michaux, par les altérations, voire l'expansion de la conscience, que pouvait induire cette drogue. Mais, raconte Sartre à Grenassi: « Après avoir pris de la mescaline, j'ai commencé à voir tout le temps des crabes autour de moi. Ils me suivaient dans la rue, en classe. Je me réveillai le matin et leur disais : ''Bonjour les petits, avez-vous bien dormi ?'' Puis : "Okay les gars, nous partons en classe maintenant"... et ils restaient là, autour de mon bureau, tout à fait calmes, jusqu'à ce que la cloche sonne.» Des hallucinations qui, à l'évidence, eurent une influence sur l'écriture en 1938 de « la Nausée », roman considéré comme le manifeste de existentialisme, ou sur certaines scènes des«Séquestrés d'Altona», sa pièce de 1959.

Craignant d'avoir une araignée au plafond, autrement dit de devenir fou, Sartre alla consulter un jeune psychiatre appelé à un brillant avenir, un certain Jacques Lacan, qui attribua cette dépression à base de crustacés, à la crainte de Sartre de se voir coincé dans son rôle de professeur. « Devoir prendre la vie au sérieux, c'était ce qu'il y avait de pire, explique Sartre. Les crabes sont restés avec moi jusqu'au jour où j'ai tout simplement décidé qu'ils m'ennuyaient et que je ne leur prêterais plus aucune attention.» Il suffisait d'y penser.

Note de la rédaction : ajout au dossier LACAN

Comment Lacan a trahi Freud Comment expliquer que le «Docteur Folamour de la psychanalyse», maître ès hermétisme, reste la coqueluche des éditeurs et des médias de l’Hexagone? Par une certaine propension du monde intellectuel français à s’enticher de faux-semblants explique Mikkel Borch-Jacobsen dans le « BoOks» du mois de mars

Jacques Lacan (Sipa) Que reste-t-il de Lacan, trente ans après sa mort? Cette question à laquelle «Books» me demande de répondre, je l’entends d’abord comme une chanson: «Que reste-t-il de nos amours? *…+/Bonheur fané, cheveux au vent/Baisers volés, rêves mouvants/Que reste-t-il de tout cela/Dites-le-moi.» Je n’ai jamais aimé Lacan (il n’était guère aimable), mais, jeune philosophe, je faisais partie de ceux qui se pressaient à son séminaire à la faculté de droit, près du Panthéon. Mai 68 n’était pas loin, le structuralisme battait son plein, les femmes étaient jolies. Lacan, vêtu de façon invraisemblable, prononçait en soupirant des oraclesobscurs que captaient d’innombrables micros. Rentré chez soi, on déchiffrait les dactylographies pirates de ses cours (c’était avant que son gendre Jacques-Alain Miller ne commence à « établir » ceux-ci). On se retrouvait dans des séminaires appelés «cartels» pour commenter tel verset des Écrits, après quoi on allait prendre un verre en se racontant les excentricités et les maîtresses de Lacan. Certains s’allongeaient sur son divan. D’autres, comme moi-même, se contentaient d’acheter les mêmes cigares tordus que lui (Culebras de Partagas). J’étais jeune, j’étais snob, nous étions au centre de l’intelligence.

Le divan de Lacan (Sipa) Célébrations dithyrambiques Et maintenant ? Je ne fume plus et il y a longtemps que je ne crois plus aux «rêves mouvants» de la psychanalyse. Mais Jacques-Alain Miller mâchonne toujours des cigarillos, mes anciens amis sont devenus psychanalystes et Élisabeth Roudinesco continue, envers et contre tout (titre de son livre), à raconter les mêmes anecdotes édifiantes au sujet du docteur Foudésir. Le XXIe siècle, nous annonce la même, est «d’ores et déjà lacanien». De fait, trente ans après, Lacan a acquis en France la même dimension quasi mythique que Freud et l’anniversaire de sa mort aura été l’occasion de multiples célébrations éditoriales et journalistiques, toutes plus dithyrambiques les unes que les autres. Alors que la psychanalyse est presque partout en déclin ailleurs dans le monde, elle continue ici à faire l’objet d’une adhésion quasi unanime. À cet égard, ni Le Livre noir de la psychanalyse ni la charge montée par Michel Onfray dans Le Crépuscule d’une idole n’auront véritablement ébranlé cette orthodoxie française, malgré leur succès éditorial.

Préciosité, calembours et philosophie Or s’il en va ainsi, c’est bien à cause de Lacan. Même si tous les psychanalystes et psychothérapeutes sont loin de se considérer comme lacaniens et même si les lacaniens eux-mêmes s’entre-déchirent à son sujet, avocats à l’appui, il est clair que la France freudienne n’aurait jamais pu résister comme elle l’a fait au DSM, à la psychiatrie biologique et aux nouvelles techniques psychothérapiques sans le «retour à Freud» amorcé par Lacan dans les années 1950. La preuve: dans tous les pays où la pensée Lacan n’a pas pénétré, la psychanalyse a été balayée. Cela peut paraître paradoxal dans la mesure où l’œuvre de Lacan, contrairement à celle de Freud, est notoirement hermétique. Comment expliquer qu’une pensée aussi difficile d’accès ait pu se répandre aussi efficacement ? La réponse réside dans la connivence entre la psychanalyse lacanienne et certains présupposés philosophiques largement partagés par la classe intellectuelle française. Derrière la préciosité, les calembours, les cocasses « graphes » et «mathèmes» de Lacan, on trouve en effet une philosophie bien déterminée du sujet (et) du désir qui résonnait avec le Zeitgeist philosophique de l’époque et qui a ensuite diffusé dans l’université, l’école, la famille et la société. Retour à Freud, vraiment ? Cette philosophie, Lacan l’a toujours présentée comme la vérité du texte de Freud alors qu’elle ne lui ressemble en rien. La psychanalyse freudienne, même si elle se veut une psychologie, repose en dernière instance sur des notions biologiques. Comme l’a montré l’historien Frank Sulloway, les concepts de «pulsion», de «libido», de «bisexualité», de «sexualité infantile», de «perversion polymorphe», de «narcissisme», de «stades» libidinaux, de «régression», de «refoulement» s’enracinent tous dans des hypothèses biogénétiques que Freud partageait avec les biologistes et les sexologues de son temps. Or il suffit de lire le moindre texte de Lacan pour constater qu’il rejette hautainement ce biologisme, comme le positivisme qui l’accompagnait. Tout le sens du «retour à Freud» a été de reformuler les concepts freudiens pour leur faire dire à peu près le contraire de ce qu’entendait leur créateur. La pulsion n’est pas l’instinct, le phallus n’est pas le pénis mais le symbole de son absence. Et ainsi de suite. Cette «débiologisation s’inspire d’une philosophie bien précise, que Lacan avait apprise durant les années 1930 en suivant les cours d’Alexandre Kojève sur la Phénoménologie de l’Esprit de Hegel. Il s’agit d’une philosophie du sujet adossée à une « ontologie dualiste » qui distingue fermement l’être naturel – réel, objectif, donné, statique, matériel, identique à soi – de l’être humain, défini comme négativité radicale.

Objet, non-objet

Dans la lecture anthropologique de Hegel que proposait Kojève, le sujet ne devient véritablement humain que lorsqu’il nie tout ce qui le rattache à la nature – son corps biologique, vital, animal – et se met à désirer un «objet» non naturel, un non-objet : le désir d’un autre sujet humain. Dans le rapport entre l’homme et la femme, expliquait ainsi Kojève, le Désir n’est humain que si l’un désire non pas le corps, mais le Désir de l’autre, s’il veut “posséder” ou “assimiler” le Désir pris en tant que Désir. Le désir humain est un désir du désir de l’autre, un désir d’aucun objet, et c’est pourquoi il se manifeste et se fait reconnaître comme tel dans une « lutte à mort de pur prestige » où l’homme met en jeu sa vie biologique de façon purement gratuite et « souveraine », comme disait aussi Georges Bataille, pour rien. Tous ces traits se retrouvent dans la reformulation lacanienne de Freud. «Le désir de l’homme, répète mot pour mot Lacan, est le désir de l’Autre.» Le sujet lacanien, tout comme l’homme kojévien, est une pure négativité désirante qui ne peut se satisfaire (que) de rien, que de ce non-objet qu’est le désir de l’Autre. Autant dire que ce sujet ne peut pas être objectivé, puisqu’il est la négation permanente de tout objet et notamment de cet objet qu’est pour Lacan le « moi » imaginaire et spéculaire (relatif au miroir). Toute identification du sujet, tout «c’est moi» ne peut être qu’illusoire et aliénant puisqu’il objective ce « vide irréel » (Kojève) qu’est le désir comme désir de l’Autre. D’où l’impératif lacanien: «Ne t’identifie pas à l’objet du désir de l’Autre», «Ne te fais pas la chose de son amour», «Ne deviens pas le petit enfant-phallus imaginaire qui va combler le désir de ta mère, identifie-toi au contraire au phallus symbolique qui lui manque». Derrière cette réinterprétation bien connue de l’Œdipe freudien en termes de «métaphore paternelle» et de «castration symbolique», on retrouve en réalité l’exigence kojévienne d’un désirsujet purifié de toute scorie objectivante, qui «n’est pas ce qu’il est et [qui] est ce qu’il n’est pas» (Hegel cité par Kojève, puis par Sartre). Tour de passe-passe Le but de la cure lacanienne est d’amener le sujet au point où il peut dire son désir, bref se dire comme pur rien, pure néantisation. D’où le rôle central du langage chez Lacan, qui renvoie une fois de plus, par-delà les invocations de Saussure, Jakobson et Lévi-Strauss, à la leçon de Kojève commentant Hegel. Pour Kojève, le «Discours» ou «Concept», expression du sujet qui se pose en niant le «Réel», opère le prodige de faire être ce qui n’est pas. Nommant la chose, il la « tue » comme chose empirique pour en faire une chose idéale (l’« absente de tous bouquets » de Mallarmé) qui manifeste la négativité du sujet qui en est l’être évanouissant.

Conclusion de Lacan : le langage présente l’absence du sujet qui s’y dit en néantisant toute réalité, la sienne y compris. Plus le sujet essaie de se dire dans sa vérité (de dire son désir), plus il se rate, se manque et s’absente, et plus il manifeste que la vérité est ce ratage même. Le langage (la «parole pleine», plus tard le «signifiant») est l’alètheia (vérité dé/voilée) du sujet, son abyssale apparition-disparition: «Moi, la vérité, je parle.» On ne saurait trouver théorie plus foncièrement, plus radicalement idéaliste. Le sujet, aussi nommé «parlêtre», s’y spiritualise tant qu’à la fin il s’évapore et disparaît dans le «signifiant qui le représente pour un autre signifiant». Il n’a ni corps, ni sexe, ni visage («Il n’y a pas de rapport sexuel», énonçait Lacan). Mon beau miroir C’est peu de dire que ce sujet ne ressemble guère au Ça freudien et à sa marmite bouillonnante de pulsions: il en est l’antithèse même. Le génie de Lacan aura été de le présenter comme la vérité même du texte de Freud, que ses successeurs anglo-saxons auraient dévoyée et pervertie à force de biologisme, d’empirisme et de pragmatisme obtus. Étonnant tour de passe-passe, auquel la plupart des intellectuels de l’époque n’ont vu que du feu. Voici qu’ils retrouvaient dans «l’inconscient» leur propre philosophie du moment, légitimée par «la psychanalyse»! Comment n’auraient-ils pas été séduits par ce miroir qu’on leur tendait? La psychanalyse n’aurait jamais réussi à s’imposer en France comme elle l’a fait sans l’extraordinaire opération de ravalement philosophique que lui a fait subir Lacan après la guerre. Le biologisme et le positivisme freudiens ne pouvaient que rebuter une génération d’intellectuels formés à la phénoménologie (Husserl, Heidegger) et à la dialectique (Hegel, Marx) – étonnant mélange « existentialiste » initié par Kojève et orchestré avec l’efficacité que l’on sait par Sartre. Lacan, qui était lui-même un intellectuel très au fait des derniers développements philosophiques, a vite compris le parti qu’il pouvait tirer de cette «situation de la psychanalyse». En proposant une version kojévienne de la théorie freudienne, il l’a rendue acceptable dans la France existentialiste de l’après-guerre tout en se donnant les moyens de lancer avec succès une OPA sur le label «psychanalyse». L'idéalisme, l'air de rien Inversement, en proposant une version freudienne de la philosophie kojévienne, il a permis à plusieurs générations d’intellectuels de continuer à véhiculer une philosophie du sujet profondément idéaliste tout en se donnant l’illusion de n’en rien faire. Ainsi s’est établie une équivoque profonde, qui dure encore aujourd’hui et qui explique l’étonnante résilience de la psychanalyse en France. Sous les noms de «psychanalyse» et de «Freud» se perpétue une philosophie implicite qui n’a rien à voir avec la théorie d’origine, mais qui flatte certains préjugés très tenaces transmis de génération en génération par la classe de philosophie – soit, en vrac: la suprématie de l’esprit sur le corps, la différence entre l’homme et l’animal, l’affirmation de l’autonomie du sujet, le mépris pour l’empirisme, le matérialisme et le pragmatisme, l’antipositivisme.

Mikkel Borch-Jacobsen Philosophe et historien, professeur de littérature comparée à l’université de Washington à Seattle,Mikkel Borch-Jacobsen est l’auteur de «Lacan, le maître absolu» (Flammarion, 1999) et, plus récemment, «des Patients de Freud. Destins» (Éditions Sciences humaines, 2011). Il a codirigé «Le Livre noir de la psychanalyse» (Les Arènes, 2005).
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VOS RÉACTIONS (7)
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Jacques Van Rillaer a posté le 22-03-2012 à 23:15 Excusez-moi. Le lien pour le texte où Lacan se dit psychotique parce qu’il est rigoureux est en fait : http://icampus.uclouvain.be/claroline/backends/download.php?url=LzEuTGlzdGUuZG9jLkVEUEgy Mjc3LmRvYw%3D%3D&cidReset=true&cidReq=EDPH2277 Remarquez au passage qu’en l’absence d’un ouvrage accepté par la communauté des chercheurs, on peut donner à peu près n’importe quel sens à des termes comme « psychose », « autisme », etc. La Tour de Babel … Pour une liste de dizaines d’autres textes de Lacan, Freud, mais aussi sur la psychologie scientifique, l’epistémologie, l’esprit critique, etc., voir : http://icampus.uclouvain.be/claroline/backends/download.php?url=LzEuTGlzdGUuZG9jLkVEUEgy Mjc3LmRvYw%3D%3D&cidReset=true&cidReq=EDPH2277 Avec l’espoir de participer un peu à l’esprit des Lumières, cher à la France.
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Jacques Van Rillaer a posté le 22-03-2012 à 20:52 David rit (jaune sans doute) Lacan était en effet un spécialiste des psychoses. Il disait : « La psychose est un essai de rigueur. En ce sens, je dirais que je suis psychotique. Je suis psychotique pour la seule raison que j’ai toujours essayée d’être rigoureux. Cela va évidemment assez loin puisque ça suppose que les logiciens, par exemple, qui tendent vers ce but, les géomètres aussi, partageraient en dernière analyse une certaine forme de psychose. » Pour lire tout le texte et donc le contexte : http://icampus.uclouvain.be/claroline/backends/download.php?url=L0xhY2FuLlRWLjE5NzMuZG9j &cidReset=true&cidReq=EDPH2277

A ma connaissance Lacan n’a guérit aucune psychose, mais il attirait comme un aimant les psychotiques … Oui il faut lire Lacan dans le texte pour se rendre compte de l’escroquerie qu’est le lacanisme. Voir par exemple son passage à la TV http://www.youtube.com/watch?NR=1&feature=endscreen&v=2f_3uFpVstk Remarquable ! Méditer en particulier les deux derniers énoncés de cette prestation, censurés dans le document précédent, mais audible dans celui-ci : http://www.youtube.com/watch?v=GbSfb8OQ-NE « L'interprétation doit être preste pour satisfaire à l'entreprêt. De ce qui perdure de perte pure à ce qui ne parie que du père au pire » Pour les lire dans un contexte plus large : http://icampus.uclouvain.be/claroline/backends/download.php?url=L0xhY2FuLlRWLjE5NzMuZG9j &cidReset=true&cidReq=EDPH2277 C’est tout de même plus
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David _ a posté le 21-03-2012 à 22:35 Ha ha ha Jacques Van Rillaer qui vient défendre Mikkel Borch-Jacob sen son complice du livre noir. En tentant de briser la thérapie de Wykaaaa, bravo le psy :) Donc Lacan est un charlatan, escroc puisque Noam Chomsky ou d'autres l'ont dit CQFD ferme le ban! un peu court non? Qui a l'autorité pour juger ainsi definitvement d'une oeuvre aussi gigantesque que celle Lacan et de Freud qui ont remis mille fois leurs théories sur l'ouvrage.

Amis Lecteurs, Lisez Freud, Lisez Lacan. Ne laissez pas ces tristes Sirs faire l'autodafé d'une part inestimable de cette production intellectuelle patrimoine de l'humanité, d'une richesse rare. Lire Freud et Lacan est une aventure extraordinaire, pourquoi toute cette haine, cette energie pour empêcher cela. Il n'y a pas mieux a faire? surtout que d’innombrable patients y trouve un réconfort, une planche de salut.

Je n'ai pas envie de trop répondre à tout cela , la haine attisant la haine. Juste a propos de "dans tous les pays où la pensée Lacan n’a pas pénétré, la psychanalyse a été balayée." C'est tellement grossièrement faux que c'est ridicule La "talking cure" de Freud est planétaire, et dépasse de loin la machine "a claques et sucette des sous doués passent le bac" de ses amis comportementalistes ;) Lacan était d'abord un psychiatre spécialiste des psychoses n'en déplaise notre ami philosophe qui l'a rêvé en philosophe et plutôt que d'essayer de dépasser ces maitres préfère ce combat avec des fant Jacques Van Rillaer a posté le 21-03-2012 à 18:37 Wykaaa a lu 2 x les « Ecrits », un recueil de vieux textes publié en 1966. Il faut lire les conférences de Lacan des années 70 pour comprendre la fin de son épopée intellectuelle. P.ex. au MIT, quand le linguiste Noam Chomsky lui fit des objections, Lacan répondit: «Je suis un poète» (Chomsky devait dire plus tard: «Lacan était un charlatan conscient de l’être, qui jouait avec le milieu intellectuel parisien pour voir jusqu'où il pouvait aller dans l’absurdité, tout en continuant d’être pris au sérieux»). Pour un compte rendu de cette séance où le roi Lacan est apparu tout nu devant des linguistes et autres chercheurs du plus haut niveau : http://icampus.uclouvain.be/claroline/backends/download.php?url=L0xhY2FuLk0uSS5ULjE5NzUuc GRm&cidReset=true&cidReq=EDPH2277 Lacan en a été traumatisé. Il devait dire ensuite que la psychanalyse c’est « une pratique de bavardage ». Pour voir tout le texte : http://icampus.uclouvain.be/claroline/backends/download.php?url=L0xhY2FuLkJhdmFyZGFnZS4x OTc3LnBkZg%3D%3D&cidReset=true&cidReq=EDPH2277 Ou encore que « c’est une escroquerie ». Pour voir tout le texte : http://icampus.uclouvain.be/claroline/backends/download.php?url=L0xhY2FuLkVzY3JvcXVlcmllL mRvYw%3D%3D&cidReset=true&cidReq=EDPH2277

Gabriel Tisserand a posté le 21-03-2012 à 13:09 Le snobisme ne tue pas ! La preuve, c'est qu'il a toujours le vent en poupe ! Un petit exemple : Dans la gare de Perpignan, les perpignanais se sont fendu la poire et en même temps génés, en entendant le fameux discours incomprréhensible du peintre Dali ! Mais il avait toujours sa coure ! Le "Grand maître était tout simplement devenu......allons, soyons gentils, il était malade !

Fallait entendre "les disciples du Maître" expliquer l'inexplicable ! Un maître qui n'a plus sa raison ? allons-donc....c'est atteindre les sommets du Génial !
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wykaaa wykaaa a posté le 21-03-2012 à 09:22 J'ai suivi, à la fin des années 70, une analyse lacanienne et j'ai lu de nombreux écrits de Lacan (dont 2 fois Ecrits) et de Freud et je peux assurer, de par mon expérience vécue que c'est Lacan qui a raison et Mikkel Borch-Jacobsen qui a tort. Il est effrayé par la profondeur de la pensée lacanienne qui, contrairement à ce qu'il dit, renforce bien la vision de Freud. Oui le langage joue un rôle fondamental chez Lacan car, je cite Lacan, "l'inconscient est structuré comme un langage" et ce qui est atteignable dans notre propre désir est, bien sûr (c'est une évidence quand on a suivi une analyse, même non lacanienne) le désir de l'autre. Mais, bien sûr, Mikkel Borch-Jacobsen ne peut pas comprendre cela, lui qui se plie à l'ordre établi de façon quasi inconsciente. Si la psychanalyse a reculé partout dans le monde c'est qu'elle véhicule des idées révolutionnaires que l'ordre capitalistique n'a de cesse de vouloir étouffer. Mais en France, elle reste vivace car c'est le premier pays à avoir fait "sa révolution" et le pays des droits de l'homme qu'on cherche partout à dénaturer sinon à abolir pour faire des peuples des esclaves comme au bon vieux temps des serfs et des seigneurs (saigneurs ?). Laissons le dernier mot à Lacan car, après tout, "Diane reconnaîtra les chiens".
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Gwenael Durand a posté le 20-03-2012 à 06:34 Encore un Onfray qui se croit sorti des illusions humaines...^^ c'est lourd cette ambiance qui perdure depuis des années. A quand un vent de fraîcheur? Quelqu'un pourrait il faire sauter la chape de plomb protestante qui étouffe la vie dans le monde?

NOTE DE LA REDACTION CRITIQUES

Sur Sartre avec Lacan, par Clotilde Leguil Serge Cottet

Le fait qu’une jeune analyste de formation universitaire s’attaque à pareil morceau ne laissera pas indifférents les lecteurs qui, comme moi, découvraient Lacan dans les années soixante. A pareille époque Sartre fût la grande référence philosophique de l’intelligentia française, comme le rappelle Jacques-Alain Miller dans la préface du livre : sous les coups du structuralisme, son prestige déclina ; on vît l’épuisement de l’humanisme politique avec l’émergence d’un autre marxisme avec Althusser, d’une autre psychanalyse avec Lacan.

Le livre de Clotilde Leguil contredit pourtant une vision trop simpliste de ce dépassement ; elle démontre que Lacan n’a pas échappé au rayonnement de Sartre, lui empruntant des concepts ectopiques au structuralisme que nous utilisons en ignorant parfois leur origine. D’où un bricolage fait pour ajouter à Freud les pièces manquantes qui, toutes, contribuent à poser la question de l’être du sujet : une préoccupation ontologique rare chez Freud concernant le « cœur de notre être » est au contraire très présente chez Lacan dans les années d’après-guerre. Hegel, Sartre

fournissent les outils capables de nettoyer une psychanalyse engluée alors dans la psychologie du moi. Le simple retour à Freud ne suffit pas pour désenclaver la psychanalyse de son abâtardissement par les concepts de la psychologie générale tels que le besoin et sa frustration ou pour contrecarrer le behaviorisme. Dans son introduction, C. Leguil relève la logique qui préside à l’importation de concepts existentiels dans la psychanalyse, leur extraction, leur détournement ; au fil des chapitres, elle montre comment ces concepts sont subvertis pour s’articuler avec la structure de l’inconscient. Ainsi en est-il du pour-soi, de l’angoisse, du néant, de la schize de l’œil et du regard. Le bricolage de Lacan avec Hegel, Freud, Sartre, est présenté à la fois historiquement et avec un souci épistémologique aigu en montrant à chaque fois la corrélation antinomique des concepts empruntés. Le jeune Sartre, notamment avec La transcendance de l’ego en 1936, fournit des arguments contre une psychologie du moi ignorante du sujet : le moi n’est qu’un rôle, l’homme est essentiellement acteur. Un sujet existe, qui parle au-delà du moi ; et voilà l’inconscient retrouvé. Plus tard, l’ontologie sartrienne de L’être et le néant fait valoir ce dualisme de l’acteur avec l’être du sujet ; le binaire de l’en-soi et du pour-soi, définissant ce dernier comme « manque d’être », néant, liberté. Dans ce théâtre, le sujet nie sa contingence, « se fait être » pour un autre. Il suppose une essence là où il y a eu choix, sans saisir qu’il n’est rien d’autre que ce qu’il fait : c’est la mauvaise foi. Sartre, s’appuyant sur Heidegger, invalide tout alibi de l’intériorité pour lier le sujet à son énonciation : « je suis ce que je dis » (p.63). Certes, on est loin de l’inconscient, mais l’intérêt de cette critique est de viser un au-delà de l’objectivation aliénante. Un sujet que Sartre a déconnecté du théâtre moïque grâce à la dialectique hégélienne et que Lacan a préservé au-delà du structuralisme. L’être du sujet en effet, est la suture d’un manque. Lacan, en 1946, retiendra de la contingence et de la liberté sartriennes, une critique du déterminisme psychologique et une conception de la folie comme « choix insondable de l’être ».

Les pages consacrées à l’ontologie animent tout un versant du lacanisme, qui est comme l’envers du structuralisme ; il s’agit de confronter le sujet comme « manque-à-être » (que Lacan substitue à « manque d’être ») avec l’automaton de l’inconscient. Il y a lieu en effet de ne pas objectiver l’inconscient dans un en-soi. Sartre, dans La critique de la raison dialectique, stigmatisait le structuralisme comme effet du pratico-inerte. Justement, avec Lacan l’inconscient n’est pas que système, il est aussi dynamique : le Séminaire XI, principalement, maintient ce dualisme en réfutant une ontologie de l’inconscient, lequel est plutôt devoir être, qu’être fixé une fois pour toutes. Qu’il s’ouvre ou se ferme il est sous la responsabilité de l’analyste. Réciproquement, l’œuvre de Sartre ainsi détournée prend un sens nouveau, déconnecté des enjeux philosophiques de l’époque. Elle est réévaluée en fonction du scientisme d’aujourd’hui, que la

phénoménologie avec Merleau-Ponty combattait déjà à l’époque sur le terrain du behaviourisme et de la psychologie expérimentale (cf. le Séminaire X, L’angoisse, sur les expériences de Goldstein). Un fossé, bien sûr ; le néant, le manque d’être n’ont rien à voir avec la pulsion. Les différentes versions lacaniennes de la castration freudienne, soit qu’elles concernent l’impasse du rapport sexuel, ou l’amputation par le langage de la jouissance, ne trouvent place dans aucune philosophie ; la mauvaise foi ignore les ressorts symboliques de l’identification, le trait unaire, le signifiant Un. De longues pages sont bien entendu consacrées à l’angoisse, enjeu d’une confrontation entre philosophie et expérience analytique. C. Leguil observe que le Séminaire L’angoisse, de 1962-63, marque un tournant : il y a comme un retour à l’existentialisme. Ici, on délaisse Hegel et la dialectique, jusque là plus ou moins compatible avec le symbolique, pour convoquer Freud avec Kierkegaard dans une expérience non dialectique de l’angoisse (p.154-155). Chez Sartre, l’angoisse, affect philosophique par excellence, confronte l’homme à son néant d’être. Affect éthique aussi : il signale une rupture avec l’habitude du monde, fait vaciller les certitudes, les évidences confortables, l’esprit de sérieux comme croyance rassurante au déterminisme. Comme le résume C. Leguil, la mauvaise foi, « c’est l’attitude qu’on a trouvée pour échapper à l’angoisse suscitée par l’indétermination de son existence propre » (p.73). Après Heidegger, Sartre fait de l’angoisse un moment d’incertitude : c’est la perte de la familiarité avec le monde, l’étrangeté des valeurs qui le fondent.

Lacan, comme on sait, fait de l’angoisse un affect privilégié, mais opposé sur deux points fondamentaux à l’existentialisme : premièrement, elle ne trompe pas, c’est un moment de certitude, signe du réel ; deuxièmement, elle n’est pas sans objet, au contraire, elle vise la chose, la jouissance, l’énigme du désir de l’Autre ; un morceau de corps est concerné. Cet objet en trop, encadré, surgit à la place d’un vide, sans révéler aucunement le néant (p.205) ; loin d’être la rupture avec la familiarité du monde, l’étrangeté signale une intrusion qui surgit au lieu où elle aurait dû manquer. Il est vrai que le cadre, la place vide, le surgissement de l’étrange, ne sont pas absents de l’Esquisse d’une théorie des émotions de Sartre (1938). La description qui y est faite de l’horreur n’est pas loin de l’unheimlich freudien. Niant la distance entre sujet et objet, ce qui fait horreur « est en liaison avec notre corps comme un extérieur qui renverrait à notre intimité », écrit C. Leguil (p.181). Mais l’angoisse est traitée comme une émotion, une conduite magique, et ne touche pas le réel de la pulsion. Il n’en reste pas moins que pour Lacan, l’angoisse laisse un reste par rapport à touteaufhebung symbolique (p.155), elle n’est pas pure division par le signifiant, mais signale une

autre coupure, « qu’aucun signifiant ne peut combler » (p.156). L’objet de l’angoisse est antérieur à la dialectique du désir, qu’aucun symbole ne peut suppléer. C. Leguil consacre plusieurs chapitres au regard, objet sartrien par excellence. La schize de l’œil et du regard a une source sartrienne. Nous sommes des êtres regardés, sans nécessairement qu’il y ait un œil pour nous voir ; regard aveugle telle la boite de sardine du Séminaire XI, elle regarde Lacan mais ne le voit pas. Cependant, la schize de l’œil et du regard chez Lacan, passe par l’inconscient. Cette structure concerne un sujet qui ne sait pas ce qu’il voit. Ce n’est pas tellement l’autre qui me regarde et m’aliène en m’objectivant comme dans la dialectique sartrienne des deux consciences, c’est ma propre volonté de voir qui est arrêtée, abaissée, amputée. L’objet « tableau » fait apparaître cette division interne, c’est pourquoi Lacan rectifie la phénoménologie du voyeurisme à partir du manque : ce que le voyeur veut voir, c’est le phallus, là où il manque. Plus généralement, s’agissant du désir de voir, il y a un impossible à voir : le regard lui-même comme objet perdu. C. Leguil relève encore une terminologie sartrienne sur l’anamorphose d’Holbein : l’objet flottant magique « nous reflète notre propre néant, dans la figure de la tête de mort » (Séminaire XI, p.86). Mais, ce sujet néantisé n’est rien d’autre que « l’incarnation imagée du moins phi de la castration » (p.305).

Regard ou vision ? Quel est l’apport de la phénoménologie à la question du visible ? Cette question est discutée dans de longues pages, où le « retournement ontologique » attribué à MerleauPonty fait prévaloir une division interne à la vision, introduit le désir dans le champ du visible. Lacan trouve la phénoménologie de Merleau-Ponty plus vraie, dès lors que le champ de la vision passe par le désir et l’entrelacs sujet/objet, le regard perdu ; la coupure plutôt que la néantisation. Qu’est-ce qu’on voit, qu’est-ce qu’on ne peut pas voir et qu’est-ce qui s’élide de la vision ? C’est en effet dans la pulsion scopique que le petit a est le plus masqué, et « où le sujet est le plus sécurisé quant à l’angoisse » (Séminaire X, p.376). Une esthétique s’en déduit : le beau comme voile de l’horreur. Enfin, la pulsion scopique s’invite dans le champ politique : ce triomphe de l’œil omnivoyant sur le regard caractérise l’hypermodernité ; l’œil du maître sur lequel C.Leguil conclut. Celle-ci ne considère pas, avec raison, que l’apport de Sartre à la clinique soit fondamental ; sauf par une illusion rétrospective fait observer Jacques-Alain Miller. L’analyse des perversions est réfutée point par point par Lacan : le sadisme notamment n’est pas la pure volonté de détruire l’autre comme objet ; le sadique est lui-même l’objet dans le fantasme dans une dénégation du masochisme. On trouvera faussement une analogie entre le syntagme sartrien « se faire » et le trajet de la pulsion ; dans la pulsion-sado masochiste. Lacan énonce,

certes, qu’il « se fait l’objet d’une volonté autre » ; mais le sujet ne sait pas au service de quel Autre il est, et ce n’est pas lui qui jouit ; là encore, le théâtre intersubjectif est subverti par l’inconscient. La psychanalyse existentielle reste limitée à des schémas dialectiques qui ouvrent un boulevard à l’interprétation infinie. On le remarque dans le « Saint Genet » : tout le sexuel s’offre à l’interprétation en termes de rôles, de trahison, de mauvaise foi ; une ontologie qui escamote le réel de la jouissance, ce tranchant mortel que Genet lui signale dans une lettre où il réfute le sens sexuel et le réduit à la seule mort subjective. Cependant, dans le contexte actuel de ravalement de la pensée, Sartre pourrait retrouver une actualité : on peut l’espérer du beau livre de C. Leguil qui servira d’introduction à Lacan pour les philosophes et suscitera l’attention des psychanalystes pour le philosophe de la liberté, comme un contre-feu face aux entreprises liberticides du scientisme.

Présentation Réveiller, secouer, fendre les carapaces, culbuter les idoles, apostropher les patapoufs, dégonfler les baudruches, dissiper les brouillards, souffler sur le feu, scannériser les idées, les passer au fil du rasoir d'Occam, être vrai, " vivre trois secondes en une ", argumenter (" tout bon raisonnement offense "), être conséquent, mettre au clair, mettre à nu, transpercer, percer jusqu'à l'os, s'incliner devant le réel, servir plus grand que soi - telles furent quelques-unes des pulsions et ambitions du jeune Jacques Miller, fils d'un radiologue parisien. Névrose ordinaire, ravalement de la vie amoureuse, caractère insolent sadico-anal, humeur maniaco-dépressive, modestie foncière. Ce recueil de textes de jeunesse donne un aperçu des années d'apprentissage d'un personnage qui défraya la petite chronique du Quartier latin dans les années 60, et qui s'était éclipsé de la scène publique depuis près de vingt ans, avant de solliciter à nouveau l'attention du public cultivé par une polémique passionnée. On trouve ici son entretien avec Jean-Paul Sartre en 1960, ses " réflexions intempestives " de lycéen, son premier exposé au Séminaire de Jacques Lacan, ses premières tentatives logicophilosophiques, son essai sur l'Utile. Le volume s'achève avec son retour auprès de Lacan et son entrée en analyse.

Lorsque Lacan parut, du moins lorsqu'il vint faire son séminaire rue d'Ulm à l'invitation de Louis Althusser, lorsqu'il parut pour nous, il allait de soi que Sartre, que nous ne cessions pas d'admirer, se ré,vélait incompatible avec le structuralisme, avec "la nouvelle pensée". Sartre, il m'en souvient, vint faire un exposé rue d'Ulm. "Les possibles et l'histoire", lié à la parution de sa Critique de la Raison Dialectique, nous crûmes sans doute que le retour à Marx (Althusser) et le retour à Freud (Lacan) ferait litière de ses thèses dialectiques. [...] Le séminaire de Lacan nous sembla instaurer une psychanalyse que Sartre réduisait singulièrement è nos yeux, quoi qu'il ne l'eût jamais méconnue. Il se vantait de n'avoir pas de surmoi, ce qui, è supposer qu'il le crût, nous faisait sourire. Une inadéquation foncière s'installa donc entre la figure et la pensée de Sartre et ce que Jacques-Alain Miller appelle depuis lors l'orientation lacanienne. Sans préjuger d'autres ouvrages sur la question, il se pourrait bien que ce soit cette figure, ce différend, que Sara Vasallo réussit è déplacer dans le présent ouvrage. Traite-t-elle Sartre par Lacan? Elle traite plutôt Sartre avec Lacan, comme Lacan a trité Kant avec Sade. Dès lors, Sartre n'est plus "depassé", en tout cas pas par Lacan puisque précisement, non seulement l'ouvrage relate, et parfois revèle, tout ce que l'existentialisme de Sartre a pu, non pas inconsciemment, plutôt invinciblement, inspirer è Lacan, hommages et critiques mêlés, mais développe aussi comment Sartre, aux prises avec la vérité (théorique) et la fiction (romanesque), constamment situé en ce lieu où les concepts pouvaient échanger leurs puissances avec les pouvoirs de la fiction, se trouve contribuer, sans l'avoir voulu, è l'avancement de la psychanalyse, ce qui fut toujours le désir de Lacan è l'endroit des artistes, sinon son attente è l'endroit des philosophes. Que Sartre, le philosophe, l'écrivain ait été l'un des plus grands dans les deux domaines, est sans prix pour une doctrine psychanalitique de la vérité qui tient qu'elle ne se propose jamais mieux que dans la guise de la fiction.

[François Regnault] Sara Vasallo est docteur ès lettres. Elle travaille è Paris dans l'édition et est intervenante en toxicomanie. Elle anime é Buenos Aires des séminaires de philosophie et psychanalyse et prépare actuellement un essai sur la mise en scène du masochisme chez Dostoïevski. En couverture: Martin Reyna, Paysages, huile sur toile.

Traduction google

Adding writing folder SARTRE Alan Riding, which was twelve cultural correspondent of the "New York Times" in Europe, the United States publishes a book without concession or moraline Saint-Germain-des-Prés at the time of the Nazis. It comes in a long article translated as "books" this month. Previews. Keywords: history, resistance, OCCUPATION, collaboration, matisse, Books, Jean Paulhan, Jean Cocteau, Alan Riding, Jean-Paul Sartre

Although there has never been a collaborator, the behavior of Jean-Paul Sartre during the Occupation was less heroic than his statements in the immediate post-war might suggest. (Sipa) More than thirty years after the war, in interviews published recently, Jean-Paul Sartre claimed that the French, and especially writers and artists had only two options under Nazi occupation: collaborate or resist. He chose the second course: "Our job was to tell all the French, we will not be led by the Germans (1)." In fact, Sartre's behavior during the Occupation, although it has never been a collaborator (2), was less heroic than his statements in the immediate post-war might suggest. Alan Riding, whose judgment on the French intelligentsia is neither preachy nor indulgent, Sartre instead largely on the periphery of the Resistance. His plays, such as "Lock" were considered by some of his admirers (and certainly by Sartre himself, with hindsight) as veiled expressions of opposition to the Nazis. But they received visa no problem censorship German Reich and the officers had the pleasure of attending their first, and the reception that followed. The philosopher was probably closer to the truth about himself in any case, when he said in the same interview: "In 1939-1940, we were terrified of dying, suffer for a cause that disgusted us. That is to say, for France disgusting, corrupt, inefficient, racist, led by the rich for the rich - nobody wanted to die for it, until, well, until we understand that the Nazis were worse. "

(...) Lest the readers are too easily a severe judgment on the French Riding is quite rightly noted that a number of them, including conservatives like Claudel, quickly changed his mind, and with Sartre concluded that whatever the problems suffered by the France, "the Nazis were worse." There were pockets of resistance in the early days of the war, particularly among men and women related to the Museum of Man. Amateurs in clandestine resistance, these brave researchers and writers, led by Boris Vildé ethnologist, were quickly arrested and, for the most part executed. Their leaflets and their meetings in any way hastened the end of the war. At a time when German victory in Europe seemed assured, and where the voice of Charles de Gaulle was barely heard (if you lend him attention), their actions could be considered unrealistic, even reckless. And yet, as Riding notes, this was important: "They felt that, well before armed struggle was not viable, the French had to learn to think resistant to reject the open collaboration and to satisfy themselves that the Opposition to the occupation was possible. " (...) Some artists and intellectuals such as Jean Paulhan (3), were active in the Resistance, but for the most part, the cultural elite did not bring particular contribution. Was it right to expect more? This is the question that runs through the book Riding. The fact that the writers were more harshly treated after the war industry or government officials who collaborated suggests that many French people answered this question in the affirmative. Sartre, for example, believed that intellectuals had a higher responsibility than others. De Gaulle seemed to share this view. He refused to save Robert Brasillachdu squad (even though real killers, as René Bousquet, pursued a successful career in administration), because, in his words, "in the letters, as in everything, talent is a title of responsibility. " Unlike Americans, the French worshiped their writers and thinkers. This trust had been betrayed? Riding concludes that the majority of French writers were not on the number of employees: neither nor Gide Claudel, not to mention Sartre, Camus, Eluard and Aragon. He also noted that the only poetry worthy of the name was written by the Resistance. There was no good poetry fascist. Céline was definitely a great writer who had subscribed to the ideas of Nazi barbarians, but he was too obsessed with his own person to actively collaborate with anyone whatsoever, including Germans. Most cultural collaborators indeed seem to have been men of letters of the second rank, but Drieu la Rochelle, Abel Bonnard (Minister of National Education of Vichy), Paul Morand (which in 1942 became president of the Film Censorship Board Vichy) and Brasillach were more than just hacks. It would be a mistake to confuse naive talent and virtue, and to see proof of collaboration artistic mediocrity. Because some very talented artists - dancer Serge Lifar, the pianist Alfred Cortot actively collaborated. Other - Jean Cocteau, Maurice Chevalier, Marcel Jouhandeau, Sacha Guitry evolved in a gray area, sometimes working a little, sometimes coming to the aid of an old Jewish friend if the opportunity presented itself, while spawning in town with the Germans finest.

Some of the greatest figures of cultural life, such as Picasso, Matisse, Poulenc, Messiaen, and Sartre and Simone de Beauvoir, made more or less as if the war did not exist, focusing on their work, and producing some of their best works. When he was offered a visa to emigrate to the United States at the end of 1940, Matisse refused, arguing that "if everything has a value line of France, and he will, of France? " Some may consider this attitude as a passive form of collaboration, since the Nazis wanted to create a façade of normalcy, especially in Paris. Things were not so simple. Hitler and Goebbels that actually wanted to be a Paris continuât cultural capital, but their vision did not fit that little Matisse, Poulenc and Cocteau even had in mind. The aim of the Germans was to promote a version of their culture that appear as the highest ideal to achieve, and reduce the French culture to a caricature harmless frivolity Parisian futile comedies in theaters, dancers in cabarets , movies distraction inept film. As Goebbels said: "I have given very clear guidelines for the French films only produce light, empty, and possibly stupid." (...) Jean Guéhenno, essayist, was an exception in his absolute refusal to publish anything at all in the official (4). He despised even writers who continued to sign their own name, instead of doing a pseudonym in the underground press. "Why write yet?, He says in his" Journal ". It is hardly possible to doubt ridiculous it is to practice a profession so personal. These times remind us of modesty. " Most French writers have not followed his example is due to many reasons. One of them is that the Germans deliberately created enough gray areas that writers and artists continue to create without experiencing the feeling of having completely sold their souls. It was possible to produce a highquality art in Nazi-occupied Paris, in a way that would have been inconceivable even in Warsaw or Berlin. This situation was partly due to the political seduction of the winners. The Germans responsible for cultural policy in France, Otto Abetz or as Gerhard Heller, head of literary censorship in Propagandastaffel were all committed to the Nazi cause, but they felt a certain way as Francophiles. Married to a French Abetz was, by his own admission, a lover of literature of the country. He and other representatives of the German government did everything they could to serve the French culture and Jewish subversive influences, but this was not a problem of consciousness as preservatives Jouhandeau ouHenry Montherlant. Appearance of culture, supported by the promise of all sorts of privileges, allowed these officials to transform German publishers, art dealers, gallery owners, writers and theater people into accomplices. Much of censorship is self-censorship. And the Germans were smart enough to let the talented artists and writers, when they were not Jews or openly anti-German, just enough freedom to produce works worthy of the name. (...) Cocteau's reaction to accusations of collaboration made against him after the war is revealing. He had never been a Nazi, nor that he was guilty of actively assisted the Nazis in any of their crimes. But he was certainly unprincipled in his choice of friends, among whom were senior Nazi officials.

Perhaps too, like Lifar, could not bear to live in the dark, or be "modest" in the sense given to this term by Jean Guéhenno. He was an artist. Refuse company educated Germans would have seemed vulgar. If he wanted to attend Arno Breker and promote its absurd Aryan giant sculptures of athletes, it should be free to do so. That's why he accused his accusers of petty bourgeois prejudices "Why the fate of a poet change? My kingdom is not of this world and this world wants me not to follow its rules. I always suffer the same injustice. "(...) If the history of occupied Paris has taught us anything, it is not that utopianism is death, but the illusion that writers and artists, sometimes even the best, can have particular claims to the courage, virtue or morality. In this sense, it is neither better nor worse than the man making a car in the Renault factories. Ian Buruma This article appeared in the "New York Review of Books» February 24, 2011. It was translated by Philippe Babo. 1 | John Gerassi, "Interviews with Sartre", Grasset, 2011 ("Talking with Sartre, Yale University Press, 2009). 2 | In this article, the words in italics are in French in the text. 3 | Jean Paulhan had headed the prestigious "New French magazine" (NRF), published by Editions Gallimard, 1925. After an interruption, the NRF resumed its publication in December 1940 under the direction of Drieu la Rochelle. 4 / | This was also the case of René Char, Michel Leiris and Roger Martin du Gard.

When Sartre saw lobsters everywhere In the 70s, Jean-Paul Sartre défonçait so to mescaline, a powerful hallucinogenic shot of a Mexican cactus, sometimes it was not hallucinating crustaceans stitched beetles, so that he would sometimes continued to believe on the Champs-Elysées by battalions of lobsters, often described by him as crabs. The story is already known to Sartre, but reveals the "Sunday Times On Line," a new book coming out these days in New York, provides details on this novel Sartre flirtation with madness.

"Talking with Sartre" (Yale University Press), is its title, consists of a series of conversations between the novel and philosopher John Gerassi, a political science professor, whose parents were close friends of Sartre. Fernando Gerassi, a Turkish Jew, who was one of the generals of the Republican army during the Spanish Civil War, was the husband of Stepha, a Ukrainian, who became acquainted with Sartre and Beauvoir (which she would become a good friend) to Closerie des Lilas, when she had to move, waiting to give birth in a clinic located in front of the famous Parisian brasserie.

"So my father, André Breton, Marc Chagall and Joan Miró all met there to drink, says John Gerassi, and occasionally my father rushed down the stairs to the clinic to see if I was born." The happy day when the event occurred, Sartre arrived late at the clinic, but this hardened atheist nevertheless agreed to become the "not sponsor" of the child. A close family that would almost give you years later John Gerassi the opportunity to conduct in-depth interviews with Sartre, for a biography.

The author of "Being and Nothingness" began to experiment with mescaline in 1935, intrigued, like many other intellectuals and artists such as Aldous Huxley and Henri Michaux, for alterations or expansion of conscience that could induce this drug. But, says Sartre Grenassi: "After taking mescaline I started seeing crabs all the time around me. They followed me into the street, in the classroom. I woke up in the morning and told them:'' Hello little ones, you sleep well?'' Then: "Okay guys, we go to class now" ... and they remained there, around my desk, absolutely quiet until the bell rings. " Hallucinations which, of course, had an influence on writing in 1938 of "Nausea" novel considered the manifesto of existentialism, or scenes of "The Condemned of Altona", his play in 1959.

Fearing that a spider on the ceiling, ie crazy, Sartre went to see a young psychiatrist called a bright future, a certain Jacques Lacan, who attributed this crustacean depression, fear of being Sartre stuck in his role as teacher. "Duty to take life seriously, it was what was worse, says Sartre. Crabs stayed with me until the day I just decided that they bored me and I do not lend them any attention. "It was enough to think about.

Editor's Note: Addition to file LACAN

How betrayed Freud Lacan Why is the "Doctor Strangelove of psychoanalysis," Master of Hermeticism, remains the darling of the media and publishers France? By a certain propensity of French intellectual world to fall in love pretenses explains Mikkel Borch-Jacobsen in the "books" of March Keywords: psychoanalysis, Books, Jacques Lacan, Sigmund Freud, Alexandre Kojève, Mikkel BorchJacobsen

Jacques Lacan (Sipa)

What else does Lacan, thirty years after his death? This question that "Books" asks me to answer, I first hear a song like "What is he our love? [...] / Happiness faded hair in the wind / Stolen Kisses shifting dreams / What else does it all / You tell me. " I've never liked Lacan (it was hardly kind), but young philosopher, I was one of those who flocked to his seminar at the Faculty of Law, near the Pantheon. May 68 was not far, structuralism was in full swing, women were pretty. Lacan, dressed in incredible, uttered a sigh that obscure oracles ¬ captaient countless microphones. Back home, we deciphered typed pirates courses (this was before his son Jacques-Alain Miller begins to "fix" them). We met in seminars called "cartels" to comment on this verse writings, after which we went for a drink by telling eccentricities and mistresses of Lacan. Some lay down on his couch. Others, like myself, were happy to buy the same cigar that he twisted (Partagas Culebras). I was young, I was a snob, we were at the center of intelligence.

Lacan's couch (Sipa) Celebrations rave And now? I do not smoke and long ago that I no longer believe the "shifting dreams" of psychoanalysis. Jacques-Alain Miller but still chews cigarillos, my old friends have become psychoanalysts and Elizabeth Roudinesco continues, against all (title of his book), telling the same stories about the doctor edifying Foudésir. The twenty-first century, tells us the same, "is already Lacanian". In fact, thirty years later, Lacan in France acquired the same dimension almost mythical Freud and the anniversary of his death has been the occasion of many celebrations editorial and journalistic rave all over each other. While psychoanalysis is declining almost everywhere else in the world, it continues to be here an almost unanimous adherence. In this respect, or The Black Book of psychoanalysis or the load mounted Michel Onfray in The Twilight of an idol will not shattered that orthodoxy truly French, despite their publishing success. Preciousness, puns and philosophy But he is so, it is because of Lacan. Although all psychoanalysts and psychotherapists are far from being considered even if the Lacanian Lacanian themselves between-tear on it, counsel in support, it is clear that France Freud could never resist as it did in the DSM, psychiatry, biological and new psychotherapeutic techniques without the "return to Freud" initiated by Lacan in the 1950s. Proof: In all countries where the thought has not penetrated Lacan, psychoanalysis has been scanned. This may seem paradoxical since the work of Lacan, unlike Freud, is notoriously tight. How to explain a thought difficult access could spread as effectively? The answer lies in the collusion between Lacanian psychoanalysis and certain philosophical assumptions widely shared by the French intellectual class.

Behind the preciousness, the puns, funny "graphs" and "mathemes" Lacan, there is indeed a definite philosophy of the subject (and) the desire that resonated with the philosophical zeitgeist of the time and then released in university, school, family and society. Back to Freud, really? This philosophy, Lacan was always presented as the truth of Freud's text so it looks nothing like him. Freudian psychoanalysis, even if it means a psychology, ultimately rests on biological concepts. As shown historian Frank Sulloway, the concepts of "push" and "libido" and "bisexuality" of "infantile sexuality" and "polymorphous perversion" of "narcissism" and "stages" libidinal , "regression," "repression" is rooted in all biogenetic assumptions that Freud shared with biologists and sexologists of his time. Or just read any text of Lacan to see haughtily reject this biologism as positivism that accompanied it. The whole meaning of "return to Freud" was to reformulate Freudian concepts to make them say almost the opposite of what qu'entendait their creator. The drive is not instinct, the phallus is not the penis, but the symbol of his absence. And so on. This "débiologisation philosophy is based on a precise, Lacan had learned during the 1930s following the course of Alexandre Kojève on the Phenomenology of Spirit Hegel. It is a philosophy of the subject backed by a "dualist ontology" that distinguishes firmly be natural - real, objective, given static material, identical to itself - the human being, defined as radical negativity.

Subject, not object

In the anthropological reading of Hegel proposed that Kojève, the subject becomes truly human only when he denies everything that relates to nature - his biological body, vital, animal - and begins to desire an "object" unnatural a non-object: the desire for another human subject. In the relationship between man and woman, explained Kojève, Desire is human only if one wishes not the body, but the desire of the other, if he wants to "own" or "assimilate "Desire taken as Desire. Human desire is a desire for the desire of the other, a desire for anything, and that is why it occurs and is recognized as such in a "fight to the death for pure prestige" where man puts risked his life in a purely organic free "sovereign," as Georges Bataille also for nothing. All these features are found in the Lacanian reformulation of Freud. "The human desire, Lacan repeats word for word, is the desire of the Other." The Lacanian subject, as kojévien man is a pure negativity desiring that can not be satisfied (that) nothing, that this non-object which is the desire of the Other.

Suffice to say that this issue can not be objectified, since it is the negation of any permanent object including object to what Lacan "me" imaginary mirror (on the mirror). Any identification of the subject, while "it's me" can be illusory and alienating as objective the "empty unreal" (Kojeve) what desire as desire of the Other. Hence the need Lacanian: "Do not identify with the object of desire of the Other", "Do not get the thing to his love," "Do not get the little child who will imaginary phallus fulfill the desire of your mother, yourself instead identifies the symbolic phallus she lacks. " Behind this reinterpretation of the well-known Freudian Oedipus in terms of "paternal metaphor" and "symbolic castration", there are actually a requirement kojévienne desire-subject purified of all dross objectifying, which "is not what it is and [that] it is not "(quoted by Hegel Kojève and Sartre). Sleight of hand The goal of therapy is to bring the Lacanian subject to the point where he can tell his desire, in short to say anything as pure, pure annihilation. Hence the role of language in Lacan, who returns once more, across invocations of Saussure, Jakobson and Lévi-Strauss, the lesson of Hegel Kojève commenting. For Kojève, the "Speech" or "Concept", an expression of the subject that arises in denying the "Real", operates the prodigy to be what is not. Naming the thing, he "kills" as something empirical to do something great (the "absent from all bouquets" of Mallarmé) which shows the negativity of the subject is to be fading. Conclusion Lacan language has the absence of the subject's being said nihilating in all reality, including his own. More about trying to say in its truth (ie desire), the more he misses, is missing and missing, and it shows that this failure is the truth itself. Language ("full speech", later the "meaning") is aletheia (truth / out veiled) of the subject, its abysmal appearance-disappearance: "I, the truth I speak." There could be no theory more thoroughly, more radically idealistic. Topic, also called "speaking being" there at the end spiritualized as it evaporates and disappears into the "signifier represents for another signifier." He has no body, no gender, no face ("There is no sexual relationship," stated Lacan). Mirror on the wall This is not to say that the subject bears little resemblance to Freudian It and its boiling pot of impulses: it is the very antithesis. Lacan's genius has been to present it as the truth of the text of Freud, his successors have Anglo-Saxon crooked and perverse to force biologism, empiricism and pragmatism obtuse. Amazing sleight of hand, which most intellectuals of the time saw only fire. Here they were in the "unconscious" their own philosophy of time, legitimized by "psychoanalysis"! How would they not been seduced by the mirror that they tended? Psychoanalysis would never have succeeded in establishing itself in France as it did without the extraordinary cleaning operation philosophical Lacan subjected him after the war. Biologism and Freudian positivism could only put off a generation of intellectuals trained in phenomenology

(Husserl, Heidegger) and dialectics (Hegel, Marx) - amazing mix "existentialist" initiated and orchestrated by Kojeve efficiency that is known by Sartre. Lacan, who was himself a scholar well versed in the latest developments in philosophy, the party quickly realized he could make this "situation of psychoanalysis." Offering kojévienne version of Freudian theory, he made acceptable in France existentialist post-war while providing the means to launch a successful bid for the label "psychoanalysis." Idealism, nonchalantly Conversely, offering a version of Freudian philosophy kojévienne, he allowed several generations of intellectuals continue to convey a deeply idealistic philosophy of the subject while giving the illusion of not doing anything.

And has established a clear deep, which still exists today and explains the surprising resilience of psychoanalysis in France. Under the names of "psychoanalysis" and "Freud" perpetuates an implicit philosophy that has nothing to do with the original theory, but that flatters some very stubborn prejudices handed down from generation to generation by the philosophy class - either in bulk: the supremacy of the mind over the body, the difference between man and animal, the affirmation of the autonomy of the individual, contempt for empiricism, materialism and pragmatism, anti ¬ positivism. Mikkel Borch-Jacobsen Philosopher and historian, professor of comparative literature at the University of Washington in Seattle, Mikkel Borch-Jacobsen is the author of "Lacan, the absolute master" (Flammarion, 1999) and, more recently, "Patient Freud. Destinies "(Humanities Publishing, 2011). He co-directed "The Black Book of Psychoanalysis" (Arenas, 2005).

YOUR REACTION (7)

Jacques Van Rillaer posted on 22-03-2012 at 23:15 Excuse me. The link to the text where Lacan says psychotic because it is rigorous in fact:

Note in passing that the absence of a work accepted by the research community, we can give almost any meaning to terms like "psychosis", "autism", etc.. The Tower of Babel ...

For a list of dozens of other texts of Lacan, Freud, but also on scientific psychology, the epistemology, critical thinking, etc.., See:

With the hope to participate a little in the Enlightenment, dear to France.

Jacques Van Rillaer posted on 22-03-2012 at 20:52 David laughs (probably yellow) Lacan was indeed a specialist psychoses. He said:

"Psychosis is a test of rigor. In this sense, I would say I'm psychotic. I'm psychotic for the sole reason that I have always tried to be rigorous. This obviously goes far enough since it assumes that the logicians, for example, with this aim, the surveyors also ultimately would share some form of psychosis. '

To read all the text and therefore the context:

To my knowledge Lacan has no cure psychosis, but attracted like a magnet psychotic ...

Yes it should read Lacan in the text to realize what a scam Lacanianism.

See for example the transition to TV http://www.youtube.com/watch?NR=1&feature=endscreen&v=2f_3uFpVstk Remarkable!

Meditate in particular the last two statements that benefit censored in the previous document, but audible in it: http://www.youtube.com/watch?v=GbSfb8OQ-NE

"The interpretation must be nimble to meet the entreprêt. What endures pure loss to bet that the worst father "

To read in a broader context:

It is still more

David _ posted on 21-03-2012 at 22:35 Ha ha ha Jacques Van Rillaer just defend Mikkel Borch-sen Jacob his accomplice black book. Trying to break Wykaaaa therapy, psy bravo :)

So Lacan is a charlatan, crook as Noam Chomsky and others have said the firm QED ban!

a little short right? Who has the authority to judge and definitvement a gigantic work that Lacan and Freud have given a thousand times their theories on the structure.

Friends Readers, Read Freud, Lacan read. Do not let these sad Sirs to the burning of a priceless part of this production intellectual heritage, rich rare.

Read Freud and Lacan is an extraordinary adventure, why all this hatred, this energy to prevent it. There is nothing better to do? especially since there are innumerable patients comfort, a salvation.

I did not want to answer too all this hatred fueling hatred. Just about "in all countries where the thought has not penetrated Lacan, psychoanalysis has been wiped out." It is so grossly wrong that's ridiculous The "talking cure" Freud's global, and exceeds the machine "and slaps lollipop sub gifted pass tray" behaviorists of his friends ;) Isabelle Carteret Colin 7 septembre 08:18

Je vous recommande, si vous ne l'avez déjà lue, la biographie de Sartre par Annie Cohen-Solal, meilleure référence à ce jour pour analyser l'œuvre autobiographique de Sartre. http://img.rechercher.me/fichiers/sartre-biographie_pdf_43601.html Annie Cohen-Solal, née à Alger, est docteur ès lettres et professeur des universités. Conseiller culturel auprès de l'ambassade de France aux États-Unis (de 1989 à 1993), elle a enseigné à l'Université libre de Berlin, à l'Université hébraïque de Jérusalem, à l'Université de New York, à l'EHESS-Paris. Après avoir écrit Paul Nizan, communiste impossible (Grasset, 1980), elle a publié la première biographie de Jean-Paul Sartre, Sartre 1905-1980 (Gallimard, 1985), qui a été un succès d'édition mondial (traduite en seize langues). À l'occasion du centenaire de Sartre en 2005, sa tournée de conférences internationales l'a conduite au Brésil, où elle a été chargée par le ministre de la Culture Gilberto Gil, de créer une chaire Sartre à l'Université de Brasilia. En 2000, à la suite de son expérience de conseiller culturel, Annie Cohen-Solal a publié Un jour ils auront des peintres, l'avènement des peintres américains : Paris 1867-New York 1948(Gallimard, 2000), qui a reçu le prix Bernier de l'Académie des beaux-arts et a été traduit en anglais, italien et néerlandais. En tant que professeur des universités en délégation à Tisch School of the Arts de l'université de New York, elle a mis en place un Observatoire global des arts plastiques, qui tente de regarder le monde culturel d'aujourd'hui à travers le prisme du monde de l'art. Elle a publié Leo Castelli et les siens, la première biographie culturelle du grand marchand d'art Leo Castelli, en suivant sa trajectoire familiale depuis les origines de sa famille dans la Toscane de la Renaissance jusqu'aux États-Unis du xxie siècle. En 2010, ce livre a obtenu le prix Artcurial pour le meilleur livre sur l'art contemporain, traduit en anglais, italien, néerlandais, espagnol et portugais. Le 22 juin 2009, Annie Cohen-Solal est devenue chevalier de la Légion d'honneur des mains de l'ambassadeur de France, S. E. Pierre Vimont au consulat général de France à New York.

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