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Fédération canadienne des étudiantes et des étudiants-Ontario (FCÉÉ-O) - Vision des étudiantes et étudiants - L'avenir du système d'éducation postsecondaire de l'Ontario - septembre 2012

Fédération canadienne des étudiantes et des étudiants-Ontario (FCÉÉ-O) - Vision des étudiantes et étudiants - L'avenir du système d'éducation postsecondaire de l'Ontario - septembre 2012

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Alors que les frais de scolarité continuent
d’augmenter en Ontario, les décideurs
politiques, les entrepreneurs de politiques sur
l’éducation et les groupes d’intérêt continuent
d’afrmer que les étudiantes et étudiants ont
la possibilité de faire des études au collège ou
à l’université parce qu’ils ont plus facilement
accès aux prêts étudiants.
Cette approche politique
détourne l’attention
du problème du coût
immédiat de l’éducation,
permet aux établissements
de se servir des frais de
scolarité pour payer une
plus grande part de leurs
coûts de fonctionnement,
et ne tient pas compte
des conséquences d’une
pratique qui oblige les
étudiantes et étudiants
à assumer le plein coût
de leur éducation. Vu les
salaires qui stagnent et les
niveaux sans précédent
d’endettement des ménages, les étudiantes
et étudiants et leurs familles n’ont tout
simplement pas les moyens de payer le coût
croissant de l’éducation et les conséquences
inévitables de contracter encore plus de dettes.

La majorité des étudiantes et étudiants
au collège ou à l’université sont obligés
de s’endetter pour payer leurs études.
Collectivement, les étudiantes et étudiants
doivent 2,6 milliards de dollars au
gouvernement de l’Ontario par l’entremise
du Régime d’aide fnancière aux étudiantes

« Les fais de scolarité
augmentent, les dettes
d’études s’empirent et les
étudiantes et étudiants n’ont
plus les moyens de payer. Ils y
arrivent quand même, mais
ils atteindront bientôt le point
de basculement. Beaucoup
comptent sur les banques
alimentaires du campus parce
qu’ils ne peuvent pas s’acheter
de quoi manger. »

– étudiante de l’Université
Carleton

26 Vision des étudiantes et étudiants

GONFLEMENT SANS PRÉCÉDENT DE LA DETTE
ÉTUDIANTE EN ONTARIO

Dette étudiante envers le gouvernement de l’Ontario

2005

1,147 MILLIARDS $

2008

2,260 MILLIARDS $

2012

2,638 MILLIARDS $

(États fnanciers consolidés du ministère des Finances de l’Ontario, 2005-2011)

Fédération canadienne des étudiantes et étudiants—Ontario 27

et étudiants (RAFEO), et on peut ajouter à
cela des milliards de plus pour des prêts du
gouvernement fédéral.6

En plus des prêts du
gouvernement à rembourser, certains étudiants
et étudiantes sont obligés de contracter des
dettes auprès de leur famille et sur des cartes et
des marges de crédit. Un plus grand nombre
de parents aujourd’hui épargnent moins pour
leur retraite parce qu’ils aident leurs enfants à
payer pour leurs études. La dette moyenne des
étudiantes et étudiants du premier cycle en
prêts privés et publics à la fn de leurs études est
de 37 000 $.7

Les étudiantes et étudiants des
cycles supérieurs ou ceux qui veulent obtenir
un autre grade ou diplôme doivent reporter
leur dette antérieure et y ajouter d’autres
emprunts pour leur nouveau programme
d’études. Les étudiantes et étudiants des
facultés de droit ou de médecine terminent
souvent leurs études avec une dette de plus
de 100 000 $, ce qui limite considérablement
leurs choix de carrière dans leur domaine.

Si l’Ontario veut bien se positionner dans la
nouvelle économie, elle doit essayer de régler
la crise de la dette étudiante. Les nouveaux
diplômés et diplômées ont plus de difculté
que jamais à se trouver un emploi stable, et le
fardeau d’une dette à cinq chifres intensife
le problème. Lorsqu’on oblige les étudiantes
et étudiants de l’Ontario a assumer un
endettement aussi élevé, on étoufe l’économie
en réduisant considérablement leur pouvoir

6 Ministère des Finances. États fnanciers consolidés,
2011-2012.
Gouvernement de l’Ontario, 2012.
7 Justin Bayard et Edith Greenlee. L’obtention
d’un diplôme au Canada : profl, situation sur le
marché du travail et endettement des diplômés de
la promotion de 2005.
Culture, tourisme et centre
de la statistique de l’éducation. Gouvernement du
Canada, 2009.

d’achat. Les nouveaux diplômés et diplômées
aujourd’hui ont moins de possibilités
de s’acheter une auto, de contracter une
hypothèque sur un domicile, de commencer
une famille, de démarrer une entreprise ou de
poursuivre d’autres études. Au lieu de cela,
ils doivent payer leurs dettes d’études tout en
essayant d’accéder au marché du travail qui
décline. L’endettement massif d’une génération
limitera la capacité de l’Ontario de se sortir de
la récession et nuira certainement à la santé
économique à long terme de la province. .

RECOMMANDATIONS

• Éliminer l’intérêt sur les prêts du RAFEO.

• Étendre l’admissibilité au RAFEO aux
étudiantes et étudiants à temps partiel.

• Augmenter le nombre de Bourses d’études
supérieures de l’Ontario.Disproportionate
Impact on Marginalized Communities

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