Institut Supérieur de Commerce et d’Administration des Entreprises

Mémoire de fin d’études
Option finance et comptabilité

Thème
Elaboration des procédures de contrôle interne

Elaboré par :
EL ACHAB Salma & GADA Benallal

Encadré par :
Monsieur Amine Baakili

Année Universitaire 2009/2010

ISCAE CASABLANCA

2009-2010

Au nom de Dieu, Le Bienfaiteur Miséricordieux

2 Mémoire de fin d’études

ISCAE CASABLANCA

2009-2010

3 Mémoire de fin d’études

ISCAE CASABLANCA 2009-2010 4 Mémoire de fin d’études .

conseillé et guidé tout au long de la rédaction de ce mémoire. nous tenons à remercier celles et ceux qui nous ont soutenu de près ou de loin. et ce modeste travail n’aurait pas vu le jour. Nous tenons également à remercier Monsieur Amine Baakili de nous avoir encadré. ce travail n’aurait jamais pu être accompli. nous n’aurons pas confronté nos connaissances théoriques avec la réalité du monde des affaires. Nos remerciements vont particulièrement au personnel du Groupe ALPHA sans qui. Merci à toutes et à tous. moralement et professionnellement.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 Remerciements Avant d’entamer le vif de ce mémoire. Nous reconnaissons que sans leur précieuse aide. Nos sincères remerciements à tout le corps professoral de l’Institut pour les efforts qu’ils déploient pour notre formation. Nous remercions infiniment nos parents pour leur soutien moral qui a contribué et contribuera toujours à notre réussite. 5 Mémoire de fin d’études . tout au long de la période de notre stage de fin d’études.

la réussite. Dans cet environnement en constante où l’évolution.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 AVANT PROPOS Le monde de l’entreprise oblige à prendre en compte une réalité dont la complexité est de plus en plus grande : la mondialisation des échanges et des marchés. la vie en réseau. le rythme vertigineux des innovations technologiques. Pour relever de tels défis. aussi bien par la capacité d’apprentissage de son personnel. l’éclatement des structures organisationnelles. le contrôle interne joue un rôle primordial : il contribue à améliorer l’efficacité et l’économie liées à certains processus décisionnels et permet de minimiser les risques de non contrôle et d’inexactitude sur les données financières. 6 Mémoire de fin d’études .… autant d’éléments qui bousculent nos représentations. plutôt qu’un système que l’on peut choisir parmi d’autres. que l’adaptation de son organisation. Le contrôle interne est désormais à fortiori un état qui s’impose quel que soit le modèle organisationnel en place. une concurrence sans merci. l’accès à l’entreprise de nouvelles générations. C’est une exigence qui permet l’épanouissement et le suivi de tous les systèmes. la tendance générale à l’élaboration des barrières protectionnistes. les dirigeants doivent disposer d’outils de pilotage et de contrôle sans cesse plus performants qui leur permettent de faire face à des risques de plus en plus importants. A cette fin. voire la survie d’une entreprise dépendent de son aptitude à intégrer la rapidité et la complexité de ces mutations par la qualité d’anticipation et le degré de réactivité de ses dirigeants. Le manager se doit d’être à l’aise dans toutes les contradictions générées par le monde d’incertitude dans lequel il se trouve.

elle lui permet en fait de détecter les principales zones de risque susceptibles d’influencer son opinion sur la sincérité et la fiabilité de l’image donnée par les états financiers de l’entreprise. à même de lui. Compte tenu de l’importance de cet enjeux. et dans quel but. quand. Il ne s’agit plus d’une terminologie professionnelle. En effet. Dans ce cadre. que le contrôle interne s’inscrit en donnant la possibilité et les moyens nécessaires pour assurer un bon déroulement de l’activité de l’entreprise tout en disposant de moyens de contrôle efficaces qui tiennent bien sur en compte l’évolution de l’environnement global et l’évolution de l’activité de la société. 7 Mémoire de fin d’études . Le contrôle interne ne permet pas de répondre aux questions « Que choisir ? Où aller ? ». la sincérité et l’image fidèle de l’information produite par celle-ci. les mutations récentes de l’environnement global de l’entreprise. tout manque au niveau du suivi des procédures de contrôle ou non-respect des principes de contrôle interne peut entraîner une défaillance dans l’entreprise et porter atteinte à la fiabilité.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 INTRODUCTION Le terme contrôle interne a connu une large diffusion durant ces dernières années. il vise à en améliorer les performances par la mise en place de procédures efficientes et par la sauvegarde de son patrimoine. Par ailleurs. Choisir d’aller vers un nouveau marché ou adopter une nouvelle technique de production ne relèvent pas du contrôle interne. En effet. L’évaluation constitue une étape importante et à ne pas négliger dans la démarche de l’auditeur. placent cette dernière devant l’obligation d’une constante remise en cause afin de disposer de moyens d’organisation et de techniques de gestion et de contrôle efficaces. comment. permettre de faire face aux risques engendrés par ces mutations et par conséquent de réaliser ses objectifs. Mais il insère les processus de décision au sein de procédures qui permettent de cerner les rôles pour préciser qui fait quoi. il est indispensable que les différents dispositifs de contrôle interne et externe s’imposent constamment à l’entreprise afin d’améliorer l’efficacité et le fonctionnement de la société. le développement d’activités géographiquement dispersées et le recours sans cesse à des financements extérieurs ont fait de l’entreprise une entité complexe dont un suivi fiable nécessite un contrôle fréquent et en profondeur. le contrôle interne est devenu un pilier de l'entreprise. mais du terme devenu lui-même courant dans le monde moderne des affaires. C’est dans la perspective d’assurer l’entreprise contre les risques de détournements et de fraude issus notamment d’une mauvaise gestion ou d’un mauvais suivi et de contrôle.

son secteur d'activité ou son mode de financement. Nous tenterons dans ce modeste travail d'apporter des éclairages concernant «L’élaboration des procédures du contrôle interne». quelque soit sa taille. De surcroit. Il permet aussi de faciliter les opérations de contrôle puisqu’il limite de manière conséquente les risques d’irrégularités. ses composantes ou encore les acteurs qu’il interpelle. Par la suite. le contrôle interne doit être plus préventif que répressif. pour nous attarder dans un second temps sur le cadre législatif du contrôle interne notamment la loi SarbanesOxley (SOX) et la Loi sur la Sécurité Financière (LSF). Il parait ainsi crucial que chaque entreprise. Dans ce sens.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 Pour plus d'efficacité. de procédures intégrées à son organisation à travers le manuel de procédures. cet outil managérial conduit à l'augmentation de la fiabilité des informations produites que ce soit pour des fins de gestion ou de décision. soit en mesure de mettre en place un dispositif de contrôle efficient afin de s'assurer qu'il ne recèle aucune faiblesse significative et que l'exposition aux risques de l'entreprise. nous exposerons à travers la seconde partie succinctement les enjeux du manuel de procédures ainsi que l’élaboration des procédures du contrôle interne dans le cadre du Groupe « ALPHA ». A ce titre. soit écartée. 8 Mémoire de fin d’études . Il se compose d'un ensemble de moyens mis en place dans une entreprise sous forme de mesures. nous allons traiter dans un premier temps le volet théorique du contrôle interne en relevant ses objectifs. l’intérêt du manuel de procédures se décline à travers plusieurs objectifs notamment l’assurance de la régularité des traitements des opérations puisque le manuel de procédures est un outil qui conduit à la formalisation des procédures et donc à l’évitement de la divergence des traitements des opérations de mêmes natures. en phase avec ses objectifs et sa stratégie.

ISCAE CASABLANCA 2009-2010 Première Partie Cadres théorique et juridique du contrôle interne 9 Mémoire de fin d’études .

ISCAE CASABLANCA 2009-2010 Toute entreprise a pour but d’assurer. au cours de cette partie. et en abordant les principes régissant celui-ci ainsi que ses objectifs. Actuellement. du Contrôle Interne dans son ensemble. C’est un état. Il a pour but de signaler les fautes et les erreurs. Il désignait « les dispositifs mis au point par la direction pour éviter et corriger les erreurs ou les actions non conformes. nombreux sont ceux qui n’accordent pas suffisamment d’importance au Contrôle Interne au sein de l’entreprise ou qui ne connaissent pas sa définition exacte. aux actes… Le contrôle interne se réduisait alors à la supervision directe des activités répétitives à répercussions sur la comptabilité publiée et sur la sauvegarde des actifs (inventaire physique. le contrôle interne s’élargit pour comporter l’ensemble des éléments qui assurent la maîtrise de l’entreprise. etc. en le réduisant à une simple fonction alors que c’est tout un ensemble de dispositions. en proposant différentes définitions. organisait. Il s’agira également de traiter des composantes et des acteurs nécessaires à la mise en œuvre du Contrôle Interne dans la société. requiert d’autres conditions que la mise en place d’inspections ou de tests de conformité ». en fonction de ses moyens. « L’idée contenue dans le concept de contrôle interne est que la maîtrise de l’entreprise. II s’agissait bien d’une activité complémentaire aux autres activités de gestion. Les contrôles internes (ou sécurités internes) comprennent : 10 Mémoire de fin d’études . « Il est le produit de l’organisation ». un résultat. Le contrôle interne n’est plus une activité séparée mais plutôt une activité intégrée au processus de gestion. aux choses. Définitions du contrôle interne 1. aux personnes. Dans une entreprise. Il s’agira donc de traiter. pour qu’on puisse les réparer et en éviter le retour. aux ordres donnés et aux principes admis. 1. ainsi que des contraintes et limites inhérentes à celui-ci. Il s’applique à tout. elle doit mettre en place un dispositif de Contrôle Interne lui permettant la bonne maîtrise de ses activités et le respect des consignes à tous les niveaux. rapprochement et recoupements comptables. Pour ce faire.1. Cependant. Le contrôle interne dans la littérature du contrôle Le concept de contrôle interne a été introduit pour la première fois en 1949 par l’American Institute of Certified Public Accountants (L’Ordre des Experts Comptables Américains). Chapitre I : Le contrôle interne Section I : Fondements théoriques.). Le gestionnaire était celui qui planifiait. vérification des tâches exécutées. permettant ainsi d’alléger le contrôle externe de l’audit ». ou de toute autre organisation. l’atteinte des objectifs qu’elle s’est fixée. commandait. le contrôle consiste à vérifier si tout se passe conformément au programme adopté. coordonnait et contrôlait.

contrôler l’exactitude des informations fournies par la comptabilité.). directives. calendrier de vérification des outils. Un système de contrôle interne ne se limite pas aux aspects intéressant les seuls départements comptable et financier. .) o Les sécurités de direction ou de protection (règlements. séparation des tâches.. 11 Mémoire de fin d’études . systèmes de classement.accroître l’application des instructions de la direction. Ordre des Experts Comptables Américains) « Le contrôle interne est formé (composition) de plans d’organisation et de toutes les méthodes et procédures adoptées à l’intérieur d’une entreprise pour (finalité) : .  1949 : American Institute of Certified Public Accountants (AICPA.. inventaires.protéger les valeurs actives de celle-ci.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 o Les sécurités de prévention (budgets. et les sécurités « administratives » : o Les sécurités administratives (operational controls) comprennent notamment le plan d’organisation et les procédures et documents qui intéressent les processus décisionnels conduisant à l’autorisation de transactions de la part de la direction. régime des signatures. registres.2.  1962 : Institut Canadien des Comptables Agrées « Le contrôle interne est (composition) le plan d’organisation et l’ensemble coordonné de toutes les méthodes et procédures adoptées au sein d’une entreprise pour (finalité) : . serrures. . révision comptable. politiques. séparation des tâches. méthodes de travail.promouvoir l’efficacité de l’exploitation.. procédures écrites actualisées. charte interne. o Les sécurités de détection (rapport. plan d’assurance qualité. formation. serrures. celles que l’on peut qualifier de « comptables ». Ces sécurités peuvent être physiques (mots de passe. budget. Sa composition et sa finalité ont été clairement précisées dans leurs définitions. Le contrôle interne chez les professionnels de l’audit Le « Contrôle Interne » a pris un sens précis chez les groupements professionnels de l’audit.assurer l’exactitude et la fidélité des renseignements comptables. . code de déontologie. états de rapprochement.…). .et maintenir le respect des lignes de conduite établies par la direction ». o Les sécurités comptables (accounting control) comprennent le plan d’organisation et les procédures et documents qui intéressent la sauvegarde des actifs et la fiabilité des états financiers ».…). . guides des spécifications de qualité. 1. Dans son sens large..protéger ses actifs. mots de passe.…) ou organisationnelles (régime des signatures. définition des fonctions. sondages au hasard de la direction opérationnelle. .et assurer l’application des instructions de la direction. le contrôle interne comporte deux catégories de sécurités (controls).

la régularité et la sincérité des enregistrements comptables et des comptes annuels qui en résultent. mis en place par la direction afin de : .d’un côté.l’utilisation économique et efficace des ressources. .  1980 : La Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes (en France) « Le contrôle interne est constitué (composition) par l’ensemble des mesures de contrôle comptable et autres que la direction définit. .assurer le respect des politiques de gestion. . afin d’assurer (finalité) : . applique et surveille sous sa responsabilité. . .  1977 : Ordre des Experts-comptables et Comptables Agrées « Le contrôle interne est (composition) l’ensemble des sécurités contribuant (finalité) à la maîtrise de l’entreprise.la protection du patrimoine. les méthodes et procédures de chacune des activités de l’entreprise pour maintenir la pérennité de celle-ci ».  1978 : Consultative Committee of Accountancy Bodies (Grande-Bretagne) « Le contrôle interne comprend (composition) l’ensemble des systèmes de contrôle. l’application des instructions de la direction et de favoriser l’amélioration des performances.le conduite ordonnée et efficace des opérations de l’entreprise. le contrôle comptable interne. . procédures. la vérification interne et l’autocontrôle. Il se manifeste (composition) par l’organisation. financiers et autres. la sauvegarde du patrimoine et la qualité de l’information.  1978 : The Institute of Internat Auditors (IIA) aux Etats-Unis (L’institut international de l’audit interne) « Les objectifs principaux (finalité) du système de contrôle interne sont d’assurer : . . plans.de l’autre.le respect des politiques. .la sauvegarde des biens. Les canadiens sont les premiers à inclure la fonction d’audit interne dans la notion de contrôle interne. . d’assurer la protection.sauvegarder les actifs.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 La notion de contrôle interne embrasse le contrôle administratif interne. . lois et règlements.la fiabilité et l’exhaustivité de l’information.et garantir autant que possible l’exhaustivité des informations enregistrées ».la conformité des décisions avec la politique de la direction ».pouvoir diriger les affaires de l’entreprise de façon ordonnée et efficace. 12 Mémoire de fin d’études . Il a pour but (finalité détaillée) : . .la réalisation des objectifs et des buts attribués à une activité ou programme ».

« Le contrôle interne est l’ensemble des sécurités et mesures de contrôles élaborées par la direction d’une entreprise. il est nécessaire que la société dispose d’une organisation lui permettant de : . 2. Objectifs du contrôle interne Les définitions présentées ci-dessus permettent de dégager les objectifs essentiels du contrôle interne qui comprend un ensemble de moyens.1. environnement. . à l’efficacité de ses opérations et à l’utilisation efficiente de ses ressources. qu’ils soient opérationnels. Le mémento comptable marocain se démarque bien en réduisant le contrôle interne au seul champ comptable. de comportements. . social. Compte tenu du grand nombre de domaines existants (droit des sociétés.ISCAE CASABLANCA  2009-2010 1986 : L’Association Marocaine des Auditeurs Consultants Internes (AMACI) L’AMACI adopte les normes établies par l’IIA (Institute of Internal Auditors) auquel elle est affiliée.Le bon fonctionnement des processus internes de la société.La fiabilité des informations financières . 13 Mémoire de fin d’études . droit commercial. Le dispositif vise plus particulièrement à assurer : . o doit lui permettre de prendre en compte de manière appropriée les risques significatifs. Elle ne dispose pas de définition de contrôle interne qui est propre ou qui dénote une position particulière.).  1993 : L’Ordre marocain des Experts Comptables L’Ordre Marocain des Experts Comptables devrait adhérer à l’IASC (Interntional Accounting Standards Commitee) et à l’IFAC (International Federation of Accountants) et adopter leurs normes. Les lois et les règlements en vigueur fixent des normes de comportement que la société intègre à ses objectifs de conformité. etc. financiers ou de conformité. 2. et destinées à assurer la protection de son patrimoine et à sauvegarder la qualité de l’information qui découlent des enregistrements comptables et des comptes annuels ».la conformité aux lois et règlements . .connaître les diverses règles qui lui sont applicables . .L’application des instructions et des orientations fixées par la Direction Générale ou le Directoire .L’amélioration des performances. de procédures et d’actions adaptés aux caractéristiques propres de chaque société et qui : o contribue à la maîtrise de ses activités. notamment ceux concourant à la sauvegarde de ses actifs . Conformité aux lois et règlements Il s’agit des lois et règlements auxquels la société est soumise.

- 2. les tâches opérationnelles et les tâches de conservation . Ces actifs peuvent disparaître à la suite de vols. 14 Mémoire de fin d’études . Bon fonctionnement des processus internes de la société notamment ceux concourant à la sauvegarde des actifs.d’une séparation des tâches qui permet de bien distinguer les tâches d’enregistrement. fraudes. Ces instructions et orientations doivent être communiquées aux collaborateurs concernés. Le bon fonctionnement des processus exige que des normes ou principes de fonctionnement aient été établis et que des indicateurs de performance et de rentabilité aient été mis en place. La qualité de ce dispositif de contrôle interne peut-être recherchée au moyen : . Fiabilité des informations financières.4. erreurs. en fonction des objectifs assignés à chacun d’entre eux. il faut entendre non seulement les « actifs corporels » mais aussi les « actifs incorporels » tels que le savoir-faire. Les instructions et orientations de la Direction Générale ou du Directoire permettent aux collaborateurs de comprendre ce qui est attendu d’eux et de connaître l’étendue de leur liberté d’action. Les processus y afférents devraient faire l’objet d’une attention toute particulière. Il en va de même des processus qui sont relatifs à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière. .2. Par « actifs ». . .d’une description des fonctions devant permettre d’identifier les origines des informations produites. ou résulter d’une mauvaise décision de gestion ou d’une faiblesse de contrôle interne. . Application des instructions et des orientations fixées par la Direction Générale ou le Directoire.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 être en mesure d’être informée en temps utile des modifications qui leur sont apportées (veille juridique) . Ces processus comprennent non seulement ceux qui traitent directement de la production des états financiers mais aussi les processus opérationnels qui génèrent des données comptables.3. La fiabilité d’une information financière ne peut s’obtenir que grâce à la mise en place de procédures de contrôle interne susceptibles de saisir fidèlement toutes les opérations que l’organisation réalise. improductivité.informer et former les collaborateurs sur celles des règles qui les concernent. l’image ou la réputation. et qu’elles sont comptabilisées de manière à produire une information financière conforme aux principes comptables généralement admis.d’un système de contrôle interne comptable permettant de s’assurer que les opérations sont effectuées conformément aux instructions générales et spécifiques. afin de fournir des orientations sur la façon dont les activités devraient être menées. L’ensemble des processus opérationnels. 2. industriels. Ces instructions et orientations doivent être établies en fonction des objectifs poursuivis par la société et des risques encourus.transcrire ces règles dans ses procédures internes. et leurs destinataires . 2. commerciaux et financiers sont concernés.

on peut affirmer que le contrôle interne est effectivement «un ensemble de sécurités immatérielles ».adaptée et adaptable . . 3. l’efficience est la qualité de l’organisation qui lui permet d’être efficace au moindre coût.La fonction de comptabilisation et d’enregistrement .5.La fonction de détention de valeurs monétaires ou biens physiques (ou fonction de protection et de conservation) . L’efficacité concerne la capacité d’une organisation à atteindre le but qu’elle s’est fixée.1. quatre fonctions fondamentales doivent être séparées et attribuées à quatre personnes ou hiérarchies différentes : . à savoir : l’organisation. .ISCAE CASABLANCA 2. 3. Dans une acceptation plus évolutive du contrôle interne. on peut intégrer un objectif plus ambitieux que les précédents.vérifiable . Amélioration des performances.Préalable . et mène à la mise en place des procédures et des systèmes opérationnels et administratifs. Dans toute organisation et particulièrement celles adoptant des délégations de pouvoirs (grandes structures). Au vu des objectifs assignés au contrôle interne et des définitions sur lesquelles convergent les professionnels. l’intégration. En effet. l’information et l’harmonie. la permanence. . . l’indépendance. . Principes du contrôle interne Le contrôle interne ne peut être mis en place sans le respect d’un certain nombre de principes qui en constituent les véritables piliers.et doit comporter une séparation convenable et claire des fonctions. promotion de l’efficience opérationnelle . . L’efficacité et l’efficience de l’organisation nécessitent l’implantation d’un processus de communication bien défini entre les divers niveaux hiérarchiques de l’organisation. Le processus concerne les informations qualitatives et quantitatives. 15 Mémoire de fin d’études . prévention et détection des fraudes et des erreurs. . il est nécessaire que l'organisation de l'entreprise possède certaines caractéristiques.La fonction de contrôle. L'organisation doit être : . 2009-2010 Cet objectif peut être décliné sous forme des sous objectifs suivants : utilisation économique et efficace des ressources . l’universalité. les définitions les plus modernes du contrôle interne lui assignent l’objectif de respect de l’efficacité et de l’efficience de l’entreprise. Le principe d'organisation Pour que le contrôle interne soit satisfaisant.La fonction de traitement (ou fonction opérationnelle) .formalisée .

Cette responsabilité consiste à : . Un dispositif de contrôle interne est apprécié à un double niveau : 16 Mémoire de fin d’études .Ou même simplement deux d'entre elles. afin d'éviter les erreurs d'interprétation. En effet. les fraudes et leur dissimulation.Les fonctions de décisions (ou opérationnelles) . mais par un agent différent. La règle de séparation des fonctions a pour objectif d'éviter que dans l'exercice d'une activité de l'entreprise un même agent cumule : . Elle est également préférable dans les entreprises de dimension plus modeste.fixer les objectifs.Les fonctions de détention matérielle des valeurs et des biens . o Les recoupements.Les fonctions d'enregistrement (saisie et traitement de l'information) . Le principe de permanence. 3. les négligences. clés de contrôle ou d'accès). . Dans tous les cas. l'organisation doit être établie sous la responsabilité du chef d'entreprise. . Ils permettent de s'assurer de la fiabilité de la production ou du suivi d'une information au moyen de renseignements émanant de sources différentes ou d'éléments identiques traités par des voies différentes (en comptabilité : concordance d'un compte collectif avec la somme des comptes individuels).Les fonctions de contrôle.2. o Les moyens techniques Les moyens techniques recouvrent l'ensemble des procédés qui évitent.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 La diffusion par écrit des instructions est indispensable dans la grande entreprise.3. Le principe d'intégration.définir les responsabilités des hommes (organigramme). l’intervention humaine et par voie de conséquence les erreurs. des contrôles réciproques ou des moyens techniques appropriés. . o Les contrôles réciproques Les contrôles réciproques consistent dans le traitement subséquent ou simultané d'une information selon la même procédure. autant que faire se peut. un tel cumul favorise les erreurs. les négligences et les fraudes (traitements automatiques informatisés. Les procédures mises en place doivent permettre le fonctionnement d'un système d'autocontrôle mis en oeuvre par des recoupements. corrigent ou réduisent. . de façon à vérifier l'identité des résultats obtenus (en comptabilité : total de relevés de chèques reçus et total de bordereaux de remises en banques). La mise en place de l'organisation de l'entreprise et son système de régulation (le contrôle interne) suppose une certaine pérennité de ces systèmes.déterminer le choix et l'étendue des moyens à mettre en oeuvre 3. .

3. l'informatique ne doit pas éliminer certains contrôles intermédiaires. procédés et moyens de l'entreprise. ou encore des sorties de stocks réalisées durant les congés du mois d’août ne sont pas indiquées sur les bons prévus à cet effet.Les faiblesses du contrôle interne : la procédure est peu fiable ou peu efficiente. CD).ISCAE CASABLANCA 2009-2010 . Le principe d'universalité.Quant à son existence (sa conception.6. 3. microfilms. En particulier. . ou bien le budget alloué à certains projets est accordé globalement au lieu de faire l’objet de justifications poste par poste. Quels que soient les moyens employés pour conclure des contrats (actes notariés ou simples appels téléphoniques). ni de domaines réservés ou d’établissements mis en dehors du contrôle interne Le principe d’universalité est souvent bafoué. Ce principe implique que les objectifs du contrôle interne sont à atteindre indépendamment des méthodes. Le principe d'information L'information qui chemine dans les circuits d’un contrôle interne doit répondre à certains critères tels que : o la pertinence : l’information doit être adaptée à son objet et à son utilisation. ou archiver des informations (papiers. Ce principe signifie que le contrôle interne toutes les personnes dans l’entreprise en tout temps et en tout lieu.Le non respect du contrôle interne : la procédure est bonne mais n’est pas respectée. et qu’elles ne soient pas vérifiées par le département juridique. disponible et accessible dans les temps et les lieux voulus o L'utilité : notamment pour son destinataire. soi au nom de la confidentialité. économique (son coût est à rapporter avec ce qu’elle rapporte) 17 Mémoire de fin d’études . soit par crainte des pouvoirs d’une baronnie propre à l’entreprise. Les procédures de contrôle interne doivent exister et être respectées en permanence. 3. Rappelons qu’en matière comptable. tenir la comptabilité (tenue manuelle. directe (l’information est à saisir le plus près possible de sa source). sa logique interne) . non redondante. mais sur des feuilles volantes. Le principe de permanence conduit à distinguer : .Quant à son fonctionnement (le respect de son application). les objectifs de sauvegarde du patrimoine et d’efficience des opérations doivent être atteints. tenue sur informatique autonome. le législateur a d’ailleurs prévu le principe de permanence des méthodes d’évaluation et de présentation des états de synthèses (comptes annuels). C’est-à-dire qu’il ne doit pas y avoir de personnes exclues du contrôle par privilège. ou bien les frais d’un directeur ne sont pas justifiés par des factures mais par un relevé bancaire de dépenses effectuées par carte bleue.4. Prenons à cet effet quelques exemples qui reviennent dans la littérature du contrôle : Il arrive que des clauses particulières soient insérées dans le contrat de travail de proches collaborateurs du Président Directeur Général. sous-traitance). Le principe d’indépendance.5. soit au nom du manque de temps.

mais n’en serait pas pour autant efficient si son prix est démesuré et s’il multiplie des contrôles redondants au détriment de la rapidité de l’information. Sinon le contrôle interne formerait un ensemble rigide et contraignant qui n’est pas l’objectif recherché. Elle doit être suffisamment explicite. Le principe d'harmonie On entend. Cela ne signifie pas par contre qu’il doive s’adapter aux différents personnels. leur mise en oeuvre peut être faite de façon différente selon la taille et le secteur d’activité des sociétés. les renseignements dont il a besoin.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 o l’objectivité : elle ne doit pas notamment être déformée sciemment ou inconsciemment o la communicabilité : dans le fond et la forme. par exemple pour permettre à un comptable de cumuler les fonctions de tenue des comptes et de manipulation d’espèces sous le prétexte qu’il s’agit de quelqu’un qui a une réputation d’intégrité notoire. 18 Mémoire de fin d’études . détaillée. l’information communicable est celle dont le destinataire peut tirer clairement.7. C’est-àdire qu’elle se doit de comporter les références appropriées permettant de la justifier et de l’authentifier (documents numérotés. Ces objectifs doivent être déclinés au niveau des différentes unités de l’entité et clairement communiquées aux collaborateurs afin que ces derniers comprennent et adhèrent à la politique de l’organisation en matière de risques et de contrôle. Bien que ces composantes soient applicables à toutes les sociétés. l'adéquation du contrôle interne aux caractéristiques de l'entreprise et de l'environnement. En ce sens. et révéler les faits significatifs en fonction des besoins des utilisateurs. il serait inenvisageable d’adapter les procédures à la personnalité d’une personne en particulier. sans ambiguïté. Un contrôle interne qui empêcherait de manière parfaite toute fraude ou toute erreur serait efficace. Le dispositif de contrôle interne comprend cinq composantes étroitement liées. Il ne saurait en effet se réduire à un dispositif purement formel en marge duquel pourraient survenir des manquements graves à l’éthique des affaires. Il est clair que le contrôle interne doit s’adapter aux spécificités de l’entreprise. 3. Le contrôle interne est d’autant plus pertinent qu’il est fondé sur des règles de conduite et d’intégrité portées par les organes de gouvernance et communiquées à tous les collaborateurs. C'est un simple principe de bon sens (et n'oublions pas que le contrôle interne a un coût) qui exige que le contrôle interne soit bien adapté au fonctionnement de l'entreprise. par principe d'harmonie. classés et archivés). Section II : Conditions de mise en œuvre du contrôle interne dans une société 1. o la vérifiabilité : il doit être possible d’en retrouver les sources. de la retracer. Composantes du contrôle interne Les grandes orientations en matière de contrôle interne sont déterminées en fonction des objectifs de la société.

.des pratiques communément admises au sein de la société. personne responsable du contrôle.une organisation appropriée qui fournit le cadre dans lequel les activités nécessaires à la réalisation des objectifs sont planifiées. fiables. …). . Les informations relatives aux analyses. à la programmation et à l’exécution des traitements doivent faire l’objet d’une documentation . disposant des ressources et des compétences adéquates et s’appuyant sur des systèmes d’information. sur des procédures ou modes opératoires. outils d'aide à la décision et d'évaluation. Leur continuité d’exploitation doit être assurée au moyen de procédures de secours.1. . définitions de fonctions et de lignes hiérarchiques/fonctionnelles. Les systèmes informatiques sur lesquels s’appuient ces systèmes d’information doivent être protégés efficacement tant au niveau de leur sécurité physique que logique afin d’assurer la conservation des informations stockées. d’organigrammes hiérarchiques et fonctionnels. . 19 Mémoire de fin d’études . lignes de conduite.des responsabilités et pouvoirs clairement définis qui doivent être accordés aux personnes appropriées en fonction des objectifs de la société. Une organisation comportant une définition claire des responsabilités. . . 1. Ils peuvent être formalisés et communiqués au moyen de descriptions de tâches ou de fonctions. fréquence de contrôle.ISCAE CASABLANCA Ces cinq composantes sont les suivantes : 2009-2010 1. de délégations de pouvoirs et devraient respecter le principe de séparation des tâches .une politique de gestion des ressources humaines qui devrait permettre de recruter des personnes possédant les connaissances et compétences nécessaires à l’exercice de leur responsabilité et à l’atteinte des objectifs actuels et futurs de la société . La société devrait disposer de processus qui assurent la communication d’informations pertinentes. La diffusion en interne d’informations pertinentes. fiables et diffusées en temps opportun aux acteurs concernés de la société afin de leur permettre d’exercer leurs responsabilités. exécutées. suivies et contrôlées . quels qu'en soient la forme et le support.des systèmes d’information adaptés aux objectifs actuels de l’organisation et conçus de façon à pouvoir supporter ses objectifs futurs. dont la connaissance permet à chacun d’exercer ses responsabilités.des procédures ou modes opératoires qui précisent la manière dont devrait s'accomplir une action ou un processus (objectifs à atteindre à un horizon donné. des outils et des pratiques appropriés.des outils ou instruments de travail (bureautique. La mise en oeuvre d’un dispositif de contrôle interne doit reposer sur des principes fondamentaux mais aussi sur : .2. informatique) qui doivent être adaptés aux besoins de chacun et auxquels chaque utilisateur devrait être dûment formé .

Les employés doivent comprendre le rôle qu’ils sont appelés à jouer dans le système de contrôle interne. Un système visant à recenser. aura vraisemblablement peu de mal à faire passer son message.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 Les systèmes d'information et de communication permettent au personnel de recueillir et échanger les informations nécessaires à la conduite. En raison de l’évolution permanente de l’environnement ainsi que du contexte réglementaire. internes ou externes pouvant avoir un impact sur la probabilité d’atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés. analyser les principaux risques identifiables au regard des objectifs de la société et à s’assurer de l’existence de procédures de gestion de ces risques.3. devra certainement consacrer davantage d’efforts à la manière de communiquer. qui s’inscrit dans le cadre d’un processus continu. tels que clients. Ils doivent être en mesure de faire remonter les informations importantes. Il existe également un besoin plus large de communications efficaces. contexte général) sont nécessaires à la prise de décisions pertinentes comme au reporting externe. à la gestion et au contrôle des opérations. des tableaux d’affichage ou des cassettes vidéo. ne jouissant pas d’une telle tradition. influencées par l’histoire et la culture de l’entreprise et imprégnées de la façon dont leurs prédécesseurs géraient des situations similaires. Les systèmes d’information produisent entre autres. impliquant une circulation multidirectionnelle des informations c’est-à-dire ascendante. Par ailleurs. Ces systèmes traitent non seulement les données produites par l’entreprise mais également celles qui. Pour ce qui est spécifiquement de la communication. 20 Mémoire de fin d’études . est également nécessaire. telles que des manuels de procédures. une communication efficace avec les tiers. des données opérationnelles. descendante et transversale. fournisseurs. les sociétés doivent mettre en place des méthodes pour recenser. financières.Recensement des risques : La société doit recenser les principaux risques identifiables. qui permettent de gérer et contrôler l’activité. recueillie et diffusée sous une forme et dans des délais qui permettent à chacun d’assumer ses responsabilités. . elles-mêmes. autorités de tutelle ou actionnaires. Une entreprise opérant selon une ancienne tradition d’intégrité et dont la culture est connue du personnel. Les mesures prises par le management à l’égard des employés constituent également un puissant moyen de communication interne. Les mesures prises par les dirigeants sont. analyser et gérer les risques d’origine interne ou externe auxquels elles peuvent être confrontées et qui réduiraient la probabilité d’atteinte des objectifs. ainsi que la relation existant entre leurs propres activités et celles des autres membres du personnel. Le management doit transmettre un message très clair à l’ensemble du personnel sur l’importance des responsabilités de chacun en matière de contrôle. Le management doit garder à l’esprit que « les actes parlent plus fort que les mots ». L'information pertinente doit être identifiée. liées à son environnement externe (faits marquants. marche de l’activité. ou encore liées au respect des obligations légales et réglementaires. des notes internes. Une autre. Cette identification. 1. elle prend diverses formes. La notion de veille est ici déterminante. devrait couvrir les risques qui peuvent avoir une incidence importante sur sa situation.

en raison de l'efficacité souvent observée des contrôles exercés par la direction générale des petites ou moyennes entreprises. à tout niveau et dans toute fonction qu’il s’agisse de contrôles orientés vers la prévention ou la détection.4. ce qui pourra ne pas être le cas pour ce qui est de la formalisation de ces opérations. peuvent 21 Mémoire de fin d’études . . au contraire.Vérifier et rapprocher. devraient définir des procédures de gestion des risques. Les normes et procédures de contrôle doivent être élaborées et appliquées pour s'assurer que sont exécutées efficacement les mesures identifiées comme nécessaires à la réduction des risques liés à la réalisation des objectifs. ainsi que de l’environnement et des mesures de maîtrise existantes. d'achats ou de tirages sur les lignes de crédit. certaines activités de contrôle ne seront pas toujours adaptées aux organisations de taille réduite.Procédures de gestion des risques : La Direction Générale ou le Directoire avec 1. Les activités de contrôle peuvent se définir comme l'application des normes et procédures qui contribuent à garantir la mise en oeuvre des orientations émanant du management.Apprécier les performances opérationnelles. réduisant voire supprimant la nécessité de mettre en place des opérations de contrôle plus approfondies. En outre. les activités de contrôle doivent être déterminées en fonction de la nature des objectifs auxquels elles se rapportent et être proportionnées aux enjeux de chaque processus. Les concepts servant de base aux activités de contrôle pratiquées dans les petites et moyennes organisations ne diffèrent pas de façon sensible de ceux développés dans des entreprises plus importantes. . si elle existe.Protéger les actifs. l'implication directe du PDG et de l'encadrement supérieur dans un nouveau plan de marketing. dans un processus de gestion des risques. de contrôles manuels ou informatiques ou encore de contrôles hiérarchiques.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 .Approuver et autoriser. directement acquise sur le terrain. la faible délégation de pouvoirs en matière de crédit clients. . susceptible de varier fortement selon la taille des entreprises. . Des activités de contrôle proportionnées aux enjeux propres à chaque processus. . ils sont pris en compte.Séparer les fonctions. l’appui d’une direction des risques. Les activités de contrôle sont menées à tous les niveaux hiérarchiques et fonctionnels de la structure et comprennent des actions aussi variées que : . Par exemple. et un examen attentif des ratios clés et autres indicateurs de performances.Analyse des risques : Il convient pour ce faire de tenir compte de la possibilité d’occurrence des risques et de leur gravité potentielle. Ces différents éléments ne sont pas figés. En tout état de cause. permettent un contrôle rigoureux. et conçues pour s’assurer que les mesures nécessaires sont prises en vue de maîtriser les risques susceptibles d’affecter la réalisation des objectifs Les activités de contrôle sont présentes partout dans l’organisation. La connaissance des statistiques concernant les principaux clients.

22 Mémoire de fin d’études . Là encore. A cause de leurs différentes perceptions du contrôle interne. si nécessaire. Cependant. par le chef d'entreprise.la supervision directe. telle qu'elle existe dans les organisations plus petites. associées à certains contrôles clés effectués par d'autres membres du personnel.comme c'est parfois le cas . à la mise en œuvre d’actions correctives et à l’adaptation du dispositif de contrôle interne. que le chef d'entreprise soit la seule personne autorisée à signer les chèques. des organes de gouvernance à l’ensemble des collaborateurs de la société. Cette surveillance s’appuie notamment sur les remarques formulées par les commissaires aux comptes et par les éventuelles instances réglementaires de supervision. Acteurs du contrôle interne Le contrôle interne est l’affaire de tous. lorsqu’il existe. cette surveillance prend notamment en compte l’analyse des principaux incidents constatés. 1. Si cela s'avérait impossible . et a contribué à l’élaboration de multiples définitions du contrôle interne.5. La Direction Générale ou le Directoire apprécient les conditions dans lesquelles ils informent le Conseil des principaux résultats des surveillances et examens ainsi exercés. 2. Une garantie raisonnable que les erreurs significatives seront décelées résulte souvent de l'utilisation continue par les dirigeants d'informations générées par le système.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 souvent remplacer des opérations de contrôle généralement pratiquées à un niveau hiérarchique moindre dans les grandes sociétés. le dispositif de contrôle interne doit faire l’objet d’une surveillance permanente. ces acteurs l’abordent avec un regard différent . Une séparation appropriée des tâches semble souvent présenter des difficultés dans les petites entités. des fonctions incompatibles peut constituer le contrôle nécessaire. afin de lui permettre de passer en revue les chèques débités sur le compte. Surveillance et veille conduisent. du moins à priori. lorsqu'il existe un risque de règlements irréguliers. Par exemple. ou que celui-ci demande que les plis contenant les relevés de banque lui soient remis non ouverts. à cause de la façon informelle dont les opérations de contrôle sont souvent mises en œuvre. La surveillance peut utilement être complétée par une veille active sur les meilleures pratiques en matière de contrôle interne. Mise en œuvre par le management sous le pilotage de la Direction Générale ou du Directoire. Les contrôles des systèmes d'information. même les sociétés comportant des effectifs réduits sont généralement en mesure de répartir les responsabilités de telle sorte que des contrôles hiérarchiques et réciproques soient assurés. le résultat des contrôles réalisés ainsi que des travaux effectués par l’audit interne. il n'est pas rare. notamment les contrôles informatiques globaux et plus spécifiquement les contrôles d'accès. Il s’agit de vérifier sa pertinence et son adéquation aux objectifs de la société.Ceci fait justement l’objet d’un large débat. Une surveillance permanente portant sur le dispositif de contrôle interne ainsi qu’un examen régulier de son fonctionnement Comme tout système. et de l'évaluation de ces informations à la lumière de leur connaissance directe de l'activité. une solution pourrait résider dans l'implication plus importante des membres de la direction. peuvent s'avérer problématiques dans les petites et moyennes entreprises.

L’audit interne Lorsqu’il existe. Le contrôle interne porte sur les objectifs de l'organisation et différents groupes s'intéressent à des objectifs différents pour des motifs différents. dans le champ couvert par ses missions. au regard des objectifs qui lui ont été assignés. donner son avis sur l’organisation de son service et être informé de son travail. le Conseil peut faire usage de ses pouvoirs généraux pour faire procéder par la suite aux contrôles et vérifications qu’il juge opportuns ou prendre toute autre initiative qu’il estimerait appropriée en la matière.3.2. Pour exercer ses responsabilités en toute connaissance de cause. 2. Le responsable de l’audit interne rend compte à la Direction Générale et. 23 Mémoire de fin d’études .4. C’est le cas des responsables opérationnels en prise directe avec le dispositif de contrôle interne mais aussi des contrôleurs internes et des cadres financiers qui doivent jouer un rôle important de pilotage et de contrôle. Il appartient à la Direction Générale ou au Directoire de rendre compte au Conseil (ou à son comité d’audit lorsqu’il existe) des caractéristiques essentielles du dispositif de contrôle interne. Il doit être en conséquence destinataire des rapports d’audit interne ou d’une synthèse périodique de ces rapports. 2. le Comité d’audit peut entendre le responsable de l’audit interne. 2. le service d’audit interne a la responsabilité d’évaluer le fonctionnement du dispositif de contrôle interne et de faire toutes préconisations pour l’améliorer.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 Ces perceptions divergentes du contrôle interne ne sont pas à rejeter. le Comité d’audit devrait effectuer une surveillance attentive et régulière du dispositif de contrôle interne. Le Conseil d’Administration ou de Surveillance Le niveau d’implication des Conseils d’Administration ou de Surveillance en matière de contrôle interne varie d’une société à l’autre.1. aux organes sociaux. selon des modalités déterminées par chaque société. 2. faire fonctionner et surveiller le dispositif de contrôle interne. La Direction Générale / le Directoire La Direction Générale ou le Directoire sont chargés de définir. En tant que de besoin. et veillent à l’engagement des actions correctives nécessaires. d’impulser et de surveiller le dispositif le mieux adapté à la situation et à l’activité de la société. Il sensibilise et forme habituellement l’encadrement au contrôle interne mais n’est pas directement impliqué dans la mise en place et la mise en oeuvre quotidienne du dispositif. voire de ses excès. de ses insuffisances et de ses difficultés d’application. Lorsqu’il existe. ils se tiennent régulièrement informés de ses dysfonctionnements. Dans ce cadre. Le personnel de la société Chaque collaborateur concerné devrait avoir la connaissance et l’information nécessaires pour établir. des principaux résultats de la surveillance exercée.

Les dirigeants peuvent parfois outrepasser le contrôle interne. . le dispositif de contrôle interne aussi bien conçu et aussi bien appliqué soit-il. le système de contrôle interne ne peut pas transformer un manager incompétent en manager compétent. l’Homme est à la fois le principal acteur du contrôle interne. 24 Mémoire de fin d’études . Il existe en effet des limites inhérentes à tout système de contrôle interne. Toutefois. La probabilité d’atteindre ces objectifs ne relève pas de la seule volonté de la société. dont le coût doit être analysé comme celui de l’assurance. dans la réalisation des objectifs.La résistance au changement est une contrainte à la mise en place du système de contrôle interne . il est souvent reproché au contrôle interne d’augmenter les charges de l’entreprise par l’embauche de personnel nouveau et la réalisation d’investissements supplémentaires. Ainsi. ou l'absence de progrès. . Ainsi. . Les employés ont plutôt tendance à le considérer comme une charge de travail très lourde et non comme un vrai générateur de performance économique . En effet. ne peut fournir une garantie absolue quant à la réalisation des objectifs de la société. En revanche. Le contrôle interne doit ainsi être à la mesure du risque qu’il doit couvrir.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 3. le contrôle interne est un élément de sécurité dans l’entreprise. Limites du contrôle interne Le système de contrôle interne le plus efficace ne peut toutefois qu'aider l'entreprise à atteindre ses objectifs. On doit ainsi souligner que si le risque encouru est faible. Une autre limitation est que la conception du système de contrôle interne doit tenir compte des contraintes en matière de ressources. de sorte qu'il est toujours nécessaire d'analyser le ratio coût/bénéfice avant de mettre en place un contrôle. la mise en place d’une procédure dont le coût serait supérieur au risque encouru deviendrait une faiblesse dans l’optique du rapport coût/efficacité. En effet. mais aussi la source la moins maîtrisable de son dysfonctionnement.Le personnel est souvent mal informé des objectifs profonds du contrôle interne. notamment du facteur humain. sans ignorer l’existence de cas particuliers: .Les cas de connivence entre deux ou plusieurs personnes sont souvent très difficile à détecter par un système de contrôle interne . . Il peut fournir des informations sur les progrès.L’erreur ou la défaillance humaine limite le bon fonctionnement d’un système de contrôle interne . Ces limites résultent de nombreux facteurs.

dans plusieurs cas. s’est traduit. La loi a pour objectif d’augmenter la responsabilité de la société et de mieux protéger les investisseurs et les petits épargnants. et le Securities Act de 1934 qui régit encore largement le monde de la finance aux Etats-Unis. l’économie américaine a enregistré tout au long des années 90 sa croissance la plus longue de l’après-guerre. mais aussi Adelphia. En effet. et surtout WorldCom) ont entraîné une réaction brutale du législateur américain et l’adoption de la loi dite «Sarbanes-Oxley». l’augmentation dans des proportions très fortes de la valeur boursière de certaines valeurs dites « technologiques ». dont le champ de couverture s’étale des nouvelles responsabilités des dirigeants jusqu’aux sanctions pénales sur les fraudes. le sénateur Paul Sarbanes et le représentant Michael Oxley. la multitude des échanges et les nouveaux instruments financiers. certains dirigeants n’ont pas hésité à user de pratiques comptables dites « créatives » ou « agressives » allant. Cette évolution est le fruit de plusieurs facteurs : la forte exigence de la part des investisseurs en termes de rentabilité. initié en 2000. Cette loi porte le nom des ses deux instigateurs. 2. 25 Mémoire de fin d’études . plus-values colossales réalisées en bourse. Définition de la loi Le Sarbanes-Oxley Act est une loi adoptée aux Etats-Unis le 30 Juillet 2002 pour renforcer la corporate gouvernance et récupérer la confiance des investisseurs. Le retournement de la conjoncture boursière. cette loi a introduit des changements majeurs à la pratique financière dans le souci de renforcer l’ensemble des dispositifs de contrôle et notamment celui de contrôle interne. La loi Sarbanes-Oxley contient 11 titres. Contexte de la loi Caractérisée par la nouvelle économie. stratégies de croissance externe démesurées… Toutefois. en mars 2001. par «l’éclatement de la bulle spéculative» et de nombreuses pratiques évoquées ci-dessus ont été découvertes. Xerox. Cette loi entend clarifier les responsabilités de chacun dans la chaîne de traitement des informations financières destinées aux marchés. notamment parce qu’elles n’étaient plus «tenables» pour les entreprises dont le cours de bourse constituait le «soubassement» de leurs turpitudes. la responsabilité des gestionnaires et l’indépendance des organes vérificateurs. Elle est guidée par trois grands principes : l’exactitude et l’accessibilité de l’information. Les nombreux scandales qui ont alors frappé les Etats-Unis en 2001 et au début de l’année 2002 (avec Enron. Elle est souvent abréviée par les acronymes SOA. afin de pouvoir satisfaire les nombreuses exigences de leurs différentes «parties prenantes». en tête. jusqu’à des comportements totalement frauduleux. ou sections. Cette loi constitue la plus importante réforme aux Etats-Unis depuis la crise des années 1930. SOX ou encore Sarbox. votée par le Congrès des Etats-Unis et ratifiée par le président Bush le 30 Juillet 2002.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 Chapitre II : Référentiel législatif Section I : La Loi Sarbanes Oxley 1.

L’exactitude et l’accessibilité de l’information financière Ceci. sont également prévues.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 3. mutilé. la commission intentionnelle de la même infraction fait passer l’amende à 5 millions de dollars et /ou l’emprisonnement à 20 ans.Toutes les sociétés américaines et étrangères cotées sur les marchés financiers . La SOA repose donc sur trois principes fondamentaux : 4. pour avoir sciemment modifié. au moyen d’une déclaration signée. Ces rapports devront par ailleurs être diffusés afin d’informer les différents acteurs économiques. En outre. ainsi qu’à leurs filiales. 4. .2004 : pour les sociétés américaines .1. détruit. La responsabilité civile et pénale de la direction de l’entreprise Toute certification des états financiers non conforme à la réglementation est passible d’une amende d’un million de dollars et/ou d’un emprisonnement de 10 ans au plus. Les répercussions de la SOX. . les états financiers de l’entreprise présentent fidèlement sa situation financière et ses résultats d’exploitation. certifié par un auditeur externe. dépassent ainsi les frontières des Etats-Unis au vu du nombre de multinationales cotées sur les marchés financiers américains. ou peines pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison ou les deux. Objectifs et principes fondamentaux Légiférée comme réaction à la crise de confiance suscitée par les scandales financiers cités cidessus. La dite loi a prévu un temps de préparation pour les entreprises et n’est ainsi entrée en vigueur qu’en . 4.2. Champ d’application de la SOX La Loi Sarbanes-Oxley s’applique à : américains. à travers l’amélioration qualitative et quantitative de l’information financière.2005 : pour les sociétés étrangères. on parle d’extraterritorialité de la loi. Le Directeur Général (CEO) et le Directeur Financier (CFO) doivent ainsi certifier que. Des amendes. camouflé ou falsifié une pièce ou un document dans l’intention d’empêcher ou d’entraver une enquête fédérale ou d’influer sur son issue.Leur auditeurs quelque soit leur nationalité. caché. 26 Mémoire de fin d’études . Les entreprises doivent également fournir dans le cadre du rapport annuel de la direction un rapport de contrôle interne. l’esprit même de la SOX est de restaurer la confiance en la fiabilité des informations notamment comptables et financières communiquées par les entreprises pour une meilleur protection des investisseurs.

en particulier le commissariat aux comptes des sociétés cotées afin de mettre fin à la permissivité concernant le traitement des comptes. « SEC » est l'organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers.prévenir les comportements frauduleux des dirigeants via des obligations de communication plus explicites. L’affaire ENRON a révélé l’incapacité de leur auditeur « Arthur & Andersen » à mettre en garde contre l’imminente débâcle. 5. 27 Mémoire de fin d’études . les cabinets d’audit jouent un rôle majeur dans le processus de fiabilisation de l’information comptable et financière. L’objectif est donc d’amener les entreprises concernées à identifier et gérer leur risques afin de : . La SEC La Securities and Exchange Commission. L’idée est de garantir leur indépendance notamment par la séparation des missions d’audit comptable et financier et de conseil. et assurer la séparation entre les fonctions d’audit et conseil financier pour limiter les conflits d’intérêts. Principaux intervenants externes Les trois intervenants suivants interviennent directement dans le processus de mise en conformité du contrôle interne à la SOX. 5. Ses prérogatives ont été élargies par la SOX en la dotant d’importants moyens humains et financiers afin de pouvoir contrôler régulièrement les sociétés cotées. Le COSO Le « Commitee of Sponsoring Organisations» (COSO) est à l’origine d’un rapport qui servira de cadre de référence pour la mise en place du dispositif de contrôle interne. . 5. Le PCAOB Le Public Company Accounting Oversight Board « PCAOB » est un organisme indépendant mais rattaché à la SEC crée par la loi SOX. C’est l’équivalent de l’Autorité des Marchés Financiers française (AMF) et du Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières (CDVM) au Maroc. 5. Le COSO sera présenté en détail dans la section III.1.détecter de manière précoce les risques encourus par les actionnaires notamment à travers une information plus complète . Il a pour mission de réguler et contrôler la profession comptable.2.3. un pouvoir normatif et d’enquête ainsi que le droit d’imposer des sanctions disciplinaires en contrôlant les commissariats aux comptes pour plus de transparence des informations. et des sanctions pénales encourues plus importantes. le Public Company Accounting Oversight Board (PCAOB) a donc été crée afin de superviser les cabinets d’audit. L’indépendance des auditeurs externes Appelés à certifier les états financiers.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 4.3. Cet organisme a de surcroît.

s'il est constaté des irrégularités volontaires. b.. et dispose de pouvoirs d’enquête et de sanction. d. c. ce nouvel organisme de contrôle comprend cinq membres nommés par celle-ci. des services autres que ceux qui sont directement reliés à cette activité (notamment des services liés à la mise en place de systèmes d’information).. Par ailleurs.1. Création du Public Compagny Accounting Oversight Board A l'issu de cette loi. ce contrôle devant intervenir au moins une fois tous les trois ans. les dirigeants doivent rédiger un rapport sur les procédures du contrôle interne et préciser si un code d’éthique a été adopté. Certification des comptes par le directeur général Les états financiers de la société doivent être impérativement certifiés par le Directeur Général (Chief Exécutive Officer) ou le Directeur financier (Chief Financial Officer). la loi prévoit la rotation des auditeurs externes. Contrôle de la SEC La SEC devra procéder à un contrôle régulier des sociétés cotées. Contenu de la loi 6. de la désignation.d'établir des normes . Comité d'audit et règles d'audit Les entreprises doivent mettre en place un comité d’audit indépendant pour superviser le processus de vérification. les transactions hors bilan.. les contrôles internes comptables et l’audit. Il doit également mettre en place des procédures pour recevoir et traiter les réclamations remettant en cause la comptabilité. Cette mesure vise à renforcer la responsabilité des dirigeants. Ce comité est responsable du choix. et pour garantir le traitement confidentiel des observations émanant du personnel de la société concernant des problèmes comptables ou d’audit. 28 Mémoire de fin d’études . Dépendant de la SEC. de la rémunération et de la supervision des auditeurs. L'objectif étant d'améliorer l'accès et la fiabilité de l'information de l'entreprise. En outre. En outre. dans le souci de réduire les conflits d’intérêts.de contrôler les comités d'audit et de règles d'audit . les auditeurs externes ne peuvent offrir à l’entreprise dont ils vérifient les comptes. un nouvel organisme de réglementation et de surveillance a été crée. En effet. . e. Les six principales mesures La loi Sarbanes-Oxley contient 6 mesures principales : a. Les missions de cet organisme sont : . le ou les dirigeants encourent une peine d'emprisonnement allant jusqu'à 20 ans.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 6. Informations supplémentaires Les dirigeants doivent fournir à la Securities and Exchange Commission (SEC) des informations complémentaires telles que : les opérations d'ajustement comptables.

d. La section 201 Cette section interdit aux cabinets de cumuler missions d’audit et de conseil auprès du même client. les sanctions pénales ont été beaucoup alourdies.2. Notons par exemple qu'une non conformité des états financiers est passible d'une amende d'un million de dollars ou d'une peine d'emprisonnement de dix ans. 6. obligation leur est faite de dénoncer aux auditeurs et comité d’audit de leur société toute fraude et/ou tout dysfonctionnement dans les procédures de contrôle de leur société. La section 906 La section 906 instaure la seconde procédure de certification qui est une composante nouvelle de la loi pénale : chaque rapport périodique à caractère financier enregistré auprès de la SEC doit être certifié par les CEO et CFO de la société. . Par attestation. ils doivent certifier que leur rapport d’activité se conforme aux exigences de la réglementation boursière et retrace fidèlement la situation financière de leur société. La section 404 Conformément à cette section chaque rapport doit contenir un rapport sur le contrôle interne qui : . c. La falsification des documents peut conduire à une amende et à une peine d'emprisonnement allant jusqu'à 20 ans.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 . voire plus.de sanctionner les personnes physiques ou morales pour le non respect des règles. Les sections clés Ses principales dispositions peuvent cependant être résumées dans les sections suivantes : a. fidèles et sincères les informations contenues dans chaque rapport d’activité de leur société.confirme que la direction est responsable de la mise en place et de la gestion d’une structure de contrôle interne adéquate et de procédures pour la communication financière. f. La peine maximale est de 25 ans pour fraude. Toute contravention à cette seconde certification fait encourir à son auteur une peine allant jusqu’à vingt ans d’emprisonnement et 5 millions de dollars US d’amende. Enfin.de procéder à des enquêtes . 29 Mémoire de fin d’études . La section 302 Cette section requiert du Directeur Financier (CFO) et du Directeur Général (CEO) de certifier exactes. Le CEO et le CFO sont par la loi réputés responsables de la mise en place et du bon fonctionnement des procédures de contrôle interne visant à garantir l’intégrité et la sincérité des informations communiquées. Sanction Suite à cette loi. b.

1. 7. . la sous partie suivante lui sera consacrée. Dans son rapport. Ces explications implicites constituent des insuffisances du contrôle interne et qui ont.de faire mention du rapport des vérificateurs : une déclaration selon laquelle les vérificateurs indépendants de l’émetteur ont délivré un rapport d’attestation portant sur l’évaluation de la direction au sujet du contrôle interne à l’égard de l’information financière. 30 Mémoire de fin d’études . La loi SOX exige également des vérificateurs de ces émetteurs qu’ils produisent un rapport attestant l’évaluation du contrôle interne par la direction. . Le rapport sur le contrôle interne La section 404 stipule qu’un rapport de gestion sur l’audit et l’efficacité du contrôle interne doit être séparément présenté par les auditeurs externes de l’organisation. 7. Il ne fut en aucun cas mention de cette insuffisance lors de la publication par le Sénat en 2002 de son rapport suite à l'affaire ENRON. cette évaluation devant contenir une déclaration quant à la question de savoir si le contrôle interne à l’égard de l’information financière de l’émetteur est efficace. En vertu de cet article. sur l’évaluation du contrôle interne réalisée par la direction de l’entreprise. Le contrôle interne dans la loi Sarbanes Oxley La loi Sarbanes-Oxley a été mise en place pour palier aux insuffisances en matière de contrôle interne. la direction est tenue : . en quelque sorte.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 .d’exposer ses responsabilités à l’égard du contrôle interne : une déclaration selon laquelle la direction a la responsabilité d’établir et de maintenir un contrôle interne adéquat à l’égard de l’information financière de la société.d’énoncer ses conclusions quant à l’efficacité du contrôle interne : une évaluation de la direction au sujet de l’efficacité du contrôle interne à l’égard de l’information financière à la fin de l’exercice le plus récent de l’émetteur. donné naissance à la loi Sarbanes-Oxley. dans leur rapport. ils doivent faire une attestation.de décrire le cadre d’évaluation du contrôle interne : une description du cadre (Cadre COSO recommandé) que la direction applique pour évaluer l’efficacité du contrôle interne à l’égard de l’information financière. les conflits d'intérêt et le conseil d'administration n'était pas suffisamment indépendant. à la date de clôture des comptes. Nous intéressant le plus cette section est considéré par nombre de critiques comme la section la plus ambitieuse de la loi SOX. Quant aux auditeurs. la direction des émetteurs inscrits auprès de la SEC est tenue d’évaluer le contrôle interne à l’égard de l’information financière et de produire un rapport à ce sujet. Lors de cette affaire plusieurs explications ont été mises en avant notamment les importantes opérations réalisées « hors bilan ».  .contienne une évaluation de l’efficacité de la structure de contrôle interne et des procédures de communication financière.

la direction doit obtenir des éléments probants étayant raisonnablement son évaluation. Si la direction en vient à la conclusion que le contrôle interne présente une lacune importante (material weakness).Chef comptable (principal accounting officer) . Les résultats de cette évaluation sont communiqués à la Direction et au Conseil D'administration de l'entreprise pour être étudié avant la publication des états financiers annuels. elle ne peut déclarer « l’efficacité » de son dispositif de contrôle interne et doit à ce titre fournir des informations au sujet des lacunes importantes identifiées. le référentiel COSO est clairement préconisé et recommandé. La loi impose une évaluation des procédures du contrôle interne. L’évaluation du contrôle interne par la direction 2009-2010 Selon les règles de la SEC. la SEC indique que. Les faiblesses constatées doivent être évaluées. ce comité peut être formé par les membres suivants : . y compris la documentation concernant tant la conception du contrôle interne à l’égard de l’information financière que les tests d’efficacité de son fonctionnement. dans le cadre de son évaluation. la SEC n'impose pas de procédure.ISCAE CASABLANCA 7. le cadre le plus communément utilisé aux États-Unis est le rapport du Committee of Sponsoring Organizations « COSO » de la Commission Treadway. 31 Mémoire de fin d’études . Son objectif consiste à repérer les points faibles de chacune de ces procédures qui permettent la collecte. d'analyse et la diffusion des informations financières et leurs inscriptions dans les différents états financiers de l'entreprise. Selon la SEC. En effet. Cependant. Conséquences de la loi Sarbanes Oxley Loi Sarbanes-Oxley a des conséquences directes sur l'organisation de l'entreprise de part les nouvelles dispositions concernant le processus de collecte. la direction est tenue d’indiquer dans son rapport si le contrôle interne à l’égard de l’information financière de l’émetteur fonctionne efficacement. 8. Le Directeur est responsable de cette évaluation.Responsable juridique ou membre du management qui rend compte au responsable juridique (the general counsel or other senior legal official with responsability for disclosure matters who reports to the legal counsel). elle conseille de mettre en place un comité qui sera dépendant de la Direction Générale.2. La procédure d'évaluation est déterminée librement par l'entreprise. Les règles adoptées en vertu de la section 404 ne précisent pas la méthode que la direction doit suivre ou les procédures qu’elle doit appliquer pour évaluer le contrôle interne à l’égard de l’information financière. afin qu'elle soit adaptée à la structure de l'entreprise. en vue de l’évaluation de l’efficacité du contrôle interne. Toutefois. . l'analyse et la diffusion des informations financières obligatoires et cela dans un délai fixe. La SOX exigeant l’application d’un cadre convenable et reconnu de contrôle. intitulé « Internal Control Integrated Framework ». Le communiqué de la SEC indique par ailleurs qu’une discussion d’ordre général avec les personnes impliquées dans le processus de contrôle serait insuffisante. dans le communiqué qu’elle a publié lors de l’adoption de ces règles. Ceci dit. .Responsable de la gestion des risques (principal risk management officer) .

et dispositions relatives à l'Outre-Mer et affecte ainsi aussi bien le droit des assurances. le droit bancaire. Bien que moins ambitieuse que la loi américaine Sarbanes-Oxley qui visait les mêmes objectifs. 2. A travers l’adoption de cette loi. la loi de sécurité financière comporte 139 articles avec quatre titres : Modernisation des autorités de contrôle. si la société le juge nécessaire.Responsable des relations avec les actionnaires (chief investor relations officer) . et de faire passer au deuxième plan le contenu. juste appréciation du risque. 1. et en réaction à l’adoption par les Etats Unis du désormais célèbre "Sarbanes Oxley Act" du 30 juillet 2002. le droit comptable mais également de nombreuses mesures intéressant la vie des sociétés. à de nouvelles mesures d'information au profit des actionnaires et du public. modernisation du contrôle légal des comptes et transparence. Responsabilité. Les contrôles financiers devront être dûment documentés et communiqués à toutes les personnes concernées. sécurité des épargnants et des assurés. cotées ou non. qui assujettit. et leur efficacité testée. Les auditeurs voudront avoir la certitude que le processus de contrôle choisi par le management est rigoureux. y compris des personnes qui participent aux différentes activités. dès l'exercice 2003. tels étaient les objectifs de la LSF. Enfin. Champ d’application de la LSF La LSF crée de nouvelles obligations de communication sur la gouvernance et le contrôle interne pour toutes les sociétés anonymes et pour les sociétés faisant appel public à l’épargne : 32 Mémoire de fin d’études . Section II : La loi de la Sécurité Financière. Inévitablement. La loi de sécurité financière1 (LSF) a créé une obligation nouvelle d’information des actionnaires et du marché en matière de gouvernement d’entreprise et de contrôle interne.Autres membres du management ou employés. la volonté du législateur est double : fournir une information complète à destination des investisseurs et garantir une plus grande appropriation du processus d'arrêté des comptes par les dirigeants. Cette loi vise à répondre à la crise de confiance qui a touché le secteur financier et les entreprises au cours de ces dernières années. les exigences de la loi Sarbanes-Oxley sur la validation du contrôle interne augmenteront sensiblement le coût de l’audit pour les groupes cotés aux Etats-Unis.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 . dite "Loi de Sécurité Financière". . le droit financier. la France a adopté la loi n°2003-706 du 1er août 2003. ces lourdes procédures risquent de focaliser l’attention du management sur la forme des contrôles. ce qui comportera un renforcement des vérifications. qui occupe une position de marque dans la série de textes de modernisation du droit financier qui ont marqué la fin des années 90 et le début de la présente décennie. Définition de la Loi de Sécurité Financière (LSF) Dans le cadre de la réflexion menée sur la gouvernance d’entreprise. en ce qu’elle intervient dans le contexte particulier de l’accélération de la « marchéisation » de l’économie et de la remise en question de ses errements récents. transparence. toutes les sociétés anonymes. clarté des principes de régulation.

Personnes morales faisant appel public à l’épargne (SA. les sociétés anonymes sportives professionnelles . 3. si un émetteur étranger est soumis à une obligation de communication portant sur les mêmes matières. Ces dispositions visent également des sociétés ou établissements spécifiques qui se voient assimilés aux sociétés anonymes par la réglementation. . dans la mesure où elles ne sont pas soumises aux dispositions du code de commerce visées par l’article 122 de la LSF. destinées à fournir une assurance raisonnable quant à la gestion rigoureuse et efficace de ses activités. quant à la réalisation des objectifs de l’entreprise. les sociétés étrangères faisant appel public à l’épargne en France sont soumises à un certain nombre de règles françaises de marché. dès lors qu’elles font appel public à l’épargne en France. En ce qui a trait à la territorialité. tels que : . De même. sans distinction de forme sociale ou de nationalité.Des procédures de contrôle interne mis en place . elles doivent néanmoins.  Le périmètre de la LSF La LSF ne définit pas les « procédures de contrôle interne » auxquelles elle fait référence dans les articles 117 et 122. rendre publiques les informations relatives aux matières visées par le rapport. l’ensemble des politiques et procédures mises en œuvre dans l’entreprise.Des limitations de pouvoirs de la direction générale ».Des conditions de préparation et d’organisation des travaux du conseil . si les sociétés étrangères n’ont pas l’obligation juridique d’établir les rapports y afférents. et en vertu du principe de la primauté des règles de fonctionnement du marché boursier. et non une certitude.Les sociétés anonymes coopératives à capital variable. 33 Mémoire de fin d’études . Après débats entre les différents acteurs de place impliqués dans l’évaluation ou la gestion du contrôle interne de l’entreprise. il devra donner simultanément les informations correspondantes en France. un consensus est apparu pour considérer que la LSF couvre le champ complet du contrôle interne. . . Les dispositifs de prévention de la fraude font partie du contrôle interne. c'est-à-dire. Le contrôle interne a ainsi trait à la maîtrise de l’ensemble des activités de l’entreprise et n’est pas limité aux informations comptables et financières. mais en application du droit de l’Etat de son ressort ou d’un marché sur lequel ses titres sont également cotés. En effet. SCA ou autres) – article 122 – « elles rendent publiques les informations relevant des conditions de préparation et d’organisation des travaux du conseil et des procédures de contrôle interne dans les conditions fixées par l’AMF ».Les établissements publics industriels et commerciaux ayant la forme d’une société anonyme. Il apporte une « assurance raisonnable ».ISCAE CASABLANCA 2009-2010  Sociétés Anonymes – article 117 – « le Président du conseil d’administration [ou de surveillance] rend compte dans un rapport à l’assemblée générale : .

et faute d’indication légale quant au contenu des informations à communiquer. de façon très exceptionnelle. De ce fait. . Dès lors. les actionnaires sont tenus d’être informés sur le plan pratique du fonctionnement effectif du conseil à travers le nombre de réunions tenues. considérer qu’il fait partie de ce dernier et qu’il suit le même régime juridique.Une troisième partie qui met l’accent sur les limitations apportées au pouvoir du Directeur Général dans le cas des sociétés anonymes à conseil d’administration notamment lors de la dissociation entre les fonctions de Président et de Directeur Général. l’activité du conseil durant l’exercice écoulé… . L’article 117 de la LSF a imposé au président du conseil d’administration (ou de surveillance) une responsabilité quant à la rédaction et au contenu du rapport sur les procédures de contrôle interne mises en place dans l’entreprise. Ce dernier atteste aux actionnaires et aux investisseurs que l'entreprise se donne les moyens de garantir une communication financière transparente et fiable. Dans ce cadre. En effet.5-1 et art. Les obligations créées par la LSF 4. les personnes y assistant. la responsabilité civile du Président pourra être mise en jeu au titre de la rédaction et du contenu de ce rapport s’il est démontré une faute caractérisée dans la rédaction du rapport.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 4. la loi ne prévoit pas de sanctions spécifiques concernant la rédaction du rapport. 293 al 4. L 238-1). A ce niveau. Néanmoins. Rapport sur les procédures de contrôle interne. sachant que la responsabilité de tous les administrateurs ou membres du conseil de surveillance pourra être recherchée dans la mesure où le Président aura pris la précaution d’obtenir l’approbation des membres du conseil quant au contenu du rapport. et en matière juridique. Enfin.Une première partie relative aux conditions de préparation et d’organisation des travaux du conseil.Une seconde partie qui traite des procédures de contrôle interne mises en place par la société. la nécessité du Président de rendre compte des procédures de contrôle interne sont sources à discussion. la responsabilité pénale du Président et des membres du conseil pourrait également être mise en jeu sur le terrain du délit de communication 34 Mémoire de fin d’études . 53.1. les tribunaux pourraient. l’absence de rapport annuel. Par ailleurs. 13113). Dans ce sens. 16. l’ensemble des associations professionnelles a formulé des lignes directrices afin de faciliter la rédaction du dit rapport. De surcroît. Celui-ci relève de la responsabilité des administrateurs et membres du conseil de surveillance. son défaut de communication ou de mise à disposition peuvent être sanctionnés pénalement (D67 art. art. L 123. il est précisé que le rapport du Président est « joint » au rapport du conseil d’administration ou de surveillance à l’assemblée annuelle (rapport annuel). la loi de sécurité financière n’apporte pas de précision quant à la définition du contrôle interne (comme précisé ci-haut). Les dirigeants sociaux pourraient faire l’objet d’une injonction sous astreinte de procéder au dépôt du rapport ou d’y faire procéder (Code de commerce. Le rapport présenté par le président du conseil d’administration comporte trois parties distinctes : . un préjudice et un lien de causalité entre faute et préjudice. Code Pénal art.

la LSF a encadré de manière plus stricte l'exercice de la profession de commissaires aux comptes. une société de commissaires aux comptes appartenant à un réseau ne peut certifier les comptes d'une entreprise lorsque celle-ci reçoit des prestations de services d'un membre de ce réseau. En revanche. qui a conduit certains cabinets d'audit à revoir leur organisation interne. En outre. Il s'agit donc d'une mission véritablement nouvelle. Quoi qu’il en soit. dans la mesure où. Obligations concernant les commissaires aux comptes. tout conseil ou toute autre prestation de services n’ayant pas une relation avec les diligences liées à la mission de commissariat aux comptes. ne doivent pas occulter la responsabilité plus fondamentale de la direction générale sur la qualité intrinsèque du contrôle interne mis en place dans l’entreprise. Mais elle demeure perçue par la profession comme étant une entrave. leur observation sur le rapport du président du conseil d'administration ou de surveillance sur le contrôle interne. Cette interdiction est extrapolée que ce soit sur l’échelle nationale ou encore sur l’échelle internationale au niveau du réseau des commissaires aux comptes. Pour que les faits puissent être qualifiés comme tels. il faudrait que les informations publiées par l’AMF ou communiquées par le Président à l’assemblée soient considérées comme étant particulièrement sensibles et aient pu influencer le cours de bourse. bon nombre de cabinets ne s’est pas soumis à cette réorganisation. en renforçant la crédibilité des auditeurs. elle accroît leurs responsabilités Ainsi. cette responsabilité du Président sur la rédaction et le contenu du rapport. Toutefois. A ce propos. l'article 120 de la loi de sécurité financière prescrit que les commissaires aux comptes doivent présenter dans un rapport joint à leur rapport sur les comptes. De plus.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 d’informations fausses ou trompeuses sur les perspectives ou la situation d’une société dont les titres sont négociés sur un marché réglementé.2. il est prévu que les commissaires aux comptes soient convoqués à toutes les réunions du conseil d'administration ou celles du directoire et du conseil de surveillance qui analysent ou arrêtent des comptes annuels ou intermédiaires. un commissaire aux comptes pourra certifier les comptes d'une personne contrôlant le bénéficiaire d'une prestation de services fournie par le réseau dont il est membre. afin de mettre en place des structures dédiées au contrôle des risques. L’apport majeur de la LSF : Création de l’Autorité des marchés financiers (AMF) 35 Mémoire de fin d’études . 5. et depuis l’adoption de la LSF. 4. ainsi qu'à toutes les assemblées d'actionnaires. La loi de sécurité financière a renforcé les garanties d'indépendance individuelle des commissaires aux comptes en précisant les incompatibilités objectives et subjectives qui les concernent et en prévoyant une rotation des commissaires aux comptes signataires au minimum tous les six ans La loi de sécurité financière a également eu pour objet de consolider la prévention des conflits d’intérêt en interdisant aux commissaires aux comptes de transmettre aux personnes qui les ont chargées toute information concernant la certification des comptes. ou aux autres personnes impliquées dans le contrôle de l’entreprise.

Il convient donc que le président auquel une telle déficience aurait été signalée par les commissaires aux comptes en fasse état dans son propre rapport. que l’AMF soit dotée de « nombreux pouvoirs de décision. c'est-à-dire l'obligation de communiquer les conventions courantes significatives pour l'une ou l'autre partie. D’après la définition ci-dessus. De ce fait. car les conventions concernées ne doivent être significatives pour aucune des deux parties.Elle permet de renforcer la visibilité internationale de l’autorité. 36 Mémoire de fin d’études . ce qui devrait renforcer son autorité : elle peut agir en justice et être attraite devant les tribunaux et ce n’est plus désormais la responsabilité de l’Etat qu’elle engage par ces actes dommageables mais sa responsabilité propre . dotées d’un statut d’autorité administrative indépendante. Elle apporte son concours à la régulation de ces marchés aux échelons européen et international ». 6. la loi a prévu deux modes d’intervention de l’AMF : d'une part son règlement général pour la définition des conditions de publication des informations mentionnées à l’article 117.Elle permet aussi à l’AMF d’être pleinement responsable de ses actes. d’injonction. (Conseil des Marchés Financiers (CMF). . l’AMF rappelle que les commissaires aux comptes sont tenus de faire état aux organes sociaux de l'entreprise des déficiences majeures qu'ils auraient relevées dans le contrôle interne. ce qui la distingue des autorités antérieures ayant fusionné en son sein. d’avis. Cette qualification juridique présente essentiellement trois avantages : . que de son patrimoine ou de son personnel)) . Commission des Opérations de Bourses (COB). d’investigation ». 621-1. De plus. Le dispositif finalement retenu par la LSF. l’AMF dispose de la personnalité morale. et ce dans le cadre de leur obligation de communication lors de l’exécution de leur mission. demeure accablant.La personnalité morale permet de renforcer la souplesse de fonctionnement de l’AMF (tant à l’égard de ses ressources puisqu’elle peut disposer de recettes fiscales affectées. Conseil de Discipline de la Gestion Financière (CDGF)). Critiques de la LSF Malgré l'assouplissement apporté par la LSF. à l’information des investisseurs et au bon fonctionnement des marchés d’instruments financiers. et au niveau du contrôle interne. l’AMF est désignée comme étant : « autorité publique indépendante dotée de la personnalité morale. veille à la protection de l’épargne investie dans les instruments financiers et tous autres placements donnant lieu à appel public à l’épargne. la formulation reste trop confuse. comme pour la COB actuellement. d'autre part la publication d’un rapport annuel sur la base des informations publiées par les émetteurs.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 Selon l’article L. de sanction. le processus de communication des conventions courantes demeure critiqué en raison de son imprécision et de sa lourdeur. . Ainsi. L’AMF est une autorité dans la mesure où elle dispose de prérogatives de puissance publique qui vont au-delà d’un simple rôle consultatif puisqu’il est prévu.

11. (Son équivalent en France). Elle conduit à démontrer que la frontière entre les conventions réglementées et les conventions courantes n'est pas toujours évidente. Il est venu combler le vide auquel se trouvait confrontée toute entreprise désireuse de mettre en place un dispositif de contrôle interne.. Le Public Company Accounting Oversight Board (PCAOB) recommande son utilisation pour la structuration ainsi que l’évaluation du dispositif de contrôle interne.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 Cette imprécision relativise la portée de l'assouplissement introduite par la LSF. Apport et principes Le COSO report est aujourd’hui considéré comme un référentiel universel en matière de contrôle interne. en 1992. la révélation de fraudes dans le reporting financier de certaines entreprises américaines. L’objectif du COSO étant d’améliorer la qualité du reporting financier en mettant l’accent sur la gouvernance d’entreprise. les membres du conseil et les commissaires aux comptes se trouveraient donc submergés par un nombre considérable d'informations banales sur lesquelles ils ne peuvent pas exercer de contrôles effectifs. ce sont des milliers de conventions intra-groupes (conventions d'achat. l’éthique et le contrôle interne. en définissant ses principes généraux. The Institute of Internal Auditors . 2. de vente. Les présidents. 12. American Accounting Association . Financial Executives Institute . de location de matériels. d’une commission nationale «Treadway Comission» pour traiter du thème de la «Fraude dans le reporting financier». 37 Mémoire de fin d’études . Ces institutions sont : 9. de sous-traitance. American Institute of Certified Public Accountants .. sur la base des recommandations formulées par la « Treadway Commission ». Historique de création En octobre 1985. 10. pour l’application des lois Sarbanes-Oxley et de Sécurité Financière. ses composantes ainsi que la méthodologie à adopter pour son implémentation. Section III : Cadre de référence : Le modèle COSO 1. de prestations de services financiers. Cette commission est sortie avec des recommandations pour prévenir et détecter ce type de fraude. Institute of Management Accountants . 13. Ce comité a. rédigé le «COSO Framework» ou «Internal Control Integrated FrameWork». juridiques. En termes de praticité. Il est également recommandé par les autorités de marché américaine et française. a engendré la mise en place aux Etats-Unis. plus communément appelé référentiel COSO (ou COSO Report).) qui doivent être communiquées. la SEC et l’AMF. Ses travaux ont été sponsorisés par un ensemble d’associations et instituts spécialisés dans le domaine Financier et plus précisément en Comptabilité et Audit Interne qui ont constitué le «Committee of Sponsoring Organisations» (COSO).

Le contrôle interne est un outil de gestion pour le management mais qui ne saurait se substituer à lui. Ils peuvent être fixés pour l’entreprise dans son ensemble ou être orientés sur des activités particulières au sein de celle-ci. C’est le gage de leur efficacité. .  La notion d’« intégration » par opposition à « rajout » : . de procédures et de documents statiques.Les procédures de contrôle interne doivent être « intégrées » à l’entreprise et faire partie de sa culture et non pas y être « ajoutées ».Le contrôle interne est axé sur la réalisation d’objectifs dans un ou plusieurs domaines qui se recoupent.La probabilité d’atteindre des objectifs est soumise aux limites inhérentes à tout système de contrôle interne :  Défaillance du jugement exercé lors des prises de décision .L’information et la communication autour du système de contrôle interne au sein des entreprises sont impératives. . Il est important de signaler avant de présenter les composantes mêmes du modèle COSO que le référentiel a établit certains concepts comme principes fondamentaux du contrôle interne :  Le contrôle interne comme outil de gestion et de réalisation effective des objectifs: . . Il doit se répandre à toutes les activités et non pas être un événement isolé ou une circonstance unique. qui ne sont autres que les trois principaux objectifs organisationnels de tout système de contrôle interne d’après la définition COSO. Chaque entité doit déterminer des objectifs et stratégies pour les atteindre. des cadres et de tout le personnel.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 La définition du contrôle interne par le COSO apporte comme principale nouveauté la notion d’ «assurance raisonnable».Le contrôle interne n’est pas une fin en soi mais un moyen via un ensemble de mesures pour arriver aux fins de l’organisation. 38 Mémoire de fin d’études . la fiabilité des informations financières et la conformité aux lois et règlements. C’est un dispositif dynamique à mettre en oeuvre par des personnes animées par un objectif commun de maîtrise de leur activité. . et non une assurance absolue.  L’implication de toutes les ressources humaines dans le contrôle interne : .Le management ne peut attendre du contrôle interne qu’une assurance raisonnable. Ce sont les individus qui le font vivre à tous les niveaux de la hiérarchie.Il est l’affaire du management.Le contrôle interne n’est pas qu’un ensemble de manuels. .  Une assurance raisonnable mais non absolue : . Il s’agit de faire du contrôle interne un moyen d’obtenir une assurance raisonnable quant à la réalisation et optimisation des opérations.

Le cadre COSO Le modèle COSO proprement dit est représenté par un cube à 3 faces visibles représentant respectivement ses trois dimensions : ses trois objectifs. 39 Mémoire de fin d’études . 1. 3. 3. Les objectifs COSO du contrôle interne En termes de contrôle interne. 2. ses cinq composantes et les structures de l’entreprise. Ce qui n’empêche pas leur cohérence sur l’ensemble de l’organisation via une déclinaison adaptée aux sous entités. Ceci dit.ISCAE CASABLANCA 2009-2010  Nécessité d’étudier le rapport coûts/bénéfices avant la mise en place de contrôles . le modèle s’est fixé les 3 objectifs suivants : Réalisation et optimisation des opérations (Operations): cet objectif est souvent défini en interne et mesuré en termes de performance.2. 3.  Dysfonctionnements en raison d’une défaillance humaine ou technique. Les composantes COSO du contrôle interne 3. Conformité aux lois et règlementations (Compliance) : ce qui représente une contrainte externe du fait de la soumission de l’entité à son environnement économique et juridique. C’est le socle de tout le dispositif puisqu’il impose discipline et organisation. ces objectifs peuvent changer suivant l’évolution du contexte et n’être ainsi pas exclusivement affectés à une seule catégorie. a. de rentabilité et de protection des ressources. L’environnement du contrôle (Control Environment) Le COSO définit l’environnement de contrôle comme la culture de contrôle interne de l’entreprise. Fiabilité des informations financières (Financial reporting) : précisément en fiabilisant les états financiers et luttant contre leur falsification.1.

. L’évaluation des risques (Risk Assesment) L’entreprise doit être consciente des risques et les maîtriser. les résultats d’audits précédents… La phase d’analyse des risques. La démarche d’évaluation des risques peut être présentée comme suit : L’identification des risques peut s’appuyer sur des systèmes de suivi des projets en interne.Les délégations de pouvoirs . . analyser et gérer les risques correspondants. C’est pourquoi la détermination des objectifs organisationnels est un pré-requis à cette étape d’évaluation des risques. tandis qu’un risque 40 Mémoire de fin d’études . juridique ou concurrentielle. Elle doit fixer des objectifs et les intégrer aux activités commerciales. La mise en place de cet environnement de contrôle est la première étape indispensable à l’instauration d’un dispositif de contrôle interne efficace et durable.L’éthique et l’intégrité des organes de gouvernance de l’entreprise.La compétence et les qualités individuelles des collaborateurs .Le style de management . . La classification consiste ainsi en l’évaluation de l’importance du risque et sa hiérarchisation en l’évaluation de sa probabilité ou fréquence de survenance. de marketing et autres. Il s’agit d’évaluer l’ensemble des risques internes ou externes susceptibles d’entraver la réalisation des objectifs de l’entreprise. une fois que ceux-ci sont identifiés intervient aussi bien à un niveau d’ensemble de l’entreprise que sur chaque activité. de ses dirigeants et de son personnel . .ISCAE CASABLANCA 2009-2010 Il comprend : .La philosophie des dirigeants . Elle doit également instaurer des mécanismes permettant d’identifier.La politique de ressources humaines. dans la mesure où un facteur est défini comme risque quand il est susceptible d’avoir un impact sur la réalisation des objectifs. afin de fonctionner de façon harmonieuse. La notion de risque comme définie par le COSO n’existe que par rapport à un objectif. Les risques encourus trouvent leur origine dans l’évolution permanente de l’environnement économique. la mise en place de dispositifs de veille réglementaire. des conditions de travail ainsi que du contexte légal et réglementaire. de production. financières. b. Un risque à faible probabilité de survenance et sans impact significatif n’est donc pas analysé profondément. .

Concrètement. être de nature manuelle ou informatique ou encore des contrôles hiérarchiques. il s’agira d’évaluer les mesures à prendre pour gérer ce risque.  Les contrôles physiques Il s’agit de la protection physique et de la tenue d’inventaires périodiques des actifs (stocks. Les activités de contrôle (Control Activities) Les activités de contrôle reposent principalement sur les normes et procédures.  Les indicateurs de performance A travers l’analyse combinée de données opérationnelles et financières. l’autorisation d’une transaction. ripostes commerciales. A titre d’exemple.  La gestion des activités ou des fonctions Il s’agit pour chaque responsable fonctionnel de procéder à des analyses de performance concernant son activité et fonction propre. c. Le contrôle interne de chaque processus relève donc de la responsabilité du responsable de ce processus. son enregistrement puis la manipulation ou l’envoi de l’actif y correspondant doivent être faites par trois personnes distinctes. Ce qui montre clairement le caractère exhaustif du contrôle interne. n’est pas responsable de la tenue des comptes clients et ne doit pas avoir accès non plus aux règlements de ces derniers. la mise en évidence de facteurs clefs et la mise en oeuvre d’actions correctives.  Les analyses effectuées par le management Il s’agit de l’ensemble des mesures prises pour analyser et suivre les informations relatives aux opérations importantes (ex : projets d’amélioration du processus de production. Leur élaboration et application visent à s’assurer que les mesures identifiées par le management comme nécessaires à la réduction des risques liés à la réalisation des objectifs sont exécutées efficacement. Parmi ces activités de contrôle :  La séparation des tâches : Il s’agit de répartir les différentes tâches entre les employés afin de réduire les risques d’erreurs et d’irrégularités. Enfin. amélioration du processus de production…).  La documentation des normes et procédures 41 Mémoire de fin d’études . afin de mesurer le degré d’atteinte des objectifs. titres…) puis de comparer les résultats obtenus aux données figurant sur les documents de contrôle. matériel. Les activités de contrôle peuvent être orientées vers la prévention ou la détection.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 majeur doit faire l’objet d’une sérieuse analyse. puisque tous les fonctionnels sont sensés être les garants de l’efficacité de leur propre dispositif. la personne autorisant le crédit sur une vente.

Les systèmes d’information et de communication permettent au personnel de recueillir et échanger les informations nécessaires à la conduite. 42 Mémoire de fin d’études . e. à savoir :   Le niveau des filiales . Le pilotage est donc là pour répondre aux déficiences du contrôle. Des analyses comparatives . f. Le pilotage (Monitoring) L’ensemble du dispositif de contrôle doit lui-même faire l’objet d’un suivi. Un organigramme et des procédures de supervision adéquats afin de tester les fonctions de contrôle et d’identifier les faiblesses . Des rapprochements d’informations notamment de l’extérieur pour corroborer les informations internes . Ce système de « pilotage » permanent. L’ensemble du personnel doit être ne mesure de remonter les informations importantes. doivent pour leur part assimiler le rôle qui leur incombe dans le système de contrôle interne ainsi que l’interface entre leur propre activité et celles de leurs collaborateurs. et si besoin est. Les structures de l’entreprise - La 3ème dimension du cadre COSO représente la structure de l’organisation concernée par le contrôle interne. effectuer les contrôles qui leur incombent ». à la gestion et au contrôle des opérations. le management doit transmettre un message très clair à l’ensemble du personnel sur l’importance des responsabilités de chacun en matière de contrôle. et montrer l’évidence que le contrôle a bien lieu. Les employés. réunions de planification…apportant à la direction d’importantes informations quant à l’efficacité du contrôle . Des testings SOA . D’un côté. La communication doit être multidimensionnelle et transversale. Le niveau des divisions ou unités opérationnelles . Des séminaires de formation. L’information et la communication (Information and communication) Cette étape peut être résumée en la phrase suivante : « L’information pertinente et appropriée doit être diffusée aux personnes concernées au bon moment afin de leur permettre d’assumer leurs responsabilités.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 d. Une revue et assimilation du code de conduite de l’entreprise. (pour ne pas dire contrôle). Le pilotage se matérialise par : Des tableaux de bord de pilotage pour une vue synthétique et transverse des indicateurs clefs de l’ensemble des opérations . Des recommandations des audits internes et externes quant au renforcement du dispositif de contrôle interne . L’idée est que le contrôle interne concerne aussi bien l’entreprise dans son ensemble que chacune à part de ses composantes. par évaluations périodiques ou par combinaison des deux est l’accompagnement nécessaire afin que les performances soient évaluées à temps et que les modifications adéquates prennent place en fonction du contexte.

ISCAE CASABLANCA   Les activités fonctionnelles . Les autres activités (telles que les achats. le marketing…). 43 Mémoire de fin d’études . financiers et de conformité de l’entité et la maîtrise de l’ensemble de ses processus. 2009-2010 Pour résumer le contrôle interne se définit. les cadres et le personnel d’une entité afin de fournir une assurance raisonnable quant à la réalisation des objectifs opérationnels. par référence au COSO. comme un processus mis en oeuvre par la direction.

ISCAE CASABLANCA 2009-2010 Deuxième Partie Elaboration des procédures de contrôle interne Chapitre I : Le manuel de procédures 44 Mémoire de fin d’études .

selon le type d’activité concernée.  La standardisation des résultats pousse aux divers tableaux de bord. lorsque les connaissances théoriques constituent un point sensible. développés tant par les services de contrôle de gestion que par ceux du contrôle qualité. l’on peut considérer que :  La normalisation des qualifications s’appuie sur les définitions de fonctions et les fiches de postes. leur éventuelle cohérence reste un élément clé de l’efficacité de l’ensemble de l’organisation. Dépendamment des spécificités de toute entreprise. Tandis que les entreprises qui réunissent des activités très diversifiées éprouvent plutôt le besoin d’homogénéiser la mesure de leurs résultats. sont portés à promouvoir tel ou tel mode de régularisation. leurs mise à jour devient de plus en plus difficile à assurer. comme dans le cas des universités ou des hôpitaux. toute entreprise peut être décrite comme un ensemble d’hommes et de machines qui sont reliés entre eux par des procédures. qui 45 Mémoire de fin d’études . Celles-ci évoluent constamment afin de répondre à des réalités sans cesse changeantes. A l’intérieur d’une même entreprise. ces procédures n’existent pas toujours sous la forme écrite. etc. Si ces instruments de gestion existent de façon plus ou moins redondante au sein d’une même organisation. De ce fait. Les moyens de contrôle à travers les supports écrits. Quant aux grandes unités industrielles. il est possible de distinguer divers processus que ce soit au niveau de la fabrication. Par exemple. la normalisation des qualifications jour un rôle primordial. Ainsi. De manière schématique. Elles n’ont alors que la consistance d’habitudes routinières et elles sont rapidement dégradables dans le temps. D’une manière générale. l’étude des organisations montre que la standardisation des systèmes peut paner simultanément sur la qualification des agents. Ces trois composantes étant concomitantes. La modernisation des systèmes industriels entraine ainsi une formalisation de plus en plus poussée des procédures de travail. l’une ou l’autre de ces composantes tend à être privilégiée. On sait que les services comptables sont plutôt axés sur la normalisation des procédures tandis que les services commerciaux sont plutôt tournés vers leurs résultats et donc vers leurs tableaux de bord. de la prospection de la clientèle.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 Dans le cadre de son activité. Toutefois. D’une branche économique à l’autre. tendent à se multiplier. de l’achat. leur importance relative peut dépendre du type d’activité considéré. sur la définition des produits ou encore sur la nature des procédés de production. de la vente. chères aux spécialistes de la gestion des ressources humaines. Pourtant. à travers un découpage progressif. Au fur et à mesure qu’une organisation se développe. chacun de ces processus peut être divisé à son tour en éléments simples : les procédures. elle doit veiller à maitriser sa complexité et sa cohésion. Au cours de la réalisation de chacune de ces procédures. auquel cas. Naturellement. on relève des différences significatives. les différents services selon leur vocation. un groupe de personnes réalise une suite ordonnée de tâches visant à obtenir un résultat déterminé. Tout processus correspond à une activité qui implique le déroulement d’un ensemble d’actions dans la perspective de remplir une finalité globale. toute organisation réalise un ensemble d’opération que l’on peut décomposer en un nombre fini de processus liés entre eux.  Les manuels de procédures visent enfin à rationaliser les processus.

De ce fait.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 ont une production relativement stable. n’échappent pas à cette influence géographique. C’est le cas de la production automobile.limitée en aval par l’obtention d’un résultat attendu. notamment pour le contrôleur externe. Dès lors. Ainsi. Chaque procédure se présente ainsi comme une suite de tâches effectuées dans une même séquence temporelle. est assujettie d’avoir un manuel qui décrit son dispositif et son organisation comptable ». . 46 Mémoire de fin d’études . Chacune de ces tâches suppose une série logique d’opérations ou de gestes élémentaires obéissant à des règles techniques préétablies. et compte tenu des objectifs qui sont assignés à ce document. Néanmoins. C’est le cas par exemple des structures dotées d’un traitement comptable informatisé. les procédures sont regroupées à l’intérieur d’un même ensemble qu’est le manuel des procédures. les manuels de procédures à leur tour. elles tendent à standardiser leurs procédés de travail. A travers la loi n°9-88 du 25-12-1992. aucune contrainte n’empêche les entreprises ayant un chiffre d’affaires inférieur au seuil exigé d’avoir un tel manuel dès lors qu’il est indispensable à la compréhension du système de traitement et à la réalisation des contrôles. De plus. De récentes recherches ont montré que l’intérêt accordé aux différents outils de gestion peut varier en fonction du contexte culturel de tout pays. Section I : Variations géographiques Du modèle américain. Cet ensemble d’éléments est désigné dans la loi comptable par « organisation comptable de l’entreprise ». Concrètement. En effet. définie par un événement initial et un résultat final. Au niveau national. le législateur a mis en place une loi qui promeut l’obligation de se doter d’un document formalisé décrivant l’organisation dans son ensemble. par un nombre limité d’acteurs appartenant à un même sous-ensemble. il est clairement explicité que « Toute personne ayant un chiffre d’affaires annuel qui dépasse 10 millions de dirhams. tout commerçant réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 10 millions de dirhams doit avoir un manuel décrivant l’organisation comptable de son entreprise. l’on peut relever le souci du législateur de doter l’entreprise d’un document synthétisant un ensemble d’informations permanentes pour la compréhension du système comptable de l’entreprise. la conception puis l’utilisation de ces documents changent en fonction des spécificités de chaque environnement social.déclenchée en amont par l’expression d’un besoin quelconque. cette limitation de seuil s’explique par le fait que les organisations élémentaires n’ont pas de justifications définies pour s’en doter. Un manuel de procédures est un document uniformisé qui décrit l’ensemble des procédures de toutes les activités de l’entreprise ou bien d’un cycle spécifique. une procédure peut être définie comme étant un enchaînement de tâches élémentaires standardisées : . qui a été abrogée par la loi 44-03 du 27-02-2006. Selon l’esprit de ce texte. Une fiche de procédures contient alors un ensemble d’instructions permettant de traiter une situation.

cette volonté se décline à travers la mise en place d’une documentation riche et précise. Il est indéniable que la conception liée au formalisme et à l’utilité des documents d’entreprises diffère d’un pays à un autre. Les intéressées se plaisent à souligner ce trait de caractère. A titre d’exemple. De leur côté. il parait indéniable que l’attention porté aux règles écrites en Amérique est particulièrement importante. Certaines entreprises se doivent d’appliquer méticuleusement les manuels de procédures dans la perspective d’assurer un niveau optimal de sécurité. Ainsi. le souci majeur demeure la volonté des acteurs de capitaliser et de diffuser l’information utile au fonctionnement des diverses activités et ce. De nombreux consultants peuvent ainsi confirmer que les manuels de procédures sont rarement considérés comme des outils opérationnels. la société américaine distingue les instances qui posent des principes généraux et les procédures qui fixent les modalités d’application. Volumineux vu leur caractère détaillé. on note aussi l’existence de nombreux guides-lines qui visent à définir des méthodes de travail communes. Ceci permet généralement de réduire le gap existant entre la théorie et la pratique. de façon formelle. 47 Mémoire de fin d’études . etc. est équivaut à un aspect d’élévation d’esprit.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 De prime abord. les nouvelles informations sont continuellement diffusées à l’ensemble des membres du groupe de travail. les acteurs n’accordent habituellement qu’une confiance limitée aux consignes écrites. les Français éprouvent une certaine perplexité. A titre d’exemple. D’une façon générale. En passant par les variétés internationales. L’usage d’un abondant jargon est destiné à marquer le professionnalisme des rédacteurs. parfois très éloigné de la réalité. Il est fréquent de voir des dirigeants déclarer « être impuissant d’appliquer les textes ». constamment mise à jour. De plus. permettant d’assurer un grand niveau de sécurité. la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCF) est dotée d’une réglementation d’une grande envergure qui se décline à travers une douzaine de volumes de plusieurs centaines de pages chacun. elles sont perçues comme ayant un apport « dérisoire ». Aux contradictions Françaises. la renommée bureaucratique des administrations Françaises est de plus en plus consolidée. La réputation des Entreprises Françaises dans ce domaine est paradoxale. Leur usage est délaissé aux subalternes.) compte tenu de leur caractère contractuel. De plus. les cadres apprécient les notes qui dessinent de grands principes abstraits. au pays du soleil levant. Néanmoins. syndicat. Ainsi. ils demeurent tout de même facultatifs. assez nettement aux yeux de leurs cousins d’outre Atlantique. Cependant. personnel. il existe des situations variées qui empêchent toute généralisation trop hâtive. en invoquant leur « esprit cartésien ». si ces documents ont une valeur incontournable. Ils existent même des difficultés à distinguer la frontière qui sépare. Face à un tel système réglementaire. Ils disposent généralement d’une forme précise. Quant aux notices techniques. Naturellement. Les textes les plus importants définissent des obligations opposables aux parties (direction. Dans ce cadre. il est impossible d’échapper constamment à l’application de ces consignes. les textes obligatoires de ceux qui ouvrent droit à une libre interprétation individuelle. l’aspect assez théorique des manuels de procédures.

Les procédures apparaissent au sein des organisations modernes. Enfin. qui peut prendre une tournure relationnelle délicate. il est légitime de rappeler régulièrement au respect des consignes qui ne font appel qu’à la docilité de chacun.d'assurer la régularité des traitements des opérations : en effet. Dans le même temps. des principales règles de gestion qui la caractérisent. il parait difficile de vouloir déroger aux instructions clairement formulées.d'augmenter la fiabilité des informations produites La fiabilité des informations produites à des fins de gestion ou de décision dépend essentiellement du respect des procédures définies. La « bonne volonté » étant perçue comme une vertu élémentaire. l'existence de procédures formalisées évite. Intérêt du manuel de procédures Le manuel de procédures comprend la description des procédures relatives aux fonctions administratives et comptables. comme une sorte de contrat sur les intentions. 48 Mémoire de fin d’études . pour chaque procédure. L'existence d'un manuel facilite des travaux de contrôle et constitue un élément de limitation des risques d'irrégularités . Sa lecture doit permettre d'avoir une connaissance suffisante du cycle décrit. . toute critique allant dans ce sens est considérée comme une remise en cause de la personne. De tels textes constituent la base des obligations personnelles. L’intérêt du manuel de procédures se décline à travers plusieurs objectifs : . de subir des traitements différents suivant les agents ou même quelques fois pour un même agent .d'améliorer la productivité : l'agent ne perd pas de temps inutile à la recherche du type de traitement à effectuer . En effet. On retrouve ce même intérêt pour une organisation procédurale dans des pays de tradition islamique. Chaque fonction est ensuite décomposée en sous-fonctions qui sont elles mêmes décomposées en procédures. . Alors que la religion se mêle au droit pour affirmer que « les actes ne valent que par leurs intentions ».ISCAE CASABLANCA 2009-2010 Du côté de l’Afrique subsaharienne. les entreprises offrent une illustration exemplaire de l’efficacité qui peut être obtenue d’un système intégré et cohérent de procédures. Dans ce contexte. une marge d'erreur plus grande est constatée .de faciliter les opérations de contrôle Le manuel des procédures est un outil de travail indispensable au contrôleur interne ou externe. les agents refusent d’être jugés sur la base de leurs résultats individuels. l'organisation du service et les attributions des différents agents sont décrits. Il contient en grande majorité les politiques et engagements de l'entreprise. Pour chacune des fonctions traitées. Section II : Intérêt et enjeux 1. Sensibles à leur interdépendance. pour les opérations de même nature. par contre la standardisation des procédures y parait aisée compte tenu de l’incidence de la ritualisation des gestes professionnels. le sens de responsabilités ne s’exerce pas tant par rapport à des objectifs individuels préalablement fixés que par rapport au respect des consignes. Des règles techniquement éprouvées y est le signe d’un dessein peu avouable. Lorsque celles-ci n'existent pas. . et des tâches à exécuter est effectuée. Leur violation manifeste est ressentie comme une infidélité répréhensible. une description des objectifs.

La formation d'un nouvel agent peut être longue et incomplète si elle se fait oralement. Les procédures sont d’autant plus appliquées qu’elles sont réputées contrôlables. Le manuel des procédures permet d'éviter de telles situations. les processus les mieux réglés tendent à se dégrader. Une interface exhaustive de l’entité. De manière réciproque. les tableaux de bord. ii. A cet effet. sans documents formels. les consignes budgétaires. aucune ressource humaine ne doit être indispensable. lorsque l’auditeur ne peut s’appuyer sur une base objective.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 . l’absence d’un contrôle effectif peut mener à des procédures assimilées à des lettres mortes. L’absence de ces documents rend la phase de prise de connaissance générale difficile pour l’auditeur. et le contrôle des réalisations des subordonnées impossible puisque les réserves émises à l’encontre des agents seront vivement contestées au regard de l’absence d’instructions écrites et précises. Enjeux du manuel de procédures 2. l’absence de procédures écrites entrave le bon déroulement de l’audit. Il est en cela "l'image écrite" de l'entreprise.de faciliter la formation des nouvelles recrues : dans un établissement. les normes et procédures en vigueur. 49 Mémoire de fin d’études . les rapports des commissaires aux comptes ainsi que le manuel de procédures de l’entité en question. C’est ainsi que l’existence conjointe des procédures et de l’audit conditionne en partie l’attention et le respect qui sont accordées aux règles. l’on peut dire que le manuel de procédures permet de décrire le système de management appliqué au sein de l'organisme. Tout agent doit à tout instant pouvoir être remplacé dans son poste. L’usure est une loi constante des organisations. En définitif.1. la fonction de l’audit interne est donc essentielle pour soutenir le fonctionnement d’un tel système. sa partialité est mise en péril. cette phase permettant de mieux comprendre les éléments pouvant impacter de façon significative les comptes de l’organisation. En l’absence d’un contrôle continu. Le manuel de procédures est considéré comme le premier pourvoyeur d’informations de l’organisation dans la mesure où il constitue la source fondamentale de prise de connaissance de l’entité lors de l’exécution d’une mission d’audit . L’acquisition de la connaissance générale doit être préalable aux autres phases de la mission puisqu’elle conditionne leur bonne exécution. Les contrôles à posteriori accroissent la valeur du dispositif allégeant du même coût la charge de l’encadrement direct. 2. C’est un contrôle qui a pour fonction d’estimer et d’évaluer l’efficacité des autres contrôles. Un support organisationnel i. Ceci est très difficile dans un environnement ou chaque agent est le seul à définir le mode de traitement des opérations dont il a la charge. Dans ce cadre. Une balise pour les travaux d’audit. l’auditeur aura besoin d’une documentation interne qui comprend les organigrammes. et d'assurer la continuité de l'exploitation En définitif.

ISCAE CASABLANCA

2009-2010

En effet, si la confiance n’exclue pas le contrôle, il faudrait appréhender la question du contrôle de telle sorte qu’elle n’altère pas l’esprit d’initiative. Ainsi, les contrôles doivent être légitimes dans la mesure où les procédures ont fait l’objet d’un débat au moment de leur rédaction et ou elles apparaissent comme un engagement commun, elles forment une base du contrôle acceptable. De ce fait, les procédures formalisées dans un manuel doivent constituer la référence première de l’auditeur puisqu’elles fournissent une base utile pour ses travaux d’investigation. A ce titre, le manuel de procédures assure une description très détaillée de toutes les composantes du contrôle interne c'est-à-dire l’ensemble des mesures de contrôle comptable ou autre que la direction définit, afin d’assurer la protection du patrimoine de l’entreprise et la fiabilité des enregistrements comptables et des comptes annuels qui en découlent. De même, un bon système de contrôle interne se caractérise par l’existence de manuels de procédures, d’organigrammes, de fiches de description de postes ou encore de rapports périodiques d’informations de gestion sur l’ensemble des activités de l’entreprise. Dès lors, le manuel de procédures doit faire référence au : o Système d’organisation à travers une description détaillée : - Des responsabilités des membres de la direction à l’aide d’un organigramme faisant apparaitre les différentes fonctions et les noms de leurs responsables. - De la séparation des taches et des fonctions afin de donner une idée de la qualité des contrôles mis en œuvre pour séparer l’opérationnel de la fonction d’enregistrement et de conservation du patrimoine. - Du contenu des fonctions qui va au-delà de la simple définition des responsabilités et précise à chaque niveau l’origine des informations à traiter, la façon de les traiter, la périodicité du traitement et les destinataires. - Du système d’autorisation c’est-à-dire l’ensemble des personnes et procédures pouvant engager l’entreprise et les différents niveaux d’approbation requis selon le type d’engagement. o Système de documentation et d’information à travers : - Des procédures écrites qui doivent préciser les modalités de circulation, de traitement et de classement des informations, les méthodes d’enregistrement, la périodicité des analyses et des synthèses d’ordre financier ou opérationnel qui en découlent ou encore les contrôles qui permettront d’éviter les déviations dues à la négligence. - Des documents supports de l’information sans lesquels il est impossible à un système d’assurer l’exhaustivité et l’exactitude des informations. - Les rapports financiers ou de gestion qui permettent aux responsables de prendre les décisions adéquates par le biais d’une information de synthèse. A titre d’exemple, on peut évoquer le cas du niveau des stocks… En tout état de cause, le manuel de procédures doit donner une idée sur les méthodes d’élaboration de ces états. iii. Une mémoire de l’organisation. Le manuel de procédure permet de capitaliser le savoir-faire de l’entité dans sa globalité. Il permet ainsi d’en faciliter le stockage et la mise en ordre, mobilisant ainsi une véritable mémoire de l’organisation.

50 Mémoire de fin d’études

ISCAE CASABLANCA

2009-2010

Etant des vertus bien humaines, l’oubli et l’erreur sont deux faiblesses doit agir toute organisation dans la perspective de les contrecarrer. Dans ce cadre, l’adoption d’un support écrit apporte une garantie certaine de la pérennité de l’activité de l’organisation. A titre d’exemple, lors les mutations du personnel à travers le changement de service, l’entité peut faire face à la négligence des partants et au manque d’humilité naturel des arrivants. Ceci entraine la non-adoption des méthodes de travail en vigueur, qui débouche, dans un horizon lointain, sur la dégradation du système mis en place. De surcroit, dans le cadre de l’avènement de nouveaux responsables hiérarchiques, ces derniers ont tendance à réinventer les méthodes qui sont pourtant bien établies. Ce constant entraine un sentiment de soumission dans les rangs des subordonnés. A cet effet, le manuel de procédures constitue une assurance de régularité dans le temps, c’est un facteur de fiabilité et de qualité pour les partenaires de l’entreprise. A ce titre, les procédures dressent une liste exhaustive d’actions à entreprendre dans la visée d’atteindre un résultat donné et ce, dans diverses situations. Elles constituent un moyen de divulguer expressément sous une forme écrite et bien accessible à tous, les méthodes préconisées dans l’entreprise et leurs conséquences fâcheuses. En outre, elles mettent l’accent sur le fonctionnement de l’organisation, leur matérialisation permet de remédier à l’état diffus qui règne dans l’organisation à ce niveau. De ce fait, l’on peut s’avancer à dire que la fonction primaire d’un manuel de procédure est de fournir une connaissance exhaustive des règles, des méthodes ou encore des séquences à mettre en œuvre. 2.2. Un support pédagogique L’utilisation primaire d’une fiche de procédure est effectuée sous la forme d’une check-list. Ainsi, l’existence d’une documentation écrite permet à chaque individu dans l’organisation de s’autocontrôler, sans crainte de se dévaloriser aux yeux de ses collègues, servant par la même occasion d’aide-mémoire. Certaines professions préconisent un fort degré de précaution au regard du risque encouru par l’entreprise en cas d’oubli (Exemple de l’aéronautique). De ce fait, la crainte du danger a fini par l’emporter sur la peur du ridicule. En outre, les acteurs se soumettent volontiers à la contrainte d’une procédure formalisée. Cette dernière étant généralement assimilée à une protection utile à chaque fois que l’entité doit procéder à des opérations techniques délicates ou exceptionnelles telles que le traitement d’un événement inattendu. Par conséquent, l’existence d’un document formalisée et détaillé constitue un élément essentiel à la sécurité. Il comporte les indications de diagnostic et de conduite indispensable. Il permet de fournir à l’opérateur des informations qui lui permettent de vérifier s’il s’inscrit dans le cadre de la configuration prévue, et donc s’il adopte la bonne procédure. Dans les situations d’urgence, il est indispensable que chaque acteur puisse rapidement prendre conscience d’une éventuelle erreur d’aiguillage. i. Un outil de formation.

Dans le cadre de toute entité, il est communément adopté que la formation des agents relève de leurs supérieurs hiérarchiques. Néanmoins, ces derniers n’accordent que peu d’importance à 51 Mémoire de fin d’études

ISCAE CASABLANCA

2009-2010

cette tâche au regard de la pression quotidienne à laquelle ils ont à faire face. De plus, rares sont les fois où ils disposent des qualités requises pour assurer ces formations notamment en termes de pédagogie. Ainsi, l’absence de manuels de procédures constitue un obstacle psychologique supplémentaire qui entrave l’évolution des subordonnés dans le cadre de l’organisation, et altère par conséquent leurs rapports avec leurs subordonnés. Il en découle que l’existence d’une base documentaire exhaustive permet de répondre à cette difficulté puisqu’elle permet de divulguer une bonne partie des informations nécessaires, et de lever le voile sur les zones d’ombres que rencontrent les exécutants. A cet effet, les fiches de procédures servent de point de départ pour la formation des subordonnés. Elles simplifient la tâche de l’encadrement en établissant une aide au dialogue. Lorsqu’elles existent, les responsables doivent de leur exactitude et de leur diffusion. La tâche de les promouvoir leur incombe de façon particulière. ii. Un repère pour l’encadrement. De prime abord, les fiches de procédures constituent une réponse inéluctable aux besoins des exécutants. Toutefois, une fonction secondaire mais pas des moindres leurs sont attribuées : une base de données exhaustives pour les responsables hiérarchiques. A ce titre, ces derniers disposent généralement d’une vue d’ensemble sur les tâches à accomplir sous leur houlette, néanmoins, ils ignorent les détails pratiques pour les concrétiser. Dès lors, il peut leur arriver d’être pris au dépourvu par leurs collaborateurs répondant aux problèmes qui leur sont posés de manière aléatoire dépendamment des informations glanées. Ainsi, la matérialisation des procédures permet d’outrepasser la vision abstraite du fonctionnement de l’organisation et de réduire ainsi, la marge d’improvisation au sein de l’organisation. 2.3. Un support structurant. i. Un outil d’intégration des diverses logiques. L’entreprise est un univers diversifié où s’affrontent diverses fonctions et diverses logiques contradictoires. Il suffit d’évoquer la divergence qui règne entre les objectifs des responsables de la fabrication, ceux du service commercial ou encore ceux de la comptabilité. De ce fait, chaque fonction dispose de sa propre logique de fonctionnement qui veille à ne pas dissiper totalement les dissensions. En effet, l’existence d’un cadre documentaire unique fournit la base d’un système de communication entre les diverses fonctions de l’organisation. Il offre un moyen d’accéder, ne ce serait-ce que manière sommaire, aux contraintes qui régissent les partenaires de travail. De surcroit, le caractère officiel des procédures leurs confère un pouvoir coercitif notamment lorsqu’il s’impose de faire valoir les priorités ou d’expliquer des concessions difficiles à faire admettre. Décrivant la répartition des tâches, les procédures contribuent à harmoniser puis à clarifier les relations entre les différents services, et à éviter par conséquent la création de malentendus. De manière globale, elles permettent de justifier certaines décisions et de limiter les procès d’intention au sein de l’organisation. Elles disposent d’une vertu anxiolytique sur le plan des relations interpersonnelles. Leur formulation et leur formalisation diminuent le nombre de 52 Mémoire de fin d’études

il convient de souligner que la non-utilisation des procédures est généralement imputée à l’absence de la concertation sur leurs contenus avec les opérationnels intéressés dans un premier plan. iii. le quotidien de l’organisation deviendrait chaotique et imprégné de danger. Un facteur de modernité. Pour être crédible. 2. Le manuel de procédures est investit d’un rôle d’ordre organisationnel dans la mesure où il définit des comportements. tout en garantissant une moindre sollicitation de la hiérarchie dans les affaires de gestion. Il en découle une limitation de l’interventionnisme de la direction en guise d’arbitrage. 53 Mémoire de fin d’études . le manuel de procédures doit être régulièrement mis à jour dans la perspective d’être adapté aux évolutions des techniques de travail. Cette actualisation étant menée par les opérationnels de l’organisation. En outre. précisé à l’avance. la description rigoureuse et détaillée des tâches constitue une garantie d’efficacité. En l’absence de ce corps de règles. la mise en place d’un manuel de procédures permet de limiter les risques d’accidents grâce aux règles communes établies. Elles favorisent par conséquent la prise de champ de la part des supérieurs hiérarchiques tout en assurant un sentiment de meilleure autonomie aux exécutants. L’élaboration de procédures au sein de toute organisation peut être assimilée à un moyen de décentralisation. leur présence est rendue moins indispensable. o La protection des risques majeurs : Les multiples mutations que connaissant les organisations sur le plan technique ou encore administrative imposent une mise en œuvre progressive de procédures écrites dans la perspective de répondre à des impératifs de fiabilité et de sécurité. Ainsi. En définitif. dans un cadre véridique. Un support managérial i. Un code de conduite. Un outil de décentralisation.4. Les responsables hiérarchiques faisant connaitre par conséquent ce qu’ils attendent de leurs collaborateurs. applicables par tous. elles permettent de fixer les méthodes qui sont admises au sein de l’entreprise. En effet. Lorsque la soumission à des règles techniques est bien acceptée par les intéressés. La valeur de ce code de conduite étant régit par l’existence de contrôles permanents.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 conflits d’attributions pour lesquels la hiérarchie est constamment sollicitée. ii. les procédures établies introduisent une cohérence des méthodes et des comportements entre les diverses unités d’un groupe. Chaque collaborateur anticipe la réaction de son entourage.

ISCAE CASABLANCA

2009-2010

A ce titre, le développement technologique a développé une forme d’hostilité quant aux risques encourus par les activités des organisations. La méconnaissance ou le non-respect des procédures sont lourds de conséquences quand un incident advient. A titre d’exemple, les analyses menées suite à la célèbre catastrophe de Tchernobyl ont perms de conclure que les opérateurs ont court-circuité les consignes alors qu’à cet instant précis, leur respect scrupuleux aux permis d’éviter le pire. o La gestion par projet : La formalisation de procédures revêt une importance cpaitale dans le cadre de la gestion par projet. En effet, si un projet est une opération non reproductible qui est menée sous diverses contraintes (financières, matérielles, de temps…). Le gestionnaire du projet doit réaliser un ouvrage conforme en qualité, en coût mais surtout en délai, aux spécifications définies par la maitrise d’ouvrage. Dans ce contexte, les procédures formalisées font partie intégrante de l’engagement contractuel entre les parties. Elles permettent de garantir des principes d’impartialité, en particulier pour la transparence des appels d’offres et pour l’attribution de marchés aux entreprises prestataires. Elles permettent enfin de préciser le contenu du travail de chaque corps de métier et leur ordre d’intervention. Tout au long du déroulement du projet, des manuels de procédures doivent être rédigés. De plus, une ‘charte de qualité’ peut être mise en place pour préciser les niveaux de qualité requis et les contrôles prévus. o Une perspective d’avenir : Le langage écrit n’est pas la simple transposition du langage parlé. Il est d’une nature profondément différente, il crée une segmentation logique du discours. La communication n’est plus seulement auditive, elle devient visuelle. Par exemple, les listes permettent d’effectuer des tris et des classements. Elles tracent de nouvelles relations entre les informations. L’écrit favorise l’analyse rationnelle et le développement de l’esprit critique. Le passage de l’oral au support graphique donne du recul. Il fixe l’information et apporte une plus grande souplesse d’utilisation. Il permet un stockage et une accumulation illimitée du savoir. Il multiplie le nombre d’interlocuteurs possibles et facilite une diffusion bien au-delà des contacts personnels. La connaissance devient impersonnelle et intemporelle. Sur cette lancée, on peut aspirer à une nouvelle révolution post informatique. Le stockage de l’information, son organisation, sa consultation, sa mise à jour et sa transmission sont transformés par la bureautique et le disque optique. La voie est ouverte à une capitalisation intensive, fiable et interactive des connaissances. Ce qui apparaissait hier comme une tâche démesurée est devenue réaliste. Les organisations on en permanence la possibilité de construire et de diffuser la « somme » de leurs connaissances. Elles peuvent réaliser leur propre encyclopédie sous une forme vivante et opérationnelle, à un coût raisonnable. Ainsi, les manuels de procédures apparaissent comme un nouvel outil du savoir industriel. Ils sont tournés vers le future.

54 Mémoire de fin d’études

ISCAE CASABLANCA ii. Un élément du système de gestion :

2009-2010

o Un ensemble documentaire : En l’absence de procédures écrites, l’information du personnel se fait par la voie de notes de services. Celles-ci présentent la spécificité d’une grande hétérogénéité qui en constitue la défaillance fondamentale. En effet, les notes de services constituent un ensemble épars. De forme hétérogènes, elles contiennent des informations de natures diverses. Les règles permanentes y sont mêlées aux consignes provisoires. Leur mise à jour étant aléatoire, il en découle un stockage incohérent donnant lieu à un ensemble contradictoire et lacunaire. De plus, pâtissant de l’absence d’un classement structuré, les notes de services font l’objet d’une volatilité inouïe. Leur pérennité ne tient donc qu’aux mémoires individuelles des collaborateurs. Il arrive même que les utilisateurs ignorent s’ils disposent de la version finale en vigueur. Chacun invoque de bonne foi que les règles ne lui ont point été transmises ou les jugent inadaptées en raison de leur ancienneté. La valeur des notes de service s’affaiblit ainsi rapidement. o Une composante du système d’information : L’analyse des procédures consiste à décrire les tâches en séquences d’instructions élémentaires exécutables. Le résultat structurel s’apparente à un programme même si toutes les opérations correspondantes ne sont pas automatisées. L’analyse et la restitution des procédures impliquent donc une démarche similaire à celle employée pour la réalisation d’une application informatique. Tel un logiciel informatique, il faut expliciter les régies, les méthodes et les process sous-jacents pour les transcrire en une série d’instructions primaires. A l’instar des logiciels dont dispose l’organisation, les procédures font partie du système d’information et de gestion de l’entreprise. Outres la facilitation de l’amélioration des processus, les manuels de procédures constituent une excellente base d’analyse pour les projets d’informatisation. Dès leur formalisation, les procédures apportent un cadre de référence pour la présentation et le classement des informations. Elles mettent à jour certaines lacunes. Elles permettent d’assurer une meilleure exhaustivité et une plus grande homogénéité du système d’information et de gestion. Elles constituent le volume de référence de l’entreprise.

Section III : Architecture et formalisme 1. Vue d’ensemble sur les manuels de procédures
Dans toute organisation, la compilation des différentes procédures doit permettre de disposer d’une architecture complète dans la mesure où chaque procédure est amenée à jouer un rôle qui lui est propre d’une part, mais aussi de s’inscrire dans un cadre cohérent en adéquation avec les autres procédures d’autre part. A ce titre, toute modification au niveau d’une procédure est susceptible d’entrainer des modifications en cascades au niveau des diverses procédures connexes. Dès lors, il parait 55 Mémoire de fin d’études

ISCAE CASABLANCA

2009-2010

indispensable de mettre en relief le chainage des procédures à travers l’élaboration de diagrammes de processus par exemple. Cette démarche permet de visualiser de manière plus commode les répercussions d’un mouvement sur le reste de la structure. Dans un autre volet, la confiance attribuée par les opérateurs au système de procédures dépend à la fois de leur lisibilité mais aussi de leur fiabilité. Si les utilisateurs sont souvent confrontés à des erreurs au niveau procédural, ils finiront par abandonner le recours aux procédures. Ainsi, la force de l’outil procédural est conditionnée par son niveau d’intégration et sa qualité de mise à jour. Sur le plan matériel, toutes les procédures doivent être regroupées via un même ensemble homogène : le manuel de procédures. Le manuel de procédures se décline en plusieurs volumes dépendamment de la taille et la nature de l’activité de l’organisation. Ces volumes sont le plus souvent regroupés en fonction de leurs utilisateurs de destination : tout service, équipe ou agent doit disposer des procédures qui sont utiles à son fonctionnement. Néanmoins, divers sont les découpages qui peuvent être adoptés par l’organisation. Que ce soient par directions, par fonctions ou par types d’usage, le critère choisi doit permettre de répondre de manière exhaustive aux attentes de l’organisation. Dans ce cadre, le découpage par domaines techniques permet de ressortir les différentes fonctions techniques de l’organisation (production, exploitation, activité commerciale, fonction administrative, gestion du personnel, gestion comptable et financière, etc. …) quant à la décomposition par types d’usages, elle fait référence aux différentes procédures d’exploitation qui sont qualifiées de procédures périodiques, ou encore les procédures exceptionnelles. A cet effet, les procédures périodiques concernent des activités liées à l’exploitation : sauvegarde, maintenance, contrôles, essais…. Elles peuvent être accolées aux procédures normales d’exploitation. Les procédures exceptionnelles de leur côté sont communément regroupées dans des volumes spécialisés. Elles traitent des cas d’urgence, des lancements, des régimes transitoires ou encore des régimes spéciaux. Compte tenu de leur utilisation peu fréquente, et de leur caractère sensible, elles doivent être particulièrement soignées sur le plan de la précision et de la clarté. On portera une attention particulière aux procédures d’urgence, étant consultées à la suite d’une défaillance ou d’une erreur de manipulation puisqu’elles touchent généralement à la sécurité des biens et des personnes. De manière générale, la facilité d’accès à l’information est l’une des conditions fondamentales au succès d’un système. Il est donc impératif que la structure du manuel apparaisse clairement aux yeux des utilisateurs. Cette structure se matérialise naturellement par la séparation en livrets distincts ou encore la différenciation à travers la présentation des différentes parties. Dans cet esprit, la gestion d’un manuel de procédures suppose la mise en place d’un ensemble de fondements dans la visée d’homogénéiser le traitement de l’information. Les documents ayant une origine externe ou un statut indépendant doivent d’être référencés au cadre global du manuel. De surcroit, la gestion des catalogues d’opérations techniques requière un travail minutieux. Il convient ainsi de constituer un ouvrage de sommaires, d’index ou de glossaires qui garantira une plus grande accessibilité à l’information.

2. Structure générale des manuels de procédures
56 Mémoire de fin d’études

…). un diagramme des flux ainsi qu’une fiche descriptive des tâches. Cette partie peut aussi contenir un glossaire général définissant les termes techniques utilisés.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 Dès lors. Des qualités nécessaires 57 Mémoire de fin d’études . Cette liste de processus pouvant être complétée par des diagrammes d’enchainement de processus. qui est important pour son activité et qui peut être classé en individualités dissociables à savoir. une liste peut présenter des regroupements thématiques. la périodicité d’avènement ou encore la manière d’exécution. Ces schémas ont l’avantage d’offrir une vision synthétique des différentes étapes au sein d’un processus. Cette étape conduit aussi à l’établissement d’une philosophie globale relative à l’application des procédures (degré d’obligation des consignes. dans la majorité des cas. chaque volume est en mesure de comporter une structure qui se décline en trois parties :  Les généralités introductives : La première partie comporte le sommaire ainsi que l’introduction générale du manuel. les employés. une description synthétique de la procédure. La structure de ces listes peut obéir à diverses logiques. Dans ce cadre. plusieurs éléments doivent figurer à savoir une structure logique identique. importance des contrôles. … ). l’objet réfère à tout ce qui est physiquement existant dans l’entreprise. les dispositions peuvent même faire l’objet d’une procédure de « mise à jour des procédures » Il convient de noter que cette partie introductive peut faire l’objet d’un certain nombre de points généraux à l’instar de l’organisation générale des services. Compte-tenu de l’importance que revêt ce dernier point. il convient aussi d’accorder des mentions particulières aux dispositions de mise à jour à travers la désignation des personnes chargées de cette tâche. il s’impose que cette insertion ne conduise pas à une surcharge au niveau de la partie introductive d’où le recours. à un tome séparé traitant de ces éléments. Elle regroupe l’ensemble des fiches de procédures classées. les clients. 3. Elle permet aussi de donner des indications pratiques pour la consultation et la recherche d’informations à travers le manuel.  Les fiches de procédures : Cette partie constitue le cœur du manuel de procédures. Dans ce dernier cas. recours en cas de difficultés. 3. les illustrations complémentaires ou encore les listes de procédures. Cette partie se retrouve en tête de chaque volume à travers une partie commune à l’ensemble des volumes et une partie introductive plus spécifique. par objet ou par processus. les véhicules. Elles peuvent être présentées selon leur ordre de classement (sommaire) ou par ordre alphabétique (index).  Les annexes et tables complémentaires : Cette partie du manuel permet de fournir des documents annexes tels que les tables de données. Les principes de base de la formalisation des manuels de procédures. les bâtiments. etc. Dans ce contexte. etc. Pour chaque procédure.1. L’introduction met l’accent sur les objectifs qui ont conduit à la mise en place de l’outil tout en expliquant la structure générale. Il s’impose aussi de classer finalement les procédures par processus. … Toutefois.

Celui-ci peut être divisé en parties autonomes. de simples indications d’autocontrôle ou des points de passage obligés (documents à remplir. le texte rédigé doit établir le lien entre les consignes reçues et les effets constatés. mémorisation des points clés. soit une approche orientée vers le collectif en cherchant à poser des règles favorisant la collaboration. à l’instar d’un programme logique. Malgré le fait qu’il s’agisse de lister des successions de consignes.2. En effet. Tant qu’à rappeler ces principes élémentaires. apprentissage détaillé. les manuels de procédures sont investis d’un rôle pédagogique. Il est donc impératif de s’interroger sur l’importance et la pertinence des informations apportées et sur l’opportunité de les répercuter. etc.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 La mise en place de manuels de procédures tend à répondre à divers objectifs. des éléments de contrôle qui leur permettent de vérifier que tout se passe comme prévu. Il arrive qu’il constate grâce à cette précaution qu’il s’est trompé de procédure. De plus. recherches d’une confirmations. Il est souhaitable de leur fournir au cours du déroulement. En tout état de cause. ils doivent être rédigés dans un langage aisément accessible. De plus. le contenu des documents comme la démarche de préparation peuvent s’en trouver partiellement modifiés. différentiables par le style et la typographie. partenaires à prévenir …). Généralement. Parallèlement. Même si ces besoins ne sont pas contradictoires. On peut donner selon les cas. 58 Mémoire de fin d’études . Dans ce sens. … 3. Ils définissent aussi la répartition des tâches et leurs interrelations ou consolident les prémisses du contrôle au sein de l’organisation. ils correspondent à des optiques souvent distinctes ce qui a pour conséquence de privilégier soit une vision individualiste déclinée à travers des check-lists individuelles. la seconde qualité qui est préconisée est de faciliter l’accès à tout type d’informations d’où la nécessité d’organiser le texte en sections courtes et rapidement repérables. Lorsqu’un écart est constaté par rapport à ce qui est indiqué. Il faut éviter au lecteur d’avoir à lire de longs passages avant d’atteindre l’information qui le concerne. l’opérateur peut stopper la boucle en cours d’exécution et réexaminer la situation. Dans le même registre. il ne faut en aucun cas oublier qu’ils s’adressent de manière primaire à des personnes. visas. Un style pratique. La rédaction d’une procédure doit permettre de répondre à un objectif ultime qui n’est autre que de fournir les renseignements utiles aux acteurs concernés. il parait évident que la qualité première d’un texte figurant dans le manuel de procédures est de permettre d’éviter toute ambigüité. les opérateurs ont souvent tendance à poursuivre une procédure entamée. la présentation graphique du document est importante. Cette partition du texte sert à hiérarchiser l’information et à faciliter différents modes de lectures : parcours rapide. Leur bonne ergonomie est un objectif essentiel. du début jusqu’à la fin. ces derniers contiennent des dispositions réglementaires ou juridiques et servent ainsi de guide d’apprentissage.

voire des stéréotypes communément employés par les opérateurs techniques. Les représentations schématiques (diagrammes de flux. Les bornes de la procédure. et en aval par un ou plusieurs résultats matérialisant sa concrétisation. avec quel moyen et enfin pour aboutir à quels résultats. Simple différence étant qu’il termine une procédure au lieu de la déclencher. de condition logique. De ce fait. les tâches que les acteurs doivent exécuter. exprimant les étapes usuelles d’une procédure d’accomplissement d’une tâche. La finalité d’une procédure réside dans le fait qu’elle vise à décrire. Il faut avoir recours à un vocabulaire connu de tous. Un dessin ou une capture écran peut se montrer plus expressive qu’une longue description. Toute procédure est balisée en amont par un événement initial. de quelle manière. Le style adopté doit rester sobre. Dans ce domaine.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 Dans le cas d’une juxtaposition ou à fortiori d’une succession de procédures similaires. Les verbes doivent renvoyer à des actions. Il peut être d’ailleurs le déclencheur d’une autre procédure. malgré leur apparence savante exigent autant d’effort pour en déchiffrer la forme que pour comprendre le contenu. Il s’impose d’éviter tout ce qui peut être source d’incompréhension ou de confusion. La finalité est de rédiger des séquences d’actions et leurs conséquences et non de verser dans la littérature. 3. Dans le cas où le vocabulaire technique présente l’avantage de la précision. logigrammes. Le libellé des opérations doit naturellement être clair. Les résultats sont par définition le produit de l’exécution d’une procédure. l’intérêt du rédacteur s’oriente vers l’utilisation d’un nombre réduit de signes simples. des documents et des lieux. 3. pour une situation ou un événement donné. Les illustrations ont l’avantage de consolider l’apprentissage pour les personnes à forte mémoire visuelle tout en apportant un complément au texte. il altère grandement le sens des procédures. selon quel ordre. ordonné et objectif. … Cependant. La forme graphique : La représentation graphique est les schémas sont un recours indispensable dans le cas ou un mode opératoire est complexe.4. etc. tout l’intérêt du rédacteur est d’utiliser un vocabulaire usuel. Les supports de présentation des manuels de procédures 59 Mémoire de fin d’études . à partir du moment où les manuels s’adressent à divers utilisateur. …) font appel à différents systèmes de symboles. les abréviations et surtout les symboles ésotériques. etc. de classement d’un dossier. les éléments variables spécifiques à chaque procédure et les paramètres qui restent inchangés. il convient de mettre en évidence à chaque fiche. 4. de circulation d’un document. L’événement initial est par définition un fait réel. De manière générale. dont la venue a pour effet de déclencher l’exécution d’une ou plusieurs actions. clair et homogène. il ne faut en aucun cas craindre la redondance. il faut éviter d’utiliser des schémas complexes qui. et dénués de tout sens techniques. Le texte doit donner un repérage clair des matériels utilisés. éviter les termes mal assimilés. L’exposé doit être linéaire et à sens unique. Le résultat est un fait réel de même nature que l’événement.3.

Généralement.Code de classement des procédures . C’est un document logique qui amène à se poser des question-type concernant tout document dans l’organisation : . Celles-ci sont présentées dans leur succession chronologique. La fiche donne une réponse explicite aux questions concernant le collaborateur exécutant la tâche et la manière adoptée pour l’effectuer. Il doit surtout être rédigé en fonction de ceux qui sont chargés d’exécuter le travail.Les collaborateurs chargés de la diffusion .Pagination . La cartouche permet de préciser les éléments généraux et les données de classement à savoir: . Le texte doit être compréhensible par une personne qui n’a guère connaissance de la procédure. Il est également un outil d’autocontrôle dans la mesure où il assure la bonne compréhension des explications fournies sans omettre le fait de permettre la validation des informations obtenues par diverses sources. Le diagramme de circulation ou flow chart : qui permet de représenter la circulation des documents entre les différentes fonctions et centres de responsabilité. les flux entrants et sortant ainsi que les principales phases. .Le mode d’utilisation de ces exemplaires. .Direction et service principalement concernés . Elle contient la description narrative des circuits et des opérations à réaliser. 4. La fiche de tâches : La fiche de tâches ou « la grille d’analyse de tâches est un outil basé au centre de l’élaboration du manuel de procédures.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 La présente partie permettra de relever un certain nombre d’outils qui ne sont pas spécifiques aux manuels de procédures. . Chacune des colonnes correspond à l’un des acteurs de la procédure.Nom et logo de l’entreprise. le diagramme comprend une cartouche d’en tête et le diagramme proprement dit.Titre de la procédure .Périodicité d’application .Le nombre d’exemplaires . mais dont l’utilisation peut faire l’objet d’insertions au niveau de ces derniers.La destination des exemplaires . d’indiquer leur origine et leur destination et ainsi de donner une vision complète du cheminement des informations et de leurs supports. Elle présente le point d’entrée et de sortie ainsi que les visas hiérarchiques. 60 Mémoire de fin d’études . Le diagramme a donc l’avantage d’indiquer rapidement les éléments clés. La grille de diagramme dessine le circuit de déroulement. .Nom du rédacteur et dernière date de remise jour.1.2. 4.

ludiques. d’écrans informatiques. c’est la conception et la fabrication de fromages de marque de qualité. repose sur leur caractère sain. Elles sont au cœur de la stratégie de développement du Groupe qui conjugue vision à long terme. le fromage. 61 Mémoire de fin d’études .Des marques reconnues dans plus de 120 pays dans le monde. Le succès des marques ALPHA. Certains éléments plus technique. ou de supports utilisés par les exécutants. La fiche permet également de comprendre l’enchainement des travaux entre les différents intervenants. adaptés aux modes de consommation du monde entier et accessibles à tous. on classe donc en fin de document les fiches présentant spécifiquement des règles de gestion. gourmand synonyme de convivialité. le Groupe adapte sa stratégie pour développer ses marques et construire son leadership.La vache qui rit®. Le nom des intervenants doit être immédiatement visible. Kiri®. Leerdammer®. Les 5 marques cœur . Boursin® . Selon les cas. performances durables et croissance à l’international. . des diagrammes logiques. ludique. Chapitre II : Elaboration des procédures de contrôle interne : Cas du Groupe « ALPHA ». plus de 30 dans le monde. Le métier de ALPHA. Selon les pays et en étudiant soigneusement les habitudes de consommation. des descriptifs techniques.sont distribuées sur les 5 continents et cohabitent avec plus de 20 marques locales à forte image. Mini Babybel®.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 Les fiches des tâches doivent permettre de trouver au premier coup d’œil les acteurs concernés (opérateurs. 1. Le modèle économique de ALPHA repose sur la puissance de ses marques différenciées et universelles. services ou directions concernées). Section I : Présentation du Groupe I. sains. en spécifiant ce qu’ils reçoivent et ce qu’ils transmettent. moins liés au fonctionnement de l’organisation ou impliquant une certaine complexité. adaptées à diversité des modes de consommations séduisent les consommateurs du monde entier. Ses produits. Présentation du groupe ALPHA International. indépendant de l’organisation. Cela peut être le cas de certaines règles techniques qui ont un caractère permanent. un concept innovant. des gammes ainsi éventuellement que des exemples de documents. voire des aspects plus théoriques sont éventuellement explicités à part. Le Groupe ALHPA International ALPHA est un Groupe familial international qui a fait d’un produit traditionnel. On peut notamment mettre en évidence les points de contrôles prévus au cours de la procédure.

les cinq valeurs fondatrices du Groupe: l’éthique. . leaders sur leur marché. Organisation du Groupe ALPHA à l’International. Dans cette région les marques locales. berceau de l'entreprise et origine de son expansion. ALPHA s’appuie sur trois piliers indissociables de son succès : un outil industriel ultraperformant. représentent plus de 80 % ventes. l’enthousiasme.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 . Le Groupe soutient le développement des marques locales mais consent également de forts investissements dans cette région pour développer ses marques cœur qui demeurent une priorité stratégique. la compétence et la cohésion. l’innovation. Ce sont les 11 500 salariés du Groupe qui bâtissent ces facteurs clés de succès et qui s’engagent à les rendre pérennes en appliquant dans leur univers professionnel. Les marchés de cette région présentent deux caractéristiques principales :des taux de croissance assez faibles qui témoignent de la maturité de ces marchés et une position prépondérante des marques de ALPHA sur ces marchés. le Groupe ALPHA est organisé en 4 régions géographiques : o Europe de l’Ouest : L'Europe de l’Ouest. avec des plans merchandising adaptés aux nouveaux modes de consommation. Parce que la proximité avec les consommateurs est essentielle pour s’assurer d’une bonne compréhension des besoins et de la diversité des modes de consommation.Des atouts différentiant sur le marché. Son organisation en 4 régions géographiques garantit au Groupe ALPHA une proximité avec ses consommateurs et lui permet de déployer une approche stratégique différenciée en fonction de la maturité de ses marchés. 2. réalise 60 % du chiffre d'affaires du Groupe. Le Comité de direction coordonne les différentes entités et assure le suivi des directions opérationnelles pour soutenir l'ambition de croissance rentable du Groupe ALPHA. o Europe de l’Est : La région Europe de l'Est compte 3 implantations commerciales et 6 sites de production qui permettent de distribuer les produits ALPHA dans 16 pays. des équipes marketing pionnières avec des sagas publicitaires inoubliables et des forces de vente réactives et proches du terrain. 62 Mémoire de fin d’études . un modèle solide La stabilité du chiffre d'affaires et la progression des résultats en 2009 démontrent la performance du modèle économique de ALPHA. notamment à travers ses avancées technologiques en miniaturisation . Il est basé sur des marques universelles et fortement différenciées et sur un développement international qui assurent à la fois une répartition équilibrée de ses risques et de solides perspectives de développement.ALPHA.

Face à une concurrence intense sur les marchés nord-américains. elle est rattachée à la direction générale du groupe centralisé à Paris. ALPHA a ainsi distingué trois types de marché : les marchés matures. 15 filiales. une compagnie fromagère franco-marocaine spécialisée dans la distribution des fromages fondus. Durant toutes ces années. Les marchés en développement sont formés par les pays d’Afrique du Nord. pour permettre l’implantation de ses marques sur le marché marocain estimé un marché d’avenir. 6 usines et 4 000 collaborateurs assurent au Groupe une proximité avec ces marchés. Mini Babybel® et Boursin ® afin d’investir massivement dans la promotion de ces marques. 1. Proche/Moyen Orient et Asie/Pacifique. o Amérique : La région Amériques constitue un nouveau relais de croissance pour ALPHA avec chaque année des taux de progression des ventes supérieurs à 10 %. Cette fusion n’a pas un grand impact sur la structure de la société puisque l’unité de production et le siège social demeurent à Tanger tandis que le siège commercial est toujours implanté à Casablanca. L’exportation est assurée par la société internationale d’export des produits fromagers SIEPF de Tanger et qui appartient au Groupe ALPHA. où le fromage fondu est déjà présent et où les perspectives sont importantes. Cette région connaît des taux croissance importants (+ 13 % en 2009) qui s’expliquent tant par le développement de nouveaux produits adaptés aux habitudes de consommation qu’à l’investissement dans des campagnes de promotion efficaces. o Cette organisation vise à permettre aux filiales de saisir toutes les opportunités pour soutenir la croissance du Groupe. l’autre à Tanger où l’on trouve l’unité productive qui est en liaison avec ALPHA France et ALPHA Casablanca. Mais pour faire face aux difficultés des procédures d’importations. C’est en 1989 que COFROMA disparaît en fusionnant avec SIALIM. qui se charge du processus de commercialisation et marketing. cette nouvelle activité oblige l’entreprise à mettre en place une structure appropriée.ISCAE CASABLANCA o International : 2009-2010 ALPHA International regroupe les régions Afrique/Caraïbes. 63 Mémoire de fin d’études . ALPHA a choisi de se concentrer sur 3 de ses marques cœur La vache qui rit®. l’Europe et l’Amérique du Nord. du Proche et du Moyen-Orient. Présentation ALPHA Maroc ALPHA Maroc est une succursale internationale du Groupe ALPHA. L’exportation couvre 20 pays en Afrique et 12 pays au Moyen Orient. Dans les premiers à longue tradition fromagère se placent notamment la France. Historique Les origines de ALPHA Maroc remontent à 1974 lorsque ALPHA a décidé de créer COFROMA. ALPHA Maroc dispose de deux sièges. Suite à une surcapacité importante. l’entreprise démarre et développe l’export en 1995 . Toutes les régions du monde n’ont pas les mêmes habitudes de consommation de fromage. la production était seulement consacrée au marché local. l’un à la fois commercial et administratif à Casablanca. la Société Industrielle d’Alimentation (SIALIM) a été créée en 1977. les marchés en développement et les marchés à conquérir. II.

Il leur recherche les offres qui peuvent garantir des prix convenables. C’est aussi la cible des informations. Ainsi. et du système d’approvisionnement en particulier. afin d’atteindre les objectifs fixés. 5. 2. ce qui lui permet d’enregistrer toutes les 64 Mémoire de fin d’études . Service Ressources Humaines : Etant donné que la réussite d’une entreprise ne dépend pas uniquement de ses moyens techniques mais aussi de son capital humain. Service Technique : Ce service prend en charge la maintenance technique de tout le matériel de l’entreprise. C’est l’intermédiaire entre l’entreprise et ses fournisseurs. des brefs délais. Service Achat : Le service achat effectue des tâches indispensables quant au fonctionnement de la société d’une manière générale. Cette année a connu l’apparition d’un concurrent important : il s’agit de la centrale laitière avec son produit « Cœur de lait » qui commençait déjà à préoccuper les dirigeants de la société. et ce en évitant les pannes. 4. le repère et le guide de l’entreprise. Organisation du Groupe Les Fromageries ALPHA Maroc possèdent plusieurs services qui contribuent au bon fonctionnement de la structure de l’entreprise : 1. et en assurant l’augmentation de la capacité de production des machines.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 Fromagerie ALPHA Maroc (SIALIM) jouissait du monopole sur le marché national jusqu’en 1998. 6. Service Laboratoire : Ce service effectue des analyses tout au long des différentes phases de production. notamment la production. et les exigences de qualité. il joue un rôle primordial dans l’amélioration du fonctionnement de tous les services. ainsi que la coordination entre les différents services de production et d’administration. 3. 2. le service personnel est un service pivot dans la réussite de la stratégie de l’entreprise et joue un rôle décisif dans son évolution. et contrôle la qualité des produits. Service Administratif et Comptable : C’est la mémoire. Direction : La direction assure à la fois l’ensemble des tâches liées à la gestion et à l’organisation de l’entreprise.

avoir les stocks nécessaires à la fabrication dans le but de:  Eviter une rupture des stocks  Assurer une bonne rotation des stocks 65 Mémoire de fin d’études . le service magasins et approvisionnements jouit d’une importance considérable dans le fonctionnement de toute la société. 9. ce qui permet d’optimiser l’utilisation des ressources disponibles. Ce service est celui qui assure la production et donc les vents et toute l’activité de l’entreprise. Organigramme service Magasin et Approvisionnement. 7. Il prend en charge la planification de la production de telle manière à satisfaire la demande en tenant compte de la capacité de production d’une part et de stockage d’autre part.  Sorties : la maîtrise de la gestion des livraisons vers les services demandeurs. comptable et financier de l’usine. autrement dit. Le responsable du service : supervise toutes les tâches assignées aux membres du service magasin et approvisionnements. En raison des responsabilités qu’il prend en charge. L’approvisionneur : se charge d’exprimer en terme de quantité le besoin de la fabrication. Le gestionnaire des stocks : assure le suivi des mouvements des stocks :  Entrées : la maîtrise des différentes réceptions. 10. 8. Son cycle de production commence dès l’entrée des MP jusqu’à la sortie des produits finis vers les stocks et frigos. Service Logistique et Ordonnancement : Ce service est considéré comme le cerveau qui guide le fonctionnement de toute l’usine et assure le pilotage. Service Assurance Qualité : Le service assurance qualité prend en charge la préparation de l’entreprise pour la certification et constitue ainsi l’œil observateur et le détecteur des anomalies de qualité dans toutes les composantes de l’entreprise. Le service Magasin et Approvisionnement : En 1990.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 entrées et les sorties. ce service va être détaillé par la suite vu que c’est le service où on a passé notre projet de fin d’étude. les responsables de la société SIALIM ont décidé de créer un nouveau service : le service magasins et approvisionnement qui est indépendant du service achats. Service Production : C’est la clef de tout le fonctionnement de la société. Il prend en charge le secteur administratif.

 L’établissement du point de semaine concernant la couverture des articles de matières premières.  Présenter les principes et les règles de gestion à respecter en matière d’utilisation.  produits finis.Des conditions contractuelles régissant les relations des Groupe « ALPHA » avec les loueurs de véhicules.  Permettre au personnel de la société d’atteindre ses objectifs en optimisant l’utilisation des véhicules mis à sa disposition.  L’inventaire physique des stocks. Section II : La procédure de Gestion du Parc Véhicules. Ceci consiste évaluer la consommation de chaque article au cours de la semaine.  L’élaboration des états de stocks et la préparation des besoins du service production en matières premières et emballages. 66 Mémoire de fin d’études .De l’intérêt patrimonial de la société .  Décrire les différentes étapes relatives à chaque aspect . frais d’autoroute et services connexes .  La manutention des produits finis à expédier. 2009-2010 Les principales missions du service magasin et approvisionnements peuvent être résumées comme suit :  Le contrôle des entrées et des sorties des divers articles.Etat des véhicules. Objectifs  Aborder les aspects liés à la gestion des différents types de véhicules de la société : .Mise à disposition et restitution .  Garantir le respect : . . . d’entretien et de réparation des véhicules . dans le but de connaître la situation réelle des stocks. emballages et pièces détachées.ISCAE CASABLANCA Le service magasin et approvisionnements comporte quatre sections :  matières premières.  Préciser la démarche et les règles à suivre en cas de sinistre . .  pièces détachées.  emballages.Carburant. entretiens et réparations.  La préparation des bons de commandes d’achats des matières premières et de fournitures de bureau. 1. d’emballage. Cette évaluation est nécessaire pour déterminer la date de réapprovisionnement.  Enumérer les différents intervenants impliqués dans la gestion des véhicules ainsi que les documents utilisés .  La déclaration au laboratoire des arrivages pour le lancement des analyses et la préparation des échantillons à prélever. en coopération avec le service administratif et comptable.  La réception des Matières premières.

Cette demande est étudiée et validée dans le cadre du budget annuel d’investissement. Un besoin d’extension du parc.   Avant toute mise à disposition.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 2. Supply-Chain) . Véhicules utilitaires mis à la disposition des Responsables d’Enseignes. le cas échéant. des Vendeurs Détail et des Vendeurs Gros . des Superviseurs Détail . Les conséquences de toute négligence ou usage abusif d’un véhicule de la société seront entièrement supportées par son utilisateur. Champ d’application 2. Scope de la procédure La présente procédure est applicable à tous les types de véhicules (camions.   Le parc véhicules doit être utilisé dans le respect de l’intérêt patrimonial de la société et conformément aux préconisations du constructeur. des Responsables d’Enseignes. suite à : Un besoin de remplacement .1.  Le parc véhicules de la Société est composé des : Voitures de tourisme mises à la disposition des Responsables Circuit. le suivi des entrées et sorties des camions est effectué à travers une « Fiche Entrées/Sorties Camions » (Annexe1). Les bénéficiaires des voitures de fonction . Population concernée      Le Responsable du Parc Véhicules . 67 Mémoire de fin d’études . Le mécanicien . du mécanicien et du loueur. Les voitures de fonction sont attribuées aux Directeurs. 2. 3. Camions utilisés par la Supply-Chain et par les Vendeurs Détail. Les Agents de Sécurité. Les Services utilisateurs des véhicules (Direction des Ventes.2. véhicules utilitaires et voitures de tourisme) utilisés par le personnel des Groupe « ALPHA » Site de Casablanca. Principes et règles de gestion  La demande de véhicule est exprimée par un service. le Responsable du Parc Véhicules vérifie que l’utilisateur dispose d’un permis de conduire adapté à la catégorie du véhicule N’étant pas attribués de manière personnalisée aux chauffeurs.

après diagnostic.  Les véhicules appartenant à la société en circulation dans le périmètre de Casablanca sont acheminés vers le Dépôt Commercial pour entretiens et réparations. Une fiche technique est créée pour chaque véhicule à la disposition de la société. les véhicules appartenant à la société et circulant hors du périmètre de Casablanca sont acheminés vers l’atelier agréé correspondant à leur zone de circulation. Cette fiche est mise à jour à l’occasion de chaque entretien ou réparation. les prestations relatives à des entretiens d’usage sont entièrement réalisées et prises en charge par le loueur. Un véhicule doit être restitué en cas de : .  A l’occasion d’un entretien ou d’une réparation. Le mécanicien décide. Les pièces de rechange nécessaires à l’entretien et à la réparation du parc véhicules sont commandées selon le besoin. .départ définitif de son utilisateur. Ce stock est géré manuellement par le mécanicien. qu’il soit sa propriété ou en location. Des cartes carburant/autoroute sont souscrites pour toutes les voitures de tourisme et tous les véhicules utilitaires. le loueur met à la disposition de la société des carnets d’entretien. les frais de réparation des dommages sont supportés par le Groupe « ALPHA » ou le loueur et ce.ISCAE CASABLANCA 2009-2010   La matérialisation de la mise à disposition des véhicules hors camions est établie par le biais d’un « Bon de Mise à Disposition/Restitution de Véhicule» (Annexe 2). travail de nuit nécessitant l’utilisation d’un véhicule.  Quand le véhicule est loué. logos…etc) sur les véhicules loués sans l’accord formel préalable du loueur. En cas de sinistre. 68 Mémoire de fin d’études . selon les conditions contractuelles liant les deux parties.   Une date de restitution du véhicule est nécessaire lorsqu’il s’agit d’une mise à disposition temporaire (mission temporaire.     A sa restitution au loueur. . Les pièces de rechange à faible valeur et qui sont fréquemment utilisées sont gérées en stock. Dans le cas des véhicules en location.   Un bon de sortie du véhicule (Annexe 3) signé par l’utilisateur est nécessaire si le mécanicien doit faire parvenir le véhicule à un prestataire externe pour entretien ou réparation. La société ne peut effectuer des transformations (inscriptions publicitaires.…). Les frais de remise en état sont facturés à la société. de les orienter vers un prestataire externe ou d’effectuer les entretiens ou les réparations en interne. le véhicule doit se trouver dans l’état standard tel que défini par le contrat de location. Ces modifications sont à la charge de la société.remplacement .mobilité interne de son utilisateur vers un autre service .

La « Fiche Entrées/Sorties Camions » est renseignée et signée par les Agents de Sécurité. exception faite. Procès verbal de livraison. En effet. le cas échéant . Le responsable du parc véhicule conserve le carnet d’entretien avec la fiche technique dans un registre dédié. le mécanicien établit la fiche technique du véhicule (Annexe 4) ou la met à jour en cas de restitution. 4. Carnet d’entretien. En effet. Lorsqu’il s’agit d’un nouveau véhicule.ISCAE CASABLANCA 2009-2010  Des cartes carburant/autoroute sont souscrites pour tous les camions. il s’assure également de sa conformité avec les éléments du bon de commande. Lorsqu’il s’agit d’un nouveau véhicule loué.1. Description : A la réception du véhicule. Carte grise du véhicule. sauf ceux dédiés au transport primaire (Casablanca-Tanger). des camions utilisés par la Supply-Chain. le cas échéant . des cartes autoroute prépayées sont destinées aux camions assurant le transport primaire des produits finis. 69 Mémoire de fin d’études .  Les cartes carburant/autoroute font l’objet d’une facturation mensuelle de la part des prestataires. Sur la base de ces vérifications et des éléments de la carte grise. La mise à disposition du véhicule Etape 1 : Réception du véhicule Intervenants :  Le mécanicien . 4. Le mécanicien remet la fiche technique et la carte grise du véhicule au responsable du parc véhicules. le mécanicien effectue les vérifications de base (état de la carrosserie et contrôle mécanique). le responsable du parc véhicules signe le procès verbal de livraison remis par le loueur. Mise à disposition et restitution des véhicules Cette partie concerne tous les véhicules du Groupe « ALPHA » Site de Casablanca. Une copie de ladite fiche est communiquée au Responsable Services Généraux.  Le responsable du parc véhicules. le suivi des entrées et sorties de ces camions se fait à travers une « Fiche Entrées/Sorties Camions » (Annexe 1). Cette fiche est transmise de manière quotidienne au Responsable du parc véhicules. Documents d’entrée :     Copie du bon de commande .

Documents d’entrée :  Bon de mise à disposition du véhicule . visite technique. avant de signer ledit bon et de le retransmettre au responsable du parc véhicules.  Fiche technique du véhicule. à l’utilisateur. vignette.  Carte grise. N° de matricule et Service). visite technique. avec les documents nécessaires à l’utilisation du véhicule (carte grise. Etape 3 : Mise à disposition du véhicule Intervenants : L’utilisateur du véhicule. Documents de sortie :  Bon de mise à disposition du véhicule . assurance du véhicule). Documents d’entrée :  Carte grise. visite technique. assurance du véhicule . 70 Mémoire de fin d’études . visite technique. ainsi que les documents nécessaires à son utilisation. Le responsable du parc véhicules renseigne le bon de mise à disposition (Annexe 2) sur la base des documents d’entrée et des données liées à l’utilisateur.ISCAE CASABLANCA Documents de sortie :  Fiche technique de véhicule . Une copie signée du bon de mise à disposition est conservée par l’utilisateur. vignette. assurance du véhicule. Prénom.  Carte grise. Etape 2 : Préparation du bon de mise à disposition du véhicule Intervenants : Le responsable du parc véhicules. Le responsable signe le bon de mise à disposition et le transmet. Description : 2009-2010 Le responsable du parc véhicules récupère auprès des Ressources Humaines les informations relatives à l’utilisateur (Nom. assurance du véhicule .  Carte grise du véhicule. Description: L’utilisateur vérifie les informations figurant au niveau du bon de mise à disposition/restitution du véhicule. vignette. vignette.

Documents d’entrée :  Carte grise. Le responsable du parc véhicules complète la rubrique « restitution du véhicule » du bon de mise à disposition/restitution (Annexe 2) en fonction des éléments de la fiche technique.  Fiche technique du véhicule .les documents nécessaires à l’utilisation du véhicule auprès de l’utilisateur . La restitution du véhicule Etape 1 : Contrôle technique du véhicule Intervenants : Le mécanicien. 71 Mémoire de fin d’études . Documents de sortie : Fiche technique signée et transmise au responsable du parc véhicules. le cas échéant. 4. Le mécanicien signe la fiche technique et la transmet au responsable du parc véhicules.2. Description : Le mécanicien contrôle l’état du véhicule. Documents d’entrée : Fiche technique du véhicule.la fiche technique du véhicule auprès du mécanicien.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 Documents de sortie : Bon de mise à disposition retransmis au responsable du parc véhicules. Le responsable du parc véhicules signe le bon de mise à disposition/restitution et le fait signer par l’utilisateur. .  Bon de mise à disposition/restitution du véhicule. Etape 2 : Restitution du véhicule Intervenants : Le responsable du parc véhicules. vignette. et précise ses remarques au niveau de la fiche technique (Annexe 4). Description : Le responsable du parc véhicules récupère : . visite technique et assurance du véhicule .

le chauffeur restitue ladite carte au responsable du parc véhicules ou à son représentant. le choix des services (lavage. qui se charge de passer la commande auprès du fournisseur. Ci-après les étapes conduisant à la souscription des cartes : Etape 1 : Demande de la carte carburant/autoroute Intervenants : Le chef du service demandeur.Autoroute. Les cartes destinées à la Direction des Ventes et aux bénéficiaires des voitures de fonction sont conservées par les utilisateurs de véhicules. vidange…) et les informations liées à l’utilisateur. Une copie du bon est conservée par l’utilisateur. Le chef du service demandeur signe la demande de carte carburant/autoroute et la transmet au responsable du parc véhicules. Les cartes dédiées à la Supply-Chain sont gérées par le responsable du parc véhicules ou son représentant. le chauffeur récupère la carte correspondant au véhicule mis à sa disposition. 5. Le responsable du parc véhicules conserve toutes les demandes de carte carburant/autoroute au niveau d’un registre dédié. Description : Le chef du service demandeur établit une demande de carte (Annexe 5) en précisant les caractéristiques du véhicule. carburant et services connexes Les cartes carburant/autoroute sont mises à la disposition de la Supply-Chain. de la Direction des Ventes et des bénéficiaires des voitures de fonction.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 Le bon de mise à disposition/restitution est archivé par le responsable du parc véhicules dans un registre dédié. Documents de sortie : Bon de mise à disposition/restitution du véhicule signé. A l’occasion de chaque tournée. A son retour. Etape 2 : Commande et réception de la carte carburant/autoroute 72 Mémoire de fin d’études . le cas échéant. auprès du responsable du parc véhicules ou de son représentant. Documents de sortie : Demande de carte carburant/autoroute. Documents d’entrée : Formulaire « Demande de carte carburant/autoroute ».

Une fois la carte carburant/autoroute reçue. Documents de sortie : Fiche technique du véhicule. le mécanicien établit une fiche technique (Annexe 4) comprenant les informations permettant l’identification du véhicule ainsi que les dates et les kilométrages des entretiens les plus récents. 6. Les entretiens d’usage Etape 1 : Etablissement de la fiche technique du véhicule Intervenants : Le mécanicien. pour conservation dans un registre dédié. La fiche technique de véhicule comprend également une rubrique consacrée au diagnostic et aux conclusions du mécanicien. le responsable du parc véhicules établit un bon de commande qu’il transmet au fournisseur. la fiche technique de véhicule est transmise au responsable du parc véhicules. Etape 2 : Mise en œuvre de l’entretien d’usage 73 Mémoire de fin d’études . Documents d’entrée : Carte grise du véhicule.Etat des véhicules. elle est transmise au chef du service demandeur par le responsable du parc véhicules. datée et signée par le mécanicien. Description : A la réception d’une demande de carte (Annexe 5) signée par le chef du service demandeur. Documents d’entrée : Demande de carte carburant/autoroute. Une fois établie.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 Intervenants : Le responsable du parc véhicules. entretiens et réparations 6.1. Documents de sortie : Carte carburant/autoroute. Description: A la réception d’un nouveau véhicule.

l’utilisateur le fait parvenir à l’atelier agréé correspondant à sa zone de circulation. Carnet d’entretien du loueur . visite technique et assurance du véhicule . Le mécanicien ou l’utilisateur fait parvenir le véhicule à l’atelier du réseau technique du loueur ou à un prestataire agréé par ce dernier.  Carnet d’entretien du loueur. Dans les cas où le mécanicien doit faire parvenir le véhicule à un prestataire externe. 74 Mémoire de fin d’études . Une copie du bon de sortie est gardée par l’utilisateur.  Le mécanicien. Les prestations relatives aux entretiens d’usage sont entièrement réalisées et prises en charge par le loueur. le cas échéant. le cas échéant . Le mécanicien réalise l’entretien d’usage en interne ou fait parvenir le véhicule à un prestataire externe. Etape 3 : Mise à jour de la fiche technique de véhicule Intervenants : Le mécanicien. Description : Cas d’un véhicule loué : Le responsable du parc véhicules contacte le loueur pour une prise de rendez-vous. vignette. Documents de sortie :  Bon de sortie du véhicule. le cas échéant. le cas échéant . Copie de la facture pour entretiens d’usage du prestataire externe. Cas d’un véhicule appartenant à la Société : Lorsqu’il s’agit d’un véhicule circulant dans le périmètre de Casablanca.  Copie de la facture pour entretien d’usage du prestataire externe. Fiche technique du véhicule .  Carte grise. Quand le véhicule est en circulation hors du périmètre de Casablanca.  Bon de sortie du véhicule.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 Intervenants :  L’utilisateur du véhicule . Documents d’entrée :     Bon de sortie du véhicule . Documents d’entrée :  Fiche technique du véhicule . le mécanicien effectue son diagnostic quant à l’état du véhicule. un bon de sortie du véhicule signé par l’utilisateur est nécessaire (Annexe 3).

au responsable du parc véhicules pour conservation dans un registre dédié.…). Le mécanicien met à jour la fiche technique du véhicule en se basant sur :  Le carnet d’entretien du loueur dans le cas d’un véhicule loué .3. Procès verbal. Procès verbal. le mécanicien récupère la fiche technique (Annexe 4) auprès du responsable du parc véhicules. Documents de sortie : Fiche technique du véhicule actualisée. 6. L‘utilisateur est tenu de préciser toutes les circonstances qui ont entouré ou ayant conduit à la survenue du sinistre. Les sinistres Etape 1 : Notification du sinistre au responsable du parc véhicules Intervenants : L’utilisateur du véhicule.2. Cas des véhicules loués Etape 2 : Déclaration du sinistre au loueur Intervenants : 75 Mémoire de fin d’études . Récépissé de dépôt de plainte. Le mécanicien date et signe la fiche technique avant de la remettre. d’un vol.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 Description : A l’occasion de tout entretien. le cas échéant. Description : Dès la survenue d’un accident. Documents d’entrée : Documents relatifs au sinistre (Constat amiable. Récépissé de dépôt de plainte. tout en fournissant les pièces probantes y afférent. d’un incendie.…). d’une panne ou de toute autre forme de sinistre. avec les autres documents d’entrée. l’utilisateur informe le responsable du parc véhicules.  la facture pour entretien du prestataire externe. dans le cas d’un véhicule appartenant à la société. Documents de sortie : Documents relatifs au sinistre (Constat amiable. 6.

Procès verbal.…). Ceci. Procès verbal.…) . le responsable du parc véhicules avise le Responsable Trésorerie pour suspension des virements en faveur du loueur. Etape 3 : Réparation des dommages et/ou remplacement du véhicule Intervenants :  Le responsable du parc véhicules .ISCAE CASABLANCA 2009-2010 Le responsable du parc véhicules. Documents d’entrée : Documents relatifs au sinistre (Constat amiable. Le responsable du parc véhicules adresse au loueur une déclaration détaillée sur papier en tête accompagnée des pièces probantes y afférent. Récépissé de dépôt de plainte.4.  Le mécanicien. Récépissé de dépôt de plainte. selon les termes du contrat liant les deux parties.  Déclaration de sinistre. Description : Le responsable du parc véhicules récupère les documents relatifs au sinistre auprès de l’utilisateur. Cas des véhicules appartenant au Groupe « ALPHA » Etape 2 : Déclaration du sinistre à l’assureur 76 Mémoire de fin d’études . En cas de non remplacement du véhicule immobilisé ou indisponible. Documents de sortie : Copie de la facture pour réparation de véhicule en provenance du prestataire externe.…). Procès verbal. suite à un sinistre. Documents de sortie :  Documents relatifs au sinistre (Constat amiable. dans les délais précisés au niveau du contrat de location. Récépissé de dépôt de plainte. 6. Documents d’entrée : Documents relatifs au sinistre (Constat amiable. Description : La démarche et les frais de réparation des dommages sont engagés par le Groupe « ALPHA » ou le loueur de véhicules.

Récépissé de dépôt de plainte.  Documents relatifs au sinistre (Constat amiable. ce dernier désigne l’expert qui évaluera le montant des dommages subis par le véhicule. Le responsable du parc véhicules présente de son coté le véhicule à un mécanicien agréé pour obtention d’un devis de réparation.…). Ce devis est transmis à l’expert désigné par l’assureur. Récépissé de dépôt de plainte. Procès verbal. Documents de sortie : Devis de réparation de véhicule. Description : Le responsable du parc véhicules envoie à l’attention de l’assureur.  Documents relatifs au sinistre (Constat amiable. Récépissé de dépôt de plainte.  L’assureur. une déclaration de sinistre sur papier en tête.…). Procès verbal. Description : Sur la base des documents relatifs au sinistre parvenus à l’assureur.ISCAE CASABLANCA Intervenants : Le responsable du parc véhicules. Documents d’entrée :  Déclaration de sinistre . accompagnée des pièces prouvant ledit sinistre. Etape 3 : Désignation de l’expert Intervenants :  Le responsable du parc véhicules . Procès verbal. Etape 4 : Estimation des dommages et réparation du véhicule Intervenants : 77 Mémoire de fin d’études .…). Documents de sortie :  Déclaration de sinistre . dans le respect des délais prévus par le contrat d’assurance. Documents d’entrée : 2009-2010 Documents relatifs au sinistre (Constat amiable. Ceci.

Etape 5 : Versement des indemnités Intervenants : L’assureur. Récépissé de dépôt de plainte.  Rapport d’expertise. Documents de sortie :  Autorisation de réparation de véhicule . . Documents d’entrée : 2009-2010  Devis de réparation de véhicule.ISCAE CASABLANCA  L’expert . le responsable du parc véhicules envoie une copie de la facture à l’expert désigné par l’assureur.  Le responsable du parc véhicules.…). L’expert donne également l’autorisation de réparation du véhicule au responsable du parc véhicules.…). l’expert donne une estimation finale aux dommages subis.  Documents relatifs au sinistre (Constat amiable. Documents d’entrée :  Rapport d’expertise . Description : Après étude des documents d’entrée et examen du véhicule sinistré.  Documents relatifs au sinistre (Constat amiable. Procès verbal. Récépissé de dépôt de plainte. l’assureur détermine le montant des indemnités à verser à la société. A l’issue de la réparation du véhicule. Ces indemnités font l’objet d’un chèque rédigé par l’assureur pour le compte du Groupe « ALPHA ». Etape 6 : Mise à jour de la fiche technique de véhicule 78 Mémoire de fin d’études . L’expert rédige par la suite son rapport d’expertise et le transmet à l’assureur. Description : Sur la base des documents d’entrée. Documents de sortie : Chèque des indemnités.  Copie de la facture de réparation de véhicule. Procès verbal.

Le mécanicien date et signe la fiche technique.ISCAE CASABLANCA Intervenants : Le mécanicien.  Fiche technique de véhicule. 7. Objectifs 79 Mémoire de fin d’études . le mécanicien met à jour la fiche technique correspondante sur la base des éléments de la copie de la facture de réparation provenant du prestataire externe. et la remet au responsable du parc véhicules pour conservation dans un registre dédié. Documents d’entrée :  Copie de la facture pour réparation de véhicule du prestataire externe . Documents de sortie : Fiche technique de véhicule. Archivage des documents Section III : La procédure d’inventaire physique des stocks de produits finis 1. Description : 2009-2010 A l’issue de la réparation d’un véhicule suite à un sinistre. le cas échéant.

2. 2. . Population concernée  La Direction Générale .le 5005 affecté aux retours en date . Principes et règles de gestion Les stocks de produits finis du Site de Casablanca se composent de 8 magasins : . . .le 5200 destiné aux dons et aux échantillons.le 5009 dédié aux articles non-conformes .  La Direction Administrative et Financière . 2.L’inventaire physique des stocks de produits finis intervient à la fin de chaque mois. .le 5007 pour les articles destinés au contrôle qualité .le 5001 pour les disponibles .le 5004 destiné aux articles hors DGC (à 60 jours de la date de péremption) . .Enumérer les différents intervenants impliqués dans la procédure d’inventaire physique des stocks de produits finis ainsi que les documents utilisés .ISCAE CASABLANCA 2009-2010 .le 5006 consacré aux retours client . .  La Supply-Chain.L’inventaire physique complet est appliqué aux stocks de produits finis de manière mensuelle.Définir le type et la fréquence d’inventaire appliqués aux stocks de produits finis .le 5100 est un magasin déporté .Enoncer les principes à respecter en matière de rapprochement. . de valorisation et de validation des écarts.Définir les règles à suivre dans la préparation et la mise en œuvre de l’opération d’inventaire . .1. 80 Mémoire de fin d’études . . Scope de la procédure La présente procédure est applicable à l’occasion de l’inventaire physique complet des stocks de produits finis du Groupe « ALPHA » Site de Casablanca. Champ d’application 2. . .Décrire les différentes étapes de l’inventaire physique des stocks de produits finis . Sa date exacte dépend des mouvements de stock. 3. . .

Processus opérationnel 4. la saisie de tout mouvement de stock sur SAP est bloquée. en plus d’un ou de deux auditeurs pour l’inventaire physique du mois de décembre. o Le stock en transit en provenance de l’unité de production à Tanger est pris en compte par le système SAP. . Le renseignement des feuilles de comptage se fait de manière lisible et à l’encre. une heure d’arrêt des mouvements est fixée. 81 Mémoire de fin d’études . Elles s’assurent également que tous les membres connaissent la présente procédure et qu’ils n’ont pas de questions. o Pendant l’opération de comptage. Préparation de l’opération d’inventaire Etape 1 : Planning de l’inventaire Intervenants : Le Supply-Chain Manager.L’équipe Finance représentée par le contrôleur de gestion commercial. en plus du stock compté. Les équipes procédant à l’opération de comptage sont : L’équipe Supply-Chain composée d’un manutentionnaire. durant la semaine précédant celle de l’inventaire. Ce stock forme. - . pour préparation de l’espace de stockage et édition du « Listing Valorisé des Stocks de Produits Finis » (Annexe 7). - L’unité de comptage des stocks de produits finis est la caisse.Les écarts ressortis à partir du rapprochement entre les quantités comptées et les quantités théoriques sont valorisés dans le système SAP selon la méthode du FIFO.1. les équipes s’assurent que chacune d’elles a l’intégralité de ses feuilles de comptage (Annexe 8). Ce type d’inventaire se fait sans intervention de la Direction Financière.Les articles préparés pour livraison au(x) client(s) ne doivent pas faire l’objet d’un comptage. Pour ce. o Le jour de l’inventaire physique.Le « Planning de l’Inventaire Physique des Stocks de Produits Finis » (Annexe 6) est envoyé par mail à l’ensemble des intervenants de la présente procédure et ce. . .ISCAE CASABLANCA 2009-2010 Un inventaire tournant est également réalisé par la Supply-Chain pour s’assurer d’un mouvement ou pour des besoins d’optimisation de stock. d’un cariste et d’un magasinier . la situation du stock de produits finis à la fin du mois. 4. - o Avant le démarrage de l’opération de comptage. les manutentionnaires et les caristes les isolent pendant la préparation de l’espace de stockage.

Description : Le jour de l’inventaire.ISCAE CASABLANCA Documents d’entrée : Prévisions des ventes mensuelles. le nombre de palettes pour chaque référence ainsi que le nombre de caisses par palette. Les étiquettes collées à l’extrémité de chaque couloir comprennent les références des articles. Ce planning est envoyé par mail la semaine précédant celle où aura lieu l’opération d’inventaire. Etape 2 : Préparation de l’espace de stockage Intervenants :  Les manutentionnaires . leurs quantièmes. Documents de sortie : Etiquettes de couloirs. Documents de sortie : Planning de l’Inventaire Physique des Stocks de Produits Finis. Le Supply-Chain Manager envoie à cet effet un planning d’inventaire (Annexe 6) à l’ensemble des intervenants.  Les caristes. Le planning d’inventaire précise la date et l’heure de l’inventaire ainsi que les équipes de comptage. La préparation des stocks consiste aussi en l’étiquetage des couloirs. et en mettant les palettes incomplètes en avant pour faciliter le comptage des caisses. les manutentionnaires et les caristes préparent l’espace de stockage en complétant les palettes de mêmes références. Description : 2009-2010 La date de l’inventaire physique des stocks de produits finis est fixée selon les mouvements de stock et en fonction de l’atteinte des objectifs de vente mensuels. Les articles préparés pour livraison au(x) client(s) sont isolés dans l’espace de stockage pour ne pas faire l’objet d’un comptage. Etape 3 : Préparation des feuilles de comptage Intervenants : 82 Mémoire de fin d’études . Documents d’entrée : Planning de l’Inventaire Physique des Stocks de Produits Finis.

article. 83 Mémoire de fin d’études .ISCAE CASABLANCA Le magasinier. Une copie est destinée à l’équipe de comptage Supply-Chain. Documents d’entrée : Planning de l’Inventaire Physique des Stocks de Produits Finis. Description : 2009-2010 Par la transaction ZMI31. L’édition de ce document bloque automatiquement la saisie de tout mouvement de stock durant l’opération de comptage. le magasinier prépare les feuilles de comptage (Annexe 8) en précisant toutes les informations permettant d’organiser l’opération de comptage (date de comptage. Le magasinier édite doublement les feuilles de comptage. Documents de sortie : Feuilles de comptage. Documents de sortie : Listing Valorisé des Stocks de Produits Finis. et une autre copie pour l’équipe de comptage Finance. Description : Le contrôleur de gestion commercial édite juste avant l’opération de comptage. Le cariste. Etape 4 : Edition du listing valorisé des stocks Intervenants : Le contrôleur de gestion commercial. désignation article. Le magasinier . Déroulement de l’opération d’inventaire 4. type de stock…etc). Le manutentionnaire . Documents d’entrée : Planning de l’Inventaire Physique des Stocks de Produits Finis. Etape 1 : Mise en œuvre du comptage Intervenants :     Le contrôleur de gestion commercial . magasin d’emplacement. le « Listing Valorisé des Stocks de Produits Finis » (Annexe 7).2.

Documents de sortie : Feuilles de comptage renseignées. En cas d’écart.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 Documents d’entrée : Feuilles de comptage. le magasinier et le contrôleur de gestion signent leurs feuilles de comptage respectives. Description : Avant le démarrage du comptage. les équipes s’assurent que chacune d’elles a l’intégralité des feuilles de comptage. afin d’identifier les couloirs déjà comptés et d’éviter les doublons. Le contrôleur de gestion marque un « C » sur chaque étiquette comptée.  Le magasinier. Etape 2 : Contrôle post-comptage Intervenants :  Le contrôleur de gestion commercial . et couloir par couloir en se basant sur les étiquettes préalablement établies et collées à l’extrémité de chaque couloir. 84 Mémoire de fin d’études . Le magasinier et le contrôleur de gestion commercial comparent par la suite les montants pour chaque référence au niveau de leurs feuilles de comptage. Documents d’entrée : Feuilles de comptage renseignées. Le comptage se fait magasin par magasin. l’équipe de comptage procède à un recomptage de(s) article(s) faisant l’objet d’un écart. Le magasinier et le contrôleur de gestion commercial procèdent à l’opération de comptage et reportent les quantités comptées sur leurs feuilles de façon lisible et à l’encre. que ce dernier a été entièrement couvert et que toutes les étiquettes sont marquées par un « C ». Description : Le magasinier et le contrôleur de gestion commercial s’assurent avant de quitter l’espace de stockage. Un cariste et un manutentionnaire font également partie de l’équipe de comptage pour être sollicités par le magasinier ou le contrôleur de gestion en cas de besoin. que tous les membres connaissent la procédure d’inventaire physique et qu’ils n’ont pas de questions. Une fois les montants comparés.

4.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 Juste après l’opération de comptage.  Le Supply-Chain Manager. Documents de sortie : Feuilles de comptage renseignées et signées. le contrôleur de gestion commercial édite une deuxième fois le « Listing Valorisé des Stocks de Produits Finis » (Annexe 7) pour comparaison avec la première édition. le magasinier procède à la saisie des quantités comptées sur SAP. Documents d’entrée :  Feuilles de comptage signées . le magasinier contacte le contrôleur de gestion commercial pour un recomptage. Rapprochement et validation des écarts Etape 1 : Rapprochement des écarts Intervenants :  Le magasinier .  Listing Valorisé des Stocks de Produits Finis. 85 Mémoire de fin d’études . Le Supply-Chain Manager vérifie et évalue les écarts en quantité par rapport au stock global de produits finis. Documents d’entrée : Feuilles de comptage renseignées et signées.3. la transaction MI20 permet au magasinier d’obtenir le « Récap des Ecarts » (Annexe 9). Description : Sur la base des feuilles de comptage. avant d’envoyer ledit document au contrôleur de gestion commercial. En faisant le rapprochement entre les quantités comptées saisies et les quantités théoriques. Etape 2 : Valorisation des écarts Intervenants : Le contrôleur de gestion commercial. Lorsqu’un ou plusieurs articles font l’objet d’un écart important. Le magasinier transmet le « Récap des Ecarts » au Supply-Chain Manager. Documents de sortie : Récap des Ecarts.

Le Procès Verbal des Ecarts est ensuite remis aux signataires pour action et aux signataires pour validation. qu’il envoie à la Direction Financière du Site de Tanger. les quantités comptées saisies par le magasinier ainsi que les quantités théoriques du stock de produits finis. Le contrôleur de gestion obtient ensuite par la transaction MRN9 la situation du stock de produits finis (stock compté + stock en transit) à la fin du mois. la Responsable Contrôle de Gestion Commercial et le Chef comptable signent pour action. Le Supply-Chain Manager . une colonne « justification de l’écart » est ajoutée au niveau du « Procès Verbal des Ecarts ». le top management peut demander une explication de l’écart. La Responsable Contrôle de Gestion Commercial . Dans ce cas de figure. la quantité théorique ainsi que les écarts en quantité et en valeur. Le Procès Verbal est signé après justification des écarts. 86 Mémoire de fin d’études . Description : Le contrôleur de gestion commercial soumet le Procès Verbal des Ecarts (Annexe 10) aux validateurs. Les signataires pour validation sont le Directeur Général et la Directrice Administrative et Financière tandis que le Supply-Chain Manager. Le contrôleur de gestion inscrit la mention « OK quantités comptées au (date de l’inventaire) » sur le « Récap des Ecarts » et signe chaque page du document. Etape 3 : Validation des écarts Intervenants : Le Directeur Général . Documents de sortie : Procès Verbal des écarts.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 Description : Le contrôleur de gestion commercial vérifie. Le Chef Comptable. Le contrôleur de gestion fait ressortir les écarts en valeur réelle et prépare le « Procès Verbal des Ecarts » (Annexe 10) en indiquant pour chaque article la quantité comptée. Documents d’entrée : Procès Verbal des Ecarts. en se basant sur ses feuilles de comptage et sur le « Listing Valorisé des Stocks de Produits Finis ». La Directrice Administrative et Financière . le cas échéant. En cas d’écart important en valeur ou en quantité.

ISCAE CASABLANCA Documents de sortie : Procès Verbal des Ecarts signé. dans lequel il conserve tous les documents originaux relatifs à l’opération d’inventaire. Etape 4 : Archivage Intervenants :  Le contrôleur de gestion commercial . Récap des Ecarts . Documents de sortie : Dossier « Inventaire Physique des Stocks de Produits Finis ». Procès Verbal des Ecarts . Description : 2009-2010 Le contrôleur de gestion commercial compose un dossier « Inventaire Physique des Stocks de Produits Finis » relatif à chaque mois. Conclusion 87 Mémoire de fin d’études . Le magasinier garde au niveau de la Supply-Chain une copie des feuilles de comptage.  Le magasinier. Listing Valorisé des Stocks de Produits Finis . Feuilles de comptage . Documents d’entrée :      Planning de l’Inventaire Physique des Stocks de Produits Finis .

En effet. Par conséquent.ISCAE CASABLANCA 2009-2010 Après des événements mettant au grand jour des pratiques comptables critiquables ayant causé l’une des plus grandes crises de confiance dans les marchés financiers. il s’est avéré primordial de réagir et de manière ferme. libéralisme qui encore une fois a été remis en cause par la crise financière de 2008. Il ne se limite pas à une simple fonction mais c’est un état d’esprit qui doit régner. ainsi toute entreprise pourrait disposer d'un corps unique de règles afin d'améliorer sa fiabilité. de l’organisation et des modes de fonctionnement de l’entreprise : il est propre à chaque entreprise et résulte d’une démarche rigoureuse d’analyse des enjeux et de mise en place de dispositifs adaptés et efficaces. Les tentatives de normalisation des procédures de contrôle interne restent insuffisantes tant qu’il n’y a pas jusqu’à une date récente un référentiel unanimement admis en matière de contrôle interne. D’où la nécessité de se demander sur l’ampleur de l’extraterritorialité de la loi SOX. Pour ce faire. ces dernières ont apporté de nouveaux standards qui ont bouleversés ceux déjà en place. si une société cotée sur la place boursière américaine doit se conformer au référentiel de contrôle interne du COSO. une société à l’autre coin du monde (comme le Maroc d’ailleurs) ne retrouve pas de référentiel en matière contrôle interne. Un contrôle interne efficace est un facteur de réussite et de pérennité et assure l’atteinte des objectifs du management. Cette réaction s’est traduite dans la réalité par la promulgation de deux lois : le SarbanesOxley Act en 2002 et la Loi sur la Sécurité Financière de 2003. 88 Mémoire de fin d’études . Une harmonisation des lois sur le contrôle interne serait sans doute bénéfique en la matière. En effet. ces deux lois ont vu le jour pour contrecarrer les divers dépassements observés ces dernières années et qui ont pour principale conséquence de saper la confiance des investisseurs dans les systèmes de régulations déjà en place. symboles du libéralisme économique mondial. cette recommandation est une première devant le mutisme des différentes lois de sécurité financière sur ce sujet. Malgré les différences qui existent entrent les deux lois. le contrôle interne dépend de l’activité. il n’en demeure pas moins que l’esprit dans lequel elles ont été créées est le même – c'est-à-dire restaurer la confiance des investisseurs dans les marchés financiers. Notons que l’article 404 de la loi SOX rend obligatoire l’utilisation d’un cadre d’analyse reconnu en matière de contrôle interne et cite en substance le référentiel COSO. puisque cette dernière ne fait allusion qu’au référentiel américain de contrôle interne. laissant les sociétés abandonnées à leurs propres appréciations lors de l’instauration des systèmes de contrôle interne.

ISCAE CASABLANCA 2009-2010 sa comparabilité et la transparence de ses états financiers . Bibliographie 89 Mémoire de fin d’études .Ce projet est primordial et mérite une attention particulière aussi bien des pouvoirs publics que tous les acteurs et partenaires du marché financier.

org www. 6 pages. Webographie        www.procomptable. Rioux.com www. Colasse). Descheemaeker. p.  M. 2000.coso.ISCAE CASABLANCA 2009-2010  P. « Le contrôle interne ».org www. « Comptabilité créative » in Encyclopédie de Comptabilité. rapport du 32ème congrès. 1977.medef. « Théorie et pratique de l’audit interne ». Bulletin Joly Sociétés.alpha-group. « Nouvelle regulation internationale des sociétés cotées : les principales dispositions du Sarbanes-Oxley Act of 2002 ».  Ordre des experts comptables et des comptables agréés (OECCA). Contrôle de Gestion et Audit (sous la direction de B. pp. Observatoire des Amériques. janvier. 2003.  H. les Éditions d’Organisation. « A la rescousse du capitalisme américain : la loi Sarbanes-Oxley ».404institute. 511.amf-france.com www. Stolowy.internalaudit. janvier.fr www. 2003. 157-178.  Jacques RENARD.com 90 Mémoire de fin d’études . Economica.com www. 2002.

ISCAE CASABLANCA 2009-2010 Annexe Annexe 1 : Fiche Entrées /Sorties Camions Annexe 2 : Bon de Mise à Disposition/Restitution de Véhicule Annexe 3 : Bon de sortie Annexe 4 : Fiche technique de véhicule Annexe 5 : Demande de carte carburant/autoroute Annexe 6 : Planning de l’inventaire physique des stocks de produits finis Annexe 7 : Listing valorisé des stocks de produits finis Annexe 8 : Feuille de comptage Annexe 9 : Récap des écarts Annexe 10 : Procès verbal des écarts d’inventaire physique 91 Mémoire de fin d’études .