P. 1
16119548 BadiouOrienter Dans La Pensee (1)

16119548 BadiouOrienter Dans La Pensee (1)

|Views: 9|Likes:
Published by kainomid

More info:

Published by: kainomid on Dec 18, 2012
Copyright:Attribution Non-commercial

Availability:

Read on Scribd mobile: iPhone, iPad and Android.
download as PDF, TXT or read online from Scribd
See more
See less

01/26/2014

pdf

text

original

Sections

  • NOVEMBRE 2004
  • DECEMBRE 2004
  • JANVIER 2005
  • FEVRIER 2005
  • AVRIL 2005
  • OCTOBRE 2005
  • 19 OCTOBRE 2005
  • NOVEMBRE 2005
  • JANVIER 2006
  • MARS 2006
  • MAI 2006
  • 25 OCTOBRE 2006
  • NOVEMBRE 2006
  • 13 DECEMBRE 2006
  • 24 JANVIER 2007
  • 14 FEVRIER 2007
  • AVRIL 2007
  • 13 JUIN 2007

S’ORIENTER DANS LA PENSEE, S’ORIENTER DANS L’EXISTENCE Séminaire public d’Alain Badiou (octobre 2004/juin 2007) Ce séminaire

de trois ans entend construire une réponse à une forme déployée de la vieille question de Kant : “ Qu’est-ce que s’orienter dans la pensée ? ” Que la reprise de cette question soit opportune, c’est ce que l’état de violente confusion du monde démontre, tout autant que le vain espoir d’y parer par d’antiques exercices, comme : le nihilisme esthétisant, la politique “ démocratique ” sous toutes ses formes, la morale des droits, l’anarchisme des multitudes, le culte du corps-de-jouissance et/ou des “ formes de vie ”. Sans oublier bien entendu ce qui dans nos contrées domine, et de loin : la peur. La conservation angoissée, ou le désir frustré, des conforts et des privilèges auxquels notre appartenance occidentale accorde une garantie dont le prix en lâcheté est d’autant plus considérable qu’elle est de moins en moins assurée. Établir un diagnostic sur l’époque, lui trouver un nom vérifiable, exposer au jour de la pensée la nature de la confusion, de l’illimitation dévastée, dans laquelle les animaux humains tentent ici de survivre, tel est l’enjeu de notre première année (2004/2005). On verra que ce n’est pas une affaire simple. Car la tentation d’user des vieux noms, y compris ceux qui furent honorables (“ révolution ”, “ anticapitalisme ”, “ mouvement social ”…), ou de faire revenir comme appui les vieilles assises communautaires (“ arabe ”, “ français ”, “ juif ”, “ occidental ”…), ou de ne plus trouver d’issue que dans des amalgames (de la politique et de l’art, de l’art et de la vie, de la science et de la technique, de la répétition et de la création, de l’amour et de la jouissance, de la jouissance et de l’art…), tout cela fait partie de la confusion elle-même. Tout de même que décider que le temps est celui d’un oubli ou d’une décadence ne nous fait guère avancer. Car il importe de situer affirmativement, ou selon le possible propre qui est le sien, ce moment, le nôtre, dont l’apparaître est celui de l’immédiat sans concept. Dans la méthode proposée, “ Que se passe-t-il ? ” et “ Que faire ? ” ne sont pas des questions discernables. Cette première année sera aussi celle de la sortie de mon livre, le Siècle, consacré au vingtième du nom. La deuxième année (2005/2006), nous examinerons, nous expérimenterons, quelques concepts fondamentaux requis pour nous tenir définitivement à distance de ce qui aujourd’hui nous aspire, comme des sables mouvants, vers le consentement à notre propre disparition mentale. Matériaux, machines et fondations. Cette seconde année sera aussi celle de la sortie de mon livre Logiques des mondes, où je fais théorie de ces matériaux et de ces machines. La troisième année (2006/2007) proposera une doctrine que, à défaut de la dire du salut, ce qui fait spiritualiste, on nommera de la liberté nouvelle. Car ce dont il est question, de bout en bout, peut aussi se dire : quelles sont les conditions contemporaines de la liberté ? Ces conditions sont aujourd’hui difficiles à repérer, difficiles à penser, difficiles à tenir. La joie n’en est pas moins de constater que la philosophie peut les repérer et les penser, apportant ainsi sa contribution à ce qu’il soit possible de les tenir. I. 2004-2005 (transcription de François Duvert)

Octobre 2004 ......................................................................................................................................................................... Novembre 2004....................................................................................................................................................................1 Décembre 2004 ....................................................................................................................................................................2 Janvier 2005 ........................................................................................................................................................................3 Intervention de Mehdi Belhaj Kacem .............................................................................................................................4 Février 2005.........................................................................................................................................................................4 Avril 2005 ............................................................................................................................................................................5 Mai 2005 ..............................................................................................................................................................................6 Juin 2005..............................................................................................................................................................................7

OCTOBRE 2004

(notes P. Gossart) Distribution d’une feuille reproduisant 5 textes de René Char. Titre : Qu’est-ce qu’une vérité quand tout est confusion ? (quelques dires de René Char) 1) Tout ce que nous accomplirons d’essentiel à partir d’aujourd’hui, nous l’accomplirons faute de mieux. Sans consentement ni désespoir. Pour seul soleil : le bœuf écorché de Rembrandt. Mais comment se résigner à la date et à l’odeur sur le gîte affichées, nous qui, sur l’heure, somme intelligents jusqu’aux conséquences ? Une simplicité s’ébauche : le feu monte, la terre emprunte, la neige vole, la rixe éclate. Les dieux-dits nous délèguent un court temps leur loisir, puis nous prennent en haine de l’avoir accepté. Je vois un tigre. Il voit. Salut. Qui, là, parmi les menthes, est parvenu à naître dont toute chose, demain, se prévaudra ? (Contre une maison sèche, in Le Nu perdu, milieu des années soixante) 2) Certaines époques de la condition de l’homme subissent l’assaut glacé d’un mal qui prend appui sur les points les plus déshonorés de la nature humaine. Au centre de cet ouragan, le poète complètera par le refus de soi le sens de son message, puis se joindra au parti de ceux qui, ayant ôté à la souffrance son masque de légitimité, assurent le retour éternel de l’entêté portefaix, passeur de justice. (Seuls demeurent, 1938-44, in Fureur et mystère) 3) L’éternité n’est guère plus longue que la vie. (Feuillets d’Hypnos, 1943-44, in Fureur et mystère) 4) Combien confondent révolte et humeur, filiation et inflorescence du sentiment. Mais aussitôt que la vérité trouve un ennemi à sa taille, elle dépose l’armure de l’ubiquité et se bat avec les ressources mêmes de sa condition. Elle est indicible la sensation de cette profondeur qui se volatilise en se concrétisant. (même référence que la précédente) 5) La liberté n’est pas ce qu’on nous montre sous ce nom. Quand l’imagination, ni sotte ni vile n’a, la nuit tombée, qu’une parodie de fête devant elle, la liberté n’est pas de lui jeter n’importe quoi pour tout infecter. La liberté protège le silence, la parole et l’amour. Assombris, elle les ravive ; elle ne les macule pas. Et la révolte la ressuscite à l’aurore, si longue soit celle-ci à s’accuser. La liberté, c’est de dire la vérité, avec des précautions terribles, sur la route où TOUT se trouve. (Après, 1958, in Recherche de la base et du sommet) Je voudrais commencer par un point qui nous frappe… Vous savez que 1980 a été l’année de la mort de Sartre, qui était en un certain sens la clôture de quelque chose. Sartre, c’était au fond la philosophie française dans l’avant-après-guerre, entre les années trente, la fin des années trente, la guerre, la résistance, les années cinquante et la question du communisme et des guerres anti-coloniales. Et Sartre est mort en 80. Et puis, ensuite, sont morts successivement, comme vous le savez, dans les années 80, Lacan et Foucault. Et puis, dans les années 90, Althusser, Lyotard et Deleuze. Et puis voici que meurt Jacques Derrida. La période qui a identifié les années 60 se concentre en un moment, peut-être singulièrement ce qui se passe entre 64 et 68, 65 et 68… C’était véritablement un moment, c’était comme une fulgurance. Eh bien la génération philosophique qui a identifié ce moment, qui l’a constitué, qui en a été le repérage et en même temps la production, a à peu près complètement disparu. Au fond, il n’y a maintenant que, tutélaire, retiré, un peu comme un très vieil homme impassible, il n’y a plus que Lévi-Strauss. Et alors voilà : ça vient d’arriver, l’achèvement de cela, l’achèvement d’un temps de mort, qui est un temps de mort non pas tant au sens empirique, que la mort de ceux qui avaient signé quelque chose. La mort d’une signature historique, d’une signature temporelle. En dehors naturellement du constat toujours impressionnant de ce qu’un moment historique ainsi signé disparaît, le sentiment qui me vient tout de suite après, qui n’est pas un sentiment triomphal, c’est que nous sommes les vieux désormais. Alors nous ! Qui nous ? Eh bien ça a un sens assez précis. Nous sommes les vieux, ça veut dire : nous, nous qui avons été des disciples immédiats de ceux qui ont disparu, nous qui avions, dans ces années-là, entre 65 et 68, entre vingt et trente ans. Et alors voilà, nous advenons, nous sommes les anciens. Les anciens pour ceux qui en ont hérité, ceux au fond dont la jeunesse a été de se constituer dans cette période. En plus je peux dire, c’est un peu narcissique, mais je peux dire que je suis le vieux ! Parce que j’ai quelques années de plus que les autres. Et donc voilà, je me dis, je suis découvert devant vous comme le vieux. Et alors le vieux doit dans un premier temps rendre hommage à tous, sans exception, qui, ayant malheureusement et prématurément disparu… Beaucoup de ces hommes ne sont pas morts très vieux. La vieillesse est essentiellement relative, mais presque aucun d’entre eux n’a dépassé soixante-quinze ans. Excepté Lévi-Strauss qui est dans le vieil âge. Alors il faut rendre hommage à tous ceux-là qui ont disparu et qui nous constituent comme les vieux.

Jusque-là nous étions dans leur abri, nous étions dans leur bénévolance, nous étions sous leur protection spirituelle. Ils ne nous la proposent plus et donc nous ne sommes plus séparés du réel, par rien. Voilà. Alors, je veux donc commencer vraiment et très profondément par un hommage à Jacques Derrida singulièrement. Et vous verrez, à travers lui, à tous, parce que précisément, quelles qu’aient été les immenses différences et les batailles d’une extraordinaire violence qu’il a pu y avoir à ce moment-là, dans l’étalement du temps, ils apparaissent comme ayant été les signataires collectifs d’un moment de la pensée. Alors dans le groupe que j’ai nommé là, il y a eu ceux dont j’ai été, moi, inauguralement très proche. Ça a été Sartre et puis Lacan. Et puis ceux dont j’ai été le plus continûment éloigné, à vrai dire Foucault et Derrida probablement. Ceux avec qui j’ai eu de grandes querelles très rapprochées, proximes, et aussi de grandes séquences de pacification, c’est le cas certainement pour Althusser, Lyotard et Deleuze. L’hommage vaut pour tous. Il vaut au fond pour l’invention philosophique de ce moment. Et cet hommage est à sa place, pour une raison sur laquelle nous reviendrons naturellement, qui est que, en un certain sens, ce moment est, par certains de ses aspects, devant nous. Il est par certains de ses aspects devant nous. Je ne dirais pas sa répétition, mais sa reviviscence, ou ce que moi j’appelle, dans mon langage sa résurrection. Sa résurrection est devant nous  ça j’en suis profondément persuadé. De nombreux signes d’ailleurs le montrent. Ce moment est à la fois un moment historique, qui en un certain sens, justement comme tous les moments de ce genre, s’achève par la mort de ses signataires, c’est-à-dire de ceux qui en furent les héros, les emblèmes. Mais ce moment est aussi devant nous dans la figure de son inévitable résurrection. Car ce moment est ce qui fait balise, ou lumière, dans la confusion des temps. Et bien qu’il soit en arrière, il fait lumière cependant. Et en ce sens, faisant lumière, il est devant nous comme quelque chose qui est proposé à notre navigation. C’est pourquoi, dans ce cycle que je vais vous proposer, où il est question d’“orientation”, “s’orienter dans la pensée”, “s’orienter dans l’existence”… Eh bien ce qui fait lumière, ce qui fait balise, ce qui est devant nous à ce titre est évidemment de la plus grande importance et de la plus grande actualité. Je pense que ce moment que j’appelle les années soixante, d’une désignation empirique, mais qui est un moment de la pensée, un moment de l’histoire, s’est achevé en moment de l’action finalement, qu’il s’est abîmé, constitué et relevé en 68 au moment de l’action. Ce moment-là est à beaucoup d’égard devant nous. Et donc c’est en ce sens aussi que je voudrais rendre hommage ici à Jacques Derrida qui vient brutalement de disparaître. Alors naturellement je voudrais rendre à Jacques Derrida un hommage philosophique. Pas un hommage qui soit implanté ou disposé dans ce qu’il m’importe de penser, sinon ça ne serait pas un hommage véritable, ou ce serait un hommage comme vous avez pu en lire universellement, un hommage qui salue la subtilité, la qualité, le déploiement de son entreprise. Mais ce n’est pas ça. Je voudrais tenter de nommer le point qui m’importe absolument, que je reconnais absolument dans ce qu’a été son entreprise. Par conséquent, le point qui m’importe absolument, dans notre écart aussi, parce que finalement un hommage véritable c’est un hommage qui signale l’écart, qui lui donne, qui implante sa propre force. Pour ça j’ai besoin de quelques préliminaires que je vais vous donner, et qui sont d’ailleurs tout à fait à leur place parce que ce sont des préliminaires que nous retrouverons au titre du matériel conceptuel, du grand matériel conceptuel mobilisé tard dans notre long périple. Alors là je vais les donner sous une forme extraordinairement simplifiée. Mettons que nous appelions “un étant” (comme dans Heidegger) une multiplicité quelconque. Mettons que nous appelions “étant” une multiplicité quelconque, et mettons que nous nous intéressions à l’apparaître de cet étant, à ce qui fait que cet étant peut être dit étant d’un monde déterminé ; c’est-à-dire peut être dit, non seulement selon sa multiplicité pure, mais en tant qu’il est sur l’horizon apparaissant d’un monde déterminé. Supposons que nous tentions de penser l’étant, non pas seulement selon son être, c’est-à-dire selon la multiplicité pure qui en constitue l’être sans détermination (ou l’être indéterminé), mais que nous cherchions à penser cet étant en tant qu’il est là, donc en tant qu’il advient ou apparaît à l’horizon d’un monde, et que nous appelions cette apparition dans ce monde : son existence, à cet étant. Identifiant l’étant comme une multiplicité indifférenciée, nous nous intéressons à l’horizon mondain qui fait que cette multiplicité, outre le fait d’être la multiplicité qu’elle est, ce qui est mathématiquement pensable, est sur l’horizon d’un monde. Et là où elle apparaît dans un monde, elle existe. Donc nous nous installons dans une distinction tout à fait classique entre être et existence. Un peu transformée : c’est-àdire que “être”, là, c’est ce qui se laisse penser comme multiplicité pure, et “existence” c’est ce qui se

laisse penser comme être-là de la multiplicité, sur l’horizon d’un monde constitué ou d’un monde déterminé. Alors l’élaboration technique de cela peut prendre des voies très distinctes. Il n’est pas question ici d’entrer dans les détails, mais nous dirons simplement que le passage de l’être à l’existence, disons le rapport entre être et être-là, ou le rapport entre multiplicité et inscription mondaine (ou dans un monde) de la multiplicité, nous dirons que ce rapport est un rapport transcendantal. Et encore aussi, c’est un rapport transcendantal qui consiste précisément en ce que toute multiplicité se voit assignée dans un monde un degré d’existence, un degré d’apparition si vous voulez. Il faut comprendre que le fait d’exister, en tant qu’il est apparition dans un monde déterminé, s’associe inévitablement à un certain degré d’apparition dans ce monde, à une intensité d’apparition dans ce monde qui peut aussi bien être dite intensité d’existence. Donc la multiplicité se verra assigner transcendantalement (c’est ça la relation transcendantale) une intensité d’existence qui l’assigne à un monde déterminé. Et bien entendu, ça c’est un point très compliqué mais très important : une multiplicité, ça peut apparaître dans plusieurs mondes différents. Nous admettons un principe d’ubiquité de l’être, et je dirais même que, entre nous, ce qui définit l’humanité… Pourquoi l’humanité peut-elle se représenter comme supérieure à tout le reste ? Exclusivement à raison de sa capacité à apparaître dans un grand nombre de mondes différents, à être assignée transcendantalement à des intensités d’existence extraordinairement diverses ; nous existons dans plusieurs mondes… Heureusement ! Si on était vissé à un monde, ça serait extraordinairement pénible, en règle générale. Enfin surtout si le monde est mauvais, ce qui arrive généralement. Donc une multiplicité peut apparaître dans plusieurs mondes, et elle y apparaît en règle générale avec des degrés d’intensité différents : elle apparaît intensément dans tel monde, plus faiblement dans un autre, extrêmement faiblement dans un troisième, avec une intensité extraordinaire dans un quatrième. Nous connaissons parfaitement cela, existentiellement, cette circulation dans plusieurs mondes où nous nous inscrivons avec des intensités différentes. Chacun sait que des séquences d’existence sont souvent le passage d’un monde à un degré d’existence faible à un monde à un degré d’existence plus intense : c’est ça un moment de vie n’est-ce pas. Dans un moment de vie ou une expérience vitale forte, d’une certaine façon, nous transitons d’un monde où nous apparaissons faiblement, où nous existons faiblement, à un monde où nous existons un peu plus, voire même beaucoup. Alors il y a une logique sophistiquée de tout ça. Peut-être qu’on y touchera un peu de temps en temps. Une logique sophistiquée de tout ça, vraiment l’os de la chose. Et le point fondamental c’est le point suivant, c’est : étant donné qu’une multiplicité qui apparaît dans un monde, étant donné les éléments de cette multiplicité qui apparaissent avec elle-même si je puis dire, c’est-à-dire que la totalité de ce qui la constitue apparaît en ce monde, et bien il existe toujours une composante de cette multiplicité dont l’apparition est mesurée par le degré le plus faible. Alors on va commenter. C’est un point d’une importance extrême. Je répète : une multiplicité apparaît dans un monde, la relation transcendantale affecte les éléments de cette multiplicité de degrés d’apparition, de degrés d’existence, et il se trouve qu’il existe toujours au moins un de ces éléments qui apparaît avec le degré d’apparition le plus faible, c’est-à-dire qui existe minimalement. Vous comprenez bien que exister minimalement dans le transcendantal d’un monde, c’est comme ne pas exister du tout. Du point de vue du monde, si vous existez le moins possible, c’est la même chose que de ne pas exister. Si vous avez un œil divin, extérieur au monde, vous pouvez comparer éventuellement les minimums. Mais si vous êtes dans le monde, exister le moins possible, ça veut dire, du point de vue du monde, ne pas exister du tout. C’est pourquoi nous appellerons cet élément : l’inexistant. Et à ce moment-là, la chose se dit très simplement : étant donné une multiplicité qui apparaît dans un monde, il y a toujours un élément de cette multiplicité qui est inexistant dans ce monde. Et il est l’inexistant propre de cette multiplicité, relativement à ce monde. J’y insiste : l’inexistant n’a pas de caractérisation ontologique mais uniquement une caractérisation existentielle, c’est-à-dire que c’est un degré minimal d’existence. Alors, ce qui est intéressant, c’est que ça ce démontre, ça. Oui, ça se démontre ; mais je ne vais pas vous donner la démonstration, vous resterez sur votre faim, ou vous pouvez la chercher vous-mêmes. Mais ça se démontre. Et alors on démontre qu’il y a toujours, au fond, dans ce qui apparaît, un point qui est l’inexistant. Ou il y a toujours, dans une multiplicité qui apparaît, un point d’inexistant. Et alors si la multiplicité s’appelle A, le point d’inexistence, on le marquera comme ça : ensemble vide indice A, (øA). Vous voyez, c’est un nom propre, pas autre chose. Ça veut dire : l’inexistant de A. Et vous vous souviendrez que l’inexistant de A, c’est toujours naturellement l’inexistant propre de A dans un monde. Par exemple (je vais vous donner un exemple massif et archi-connu) : dans l’analyse que Marx propose des sociétés bourgeoises et capitalistes, le prolétariat est l’inexistant propre des multiplicités politiques. Il est ce qui n’existe pas, ce qui ne veut pas dire : ce qui n’a pas d’être  cette confusion a

toujours été faite. Marx ne veut évidemment pas dire que le prolétariat n’a pas d’être puisque au contraire il empile volume sur volume pour expliquer ce que c’est. Donc l’être social du prolétariat n’est pas en question évidemment. Donc qu’est-ce qu’il veut dire quand il dit qu’il est ce qui est entièrement soustrait à l’affaire de la représentation politique ? Il veut dire qu’il est dans le monde, absolument ; son être, la multiplicité qu’il est, peut être analysée, mais si on prend les règles d’apparition du monde politique, il n’y apparaît pas. Ce qui veut dire qu’il est là, mais avec le degré d’apparition minimal, à savoir le degré d’apparition zéro. Et c’est évidemment ce que chante l’Internationale : « nous ne sommes rien, soyons tout ». Eh bien, « nous ne sommes rien », ça veut dire quoi ? Ceux qui disent « nous ne sommes rien », ils ne sont pas en train d’affirmer leur rien, bien évidemment. Donc qu’est-ce qu’ils affirment ? Ils affirment qu’ils ne sont rien dans le monde tel qu’il est, quand il s’agit d’apparaître politiquement. Donc du point de vue de leur apparaître politique, ils ne sont rien. Et le “devenir tout” suppose quoi ? Il suppose le changement de monde, c’est-à-dire le changement de transcendantal ; il faut que le transcendantal change pour que l’assignation à l’existence soit elle-même modifiée. Donc l’inexistant est proprement le point de non-apparaître d’une multiplicité dans un monde, et ce point de non-apparaître est relatif au transcendantal de ce monde. Vous trouverez vous-mêmes beaucoup d’autres exemples. J’y insiste, c’est une loi générale de l’apparaître, de l’être-là, qu’il convoque toujours un point d’inexistence. C’est là que mon préliminaire se termine. Je voudrais dire ceci : au fond je crois que l’enjeu de la pensée de Derrida, son enjeu stratégique, ou si vous voulez, son enjeu au sens où Bergson dit toujours que les philosophes n’ont qu’une seule idée… Ce qui importe ici, c’est d’approcher, de proposer une interprétation, une intuition de ce que c’est que cette idée. Alors moi, pour moi en tout cas, je dirais que ce que je crois être l’enjeu du travail de Derrida, du travail infini de son écriture immense, ramifiée, de ses ouvrages et de leur approche variée, son enjeu c’est d’inscrire l’inexistant. Et de reconnaître dans le travail d’inscription de l’inexistant que cette inscription est à proprement parler impossible. Et donc on pourrait dire en toute rigueur que l’enjeu de la pensée de Derrida, non seulement de sa pensée, mais comme il le dirait lui-même, peut-être plus encore de son écriture (écriture étant pris ici comme un acte), l’enjeu de l’écriture de Derrida c’est d’inscrire quelque chose comme l’impossibilité de l’inscription de l’inexistant. Inscrire l’impossibilité de l’inscription de l’inexistant, comme forme de son inscription. Et notamment inscrire l’inexistant, c’est inscrire quelque chose qui avoisine l’impossibilité de son inscription. Et alors, finalement, que signifie “déconstruction” ? A la fin de sa vie, Derrida a dit que s’il y avait une chose qu’il était urgent de déconstruire, c’était la déconstruction, car elle était devenue quelque chose du répertoire académique. Il fallait la déconstruire. Donc quand on lui donne une signification, en un certain sens, on la dilapide. Mais je pense que, chez lui, le mot “déconstruction” n’est nullement académisé, il indiquait un désir spéculatif, un désir fondamental de la pensée  c’était ça la déconstruction, c’était le nom d’un désir. Et le désir partait d’un constat ou d’une rencontre. Quel était ce constat ? C’était que l’expérience du monde c’est l’expérience d’impositions discursives, de discours qui vous sont imposés, ou qui sont marqués, y compris sur votre corps, etc. Donc il y a des impositions discursives. Et alors la thèse de Derrida, le constat de Derrida, c’était que quelque soit la forme d’imposition discursive, il existe un point qui échappe à cette imposition, qu’on peut appeler proprement un “point de fuite”  je crois que l’expression doit être prise au plus près de sa lettre, c’est-à-dire un point de ce qui, précisément, fuit la règle du dispositif d’imposition. Et donc, à partir de là, l’interminable travail de la pensée ou de l’écriture est de le localiser. Alors le localiser, ça ne veut pas dire le saisir, parce que le saisir serait le perdre. En tant qu’il est ce qui fuit, vous ne pouvez pas le saisir. C’est toujours le problème de saisir une fuite : si vous saisissez la fuite, eh bien elle vous échappe. Le point de fuite, en tant que point de fuite, n’est pas saisissable. Donc il faut simplement le localiser. Je dirais qu’il y a de ce point de vue-là, chez Derrida, quelque chose comme la proposition d’un geste de monstration, d’un geste d’écriture, qui est comme une écriture avec le doigt, qui va montrer délicatement le point de fuite, tout en le laissant fuir précisément, sinon vous ne pouvez pas le montrer comme point de fuite, ou alors le montrer mort. C’est évidemment ce que Derrida redoute : montrer le point de fuite sans sa vie. L’écriture qui va tenter cette monstration, j’appelle ça une localisation. Parce que finalement montrer, localiser, dire « c’est peut-être là », « attention, c’est peut-être là, chut, ne le faites pas s’arrêter », c’est le contraire du chasseur n’est-ce pas : le chasseur espère que la bête va s’arrêter ; Derrida, lui, espère qu’elle ne va pas s’arrêter, et qu’il faut la montrer dans son geste de fuite, dans sa disparition. Et alors, évidemment, le localiser c’est impossible aussi. C’est impossible pourquoi ? Parce que le point de fuite est ce qui est dans le lieu et hors-lieu. Il est le hors-lieu dans le lieu. Et alors comme il n’existe que dans son acte de fuite, hors-lieu dans le lieu, on ne peut pas arriver à le localiser non plus. Il faut montrer la localisation. C’est déjà très risqué. Et alors, finalement, ce qui vous reste comme

ou de l’espace où se tient le monde. ou « la source est là ». en un certain sens. il n’y a pas de localisation possible. parce que restreindre l’espace discursif c’est ne pas laisser subsister de massivités binaires. Au contraire. vous devez faire en sorte que l’imposition discursive. C’est ça la déconstruction. Glas est au fond bâti sur Genet et Hegel. ne soit pas telle que l’espace de fuite recouvre tout. c’est véritablement de donner une nouvelle proposition du rapport entre le sensible et la pensée. Je crois d’ailleurs que c’est cela qui l’a intéressé dans la grande discussion qu’il a mené avec la psychanalyse. il va falloir passer à travers. à s’occuper des questions dans lesquelles il intervenait. c’est exactement ça. Et alors c’est ça la déconstruction. Alors ça veut dire qu’il aimait bien confronter quelque chose qui était comme une délicatesse littéraire. saisir le bondissement hors-lieu de l’animal. de plus en plus. c’est l’ensemble des opérations qui peuvent obtenir une certaine restriction de l’espace de fuite. en disant « le trésor est là ». parce qu’à ce moment-là vous dites simplement « c’est de ce côté » ou « c’est de cet autre »  ça. Et là encore de trouver ce qui est en point de fuite de l’opposition entre le sensible et la pensée. son toucher propre. Mais c’est quoi ce Genet-Hegel ? . ça suppose que la cartographie élémentaire des grandes distinctions (entre la ville et la campagne. et il y avait un toucher derridien. cela consiste à donner un terme unique qui active la distinction être-étant en son point de fuite. C’est pour ça qu’il faut s’en approcher au maximum. Son grand livre sur Jean-Luc Nancy s’appelle Le toucher (le toucher Jean-Luc Nancy). Lorsque Derrida propose le concept de différance. d’entrer dans cette question. Je crois qu’il y avait chez lui une douceur spéculative  ça ne veut pas dire qu’il n’y avait pas une grande douleur. avec des grandes massivités binaires. même peut-être beaucoup plus près que pour tirer. C’est un très beau livre n’est-ce pas… Et le toucher c’est ça. Il y avait une douceur. Donc il faut que vous ayez une localisation patiente. Alors vous prenez par exemple les grandes oppositions métaphysiques : eh bien il va falloir les diagonaliser. la métaphore la meilleure est celle de la chasse. très beau livre. tout doucement. tout doucement. dialogue avec Élisabeth Roudinesco. qui est la paire de Genet et de Hegel . c’est de restreindre l’espace de fuite. Et courageux parce que. La différance comme telle dans son acte c’est évidemment ce qui est en point de fuite de toute opposition de l’être et de l’étant. il faudra examiner l’opposition démocratie-totalitarisme en politique. de trouver ce qui identifie ce lieu comme en instance de fuite au regard de l’opposition à quoi on tente de nous réduire. un courageux homme de paix. Ça c’est un point qu’il faut saluer : il a été. et ça. une subtilité littéraire. hors-lieu ou dans lieu. Mais une chasse où ce qu’il faut saisir c’est l’animal disparaissant. Ça a été un courageux homme de paix. la contrainte langagière. c’est son livre le plus délicatement aristotélicien. parce que dans ce cas vous ne localisez rien de l’inexistant. de façon à ce qu’on saisisse la différence comme telle dans son acte. Et puis. C’est-à-dire qui active ce qui subsiste au fond d’opposition métaphysique dans la différence être-étant. La déconstruction. l’opposition du féminin et du masculin. ou se tient hors-lieu. dans l’opposition juif-arabe issue du conflit palestinien. au fond. La méthode est toujours la même : là aussi. c’est son traité des sensations. qu’est-ce qui est hors-lieu ? Ça évidemment il trouvait dans la psychanalyse de quoi discuter. ça ne marchera pas. Et alors c’est aussi pour cela qu’il aimait la forme du dialogue. Donc il faut simplement restreindre. Il a mené avec la psychanalyse une discussion dont le point d’entrée était : qu’est-ce qui finalement est assignable à un point de fuite dans l’opposition du féminin et du masculin ? C’est-à-dire que dans cette opposition discursive-là. c’est-àdire il faut être dans le lieu le plus près possible de ce qui s’excepte du lieu. il faut toujours du courage pour ne pas entrer dans la division telle qu’elle est constituée. livre de 2000 . pas du tout l’animal immobilisé de telle sorte que vous puissiez le fusiller. l’être et l’étant) soit réduite. comme dans une cartographie si vous voulez. de la même manière. j’en passe… En particulier avec ce qu’on pourrait appeler la position féminine. la montagne et la vallée. pour être plus près de l’endroit où ça fuit. Il y a chez lui une recherche de ce que c’est que le toucher féminin de la pensée. Ce n’était pas chez lui en exclusion. ou alors la portée réelle de l’opposition juif-arabe dans le conflit palestinien. c’est ce qui n’est pas réductible à la figure de cette opposition. ou « ce qui s’en va est là » mais. c’est son traité de l’âme. le repérage de ce qui s’excepte de cette opposition est finalement et de manière générale le chemin de la paix et de la pensée. Dialogue avec Hélène Cixous. Vous avez simplement l’espace général. effectivement. le point est précisément de déconstruire cette opposition. Si vous ne voulez pas toucher à la fuite. La déconstruction en réalité ça consiste à restreindre les opérations discursives de telle sorte que l’espace de fuite soit localisable. C’est pour ça que vous trouvez cette paire très étrange dans Glas.possibilité. C’est une chasse. et puis quelque chose de philosophiquement un peu rugueux. Et donc s’ensuivent toute une série de discussions avec Heidegger sur la portée effective de la différence entre l’être et l’étant. Et ″homme de paix″ parce que. Et encore une fois c’est une opération qui s’apparente à une chasse inversée.

je crois que Derrida a essayé d’installer dans le langage ce glissement. caractéristiques de la prose de Derrida. et j’y tenais beaucoup. Et donc aucune opposition constituée n’arrive réellement à qualifier en termes d’oppositions binaires le statut exact de l’inexistant. vous êtes et vous n’êtes pas ce que vous touchez. ça ne l’est pas. Mais on peut aussi rendre justice à cela en disant : oui. Qu’un mot ce n’est pas une référence. je dirais que finalement l’inexistant. il faut que vous le montriez en faisant fuir la langue. Et voilà. avec une logique peut-on dire qui ne s’autorise plus de distinction fondamentale entre l’affirmation et la négation. l’opération par laquelle Jacques Derrida a tenté de coucher l’inexistance. Et donc dans le toucher il y a cet élément tout à fait particulier que c’est la même chose. c’était l’inexistant. Et la différance c’est au fond. Et je crois que c’est le fond de l’affaire. parce que l’inexistant est. parlant un peu comme Lacan. qu’il est déjà ailleurs. Et je pense que vraiment tout cela gravite autour de ce qui se tient sous l’inexistant. localiser. d’une certaine façon. Il a installé dans le langage ce glissement. Son désir c’était de trouver. Mais être rien. absolument pas. Vous devez avoir une langue qui est une langue de fuite. le désir de l’inexistant. Et c’est ça l’erreur métaphysique. ce n’est pas une analogie. au fond très près de ce qu’il a voulu dire lorsqu’il a inventé. au sens du degré nul de l’existence. Ce qu’il désirait. Les glissements entre… : si vous dites que l’inexistant est. au fond la conceptualité rugueuse et impénétrable d’un côté. Être rien. de son désir spéculatif. Ce que j’ai tenté d’écrire moi-même sur l’inexistant. il lui fallait quand même le coucher quelque part. que tout cela finalement compose la possibilité de localisation du point de fuite. La déconstruction est la menée à son terme d’un espace logique qui n’enveloppe plus l’opposition de l’affirmation et de la négation. C’est emblématique du style de Derrida. Ça c’est vrai. c’est pas du tout l’inexistence dont on parle ici. Moyennant quoi Derrida va s’arranger pour montrer que ce montage oppositionnel. Le toucher c’est… Vous touchez quelque chose : vous êtes cette chose. une langue qui supporte d’inexister. le vide indexé sur A. de ses dérivations. cela c’est vrai. qui est-ce qui touche ? On peut aussi bien dire : lequel touche l’autre ? Donc toucher c’est nécessairement aussi le toucher de l’autre. Et donc il y a ce glissement. c’est toujours pareil. « la femme n’existe pas » c’est une inexistance structurale. c’est-à-dire du degré nul de l’apparition. c’est inexister de façon propre à un lieu ou à un monde déterminé. qu’il est déjà parti. c’est un glissement entre être et existence selon l’inexistant. en même temps. Quand vous touchez. Et au fond il y a quelque chose d’admirable. Et voilà. mais si vous vous contentez de dire qu’il n’existe pas. Au fond. Voilà. c’est ça le toucher. donc une langue de fuite. absolument  cf. Voilà ce que je voulais vous dire ce soir. Et finalement vous n’avez pas d’autre moyen de montrer l’inexistant. ça ne communique pas vraiment. et de l’autre la sinuosité littéraire évidemment perverse de Genet. cependant. ce n’est pas du tout ne rien être. « nous ne sommes rien soyons tout ». quand on désire quelque chose. vous ne pouvez pas dire que c’est le néant ! C’est ça toute la difficulté.C’est le couple d’une prose sophistiquée à l’extrême et d’une rugosité conceptuelle caractéristique. l’inexistant. Et là c’est l’inexistant vraiment. ce que j’appelle le glissement essentiel. la monstration du glissement. coucher un instant l’inexistant. Et vous ne pouvez organiser une monstration de l’inexistant qu’en ayant. dans le sens préliminaire que j’ai fait. le mot différance. Il est rien. c’est pour quoi en faire ? C’est toujours la difficulté. et de l’inexistence à l’être. parce que je dirais. mais ça c’est l’agencement du glissement. D’où le style tout en glissements. avec un a. de coucher comme on couche par écrit . et il a donc tenté de dire que tout mot est un glissement en fait. Et alors. vous manquez ceci que il est. comme glissement. à la fin des fins. qui est le glissement finalement entre être et exister qui a pour signe. Et moi je dirais que le toucher c’est ça. etc. il y a bien longtemps. cette marque interne au langage sera de prendre le mot inexistance avec un a. Ça ne concerne pas l’apparition. c’est-à-dire que ce désir-là. mais vous ne l’êtes pas non plus. Alors il n’y a aucune communication entre ça et « la femme n’existe pas » . C’est la même chose et. Le coucher sur la paille. . Et donc ainsi s’éclairent les glissements alternés. Mais attention. en hommage à Derrida je dirais : l’inexistance. Ce sera ma dernière remarque. le point de fuite. pour accroche. l’inexistant. parce quand vous touchez. je dirais. de son désir de pensée. Et bien. Au fond l’erreur métaphysique c’est d’avoir identifié l’inexistant au néant. vous manquez naturellement ceci que il n’existe pas . de coucher l’inexistence dans la différance comme acte d’écriture. de ce qui n’apparaît pas dans un monde. C’est pourquoi on l’a beaucoup accusé (quand même il le méritait parfois n’est-ce pas) pour l’extraordinaire subtilité de ses acrobaties verbales. bien qu’on sache qu’il est déjà relevé. c’est pourquoi mon hommage sera aussi verbal. je pense que l’inexistant c’était l’objet du désir de Derrida. Je crois que tel était son désir. pour rendre hommage à Jacques Derrida. Là je reviens à mon préliminaire. Parce que vous glissez toujours de l’être à l’inexistence. Il y a bien l’acte de toucher qui est et différencie les deux composantes du toucher.

La thèse c’est qu’il n’est pas vrai qu’aucune des formes proposées qui sont internes à la figure de l’agitation stagnante soient capables de désigner autre chose que la figure elle-même. 1943-44. à laquelle nous sommes assignés. C’est pourquoi l’éternité qu’elle contient n’est pas beaucoup plus longue que la vie. Personne ne prend plus aujourd’hui cette affaire au sérieux. Et deuxièmement. C’est d’ailleurs une description possible du monde actuel que de dire qu’il propose que en rien nous ne pouvons avoir absolument confiance. Dieu est mort. c’est-à-dire au fond la figure de ce que j’ai déjà appelé dans ce séminaire ″la stagnation agitée″ . Donc « L’éternité n’est pas plus longue que la vie » il faut l’entendre : ce n’est pas parce qu’il y a de l’absolu dans la vie que vous sortez de la vie. mais n’indique aucunement qu’il n’y ait qu’un absolu. Et alors l’hypothèse qui est faite. Une confiance absolue que l’on peut effectivement rencontrer. Et alors “absolument” doit être pris tel quel. cela ne signifie pas l’unicité de l’absolu considéré. L’absolu est immanent. L’interprétation la plus courante du monde. à une garantie extérieure de la confiance. il n’y a pas d’exception. la figure de l’agitation stagnante. et en même temps dans le sentiment absolu d’une stagnation totale. Donc on ne va pas aller les chercher maintenant dans leur cimetière. c’est-àdire quelque chose qui est à la fois pris dans une immédiateté pressée. communicante. parce que Dieu est mort. méfiez-vous. Cependant qu’il faudra bien se confier absolument à quelque chose. avec le supplément immanent et une confiance absolue. parce qu’il est tellement question tous les jours de la religion. C’est un emprisonnement frénétique. cette absoluité de la confiance ne signifiera pas du tout son unicité. et en tant qu’il est immanent il est coextensif à la vie. Et je dirais même que la propagande du monde contemporain ne concerne que cela : « en tout cas. » (Feuillets d’Hypnos. mais pas dans une forme transcendante hypothétique. que si nous pouvons repérer quelque chose à quoi on puisse se confier absolument. après tout. C’est le sens que je donne à la troisième des citations de René Char que vous avez sous les yeux. ce qui veut dire : avoir absolument confiance. c’est-à-dire : “nous confier absolument” veut dire nous confier selon un absolu de la détermination de la confiance. il est réellement mort. encore moins une unicité supérieure. Ou inversement : vous n’avez pas besoin d’attendre de sortir de la vie pour être enfin confronté à l’absolu. et que vraiment il faut veiller au grain partout pour empêcher la religion de s’immiscer dans nos vies. Alors je voudrais d’abord dire quelle va être la stratégie générale . de sorte qu’on pourrait dire que Dieu ne s’est jamais aussi bien porté. On reviendra sur ce point. C’est une question très précisément de confiance . Mais là on a un emprisonnement frénétique. tous les dieux. c’est qu’on ne peut proposer un protocole d’interruption que s’il existe. extrêmement tourmentée d’une certaine manière. vous proposer un protocole philosophique d’interruption. in « Fureurs et mystère »). La première c’est que lorsque je dis “nous confier selon un absolu de la confiance”. Ceci dit. Alors ça c’est la thèse. contrainte. Par conséquent il faut quelque chose à quoi on puisse se confier absolument. Dieu est absolument mort. Alors qu’est-ce que c’est que cette tentative ? L’idée est de proposer. Ce qui veut dire : « méfiez-vous. Elle est la vie et le supplément immanent de la vie qu’est la confiance absolue. Alors comment entendre ça ? Eh bien il faut l’entendre au sens où l’absoluité de ce en quoi nous pouvons avoir confiance reste une création ou une donnée immanente. je développerai pourquoi. “S’orienter dans l’existence”. Alors il faut essayer de regarder ça et d’en proposer un protocole philosophique d’intelligence. Donc il y aura multiplicité des types d’absoluité. celle qui est toute petite et qui dit simplement : « L’éternité n’est guère plus longue que la vie. c’est une figure. évidemment. Donc il ne s’agit pas d’avoir recours à une extériorité transcendante. alors que le seul avantage habituel de la prison c’est d’être tranquille [sourires]. C’est donc une confiance immanente. c’est-à-dire qu’elle est supplémentaire à la vie mais de l’intérieur de la vie-même. au grand cycle “S’orienter dans la pensée”. . d’une figure à la fois de la conscience et du monde. une stratégie d’interruption de la figure philosophique circulante. prenez-le au sens de Hegel. Ce n’est pas le vice personnel d’un tel ou un tel. confiance en quelque chose qui est effectivement donné dans l’expérience. Ça. figure dans laquelle nous sommes assignés n’est-ce pas. “absolument” relève donc ici de l’absoluité de la confiance. c’est que l’on est en plein dans une guerre de religions. nomadique au mauvais sens. où nous dispose le monde contemporain. et le but… De quoi s’agit-il ? Qu’est-ce que nous allons tenter de faire ? Nous allons tenter de faire quelque chose. Il faut quelque chose à quoi on puisse se confier absolument. elle ne signifiera pas non plus le recours à une extériorité transcendante.Alors maintenant je voudrais introduire. Alors je prends deux précautions. n’ayez absolument confiance en rien ». Je soutiendrai au contraire que ce qui est absolu est toujours possiblement distinct d’un autre type possible d’absolu . toujours ».

il n’y a pas de statut dérogatoire. Ils existent. absolues. Et alors tout le monde lui dit : « mais comment les vérités peuvent être éternelles si elles ont été créées ? » Descartes tient absolument qu’elles sont éternelles et nécessaires et cependant elles sont absolument suspendues au vouloir de Dieu. eh bien c’est à la mesure de la vie. il a voulu aussi que soient des vérités non nécessaires. fait son chemin l’idée que le principe d’absoluité de la confiance (les vérités nécessaires et éternelles) en quelque chose n’impose pas que ce quelque chose soit en exception ontologique. Autrement dit. c’est ça qui nous intéresse : comme tout le reste. Il va dire : « ça a beau être une vérité éternelle. si nécessaires soient-elles. y compris le principe de non-contradiction. vérités éternelles comprises. comme tout le reste elle est créée par Dieu ». Et il dit : « on est en quelque sorte absolument contraint d’avoir confiance en ça . Alors les vérités mathématiques (la somme des angles d’un triangle) et les vérités logiques. Des vérités éternelles comme disaient les classiques. c’est dans l’espace de ce qui est créé par Dieu. C’est-à-dire que l’incorporation au sujet. Tout cela pour vous dire que. en fin de compte. Là on parlait de Dieu opérateur. mais la confiance au monde tel qu’il est. C’est pour ça qu’il ne faut pas espérer détruire une figure relativiste sans introduire de l’absolu. notre formule sera celle-ci : la confiance immanente dans un absolu se présentera toujours comme incorporation au sujet d’une vérité. ou n’est pleinement liberté que si elle est en accord avec les vérités éternelles. et donc l’absolu lui-même n’est pas autre chose que la vie. c’est que les vérités éternelles. qui est très intense. comme par exemple 2 + 2 = 4. « L’éternité n’est guère plus longue que la vie » ça veut dire : la vie avec des vérités éternelles. Et cependant c’est absolument suspendu au vouloir divin. Et ça c’est ce dont nous tenterons de montrer que c’est possible. Mais Descartes tient mordicus que les vérités éternelles.Et donc la question c’est bien la question des vérités. ces vérités nécessaires. Comme tout le reste… Vous voyez. tout comme les autres existences. C’est donc entièrement créé bien que éternel. les axiomes mathématiques. donc on peut avoir une confiance absolue en elles. Confiance absolue qui. la confiance absolue en une vérité (en l’occurrence il dit qu’une vérité soit nécessaire) n’exige pas qu’elle soit dans un statut dérogatoire au reste des existences . tout cela. c’est dur. est la suivante. Cela n’a pas besoin d’être suspendu à un autre type d’être. Alors vous remarquerez que ceci est étendu par Descartes à ce que l’on peut appeler les premiers principes : les contradictoires ne peuvent pas être ensemble. l’absolu n’est pas plus long que la vie. alors en ça on peut avoir absolument confiance . Donc la confiance dans les principes est fondamentale mais elle ne signifie pas que les principes existent autrement. sous la forme : les contradictoires ne peuvent être ensemble  c’est le principe de non-contradiction tel qu’Aristote le formule. on ne peut pas penser autrement . ce n’est pas à dire qu’il les ait nécessairement voulues »  ça c’est dans la lettre au père Mesland du 2 mai 1644. les premiers principes de la raison… Et vous savez combien Descartes avait confiance dans les principes fondamentaux. des choses superflues. sa formule la plus ramassée. parce que si vous n’avez pas confiance en eux. est ellemême le seul repérage possible d’une interruption de l’agitation stagnante ou de la figure qui nous est imposée. Une très belle lettre d’ailleurs. sont des décisions divines. l’éternité n’est pas plus que la vie . qui est naturellement une figure intrinsèquement et totalement relativiste. et deuxièmement le principe de non-contradiction. On est bien obligé de dire qu’il .  tout ça c’est sur le même plan. où Descartes interroge le rapport entre vérité éternelle et liberté. Simplement elles sont nécessaires. » Et alors l’argument principal de Descartes. Dieu a voulu qu’elles soient . dans le cas de Descartes : créé par Dieu . Alors nous le dirons comme cela. On peut retenir simplement la conclusion qui est que les vérités éternelles. je vous la lis : « encore que Dieu ait voulu que quelques vérités fussent nécessaires. notre confiance de pensée est absolue en la matière. d’une vérité. Les vérités nécessaires ne sont pas en exception immédiate de ce qui est. soit réellement le gage de la possibilité d’une confiance absolue. à une région transcendantale. Je vous recommande de lire attentivement sur ce point la lettre au père Mesland du 2 mai 1644. Mais à l’intérieur de ce plan unique d’existence. tout ce qui est est créé par Dieu. Alors pourquoi ça nous intéresse ? Parce que le rapport entre vérité éternelle et liberté est d’ordinaire conçu comme un rapport d’extériorité. dès Descartes. il dit : « Dieu a créé les vérités éternelles ». et bien que nous puissions avoir absolument confiance en elles. il n’y a pas de certitude. sont internes au statut général de ce qui est  à savoir. Descartes a une théorie tout à fait intéressante. Et c’est pourquoi il peut être immanent. ça n’est pas une autre durée que la vie elle-même. etc. Et pourtant il va dire comme René Char : l’éternité c’est pas beaucoup plus long que la vie. On peut laisser Dieu de côté. à mon avis. c’est le dieu de la métaphysique. Alors làdessus je crois que nous sommes dans une tradition tout à fait intéressante qui est la tradition cartésienne. des imbéciles. c’est-à-dire que la liberté est une liberté pour les vérités éternelles ou au regard des vérités éternelles. tout cela. Et alors ce que va nous dire Descartes. Alors il prend deux exemples très radicaux : la somme des angles d’un triangle est égale à 360° .

Mais les noms de cette interdiction. S’approcher de ce but va se faire en trois temps que je vous donne tout de suite. disent qu’il ne faut pas avoir confiance en quoi que ce soit. qu’il faut prendre au pied de la lettre. les goûts et les couleurs des uns et des autres. Donc notre stratégie la plus générale sera de proposer un principe de confiance absolue. comment fonctionne l’interdiction ? Qu’est-ce qui a blessé à mort la confiance ? Ça c’est la question la plus intéressante. c’est que vous prévoyez déjà que vous allez plaider devant un tribunal quelconque. « Donc tout le monde a raison. mais c’est interdit. Ce n’est pas impossible. Parce que le juridisme c’est ça. S’il n’y a pas d’éternité coextensive à la vie. ça n’a aucun sens. du relativisme. par définition ! Si évidemment vous avez une confiance absolue. c’est que vous n’avez pas confiance. il faut que je repère les différentes espèces culturelles. c’est quelque chose de très connu. La contractualisation crée une subjectivité fondamentale qui est une subjectivité de méfiance formalisée. On sait bien que l’idéologie du contrat. c’est-à-dire : quel est le régime contemporain de la méfiance ? De quoi sommesnous obligés de nous méfier ? Et il est indubitable que la forme théorique de la méfiance. vous pouvez circuler là-dedans. gagé sur l’immanence possible de l’incorporation subjective d’un corps de vérités. Et c’est une remarque que Platon a faite depuis longtemps. Si vous êtes obligés de signer un contrat. mais quand même. La grande différence entre le vieux Platon et le Platon de la maturité. Alors qu’estce qui interdit ça aujourd’hui ? Qu’est-ce qui crée la circonstance de l’interdiction ? Et alors on peut le dire en sens inverse. » Et alors. La bénévolance à l’égard de tout. Et pourquoi ? Parce que je dois d’abord savoir si celui auquel j’ai affaire est bien de mon espèce. je vais faire confiance. Qu’est-ce qui a encore bien plus atteint l’idée que la confiance n’est confiance que si elle est confiance absolue ?  parce que ça c’est ce que je soutiendrai. Après ça va se faire en trois temps. c’est une confiance absolue. Donc la contractualisation comme essence positive du relativisme. donc il faut qu’il signe. C’est absolument possible. le relativisme l’assume en général. C’est que vous êtes obligés de vous en remettre à des arbitrages. Il n’y a pas d’autre rapport à ce qui est que la négociation. « il ne faut pas être utopique ». mais vous voyez dans des limites très étroites. la confiance véritable. « il faut être moderne » aussi d’ailleurs [sourires]. tout le monde “a le droit de”. si trublion il y a. l’autre  j’aime beaucoup le thème des “autres”. on y reviendra : c’est-à-dire qu’« il ne faut pas donner dans les idéologies ». là. il faut que je sache pertinemment à tout moment à quoi j’appartiens moi. nationales. vous vous confiez au train du monde. et la subjectivité observable est une défiance universelle. que je rappelle ici.une analytique de l’adversité. Tout devient négociation. c’est relatif à quelque chose ». C’est-à-dire une confiance dans laquelle quelque chose d’absolu est en jeu. étant donné que si absoluité il y a. c’est-à-dire finalement : « tout le monde a raison d’aimer ceci ou cela étant donné qu’il n’y a pas de point d’absoluité. Parler de confiance relative. Sinon ce n’est pas une confiance. Ce ne sont pas des lois. et qu’il n’y a pas d’éternité coextensive à la vie ». C’est-à-dire. ça se présente comme une bénévolance universelle. Donc tout est contractuel. c’est le relativisme. c’est que le Platon de la maturité considère que la régulation politique peut et doit se faire sans lois. « Il n’est pas comme moi. c’est la méfiance formalisée. il n’y a pas de contrat n’est-ce pas ! C’est comme l’amour. Mais ça. Donc il faut que je vois. à partir du moment où il faut qu’on signe on prévoit déjà des difficultés considérables [sourires]. Et la négociation. c’est-à-dire au fond : qu’est-ce qui interdit aujourd’hui d’avoir absolument confiance ? Car c’est interdit ! J’appelle interdiction ce qui est évidemment subjectif. pour apprécier son goût extérieur au mien. elle a une vie beaucoup plus longue que la vie. il faut qu’il signe » [sourires]. Si tout est relatif. alors en effet il n’y a que le temps culturel des choses. « il faut être réaliste ». ça peut être votre goût .. La confiance. etc… Du moins dans certaines limites supportables pour le relativisme .n’y a pas d’autodestruction immanente du relativisme. mais il n’y a pas de point d’absoluité tel que vous puissiez y ancrer. Des épithètes qui toutes désignent. y accrocher une confiance réellement absolue. traditionnelles. Il faut donc se confier au train du monde Quand vous n’avez pas confiance. Il y aura : . Il faut qu’il ait signé. Si vous avez cette situation-là. se présente comme bénévolance à l’égard de tout. c’est la défiance. Pourquoi ? Parce que le relativisme consiste toujours à dire : « ne croyez pas vraiment en ça. etc. « si je fais quelque chose avec lui. La confiance consensuelle n’est certainement pas une confiance absolue. Et donc la forme théorique du relativisme universellement dominant aujourd’hui. et au fond la subjectivité du relativisme. C’est une idéologie juridique. c’est le contrat. et à quoi le fameux autre appartient. Éventuellement une préférence molle. c’est ça le relativisme. on le lui fera savoir. . son être véritable. d’aimer ce qu’il aime ». Interdit veut dire qu’on ne se donne pas l’autorisation de. Ça peut être votre business. au fond. ça n’éclaire pas les modalités précises de l’interdiction.

C’est-à-dire qu’il faut défaire une subjectivité qui est une composition très étrange d’affirmation.. et après c’est l’État qui s’installe. j’ai toujours insisté sur le fait que Platon était passé de l’idée qu’on pouvait prendre à témoin les jeunes gens de la nécessité de la critique des artistes. déjà un peu limitée mais quand même. précisément. il est devenu méfiant. on se confiait au médecin. universellement. etc. la répression. on voit la cohérence de tout ça. d’ouverture et de bénévolance générale. Avec le vieux Platon la confiance se perd et du coup l’absoluité est remplacée par la réglementation. c’est une question de justice au sens quasiment ontologique du terme. y compris si on pense à l’évolution de Platon. Et ça c’est une balance qui montre bien que la corrélation n’est pas du tout . le conseil principal qui a le pouvoir est appelé ″le conseil nocturne″  ça m’a toujours frappé ça. etc. Donc il y a une bénévolance universelle qui. dans la première partie de son œuvre. « les animaux aussi ». Ça c’est tellement symbolique de ce qui est arrivé au XXe siècle : on passe de la conviction enthousiaste où l’on veut convaincre et rallier tout le monde au mouvement d’émancipation. Dans Les lois. Mais en fin de compte. c’est pas de sa faute. Mais là le médecin lui même va vous faire signer que si vous êtes mort. c’est-à-dire la codification. c’est-à-dire une obsession de la réglementation. Ça c’est un point très important qu’on observe empiriquement de façon très claire. La subjectivité contemporaine. on ne sait pas très bien. Vous savez. Parce que l’autre. Mais si vous faites confiance au contrat. dans Les lois. Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Il est devenu vieux ! [rires] C’est ça qui lui est arrivé à Platon : en vieillissant il est devenu méfiant  il lui est arrivé pas mal de bricoles entre-temps. très flagrante dans Les lois qui est un texte assez sinistre. D’ailleurs maintenant. Donc ça c’est un premier mouvement très important. tout de suite vous redescendez et vous êtes dans un partage authentique parce que ce partage a traversé le point d’absoluité. on se doute bien tout de même qu’ils ne vont faire que des mauvais coups [sourires] . c’est la mort du point d’absoluité. à l’opinion suivant laquelle il n’y a que la terreur qui marche. c’est devenu tout le contraire : il faut tout coder.c’est la subjectivité pensante qui règle l’universalité politique. Alors que le Platon de l’élan de la confiance. inscrite des choses. il pense qu’on peut mettre en partage un point d’absolu. est dominé par la méfiance et la peur. Ce n’est pas du tout son absoluité qui a fait son effondrement. on se méfie ! Du temps du serment d’Hippocrate. et il a même failli être vendu comme esclave. Donc la multiplicité des mondes est sans bornes. il faut tout légiférer. c’est un peu l’histoire des pays communistes : l’histoire des pays communistes s’inscrit entre La République et Les lois . la démocratie sans rivages : « toutes les opinions peuvent s’exprimer ». les chefs se réunissent la nuit [sourires]. dans sa pratique. ce n’est pas une question de réglementation. Cette conviction est une conviction illuminée par la pensée. Enfin il est allé voir le tyran de Syracuse et ça l’a retourné. quand il écrit La République. et d’une réalité de méfiance et de juridicisation. Et j’y insiste parce qu’elle se présente sous des dehors tout différents. Elle se présente comme subjectivité de la bénévolance universelle. quand on va chez le médecin. elle est repérable par une obsession de la loi. Si bien que le monde d’aujourd’hui. c’est la terreur. elle sera créatrice par elle-même  on ne va pas demander à tout le monde de signer. Et pourquoi ? Parce que toute relation qui met en jeu quoi que ce soit de lui-même est une relation de suspicion. et tout cela n’est rendu possible que évidemment par l’absence radicale de tout point d’absoluité quel qu’il soit. l’idée du Bien. il fallait les condamner à mort. on peut faire confiance à la conviction. etc. C’est bien pour ça qu’au cœur de La République vous avez la royauté absolue  le soleil. c’est que vous ne faites pas confiance à l’autre naturellement. contractualisée. dans l’analytique de l’adversité. et c’est la méfiance absolue. il faut tout écrire. c’est l’effondrement de l’absoluité !  ça c’est évident. se renverse évidemment en méfiance universelle. que la peur et la méfiance sont aux fondements du monde démocratique universel. dans Les lois. C’est la terreur. qu’il fallait les exécuter. Si bien que c’est tout de même un peu fort d’entendre dire que ce qui a fait l’effondrement du communisme c’était son absoluité. C’est une question de détermination de la pensée. Entre parenthèses. comme il a des droits. Au fond Platon. signée. Tandis que le vieux Platon. il n’est pas du tout dominé par la bénévolance et la joie ! Absolument pas ! Et cette méfiance et cette peur ont pour corrélat constant la juridicisation de tout. c’est le Platon qui pense que l’on peut faire confiance à la pensée. c’est-à-dire que c’est passé du jeune Platon au vieux Platon où il n’y a plus que la terreur. « les enfants ont des droits illimités ». doit être pointée comme une subjectivité de méfiance systématique. vous ne pouvez faire confiance qu’au contrat. Il a été échaudé. et c’est bien ce qui se passe. l’interdiction de tout. Et dans l’analytique de l’adversité il joue un rôle fondamental. S’il n’y a rien de ce genre. Mais il est très intéressant que la méfiance platonicienne ultime. Si vous remontez vers le point d’absoluité. « tous les groupes ont raison » . à la thèse que. cette méfiance du vieux Platon. il faut s’en méfier puisqu’on n’a pas d’absoluité en partage. qui est un point événementiel beaucoup plus que structurel. la révolution c’est la conviction qu’il y a un point d’absoluité qui peut être partagé par l’enthousiasme révolutionnaire général.

Alors là il faudra un appareillage formel et conceptuel qui réactive ou propose une idée entièrement autre de la liberté : c’est-à-dire montrer la liberté pour ce qu’elle est. C’est très important jusqu’à aujourd’hui. avec une proposition assez fondamentale sur le statut des corps dans la question de la liberté. On ne cesse aujourd’hui d’appeler “liberté” des systèmes de contrainte. c’est comme chez Leibniz. il est à la fois le rythme global et le rythme de chaque moment. il est remplacé par une juridicisation terroriste et une loi des suspects. La Résistance c’est important ! C’est de l’histoire ancienne. puis le premier. la France. ce sera le deuxième temps. Il y a eu là une fracture subjective capitale qui fait que ce qu’on appelle notre pays. Et c’est au moment au contraire où le point d’absoluité n’est plus clair pour personne que. Feuillets d’Hypnos c’est probablement le plus beau texte écrit sur la Résistance. Qu’on pourrait introduire par l’avant-dernier texte de Char et le tout premier. mais dont je vais citer simplement une proposition : “Certaines époques de la condition de l’homme subissent l’assaut glacé” [in « Seuls demeurent ». etc. s’est trouvé confronté à une scission. Et là alors Char a particulièrement raison ! S’il y a quelque chose qui n’est pas ce qu’on nous montre sous ce nom. vraiment des visions intuitives. on va retrouver ce mouvement qui enchaîne une analytique. un temps à qui nous donnerons sa liberté de détail. notre lieu. Au fond nous proposerons l’idée suivante contenue dans le dernier texte de Char : « La liberté n’est pas ce qu’on nous montre sous ce nom »  ça c’est fondamental ! Parce que le monde contemporain est absolument dominé par une imposture sur la question de la liberté. que je ne vais pas commenter tout de suite. Mais en réalité c’est aussi le rythme de détail : on ne va pas naturellement être exclusivement dans l’analytique de l’adversité pendant un an. Il est le rythme global parce que en gros ça correspond aux trois années. Son contraire absolu. Ça c’est un point majeur ! Il y a une imposture frénétique sur la catégorie de liberté. Ça. très important. Et ce sera dans une articulation de la triplicité vérité-sujet-corps. c’est-à-dire des propositions qui sont évidemment des propositions subjectives : ne pas confondre révolte et humeur. La troisième c’est la destination subjective. c’est dans Feuillets d’Hypnos. Et véritablement. in « Fureur et mystère »]  voyez l’adjectif : « la révolution est glacée ». des visions précaires et poétiques si je puis dire. c’est-à-dire terminer en donnant quelques visions. Le rythme général c’est toujours : 1) analytique de l’adversité 2) appareillage formel ou conceptuel médiateur 3) proposition de configuration subjective On peut dire en gros ceci. c’est-à-dire de la configuration subjective. une proposition conceptuelle et une description de configuration subjective. puis dans la deuxième année… C’est aussi dans chaque moment qu’on va retrouver cette triplicité. Il faut le savoir. C’est pour ça que je dirais que notre époque. que j’appellerai une axiomatique de l’absolu. et puis entre méfiance et terreur de l’autre. ça c’est le rythme général.le deuxième point sera de se donner un appareillage conceptuel ou formel autour de la question véritésujet-corps. Donc ça ce sera le premier temps. Alors l’avant-dernier. Disons que cette année c’est quand même principalement l’analytique de l’adversité. dit à un moment : « la révolution est glacée ». c’est un appareillage formel. celui de la liquidation de l’adversité par le texte suivant de René Char. pas pour ce qu’elle n’est pas. 193844. Et la France a traversé l’épreuve de cet écart sans jamais en prendre la mesure parce que . Voilà. du moins aujourd’hui. C’est le rythme global. effectivement. . Ce sera l’analytique de l’adversité. entre la France officielle pétainiste et ce qu’ont été les petits noyaux de résistance. Ce n’est pas pour rien que Saint-Just. c’est bien la liberté. et d’appeler “liberté” son contraire. son véritable mot est la généralisation de la méfiance. La deuxième année. Alors cette glaciation. notre site. c’est-à-dire : comment fonctionne l’interdiction de la confiance absolue ? . si agitée et hédoniste qu’elle se donne. théorie formelle de la liberté. Et je voulais commencer par prendre l’avantdernier texte de Char. donc l’analyse de la situation.et puis le troisième temps ce sera de proposer positivement une configuration subjective nouvelle.entre méfiance / terreur-et-absolu . il est difficile de trouver un écart subjectif plus considérable. déjà pendant la Révolution française. c’est très. est en réalité une époque glacée. la corrélation est entre confiance et absoluité d’un côté. c’est vraiment un autre monde. Alors « la révolution est glacée » sera l’amorce de ce premier temps. c’est-à-dire : dans quel monde vivons-nous ? Comment s’orienter ? La construction de la question. Alors je voudrais simplement terminer aujourd’hui par la fin. de l’ultime point.

la révolte ce n’est pas une subjectivité au sens psychologique du terme. Par conséquent il n’y a pas à chercher du côté du spontané par rapport au contraint. ce n’est pas un état d’esprit. est que l’interruption proprement dite n’est pas réactive ou réactionnaire. c’est qu’il prend absolument la parole. Hors. de n’importe quels ingrédients subjectifs pour mobiliser les gens etc. qu’on peut se servir de n’importe quoi. Mais aussitôt que la vérité trouve un ennemi à sa taille. qui a ensuite été recouvert par des mythologies de provenances différentes. Ça c’est une formule absolument importante . Ça résonne avec la fameuse expression de Rimbaud : « les révoltes logiques ». c’était vrai ! Mais c’était infinitésimal. La spontanéité de la vie ne nous délivre pas en réalité des humeurs. Au fond le recours à l’authenticité de la vie a toujours été plutôt un recours faciste. des inflorescences… Ça n’est pas ça ! Ça ne nous délivre pas un principe d’interruption. Alors toute la question est de savoir : qu’est-ce que c’est que cet autre ordre ? C’est précisément l’objet de notre enquête. Et donc on ne peut pas opposer quelque chose comme une forme authentique de la vie à sa forme dégénérée. ça n’est pas une « humeur ». contrainte ou soumise. c’est que véritablement ça c’était une figure absolue de l’interruption par rapport à la logique générale de la capitulation. Mais ils prétendaient à l’interruption justement par la venue au jour d’une authenticité vitale essentielle qu’on opposait à l’abstraction décadente. Quand on a essayé de défaire cette mythologie victorieuse. comme toujours. la mythologie de la libération où brusquement finalement tous les Français suivaient De Gaulle. sont presque entièrement de ce monde. mais par quelque chose qui est d’un autre ordre. c’est la résistance au sens le plus noble et le plus actif du terme. Notre lieu a traversé un mode d’existence tout à fait singulier qui était de se donner dans une contraction de lui-même. c’est-à-dire que le pays a existé dans une concentration presque infinitésimale de lui-même. dans son moment (si je puis dire) différentiel . elle n’est pas du côté de l’authenticité spontanée de la vie. ça n’est pas vrai que tout sert. C’était vraiment décider à très peu et avec presque rien qu’on allait faire absolument autre chose. la conviction que la subjectivité interruptrice  vous voyez pourquoi la résistance ici m’importe. ce n’est pas ça la question. « déposer l’armure de l’ubiquité » ça veut dire : ce n’est pas vrai qu’on fait feu de tout bois. c’est-à-dire pas dans la rétroaction de la victoire. on est tombé dans l’excès contraire. Ce qui fait de Feuillets d’Hypnos un texte d’exception en ce sens sur la résistance. qu’on allait interrompre ça absolument. Premièrement. Elle est indicible la sensation de cette profondeur qui se volatilise en se concrétisant. prend la parole pas du tout au nom de la mythologie victorieuse finale. Je ne veux pas pathétiser le risque de mort. c’est-à-dire qu’on a commencé à dire que la France était abjecte. ce qu’il ajoute aussitôt : révoltes.. ce n’est pas du tout la résistance idéologique. et là avec quand même immédiatement. Mais Char reprend au fond « révoltes logiques » pour dire : “révolte” c’est une interruption radicale de ce qu’il y a de dominant. Deuxième point : « la vérité se bat avec les ressources mêmes de sa condition ». ni dire que le risque de mort est toujours l’alpha et l’oméga d’une vérité… Mais c’était comme ça ! Et alors il dit. c’est le maquis n’est-ce pas. en plus. infime et exigeant en même temps à l’extrême. La question c’était que quelque chose comme une vérité s’est exhibée là dans une position entièrement renouvelée. Nous ne libèrerons pas les contraintes par la spontanéité. c’était comme une métonymie. « la vérité se bat avec les ressources mêmes de sa condition » . Quand on a dit « c’était ça le pays ». elle dépose l’armure de l’ubiquité et se bat avec les ressources mêmes de sa condition. que la revendication va vous conduire à la révolution… Non ! Ce n’est pas . elle n’est pas de ce côté-là. Elle est du côté d’une exigence de filiation ou de conséquence qui est d’un autre ordre. c’est une « révolte » ou une « filiation »  filiation veut dire que c’est un principe de conséquence. mais dans ce moment de contraction extrême où cette subjectivité a existé fugitivement et en même temps où elle a assuré quelque chose de totalement extraordinaire. lui. l’État pétainiste. Donc il fait exister la subjectivité résistante dans son moment infinitésimal. filiation et inflorescence du sentiment. Les facistes aussi prétendaient à l’interruption naturellement.cet écart a été recouvert par une mythologie victorieuse. certes. Et il tient une chronique de cela. Ça c’est le premier point qu’il faut souligner. Ça c’est le premier point très important. ça n’est pas une « inflorescence du sentiment ». mais logiques. des affects. des sentiments. notamment dans d’autres recueils. Et alors. rappelle. etc. Les poètes se relaient les uns les autres. etc. en réalité. Il y a beaucoup de textes de Char sur la résistance. » Alors je voudrais seulement ponctuer trois points. ça c’est le premier point que je veux souligner. il dit : la révolte. Ça n’est pas une figure de la spontanéité de la vie. ce n’était pas ça. du côté de quoi je me tiens. dans le moment même (le texte est de 43). Char est un résistant du début véritablement. Alors qu’est-ce qu’il dit de cela ? Il dit : « Combien confondent [je lis] révolte et humeur. datés 43-44. Ce que Char dit. qui peut être en effet un des noms possibles de cette interruption. un résistant militaire . mais les Feuillets d’Hypnos. Or Char. le risque de mort.

Quand une vérité engage son processus. » Ça c’est que. vous trouvez un ennemi à votre taille. et qui ne reste pas comme un état de choses. donc ça c’est nous qui sommes dans le présent. ou si vous voulez. il y a le fait que vous ne pouvez pas dire à tout le monde ce que vous faites. selon la formule de Char. est un processus homogène. dans son propre système de conditions . mais d’une manière générale c’est au moment où l’interruption constitue quelque chose comme un corps… Quand quelque chose comme un corps apparaît. que je crois aussi très important : « Elle est indicible la sensation de cette profondeur qui se volatilise en se concrétisant. Ce qui est dit ici. ça c’est très important. C’est un texte qui nous accompagnera tout du long. des ressources qui vous sont nécessaires. À ce moment-là vous voyez bien que vous ne pouvez puiser que dans votre propre condition. c’est un corps qui n’est pas l’état d’un corps . Ça « se volatilise en se concrétisant ». En plus dans le cas de la résistance c’est vraiment un monde parce qu’il y a la clandestinité. en un certain sens. un nouvel état. C’est dans l’ontologie des figures du vrai que nous devons affirmer que la loi de la vérité n’est pas son établissement. et qui va faire partie de notre nouvelle figure subjective. « sur l’heure » . Voilà. dans l’instant. n’est pas un état. ça. C’est d’une profondeur inouïe puisque c’est quasiment la venue d’un autre monde. elle est une promesse de la pensée mais elle n’est pas une promesse de la vie 2) deuxièmement : le devenir de l’interruption est immanent en un sens radical. et il ne va pas se stabiliser. C’est vrai que les résistants. Alors le combat. vous n’allez pas constituer un état stable. et la ressource de la vérité est dans ce qu’elle déploie ou déplie. Vous ne pourrez pas puiser dans la subjectivité. donc d’une nouveauté quelconque. Ce qui va se concrétiser ne va pas vous donner un nouvel état de choses comparable à l’état précédent. en définitive. est une promesse de la forme mais pas de la vie . c’est que la révolution est là pour engendrer ou produire une nouvelle stabilité. et évidemment c’est au moment où le combat est constitué. etc. « sur l’heure ». Et ça c’est très important parce que c’est contraire à l’idée canonique ou classique de la révolution. l’interruption. c’est-à-dire que c’est quelque chose qui. dans son développement. Mais en réalité ce monde est coextensif à sa propre durée. Créer les ressources de sa condition. Et alors la sensation de cela. Il est un monde volatil. le processus d’une vérité. pas dans des instrumentations […] 3) troisièmement : le devenir de tout cela doit. Et c’est très général. il n’y a pas des moyens tels que vous pourriez les rassembler ou les mobiliser de façon anarchique pourvu que la fin soit désirée. il puise en lui-même. L’idée canonique ou classique de la révolution. Elle n’est pas le moyen pour la fin d’une stabilisation étatique. Ça c’est le deuxième point. Vous trouvez un ennemi à votre taille quand vous êtes constitué dans l’élément de l’incorporation du monde. c’est-à-dire que la ressource de l’interruption est dans l’interruption même . un nouvel État. sur l’heure. Et alors la dernière chose que je voudrais dire. donc ça c’était trois points. ou un nouveau gouvernement. et cependant dans ce « sur l’heure ». c’est que ce n’est pas comme ça que les choses se proposent parce que la vérité n’est pas un moyen. Je conclurai sur deux points. Et c’est pour ça que nous devons réapprendre que la loi de la vérité n’est pas son établissement. sensation qu’il déclare lui-même « indicible ». C’est la venue d’un autre monde puisque c’est l’interruption du monde ancien. ce faisant. il y a une intelligence qui s’étend sur les conséquences (« intelligents jusqu’aux conséquences »). Le premier c’est : « nous qui. sa pauvre propre ressource. se contenter de sa propre précarité. quoi que doté d’un corps. comme si vous en aviez les moyens d’ubiquité. ou si vous voulez c’est une création qui n’est que coextensive au mouvement créateur lui-même. Mais que la loi de la vérité est de « créer les ressources de sa condition ». donc vous êtes vraiment dans un monde. Je les récapitule : 1) premièrement : l’interruption n’est pas une promesse de la vie . dans le cas de la résistance c’est un vrai combat. ce que Char voudrait traduire. il faut dire deux choses . Ce n’est pas simplement que la loi de la révolution n’ait pas créé un nouvel État. il juxtapose des vérités très différentes. et au sens politique. C’est un processus homogène au sens où. Alors ça veut dire que. c’est quasiment ce que le poète voudrait traduire. Donc le rapport aux moyens n’est pas indifférencié. elle puise dans ses propres ressources . vous constituez un monde qui est soustrait au monde dominant. c’est-à-dire que la subjectivité de la vérité est une subjectivité d’incorporation et pas une subjectivité d’emprunt.. en quelque manière. sommes intelligents jusqu’aux conséquences ? » Alors là.comme ça que ça se passe. Alors ça c’est fondamental parce que c’est la . parce qu’il est très complexe en vérité. C’est un corps incorporel. c’est-à-dire un monde qui est à tout moment dans l’épreuve de sa propre précarité. constituent un monde. etc. Elle est à elle-même sa propre ressource. je l’extrais du premier texte de Char. d’une certaine façon. Et le troisième point. donc d’une interruption.

Voilà. Oui. pour le monde entier désormais. là. au sens de Descartes. une question décisive qui est : est-ce que quelque chose peut naître à partir de quoi il y aura la possibilité universelle d’une confiance absolue ? Et c’est peut-être un point cela. dans l’intelligence des conséquences. Éternel. Mais le principe de ce nouveau présent. Je commence par là. Je ne me situerai pas forcément très près de l’anecdote mais ce sera le point de départ. vraiment. Et tout le monde s’en « prévaudra ». et puis… J’ai vu un tigre ! C’est aussi précaire qu’on le disait tout à l’heure. c’est-à-dire qu’il n’y a pas d’installation. mais évidemment inscrit dans le mouvement général. c’est la chose même. c’est-à-dire : elle est ici et maintenant. de l’extraction des possibles. c’est : « Qui. qui va concerner l’ensemble des séminaires de cette année : en ouverture. ou qui sera comme un gain éternel pour le monde entier. La dernière fois. Mais ce Descartes passé par Rousseau. hélas. c’est de l’avoir croisé vraiment. Un croisement éternel. dans le monde tel qu’il est. Quelque chose dont le monde entier pourra se prévaloir ensuite. dans ce charme de l’été. je ferai une sorte de prologue. Quelque chose doit parvenir à naître. il y a un élément comme dans le dessin chinois. je lui dis salut. éternel. et en même temps qch comme une immobilité. ce n’est pas un thème du XVIIe siècle l’odeur des menthes. violente. stagnante ou oppressive. il y a comme une difficulté intrinsèque à la formulation et à la projection de possibles qui seraient dans une figure de rupture effective. NOVEMBRE 2004 Je voudrais faire un point. je ne vais pas chevaucher le tigre. C’est vraiment de ça qu’il s’agit. un point formel. « les menthes ». et le présent de ce croisement qui peut être immense d’ailleurs. se prévaudra ? » Alors ça c’est une leçon d’humilité. c’est toujours ça. Et ça c’est le point d’universalité. C’est à propos des élections américaines. Un tigre. son mode d’existence et son extension sont constitués par la discipline des conséquences . Mais avoir une fois un tigre dans sa vie justement. un peu détaché. à surgir. C’est aussi le même sentiment : je ne vais pas m’installer sur le dos du tigre. Il y a un élément chinois là-dedans. c’est peut-être plus généralement à propos du sentiment d’impasse négative où le monde est enfermé. J’ai vu un tigre : c’est arrivé. Mais ce n’est pas cela dont je voulais vous parler. dans l’élément de l’incertitude et de la précarité. qui soit en interruption du train du monde. La formule est très ramassée. vraiment hélas. on le retrouve chez Char. bloquée. Je vois un tigre. Et on peut dire finalement que la vie est un croisement. ne manie pas trop l’odeur des menthes [sourires]. mais elle est excellente. un des grands collègues. alors « Je vois un tigre. Et ça. est parvenu à naître dont toute chose. c’est-à-dire : parvenir à ce que naisse quelque chose dont réellement le monde entier pourra se prévaloir. intelligent jusqu’aux conséquences. mais pas plus long que la vie. qui concernera disons un point d’actualité. Mais ce point. vous créez la possibilité de la confiance absolue. Salut. il est plus rêche que cela. Elle est une maxime : il faut être. Voir un tigre dans sa vie. c’est pour ça qu’il faut être. à chaque fois. et pas une bénédiction de l’installation. Ça c’est le Descartes dans l’odeur des menthes. encore faut-il qu’il naisse. Et être un sujet. c’est d’avoir réellement croisé quelque chose : un tigre. Descartes. c’est être associé à une semblable naissance. ça n’est pas devenir le tigre. c’était à propos de la mort de Jacques Derrida. c’est la puissance qui arrive. Il y a eu un tigre dans ma vie. Que c’est croiser quelque chose qui est vital à l’existence. il y aura eu cette chose qui est née et à partir de laquelle. demain. alors que la situation est par bien des côtés intolérable. qu’est-ce que ça veut dire ? Parce qu’il faut savoir qu’il y a une bénédiction du croisement. Voilà. lui. Enfin tout le monde pourra avoir confiance en cette chose qui aura été comme une nouvelle naissance. dans l’odeur de l’été. qch comme ça. Dans l’odeur de l’été.forme même de l’interruption dont nous parlons depuis le début. ça c’est très important. qui sera née « parmi les menthes ». et que ce qu’il peut y avoir d’intense dans une vie. c’est-à-dire qui sera donné. Avoir au moins une fois un tigre dans sa vie. c’est peut-être à propos de la situation électorale en F même. C’est peut-être plus généralement à propos de la difficulté. Ie le sentiment. Elle crée en un certain sens un nouveau présent. » C’est un résumé : j’ai vu mon tigre. C’est d’avoir croisé quelque chose. Dans cette odeur des menthes. parmi les menthes. Finalement. sur l’heure. merci. là. Il faut attendre quand même Rousseau pour avoir l’odeur des menthes. je vais voir un tigre. sur l’heure. directement. c’est le moment où. Donc on a le sentiment d’un enfermement à la fois très rempli d’épisodes et de terreur. donc elle est absolument constitutive du présent. il y a une question essentielle. Aujourd’hui ce sera à propos du résultat de l’élection présidentielle américaine. Il voit. Ce que j’avais proposé d’appeler précédemment une stagnation . C’est ça la création des vérités éternelles. Et ça c’est très important parce que c’est au fond le moment où vous créez le point d’absolu. il est possible d’avoir confiance.

et la grande plainte qui est que Kerry a été battu et que Bush. l’affreux Bush. Les concepts de mondialisation. ça a commencé avant le 20ème siècle) et l’hypothèse démocratique libérale de l’autre. Vous n’avez pas les moyens de ce que vous promettez. ou n’a pas trouvé le point de démarcation quant aux fins. Comme si l’immobilité était l’immobilité d’un certain type de mouvement même. Une stagnation agitée ça me paraît être la description empirique de l’état du monde contemporain : d’un côté nul ne peut dire qu’il ne s’y passe pas énormément de choses. y compris des épisodes d’une extrême brutalité. qu’on est archaïque. réitération. comme une stagnation. le principe de mouvement. c’est la fin de l’histoire (pas seulement Fukuyama. cette agitation est aussi vécue subjectivement comme une immobilité.agitée. et ils signifient que au moment même où on assiste à des différenciations constantes dans la production de nouveaux objets. il a été principalement. c’est une très puissante perception du monde comme il est. le vilain l’a emporté. son élargissement. Elle est dominée depuis 20 ans par un règlement de copte dont la forme générale est utopie ou réalisme. l’abolition d’Etats. qu’on n’a pas pris la mesure de la modernité etc… C’est une tension intéressante : qu’est-ce qui fait qu’une forme de conscience peut être la juxtaposition de ces prédicats contraires ? sans qu’on puisse dire que c’est une dialectique : elle n’engendre pas des figures de nouveauté. C’est un exemple type d’une victoire de vilain. Comme si le mode propre contemporain de la répétition était l’agitation. constamment accusé par Bush de n’avoir aucun des moyens des fins qu’il prononçait. Une action est identifiée par sa fin et est dans son apparaître effectif un réseau systématique de moyens. qui est qu’il y a une emprise quasi-totale du codage de l’action. Il en est ainsi dans les représentations. il n’a pas su se démarquer assez tôt prendre une position ferme sur la guerre en IraK. On voit que d’un point de vue interne. avec du coup forcément les propositions différenciées qu’il faisait concernaient les moyens. Ie comme une voie qui est celle en dernier ressort de l’utopie criminel et une voie du réalisme appliquée. un mauvais guignol. et quel que soit le type d’attente concernée. sont universellement codés par le rapport moyen fin. tout est frénétiquement agité. Finalement le codage idéologique de la vaste opposition qui finalement a dominé le 20ème siècle en un certain sens. les transformations de l’éco. si on regarde ce Kerry et si on voit le codage explicatif de son échec. pas forcément les Etats socialistes. Au lieu qu’il y ait une tension ou une contradiction entre les 2. et que au fond un certain type de différenciation n’est jamais que le mode d’existence ou d’apparaître de l’identité. globalisation couvrent ceci. le devenir. c’est là-dessus et pourquoi il en est ainsi. ou de la situation. en même temps ceci était le véhicule d’un principe d’uniformité. ie le capitalisme libéral. Il faut saisir l’importance de ce point dans la polémique contemporaine. de l’autre côté le réalisme. un certain type de destruction peut être le mouvement propre de la stagnation. entre l’hypothèse communiste (au sens générique. les experts. C’est une juxtaposition à l’intérieur de laquelle la perpétuation de l’identique est prophétisée ou annoncée. si bien que vous avez ce spectacle tout à fait curieux que les gens. Et les mêmes commentateurs peuvent aussi expliquer que tout change à chaque seconde. sa conquête de la planète entière. de la pragmatique. Finalement. on a assisté (je vais faire communiquer 2 choses disparates) ça. Pint majeur : l’utopie communiste ou collectiviste est dans le registre de l’échec. non pas comme 2 voies possibles du réel mais comme une voie possible et une voie impossible. si vous voulez. avec des catastrophes. Ce dont tout ceci témoigne. Argument massif et très fréquemment présent ici. Que l’action soit codée par le rapport moyen fin. Nous ne sommes plus au fond dans la contradiction originelle entre le devenir au sens d’Héraclite et l’être au sens de Parménide. Cette opposition est entièrement codée . qu’on est en retard. Il a été accusé simultanément d’un point de vue interne de n’avoir pas les moyens des fins novatrices qu’il proposait. il faut augmenter les impôts. Ou alors en réalité il n’a pas su se démarquer des fins. l’a emporté. C’est l’argumentaire : bien sur si vous voulez faire tout ça. le déploiement de la Chine etc… rien n’est immobile. Au fond. or il dit qu’il ne va pas augmenter les impôts. C’est une promesse de perpétuation. des guerres. c’est que l’action. C’est un menteur : il n’a pas les moyens de ses fins. Je vais employer une déconstruction de ce codage. il apparaît qu’un certain type d’altérité peut être le mouvement propre du même. Il y a des poches de résistance. des barbaries locales. Par ailleurs. par le rapport moyen / fin. peuvent dire désormais tout est accompli. c’est le signe d’un aristotélisme général : l’action est analysée dans des catégories qui en définitives sont les catégories pragmatiques d’Aristote. Et en même temps. est codée. des fanatismes localisés mais si on ‘y prend bien ça ira dans le même sens. ne suffit plus du tout à caractériser ce qui est extérieur ou extrinsèque au principe d’immobilité. le dépeçage d’un certain nb d’autres. d’un point de vue externe de n’avoir pas de fins novatrices et de ne proposer de différenciation qu’au niveau des moyens. recodée. c’est une thèse très répandue) : nous n’avons plus rien à attendre d’autre que la perpétuation du monde tel qu’il est. Pourquoi je dis ça ? Car je pense qu’il faut repartir d’une idée très simple. Il a prôné obscurément les mêmes fins sur les questions capitales. un guignol pervers. des massacres etc… et aussi des transformations économiques spectaculaires.

disjonction. Il n’est pas sûr que l’action politique ait quoique ce soit à voir avec ça ! Le paradigme de cela est budgétaire : l’action est conçue sur le modèle du budget. mais comme tout mise en œuvre de moyens la change en son contraire. vous avez finalement de façon plus générale la filtration de toute situation par un couple de notions. et les gens sont pour. qui a été voté. presque tout le monde pense qu’il est déjà fictif. pour une fin qui s’avérait hypothétique ou intenable. ce qu’on va faire. des gens sont pour. mais dont le système des moyens coïncide ave le réel. avec des améliorations infinies et interminables. Et par contre. sans examiner la question de savoir si c’est réellement au nom de cette fin que s’est déployé le système des moyens. faute de déterminer sa différence dans les fins. illusoire. Ce qui requiert une analyse extraordinairement singulière et au cas par cas. L’argument présuppose moyen fin. et la filtration de l’action par un couple. Alors. Sur le paradigme de la décision budgétaire. Ils sont activement pour. C’est en grande partie une fiction : le budget que nous venons de voter. C’est une hypothèse qui n’a rien d’évident. Le 2nd concerne la question de la critique du totalitarisme : elle a consisté à dire qu’on ne pouvait pas admettre qu’au nom de la représentation d’une fin. Il faut proposer une rupture radicale avec ce type de codage. sans subjectivation enthousiaste. ils sont prêts même à enregistrer des phénomènes politiques relativement violents au nom de cela. Les dépenses c’est la finalité. inspirée par des représentations égalitaires. pas dans sa fin. Car d’une certaine façon. A une vision budgétaire des choses dans laquelle on est sommés de prouver qu’on n’a pas engagé de dépenses sans recette. criminel. Deleuze dit quelque part : en fin de compte l’intérêt de la révolution est dans la révolution elle-même. d’ l’autre coté une fin sans amplitude véritable. Ie que est déclaré utopique et donc dangereux. qui affirme le primat du présent. Je ne crois pas du tout que nous puissions d’aucune manière être dans une position de séparation. Vous avez toujours la considération de la chose à faire. Dans un cas. qui aboutissait au sacrifice de générations entières. le codage sous-jacent est celui du rapport de la fin et des moyens. ils sont prêts à se sacrifier pour. nous avons une matrice générale qui fait que aucune action n’est représentable dans un registre autre que ce couplage. La révolution. elle n’est pas enthousiasmante. elle doit être absolument récusé. C’est une fin peut-être prosaïque.implicitement par le rapport moyen fin. archaïque. les estimations des résultats électoraux des présidentielles sont de cet ordre là : ou bien ils présentaient des fin sans moyens. le codage est celui des rapports moyens fin. avec la stagnation agitée. Donc que le principe : la fin justifie les moyens est un principe finalement cynique et criminel. Il n’est pas sur qu’il soit cela : ça peut être un temps séquentiel. En outre il s’agit de savoir si réellement les subjectivités de cette entreprise ont été constituées par la représentation de la fin. mais elle est la fin telle que il en existe des moyens. une fin sans moyen. dans l’autre des moyens sans fin. vous n’avez pas à vous demander ce que ça donnera 100 ans après. financer. Enfin. se demander ce que ça donnera 100 ans après c’est une dénaturation de la chose. du système des moyens de la chose à faire. C’était le 1er point. Dans le paradigme des rapports moyen fin. une des définition c’est dépense sans recette. C’est un temps du développement. et ce n’est pas facile. Or finalement. voilà. Grand épisode des démocraties parlementaires : sommet de la représentation et de la vie politique. ce . Le codage par la question du rapport moyen fin est une présupposition sur le temps des choses. sur cet élément de la polémique contemporaine. qui enregistre numériquement la question des fins et des moyens. Le codage moyen fin c’est une hypothèse métaphysique sur ce qu’est le temps politico-historique. ce qui propose des fins dont les moyens n’existent pas. la création c’est ça. et l’essence de la chose est dans son présent. Il faut rompre avec ce modèle. ie des dépenses et des recettes. on utilise n’importe quel moyen. le codage de ce qu’il y a par le rapport moyen fin car nous sommes nécessairement asservis de proche en proche au budget. ou avec une fin qui n’est pas le point de départ de la démarche. par contre. si nous restons dans le codage de l’action. les oblitère. tout ceci revient à proposer constamment une vision des choses référées non pas à une notion mais à 2 : c’est ce que j’appellerai le couplage. ou bien ils n’introduisaient de la différenciation que dans moyens. les hypothèses de croissance sont controuvées etc… mais il est la représentation absolue d’un registre stable de la dualité. aussi un temps du présent ou un temps où la signification du présent vient de l’avenir etc… Dans la polémique. dans un ordonnancement particulier : d’un côté une fin représentable mais dont les moyens sont la perversion inévitable. c’est intéressant. les transforme en leur contraire etc… l’hypothèse communiste : on admettre qu’elle est respectable du point de vue de son idée pure. ie des fins telle que la mise en œuvre des moyens les dénature. et les recettes c’est les moyens. en définitive. le réaliste est celui qui ordonne la fin aux moyens : compte tenu des moyens effectivement disponibles alors la fin ne peut être que celle là dont on admettre volontiers qu’elle n’est pas idéal. C’est la généralisation ou l’universalisation du couplage. et du système du rapport entre les moyens et cette fin comme essence de ce qu’il y a à faire.

La Relation. ie qu’il était nécessaire que cette décision soit prise sans débat. avec le retour sournois dans le champ de l’évaluation éthique de l’action. c’est décisif pour nous.de l’unité du théorique et du pratique dans l’action politique. Vous voulez le bien être de l’économie nationale. c’est que la relation fondamentale de l’action. par exemple finalement principe d’identité (c’est en un sens formel on sait que en situation il n’est pas toujours vrai que A soit A. ça veut dire que vous substituez une raison logique à une raison pragmatique. et non pas fin moyen. ce qui n’est pas résorbable dans l’identité. le fait que les dépenses soient gagée par les recettes sont présentes y compris dans cette perspective éthique. mais qu’est-ce que c’est un principe ? C’est au fond. la séance de l’abolition de l’esclavage à la Convention. les colons en 1793-94 ont dit : les colonies. On a là la forme chimiquement mure de la question du codage de l’action avec principe csq. La relation. le couplage du principe et des csq doit. Le principe de l’abolition serait entériné sans débat. On ne peut admettre le principe sans admettre des csq. Ce que je propose de dire. Ce que m’inspire le spectacle des évaluations contemporaines. Les pragmaticiens ont fait savoir le 9 thermidor. qln peut être qln et aussi qln d’aure) mais un principe au sens où nous le prenons ici c’est l’extraction dans la situation d’une . le coût. c’est complexe. Tous les épisodes suivis de près. qu’ils en tenaient pour la raison pragmatique. des noirs dans l’assemblée. C’était l’expression même d’une rationalité logique : si on admet le principe on doit en admettre les csq. Sa présence a suscité un enthousiasme. son essence est d’être logique : ce qui est la tenue de l’action est son homogénéité au principe. sur les élections américaines. il faut assumer les csq. et en particulier de l’ontologie politique. qui se fait par une pesée implicite ou explicite du rapport entre les finalités poursuivies et le coût humain. des années 93-94 à 97 sont des épisodes extraordinaires sur lesquels je vous recommande de porter toute votre attention.n’est pas facile de se soustraire au codage de l’action par le rapport moyen fin. le baiser fraternel. Principe et csq. L’essence de la mutation est là. Quelle est dans ce cas la relation constitutive de l’évaluation de l’action ? On admettra quand même que l’ontologie du devenir est une ontologie de la relation et non pas une ontologie de l’identité. et si les csq c’est la ruine des colonies. Du point de vue moyen fin vous êtes incohérent. reformatée. c’était pas leur passion. Pour la 1ère fois. Finalement. La veille thèse – marxiste . et cette relation entre principe et csq est absolument hétérogène à la relation entre fin moyens. cette thèse doit être reformulée. on peut pas les tenir si on a pas d’esclave. Principe et csq : raison matriciellement logique. L’essence même de la production coloniale c’est l’esclavage. équivalence des colonnes. Il y a eu des interventions extraordinaires sur ce point. tenez nous les comptes de la figure de proposition programmatique qui est la vôtre. C’est une expression constante dont il faut se méfier : elle introduit la matrice budgétaire dont je parlais : déjà la dépense. le soumettre à discussion est déjà en entamer la valeur. S’agissant d’un principe de cette nature. que les colonies y contribuent et vous voulez supprimer l’esclavage. ou au champ de la praxis. Oui. qui n’est pas nécessairement la contradiction au sens de Hegel ou la dialectique au sens de Marx. dans l’évaluation de ce que nous avons à faire. Ça s’évalue. je l’approuve en effet : il n’y a pas de saisie du devenir qui n’ait à être poussée jusqu’à la relation qui le constitue de manière immanente. plusieurs ont demandé que le Président donne l’accolade. reformalisée dans la dimension de ce que on refusera de considérer que la raison logique est du côté du théorique et que dans l’action on a affaire à la raison pragmatique. Vous comprenez bien il faut se représenter ce que ça a été. C’est la mutation très complexe et difficile que je propose sur ce point. Les conventionnels. c’est l’expression d’une possibilité inaperçue de la situation qui la rend adéquate à une figure de l’universel. c’est la relation entre principe et csq. C’est assez éloigné de la conception selon laquelle la démocratie c’est le débat ou la discussion. c’est la nécessité absolue de substituer au regard de l’action elle-même une raison logique à une raison pragmatique. Si le principe est qu’il est impossible rationnellement de réduire un homme en esclavage sans être criminel. Ce n’est pas simplement une formulation universelle. Et Robespierre a eu ette formule fameuse : « périssent les colonies plutôt qu’un prncipe ». ie au rapport des moyens et des fins. On ne raconte jamais assez ces moments aux enfants. alors c’est la ruine des colonies. et les 1ère intervention : il faut voter l’abolition sans débat. On va bien trouver une relation. c’était la philosophie en acte ! Cette séance a été extraordinaire. Ça veut dire qu’il faut en finir avec un certain type d’opposition du pragmatique et du théorétique. se substituer radicalement au couplage de la fin et des moyens. le rapport du principe aux csq doit être le nouveau codage duel de la figure de l’action et se substituer à la formalisation pragmatique absolument hégémonique qui est : rendre nous compte. et que la raison logique. Comme quand Deleuze parle de la Relation comme ce qui est l’être même du grand circuit de la détermination de la pensée. Ordinairement on assigne la raison théorique à l alogique et la raison pragmatique à l’action. C’est une vieille discussion : quand pendant la Révolution Française est venue à l’ordre du jour la question de l’abolition de l’essclvage. Dans la relation moyens fin vous êtes dans une raison pragmatique. est le fond nécessaire de l’ontologie de l’action.

principe politique. et il ne l’avait pas. pourquoi ? Car si vous codez l’affaire dans les moyens et fins. Vous n’avez comme impératif d’ordonner les moyens disponibles aux fins que vous vous proposez. Il aurait fallu une logique des principes. C’est le moment où le possible est forcé à l’universalité. ie généralement tenue pour impraticable. dans la dialectique moyen fin il n’y a pas moyen de faire comme cela. et dans le régime de la décision. C’est pour ça que le réaliste a toujours raison. C’est un principe au regard d’une situation effective. Vous devez créer les moyens car si vous ne le faites pas. ou formelle. augmenter les forces. ça nous donne une leçon que nous aurons l’occasion de décliner sur bien des tons : il n’y a pas d’altérité véritable qui soit négative. maintenir. vous n’avez jamais les moyens. Si je l’examine de ce point de vue. Il a toujours raison ! La question de la substitution rationnelle de la rationalité logique à la rationalité pragmatique exige qu’on soit dans le registre de l’invention des moyens. mais cet autre Amérique en politique n’a pas existé dans l’élément effectif du vote. Qu’estce qu’il veut. l’effectivité d’un principe. telle qu’elle affirme un point d’universalité dans cette situation. ie rapport moyen fin. du directoire de Bonaparte qui engagera une guerre vaincue : défaite face à des esclaves noirs bien organisés. s’en aller. c’est le moment où ce point d’universalité se saisit dans la situation d’un point d’impossibilité. diminuer les forces ? Non ! Sur la question qui était importante il ne disait rien. qu’est-ce qu’il dit ? Moi je pense que la question est : quels sont ses principes ? si on veut aller jusqu’à une représentation dynamique de l’altérité. Je n’examinerai pas la situation du point que vous me dites. ça s’est présenté par un conflit immédiat : l’argumentaire colonialiste. qu’est-ce qu’il affirmer. Ça veut dire quoi ? ça veut dire que si vous substituez le rapport des principes aux csq au rapport moyens / fin. Pourquoi il a perdu ? moi je dis car il n’existait pas ! On l’a beaucoup dit. elle devait être défaite pour que soit affirmé le principe dans son effectivité. La preuve. l’esclavage (pente de thermidor. C’est vrai de façon statique. de telle sorte que cette abolition considérée comme absolument impossible soit néanmoins affirmée et du coup inscrive l’universalité de l’égalité des hommes dans la situation. si vous substituez dans l’analyse des situations. la totalité de nos amis américains votent Kerry et sont contre la guerre en Irak. pour cela il fallait défaire la raison pragmatique. S’il avait commencé à dire : je vais me retirer d’Irak alors engagé dans une finalité différente pour laquelle il faut un système de représentation différent. la raison logique à la raison pragmatique. Bush existait. en réalité il est vrai que les fins de Kerry n’étaient pas suffisamment différentes de celles de B pour qu’il puisse ordonner les choses à la création de nouveaux moyens. Vous devez inventer les moyens car vous devez traiter de l’impossible. L’essence de K était d’être contre B. En définitive il y a des situations où si vous voulez agir selon le rapport des principes et csq. le principe c’est d’abolir l’esclavage à St Domingue (et plus généralement dans les colonies). c’est que finalement ce qu’aurait réellement fait Kerry en Irak est resté dans une obscurité totale ! Or c’était la grande question. Car B lui était B ! le fait d’être contre K était dérivé et secondaire. Il n’y avait entre eux qu’une divergence d’opinions. mais pourquoi ? Pas car il est inconsistant. des actions. non. En définitive. l’autre est un crétin et n’existait pas non plus alors. Ajoutez Haïti à Waterloo dans le bilan général du bonapartisme ! ce que je voulais vous dire c’est que cette pente pragmatique générale dans laquelle à partir de Thermidor donnent les régimes successifs. alors ce qui va apparaître c’est que vous avez comme impératif de créer les moyens. C’est la véritable signification de l’énonce : périssent les colonies plutôt qu’un principe. Il fallait premièrement se saisir de ce point d’impossibilité. en un certain sens. et ça ne l’a pas constitué. Donc un principe c’est le complexe réalisé d’un point d’universalité abstraitement formulable (mais dont la formulation en elle-même ne vaut pas principe) ce qui vaut principe. Son altérité était absolument insuffisante. Est-ce qu’il a dit de rester. Là. non. Ces moyens n’existent pas ! Il n’y a plus aucun sens à vous objecter que vous n’avez pas les moyens de la fin que vous poursuivez : puisque précisément dans la logique du principe et des csq. Vous voyez que en réalité. ça requiert toujours qu’on défasse la raison pragmatique du rapport entre les moyens et les fins. Pourquoi ? Car en termes de moyens et fins il n’avait rien à dire. Être contre B était son unique programme. Oui. Ça me permet pour clore ce prologue de revenir à ce pauvre Kerry. Quels sont ses . en un point qui par ailleurs était inaperçu ou déclaré impraticable. ie dans son nouage à la situation. Là. c’est très net. la figure oppositionnelle finit toujours par proposer une forme de scepticisme. vous devez non pas ordonner les moyens mais les inventer. Ce n’est pas car il était contre B que ça l’identifiait. on ne voyait pas comment abolir l’esclavage était exact. qui était que du point de vue des moyens et des fins. Elle existait comme donnée d’opinion tendue. guerre qui a fait entre 30 et 60 000 morts pour les armées de Napoléon). j’y vois que dans le parlementarisme.possibilité inaperçue. ie envisager la raison autrement que dans le rapport des moyens et des fins. Il n’y avait de différenciation ni logique ni pragmatique. en face. Ce n’est pas purement formel. Le système général qui était en place rendait irreprésentable l’avenir des colonies sans l’esclavage. On a bcp dit que Bush et Kerry représentaient 2 Amériques différentes. je vais établir ou rétablir.

ce qui est nouveau. il y a une fin dont je ne suis que le moyen ! Il s’agissait de déterminer s’il est possible d’identifier ce à quoi nous serions en état de nous confier absolument. Ce à quoi on se confie n’a pas de raison d’être ce en quoi on croit. Nous revenons maintenant à notre trajectoire fondamentale. Une philosophie est toujours une doctrine du salut sous une forme ou une autre. Et simultanément cependant ça propose une certaine forme d’éternité. Figure d’aliénation par l’un qui est constitutive du dispo théologique). de rationalité véritable. Ce n’est pas la même chose. La question. Ie sont créatures au même sens que le reste. et peut revendiquer l’éternité. ce qui rend possible qu’on ne soit pas obligé d’être dans la loi du monde. D’autre part c’est créé. J’avais comparé cette exigence au thème très étrange de Descartes qui est le thème de la création des vérités éternelles (que vous trouvez dans les lettres à Mersenne. étant entendu que chacune des choses est nécessaire si on veut que ce soit dans le registre de ce à quoi on peut se confier absolument ? je ne veux pas revenir sur cette dialectique. même si ça consiste à dire qu’il n’y en a pas (alors c’est savoir qu’il n’y en a pas) etc… On est dans une logique du salut. Je vous avais dit que nous engagions ici un cycle de 3 années. c’était ça : qu’en est-il de ce triplet du multiple. et dans les 6ème réponses aux objections). On pourrait dire en termes simplifiée : Bush proposait une politique. ce n’est pas non plus dans le temps. et je pense même que probablement les csq de cette élection auraient été calamiteuses. ou réductible à son temps ou à un temps. Donc c’est multiple : il y a bien des choses et des registres de choses susceptibles d’être ce à quoi on peut se confier absolument. ie que la confiance n’est pas absolue. Je soutiendrais que ce à quoi nous pouvons nous confier absolument est créé. Ce à quoi on peut se confier est de l’ordre de ce qui surgit. mais on va aller signer pour le partage des biens. La contractualisation universelle des relations signifie qu’on ne peut se confier à rien. Sur aucune des question dont il traitait. de l’ordre du naissance. fait l’objet d’une création. C’est le mouvement propre par lequel on se confie. mais ce n’est pas médié par la représentation de ce en quoi on aurait à croire. Ie de constater que en définitive celui qu’on a élu contre qch lui est en substance fondamentalement identique : dans ce cas vous avez non seulement la perpétuation d’une politique. C’est pourquoi nous sommes ici en route pour notre salut. dès fois que ça tournerait mal ! c’est l’exemple typique de l’impossibilité de la confiance absolue dans l’élément qui peut être par ailleurs celui de la passion. De sorte qu’on est arrivé à cette situation invraisemblable : celui qui affirmait des principes. je crois qu’il n’y avait pas de raison. et de l’éternel. c’était B ! Principes effrayants mais principes quand mêmes. c’est toujours qch qui est à la fois multiple (il ne s’agit pas d’inventer ou de revenir à une forme de l’un pour lequel il y aurait confiance absolue. subjectivement. et comment. mais vous avez la longue amertume de constater que l’inscription de la différence est une affaire infiniment plus compliquée que de voter pour un tel ou pour un tel. Il y a le triple : ce n’est pas de l’un. dans la loi du monde d’aujourd’hui. Le thème a intrigué et Descartes affirme que même les vérités en apparence les plus incréés. alors d’une certaine manière nous sommes en état mentalement. et est multiple et non pas un. Elles auraient ajouté à l’identité politique ce terrible ravage que produit la déception subjective. activement d’interrompre ce que j’appelais au début la stagnation agitée du monde contemporain. comme par exemple le principe d’identité ou vérité mathématiques sont dans la dépendance de la création. ce serait un dispositif théologique. à l’élection de Kerry. du créé. Ce qui n’obligera pas d’évaluer les actions dans le codage du rapport des moyens fin. Mais ce qui le rendra réellement possible : ce n’est pas . C’est l’expression que j’avais employée : y a-t-il qqch à quoi nous pouvions nous confier absolument ? je disais cela. vous ne constituez pas de différente. inventé. Comme un contrat de mariage : on s’aime bcp. S’il en avait eu les csq auraient été différenciantes. mais le salut est au moins défini en situation. C’est un homme de csq. On appellera salut ce qui n’oblige pas. Pour en avoir une il aurait fallu affirmer des principes. je requerrai de vous une certaine patience ! Et tout de même il y a un but. ayant ses principes là il traitera les csq. sauf conditions contractuelles. Si vous codez la situation en termes de moyens / fin. comme n’importe quelle philosophie. si on entend pas éternité ce qui est en exception de la dissolution temporelle. La confiance ne passe pas nécessairement pas une représentation. Si nous avons identifié ne serait-ce qu’un seul point de cette nature.principes. triplet paradoxal. il n’y a pas non plus besoin de revenir à l’incréé. ce à quoi on peut se confier absolument. de l’entraînement etc… On va se confier absolument. lettre au père Mesland. ce n’est pas de l’intemporel ou du déjà là (c’est dans le mouvement de naissance ou surgissement). mais il faut savoir ce qui est à qui. Vous vous doutez que n’en pense pas un grand bien ! Et la faiblesse de Kerry. Dans une caractérisation plus spéculative. car se confier absolument était le contraire de la norme contemporaine. qui est la norme du contrat. ce que je proposais comme question finale. c’est qu’il n’en proposait pas : être contre Bush n’est pas une politique. proposée il y a longtemps (TS) mais il est essentiel d’identifier confiance comme distinct de croyance. Quel que soit le codage que vous preniez de l’action.

Ce n’est pas l’inventaire des méchants. il faut savoir à quoi on a affaire. et puis s’il n’est pas toujours principe de plaisir. l’analytique de l’adversité. Ça continue comme si de rien n’était. Une partie de l’analytique de l’adversité sera une analytique de la méfiance. Mais le communisme. de l’injonction . Le monde d’aujourd’hui est dominé par des gens qui argumentent non pas de sa qualité mais de sa nécessité. mais à quoi avons-nous affaire dans la situation elle-même qui soit de l’ordre des contraintes. et pour créer l’écart. La philo. personne. que tout le monde connaît. Ce n’est pas la méfiance du despote qui pense qu’on va l’égorger dans un coin. de la concurrence. ça absorbe. Ie le rapport fondamental des gens à la situation. très important de voir qu’on a affaire à qch qui est un principe de réalité. En particulier par exemple les citoyens (comme on les appelle aujourd’hui par je ne sais quel retour du refoulé) n’ont à leurs gouvernants qu’un rapport de méfiance. Elle ne fait pas la chose elle-même. On a vu disent les propagandistes que ce qui n’était pas ce principe de réalité était pire de toute façon. les droits de l’homme l’égalité. plus ou moins volontaire. de la marchandisation etc… comment ça marche subjectivement ? les lois objectives les rapports de puissances. Qu’est-ce que vivre finalement en se méfiant finalement de tout ? Vous savez. à ce dont on est un peu capable. ça prétend être réel. mais c’est absolument inopérant. se révoltent etc… mais comment ça marche ? C’est une tâche philosophique : déterminer l’adversité dans son ressort subjectif. C’est très important. c’est déjà beaucoup.la même chose de dire qu’il faut sortir du codage des moyens et des fins et de le faire. C’est ça qu’il faut comprendre. D’ailleurs ça prétend pas être bien. La philosophie. pas simplement dans ses mécanismes de puissance. contrairement à ce qui est souvent prononcé. Mais pour que ça marche il faut que ça marche subjectivement. lui. ou ce qui en est clair n’est que le 1er temps ou la 1ère apparence des choses. particulièrement de leurs services de renseignement. Qui prétend que la marchandisation universelle est formidable ? En vérité. elle est rampante. Vous n’avez pas bcp avancé en disant ça ! C’est absolument vrai. au contrôle. C’est un rapport avec lequel la machine marche très bien. Il faut se méfier surtout du fait qu’ils vont nous faire un sale coup. est-ce que ce ne serait pas un empoisonneur involontaire. quand même. l’obscurité de l’écart.1er temps : l’analytique de l’adversité. de ne pas être dans la même place que celle que le monde nous ordonne d’être. elle aide à sa capacité. je vais . et d’en être réellement capable. Bien sûr il y a des gens qui grognent. C’était pour rappeler l’objectif. Le point de départ que je pose c’est d’établir l’universalité de la méfiance. pas même les marchands. est-ce que je vais lui signer mon contrat ? Même les chefs d’État se méfient de tout le monde. tant pis. ça se nourrit. C’est un long travail. tant pis aussi. et stt du travail contemporain. prétendait être bien. ça prétend être la réalité. Parfait ! Alors on a en place qch qui ne prétend même pas être bien. Ce à quoi on a affaire. c’est aussi une de ses tâches majeures. ça s’alimente du dire que ça c’est pas bien. thèse Foucault Deleuze. avant ême de lui demander de vous soigner. en nous promettant monts et merveilles. vous vous méfiez de lui avant : est-ce que il soigne vraiment. si vous considérez que le point de départ et la norme des choses est la réalité. ce n’est pas une vision humiliée de la philosophie. Ça se saurait si ça ne marchait pas du tout subjectivement. quand vous allez voir le médecin. Argument massue. c’est ce que j’appelle les éléments d’analytique de l’adversité : comment ça fonctionne ? quel est le principe de ralliement constatable de masse de gens. Je ne connais personne qui ne fasse propagande sur ce point ! Même pas eux. on peut analyser. aux autres. c’est ça qui m’intéresse : la suspicion généralisée. Elle n’est pas ce qui par elle-même ce qui va changer le monde mais elle s’adresse à la capacité de déplacer l’injonction du monde. La contemporanéité est l’obscurité de la dissidence. à ce qui se passe etc… est un rapport de conservation méfiante. vraiment. C’est la conception que j’en ai. la méfiance à l’égard de toutes les autorités. A tous les niveaux. à cette figure du monde unifié sous la loi réelle du marché. et s’il est encore moins le principe de l’émancipation et de la libération. et j’avais dit qu’on allait faire 3 temps. pourquoi la norme serait la réalité ? Déjà. que attention si je tombe amoureux de quelqu’un il faut se méfier. 3 années mais qui seront enchevêtrés : . ralliement plus ou moins forcé. L’anticapitalisme formel ne sert à rien. La phénoménologie de la chose est indubitable. dans toutes les strates et se constitue comme subjectivité générale. il suffit que ça se fasse comme ça. Mais l’identification de l’adversité occupe une large part du travail philo. le fait que tout doit être contractualisé. Vous pouvez dire par exemple : c’est le capitalisme libéral. elle travaille à la capacité. Ils les considèrent universellement comme des gens qui sont entre incapables et prévaricateurs. Tout le monde est pour la justice. qu’est-ce que la situation nous ordonne d’être ? c’est ça l’adversité. Ce n’est pas la peine de sacrifier ce qu’on a pour un idéal meurtrier et incapable. personne n’est pour que les hommes du capital s’en mettent plein les poches. C’est une grande querelle ! En fin de compte. ça a été fait. c’est une méfiance diffuse et générale. et tout le monde a conclu qu’il était irréel. n’est pas clair. ie nous demander à quoi nous avons affaire. Il y aura de grandes discussions là-dessus : ça marche à la souveraineté.

la liberté n’est pas ce qu’on nous montre sous ce nom. C’est le point de départ. des ensembles prédicatifs. a comme arrière plan ou comme transcendantal historique. et encore nous ici on a encore des beaux restes du vieux monde mais tout le monde sait que ce ne sont que des beaux restes. C’est des prédicats. mais il y a des riens pires que mon rien ! L’analytique du néant est fondamentale : les nuances du rien. et là il y a quelque chose. il faut se méfier. Ce qu’il y a est assignable à un point de vue sur ce qu’il y a. configuration subjective. Un ensemble de tribus errantes dans un espace de plus en plus ensauvagé. . et ce point de vue est en général lui-même identifiable de façon communautaire au sens général. dans lequel à proprement parler il n’y a rien. parce que comme le dit Char. Qu’est-ce que j’entends par tribu errante ? n’importe quoi : n’importe quoi qui s’identifie soi-même comme une tribu. rien que des capitaux. Car le nihilisme c’ets la pensée de l’espace général. Et puis le relativisme. et cet espace général est en réalité de plus en plus peuplé de tribus errantes. d’où le nihilisme général ambiant. Finalement l’espèce humaine est découpée en sousespèce. La 2ème activité c’est négocier avec les autres tribus : négocier. avec les différents rituels variés de cette appartenance. c’est peut-être pas si bien que ça en a l’air. Ce n’est pas tout à fait comme ça. dont à mon sens le succès des religions n’est qu’une des données. aux configurations subjectives Analytique de l’adversité. étant entendu que l’espace général est le même. ce sera le 1er mouvement. et de l’autre le relativisme affiché. Je pense que la méfiance. et mieux vaut ce rien qu’un autre rien. Dans l’espace général il n’y a rien. voilà. appareillage formel. n’est ni nihiliste ni relativisme. il y a un espace général. au contour plus ou moins bien défini. philosophie générale des tribus darwiniennes. les noirs etc… peu importe. Ie nihilisme. Le 2ème mouvement. et le relativisme c’est pensée des populations disparates qui occupent cette espace général. Philosophiquement je crois qu’on peut diagnostiquer une complicité organique du nihilisme et du relativisme. à quoi il ressemble ? moi je le vois plus tel qu’il est décrit que tel qu’il est (Dieu merci. Ce qu’il y a est assignable à l’appropriation de ce qu’il y a par des groupes. C’est se donner les moyens. être en conflit. Le monde. Avec des rapports meurtriers entre tribus différentes. il n’y a que des ressources de puissances potentielles des tribus nomadiques errantes à contours prédicatifs définis. c’est fondamental (la solitude est inexistante – parler d’individualisme à propos du monde contemporain est une imposture sans précédent ! tout le monde doit appartenir à une tribu sous peine de mort. Vous voyez que l’existence d’un point de confiance est en effet la seule rupture possible avec cette configuration. qch l’unifie. de ce point de vue là. De quoi on a besoin ? le point clé. et puis bon si j’aime qch. O n’y a pas de contradiction entre les 2 bien qu’il y ait des conflits doctrinaux.être terriblement aliéné. et mieux vaut rien que rien. je vais souffrir. si vous voulez. L’idéologie contemporaine est une idéologie de la liberté : elle est constamment montrée. Ce sont des tâches plutôt que des moments. Ce n’est pas une vie de la confiance absolue. comme subjectivité immédiate. à savoir que ce qu’il y a. puisque par définition parce qu’il inscrit qch d’éternel. ou dont la vie consiste en 2 choses : appartenir à la tribu. des beaux restes d’individus). Ailleurs. dépecé dans l’univers marchand. pour employer un grand mot. Elle tourne autour d’un nouveau concept de la liberté. au fond : il n’y a rien à espérer. et un régime de négociation de puissance. individualisme. définir des territoires etc… ça nous profile un darwinisme généralisé. ça sera comme ça. et comment on peut se cramponner à une nuance du rien contre une autre. mais finalement dans ce cas il n’y a pas grand chose à espérer d’autre que rien. je suis très sensible à une espèce de fétichisation ou ritualisation de l’existence. Ce sont simplement des systèmes de prédicats. découper son quartier. Si on ne fait rien. et ces systèmes sont portés ou assurés par ce que j’appelle des tribus errantes. C’est une subjectivité très répandue : j’ai pas grand-chose j’ai même rien. ça va peut être coûter cher. en passant par les femmes. Le nihilisme est la pensée de l’espace général. et qui ont au fond. mais les capitaux c’est la forme moderne du rien. de passer de l’analytique de l’adversité au 3ème temps. d’une façon conceptuellement organisée. il n’y a rien à espérer d’autre que ce qu’il y a. sous les noms de démocratie. vous savez aujourd’hui il ressemble. et ce qu’il y a est pas grand-chose. c’est la construction de l’appareillage formel. de vérité) il est en effet en voie d’unification. c’est une nouvelle idée de la liberté. C’est la phénoménologie de la chose. Là je verse dans un niveau élémentaire délibéré. du rien puissant. est toujours relatif. C’est la vision du cauchemar contemporain. Ce succès des religions doit être inclus dans un phénomène bcp plus général : on a besoin de communauté rituelles pour ne pas être démembré. Ça d’un côté. Moi ce qui m’intéresse dans l’analytique de l’adversité : comment tout cela fonctionne ? Il faudra édifier des catégories. nous le verrons dans ce qui est il y a des réserves de sens. Qch comme ça. cette complicité organique du nihilisme et du relativisme. et peut-être rien. et il y a 2 types d’activités : appartenir au groupe. Quelles sont les grandes catégories de la subjectivité de méfiance telle qu’elle entretient la perpétuation de ce monde décevant. ça va des pêcheurs à la truite de Romorantin jusqu’aux homosexuels de Pennsylvanie.

C’était le rappel général. on aura 2 donne 3.liberté de ceci ou de cela… Mais le point est que en fin de compte elle n’est pas ceci ou cela. vérité sujet corps. Dans l’idée de négativité. l’action révolutionnaire. c’est la dimension d’infinité. il faut avoir 5 termes. bien que à la fin de la Logique. comme j’avais esquissé. il y a l’idée d’un terme qui va se nier lui-même à l’intérieur de luimême en engendrer un nouveau termz. l’infini. C’était ça le fond de l’affaire. La construction de l’appareillage formel pour une nouvelle idée de la liberté articule 5 concepts : un triplet et un doublet. Cette axiomatique de l’absolu. il va en réalité montrer qu’avec l’appareillage formel. ce sera l’axiomatique de l’absolu. notre tâche ici est de montrer. aussi. c’est que le triplet. Mais si on comprend que la constitution véritable de la liberté est dans le triplet qui inclut la corporéité de la liberté (vérité. à partir des . la liberté en corps. C’est un engendrement plus complexe. appuyée sur d’autres éléments. Ce sera à ce moment là que nous parviendrons véritablement à ce que nous nous sommes proposés comme but. c’est aussi suggestif. en réalité. Ce point d’exception sera ce à la recherche de quoi nous serons depuis le début. Ce n’est pas l’unité des contraires. un écart entre la répétition et son interruption). apparaître effectif de la liberté dans un monde. bien antérieurs à Hegel. Ce serait une dialectique unilatérale si c’était ça. un corps inscrit dans une procédure vérité : vérité sujet corps. elle est donc autre chose. Mais on reste dans un certain espace de la pensée dialectique généralisé : 2 advient ou fait advenir 3. C’est une opposition à la matrice élémentaire de la dialectique. mais sous condition du doublet (monde événement). Ce qu’il s’agira de montrer. on est libre. il y avait cette idée que l’essence de la pensée dialectique ce n’est pas la négativité. c’est une dualité fondatrice. ie une liberté qui se montre et qui est vraiment liberté (l’autre liberté n’est pas ce qu’on nous montre sous ce nom. C’est l’éclatement de la division. S’il n’y avait pas cette schize ou cassure de la loi du monde. mais dans le statut immanent de la création des vérités éternelles. dans une configuration subjective réelle. qu’on saisisse ce point d’exception. C’est en effet comment 2 devient 3 ? Et à un moment donné. dans une constitution finalisée qui est la constitution d’un nouvel appareillage de la liberté. et on n’en a que la condition – monde / événement). ie la possibilité de qch qui ne soit ni dans le nihilisme ni dans le relativisme. Il faut avoir 5 termes. la liberté en corps elle est dans le triplet. c’est si on s’en tient à la dualité monde événement. il s’agit de trouver cet autre chose. ni la négativité. Je proposerai de transposer ça à l’étage au-dessus : comment 2 donne 3 ? il ne suffira pas pour que 2 donne 3 que l’un des 2 se divise en 2 ! ce serait la solution de facilité. de telle sorte qu’on saisisse son point d’exception. Présente et corps sa dimension matérielle : si on n’a pas ça. Ils opposaient ça à la conception traditionnelle selon laquelle la dialectique c’est l’unité des contraires. Il y avait dans la pensée formelle de la dialectique chinoise. ce qui fera 5. à savoir ce à quoi on peut se confier absolument. la liberté comme corps. la réconciliation. C’est comment 1 se divise. sujet sa dimension immédiate ou. le temps créateur c’est l’éclatement de la division. de se confier absolument. on n’a pas la liberté dans son apparaître. sans restaurer la métaphysique traditionnelle ni dispositif idéologique. il faut non seulement la définir mais montrer comment elle apparaît). Finalement de façon très numérique. vous voyez bien que dans cette affaire qch qui était 2 devient 3. Ils ont dit non : ce n’est pas. Mais la liberté comme apparaître effectif. ce 3ème temps. le temps créateur. C’était sur le 2nd temps : appareillage formel. qui est l’apparaître de la liberté. les communistes chinois disaient finalement. Je situerais ça dans une triangulation qui est la triangulation vérité / sujet / corps. fait advenir un corps subjectivé. on peut retraiter l’analytique de l’adversité. mais le procès de division. contrairement à bcp de doctrines répandues selon lesquelles dès que qch casse la loi du monde. Encore un petit effort. c’est quand un se divise en 2. le présent et la matière. Et je continue très formellement. J’avais entamé ça déjà. Monde événement ne constitue pas la liberté par soi-même. L’absolutisation des 3 temps en constitue un 4ème. qui en retenait 3. Et je voudrais le retraiter directement. On a ça chez Marx. la possibilité. qui consiste finalement à constater que pour avoir une dialectique complètement déployée. Ça. c’est le 3 qui advient à partir du 2. il ne pourrait y avoir la liberté en un sens nouveau. et on en a 5 ! là où on disait 1 donne 2. dans une précision particulière : le doublet monde / événement dans sa capacité créatrice effective. ce n’est pas la synthèse dialectique. mais je le réarticulerai. ie monde événement (nous verrons que en effet c’est un écart. qui est le doublet monde / événement. Le 3ème temps. L’élément clé de la contradiction. C’est plus compliqué. Comment advient du 2 là où il y avait de l’un. cette triangulation (vérité sujet corps) est elle-même dépendant d’un doublet. elle apparaît dans ce triplet (vérité sujet corps). et qui cependant soit dans le statut vérités éternelles. Il est la proposition d’une logique. elle n’est pas directement l’expression ou la réconciliation ou la division du doublet. Hegel dit que c’est plutôt 4 : car le temps ultime de la recollection des 3 termes constitue un 4ème terme. D’une logique dialectique.

il installe cette guerre. il s’est certainement trompé sur des tas de choses. contrairement au volontarisme ou décisionnisme communiste ou fasciste. des tradition religieuses partout. points : analytique de l’adversité. Char. Cette dissolution des liens dans les eaux glacées du calcul égoïste. déclare le plus déshonoré de la nature humaine. qui est que si on laisse librement se déployer le jeu des intérêts. En ce qui concerne l’analytique de l’adversité. C’est finalement la loi de la jungle et de la puissance. progressivement. c’est la dissolution de tous les vieux liens dans les eaux glacées du calcul égoïste. entre la possibilité que règnent les eaux glacées du calcul égoïste. le règne des intérêts n’est pas pacifique.assauts glacés : associons immédiatement la fameuse déclaration de Marx dans le Manifeste selon laquelle le monde moderne. il ne l’entérine pas. Nous nous trouvons non pas dans un monde pacifié exclusivement ordonné à ses activités paisibles et ses jouissances privées. est qu’il y a réversibilité. Char est un très grand poète . on installe la paix. on peut trouver des maximes d’inspiration pour ces 3 tâches. a été que à la différence du fascisme. l’assaut glacé d’un mal. mais pas là-dessus. ce règne de la dissolution de tout dans les eaux glacées du calcul égoïste. Et où une espèce de guerre civile rampante s’installe pour la possession des biens dont dépend la puissance. homogénéisation de la planète sous le régime du capital. Au centre de cet ouragan. elle est seulement en voie d’accomplissement aujourd’hui. et la réduction supposée de la nature humaine à une nature entièrement interprétable en termes d’intérêts. Il ne nie pas que ce point existe. Il installe la guerre. je vous propose de prendre le texte n°2. et qui me paraît exemplairement vrai aujourd’hui. réciprocité. Je ne sais pas comment il a pu voir ça en 1848 : il y avait encore un énorme monde rural.les points les plus déshonorés de la nature humaine : c’est quoi. Montrer comment on peut se saisir du poème ou de la prose poétique en la circonstance pour rebondir sur les signifiants que je propose dans le cadre de la logique général qu’on s’est fixée. Pourquoi ? parce que en définitive. Ses grandes catégories : marché mondial. Ce que dit Char. Évidemment on peut dire ça. le poète complètera par le refus de soi le sens de son messages puis e joindra au parti de ceux qui ayant ôté à la souffrance son masque de légitimité assure le retour éternel de l’entêté portefaix porteur de justice ». Il entérine ceci que le régime général d’un monde qui dissout tout dans les eaux glacées du calcul égoïste. marchons. ie qui fait régner la marchandise comme alpha et omega de l’innovation humaine. On va être au centre d’un ouragan. appareillage formel.ouragan : au centre de cet ouragan. l’homme est mauvais il marche que au calcul égoïste. sous des formes rampantes. nazisme etc…. c’est ce qui réduit l’humanité au calcul de ses intérêts. . C’est un élément naturel : il e va y avoir de conflits que naturel et on aura la paix. En réalité. c’est un élément naturel. eh bien c’est la réduction de l’humanité au fond à son segment inéluctable et réel d’animalité. différenciées.textes de Char que vous avez. on s’en fout. C’est un point important. Un certain marxisme a entériné ces aspects : un marxisme économiste ne s’est pas soustrait à la représentation de l’homme à partir des paramètres de l’intérêt. profère poétiquement : cet assaut glacé. Pour Char. il le déclare le plus déshonoré. approprié à la réduction de l’animal humain à sa stricte figure d’intérêt. Je voudrais vous montrer simplement. En 1942. qui prend appui sur. les gouvernements fondés de pouvoir du capital. Moi je l’interprète ainsi : en réalité. installe la guerre. C’est une prévision. . Le point que lui. c’est ce qui rend possible l’assaut glacé. il état au centre de l’ouragan. je ne fais que ponctuer . car pdt longtemps un argumentaire du capitalisme démocratique libéral. c’est aujourd’hui qu’on commence à savoir à quoi ça ressemble. c’est la réalité. Pourquoi Char nous dit-il que cet assaut glacé… ouragan ? Car vous me direz il est en train de parler de la 2ème guerre mondiale. si on entend par animalité la stricte réduction de la pragmatique humaine à la réalisation et au conflit des systèmes d’intérêts. Il y un élément de connexion. La guerre est programmée par les théoriciens volontaristes qui doivent imposer de force ou par la violence leurs représentations. Mais la poésie va au-delà. à titre d’exercice d’appui. Ça c’est le point le plus déshonoré de la nature humaine. mais en fin de compte c’est sa matrice fondamentale. Voyez l’argumentaire : le libre déploiement des intérêts. On peut prendre la position qu’on veut : c’ets bien. Si on pense que l’humanité est un réseau systématique d’intérêts. ça ? Les points déshonorés. on l’approprie au seul calcul égoïste. axiomatique de l’absolu. « certaines époques de la condition de l’homme subissent l’assaut glacé d’un mal qui prend appui sur les points les plus déshonorés de la nature humaine. Il est en définitive le principe hobbesien de la guerre de tous contre tous. mais dans un monde où les tribus errantes sont aussi des tribus en armes. il travaillait à la paix. C’est évidemment ce qui réduit la subjectivité à son adaptation au calcul égoïste. dissolution de tout dans les eaux glacées du calcul égoïste. Lui juge. texte écrit en 42. . comment dans ces extraits des recueils de René Char. ce n’est pas comme cela : la souveraineté du capitalisme démo libéral installe la guerre. Encore Bush dit ça ! Par la guerre prépare la paix. Ceux qui disent que Marx s’est trompé. C’est aujourd’hui qu’il faut commencer à être marxiste ! On est au début de ce qu’il avait intuitionné. des tas de mariages arrangés etc… La dissolution de tout dans les eaux glacées du calcul égoïste. résistance.

c’est ceux qui se sont séparés au nom du refus de soi. une métaphysique darwinienne. car la doctrine selon laquelle il n’y a que des interprétations est l’adaptation relativiste de Nietzsche. c’est le sens vrai. Il faut ôter à la souffrance son masque de légitimité. Ie en tant qu’ils sont dans leur amour. Sa parole est au centre de l’ouragan. la légitimation de la souffrance quelle qu’elle soit par la figure des moyens disponibles. on ne subordonne pas le sens. Quand le sens du sens n’est pas herméneutique. au parti de ce qui ceux qui. unité ou cohésion. le jeu du sens complété par le refus de soi. c’est même généralement le cas. Vous avez à vous séparer de qch qui en un sens est vous-mêmes. mais nous pouvons en tirer une leçon plus générale. il faut dire que sens + refus de soi. ça signifie déjà refuser en tout cas les points les plus déshonorés de la nature humaine. car le masque de légitimité de la souffrance c’est toujours la position réaliste. C’est vrai. . C’est une incorporation à qch qui est autre que chacun des amants. Donc par exemple vous pouvez rejoindre le parti de votre amour. Il y a une conception du parti comme conscience de soi d’une politique. mais ça a donné dans une forme abâtardie le relativisme : chacun est maître du sens et chaque tribu donne son sens. On ne peut pas. Ça existe comme vérité du 2. C’est la source de toute création véritable. Je vous ai dit qu’on ne peut pas déployer une figure de la liberté nouvelle sans une nouvelle théorie du corps : toute liberté nouvelle est une incorporation. c’est s’incorporer aux csq d’un principe. Il y a un parti de l’amour.ceux qui ont ôté à la souffrance son masque de légitimité : nous retournons au début. Être libre. un sens qui n’est pas dans la variabilité herméneutique du sens. Et parti est là le nom de l’incorporation comme séparation. Toute liberté est incorporation. le poète ie n’importe qui.refus de soi et le sens de son message : qu’est-ce que c’est que un sens complété par un refus de soi ? Pourquoi dit-il cela ? On pourrait dire : refus de soi. . vous êtes tenus à l’impossible. Dans ce cas. Les amoureux sont seuls au monde : ce n’est pas nouveau et c’est vrai. si vous avez vu qu ceci est une déposition de la guerre et non pas du tout une instauration universelle de la paix. elles doivent être extirpées du rapport moyen fin et être examinées du principe csq. Il veut dire que le poète. c’est une liberté anti-kantienne. On ne peut pas distribuer nos richesses au reste du monde. Refus de soi cela signifierait simplement un point minimal d’universalité qui est qu’on ne plie pas le sens à la dynamique de l’intérêt. Retour éternel veut dire que si vous avez fait tout cela.résistant. Je le dis. de cette figure du soi identifiable aux intérêts. Si le sens est indépendant de l’interprétation. Nietzsche a dit il n’y a pas de faits. toute incorporation est une séparation. ie ce que toute incorporation amoureuse inclut de séparation. un sens qui n’est pas sous la loi relativisée que le moi donne au sens. ensuite il va se joindre au parti. si vous avez pris acte de l’assaut glacé (dissolution de tout dans les rapports marchands) si vous avez vu que cette dissolution suppose une théorie de la nature humaine. C’est bien vrai. La position de légitimation c’est toujours : on ne peut pas ! comme disait Rocard : on ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Le mot éternel vient à sa place.. Quand la souffrance est montrée. ça veut dire refus d’avoir pour norme le système de ses intérêts. en fin de compte. ça consiste à s’incorporer aux csq d’un principe. C’est d’ailleurs le sens que j’en retiendrai. Etre libre. Ça se termine par : le retour éternel de l’entêté portefaix porteur de. du sens etc… Nous donnerons une interprétation très important et complexe de ce point. on peut dire vérité. est au fond un sens qui n’est pas interprétatif. c’est adhérer au parti de l’amour. justice. ou même : soyez content d’être là vous êtes. S’il y a des situations de l’intolérable. Il aurait du se taire s’il avait su ce que ça allait donner ! Il n’a pas lu l’entendre. son interprétation au sens Char : nous devons être dans une discipline du sens qui n’est pas une discipline herméneutique du sens. Principe et csq et pas fin moyen. et c’est ça le masque de légitimité de la souffrance : on ne peut pas. C’est une 1ère interprétation. il y a qch qui les sépare du reste du monde. Pourquoi prend-il ici parti ? Je crois que parti veut essentiellement dire ici une figure de la séparation. C’est l’élément corrélatif inévitable du codage des situations par le rapport moyen – fin. L’incorporation amoureuse est nécessairement une séparation. je ne crois pas : parti doit être pris au sens de ce que toute incorporation requiert de séparation. il n’y a que des interprétations. Mais personne ne lui demande ce qu’il pouvait ou ne pouvait pas. qu’on appellera corps post événementiel. n’importe qui est au centre de l’ouragan doit produire de l’ouragan où se cristallise le monde moderne. ie son spectacle. Le parti ce n’est pas une figure de totalisation ou d’une unité. Plus profondément. mais de séparation : il se joindra au parti. au sens le plus immédiat du terme : chef militaire de la résistance maquisarde. Etre amoureux. mais on va compléter le sens par le refus de soi. Ou alors on peut envoyer des colonnes humanitaire qui calmeront la chose. et toute incorporation se paie d’une séparation. elle l’est du maintien de l’intérieur de son masque de légitimité : voyez comme c’est terrible on n’y peut pas grand-chose. On ne peut rien. elles ne peuvent pas être perçues dans le rapport moyens fin. s’y incorporer au péril d’une séparation. C’est plus important que la montrer. ils sont seuls. Ce parti c’est le parti de qui ? . il est devenu fou avant. donc une métaphysique de l’intérêt. quelque chose comme un sens non interprétatif. Refus de soi. Voilà. c’est s’incorporer à un corps nouveau.

donc directement articulé sur ce que j’ai pu dire à un moment donné. c’est un peu aussi comme une interlocution entre moi et moi-même. Comme la préface est de moi. C’est une méditation d’un jeune homme d’aujourd’hui sur qch qui a eu lieu et dont il a été brutalement saisi. La manière dont je déchiffre ce symptôme (la parution quasi simultanée de ces 2 livres) c’est que est en train de se produire souterrainement qch comme le croisement en un point de 2 générations séparées. C’est pas un phénomène exactement filiation. puisque c’est éternel. ou intéresse ce qui est ici notre propos. DECEMBRE 2004 Cette fois-ci je voudrais parler livre. Qch reviendra à ce moment avec une indistinction entre revenir et apparaître. de l’événement de la jouissance à la jouissance de l’événement. Il ne fonctionnera pas comme fin mais comme début ! Le 2ème livre dont je veux parler est celui de MBK. Ce livre témoigne de ce saisissement et d’une construction propre. la passion du 20ème siècle n’a nullement été celle des imaginaires ou des idéologies. Vous pourrez ainsi continuer ce que j’ai à peine commencé aujourd’hui. Ce serait l’enchaînement . qui vous donnera en écho et en anticipation la tonalité de ce livre : « le 20ème siècle a été jugé et condamné : siècle de la terreur totalitaire. qui est qch d’aujourd’hui et dans lequel je figure à un titre qui est aussi une altération . philos. Pour ce faire. Le nom donné à cela. Il a sorti ce livre en même temps que l’Affect. des abstractions partout substituée au réalisme démocratique. On pourrait faire la même chose sur la question de la liberté et l’appareillage formel. la passion. sujet révélé. infini. toutes les figures qui. représentation puissance événement. alors qch va revenir qui est éternel. puisque il correspond à 3 années de séminaire.si vous avez su proposé dans cette circonstance et en vous tenant au centre de cette expérience qch comme un sens qui n’est pas une interprétation. Autour de la charnière des 2 siècles ont été consacré au bilan du 20ème siècle. du sujet. ce qui est récapitulé en 13 chapitres dans ce livre. Revenir et apparaître sera la même chose. là. et puis vous pourrez le faire aussi sur la configuration subjective. son drame. Je vois alors qu’au rebours de ce jugement prononcé. Elle n’est pas simple. encore moins une passion messianique. virtuel et vérité. sexe et vérité. Il y a des mot d’aujourd’hui ais aussi de Deleuze. c’est celui qui narcissiquement est le mien. Je veux seulement examiner ce que ce siècle maudit. des fausses AG. Il s’agissait d’activer le vrai ici et maintenant ». Je ne souhaite pas plaider pour un accusé qui sait se défendre seul. Le 1er livre dont je veux parler. virtuel imagine et science. possible et imaginaire. à quoi ? à de sévères réprimandes ! Pourquoi je parle de ces 2 livres en même temps. à savoir le livre qui s’appelle le Siècle. On ne saura pas si ça apparaît ou si ça revient. si c’était filiation ce serait moins séparé. ses créations. Ça apparaîtra comme si ça revenait. Ça se trouvera. en regardant les textes 1 et 4. mais est déployée dans ces textes. qui est la réponse. C’est dans notre question. mais pas pour Noël. sur l’axiomatique de l’absolu. pièces de théâtre. en examinant selon les mêmes méthodes le texte 5 : liberté. ce qui revient. Je veux ouvrir le dossier du siècle tel qu’il se constitue dans le siècle.mais une altération au bon sens du terme. tout un matériel que d’aucun prétendent désuets où le siècle déclare en pensée sa vie. et il en est en même temps une transmutation. épilogue : événement et relation. transformation. puisque j’ai écrit la Préface. et si par là même vous avez dépossédé la souffrance de son masque de légitimité qui la couvre. livre mais en un sens qui propose une situation qui de surcroit nous intéresse. nous conduit finalement de l’intérieur à une figure de l’éternité comme retour. la passion du réel. de l’intérieur de son propre devenir a dit qu’il était. j’utilise des poèmes. l’axiomatique de l’absolu. Je vous lis les chapitres : ontologie. des idéologies et utopies criminelles illusions vides. Je ne sors pas complètement du narcissisme. Événement et Répétition. et non pas du ôté des sages juges repus que nous prétendons être. vérité sujet et corps. l’adresse de MBK à moi. il est soustrait aux festivités. génocide. c’est la justice. et j’ai dit : j’en répondrai ». sa passion. c’est la justice. je vous lis la 4ème de couverture. ce livre est entre 2 adresses : la mienne à MBK. Vous voyez comment nous parcourons. Simplement. ie comme apparaître. si ce faisant vous avez assumé que la part de séparation que ceci vous inflige (l’incorporation dont le prix payé est la séparation). 1998-2001. La terrible passion du 20ème siècle a été contre le prophétisme du 19ème siècle. J’ai le sentiment curieux d’avoir été trempé dans un bain que je ne connais pas complètement. Hegel et la bonne présence. et je les noue dans qch que je déclare être une signification d’actualité ? Eh bien parce que le livre de MBK est à certains égards une sorte de commentaire amplifié de l’EE. je ne veux pas non plus comme Franz des Séquestrés d’Altona proclamer « j’ai pris le siècle sur mes épaules. depuis l’analyse de l’adversité. C’est le même livre. certains d’entre vous savent d’où il sort.

Si on veut que ce soit paternel. si on croit trop tôt avoir saisi ce qui s’y oppose. Imaginez que ce siècle continue comme cela pdt tout un siècle. c’est la même chose ou c’est ce qui rend possible de travailler de l’intérieur des seules conditions du vrai. Observez finement les situations. et c’est sa loi propre. que d’identifier trop tôt l’adversaire. et puis il y a eu autre chose. ie le renouement historique de qch avec quoi ceux qui actuellement tiennent le haut du pavé avaient cru en avoir fini une fois pour toutes. et que cet autre chose demande au fond comme un abri et une transfiguration à ce qu’il y avait non pas immédiatement avant elle mais encore avant. ie dans le registre de la banalité de son évidence. qui est de prêter attention aux points presque invisibles de la nouveauté. On est encore à mon sens dans le chaos de ce commencement. Peut-être cet écart ouvre-t-il quelque chose pour un siècle digne de ce nom. Une transmission. une conjonction. Quand la vérité trouve un ennemi à sa taille. ce serait une image du temps assez décevante. Trouver. quand même. alors on ne saisira pas même ce que c’est qui doit venir. et que il va y avoir une levée. ie à ce qui apparaît sans être dans la puissance de son apparaître. de notre liberté. nommer l’adversaire. Reprenons notre grande trajectoire dans son moment inaugural et que j’ai appelé analytique de l’adversité. et cette levée sera une synthèse disjonctive (parlons comme Deleuze). on est encore dans la nuit préliminaire. C’est une dimension profonde de la jeunesse que le rapport à ce qui est 2 générations avant. Il n’y a pas de pire errance dans la découverte de ce qui nous est imparti comme tâche. qui est la conjonction de 2 bords d’un intervalle finalement en partie vacant. Cet exemple doit être pris vraiment comme emblème ou symptôme. C’est une synthèse. Si on croit que le réel adversaire de ce qui doit venir comme figure de notre émancipation.qui à 20 ans d’écart fait que le relais est pris par la génération qui suit. qui va nous arriver. mais entre transmission et création il n’y a pas de différence : quelque chose est repris. dans le champ de la philosophie fondamentale. ie dans une figure de jeunesse improvisée. Je vais encore dire que je suis le vieux. et qui justement. Je suis convaincu qu’on peut l’observer dans de nombreux domaines. qui nous servira un peu d’exergue. appelons-là comme ça. trouver l’ennemi véritable. Comme si il y avait eu la génération des années 60. courageusement explicite. on le voit pas venir : ils vont s’emparer de la scène sans avoir été anticipés ou prévus). comme création. dans le texte 4. réinterrogé. Je le prends là car c’est en quelque manière flagrant. je vois se configurer cela. de notre création nouvelle. elle se bat avec les ressources mêmes de sa condition. C’est une revendication explicite : se reconstituer sur un horizon dont il a expérimenté que en trajectoire ce n’était pas le sien. L’immanence de la proposition créatrice ou libératrice est liée. séparé dans le temps par cette chose intermédiaire. et vous verrez que ce n’est qu’un exemple. Le siècle ne va continuer comme ça pendant longtemps. L’analytique de l’adversité est au fond qch comme constituer et trouver le nom de ce à quoi nous avons l’intention de nous soustraire. Peut-être après tout est-ce là que commence réellement le nouveau siècle. c’est grand paternel. rien ne s’est encore vraiment levé. Nous sommes dans un moment… tout ce qui est important arrive au départ comme invisible. C’est le même mouvement qui fait qu’on identifie l’ennemi et qu’on se bat avec les vraies ressources de sa condition. C’est aussi dans notre méthode. Je la redis : aussitôt que la vérité trouve un ennemi à sa taille. comme je l’ai dit la 1ère fois ici. Cette question de l’analytique de l’adversité doit être prise dans sa complexité. réaménagé dans une dimension nouvelle. et qui est repris. Elle est d’une gde complexité.. et qui va nous arriver. Ce n’est pas une transmission de type traditionnel entre paternité et filiation. C’est pourquoi nous pouvons partir d’un des énoncés de Char. qui est une corrélation frappante. Trouver l’ennemi à la taille de la tâche. que je ne qualifierai pas. C’est une espèce de corrélation entre identification de l’ennemi et immanence vraie. Mieux vaut penser que il se cuisine qch dans l’obscur du nouveau siècle. Cette question est une question d’une grande complexité. Ce sont les 2 extrémités de la phrase qui m’intéressent principalement. Ça a aussi une signification politique : c’est un renouement ou une réinterrogation d’un épisode qui avait en quelque manière sombré ou était devenu obscur. et puis il y a encore autre chose. ou l’identifier de façon convenu. Le nouveau siècle doit encore commencer. et quand on la traite comme une question simple on est immédiatement fourvoyé. elle dépose l’armure de l’ubiquité et se bat avec les ressources mêmes de sa condition. Dans cette dimension de la discrétion essentielle. va réapparaître là où on ne l’attend pas. Je le sens comme qch qui arrive. C’est un point capital. advienne à la pensée. un art électrique entre 2 choses qui sont écartées. C’est un phénomène plus complexe. Ça ne peut pas continuer comme ça. qui ne sont pas dans un régime de transmission naturelle. mais à travers cette nomination identifier le champ auquel nous voulons nous soustraire de telle manière que qch de nouveau advienne. reformulé. à travers un écart. Ce dont je vous parlais c’est dans cette forme là. tout ce qui arrive en fanfare est insignifiant (Nietzsche a dit que les véritables événements arrivent sur des pattes e colombe. mais c’est ce . Et donc qch des adultes intermédiaires est court-circuité.

non ? Ce n’est pas que l’obscurantisme religieux ait cessé d’être par bcp de côtés l’adversaire de la science. les enfermement. La question de savoir si ce n’est pas pire ailleurs. Par exemple on arguera des ennemis archaïques pour rendre invisible les ennemis modernes : c’est une technique propagandiste absolument courante. l’ennemi de la science a été clairement l’obscurantisme religieux. L’ennemi de l’amour a toujours été repéré de ce côté-là. peut-être vous avez chance d’identifier l‘ennemi. C’est un changement de l’ennemi à la taille de la question posée. si vous êtes à l’intérieur de vos propres ressources. Le fait que la temporalité scientifique est asservie à l’empressement technique. et. ce n’est pas notre question c’est un argument inusable. le passage de l’échange restreint à l’échnage généralité. qui en fait une figure détachée en vérité du sol de circulation sur lequel elle se trouve. Ce n’est que dans la justesse de l’… que vous avez chance d’être dans l’intériorité effective de ce que vous avez entrepris. qu’un dialogue entier est consacré à la question du sophiste etc. prenons ennemi. L’analytique de l’adversité est une analytique des situations. En dira-t-on autant aujourd’hui. le temps ne lui est plus laissé. on pourra dire que en temps déterminé. C’est tellement pire ailleurs ! mais notre ennemi c’est notre ennemi. dans l’identification duquel on peut examiner les ressources immanentes de cette nouvelle discipline que Platon va appeler philosophie. alors et du même mouvement. chez lui. C’est ça qui va nous intéresser un moment : éclaircir philosophiquement cette corrélation étrange entre l’immanence des ressources du vrai et la désignation véritable de l’ennemi. dans les pays où la question ne se présente plus ainsi. structure de nombreux dialogues. mariage obligé. que j’appelle l’empressement technique. c’est l’empressement technique. C’est pour ça que cette question est si importante. Philosophiquement. Tenez vous tranquille car c’est pire ailleurs. De même si on demande quel est l’ennemi de l’amour ? grande question ! quel est l’ennemi de l’amour ? On peut dire que ça a été pendant longtemps le familialisme archaïque. c’est l’exemple platonicien de la détermination par Platon du sophiste comme ennemi propre de la philosophie. C’est un point assez essentiel.. c’est la soumission implicite et grandissante de la création scientifique à des impératifs immédiats d’effectivité. que les sophistes sont omniprésents. l’ennemi authentique. De même que c’est l’empressement technique qui asservit aujourd’hui la nécessaire lenteur de la science. ce qui n’est pas vous. Platon dirait volontiers : une fois que j’ai eu identifié le sophiste comme ennemi à ma taille. ressource propre. nous le verrons. mais il a passé avec elle bcp d’accommodements possibles. elle n’est pas aisément structurale. Si nous nous demandons : quel est par exemple l’ennemi de la science ? Prenons une procédure de vérité élémentaire. Si vous avez découvert l’extérieur authentique.. La question est d’autant plus compliquée qu’on ne peut pas partir de l’idée que cette question de l’ennemi est invariante. comme dit Char. D’autant qu’on argue souvent des situations différentes pour légitimer des situations effectives. vous êtes à l’intérieur de vos propres ressources. l’ennemi de l’amour est un sexualisme indifférent. Évidemment. d’applicabilité. L’obscurantisme mais plutôt ce scientisme dérivé. elle est liée à l’identification d’un ennemi comme à la taille de ce qui est en jeu. Ce que Platon appelait le long détour. ce qui est hostile à ce que vous entreprenez. Pourquoi nous tiendrions nous tranquilles parce que c’est pire ailleurs ? Nous sommes prêts à être avec ceux pour qui c’est pire ailleurs. On peut énumérer très vite les opérations platoniciennes de cette identification du Sophiste à . La science elle-même s’est représentée à l’époque des Lumières dans ces termes ce qu’était son ennemi véritable. rentabilité etc… il est facile de se dire que l’ennemi sournois et à la taille de la création scientifique est moins cet ennemi archaïque qu’est. dans les législations rétrogrades. La question de l’ennemi est invariante. Nous avons chez Platon un exemple canonique de ce que c’est qu’une analytique de l’adversité : détermination du sophiste comme ennemi propre et à partir duquel. C’est le passage de la dimension familiale à la dimension commerciale de l’échange : tout le monde est sur le marché. C’est comme ça que ça marche. comme ennemi à la taille. Mais est-ce cela qui est à la taille de la question aujourd’hui ? je ne crois pas. la corrélation étrange concerne une dialectique particulière de l’intérieur et de l’extérieur. précisément. l’ordre familial dans sa forme archaïsante.lien qui est énigmatique. et on pourra soutenir plutôt que le véritable ennemi de la science aujourd’hui. Mais ça ne résout pas le problème que nous posons ici : quelle est l’analytique effective et contemporaine de l’ennemi ? Je voudrais commencer à propos d’un exemple archi-connu. capitalisé. bien entendu. Et inversement. alors j’ai pu travaillé dans les ressources propres de la philosophie. il l’est encore. et donc la liberté amoureuse avait à être conquise contre l’ordre de la circulation des femmes. C’est un point qui doit nous rendre attentif à la manière dont nous menons cette analytique de l’adversité. ou consenti. tous les récits étaient des rcits de contradiction entre amour et décision parentale. de même c’est la généralisation du sexualisme indifférent qui rend l’amour comme obsolète. finalement. Mais vous avez une corrélation entre intériorité et extériorité. Je dis ça pour montrer qu’il n’y a pas d’invariance de l’ennemi.

C’est la méthode du personnage conceptuel. c’est à la fin des fins le régime d’incommensurabilité. c’est une strate qui est identification de l’adversaire comme régime discursif. des techniques de circulation de capital. Il fait faire entrer en scène des différences typiques. importante. point tout à fait révélateur. mais finalement quelle est la production subjective de cet ensemble ? Alors là. des techniques. vous allez la manquer. C’est identifier. en réalité des techniques rhétoriques. on est dans cette strate là. Et si vous le saisissez pas cette singularité dans le multiple. ces figures rhétoriques alignées à la possibilité de la démo de toute thèse et de tout contraire de toute thèse. C’est le niveau des figures qui va indiquer. Il y a entre le sophiste et Socrate un moment où il faut faire apparaître un point d’incommensurabilité. très différent de Gorgias. qui va porter le fait qu’il n’existe pas de régime discursif intégralement homogène. très différent de Calluclès. c’est comme Gorgias et Calliclès : l’un est méchant l’autre moins. Et elle est très importante. Pourquoi ? Parce que vous avez besoin d’une analytique des figures pour introduire dans la strate discursive sa multiplicité propre. de cet ordre. Il faut tenir compte. y compris dans l’analytique de l’adversité. Pourquoi ça marche ? On ne peut pas comprendre si vous n’avez pas une doctrine de la subjectivation. pas simplement du discours et des personnages qui portent ce discours. ça va d’abord désigne un type de discours. Si on regarde de près. C’est : quel type de subjectivation induit la sophistique chez les jeunes gens auxquels elle s’adresse. Mais dans le cas de Platon. les figures types et les institutions matérielles. Dès qu’on a un ennemi à la taille. divisés. et ces différenciations (dans la construction générale de ce qu’est un sophiste) elles sont pertinentes. ce sont les sophistes. l’un grande gueule morale l’autre grande gueule nationale. certainement. si on s’en tient à une identification génréale. C’est ce que j’appelle l’identification par régime discursif. Sans ennemi il n’y a pas d’immanence. Platon est convaincu qu’on ne peut pas avancer très loin dans l’identification du sophiste comme ennemi. Qu’est-ce que j’appelle un point d’incommensurabilité ? c’est un point qui fait que à un moment donné. comme système d’appareillage. Il faut parvenir au point où il n’y a pas de mesure . l’un très puissant l’autre moins. Nous avons des noms propres. ça ne s’arrête pas du tout là : il y a identification des figures. Tout ça. Vous devez le saisir. c’est une couche discursive. des discursivités particulières (du type hostilité aux services publics. Prodicos. mais multiplicité typique. il faut mettre en scène des figures. on va identifier des figures du relativisme indifférent. ou dont vous êtes porteur ? C’est un autre pb. La sophistique est un appareil dont on peut identifier les techniques. mais qui va passer aussi à travers la question du personnage. figrues. et Calliclès Thrasymaque et Prodicos présentent des nuances importantes. c’est le néo-libéralisme. ce n’est pas simplement un régime discursif : nous avons des types différenciés. en l’occurrence des personnages. et on va aussi identifier des appareils matériels (on est régime foucaldien : Socrate qui a tout fait a même fait du Foucault). Mais comment. en compétition avec la figure discursive portée par ces personnages typiques. Ce qui est pour nous une indication importante : on ne peut pas s’en tenir à la strate discursive. régulateur et décisif. Il y va y avoir technique. mais dans une analyse typique qui en fait des personnages différenciés et pas simplement réductible à l’espace discursif dans lequel ils se tiennent. C’est comme si vous entrez dans l’analyse différenciée de Bush et de Chirac. ce ne sont pas simplement des amusements extérieures. Il y a toutes sortes de différenciations. des effets publics. Ie bien entendu il y a multiplicité typique et strate discursive. car on le verra l’ennemi est utile aussi par sa diversité. à quelles conditions. des appareils matériels. Et enfin le dernier point. C’est la 3ème strate.partir duquel on a l’ennemi qui rend possible l’immanence. à quel prix ? Platon nous dit déjà : régime discursif. On va se disputer les jeunes gens. c’est le libéralisme. D’abord c’est une identification discursive : sophiste. des personnages. de façon un peu systémique. pour l’immanence de la philo. Quel type de figure de subjectivation ? Comment elle s’articule à celle que vous êtes. intégrer sa diversité immanente. Vous les lui disputez. qui est la question de la subjectivation. Il faut toujours concevoir que ce que vous disputez à l’ennemi ce sont des sujets. C’est des personnages politiques de la mondialisation libérale. argumentatives au sens rhétorique du terme. Un sophiste n’est pas réductible à qch qui serait la sophistique. avec toute la bande. Ce n’est pas suffisant de polémiquer contre un régime discursif. ça Platon est merveilleux car il le met en scène. Mais de l’effet public de la discursivité portée par les personnages. modernisation financière). quand certains disent : l’ennemi. ça passe par l’analyse du public. car vous ne pouvez avoir de doctrine pertinente ou efficiente de l’adversité si vous ne comprenez pas que l’ennemi c’est aussi est aussi une figure de subjectivation. En vérité. dans sa multiplicité singulière. mais si on se les dispute c’est qu’il y a la possibilité d’une subjectivité si je puis dire antagonique. Les sujets peuvent être partagés. On va se disputer les jeunes gens avec Gorgias. Calliclès. un régime de l’énoncé. privatisations généralisées. C’est la 2ème strate. Il y a une 3ème strate. types. Thrasymaque. Protagoras. alors on peut travailler dans ses ressources propres. des gens. sophistique. vous n’avez plus d’espace discursif ou d’espace de pensée dans lequel entre le sophiste et vos il y ait une mesure commune.

comme nom. A travers tout cela. synthétisée. C’est bcp plus que de dire qu’il y a une contradiction. c’est ça. Il y a contradiction. l’ennemi authentique. semble-t-il. La grande question est : y a-t-il un équivalent en politique de cette construction du point d’incommensurabilité ? Les notions de rapport de force. On part de la contradiction. la figure de l’ennemi. La . et après une bataille sévère. A sophiste. qui est l’espace de l’immanence philosophique. tout seul. et en plus il varie. comme désignation. ayant perdu la capacité de continuer la discussion. C’est la position fondamentale qu’on peut descriptivement tirer de Platon. On est dans cette idée de l’ennemi essentiel. Socrate est imbattable ! il y a des moments entiers où on se dit : est-ce qu’il n’est pas simplement en train de jouer au plus malin avec l’autre. Quand on lit naïvement les dialogues de Platon où Socrate discute avec les sophistes. S’il était élu par 82% des voix. Il y avait des gens de toute sortes qui se baladaient et se faisaient payer pour apprendre aux jeunes gens à tenir des beaux discours dans les assemblées politiques. Il n’a pas changé.à travers l’élement des figures (la confrontation des figures) . car il y a des sujets disputés. subjectivation et incommensurabilité. de rivalité pour le pouvoir. on n’est pas sur que ça existait vraiment avant Platon. quand on les lit. Cela va se manifester par le fait que finalement ils vont laisser le sophiste dans son coin. et par csqt il n’y a même pas de contradiction à proprement parler. Ce n’est pas ça : il part dans son coin. la contradiction est une mesure commune. A ce moment là. En réalité. il n’est pas structurellement désigné. très intriguant. Si vous avez unité des contraires c’est que à l’intérieur même de la figure antagonique de la contradiction vous relevez une figure commune. tu vas me trouver ! Il y a des passages où il est en train de rouler l’autre dans la farine par des méthodes extraordinairement douteuses ! il faut intégrer ça à la question. on n’aurait pas le sentiment qu’il ait vaincu de son point de vue. dans la tradition dialectique. mais on part non pas du tout pour qu’elle soit relevée. On part de la contradiction. vous remarquerez que les sophistes ne reconnaissent pas leur défaite. Mais c’était comme ça. donc comme entité unifiée. C’est curieux. elle n’est que le point de départ. vous devez construire un point d’incommensurabilité. Sa maxime est l’unité des contraires. à l’extérieur duquel a été progressivement déjetée ou déplacée la figure antagonique. mais pour qu’elle soit abandonnée. Vous n’avez pas un espace contradictoire. Il nous est intimement nécessaire. C’est ce que j’appelle la construction du point d’incommensurabilité.à travers l’élément discursif. Le point d’incommensurable. Dans les dialogues de Platon. Donc une partie de la possibilité de l’immanence pratique est suspendue. ce n’es pas la procédure. l’élément des discours . l’un n’est pas défait et l’autre victorieux. C’est probablement la plus grande question politique qui nous est posée. des causalités inopérantes. Le point n’est pas d’obtenir l’assentiment des jeunes gens. Mais il y a un point surnuméraire. sophiste. ce qu’on trouve c’est des moments où ils sont indiscernables. ça prend la forme suivante : l’adversaire est obligé de se taire. qui est le point de ressemblance. Ils auraient du être illuminés par l’universalité ascendante de l’esprit. A un moment donné. en particulier pour Calliclès et Thrasymaque. des arguments pour et contre.commune. passer dans l’élément nouveau qui ferait qu’ils reconnaîtraient leur défaite. figure. Quelle est la position de la ressemblance avec l’ennemi désigné ? L’ennemi ce n’est pas n’importe qui. car s’il y a un tel point. ne sont pas pertinentes. de triomphe électoral. ie que à un moment donné ils soient eux-mêmes constitués à partir du point d’incommensurabilité. comme catégorie. corrélé à l’immanence. des sophisticailleries invraisemblables. sophiste et demi. En un certain sens. mais de les installer ailleurs. à la désignation et à la constitution essentielle de cet ennemi là. étymologies douteuses. Vous avez en réalité la constitution d’un nouvel espace non contradictoire. Je ne dis pas que ce soit simple à comprendre C’est de cela qu’il s’agit : qu’est-ce que c’est qu’un rapport qui n’est pas même un rapport fut-ce dans la forme de la contradiction ? Ce point c’est lui qui est construit avec les strates antérieures : . Je voudrais citer sur ce point. il y a des discursivités contradictoires. Tandis que dans le cas de la construction platonicienne de l’ennemi. il est exactement comme au début. car il est décisif… Nous ne sommes pas dans le schéma dialectique. c’est quand on s’aperçoit qu’il n’y pas même la contradiction qui puisse nous lier à l’ennemi véritable. Si tu veux t’engager sur une controverse nébuleuse pour savoir si le juste est plus heureux que le fort ou le contraire. Nous ne sommes pas dans l’unité des contraires ou structuration en négativité de l’espace commun de la contradiction. Donc discours. il se réfugie dans son coin en bougonnant. il faut parvenir au point où il n’y a pas de mesure commune. dans sa figure traditionnelle. C’est comme si Socrate disait à la fin d’un dialogue : votez pour moi ou pour Calliclès : ce ne serait pas adéquat.la confrontation des subjectivations (là c’est le public va se prononcer). vous ne pouvez le faire valoir qu’à l’extérieur de ce qui vous a été donné comme ennemi et dans une intériorité stricte à votre procédure. vous êtes renvoyés à l’immanence. Pour ce qui est d’utiliser des arguments tordus.

ie la condition sine qua non pour qu’il y ait espaces hétérogènes. il ne tiendrait pas le coup. C’est des points importants. Autrement dit. Finalement. énigmatique et rationnel qui fait qu’on peut dire que la construction de l’ennemi. c’était un ensemble de gougnafiers épouvantables. qui n’a plus affaire. Si la guillotine était encore là. tu raisonnes de façon fallacieuse etc… ON au une constitution. est dans un régime de proximité. il y a un moment où c’est d’une coupure dans la proximité que se déploie l’incommensurable. mais comme vous savez ça se répète en farce. et déjà de Nietzsche. opposées . Si elle n’est pas en état de rendre impossible ou absolument terriblement coûteux d’être collabo. Ie vu du dehors. est au fond la combinaison entre proximité et incommensurabilité. dans l’analogie mathématique : de l’ordre de l’infinitésimal et de l’ordre de la différence ou de la coupure. mais si on n’est pas au contact… A un moment donné. vous allez le situer dans l’extériorité la plus radicale. Pourquoi ? Car sans le collaborateur. Ça ça s’est répété constamment. ie qu’il y ait immanence réellement séparée. Il y a des thèses de Cassin. quand même. ce n’est pas du tout le monarque prussien ou russe auquel on fait la guerre. les plus dramatiques de son être de résistant. il est celui qui est d’ici. voilà la grande affaire. Nous devons ajouter aux 4 caractérisations discursives. ses propres ressources. dans le cadre de R et D. Et elle le fait savoir par les moyens qui sont les siens. véritable. Ce point de constitution se fait sur un horizon de ressemblance ou proximité. l’ennemi intime. c’est en stratégie. c’est la confrontation avec les traîtres locaux. les ennemis fondamentaux sont des proches. pas du tout. Il y a 4 traits plus un : . Les ennemis mortels sont des proches. C’est avec lui que le procès de construction de l’immanence de la résistance va se faire. La résistance doit faire savoir qu’on ne doit pas être collaborateur. tout le monde le sait. qui concernent la question de la constitution de l’ennemi. Même là. Ceci se fait par qch qui par certains traits est comme vous. On peut appeler ça la différentielle. quelle que soit la situation ou le pays. C’est une loi générale. et s’ils s’entretuaient tant mieux. comme résistance effectivement reçue comme telle. on est l’héritier d’un marquage inaugural par lequel on veut dire tu n’es pas dans la vérité. Quel est l’ennemi intime et quotidien de Chirac ? Quel est celui auquel il ne cesse penser ? Ce n’est pas ce brave Hollande. mais les traîtres et les miliciens. l’envahisseur n’est rien. une détermination supplémentaire et paradoxale. c’est lui qui y passe ! C’est la répétition en farce de ce qui s’est passé en tragédie dans les révolutions. les différences entre Robespierre. Et en même temps il est le proche. Il ne se fait pas dans la figure de l’éloignement le plus grand. Exactement comme René Char en témoigne lui-même : les épisodes les plus terribles. au point que quantité de gens intègrent la sophistique dans l’histoire de la philosophie. c’est évidemment mais le ténébreux Sarkozy. mais sur un fond originaire de ressemblance. Mais l’ennemi véritable.il y a en plus ce point de proximité. . Et toute résistance tue plus de collabo que d’envahisseur. On peut soutenir que les sophistes n’existent que par la rétroaction de l’opération par laquelle la philosophie les constitue comme ennemi propre. On aurait pu penser que la philo allait se constituer contre les magicien ou contre le discours religieux officiel. Il y a bcp d’exemples terribles de ça.il y a des figures hétérogènes . C’est ce qui a fait leur singularité historique. qui n’a plus affaire qu’à elle-même. Qch qui opère au plus près et opérant au plus près constitue le plus loin. elle ne se constituera pas comme résistance subjectivée. qui n’est pas une dialectique : produire une combinaison entre extrême proximité et incommensurabilité. mais l’ennemi dans la situation ie celui qui constitue votre immanence détaillée. par rapport à une extériorité adverse. qui est que ceci se fait dans l’élément de la proximité. l’ennemi absolu de Robespierre.il y a discursivités incompatibles ou contradictoires . Ce n’est pas ce qui se passe. il est votre semblable. de l’adversité. comme une des possibilités ou des virtualités que les grecs ont ouvertes. C’est la dialectique véritable. Vous imaginez que pour un émigré parti à Londres vers 1790. le constituer comme votre ennemi. c’est Danton. Celui qui est tout près. Il tiendrait le coup un moment. subjectivantes et d’incommensurabilité. L’existence d’un point d’incommensurabilité n’est lisible comme point que s’il sépare une proximité. C’est qch qui combine un élément de continuité et élément de discontinuité.il y a des subjectivations partagées. Tout le monde le sait ! Qu’est-ce qu’on en a affaire. elle se constitue contre la figure du sophiste qui lui est particulièrement proche. Les Allemands bien sûr. Quand on dit : tu es un sophiste.il y a la construction d’un point d’incommensurabilité qui va trancher le rapport entre immanence et adversité . et identifiée comme telle dans l’espace du pays. figurales. En situation il y a toujours un moment où la construction du point d’incommensurabilité se fait dans l’élément de la proximité. c’était de la dentelle. des gens qui sont loin ! Ce sont peut-être des ennemis.constitution de l’ensemble de ces gens sous le nom de sophiste comme une catégorie pertinente au regard de laquelle l’immanence philo va se déployer est un opération platonicienne. Hébert et Danton.

les effets thaumaturgiques de la sophistique se situent exclusivement dans les discours. Le vieux Platon. « Voici les ingrédients de ce dont on peut dire que c’est dans la plus certaine acception de la formule la « race et le sang » (citation homérique) du sophiste authentique. ça se resserre autour de l’identification du point de ressemblance principal et du point d’incommensurabilité décisif. On reconnaît le système général des traits. C’est obscur car rien ne prépare à ça : dans la définition. qui est de savoir quel est le rapport entre constitution ennemi et constitution immanence. c’est que la définition platonicienne du sophiste.une technique de contradiction. assumant la dimension du simulacre. je vous la donne. Cette définition. C’est à la fois une certaine disposition de l’usage des images. La dernière phrase. Vous la trouvez à la fin du dialogue qui s’appelle le Sophiste. le point d’incommensurabilité.la production des images. Et ce caractère anthropologique se manifeste comment ? par le fait que les effets magiques.par ailleurs. et ou est-ce que cependant c’est pas la même chose. jusqu’aux Lois. on a Protagoras. situe dans les seuls discours sa magie propre ». avec le point d’incommensurabilité qui passe entre discours anthropologique ou discours humain et élément divin. et aussi points de ressemblance. ça relève de la peine de mort. ou que c’est du coôté de l’image et pas du côté du réel. . traités différemment. je l’ai réglée. cette question du sophiste. On a Thrasymaque. omniprésent et errante : on a discursivité. . assumant la part ironique de ce qui ne se fonde que sur l’opinion. On va voir si vous vous allez dire parfaitement. la conclusion. C’est la fois instrumentation et production des images. Donc il y aun lien entre le fait que ça se situe que dans les discours et le fait que ça n’a aucun caractère divin. sur cet exemple on voit que à la fin des fins ça se resserre. mais tout ça est dans le multiple. donc la thématique de la ressemblance est aussi donnée. dépourvue de tout caractère divin. ça existe chez PLaton . Le point d’incommensurabilité. . il est juste sur c’est anthropologique et c’est dépourvu de tout caractère divin. Calliclès et Thrasymaque pas du tout. Et l’autre dit : ah ben oui ! C’est un veinard ! Et je vous assure que j’ai vraiment clarifié la chose ! Qu’est-ce qu’il y a là dedans. si on la rapport à notre travail. car elle est du côté de l’opinion. Donc on pourrait dire que le type sous-jacent est en définitive la captation par l’image.enfin. c’est ça la construction. c’est celle du béni oui oui de service. d’habitude on y comprend rien. La conclusion qu’on peut en tirer de prime abord. Mais Platon dit : cette fois. Ou est-ce que c’est la même chose. On n’est pas aidé ! . les figure. le point d’incommensurable c’est le divin.On peut récapituler tout ça ou le lire autrement en regardant de près la définition que Platon donne du sophiste. ça sera pas rigolo. qui se met à distance de l’usage courant de la langue. Ça c’est l’aspect régime discursif. Avant. les ressemblances. Car ceci aboutit à une définition explicite de l’ennemi. Là on est encore dans la coexistence définitionnelle. . Protagoras et Gorgias sont traités avec grand respect. vous connaissez l’ironie socratique) et cette ironie est une ironie singulière. C’est là que c’est vraiment incommensurable à ce que va être la philosophie. commune aux 2. c’est qch qui du pont de vue de sa typologie et de ses figures subjectives renvoie à une zone de l’imaginaire. on a Gorgias. relève de la mimétique . on a Calliclès. assumant la dimension du simulacre. Le Sophiste est un dialogue tardif. et c’est aussi un certain régime de production des images. Les Lois ce sera plutôt de l’ordre : finalement. Ça en est l’avant-dernière phrase. relève de la production des images. du sophiste. dans cette définition ? Vous voyez bien que on repère comme ça toutes les strates. Je l’ai retraduite. les sophistes. Il faut faire avec ça. Une technique de la contradiction qui. La question est réglée par une définition où on reconnaît les traites constitutifs de la définition platonicienne de l’adversaire et finalement la concentration de ça sur la combinaison entre incommensurabilité et proximité. et qui.la part ironique ça existe aussi. les sophistes ça relève de la loi : évolution importante et ténébreuse. la question du sophiste est errante. donc de cet aspect du traitement de la langue qui se distancie de son usage courant. On termine par une définition explicite et puis parfaitement. On dit simplement : c’est du côté des images. c’est l’ironie. Là il a l’intention de dire que c’est réglé.c’est en 1er sens un certain régime discursif (c’est une certaine technique de la contradiction) c’est aussi une certaine technique de l’ironie (qui est un propos de proximité. à qui on demande : est-ce que c’est pas ça la bonne définition ? et qui répond certainement ! C’est une péroraison dont l’intensité dramatique est un peu faible. . qui est au fond ici la coexistence de l’ironie. ça c’est en partage. C’est la conclusion dernière de Platon sur les sophistes. Non. on en trouve tant qu’on veut chez Platon. En somme cette section de la production anthropologique qui. car je vous donne une définition. mythes. Et le point d’incommensurable est réduit dans le texte tel qu’il est … Vous remarquerez qu’on n’oppose rien aux images : le texte ne fait aucune allusion au fait que c’est du côté de l’image et pas du côté de l’idée. le point d’incommensurabilité est ici donné dans la formule très curieuse que c’est anthropologique et pas théologique. le point d’identité c’est ironie. images allégories.

libéralisme. communauté. C’est déjà à l’œuvre dans la définition très singulière de la sophistique ramenée d’une certaine façon à une anthropologie et délimitée à l’extérieur de la philosophie à partir du seul critère qui fait que e l’anthropologie est insuffisante. vaincu. qch qui n’est pas déjà là dans l’humain. vous devez vous établir dans une registre qui est à proprement parler inhumain. On peut donc dire et trouver des noms en pagaille (cf les listes au dessus). tolérer. par exemple. C’est ça la sophistique. Ou si vous voulez le passage de l’humain comme donnée à humain comme programme. Pour qu’il y ait philo. Vous désignez l’ennemi dans les figures de la présentation immédiate de la multiplicité. le simulacre le faux semblant. travailleurs qui ne font rien et chômeurs trop payés. ou comme possible. Si vous êtes du côté de l’homogénéité républicaine. La tache de l’État n’est aucunement de se faire le rebouteux des inégalités. C’est autre chose. c’est au fond toute les formes pas lesquelles les taches centrales de l’État est conçu comme de remédier tant bien que mal aux inégalités. c’est ça qu’il s’agit de constituer dans l’extériorisation du sophiste. accepter ou ne pas accepter comme figure immanente à la pensée de l’inhumain ? Nous verrons que à la fin des fins. identifier le sophiste comme adversaire. dans les créations qui sont les siennes. la leçon de tout cela c’est que au fond le sophiste c’est quoi ? c’est la pensée réduite à l’anthropologie. représentation. C’est la seul qu’on trouve. archaïsme. qui à chaque fois se présentent comme constitution de l’adversaire. certes inégalitaire mais productive. il faut désigner comme ennemi de la philosophie quiconque considère que l’immanence aux discours humains est suffisante. Ce qu’on pourrait appeler le caractère fonctionnel de l’État dans le champ de l’inégalité sociale. S’il est vrai que philosophie en un certain sens veut dire la capacité transhumaine de l’humanité. l’ennemi c’est étatisme. privilèges. Vous pouvez dire : capitalisme. ce qui est identifié comme ennemi. De l’autre côté. c’est la pensée réduite à l’humanité. classes etc… Vous allez vous en prendre à ce qu’on pourrait appeler les modules de la représentation. nous prenons un virage pour nous instituer dans des parages plus contemporains. tout le problème est là. en plus il n’en a pas été question avant dans le reste du dialogue. c’est aussi un motif récurrent du 20ème siècle. Donc on ne peut pas dire que le champ général de l’analytique e l’adversité soit . C’est l’ennemi absolu. cela est obsolète aujourd’hui. Et qui est désignée positivement comme élément divin. qui se donne dans la constitution de l’adversaire. c’est pas opposition vrai et faux. c’est toujours en fin de compte lié aux figures transhumaines de l’humanité (alors c’est une question entièrement ouverte par N dans la question que homme doit être surmonté. La question du faux n’est pas vraiment désignée : il y a l’image. les particularismes et la représentation des particularismes. à savoir la thématique communiste de l’homme nouveau. mais l’homme nouveau est celui qui surmonte l’homme. c’est la question de l’opposition anthropologique et du divin. Quelle est la difficulté considérable dans le monde contemporain de ce propos de cette constitution de l’adversité ? Les noms pour désigner l’ennemi il y en a tant qu’on veut. contrôle. périmé mais ressort sous la forme d’une question). que la figure de l’homme sans Dieu est le surhomme. C’est le nom de l’immanence philo. impôts. c’est la pensée entièrement rassemblée dans l’élément de l’humanisme. Ce que nous dit Platon : c’est si vous voulez autre chose que la sophistique. Le divin. l’anthropologie. De l’autre côté. ça désigne la totalité du lieu nouveau à édifier. et que au contraire il doit laisser le champ ouvert à la dynamique générale. services publics rouillés. Pourquoi j’insiste sur ce point ? parce que c’est un problème contemporain. Mais ça ne se rattache nullement à un dieu. Il arrive comme un cheveu sur la soupe. En définitive. Dans ce cas là. qui n’est pas réduit au langage. Si vous êtes. la capacité de la pensée à intégrer à elle-même. qui constitue en réalité l’opinion dominante contemporaine (humaniste. la séparation à opérer. les opinions. et ça désigne ce mouvement par lequel pour qu’il y ait philosophie. égalitarisme. vous allez dénoncer l’homogénéité abstraite. A partir de là. qui traite l’homme comme un matériau. l’élément important. mais on pourrait déjà proposer des schèmes synthétique : système économique. Ce qui se rassemblera philosophiquement dans l’idée que l’ennemi a pour forme générale le système économique. Il faut que la modernisation y mette fin. centralisation.On n’est pas aidé. Que pouvons nous envisager. qch de divin. démocratique etc…) comme en réalité une sophistique contemporaine ? Le paradigme platonicien est non répétable mais il nous indique métaphoriquement ce point : en définitive. le mélange inconsistant. fonctionnaires en surnombre. Tout le problème de la constitution de l’adversité. présentation. il faut que la pensée ait affaire à autre chose que l’anthropologue. Ce sont des schèmes qui subsument des mots empiriquement utilisés pour la désignation de l’adversaire. C’est les discours. de l’immanence c’est : quel est exactement la figure d’inhumanité appropriée à la situation contemporaine de la pensée. mondialisation. C’est pas que ce soit faux. l’homme capable de traiter l’homme un matériau. dans les 2 camps. vous allez avoir comme nom de l’ennemi : lobby. qui n’est pas réduit au langage. Il signifie autre chose. C’est ça : c’est l’inhumanité constitutive qui est désignée négativement comme ce qui n’est pas anthropologique.

le fait qu’il y a des riches et de pauvres c’est formidable. pire ailleurs. est interne au système politique. véritablement. mettre du social. dans l’Oregon. et qui d’ailleurs en général se bousculent pour acheter. Au contraire. Et en politique. Je ne connais pas non plus bcp de gens qui au nom du fait que l’économie est capitaliste aient renoncé à s’acheter des choses. Ça c’est l’essentialisme. la droite va faire propagande sur le fait que la droite fait le lit de l’extrême droite. car il est de leur essence de jouer le même jeu. qui ne s’oppose pas au capitalisme ? Moi. On connaît les catégories subsidiaires de tout ça : droite te gauche. et qu’on pouvait tout au plus essayer de les répéter. Ce jeu à 4 est un sport dont on peut décrire les règles formelles. Ce n’est pas du tout le cas. c’est qu’on est arrivé à l’absolu.dépeuplé. La difficulté considérable. on va être moins méchant. la seule vraie opposition. c’est que l’opposition est un concept interne de l’ordre existant. si on ne s’allie pas avec la gauche. Mais en un certain sens. entre la nécessité de s’identifier elle-même comme étant l’essence du voisin opportuniste. Et en vérité. On pourrait montrer que ce n’est pas seulement une question politique. Mais c’est l’argument du pire. constituer un adversaire. Par exemple. Il paraît qu’il y a quelques américains qui vont tout nu. Même chose pour l’extrême droit. La contradiction est intériorisée de telle sorte qu’elle peut se déployer et s’exposer librement comme essence de la chose. Ils n’ont pas fait s’écrouler la citadelle. sous des formes différenciées. C’est pourquoi les extrêmes sont instables. et c’est une caractéristique de la situation présente que cette surabondance. Quelle est la difficulté ? La difficulté n’est donc pas qu’on aurait affaire à un univers fermé et totalité à l’intérieur duquel les désignations conflictuelles et la désignation d’ennemis seraient absentes. s’opposer à l’esthétique dominante est interne à l’esthétique contemporaine. et vont tenter de s’allier avec leur voisin pour avoir une chance de participer au mouvement général. comme le dit l’adversaire. pousser le gauche jusqu’à l’extrême gauche et la droite jusqu’à l’extrême droite. n’importe qui qui se lance doit faire la preuve qu’il subvertit radicalement tous les modules antérieurs de la représentation. C’est peut-être la 1ère fois dans l’histoire de l’humanité que à ce degré là. certains hégéliens naïfs : à partir du moment où la contradiction est entièrement intériorisée et où elle devient la loi de l’exposition même de la chose. C’est ce qui a fait dire à certain qu’on est dans la fin de l’histoire. L’époque où il y avait des gens qui . on peut les extrémiser. c’est en un certain sens le pouvoir politique définitif. la ligne fondamentaliste : on est l’extrême droite. et en même temps la nécessité de s’allier avec lui pour conquérir des positions de pouvoirs. En vérité. Donc les 2 extrêmes jouant leur jeu propre vont chercher à montrer simultanément à montre qu’ils sont l’identité véritable de la droite ou de la gauche. L’extrême gauche n’est jamais que la vraie gauche. l’identification de l’adversaire. aujourd’hui. c’est ça qu’il faut. Ce jeu là est significatif d’un point qui est propre à notre univers politique depuis un siècle. et c’est même un concept majeur. ça oui. Il est au contraire surabondant aujourd’hui. Donc tout le monde est opposé au capitalisme ! c’est anodin. la règle du jeu est la même. mais de le jouer dans une dimension qui fait qu’elles sont nécessairement tiraillées entre un essentialisme qui fait qu’elle se présente comme l’essence de l’opposition. Les classiques étaient sous l’idéal d’imiter des anciens paradigmatiques dont ils avaient admis une fois pour toutes qu’ils étaient beaucoup mieux qu’eux. Et vous verrez que toute figure extrémiste est constamment divisée. La droite est à gauche. qui est que l’opposition. Mais ça doit être des gens sympathiques j’aimerais en connaître un. Par définition elles s’opposent. On peut dire : je vais l’arranger. C’est ce qu’on nous dit d’ailleurs : c’est la formule politique définitive. plus les riches sont riches plus les pauvres sont pauvres. l’opposition est immanente au procès lui-même comme définissant son essence. nous le savons. en définitive le jeu est le jeu de la majorité et de l’opposition. l’opposition à l’ensemble des figures stéréotypes ou établies de l’ordre est en un certain sens interne à cet ordre. Mais les gens qui disent : vraiment les inégalités induites par le capitalisme c’est bien. par exemple. en esthétique. Des gens qui disent que le capitalisme a fait la preuve qu’il était bcp mieux que le reste. La subversion est l’essence du propos. c’est expressément une thématique immanente à l’ordre existant. Il n’y a pas de possibilité d’un propos esthétique qui ne soit le propos de subversion de l’esthétique existante. et s’opposer au capitalisme ne lui fait ni chaud ni froid. mais si on veut devenir président du conseil général il faut se rallier à la droite. mieux c’est. Donc si finalement l’essence du pouvoir politique. Personne pour l’instant n’ose en proposer une autre : personne ne dit ce système politique est un système politique que je veux détruire. comme ça. en apparence. En réalité. ie l’essence éternelle de la vraie droite. non. c’est qu’il y ait une opposition à ce pouvoir politique. on est un peu seul. là aussi. La droite va faire propagande sur le fait que la gauche fait le lit de l’extrême gauche. s’opposer au capitalisme est absolument anodin. Il peut vendre à des gens qui n’ont pas d’accord avec lui. S’opposer à. constitutive de son essence. c’est ce qui fait son instabilité. Oui. je n’ai jamais rencontré un procapitaliste réellement convaincu. Ce n’est pas du tout comme chez les classiques. dont la doctrine est : « n’achetons plus rien ». mais quant au système politique lui-même. D’un autre côté. en économie. Vous avez les dualités constituantes et leurs extrémismes propres.

qui est aussi un désordre. ne constituent à vrai dire pas. Ça nous amènera à un point que j’anticipe un peu qui est l’examen de la catégorie qui aujourd’hui se présente comme alternative à celle d’opposition et qui est la catégorie de résistance. et d’ailleurs aucun des acteurs ne prétend qu’il en est ainsi. afin d’élever et d’élargir notre action comme notre morale ». la résistance au sens historique en France. mais je ne crois pas que ce soit la voie de résolution de la question. c’est intéressant pour nous de savoir que c’était l’élément. dans leur radicalité la plus saisissante. On a toutes les raisons de penser que en dépit de l’extraordinaire violence contingente de ce type d’action. la voie oppositionnelle. Mais on ne voit pas que ceci expose. Encore bien moins un système de production et répartition etc… qui serait réellement d’essence différente. il est aujourd’hui largement répandu que si l’opposition en effet est reconnu interne à l’ordre auquel elle s’oppose ou déclare s’opposer. connote bien cette notion de résistance. ça paraît nébuleux. des péripéties. cela. y compris sanglantes. que ceci expose une systématique ou une construction politique qui serait réellement d’un ordre distinct. à tout cela. mais certains des traits que je crois être ceux de la catégorie de résistance dans son usage contemporain (raidissement romantique de la figure de l’opposition) sont déjà présents chez Char. le nom de l’élément générique dans lequel s’est constituée la position de René Char. Char était dans la résistance armée. des poches de désordre extraordinaire. Par exemple. qui est que les intensités de l’opposition sont finalement indifférentes à une réelle constitution de l’ordre existant. Alors. il a ça en tête. à tout cela. dans son sens le plus large. s’opposer à l’ordre à mon avis aujourd’hui ne le constitue pas. symbolisé par le revolver. promesse de soleil levant ». On est donc dans une situation tout à fait extraordinaire. Si vous prenez par exemple l’énoncé 50 de Feuillets d’Hypnos (un texte saisissant sur la résistance. négative. Vous voyez bien que la totalisation de l’ennemi face à cela. S’opposer à l’ordre. la résistance contre le régime de Vichy et l’occupation nazie. Finalement. J’examinerai cette question à partir de ceux qui se réclament de cette catégorie de façon détaillée. c’est des questions concrètes. et où résistance signifie le rassemblement des énergies (d’ailleurs quand Char parle de l’ennemi comme lieu d’immanence de l’altérité. d’apparition ou de constitution d’une immanence nouvelle. qui poussent donc l’opposition à cet ordre semble-t-il à sa forme maximale. aujourd’hui. c’est renvoyé à des temps préhistorique. c’est un point de départ. On part d’une subjectivité forte. alors la voie ou la formulation de ce point paraît difficile. ne plus se réclamer effectivement pour constituer l’ennemi d’une opposition (voie qui paraît fermée. Ce n’est pas l’opposition consensuelle raisonnable. qui n’est pour nous que rage et dégoût. La déclaration d’opposition et les pratiques d’opposition à l’ordre existant. qu’on puisse précisément déplier à partir de cette constitution de l’ennemi. Mais plus intéressant encore. on pourrait changer de nom. c’est rage et dégoût. le dégoût. puisque ça se réfère à cet épisode historique où le pays est occupé. un colt. On peut imaginer. il est absolument frappant que les figures contemporaines du terrorisme. C’est tout à fait honorable. consensuelle) mais d’une résistance qui déplacerait le régime du conflit de te sorte qu’elle ne serait pas précisément dans le piège de la figure oppositionnelle. mais pas un régime d’immanence dans une contre-proposition affirmative. au sens où on en a parlé. Il faut surmonter le . semble être fermée. Et ceci à mon avis quel que soit le degré de cette opposition. Il y a une systémique générale.disaient : non. On pourrait dire : résistance chez Char signifie tout autre chose. il y a un mouvement pur de surrection ou d’insurrection. elle est en dernier ressort uniquement la forme absolument extrémiste d’une opposition. Nous avons l’opposition en son sens le plus immédiatement subjectif. mais elle lui est immanente au sens où au fond elle ne fait que légitimer qu’il puisse être aussi dans l’ordre de la guerre. comme polarité au sens où nous en parlions. Comme vous le savez. nous devons les faire partager. on peut faire l’hypothèse qu’un système qui a intériorisé les figures négatives qui sont les siennes et qui peut exposer ses figures négatives dans la liberté de sa propre essence. fût-ce sous des voies radicales. on est pour la dictature du prolétariat. Mon sentiment. Il n’y a pas de csq suffisante de cette subjectivité négative. il a réalisé dans l’histoire une formule qui est une formule définitive. mais il faut surmonter. semble-t-il. et contre cette systémique générale. promesse de soleil levant. Résistance. mais peu importe. cet ordre. l’énoncé 102 : « nous devons surmonter notre rage et notre dégoût. et l’irruption du symbole de la violence dans la figure du révolver. du coup. C’est une phrase qui a une résonance contemporaine significative. Ce que va dire Char. naturellement. C’est une autre situation. encore aujourd’hui. Ça peut constituer des aléas. La colère. comme adversaire. qui est promesse de lumière. ie polarité comme capable de produire un nouveau régime de l’immanence. si réellement la constitution de l’adversaire est une question de point d’incommensurabilité. c’est que on ne peut pas s’en tenir à cette subjectivité négative. un texte essentiel) : « face à tout. Ie que rage et dégoût : nous sommes dans le spectacle du monde. aussi). ne génèrent d’aucune façon une représentation affirmative. c’est que résistance est dans la forme d’une radicalisation romantique de l’opposition. l’infamie de ce qui se passe.

ce que c’est que le décembre 95. et donc on ne peut plus vivre sur ce qu’était il y a bien longtemps un énoncé de Mao que tout le monde répétait. Et la fraternité. L’affirmation est première. de la constitution de l’ennemi. ça veut dire : notre indignation. C’est une sorte de militantisme de l’indignation. mais on pourrait prendre d’autres exemples. Je voudrais ouvrir une hypothèse sur cette hypothèse magnifique. La fraternité combattante. en fin de compte c’est le partage de la subjectivité négative. c’était plus profond que cela : on trouve. La maxime révolutionnaire de la fraternité. négativement violente. séparée de la victoire. Nous pouvons dire que la maxime. là. nous devons organiser son partage. ce qu’est un mouvement réussi. La figure dans laquelle une aristocratie de combat nourrit en son sein ne fraternité magnifique. On a une raison. indignation. fraternité combattante. La fraternité est le moment où les subjectivités communiquent dans le négatif. Et ça. C’est une mauvaise nouvelle. On a une nouvelle raison quand on se révolte. créatrice. Ie le paradigme selon lequel l’immanence corrélée à la figure de l’ennemi se constitue dans qch comme une fraternité combattante. va être élevée et élargie par la transmission du négatif. ie c’est lorsque la vérité se bat avec les ressources de sa condition qu’elle trouve un ennemi à sa taille. c’est d’ailleurs en partie séparée des objectifs. on constitue une raison. violence. ou de l’immanence active. c’est la fraternité de combat. si je puis dire. C’est la fraternité de combat. même forte. on délivre. Ce qui importe ce n’est pas la victoire. la constitution de l’adversaire n’est pas le processus par lequel s’ouvre la possibilité de l’immanence. Ce partage est nécessairement un partage fraternel. Ce n’est pas le partage de la violence ou le partage de la subjectivité insurgée qui constitue le lieu de l’immanence posée. Certainement bcp d’entre nous l’ont rencontrée. Finalement c’est violence et partage. Mais alors à ce moment ce qui nous intéresse. Peut-être sommes nous en un temps où il faut renverser l’ordre. C’est la fraternité. violence partagée. elle est constitutive de la possibilité d’une raison nouvelle. dégoût. Il disait : on a raison de se révolte contre les réactionnaires. C’était bien l’idée qu’une certaine rationalité se dépliait à partir de la . Si vous lisez l’Espoir. Char dit : « aussitôt que la vérité trouve un ennemi à sa taille. que colère. le rapport à l’ennemi. il faut passer de la négativité à la transmission de la négativité : c’est ça son idée. C’est une proposition très compliquée. c’est violence et partage. il faut plus que la négativité. J’avais commenté ça il y a très longtemps en disant : la révolte constitue une raison. qui a été si forte dans le siècle passé. ça va élever et élargir notre action. l’affirmation est première. Ce qui voudrait dire que l’affirmation est première. Donc en un certain sens. Ce sera notre fil conducteur. Peut-être que nous devons nous explorer en tout cas la possibilité que c’est de l’immanence que s’infère la contradiction et non pas l’inverse. Finalement.négatif pour des raisons qui sont les suivantes. Elle n’est pas reproductible aujourd’hui. on a raison au sens on a une nouvelle raison. le rapport de négativité à l’adversaire. Je ne dis pas qu’elle n’existe pas. Pour délivrer l’immanence. ça signifie que nous devons suspendre la question de l’ennemi à la question de la constitution de l’immanence et non pas la question de la constitution de l’immanence à la question de l’ennemi. déterritorialise la négativité. qui a été si ardente y compris dans le poème. Je suis encore une fois le paradigme historique et politique. Nous avons une subjectivité violente. C’est une proposition compliquée. Ce n’est pas simplement : vous vous révoltez. la maxime essentielle de l’Espoir est celle de la fraternité comme telle. vous le trouvez au cœur du surréalisme. Ce n’est pas dans le fait que vous êtes anti-sophiste que vous allez trouver le point d’incommensurabilité entre la philosophie et la sophistique. vous vous faites bien. Je pense que ce paradigme reste très puissant. c’est la figure que je dirais pour part aristocratique de la constitution de l’ennemi. rage. Ou entre le processus d’une vérité (collective ou non collective) et l’extérieur de ce processus. mais il y a des moments où il faut partir de mauvaises nouvelles. ce qui importe c’est la question de l’immanence. Notre action au lieu d’être resserrée dans le négatif. Violence et partage. dans l’écriture. En réalité il ne disait pas tout à fait ça. cette fraternité dans la lutte. L’immanence subjective est dans la fraternité. elle se bat avec les ressources même de sa condition ». s’ordonne à un partage de cette négativité. C’est évidemment ce qui ferait une grande proximité entre Char dans le registre du poème et Malraux dans le registre du roman. parce que c’est le cas chez Char. Il propose exclusivement de les faire partager. de ne pas les payer mais ça ne délivre pas l’immanence. ça a un nom. mais je dis elle n’est probablement plus suffisante comme paradigme pour constituer la relation entre l’immanence créatrice et la question de l’ennemi. qui est « on a raison de se révolter ». un militantisme du négatif. rage. encore chez Debord. séparée de ce qui est poursuivi. c’est qu’est-ce que Char propose pour surmonter rage et dégoût. Pourquoi ? Parce que je pense que nous sommes dans un temps où il faut sans doute renverser l’ordre de la proposition de Char. Ce module de la fraternité combattante. c’est élément générique de l’immanence. C’est que le point d’incommensurabilité est autre chose que le négatif. c’est bien d’être anti-sophiste de ne pas les aimer. Si nous revenons à cette proposition. ce qui est constitué ou construit à l’extérieur de ce processus. Ce qui évidemment. Je ne dis pas qu’elle n’existe pas. c’était on trouve une raison dans l’élément générique de la révolte. Bien sûr.

Je vous avais dit que cet impératif était en somme le nôtre. On peut dire que le surpassement des injonctions contemporaines du monde. Peut-être faut-il revenir là-dessus. . Ie que nous ne pouvons espérer un mouvement un peu ample. Si on dit faire advenir sur fond d’individu inexistant. Ie tu feras de l’individu. elle suppose que nous partions de ceci que nous avons de dieux en nous. Nous tombons sur un pb capital : la place dans toute cette affaire de l’inexistant. c’est à bien des égards le surpassement d’une certaine représentation de l’individu. mais c’est quand même quelque chose comme le mouvement par lequel on surpasse ou on surmonte la figure aujourd’hui centrale de l’individu comme consommation ou nœud de la marchandise. C’est tout à fait magnifique. 30/3. Aucun sujet ne peut s’édifier qui vaille sur le seul fond de cet individualisme.négativité. dont il est expérimenté qu’il inexiste essentiellement. c’est l’aphorisme 11 du Poème pulvérisé : « tu fera de l’âme qui n’existe pas un homme meilleur qu’elle ». La phrase est retorse. de ce dont l’humanité est capable qui nous est quotidiennement inculquée par l’ordre existant. L’infini est là. On va écrire un nouveau Cas Wagner. 25/5 et 15/6. il le dit négativement et positivement. C’est déjà une autre conception. on peut se demander ce que suppose cette advenue. C’est pas face à cela. Comment se défaire du mépris de l’infini. ou des dieux qui sont en nous. Leur crime : c’est le crime des vichystes. pour instituer les figures nouvelles du sujet. les révoltes logiques. mais un peu modifié ou rectifié. comme point nodal du réseau de la circulation marchande. « Leur crime : un enragé vouloir de nous apprendre à mépriser les dieux que nous avons en nous ». puisque son seul et précaire appui serait constitué de ce qui n’existe pas. et je conclurai sur ce point. C’est d’une nouvelle logique que se déplie la révolte. c’est probablement plus vaste que les doctrines individualistes. intellectuel et finalement matériel ou pratique. L’autre c’est en réalité celui qui nous contraindrait à mépriser ce dont nous sommes capables. tout cela. et comme porteur çà l’exclusion de tout autre paramètre du principe de sa jouissance. mais ce n’est pas forcément la délivrance d’une raison qui est ouverte par la négativité de la révolte. des réactionnaires. C’est le corrélat de l’autre. Si on avait à dire quelque chose dans la forme de cet impératif aujourd’hui. ie l’infinité potentielle dont nous sommes porteurs. Ce sera un colossal one man show qui va durer plus de 7 h. 20/4. Le mépris enragé pour les dieux que nous avons en nous. l’infini en nous. ce sera notre séquence suivante ! JANVIER 2005 Quelques indications : . A l’inverse c’est parce que nous avons des dieux en nous que le crime des autres c’est de nous apprendre à les mépriser.je vous rappelle les dates : 16/2. On n’a peut-être pas raison de se révolter en ce sens là. Elle suppose certainement un accord sur la nullité de l’individualisme contemporain. On ne dira pas forcément individualisme. Nous sommes au seuil du pb. Et puis cet impératif qui est de faire de l’âme qui n’existe pas un homme meilleur qu’elle. Ça ne veut pas dire qu’on a tort. qui est « tu feras de l’âme qui n’existe pas un homme meilleur qu’elle ». Et donc l’autre n’est pas celui qui nous opprime ou est le créateur de notre finitude ou souffrance. C’est ça le crime. ou tu feras en sorte qu’advienne à partir de l’inexistence de l’individu un sujet meilleur que lui ». avec projection de DVD. il le dit aussi à sa manière. des allemands. un sujet meilleur que lui. quelque chose comme ça. là : Négativement : dans la bibliothèque est en feu (c’est un beau titre. il n’a pas pour condition la négativité. Mais pour ne pas laisser Char comme représentant unilatéral d’une dimension qui serait passée. La place de ce qui n’existe pas et la possibilité de partir de ce qui n’existe pas pour pouvoir proposer une affirmation nouvelle. on dirait : « tu feras advenir. un colt promesse de soleil violent. Oui. ou sur sa vacuité. sur fond d’individu porteur d’une nullité valorisation un sujet meilleur que lui. Peut-être est-ce au contraire de la possibilité d’une raison que s’infèrent les nouvelles révoltes. des oppresseurs.une journée sur Wagner le 14 mai 2005 de 11h à 18h qui sera consacrée à la question des rapports de la musique et de la philosophie dans la dimension d’un réexamen après Nietzsche du cas Wagner. Nous étions restés la dernière fois sur l’aphorisme 11 de Le poème Pulvérisé de Char. ce n’est pas arrivé souvent depuis Alexandrie). Qu’est-ce qui détermine cette nullité ? Qu’est-ce qui détermine la vacuité de l’individu contemporain dans sa persistance ordinaire ? . une affirmation qui précisément ne serait pas constituée dans la négation. mais on pourrait dire c’est Rimbaud. du grand spectacle ! Entrons en matière tout de suite. que sur le fond d’un accord comme quoi un tel sujet n’est pas trouvable dans la figure de l’individualité contemporaine. L’autre.

nos références sont . Pour qu’il y ait subjectivation de l’adversité. Il faut avoir conscience de ce point. et le reste va passer. car en vérité nos provenances. car dans ce cas il n’y aurait pas de mouvement de sa construction. C’est ça la vraie figure des droits de l’homme : c’est en réalité les droits de l’animal. évident. évident et typé. ie l’adversaire véritable ressemble. éloignés. bien au contraire. en partie. Par exemple. sinueuse. après le 21 avril 2002. de son propre point de vue à lui. ou prétend ressembler ou se présente comme ressemblant à ce dont il est question. Parce que par ailleurs il y a des ennemis évidents. ce n’est pas une dialectique de la résistance. c’est même presque indiscernable. dans Circonstances 1. de la figure du sophiste comme analytique de l’adversité dans l’élément de laquelle la philosophie va se constituer. de l’opposé et de l’horrible flagrant). et donc il n’y aurait pas de subjectivation de l’adversité. ce n’est pas l’ennemi éloigné et typé. Il disait aussi : si on veut accéder réellement à ce dont l’homme est capable. Par ailleurs. et nous avions choisi comme paradigme la construction du sophiste par Platon.Ceci nous ramène à l’analytique de l’adversité : cette analytique là elle prend la forme de qu’est-ce qui est l’élément déterminant ou constituant de cette vacuité comme principe ? ie comme si l’injonction était celle de la vacuité. Mais il faut cet horizon de l’adversité pour que advienne une figure du sujet pensant différente. Avec cette remarque en passant que individu est une catégorie biologique en réalité. D’ailleurs en fin de compte les animaux finiront par avoir plus de droits. Et l’adversaire se subjective. il y a de nombreuses revendications intellectuelles des sophistes comme un élément constitutif. Mais à la fin des fins. Ce qui apparaît très vite. Et alors. D’ailleurs dès aujourd’hui il y a probablement plus d’efforts résolus pour protéger les orangs-outangs ou les baleines que bon nombre d’homme. Aujourd’hui. de sa mise en scène. quelque soit la scène. ie la virtualité du sujet. est qu’il a écrit là-dessus. voire même prédominant ou particulière intéressant de la philosophie. car elle va se confondre avec l’ennemi éloigné et typé alors qu’en réalité c’est au plus près que l’adversité subjective fonctionne (et non pas dans l’évidence du loin. de sortir Le Pen au moment opportun. même si les gens défilaient aussi pour autre chose. Il y a dans le véritable adversaire quelque chose qui est au plus près de ce qu’il s’agit de proposer ou de construire. Donc la construction de l’adversité c’est la construction d’une représentation claire et partagée pour lesquelles il nous est proposé comme norme la persistance de la vacuité de l’individu. Donc la construction de l’adversaire se fait. le sophiste est ce qui est le plus proche du philosophe. installés et typés. ça c’est sûr. c’est sa véritable essence. On peut toujours se dire que dans ce cas l’analytique de l’adversité va échouer. en partage. C’est Auguste Comte qui disait cela. précisément. On peut appeler ça filer doux ! La construction de l’adversité est une logique absolument distincte de celle-là et est donc une question ouverte. tout le monde va foncer là dedans. une des raisons de la présence de Mehdi Belhaj Kacem ici. pas du tout. C’est un ennemi typé et identifié. C’est toute la 1ère partie de son œuvre. c’est que dans l’élément de la cité grecque. Il a écrit là-dessus. c’est une autre chose. La requalification de l’adversaire doit se refaire dans une nouvelle figure de proximité commensurée à l’incommensurabilité. de faire perdurer la vacuité. Je les aime ! Nous étions donc dans ces paradigmes de construction de l’adversité. et en même temps il est incommensurable. C’est un exemple schématique mais intéressant au fait qu’il faut prendre garde à cette sortie de l’ennemi évident et typé. se rendant compte qu’il y avait là une imposture. typés. Catégorie biologique. Il est toujours possible. nous l’avions remarqué. Moi j’ai écrit là-dessus aussi. Et donc c’était une imposture. Ce qui ne veut pas dire que la conscience de l’adversité va suffire. comme on sort un chiffon rouge pour un taureau fatigué. Et le procès d’humanisation est aujourd’hui un procès d’animalisation. puisqu’ils sont paradigmatiques de ce dont il s’agit. nos expériences. il y a des ennemis évidents. aujourd’hui l’adversaire subjectif véritable ça ne peut pas être Le Pen. Ça a été pour Mehdi Belhaj Kacem une expérience intéressante de voir son texte rejeté par tous les medias. il faut construction d’une identification de l’adverse. cela m’a alerté. ce qui veut dire que vous le faites contre l’évidence. Dès ce moment. Donc c’est cette combinaison de proximité et d’incommensurabilité qui détermine la subjectivité analytique au regard de l’adversité. c’était versé au compte de Chirac. Platon est au fond celui qui a déjà proposé le modèle de ce que c’est qu’une analytique de l’adversité en désignant et en construisant le sophiste comme l’adversaire singulier et déterminé de la philosophie. que cette situation était une imposture (faire défiler le 1er mai 500 000 personnes en faveur de Chirac). alors il faut le faire à partir d’un accord minimal concernant l’adversaire de cette construction. celui à partir duquel une détermination créatrice peut se constituer. Nous avons dit que cette analytique propose toujours une distance courte. et Chirac comme Mitterrand s’y sont montrés très habiles. et vote Chirac par exemple. la construction laborieuse. Ie que l’adversaire subjectif. Finalement à la fin des fins on peut sortir Le Pen pour que tout le monde file doux. si bien que la réduction de l’espace du sujet à la figure de l’individu est en réalité la réduction à sa substructure animale. L’adversaire subjectif n’est pas éloigné. où nous avons vu que cette question du proche était cruciale. au plus près. Et Dieu sait que j’ai rien contre les orang-outang ou les baleines.

ça veut dire que quelque chose est transmis. votre ennemi vrai. Si vous avez une expérience de proximité disjonctive. vague. Dans 5 minutes je vais lui donner la parole. L’expérience du nihilisme contemporain est pour MBK. vraiment différent. n’a pas été la mienne. votre « ennemi préféré » comme disait Genet. pour un certain nombre d’entre vous et de ses amis. une situation tactique de l’analytique de l’adversité (les élections 2002) de proximité effective et de distance importante (statut. Et là on avait une proximité disjonctive à l’épreuve de l’analytique de l’adversité. c’est presque un demi siècle. comme concept ou comme jugement. Donc nous étions dans l’expérience immédiate. cheminement). et il s’agit de savoir si de l’un à l’autre des bornes de cet écart il y a transmission. qu’elle n’a pas le sens d’une proximité véritable. 40 ans après. c’est une transmission à plus grande enjambée. Donc y a-t-il une transmission. C’est un nous flou. L’ennemi préféré. mais c’est une expérience bcp plus générale : ça peut être artistique. Et donc l’histoire n’est pas la même. Et alors au fond j’ai fait venir ce soir MBK. c’est aussi un réseau d’expériences différentes. et ce réseau est quand même celui du nihilisme contemporain. ce n’est pas une transmission régulière. reste à savoir ce qu’il en est du commensurable et de l’incommensurable. vous n’avez pas la même expérience. Quand on expérimente une proximité disjonctive. Ie sur le point de savoir comment une expérience de proximité disjonctive fonctionne sur le point du commensurable et de l’incommensurable. Pourquoi est-ce que je dis que là la question de la transmission est mesure du commensurable et de l’incommensurable ? Parce que on doit tenir compte de la provenance. 40 ans c’est une dose. Il va parler ! Je voudrais dire dans quel registre pour que cette expérience soit valide. et la question du sujet non plus. sur le point suivant : s’il y a une proximité disjonctive sur les élections 2002. Et je vous signale que la question de la proximité disjonctive est une question toujours très importante dans l’expérience. Donc l’écart temporel est un écart de provenance radical. Toute expérience suppose une hypothèse (c’est de l’épistémologie plate). Et en tant que expérience du nihilisme contemporain. Il y a une transmission. de synchronie : nous avons été frappés par l’événement à l’âge où. les autres étaient frappés par le rien si je puis dire. car si c’est de l’incommensurable. Il faut faire doublement attention : ça peut être une révélation affirmative. S’il n’y a pas transmission il faudrait sans doute conclure que la proximité disjonctive est de l’ordre de l’incommensurable. quelles que soient les différences par ailleurs. ie fais attention à ce qui à un moment donné vient près de toi en étant vraiment autre. Et s’il y a un espace commun. à la génération suivante. mais comme expérience. intellectuel. Car si c’est commensurable. pas seulement comme représentation. Selon que vous avez une expérimentation longue et prolongée d’une valorisation systématique de l’individu dans la jouissance nihiliste. ça ne veut pas dire que c’est la même chose. la plus connue est celle de la proximité amoureuse. La question de la transmission sur 40 ans est véritable parce que ce n’est pas la transmission immédiate. sur une situation présente. dont je vous avais déjà parlé. alors même qu’on ne le voit pas. compte tenu de l’écart temporel. La proximité disjonctive a des figures connues. donc qu’elle était factice. ou selon que vous le n’avez pas. cette proximité relève-t-elle du commensurable ou de l’incommensurable ? MBK est-il mon ennemi préféré ou un nouvel ami ? Sur quoi juger cela ? A partir de l’écart temporel. une expérience inéluctable. un peu à contre courant ou à contre pente de la situation générale. L’analytique de l’adversité fonctionnait de façon similaire. elle est expérience de la vacuité de l’individu. Dans ce cas là. empiriquement. il faut faire attention au fait qu’on est probablement en train d’expérimenter quelque chose de significatif et de très important. on ne fait pas d’expérience sans une hypothèse concernant son déroulement. de telle sorte que transmission vaille relance quant au sujet ? Ie vaille relance quant à ce qui nous est promis ou à ce qui est possible quant à un sujet qui serait meilleur que l’individu contemporain dans sa vacuité. politique. il se peut que cette expérience soit en réalité celle de l’ennemi véritable.radicalement distinctes. sur presque 40 ans d’écart. Et alors puisque c’est une expérience (à savoir ce qui s’est donné comme synthèse disjonctive dans un épisode tactique et puis qui s’est donné ensuite dans . mais ça peut être le point où vous allez découvrir en réalité petit à petit ce dont il s’agit dans l’adversité subjective véritable. celui à qui vous allez être accroché dans le combat existentiel dans la longue durée. mais que c’est dans un espace identifiable comme espace commun. un hasard. Alors que de fait cette expérience n’est en tant que telle pas la mienne. On avait ce qu’on pourrait appeler une proximité disjonctive. reste à savoir ce qu’il en est du commensurable et de l’incommensurable. Ie vous allez découvrir votre ennemi. Ceci porte sur un point précis. une expérience de la jeunesse contemporaine qui est inéluctable. C’est presque une règle : fais attention aux proximités subjective. A chaque fois que vient près de vous dans une proximité expérimentée et indéniable qch dont la provenance vous est largement étrangère. parce que je voudrais me livrer avec lui à une expérience publique sur ce point. à cause de l’écart temporel. de l’adversité authentique. et la provenance n’est pas la même. dont vous êtes les témoins et serez après coup les juges. c’est le véritable. de l’écart temporel. il faut quand même bien le dire (dominée par l’épouvante de voir Le Pen où il était).

et à la fin des fins comme relation entre lui et moi. Je ne sais pas son contenu ni son nom. Ce qui ne veut pas dire qu’il se fera sous le signe de son déni. S’il n’y a pas eu transmission. Donc ce n’est ni imitatif. mais je crois qu’il y a eu la proposition au 19ème et au 20ème d’une nouvelle alliance. Il rencontre cette conceptualité là originée en un autre temps. se combine. Mais cette visée doit être propre en même temps. on pourrait dire que la question des générations est seulement empirique et que la philosophie n’a que faire des générations. car sinon la transmission n’intègre pas l’écart. C’est pour ça que la question des générations a du sens. ie une relation qu’effectuerait un dialecticien des synthèses. il n’y aura pas de 21ème siècle si on veut si il n’y a pas une nouvelle alliance. révolution. une autre figure émergent de la longue séquence du nihilisme contemporain. 2° dans ce chemin. archaïque si je puis dire. Il n’est pas vrai que c’est une simple combinaison. La philosophie est le lieu possible des 1ères formes de visibilité de la nouvelle alliance. on est embarqués pour le nihilisme pour longtemps. Après tout. il traverse mes concepts philosophies. une imitation. constituent cela. on a beau faire. peut-être le nom transitoire. Ce serait là que cette alliance pourrait être visible. Si on fait des hypothèses sur la nouvelle alliance. 4° pour l’instant. ça a été l’idée d’une alliance entre prolétaire et intellectuels. ni absorbant. ce qui a travaillé intimement comme nouvelle figure de l’alliance le 19ème et le 20ème sous le nom de marxisme mais pas seulement. Mais là elle est significative. du disciple. comme relation possible entre les bornes de l’écart. ie qu’une transmission ait eu lieu). Ce qui le constitue. et aussi ceux de Lacan et de beaucoup d’autres. se noue en proximité disjonctive avec une nouvelle figure. Il est autre chose qu’un interprète et dans un autre élément que la répétition. Une alliance sur un demi-siècle. des différents groupes. s’articule. elle porte quelque chose car l’écart temporel porte . Je ne pense pas que nous puissions imaginer que le 21ème va se faire sous le signe de la répétition de cette alliance. sont des figures de cette nouvelle alliance proposée. 3° cette distance autorise une relation (c’est un point important : qu’est-ce que c’est une relation de transmission ? c’est un problème qui change autant que le problème de l’adversité). ce qui ne veut pas dire qu’elle serait entièrement constituée. il le fait selon une visée qui lui est propre. qui s’était confrontée à autre chose dans sa provenance. Je proposerai de nommer cette distance immanente la virtualité d’une alliance. .elle n’est pas non plus une relation dérivée : j’appelle relation dérivée celle. . que l’addition combinatoire des différentes revendications. philosophie serait le nom et l’élément de cette alliance. Il retraverse cela dans une visée dont je fais l’hypothèse qu’elle lui est absolument propre. S’il y a eu transmission il y aura peut-être autre chose. Et que donc il fonctionne. On a beau dire. Ce n’est pas un disciple. il rencontre et déploie. ça m’intéresse comme symptôme aussi (nous sommes près de la question : qu’est-ce qui est possible ? car ce qui est possible du commensurable. Je propose de l’appeler alliance car elle n’est ni synthèse ni subordination ni une imitation herméneutique. il y a 40 ans. Je dis que dès qu’on rencontre une proximité disjonctive ni dérivée ni imitative ni absorbante.ce n’est pas une relation absorbante. qui incorporerait ça dans une synthèse générale. en une autre expérience. Il faudra que l’héritage de l’alliance antérieure. comme l’est en général celle du simple interprète. Il n’y aura pas à mon sens d’élément affirmatif de la nouvelle époque. Donc est à l’ordre du jour une nouvelle alliance car toute figure affirmative d’une époque véhicule une alliance inattendue. un transit libre. des différentes multiplicités. Qu’a-t-elle été ? ça a été l’alliance des intellectuels et des prolétaires. incalculable. Alliance est un mot chargé. Mais il ne se fera pas sous le signe de sa répétition. Non car c’est replié sur l’ordre du concept. Donc ça autorise une relation qui a 3 caractéristiques négatives : . C’est autre chose. mais car la philo dans ce qu’elle a de vivant fait voir une nouvelle alliance. non prévisible. dans l’élément de la philo ou de l’idéologie. ie en effet une nouvelle alliance. ce type de distance immanente peut être le signe d’une nouvelle alliance. ni dérivé. Parti. stylisé. Alors vous direz que nouvelle alliance ça aussi c’est chargé ! Oui. une diagonale dans le tissu de l’existence collective.elle n’est pas imitative : c’est en ce sens qu’elle est une transmission véritable et non pas une mimesis. mais dans cet élément de transmission il est aussi dans l’opération de sa distance. Je fais l’hypothèse qu’il est dans une distance immanente : il est dans immanent à un élément de transmission. alors moi je fais une hypothèse en 4 points : 1° je pense que MBK parvient à une analytique voisine de l’adversité par des chemins entièrement distincts.l’étendue considérable du travail de MBK en philosophie) il faut expérimenter les degrés supposés de commensurabilité ou d’incommensurabilité supposés. cet héritage transformé. c’est une diagonale interne dans laquelle s’opère une proximité disjonctive nouvelle. elle est l’héritage de l’alliance antérieure (celle des intellectuels et des prolétaires) et d’une autre figure (qui ne sera pas une strate sociale).

Je me disais en enregistrant cela que cela fonctionne à mes yeux comme une chose non pas du tout comme une chose étrangère. c’est les vacances. c’est ce que j’appellerai la relation formelle 2° qu’il y a dissymétrie entre événement et répétition puisque l’événement peut être concentration de la répétition alors que l’événement ne peut pas être concentration de l’événement. qu’elle quelle soit. Ça m’agrée tout à fait C’est une excellente définition ontologique du confort. c’est le concentré du confort. comment élucider votre dissymétrie dialectique ? Autrement dit. Le confort est une catégorie majeure du monde contemporain. puisque vous allez finir par dire que : 1° la répétition ne peut être que répétition de l’événement dans la figure de la réduction du 2 à l’1. Ça c’est intéressant. et qui en même temps se constitue comme vue en relief à travers sa propre non reconnaissabilité. ça me va tout à fait. Mehdi. On pourrait dire que les vacances. c’est que en définitive la répétition ne peut être que répétition d’un événement. la vacances de l’événement. vous ne la ressaisissez pas dans ses opérateurs. il n’y a qu’un rapport qui n’est pas un rapport. incompréhensible. C’est toujours le comble du confort. pour moi. vous ne faites que la poser pour l’instant. Il y a là une difficulté qui est une classique difficulté dialectique. Ce point est capital et constitue l’horizon d’une proposition de vie : se tenir là où nous avons chance d’être un événement entre 2 répétition plutôt que d’être une répétition entre 2 événements. c’est au fond de vous enfoncer de plus en plus dans ce non rapport comme rapport. Si quelqu’un vous raconte la traversée d’une région que vous connaissez mais qu’il est vraiment venu d’ailleurs. c’est la vacance. Affect. ie vous allez devoir établir comme rapport le non rapport. Donc ma question va être : quelle est en la matière votre logique ? Qu’est-ce qu’une dissymétrie entre des termes qui n’ont aucun rapport ? Qu’est-ce qu’une réversibilité entre des termes qui n’ont aucun rapport ? Et comment des termes qui n’ont aucun rapport peuvent être dit la concentration l’un de l’autre ? Tentative de réponse de MBK mais échec… .oui. les vacances. c’était aussi très bien : elle se présente comme concentration de l’événement mais en est la déconcentration radicale. mais comme la trace de votre trace. il n’y a aucun rapport. moi je dis mon sentiment avant de poser quelques questions (pour une fois que c’est moi qui vais les poser). par contre. En même temps vous avez produit comme axiome qu’entre l’événement et la répétition. Mehdi. Cette déconcentration est le confort. Et finalement. c’est l’événement déconcentré. il va vous raconter quelque chose qui est la même chose mais devenu méconnaissable. dont vous explorez les conséquences. MAIS si on revient à ma question. Répétition.quelque chose qui est finalement alliance et nouvelle alliance. Nous n’aspirons qu’au confort. c’est absent de l’être et de l’événement : c’est ce que vous pointez comme trace de votre traversée. C’était une ponctuation en passant. C’est significatif de ce qui est porté par l’écart générationnel. Voilà ma question : la thèse axiale de votre traversée et de la csq de votre traversée. qui soulève une difficulté : comment se fait-il que ce non rapport puisse être en même temps une dissymétrie ? Ie qu’est-ce qui est dissymétrique dans un non rapport ? ça c’est une question formelle mais extrêmement importante : si vous dites qu’il n’y a pas de rapport entre événement et répétition. Et je dirais même que la construction de votre propos. c’est à vous… Intervention de Mehdi Belhaj Kacem … expérimentation dans la phase qui permet d’interroger la question du commensurable et de l’incommensurable. c’est que vous avez besoin d’affect. Moi je dirai : le confort. c’est une ontologie du confort. c’est comme une traversée venue d’ailleurs. MBK va donc parler. Il est intéressant de présenter le confort comme une déconcentration. j’y vois la trace typique de votre trace.MBK : c’est confortable . La répétition comme déconcentration. D’un certaine manière c’est très près. vous nous proposez une nouvelle dialectique entre événement et répétition qui se substitue à la non dialectique deleuzienne entre différence et répétition. . Je me disais en vous écoutant : le point qui est le vôtre. C’est la thèse massive. mais la dialecticité de cette dialectique. et donner axiomatiquement son propre versant de l’alliance. théoriquement. si vous êtes dans une disjonction existentielle. de telle sorte qu’elle est absolument la vôtre. Comme nous étions au départ dans des questions d’écart et d’appropriation de cet écart. c’est un élément que vous déplacez de façon extrêmement importante mais dont la corrélation latente est nécessairement présente dans toute théorie de l’autre. la répétition vous l’avez appelé le confort.

Badiou : ce qui me frappe. Ça me passionne même. Tenons nous en à ce point formel. en salle Dussane. Et un passé vivant. individu c’était l’identité ou l’unité vacante qui nous est proposée aujourd’hui comme le fond ou l’illusion d’un compte pour un inassignable. moi ça fait bien longtemps que je ne lis plus l’Être et l’Événement ! Donc vous avez peut-être parfaitement raison. sinon sous la forme de commémoration mortifère. prose et roman. et peut-être que moi je suis dans cette figure de surmontement et que vous vous êtes dans l’idée que la dialectique est arrivée ou qu’elle va arriver. Je ne m’opposerai pas à cela. ie un passé qui est généalogie d’un présent suppose précisément qu’il y ait un présent ie une projection vers l’avenir. c’est la rubrique CIEPFC que nous ferons une journée sur Foucault le samedi 12 mars. dès 9h30. de quoi est-il question sous le nom d’homme ? On a finalement 3 termes. comme réseau infini. leur disparition en même temps que disparaît le présente. Quels sont les opérateurs formels par lesquels penser cette réduction du 2 à l’1 ? Il faut prendre des exemples. je vous signale. on fera avec ça ! FEVRIER 2005 Annonces : . espèce. Si le présent doit avoir un avenir. « Pourquoi Foucault est-il devenu consensuel » sera le titre de mon intervention (rq : Badiou absent ce jour là. Nous avons défendu la thèse que quand il n’y a pas de présent. de répétition de cela. que vous proposez après tout. 20h salle des Actes. on peut poser la question comme ça). . Je reviens à ma question. c’est un livre que je connais réel. MBK : le lecteur ne peut pas ne pas faire de dialectique quand il lit l’être et l’événement Badiou : peut-être.Badiou : le problème fondamental de la dialectique (on peut dire que le bilan des 2 derniers siècles. sujet. Ce texte porte en vérité sur ce point : à quelles conditions le présente peut-il constituer ou reconstituer un passé disparu ? Le passé dont il s’agit c’est l’activité révolutionnaire des années 70. en tant que clivée. travaux actuels. Nous voilà encombré par homme. il y a une obligation du passé autre que l’impératif de la mémoire. c’est peut-être la stratégie platonicienne de Badiou. césure…). disjointe. qui portera sur les liens entre pensée. Alors la question de savoir si le projet d’une anthropologie est commensurable ou incommensurable à la question de savoir comment moi je me représente ma propre entreprise est une vraie question parce que dans anthropologie la question c’est l’anthropologie. barrée. on va rester sur ces 3 termes : on est parti de individu et sujet. mais quelle est la logique opératoire de tout ça ? MBK : … Badiou : la répétition. et leur dépassement ou leur rature. il n’y a pas à proprement parler de passé. La question de savoir si on ne pouvait pas quand même espérer un sujet meilleur que l’individu sur le fond de cette vacuité. c’est en fin de compte la mise en forme d’un de ce qui était 2 organiquement (intervalle. C’est après-demain ! Au 45 rue d’Ulm. le dernier roman de Natacha Michel. d’une territorialité qui traverserait absolument. c’est peut-être l’alliance entre l’héritage épuisé de l’ancienne conception de la dialectique et la survenue. C’était le nom que Sartre donnait à sa propre entreprise à la fin des fins. quelque chose comme ça. Ce que je sens dans votre exposition. . un terme générique. vous allez dire que c’est quoi qui se répète ? Quel est l’élément identifiant de ce qui se répète dans la répétition. Individu. C’est intégré au séminaire : comment la pensée s’oriente-t-elle dans la prose ? Comment la pensée s’oriente dans la prose en nouant politique et philosophie ? Le roman s’appelle circulaire et… Ce roman est lié à la question du présent comme obligation du passé. ça cherche à ressaisir F du point de vue de ce qui est en train de se faire sur lui. d’une figure nouvelle de dialectique. Nous resterons sur cette triade dans laquelle finalement événement et répétition travaillent. ce que j’appelais la nouvelle alliance. En fin de compte votre proposition en traversée serait de contraindre tout cela à l’ordre présentable d’une nouvelle anthropologie. et si on dit qu’une certaine figure contemporaine du sexuel. Il faut surmonter la dialectique. c’est que votre proposition est une anthropologie dialectique. Si on imagine que l’événementialité amoureuse. pas d’intervention). c’est d’une certaine manière le bilan de la dialectique. qui est encore autre chose. et minutieusement et intégralement ce que j’ai proposé et qui finalement le concentrerait et le surmonterait en même temps dans le projet expressif d’une dialectique nouvelle.ensuite. comme acteur de la période et témoin de son effacement. l’individu. sur un cas. Foucault. d’ouverture au 2 comme tel. et c’est une proposition qui m’intéresse infiniment.vendredi 18 février à 20h je présiderai une sorte de séminaire supplémentaire. à partir du moment où on a dit que la répétition c’était l’événement ? MBK : c’est très clair. la philosophie tournée vers le Bien etc… . J’ai invité Christian Jambet.

Votre identité finalement est faite de la négation de l’adversaire. comme unité scindée mais comme unité quand même.. Au fond l’unité du devenir historique met aux prises des adversaires selon un schème dialectique de la contradiction. en ce sens là : c’est car il y a l’oppression qu’il y a l’émancipation. que nous cherchons à identifier en termes nouveaux. Je rappelle ces choses très simples car il ne faut pas sous estimer l’importance de ce schéma dans nos propres conceptions spontanées. Vous pouvez créer qch dans l’élément ou la dynamique qui fait que vous critiquez. elle se donne sur fond d’une unité qui n’est pas l’unité statique de l’être mais qui est l’unité du devenir. ou même la constituent entièrement. Il en résulte que votre identité est liée à celle de votre adversaire : c’est un point fondamental de la constitution dialectique de l’adversaire. puisque l’un du devenir c’est la contradiction. où l’exercice de la critique au sens le plus radical est constitutif d’une identité possible dans l’ordre de la création. entrez en combat contre le terme auquel vous êtes corrélé dialectiquement. C’est un schème plus vaste qu’un schème historico-politique : tout ce qui fait adversité en quelque domaine que ce soit. C’est le régime qui assignerait à la négation la constitution identitaire de la relève dialectique de ce qu’il y a. Alors je voudrais reprendre la formulation négative de tout ça : on pourrait dire que cet adversaire. C’est une tradition extrêmement puissante qui affirme que se révolter contre quelque chose ou résister à quelque chose constitue une identité pratique. une identité en devenir. Le point fondamental à retenir est la présupposition de l’unité du devenir. Vous avez une unité historique du devenir et cette unité est contradictoire dans son essence. L’identité de l’identité et de la différence. Vous pensez l’unité du devenir comme contradiction. le texte de MBK sera distribué la prochaine fois.il y aura une journée le 14 mai sur philosophie et musique. C’est un type de constitution de l’adversité. tout ce qui fait devenir conflictuel ou contradictoire. Étant donné une situation dominée.enfin. Dans la tradition dialectique. est un adversaire qui est hors dialectique. Vous avez l’un du devenir comme présupposition dialectique de l’adversaire. qui était la construction par Platon du sophiste comme adversaire singulier de la philosophie. est sous la loi d’une constitution d’une id dans l’élément d’une contradiction. ou vous niez. où il y a identité de l’identité et de la différence. Ie la contradiction avec lui n’est pas constituante ni de lui ni de nous. Ie vous pouvez considérer que la conscience de l’adversaire et le combat contre l’adversaire constituent pour part votre identité. Votre identité vient de l’autre. ce que j’ai appelé à titre général la dialectique de l’adversité. c’est la différence comme contradiction. et la dialectique est une tradition très puissante sur l’identité de l’adversaire. en définitive la négation du terme dominant constitue une identité suffisante pour prévoir que ce qui domine va céder la place à autre chose. vous pouvez espérer constituer votre identité dans la contradiction elle-même. C’est ce que j’appelle la conception dialectique de l’adversité. . C’est un camp qui par lui-même. dominant à partir du 19ème. à ce que nous voulons ou à ce dont nous voulons nous porter garant. Il est hors dialectique. Et en même temps ce qui atteste votre appartenance à l’un c’est justement la contradiction elle-même. repérable n’est au fond pas l’ennemi qui nous importe. s’autoconstitue dans cette identification elle-même. C’est la question de savoir comment identifier et selon quelle logique ce qui constitue aujourd’hui à la fois l’adversaire et le péril du déploiement de la pensée et finalement du déploiement des vérités ou du sujet qu’elles supportent. Platon propose une dialectique de l’adversité assez complexe. Nous avions engagé cette recherche à partir à la fois de la situation présente et puis d’un grand classique de la question. L’ennemi installa. ayant identifié l’adversaire. Nous sommes dans l’élément hegelien du rapport dialectique entre différence et identité. qui est une contradiction en définitive créatrice d’identité. Qu’est-ce que je veux dire par hors dialectique ? Et bien qu’on ne se constitue pas dans la contradiction avec lui. et peut-être même en nous-même demeure incommensurable à ce que nous désirons. l’adversité est le résultat d’une différenciation du devenir. nous en avions tiré un certain nombre de choses et en particulier nous avions dit que le pb philosophique de l’adversaire c’est qu’il faut l’identifier dans la proximité et non pas principalement dans la distance. L’émancipation étant le mouvement par lequel on défait ou on détruit l’oppression. Par conséquent la question de l’adversité est immanente à ce devenir en tant qu’il est réglé par la contradiction. est lié à un schéma préformé qui fait qu’il y a une tendance spontanée qui consiste à concevoir que la révolte et la résistance sont créatrices d’identité. Et donc l’identité de l’identité c’est la contradiction elle-même. Mais il faut bien comprendre que dans cette disposition. La question est celle des nouveaux pb que pose à la pensée l’identification de l’adversaire. ie ce qui a été à un moment une conquête. Au fond celui qui nous importe c’est celui qui est au plus près de nous. dans le champ politique et ailleurs. Avec musique et grand spectacle ! Je ne sais pas si on aura un orchestre ! . Reprenons où nous en étions. conquête de la dialectique. préformé. engagez dans la lutte.

ie que l’adversité se constitue dans un champ qui du point de vue des règles de l’adversité elle-même est un champ homogène. On pourrait dire que notre histoire récente c’est une tentative acharnée de substituer à l’adversité dialectique une adversité contractuelle. c’est une constitution de l’adversaire qui suppose qu’il n’y a d’adversité légitime. Il peut y avoir l’espoir de revenir un jour. Autrement dit. ie si le maximum de tension acceptée c’est au fond la rivalité pour l’occupation d’une institution. On pourrait dire que ce à la recherche de quoi nous sommes. si on prend les figures dialectiques connues : . Donc c’est un modèle de constitution de l’adversité non dialectique. ça ne serait pas la dialectique du désir et du travail telle qu’elle est exposée dans la figure de la contradiction entre le maître et l’esclave. ie une histoire indéfinie du remplacement des uns par les autres à la même place. On espère que va succéder à une histoire de la lutte des classes. Ce n’est pas supposé dans la dialectique antérieure. que si elle est conforme à ce que lui prescrit un champ constitutionnel. même si c’est une place dans l’autobus (il faut faire la queue !). Donc on ne convoquerait ni la mort ni une place. . car elle convoque la négativité absolue. toujours.Et puis il y a une conception non dialectique de l’adversaire qui est ce qu’on pourrait appeler la constitution contractuelle. ce à la recherche de quoi nous sommes. Ie la rivalité pour l’occupation d’une place. la règle que la règle prescrit comme place suprême de la règle. ce qui est la définition de la majorité et de l’opposition. qui convoque la mort comme 3ème terme. Il s’agit d’être dans la file d’attente. et rivalité pour un 3ème terme. qu’on nous propose de faire succéder à la conception dialectique à vrai dire. Et ne pas excéder les règles de la rivalité ça veut dire qu’on se succède. Tandis que se succéder paisiblement relève de l’alternance. ie humainement acceptable. Assassiner son rival ça peut encore relever de l’intelligibilité dialectique. C’est pas la même chose que si vous assassinez votre rivale. Quand Marx a dit il ne faut pas prendre l’État mais il faut le détruire (rectification qu’il introduit dans sa pensée après la Commune). Le paradigme c’est l’opposition et la majorité. ça n’a pas encore trouvé complètement sa philosophie. L’adversaire c’est celui qui a l’intention d’occuper la même place que vous. dans la dialectique du devenir : les termes contradictoires n’acceptent pas forcément les mêmes règles. une adversité consensuelle. mais c’est l’un de l’institution. Il y a des tas de propositions du côté au fond de la juridicisation de toute constitution de l’adversité. il accepte les mêmes règles que vous. Et que donc on ne pouvait pas investir une totalité institutionnelle donnée par un terme qui était son terme adversaire. l’opposition a toujours sa chance. mais qui est aussi la définition progressivement admise du caractère contractuel de toute relation possible. quel est le 3ème terme ? On est des rivaux pour être celui qui occupe la place de la règle elle-même. et il faut que ce soit réglé ça. ça ne serait pas ça. Le contrat est un contrat quant au fait qu’on n’excédera pas les règles de la rivalité. mais l’Etat doit être comme tel détruit il voulait dire que les termes en contradiction n’obéissaient pas aux mêmes règles. En prenant institution en un sens quasi conceptuel. simplement l’ordre de la file est prescrit par le dispositif qui est un dispositif de rivalité. car notre conviction est qu’il n’y aurait pas de relève créatrice de l’adversité dialectique par l’adversité contractuelle. Toute conception de l’adversité doit être dans un cadre juridique quelconque. On pourrait dire que la relation d’adversité est toujours constitutivement une relation de rivalité. ie la distribution d’une règle commune aux 2 termes considérés comme adversaires l’un de l’autre. ie qui ne retient pas le schème dialectique mais qui ne retient pas non plus comme créateur le schème contractuel ou le schème de la rivalité. La condition qui atteste ça c‘est que ces termes sont substituables : on peut imaginer que la place ne changeant pas. Mais philosophiquement c’est un changement majeur par rapport à la figure dialectique de l’antagonisme ou de la contradiction. ie de la dialectique antagonique des classes. comme disait Marx. C’est une doctrine du placement. Il y a bien un adversaire mais il a ceci de particulier qu’il reconnaît les mêmes règles que vous. Ie que l’adversaire doit être tel que il reconnaît que vous êtes dans le même champ que lui quant à l’adv. contradiction qui est dans la figure de la lutte à mort. les mêmes règles constitutionnelles etc… c’est une adversité codée par l’homogénéité de la règle. La règle c’est une règle de l’opposition des places. C’est pour ça que je l’appelle contractuelle. Une place est toujours un remède à la mort ! Si on .ce ne serait pas la lutte à mort du maître et de l’esclave telle qu’on la trouve chez Hegel. c’est une identification de l’adversaire qui est hors dialectique et aussi hors rivalité. une histoire de la table ronde. d’une manière ou d’une autre. On peut se succéder dans les places de l’État ou auprès de qln. ils s’y succèdent. si on admet que le contrat est finalement la forme relationnelle du juridique. Mais dans la 2ème voie l’idéal c’est ça. ie il ne s’agit pas qu’une nouvelle classe occupe l’Etat. Donc cette fois l’un ce n’est pas l’un du devenir.mais ça ne serait pas non plus la figure normée de la rivalité qui elle est entièrement réglée par le principe de l’occupation d’une place.

On avait dit il faut entrer par le subjectif comme toujours. ie de l’histoire comme devenir unique travaillée du dedans par des contradictions éventuellement mortelles. Car ce qu’il y a de commun si on regarde bien dans les 2 dispositifs c’est le dispositif de triplicité : il y a 2 termes. et si on en entre dans le subjectif. si après tout le 20ème est qch comme cela qui est comme une tache de la dialectique. la structure subjective de la concurrence c’est la rivalité. Et donc le nombre de la constitution de l’adversaire n’est pas le 2 comme on le croit de façon élémentaire mais en réalité c’est toujours le 3. Donc le conflit du contractuel et de la dialectique qui est l’ambiance d’aujourd’hui est de savoir si on met un terme à cette figure là ou si on la diagonalise. la trament. On peut mettre des noms propres : critique de Hegel et critique de Wittgenstein. j’occupe la place où tu étais. et qu’il est quasiment pareil et qu’il s’agit de savoir à quel moment s’introduit un point incommensurable. Quand il y a structure de rivalité. mais il y a en réalité aussi un 3ème qui est l’unité des 2 autres. Le pb est de savoir si on va en rester là. ni dans la constitution de l’adversaire sur le thème de l’alternance. Dans le 2nd cas vous avez une institution. les interventions juridiques légitimes. Ie il n’y aurait pas un devenir unique. des choses déréglées. Jusqu’à présent les schèmes proposés pour l’identification de l’adversaire sont toujours soutenus par une triplicité. là c’est une critique de la règle. il est ce qui est très près. ou de la réoccupation de la même place dans des modalités différentes. le 3ème terme convoqué par réel. d’alternance. d’institution commun ou de règle commune qui est aussi le point de l’un. nous allons devoir en passer par une politique de l’histoire. il est modal. de la rivalité ou de l’antagonisme. Donc on n’aurait pas cette figure latente de la triplicité. par exemple la place de la guerre. C’est soutenu par la structure de l’adversité. Donc ni l’institution dialectique de l’adversité ni l’institution contractuelle. et au contraire de dire que c’est le dernier moyen de restaurer l’univers sans dialectique de la règle. la conclusion sera de savoir si ça va se faire dans le champ de la règle. à l’exemple de ce que Platon a fait. L’histoire est le nom de l’unité supposée du devenir pour le jeu des contradictions. la guerre contre le terrorisme. c’est normal pourvu qu’on admette que des termes différents peuvent venir à la même place). et par conséquent on n’aurait pas non plus les ressources d’unité qu’il y a dans les 2 cas. Pour vous dire que cette question de la constitution de l’adversité dans une figure dialectique ou réglée structure beaucoup de débats contemporains. Et puis s’il n’y a pas de place. Dans les faits c’est pas facile ! Mais c’est à l’ordre du jour avec toute une série de vocables et une sémantique qui entoure tout ça : la communauté internationale. le terme à propos de quoi il y a rivalité fait fonction d’un à propos de la rivalité elle-même. personne n’a jamais dit que la concurrence était dialectique. Donc vous avez l’unité de l’histoire si vous voulez en tant que lieu d’un pour les contradiction qui la tissent. une critique de l’institution. ie qui serait une guerre au nom de la règle. Si on en sort par une autre vision des choses. . Donc c’était pour l’importance de la question et son actualité absolue. Voyons bien aussi le champ des analytiques que ça implique. Le nombre réel est le 3. Ie une guerre qui serait de part en part une guerre civilisée. qch comme une sortie de la dialectique ou une nouvelle invention de la dialectique peu importe. une guerre de la règle. ie ni dans une constitution de l’adversaire sur le terrain de la dialectique. et pas non plus de place partageable. la créent.réfléchit sur ce paradigme. la même chose avec une petite nuance de différenciation). ôte toi de là que je m’y mette. n’est pas une place. Ça renvoie à des débats contemporains. les guerres correctes et incorrectes. ie à la capacité créatrice de la violence. Donc ni antagonique ni modal (occuper la même place un peu autrement. c’est ce qu’on promet ! le possible c’est le un peu autrement. et la tentative tout à fait extraordinaire de définir une règle réglée justement. ce qu’il a montré ce qui le caractérise c’est que le sophiste finalement ressemble énormément au philosophe. et on se propose de revenir à la norme. des méchants. La sortie de la dialectique. une place ou une règle associée à une place qui est le tiers terme de la rivalité. Si vous dites par exemple on ne va pas se situer dans l’idée du devenir unique. On va reconnaître qu’il y a des mauvais. Vous avez la contradiction à mort mais en réalité vous avez une figure du devenir unique dans lequel cette contradiction mortelle va engendrer ou délivrer sa capacité créatrice. c’est l’élément normé de la rivalité. Cette question de la guerre est située dans un espace de pensée qui tente de l’arracher à la dialectique. ou une guerre de la règle contre le déréglé. ie dans un espace d’évaluation d’une durée historique quelconque qui serait pris entre la dialectique considérée comme finalement la vieillerie dépassée et puis la figure de la rivalité comme bonne figure (la rivalité c’est l’essence même du nihilisme. ce ne sont pas des guerres internes à la dialectique. C’est pour ça que ces guerres ne reconnaissent pas qu’il y a de vraies contradictions. l’un du devenir comme lieu de la création conflictuelle. Donc critique de l’histoire et critique de la règle. la mort comme figure du réel absolu. on a proposé de dire que : 1° l’adversaire véritable est toujours à rechercher dans la proximité donc il est dans une proximité subjectivable.

et il entend un cri pour lui qui est un cri à la fois qui lui est adressé. c’est pourquoi vous avez un poème entre les mains. Œdipe et Médée. on pourrait dire que l’adversaire c’est celui qui s’adresse à nous de si près qu’il est toujours susceptible de devenir ce que j’appellerais l’enchanteur de notre vouloir. Un certain nombre d’entre vous le connaissent sans doute comme cinéaste. Et vous voyez bien que toute tentative de jouer la dialecticité contre la contractualisation est en effet en réalité terroriste. de notre propre vouloir. nous en faisons l’expérience dès que nous cessons d’être intimement en coïncidence avec nous-mêmes ou intimement reposés en nous-mêmes. non dialectique et non contractuelle. Ce que je voudrais dire là c’est que cette exposition à l’adversaire suppose que vous soyez un peu descellé de votre intimité la plus reposée. Je pense à une vision assez étrange que propose St John Perse. nous nous exposons à lui. Autrement dit on est au plus loin de l’idée que l’adversaire nous constitue dial. un point qui n’est pas commensurable. que lorsque nous sommes en quelque façon séparés de la plus profonde intimité avec nous-mêmes. la plus stable. nous ne prenons le risque de lui être exposé. C’est dans cette direction là qu’il faut chercher la constitution de l’adversaire. C’est là question que je viens de dire. Nous serions au fond dans le propos d’une adversité exposé. mais y répondre c’est entrer précisément dans le processus de l’identification. un adversaire véritable s’adresse à vous. Il y a plusieurs genres : . Cette exposition à l’adversité c’est un moment nécessaire de son identification. c’est son identification la plus connue. et par conséquent la condition de savoir qui il est suppose cette mixture d’errance et d’adresse. ie entendre votre adversaire singulier. et il se peut que vous n’entendiez pas cette adresse. Parce que pour entendre qu’il s’adresse à vous il faut un minimum d’errance. l’exil l’arrache à l’intimité de l’accueil de soi-même. Ce sont des conditions complexes. . et c’est une donnée de la poésie de Pasolini.les films antiques. c’est un des gd sujets. qui est celui de la dialecticité et de la contractualisation. que l’exposition à l’adversaire. cette trouvaille d’une adversité exposée. le convoque à se demander précisément de qui il s’agit. un des grands pb.il y a des films chrétiens : la Passion de St Mathieu. Il ne sait pas qui (qui donc) mais ce qui ignoré le convoque dans une sorte d’errance qui est le nom de la non identité à soi-même. que vous ne l’entendiez pas car vous ne savez pas qu’il s’adresse à vous. à cet adversaire. d’insaisissable mais qui cependant vous est adressé de façon indubitable. à la fréquentation intime et quotidienne de soi-même. Donc c’est le cri d’une errance : il y a une errance qui est en même temps une adresse. un exil quelconque d’avec soi-même. « Et qui donc avant l’aube erre aux confins du monde avec ce cri pour moi ? ». C’est assez profond. et l’exil est une séparation d’avec luimême. Il faut au contraire que vous soyez déjà décalé de vous-mêmes ou séparé de vous-même par qch. L’adversaire intime. aux confins du monde. qui n’est pas prédonnée ou structurelle.il y a des films par lesquels il a tenté de séduire le grand public. mais très concrètes : ce sont des questions du temps présent si nous voulons nous soustraire à l’alternative écrasante de la dialectique morte et du contrat imposé.2° il y a une coupure dans cette proximité. A la fin d’une strophe de Exil (écrit dans son exil à la fin de la 1ère guerre). . qui lui est destiné et qui est extérieur. les films de fiction érotico-historiques. exemplairement. ie il peut être l’enchanteur de notre vouloir que si nous ne reposons pas en nous-mêmes suffisamment. et un projet d’un film sur la vie de Paul transposée aujourd’hui. Quelques mots sur cette référence. Il y a qch de descellé. Car c’est ça. Il est en exil. ie ou en sommes nous de l’identification de l’adversité dès lors que la grande figure de l’histoire ne porte plus cette identification. Récapitulons. Ie que nous n’y sommes exposés. d’errant. dont le cœur est sans doute : qu’est-ce que c’est qu’une combinaison praticable d’errance et d’adresse ? Et alors ce que je crois c’est que cette question. qui est une exposition. il est un peu décalé de ça par l’exil. Ie plus de lutte à mort et donc tout est signature en bas d’un document… Si vous voulez échapper à ce qui je crois est le système de contrainte le plus prégnant dans le monde aujourd’hui. et qui est en même temps la combinaison d’une errance et d’une adresse. pour que vous puissiez entendre ce qui vous est destiné comme adversaire. S’il n’y a pas d’errance vous êtes dans la stabilité de l’identité. Et donc il faut trouver un chemin. . l’adversaire qui est réellement le vôtre. Le fragment qui va nous servir de guide est une méditation sur le point que nous venons de parcourir rapidement. Elle suppose qu’il y ait une figure d’exil minimale. Quelque chose est en errance mais cependant s’adresse à vous de façon indubitable. celui qui s’adresse à vous. une distance d’avec soi. et là on peut peut-être entendre le cri pour vous qui va vous exposer à répondre à cette question qui. ni dialectique ni contractuelle. car la dialecticité n’est plus une figure qui puisse relever comme telle l’identification de l’adversaire.

la minorisation d’une langue à l’intérieur d’une autre langue. ramifiée. la Religion de Notre temps.Decameron et 1001 Nuits. Donc grand cinéaste. vie légendaire. dans l’élément de la disparité des langues italiennes. Ni exhibitionniste. Il avait pour cela des figures de médiation. nous avons une figure immédiate de l’absence puisque la poésie de Celan est dans le grand œil de l’après Auschwitz et dans la méditation de savoir comment la langue peut encore dire qch. On a l’impression qu’il a été jusque dans sa mort un personnage de ses propres fictions. et son engagement existentiel gravitant autour d’une homosexualité qui est elle-même comme un paradigme souterrain. c’est une fleur surdéterminée poétiquement. nous avons le Pasolini créateur. Il y a des personnages de la création artistique dont la vie est intérieure à l’œuvre. car elle a quelque chose d’un peu allégorique. au point même que quelquefois je me dis que la rose est une création poétique. Entre cette jeunesse marquée par la résistance. Il a beaucoup réfléchi sur ce point : qu’est-ce que c’était qu’écrire en frioulan. nous intéressent : ces poèmes des années 60 nous sont extraordinairement contemporains. ce qui fait qu’au fond nous pouvons nous appuyer sur lui. ie comme poète. reprenant l’essentiel entre 53 et 64. et si on remonte dans le temps la polysémie extraordinaire de cette convocation symbolique de la rose. la nécessité d’un changement de lieu mental. méditations très proches de choses que dira Deleuze. mais le dialecte parlé. et marquée de façon décisive. sur les langues minoritaires. et un 4ème moins constitué : les Cendres de Gramsci (méditation sur la tombe de Gramsci) entre 53 et 56. mais il l’a dans des termes très très voisins de ce que nous pourrions dire aujourd’hui. les paraboles de l’histoire. Il est étonnant que la rose qui ait été chargé de ce couplage essentiel pour la pensée récente ait été chargée du couplage de l’absence et de la forme. des engagements successifs. les films sont comme des fables intenses et extrêmes de la situation de l’histoire et des hommes : Theorema Porcherie et Salo (3 exemples les plus frappants). ie des décennies qui précédaient. la question de Pasolini était de s’interroger sur ce qui venait des années 20 30 40. Ie cette conscience évidente que nous avons tous. C’est ce Pasolini là que nous allons aborder. En quel sens ? Sa poésie anticipe d’une cinquantaine d’année la conviction profonde d’un changement de lieu politique et mental.3 recueils principaux. C’est un très grand poète. Du côté de Pasolini. A l’autre extrémité. le christianisme et cette mort légendaire par tragédie. par la résistance. dans des conditions horribles. le provincialisme. et comme brûlée. Nous le voyons directement dans le titre des recueils. 62-64. médiation de la politique à partir . et non l’italien académique ou constitué. singulière et jusqu’en plein 20ème siècle quand des poètes aussi stratégiques que P et Celan titrent un recueil avec la Rose. c’est une conscience que non seulement a au début des années 60. des engagements politiques révolutionnaires. Alors les titres du recueil. c’est une figure d’investigation expérimentale de la vie tout entière. internes au recueil. Du côté de Celan. Donc c’est un grand cinéaste. C’est ce qui fait qu’il y a chez Pasolini une suture de l’existence et de l’œuvre. Il y a une histoire poétique de la rose qui est plus grande que la rose elle-même. il y a quelque chose de collé. un peu comme la vie de Rimbaud ou quelque chose comme ça. dans le Frioul. comment la poésie travaille le langage à partir d’une position minoritaire dans la langue et contraint la langue à autre chose qu’elle-même… . La rose en bout de course est dans l’alternance entre une absence et une forme. c’est plus profond. à la fin des années 50 (56-60). que nous partageons diversement que cette fin du 20ème nous propose une confusion intermédiaire qui est comme un changement de lieu mental. sa mort atroce et encore partiellement inéclaircie. . Ce n’est pas seulement une ressemblance. tout de même. la rose est une forme. Parenthèse : nous sommes au voisinage du moment ou Paul Celan écrit la rose de personne. la résistance anti-nazie ou le jeune frère est mort (on retrouve cette mort un peu partout dans son œuvre). entre personne et une forme. Par ailleurs Pasolini est connu par sa vie.et il y a les films que j’appellerais les paraboles. Il y 4 principaux massifs de la poésie de Pasolini : cf volume Gallimard. Et qui a fait de Pasolini une figure de la modernité tout à fait remarquable. mais il est peut-être moins connu par nous ici pour ce qui est à mon sens sa plus considérable grandeur. mais la poésie de la rose est une histoire si immense. Les roses sont des fleurs magnifiques. proche des communistes puis éloigné. Au fond. et qui est là aussi comme quelque chose arraché à sa propre création ou à son œuvre propre. de soudé entre l’œuvre et l’existence. un des plus grands de l’Italie d’après guerre et l’un des grands poètes du siècle. elle est inscrite dans notre temps. et Poésie en forme de rose.les poèmes en dialecte frioulan. ni revendicative ou rien de ce genre. qui est véritablement un espèce de rapport total au monde. La fonction de la rose dans la poésie est une chose étonnante. Sa vie se déploie entre une enfance catholique provinciale. . dont la vie fait partie de l’œuvre ou est convoquée dans l’œuvre.

peut-il être légitimement considéré comme une paternité symbolique de ce qui est venu avant ? Donc il y a une torsion temporelle. Victoire est justement ce qui va être travaillé poétiquement comme l’impossibilité probable de maintenir même la notion de victoire. Je vous l’ai déjà dit. c’est que les jeunes morts de la résistance reviennent. Il va le valoriser d’ailleurs. Dont nous pourrions être les fils dans la fidélité à ce que nous avons été et pourquoi nous sommes morts. si je puis dire. En réalité vous savez que aujourd’hui même est redevenu un point très important. et à ce que nous avons été radicalement. sont en position d’être des fils. ça se présente aussi sous la forme : est-ce qu’il y a des pères ? Nous sommes morts tout jeunes. la question de quoi sommes nous capables est vraiment la question fondamentale. la question de savoir s’il existe des résistants et ce que veut dire résister est d’une importance extrême. puisque nous l’avons été jusque dans la mort ? Donc ils viennent interroger. ceux qui n’ont rien). Or je dirais qu’aujourd’hui. des figures qui donneraient une orientation. dans le désert jordanien. aux frontières.de la figure de la résistance comme figure paradigmatique. De quoi nous capables ? Et enfin de compte. Comme ils sont jeunes. Le titre est ironique. c’est un misérable sentiment d’amour. et non pas avant. Quelque chose est éprouvé là qui est non seulement dans le monde. C’est pour ça qu’il est poète. d’organisateurs. grandiose. épique. à travers la question des capacités de la langue italienne. est-ce qu’il y a des figures de pères dont nous pourrions être à nouveau les fils ? Vous voyez la question. . vous le voyez bien. jeunes palestiniens à la fois sympathiques et défaits. dans le monde. des années 60 commençantes.une vitalité désespérée : on est en proie à une vitalité subversive qui finalement en tant que vitalité n’est pas contradictoire au désespoir. Le poème raconte la rencontre avec de jeunes palestiniens à la frontière de la Jordanie. Le poème commence d’ailleurs par « comme dans un film de Godard. c’est aussi une question entièrement ouverte. et que j’ai désarticulé (ce sont des tercets. Une vitalité désespérée. et ce à quoi on est réduit hors de toute perspective historique. c’est la figure allégorique du jeune frère de Pasolini. . l’expression scande le poème. pouilleux et attendrissants. de l’art aujourd’hui ? C’est une métaphore extrêmement puissante. la poésie elle va dire ce croisement de ces 2 questions. dans le champ du contractuel ou encore autrement. de la création. la question du désert est aussi bien celle du monde. La langue italienne (confrontée à sa diversité intérieure. Il demande s’il y a des figures fidèles à ce qu’ils ont été : ils reviennent pour se demander : y a-t-il là des figures fidèles à ce que nous avons.l’aube méridionale : ça désigne ce midi… donc là aussi on n’est pas très loin d’aujourd’hui. car on interroge en réalité ceux qui par rapport à ces morts sont plus jeunes. « sans rien éprouver. mais est la vitalité du désespoir lui-même. Le diagnostic poétique de Pasolini tranche car c’est un diagnostic selon lequel toute configuration politique véritable a disparu et ce qui est reste est une espèce de sentiment sans nom. Ie ce qui est venu après. C’est ça que le poème va désigner. de quelle langue avons-nous besoin pour ce dont nous sommes capables. Pasolini met en scène cette figure et se demande s’il y a dans le monde présent des figures de dirigeants. Je trouve ça extraordinairement profond et perspicace. C’est pour ça que je crois que Pasolini qui s’est constitué dans le croisement de la question des ressources de la langue italienne et des ressources singulières de l’histoire italienne. Politiquement. puisque c’est la même question à vrai dire que de savoir si on constitue l’adversaire dans le champ de la dialectique. Pourrions être les fils légitimes. seul dans une voiture qui file sur les autoroutes du néocapitalisme italien ». Quelle est la scène ? Cette scène du poème. qui fait que les fils morts viennent sur la scène de l’histoire et . Je voudrais vous restituer la scène majestueuse de ce grand poème dont nous n’avons ici qu’un bout.Victoire : c’est de lui que notre extrait est tiré. la question de ce dont témoigne la résistance. la forme la plus concentrée et la plus pure de la conscience révolutionnaire et politique. Donc aube méridionale qui est l’aube d’un misérable sentiment d’amour comme reste d’un désastre politique et historique (sentiment pour les démunis. de l’histoire. qu’un misérable sentiment d’amour ». de la comprendre encore. et médiation dans la langue. figurent en réalité la conscience politique. nous est très proche. Le refrain singulier de ce poème est « comme dans un film de Godard ». à sa dialectisation et en même temps à son académisation) de quoi est-elle capable ? Il y a un croisement chez lui entre de quoi sommes nous capables dans l’action et de quoi sommes nous capables dans la langue. Il reviennent voir le monde des ces années là. par pragmatisme répugnant. de ces pères vivants chargés du destin de la politique. et ces jeunes morts de la résistance qui reviennent comme des fantômes visibles. comme si c’étaient des pères. ces jeunes morts qui reviennent c’est comme si ils revenaient pour juger ce qui se passe. même construction que la Divine Comédie) pour que ça tienne sur une page. créatrice. dignes. Il y a 3 grands sous titre dans le recueil Poésie en forme de rose : . Il y a chez lui une puissance d’anticipation.

qui se fait dans la figure mortifère de la victime. lus de fidélité. les intellectuels italiens. Avoir accepté une réalité qui n’existait pas : c’est une formule d’une intensité remarquable. que donc on est dans l’élément d’une autre âme. et cette âme il faut la reconnaître et l’identifier. ce qui domine subjectivement c’est l’acceptation. puisqu’il s’agit de âme et âme. et que donc il n’y a pas de paternité recevable pour cette espérance elle-même. et ils vont constater que leur espérance. c’est que aujourd’hui l’adversité prend nécessairement la forme d’une acceptation. C’est unanimement partagé. Ils sont morts sans que après eux il y ait quoi que ce soit qui puisse être comme le père de leur propre mort. Ce qui nous intéresse c’est la partie centrale du poème : à partie de « ne reconnais tu pas le cœur qui se fait l’esclave de son ennemi ».demandent : y a-t-il là des pères dont nous puissions dignement être considérés comme les fils ? C’est le schéma général sur lequel va se développer l’invention du poème. Qu’est-ce que c’est ? D’un côté chez les jeunes morts l’âme guerrière avec leur… et de l’autre une autre âme.« j’accuse non pas du calme le gouvernement ni la grande propriété ni les monopoles mais simplement leur souteneurs. 2 âmes. le jeune mort de la résistance. ils vont être laissés sans père. Cette âme c’est celle de la prose de l’homme habile. ce qui est dit à tout le monde. Si nous devenons aujourd’hui les esclaves . ces absents morts. lui dit Pasolini. comment on en est venu à faire de « pas de politique sans réalisme » l’énoncé général. 2 ponctuations dans le poème : . ie n’était pas susceptible d’existence. Donc la situation est très claire : les jeunes morts de la Résistance convoqués comme témoins de la scène historique constatent qu’elle a abdiqué toute espérance. Et alors ils vont constater que ce n’est pas le cas. différentes. Ce que Pasolini va commenter. Sous une forme ou sous une autre nous l’avons tous fait. mort d’une mort guerrière. que je vous lis. « mon ridicule… nostalgie idéalement archéologique ». on n’est plus dans cet même âme. Et il vient pour entendre : pas de politique sans réalisme ! Est-ce que tu ne reconnais pas ce langage. Maxime qui ai fond fait passer de la dialectique au consensuel. dans son intensité subjective. du révolutionnaire moyen. mais nous avons accepté une réalité qui en réalité n’existait pas. distinctes. quelles ont été les formes de l’acceptation et comment se fait-il que sous le regard terrible et invisible de ces jeunes résistants morts pour une espérance essentielle. espérance qui est le nom de leur conscience politique qu’ils avaient jusque dans leur mort (d’un monde nouveau. ils vont conquérir. de la création politique) . c’est l’imposition générale d’une sorte de teneur sensible et morale. avec les morts venant des Alpes. c’est comment on en est venu là. Une réalité qui été décollée. Voilà c’est la grande maxime peut-être que porte le poème : l’acceptation. Cette acceptation va être le point clé du poème. Même les assassinats de ces années amères ont été convertis en complicité sous la bannière pas de politique sans réalisme. nous ayons accepté finalement une réalité qui n’existait pas ? C’est dans cet élément là que nous regardons d’un tout petit plus près le poème. Alors. cette espérance n’est plus active. C’est cette équation entre adversité et acceptation que je voudrais peu à peu mettre en scène. Ils auront vécu les pires années de leur vie pour avoir accepté une réalité qui n’existait pas ». dessoudée ou séparée de l’existence. « Pas de politique sans réalisme… Quelques ponctuations dans ce texte dense et intriqué mais aussi assez limpide. Scène d’une Italie solaire dépeuplée. est-ce que tu ne reconnais pas une autre âme ? Nous sommes dans le principe d’un cheminement de construction de l’adversité. l’époque des grands conflits politiques. qui gravite autour de la figure mortifère de la victime. que ce qui règne c’est la maxime pas de politique sans réalisme. « Pas de politique sans réalisme » : l’attaque est d’aujourd’hui ! C’est la maxime que tous les témoins du temps entendent. d’une sorte de sensibilité unanimement partagée. et la thèse que le poème porte. même ceux qui se jugent à juste titre mes bons amis. comprenons que les assassinats des années amères. nous avons accepté la réalité. . « Ames guerrières… autre âme » : l’âme guerrière est le témoin supposé. Et ils vont le concevoir à travers le constat que ce qui domine (c’est un point essentiel). ou dont on suppose le partage unanime. Si nous transposons ça aujourd’hui. ce cœur qui se fait l’esclave de son ennemi. « c’est bien pour la 1ère fois de ma vie que je m’éveille avec le désir d’empoigner une arme » il renonce à l’époque de la résistance. de la dialectique à la pure rivalité.situation d’abord de ce que je vous disais : l’ensemble des jeunes morts qui reviennent comme si c’était un peu des barbares aussi car ils sont à la recherche d’une paternité. toi qui a une âme guerrière. tous. Quelque chose a été accepté qui rend impossible une fidélité à ce qu’ils ont été. dont je vais essayer d’être le relais. c’est la guerre. le statut d’orphelins de l’histoire.

Ça ne peut pas se passer comme ça. est réglée. c’est par excès de sensibilité. Ce n’est pas dans la communauté conceptuelle. En réalité il n’y a de lutte véritable contre le monde que de lutte qui prend le risque d’en ignorer les règles. c’est très difficile. Or ça ne va pas de soi ! ça suppose un certain type de rapport entre le passé et le présent. Ie le point d’incommensurable ne doit pas être seulement dans l’idée. donc sensibilité aux victimes. De manière générale on peut définir la consensualité démocratique comme l’acceptation du partage des lieux. une sommation difficile. Vous partagez avec l’ennemi quel qu’il soit en tout cas une vision identique du passé. l’idéologie. Ça veut dire effectivement qu’on accepte la distribution des lieux. constituer un point d’incommensurabilité dans la sensibilité. C’est aussi aller là où il va. Ie il doit y avoir une bascule dans l’inconnu dans une lutte véritable. le contenu réel c’est cela : il y a un point fixe qui doit être en partagé mémoriel comme si le passé d’une certaine façon pouvait être indépendant des dispositions du présent. Donc ça veut dire dans le modèle de la rivalité qu’on accepte que les lieux soient les mêmes. On a les mêmes lieux que lui. 2ème chose : « qui va là où l’ennemi va. Premièrement il y a le sens dialectique : nous et l’ennemi sommes 2 termes contradictoires de la même histoire. un type de rapport qui laisserait le passé intouché par le présent. c’est dire que le passé est commun. c’est un des termes du contrat. Et ça dans la version consensuelle ou contractuelle. c’est comme si on partageait de façon évidente ce lieu. tout simplement. il y a le partage du temps : l’idée qu’il y a un partage possible de l’histoire. mais dans la donnée du cœur. comme sous l’effet d’un pessimisme où sombre l’espérance ». ie le passage de la lutte aux règles de la lutte. J’appellerais ça la question du lieu. que nous nous rendons incapables d’identifier l’adversaire y compris en nous-mêmes. c’est la question de la règle. C’est le 1er sens. Or si on transpose aujourd’hui ce que dit Pasolini c’est que si le cheminement par lequel nous pensons est partageable y compris avec l’ennemi. qu’il y a une histoire identique en réalité. Et en particulier l’idée que le conflit. C’est le moment où la conscience des règles du conflit se substitue au conflit lui-même. Et ça Pasolini le désigne politiquement comme aller là où va l’ennemi. la lutte contre le monde. Après la question de la sensibilité il y a la question du lieu : on va là où l’ennemi va. Mais le 2nd sens. et qu’on connaît ou qu’on maîtrise les règles du combat contre le monde tel qu’il est. l’identique sensibilité face à ce qui se donne comme souffrance ou comme victime. Vous ne pouvez pas vouloir à la fois mener une lutte effective contre le monde et maîtriser entièrement les règles de cette lutte. c’est le cœur. Après le partage du lieu. On peut multiplier les exemples : on considère comme tout à fait légitime de participer à un débat avec l’ennemi. ça c’est un point très important. C’est un point important. parce qu’il prétend qu’on peut partager la même sensibilité. ie par l’évidence sensible. ça revient à partager avec lui l’espace et le temps. on a le même temps que lui. passage aussi très profond : « la conscience qui luttant contre le monde enregistre les règles de cette lutte au cours des siècles. C’est la 1ère chose que je veux prélever sur le poème. Ce n’est pas par défaut de critique. Celui qui se croit une conscience rebelle en lutte contre le monde mais qui finalement est enchaîné entièrement à la vision qu’il se fait non pas de cette lutte contre le monde mais des règles de cette lutte.de l’ennemi c’est car nous prétendons partager avec lui non pas les mêmes idées mais la même sensibilité. idéelle. Sensibilité à quoi ? Sensibilité aux souffrances. Ça peut vouloir dire 2 choses. Car de même qu’il n’est pas sûr que nous ayons le même présent que l’ennemi de même il n’est pas sûr que nous ayons ou puissions avoir le même passé. nous sommes devenus son esclave. On passe contrat avec l’autre que le passé est le même. Et enfin. Cette histoire du devoir de mémoire. Il y a bien d’autres exemples : on convoque des manifestations là où se réunit l’élite des puissants. On peut donner de cela des exemples extrêmement simples : pour commencer on va aux élections. ou même que ça ait un sens d’avoir le même passé. qui permettrait de fixer le passé dans une factualité qui le rendrait incorruptible ou inaccessible par le présent et en particulier par la différence des présents. et c’est très important car je pense que la lutte contre l’histoire est la mamelle des temps présent. « Sous la conduite de l’histoire » : c’est cette fois la question. c’est le cœur qui se fait l’esclave de l’ennemi. sous la conduite de l’histoire ». la question du partage du temps. On est bien sous la conduite de la même histoire. Nous sommes devenus son esclave car tel est aujourd’hui le chemin de l’esclavage. et Pasolini dit que ça revient à aller là om va l’ennemi. Il doit y avoir une zone intermédiaire dans . que les lieux soient disputés avec l’ennemi comme si nous avions les mêmes lieux que lui. la conviction etc… il doit aussi. sans même entrer dans la dialectique du devenir. C’est par le cœur. Nous allons là où il va. quel qu’il soit. C’est pourquoi Pasolini a raison de dire que ce qui est en jeu n’est pas l’intellect. abstraite que se réalise l’esclave. Donc 1er enseignement : l’identification de l’adversaire est aussi identification là où la sensibilité n’est pas identique.

leur fidélité résistante. donc cette paternité est rompue et ce qui vient en ce lieu. ie il est enchaîné à sa dialectique. Nous savons tellement accepté que nous ne savons plus bien ce qui nous reste à refuser. Car là ce que nous sommes en train de détailler c’est qu’est-ce que c’est qu’une acceptation ? ça nous importe grandement. l’histoire l’oblige à réformer sans trêve et cette transfo incessante de la dialectique est uniquement liée au fait qu’elle est tombée sous la juridiction du pouvoir. des lieux. une fois constatée l’acceptation ? Supposons que nous soyons nous-mêmes sous l’œil de ces jeunes morts. qui examinent notre destin. Et alors il va le décrire dans ses termes à lui. qui voient que cette acceptation a ruiné leur espérance ou ne leur a pas été fidèle. qui fait de la dialectique un mystérieux débat avec le pouvoir. cette issue des fils déchaînés. la haine de l’acceptation. qu’en réalité l’acceptation qui provoque une sorte de paralysie historique. appelée ici « mystérieux débat avec le pouvoir ». En définitive. enchaînée au pouvoir. puisque le père les a laissés et abandonnés.il y a le partage du lieu (2nde acceptation) . Donc on retient la forme de la dialectique mais on renonce au devenir. mais il n’y a pas. « chez eux la haine va faire place à l’amour de la haine ». a pour ressort que la dialectique a été asservie à l’État ou au pouvoir. mais que les fils constatent qu’il y a une fidélité des pères. Cet amour de la haine vient là où il n’y a plus de fidélité. de l’occupation du pouvoir. et que finalement l’acceptation c’est l’acceptation du pouvoir lui-même. Parce que le problème n’est pas que les fils soient fidèles au père. les a laissés solitaire. le père supposé. ça c’est la définition que Pasolini donne du terrorisme. c’est l’interrogation par les fils de pérenniser la fidélité des pères. C’est ça qui travaille la conscience française. des règles. nous connaissons ça ! c’est pour nous la forme la mystérieuse qui est toujours faite à son propos et qui est par essence non tenue et non tenable. Au lieu d’exercer directement sa fidélité et sa paternité il a disparu dans une machination avec le pouvoir. La figure du fils tel qu’il n’est plus en état de se réclamer de la fidélité d’un père. d’impossibilité de fidélité aux événements les plus importants du passé. ce père qui est lui-même le fils des fils. Et là les pères sont dans l’acceptation. que va dire l’armée des morts ? une fois quelle aura constaté cela. Le terrorisme n’est pas la haine mais l’amour de la haine. de la rivalité. Il pourrait haïr tout cela.partage du temps (3ème acceptation) . Et donc là c’est très bien vu : la question pertinente n’est pas la question plate et banale de savoir si les fils vont continuer ce que les pères ont commencé. car nous avons trop accepté. paralysie politique. Je récapitule : . non la question est rétroactive. le père que les morts cherchent. Le père. de l’occupation des places. Si on regarde dans l’histoire de France. Contre cela. c’est acceptation qui prend la forme du consensuel. en ce constat de l’acceptation. nous avons accepté à outrance. Pasolini a une formule étonnante : il dit voyant tout cela. Tout cela en fin de compte c’est la dialectique réenchaînée à l’immobilité du pouvoir. Si bien que en réalité finalement la dialectique en est simple à changer. c’est bien plus profond.laquelle y compris la règle de la lutte est obscure. Et pour cela. Nous sommes donc surplombés et dominés dans tous les domaines dont le noyau intime est que le négatif lui-même a été incorporé à cette acceptation. c’est aussi un devenir asservi : il va y avoir autre chose. et où par conséquent ce n’est pas à partir du savoir de la règle que vous conduisez la lutte mais à partir de la lutte que vous découvrez éventuellement de nouvelles règles. avec laquelle il est abandonné. du temps. car il est de l’essence de cet asservissement d’être une acceptation. que l’histoire l’oblige à réformer sans trêve. Donc la synthèse de tout cela va être au fond : l’acceptation c’est une forme asservie de la dialectique. Cette haine avec laquelle il est laissé seul. Il est devenu lui-même une forme exténuée de l’acceptation. à leur destin de morts sans postérité.partage des règles (4ème acceptation : nous sommes d’accord qu’il faut aller des règles à la lutte et non pas des luttes aux règles). Et alors tout cela finalement Pasolini va le récapituler en l’appelant « mystérieux débat avec le pouvoir ». ce n’est pas dialectique du devenir mais une dialectique de l’immobilité. C’est ça l’essence cachée du contractuel : c’est une dialectique paralysée. dans quelle mesure les pères ont manifesté.il y a le partage de la sensibilité (1ère acceptation) . eux. ils ne vont pas le trouver car il est absorbé dans un mystérieux débat avec le pouvoir. ie c’est ce qui enchaîne la dialectique au pouvoir. il n’y a pas d’acceptation profonde qui ne soit acceptation du pouvoir. entre autres. on va accepter le partage de la sensibilité. qui examinent notre acceptation. c’est que la seule issue laissée aux fils. Mais qu’est-ce qu’il va en faire ? Il n’y en . c’est l’amour de la haine. Donc il y aurait là une thèse tout à fait intéressante à examiner. Or ça c’est un débat politique très connu qui est pointé comme étant là en quelque manière une 4ème donnée de la conscience d’acceptation.

le désespoir. si nous devons inventer un… le point essentiel c’est de ne pas se tenir là. Ça va donner une anticipation foudroyant de Pasolini qui est le triangle. et quelle relation y a-t-il entre une identification et une adversité dans le monde d’aujourd’hui et dans un espace plus vaste. et les fils morts regardant tout cela sont livrés finalement à l’amour de la haine. dont il s’agit. Pasolini s’est situé subjectivement dans une sorte d’impossibilité de choisir dans cette tension là. pour lui mais pour l’humanité tout entière. anarchie. sainteté qui se consume elle-même dans la mort et anarchie sans borne. qui est la figure paternelle exemplaire. je vis sans rien vouloir en cet après guerre évanoui. désespoir veut dire absence de règles. quelque chose va venir du côté des fils qui sera sous la triple emprise du désespoir sans loi. Le chemin que nous essaierons de continuer est : comment créer une distance par rapport à l’acceptation qui soit une distance autre que celle de la désespérance ? Voilà pour aujourd’hui. De même Pasolini s’est situé dans la double figure de l’acceptation inacceptable et du désespoir mortifère. et je la compare à la folie de Nietzsche. Ce qu’il n’arrivait pas à accepter c’était qu’il fallait renoncer à l’histoire. Il le dit comme cela dans les Cendres de Gramsci. AVRIL 2005 Je vais essayer de reconstituer le lien à la subjectivité de notre démarche de cette année. Mais qu’est-ce qu’adversité aujourd’hui ? Pourquoi . et la clarification de ce point commence la reconnaissance du fait qu’il y a scandale obscur des consciences. d’un certain rapport entre la lutte et les règles de la lutte. c’est ce que les pères n’ont pas tenu. anarchie violente. de façon noire. à ceci. c’est une figure d’espérance. des lieux. et l’identité du philosophe était en cause dans cette construction de l’adversaire. des lieu. c’est qu’il est quasiment dans cette subjectivité. du temps) vous aurez ce désespoir là (pas de règles. C’est extraordinaire que Pasolini voit que là où l’acceptation l’a emporté. on l’a rappelé ici. il n’y en a pas de symbolisation. ignorant les codes. dévastation du temps). Si vous n’êtes pas dans l’acceptation (des règles. est dans un scandale obscur. avait constitué le sophiste comme adversaire du philosophe. et il nous indique que cette position est elle-même mortelle. Il lui dit ceci : « pourtant sans ta rigueur je subsiste car je ne choisis point. finalement il a du se faire venir lui dans la folie à la place de la coupure.a pas de conduite. de l’anarchie mentale et de la religion. C’est une position que j’appellerais assez volontiers américaine . ignorant les lois. Il porte un diagnostic qui est très détaillé sur les cheminements de l’acceptation. du passé. que veut dire ne pas accepter dans une autre figure que celle du désespoir ? Que veut dire ne pas accepter dans une figure qui crée une distance avec l’acceptation. Il ne peut que l’aimer. et il a du renoncer à l’histoire. pas de lieu propre. ie de séparer clairement le grand midi de Dionysos et l’enchaînement au Crucifié. et je ne peux m’empêcher de raccorder sa mort. Ie que notre conscience. car en définitives ce sont des consciences qui sont sur le fond ou l’horizon d’une acceptation. le créateur. Donc vous voyez si nous devons accéder à une nouvelle figure de la pensée. mais il est vrai que nous avons à l’inventer dans des conditions que Pasolini appelle « un scandale obscur de la conscience ». De même que Nietzsche formulait l’impraticable projet de casser en 2 l’histoire du monde. Le poème dit bien que ce qui est achevé. en sa misère méprisante… un scandale obscure de ma conscience ». sous cette forme là. il s’adresse à Gramsci. amour de sainteté. C’est ce qui fait la grandeur atypique de sa poésie dans ces années là. affect déchaîné. dans sa figure sacrificielle. quelqu’en ait été l’anecdote. autre que celle qui bascule immédiatement dans le pathos infini du désespoir. situés entre l’acceptation et le désespoir. et religion. la triplicité du désespoir. la figure tutélaire de tout le communisme italien. Ils sont détaillés : acceptation du partage de la sensibilité. bien plus que nous ne le croyons à tout moment. il y a la désespérance alors. La catégorie de l’adversaire. ie de ne pas se laisser acculer à la thématique de l’acceptation et du désespoir ou de leur combinaison impraticable. aimant ce monde que je hais. Peut-être sommes nous situés là. Finalement corruption de la dialectique par son asservissement sous la figure du pouvoir. désespoir sans lois. Il est situé au croisement praticable de l’acceptation et du désespoir. c’en est le dirigeant et le penseur. Il faut absolument inventer une espérance. entre acceptation et désespoir. et en reste démembré. au sens même où originellement Platon. ie désorganisation de la pensée. et étant les 2 à la fois il était leur séparation. ie voulait que le rêve du grand midi advienne là où régnait l’emprise du christianisme. dont je rappelle qu’elle est centrée sur les rapports entre identité et adversité. Donc il va aimer cette haine. Nous devons accepter que notre conscience est corrompue par l’acceptation. Ie qu’est-ce que c’est qu’un adversaire. Et c’est la question de l’adversité en nous-même : si l’adversité c’est l’acceptation. y compris pensante. il n’y a pas de paternité. C’est pour ça qu’il signait Dionysos crucifié : il était les 2 morts à la fois. désolé.

qui ne soit finalement ni l’assomption d’un sens de l’histoire ni le respect des limites de l’espace rationnel. qu’on peut aussi appeler après tout le schéma révolutionnaire. ie l’avènement de la contractualité et du droit. On dira que dans ce genre de situation on a une constitution juridique ou on peut dire aussi une construction contractuelle de l’adversité. à la figure contractuelle et juridique de la démocratie. ou si vous voulez l’un qui est l’un où se découpe la corrélation entre identité et adversité. Nous avons proposé d’appeler ça la constitution historique de l’adversité.ce pb est-il imposé ? Je proposais de dire que 2 schémas de l’adversité doivent être surmontés. c’est comparaître devant la tribunal de l’histoire). mais si on regarde de près on se rend compte que fin de l’histoire veut dire avènement du droit. dont je proposais de dire que nous n’en avons plus l’usage complètement déployé ou complètement praticable. . en prenant historique au sens de récapitulation du devenir. celui où il y a constitution historique de l’adversaire. qui ne soit ni dialectique ni juridique. Notre tâche serait de penser le rapport entre identité et adversité ni dans le schéma dialectique ni dans le schéma oppositionnel. il y a la possibilité que l’histoire ou l’historique ait un sens et ce sens est la perfection générale d’une orientation. s’orienter dans la pensée. comme l’a parfaitement vu Kant (sa métaphorique est juridique : quels sont les droits de la raison. Et alors ceci. La relation entre identité et adversité est dialectique au sens où l’autoconstitution identitaire se déploie dans l’élément de la lutte. où ce n’était finalement que dans la destruction de la polarité adverse. que je propose d’appeler le schéma oppositionnel. il est certain que cette question doit traverser cette antinomie apparente entre l’héritage dialectique ou révolutionnaire et l’héritage parlementaire ou démocratique. Donc le substitut contemporain proposé à la prégnance de l’histoire. et c’est là que se lie ou se cimente la relation entre identité et adversité. Il y a d’abord le schéma dialectique. c’est la thèse de Fukuyama. il y a eu une spéculation selon laquelle nous entrerions dans la fin de l’histoire. où l’espace demeure pour l’essentiel celui d’une tension Hegel / Kant comme du reste Adorno l’avait déjà remarqué. On peut élargir cela au-delà de la simple question de la forme du régime politique. Ie l’instance qui est susceptible de juger les conflits selon le principe de la substituabilité légale. L’un cette fois n’est pas celui du devenir mais celui de l’institution. d’une lutte antagonique. ni la raison comme devenir tendanciel de l’orientation dialectique de l’histoire ni la raison comme assomption toujours semi juridique ou métaphoriquement juridique de ses limites. vous me direz quel rapport avec le thème général : s’orienter dans la pensée. C’est la fin de la dialectique. Vous n’avez pas le droit de penser au-delà des limites de la raison pure. c’est évidemment la prégnance du droit. Donc pas de référence à un sens de l’histoire. Dans ce schéma. mais pas non plus dans une métaphorique juridique du contrat ou dans une métaphorique juridique de ce qui donne sens à la substituabilité. qui est précisément le devenir de la contradiction. l’identité est substituable à l’adversité. Donc relation entre identité et adversité. Au contraire là un schéma de substituabilité est possible. Parce que en fait la prescription de ce qui a sens dans l’univers du droit est toujours la prescription d’une limite. que cette substituabilité soit praticable. ie penser la relation identité / adversité autrement que dans l’espace de l’histoire et autrement que dans l’espace du droit. à sa mort. Ce ne serait pas non plus dans une métaphorique juridique définie. C’est le 1er schéma. les droits de la raison. c’est s’orienter dans l’histoire. c’est immédiatement une métaphorique de la limite). sont obsolètes. dans le protocole effectif de négation de l’adversaire. il avait involontairement ouvert la voie à l’assomption du droit. Déjà Hegel parlait du tribunal de l’histoire : donc en un sens un changement de tribunal : au tribunal de l’histoire succède le tribunal tout court. ou parlementaire ou démocratique. Il y a un 2nd schéma. Comme le montre l’histoire de l’École de Francfort. C’est un aspect fondamental de ce schéma que l’opposition puisse remplacer la majorité. entre identité et ce qui n’est pas elle en tant que ce qui n’est pas la constitue aussi. en un certain sens d’une lutte à mort. C’était pour rappeler la cible imposée par les circonstances du moment. Nous avions remarqué que dans ce cas il faut soutenir que identité et adversité appartiennent au même devenir. la fin de l’histoire. Et donc on peut dire en caricaturant que ça devient ni Hegel ni Kant. En réalité la fin de l’histoire c’est toujours l’idée qu’on parvient à une figure du droit suffisamment universalisée pour que l’historique n’ait plus de fécondité dialectique véritable. que pouvait advenir la nouvelle figure identitaire. ie finalement juridique et contractuel. s’orienter dans l’existence ? Comment cette relation nouvelle que nous cherchons entre adversité et identité a-t-elle rapport avec cette question de l’orientation ? Il faut dire que ce que nous cherchons c’est une orientation de la pensée qui ne se ferait ni selon l’hypothèse d’un sens de l’histoire (dans le 1er paradigme. l’institution qui régule et assure la substituabilité. Entre parenthèse. Ie que identité et adversité appartiennent à la même loi. qui est que l’identité se constitue dans la contradiction. Ce qui était absolument exclu en principe dans le schéma dialectique. Donc si on veut être dans le temps présent du point de vue de l’orientation de la pensée. cet un est l’un du devenir.

trop tôt. rien que de la dissémination Ceci. on a la figure du désespoir en 3 traits : . ou la fidélité désespérée à leur mort. substitution au devenir des règles du devenir. entre l’acceptation et le désespoir. espace commun. de l’autre côté. d’une ironie sombre) : nous sommes dans un temps où ce qui menace c’est de n’avoir pas d’autre alternative que celle de l’acceptation et du désespoir. c’est ce qui compose la figure de l’acceptation du train du monde. c’est que dans cette vision. du monde. c’est l’acceptation. L’adversaire c’est précisément ce qui a organisé le manque de cette filiation retournée. au-delà de la mobilisation la construction platonicienne du sophiste comme adversaire identifiant. . le poème Victoire. la relation entre id et adversité est un champ polarisé.enfin la règle du devenir des choses est substituée au devenir lui-même : ce sur quoi on s’accorde c’est qu’il y a des règles du devenir. Ils découvrent que leur espérance est en réalité inactive. qu’est-ce que acceptation et désespoir ? L’acceptation (en tq opérateur de l’absence de toute liberté) c’est 3 choses qui sont très intéressantes : . Le bilan de Pasolini est assez sombre (Victoire est un titre ironique. il n’est plus ouvert à la nouveauté du conflit (tout conflit doit d’abord prouver qu’il est un vrai conflit conforme aux règles du conflit). j’avais convoqué un poème de Pasolini. quasiment en dessous de toute détermination explicite. Vision partagée ou consensuelle du passé : c’est la 1ère figure subjective de l’acception. ce qui s’est avéré infidèle. pas de codes . ou dans mon langage ce qui a organisé l’infidélité à la résistance. ie que cette figure est absente et c’est dans l’absence de cette figure que se construit ce qui aux yeux de Pasolini est l’adversité ou l’adversaire. On se fait l’esclave de son ennemi avec ces 3 points. Premièrement.Alors à titre de 1er matériau dans cette recherche. ie nous mêmes en tant qu’adversaire intime de nous même sommes situés. Pasolini insiste beaucoup sur ce point : au fond ce qu’il appelle un communiste convenable. de la mort la plus haute ou la plus sacrée . Il y a 2 formules de Pasolini : « le cœur qui se fait l’esclave de son ennemi ». ie il n’ y a pas d’incommensurable . C’est déjà une infidélité à la résistance : elle voulait rendre impossible que le passé puisse être un passé commun. compose une figure qui n’est pas susceptible de répondre à la question des jeunes morts (ie une figure paternelle qu’ils cherchent mais ne trouvent pas dans l’espace du temps).. Je vous rappelle que le cheminement de Pasolini c’est de faire comparaître l’histoire présente (des années 50 et 60) sous le regard aveugle des jeunes morts de la résistance. c’est quelqu’un qui est d’accord sur les règles de la lutte plutôt que sur la lutte. Nous l’avons expérimenté : c’est la tendance incoercible de ce que je vais appeler la gauche de considérer que le conflit n’est jamais conforme à ses règles. Ce qu’on découvre. Mais pas en un sens affirmatif créateur ou instituant comme ils cherchent à le trouver. porteuse de mort. . trop tard.anarchie : il faut l’entendre en son sens étymologique. ie l’idée que le passé est commun. ie où le fils pose la question du père comme question de l’avenir et non pas comme question de l’antécédence. C’est aussi en profondeur.absence de règles.l’acceptation d’une vision partagée du passé. plus profond qu’une pensée. C’est là que l’adversaire intime de nous même. c’est quelqu’un qui a substitué progressivement un ordre de la lutte à la lutte proprement dite.consumation dans l’amour : l’amour est conçu comme une donnée incendiaire. C’est un affect. parce qu’il me paraissait être le poème d’une adversité exposée qui ne soit justement ni dans l’élément dialectique ni dans l’élément du contrat. On encore « enchaîné à la dialectique du pouvoir ». ni révolutionnaire ni parlementaire. ce qu’est toute opposition en fait : toute opposition peut être définie ainsi. ie pas de principe central. le cœur. ces 3 traits. au lieu de s’accorder de manière immanente sur le devenir lui-même. c’est en réalité la continuation désespérée de leur mort. à côté. pas comme il faut… Pasolini a identifié par ces 3 points : vision partagé du point. ces jeunes morts venant voir si quelque chose comme une paternité politique leur est proposée dans le futur. Ie y a-t-il un père à venir ? Et qui serait à la hauteur de ce qu’a été la propre espérance des fils morts. Je ne reviens pas sur l’importance de cette filiation y compris dans le monde contemporain en tant que filiation renversée. être un cœur qui s’est fait l’esclave de son ennemi Antinomiquement à ça. Victoire.ensuite c’est qu’il existe un lieu commun de la pensée. Et ce qu’a été leur espérance politique. historique. mais dans un sens qui est au fond l’itération mortelle de leur sacrifice. dans la polarité ou la tension entre acceptation et désespoir. ils viennent se demander si longtemps après on peut voir quelle filiation serait à la hauteur ou de la même dignité que ce qu’a été leur sacrifice.

On peut se guider sur une des définition que donne de l’acceptation le personnage de Pasolini : « le classicisme protecteur qui caractérise le communiste comme il faut ». Ie que la gauche est désorientation de la pensée. les cérémonies sont les mêmes . la vision partagée du passé. liée à la substituabilité. mais être enchaîné à sa dialectique. La subjectivité de l’acceptation sous le nom de gauche c’est l’organisation de la déception. et donc la réception de la déception se fait dans un élément primordial de désorientation qui fait que quand vous n’avez pas d’orientation absolument stabilisée.les lieux communs sont les règles constitutionnelles. Évidemment puisque ce n’est plus la révolution. Et je crois que c’est car elle est désorientation qu’elle rend tolérable la déception. On ne peut pas à la fois vouloir la substituabilité et le changement. Donc il y a une désorientation originaire : l’opposition qui se présente comme figure de relation d’identité à l’adversité. C’est être enchaîné à la dialectique du pouvoir. Dès lors je dirais que la gauche ainsi définie (je ne dis pas qu’il n’y a pas de raison de soutenir la gauche. Or je tiens que l’effet principal de cette identité latente de l’acceptation comme essence véritable de l’adversité constitue une désorientation. Vous voyez bien que l’essence stable et fondamentale de l’opposition est l’acceptation : ce qui est accepté ou déclaré acceptable que ce qui est déclaré dans le registre de l’opposition. ie la conviction latente que en réalité il n’y a pas d’orientation. On peut considérer que c’est ce qui fait le moins de dégâts. Je vous propose une définition quasiment métaphysique de la gauche : la gauche. Ce n’est que dans des paramètres stabilisés et lisibles de l’orientation que la déception est radicale. Avant d’être déçu vous êtes désorienté. Ie la substituabilité est en fin de compte la norme immanente du devenir. car elle est intrinsèque. Ce n’est pas le pouvoir. Il y a d’abord une désorientation. Ma 1ère proposition c’est de me demander comment nommer la figure subjective de l’acceptation ? Comment la nommer de façon plus virulente ou poétique.les règles de la lutte substituées à la lutte : c’est que tout doit aboutir à des élections. cf. L’acceptation ce n’est pas le train du monde mais une figure subjective d’acceptation du train du monde tout en déclarant sa distance. et aussi d’une certaine manière la civilisation occidentale (je ne sais pas comment l’appeler) . constitue une désorientation comme . Il faut être cohérent et annoncer que pour l’essentiel ce sera la substituabilité et on bricolera à la marge. Elle n’est pas simplement organisation de la déception. assez invariante. Il faut s’interroger sur le pourquoi : qu’est-ce qui dans l’organisation subjective de la figure de l’acceptation a puissance sur l’identité ? Si on se demande descriptivement ce qu’il en est aujourd’hui des critères de Pasolini : . mais il faut quand même ne pas prétendre qu’on va tout changer. Donc tout mouvement est destiné à substitution. c’est une autre question). c’est le conflit entre démocratie et totalitarisme. Il a fallu pour ça venir à appeler réforme la restauration. Conférence de Rouge-Gorge) que c’est une vieille figure. Moi je n’accuserais pas les acteurs d’être les organisateurs de la déception. On peut considérer d’ailleurs que ce monde est le moins mauvais des mondes possibles. c’est ce qui est en position d’être l’organisation subjective de l’acceptation. il m’a semblé pouvoir établir (sur la Commune.Alors je voudrais rendre ça un tout petit peu plus contemporain. dès le 19ème siècle. quelle que soit la bonne volonté de la figure. Mais ce n’est pas comme ça que ça se présente. ces figures successives de l’acceptation qui sont opératoires. C’est une autre question. Et au fond être déçu est congénital à ce système. l’insurrection armée… il faut que ce soit la substitution si on est dans le cadre de l’opposition des 2 paradigmes. et on est dans cette opposition. Il n’y a pas d’autre légitimation possible des mouvements que de se solder par la substituabilité. Vous n’avez pas la lisibilité d’une orientation au regard de laquelle l’échec aurait une signification absolument univoque. vous êtes l’opposition. c’est en ce sens que je soutiendrais qu’elle est une désorientation. elle est d’abord et plus fondamentalement désorientation.sur le passé : en gros. Elle n’est pas le pouvoir ou l’objectivité de l’adversaire mais l’organisation subjective de son acceptation en profondeur. la déception est toujours relative. Si ce n’est pas dans la négation effective de la figure de l’adversité que s’institue l’identité il faut qu’on soit dans la substituabilité. ayant en réalité comme norme la substituabilité. Vous devez d’abord accepter à peu près tout. constitue la figure de l’acceptation. Et comprenez bien que la figure de l’acceptation n’est pas la figure de l’ennemi mais la figure de ce qui en nous ce qui se constitue selon l’ennemi. Quand il y a une entreprise et que cette entreprise échoue visiblement. l’opposition a pour essence l’acceptation. Pourquoi ? Parce que dans le paradigme oppositionnel. Je pense que le nom pertinent post-pasolinien de cela c’est la gauche. qui fait que vous êtes l’esclave de votre ennemi quoiqu’il arrive. Ce qui est très étonnant c’est que ça marche toujours. on prévoit une déception. a pour essence fondamentale l’acceptation. et ensuite. Et je crois. Autrement dit c’est quelque chose qui n’est pas le pouvoir mais qui est l’organisation subjective de son acceptation. C’est cela qui. C’est pourquoi il est toujours intrinsèquement décevant.

Donc sacralisation du désordre dans cette maxime. Je ne dis pas ce qui la constitue. Donc figure d’ascèse ou de sainteté. L’ignorance des codes doit être expérimentée. entre Baudelaire et Rimbaud. que c’est une sainteté. comme si ce n’était rien que toute acceptation se dérobe. donc il y a quelque chose qui indistingue cette figure de la sainteté nihiliste d’une figure violente et pourquoi ? Et bien parce qu’elles sont l’une et l’autre désoeuvrée. Ce qui se présente comme devant être accepté n’est rien. donc elle est indistincte de certaines formes du banditisme moderne. c’est pour ça que c’est une ascèse. Ça c’est le 1er trait : sacralisation innocente du désordre. c’est une déconstruction de l’acceptation mais sans qu’il y ait surgissement de la figure affirmative correspondante. Ce qui par conséquent entraîne que à proprement parler on ne peut rien vouloir. R dit qu’il faut être fort. et il faut incessamment expérimenter cette inacceptation de ce qu’il y a qui est ontologique. systématique. c’est cela qui est gauche. on y reviendra tout à l’heure. C’est par exemple expressément la méthodologie de Rimbaud : il a comme programme explicite de produire une désorientation radicale par les moyens d’une volonté systématique. Au sens où elle est réellement grevée ou mortifiée par une passivité essentielle. Vous avez des désorientations qui peuvent être l’effet d’un vouloir désorientant. L’expérimentation de l’absence de règle. Cette figure de la sainteté nihiliste pour Pasolini est par delà le bien et le mal. Au lieu de l’acceptation de l’ordre. les souffrances sont énormes. Cette figure a été à mon sens en France mise au point poétiquement. C’est une figure plus profonde que l’inacceptation dialectique. on a le désordre. le désespoir qui ignore les codes. qui est innocente car elle n’accepte rien de ce qui est. Il y a le collaborateur passif. car je ne suis pas dialecticien. le collaborateur actif. l’acceptation comme désorientation passive. C’est pas ça. Alors à cela Pasolini oppose la figure subjective du désespoir. Le dérèglement de tous les sens est une méthode coûteuse. mais sans pour autant que soit résolu le problème initial d’un fidélité affirmative. ie la figure subjective de la gauche dont on peut dépolitiser le concept. qui lui donnerait enfin sa signification créatrice. Je dirais que est de gauche. Vous avez affaire à une identité désorientée. C’est quoi ? C’est la répudiation de l’acceptation. Donc c’est une désorientation qui n’est pas de gauche. est l’effet d’un vouloir. C’est une autre figure. mais le désordre comme sacré et en même temps comme innocence. Le 2nd est la discipline du dérèglement. « arriver à l’inconnu par le dérèglement de tous les sens » est une proposition de méthode. quelque chose comme ça (« libre amour de sainteté »). ie qui déqualifie ce qu’il y a dans sa prétention à être quelque chose qu’on peut accepter justement. de l’être lui-même. Une sage prudence : si vous ne voulez rien. Ce n’est pas suivre toutes ses impulsions. vous n’échouerez pas. il n’y a bénédiction de rien. toute désorientation qui est l’effet non d’un vouloir mais d’une acceptation. c’est l’expérimentation réglée de la non règle. Quel est son nom ? Son nom apparent est la sainteté nihiliste. Et je crois qu’on peut lui trouver 2 dimensions majeures dès sa constitution qui sont d’abord ce qu’on peut appeler la sacralisation innocente du désordre. Par contre on dira que quand la désorientation est l’effet d’une acceptation. Ça nous permettrait d’élargir le concept de gauche.identité. C’est ça que nous aurions comme figure 1ère de la question de l’adversaire aujourd’hui : l’acceptation. Je dis ça en ces temps de mort du pape ! Ce n’est pas une figure de sainteté au sens de la bénédiction. Il faut absolument désorienter et désunifier la conscience. affirmative. Le thème du désoeuvrement est essentiel dans les 2 cas. c’est véritablement un dérèglement délibéré. de l’absence délibérée de règle. L’être ou ce qui se présente comme être doit être destitué de sa prétention à être. puisqu’il n’y a précisément rien à accepter. Car la question du rapport à l’adversité est aussi ce qui norme la question des orientations. ce qui est en réalité une acceptation. Le grand mot d’ordre de Rimbaud est « je m’encrapule le plus possible » : je dis ça pour qu’on ne la voie pas comme une figure d’innocence au sens ecclésiastique du terme. non pas par effet d’acceptation mais par effet d’un vouloir systématique qui est le vouloir poétique lui-même. Je rappelle que Rimbaud dit : « je finis par trouver sacré le désordre de mon esprit » (une saison en enfer). d’en faire une catégorie philosophique. volontaire. et non d’un vouloir. Ce n’est pas l’organisation d’une non acceptation ou d’une révolte par passivité. ie ce père à venir du sacrifice résistant. De même. qui est dans la figure d’une désorientation par acceptation. et ce désordre est le désordre capital. c’est une démarche disciplinée. Alors on peut dire que c’est un nihilisme car c’est une appropriation de ce qu’il y a comme s’il n’y avait rien. Ce qui lui donne une dignité éminente par rapport à sa réalité empirique. est gauche. La discipline proposée n’est pas . qui n’est pas l’effet d’un vouloir. Comme il est déclaré que l’être doit être destitué de sa prétention à être. C’est une figure comme celle du collaborateur passif : ce n’est pas le collaborateur au sens où il partage le vouloir de l’ennemi. et c’est dans ce comme s’il n’y avait rien que. c’est une opération par laquelle est disqualifiée la prétention à être de ce qu’on nous donne à accepter. de code.

celle de l’acceptation et par conséquent elle ne doit pas être celle du travail. Dérèglement systématique de tous les sens, s’encrapuler le plus possible, cela se fait dans une figure qui en saurait être celle de l’acceptation laborieuse de ce qui nous est proposé comme devant être accepté. On peut dire que Rimbaud finalement est quelqu’un qui se convertira au travail, et quand il sera converti au travail, il deviendra commerçant, il rapportera de l’argent à sa maman. On dit que c’est le même. Sauf que lui dit quand même que ce qu’il que ce qu’il a fait avant c’était des sottises ! Moi je dis il a réellement changé sur un point précis qui est de se convertir au travail, ie en réalité de mettre fin à cette indistinction entre sainteté et crapulerie qui est le lieu même où s’établit cette figure du désespoir, car c’est désoeuvré. Et quand on est désoeuvré dans le rapport à ce qu’il y a on se considère comme excédentaire. Et ça c’est très important de se considérer comme excédentaire par rapport à ce qu’il y a. Si vous travaillez, vous êtes dedans, d’une manière ou d’une autre. Si vous contribuez à ce que ça existe. Si vous voulez absolument être sans compromission avec l’acceptation, vous devez être en dehors mais être en dehors ça ne veut dire ne pas être dans l’œuvre de ce qu’il y a. donc être désoeuvré dans un sens radical, désoeuvré, désoeuvrant, et donc assumer en un certain sens qu’on est un parasite. Il y a de nombreux texte de Rimbaud en ce sens : le parasite c’est quoi ? C’est celui qui vit aux dépens de ce qu’il abomine. Il vit dessus. Il lui suce le sang. Mais il fait rien pour, il est du point de vue de l’organisme qu’il parasite, il est dans le désoeuvrement de son existence, il ne contribue aux organes, aux fonctions et au devenir de ce qui est parasité. Et donc la figure du désespoir nihiliste dont Pasolini témoigne aussi est une figure dont on peut dire qu’elle constitue l’extériorité dans un schème désoeuvré, dans un schème parasitaire, où on se donne les moyens de persévérer dans l’être sans contribuer si peu que ce soit à ce à partir de quoi on persévère dans l’être. Et alors cette figure propose aussi une désorientation, d’un autre type, différent de la gauche. C’est une inacceptation, en effet, mais au prix de toute direction, de toute orientation. Il n’y a pas d’orientation non plus car c’est le prix à payer pour l’inacceptation. C’est un thème que nous devons garder présent à l’esprit : vous pouvez être dépourvu de toute orientation aussi bien par inacceptation que par acceptation. Ce n’est pas ça qui tranche. C’est une inacceptation qui en tant que désoeuvrement ne peut pas se proposer comme orientation, car précisément la non direction la non orientation est le prix nécessaire pour pouvoir vivre sur. En un certain sens il n’y a que l’adversaire, et ce que vous êtes vous en tant que parasite de l’adversaire doit simplement être le témoignage du néant de l’adversaire. Il n’y a que lui, et il y a vous - dans une extériorité parasitaire qui témoignez de ce qu’il est possible en réalité de tenir ce il n’y a que vaut rien. C’est le schéma, répandu dans le contemporain. L’identité est l’être en symbiose mortelle avec l’adversité, avec l’ennemi. Dans l’acceptation je deviens son esclave, là je deviens son parasite, je suis en symbiose mortelle avec lui, je vis avec lui, je mourrai avec lui. Je pense que aujourd’hui, j’avance ce mot avec précaution, tel qu’on le trouve dans un répertoire nihiliste contemporaine, dans certains secteurs du rap par exemple, ou de la chanson contestataire en général, je dirais qu’elle se nomme aujourd’hui la figure du rebelle. Le rebelle est une figure de nihilisme, je ne vois pas ce qu’elle pourrait être d’autre. Car pour qu’elle soit autre chose il faut être absolument immanent au schème dialectique. Quand vous dites « je suis un rebelle » vous décrivez quoi ? Vous décrivez le fait que vous êtes dans le désoeuvrement nihiliste. C’est une figure réelle d’une force d’invention réelle, qui fait des choses, qui crée des formes, mais qui crée aussi des formes sournoises d’acceptation, au revers, en torsion de l’inacceptation, qui fait des modes, des circuits commerciaux etc… La figure du rebelle est une figure du monde contemporain, une figure interne externe. Désoeuvré ou parasitaire est le bon mot. Donc je dirais que le monde contemporain est finalement organisé pour ce qui nous occupe par l’appariement des 2 figures de la gauche et du rebelle, du point de vue du destin des figures fondamentales des relations de l’identité et de l’adversité. Ce qu’elles ont de commun c’est que leur rapport à l’adversaire, dans les 2 cas, désoriente toute affirmation, ie est une désorientation. Il y a 2 manières d’être désorienté : - une manière qui procède de l’acceptation et qui se réalise dans la figure générique de la gauche - une manière qui s’enracine dans l’inacceptation et la rébellion. Il y a un couplage de la gauche et du rebelle, qui se fait dans le diagnostic final de désorientation. Il procède de sources antinomiques. Et donc on pourrait dire que si tant est que le projet proposé ici a une consistance serait ni gauche ni rebelle, ni le rêve sempiternel de leur addition. C’est un rêve typiquement intellectuel : ne pourrait-on pas avoir une gauche un peu rebelle ? Ne peut-on pas faire une piqûre de rébellion à la gauche ? Est-ce qu’on pourrait pas imposer au rebelle un peu de gauche, un peu de raison de gauche ? C’est une définition possible de l’extrême gauche : c’est la gauche avec une piqûre de rébellion. Si c’est possible c’est bien car en définitive il y a un point commun entre gauche et rebelle,

sinon ce serait absurde. C’est une rêverie chronique bien au-delà du champ politique pur : il y a énormément d’entreprises dans le champ contemporain qui sont persuadées qu’on peut synthétiser la figure de la gauche et la figure du rebelle, ie avoir quelque chose comme un nihilisme soft, tempéré qui reconnaîtrait que ce qu’il y a n’est pas très réel mais que quand même il ne faut pas exagérer, ou si on le dit dans l’autre sens ce serait une gauche qui n’accepte pas tout, qui va quand même faire quelque chose de différent. Ça a des projections analytiques considérables. Mais on pourrait croire dans bien des domaines que c’est un programme d’avant-garde artistique, une formule artistique : un peu d’héritage de la discipline des formes, un peu de rébellion sous la forme d’une thèse de la fin de l’art etc… Vous avez ça dans la thèse d’un art qui serait à la fois une œuvre et désoeuvré, le désoeuvrement comme œuvre (c’est un programme qui est partout). C’est l’analogue en art à la gauche rebelle, à la rébellion de gauche. Je crois que le programme difficile c’est de tenter de penser quelque chose qui serait au-delà des 2 figures, mais de ne pas se laisser aller à ce colmatage au fond transitoire qu’est toujours la figure de leur jointure. Ce qu’ont en commun les 2 figures, c’est la désorientation ie le fait qu’il n’y a pas authentiquement aujourd’hui d’orientation dans la pensée. Et en fin de compte on peut être soit dans le régime de l’acceptation soit dans le régime de l’inacceptation mais tout ça va converger dans une désorientation majeure dont les symptômes sont innombrables, comme ces synthèses programmatiques. Ça nous permet de dire que le cheminement théorique à trouver c’est un cheminement qui est en effet ni dans la violence dialectique ni dans la substituabilité juridique, ie finalement n’est ni dans l’acceptation comme figure générique de participation au pouvoir ni dans le nihilisme esthétisant comme figure de désoeuvrement essentiel. On peut entrer dans le problème une fois qu’il est disposé. Je voudrais commencer, amorcer une autre entrée en effet, que de façon simple je commence ainsi : - la gauche propose de s’orienter selon la ou les lois. Ce n’est pas seulement le caractère légaliste de la gauche politique mais de façon générale la figure d’acceptation médiée par la conviction que en tout cas il y a une loi partagée. Fondamentalement il y a une loi. Ça donne à la gauche une disposition très vaste qui est l’idée que toute orientation doit se faire sous la loi, et ça produit inévitablement une désorientation puisque la loi est justement en partage avec l’adversité. La désorientation est inévitable, et c’est la chicane des élections telle que nous l’expérimentons tous les 10 ans. - et puis la figure du rebelle pour autant qu’elle proposerait de s’orienter selon le désir. Elle proposerait de dire que la loi n’est rien, ie qu’on peut disposer de la loi comme figure du néant de l’être et à ce moment-là ce qui surgit au cœur du désoeuvrement lui-même c’est une figure désirante et créatrice, c’est le désir lui-même. De sorte que nous pouvons dire que, c’est l’entrée que je vous propose, cette affaire de gauche et rebelle peut se nommer désir et loi. Désir et loi, la chicane du désir et de la loi. Petite parenthèse : la psychanalyse en général et Lacan en particulier ont soutenu que désir et loi c’est la même chose, ie que loi et désir c’est absolument réciprocable. Sommes-nous en train de dire la même chose ? Pas tout à fait : ce sont 2 figures distinctes, mais leur commun est la désorientation. Donc on dit en consonance avec Lacan que en effet il y a un couplage possible de la loi et du désir au point de la désorientation. Bien que cette désorientation soit dans un cas l’emblème de l’acceptation et dans l’autre l’emblème de l’inacceptation. Or loi et désir c’est la grande affaire de Pasolini. On n’est pas loin de notre source : Pasolini était travaillé par la question « que se passe-t-il s’il n’y a plus la discipline qui nous est imposée par les lois de l’histoire ?». C’était son rapport très compliqué au marxisme. Si l’histoire fait défaut, si elle vient à manquer. C’est aussi ce que raconte le poème : l’histoire vient à manquer, car il n’y a pas de fidélité historique saisissable au bord de la résistance. L’histoire fait défaut : on n’a que des calculs de boutiquiers, des acceptations minables etc… Mais si l’histoire fait défaut, ça veut dire pour un marxiste qu’on ne peut plus adosser l’action à des lois de l’histoire, l’action n’est plus dans la discipline des lois de l’histoire. Vous comprenez : le congé de l’histoire est plus dévastateur qu’un pb scientifique, ou idéologique ou même politique : si l’histoire vient à manquer, alors c’est la loi qui vient à manquer. C’est la loi en tant qu’effectivité temporelle. Si la loi vient à manquer, la question de P va être : qu’advient-il au désir, s’il est en quelque manière déchaîné, désenchaîné ? si cette grande loi au nom de laquelle le sacrifice est possible vient à faire défaut, qu’en est-il de ce désir désenchaîné ? Alors c’est en ce point que je voudrais saisir les choses dans la dialectique de la loi et du désir. Je voudrais aborder une autre extrémité que la langue poétique de Pasolini. Je vous propose d’entrer dans une histoire logique. Supposons que vous ayez une coupe de fruits, changeons de registre un peu ! qui en général est pleine de fruits délicieux, extraordinairement bons, pommes, poires, prunes, fraises etc… on a le commencement d’un désir ! Et puis un jour sans savoir pourquoi il se passe que la coupe a

complètement changé, ie vous trouvez dedans toujours les fruits superbes, mais vous y trouvez mélangé à tout ça des choses horribles, cailloux, boue séchées, épingles, poils de boucs… Vous voyez bien que ce serait plutôt le début d’une demande de loi quand même. Le pb se donne en apparence comme un pb de classification : quels sont exactement les composantes correctes, acceptables, normales, de cette coupe de fruits, après cet événement calamiteux qu’est l’irruption d’ingrédients disparates et affreux ? Si vous considérez le contenu de la coupe comme un ensemble, vous pouvez dire qu’après la cata, les éléments sont les fruits, et le reste. Si vous demandez un ordre, avec la nostalgie de l’ordre ancien, vous allez demandez quelles sont les parties de cet ensemble, car la liste anarchique ne suffit pas : vous voulez listez les fruits pour éliminer le reste. C’est le but de toute classification : quand on commence à classer, il faut se méfier ! S’il y a des choses que montre le livre de Hilberg sur la destruction des juifs d’Europe c’est que la classification a été primordiale, ie constitution de sous ensemble et à mettre à part des juifs. On a classé les gens, les gens là dedans étaient des juristes pour déclarer les critères permettant de séparer les juifs des autres. La classification est une opération indispensable, mais sa dynamique subjective est généralement une dynamique de séparation, de distinction. Dans cette coupe, c’est sûr que si vous voulez classez, c’est pour rassembler les cochonneries et les mettre dehors. Pour les parties, il y a 2 types d’exemples différents : vous pouvez dire les poires c’est une partie, les framboises aussi, mais les poils aussi ! C’est déjà dans le Parménide : y a-t-il Idée de la boue ? Si on veut classer en fonction de l’idée de quoi y a-t-il idée ? Il y a partie de qui a un nom clair : poires, poils, ou des ensembles plus grand comme tous les fruits, tout ce qui n’est pas les fruits. A vous de produire un critère de cette désignation nominale. Mais il y a aussi des multiplicités anarchique : 2 pommes, 3 épingles et 1 poil de bouc ? Qu’est-ce qui l’identifie comme partie ? Elle n’a pas de nom, on ne la contrôle qu’avec la liste, mais pas avec un concept séparateur qui l’identifierait immédiatement comme tel. On a la liste, car c’est fini. Si c’était infini on n’aurait pas de nom synthétique. Alors je propose de façon tout à fait générale d’appeler loi ce qui est au regard de ce genre de situation (ie une situation de désordre, de désordre pour l’esprit) la prescription d’un ordre raisonnable, ie un principe de classification raisonnable des parties. Autrement dit toute loi, c’est une définition inéluctable, est la décision de n’accepter comme existant réellement qu’un certain nombre des parties de quoi ? Disons de la coupe de la vie collective. Seules certaines parties de la coupe seront considérées comme existant réellement ; évidemment la décision la plus raisonnable de toute est de n’accepter que les parties qui ont un nom clair, comme fraise, fruits, épingles… et d’exclure les parties qui n’ont pas de nom du tout (mélange pomme, épingle, poil). Une loi c’est ça d’une manière ou d’une autre. De sorte qu’on peut appeler loi non pas seulement ni même principalement ce qui est permis ou interdit (c’est une définition trop en aval du concept de loi) la distinction entre ce qui existe sous un nom clarifié et dont on dira que c’est normal et puis ce qui n’est pas nommable, n’a pas de nom clarifié, qui ne peut pas exhiber son nom et qui à ce titre n’existe pas vraiment comme partie séparable et qui est au fond une partie anormale de la totalité. En définitive, une loi c’est toujours une distinction entre le normal et l’anormal, c’est une question classificatoire qui distingue selon des critères qui sont toujours empruntés à …. des sous ensemble normaux et des sous ensembles anormaux, entre des sous ensembles qui existent et entre des sous ensembles qui en réalité ne devraient pas exister. Par exemple dans la coup de fruit, une partie composée de poils et de fraises ne devrait pas exister (pas désirable !). On appellera ça une loi. Une loi c’est une interface des mots et des choses. C’est ce qui indique à travers des protocoles de description clarifiables quels sont les sous ensemble normaux et les sous ensembles anormaux. Le pb c’est qu’on peut poser (découverte apportée par la psy) que le désir est toujours désir de l’anormal. Ie que le désir est toujours entraîné, attiré, constitué par une partie anormale de la situation. Ie il est audelà de la normalité légale (c’est bien pour ça qu’il est lié à la loi), et donc un objet ordinaire du désir c’est une pomme qui est en même temps une épingle. C’est ça ! Ou si vous voulez un vrai désir est toujours le désir d’un monstre, si on appelle monstre classiquement des totalités anormales prélevées sur quelque chose qu’organise une loi. Pas de monstre sans loi. Donc désir et monstre. Je voudrais aller sur ce point dans un exemple math qui va nous mener assez loin sur loi et désir et finalement sur l’orientation dans la pensée. Reprenons notre exemple des parties acceptables d’un ensemble : on a une multiplicité quelconque. On peut formaliser l’idée d’un sous-ensemble, d’une partie de cet ensemble, qui a un nom clair. C’est quelque chose qui peut être fait. On peut donner sens dans le champ de la théorie math des multiplicités de ce que c’est qu’un sous ensemble qui a un nom clair. Ça a été inventé par Kurt Gödel. Il a inventé une technique qui donne sens d’une façon très vaste à ce que c’est qu’un sous-ensemble associé à la notion de nom (une formule). Il appelle ça un sous ensemble constructible. Et la définition de ce qu’est un sous

ensemble constructible associe un sous ensemble à une formule nominale. On retrouve cette idée qu’une corrélation légale c’est une corrélation clarifiée entre des parties d’une multiplicité et les autres. De sorte que on pourrait avoir un triomphe de la loi sous la forme d’un axiome somme toute simple à formuler qui serait : tout ensemble est constructible, nous n’admettrons comme existant que des ensembles constructibles, ie qui ont une corrélation établie avec une formule nominale. N’existe que ce qui a un nom clarifié, et ce qui n’a pas de nom clarifié n’existe pas. L’univers math serait ainsi absolument purifié. On peut démontrer que cet axiome est tout à fait possible. Ce qu’on peut démontrer c’est que si on pose que tout ensemble est constructible, si on pose l’axiome de constructibilité, en un sens on ne perd rien. Tout théorème valable pour les ensembles en général est en vérité aussi valable pour les ensembles constructibles. Donc vous n’allez pas changer votre math en déclarant que tous les ensembles sont constructibles. Pour l’essentiel c’est la même chose : ça se dit les ensembles constructibles sont un modèle de la théorie des ensembles tout court. La théorie générale des ensembles peut se réaliser sous la forme d’un modèle où tout ce qui est vrai au niveau formel est vrai d’un modèle, par conséquent on ne perd rien. C’est absolument formidable : vous pouvez associer toute multiplicité à un nom, vous pouvez décider que vous n’accepterez comme existant que ce qui a un nom et tout reste comme avant. Et la loi qui règne ! Elle règne absolument. Et pourtant, la constatation historique, subjective c’est que presque aucun mathématicien n’a jamais décidé d’accepter cet axiome. Unanimement, y compris Gödel, personne en vérité sauf quelques obsessionnels enragés, n’a considéré cet axiome comme valide ! C’est d’autant plus surprenant que si on admet que tout ensemble est constructible on peut démontrer des propriétés formidables qui d’habitude restent indémontrables. Donc non seulement on ne perd rien mais on gagne ! Par exemple on peut démontrer l’axiome du choix, c’est un théorème. De même l’hypothèse du continue est vraie, on peut la démontrer. Il y a donc une séduction irrépressible : tout est normalisé, la hiérarchie des choses correspond à la hiérarchie des noms, on ne perd rien et on a quelques démo supplémentaires. Il est donc tout à fait renversant qu’aucun math n’en ait voulu. C’est le triomphe du désir, car en réalité le désir du math est le désir du monstre, comme celui de tout le monde. Ils n’ont de cesse de chercher les monstres, ce qui est bizarre etc… une fois exploré un univers. La question du monstre est centrale : le désir est de trouver une belle monstruosité au-delà de la loi, au-delà donc aussi du bien et du mal. Il est intéressant de ce point de vue que la math contemporaine dans un épisode historique, finalement la thématique contemporaine et la théologie classique disent la même chose ! C’est une convergence inattendue ! Vous savez parfaitement que la thèse selon laquelle le désir est ce qui pointe l’au-delà de la loi est la thèse fondamentale de St Paul, donc de la théologie classique originaire, Épître aux Romains, 7 où on trouve cette liaison entre loi et désir sous le nom de péché. Le péché nomme seulement ceci que le désir ne désire que le monde de la loi. Donc si loi il y a, i y a péché. Car quand loi il y a, le désir est constitué précisément comme ce qui doit trouver son désir au-delà de la loi. Je rappelle une phrase célèbre : « si je n’avais pas été au fond de la loi je n’aurais pas non plus connu le péché », je n’aurais pas connu ce que c’est que le péché si la loi ne m’avait pas dit ce que je ne devais pas faire. Cette dialectique originaire, ici sous forme théologique, il est fascinant de voir qu’on en trouve un analogue dans le champ du désir théorique. On admettra une définition de la loi comme ordination partitive des choses mêmes, ou si vous voulez la constructibilité universelle dans la métaphore de Gödel, et on dira que le désir est ce qui trouve son objet au-delà de cette perception, en diagonale de cette classification, ie ce qui trouve un objet qui est sans loi, sans nom. Entendez ici la résonance de innommable en français : ça veut aussi dire dégoûtant, en plus de ce qu’on ne peut nommer. C’est la part répulsive de l’objet de désir, qui est aussi dans sa réversion effrayante. Vous découvrez un matin le poil de bouc dans les fraises. Non seulement le mathématicien n’ont pas accepté l’univers constructible mais ils se sont mis aussitôt à la recherche de ce qu’est une partie non constructible. Comment trouver un ensemble non constructible. La solution a été trouvée en 1963 par Paul Cohen (Gödel c’est en 1939). Cohen a montré élégamment comment on pouvait donner sens au concept d’ensemble non constructible. Ce qui est admirable, c’est le nom qu’il leur a donné : il les a appelés ensembles génériques. C’est formidable car ça rappelle beaucoup de choses mais ça rappelle en particulier directement Marx. Cette diagonale entre les sophistications de la mathématique partitive et Marx est assez remarquable. Dans les Manuscrits de 1844, quand Marx établit la fonction historique du prolétariat, il le désigne précisément comme représentant de l’humanité générique. Ie l’élément constitutif du destin historique de la classe ouvrière, c’est d’être la représentation générique de l’humanité. Ce qui veut dire que en réalité, dans la conception de Marx, ontologique ou métaphysique, c’est que c’est la classe non constructible, c’est la partie non constructible de l’univers social dans son ensemble, celle qui est fuyante et représente par là même l’humanité tout entière. On lui donne un nom, on va l’appeler le prolétariat, mais vous comprenez bien que c’est le nom des sans nom ou du sans nom, c’est le nom du générique, ie de ce qui en réalité n’a pas de nom et en particulier n’a pas de

nom dans l’espace politique (puisque non nominalement représentés dans cet univers). Donc la fonction du prolétariat c’est en réalité de délivrer l’élément générique de l’humanité, c’est une partie qui n’a pas de nom clair qui la séparerait du reste. Bien sûr c’est une partie, mais c’est une partie non constructible, générique, qui n’est pas pliée sous la singularité d’un nom, et en tant que ça, elle est représentative de l’humanité dans son essence générique. Il est extraordinaire que Cohen reprenne ce nom (précédé par d’autres) en désignant comme générique ce qui n’est pas constructible, ie ce qui est soustrait à la corrélation effective à un nom qu’on peut construire, à un nom clarifié. Ie ce qui existe mais qui existe autrement que sous un nom, autrement que sous la pliure d’un nom. Évidemment la conclusion que Marx tirait c’est que la vérité politique est du côté du générique. Au fond il appelait révolution le fait que le générique l’emporte sur le constructible. J’en donne une définition particulièrement ramassée, mais c’est ça. Révolution c’était que le générique dans la représentation que nous nous faisons d’une multiplicité, qu’il l’emporte sur le constructible. Ie que ce qui est corrélé au désir l’emporte sur ce qui est corrélé à la loi. Que ce qui est universellement considéré comme monstrueux devienne principe de l’existence. Au 19ème siècle on disait déclassé, non classé, non classable, anonyme. Nous allons travailler à la victoire de l’anonymat, à cette part de l’humanité qui est anonyme et dont la révolution doit faire voir l’universalité. Ce que nous dit Cohen sous une autre forme, c’est que en définitive la vérité des parties, les parties les plus significatives ou intéressantes, ne sont pas constructibles mais génériques. Si on s’enfonce dans l’intimité du multiple, on est dans le générique. L’intimité n’est pas dans les parties séparables, constructibles. L’intimité est au plus loin de la multiplicité disciplinée de la classification, et au plus près de la multiplicité désirable. En refusant l’univers constructible et en s’engageant dans le générique, comme Marx en somme, en critiquant ce qui est codé, la loi… La corrélation entre les 2 ne doit pas être défaite. Si nous admettons que l’espace d’investigation pour la question de l’orientation dans la pensée est celui que j’ai proposé ici, on dira que on peut s’orienter selon la loi ou selon le désir, dans un contexte qui est toujours la corrélation des 2, que en vérité le problème est de savoir ce que signifie une orientation selon le générique. Or vous voyez qu’une orientation selon le générique est une orientation paradoxale, paradoxale puisque le générique est ce qui précisément ne se laisse pas appréhender sous l’ordre classificatoire. Il semble donc qu’on ne puisse pas hiérarchiser quoi que ce soit à partir du générique. Comment donc orienter ou ordonner la pensée, l’existence ou le vouloir à partir d’une présupposition qui exclut toute hiérarchie ? C’est un problème que Nietzsche a rencontré, la hiérarchie, hiérarchie de puissance, mais son affirmation véritable est dans l’intégrale affirmation de tout, le grand midi dionysiaque. L’intégrale affirmation on peut dire que c’est entièrement générique. Car il n’y a d’intégrale affirmation de tout qu’à condition que vous ne soyez pas dans des classifications disparates et des nominations enchevêtrées. Mais d’un autre côté, Nietzsche est aussi dans l’idée que l’intégrale affirmation de tout est aussi un comble de puissance et que des figures réactives, négatives, doivent être utilisées ou surmontées pour que cette affirmation soit possible. Donc le pb de Nietzsche c’est celui de la constructibilité du générique : comment pouvons construire dans l’histoire effective, comment pouvons nous faire advenir selon une orientation effective ce qui va s’avérer finalement affirmation générique ? C’est exactement notre problème : si nous admettons une orientation de pensée qui fondamentale ne serait ni dialectique ni contractuelle ou légale, qui doit être affirmation de la supériorité du générique sur le constructible, ie affirmation absolument égalitaire ou affirmation de l’égalité comme principe absolu, ou affirmation de la souveraineté de l’anonymat, ou souveraineté du désir si on veut, comment est-ce que cela peut composer une orientation ? alors que l’idée même d’orientation, échelonnement, direction, choix, semble organiquement liée à qch de constructible, qui crée des différenciations, nominalement clarifiables etc… Donc le nouage compliqué, on s’y enfoncera la prochaine fois. Il est théologiquement constitué depuis longtemps, math aussi. En quoi le désir du générique peut-il advenir aussi comme orientation dans la pensée ? MAI 2005 Cette année était consacrée à l’identification de l’adversaire, à s’orienter dans la pensée, dans l’existence oui mais qu regard de quel champ d’adversité. Nous posions la question de l’adversité non inscrite dans le champ dialectique, dans le champ logique de la contradiction. L’an prochain nous donnerons le matériau conceptuel rénové, actif. Nous serons au bord de l’année prochain le mercredi 8 juin. Le texte prononcé ici de MBK sera envoyé sur votre adresse électronique. J’avais promis cette année de commencer par des glose sur des événements récents. Je n’ai pas tenu cette

le non de l’espoir. dont on parlé ici. Je voudrais donc parler aujourd’hui de la constitution européenne. je ne le fais tout de suite (ils seraient assez proches de ce qu’on essayé d’introduire cette année). il y a toujours un moment où le choix apparent est dissous dans la contrainte. Vous en connaissez tous les parfaits symptômes : d’abord on voit la dimension militante du non se réclame de la gauche. ce n’est pas à proprement parler dialectique. le thème du non gauche. véritablement. Il y a une question importante. Quel est le rôle des partis et des coalitions ? C’est un attribut structurel de ce système qu’il y a des partis. entretenant ainsi une très particulière juxtaposition en réalité de la volonté et de la nécessité. ceci est subjectivé et mis en scène dans le registre du choix (la droite et la gauche). C’est autre chose. Les partis et les coalitions ont cette fonction majeure d’organiser périodiquement. mais n’en reste pas moins que la subjectivité politique majeure semble être le non de gauche. Tout cela se joue dans cette figure subjective très particulière qui est le cheminement de l’acceptation dans la figure de l’opposition. Je voudrais dire que à cette occasion. c’est subjectiver des contraintes.promesse. ce n’est pas le travail du négatif créant la nouveauté affirmative. Ce qch n’est pas facile à identifier. à propos de la constitution européenne. c’est un système dans lequel les contraintes générales du capitalisme et de son environnement international etc. Il y a un dysfonctionnement flagrant : dans l’espace du capitaloparlementarisme. une subjectivation politique et individuelle. On y reviendra. en tant que la subjectivation qu’il opère étant la subjectivation d’une contrainte. pour l’essentiel les décisions qui s’ensuivent ne sont libres qu’à la marge. C’est précisément le problème politique. dans la figure d’un choix. mais malgré tout ceci entre en contradiction avec le fait que le principal parti de gauche (le PS) s’est majoritairement prononcé pour le oui. l’acceptation dans la figure de l’opposition. la fonction propre des partis et des coalitions. j’ai proposé de l’appeler capitalo-parlementarisme pour en indiquer la nature exacte. C’est très particulier ! Vous . la déception n’entraîne pas que les gens renoncent. Ça a voir avec ce qu’on discute ici. ou alors. les partis sont chargés. il y a une singularité conjonctuelle. qui peuvent être assez complexes quelquefois) créent en sus un espace qui se présente comme espace de choix. et système électoral représentatif. Voilà. Et qu’est-ce qui se passe. ou occidentaux (est-ce qu’on met le Japon dedans ? le Japon est-il un pays occidental ?) donc ce régime qui est le nôtre et qui revendique axiologiquement son identité comme démocratie. Je crois que dans l’état actuel des choses. en quelque sorte. entre coalitions. ou comme vous voudrez. mais le système majorité / opposition (et ses nuances. à cette occasion. ou qch comme ça. Ce n’est pas cette forme là. c’est d’identifier le rôle des partis et des coalitions. d’ailleurs. ie l’opposition comme figure subjective de l’acceptation. mais une singularité conjoncturelle comme toujours. Ça c’est des choses dont on pourrait en tirer des philosophèmes. et c’est pourquoi il y a ce phénomène absolument capital du caractère organiquement décevant des partis. 1ère rq : le régime politique qui est le nôtre et qui est celui de ce qu’on appelle les pays avancés ou développés. et finalement partagé. Ça dysfonctionne : qch est hors contrôle des partis. juxtaposition singulière et propre à ce système et qui en fait la fortune. ou alors sur des séquences très longues. entre partis. Mais il est de l’essence du parti de décevoir. plus que sous cette cause ou cette condition. le non est ce qui incarne l’espoir. du vrai non. qui fait que alors que le système de grandes décision est pratiquement déterminé. avec le mystère que cette déception est elle-même inefficace. ie domination absolue de la forme capitaliste de l’économie et de la production. Mieux vaut l’imaginaire du choix que son irréalité absolue. après ce préliminaire ? Eh bien il y a un dysfonctionnement de cette subjectivation par les partis.. sur la confrontation avec Hegel. de la détermination (une fois acceptés les axiomes de ce système naturellement) puisse être néanmoins présenté comme un choix. qui reste incertaine. Et de cela. Et ce cheminement de l’acceptation dans la figure de l’opposition. véritablement – qui en fait la fortune. Je voudrais faire 4 remarques sur la conjoncture européenne. le principal parti de gauche s’est prononcé pour le oui. et ces partis sont des acteur tout à fait importants dans les grandes occasions électorales. Qch est hors contrôle des partis. Et c’est le statut métaphysique des partis. On voit apparaître des mots d’ordre frappant : par exemple. de la nécessité et du chois. ie en réalité faire en sorte que ce qui finalement est dans l’espace de contrainte largement sévère. Sous le thème général. et je voudrais dire quelques mots de cette singularité. On économise un peu provisoirement le mot démocratie. Une singularité conjoncturelle qui comme toujours ne résume pas primordialement à la question oui ou non. et même dans l’espace de la nécessité. ce qui se marquera par le fait que c’est à peu près les mêmes quelle que soient les coalitions. le moment de la dissolution de la liberté dans la nécessité. entre candidats. sont des contraintes représentées ou représentables comme des nécessités. Si on décrit complètement le système capitalo-parlementarisme. que mieux vaut même l’illusion du choix que son absence radicale.

Par ailleurs. Si le contrôle partidaire de la situation est ébranlé. à propos d’une décision prise par le système capitaloparlementaire lui-même. C’est bien car la fraction qui ne vote pas n’est pas éclairée. Donc une discussion qui n’est pas disciplinée par la médiation des partis. puisque le but était que le PS se divise. le système graisse. C’est un véritable argument d’autorité du savoir. dans la plupart des scrutins. c’était extrêmement violent sur cette affaire. donc dans un rapport immédiat à l’Etat. mais ce que j’appelle la subjectivation se fait non pas à partir d’un mouvement mais à propos d’un vote. Ce n’est pas la situation. récemment. radical. ça graisse. Donc c’est très bien qu’elle ne vote pas. Quelles en sont les csq. qui est que on devrait accepter. pour parts. Mis ensemble. En suivant les arguments selon lesquels les ignorants vont entraîner la catastrophe épouvantable que serait le vote non à la constitution. Qch est déréglé. les partisans du oui font grand usage d’un argument d’autorité. la participation est autour de 50%. Entre parenthèses. Et donc chemine à travers cela qch de beaucoup plus important et général. la mise en dehors du système capitalo-parlementaire de la fraction ignorante de la population. malgré tout. Il l’a créé. ça c’est un point de conjoncture qui s’est produit d’autres fois dans l’histoire du parlementarisme français. Une des pièces ne fonctionne pas elle devrait. Mais le diviser ou l’ébranler. au moins dans 3 occasions : dans les années 50 à props de la question du réarmement de l’Allemagne et de l’armée européenne. ils subjectivent de façon sauvage. la droite vote oui. on aurait pu les associer à la décision. en un sens pathologique (les enfants votent oui et les parents non !). Le dysfonctionnement est lié à une décision particulière de Chirac : il a considéré que diviser le PS est plus important que faire dysfonctionner le système. et une subjectivation hors cadre qui – c’est là tout le point . car c’était la confier aux ignorants. Il y a des discussion sur Est-ce que c’est bien estce que c’est mal ? Il y a une école qui soutient que c’est bien. ie une nouvelle mouture de la corrélation chère à Foucauld entre savoir et pouvoir. quelles sont les subjectivités charriées par cette subjectivation hors cadre. Et alors. c’est que le oui. car elle est hors cadre. où ça va ? peutêtre nulle part. Le référendum n’était pas obligatoire. ce ne sont pas des ignorants). qui a été bcp remarqué. Quelle est la csq ? La csq. mais l’extrême droite non. après tout ! c’est des savants. Parce que les partis se seraient arrangés. Personnellement j’ai été à un anniversaire. ensuite ça s’est produit à propos la venue au pouviour de de Gaulle. Or chez les parlementaires. C’est la vieille doctrine du . mais on ne sait pas. C’était mon 1er point. en ouvrant un espace où il savait pertinnement que ce serait un espace de dérégulation de la subjectivité par les partis. et comme toujours personne ne sait très bien où elle va. la majorité pour le oui est écrasante. selon une représentation significative de ses intérêts. On voit évidemment pointer la critique faite à Chirac qu’il n’aurait pas du confier cette affaire au référendum. on aurait pu passer par les assemblées parlementaires. les enfants et parents se brouillent. quels sont les tenants et aboutissants. Et cela intervient à chaque fois que le contrôle partidaire de la subjectivation est ébranlé. dans un cul de sac. les couples se défont. On le décrit souvent comme l’homme le mieux à même de réparer les catastrophes qu’il a a créées lui-même.dites non pour être sûr de garder l’espérance. provisoirement. C’est la décision qui a été la sienne. On ne sait pas. elle ne voterait pas de façon rationnelle. Il a peut-être raison ! Il sera peutêtre le sauveur de cette circonstance. et les gens pour le non sont des ignorants. voire encourager. ça peut l’intéresser lui. mai ça crée dans l’espace général une situation subjective un peu nouvelle. il faudrait peut-être prendre des mesures plus structurale. je ne dis pas c’est un dérèglement profond. lié à guerre colonial. Il y a un côté de domestication du système qui n’est pas au mieux de sa forme. les repas de famille sont devenus animés. et ça se produit là. et n’auraient pas eu à jouer le rôle d’organisteur de la subjectivation. Les gens pour le non sont des ignorants (on voit ça partout) : les gens éclairés. on fait un pas sur comment empêcher que les ignorants se mêlent des affaires qui ne les regardent pas. ils auraient voté oui comme un seul homme. Le 2nd point. Donc une partie essentielle de la clientèle de la droite aujourd’hui n’est pas dans l’espace de l’approbation. on a un élément de ce que j’appellerais une subjectivation hors cadre. il n’aurait pas grincé du tout si on n’avait pas fait de référendum. Je vous signale que il y a depuis longtemps des études sur ce point aux USA. c’est que quand les gens ne sont pas dans un protocole fixe de subjectivation des contraintes. des professionnels de la politique. Vous savez qu’aux USA. et auraient eu à décider directement. C’est une discussion dans la société. partout. qui connaissent la réalité. Les grands partis de gouvernement n’opèrent pas la fonction fondamentale de mise en scène subjectivante du système de contrainte (ce qui serait le cas si la gauche unanime votait non et la droite oui). C’est l’Etat qui fait cette proposition de référendum C’est le 1er point : on a un élément de subjectivation hors cadre. des archaïques. ils auraient mieux fait de la laisser dans l’enceinte professionnelle et savante des parlementaires et des journalistes (à 85% pour le lui.qui se fait non pas dans la figure d’un mouvement (bien qu’il y ait pour part organisation de tout ça en mouvement). par définition.

elle est déjà morte. Il y a une version de droite et une version de gauche de ce thème. Il y a une version de gauche. L’Europe comme singularité dans l’espace planétaire. on ne peut pas éviter que ceux qui peuvent être au cœur de l’organisation affirmative d’une rupture avec cela soient pour part représentés comme des barbares. ça. républicaine et intégrative. On peut relier ça à ce fait qui est frappant à la campagne. il faudrait que ce soit une grande idée. C’était ça la norme de la civilisation. L’idée qu’il y aurait là qch à défendre n’est pas claire. Or je pense qu’en tant que grande idée. parce que archaïques. Et donc il faut se méfier de la corrélation entre citoyenneté et civilisation. appartenant aux classes dominantes. la question de l’adversaire est très importante. sous forme masquée (on ne dit pas : on ne peut voter qu’avec 50 000 euros). prédicat de la tradition républicaine. Ceci est remis à l’ordre du jour sous la forme particulière qui consiste à dire que ceux qui s’apprêtent à voter sont des barbares. nationale etc… Il doit être. dans sa possibilité ou dans sa virtualité de grande idée. qui doivent avoir en main les affaires gouvernementales. c’est sur un élément propre concernant la constitution elle-même. sui est quand même celui qui est un citoyen doit avoir un certain nombre d’attributs de la citoyenneté. 4ème remarque : c’est un point de vue plus vaste et plus personnel sur la question de l’Europe. On appelle à voter pour un cadavre. et doit se conformer à toute une série de prédicats. il faut défendre l’Europe. les archapiques et les sectaires français qui font barrage. absence de connaissance des réalités que les gens vont voter non. Je pense que cette idée des affaires devenues si complexes de la démocratie (quand on commence à dire ça. barbares parce que ignorants. le noyau irréductible. mais il y a réellement . Donc on a toujours considéré que ceux à même de constituer des forces de rupture de façon centrale. qui est une société de domination. entre la citoyenneté dans son acte élémentaire. C’est ce qui anime pourtant sur une série de points essentiels cette constitution. et qch qui aurait trait à des critères quand même de connaissance et de civilisation comme autorisation véritable de cet acte. tout le monde en a parlé avec abondance . de classe. le vote. même électorales. telle qu’elle s’articulait à la citoyenneté. C’est ma conviction absolue. où la richesse est au pouvoir. c’est quoi. Je la lierai immédiatement à notre thème ici : si l’Europe pouvait être qch. parce que votant comme Le Pen. Même voter non pour un cadavre. sous le nom de savoir. des qualification qui sont des qualifications de consensus. Ma 3ème remarque. On disait ça à la révolution française. ça existe et ça chemine. car ne voyant pas le devenir général de la civilisation qui est la nôtre. qui me frappe. l’Europe. L’homme qui a de l’argent est quand même par nature éclairé sur ses intérêts. selon laquelle il faut quand même des qualification pour être un citoyen véritable. c’est . ou la législation sur les flux migratoires et les gens qui sont irréguliers. c’est qch assumée explicitement ou implicitement dans la constitution comme allant de soi. qu’on exigeait comme critère de la citoyenneté une forme d’intégration à l’ordre établi lui-même. car l’argumentaire du oui est de plus en plus de l’ordre : c’est une fois de plus les ignorants. à toutes les époques. etc… Ma 2nd remarque était celle là : on a un exemple canonique dans lequel est remis en selle ce maniement. une grande idée nouvelle. étaient toujours sous des attributs possibles de barbarie. La version de droite est classiquement élitiste et hiérarchisante : c’est finalement ceux qui sont éduqués. vous avez un fil réactionnaire au sens traditionnel du terme. civilisés. comme est la nôtre. c’est qu’elle est marquée elle-même de toutes sortes de précautions anti-barbares. sournoise mais absolument réelles. On dit aussi à gauche que c’est par ignorance. car la corrélation entre citoyenneté et civilisation a signifié en réalité. cette corrélation.suffrage censitaire qui revient. ça devrait être d’abord une grande idée.mais si vous prenez ce qui est dit sur certains points comme « à quelles conditions peut-on priver qln de liberté ». Qch comme ça. quand la médiation des parties dysfonctionne. de ségrégation. au sens où l’État des choses européen doit être défendu. car là. Or ce partage ne va nullement de soi. c’est à ne pas confier aux ignorants donc !) on ne doit les remettre dans les mains que de ceux qui sont instruits et qualifiés. pas un bricolage économique et libéral assorti de considérations valorisantes absolument réactives et défensives. mon but n’est pas de faire une réunion électoral supplémentaire. Ça existe. apparence localisées et singulières est ce rapport quand même défensif et stagnant sur des questions qui sont des questions de : ou est en mouvement la délimitation entre civilisation et barbarie. sous différentes formes. et d’une démarcation entre barbarie et civilisation absolument problématique.je laisse de côté complètement les dispositifs libéraux. il faut défendre la société. c’est déjà trop ! C’est un processus liquidé. car ne connaissant pas la législation. il doit être sous le paradigme du petit bourgeois éclairé d’aujourd’hui. l’Europe est déjà liquidée. Ça chemine. qui a toujours servi à ça. soyons cruels. Le rapport entre l’inspiration globale du projet et une série de mesures e. C’est inévitable. Je ne vais pas les énumérer. Je voudrais rappeler que dans une société déterminée. C’est d’ailleurs pourquoi je ne voterai pas.

par rapport à l’hégémonie américaine en disant il faut qu’on est notre autonomie propre. Le point décisif. sur aucun point. mais car même ceux qui ont tenté une voie originale sur ce point ont mis les pouces dès que la guerre a réellement eu lieu. L’épreuve de vérité dans les 2 cas a été absolument négative. malgré tout. doit être clairement subjectivable comme une puissance d’un autre type. Je pense et j’espère que la dimension affirmative progressivement libérée par cette discussion un peu sauvage. ça a été pour moi une sorte de verdict. sur ce que c’était. qui serait à l’épreuve de sa puissance. Je suis de l’école de ceux qui pensent que. dès le début. je pense que 2 épreuves géopolitique ont montré que tel n’est pas le cas : l’incapacité de l’Europe de traiter pour son propre compte la situation Yougoslavie. nous voulons garder nos service publics. mais je crois qu’il doit être subjectivé à partir d’elle. Les anglais sont opposés à l’idée d’une puissance d’un autre type. Un pas en arrière. Ça n’a été assez dit. la nationalisation de tout ça. y compris en termes de puissance. je ne sais pas. Allemagne. Et peut-être que ça passe en effet par des considérations internes. pour autant que social désigne quelque chose. ce sont des questions politiques. c’est la question de l’adversaire. comme tout le monde. mais même la puissance militaire sera d’un autre type. qui serait la preuve de sa puissance. souligné. Or vous n’aurez pas de subjectivation de ce qui peut être fait au-delà de la sphère nationale si vous n’avez pas clarification de la question de l’adversaire. ça ne me gênerait pas du tout. je veux bien mais social désigne quoi ? ça peut aussi désigner une manière de faire passer la pilule. je préférerais ! ce n’est pas de l’anti-anglais ou de l’anti-américain. Dernière remarque : je crois que ce n’est qu’indirectement que ce qui est appelé le social. je ne sais pas si l’Europe est à l’ordre du jour. au-delà des questions sur la légitimité : fallait-il réellement bombarder Belgrade ? c’est une question. c’est sur le système des guerres américaines. d’un autre type. Moi ma thèse c’est que il faut probablement en effet qu’il y ait un pas en arrière. recommencer par un noyau dur. symétrique. Ça n’a pas une grande force. et en ce qui me concerne. Angleterre. Irak. non pas en agitant le thème abstrait de l’Europe. le temps qu’ils réfléchissent (je ne suis pas anti-anglais). l’Europe sociale contre l’Europe libérale. et pas une pièce indécise ou incertaine de cet espace. Le oui est un oui qui va simplement dessiner la nouvelle étape de cet achèvement. Cette question de la subjectivation est fondamentale. il faut commencer par un noyau dur. mais par une affaire franco-allemande. mais qch comme au-delà de la sphère nationale est à l’ordre du jour. notre vieux monde sympathique. donc reconstituer une rivalité inter-impéraliste. elle ne sera pas calquée. Afghanistan. par des remodelages de l’économie. Je suivrais absolument la position selon laquelle si même le non entraînait un pas en arrière dans cette affaire. mais c’est un schéma du passé. après le pas en arrière. qui s’est ouverte comme toujours dans une brèche du système. Et puis la 2ème c’est maintenant. mais plutôt nous devons considérer la . car la médiation organisatrice des partis n’a pas fonctionné. par des agencements différents. Comme toujours. Mais c’est défendre le vieux monde. vous demandez à y être : tout le monde sent que vous n’attendez que l’occasion pour vous réinsérer. je n’en disconviens pas. Mais l’élément de subjectivation véritable est global. principiellement différente des USA. c’est de savoir si après le supposé pas en arrière que l’on ferait. ça veut dire que ce qui peut et doit être fait en termes de puissance au-delà de la sphère nationale aujourd’hui doit être fait de façon telle que ce soit lisiblement subjectivé comme opposé à l’hégémonie américaine. Cet élément ne constitue pas la subjectivation mais lui est nécessaire. Et en fait.quelle figure dans l’espace planétaire ? On a 2 figures possibles : soit une figure de rivalité interimpérialiste classique. Vous reconnaissez le mouvement mis en place par les américains. ce que je ne crois pas. Si c’était avéré que c’était plus facile avec les anglais. différente de l’espace général tel qu’il est. Le fait qu’il ait fallu faire venir les bombardiers américains pour régler une question à nos portes était un signe d’inexistence radical. transitoirement. ça reste vrai. soient incapable de traiter cette question pour leur propre compte. On finira pas défendre la sécu. pour le métro. l’incapacité absolue de l’Europe à tenir comme telle sa propre vision. y compris dans le registre de la puissance. une médiation éventuelle. que Europe sociale désigne quelque chose. nos fonctionnaires etc… je suis pour tout cela. Ce n’est pas possible autrement. les guerres sont de moments de vérités pour les constructions étatiques. mettre les anglais dehors ! ça a toujours été l’idée. On doit reconsidérer la question d’un point de vue différent du bricolage actuel. Ce n’est pas simplement défensif. forcément. Ça ne veut pas dire qu’il ne faudra pas avoir une puissance militaire. L’autre perspective serait de réellement proposer une hétérogénéité en mouvement. La vérité. ce qui doit être fait au-delà de l’espace national. non seulement car elle est divisée. certainement pas par un chaos à 25. s’est ébréchée. Mais il y a une autre question : comment se fait-il que France. identique à la puissance américaine. et qui serait une csq de cette subjectivation sauvage qui s’est produite un peu. dans une identification immanente. Mais ce n’est qu’un instrument. car je suis convaincu qu’aujourd’hui un au-delà de la sphère nationale – c’est de cela qu’il s’agit.

C’était ma contribution électorale ! Revenons à notre problème. On peut s’en plaindre indéfiniment.on appellera gauche l’organisation de l’acceptation du pouvoir. elle est une figure d’inacceptation. En réalité par exemple c’est une fonction fondamentale du mode de la plainte. à récriminer violemment ! C’est des excellents exercices. qui est : qu’est-ce qu’un autre type de puissance ? ça manque depuis qu’on ne peut pas dire : c’est un État socialisme. De ce point de vue là. Ni dans le cas de la figure de l’opposition telle que la gauche (j’en ai fait un concept spéculatif. Le ne pas être le pouvoir est précisément le point qui autorise qu’on l’accepte. L’essence. Elle a été considérée pour cette raison comme un sentiment ambigu. c’est mort ! Il faut recommencer avec le pas en arrière à proximité et dans l’éducation de l’adversité. C’est si on ne se plaignait pas que la rupture menacerait. La dernière fois. Si on a encore la ressource de se plaindre. nous avions discerné 2 figures contraires de l’identification de l’adversaire que nous devions tenter d’éviter – je rappelle que le les ai nommées la gauche et le rebelle qui sont telle que ni dans l’une ni dans l’autre. c’est que ce sont 2 formes de la désorientation. l’opposition. ça va encore pas mal. on s’en rend compte à chaque fois qu’on est déçu par la gauche. dénonciation subjective de ce qu’il y a. la dictature du prolétariat etc… ce qui est ouvert. c’est au nom de ce que ne pas être le pouvoir c’est ne pas être. C’est une désorientation majeure pour la subjectivité. la désorientation résulte de ce que l’essence de la négation est l’acceptation. sous ce nom. on va revendiquer la position nihiliste comme telle. Qu’est-ce qu’on dit. en tant que ces désirs et ces devenirs sont dissolution de ce qu’il y a – dissolution de ce qu’il y a. est très souvent en réalité la modalité subjective de son acceptation. c’est l’acceptation. c’est on va accepter le pouvoir. Et donc l’essence de la négation est l’acceptation. on n’est en état d’affirmer qch qui soit réellement disjoint de l’adversaire. au nom de ce que ne pas être le pouvoir. Comme se plaindre de ce conjoint. Donc on va s’orienter selon les lois du lieu (c’est donc plus vaste que la politique : est gauche toute figure oppositionnelle qui s’oriente selon les lois du lieu).considération actuelle comme morte. quand on est la proie de ceci que l’essence de la négation est l’acceptation ? Politiquement. Dans le cas de la figure de la gauche. telle que cette acceptation ait pour apparence la négation. Avec la catégorie générale : quand l’acceptation a comme apparence la négation. était en réalité la subjectivation de l’acceptation. je le rappelle. C’est la définition nietzschéenne du nihilisme. Je ne reprends pas dans le détail de ces analyses. la négation. Existentiellement il y a de nombreuses choses de ce genre. On peut dire que là. Voyez la finesse des choses : la gauche. la subjectivité de gauche. l’autre chose. ailleurs qu’en politique. ce qui est abstrait en l’état actuel des choses. et la négation c’est l’apparence.quant la figure du rebelle. c’est ce qu’on pourrait appeler la conjugalité de gauche ! La conjugalité de droite consiste non pas à se plaindre mais à récriminer. le négatif est tiré vers l’apparence. en effet. qui est qu’est-ce qu’une identification de l’adversaire dans une logique non dial. marxiste. vraiment. Ce qui nous intéresse ici. c’est quoi ? c’est ni bien ni pas bien. Là on va s’orienter selon les désirs et selon les devenirs (pas selon les lois du lieu). Je rappelle les définitions : . Le débat actuel est encore encombré par des précautions rhétorique du type : Je suis pour l’Europe mais… mais quoi ? ce qu’il y a là. ni dans la figure de la disjonction complète (du nihilisme désespéré et rebelle) on ne parvient à affirmer l’existence de qch disjoint du lieu de l’adverbe. organisation de l’acceptation du pouvoir au nom du fait qu’on ne lui est pas identique. en général. mais c’est une modalité bien connue de son acceptation essentielle. on voit que le . qui est négation. Livrez vous à cette exercice : identifiez les figures de gauche. Si on va vers la matrice logique dialectique. mais elle énonce en réalité qu’il n’y a a que le pouvoir. au nom de quoi on a accepté de les suivre. au nom de ce qu’on n’est pas lui (le ne pas être le pouvoir est la médiation de son acceptation : c’est pour ça que c’est une figure oppositionnelle). Et la figure du rebelle. c’est ce qu’il faut revendiquer. mais qu’est-ce qu’un autre type de puissance ? c’est par là qu’il faudrait commencer. C’est très important. En exception du pouvoir. C’est intéressant de comparer avec les énoncés dialectiques au sens strict. Notre problème c’est comment aujourd’hui s’orienter dans la pensée et l’existence. c’est ne pas être. Au nom de ce qu’on n’est pas identique au pouvoir on en organise finalement l’acceptation. il y a le rien. ie toujours – toujours. De quoi s’aperçoit-on ? On s’aperçoit que ce qui était négation. hégélien. une figure subjective). C’est le paradoxe qui constitue cette figure subjective. Et je crois que c’est très important de bien capter en quoi consiste la désorientation en tant que subjectivité. ie dans une réflexion qui manque aujourd’hui. donc l’identification de ces 2 formes de désorientation est très importante. car finalement on ne sait pas si elle n’est pas installation dans l’acceptation. c’est non pas l’Europe devrait être autrement qu’elle n’est. L’apparence c’est très important ! L’acceptation apparaît comme négation dans la figure subjective de gauche. . et sinon le néant. on est dans la modalité de l’acceptation. récrimination. Su on se plaint.

A peine ils sont là qu’ils disent : ce qu’il faut d’abord et avant tout. très bien. Comme Raffarin. ça apparaît. cette fois je vais leur donner une bonne représentation ». mais il est mauvais car sa part de non être est insuffisante ! Il ne décolle pas assez de lui-même. le cheveu en bataille. c’est la réserve. ni trop ni trop peu. il sue à grosses gouttes. Et là. hélas. Ça a une grande profondeur : c’est dans un espace construit. artificiel de la politique. négation. ça marche parfaitement. lui. qui lui coûte beaucoup : il ressemble bcp à un acteur qui s’exténue. et en tant qu’elle apparaît elle apparaît comme négation de cette négation. Voilà ! Il y a une forte tendance à se faire avoir à chaque fois. c’est la construction de la puissance de l’apparence. dès qu’il apparaît. le pied en avant. C’est la différence entre gauche et droite soit dit en passant : la droite c’est pas un théâtre. si on prend les choses faites. on y est. Ie. Et puis il donnait toujours l’impression d’avoir une pensée qu’il ne disait pas ! C’est l’art fondamental de l’acteur. des acteurs ou des rhéteurs. on en a quand même . C’est donc. c’est une renégation. il joue. C’est la logique de l’opposition. C’est une définition de la gauche parfaite ! pourquoi ? eh bien l’être qui est immédiatement en lui-même un non être. puisqu’il se présente comme opposition. par un schéma issu de la philosophie dialectique proprement dite. c’est une vieille idée philosophique. Il n’y aurait pas pour toute une série de gens possibilité de cette figure de l’acceptation s’il n’y avait pas son apparaître en négation. ou même la désorientation par l’apparence. mais qui reste absolument valide : on pense qu’il n’est pas possible qu’il n’y ait rien dans cet apparaître. elle se fait car c’est apparu comme renégation. ils débitent la pièce à toute vitesse. est négation de la négation. Si on prend les choses dans la logique dialectique pure. et la désorientation qui entraîne l’acceptation. il rentre en coulisse. il est ! C’était sur la subjectivité de gauche. se présente comme un être du non être. Si on veut étayer en profondeur. Raffarin. on peut se dire que qln comme Mitterrand. de la conjugalité. C’est ça qui est en jeu dans cette affaire. et l’essence active de la figure subjective de gauche. la subjectivité de gauche. car elle est négation de la négation qu’elle prétend être. c’est la subjectivité de gauche. C’est pas ce qu’il fait. En plus. par son fonctionnement incessant de faire passer l’acceptation dans la figure de la négation. Il a ce côté terrible. c’est un être qui est immédiatement en lui-même un être. à tel point que les chefs doivent les tenir un peu. en quoi il est mauvais ? Il fait comme tout le monde. Ce n’est pas des gens qui se jouent. c’est un être qui est immédiatement en lui-même un non être. c’est apparu comme négation. Mais dans le cas de la figure de gauche. car on se fait avoir par l’apparence. Mais bcp de politiciens de droite sont de mauvais acteurs Sarkozy pense qu’il est un très bon acteur. c’est la gauche. pas parce que les gens porteurs de ça seraient des histrions. Raffarin. C’est la reconstruction de la puissance de l’apparence. ils sont très identiques à eux-mêmes. ils connaissent la pièce par cœur dans tous les rôles. l’intérêt c’est de voir que cet être. par soi-même. Je me souviens. mais c’est un fiasco total. c’était ça. il essaie pourtant. qui est immédiatement un non être. on dira que c’est la désorientation en tant qu’apparence. ça. et le fait que ça apparaisse comme négation tient cette figure de l’acceptation. c’est en finir avec l’ISF. D’ailleurs de temps en temps il disait autre chose. comme négation.négatif est tiré vers l’apparence. évidemment puisqu’elle est acceptation. ils iraient jusqu’au bout : il n’y en a que pour les riches. C’est bien ce qu’on voit. mon ami mort. C’est une théâtralité en soi. c’est difficile pour eux. Je vous avais dit la dernière fois que c’est ça qui la tient. Raffarin. Il y a d’abord les poussifs. c’est ce qu’on se dit : Raffarin. C’est une négation qui est immédiatement négation de la négation qu’elle est. ça c’était un acteur. il est sifflé. je vous rappelle la définition de l’apparence dans la Phénoménologie. me disait toujours que la question fondamentale de l’acteur. dans Force et entendement : « nous nommons apparence l’être qui est en lui-même immédiatement un non être ». Antoine Vitez. c’est la logique. à la fin des fins. Etymologiquement. on en trouverait des exemples artistiques. de l’être qui est immédiatement un non être. quand il indique qu’il fait qch mais pourrait dire autre chose. C’est pour ça que c’est une théâtralité par soimême. Mais ça. Et il y a les autres qui en font trop. c’est ce qu’il ne fait. justement. c’est ça. ie acceptation de ce qu’il y a. Hegel dit avec sa lucidité coutumière que c’est précisément le fait que c’est un être qui est immédiatement non être qui constitue l’apparence comme apparence. au sens strict. mais dans une figure particulière qui est d’apparaître comme non être. une négation qui est immédiatement négation d’elle-même. Toute gauche est renégate. Il y a 2 types d’acteurs mauvais. Mais précisément. c’est bien ce qu’on expérimente : à chaque fois. toujours dans l’élégance du retrait. mais c’est pas sûr. c’est pour ça qu’on a souvent remarqué que ce sont d’assez mauvais acteurs. ils ne se souviennent pas du rôle. ils courent partout ! Mais ils ne sont pas bons non plus ! Rétrospectivement. Si on les laissait aller à leur être pur. eh bien c’est l’apparence. l’air défaut. J’insiste sur le fait que si vous identifiez cela comme étant le jeu de l’apparence. c’est d’être apparence. il dit : « il faut que j’y aille. c’est une négation qui en tant qu’elle apparaît. miraculeuse en un certain sens. Et don en effet c’est bien du non être qu’il s’agit. Mitterrand. Non. cette figure de la désorientation. C’est peut-être le 2nd type d’acteurs mauvais.

une élucidation de ce point. le suprasensible. en fait. est le cheminement qui va passer en dehors de l’opposition du jour et de la nuit. on sait depuis longtemps que c’est la transfiguration de l’abjection en sainteté. elle est un attribut du il y a en tant que pesanteur. en dehors de l’opposition de l’apparence et du suprasensible. c’est pour cela qu’il y a une désorientation essentielle. qui remonte jusqu’à romantisme. elle ne serait ni diurne ni nocturne. qu’on nomme aussi le sacré ». L’événement vient à la tombée de la nuit. la gauche c’est l’apparence. on a une sacralisation du négatif. C’est le moment où le contact avec l’abjection de l’être crée un écart irréductible. le désespoir nihiliste. La figure du rebelle désoriente car elle est ce non être sacralisé qui en tant que tel. mais qui trompe. mais ainsi défini le rebelle se voue au suprasensible. exactement comme la figure de la gauche est finalement ordonnée à l’acceptation. qch qui est au-delà du sensible et qui est une sacralisation ou une sainteté. c’est le théâtre de Pirandello. C’est a définition. des mystificateurs épouvantables. de l’autre côté. originairement de Rimbaud. et qui est sacralisé comme tel. la voie véritable . ce sont des menteurs absolus. c’est la corrélation entre l’apparence en tant que pure donation immédiate du sensible comme non être. Chez Rimbaud. au suprasensible. C’est très intéressant. entre chien et loup si vous voulez.qui ne serait ni la subjectivité de gauche ni la subjectivité rebelle . On pourrait dire que la gauche. avec l’être. être qui n’est que le non être de l’apparence. Au fond. Bénie soit mon infortune ! dit Rimbaud. en parlant du suprasensible. car on ne voit pas. donc l’absence toute collusion. ce qui apparaît. parce qu’on est dans le vide du sacré. « Il est vide. à la lisière. à savoir que l’événement vient à la tombée de la nuit. La figure du rebelle est une figure ordonnée au sacré. L’abjection du pouvoir est intrinsèque. on les amène au pouvoir pour faire passer toutes les saloperies que la droite par excès d’être et insuffisance d’apparence ne serait pas capable de faire passer. Pourquoi disent-ils ça ? A la tombée de la nuit. comme précisément ce qui est en exception de ce qu’il y a immédiatement. mais qui est vide. cela pourquoi ? car seule la désorientation crée le négatif de la liberté. que nous avons cité la fois dernière. l’absence de fortune. Alors. D’ailleurs c’est un peu qch que disent à la fois St Paul et Nietzsche. Le rebelle c’est la désorientation nocturne. ils font toujours le contraire de ce qu’ils ont annoncé. on va les réessayer ! La gauche. la désorientation. de soutenir le vide du négatif. comme un voleur. il y a une conscience aigue qu’une des taches de la poésie est de produire subjectivement une désorientation (dans le texte de Conditions. Mais si vous avez une sacralisation du négatif. Le néant d’apparence. Le rebelle. ie au pouvoir. L’apparence qui captive. mais l’organe d’une désorientation essentielle. car il n’y a rien à voir. à la figure dialectique du suprasensible. ce qui est captif de l’apparaître. en tant que forme insistante de l’être. Mais dans les positions de la dialectique hégélienne. Entre parenthèse. qui est une grande tentation au regard de cette souveraineté de l’apparence. furtivement. Si on reprend les figures hégéliennes. On peut aussi trouver une métaphorique significative pour ces 2 figures du jour et de la nuit. c’est la déception chronique. aux yeux de Hegel. de ce point qui est le point difficile à saisir : d’où lui vient sa puissance ? Parce que quand même. qu’est-ce que vous avez ? vous avez exactement l’inverse de la gauche : vous avez le non être qui est immédiatement un être. Toute orientation est déjà en fin de compte captive de ce en quoi elle s’oriente. Le poème chez Rimbaud n’est pas du tout l’organe d’une orientation. et on se dit : oh quand même. même hasardeuse. mais c’est l’inacceptation dans le vide du négatif comme tel. dans le fait que on ne peut se soustraire à l’être qu’en effet dans le non-être. puisque c’est l’inacceptation qui va transiter là. Il lui donne un nom. elle est en quelque manière ontologique. plutôt. métaphoriquement. j’ai proposé de dire il y a quelques années qu’elle était une opération effective de la poésie contemporaine. C’est la définition que Hegel donne du suprasensible. Le rebelle. c’est le néant de la gauche. dit Hegel. C’est l’infortune. c’est l’inacceptation. C’est intéressant comme métaphorique. Pourquoi ? Car les subjectivités diurnes et nocturnes sont typées ou installées dialectiquement dans l’être qui est immédiatement non être et se dissout comme apparence. et le non être est affirmé comme être. C’est pourquoi cette figure est sous l’emblème de la bénédiction du négatif. Et à chaque fois ça recommence. Le cheminement de la conscience. Le ce qu’il y a en tant qu’il y a est abject. il l’appelle le . la thèse fondamentale de la figure rebelle. Mais l’absence d’orientation en définitive est en effet revendiquée par cette figure comme le seul moyen de se tenir. qui peut être l’objet d’une bénédiction. Comme on est dans le vide du négatif comme tel. étant seulement le néant du phénomène ». Hegel parlera de « ce vide intégral. On pourrait dire : la figure de gauche désoriente car elle est être qui est immédiatement non être. que non être qui est immédiatement être. la gauche. sous différentes formes). c’est que ce qu’il y a est comme tel abject.n’entrerait pas dans le partage du jour et de la nuit. la méthode de Rimbaud vous trouvez ce point. il n’y a pas la possibilité d’une direction. car cela signifierait que la voie véritable. Au fond. et le suprasensible qui est la sacralisation du négatif. c’est la désorientation diurne. ce qui apparaît. vous avez dans la figure du rebelle une sacralisation du négatif. finalement. Le sacré qui mobilise. On pourrait dire cela.

C’est ce chemin qui n’est ni gauche ni rebelle. Il faut se désétablir de ces régimes. Mais ce qu’il nomme présent nous est précieux. il faut en passer par lui. sa définition 1ère est négative : elle ne se laisse pas édifier. qui est que dans l’une comme dans l’autre il n’y a plus de discernement véritable de l’être et du non être. et d’une identification de l’adversaire dans et par cette affirmation. Les figures ontologiques soutenant la figure de la gauche et du rebelle doivent être désétablies y compris dans leur jeu.. leur corrélation. Donc la multiplicité constructible entretien un lien singulier au langage. Alors. leur ajointement. De là. Ie quand il existe un système de prédicats. C’est la forme journalistique de Hegel. puisque nous avons montré que les 2 autres voies sont désorientantes. le jour spirituel de la présence. ou configurer de façon prédicative à partir d’une multiplicité préalablement donnée. dont la forme vulgaire est le débat entre réalisme et utopie. On ne peut pas les surmonter. soit que le non être est immédiatement être. pour une raison au fond très simple. Je ne reviens pas dessus.. la machinerie hégélienne ne peut pas nous servir même si la description est magnifique. Ce serait ça la possibilité d’une orientation. Parvenus à ce point. L’orientation dans la pensée serait de trouver le cheminement de l’existence et de la pensée qui se désétablirait des 2 régimes de désorientation. ce qu’il y a et ce qu’il n’y a pas est indiscernable. Hegel indique et dit : là. mais c’est le présent. Pourquoi cette affaire est-elle tout à fait importante ? parce que ces exemples montrent que l’histoire de l’orientation dans la pensée comme orientation non soumise. en gros. Elle sera dite générique. Pour lui. C’est ce qui ne serait. A vrai dire ceux qui votent oui sont réalistes. le non être n’est pas. L’essence absolue de la capacité d’émancipation du prolétariat c’est sa dimension du multiplicité génétique. Ni le jour du compromis inévitable ni la nuit de la disjonction terroriste. Le débat entre réalisme et utopie est le débat entre apparence et suprasensible. Il y a un face à face possible de l’apparence et du suprasensible mais dans le 2 cas il y a un point commun. pour entrer dans le jour spirituel de la présence ». Ce qui est et ce qui n’est pas. dans un schéma dialectique qui ne pourra pas nous servir. mais c’est un argument qui n’est que d’opportunité défensive. vous voyez ce que ça désigne ici. Une multiplicité est constructible quand on peut déterminer sa composition de façon prédicative. Et . Effectivement. et que le lambeau d’orientation qui subsiste chez rebelle. C’est frappant. c’est le désir. le non être est. comme orientation susceptible d’échapper à l’opposition de la gauche et du rebelle. qui ne serait ni la déception de l’apparence ni le sacrifice du suprasensible. l’émancipation du prolétariat est aussi l’émancipation de l’humanité tout entière. je redonne les définitions. quand on a épuisé ces figures. alors là « la conscience atteint son tournant (nous aussi nous nous efforçons d’atteindre notre tournant). Voyons un peu comment on peut engager ce désétablissement des 2 figures dont nous sommes captifs. c’est la définition du prolétariat par Marx. Et que donc il y a un procès de construction du multiple dans sa définition. j’avais proposé ailleurs sur ce point. elle chemine hors de l’apparence colorée de l’en deçà sensible. des irréalistes etc. car dans le réalisme. elle n’est pas constructible. c’est ce que Hegel a de précieux. C’est ça la désorientation. Ce n’était l’émancipation d’une particularité : selon l’énoncé bien connu. Le point commun est l’indiscernabilité de l’être et du non être. Les capitulards accusent toujours les autres de n’être que des saintes. on peut essayer un déplacement ontologique. Générique voulant dire qu’elle n’est pas représentative d’un prédicat déterminé. et hors de la nuit vide de l’au-delà suprasensible. donc être et non être c’est pareil. Qui ne serait ni l’abdication ni la sainteté. à la désignation. ni abdication ni disjonction pure. ni apparence ni suprasensible. mais qui n’étant ni apparence ni suprasensible. Essayons de partir autrement. Le couplage ici est celui du renoncement et de la sainteté. Mais cela voulait dire que l’orientation était donnée par une multiplicité générique supposée existante. vous avez le jeu de l’apparence.présent. Ça peut l’être de 2 façons : soit que l’être est immédiatement non être. à la prédication. L’exemple canonique. Ce qui revient à dire qu’on peut construire cette multiplicité à partir de prédicats antérieurs. Je rappelle simplement le résultat ontologique : j’avais proposé que nous entrions dans cette affaire par l’opposition des multiplicités constructibles et des multiplicités génériques. Cela exigeait que le prolétariat puisse être représente comme multiplicité générique et pas comme multiplicité prédicative. d’énoncés et d’attributs qui permettent de configurer ce que veut dire appartenir à cette multiplicité. Dans le 1er cas. ceux qui votent non sont utopistes. Elle est représentative de l’être même de la situation multiple dans laquelle elle se trouve. et dans l’utopie. le présent de l’esprit. la figure de la gauche et du suprasensible. représenter. s’est appuyé sur le concept de multiplicité générique. c’est le mouvement des contradictions. dans le face à face avec l’adversaire. dans le 2nd cas celui de la sacralisation suprasensible. Ni la capitulation ni la sainteté. est la densité du présent lui-même. Qui ne serait ni le jour ni la nuit. ce que Hegel propose. ça désigne l’identification d’un processus affirmatif. Quant à la multiplicité générique. Accrochons nous au fait que le lambeau d’orientation qui subsiste à gauche c’est la loi. On sent que c’est un montage absurde. expérimentée comme une ontologique du sujet.

ie sur le fait que la généricité est possible. repose sur l’opposition entre multiplicité gé et multiplicité constructible. Ce qui est clôt. car la constructibilité dans l’épreuve du pouvoir a pris le dessus sur la généricité. elle était l’organisation politique de la classe en soi. Était-ce une classe. Alors d’où les difficultés. ie l’universel comme tel. l’organisation. il y avait un nom. qui n’était pas la classe elle-même. c’était bien vérifier que les membres du parti étaient adéquats à la séquence particulière dont ils étaient chargés. en termes abstraits. Mais ça veut dire qu’il faut renoncer à l’émancipation. car elle ne coïncidait pas exactement avec la classe en soi. A intérêt particulier de l’émancipation universelle. Dans ce cas. les considérations sur cette histoire de classe ouvrière. la généricité devenait le parti. dont le schéma était la multiplicité générique. C’était une hypothèse d’orientation novatrice. et présenter ça dans un protocole constructif qui s’est avéré lui aussi dans sa dialectique avec l’émancipation sonore qch qui à un moment donné est enclos dans une impasse. a travaillé petit à petit comme un élément de désorientation. qui était une désorientation. Ce qu’on a appelé totalitarisme c’est cette figure là : c’est la généricité se présentant comme constructibilité. Nous pourrions donner de cela des exemples extérieurs à la politique. il fallait l’expérimenter. dont la création est capable. c’est que la grande tentation est de dire : oui. L’épuration. c’était un protocole de vérification de la constructibilité. c’est la figure de se présentant comme constructibilité terroriste. Dans ce type d’épreuve. On peut montrer également que toute une série de séquences artistiques ont entendu présenter la généricité sous la forme de la constructibilité. alors l’identification du support de cette multiplicité générique est le grand problème. L’exemple le plus clair là-dessus serait le sérialisme en musique : c’était à la fois l’idée qu’il fallait délivrer la musique des potentialités restreintes dans leur trajectoire ou enveloppe de la tonalité. ça c’est sûr. l’universalité. Cette étape serait celle en réalité à mon sens où le générique s’est lui-même présenté dans une figure constructible. et qu’ensuite la puissance de la généricité dissoudrait son support constructible. Ils ont été les organes. la libération de l’universalité dont la pensée est capable. ie qch comme une émancipation à valeur universelle est possible. il faut revenir au constructible. l’élément non constructible. y compris dans les méthodes de constructibilité particulières que représentaient les épurations terroristes périodiques de ce genre d’organismes. Dépérissement. Finalement c’est devenu l’autorité absolument constructible. et la norme c’est le constructible moins coûteux. Ça a donné que la figure émancipatrice qui devait être le dépérissement de l’État s’est réalisée dans la monstruosité d’un Etat terroriste. est un terme identifiable dans le système social donné. On s’en est tiré avec des artifices hégéliens : la classe en soi et la classe pour soi. sinon en donnant quand même un certain protocole de sa construction ? La véritable difficulté du marxisme est là. car elle est nécessaire. Il y aurait bcp d’autres exemples. Ce qui est en jeu. Son bilan est intéressant et passionnant. à mon sens. vous entrez dans des chicanes considérables quant à l’orientation dans la pensée. car l’émancipation universelle. que cela pouvait se donner dans le resserrement d’un support constructible. c’était l’idée d’un processus par lequel le support transitoire. ou qu’il faut renoncer au couplage du constructible et du générique. Désorientation de type nouveau. qui a constitué la figure intime de ce qu’ont été les militants communistes durant 3 ou 4 générations a été à son tour un élément de désorientation. en l’occurrence . est-ce que ça veut dire qu’il n’y a que du constructible ? Vous voyez. ce n’était pas simplement de la terreur aveugle. précisément.comment la supposer existante. Et la difficulté politique est d’en traiter les csq. les orientations sont multiformes. voire héréditaire des apparatchiks du parti. mais c’est une hypothèse close. C’était ça la grande espérance. car l’identification est liée à des protocole de constructibilité. Une variante où je dirais que le 20ème siècle (qui commence avec Marx) a été l’expérimentation des possibilités que la multiplicité générique. ou la contradiction fondamentale organise le caractère inéluctable de la révolution. se donnait dans des figures constructibles absolument particulières. La classe en soi était assez objective (travailleur productif) la classe pour soi était plus générique. et qui est que si l’espoir d’une orientation dans la pensée qui ne serait pas acceptation pure et simple de ce qu’il y a. Ça je le crois. Mon diagnostic sur le moment actuel serait qu’une étape de l’orientation de la pensée sous l’emblème du générique. Marx a appelé ça dépérissement de l’État. pourquoi la faire ? il suffit de l’attendre ! Ce point. une bureaucratie ? En tout cas c’était constructible. c’est l’hypothèse d’une représentation constructible de la généricité. ou bien la révolution va arriver car elle est inscrite dans l’être même des sociétés. ie si vous admettez qu’il existe un support générique de la généricité. Puisque vous aller vous rallier à la multiplicité générique au nom de son protocole de construction. Qui est que si vous admettez que l’indéterminé fondamental. s’achève. Je pourrais réécrire mon livre sur le siècle sous cet angle. le générique. C’est la définition abstraite des partis révolutionnaires : ils ont été les incarnations constructibles de la généricité. il y avait un support de la généricité interne à la classe. Ce qui revenait à dire : faites la révolution. l’élément générique disparaissait. C’était une tension telle qu’elle n’a pas franchi victorieusement l’épreuve du pouvoir. Ce n’est que la fine point dont la pensée est difficile.

qui fasse l’économie de leur production ou de leur portage par du constructible serré ? Et c’est d’autant plus difficile que l’avènement des multiplicités générique est nécessairement par ailleurs un certain type de construction. abandonnons. mais l’autre représente l’exacerbation du constructible comme tel. absolument. Donc s’orienter dans la pensée c’est ouvrir qch qui sera une nouvelle étape de la présentation du générique. le problème. la question de l’orientation est une question de vie. c’est parce que nous sommes désorientés que nous pouvons être en proie de ce qui se passe (ce n’est pas parce que ce qui se passe est plus fort que nous). Étant entendu que la grande tentation est un retour au prédicat. c’était ce qu’il fallait exterminer. On est amené à dire : qu’est-ce que c’est qu’une construction du générique qui ne passe pas par la particularisation de certaines multiplicités constructibles. Et je pense quel telle était l’ambition inaugural » des différentes formes de la musique atonale. un processus de venue des multiplicités génériques. par un constructible resserré ? Ce n’est pas simplement du constructible. nous ne voulons pas être comme il est clair que nous sommes et que la jeunesse l’est. Donc la voie du constructible a été tout aussi jugée. des multiplicités génériques. ce serait : est-ce qu’on peut avoir un processus d’édification artistique. Il n’y a que du constructible modéré. fascisante. Cette étape là de l’émancipation du générique est close. discipline de fer etc. l’identité Staline Hitler. si on donne au projet sa forme la plus ouverte. ie qui ne repose par sur la particularité serrée de certaines multiplicités constructibles ? C’est un problème abstrait et limpide. et le constructible qui se réclame du générique est pire que les autres. Le retour réactif aux prédicats. Donc il faut voir que le siècle. mais nous ne pouvons pas procéder ainsi. pour maintenir ouvertes les possibilité que l’humanité se donne à elle-même. c’était le cosmopolitisme des juifs. Une figure représente si l’on veut l’échec et l’absorption de la généricité inaugurale par un constructible resserré et terroriste. c’est une universalité abstraite. Le générique. vous devez le porter par du constructible serré. qui a été cela positivement.dictatorial. je signale que ça se présente assez innocemment au début mais ça ne l‘est pas. que la séquence de constructibilité du générique. Nous ne pouvons pas abandonner ce paradoxe. et si nous voulons réellement proposer une . Car c’est une universalité négative. pas du tout. On comprend très ben : si vous voulez du générique ouvert. C’est une logique. un chaos grandissant. non prédicative. destinée à personne ie à tout le monde. sinon plus. La prochaine fois on essaiera de voir un peu plus précisément la nature de problème et stt quels opérateurs de pensée il exige. Pourquoi ? car il y a aussi un bilan du constructible ! C’est ça que tout le monde oublie. et discipline sérielle en musique. Par csqt.. Le fascisme a été le contre-courant fondamental. dans tous les ordres de la création. Nous avons aussi un bilan du constructible. Et moi je ne crois pas au constructible modéré. que je donne aujourd’hui sous sa forme la plus abstraite. Vous ne pouvez combattre le caractère destructeur qui est immanent malgré tout à la logique du profit que sur la base des multiplicités génériques. C’est : que serait un processus du générique. On a fait comme si Staline et Hitler c’était la même chose. Vous aurez ce qu’on voit maintenant : des communautés absolument hyperboliques et meurtrières. désorientés. Et il n’est pas vrai que la seule universalité du capital va tenir tout ça. de la peinture non figurative. avec discipline militaire. Ce n’est pas vrai que vous la tiendrez sur la base des multiplicités constructibles. non destinée à des communautés singulières. Notre problème. de près ou de loin. désorientés de manière essentielle. Il y a toujours 2 bilans possibles. je ne dis pas qu’il ne s’est rien passé. une nouvelle proposition universelle. Parce que la politique prédicative par excellence est quand même communautariste. Ils reviennent ! On pourrait dire : allons-y. On pourra toujours en attester des exemples locaux. de la mise en scène de la multiplicité générique serait absorbée par la généricité elle-même. Cette dissolution ne s‘est pas produite. mathématique serrée). de façon essentielle. C’est une opération pour sacrifier le générique. On ne peut pas dire cela. l’idée il n’y a que du constructible. pratiquons le constructible modéré et laissons tomber l’universalité générique. Et les communistes par-dessus le marché. Si vous voulez l’émancipation de l’humanité tout entière. a été à titre de contre-courant. Ce n’est pas vrai que la mondialisation financière va tenir la constructibilité comme norme acceptée. a été l’assomption absolue de la clôture prédicative de la politique et de toutes sortes d’autres choses. c’était du constructible serré qui portait le générique –parti léniniste. bien qu’elles aient fait la preuve qu’il n’y a pas d’universalité sans elles. Tout ça avait en commun la conviction qu’on pouvait traverser de très fortes contraintes de constructibilité si elles portaient la généricité elles seraient dissoutes. et ce n’est pas du tout défendre Staline que dire ça. je crois. ie un nouvel universalisme. vous devez commencer par construire un parti fermé. racialiste. ségrégative. de la politique communiste. Si nous voulons réellement nos orienter dans la pensée de nouveau et dans l’existence. ie la montée au pinacle de signifiantes maîtres : aryens etc… et une volonté acharnée de détruire tout ce qui ressemblait au générique. politique de multiplicités génériques. de survie. amoureux. je mets en garde contre les pièges du constructible modéré. On va voir revenir les prédicats. un nouvel universel. qui ne serait pas supporté.

Et aussi les invariants. Je vous l’indique par narcissisme évident. j’avais appelé le personnage central de cette pièce. d’un corps subjectivable. est comment transformer une diagonale en orientation. et se cristallise de temps en temps. à l’articulation. C’est un beau nom diagonal. d’orientation (le titre général est s’orienter dans la pensée. un algérien de banlieue. un personnage diagonal. cette localisation. Et là ça porte sur la constitution de la catégorie de guerre populaire chez Mao en Chine dans les années 20. je le redis. C’est une séquence très définie. qch comme ça. qui tentera de dire de nommer cela. qui est le sens massif qu’il faut donner au non donné à la constitution européenne. qui transcende l’opposition entre majorité et opposition. Cet élément de diagonalité.2 représentation de Ahmed le Subtil. l’existence).2nde annonce : je proposerai une conférence le 28 juin à 18h dans le cadre des conférences du rouge gorge. 200 quai de Valmy. qui se situe au lieu qui s’appelle le point éphémère. C’est non inscriptible dans la figure admise ou reçue de la contradiction ou de l’adversité. il n’est pas oppositionnel.nouvelle forme d’orientation. repérer. Métro Jaurès. alors que les orientations sont normalement vectorisées (ie le plan est normé et les orientations sont normalement inscriptibles comme orientation). destinés à ressaisir cette identité. qu’est-ce que c’est qu’une construction non constructible ? Qu’est-ce que c’est qu’une construction non constructible ? Merci JUIN 2005 Je vous rappelle l’articulation de cette année sur l’année prochaine. identité non dialectique de l’adversité. nous devons résoudre ce problème. d’un nouveau corps. et le problème est donc de savoir comment ce qui est désorientant peut être restitué comme orientation. Cette redisposition sera l’enjeu de la 3ème année. ie non clairement inscriptible dans le jeu tel qu’il est codé et tel que les journalistes en sont les gardiens (c’est pour ça qu’ils ne sont pas contents en général !). C’est sur le site historique de la politique. Ces conférences du rouge gorge sont assignées au rapport entre politique et histoire. situé 103 bd Auguste Blanqui. A la fin de cette séance nous allons voir un certain nombre d’opérateurs permettant de procéder à ce que j’ai appelé l’identification de l’adversité dans le monde contemporain. contrairement au léninisme strict. elle sera plus consacrée au rassemblement. percevoir (ce qui est un élément d’orientation après tout) les différences entre le monde d’il y a 20 ans (la pièce date de 1984) et le monde d’aujourd’hui. qui rôde. on a un exemple extraordinairement fort de ce que j’appelle dans mon jargon la constitution d’un corps subjectif. dans la circonstance contemporaine. très frappants : ils portent sur tout ce qu’il y a dans la pièce de prédictif quant à la constitution d’une certaine extériorité du peuple à toute domination véritable. Le non atteste qch comme une prononciation d’extériorité par rapport à quoi ? et bien précisément par rapport au jeu proposé quant à l’adversité. la proposition de Mao. c’est qu’au-delà de la singularité de la situation de la guerre populaire dans un pays comme la Chine dans les années 20. en tant que méditation sur qu’est-ce que nous pouvons retenir ou penser aujourd’hui et dans quel contexte sur un certain nombre d’épisodes fondamentaux de la politique d’émancipation. d’une nouvelle figure de la corporéité subjective dans l’espace de la politique. c’est la thèse que je soutiendrai. Je voulais aussi donner 2 indications sur des événements qu’on peut considérer comme des notes marginales à ce séminaires : . C’est ça qui est intéressant au-delà de l’anecdote de la singularité de la séquence historique. Qu’est-ce qu’on va faire. il n’y a plus d’orientation définie etc… Effectivement il est désorientant. et il peut être intéressant de se demander. C’est un non diagonal. et tout le monde a reçu le non au référendum comme désorientant. elle traverse le plan ou elle est hors coordonnées et elle se présente d’abord comme une désorientation. Le problème est précisément de savoir comment le transformer en orientation. pas seulement politique. la recollection d’opérateurs conceptuels. qui tentera d’apporter une réponse à comment s’orienter dans l’existence. C’était le 1er point . dans un élément qui permette de la redisposer. vendredi et samedi de la semaine prochaine. est un élément invariant très important de la situation contemporaine. Ce que je me propose de dire. On pourrait dire que le problème du monde contemporain. Ce pb qui est. qui auront lieu au théâtre 13. le parti n’est pas suffisant . Et l’année prochaine sera plus conceptuelle. Ça a lieu le 24 et le 25 juin à 20h30. cette circonstance au sens radical. Et donc un élément de situation. métro Glacière. de façon essentielle. de traverse. et que ne particulier le fait que dès cette époque. Si vous avez une vrai diagonale. Tant pis pour eux ! Et alors comme vous le voyez. on essaiera d’en donner des exemples. mais aussi car la pièce a été écrite il y a 20 ans à peu près. Le non est un non qui se faufile.

une nouveauté sont capturées par une disposition qui les désoriente ? ie . Donc le non au non dialectique. dont la composition interne n’est pas réductible au parti. qu’on peut appeler aussi la voie oppositionnelle si on lui donne son nom technique. on est tous un peu condamné à gauche. et au terme de ce travail 3 conclusions : 1° il y a 2 voies de la procédure identificatoire de qu’est-ce que c’est que l’adversaire auxquelles j’ai proposé de dire qu’il fallait se soustraire. C’est un élément de situation très important qui est que non seulement nous avons à proposer une voie non dialectique. Nous reprenons notre affaire concernant l’identification non dialectique de l’adversité. C’est la condamnation au rien comme seule figure absolument disjointe. Finalement elle installe l’idée que la déception est obligatoire. peut-être plus sur des poètes que sur des doctrinaires de la politique ou des philosophes. Notre question de départ est : que veut dire dans l’espace de l’existence qu’il existe une adversité si on le pense sans le secours de la logique de la contradiction ? ie si on le prend dans un espace qui n’est pas immédiatement celui qui identifie l’adversaire comme le pôle négatif dans la dialectique du devenir. Et à l’intérieur des solutions possibles de ce pb je propose de dire qu’il y a 2 voies dominantes dans l’articulation à laquelle il faut se soustraire. et dont j’ai dit que son essence était de forcer l’acquiescement dans la figure de l’adversité. Il y a la voie que j’ai appelée par provocation la gauche. de la voie oppositionnelle et de la voie nihiliste. c’est le schéma général. Et alors là c’est forcer l’affirmation du rien comme figure obligée de la discordance. Vous remarquerez que la gauche est toujours à reconstruire. Ces voies ont une grande capacité à capturer y compris ce qui se présenterait comme hétérogène à elles. J’y reviendrai sans doute l’année prochaine. Condamné à gauche. un mouvement. Dans cette voie nihiliste on ne force pas l’acquiescement mais l’affirmation est évidée en un certain sens. C’est pour cette raison que la gauche désoriente la pensée. Et ce sont des protocoles de capture. dès cette époque et ça continuera.pour la constitution d’un tel corps. La déception tient naturellement à ce qui se présentait comme figure de l’adversité est en réalité ramène à une subjectivité de l’acquiescement. qui n’ont pas de protocoles de fermeture. donc de l’adversaire en un sens radicalisée. de l’inacceptation. puisqu’elle est toujours défaite. on s’est beaucoup appuyé et on continuera aujourd’hui. Le parti qui dans la tradition léniniste désigne ou nomme le corps subjectivable de la politique. Elle s’effectue dans l’affirmation du rien de ce que le qch en tant que tel est finalement toujours corrompue. c’est le destin commun. Leur essence est leur recommencement . comme on dit condamné à mort. La gauche c’est forcer l’acquiescement comme figure obligée de l’adversité. C’est ça qui est intéressant pour l’héritage dans l’ordre politique de la question du parti. qu’il appelle le pouvoir populaire. de l’hétérogène. qui sont des voies toujours ouvertes. le corrélat affirmatif de la discordance. Mais ça marche ! J’insiste sur ce point intéressant : effectivement on est on peut dire condamné à gauche. c’est un attribut intrinsèque : elle doit être reconstruite. C’est vraiment le rocher de Sisyphe la gauche : vous la reconstruisez vous la montez au sommet de la colline et après elle vous roule dessus. et qu’on peut appeler techniquement la figure nihiliste. Ie l’affirmation. Alors ça c’est une figure qui marche comme destin. que c’est une force de désorientation majeure. Mais nous devons aussi sortir des figures dominantes et appariées de la gauche et du rebelle. et la désorientation particulière de la pensée est évidemment de se trouver dans cette situation paradoxale dont l’essence subjective est la déception. c’était les 2 annonces. le contenu est évidé. ie les voies qui ne se résument pas à la contradiction. la figure que j’appelle du rebelle. sont toujours dispo et toujours recommencées. Mao propose une disposition complexe du corps politique. C’est une orientation en définitive nihiliste. Voilà. Donc elle organise la déception et au terme de cette déception elle doit être reconstruite. Aujourd’hui plus que jamais ! Mais ce n’est pas un attribut accidentel. J’accorde beaucoup d’importance à la question de qu’est-ce que c’est qu’une capture ? Pourquoi aussi souvent une décision. comme condamnation subjective. Naturellement puisque sa figure d’activité est de proposer l’opposition dans la figure de l’acquiescement. ie elle organise une figure de l’adversité telle que ce qui travaille dans cette figure est une forme particulière d’acquiescement à ce qu’il y a. ie une identification de l’adversaire qui ne soit pas seulement négative (ce n’est pas simplement car je dis non que j’identifie l’adversité. Et la forme particulière de désorientation qu’elle instruit c’est d’installer la déception comme figure obligée de la politique. une situation. même au référendum). Je crois pouvoir dire que nous sommes parvenus à 3 conclusions dans cette recherche qui a traversé sur des matériaux assez singulier. le non diagonal n’est déjà pas exactement réductible à la logique de la contradiction mais n’en sort pas à proprement parler (je m’identifie selon la négation de l’adversaire sans que la primauté de l’affirmation soit saisissable). d’où la tentation de la figure alternative. c’est d’être déçu ! D’où le système de perpétuelle reconstruction de la gauche. Que ce qu’on peut espérer de mieux. Entendons naturellement parmi les voies non dialectique.

Le 2nd point concerne la forme de l’identification de l’adversité : qu’est-ce que l’adversité dans sa forme ? Nous avons remonté jusqu’à Platon et avons souligné qu’il y a un geste fondamental d’identification du sophiste comme adversaire de la philosophie. d’être rien du tout. des premiers acquis du travail de cette année. Je voudrais en profiter pour examiner la question logiquement et ontologiquement. Le lien majorité opposition est un lien normé. On ne peut pas définir l’adversité par l’extériorité. Je crois que c’est un peu schématique et que les processus de la capture sont subtils en réalité. c’est qu’il y a bien un terme commun. On a rencontré un écho de cela dans le poème de Pasolini. Donc ça c’était l’ensemble des premières pistes. Et elle est désorientée comme si la désorientation était un régime d’être. car elle est entièrement relationnelle. ie ce qui est proche. Ce n’est pas du tout ça. revendiquée. la capture. Qu’est-ce qui me sépare de l’adversaire ? qu’est-ce qui me sépare en moi même de l’adversité si elle m’est aussi immanente ? Si on dit que l’adversaire c’est une synthèse de proximité et d’incommensurabilité. notre expérience est désorientée. Effectivement la liberté en son sens immédiat inclut la liberté de la désorientation. et en même temps incommensurable. Il va falloir définir la proximité autrement que par la relation. les règles de cette relation sont d’ailleurs acceptées par les 2 parties. Ce qui me sépare de l’adversaire n’est pas une relation que j’entretiens avec lui. Ils sont fondamentaux aujourd’hui. sur les 2 voies dont il faut se soustraire. Je voudrais simplement là élaborer un peu plus cette question de la forme. d’être paumé. d’être perdu. Si ce n’est pas relationnel. Et donc le formalisme de l’adversaire dans son essence dialectique doit être conçu comme cet appariement de l’extrême proximité et un élément cependant différentiel dans la figure de l’incommensurabilité. il y a bien . la capture est une question logique : elle impose une logique qui désoriente la 1ère logique. notre expérience existentielle est désorientée. Ce n’est pas une fatalité. Il y a tout un discours de l’aliénation là-dessus : la banalité sur ce point c’est que le capitalisme tout puissant a une puissance d’appropriation ou d’aliénation sur tout ce qui se produit de nouveau. il y a un élément de désorientation qu i’en empare. Ils sont fondamentaux aujourd’hui. vous dites qu’il n’y a pas de relation : c’est tout proche mais c’est non relié à proprement parler. Ces mécanismes là. Le point. Et que l’élément clé d’une capture c’est le moment où ce qui était en promesse d’orientation est désorienté. au point qu’elle est souvent validée. Or c’est une expérience existentielle fondamentale. on ne peut plus dire que ce qui me sépare de l’adversaire est une relation. Quand la relation est dialectique (ma relation est une relation de négation classe au regard d’un ordre à détruire) on tombe dans la relation. grande affirmation de la liberté démocratique : j’ai quand même le droit de ne rien comprendre. qui le détériore de l’intérieur. la thèse que l’amour est beau au début et va vers sa décadence. même négative. qui se surimpose à la 1ère et y crée une obliquité ou une désorientation. elle est relationnelle même si elle n’est pas dialectique au sens strict. Donc ce n’est pas une relation qui est susceptible de définir l’adversaire. l’adversité c’est une synthèse disjonctive de proximité et d’incommensurabilité. mon intime adversaire. Un grand nombre des droits qu’on propose sont des droits à la désorientation (le droit absolu d’être complètement paumé. C’est une question logique. Pas seulement l’expérience politicoétatique. Mais au sens fondamental la désorientation est une capture. C’est la formule que j’avais proposé : l’adversaire véritable est absolument proxime (pas loin. elles perdent le nord. une logique qui désoriente la 1ère. Comment définir la proximité ? La proximité semble être une relation. il faut être armés conceptuellement pour en rendre en compte. Alors c’est quoi si c’est pas relationnel ? C’est difficile et très profond. ce qui me délie de mon adversaire. C’est donc une adversité fallacieuse. Mais il y a aussi une capture de la projection amoureuse. qui est tout à fait intéressante à étudier de près. extérieure. Il faut donc examiner les mécanismes de désorientation. parce que la situation générale aujourd’hui c’est que la situation générale est désorientée. Si vous dites que c’est incommensurable. L’essence dialectique de l’adversité pense l’adversité comme relation. Aujourd’hui. j’ai le droit d’être dans le malheur de la désorientation). d’être égaré. n’est pas relationnel. La capture par la gauche est naturellement typique de la désorientation. c’est la raison pour laquelle la figure oppositionnelle ne peut être une figure d’adversité. mais on n’est pas encore entré dans le détail des mécanismes de capture. Là où qch devrait être orienté.elles ne trouvent pas leur orientation. elles sont désaimantées. Il n’y a qu’un seul moyen de faire cela. de ne jamais faire ce que je veux. ie la synthèse disjonctive de proximité et d’incommensurabilité qui fait que l’adversité nous traverse aussi et nous est intimement proche. Là encore on prend le fil des exemples politiques car ce sont les plus évidents aujourd’hui. une relation saisissable. sous la forme par exemple d’une relation dialectique qui fait que l’adversaire serait simplement ce dont je suis la négation ou ce qui est ma négation. comme une substance autre : c’est le faux adversaire). c’est que ce constitue l’adversité. il fait s’appuyer sur incommensurabilité et proximité. C’est ce que j’appelle la capture.

des lois. Je vous donne quelques exemples. comme point évanouissant. de l’autre car il est considéré comme exclu de la sphère du droit et en ce sens affecté d’inexistence). c’est un exemple majeur du sans droit qui devrait avoir des droits etc… Vous voyez bien que d’un côté. l’incommensurabilité indique qu’il est évanoui. L’informe joue là le même rôle que l’inexistant ou l’exclu ou l’abstrait de tout droit etc… et sur un bord vous pouvez dire que l’informe en tant qu’informe est extérieur au champ de l’art. une mutation artistique constitue. L’incommensurabilité c’est le fait que le point commun. comme disparu. vous allez le nommer d’un nom positif (ouvrier). 2 positions réellement hétérogènes ? Il faut chercher le terme commun. Et ce point commun en tant que disparaissant va constituer une incommensurabilité. à propos d’une disposition formelle qui est considérée comme le devenir forme de l’informe. qui est point commun disparaissant constituant la proximité. et sur un autre versant. qu’est-ce qu’on peut dire de ce qui disjoint vraiment intimement. On va dire : la proximité incommensurable repose sur un point commun qui en même temps est un point évanoui ou évanouissant. sur l’identité qui constitue l’adversaire. ie il est là mais il ne devrait pas y être. donc comme un point essentiel ou surexistant. Même si vous écoutez Sarkozy ou Villepin vous avez l’impression que c’est le monstre qui nous menace : rien n’est plus urgent que de faire de plan. ie est conçu comme surexistant ou essentiel. Et donc le même terme. ie à l’intérieur de l’adversaire définissant la totalité. c’est ce qui va définir la proximité (il y a un point commun) : c’est ontologique et pas relationnel. On peut montrer que n’importe quel conflit artistique majeur se joue autour là aussi non pas d’une négation dialectique mais autour de l’identification d’un terme singulier. pour le persécuter ou le traquer. Or cette articulation là n’est pas une articulation relationnelle. il n’est pas un terme extérieur auquel je suis relié par une relation. Pourquoi ? Parce que il est commun à l’orientation politique. Un exemple esthétique général : en fait si vous regardez bien. c’est un nombre . il est saisissable comme ce qui constitue l’adversité. le point fondamental est d’identifier le terme et d’aller jusqu’à la racine de son inexistence affirmée. il a un point commun avec moi. C’est un point majeur de la disposition politique. ie comme rien. Son importance est là. Qch = 0 avec des coefficients entiers. Dernier exemple. De l’autre bord. Alors là vous avez le schéma général. Naturellement ça va être aussi une querelle des noms. parce que sur un versant il est saisissable comme inexistant. mais qui est là en tant que disparaissant. On appelle nombre transcendant dans les nombres réels un nombre qui n’est pas solution d’une équation à coefficient à entier. Simplement d’un côté l’inexistence va être affecté comme le statut effectif du terme. De l’autre côté. Finalement. mais il est fondamental : dans toutes les sphères de la proximité incommensurable telle qu’elle constitue l’adversaire véritable. en même temps. et sur l’autre vous allez au contraire soutenir que c’est le devenir forme de cet informe qui est précisément l’ouverture créatrice du moment. mais qu’on peut considérer soit selon évanouissement. de l’autre au contraire toute l’orientation va être de changer cette inexistence en existence. C’est son inexistence qui est son essence : il est ici. qui est à mon sens l’ouvrier de provenance étrangère. Et de l’autre côté. mais de l’autre cette inexistence formelle doit précisément advenir à la surexistence de la création. disparu. se joue. plus métaphorique. L’adversaire a un point commun avec moi. Et ce point commun.quelque chose de commun. si x est solution de ça. dont le statut d’inexistence est reconnu en un certain des 2 côtés (d’un côté car ce qui est reconnu c’est qu’il ne devrait pas exister. Beaucoup de pensées contemporaines s’articulent autour de cette question du point commun comme point disparu. et qui sur l’autre bord. exemple de théorie de nombres. soit selon son être. c’est une articulation par un terme propre qui finalement est commun aux 2 espaces. on dira qu’il est l’exemple même de la positivité du droit possible telle que nos sociétés autres pourraient le pratiquer. elle n’est pas numérique : il est le discriminant radical en tant que terme commun de ce qui peut constituer une synthèse disjonctive de proximité et d’incommensurabilité. vous comprenez bien. qui est considérée comme informe du point de vue de l’immédiat de la situation artistique. politique et artistique Dans la société contemporaine. bien que en effet non existant. ie pensé comme rien. saisi sur son bord d’inexistence ou sur son bord de surexistence. Si vous le nommez comme inexistant. est un point commun qui sur le bord de l’adversaire est pensé comme anéanti. vous le nommez clandestin. la même constellation forme va être d’un côté appréhendée quant à son inexistence formelle (ce qui est reconnu par tout le monde). la dialectique générale de l’incommensurabilité à l’intérieur de la proximité repose sur un point commun évanouissant. Et donc il faut absolument affirmer son inexistence comme principielle. mais il ne devrait pas y être. S’il était là il y aurait commensurabilité par le point commun justement. de partir du fait que cette existence surexiste puisqu’elle devient l’existence dont toute une politique peut se faire. émancipatrice et au réactionnaire par l’importance qui lui est reconnu. ce qui est énoncé c’est qu’il ne devrait pas exister. pensé comme inexistant. en proximité incommensurable.

Donc tout ceci circule. Par contre en paquet vous pouvez dire qu’il y a bcp de nombres transcendants. en déclarant une nouvelle vertu générique de l’informe lui-même. soyons tout ! C’est l’internationale du nombre. Vous voyez bien que c’est la version mathématique de nous ne soyons rien. C’est tout ce qu’on en dira : on ne va pas partir du fait qu’ils sont sénégalais. mais ce à quoi on a accès. au 3ème temps de ce rappel. c’est très dur d’en montrer un) à la surexistence (ils sont presque tous transcendants. qu’il n’y en avait pas bcp. ie vous allez incorporer ce qui était informe à la forme. musulmans etc… La logique égalitaire c’est que en tant qu’ils sont là ils sont comme nous et qu’il n’y a pas de raison de les discriminer. Entraînant quoi ? Et bien les réactions académiques : vous faites n’importe quoi etc… Les gardiens de la forme. ie de démontrer que tel nombre est transcendant. et on pourrait faire l’investigation sur d’autres procédures génériques. C’est pas un prédicat facile à attribuer un nombre particulier mais il peut être attribué à presque tous ensemble. de l’inexistence à la surexistence. leur papier. arabes. c’est trouver une équation qui lui correspond. quelle qu’en soit sa composition. Toute mutation artistique est aussi une orientation qui bascule certains éléments formes du côté d’une généricité formelle. c’est le passage d’une logique de la constructibilité à une logique générique. on passe aussi d’un protocole constructible à un protocole générique. Or ça c’est peut-être une loi. Ie c’est ce qui. Elle revient à dire ceci : l’incorporation à la dualité amoureuse. c’est une définition négative. c’est une démo très compliquée. Ce qui veut dire que en réalité la transcendance c’est le générique du nombre. a pour adversaire le point inexistant commun. Vous voyez que nous touchons là à un protocole de distinction entre constructible et générique. Évidemment vous imaginez bien que trouver un nombre transcendant c’est assez difficile. Si vous abandonnez la discrimination vous abandonnez le protocole de construction prédicative au profit d’une affirmation qui est une affirmation du générique. Puisque trouver un nombre algébrique. avec ce point remarquable en prime que la quasi-inexistence relève de la construction démonstrative. très inaccessibles du point de vue du protocole du calcul. on passe aussi de quelque chose qui est de l’ordre du prédicat. à quelque chose qui n’est pas de cet ordre. ie que c’est leur nationalité. Ça reste très dur de dire que ça c’est un nombre transcendant. C’est un ex typique du même point : on est d’accord sur la définition du nombre transcendant (il n’est racine d’aucune équation algébrique). si on prend les nombres dans leur indiscernabilité générale. Vous ne pouvez le faire que si vous changez la logique prédicative en une logique générique. Mais Cantor démontre que presque tous les nombres sont transcendants. Presque tout nombre est transcendant. on peut peut-être faire cette hypothèse que à chaque fois qu’on passe dans la construction de l’adversité d’un point d’inexistence à un point de surexistence sur le même terme. les gardiens de la constructibilité vont traiter les nouvelles formes comme ils traitent les ouvriers étrangers. Ie en réalité. tout simplement. Trouver un nombre transcendant. ie de la non prédication générale. Mais c’est un exemple typique de bascule de l’inexistence à la surexistence. car ils vivent ici. Une enquête sur qu’est-ce que c’est que le passage d’un terme commun en l’amour du champ de la constructibilité au champ de la généricité. On a cru qu’ils étaient quasi inexistants quand on avait pour seul protocole d’en montrer un. Sur l’exemple artistique c’est très clair. que c’était des bêtes très particulières. de l’égalité générique. tandis que la surexistence relève de la généricité. de façon à inclure égalitairement l’informe antérieurement discriminé. C’est une métaphore très forte de ce qu’il faut entendre par passage de quasi inexistence à la surexistence. est leur attribut essentiel. les ouvriers sans papiers. C’est peut-être toujours comme ça : chaque fois que l’adversité se construit sur la commutation du même terme. Sur le 1er exemple. Vous allez être obligé d’élargir ce que vous reconnaissez comme une forme. c’est à la généricité de la T comme caractéristique massive de la numéricité des nombres réels. vous allez incorporer de l’informe à la forme. Le transcendant il n’était rien mais est devenu tout via Cantor. ie exclusions. c’est absolument manifeste : si vous continuez à considérer que leur id est prédicative. s’il n’existe aucun équation dont le nombre soit solution. réglementations nouvelles. Ce qu’on dira c’est qu’il est difficile de construire un nombre transcendant. de la propriété. ie c’est des gens comme nous. noirs. mais ça reste très difficile d’en montrer un : ce n’est pas la même chose de démontrer que massivement ils sont très nombreux et d’en montrer un. qui bascule de la quasi inexistence (on en connaît très peu. Ce point inexistant commun . on dit qu’il est transcendant.algébrique. serait une enquête extraordinairement intéressante. Cantor démontre que presque tous les nombres sont transcendants. leur État etc… qui les définit et bien vous n’entrerez jamais dans la commutation qui déclare qu’il faut leur donner des droits en tant qu’ils sont ici. si vous abandonnez le fait que la discrimination entre la forme et l’informe est structurée par des codifications constructibles. La métamorphose peut nous entraîner plus loin. en réalité ce qu’il y a par en dessous. les nombres algébriques il n’y en a pas bcp : il inverse. les rares c’est les algébriques). Pendant longtemps on a pensé que c’était des oiseaux rares. On a montré que pi était transcendant.

dont l’unique destination soit de faire apparaître quelque chose de générique comme à l’envers ou en défaut ou à la faille du constructible établi. Et donc. On peut montrer. donc quelque chose de constructible quand même. nous n’aurions pas de procédure à proprement parler de l’orientation. ça a été fait depuis longtemps et je r’y reviendrai pas. La question de savoir si la mystique est une disparition dans l’abîme de l’être ou dans l’abîme du néant est indiscernable. ce n’est pas constructible. C’est une thèse d’ailleurs : on peut dire qu’il n’y a que des miracles. On touche de temps en temps l’être multiple en tant que non réductible à quelque prédicat que ce soit. On aurait simplement l’épiphanie du générique. l’épiphanie de la généricité. c’est toujours l’identification de ce terme.c’est la différence elle-même. l’adversité est une synthèse de proximité et d’incommensurabilité. comment pouvez vous le distinguer du néant ? il n’y a aucun prédicat. On pourrait trouver des illustrations amoureuses ou artistiques de ce point : il n’y a que de l’intuition du générique dans son apparition imprévisible. c’est pas un mouvement : c’est une chose. c’est celle de l’épiphanie de la généricité . entre inexistence et surexistence. dans le cheminement amoureux. c’est le point important. ils ne savent pas eux-mêmes pourquoi mais c’est ça qui est bien. Donc c’est toujours l’idée que la généricité affirmée. et qui le fasse apparaître comme au défaut du constructible établi. Et là il y a des analyses de situation. La question de savoir. doit bien avoir son propre protocole de constructibilité. Sauf qu’elle prétend que ce qui apparaît. distinguer l’être et le néant c’est impossible. Si le générique était délié de toute construction. Donc là c’est ce qu’on pourrait appeler la procédure mystique. mais il n’en résulte aucune orientation et ça ne résulte d’aucune orientation. ou l’élément générique qu’on a touché ne peut pas être stabilisé. ça dans tout les domaines. C’est ça : il faudrait qu’il y ait une procédure. c’est une revendication. c’est une corporation… Si c’est un vrai mouvement. de temps en temps. Ce qui a été fait une fois dans la rue a été fait une 2nde fois dans les urnes. Si ça tombe sous des prédicats. il y a une parenté flagrante entre le mouvement de décembre 95 et le non au référendum. comme miraculeuse. mais une satisfaction. nous devons proposer qu’il y ait un type de constructibilité qui fasse apparaître le générique. Un adversaire se manifeste toujours comme un appel à la réalité : tout adversaire est appel à la réalité. ie en réalité le système du devenir du terme commun. c’est l’être et non pas le rien. Des masses de gens descendent dans la rue. Elle comble mais n’oriente pas. Décembre 95. si la différence comme telle est traitée comme le point qui doit inexister ou comme le point qui doit surexister est le débat véritable de la trajectoire. c’est un mouvement générique dans son essence. Sinon nous serions uniquement liés à l’expérience en quelque sorte mystique du générique. dans un champ . qu’elle a des apparentements profonds avec la voie nihiliste. Vous êtes comblés par l’épiphanie de la généricité. On peut le dessiner : vous auriez une procédure de constructibilité établie. c’est un point de grand conflit idéologique entre ceux qui pensent que l’adversité relève du relationnel général et ceux comme moi qui pensent que ce n’est pas le cas mais qu’elle relève d’une procédure d’identification toujours singulière du point évanouissant commun qui en fait constitue l’intimité de l’adversité. qui n’est pas source d’orientation. le 2 comme tel. tant dans la pensée et que dans l’existence. Donc ça ne relève pas d’un relationnel général. Le 3ème point. C’est les mêmes gens. En définitive l’analyse d’une situation d’adversité. en tant que terme évanouissant. normé. lui redonner les prédicats de sa constructibilité. quant au contenu : on a dit que tout ça se situe dans l’opposition des multiplicités constructibles et des multiplicités génériques. en vérité. c’est un mouvement : un mouvement générique indubitablement. Ie il y a des séquences de mouvements purs. Ça ne peut pas être tranché. Et donc si nous voulons qu’il y ait orientation. l’adversaire se présente toujours comme une réduction du générique au constructible. Et rien ne peut s’y orienter. Et là on a l’épiphanie de la généricité. C’est une intuition d’exception qui ne donne lieu à aucune procédure à proprement parler. la même disposition. Et je propose d’appeler ça une constructibilité diagonale. Donc c’était sur le 2nd grand point : quant à la forme. ça s’est reproduit avec le non d’une certaine manière. C’est épiphanique. En politique c’est la voie qui consisterait à dire que en réalité la seule chose qu’on espérer c’est des mouvements. Le réalisme politique. Il y a longtemps que Hegel a dit : si vous êtes dans l’épiphanie pure. Ça ne donne pas une orientation. une joie. qui porte sur constructible et générique à la fin des fins. et que en réalité dans une situation déterminée. suspendu. c’est que cependant la procédure d’identification de l’adversaire. Mais comme ce qu’il y a c’est de l’épiphanie pure c’est très difficile à distinguer. disparaissant. Et cette voie. Le problème auquel nous sommes parvenus. et qu’il faut le réduire. Parce que l’être en tant qu’il est pure apparition. mais aussi le terrible réalisme matrimonial n’est pas moins périlleux quant à la valeur générique du 2. le requalifier. Ie il s’agit de dire qu’un certain type d’universalité doit être ramené à la particularité du constructible. car le mouvement fait advenir quelque chose qui ne tombe sous aucun prédicat.

D’ailleurs si on fait une élection ils sont battus à tous les coups. C’est que c’est la procédure constructible de qch qui finalement va exprimer (on ne sait pas très bien pourquoi) la généricité de la multiplicité. ont décidé que etc… On lit ça comme une littérature naturelle. je vais vous montrer que parce que il y a ce prédicat pour tout le monde. C’est un conflit sur le rapport entre constructibilité et généricité. Alors évidemment ça nous amène sur des considérations fondamentales entre généricité et exception. que comme exception. c’est que ce n’est pas du tout comme ça. mais qui n’a pas d’autre finalité que d’exhiber une exception à un supposé prédicat général. Et le défaut du . et elle affirme que en un sens la majorité exprime la généricité de la multiplicité considérée. Mais l’intérêt de l’argument est de partir de l’hypothèse qu’il y a une construction prédicative applicable à toute une multiplicité. et comme en réalité toute expérience singulière le montre la généricité entre en scène dans la modalité de l’exception. C’est ça la constructibilité diagonale. Ie que le générique n’est désignable que par la construction d’une procédure d’exception. D’ailleurs en juin 68 ça n’a pas manqué. Car la 1ère conception de la généricité déclare qu’elle se projette dans le phénomène massif ou majoritaire. Par exemple je suppose que tous les nombres sont algébriques. et en examinant la procédure elle-même. C’est un argument fondamental de Cantor. Pourquoi ? Pourquoi 50. et pas du tout dans la modalité de la massivité majoritaire. mais elle ne peut entrer en scène que dans la figure de l’exception. alors il y en a un qui n’a pas ce prédicat. par les traitement majoritaire. Sinon on dirait pourquoi la majorité ? Quelle est sa vertu ? Sa vertu c’est d’être expressive de la généricité de la multiplicité. qui n’accepte comme multiplicité que les multiplicités prédicatives (procédure de constructibilité effective : n’est admis que ce qui se présente de façon disciplinée sous des prédicats hiérarchisables). Même les plus grands mouvements. Ça ne vous indigne pas que la majorité soit représentée comme ce que les français ont dit ou fait. majoritaire. puisque le générique c’est précisément l’essence générique. c’est que c’est un argument qui exhibe une exception : c’est un argument. Il faut que la généricité se montre dans sa masse propre. C’est pour ça que vous pouvez lire dans les journées.5. alors on va toujours exhiber un qui ne l’est pas. Par ex. C’est ce que l’argument diagonal démontre absolument. Quel lien peut-elle avoir avec la singularité d’une exception ? Justement on montre le défaut d’un prédicat en exhibant une exception et après on montre que l’exception est générique.déterminé.5 ? Franchement ? il n’y a aucune raison. ou mouvementiste. C’est pour ça que les gens de Mai 68 disaient « élection piège à cons ». Ce qui va ruiner l’hypothèse initiale (raisonnement par l’absurde). ça ne vous indigne pas. On montre que si on suppose que tous les réels sont algébriques. La loi de la démocratie elle-même est une loi majoritaire. il y en a au moins un à qui elle ne s’applique pas. Autrement dit. donc non prédicative. quand il y a un vote dans les journaux à 50.5 % des gens exprimeraient-ils plus les français que 49. Or ce que je crois qu’il faut soutenir. c’est un conflit ontologique fondamental. en fin de compte sur l’adversité. et puis vous auriez une procédure de construction qui serait en césure de celle-là. qui paraissent contraires. ne s’annonce dans une procédure. et on montre que cette construction est telle que si elle s’applique à tout le monde. Nous sommes dans un contexte qui de longue date prétend que la procédure constructible propre à la généricité est massive. les français ont dit que. comme minorité. c’est que la majorité exprime la généricité de la multiplicité. Je ne dis pas qu’elle y reste. C’est un argument qui consiste à dire que tel type de prédicat s’applique à toute une multiplicité. ça devrait. on a eu la plus écrasante majorité réactionnaire qu’on n’ait jamais vue. et la 2nde conception dit qu’elle entre en scène dans la figure de l’exception. Comme l’argument le montre. on va monter une procédure diagonale qui va exhiber une exception. une procédure. Ça c’est une leçon majeure qui est que la dialectique ordinaire restait liée à la condition que on accède aux choses par un traitement de masse. si on raisonne dans les métaphores politiques. Pourquoi ? Parce que sa construction. Elle entre toujours en fait. Ie on fait l’hypothèse qu’il y a un prédicat général des multiplicités. et qui au point d’intersection ferait apparaître que à l’envers de la procédure de constructibilité établie. C’est un type d’argument par l’absurde. la fait apparaître au défaut du constructible établi. Alors diagonal est un mot utilisé aussi pour un certain type de démonstration en mathématique. ou dans son défaut propre. C’est un point fondamental de l’argumentaire démocratique. montrer que la grande majorité des nb réels sont transcendants se montre de cette manière là. il est absolument rebelle à toute approche statistique ou majoritaire. les plus gigantesques mouvements sont absolument minoritaire. C’est quand même un paradoxe étourdissant pour ceux qui étaient dans le mouvement. Donc il faut conclure évidemment que il n’y a pas le prédicat pour tout le monde. de la multiplicité.5 % contre 49. que c’est l’exception qui est générique et pas le prédicat. Sinon l’hypothèse quasi-ontologique que vous trouvez chez Rousseau dans le Contrat Social. la construction de la généricité. Ce qui est intéressant pour notre propos. comme minorité. C’est une démarche fondamentale de la pensée contemporaine à mon sens. Le générique n’entre en scène. quelque chose de générique peut se montrer. comme fondatrice. Il y a un type de démo math qu’on appelle l’argument diagonal.

à l’origine d’une orientation véritable. elle fait apparaître le générique dans une modalité d’exception. dévalué. ie un point non constructible selon le constructible établi. dans le maquis. absolument contingente. Donc ça c’est un point très profond : finalement. et c’est ainsi qu’il peut être construit. c’est le point fondamental de ce 3ème rappel. C’est une tension dont la reconnaissance est cruciale aujourd’hui : c’est le mode par lequel nous pouvons défaire la constructibilité démocratique dominante. ie l’orientation novatrice. Que nous expérimentions la vie autrement ou selon une autre ligne. comme si le vieux monde revenait. Donc par le nombre. . si on métaphorise exception comme aristocrate. le paradoxe. En particulier ce que j’appelle ici expérience. vous ne trouvez pas une construction mais une nomination. ie l’épiphanie du générique mais dans la modalité de sa construction en exception. Ce à quoi nous devons nous habituer. chef de maquis. orientation d’émancipation. l’évidence qui est au cœur de l’expérience véritable. Il est important de savoir que ce texte de Char est une méditation décalée. Et la méditation sur le maquis est d’autant plus fondamentale chez lui que la période de la libération qui a suivi a été absolument une expérience de la déception. Et alors le texte en question est aussi une méditation là-dessus : à quelle condition peut-on transformer l’épiphanie en procédure ? Quelles sont les règles de méthode par lesquelles nous pouvons devenir les gardiens de ce qui a eu lieu d’essentiel ? C’est très proche du poème de Pasolini. Donc l’entrée en scène du démocratique est aristocratique. Et donc nous devons dire qu’une orientation dans la pensée ou dans l’existence doit assumer le rapport entre exception et généricité c’est le point clé c’est ce qui fait qu’il y a une constructibilité du générique et donc une constructibilité diagonale.constructible établi va toujours se présenter comme une exception à ce constructible. absolument directe : il a été un maquisard. Il a eu une expérience de la résistance. C’est à ce propos que j’ai convoqué le texte de Char. et il n’y a rien à en attendre de générique. et pas du tout comme son effet ordinaire. Si elle était constructible. et quand c’est le nombre du mouvement il n’arrive pas à s’assumer comme nombre minoritaire. comme le prouve la phrase isolée : « certains jours il ne faut pas hésiter à nommer la chose qu’il est impossible à écrire ». et le nommer ça veut dire précisément le désigner comme ce avec quoi on va déployer une orientation nouvelle. et démocratique comme générique. Vous avez donc toujours 2 phases dans une orientation. ou création dans l’ordre de l’art etc… (tout ce qui fait que la vie est une vie tout de même). dans une orientation créatrice véritable. une aristocratie qui est la constructibilité de l’épiphanie de son contraire. je le rappelle. Mais l’entrée en scène du démocratique n’est pas démocratique. de la déception absolue. parce qu’i lest toujours dans l’espace du nombre. ie n’est pas constructible. Et après le déploiement de tout cela va montrer que en réalité ce point est peut-être en effet majoritaire. On peut en attendre le fonctionnement des choses. la constructibilité du générique existe. ie que c’est elle qui représente véritablement la multiplicité. et pas de lui-même comme tel. et que même finalement en tant que point générique il est presque tout. Il entre en scène comme exception. Vous comprenez. csq qui consistent en général à montrer que cette exception en effet est générique. c’est que (j’emploie des mots approximatifs) l’élément de construction du générique. La figure du poète chef de maquis est une figure d’exception. Autrement dit. on n’a aucune exception dans les procédures de vérité d’une entrée en scène du point de généricité par la massivité proprement dite. Ce que propose Char est sous le signe naturellement de la généricité (il n’y a pas le mot). On ne peut attendre de générique que d’une constructibilité diagonale qui va couper la 1ère et faire apparaître un point d’exception. que faire ? Et bien il faut en tout cas immédiatement le nommer. c’est à une autre figure de l’expérience. Et en particulier l’accaparement de la résistance par les orientations de l’époque du parti communiste a été pour lui une épreuve très difficile. sur sa période de résistance. dans la pensée ou dans l’existence. elle se laisserait décrire. Une 1ère phase qui est la construction de l’exception. comme si tout ce que contenait la résistance comme promesse était détournée. elle consiste à dire que le démocratique entre en scène par le démocratique. Char va l’appeler évidence. et elle le fait sous la forme de la construction d’une exception au constructible établi. elle est constructibilité de son entrée en scène. radicale. qui est aussi une méditation sur la résistance. puisqu’elle est dans le régime de l’exception. qui est un texte sur l’expérience. l’épiphanie de son contraire. ça jamais. On peut dire ça : le générique c’est le démo dans son ontologique propre. Et puis ensuite vous avez les conséquences. Et le nombre c’est en substance le nombre majoritaire. Mais il n’entre pas en scène comme presque tout. une aristocratie non héréditaire. véritablement. en tant que possibilité d’orientation véritable. On peut dire qu’elle fait apparaître le démocratique dans une figure aristocratique. En réalité la majorité n’est que du constructible établi. Car la constructibilité démocratique dominante. Et si qch ne se laisse pas décrire. De la déception en un sens quasi métaphysique. Tout ça nous donne un nouveau concept de l’expérience. vous voyez bien que la nomination de la chose à décrire est évidemment le rapport à la chose qui n’est pas constructible. c’est ce que je voudrais détailler pour conclure.

allégés d’archétypes qui subitement.et ensuite le programme. difficile à trouver souvent. C’est une thèse. Ie la lueur. Ou si vous voulez. Il y a dans ce texte un certain nombre de thèse que je vais en partie retraduire dans ma propre langue mais qui sont majeures et conclusives par rapport à ce que nous avons dit cette année. Donc on pourra dire enraciner dans le point ou le nom. Et c’est ça qui va permettre de distinguer ajoute Char la vraie et la fausse ouverture. toujours une lueur . une thèse 1ère : ie il n’y a jamais absolument rien. que Char nomme des archétypes qui cessent subitement d’avoir cours. pour reprendre le lexique de tout à l’heure. Il n’est jamais vrai qu’on puisse dire que le sens a complètement disparu. J’appelle personnellement lueur l’identification du point. l’observer nue et la proue face au temps. Contre cela convenons de dire qu’il y a toujours une lueur. Ça veut dire qu’elle ne se laisse pas inscrire dans le langage sauf sous la forme d’un nom. précisément parce que vous affaire à qch qui dans son ordre propre n’est pas descriptible. Le texte commence à la fois par une situation et un problème. L’invention du nom est primordiale. Distinguer la vraie et la fausse ouverture c’est distinguer proprement la constructibilité établie et la constructibilité diagonale. Il y a toujours quelque part cette lueur. par laquelle on va filer vers le futur. subsistons). certains jours. Donc l’ensemble des concrétions constructibles dans lesquelles la lueur se trouve prise. la pensée. le point une fois nommé.cette situation c’est notre expérience vitale ordinaire (agitons. ou l’orientation c’est de découvrir dévoiler la signification générique de cette exception . qui sera toujours fugitive la lueur sous lequel nous nous agitons.Il y a un nom 1er. souffrons abritons et subsistons. On peut dire que la lumière c’est le générique de la lueur. une procédure permettant d’enclore cette lueur dans une vraie lumière. Pas toujours. La généricité ne se laisse pas décrire puisqu’elle n’est pas prédicative. celle qui va toucher le générique de façon diagonale. Il faut donc se tenir devant la lueur de telle sorte qu’elle soit précisément en exception de la construction établie. nommé apparences. montrer que l’exception est réellement générique. le point . Il y a le point d’exception. sans qu’on en soit avertis.il y a toujours un point. C’est la 2nde thèse. et plonger dans l’actualité ceux dans lesquels prévalent les jeux perdus du sommeil ». une nomination 1ère. C’est un point que je partage aussi. il est nécessaire de la dépouiller de ses inquiètes apparences. le point propre qui fait jonction avec l’adversité et enclenche finalement sa procédure constructible nouvelle. « il faut l’aborder sans préjugés… » Il faut extirper cette exception des constructibilités établies. L’évidence qui n’est pas sensation mais regard que nous croisons au passage s’offre souvent à nous à demi dissimulée. et donc il va falloir la nommer. il y a toujours un point d’exception. Pour obtenir un résultat valable de quelque action que ce soit. Il faut donc. c’est qu’il conclut au rien. ie si le nihilisme n’est pas la bonne orientation. sorcellerie etc… fait partie du constructible établi. quelquefois plus évidente. Faire longuement rêver ceux qui… n’ont pas de songe. Le nom approprié à une rencontre par exemple. il y a toujours une lueur.2nd point : par csqt le problème est un problème que Char va nommer d’élargissement. peut-être infime. les circonstances… de distinguer la vraie et la fausse ouverture par laquelle on va filer vers le futur. C’est un texte des années 50 méditant les événements des années 50. Donc : . avant de l’avoir mené de concert avec l’esprit. absolument.3ème point : Char va poser les règles. il faut en extraire l’exception elle-même. . ie porter le point à sa signification générique. entreprenons. souffrons etc… non pas dans l’élément du rien et du nihilisme. et que nous agitons. une rencontre ça ne se laisse pas décrire. les jours qui comptent : dans ces jours qui comptent là il faut trouver le nom. « pour élargir jusqu’à la lumière. dont je vous invite vraiment à écouter l’étrange contemporanéité. L’imaginaire. qui fait lueur. qui est littéralement indescriptible. dont je parlais tout à l’heure. des sortilèges et des légendes que l’imagination lui accorde déjà. mais il faut toujours partir du point qu’il y a lueur. Vous pouvez la nommer mais pas la décrire. et il faut l’élargir pour en montrer la signification générique. cessent d’avoir cours. Dans notre expérience ordinaire. passer de la lueur à la lumière. elle n’est jamais sans une certaine lueur. ie inventer le nom qui en autorise les… Maintenant je vous lis le texte proprement dit. souffrons. Nous désignerons la beauté partout où elle aura une chance de survivre à l’espèce d’intérim qu’elle paraît assurer au milieu de nos soucis. . et c’est la 1ère règle de méthode : il y a toujours un ou plusieurs noms à inventer. il faut l’aborder sans préjugés. élargir jusqu’à la lumière la lueur.

c’est très vrai : quand il y a une expérience réellement novatrice. pour Char. Et ce n’est pas parce qu’il y a une lueur que vous avez déjà la discipline de la rupture. Quand on est réellement dans l’élément du vrai. C’est le point difficile. « Elle n’est pas sensation mais regard que nous croisons au passage » : c’est d’un extrême beauté. Là c’est comme un regard. même si elle comporte une lueur. croisée nommée. c’est ça la discipline de la rupture. il faut l’extraire de cette relation. Cette métaphore du regard croisé au passage. de toucher le générique. la chose qui s’est passée qui n’est pas comme le reste. Après la conclusion pratique. ce que j’appelle la nouvelle expérience. on peut la trouver). le programme de Char c’est qu’on arrive au point où le réel et le rêve sont indistingables. ie face à la nudité non relationnelle de l’exception. c’est de ne pas penser la lueur dans la figure de la relation négative et de la penser au contraire dans son isolement d’exception. c'est le nom du vrai. pas dans sa relation à la constructibilité établie. mais ce n’est que le commencement : il faut lui donner un nom (elle n’est pas descriptible) et après il faut se tenir face à celle. et la pragmatique du réel… Et donc rien n’est plus pernicieux que la propagande acharnée menée de nos jours contre l’utopie. que nous considérons comme exception nue. mais rationnel en même temps. que nous encadrons ensuite par la discipline de la rupture. daller à l’élargissement lumineux de la lueur. nous les croisons. dépouiller les apparences. la projection rêvée. dans la figure que propose Char. Il ne faut pas que la lueur soit seulement une petite négation interne de l’ordre. elle installe un enchantement singulier. c’est exactement ça.d’exception est immanent à un monde où règne la constructibilité établie. Nous définirons la beauté… : définir la beauté c’est définir ce regard qui nous croise comme point de dé part de la nouvelle discipline de rupture sans craindre de nommer cet indescriptible. Elle existe toujours mais il faut savoir lui donner son nom au moment où on la croise sur son passage. « L’évidence s’offre à demi dissimulée » : c’est une lueur. il y a des exceptions mobiles. il faut l’observer nue. Beauté est ici synonyme de vérité. et ça plonge dans le réel ceux qui sont des rêveurs. Le point difficile est moins l’identification de l’exception (il y a toujours cette lueur. Le réel est à la fois fournisseur de songes et guérisseur de songes. l’exception. l’exception n’est pas structurale : elle existe toujours. Il nous faut la lueur. il n’y a pas une exception établie. c’est un phénomène d’exception. Ce n’est pas parce qu’il y a la lueur. ou l’opposition de . Il faut l’obtenir par des moyens compliqués. les expérimentons et par conséquent nous devons faire attention. C’est là qu’est la clause de rupture. et bien la constructibilité établie. elle n’est pas un point fixe. Ce n’est pas une chose établie. Donc il faut défaire la relation de la lueur à son ambiance d’apparition. mais elle est inexistante. Autrement dit. C’est aussi un élément de cette discipline de rupture. C’est pas une utopie surajoutée au réel. C’est très profond aussi. il s’agit de la lueur. comme quelque chose qui nous regarde. donnée. et celui qui était perdu dans les songes va les abandonner dans le réel. supprimer les artifices etc… Tout un travail dont le but est quoi ? Et bien le but est de se tenir face à l’exception comme exception. qui est en capacité d’orientation. cette attention à ce qui nous croise et qui tout d’un coup est en effet la possibilité d’une lueur ou la possibilité d’une exception. pas dans sa relation à l’ordre. Il faut se tenir face à l’exception comme exception. C’est ce que Char essaie de dire. Ie que le rêve et le réel ne sont comme des registres séparés. Elle ne la donne pas par elle-même. l’expression est très forte : « l’observer nue et la proue face au temps ». comme le regard d’une femme croisée en passant : il y a une métaphorique amoureuse. C’est ça qui va vous donner une vraie ouverture. Alors ça c’est ce qu’il va appeler l’évidence. Et pas précisément comme ce qui simplement est une petite négation interne de l’ordre. est toujours quelque chose qui est dans la fugacité d’un passage. cette exception rencontrée. Donc on croise le rêve et le réel dans une distribution entièrement nouvelle : celui qui n’était plus hanté par les songes les rencontre dans le réel. Vous n’avez de constructibilité diagonale que si vous vous tenez devant l’exception comme exception nue et pas comme exception captive ou capturée par l’ordre dont elle est l’exception. que nous dépouillons de sa relation. ça fait rêver ceux qui ne rêvent pas. Mais je crois que plus généralement la nouvelle expérience est toujours expérience de quelque chose de mobile qui nous regarde et dont il faut immédiatement saisir la figure d’exception. mais comme on est dans le devenir nouveau de la chose. parce que cette expérience nouvelle de l’exception qui oriente. espérée. il n’y a plus cette pseudo délimitation entre la puissance projective du rêve et le réel. c’est la même chose. c’est que cette distribution des points nouveaux. il faut savoir la distinguer absolument de la constructibilité diagonale qui seule va nous permettre d’aller jusqu’à la lumière. dans lequel il y a échange ou réciprocité des pouvoirs entre le rêve et le réel. cela va rendre possible la synthèse effective du rêve et du réel. Il faut se tenir face à elle dans sa singularité. quelque chose qui est une réception permanente de la sensation. Quand on a ça. qui va vous donner la discipline de la rupture. ce n’est pas un phénomène classique.

C’est la disparition de tout motif de plainte. Ce qu’il y a n’est rien d’autre que l’effectif de ce qui est attendu. S’ORIENTER DANS LA PENSEE. C’est tout à fait étrange que nous retrouvions comme maxime d’orientation que il y a ce qu’il y a. souhaitait. nous désignerons la beauté. On peut désigner la beauté avec toute une série de règles et d’impératifs astreignants. ça va faire agir ceux qui sont en excès de songes. dans quelque chose qui est l’ouverture au générique par son entrée d’exception.l’utopie et du réalisme. Donc on a ce qu’on peut avoir. il n’y a pas de distinction entre projection et attention. Là il ne s’agit pas de dire « je me résignerai pas et je vais rêver ». c’est qu’on n’a pas trouvé ce point. on rencontre ça. on rencontre ça. Donc nous dirons pour conclure qu’une orientation dans la pensée. et nous ne nous laisserons pas convaincre du contraire. c’est l’entrée dans le devenir du vrai. Ie c’est pas comme on voulait. où on va porter la lueur à la lumière. Vous voyez que la maxime générale. Quand on dit qu’il n’y a que ce qu’il y a. S’ORIENTER DANS L’EXISTENCE Séminaire public d’Alain Badiou . élément qui ne nous est pas gracieusement accordé par la lueur elle-même. comme elle est hantée par le générique. qu’une orientation dans l’existence. entre l’emballement rêveur de la création et l’attention pragmatique et prudente à la construction réelle. ça devrait être plus grand. reliée. la plaine c’est toujours la discordance entre la part du songe et la part du réel. entre songe et réalité. C’est quasiment un critère subjectif : quand on souffre du peu de réel au regard du rêve ou de l’utopie. mais non pas du tout au sens de l’acquiescement réalisme (variante mélancolique). mais dans la conviction qu’il y a. Donc la constructibilité diagonale. Char a pleinement raison de nous dire que si on est réellement au point réel. ie en tant que nudité propre 3° être dans la discipline de rupture qui dépouille précisément cette exception de toute relation (imaginaire) 4° de savoir et de pratique que dans ces moments là. il n’y a pas de plainte. il y a réellement la possibilité que la lueur devienne lumière. c’est que l’entrée dans le générique par l’exception. C’est la perdition absolue de tout point réel. Mais dans l’expérience de la constructibilité diagonale telle qu’elle s’ouvre au générique à partir du point d’exception. c’est possible parce que on est tout simplement dans une procédure d’élargissement de la lueur à la lumière. Il y a ce qu’il y a au sens de la mélancolie et de la résignation. il n’y a pas la discordance entre ce qui est attendu et espéré et ce qu’il y a. alors ces oppositions ne sont plus pertinentes. On se place toujours un peu à la marge ! Mais on est dans ce registre . la dimension projective et la dimension attentive. cette opposition tombe. Il n’y en a pas car c’est une orientation : on sait que la pensée ou l’existence sont orientée quand cette orientation étant l’essence même du devenir. on peut réellement désigner la beauté. pourrait ou aurait pu être. Nous verrons l’appareillage complet de cela l’année prochaine. ie de la non discordance. c’est ça qui est assignable. il n’y a pas de… Et ça c’est le propre d’une constructibilité diagonale. Quand on est réellement dans une procédure de vérité à titre de corps subjectivable. et qu’on ait cela. qu’on soit dans ce devenir lumière de la lueur. J’ai été très frappé de voir que Char concluait ce dvlpt synthétique sur ce point : ça va faire rêver ceux qui sont en déficit de rêve. Et en tant que je coïncide avec ce devenir lumière de la lueur. Char ne méconnaît pas l’élément de discipline de la rupture. En fin de compte. ça veut dire qu’il y a la vérité. et il est possible de désigner la beauté. c’est toujours : 1° nommer à temps quelque chose comme un regard qu’on croise 2° avoir comme adversaire ce qui intimement nous persuade que cette exception est liée. On peut dire : une constructibilité diagonale dans laquelle. il y a ce qu’il y a en un autre sens absolument différent. Mais ne nous laissons pas convaincre du contraire : la constructibilité établie aujourd’hui consiste à dire « vous n’avez rien à désigner du tout ». elle sera fugitive mais vous allez toucher le générique. comme Char dit. la passion au lieu de la routine etc… On se plaint toujours que ça ne soit pas comme ça devrait. en relation. en un sens opposé à la conception réaliste. c’est l’effectivité de la non plainte. Et alors là on peut désigner la beauté. ie dans le vrai comme devenir de lui-même. c’est la disparition de tout motif de plainte. La lueur n’est pas encore la beauté. ne sont pas opposables. c’est le devenir lumière de la lueur qui est la beauté. Si réellement on l’a trouvé. alors qu’en réalité il faut se tenir en face d’elle affirmativement. pour clarifier cette désignation. C’est la même chose de faire attention aux étapes de la procédure et d’être dans la projection de son résultat générique.

.............................. Tout ça car la thématique fondamentale de Guyotat c’est le prostitutionnel................. puisque toute chose n’est accessible que selon son prix..... une vision comme prise dans une lyrique sauvage de qch qui en réalité est en effet dans le fond de notre monde................................................................. Guyotat est surtout................ Entre vendredi.............. en mars 2002......10 14 décembre 2005.....13 25 avril 2006 .................... Je n’ai pas pris les passages les plus affreux....... ces noms de la prostitution et derrière eux et avec eux les noms qu’on pourrait presque dire de la collision sexuelle................................................ jugements des nations astre libertaire........... Ce n’est pas une écriture de dénonciation...... comme de coutume................................................ mais plus difficile d’accès.............. la relation prostitutionnelle des corps comme échange et contrainte généralisés..8 novembre 2005 ......................... Dans la petite salle.................. au niveau – 1................. Je vous donne les 2 prochaines : le 30 novembre et le 14 décembre.... ignorant le décor de fleurs et de sources ou le flamboiement de…dans chaque terrain de couleur et de niveaux diféents....................... ................ C’est la 1ère chose.................... Je voulais simplement vous faire réentendre 2 ou 3 passages de Guyotat pour ce soir......... à savoir que si les relations essentielles de l’univers sont toutes sans exception marchandes et commerciales alors le paradigme des relations entre les hommes est la prostitution...................................... une charrue ............ Je vous donne d’abord les repérages... je commence par les questions de date................................... je dois dire pour moi............................................... les œuvres des années 60.............. samedi et dimanche je participe à 3 colloques en 3 jours ce qui est absolument absurde............ C’est le 1er point.............. le faisceau éclaire le ciel........ A 19h30 commence la soirée.......... ................ il y a 3 ans............................... prince de la prose »....... qui prennent chez lui une résonance toute particulière....... j’inaugure la soirée sous le titre « PG............ assez longuement... de ? Pierre Guyotat...................................... sont drainés et organisés dans une sorte de symphonie tragique en vérité qui dessine je crois vraiment une vision comme excédentaire.12 mars 2006.................. les putains..... que je considère comme son chef d’œuvre.................................................. ça en est le paradigme radical...................................15 Juin 2006............................. c’est une espèce présentation quasi-cosmologique d’un fond violent et saisissant de nos sociétés................................................ Je l’interprète – il faut s’interpréter soi-même de temps à autre .......................... son œuvre est exceptionnelle dans l’écriture française..................... Je voudrais redire simplement quelques mots................... quelques indications d’échéance pour les curieux.................................................................... J’en profite pour redire au passage ou pour ponctuer un peu la signification de Guyotat....................................... Les 3 passages sont de Tombeau pour 500 000 soldats.............. Je vous donnerai le calendrier complet le 30 novembre.............. J’en ai déjà parlé même. c’est plus radical que ça.................... à ce séminaire............ les noms du heurt sexuel... Les noms....... sur Pierre Guyotat.. 52 minutes dans la langue.................................................................................................................. Ensuite................ « cette nuit.........comme une absurdité compensatoire à un certain nombre d’assauts que l’existence empirique a mené contre moi depuis le moi de juin et à laquelle il faut céder de temps à autre..16 OCTOBRE 2005 Bonjour à tous................................entend le spas de leur faune étonnée................. Je vous les indique................................ qui est de 1989..... les pancartes de l’utopie ruissent au vent stellaire. Des nations d’hommes blessés arrivés dans la nuit reposent........II.... dans une collision d’échange et de violence symbolisé par la sexualité de ce type là......................... O étoiles............. Ça commence en fait à 18h par un film.......8 Qu’est-ce que vivre ?.............................................. sans médiatio aucune autre que cette contrainte et échange généralisé............................ aux limites de l’insoutenable........................14 mai 2006....... 2005-2006 (transcription de François Duvert) octobre 2005 ..............le vendredi 21 je serai à une soirée à Beaubourg sur et consacrée à Pierre Guyotat............................... même si on peut considérer qu’après c’est plus radical....................11 janvier 2006 ........ qui s’appelle Pierre Guyotat. une sexualité absolument dépourvue de toute aura.............. Ça délivre qch de l’essence absolue de la guerre coloniale... Je vous ai ménagés ! Ceux qui disent le plus atrocement la vérité de notre monde........ y compris par excès...................................... qui entre autres choses est un livre sur l’essence de la guerre coloniale.8 19 octobre 2005 .... Exceptionnelle car elle est l’œuvre littéraire qui déplie dans une prose inventée et somptueuse en même temps qch comme le fond absolu et en dernier ressort sourdement criminel de nos sociétés........ C’est une soirée à Beaubourg sur Guyotat... la sexualité comme corporéité sauvage.......

qui est en réalité celui de la naissance possible. ? nous sommes au-delà de sa classique identifictaion dialectique. Ma permanence aura lieu le mardi entre 10h et 13h. Raisons de rapport nouveau à l’adversité. Si le rapport à l’adv est . C’était le 1er point. ie négatoiun de l anégation. dans figreoppresssion. Nous ne pouvons plus être dans le champ de la def de l’adv par la logique de la contradicion. L’année dernière j’avais . d’un nouvceau monde Kment et Yohar réveillés marchent. Les diff manestes de la pensée cintemporaine dans ses chemineemnt pol et art sont liés à cette crise de la figure dial de l’adev.samedi 22. de la révolution. révolte. i lets en effet négation de la négation. figure quasiment abstraite et presque mathématique de la pensée. . Les eaux retenues le long des rives dans les joncs sont alourdies et obscurcies par le sange.dimanche 23. La barque est vide maisu in rayon le 1er de l’aurore Kmet s’agenouille en face de Yohar et Yohar et face de Kment. quel est le rapport exact entre la musique comme procédure. à la salle des congrès au Mans. Quand on entre par l’un l’autre devient invisible. de l’écriture comme écriture. cette entrée en résistance est un réquisit de la situation.dressée attend ‘etre prise et mes mains empougnenent le bois couvert de rosée. Ce point concerne la seule musique. construction. entièrement consacré à la question des rapports entre musique et pensée. Le nihilisme c’ets qch comme la rébleesion dand la figure d’un obcurté de ‘ladv ? c’était le 2ème point. ils se baisent au genou au sexe et au front ». celui d’un suel coule. La musique c’est ça. La thèse cest qu’on ne oeut plus assumer entièrement. ici. Et le dernier §. Pourquoi …. le sorhnisations. La conclusion de tout ça : c’est : ne venez pas me voir à la fin du cours ! je vous donne rendez-vous lundi entre midi et 16h à mon bureau. et le comble aussi de la construction artistique abstraite. 15h50 Entrons dans le sujet. laisse un doux poignard déchirer tes reins et combattre tes pleurs ». L’essentiel.. Ces poètes nos ont guidé pour cette raison dans la voie d’une nouveau protocole de constitution de l’adversité. J’y ai participé sous la forme d’un entretien avec Charles Ramond. y compris sous la forme de l’emprise rythmique sur les corps. Poings à terre. protestation négative. dispositif saturé. Toute pensée est aux prises avec une adversité un adversaire intime. Retorne toi… et tandis que tes yeux vainement remués … massacre découvert par l’aurore. Les coqs ni les enfants ne crient. dans a forme de l’Etat. dédicif. contre une négation exercée sur moi-me^me. Le dos percé par le soleil. comme emprise sur les corps. et de l’autre la musiqeu comme discours technique. table rase et recmmencement. de sorte que mon rapport à l’dv est négation de cette négation. Une crinière sort de sa nuque et de son dos. la musique comme suscitation affective. pas par les partis. comme pensée et qch qui dirait cela ? Alors que l’intellectualité de la musique est très vive et très présente. ce n’est pas la porte à côté. Moi je parlerai plus particulièrement d’un point qui m’intéresse depuis longtemps : pourquoi est-il si difficile de parler de la musique. en ce sens. Réeaminer ce point. intérieure. Elle a été une sollicitation subjective qui n’et pas précodée. Cette construction doal de l’adv a fixé le régime de la pensée comme rév ou d’avant-garde. exploitation. ça a lieu à Le Mans. De là une pente secrète au nihilisme. 2ème journée. guerrier. Je parlerai à 15h. c’est la dernière journée du forum le monde sur la musique comme pensée. figure de l’affect. . Je voudrais traiter cette question. conjonction presque improbable tout de même entre le comble de la puissance affective potentielle ou virtuelle. quand on entre par l’autre l’un devient incompréhensible. alternance de joie et de tristesse. rébellion. Comment l’identifier ? quel est le protocole contemporain ? c’est la raison pour laquelle on a eu recours à des poètes de la résistance Char et Pasolini : la résistance est un paradigme de la constitution non classique du rapport à l’adversité. l’adv étant celui qui me nie. le centre de notre propos ça a été de proposer un nouveau protocole d’identification de l’adversaire. Regarde. vérité ce n’est pas nécessairement l’adversaire politique. un homme courbé sur la ierre saillit la déesse.figure classique de la dialectivité… adversité immanente. qui exerce sur moi une figure de la négation. la fin de tout diff qu’a la pensée à se reprédnter l’adv dans la figrue de la négation de la négation . Provilégie la négation. un lit désert. C’est sur 3 jours. nouveauté. il y a une difficulté qui est que le propos sur la musique est toujours tiraillé entre une tendance qui le ramène ou le fixe du côté de l’affect. mais c’es notre hypothèse. Nous ne saons pas u mal ce qu’est l’adv. écriture. Dans l’élément de la révolte ou de la rébeellion. de ce q’on appelle la fin du marxisme. oppression. sur sa tête une colombe et une couronnne d’épines… au long sur la mer la voile cingle… les poissons jaillissent la barque joue dans la profondeur sur l’ombre de la coque. C’est ce qui s’oppose à la création. exploitatION. colloque sur Derrida. et les gens sont imprévisibles. en finale.

alos il faut déplacer l’énoncé du mat démo. Je ne vais pas y revenir. Je proposais de dire que ces 2 figures sont des figures de désorientation. pas simplement la gde collection des candidats socialistes aux léexction. nous allons prendre un peu autrement en disant ce qui ne se laisse réduire ni au corps ni au discours. ni dans une conception de l’aff. L’idéologie domianet de notre temps. Nous doter dun’ appareillahe minimal concernant ce qui petu être dit au regard de l’énoncé considéré comme doinant. lieu. la gauche est définissable comme étant al fgrue qui a une cicneption substitutive de ‘adv. On n’a pas pour but de le détruire. figure de l’acceptation camouflée. élément du rien subejctivable qui est hors la systématicvité du système. La gauche c’est la figure oppositionnelle. La figrue substitutive. distinguée de la destructino. Ce qui revient à dire qu’il est un système. Ce à quoi je m’oppose c’est le système. I lfaut le pouvoir. Il faut donc à la fois en penser la dimension et prpose au-delà. Je pense que si nous voulons trouvez réellement un principe d’orintantio au-delà de la dialetcicit éusuell… donc si je veu dire autre chose que cela qui est très bien mais saturé. Donc l’énoncé de départ pourrait être très simple. une réciprocit dont Lacan a fait la théorie. Il faut êtrea du de la de la négation de la négation Figrue de la gaucge et du rebelle opposées mas constitutives du moment présent ne sont aps une véritable solution.i ln’y a de propo de réorientation que si on tient que le jeu génral n’est pas réductible à l’orientation loi et désir. Dont l’eesence est d’accepter … substiutti en dernier ressort. si on lu idonne s aforme négative. La figure du rebelle. mais en tant que figures masqués sont désorientation. telle qu’une substittion rend poss ds… le rebelle poposr de ds’orienter sleon le désir. Je ne dis pas que la désorientation soit mauvaise. Un système c’est ce à quoi vous ne pouvez opposer que le rien. loi désir. L’énoncé commun cest il n’y a que des corps et des langages. le couplage essentiele st celui de la loi et du désir. est en disposition de saturation. qu iest il n’y a que des corps et des lanages. car l’orientation leon la lio.proposé de dire que dans le champ de ruine de la dial ou de cette dial là. ni dans le dispositif dial de la négation. Cette année va être conssacrée à la construction cnoceptuelle d’un appareillage d epensée rendant possible que ce qui nous oriente soit irréductible à la combinaison des corps et des langages. C’est la substittuion au placement qui est l’essece de cette figure. Ce qui soutient cela es un énoncé partageable il n’y a que des corps et des lanages. Elle est maintenatn saturée. site. en réalité historiquement depuis mais 69 et ses csq. Une manière d edire les choss c’es qe la gauche catégorie. vous êtes dans un élément nihiliste. d’un autre ordre que cette combinaison tout en assumant son existence fondatemntale. S’orienter selon le régime de l aloi. selon qch qui pourrait être nommé vérité. La gauche et son extrême avantgarde. qui se tient dans l’absentement de ce à quo on s’oppose. ‘vest la def du système. De fait leur effet est désorientant. Expérimentation hist prolongée. ou acceptation masquée : la figure de la gauche et la figure du rebelle. revers nihiliste de cela. Il nous est arrivé d’évoquer cela ici déjà. Mais ces figues ne sont aps des porposition d’orientation. c’est l’énoncé il n’y a quq edes corps et des langgaes. L’adversaire est naccessible. il faut cette place. On va définir la liberté des corps par rapport au langge… c’est ce qui permet à l’expressivité des corps d’être maximalment créatrice etc… vous êtes dans la désorientation. C’était le 2èem point. c’est lun o c’est lautre. ne prposent pas la constitution nouvelle d’une figrue d el’adv qui opurraint réorienter. Je soutiendrais que il n’y a que des corps et des langage est un énoncé commun à la figure du rebelle et de la gauche. on bien on est dans le nihilisme du désir. droits de l’homme : csq de l’énoncé selon . en un sens renouvelé. Ce serai tl’énoncé : il n’est pas vrai qu’il n’y a que des corps et des langages. comme 2 figures qui se nourrisent de la déréliction de la figre dial… comme figre de l’adversaire. nous avons fait le tour. C’est un énoncé que je propose d’appeler l’axiome du mat démo. par prvocatio. Déf librté. ie selon les vérités. Désorientantes car encore à l’inté de l’énoncé mrimordiam d mt démo. selon le désir. qch qui ne se laisse réduire ni à la loi ni au désir ni à leur articulation. c’et une figrue qui est négation sans négation de la ngéation. la figure de la constitution de l’adv comme ce à quoi on s’oppose. Donc ou bien on est dans la figure substitutive du pouvoir et de l aloi. c’est donnée au fond dans le tandem hostil et paradoxal des mao lacaniens et des anar deleuzieen de l’autre. Le système. il devient une abstraction nominale. Dernoer point : il faut so’rienter sleon le géénique. L’essence de l’opposition est en réalité la substitution. c’est une autre question. l’existence. pas opposition ? elle ne dit aps qu’il faut le pouvoir. Rductible ni au cors ni au langage. dans la diff de la dial classique de la constitution.c’est une figrue selon la loi. Donc possibilité de qch qui ne se laisse réduire ni à la l oi ni au désir. oe il importe de s tenri à la place de ce à quo ion s’pposr. avaient surgi 2 nouvelles ifgures. Expérimentation historiuqe des virtualités contenues dans le tandem loi désir quant aux figure poss de constituion nouvelle d l’adv. égalité. L’adv est pris ou subsumé sous une figure systémique. Se substituer au pvr pour changer la loi. et ce dont il s’agit dans cette ère. nous savons qu’il y a une profonde identité entre les 2. Elle s’oriente selon la loi. aisi l y a le pouvoir sinn rien. Si on parle d’orientation dans la pensée.

fonction majeure de la philo : contribuer à l’édification d’une scène idéo nouvelle… incise. Sinon qu’on va dire sinon que. mais ‘cest aussi une intsance de l’un. C’était pour faire le tour du 1er type de difficulté…. et que cette brèche du sinon que. sa pente majeure. Donc la non exception se présente dans la figure de la multiplicité pure et de son acceptation normative. qui va réellement objecter à il y a des corps et des langages. est de l’ordre du semblant. mat au sens où il affirme il n’y a que des corps et des langages ce qui paraît être une thèse mat élémentaire. vous ouvrez à une multiplicité sans corps : diversité des cultures. Le reste c’est des utopies. la puissance du mat démo cest que nous avons à reconnaître son il y a. des individus… sauf ce qui prétend être en exception. Il faut convaincre. Pas d’exception. cultures etc… c’est certain mais il faut asssumer tout en reconnaissant cela la figure de l’exceoption. la figure unique du i ly a. Le mat démo est l’élément dans lequel nous vivons aujourd’hui. est donnée dans la figure de la multiplicité normative. dès lors qu’on est d’accord p our dire i ly a des corps et des langages. car l’excepion n’est jamais vraiment démocratique. mais… sinon qu’il ya des vérités. ouvert à un il y a d’une autre espèce.le second travail est une logique de l’exception : sinon que. mais la forme est il s’agit de faire apparaître le 3èm eterme non pas dans le me^me registre que els 2 autres mais en figures d’exception. Sinon qu’il y a auitre chose : dans certaines conditon. se convaincre qu’on partage la logique du il y a et qu’on y suture. V’est bien vrai qu’il n’y a que des corps et des langages. travail de logique. le sinon que des vérités. la non exception. Empiriquement. ie ce qui. Mais la figure singulière du mt démo. c’est que c’est un semblant tel qu’il est argumenté du réel. sauf ce qui prétendrait qu’il n’y a pas que cela. qu isignfie en réalité que la pluralité est le mode propre d’existence de lk’un. univers. or vous savez que de toujours dire il y a. il y a un c’est comme ça majeure. La non exception… reconnaître qu’il n’y a que des coprs et des langages. mais reconnaissant cete multuplicité il l’accompagne d’une forclusion de toute exception. qu’une politique. et elle est vraie. et qui là aussi peut avoir un énoncé constituant très simple. L’exception cest ce qui n’est pas comme le reste. Alors la construction générale des csq de cet énoncé et de l’entame qu’on peut faire contre lui est en réalité l’enjeu de LdM. il n’y a que des corps et des langages sinon qu’il y a des vérités. C’est le oceur du mat démo que l’un. en exception. Et donc on peut définir ce séminaire comme une intro de LdM qui araîtra plus tard. Il n’y a que des corps et des langges. Mais ce que je ne peux pas reconnaître c’est ce qui est en exception de ce qu’il y a. que veut dire il y a. Mat démo. Non sans raison. Le mat déom est csqt en affirmant l’énoncé de la pluralité et en accordant à cette plluralité un staut d’unicité : elle est sans excetion. il n’y a que des corps et ds langges. C’est le 1er registre. on y greffe une logique de l’exception. . c’est une théorie dont le contenu propre est d’aguer contre toute exception. de façon immanente. ele est le i y a. Alors effectivement je tente une construction qu iopposerait au mat démo qch que j’appelle une dial mat. Il y a une présomption de l’un. apparaît. je vous ferai remarquer que le mat démo. cette construction va donc comporter -premièrement une logique du il y a : part matérilaiste. et c’est cette brèche que j’appelle vérité. Construction d’une scène idéologique nouvelle. c’est comme ça. il se ramifie en pluralité immaneent en corps et langage.lequel il n’y a que des corps et des langages. sinon que. car il est une théorie de la non exception c’est une figure très complexe. c’est jamais qu’une combinaison de corps et de langage particulière. en tout cas nous savons que lappareillage contient une logique du il y a et une logique de l’exception et la corrélation entre les 2. On soutiendra ici le contraire. Vous voyez le point. la non exception est camouflée par la multiplicité. part matérilaiste. en sinon que du i ly a. exception à cette domination. Tout autre je le reconnais. qch est qui n’est pas exctameent dans la figure du il y a des corps et des langages. cette théorie selon laquelle il n’y a qu’un seul ordre. c’est de considérer qu’il n’y a pas d’exception. c’est l’autre axiome. ce qui se dit très souvent par le fait que il n’y a qu’une suel echose. C’est un argument majeur et constant. de l’ordre de la représentation imaginaire. pa stuojours. Peut-on prescrire un univers du logique qui se prête simultanément à la logique du il y a et à l alogique de l’exception … La 2ème difficulté possibilité de l’exception mais de sa possibilité. dans un autre mode de ce i y a. Reconnaissance de l’autre si vous voulez. Ce n’était pas du tout comme ça du temps où l’idéologie dominante était . peut-être raement. on le nommera vérité. Alors violà. et c’est avec ça que se constituent monde. archaïque. On peut dire que l’enjeu c’est à la fois d’avoir une intelligibilité de ce que cest que le mat démo et des conditinos sous lesquelles on peut lui oppose qch. La 2èm difficulté. La forme ets importante : c en’est pas il y a 3 choses et pas 2 (dialà. qu’une économie qu’un march mondiale. cest que le mat démo si réellement il es tue idéologie. ouvrant le brèche formelle de l’exception possible dans le il y a. Il n’y a que des corps et des langaes. En quel sens entendre il ya.

c’ets comme ça. élément idologique oprorpe. dans un monde. sur ce qu’il y a. qu’il a comme but de disposer les sujets devant le marché. l’argumentaire consiste à dire : si vous dites comme nous que le il ya c’est ce sil ya. qui paarit raisonnableemnt latérialiste. non pas au sens du matérialisme démocratique (persévérer dans les libres virtualités du corps). et en un certain sens c’est vrai. c’est simplemet ce qu’il y a. mais bien plutôt au sens de la formule énigmatique d’Aristote : vivre « en Immortel ». alors il faut en tirer els m^mees csq que nous. imposture très sépciale. tirons-en les css sur la libert… comment se fait-il que cette thèse soit susceptible de fonctionner comme une imposture radicale alors que en un certain sens nous sommes contraints de la partager ? possible s’agissant d’une thèse de ce genre. depuis toujours. Situation relativement inédité : l’idéo dominante s eprésente comme argumentée de thèses sur le réel. évidemment. qui revient à penser le réel du semblant. A la Baudrillard. Nous pouvons tout d’abord reformuler le système exigeant des conditions d’une réponse affirmative du type : « Oui ! La vraie vie est présente. Nous debons… du il a de l’apapraître.. particulière. image. donné dans la logique de son apparaître  l’infini de ses objets et de ses relations  qui induit la possibilité de vivre. mais d’un autre côté i ly a un foncyionnement de cette thèse qui la fait basculer dans… 19 OCTOBRE 2005 (notes P. qui doit être démontée et formalisée comme telle. c’ets une thèse mat. Comment se fait-il qu’il est en état de se présenter comme la description de ce qu’il y a alors que nous expérimentons qu’il organise imaginairement les conscienecs. Ce n’est pas un monde. Tenter d’aller dans l’élucidation de ce point : quel est le point d’imposture alors mmee que ce qui semble être son être prorpe est de décrire correcteemnt le il y a. mais cet élément est constammet argumenté du réel. » 1. virtuel). du fantôme. Le moment où le mat démo s’avère une idéoloie. nous serons obligés de penser ce que c’est que la figure propre du semblant. Nous voici à même de proposer une réponse à ce qui. On va à la fois d’un côté assumer la mtérialité de la thèse. raisonnableent démocratique. mais ceci n’est qu’une apparence. et prétend que c’est tout ce qui n’est pas elle qui argumente du ‘ne tarsnscendance auqleonque. est la question « intimidante »  comme le dit un personnage de Julien Gracq  à laquelle. en un sens ceci peut être un il y a du semblant bien que ça se présent comme une thèse que nous allons partager. si grand soit son détour. Close de l’un. transcendance. entre autre qu’il n’y a aps d’exception. du semblant. la philosophie est à la fin sommée de répondre : Qu’est-ce que vivre ? « Vivre ». Quest-ce que le sembkant en tant qu’il est argumenté du téel. du il y a. àa ne relève pas de l’image. Gossart) Distribution de 6 feuillets agrafés : Qu’est-ce que vivre ? 0. Et donc l’idéologie elle-même se présente comme le contraire de l’imaginaire la pure et simple description du il y a comme tel. savoir la thèse : écoutez i n’y a que des corps et des langages. Ou estèce que nous nous faisons avoir ? ce n’est pas clair. et mettant au défi tout adversaire pitentiel d’assumer le il y a. de les constituer comme sujets de la marchandise. totalise lui-même. Nous allons mnotrer commen une thèse sur le il ya. du virtuel. Le réel du semblant de réelo : qu’est-ce que le réel du semblant de réel. Pour en venir là. destinal… c’ets une idéologie particulière : elle ne se présente pas comme autre chose que la pure et simple description de l aréaité. L’induction d’une telle possibilité repose sur ce qui. ou exactement fonctionne l’imposture n’est pas claire. forclot toute exception. Quel est le il y a propre de l’apparaître. C’es tune opération assez comliquée. le il y a du mat démo bascule dans l’imaginaire. si c’est une idéologie : en éliminat l’exception.la religion chrétienne. on sera obligé de dire que l’imposture c’est de forclore l’exception. Donc elle est toujours en état d’arguer que son propos esn dernier ressort… idéologique est la matérialité mêm de de cqu’il lya. Si du moins la vie est autre chose que l’existence. c’est une opération singulière. Compliquée. par ce que on a affaireà une figrue apte à prononcer que ce qu’elle dit. Le fait basculer dans la figrue imaginaire de la totalisation. sans cependant basculer dans une pure théorie du semblant (simulacre. la description de ce qu’il y a. C’est comme ça. fait trace de ce qui lui est advenu .

» 2. Un telle trace est toujours. Tout présent est fibré. le corps est directement situé « sous » la trace événementielle). se constitue la cohésion d’un corps antérieurement impossible. Il résulte de cette conception atone du présent une fétichisation du passé comme « culture » séparable. philosophie de l’émancipation par les vérités. la vie s’ordonne à la création séquentielle d’un présent. dans ma Théorie du sujet : l’Histoire n’existe pas. il faut devenir un élément actif de ce corps. le seul authentique matérialisme historique. Je l’écrivais déjà il y a plus de vingt ans. 3. Pour le matérialisme démocratique. son occultation mortifère. Les points du monde où l’infini comparaît devant le Deux du choix sont en effet comme les fibres du présent. le devenir-existant de la trace événementielle. Parce qu’elle vient à bout des pulsions. dans l’apparaître mondain. n’est pas suffisant pour être le contemporain du présent dont il est le support matériel. Soit la trace d’un événement évanoui. La vie est une catégorie subjective. l’efficace du corps. sa constitution intime dans son devenir mondain. conséquences qui créent un présent. qui nie la valeur de l’événement. le support d’être de cette existence intense était un inexistant du monde. Il affirme en effet de façon tout à fait explicite qu’il importe de tenir le présent dans la limite d’une réalité atone. 4. non par le trajet continu de l’efficace d’un corps. 5. Tu ne peux espérer qu’en ce qui inapparaissait. tenant à distance la pulsion conservatrice (l’instinct mal nommé « de vie ») comme la pulsion mortifiante (l’instinct de mort). version dont Althusser a hérité. Il n’y a . Il s’agit en effet de se protéger des conséquences d’une naissance. auquel il n’appartenait que sous une forme éteinte. la naissance d’un multiple à l’éclat de l’apparaître. Si l’incorporation est dominée par la forme réactive. Le seul rapport réel au présent est celui d’une incorporation. Ce point est crucial. sonde leur passé sans gloire. Interroge les éclats. qui suppose un « corps » transcendant au monde. comme l’est pour Descartes le monde au regard de Dieu. a fortiori. se fait par le traitement de points du monde. La vie est création d’un présent. qu’il y ait des points où s’assure. nouvelle naissance au-delà de tous les faits et balises du temps. Le matérialisme démocratique a la passion de l’histoire. ou qu’il soit occulté (le corps est nié). Il faut s’incorporer à ce qu’elle autorise comme conséquences. il est. Un corps est la matérialité qu’elle exige. au présent. qui est incorporation. on ne parlera pas de vie. La vie est en définitive le pari fait sur un corps advenu à l’apparaître qu’on lui confiera fidèlement une temporalité neuve. le présent n’est jamais créé. de ne pas relancer l’existence au-delà d’elle-même. création continuée. une existence d’intensité maximale. n’autorisent l’affirmation de la vie. point par point. Le déploiement des conséquences liées à la trace événementielle. toute autre vision plie les corps au despotisme d’une idéologie. laquelle constitue et absorbe un passé de type nouveau. il est capital de disjoindre la dialectique matérialiste. au lieu de les laisser libres de gambader dans la diversité des langages. point par point. La vie est ce qui vient à bout des pulsions. autour de l’éclat anonyme d’une naissance au monde de l’être-là. C’est que pour lui. mais de la disposition de ce corps dans un formalisme subjectif dépend le devenir du présent : qu’il soit produit (le formalisme est fidèle. Il ne suffit pas d’identifier une trace. véritablement. du matérialisme historique. philosophie de l’aliénation par les corps-langages. pour que s’ouvre un présent vivant. le corps est tenu à une double distance de la négation de la trace). Par incorporation du passé du monde au présent qu’ouvre la trace on apprendra qu’antérieurement à ce qui advint et n’est plus. déclarer ce corps. Ni la rature réactive du présent. Le matérialisme démocratique propose de nommer « pensée » la pure algèbre de l’apparaître. mais par séquences. qu’il soit raturé (le formalisme est réactif. et signe pour la vie. Accepter ce corps. Incorporation à cette cohésion immanente au monde que délivre. on parlera de mortification. Si l’incorporation est dominée par le formalisme obscur. fibrant le temps créateur. Contrairement à ce qui se passe dans la version stalinienne du marxisme. ni. tout en la contrariant de l’intérieur. Il faut entrer dans sa composition. Vivre est donc une incorporation au présent sous la forme fidèle d’un sujet. Il est donc requis. Autour de la trace. La première directive philosophique à qui demande où est la vraie vie est donc la suivante : « Prends soin de ce qui naît.sous les espèces d’une disposition foudroyante. Il se fait. Fait trace dans le monde. Rompre avec le culte des généalogies et des récits revient à restituer le passé comme amplitude du présent. que le monde ne soit pas atone. mais cette création est. mais de simple conservation.

c’est presque l’inverse. un résultat de l’expérience historique. Mais à partir des quelques procédures de vérité que déplient. C’est du reste pourquoi le fétichisme de l’histoire s’accompagne d’un discours insistant sur la nouveauté. Elle est incorporation à l’exception d’une vérité. Et c’est de cette dissolution que résulte la maxime négative « Vis sans Idée ». Le scepticisme véritable. Si l’on convient d’appeler « Idée » ce qui à la fois se manifeste dans le monde  dispose l’être-là d’un corps  et fait exception à sa logique transcendantale. est ce qui frappe d’abord. Elle n’est pas l’accord enfin trouvé des capacités d’un corps et des ressources d’un langage. Et il est vrai que s’il n’y a que des corps et des langages. La tolérance. non pas du tout que les corps sont soumis à l’autorité d’un langage. de l’histoire. Aussi dissout-il d’abord l’inhumain dans l’humain. Cette violence . « vivre » et « vivre pour une Idée » sont une seule et même chose. très peu de changements capitaux dans la nature des problèmes de la pensée. c’est donc aussi. sur le changement perpétuel. l’atonie violemment imposée du monde. c’est une idéologie violente et guerrière. des percées. En sorte que l’avènement de l’Idée est. elle. dont le contenu réel est : « Vis sans Idée. plaisir ou enthousiasme. des corps subjectivables. Pour la dialectique matérialiste. était en réalité une théorie absolue de l’exception : il plaçait les vérités si haut. La reconnaissance matérielle du « sinon que » des vérités autorise seule qu’on déclare. de ce qu’il y a en l’homme d’inhumain par excès. Il est simple accommodement à la rhétorique des instants et à la politique des opinions. que fanatisme et instinct de mort. c’est expérimenter une Idée. n’a pas cette hauteur. mais qu’un nouveau corps est l’organisation au présent d’une vie subjective sans précédent . auquel les corps doivent être ordonnés. vivre pour une Idée est nécessairement l’absolutisation arbitraire d’un langage. et c’est la raison pour laquelle on contemple l’horizon historique majestueux de ce qui ne changeait pas. nous dit-on. contemplation d’un dessin ou élan d’un meeting. toujours expérimenter au passé l’amplitude éternelle d’un présent. ce qu’il appelle « la fin des idéologies ». une agitation précisément dépourvue. Il faut donc assumer ceci : pour la dialectique matérialiste. celui des cultures. de l’expression de soi. des trouvailles. sa stérile agitation. on reconstitue un passé différent. car elle ne tolère que sa propre vacuité. puis la vie ordinaire (ou animale) dans l’atonie du monde. Dans le matérialisme démocratique. dans ce qu’il nommerait plutôt une conception idéologique de la Vie. on dira. Comme nous l’avons remarqué. Tout change à tout instant. sur la modernisation impérative. 7. le respect de l’Autre. C’est la raison pour laquelle le matérialisme démocratique se propose en fait de détruire ce qui lui est extérieur. celui des Grecs. Au passé des profondeurs culturelles s’accorde un présent dispersif. lequel pose qu’accéder au Vrai est le propre de la part immortelle des hommes. Il en résulte que le passé est chargé de doter ces instants d’un horizon fictif  d’une épaisseur culturelle. est irrésistiblement universelle. Mais on voit tous les jours que cette tolérance n’est elle-même qu’un fanatisme. Le matérialisme démocratique ne voit. » 6. qu’il les jugeait inaccessibles au faible intellect de l’espèce humaine. mais une succession lisible de fragments d’éternité. la vie des corps-langages est la succession conservatrice des instants du monde atone. de toute profondeur. mais il s’agit en réalité d’une injonction subjective violente. » Or. puis l’humain dans la vie ordinaire. Peu. Qu’elle accule la pensée au relativisme sceptique est une évidence désormais assurée. Nous accordons à Spinoza la célèbre formule de la proposition XXIII du Livre V de L’Éthique : « Nous sentons et nous expérimentons que nous sommes éternels. Le matérialisme démocratique présente comme une donnée objective. qu’expérimenter au présent l’éternité qui autorise la création de ce présent. pour la forme d’incorporation qui lui correspond. intelligence d’un théorème ou force d’une rencontre. Elle n’est pas de l’ordre du vécu. Vivre. point par point. En sorte que s’incorporer à ce présent revient à percevoir le passé de l’éternité elle-même. et je soutiens que l’expérimentation réelle d’une telle vie. Le scepticisme contemporain. Car un sujet fidèle crée le présent comme être-là de l’éternité. Elle est. ni de celui de l’expression. depuis Platon (par exemple). qui n’est nullement une monumentalité culturelle. Il s’accordait ainsi au courant principal de la philosophie antique. inconsistante de ce qu’elle n’a plus aucune idée de ce que peut être une Idée. Il y a des monuments qu’on visite et des instants dévastés qu’on habite. une histoire des achèvements. cette injonction est inconsistante. L’immobilité stagnante du présent.que des présents disparates dont l’éclat se mesure à la puissance qu’ils détiennent de déplier un passé qui soit à leur mesure. à ce prix. joie. Il importe toutefois de nommer cette expérimentation. tout le contraire d’une soumission. dans le droit fil du platonisme. selon le type de vérité dont il s’agit. bonheur.

gens des corps immédiats et des langues disponibles. Le matérialisme démocratique se veut humaniste (droits de l’homme. une historicité d’exception. L’objection banale est que si vivre dépend de l’événement. Ils ne voient pas qu’une création véritable. l’idée est la même. ces traces et leurs conséquences infinies. idéelle) qui autorise l’homme à s’incorporer au présent sous le signe de la trace de ce qui change. Mais non point son processus de création. ont été établies de Dieu et en dépendent entièrement. non point de Dieu. Qu’il soit de l’essence d’une vérité d’être éternelle ne la dispense nullement d’apparaître dans un monde et d’être inexistante antérieurement à cette apparition. Le démocrate voit dans cette « chance » le stigmate d’un aristocratisme. ce n’est pas à dire qu’il les ait nécessairement voulues. A vrai dire. Réparer l’injustice apparente de ce don. le plus talentueux et le plus ignoré d’entre eux. comme le principe de non-contradiction. pour maintenir une notion pragmatique purement animale de l’espèce humaine. ce qui s’appelle vivre. suspendu qu’il est à la contingence des mondes. aussi bien que tout le reste des créatures. où l’inhumain ordonne que l’humanité soit en excès sur son être-là. de ce qu’on fasse déchoir le Vrai au rang du Styx et des destinées. C’est en effet parler de Dieu comme d’un Jupiter ou Saturne. entre . Et il est vrai que j’ai plusieurs fois utilisé la métaphore de la grâce. Mais en son fond. je m’indigne deux fois. Le plus récent. d’une inconsistance essentielle. l’infinité des nombres premiers. à l’aléatoire d’un site. qu’il les posait en exception des corps et des idées. n’a d’autre critère que d’établir. dans la préface. 9. la vie n’est promise qu’à ceux qui ont la chance de l’accueillir. Et la vie tient aussi son prix de cette double querelle.résulte. les principes de la guerre populaire ou l’affirmation amoureuse d’Héloïse et Abélard. est très différent de l’acte créateur d’un Dieu. Mais comme Descartes je pose que leur création n’est que l’apparaître de leur éternité. Pour Descartes. la beauté picturale des chevaux de la grotte Chauvet. Bien entendu. Je crois aux vérités éternelles et à leur création fragmentée dans le présent des mondes. élabore pour ce faire une théorie entièrement neuve du « pas encore » de l’existence divine. il faudra. à la constance d’un sujet. Le matérialisme démocratique est un ennemi redoutable et intolérant de toute vie humaine  c’est-àdire inhumaine  digne de ce nom. les anéantir. J’affirme aussi que toutes les vérités sans exception sont « établies » d’un sujet.). etc. mathématiques ou logiques. Ma position sur ce point est tout à fait isomorphe à celle de Descartes : les vérités sont éternelles parce qu’elles ont été créées. Descartes a sur ce point une formule très remarquable : Encore que dieu ait voulu que quelques vérités fussent nécessaires. nullement parce qu’elles sont là depuis toujours. le procès de création d’une vérité. 10. Faute de reconnaître les effets de ces traces. Même les plus formelles. à l’efficace des organes d’un corps. de ce supplément incalculable d’où procède la relève d’un inexistant. comme Descartes. Mais il est impossible de disposer d’un concept de ce qui est « humain » sans en venir à cette inhumanité (éternelle. D’abord contre ceux. que de dire que ces vérités sont indépendantes de lui. dont nous avons rappelé. c’est à quoi s’emploient de longue date les tenants. suppose toujours qu’on accepte d’œuvrer aux conséquences. Tant il est vrai que c’est bien des nouveaux corps et de leur naissance qu’il est inévitablement question dans cette affaire. dépendent d’un acte libre de Dieu : Dieu ne peut avoir été déterminé à faire qu’il fût vrai que les contradictions ne peuvent être ensemble et par conséquent il a pu faire le contraire. comme tout symptôme mortifère. Je m’indigne donc. de ce qui advient. pour qui l’historicité de toute chose exclut qu’il y ait des vérités éternelles. ou d’un arbitraire transcendant : celui que depuis toujours on lie aux doctrines de la Grâce. lesquelles vous nommez éternelles. L’éternelle nécessité concerne une vérité elle-même. pour indiquer que vivre. Descartes s’indigne qu’on puisse supposer les vérités séparées des autres créatures et devenues en quelque sorte le destin de Dieu : Les vérités mathématiques. tel que s’en constitue le présent par les conséquences d’un corps subjectivé. et l’assujettir au Styx et aux destinées. forme d’un corps dont l’efficace crée point par point. relativistes. Quentin Meillassoux. généralement inouïes. 8. ne sauraient être transcendantes au vouloir divin. culturalistes. les « vérités éternelles ». accompagnée d’une promesse rationnelle concernant la résurrection des corps. mais du divin. pour ce qui me concerne.

La finitude. » Je place en effet l’héroïsme du côté de la discipline. contre la puissance et la richesse. On relève tout cela quand on s’approprie la variété discontinue des mondes et l’entrelacs des objets sous les régimes constamment variables de leurs apparitions. A propos d’un de ses personnages Malraux note. Tout animal humain peut se dire qu’il est exclu que partout et toujours il ne rencontre qu’atonie. la grâce de vivre tout court. Disons qu’à l’héroïsme épique de qui donne sa vie. créée. contre l’apologie contemporaine de l’ordinaire et du futile. Je commence par les questions de dates comme de coutume […] Nous allons fonctionner cette année comme d’habitude. Je l’interprète. à laquelle il faut conformer nos corps et nos mots. nous ne serons livrés à sa forme que si nous y consentons. Incessamment. Alors. Eh bien bonjour à tous. 13. est distribuée la grâce de vivre pour une Idée. « patiemment ou impatiemment ». de ce que l’être y bouleverse l’apparaître. Une création est logique. la chance de s’incorporer au présent subjectif d’une vérité. je participe à trois colloques en trois jours. contre ceux pour qui l’universalité du vrai prend la forme d’une Loi transcendante. Vendredi. Ils ne voient pas que toute éternité. l’évidence d’une éternité. 14. c’est-à-dire avec une séance par mois à peu près d’ici juin […] Voilà. ça c’est le premier point. donc. seule norme du Vrai et des peuples. l’héroïsme ancien prétend justifier la vie par le sacrifice. L’infini des mondes est ce qui sauve de toute dis-grâce finie. Ensuite. cohérence d’un corps subjectivable. est par elle-même. ne j’ai pas besoin de Dieu. devant laquelle on doit plier le genou. pour les curieux. arcane du présent pur. A tout animal humain est accordée. Alors je vous les indique quand même […] [Alain Badiou annonce sa participation vendredi à une . Pourquoi pas ? Cependant. Une création est trans-logique. elle ne se distingue plus de notre désir de vivre. Nous sommes ouverts à l’infinité des mondes. On me dit quelquefois que ne je vois dans la philosophie qu’un moyen de rétablir. Ce qui est tout à fait absurde. Je crois que c’est ici et maintenant que nous nous suscitons. L’animal désabusé dont la marchandise est l’unique repère. dans quelque monde accessible. doit apparaître en un monde et y être. et pour plusieurs types de procédures. Ensuite. inefficience du corps ou défaut d’organes aptes à en traiter des points. sans qu’il soit besoin d’aucun miracle. la peur de la mort comme unique passion. 15. quelques indications d’échéances. y compris par l’excès. Cette sorte d’ubiquité objectale. dès lors qu’une vérité est une apparition d’être. Par conséquent. (re)commencer à vivre est ce qui seul importe. contre l’insignifiance et la dissipation de l’esprit. plusieurs fois dans sa brève existence. A tous. pour tout dire. toute universalité.les mondes disparates. circonstancielle. le constant ressassement de notre être mortel. Mon vœu est de le faire exister par la joie affirmative que procure universellement le suivi des conséquences. succède l’héroïsme mathématique de qui la crée point par point. l’inventer. Mais de ce consentement nous protège l’Idée. L’homme est cet animal dont le propre est de participer à de très nombreux mondes. sur le fond de l’infinité de ces mondes et de leur organisation transcendantale. et à laquelle il faut résister de temps à autre. puisqu’il faut s’interpréter soi-même de temps à autre. 12. les droits de l’héroïsme. une grâce : la grâce purement logique de l’innombrable apparaître. je l’interprète comme une absurdité compensatoire à tout de même un certain nombre d’assauts que l’existence empirique a mené contre moi depuis le mois de juin. tels sont les ingrédients amers du matérialisme démocratique. 11. Et donc c’est pour ça qu’il y a cette surcharge. cette discipline. qui le fait transiter presque constamment d’un monde à l’autre. Cependant. Vivre est possible. samedi et dimanche. dans La Condition humaine : « Le sens héroïque lui avait été donné comme une discipline. Et que ce qui apparaît n’est dans l’éclat de son apparition qu’autant qu’il se soustrait aux lois locales de l’apparaître. que nous nous (re)suscitons comme Immortels. non comme une justification de la vie. quelque chose advient. d’apparaître en d’innombrables lieux. ni du divin. Encore faut-il.

c’est plus radical que ça. Oh ! mère. un homme courbé sur la pierre. la barque est vide mais un rayon. retourne-toi. heurtent les flancs de la barque. de quelque chose qui est en effet dans le fond de notre monde. J’y reviendrai mais je voulais simplement vous faire réentendre deux ou trois passages de Guyotat ce soir. Je n’ai pas pris les passages les plus affreux n’estce pas. étincellent sur la forge. les « putains ». elle est tout à fait exceptionnelle parce qu’elle est peut-être l’œuvre littéraire qui déplie dans une prose inventée mais somptueuse en même temps. je vous ai ménagé [Alain Badiou sourit]. dans l’humanité) est la prostitution. qui est en réalité celui de la naissance possible. marchent. à savoir que : si les relations essentielles de l’univers sont toutes. même si on peut considérer qu’ensuite c’est encore plus radical. sont alourdies et obscurcies par le sang. autour d’un seul couple. Enfin les plus affreux… Ceux qui disent le plus atrocement quelque chose de notre monde. C’en est le paradigme radical. quelque chose comme le fond absolu et. Dans chaque terrain de couleur et de niveau différent. Et la fin. comme Adam et Eve après le désastre : Kment et Guiauhare. ces noms de la prostitution et. assez longuement. sans exception. C’est une espèce de présentation quasi cosmologique d’un fond invraisemblablement violent et saisissant de nos sociétés. Les coqs ni les enfants ne crient. mais c’est aussi plus difficile d’accès. jugement des nations. Ça donne. bali désert. présent par ses œuvres des années 1960 . Aux limites de l’insoutenable. Guyotat est surtout pour moi. Vautours et rebelles s’enfuient le dos percé par le soleil. entend les pas de leur faune étonnée. Les trois passages sont de Tombeau pour 500 000 soldats que je considère comme son chef-d’œuvre […] qui. marchandes ou commerciales. le premier de l’aurore. sans médiation aucune. derrière eux et avec eux. Les nations d’hommes blessés arrivés dans la nuit reposent. à ce séminaire. découvert par l’aurore. saille la déesse . une vision prise comme dans une lyrique sauvage comme ça. pour que vous voyiez aussi la langue. La terre se couvre alors d’instruments neufs. L’œuvre de Pierre Guyotat est une œuvre tout à fait exceptionnelle me semble-t-il dans l’écriture française. entre autres choses. Ce n’est pas une écriture de dénonciation si vous voulez. et le poison combattre les douleurs. La sexualité absolument dépourvue de toute aura . d’un nouveau monde. écartent la haie . sur la voile. réveillés. Les pancartes de l’utopie bruissent au vent stellaire. Voilà… . alors le paradigme des relations entre les hommes et les femmes (et entre les hommes en général. les noms qui ne sont pas même les noms de la relation ou du rapport sexuel. mais c’est un choix particulier. ignorant le décor de fleurs et de sources. qui laisse un doux poignard déchiré des reins. jouent dans la profondeur sous l’ombre de la coque . Et tout ça tout simplement parce que la thématique fondamentale de Guyotat c’est le prostitutionnel. est un extraordinaire livre sur l’essence de la guerre coloniale. sourdement et exemplairement criminel de nos sociétés. Les eaux retenues le long des rives. les genoux et les poings dans les épines. dans les joncs. De sorte que les noms d’ailleurs. la sexualité comme corporéité sauvage. il y a trois ans. . en dernier ressort. dans une collision d’échanges et de violences qui finalement est symbolisée par la sexualité de ce type-là. et tandis que tes yeux vainement remués tentent de reconstituer le massacre. puisque toute chose n’est accessible que selon son prix. ils se baisent aux genoux. incandescentes . c’est-àdire la relation prostitutionnelle des corps comme échange et contrainte généralisés. sur sa tête une colombe et une couronne d’épines. une charrue dressée attend d’être prise et mes mains empoignent le bois couvert de rosée. Regarde.soirée à Beaubourg consacrée à Pierre Guyotat] J’inaugure la soirée […] sous le titre Pierre Guyotat prince de la prose […] J’ ai déjà parlé de Guyotat ici-même. Kment s’agenouille en face de Guiauhare et Guiauhare en face de Kment. ça délivre quelque chose de l’essence de la guerre coloniale : Cette nuit. regarde et veille. qui dessine (je crois vraiment) une vision comme excédentaire. Je voudrais redire simplement quelques mots. une crinière sort de sa nuque et de son dos . le dernier paragraphe. le faisceau est vers le ciel. où le flamboiement de l’aurore les réveille. les noms du heurt sexuel sont drainés et organisés dans une sorte de symphonie tragique en réalité. Retourne-toi. ses jambes nues vives. et au vent. au sexe. Poings à terre. au loin. la voile cingle vers l’île et les poissons jaillissent. mais les noms qu’on pourrait presque dire de la collision sexuelle. astre libertaire. sur la mer. en mars 2002. prennent chez lui une résonance toute particulière . Oh étoile.

Alors. et quelque chose qui dirait cela. Bien. à des poètes qu’on peut appeler les poètes de la Résistance. ″la fin de la révolution″. le premier semble incompréhensible. Et peut-être le plus fondamentalement usé à mon sens de ce qu’on appelle. cette entrée en résistance est un réquisit de la situation et on a souvent expérimenté que les gens qui entrent ainsi en résistance sont imprévisibles . Alors qu’avons-nous fait l’année dernière ? Je le rappelle. à la liberté… Ça n’est pas nécessairement l’adversaire politique. écriture. qui est de savoir pourquoi en définitive il est si difficile de parler de la musique. quand on entre par l’un. c’est précisément un paradigme de la constitution non classique de l’adversité. c’est-à-dire si vous entrez en résistance parce que les nazis sont là. au fond. ou celui qui exerce sur moi une figure de la négation (oppression. etc. essentiellement. protestation. Et cette fin de tout. ou usé. c’est-à-dire ce ne sont pas les gens pré-codés par les partis. il est négation de la négation puisqu’il est rébellion. Et alors. à un colloque à l’ENS sur Jacques Derrida.[…] [Suit l’annonce de sa participation. Parce que la Résistance. maintenant entrons un peu dans le sujet de cette année. dans la voie d’un nouveau protocole de constitution de l’adversité. samedi. une sollicitation subjective qui n’est pas pré-codée par quelque chose puisqu’elle n’est imposée que par la situation . avec la liste des participants. etc. les organisations. Alors que pourtant l’intellectualité de la musique est très vive. à la nouveauté. Au départ ce sont des singularités absolues qui entrent en résistance. c’était que nous ne pouvons plus entièrement assumer aujourd’hui cette vue des choses. Donc ces poètes de la Résistance nous ont guidés pour cette raison. Non seulement d’en parler en philosophie. Nous ne pouvons plus être dans le champ qui a longuement prévalu de la définition de l’adversaire par la logique de la contradiction finalement : l’adversaire comme celui qui me nie. de sorte que mon rapport à l’adversité est dialectique au sens où il est négation de cette négation… D’abord et avant tout. il n’en reste pas moins qu’il y a une difficulté. ça a été de proposer un nouveau protocole d’identification de l’adversaire. Si le rapport à l’adversaire est dans l’élément de la contradiction. me paraît être les difficultés qu’a la pensée à se représenter l’adversité dans la figure de la négation de la négation. figure quasiment abstraite et presque mathématique de la pensée). ou si vous entrez en résistance contre Mussolini. ″la fin du marxisme″. le centre de notre propos l’année dernière. la fin de tout. dans la forme de l’État. Difficulté que je résume en deux secondes qui est que le propos sur la musique est toujours tiraillé entre une tendance qui le ramène ou le fixe du côté de l’affect (c’est-à-dire la musique comme suscitation affective. en ce sens il est en effet. la musique comme alternance de la joie et de la tristesse. mais d’en parler en général . et donc la mémoire. pour des raisons qui sont des raisons précisément de rapport nouveau à l’adversité. des répressions ou des exploitations. Mais quand on entre par l’autre. Il annonce également. la musique comme emprise sur les corps) ou d’un discours technique (c’est-à-dire la musique comme construction. comme Hegel l’a toujours énoncé. Bien. comme pensée. c’est-à-dire quel est le rapport exact entre la musique comme procédure. mais beaucoup d’autres figures de l’affect) et le comble aussi de la construction artistique abstraite. etc. C’est-à-dire dans la figure en quelque sorte classique de la dialecticité du rapport de l’action et de la pensée à ce qui est constitué comme son . exploitation. Pourquoi les poètes de la Résistance ? En l’occurrence René Char et Pasolini principalement. qui à mon avis concerne la seule musique. C’est une catégorie beaucoup plus générale qui est qu’on suppose.). Et donc. C’est comme si la musique était la conjonction. c’est-à-dire que la Résistance a toujours été une réquisition. de choix nouveau au regard de l’adversité. un adversaire intérieur. La musique c’est ça. révolte. affirmation négative contre précisément une négation qui est exercée originairement sur moi-même dans la figure des oppressions. L’hypothèse c’est que toute pensée est aux prises avec un adversaire qui généralement est un adversaire intime. presque improbable tout de même. comme vous voulez. Voilà pourquoi… Enfin je voudrais traiter cette question. comment identifier cet adversaire ? Quel est le protocole contemporain de l’identification de l’adversaire ? Je signale que c’est la raison pour laquelle nous avons eu recours. entre le comble de la puissance affective potentielle ou virtuelle (y compris sous la forme de l’emprise rythmique sur les corps par exemple. Alors l’adversaire. l’autre devient invisible. y compris pour ceux qui n’étaient pas là… L’essentiel. C’est aujourd’hui un dispositif saturé. Alors pourquoi ? Pourquoi faut-il proposer une pensée nouvelle sur la question de l’adversaire ? Eh bien c’est parce que nous sommes au-delà de sa classique identification dialectique. de façon assez suivie. dimanche. C’est un point très particulier n’est-ce pas. ou n’importe quoi d’autre. que toute pensée est aux prises avec une adversité. c’est ce qui s’oppose à la création. la thèse. sa participation à un forum Le Monde sur ″La musique comme pensée″ à Le Mans :] je parlerai sur un point qui m’intéresse depuis longtemps. du rapport à l’adversité . de l’écriture.

etc. substitutive à l’adversaire. en réalité vous avez un élément sourdement nihiliste parce que vous êtes dans l’élément du rien subjectivable qui est hors la systématicité du système. Disons que cette construction dialectique de l’adversité a fixé le régime de la pensée. de la négation de la négation. comme ″révolutionnaire″ et/ou ″d’avant-garde″. la ″domination″. ça c’était le premier point. une . en fait. mais qui à mon sens sont des figures de l’acceptation camouflée. c’est quelque chose comme la rébellion dans la figure d’une obscurité de l’adversaire. Un système. Et donc s’orienter dans la pensée. ou nous savons mal. j’avais dit que c’était le revers nihiliste de cela. Ce n’est pas du tout une figure d’opposition.) mais dans l’élément de la révolte ou de la rébellion. Et donc il faut le pouvoir. l’hypothèse de départ. Donc ça c’était le deuxième point. Il devient une abstraction dominante. la gauche c’est effectivement définissable comme étant la figure qui a une conception substitutive de l’opposition. c’est une figure selon la loi . c’est-à-dire la négation sans l’affirmation. il faut cette place. Je récapitule le mouvement parce qu’on va s’insérer dedans quand même. et qui fait que l’adversaire en réalité est inaccessible en fait. c’est ce à quoi vous ne pouvez opposer que le rien. Et la gauche on peut dire qu’elle s’oriente selon la loi. Premier point : il faut être au-delà de la figure de la négation de la négation. Deuxièmement les figures de la gauche et du rebelle. il faut se substituer au pouvoir pour en fin de compte changer la loi. une manière de dire les choses. sont absolument liées à cette crise de la figure dialectique de l’adversaire. L’opposition étant distinguée de la négation.. de l’acceptation comme acceptation masquée. ce que c’est que l’adversaire. une pente secrète (j’y reviendrai) au nihilisme. C’est-à-dire si on parle d’orientation dans la pensée.adversité immanente. il faut le pouvoir. Si on regardait les textes détaillés concernant ce courant. le recommencement. c’est la figure de la constitution de l’adversaire comme ce à quoi on s’oppose. etc. d’une autre manière. comme deux figures qui en réalité se nourrissent de la déréliction de la figure dialectique mais terminent en figure de l’acceptation ce qui est entamé comme figure de l’adversaire. des élucidations détaillées de ces points. c’est que la gauche (c’est une catégorie n’est-ce pas. mais je rappelle que la gauche c’est la figure oppositionnelle. c’est toujours s’orienter selon le régime de la loi tel que. C’est une figure qui est la négation. on verrait que l’adversaire est pris ou subsumé sous une figure qui est une figure systémique. C’est une figure qui ne dit pas « il faut le pouvoir » mais qui dit « il y a le pouvoir sinon rien ». dans la difficulté de la figure classique de la constitution de l’adversaire. Il faut donc à la fois en penser abstraitement la dimension. ne sont pas sur ce point une véritable solution. Je vais réexaminer ce point qui est décisif quand même. c’est-à-dire il importe de remplacer. pendant une longue période. Le ″système″. Donc dès qu’on vous dit « ce à quoi je m’oppose c’est le système ». apparemment tout à fait contraires. Alors ça c’était le premier point. C’en est le noyau. c’est un peu plus ramifié et conceptuel que ça). c’est-à-dire dans l’élément. Car en réalité. Je tiens que les difficultés manifestes de la pensée contemporaine dans ses cheminements politiques. C’est la définition du système. J’avais proposé de dire ça. Ou si vous voulez la gauche et son extrême avant-garde. L’année dernière. Ce qui souvent revient à dire d’ailleurs qu’il est un ″système″. véritablement. j’avais proposé de dire que dans le champ de ruines de cette dialectique-là. La substitution au placement est l’essence de cette figure. avaient surgi deux nouvelles figures. De là évidemment. du point de vue de la subjectivité constitutive de ce qu’est l’adversaire. je ne les reprends pas. opposées mais finalement constitutives du moment présent. Et quant à la figure du rebelle. Alors je ne vais pas y revenir : on a fait des analyses. sans à proprement parler la négation de la négation. elle est une figure dont l’essence est d’accepter que. précisément. On avait développé ces points-là. précisément. ce dont il s’agit est substitutif en dernier ressort. c’est pas simplement la grande collection des candidats socialistes aux élections présidentielles . on dira : la figure d’orientation que la gauche propose toujours. Passons maintenant au deuxième point. d’orientation dans l’existence. Alors. et voir ce qu’on propose au-delà. de sorte qu’elle est une figure d’acceptation de la figure du pouvoir . La figure révolutionnaire et/ou d’avant-garde est une figure qui privilégie en effet la négation (la table rase. en effet. c’est-à-dire qui se tient dans l’absentement de ce à quoi on s’oppose. Voilà. le nihilisme. de se tenir à la place de ce à quoi on s’oppose. ou de la destruction . Et l’essence de l’opposition est en réalité la substitution  c’est comme ça que ça marche. que j’avais appelées : la figure de la gauche et la figure du rebelle  ce couplage par provocation n’est-ce pas. C’est-à-dire que l’essence de ce qui se présente comme opposition est en réalité la figure substitutive . Nous ne savons pas. artistiques. on s’y oppose mais on n’a pas comme but de le détruire.

« je me lève contre les méchants » qui pullulent  c’est bien vrai [sourires]… Donc si je veux dire autre chose que cela. est dans une disposition de saturation. à la fin des fins″. c’est que les figures actuelles de l’orientation potentielle sont désorientantes parce qu’elles sont encore en réalité à l’intérieur de l’énoncé primordial du matérialisme démocratique : ″il n’y a que des corps et des langages″. parce que l’orientation selon la loi ou l’orientation selon le désir ne proposent pas véritablement la constitution nouvelle d’une figure de l’adversaire qui pourrait nous réorienter. Il y a une réciprocité articulée dont Lacan a fait la théorie . de notre site. historiquement. sont des propositions de désorientation. Et alors j’en viens à ce qui était le dernier point de l’année dernière : s’il faut une proposition d’orientation. Donc l’énoncé de départ pourrait être : ″il n’est pas vrai qu’il n’y a que des corps et des langages″  si on lui donne sa forme négative. insuffisant. je pense que si nous voulons réellement trouver un principe d’orientation qui soit au-delà de la négation de la négation. qui est déjà très bien. depuis Mai 68 et ses conséquences. et que je propose de désigner comme l’idéologie dominante de notre temps. on va définir la liberté . de notre lieu. Et ce dont il s’agit dans cette paire loi-désir s’est donné au fond dans le tandem hostile et paradoxal des maoïstes lacaniens d’un côté et des anarchistes deleuziens de l’autre. Tout en assumant naturellement son existence essentielle. Mai 68 et ses conséquences ont été précisément l’expérimentation historique des virtualités contenues dans le tandem loi-désir quant aux figures possibles de constitution nouvelle de l’adversaire. en tant que figures masquées de l’acceptation. alors il faut déplacer l’énoncé constitutif du matérialisme démocratique. c’est l’énoncé ″il n’y a que des corps et des langages″. plus compliquée que ça. ni à leur articulation. Il est l’énoncé qui permet de dire que ce qui nous oriente est soit de l’ordre de la loi. leur effet réel est désorientant. d’autres aussi. à un niveau d’abstraction plus élevé. et là j’en viens à mon point de départ de toute l’année. Alors vous voyez bien. ou bien on est dans la figure substitutive du pouvoir et de la loi. Il n’y a aujourd’hui de proposition possible de réorientation dans la pensée et dans l’existence que si on tient que le jeu général de l’orientation n’est pas réductible à l’articulation de la loi et du désir. Et que nous savons en réalité qu’il y a une profonde identité entre les deux. la possibilité de quelque chose qui ne se laisse réduire ni à la loi ni au désir. qui est ″il n’y a que des corps et des langages. Ou si vous voulez quelque chose qui n’est réductible ni au corps ni au langage. on peut dire que le couplage essentiel des deux figures. Et alors vous voyez. Et qui fait que je proposais de dire que ces deux figures sont des figures de désorientation en réalité . Voilà. C’est l’un ou c’est l’autre mais ce qui soutient cela est un énoncé partageable finalement. si on dit ″il n’y a que des corps et des langages″. c’est ça le défi. De cela nous avons fait le tour. Cette année va être consacrée à la construction conceptuelle d’un appareillage de pensée rendant possible que ce qui nous oriente soit irréductible à la combinaison des corps et des langages. Je ne dis pas que la désorientation soit nécessairement mauvaise  c’est une autre question. c’est en réalité le couplage de la loi et du désir. selon quelque chose qui pourrait être nommé ″vérité″ dans un sens renouvelé . Et donc elles sont des figures complémentaires de la désorientation. nous allons la prendre un peu autrement en disant : ce qui ne se laisse réduire ni au corps ni au discours. soit de l’ordre du désir… Et donc. ou bien on est dans le nihilisme du désir. On ne peut pas être dedans. à mon sens. soit d’un autre ordre que cette combinaison. c’est-à-dire quelque chose qui ne se laisse réduire ni à la loi ni au désir. à savoir « je me lève contre l’oppression ». « je me lève contre l’exploitation ». Eh bien ce qui s’est donné dans ce tandem-là. Et qu’est-ce que c’est que cet énoncé ″il n’y a que des corps et des langages″ ? Eh bien c’est un énoncé que je propose d’appeler l’axiome du matérialisme démocratique. Et d’ailleurs. de fait. Ce sont plutôt des propositions qui. fondamentale. mais qui encore une fois est manifestement saturé. Alors c’est une expérimentation historique prolongée. c’est-à-dire disons s’orienter selon les vérités. Ce que je soutiens.substitution rend possible sa modification. Donc l’axiome de ce que je propose d’appeler le matérialisme démocratique. Mais en tout cas on ne peut pas dire que ces figures sont des propositions d’orientation dans la pensée ou dans l’existence. Et j’avais dit que naturellement. ce n’est pas un moment… Je pense que cette expérimentation est maintenant saturée. c’est-à-dire audelà de la dialecticité usuelle. infrastructurelle si vous voulez. nous avons fait le tour. le rebelle propose de s’orienter selon le désir. alors il faut s’orienter selon le générique. Il nous est arrivé d’évoquer cela ici déjà. Donc. basique. Et. Et je soutiendrai que ″il n’y a que des corps et des langages″ est un énoncé commun à la figure de la gauche et à la figure du rebelle. Donc.

en quel sens prend-on ″il y a″ ? Ça c’est un premier travail. peut-être rarement.  parce que tout ça ce n’est que des conséquences en réalité de l’énoncé selon lequel ″il n’y a que des corps et des langages″. en ″sinon que″ du ″il y a″ . ″sinon que″ veut dire que dans certaines conditions. on va dire : les bons langages sont des langages qui ne contraignent pas les corps de telle ou telle manière. Et donc on peut définir ce séminaire comme un accompagnement. Alors. c’est bien vrai que ″il n’y a que des corps et des langages″ . de l’entame qu’on peut faire contre lui. Donc l’enjeu c’est la construction d’une scène idéologique nouvelle. C’est la part matérialiste. Vous savez. la définition de ce que sont les droits de l’homme. qui n’est pas exactement dans la figure du ″il n’y a que des corps et des langages″. On est d’accord au fond pour dire qu’il n’y a que des corps et des langages. qui est l’énoncé ″il n’y a que des corps et des langages″. la définition de l’égalité. Alors. cette construction va donc comporter (et c’est ça qui fait son extrême difficulté plus un autre problème que je vais vous dire) : premièrement une logique du ″il y a″. mais dans un autre mode de ce ″il y a″. ″sinon qu’il y a autre chose″. une introduction. On ne va pas l’attendre. là aussi. ça c’est la part matérialiste de l’énoncé. sinon qu’il y a des vérités″  la forme est très importante car ce n’est pas « non c’est pas vrai qu’il n’y a que des corps et des langages ». est en réalité (c’est pour ça que ce séminaire en est l’accompagnement)… est en réalité l’enjeu du livre que je viens de finir. essentiellement dans la désorientation. non pas dans le même registre du ″il y a″ que les deux autres. ″sinon qu’il y a des vérités″ . Alors. je tente une construction qui opposerait au matérialisme démocratique quelque chose que j’appelle une dialectique matérialiste et qui. mais qui n’en est pas moins pouvoir être dit ″étant″. quelque chose qui est aussi de l’ordre du ″il y a″ apparaît. le problème de cette année. etc.. sinon qu’il y a des vérités″. peut avoir un énoncé constituant très très simple. c’est une logique de l’exception. etc. ″il n’y a que des corps et des langages sinon que il y a des vérités″  c’est en exception. Et aussi contre l’ensemble de ses conséquences concernant la définition de la liberté. ça consiste toujours à dire qu’il y a trois choses et pas deux. c’est de nous doter d’un appareillage minimal contre l’énoncé considéré comme dominant. pas toujours. on ne le sera pas toujours rassurez-vous. vous voyez.. Et on peut dire que l’enjeu c’est à la fois d’avoir une complète intelligibilité de ce que c’est que le matérialisme démocratique.comme la liberté des corps par rapport aux langages. Alors la construction générale des conséquences de cet énoncé. Que veut dire ″il y a″ dès lors qu’on est d’accord pour dire essentiellement ″il y a des corps et des langages″ ? Mais quand on dit ″il y a des corps et des langages″. Énoncé donc que j’appelle énoncé constitutif du matérialisme démocratique dans lequel nous vivons aujourd’hui et qui se déploie en tant qu’élément dominant. à mon sens. dans laquelle on identifierait le matérialisme démocratique comme la figure idéologique dominante dans laquelle on chercherait les points. voilà . Tant que vous restez là-dedans. C’est-à-dire que dans un certain registre du ″il y a″. Et naturellement la corrélation entre les deux. les lieux où faire une sorte d’incise. Et puis le second travail. c’est-à-dire qu’il s’agit de faire apparaître le troisième terme. la dialectique. dans le propos qui est le mien. mais en figure d’exception. d’une manière ou d’une autre. qui n’est pas dans le même registre du ″il y a″. de sa signification véritable. le bon langage est celui qui permet à l’expressivité des corps d’être maximalement créatrice. etc. En réalité il y a trois choses et pas deux. C’est après tout toujours une des fonctions majeures de la philosophie. voilà… En tout cas nous savons que l’appareillage dont nous avons besoin contient une logique du ″il y a″ et une logique de l’exception. effectivement. c’est-à-dire vous n’êtes ni dans le dispositif dialectique de la négation de la négation (lequel est saturé et obsolète). qui s’appelle Logiques des mondes. Et donc. ni non plus dans une conception novatrice de l’affirmation. je voudrais vous faire remarquer (parce que là on est très abstrait . d’exception à cette domination. c’est introductif ça) que la pente majeure du matérialisme démocratique c’est de . une présentation concentrée de Logiques des mondes en tant que Logiques des mondes paraîtra quelque part dans le printemps. Donc on va dire ″il n’y a que des corps et des langages″. Empiriquement. eh bien vous êtes. Ou bien on va dire. L’énoncé constituant du matérialisme démocratique c’est ″il n’y a que des corps et des langages″. et je propose comme énoncé constituant de la dialectique matérialiste l’énoncé suivant : ″il n’y a que des corps et des langages. Vous êtes dans la désorientation. inversement. Qui est un énorme livre. c’est-à-dire ″sinon qu’il y a des vérités″ . comme structurant la situation. etc. d’un certain point de vue. de contribuer à l’édification d’une scène idéologique nouvelle. Mais la forme est très importante. c’est-à-dire ″il y a. ″sinon que″ quelque chose est. et des conditions sous lesquelles on peut lui opposer vraiment quelque chose.

c’est-à-dire ouvrant simplement la brèche formelle de l’exception possible dans le ″il y a″. Mais ce que je ne peux pas reconnaître. ″c’est comme ça″. c’est-à-dire : elle est sans exception précisément. il n’y a qu’une économie. cette théorie selon laquelle il n’y a en réalité qu’un seul ordre. “Il n’y a pas d’exception” se dit très souvent dans l’espace idéologico-politique par le fait que ″il n’y a qu’une seule chose″ : il n’y a qu’une politique par exemple. C’est un argument majeur et constant.considérer qu’il n’y a pas d’exception. etc. puisque après tout nous dirons aussi qu’il n’y a que des corps et des langages. L’exception. Sinon qu’on va dire ″sinon que″. Et donc la non-exception se présente dans la figure de la multiplicité pure et de son acceptation normative. parce que c’est un matérialisme au sens où il affirme que ″il n’y a que des corps et des langages″. il y a des feu follets. peut-on prescrire un univers logique qui se prête simultanément à la logique du ″il y a″ et à la logique de l’exception. c’est-àdire ″c’est comme ça″. Voilà. D’ailleurs. Et la forclusion de toute exception signifie en réalité que la pluralité est le mode propre d’existence de l’un. effectivement. il l’accompagne quasiment par en dessous d’une forclusion de toute exception. Donc il y a un ″c’est comme ça″ majeur. et en accordant à cette pluralité un statut d’unicité. Elle est très fine. c’est un ″nous″ hypothétique. on y greffe une logique de l’exception. c’est-à-dire ″il y a des corps et des langages″ ou “il n’y a pas d’exception”. Il y a une présomption de l’un. la diversité des cultures. Donc on pourrait en effet soutenir que le matérialisme démocratique est conséquent en affirmant l’énoncé de la pluralité. comme vous savez. qui d’ailleurs est vraie. sauf justement ce qui prétendrait être en exception de cette modalité du ″il y a″. reconnaissant cette multiplicité comme figure du ″il y a″. Ça c’est le premier registre. il n’y a qu’un marché mondial. Et ce ″c’est comme ça″ majeur se ramifie en pluralité immanente dans la figure ″il n’y a que des corps et des langages″. que nous avons tant de difficultés  quand je dis ″nous″. c’est des utopies. sinon que c’est ouvert à un ″il y a″ d’une autre espèce. Donc c’est un travail qui est en partie un travail de logique  je reviendrai sur ce point. Et pourquoi il est une instance de l’un ? Parce qu’il est une théorie de la non-exception. . c’est ce qui n’est pas comme le reste. ça demande un appareillage compliqué et j’indique que c’est parce que cet appareillage est à construire pour une part. C’est un travail de logique. la diversité des individus. c’est archaïque. etc. on la nommera ″vérités″. en tant qu’exception immanente ? Bien. On pourrait presque le définir ainsi.. C’est-à-dire oui il n’y a que cela. parce que la non-exception est camouflée par la multiplicité. On va dire ″il y a des corps et des langages sinon que…″ Et cette brèche du ″sinon que″. Donc on va bien dire ″il y a des corps et des langages″ à la fin des fins. c’est-à-dire ce qui. C’est la reconnaissance de l’autre si vous voulez. très subtile. immanent au premier. la diversité des postures sexuelles. “donc je dois la reconnaître puisque c’est ce qu’il y a”. Or vous savez que c’est un argument fondamental de la pensée démocratique contemporaine que de toujours dire ″il y a″. Alors c’est une figure très complexe n’est-ce pas. Vous voyez que ça c’était pour faire le tour du premier type de difficulté. Et en réalité. ça ne va pas de soi. d’argumenter contre toute exception. Bien. que l’un (à savoir la non-exception. C’est ça l’opération. Nous n’allons pas dire ″il y a des âmes ou il y a des esprits. c’est des rêveries. Et c’est pour ça que c’est un matérialisme démocratique. “ce n’est jamais qu’une combinaison de corps et de langage particulière” . vous reconnaissez tout. c’est une théorie dont le contenu propre est d’arguer. que nous avons en partage. il est aussi une instance de l’un. mais qui introduit une logique de l’exception. “il y a des corps et des langages”. et le démocratique c’est ce qui fait que tout est comme le reste. Et cette présomption de l’un. vous reconnaissez tout. il y a une spiritualité″… Non. Non sans raison. Mais. virtuel… Nous avons tant de difficultés . D’ailleurs. de façon immanente. Et je soutiens que c’est le cœur du matérialisme démocratique. Ici on soutiendra finalement le contraire mais c’est un problème qu’il faut examiner dans sa tension propre. sauf ce qui prétendrait qu’il n’y a pas que cela. dirait. Le reste. La non-exception est camouflée par la multiplicité parce que vous commencez par reconnaître que ″il y a des corps et des langages″. d’une certaine manière. Il faut se convaincre que l’on partage la logique du ″il y a″ et qu’on y suture. elle est le ″il y a″. la figure unique du ″il y a″) est précisément donné dans la figure de la multiplicité apparemment normative. c’est ce qui est en exception de ce qu’il y a naturellement . parce qu’après tout on peut soutenir que l’exception c’est jamais vraiment démocratique. et c’est l’autre axiome que je propose de soutenir : ″il n’y a que des corps et des langages sinon que″. on en est tous plus ou moins corrodé ou atteint. Alors donc vous ouvrez à une multiplicité sans bords . ça veut aussi dire “tout autre je le reconnais”. on ne va rien dire de ce genre. ce qui paraît être une thèse matérialiste élémentaire.. ″il n’y a que des corps et des langages″. dont on prendra ensuite des exemples etc. fondé sur le premier. Reconnaître la logique générale du ″il y a″. Et c’est cette brèche de l’exception dans le ″il y a″ que j’appelle ″vérité″. Ça c’est une première difficulté.

De constituer des sujets comme des sujets de la marchandise . c’est-à-dire le réel du semblant de réel. Voilà. Nous le savons ça. La deuxième difficulté. toutes les représentations etc. Aujourd’hui ça n’est pas clair ! La conscience qu’on se fait avoir est certaine. c’est-à-dire le moment où le matérialisme démocratique s’avère une idéologie. c’est-à-dire quel est le point d’imposture du matérialisme démocratique. puisqu’en effet il n’y a que des corps et des langages. et entre autres.″ ? Personne. Et c’est un des grands propos du séminaire de cette année de tenter d’aller un peu loin dans l’élucidation de ce point . Qui va réellement objecter à ″il y a les corps et les langages. c’est-à-dire en réalité le ″sinon que″ des vérités. Le matérialisme démocratique c’est une idéologie dont la figure particulière se présente comme la pure et simple description de la réalité. la forclusion de l’exception. à la transcendance. Comment se fait-il qu’il est en état de se présenter comme la description de ce qu’il y a ? Alors qu’à l’évidence nous expérimentons par ailleurs qu’il organise imaginairement les consciences. d’assumer le ″il y a″. les cultures. Et qui revient à quoi ? Eh bien qui revient à penser. est de l’ordre du semblant. nous l’expérimentons. un jeu réciproque des corps et des langages. Parce que l’argumentaire du matérialisme démocratique consiste à toujours dire : « si vous convenez avec nous de ce ″il y a″. c’est certain. argumenté du ″il y a″ vous voyez. Mais il faut un appareillage nouveau et compliqué pour assumer. le réel du semblant . pour traiter ce point de façon déployée. Nous avons aussi à partager ça. eh bien vous devez en tirer les mêmes conséquences que nous . nous serons obligés de penser ce que c’est que la figure propre du semblant dans ce cas-là. Ça c’est une situation. Parce que d’une certaine manière. Cependant. ceci n’est qu’une apparence si nous soutenons la thèse que ce n’est qu’une idéologie. la figure potentielle ou virtuelle de l’exception. les univers. Ceci nous est dit tous les jours : « c’est comme ça ». en dernier ressort un propos de caractère idéologique. on peut lui donner un autre nom. l’idéologie elle-même. chez lui. Et donc. Donc c’est une opération tout à fait singulière. l’effectivité de ce qu’il y a. le ″il y a″ du matérialisme démocratique bascule dans l’imaginaire. parce qu’on a à faire à une figure qui est toujours en réalité apte à prononcer que ce qu’elle dit. vous devez assumer qu’il n’y a pas d’exception ». Qu’est-ce que c’est que le réel du semblant de réel ?  c’est ça la question que nous devons adresser au matérialisme démocratique. ou tout ce que vous voulez. Mais pour en venir là. d’une manière ou d’une autre . ce qui veut dire que. dans la figure imaginaire de l’un ou du tout. Pas simplement de l’exception mais de sa possibilité. Et en un certain sens. c’est que le matérialisme démocratique. très nouvelle. Donc vous voyez en quel sens elle est toujours en état d’arguer que son propos. il n’a pas d’autre but. Et cette forclusion de l’exception. Et mettant au défi. au destinal. par conséquent. tout adversaire potentiel. c’est que nous avons à reconnaître son ″il y a″. ce que je crois. c’est de disposer des sujets devant le marché. alors même que ce qui semble être son être propre est de décrire correctement le ″il y a″. que en fait il n’a qu’un seul but.à être dans l’espace de la possibilité de l’exception. est tout simplement la matérialité même de ce qu’il y a. Mais sauf à régresser dans les figures de la négation de la négation (et de la figure de la dialecticité). c’est précisément lorsqu’il se totalise lui-même. La question est vraiment de savoir : où est-ce que nous nous faisons vraiment avoir ? Et ben c’est pas clair ça. Et on sera bien obligé de dire à un moment donné que l’imposture c’est de forclore l’exception. en définitive. c’est-à-dire la clause de l’un. tout en reconnaissant cela. c’est simplement ce qu’il y a. et qui doit être démontée et formalisée comme telle. à tout ce que vous voulez. Mais c’est une imposture très spéciale. notre réponse à la question de savoir où exactement fonctionne l’imposture n’est pas claire. c’est-à-dire lorsqu’il forclôt toute exception. Mais cet élément idéologique lui-même est constamment argumenté du réel. Et donc. de l’ordre de la représentation imaginaire. se présente comme le contraire de l’imaginaire. dans le cas du matérialisme démocratique. Elle se présente comme la pure et simple description du ″il y a″ comme tel. la construction de quelque chose qui échapperait au matérialisme démocratique est très compliquée. comme un assortiment. si réellement il est une idéologie. en éliminant l’exception. et c’est avec ça que se constituent les mondes. argumentant de la description de ce qu’il y a. Mais la figure singulière du matérialisme démocratique c’est que c’est un semblant tel qu’il est argumenté du réel. Mais ça c’est une opération assez compliquée. à mon sens. Ceci n’est qu’une apparence. c’est-à-dire : qu’est-ce que c’est que le . Et c’est ce moment-là cependant qui le fait basculer dans la figure imaginaire de la totalisation. relativement inédite : que l’idéologie dominante se présente elle-même comme entièrement argumentée de thèses sur le réel. est son élément idéologique propre. ou d’une transcendance quelconque. la puissance du matérialisme démocratique. Ce n’était pas du tout comme ça du temps où l’idéologie dominante c’était la religion chrétienne par exemple : c’était une grande figure du semblant argumentée de l’extériorité au monde. Et elle prétend précisément que c’est tout ce qui n’est pas elle qui argumente d’une extériorité au réel. c’est vrai.

c’est-à-dire une matérialité des vérités ellesmêmes ? C’est en ce sens qu’on parlera d’une exception immanente. ou tenter de montrer comment une thèse sur le ″il y a″. C’est pour ça que je parlais de dialectique . Alors on va cheminer sur une crête qui n’est pas celle-là. nous disons ″sinon qu’il y a des vérités″ . en un certain sens. Donc ça c’est la 2e partie du programme : ce sera de tenter de penser ce que peut bien être le corps de l’exception. on peut les résumer comme ça :  premièrement : quelles sont les lignes générales d’une nouvelle grande logique ? C’est-à-dire d’une nouvelle théorie du lien entre l’être et l’apparaître. Mais une théorie qui assume qu’il y a un réel du semblant lui-même. à mon avis. relève la logique dialectique comme telle. ça ne relève pas. ou de l’apparaître. ou quelque chose comme ça. c’est une thèse matérialiste raisonnable mais d’un autre côté il y a un fonctionnement de cette thèse qui la fait basculer dans la logique du semblant ou dans la logique de l’apparaître. mais qui paraît aussi raisonnablement démocratique. tirons-en les conséquences en ce qui concerne les libertés. c’est-à-dire ″il n’y a que des corps et des langages″ . Donc ça veut dire que cette exception elle-même doit pouvoir se présenter sous la forme du régime général du ″il y a″. Alors ça c’est un aspect de la chose. Et ça va culminer dans la question suivante : qu’est-ce que c’est que le corps d’une vérité ? Si bien que nous avons. »  ça paraît absolument recevable… Comment se fait-il que cette thèse soit susceptible de fonctionner comme une imposture radicale ? Alors que. d’un côté la matérialité de la thèse. enfin une thèse à la Baudrillard. deux grands problèmes . etc. Et d’autre part. Vous voyez : comment se fait-il que nous soyons contraints de partager une thèse qui doit fonctionner cependant dans l’élément d’une imposture radicale ? Et comment cette imposture radicale est-elle possible s’agissant d’une thèse de ce genre ? Et donc nous allons avoir à examiner quel est le ″il y a″ propre de l’apparaître. le ″il y a″ propre du semblant. . Enfin. » .semblant en tant qu’il est argumenté du réel ? Et donc nous devrons aller jusqu’au point où nous rendrons raison du ″il y a″ de l’apparaître lui-même. Et quel est ce réel ? Quelle est cette dimension qui seule nous permet de comprendre qu’une thèse matérialiste évidente puisse fonctionner en définitive comme une imposture idéologique ? Et alors ça c’est ce que j’appellerai la nécessité d’une nouvelle grande logique. pour cette année. Donc une nouvelle grande logique et . C’est-à-dire nous allons montrer. et comme ″il n’y a que des corps et des langages″. C’est en exception du ″il n’y a que des corps et des langages″ mais cela est quand même dans le régime général du ″il y a″. Vous comprenez : nous devons avoir une théorie du semblant qui n’est pas une théorie du semblant comme substitut du réel. quelque chose comme ça . etc. Parce que si nous disons ″il n’y a que des corps et des langages sinon qu’il y a des vérités″. sans cependant basculer dans une pure théorie du semblant justement. mais c’est une exception immanente. Puisque c’est en exception de ″il n’y a que des corps et des langages″. ça. ″dialectique″ ça veut dire qu’il y a une exception. de l’image. Et que cependant les vérités ne soient pas réductibles aux corps et aux langages. c’est-à-dire : en quel sens le ″il n’y a que des corps et des langages″ peut-il être un ″il y a″ du semblant  bien que ça se présente comme une thèse que nous allons partager. Le langage. On va à la fois assumer. comme nous ne voulons pas tomber dans une figure idéaliste ou une figure du semblant pur. Voilà. et vous avez un retour du fait que vous avez assumer qu’ ″il n’y a que des corps et des langages″ sur le fait qu’il y a des vérités. à savoir la thèse : « écoutez : il n’y a que des corps et des langages. C’est ce qu’on appelle une figure de torsion. il faut que nous ayons la possibilité d’une théorie du semblant. Que ça n’est pas excepté du ″il y a″ lui-même. Nous assumons qu’ ″il n’y a que des corps et des langages″ . du virtuel. nous avons à rendre raison du ″il y a″ des vérités. c’est-à-dire : vous devez quand même montrer que ça n’est pas un autre monde  vous comprenez ?… Que ça n’est pas une autre scène. il nous faut aussi que l’exception relève du régime du ″il y a″. Mais le point difficile c’est : qu’est-ce que c’est que le corps de l’exception ? C’est-à-dire en quel sens les vérités ont un corps ? Et vous voyez que nous y sommes obligés. qui soit une théorie du réel de l’apparaître et non pas une théorie du pur apparaître de l’apparaître. voilà. en soi-même. Il nous faut une nouvelle grande logique. sur ce qu’il y a. Par conséquent. Donc il nous faut une nouvelle grande logique qui succède. il faut qu’il y ait un CORPS des vérités. un problème tout à fait capital aujourd’hui. ce n’est pas étonnant puisque le schéma dialectique c’était la grande logique de Hegel. cela va de soi. donc du ″il y a″ de l’exception. etc. nous sommes contraints de la partager. ou entre le réel et le semblant. relaie. du fantôme. et dans Logiques des mondes aussi d’ailleurs. Donc vous avez la question légitime de : en quel sens y a-t-il une corporéité. l’égalité. Alors j’appelle théorie du semblant quelque chose qui dirait : « oui ben tout ça finalement ça relève du virtuel. mais matérialiste. qui paraît non seulement raisonnablement matérialiste. Ça c’est.

du principe général du ″il y a″. c’est-à-dire qu’elle n’est pas au fond philosophique mais pré-philosophique au sens où elle indique les virtualités idéologiques de l’ensemble : on va essayer de faire en sorte que le matérialisme démocratique dominant soit en quelque manière contraposé ou ébréché par une autre orientation de pensée qu’on appellera la dialectique matérialiste. dans le monde. Ensuite il y a la grande logique. . Alors. et non pas simplement le monde dans son développement. Voilà. parce que. dans ce Livre I. le couple est un peu défait . toute scène du ″il y a″. La relation : eh bien qu’est-ce que c’est qu’une relation entre objets ? Tout ça est d’un classicisme parfait : conditions générales de l’apparition d’un monde . qu’un objet ? Comment on peut singulariser un objet dans un monde. le thème de la révolution par exemple. Le Livre III c’est L’objet. Prenez par exemple l’opposition traditionnelle entre réforme et révolution. Remarquez qu’aujourd’hui tout le monde parle de réforme et plus personne de révolution . les anciens fidèles d’ici en ont eu des bribes parce que je l’ai traitée dans les séminaires de 96. alors là ça devient sensationnel… Mais en réalité le débat entre réforme et révolution était un débat qui portait sur quoi ? Eh bien la réforme c’était une transformation homogène au monde . et vous allez voir tout de suite le lien avec ce que je viens de vous dire. c’est-à-dire : qu’est-ce que c’est. 97 et 98. La préface argumente dans cette direction. j’appelle ″monde″ toute scène de l’apparaître. mais on le transformait de l’intérieur de la loi du monde. une longue préface qui présente la possibilité d’une nouvelle scène idéologique. qui sont sous la loi de ce monde). dans les changements. On peut dire que le Livre I présente la thèse selon laquelle toute exception est subjective . qui font partie de ce monde. ou si vous voulez que toute exception est corrélée à un effet de sujet. en tant qu’elle est dans la figure d’un sujet. j’appellerai ça ″les modifications″. de sa nature intime. c’est-à-dire qu’on entre dans le vif de la possibilité d’une subjectivation de l’exception. ce n’est pas… Mais vous voyez. III et IV constituent le corps de la grande logique. il y a deux formes intermédiaires du changement. vient en effet en exception de l’objectivité. dans le Livre I. dans la logique dialectique. Le Livre II s’appelle Le transcendantal . les modifications d’un monde. le changement comme loi du monde. que j’avais appelée Théorie axiomatique du sujet. Et le transcendantal c’est simplement l’examen des conditions de possibilité d’un monde . Voilà comment ça s’organise. Alors en gros vous avez une préface qui dramatise un petit peu l’opposition du matérialisme démocratique et de la dialectique matérialiste. c’était ce type de distinction qui sous-tendait. on transformait quelque chose. Tandis que la révolution c’était une transformation du monde. l’objectif fondamental c’est de distinguer. Le Livre V s’appelle Les 4 formes du changement. Donc on va distinguer 4 formes du changement qui vont depuis le changement comme simple dépliement du monde. de sa condition de possibilité même. pour Kant le transcendantal désignait les conditions de possibilité de l’expérience. ou de l’être-là si vous voulez. Ensuite il y a cinq Livres. Le Livre I est directement une théorie du sujet . Donc le transcendantal c’est les conditions générales de ce que c’est que l’apparition d’un monde . Et puis. C’est le livre qui va contenir la théorie de ce qui peut se passer dans un monde qui ait statut d’exception aux lois du monde. Vous avez une préface. relations entre objets du monde. c’est du travail. mais je ne vais pas vous donner toute la machinerie. mais là c’est les conditions de possibilité d’un monde. mais c’est de l’anticipation en même temps. en un sens un peu spinoziste (″les modes″. les linéaments d’une théorie du sujet apte à porter l’exception. le Livre III s’appelle L’objet. ″les modifications″ . deuxièmement : une théorie du corps des vérités. Et puis à l’autre extrémité il y aura l’événement. Je signale que cette théorie du sujet. Il y a trois Livres. Et puis le Livre IV. Le ″sinon que″ dans ″il n’y a que des corps et des langages″ relève d’une logique subjective. pour entrer tout de suite dans les raisons pour lesquelles l’exception. c’est un peu cette théorie axiomatique du sujet qui est présentée là. vous voyez. Et en effet. la grande logique. je vous indique comment ces problèmes sont ordonnés dans Logiques des mondes lui-même  Logiques des mondes que vous aurez dans quelques mois. Ça c’est le Livre II. Les Livres II. Alors l’événement nommera les conditions de possibilité de l’exception : il faut qu’il arrive quelque chose d’une nature tout à fait particulière pour que l’exception du ″il y a″ puisse elle-même se présenter dans un monde. à titre de renseignement. et le Livre IV La relation. en fin de compte. Alors ça. Et donc on propose. c’est-à-dire qui affectent la condition de possibilité du monde. Ça c’est une distinction majeure et qui doit être repensée à nouveaux frais. entre les deux. les changements qui sont intra-mondains au sens strict (c’est-à-dire qui sont des changements conformes aux lois du monde) de ceux qui affectent le transcendantal. objets du monde . réforme est devenu un mot de la droite pure  et quand on voit que c’est Sarkozy qui se fait le champion de la rupture.

c’est une figure au contraire du monde qui. après le Livre VII. Et par conséquent l’élucidation de cette conclusion va être la manière dont je vais vous présenter. ″Qu’est-ce qu’un corps en tant que corps subjectivable ?″ Et on peut dire ″corps subjectivable″ ou ″corps de vérités″. et que ça. Logiques des mondes. dans certaines circonstances. au lieu que dans le livre ça commence par la préface et ça va à la conclusion. dans le monde. après la théorie des points. un peu dur à comprendre. Et le Livre VII. Voilà. il faut entendre naturellement un ″corps de vérités″ . Je vous dois bien une manière originale de lire. en un point particulier du monde. il arrive que l’ensemble des nuances phénoménales de l’apparaître se concentre dans la figure du 2 . en un certain sens. la conception du monde historique comme lutte des classes ou comme conflit entre deux camps. Je voudrais. qui est très ambitieux. Ce que j’appelle ″point″. ce n’est pas n’importe quel corps. on sait à peu près tout [sourires]. comme on le dit dans la dialectique. c’est la même chose. en définitive. Alors on va la retrouver là. C’est bien pour ça que c’est quelquefois un peu obscur. un argumentaire finalement soustrait à la logique de la contradiction. C’est une trajectoire point par point. Vous le connaîtrez ainsi à fond avant tout le monde parce que. Ce n’est pas le monde structuré par le 2. Enfin nous avons une idée de ce que peut un corps. Donc la question du Livre VII c’est à la fois ″qu’est-ce que c’est qu’un corps ?″ et ″que peut un corps ?″ Alors par ″corps″. c’est le moment où l’ensemble des nuances de l’apparaître d’un monde se concentre dans un choix pur entre deux possibilités. Et on va identifier d’un côté les modifications. Parce que dans le Livre I on ne sait pas encore ce que c’est qu’un corps . Donc elle se fait en allant d’une figure de ce genre à une autre figure de ce genre et. à vous qui me faites le plaisir d’être là. dire ceci ou cela. C’est un livre à la fois décisif et peut-être le plus difficile parce que c’est un livre sur le rapport entre la multiplicité infinie et le 2. dans la figure du 2. en un point où on les avait laissées. on a complété ce qui était amorcé dès le Livre I en matière de théorie du sujet. C’est le Livre V. si je puis dire. nous savons ce que c’est un corps. Alors on va lire comme les crabes. En tout cas pas mal de choses. Comme vous le savez. en en élargissant un tout petit peu les perspectives. un peu en diagonale ou à reculons. Dans le Livre VII. on dit qu’un sujet c’est un corps mais on ne sait pas encore ce que c’est. Et puis alors après. vient une conclusion. La conclusion c’est ce que vous avez sous les yeux. c’est-à-dire que le cheminement d’une vérité se fait point par point. Alors le Livre VII de Logiques des mondes est consacré à répondre à distance à Spinoza car. c’est le moment où l’ensemble des nuances possibles d’un monde se concentre lui-même. de l’autre les événements. ici. on sait ce que c’est un corps et donc. à reculons. mais dans un argumentaire non dialectique. très localement. Et une fois qu’on a découvert qu’est-ce que c’est qu’un corps. c’est-à-dire que la loi du monde c’est le 2 . Ça n’est pas du tout quelque chose qui appréhende le monde dans sa globalité ou dans sa totalité. en fin de compte. Au sens où la modification est interne à la figure d’apparaître du monde. Donc ça c’est un point à mon avis tout à fait décisif parce qu’on ne va pas dire que la loi du monde est la contradiction. cette conclusion a pour titre celui du séminaire interrompu de 2003-2004. Mais quelquefois c’est très limpide aussi. Donc on reprend les choses. situer le cheminement de notre explication de ce texte. Et comprenez bien : ce n’est pas d’un côté le choix entre 36 000 possibilités et de l’autre le choix entre 2 possibilités . en un certain sens. ici on va commencer par la conclusion. mais une prise de position sur l’ensemble de la multiplicité infinie du monde lui-même. non pas sur ceci ou cela. en tant que multiplicité infinie. une vérité c’est le traitement d’un certain nombre de points.Donc l’opposition politique entre réforme et révolution a toujours été l’opposition entre deux types de changement. ce qui était en fin de compte. on ne va pas dire que structurellement le monde est divisé en deux. grossièrement parlant. Le Livre VI ça va être La théorie des points. . Voilà. est une prise de position. La méthode qui est la nôtre est le commentaire d’un texte finalement. entre deux options  on ne va pas du tout dire ça : on va dire que. s’appelle Qu’est-ce qu’un corps ? Alors vous savez que Spinoza disait « nous ne savons pas même ce que peut un corps ». présente le nuancier infini de son existence dans la figure du 2. c’est ″un point″ du monde. Ça c’est sur les quatre formes du changement. Et c’est une théorie absolument nécessaire parce qu’on peut montrer ensuite qu’un corps de vérités procède toujours point par point . le texte Qu’est-ce que vivre ? Le texte que vous avez c’est tout simplement l’état actuel de la conclusion de Logiques des mondes. Et c’est pour ça évidemment qu’il faut une théorie de ce que c’est qu’un point. pour terminer. tandis que l’événement affecte la condition de possibilité du monde lui-même. c’est-à-dire son organisation transcendantale. Alors je voudrais terminer pour aujourd’hui… Donc vous voyez le schéma général qui est le nôtre. C’est-à-dire que c’est un moment où dire « oui » ou « non ».

Et c’est bien pour ça que la philosophie dialectique et tout ce qui s’y rattache directement ou indirectement a été longuement vécue comme une figure d’émancipation. Eh bien cette vielà. C’est ce que j’appelle ″l’Idée″ . Voilà.″ Donc cette deuxième thèse. on peut lui confier une temporalité neuve. ça veut simplement dire qu’un nouveau présent est attestable. eh bien nous serons livrés à l’animal désabusé dont je parle. C’est ça. C’est ce point-là que je voudrais délier complètement. Et maintenant nous sommes de nouveau dans l’ombre de ce point de vue-là. Ça veut dire le remplissement de l’exception .Je pense que peut-être les deux énoncés les plus énigmatiques et les plus importants sont : un énoncé que vous trouvez dans le point 4. ce qui lui était adverse. nous acceptons cette norme du ″il y a″. et donc on est dans une vie qui n’est plus traînée par son adversaire obscur si l’on assume. raisonnablement. par un adversaire obscur. c’est une vie qui est hantée par un adversaire qu’elle ignore. parce que c’est ça une vie malheureuse. Il fonctionne au consentement. Et un consentement qui nous est extorqué parce que c’est argumenté du réel. Et que c’est le ″sinon que″ qui est la figure grammaticale de l’exception qui porte le venir-à-bout-des-pulsions. “l’Idée” ce n’est pas du tout une transcendance platonicienne. Et donc. Donc c’est vraiment la clause grammaticale du ″sinon que″ qui ne doit pas être raturée. c’est-à-dire en réalité la forclusion de l’exception. Nous devons accepter qu’il n’y ait que des corps et des langages. non pas d’accepter l’axiome du matérialisme. c’est mon dernier mot si l’on peut dire [Badiou se marre]. Il ne fonctionne pas à la tromperie. ″l’Idée″ ça veut simplement dire qu’il y a des vérités. puisque ne pas consentir à l’absence de l’exception c’est au départ ne pas consentir à l’éradication du ″sinon que″ qui peut-être ouvre quelque chose d’incertain. La rature de la possibilité ou de la virtualité de l’exception. Et alors qu’est-ce qui nous protège de ce consentement ? Ça on le verra. elle n’est pas hantée par un adversaire non identifié . arcane du présent pur. mais nous ne devons pas consentir à ce que cela signifie la forclusion d’autre chose. accepter cet axiome. qui est : ″La vie est ce qui vient à bout des pulsions. qui est le présent d’une vérité justement. ou une vie pour une Idée comme je le dis ailleurs dans le texte  on reviendra là-dessus. Donc on va appeler ″vie″ la vie qui n’est plus hantée par un adversaire obscur. De manière majeure. Et l’exception. naturellement. c’est-à-dire on vient à bout des pulsions. c’est-à-dire : c’est parce que nous consentons à donner à ″il y a des corps et des langages″ le même sens que le matérialisme démocratique… Si nous consentons à cela. Cette définition particulière de la vie. qui est absolument finale. je dis que c’est une vie qui est venue à bout des pulsions. à savoir que venir à bout des pulsions c’est toujours être dans la création d’un nouveau présent. Là je voudrais soutenir que la vie est ce qui vient à bout des pulsions . c’est le sens que le matérialisme démocratique donne à l’énoncé ″il n’y a que des corps et des langages″. telle qu’elle peut être digne d’être vécue. J’appelle ″acceptation″ le fait qu’à la dimension raisonnable de cet axiome nous ne devons pas nous soustraire. c’est-à-dire si nous consentons au même matérialisme que l’adversaire. en effet. si l’on est dans la grammaire de l’exception. c’est que nous sommes livrés à la forme de cet animal désabusé par notre consentement. Mais de ce consentement nous protège l’Idée. Mais j’appelle ″consentement″. nous ne serons livrés à sa forme que si nous y consentons. en tant que présent d’une vérité. je voudrais arriver à ce que nous le comprenions tous ici. c’est grammatical. c’est pas vrai ». Et ça je crois que c’est une caractéristique tout à fait ancienne du matérialisme démocratique : il fonctionne au consentement. D’émancipation pourquoi ? Eh bien parce que la vie était au moins une vie qui n’était plus hantée par un adversaire insaisissable. paradoxale en apparence puisque souvent la vie est présentée comme ce qui est de l’ordre de la pulsion. C’était une vie qui identifiait. Et c’est ce venir-à-bout-des-pulsions que nous pouvons identifier à ″il n’y a que des corps et des langages sinon que″. parce que c’est une idéologie du ″il y a″. D’ailleurs c’est dit deux lignes avant : ″on lui confiera fidèlement une temporalité neuve″ au nouveau corps . nous devons d’une certaine manière.″ Ça. . Alors ça c’est le premier énoncé qui cristallise je crois la difficulté. c’est que précisément notre perte requiert notre consentement. c’est-à-dire c’est l’idée que toute vie véritable est une vie en vérité. mais de lui donner le même sens que celui que lui donne le matérialisme démocratique. Non. à l’illusion. Et en un certain sens. de façon immanente. c’est-à-dire à la subjectivité passive qui comparaît devant la marchandise. Et donc le problème est d’accepter sans consentir. Et accepter cet énoncé ne doit pas être payé du prix du consentement. Alors vous voyez comme ceci se conjoint avec ce que je vous ai déjà dit. Et qu’est-ce que c’est qu’une Idée ? Une Idée c’est le fait qu’il y ait réellement un présent . ce qui revient à dire que l’existence. est vie affirmative parce que. Et qui. ou en tout cas une des pulsions fondamentales. Et le deuxième c’est l’énoncé final que je peux vous lire : ″L’animal désabusé dont la marchandise est l’unique repère. l’espoir. avec ce qui va autour. Nous ne devons pas dire « non ! il y a autre chose . précisément.

que cela… Comment faire ? C’est comme ça ! Mais y consentir c’est une autre affaire. Donc nous devons absolument. si vous êtes dans le temps en tant que temps. Et au fond on voit bien comment les complications philosophiques consonnent avec les évidences immédiates. on voit toujours qu’à la fin des fins ça consiste à dire « il n’y a pas d’exception ». pourquoi l’islamisme ? C’est parce qu’ils tiennent sur l’éternité. Pas d’ailleurs absolument en entier. ou sujet pour un corps subjectivable. c’est quasiment une question de survie de la pensée. Et par conséquent nous commencerons par expliquer. D’ailleurs vous devez bien accepter qu’il n’y a que des corps et des langages. les énoncés 5 et 6. est un présent absorbé par une dimension de non-présence. ça j’en suis absolument convaincu. vous devez y consentir ». évidemment. Et alors c’est pourquoi le mouvement général de notre explication de texte de cette année va se faire selon ces lignes-là. Alors ça. Parce que ce que nous entendons dans cette propagande n’est pas dit dans ces termes mais est pourtant parfaitement de cet ordre. si nous ne reconceptualisons pas complètement et à nouveaux frais la notion d’éternité. Mais si vous abandonnez l’éternité aux religions. nous devons absolument éviter ce dualisme-là n’est-ce pas. sans exception au temps. nous pouvons toujours être protégés du consentement par l’Idée. Ça c’est quand même une situation intolérable. Et alors finalement. Mais est-ce que nous sommes en état de penser véritablement une figure d’éternité qui soit une figure contemporaine ? Ça c’est un point décisif. Mais est-ce que ça veut dire que j’y consens ? Ce n’est pas du tout la même chose. religieuse. La propagande contemporaine c’est de nous dire : « ce que vous êtes forcés d’accepter. Parce qu’il n’est pas possible. vous devez bien accepter que le monde soit comme il est. en principe. C’est-àdire que finalement le fait qu’il y a des vérités peut nous protéger du consentement. en réalité. Là aujourd’hui nous avons un peu parcouru l’ensemble mais nous allons commencer par des précisions sur le matérialisme démocratique lui-même. On peut dire que nous allons commencer par une théorie de l’idéologie dominante un peu plus définitive ou ramifiée que celle que j’ai exposée aujourd’hui. y consentir. Mais j’insiste sur le fait. de reclarifier très précisément et très conceptuellement cette fois ce que c’est que le matérialisme démocratique. Il n’y a de réellement présent que les vérités  ça c’est une thèse qui va de pair avec le fait qu’il n’y a de réellement présent qu’un sujet. ça c’est sûr . de manière centrale. Nous acceptons tout à fait que le capitalisme soit hégémonique. très important. Or. Et si tout sujet est sujet d’une vérité. A la fin des fins c’est pour ça. Je pense que nous ne nous en tirerons pas si nous ne réédifions pas. parce qu’aujourd’hui. Et là vous comprendrez un des ressorts essentiels de la propagande contemporaine. philosophiquement. L’éternité est un concept philosophique qui a une longue histoire. c’est-à-dire extirper l’éternité de l’ensemble de ses connotations et de ses sémantèmes religieux. Et puis ensuite nous allons basculer tout à fait de l’autre côté par le traitement d’un concept qui est absolument opposé à tous ceux du matérialisme démocratique. et qui joue un rôle central. alors vous êtes nécessairement dans le fonctionnement matérialiste démocratique de ″il n’y a que des corps et des langages″. Et là on est dans la question de savoir ce qu’on est en état de penser : je ne suis pas en train de dire « il y a des choses éternelles »… C’est un autre problème. évidemment. philosophiquement. Donc le chemin va se faire de la manière suivante : nous allons commencer par les énoncés 5 et 6 afin de réélucider. mais c’est pour vous recommander de les lire. vous êtes pris. C’est-à-dire que le présent c’est une dimension du sujet. Et je considère que. Ce qui veut dire aussi : « il n’y a pas de sujet ». de tenir l’exception.est le seul véritable et pur présent. c’est un peu une affaire difficile cette affaire d’éternité. Or. vous comprenez. Qui va dire le contraire ? Eh bien oui. Et je vais vous dire : finalement. qui est le concept d’éternité. c’est-à-dire il n’y a pas de point d’exception. la disposition générale des choses c’est qu’on est dans les énoncés du matérialisme démocratique. Je peux vous dire comment nous commencerons la prochaine fois. impérativement. et puis de l’autre l’éternité abandonnée aux religions criminelles. Et donc. Éviter précisément les figures qui nous sont imposées de la guerre contre le terrorisme : l’Occident sous le signe du matérialisme démocratique d’un côté. c’est une entreprise décisive de reconstituer une signification contemporaine au mot “éternité”. que ceci. Dans des conditions dramatiquement désastreuses. alors il n’y a de présent que le présent d’une vérité. que le consentement c’est plus que l’acceptation. c’est-à-dire si vous êtes dans la temporalisation. c’està-dire de tenir le ″sinon que″ des vérités si l’on n’a pas de possibilité de débaptiser l’éternité . lesquels imposent d’une certaine façon l’abandon de l’éternité aux religions. Ça ne peut pas être une signification héritée. cela . parce qu’il s’agit de définir de façon nouvelle l’éternité. Nous montrerons pourquoi le présent des corps et des langages est un faux présent toujours. j’accepte que le monde soit comme il est. une partie de l’entreprise peut se nommer ″intégrale laïcisation du concept d’éternité″.

Merci. mort de Derrida. Une grande partie de la production. appelant une mise en séparation. Alors 6 notations. 14 juin . 29 mars. immanente à la ville. Ce n’était pas une donnée dans ce pays. d’emblée un lointain spatial. concernant les classes populaires. d’inventer. NOVEMBRE 2005 . Et cette notion d’éternité affectée aux vérités. et à l’intérieur de celles-ci ceux qui sont de filiation étrangère. devra être entièrement disjointe de l’appareillage imaginaire des religions sous sa figure oppressive ou terrorisante. intégralement laïcisée. Je terminerai par Guyotat parce qu’il y a une très belle formule au début de Tombeau pour 500 000 soldats. de créer.les dates : 14 décembre. C’est une manière intéressante de fêter un demi siècle. On pourrait tirer ça intégration et désintégration de la figure nationale. de redisposer une notions intégralement laïcisée d’éternité. les barbares etc. et même une partie essentielle de la ville. je le veux écrasé et serré par l’arceau d’une litière. à une sorte d’apartheid généralisé. comme impératif. à la tentative d’organiser les forces répressives marocaines ou libyennes comme une sorte de rempart ou de . Banlieue est au fond un mot d’une exterritorialité. Cette appellation. en lointain et par csqt une mise de la chose en pb. qu’elle est compatible en effet avec la joie de l’incroyance. qui dit ceci : « J’entre dans l’incroyance avec un tremblement de joie. 11 janvier. très courtes. C’est un phénomène nouveau qui a commencé dans les années 50 et s’est déployé en reléguant la population ouvrière loin du centre jusqu’au moment où ce lointain est devenu extraterritorial. Mon front. ça devrait être représenté comme une partie de la ville. On voit se constituer une frontière.. c’est pas la même chose que les banlieues. C’est un personnage qui s’appelle Iérissos qui va mourir à la fin du livre 1. Ô doute. Belleville et Ménilmontant. 2° on peut faire l’hypothèse qu’on assiste à un processus de constitution original d’un racialisme spécifiquement anti-africain noir. des identifiants de ce racialisme. si cette conception contemporaine de l’éternité peut être intégralement affirmative et non pas simplement régulatrice. J’aimerais vous donner quelques commentaires brefs et descriptifs sur les émeutes des banlieues et sur le fait que nous vivions dans un régime d’exception. et ils y étaiet à ce point qu’ils s’en sont rendus maîtres lors de la Commune. Ils étaient aussi désignés comme lieux de sauvagerie. des ateliers étaient pris dans la ville. elle est par elle-même significative d’une tendance prononcée ici. victoire de Bush).. mais dans sa figure négative : la seule chose éternelle est l’incroyance ou le doute. J’accorde une importance aux incidents de Belila (?). Ça le devient : on assiste à la constitution des paramètres. Banlieue est perçu comme un régime d’extériorité par ceux qui prononcent les banlieues. ils étaient représentés comme intérieurs. » Vous voyez là une version de l’éternité. destinée à réprimer les gens à l’occasion de la guerre coloniale en Algérie. dans ce pays. mais qu’elle n’est pas réductible au doute. mais pas dans ce pays. ce n’est pas nouveau. A 50 ans d’intervalle. et mes épaules souillées par les vomissures. 26 avril. Or la représentation de ça est un lointain. mais ces quartiers étaient des quartiers des villes.signifie que nous avons comme devoir. Mais les banlieues c’est la dimension populaire de la ville. Il y a 50 ans il y avait une guerre organisée. en exception d’avec lui.je participerai à une séance sur Beckett ce samedi 3 décembre au Vieux Colombier avec François Regnault. C’est un syntagme d’occupation : l’Etat occupe une partie extraterritoriale des grandes villes. C’est significatif : on réactive une loi qui date de 55. seule éternité. interne à la ville (cf Hazan livre magnifique sur Paris et son espace. C’est une donnée répandue. C’est une différence avec les quartiers ouvriers au 19ème siècle. tout en restant incompatible avec le matérialisme démocratique. 50 ans après. tout le problème est de savoir si nous pouvons avoir de cette éternité une dimension affirmative. 31 mai. Eh bien un des propos de ce séminaire est d’assumer en effet que l’éternité doit être une notion intégralement laïcisée. 1° on peut appeler à une méditation sur le nom même de banlieue ou de cité. idéale ou sceptique. On a entendu : les CRS sont entrés dans les banlieues et n’en sortiront plus. les gens qui sont en cause dans les 2 cas sont pris dans le soupçon de n’être pas des vrais nationaux. affectée aux Lumières si vous voulez. d’être inintégrés. alors qu’on devrait assumer ça comme une dimension géographique interne. il étaient dans l’espace propre de la ville. la ville est-elle habitée par son peuple). Et alors. 1er mars. L’année dernière nous avions pris le parti de commencer par des notations ou des commentaires sur les circonstances (récupérer les cours de octobre-décembre 2004 : le Sophiste.

ni rallier non plus une position gouvernementale et par csqt elle n’a pas d’autre possibilité que de disparaître. Moi je pense que nous allons tendanciellement dont la double caractéristique est qu’il sera censitaire et racialiste. inexorablement après avoir été un emblème. la masse des pauvres. C’est une caractéristique de l’Africain depuis toujours. Autrement dit elle doit considérer que sa présence ici est une bénévolence des gens qui sont au-dessus d’elle et qu’elle doit intérioriser sa présence dans la figure d’une tolérance conditionnée. Il y a des expériences massives de racisme. même si cette égalité est formelle. mais ici on a la construction progressive. est à l’épreuve quand la situation est tendue et qu’il faut prendre une opposition quelconque. ce n’est pas impossible… je crois que c’est intéressant de saisir les points de constitution d’une disposition réactive ou réactionnaire de ce genre. reprenons ce mot descriptif. du système dans son ensemble) et que puisque ce qui lui arrive est de sa faute. politique. sous no yeux d’un dispositif singulier qui n’avaient la même consistance antérieurement et dont on voit les assignations géographique. le fameux Etat de droit se délite. ne se fondant que sur le critère de la couleur. familiale dans un contexte renouvelé.est tout de même un symptôme qui indique aussi que c’est sur ce plan là que fonctionne l’opposition. C’est lui. il y a en effet un très gd nb de gens d’origine étrangère. On commence à entendre un terme classique de ce genre de dispo : ces gens là font trop d’enfant. et là elle serait sommée de le faire. comme des tas d’autres gens l’ont été et le seront. On peut dire que étape après étape (les choses n’acquièrent leur visibilité que de façon discontinue). Pourquoi ? Parce qu’elle ne peut pas rompre le pacte essentiel qui la lie en réalité à l’ordre dominant. je dis grave car les csq en seront considérables. Donc si événement il y a. Situation d’une extrême gravité idéologique et même humanitaire je dirais puisqu’on nous a bassinés avec l’humanitaire. il faut se lever de bonne heure. et ça éclaire l’Etat et son contrôle policier ségrégationniste. Là on le voit : tout le monde n’est pas un homme au même titre C’est là-dessus que se fonde le délitement de l’Etat de droit qui n’a de signification que minimalement égalitaire. Elle ne peut pas le faire. 5° l’émeute comme telle naturellement ne constitue aucunement la production spontanée ou transitaire . quasiment une occupation territoriale… C’est une vraie question. Pourquoi ? Pourquoi l’Etat de droit se délitet-il au point que devant des émeutes de gamins. immédiate. plus que les émeutes. et les autres seront dans une situation telle qu’on leur fera savoir qu’on ne peut que les tolérer. Là on voit bien que la figure oppositionnelle. Etat de droit. Ça me frappe bcp. Il y a eu des voitures brûlées. C’est l’Etat qui a transformé un état de révolte circonscrite en état d’exception. Ce qui est grave. l’apparition du syntagme subsaharien sert à distinguer les 2. C’est dans cet ordre d’idées qu’il faut inscrire la lutte contre le regroupement familial. D’ici à ce qu’on nous dise qu’ils sont cannibales ! Pour les lecteurs assidus de Finkielkraut. C’est nouveau et inquiétant : que l’Etat saisisse une situation pour la transformer aussi facilement en état d’exception. et que en outre on constitue la figure africaine comme une singularité typique à l’intérieur de cette étrangeté. Je crois qu’il faut répondre que dans la société actuelle. la polygamie et les choses de ce genre. 3° ce qui s’est passé principalement à mes yeux s’est passé du côté de l’Etat lui-même. Il y a eu une constitution étatique et médiatique de la situation plus importante que les faits eux-mêmes. elle n’est pas organiquement du pays. c’est une démo significative qui s’inscrit hélas dans la faiblesse des réactions à la situation frappante. avec la thématique d’une invasion imminente. l’état d’urgence. car au cœur de cette dispo de ceux qui sont mis dans le lointain social. Et c’est ce qu’elle fait.mur intermédiaire entre l’Afrique noire et l’Europe. mais y est seulement tolérée. comme figure explicite du ralliement tremblant à la fonction gouvernementale autoritaire. au cœur de laquelle se trouve un gd nb de gens de provenance ou de filiation étrangère. et qu’il puisse se passer dans un contexte de réaction pur l’instant aussi faible. C’est un enseignement important. d’ici. mais le pays n’était pas à feu et à sang. Racialiste. cette masse de pauvres doit être persuadé que ce qui lui arrive est de sa faute (pas de ce qui lui est fait. Des propos ouvertement persécutoires à l’égard de minorités désignées comme telles. droits de l’homme. 4° on a parlé de la figure oppositionnelle l’année dernière. Mais ils n’en on pas les moyens. laissant finalement les gens en place faire le boulot gouvernemental et policier. finalement. au sens strict. L’opposition est dans la figure de n’avoir pas à prendre position en réalité. il faille décider l’état d’exception. sous condition de quoi ? de se tenir tranquille et d’être comme tout le monde. Censitaire car en réalité la citoyenneté proprement dite aura pour condition qu’on ne soit pas trop pauvre. Assez tôt j’ai écrit que droits de l’homme signifiait d’abord qu’il fallait être un homme et que être un homme obéissait à des critères très précis. elle a fait merveille : pour trouver des gens qui disparaissent dans des trous de souris aussi misérablement. et tout cela. c’est bcp moins de la figure des révoltes que la réaction de l’Etat et malheureusement une partie de l’opinion organisée par l’Etat. sa subjectivité en tant que figure masquée du ralliement. ce sont les dispo prises par l’Etat. et des ségrégations assumées dans le corps populaire sont des phénomènes très graves. Toutes les histoires de l’intégration etc… veut dire que leur présence est sous condition. pour l’instant .

telle qu’elle est vécue ou pratiquée. radical. Il faut savoir dans quelle balance on met les 2 morts et les voitures brûlées. en tant que signifiant primitif. C’était plutôt ça. Faisons de hypothèses. mais ce point est frappant. c’est pas des abstractions comme la polygamie. ie du point de vue de ma représentation de moi-même je ne vois pas ce que je suis à part français. Et en particulier : on est du pays. Il est extraordinaire que Chirac intervienne sur cette affaire sans prononcer un mot là-dessus. Elle indique la visibilité d’un pb. dans un cadre étroit et limité. est significatif de ce pb d’écart entre l’Etat et le pays. De ce point de vue je dirais. ce qui a été prononcée était plutôt de l’ordre : je me considère comme d’ici. Et ce pb. Par csqt je crois que là il y a un noyau. la double assertion conflictuelle d’appartenance au pays et la résiliation par l’Etat de cette appartenance. l’Etat. Je trouve extraordinaire que premièrement le gouvernement ne se livre à aucune autocritique sur ce point. On nous a menti. et pourtant il m’est constamment signifié que ne le suis pas pleinement (par le contrôle de police. L’émeute organise la visibilité d’un problème. Voilà pourquoi le solde de tout ça est l’occupation territoriale d’un certain nb de cités par la police avec promesse qu’elle va y rester toujours. Et donc là on a une discordance grave et de conséquences périlleuse entre la logique d’appartenance au pays. Moi-même je serai dans leur situation. comme des époques où on allait chercher la 3ème génération avant. personne ne soutient même que ces phénomènes sont remarquables et formidables. la puissance gouvernementale censée être représentative ou dirigeante de cette situation. et de l’autre l’Etat. Ce qui a été dit. ces jeunes et leur famille.d’un véritable sujet politique. et le verdict étatique ou officiel sur cette appartenance. publique. et des gens considérés comme dans un lointain relevant des procédures d’occupation. la misère ou la religion musulmane. comme toujours. C’est un point qu’on voit apparaître. gouvernementale. Donc affaire nationale au sens large du terme. Dans une émeute il faut être très près de la factualité. la mort. se proposent ou sont en travail. est intégré à l’ensemble des pbtique politique qui s’ouvrent. même si on fait toujours cette analogie. par la question des papiers etc…). et le mépris dans lequel cette origine est tenue en tant que vérité littérale. et que deuxièmement il ne s’incline pas devant ces morts et leurs familles. on voit bien que la puissance étatique. Au départ de quoi s’agit-il ? Il s’agit quand même au départ d’un gamin de 15 ans et d’un autre de 17 ans qui sont morts parce qu’ils avaient la police aux fesse et nous a raconté immédiatement qu’il l’avait légitimement alors que ce n’était pas du tout le cas. Moi il me semble que le pb qui est ainsi mis en scène par l’émeute est l’existence d’un écart considérable. Les jeunes ont fait ce qu’ils savaient et pouvaient faire c’est tout. Quelle est le pb dont la visibilité a été organisée. c’est ça. Personne ne soutient ça. même en tendant les choses : ce qui a été mise en visibilité là est peut-être plus dans les catégories politiques traditionnelles plus une question nationale qu’une question sociale. je l’aurais extraordinairement mauvaise. puisque sa visibilité a franchi une nouvelle étape. Il y a un pb de l’Etat et un pb du gouvernement maintenant qui est que il est clair que pour lui une masse fondamentale des gens de ce pays ne relève que des questions de police. Il ne faut pas oublier que la remise en cause de l’appartenance de gens au pays est toujours d’une gravité exceptionnelle et qui rappelle de sombres années. On voit apparaître pour la 1ère fois l’hypothèse d’expulser des gens qui ont des papiers réguliers. des médias) de la stricte origine de l’affaire : la mort de 2 jeunes gens. L’Etat s’est engouffré là dedans pour valider cet énoncé. visible entre d’un côté le pays et les gens qui y vivent. ce n’est pas un sujet politique constitué. ne sont pas des productions politiques organisées (sinon ce serait des insurrections). C’est une discussion absurde. Toujours dans cette logique. Mais si on veut convaincre vraiment les gens qui sont là qu’ils sont de ce pays ce n’est pas une très bonne méthode de les occuper. même s’il n’a pas été dit gd chose. on peut nommer le pb de façon différent. c’est : nous sommes de ce pays et tout se passe comme si on en était pas. le gouvernement. par contre. a profité . Bien sûr il y a la pesanteur du social. c’est que toute une fraction des gens du pays est considéré comme relevant essentiellement de la police. ce qui veut quand même dire là qu’on entre dans la zone typiquement années 30 où on farfouille dans la généalogie des gens pour savoir s’ils sont d’ici ou pas. En ce sens on peut la dire symptômale au sens large. ni une insurrection. la misère etc… mais la subjectivité manifestée. En fait. le chômage. par les contrôle d’identité. Les comparaisons historiques valent ce qu’elles valent. c’est leur conscience. quels que soit les discours sirupeux dont on enrobe ça et les projets mirobolants dont on assortit la réalité. Or c’est l’origine de l’affaire. ce qui est là révélé et déclaré. mais l’Etat ne nous compte pas vraiment comme étant du pays. On en est et on n’en est pas. ie envoyer des contingents d’homme armés. N’ayons pas une discussion absurde sur est-ce que c’est formidable ou pas. comme un arracheur de dent. en annonçant aussitôt une série de mesures discriminatoires. Sur ce point j’ai été frappé par l’oubli (du gvt. le point c’est que les émeutes. et on ne me considère pas comme d’ici. C’est un point capital.

Je ne dis pas que c’est malin. des désignations. vraiment. Il faut bien le savoir ça. 6° ma dernière remarque est directive. c’est très bien. Tout simplement. en effet. 15-17 ans c’est des gamins. C’est ça l’origine factuelle de la chose. Il faut affirmer enfin que le droit ouvrier et populaire. etc… c’est pas le pb. Ce vaste prologue terminé. La logique en cours est extraordinairement dangereuse et menaçant et que la situation est très mauvaise. de faire toute la clarté autant que faire se peut sur la raison pour laquelle l’opposition idéologique dans laquelle se constitue la pensée et . des sans papiers etc… on est passé de émeutes de gamins. c’est que quand 2 d’entre eux meurent. qui sont aussi 2 visions du monde. à culpabilité des étrangers et cette transition a été facile et frappante. des sociologies. c’est une circonstance. suspendues elles-mêmes à l’autorité policière et étatique. à propos de ces jeunes. Ce sont des questions d’organisation populaire dont on a besoin. qui sont positivement effroyables raciales. qui est en fait la conclusion du livre à paraître en février ou mars. La matière ou l’enjeu du séminaire de cette année est une sorte de commentaire de texte. Mes chers amis.. Le bilan tiré par l’Etat est frappant : contrôler le regroupement familial. on en a besoin. qu’on vote des nouvelles lois. saccagé l’endroit où ils étaient. et quand ils essaient de faire autre chose. de la ségrégation ouvrière etc… il ne faut pas reprocher à une émeute de ne pas être une insurrection. une circonstance gouvernementale et étatique : il faut dire que mettre un pays en état d’exception et d’urgence contre des gamins déshérités c’est un symptôme répugnant. et les gens qui dans leur fauteuil disaient : oui. mais on peut avoir une intelligibilité de cela. qui s’appelle LdM. Il ne faut pas dire simplement que c’est pas bien. Il faut le pouvoir. Que devant des émeutes de gamins. qu’on projette de nouvelles lois contre les communautés étrangères et qu’on construire de surcroît un nouveau racialisme antinoir dans ce pays. des cités. purement et simplement. on leur tire dessus. on ne les a pas vu faire grand-chose finalement. et les émeutiers ont toujours. Alors ils ont attiré l’attention sur la conscience. On a vu apparaître tout d’un coup le pb du regroupement familial. Formidable ! Ils ont fait avec ce qu’ils avaient sous la main. Parce qu’une partie de leur dire c’était : « nous on est ici. vous savez je suis un optimiste né mais je dois dire que j’ai trouvé ça assez impressionnant. suite à quoi i faut prendre nos responsabilités dans la situation actuelle. qui après tout reprend les pb dont je parlais à l’instant. On n’a pas fini d’en entendre parler. Mais qu’est-ce qu’on voulait qu’ils fassent ? on aurait pu leur donner des conseils insurrectionnels intelligents. c’est répugnant. On a vu que ces émeutes étaient des émeutes. C’est extraordinaire. Encore un rappel : LdM est organisé à partir d’une opposition idéologique entre ce que j’appelle le matérialisme démocratique d’un côté et la dialectique matérialiste de l’autre. je ne dis pas que c’est une pensée formidable. des prédicats. mais c’est devenu la promesse de nouvelles lois contre les étrangers en général. absolument irraisonnées. Il faut être dans une volonté de démantèlement des lois scélérates qui vont être votées. On aurait pu dire : c’est la jeunesse. le train des choses requiert le bon vieux mot d’engagement. ils brûlent leur voiture. Je voulais vous dire ça.des circonstances pour étendre la responsabilité supposée de l’émeute bien au-delà de ses acteurs effectifs. reprenons le cours. Et les petits malins qui disaient : il faut faire bcp mieux. que c’est un vrai pb qu’on devrait les intégrer mieux que ça. alors on va brûler ici ». Il y a une responsabilité de chacun devant ça.. marchez sur l’Elysée ! c’est ça ! qu’est-ce qu’on voulait ? Il y a eu un journal qui a dit : ils n’ont qu’à s’inscrire sur les listes électorales. et que la 1ère chose qui montre qu’ils ne sont pas d’ici. et puis on veut pas qu’on soit ici. de leur origine. ils brûlent leur école etc. qu’ils sont ici et qu’on déclare qu’ils n’y sont pas. texte que vous avez « qu’est-ce que vivre ». que ce soit à Los Angeles ou ailleurs. Tout le monde a dit : ils détruisent leurs propres lieux. C’est pas partidaire. Et franchement c pas les voitures volées qui m’ont impressionné. Et bien oui ils ont brûlé l’endroit où ils étaient. quand on dit aussi que sociologiquement c’est la faiblesse de la structure familiale qui ceci cela… Et là on fait le contraire ! Vous disloquez les familles définitivement. le pb de la vie familiale. Il faut commencer par traiter ça de saloperie. Deuxièmement je pense qu’on ne peut pas laisser seuls ces gamins face à la police et l’Etat. de persécution considérable. faiblardes et en un sens négative. ie le droit des gens à être ici et à ce que ça soit pas suspendu à des qualifications. Voilà. Un des enjeux du S est d’éclaircir ce point . inorganiques. mais pour être malin il faut le pouvoir. Donc le livre est campé autour ou à partir d’une opposition idéologique massive entre 2 orientations de pensée possibles. mais on en a besoin car la réaction de l’Etat serait dévastatrice si elle ne rencontrait rien devant elle. c’était massivement des gamins. C’est une émeute. Il y a eu des initiatives d’assistance pour les procès. diffuse inorganisée. on mette tout le pays et son opinion au régime de l’état d’exception. C’est une solution absurde d’une extension du pb initialement posé ou mis en visibilité par l’émeute à une persécution des minorité de provenance étrangère dans ce pays. on ne dit rien que des mensonges. finalement. de surveillance de la police.

c’est un matéralisme. Il parait difficile de soutenir qu’il y aurait eu inversion des positions. ie que en réalité l’idéologique émancipatrice est l’idéalisme : il y a eu commutation. C’est la formule du Manifeste : la société bourgeoise dissout toutes les vieilles relations dans les eaux glacées du calcul égoïstes. c’est que tout ça. ce contexte relationnel idéaliste. La société contemporaine. spiritualistes. pas du tout. c’est que ce qui aujourd’hui constate la scène du repérage idéo. et que donc à l’intérieur d’une philosophie on peut retrouver des signes. la pensée bourgeoise comme de caractère idéaliste.l’action est à mes yeux une opposition entre dialectique matérialiste et matérialisme démocratique. C’est un pb de notre temps. Nous sommes confrontés à l’examen de la possibilité d’une scission du matérialisme lui-même. C’est une société d’un mat implacable. si ce n’est pas une des formes héritées de l’idéalisme. Ie tout allait être dissous dans les eaux glacées du calcul égoïste. au retour des religions (c’est une discussion intéressante). dissout toutes les relations idéalistes dans les eaux glacées du calcul égoïstes. Si l’idéalisme a été vaincu. Si on prend au sérieux la thèse dieu est mort on peut l transcrire : l’idéalisme a été vaincu. et du coup il n’y aurait de chance possible de . DU coup se pose la question de savoir quel est le dispositif idéologique de domination contemporaine. 2nd pb : que devient l’orientation mat dans sa destination émancipatrice ou révolutionnaire ? Faut-il dire qu’elle a échoué. religieuses. Au 19ème il y a eu la conviction que le mat allait l’emporter en tant que dynamique révolutionnaire. Qu’est-ce qui fait qu’en tant que disposition idéologique nouvelle. et il faut se demander comment il se fait que ce mat couplé non à l’émancipation mais couplé à la généralisation de l’économie capitalise organise le sujets. mais qu’on a un triomphe atone ou général du matérialisme réactionnaire ? ça renvoie au pb général de savoir quelle est la nouvelle configuration de la dispo idéologique générale dans laquelle nous vivons aujourd’hui. d’un conflit entre matérialisme et identité qui constituait précisément le devenir de la philosophie. Ceux qui disent qu’il est passé ne se rendent pas compte qu’il est réalisé. mais pouvait être défait au service de l’émancipation. Le résultat tout à fait inattendu est que l’idéalisme a été vaincu. ce qui est soutenu c’est que l’idéalisme a été vaincu c’est une thèse assez massive. la pensée révolutionnaire s’est réclamée du matérialisme et a dénoncé l’idéalisme comme au fond l’idéologie spontanée des dominants. et donc ce aussi dans quoi s’inscrit la philosophie. c’étaient les relations étaient les relations idéalistes : d’honneur. allait être anéanti par la généralisation du mode de production capitaliste. Il l’avait vu avec un siècle d’avance. de la jouissance du capital. normée intérieurement par l’opposition entre matérialisme et idéalisme. mais que la philo elle-même était la scène de cette opposition. féodale. ie la dissolution de tout dans les eaux glacées du calcul égoïste. C’est le 1er changement sur lequel je voudrais faire la clarté. et je pense dnoc que il faut bien constater que ça ne s’accompagne pas d’une victoire de l’émancipation. mais cette dissolution de tout dans les eaux glacées. mythologique etc… Vous voyez que la 1ère proposition ici avancé. aujourd’hui c’est une évidence. traces. familiales. comme l’était l’opposition traditionnelle de la pensée révolutionnaire depuis le 18ème. qui a été dit sous la forme matérialiste directe par Marx et qui a été redit par Nietzsche sous la forme Dieu est mort. de l’émancipation. Il faut comprendre ce point : Althusser ne veut pas dire que la philosophie opposait des idéalistes à des mat. Et je rappelle que qln comme Althusser considère que cette opposition idéalisme / matérialisme était une opposition organique qui constituait la philosophie elle-même : depuis ses origines la philo était réglée. Sa puissance d’anticipation était extraordinaire : c’est maintenant que nous y sommes. Philosophiquement l faut tirer les leçons de cela que l’idéalisme a été défait. Il faut donc inévitablement si on se pose la question quele est le dispositif contemporain de domination. je pense que Dieu est mort et ne ressuscitera pas contrairement à sa vocation naturelle. il est mort. notre société. qu’on n’est plus dans un espace de scission idéologique. comment se fait-il que ce ne soit pas une victoire révolutionnaire. et non d’une opposition externe entre mat et idéalisme. il est organisateur des subjectivités dans la figure d’une domination renouvelée en pas ne tant que porteur d’une figure d’émancipation ? c’est le 1er pb. Cette pensée se réclamait du matérialisme et dénonçait la religion. il faut considérer que c’est un mat. On voit le changement par rapport aux dispositions traditionnelles : ce n’est pas opposition entre matérialisme et idéalisme. c’est en réalité l’opposition entre 2 matérialismes. Elle ne connaît que les relations de force. Si pendant longtemps le matérialisme a été l’idéologique de l’émancipation. Donc pendant une longue séquence historique. de 2 déterminations mat et pas l’opposition mat id. d’argent. Donc le matérialisme l’a emporté mais pas l’émancipation. dans sa forme la plus oppressive. je ne crois pas à sa résurrection. Il est réalisé : annoncer la défaite de l’idéalisme dans le années 1840 était asse audacieux. ce qui est une variante à mon sens de la thèse Dieu est mort. en réalité le matérialisme a été réorganisé comme matérialisme oppressif. les relations de puissance. Autrement dit. une variante singulière du mat. comme l’annonçait Marx. quels qu’ils soient sous ses formes religieuses. n’est en rien marquée par l’idéalisme. L’idéalisme pouvait être défait. dans sa forme menaçant. Ces vieilles relations. Elle l’a. mais plutôt d’une installation à une échelle sans précédent de ce que Marx annonçait. Ce que Marx annonçait.

ie l’idéologie de la domination. dans la création du présent. Donc la posture consistant à dire que l’émancipation est du côté de l’idéalisme est une posture sans avenir. C’est une tentative absolument vaine car la victoire du matérialisme est événementielle. puisque la conviction mat a légué la conviction que l’idée est au-delà du présent. Car le mat démo c’est la condamnation à l’immédiat. et qu’il était actif sur les subjectivités : la consolation religieuse. telle que cette idée. La souveraineté de l’idée : accepter ou se tenir dans la souveraineté de l’idée. c’est un événement. une pense du principe. Le lien entre les 3 choses n’est pas apparent. Dans le texte que vous avez. était un puissant organisateur de subjectivité. il est sans forme. ce principe. c’est pour ça que. puisque vous voyez que mat est des 2 cotés. que je construis entre matérialisme démocratique et dialectique matérialiste. la souveraineté de l’Idée (ce qui nous protège de tout cela. comme on le sait depuis au moins les situationnistes. radicaux : « la vie est ce qui vient à bout des pulsions ». mais de ce consentement nous protège l’idée par… ». substantif d’un coté adjectif de l’autre. Tout ce qui prétend dénier cette arrivée est tout simplement… et ne fait que… sur cet évent. donc venir à bout des pulsions. et être dans la réalité du présent. tout le monde est pour elle à un certain niveau de sa construction subjective. et « l’animal déjà… dont la marchanise est l’unique repère. C’est pour ça que je dis mat démo : la puissance organisatrice du mat contemporain c’est sa dimension mat. en un certain sens. Dieu est mort et l’idéalisme est vaincu. il ne faut pas simplement en décrire la puissance objective. ceci donne la piste que je vais suivre. liaison nouvelle qui tente de répondre à la question qu’est-ce que vivre. Vivre en tant que la vie est autre chose qu’une perpétuation de sa survivance. Qu’est-ce que sa capacité à se tenir dans la vie comme sujet. Or l’élément qui caractérise la force subjective du matérialisme réactionnaire contemporain c’est son élément démocratique. Il faut penser. vous devez faire porter l’accent sur sa capacité organisatrice des subjectivités. en tant que vivre est autre chose que survivre. la morale publique etc… le spiritualisme dans son ensemble était un organisateur des subjectivités. le reste est en exception). il y a une torsion qui est que l’idée. C’était une gde force de l’idéalisme : du temps où il était la substance des idéo réactives. tendance à ressusciter un idéalisme de circonstance au service de l’émancipation. y compris des pulsions. il s’agit de construire une liaison entre venir à bout des pulsions. car l’idéalisme a été vaincu. Quand vous rendez compte d’une idéo. Donc venir à bout des pulsions peut se dire aussi venir à bout de l’immédiat. ie que la pulsion est la maître de l’idée. elle ne se laissera pas ressusciter par la bonne volonté émancipatrice elle-même même si cette tendance subsiste. de clarifier. considérer. Non pas qu’on rejette l’hypothèse mais que l’idéalisme est une configuration morte. ça doit aller jusqu’au 3. C’est ce lien dont il s’agit de rendre raison. ce qui va être appelée idée (l’idée de l’idée c’est compliqué !). tout le monde est pour lui (ie c’est l’idéologie dominante. Au fond il s’agit de construire une liaison nouvelle. au présent du monde. une posture qui ne peut être qu’une tactique d’arriération provisoire. c’est dialectique car ça ne peut pas en rester à la dualité. c’est la partie négative. C’est la liaison principale qu’il s’agit de rendre claire : qu’est-ce que venir à bout des pulsions. et matérialisme démocratique ? il y a des raisons. et cette opposition enregistre que la dynamique émancipatrice reste du coté du mat mais en produisant ou en organisant sa scission. pourquoi ce n’est pas immédiat ? ce qu’on ne voit pas aisément c’est 1) la puissance de l’idée contre la pulsion. ie vivre dans un régime qui est autre que celui de l’immédiat. il faut en décrire la force subjective. Quant à dialectique matérialiste. qu’il y 2 voies matérialistes et non une seule.l’émancipation que du côté de la figure idéaliste. c’est un fait. c’est la puissance du 3. Je les laisse en repos pour l’instant. 2) et la relation entre l’idée et le présente. c’est l’idée) et la création d’un présent. Sous ce signe et dans cette ambition là. pendant un temps. i y a une tension constitutive de la dialectique matérialiste. c’est pour ça qu’on l’appelait opium du peuple. C’est à quoi est destinée effectivement l’opposition que je propose. Nous sommes condamné à l’immédiat. réfléchir. Il faut entériner la mort de l’idéalisme de notre point de vue si je puis dire. pour le rebâtir autrement. 2 énoncés sont importants. l’immédiat. Disons l’idée va se trouver dans un rapport nouveau au corps (généralisons). L’ensemble de ces schèmes ou catégories constitue un enjeu fondamental. L’enjeu de clarifier ça est important : pourquoi dialectique matérialiste. elle est arrivée. de l’exception par rapport à la simple dualité. Donc on tend les choses. puisque tout le mat semble enseigner le contraire. donc une seule issue. Un des enjeux du séminaire est d’établir une doctrine de l’idée. ie être dans une vie qui n’est pas régentée pulsionnellement. pour que la question qu’est-ce que vivre soit résolue ou orientée dans sa résolution. la scission du matérialisme lui-même.soit dans une relation toute nouvelle au cors. qui permettra de parler d’un corps de . Et de l’autre elle va avoir un rapport nouveau au présent. la pulsion. j’indique une chose. va se trouver d’un côté réarticulé différemment sur le vital. Je ne la crois pas tenable. c’est que si vous voulez élucider la victoire contemporaine du mat réac.

Et si nous étions vraiment dans la désespérance. le poème peut garder cette figure de l’éternité naturelle. c’est plus simple. Et dans un rapport à un présent actif. ce qui permet de venir à bout des pulsions ou de l’immédiat. mais je comprends cette conviction qui consisterait à dire le monde est livré à la dévastation. Nous sentons et nous expérimentons que nous sommes éternels. c’est une figure d’éternité inscrite dans la splendeur du poème même. et il est dans ce retrait et ce seuil. ie la pure instance du poème comme sauvetage de l’être. C’est une discussion : peut-on n’opposer à la dispo présente du monde que le poème ? C’est ce que dit Rimbaud : on est astreint à la figure du monde tel qu’il est une figure de l’éternité. C’est pour ça qu’il a toujours qch comme une entrée. sur le seuil justement de la bénédiction de l’être. est possible. elle n’et rien de tout ça. et non pas comme retrait poétique. C’est alors assez facile de résoudre le pb de son homogénéité au présent d’un coté et au corps de l’autre. nous pourrions dire i n’y a que le retrait. Mais la retrouver c’est toute une affaire ! sa définition c’était c’est la mer allée avec le soleil. autant l’appeler de suite opinion. qui sera une caractéristique maintenu de l’idée. C’est l’enjeu central. ces termes s’équivalent à peu près (l’idée est la production d’un procès de vérité). telle qu’elle s’articule à l’évidence de l’apparaître naturel. ie philo de ce pb. on voit bien que ça ne se fait qu’avec une redéfinition de l’éternité. il est auroral car il est la mer allée avec le soleil. spéculative. c’est nous le verrons la reconnaissance de l’existence de l’idée. Il faut donc réassumer l’éternité comme dimension réelle de la pensée agissante. pas éternelle. il capte cela qu’il détient comme une entrée possible dans l’être. On peut le dire dans les termes de Spinoza : il dit nous sentons et nous expérimentons que nous sommes éternels. ie ne soit pas contenue ou maintenu dans l’instance du poème. A vrai dire. alors cette éternité là est l’éternité du poème. Si vous basculer l’éternité du côté non de l’idée mais du côté de la nature (la mer allée avec le soleil). dans une formule plus risque : l’enjeu est de constater une solidarité organique possible entre la constitution du présent. c’est un débat fondamental : est-ce que nous avons une ressource autre que celle du retrait ? Est-ce qu il y a une disponibilité qui est celle d’un franchissement. le retrait dans le poème. L’enjeu est de penser l’idée de telle sorte que qu’elle ne soit pas en position d’arrachement ou de T en corps. plus radicale. ou la constitution d’un présent. Ça c’est vrai. Nous espérons une figure de l’éternité dont l’arrimage au présent ne soit pas seulement l’arrimage au présent naturel. ce serait trop facile de dire : nous enlevons les caractéristiques de l’idée. une auroral. Le poème n’est pas le franchissement mais le gardien du seuil lui-même. on voit bien que ça n’a pas de sens si on ne maintient pas sur un certain bord l’éternité. et non pas simplement la pure tension de ce qui se tient sur le seuil de la beauté. Evidemment. thème heideggerien. Il n’y en aurait pas d’autre. Il s’agit de savoir si l’éternité peut être autre chose que la mer allée avec le soleil. Nous sillons une fois de plus le sillage de Rimbaud : elle est retrouvée / quoi / l’éternité. Le pb est de savoir quand et comment. On peut le dire autrement. Au fond on pourrait dire que ce qu’il s’agit de tenter est de savoir si on peut avoir une conception de l’éternité qui est aussi un franchissement. obscur. de l’action ou de la création. si je remplace idée par vérité. Ça j’en suis persuadé. au gardiennage de l’essence de l’apparaître naturel dans le poème. elle n’est pas universelle. Donc l’idée ne sera ni transcendante au corps ni indifférente au présent. On va maintenir l’idée dans sa tension d’exception. Il ne dit pas que nous sentons et expérimentons constamment : il faut gagner ça (d’abord par la lecture assidue de l’ensemble des théorèmes de l’Ethique) mais il y a la conviction profonde que cette expérimentation chez lui est une expérimentation de l’éternité que nous sommes en tant que modes de la pensée et figure interne à la substance etc… et cette expérimentation est une expérimentation qui est finalement la constitution d’une . Le poème contemporain est un poème di seuil. Mais est-ce que ça ne peut être que l’éternité du poème ? C’est une éternité parfaitement métaphorisée par Rimbaud. est : y a-t-il possibilité d’une idée telle que son articulation au corps et au présent ne soit pas résignée au retrait. mais est-ce que cette figure suffit ? Si elle suffisait ça voudrait dire que nous n’aurions pas d’autre issue que le retrait. Une vérité qui n’est pas éternelle. Le pb est de savoir quelle figure conceptuelle de l’éternité nous proposerions qui ne serait pas réductible à la singularité foudroyante du poème. Dire vérité éternelle c’est à mon sens une redondance. Mais je pense qu’une instance plus totale. Cela ne nous suffira pas dans le temps présent. donc en puissance d’éternité. comme dimension réelle possible. Et la forme générale. et dans cette figure de dévastation nous n’avons plus que la mer allée avec le soleil. La différence entre le matérialisme démocratique et la dialectique matérialiste. dans la menace du matérialisme démocratique. Enoncé admirable : l’énoncé est tout autre chose qu’une vaste promesse pour qui saura mourir le moment venu. Mais vérité est un mot devenu entièrement obscur. C’est un pas que je ne franchirai pas. du salut ou de la nature. et qu’elle ne soit pas non plus dans une indifférence retirée ou T au présent de la création ou au présent de l’action.l’idée dans un sens nouveau. la pensée se tient sur le seuil. gardienne de l’être. Quand je dis rétablir la solidarité organique entre la création d’un présent et l’éternité. nous verrons en quel sens (reconnaissance de l’idée comme exception). et qch que nous appellerons l’éternité.

qu iest la dimension temporelle de l’activité d’expérimentation. pose . qui est par elle-même cette expérimentation de l’éternité. Quand nous expérimentons que nous sommes éternels. J’ai vu récemment une statistique qui m’a beaucoup intéressé. Nous avons à penser où qui est une figure abst originale. Très bien mais il faut en payer le prix. Ie définir une éternité telle qu’elle assume en elle-même la levée conjointe du corps et du présent. Je suis prêt à reprendre ce programme tel quel : aujourd’hui. Nous expérimentons que nous sommes éternels. qui nous dit où cette exp a lieu. qu’est-ce qu vivre ? Vivre. Lui il disait pas qu’on expérimentait qu’on était éternel. Et c’est bien ce que nous expérimentons à tout instant. Une fois fixé ça. Je ne sais pas comment on a compté. je ne veux pas expérimenter que je suis éternel. très transparent. C’est pourquoi nous retrouvons notre schéma qui nous dispose nécessairement l’idée dans son éternité effective dans la double relation. c’est notre adversaire. Quelques csq de cette axiome. S’il est vrai en particulier que l’idéalisme a été vaincu. où et comment expérimentons que nous sommes éternels ? vous pouvez dire : « je m’en fiche. En route vers l’éternité. et que pour lui toute autre vision plie les corps au despotisme d’une idéologie… il propose de nommer pensée la pure algèbre de l’apparaître… fétichisme du passé…». on sera près de lui et au plus loin en même temps (théorie de l’adversité l’an dernier). qui l’arrache à la temporalité courante. qch qui me plaisait. il ne l’a pas inventé. c’est attendre la mort. Il est vrai qu’il n’y a que des corps et des langages. c’est pour ça que la topologie. mais où ? Quel est le lieu de cette expérimentation ? Il serait idéaliste de dire c’est ma conscience. Nous l’accompagnerons tout du long. et puis la construction du présent. Si on n’adopte pas ce type de réponse un peu exagérément empiriste. il parait alors absolument raisonnable de dire il n’y a a que des corps et des langages. Ça veut dire qu’il n’y a pas d’âme immortelle à laquelle est promis ceci ou cela. C’est probablement vrai d’ailleurs. ie que nous ne sommes pas confinés à ce qu’il est prescrit que nous soyons. L’expérimentation dont il est question ici. et qui plaidait pour le monde contemporain. Le destin qui nous confine dans ce que nous sommes c’est précisément ça que vient rompre cette expérimentation que nous sommes éternels. Quand on arrivera à 100 fois plus. C’est ça assurer la solidarité organique entre corps. Je les donne à partir de 2 passages à partir du §5 page 2. c’est la thèse fondamentale. Un jour de plus avec la voiture et c’est bon. est décisive. qui en assure la localisation. il affirme qu’il importe de tenir le présent dans la limite d’une réalité atone. Vous voyez qu’il y a une solidarité entre éternité et exception. on commence par quelques remarques sur le mat démo luimême. et ces plaidoyers en général prennent la forme d’un plaidoyer pour la réforme. nous sommes autre chose que ce que nous sommes. entre une corporéité de type nouveau. on sera épuisés… Et alors. La question de savoir si nous pouvons expérimenter autre chose se dit toujours d’une manière ou d’une autre que nous expérimentons que nous sommes éternels. nous faisons l’amour 4 fois plus que nos ancêtres ! J’ai trouvé ça formidable. Le mat démocratique est l’ensemble des csq de l’axiome : il n’y a que des corps et des langages. Cet axiome est si simple que nous voyez bien en quel sens nous le partageons tous nécessairement. On lit tous les jours de grands plaidoyers pour le monde contemporain. c’est expérimenter qu‘il y a en nous une dimension irréductible à ce que nous sommes. le chemin est long. ou un jour de plus de plaisir. Sa thèse. voilà l’enjeu. il faut bien le dire. en tant que localisé. de l’être là. il n’y a pas de Dieu transcendant qui crée et gouverne les corps et distribue les langages etc… Il n’y a que des corps et des langages. Qu’est-ce que vivre ? Il avait sa réponse ! Réponse classique. présent et éternité. 4 fois plus. 10 fois plus. C’est pour ça que la question du corps. sur son identification. ie rupture avec ce qu’il est par ailleurs nécessaire que nous soyons. mais il y a eu une enquête menée. mais qu’on expérimentait 4 fois plus la bonne vie. Donc axiome simple. C’est la grande question. sinon c’est survivre. c’est résider dans l’immédiat. la France ne fait pas les réformes etc etc… on n’est pas encore assez domestiqué ! On n’a pas encore compris qu’il faut être encore bien plus soumis au mat démo que nous ne le sommes ! Et alors qln disait : il e faut nous leurrer. je suis bien comme je suis ». la statistique est là. c’est aujourd’hui on vit 4 fois plus. nouvelle et à construire. Il faut réformer. Il y a en nous une dimension irréductible à ce que nous sommes. et la création d’un présent. tout le monde partage cette option. 5 fois plus. C’est le passage qui vient tout de suite après : « pour le matérialisme démocratique le présent n’est jamais créé. c’est expérimenter qu’on est éternel. Je voudrais expliquer ces csq. C’est qln qui allait au cœur du pb. s’il est vrai par csqt que Dieu est mort. le monde d’aujourd’hui est absolument formidable. la question du lieu. Car expérimenter qu’on est éternel. C’est ça le but. qu isouteint la localisation.subjectivité nouvelle. mais là il y avait qch d’assez nu dans la statistique. deviennent primordiales. Où ça se tient ? La question qu’est-ce que vivre je dirais que c’est une question topique. vous voyez le pb aujourd’hui c’est de savoir où ça se tient. Le point central est que le matérialisme démocratique sous l’énoncé il n’y a que des corps et des langages. c’est moi comme individu etc… Tout cela serait du retour à l’idéalisme vulgaire. et il faut dire : « nous sentons et nous expérimentons que nous sommes commerçants ».

Si ça c’est le pays à feu et à sang. mais j’appelle point d’un monde un moment où ce monde contracte en quelque manière en un point qui est tel qu’il relève effectivement de la décision pure.nécessairement un principe d’équivalence générale. C’était pas forcé de s’opposer à L avec une conception aussi peu stimulante. Après csq sur le passé. Le point est important et demande un peu de technique (Livre VI) dont nous pouvons donner une intuition : c’est le prédicat d’atonie de la réalité. La 2nde csq. ce qui fait sa puissance. faire comme si on ne savait pas très bien ce qui arrivait aux juifs. et un monde atone est supposé sans point. il n’y aura pas de point. L’idéal du monde c’est son atonie. Et s’il n’y a que ça. en quelque . Le désir de sécu et d’atonie a atteint son apogée sous le pétainisme qu’on cherche à nous refiler sous une forme démocratisée. ie un langage qui règle la hiérarchie des corps et des langages ie un langage qui s’excepte de la loi générale qu’il n’y a que des corps et des langages. ie l’équivalent monétaire. je rase les murs. ça veut dire qu’il y a substituabilité des corps et équivalence des langages. du oui ou du non. Mais en tant que point il impose la figure de la dualité décisionnelle et contracte la totalité de la situation dans cette localisation décisionnelle. décisive et complexe. je vous la donne à la fin du §5 : « la vie des corps-langages est la succession conservatrice des instants du monde atone ». la presse étrangère déclare la presse à feu et à sang etc… c’est l’horreur qu’il se passe qch. Le point est un point. J’appelle monde atone un monde dont on suppose qu’i lest sans point. Ce qui veut dire que tout s’équivaut. Cette succession veut dire : il n’y a pas de présent à proprement parler. qu’est-ce que c’est qd c’est la révolution française. Libre aux marxistes de dire que s’il pose un principe d’équivalence générale. donc substituabilité des corps et équivalence de langages comme seul principe d’organisation des énoncés. du oui ou du non en un point. Car si vous vouliez installer de la différence ou de la hiérarchie il faudrait qu’il y ait autre chose que des corps et des langages. mais là je la donne dans sa simplicité : contraction du monde dans un moment où il faut dire oui ou non. car il ne se passait vraiment pas gd chose. J’ai proposé une théorie complète du point. ie les csq culturalistes : plus le présent est maigre. la clause d’atonie du monde. c’est leur attribut principal dit-on. Tout langage prétendant assigner des prédicats particuliers au langage et au corps serait un métalangage. je continue. C’est un mat qui a une présupposition en apparence relativiste (c’est une apparence). Bien plus importante est la clause d’atonie du monde que la sécu en son sens empirique. j’ai mon opinion et toi aussi. Ce sont les lointains descendants de l’énoncé à mon avis malencontreux de Voltaire il faut cultiver notre jardin. ie d’exiger que les mondes soient atones et que précisément l’atonie soit la valeur même du monde considéré. Donc ce type de mat est démocratique dans son essence. La vie ne s’accommode pas du caractère atone du monde. Il y a son axiome mais le monde qui est ouvert ou constitué à la lumière de cet axiome ne comporte pas de clause de décision radicale. Parenthèse : c’est tangible dans la réaction des autorités gouvernementales aux émeutes. car à la fin des fins il y a un régime de non hiérarchie qui est démo dans son essence. On peut dire ça mais ce n’est qu’une appropriation 2nde du matérialisme démocratique qui est il n’y a que des corps et des langages. Donc là ce serait la 1ère csq du mat démo. C’est un matérialisme relativiste dans son essence puisqu’il exclut qu’il y ait une clause d’absoluité. La figure la plus frappante c’et le pétainisme : faire comme si les All n’étaient pas là. vous avez fondamentalement une permutabilité des corps et une équivalence des langages. C’est la 1ère csq. Démocratique car s’il n’y a que des corps et des langages. Comme toujours il y a des prosateurs et des systématisateurs américains qui vont loin là-dessus depuis 25 avant et même avant : l’idéal de la vie c’est une vie familiale tranquille. Il faut cultiver notre jardin c’est une variante de l’axiome d’atonie du monde. je ne vois pas. Mais à l’arrière plan de ça dans ce qu’on appelle le sécuritaire (les Français veulent la sécurité. les cultures sont toutes excellents. une horreur panique. plus le passé doit être représenté. c’est un spectacle pauvre. Donc 1ère csq : on suppose que l’idéal du monde est son atonie. C’est qch d’important. les homme s aux femmes. Nous reviendrons sur cette question du point. c’est traiter quelques points. en tout cas. On monte sur ses gds chevaux. Mais la sécu c’est quoi ? C’est la garantie que le monde est atone. Il n’y a pas d’instance de décision radicale interne au mat démo autre que son axiome. peut-être veulent-ils l’aventure). ou l’occupation nazie. C’est ça l’atonie : c’est j’ai rien à décider. C’est pour ça que c’est un mat démo. Se demander s’il y a eu 1000 ou 1500 voitures brûlées. c’est ça ! La garantie de l’atonie du monde. Et tout est bien. C’est une figure interne du monde qui soumet les processus en cours (ne parlons pas des consciences) à l’astreinte du 2. Un pétainisme soft. Parce que je soutiendrais aussi que qu’est-ce que vivre. Il y a succession des instants. Une des csq du matérialisme démocratique est d’exiger l’atonie du monde. La France a une gde tradition de désir de l’atonie. Ie le point ne convoque de façon créatrice aucun présent réel. La réalité est atone au sens suivant : elle ne comporte pas de clause de décision radicale. Je n’aurai pas à décider quoi que ce soit. Or j’aurai à revenir là-dessus. c’est que sa loi est finalement celle de l’équivalent général. Le seul absolu c’est qu’il n’y a que des corps et des langages. ie pas la balance globale de la situation. les opinions sont toutes bonnes.

Donc impossible décider quoi que ce soit et où personne a décidé cette atonie. il y a aussi quelque chose qu’il n’y a pas. si le monde atone on peut pas poser la question de savoir pourquoi. tout est déjà décidé. Le matérialisme démocratique est un mat sécuritaire car la sécu est le nom technique de la protection de l’atonie du monde (vision technique de la sécu). Ce que va dire la dialectique matérialiste c’est il y a quelques points. Au regard de ça que va dire la dialectique matérialiste ? Elle va introduire un axiome différent : il n’y a que des corps et des langages. Donc 2 csq : atonie du monde ie absence de point et inexistence du présent. 14 DECEMBRE 2005 . ie de tout lieu ou décider qch. Il est possibilité que qch ouvre le monde à la possibilité de sa non atonie. de même la réouverture du monde au présent actif est aussi une possibilité. Et alors la prochaine fois nous reprendrons cela plus en détail. Nous en avons vu quelques uns nous pensons qu’il y en aura d’autres. Les csq vont être contraires : la dialectique matérialiste ne s’accommode pas de l’atonie du monde. rassemblement. 2nd point : pour autant qu’il y a une exception elle crée un P. ie où est la scène du conflit. et où est-il ? Un point tel que décider d’une orientation idéo ait un sens. Donc c’est la 1ère caractéristique. et plus précisément à la manière dont ce présent est le démêlé entre les 2. mais avec vérité. vérité. Nous devons nous contenter de ces 2 csq. d’accord. L’atonie du monde résilie l’exception (c’est une de ses def possibles) et donc le sinon que des vérités ouvre toujours à la possibilité que le monde ne soit pas atone.sorte historisé. de l’histoire conservatrice. Décider que certes peut-être il n’y a que des corps et des langages mais peut-être aussi que en incise de ce il y a. on ouvre la possibilité qu’il ne le soit pas. ça. C’est un monde sans présent et là on dira que c’est car il abolit le présent sous l’immédiat. On dit mais pourquoi c’est comme ça ? on sait pas ! c’est la loi du monde atone précisément . sujet. disparition du P sous l’immédiat. sinon qu’il y a des vérités. c’est les grèves. éternité. au profit de l’atonie (logique sécu au sens large) . où la possibilité de se confronter au mat démo trouve-t-elle son instance d’acuité ? Question : y a-t-il aujourd’hui un point pour la pensée. détemporalisation. Le pb c’est qu’il est la protection violence de toute cela : il doit organiser la protection violente de l’atonie sécuritaire et de la détemporalisation. ce sera que soit réouverte la question du présent. ie autre chose que la succession de l’immédiate. Ça a déjà été décidé. et aussi comme menace la création de tout présent réel. C’est une partie de la répression actuelle c’est pour expliquer que ce n’est pas un point. La ligne général de csq de cette thèse d‘exception : on entérine le matérialisme mais on ouvre la possibilité d’une exception. c’est déjà un point. Donc 2 disparitions : . Ce qui pose la question de l’atonie du monde. c’est une hypothèse de temporalisation. Mais il y a aussi qch qu’il n’y a pas. ce qui se passe. et M l’attribuait au fait que la foule ne se déclarait pas. Elle pose la possibilité qu’il y ait quand même qch à décider finalement. une idée c’est ça. La dialectique matérialiste énoncera : de même que quelques points sont possibles. La mer allée avec le soleil peut-être. n’était pas donnée. idée. ie l’instance d’un pont collectif. Vous êtes dedans. Alors l’absence de point est généralement appelée en effet sécurité. Nous pouvons dire contre le sécuritaire atone. Donc le matérialisme démocratique est une doctrine sécuritaire détemporalisée. Et quand il y a qch on ne laissera pas dire que ce n’est pas un point si c’en est un.disparition des points de décision comme points du monde. Cette carence du présent. Ou sinon qu’il y a de l’idée. ie des trucs archaïques et pathologiques. 2nde caractéristique . Si vous dites qu’il n’y a que des corps et des langages. Ce qui peut se dire autrement : nous ne sommes pas condamnés à l’atonie du monde. la dialectique matérialiste pose la possibilité de l’existence de quelques points. ce point qu’i l y ait quelques points. Succession veut dire ça : abolition du présent au profit de l’immédiat. ie au sens de présent actif. et fixation sécuritaire de l’atonie. qui ne requiert pas autre chose des citoyens et que le maintien absolu de l’atonie et du principe sécuritaire renforcé. ie détemporalisation. Il considère comme une menace l’apparition du tout point quel qu’il soit. et c’est aussi ça l’éternité. le fait que le présent comme présent actif puisse être absent a été observé déjà de longue date. la possibilité qu’il y ait des points.disparition du présent au profit de l’immédiat. émeutes. On enregistre corps et langage et on ajoute une exception. Mallarmé disait « un présent fait défaut ». C’est la profondeur fictive du passé : une passion de l’histoire au sens médiocre. Parenthèse : la loi du monde c’est vous n’avez rien à décider. C’est le 1er point. Nous verrons ces nuances. exhibé. montré comme une culture séparée. L’atonie du monde tenait à ce que la déclaration de la foule. On ne peut cristalliser l’atonie du monde en un point sans que ce soit plus atone.

. Les gens ne sauraient pas le dire : à partir de quand y en a-t-il trop ? en voient-ils trop ? Il y a des coins d’Alsace où on dit qu’il y en a trop. Ce cadre. On dira : qu’est-ce qui aujourd’hui organise le partage disciplinaire ? Question foucaldienne : comment sont . Comment se fait-il que la Chine soit venue à cette place. Se multiplient les points de la situation dont l’effet massif est de constituer une désorientation essentielle à la fois de la pensée et de l’existence. paradigme révolutionnaire extrémiste il y a 25 ans. Je vais parcourir 12 faits ou interrogations dans un désordre affreux : . Vous voyez poindre la question que la désorientation est souvent la question d’une opacité de la norme.Je vous rappelle les dates : 11/1. ou les pb en impasse. il faut savoir qu’est-ce qui autorise à dire trop. C’est véritablement une caractéristique du monde que l’orientation de l’existence y est difficile. D’ailleurs une forme de la question dans le sondage est : estce vrai qu’on ne se sent plus vraiment chez soi ? Ils sont perdus chez eux ! C’est un énoncé désorientant par quelque bout qu’on le prenne. soit aujourd’hui le principal concurrent des américains pour la puissance capitaliste ? Quelle pensée dial peut rendre compte d’un tel retournement ? D’autant que la compétition semble être dans un élément homogène : ce n’est pas du tout comme la compétition de l’URSS et des Etats-Unis du temps de la guerre froide ! Ce n’est donc pas la compétition de 2 systèmes hétérogènes pour un contrôle total sur l’espace mondial. quel en est le but ? il s’agit de disposer la possibilité d’une orientation de la pensée. c’est un jugement. la loi immanente de ce type de renversement ? C’est énigmatique. Je voudrais pour commencer coter un certain nombre de faits parmi ceux que j’appelle les faits désorientants. 14/6 Que sommes nous en train de faire ? Nous sommes en train de proposer un cadre d’évaluation de la situation idéologique. Je ne dis pas que nous soyons les chrétiens du monde contemporain. le syntagme « trop ». C’est un énoncé subjectif à l’origine d’une bonne partie de la politique. sans qu’il y en ait un seul là bas. 31/5. donc une condition extérieure à l’être propre de la philosophie. Quel est en quelque manière le transcendantal numérique de l’assertion ? Que veut dire trop ? . de la vie pratique. 21/4. 28/3. C’est un syntagme désorientant de la conjecture contemporaine. c’est tout comme être jeté au lion. Et être livré à l’immédiat. Il est opaque. Il s’agit q’elle soit en tout cas dans une possibilité d’orientation. les arabes ? Cet énoncé est désorientant à lui seul.pourquoi et comment s’est installée de manière assez récente la disjonction contemporaine entre philosophie et mathématique ? (je cavale dans des symptômes hétéroclites) Alors qu’elles ont été mêlées de l’Antiquité jusqu’à Descartes. Ie en réalité il s’agit de venir à bout de l’effet désorientant de la contemporanéité. Ce qui existe est une spécialité. et de leur lien. tant qu’on n’a pas un cadre ordonné et nouveau. qui est un élément dont nous héritons aujourd’hui et qui est devenu obscur. Pour lui donner une quelconque transparence ou signification. c’est un martyre. Est-ce une figure racialiste. Et donc disposer d’un cadre dans lequel redéployer l’ensemble de ces faits et de ces questions.et puis que veut dire « immigré » dans ce système de représentation ? ce n’est pas transparent non plus. mais elle ne porte pas remède à la disjonction : c’est un objet.la Chine : comment se fait-il que la Chine. au regard du système impérial dans ses différentes composantes ? Nous dirons : quel est le principe dialectique. ou les interrogations sans issue. mais aussi d’orientation de l’existence. Quelle est la norme d’un jugement ? C’est opaque et cette opacité fonctionne de telle sorte que le jugement est désorientant y compris pour celui qui le prononce. qui est la nôtre dans le monde contemporain. C’est une manière pour lui de nommer de façon semi-criminelle (dans les conséquences) sa propre désorientation. c’est aussi travailler à la création d’une orientation au sens où nous avons indiqué l’année dernière que cette question était fondamentale. subjective. Tout le monde sait bien que le mot Chine recouvre une puissance mais une incertitude. Trop. et étayées l’une l’autre jusqu’à Husserl ? Petit à petit a œuvré. C’est un cadre philosophique ou préphilosophique qui dessine une sorte de schème formel pour y pouvoir y inscrire les caractérisations fondamentales de la période. en tant qu’affecté d’un indice. les noirs. la philo des maths. a travaillé un élément de disjonction entre les 2. Le sondage insiste sur le fait que ça monte ! Bientôt 95 % peut-être… On peut le prendre comme un fait désorientant : qu’est-ce que ça veut dire ? D’abord que veut dire « trop ». La Chine est devenue l’interrogation majeure de la planète en termes de puissance. Celui qui le prononce dit qu’il est désorienté en réalité. ce qui se passe c’est que se multiplient les situations qui ont un pouvoir de désorientation.que signifie exactement un sondage. . alors qu’il y a 20 ans elle était assignée à définir l’hétérogène en personne. Il y a trop de gens venus de l’étranger ? ce n’est pas ça ! ce n’est pas le statut objectif d’immigrés. car elle est livrée à l’immédiat. 1/3. Quand un tel cadre est obsolète. dans lequel il est dit que 63% de la population nationale pense qu’il y a trop d’immigrés. paru aujourd’hui.

car ceci change pour part le statut de la pensée : ce qui est identifié comme pensée n’est pas identifié de la même façon si vous soutenez la disjonction ou si vous soutenez la compénétration nécessaire. mais on a l'impression d'être un peu seul si on n'y va pas. .organisés les partages disciplinaires. un espace considéré comme de gauche. ce n'est pas du tout ce que je pense. c'est comme ça. progressiste au sens large. On a l'impression d'une solitude écrasante. Il semble indubitable qu'il y a raréfaction de ces contre exemples depuis la fin du 19ème siècle. indigne ou réactionnaire. Mais il faut prendre ce point comme une question et non comme une lamentation. mais qu'est-ce qui rend possible cela dans l'ancrage du pays lui-même ? Si on ne fait rien dans ce sens là. mais ça constitue un problème. Le fait que ce soit désorientant est plus important. la France. et qui affecte aujourd'hui le cinéma lui-même. Donc il n'est pas vrai du tout que dans l'histoire de l'art au 19ème et au 20ème siècle on ait une discordance nécessaire entre densité artistique maximale et la raréfaction du public. avec l’exemple abrupt de l’achèvement de la compénétration de la mathématique et de la philosophie. et comment transite une identité de pensée dans un tel partage ? . le fait qu'il ait fallu décréter l'état d'urgence pour quelque émeutes de collégiens par ci par là. comment est la France. la France est un pays cosmopolite ne serait-ce que parce qu'elle a eu un grand empire intercontinental. On sait très bien que pour dire ce qu'est un français. Ce point requiert une analyse. raciaux etc… Donc comment un tel pays peut-il tenir les collégiens des parties populaires des grandes villes pour ses ennemis intérieurs principaux ? Là aussi. et où ils sont situés. c'est le cas de Dickens. qui est une variante : comment un grand pays cosmopolite. ce désastre de la solitude. avec des intellectuels médiatique à l'appui. peut-être déclinante. mais les gens qui les tiennent. et il y a un nombre significatif de contre-exemples. analysé ici même). après tout. de déterminations de pensée. la désignation de cela comme le pb numéro 1 du pays. dans la grande tradition des propos réactionnaires ? L’intéressant n’est pas qu’il y ait de tels propos. est une affaire absolument pathologique. c'est le cas Tolstoï et c'est le cas de plusieurs autres.encore un autre point. dont la dimension en fin de compte énigmatique ne nous frappe pas suffisamment. plein de générosité et de soutien aux droits peut-on en venir à de tels propos racialistes et ouvertement répressifs. la figure qui demande une voie de répression féroce : des bandes de collégiens du pays. mais le point énigmatique est : qu’est-ce que c’est que ce cheminement. ce déplacement ? Sous l’effet de quel système de forces immanentes. il faut bien le dire. c'est une grande puissance impériale du passé. d’où peut provenir que des intellectuels qui se situent eux-mêmes à la gauche et sont situés par l’opinion à la gauche du spectre de l’intelligentsia nationale en viennent à tenir des propos racialistes et répressifs ? On s’en indigne. et pas seulement réactionnaire. à tradition révolutionnaire. Le fait est que au 19ème siècle par exemple vous avez de manière patente dans la littérature des possibilités de coïncidence à grande échelle entre densité artistique maximale et la réception maximale : c'est le cas de Hugo. c'est le cas de Hitchcock et de beaucoup d'autres. Ceci est important. Il ne s'agit pas de dire que l'art de masse est supérieur à l'art élitaire ou l'inverse. où il semble bien qu'il n'ait plus capacité de figurer au rang de l'art de masse des productions industrielles. comprenez bien. voilà. L'effervescence étatique sur ce point. mais c'est un pays originairement cosmopolite. Je ne dis pas que c'est toujours le cas : il y a des choses de grande densité artistiques au 19ème siècle et au 20ème siècle qui n'ont trouvé qu'un public restreint. et on proteste. Mais c'est étonnant qu'un grand pays à héritage historique immense et de très longue date cosmopolite dans sa composition immanente en vienne à décréter l'état de guerre intérieure contre qui ? Contre une fraction des collégiens des milieux populaires. c'est pas un trou perdu du fin fond de la steppe. essentiellement désorientant. c'est un phénomène dont on ne s'étonne pas assez. répressive etc… est parfaitement limpide. Quel est le principe de dérive dans cette affaire ? Qu'est-ce qui rend cela possible ? Que ce pays en vienne à cela. avec des concepts (comme le concept de gauche. . à tenir cette figure pour un ennemi intérieur. il faut des critères du type état civil. mais ce n'est pas une nécessité. si vous voulez. Ça porte bien sur qu’est-ce qu’un partage disciplinaire. et que c'est celle-là même du grand singe d'ailleurs. Je ne sais pas combien d'entre nous irons voir King Kong.d’où provient. Sa dimension réactionnaire. peut-être tout ce qu'on voudra.Autre chose : d'où provient – question délicate et complexe – la raréfaction patente entre art de masse et densité artistique ? D'où vient que ce qui a à l'évidence une densité artistique novatrice dans le champ de l'art coïncide de plus en plus rarement avec la possibilité d'un essai ou d'une réception de masse de la chose en question ? Ce n'est pas un jugement. Et cette pathologie doit nous interroger non seulement sur la nécessité de prendre position sur ce point. Et dans toute une partie du 20èle siècle vous avez cela à l'évidence au cinéma : c'est le cas de Chaplin. Je . ce qui se passe est désorientant.

du non-pouvoir. comment ça s'est fait ? Quelle sont les csq ? Quelle est l'homogénéité de cela au monde contemporain ? Qu'est-ce que ça signifie pour le monde contemporain ? Cette question est difficile.Autre chose : comment a trouvé prise en France. Or il faut être très attentif à la disparition des mots. C'est encore un phénomène désorientant : c'est un phénomène qui rend l'évaluation effective des processus artistiques aujourd'hui extrêmement compliquée en effet. c'est un point d'une extrême importance. séparée. qui se définit elle-même comme la seule conception possible et praticable de la philosophie. Donc un mot à partir duquel s'organisait la subjectivité populaire. à savoir le cinéma. . et principalement sur les masses de la jeunesse. étalées sur le même plan. sa nature subjective ? C'est le pouvoir du rythme : qu'est-ce qui a installé dans le monde contemporain le pouvoir du rythme. Je pense que le pouvoir de la musique est beaucoup plus important que le pouvoir des images. Mais il n'y a aucune espèce de raison objective à cela : la thèse selon laquelle les ouvriers disparaissent est inexacte. Même Arlette Laguiller parle de Travailleurs. Mais ce n'est pas vrai car ouvrier était un mot politique pour Auguste Compte. que je définis comme ajointement entre une conception empiriste et une conception grammairienne (philosophie . Mais là il semble que ce croisement est de plus en plus improbable. C'est une transformation immanente du champ de la politique comme pensée. et ce processus est lui-même une condition du pouvoir de la musique en tant qu'elle pluraliste et indistincte. et non le pouvoir lui-même). des instruments du pouvoir. Donc le destin d'un mot comme mot politique n'est pas corrélé à des données statistiques objectives. Mais quelle est la nature exacte de ce pouvoir. qui considérait que… Ouvrier était intégré comme mot politique et l'est resté jusqu'aux années 70 à peu près. sont mises sur le même plan. car ce mot avait une fonction d'orientation. Le pouvoir du désir. dissidente. Non la dissidence populaire. et l'ensemble évidemment de ses supports technologiques (ce ne sont que des supports. Et surtout qui semble contraindre à une espèce de résignation élitiste sans avant-garde. mais qui avait une puissance immanente de structuration et de discipline. qui n'est rien d'autre que la fête annuelle de son pouvoir. qui n'était pas un marxisme flamboyant. qu'il y avait des figures dans lesquelles les choses se croisaient et d'autres dans lesquelles elles ne se croisaient pas. alors que son organisation s'appelle encore Lutte Ouvrière. mais la discipline de type interne dont elle est capable. .Autre question : dans quelles conditions s'est opérée la prise de pouvoir sur les masses. Vous savez qu'une fête célèbre toujours le pouvoir de quelque chose. une fête célèbre toujours un pouvoir. La fête de la musique célèbre le pouvoir de la musique. des esclaves. comme simple figure divertissement. Le fait que ce soit établie une sorte d'indistinction musicale entre musique comme figure artistique novatrice. Remarquez qu'il y a une fête de la musique. autour des musiques. le fonctionnement du pouvoir de la musique. par la musique ? Quelle est l'origine exacte. y compris dans ce qui a été au 20ème siècle l'art de masse par excellence. d'autant que c'est consensuel.Autre chose : encore un symptôme en forme de problème. Ça a été remarqué tout du long : ouvrier a été ce autour de quoi la dissidence populaire trouvait des systèmes de représentation qui lui donnaient consistance. . réclame une explication. la France académique. comme rythmique pure. sans comparaison.pense qu'il y avait une distribution relativement aléatoire et compliquée. ie il n'y a pas longtemps. de la sexualité. et c'est on le verra au-delà un problème clé. de bien des manières : il fut un mot en particulier de la discipline populaire. Pourquoi ouvrier est-il un mot politique dans la France de 1840 où les ouvriers représentent moins de 10% et a presque disparu aujourd'hui du vocabulaire politique alors qu'ils représentent beaucoup plus de nos jours. qui n'a pas de dynamique propre. Mais le fait que l'articulation subjective de la jeunesse se fasse autour de la musique. ie pluraliste et sans hiérarchie. ils sont bien plus nombreux qu'au moment où Marx en parlait. de même que le roman a été l'art de masse du 19ème siècle. l'installation de la conception empiriste et grammairienne de la philosophie. Donc la contrainte de sa disparition est très puissante. Donc la disparition de ce mot comme mot politique a des effets désorientants sans qu'on comprenne le mécanisme profond de cette disparition. Finalement. Ce pouvoir est une composante essentielle du monde aujourd'hui et sa nature n'est pas claire. la conception américaine ou anglosaxonne (les nominations varient) ? Conception extraordinairement tendue envers les autres. Sa disparition. qui n'est pas une bonne chose. comme subjectivité certes distincte. et où si on ajoute les employés qui s'en distinguent à peine on arrive à presque 50% ? On dira "c'est le déclin du marxisme etc etc…". forte. Le pouvoir des images est devenu un lieu commun. Donc il est corrélé à quoi ? Quelle est la signification de cette disparition ou de cette soustraction ? C'est un trait désorientant de l'époque.

pas un jugement. Ce n'est pas de la responsabilité de la danse : la danse est installée dans des configurations qui la dépassent.analytique. Cette espèce d'archipel de la langue qu'est le poème. plus essentielles au corps sociale que la danse elle-même (qui est dans une période d'intense créativité). ni langagière. à savoir l'autorité du corps sur le texte. précisément (c'est le paradigme cartésien). Philosophie du concept qui va jusqu'à Deleuze. il y a des poètes. C'était l'opposition LockeDescartes. Il est clair que l'espace philosophique en France. de quelle théorie du réel elle se soutient ? C'est ça la vraie question. Or je tiens qu'une des caractéristiques essentielles de la philosophie française était de se construire comme philosophie du concept. Quel défaut de la cuirasse. puis à l'empirico langagier d'aujourd'hui. mais ceci donne une interprétation complexe du monde des images. Moi je soutiens que la thèse de l'indistinction de l'image et du réel est en réalité une thèse sur la volonté. on le fait mal. surtout si on compare à d'autres époques ce qu'a pu être son audience large. ça veut dire quoi. mais de constater un fait : l'hégémonie du corps sur le texte ou. car toute décision est déjà pré-ensevelie dans les images qui lui correspondent. domine-telle ? Il ne s'agit pas de trancher entre corps et texte. C'est une description. avec des variantes. ça ? Est-ce que c'est pas simplement ce qu'on voudrait que nous pensions ? Est-ce que ce n'est pas une idéologie au sens courant. Or le dispositif empirico-langagier est tout à fait autre. est mise dans l'invisibilité . est-ce que ça correspond à quoi que ce soit d'effectif ? Ou bien est-ce que c'est simplement une discursivité idéologique ? Assistons-nous véritablement à des zones d'indiscernabilité effective entre la virtualisation numérique. de sorte que ce qui paraissait inconcevable dans les années 60 ou 70 soit aujourd'hui largement installé ? Et s'il s'installe – comme une tumeur j'allais dire – il s'installe avec ses propres normes. ou l'autorité du langage du corps sur les autres langages.Enfin : pourquoi la quasi invisibilité de la poésie ? Il y en a. disponible. relayée par son audience scolaire. les images virtuelles etc… ? Ce pont-aux-ânes de la virtualisation de tout et de l'inséparabilité objective entre image et réel. Voilà. et tout se passe comme si cette hostilité était défaite petit à petit et qu'on arrivait à l'installation possible de ce parti. du virtuel etc… c'est un énoncé important qui signifie ou a pour finalité de dire que toute décision est vaine. a été originairement hostile à cette conception. y compris l'espace universitaire. mais comme mouvement. ie hors d'état de vous proposer quelque chose à propos de quoi il faille impérativement décider. de grands poètes. sa propre finalité ? Comment s'est-il installé ? Je ne le sais pas moi-même. interrogation dans la pensée). C'est une question significative. que je défends. mais il y a invisibilité. exhibition de concepts : c'est le cœur de l'activité philosophique. production de concepts. de la pragmatique philosophique (non pas comme étude figée. donc comme philosophie qui ne pouvait être ni empirique.Autre chose : pourquoi s'installe-t-il une hégémonie de la danse dans le spectacle vivant ? Pourquoi y a-t-il en particulier une corrosion progressive du théâtre par la danse ? Pourquoi d'une certaine façon la danse (inventive. les avoir comme un trésor subjectif. On ne le fait plus. on le fait maigrement. . Je ne développe pas. Hypothèses plates sur l'importance des universités américaines et son influence etc…. en vérité une théorie empiriste du réel. ie qch qui participerait de l'ordre général du monde tel qu'il est nécessaire pour sa perpétuation qu'il se représente lui-même ? Si l'image et le réel sont substituables. cette sorte de ressource infinie et immanente de la langue qu'est le poème est éloignée. les images artificielles etc… Sommes-nous entrés dans le monde du virtuel et de la proposition indistincte de l'image ? C'est une question prégnante et assez obscure. mais avec le point en définitive central que la philosophie est en dernier ressort création de concepts. Si vous n'avez pas cette théorie du réel. En définitive. il faudra une théorie du réel particulière. nom partiel). a rendu possible cela ? La disjonction philosophie mathématique a probablement un rôle là dedans. Pour pouvoir dire que image et réel sont en voie d'indistinction à travers la virtualisation numérique de représentation elle-même. je ne parle pas d'elle-même mais de son hégémonie sur le spectacle vivant) ou ce qui la transite. Il y a une hostilité française à l'empirisme d'abord. .Autre point : y a-t-il réellement fusion ou confusion de l'image et du réel à travers les technologies numériques. . la déconstruction des indices réels distinguant finalement l'image de la représentation. les questions s'enchevêtrent. l'une des disciplines scolaires était d'apprendre un nombre considérable de poèmes. de l'intérieur. aujourd'hui. sur la décision. à quel moment les digues ont-elles cédé ? Comment les figures de résistances se sont-elles ébréchées. depuis Descartes. pour que ça se recoupe. alors vous êtes entraînés dans une théorie du réel qui est hors d'état de vous proposer ce que j'appelle un point. mais tout cela est empiriste. A ma génération. car elle est très liée aux configurations idéologiques contemporaines. l'autorité du corps sur le langage. populaire. dans les catégories du matérialisme démocratique.

à propos de la ville et de sa relation à l'émeute. qui ne soit pas prématurément englouti par le jour. Ie enfin de compte. mais nous sommes irrésistiblement jetés en avant tout ce que notre personne prête aide et vertige à cette poussée". Il se trouva jadis des gens d'aurore. Le poète déclare quelque chose qui s'impose à l'examen de tous. que là où les riches sont retranchés. Quand nous sommes confrontés à ces points. Pour conclure cet examen anarchique du monde. la Commune etc…. de son caractère en définitive toujours fécond. la survie du jour. La ville est l'espace général de la socialité urbaine dans son ensemble. une vision optimiste du devenir de Paris. peut-être. soit du côté de l'ombre. il fonctionne comme cela : ce n'est pas une narration – sauf l'épopée – c'est une déclaration. Le poème est le lieu de la déclaration. Ce qu'on appelle banlieue. et vous y trouverez aussi. précisément. C'est une déclaration sur la ressource infinie de la langue dans ce qu'elle charrie de prononciation sur e qui est. nous voici". C'est un livre au sujet de la ville. insurrection et ville. Des gens du crépuscule. ce qui est revigorant. qui ne soit pas englouti. est une déclaration. non pas au sens où nous serions ce par quoi transite la nuit. obscur. à propos duquel le monde ne propose pas de cadre général. en effet. de l'infini comme déclaration. au nom seul de sa vacuité ou de son immanence. nous serions des gens qui se retiendraient de consentir à la nuit. les émeutes de banlieue. nous voici". De même que le monde contemporain par des ressources subtiles tente de porter atteinte à la décision (il veut enseigner qu'en réalité on ne peut rien décider. était en réalité une proposition qu porte sur la décision. Alors là je retiendrai "à cette heure de tombée. Nous. Nous voici à l'heure de la tombée. Ce sont des déclarations. A cette heure de tombée. Absolument comme les gens d'aurore étaient ceux qui était fait pour qu'un commencement demeure. c'est sûr que nous avons à quitter qch). de la relation entre émeute. 1830. on n'arrivera pas à enclore Paris . je voudrais vous recommander 3 livres sur des points liés à la conjoncture. soit du côté de la lumière. je pense que la quasi invisibilité de la poésie porte sur la déclaration. 1° Tout d'abord. ou que tout est déjà décidé). parfois à la limite du sentencieux. quelque soit son régime stylistique. et bien on n'a pas réellement le droit de déclarer. ie là où la menace. exil hors de l'espace de la ville. et l'archipel de 60. pour le crépuscule. peut-être avons-nous à être des gens des crépuscules. la victoire c'est le jour qui va venir. la menace de la nuit. à la fin des années 50. car ce sont des points de concentration du monde contemporain dont la figure même est énigmatique. petit à petit. mais à cette heure de tombée. justement. J'ai dit la dernière fois que le simple mot banlieue fonctionnait aujourd'hui comme un mot d'exil. L'ensemble de ces points je vous les livre comme symptôme de désorientation. l'Invention de Paris. dans le recueil intitulé "Quitter" (le titre me plaît. Je vous les fais entendre : "Dans la marche" : "nous ne pouvons vivre que dans l'entre-ouvert. Il y a des pages admirables sur les différentes insurrections parisiennes. admirable par sa connaissance extraordinaire de Paris. et évidemment nous allons êtres poussés dans le franchissement de cette ligne. Je voudrais revenir sur l'expression : "la ligne hermétique de partage de l'ombre et de la lumière" comme récapitulatif de tout ce que j'ai di avant. nous sommes exactement confrontés à cette ligne hermétique de partage entre l'ombre et la lumière. et on sent bien que c'est parce que n'est pas fait à son propos le partage entre l'ombre et la lumière. sur la question de la ville et de l'émeute. c'est la nuit qui engloutit. mais aussi surtout par l'intimité du rapport qu'il établit entre la ville et le destin d'émancipation qu'elle porte pour les masses de gens qui y habitent. il dit ceci : "pour l'aurore. je vous recommande le livre superbe de Eric Hazan. C'est pourtant la ville. à moins que l'on n'appelle ville. Et alors. 1848. les émeutes urbaines. d'énigmatique. exactement sur la ligne hermétique de partage entre l'ombre et de la lumière.craintive (qui se solde par le fait que les éditions de poésies sont confinées dans des espaces de plus en plus étroits). Parce qu'un poème. mais des gens du crépuscule qui tiennent en eux-mêmes. peut-être. à propos de 2 énoncés. leur souveraineté. Chaque point a quelque d'hermétique. dans paroles d'archipel Page 411 pléïade. Et un peu plus loin Char parle du sentiment qu'on peut avoir aussi aujourd'hui qui est le sentiment d'être plus proche de quelque chose qui semble à la fois finir et ne pas devoir finir que d'un commencement. C'est la même chose. mais non pas à celle du consentement : il faut au contraire que le jour soit retenu. difficile. des gens qui au moment de la tombée ne vont pas consentir. Char est déclaratoire. Il les entérine en son propre sein. c'est la majorité de l'espace de la ville et de ses habitants. Je rebondis immédiatement à partir du poème. De même que je disais que la théorie des images. peut-être. C'est pour ça que cette question est de savoir comment franchir la ligne hermétique entre la disposition de l'ombre et la disposition de la lumière.

Pas d’opposition entre dialectique et métaphysique ici. que son espace ne peut être dessiné. Je tiens à préciser que dans mon repérage il n’en va pas ainsi : dialectique n’est pas opposé à métaphysique au sens où la contradiction serait opposée à l’identité. Ça veut dire quoi ? ça veut dire qu’il y a possibilité que quelque chose vienne en excès de la stricte répartition des corps et des langages. Périphérique dont il dit des choses admirables. étaient opposées à une pensée du mouvement comme contradiction vivante. Mais en profondeur ça n’a jamais eu lieu car il n’y a pas eu de consentement authentique de ceux qui en étaient l’objet. l’opposition entre dialectique et métaphysique est terminée. La masse des gens. n’est ni une synthèse des 2 termes précédents. Il y a une querelle sur faut-il célébrer Austerlitz. Comment. et non une opposition entre idéalisme et matérialisme. livre admirable là-dessus. La manière dont elle ne consent qu’en apparence à la situation. dans la subjectivité du côtoiement du colonisateur. et identité et immobilité de l’autre. il y a eu une résistance infranchissable. que Haussmann l'a cru. Bowles. la Maison de l’Araignée. On est dans l’élément du matérialisme. est-ce qu’on l’aime ou pas. si on prend les polarités extrêmes. qui n’est pas de savoir si on objectivement on a construit des routes. Je pense qu’il y a un point important à saisir dans le colonialisme. la République etc… Sur la relation entre la Révolution Française. c’était quoi. des hôpitaux etc… mais quelle était la subjectivité coloniale. prépolitique. la grandeur de la France.dans les murailles du conservatisme. de remettre l’esclavage. Cependant que matérialisme (comme primat de la matière sur l’esprit) était opposé à idéalisme. l’esclavage. et le couple dialectique / métaphysique. Il le dit en tant que romancier. Nous avions déjà dit que un 1er déplacement effectué par ce partage est qu’il instaure une division du matérialisme. 3° sur l’esclavage et sur Napoléon. de part et d’autre. Je rappelle que l’axiome du matérialisme démocratique est il n’y a que des corps et des langages. de la population colonisée. devant la quotidienneté de l’occupation. il y a le couple matérialisme / idéalisme. Il faut bien comprendre ce point. Le témoin est américain. que l’idéalisme est fini. Cet excès. était autrefois opposé à métaphysique.R James. La dernière fois nous avons commencé la construction d’un espace de repérage des données subjectives contemporaines en proposant une opposition binaire entre le matérialisme démocratique et la dialectique matérialiste. ou d’une conceptualité politique claire. C’est ce qu’affirme la dialectique mat. 2° à propos de la question coloniale. agité de toute part depuis qu’il y a eu une loi qui enjoignait de considérer sa dimension positive. On a mouvement et contradiction d’un côté. sur les années 20-30. Maintenant. en réalité. en tant qu’adjectif. Bonaparte a tenté de reconquérir l’île. ça a été une surface. C’est dit dans la profondeur des personnages : il l’a vu et l’a écrit. Et 2nde opération. sans que ça prenne la forme d’une rébellion explicite. C. pas même par le périphérique. Il y a eu bien d'autres époques on a cru qu'on y arriverait. Dans le dispositif marxiste traditionnel. et dialectique était philo du mouvement et de la contradiction. des époques où ont sévi les urbanistes réactionnaires. mais en réalité Hazan soutient la thèse selon laquelle la ville restera effervescente à condition qu'on comprenne que son espace s’agrandisse. corrélé à l’idée que Dieu est mort. St Domingue (Haïti) : The Black Jacobins (Toussait Louverture et la Révolution à St Domingue). métaphysique. Vous voyez que en définitive je propose une organisation du repérage subjective autour de ce qui va être une logique de l’exception (sinon que). et l’assassinat de Toussaint sur ordre de Bonaparte. une surface maintenue par la force articulée. et il est scindé.M. C’est la 1ère remarque qu’on avait faite. Le remaniement consiste à dire qu’il y a 2 figures possibles du mat luimême. qui explique la durée brève de la colonisation au Maroc (un demi siècle). Pourquoi ça ne s’est pas installé plus durablement ? car en profondeur ça n’a jamais eu lieu. qui ferait . une surface qui transformait la profondeur. Il y a une 2nde remarque à faire : dialectique. et on oppose le matérialiste dialectique à l’idéalisme métaphysique. et quelle était-elle en profondeur ? quel était en particulier le degré de retranchement hostile et taciturne des populations dominées par rapport aux colonisateurs ? on a peu de renseignements là-dessus. Donc l’immuabilité et l’identité divine. C’est un peu technique. reprenons un fil plus directement conceptuel. comme nouveau rempart d’une ville qu'on souhaiterait close mais qui ne parviendra pas à se clore. cependant que l’axiome de la dialectique matérialiste est il n’y a que des corps et des langages sinon qu’il y a des vérités. On a 2 couples. En réalité dialectique désigne un opérateur qui instaure la possibilité d’un excès dans la figure d’une exception immanente. Il touche la dissidence intime. Pourquoi les marxistes les opposaient-ils ? Car métaphysique est une philosophie de l’un ou de l’immobile. clôturé. ni non plus un terme supplémentaire. mais qu’il y a une réserve subjective profonde qui fait qu’en vérité elle n’y a jamais consenti.

Ici c’est pareil : exception immanente entre les 2 termes se réalisant comme excès sur le 2. Il y a un entre 2. on a la possibilité de la représentation du présent en tant que disjonction conjonctive précisément. Le présent comme déploiement c’est précisément le moment où le et et (et ceux-ci et ceux là sont contemporains dans la figure d’un présent affirmatif) et c’est aussi ce qui n’est justement pas sous la loi du passé ou commandé par l’avenir. il serait incorporé à la vie du présent. L’entre-ouvert ne signifie pas qu’il y a autre chose que de l’ouvert et du fermé. C’est indiscernable. donc d’un excès sur le 2. il est conservé sous la forme d’un impératif et est alors tout près d’être recueilli et figé définitivement dans la forme de la loi. qui finit par prendre la forme de la loi. il finit par prendre la forme de la loi. mais je suis réticent à aller jusqu’à synthèse : l’équivalent du et et et du ni ni comme point d’exception au 2 immanent au 2 lui-même. ie que nous ne soyons pas contraints ou chevillés à la dualité. On peut dire l’écart sous la forme du i y a et corps et langage. Le passé est ce à partir de quoi le présent est reconstitué dans sa propre visibilité. A partir de là. Mais en réalité s’il y avait un présent vivant. C’est l’enfermement du passé dans la loi. Ce qu’on peut dire c’est que l’absence du présent est colmatée par la prégnance de l’immédiat. Donc le présent c’est un régime d’autosuffisance de la contemporanéité. Le présent est une donnée logique. L’intuition centrale c’est que c’est cela qui constitue un présent. il n’y a pas de présent. L’étape qui le mène à la loi c’est le devoir. Je vais vous dire une chose : quand le présent est intense. Le présent est bien plus fondamental que l’immédiat. Il est précisément l’écart entre ouvert et fermé. elle peut s’élargir en passé. Il circulerait du point du présent lui-même. Il va être en exception du 2. moi. Je reviendrai sur cette figure de la temporalité. Un présent n’est constitué que si se constitue ce qui est en exception du 2. d’autres. vous. Alors c’est pour ça que je dis que dialectique ne renvoie pas à la contradiction ni à la synthèse. Par contre. On n’a pas de relation avec l’immédiat. le passé ne pourrait pas être dans la forme de l’impératif. Ie le présent c’est ce qui finalement rend possible une contemporanéité. sans que ce 3 introduise un terme supplémentaire isolable et sans qu’il soit une synthèse. mais elle ne peut le faire que sur la base d’une autosuffisance reconnue de la contemporanéité comme telle. Cette insuffisance elle se fait au point de l’intervalle lui-même. Dans le 2. en avenir etc…. de point où le et et et le ni ni s’équivalent. le passé cède au présent. Si vous dites et corps et langage vous dites l’écart. Donc c’est un ni ni. Le mouvement de la dialectique matérialiste va être donc de reconnaître la constitution du présent et de concevoir que la relation fondamentale dans laquelle la subjectivité peut se constituer comme subjectivité affirmative n’est pas du tout comme le matérialisme démocratique la relation entre le passé et l’immédiat. Ce qui permet de dire il n’y a que des corps et des langages (matérialisme) sinon que il y a ce point possible où le et et et le ni ni sont indiscernables. Dans le mat démo. il va nommer l’écart du 2 (tout 2 contient un écart) : il va désigner cet écart dans la figure d’une exception au 2 qui est en quelque manière exception immanente. ou que nous soyons au présent. et qui est le point le conjonction disjonctive des 2 donc de ce qui est en exception des 2. pas de présent. il aurait la vie du présent. dans la dialectique matérialiste. C’est une expression très étrange : c’est comme si la conservation du passé prenait la forme d’un impératif. c’est la donnée de l’intervalle comme tel dans la figure de l’indiscernabilité entre le et et et le . Donc il n’y a pas de présent car il n’y a pas de dialectique. Il faut conclure que la dialectique c’est la possibilité que ni ni veuille dire la même chose que et et (c’est l’intuition deleuzienne). mais si vous dites ni corps ni langage vous le dites aussi. il n’est pas non plus fermé. Cette distinction est très importante : le présent n’est pas l’immédiat. il serait vivant par le présent lui-même. C’est un schéma non hegelien de dialectique. D’accord. il n’est pas réductible à l’ouvert. Parenthèse : c’est car il n’y a pas de présent qu’on a une obsession de la mémoire. Dialectique va tenter de désigner (c’est la clé de tous les pb) la possibilité du 3 par rapport au 2. l’entre-ouvert de Char. ie au point où on est dans un ni ni (ni passé i futur) et dans et et (et ceci et cela). ie le fait que soit dans le dans présente vivant et cela et cela et encore autre chose. C’est la nécessité absolue de constituer le passé et de le justifier dans la figure de impératif. Quand on est asservi dans la contrainte des corps et des langages. C’est l’entre corps et langage mais il n’y a que corps et langage. Donc c’est une disjonction conjonctive ou une conjonction disjonctive. Mais c’est aussi ce qui est irréductible et au passé et à l’avenir. Donc et et. Ce n’est possible que car il n’y a pas de présent. alors ce qui surgit est au contraire le passé sous quelle forme ? sous la forme très étrange d’un impératif : le devoir de mémoire. nous vivons sans présent.qu’on compte le 3ème terme comme ontologiquement distinct. La dernière fois je disais histoire. dialectique. C’est une exception immanente : quelque chose fait exception au 2 à l’intérieur du 2 lui-même. et l’un de vous m’a fait remarqué que j’aurais du dire mémoire. C’est la vitalité du présent. mais on peut aussi dire qu’il n’est ni corps ni langage. Alors c’est quoi cet écart ? C’est le moment où la conjonction est indiscernable de la disjonction. Si on veut se le représenter on se le représentera comme l’écart qui est immanent au 2. Deleuze parlait de synthèse disjonctive. La conservation du passé est la rançon payée à l’absence de présent.

L’immédiat est la donnée empirique de ce qui transite. Donc réintroduction de la thèse de la multiplicité des mondes. Nous soutiendrons nous que la pensée de ce pluriel est possible. Le devoir de mémoire c’est ce qui réalise dans la société contemporaine la corrélation impossible entre la profondeur du passé et l’absence du présent. il est un immédiat de l’objectivité. Il y a multiplicité des lieux d’apparaître pour les multiplicités. de la subjectivité. On a souvent présenté la thèse de la pluralité des mondes comme un obstacle à leur pensée. des cultures. Event étant défini comme un changement dans le monde non pas du monde mais de sa logique. une relation qui ne relie rien. L’apparaître est une catégorie qui ne relève pas du phénomène. . culte misérable. Les 2 dispositions subjectives vont être enracinées dans des temporalisations absolument différentes. et pas au régime de la séparation ou de l’extériorité transcendante. L’absence de présent se réalisme dans le mat démo comme autorité de l’immédiat. Je vous propose 11 étapes : . c’est une construction. sinon c’est de l’immédiat. il va être sous sa garantie législative. Monde est un espace d’apparaître. Et donc il va avoir une garantie abstraite dans l’extériorité législative du devoir quant au passé. On peut en somme articuler l’opposition entre mat démo et dialectique matérialiste : d’un côté la temporalité s’édifie sur la relation sans relation entre l’immédiat et le passé (je dis sans relation car l’immédiat ne se relie pas vraiment au passé. Cette autorité de l’immédiat explique dans une large mesure la souffrance des jeunes. Et vous voyez comment c’est homogène : le fait qu’il y ait des lois est homogène au fait qu’il y a seulement de l’immédiat. Partout où un présent s’et constitué quelque chose d’éternel va advenir. des langage. Cette construction sera notre propos par la suite.thèse 3 : il y a des événements. en un sens qui demande à être recomposé. La souffrance des jeunes est patente. relation du présent comme constitution dialectique dans sa relation à l’éternité. sous forme négative.thèse 0 : on appelle monde un lieu de l’être là des multiplicités (définition). . sacralisée etc… Il y a un passé qui ne se réalise que comme morale. Alors ça c’est un trajet. C’est quoi ? Le passé. conservatrice. Il y a injonction législative de conserver le passé pour que l’immédiat fuie un peu moins. C’est le T. et monde est un lieu de leur être là. La pensée de ce pluriel n’est pas nécessairement possible pour le relativisme cult. C’est une relation sans relation. où elles apparaissent en soi.thèse 2 : la pensée de ce pluriel est possible.thèse 1 : il y a des mondes. c’est l’asservissement à l’immédiat. Un événement n’est pas une modification du monde mais une modification de . et de le f aire au régime dialectique de l’exception immanente. de la représentation. Il y a quelque chose d’autre que la circulation marchande indéfinie et l’asservissement de tout le monde à l’immédiat. loi et religiosité délabrée. donc on colmate la fuite permanente de tout dans l’immédiateté par la législation monumentale sur le passé.ni ni. formelle et conservatrice). Un présent ne peut être que créé. La législation sur le passé est ce qui donne une apparence de profondeur à la fugacité et caractère destructif de l’immédiat. Aujourd’hui. Commentaire : l’être comme tel n’est que multiple pur. Il y a des logiques des mondes. Le fait de l’autorité absolue de l’immédiat est un prix payé à l’absence de présent. ie qu’il y a une logique des mondes. Il est non subjectivable. La relation fondamentale qui caractérise le matérialisme démocratique du point de vue de la question du temps est la relation entre immédiat et passé. Les multiplicités apparaissent multiplement. il n’y a pas un monde ou un univers.s et que ces corps pris dans ces langages ne communiquent pas. C’est une contrainte terrible qui se donne les apparences de la jouissance et se réalise en réalité comme destruction. Le cheminement est donc de réintroduire la dialectique matérialiste dans l’amplitude qui fait que le présent a comme production immanente en régime d’exception quelque chose comme l’éternité d’une vérité. ça ne va pas de soi. la loi est une assurance contre la perversion de l’immédiat. On ne peut rien construire sur l’immédiat. Il y a devoir de mémoire car il n’y a pas de présent mais seulement de l’immédiat. La contrainte de l’immédiat est assortie d’un devoir quant au passé. ie la pluralité des logiques de l’apparaître. De l’autre côté. à nouveaux frais. comme création. car l’immédiat ne se relie à rien. Les mondes sont discernables selon la logique qui est la leur. Penser la pluralité des mondes c’est penser la pluralité de leur logique. Quelle va être la relation fondamentale dans la dialectique matérialiste ? C’est la relation entre le présent et l’éternité. . il n’est ni relié ni reliable (c’est ce qui le caractérise). c’est le relativisme culturel : il y a des mondes. Je vous en donne l’échelonnement. L’enjeu c’est de réinventer l’éternité dans sa corrélation au présent. Il s’agit que l’éternité soit immanente au présent comme production vivante. Il faut relever la contradiction entre immédiateté et présent. thèse capitale car il y a des vérités toujours référés à des mondes qui peuvent être distincts.

Le transcendantal peut être modifié. C’est une destruction ou une rupture dans la constitution logique du monde lui-même. Là on va poser que il y a de l’événement et que sa pensée est possible. Dans son être : auto-appartenance. . à la configuration singulière d’une vérité dont on admettra à la fois (c’est le pb) qu’elle a été crée.thèse 6 : autour de cette trace. elle a été créée. « les ruptures c’est mauvais ». d’une configuration d’un multiple pur. « la révolution est une utopie ». Comment un nouveau corps peut coaguler ou cristallier autour de la trace. Ce nouveau corps va être objectif mais stt subjectivable. telle que quoique éternelle elle a procédé. On nous invite à nous adapter aux changements mais la loi du changement n’est pas modifiable (vous avez intérêt à vous adapter !). Les présents communiquent par l’appropriation possible des vérités. sans effacer ou raturer son pouvoir. Elle est strictement possible : on peut penser l’événement dans son être. qu’elle est singulière en ceci qu’elle procède d’une création en un monde déterminé. Dans ses csq : comme relève d’un inexistant. Le terme inexistant en tant que relevé sera trace de l’événement . là. Donc l’événement touche à la logique de l’apparaître. Le noyau philosophique : c’est pas de changement dans le transcendantal du monde. Nous ne sommes rien soyons tout : c’est la relève de l’inexistant. Dans son apparaître : intensité maximale. Il y a présent quand surgit un nouveau corps.thèse 9 : cette vérité est éternelle. qui va de l’évidence de la présence d’un monde. ie du changement des conditions d’existence du monde (et pas seulement d’un changement interne au monde). . où se récapitulait le trajet qui conduit du monde. C’est ce trajet là qui était dessiné et la chaîne de concepts qu’il présuppose. c’est une vérité. l’univers serait le . ce qui se constitue autour de la trace est de l’ordre du corps). . ie communication entre les présents. Il peut y avoir une théorie du changement réel. 3 régimes de pensée appropriables à l’existence effective d’événement.thèse 5 : tout événement laisse une trace. La logique des mondes peut changer. L’ordre propre de production du corps subjectivé. d’une disponibilité qui la détache de son… singulière au monde. Evénement. dans son apparaître. La condition de possibilité du transit du présent à l’éternité est l’apparition d’un nouveau corps (pas seulement agencement ou recomposition de corps préexistants). Elle est réactivable dans tout monde. . Détachement qui n’est pas réel. mais elle est rendue dispo dans plusieurs mondes sous des conditions dans lesquelles nous reviendrons. trace. possibilité nouveau corps. de la pensée du monde tel qu’il est là à l’éternité d’une vérité. JANVIER 2006 La dernière fois nous étions restés à l’énumération d’une dizaine d’énoncés. Je redonne la liste des 10 énoncés : 0 un monde est un lieu de l’apparaître (énoncé antérieur aux énoncés qui structurent la trajectoire proprement dite) 1 il y a des mondes et non pas un monde. On va avoir une compatibilité nouvelle des multiplicités qui va faire surgir la nouveauté d’un corps.thèse 4 : la pensée de l’événement est possible. ie de l’apparaître. Ici c’est une internationale généralisée ! . Bien que produite dans un monde. Il va s’installer dans le monde concerné comme support d’un sujet. Ça ne veut pas dire qu’elle est constamment réactivée. On le verra. et pas une simple transformation dans le monde. Le présent de l’autre monde reconnaît le présent du 1er monde. « les lois économiques sont là » en sont les formules empiriques de la propagande quotidienne. forme subjective. cette nécessité de la réforme (= l’adaptation au transcendantal du capitalisme du monde contemporain) est l’envers de la thèse selon laquelle tout changement de transcendantal est exclu. dans un monde (et donc aussi dans un temps.thèse 7 : ce corps va porter la forme d’un sujet. peut apparaître un nouveau corps (exception immanente : il n’y a que des corps et des langages. Le transit du présent à l’éternité passe par la production du corps sujet. production de vérité point par point.thèse 8 : ce corps subjectivé va créer point par point une vérité. Eternité = existence transmondaine. on le montrera (ex de la rencontre amoureuse). et que cependant elle est éternelle au sens d’une disponibilité pour tout monde. Cette trace sera identique à l’inexistant relevé. ou un univers (qui serait le seul monde. elle est reconnaissable comme telle dans tout monde. dans ses conséquences.la logique du monde concerné. Donc elle est l’objet possible d’une résurrection transmondaine. C’est une thèse du matérialisme démocratique qu’il ne peut rien y avoir de tel : les conditions de possibilité de notre monde nous dit on ne peuvent pas être changées. nous y reviendrons) et se trouve par csqt disponible dans notre monde ou dans un de nos mondes.

On appellera événement une transformation pour autant qu’elle affecte la logique de la transformation. Elle fait corps. C’est le point de savoir comment il y a un avenir matériel de la coupure événementielle : l’événement fait coupure dans la logique du monde mais ce ne serait rien. le moment matérialiste de la théorie des vérités éternelles). mais sans y apparaître. ie la logique du monde. dans le système de ces csq. Distinguons entre un changement réel et un changement qui affecte la logique du changement réel. Et donc d’une éternité d’abord portée par le corps. réellement (si on appelle réelle la pensée telle qu’elle s’effectue dans le registre des csq). le fait qu’il y ait une exception à la loi monotone de l’équivalence démocratique des corps et des langages. Donc la pensée de l’événement est triplement possible au regard de la logique des mondes : ontologiquement. Le corps seul ne garantit pas la production de vérité. Allégoriquement. d’abord à ce qui inapparaît. et en réalité la pensée n’est rien d’autre que ce qu’on peut appeler la logique 3 il y a des événements. ie un chgt du transcendantal du monde. alors qu’il était là avec une intensité minimale. c’est une donnée de la situation. à ce qui inexiste. ie ce n’est pas un processus continu ou garanti). une éternité qui n’est justement ni celle d’un dieu ni celle d’une âme. l’événement apparaît dans un monde. Il faut donc pouvoir penser le sinon que ou l’exception en immanence à la matérialité. un corps qui doit procéder dans le monde et se constituer comme corps inaugural. étant entendu qu’un événement est une modification ou une transformation de la logique elle-même. 2 la pensée de ce pluriel des mondes est possible. et non pas à ce qui se donne dans la brillance d’apparaître maximale. et la csq 1ère d’un événement est toujours la figure de la relève d’un inexistant. Ie il y a des corps et des langages. Une éternité qui est portée par un corps dans un monde singulier et qui crée ce faisant une disponibilité universelle. il n’échappe pas à la loi matérialiste des mondes. Ie la création d’une vérité dans un monde est un processus discontinu (point par point). logiquement. et la pensée de l’apparaître de l’événement est praticable) et l’événement est enfin pensable dans ses csq. 7 ce corps peut porter la forme d’un sujet (on l’appellera un corps subjectivable. et la théorie du corps en tant que corps de vérité ou subjectivable est le cœur du pb. Cette relève de l’inexistant va constituer la trace de l’événement. Il faut qu’il y ait un nouveau corps pour qu’une vérité procède en un monde. Il n’y a donc pas d’autre recours que de dire le sinon que des vérités. ce ne serait qu’un éclair ou une césure oubliée si ne procédait pas à partir de la trace de cette coupure la constitution d’un corps nouveau. mais le il y a des vérités est lui-même corporel. de ce qui était là. elle est possible dans son apparaître (ie dans les connotations logiques ou topologiques de l’événement. cette exception n’en est pas moins armaturée dans la matérialité elle-même. Donc l’énoncé 6 est décisif et complexe. c’est le corps dans la procédure du tramé point par point de ses effets qui peut la garantir. Pourquoi ? Car c’est le moment où vous engagez une logique de l’exception. 8 le corps subjectivé crée point par point une vérité (la production singulière du nouveau corps tel qu’il porte la forme d’un sujet se nomme vérité mais ça se fait point par point. du . On opposera donc le pluriel des mondes à l’unicité de l’univers. Et les points. Cette thèse est articulée : elle est possible dans son être (l’être de la multiplicité événementielle est pensable. sinon qu’il y a des vérités. soyons tout etc… mais en réalité c’est une figure générique. 6 autour de cette trace peut apparaître un corps nouveau (c’est probablement le moment matérialiste essentiel.monde sous condition qu’il n’y ait qu’un monde). avec l’auto-appartenance comme critère). je cite toujours sur ce point l’Internationale : nous ne sommes rien. 5 tout événement laisse une trace. 4 la pensée de l’événement est possible. Je rappelle que la trace est toujours dans la figure de la relève d’un inexistant. Il y a un point inexistant dans le monde. lorsqu’on est dans la question de vivre vraiment. Naturellement ce n’est pas un corps disponible. sujet désignant un formalisme tel que du point de ce corps procède une vérité. que l’événement est toujours venue à l’apparaître de ce qui n’apparaissait pas. ie qch s’excepte de l’uniformité ou de l’équanimité des langages et des corps sans admettre pour autant que cette exception se fait du point d’un autre monde. C’est ce que j’appelle sa relève. C’est là le centre matérialiste du pb : la dialectique de l’exception n’est matérialiste que sous la condition qu’elle rende rationnel l’hypothèse d’un corps de vérité. Un changement peut affecter la loi des changements. Tout événement s’atteste de ce qui rend possible la relève d’un inexistant. ie de faire apparaître l’inexistant d’un lieu sous une intensité maximale. Ce n’est que selon l’apparition d’un corps nouveau qu’une vérité peut procéder dans un monde et que donc qch peut apparaître qui soit en exception de ce qui apparaît. et que les csq de l’existence de ce corps sont subjectivées comme vérité). le contraire d’une éternité spirituelle. c’est un corps nouveau. Car c’est toujours dans la métamorphose de ce qui inexiste que se fait la signature de l’événement. ou d’une transcendance ou d’une altérité radicale. C’est pourquoi il faut être attentif.

Le fait de dire que la vérité procède point par point comme production du corps subjectivable s’oppose absolument à une toute autre thèse qui est que dès lors qu’il y a le corps subjectivable. ie de la présence de l’éternité. Encore faut-il qu’il soit dans la saisie du point par point dans l’espace où il opère. C’est à commenter : si on revient à notre dichotomie initiale. ie ce qui est en incise ou interruption de la présence là ou de l’apparaître des multiplicités dans un monde. c’est un trajet qui conduit de l’indifférence ontologique à la disponibilité de l’éternité. Au travers des épreuves de ce monde : elle aura été éprouvée comme telle dans un monde. son paradoxe. Au départ. sinon qu’il y a des vérités. Si on commence par dire que l’éternité est séparée. Elle sera naturellement détachable du monde par des opérations particulières puisqu’elle est appropriée d’un autre monde. alors des effets de vérité s’ensuivent. corps. et il évite de considérer le corps comme constituant les effets de vérité. 9 cette vérité est éternelle Alors. la logique des corps. Dans son procès. la question de l’éternité. de la consistance de ce qui apparaît. c’est la question de l’éternité au présent. Donc sinon qu’il y a quelque chose qui est irréductible à la pluralité des corps et des langages. Et donc à quelles conditions peut-il y avoir des vérités… dans un monde qui assure l’être là des corps et des langages. Entre l’indifférence ontologique inaugurale et l’éternité disponible active au présent. c’est ce qui fait que son éternité n’est pas une éternité suspendue. On voit bien conceptuellement ou ça arrive : il part des multiplicités pures et conduit aux vérités éternelles en passant par apparaître.le moment de l’indifférenciation ontologique . mais du point de vue de sa matière elle restera tributaire du fait qu’elle s’est constituée point par point dans un monde.monde. on dira que le mat démo c’est qu’il y a des corps et des langages et ce qu’on souhaite c’est que les langages ne briment pas la capacité des corps. est accessible à partir de cette pluralité. Ce qui a été par exemple au 20ème siècle la théorie du parti : quand vous avez constitué le corps. qu’est-ce que c’est que les mondes. son pb ? Au fond. Mais le vrai pb est qu’on ne peut pas dire cela sans soutenir qu’il y a corporéité. vous avez quoi ? Vous avez la logique. Et c’est pour ça que je dis entre l’indifférence anonyme des multiplicités d’un côté et la dispo au présent des vérités éternelles de l’autre. il y a la logique de l’apparaître (qu’est-ce que c’est qu’un monde. Donc l’énoncé point par point est majeur. et donc ses effets de vérité s’annulaient. sujet (la liste du chaînon conceptuel). de ce trajet.le moment scindé de la logique (scindé car c’est à la fois l’exposition de la consistance de l’apparaître et l’exposition de sa fragilité. Nous sommes dans l’énoncé de nouveaux corps. et que rien ne garantit qu’en tant que corps il dispose des ressources (qui sont des ressources subjectives) du traitement des points en tant que point. C’est ce qui fait sa singularité. elle est tributaire du monde où elle est constituée puisque ce n’est que point par point en ce monde qu’elle a pu procéder comme csq du corps subjectivable. Donc une vérité quoique éternelle est marquée du monde où elle fut crée. Je voudrais plutôt tenter d’en saisir la dramaturgie. une matérialité des vérités. mais d’une éternité disponible au présent. Il s’avérait incapable de traiter un point. et pas seulement des corps. je voudrais d’abord donner la signification de ce trajet. et une fois garanti cela tous les corps et tous les langages peuvent s’équivaloir dans l’espace qui est l’espace précisément démocratique. Comme on l’a dit la dernière fois. dans une atmosphère dialectique traditionnelle : . le contrôle ou la maîtrise des effets de vérité est sous la garantie de ce corps. vous n’avez rien d’autre que des multiplicités indifférentes (je reviendrai sur ce point) et à l’autre extrémité vous avez une disponibilité des vérités éternelles comme présent (une disposition au présent). La dialectique matérialiste dit : il n’y a que des corps et des langages. et en même temps ce qui peut perturber cette logique (dans la figure de l’événement). Donc entre les vous avez le transcendantal (appelons transcendantal la logique de l’apparaître) et ce qui incise ou fait coupure dans la logique du transcendantal (et va rendre possible qu’il y ait des nouveaux corps). s’ensablaient. Nous sommes proches de . Ça c’est une vision stricte ou polarisée du trajet. Notre pb n’est pas celui d’une éternité disjointe. qu’est-ce que c’est que l’être là des multiplicités) et puis il y a comme condition de possibilité d’un nouveau corps ce qui fait exception à cette logique. Le corps procède de façon matérialiste à l’intérieur du monde en tant que le monde lui propose des points. on retombe dans un dispositif traditionnel. étaient inopérants. On peut les ramener à 3 moments. événement. disponibilité au présent. la consistance de l’apparaître. Ie quel est sa tension propre.la disponibilité des vérités éternelles. Donc une vérité éternelle en fin de compte est réellement tributaire du monde où elle est créée. trajet ponctué par les 10 énoncés. Il en est l’opérateur inéluctable mais il n’en est pas le constituant. ie opposition entre matérialisme démocratique et dialectique matérialiste. est accessible universellement. qch comme ça. ie la possibilité que quelque chose advienne qui n’est pas conforme aux lois) . Seulement c’est oublier que le corps n’agit que point par point en définitive. transcendante ou indifférente.

au sens où la pensée de cela est possible. Ni la dialectique matérialiste ni le matérialisme démocratique ne soutiennent ça. qu’on appelle les mathématiques. interrogeons la disponibilité de l’éternité comme présent. En fin de compte il n’y a que le présent. de sorte que l’indifférence ontologique c’est la restriction de l’espace de l’expérience à la dimension de l’indifférenciation onto. ie il y a une histoire de l’être qui le destine et nous destine en tant qu’il est destiné. ie il n’y a pas d’éternité car l’éternité ne pourrait être que séparée du présent. Cela est cohérent. alors en réalité on peut donner sens à ce qui n’en a pas. tout s’équivaut. Revenons sur chacun des 3 moments 1° l’indifférence ontologique C’est le socle général. c’est d’exclure l’éternité. il est mathématiquement pensable comme absence de l’absence de l’un. Quand tout vaut tout. cohérent avec une certaine représentation de l’indifférence ontologique. dans la figure du formalisme mathématique. Mais l’indifférence affecte aussi la pensée. après tout. formelles. comme vous savez). ou se tient au plus loin du sens. mais nous ne considérons pas qu’elle est exclusive de son opposé. car le sens n’est sens que pour autant que sa règle de distinction d’avec le non sens est expérimentable. Qu’est-ce que ça . A savoir que cette indifférenciation doit faire loi. Tout vaut tout. Elles ne nous destinent à rien et ne sont destinées à rien. Cette indifférence ontologique. formellement pensable et qui ne nous destine à rien. naturellement. et qui n’est pas destinée : les mathématiques. Elle est retrouvée. et en certain la pensée suprême si on veut (puisqu’elle est la pensée de ce qu’il y a absolument saisi dans son il y a comme tel). Le matérialisme démocratique c’est il y a ce qu’il y a. qui est l’absoluité des vérités éternelles. Les 2 énoncés sont réciprocables. et des corps et des langages au présent. et que l’absence de l’un transite comme absente de sens dans la langue qui pense l’absence de l’un. on pourrait dire qu’elle est la transcription abstraite ou l’ontologie sous-jacente du mat démo lui-même. Il n’y a que des corps et des langages. et puisque rien ne fait sens. quoi ? l’éternité. et que la pensée de cela. Et donc que nous soyons matérialistes signifie que nous acceptons. tout en faisant ressortir le fond nihiliste du matérialisme démocratique. il n’y a rien d’autre à faire qu’à compter. sans un. ie du monde contemporain. Si tout fait égalitairement sens. Elle signifie que le il y a pur. ses sous et ses voix (et les 2 en même temps très souvent. c’est la mer allée avec le soleil. qui ne se récapitulent pas dans l’unité d’une signification. et une langue formelle elle-même exclusive du sens. on compte. c’est la langue de l’absence de sens de ce en quoi l’un est absent. est l’exposition des multiplicités pures. il y a transformation de l’indifférence ontologique en impératif anthropologique. Les multiplicités sans un. c’est cette figure de la pensée qui exclut le sens. comme indistinction possible du possible et de l’effectif. qui poussées au terme de leur décomposition s’épuisent dans le vide. le pb de l’éternité c’est qu’elle soit là. Il y a un point où tout est commutable en tout. Elles sont des possibilités formelles comme telles. La loi du matérialisme démocratique est une loi du nombre : c’est la loi du compte marchand d’abord. ie le il y a en tant que il y a. C’est cette dispo des vérités éternelles au présent qui constitue le 3ème temps du trajet. Je crois qu’une des dimensions du monde contemporain. Et je soutiendrais volontiers que l’indifférence ontologique n’est que la forme abstraite ou sous-jacente du matérialisme démocratique. comme si il était de l’essence de l’éternité d’être séparée. partageons cette figure de l’indifférence ontologique comme strate 1ère de l’élucidation de toute chose. Cet ensemble constitue l’indifférence onto primordiale : l’assortiment entre les multiplicités pures. ensuite car c’est politiquement la loi du suffrage. à savoir à la fin des fins il n’y a que de l’immanence. mais en même temps c’est une pensée qui ne nous destine pas non plus. 2° la disponibilité de l’éternité comme présent A l’autre extrémité du spectre. dans le monde contemporain. Tout le pb est d’établir qu’il n’est pas de l’essence de l’éternité d’être séparée du présent. Il n’y a pas de destination de l’être. thèse qui s’oppose à son historialité (thèse heidegerrienne post heideideggerienne). tout fait sens. On pourrait dire que la langue hors sens. C’est à partir de l’indifférenciation onto une conversion du rien ne fait sens à tout fait sens. qui se délivre de l’appui du sens. ie elle peut être là et donc il peut y avoir une dispo au présent des vérités éternelles quelles qu’elles soient. de la multiplicité sans un. L’indifférence ontologique 1ère est cette corrélation : le doublement de l’un et du sens. La dialectique matérialiste est quelque chose qui a le même socle ontologique que le matérialisme démocratique. L’indifférence ontologique se manifeste par ceci que les multiplicités comme telles sont dépourvues de sens du point de vue anthropologique. et langue et pensée de cette situation qui. C’est ce dans quoi on peut s’établir en compatibilité avec le matérialisme démocratique. qui est hors sens. absente. Pour autant qu’on s’en tient au socle ontologique. ce qu’assure la circulation marchande dont la loi est celle de l’équivalent général.Rimbaud : Elle est retrouvée.

C’est ce qu’on appellera une réincorporation. de l’intégration des surfaces. Je ne vais pas en rajouter. génie mathématique allant jusque aux abords du calcul infinitésimal. On va vous montrer les différentes manières de peintre ce que c’est qu’un cheval. et le dit en peinture. Son éternité s’atteste à ce que ces textes deviennent des éducateurs fondamentaux à partir des 15ème. Il y a une chose qu’on pourrait dire. Ie que elles ne sont pas destinées à tel ou tel usage : c’est dans la contingence de la nouvelle création d’un corps d’un monde nouveau que va procéder la réincorporation de la vérité ancienne. En définitive. Antiquité grecque tardive. Le nouveau corps va s’incorporer cette disponibilité. Je ne vais pas dire réincarnation ! je traîne déjà suffisamment de casseroles religieuses comme ça. Le comparatisme consiste à trouver le chemin de la réincorporation. De quoi s’agit-il ? De ceci que l’animal a une figure d’apparaître telle qu’il est lié de façon singulière à l’idée. Archimède. un caillou informe etc… Qu’est-ce qu’un cheval ? la peinture ne fait pas que représenter un cheval. qui y adhère quant à sa matière. Cette vérité est dispo non pas pour un spectacle général. mais qui peut réincorporer l’autre. la réincorporation. mais qui cependant est reconnaissable comme telle du point d’un autre monde. Pendant des siècles. Réincoporation car une vérité a été incorporée. ie qui maintient la figuration mais la distord ou la respatialise différemment). sur résurrection : au fond. Le trait saisit l’animal de façon particulière car il en exhibe une reconnaissance schématique particulière. La procédure de reconnaissance est une procédure de réincorporation. Que veut dire reconnaissance ? Que cette vérité est utilisable par le nouveau corps subjectif d’un nouveau monde à ses fins propres. On dira réincorporé au sens de la disponibilité de cette vérité produite une fois produite aux fins de la production par un nouveau corps d’une vérité qui va être distincte. dans un propos pictural plus général. non seulement comme textes. Donc nous avons un terme fondamental : réincorporation. mais il faut qu’elles soient telles qu’elle est reconnu du point de tout autre corps subjectivable dans un autre monde. plus il est épuré) est redisposée par Picasso à ses propres fins (qu’en est-il de la peinture post-cubiste. Voilà une réincorporation. Il y a un cynique grec qui croyait avoir fait une plaisanterie définitive contre Platon : je vois bien ce que c’est une cheval. on peut cheminer de la ressemblance évident (P connaît l’art rupestre) à un élément plus radical. Il y a toujours eu un corps de vérité. logiquement différent. Permettez moi de donner fugitivement 4 exemples (de la Préface de LdM) : 1° exemple artistique : la réincorporation par Picasso de la stylistique de la représentation des animaux dans l’art rupestre. Une vérité n’est rien d’autre que cela : qch qui a été créée dans la singularité d’un monde. C’était une vérité perdue. celle de la politique internationaliste est créée dans le 19ème en Europe etc… Des vérités disponibles sont créées dans des mondes singuliers. mais je ne vois pas ce que c’est que la caballéité. D’un point de vue matérialiste. au prix d’une réincorporation dans un dispositif nouveau conduisant à la création du calcul infinitésimal. Ce qui va rendre du compte du fait que les vérités circulent universellement et que leur usage peut être extraordinairement hétérogène. ie la manière dont la stylistique de la représentation du cheval dans la grotte (30 000 ans. l’essence d’une vérité éternelle est d’être apte à une résurrection. pas autrement. ie pour la production d’une autre vérité. Si on compare les chevaux tels qu’ils sont peints sur les parois de la grotte Chauvet ( ?) et une série de chevaux de P. bien qu’elle ait procédé dans un monde différent. dans une densité exceptionnelle. Ce n’est pas comme n’importe quoi. Picasso ne peint pas comme le ou les auteurs de la grotte mais il s’incorpore ce qu’ils ont déjà fait dans cette visée là à sa propre peinture. ces textes transitent sans effet : ce dont il était question était devenu incompréhensible. qu’on connaît peu : plus un monde est vieux. elle dit ce que c’est. une vérité est créée dans un monde (enjeu de la médiation) : la vérité de l’invention du théâtre est créée dans le monde grec. Ils s’avèrent disponibles. ou plus précisément du point d’un autre corps subjectivable. mais elle est dispo en tant qu’elle va quoi ? en tant qu’elle va être incorporée au nouveau corps. il n’y a pas de résurrection. Aucun corps ne ressuscite . C’est une disponibilité telle que qch de ce qui a eu lieu est en effet dispo aux fins de la nouvelle subjectivation d’un nouveau corps. mais tel que ce n’est pas ce cheval qu’on va vous montrer. 2° exemple scientifique : la réappropriation des textes math d’Archimède alors qu’ils étaient devenus incompréhensibles. mais dans leur fonctionnement de vérité. un autre monde. Ce dire de ce qu’est un cheval est incorporé à des objectifs particuliers qui ne sont pas les mêmes entre Picasso et le peintre de la grotte. 16ème. 17ème siècles. Dans le matérialisme démocratique. l’œuvre d’Archimède est attestée comme vérité éternelle par sa résurrection. Il voyait le cheval mais pas son idée.veut dire ? Que veut dire la possibilité des vérités éternelles ? Je rappelle. puisque la condition de sa production est précisément qu’un sujet soit la forme d’un corps nouveau. il n’y a que des corps et des langages. Ce que je raconte dément ce cynique : il s’agit de faire voir l’idée du cheval.

(sauf dans certains fables) et aucun langage non plus. Par contre une vérité le peut. Si vous admettez qu’il n’y a que des corps et des langages, vous excluez la résurrection. Si vous êtes dans la dialectique matérialiste, vous admettez la résurrection (il est de l’essence des vérités éternelles de pouvoir être réincorporées, et par conséquent d’être aptes à la résurrection). Il me semblait que il y aurait 3 instances possibles du thème de la résurrection (coquetterie lacanienne). Une instance imaginaire : il y a résurrection des corps. C’est l’instance que j’appelle religieuse. Une instance symbolique : il y a résurrection des langages. C’est l’enjeu de l’historie. Vous savez que l’historicisme a été une des religions modernes. Mais c’est symbolique. Quand Michelet déclare que l’histoire est la résurrection intégrale du passé. Au-delà du romantisme, ça veut dire quoi ? ça veut dire restitution du langage dans lequel le passé s’est prononcé lui-même, ie résurrection symbolique de ce qu’a été la circulation langagière du passé comme tel. Ce n’est pas simplement un langage sur le passé, mais la résurrection du langage objet de ce passé. Ce langage va exister comme tel dans la réitération de sa symbolique. La religion est l’instance imaginaire de résurrection, l’histoire est l’instance symbolique, et les procédures de vérités en sont les instances réelles. Donc sur la résurrection : imaginaire, symbolique, réel, religion, histoire, procédures de vérité. On peut donner une définition du sujet. Si un sujet est la forme d’un corps subjectivable, d’un corps de vérité, si un sujet est ce qui donne forme à la possibilité des conséquences d’un corps subjectivable. Et si un tel corps se nourrit de réincorporation (c’est très souvent le cas), alors on dira que un sujet est ce qui réincorpore une vérité pour une autre vérité. Et c’est cette capacité de réincorporation subjective pour une vérité qui porterait l’éternité. Il y a un lien entre l’éternité des vérités et le fait que le sujet puisse être entre 2 vérités, l’entre 2 du vrai, ie ce qui donne forme à la réincorporation d’une vérité pour une autre vérité. 3° exemple politique : (avant le prochain cours vous le lirez !) il confronte la thématique révolutionnaire moderne, et en particulier la question « qu’est-ce qu’un Etat révolutionnaire ? » à la question disputée dans un texte chinois du 1er siècle av JC. Dispute sur le sel et le fer. Dans les 2 cas, on voit que la question fondamentale est le rapport entre Etat et égalité. Pour Picasso, la question fondamentale est le caractère essentialiste de l’apparaître de l’animal, le fait qu’il apparaisse comme cheval, chien etc… Pour Archimède, ça tourne autour de l’appropriation mathématique de l’infini. Ici, c’est l’égalité peut-elle se passer de l’Etat. En politique, un des thèses fondamentale de caractère libéral est que la liberté doit se passer de l’Etat autant que faire se peut (liberté d’entreprendre, libertés individuelles, le moins d’Etat possible, pas de service public, uniquement des services privés). L’Etat réduit à la gendarmerie, mais pour le reste pas d’Etat c’est la liberté. La question posée là est une autre question : quel rapport entre Etat et égalité. Au fond, ce qui circule entre le texte chinois et les textes léninistes au sens flou, ouvert, et dans des mondes différents, c’est la thèse selon laquelle l’égalité a comme condition 1ère, peut-être transitoire, l’Etat répressif. Il y a une concomitance inéluctable entre la volonté égalitaire et l’Etat répressif. C’est une aporie aussi, une difficulté. Ça transite du thème chinois de l’école des légistes en Chine du caractère implacable de la loi d’Etat, seule condition pour abaisser les puissants, mortifier les riches et rendre possible l’égalité, et puis le thème à l’autre extrémité de la dictature du prolétariat (c’est dans la forme répressive et autoritaire de l’Etat que transitoirement au moins on peut espérer briser l’hétérogénéité de la richesse et de la puissance). Ce thème gravite autour d’une question, en donnant des éléments de réponse, de la politique d’émancipation, sur la corrélation entre autorité collective et égalité. Par voie de conséquence, la mise en scène de la pensée relative à la tension considérable qui existe entre le motif de la liberté et celui de l’égalité, leur caractère non homogène. Cette question doit être prise au sérieux, on fait trop comme si liberté et égalité allaient ensemble. On voit beaucoup de liberté mais pas d’égalité (elle est sacrifiée). Et la fraternité, c’est à l’intérieur des mêmes strates. Quand il y a liberté, il y a égalité différenciée et fraternité stratifiée. Et l’égalité alors il semble bien qu’elle ne puisse faire l’économie d’une destruction des différenciations inégalitaires qui se heurtent à une résistance énorme. Dès que vous touchez aux riches, vous risquez votre peau. Ça c’est une loi de l’histoire. On n’y touche pas, à la fin des fins. La maxime libérale consiste à dire : c’est comme ça, finalement, si tout le monde travaille tout le monde sera riche. Le point n’est pas la santé économique générale, mais que devient la maxime égalitaire. L’égalité est revendiquée comme une norme intrinsèque. Il est frappant de voir que la vérité de cette difficulté, de la proposer comme enjeu, que ceci soit répertorié dans la thème de la dictature du prolétariat et dans un texte chinois de plus de 2000 ans. Il faut une figure étatique répressive transitoire pour installer l’égalité. Elle ne s’installe pas de façon transitive à la liberté. Ce qui s’installe de façon transitive à la liberté, c’est une exacerbation de l’inégalité. 4° exemple amoureux : on s’en tient aux histoires archivées, Tristan et Yseut, Didon et Enée, Héloïse et

Abélard, les archives augmentent aujourd’hui avec la télé… Je prends la comparaison de Virgile, Didon et Enée, et Berlioz, les Troyens. Berlioz est porteur d’une conception romantique de l’amour qui n’est pas celle de Virgile, mais il va réincorporer des éléments fondamentaux pensés par Virgile dans la conception dialogique de l’opéra. Cette figure de Didon et d’Enée est dans la dispo d’une vérité éternelle, offerte à la réincorporation. Donc voilà pour les 2 extrémités : - ontologie du multiple pur, comme onto désanthropologisée (il n’y a pas de destination anthropologique de l’ontologie). - théorie des vérités comme éternité locale (crées dans des mondes singuliers) conjointe à une procédure de réincorporation (à distance). Au passage, une question : si l’ontologie est désanthropologique, qu’en est-il de la théorie des vérités ? Comporte-t-elle une dimension anthropologique quelconque ? Il faut dire que l’animal humain, cette bête à 2 pattes, peut participer à la construction d’un corps de vérité. Il peut être incorporé à un corps subjectivable. Il n’est pas ce corps en tant que lui-même : il n’est pas le corps nouveau en tant qu’individu, mais des individus peuvent participer à la construction de ce corps. Les procédures d’incorporation sont différentes selon les cas (art, amour, politique). On admettra que l’individu peut s’incorporer à un sujet. On entre dans une dialectique individu / sujet, et c’est à travers cette dialectique qu’on peut calibrer la dimension anthropologique des vérités s’il y en a une. Un animal humain, un individu, peut être subjectivé. Je conclus que vivre d’une vie digne de ce nom, c’est être subjectivé. On souhaite que cela arrive à l’animal humain. Ce n’est pas ce que soutient le matérialisme démocratique : il soutient que il n’y a que des individus. On peut nuancer : sa maxime c’est il n’y a que des individus et des communautés. C’est son anthropologie. La maxime de la dialectique matérialiste, c’est : il n’y a que des individus et des communautés, sinon qu’il peut y avoir des sujets. Le pb est de savoir comment les individus sont incorporables à des corps subjectivables, ie sont subjectivés. La position du mat démo est que la subjectivation en ce sens est ruineuse, c’est une illusion, du registre de l’imaginaire néfaste. Il ne faut pas être subjectivé, car la captation par la subjectivation est en définitive la définition spéculative du totalitarisme. Qu’est-ce qu’un individu totalitaire ? C’est un individu qui s’imagine qu’il est sujet. C’est très mauvais. La dialectique matérialiste pose qu’il y a des sujets, ie qu’il y a des vérités mais pris du côté de l’acteur. Par conséquent nous aurons discord sur ce point qui finalement revient à ceci : le socle ontologique commun énonce que l’être est non destiné (principe d’indifférenciation onto), le matérialisme démocratique reste au plus près de ce socle commun et son anthropologique en est une transcription immédiate (individu et communautés, corps et langages). Pour la dialectique matérialiste, il y a un écart, qui passe par l’énoncé « l’individu est subjectivable », il n’est pas réductible aux multiplicités atones ou indistinctes. Il n’est pas pris dans l’égalité anonyme de e qu’il y a. Il peut aussi être incorporé à un nouveau corps. On peut dire qu’il participe d’un sujet. On ne dira pas que l’individu peut devenir sujet (formule équivoque que j’ai employé par le passé) : il n’y a que des individus, et certains peuvent être au-delà d’eux-mêmes. Je ne dirais pas que être subjectivé veut dire qu’un individu se métamorphose en sujet. Ce serait une doctrine de la conversion, de la mutation sur place. Je dirais que dans les conditions d’apparition d’un nouveaux corps (excédant l’individu) il y a possibilité pour l’individu d’être incorporé à ce nouveau corps, et donc de participer à la forme subjective créatrice de vérités. L’opposition n’est pas entre individu et sujet, avec la thèse du matérialisme démocratique (il n’y a que des individus) contre la thèse de la dialectique mat (un individu peut devenir sujet). La possibilité de subjectivation est une possibilité intrinsèque, elle ne passe pas par les individus. Ce n’est pas la métamorphose de l’individu en sujet comme conversion révélante (on a ça quand l’éternité est conçue de manière transcendante, la religion appelle els individus à devenir sujet). Ce que je propose est plus matérialiste : pas de métamorphose de l’individu en sujet, mais il peut être incorporé à une figure subjective. Ça s’oppose au matérialisme démocratique. L’individu n’est pas sans possibilité au regard du sujet : la subjectivation est une des possibilités pour un individu, c’est une possibilité du monde, et pas une ressource individuelle. La subjectivation est proposée par le monde, sous condition d’événement, du corps subjectivable. La question est de savoir si on l’accepte ou non, en tant qu’individu. Si on l’accepte, ça entraîne un régime de csq dont on n’est pas le centre, c’est la logique de l’incorporation. Voilà ce qu’on peut dire sur les 2 extrémités du propos : l’indifférence ontologique d’un côté, les multiplicités pures et leur pensée formelle et l’incorporation aux vérités éternelles et leur communication transmondaine d’un autre côté. Ça culmine dans une dialectique de l’individu et du sujet. 3° la logique Maintenant, le niveau intermédiaire, l’entre deux : c’est le pb principal. Il rend possible la coexistence

des multiplicités indifférentes et des vérités éternelles. Qu’est-ce qui rend possible le transit ou l’opération de l’un à l’autre ? Qu’est-ce qui rend pensable l’incorporation individuelle à un sujet (opération qui est distincte d’une grâce ou d’un miracle) ? Quelle structure du réel rend possibilité l’apparition d’un sujet et sa production singulière qui est une vérité éternelle ? On a sur un bord les multiplicités indifférentes, sur l’autre les vérités éternelles, et le système de possibilité c’est la connexion de ce qu’il y a entre les 2. Je vais vous dire comment procéder : on va construire une énorme tenaille, on va prendre les 2 bords, et resserrer par couples successifs de concepts jusqu’à arriver au point commun. Il faut faire un dessin (distribution la fois prochaine). On aurait l’écart entre multiplicités et vérités. L’idée est de disposer des concepts intercalaires par couples dans un resserrement progressif jusqu’à ce qu’on ait le lieu d’articulation, commun, qui ne peut être que pensé sur les 2 versants à la fois. On va resserrer petit à petit la compréhension de l’écart inaugural. Voici les paires de concepts : 1ère paire : - du côté des multiplicités : l’être là / apparaître - du côté des vérités : présent créateur 2nde paire : - la consistance logique (donne cohésion au nouveau corps) - le nouveau corps (matérialité dans un monde du présent créateur, ie condition de production des vérités) 3ème paire : - le transcendantal (le fondement de la consistance logique de l’apparaître) - les conditions d’existence (pour un nouveau corps) 4ème paire : - l’inexistant - la trace (devenir existant de l’inexistant) 5ème paire : - les points - les organes (du corps, appropriés à traiter un point) L’événement est le point commun des 2 séries. C’est un concept ambigu : - du côté des multiplicités indifférentes, vous avez la question des conséquences de l’événement, qui relèvent de la logique, des lois de consistance du monde. - du côté des vérités, évanouissement, car il est de son essence de disparaître. Ce qui l’assigne à autre chose qu’à la logique du monde (de consistance et de perpétuation). Je redis le schéma triangulaire : - multiplicités indifférentes / vérités éternelles - être là / présent créateur - consistance logique / nouveau corps - transcendantal / condition d’existence - inexistant / trace - point / organe - événement. C’est ce que nous commenterons. Pour conclure aujourd’hui, un passage de Pasolini. C’est un poète profond car il anticipe dans les années 50 ce qui nous arrive aujourd’hui. C’est un passage du poème des Cendres de Gramsci, de 1954. Ce que vous allez entendre, c’est la description d’un monde livré au mat démo, anticipation du poète, ie un monde dans lequel le vrai s’est absenté. Poétiquement, Pasolini donnera 2 noms à ce que pourrait être le vrai. Il dira religion véridique (= instance du vrai), et histoire (en 54, l’idée que l’histoire puisse être le lieu de procès d’une vérité est une leçon du marxisme ambiant : c’est l’histoire comme intensité des vérités disponibles, intensité au présent). Donc le monde décrit est un monde dans lequel il n’y a ni religion véridique ni histoire. Il définit ce monde comme un monde où l’idéalité est absente, et où cependant il y a une séduction de ce monde, il y a une espèce de sensualité omniprésente du monde, mais qui est dans l’abri, les ténèbres de toute réincorporation possible des vérités (par l’histoire, la religion étant le nom du vrai). Le poème s’achève par une interrogation de Pasolini sur la possibilité pour lui de vivre dans ce monde, ie de vivre sans réincorporation). Strophes 6, terminale : « et on sent très bien que pour ces êtres vivants … le don perfide et expansif de l’existence, cette vie n’est qu On sent l’absence de toute religion véridique. Non point vie mais survie.

Comme en un peuple d’animaux dont le secret orgasme ignore L’humble conviction Se fait vain en cette trêve de l’histoire Tout idéal plus se révèle la merveilleuse et brulante sensualité presque alexandrine qui illumine tout Pénombre pour retrouver les places vides de mornes ateliers … la perdent sans nul regret pusiqu’elle emplit leur coer on les voi qui jouissent dans leur misère du soir mais moi avec le cœur conscient de celui qui ne peu t vivre que dans l’histoire puisque je sais que notre histoire est finie » C’est le chant de Pasolini, magnifique, qui dit un demi siècle avant que l’histoire est finie. Mais c’est l’histoire telle qu’elle serait le lieu effectif pour lui de la réincorporation dans le procès de vérité. Il fait sa part à ce qu’il dénonce : il comprend bien que dans ce monde désaffecté de toute vérité, il y a une thématique de jouissance, une espèce de sensualité marchande disponible qui fait qu’il y a cette survie à laquelle nous sommes appelés à participer. Mais la vraie vie est absente. Comment s’orienter dans la vie ? Sans l’histoire pour Pasolini. C’est notre question : inventer une vie qui soit non pas sans histoire exactement, mais qui n’est plus transitive à l’histoire, qui n’est plus commandée par l’idée que l’histoire porte la vie, qu’elle porte comme telle l’incorporation. Pasolini est dans l’attente d’une proposition de réincorporation faite par l’histoire, c’est son point faible. Mais il n’a pas tort de dire que nous sommes dans un monde où l’histoire ne nous fait aucune promesse, et donc nous avons à vivre dans la promesse de l’histoire. C’est pourquoi il faut saluer le poète qui nous le donne à penser.
MARS 2006

Je voudrais commencer par un point qui concerne le fait que ces derniers temps, j’ai été amené à méditer sur une sentence autrefois fameuse de mao zedong, qui disait : « être attaqué par l’ennemi est une bonne et non une mauvaise chose ». C’est une phrase des écrits militaires. J’y pensais simplement parce que, en effet, il y a eu un certain nombre de critiques dirigées contre moi, en forme assez offensive, et donc je me disais être attaqué par l’ennemi est une bonne et non une mauvaise chose. Si on réfléchit sur ce point, il faut voir dans quel contexte Mao dit cela ? C’est un propos de portée stratégique qui relève d’une longue tardition depuis Sun Tzu de la stratégie chinoise. Ce n’est pas un point absoluement nouveau. Mais si on l’élargit, il signifie ceci : quelle ets la dialectique appropriée dans un conflit, quand on est dans un rapport du faible au fort ? du point de vue de l’analyse objective de celui qui est le plus faible par rapport au plus fort ? quel est l’espace dans lequel peut se développer un processus où le faible, il y a ultimement un renversement de la situation, au sens où le faible devient plus fort que le fort, bien qu’il ne cesse pas d’une certaine manière d’être le plus faible. C’est un pb essentielle corréléà des pb discutés ici, comme celui de la constitution de l’adversaire, adversaire hétérogène et non pas himogène etc… dans cette question de la dial du faible au fort qui a donné : un petit peuple peut vaincre une grande puissance, mot dr’ordre qui a accompagné la guerre Viet Nam, donc un petit peuple a les moyens dans certaines conditions en appliquant certains principes de remporter une guerre. Les américains n’ont pas fni de vérifier cette loi ! La logique dans laquelle ça s’inscirt, c’est dans le rapport de la stratégie et de la tactique. Le plus faible, c‘est qui est engagé dans ue défensive stratégique. Stratégique, sa ligne générale est défensive, ce qui inscrit le fait qu’il n’est pas le plus fort, il ne peut pas prendre une offensive etc… donc il est en position de défensive stratégique, et par csqt lorsqu’il prend l’offensive, cette offensive est locale, puisqu’elle est défensive, elle localisée, et elle est donc tactique, une offensive tactique, appelonslà comme ça, et il faut impérativement qu’elle soit victorieuse, ce qui ne contredit pas l’infériorité globale, car c’est une entreprise localisée. Ce que déclarent toujours les stratèges sur ce point, c’est que il faut que premièrement, cette offensive tactique localisée soit, elle, menée sous la règle d’une supériorité écrasante, sous la règle, d’une supériorité locale écrasante, et qu’elle se fassse généralement par surprise, donc qu’elle prenne naturellement l’adversaire dans un défaut de son dispositif global. Et donc il y a donc une dialectique serrée, dans le détail très complexe, entre une position de défensive stragéique et une position locale d’offensive avec supériorité, supériorité qui est composée, amassée, disposée dans le régime de son caractère tactique et local. Dans la durée, dans la durée de la défensive stratégique se produit petit à petit un épuisement des forces de l’adv, non pas abattu par une offensive globale, mais car la topologie des choses dispose la poss de plus en plus cumulée d’offensive locale à supériorité massive

puisque chaque victoire renforce le potentiel, car chaque victoire permet de saisir l’armement de l’adversaire, de démoraliser localement les troupes etc… Cette dialectique nous intéresse, vous voyez bien pourquoi, car la question de l’appropriation à la dialectique de l’espace du rapport entre le local et le global est aussi une question en fin de compte à l’arrière plan de la question des vérités : les vérités sont localisées en tant que csingularités et ont cependant en fin de compte une portée stratgique au long cours. On peut dire que ce principe dial qui combin offensivité localisable ou tactique et un principe général de la défensive stratégique, qui consiste à conserver ses forces, à ne pas les exposer, principe de conservation qui suppose une hétéro qualitative, qu’on soit d’un autre rodre que l’adversaire, combiner ça avec une supériorité écrasante locale ; voilà ce qui est le principe général qui recouvre cette dial du faible au fort. Et alors, on peut considérer de ce point de vue là que le petit livre Circonstances 3, sous titré portée du mot juif, qui a été à l’origine de cette méditation. On peut le situer dans cet espace. Ça m’intéresse davantage de rendre raison de cet ensemble que de reprendre des thèses que vous pouvez parfaitement connaître. En réalité, et surtout rétrospectivement, on peut dire qu’il y avait là comme une attaque brusquée de ma part, une attaque surprise, sur un point de la situation dominante qui était fort en apparence et faible en réalité. C’est ce point que je voudrais élucider devant vous. Ce qui est la règle de la stratégie dialectique : lorsque vous opérez par surprise en et un point, vous frappez une partir du dispositif fort en apparence mais qui s’avère à la lumière de votre frappe localement faible. Et alors, si on le traduit dans la logique générale qu’on met en œuvre ici, il faut revenir à l’énoncé du matérialisme démocratique, à savoir il n’y a que des corps et des langages. Il n’y a que des corps det des langages. Entre parenthèses, LdM est sorti, mais personnellement je n’en ai pas, mais je sais qu’il est sorti, on me l’a dit, et j’y pense car il commence comme ça. Je dis quelque part dans cette préface qu’une variante de cet énoncé peut se dire : « il n’y a que des individus et des communautés ». si vous dites il n’y a que des corps et des langages, vous dites aussi, variante interne, immanente, ce qu’il y a dans l’espace de l’existence humaine, ce sont des individus et des communautés. Ce qui veut dire que vous désignez en fait les particularités communautaires, quelles qu’elles soient d’ailleurs, vous les désignez comme enveloppe langagière et limite des corps individuels. C’est ce que ça veut dire. Il n’y a que des individus et des communautés, ça se redit sous la forme que les communautés, les cultures, ie les langages, au sens large, ces langages, ces cultures, communautés, sont des enveloppes des individus, l’enveloppe langagière des individus, mais aussi enveloppe et aussi limite. Limite au sens où la théorie démocratique est ici une théorie des prédicats. Il y a diversité prédicative, les individus supports sont enveloppés et présentés dans des diversités prédicatives. ça c’est l’ discours de l’altérité culturelle, il y a des autres, des autres cultures, des communautés, les individuds circulent ou sont enveloppés comme par des langages par cette diversité culturelle. Et en même temps la liberté des individus, ie dans le matérialisme démocratique l’expressivité des corps, ce que les corps sont aptes à soutenir, à faire, à désirer, à réaliser, est inscrite normée et aussi mesuré par cette diversité. Ce sont les 2 grands mots d’ordre du matérialisme démocratique pris dans a figure actuelle. D’un côté, une éthique de l’altérité, un discours de l’altérité culturelle, thématique du respect de l’autre etc… et d’autre part le fait que les individus en tant que existence expressive ultime, les corps en fin de compte, sont dans un rapport à cette alérité qui est à la fois un rapport d’enveloppement (ils sont portés et internes à la diversités des langages, cultres) et mesurés et normés par cela, puisqiu’ils doivent recopeter la diversité comme telle. Ils ont comme limite de leur expressivité individuelle la diversité communautaire dans sa figure d’altérité. Ce qui donne en récapitulant que nous devons être ensemble et différents. La démocratie, c’est une théorie des différences et du consensus, et finalement c’est une théorie du consensus sur les différences. C’est une théorie du même : il faut être différent mais pas au point naturellement de ne pas être immanent au consensus de la différence. C’ets un résultat normal de cette construction : s’il n’y a que des corps et des langages, la norme doit être immanente au corps et aux langages, ie elle doit être consensuelel quant au fait que finalement c’est toujours des communautés qui enveloppent et norment le système de l’expressivité des individus dans leur relation à l’altérité. Ici ça fait une occasion de vous signaler un petit livre, qui est le livre de Eric Hazan, auteur d’un magnifique livre sur Paris (je l’avais déjà mentionné), qui s’appelle LQR, qui est sous-titré la propagande du quotidien, c’est un petit livre très amusant et très vrai. 1ère question : pourquoi il s’appelle LQR ? C’est déjà assez sophistiqué : ça veut dire Lingua Quinte Respublique. Pourquoi cette expression tordue ? angue de la 5ème République. C’est en hommage au journal du linguiste allemand juif Victor Klemperer, auquel l’une d’entre vous, Isabelle Vodoz, a consacré une étude, et ce linguiste allemand a tenu un journal pendant toute la guerre, absolument remarquable, il a pu échapper à la persécution car il était marié à une aryenne, il est passé au travers, et

mais en lui rendant hommage. Il n’a rien à voir avec ça. différence et consensus y sont intégrées avec la intensité maximale. c’est pareil à gauche. malheureusement pour lui. dans un chapitre très drôle. resté à l’intérieur. ce n’est pas du tout son histoire naturelle. ce qu’il y a ce sont des individus. déformation. ou des communautés.son journal. est un grand spécialiste. Il n’y a pas du tout dans cette affaire de compassion ou de représentation véritable des victimes. je soutiens depuis longtemps. il l’appelle la LTI : Lingua Terce IMperii. Pourquoi je parle de ça maintenant ? Eh bien parce que il montre très bien. C’est constamment à l’œuvre dans n’importe quel discours de Chirac ! c’est un exercice à la Klemperer. Là en effet. un usage singulier interne à la langue allemande. un nouvel allemand. on peut d’ailleurs dire que savoir laquelle est un vrai pb (mais c’est escamoté dans cette affaire. subejctivité est d’être disposé dans le il y a des individus et des communautés de telle sorte que côté individu ils sont ensembles. depuis une vingtaine d’année ou un peu plus. une odieuse instrumentation. Ça atteint une intensité maximale pour des raisons factuelles incontestables : il est vrai que si on cherche où ce triangle constitue son intensité maximale dans le siècle. La traduction politicienne de « il n’y a que des corps et des langages » via sa traduction devient « on est ensemble. qui en quelque manière sont mis ensemble souss leur système de différencs. Le mot juif fonctionnne aujourd’hui comme le paradigme de cela. que l’argument victimaire en la circonstance est de façade. c’est une instrumentation des victimes. Et alors. et en même temps il est absolument consensuel de nommer cette différence en tant que différence exceptée de toute contradiction. c’est ça le collectif comme tel. côté communautés ils sont différents. c’est la différence axiomaisée. c’est on exalte la diversité des cutures pour l’action consensuelle des corps rassemblés.que le mot juif est devenu un paradigme de ce fontionnement. d’après lui. Sans du tout tenter de rivaliser avec ça. il est censé dénoter une différence. des diversités. qu’il en a extrait des considérations sur l’essence véritable du nazisme dans l’espace de son exercice quotidien. c’est au fond une description très profonde et très intense et profonde de ce qu’est le nazisme. pour l’action consensuelle des corps rassemblés. Le résultat qui compte est que le mot soi installe dans la position où je dis qu’il est installé. Il montre que dans la prose des politiciens démocrates d’aujourd’hui. L’argument classique de de la consensualité différenciante qui affecte ce mot est un argument victimaire : l’exception victimaire valide la corrélation de la singularité et du consensus. c’était pour eux le racisme : corps racialisés. Eric Hazan a appelé son livre LQR. et ça c’est le fond commun de l’idéologie démocratique politicienne ordinaire. son historoicité et ce n’est aucunement sa vérité. livre de la langue de la 5ème République. C’est en référence à ce magnifique de résistant intérieur. c’est une création de forçage. ça veut dire que on exalte la diversité des langages. langue du 3ème Empire. c’est le type d’acollement des mots « ensemble » et « différents ». ils sont donc ensemble et différents. disaient eux aussi les nazis. Par exemple. il en est même le champion. qu’une partie de cette langue. tout repose sur un type d’acollement des mots « ensemble » et « différents ». On est ensemble et différent et c’est formidable. l’Allemagne nazie. On voit bien. Ce n’est pas simplement le discours de la droite. et dans son journal. Il est à la fois la différence et le consensus. mais on est si divers ». une différence significative et irréductible. Les langage : il faut le langage du national socialisme. mais le dispositf fdtal qui est le dispositif de la corrélation entre différence et ensemble. l’allemand nazi. Une sentence de Delanoe ! Et une autre : « ceux qui ont envie d’être différents et ensemble ». il se trouve . C’est son fonctionnement idéologique. comem telle).ce qui est un grand malheur . Bertrand Delanoe. c’est incontestablement sous le mot juif que ça se passe avec l’exterminatoin des juifs d’Europe par les nazis. c’est ça dont ce mot est devenu le gardien. différence et consensus est maximale et donc on peut installer le mot dans une opération qui consiste à valider non pas le mot ni les gens qui lui correspnodent. A un niveau plus spéculatif. ça veut dire en réalité. segemntés et races. victime faisant médiation constituante entre différence et consensus. La dynamique. C’est ça le point du point de vue de la dialectique du mot. après le malheureux échec à la candidature olympique je cite : « ceux qui ont le plaisir de construire ensemble en étant différents ». Ce qui veut dire Langue du 3ème Reich. mais il lui est arrivé. Il n’y a que des corps et des langages. par les moyens rigoureux de l’analyse langagière. C’est ça l’enjeu fondamental. et pas simplement des grandes catégories. il est devenu le . sa nature. qui sont dans cette affaire hors jeu. En quel sens il est devenu paradigme de son fonctionnement ? Parce que d’un côté. une partie de la propagande quotidienne qui nous façonne. Point fort pourquoi ? Car les 3 termes victime. Là il y en effet qch qui est représenté comme un point fort. Il fallait montrer que la dimension corps. si vous voulez. à travers la mise en place dans l’Allemagne nazie d’une nouvelle langue. Une différence qui ne peut devenir une contradiction. et notre maire. C’est un malheur qui lui est arrivé. en ce point là la triangulation victime. Il est le différenciant paradigmaique même temps qu’il est au centre de l’opération selon laquelle le ensemble doit normer un accord absolu sur la différence. Ce n’est pas son destin. Je tiens.

La 2ème raison est réelle. extrêmement dangereuse. Si vous appliquez au fait qu’il y a des adversaires non pas la doctrine que j’essaie d’élaborer. c’est un point d’apparence abstraite. C’est un avatar d’une longue histoire au milieu des années 70. différence et consensus et se substitue dans le champ de la pensée à l’universalité véritable. Et de ce point de vue là. C’est combinaison est une . islamiste. Le nouveau Paris convivial ! dont les loyers montent… Une convivialité chiffrée. dans une triangulation singulière. C’est de cela qu’il est le gardien sacrifié en tant qu’universalité véritable. sous la bannière des nouveaus philosophes (c’est un peu le même personnel quand même !). il est sacrifié au profit d’un gardiennage idéologique qui bascule tout entier dans le champ des opinions. mais pour de toute autre raison. Ça s’articule à une agressivité hétérophobe. La 1ère raison théorique. le mot juif lui-même qui a une universalité authentique. vous devez prononcer qu’il y a des communautés intrinsèquement mauvaises. Il montre bien que c’est une des formes du sacrifice auxquelles est soumis le mot juif. il est sacrifié. nomme cela. mais la doctrine selon laquelle il n’y a que des individus et des communautrés. et la question nom. amène finalement à mettre ce mot au service d’un racialisme renouvelé. accélérée dans cette instrumentation singulière. des individus et des communautés. Voilà. disposer un consensus pacifié. Parce que c’est la loi des choses. c’est que ce dispositif qui prétend. et différents et de l’autre côté il y a les affreux sur lequels il faut taper de toute urgence. Il est dans sa réalité universelle sacrifié au profit du gardiennage d’une unanimité empirique. à savoir un racialisme affiché. qui fait notre opinion journalistique. développement de ces mots là. Il est sacrifié dans son universalité sous couvert de protection inconditoinnelle. Et il est commis et forcer d’appliquer à ses ennemis la dcotrine qui le constitue. s’il s’avère que certains types ne sont pas internes au dispo selon lequel il n’y a que des corps et des langages. c’est que en réalité ce point sacrifie l’universalité au nom de l’unanimité. c’est islam qui nomme cela. la vérité. très agressive en réalité. et les considérer comme adverses en leur appliquant le schème en question. dépliée. si les communautés sont enveloppantes et normatives comme différences au regard des individus. si vous appliquez cette doctrine à un adversaire ou une extériorité quel qu’il soit. ou en tout cas hostile à des communauté ou des cultures dtéeminée. S’il n’y a que des corps et des langages. C’est un point inéluctable. ce dispositif lui-même a des ennemis. politicienne etc… nous sommes tous ensembles. Je soutiens maintenant. elle s’est déployée.gardien de ça. Sans aucune raison autre que l’nistrumentaion dans la triangulation ensemble victime différent. extrêmement périlleuse. C’est un point très important qui est la corrélation entre universlité véritable. ie phobique de l’autre. Je voulais simplement retracer à ce propos le fondement logique. Vous voyez bien : alors que le mot juif était promis et demeure promis à une universalité véritable. quelquefois sub-saharien même. souvent à teinture racialiste. il est porteur d’une universalité véritable. de l’organisation interne des opinions. au niveau de l’opinion : islam. et c’est un exemple. ce qui revient à dire qu’ il y a des communautés et des langages qui ne sont pas intégrables dans l’ensemble. C’est un point faible pourquoi ? pour au moins 2 raisons. à savoir il n’y a que des corps et des langages. C’est cohérent : de Staline à Mahomet. Ça a commencé bien avant. vous serez amenés à en venir là. compte tenu de son intrication à de très nombreuses procédures de vérité dans l’histoire. il va falloir les considérer comme adverses. C’est islam qui nomme cela. Il étudie l’agencement de ces mots dans le dispositif ici. et l’instrumentation du mot juif. La doctrine en question va donc basculer localement en son contraire. Islam. L’unanimité est gardienne de la corrélarion triangulaire victime. que ce point fort est en réalité un point faible. on aura l’occasion d’y revenir. quelquefois non. qui en réalité ne fait que valider l’axiome du matérialisme démocratique dans sa figure « il n’y a que des individus et des communautés ». Si on est dans l’espace général selon lequel la maxime de la situation est il n’y a que des individus et des communautés. Vous avez dans Hazan des pages sur ça sur la portée. plus globalement dans la thématique d’un conflit culturel (arabe et chrétien etc…). dans lequel il se trouve compromis et engagé sans aucune raison. C’est ça la donnée. Il va falloir déclarer qu’il y a de mauvaises communautés. être le gardien d’un consensus pacifié. ceux qui veulent tellement être ensemble en étant tellement différents. il y a des comm et des langages qui ne sont pas intégrables dans la norme qui régit à vos yeux le rapport entre différence et ensemble. de l’unanimité. Il n’y a pas d’autre issue. Il y a bien ce bon Glucksmann qui est sorti de terre pour dire que le nouveau totalitarisme c’est l’islam. d’une réduction de l’universalisme à un unanimisme qui articulerait de façon en quelque sorte naturelle la différence et l’ensemble. Cette synthèse. C’est indépendant de ce qu’on pense des politiques qui s’enveloppent dans l’islam. car c’est un consensus qui intègre les différences. Pendant un temps ça a été totalitaire. Pourquoi je dis que c’est un point faible ? C’est une cobinaison instable et contradictoire d’une unanimité démocratique de façade. dont le schéma planétaire est le discours de Bush. Le mot juif ets capturé quelquefois via la pol de l’Etat d’Iraël.

multiplicités absolues et sans totalisation. sinon que. On pourrait dire si vous voulez : il y a de multiplicités indifférentes et il y a des vérités. ie les multiplicités indifférentes. et par csqt la bascule post événementielle des choses. c’est ça le fond du problème. Le il y a est ce qui subsume les différents registres dans lequel qch d’absolument indistinct se présente. Ce sont les 2 versants de la logique de l’exception. détourné de son deston universalisté. Il dit les 2. c’est le discours de la domination. elle ne soutiendra pas indéfiniment une réduction de l’universalisme à l’unanimisme d’un côté. et en définitive les vérités comme telles. du côté où on est dans l’identification du mouvement et pas seulement dans son résultat ou dans son espace général. Il y a désigne non seulement le régime de l’être et celui de l’apparaître . je la reprends. des bavures d’un monde pacifié. nous allons reprendre nos affaires. des individus et des communautés. Ce qu’il y a. Une autre sentence que j’aime bien chez Mao : les troubles sont une excellente chose ! Aujourd’hui on peut le rappeler. Les 2 régions c’est simplement celle qui se tourne vers les vérités et celle qui est tournée vers les multiplicités indifférentes. . Le il y a nomme à la fois l’écart et la communauté de présentation entre les multiplicités pures. les multiplicités indifférentes. ce ne sont pas des bavures. c’est son noyau de protection et de défense contre tout ce qui lui serait hétérogène. Il disait : 2 ou 3 troubles et on commence à y voir clair ! Le rapport entre le trouble et le clair m’a toujours paru intéressant. sporadiques et infinies. il y en a encore quelques uns. logiques. dans lesquelles le mot juif a été pris. Le il y a. c’est ce qui rend intelligible tout ce qui en quelque manière se déploie ou se déplie entre l’être pur.et il y a. à savoir dans un espace qui n’admet que l’existence des corps et des langages. c’est la région présentative génréale qui au fond nomme le statut de l’être en même temps que son exception.combinaison faible. Hazan a raison. Ceci étant dit.région de l’être . Vous voyez bien que le sinon que est bien une synthèse disjonctive aurait dit Deleuze : vous pouvez le prononcer soit comme il y a (côté sunthèse) soit comme existence d’une différenciation de registre (côté disjonctif). Pourquoi ? parce que c’est central dans le dispositif idologique aujourd’hui.or là les définitions sont nominales : j’appelle région de l’être ce qui s’espace entre multiplicités indifférentes et événement. c’est pour ça que sur ce type de question ça prend une tournure quelquefois un peu nerveuse. Ça se verra un jour. Car évidemment on admettra que tout événement est situé . Donc sinon que c’est la corrélation entre il y a et les 2 régions. en même temps que ce qui y fait exception. c’est la langue commune de la 5ème république. ce qui s’espace entre cela d’un côté et de l’autre l’événement. c’est pour ça qu’elle est disposée entre multiplicités indifférentes et vérités éternelles. Donc il y a. et dans lequel l’effectuation est une effectuation agressive et hétérophobe pour des raisons qui sont des raisons rigoureuses. on les désigne sous l’expression il y a. c’est ceci qu’il y a des vérités dans l’élément même où il n’y a que des multiplicités indifférentes. c’est aussi découpe. Espérons qu’il y aura assez de troubles pour qu’on puisse en effet y voir clair. De l’autre côté. c’est ça le fond du problème. dont le pur être est dissémination. refaçonné. C’est ce qui vous permet de penser ce que veut dire qu’un événement advienne au multiple.région du sujet . qui a l’air sympathique (le présisent présente ses voeux. et donc le il y a tente de prononcer une généralité supérieure à celle de l’être comme tel. ce que j’appellais multiplicités inconsistances. Synthèse et découpe. sans un. l’être en tant qu’être. mais en quelque manière inclut l’événement. la découpe la plus générale. et l’existence des vérités. et en amont de cette opération singulière qui a déclenché des troubles. et qui doit garder ça par des moyens qui sont des moyens de distorions nominale grave. Sur « ensemble » et « différent ». 2 ou 3 troubles pour y voir clair. sinon qu’il y a des vérités. Quelle est la signification de ça ? je la ponctue.il y a est la signification la plus générale. et de l’autre une effectuation dans un élément agressif et hétérophobe. Région de l’être. Voilà. c’est le gardiennage d’une représentation très particulière des conditions dans lesquelles les gens sont enveloppés. elle désigne l’intérieur du triangle. La région du il y a. situés dans l’espace général. Alors le schéma peut se lire dans différents sens. D’abord. c’est les 2 côtés du sinon que. en aval. il faut voir ce que c’est et ce que c’est.j’y reviendrai -. et je vousdrais le commenter. Je voulais reprendre en vous donnant ce schéma. . Région de l’être c’est le régime général d’intelligibilité de ce qui s’espace là. Il n’y a que des multiplicités indifférentes. c’est son noyau. c’est la découpe en 3 régions : . C’est l’expression abstraite de il n’y a que des corps et des langages. Le il y a est tourné des 2 côtés. de l’autre côté ça se scinde. assumons nos différence…) ça a bonne mine !. soyons ensembles et différents. mais il faut voir ce que c’est. déformé.

et le mouvement de la pensée se pose la question : comment il se fait que sous condition d’un événement il puisse y avoir qch comme des vérités ? En ce sens je dis qu’il va d’événement à vérité. car la pensée des multiplicités est supposée déjà acquise dans le mvt d’intelligibilité de ce que c’est qu’un événement. le mouvement de l’intelligibilité se fait de multiplicité indufférente vers événeemnt. Donc région du sujet. et à quelles conditions. L’autre trajet c’est la même chose : quelles sont les ponctuations. On appelle sujet ce qui. au sens où de même que région de l’être nomme l’intelligibilité de l’espacement entre entre multiplicité indifférente et événement. par l’entremise de quel enchaînement conceptuel vous pouvez transiter pour que le mouvement soit compris ou refait dans son intelligibilité effective. du point d’un événement. Ce qui s’espace entre multiplicité indif et événement. c’est cimportant à comprendre. ça y est. Le mouvement formel de la pensée dans chacun des 2 espacements. Ça c’est entre multiplicités indifférentes et événement. dont le 1er élément est situé sur le 1er trajet. on part des mathématiques. La région de l’être n’a pour condition de son parcours de comprégension que multiplicité indifférente. puis entre événement et vérités éternelles.dans l’être : il n’y a pas de relation d’extériorité pure entre l’événement et l’être. on en vient à penser comment il se fait que qch comme une coupure. région du sujet. un tremblement. Ça ne part pas de multiplicité. transcendantal correspond à condition d’existence inexistant correspond à trace point correspond à organe. qui est la lecture de l’ordre de l’espacement. Et puis. ce qui est apte à porter la configuration d’une vérité. Il y a aussi une lecture verticale possible. qui se correspondent verticalement. Donc région du sujet. de même région du sujet nomme le principe d’intelligibilité de l’espacement entre événement et vérité. C’est installé dans les multiplicités. Maintenant vous avez lecture diagonale. le 2nd sur le 2nd trajet. consistance logique correspond à nouveau corps. c’est un concept. Dans ce mouvement. Il n’y a pas d’autre point de départ. événement. Sujet c’est ça. Tout événement affecte quoi ? les multiplicités. Il a là son lieu d’exietence et d’efficace. Dans la région du sujet on a une condition événementielle. tout concept qui tente de rendre intelligible le mouvement par lequel un sujet porte une . Quels sont les concepts qui se cumulent. csq correspond à évanouissement. L’orientation du mouvement de la pensée se fait d’abord dans ce sens puis dans ce sens : dans la région de l’être. La pensée des multiplicité est supposée acquise. . ou entre événement et multiplicités indifférents. C’est une lecture verticale. puisse affecter de manière interne des multiplicités. par un mvt d’élucidation immanente. est symétrique de région de l’être. c’est ce qui s’space dans les multiplicité indif elles-mêmes en tat que exposé de façon immanente à la poss événementielle. est apte à porter la configuration d’une vérité. Vous avez des paires conceptuelles. ie une vérité appropriable depuis un autre monde. Il n’est pas ailleurs.région du sujet. Lecture verticale qui montre quoi ? Eh bien. région de l’être. Voilà pour cette 1ère triangulation : il y a. de telle sorte que on comprenne comment il se fait que sous condition d’un événement puisse s’effectuer dans une multiplicité la thèse ( ??) subjective telle qu’il instaure ou dispose avec le matériau de cette multiplicité une vérité nouvelle. C’est la région de l’être. On part de la théorie des multiplicités pures. mais l’intelligibité de ce qui fait qu’une multiplicité en tant que telle peut se trouve exposée. intégrant la pensée des multiplicités. La thématique du présent créateur correspond à la thématique générale de l’apparaître. c’est ce qui cette fois pense l’espacement entre événement et vérité. C’est dans ce mouvement aurait dit Parménide que être et pensée sont la même chose. la pensée est pensée de l’être en tant que susceptible d’être affetcée par un événement. je la reprendrai tout à l’heure. est sous une condition surnuméraire à multiplicité indifférente. Si vous allez de multiplicité indifférente à événement. si l’on veit. comment vous y allez. Au terme de quoi on circule de multiplicité indifférente à vérité éternelle par l’ensemble de l’angle. Pourquoi sujet ? car sujet nomme cet espacement même : c’est le terme actif de cet espacement. de telle sorte qu’on accomplisse intelligiblement le trajet concerné. C’est la 2ème lecture. Du point de vue du mouvement intelligible. et dans la région du sujet le mouvement de l’intelligibilité se fait de l’événement vers les vérités éternelles. C’est ça la région de l’être c’est l’intelligibiilté de ce que c’est qu’une multiplicité en tant que telle. les jalons essentiels qui vous permettent de passer de événement à vérité éternelles. qui fait apparaître des corrélations entre les concepts de chacun des trajets. contrairement à région de l’être. quelles sont les ponctuations ? c’est quoi une ponctuation ? Une ponctuation. elle montre que tout concept du 2ème parcours.

de prononcer. ou le monde où elle s’inscrit. est aussi une rétrogradation. toute ponctuation de ce trajet reprend. un niveau d’analyse du 1er trajet. C’est pourquoi une vérité est au sens le plus fort du terme générique. en réalité. mais plus fdtalement c’est parce qu’il y a intégration (métaphore platonicienne= dans le mouvement ascentionnel vers les vérités éternelles. d’être reconnue depuis un autre monde. en 2ème pas dans le 1er trajet (le 1er pas est l’être là. plus elle est aussi intelligibilité de l’indistinct. Quand vous progressez dans l’intelligibilité du mouvement subjectif. présent créateur. Ça ne se correspond pas. après le commentaire topologique des régions. Plus vous avancez de événement vers vérité. qui est qu’il est après tout une multiplicité indifférente. Si vous ne la pensez pas. topologique Vous avez une répartition de région. mais dans un sens rétrograde. je donne simplement des définitions un tout petit peu plus explicites de l’échelonnement des concepts : . Quelques mots de commentaires sur l’aspect chemin. Mais en réalité c’est une apparence. de génrique. du point de vue de la pensée. vous procédez à nouveau parcours du 1er. chaque pas de l’un intègre un pas de l’autre. Il faut manier les 3 dimensions pour le lire vraiment. ie synthèse de singularité et d’universalité. Au fond. qui fait que le schéma doit être lu non pas seulement comme un trajet mais comme une géologie. transcendantal. vous intégrez régressivement les concepts fondateurs du 1er trajet. C’est pour ça qu’il faut aussi penser la corrélation verticale. C’est une raison pour lesquelles elle est appropriable depuis un autre monde .vérité.multiplicité indifférente : on n’a pas à y revenir. C’est ce que le schéma essaie de dire. Tandis que nouveau corps va être avant dernier. une rétrogradation. Le trajet de pensée proprement dit n’est pas de cet ordre : il est que quand vous avancez sur le 2nd trajet. Les 2 trajets ne sont pas. vérité éternelles. Synthèe au sens où 1° elle déborde la multiplicité dans laquelle elle s’inscrit. vous vous enfoncez dans le 1er trajet. Dans la singularité d’une véroté s’exprime aussi l’indiff de la multiplicité sous-jacente. c’est sa la dialectique. Pas du tout. Plus vous êtes si je puis dire dans l’éclat des vérités éternelles. Plus une vérité est distincte. on laisse de côté multiplicités indifférentes et vérités éternelles – qui sont les extrêmes). Une vérité exprime ce qu’il y a de plus profondément indifférent dans ce dont elle est vérité. ie du mouvement qui vous conduit de la rupture événementielle à la constitution d’une vérité. Sauf que si on tient compte de l’orientation du mouvement. C’est un chemin jalonné. le 4ème. Ce que j’ai appelé le caractère générique d’une vérité dans l’EE j’ai appelé le caractère génétique des vérités. C’est une idée que je voudrais ponctuer au passage. une géologie qui stratifie les concepts dans un ordre qui finalement fait que la progression de l’ordre. nouveau corps. consistance. Sur l’aspect chemin. Vous vous enfoncez dans multiplicité indifférente. C’est un point qui est probablement un point dialectique au sens fort. vous avez l’impression d’avancer tranquillement . En réalité. C’est éventuellement un trajet d’écriture. . et en même temps. plus vous êtes aussi dans l’absolue dissémination obscure des vérités indifférentes. Les places sont contraires. événement. en chemin Vous avez une lecture stratifiante ou généalogique en profondeur. à partir d’un certain moment. L’avancée dans l’ordre post-événementiel est aussi un enfoncement. Vous avez une lecture en surface. si je puis dire. d’indistinct. Une vérité. C’est en ce sens que je maintiens l’expression d’une dialectique matérialiste : je la maintiens car formellement. une lecture linéaire. intègre. plus aussi. point. n’importe quel autre monde est aussi constitué sur le fond d’une multiplicité indifférente. et 2° elle exprime aussi le caractère indifférent de la multiplicité sous-jacente. du point de vue de l’intelligibilité. aurait dit Descartes. il y a intégration dans ce mouveemnt même de l’appropriation de ce qu’il y a de plus indiférent dans la matérialité du monde. plus vous vous enfoncez dans les déterminations ontologiques fondamentales. ça. La consistance logique va ête élucidée en 2ème pas. entièrement indépendants l’un de l’autre. par une intégration en spirale. Prenons par exemple la corrélation entre consistance logique et nouveau corps. et ainsi de suite. condition d’existence. Il y a un lien profond entre vérités éternelles et multiplicités indifférentes. un recul dans l’ordre de l’intelligibilité de l’être comme tel. C’est un point qui est spéculativement profond. la construction d’une vérité est aussi un enfoncement dans l’être. trace. c’est ce qui est le plus éloigné de l’expression de la particularité. il s’agit d’une pensée dans laquelle le 3 subsume le 2. les places sont contraires. inexistant.tranquillement ? n’exagérons rien ! – mais que vous partez de multiplicités indifférentes et vous vous tapez : être là / apparaître. Ce n’est pas une contardiction simple. Quand vous parvenez à la constitution d’une vérité susceptible d’être ressuscitée. dans l’autre cas. et donc ce qui touche au fdt de la situation. une apparence formelle. de tsq elle est reconnaissable et appropriable depuis un autre monde. vous êtes près de l’indifférence de la multiplicité comme telle. de l’être du monde. organe.

c’est pour ça que c’est inclus dans être là ou apparaître. cette logique est transcendantale : c’est une logique de l’expérience subjective telle que la phnoéménalité consiste et . et la consistance est la consistance pour l’expérience. consiste à dégager des propriétés minimales par lesquelles passe le fait que les mondes sont consistants. ayant appelé ontologique la mathématicité comme telle. Vous avez un 1er temps qui est de comprendre ce que veut dire la nécessité de l’apparaître pour la multiplicités indifférentes. On aurait un court circuit entre multiplicité et vérité éternelle. des vérités politiques. Dans l’EE. mais le là n’est pas spatial. La vraie question est : comment se fait-il qu’il n’y ait pas que les mathématiques ? Il semble bien qu’il y ait bcp d’autres choses que les maths ! c’est pour ça qu’il faut faire un 1er pas. ça n’apparaît pas pour une cse. C’est ça qu’on va appeler l’apparaître. elle doit apparaître. n’est pas non plus intégralement chaotique. mais non seulement au sens du il y a mais cet autre chose n’est pas non plus chaotique ou initelligible et par csqt est travaillé par des vérités. sauf que ce serait des multiplicités et non pas l’un. et qui cependant peut a ou peut supporter une vérté.Le 1er pas est de comprendre que la multiplicité indifférente. qui n’est pas réductible à la mathématicité comme telle. Le pas supplémentaire consiste à proposer un cadre général de pensabilité de la logique. il n’est pas question là de cse. plus encore il n’y a pas que les vérités mathématiques. c’était la forme effective de l’ontologie. amoureuses. je l’appelle logique. qu’il n’y ait pas que les mathématiques. par exemple. sa dimension de multiplicité comme telle. c’est ça qui reste une question irréductible à celle de la pensée mathématique de l’être comme tel. à l’apparaître. Mais j’appelle logique cette consistance plus vaste que celle des maths. c’est le là de son il y a. On pourrait imaginer un monde avec les seules mathématiques. Et on nomme monde. De même qu’il n’y a pas que les mathématiques. Il est normal que cette logique ait un principe général de consistance soit aussi effective en mathématiques. car le fil conducteur de Kant est le concept d’expérience. De même que j’ai énoncé que les mathématiques. C’est le terme plus vaste désignant la consistance des mondes. Et donc il y a une consistance proore de cela même qui dans l’ordre de l’être n’est pas réductible à sa dimension mathématique. On appelle apparaître l’être là de la multiplicité. y compris naturellement de ce monde particulier de l’ontologie qu’est la mathématique. Logiques des mondes. le là de cet apparaître. les maths étant la pensée des multiplicité indifférente. Donc transcendantal renvoie à un sujet. ie consiste à proposer une logique générale dans laquelle se dispose toute logique de la consistance comme telle. Apparaître doit être pris dans un sens non phénoménologique. un sujet générique. Il y a une logique. Mais ce n’est pas non plus la situation. Comment il se fait qu’il n’y a pas que les math ? Vous savez à quel point c’est vrai. Ce qui serait une autre possibilité : il pourrit y avoir autre chose que les maths mais absolument dépourvu de vérité et donc livré à l’indiff empirique de la multiplicité. Il faut faire un 1er pas. L’apparaître est ce à partir de quoi devient pensable qu’il y ait non pas seulement les mathématiques mais des mondes. on nomme monde le lieu. les multiplicités et l’être pensée de ces multiplicités comme effectuation immédiate. ça s’approprie au fait que qch dans le il y a de l’être ne se laisse pas réduire à la multiplicité indifférente. un sujet qui n’est pas une individualité psychologique. J’appelle consistance la consistance étendue au il y a de l’apparaître. On aurait un monde parménidien. Chez Kant c’est les principes généraux de la consistance de l’expérience. au monde. Ça apparaît tout court. il y a des logiques des mondes. La philo se pose plutôt la question : comment se fait-il qu’il y ait les maths ? Je renverserais la question. inintelligible ? Comment se fait-il que qch consiste dans ce qui n’est cependant pas la consistance mathématique des mult pure ? Cette consistance est celle de l’apparaître. Comment se fait-il que les mondes soient consistants ? Comment définit-on cette consistance logique ? Quels sont les résuisits minimaux pour qu’il y ait intlleigibilité de ceci que les mondes soient consistants. Il n’y a pas que des vérités mathématiques. ie de l’intelligibilité des mult indiff. la phénoémalité consiste dans la nature. Le 2nd pas va consister à se demander comment il se fait qu’il y ait une pensabilité générale des mondes. Comment il se fait que les mult indiff existent dans un statut non réductible à leur statut onto pur. c’est un constat : il y aussi des vérités artistiques. Comment il se fait qu’il y a autre chose que les mathématiques ? Autre chose que des pures pensées appropriables aux mathématiques. Il n’y a aucun sujet pour qui ça apparaît. en tant qu’elle est là. il y a cette multiplicité là. Voilà. un monde sans apparaître. Kant aussi admet que le monde sensible consiste pour un sujet. Pourquoi l’apparaître consiste ? Ce qui est avéré par le fait qu’il y a des vérités dont le référent n’est pas la multiplicité pure. c’est : comment il se fait que ce qui n’est pas les mathématiques n’est pas non plus le chaos. au sens abstrait. Il faut suivre une ligne qui reconnaît qu’il y a autre chose que les mathématiques. de même cela qui expose les multiplicités indifférentes à la mondanité et s’avère irréductible quant à sa pensée aux mathé. Ce qui veut dire il n’y a pas juxtaposition des maths et du chaos. de ceci qu’il y ait logique ? c’est ce que j’appelle transcendantal. La question. j’ai énoncé que l’ontologie c’était les mathématiques. Je propose d’appeler logique cette consistance.

Ce n’est pas simplement les mondes qui sont pluriels. Là. C’est une fonction qui fait passer toute organisation du transcendantal vers un 2. d’autres hélas qui n’ont aucun point. 1 ou 0. plus organiquement. Autrement dit. à savoir son T. étant entendu que ne pas apparaître dans un monde ce n’est pas la même chose que ne pas être. ce n’est pas seulement une question de collection de multiplicités. vous avez l’inexistant pour des raisons qui tiennent à ce qui est dans un monde. On a fait : être là. une instance du 2. Un point. vous avez des logiques : logiques des mondes. on n’en a pas besoin pour l’instant ! Le pas suivant va nous rapprocher du registre subjectif mais de façon strictement intérieure au transcendantal. condition de possibilité de cette consistance ou T. et pas seulement sous une mathématique. à savoir qu’on peut donner une définition de ce que c’est que l’inexistant d’un monde. Les mondes atones sont structurellement définissables : on . voilà quelles sont les différentes manières de définir un point. alternative : ceci ou cela. comment il se fait que ce qui n’est pas mathématique n’est pas chaotique. c’est du transcendantal sans sujet. Je ne vous la donnerai pas. Mais évidemment ça n’a rien à voir avec expérience subjective ou la représentation des phénomènes. Qu’est-ce que c’est que le néant ? Le néant n’est rien. ceci ou cela. C’est un point qui admet une résolution. Donc on peut dire que exister (c’est un peu plus compliqué). Le fond du pb. Un point. Ça. Un point. ce qui convoque l’existence au choix. comment se fait-il qu’une physqiue est possible ? Et on appellera le registre de la réponse transcendantal. c’est ce qui convoque l’existence. mais la question du néant d’un monde. mais je l’ai gardé car il répond qd même à : quelles sont les conditions de poss formelles de consistance de mondes ? C’est la même question. et c’est aussi pour ça qu’il y a des mondes et non pas un monde. c’est que l’agencement de consistance peut varier. transformé. mais on est très embarrassé avec cette réponse depuis très longtemps. On peut en donner une définition strucurale : on peut dire étant donné tel transcendantal. La question est la même : comment il se fait que ce n’est pas chaotique. Ce qui existe. ce n’est pas simplement le fait qu’il y a des multiplicités. ce qui est c’est des multiplicités indifférentes. si on nomme logique la consistance des mondes. J’ai proposé de les appeler des mondes atones. la condition de possibilité de la consistance de ces mondes. appelée transcendantal. Nous allons avoir ensuite un peu comme chez Kant la question du négatif. disons-le comme ça. c’est présubjectif de façon plus sensible. C’est une disposition immanente à l’apparaître luimême. même si cette mathématique est elle-même sous une logique. il y a la question de savoir ce qui inexiste. c’est ce qui dans le transcendantal permet de définir ce que c’est qu’un choix radical : c’est un protocole de comparution de l’existence devant le 2. c’est être dans une certaine indexation transcendantale. c’est être dans un monde. elle n’est pas une phénoénalité pour une détermination subjective ou une conscience quelconque. consistance de l’être là. Ce qui est important. Et alors si être dans un monde. Vous pouvez avoir plusieurs types transcendantaux différents. L’apparaître consiste parce que tout monde est indexé sur un transcendantal. Une des variations par rapport à Kant. des mondes plats. C’est donc la ressource possible du transcendantal en choix pour l’existence. C’est une étape indispensable pour des raisons que je dirai plus tard. ça ne va pas encore être subjectif. c’est aussi ça mais ce n’est pas le fond du pb. c’est exister. réponse classique. c’est une instance du 2 dans le transcendantal. qui est appelée également à varier. et en général la plus profonde identification d’un monde est une identification de son transcendantal. Le sens de transcendantal est tordu. je l’appelle ce qui existe. Le fait qu’il y a des mondes. différent de ce qui est. La consistance du monde est un phénomène en soi. aurait dit Kierkegaars. Donc de ce qui tout en étant d’un monde en un certain sens n’y apparaît pas. un choix pur. C’est la question des points. c’est des multiplicités indifférentes pour autant que leur être là est assigné à un monde. peut avoir des configurations très différentes d’un monde à l’autre. mais aussi 2° qu’il n’y a pas unicité du transcendantal. Il y a des mondes parce que la garantie de consistance d’un monde. mais plus fondamentalement. elle est convoquée à comparaître devant le 2 en tant que. Sauf que là. c’est qu’il y a des transcendantaux riches en points. C’est pour ça que j’appelle le système de ces garanties de consistance un transcendantal. c’est que 1° le transcendantal n’est pas subjectif. C’est une démonstration qu’on peut faire. C’est être sous une logique. Les mondes qui ont des transcendantaux sans point sont des mondes inaptes aux vérités. Le point où se concentre l’apparaître dans un monde et qui est la forme spécifique de l’inapparaissant dans ce monde. Qu’est-ce que c’est que le négatif dans la logique d’un monde ? Et en particulier la très considérable question du néant. voilà ce que c’est qu’un point pour ce transcendantal. Déjà Platon trouvait qu’il fallait faire mieux que ça. ceci ou cela.n’est pas un chaos informe. vous voyez bien que la difficulté de la question est qu’on se pose non pas la question de ce qui n’est pas. il y a des transcendantal qui en ont très peu. Mais vous voyez bien que ce qui inexiste est une tout autre question que ce qui n’est pas : donc c’est la question de l’inapparaissant dans un monde. vous avez. c’est ne pas apparaître dans ce monde. elle est convoquée à un choix. donc à un transcendantal. On peut prendre comme exemple n’importe quel choix radical. Le pas suivant.

c’est un peu plus compliqué que dans l’EE car il s’agit de comprendre comment un événement apparaît et pas simplement ce que c’est que son être. on va rentrer dans les nuances. C’est une perturbation locale. le fait. Là c’est plus compliqué : on va distinguer 4 modes différents du ce qui arrive. On est tenté de s’installer dans le monde atone mais c’est pas un destin. c’est toujours exister avec une certaine intensité. apparaître. être là se fait toujours selon une certaine intensité. On a le temps de s’organiser pour traiter les points. La logique du monde qu’il affecte. qch qui n’est pas réductible aux lois de présentation du monde. On appellera singularité une perturbation locale dont le degré d’intensité est fort. ou pas mal de points. c’est pour ça aussi que vous pouvez inexister. Dans EE. C’est plus nuancé. C’est pas un destin. Un monde change tout le temps. il y a des intermédiaires : quelques points. Il y a une relation entre la ressource de l’événement et la nature structurale du transcendantal qui soutient le monde et est affectée par l’événement. c’est plus compliqué. On appellera fait quelque chose qui est une perturbation minimale. il demeure une exception aux lois de l’être mais c’est pas suffisant pour penser ce que c’est. point : vous avez les matériaux nécessaire pour vous espacer entre multiplicité indifférente et événement. Exister. La LdM c’est plus nuancé que s’il n’y avait que les maths. Vous êtes dans un monde avec une intensité particulière. C’est ce qui se passe dans le monde sous sa loi de consistance propre. Kierkegaard aurait dit que ce sont des mondes dont Dieu s’est absenté. C’est un monde tendu. pas de choix. Et en particulier les connexions intimes qui existent entre événement et la nature du monde qu’il affecte.ne peut pas faire comparaître l’existence devant le choix pur. en réalité maximal. mais on appellera modification (écho de Spinoza) les changements constants et infiniment nombreux qui se produisent dans un monde mais qui ne sont que le dépli de ce monde sous la logique de son apparaître : le ce qui se passe conformément aux lois de ce qui se passe dans un monde. Dans EE il y avait une mathématique de l’événemnt et c’était une exception car sa mathématicité passait en fraude un axiome. mais qui est affecté d’une intensité moyenne. Ontologiquement. Quelquefois on rêve d’un monde atone. C’est grosso modo un transcendantal qui a autant de points qu’il a de degrés. car on veut connaître les conditions logiques de l’événement et pas seulement sa nature ontologique. mais une perturbation dont l’apparaître propre n’a pas d’intensité particulière. la singularité faible et l’événement. Bein que la plupart des choix dont il parle ne soient pas marrants : Abraham. quand tous les jours la situation change et tous les jours il faut de nouveau choisir quelque chose. L’événement va être spécifié comme point ultime de l’intelligibilité de tout le parcours originé dans les mult indiff et a déployé la logique de l’apparaître et ses différents degrés. On donnait la mathématique et on montrait que événement il n’y a que sous condition que un des axiomes soit soustrait. pas de 2. C’est une conception soustractive de l’événement. le monde constitué par les séquences révolutionnaires intenses. on avait la situation et les événements. La théorie du multiple était déformée par l’événement en un point. apparaître avec une intensité minmum. On appellera fait une perturbation locale. Il y avait un axiome violé : c’était un point de non mathématicité interne à la mathématique. Là. Quand vous disposez du système généra apparaître. transcendantal. il y avait un axiome qui était suspendu ou nié par l’événementialité. Les mondes tendus c’est aussi assez terrible. rien. Il n’y a pas d’alternative au sens de Kierkegaard. Les mondes avec bcp de points sont des mondes tendus : par exemple. Donc ce qu’on va avoir c’est des distinctions dans le ce qui arrive. Evénement. On n’a pas le temps d’examiner la situation qu’on est déjà catapulté vers d’autres choix. On aura l’occasion de passer par des exemples la prochaine fois mais on peut avoir une intuition assez élémentaire de ça. on flotte à la surface. on peut trouver des mondes avec points. Exister. le repos. inexistant. de manière essentielle : c’est la manière dont l’événement fait exception aux lois de l’être qui m’intéressait. Là on peut distinguer 4 types : la modification. qui n’est pas exactement rangeable uniquement au titre de ce qui présente le monde dans sa logique transcendantale mais dont le degré d’apparition n’est pas d’intensité propre. Les journées révolutionnaires se succèdent. . C’est définissable transcendantalement. de mesure possible de ce qu’est un existant. on fait la planche ! Mais malgré tout la définition que je propose de ce que c’est que vivre requiert qu’il y ait des points. Car après tout un événement ça apparaît aussi dans un monde. il faut savoir quelle est sa caractérisation logique et pas seulement sa caractérisation soustractive ontologiquement. On va avoir des caractéristques de l’événement directement indexées à la logique du monde et pas simplement à la mathématique des multiplicités. Pas de répit. Entre les mondes atones et les mondes tendus. ça a lieu aussi dans un monde. consitance logique. La modification c’est ce qui se passe dans le monde et qui est homogène à son transcendantal.

car il faudra voir. il ne faut pas croire qu’un événement ainsi qualifié. un point illégal si vous voulez. tout événement véritable suppose au moins une fois qu’il a disparu (l’événement surgit et s’évanouit) laisse une trace qui est que l’inexistant est relevé. on pouvait dire oui. sera l’apparition d’un nouveau corps. Donc ce qui n’apparaissait pas apparaît. Simplement. mais les csq de cette perturbation sont faibles. Quelle est-elle ? C’est précisément le fait que l’inexistant est relevé : tout événement véritable. C’est pourquoi tout sujet est une création : il est sous condition impérative que qch qui n’existait pas existe. de faire exister l’inexistant. la modification (le point de conformité du monde. Mais ça ne suffit pas : il y a une autre caractérisation logique par les csq. 25 AVRIL 2006 . le dépli du monde). Evénement sera pris en son sens traditionnel comme une secousse de forte intensité. Il faut un événement mais il doit petre capable dans ses csq de relever l’inexistant. et donc qch supplémente effectivement le monde. mais il y a une différenciation interne au monde dans la figure de la trace qui est en réalité que un inexistant du vieux monde existe. On passe par le fait. pour prendre une métaphore de type tremblement de terre. les csq sont faibles. La singularité faible est très intense dans son apparaître mais n’arrive pas à faire exister l’inexistant. et la mesure des effets d’une perturbation se fait à partir de l’inexistant. qui va coaguler autour de cette trace. merci. il est relevé de l’inexistance à l’existence. Nous sommes simplement dans le système des conditions. ce n’est pas seulement une perturbation. qch qui n’était pas là est là. Non nécessairement immédiat. vous verrez que c’est une intuition évidente. Voilà pour aujourd’hui. On a un dispositif complet qui donne une détermination intrinsèque et explique pourquoi c’est aussi une question de csq. Singularité : perturbation de grande intensité. jusqu’à l’événement qui est abordé logiquement à la fois par intensité de l’existence. ça ouvre au 2ème trajet. il faut que la perturbation locale soit de forte intensité existentielle. nouveau corps organisé autour de cette trace. maximalement. Vous voyez : on a un espacement des choses qui se fait depuis l’intériorité légale. C’est une définition intrinsèque du ce qui se passe. expérimenter ce qu’il advient de l’inexistant : est-ce que l’inexistant est relevé de telle sorte qu’il se met à exister dans le monde. le cœur du nouveau corps. de tsq que ce qui n’apparaissait pas apparaît. elle le laisse inexister. mais en effet non nécessairement immédiat. La singularité faible qui est de forte intensité mais qui n’a pas d’effet sur l’inexistant. Il est arrivé qch de grande intensit tel que il y a dans le monde qch qu’il n’y avait pas. Ce n’est que sous cette condition qu’on distinguera la singularité faible de l’événement. ce n’est pas simplement que qch a changé au sens des lois du monde. c’est la mesure d’une perturbation locale. Et en outre. C’est là qu’on va connnecter la question de l’événement et la question du non apparaissant. C’est ce point qui n’existait pas qui va être le noyau. On appelle événement une perturbation dont l’intensité est maximale et qui fait exister l’inexistant. et en tant qu’il existe il fait la démarcation entre si je puis dire l’ancien monde et le nouveau. On aura un protocole rationnel d’évaluation. le lieu central. ie qui relève l’inexistant suffise à lui seul pour constituer un sujet capable de produire ou de composer une vérité éternelle. Que qcg qui n’apparassait pas dans le monde apparaît. c’est que qch qui n’apparaissait pas apparaît. Donc il existe. ce qui signale qu’on a été dans une figure événementielle. l’effet sur l’inexistant : « nous ne sommes rien soyons tout ». qch qui n’apparaissait pas apparaît. ce serait une modification. Fait : il y a une petite perturbation d’intensité faible. qui se donnera par le fait qu’une perturbation locale ait une forte intensité intrinèque. Ici la réponse est modulée : il y a une condition intrinsèque. Il ne suffira pas d’intensité d’existence pour parler d’événement il faudra mesurer l’intensité des csq.Modification : on est dans l’immanence légale. puisque il n’y a événement que si dans l’ordre des csq il y a appararition de l’inexistant. ie intensité des csq. mais de faible intensité. L’effet d’une perturbation est réellement intense lorsque cette perturbation est capable de doter l’inexistant d’une existence. En fait. Ce qui ne veut pas dire encore qu’il y ait sujet ou vérité. mais on n’est pas encore au terme du trajet. c’est une trace. et relève de l’inexistant. elle le laisse à son inexistence. un nouveau corps va se constituer autour de ce qui n’existait pas. qualifié par une réelle perturbation. C’est la caractérisation logique de l’événement. Par csqt va s’enclencher un protocole de supplémentation dont le cœur. ce qu’on a. qui arrive à relever l’inexistant (traduction de Hegel par Derrida). elles. C’est une question qui m’a souvent été posée autrefois : l’événement n’est-il pas entièrement une question rétroactive ? n’est-ce pas du point de vue de l’engendrement des vérités qu’on est susceptible de dire après coup que c’était un événement ? Dans le dispositif ancien. Il y a qch de sismique. Ça c’est je le signale une grande différence par rapport à l’EE : on a une trace objective de l’événement. Si vous songez à ce que peut être votre propore expérience événementielle. comme toujours après coup.

Yves Duroux et moi-même avec le CIEPFC invitons de Roudinesco sur son dernier livre. Je tenais à lui rendre hommage devant nous. Ie ouvrent à la possibilité du possible. 31 mai et 14 juin sont les 2 dates restantes. n’est pas exactement politique. c’est le mouvement contre le CPE.une séquence bcp plus longue : elle démarrerait avec le mouvement de décembre 95. Le mouvement. Mon préliminaire. C’est la 1ère question : quand on dit qu’il s’est passe qch et qu’il faut penser la nouveauté de ce qch et voir sur quel type de possible nous allons décider et trancher. Puisque l’objectif est assigné. Je serai bref. puisque cela commence à se savoir. en même temps. Je voudrais construire ce que je veux vous dire à partir d’un certain nombre de questions.ce samedi 29 avril.la vision ultra courte : la séquence. est mort la semaine dernière. On a quelquefois inventé la formule selon laquelle les mouvements ne sont pas à proprement parler politiques mais présentent des possibles politiques. On n’aboutit pas aux mêmes conclusions selon qu’on tranche en faveur de telle ou telle description de la séquence. pas plus que moi l’événement ne décide seul de la procédure de vérité dans mon jargon. Mais tout le pb est de savoir quelle est la séquence historique qu’on considère telle que elle ouvre en effet à la multiplicité des possibilités politiques et telle que la question de savoir comment va se décider son avenir politique est constituée.une séquence moins courte. entre 1 mois et 10 ans). souvenons nous donc que la victoire n’annonce pas toujours la victoire…). 2 échéances supplémentaires : . c’est ce qui fait à la fois sa force et sa limite. dans le suspens de l’avoir lieu historique. Il appartenait à cet ensemble flou de jeunes philosophes entre 30 et 40 ans. c’est déjà décider sur l’articulation de l’historique et du politique. qui est la relève véritable. ie tenter de formuler au point où nous en sommes (ie après la victoire tactique du mouvement sur le gouvernement) les questions à partir desquelles se décidera l’avenir politique de ce qui s’est passé là. la victoire définissable : on aurait une séquence très courte et homogène. une philosophie de l’événement). Elle intégrerait le mouvement de décembre 95 (contre le projet Jupe sur les retraites. il ouvre à une complexité multiple des possibles politiques. Il est le réel de la multiplicité des possibles. présente un système complexe de possibles politiques (il n’en présente pas un seul).Désolé pour le séminaire annulé du mois dernier pour ceux qui n’ont pu être prévenus (donc pas de K7 pour mars). Quelle est la séquence ? Décider sur la séquence. La question de l’articulation des 2 est encore ouverte. c’est sur le mouvement contre le CPE. Il a lieu dans une figure plus ou moins événementielle. On peut dire aussi qu’il est la politique dans son suspens historique. . Si on admet ça. . François Zourabitchvili. dans un 1er temps il faut se demander de quelle séquence on parle. Et d’autres choses probablement. et cet avoir lieu ne décide pas à lui seul de son avenir politique. mais qu’on considérerait comme la séquence à propos de laquelle est ouvert le système des possibles politiques. mais qu’elle perd en homogénéité. la révolte des jeunes de banlieue et le CPE. collectif. . c’est dommage que la vie ait ainsi vécu ce philosophe de la vie. On peut avoir 3 visions de cette séquence : .6 mai : journée sur Parsifal. je crois qu’on peut constituer 3 questions à partir de ce qui s’est passé : 1° quelle est la séquence qu’on interroge ? on dit le mouvement contre le CPE. S’il n’était pas là il ne les ouvrirait pas non plus. organisée par François Nicolas et moi-même. Il y aura Slavoj Zizek. qui irait de novembre à aujourd’hui. elle intégrerait le non au référendum sur l’Europe (il y a donc une instance aussi parlementaire). par lui-même. et porte sur des strates différentes de la société. ou présentent une gamme ouverte de possibles politique. Je crois être autorisé à dire qu’il a décidé de mourir. elle inclurait l’ensemble de la séquence concernant le mouvement et l’organisation des ouvriers sans papiers à partir de l’Eglise St Bernard (96). jeune philosophe. Ceci est sous-tendu par la thèse qu’un mouvement en lui-même. alors . Séquence dont vous voyez qu’elle augmente en intensité ou contrariété immanente. depuis la décision gouvernemental de mettre cette affaire en scène jusqu’à la décision gouvernementale de plier bagage. autour du meilleur petit livre sur Deleuze (Deleuze. Il est à la charnière dirait-on de l’historique et du politique. On aurait une séquence distincte. C’est une perte. pour l’essentiel retiré. La séquence est complexe. Cet espace serait l’espace du mouvement dans sa conception la plus courte et la plus homogène. chargée. C’est un paradoxe amer que qch de la vie se présente comme mort. 2° à supposer qu’on ait tranché la 1ère question (le cadre séquentiel. moins homogène : la séquence intégrerait la révolte des jeunes de banlieue de l’automne-hiver dernier.

Donc nous. On a affaire à une figure majeure du poème. comme dit Mao. allons célébrer cela. excellent mot d’ordre mais qui ne réalise pas l’unité de la séquence dans l’espace politique proprement dit). comme il a commencé à le faire dès 1848. C’est la question évidemment de savoir si c’est représenté comme possiblement interne au parlementarisme ou pas. c’est sa force et sa joie. bon. Voilà ce que je voulais dire. comme une leçon de choses sur des points discutés abstraitement. Donc entrer dans la politique c’est trouver l’espace d’homogénéité de cet hétérogène. Dans quelle conception générale de la politique elle fait résonner sa propre unité et son propre nom ou mot d’ordre. Quelques repères de comparaison avec d’autres poètes du 20ème siècle : . Là c’est une affaire de jonction entre la séquence et le cadre mental dans lequel elle se constitue. Il a écrit des poèmes en italien . La mort d’un des plus grands poètes vivants n’est pas un événement journalistique. Il a bcp d’ingrédients. Ça décide alors la question de savoir s’il est possible qu’une révolte articulée s’inscrive dans un espace qui le voue pas à servir de marge de manœuvre à telle ou telle des cliques parlementaires. et des mots d’ordre tout à fait actifs mais qui sont dans une perfection tactique considérable. dites vous bien que dans un an. C’est pas joué du tout. et donc ça décidera de savoir si ce à quoi a travaillé le mouvement est le mise en selle de la gauche et c’est tout. et on n’a rien. pourquoi pas ». Cette question est ouverte : qu’est-ce qui constitue subjectivement le mot d’ordre de rupture à travers lequel se constitue qch comme une subjectivité politique nouvelle ? La question n’est pas tranchée. Quelques remarques le concernant. il n’y aura plus de trace de ce mouvement. Il y a toujours des gens qui disent que contre le libéralisme est l’essence générale du mot d’ordre tactique. ce qui l’épingle ou la révèle.comment aborde-t-on la question de l’unité subjective de la séquence ? De quoi est-il question non seulement au sujet les revendications (diversité : papiers. 3° à supposer que soit clarifiée la question de la formulation subjective de la séquence en termes de mots d’ordre politique. mais là c’est autre chose. non livrée à la compétition commerciale. une fois de plus. Une figure événementielle quelconque doit décider du monde dans lequel elle opère. car il n’y en a pas eu beaucoup. Il n’y aura pas de CPE mais on peut compter sur la gauche pour proposer qch comme le CPA ! Le contrat pour l’avenir ! ça c’est une question qui vient après les 2 autres : quelle est la détermination historique de la séquence ? quelle est la zone d’articulation de l’historique et du politique dans la figure de l’unité subjective telle qu’elle se reflète pas des mots d’ordre ? dans quel espace imagine-t-on que ces mots d’ordre puissent être pratiqués. ie doit décider de savoir qu’est-ce qu’on embrasse sous le nom de ce qui se passe : une césure brève. à partir d’un espace nouveau. tout de même : on peut dire « le fait qu’un médiocre chanteur de rock soit mis sur le même plan que la musique créatrice. Nous sommes au début des difficultés. L’embuscade est absolument prête ! Si c’est ça qui l’emporte. mort le mois dernier à 71 ans. On a tendance à considérer que plus c’est homogène mieux ça vaut. Le coup se prépare. de la gauche. retrait CPE. et ouvre à la possibilité une unité subjective. étant entendu qu’il faut auparavant décider de l’espace temporel. mais ce n’est pas un critère pertinent. séquentiel ? quel degré d’homogénéité ou d’hétérogénéité on accepte de prendre en compte dans ce type de situation. car l’espace constitué juxtapose en fin de compte des mots d’ordre dont la généralité idéologique est intéressante mais politiquement inactifs aussi. Ça c’est un peu trop hegelien peut-être ! A l’heure actuelle.Pasolini : il a pratiqué une grande langue nationale et une langue locale. et des mots d’ordre qui sont des généralités idéologiques (comme contre le libéralisme). Dernier préliminaire : mort de Aïgui. C’est forcément à partir d’un espace nouveau que l’hétérogène peut se transformer en homogène. La question est de savoir dans quel espace politique cette unité s’inscrit. La 1ère articulation de la séquence et la 2nde ne se sont pas agencées de façon homogène. Le mouvement de décembre a mis en scène de difficiles et violentes contradictions au sein du peuple. et ça ça décidera quoi ? ça décidera de savoir si le bilan de cette affaire c’est les élections de 2007 ou pas. est-ce que c’est plus long. le système de mots d’ordre capable de constituer ou d’épingler une nouvelle subjectivité politique en la matière est un chantier ouvert. retraites…). cette voix essentielle. La précision technique de la question est assez simple : une unité subjective de séquence finit toujours par se cristalliser en un mot d’ordre. une surrection brutale et fugitive. déployés etc… (espace parlementaire. C’est le travail de la séquence. C’est un enseignement aussi. car les mots d’ordre mis en avant oscillent entre la particularité tactique (comme retrait du CPE. On a mangé le pain blanc des mouvements. là. Ce n’est ni dans la trop grande généralité idéologique ni dans la trop grande particularité tactique. ou une autre voie parallèle dans une figure d’autonomie) ? C’est intéressant. C’est toujours trouver comment un hétérogène naturel ou légué par la situation est transformé en autre chose que lui-même. un des plus grands poètes contemporains. mais d’un point de vue subjectif ? il est possible de proposer une unité subjective.

Espaces semblables à une plus haute tranquillité. il va dire pourquoi cette peinture est de plus en plus autrement sur la terre. Un poème que je vous signale. comment des langues minoritaires peuvent travailler de l’intérieur des grandes langues établies. d’arbres. Il n’y a donc pas non plus exactement de principe de liaison (elles sont éludées). transformant le poids en élan – métamorphose ancienne dit Bachelard) mais Aigui fait de cela un poème.S. qui est la permutabilité des métaphores de la terre et des métaphores de l’air. expérimentant un frottement langagier entre une langue instruite et une langue plus localisée. Je redis ça de la façon la plus simple. dans le poème. toujours plus loin dans les neiges. En termes de référence. à styliser ou à inscrire le mouvement par lequel se constitue le rapport impossible en apparence entre l’ontologie des multiplicités indifférentes et la thématique des vérités éternelles. la permutabilité du matériau opaque et du matériau aérien. Antoine Vitez. Ici c’est l’apparence comme signe. traduit par Léon Robel.et en dialecte frioulan. de la pierre solide en espace aérien (d’où la métaphore central de la danse. comme les grandes récits épiques par exemple. Eliot. la circulation immédiate de l’un à l’autre. . et sa poésie a tiré parti du jeu entre les 2 langues. qui part de quelque chose de très connu concernant Nietzsche. Il n’est pas du tout une exploitation de la langue en extension. c’est une interrogation sur le monde sensible (auquel le poème se réfère) : quelle est la signification du fait que le poème doit se référer au monde sensible ? Le poème parle de ruisseaux. Le monde sensible est pris comme réseau de signes. Malevich. Bigarrée des rameaux et… sur ses toiles. pour ce très grand poète. architecturée : comment se fait-il . Le poème est une succession de coupes. « Aout. Aigui a écrit en russe et en tchouvache. la respiration du monde comme souffle érgulier. Elle est interrompue constamment par le fait que ce qu’on a dit. Nietzsche à Turin ». . à la suite de Deleuze.S Eliot : à la fin des fins c’est une poésie religieuse. et bien plus qu’une pensée. du fait que la pensée de Nietzsche est tendue par la possibilité de la métamorphose de la montagne en espace aérien. très singulière. C’est un poème de 1867. Le résultat est de l’ordre du poème : la déstabilisation de la langue nationale par le filon secret de la langue locale. en un sens particulier : elle interroge l’apparence du point de vue de sa capacité à faire signe. c’est cela qui pousse la grande langue nationale dans ses retranchements. qui cherche la vérité de l’apparence. La solution du problème de l’apparence n’est pas celle de Stevens. Je rappelle que ce schéma est destiné à représenter. ayons donc une pensée. ou à Patrice de la Tour Dupin (?). Dans le Court Traité d’Ontologie Transitoire. Voilà. mais l’ici en tant qu’ici. qui est une interrogation sur la signification de l’apparence elle-même. l’introduction se conclut par une référence à un poème. c’est toujours le Dieu pour qui l’apparence fait signe. On peut dire que le Dieu des poètes. et elle est sculptée sur une arête vive. Ici (1988). j’avais commenté un poème d’Aigui. daté de 2004. dans une communauté beaucoup plus restreinte. Il y a une manière d’interrompre toute rhétorique du poème en passant à autre chose dès que l’expression de la 1ère chose est suffisamment concentrée et suffisamment explicite.Wallace Stevens : il y a une concentration métaphysique sur l’apparence. C’est la transfiguration poétique de la commutabilité ou de la substituabilité de l’aérien au terrestre. Ce n’est pas seulement une illustration de l’essence par l’apparence. Baudelaire. Je terminerai par le dernier recueil.Celan : il y a là aussi des similitudes poétiques sur la coupe de la langue. La langue est saisie comme une espèce d’ardoise qu’on taille.T. C’est encore la question de l’ici : comment être autrement ici ? La peinture nous indique un lieu qui est le lieu de l’autrement ici. (Walenberg ?) à Budapest. C’est à propos d’une peinture. Sa poésie est traversée de personnages considérables : on voit passer Nietzsche. Il s’appelle de plus en plus autrement sur la terre. le moemnt pù la montagne et le ciel permutent. Je le dis car je remarque que c’est un point de la poésie contemporaine qui est de se demander. De ce point de vue là on pourrait donc le comparer à T. Je vous lis le dernier poème. Le poème est dédié à cet ami. « Dans les herbes de la terre petit à petit entre la luminescence des souvenirs de l’artiste. de plus en plus hautement terrestres ». le plus tardif. La reconnaissance comme mouvement fluctuant chuchote par leur station ( ?) la disposition d’un instant à l’autre. La poésie de Aigui est une poésie de l’ici : comment ici fait signe ? Ce qui fait signe n’est pas l’ailleurs. mais il y a un principe de consécution et de coupe. le dire s’est concentré suffisamment pour qu’on passe à autre chose. inspiré par une grande sculpture de Walenberg (?). ou même l’apparence comme vérité. de mer etc… Quel est l’ordre de cette nécessité ? Quelle est la prescription qui fait que le poème se déploie dans l’image ? . sous-titré à propos du tableau d’un ami. une fonction propre du matériau image. Il y a un élément de dédicace dans les poèmes de Aigui. Nous retournons à notre schéma.

En tout monde peut procéder un élément qui est transmondain. Nous ne traversons aucune distinction entre sensible et intelligible ou entre monde inférieur et monde supérieur. Les vérités éternelles sont créées et disposées de l’intérieur d’un monde particulier et sans intervention d’un autre monde. Donc je reviens à la définition : platonisme sans dualisme. la dernière fois on avait spécifié pourquoi il y avait 3 régions : . Moi je le dis ainsi : tout monde est susceptible d’être aussi le lieu de qch de transmondain. mais en un autre sens. Donc il y a une séparation ou distinction mais qui n’est pas disjonctive entre la région de l’être et la région du sujet. entre monde des vérités et multiplicités indifférentes. point correspondent aux étapes du parcours qui va de l’événement aux vérités éternelles. C’est une question de genèse du 2 en ce sens là. ie la lecture vecticale su schéma. Qu’est-ce qui est platonicien. appelons le comme ça.la région du sujet qui est la région d’où procèdent les vérités Le schéma nous donne à la fois une corrélation et une torsion. C’est ça le platonisme. ça ne dit pas comment ça communique) mais leur articulation. au sens où elle peut y être ressuscitée (puisque la rendre active en un autre monde suppose une procédure.que admettant qu’il n’y ait rien d’autre que des multiplicités indifférentes. ie le mode sur lequel sont pensées les multiplicités indifférentes . La torsion se donne aussi par des correspondances point par point. d’articulation et de coupure entre les 2 régions (être et sujet). si ce n’est pas la distinction sensible intelligible ? Et bien ce qui est platonicien c’est de dire qu’il y a le 2. Transmondaine en ce sens là : il faut dire qu’elle est mondaine puisque ce n’est que dans un monde qu’un vérité peut advenir (au sens fort.la région de l’être qui est la disposition structurale des multiplicités indifférentes. Mais il est déjà vrai chez Platon lui-même que c’est au point du même que quelque chose se donne de l’autre. elle est absolument de part en part sensible. que je rappelle. c’est le fait qu’elle est identifiable comme telle du point d’un autre monde. ie avec les matériaux de ce monde. C’est le problème fondamental de Platon. la matérialité d’une vérité est intégralement celle d’un monde) et cependant il y a en elle qch d’autre que cette identité mondaine. mais pour dire qu’on peut appeler platonisme la conviction qu’il est possible de rendre raison de l’un qui est là que pour autant qu’il est aussi et en même temps traversé par le 2. ie elle communique de façon particulière avec l’idée de table. étant donné un objet sensible quelconque. ce n’est pas contemplatif). . des multiples de multiples. il participe de l’intelligible. Nous cherchons un platonisme sans dualisme. C’est au point du même qu’il y a le 2. c’est de savoir comment la table sensible se laisse reconnaître du point de vue de l’intelligible. mais le fait qu’on soit en droit de dire que c’est une table exige qu’elle participe de l’univers intelligible. et qui est le mode sur lequel elle participe de l’intelligible. qui cependant est immanent à la table. inexistence. consistance. Autrement dit on a 2 chemins en sens contraires : . Si on regarde le schéma. ie les étapes : être là. et autre chose que cette table. il est là. penser ce qu’il y a. On n’est pas dans une disjonction des 2 mondes. Et donc en fin de compte. qui est loin d’être claire. A savoir que au point il y a les multiplicités indifférentes il y a les vérités éternelles. événement. Le problème consiste à dire que la même chose (cette table) est là.le il y a comme élément générique : il y a au point du même des multiplicités indifférentes et des vérités éternelles. on puisse soutenir que cependant il y a des vérités ? Qu’est-ce qui rend acceptable cette juxtaposition terminale. C’est identifiable comme vérité. La table sensible et la table intelligible. L’un qui est là participe au point du même de son autre. on coupe en 2 le schéma. Mais il y a une torsion qui est représentée par l’excentrement de l’événement. au point du même. C’est une corrélation car il y a un chemin qui se fait : multiplicités indifférentes. qui est le point de jonction. sans dualité mondaine(ce ne sont pas 2 mondes séparées) ? Dans les mêmes mondes il y a ontologiquement des multiplicités indifférentes et subjectivement des vérités soustraites au temps : comment cette juxtaposition est-elle possible. C’est au point du même qu’il y a le 2. Le point intéressant et complexe chez Platon n’est pas qu’il y a 2 mondes (c’est un cadre de commodité. vérité éternelle. ie un élément qui est reconnaissable comme tel du point d’un autre monde. ie la théorie de la participation. déployée ou crée. alors. le problème de la participation . c’est penser le mode sur lequel on peut articuler la région de l’être et la région du sujet. étant donné que nous ne sommes pas dans la solution métaphoriquement platonicienne de la distinction des 2 mondes ? Nous ne disons pas que le monde des vérités éternelles est lui juxtaposé de façon extérieure à l’immanence du monde présenté ou des monde sensibles. bien entendu c’est un objet sensible. Ce sont des rappels tout à fait scolaires. T. au point du même. y compris dans des positions qui ne sont pas immanentes où cette vérité a été disposée. mais le point important. Que donc tout 1 est 2. C’est bien dire que au point du même (à savoir cette table par ex) il y a cette table. c’est bien joli de les séparer.

ie à la possibilité d’un oui ou d’un non. Tout cela est susceptible d’une analytique détaillée (cf LdM) et qui est la pensée non seulement de la figure générique de l’être comme tel (pensée ontologique) mais de la part logique de l’ontologie. ça suppose un choix séquentiel.un chemin de la pensée qui se fait des multiplicités indifférentes à l’événement . T (armature de ce qu’est une logique de l’apparaîte) inexistant (point singulier dans tout monde) point (mode propre sur lequel un monde peut ou ne peut pas passer par le défilé d’un choix radical).la régulation de cette logique. c’est la forme la plus radicale. apparaître. Ce segment propose une intelligibilité de la logique comme principe de cohésion de l’apparaître.la question de la séquence consiste à savoir quelle est l’amplitude véritable d’où l’événementialité de l’événement apparaît. théorie apparaître (logique). Ce n’est pas la même chose de dire « il y a une lutte contre le CPE » et « la séquence commence en 95 ».il y a événement s’il y a relève de l’inexistant. événement. il y a un ordre .qui peut changer). Et 2nd point. logos. qui est la possibilité ou l’impossibilité (selon les cas) que le monde soit transcendantalement disposé de telle sorte qu’il est exposé à un choix un binaire. Ie quelle est l’échelle ? C’est une décision sur dans quel monde on va disposer l’événement en question. Il faut bien comprendre que dans l’onto il y a l’être comme tel. Il y a une consistance logique de l’apparaître. qu’on trouve chez les stoïciens et chez Kant aussi. .l’inexistance est un point de corrélation obligé entre le transcendantal et les multiplicités : dans tout monde il y a un multiple qui inapparaît. vous n’aurez pas les mêmes principes de cohésion et donc pas non plus les mêmes évaluations quant à l’événementialité de l’événement. 1er point. ie il y a événement que si un point attesté comme inexistant dans le monde se trouve indexé à une apparition maximale (il faut repérer ce qui inexistait. se pose au regard de l’unité mondaine dans laquelle on travaille.une multiplicité indifférente. comme unique capacité d’articulation des multiplicités indifférentes aux vérités éternelles. on avait commenté être là. C’est une idée ancienne. consistance logique. vous n’aurez pas les mêmes opérateurs logiques. l’interrogation sur le transcendantal : il faut identifier le point d’inexistance dans la situation . et pas seulement à ce qui importe ou n’importe pas dans un monde. ça porte atteinte à la logique du monde. Vous fixer une échelle. c’est ce qui se laisse penser mathématiquement. mais elles se disposent dans des coexistences qui sont des coexistences logiques et non pas des coexistences désordonnées. Evénement veut simplement dire la survenue d’une dérégulation transcendantale. on l’appelle le transcendantal. point. Tout ça est susceptible d’une description objective : les multiplicités indifférentes (théorie math). qui est reprise là sous une forme nouvelle : il y a des multiplicités indifférentes. de telle sorte que l’événement l’a fait apparaître comme tel dans son intensité de présence indubitable au monde) . Je le refais en 5 minutes : .est-ce que l’événement est situable dans le monde avec une intensité d’apparition donnée ? L’interrogation sur l’événement (comment in évalue ce qui s’est passé.. mais aussi logique. On peut même dire que toute logique est en réalité une logique de l’apparaître. Vous aurez des conclusions différentes quant à l’événementialité de l’événement car vous n’aurez pas les mêmes considérations sur ses effets transcendantaux. donc comme multiplicité de multiplicités sans point d’arrêt dans l’un et sans détermination qualitative particulière .ces multiplicités doivent apparaître : un monde est le lieu où elles apparaissent . On peut appliquer ça au système de question de tout à l’heure : . transcendantal. c’est qu’il porte atteinte à la logique du monde du double point de vue de l’inexistant et des csq. Un événement. quelle est la discipline des csq).____________________________de l’événement aux vérités éternelles La dernière fois. pourquoi il y a une logique de l’apparaître. ie sur ses effets sur la logique. qui se dispose comme la loi d’apparaître. c’est est relatif au monde – ça suppose une périodisation. qui dérégule le transcendantal lui-même. La question de l’événement. La logique que vous mettez en scène quand vous dites que cette affaire là doit être prise dans 2 mois ou dans 10 ans. On a détaillé la chose la dernière fois : l’événement est pris dans plusieurs formes possibles du changement. ie un environnement mondain. Il va y avoir 2 points fondamentaux : . en termes historico-politique. . inexistence. .cet apparaître est consistant (ce n’est pas un chaos.point est une dispo singulière des mondes. ce n’est pas la même chose de quel point de vue ? du point de vue du monde à propos duquel on dit qu’il y ou qu’il n’y a pas l’événement. Le transcendantal est simplement la disposition qui nous permet de penser pourquoi l’apparaître est consistant. Ce qui distingue l’événement.

Elle combine la possibilité du non apparaître dans la modalité de l’apparaître. donc subsistait la nomination. Supposons que ce qui s’est passé là on a décidé sur la séquence. En même temps ça apparaît maximalement sur le fond de la séquence postévénementielle. C’est la trace. Ça apparaît maximalement sur le fond de l’inapparaître. Archisujet. si on interroge la révolte des jeunes des banlieues. 1er sujet. Ce qui arrive a puissance de relever l’inxistance en un point. Ie pour autant que ça apparaît conformément… à ce maximum. C’est ça la trace. Alors ici on n’a plus ça. C’est une rencontre. on revient en arrière) puis point organe (5). Il est intéressant de reprendre la question amoureuse de ce point : là aussi une figure de l’inexistant. ils existent. Ce qui compte c’est la trace. Puis T conditions d’existence (4. mais en tant que relié souterrainement au fait de n’avoir pas été dans l’apparaître. Il y a un critère formel assez simple que le nouveau corps va être constitué de ce qui existe maximalement en relation à la trace. C’est un argument anti-… au sens strict. Ça veut dire aussi que la vigilance aux vérités. il n’apparaît que pour disparaître. proprement qch qui n’avait pas à apparaître. …Encore une fois pensons à la conjoncture récente. J’appelle corps de vérité. il était là dans la modalité de n’y pas être… Dans cette métaphore il y a toujours un point qui apparaît dans ce qui inapparaît. Ça atteste le bouleversement de la loique d’un monde : l’inexistant se met à apparaître. Il y a trace… inapparition et fait bascule dans le degré maximal d’apparition. C’est ce qui lui donne une allure dévastatrice. on l’avait un peut fait ici superficiellement. Quelle va être la trace de l’événement ? c’est la relève de l’inexistant. C’est nouveau : avant je disais il y a un nom pour l’événement. c’est que des gens qui sont ici sont considérés en fait comme des corps étrangers. advient. c’est le contraire de l’éthique commerciale : ne t’intéresse qu’à ce qui apparaît. ie articulation objective. Et donc c’est une directive : s’il y a une éthique générale. et c’est une dial singulière. Ensuite va se constituer qch autour de la trace. l’épreuve du non apparaître. Le point. car soutenue par l’inapparaissant. il n’y avait pas lieu qu’elle apparaisse. apte à la nomination. il va participer au nouveau corps qui va se constituer . il a lieu et disparaît. Et alors il y a là une capacité de diagnostic. alors que naturellement. C’est bien du côté de ce qui apparaît. C’est intéressant de considérer quelle est la nature exacte de cet argument. C’est de ça que tout le monde parle : est-ce qu’il y a relève de l’inexistant ? est-ce que c’est bien qu’il existe ? est-ce une calamité sociale ? est-ce une pathologie sociale ? On leur dit : si vous ne nous aimez pas partez ! on n’est pas obligé de… Du point de vue de… vous voyez de quoi il s’agit . Nom de l’événement. puisque c’est là que vous allez avoir la possibilité d’une trace. Au départ il n’y a que la trace. L’élément de relève de l’inexistant est immédiatement lisible. donc il y a déjà un sujet avant le sujet. sa difficultés.considérée. ça se passe dans l’éclat maximum mais en tant qu’i lest hanté par le non apparaître. une de ses maximes c’est soit attentif à ce qui n’apparaît pas. Ce qui apparaît maximalement est intéressant que en tant qu’il est le résultat d’un inapparaître antérieur. L’événement est évanoui. En tant que composition événementielle. la révolte signifie qch comme « et bien vous êtes astreints à désigner notre existence ». c’est que c’est une vigilance à ce qui n’apparaît pas. Il faut dire que … lorsque réellement il s’est passé qch qui affecte le transcendantal… qch qui était en retrait d’apparaître. Si qln assiste à qch qu’il interprète comme une révolution ou un événement historique majeur. Si vous réfléchissez vous voyez que par exemple. Elle va tenir le non apparaître dans l’apparaître. d’une intensité ravageuse. C’est ce que j’appellerais la dialectique de la trace. Soyez le 1 500 001 ! vous voyez là il y a un point qui est que le repérage de la trace est toujours un repérage sur l’horizon de l’inapparaître et pas de l’apparaître. Quels qu’en soient les contours. ie qu’est-ce qui dans un monde est important quant au repérage de sa capacité aux vérités. Donc une certaine loi du monde les déclare inexistant. Comment explorer à partir de là la région du sujet ? comment rendre lisible le cheminement de l’événement aux vérités éternelles. il s’agit dans l’événement d’autre chose que ce qui arrive.. apparaît maximalement. un protosujet. Maintenant supposons que nous ayons qch de cet ordre. l’attestation quant à l’inexistence est relativement claire. Il faut trouver la trace. D’où les publicité du types : 1 500 000 personnes ont vu ce film. On peut voir ça aussi dans l’apparition d’une ressource musicale enclose. Donc 1ère opération : diagnostic sur la trace. Regardez bien le schéma les corrélations imposent de traiter dans un certain ordre : il faut d’abord prendre la corrélation verticale inexistant trace (n°1) ensuite la corrélation consistance logique nouveau corps (n°2) ensuite la corrélation être là présent créateur. même avec ue forte intensité. Ce que nous allons avoir. du point de vue du processus de vérité. sur l’inexistant (ouvrier sans papier). On va expliquer les choses dans cet ordre. qui n’était pas et qui dans le monde était tel que le staut d’apparaître. c’est qch qui s’enracine du coté objectif de l’inexistant. nouveau corps (ie la multiplicité) qui va se regrouper autour de la trace. et intéresse toi maximalement à ce qui apparaît maximalement. ce n’est pas sûr. que ce qui s’est passé soit tel qu’il y ait relève donc installation au seuil de l’existence politique.

Car au-delà de l’événement il fat qu’un nouveau corps se constitue selon des principes de consistance qui sont des principes novateurs. Quelle proposition de consistance politique nouvelle sort de là. d’un corps de langue comme corps poétique. On ne peut pas opposer l’illogique à la logique. La question la plus concrète et décisive des procédures de vérité. qui régit un corps de vérité. d’un nouveau régime de compatibilité. Exemple courants de ce que qd on a identifié la trace alors le destin personnel est de s’incorporer maximalement aux entours de cette trace.en politique c’est la question de l’organisation en son sens le plus général. Vous allez avoir la question : qu’est-ce que la constitution logique d’un nouveau corps ? c’est le mode sur lequel va travailler le dysfonctionnement de la logique antérieure. car pour autant que c’ets un nouveau corps il doit consister. Si on veut garantir une consistance minimale du corps de vérité. Autrement dit le nouveau corps va se composer de tout ce qui s’agglomère à la trace dans la figure d’une intensité maximale. à ce qui se coagule. C’est une question immanente au devenir de l’amour. qu’il s’agisse d’amour ou vérité ou d’autre chose encore. une vérité dont n’existe que la trace. en tant que corps qui apparaît dans un monde). C’est une raison pour laquelle il ‘y a pas de correspondance terme à terme entre vérité et événement. . La consistance est inéluctable. C’est dans la langue poétique que qch tient compte des régimes d’interruption. Donc corrélation verticale entre nouveau corps et consistance (de la procédure de vérité. ça ne marche jamais. C’est une proposition nouvelle sur ce que c’est que la cohésion d’un corps poétique. Le corps qui va coaguler autour de cette trace. Ça a été la question du parti pendant longtemps. de façon également maximale. et dans des mesures existentielles d’intensité liées à cette trace événementielle. Cors n’a aucune signification bio particulière . L’un des juifs allemands qui a traversé la violence du nazisme et un russe ont prononcé ça. Il y a l’événement mais aussi les csq.dans l’amour c’est la question du couple. ce n’est pas indifférent.ou nouveau corps théorique dans la science : à partir du moment où une vérité procède par regroupement corporel autour d’une trace elle doit résoudre la question de sa propre cohésion. de tsq que cette nouvelle matérialité multiple vient à exister dans le monde avec comme condition d’être dans un rapport maximal à la trace. C’est un impératif : vous ne pouvez pas échapper à des énoncés singuliers concernant la consistance des corps tels qu’ils s’articulent et se regroupent autour de la trace événementielle. pas forcément matrimoniale. de compatibilité immanente. Qu’est-ce que parler . de la 1ère Internationale. d’ancienne consistance. c’est s’incorporer à une vérité. vous allez entrer dans ce corps de vérité qui induit un nouveau corps. Dans le monde antérieur il n’avait pas lieu d’exister. même en prenant événement au sens le plus vigoureux. vous allez participer du corps politique. Ce point là est très exigeant. ie de discipline. Il y a une liaison entre corps et consistance logique. Si par ex vous êtes comme Marx. Elle ne se réduit pas à la question de l’organisation qui va en hériter. Pour autant que vous allez dans une norme de l’existence maximalement reliée à cette trace. Il n’y a pas autant de vérité que d’événement. Car l’événement est d’abord un dysfonctionnement logique. mais quels sont les principes de cohésion. après l’événement ce dispositif est remanié puisque l’inexistant vient à apparaître. c’est la discipline du couple. On peut prendre comme grille d’analyse la question de savoir quel corps politique au sens rénové surgit de cela est une question majeure. demandant de l’invention. ce sont des question logiques. c’est un ensemble matériel tel que des individus peuvent s’y incorporer. elle crée un nouveau régime de densité dans la relation. il y a une série de critères variés. et que vous pensez que l’inexistant en politique c’est le prolétariat que la révolution c’est ce qui fait apparaître ce prolétariat inexistant. Ie tout ce qui va exister autant qu’il est possible d’exister dans l’identité à la trace. Ça peut être le corps d’un œuvre picturale ou poétique. de ce non apparaître qui apparaît. selon quelles règles qui vont régir la consistance de ce corps ? c’est un pb logique. Alors ça veut dire qu’on pratique. ce sera avalé par de vieilles. Quelle est la part organisée. .autour de cet événement majeur pour autant que sa propre existence individuelle est dans une relation maximale à cette trace. S’il n’en sort pas. Avant l’événement on a un dispositif de consistance. C’est un corps événementiel en ce sens là : il ne se constitue comme objet du monde que pour autant qu’il y a la trace de l’événement. pour autant que votre propre existence va être liée à cette relève de l’inexistant. Celan et Aïgui : nouveau régime dans la langue entre continuité et discontinuité proposition nouvelle sur les coupes et les effets poétiques de ces coupes. Ils ont eu en particulier à incorporer à la langue l’expérience d’une interruption de la langue. . sa trace n’était pas considérée comme trace. C’est l’invention d’une nouvelle forme de compatibilité entre éléments d’un corps. expérimente la question de la nouvelle consistance du corps. C’est entrer dans un corps de vérité. Qu’est-ce une expérience cohérente. Dans des conditions dramatiques quant à la langue ils ont eu à inventer un principe de cohésion poétique de la langue comme telle. ie à l’inexistant tel qu’il a été relevé. Il y a des anarchismes vivants mais le concept d’anarchisme victorieux est contradictoire.

On va être renvoyé à la question des conditions d’existence de ce nouveau présent. que ce nouveau corps doit se doter de sa propre consistance. Le nouveau présent c’est l’ensemble des mécanismes d’incorporation au nouveau corps. ou elle ne s’y expose plus que minimalement. Le présent du mvt n’est pas la garantie qu’il constitue dans le monde un nouveau présent politique. Vous existez sous le nouveau présent pour autant que vous êtes dans la figure de cette incorporation. C’est nouveau corps. Il na va être rien de plus que le martèlement de la trace. Dans un texte fameux Mallarmé disait dans les années 1880. un corps si fermé qu’il n’est ouvert à aucune nouvelle expérience. Ça ça veut dire qu’il va transformer l’événement en répétition. Donc on va avoir des conditions transcendantales d’existence du présent créateur dans la figure du nouveau corps. C’est le mode propre d’apparaître d’une vérité. Mais ça ne suffit pas : si la foule se déclare. Par là nous entrons dans le matérialisme proprement dit : il y a des conditions de possibilité. Qu’est-ce qui résulte de cela ? ce qui en en résulte. C’est une question difficile. ie il faut que non seulement le nouveau corps se constitue autour de la trace. La question est de savoir s’il va constituer ou non un nouveau corps. c’est un présent créateur. il n’est rien d’autre que l’inertie de sa propre fermeture. Pour qu’un présent se constitue il faut que se constitue autour de la trace de cette irruption de la foule un nouveau corps. Moment où l’expérience amoureuse devient défensive. ie elle n’existe que pour autant qu’elle ne s’expose plus au monde. ie une nouvelle manière de vivre au présent. Un opérateur tout à fait remarquable de clôture c’est la jalousie. Il y en a un certain nb. On peut aussi prendre l’exemple de l’amour. on a : si la foule se déclare. l’impuissance comme maladie du corps de vérité. mais vous voyez très bien ce que ça signifie. Il ne préexiste pas à la formation du corps lui-même. Si on retourne la formule. Ça se détaille techniquement. il n’est pas un corps fermé. Etre contemporain du nouveau corps. Ils forcent le sens dans la direction d’une coupure nouvelle qui crée un nouveau régime de compatibilité dans lequel il y a une dialectique du courant de la langue et de son interruption qui est absolument nouvelle. c’est faire advenir une loi générale de la nouveauté de vérité dans le monde concerné. modifié. Elle ne va donc rien incorporer comme expérience supplémentaire dans . Donc une vérité surgit en tant que création d’un présent nouveau. à partir du moment où certes il s’est constitué mais aucune incorporation nouvelle à ce corps n’est praticable. et c’est s’incorporer au nouveau corps. La Prisonnière. Etre contemporain de ça. Faute que se déclare la foule. consistance logique et nouveau corps. Tout ça se passe dans un monde déterminé. ie comme au sens strict une nouvelle temporalité.poétiquement allemand après la guerre ? qu’est-ce que c’est que parler russe en poésie après la guerre aussi finalement ? C’est une sommation absolument singulière. un nouveau régime de la contemporanéité. un régime de coupure qui avant était considéré comme insignifiant. vous allez clore tout ça. C’est pour ça qu’il y a un présent créateur. Ils proposent comme compatibles des choses qui avant étaient incompatibles. voilà le présent. Un présent fait défaut : c’était sa formule. C’est une vision relevant de c que Novalis appelait l’idéalisme magique. n’importe quelle vérité puisse procéder. un présent peut advenir. mais elles s’articulent toutes autour d’un point précis. ie un présent qui n’est rien d’autre que le développement créateur du corps lui-même et de son formalisme subjectif. qui est un enregistrement dans les mécanismes les plus secrets du corps langagier lui-même de ce que c’est qu’une compatibilité de type nouveau. qui est que il faut que l’incorporation soit réellement possible. que tout ceci va donner un nouveau régime du présent. finalement. Proust. Quand on a un grand mvt. sans sortir. d’où la corrélation à l’apparaître. disjointe de la temporalité dominante du monde concerné. Finalement dans n’importe quel monde n’importe quoi peut surgir. qui sont des conditions d’existence du présent dans le monde. Il faut s’enfermer dans une pièce. Ça correspond à bien des expériences ordinaires. je n’entre pas ici dans le détail. mais il y a des conditions. Comment une vérité apparaît-elle dans un monde ? Elle apparaît comme nouveau présent. il assignait les restrictions de la possibilité poétique elle-même au fait que un présent fait défaut. il va finir par s’arrêter. ne produisant aucun sens. C’est la figure éthique de l’impuissance. Etre contemporain de l’inexistant vient à apparaître. atteint dans ses lois mais qui perdure et continue à exister comme monde. mais on peut s’y incorporer. La présence du mvt ne garantit pas le présent comme nouveau présent de tel que il fixe une nouvelle contemporanéité. c’est très bien mais il faut plus que cela pour qu’un présent se constitue. C’est une question distincte. Est-ce que le transcendantal du monde autorise réellement la possibilité maximale qui est celle de l’existence d’un présent créateur. la question n’est pas le mvt qui apparaît et va disparaître. Ce n’est pas vrai : l’événement doit être apte à procéder à la relève de l’inexistant. C’est le mode propre d’apparaître d’une vérité : elle apparaît comme nouveau présent dans la figure d’une incorporation à un nouveau corps qui lui-même est pris dans une consistance logique particulière et s’organise autour de la trace événementielle. ou son piétinement. C’est la question du transcendantale. ce n’est pas vrai qu’étant donné n’importe quel monde. un nouveau corps de vérité. autour de cette trace qu’est la relève doit se constituer un nouveau corps. condition du nouveau présent.

Donc pas de point là ! Evidemment le traitement des points est une réquisition fondamentale du développe des corps subjectifs. elle va être simplement l’itération de la trace et non pas l’incorporation du corps. C’est là qu’il y a la finitude. il faut un organe pour qu’il soit apte à traiter le point. à avoir à faire face à une alternative. Ils ne veulent pas prendre de risques ! ils veulent qu’on leur garantisse tout. Donc ça il faut changer de monde. face à un point. Le monde entier pour le corps se contracte dans l’exigence d’un choix radical entre 2 options. elle se fait toujours autour d’un point. Ça nous conduit à la dernière corrélation : un aspect fondamental de cette réflexion c’est quand le monde contient peu de points. S’il n’y a rien de nouveau qui soit apte à le traiter. constamment ouvert à des expériences nouvelles. traiter le point : récupération par la gauche parlementaire ou pas. c’est les manifestants ! Le gvt est mauvais car il négocie trop. Il y a une décision à prendre sous le nom de réforme à une appropriation au monde tel qu’il est : ce que vous devez décider. Comme je le disais au début. Sinon on est dans la répétition. Vous pouvez choisir mais c’est ou la conservation catastrophique de l’archaïsme du passé ou la modernisation.sa propre dynamique. la nécessité économique. sinon pour engraisser un certain nb de nab nab. et les manifestants sont mauvais encore plus. la vision des points est fondamentale. le corps passe dans le point et sa division binaire. il sera traité selon la logique . ce qui réveille un corps endormi. Il n’y a pas de destin du monde atone car on peut changer de monde. Il se répète sans le savoir. Elle va être un ensemble fermé et elle va répéter son événement inaugural. mais c’est une épreuve. et un corps d’incorporation. entre qch qui a constitué un corps. il y a des mondes atones. Donc il évident que laisser ouverte la possibilité de l’incorporation c’est toujours être dans l’épreuve de quelques points. si vous considérez la lutte contre le CPE sur différentes échelles. La conviction profonde qu’on cherche à installer. si on appelle finitude la restriction transcendantale de l’espace des vérités. vous voyez qu’il doit y avoir une constitution subjective interne à ce qui se saisit de ce point et le rend apte à le traiter. ils veulent garder leurs avantages et ne jamais les réformer. c’est que tout point apparent est un faux point. donc en un espace qui contient peut-être d’autre point. quelle qu’en ai tété la séquence. On pourrait donner une nouvelle définition de ce qu’est un corps sans organe : c’est un corps livré à un monde sans point. Un point aura à être traité dans l’organisation intérieure du nouveau corps par un organe approprié à ce point. sans point. car ce sont des archaïques convaincus. Or notre monde est un monde est un monde dans lequel dans lequel la propagande sur les nécessités tient qu’il n’y a pas de point. c’est qu’il n’y a pas de point. Donc c’est vrai que dans les conditions T de persévérance et de recréation d’un corps de vérité. Alors c’est des petits vieux. qu’on puisse vous vider quand on veut. ie autour du moment où le corps pour traiter une situation particulière doit choisir. appelant ces expériences décisionnelles la nécessité de choisir entre 2 possibilités. Distinction majeure. C’est là qu’il n’est pas vrai que n’importe quel monde autorise n’importe quoi. que ne peuvent pas procéder aisément des corps de vérité. Changer de monde c’est souvent changer d’échelle. mais impuissant à s’ouvrir au monde lui-même. Si non il n’arrive même pas à distinguer en lui-même répétition et incorporation. si le T du monde autorise cela. au terme de quoi on aura un peu plus de milliardaires français. qui ne revient alors qu’ils sont tout jeunes que de n’être toute leur vie des fonctionnaires. Le fait que certains mondes sont agencés de telle sorte que l’espace de vérités est étroit. Ie peu d’exposition du corps à des choix. vous le disposez autrement. c’est la nécessité absolue d’avoir à décider quelque chose. Oui. dans un autre monde. Si on a peu de point. Par contre si le corps est réellement confronté à des points alors il doit avoir des organes pour le traitement de ces points. C’est la nécessité des réformes nous explique-t-on ie s’accommoder à la mondialisation. n’ayez plus aucune sécurité de l’emploi. car le transcendantal du monde intervient dans la possibilité d’avoir réellement un corps d’incorporation et pas simplement une répétition de la trace. il ne faut pas s’imaginer qu’on aura nos retraites maintenant c’est fini ça ! Aux USA où j’étais pendant les manifestations. en définitive. Je reprends les exemples simples du début : si vous vous demandez par exemple ce que veut dire pour le mouvement. On a envie de leur dire : pourquoi prendraient-ils des risques. il n’impose au corps que très peu d’expériences décisionnelles. D’où la propagande ininterrompue sur le fait que les français ont une nature particulière qui est un conservatisme inébranlable. Et ça ça va jouer beaucoup dans les systèmes des conditions d’existence. et c’est possible. prenez des risques. ie passer par là ou par là. sous le nom de réforme. un autre transcendantal. Or la régénérescence d’un corps de vérité menacé par la répétition. et puis travaillez dur. d’être convoqué par le monde d’avoir à parier sur qch au sens où vont être décidées là les nouvelles incorporations. Or il y a des transcendantaux qui limitent cette possibilité voire qui l’annulent. c’est toujours d’être exposé à un choix de ce genre. Si vous êtes confronté. la présentation était remarquable : il y a qu’une seule chose plus bête que le gouvernement. L’incorporation. c’est simplement d’être comme le monde tel qu’il est exige que vous soyez. ie sous la supposition que son horizon est un atone. il propose peu de moment de cet ordre. allez. On appellera organe ce qui dans le corps se constitue comme apte à traiter des points.

le mathème est en un certain sens plus ouvert que le poème. ce qui est le destin inévitable de tels mouvements que de se solder par la victoire d’un gvt de gauche (95). poète remarquable et partiellement méconnu. C’est ça un organe. comme possibilité de résurrection du présent dans un autre monde. trame. qui réouvrent l’expérience amoureuse du monde. De là évidemment que le poème est cette autre extrémité de la capacité de la lague par rapport au formalisme mathématique. qui ne s’autorise que d’elle-même. coupant court vers l’essentiel et cependant comme . L’éternité c’est la réactivation possible du présent. exactement comme dans l’amour il faut que le mode d’être intérieur du couple. On peut dire que le mathème est la dimension extrême de l’anonmyat de la langue. il n’est pas dans la forme de l’argumentation. C’est l’importance exceptionnelle comme condition générique de la philosophie du poème. qui odit être compris à la fois comme univoque. Sans organe = remodelage intérieur au corps telle que la nature singulière du point auquel il est confronté puisse être traité de telle sorte que ce traitement n’est pas la liquidation du corps mais son dvpt. C’est une réouverture de l’incorporation. qui n’est pas prise dans un réseau commun de règles. par sa métamorphose intérieure. le poème comme ce qui dans la langue elle-même et par sa métamorphose immanente. il est transmissible intégralement. coupe vers une déclaration essentielle. et pas contre lui. Tout poème est dans la forme de la déclaration. MAI 2006 Je voudrais commencer aujourd’hui en réouvrant hélas la rubrique des disparitions. et ceci suppose bcp de conditions. La raison profonde c’est que la mathématique est ce qu’il y a d’extrême dans la langue du point de vue de sa capacité à obéir à une règle. qu’elle permet de parler d’un nouveau présent. J’ai toujours soutenu que c’était 2 conditions essentielle de la philo. C’est la présence qui institue l’éternité comme telle. La vérité sera éternelle car elle aura eu lieu dans la création d’un nouveau présent. celui qui la fait. une création immanente au corps. Du reste en dernier ressort le formalisme mathématique est anonyme. et pris dans des règles d’agencement n’en dmeure pas moins une déclaration au risque pur du sujet. qu’il est doté d’une constance logique propre. j’en dirai quelques mots supplémentaires. On traite le point au bénéfice du corps. et cette existence on peut la réactiver dans une autre procédure de vérité ou dans un autre monde. s’efface et disparaît devant la poss de la refaire. alors il a une existence comme présente. non religieuse. tout cela dessine dans la figure d’un sujet. J’indique pourquoi je voudrais revenir sur le grand poète russe Aïgui. qui peut traiter un point. Définition matérialiste. Le poème comme forme radicale de la langue. dans leur disjonction essentielle. c’est le cas de bcp d’autres. A raison de ce qu’il y a en lui d’anonyme et de partagé. Quand un présent est créé de façon séparée du monde particulier dans lequel il sort. si le transcendantal autorise que se développe une autorisation. le poème est la forme extrême de radicalité de sa singularité. et si le corps développe en son sein des organe pour affronter des points de telle sorte qu’il réouvre son incorporation. Pessoa. et qu’elles l’étaient dans leur compatibilité paradixale. la façon dont il décide soit apte à traiter des points. Je le dis d’autant plus que si mon usage des maths est souvent considéré comme une des racines de mon obscurité essentielle. en réalité je soutiens que l’usage du poème est aussi important pour moi quoique dans un autre ordre et ouvre à des diff aussi considérables. institue la figure d’un sujet de vérité. traiter le point au bénéfice de sa propre incorporation. et qui sera évalué de ce point de vue et non pas du tout du point de la conformité de son processus à une règle partagée. 1) 2 poètes disparus a) Aïgui Cette insistance sur Aïgui a une signification plus générale. qu idoit être jugée comme telle. Ce n’est pas une csq de l’ordre… mais dans l’institution d’un nouveau présent que ce présent est réactivable. à raison précisément de son anonymat. la recomprendre dans sa transparence pure. On le reprendra la prochaine fois. Une démonstration est une démonstration pour tout le monde. et je voudrais vous parler de la mort de Jean Grosjean. Mallarmé. sinon davantage. ie à être dans le partage absolu de la transmission dès lors que la règle est compris…. leur discord homogène. et explique que les vérités soient relativement rares. mort récemment. de la démonstration.antérieure. il est radicalement singulier. Donc la notion d’organe est une notion qui suppose dans l’objectivité du monde qu’il y ait des points et que le corps soit apte à traiter le point de telle sorte que il le fait au bénéfice d’une réincorporation. l’invente. alors que le poème est radicalement propre. Tandis que le poème est précis&ment ce qui à l’autre extréùit. la trouve. Nombreux sont les poèmes qui ont senti leur rivalité avec les maths. Donc si vous avez l’ensemble de la procédure qui fait que autour de la trace se constitue un nouveau corps.

il est mort à 94 ans. la vision de Nietzsche. Je voulais vous lire ce poème. Il y a une perpcetion de Nietzsche. c’est dans les 20 dernières années qu’il a fait ce qu’il y a de plus essentiel dans son oeuvre. Il y a des médiateur. à Turin. la vue de Nietzsche orhganise cette commutabilité du marbre et du ciel. Cette indifférence aux 2 fait de la philosophie une accompagnatrice du journalisme. qui s’imagine qu’on peut accéder à la pensée dans la convivialité des opinoins. C’est le cas d’Armand Guibert pour Pessoa. Sa poésie est une poésie en verset. c’est le fait que c’est abslt partageable qui fait obstacle en réalité. en hommage à la philosophie. mais nous sommes heureux d’avoir des hommages du poème à la philosophie. calcarité. Jean Grojean. Nous nous réjouissons de la longue durée de sa vie. dirait-on. b) Grosjean Je voulais vous parler d’un autre poète et prosateur français. ou de blanc comme le marbre dans l’air qui fait que la pensée de Nietzsche. de l’après folie (Nietzsche essentiel. pas au sens des grands antu-philosophes qu’ont pu être Rousseau. la poésie souffre aussi. s’il y a une passe antiphilosophique. entre le roc et l’air. on le sait. Je me disais s’il y a une antiphilosophie contemporaine. Nietzsche. Wittgenstein ou Lacan. sans doute dans la descendance de Claudel. c’est des conditions dans lesquelles il est poss de rompre avec les opinions. déchiqueté et vif. Voilà ce que je voulais ajouter. on peut la définir comme la tentative de définir sous le nom de philosophie qch qui reste indifférent au mathème te au poème. Je voulais simplement dire que le volume excellent sur Aigui est le volume de Poètes d’Aujourd’hui. et non de plus difficile. au mauvais sens. dans la définition orioginairment platonicienne de la philo. en l’occurrence dans les images du marbre et de l’air : il y a qch d’aérien dans le marbre. où la détrmination archipolitique du destin est particulièrement visible). ma thèse ma pratique et mon expérience m’indiquent c’est la 2nde idée qui est la bonne : il survit comme grand à sa traversée dans la langue. Le poème met en scène. Il a commencé dans l’élément de la poésie. assez ample. Il se frayait une voie à travers l’air comme à tarvers de la soie. La manière dont vous recevez la frappe du poème après ou dans sa traduction est une mesure de l’amplitude de pensée qui était immanente à sa singularité dans la langue. C’est une des définitons possibles d’un grand poème qu’il survit à sa traduction. marmoréen sans pesanteur et sans matérialité. Nous avons les hommages de la philosophie au poème. qui ont été des compagnons de l’introduction dans la langue française. c’est le Nietzsche terminal. dans la min soudain il s’ouvrait tout grand laissant vides quelque part des grottes et dans cette générale et vide aperture si longtemps reculant comme une sorte de ciel. mais le considérable de la perte est aussi une mesure de la résistance du poème. traduit le regard blanc de N comme organistaeur d’un permanente substituabilité entre principe de pesanteur et principe de légereté.absolument singulier. de rose autoépuisée. On peut la définir en profondeur comme tentative de présenter sous le nom de philosophie quand ce n’est aps sa dégénéresance académique. étant entendu que la perte est considérable. entre autre chose. par Léon Robel. Voici : Or dans sa vue il y avait comme qch de blanc. de ce dont la langue est capable. présentateurs. traducteurs. des médiateurs des poètes un peu longtemps dans la traversée des langues étrangères en particulier. Ce dont mathème et poème sont l’école. Kierkegaard. de 1993. cette pierre céleste qui est finalement la définition de ce qu’est pour Aïgui le regard terminal de Nietzsche. C’est une occasion de souligner l’importance en matière de poème des médiateurs de la poésie. Broda pour Celan. cela pleurait dans une humide aérienne. avec des références constantes à la Bible dont il . Et la médiation c’est la blancheur. Aujourd’hui. Il y a l’autre hèse : il est si enfoncé spécifiquement dans sa langue qu’il ne survit pas à la traduction. de même je mène combat pour que le poème soit pris en compte comme radicalité singulière de ce dont la langue est capable. Ce calcaire aérien. on pourrait au fond la définir comme l’indiffétrence conjointe au mathème et au poème. Ce côté d’essayisme journalistique qui est une représentation grandissante de la philo. le poème de 1967 Aout : Nietzsche à Turin. Ce poème entoure Nietzsche par l’idée que il y a chez Nietzsche une transmutation possible de la pesanteur et de l’aérien. Voilà pourquoi pour les mêmes raisons pour lesquelles je mène combat pour la transparence math comme ce qu’il y a au monde de plus facile. il y a un élément chrétien ou religeiux dans cette poésie. Robel pour Aigui. qui ce ce point de vue est dépourvu d’accès abrupt à la pensée. A cause de cette parenté il sentait les précipices ouverts et dans le marbre au jardin et dans la blancheur du papier. Il était né en 1912. C’est une guerre dans l’interprétation du poèle de savoir si un gd poème survit à la traductio ou s’il ne peut pas y survivre. C’est un poète prosateur. de ce déni où elle est de sa fonction d’abrupt dans la langue et de ce qu’on lui substitue de pure circulation. Je voulais revenir un peu sur Aïugui. Ce sont 2 écoles distinctes mais comparables à cet égard. ie comme prétendant que le cheminement philo peut se faire dans l’indifférence aux 2.

il y a d’un bout à l’autre une adresse. qui sont des poèmes adressés. quand Grosjean 70 ans.si on le traduit immédiatement en langage religieux . en 80 pages. Clausewitz. Je vous lis une des Elégies. la guerre menée en France contre Napoléon. comme le poème de Aïgui. ou au-delà. dans le recueil que je préfère. mais aussi peut-être dans. Clausewitz longeait le bois comme un jeune homme en visiste chez ses oncles. L’espace n’était que juste la distance et notre heure juste le loisir pour que tu vois ta face dans mes paroles et que j’entende ma voix sur ton visage. Je ne peux que vous recommander de le lire. qch qui . un tu. Clausewitz montait le long des vignes (j’adore ce passage ! c’est merveilleux. et il va unir et insérer ce personnage. Il avait une proptitude de poudre mais son œil de cheval effrayé prenait toujours comme une liturgie l’action des canons qui lui devait leur place. plein de vivants qui n’ont pas su ton nom.touche à la divinité. d’une poésie sans doute non assez abrupte ou déchiquetée pour être pour nous. d’ailleurs un recueil de 67. pour notre oreille complèement contemporaine. à gauche dans l’ombre où luisait le lierre et à sa droite sur les éteules qu’éclairait une fin d’après midi. Je trouvais tout à fait extraordinaire sa fin parce que l’espace n’était que juste la distance et notre heure juste le loisir pour que tu vois ta face dans mes paroles et que j’entende ma voix sur ton visage me paraissait une définition poétique extraordinaire de ce que c’est que l’événement d’une rencontre. C’est un petit chef d’œuvre. Vous verrez comment il procède : il procède par une incorporation immédiate et extrêmement soudaine d’un nom propre repéré. paraît qch d’apparemment assez différent. Grojean a donc déjà 60 ans. qch qui s’infinitise. Vous allez l’entendre Je vous lis l’élégie 11 : Si j’étais Dieu je n’aurais eu de doigt que pour modeler dans l’âme ton visage dont ton corps est le nimbre incorruptible et dont les univers ne sont que l’ombre. de ce fameux théoricien de la guerre. dans le concret d’une fable. et d’autre part entre ces généraux et une femme. Combien les cieux essuient d’orages avant d’obtenir cette douceur. très bref. qui est le point de vue singulier d’une femme sur l’ensemble de ces considérations concernant à la fois la guerre et la nation. stt 82-83. Elle préfigure la vie et s’entête à briser les figures dont la vie se maque. il montre que cette réation singulière et unique. car c’est un autre aimé. Mais sitôt la tâche assurée il devenait pensif comme une fille. il dut biaiser à cause du vent. est en réalité l’invention d’un nouveau genre. ni rien ni personne et Dieu sans doute se serait rêvé lui-même. Il n’y a pas autre chose à dire. Je regarderai d’une planète éteinte luire bruissante au loin la terre humaine comme un cimetière de villes le dimanche. on s’adresse à un autre qui est un autre indécis. Il en avait assez du long effort qui sclérose. le ciel et l’automne semblèrent plus proches. L’invention d’un nouveau genre. dans un univers naturel dans lequel il va petit à petit s’incorporer. Son regard errait tour à tour. la respiration se faisait plus facile. Quand il fut à découvert. Encore un jour nous fûme ensmebles et presque un jour tant le temps se hâtait. C’est ce qui est ici décrit ou nommé dans le poème comme l’essence de la rencontre. une divinité qui est immédiatement présente dans la proximité amoureuse. qui devient donc chez Grojean un personnage. qui est précisément la guerre. Je vous lis juste le début. saisi et pris dans une situation singulière. ça nous guérit de tellement de commentaires sur Clausewitz !). le fameux théoricien de la guerre.a été un traducteur. Clausewitz était le plus strict des hommes dans son service. toi. Puisse novembre immerger de ces brouillard masures et chemins du bas pays pour te laisser cueillir dans l’arbre mort le grand fruit rouge de l’arrière saison. de ce tu aimé. Si tu t’endors dans les tombeaux du monde je haïrais…. L’odeur du musc monta comme une enfance. A partir des années 80. Des feuilles jaunes et lentes tombèrent devant lui. mais je dévorerai dans les ténèbres son soleil sur ta bouche. La guerre de libération commencée en Russie d’hiver avec culminé vers un solstice de juin comme une boucherie…. par ailleurs identifiable et connu. C’est tout de même un très très beau poème. C’est le versant poétique de l’œuvre de Grosjean. Et songeait-il après le tyran une autre tyrannie. En 1972. Et c’est structuré autour de discussion d’une part entre Clausewitz et d’autres généraux prussiens. qui est centré autour d’un . C’est une évocation. L’enfance n’et pas le passé. C’est Clausewitz en 1972. ie une forme singulière du récit. Cette construction d’un présent pur qui fait que instant et espace fusionnent dans une commutabilité des mots et des visages. ce récit titré Clausewitz. Mais si mon âme se taisait dans mon âme à dieu. ce livre de 1972. mais qui est une poésie dont la subtilité doit être entendue à l’intérieur de l’amplitude du verset et de la prosodie. elle est le présage. Les Elégies. un récit (il appelle ça un récit) dont le titre est Clausewitz. En vain auraient brillé les poussières d’astres dans les flaques de ta route ou les larmes des branches dans tes paupières si je ne les avais vues. donc ce sont des poèmes d’amour en ce sens là. C’est le 1er versant de son œuvre. Il ne ralentit le pas qu’une fois à l’abri de la lisière. mais une divinité qu’on tutoie. c’est une série de poèmes très beaux. Tes yeux ont refermé sur soi leur fleur pour illuminer l’ombre où me plongeront les heures qui ne te verrint plus. Clausewitz. touche à la divinité. dans la procédure amoureuse.

de l’Evangile. de couper vers l’action ou vers le dialogue. il meurt misérablement. Je suis touché par le personnage qui se réveille pour acclamer l’éternité qui passe. La jeunesse n’est pas ce que l’on a perdu. C’était les 2 gardes qui dormaient entre les ronciers. Jonas. ça va être la scène de sa rédemption à lui. qui fait que nous aurons ainsi Darius. mais qui reste étonné par la souveraineté du visible. je crois que je commence à te comprendre. et Grosjean fait la remarque que le Christ comprend qu’il a pour la 1ère fois affaire à l’autorité véritable. très rapide. Pilate. Ils se dirigèrent vers un ronflement d’angoulevent. Alors il dit très peu de chose et se contente de le regarder. ie la capacité de Grojean de susciter le personnage dans l’univers sensible qui va lui être accomodé ne fait pas de doute. la figure du Salut. Des fourmis se promenèrent sur son front sans deviner ses rêves. une technique qui consiste à aller très rapidement. qui est à mon avis la singularité de l’effet produit par ces récits de Grosjean ? C’est une espèce de dire qui est abrupt. Puis une fois debout : « Maintenant que les témoins de ma gloire dorment comme les ivrognes de Mc Beth. dans laquelle précisément on a incorporé ce nom propre. Les gardes surveillent Darius et Daniel à la fois comme des personnages simportants. Vous avez un élément contrastant entre ce dire très abrupt. avec de très fortes images qui vont immédiatement incorporer le nom propee dans un univers sensible et il y a un gd nombre de dialogue avec une théâtralité très centrée sur des pb essentiels. Quand il se réveilla. qui donnent la figure du nom propre au récit. et ce qui va décider de sa décision c’est le trouble complet où le met le regard du Christ. Dans un tout autre sens. On a regardé l’homme de l’autorité de telle façon que cette autorité a été troublée et perturbée uniquelent par la façon dont l’autre l’a regardé comme étant le détenteur de l’autorité. ie sans du tout faire accompagner le nom propre d’un contexte descriptif ou historique véritable. il n’est pas vraiment dans l’affaire. Pilate. Elie. Daniel s’étendit parmi les herbes tremblantes et il s’endormit.personnage. Il tourna la tête : Darius lui faisait signe de le suivre et rampait sous les basses branches. L’ensemble. Et cela. il est destitué. et qui procèdent d’une technique que vous avez un peu entendue dans le début de Clausewitz. il ne pouvait tourner la tête mais il avait entendu des pas sur le gravier et il en avait la gorge sèche. c’est la chance de pouvoir acclamer au coin d’un bois l’éternité qui passe. Me voici comme nos moissoneurs le matin prêt à m’arrêter n’importe quand pour acclamer l’éternité qui passe » ». Qu’est-ce que j’entends par puissance réservée. La jeunesse. Le passage que je vais vous lire. Et alors la vie va devenir autre. les anges nous voient sans avoir de regard mais le grand Ange regardait Pilate et Pilate y reconnaissait le regard du condamné de Jérusalem. dit-il. Le Christ le regarde. Darius. Quand le nazaréen se fut relevé. Sa raconte sa vie. il tombe dans la mouise. mais pas toujours. il est déréglé. et qui cependant reste en dessous dans l’étonnement de la puissance du visible. c’est la jeunesse. Pilate s’avère incapable d’assumer sa fonction. ou peut-on dire autour d’un nom propre. tourné lui plutôt vers la mort et la salvation. et ils sont tous les 2 en promenade. et quelques autres personnages tirés de l’histoire ou de la légende. Je vous lis 2 très brefs passages. Pilate. le mode propre sur lequel en définitive il est sauvé. elle est de ne pas savoir ce que l’on a devant soi. ne serait-ce que par la formule extraordinaire : l’éternité qui passe. il n’a pas de préjugés. Pilate fut stupéfait car les anges n’ont pas de regard. Il regagna la lisière et sussura : « je ne broute pas encore ». L’histoire de Pilate est l’incompréhensibilité de ce regard pour Pilate lui-même. Voici la fin : Pilate ne pouvait bouger. Darius riait sans bruit. le souvenir de ses rêves ne pouvait se démêler des souvenirs de sa vie mais il aperçut très haut dans le ciel un petit nuage lilial qui s’interrogeait sur le sens du vent. et Pilate se sentait à la fois gêné et dispo. il est devant celui qui décide. très confiant dans sa capacité. souvent tiré de l’Antiquité ou de la Bible. c’est Pilate a été destitué. la vie va devenir autre. On peut être saisi dans un bois au petit matin par le passage de l’éternité. Le grand ange s’agenouillait et lui lavait les pieds. on lui touchait l’épaule. mais aussi à raison de complots et d’intrigues de palais qui les environnent : Darius hôcha la tête et se retira dans le bois. il est en train de mourir. Pilate. avec sa rapidité et cette incorporation singulière du nom propre dans cet univers sensible nouveau. Il entendit craquer des brindilles. Je voudrais vous faire entendre ça dans 2 des récits : Darius et Pilate. et il est avec son conseiller Daniel. C’est pourquoi elle est perpétuelle. sans portrait. et ils sont escortés par leurs gardes. Pilate à son tour put se lever mais c’était avec l’intention de . qui est confiant et volontaire. car on ne peut pas impunément acclamer l’éternité qui passe. c’est l’empereur de Perse. ça impose une espèce de puissance réservée. Des anges lui apportèrent un gobelet d’eau de sourvce à boire et aussi une cuvette d’eau pour se laver les mains comme il en avait eu l’habitude dans une autre vie. qui pourtant s’attache à un nom propre repéré et connu. et dont tout un chacun peut être témoin dans un bois au petit matin. de la condamnation du Christ. Pour comprendre la scène il faut savoir qu’il y a une scène très forte au début : on amène Jésus à Pilate. Et quand le grand ange releva la tête. il est vieux et malade.

Irak. il peut néanmoins y en avoir vérité. Ce qui ne signifie nullement qu’il soit impensable. sens et vérité. l’occupation américaine est considérée comme intolérable par la population. Il est bien vrai. expliquer pourquoi nous sommes fourrés dans la guerre en Afghanistan. Je rappelle qu’elle a été la 1ère réaction constituée suite au 11 septembre. du point de vue de l’ontologie pure. c’est plus vaste. L’être est dans le registre de la mult indiff. Nous avions la dernière fois achevé le parcours conceptuel requis. La France est très engagée dans cette guerre. Non pas l’un mais la multiplicité indéfinie. C’est ce que je voulais vous dire sur Jean Grojean de manière bien entendu à ce que vous le lisiez. et la 1ère guerre est toujours en un certain sens la mesure des autres. Mais qu’il soit la multiplicité indéfinie plutôt que l’un aggrave en réalité la dimension d’indifférence qui est la sienne. (sartre). Le sud du pays est de moins en moins contrôlé par les forces alliées. la reconnaissance qu’il n’y a rien d’autre que des multiplicité indifférentes : l’être ne nous destine ou ne nous promet rien. on a dit les talibans on ne les aime pas bien fait pour eux. Ça a été la 1ère guerre de ce triangle. de la muilt indéfinie où tout équivaut à une autre multiplicité. l’en soi n’est pas de trop pour l’éternité : que signifieriat qu’il ne soit pas de trop. a donné lieu à peu de protestations de l’opinion publique. cela veut dire indifférentes au sens. nous prouve que l’indifférence au sens peut parfaitement être le lieu de la plus transparente vérité. D’un côté cela. C’est une guerre symptômale car elle a été considéré très largement comme une guerre à peu près légitime et dont l’illégitimité va s’avérer de plus en plus. Elle est bcp plus symptômale. au fur et à mesure qu’on va découvrir qe c’est une guerre faite à un peuple qui ne demandait aucunement ce type d’intervention…. Ce n’est pas car qch est extérieur au sens qu’il est soustrait à la pensée. la science mathématique comme science de la multiplicité indifférente comme telle. S’il n’y en a pas de sens. C’est un analyseur de la situation planétaire qui est intéressant dans le triple devenir de toute cette affaire qui se dit de 3 noms propres de pays : Afghanistan. qui propose une conjonction improbable de ce qui est inccommensurable. D’autre part on a l’existence de vérités éternelles. Iran. cela veut dire cela. qui précisément ne sont pas dans le régime de la dissémination ontologique. Il y a là une entrée symptomale. sur le mot d’ordre à bas le gouvenrement mis en place par les américains. multiplicité indifférente en tant que indifférente au régime du sens. C’est un analyseur de la vérité de la politique française dans l’espace international aujou’d’hui. que l’être est ce qu’il est. Multiplicité indifférente. Je pense qu’il faut s’intéresser grandement au devenir de la guerre en Afghanistan. A savoir d’un côté. L’être est indifférent au partage du sens et du non sens. C’est la fin de Pilate. On ne dira pas d’ailleurs non plus qu’il est dans l’élément du non sens. La présence de l’armée française est réelle et quasi clandestine pendant de longs mois en réalité. Il va falloir justifier. Si vous dites que l’être est absurde. 2) rappel de l’enjeu : des multiplicités aux vérités. Il est antérieur ou en amont de ce partage. comme le dit Parménide à l’aube de la philosophie.tomber à genoux. qu’il soit exactement ce qu’il doit être ? ce sont des formules brillanets et frappantes. et donc c’etst simeple faire attention. dans la rubrique de l’actualité. légitimer. parcours conceptuel destiné à conjoindre l’incommensurable. elle ne pet plus l’être. Nous sommes dans la question de savoir qu’est-ce que va devenir réellement ce processus guerrier engagé séquentiellement en Afghanistan. la mort de Dieu Je voudrais maintenant revenir à l’analyse que nous proposions de la corrélation entre multiplicités indifférentes et vérités éternelles. 3 ans après la guerre est toujours là. Pilate découvrit que les moissons étaient faites jusqu’à l’horizon et que ne roulaient plus dans le ciel que ses grands chars de vapeur qui ont la luminosité de la neige et que salue l’arabesque imprévisible des envols des oiseaux de l’été. Il est de l’essence de l’être comme tel de rester indifférent au sens. enregistrer les nouvelles de l’armée françasie dans ces territoires lointains. multiplicités qui n’ont aucune raison d’être . cela veut dire non pas seulement multiplicité indifférente à l’homme. Les thèses absurdistes sont encore internes à l’univers du sens. se tenir au courant. mais de toute évidence elles ne sont que l’enverts interne des formules théologiques concernant le sens de l’être. Le nazaréen lui regarda les yeux comme il avait fait autrefois mais cette fois-ci la clarté du regard n’était plus au fond d’une citerne. approuvée par l’ONU. ce qui serait lui conférer encore un sens. C’est bien ce que nous prouve jour après jour l’existence de la science mathématique. transmissibles ou appréhendable depuis la pluralité des mondes. de trop. c) remarque sur la guerre en Afghanistan Il y a un autre point que je voulais vous dire. Encore que ne l’est l’évidence de la guerre en Irak. De considérables émeutes à Kaboul.

mais que d’autre part ça ne veut pas pour autant dire que vérité éternelle ait cessée d’être organisateur de la philosophie. formalisé dans LdM. qui est que l’indifférence absolue de l’être comme tel ne fait pas obstacle à la reconnaisance de l’existence en exception des vérités éternelles. Ce que signifie la mort de Dieu c’est évidemment la séparation du sens et de la vérité. C’st comme ça que Nietzsche fonctionne. Dieu vivait ça veut dire que vivait l’absolue conviction qu’il existe un point de vérité qui nous dispense du sens. c’est un procès philosophique de connexion conceptuelle. et donc en définitive un espace plus ou moins relativiste. elle n’organise pas du tout la philosophie comme telle. qui donne du sens à la vie. Je fais une petite parentèse. étant donné que ce sens n’est plus dispensé par le point qui puisse être dit point des vérités éternelles. et de l’autre côté les vérités éternelles qui au contraire disposent certaines configurations de façon exceptionnelle reconnaissent l’existence de processus en exception ou en incise de l’indifférence. finalement nous assigne à la pluralité du sens ou à la logique du sens dans un orphelinat des vérités éternelles. Il n’y a pas la médiation du sens. Bien plutôt. que la vérité était aussi en quelque manière disposition du sens de ce qu’il y a. ou culturaliste. Il faut interpréter ce qu’on nomme le retour des dieux d’une toute autre façon. L’interprétation commune par csqt de la mort de Dieu. vérité éternelle et être multiple. On soutient là une thèse philosophique un petit peu tendue. exemplifié. je ne crois pas au retour des religions ou à quoique ce soit de ce genre.hiérarchisées. la moralité. Cette séparation est en particulier la séparation radicale du sens ou de la pluralité du sens et des vérités éternelles. le nom a été communément Dieu. que nommait Dieu ? Je pense que Dieu nommait la conviction que vérité et sens étaient conjoints. Il y avait en un point une vérité qui garantissait le sens. Donc la tentative c’est de raccorder la possibilité des vérités éternelles à une défection du sens. une logique du sens. fonctionnait comme garantie du sens. un point de vérité éternelle. voire même en deça de tout sens ? Le propos à l’école des mathématiques et de la poésie est d’assumer une espèce de court-circuit entre vérité et être. C’est irréversible. Au fond. Une vérité éternelle. La mort de Dieu. il faut l’analyser non pas dans l’espace de la théologie mais purement dans l’espace de la politique. ce sont les haillons du cadavre. le régime d’exception que constituent les vérités ternelles. C’est une propositoin intrinsèquement. L’homme moderne serait orphelin des vérités éternelles et serait livré finalement à la pluralité productrice du sens. la question des vérités n’est pas nécessaire. Deleuze m’a écrit un jour que vérité qui était si important pour moi était un mot dont il n’avait pas besoin. Deleuze commence son livre sur Nietzsche en disant que Nietzsche introduit la catégorie de sens en philosohie. Si on salue le fat qu’il est mort. je considère que ce qui a été sacrifié dans la mort de Dieu ce n’est pas la catégrie de vérité mais celle du sens. C’est un point de discord avec l’analyse idéologique courante. Il n’en a pas besoin pourquoi ? parce que en définitive dans l’élément de la production machinique du sens. entre les multiplicité indifférentérentes. Que les multiplicités sont en effet hors sens. Les mathss c’est la leçon exemplaire quant à l’indiff des vérités au sens. Autrement dit. c’est la substutution de la question du sens à la question des vérités. l’action. C’est une leçon différente de la mort de Dieu que de soutenir que d’une part sens est disjoint de vérité. C’est la présentation la . Il faut entrer cette question du prétendu retour de la religion par les catégories politiques. le régime soustrait au sens de l’être et l’exception. ce qu’il y a c’est des disopsitions du sens. Elles sont l’une comme l’autre dans l’expérientation de qu’est-ce qui subsiste de vrai dans la capacité du langage si on est aux lisières du non sens. hors question du sens. Où l’on retrouve soi dit en passant le caractère paradigmatique conjoint des maths et de la poésie. Ce sont des oripeaux jetés sur la mort de Dieu. finalemnt le trajet conceptuel que nous reprenions et qui est détaillé. Nietzsche va dire ce qu’il y a ce sont des interprétatoin. De quoi le langage qui paraît voué au sens est-il capable quand on le conduit à la lisière de l’abolition du sens ? C’est pour ça que mathématique et poésie sont considérées des épreuves pour la pensée. un point de vérité éternelle et garantie de la donation du sens. court-circuit au sens précis suivante que il n’y a pas la médiation du sens. C’était une parenthèse. Il paraît presque évident que l’événement de la mort de Dieu en tant qu’il disjoint vérité éternelle et donation du sens. C’était ça la conjonction organisée entre sens et vérité. Le nom de cela a été y compris dans la métaphysique classique. d’organisation conceptuelle. qui sont dans l’égalité de leur être. je crois. que je considère comme un événement réel. La vérité n’est pas portée par une couche de snes qui enroberait la nudité d el’être et disposerait cette nudité pour la opssibilité du vrai. il ne va pas revenir. et la poésie c’est l’exploration du langage au lisières de la défection du esne. où ce qui est intéressant c’est de se poser la questions de production du sens. La mort de Dieu c’est la fin de la vie de cette conviction. la mort. C’est la thèse. l’existence des vértés éternelles n’exige pas qu’il faille reconnaître que ce qu’il y a a du sens. de l’époque de la mort des dieux. paradoxale. ça s’est produit (Dieu vivait et puis il est mort). Alors. Je pense réellement que Dieu est mort.

on peut le décrire comme la surrection d’un sujet. ie des formes de condensation des nuances de la situation mondaine dans un oui ou un non. qui est l’idée que entre la nudité de l’être et la poss des vérités éternelles s’interpose la sédimentation du sens. mais commentons ces 3 données parallèles. a) du côté de la structure transcendantale de l’apparaître : . C’est une thèse que je ne cesse d’opposer à l athèse du chaos. Ce raccordement. Alors là on va avoir un espace de nudité de l’être et de logique de l’apparaître dans lequel on fait l’économie de la question du sens et dans lequel une vérité peut être portée par la surrection corporelle et matérielle d’un sujet.la structure formelle du choix.il faut un point focal discontinu. Si on le prend comme cela. . point fical et discontinuité. c’est que il n’y a pas cette sédimenstion du sens. Exister c’est le mode propre sur llquel un être se présente dans un monde. l’existence comme apparaître de l’être. de la structure des mondes Elle sont aussi du côté de la forme post événementielle du corps subjectivable.forme d’ordre : tout monde est consistant. et aussi le situer dans un horizon et une perspective où la mort de Dieu est non seulement acceptée. Voilà c’était pour bien redécrire la signifcation générale du projet. structure formelle du choix. 3) rappel du schéma Je rappelle les conditions de tout cela.une forme d’ordre . dans strutcure formelle du choix. dispose d’intensité d’apparition dans une forme. on y trouve : . C’est un point très important sur lequel il faudrait faire des variations plus sophistiquées : existence et inexistence sont des catégories de l’apparaître. dans un 1 ou un 2. Ce corps est surrection du sujet. cela crée un epace dans lequel en réaliré l’équilibre qui est rompu c’est l’équilibre entre sens et vérité (ça se dit comme ça par rapport aux fonctions qu’assumait le Dieu de la métaphyique). C’est la raison pour laquelle vous pouvez parler d’inexistence ou de terme . c’est pas une métaphore. organe de traitement des points. Les mondes ne sont pas chaotiques. une matérialité. récapitulation. philosophiquement. opérations qui permettent de penser l’existence comme distincte de l’être. certes. pas des catégories de l’être (les catégories de l’être. De l’autre côté. opérations synthétisées dans le concept d’existence. Ça lui est arrivé. une trace intra mondaine de l’événement . il faut des cnoditinos connexes. mais qui doivent pouvoir économiser la médiation du sens. un point de disocntiunité qui est en même temps un point focal. Il vivait et il est mort. Forme d’ordre. ce que j’appelle les points. qui étaient dans le schéma : .des opérations internes à cet ordre. revendiquée mais prise absolument au sérieux. Cette surrection se fait dans l’étalement dépourvi de sens de l’être et elle apparâit dans un monde. . elle n’est pas comme la multiplicité pure l’objet d’un jugement d’être invariant. Voilà ce qu’on doit trouver du côté des formes T de l’apparaître. au pied de la lettre. y compris cette forme minimale d’intensité de l’existence qu’est l’inexistence. La tentative qui est dans l’élément de la mort de dieu. Du côté des strucures transcendantales de l’apparaître. dans une dualité constituante. L’existence est relative au monde.les opérations : ça veut dire que les organisations internes des intensités de ce qui apparaît dans un monde permettent de qualifier chaque multiplicité comme une existence dans ce monde. La structure du T est ce qui fait que les multiplicités apparaissent dans un monde. On le nomme évéement. Je simplifie terriblement. qui sont des conditions plus structurales. c’est être ou ne pas être). ils proposent des formes d’ordre. la surrection ou l’apparition d’un sujet à l’intérieur même de l’étabelment dépourvu de sens de l’être.trace de l’événement. et de penser l’existence y compris dans la modalité de l’inexistence. Ce qui prouve bien qu’il était vivant pusiqu’il lui est arrivé qch. Il est à la fois conjonction et dicjonction. incorporation au tracé. ce propos de raccordement.des organes de traitement des points Traces d’événemnt.plus tenace. du côté de la surrection du sujet. Il faut la surrection d’un sujet pour que soit portée hors sens une vérité éternelle. Dieu est mort. Et permet de mesurer l’intensité de cette existence. à savoir de mourir. Elles sont du côté de la structure T de l’apparaître. Je les rappelle rapidement. Et puis une série de conditions connexe. on doit avoir : . et que donc les vérités éternelles sont des procédures en exception du il y a. Le fait qu’il y ait le point focal événementiel n’est pas suffsiant.la possibilité d’une incorporation à cette trace .

Cette trace a une définition formelle : c’est la relève d’un inexistant. s’achève. C’est toujours là que qch fait trace de l’événement. le texte qu’est-ce que vivre. il y a des victoires subjectives qui sont bien avant la question des batailles. C’est aussi oublier qu’il n’y a de victoire que point par point. C’est une proposition du monde lui-même. de mourir. ce n’est pas une délibération intérieure au sujet. ou à l’existence complète. de ce que l’apparaître ne se dissout pas dans l’être. Existence et inexistence sont fdtaux ici pour penser la distance entre la logique de l’apparaître dans un monde et la mathématique pure du multiple. renonce à traiter des points etc… c’est la loi universelle des choses. la question de son chgt global ou total n’a pas de sens. La politique ça consiste à traiter des points. Si vous n’êtes attentif qu’à ce qui importe. Mais si vous participez au dvlopt d’un sujet vous allez rencontrez de contarintes de choix. Tout ça c’est le procès même de constution de ce qui. mais ce inexistait n’importait pas vraiment dans la situation. Donc le sujet fidèle c’est celui qui ne va jamais renoncer à traiter un point. y compris la politique. Et vous voyez en quel sens la notion de point est une contrainte objective du transcendantal relativement à la fidélité d’un sujet. L’inexistant. C’est un point important à mes yeux car cela prouve que quand on est dans l’instance du choix. tout ce qui naît mérite de périr. Il y a donc une bascule d’un des termes du monde de l’inexistence à l’existence proprement dite. donc d’une inexistence dans le monde à une existence maximale. D’abord car il n’y a pas de représentation globale du monde. Comme disait Hegel. b) du côté de la surrection du sujet si on prend maintenant les choses du côté de la forme post-événementielle du corps subjectivable. c’est quoi ? C’est êtrre plus apte à traiter d’autres points ! Et alors à la fin des fins ? il n’y a pas de fin ! Il y a la production immanente de qch qui restera comme une vérité éternelle de la politique. je ne le connais pas comme un tout. Le processus de renforcement et de constitution d’un corps subjectif c’est le traitement des points. Tout choix est un choix forcé en un sens particulier qui est que vous êtes contraint au choix par la figure du monde lui-même pour autant que vous participez d’un sujet. Ainsi s’explique que . C’est bien de penser ça. c’est pas grave. alors que ontologiquement c’est qch qui est. ressaisi dans d’autres mondes. l’idée que ça va changer le monde.inexistant. elle consiste au passage d’une existence de degré minimal. c’est la preuve que l’existencne ce n’est pas l’être : puisque une chose qui est.il faut qu’il y ait une trace de l’événement. Changer le monde on ne sait pas ec que ça veut dire. . c’est une struture formelle du chois. L’inexistant est le témoin de la mondanité du multiple. C’est une leçon pour toutes les procédures génériques. ce qui importe est toujours lié à ce qui n’avait aucune importance. c’est la possibilité d’autres victoires éventuelles. Qu’est-ce qu’une victoire subjective ? c’est quand un corps subjectivable a réellement traité un point. La meilleure manière d’éluder le choix est de ne pas s’incorporer ç ue subjectivité générique quelconque. n’est pas résorbable dans l’être. renforçant la possibilité d’en traiter d’autres. Il y a une objectivité de la puissance du choix. Quelquefois. c’est une modification transcendantale. C’est ce qu’on peut appeler une victoire. La trace est immanente. La question est de savoir si on a été dans l’aptitude à traiter un certain nombre de points. La mythologie qui soutient tout ça est nécessaire : c’est la mythologie d’ue transforation globale du monde. apparaîtra comme vérité éternelle.enfin les points : un point est une structure transcendantale qui propose un choix radical. c’est un phénomène de l’apparaître. Voilà. tout en sachant que le traitement du point est simplement le renforcement du corps subjectif dans le renforcement du traitement possible d’autres points. J’ai traité ailleurs les conditions formelles du traitement d’un point. Il n’y a pas de dernier point. comme dit Lacan tout choix est un choix forcé. une proposition du monde lui-même. Quelle est la récompense ? La récompense c’est qu’on est mieux qu’avant. C’est tout. je voudrais aussi commenter les 3 termes : . c’est ce qui fait trace de l’événement. C’est intéressant car ça veut dire que la trace. vous manquerez la trace. La trace. Il n’y a pas de dernier point. ce qui importe est lié à ce qui inexistait dans la situation. Vous ne serez pas soumis à la contrainte du choix. Il y a comme un défilé dans lequel il faut passer. c’est inéluctable et ce sont dans ces contraintes que le corps subjectif va s’éprouver et se renforcer. Voilà ce que je voulais dire sur les containtes de la structure trranscendantale de l’apparaître. Et donc c’est ce que je disais dans le texte que je vous ai distribué au début de l’année. Ce n’est pas une subjectivité. Une victoire c’est quoi ? ça n’est rien d’autre que le renforcement du sujet. Ce qui importe n’est jamais une connexion de ce qui importe. on traite un point. c’est un accompagnement imaginaire de l’incoporation subjective. il va passer où il faut passe. Le choix est un choix imposé. à ce qui est inapparaissant dans la situation. C’est là que pour lui le monde est concentré dans une dualité constituatnte. qui est mathématiquement pensable peut parfaitement inexister dans un monde. Après on dit à un moment donné ça échoue ? ça veut rien dire ! L’échec c’est que tout processus se sature. D’où l’impératif que je proposais à prêter attention à ce qui n’existe pas. c’est une modification de l’évaluation transcendantale. Ce que nous promet la victoire.

Vous déclarez qu’apparaît qch qui pour énormément de témoins n’apparaît pas. C’est la dimension d’un corps subjectivable qui est spécialisée dans le traitement d’un opint. elle a vu qch qui n’existait pas comme exitant absolument. tout héroïsme fondateur. il y a une folie de l’incorporation au corps subjectivable. tout ceci est cohérent. c’est pas toujours la bonne idée. Si la trace de l’événement est la relève d’un inexistant. C’est pour ça. ou l’aviation. prenons ce mot. C’est vrai que distinguer les vraies visions des fausses n’est pas facile. Vous êtes quand même comme un visionnaire ou comme un fou. Parce qu’elle se regroupent autour d’une trace qui elle-même est en un point qui inexistait et qui comme tel n’attirait l’attention de personne. importe véritablement. il va se poser des questions spécifiques concernant par exemple comment affronter la cavalerie romaine. les utopies polityiques comme des folies etc… non sans raison puisque l’incorporation. si vous vous n’avez pas de cavaleries. C’est une loi générale qu’on peut formaliser. Ils déclarent que c’est leur métier. Il y a toute une tradition de considérer la passion amoureuse comme une folie. ou bien vous êtes disloqués ou vainqueur. Par exemple. c’est lointain. On a ce point que toute conviction originaire.et alors le 3ème terme c’est il y a des organes pour les points. les expériences artistique comme des folies. . Le paradoxe de l’organe c’est qu’il tend à instituer une division intérieure au corps subjectivable : puisque vous allez avoir des unités spécialisés dans l’affrontyement avec la partie dure de l’armée adverse. l’incorporation en règle générale signifie déclarer l’apparition de l’inapparaissant. Ce n’est pas présent. La seule manière de ne pas traiter le point c’est de ne pas accepter la bataille. Vous êtes le témoin d’une apparition maximale au point même de ce qui était et demeure pendant tout un temps de l’inapparaissant. et ce paradoxe est bien connu de tous les expérientateur de vérité. des artistes. les grands moyens de communication sont absoulment inaptes à déceler les traces d’un événement. tout va dépendre de la capacité du corps à traiter quelques points. Le plus terrible. d’une manière ou d’une autre. Ce sont les csq qui font que ce n’est pas douteux. alors que presque toute la situation dit qu’elle n’apparaît pas du tout. l’incorporation est une opération paradoxale que vous avez à soutenir dans l’élément de son paradoxe. exactement comme dans les guerres de partisans comment affronter les chars. dans la régulation normale de l’apparaître. soient des choses presque imperceptibles dans leur commencmeent.l’incorporation à la trace est en réalité une question d’incorporation maximale ou maximalement possible à ce que constitue la relève de l’inexistant. en règle générale. Après coup. Cette opération est une opération paradoxale. L’univers est rempli de visions fallacieuses et d’apparitions douteuses. . au détriment de ce qui. se fait au détriment de ce qui importe. C’est en un point éloigné de toute importance que ce qui importe apparaît en tant que trace d’un événement qui affecte le transcendantal. Il faut spécialiser à l’intérieur du corps militaire des unités aptes à traiter la question de la cavalerie en dehors des normes classiques. Un organe c’est ce qui de l’intérieur d’un corps subjectivable peut être apte à traiter un point. qu’il s’agisse des militants. dont vous êtes le témoin qu’elle apparaît maximalement. vous allez avoir à former un corps de . s’installer dans le sillage de cette relève avec une intensité existentielle maximale. est nécessairement dans une certaine forme de l’insoutenable. Apparaît un corps subjectivable dans l’espace politique absolument irréductiblement nouveau. C’est un exemple élémentaire. J’ai été très frappé que quand vous scrutez l’historiographie du 19ème avant de trouver le nom de Marx il faut chercher longtemps. vous accordez votre propre intensité existentielle maximale à qch qui apparaît. Les esclaves n’avaient pas d’armée. dans le cas de la révolte des esclaves dirigée par Spartacus : le corps subjectivable est représentable comme armé des esclaves. sans char ni aviation. Le paradoxe c’est que vous vous incorporez. il y a un moment où vous devez déclarer comme une conviction maximale que qch d’essentiel apapraît au point de l’inapparaissant. Qln vient et dit : moi j’ai vu la vierge dans un arbre. tout héroïsme fondateur. des amants. ie toute acceptation d’une incorporation subjective première. on juge autrement. Les points ça peut être par exemple des batailles : si vous êtes confrontés à l’armé romaine. Si vous acceptez la bataille. La doctrine de l’organe est assez complexe mais on peut en donner une idée. Il y a une tendane générale à ne pas identifier l’émergence ou la surrection d’un sujet à raison de ce qu’est la trace de l’événement. contraitement à ce qui est prétendu. D’ailleurs tout le monde sait que stt au début ceux qui s’incorporent à une vérité sont considérés comme des fous. toute conviction subjective novatrice. en termes d’opinion. On est toujours surpris de voir que des phénomènes qui apparaissent comme considérables ont été entièrement ignorés sur des séquences très longues. quand même ! Mais ils y sont constitutivement inaptes car ils ne peuvent ni reconnaître la trace elle-même (elle est au lieu de ce qui n’importe pas) ni reconnaître els débuts de la constitution du corps subjectivable (c’est en un lieu qui n’importe pas non plus). déclarer que là est ce qui advient comme vérité. Tant que ce n’est pas le cas. L’héroïsme fondateur. On vous dira : c’est des visions.les débuts de la constitution d’un sujet nouveau soient toujours extraordinairement localisés et minoritaires. En définitive. disctint. c’est que vous avez à faire propagande pour cet insoutenable : évidemment.

C’est une épreuve interne. Relisez l’Espoir de Malraux. car qch dautre a surgi dans l’organsiation interne. donc des corps spécialisés etc… c’est au cœur des affrontements politiques fratricides qui ont ensanglanté la guerre d’Espagne. La question de l’organe liée à la question du traitement des points est la question décisive de quoi ? du rapport entre unité et organisation. Ce n’est pas réservé à la politique. c’est : quel appartement. il n’est pas contrôlé par les lois transcendantales de l’apparaître. mais il est certain qu’on ne peut aller à l’affrontement que sous certaines conditions sur le traitement des points. avec femmes. c’est au cœur du propos dans l’opposition l’illusion lyrique (conception anarchiste. On peut dire aussi qu’un corps subjectivable est qch qui doit reformuler les conditions de son unité à l’épreuve des points. d’une importance descriptive essenielle. Or une armée populaire n’a de force que dans son unité. parousique. organisation pris au sens d’organe.spécialistes relativement indépendant du reste du corps militaire. Le traitement des points. Mais l’armée populaire. bagages. qui expose le sujet victorieux à une difficulté inédite qui est que cela même. Vous allez avoir à reformuler le principe de votre unité. Il va falloir introduire dans l’élément de la subejctivité inaugurale qui a décidé de l’amour comme tel une série de spécialisations pratiques qui vont mettre évidemment l’unité initiale dans une épreuve renouvelée point par point. Si vous instituez l’amour comme une règle de vie. qui et une épreuve par laquelle il faut passer. C’est une question à mon avis de la plus haute importance concrète. dans le cas de l’armée des esclaves de Spartacus. On opurrait chercher des exemples du même ordre dans les autres procédures : le moment où pour traiter un point. le type de subjectivité à l’horion de sa victoire n’est plus valide dans l’élément de cette victoire elle-même. rapport etre unité subjective et organisation. au sens le plus général du terme : ce qui organise le corps de tsq il dispose d’organe capable de le traiter. C’est là que vous construisez. de monde. elle est sous les ordres de la hiérarchie. où pour que le sujet se développe ou se renforce. par exemple la question du rapport entre organisation et unité. Il est spécialisé et aussi séparé. plus il est spécialisé. Je ne donne pas raison aux staliniens dans cette affaire. qui s’est auto-constituée. La question de l’unité ne va pas se présenter comme avant. Mais cette contruction doit remettre à l’ordre du jour le type d’unité dont il s’agit tout en gardant le principe originel de l’incorporation qui est la trace de . Elle va devoir intégrer la séparation singulière de l’organe. Ce qui éclaire qch qu’on connaît bien : rien n’est plus périlleux qu’une victoire. enfants. donc l’acceptation d’une spécialisation intérieure des organes. immanente. il va avoir des attributs particuliers. vous devez avoir un organse de traitement. bravo. des enfants ou pas. la scène du 2. mais la formation interne l’organe est aussi une séparation. vous devez constamment maintenir qch de l’élan initial qui figure l’unité de cette scène du 2 dans le traitement des points. mais le pb c’est que c’est un peu un commencement. ou on va en vacances ? c’est la même chose que pour Spartacus l’armée romaine arrive et il faut la bataille ou pas. elle fonctionne sous une discipline formelle. on voit que comme le traitement du point a requis un certain type de division interne au corps. innocente. qui est la vie du 2 comme tel. Cependant il fallait bien marcher avec ces gens là aussi : c’était un pb dramatique : reformuler l’unité comme unité d’un autre type que celle de la pure révolte (une foule considérable agissante et détrminée) à l’épreve de l’affrontement avec l’appareil d’Etat romain. Une armée classique non. On a traité le point. a besoin absolument d’une discipline subjective. Comment les organes spécialisés vont-ils s’avérer compatibles avec cette uinté subjective qui paraît mieux réalisée quand vous avez une foule inorganique qui se lancer sur les romains avec sa seule fougue subjective et va se faire tailler en ièces par la cavalerie ? c’est un pb bien connu. Elle ne peut faire confiance qu’à sa propre unité. des contradictions très vives ont surgi entre les corps spécialisés qui se consodéraient comme militairement aptes et une foule d’esclaves ralliés. il est une création continue. il n’est pas étatisé. exactement comme quand vous avez une manif et q’il faut faire un service d’ordre. Par exemple. il est requis qu’une théorie du sujet lui fasse toute sa place sinon elle est abstraite. le pb du sujet dans l’élément de la victoire est la reformulation de son unité. sacrificielle et unanime de l’affrontement) et conception communiste et stalinienne : il faut faire d’abord une armée. C’est un point qui a été central dans les très violentes discussions et affrontements politiques pdt la guerre d’Espagne. Si on définit la victoire comme la capacité d’un corps subjectivable à traiter un point (c’est sa définition légitime). c’est une différece d’échelle. I faut le s traiter. Ce point est d’une importance descriptive essentielle. C’est une contradiuction fdtale et motrice en même temps que d’avoir à traiter les points de telle sorte qu’il faut spécialiser certaines régions du corps subjectif alors quecette spécialisatin est aussi une division alors que par essence le corps subjectivable ne vit qu’au régime de son unité subjective. Evidemment l’organe fonctionne non seulement comme spécilisation mais comme séparation. rendant la situation militaire difficile. relativement désorganisé ou peu spécialisé (comme il est normal pour une armée populaire ou une armée d’esclave). il est aussi redoutable pour les manifestants que pour l’adversaire. Comment résorber ou accepter sa division dans une figure nouvelle de l’unité subjective. c’est une question difficile dans la procédure amoureuse.

lorsque nous sommes en ce point où non seulement il y a des victoires. C’est la question fdtale posée par la nécessité des organes. l’orientation dans la pensée. ie la relève de l’inexistant. un poème de 1954. rapport du 2 à lui-même. Il faut généraliser ce pb. Ne jamais oublier l’inexistant. voilà la question difficile. bien que nous ne soyons jamais après tout que des animaux quelconques. est dans l’épreuve des points. Tout échec dans la procédure de vérité. l’orientation dans l’existence en tant que lumière sur l’existence. qu’est-ce que c’est que participer effetcivement à cette relation incommensurable entre multiplicité indifférente et vérités éternelles ? qu’est-ce que c’est qu’accepter l’incorporation ? c’est un pb qui est loin d’être fantasmatique ou théorique. C’est une expérience commune qu’on peut reconstituer procédure générique par procédure énérique. Vous voyez dans cette récapitulation apparaître non pas seulement quelles vont être les organisations concpetuelles mais les point qui nous intéressent ici. Je vais vous le lire. Vous ne vous souvenez plus d’où vous procédez. mais la maintenance de cette unité dans le traitement des points. nous sommes dans l’élément du devenir matériel d’une vérité. C’est en ce point que je voulais situer le poème de Wallace Stevens que je vous ai distribué. c’est ça. la rencontre. Ou bien un couple qui organise tout si bien pour les enfants qu’il n’y a plus rien pour eux. C’est cette participation au devenir matériel d’une vérité qui est dans l’élément de la victoire mais qui est dans l’élément de la fidélité à l’inexisatnt. C’est la nécessité de réorganiser de telle sorte que l’unité perdure alors même que des divisions y sont attendues. Quand on est dans l’épreuve véritable du monde. c’est lui qui peut prétendre être victorieux. devient le pb de la maintenance de l’unité dans des formes trasnformées d’organisation. elle pose pb. Que l’organe ne soit que l’organe de l’organisatoin. C’est la possibilité d’une victoire et la maîtrise des victoires dans l’élément de la fidélité à la relève de l’iexistant. c’est ça le point. La victoire l’a emporté sur l’inexistence. C’est la question que j’appellerai la questoin de l’exisence des vérités. dans le recueil Description sans Domicile. c’est toujours remettre l’organse à sa place dans uun nouveau type de l’organisation. et voir que en défintive toute procédure subjective est à l’épreuve d’une question d’organisation et plus précisément du rapport entre unité et organisation. la victoire est remportée non pas l’unité directement mais par l’organe. Si nous avons les victoires et la victoire sur la victoire. Vous échappiez au monde parce que vous vous enracinez dans l’inexistant. La famille a pris le pouvoir sur l’amour. C’est ça l’orientation. Vous pouvez l’entendre dans la résonnance de ce que je viens de vous dire. tout le monde a expérimenté qu’elle pose pb. Mais s’il est omis ou rature. mais s’il prend le pouvoir sur l’unité il va la détruire. s’orienter dans l’existence. c’est que l’inexistant originaire a été oublié. le principe du monde vous a vaincu. mais ce n’est pas lui non plus qui le contredit. réservée souvent au domaine politique. nous participons au devenir matérieil d’une vérité. dans la très belle traduction de Bernard Noel. J’essaie de faire théorie de ce qui est transversal et commu à l’expérience subjective des vérités dans leur ensemble. Son explication est assez complexe. Il n’est jamais qu’une séparation. La question de l’organsiation. Ce n’est pas facile. il écrase l’unité au nom de laquelle il a agi.l’événement. Ces divisions doivent être traitées de telle sorte que l’organisation n’annule pas l’unité. l’organe. mais où il y a cette chose plus essentielle qu’est une victoire sur la victoire. et il n’y a de solution que cas par cas. // au fait qu’une troupe victorieuse prend le pouvoir. l’épreuve existentielle des vérités. Aventure bien connue. C’est pour ça que toute séquence d’une vérité éternelle est aussi et toujours la solution d’un pb d’organisation. Qu’est-ce que c’est que vivre d’une manière qui ne soit pas animale. Unité c’est donné en principe par l’incorporation à la trace. C’est un poème qui s’appelle Soliloque dernier de l’amant intérieur. aventure bien connue. victoire sur la victoire. Trace qui est ici que vous devez rester dans la trace de l’événement : le 2 qui n’existait pas s’est mis à exister dans le monde. La victoire sur la victoire. qui est la question que nous traiterons l’année prochaine. Donc ils deviennent une machine familiale. En réalité. on la fera la prochaine fois. c’est ça que la victoire fait oublier : que c’est de l’iexistant que vous procédez. puisque mon point de départ était le péril des victoires. Je vous lis le poème. l’expression d el’unité. C’est un pb complexe. et puis on en restera là pour aujourd’hui. donc dans l’épreuve des points. qui est de s’orienter dans la pensée. Nous savons que toutes ces matrices politiques sont immanente sà notre vie aussi. Le monde vous a vaincu. Là il y a une unité de principe. c’est toujours l’histoire des troupes victorieuses qui prennent le pouvoir politique : une troupe n’est jamais qu’un organe. ie la solution du pb d’organisation légué par la victoire. ie le traitement du péril de la victoire elle-même. Je vais vous dore que ce n’est pas le mariage qui résout le pb. les divisions y sont attendues par nécessité car vous ne pouvez pas éviter qu’il faille des organes pour traiter les points. Lorsque nous sommes là. et la maintenance de ce 2 comme unité du 2 lui-même. alors. Toute proposition universelle est une proposition sur l’organisation pour les raisons que je vous dis. Tout amour exemplaire est un amour qui a proposé au 2 une forme d’organisation inédite. Vous verrez que y compris la question de cette pauvreté nécessaire qui est comme la métaphore de la fidélité à . être le compagnon proche de la relève de l’inexistant.

en une seule chose. un savoir. Quel est l’appareil philosophique permet de se saisir des phénomènes subjectifs de rapports aux situations. ce qui a été proposé dans cette ligne là. cette lumière qui éclaire le noir. celle qui s’achève. très haute. C’était une analyse non pas tant de la conjoncture que des catégories avec lesquelles on peut réfléchir la conjoncture. un pouvoir. Ici maintenant nous nous oublions l’un l’autre et nous même nous sentons l’obscur d’un monde. c’était un peu ça le centre : est-ce que le rapport subjectif à la stuation doit se placer sous le signe de la contardiction. mais immédiatement appropriables à la situation présente. du refus. mais toujours avec en tête cette figure fdtale de la maintenance de l’adversaire hors de la négativité pure. Voici donc le plus intense rendez-vous et dans cette pensée. à travers quelles notions le reconstituer. une lumière. nous cherchions à déterminer la maintenance d’une catégorie de l’adversaire hors négation pure. La quetsion la plus compiquée état de savoir : à partir du moment où on renoncer à entrer dans les situations à partir de la négativité. des catégories conceptuelles. Ie sans que la contradiction soit la matrice d’analyse de la situation. C’était l’enjeu principal de la 1ère année. ou de la position négative ou révoltée au regarde de la situ…Est-ce que l’entrée dans l’analyse de la situation peut sefaire selon le scat de la négativité. et de l’autre côté. celui qui a ménagé le rendez-vous. mais sans non plus naturellement qu’on renonce à l’idée qu’il existe des points de vue antagoniques à l’intérieure de la situation et au regard de la situation. Une chaleur. elle était. c’est une batterie de concepts philosophiques qui porte en définitive sur la relation disjonctive entre ce qui apparaît et ce qui est. La vérité comme lumière. Une thèse sous-jacente serait que une thèse du monde contemporain . On aurait pu avoir comme sous-titre : pour une théorie non dial de l’adversaire. inscrite dans le poème. ça avait été une réélaboration de la catégorie d’adveersaire. Lumière. La 2ème année. nous élevons dans l’air du soir une demeure où il nous suffit d’être ensemble. la 1ère du soir. Nous achevons ici la 2nde. JUIN 2006 Ce que je voudrais faire évidemment. Le fait qu’il existe un ordre propre de l’apparaître dans lequel ce qui est est à l’épreve de la possibilité de sa mise en vérité. alors qu’en est-il de la notion même d’adversaire ou de différence antagonique entre les positions ? Nous avions cheminé entre la conception selon laquelle on entre dans les situations à partir du moment où on a une position négative la concernant. et c’est comme une pièce où l’on se repose et sans trop de raison pense que le monde imaginé est à la fin des fins le bon. Autrement dit. C’est la question que nous avions mise à l’ordre du jour. nous nous disons que dieu et l’imagination ne font qu’un. qui nous a entraînée derrière les poèmes de Pasolini et bien d’autres matériaux. une totalilté. c’est pourquoi l’année prochaine est une année terminale. Au fond. et aussi anonncer ce que nous allons faire l’année prochaine. l’entrée politique dans les situations ou le sujet politique se constitue à partir de la révolte. hors de l’esprit central. Wallace Stevens Merci. sur 3 ans. l’idée consenseuelle que en effet finalement ce n’est pas la cnotraduction la matrice de la pensée politique. quand on considère que l’analyse et l’enggement ne se fait pas nécessairement à partir des fgures de la négation. A l’intéreur de ces frontières vitales dans l’esprit. la nouvelle donation de ce que c’est qu’être ensemble en est la conclusion. s’orienter dans l’existence ». le fait qu’il n’y ait pas d’autre victoire vraie que la nouvelle figrue dont le sujet affirme son unité. ou pour une théorie non dialectique l’antagonisme. un simple châle autour de nous étroitement serré car nous sommes pauvres. la miraculeuse influence. c’est une sorte de récapitulation du trajet suivi dans ce séminaire. Qu’elle est haute cette lumière. Comment était agencées ces 3 années ? Pour le dire simplement la 1ère année proposait des catégories d’analyse pour la situation présente. « S’orienter dans la pensée. etc… donc l’élaboration dialectique de tout cela d’un côté. de l’indignation. de la protestation. en somme. comme lumière de l’existence. Je voudrais rappeler d’abord que la construction générale s’étendait sur 3 ans. nous nous recueillons hors toutes les indifférences en une chose. car il existe une possibilité d’harmonie de consensus. Nous avions mis au centre de l’analyse la catégorie d’adversaire. Nous avions longuement pris comme fil conducteur le caractère aujourd’hui difficile d’un usage simple des catégories dialectique. et alors l’adversaire est rejeté dans le pathologique. Hors de cette lumière là. avait été annoncé comme consacrée aux concepts philosophiques nécessaires à établir ce qu’est le principe d’une orientation dans la pensée et une orientation dans l’existence. là.l’inexistence.

ou des choses comme ça. réellemente existant. Et donc la relation dans le monde contemporain entre ce qui apparaît et puis ce qui est est une opération qui indique la prévalence du semblant comme organisation fondamentale de l’univers marchand. si j’ai levé haut le drapeau de Platon. distinction renouvelée. De manière essentielle. dans la distinction entre être et apparaître. Comme on sait. c’est de manière essentielle parce que le mot d‘ordre général que ce qui apparaît doit être pensé dans sa distinction d’avec ce qui est est un geste essentiel de la critique spéculatve aujourd’hui. Ce qui est normé est normé selon l’apparaître. drapeau tombé dans une grande misère au 20ème siècle. selon un mouvement essentiel qui est que c’est bien là. C’ets une critique intéressante et forte. C’est un vaste programme philosophique. L’app n’est pas de manière essentielle le lieu du faux bien que il ait à être . de geste platonicien. jusqu’au fait qu’à la fin des fins qu’on finira par l’élire parce qu’il a une moustache. refondée. ce qui apparaît ne se laisse plus distinguer de ce qui circule. les caractéristiques d’un candidat sont son apparence. mais elle est intéressante. Le point à partir de là est de comprendre comment la critique de l’apparaître ne va pas aboutir néanmoins à ces résultats ordinaire qui est de considérer que seul vaut l’être comme tel. ou elle se présente sous le signe d’une univers dans lequel le réel et le semblant sont indistinguables. mais c’est vrai en politique aussi. Ce serait une longue histoire.Un peu d’apparaître tout de même ! La mesure va jusqu’à l’indiscernabilité entre ce qui apparaît et ce qui est. car elle soutient la nécessité d’en revenir à l’élabotion d’une distinction philosophique entre être et apparaître. alors on voit bien que la valeur d’échange. dont la proposition est précisément que l’apparaître vaut pour l’être. son intérêt. car aujourd’hui il n’est que trop vrai que ce qui nous est imposé est l’indistinction entre être et apparaître. qu’elle est dans un autre monde . parce que c’est une dame. Si on appelle réel d’un objet quelconque son importance. L’opposition de l’être de l’apparaître ne doit pas coïncider avec l’opp de l avérité et du faux. c’est la maxime. repensée que gît le ressort véritable d’une distanciation critique par rapport au règne implacable du semblant. Prend soin de l’inapparaissant. progressivement. Ce qui a apparaît est aussi ce qui a valeur. C’est vrai de la marchandise. et sur laquelle on travaillera encore. et que ce qui apparâit est sans vérité. Si très tôt. Il s’agit de maintenir l’écart ou la distance entre l’être et l’apparaître. de ce qui est. mais périlleuse aujourd’hui. Et donc le fil général de cette année trouve en son centre la question de la logique de l’apparaître. On ne va pas ne pas s’en soucier du tout quand même ! ce serait exagéré. mais tout simplement en raturant apparaître et en affirmant que la vérité est hors du monde. non pas par hasard. au-delà de l’apparâitre il y avait un arrière monde. Comment penser qu’on entre dans les situations autrement que par la figure de la contradctin sans pour autant sacrifier l’antagonisme ? Là il y a un pb analogue : commment distinguer être et apparaître de façon rationnellement constituée sans avoir à sacrifier l’apparaître au nom de la vérité ? C’est autour de cette difficulté qu’on a travaillé cette année. Ce qui compte est aussi ce qui apparaît en tant que tel. Si on s’installe dans un platonisme vulgaire de la transcendance de la transcendance on va distinguer être et apparaître. et donc la scission être appraître était le grief fdtal de N qui entendait abolir cette distinction et montrer que ce qu’il y a ce sont des interprétaions de ce qui apraît. Ne te soucie que moyennement de ce qui apparaît. Tout ça est un jeu profond : on peut en rire. Ça va depuis ce qu’il dit mais dont l’irréalité est assumée unanimement. mais la vitalité de ce qui apparaît n’a pas besoin de se soiutenir d’une catégorie de l’être qui serait distincte de l’apparaître. et Platon en particulier. ne se présente pas sous le signe du réel. un peu par provocation j’ai parlé de retour à Platon. ce n’est pas l’intuition de Platon par ailleurs. Si par platonisme on entend de façon vulgaire finalement le sacrifice du monde sensible au nom de la pure vérité du monde intelligible. mais en montrant qu’une vérité procède aussi selon l’apparaître. C’est une chose que Marx a déjà vue : à partir du moment où on vit dans un monde qui est sous le paradigme de la marchandise. mais il y a un platonisme qui revient à ce type de thèse. le semblant est indistinguable de ce qui est. ce n’est que la projection dans l’espace des subjectivités publiques d’un point fondamental qui est que il n’y a pas lieu de distinguer entre ce qui apparaît et ce qui est. c’est bien parce que la marchandise. C’est une constatation empirique. au-delà du monde. sa signifciation véritable pour un usage créateur. Il n‘est pasposs dans l’élément de l’indistinction entre être et apapraître de maintenir la ditsance efficiente au monde dont le réel est le semblant. comme le fétiche est un subsitut dont la logique propre est la logique du semblant. Il ne s’agit pas de ça. c’était précisément la distinction entre être et apparaître. C’est la même chose que à propos de la dialectique. Ce qui la soutient et la fait exister est sa valeur d’échange et non pas valeur d’usage.(essentielle à vai dire) est que ce qui est est ce qui apparaît. mais ce n’est risible qu’à un 1er niveau. des choses de cet ordre. Si Marx parle comme vous le savez de fétichisme de la marchandise. La marchandise c’est essentiellement ça. Vous savez que une critique fdtale de Nietzsche contre la philosophie en général. la marchandise comme telle. Ce qui donne des normes particulières. C’est un getse platonicien mesuré. C’est pour ça qu’un point éthique fondamental est toujoursde prendre get de s’intéresser à l’inapparaissant. C’est une thèse de la substantialisation du semblant.

Chez Platon la possibilité que le sensible participe à l’intelligible suppose bien finalement que la vérité coappartienne à l’être et à l’apparaître. elles apparaissent. c’est car ça participe à l’Idé de la table. En effet. Donc d’être assignable à un monde et d’être déchiffrable. Cela a pris le tour progressivement de l’exmamen de la tension propre de ce pb. Le rapport entre être et apparaître ne doit être ni celui de la vérité et de l’erreur. que après tout. Pascal a bien vu dans les intuitions foudroyantes qui sont les siennes. c’est le mode propre sous lequel le nom d’Idée. C’est d’une certaine interruption du régime légitime de l’être qu’une vérité procède. une LdM. le cœur du platonisme c’est la participation. mais de tsq elle soit disposée dans un agencement de type nouveau entre être et apparaître. Si je sais que ceci est une table. en réalité la mathématique. dans la plus humble expérience pour Platon. Ce qui veut dire qu’une vérité surgit toujours dans un monde effcti. Ce qu’il y a. On suit une ligne de crête qui doit maintenir que en défintive que le procès du’e véirt éconcerne l’être mais traverse l’apparaître. il y a un platonisme de ce genre qui est un platonisme mystique. qui est tout entier dans une ascèse d’extériorisation à l’app pour pouvoir tenir l’essentiel dans un mouvement où d’ailleurs la vie et la mort sont indiscernables. de la négation ou du semblant. c’est le propre de l’exp mystique radicale. Donc l’être est connaissable. ne rend pas raison. là au plus loin du platonisme vulgaire mais très près d’une interprétation possible de la réminiscence platonicienne et de la participation.distngué du lieu d’être. il y a des vérités. entraîne le retrait de l’être dans l’inconnaissbale. elle n’est pas ce qui dans ce monde fait signe pour un autre monde. la pensabilité des choses qui coappartient à l’être et à l’apparaître. Elle est un processus de ce monde. ni non plus celui de l’inccon et du conn. Elles apparaissent. il y a une pensée de la cohérence logique de l’apparaûtre et vérité est un mot qui désigne des processus traversant et situés dans l’être là ou apparaître. Parentèse : c’est la raison pour laquelle Pascal dit « Platon pour préparer au christianisme ». D’un autre côté. Et par ailleurs ceci n’entraîne pas que la connaissabilité de l’apparaître.sont assignables à des mondes déterminés quant à leur processus. ce sont les concepts attachés à la résolution de ce pb. Or évidemment. Elles sont transmondaines. il faudra sacrifier le monde pour accéder à l’idée si l’idée est d’outremonde. une version qui n’ a plus d’autre issue que la néantisation mystique. on voit que cette intuition. On a organisé une systématique conceptuelle autour de cette double propriété des vérité. On va soutenir qu’il y a un connaître de l’être. Si vous vous refusez à cette idée de coappa à l’être et à l’appa de l’idéalité. L’être est connaissable. et cependant elles apparaissent dans un monde. Et si on le généralise. l’être étant retiré en quelque manière dans l’obscurité de l’inconnaissable et le phénomène étant le lieu de l’organisation de tout savoir. elles ne sont pas réductibles à la singularité d’un monde. En effet ce n’est pas de l’être seul que procèdent les vérités. c’est l’être là du vrai comme tel. une logque de l’app. Elle est dans le monde aujourd’hui assumée comme inutile. ou exposée à la résurrection du point d’un autre monde. coappartient à la trancendance et à l’être là. dans un monde où être et apparaître sont assumés comme indiscernables. Il veut dire que dans Platon on a l’idée remarquable que l’absolu peut être dans le monde. catégorie en déshérence aujourd’hui. C’est bien l’être qui apparaît et cependant il n’y a pas lieu d’identifier être et apparaître. et il y a aussi une pensée possible de la cohérence de l’apparaître. de l’existence des vérités. qui est la tension entre le fait que la pensée de l’être nous le livre comme multiplicité indifférente. vie et mort sont indiscernable. c’est l’idéalité comme telle. on voit bien ce qu’il veut dire. Quand on a dit les concepts nécessaires pour s’orienter dans la pensée et l’existence. Quand vous devez outrepasser le monde au risque de l’infini. si on essaie de clarifier l’intuition dont il s’agit. Ce n’est pas très facile à comprendre. Et ce pb consiste à montrer que le processus d’une vérité doit pouvoir être pensable dans son apparaître même. c’est l’intensité du semblant. il y a un être là de la vérité. Seule une telle situation faisant preuve que vérité coappartient à être et apparaître. pour autant qu’elles se soutiennent de l’être. C’est le 1er point. et à vrai dire. mais ces vérités – éternelles . Le pb du salut de la vérité. coappartient à l’être et l’app. On parlera de multiplicité indifférente. Même si cet apparaître est l’apparaître de l’être et non pas l’apparaître du faux. C’est ça le pb. lisible. ce qui est susceptible de vérité. qui est d’être transmondaine et intra-mondaine à la fois. On va restituer la catégorie de vérité. Donc la vérité est de ce monde. Sinon on ne comprend pourquoi le sensible peut participer à l’intelligible. l’apparaître d’une vérité elle-même. le christianisme donne de cela une image très frappante qui est celle de l’incarnation : l’incarnation. au cœur du platonisme on n’a pas l’écart des 2 mondes mais le point de jonction des 2 mondes qui est le mode propre sous lequel l’idée est présente là. Je vous l’ai déjà dit : ce qui est fdtal ce n’est pas le schéma des 2 mondes. Elles sont exemplairement ce qui se soutient de l’être et qui cependant apparaît. mais ce que nous parvenons à en connaître ne détient pas. de l’absolu comme tel. Il ne faut pas tomber non plus dans l’orientation critique : seul l’apparaître est connaissable et l’être demeure inconnaissable. dans un être là. la catégorie de vérité est inutile. C’est un platonisme . une ontologie. vous allez repousser l’idée au-delà du monde et allez donner du platonisme une version ésotériue. c’est l’absoluité de l’infinité divine présente là.

ça signifie tenir à l’impossible. être moderne c’est très suspect. Dans ce massif très étrange à bcp d’égards qu’est la philo médiévale. L’absolu existe. qu’il faut vivre sans. aujourd’hui ? Le possible. Moi j’ai toujours admiré sur ce point Hegel. le fait que les multiplicité indifférentes et les vérités éternelle existent dans le il y a. Le possible est une catégorie de l’apparaître dans cette modalité là. Pourquoi ? L’ange c’est la médiation. Hegel. c’est le possible prescrit par ce qu’on disait tout à l’heure. comme ça. la 1ère et la plus décisive. les trônes de domination. on va s’archaïser à fond. sur un de ces types de vérité ça veut dire tenir sur l’impossible. celle qui a donné la matrice de tout. L’affrontement entre Thomas et Duns Scot sur la nature des anges ets formidable. Platon. à penser que pour accéder au vrai comme tel il faut assumer qu’il coappartient à l’être et à l’apparaître. La chance de l’absolu nous est réellement accordée. Et que la matière des vérités soit la multiplicité indifférente est assumée aussi : i l’n’y a rien d’autre que des mult indifférentes . la thèse dominante c’est que l’absolu n’est pas notre chance contemporaine. quoi ? prendre son fusil et aller dans la forêt ! vous n’allez pas être un pétainiste ordinaire. c’est de très bonnes raisons sauf que pour réellement les faire fonctionner il ne faut pas penser ue l’absolu est auprès de nous. Je me suis déployé dans cette filiation platonicienne en disant : pn peut penser par un trajet singulier. c’est une image naturellement. On ne vit pas littéralement de la même manière. tenir effectivement sur un point qui en tant que point réel est unanimement déclaré comme point impossible.très pariculier. En définitive. Descartes. Celui auquel Pascla fait allusion est bcp plus réel. eh bien oui. mon autre gourou. c’est pour s’abriter en même temps qu’on donne un sens nouveau. Voilà. il nous conduit. ça désigne ceci que l’universalité apparaît. le possible prescrit par les formes dominantes de l’apparaître. C’est à ça qu’on a consacré le 2ème temps. Ça aussi. la coexistence du sensible et de l’intelligible. Mais ce n’est pas du tout la même chose de s’orienter dans la vie et l’existence si on pense que l’absou est auprès de nous ou qu’il n’y est pas. on tire une espèce de grande diagonale superbe. ça je crois que c’est une phrase décisive. c’est du platonisme réalisé. elle signifie pour nous (je reprends une formule que j’utillise trop ou trop souvent). C’est aussi pour ça que j’emploie délibérément vérités éternelles qui fait très archaïque. Tenir sur le possible . on ne l’est pas. ça veut dire des choses comme les allemands ont écrasé la France mais on va résister. Ce n’est pas ça. Ceci dit. l’absolu est auprès de nous. Stt être en train de se moderniser ! Mieux vaut s’archaïser. Il faut s’intéresser à la théorie des anges. Vérité éternelle. mais l’ange c’est l’ensemble des degrés intermédiaires par lesquels justement il y a cette médiation active entre matérialité et spiritulité. c’est une démarcation décisive. Elle peut prendre des tours. Aujourd’hui ça veut dire dans des conditions très diverses et très variées (j’ai ouvert la question des vérités à des types différenciés). l’absolu est auprès de nous. mais elle se ramène à ça. Chez Platon vous avez réellement une tentative. dans les conditions de 1940 c’est pas possible. c’est un peu trop proche de l’ange gardien. L’absolu auprès de nous. mais maintenue dans sa surrection effective à partir de la singularité des mondes. c’est une thèse combattante. Pourquoi il est un temps cetral dans le dispositif des 3 ans dont l’enjeu est : comment s’orienter dans la pensée et l’exiztenc ? On peut le dire de façon simple : parce que ce sont des catégories qui aboutissent à la conclusion recevable aujourd’hui qui est que l’absolu existe. j’ai toujours considéré que la théorie des anges est une des plus fascinantes. dans une tradition qu’on subvertit et qu’en un sens on réarticule. c’est une vertu. L’histoire de la philosophie. du tout. Et qu’il n’y a pas besoin pour penser cela ni de l’artifice ou de récits fabuleux des religions et des dieux. je ne suis pas un héros. se partagent le il y a. de la matière et de l’âme. que lui profère dans le contexte qui est le sien. On pourrait lancer ça comme mot d’ordre : archaïsez-vous ! On nous bassine avec le fait qu’on n’est pas moderne. Tenir à l’impossible. Etre archaïque par les temps qui courent. articulé et complexe. L’universalité est maintenue. c’est difficile de se le représenter comme une hiérarchie. Le possible c’est quoi. La phrase hegelienne selon laquelle l’absolu est auprès de nous. finalement. La participation. il faut manger. qui dispose une hiérarchie dont le sommet avoisine Dieu et la base avoisine l’homme. C’est pour ça que la propagande aujourd’hui n’a pas d’autre contenu que de vous contraindre au possible. vous allez dire : on a perdu la guerre. c’est la même eau. La coapaprition de l’être et l’être là est une nécessité pour une intelligibilité complète de la coexitence des multiplicités indifférentes et des vérités éternelles. Ça veut dire des choses très précises. et que il y a les multiplicités indifférentes et il y a les vérités éternelles. l’absolu est auprès de nous avec ses grandes ailes. il peut arriver qu’on ait la construction d’un processus d’avènement de vérités éternelles. pour autaut qu’on comprend que la corrélation des 2 est un processus qui apparaît. Ce serait trop archaïque quand même ! J’aurais volontiers fait une parenthèse : la théorie des anges est une théorie très intéressante. Comment se la représenter ? Je pense que cette phrase hegelienne. La théorie des anges est la théorie des différentes compositions possibles entre matière et forme. Vérités éternelles ! C’est un peu comme un geste platonicien. archanges etc… c’est dommage mais c’est comme ça. de très bonnes raisons ! ma famille mes enfants. ça veut dire. sinon qu’avec des mult indiff.

l’horizon cnoceptuel nécessaire pour pouvoir maintenir d’une certaine façon que l’absolu est auprès de nous. comme sur bien des pb (la 1ère opération est une séparation). Ce qui revient à dire : achetez nos produits ! de quelle vie il s’agit en vérité ? Achetez nos produit. d’un coté l’exercice du jgt politique sur ce type de pratiques politique. quel est son intérêt de propagande. et ce point d’écart du point de vue de la logique de l’apparaître va se manifester comme impossible. ils ont l’absolu ils ne tiennent pas à leur vie. perturbation qui comme vous savez j’appelle un événement. il n’y aura pas non plus cet effet de perturbation qui a lieu là. il faut le séparer de la manière dont c’est instrumenté. L’être peut remonter à la surface de sa propre apparition comme perturbation. la question de l’écart entre l’être et l’apparaître paraît être une vieille question philo. Contradiction. S’il était possible vous n’auriez pas à le créer. délétère. qui serait la contraduction entre la démocratie et le fanatisme islamique. j’ai envie d’avancer la maxime : la culture. soyez cultivés. mais pourquoi est-ce si intéressant de maintenir cela comme cadre d’analyse de l’analyse contemporaine ? pourquoi entrer dans la situation contemporaine par cette entrée qui n’a guère de senspour l’écrasante majorité de l’humanité ? ça n’a pas de sens pour les chinois. Inversement. Mais s’orienter dans la vie ou dans la . Ça n’éclaire pas la manière dont c’est traité ici. en tant qu’il apparaît. leur vie c’est zéro car la vie est ailleurs. mais tenir sur l’écart comme tel. utilisé. C’est ça qui intéressant. toujours la même : vive dans la modestie du possible. Tout le monde est désorienté. Et on dit : voilà. C’est donc partie prenante abvsolumente n faveur de la ^pression exercée en faveur de la résignation démocratique. c’est aussi… Devenue au relais de la religion. c’est l’opium du peuple. Pour penser ça. Eux. Pourquoi est-ce si fascinant pour les occiendentaux ? c’est que la figrue du terroriste représente tout simplement ce qui arrive lorsqu’on a affaire à des gens qui s’imaginent que l’absolu est auprès d’eux. Il faut disjoindre. mariez-vous. mais l’intérêt propre mis dans la représentation du monde comme conflit entre la démocratie ordinaire et ce type de disposition revient en réalité à disqualifier définitivement dans des figrues grimaçantes. Il y a une vague persévérace institutionnelle. on pourrait montrer que qch résonne avec une absolutisation de la mort. L’ensemble des réinterprétations complexes sur sur l’écart entre être et apparaître forme l’arrière plan. Tenir sur l’écart de l’être et l’app c’est tenir sur une assignation d’imposs et donc résister à la prescription du poss comme possible immanent à la réalité. ils peuvent faire des attentats suicide. L’écart. ou la contradiction qui résumerait notre monde. donc vous avez tenu sur cet impossible. parce que massacrer des civils. Si vous faites apparaître un possible inconnu. C’est un principe de désorientation. c‘est une perturbation du régiem du possible. Ça peut aussi se dire inventer ou créer d’autres possibles. La log de l’app n’est pas identique à ses perturbations. faire des attentats sont des méthodes d’agitation politique répugnantes. de la vie. les outil. en définitive en effet. veillez à ce qu’ils aillent à l’école. bien sûr. archaïque. il faut penser l’écart.ça veut dire tenir sur l’apparaîutre en tant qu’être. déployé à des fins qu’il faut connaître : on a là le modèle indépassable de ce que donne la conviction quant à l’absolu quant à l’absolu lorsque elle est immergée dans la sphère de l’action. pourquoi est-ce intéressante de présenter le monde sous cette forme ? Il y a des faits empiriques derrière. mais pas la disjonction totale. Si l’apparaître n’est pas indiscernable de l’être alors il se peut que l’être perturbe l’apparaître. une erturbation qui a lieu dans un monde déterminé. C’est la propagande. ça va vouloir dire tenir sur l’écart entre l’être et l’apparaître non pas au sens où l’être serait la vérité et l’app le faux. Si vous créez du possible. c’est que vous avez travaillé dans l’élément de l’impossible. On peut toujours arguer à un mometn donné d’un point d’écart. en tatn qu’indiscernable de l’être. C’est distinct du jugement politique porté sur ces gens là. Que l’absolu soit auprès de nous veut dire : il n’y a pas lieu en toute saison et sur toute question de considérer que l’être et l’apparaître sont la même chose. C’est une poss ouverte. mais elle est extrêmemeent atcive et contemporaine pour la raison que je vuos dis : c’est dans l’élaboration de cet écart qu’i ly a sens à dire que vous tenez sur un point d’impossible. Ce sont des concepts d’apparence abstraite. voilà ce que ça donne. que je considère très largement comme des figurs facisantes. c’est qu’il était impossible. ayez des enfants. La culture. Et contre par csqt l’essence désabsolutisante de la propagande générale concernant notre monde. de la politique. et contre aussi la scène falsifiée que désigne sur ce point précis le conflit. l’absolu est auprès de nous. C’est un absolu théologisé. tenezvous tranquille. Mais qui dans son essence est le mode propre sur lequel s’effectue l’écart de l’être et de l’apparaître. terrifiantes et mortifères l’idée générale qu’on doit so’irnter dans l’existence partir d’un poit d’impos. par une perturbation des lois de l’apparaître par la poussée de l’être qui apparaît justement. C’est pour ça que l’ensemble des concepts qu gravitent autour de l’écart entre l’être et l’apparaître sont aussi des conncets qui entrent immédiation dans la question de l’orientation dans la pensée et l’orientation dans l’existence. c’est l’image diabolisée et terrifiante de quiconque consiste à soutrenir que s’orienter dans la vie et l’existence se fait à partir de l’axiome l’absolu ets auprès de vous. qui peut être une condamnation ferme et rationnelle. si vous pensez que l’absolu est auprès de vous. car si c’est ça.

ça résiste à la dissolution. car s’agira quand même de savoir sous quelles règles minimales la vie véritable est possible. à savoir que nous sommes dans un temps intervallaire. Tous les vieux liens vont être anéantis il n’y aura plus que des atomes. le fait que ça ne se dissout pas complètement. pour nous enseigner que on doit se résigner aux modules politiques existant dans le monde occidental. le capitalisme c’est la destruction de tous les vieux liens. ne pas aimer le terroriste n’a pas pour principe de réalité d’adorer le gouvenremnet américain. en face de ce qu’est la pression dissolvante du monde contemporain. un peu pour animer le vaste dispositif concpetuel entre être et apparaître du opint de sa destination. on est vraiment archaique !). mais morale ça voudrait dire l’ensemble des règles telles que ça conserve un sens de s’orienter dan l’existence et de s’orienter dans la pensée. Alors je vous disais ça pour mettre un peu. De même que considérer comme une impasse le terrorisme. qu’est-ce que pouvoir maintenir des prescriptions universelles etc… Alors ça m’amène à annoncer simplement. Je voudrais expliquer un peu ça. ça faisait longtemps qu’on débattait férocement des étapes. On pouvait condamner la nature de l’Etat soviétique. pourquoi s’ensuit-il qu’il faut se jeter dans le bras de l’autre hypothèse dominante ? Ce n’est pas vraiment logique ! La logique c’est de dire : c’est qune séquence particulière de la politique d’émancipation. Pourquoi est-ce qu’une expérience séquentielle doit être jugée parvenue à son impasse et devant être abandonnée dans ses principes fondateurs. où il ne doit pas y avoir d’écart entre semblant et être. ça peut être autrement. C’est une faute logique : il n’y a aucun lien de nécessité entre les 2 thèmes. . un peu comme Platon. vous allez me dire que si on est dans la morale des vérités éternelles. Mais ça n’a aucun intérêt pour le capital. S’il n’y a pas cet écart. les aboutissements et la n ature du régime. Marx conclut en disant que tout ça est dissout dans les eaux glacées du calcul égoïste. qu’est-ce que être réellement dans l’intensité d’une orientation de la vie et de l’existence. en effet. question interne à la politique révolutionnaire. puisque la vérité procède selon cet écart. vraiment. est un monde de la dissolution. de toutes les vieilles relations. ce serait simplement la récapitulation de ce que j’ai avancé souvent ici. mais des quelques règles ou des quelques impératifs que nous piuvons partager me semble-t-il (quels que soient par ailleurs les engagements disparates des uns et des autres). On continue d’admirer comme des événemnts démo extra que les hommes et femmes soient apriels. Il va falloir… Alors là. On appellera morale.pensée suppose un point d’absoluité quelconque. un peu comme Hegel). C’est une dissolution. Si vous n’avez pas ça. que nous ne sommes pas complètement dissous. On appellera morale l’ensmeble de ec qui autorise la résistance à la dissolution. Dès que vous n’avez plus de point d’absoluité. c’est une 1ère question. et le homo aussi et tout le monde et que les enfants aient dres droits et les animaux aussi. Pourquoi morale ? pourquoi provisoire ? Pourquoi morale ? Je le prends en un sens vraiment très dilué et général. Morale. pas seulement être multiple (multiple on l’est toujours). Ça peut être comme ça. en proie à la multiplicité égarée. avant de clore dans la poésie. tout s’éparpille : le point d’absolu tient l’existence comme procédure minimalement unifiée ou représentable sous le signe de son unité. il faut passer à une autre séquence. Somme toute. Et c’est autrement en effet. L’organisation de ce point si important du rapport entre l’analyse et ses csq était déréglé. j’avais envie de parler comme Descartes (j’aurais parlé comme les 3 un peu comme Descartes. Et provisoire ? pourquoi provisoire ? Je dirais provisoire parce que. vous êtes aussi disséminés. vous devez vous résigner au possible marchand dont l’ennemu est quiconque a réglé sur point d’absolu quel qu’il soit et dont on va nous expliquer que le terroriste c’est l’image absolue de ça. Parce que le monde contemoporain. il n’y en a pas d’autre. ie à la multiplicité dans son indifférence dissolvante. c’est pour ça que j’emploie ce mot (qui est aussi un vieux mort. mais égaré. en vérité. ça doit être distingué de l’usage de propagande anti-totalitaire. Ça j’ai toujours trouvé extraordinaire quand Marx dit dans le Manifeste : finalement. ce n’est qu’un prolongement de ce qu’a été dans l’opération antitotalitaire. Ce qu’il connaît c’est capital et force de travail. Ce dont il s’agira c’est de trouver et fonder une morale provisoire. elle n’est pas identique à cet écart. C’est la continuation d’une longue séquence dans laquelle là aussi 2 questions ont été absolument fusionnées : quel bilan on faisait de l’expérience soviétique. initiée à la fin des années 70. mais ça n’implique pas de se jeter dans les bras de la démocratie dominante. C’est inapproprié au monde comme il est. Etre dans un multiple égaré. Nous avons prodigué les catégories de la situation présente Nous avons prodigué l’appareillage conceptuel nécessaire quant au fondement même de la notion d’orientation L’année prochaine il va falloir prescrire un peu. de tous les vieux pactes. Il ne s’agra pas seulement des conditions génériques de cette vie. C’est la réponse à la question qu’est-ce que vivre aujourd’hui. annoncer un peu ce qu’il en sera l’année prochaine. dans un monde où i lne doit pas y avoir de vérité.

nous nous disons que dieu et l’imagination ne font qu’un. mais le nouveau dispo n’est pas clairemet visible. elle vient. dans la convition que l’absolu est auprès de nous.. Je le relis. les vieilles catégories de l’émancipation sont saturées. est un peu celle qui anime le poème de Stevens sur lequel je voudrais conclure cette année. mais on fait quand même. et on ne dira pas attendons qu’il se passe qch. Ici. ie quelque fois des vérités tramées à partir des événements lintains. une totalité. Ces caractéristiques sont après tout tout à fait intelligibles. C’était bien d’avoir qln travaillant pour nous ! stt quelqu’un d’aussi majestueux que l’Histoire. hors de l’esprit central. et que vous avez. C’est ce qu’on voit avec quelques résistances en elles-mêmes accélérant la dissolution. nous nous recueillons hors toutes les indifférences en une chose. obscurcis. je maintiens le spectre des figures de vérités. ce qui nous offre une chance. nous élevons dans l’air du soir une demeure où il nous suffit d’être ensemble. cette lumière qui éclaire le noir. c’est un ensemble de règles relatives à l’usage que nous pouvons faire de nous mêmes. de groupe de métaphores et de csq de cette idée que il y a une lumière. elle sera exagérément passive dans sa réception. Tout le poème au fond se déploie au fond dans une sorte de ramification. c’est une morale provisoire pour notre temps. c’est toujours le chemin qu’on cherche à suivre entre l’ancienne conviction que des grandes entités objectives travaillaient pour l’émanciation. L’entre événement. C’est important. la 1ère du soir. un savoir. Classe etc… et l’idée négative de la saturation. saturés.Le vieux ondes de l’émancipation n’est plus tenable dans son détail. Et on va en donner des caractéristiques de cette lumière. qui est probbalement un intervalle événementiel. dans l’esprit. Voici donc le plus intense rendez-vous. Economie du sens de l’histoire. on fait quand même avec ça. Si j’emploie morale. cette relance. Cette conviction en fin de compte. Wallace Stevens Lumière. En ce sens. et dans cette pensée. en une seule chose. la venue de qch. Là aussi. de la venue de qch d’essentiel.t nous nous oublions l’un. ie que on fait avec les vérités dont on dispose. et c’est comme une pièce où l’on se repose et sans trop de raison pense que le monde imaginé est à la fin des fins le bon. elle est représentée comme une suscitation quasi hystérisée. A l’intéreur de ces frontières vitales. sur laquelle je vourdais vous donner un peu plus d’explication déteilles. pauvres animaux. on ne peut pas trouver de règles qui ne soit emportée sur un mpiement géénrale sur lequel il y aurait accord. Hors de cette lumière là. qu’il faut se résigner au poss et au capital etc. C’est la représentation traditionnelle de . l’ouverture du poème c’est évidemment d’un bout à l’autre de la venue d’une vérité qu’il est question. la 1ère du soir. Une chaleur. Le provisoire désignerait cet intervalle. On est entre les 2. maintenan. avec la figure du sacrifice terroriste. Et qu’elle est haute cette lumière. Car ça ne se joue pas seulement dans la sphère politique. la miraculeuse influence. On ne va pas soutenir que l’histoire travaille pour nous mais on ne vas soutenir du coup que toute prescription émancipatrice est impossible. Sinon. c’est pour ne pas dire politique. absolument. on peut penser à partir de ce qui a eu lieu qui est auprès de nous. on se dirait qu’il est désastreux et que l’historie nous entraîne à la dissolution. très haute. La figure du sacrifice terroriste a en réalité considérablement accéléré la dissolution. La venue d’une vérité. et en ce qui concerne les mutations de l’amour. même si elle en donne des ex pertinents. Nous devons travailler sans le sens de l’historie. les révolutions scientifiques à venir et non exclusivelmet la politiques. Morale désigne aussi des règles suffisamment limpides et universelles pour être appropriées au cadre de la multiplicité des procédures de véité. Quand même on travaille sous le signe la proximité absolue ou de l’universel. soliloque dernier de l’amant intérieur. un pouvoir. une lumière. comme étant ce qui advient. de ce qui fait disposition pour nous. l’autre et nous même. Puisqu’il ne se passe pas gd chose… Mais si l’absolu est auprès de nous. les formes d’art contemporain. Histoire. qui va être nommé lumière. C’est une immoralité privisoire. heureusmeent d’ailleurs car si on devait se prononcer dessus. celui qui a ménagé le rendez-vous. Nous sentons l’obscur d’un monde. Et elle est la 1ère donc elle arrive. Et c’est cela qu’il y a. C’est une pièce où l’on se repose et sans trop de raison pense que le monde imaginé est à la fin des fins le bon. Nous y reviendrons l’année prochaine. très répandue. elle est là. Lumière. Dans l’entre événement on a une mroale provisoire. ce n’est pas une politique. un simple châle autour de nous étroitement serré car nous sommes pauvres. C’est la meilleure préparation à la venue d’une relance. un intervalle entre évéenments. Ce qu iveut dire que nuos sommes obligés de travailler dans une économie du sens de l’histoire. Ça ce n’est pas une morale proivisoire : attendons qu’il se passe qch et on s’y mettra. elle est dans la dialectique représentée comme une excitation. On ne peut pas dire l‘historie traaville pour nous. Donc le programme de l’année prochaine.

Le calme n’est pas contraire à l’intensité c’est l’intensité elle-même. cette pauvreté de la chose va lutter contre la dissolution. et pas du tout le monde de la réalité commune. c’est pour toujours. Ce n’est pas facile à dire ça n’appartient pas au langage antérieur. Dans la pensée qu’advient le vrai. Celui qui a ménage le rdv c’est ce que j’appelle la trace de l’événement qui est presqu rien. Vous voyez : le signe qu’on est dans cette nouvelle séquence. de nouvelles limites vitales. Les vrais. et cette incorporation à plus grand que soi se paye d’un certain oubli de nous. nous pouvons autrement. une figure qui par csqt est l’oubli de la figure précédente. le nouvel appareillage de l’existence. ça se passe quand ? ici maintenant. elle fonctionne comme ordre. nous allons nous oublier. A l’intérieur de ces frontière vitales. Il va prendre des métaphores : un simple châle autour de nous étroitement serré. c’est comme on dit des utopies. C’est quoi ? Une lumière. Ce n’est pas une magnificence. l’incorporation au vrai. C’est pour ça qu’ils en batissent de faux appropriés à leur langue. lumière. la miraculeuse influence… c’est quoi ce pouvoir ? c’est une nouvelle capacité. c’est pas avant. dans la multiplicité. c’est un pouvoir. dans l’indifférence de l’être. C’est assez beau. C’est ce qui est impossible au regard de la réalité. Mais justement on peut dans ce nouveau calme penser que le monde imaginé est à la fin des fins le bon. Point emprique imomrtant : ce qui atteste. de nouvelles orientations de notre existence. ou de l’imaginaire en réel. la figure est celle d’une rencontre. l’événement lui-même. celui qui a ménagé le rdv : nous sentons la puissance de l’événement. c’est évidemment l’intensité mais c’est plus plus fondamentalemnl l’avènement d’un nouveau calme. car c’est une autre distribution langagière du possible. Un repos nouveau qui est aussi le repos de l’intensité elle-même. le vrai. des autres. et cela dans l’avènement. La nouvelle vérité n’est jamais claire. Cette chose n’est presque rien dans sa naissance. Dans la langue telle qu’elle est livrée. La rencontre d’une vérité. ce n’est pas une richesse mais une nudité. d’un rdv dans cette pensée : nous nous recueillons hors toutes le sindifférences. nous allons nous excéder. c’est la création d’une nouvelle forme de calme. nous la parlons tous plus ou moins. le possible est distribuée. nous animaux humains. C’est la langue du journalisme. A elle seule. l’orentation de l’existence. nous pouvons nous recueillir hors de l’indifférence de l’être. une seule chose. leur langue ne peut pas les nommer.l’effervescence négative. ça vient doucement. La trace est presque rien et a ménagé le rendez-vous. la trace de ce qui a améngé le rdv. c’est pas une rêverie. Dans les formes singulières de l’apparaître du vrai. Rendez-vous : ça se présente comme une rencontre. un savoir nouveau. Si il y aune chose dont la langue des journalistes est hors d’état de rendre compte c’est l’événement. qu’il fasse fonctionner la langue autrement. c’est simultanément la conversion de l’impossible en possible. Il y en a une trace et cette trace cependant elle ets trace de celui qui a ménagé mais elle est obscure. mais savoir de quoi ? on ne sait pas. le système de csq. savoir. d’une manière ou d’une autre. C’est le pb de la conversion de l’imposs : il faut qu’il dispose des mots nouveaux. et cela dans l’avènement d’une tranquillité neuve. un pouvoir. Après une chaleur. la puissance du vrai. C’est une pensée. cette simplicité. ce à quoi on reconnaît l’incorporation dans une vérité. ce dont nous sommes capables. c’est exactement ce qu’on a expliqué toute l’année. sa fragilité. L’indifférence de l’être est là mais hors de cette différence on peut se recueillir. C’est sa manière à lui de dire que lorsqu’on est dans cette situation on peut tout d’un coup penser que c’est l’impossible qui est la bonne chose. de ce qui est représenté comme imaginaire en réel. A l’intérieur des limites vitales qui sont désomrais de nouvelles frontières. Nous sommes pauvres. C’est le plus intense rendez-vous. ce qui prouve qu’on est dans une nouvelle séquence dela vie. Un châle sur les épaules et on est dans le vrai. C’est très effrayant mais c’est d’un calme essentiel. un savoir obscur. je l’aime. Ce que nous pouvons. qui est le calme d’une certitude. Il se passe quioi ? Il se passe que nous. tout le monde proteste etc… Cela est vrai mais plus fdtalement. c’est pas après. c’est l’apparition du présent. totalité. Celui là. C’est la langue de la distribution du possible. pas celui qui existaitavant. au sens du navire. une miraculeuse influenceI. Nous sentons l’obscur d’un ordre d’une totalité d’un savoir. pris dans l’infini de l’être. comme le calme. Le monde imaginé ets à la fin des fins le bon. c’est toujours le moment où nous échappons à la dissolution et où nous nous recueillons en une seule chose. C’est une expérience que vous connaissez. Quand on est dans cet intense rdv qch en nous s’incorpore à plus grand que soi. Il faut que ce soit autre chose. très largement. être dans une figure de nous même inédite. du voisin. Sans trop de raison. ce n’est pas le tintammare. c’est un calme terrible où le nouvau monde est le bon. nous nous disons que . Pourquoi on peut se recueillir hors de l’indifférence de l’être ? car on va se recueillir en une chose. nous allons être plus que nous mêmes. C’est un nouveau présent. Une nouvelle espèce qualitative de calme. Le monde imaginé. la certitude.

Mais le centralisme stalinien était lui-même une métahore. Qu’est-ce que nous faisons ? En tout cas nous élevons dans l’air du soi une demeure où il nous suffit d’être ensemble. c’est toucher à l’infini. C’est quoi cet ensemble ? C’est la communauté de ceux qui sont incorporés à une procédure de vrité. cette pauvre figure traitée de toute part comme imaginaire. Lumière va désigner au début du poème la venue du vrai. c’est ce moment où Dieu et l’imagination ne font qu’un car l’imposs et l’infin ne font qu’un. Pas besoin d’être dans l’esprit central. Nous ne sommes pas dans le moment où la vérité est représentée par un comité central. tout le monde sait que c’était un désordre affreux. Cet ensemble là est un ensemble soustrait à l’indifférence. sommes des militants du vrai. elle est l’absolu auprè de nous. Ça va depuis les 2 amants seuls au monde jusqu’à des peuples entiers. L’année prochaine. haut. il y avait des grandes figures centrales rendues possibles par la conviction qu’il y avait un esprit central. c’est ce que l’état de violente confusion du monde démontre. Nous sommes hors de ce centralisme stalinien. C’est un point important parce que il ne faut pas confondre le fait que nous maintenions la vérité comme processus et le fait qu’il s’agisse du face-àface avec la vérité totale dans la supposition de sa réalisation. mais dans la pauvreté de son processus. c’est affaire de circonstances. on essaira de trouver quelques règles adéquates à la construction de sembables demeures. Qu’elle est haute cette lumière. la vérité comme processus dont nous sommes participants. il nous suffit d’être ensemble car cet ensemble est soustrait à l’indifférence donc il peut nos suffire. ces figures sont totalement inintelligibles et on fait comme si elles ont été imposées de l’extérieur. Nous ne sommes pas complètement là. Les gens pensaient qu’ils étaient dans l’esprit central. Il y a avait un esprit central. nous sommes dans l’effectuation et pas dans la totalisation. C’est une métaphore qui dit la même chose que le monde imaginé est à la fin des fins le bon. vers la fin du poème la supposition de sa réalisation complète. cette demeure. Dieu et l’imaginaton ne font qu’un. ce qu’il appelle esprit central est ce qui constituerait le centre de la nouvelle vérité. Mantenant ça ne marche plus car on n’est plus dans l’élément de la même production quant au vrai.Dieu et l’imagintion ne font qu’un. tout en étant elle-même obscure. la métaphore que le vrai allait arriver dans la figure de la totalité. nous pouvons être dans une nouvelle naissance. dans ue incorporatoin au vrai nous ne sommes jamais exactement dan le deveir final. nous pouvons espérer au moins porter un nouveau châle sur nos épaules. Pour les gens qui pensent qu’il n’y a pas d’absolu. Si totalitarisme a un sens c’est celui là. ––––––––– S’ORIENTER DANS LA PENSEE. Nous ne sommes pas dans le face-à-face avec ça. Nous partageons la conviction de Stevens que nous smme hors de l’esprut central. avec ce qu’elle comporte de fragilité et de menace ? ce n’est pas l’arrivée triomphae du vrai dans l’appareil de l’Etat. Notre imagination. au vrai comme tel. Nous ne sommes pas dans cette lumière centrale. nous ne sommes pas dans l’achèvement du vrai. Cette imagination de l’impossible adveune là comm possible c’est l’infini. Elles ont été construites et admirées de l’intérieur du mouveent. cette lumière qui éclaire le noir. une conviction. Par contre c’est vrai que ce qui animait la subjectivité dont parle Steven c’est qu’on était en train de parvenir à un face-à-face avec la vérité totalement réalisée. comme : le nihilisme . hors de cette lumière là. Nous qu’est-ce que nous faisons ? Nous ne sommes pas dans la parousie du vrai. Toucher au vrai. Mais il y a loin. Elles n’ont pas été construites de l’extérieur. Nietzsche disait les vrais événements arrivet sur des pattes de colombes. nou sommes dans la pauvreté de l’incoporation à la vérité qui devient. pas des totalités mais des agencements constamment en train de se défaire et de se refaire. ce qui en serait comme le disque solaire essentiel. tout autant que le vain espoir d’y parer par d’antiques exercices. elle est devenue l’infini qui nous excès mais auquel nous sommes incpocrrés. Dans tous les cas ils édifient une demeure où il nous suffit d’être ensemble. nous sommes hors de l’esprit centralI. La demeure que nous arrivons àédifier sous le signe du vrai. dans l’espérance et dans sa réalisation eschatologique de l’espérance. Non pas l’Etat totalitaire etc…. Nous sommes hors de cette lumière là. hors de la totalisation du vria. donc le culte de la personnalité était des symboles. la certitude qu’il s’agit bien d’une vérité éclaire l’obscur dans lequel nous sommes. très haute qui éclaire le noir c’est la caractérisation de la vérité supposée achevée. S’ORIENTER DANS L’EXISTENCE Séminaire public d’Alain Badiou Ce séminaire de trois ans entend construire une réponse à une forme déployée de la vieille question de Kant : « Qu’est-ce que s’orienter dans la pensée ? » Que la reprise de cette question soit opportune. C’est loin c’est haut. C’est pour ça que ça marchait. La vérité en devenir c’est ça.

.............18 24 janvier 2007 ........................................................................ dont l’apparaître est celui de l’immédiat sans concept.....................17 Novembre 2006.....................................20 Mars 2007 .... des conforts et des privilèges auxquels notre appartenance occidentale accorde une garantie dont le prix en lâcheté est d’autant plus considérable qu’elle est de moins en moins assurée........................................................................24 ......... ou selon le possible propre qui est le sien...... « Que se passe-t-il ? » et « Que faire ? » n’étaient pas des questions discernables..... l’anarchisme des multitudes............. On vit que ce n’était pas une affaire simple................................ le nôtre......... d’ « organes » (le corps « avec organes »)..................... ou le désir frustré.23 13 juin 2007 . ou de ne plus trouver d’issue que dans des amalgames (de la politique et de l’art.. de « points de décision »....................... le culte du corps-de-jouissance et/ou des « formes de vie ».... quand nous savons nous y incorporer..... la politique « démocratique » sous toutes ses formes............ Au prix de quelque ascèse.......... « occidental »…)........................................... Le ressort en est la confiance dans la force des vérités............... La conservation angoissée......... de l’amour et de la jouissance. et dans l’éternité subjective dont elles nous gratifient............... Il faut enfin trancher............................. tel fut l’enjeu de notre première année (2004-2005). lui trouver un nom vérifiable........ « mouvement social »…)..... « français ».......................................... machines et fondations....... Matériaux............... peut aussi se dire : quelles sont les conditions contemporaines de la liberté ? Ces conditions sont aujourd’hui difficiles à repérer............ quant à ce dont nous sommes capables.................... vers le consentement à notre propre disparition mentale...............22 16 mai 2007.................... tout cela fait partie de la confusion elle-même..................esthétisant................ de l’illimitation dévastée. de la jouissance et de l’art…). de la science et de la technique....................... La joie n’en est pas moins de constater que la philosophie peut les repérer et les penser.................... mais selon les impératifs où se fonde une nouvelle universalité.. dans laquelle les animaux humains tentent ici de survivre..................................... ce qui fait spiritualiste...... d’ « incorporation éternelle »..... consacré au vingtième du nom................19 14 février 2007....... La troisième année (2006-2007) proposera une doctrine qu’à défaut de la dire du salut..................... Etablir un diagnostic sur l’époque..... difficiles à tenir........... Tout de même que décider que le temps est celui d’un oubli ou d’une décadence ne nous fait guère avancer...... de « corps subjectivable »................ on nommera de la liberté nouvelle. Car il importe de situer affirmativement.......... où je fais théorie de ces matériaux et de ces machines....... difficiles à penser................... Ce dont il aura été question. Le séminaire a largement été la production et le commentaire d’un grand schéma où les concepts de ce livre touffu étaient redisposés........ ou de faire revenir comme appui les vieilles assises communautaires (« arabe »....... il faut l’avouer..... comme des sables mouvants................................. La deuxième année (2005-2006)................................. de bout en bout. hédoniste et malheureux......... Dans la méthode proposée......................17 13 décembre 2006.................. et de loin : la peur......... Cette seconde année fut aussi celle de la sortie de mon livre Logiques des mondes........ libéral et guerrier.......... Il faut risquer de répondre à la question « qu’est-ce que vivre ? »...... de la répétition et de la création............................................................. Disons qu’à tout le moins nous devons trouver pour notre temps les maximes de ce dont Descartes était déjà fort occupé : une morale provisoire pour notre temps cruel et atone..................... et quelques autres....................... Cette première année fut aussi celle de la sortie de mon livre.......... de l’art et de la vie.................... On a déployé en particulier les concepts de « sujet fidèle » (contre les formes réactives et obscures du sujet).................. nous avons examiné et expérimenté quelques concepts fondamentaux requis pour nous tenir définitivement à distance de ce qui aujourd’hui nous aspire..................................... 2006-2007 (transcription de François Duvert) 25 octobre 2006 ................................................. apportant ainsi sa contribution à ce qu’il soit possible de les tenir.................... « juif »...........21 Avril 2007 ........ « anticapitalisme »..... exposer au jour de la pensée la nature de la confusion. Sans oublier bien entendu ce qui dans nos contrées domine................................................................. et quant au rôle de la philosophie dans cette capacité......................... y compris ceux qui furent honorables (« révolution »... ce moment.................. Car la tentation d’user des vieux noms...... III................................................................ la morale des droits.. non selon la nonchalance esthétique des écologies vitales.......................................... le Siècle.........

Il est absolument clair que dans l'élément de la crise ouverte depuis assez longtemps de ces Lumières révolutionnaires. Il ne faut pas liquider l'hypothèse d'une rationalité révolutionnaire qui s'incorpore y compris les formes subjectives héritées du romantisme révolutionnaire. Ie que le culte de la raison ou la raison poussée dans son usage extrême produisaient finalement une sorte de principe de rupture avec la moralité sous toutes ses formes. Pourquoi ? car au fond. Ie il y a eu l'idée que le conflit politique poussé sous sa forme la plus radicale. défendant les Lumières. Cette polémique est à propos de la signification des Lumières. une polémique allemande sur la signification des Lumières. la politique et le rapport de l'histoire et de la politique. ie la thèse de lumière politiques dans l'espace de la révolution elle-même. car Jacobi déclare qu'il y a dans les Lumières une contradiction mortelle entre raison et moralité. Il est intéressant après tout de se référer au contexte de cet article pour préciser aussi le contexte de notre entreprise ici : pourquoi Kant publie-t-il en octobre 86 sur la question de s'orienter dans la pensée ? C'est dans le cadre d'une polémique. laissant le camp des Lumières sans défenseur immédiat. violentes. qui est une polémique entre Jacobi et Mendelsohn (le philosophe). exactement comme les Lumières pouvaient critiquer des formes autoritaires et oppressives du pouvoir et de la religion de l'intérieur précisément de la rationalité nouvelle. Ce n'est pas une question de rationalité pure. peut-être la dernière de mon séminaire tout court (nous verrons cela pendant l'année). qu'un usage bien orienté de la raison (l'orientation entre en scène) permet daller au-delà de la contradiction apparente. qui est que signifie s'orienter dans la pensée. mais qu'on était au contraire au delà de cette opposition dès lors précisément qu'on avait une orientation révolutionnaire effective de la rationalité politique. révolutionnaires. tenable. C'est un article de revue publié par Kant en octobre 1786. avec l'idée que la rationalité de la rupture est pensable. bis. C'est l'argument majeur qui propose un bilan entièrement négatif de cette entreprise du point de vue entièrement victimaire et éthique. on peut considérer que pendant toute une période. peu de temps après la Révolution Française. pour les droits de la raison et y compris naturellement contre les droits de la révélation et de l'autorité. Eclate tardivement. mais d'orientation dans la pensée. Kant intervient sur ce conflit et reprend la question qu'est-ce que s'orienter dans la pensée. Le soupçon porté sur les Lumières voit la mort du défenseur dans le conflit entre raison révolutionnaire et moralité. y compris enveloppant les formes insurrectionnelles. relevait en vérité d'une rationalité dialectique effective. l'argument principal est qu'il n'est pas possible de penser dans ce contexte l'unité entre la politique et l'éthique. titré. mais que la vraie question est celle d'une correcte orientation de la pensée politique elle-même. s'orienter dans l'existence. ie d'une réorientation de la pensée révolutionnaire. Le contexte permet de soutenir une ressemblance. ie du combat pour la rationalité. le champion des L étant mort. Il a bien précisé qu'il n'en avait pas très envie. ou subjectivité enthousiaste et rationalité. Et donc ceux qui soutiennent que telle n'est pas la vraie question. dans une figure lui permettant de s'opposer aux défenseurs de l'ordre établi. Il s'agit d'une orientation dans la pensée aussi. Marxisme est un des noms multiples de cette entreprise de lumières révolutionnaires. la subjectivité révoltée avec un dispositif de rationalité englobant l'histoire. et il n'y a pas à opposer violence et raison. l'orientation la juste orientation de la politique révolutionnaire dans l'élément de la rationalité générale décidée par le matérialisme historique par exemple au sens global. renouveler dans l'élément . Il faut en effet accepter qu'il y ait un un pb d'orientation dans la pensée. qui faisant fusionner le pathos révolutionnaire hérité du romantisme. de la politique elle-même. de telle sorte qu'on puisse restituer. sont dans la position de M. Mais nécessité fait loi. Mendelsohn proteste. Donc on peut soutenir qu'au milieu du 19ème siècle s'établit une nouvelle séquence de Lumières au sens large. On va commencer à parler de l'enjeu de notre travail : c'est tenter de répondre à la question qui était primordialement une question de Kant. Il y a une analogie avec la situation contemporaine. C'est une argumentation de type Jacobi : entre la rationalité révolutionnaire sous sa forme dialectique héritée du marxisme et la moralité sous la forme des droits de l'homme et de la vie. il n'y a pas de possibilité de réconciliation véritable. ie de Kant. sous le nom de marxisme il y a eu la thèse d'une raison révolutionnaire. Kant se sent obligé de relever le défi et d'entrer dans le combat. restaurer. J'ai rajouté.25 OCTOBRE 2006 C'est la 3ème et dernière année de ce séminaire. Il ne faut pas faire une croix là-dessus. Cette polémique se développe et Mendelsohn meurt en 1886. la raison. Mais le titre est un titre de Kant. pour des raisons sur lesquelles je vais revenir. le romantisme révolutionnaire. Car il s'agit bien en fin de copte des formes effectives d'orientation dans la pensée et pas du tout d'une opposition entre moralité et rationalité.

de la raison qui puissent s'étendre jusqu'aux objets suprasensibles. On ne peut le traiter dans l'étroitesse de la détermination empirique. de processus réels. Si on articule que le pb de la crise n'est pas un pb de contradiction entre politique et éthique mais un pb d'orientation. ce débat d'orientation. permette de prendre cette décision. réintroduire la thématique des vérités. crise qui utilise le même système d'arguments (mise en contradiction de la logique éthique et de la rationalité révolutionnaire). à propose de s'orienter dans la pensée et l'existence. trouver de nouvelles figures d'orientation dans la pensée. un corps subjectivable. Et donc finalement on est dans la logique d'une subjectivité qui puisse soutenir ce conflit. Il faut savoir à quoi on donne son assentiment : c'est de l'ordre en effet d'un principe subjectif. et il est vain d'imaginer qu'un argumentaire descriptif. Pas d'objectivité telle qu'elle puisse permettre de décider. J'ai dit pourquoi : car le monde contemporain est fondamentalement un monde de la désorientation. Nous cherchons cela. ie jusqu'à finalement l'être luimême. Déterminé : il s'agit de penser à partir de procédures de vérités effectives. Il n'y a rien d'autre que le suspens de l'animal humain quant à la possibilité de donner son assentiment à ce qui se passe. advient. Nous cherchons à répondre de façon non nihiliste à cette question. On donne son assentiment à quelque chose dépendant de l'événement. la fusion réalisée par la longue séquence de la rationalité politique révolutionnaire. On accordera à Kant que s'orienter dans la pensée. Je me sens en affinité avec cela. analogie de camp (jacobites modernes : il y a une telle contradiction. S'orienter dans la pensée est une question d'assentiment. analogie de maxime (il faut élargir l'espace de l'investigation et se rapporter toujours à des procédures déterminées). éternelles de surcroît ! Les vérités éternelles sont irréductibles à leur matérialité immédiate. Donc analogie de contexte des Lumières révolutionnaires (depuis les années 70). pas d'un principe relevant de l'état du monde. c'est la possibilité par la détermination effective de ce que c'est que s'orienter dans le pensée. ie une nouvelle maxime de l'orientation. Entre l'orientation et la crise. car dans ce travail. l'objectivité ne permet pas de trancher. Nous reprenons à nouveaux frais cette question de Kant et M par rapport à la séquence historique de la rationalité dialectique accusée d'être incompatible avec l'éthique et la moralité élémentaire. désorientation subjective. de l'être lui-même. c'est toujours . et ceux qui soutiennent d'une façon ou d'une autre qu'il s'agit d'un pb d'orientation mais pas de contradiction insurmontable). des classes etc… Dans la vision que je me fais des choses. Kant le dit ainsi : "s'orienter dans la pensée signifie étant donné l'insuffisance des principes objectifs. c'est bien d'un concept élargi et déterminé du s'orienter qu'il s'agit. à des maximes nouvelles du sujet dans l'élément de la politique par exemple. une théorie objective de l'état du monde. par une orientation déterminée et élargie. de déterminer son assentiment d'après un principe subjectif".de cette orientation novatrice. Et objet suprasensible : c'est la nécessité dans mon lexique pour comprendre entièrement de quoi il s'agit dans cette réorientation subjective de la pensée. qui se constitue dans l'ordre de la mondanité réelle. est un principe subjectif. même si elles sont immédiates. Il définit ainsi sa tâche : "le concept élargi et déterminé du s'orienter peut nous aider à présenter avec netteté la maxime de la saine raison dans ses application à la connaissance des objets suprasensibles". Donc c'est un concept élargi. 2nd point frappant dans le texte de Kant : Kant voit qu'il s'agit d'un passage de l'objectif au subjectif. un sujet est toujours sous une forme ou une autre un conglomérat d'assentiment. A quoi donne-t-on son assentiment ? Ce n'est pas une question qui puisse d'aucune manière être tranchée par l'objectivité pure. c'est de trouver les maximes de la pensée. Par conséquent ce que Kant propose de façon synthétique. Concept élargie et déterminé : pourquoi ? Elargi : car il est impossible de déterminer à nouveaux frais ce qu'est s'orienter sans recourir à des propositions touchant à l'ontologie et la logique. alors on en appelle en vérité à des configurations subjectives nouvelles. C'est bien le protocole à travers lequel se constitue un sujet. constitue la figure embryonnaire d'un nouveau corps de vérité. Donc il faut assurer des assises élargies (ontologique. Finalement. il s'agit de savoir si on donne ou non son assentiment à ce que j'appelle un corps de vérité. Il n'y a pas de maxime objective de l'assentiment à un processus de vérité en cours. connexion onto et logique) et déterminé (car procédures réels en dernier ressort à ne pas perdre de vue). En raison de cette analogie je dis encore quelques mots sur l'entreprise de Kant. Rien dans la situation n'est contraignant à l'égard de l'assentiment. et le principe de cet assentiment qui constitue une subjectivité de type nouveau. En un sens nous sommes tous dans cette désorientation homogène à l'être dominant du monde. il faut rebâtir des axiomes ontologiques et logiques pour