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microméga physique chimie , 2 nd

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microméga physique chimie , livre du professeur
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Microméga 2de, 2004 ©

Hatier

Aspects pédagogiques
et scientifiques

Ce chapitre traite une partie bien délimitée du pro-
gramme relative à l’interaction gravitationnelle. Il
s’agit d’utiliser le principe d’inertie pour interpréter
en termes de force, la chute des corps sur la Terre,
de relier la pesanteur à l’expression de la force gra-
vitationnelle et d’interpréter le mouvement de la
Lune par extrapolation du mouvement de chute
libre. Cette force, résultant de l’interaction de deux
masses, est donc présentée comme unifiant des
phénomènes aussi différents qu’une chute libre et le
mouvement d’un satellite.

Dans l’activité 1p.268, on se sert du principe
d’inertie et du fait que la Lune tourne autour de la
Terre pour convaincre l’élève qu’il existe une force
entre la Terre et la Lune. Cette force, dont l’exis-
tence n’est pas intuitive, portera le nom de force
d’interaction gravitationnelle dans la suite de ce
chapitre. L’activité 2(p. 268) illustre la définition
humoristique d’un laboratoire de physique: c’est le
seul lieu sur Terre où les lois de la mécanique sont
respectées. On déduit de l’observation de diffé-
rentes chutes, dont celles d’un caillou et d’une
plume, la notion de chute libre par opposition à des
chutes «non libres». Cette comparaison doit aider
les élèves à décider à bon escient de prendre ou non
en compte l’influence de l’air lors de l’étude d’un
mouvement, et à comprendre ce que veut dire
«n’être soumis qu’à son poids».

L’activité 3, p.269, remplace un cours qui aurait
comme objectif d’introduire la force d’interaction
gravitationnelle, d’en faire sentir le sens, de décou-
vrir son expression et de faire un certain nombre
d’applications numériques. Les conséquences de
cette interaction sont traitées dans l’activité 4,
p.270. L’élève est amené à identifier le poids et la
force correspondant à la pesanteur déterminée par
l’expression F = Gm

Am

B/d2

. C’est également l’oc-
casion de comparer la hauteur des sauts sur la Terre
et sur la Lune, en les reliant aux accélérations res-
pectives de la pesanteur.

Les notions du cours sont exploitées dans un TP,
(activité 5, p.277) et dans l’activité 6, p.278.
L’ensemble des notions vues en mécanique y sont

CHAPITRE 16.

L’INTERACTION GRAVITATIONNELLE

réinvesties: diagramme objet-interactions, mouve-
ment, vitesse, force, principe d’inertie, influence de
la masse sur le mouvement, force d’interaction gra-
vitationnelle, poids, etc. Lors de l’activité 5 l’élève
effectue des mesures en relation avec un système
concret, et les interprète, alors que lors de l’activité
6 sur le mouvement des satellites, la réflexion
nécessite un bon niveau d’abstraction.

Activités de découverte

1. Peut-on trouver sur Terre
des mouvements identiques à
celui de la Lune?
(p. 268)

Grâce au travail des chapitres précédents, l’élève
sait ce qu’est une interaction et connaît le principe
d’inertie. Cette activité a pour but de lui faire com-
prendre que la nature circulaire du mouvement de
la Lune impose qu’il existe une interaction entre la
Lune et la Terre. Nous sommes convaincus que
prendre en compte la force d’interaction gravita-
tionnelle ne va de soi que pour un physicien. C’est
pour cela que nous amenons l’élève à déduire
l’existence de cette interaction en lui donnant suf-
fisamment d’informations:
–le fait que la Lune possède un mouvement circu-
laire uniforme;
–la nécessité d’utiliser le principe d’inertie.
Le mouvement circulaire uniforme de la Lune sous-
entend que l’on considère un référentiel ad hoc
(géocentrique) que nous avons choisi de ne pas
expliciter afin ne pas compliquer cette activité
introductive. Il faut conserver présent à l’esprit que
le mouvement de la Lune, pour un observateur ter-
restre (ce que constate l’élève quand il observe la
Lune), est principalement dû au mouvement de
rotation de la Terre, et ce n’est pas de cela dont il
s’agit dans cette activité. C’est pour cela que le
mouvement circulaire uniforme de la Lune est une
information fournie aux élèves dès la première
ligne.
Par ailleurs, cette activité aborde quelques points
communs entre différents mouvements circulaires
(des astres, sur Terre, etc.). Le fait qu’un enfant sur
un tourniquet soit soumis à la même force que la

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Lune n’est pas simple à imaginer et le questionne-
ment proposé devrait inviter l’élève à construire
cette relation entre deux situations, que presque tout
sépare.

Le professeur doit avoir présent à l’esprit que
l’élève confond vitesse et valeur de la vitesse. Ce
dernier traduit intuitivement la notion de mouve-
ment circulaire uniforme de la Lune en termes de
vitesse qui ne change pas, et plus encore, de mou-
vement «naturel», c’est-à-dire sur lequel il n’y a
pas d’action. Il ne peut donc accepter que la Lune
soit soumise à une force que dans un contexte théo-
rique qui est celui du principe d’inertie vu au cha-
pitre précédent. Faire en sorte que l’élève aban-
donne un point de vue intuitif et se mette à utiliser
un principe de la physique est également un des
objectifs de cette activité: un grand objectif dans le
formation d’un jeune physicien.

a.L’expression «circulaire uniforme» signifie que
la trajectoire de la Lune est un cercle et que la
valeur de sa vitesse est constante au cours du mou-
vement.

b.D’après le principe d’inertie et puisque le mou-
vement n’est pas rectiligne uniforme, alors les
forces qui s’exercent sur cet objet ne se compensent
pas.

c.La Lune n’est soumise qu’à la force exercée par
la Terre. Cette force se trouve suivant l’axe TL, diri-
gée vers la Terre.

Note.Fidèle à notre idée qu’il faut distinguer la représentation de
la réalité des objets Terre et Lune, et la représentation de la modé-
lisation qu’on doit en faire pour raisonner en tant que physicien,
nous proposons aux élèves un schéma où la Terre et la Lune sont
représentés par des points, et non par un petit dessin de la planète
bleue et de son satellite.

d.On peut fixer un objet à une tige rigide, elle-
même fixée à un axe vertical fixe et pouvant tour-
ner autour de cet axe. L’ensemble tige-objet est
posé sur une table à coussin d’air horizontale (afin

position 2

position 1

T

L

L

Correction

d’éliminer les frottements) et peut tourner autour de
l’axe vertical.

Dans ce cas, l’objet est soumis à son poids, à la
force exercée par la tige sur l’objet et à la force
exercée par la table sur l’objet.

e.Oui, la Lune et l’objet ont l’un comme l’autre des
mouvements plans et circulaires uniformes et sont
soumis à des forces dont la résultante est perpendi-
culaire à la direction du mouvement.

En effet, en projetant le mouvement de l’objet sur
les axes horizontal et vertical et en appliquant le
principe d’inertie à chaque projection, on constate
que les forces verticales auxquelles est soumis l’ob-
jet se compensent.

La résultante des forces exercées sur l’objet corres-
pond à la force exercée par la tige sur l’objet. Cette
résultante est horizontale, dirigée suivant l’axe
objet-axe.

2. Le tube de Newton (p.268)

Le but de cette activité est de permettre à l’élève de
comprendre le rôle de l’air lorsqu’un objet tombe.
La chute libre, dont il va être question dans ce cha-
pitre, est une chute idéale qu’on ne rencontre pas en
réalité dans l’atmosphère. Comparer une chute libre
et une chute «non libre» dans un tube de Newton
nous semble donc important lors de la préparation à
l’étude de la trajectoire d’un projectile, notion cen-
trale dans ce chapitre.

Cette activité met aussi en évidence le fait que la
chute d’un corps dans le vide est indépendante de sa
masse. Ce n’est ni évident d’un point de vue intui-
tif, ni d’un point de vue théorique, du moins si l’on
se réfère au chapitre 15 où le rôle de la masse sur le
mouvement a été abordé.

Dans un premier temps, l’élève compare le mouve-
ment de chute verticale de deux objets de masses
distinctes dans l’air. Puis, il refait la même expé-
rience avec d’autres objets. Dans un second temps,
à l’aide d’un tube de Newton rempli d’air, il com-
pare le mouvement de deux objets enfermés à l’in-
térieur. Enfin, une fois l’air aspiré, il refait la même
expérience et observe les différences. La première
expérience peut paraître sans intérêt puisqu’il s’agit
d’observer une banale chute. Cependant, nous pen-
sons qu’il est judicieux de montrer à l’élève que les
expériences réalisées dans le tube de Newton et
celles à «l’air libre» sont comparables et consti-
tuent le même objet d’étude.

2

16 – L’INTERACTION GRAVITATIONNELLE

Microméga 2de, 2004 ©

Hatier

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a.On observe que les balles ont toutes les deux un
mouvement vertical descendant.
b.On constate que le morceau de papier a aussi un
mouvement vertical descendant mais va plus lente-
ment que la balle pour descendre.
c.Outre le fait que la balle de tennis et la feuille de
papier n’ont pas la même masse, on peut évoquer le
fait que la surface de contact entre l’air et la feuille
est bien plus grand qu’entre l’air et la balle de ten-
nis.

Note.À défaut d’une boule en bois, on pourra chiffonner une
feuille de papier et comparer son mouvement à celui de la balle
de tennis à la question a. Cette même feuille sera déchiffonnée
pour la question b. Ainsi, les élèves voient assez facilement que
c’est la surface de contact qui semble responsable de la modifi-
cation de mouvement et non la masse.

d.On observe que la bille et la plume tombent ver-
ticalement à des vitesses différentes. La plume
tombe plus lentement que la bille.
e.On observe que la bille et la plume tombent ver-
ticalement en même temps (donc avec la même
vitesse) en décrivant une trajectoire rectiligne.
f.La seule différence expérimentale existante entre
les deux dernières expériences est l’absence d’air
dans le tube lors de la deuxième expérience.
Dans la deuxième expérience, la bille et la plume
sont chacune soumises à leur poids et à la force de
frottement exercée par l’air. Cette force de frotte-
ment est plus importante dans le cas de la plume
que dans le cas de la bille et ses effets sont plus
notables sur le mouvement de la plume que sur
celui de la bille.
Dans la troisième expérience, la bille et la plume
sont uniquement soumises à leur poids et ont le
même mouvement de chute libre. Ce mouvement
ne dépend donc pas du poids de l’objet (et par suite
ne dépend pas de la masse de l’objet).

3. La force d’interaction
gravitationnelle
(p. 269)

Comprendre ce qu’est la force d’interaction gravi-
tationnelle nécessite d’aborder deux aspects de
cette notion, comme souvent en physique: le
concept et la relation mathématique associée.
Certes la manipulation mathématique apparaît faci-
lement dans les exercices, mais le sens qu’on lui
donne nous paraît tout aussi important. C’est en
effet ce qui sera utile aux élèves pour comprendre,
par exemple, les commentateurs d’actualité scienti-

fique qui, à la télévision, évoquent la conquête de
l’espace.
L’introduction de l’activité définit la force d’inter-
action gravitationnelle comme une interaction qui
n’est due qu’à la masse des corps en présence.
Aucune expression mathématique n’est encore
fournie. À l’aide d’un diagramme objet-interactions,
il est qualitativement possible de prendre
conscience de la réciprocité de l’action d’un corps
sur l’autre. C’est l’objet de la première partie.
La suite de l’activité étudie la force d’interaction
gravitationnelle par l’intermédiaire de ses gran-
deurs d’influence: les masses des objets en interac-
tion et leur distance. Par exemple, considérer une
sonde spatiale qui s’éloigne de la Terre permet de
prévoir que cette force n’est pas proportionnelle à la
distance. La relation exacte entre ces grandeurs est
alors déduite d’un tableau de valeurs correspondant
à différentes situations. En dernière partie, l’in-
fluence de la masse, calculée à partir de l’expres-
sion de la force d’interaction gravitationnelle per-
met de constater que, sur Terre, entre deux objets
ordinaires, elle est négligeable par rapport à celle
exercée par notre planète.
Le travail proposé peut être réalisé en classe entière
ou être préparé à la maison puisqu’il ne présente
que peu de difficultés. Il oblige en revanche à faire
attention aux unités.

1. Interaction gravitationnelle

a.Le corps 1 est soumis à la force, de valeur F

1,

exercée par le corps 2 sur lui.

Note.Les élèves qui ne lisent pas correctement l’en tête de
l’énoncé ont tendance à tenir compte de la Terre dans le dia-
gramme, comme ils l’ont appris dans les chapitres précédents.

b.Le corps 2 est soumis à la force de valeur F

2,

exercée par le corps 1 sur lui.

c.D’après le principe des interactions, les forces
ont même valeur, ainsi F

1= F

2.

2. Influence de la distance

a.Si la force exercée par la Terre sur la sonde
augmente lorsque celle-ci s’éloigne, la sonde ne

corps 1

corps 2

corps 1

corps 2

Correction

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