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microméga physique chimie , 2 nd

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microméga physique chimie , livre du professeur
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Microméga 2de, 2004 ©

Hatier

Aspects pédagogiques
et scientifiques

Ce second chapitre concernant les gaz a pour but:
–de montrer l’interdépendance des quatre variables
d’état (p, V, Tet n) évoquées au chapitre précédent;
–de faire intervenir l’échelle de température abso-
lue, définie à partir d’un phénomène physique, à
savoir l’agitation thermique des molécules d’un
gaz;
–d’introduire la relation entre ces variables dans le
cas du gaz parfait et de considérer les possibilités
d’application aux gaz réels.

La présentation ci-dessous permet de comprendre
l’intérêt du choix de nos activités en relation avec
les exigences du programme officiel.

Introduction et intérêt
des variables d’état

Lapremière activitéproposée part de l’exemple
concret de la plongée sous-marine pour arriver à la
loi de Mariotte. La deuxième activitéutilise un
autre cas concret, celui du gonflage d’un ballon de
volley-ball, pour introduire la notion de variables
d’état (p, V, n, T) et met en évidence leur interdé-
pendance.
Cette notion est connue depuis les études expéri-
mentales quantitatives du comportement d’un gaz,
réalisées aux XVIIe

etXVIIIe

siècles. Elle se traduit par
l’énoncé de quelques lois, raisonnablement véri-
fiées quelle que soit la nature du gaz:
–loi de Boyle-Mariotte (ou loi de Mariotte):
pV=Cte (à température constante);
–loi d’Avogadro-Ampère:
V=Cte n(à température et pression constantes);
–loi de Charles: V=Cte T(à pression constante);
–loi de Gay-Lussac: p=Cte T(à volume
constant).

Même si le programme actuel, pas plus que notre
manuel, n’évoque les lois de Charles et de Gay-
Lussac, on peut être amené à recadrer l’équation
d’état du gaz parfait comme la combinaison d’un
ensemble de lois qui ont chacune conduit à l’avan-
cée de la science.

CHAPITRE 19.
LE GAZ PARFAIT

Aspect microscopique

L’étude du comportement microscopique d’un gaz
grâce à l’utilisation du simulateur «Avogadro-
Ampère» du cédérom accompagnant le manuel est
proposée dans l’activité 3. Il s’agit d’une recom-
mandation du programme officiel. Notre simulateur
visualise le comportement microscopique d’un gaz
et affiche les valeurs des variables d’état (les
valeurs de V, net θpouvant être choisies). Il est
donc possible d’établir un lien entre les aspects
microscopique et macroscopique du comportement
d’un gaz, et de constater l’interdépendance des
variables d’état.

Loi de Mariotte et température
absolue

L’activité 4est l’occasion de vérifier en TPla loi de
Mariotte, introduite lors de la première activité.
Bien qu’il ne s’agisse que d’un cas particulier de
l’équation du gaz parfait, sa connaissance (suggérée
au B.O.) s’avère pratique pour résoudre certains
exercices. Cette activité introduit également la
notion de zéro absolu, par l’étude des variations de
pression d’un gaz en fonction de sa température, à
volume constant. L’extrapolation de la représenta-
tion graphique permet d’obtenir une valeur limite
de température assez voisine de la valeur – 273°C
attendue. Une approche microscopique permettant
d’interpréter la notion de zéro absolu est proposée
en fin d’activité. Elle utilise le fait que la pression
d’un gaz diminue si les chocs des molécules qui le
constituent sont moins fréquents et moins violents
(vitesse plus faible). Lorsque la pression s’annule,
il n’y a plus de chocs, les molécules sont «figées»,
immobiles, et la température est de – 273,15°C.
C’est la température la plus basse pouvant exister,
puisqu’on ne peut pas concevoir de pression néga-
tive. Les commentaires du programme officiel
recommandent d’insister sur l’importance de la
notion de température absolue définie à partir d’un
phénomène physique: l’agitation thermique des
molécules. L’absence d’agitation correspond au
«zéro absolu» (0 K), origine de l’échelle Kelvin,
référence à partir de laquelle sont déduites les
autres échelles.

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Les commentaires du programme rappellent que
l’échelle Celsius est définie depuis 1968 à partir de
l’échelle Kelvin (et non pas le contraire) par:
θ(°C) = T(K) – 273,15
1°C =1 K et les deux échelles ne diffèrent que par
un simple décalage.
L’échelle Celsius n’est donc plus considérée
comme une échelle centésimale définie à partir des
points fixes arbitraires 0 et 100.

Volume molaire d’un gaz

L’activité 5 permet d’établir un lien avec le cours
de chimie puisqu’il s’agit ici de retrouver la loi
d’Avogadro-Ampère et de réinvestir la notion de
volume molaire.

Le baromètre

L’activité 6,documentaire, présente les expé-
riences historiques réalisées par Torricelli d’une
part et Pascal d’autre part. Elle permet de justifier
l’utilisation du millimètre (ou centimètre) de mer-
cure comme unité de pression atmosphérique ainsi
que l’utilisation (autrefois du moins) du mercure
comme liquide barométrique et non pas l’eau,
liquide pourtant plus courant, moins onéreux et non
toxique. On pourra évoquer la toxicité de la vapeur
de mercure dont une des conséquences fut l’aban-
don des baromètres et des thermomètres à mercure.
Le fait qu’une pompe ne puisse élever de l’eau au-
delà d’une dizaine de mètres apparaît comme un
effet de la pression atmosphérique.

Cours: le gaz parfait

Le cours présente, conformément au programme:
–les variables d’état et leur interdépendance;
–le zéro absolu et son interprétation microsco-
pique;
–l’équation d’état du gaz parfait et sa limite de
validité.
Les notions relatives aux variables d’état auront pu
être introduites grâce aux activités proposées.
L’interprétation microscopique du zéro absolu fait
intervenir la notion d’agitation thermique dont le
mouvement brownien est une conséquence.
Signalons à ce propos que l’année 2005 marque le
100e

anniversaire d’un des articles fondamentaux
publiés par Einstein, concernant la nature profonde
de l’agitation moléculaire révélée par le mouve-
ment brownien.
L’équation d’état du gaz parfait pV= nRTpermet
d’unifier un grand nombre de connaissances rela-

tives au gaz. Les connaissances exigibles du pro-
gramme insistent sur le caractère de modèle du gaz
parfait. Il n’y a pas les gaz qui sont parfaits et ceux
qui ne le sont pas. Il y a les gaz réels dont le com-
portement peut être modélisé par celui du gaz par-
fait défini comme un gaz dont l’équation d’état est
exactement celle donnée ci-dessus. À ce titre, il est
incorrect de parler du comportement desgaz par-
faits.
Les élèves doivent savoir que l’équation d’état
représente bien le comportement de l’air dans les
conditions habituelles de température et de pres-
sion. La validité du modèle est plus largement limi-
tée aux faibles pressions et aux températures suffi-
samment élevées. Du point de vue microscopique,
les molécules d’un gaz doivent être suffisamment
éloignées les unes des autres pour que ce gaz se
comporte comme legaz parfait.

Activités de découverte

1. Plongée sous-marine (p.316)

Cette courte activité introduit, en s’appuyant sur
l’exemple concret de la plongée sous-marine, l’inter-
dépendance des grandeurs pression et volume à
température constante et quantité de matière
constante. En plongée sous-marine, on considère
que la loi de Mariotte est vérifiée, ce qui est une
grossière approximation. En revanche, il ne faut pas
laisser dire que pV = V

0ce que l’on rencontre hélas

couramment puisque p

0=1bar. Cette faute d’ho-
mogénéité a été prévenue dans l’énoncé puisqu’on
demande explicitement que soit calculée la valeur
de p

atmV

atm. Le nom de Mariotte n’est pas men-
tionné puisque la loi n’est pas explicitement au pro-
gramme bien qu’il soit suggéré de l’utiliser en acti-
vité. Cette loi est une première étape vers l’intro-
duction de l’équation d’état du gaz parfait dont la
connaissance est l’objectif de ce chapitre.

a.On identifie le premier étage sur la bouteille,
le flexible et le deuxième étage qui se place
devant la bouche du plongeur.
b.On constate que p

maxV

b= p

atmV

atm.
On se place arbitrairement à température constante.

2. Variables d’état (p. 316)

L’objectif de cette activité est d’introduire, sur un
exemple concret familier aux élèves, les variables
d’état d’un gaz et leur interdépendance. La question

Correction

2

19 – LE GAZ PARFAIT

Microméga 2de, 2004 ©

Hatier

3512_Ch19 27/09/2004 13:09 Page 2

concernant cette interdépendance est explicitement
posée en fin d’activité. L’élève devra donner sa
réponse en s’appuyant sur trois transformations réa-
lisées: la première, à pression et température
constantes; la seconde, à volume et température
constants; la troisième, à volume et quantité de
matière constants.
La situation du ballon que l’on gonfle est modélisée
par une première phase à pression constante et une
seconde à volume constant. Cette modélisation ne
résisterait pas à des mesures précises de la pression
et du volume, mais elle est globalement acceptable.
Cette simplification permet une analyse de la situa-
tion en termes de grandeurs d’état et semble péda-
gogiquement profitable.
Avec une bonne classe et un peu de temps, on peut
prendre du recul et évoquer avec profit la notion de
modélisation à la fin de cette activité. L’expérience
montre effectivement qu’en s’approchant de la
forme sphérique du ballon, le volume et la pression
varient simultanément, ce que le modèle n’a pas
considéré.

a.La pression est restée la même (c’est la pression
atmosphérique). Le volume du ballon, donc le
volume d’air dans le ballon, a augmenté ainsi que la
quantité de matière d’air.

Note.Comme il a été précisé en marge du cours du chapitre pré-
cédent p. 304, on s’autorise à parler de quantité de matière d’air
bien que ce gaz ne soit pas constitué de molécules identiques,
contrairement à ce qui a été spécifié avec insistance lors de l’in-
troduction de la grandeur quantité de matière p.103.

b.La pression a augmenté, la quantité de matière
d’air aussi. Le volume est resté le même (le ballon
a atteint sa limite d’élasticité).
c.La quantité de matière d’air est restée constante.
La température du gaz contenu dans le ballon a aug-
menté.
d.Les quatre variables d’état d’un gaz sont: son
volume V, sa pression p, sa quantité de matière n, sa
température θ.
e.Première étape (question a): pconstante,
θconstante (température ambiante); Vvarie et
nvarie.
Deuxième étape (question b): Vconstant,
θconstante (température ambiante); pvarie et
nvarie.
Troisième étape (soleil: question c): Vconstant,
nconstante; θvarie et pvarie.
Donc, lorsqu’une grandeur varie, une autre varie
aussi.

Correction

3. Simulation du comportement
d’un gaz
(p. 317)

Cette activité permet, grâce à l’utilisation du simu-
lateur Microméga Avogadro-Ampère, d’étudier le
comportement microscopique d’un gaz, dont les
molécules sont représentées par de petites parti-
cules colorées.
Le succès de ce simulateur se mesure par la quan-
tité d’utilisations qu’il a déjà suscitées en classe et
dans la rédaction de mémoires d’IUFM.
Il permet d’illustrer la variation des grandeurs
volume, quantité de matière et température. La
valeur de la pression s’affiche automatiquement en
fonction des choix.
Il est important que les élèves comprennent que le
simulateur représente une modélisation de la réa-
lité; ce n’est pas la réalité. On atteint cet objectif de
nombreuses façons, par exemple en utilisant le mot
«particule» pour ce qui est représenté à l’écran et
en réservant le mot «molécule» pour les entités
constituant l’air. On évite également de parler de
l’air ou du gaz en évoquant ce qui se passe sur
l’écran, mais en disant par exemple «la représenta-
tion du gaz».
Cette modélisation microscopique d’un gaz utilise
les notions de trajectoire et de vitesse vues en méca-
nique. Il convient donc de les utiliser avec la même
signification et la même précision. Une différence
essentielle, non explicitée dans l’activité, provient
du fait qu’on ne prend pas en compte l’effet de la
pesanteur sur les particules.

1. Modèle et simulation

a.L’air est constitué de deux sortes de molécules:
diazote (les plus abondantes, particules bleues dans
le simulateur) et dioxygène (particules rouges dans
le simulateur).

Note.La différence de couleur permet aussi, d’un point de vue
pratique, de suivre le mouvement d’une particule, ce qui est inté-
ressant.

b.La trajectoire d’un objet est l’ensemble des posi-
tions successives occupées par un point représen-
tant l’objet au cours du mouvement. Elle se définit
dans le cadre d’un référentiel qui est ici le piston
représenté à l’écran.
c.Le mouvement est rectiligne entre deux chocs
consécutifs mais la trajectoire change de direction
lors d’un choc.

Note.On fait ici implicitement l’hypothèse que l’on peut appli-
quer le principe d’inertie, avec la réserve toutefois de la non-prise

Correction

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