Les methodes se referent a un ensemble de procedes et de techniques de classe visant a susciter chez l`eleve un comportement ou une activite determines

. Les methodes constituent des donnees relativement permanentes, parce qu`elles se situent au niveau des objectifs techniques inherents a tout enseignement des LVE – langues vivantes etrangeres- (faire acceder au sens , faire saisir les regularites, faire repeter, faire imiter, faire reutiliser…). Les methodologies, en revanche, sont des formations historiques relativement differentes les uns des autres, parce qu`elles se situent a un niveau superieur ou sont pris en compte des elements sujets a des variations historiques dominantes tels que : -les objectifs generaux, parmi lesquels priorite peut etre donnee a l`objectif pratique ou au contraire aux objectifs culturel et formatif - les contenus linguistiques et culturels, ou l`on peut par exemple privilegier la langue parlee ou la langue ecrite, la culture artistique ou la culture au sens anthropologique. - les theorie de reference , en particulier les descriptions lingustique et culturelle, la psychologie de l`apprentissage, la pedagogie generale etc - les situations d`enseignement : les rythmes scolaires, le nombre d`annees de cours, d`heures d`ensegnement par semaine, d`eleves par classe et l`homogeneite de leur niveau, leur age, leur besoins. Enseignement – didactique – methodologies – methodes – techniques( correspondent a un ensemble de procedes) – procedes.

La Methodologie Traditionnelle( MT) ♥ la méthodologie traditionnelle est basée sur la méthode dite de grammaire-traduction ♥ La méthodologie traditionnelle s’appuie sur un fondement théorique concernant la langue, la culture, l’enseignement et l’apprentissage. La langue est conçue comme un ensemble de règles et d’exceptions observables dans des phrases ou des textes, susceptibles d’être rapprochées des règles de la langue de départ. La forme et le sens occupent la place prépondérante dans l’enseignement.C’est pourquoi une attention particulière sera prêtée à l’apprentissage de la morphologie et de la syntaxe d’une part et des listes de mots, d’autre part. La langue écrite, la langue des textes littéraires est considérée supérieure à la langue parlée et c’est elle qui doit être enseignée / apprise. La culture étrangère est synonyme de beaux-arts. Apprendre une langue étrangère signifie avoir accès à cette culture au moyen de la traduction de textes littéraires. L’enseignement des langues vivantes étrangères, tout comme l’enseignement du latin, jadis, est l’enseignement d’une discipline mentale, nécessaire à la formation de l’esprit. »]Dans un premier temps, pour enseigner la grammaire, il exige le recours à la déduction mais, plus tard, au 18e siècle quand l’étude de la grammaire occupera la seconde place, la démarche inductive va remplacer la déduction L’apprentissage est conçu comme « une activité intellectuelle consistant à apprendre et à mémoriser des règles et des exemples en vue d’une éventuelle maîtrise de la morphologie et de la syntaxe de L2.» Pour la méthodologie traditionnelle, l’enseignement /apprentissage d’une langue étrangère doit avoir atteint, une fois arrivé à son terme, trois grands objectifs, à savoir: rendre l’apprenant capable de lire les ouvrages littéraires écrits dans la langue cible; développer les facultés intellectuelles de l’apprenant, par une réflexion méthodique sur sa langue et sur celle qu’il apprend; rendre l’apprenant capable de traduire dans et de la L2, et même former de bons traducteurs de textes littéraires.

associé à l’étude de la grammaire. la compréhension et l’expression orales occuperont une place secondaire jusqu’au moment où. de listes de mots groupés par thèmes et / ou de recueils de dictons ou expressions idiomatiques. grammaire / traduction qui correspond à la méthodologie grammaire /thème que nous avons déjà décrite. aux mêmes formes morpho-syntaxiques. traduction/ grammaire ou version/grammaire. expérimentale et active dans l’apprentissage lexical et grammatical. ensuite. Cette alliance grammaire / thème est considérée «la caractéristique essentielle de la méthode grammaire-traduction au 19e siècle. exercice de traduction de la langue maternelle à la langue étrangère. La technique utilisée est le thème. L’enseignement est explicite et déductif: l’explication de la règle est suivie d’exemples et d’applications. On atteint ainsi quatre types différents possibles décrits dans : a. ce qui constitue une insuffisance . il illustre cette règle par des exemples qu’il a construits lui-même ou qu’il a empruntés à des auteurs connus. commence à se manifester un certain intérêt pour l’oral.L’atteinte des objectifs assignés privilégie le développement des compétences de compréhension et d’expression écrites. un ensemble de procédés et de techniques de classe sera mis en oeuvre. L’utilisation d’un texte de base unique ennuie les élèves car ils sont obligés de revenir aux mêmes phrases. au sein même de la méthodologie traditionnelle. » Cette méthode permettrait: une stricte limitation grammaticale au début de l’apprentissage en fonction des besoins réels des élèves et une approche inductive. l’enseignant explique dans la langue maternelle de l’élève une règle grammaticale de la langue cible. la grammaire et la traduction. Ce texte sert de base à un enseignement théorique de la grammaire. il traduit mot-à-mot ces exemples dans la langue maternelle de l’élève pour s’assurer que celui. découpé en parties correspondant chacune à une leçon. dont certains sont encore vivants et employés dans les cours et les manuels les plus récents. Pour y parvenir. L’ensemble des procédés utilisés pour l’enseignement / apprentissage n’est pas très diversifié: d’abord. visant à la fois l’application correcte de la règle de grammaire enseignée et la vérification de l’acquisition du vocabulaire établi pour l’unité d’enseignement / apprentissage considérée.» mais progressivement elle va s’imposer et le thème d’application deviendra l’exercice privilégié. Par contre. » Il s’agit d’un texte suivi. b. Les trois siècles d’évolution de la méthodologie traditionnelle ne sont pas dominés par la seule méthode grammaire traduction. traduit par l’introduction dans le contenu de la leçon d’un enseignement théorique de la prononciation avec des exemples correspondants et des transpositions phonologiques.ci a bien compris l’explication.» Elle a coexisté d’abord avec « des héritages de l’enseignement du latin langue vivante tels que l’étude de dialogues fabriqués. né de la critique du type a «correspond aux propositions de rénovation de l’enseignement du latin faites en particulier par les grammairiens à partir du 18e siècle. on demande aux élèves de composer euxmêmes des phrases pour illustrer la règle. Suivant les objectifs pratiques fixés par les apprenants. traduit d’abord mot-à-mot en langue maternelle et ensuite en bonne langue maternelle. le modèle de base grammaire traduction connaîtra des variations qui jouent sur la place et l’importance réciproques des deux composantes. « donné sous forme de remarques systématiques et très détaillées. De plus. l’explication est faite moyennant un métalangage assez difficile mais que l’apprenant est supposé connaître de sa langue maternelle. enfin.

Le choix des problèmes de grammaire et la progression de leur présentation correspondent à l’ordre de présentation dans la grammaire de la langue maternelle. la morphologie et la syntaxe à enseigner /apprendre sont fournis par les textes choisis. Chaque unité d’enseignement / apprentissage est organisée autour d’un problème de grammaire illustré dans le texte. la préparation des questions sur la compréhension des textes. d. l’apprenant entre en contact avec un ordre et un mode de présentation qui lui sont familiers et qui sont de nature à le conforter dans son apprentissage. L’enseignement de la grammaire sera réduit au début de l’apprentissage à la morphologie de base (paradigmes verbaux et grammaticaux) et à des remarques ponctuelles en syntaxe au profit d’un enseignement visant l’objectif pratique: listes de mots. répondre aux questions. Cette méthode emploie des phrases isolées en langue étrangère. L’organisation de l’unité d’enseignement /apprentissage (de la leçon) concerne non seulement des procédés et des techniques mais aussi et. pour biencomprendre le sens des mots. .tout comme le contenu thématique trop éloigné des besoins des élèves. observer le déroulement de l’activité imposée par l’enseignant et réagir aux moments précis où son intervention est prévue (composer des exemples en application de la règle étudiée. Ni la prononciation ni les thèmes n’intéressent l’enseignant. La classe de langue est dominée par l’enseignant. Il représente l’autorité institutionnelle et en même temps il est le détenteur des savoirs à acquérir par les apprenants. c. traduites par l’auteur du manuel et qui servent de base à de simples remarques grammaticales. le contenu. résoudre les thèmes / versions). ils sont traduits en L1. Autour de ces quatre types vont se développer des techniques en rapport avec l’objectif pratique commun et qui viseront principalement l’intensification de la pratique orale de la langue et l’assimilation des structures et du vocabulaire par les élèves. exercice de traduction oral. Les textes choisis servent à illustrer la règle/ les règles correspondant au problème de grammaire à enseigner. Les textes qui serviront de matériel didactique pour l’enseignement /apprentissage du vocabulaire et de la grammaire sont des textes littéraires choisis pour leur valeur littéraire. dialogues sur des thèmes de la vie quotidienne. C’est toujours l’enseignant qui a l’initiative des interactions verbales durant la leçon. Il n’a pratiquement aucune initiative et son apprentissage consiste à mémoriser les paradigmes verbaux et nominaux. les listes de grammaticaux) et à des remarques ponctuelles en syntaxe au profit d’un enseignement visant l’objectif pratique: listes de mots. Le vocabulaire est appris par coeur. et parfois même des fragments de texte ou des textes entiers. qui est surtout lexical et grammatical. des thèmes et des versions.La connaissance de la grammaire de la languematernelle est essentielle car elle facilite l’apprentissage de la grammaire de la langue cible et permet la compréhension du métalangage et des exemples. l’explication théorique jusqu’à la distribution des tâches et la vérification de leurs réalisations. De cette façon. sans aucune préoccupation pour l’établissement d’une certaine progression qui prenne en compte leur degré de difficulté. et sont du type question-réponse. 2. Les échanges ont toujours lieu entre enseignant – apprenant. L’enseignement grammatical est progressif et suivi d’exercices de thèmes et de versions. Quant à l’apprenant. traduction/grammaire est le plus éloigné du type initial grammaire/traduction. Le lexique. écrits et oraux. jamais entre les apprenants. 1. il est censé exécuter les tâches que l’enseignant lui assigne. en dehors de tout contexte d’emploi et. en tout premier lieu. grammaire/traduction est né de la critique de l’importance accordée à l’enseignement théorique de la grammaire. La méthode traduction/ grammaire ne change pas l’importance de la grammaire mais seulement sa priorité chronologique. C’est à lui que reviennent la conception et l’organisation de l’activité depuis le choix des textes à étudier.

La société ne voulait plus d’une langue exclusivement littéraire. l’incertitude sur le degré de compréhension des règles grammaticales. elle avait besoin d’un outil de . La méthodologie traditionnelle a dominé l’enseignement / apprentissage des langues vivantes depuis la fin du 16e siècle et au 17e siècle mais elle a connu son plein épanouissement au 19e siècle. d. et à donner effectivement aux élèves les moyens de composer eux-mêmes dans la langue étrangère. e. b. la pratique du thème et de la version en début d’apprentissage implique un bilinguisme qui n’est pas encore acquis par les apprenants.» Parmi les critiques le plus fréquemment formulées. ce que C. l’importance donnée à la littérature comme couronnement de l’apprentissage d’une langue: l’accès à la littérature constitue l’objectif ultime de l’apprentissage d’une langue étrangère. l’enseignement d’une langue normative centrée sur l’écrit: le français enseigné est le français normatif qui trouve sa meilleure expression chez les écrivains. Elle est considérée historiquement comme la première méthodologie spécifique à l’enseignement des langues vivantes étrangères. des activités totalement coupées de toute pratique de la langue que sont l’apprentissage par coeur des règles de grammaire et de listes de mots classés par ordre alphabétique. la traduction mot-à-mot et les équivalences lexicales sont approximatives et peuvent provoquer des erreurs. qui surchargent l’esprit des élèves. et a continué à être utilisée une bonne partie du 20e siècle. On appelle méthodologie directe la méthode utilisée vers la fin du 19 ème siècle et le début du 20 ème siècle. c. Tout erreur est corrigée sur place. date à laquelle des instructions officielles imposeront d’une manière autoritaire l’utilisation de la méthodologie directe dans l’enseignement national. h. La progression est arbitraire puisqu’elle repose sur les parties du discours. Elle est le fruit de la cohabitation des méthodes précédemment citées. le caractère abstrait …. son inefficacité: malgré un nombre important d’années et d’heures d’enseignement. les apprenants ne développent pas une véritable compétence en L2. l’impuissance des outils mis à la disposition des élèves – livres de grammaire et dictionnaires – à décrire la totalité de la langue étrangère. toujours par l’enseignant. 3. b. c. il faut rappeler: a. ainsi que l’exercice même de composition grammaticale(le thème d’application).L’enseignement /apprentissage ignore le rôle de l’erreur dans l’acquisition des connaissances et ne la tolère pas. l’importance donnée à la grammaire: l’enseignement formel de la grammaire se réalise dans une approche mentaliste qui calque les catégories de la langue sur celles de la pensée. f. d. l’inutile complexité des règles de grammaire. le recours à la traduction. un faible niveau d’intégration didactique. jamais par un autre apprenant. la connaissance des règles ne suffit pas pour pratiquer correctement la langue apprise. La Méthodologie directe (MD) A partir des années 1870. Elle se distingue des autres méthodes surtout par: «a. i. une interminable polémique va opposer les traditionalistes aux partisans de la réforme directe jusqu’en 1902. g. ni orale ni écrite. Dès la fin du 19 ème siècle la France désirait s’ouvrir sur l’étranger. Puren nomme “le coup d’état pédagogique de 1902”.

La méthode imitative avait comme but principal l’imitation acoustique au moyen de la répétition intensive et mécanique. mais ne traduit jamais. puis par des reproductions de récits lus en classe et enfin par des exercices de composition libre. La méthode intuitive proposait une explication du vocabulaire qui obligeait l’élève à un effort personnel de divination à partir d’objets ou d’images. Le passage à l’écrit restait au second plan et était conçu comme le moyen de fixer par l’écriture ce que l’élève savait déjà employer oralement.communication qui puisse favoriser le développement des échanges économiques. afin de réemployer les formes linguistiques étudiées. Dans la méthode active on se doit d’employer tout un ensemble de méthodes : interrogative. La méthodologie directe constituait une approche naturelle de l’apprentissage d’une langue étrangère fondée sur l’observation de l’acquisition de la langue maternelle par l’enfant. La méthode répétitive s’appuyait sur le principe qu’on retient mieux en répétant. La méthodologie directe se base sur l’utilisation de plusieurs méthodes : méthode directe. La progression vers la rédaction libre passait par la dictée. Par méthode directe on désignait l’ensemble des procédés et des techniques permettant d’éviter le recours à l’intermédiaire de la langue maternelle dans l’apprentissage. Il s’agissait donc d’exercices totalement dirigés. Nous allons expliquer chacune de ces méthodes : La méthode interrogative est un système de questions-réponses entre le professeur et ses apprenants. La présentation des règles de grammaire se réalisait également à partir d’exemples.  L’utilisation de la langue orale sans passer par l’intermédiaire de sa forme écrite. L’objectif de la méthode orale était donc pratique. L’évolution des besoins d’apprentissage des langues vivantes étrangères a provoqué l’apparition d’un nouvel objectif appelé “pratique” qui visait une maîtrise effective de la langue comme instrument de communication. Par méthode orale on désignait l’ensemble des procédés et des techniques visant à la pratique orale de la langue en classe.  L’enseignement de la grammaire étrangère se fait d’une manière inductive (les règles ne s’étudient pas d’une manière explicite). tandis que la plupart étaient conscients qu’une telle intransigeance serait néfaste et préféraient une utilisation plus souple de la méthode directe. On accorde une importance particulière à la prononciation et on considère la langue écrite comme une langue orale “scripturée”. sans passer par l’intermédiaire de la langue maternelle. Les principes fondamentaux qui la définissent sont :  L’enseignement des mots étrangers sans passer par l’intermédiaire de leurs équivalents en langue maternelle. La compréhension se faisait donc de manière intuitive. intuitive. politiques. répétitive ainsi que la participation active physiquement de l’élève. ce qui a constitué un bouleversement dans l’enseignement des langues étrangères. Le professeur explique le vocabulaire à l’aide d’objets ou d’images. La répétition pouvait être extensive ou intensive. c’est ce que certains ont nommé un "oral scripturé". Cependant l’opinion des méthodologues directs sur l’utilisation de la langue maternelle divergeait : certains étaient partisans d’une interdiction totale. L’objectif est que l’apprenant pense en langue étrangère le plus tôt possible. active et orale. Cependant l’emploi intensif du vocabulaire . culturels et touristiques qui s’accélérait à cette époque. Les productions orales des élèves en classe constituaient une réaction aux questions du professeur afin de préparer la pratique orale. On privilégie les exercices de conversation et les questions-réponses dirigées par l’enseignant. imitative.

on peut dire qu’ils ont réellement assoupli la rigidité de la méthode précédente. alors que d’autres préfèrent l’ignorer. En outre on constate un assouplissement de l’enseignement du vocabulaire puisqu’on avait de nouveau recours à la langue maternelle comme procédé d’explication. on la nommait également “méthodologie éclectique”. Faisant preuve de pragmatisme. on peut citer le refus par les enseignants d’une méthodologie qui leur a été imposée et l’ambition excessive de cette méthodologie qui exigeait des professeurs une excellente maîtrise de la langue orale sans pour autant offrir un recyclage massif des enseignants. “méthodologie orale” . considérant qu’elle représentait une réelle évolution des méthodologies directe et traditionnelle. L’appel à l’activité physique de l’élève pour la dramatisation de saynètes. culturel et pratique. La méthodologie active Face au refus de la part des enseignants à la méthodologie directe. Cette réticence à nommer cette nouvelle méthodologie révèle la volonté d’éclectisme de l’époque et le refus d’une méthodologie unique. Certains l’appelaient méthodologie de synthèse. Les méthodologues actifs revendiquent un équilibre global entre les trois objectifs de l’enseignement-apprentissage : formatif.. ils permettaient l’utilisation de la langue maternelle en classe. Les problèmes internes les plus importants ont été l’incontrôlable inflation lexicale et l’intransigeance dans l’utilisation de la langue maternelle. “méthodologie mixte”. certains demandèrent de mettre en place un compromis entre le traditionnel et le moderne et cela a donné naissance en 1920 à la méthodologie active qui a été utilisée d’une manière généralisée dans l’enseignement des langues étrangères jusqu’aux années 1960. Ils ont opté pour un assouplissement de la méthode orale et rendu au texte écrit sa place comme support didactique. ne faisant qu’introduire certaines variations. afin d’augmenter la motivation chez l’apprenant. La méthodologie active représente un compromis entre le retour à certains procédés et techniques traditionnels et le maintien des grands principes de la méthodologie directe. la lecture expressive accompagnée par des mouvements corporels. Cependant. En ce sens. On a également privilégié l’enseignement de la prononciation à travers les procédés de la méthode imitative directe. En ce qui concerne les problèmes externes. C’est pourquoi on peut dire que la méthodologie active se veut une philosophie de l’équilibre. Le déclin de la méthodologie directe fut provoqué par des problèmes aussi bien internes qu’externes.. Cependant on constate une certaine confusion terminologique en ce qui concerne cette méthodologie. ils ne sont pas allés jusqu’à modifier le noyau dur de la méthodologie directe..donnerait lieu à une inflation lexicale incontrôlable et négative pour l’enseignementapprentissage de la langue. En effet. . Les textes de base étaient plus souvent descriptifs ou narratifs que dialogués. Par conséquent il était permis d’utiliser la traduction pour expliquer le sens des mots nouveaux. Ce sont les problèmes d’adaptation de la méthodologie directe qui ont orienté dès 1906 les méthodologues directs vers une solution éclectique.

on continuait à accorder la priorité à l’oral. L`analyse distributionnelle considere la langue dans ses deux axes: l`axe paradigmatique ( sur cette axe. dans tous les cours de FLE de cette époque on retrouve des leçons sur des thèmes de la vie quotidienne dans lesquelles on utilisait des images pour faciliter la compréhension et éviter si possible la traduction du vocabulaire. morphologique et syntaxique. la manipulation linguistique est la transformation) Le but de la MAO était de parvenir à communiquer en langue étrangère. Aussi la M. On a alors créé “la méthode de l’armée”. développe-t-elle un projet de comparatisme culturel mettant l’accent sur les différences dans les façons de vivre Cette méthodologie a besoin pour s’appliquer d’instruments comme les exercices structuraux et les laboratoires de langues pour réaliser une acquisition et une fixation . l’enseignement du vocabulaire et de la grammaire ne se faisait plus sur le mode de la répétition intensive.A.et une théorie psychologique de l'apprentissage : le behaviorisme. Comme on ne considérait pas le niveau sémantique. La place de la culture étrangère est très importante mais elle est introduite comme une cause d’erreurs de compréhension. en prenant pour socle la Méthode de l'Armée et en y appliquant systématiquement : . On a privilégié l’apprentissage raisonné en considérant que l’apprenant avait besoin de se rendre compte du pourquoi des phénomènes. raison pour laquelle on visait les quatre habiletés afin de communiquer dans la vie de tous les jours. C’est dans les années 1950 que des spécialistes de la linguistique appliquée ont créé la méthode audio-orale (MAO). La méthodologie audio-orale (MAO) La méthodologie audio-orale naît au cours de la deuxième guerre mondiale pour répondre aux besoins de l’armée américaine de former rapidement des gens parlant d’autres langues que l’anglais. mais elle a provoqué un grand intérêt dans le milieu didactique. qui permet la segmentation de la phrase en unites de plus en plus petites – analyse en constituants immediats. On niait la conception universaliste de la langue en considérant que chaque langue a son propre système phonologique. L’enseignement de la grammaire s’est également assoupli.) et l`axe syntagmatique (dans cette situation. d’automatismes linguistiques qui font que des formes linguistiques appropriées sont utilisées de façon spontanée. Cependant. la signification n’occupait pas une place prioritaire en langue étrangère. De plus. On concevait la langue comme un ensemble d’habitudes. C’est pourquoi le vocabulaire était relégué au second plan par rapport aux structures syntaxiques. De même la méthode active était amplement valorisée afin d’adapter les méthodes utilisées à l’évolution psychologique de l’élève et de créer une ambiance favorable à son activité puisque la motivation de l’apprenant était considérée comme un élément clé dans le processus d’apprentissage.une théorie du langage : la linguistique structurale distributionnelle . on lui préférait plutôt la répétition extensive des structures. Avec la méthodologie active. les habitudes linguistiques de la langue maternelle étaient considérées principalement comme une source d’interférences lors de l’apprentissage d’une langue étrangère . On essayait donc d’éviter l’empirisme dans l’enseignement de la grammaire et on utilisait une démarche inductive qui privilégiait la morphologie sur la syntaxe. afin de les éviter.O.Cependant. la manipulation linguistique de base est la substitution. il était recommandé que le professeur communique uniquement dans la langue étrangère. Cette méthode n’a duré en réalité que deux ans.

La méthodologie audiovisuelle (MAV) domine en France dans les années 1960-1970 et le premier cours élaboré suivant cette méthode. Le français fondamental est considéré comme une base indispensable pour une première étape d’apprentissage du FLE pour des élèves en situation scolaire. la France se trouve obligée de lutter contre l'expansion de l'anglo-américain comme langue de communication internationale et cherche à retrouver son rayonnement culturel et linguistique et cela dès le début des années 50. on a assisté à une importante influence de la linguistique sur la didactique du français langue étrangère. constituées de linguistes. En 1954 les résultats des études lexicales sont publiés par le C. L’expression “linguistique appliquée” devient alors synonyme de “pédagogie des langues” ce qui révèle son influence sur la didactique des langues étrangères en France. . De même. Des équipes de recherches. de littéraires et de pédagogues.E. à l’enthousiasme pour les exercices structuraux a succédé la déception. il devait être actualisé car certains dialogues “fabriqués” présentaient une langue peu vraisemblable. C’est ce que prétendra faire plus tard le CREDIF avec un Niveau Seuil. On remarque que la linguistique et la psychologie de l’apprenant sont présentes dans la conception didactique de la méthodologie. A partir du début des années 1960. les démotivaient et le passage du réemploi dirigé au réemploi spontané ne se faisait que rarement.F. (Centre de Recherche et d'Étude pour la Diffusion du Français) en deux listes: . est la méthode “Voix et images de France”. Le plan de travail est fignolé par le ministère de l’Education qui en fait une affaire d’état. publié par le CREDIF en 1962. Guberina de l’Université de Zagreb donne les premières formulations théoriques de la méthode SGAV (structuro-globale audio-visuelle). Il désire leur proposer une acquisition progressive et rationnelle de la langue qui devrait leur permettre de mieux la maîtriser. La méthodologie Structuro-globale audio-visuelle (SGAV) Suite à la seconde guerre mondiale et à la décolonisation.Un français fondamental second degré comprenant 1609 mots.. mais certains aspects seront repris dans la méthodologie audio-visuelle française. La MAO a été critiquée pour le manque de transfert hors de la classe de ce qui a été appris et on a considéré que sa validité se limitait au niveau élémentaire. s’activent en France et à l’étranger pour trouver les meilleurs outils pour diffuser le FLE.Un français fondamental premier degré constitué de 1475 mots. c’était un crime contre l’intégrité de la langue française. Elle sera finalement mise à mal lorsque le behaviorisme et le distributionnalisme seront remis en question par les linguistes eux-mêmes. il devait également tenir en compte les besoins langagiers et les motivations réelles du public visé. .R. n’interdisait aucunement la fréquence des fautes.E.I.D. L’objectif à atteindre est la facilitation de l’apprentissage et la diffusion générale de la langue. C’est au milieu des années 1950 que P. Il faut aussi mentionner que le fait d’enseigner la grammaire étape par étape. La MAO n’a pas connu de réalisations françaises en F. En effet les exercices ennuyaient les élèves.L. Le français fondamental a été l’objet de beaucoup de critiques surtout d’ordre linguistique : pour certains.d’automatisme linguistique. pour d’autres.

1988 . bien qu’on accordât la priorité à l’oral sur l’écrit. les clichés. la grammaire. l’apprenant saisit les règles de manière intuitive). les méthodes audiovisuelles avaient recours à la séquence d’images pouvant être de deux types: des images de transcodage qui traduisaient l’énoncé en rendant visible le contenu sémantique des messages ou bien des images situationnelles qui privilégiaient la situation d’énonciation et les composantes non linguistiques comme les gestes. Cle International. La méthodologie SGAV repose sur le triangle : situation de communication/ dialogue/ image. qui préconisait la perception globale de la forme. et des dispositifs d'enseignement contraignants : nombre réduit d'apprenants/ enseignement hebdomadaire intensif/ formation sur une longue durée (2 à 3 ans). dans un tout. La méthodologie S. Christian Puren.. Reference: Histoire des methodologies de l`enseignement des langues. Dans le cas des langues.La cohérence de la méthode audiovisuelle était construite autour de l’utilisation conjointe de l’image et du son. Dans la méthodologie audiovisuelle. cependant c’est Chomsky qui influencera la suite de son élaboration et son utilisation. l’apprentissage passerait par l’oreille et la vue. ed. Les didacticiens français ont également reconnu l’influence décisive américaine dans les débuts de l’élaboration de la MAV française. En ce sens la SGAV aurait le mérite de tenir compte du contexte social d’utilisation d’une langue et permettrait d’apprendre assez vite à communiquer oralement avec des natifs de langues étrangères. La MAV se situait dans le prolongement de la méthodologie directe tout en essayant de donner des solutions aux problèmes auxquels s’étaient heurtés les méthodologues directs. les quatre habiletés étaient visées. des coûts matériels importants de mise en place (magnétophone/ laboratoire de langue. Le support sonore était constitué par des enregistrements magnétiques et le support visuel par des images fixes. la MAV suivait la théorie de la Gestalt. etc.A. Sur le plan de l’apprentissage. La méthodologie Structuro-globale-audiovisuelle est pour beaucoup plus proche de la méthodologie directe européenne que de l’audio-orale américaine et présenterait également des affinités avec la méthode situationnelle anglaise.). les rapports affectifs. La méthode audiovisuelle s’appuie sur un document de base dialogué conçu pour présenter le vocabulaire et les structures à étudier. les attitudes. des différents éléments perçus par les sens. la situation et le contexte linguistique avaient pour but de faciliter l’intégration cérébrale des stimuli extérieurs..V. Cette méthode s’appliquera aussi bien à l’enseignement du lexique (sans recourir à la traduction en langue maternelle) qu’à l’enseignement grammatical (sans l’intermédiaire de la règle.G. exige la mise en place d'un dispositif lourd d'enseignement qui comporte des formations spécifiques aux enseignants par le biais de stages. En effet. l’intégration par le cerveau. mais n’offrirait pas la possibilité de comprendre des natifs parlant entre eux ni les médias. La langue étant considérée comme un ensemble acoustico-visuel. La MAV prend aussi en compte l’expression des sentiments et des émotions. non considérés auparavant.

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