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droit coutumier berbere

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1. Introduction : 2. Définition : 3. Généralités : a.

Définition de Djama’a (rôle et procédure
judiciaire) : b. Le serment et sa légitimité :

4. Application et exemple concrets :
a. Le mariage b. Contestations et contrat c. Attentat contre la propriété :

5. Conclusion :

Source: archives berbère.
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Et immeubles non immatriculés. ainsi il est appelé Izref au centre et au sud-est du Maroc. car obéissant à des considérations historico-géographiques. les caïds appliquent la législation du gouvernement chérifien.1-Introduction : Comme un être vivant. Laquidim chez les Ait Atta. ou le droit coutumier était une sorte de matière première ou La justice marocaine était composée de deux systèmes distincte : la justice MAKHZEN et la justice Chraa. 2 . le droit connait trois périodes.  La justice Berbère : Les tribus berbères étaient régies par leurs propres lois et coutumes : Izref. ou Orf ou Addat dans les régions. chaque région ou tribu donnait un nom à son droit : L’Orf ou la coutume était composée de « l’ensemble de loi et coutumes qui régissaient la vie intérieure du groupement berbère.  La justice MAKHZEN : Elle est rendue.  La justice Charaa : C’est une justice religieuse rendue par des jurisconsultes. Cet âge d’or est caractérise par une phase qui précédait le protectorat. Le contenu de ce droit varie aussi et la coutume n’est pas un corps uniforme. une période de maturation et d’apogée et enfin déclin ou une mort. le droit coutumier marocain ne fait pas exception a cette règle. une période d’enfance. Elle a été surtout compétente en matière de statut personnel. » Le droit coutumier change d’appellation et de contenu d’une région a une autre. au nom du sultan. par des pachas en ville et des caïds a la campagne. Alwah dans le haut Atlas et le sous. c’est une justice peu institutionnalisée. on peut en ajouter la justice coutumière. Elle régit les matières pénales et commerciales. Orf ou Addat.

Si par exemple les poursuites concernent le meurtre d’un homme. « Il s’agissait d’un serment collectif prêté sur le tombeau d’un Marabout. comme le serment purgatoire. grâce divine) font de lui l’intercesseur désigné auprès de Dieu. par des personnes dont le nombre varie en fonction de l’importance du litige ou de la gravité des faits reprochés.)  Procédure coutumière : C’est une procédure qui donne tout le pouvoir a la djma’a qui. Pour d’autres infractions moins graves. 3 . la baraka. Certaines fois. l’équivalent d’un homme dont les qualités (sagesse. le mot vient du terme arabe Mourabit. Les arbitres ne sont pas admis à recevoir un serment. connaissance. il fallait réunir 50 Co-jureurs. textes coraniques. ou en prenant à témoin ce que l’on regarde comme sacré faire un serment  Dans un deuxième sens : -Le "serment" est une déclaration solennelle faite devant un juge. promesse que l’on fait sur son honneur.2-Définitions :  Définition du serment :  Dans un premier sens : -Serment : affirmation. ou lieu de rendre la justice. essaye a tout prix de concilier les parties surtout dans les affaires familiales. cette procédure fait appel à des techniques juridiques étrangères au droit musulman. une dizaine de serments suffisaient. » (Marabout. comme le vol.

réconcilier  Son président s’appelle Amghar qui règle toutes les affaires qui touche le statut personnel  Elle agit comme conseiller. cependant si une des parties est insatisfaite elle peut recourir à un deuxième et même à un troisième arbitre et jamais à un quatrième. implicitement on parle de la Djama’a. dans ce cas ce sont les plaideurs qui décident.Définition de Djama’a (rôle et procédure judiciaire) :  Les anciens berbères ignorent la sounna. il a gagné toutes les sphères d’études.  Le rôle de Ddjama’a dans la justice berbère est très important.3-Généralités : Le serment rempli une fonction telle au sein des procédures judiciaires autrefois. ils se conforment alors à la coutume. Bien loin désormais de se limiter aux seuls historiens du droit. 4 . des anthropologues aux historiens et aux philosophes en passant par les historiens de la littérature. L’arbitre tranche dans les différents et veille à appliquer les décisions. elle s’organise de façon qui permet de choisir les membres individuellement. a. lorsqu‘elle ne peut trouver une solution et renvoi les parties à un arbitre (Anheham). dont l’objet est de : -Gérer les conflits -régler les problèmes -punir .

5 .  La justice pénale est rendu exclusivement par l’Amghar assisté par al djma’a qui assurent l’exécution des décisions.(L’arbitrage : est un mode alternatif de résolution des conflits. C’est un mode non étatique de règlement de litige) Le témoignage et le serment constituent généralement la seule procédure du juge-arbitre. Il faut d’abord examiner les critères qui furent définis et donnaient leur validité aux prestations de serment. dans ce sens :  la justice civile est rendu soit par la djma’a soit par l’arbitre. b. Dans les esprits des hommes de l’époque le serment devait être regardé comme un acte grave. l’accusé qui voulait se disculper devait fournir des Co-jureurs. et par conséquent de lui conférer son efficacité.Le serment et sa légitimité : Quelles étaient les conditions de validité du serment. L’autorité qu’avait le serment justifiait qu’on l’entourât non seulement de précautions et de conditions mais qu’on l’enchâssât dans un écrin fait de gestes et de rites dont l’objectif était de souligner sa force. dans lesquels un arbitre intervient pour prendre des décisions qui engagent les deux parties qui font appel à ses services. autrement dit qui pouvait prêter serment ? Nous l’avons vu. Cela ne devait pas être simplement quelques paroles faciles à prononcer. Que lisons-en-nous habituellement à leur sujet ? Dans les royaumes barbares les Co-jureurs n’auraient été que des cautions de l’honorabilité et de la loyauté de l’accusé. bien sûr.

le diffèrent se règle par l’audition de témoins ou à la prestation du serment. ça se passe devant al djama‘a. le voleur prête le serment de  restituer la chose volée  la somme versée à l’indicateur  les frais de l’acte. Les serments sont prêtés selon l’importance de l’affaire par cinq à cinquante Co-jureurs. soit devant djama‘a ou un arbitre. Le serment peut aussi être prêté à l’amant d’une femme qui s’est enfuie de la demeure conjugale pour de simples soupçons ainsi que 139 personnes b-Contestations et contrat Contestation du terrain. . des dettes …. il n’y a jamais d’acte écrit En cas de divorce. devant les marabouts de la religion. 4 mois et 10 jours. cependant un serment doit être déféré par le mari a la femme supposée être enceinte. dans les deux cas. 6 . c-Attentat contre la propriété : En cas de vol. le marabout qui récite al Fatiha.4-Application et exemples concrets : a-mariage : Le mariage se fait devant la djama’a. lorsque ce groupe a un secrétaire. ce dernier se charge d’écrire une lettre de répudiation pour confirmer la libération. elle ne doit pas contracter un autre mariage avant une période qui varie entre 10.

5-Conclusion : 7 .

8 .

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