jyM&IMV-il

BIBLIOTHEQUE

DIRECTEUR
GABRIEL

DE CHIMIE BIOLOGIPUE

BERTRAMn

Le Parfum chez la Plante
PAR
EuG.

CHARABOT & C-L.GATIN

Librairie vK.ïA\t.

uOIN

Gaston DOIN. Editeur-Paris

Octave DOIN, éditeur, 8, place de l'Odéon, Paris.

ENCYCLOPÉDIE SCIENTIFIQUE
Publiée sous
la direction

du D>

Toulouse

BIBLIOTHÈQUE

DE CHIMIE BIOLOGIQUE
Directeui
:

Gabriel Bertrand

de service à l'Institut Pasteur, Chargé du cours de Chimie biologique à la Faculté des Sciences.
Clief

La

vie peut être considérée,
,

dans

l'état actuel

de nos con-

naissances

comme un ensemble coordonné
,

en vertu duquel des êtres composition complexes, sentent, assimilent

de phénomènes d'une organisation et d'une
et se

reproduisent.

Parmi ces phénomènes, il en est, tous les jours plus nombreux, qui sont accessibles k nos moyens d'investigation, que nous pouvons définir et même mesiuer. Ces phénomènes sont relatifs à la matière et à l'énergie. La Chimie biologique^ ou Chimie de la vie étudie principalement la matière des animaux et des plantes. Dans
,

cette étude, elle se place à

un double point de
,

vue.

Tout d'abord
de
les

elle

examine
elle

comme

le

ferait la
,

Chimie

des corps bruts en présence d'un minéral
la

la

composition

matière vivante;

détermine
le

les

corps simples, puis

principes immédiats, de plus en plus complexes, qui

entrent dans sa composition. C'est

Ensuite, elle recherche

les liens

point de vue statique. qui unissent toutes ces
les

substances, les réactions diverses qui leur donnent naissance

ou leur permettent de

se

transformer

unes dans

les

autres. C'est le point de vue dviiamiqne.

,

Il

h.NCVCLul'KDlli SCIENTlFioLK

Ainsi comprise

,

la

Chimie biologique possède un
.

vaste

programme. Rien que
la

l'étude de la composition élémentaire,

comporte des chapitres variés et nombreuses. Qualitative, elle suffit déjà à montrer la complication et aussi l'unité de la maiière vivante, animale ou végétale. Quantitative, elle permet d'établir certains parallélismes entre la composition chimique et l'organisation. La toxicologie, l'agriculture utilisent ses résultats la Chimie analytique elle-même profite de ses exigences pour perfectionner ses méthodes. Le nombre des chapitres et des applications augmente quand on passe de l'étude de la composition élémentaire à celle de la composition immédiate. Celle-ci s'occupe, en effet, d'un grand nombre de combinaisons purement minérales (eau gaz sels) et de principes organiques les plus
plus simple cependant
des

présente

applications

;

,

,

divers

:

des sucres et des polysaccharides
,

,

des glucosides
,

des acides

des matières grasses et des cires

des composés

terpéniqucs, des amides, des alcaloïdes, des matières protéiques,

des substances colorées

,

etc.,

principes

dont

la

plupart possèdent, à côté d'un grand intérêt théorique, une

importante valeur pratique. Le point de vue dynamique soulè\e, de son côté, les problèmes les plus passionnants. Vprès avoir abordé l'étude des diastases, qui sont les véritables réactifs de la cellule vivante, il nous conduit à examiner connnent la matière organisée prend naissance aux dépens de la matière brute par quelle série de transformations apparaissent successivement tous les principes immédiats, de quelle manière, enlin tous ces principes qui, au cours de leur svnthèse, ont servi à emmagasiner l'énergie extérieure, venue du soleil, servent à entretenir la vie et font ensuite retour au réservoir minéral. Toutes les questions d'assimilation, de nutrition, de fer,

,

mentations sont du domaine de la Ghii'uie biologique, et l'on peut trouver, en cultivant cette partie de la science, aussi bien des arguments de haute portée philosophicjue que

ENCYCLOPEDIE SCIENTIFIOUE

lll

des faits d'application directe à la médecine, à ragriculture
et à l'industrie.

La Bibliothèque de Chimie biologique, pure
ressé,

et

appliquée,

essayera de faire connaître à tous ceux qui, sans but inté-

aiment à s'instruire des choses de la nature ou qui. en raison des besoins de leur profession doivent entrer quelquefois en rapport avec elle toutes les questions théoriques et tous les faits acquis relatifs à la matière vivante, depuis les éléments de discussion concernant l'origine des espèces terrestres ou la nature des diastases jusc[u'aux données analytiques sur la composition d'une essence ou les propriétés d'un principe immédiat. Certains volumes, dont le sujet exige, pour être traité à fond plusieurs compétences particulières ont été confiés à deux auteurs à la fois. C'est le cas, par exemple, pour le volume consacré aux principes odorants des végétaux, que la collaboration autorisée de M. Charabot et de M. Gatin a
,

,

,

,

,

rendu

à la fois

si

original et

si

intéressant.
liste
:

On

trouvera plus loin
les besoins, il

suivant

complète des volumes pourra y être apporté quelques modila

lications.

Les volumes seront publiés dans le format in-18 jésus cartonné ils formeront chacun 350 pages environ avec ou sans figures dans le texte. Le marqué de chacun d'eux, cpiel que soit le noiiibre de pages, est fixé à 5 francs. Chaque volume se vendra séparément.
;

prix

"Voir, à la fin du volume, la notice sur l'ENCYCLOPÉDIE SCIENTIFIQUE, pour les conditions générales de publi-

cation.

TABLE DES VOLUMES
ET LISTE DES COLLABORATEURS

Les volumes parus sont indiqués pnr un

*.

-Les matières minérales chez les êtres vivants, par M. M. Javii.lier, professeur à lEcole de médecine et
de pharmacie de Tours.
-

Les sucres.

-

Les hydrates de carbone complexes. Les glucosides.

-

-

Les matières grasses et les corps voisins.
Les acides organiques naturels.

Le parfum chez
es sciences

la plante, par M. E. Charabot, docteur physiques, inspecteur de renseignement technique, et M. C.-L. Gatix. docteur es sciences naturelles, préparateur de botanique à la Faculté des sciences de rUniversité de Paris.

s. 9.

Les alcaloïdes.


— — — —

Les matières protéiqiies

'2

volumes

.

préparateur de chimie biologique sciences de l'Université de Paris.
JO. 11.
12.

à

par M. Thomas, la Faculté des

Les pigments et les matières colorantes naturelles. Les diastases
,2

volumes

i.

Les toxines et les corps analogues.

13.

Le

lait,

par M. Ch. Porcher , professeur à TÉcole

\

été-

rinaire de
14.

Lyon.

L'urine.

15.
16.
17.

— —

Les phénomènes d'assimilation de la matière.
L'analyse et la composition des aliments.

Les principes de l'alimentation chez les animaux supérieurs, par 'Si. Mallètre professeur de zootechnie à l'Institut national agronomique et au Jardin colonial.
,

V[
18.

ENCYCLOPÉDIE SCIENTIFIQUE



-

Les phénomènes chimiques de
Les phénomènes chimiques de

la digestion.
la respiration.

19.

20. 21.

Les fermentations des hydrates de carbone.


Les fermentations des matières azotées.
La chimie physique appliquée aux êtres vivants, par M. Mouton, docteur es sciences, attache à llnstitut
Pasteur.

22.

PlÉRON. LE PARFUM CHEZ LA PLANTE .ENCYCLOPÉDIE SCIENTIFIQUE PUBLIÉE SOTJS LA DIRECTION du D'' Toulouse. BIBLIOTHÈQUE DE CHIMIE BIOLOGIQUE Directeur : GABRIEL BERTRAND l'Institut Pasteur. Directeur de Laboratoire à l'École des Hautes-Études. : Secrétaire général H. Agrégé de l'Université. la Chef de service à Chargé du cours de Chimie biologique à Faculté des Sciences.

.

GATIN Docteur es Sciences physiques Docteur es Sciences naturelles Ingénieur agronome de l'Enseignement technique Préparateur à la Faculté des Sciences de Paris Avec 21 figures dans le texte >tAKi^jj9(^ PARIS OCTAVE DOIN.LE PAR FUM CHEZ LA PLANTE EuG.-L. . placedel"odéon.8 190 8 Tous droits réservés. Inspecteur et CHARABOT membre du Conseil supérieur C. EDITEUR 8.

C4 .S3 .

matières il grasses en est une riiultitude d'autres dont le rôle semble plus effacé. leur rôle physiologique.INTRODUCTION innombrables substances qirélalx)re l'organisme en est dont le rôle physiologique est si manifestement prédominant que leur étude s'est imposée en premier à l'attention des chimistes et des physiologistes. leur distribution. et qui cependant. même parLes composés odorants sont au nombre de Leur apparition. avoir une signification l)ien précise et peut-être ticiper à un acte essentiel. il . leur intervention dans les actes de la vie ont été étudiés avec soin. grâce à la précision des méthodes de le leur sont applicables. Aussi bien. Mais à côté de ces substances dun intérêt de premier plan. hydrates de carbone. . Les mécanismes qui président aux métamorphoses et aux migrations des hydrates de carbone la coopération de ces principes aux phénomènes londamentaux de la vie végétale. . ainsi que leur présence normale et constante permet de le supposer. matières albuminoïdes. sont connus dans leurs grandes lignes. méritent à ce titre un mouvement de curiosité scientifique. doivent Parmi les végétal. à l'étude dvi chimisme végétal dans (pielques-unes de ses relations avec fonctionnement de la . principes parfumés des plantes se prêtent de la façon la plus parfaite. ces corps. Et alors même que l'on ignore encore la constitution chimique des matières albuminoïdes leur rôle physiologique. . les travail qui leur évolution. sinon déterminés avec précision.

Xll INTRODUCTIU. .. qui possédaient des odeurs agréables et qui devaient recevoir des applications du plus haut les intérêt dans l'art d'associer et d'har- moniser parfums. et celles-ci sont d'ordre immédia- de notre sujet une question particulièreLa culture des plantes à parfums alimente l'une des plus élégantes industries de notre pays. le comme dans toutes les branches de l'activité humaine. habilement et discrètement utilisés devenaient des éléments d'originalité. devaient dispenser le progrès en tous points du domaine des réalisations positives. dont le Sud-Est de la France possède et gardera le mo- nopole. progrès a conduit à la démocratisation. Des besoins sont nés de la possibilité de les satisfaire par l'emploi des parLà. Des corps nouveaux furent obtenus. souvent avec la préoccupation de contrôler un point de théorie.N matière vivante. dans le domaine de la chimie organique. . une indus- tement positif. côté. recherche pour réaliser ses oriconstamment des années notes nouvelles. présentés sous des formes différentes s'accordant mieux avec les besoins engendrés par l'emploi des parfums artificiels. les D'un autre parfums des ileurs étaient captés d'une façon plus délicate. suaves créations . Ces derniers. les matières odorantes naturelles apportant aux com. si les productions d'une nature exceptionnellement généreuse et d'un climat des plus cléments continuent d'y être favorisées par un effort persévérant et éclairé. positions leur finesse et leur suavité. seraient en quelque sorte suffisantes pour montrer que le sujet entièrement nouveau que nous allons exposer mérite de prendre une place dans le système de nos connaissances physiologiques D'autres considérations. Les innombrables découvertes effectuées durant la seconde moitié du siècle dernier. d'ordre purement philosophique. a subi durant ces vingt dernières une véritable révolution. L'industrie de la Parfumerie ginales et qui . font ment trie intéressante. Ces considérations.

plus d'attention à la récolte. ce que l'on attendait jadis en grande partie de l'effort manuel. en améliorant les espèces autant qu'en perfectionnant les pratiques industrielles. au travail de la plante elle-même. les Depuis longtemps taux à botanistes ont exercé leurs initia- tives à étudier la localisation . disons-le bien. plus de méthode à la culture. La connaissance de ces principes généraux découle de celle des relations existant entre les matières odorantes et les mécanismes des fonctions essentielles de la plante. Toutes ces questions. Et alors se sont posés d'importants problèmes dont l'agriculture et l'industrie du Sud-Est de la France appellent la solution. que l'on parviendra à résoudre les difficultés de l'heure présente difficultés qui. si nous pouvons ainsi dire. soit que les substances examinées fussent insuftisamment définies. qu'elles si positif. C'est en apportant plus de soin. ne sont pas dues à des circonstances d'affaiblissement. Pour que soit effectif et réel le développement de l'exploitation des plantes odoriférantes qui résulte d'un usage des parfums plus large et plus général dans toutes les classes de la société. mais bien à un .INTRODUCTION XIII lums synthétiques. Or les exigences de la main-d'œuvre pèsent de plus en plus lourdement sur les prix de revient. et de plus en plus il faut demander au sol. et satisfaisante. soit . des essences dans les s'est agi végé- examiner le les voies qui" les canalisent ou les réser- voirs qui les arrêtent. il faut que les conditions de production soient assez économiques pour permettre d'associer sans trop de parcimonie les produits naturels aux produits de synthèse. Mais lorsqu'il de porter la question sur que les méthodes de travail aient été trop imprécises. puissant besoin d'expansion. seront solutionnées importantes au point de vue d'une façon d'autant plus aisée seront ramenées à des principes généraux mieux établis. soit que la terrain physiologique.

Dans le second chapitre. soit en collaboration avec M. Hébert ou avec M. Guignard. Le travail qui est résulté de cette collaboration va être présenté dans l'ordre suivant : Le premier chapitre sera consacré à l'étude générale succincte des Produits odorants des végétaux. Serrant de plus près la question. Ces données conduiront à examiner. raliser la portée. Laloue. pour chacun des principes odorants et par famille. ont eflectuées avec tant de méet thode d'inA*idus de succès sur un certain nombre d'essences formées chimiques bien distincts et provenaril du dédou- blement de glucosides. sous le le titre : Distribution des huiles essentielles dans règne végétal . M. l'enseinblc des représentants du monde des plantes. soit seul. ]Nous établirons cependant tion en faveur des recherches une excepque quelques savants. pouvaient être appropriées à la recherche à la séparation au dosage des composés aromatiques désormais bien définis. dans le essences. au point de vue de leurs productions odorantes. C'est du dt^irde coordonner les résultats de cet ensemble de recherches d'en comparer les conclusions et d'en géné. la nature des corps énumérés. on traitera. Des méthodes de travail. les végétaux qui élaborent ces principes. on envisagera. en lit usage pour aborder l'étude des questions dont nous avons fait ressortir l'importance. Ce chapitre compren- dra un tableau. dans ses rapports avec lanatomie et la classification. . précises et sûres. l'étude des matières odorantes enrichissait la chimie organique dun chapitre nouveau d'une réelle importance. qu'est les née 1 idée dune collaboration entre auteurs de cet ouvrage. et notamment M. . recherche dantes des les résultats par des hypothèses trop indépenont souAent laissé une grande place à l'incertitude. par familles des plantes ayant fourni des un tableau dans lequel seront indiqués. et . En même temps que se perfectionnait larl d'extraire les parfums des fleurs. Charabot.XIV introduction: ait été orientée faits .

Paris. conduiront nous visons des principes généraux susceptibles à la fois de contribiier à la connaissance des phénomènes fonà la vie végétale et d'éclairer la reclierche — — tel est du moins le but auquel damentaux de la voie dans des applications positives immédiates. La matière odorante. la Formation et la circidation des Dans le chapitre Y. sa distribution dans la Nature d'abord. clc la Distribution des composés odorants dans la Mélliodcs de recherche microchimique et appareils . dans le chapitre IV.-L. l'exposé de nos connaissances actuelles sur produits odorants. XV m . chez l'individu végétal ensuite. le lecteur trouvera. on étudiera des matières odoraides. ces produits seront suivis dans les diverses phases de leur évolution. étant connus.INTRODUCTION chapitre plante. décembre 1907. Enfin. Elg. le Rôle physiologique leurs liens rationnels. Les divers résultats (|ue nous essayerons de rattacher par et de présenter dans une succession naturelle. Gatix. Charabot et C^. . pour^ terminer. sécréteurs seront étudiés successivement pour arriver à la les question de la distrihution de l'appareil sécréteur dans divers groupes de végétaux.

.

ce ne sont pas la des individus chimiques. et peut varier selon Le parfam chez méthodes d'extraction sous 1 l'in- la plante.LE PARFUM CHEZ LA PLANTE CHAPITRE I Généralités. et quelquefois les même la composition quantitacomposition qualitative. Dans la grande majorité des cas. La propriété que possèdent un grand nombre de végétaux de répandre des odeurs plus ou moins pénétrantes. l'éther de pétrole et autres solvants organiques usuels. Les essences sont généralement peu solubles dans l'eau. l'éther. ou huiles distillant avec la vapeur d'eau solubles dans l'alcool. mais bien des mélanges plus ou moins complexes dont tive. le est due à la présence de substances connues sous essentielles . . la benzine. nom cVessences . plus ou moins agréables.

probable- ment sous la forme d'un glucoside. Souvent les produits odorants. Mais le cas se présente aussi où la matière odorante ne prend naissance que par suite d'une fermentation et sous l'influence d'une diastase hydrolysante. chez une même plante. soit par suite de la synthèse de tel ou tel principe pendant l'accomplissement des fonctions végétales soit au contraire par suite de l'utilisation et par conséquent de la destruction d'une partie des substances odorantes. se trouvent tout formés dans la plante et à l'état de liberté. peuvent voisiner dans le même dans des parties difl'érentes de la plante. La quantité d'huile essentielle et la proportion de • ses divers principes constitutifs varie. C'est ce qui a lieu dans la fleur de Jasmin et dans la fleur de Tubéreuse par exemple. partie à l'état combiné. dans cet ordre d'idées. dont quelquesuns seront examinés dans cet ouvrage. au cours de son évolution. qui se forme par hydrolyse d'un glucoside. Nous cite- rons. l'amygdasous l'influence d'un enzyme.2 LES PRODUITS ODORANTS DES VEGETAUX fluence d'un nombre indéfini de facteurs. 'Chez certains végétaux. soit par suite de la formation de nouveaux matériaux au fur et à mesure de l'apparition de nouveaux organes. line. se trouver organe ou bien Ajoutons encore qu'il est des cas où l'essence existe partie à l'état libre. l'un d'eux seulement peut être signalé. Et . Les deux agents. dont l'ensemble constitue une essence. Témulsine. . l'essence d'amandes amères. glucoside et enzyme. de sorte que l'on peut en opérer l'extraction directement à l'aide de l'un des procédés qui vont être décrits. C'est le résultat du dédoublement d'un glucoside.

GENERALITES les variations :! qui en résultent seront influencées d'une façon plus ou moins puissante par les causes même qui actionnent le mécanisme de . à l'état de liberté. la matière odorante a été extraite de l'organe qui a paru la fournir avec le plus de largesse. Mais avant de pouvoir examiner ces questions . nos connaissances actuelles ne fixent que d'une façon imparfaite la répartition de l'huile essentielle dans le végétal. on peut dire que pour remonter le plus possible vers l'origine des produits élaborés par la plante. extraire les matières odo- . La multiplicité des . . et le cas le plus intéressant au point de vue de l'étendue des déductions fournies par son examen sera celui où l'essence apparaîtra. Quoi qu'il en soit. fréquemment. sans préoccupation des autres parties. Nombreux questions et l'importance des conséquences de leur étude se conçoivent aisément. chez telle autre. Chez telle plante l'huile essentielle se trouve distribuée en tous points. il est connaître. Dans un grand nombre de cas. dans l'appareil chloro- phyllien . les principes odorants sont localisés dans une partie seulement de ses organes. si l'on tient compte des consiindispensable de dérations générales qui précèdent. dans leurs grandes lignes. la vie. c'est à la feuille que l'on devra prêter attention . les méthodes dont on dispose actuellement pour rantes des végétaux. sont les problèmes qui se posent quand on examine les matières odorantes telles que nous venons de les définir dans leurs rapports avec le fonctionnement de la matière vivante. C'est que.

et par leur culture méthodique et par le choix tirer la fois et éclairé de l'époque de la récolte. des à l'état de liberté. aura à se préoccuper à odorante. do la forme sous laquelle elle se présentera. les plus subtiles. totalité de l'huile essentielle ne se trouve pas. même le plus pénétrant plus on a froissé les pétales. les produits et les agents emprisonnés dans des cellules différentes se trouvent mis en contact et réagissent. Pour se rendre compte des difficultés que il suffit de se rappeler avec quelle rapidité disparait ou et se dénale ture le parfum . chez toutes les plantes. car il a pour but de capter les produits les plus fragiles qu'élation des parfums. bore l'organisme végétal. les matières odosuave. dans un cas semblable. Les que se prolonge la vie. Nombreux sont les procédés employés pour l'extrac- problème délicat s'il en est. sans altérer leurs qualités présente l'obtention d'un résultat satisfaisant. ainsi que nous l'avons indiqué déjà. fleurs. de la Dans tous les cas.4 LES PRODUITS ODORANTS DES VEGETAUX Extraction des produits odorants. Nous indiquerons plus mécanisme mais on déduit de la seule connaissance du fait lui-même l'intérêt qu'il y aura. études qui suivront montreront aussi le profit que l'on peut d'une exploitation judicieuse des plantes à parfums. on du rendement en matière la puissance de finesse de celle-ci. d'une fleur dont rantes ne résistent souvent pas à ces conflagrations. loin à l'aide de quel . la D'autre part. Chez certaines dédoublements sont susceptibles de se pro- duire qui mettent en liberté alors des principes odorants. à respecter la fleur. . Aussitôt que se trouvent brisées les membranes.

pour les essences d'Hespéridées (écorces d'Orange. fixes (macération et en- fleurage) 4" Méthode des dissolvants volatils . Au les préalable. de Citron de Bergamote). Distillation.. La méthode employée lation. le plus fréquemment le pour faire l'extraction des matières odorantes est celle de la distil- dont nous allons indiquer principe et connaître les applications au cas qui nous occupe. Elle peut donc se trouver emprisonnée . L'essence se trouve. L'essence est contenue dans les cellules du zeste il suffit de briser celles-ci pour l'en faire . ox\ enfermée dans des cellules dont les parois sont plus ou moins forte- résistantes. essentielles par le plus simple que l'on mais c'est aussi le moins général. Le procédé d'extraction des huiles expression est certainement puisse concevoir . il conviendra de bien la distillation faire observer que matériaux soumis à devront les effet. jaillir. Expression. souvent diviser le subir une préparation ayant pour but de plus possible. 5" Infusion. Il n'est guère employé qu'en Sicile et en Calabre. DISTILLATIOiN "i Les méthodes : d'extraction des parfums sont au nombre de cinq i** Expression Distillation : 'X" : o"" Méthode des dissolvants .

Si le vase dans lequel on chauffe . mais bien pour produire le changement d'état. par vapeur s'élèvera pour s'y rendre. A cette température. Sa température s'élèvera progressivement jusqu'à une certaine limite. se produira alors . les écoixes. lorsque les produits odorants se trouvent sous forme de glucosides. à cet effet . mis avec communication la la par sa partie supérieure un serpentin exemple. contact de à l'aide de l'eau courante.6 LES PRODUITS ODORANTS DES VEGETAUX est le cas des huiles essentielles fournies par Il ment. déchiqueter ou broyer les matériaux. cipes de Ces remarques faites la méthode. le liqLiide est . appelée point d'ébiillition du corps considéré Il . D'autre part. puis demeurera constante. ceux-ci devront être dédoublés avant l'opération de la distillation. Il est facile de concevoir qu'en chauffant les plantes à parfums dans un semblable appareil distillatoire. au refroidi paroi froide. faudra alors moudre. et là. les racines. . Tel les bois. . une émission la totalité timiultucLise et continue de vapeurs la et chaleur fournie au liquide sera utilisée non plus pour élever sa température. riaux producteurs d'essence. reviendra à l'état liquide : elle se condensera. nous allons indiquer les prin- THÉORIE DE LA DISTILLATION Chauffons une substance d'une façon continue. c'est-à-dire le passage de de en l'état liquide à l'état de vapeur. la tension de la vapeur sera capable de vaincre la pression qui s'exerce à la surface du liquide. de faire Il y aura lieu macérer avec de l'eau les maté.

Le cas de la distillation simultanée de deux substances non miscibles était ainsi nettement distingué. l'huile essentielle. I. entre autres conclusions. à l'orifice duquel elle serait recueillie. en 187 1.examinèrent spécialement ce cas. 145. Berthelot. Mais cette distillation ne pourrait la plante surs'effectuer qu'à une température élevée chauffée fournirait des produits de pyrogénation qui viendraient complètement dénaturer le parfum. 2^" Deux corps qui n'exercent aucune action réciproque entrent simultanément en ébullition à la température à laquelle la somme cjui de leurs tensions maximafait éc^uilibre à la*pression s'exerce à la surface du licjuide. 4^ série. . celles que voici I" Deux corps bouillant simultanément se vaporisent suivant des rapports de poids déterminés par le produit : des densités de vapeurs multipliées par leurs tensions actuelles dans les conditions de l'expérience. Pierre et Puchot.DISTILLATION 7 autrement dit dans un alambic. . p. 1. XXII. 834. le cas ment peut être tournée la tion du phénomène de mélangés. p. jNous allons indiquer comdifficulté. Le procédé de la distillation directe est donc impraticable dans . pourrait après évapora tion se condenser dans le serpentin réfrigérant. 356. Berthelot^ étudia ce phénomène et formula. en faisant applicala distillation des liquides En i863. lorsqu'on soumet à substances non miscibles la distillation : simultanée deux ï 2 t. t. qui nous intéresse. . t. et furent conduits à ces conclusions que. si elle était abondante. 4^ série. IsmoRE Pierre et Puchot . 1863. I. 4^ série. 1871 XXIII. p.

rapport constant entre : tion. t. 1" Cette température d'éballition des est toujours inférieure à celle deux substances du produit k plus volatil. p. X. F : et F' sions de vapeurs à la température h laquelle s'efTectue la distillation. Naumaxx conclusions de Berthelot les ^ appliqua à et la détermination entre des poids moléculaires une formule résumant l'une des donnant et le raj)port poids P et P' de deux substances non miscibles dis- tillant simultanément. 3" la loi formulée par Berthe- pour deux substances déterminées.8 LES PRODUITS ODORANTS DES I" VEGETAUX La température d'ébuUition se maintient constante jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'une seule des deux substances dans l'appareil distillatoire. on aura P P APPLICATIOX — MF ^l'p • DU PHÉXOMÈXE DE LA DISTILLATION A l'extraction DES ESSENCES On peut résumer d'une façon plus simple les théories que nous venons d'exposer succinctement. 1877. Plus tard. Si M M' sont les poids moléleurs ten- culaires respectifs des deux corps. Cela résulte d'ailleurs de LOT. M. . chacune d'elles émet des vapeurs indépendam* Naimann. Lorsqu'on chauffe dans le même vase deux substances non miscibles. 1421. un les quantités de ces deux substances qui distillent simultanément mais ce rapport varie avec la nature des produits soumis à la distillaIl existe .

avec un certain poids d'eau. Dans ces conditions. les deux substances. distilleront simultanément à une temessence et eau tiller . l'huile essentielle ne subira pas d'altération trop profonde et ne sera accompaofnée d'au- cun produit de pyro^^é nation. Et. . Ces . s'oppose à leur ascension.DISTILLATION ment de l'autre. pratiquement insolubles l'un daus l'autre. au bois ou au charbon. Les eflbts des tensions de ces vapeurs la s'ajoutent alors pour vaincre pression qui. Nous dirons plus loin un mot de ces eaux. et à recueillir les deux liquides condensés. . Le procédé de la distillation employé industriellement pour extraire les matières odorantes consistera donc à chauffer dans un alambic. pérature inférieure à loo" sous la pression normale. C'est d'ailleurs de cette façon que l'on distille encore aujourd'hui dans la montagne. séparer. à l'aide d'alambics portatifs. se disposeront en deux couches qu'il suffira de . donc on ajoute à une essence que Ion veut disune certaine quantité d'eau. la fleur ou les autres parties de la plante renfermant le parfum à condenser dans im serpentin réfrigérant le mélange de vapeurs d'eau et d'essence qui passe. s'exerçant à la surface du liquide. deux liquides . par conséquent Tébullition simultanée de deux subs- tances insolubles l'une dans l'autre se produit à nue température inférieure substance Si la même au point d'ébuUition de la plus volatile. à feu nu. On aura ainsi une huile essentielle et des eaux de distillation qui retiendront une proportion plus ou moins grande d'essence selon la solubilité de celle-ci. certaines plantes à essences qui ne Le chauffage était jadis effectué peuvent être transportées dans des usines.

par exemple) sont chauffées dans un même appareil distillatoire où elles se disposent en deux couches . ainsi que nous allons l'indiquer. être chauffage à la vapeur d'eau. En nous plaçant à un point de vue général. PERFECTIONNEMENTS APPORTES AU PROCEDE DE LA DISTILLATION AVEC LA VAPEUR d'eAU de Le principal perfectionnement apporté au procédé la distillation consiste. on a quelquefois à les séparer d'avec des produits résineux non volatils. on chauffe à l'aide de vapeur. nous pouvons dire que l'opération est susceptible de s'effectuer de i** deux façons : Les deux substances non miscibles (essence et eau. ainsi que nous venons de le dans le dire.10 LES PRODUITS ODORANTS DES VÉGÉTAUX les Mais. de l'eau. Les essences ne sont pas toujours extraites d'organes végétaux. superposées. Elle est alors conduite par une spirale perforée de façon à se répartir dans Le chauffage peut aussi s'effectuer en amenant la vapeur dans l'enceinte limitée par un double fond entourant l'appareil distillatoire. vue de ces applications. Les applications que l'on peut avec la faire de la distillation vapeur d'eau sont extrêmement variées. 2" Les deux substances étant contenues dans des . dans la manufactures. Celle-ci peut les amenée directement dans l'alambic contenant et matériaux à essence toute la masse. ainsi d'ailleurs que les dispositifs que l'on peut concevoir en. Et souvent se pose le problème de la séparation de subs- tances de volatilités différentes.

ont aussi étudié le deux substances sont contenues dans des vases différents. et ses vapeurs sont dirigées au sein de la seconde.DISTILLATION il vases différents. il sera avantageux de réduire celte pression. 534. E. t. Examinant tout d'abord la première disposition. série. 1904. MM. Il décroit. l'une d'elles est soumise à l'ébullition. p. p. XXXI. XXXI. et sa vapeur est dirigée au sein de la sesecond dispositif : MM. . alors deux liquides non miscibles vapeur qui arrivera fournira la chaleur l'ébullition nécessaire pour produire 1 simultanée 3? des E.. s'il pour au lequel ce rapport est contraire. Rocherolles ont fait les obser' vations suivantes : Le rapport entre qui distillent le poids d'un corps et le poids d'eau sinniltanément croit avec la température lorsqu'il s'agit d'un produit inférieur à l'unité. cette vapeur se concas qui nous densera . le premier cas. E. 1904. lorsque la température augmente. Dans et le second cas. Rocherolles. t. Rocherolles. 2 et J. 3« série. Charabot Charabot et J. Rocherolles . Si l'on maintient sée par la vapeur le la substance (l'essence) traver le du corps plus volatil (l'eau dans occupe) à une température inférieure à la température à laquelle se produit l'ébullition simultanée des deux liquides. l'une d'elles est soumise à l'ébullition. s'agit d'un coiys pour lequel ce rapport est supérieur à l'unité. 537. Charabot les conde. il y aura donc intérêt à élever température d'ébullition simultanée des deux corps par [un accroissement de pression à la surface de la Dans la masse liquide. on aura et la superposés. Charabot et J.

Dans ce cas. Létude de MM. Charabot .12 . On se trouve en présence d'un cas très intéressant. la substance la plus volatile "seule entre en ébullition. Le phénomène prend une tournure toute différente lorsque la température à laquelle on maintient la substance la moins volatile (l'essence) est supérieure à celle à laquelle les deux corps entreraient simultanément en ébullition s'ils se trouvaient dans un même vase. la distillation de nombreux perfec- en particulier. les vapeurs émises par l'autre étant constamment faire entraînées. 2" lorsque décroît la pression qui règne dans l'appareil. en ce sens que l'on peut facilement varier entre des limites très étendues les propor- tions relatives des temps. On peut donc aisément distiller avec un courant de vapeur d'eau une substance non miscible à l'eau et la recueillir en proportion abondante en la chauffant convenablement et en opérant sous pression réduite. la distilvapeur d'eau. et Rocherolles donne lesquelles le moyen de préciser les conditions dans doit être effectuée selon lation avec la le but que l'on poursuit. Elle a permis d'apporter aux procédés de tionnements la . deux corps que l'on Le rapport entre le poids de distille la en même substance la moins volatile et celui de la substance la plus volatile que l'on recueille simultanément augmente : i" lorsque croît la température à laquelle on maintient la première substance. On sera ainsi ramené au cas correspondant au premier dispositif. . LES PRODUITS ODORAMS DES VÉGÉTAUX deux substances. elle a conduit à des appli- cations nouvelles et avantageuses de la distillation avec vapeur d'eau dans le vide.

en on la réunit eaux au produit qui. ou plutôt n'en pas emporter une nouvelle quantité. L'extraction de l'essence contenue dans une eau de distillation s'eff'ectue aisément par agitation de l'eau avec l'éther de pétrole. les Pour on extrait l'essence 'et de distillation insoluble. dans plupart des les eaux de distillation n'ont aucun emploi. Et l'on verra parti que l'on peut tirer d'une semblable étude. demeuré contenue dans pu être séparé par décantation. C'est pour et cela que l'on conserve notamment la les eaux de Rose cas. et on l'évaporé au bain-mai ie sous pression normale. Mais. de fleur d'Oranger. D'autre comparant les résultats de l'analyse de l'esl'analyse les solubilités relatives sence soluble à ceux de luble. On fait trois épuisements sucon réunit le produit des trois lavages. celui il y a généralement intérêt le à obtenir une substance se rapprochant plus possible de qui cela se trouvait préalablement dans la plante. On chasse les dernières traces de dissolvant à la température de . a part. Elles qu'elles sont alors cohobées de façon qu'elles puissent restituer l'essence contenaient . cessifs.DISTILLATION 13 EXTRACTION DES ESSENCES CONTENUES DANS LES EAUX DE DISTILLATION Les eaux recueillies au cours de la distillation retiennent en dissolution une certaine proportion d'es- sence qui leur donne quelquefois inie valeur appréciable. Lorsqu'il s'agit d'extraire l'huile essentielle en vue de recherches scientiliques. on pourra déterminer de l'essence insodes plus loin le divers principes odorants.

d'une application très générale . Les produits odorants quittent la cellule végétale pour s'incorporer aux matières grasses dans lesquelles ils sont solubles.1 4 LES PRODUITS ODORANTS DES VEGETAUX 85" dans le vide. et en parfait état de conservation. Le résidu est formé par l'essence que l'eau gardait en dissolution. huile d'olive. paraffine ou vaseline. Il est presque superflu d'ajouter que les corps gras employés doivent être de première qualité. Les deux procédés consistent à mettre la fleur en conle : tact avec un corps gras graisse (graisses de porc et de bœuf). à condition de prolonger sa vie. on fusion fait subir aux graisses une par qui a pour objet d'écarter toutes les matières putrescibles. tout à fait inodores. Décrivons successivement les procédés d'extraction des parfums par macération et par enfleurage. Méthode des dissolvants Très ancienne et fixes. ou plutôt selon que de son parfum à en retire l'état la fleur renferme totalité de liberté ou bien est susceptible d'en produire à nouveau au fur et à mesure qu'on lui le . Dans dans premier cas. . Avant de purification les employer. on opère par macération à chaud: second cas. en ce qui concerne le traitement des fleurs la méthode des dissolvants fixes diflere selon que les produits odorants à extraire résistent la graisse la ou s'altèrent en présence de chaude. par enfleurage.

à On les en des débarrasse en les exprimant chaud : à l'aide de la graisse. au bain-marie ( ou l'huile on y ajoute la fleur à traiter. non seulement on obtiendra un parfum altéré mais encore . presses hydrauliques. des huiles parfumées. avec l'huile. Aussi. dans le cas de semblables fleurs. à la Rose. qu'on pourra recueillir au fur et à mesure de son apparition. la fleur perdra son aptitude à régénérer la matière odo- rante qui lui aura été enlevée. Si on extrait cette matière odorante sans porter atteinte . comme le Jasmin et la Tubéreuse. Le procédé est appliqué à Grasse. On dispose de la graisse sur les deux faces d'une . On obtient ainsi avec pommades.METHODE DES DISSOLVANTS FIXES 1 o MACÉRATION chauffée). Les fleurs épuisées sont remplacées jusqu'à ce que la graisse soit convenablement chargée de parfum. ne renferment à l'état de liberté qu'une partie de la matière odorante qu'elles sont susceptibles de fournir. au contraire. Les fleurs trai- tées retiennent graisse parfumée. à la fleur d'Oranger. Pour cela on fait La graisse étant fondue passer un poids déterminé de encore de la fleurs. à la vie de la fleur sera une nouvelle quantité de parfum mise en liberté. ENFLELRAGE Certaines fleurs. à la Cassie. procède-t-on par enfleurage à froid. et l'on remue constamment la masse pour favoriser l'épuisement. notamment à la Violette. on fait un épuisement à l'aide de la graisse chaude. Si.

Le lendemain. L'emploi de cette méthode n'est donc possible qu'ales fleurs dont la récolte est d'assez longue durée. on répand Sur le châssis ainsi garni on en fait reposer un autre. inférieure sont recouvertes de graisse. non pas de la graisse. De la cette façon les produits odorants pénètrent dans mesure de leur formation. mais de l'huile. qui d'ailleurs se continue pour compenser la perte que subit constamment la fleur. Sur la face supérieure de cet appareil. au fur et à ayant soin de retourner les châssis. appelé châssis. Et cela. quant aux matières odorantes qui se dégagent. Si l'on veut parfumer. phénomène dont nous aurons l'occasion de nous occuper plus loin. vec . Il en est fort heureusement ainsi du Jasmin et de la Tubéreuse. Les fleurs se trouvent alors enfermées dans des 'chambres dont ]a paroi supérieure et la paroi et ainsi de suite. elles sont retenues par la graisse adhérant à la paroi supérieure. les châssis dont on fait usage diffèrent des précédents en ce que la lame de verre est remplacée par un grillage métallique supportant une toile épaisse imbibée d'huile. Cette opération est renouvelée jusqu'à ce qu'on ait obtenu la concentration désirée. La graisse de la paroi inférieure se parfume par contact. dont la floraison est continue pendant trois longs mois. par difllision. lame de verre entourée d'un cadre en les fleurs.16 LES PRODUITS ODORANTS DES VÉGÉTAUX bois. Ce mécanisme s'explique par un phénomène d'équilibre chimique dans la cellule végétale. on remplace les fleurs épuisées en graisse par diffusion. surtout en ce qui concerne le Jasmin.

la faible proportion de graisse retenue par l'alcool sera éliminée iS" par refroidissement de la solution à lo ou et par filtration ultérieure. Le principe en tile. est des plus simples la fleur le matière odorante de on dissout la dans une substance vola: on évapore ensuite dissolvant. qu'il méthode assez ancienne déjà puisremonter à l'année i835 pour en trouver l'origine. D'ailleurs. nouvelle. n'est entrée dans la pratique industrielle que depuis une quinzaine d'années. METHODE DES DISSOLVANTS VOLATILS M ÉPUISEMENT DES POMMADES ET DES HUILES PARFUMEES Que l'on procède par macération ou par enfleurage.. quantités appréciables de graisse. volatils. Elle fournit des produits qui répondent aux besoins actuels de la parfumerie et correspondent exactement à son orientation . dont il faudra se débarrasser. Il néces- plusieurs lavages successifs. Le parfum est dissous dans un véhicule la graisse ou l'huile. on obtient les produits odorants sous forme de pommades ou d'huiles parfumées. L'épuisement des graisses se fait site — — mécaniquement à l'aide de batteuses. Il suffira de brasser la pommade avec de l'alcool. Méthode des dissolvants Cette élégante faut . pour cpie celle-ci s'empare du parfum sans dissoudre des . . on utilisera la propriété que possèdent les composés odorants de se dissoudre dans l'alcool propriété qui n'appartient pas aux corps gras employés. Pour cela.

on les trouve comme résidus de l'évaporation. les M. Aujourd'hui l'application de la méthode des dissolétudes de vants volatils s'est généralisée dans le Midi de la France. et les notamment les suivantes: dis- soudre parfaitement parfums. Il est bien entendu que l'épuisement se fait d'une façon méthodique. Quant aux produits odorants. il amené dans pour serdans une autre opération. où chaque usine a adopté un dispositif spécial. Imaginée par Robiquet. où est distillé et recueilli vir vant neuf. Il convient d'ajouter que. ne laisser aucune odeur après évaporation. Le premier de ces problèmes a été résolu le jour où l'industrie des pétroles a fourni dispositif permettant la récupération aussi les parties légères parfaitement rectifiées et désodori- sées.18 LES PRODUITS ODORANTS DES VEGETAUX Il fallait trouver un dissolvant remplissant un certain nombre de à conditions. distiller régulièrement une température ou à une échelle de températures suffisamment basse. la méthode fournit à M. . ^audix eurent d'heureuses conséquences. L'élimination du dissolvant est effectuée par dis- tillation et peut être complète grâce à l'emploi du vide. est ensuite L'éther de pétrole vient au contact des fleurs et se charge de matières odorantes . tandis que fleurs le dissolvant chargé passe sur des non encore épuisées. au point de vue des appareils permetsiGxo^f tant l'emploi et la récupération des dissolvants. c'est-à-dire que les fleurs déjà soumises à un premier traitement sont traversées par du dissolil un évaporateur. n'exercer aucune action chimique sur la matière végétale. Il fallait aussi réaliser un complète que possible du dissolvant. Masles premiers résultats industriels. Sa récupération est opérée dans des appareils clos. se trouver à un prix abordable.

. l'originalité est si précieuse et dont la brutalité peut le être si bien vaincue par parfum naturel. il une forme extrêmement concentré celui d'une façon fidèle la de la fleur. d'effectuer de nombreux et délicats à l'alcool. écrasée par le parfum artificiel dont suffisent pas . De plus ils forcent le parfumeur à diluer la matière odorante. se trouve sous est plus ou moins concrète d'autres termes. dominée.. s'ils ne sont pas effectués d'une façon parfaite . mais on comprendra que . pour séparer la matière odorante. à l'exclusion de toute vants. lorsque la sienne. en choisissant et employant convenablement les dissolmatière insoluble. réunissant sous tante un faible volume une impormasse de parfum. parfums en effet extraits au moyen de de pétrole. en fleurs. de tout véhicule gênant ou inutile l'al- sous forme de produits entièrement solubles dans : ce problème est résolu. 11 celui-ci lui était oppose une puissance égale à donc du plus haut intérêt pratique d'arriver. pour produire un épuisement complet. vient d'être dit. L'éther de pétrole dissout. METHODE DES DISSOLVANTS VOLATILS 19 Le parfum et rappelle ainsi extrait . c'est-à-dire à extraire les principes odorants. l'éther des incommode. de sorte que celle-ci se trouve dans les compositions. à précipiter la substance inerte cool . présente un inconvénient. Ces ne lavages occasionnent des pertes d'alcool assez notables et. En méthode qui vient d'être décrite présente l'intérêt de fournir des produits d'une grande fmesse. des cires temps que le parvégétales insolubles dans l'all'emploi même Ces cires sont inodores et rendent à cause de leur insolubilité. appliquée il comme fum des cool. lavages Il est nécessaire. Mais la méthode des dissolvants volatils.

nous signaler le procédé qui consiste à mettre en infusion^ dans l'alcool le produit. a reçu une solution pratique. Nous nous limiterons également. à l'exclusion non seulement des matières insolubles inertes. On opère ainsi avec des matériaux desséchés. merie. le parfum. Une remarque s'impose en ce qui concerne l'emploi des divers procédés d'extraction des parfums. Remarque. comme la précédente. pour que l'alcool ne se trouve et l'on facilite l'épuisement par une agitation mécanique. dont on veut retirer pas dilué. en ce qui concerne un autre perfectionnement.20 LES PRODUITS ODORANTS DES VEGETAUX nous nous abstenions d'en indiquer la solution. Pour terminer reste cette description sommaire des méil thodes d'extraction des à matières odorantes. . le iDfusion. la et en raison de l'heureuse orientation actuelle de parfu il y avait un intérêt de premier plan à résoudre problème de l'extraction des parfums. mais aussi des pigments végétaux. On pourrait être tenté de penser que les mé- — ^ Ce terme technique usité dans l'industrie des parfums ne correspond pas à celui qui est en usage en pharmacie. Cette question. préalablement divisé. à une indication sommaire et réservée La plupart des matières obtenues à l'aide du procédé qui nous occupe sont colorées et communiquent aux extraits d'odeur des teintes d'autant plus foncées que la concentration des produits à préparer : doit être plus grande. Dans ces conditions.

En réalité. On rencontre. COMPOSITION DES ESSENXES 21 ihodes les plus modernes se sont substituées aux proet cédés plus anciens en apparence moins rationnels. vants volatils ) . de leurs propriétés tion et de structure par leurs relations . Les composés terpéniques de toutes fonctions peuvent comme on a l'habitude de procéder en chimie . parmi ces constituants odorants de toute catégorie. des . (distillation. Généralités sur la composition des huiles essentielles. la Les uns contribuent d'autres puissamment à l'arôme de caractères organoleptiques ticipent est plante en apportant leurs particuliers. On a désignés sous nom de composés terpéniques être définis. composés qui. ont formé un groupe homogène le dans les le système de nos connaissances chimiques. des mélanges plus ou moins plexes de corps jouant. des rôles d'inégale importance. Enfin certains corps consti- un tuent des facteurs négatifs qu'il y a intérêt à éliminer. Les matières odorantes dont nous venons de faire connaître les méthodes d'extraction sont.. il n'en a rien été. ont rôle tout à fait effacé. par l'ensemble de composiet distinct par leurs liens d'étroite parenté. . complètement inodores ou peu odorants. et les divers procédés emploi des dissolvants fixes et des dissolsont dans bien des cas employés concurremment dans le Midi de la France. au point de vue comdu parfum. par- simplement à l'harmonie du mélange. dans la grande majorité des cas. Il en qui.

terpéniques ou sesquiterpéniques. L'oxydation des alcools primaires. Il n'existe pas seulement des relations chimiques entre tions semblables à celles que un terpène déterminé. se trouvent souvent réunis dans la même huile essentielle. hydratations. . qui sont précisément de la nature de celles que l'on observe le plus fréquemment dans l'organisme vivant. G^^H^^O les sesquiterpènes sont capables de fournir. dants. De même. par déshydration d'un alcool sesquiterpénique. en partant des hydrocarbures correspon- Les hydrocarbures du groupe terpénique comprennent les terpènes proprement dits. mais de relanous venons d'indiquer. Et ces corps de formations différentes. des Inver- sement. fournit des aldéhydes terpéniques ou L'oxydation des alcools secondaires conduit à des cétones. réductions. oxydations. si bien que l'on se trouve tout naturellement conduit à penser qu'ils dérivent les uns des autres par des transformations chimiques. par déshydratation d'un alcool terpénique. un sesqui terpène. On nique peut concevoir par formation d'un alcool terpésubstitution d'un groupement OH à un atome d'hydrogène d'un terpène ou par hydratation d'un tel hydrocarbure (on obtient alors des alcools C10H16O et C^^^H^so). mule générale est (CHV^)!. Et ainsi de suite. par le alcools sesquiterpéniques même mécanisme.22 LES PRODUITS ODORANTS DES VÉGÉTAUX organique. l'alcool correspondant. et les sesquiterpènes dont la for. la c'est-à-dire C^'^H^'^. on obtient un terpène. déshydratations. répondant à la : formule générale G^'^Hl^ ainsi que leurs produits d'hydrogénation C^^H^^. sesquiterpéniques. l'aldéhyde . ou G^^H-^O.

COMPOSITION DES ESSENCES 23 OU la cétone. soit à la série . en grand nombre. que leurs squeidentiques à celui du parascymène ou lettes sont . dans leurs molécules. de tels arrangements des atomes d-e carbone. et en même temps bien défini. étendu. De que tous ces corps peuvent former un groupe spécial. les autres sont représentés le du cymène apparaît ou peut se former par une désarticulation dont le mécanisme est réalisable. dans le groupe sorte terpénique . C I C C/\G c\/c I I c I ce Squelette du p-cymène. c A Les uns sont représentés par qui se forment aisément selon turale les formules linéaires par la disposition architec- du para-cymène. des parentés en ligne collatérale. peuvent l'engendrer facilement. Indépendamment des composés terpéniques. Il existe aussi. ou autres fonctions qui en dérivent normalement et possédant en quelque sorte des liens de parenté en ligne directe. des des formules cycliques dans lesquelles squelette corps appartenant soit à la série grasse . les huiles essentielles renferment. Au point de \iie de leur constitution les composés terpéniques possèdent.

PRODUITS ODORANTS DES VÉGÉTAUX soit aromatique à d'autres groupes de corps ne dans ces deux séries. Cependant. que nous le verrons plus pour qu'on puisse songer encore à rechercher s'il existe une corrélation entre la nature des produits odorants qu'on peut retirer d'un végétal donné. nous pourrons dès à présent faire quelques remarques fondamentales. Influence des conditions de sol et de milieu sur la composition des huiles essentielles.. que le même corps. Le nombre des plantes dont ont été étudiées est malheureuseainsi ment trop loin. lindol. sur les chapitres qui vont suivre. Certains même avaient été découverts extrêmement curieux fait antérieurement dans l'économie animale. qui fait partie des produits de désassimilalion accumulés dans l'intestin de l'homme. 24 LES . en même le temps que nous étudierons leur distribution dans règne végétal. trouvent distribués entre les huiles essentielles Les principes dont nous venons de dire un mot se un grand 'nombre de représentants du règne végétal. a été mentionné parmi les principes contribuant au parfum de de Jasmin et à celui de la fleur deux pourtant si délicats et si fins! d'Oranger. tous Nous énumérerons les différents principes constitutifs la fleur des huiles essentielles dans le chapitre suivant. et la place de celui-ci dans la classification. En premier lieu. pour la clarté de notre exposé. anticipant. il arrive fréquemment que certains . restreint. C'est ainsi rentrant pas .

pourront également influer sur tielles et la composition des huiles essen- que. et nous jjréciserons plus loin raisons de ce que ses différents organes fourniront la composition sera difféau moins au point de vue quantitatif. la nature chimique et les du sur la structure principales fonctions physio- logiques des végétaux. souvent. sait de quelle influence considérable jouissent lumière. réunies dans une même plante. . si nous considérons que chaque partie de la plante joue un rôle dijBTérent dans l'élaboration le transport et la mise en réserve ou le rejet des principes immédiats. . en particulier . un végétal déterles miné . nous devons nous attendre plante se trouve placée. et en particulier des des huiles essentielles dont rente. on peut même dire généralement. la à voir cette composition varier suivant les conditions de milieu dans lesquelles la On sol. la chaleur . D'autre part. Ceci ne devra pas nous surprendre. Il est facile de concevoir ainsi que toutes le les causes susceptibles d'influer sur le travail physiologique qui s'accomplit à chaque instant dans végétal.INFLUENCE DES CONDITIONS DE SOL ET DE MILIEU 25 produits odorants se retrouvent chez des végétaux très éloignés les uns des autres dans la classification. l'humidité. des substances qui possèdent entre elles des relations chi- miques si étroites. . on constatera fait. qu'il est difficile de ne pas en déduire des relations d'origine. on trouve. huiles essentielles. série des travaux qui ont et Nous ne pouvons songer ici à décrire en montré quelle était : détail la la nature l'importance relative de l'influence de ces divers facle lecteur teurs désireux de s'en faire une idée d'eni* Le parfum chez la plante. Si l'on considère . par conséquent.

pas par douteux que l'ensemble de tous ces facteurs des végétaux en huiles essentielles et celles-ci. MM. M. G. a montré également que l'assimilation ces- chlorophyllienne variait surtout sous l'influence de En raison de ce qui a été dit plus haut. n'arrivent à influencer la teneur composition de L'étude détaillée de l'influence des facteurs sur la production des parfums chez les végétaux peut conduire à d'intéressantes déductions théoriques et k des au point de vue pratique. 1895 1 2 t.26 LES PRODUITS ODORANTS DES VEGETAUX magistral semble en trouvera un exposé complet dans le livre du professeur Eue. EuG. . 1. l'humidité sol. ChaHébert ont amorcé cette étude. 1894. t. II . BoNNiEK deux facteurs. et c'est l'exHABOT et posé de leurs recherches que nous entreprendrons résultats utilisables maintenant. lier celles ment. l'éclairement. . 1890. XX . Warmitsg^ Il nous faut cependant retenir que de ces divers facla tempéteurs les plus importants à considérer sont : rature. t. 1895 VII. t. la du nature chimique du terrain et la composition des substances solubles se trouvant dans l'eau absorbée par les racines. BoNMER.VI . Warming. la et suite les divers climats. Gaston Bo^NiER-.ont montré que les plus grandes modifications anatomiques se produisent sous l'influence de l'humidité de l'air et de l'éclaire. et 2. l'humidité de l'air. il n'est . Les études d'anatomie expérimentale et en particude M.

selon sa nature. Hébert.ont été amenés à étudier l'influence des sels minéraux ajoutés au sol sur la marche des phénomènes biochimiques susceptibles de modifier la composition des huiles essentielles. 1898. Dassonvillk. L'un des lots a été affecté à sans addition de sels minéraux. XXVII. 2. 91 . Charabot et A. sol. les recherches d'anatomie expérimentale exécutées dans ces dernières années nous ont appris que la composition du sol avait une influence manifeste sur la structure anatomique des végétaux supérieurs ^ En poursuivant des recherches dont nous aurons l'occasion de rendre compte plus loin. manifestera mieux encore lorsque nous étudierons l'influence de la composition minérale sur la formation de l'essence. Charabot et Hébert ont divisé en treize lots un champ dont la terre avait été préalablement analysée. A une culture normale. p. 3^ série. t. chacun des autres ^ 2 E. E.INFLUENCE DE LA NATURE DU SOL 21 Influence de la nature du Le sol peut. Aussi conçoit-on que l'influence de sa composition sur le travail chimique qui s'opère dans l'organisme végétal puisse être tout particulièrement marquée. se envisagé. offrir à la plante les conditions d'alimentation les plus variées. Hébert. D'ailleurs. du sol MM. t.). Leurs expériences ont porté sur la Menthe poivrée (Menlha piperita L. 204 et p. MM. et les résultats qu'ils ont obtenus sont de nature à fixer les idées sur l'miportance du facteur d'ailleurs. Cette importance. Charabot et A. 1902. X. i.

. A la fm de la végétation. d'ammonium suld'ammonium. accom- pagné de la cétone correspondante appelée menthone. les plantes des différents et lots furent coupées soumises séparément à la distil lation. comme nous venons de l'indiquer permit d'observer des différences de composition quantitative assez sensibles. L'essence principe de Menthe renferme principalement un appelé menthol. nitrates de sodium. : chlorures de sodium. déviaient vers la droite le plan de polarisation de la lumière. partie à l'état d'éther. ferreux. Les quantités de sels employées avaient été calculées sur les bases suivantes pour chacun des sels de sodium. de potassium. de potassium. D'une manière tout à fait générale. alcoolique Celui-ci Il est existe partie à l'état libre.28 LES PRODUITS ODOHAÎNTS DES VEGETAUX l'un lots. la proportion de menthone contenue dans l'huile essentielle se trouva très sensiblement réduite. l'addition de sels minéraux au sol eut pour effet de favoriser l'éthérification du menthol chez la plante. Gharabot et Hébert L'analyse des huiles essentielles obtenues . cinq cents kilogrammes à l'hectare en solution dans de manganèse monium . et des quantités équi- moléculaires pour les autres sels. : vingt-trois mètres cubes d'eau . Un fait semblable la est de nature à montrer avec quelle prudence doivent être interprétés les résultats analytiques dans recherche des falsifications. on a ajouté des sels minéraux suivants . . de potassium. L'essence de Menthe est considérée comme une subset cependant la plupart tance normalement lévogyre des produits obtenus par MM. Par contre. fates de sodium. d'amphosphate disodique.

une essence extraite 3» Charabot et A. Il nous suffit. et les parfum sont en mutations des corps dont l'ensemble constitue le relation étroite avec le fonctionnement E. La lumière exerce sur de Il était les phénomènes fondamentaux que l'on sait. . MM. XXXIII. 1905.) extraite de plants de Basilic (Ocimum Dasilicum et ayant poussé en pleine lumière lE. série. férences A. Iniluence de la lumière. travaux de M. t. Charabot et de l'appareil chlorophyllien. Cette action se traduit par des modifications morphoIl logiques n'^est et par des modifications fonctionnelles. Les . pour le moment. donc tout naturel de penser que ces influences devaient aussi se faire sentir sur les phénomènes susla vie végétale les influences capitales ceptibles de modifier la composition des huiles essentielles. pas sans intérêt de rappeler qu'à un éclairement et une activité chlorophyllienne Nous verrons plus loin que la production plus intense correspondent une augmentation de volume des canaux sécréteurs plus grande.INFLUENCE DE LA LUMIERE 29 Nous indiquerons plus loin à l'aide de quels mécanismes de telles modifications se sont produites. de bien fixer l'attention sur la seule possibilité du fait lui-même. p. Hébert^ ont étudié les difexistant de composition entre une essence L. 2. Hébert. Gaston Bonnier nous ont les facteurs appris que parmi dont l'ensemble consl'action titue le climat. 584. la lumière est un de ceux dont est le plus énergique.

en composés terpéniques de 42. 30 LES PRODUITS ODORANTS DES VÉGÉTAUX de plantes maintenues à l'ombre. et il est bien rare que la proportion de cet éther (acétate de linalyle) soit inférieure à 25 Yq et même à 00 Yo. L'essence de Basilic renferme un éther de phénol (estragol) et des composés terpéniques. étudiée. Gaston Bonmer resse agit l*état hygrométrique.3^0? et la tenem. dont la composition quantitative varie entre des limites assez étendues.Dans le second cas.7 Vo. Ces nombres suffisent pour montrer quelle peut être l'influence de la lumière seule sur la composition d'une essence. . mais les quelques données que nous possédons sur cette question suffisent à en démontrer l'importance. parmi lesquelles de l'éclairement jouera un rôle important. On récolte. celle Influence de M. le de ses recherches sur l'anatomie expérimentale. des quantités importantes d'essences de Lavande. que sur les plantes dans séche- même sens que la lumière L'influence de ce facteur sur la formation et la com- position des essences chez les végétaux est malheureu- sement encore peu. la teneur en estragol était de 07. Plus loin.2 Vo d'estragol et 20. Le principal constituant de l'essence de Lavande est l'éther acétique d'un alcool connu sous le nom de linalol. au cours la a montré. par contre.8 ^o ^^ composés terpéniques. Dans le premier cas.Elle peut. dans les régions montagneuses du Sud-Est de la France. l'essence renfermait 74. nous indiquerons des résultats dus à des influences simultanées..

. une essence extraite de Lavandes cul- tivées dans les environs de Paris renfermait. que que des traces d'un dont nous parlerons plus tandis En loin. française ne renferme {cinéol) oxyde. 3. t. effet. teneurs en éther variant entre 87 et 48 Yo. Charabot a analysé en i894: i895 et i896. tout au moins quantitatif. Ainsi. Les nombres trouvés pour les teneurs en éther oscillaient entre 35 et 45 Yo.Or une essence de Lavande dont la sensiblement différente.2 Yo. due surtout à l'humidité du milieu dans lequel loppe <^aise. elle aussi. proportion d'éther.Le pouvoir lévogyre de ces dernières essences était d'ailleurs très élevé. M. au point de dépasser la limite supérieure géné- ralement admise pour cette constante physique. des échantillons. et le ' E. en outre.La seule influence de l'altitude ne saurait suffire à expliquer un tel une très faible Déplus. présentèrent des recueillis dans mêmes régions. l'essence anglaise en contient des proportions assez Cette différence de composition peut attribuée à évidemment être un grand nombre de causes mais elle paraît . p. Yeiicalyptol abondantes. XXV. 3e série. lo^o d'éther. 1901.INFLUENCE DE L'ÉTAT HYGROMÉTRIQUE s'élever 31 exceptioQnellement est l'Angleterre produit composition au-dessus de 5o Yo. Elle au point de vue pas plus de 5 à l'essence ne contient. E. 263. une sécheresse extrême résultat.Pendant l'année 1897. ^ sévit dans le Midi de les la France . toute une série d'essences provenant des cimes élevées des Alpes et du Dauphiné. le minimum pour la teneur en éther Charabot. 10. se déve- la plante anglaise et à la sécheresse des régions alpines ou dauphinoises qui fournissent l'essence fran- Aussi bien.

puisque l'influence * 2 E. la richesse en éther est d'autant plus grande que l'altitude à laquelle la plante a vécu est plus élevée. lia. 3. i895 et i896. s'est M. de i894 à i9oo. Gildemeister et Hoffmann. tendent à agir même était sens sur les végétaux. analysé tous ans plusieurs centaines d'échantillons d'essences récoltés à des altitudes différentes. C'est d'ailleurs à la même opinion que des observations analogues ont conduit MM. p. E. 1901. 3e série. Et il est arrivé à cette conclusion que. 737. Il moyenne les en ne considérant que la nombres obtenus pour chaque altitude. Ce résultat n'a rien d'inattendu. t. XXV. la sécheresse et l'éclairement intense. des résultats. bissent des modifications de structure Les plantes soumises à l'action du climat alpin suet de fonctions considérables que les d'autant plus deux conditions dans le naturelles les plus importantes de ce climat. Charabot^ l'influence la de l'altitude proposé de rechercher quelle sur l'essence contenue les dans Lavande. qui fut exceptionnellement sèche maximum Influence de l'altitude. d'une manière générale et toutes choses égales d'ailleurs. sont respectivement inférieurs au minimum et au maximum correspondant à l'année iSOy. . p. 261. Gildemeister et Hoffmann^.. 32 LES PRODUITS ODORANTS DES VEGETAUX correspondant aux années i894. Charabot. causes susceptibles d'exercer une influence sur les a rendu négligeables.

. L'influence de la provenance est la sol. t. quelques-unes des modifications qui se produisent sous l'influence du climat.INFLUENCE DE L\ PROVENANCE 33 . 321. à l'aide d'exemples pris chez des plantes fournissant des essences variées. GGXXXIV. 2 Jacobsen. Elle une des sources industrielles du géra- tène et 1 renferme en même temps un peu de dipende méthylhepténone. .. résultante des influences combinées du climat et du Elle pourra se manifester sur la composition quantitative et qualitative des essences. les végétaux est due la en majeure sécheresse et à la somme des influences de de l'éclairement. Il est presque superflu d'indiquer que les produits soumis à la comparaison ont été extraits de plantes également développées. t. famille des Graminées) est produite la Indes orientales. géraniolK partie à acétique et libre. du climat alpin sur partie . en tenant compte de ce qui précède. GLVII. 1871. Nous indiquerons. ainsi qu'il est facile de le prévoir. partie à l'état d'éthers caproïque^. p. GiLDEMEisTER et Stephaiv 1896. 232. C'est d'ailleurs niol. p. exclusivement d'un l'état alcool terpénique primaire. les îles de Elle est formée presque le Malaisie et de Geylan. I'' GRAMINÉE PRODUISANT UN ALCOOL. L'essence" de Flûck. par les et Pajma rosa {Andropogon Schœnanthus Hanb. Influence de la provenance.

Nous avons là un exemple de variation d'ordre qualitatif. puisque l'un est l'aldéhyde correspondant à l'autre. (famille des Composées) et produite notamment par L'essence le Midi de la France. 2. 2" COMPOSÉE PRODUISANT U?î ALCOOL ET LA GÉTONE CORRESPONDANTE L'essence d'Absinthe est extraite des parties aériennes de Y Artemisia Ahsynthiiim L. Mais les principaux constituants odorants produits par le végétal sous les deux climats ne sont pas sans relation de parenté. 95. élevée (43. d'après M. par la même plante. partie cétone l'alcool C^^'H^^O {thujone).2 7o) tle l'adéhyde (dirai) correspondant au géraniol. qui n'existe pas dans l'essence fournie. Ainsi. à côté correspondant (thuyoî) partie à à l'état d'éther.34 LES >PR0DUÎTS ODORANTS DBS VÉGÉTAUX M. aux Indes orientales. elle contenait une proportion . l'Al- gérie et l'Amérique. préci- sément par V Andropogon Schœnanthus Cette essence ne renfermait qu'une proportion d'alcool relativement faible (io. le citral. p. 1 Charabot. . Il s'y trouvait en même temps 7 ^o d'une autre aldéhyde appelée citroiinellal. Etesse.2 Yo). et qui n'est autre qu'un dérivé dihydrogéné du citral. on trouve dans l'essence à' Andropogon Schœnanthus de la Nou- velle-Calédonie un principe. américaine renferme principalement une d'environ 2^ 7o ^^ l'état libre. Gharabot* a étudié une essence originaire de la Nouvelle-Calédonie et fournie. Par contre. 1904.

474. On voit que ces essences ne renferment. le elles sont très riches Ce n'est donc pas la en princij)e thuyone. à l'inverse 76. enfm 8. Charabot et Lai. que de faibles proportions do thuyone. I. à Caussols (\lpos-Mari limes).o Vo ^^ thuyone. 16. LA PROVENANCE 3?i M.oue. 1907. Charabot. 1 à 35. ChaRABOT et Lalole*. Par contre.o àe thuyol libre. t. 3.2 Yo de 7. déplantes sauvages. 35. Paris). E.8 de thuyol libre. Une essence d'Absinthe et provenant de semis au tués à Grasse extraite moment : de la floraison possédait là composition suivante libre.9 et 9.9 et 80. 9. le constituant principal de l'essence extraite de la plantes cultivées dans région parisienne est aussi la Mais tout autre fut le résultat obtenu par MM. alcoolique. 71.o et 5. en examinant des essences provenant du Midi de la France. XXIII. .INFLUENCE DP. à dans la préparés.3 de thuyol 4o. Leur échantillons furent l'aide : analyse donna les résultats suivants d'éther. Deux l'autre en i9o5.6 Yo ^^ thuyone.6 Yo d'éther. t. thuyol total et 12. coupées montagne.6 à i9. de ce qui a lieu po\u' les essences d'Amérique la et de région parisienne . 4^ série. 3e série. GharâbotS ayant examiné des extraites essences d'Absinthe de plantes cultivées à Giioisy-le-Roi (près que celles-ci contenaient de 9.4 et 3. o Yo ^^^ thuyone. p.5 Y^ 78. Le constituant principal de l'essence d'Absinthe cul- ï 2 E.6 7o de thuyol total.i ^o d'élher. 1.7 à i3. l'un en i9oo. 1900. trouva % Donc thuyone. p.5 7^ de thuyol total et enfin de 43. 483. mais bien effec- thuyol qui en est le constituant principal.

une cétone {camphre droit) et 60 d'un éther de phénol (estragol). Guerlain. p. XXXIII. française fut étudiée en premier par et J.une essence de Java. t. famille des Labiées) de diverses provenances I" Une essence de France . p. 1897. la Dupo:^ Guerlain S qui y démontrèrent et présence d'un alcool {linalol gauche) et d'un éther de phénol (estragol). 309. Charabot Laloue^ y ont {cinéol). un autre composé 2" h'essence algérienne possède. droit). MM. 1897. 3° nion. un terpène (pinène. une essence d'Algérie. et Dans V essence allemande. oxyde (cinéol). p. caractérisé en outre MM. la 3'' même composition qualitative. 3'' LABIÉE PRODUISANT U> ÉTHER DE PHÉNOL Il a été étudié des essences de Basilic {Ocimum Basi: licum L. 3^ série. t.36 tivée à diffère LES PRODUITS ODORANTS DES VEGETAUX Grasse est aussi le thuyol. 2 3 Charabot et Laloue. 176. t. . sensiblement plus d'alcool combiné. Mais cette essence du produit de montagne en ce notablement moins d'alcool total que qu'elle renferme cette dernière el. un Bertram Walbaum. 1. Bertram identifié les Wal- BAUM^ ont çaise. h' essence J. 585. % 1 J. d'après MM. constituants de l'essence fran- 4" h'esse/ice et de la Réunion contient. MM. Le linalol n'en fait pas partie. CCXXXV. 1° une essence d'Allemagne 4** 5. CXXIV. une essence de la Réula Toutes ces essences proviennent de même espèce. Bertram et Walbaum.. 1905. d'après ces derniers auteurs. DupoM et J. cependant. 2'' .

Influences tératologiques. (Ombellifères). produire des Vaa Romburgh. t. qui est un éther phénolique. quelles peuvent être composition d'une essence produite par même espèce selon l'origine géographique. ^'^ OMBELLIFÈRE PRODUISANT UN ÉTHER DE PHENOL t Les semences récoltées en très riche àWpiwn . la plante. 3446. d'après différences de la ces résultats. temps que du pinène et de Vapiol. A côté de l'influence des facteurs que nous venons d'étudier. p. Le parfum chez 2 . 1 P. la seconde une essence contenant de ïestragol et la troisième un terpène hexavalent (ocimène) et 3o-46 Yo d'un phénol (eugé. P. nol). On les voit. de la myrisla molécule diffère de celle de l'apiol par un groupement OCH^ en moins. Elle renferme en {pinène gauche).INFLUENCES TÉRATOLOGIQUES 37 b" M. de Java l'une n'a fourni : qu'une faible quantité d'essence. dont l'ensemble constitue le climat et qui peuvent. 2 Thoms. petroseliniimL. 1903. Van Rombirgh* a distillé trois variétés d'Ocimum Basilicum L. Allemagne donnent une huile essentielle en un principe appelé apiol. L'essence française a donc ceci de particulier que la myristicine en ticine. XXXVI. même substance dont s'y trouve à la place d'une certaine proportion d'apiol. ainsi que nous l'avons vu précédemment. même temps un terpène L'essence extraite des semences françaises renferme^.

non seulement par de profondes altérations morphologiques. n'en sont pas moins susceptibles de jouer un rôle important. La transformation est plus ou tantôt tous les rameaux d'une même moins étendue plante la subissent également. XIX. si bien que les cultivateurs désignent les pieds de Menthe modifiés sous le nom de Menthe basiliquée ». et M. 5. pour être moins étudiées et moins fréquentes. dans la plante. leur aspect général rappelé celui des sommités défleuries du Basilic (Ocimiim Basilicam L. d'ébauche. t. . c'est-à-dire même à l'état MM. p. dans les plantations de Menthe poivrée des environs de Grasse. 3« série.38 LES PRODUITS ODORANTS DES VÉGÉTAUX modifications considérables dans la composition des produits odorants des végétaux. des individus absolument transformés. qu'il il s'agit d'une castration absolue. Charabot et Ebray. tantôt on observe sur le même pied des rameaux normaux à côté de tiges basi<( : liquées. E. il en est d'autres qui. que l'on observe fréquemment. 'mais encore par une influence considérable sur la composition de l'essence produite par C'est ainsi la plante modifiée.). Charabot ne se développe jamais de fleurs. sur les rameaux modifiés. 119. Marin 1 E. et aussi d'importantes fréquemment désimodi- fications physiologiques. Dans tous les cas. Divers parasites sont en effet capables de produire. des modifications anatomiques profondes. On connaît aujourd'hui certains cas de parasitisme susceptibles de se manifester. et Ebray^ ont constaté que celte modification était due à une piqûre d'insecte. 1898. dont un grand nombre sont gnées sous le nom de galles.

Réduite de moitié environ.) 1. Ran)eau de Menthe poivrée. — basilique . Rameau normal de Menthe poivrée.Fig. (Figure extraite de la Revue générale de Botanique. — 1. 2.

si l'on examine un très grand .iO LES PRODUITS ODORANTS fait DES VEGETAUX MoLLL\RD^ a une étude approfondie du phénomène. les rameaux sessiles . 3. tative les dernières tiges qui proviennent de celle-ci petites feuilles portent les un grand nombre de pressées unes contre les autres (Fig. en paléontologie végétale. i). Les grandes feuilles de la base des rameaux basiliques sont très différentes des feuilles ordinaires cellesleurs nervures sont ci sont très nettement pétiolées disposées suivant le mode penné. ces feuilles Dans .nombreuses petites masses foliacées terminales qui donnent aux rameaux modifiés (Fig. i. 1906. leur forme est élargie et. leur nervation a une apparence palmée et les dents sont à peine visibles ou tout à fait absentes de plus. En fait. et auxquelles correspondent des bourgeons b qui restent inclus à l'intérieur de ces feuilles axillaires. par suite. dans les condi- tions normales. 1 Marin Molli ard. car on est en présence d'un caractère considéré comme ayant une haute importance dans la classification parce qu'il est ordinairement très peu sujet à variations qu'on se rappelle l'emploi qu'on en fait. sont le siège d'une ramification répétée et infiniment végé. . 2) leur aspect si caractéristique et si différent par sa compacité. La modification qui porte sur la nervation est particulièrement frappante. terminées par des inflorescences. et le contour du . la Les tiges qui subissent leur disposition transformation et qui par sur la plante seraient. basiliques. moins lancéolée. i. limbe offre des dents accentuées. Ce sont ces . 2. . du port léger des rameaux normaux (Fig. apparaissent comme . /). en se basant sur sa fixité.

2. Eriophyes: f. — — . — 2. — — . feuilles.) 1. Eriophyes céphalothorax vu par la face dorsale. .Fig. (Figure extraite de la Reçue générale de Botanique.. b. cellules mortes. Coupe du limbe d'une grande feuille de la base d'un rameau basilique. Eriophyes Menthse Ç face ventrale. bourgeons. Coupe du limbe d'une grande feuille normale. Er. 5. 6. 4 Coupe longitudinale d'un bourgeon. m. 3. — Menthœ Ç . Coupe longitudinale d'une masse foliacée terminale.

il est facile de se rendre compte qu'il existe de nombreux intermédiaires de deux types extrêmes que nous disposition palmée apparaît comme procédant de la nervation normale par la suppression du pétiole et la prédominance que prennent nervation entre les venons d'envisager. 6). . A ces modiQcations extérieures correspond une strucSi l'on celles ture différente s'adresse la pour les deux sortes de feuilles. tuées par des feuilles ayant les même Les petites balles foliacées terminales sont consti- mêmes caractères génépoils unicellu- raux et présentant de plus nombreux laires disposés sur leur bord. mais à une réduction ces dernières est mées . leur section se rapen plus de la forme circulaire. nbrmaux 5). 2. 2. mesure que la ramification est plus abondante.V2 LES PRODUITS ODORANTS DES VÉGÉTAUX nombre de feuilles modifiées. ce qui correspond non pas à une diminution dans le nombre des assises cellulaires. l'irrégularité de leur contour et même de leur surface. en cela elles rappellent les dernières bractées florales des tiges normales dont elles continuent de différer par leur forme plus trapue. à . puisqu'il est très général la famille des Labiées proche de plus dans tout l'ensemble de de carrée. la quelques nervures latérales issues de en la base du limbe. vers leur extrémité. de base des rameaux (Fig. et transfor- on constate que l'épaisseur du limbe de réduite d'une manière appréciable. aux feuilles les plus comparables (Fig. Les tiges des plantes ou portions de plantes transformées perdent aussi rapidement un caractère important. se ramifie temps que la nervure médiane d'une manière moins intense. qui est irrégulièrement bos- selée.

auxquelles des modifications analogues à celles que poivrée. Nous avons subies par la . fonctionnels intimes qu'il faut reporter la stérilité des plantes basiliquées. comme nous que l'avons dit plus haut. appartenant à une travail Le même famille très homogène. dififé- espèce nouvelle qui se distinguera facilement de elles infligent rentes espèces vivant sur d'autres Labiées. Molliard établit que. s'agi- feuilles qui le petits Acariens appartenant à et constituent de nombreux un groupe des Phytoplides 2 au genre Eriophyes. et par la partie du céphalothorax en M. La figure ati représente l'animal i . on voit facilement. MoLLiARD appelle ce parasite Eriophyes Menthœ. foliaire examine attentivement un lès petit glomérule terminal. ter entre même à l'œil nu. dans des espèces voisines de Phanérogames.INFLUENCES TÉRATOLOGIQDBS 43 le fait est des dimensions des différents éléments . par- ticulièrement frappant pour l'assise palissadique p. on observe des cas de parasitisme aboutissant à des modifications comparables de l'hôte. femelle dorsale par sa face ventrale en 2. à un cas de parasitisme Si l'on se rapportent ces modifications. et que les parasites correspondants sont fort les peu distincts les uns des autres dans un genre où caractères des espèces les mieux définies portent déjà décrit les modifications sur les détails de structure. subit la Menthe de M. Il est bien des évident que les fonctions de la feuille subissent modifications quantitatives et peut-être qualitatives en même gements de structure temps que s'observent ces chanc'est à de tels changements . C'est. qui est très peu développée dans la feuille modifiée.

Très nombreux dans à peu. les parasites disparaissent peu dans on ne les rencontre plus vers le mois d'août rameaux qu'ils ont transformés. à se dessécher. par les sont rapidement abandonnées peuvent acquérir une mais . Ceux-ci sont les envahissent sortir les rameaux dès elles qu'ils sont sur le point de de terre. avec des rameau^x basiliques. On ne connaît aucun remède pratique contre l'attaque des Eriophyes. On se borne actuellement à abandonner la culture de la Menthe poivrée dans les champs . 3 et 4. et elles structure voisine de celle des feuilles normales plus jeunes. qui effectuent tout leur développarasites. et les rameaux basiUqués jusque vers le mois de juillet. près de la souche ou à sa surface même car un pied une fois modifié réapparaît tous les ans avec la même transformation. 2.44 LES PRODUITS ODORANTS DES VEGETAUX plante du fait ^ de les l'attaque des Acariens. feuilles les plus externes moins modifiées. Des indiles . C'est cette action destructive des parasites dans les glomérules terminaux qui paraît limiter la croissance de la plante. Ils hivernent évidemment dans la terre. que toutes les parties aériennes des plantes avaient été supprimées avant la mise en terre des rhizomes. Eriophyes. Molli ARD dans un jardin les à Paris se sont montrés. fn). vidus basiliques envoyés de Grasse et replantés par M. sont pement en présence des déviées beaucoup plus de leur différenciation ordinaire. qui se localisent toujours vers l'extré- mité des les feuilles bourgeons. les cellules superficielles qui sont constamment soumises à l'action des Eriophyes ne tardent pas à périr. formant une zone noirâtre facilement visible sur une coupe d'un bourgeon terminal (Fig. alors deux années suivantes.

L'huile essentielle de la plante basiliquée est beau- coup plus riche en éther que l'essence normale. par contre. Charabot a étudié comparativement les acides combinés au menthol dans la Menthe normale et dans la Menthe basiliquée. la plante sous l'influence du parasitisyne a été signalée les pieds .\rabot. La Menthe contient.INFLUENCES TERATOLOGIOUES 45 . deux acides l'acide : acétique et l'acide valérianique. dans basiliques. ou tout au moins empruntés à des pieds sains et suffisamment éloignés d'individus malades de manière à diminuer les chances de transport des parasites par les rhizomes ou la terre qui leur est attenante. OÙ les pieds basiliques deviennent trop nombreux mais il est bon de faire observer que les rhizomes dont on se servira pour établir de nouvelles cultures devront être choisis dans des champs indemnes de la maladie. à l'état de combinaison avec son principe alcoolique (menthol). Il est arrivé à ce résultat que le mélange des acides combinés est moins riche en acide valérianique dans la Menthe modifiée que dans la Menthe saine. elle renferme au plus des traces de composé cétonique (menthone). M. l'essence produite est plus abondante mais de qualité moindre. Ch. . Elle consiste en ce que. Pour cela il a déterminé le poids des sels de potassium des acides provenant de la saponification de quantités des deux essences renfermant un nombre égal de molécules d'éther. Une conséquence physiologique de la castration de . par M.

Il est donc difficile de tirer des faits actuellement connus un enseignemeut immédiat et suffisamment précis pour qu'il puisse être présenté sous la forme de propositions -bien définies. . A un point de vue moins étroit. en modifiant artificiellement les conditions de la nutrition d'un végétal. le Ainsi que nous venons de voir. La seule chose à retenir. c'est la tendance à l'éthérification qui se manifeste chez les essences ayant été produites dans un air plus sec ou sous un soleil plus vif. 1907. XIX. il ressort de ce qui vient d'être dit que. sur le Radis cultivé dans des conditions parfaites * Marin Molliahd . M. MoLLLARD*. t. de reproduire chez certains organes végétaux des modifications dues ordinairement à l'action du milieu ou à celle d'un parasite. toute cause venant influencer .46 LES PRODUITS ODORANTS DES VÉGÉTAUX Résumé et conclusions. Une confirmation de l'action la ceci se trouve dans ce fait que d'un parasite peut également composition de l'huile essentielle. 241. C'est ainsi qu'il obtient. p. l'étude de l'in- fluence des conditions de sol et de milieu sur la com- position des huiles essentielles n'est encore qu'ébauchée. la nutrition et par conséquent le chimisme d'une plante produit forcément une modification dans la composition de l'huile essentielle qu'elle sécrète. se faire sentir sur vient de publier. et par consé quent dans les hautes montagnes. ainsi que nous le laissions prévoir au début de ce chapitre. dans une remarquable étude qu'il montre comment il est possible.

donne encore. . La même plante. des celle tiges dont structure rappelle des rhizomes. à la volonté de l'expérimentateur. elles apporteraient à la science une précieuse contribution à la connaissance de la bio- rables à la formation de chimie des parfums dans le règne végétal.RESUME ET CONCLUSIONS d'aseptie. et à compte ainsi des conditions de nutrition favo- tel ou tel composé. Sans parler de l'intérêt pratique que pourraient avoir de semblables études. semblables études sur se rendre Ceci montre l'intérêt qu'il y aurait à poursuivre de la production des essences. dans des conditions spéciales. des individus tubérisés ou non. et dans la 47 un milieu convenable.

elles-mêmes. En premier tielles nous considérerons constitutifs. pour nous occuper ensuite de cha- cun do leurs principes Répartition des plantes à essences entre les diverses familles botaniques. Nous serons . nous ne pourrons évidemment pas comprendre toutes les espèces odoriférantes. Il faudrait.CHAPITRE II DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES DANS LE RÈGNE VÉGÉTAL Nous avons et défini les huiles essentielles. Dans le catalogue que nous allons dresser. tenant nous occuper de la dont nous nous propoNous allons maindistribution de ces matières les huiles essen- dans le règne végétal. soumettre à un examen spécial les différents organes de tous les représentants connus du règne végétal. pour cela. lieu. indiqué les variations qu'elles peuvent subir dans leur composition. toutes questions se rattachant étroitement à la connaissance des matières sons de faire l'étude chez la plante. décrit les méthodes générales d'extraction qui leur sont applicables.

(semences). . Nigella damascena L. hors de doute que. lorsqu'il y a la lieu. Encore qu'incomplets. c'est la qualité ou l'abondance du parfum qui a toujours guidé. RÉPARTITION DES PLANTES A ESSENCES . 49 donc contraints de nous borner à l'énumération des plantes dont les huiles essentielles ont été extraites et les tableaux que donneront une idée assez exacte de la distribution des essences dans la nature. Il est. Nous désignerons chaque plante par son nom latin et. dans la recherche des matières odorantes. Pivoine Moutan (écorce des racines ) 1 Durand. ont été Les végétaux extraites seront dont les huiles essentielles groupés d'après les familles auxquelles ils appartiennent et énumérés dans l'ordre adopté dans l'Index Phaneroyamoriim de Durand*. et non pas mentionnées. l'essence.. FAMILLE DES RENONCL LACEES Nigella saliva L. Pseonia Moiitan Sims. (semences). par son nom usuel ou indigène. en etïet. de sorte partie en indiquant nature de l'organe ou des organes d'où plus l'on extrait le communément telle que la mention de pas ou telle de la plante n'exclura l'existence de produits odorants en d'autres points. nous serons ainsi conduits à dresser l'individualité de la plante qui élabore ce parfum.

étoile (fruits Illlcium religiosum Sieb.. Illlcium venim Hook. FAMILLE DES A>'0NACÉES Cananga odorata Hook. (écorce).. Lepidium sativum L. FAMILLE DES CRUCIFERES Ce n'est généralement pas à les l'étal de liberté que l'on cette rencontre huiles efî'et.. et Zucc. énumérons les espèces principales qui ont fourni des huiles essentielles. Kobushi (feuilles et tiges). Champaca (fleurs). sans préjudice de quelques documents complémentaires que l'on trouvera plus loin. Champaca (fleurs). essentielles dans famille. dans un chapitre suivant. Ylang-ylang (fleurs). Badiane ou Anis et feuilles). Mo no dora citriodora Cerv. combinaisons susceptibles d'être dédoublées Nous verrons en par un ferment enfermé dans des cellules voisines. Cette remarque faite. Cresson des jardins (herbe semences) et . MacjnoUa fascata Andrews. C. 50 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES FAMILLE DES MAGNOLIAGEES Drimys Winteri Forst. Michelia longifolia Blume. Michelia Champaca L. qu'elles se trouvent engagées dans des combinaisons avec le glucose. Shikimi (feuilles).. Magnolia Kobiis D.

. Reseda odorata L. (feuilles).. Cochléaire (herbe).. Violette (fleurs). • ^ . nadis (racme et semences). Tabouret (herbe et graines). )_. Cistus salvifolius L. Cochlearia ofjicinalis L. . FAMILLE DES VIOLACEES Viola odorata L. Sinapis iiiqra L..._ . Cannelle blanche (écorce). Cochlearia Armoriaca L.. \ D Tv/T-n ^ naplianiis niqer Mnl. Allidria ofjicinalis Andr. Réséda FAMILLE DES CISTACÉES Cistus creticiis L. / • ' ) FAMILLE DES RÉSÉDAGÉES Ce que nous avons Crucifères s'applique famille des Résédacées. Moutarde blanche (semences)..T oinapis jiincea L.. (plante entière). AUiaire (racines et se- mences) .. c. Thlaspi arvense L. Cardamine amara L. dit aussi au sujet de la famille des aux représentants de la (fleurs et racines). .. CisUis ladaniferus L..REPARTITION DES PLANTES A ESSENCES 51 Nastartiwn officinale L. (feuilles). ^ ' Sinapis alba L. Raifort (racines). . . (feuilles). Raphamis sativus L. FAMILLE DES GANELLACÉES Canella alba Murray. Cistus monspeliensis L. . (feuilles). • \ ) Moutarde (semences). Cresson de fontaine (herbe).

.. Polygala Senega L. Œillet (fleurs). Polygala nemorivaga Pomel (racines). FAMILLE DES POLYGALACÉES Avant crénumérer les huiles les espèces de cette famille dont nous ferons remarquer que M. FAMILLE DES TERNSTRŒMIACEES Thca chinensis Sims. Polygala de Virginie (racines). (fruits). Polygala tnih/aris L. Polygalu calcarea Schultz (racines).52 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES FAMILLE DES PITTOSPORACÉES Pittosponim undulatum Vent. DES DIPTÉROCARPACÉES Dryobalanops Camphora Colebr. Polygala oleifera Heckel (racines). . (racines). Bourq'uelot a démontré la nonpréexistence du principe odorant chez la plante.. (racines). Thé FAMILLE (feuilles). et sa formation sous l'influence d'un ferment. Camphrier de Bornéo (bois). (racines). essentielles ont été extraites. ainsi que nous l'indiquerons plus loin. Polygala variahilis Kunth. Polygala dcpressa \Vend. FAMILLE DES CARYOPHYLLACÉES Dianthus Caryophyllus L.

. Tilleul (fleurs). FAMILLE DE GERANIACÉES Pelargoniiim odoratissimum V^ illd. \ / Pelargonium capilatiim Ait. Capucine ( feuilles et fleurs ) . Coca (feuilles). \ v Gurjum (bois). Dipterocarpiis incanus Roxb. Géranium (berbe). Pelargoniiim roseiim Wild. FAMILLE DES ZYGOPHYLLACÉES Bulnesia Sarmienti Lorenz.. Dipterocarpiis verniciflorus Blanco (bois). == P. Dipterocarpiis Alatiis Roxb. ) Dipterocarpiis grandiflorus Blanco (bois). t ] Tropœohim majus L.. FAMILLE DES TILIACÉES Tilia ubnifolia Scop.. FAMILLE DES MALVACEES Hibiscus Abelmoschus L. Ambrette (graines). Erythroxylon monogynum Roxb. Gayac (bois).. FAMILLE DES LINACÉES Erythroxylon Coca Lamk. (bois). REPARTITION DES PLANTES A ESSENCES o3 Dipierocarpiis turbinatus Gaertn.. Radula L'Hérit.

(fruits). On i" a souvent : donné des noms spécifiques aux varié- tés utiles Citrus Aiirantium. Jaborandi (feuilles). piperitwn D.f)4 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES FAMILLE DES RUTAGÉES Xanthoxyliim (fruits). Amyris halsamifera Santal des Indes occiden Les Clausena Willdenowii Wight et Arn. Citrus nohilis Lour. L. Rue (herbe). . (feuilles et racines). (plante entière). feuilles et tiges). a) Subspec. Xanthoxyliim acanthopodkim D. Cusparia trifoliata Engl. Barosma crenulatwn Hook. Barosma J > Bucco (feuilles). Bergamofruits tier (fruits. = Citrus Bigaradia Duhamel r Oranger à h) amers (fleurs. Poivrier du Japon Xanthoxylwn Hamiltoniamim Wall.. (fruits). Pilocarpiis Jahorandi Holmes. hetalinum Bartl. agrumes dont l'essence divers des sous -espèces des a pu être sui- extraite sont trois espèces vantes : Citrus Aurantiiim L. Barosma serratifolium Willd.. Toddalia aculeata taies (bois). Wartara Fagara ocfandra L. Subspec. Citrus medica L. (feuilles). Riita graveolens L. C.. Bergamia Risso et Poiteau. C. ) Empleurwn serrulatum Ait. Evodia simplex Cordem. Lam... L. feuilles et tiges). amara L. (bois). Cuspare (écorce). fruits.

Lam. decumana L. Gray. Commiphora abyssinica Engl. . Citronnier (fruits.. (bois). Elémi (bois résineux). Bajoura Bonavia. feuilles FAMILLE DES BURSERAGEES Canarium luzonicum (Miq. . graines). fruits. \ neux). Oranger à fruits Auraniium L. fi-var. (bois résineux). Limettier des Indes occidentales.. Pamplemousse 2° Citrus Cl) 6) medica L. Yar. Limoiium Hook. doux (fleurs. acida Brandis. Mandarinier (fruits. L. Dursera Delpechiana Poisson Linaloé ( bois et .REPARTITION DES PLANTES A ESSENCES Il 55 : existe dans cette sous-espèce une variété Citrus et Limeita Risso. tiges). Boswellia Carlerii Birdw. Cédratier (fruits). FAMILLE DES MELIAGEES Cedrela odorata L. Subspec. sinensis Gall dulcis = Citrus oc-var. Subspec. Balsamodendron Kafal Kunth.) A. Encens (bois résineux). feuilles et tiges). Dacryodes hexandra Gries. fruits. feuilles et tiges). Opoponax du commerce (bois résineux).. ) Myrrhe (bois rési- Commiphora Schimperi Engl. c) Limettier (fleurs. (fruits). . feuilles Subspec. 3° Citrus nobilis et tiges). Canarium Cumingii Engl.

Copaïfera coriacea Mart. . Sindora Wo llichii Benûi. (feuilles et bois). plusieurs espèces nalis . ofjici- Lam. Melilotas. Copaïfera Lansdorfii Desf. Amorpha Indigofera (jalegoïdes D... Dipieryx odorata Willd. \ Copdifera officinalis L. Pistacia Terehinthus L. Myroxylon halsamum Mill. Tolu (suc du bois).. Copaïfera rigida Benth. Myrocarpiis fastigiatas Fr. Carqueja. ( Copaïfera obloiigifoUa Mart. C. Psoralea bituminosa L. qui possède des fruticosa L. (suc du tronc).56 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES FAMILLE DES ANACARDIAGÉES Pistacia Lentisciis L. fleurs odorantes. (herbe). (fruit appelé fève Tonka). f Gopahu (suc du tronc). Acacia Farnesiana Willd.. (fruits). mais c'est le M. Myroxylon Pereirœ Klotzsch (Baume du Pérou).. Brésillet (feuilles). Cœsalpina Sappan L. Faux poivrier Baronia polygalifolia Sm. Lentisque (suc du tronc). Allem. Cabriuva (bois). Copaïfera guynnensis Desf. (feuilles). Myroxylon perniferum L. Acacia cave nia Bert. Schinus molle L. Cassie. FAMILLE DES LÉGUMINEUSES Genista tridentata L. Copaïfera confertiflora Benth.

. Rosa centifolia L. Liquidamhar orientalis MilL. Pêcher (noyau).. (écorce). \ > Rosa damascena Mill.... (écorce et feuilles). SpirseaUlmaria L. Prunus spinosa L. racines. Nous reviendrons plus loin sur cette question. Rosa alba L. Cerisier (noyau). Enumérons les principales : espèces dont on extrait des huiles essentielles Prunus Persica Jess. Prunus virginiana Ij. Geum urbanum L. Seringat (fleurs). Prunus Padus L. l'acide plantes de cette famille renferment des glucosides susceptibles de donner. (bois). Laurier-cerise (feuilles). Rosier (fleurs). . Reine des prés (fleurs. Prunus Laurocerasus L. Benoîte (racines). de l'aldéhyde benzoïque et de cyanhydrique. par dédouble- du glucose. Styrax Lkjuidambar styraciflua L. REPARTITION DES PLANTES A ESSENCES ol FAMILLE DES ROSACEES De nombreuses ment. Prunellier (feuilles et fleurs).. Amyydalus communis L. Prunus (lomestica ]j. FAMILLE DES HAMAMÉLIDACÉES Altingia excelsa Noranha (bois). (bois). Prunier (noyau). ) FAMILLE DES SAXIFRAGAGEES Philadelphus coronarius L. Amandier (fruits). Prunus Cerasus L... herbe) ..

rr I'i% Wiild.. et Pav. Eagenia caryophyliata Thunb. et Gris. Myrte (feuilles. Ëacalyptas. 58 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES FAMILLE DES MYRTACEES Darwinia fascicularis Rudge (feuilles et tiges). .. Niaouli (feuilles et tiges). Pimenta acris Kaslel. et M. Leucadendron Cajeput (feuilles Melaleuca. Tarnera dijjusa \KiwA } \ r^ Damiana . f [ L. ' ^ /r -u v ) . Calypthranthes paniculaia Ruiz. nombreuses espèces.. (feuilles et tiges). viridiJîoraBrong. Backhousia citriodora F. Piment. Darwinia taxifolia A. Leptospermum liversidgei Baker et Smith (feuilles tiges). Cunn.. Pimenta officinalis Lindl. Myrtus Cheken Sprengel (feuilles). et tiges). Henné (fleurs). FAMILLE DES LYTHRACÉES Lawsonia inermis L. Poivre -giroflée. Bay (feuilles). nombreuses espèces (feuilles et tiges). fruits). ou tout-épice (baies et feuilles). Myrtus commuais L. (feuilles). Giroflier (fleurs). notamment M. Muller (feuilles et tiges). FAMILLE DES TURNERAGEES Tarnera aphrodisiaca Ward.

(herbe).. Ajovvan (herbe (fruits). . {Phellandrium ciim L.. Cerfeuil (herbe et graines). Anis Pimplnella saxifraga L. (racines). Carvi Carum Ajowan Benth.). Ciguë vireuse (racines et fruits). Oreoselinam L. C. Erymjiuni campestre L. Silaus pratensis Bess.. (herbe et et fruits). (P. graines). Angelica Archangelica L. . ment riches en produits aromatiques.. Osmorrfiiza longistylis D. Meiim athamanticiim Jaccj.. fruits). Hook. Angélique (racines. Pseudocymopterus anisatus Coult. (racines). . graines). herbe. Levisticwn officinale Koch (Ligasticum LevisticumL. Aihamanla (herbe)..). Grande Ciguë. Cerefolium sativiun Bess. Céleri (feuilles et graines). Carum Carvi L. Persil (racines. Silave (fruits). Fenouil d'eau (fruits). Apiiiin graveoiens L. et Pimpinella Anisum L. Petroseliniini sativiim L. Persil de montagne aquati- Œnanthe Phellandrium Lam. herbe. Coniiim maciilaium L. feuilles et graioes). Livèche (racine. dans tous Très souvent l'huile essentielle y est distribuée mais les fruits sont particulièreles organes . Pim- prenelle (racines)..). Ciciita virosa L. iiigra Mill.. (fruits).REPARTITION DES PLANTES A ESSENCES 59 FAMILLE DES OMBELLIFÈRES Les plantes odoriférantes sont nombreuses dans cette fannille.

Clarke (fruits). Berce (fruits)... Heracleum giganteum Fisch. Ferula Opoponax Spreng. Fluckiger et Hanbury.. \ Galbanum Ferula ruhricaulis Boissier Ferula galbaniflua Boissier et > (gomme et des tiges ra- Buhse Ferula Sunibul Hook.. (Umney. 176. Peucedanum officinale L. ainsi qiie celui appartenant à un genre spécial. Impératoire (racines). fruits).. Panais (racines et fruits). Fharmacographia. ) meaux) Sumbul (racine). pas TAneth des Indes orientales comme une mais il y a lieu de l'envisager. Anethum Fœniculum L. Heracleum Sphondylium L.. G. Daucus Carota L. ne considèrent espèce distincte . Garotte (racine FAMILLE DES ARALIACÉES Aralia nudicauUs 1 Blume in (rhizomes). Cuminum Cyminum L.. Goriandre (fruits). t. (racines).. Angélique du Ja- ) pon (racines).) . Aneth des Indes orientales (fruits 1).. Coriandrum sativum L. Don. Dorema Ammoniacum D. (fruits). Anethwn graveolens L. Ferula Assa fœtida L. Gomme ammoniaque (résine résultant d'une piqûre d'insecte).. 60 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES ) Angelica rejracta Fr. fruits). Pastinaca sativah. Peucedanum grande G.. Aneth (herbe.. Opoponax vrai. p. Assa fœtida. B. Fenouil (herbe. Peucedanum Ostrutium L.. Schmidt Angelica anomala Lall. et fruits). Gumin (fruits). Lxi. tant à cause botaniques différents que de la composition du Japon. Anethum Sowa D. -comme de ses caractères de son essence.

2* ) . angustifolia Miq.. Gafé d'Arabie (fruits). Valeriana officinalis L.. FAMILLE DES RUBIAGÉES Gardénia. Aspérule odorante. . Asperula odorata L. Valé- du Japon ou Kesso celtica (racines). Solidage (parties aériennes). Valeriana (racines) L. Sureau (ileurs). Fenouil des chiens (parties aériennes). RÉPARTITION DES PLANTES A ESSENCES bl FAMILLE DES CAPRIFOLIAGEES Sambucus nigra L. FAMILLE DES VALÉRIANACÉES Nardostachys Jatamansi D.. Liatris odoratissinia AA'ill. Chione glabra D.. Palo blanco (bois).) Small. G. Ayapana. Valeriana officinalis L. (rhizomes). Solidago odora Ait. Gardénia (fleurs).. Ageratuni conyzoïdes L.. Eupatoriuni triplinerve Wall. G.. var. Valériane (racines). Le parfum chez la plante. Nard ou Valériane celtique FAMILLE DES COMPOSÉES La famille des le ferment plus grand Gomposées est une de celles qui rennombre de plantes à essences. Eupatoriani Capillifoliiun (Lam. riane . Coffea arabica L. ) Solidago canadensis L. (herbe).. nombreuses espèces.

. (parties aériennes). lacera D. Bliimea balsamifera D. (parties aériennes). Anihrosia artemisiœfolia L. Inula viscosa Ait. Dahlia (Bulbes). (herbe). Année (racines). . Inula Heleniam L. (fleurs) Matricaria aériennes) Parthenium L. Millefeuille noble (herbe... (racines). L Tanacetum Balsamita Balsamite ( parties . C. .. Chrjsanthemwn indicum L.. Iva (parties aériennes).. Camomille romaine (fleurs). Camomille des chiens (fleurs). (herbe). aériennes) Tanacetum boréale Fisch. (feuilles). (parties aériennes). . Camomille des champs Matricaria Chamomilla L. . . . Osmitopsis aster iscoïdes Cass. ïanaisie (parties aériennes). C. Blumea .. 62 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES Solidago rugosa Mill. Immortelle (parties Helichryswn Stœchas D. Achillea nobilis L. Achillea Mille folium L. graines). Artemisia vulgaris h. Achillea moschata Wulfen. (herbe). (herbe). (plante entière). Armoise (plante entière). Anthémis nobilis L. (parties aériennes). aériennes) Helichrysum aagustifolium D. Millefeuille (fleurs). Erigeron canadense L. Sphœranthus indiens L. Achillea A geratum L. Inula graveolens Desf. Anthémis Cotula L. . Achillea coronopifolia Willd. Matricaire (parties Tanacetum vulgare L. (parties aériennes). C. C.. Dahlia variabilis Desï. fleurs. .

(herbe).. Artemisia Liidoviciana Nutt. . Arnica montana L.. Artemisia annua L. du entière).. Japon. Artemisia Dracunculiis L. var. Carline (racines). Artemisia gallica V\illd. Artemisia herba alha Asso. REPARTITION DES PLANTES A ESSENCES 63 Artemisia vulgaris L. (herbe) Artemisia Absjnthiiim L. Estragon (herbe). . Artemisia variahilis Tenore. Blume (feuilles) FAMILLE DES MONOTROPÉES Monotropa Hypopitys L. Artemisia maritima L. Petasites ofjicinalis . (herb^)... Génépi des Alpes (herbe). FAMILLE DES ÉRICAGÉES Ledum entière) palustre L. Arthemisia glacialis L. Erechthites hieracifolia Raf. (racines). Atractylis ovata Thunb. . Artemisia Barrelieri Bess. Yomugi (plante A Hem isia frigida Willd . (herbe). . Stechmann.. Lédon (plante entière). Arnica (racines Carlina acaiilis et fleurs). Mœnch. (parties aériennes). Artemisia caiidata Michx (herbe). L. Semen-contra (bourgeons floraux). Gaultheria procumbens L. Wintergreen (plante Gaultheria punctata Gaultheria leucocarpa Blume (feuilles). (herbe). (herbe). Absinthe (plante entière).

Benjoin FAMILLE DES OLÉACÉES Jasmimim grandiflorum L. D. entière). Lavandula Lavandula Lavandula Lavandula Lavandula spica C. Basilic (parties aériennes). (racines). . Verbena triphylla L'Hérit. FAMILLE DES LABIEES Nombreuses sont cette famille. (parties aériennes). Primevère (racines). vera D. FAAIILLE DES STYRACEES (résine). Aspic (parties aériennes).. pedunculala Cav. (feuilles). Styrax benzoin Dryander.64 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES FAMILLE DES PRIMULACÉES Primiila veris L. dentata L. (racines). (parties aériennes). FAMILLE DES VERBÉNACÉES Laniana Camara L. Ocimum canum Sims.. (herbe). Verveine (plante Vitex trifolia L. FAMILLE DES CONVOLVULACEES Convolvulus scoparius L. Stœchas L. Hyptis spicata Poit. les plantes à parfums appartenant à Ocimiim Basilicu/n L. C... Convolviiliis floridiis L. Lavande (parties aériennes). (parties aériennes). Jasmin (fleurs).

. var. Sarriette des jardins (parties aériennes). piperascens. vi?'ginicus L. (herbe). Patchouli (feuilles). (herbe). Pycnanthemum lanceolatiim Pursh.. Origaniim viilgare h. . Origanwn Diciammis L. Origaniim smyrnœiim L... Mentha Mentha aériennes). . crispa Roth. Cnnila Mariana L. REPARTITION DES PLANTES A ESSENCES «kj Pogosiemon comosusMiq. Origan (parties aériennes). (herbe). Origanwn MajoranaL.... Thymus capitatus Hoffmgg.. Pogostemon Patchoiily Pellet. (herbe). verte d'Amérique. aqiiatica Menthe aquatique (parties Mentha arvensis L. Thymus viilgaris L. Mentha canadensis L. citrata Ehrh. Menthe crépue ou M. . et Link (herbe). Thym (parties aériennes). Menthe sauvage (parties aériennes) Mentha arvensis L. (feuilles).). Moslajaponica Maxim. Serpolet (parties aériennes).. L. Menthe Pouliot (parties Mentha piperita Lycopus L. Marjolaine (parties aériennes) Origaniim hirtiim Link. Satureia hortensis L. . Mentha viridis L. aériennes ) Mentha aériennes) Pulegiiun L. Thymus Serpyllum L. d'Allemagne et de Russie (parties aériennes). Menthe poivrée du Japon (parties aériennes). Origan de Smvrne (herbe). Menthe poivrée (parties aériennes). (parties aériennes). Bystropocjon oviganifolius L'Hérit. . Origan de Trieste (herbe).. {M.. Pycnanthenjum incanum Michx (herbe). Menthe du Canada (parties .

Glechoma hederacea L. Satureia Thymbra L. . Lierre terrestre FA^IILLE DES CHÉNOPODIAGÉES (feuilles). Semen-contra d'Amérique (planta entière). Asaruni canadense h. . (herbe). Romarin (parties aériennes).. Melissa ofJicinàlis L. anthelminticum Gray.. Persicaire. Sauge sclarée (parties aériennes).. ] Lophanthus anisatiis Benth. 66 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES Saturcia moniana L. Monarda citriodora Cerv... Monarda piinctata L. Nepeta Cataria L. Salvia sclarea L. pulcgioUles Pers. Chenopodium amhrosioïdes L. Hyssopus ofjîcinalis L. Salvia triloha L. Sarriette des montagnes (herbe) . Pouliot d'Amérique (tiges Calamintha Nepeia Savi. > Monarde (herbe). J Monarda didyma L.. Mélisse (parties aériennes) Salvia ofjîcinalis L.. Hedeoma et feuilles). (herbe). Asaret (racines).. Serpentaire du Canada (ra- . FAMILLE DES ARISTOLOCHIAGEES Asarum europœuni cines ) L... Sauge (parties aériennes).. FAMILLE DES POLYGON AGEES Polygonum Persicaria L. Monarda fistulosa L. Rosinai^imis ofjîcinalis L. Melissa Calamitha L. var. Hysope (herbe).

Piper Jaborandi Vell. C. Pipea Betle L.. 'D. Poivre long noir Piper ovatiim Yahl. FAMILLE DES MONIMIAGÉES Peiimiis Boldiis Molina. REPARTITION DES PLANTES A ESSENCES 67 Asariim arifolium Michx (racines et feuilles). Aristolochia Clematitis L... Asarum Blumei Duch. .. Serpentaire de Virginie (racines) Aristolochia reticulata Nutt. Muscadier (fruit). (feuilles). Piper lungum L. C (fruits). iimbellata Miq.. Piper geniculatum Sw.. Poivre des Aschantis (fruits). Citriosma oligandra Tul. Matico (feuilles). Piper Cuheba L. Poivre (baies). Bétel (feuilles). Boldo (feuilles). Cubèbe (baies). Piper angustifoliiim Ruiz et Pav... D. Arthranthe geniculata Miq.. (racines). Piper Volkensii C.. Potomorphe {Piper) (feuilles).. (feuilles et écorce). Aristolochia Serpentaria L. Ottonia (racines) anisiim Spreng. Piper Lowong Blume Piper Clusii C. (baies). (feuilles). FAMILLE DES MYRISTICACÉES Myristica officinalis L. FAMILLE DES PIPÉRACÉES Piper nigruni L. (plante entière).

Citriosma Apiosyce Mart. Caparrapi ou Canelo (exsudation du tronc). Sassafras (bois Lanrus camphora L. Persea caryophyllata Mari. Cinnamonnim pedatinerviuin Meissn. Camphrier (bois et feuilles). feuilles). (écorce). Sassafras officinale Nées et Eberm. (écorce).. Ocotea spec.68 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES Citriosma cujabana Mart. et feuilles). feuilles). Cinnamomwn pcflunculalwn Nées (écorce). Cannelle de Ceylan (racines. Cinnamomwn Culilawan Blain. écorce.. Ocotea caiidaia Mez. Cannelle de Chine Cinnamomwn (toutes les parties Loureirii Nées. Persea gratissima Gœrtn. Ncctrandra spec. (feuilles et écorce). M. Culila^van (écorce).. . Camphrier du Venezuela (bois). Bailey (écorce).. (écorce). Cannelle giroflée (écorce). Laurier-nèfle (écorce). Cinnainomiim zcylanicwn Nées. (feuilles et écorce). ?. Ciiummomum Kiamis Nées (écorce). Cinnamomwn Oliveri F. Clnnamomiun Cassia Siebold. Puchurim (cotylédons). Espèce non déterminée. (tiges. Bois de rose (bois). . Criptocarya preiiosa Mart. . Aectandra Caparrapi.. Cannelle du Japon du végétal). Avocatier (feuilles). Aectandra Piichwj Nées. Cinnamomum Wightii Meissn. pétioles.^ Laurier de la Guyane (bois). Para-coto (écorce). Ocotea usabarensis Engl. FAMILLE DES LAURACÉES Cryptocarya moschata Nées (fruits).

. Blume. et B. FAMILLE DES SANTA LACÉES Santallun album L.. Tetranlhera polyantha var.. REPARTITION DES PLANTES A ESSENCES 69 Lauriis nobilish. Santal de F Australie Santalum Cygnonim Miq. FAMILLE DES EUPHORBIACÉES Croton Eluteria Bennett.. méridionale (bois). Santal de Fidschi Santalum spec. « Apopine. Cascarille (écorce). Santalum Yasi Seen. » FAAIILLE DES THYMÉLÉACÉES Gonostyliis Miqiieliamis T. Kuro-moji . Laurier de Californie (toutes les parties Lindera sericea du végétal). Stillingia sylvaiica L. Laurier (feuilles et baies).. du végétal). Santal de l'Australie occidentale (bois).. (bois). . (racines). Santahim Preissianum Miq. Santal d'Afrique (bois). Lauriis Benzoin L. Espèce inconnue Massoy (écorce) Espèce inconnue. Umbellalaria californica (toutes les parties ?sutt. (bois).. citraia Nées (écorce. feuilles et fruits). Laurier -benjoin (toutes les parties du végétal).. Santal des Indes orientales (bois).

. .70 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES FAMILLE DES LRTICACEES Humulus Lupulus Cannabis saliva L.. Noyer (feuilles). (feuilles). • 7- t. / • L. Peuplier (bourgeons).. Bouleau (écorce).. Bayberry (feuilles). 1 Houblon ) [ ) (cônes). FAMILLE DES SALIGAGEES Populus nifjra L. FAMILLE DES BURMA^NIACEES Icica heptaphylla Aubl. FAMILLE DES JUGLA:SDAGÉES Jaglans regia L. /i ^ T Cannabis indica Lamk. FAMILLE DES MTRICACÉES Myrica Gale L. Conima (résine). Pilea spec.. Myrica asplenifolia EndL. \ Chanvre (herbe). Myrica cerifera L. Sweet Fern FAMILLE DES BÉTULACÉES (feuilles) Betula lenta L. ^ „.

Vanillon de du Brésil. Amomum Cardamomuni L.. de Malabar. Amomum Mo la Eleitaria K. Zédoaire (tubercules). Vanille de la Jamaïque. (fleurs). Cardamome du Cameroun angustijolium (fruits). (racines).REPARTITION DES PLANTES A ESSENCES 7 1 FAMILLE DES ORCHIDACÉES Aceras anthropophora R. (feuilles). Br. Amomum Amomum Korarima Sonner. Curcuma (racines). Vanilla Gardneri Rolfe. Curcuma longa L. Vanilla odorata Presl. Melegueta Roscœ.. FAMILLE DES ZINGIBÉRACÉES Kœmpferia Galanga Kœmpferia rotunda L. Amomum (graines). et Cardamomum White Maton.. Schum. Hedychiiim coronarium Kœn. Vanilla planijolia Andr. la Guade- loupe. L. Vanillier (gousses). Cardamome de (racines. Cardamome de Siam (graines). Cardamome (fruits). graine de Paradis Amomum gale (fruits). (racines). feuilles et fruits). Curcuma Zedoaria Roscœ.. aromaticum Roxb. de Ceylan. Vanilla pompona Schiede. Vanilla phœantha Rchb. Vanille Vanilla appendiculata Rolfe. de Madras . Angrœciim 'fragans Thon. Cardamome du Benspec...

. Narcissus Jonqiiilla L. Alpinia nutans Roscœ (racines). Iris (rhizomes). Gray. Tubéreuse (fleurs). sativum L.. FAMILLE DES IRIDACÉES flore ni ina L. Aloès.. Xanthorrhée.. Allium Allium Cepa L... FAMILLE DES PANDANACÉES Pandanus odoratissimus Hort. Schœnocaulon officinale A. Jacinthe sauvage. Narcisse (fleurs). . Galanga (rhizomes). Ail (plante entière).. Ail des ours (plante entière). {Endymion nutans Dum. Crocus Safran (styles). \ > ) lî'is Iris pallida L. Allium ursinum L. Alpinia Galamja Salisb. Gingembre (rhizomes).-2 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES Zingiber officinale Roscœ. Scilla festalis Salisb. Alpinia Malaccensis Roscœ (rhizomes). saiiviis L.. hastile Xanthorrhœa R. des AMARYLLmACÉES FA:^IILLE Polianthes tiiberosa L. Jonquille (fleurs)... Oignon (plante entière). Iris germanica L.. Cévadille (graines). Narcissus TazcUa L. Yaquois (fleurs). FAMILLE DES LILIACÉES Aloë viilgaris Lamk. Rr.).

. coloratus Cymbopogon coloratus Stapf (Andropogon Nées. FAMILLE DES GRAMINEES Nous avons publié -espèces à signaler plusieurs espèces odorantes du genre Andropogon. Il en existe deux variétés le Maha pangiri » et le « Lana batu ». et Hanb. Jlexuosus Hack.). Acore (racines). Iwarancnsa subsp. f. Cymbopogon Iwarancusa Schult. A.) avec VA. Il a fait : une division en trois genres. A. Schœnanthus Fltick. A. p. coloratus Hook. dont voici les espèces Schœnanthus Spreng. Récemment M... rancnsa Jones). (herbe). REPARTITION DES PLANTES A ESSENCES 13 FAMILLE DES ARACEES Acorus Calamus L. A.. 1906. laniger Hook. (Andropocjon A. 1 Otto Stapf. Le parfum chez . [Andropogon IwaCymhopoyoïi Schœnanthiis L. qui est le Palma rosa. Nardus var.). Lemon grass de Malabar ou de Travancore (herbe).)...). no 8.. Cymbopogon confertiflorus Stapf {Andropogon confertiflorus Steud. 29' la plante. : Hack ) Cymbopogon Jîexuosus Stapf (Andropogon Jlexuosus Nées ex Steud. Xardus \àT. A. Aardus var.. laniger Desf. nilagiricus Hochst. f. Citronnelle (( CynihopogonNardusV^ewàXe [Andropogon IS ardus L. Ne pas confondre cette plante (Andropogon Schœnanthus L. n ilag iricus . le D' Otto Stapf^ a une étude du plus haut intérêt sur les diverses d'Andropogon.

. A. nardoïdes B.].. R existe deux dérivés ihus Flûck. A. Calamus A. pachnodes Trin. citriodoriun Desf. Pahîia rosa (herbe).1. Sia^ti Cymbopogon cœsius (Andropogon cœsius. [et non L.... Schiilt.). nardoïdes.. Cymbopogon polyncuros Stapf (4. Schœnanthus var. et bâtards de cette plante le (( : le u Sofia » (Ginger grass) et Motia )) (Palma rosa). Lisb. A. Vétiver (racines). Cedrus Atlantica Manetti. Vetiveria muricaia GriNées. ce.. cœsius Hack.. genuinus Hack. A. . versicolor Steud.). Vetiveria zizanioïdes Stapf {Andropogon muricatus Retz. A.. A. A. Nardus \ar. a et p. bourgeons). versicolor Hack. A. Roxbiirghli Nées. minor Nées ex Steud. Schœnanthus var. Schœnanihus var.74 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES Cymhopoijon ci trahis Stapf [Andropogon citratus A.4. -1. seb. FAMILLE DES ABIETACEES Pinus . Flouve odorante. Schœnanihus L. . G... SchœnanHanb.). etc. A.oj\e. Schœnanthiis var.).). Cymbopogon Martini Stapf (C Martiniainis aroniaticnS'B. Cèdre de l'Atlas. ceriferiis Hack. polyneuros A. famille appartient V Anthoxantham odo- Andropogon odoratus A la même ratum L.. Martini Roxb. . Cèdre du Liban (bois). grass (herbe). ceriferus Hack.. Cedrus Libani Barrel. A. Schœnanthuni amboïnicum Rumph. Nées. A. Pins (suc du tronc aiguilles. Lemon . squarrosus Hack. Nées. D. nombreuses espèces. Martini Hook.. f.

feuilles). (C.. ) et Zucc. Mélèze du tronc. {Picea caiiadensis Link) Sapin (aiguilles et cônes) Abies alba argenté. Janipems oxycedrus L..) (feuilles). (bourgeons). {Abics pectinata D. Dietr. . Juniperus communis L. C). Picea cxcclsa Lamk. G. Sapin rouge (aiguilles et cônes). (feuilles).. Sandaraque (résine). Thuya Thuya Thuya Thuya (Biota) orientalis L. \ > Baume du Canada. . Donn. REPARTITION DES PLANTES A ESSENCES 15 Larix europœa D. Don. . Chamœcyparis obtusa Sieb. Mill. Abies canadensis Michx Abies Fraseri Pursh.). Cyprès (rameaux). \ ^ . occidentalis L.) Séquoia gigantea ïorrey (aiguilles). Larix americana Michx.. Picea ni'rjra Link {Picca riibra A. ) Abies cephalonica lAnk (Abies Reginœ Amaliœ Heidr. . Abies balsamea L. Hinoki . Capressus Lambertiana Hort. macrocarpa Hartw. Genévrier (baies). FAMILLE DES CLPRESSACÉES Callitris quadrivalvis Vent. articulât a plicata Thuya (rameaux). (aiguilles ) et cônes). Wahl. Arbre géant de Californie Crypiomeria japonica D. Cupressus sempervirens L. (racines).. Tsiiga canadensis Carr. (Larix (suc dccidiia Mill.

Juniperas phœnîcea L.. et Les constituants des essences leur distribution dans le règne végétal. nous énumérerons. (rameaux). Nous nous appuierons d'ailleurs.16 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES Jiiniperus Sabina L. les principales substances dont l'analyse a révélé la présence dans les huiles essentielles. Mais. . Gallica (rameaux).. en les groupant d'après leurs fonctions chimiques d'abord. Juniperus chinensis L. Juniperiis tharifera L. 21). Juniperiis virginiana L. en même temps que pour remplir le programme que nous impose le titre de ce travail. sur les généralités qui ont trouvé place dans le En même temps que chacun contenus dans les précédent chapitre (voir p. et ensuite selon leurs qualités de composés terpéniques ou non terpéniques. . var. Sabine (rameaux). zomes) : . Cèdre (bois et feuilles). pour établir une méthode d'exposition. FAMILLE DES POLYPODLiCEES Parmi les Cryptogames on n'a rencontré jusqu'ici qu'une seule plante à essence Fougère mâle (rhiPolysticiim Fiiix-mas Roth. pour rendre compréhensible l'exposé que nous aurons à faire. Nous n'avons pas à entreprendre ici l'étude chimique des principes constitutifs des huiles essentielles. des principes immédiats huiles essentielles nous indiquerons .

C»^' H^^^et C^^'H^^. nom de la plante d'un point d'inter- Hydrocarbures. Le nombre de molécules d'hydracides qu'ils peuvent fixer à les ainsi va : nous amener classer en trois catégories i" les terpènes divalents. Tcrpèncs. le firpène. G. nous ferons suivre rogation. 1461) ont mentionné un terpène. 2" les terpènes trétravalents. — le camphène le et le fenene. p. I" Terpèxes C^*^H^'^ divalems. souvent très abondants. . très voisin mais différent du pinène. Les constituants des essences n'ont pas toujours été identifiés d'une façon rigoureuse. 3° les terpènes hexavalents. XXVIII.-G.-B. Fra>kforter etF. ne contribuent néanmoins que d'une façon secondaire au parfum. On peut transformer pinène en cam- 1 MM. le En pareil cas. 0^*^11*^ Ces corps fixent les halogènes et les acides halogènes par voie d'addition. Les terpènes naturels appartenant à ce groupe sont pinène : ou térébcnthène\ Pinène. I .HYDROCARBURES les 77 végétaux dans lesquels ils ont été caractérisés. Ces corps. HYDROCARBURES TERPEMQUES très Il existe peu d'huiles essentielles qui ne ren- ferment un ou plusieurs hydrocarbures terpéniques. — Ils fixent une moléle cule d'hydracide ou deux atomes d'élément halogène. L'étude de ce corps n'est encore qu'ébaucliée. Et ceux-ci seront groupés par familles. Frary (t. Les représentants les plus répandus de la classe des hydrocarbures terpéniques sont les terpènes proprement dits.

v. C'^H'^0. Famille des Canellacées Guill. par hydratation . E. lévogyre ou inactive : Famille des Magnoliacées Famille des Anonacées : : Badiane. prophicjiia M. E. et M. Myrrhe. T. var.. Cajeput.. Bœiierleni F. E. robiista Sm. inter média R. M. B. E. E. E. hotryoïdes Sm.. Famille des Pittosporacées Pittosporum undulatum Famille des Géraniacées Géranium.^). T. paliidosa R. B. où on le rencontre sous la forme dextrogyre.. B. intertexta a/finis D.. qui. E.. E. Le pinène est sus- ceptible de se convertir en un alcool. et . Faux poi: : vrier (P). dextropinea R. par oxydation. Cunn. R. E.. le camplu-e. et Cananga : : \lang-ylang. E. riibida D. Cannelle blanche. eximia Schauer. iimbra R. et M. trachyphloia F. E.. Leptospermiim liversidgei B. E.. Wilkinsoniana R. E.. B... E.. B. Citron: : nier (fruits). Eucalyptus tessellaris F. T. corymbosa Sm. Oranger à fruits amers (fleurs. E.. nova-anglica D. et M. G^^H^'^O.. alcool. saliqna Sm. T. Niaouli. M. E. pallidivalvis E. G'^H^*^0. l'isobornéol. Famille des Anacardiacées Lentisque. lactea v. Famille des Rutacées Rue (?). : Famille des Myrtacées Darwiniana taxifolia A. B.. et Sm.. à un donne une cétone. M.. D. Famille des Burséracées Dacryodes hexandra Gries. E. T. le le ter- Le pinène est le tcrpène plus répandu dans les huiles essentielles. feuilles. B.. E. pinéol. T. T. 78 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES et phène passer de ce dernier .. lœvo- pinea R.. V. Bergamotier (fruits) {7)..

v. albens Miq. E. M.. E. BehrianaF. v. E.. piinciata D. E. lanceolata. v. var. pallens. E.. Woollsiana R. F. et M. cinerea F.. fastigaia D.. \\ M. B. (a). E. T. et M. E. Staarliana . B. M.. T.. sideroxylon A.. E. T. E. E. fraxinoïdes D. E. v.. Morrisii R. et M. {E. tereticarnis Sm. E... goniocalyx F. {E.. T. E. lo n g ifo lia Link et Otto. E.. T. E. M. E.. E. E. triantha Link). T. micrantha D. Bosistoana F. B. melliodora \. M-. Bridgesiana R. E. siderophlôïa Benth. E. piinctataD... Sm. maculala Hook. Don. B.. E. v.. microcorys F. M. melanophloïa F. borealis.. E. hemilampra F.. viminalis var. v... rostraia Sch. Ca/i(jEJ.HYDROCARBURES 79 R... E. E.). v. Cunn. piilverulenta Sims.T. E. hemiphloia F.. Cunn. var. tereticornis Sm. E. v. T.. brachypoda Turcz... Sini- B. polyanihema Schau. T. dumosa A.). T. Cunn. piliilaris Sm. E. E. eiigeE. E. E. stricta Sieb. polybractea R. Cambagei D. resinifera v. dealbata A. E... et Sm. E. acmenoïdes Schau. E. E. F. sideroxylon A. B. crebra F. rostrata Schlecht. E. cordata. E. E. M. B. nioïdes Sieb. var.... T. didyma.. B. hicolor A. T. Cunn. B. Cunn. E. et M. E. var. R. E. v. ovalifolia R... glohiilm Labill.. quadrangulaia D. . ovalifolia R. C. M. E. E. conicaD. et AL. E. E. E. macro- rhyncha F. camphora R. linearis. paniciilata Sm. v.. ninghamii G. T. M.. B. E. B... E. gracilis F. ango- phoroïdes R. M. C.. microphylla A... viridisB. E. v. M. £'. popiilifolia Hook. E. E. E. E. C.. E. E. B. cneorifolia D. maculosa R. v.. E. Fletcheri R.. M. B. E. E. ihii V.. E. pendilla Cunn. E.. Maideni F. E. E. E. viminalis Labill. M. Cunn.. Cunn. E. £". Rossii A. C. tnicrotheca F. var.. var. M. capitellata Sm. Oleosa F. E. sqiiamosa D. M. et M. B.

Valériane Famille des Yalérianacées : .. M. Famille des Urticacées Pilea. Romarin. calophylla R. Famille des Pipéracées Cubèbe (^). et Link. E. radiata Sieb..^. Famille des Myristicacées Muscadier : : (fruit).. Famille des Ombellifères Assa fœtida (?). : Cannellier de Ceylan. E.£J. E. Famille des Composées : Solidage. Luehmanniana doni Hook. feuilles). Massoy. Absinthe (.. : doux. Famille des Lauracées catier.. M.. E. E.. Sauge. M. E. salmonophloïa F. v. Menthe poivrée. E. Valériane du Japon. Thycapitatas Hoffmgg. pulegioïdes Pers.. Myrte. Satureia Thymbra L. redunca salubris Schauer. E. jniis Labiées : Basilic de la Réunion. S8i\i. T... Coriandre. Immortelle (?). M... odorata Behr. carnea R. . diversicolor F. E.. E. Laurier de Californie. F v. Thym.. Famille des Aristolochiacées : Asarum arifo- lium Michx.^) Famille des LaA'ande. cordata Labill.. Fenouil . aggregata D. Apopine. \Ris.. V. Baume du Canada.. E. E. : Famille des Abiétacées et Nombreuses espèces de Pins de Sapins. Famille des Zingibéracées Galanga. E. E. Carotte sauvage. apiciilata B. 80 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES amygdalina Labill. B. E. occidentalis Endl.. et Sm. MacarthuriD. margiiiata Sm. et dives Schau. M. Avo- Sassafras (bois et feuilles). Hedeoma Calamintha Nepeta Asaret.. Menthe crépue.. Br. F. Camphrier (bois et Laurier noble (feuilles et baies). Serpentaire du Canada. Alpinia Malac: : censis Roscœ. v. et M.

différentes espèces de Pins et de Camphène. fleurs). Citronnier (feuilles et Famille des Myrtacées Myrte. . : Famille des Ombellifères Famille des Yalérianacées : Valériane.^. — celui qui existe à l'état naturel est généralement liquide. Oranger à : fruits fruits) doux (feuilles.^). Genévrier (baies). soit des aiguilles ou des cônes des Sapins. Valériane du Japon. Fenouil. . le camphène gauche et des mélanges des deux isomères optiques. Romarin. On rencontre à l'état naturel le camphène droit. Bergamotier (fruits. : Eucalyptus globutus Labill. Le camphène que l'on mais obtient par transformation du pinène est solide . Si l'on tient compte du grand nombre d'espèces d'Eucalyptus dont les essences renferment du pinène..Oranger à fruits amers Famille des Rutacées (feuilles. on est amené qui. fleurs). à conclure l'état que c'est la famille des MyrCe la tacées dans actuel le de nos connaissances. Il a été cependant extrait à l'état solide de l'essence de Pimis sibirica Turcz. Sandaraqiie Famille des Cupressacées Cyprès. Arte- Famille des Labiées : Aspic. même composé se rencontre très souvent aussi dans famille des Abiétacées. et principalement dans les huiles essentielles extraites soit des résines. Étudions sa distribution dans le règne végétal.. Sabine ?. HYDROCARBURES : -SI Thuya. fournit le plus fréquemment terpène en question. Famille des Composées misia herba alba Asso. : Millefeuille noble.

le terpinène. — Ils fixent deux molécules d'hydracide ou quatre atomes d'élément halogène.82 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES Famille des Laiiracées phrier (bois et feuilles?). Labill. la carvone. le sylrestrène. Limonene. le — : On trouve le limonene et sa forme le dipentène. que l'on rencontre dans plusieurs huiles essentielles. avec terpinénol. avec les composés delà série du thuyol que nous mentionnerons plus loin et aussi le . Il n'a été signalé que dans l'Eucalyptus glohulus mille des Mvrtacées) et dans l'essence de térébenthine (famille des Abiétinées). Cam- Famille des Zingibéracées : Gingembre. le terpinolène. jusqu'ici — Ce terpène C^^'H^s : Cyprès. le On d'un alcool tertiaire naturel. — Le sabinène possède des relations étroites avec le terpinène. Famille des Graminées Famille des Abiétacées Sibérie. Sabinène. le limonene. parmi les produits [de déshyC^^H'^'O. le phellan- drène. Le limonene est très répandu dans la nature. Il a été décelé dans les plantes sui- vantes Famille des Labiées Marjolaine. 2" Terpènes quadrivalents. peut convertir assez aisément limonene en une cétone. (fa- est très rare. On le . : Citronnelle. : Cannellier du Japon. : : Famille des Zingibéracées Famille des Cupressacées : Cardamome de Ceylan. Famille des Urticacées Pilea. Pin de Famille des Cupressacées Fenène. Sabine. le dipen: tène. C^'^H^^O. dratation linalol. : Pin (térébenthine). Ce sont le sabinène. racémique.

: Pitiosponim undulatum Famille des Rutacées fruits fruits Rue (P). fleurs. Monarda Jîstulosa L. Fenouil de Macédoine. Menthe pouMenthe poivrée.. Aneth. Erigera Famille des \erbénacées : Verveine (. Famille des Burséracées Dacryodes hexandra Gries (?). fruits). Bystropogon origanifolius L'Hérit.n HYDROCARBURES rencontre sous la 83 la modification dextrogyre ou sous modification lévogyre. Cédratier (fruits). Manda- Elémi de Manille. Famille des Labiées : Menthe crépue liot. Hedeoma pulegioïdes Pers. des Graminées : Ginger grass. Monodora myristica Dunal. Monarda punclataL. suit : — Ce terpène Pin de Finlande. v. Lemon Famille des Abiétacées (aiguilles et bourgeons). Sa forme racémique correspond au dipentène. : Citronnier (feuilles.^). M. ^iaouli. . Bucco. : se trouve distribué comme . Famille des Lauracées Kuro-moji. Sapin Cèdre (feuilles). Bergamotier (fruits). Massoy. Eucalyptus StaigeFamille des Myrtacées : : riana F. Limettier (fruits). Famille des Zingibéracées Cardamome de Mala: : bar. Famille grass.. Oranger à amers (feuilles). Famille des Composées canadensc L.^). : Famille des Ombellifères Céleri.. : Solidage (. Oranger à doux (feuilles. Carvi. Dipentène. Famille des Pittosporacées Guill. Myrrhe. fruits).. rinier (fruits).

Muscadier. le sylves- moins rare que terpinène. Hedeoma : piilegioïdes Pers. Myrte : Myrtus Cheken Spr. Myrrhe. : Famille des Abiétacées sylvesiris (aiguilles). . Solidage. de Marjo- (famille des Labiées). de Cey- Famille des Graminées Palma Pinus Ginger grass. Famille des Cupressacées — Signalé Manille (Burséracées) Terpinène. pouliot. Citronnelle. . 84 DISTRIBUTIOX DES HUILES ESSENTIELLES : AN artara Bucco Famille des Rutacées amers (fleurs). fruits . Poivre : Cubèbe. — Sans être le très répandu. Sapin de Finlande. Lemon grass. Camphrier (bois). . Sylvestrène. Il Sandaraque (P).. Pin de Sibérie (aiguilles j. dans l'essence d'Elémi de : n'a été signalé jusqu'ici que dans l'essence d'Elémi de Manille laine (Burséracées). {}). Kuro: Famille des Euphorbiacées Cascarille. Famille des Ombellifères Fenouil. Apopine. Térébenthine. Famille des Myristicacées Famille des Lauracées moji. Bergamotier (fruits). . et Link. Massoy. Famille des Urticacées lan : Houblon. Sapin rouge. Famille des Aristolochiacées Famille des Pipéracées Asaret. Encens. et dans l'essence de Car- damome trène est de Ceylan (famille des Zingibéracées). franger à Famille des Burséracées Famille des Mvrtacées : : Elémi. — Terpinolèiie. : Famille des Zingibéracées (?). Famille des Labiées tatus : Menthe : Thymus capi- Hoffmgg. : Famille des Composées : Famille des Yalérianacées Valériane du Japon. : Cardamome rosa.

. ovalifolia R. ^.. crebraY... Planchoniana F. — : essences et en particulier dansJes essences d'Eucalyptus. Le phellandrène les est particulièrement fréquent . HYDROCARBURES . chez Ombellifères et les Myrtacées un très grand nombre d'Eucalyptus élaborent ce terpène. Cunn.. . par oxydation. E. de l'eucalyptol ou cinéol. siderophloia Ben th. : : E. . B. . macrorhynchaF. . viminalis Labill. et M. B. E. Phellandrènc. T. v. T. Il est intéressant de mentionner que le phellandrène donne. E. oxyde C^^H'^0 très répandu dans les chez un certain : stris (aiguilles). acmeno'ides Schau. hsemastojua Sm. microtheca F. E.). signala F. M.. (E. Famille des Géraniacées : : Géranium. fraxenoïdes D. E. E. Famille des Burséracées Elémi. M. . M. Famille des Anacardiacées Faux poivrier. capitcdlataSm. v. . E. : : Famille des Légumineuses Brésillet. E. M. var. dans une Burséracée. Dawsoni R. E. et M. . . sous forme lévogyre.E. nombre d'Abiétacées Pimis sylvePinus pumilio Hsenke. T. Famille des Magnoliacées : Badiane.E. var. sideroxylon A.. E.. E. Pin de Suède. lanceolata . B. On le trouve doué d'un pouvoir rotatoire à droite. v. T.. brachipoda R. pallens. ovalifolia R. E. {E. E. M. T. Famille des Myrtacées Eucalyptus robusta Sm.. pilularis Sm. . nigraK. Famille des Rutacées Citronnier (fruits).). ango- phoroïdesR. M. Turcz. Fletcheri E. melanophloïa F. B. E. Cunn. 85 mais non identifié rigoureuseIl a été mentionné ment. fasfigata D. v. Pin de Finlande et chez une Cupressacée Cyprès. E. v. melliodora \.. T. E. le Dacryodes hexandra Griseb. B. rosirata Schlecht. Encens. .. v. E. B.

Monodora : Famille des Pipéracées Famille dés Lauracées Poivrier. vitrea R.. ^^ Terpènes C'^H^*^ hexavalents. E. M. Sieb. goinphoPiment. : Famille des Ombellifères Ajowan (herbe) Persil Fenouil d'eau. oreadcsV^. E. coriacea A. v. lai if lia niana F. C. . nervosa [E. Angélique. obliqua Miq. dans les . Famille des Graminées Ginger grass. {E. T. l'autre. E. CinnaSassafras (bois et feuilles). : Cannelle de Ceylan. Fenouil amer sauvage. T. B.. Absinthe. E.. radiaia Sieb. Ce Myrcène sins l'un et sont : Ces terpènes ou six atomes d'élémyrcène et Vocimène. Famille des Zingibéracées Curcuma Gingembre. : Fenouil des chiens. Bay des Bermudes.. Loxophleha. var. E. Ils très voi- — possèdent des formules linéaires. aliior) E. semences) Famille des Composées dage. (E. Risdoni cephala D.. — Ces deux terpènes. E.). : Menthe poivrée. E.. Sapin : . E. piperita Sm. M. amygdalina Labill. Fenouil de Macédoine. Pin de Sibérie. ocimène. E. T.. Cunn. momiim pedunculahim Nées. M.. stellulata falcifolia F. E.E. pauciflora Sieb. E. virgata gigantea Hook. Famille des Abiétacées Pinm piimilio Hœnke. Camphrier (bois). Delegatensis R. : de existent le premier. virgata Sieb. L'Hér. B. Hook. le fixent trois molécules d'hydracide ment halogène. . .. E. Soli- Famille des Labiées myristica Dunal. . Bay. LuehmanM. v. E. E. amygdalina var. Sieb.. Fenouil. E. Aneth (herbe et .). B.. : : rouge. 86 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES E. .. dives Schauer. E. SieherianaV v. et D..

Les sesquiterpènes sont moins bien connus. Le plus répandu est le cadinene étudié. C*'H'-^. il très rares dans la nature.3 le vêtivène. que les terpènes. de Verveine (Verbénacées).. . V aromadendrèiie . au point de vue chimique. Famille des Ombellifères Assa fœtida. \e inenthène. aixaitéié signalé . Copahu. Galbanum. — suivants : Famille des Anonacées Famille des Rutacées occidentales : : Ylang-ylang. Un cette classe. le salve ne . . zinr/ibérène. : . Qedrela odorata L. Sesquiterpènes. Cadinene. c'est aussi . dans les essences fournies par deux de feuilles de Sassafras (Lauracées). dans la Sauge mande (famille des Labiées). . . Cuspare. carbure de daas l'essence mais sa présence n'a pas été confirmée. de Houblon (?)(Urticacées) . Santal des Indes Famille des Bursérafcées Famille des Méliacées : : Encens. second.. le r/alipène. le coniniène les santalènes a et le ci'yptène . Par alle- en existe un. C'est presque toujours sous la forme lévogyre qu'on rencontre le cadinene dans les végétaux existe d'autres encore. 11 en mais tout à fait mal définis. Yhucar- mulène. le mieux H convient de mentionner encore Yaraliène . le le limène. tainement de Menthe contre. Sindora \\ allichii Benth. le cédrène. . : Famille des Légumineuses Aniorpha fruticosa L. HYDROCARBURES essences de 87 Bay (Myrtacées). le Labiées de Java et le Mosla japonica Maxim (?) Ils sont cerHydrocarbures terpéniques C^'^H''\ : le Basilic — . le linène. avec le caryopfiyllène : .

encore : — - Nous aurons à signaler L'hiimulène. clous de Girofle (Myrtacées) dans l'essence de Bétel dans l'essence de Cannelle de Ceylan (Lauracées). . Solidage. . . que le cadinène. : . Famille des Cupressacées Cèdre (feuilles) Cyprès. : : Absinthe.88 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES Famille des Composées Famille des Labiées vrée. (bois). . Le conimène. l'essence de Conima (Burmannia- . sées) . Camphrier Bouleau. dans l'essence d'Aralia nudicaulis . — Ce sesquiterpène Il est moins répandu dans l'es. : Famille des Monimiacées : Para-coto. a été signalé jusqu'ici sence de Cannelle blanche (Canellacées) l'essence de Copahu (Légumineuses). Pinus pumilio Haenke. Sabine. Bétel. dans les essences de cées) et de Houblon (Urtica. dans cées) . Patchouli Menthe poi- Famille des Pipéracées Famille des Lauracées : Cubèbe. : Famille des Bétulacées : Famille des Abiétacées Pin sylvestre (aiguilles). Sapin rouge. et de Juniperu^ chinensis L. bourgeons de Peuplier (Salicacées) Le ce (Irène dans l'essence de bois de Cèdre. Caryophyllène. (?) . (Cupressacées) (Araliacées) h'araliène. Blume \J aromadendrène dans un grand nombre d'essences ^ d'Eucalyptus (Myrtacées) Le car Une ne dans l'essence de Carline (Compo. de Java (Pipéracées) et les essences de Piment et de . Autres sesquiterpènes. Genévrier (baies). Cèdre de l'Atlas.

D. . Le zingibérène. (Pipéracées) f>. On trouve. les composés à poids moléculaires assez vapeur d'eau. dans les essences de Bergamote (?) de . (C^^H^'^'- et les triterpènes (C^'^Hi'^)^. existent dans des baumes et dans des résines. dans l'essence de Gingembre (Zingibéracées) Polyterpencs. C. . HYDROCARBURES XOX TERPEXIQUES Les^ les paraffines hydrocarbures non terpéniques et en particulier sont très répandus dans les végétaux . Don. dans l'essence de San. . Les biterpènes par exemple . l'essence de Piper Volkensii C. 89 Le cryptène dans l'essence de Cryptomeria japonica D. nous nous hâtons de le dire. Le santalene tal . D'ailleurs. . les paraffines sont inodores. Citron .. et dans . 2. . HYDROCARBURES . Il y a donc lieu de ne les mentionner que de la façon la plus sommaire. . de Limette (Rutacées) % et le santalène . de sorte que qu'un nombre limité dans les essences. des représenfaibles sont volatils avec la n'en rencontre tants de la série grasse et des représentants de la série aromatique. Ils sont très mal connus. (Abiétacées) Le galipène dans l'essence de Cuspare (Rutacées) Le limène. parmi les hydrocarbures. des Indes orientales (Santalacées) Le vétivène dans l'essence de Vétiver (Graminées). mais l'on seuls.

salubris M. . hfemastoma Sm. C'^H'\ la série aromatique. — Elle a été signalée dans l'essence de Pin de Finlande (Abiétacées).CW Para -cy mené est assez . E.. . . v. notamment chez caractérisé dans les huiles essentielles des végétaux que nous allons énumérer Famille Engl.. F. Bétulacées) nombreuses paraffines. Abiétacées) pentadécane. (I) . : Burséracées Canarium Cumungii v. . C^H^<^ — Le para-cymène les Labiées. E. marginata Sm. Famille des Myrtacées : Eucalyptus microtheca F. Les hydrocarbures non saturés sont plus rares. . . M. melanophoïa F.. 90 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES Hydrocarbures fie la série grasse.(essence de Kœinpferia Galanga L. V. : Famille des Rutacées des : Citronnier (fruits). Nous avons à mentionner Voctylène. Br. Il a été \ C^H^ (4) répandu. E. C^ H^^ qui paraît exister dans les essences de Bergamote et de Citron (Rutales : . Zingibéracées) iriacontane Ericacées et essence Q30JJ62 (essence de AYintergreen de Bouleau. calophylla R. . . ^. M.. G^^ H^. . E.. . Murr. (?). Plusieurs hydrocarbures saturés ont été signalés dans heplane C'W^ (essences de huiles essentielles PInus Sabiniana Douglas et de Pinus Jeffreyi A. cées) Hydrocarbures de Benzine.

.. — Le styrolène Hamamélidacée des : a été caractérisé dans la résine d'une rax. et Link. soit à l'état libre. Nous nous occuperons péniques. les essences. etc. Alcools etÉthers. partie à acides de comvaléria- binaisons avec les acétique. Thymus cap i ta tus Hoffmgg. O'W — CH =CH-. ALCOOLS ET ETHERS 91 Famille des Ombellifères Angélique. faisant partie sous constitutive des essences. : Styrolène. Naphtaline.). : Famille des Monimiacées Boldo. Monarda citriodora Cerv. . Famille des Labiées : Origan de Trieste. Famille des Cupressacées Cyprès. soit à l'état soit à l'état d'éthers l'état composés (acides et le l'état plus sou- vent partie à nique. sans donner d'autres renseignements sur leur nature. Famille Iris. Les alcools existent dans libre . de liberté. Ajowan . et chez le Sty- une Liliacée C'^H-. Origan de Smyrne. soit forme d'éthers. Sarriette des jardins. (?). Cumin. Myrtacées : (griffes) Famille des Iridacées iNous ne dirons rien des hydrocarbures dont on a la simplement indiqué formule brute. Thym. et tout d'abord des alcools ter- nous mentionnerons ensuite les alcools non terpéniques gras ou aromatiques. Giroflier — : : la Xanthorrhée. : Famille des Euphorbiacées Cascarille. Serpolet. : Cigvië vireuse. Sarriette thymbra. Famille des Lauracées : Cannelle de Ceylan.

des corps de la formule C^^H^^O. On a alors. groupement fixation d'une .92 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES I . Il existe des alcools sesquiterpéniques de la formule Qiojj240^ il en est aussi qui répondent à la formule Qiofj26Q Les premiers correspondent à des produits de substitution de OH les à un atome d'hydrogène dans les sesquiterpènes la fixation . ou bien G^oH^^q. — Alcools de la OH série terpénique Les alcools icrpéniques peuvent être considérés comme provenant des terpènes C^^ H^*^ par substitution d'un . seconds. Alcool dihydrocuminique. ce dernier presque certainement identique au pinocarvéol obtenu en partant du pinène. G "est un alcool primaire cyclique contenu dans l'essence de Myrte (famille des Myrtacées). à un atome d'hydrogène ou bien par molécule d'eau.. V alcool clihydrocuminique tl alcools le deux secondaires.^^0. aux produits provenant de d'une molécule d'eau. — Famille des Graminées : Ginger grass. — . Parmi iormule C^^^H^^O nous rencontrons — les : alcools de la deux alcools myrténol . le sabinol et C^'^H^'^0 de l'essence d'Eucalyptus glohulus Labill. l'alcool et pri- maires. selon le cas. Myrténol. H en est aussi qui peuvent être envisagés comme provenant de l'hydratation des carbures terpéniques C^^H^^^ leur formule sera C^'^H'^'^O. 1° Alcools C^^E. A Icools terpén iqiies .

93 : — Famille des Ciipressacées Sabine. Vapopinol. Cyprès (?). cétone naturelle la thuyone qu'il peut . le thuyol ei le bornéol sont des alcools cycliques de nature secondaire. du citral ou géranial et du néral. — Famille des Myrtacées : Eucalyptus cjlohulus Labill. correspondant au camphre. Un autre alcool. peut se convertir en géraniol et donner. — Nous aurons à mentionner. produit d'hydrogénation d'une . comme d'ailleurs le géraniol et le nérol. deux alcools 'primaires le géraniol et le nérol. 2" Alcools C^^H^^^O. paraît voisin du linalol ou identique à ce corps. s'obtenir par hydrogénation d'une cétone C^^H^^O. c'est l'alcool Quant au bornéol. du par oxyiso- dation. terpinéol. parisomérisation. mais de nature lol. ALCOOLS ET ETHERS Sabinol. aldéhydes également stéréoisomères et pro: duites par certains végétaux. qui existe. Pinocarvéol (ou un alcool tout à fait analogue). par oxydation ménagée. cétone C^'^H^*^0 les huiles essentielles. Le premier peut naturel. elle le aussi. qui sont des isomères stéréocliimiques et donnent respectivement. tertiaire. Ils sont particulièrement répandus dans les essences.. mal étudié. assez répandue dans . peut aussi se transformer en un alcool cyclique mérique. dans cet ordre d'idées. Plusieurs alcools G^'^H'^0 sont représentés par des formules cycliques. la carvone. Le dihydrocarvéol . Il en est qui possèdent des formules linéaires. Le le linalol. à l'état Le second est également . Nous avons nommé citral le lina- qui. d'ailleurs engendrer par voie d'oxydation. grâce à cette propriété. Il existe encore un alcool C^'^H^^O à chaîne ouverte.

Citronnier (feuilles et fruits). . . Ginger grass. limonène. soit à l'état ment dans combiné : Famille des Magnoliacées : Champaca. Famille des Yerbénacées Famille des Labiées Lavande. Eiicalyphis marginata Sm. Verveine. et fleurs) Géranium. : Serpentaire du Canada. le ierpinéol. {?). : Famille des Légumineuses Cassie. Palma rosa. : Famille des Géraniacées Famille (feuilles des Rutacées . nérol. : ou d'alcools terpéniques géraniol. — les Cet alcool se rencontre assez fréquemessences soit à l'état libre.94 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES Enfin. {?). aussi en eucalyptol. M. Il est susceptible : pinène. Famille des Rosacées Rose. Famille des Burséracées : Linaloé. Oranger à fruits amers Oranger à fruits doux (feuilles) : . Leterpinéol peut se former à partir de terpènes dipentène. : : Eucalyplus Macarthari D. : Myrte. : Famille des Urticacées Famille des Graminées : Houblon (?). Etudions la distribution des divers alcools C^^H^^O énumérés. v. : {?). et de se convertir encarvone. v. Géraniol. Famille des Anonacées : Ylang-ylang. le ierpinénol et l'alcool C**^H^^O de rilysope sont des alcools tertiaires cycliques. linalol. Citronnelle.. Sassafras (feuilles). lyptus salubris F. Laurier Kuro-moji. Eucalyptus Staige- riana F. Lemon grass. Aspic : Famille des Aristolochiacées Famille des Lauracées (feuilles). Famille des Myrtacées Darwlnia fascicularis Rudge. et M. Euca- M.

Famille des Myrtacées Danrinia : taxifolia A. Cunn. fleurs. ALCOOLS ET ETHERS Nérol. 95 Le nérol n'a pas encore été caractérisé grand nombre d'essences mais il est probable qu'il accompagne fréquemment le géraniol. : Famille des Oléacées Famille des Labiées : : Jasmin. — de Rose (Rosacées). : Serpentaire du. Ylang-ylang. {?}. Lavande Aspic. Menthe crépue de Russie. Mentha citrata Ehrh. — C'est le linalol gauche qui est le plus répandu. fruits). Oranger \A artara . Sauge sclarée {?). Famille des Aristolochiacées nada. Ca- . Limettier d'Italie (fruits et fleurs?). Linalol. dont il est le stéréoisomère.^. Thym. Oranger à fruits Bergamotier (fruit). Basilic de France . Il a été identifié jusqu'ici dans les essences de néroli et de petit grain (essences de fleur et de feuille d'Oranger. Citronnier (fruit). Nous allons indiquer la distribution de cet alcool dans le règne végétal. Famille des Burséracées : Linaloé. doux (feuilles. : Famille des Géraniacées Famille des Rutacées : amers à^ruits (feuilles et ileurs). famille des Rutacées) ainsi que dans les essences de Linaloé (Burséracées) et dans un très . Famille des Rubiacées Gardénia.. : Famille des Ombellifères Fenouil. Famille des Rosacées Rose. Corfandre. Origan de Smyrne. Géranium. : Famille des Légumineuses : Cassie. Quelques plantes renferment cependant le produit dextrogyre.. {?). Famille des Magnoliacées Famille des Anonacées : : Champaca.

très est répandu dans la les essences et particulièrement dans celles de famille et des Abiétacées. Valériane et Valériane Famille des Yalérianacées : du Japon. Famille des Composées : Solidage. — Famille des Composées Absinthe.96 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES Famille des Lauracées nelle Cannelle de Ceylan. Sauge. Thym. : Houblon. : Abiétacées Piinis maritima Poiret. la Il existe sous la forme lévogyre sous forme dextrogyre. Millefeùille noble. Famille des Zingibéracées Cardamome de Siam : : et Gingembre. Thiiyol. — Famille des Ombellifères Carvi. : : Bornéo l. du linalol ou iden- tique à ce corps. Salureia Thymbra L. Bois de rose. Candu Japon. : Lemon voisin grass (P). Citron- Apopinol. Famille des Lauracées Camphrier. Blumea halsa- mifera D. Laurier (feuilles). Famille des Cupressacées Le bornéol — : Thuya. — Cet alcool se . Sassafras (feuilles). C. Thymus capi: tatus Hoffmgg et Link. . Matricaire.. : Cinnamomum pedunciilatam \ees (P). Tanaisie. Cinnamomum pedatinervium Meissn. Famille des Diptérocarpacées : Camphrier de Bornéo. Famille des Labiées Lavande. . Kuro-moji. Dihydrocarvéol. trouve dans l'essence d'Apopine (famille des Lauracées). Famille des Aristolochiacées et : Serpentaire du Canada Serpentaire de Virginie. Romarin. Famille des Urticacées Famille des Graminées nelle. Famille des Graminées Famille dés : Citronnelle.

Ocotea usa- Boldo. (?) Pinus Laricio Pin Pinus strobus L. Camphrier (bois feuilles). : : (?) et Valériane Famille des Composées Erigeron canadense L. : Famille des Aristolochiacées Famille des Monimiacées : : Serpentaire du Canada. . Ruro- Famille des Zingibéracées et : Amomum Mala K. Famille des Labiées Aspic (?). Limettier (fruits). moji. Famille des Magnoliacées : Famille des Rutacées : Badiane (i^). (?) . Gardénia. Famille des Burséracées : Linaloé. Schum. Cèdre (feuilles). Mélèze (aiguilles). 97 Pinus halepensis Mill. (?). Sapin balsamique (aiguilles). in vitro. D'ailleurs. . Oranger à fruits fruits amers Ci- (feuilles et fleurs). . Larix americana Michx. Sapin rouge. Famille des \ alérianacées Valériane du Japon. le linalol droit peut se transformer en terpinéol gauche. Famille des Lauracées : CulilaAvan et bar ensis Engl. 3* Cardamome Le parfum chez de Malabar. Quand il coexiste dans une huile essentielle avec le linalol. Pinus Piimilio Hœnke Pin de Sibérie. et Niaouli. Famille des Cupressacées TerpinéoL Le terpinéol accompagne souvent le linalol ou le cinéol. — : terpinéol droit. Sapin (aiguilles et bourgeons?). Famille des Myrtacées Famille des Rubiacées : Cajeput : Famille des Ombellifères : Livèche. Marjolaine (?).ALCOOLS ET ETHERS noir. les deux principes alcooliques possèdent généralement des signes optiques contraires. et le linalol gauche en . tronnier (fruits). la plante. Oranger à doux (fruits). Sapin du Canada (aiguilles). Poiret.

nous n'aurons à mentionner que le la menthone. CitronCitronnellol. Deux d'entre eux sont acy cliques et primaires : le Le premier donne. par oxydation. Q10JJ18Q q^j l'accompagne dans la sur une cétone C^^H**^0. Rhodinol. très alcool C^^H^^O du Fenouil d'eau. citronnellol et le rhodinol.se convertir en menthone. Cyprès. Le second s'oxyde en donnant l'aldéhyde correspondante le rhodinal C^"H^^^O.. la pulégone. Famille des Graminées Ln — : nelle. VandroL est probablement de nature tertiaire. en même temps que des isomères. en fixant quatre atomes d'hydrogène menthol donnant. du citronnellal C*^H*^Q. On obtient aussi du menthol. cétone Menthe poivrée. naturels. . On peut passer de la menthone au menthol par hydrogénation. — : Thuya. la : . car il ne donne ni aldéhyde ni cétone par oxydation. — Famille des Labiées — On connaît Hysope. 98 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES Famille des Cupressacées Terpinénol. Famille des Rosacées On le rencontre chez deux Labiées Menthol. contenue en particulier dans l'essence de Menthe pouliot. cétone contenue dans la Menthe poivrée. de na- secondaire. dans la Cet isomère du terpinéol se trouveet dans la Marjolaine (Labiées) Cardamome d& : Ceylan (Zingibéracées). par oxydation. aldéhyde que nous aurons à mentionner parmi les produits natiuels. Comme ture alcools C^°H^^O à formuile cyclique . 3" Alcools C^^H^^O. Rose. : — Famille des Géraniacées — : Géranium. mais celle-ci s'isomérise partiellement pom. Alcool de l'Hysope. plusieurs alcools C^^H'-^'O.

mais.§-eons). Le menthol na: turel est lévogyre. la portion alcoolique de lessence de Santal renferme au plus des traces d'alcool Gi^H'^O elle est à peu près exclusivement formée d'alcools C^^H'^^O. le 1 Daprès les travaux récents. les sanialols et un alcool de de Santal des Indes occidentales. les ils ne sont pas l'objet d'une large distribution dans végé- Les alcools I" Alcools G^^H^^O. mentionner sont le bétalol. . . — Famille des le cédrol. si on les considère chacun en particulier. le caparrapiol. : _ Les alcools C'^H-'^O sont plus nombreux. le Santalacées 2'' Santal des Indes orientales. Bétulol. V alcool de : — C'^H-^O l'essence l'essence à de cas car il le . le camphre de Ciibèbe. — Famille Ombellifères Fenouil _1 Icools sesqiiiterpén'iques Nous aurons la à considérer des et composés répondant à formule C'^'H'^'*0 des composés répondant à la formule C^-'W^O. et la Menthe des poivrée. Les alcools sesquiterpéniques sont assez nombreux. le camphre de Lédon. . Ces alcools sont moins bien étudiés que les alcools terpéniques proprement dits. farnésol (un des principes odorants les plus intéressants de l'essence d'Ambrette et de l'essence de Cassie).. taux. — Famille des et : Bétulacées Santalol : Bouleau (bour- Santalols (Santalol a fi •). . Alcools Ci^^H^^o. Citons Vatractylol. ALCOOLS ET ÉTHERS 99 Menthe pouliot Amiral d'eau.

itractylis ovota Thunbg. Famille des Rutacées Amyrol. un le alcool de l'essence de Santal des Indes occidentales vétivénol de l'essence de Vétiver . DISTRIBUTION DE^ HUILES ESSENTIELLES le gayol . : (bois). Famille des Légumineuses — Famille des Rutacées Cuspare. — Famille des Gupressacées Cyprès. Santal des Indes . . : Galipol. : Vétiver. : lus et : fruits (fleurs). Cèdre Juniperus L.. Vétivénol. R. Les alcools sesquiterpéniques sont souvent inodores ou peu odorants mais il en est comme le farnésol qui sont des parfums très puissants. de l'Ylang-ylang. 100 galipol. le gonostylol . — Famille des Rutacées Oranger à amers — Famille des Graminées Atractylol. de la Rose. Cédrol. — Famille des Pipéracées Cubèbe Camphre de Lédon. de l'Opoponax. Nérolidol. le nérolidol. du Patchouli. — Famille des Thyméléacées GonostyMiquelianas T. — Famille des Lauracées Caparrapi. — Famille des Malvacées Ambrette. les alcools sesqui- terpéniques de t Eucalyptus glohulus. — Famille des Ericacées Lédon. : occidentales. . — : — Famille des Composées Caparrapiol. — Famille des Zygophyllacées Gayac Gonostylol. Farnésol. . Camphre de Cuhèbe. : : : : (bois) et chinensis : : Cassie. . Gayol.

Méthyléthylacétate méthyle.G. avec lesquels ils nombreux sont sont com- binés. à côté — On du le rencontre fréquemment diacétyle.ALCOOLS ET ETHERS " 101 ALCOOLS C'est surtout sous >-0>' TERPEMQUE3 dans et les huiles essentielles les alcools les acides forme d'éthers que se trouvent non terpéniques. et — Famille des Magnoliacées Champaca. : et Brésillet. C^3H2^ COOCH\ Oléate de . Myristate de méthyle. Coca. : : Thé. H — CH-OH. CH^ — CH — COOCH CH3 — Famille des Abiétacées de : Pin de Finlande. Famille des Composées Ageratum'jconyzoïdes h. Famille des Myrtacées bill. Alcool méthyliqiie. Famille des Graminées Vétiver. : C^H^ COOCH^. à l'état libre. Alcools de la série grasse et leurs éthers.. : Famille des Rutacées Santal des Indes occiden- Famille des Légumineuses IndigoferagalegoïdesD. : : : Isobutymte de méthyle . : Eucalyptus amygdalina La- Famille des Ombellifères Carvi et Cerfeuil. Giroflier. furfurol et du Famille des Ternstrœmiacées Famille des Linacées tales.

G^H^ des Anonacées — Famille des — COOCH^. Famille Ylang-ylang. Très nombreux sont nissant pitre végétaux four- du salicylate de méthyle. au cha- lY. Famille des Ternstrœmiacées Thé. — : Iridacées : Iris. : Benzoate de méthyle.COOGH^ (i) Famille des Amaryllidacées — — : = — : : SalicYlate de méthyle. Famille des Anonacées Ylang-ylang. : Reine des prés (fleurs et ra- Famille des Ericacées leucocarpa Rlume. : Gaultheria prociimbens L. : : Famille des Rosacées cines). Gaultheria piinctata Rlume. Famille des Polygalacées Polygale.( 102 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES mélhyle. Famille des Linacées Goca. rénumération des familles auxquelles apparces végétaux. Famille des Légumineuses Gassie. G«H^ GH GH GOOGH^ Famille des Rutacées Wartara. généralement pas tout formé chez prend naissance par dédoublement les d'un glucoside. Famille des ^lyrlacées Tubéreuse (?). Cinnamate de méthyle. . Giroflier. Famille des Zingibéracées Alpinia malaccensis Roscœ. C'H^^COOCIP. : : : : Famille des Rutacées Rue.— ^OH Ge corps les (2) n'existe il plantes. Nous nous bornerons ici à mentionner les plantes desquelles on a extrait des huiles essentielles contenant plus ou mouis de salicytiennent late de méthyle. (Wintergreen). Gaultheria . On trouvera. CE' .

Li- mettier (fleurs) (?). : Famille des Amaryllidacées Tubéreuse.4 (i) . GH^ — GH-OH. Ghampaca fruits Famille des Rutacées : Oranger à amers (fleurs). la famille des Alcool éthylique. : Famille des Rubiacées Gardénia.. .GOOGH^^ Méthylanthranilate de méthyle. \NH. Méta-méthoxy-salicylate de méthyle GOOCH^ C«H3<^0H ^OCH^^ Famille des Primulacées : (i) (2). G H* <^ "^ — \NH'Famille des Magnoliacées : (2) (?). Famille des Oléacées Jasmin. la fois l'anthranilate et le nous considérons à mé- thylanthranilate de méthyle. : Bouleau. nous constatons que ces composés sont répandus surtout dans Rutacées. de méthyle . — 103 ALCOOLS ET ETHERS Famille des Monotropacées Famille des Lauracées Famille des Bétulacées : : Monotropa Hypopitys L. Mandarinier Si (feuilles. n th rail ila te. Bergamotier (feuilles).COOCH^ . C^H^<^ (i) . Gitronnier (fruits). Famille des Amaryllidacées Tubéreuse.GH3 Famille des Rutacées : (2) Rue. tiges et fruits).— (5) Primevère. Laurier-benjoin. Oranger à fruits doux (fruits). : : . — Ge corps existe .

C'W Famille des Hamamélidacées Styrax. Alcools amylique. Heracleum giganteum Fisch. et isoamyliquey — GH — CH^ — CH^OH. Cerfeuil et Panais.. G^^H'— COOC'-H«. GH^ — GH — GH^OH. G^H' — GOOG^H^ — CH^ et angélate de Famille des butylen. C^H'-* — GH^OH. _ = — : : /GH = GH — GOOGW G«Hs< (i) . Ombellifères Heracleum Sphondylium L. GH= . : : — Famille des Magnolia fuscata Andrews..C : : Famille des Myrtacées : Eucalyptus globulus Labill.Cm' COOC'E^ Composées : — Camomille romaine. 104 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES à l'état libre dans les essences provenant des végétaux que nous allons énumérer Famille des Légumineuses Indigofera galegoïdesD . Famille des Butyrate d'éthyle. Famille des Zingibéracées Kœmpferia Galanga L. Eucalyptus amygdalina Labill.— (4) \OGH^ Famille des Zingibéracées Alcool isohutylique .. Famille des Ombellifères Acétate d'éthyle. .méthoxy cinnamate d'éthyle CH^— COOG^H^ Magnoliacées — — : . GH CH GOOG^H^ Cinnamate d'éthyle. Para . : Kœmpferia Galanga L. I GH^ — et Famille Isobutyrate des Myrtacées : Eucalyptus amygdalina Labill.

Eucalyptus aniygdalina Labill. Butyrate d'hexylen. Famille des Myrtacées Cajeput. Sm. CH^— COOC^H'-. H'i. Acétate d'hexylen. . C^H' Camomille romaine. — . des C^^H- — COOC^^H^^ — et Ombellifères : Panais Heracleum Famille giganteum Fisch. C'^H*"0. Iteracleum giganteum Fisch.C^H'^ Famille des Eucalyptus aggregata H. CHCOOC'^H'^ — Famille des Ombellifères Heracleum Sphondylnun L. Famille des Ombellifères Heracleum Sphondylium L. Famille des Labiées : Acétate d'amyle. Heracleum mille des : : Composées — COOG^Hi^ — — Fa- giganteum Fisch. ALCOOLS ET ÉTHERS 105 — Famille des Géraniacées : : Géranium. Niaouli.. Eucalyptus g lobulus h?ih'û\. : var.. Eudesmate d'amyle.. CH^^ : — COOC' — Lavande. Tiglate et angélate de l'alcool amylique de fermentaFamille des Composées COOC^ FP^ tion. Acétate d'octyle. C-^H' des Ombellifères : — COOC-'H^^ — Famille : : Heracleum giganteum Fisch. Famille des Polypodiacées Fougère mâle. (?) Myrtacées Famille des Labiées Menthe poivrée. EucaMyrtacées : — : . — Famille des : Eucalyptus globulus Labill. lyptus saligna Sm. — Famille des Polypodiacées Fougère mâle. Éthers hexyliques des acides supérieurs jusqu'à l'acide pélargonique... Famille des Polypodiacées : Fougère mâle. C^H" Camomille romaine.. Tiglate et angélate de l'alcool hexylique actif (alcool méthyl-éthyl-propylicpie). pallidivalvis. Butyrate d'octyle. G.

. Alcool nonylique. . CH^ (CH-)« CHOH CH^ . C'-'H^^ cées : OH. cmK Pérou. aromatique Alcools de la série et leui^s éthers. CW (CW)' CHOH CW. — Famille des Légumineuses Baume du : Baume Famille des Hamamélidacées Styrax. Caprate Lauvale C»H'» — COOC^H*^ CiiH-23_coOC»Hi'. : : . Famille des Légumineuses Cassie. . Famille des Légumineuses Baume du Pérou Baume de Tolu. Benzoate de henzyle C«H^ COOCH. . Caproate d'octyle. — . Alcool benzylique. — et Famille des Rutacées : Rue.C'W. . et Heracleum Sphondylium L. Cinnamate de benzyle. — Famille des Polypodiacées Fougère mâle.106 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES Ombellifères COOC^H^^ Famille des Heracleum Sphondyliiim L. — : Famille des Ànonacées Ylang-ylang. : C^W de Tolu. Famille des Amaryllidacées Tubéreuse. Famille des Oléacées Jasmin. —Famille (fruits). — : . Famille des Amaryllidacées Tubéreuse. Méthylheptylcarbifiol. . : C'W — CH^OH. des Ruta- Oranger à fruits doux . Famille des Polypodiacées Fougère mâle. C^H'^ : — — : pélargonique. — Famille des Ombellifères: : Éthers octyliqiies des acides supérieurs jusqu'à l'acide et d'octyle. Méthylnonylcarbinol. — CH z= CH — COOCH^ : .

: Gannelle de Ghine. composés ne possédant qu'une diphénols et fois la fonction .— CH-OH. CH^ — COOCH (CW) : . Alcools non sériés. Famille des Rosacées Famille des Abiétacées Acétate (le : Rosier (fleur). G'^H'. Alcool du (/roiipe de furfuranc. G'^H^^O'. phénylméthjlcarbinol. à fruits Famille des Rutacées : Oranper amers (fleurs). : Pin d'Alep d'Algérie. — Styrax. et Valcool kessylique. OWO . PHENOLS ET DERIVES PHENOLIOUES 101 — Alcool phényléthyliquc. Acétates de phénylpropyle — Famille des Lauracées — COOCtP (CH^)^ C^HS de ciimamyle. On a signalé un certain le nombre d'alcools encore définis. CtP — GOOCH'^ — GH = GH CH' . GH^OH. . phénol des quinones 3" des composés phé- . Elle nombre 2" des comprend : i° des .. parmi lesquels péroiiviol. — Famille des mal Rubiacées : Gafé. C"H- — CH. G^^H^^O ^à l'état d'élher). et Cinnamales de phénylpropyle Famille des Hamamélidacées : de cinnamyle. s'agit là tante et d'une classe de corps extrêmement imporcomptant des représentants dans un très grand d'huiles essentielles. Phénols Il et dérivés phénol iques. C«H\ — Famille et des Rubiacées Gardénia. . Alcool furfiirylique.

il un certain nombre de corps dont la molécule renferme la chaîne latérale C^H\ Chacun d'eux peut alors exister sous les deux formes isomériques correspondant aux formules est : Ar — CH^ — CH = CH2 (Isomère allylique. mais avec de mauvais rendements. la double liaison se prêtant alors d'une façon parfaite à la rupture de la molécule : Ar — CH = CH — CH^ ^-^ Ar — CHO existent à l'état Certains de ces composés naturel sous leurs deux formes isomériques. on n'a encore rencontré que l'un des deux isomères. Par oxydation. On passe de la première forme à la seconde par traitement au moyen d'un alcali. Les résultats sont beaucoup plus avantageux lorsqu'on opère sur le composé propénylique.) Ar — CH == CH — CH^ (Isomère propénylique.) dans lesquelles Ar désigne un noyau aromatique plus ou moins susbtitué. en groupement aldéhydique CHO.108 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES noliques possédant en même temps la fonction éther oxyde de phénol 4" des éthers oxydes de phénols chez lesquels le groupement fonctionnel (généralement méthoxylique ou oxyméthylénique) se trouve ou non . répété. . la potasse alcoolique par exemple. la chaîne allylique se transforme. Dans d'autres cas. Parmi les phénols et les éthers oxydes de phénols.

(I) (2). PHE>OLS Phénols à chaîne latérale saturée. Thrinol. (4) C^H^^OH ^cm-' : — Famille des Anacardiacées Faux poivrier. /CH3 Carvacrol. et Link. (I) . Famille des Ombellifères Famille des Labiées : AjoAvan (herbe et fruits). Serpolet. Phlorol [Isobiityrate de). /CW \0H — Le phlorol on le a pour for- (i) . Mosla japonica Maxim. 4 Le parfum chez la plante. (3) /Cff Para-crésol.PHEXOLS ET DERIVES PHENOLIQUES 109 I. \CW : — Presque toutes les (1) plantes dans lesquelles le thymol a été identifié appar- tiennent à la famille des Labiées. Satureia Thymbra L. . C'^H^^ Famille des ^OH Légumineuses : (4) Cassie {Acacia Farnesiana Willd. (?). /CH3 Méta-crésoL Burséracées : (i) . Monardapunctata L.). mule C''H^ x trouve à l'état d'iso- (2) butyrate dans l'Arnica (famille des Composées). C^H^ — — Famille des \0H Myrrhe. Thym. Cu~ nilaMariana L. Thymus capitatus Hoffmgg... /CH» CH'f OH (i) (3) .

Origan (P). Monarda fis tiilosa L. . le car: vacrol est surtout répandu chez les Labiées. Cm^ < : — Famille ^OH : (4) des Myrtacées Bay. f)y (5) — Fa- \0H mille des Ombellifères : Fenouil (?). Sarriette des jardins. Monarda citriodora Cerv. CH^ Chavicol. DIPHÉ^OLS ET QLiOO>ES Diphénols et Quinones à chaînes latérales saturées.. Sarriette des montagnes.ilO ^ DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES : Famille des Labiées Puish. Thuya articulaia Wahl. (4) — Famille des Ano- OH nacées : Ylang-ylang. Monarda punclaiah. et Link(?).. Serpolet^ Thymus capilalus Hoffmgg. comme le Camphrier (bois). Famille des Lauracées : Famille des Cupressacées On voit que. /GH3 Créosol. (I) C*^H3f-0H " (3). /GH3 Thymohydroquinone . — CH=GH^ Bétel. Phénol à chaîne latérale non saturée. Thym. (I) C^W < ^3^. thymol son isomère. (i) . Pycnanthemum lanceolatum Origan de Trieste. Origan de Smyrne. Famille des Pipéracées 2.

OW{0%CR%C^W). les autres contienaent un groupement propé- nylique ou allylique. /OH GaiacoL lifères : (I) .. Composés sans chaîne latérale non saturée.CH^ AllYlpyrocatéchine .. : Monarda fistalosa : L. . PHÉÎSOLS-ÉTHERS DE PHÉNOLS Les uns ne renferment pas de chaîne latérale non saturée. PHENOLS ET DERIVES PHENOLIQUES IH Monarda Wahl. Famille des Labiées citriodora Cerv. — GH = CH^ (i) C«H*^ OH (3). (2) Éther éthyliqiie de l'hydroqiiinone /OH Famille des Magnoliacées : (i) G«H*< \0C^H«(4) Badiane. OH : Bétel de Ja\a. fistulosa L. C^H^ <^ — Famille des Ombel- ^OGH^ Céleri. (4) — Famille des Pipéracées 3. Famille des Cupressacées Thuya articiilata Thymoquinone des Labiées : . . : — Famille Monarda Famille des Cupressacées Thuya articulata Wahl. Diphénols à chaîne latérale non saturée.

= (i) (3) (4) pouvant s'obtenir par par oxydation de la isomérisation de celui-ci à l'aide de la potasse alcoolique à l'ébullition et donnant . (i) O^H^ 4. d'une manière génç- . Veu- Nous aurons qénol. CH^_CH = 0H2 0CH3 la (i) (3) (4) qui ne diffère de l'eugénol que par permutation des groupements OH et OOH^ On remarquera dans la suite que. existe dans une plante algérienne non Composés à chaîne latérale non saturée. . isomère propénylique VisoeugénoL /OH OH — OH^ C«H3^O0H3 ^OH moins répandu que l'eugénol .112 DISTRIBUTION DE:^ fin HUILES ESSENTIELLES Éther diméthylique pyrogallol.OU Ce composé déterminée. ^CFP — CH = CH2 à mentionner dans ce groupe (i) : (3). enfin le bételphénol. principe odorant de ^OH O^H^^OH ^ la vanille. . (4) les corps que son l'on rencontre fréquemment dans essences.OOH-^ (3) {^) . 0*^113 — 0011^ "^OH . /OHO vanilline .

Famille des Zingibéracées Galanga. Famille des Anonacées : : Badiane Badiane du Ylano-ylang. Asariim Blumei Duch. Laurier (feuilles) Laurier de Californie.. Massoy. : Famille des Légumineuses Cassie {Acacia cavenia Famille des Rosacées : Btiioite. Patchouli. ( Famille des Lauracées et feuilles). Cannelle blanche. : Isoeiigénol. Bay . Giroflier (fleurs). Cinnamomwn Camphre. Bételphénol. Cannelle . la^Yan. Apopine. les 113 composés à chaîne latérale allylique sont plus répandus que leurs isomères propényliques. Famille des Aracées Acore. giroflée (?). Sassafras (bois). PHÉNOLS ET DÉRIVÉS PHÉNOLIQUES raie. C'est surtout parmi les Lauracées qu'on — rencontre l'eugénol. Eiigénol. Existe dans l'essence de Bétel (Pipé- — racées) . Famille des Labiées : Basilic de Java. Jusqu'ici il n'a été rencontré que dans l'essence d'Ylang-ylang (Anonacées). : Famille des Aristolochiacées Asariim arifolium Michx. — L'isoeugénol est beaucoup plus rare que son isomère allylique. Rosier (fleurs). Famille des Monimiacées : Boldo. Bay des Bermudes. Culipeclatinerviiim Meissn.). ainsi que ci-dessous : le montre l'énumération et Famille des Magnoliacées Japon.. : Cannelle de Ceylan écorce Cannelle du Japon (tronc et feuilles). : Famille des Canellacées Famille des Burséracées Bert. Famille des Euphorbiacées : : Cascarille. : Famille des Myrtacées Piment (fruits) . : Myrrhe..

GH'^ — CH = CH^ (i) \0CH3 (4) . (!) C^W { \ 0CH3 (4) Famille des Anonacées Éther méthylique : Ylang-ylang. /CH» Éther méthylique du para-crésol . Éthers de phénoLs à chaîne latérale non saturée. (i) /CH3 \ 0CH3 (5) — Famille WahL. ÉTHERS DE PHENOLS Éthers de phénoLs sans chaîne latérale non saturée. /CW ^OGH^ (I) du : C^H*/ (2) Famille des Composées Éther diméthylique de Arnica. On vants rencontre à : l'état naturel les deux isomères sui- h'estragol (méthylchavicol). des Composées : Eupatorium triplinerve Arnica. la thymohydroquinone. phlorol.114 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES ^.

C^H^^ — 0\„„. . .. en le méthyleugénol est identique à l'éther CH'- méthylique du bételphénol. (4) et existe notamment dans fras.CH = CH — CH^ (i) \OCH^ On passe (4) du premier au second par ébullition avec la potasse alcoolique. (i) (3) \ OGH^ employée en parfumerie sous le CH^ Le méthyleugénol et . — CH = CH^ de camphre l'isosafrol. (l) (i) Le safrol. que deux dans les essences. Remarquons. PHÉNOLS ET DÉRIVÉS PHÉNOLIQUES et 115 Vanéthol ( isoestragol ) . — GH = CH- OW^OCH* ^OCH^^ le (4) son isomère propénylique méthylisoeiigénol (i) (3) /CH==CH — CH=^ C^H^^^OCH^ ^ OGH^^ (4) existent tous passant. les essences de sassa- /GH::=CH — GH^ ^0/ (4) . ^O^ (3). En oxydant modérément l'anéthol. Son isomère propénylique. CHO nom d'aubépine. on obtient l'aldéhyde anisique.

. on le convertit. pour donner l'aldéhyde asarique la myristicine . à l'ané.jj/^OCW C'W < 3 \ OGH^ thol . dans ce groupe /GH=r. industriellement. . 116 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES n'a pas encore été signalé dans la nature. en pipéronal (héliotropine) /GHO (i) ^0^ Nous avons encore (4) : à mentionner. ^^ (6) . On l'obtient par isomérisation du safrol à l'aide de la potasse et. qui s'oxyde d'une façon analogue à l'isoeugénol à l'isosafrol .GH V asarone 1 — GH^ (i) (3) r. . par oxydation. G^H^ \ OGH^ < ^ > GH^ .

: Avocatier. C. Famille des Lauracées Famille d'anis. Laurier (feuilles). Laurier (feuilles). Famille des Labiées : Basilic de France et de la Réu- nion. : : Famille des pedunculatum Lauracées Nées. Fenouil des Indes. Bay. C. — Famille des Magnoliacées : : Badiane. Famille des Myrtacées Piment (fruits). Famille des Rutacées Evodia simplex Cordem.. Asariim arifoliiim Miclix. Famille des Monimiacées Para-coto. susceptibles de fournir les isomères propényliques correspondants Estragol. Magnolia Kobus D. Famille non déterminée Essence dite d'écorce : . — Famille des Magnoliacées : : : Cham- Famille des Anonacées Ylang-ylang. Famille des Légumineuses Acacia cavenia Bert. : : : Famille des Aristolochiacées Asaret. : Culila^van. Fenouil. . Cerfeuil. Citmamomum pedatinerviiim Cinnamomiim Meissn. Fenouil.. : Famille des Pipéracées Matico. Bétel de Java. : d'anis. Famille des Composées : Estragon. Fenouil du Japon. Fenouil de Macédoine. Méthyleugénol. : non déterminée Essence dite d'écorce Anéthol. Pseiidocymoplerus anisalus Gray (?). : Famille des Ombellifères Anis. Serpentaire du Canada. paca. PHÉNOLS ET DÉRIVÉS PHÉMOLIQUES 117 ces trois derniers. Famille des Ombellifères Fenouil. — . Famille des Myrtacées Bay. Laurier de Californie. Famille des Ombellifères Anis Osmorrhiza longistylis D. Famille des Magnoliacées : Badiane.

plus largement représentées. Magnoliacées : Badiane du Japon. Apopine. . (herbe). Famille des Aristolochiacées : Asarum arifoiium Michx. Badiane (feuilles?). Massoy. français.. Famille des Myristicacées Muscade. 118 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES : Acore du Japon. Asaret. Safrol. Nous aurons à considérer les aldéhydes terpéniques les qui ne sont pas très nombreuses. et aldéhydes non terpéniques. : Famille des Ombellifères Persil Apiol. Asarum arifoiium Michx. Sassafras. momum pedatinervium Meissn. : Famille des Pipéracées Famille des Aracées Myristicine. Persil Famille des Ombellifères — : . (feuilles et graines). Famille des Lauracées Apiol d'Aneih. Laurier de Californie. Camphrier : (bois). Famille des Lauracées : Cannelle de Ceylan. — Famille des Aristolochiacées Matico. : Camphrier du Venezuela. — Famille des Se trouve surtout chez les Lauracées. — Famille des Ombellifères orientales. Méthyilsoeugénol. Ciiina. Asarone. Famille des A racées Famille des Graminées Citronnelle. Aneth : Aneth des Indes Aldéhydes. Asarum Blumei Duch. — : Famille des Aristolochiacées : Asarum arifoiium Michx. — : Acore.

On trouve aussi une aldéhyde C^^H*'''0 dans l'essence de Lemon grass (à côté du citral). : i*" les aldéhydes ierpénicjues prosoit à prement qui correspondent est alors des alcools soit à des GioHisQ (leur formule alcools C^^^H'-^O (elles C^'^H^^q). Citral. ALDEHYDES Ha 1. cor- respondent. Mandarinier Famille des Rosacées Rosier (fleurs). A Idéhydes 1° terpén iqiies Aldéhydes C'^H^'^O. dans ce cas. Famille des Magnoliacées Kobushi. 2" les. la foraldéhydes sesqiiilerpé niques. : Limettier des Indes occiden- Oranger à fruits doux et (feuilles). Cédratier (fruits). Famille des Géraniacé'es Géranium. formule C^^'H^^O le citral qui sont des isomères stéréochimiques. et une autre dans l'essence de Ginger grass. mule C^'^H^^O). — : : Famille des Rutacées tales (fruits). ALDEHYDES DE LA SERIE TERPEMQLE Elles comprennent dites. Famille des Myrtacées Leptospermum : : liversidgei . possèdent. Citronnier (feuilles fruits). respectivement au géraniol et au nérol. possèdent la — La plupart des aldéhydes : terpéniques et le néral. (fruits). Le citral est très répandu dans les huiles essentielles. Le citral est une des aldéhydes les plus répandues dans les huiles essentielles. Le et phellandral existe dans l'essence de Fenouil d'eau paraît être une aldéhyde tétrahvdrocuminique..

Ci- tronnier (fruits). Famille des Pipéracées Famille des Lauracées Sassafras (feuilles). Famille des Zingibéracées Famille des Graminées de la : Gingembre. Famille des Labiées Mélisse. Calyp- thranthes paniculata Ruiz et Pav. 1" — Famille des Ombellifères Fenouil — Aldéhydes sont représentées par : Nouvelle-Calédonie. T. et M. Backhousia citriodora . qui le correspond au Toutefois. Citronnelle.. Lemon . Famille des Graminées : Andropogon Schœnanthus grass. citrata (écorce. feuilles et fruits). a été signalé dans une huile essentielle d'origine botau nique inconnue et dénommée : Java lemon oil Famille des Rutacées Toddalia aculeata Lam. d'eau. le citronnellol. Lemon grass. Mandarinier (fruits). R. Millier. citrata (écorce). Andropogon Schœnanthus : Phellandral. v. EucaD.. B. Monarda citriodora : : Cerv.120 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES et Baker R.. : : Poivre du Japon. Cannelle du Japon Tetranthera polyantha Nées var. de la Nouvelle-Calédonie. Famille des Labiées Mélisse. Eucalyptus patentinervis . citronnellal gauche )). Elles le citronnellal . C^'^H^^O. Piment (feuilles).. Eucalyptus Staigeriana F. M. Bay. C'est généralement citronnellal droit que l'on rencontre dans les essences. lyptus fraxinoïdes Sm. (feuilles). Famille des \erbénacées Verveine. Famille des Lauracées Tetranthera polyantha Nées : : : var. Famille des Myrtacées Eucalyptus citriodora Hook.

ALDEHYDES 121 Aldéhydes sesquiterpéniques On n'en connaît se qu'un représentant. Famille des Labiées Famille des Lauracées Aldéhyde butyrique.CHO. . Aldéhyde nonylique. <les Rutacées Citronnier (fruits). et isovalérique.. Famille des Rutacées Citronnier (fruits). : CW : . Cajeput. (^iojj24Q^ qui trouve dans l'essence de Santal des Indes orientales (Santalacées). —CHO . Menthe poivrée. CH'^ (CH-)-^ CHO. Famille {CWy CHO. Camphrier (bois). Ombellifères : Carvi et : Anis. Aldéhyde octylique . . Aldéhyde valérique. Niaouli Lavande. tacées : Famille des Labiées Eucalyptus g lobulus Labill. : {?). — Famille des Menthe poivrée.. : . — Famille des LauCW^ — CHO. Aldéhyde acétique. le santalal. (CH^)' CHO. Famille {CWy. . Famille des Rosacées Rosier (fleurs) Famille des Lauracées Cannelle de Ceylan. des Mvrtacées Eucalyptus globuliis Labill.^ Famille (CH"^)'^ CHO. Apopine. Famille des Iridacées Iris. — . (CH^CH CH^ Famille des Myr. des Myrtacées Eucalyptus globulus Labill. 2. racées Aldéhyde formique. CW — : = — . . ALDÉHYDES NON TERPEMQUES Aldéhydes de la série (jrasse. : CW CW . — — — : : : . . Aldéhyde caproïque. : H — ClIO.

Prunellier (feuilles et fleurs). — Famille des Lauracées :Ocotea usabarensis Engl. CIIO. et Cassie. C*-^H-' : — CHO. Lemon grass. — Famille des — CHO. Cerisier (noyaux). : Famille des Graminées Famille des Abiétacées . . plus sou- Aldéhyde benzoïque vent . Amandier (fruits). Laurier-cerise. Prunus padus (écorce). — Famille des ïri- Iris. : Famille des Rosacées Pécher (noyaux). Le. dans le chapitre IV. C^H^ — CHO. Aldéhydes de la série aromatique. Abiétacées Aldéhyde lauriqae C**H-' Sapin (aiguilles). Aldéhyde dacées : oléique. . en même temps que l'acide cyanhydrique. : Sapin (aiguilles). doux (fruits). Famille des Légumineuses fndigofera galegoïdes : : D. Aldéhyde myristique. (Oly . nous présence de l'aldéhyde ben- zoïque chez les végétaux dont les huiles essentielles ont Famille des Rutacées Oranger à fruits amers (fleurs). Et l'on verra. la ici . Prunier (noyaux). Mais indiquerons seulement été extraites.122 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES des Rutacées à fruits Aldéhyde décylique. — prend naissance. combien nombreux sont les végétaux renl'aldéhyde benzoïque fermant des glucosides cyanhydriques. C*'H-^-^ — CHO. Oranger à : CW . par dédoublement de glucosides. : Famille des Légumineuses Famille des Iridacées : Iris. chez les plantes. — Famille Oranger fruits amers Cassie. C. Prunus virginiana L. (fleurs).

: Famille des Labiées et feuilles). : Famille des Légumineuses Cassie {Acacia Farne- Famille des Myrtacées Eucalyptus odorata Behr. : ^C'W : (4) ^lyrrhe. C^H des Rosacées : Reine des prés Vanilline. OW — : .CHO. Patchouli. (i) C'^H^^ — Famille des Burséfacées siana Willd. Cannelle du Japon (tronc et racines).CHO C^H^^OCH^ ^OH Légumineuses : Baume du : : Pérou. M. Famille des Ombellifères Ciguë vireuse et Cumin. Ciniiawofnum OliveriY. . Cannelle de Ceylan (écorce). : Famille des Monimiacées Famille des Lauracées : : Boldo. Niaouli (?).CHO Aldéhyde cuminique . CHO. Cajeput (?). Bailey. Famille des Rosacées Reine des prés Famille des Composées . Famille des Lauracées Cannelle de Ceylan (écorce?). Dahlia. Cannelle de Chine.ALDÉHYDES 123 viniinalis Famille des Myrtacées Eucalyptus : LabilL. Aldéhyde ciimamique CH CH Famille des Labiées Patchouli.). — . . écorce. OW — = — : : CHO Aldéhyde salicylique. feuilles). : Famille des Laiiracées Cannelle de Ceylan (écorce Aldéhyde hydrocinnamique (CH^)'. . . Famille des Lauracées Cannelle de Ceylan (racines.

CH coumarique ) ... Aldéhyde para . — Famille \ OCH^ des Aracées : Acore.méthoxyciiinamique . C^H^^O ^0^ < ^^^ i^) (4) • — Famille des Bosacées : Beine des prés. (i) . = CH — CHO C^H^ <^ ^OCW : (2) — Famille des Lauracées ^.CHO Héliotropine . . ( Aldéhyde ortho-méthoxycinnamiqiie méthyl-ortho(i) . Cassie. (6) „ ^. Famille des Légumineuses Famille des Ombellifères : Fenouil. ^CHO Aldéhyde asarique. (i) . Benjoin.. (4) — Famille des Composées .CH = CH — CHO : (i) C«HX \ 0CH3 Estragon.(. Cannelle de Chine.. C*^H'- (i) . Aldéhyde anisique des Magnoliacées .CHO C^W / \ OCH^^ : — Famille (4) : Badiane. 124 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES : Famille des Orchidacées Famille des Styracées : Vanille.

: Oranger à fruits amers Famille des Myrtacées Giroflier. v. : Famille des Labiées Famille des Iridacées : Lavande.). Vétiver. Cunninghamii G. E. l'étude — On rencontre dans les essences les d'Eucalyptus (famille des Myrtacées).. Woollsiana R. E. T. . R. T. Cunn. E. et M. : Famille des Cupressacées Cyprès. Iris. T. Cunn. E. Famille des Rubiacées Café. Aldéhyde non sériée. Eucalyptus trachyphloïa F. dont noms une aldéhyde C^H^-O. R. oleosa F. viridis R. afjinis D. : Famille des Graminées Famille des Abiétacées : Pin de Finlande. (E. et M. E. : Famille des Ombellifères Carvi.. E. E. C. polybractea R.. dont n'a pas été poussée assez loin pour permettre de v. stricla microphylla A. et M.. la sérier. albens . gracilis F. . Sieb. squamosa D. Don. . Varoniadendral.... C. E. C. cneo- rifolia E. intermedia R. et — Famille des Malvacées : : Ambrette. . punctata D. E. E.. T. et M. E. Cambagei D. Famille des Rutacées Santal des Indes occidentales (feuilles). . R. dumosa A. M. corymbosa Sni. E.. E.ALDÉHYDES 12o Aldéhyde du groupe dufurfurane. D. : Famille des Lauracées : Cannelle de Ceylan. E. E.. E. didyma. v. E.. tereticornis Sm. propinqua D. M. M. Furfurol. AromadendraL suivent. R. E. var. punctaia D.

roslrata Schlechl^ . Contrairement à ce qui a lieu pour tion. (E. pulégone verbénone. nophloïa F. des cétones sesqui terpéniques. 2° V umhellulone Les cétones C^^^H^^O. à mentionner une cétone-alcool pos- un peu spéciale. nervosa F. v. falcifolia Miq.. saliihrls M. qui correspondent aux alcools QiojjisQ^ sont assez nombreuses et sont accompagnées généralement par ces alcools dans la plante . E. dives Schauer . obliqua . v. L'Hérit. I la série . M. (?). E. dihydrocarvone . hemiphloïa F. . . salmoM.. d'un nombre plus terpénique qu'en grand de représentants dans dehors de cette série. 126 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES y. E. A cette classe appartiennent i" la car- vone. E. Sm. ^.. Des cétones G^^H^^O correspondent aux alcools secon: daires 0**^11*^0. gigantea Hook. Cétones. marginata F. E. les aldéhydes.. occidenialis Engl. sédant une structure Nous aurons parmi les cétones terpéniques. : camphre. fenone ..). E. E.. thuyone. B. Fletcheri R. Cétones terpéniques. E. E. les travaux chimiques sur les huiles essentielles font men- en ce qui concerne les cétones. M. T. E. odorata Behr. CETONES DE LA SERIE TERPENIQUE Ici encore nous aurons à envisager successivement le cas des cétones terpéniques proprement dites et celui . Miq. v. E.

Passons en revue ces diverses cétones. On peut l'obtenir en partant du limonène. semble que est la ^-ionone. — Camphre. Famille des Lauracées Umbellulone. les différentes formes optiques droite. la cétone de la Cassie soit précisément identique à la ^-ionone. l'accompagne dans la plante.CÉTONES Il 127 existe. Le diosphénoL de C*'^H'-^(OH)0. trouve dans l'essence du menthol avec lequel de menthe poivrée la pipé. qu'on rencontre dans plusieurs essences d'Euca. parmi les cétones terpéniques. 2^^ Cétoxes C^'^H^^O. citral. et Vhédéomol. de la condensation du ordinaire. une cétone-alcool la série terpénique. à l'état naturel. : Famille des Graminées Ginger grass. fréquemment. l'irone possède une stru- lyptus Il : cture tout à fait analogue à l'ionone. 1° Elle existe sous Carvone. avec est d'ailleurs et il l'acétone Cette ionone brute et un mélange de deux isomères. àeMX cétones répondant à la formule C^-^H-"0 Virons et la cétone de la Cassie. En effet. qui est le produit. ultérieurement cyclisé. provenant de l'oxydation elle se riiojic. Elle peut être considérée comme groucar- un produit de substitution de OH à un hydrogène d'une le cétone C^'^H^'^0. Elle a ceci de particulier que pement alcoolique OH se trouve sur un atome de bone auquel aboutit une double liaison. gauche. Cétones C^'^H'^0. Carvi et Aneth. : Famille des Lauracées Ruro-moji. terpène qui. y a lieu de classer. aldéhvde l'a terpénique. des cétones C*^H^^O : iRmen- thone. — • Le camphre . inactive. Famille des Ombellifères : — — : Famille des Labiées : Menthe crépue. — : Laurier de est Californie.

Artemisia herba alha Asso. 128 la DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES cétone provenant de l'oxydation du bornéol.. par hydrogénation. Famille des Cupressacées Thuya : et Thuya plicata Donn. Famille des Labiées Basilic de la Réunion. Matricaire. — La thuyone le : structure avec le sabinol et le sabinène. — . Tanaisie. Absinthe. Sassafras (bois). Il et qui fournit. un : alcool. : correspondant au thuyol. Dihydrocarvone La dihydrocarvone peut s'obtenir par oxydation du dihydrocarvéol qu'elle accompagne ... Famille des Labiées Sauge. à côté duquel on la rencontre. — : Cardamome de Siam.. en existe deux modifications optiques le la droite (dans le Fenouil) et la gauche (dans Thuya) sauvage Fenouil. Famille des Composées : : Osmitopsis asteriscoïdes Cass. . Famille des Zingibéracées Fenone.^). Fenouil amer Fenouil des Indes. d'ailleurs. Famille des Ombellifères (?). Artemisia Barrelieri Bess. Famille des Lauracées : Cannelle de Ceylan (racines). Apopine. Armoise du Japon (. des Lau- racées et des Composées. Famille des Cupressacées Thuya. les familles On le rencontre sous forme dextrogyre ou sous forme lévogyre principalement dans des Labiées . Camphrier. Voici sa distri- bution dans règne végétal. caniim Sims. Romarin. Lavandiila Stœchas L. Thiiyone. Aspic. une cétone analogue au La fenone est camphre le fenol. Ocimiim Sauge. dans l'essence d'Absinthe elle possède des relations de est la cétone . Famille des Composées : : Tanaisie. Fenouil du Japon.

Pycnanthemiim lanceolatani Gray. prend naissance par oxydation du menthol et aussi par aldéhyde correspondant au La menthone naturelle est plus souvent Elle se rencontre principalement chez des Labiées. Luehmanniana F.. M. v. : .. piperita Sm. Calaminlha \epeta Savi. T.. amygdalina Labill. E. Bysfropogon origanifolius L'Hérit... E. : Menthone. E. La pulégone existe chez un certain nombre de Labiées Menthe du Canada. . par hydrogénation Carvi. Menthe pouliot. {E. Menthe poivrée de Java. lepulégol. Verbénone. pauciflora Sieb.^). . On peut passer du citronnellal à la pulégone. et. obliqua L'Hér. Delegatensis R. poi- Bucco. E. CETONES 129 dans l'essence de Carvi . — . E. ménagée. Cette cétone isomérisation du rhodinal rhodinol. ^. C^^H^^O. radiata Sieb. — Cette cétone existe dans : essences d'Eucalyptus (Myrtacées) et Eucalyptus Rossii B. Famille des Géraniacées Famille des Rutacées Famille des Labiées vrée. Bystropogon origanifolius L'Hérit. {E.. l'alcool correspondant.. v. micrantha D. E. Origanum Dictamnush. gigantea Hook. par hydrogénation plus complète. R. dives Schauer. £'.. : carvone. : : : Géranium. E. ^^ — Famille des ^ erbénacées Céto>es C'^'H'^^0. Cunn. coriacea A... lévogyre.). le dihydrocaivéol se prépare la lui-même par hydrogénation de Famille des Ombellifères Pulégonc. le menthol. — La pulégone donne. T. B. Hedeoma piilegioïdes Calamintha Nepeta plusieurs Savi. Hedeoma pulegio'ides Pers. C'^'H'-'^O. SieherianaY M. E. — le ^erveine. Sm. T. Menthe Pers. {E. E. B. Menthe pouliot. oreades . etM(. C). vitrea R. E. fraxinoidesD. Pipéritone. B.

M. Cétone-alcool. neruosa F. (CH^-)'^ Coca. Acétone. E. cées : — Famille des Légumineuses — DiosphénoL — Famille des Rula: Bucco. E. ^. falsifoUa Miq.. apiculata B.. CETONES NON-TERPENIQUES Cétones de la série grasse. que l'on rencontre chez le Lédon.). Cétone de Cassie. cétone du Lédon. v. 4'' Cétones : C''^H'^*^'0. Famille des Myrtacées Ait. Famille des Lauracées Famille des Rutacées Méthylnonylcétone. : Cannelle de Geylan (écorce). la Cassie. Famille des Abiétacées Cèdre de Méthylamylcétone n. Giroflier. Risdoni Hook. — Famille des Iri- dacées Iris. et Sm. la famille de 2. ^CW : — CO — {CWy — CH^ — Rue. cées : CW — CO — CH\ : . 130 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES E. Hédéomol.. — Famille des Myrtacées Méthylheptylcétone. CH^ — GO— — GH^ — (CH'^)» Giroflier. — Famille des Linal'Atlas. Famille des Labiées — : Hedeoma pule- (jioïdes Peis. : Famille des Rutacées Rue et Emplerum serrulatum . Cétones sesquiterpéniques Elles ont la un représentant parmi des Ericacées. — Irone. les produits naturels. CH^ : : — CO — — GH^.

(i) C^H* : <^ — Famille des Rubiacées \0H (2) Chione glabra D. comme . CO — CH' Ortho . 3 I CH \/ — Famille des Labiées MéthyUieptéiione . Famille des Graminées Vétiver. Famille des Ombellifères Carvi. C. : Palma rosa. Cette cétone.. : Hedeoma pulegioïdes Pers. : Citronnier (fruits). Lemon grass.oxyacétophénone . Pin de Finlande. la précédente^ dérive des comleur série posés terpéniqvies mais s'écarte de par sa des composilion. CH' _ C == CH — CH^ _ CH^ — CO — CH^ I CH' — Famille des Rutacées Famille des Graminées Citronnelle. Diacétyle. CÉTONES 134 Méthylhexanone i . CW — CO — CO — CH^ : — Famille Rutacées : Santal des Indes occidentales. Famille des 4biétacées : : Cétone s de la série aromatique. .

(2). Abiétacées : G^H^^O. et les n'existent-ils pas dans toutes procédés d'extraction des parfums. Famille des Oléacées Santalone. ne sont-ils pas de nature à réunir ces corps aux produits odorants ? . sinon dans toutes. on peut dire dans presque toutes les huiles essentielles.ortho-hydroxy-phénylméthy 1cétone). G^H^ ^ OH ^OGH^ Pivoine. Acides. Anhydrides et Laetones. (4) — Famille des Renonculacées : CH^ Cétone anisique . G^^H^'^O. : — Famille des Santalacées San- des Indes orientales. Cétone du Cèdre de l'Atlas. soit à l'aide des dissolvants. et facile il est de le comprendre. G^^H^^O. : Oran- ger à fruits amers (fleurs?). Cétones non sériées. — GO — GH^ (I) G*^H^^ \OGH^ — Famille des Ombellifères (4) : Fenouil. soit par distillation. — Famille des Rutacées : l'Atlas. I. ACmES Les acides sont représentés. Ges composés les plantes. — Famille des Gèdre de Jasmone.132 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES Pœo/ïo/ (para-méthoxy. tal Jasmin.

. G^^H^^O'^ Acides de la série aromatique. C^H'^Ocapro'ique . C^H^^O-. acide oxypentadécylique. . p-méthoxy-cinnamique Le parfum chez . butyrique. qui sont des stéréo- isomères. C10H290H . acide valérianique. C'^H^'^O. caprylique. ï acide cinnamique. l'acide m- la plante.ACIDES. La série aromatique est représentée par l'acide henl'acide l'acide i* zoïque. à peu près tous les : termes jusqu'à un certain ordre de grandeur moléculaire acide for mique. CW — G — GOOH. . . . C^-H^^O. myristique. C**H'*0'- acide pélargonique (nonyC^^^H-'^O. l'acide phénylacétique. Parmi les : acides gras non-saturés. les acides angélique et tiglique. acide palmitique G^^H^^-O^. . C*^H-'OH O^ . on rencontre. acide C'^H^'-O- acide isoheptano'ique . Dans la série des acides gras saturés. rique. II il y a lieu de l'acide polyméthacrylique CH^ — CH = G (CH=^) — GOOH. C-H^Oacide . mentionner V acide méthacrylique. acide acide lau. CH-0^ acide acétique. Y acide oléique. . 0^ . acide lique). acid^ stéa- rique. C^'^H-^O- acide oxymyristique. Acides gras non-saturés. C'H^'^O-. acide caprique. ANHYDRIDES ET LACTONES 133 Acides gras saturés. . C^^H^sO^. à l'état libre ou à l'état d'étheis. salicylique .

méthoxy-salicyliqiie liqiie et V acide anisique. C^^^H^^O. . O'^R^^OYi) (COOH). Vacide térésantaliqiie. les feuilles de Laurier lique. lesélhers sous la forme desquels on rencontre ces acides).134 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES . C'-H^'^O'^. : et Vacide eudesmique. duits odorants Ce corps est un des pro- du Céleri (Ombellifères). qui est non pas un anhydride d'acide résultant de l'élimi: nation d'une molécule d'eau entre deux groupements acides COOH. C^^H'^0-. contenu dans . au paragraphe consacré aux alcools. un autre acide G^^H^W. Acides non sériés. Un certain nombre d'acides ne sont pas suffisamment connus pour pouvoir être sériés. Par leurs formules brutes. . Acides terpéniqiies. Tels sont : un . acide C^^H^^O-. certains acides naturels paraissent se rattacher aux composés terpéniqaes. Dans cet ordre d'idées nous citerons Vacide alantolique. \ acide anthrani- Vacide méthylantrhanilique (voir. du de Vétiver enfm tui acide C^^H^^O^ de l'essence Gaparrapi. 2. AXHYDRIDES Il y a lieu de citer un représentant de cette classe de composés V anhydride sédanoniqiie. mais bien le résultat de l'élimination d'une molécule d'eau dans une seule molécule d'un acide cétonique monobasique. Vacide saniaextrait C^^PP'^O'.

Di- pieryx odorata Willd. les . alcool.CH^CH CBH'. Angrœciim frag ans Thon. : Famille des Orchidacées Aceras anthropophora R. la sédanolide. l^iatris : odorntissima \S illd. comme substances volatiles accompagnant proplu- duits odorants dans certaines huiles essentielles sieurs lactones dérivées d'acides-phénols. : : Aspérule odorante. (fève Tonka).. renferme une lactone. (feuilles de Faham). Ce n'est autre chose que la p-oxyOmbelliférone. ANHYDRIDES ET LACTONES 135 3. Famille des Graminées Flouve odorante. On la trouve dans le Sumbul (Ombelli- Citroptène. — : coumarine. ainsi distribué (i) • -0 dans la — : | — Ce corps est CO î (2) nature Famille des Légumineuses Baume du Pérou. Mélilot.ACIDES . Famille des Rubiacées Famille des Composées Famille des Labiées Br. dérivée d'un acide- Mais on a signalé soit soit comme produits odorants. LACTO:^ES L'essence de Céleri (Ombellifères) G'-H'^O-. fères). d'idées nous mentionnerons C*^H^<^ les Dans cet ordre composés suivants : ^CH=:CH Coiimarme. — C'est une substance inodore. Lavande. (i) (2) . -O - GO C^OCH^ ^OCH-^ (4) (6) .

I . Serpentaire Lactone de la Serpentaire. mais l'un d'eux est en revanche très répandu. Ces corps sont peu nombreux dans les essences . est un principe solide con- . Citronnier (fruits). Famille des Crucifères : Cresson de fontaine.136 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES la famille qu'on rencontre chez divers représentants de des Rutacées : Cédratier (fruits?). — CH CW\ C^^H-^0-. — C'est aussi un constituant inodore la de l'essence extraite du : fruit d'une Rutacée. Sa formule est OCH^ ^y C6H CH = CH — O — Il I CO \^^-CH \ O Alantolactone (Hélénine). Eudesmol. dont la consti- tution est encore inconnue. Ber- gamote. Bergaptène. — L'eudesmol. Limettier (fruits). C^^H^^O^ — du Canada. \ — Famille des CO des Composées : Aunée. OXYDES TERPÉNIQUES C*"H^^O. : — Famille Aristolochiacées Raphanolide. Oxydes. Radis. .

thymifolia Sm. E. lancifolia. E. Behriana F. M.i\ minata F. E. E.. M. v. M. Il — L'eucalyptol très un ou cinéol. M. (?). M.. Br. virgata Sieb.. v.. Luehmanniana F. goniocalyx F. v. virgata Sieb. v. des Labiées.. E. altior). E. Leucadendron \d.. micrantha D. macrorhyncha F. E. grand nombre d'huiles les ter- possède d'étroites relations avec Nous avons indiqué plus haut qu'il se trouve parmi les produits d'oxydation du phellandrène et qu'il peut prendre naissance à partir du terpinéol. M. ericifolia M. stricta Cunn. E. Ma- carthuriD. linariifolia Sm.. B. M. Melaleuca ininor Smith. G. polyanthenia Schau.. E. E. fraxinoides D. MulL. {?). {E. E. E. Eucalyptol ou cinéoL Qioj^isQ^ se trouve dans essentielles. Famille des Légumineuses Carqueja.. Badiane : (fruits). E. et M. Famille des Rutacées Rue. piperita Smith.. Melaleuca viridiflora Brong. E. v. globulus LabilL. . Sm.). Eucalyptus Baeuerleni F. Rossii B. des Zingibéracées. T.. E. Cunninghamii Sieb. C). et M.. T. decussata R. Wilsonii F. SmithiiK. On le rencontre principalement parmi les produits odorants des Myrtacées. Eucalyptus resini... : : Famille des Myrtacées : Melaleuca Leucadendron L. fera Sm. des Famille des Magnoliacées : Composées. M. B (E. M. et M. var.. M. B. amygdalina LabilL. E. (E. uncinata R. M. E. oreades R. pènes. et Gris. Melaleuca acu(?). camphora R. Famille des Canellacées Cannelle blanche. des Lauracées. microphylla A. Don. M. E. et Sm. Br. T.OXYDES 137 tenu dans : les espèces suivantes d'Eucalyptus (Myr- tacées) y. E. Cambagei D... E.. fastigata D et M. v.

E. albens Miq. C. M.. lanceolala. E. M. cneorifolia D. Cunn. E.. v. M. t. E. et M. M.. var. E. T.. et M. E. viridis R... B. E.. E. {E. E. M.. E. T... E. pvmctaia D. M. E. et M. Fkicheri C . M. E. B. B. E.. hemilampra F. SmWiH R. E. triantha Link). E. populifolia .. E. E. Woollsiana R. Camhagei D. didynia. E. E. E. v. E. glohulas LabilL. M.. E. Stuartiana F. E. T. B. M. rostrata Schl. macalosa R.. dumosa A. v.. M.. E. oleosa F. var. E. oualifolia R. intertexta R. E.. ovalifolia R.. nxdis M. M. T. E. v.. melliodora A. E. B. microcorys F. qracilis F. redunca Schauer. Bosistoana F. odorata Behr. borealis . V. E. tereticornis Sm. E. E. polybracfea R. sideroxjlon A. Bridgesiana R T. E. B.. B. viminalis Labill. v. B. longifoUa Link et Otto. E.... var. paniculala Sm.. linearis.. v. B. angophoroïdes R. E. E.. rabida D.. fraxinoidesY}.. Maideni F. et M. tereliconm Sm. T. Imctea R. E. E. Cunn. M. v. E. E. cinerea F. Cunn. stricia Sieb.. hemiphloïa F.. E. E. macrorhyncha F.. T. Cunn. et M. E.. quadranqulataJy. T.138 DISTRIBUTION DES HUILE? ESSENTIELLES pendilla A. . B. R. B. affinis D. pulverulenfa Sims. E. Cunn. E. fastigata D.. camphora R. eugemoïdes Sieb. Morràii v. macalata Hook.. et M. v. Planchoniana F. (a). E. propinqua D. T. Dawsoni R. nigra R. vimiHook.. E. E. E. v. E.. Risdoni Hook. E. T.. E. E. squamosa D.. B. B. E. T. et M... salmonophloia F.... E.. et M. B. var. V. et M. E.. G. capiteUaia Smith. acmenoïdes Schau. paiudom R.. v. E. Cunn. T. T. cordata LabilL. E. Baeuerleni F. Baileyana. rostrata Schlecht. E. E. E. goniocalyx F. B. E. cordata. M. T. E.. E. Sar. Loxophleba. E. punctata D. T. E. E. E.. B. v.. bîcolor A. conica D. dealbata A. pilularis Smith. E. E. var... E. E.

var.. saligna Sm.OXYDES 1 39 R. Artemisia herba alba Asso. v. Basiiic de France et de la Famille des Labiées Réunion. occidenv. Sm. Menthe crépue de Russie. B.. Semen-contra. E.. T. et Sm. E.. Luehmanniana F. carnea R. intermediaJi. Menthe poivrée. v. Famille des Yerbéuacées Viiex trifolia L.. Turcz). melanophloïa F. T. £*. M. siderophloïa Ben th. hœmastoma var.. Cunn.. v. Armoise. F.. salubris F. Sauge. pallens. Myrtus Cheken Sprengei. E. Famille des Mommiacées Famille des Lauracées Cannelle du Japon (racines). M. Cunn.). corymbosa Sm. Cinnamonmm OU- . T. T. v. M. M. Piment. v. v.. £'. radiata Sieb. Lavande. : Artemisia Ludoviciana Nutt. E. £". Matico. mkroiheca F. B. T. tessellaris M. E. diversicolor F. : Osmiiopsis asterîcoldes ^[iile feuille. E. {E. M. botryo'ides Sm. Famille Gass. E. soniana R. E. lœvopinea var. Aspic. calophylla R. F.. . v. : Boldo. : M. M.. E. V. £".. E.. brachypoda signala F. hsemasioma Sm. E. E.. B.Lavan: dula deniata L. (E.. T.. Armoise du Japon. talis Encll.. coriacea A. B... Hysope. piperita Smith. f. B.. amygdalina var. E. Lavandida pedunculata Cav. B.. oreades R. crebra F.. E. robiista umbra R. Lavandida Stœchas L. latifoUa Maiden et Deane. £*. E. £". M.. obliqua L'Hérit. virgata Sieb. E. E. WHkiiiv. vitrea R. B. sideroxyhn A. E.). B. trachyphloïa F. T. E. Artemisia frir/ida Willd. Famille des Pipera cées : Bétel de Java. E.. des Composées Iva. T. : Cinnamomum pedunculatum Nées. E. E... {E. . amygdalina LabilL. £J. apiculata B. M. Br.. marginata Sm. Famille des Ombellifères Fenouil doux. £".. minor R. E. Romarin... E.

Cardamome du Bengale. Cardamome -de Malabar. Tetranthera . nous étudierons la question de la distribution des glucosides cyanhydriques dans le règne Nous passerons uniquement en revue à ici. OXYDES NON-TERPÉNIQUES Oxyde de Car Une. polyantha Nées var. : Composés Acide cyanhydriqiie (Nitrile formique) IL CN C'est un produit de dédoublement de glucosides très répandus . Apopine. M. où il formé postérieurement à prépara- tion de cette huile essentielle.140 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES veriF. Galanga. : . Ce corps peut s'unir à l'acide cyanhyclrique c'est aiusi qu'on rencontre le phényloxyacétodans le règne végétal lieu. Dans végétal.CW. celles dont on a extrait les huiles essentielles. .^O... — Famille des Composées Pin de Finlande. parmi plantes acide cyanhydrique. . les le chapitre IV. 2 . Gingembre. Cardamome du Cameroun. dans s'est l'essence d'amandes la amères. . Amomum Mala K. ety. Camphrier (feuilles et bois). Famille des Zingibéracées Kœmpferia rotunda L. : nitrile. Ocotea usabarensis Engl. azotés. Zédoaire. C^H^O. Carline. C^W — CHOH — CN. C^^U^^O. : — Famille des Abiétacées Furfiirane. Laurier (feuilles et baies). (feuilles) Laurier de CaliKuro-moji. Bailey. — Ces dédoublements donnent généà la mise en liberté d'aldéhyde benzoïque. ralement en même temps. citrata fornie.-Méthylfiirfurane.C'B. Schum.

— des Crucifères Cresson des jardins.— : Reine des prés. (écorce).. Voir plus haut Indol. des Oranger à fruits amers — Famille des Anihranilate Nitrile phénylpropionique. Crucifères . —FaMoutarde. On décomposition de la fruits matière albuminoïde. C. Composés azotés essences : — Famille des Renoncu— Nombreuses sont les d'Oranger). : de méthyle. Prunus virginiana h. Il a été signalé dans \CH^ cjuelques fleurs et doit être certainement plus répandu que ne l'indiquent sait que c'est un les résultats produit de connus à ce jour. Nous allons trouver d'autres compofeuilles petit. Nitrile phénylacétique. .^). dans lesquelles des composés basiques ont été signalés. Famille des Rutacées Oranger à Famille des Oléacées Jasmin : : amers (fleurs). Prunus (fruits). COMPOSES AZOTES 141 Famille des Légumineuses : Jndigofera galegoïdes D. — méthylanthranilate C^W — CH: Cresson de fontaine. Rutacées Famille (fleurs. Cyanure dallyle et : mille des Crucifères — CH.divers. Alcools et Éthers. Famille des Rosacées Pécher (noyaux) Cerisier Prunellier (feuilles et Prunier (noyaux) {noyaux) : . Laurier -cerise.— CN. Amandier : . Nigella damascena L. CH^ — CH^CH — CN. Damascénine lacées : . C^H^^NO^ . Patchouli. Famille CN. fleurs). etc. Padus L. C^H^^ /^CIH. Raifort. C^W — CH. .. .grain (essence de sés azotés parmi les combinaisons sulfurées.

Ce sont surtout les Liliacées et les Crucifères qui les fournissent. C^H^ S S S C^H^ le tétrasulenfin. : Famille des Liliacées 2. — Famille des Crucifères : Moutarde. C=^H^ C^H^ les disulS S^ fures C^H^^S% 6hi6SS C^^Hi^S^ C^^H-oS^. C^H^ C^IP. (CH-=:CH)^S. soit . Ail des ours. I . CS^. : — . dallyle. le disulfure de diallyle. Sulfure de méthyle. — : . Les composés sulfurés que l'on rencoTitre dans à celui des sénevols (éthers isosulfocyaniques) les essences appartiennent soit au groupe des sulfures.le trisulfnre de diallyle. SÉNEVOLS (ÉTHERS ISOSULFOGYAMt^UEs) On i** sait qu'il existe : deux séries d'éthers sulfocyaniques isomériques Les éthers sulfocyaniques proprement dits : R_S — C = N. : Âil. des polysulfures de A^nyle ont été fure. : Menthe propyle. d'allyl- — — . poivrée. C*H'°S^ — et poly sulfures de vinyle. — . signalés dans les familles suivantes : Famille des Crucifères Alliaire. Îi2 DISTRIBUTION DES flUILES ESSENTIELLES Composés sulfurés. Raifort. Sulfures Le sulfure de vinyle. .. Oignon. — Famille des Labiées . Famille des Ombellifères Assa fœtida. le disulS S fure d'alhl-propyle. . . — . (CH^)-S. SULFURES Sulfure de carbone.

mille des Crucifères :. Isosulfocyanate d'allyle .. Cresson des Jardins.— N = G = S. ces derniers qu'on rencontre dans les essences surtout dans les essences de Crucifères. — Famille des Crucifères : Cardamine amara L. — Famille des Résédacées : Réséda (racines). Isosulfocyanate de henzyle C^H^ — CH. CH3 — CH'. Alliaire (semences et racines). Gochléaire._ CH — N = C = I S. Isosulfocyanate de p-oxybenzyle. .— N = C = : S. Isosulfocyanate de phényléthyle OH^ — CH^ — CH. Moutarde — Fanoire. CH^ — N = C = S. COMPOSÉS SULFURÉS 2" 143 : Les élhers isosulfocyaniques ou sénevols R Ce sont et — N==G = S. Isosuifocyanate de biifyle secondaire. Raifort. Tabouret. /CH^- — N^C = S : ' (i) C«H^< ^OH — Famille des Crucifères (4) Moutarde blanche. — Famille des Géraniacées ' Capucine.

à des résultats intéres- sants.. Richard Ï. ^ ont se étudié avec le plus grand soin les Eucalyptus et ils sont aperçus qu'il existait une relation étroite entre la nature des constituants des essences des diverses espèces et la diposition des nervures de leurs feuilles. le prinde cipal constituant de l'essence est le pinène. que toute cause influant plus ou moins produisait et directement sur la nutrition d'une plante des modifications dans ses caractères anatomiques physiologiques et. v. certains cas. etc. MM. jusqu'ici. E. Baker et Henry G. corymhosa Sm..) et Smith Henry G. dans la composition des huiles essentielles qu'elle sécrète. Smith . Ceci nous amène tout naturellement à penser qu'il puisse y avoir des rapports entre certains caractères de l'anatomie des plantes et la nature des huiles essentielles qui y sont contenues. corrélativement.144 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES La nature des produits odorants dans ses rapports avec Tanatomie et la classification des plantes. E. . et 1 Bakeh (Richard T. M.. bien qu'elle ait pu conduire dans . trackyphloïa F. connues sous le nom commun blood^voods ». par la figure que nous donnons ci-contre.). eximia Schauer. avoir beaucoup tenté les chercheurs. On peut qui voir. les Chez espèces « suivantes. en terminant le Chapitre premier de cet ouvrage. L'étude de ces rapports ne semble pas. ?sous avons vu. E.

Mémoire 5 Le parfum chez .) la plante. Feuille de ['Eucalyptus corymbosa Sm. [Fig. L'arrangement des nervures latérales indique la présence de pinène comme principal constituant de l'huile essentielle et — de MM. extraite du et Smith. réduite). (légèrement 3. Baker l'absence de phellandrène.Fig.

par contre. M. différents. l'huile essentielle est riche en pheUandrène par exemple chez V Eucalyptus v. chez les espèces dont . chez les Eucalyptus certains principes . de place en place. . des nervures latérales plus proéminentes que les autres. que la feuille de V Eucalyptus corym- bosa Sm. s'inclinent fortement sur la nervure médiane. et ils considèrent que les caractères empruntés à la composition chimique des huiles essentielles ont une valeur spéci- Mais MM. Celles-ci s'anastomosent pour former des boucles et Sieheriana F. sont rarement divisées. la feuille présente des caractères La nervure marginale s'écarte du bord et se courbe pour rejoindre.146 est les DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES empruntée à l'ouvrage de nervures latérales de MM. nervure médiane unique. il étroite entre la nervation des feuilles et la présence y a une relation de dans l'huile essentielle. la nervation des feuilles présente des caractères très différents. Ici. Baker fique. et d'autres espèces voisines. certaines d'entre elles sont mieux marquées. Ainsi donc. Les nervures latérales sont plus écartées. Baker et Smith. pour étudier ses le du genre Eucalyptus et voisins. L'eucalyptol. . Ils s'en servent même. Cette tituée par et rejoignent une nervure marginale disposition se retrouve chez toutes les espèces dont l'huile essentielle est principalement cons- du pinène. concurremment la avec des filiation caractères morphologiques. est très abondant dans l'es- sence d'Eucalyptus globulus Labill. peu inclinées sur la . et Smith vont plus loin. notamment avec rapports avec des genres genre Angophora. et ne sont pas parallèles. Enfin.

mais que le . légèrement La nervation indique que Thuile essentielle contient i^ de Veucalyptol en même temps que du pinène phellandrène est absent.Fig. . — réduite). 4. Feuille de V Eucalyptus globulus Labill.

on s'est surtout efforcé. et que nous expo- commençant ce chapitre. . mais jusqu'ici sions en il est difficile un renseignement des documents que nous possédons. t. 1899. et d'ailleurs et Smith viendrait donner un manière de voir. En étudiant la composition chimique des bois M. la i] est vrai. Beuthand. en particulier à était variable Nous avons montré. renseignements précieux de tirer Peut-être l'étude des huiles essentielles fournira-t-elle aussi à la systématique des . influences qui modifient les conditions de la nutrition. ce qui ne les empêche pas de Il serait systématique. p.. parfum des plantes qui Nous pouvons donc nous faire le une idée de la diffusion des principes odorants dans 1 G. Gabriel Bertrand* a montré qu'il existait des le travail de MM. d'extraire le en produisaient le plus. la posséder une valeur donc prématuré de conclure que connaissance des produits odorants des végétaux soit sans intérêt au point de vue systématique. 148 DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES Ceci nous la amène à nous demander quelle peut et être valeur systématique des caractères empruntés à la composition chimique des végétaux celle de leurs huiles essentielles. 1025. Ainsi que nous l'avons dit plus haut. combien composition des produits odorants d'une même mais il est juste d'ajouter que les caractères analomiques et morphologiques des végétaux varient également sous les plante récoltée sous divers climats. Baker démenti à cette caractères différentiels très constants entre les Gymno- spermes et les Angiospermes. jusqu'ici. CXXIX. 1.

(légèi-eprédominance du phellandrène dans . — Feuille de l'Eucalyptus Sieberiana F. ment réduite). 5. La nervation indique l'huile essentielle.Fig. la M. v.

150 DISTRIBUTION DES . dont fruit découverte semble devoir seulement d'une étude systématiquement conduite dans ce but. . lU ILES ESSENTIELLES règne végétal être mais le il nous la est difficile de rechercher des lois générales.

Cette étude se présente comme un problème très ardu. nous révèle certains appareils. au cours de ce qui précède. ou encore sous se Ensuite . l'emploi des réactifs fort imparfaits que et à la description nous possédons. dans la plante même. la desquels nous con- sacrerons la partie suivante de ce chapitre. CHAPITRE III DISTRIBUTION DES COMPOSÉS ODORANTS CHEZ LA PLANTE Généralités Nous avons tielles et tout d'abord étudié. mais encore dans un grand . mélanges variés constituent par- Nous nous proposons maintenant de rechercher. en quels points se trouvent loca- lisés les composés odorants. nous les avons voulu montrer comment les distribuent dans le règne végétal les différents principes immédiats dont fums.. etc.. quelle est la nature chimique des huiles essen- comment leur composition varie sous l'influence . En effet. tels seulement dans que les poches sécrétriœs les canaux sécréteurs. des conditions de sol ou de climat l'action de parasites. présence d'huiles essentielles non .

son anatomie. dans ce chapitre. et l'histoire de son développement. par leurs dispositions anato- miques ne semblent pas prédestinées à contenir le parfum Avant de pousser plus loin notre étude. il faudra donc que nous nous attachions à acquérir. pitres qui suivront. des notions aussi complètes que possible. 1-32 DISTRIBUTION DES COMPOSÉS ODORANTS CHEZ LA PLANTE cellules qui. ce qui nous amènera enfin à envisager. Méthodes de recherches microchimiques des composés odorants. nombre de . Nous serons ainsi conduits à rechercher de quelle manière l'huile essentielle se rassemble dans les organes sécréteurs. en premier lieu. sur l'appareil sécréteur des végétaux. Nous avons donc. mais nous ne ferons qu'examiner. Ces questions offrent le plus haut intérêt. sur quelles bases anatomiques et microchimiques on s'est proposé jusqu'ici de les résoudre. Nous verrons très variés. les questions délicates se rattachant à l'origine et au transport des composés odorants dans le végétal. les différentes natures d'appareils sécréteurs. et se alors que les organes sécréteurs sont nous aurons à nous demander comment répartissent. à nous demander méthodes qui permettent de déterminer localisation des composés odorants et quelle est la quelles sont les la valeur des indications qu'elles fournissent. à la suite de certains auteurs. .. dans le règne végétal. nous réservant de les étudier au point de vue chimico .physiologique dans les cha.

pratiquées dans organes de plante que l'on étudie. qui sont généralement insalubles dans ces réactifs. que l'on observe au microscope. Recherche microchimique des huiles essentielles. dans les cellules épidermiques d'un pétale de Jacinthe. sur les huiles essentielles. On pourrait confondre ces gouttelettes avec des gouttes d'huile fixe aussi pour déterminer leur véritable nature. On traite ces coupes. Les résultats de ces essais permettent de conclure. est -il nécessaire de constater qu'elles sont solubles dans l'alcool ou l'acide . examiné en coupe transversale.RECHERCHE MICROCHIMIQUE DES HUILES ESSENTIELLES 153 En très principe. un léger trouble dans gouttes . par exemple. C'est ce qu'on peut observer. . dissolvent également les deux sortes d'huiles. i" Observation directe. à l'inverse des huiles grasses. Le chloroforme. ou encore dans les petites poches à essence que l'on distingue facilement à l'œil nu dans le zeste d'une orange. L'eau produit d'huile essentielle. d'un citron ou d'une mandarine. acétique cristallisable. par leurs propriétés physiques ou chimiques. sous forme de gouttelettes réfringentes. par les contre. à la présence des huiles essentielles en certains points de l'organe considéré. par des substances réagissant. cette recherche se les fait sur des coupes la minces. l'éther et le sulfure de carbone. essentielle se — Il arrive parfois que l'huile trouve rassemblée en certains points d'un tissu végétal. avec plus ou moins de certitude.

que subsistent les huiles grasses autre méthode consiste à laisser pendant quelque les temps les coupes à étudier dans l'eau bouillante Une : builes essentielles distillent avec la vapeur. Par contre. . Avec certaines huiles essentielles cette méthode don- long. Il est malheureusement impossible de compter. sur ce mode de séparation des huiles grasses et des huiles essentielles. très On lave alors à l'eau et on élimine ainsi le temps que les tanins qui pouvaient se trouver dans le tissu étudié. p. On peut. pendant un temps en savon formé . . 1 Une essence. en s'appuyanl sur les propriétés chimiques des matières grasses. amener la disparition des huiles essentielles. d'une façon absolue. et l'on peut ensuite constater leur disparition-. les séparer des huiles essentielles. même nera des résultats négatifs. les gouttes d'huiles essentielles demeurent intactes dans la préparation^. tandis qu'il existe un certain nombre d'huiles grasses qui se volatilisent déjà à ces températures. 28. 2 3 Otto Tu>'maa'n. la se dissoudra complètement dans Arthur Meyer Strasburger. 2" Action de la potasse.^ 1!54 DISTRIBUTION DES COMPOSES ODORANTS CHEZ LA PLANTE On tandis peut encore . car quelques-unes de ces dernières ne sont pas volatiles dans les conditions de ces essais. riche en phénols potasse. Il suffît pour cela de laisser séjourner les coupes des organes que l'on veut étudier dans une solution de potasse dont la concentration — varie de i5 à 26 y^- C)n saponifie ainsi les matières grasses. en chauffant la préparation vers loo-iio". par exemple.

la série Nous passerons maintenant en revue recherche des huiles essentielles. pour la 1 2 MOLISCH. veut étudier et de les durcir dans l'alcool trouble quelconque On évite ainsi d'apporter un dans tifs la localisation des huiles essentielles. TSCHIRCH. Malheureusement. En effet. la recherche des huiles essentielles n'est pas toujours aussi simple. elles sont dans un état de division plus grand. de sorte qu'il faut avoir recours à des réactifs colorants pour effectuer leur recherche. on risque d'étaler. t. des réac- colorants utilisés en histologie végétale. sur toute la surface de l'organe . ïscuirch^ recommande-t-il de laisser au préalable sécher les matériaux l'on que fort. et il arrive souvent qu'au lieu de se trouver. que l'on coupe des gouttelettes d'essence qui se répandent un peu partout. . Aussi M. sous forme de gouttelettes bien visibles. La saponification le des matières grasses se produit alors sous microscope . 1. Une remarque s'impose à ce propos : la manière dont on pratique les coupes des organes que l'on veut étudier n'est pas indifférente. . avec la lame du rasoir. dans certaines cellules. se trouvent confondues au milieu de granulations protoplasmiques. mais le lavage du savon est difficile à effectuer et les huiles essentielles peuvent être attaquées par les alcalis employés ici à une concentration très élevée.RECHERCHE MICROCHIMIQUE DES HUILES ESSENTIELLES : 155 monte on MoLisGH* a proposé une autre façon d'opérer la coupe dans un mélange à parties égales de potasse concentrée et d'ammoniaque. si l'on coupe à l'aide d'un rasoir un organe frais.

Le contenu de toutes les cellules épidermiques a réduit l'oxyde d'osmium ce qui prouve que l'huile essentielle. un grand nombre d'autres : substances sont capables de réduire l'acide osmique les huiles grasses nins et le dont l'acide n'est pas saturé protoplasma vivant. huile essentielle. qui a été . dont l'odorat révèle la Dr BlONDEL. à essai. dans un tube gouttes d'une huile essentielle avec une solution d'oxyde d'osmium les à i "/o» de façon à bien mettre en contact deux liquides. qui est de ces réactifs l'oxyde est l'acide en réalité de d'osmium OsO\ Ja propriété Les huiles essentielles possèdent duire l'oxyde de ré- d'osmium à l'état d'osmium métallique. due à un dépôt d'osmium métallique.156 3** mSTRlBUTlON DES COMPOSES ODORANTS CHEZ LA PLANTE Acide o^miqle. on voit se séparer les gouttelettes d'essence fortement colorées en noir. Dans effet ces conditions. qui ne sont pas miscibles. peut d'acide osmique plus diluée^ (au éviter la précipitation On d'osmium métallique par le pro- toplasma. si l'on agite. Malheureusement. — Le plus anciennement employé osmique. 1 . les que dans la réduction ne s'observe en éléments qui renferment l'une des : substances suivantes tanin. en . on voit la masse prendre une coloration noire. huile grasse ou La figure 6 représente pratiquée dans traitée un pétale de une coupe transversale Rosa centifolia. et en ne la laissant que quelques minutes en contact avec la préparation. les ta- employant une solution 1/200). qu'on lave ensuite avec soin à l'eau distillée. de cette façon. cependant. En laissant reposer. quelques En effet.

en traitant par la solution osmique des coupes préala- Fig. Coupe transversale d'un pétale. Rosa centifolia. extraite du Mémoire du D» R. ne peut se trouver localisée qu'en cet endroit.) — — — — : blement lavées à l'alcool ou à l'acide acétique cristalli- sable. traitée par une solution d'acide osmique à i/jqq montrant la réduction de l'osmium en présence de l'essence dans les éléments des deux épidermes. a. les huiles essentielles et grasses s'accompagnent presque toujours les uns les autres dans les mêmes cellules. Blondel. épiderme faisinférieur. avec le réactif osmique. f. 6. mêmes cellules ne Malheureusement. de sorte qu'il est impossible de pousser plus loin. et les tanins . épidémie supérieur. les se colorent plus en noir. Grossissement 500 fois. parenchyme du mésophylle renfermant un ceau. on pourrait.RECHERCHE MICROCHIMIQUE DES HUILES ESSENTIELLES présence dans le 157 pétale. — b. ( Fig-. Si les cellulles dans lesquelles l'osmium a été réduit ne contenaient que des huiles essentielles. constater qu'après ce traitement par des solvants exclusifs des huiles essentielles.

et. (Guignard.-C. \J Alcanna tincioria (idn français Orcanette) est une plante de la familJe des Bonaginées. peut y remédier en préparant l'orcanette suivant une autre formule. On laisse macérei' 10 gr. 1. il si elle vient à se troubler. On ajoute alors 50 ce. MiîLLER. dans les verres il le réactif préparé de cetre façon présente : encore un inconvénient colorations. aussi l'utilise -t-on plus couramment sous la forme d'orcanette acétique. 1. de poudre de racine d'Alcanna dans 30 ce.) 3 On épuise 10 gr. cipité. C'est N. d'acide acétique cristallisable.158 DISTRIBUTION DES COMPOSES ODORANTS CHEZ LA PLANTE l'étude microchimique que nous nous proposions d'efTectuer. On filtre et on laisse le filtrat s'évaporer à l'étuve. 447. lorsqu'on le place les de montre qui servent à effectuer rapidement. et on reprend cet extrait par 5 ce. 1866. t. Glignard^. d'alcool absolu pendant 24 heures. Mlller^ qui introduisit.-J.-C. suffit. t.-J. d'orcanette pulvérisée par 50 ce. ou encore d'éther ordinaire par lixivation dans un î On 2 . contiennent une matière colorante rouge soluble dans l'alcool. d'abord. d'y ajouter un peu d'alcool à 5o %' qui redissout le préarrive rarement. dont la préparation a été indiquée par M. mais [x° ctoria — les solutions alcooliques de cette matière précipitent fréquemment. Néanmoins. ce qui pour la rendre utilisable. L'orcanette acétique se conserve bien. V. p. dont les racines. C'est sous forme de teinture que la matière colorante de la racine d'Alcanna fut employée tout d'abord. d'alcool à 50 0/0. Guignard^. donnée plus récemment par M. 1890. d'alcool à 900 ou 950. et on filtre après 24 heures. Matière colorante de la racine t) Alcanna tinTausch. ce réactif dans la pratique de l'histologie végétale. . et dans s'y évapore N. 'pulvérisées. en 1866. IV.

puis on évapore à Fétuve ou au bain -marie. Par conséquent. . n» 1. c. et on filtre. ce qui rend vson emploi moins délicat et plus sûr.benzène -azo-^-naphtol). Xll. employer à poids comme solvant et un mélange . cubes. L'orcanette ainsi préparée colore en rouge foncé les huiles grasses. la cutine et la subérine. on laisse reposer quelques heures. qui se dissout très bien C'est une couleur artificielle dans les huiles grasses et essentielles. les huiles essentielles et les résines. . composants des matières odorantes tels que le camphre et le menthol.XVIil. dont fixe on ne peut les plus ensuite l'éloigner. 50 50 c. On traite le résidu à froid par le mélange suivant : Acide acétique cristallisable 5 c.) 1 BusCALiOM. c. 1898. t. dans Jes cas où présence d'al- cool est gênante. t. également sur appareil approprie. Ce réactif. 1904. On peut d'ailleurs . connu depuis 1880. mais il égaux d'hydrate de chloral est dangereux d'employer d'eau distillée trop une forte proportion d'hydrate de certains chloral. cubes. (La solution de chloral renferme pour 100 cubes. l'avantage de ne pas donner . sur l'acide osmique. Solution d'hydrate de chloral à Vs Alcool à 80 ou 90° . nous nous trouvons en présence d'un réactif qui n'est pas spécifique mais celui-ci présente. 65 environ d'hydrate de chloral à la température de 15<>. (Guignard. n'a été introduit dans de réaction avec l'histologie végétale qu'en i898 par Buscaliom*. gr. Elle se résines. 5° Soudan III (AMroo-Azo. car ce corps dissout . cubes. 1.) On facilite la dissolution avec un agitateur. — le protoplasma vivant.RECHERCHE MÏGROCHIMIOOE DES HUILES ESSENTIELLES laquelle l'hydrate de chJoral est 159 sol- employé la comme vant. là encore.

M. Chauffer jusqu'à l'ébuUition dans un ballon (une partie seulement du Soudan se dissout. déterminer un certain nombre de cellules dans lesquelles la présence est probable.160 DISTRIBUTION DES COMPOSES ODORANTS CHEZ LA PLANTE le Soudan III en solution dans l'alcool pour 200 ce. t. on obtient encore parfois des résultats moins nets. on peut ajouter à la solution précédente. XVIII.. . car il arrive. Lorsqu'on étudie une coupe faite dans un organe végétal riche en huile essentielle. lité dans l'hydrate de chloral^ dans le Comme les résines. et laisser reposer 24 heures. Si Ion na pas de raisons spéciales pour éviter la présence de l'alcool dans le réactif. . et les membranes cutinisées et subérifiées mais aucun d'eux ne permet une analyse plus complète. mais sans pouvoir affirmer que toutes ces cellules en contiennent. cas précédent. surtout pour la teinture d'Alcanna que des substances diverses mêlées au suc cellulaire gênent et rendent peu démons.. cubes. aussitôt après son refroidissement. (Guignard. par l'emploi de ces teintures. basée sur sa solubi- On emploie dilué (1 gr. 1. environ de solvant). ne 1. 1904. un égal volume d'alcool à 80 ou 90" et filtrer après 24 heures de repos. on peut donc. Malheureusement. i û gr. . 1 On prépare Soudan III le réactif de la façon suivante : Solution d'hydrate de chloral à i. 10 100 c. Filtrer. GuioARD a proposé çécemment une nouvelle formule pour l'emploi du Soudan III. d'ailleurs. ce réactif ne permet pas de différencier l'une de l'autre les huiles grasses et En résumé les deux réactifs colorants dont nous venons de parler teignent le contenu cellulaire des seules cellules contenant dans leur protaplasma des huiles grasses et essentielles ou des résines.

Pour traite les les tanins en jaune fauve. s. 296. « Presque immédiatement. Cette réaction. 1889. composée d'un anneau de sodium qui précipite « verre. XVII. 2 ce. XVII. Ce réactif 7° Réactif de Unvedorbeu-Fraxchimont ^. p. collé sur une lame porte-ol)jet et fermée par une lamelle mince servant 'de couvercle. ScHWABACH. 7^ série. t. — M. 320. des les essences apparaissent et comme colorés globules sphériques d'aspect huileux en jaune d'or. p. 10 ce. . 2 3 ^ 1894. 1 Mesnard. a surtout été recommandé pour la coloration des résines. il Mesnard^ a cherché huiles grasses à et distinguer les huiles essentielles des coupes minces pratiquées dans les organes qu'il étudie par le réactif de Br-emer-. t. . 6** Réactif de Mesnard.RECHERCHE MICROCHIMIQUE DES HUILES ESSENTIELLES trative l'opération 161 effec- de teinture que l'on cherche à tuer. et disparaît quelquefois lavé d'une teinte verdâtre. ne dure pas long- temps au bout de quatre à cinq minutes. solution d'acétate et de tungstate de des tanins. Il a cependant donné de bons résultats pour l'étude des lequel s'appuie — sécrétions des Hypéricacées^. E. Les coupes ainsi traitées sont lavées à grande eau et exposées aux vapeurs d'acide chlorhydrique dans une petite chambre humide. très nette. cela. p Franchimont. )) Nous aurons à revenir plus tard sur ce procédé sur l'auteur pour tirer de ses travaux un grand nombre de conclusions importantes au point de vue physiologique. 1 ce. Tungstate de sodium Acétate de sodium Eau q.

. ils forment avec le nitrate d'argent un précipité noir de sulfure d'argent. travers d'écaillés bien Des coupes longitudinales au 1 Hanstein. la cyanine. Ce On ensuite à l'eau. le lages en couleur chair plasma en violet et les mucison emploi ne donne malheu- reusement aucune Citons satisfaction. les graisses et les membranes lignifiées et subérifiées. qu'un nombre de plantes appartenant à des familles du sulfure d'allyle. 707. Les résines ou les huiles essentielles se colorent en vert émeraude. 1868. Cette coloration ne se produit d'ailleurs pas toujours. . Recherche microchimique de sulfure < d'allyle. certain Nous avons vu. Ces sulfures sont solubles diverses contiennent des essences sulfurées et en particulier dans l'alcool et dans l'éther . ou bleu de quinoléliie employée en solution dans la potasse alcoolique et conseillée par Ranvier. p. doit colorer les résines et les huiles essentielles en bleu pur^ les gommes en rouge. 162 DISTRIBUTION DES COMPOSES ODORANTS CHEZ LA PLANTE réactif est une solution concentrée d'acétate de y laisse séjourner pendant cinq à six jours de gros fragments de l'objet que l'on veut étudier. Ce réactif colore en bleu les huiles encore essentielles. Nous citerons encore pour le iiiolet de HansteinS solution alcoolique de Il — parties égales de violet d'aniline et de rosaniline. et l'on pratique les coupes. On lave cuivre. . dans le chapitre précédent. ce qui rend l'emploi de ce réactif très aléatoire. B** mémoire Autres réactifs.

l'alcool la réaction coupes ont été ne se Étude microchimique des principes fournissant les essences sulfurées des Crucifères. retrouvent dans d'autres Crucifères lacées . chez les Tropseo. les Capparidacées et les les Limnanthacées les Papayacées réactifs Résédacées. Si les . t. GuiG>ARD^ à Le contenu de ces cellules. dans une racine de Raifort par le réactif de Millon. 2 IV. . M. se Les Crucifères contiennent des glucosides qui peuvent dédoubler sous l'influence d'une diastase appropriée. par exemple. 1.les cellules à essence. sous de myrosine. semblables substances se . glucose et dédouble en" isosulfocyanate d'allyle. {Sinapis iiigra l'action Ainsi la Moutarde noire L. 385. De . traitées par le nitrate d'argent.). 1890. Cependant. une température voisine de l'ébuUition.ÉTUDE microchimique DES ESSENCES SULFURÉES incolores 163 du bulbe ou de jeunes tiges de l'Oignon {Allium Cepah. p. au préalable bouillies dans produit plus*. certaines cellules se colorent d'une façon particulièrement intense.) la contient de se la sinigrine qui. donnent après une demi-heure à une heure un beau précipité noir dans . par de l'acide 1 Léo Errera. a réussi à déterminer. GUIGNARD. Lorsqu'on traite une coupe faite. on voit protoplasma de toutes les cellules se colorer en le rouge brique. à l'aide de microchimiques. sulfate acide de potassium. la localisation de la myrosine et celle de la sinigrine. lorsqu'on traite la coupe.

maintenue à 50°. dans un certain nombre de cel- trouvait dans lules. myrosine . * . graisses. on délaye dans l'eau quelques milligrammes de la poudre obtenue avec l'aile de la semence de Lunaria biennis Mœnch. Pour préparer cette solution. la La recherche de de la sinigrine ne se peut faire que d'une façon indirecte. aussi faut -il placer celle-ci dans une solution de myrosine ^ On lave alors à l'eau. très riche en mvrosine. L'expérience montre que ces propriétés appartiennent aux seules cellules contenant de la myrosine. une coloration violette. lesquelles coloraient par la teinture d'Alcanna. On constate que ces globules. formés d'isosulfocya- nate d'allvle. cher la localisation de Les coupes dans lesquelles on se propose de recherla sinigrine sont d'abord mises l'éther absolu .164 DISTRIBUTION DES COMPOSES ODORANTS CHEZ LA PLANTE chlorhydrique pur auquel on a ajouté une goutte d'une solution aqueuse d'orcine au Yio» prend. On s'assure est par- d'ailleurs. sont solubles dans l'éther. à l'aide de ce que la coupe faitement débarrassée des colore plus. on traite par la teinture d'Alcanna. à l'aide . à l'exclusion du contenu de toutes les autres. On transforme ce corps. c'est-à-dire ne se Mais le séjour dans l'éther a tué la myrosine qui se la coupe. en isosulfocyanate d'allyle colo- rable par la teinture d'Alcanna. et l'on voit. des globules se colorer en rose. dans se qui dissout réactif. les graisses.. solution Les coupes sont placées pendant un quart d'heure dans une de myrosine.

Les appareils sécréteurs. qui ne se rencontrent qu'en certains points du corps des végé- taux. la sécrétion et en résulte que toute étude botanique de de la localisation des matières odorantes. Nous exceptons. des huiles essentielles par exemple. On désigne d'une façon très générale. En aucune façon nous ne possédons de réactifs microchimiques permettant de déceler. perpétrée à l'aide des réactifs que nous venons de passer en revue ne satisfait pas complètement l'esprit et que bien souvent lorsque nous voudrons tirer de travaux de microchimie toutes les conséquences qu'ils comporteraient. nous nous trouverons arrêtés par le doute dans lequel nous laisse l'imperfection relative des procédés d'étude employés. . sous le nom d'appareils sécréteurs.APPAREILS SECRETEURS 165 Résumé. la présence de tel ou tel des . . . des organes qui renferment des substances. bien entendu les réactions qui permettent de déceler le sulfure d'allyle et l'isosulfocyanate d'allyle. nombreux et très II divers corps constituant les huiles essentielles. Il se dégage principalement de l'étude que nous venons de faire sur la recherche microchimique des huiles essentielles. que les réactions sur lesquelles elle repose ne présentent pas un degré suffisant de certitude chimique. avec certitude. Généralités.

. à l'Académie des Sciences. 1 Il établit ainsi sept genres de glandes et vingt 2 3 DiOSCORIDE. et nous décrirons. qu'il s'efforça de classer d'une façon méthodique. que sur des apparences anatomiques. Il nom d' Hypericum vit également que il les poils d'Urtica et de Cucurbita possédaient des organes glanduleux. chez les plantes. etc. contiennent des parfums. .166 DISTRIBUTION DES COMPOSES ODORANTS CHEZ LA PLANTE Ces organes ont reçu 'des noms qui. i'econnut glandulaire des taches transparentes des la nature feuilles de Millepertuis et aussi des zestes d'orange et de citron. Dans ce qui va suivre. dix mémoires sur les glandes des plantes. Exkretbehàlter. au point de vue du développement et de la structure anatomiques. nous ferons abstraction de toute idée physiologique préconçue. en général. ou plutôt des huiles essentielles. On pensait qu'elles étaient des trous dont les feuilles de ces plantes étaient percées. De 1745 à 1766. cet auteur publia. glandes. Ils sont d'ailleurs très divers et contiennent des substances excessive- ment variées. C'est Malpighi. guettard. l'idée de cette fonction n'étant basée. faut arriver jusqu'à Guettard^ pour trouver une étude méthodique sur les organes sécréteurs des plantes. impliquent l'idée d'une fonction physiologique bien définie : canaux sécréteurs.qui. Il y a fort longtemps que les u glandes » des Hypericum et des Ruta avaient attiré l'attention des anciens. très souvent. les organes qui. le premier en 1687. et c'est pour cette raison cpie DioscoRiDE le ^ avait désigné le Millepertuis commun sous perforatum. Malpighi. Cependant.

M"*" Leblois. etc. Trécul. Malheureusement le cadre de cet ouvrage nous oblige à nous contenter de faire l'exposé de l'état actuel de nos connaissances sur les appareils sécréteurs des végétaux. Appareils sécréteurs à sécrétion interne. un grand nombre d'auteurs se sont occupés l'anatomie de l'appareil sécréteur. Weiss. Mueller. mais (a il rangeait parmi glandes une foule d'organes qui sont très différents. peuvent être classés en deux catégories suivant que le produit de la sécrétion est interne ou externe aux cellules qui constituent l'organe sécréteur.. Hanstein. Dans cette catégorie nous rangerons tous les organes sécréteurs chez lesquels les substances sécrétées s'em- magasinent dans produisent. que les sores des fougères glandes écailleuses »). Van TiEGHEM. les poils sécréteurs et les vaisseaux laticifères. etc. Nous étudierons successivement chacun de ces deux groupes. J. APPAREILS SECRETEURS A SECRETlOiN INTERNE 167 genres de poils ou de les tels filets . Citons : parmi eux de Ca>dolle. . Haberlandt. ») les lenticelles (« glandes miliaires d'étudier Depuis. Ceux-ci essentielles.-C. Mirbel. Les travaux de tous ces chercheurs ont fait passer la science par une série d'étapes qu'il serait intéressant de suivre pas à pas. l'intérieur même des cellules qui les les Nous y comprendrons cellules sécré- trices. Martinet. TscmRGH et ses élèves.

^ BiERMA»-. t. mais dans les organes les plus divers. GCXXXVI. p. 1894. 1898. Ce fait a été fréquemment mis en évidence dont le Un par M. Haberlandt. on peut ainsi apercevoir quelques cellules dont le contenu donne des résultats positifs avec les réactifs des huiles essentielles. figurée plus haut 6). 2 3 Mesnard. 6) et dans les écailles qui recouvrent les bour geons d'un grand nombre d'arbres. Parfois il arrive que ce sont seulement certaines de ces cellules épidermiques qui sont le siège de la sécrétion.N DEs COMPOSES ODORANTS CHEZ LA FLAME CELLULES SÉGRÉTRIGES grand nombre d'organes contiennent des cellules contenu donne les réactions colorées des huiles essentielles. faite d'une façon Btermann^ admettent que Blondel. et former des organes sécré- teurs généralement désignés sous le nom ou de ^) poils glanduleux [glandes externes de Haber- LANDT L'étude du mécanisme de la sécrétion dans les cellules sécrétrices n'a pas encore été et complète. 168 DISTRIBLTIU. 318 à 380. notamment dans les pétales (fig. . Blondel^ et par M. TscmRCH 7e série. 1. Dans feuilles. Mes>ard pétale ^. TscHRicH et XVIII. t. 1 MM. Les cellules épidermiques sont très souvent le siège de sécrétions de cette nature.. et enfin les cellules sécrétrices peuvent présenter de poils sécré- une différenciation teurs spéciale. le parenchyme du dont une coupe est de la rose à cent (fig. De semblables cellules se rencontrent non seulement dans les pétales. 74. p.

Fig-. .APPAREILS SÉCRÉTEURS A SÉCRÉTION INTERNE l'huile essentielle provient. Souvent 5* par la production de cloisons trans- la plante. 7. sus-épidermiale ainsi formée constitue se multiplie Le parfum chez le poil. Ils se composent généralement d'une seule cellule ou de plusieurs cellules plus ou moins allongées et placées bout à bout quelquefois néanmoins ils sont consti. général. est des plus simples. Poil glanduleux d'Harminiim pyrenaicum la partie glandulaire est formée d'une seule cellule. (Extrait du Mémoire ^ — de Martinet. 169 dans ce cas. bien connue. le plus ordinairement. mais à nous avec les dépendent toujours de u dont ils sont des productions. cette cellule se cloisonne au et la cellule niveau de elle la surface libre de l'épiderme. Le poil est quelquefois simplement constitué par une telle cellule mais. tion de la membrane même de POILS SECRETEURS Les poils sécréteurs l'épiderme. En . une des cellules épidermiques s'allonge et s'élève plus ou moins considérablement en s'amincissant par son extrémité libre. d'une modificala cellule.) Leur formation. tués par plusieurs rangées de cellules juxtaposées. se présentent ils aspects les plus variés.

la dernière cel- au lieu de se terminer par une pointe plus ou moins subulée. qu'on peut observer dans le Lycopersicum esculentum o Enfin. chez les poils glanduleux . — laire est Poil glanduleux de Stachys italien. De lule. La partie glanduformée de deux cellules (d'après Martinet). plus . trouver qui comptent de quinze à vingt cellules et quelcjuefois plus. de C'est ce VEchium vulgare {\iY>érme). Ton sait qu'il n'est pas rare d'en Fig.110 DISTRIBUTION DES COMPOSES ODORANTS CHEZ LA PLANTE . s'élèvent multiplient de manière à former un mamelon qui sert de base au poil résultant de l'élongation de l'une ces cellules. Cette sphère terminale peut encore Martinet. etc '. versales Télongation du poil peut devenir alors et relati- vement considérable. quefois que trois ou quatre. présente fréquemment un renflement le plus ordinairement sphérique et d'un volume plus ou moins considérable. le poil peut être formé par plusieurs rangées de cellules juxtaposées. Ces petits appareils ne procèdent pas toujours il arrive queld'une seule des cellules de l'épiderme (' . 1 . (Tomate). 8. ou même un plus grand nombre de et se ces éléments se soulèvent à la fois.

Martinjit^ en vingt et une espèces. — Les poils glanduleux. 9. Fig. ont été Il M. Poil glanduleux d'Hyssopus \officinalis. 1 Martinet. Fig. . de formes classés par si variées. Poil glanduleux de Lycopersicam esculentum. La partie glanduleuse est formée par huit cellules (d'après Martinet). — de sorte qu'il en résulte pour elle une augmentation de volume parfois considérable.APPAREILS SÉCRÉTEURS A SÉCRÉTION INTERNE se multiplier par 111 des cloisons diversement orientées. 10. La partie glandulaire est formée de quatre cellules (d'après Martinet).

La sécrétion s'écoule alors au dehors.172 DISTRIBUTIO>' DES COMPOSES ODORA>^TS CHEZ LA PLANTE : considère d'abord deux grandes classes les poils glan- duleux à leur sommet et les poils glanduleux à leur base. ^'après teurs.genres. Glande recommencer. Les figures ci-contre mettent en évidence quel- ques-unes de ces formes de poils glanduleux. que la cuticule peut être déchirée. 1868. les poils prennent des aspects particuliers qui les ont fait désigner sous les noms gés de poils écailleux ou de poils fran(fig. enfin. qui sont basés sur le surtout nombre de cellules constituant la glande. sa cuticule lo) l'essence s'accumule par- fois en telle quantité en ce point. Fig. la sécrétion s'y trouve toutrès la jours localisée d'une manière imiforme entre cellule (fig. la membrane de et sécrétrice . plupart des auet notamment Haxsteix^ 1 Ha>'Stei>-. _ ScutellariH for- ^t la même série de phénomènes aihida. Quelle que soit la forme de ces poils. La première classe se divise en trois genres et sept sous.r-7u'apr"s Martinet). 11. . * Hanstein. et dans certains cas la cuticule peut. Parfois. i3 et i4). et la "enuf. 1868. selon HaxsteixS régénérer.

La masse glandulaire est opaque. de et d'huile essenle déterminerait flement de la cuticule gondont nous parlions plus haut. t. t. ont vu de nombreuses gouttelettes d'huile essentielle à l'intérieur trices. HÔHLKE. CCXXXIX. que sait l'huile essentielle pas- au travers de la paroi cellulaire et venait s'extra- vaser entre la la membrane de sa cellule sécrétrice et 12. XVIII. Mesnard' 1 a émis l'idée 2 3 ^ TsCHIRCH et TUNMANN. et les cellules sont remplies de granulations solides et de globules plus ou moins volumineux - cuticule. TscHiRCH se la et essentielle Tunmann^ forme aux semble bien que dépens de membrane cellulaire. 1901. Poil glanduleux d'un pétale de Dictamnus alhus. Martinet. qui subirait une cuticette sorte de gélification vers sa partie cule.APPAREILS SECRETEURS A SECRETION INTERNE 173 l'huile MM. 1S94. HoHLKE ^ chez les Labiées et les Composées. . Cependant d'autres auteurs. de la substance oléorésineuse sécrétée (d'après Martinet). 7* série. 318 à 4 380. p. des cellules sécré- Martinet pensait pig-.chez les Labiées. Mesnard. contiguë à la Le produit de gélification. mélange mucilage tielle. et notamment Maret tinet.

17 4 DISTRIBUTION DES COMPOSES ODORANTS CHEZ LA PLANTE que ces gouttelettes internes sont formées d'une huile différente de celle qui est extra va sée. a. chambre où se rassemble la sécrétion grâce au soulèvement de la cuticule. Physiologische Pflanzenanatomie). est que la membrane cellulaire est la source de la sécrétion Pour cet auteur. la sécrétion a été éloi- — — — — — gnée par lalcool. les derniers en date. subcuticulaire de la membrane. — Glande écailleuse de Pyrethrum balsâmisla.) dégage des travaux de M. cellules sccrétrices. Nous verrons plus de la en étudiant le mécanisme canaux sécréteurs. Dans ces deux états. et l'idée qui se Fig. Tschirch et de ses élèves. la partie Fig. 13. V. (D'après Haberla>"dt. h. 14. Physiologische Pflanzenanatomie. z. (Fig. les canaux sécréteurs. extraite externe. de Haberlandt. que les moyens microchimiques dont nous disposons à l'heure sécrétion dans . joue les ici le même rôle que la couche résinogène dans loin. la cuticule est à peine soulevée par la sécrétion. Glande écailleuse d'une feuille de Rihes nigrum. état adulte. état plus jeune.

Il est néanmoins indispensable de dire ici un mot de Les leur anatomie. les canaux . contiennent des réserves. nous n'insisterons pas longuement sur leur constitution. constitués par des cellules dans toute et là la qui se sont développées entre les tissus longueur d'un végétal. en réseau. et qui proviennent d'une seule laticifères pluricellulaires sont cellule initiale. Appareils sécréteurs à sécrétion externe. car leur contenu ne présente qu'un intérêt secondaire au point de vue qui nous dans occupe. dont le rôle physiologique est encore mal dans certains cas.APPAREILS SÉCRÉTEURS A SÉCRÉTION EXTERNE actuelle ne 115 nous permettent pas. Les séries formées par des soit de cellules. laticifères se présentent sous la forme de latici- fères monocellulaires ou de laticifères pluricellulaires. d'une façon certaine. Ceux du premier type sont plurinucléées . ainsi des « vaisseaux connu et qui. LATICIFERES Malgré l'importance considérable de ces appareils le règne végétal. jouant un grand rôle chez les végétaux et les poches sécrétrices (ou glandes internes) sécréteurs. en produisant çà des ramifications. disposées soit en files. Il se » . difficile de résoudre cette question. Les cloisons latérales ne persistent pas ou se percent des ponctuations qui font communiquer forme les cellules les unes avec laticifères les autres. Dans cette catégorie se rangent deux sortes d'appareils : sécréteurs.

les Hyperici- canaux poches sécrétrices se forment de la façon suivante une cellule se divise en quatre cellules filles. Les cellules formées s'écartent encore. constitue alors une poche sécrétrice. Pinm blable phénomène se produit. voisins les En effet. qui s'écartent les unes des autres en laissant entre elles un grand méat. qui peut être schizogene. Si un semetc. . non pas seulement dans . généralement désignées sous le nom de « cellules sécrétrices )>. les : Amorpha. On eux. peut être très allongée et former alors un canal sécréteur. trouve tous les intermédiaires entre ces deux types et il extrêmes. sont constitués par une cavité bordée de cellules vivantes. comme Au c'est le cas. Les cellules bordant ce méat se divisent à nouveau.. est difficile de tracer une limite entre la Ce n'est donc pas en tenant compte de longueur plus ou moins grande de ces organes qu'il est possible de les classer d'une façon absolue. dans les feuilles du Millepertuis. bordée de cellules vivantes. contraire. et — Chez les Myrtacées. ou schizolysigène. uns des autres. ils et naissent de la même En principe. Lysimachia.ne Il DISTRIBUTION DES COMPOSÉS ODORANTS CHEZ LA PLANTE n'y a pas lieu de séparer dans notre description ces deux catégories d'appareils. elle elle par exemple. ils sont très façon. mais mieux en considérant leur mode de développement. et le résultat de toutes ces opérations est la formation d'une grande lacune. nées. lysigene CANAUX ET GLANDES SCHIZOGENES Développement. Cette cavité peut être de forme sphérique.

mais un canal sécréteur. gouttelettes huileuses. toute la longueur d'un organe. Myoporum serratum. Mécanisme de la sécrétion. mais dans une file de cellules occupant Fig. il se forme non' plus une poche.) — — . — . Développement schizogène d'un canal sécréteur dans la tige. Botanique. Lelilois Annales des Sciences naturelles . 15. (Figure extraite du Mémoire de M^ie A.APPAREILS SÉCRÉTEURS A SÉCRÉTION EXTERNE 17T une seule cellule. gh. On admettait autrefois.

la partie externe des membranes des bordant le canal sécréteur (ou la poche sécrétrice) devient rapidement mucilagineuse. sous la forme des premières gouttes d'huile essentielle. on voit l'huile apparaître. i6) dont la membrane. . Sprixger^ avait expliqué ceci en membrane des cellules bordant le canal. que Fhuile trices essentielle s'élabore le dans les cellules sécréet qui bordent le canal sécréteur. en premier lieu dans le canal puis dans les cellules qui le bordent. J. 1873. Samo^ a remarqué que. de sorte qu'un canal sécréteur adulte se trouve bordé par des cellules sécrétrices s (fig.-G. Depuis. M. TscmRCH. Cette explication satisfaisante. Sanio. ci disant que la lorsque celles- sont en voie de croissance. 1. G. MiJLLER. Muller-.1*8 DISTRIBUTIOX DES COMPOSES ODORANTS CHEZ LA PLANTE surtout après les travaux de Meten ^ et J. chez des canaux très jeunes. la théorie qu'il a émise sur Pour cellules cet auteur. t. 101. Springer. t. TscmRCH pour appuyer la sécrétion. Cette gélification continue. M. p. IX. dans brane de canal lui-même. toute formée. 18. Cette observation a été confirmée par de Bary et par la cellule . '" ne et semble pas avoir été bien à l'observation de Saxio servi M. et ce sont les premiers produits de cette transformation qui se retrouvent dans le canal sécréteur. V. passe. est perméable aux trouvée a huiles essentielles. la perméabilité cessant ensuite. p. au travers de la mem- dans laquelle elle a pris naissance. 1866. dans sa partie limitant 1 2 3 ^ s Meye>-. TSCHIRCH.

couche résinogène. d'huile essentielle occupant la lumière du canal sécréteur. cuticule. — — Schéma de r. L'huile essentielle se forme à la partie externe et dans alors dans le de la couche résinogène elle passe canaL où elle se réunit pour former des gouttes telles que h M. . est gélifiée dans sa partie externe forme une couche mucilagineuse /'. TscHiRCH a donné le nom de u couche résinogène » {Resinogeneschicht) Cette couche résinogène est séparée . — — de la cavité toutes les du canal par une cuticule c commune à cellules du canal (innere haut de M. Tschirch. partie mucilagineuse de leur membrane. ïscmRCH). la couche résinogène d'après M. s. Ils traverseraient ainsi la la couche ils se plus interne de la membrane de Il cellule sécrétrice et arriveraient dans la couche résinogène. TscmRCH admet que des matériaux résinogènes peuvent diffuser de l'intérieur de la cellule sécrétrice toute l'épaisseur .— /i. — m. vers l'intérieur -la du canal. cellules sécrétrices. . gouttes c. 16. où n'v aurait transformeraient en huile essentielle. Fig. à laquelle M.APPAREILS SECRETEURS A SECRETION EXTERNE la cavité et 119 du canal.

II. Tschirch ses élèves pour l'étude de cette question. et cela en premier lieu aux propriétés des réactifs que nous employons. la nature. L'eau de Rose.admet bien la présence de visibles est gouttelettes qu'il dans les cellules sécrétrices. se guide dans toutes « Es erscheint ses recherches par cette idée préconçue dass Harz und aetherisches Oel nicht Avarscheinlich durch mit Wasser imbibirten Membranen diffundieren kann ^. M. « 1 2 3 Il tielles n est pas vraisemblable que la résine et les huiles essenpuissent diffuser au travers de membranes imbibées d'eau. et ne sait -on pas. 1. mais déclare impossible d'en définir lieu En réalité. la considérer comme Déjà tion M'"' ScHWABACH^ a du passage de gouttelettes d'huile essentielle maintenu l'ancienne concepau sécrétrices. t. . donc pas. l'eau de fleur d'Oranger sont -elles autre chose que des dissolutions de parfums. de la membrane des 'cellules travers M. t. 1901. XVII. ne s'y dissolvent cju'en proportion limitée. édit. Tschirch. » 2* (Tschirch. t. XIX.. » Il est loin d'être exact que les essences ne se dissolvent pas dans l'eau. Tschirch.) . traversant la la membrane somme considérable d'efforts qui ont été et fournis par M. on ne peut pas. que l'un des constituants Frau Schwabach. en particulier. 1899. il est seulement vrai qu'elles réserves la théorie de la pour des raisons se rattachant . 2. Malgré de passage d'huile essentielle formée cellulaire. résolue. à l'heure actuelle. il nous semble qu'il y a de n'accepter que sous toutes a couche résinogène ». : .180 DISTRIBUTION DES COMPOSES ODORANTS CHEZ LA PLANTE ici. Tschirch. de son propre aveu.

Il n'en est rien en réalité. . l'alcool phé. On la pourrait objecter à cette manière de voir que les réactifs usuels des huiles essentielles décèleraient. ainsi cet verrons dans quantité suffisante chapitre suivant de d'eau contenue dans une plante toujours pour dissoudre une fraction d'ailleurs importante de l'essence. ce propos . l'eau de fleurs Dans ces d'Oranger n'en ayant pas retenu une conditions.APPAREILS SÉCRÉTEURS A SECRETION EXTERNE les 181 plus abondants de l'essence de rose. dans cet état. Soudan III. les gouttede solutions de parfum. Les essences sont donc capables de passer. Nous ajouterons encore que nous ouvrage. que . Nous reviendrons longuement sur ce' point. et nous agitons fortement. dans le second. Dans les deux tubes nous ajoutons quelques gouttes d'un colorant des parfums. nyléth yliqiie disparaît à peu près totalement dans les eaux de distillation où il reste dissous? Il est par conséquent tout naturel de considérer que de semblables dissolutions puissent se produire très aisément dans la cellule vivante. au travers de la lulaire . et. se sont comportés de la : même trace. Les deux tubes. après repos. membrane la cel- et d'arriver ainsi jusque dans à le lumière du canal sécréteur. par exemple) avec une certaine quantité d'eau. par exemple. façon : tout le colorant s'est fixé sur l'essence. dans le premier metPrenons deux tubes à essais tons un peu d'une essence (essence de fleur d'Oranger. cellule sécrétrice lettes dans ou dans sa membrane. est le la . et c'est sur ce second point qu'il convient d'insister. il est permis de penser 6 Le parfum chez la plante. la même quantité d'essence de fleur d'Oranger avec de l'eau de fleur d'Oranger (un volume égal à celui de l'eau du premier tube).

suivant le mode purement lysigène. soit très rare chez les végétaux et qu'il ne soit limité qu'à certains cas pathologiques. La sécrétion se pro- duit alors grâce au fonctionnement d'une couche rési- . les canaux sécréteurs se forment non plus par écartement des cellules provenant du cloisonnement de la cellule mère du canal. une couche mucilagineuse qui. à l'extérieur des cellules sous-jacentes qui bordent alors le canal. La plupart des poches ou canaux lysigènes se forment tout d'abord selon le mode schizogène.182 DISTRIBUTION DES COMPOSES ODORANTS CHEZ LA PLANTE si. Il ne s'en produit pas moins. l'organe examiné. comme dans le cas des canaux schizogènes. comme une couche résinogène. Ce fait se produit. nette. que dans une préparation. l'huile serait seule colorée par le Soudan III non dissoute ou par l'Orcade déceler. où des portions de tissus se dissolvent pour faire place à une cavité contenant de la gomme et des oléo-résines. ce qui ne nous permettrait pas d'une façon sûre. la totalité de l'essence contenue dans CANAUX ET GLANDES LYSIGENES ET SCHIZOLYSIGENES Chez certains végétaux. mais bien par leur dissolution. par exemple. d'ailleurs. que la formation de poches ou de canaux. mais les cel Iules qui bordent l'appareil sécréteur se dissolvent ensuite. fonctionne. chez les Conifères. Il semble. se trouvaient des gouttes d'huile essentielle libre et de l'huile essentielle dissoute dans des gouttelettes aqueuses. d'après M. ainsi que le montre la figure 17. TsGHiRGH et ses élèves. de sorte qu'il s'agrandit par le mode lysigène .

Le mode de développement schizogène. Formation de la couche résinogène [rsg). Formation shizogène de la cavité. les Diptérocarpacées et les Hamales Anacardiacées . les Simarubacées. (Figure extraite de BiERMANN Diss"'^ iuaugurale Berne. puis lysigène Fig. 2. . de ces organes leur a fait donner le nom de poches sécrétrices schizolysigènes. 6. Développement schizolysigène cfune poche sécrétrice dans la paroi du fruit de Citrns viilgaris Risso. .) — — — — — . Canal dont la formation est terminée. mélidacées". 1 BlERMA>>' . 1. 3-5.APPAREILS SÉCRÉTEURS A SÉCRÉTION EXTERNE 183 i^ogène^ On trouve des organes sécréteurs se développant de cette façon chez les Rutacées. 1896. Canal schizogène avec des calottes [ok) d'huile essentielle. 17. 1 2 WiLLY SiECK. Couche mucilagineuse inégalement épaissie.

le liquide commence à s"épancher dans les interstices. -- de Psoralea hirta. (D'après de Bary. et le G Fig.18 4 DISTRIBUTION DES COMPOSÉS ODORANTS CHEZ LA PLANTE GLANDES INTERCELLLLAIRES Ces glandes sont très rares. Vergleichende Anntomie. 18. C. Elles peuvent être comme intermédiaires entre les deux caté- gories d'appareils sécréteurs que nous venons successi- .) la feuille — Section transversale de A. B. Elles ne se rencontrent que dans le genre Psoralea (Légumineuses). appareil sécréteur achevé dont on a enlevé la résine par l'alcool. sécrétrices de l'assise périphérique. avant l'écartement des — — cellules genre Rhododendron considérées (Ericacées).

1898. permettant aux poches sécrétrices de se Un certain nombre de Rutacées possèdent des poches sécrétrices situées immédiatement au-dessous de l'épiderme. Ces Appareils vider. Haberlandt^ Depuis. la figure i8. Cet appareil a été découvert pour la première fois par M. on a retrouvé de sem- 1 Haberlandt. t. et notamment dans fibres sont la famille des Conifères (fig. 1. C'est ce qu'on les peut observer chez un grand nombre de plantes. et entre leurs parois se réunit une sécrétion oléo. — généralement lignifiées. par les cellules adjacentes aux cellules sécrétrices^ qui se transforment en fibres plus ou moins épaissies et constituent ainsi une gaine protectrice. — Il arrive très fréquemment que canaux sécréteurs présentent un appareil de soutien. Ces poches sont constituées de manière que l'huile essentielle qui y est contenue puisse s'en échapper.APPAREILS SECRETEURS A SECRETION EXTERNE IS.résineuse. on remarque. perpendiculairement à Ces cellules s'écartent les unes des autres. 2. APPAREILS ACCESSOIRES ET MODIFICATIONS DES CANAUX ET DES POCHES ADULTES OU AGES Appareil de soutien.j vement d'examiner. . CVII. Abth. à Ici savoir : les glandes à sécrétion interne et les glandes à sécrétion externe. au-dessous de l'épiderme de des cellules allongées la feuille. i9). ne restant unies que par leurs extrémités. C'est le développement d'une semblable glande que représente la surface. Celui-ci est constitué. le plus généralement.

vers l'intérieur de la poche. 1903. 20. (Le contenu des cellules a été dissous parlhypochlorite de sodium). formant une a. lumière du — — — — — canal sécréteur. A).. que traverse le canal sécréteur.ISb DISTRIBUTION DES GOMI'OsÉS ODORANTS CHEZ LA PLANTE blables appareils. 19. et la laissent un méat qui fait communiquer . PORSCH. la 1 O. cellules épaissies./. de courber fortement.tritima. les poches sécrétrices situées dans la feuille sont séparées à l'extérieur par des cel- . Canal sécréteur d'une feuille de Pinus m. le notamment chez . gaine protectrice au canal sécréteur. Les cellules sécrétrices tapissant celleci sont également plates en temps ordinaire la faculté. les Myrtacées. dans genre Eucalyptus^. Chez Ruta graveolens L. t. . Iules spéciales faisant partie de l'épiderme . lorsqu'elles mais ont deviennent très turgescentes. cellules actives. l.. plates les que cellules forment un groupe bien visible entre elles der face. qui sont au nombre de quatre (fig.• Fig. cellules du tissu assimilateur. glande elles avec l'extérieur. ff. Ces cellules plates. mais plus épidermiques ordinaires.

B. Physiolocfische Pflanzenanatomie . Haberlandt pense que. vue de la surface du couvercle avec la fente servant à la sortie. On peut observer ce phénomène de la courbure des dans l'eau une coupe. 20. l'expulse par ce moyen ne produit que . par suite. 1904. et cette pression peut être assez grande pour pro- Fig. Appareil d'évacuation de la sécrétion dune glande interne de Ruta graveolens L. (Figure extraite de Haberlandt. pratiquée dans une feuille de Ruta cellules sécrétrices en observant graveolens L. à l'intérieur de cette poche. coupe transversale.APPAREILS SECRETEURS A SECRETION EXTERNE face de leur 187 se pro- membrane qui limite celle-ci. dans sion de l'essence la nature. M. pas trop mince.) — — — voquer l'écartement des cellules plates qui séparent l'intérieur de la poche de l'air libre et. A. une forte pression. Il duit alors. Leipzig. l'expulsion de l'huile essentielle.

l'oblitération de trice survient la la poche sécréla souvent par suite du développement de couche résinogène. VI. des Sciences naturelles. Cependant. de les secouer pour provoquer l'expulsion. th .188 DISTRIBUÏIOX DES COMPOSES ODOKA. Obturation des canaux sécréteurs âgés. vaisseaux du bois secondaires. Leblois. Botanique.) — — — — sécréteurs et les poches sécrétrices cessent'fréquemment de fonctionner lorsqu'ils deviennent âgés. 21. Brucea ferruc/inea. qui fmit par remplir toute . Tschirch. Suivant M. Foi^mation de thylles dans un canal sécréteur de la tige. Ann. v. thylle. (Fig. parenchyme ligneux secondaire. 1S88. extraite du mémoire de M'i^ A. 7^ série. pi. — Les canaux Fig. t.XTS CHEZ LA la PLAME lorsque feuille est fortement courbée par un agent suffit extérieur. lorsque des rameaux de Riita il graveolens sont fortement turgescents.

Leblois. anatomique. Ainsi. Van Tieghem. Combes. à sécrétion interne. 7* série. par exemple ^ Parfois. . lumière du canal sécréteur. Les cellules isolées. Une semblable oblitération se pro- duit chez les Myrtacées. ^'I^. 1"' série. A les ce moment. peut même arriver que canaux sécréteurs obstrués s'isolent complètement par une zone subéro- phellodermique se développant à leur périphérie ^ Résumé. t. 3 Jacques Maheu et R.RESUME 189 lumière du canal. VI. 1885. Certaines d'entre elles s'enflent considérablement leur membrane fait fortement saillie dans le canal et acquiert de nombreuses ponctuations. leur memainsi brane se Il lignifie-. au contraire. 1907. les cellules épidermiques sécrétrices et les poils constituent ainsi un premier groupe très homogène. I. Ces thylles sont formés par des cellules bordant le canal. 1887. Les canaux et les poches sécrétrices rassemblent. Ces thylles unissent par obstruer complètement la . les appareils nous venons d'étudier se distinguent surtout par le point où se rassemble chez eux la sécrétion. t. l'oblitération se produit par suite de la for- mation de thylles. Ce sont là des distinctions purement anatomiques. ^ sécréteurs que 2 et M^^e 4« série. les huiles essentielles qu'ils sécrètent dans un réservoir situé en dehors des cellules actives. t. car il semble bien que la sécrétion se produise par un mode absolument uniforme. au point de vue SoTTHlLF-LlTZ.

qui assumerait le rôle sécréteur. famille par famille. dans les diverses familles végétales. . bien qu'appuyée par de nombreux travaux. dans la plante. des appareils sécréteurs. Distribution de l'appareil sécréteur chez les divers groupes de végétaux. au point de vue purement histologique. Pour M. iSous aurons l'occasion de voir. TscHiRCH ce serait la une assise la résinogène. TscmRCH. nous emploierons la dernière partie de ce chapitre à tracer un tableau d'ensemble de la distribution. S'agit-il d'une forme de transport.190 DISTRIBUTION DES COMPOSÉS ODORANTS CHEZ LA PLANTE et ses élèves. Remarques préliminaires.^ C'est ce qu'il semble bien difficile de démontrer d'unes façon parfaite. modification chimique des huiles essentielles. portion différenciée de vrait des membrane de cellule active. Nous avons montré. que les produits odorants semblent doués. Aussi considérons -nous successivement les grands groupes de végétaux d'une façon très générale. ne nous parait pas démontrée. la forme et la disposition des appareils sécréteurs. Elle rece- matériaux résinogènes qu'elle transformerait en essences. mais la dernière hypothèse paraît pitres tout à fait vraisemblable. d'une singulière mobilité et non pas condamnés. à rester incapables de traverser des parois cellulaires. au cours des cha- qui vont suivre. à étudier. cjne cette théorie. comme l'admet M. sans prolonger outre mesure cet exposé. Avant de passer à l'étude de ces problèmes ardus. ou encore d'une dissolution. Nous ne pourrions songer.

Oléacées. Cependant. dans la tige de la plante. l'appareil sécré- teur fait totalement défaut. Sarracé- niacées. quelques remarques fondamentales. On peut citer. Frankéniacées Tarmarcacées Cyrilliacées. au contraire. par exemple.DISTRIBUTION DE L'APPAREIL SÉCRÉTEUR 191 Il importe cependant de faire. Ilicacées. . la feuille contient également des poches sécrétrices. tandis que la tige ne possède que deS canaux sécréteurs. non seulement par sa forme et sa disposition. par des cellules sécrétrices disséminées dans le liber. Certaines familles ont tous leurs représentants pour- mêmes appareils de sécrétion. Stackhousiacées. des Ombellifères et des Labiées. Loganiacées. . Dans une même famille. Ochnacées. Thyméléa- Casuarinacées. Il en est ainsi. Malpighiacées. en toute généralité. ni poils sécréteurs : Dilléniacées . avant tout. Ostréacées. Berbéridacées . comme exemple de ceci. Les feuilles de cette Hypéricacée possèdent les poches sécrétrices bien connues. Ainsi les familles suivantes n'ont ni appareil sécréteur interne d'aucune sorte. . tandis que celles-ci sont remplacées.). Salicacées. Mélianthacées Staphyléacées. le Millepertuis [Hypericiim perforatuni L. mais encore par la nature des substances qu'il fournit. vus des Chez d'autres familles. . Phytolaccacées. . etc. il peut arriver également que les différents genres contiennent des appareils sécréteurs divers. Amarantacées cées. les divers membres sont pourvus d'organes sécréteurs différents. Coriacées. auxquelles la plante doit son nom. Il arrive fréquemment que. Chez les Rutacées. Œnotliéracées. dans une même plante. Batidacées. Bruniacées. l'appareil sécréteur a une très grande importance systématique.

huiles essentielles. Ce sont les Calycanthacées. l'axe seul contient des cellules sécrétrices).102 DISTRIBUTION DES COMPOSES ODORA. certaines familles sont absolument caractéRésédacées et les risées par la présence de cellules sécrétrices. Simarubacées (dans ces deux familles.. Les cellules à myrosine fères.NTS CHEZ LA PLANTE : Enfin. Géraniacées. dans leur arrondies. Tiliacées. Rubiacées. etc. TropœolaEnfm. pré- sente également une importance systématique que nous n'avons à envisager essentielles. ici qu'en ce qui concerne les huiles Les Dicotylédones. Elatinacées. la nature chimique des substances produites résines. Hippocastanacées . Polygonacées. pour létude détaillée de cette question. tanins. ^ . qui contiennent. (leur. Labiées. les se trouvent chez les cées. Cruci- Cuscutacées. Terns- trœmiacées. SoleDER. les Anonacées. des cellules sécrétrices Les Méliacées sont caractérisées par la 1 Consulter. les Cappariclacées. La plupart des familles de plantes dicotylédones possèdent des organes sécréteurs ^ CELLULES SÉCRÉTRICES Des tielles cellules sécrétrices à résines ou huiles essen- de formes diverses se trouvent dans un grand familles : nombre de Polygalacées. les Magnoliacées. Rutacées. à qui nous empruntons un grand nombre des détails qui vont suivre. mucilages.

les Hernandiacées et les Gomortégacées sont caractérisées par la présence dans les leurs tissus de petites cellules arrondies à oléo-résine. les Pipéracées. dans l'épiderme de leur feuille. les cellules basales des poils. les Chloranthacées. sécrétant variées. La fleur de ces plantes contient plus rarement des organes sécré- Enfin ticacées. On trouve encore des poils glanduleux à huiles essentielles chez les Géraniacées. ont une grande imporsi complexe. etc. les Myris- Monimiacées.' par exemple. les Composées. dans l'état actuel de nos connaissances. . la sont caractérisées par essences . Les Aristolochiacées contiennent. qu'il est difficile. substances les plus Certaines familles. glanduleux ou non. les Primulacées.). tant au point de vue de leur morphologie qu'à celui de leur contenu. les Grossulariacées. POILS GLA>DLLEUX tance systématique. en général teurs. tandis qu'ils sont urti- cants chez les diverses espèces du genre Urtica. présence de poils sécréteurs à les Urticacées sont généralement pourvues de poils. les Labiées. Il existe des poils sécréteurs chez les un grand nombre de familles végétales. mais leur étude est Les poils. les poils sécrètent des huiles essentielles chez le Houblon {Hiinuiliis Lupiilus L. des cellules sécrétrices arrondies qui sont. .LES DICOTYLÉDONES 193 présence de cellules allongées fiées. d'en tirer des enseignements philo- génétiques. et plus ou moins rami- disposées presque toujours en série.

on les trouve dans la moelle le liber. Nous avons déjà eu l'occasion de parler de diverses formes des poches sécrétrices. les ïernstrœmiacées. Dans ou dans la tige et la racine. et notamment ceux que l'on rencontre chez les Composées liguliflores les Campanulacées les Lobéliacées. sous forme de points plus brillants. Tous ces latex sont en réseau. des canaux sécréteurs. . familles qu'un certain nombre de la botaniques sont caractérisées par présence forme et la distribution ont une signification importante au point de vue systématique. comme chez les Hypéricacées. . Elles sont disposées également sur toute la surface du limbe ou encore. les Lythra. par exemple. Certains de ces latex renferment des résines. la . les Rosacées. Ces organes sont caractéristiques des familles suivantes : Hypéricacées. lorsqu'on regarde celles-ci par transpa- rence. l'écorce. renfermés dans des laticifères POCHES SÉCRÉTRIGES Les poches sécrétrices s'aperçoivent facilement dans les feuilles. réunies vers leshords de la feuille. Géraniacées. dont Papavéracées et les Papayacées. Ruta outre. pour mémoire. les et entre autres chez les Guttifères. les de laticifères.194 DISTRIBUTION DES COMPOSÉS ODORANTS CHEZ LA PLANTE LATICIFÈRES Disons. chez les Rufacées par des cellules sécrétrices ou encore par elles . cées. bien souvent. les Malvacées. lesMimosacées. . Myoporacées. et exceptionnellement dans où peuvent être remplacées. Myrtacées. les Simarubacées les Méliacées. En on les retrouve dans un grand nombre d'auti es familles. les Légumineuses.

Simarubacées. Cactacées. et Anacardiacées (dans Ombellifères et la moelle l'écorce primaire). plante où peuvent se trouver dans . La disposition de ces appareils caractéristique de certains genres. on . les Composées. ils ne se disleur tinguent des poches sécrétrices que par plus grande longueur. les Araliacées. parfois aussi dans l'écorce. Guttifères (surtout dans la moelle et l'écorce primaire de la tige). la moelle ou le péricycle). . Leitnériacées (dans la On les rencontre encore dans un grand nombre de familles telles que les Ternstrœmiacées. zone périmédullaire). En moelle général. Composées. fa- Les canaux sécréteurs sont caractéristiques des milles suivantes : Hypéricacées (seulement dans la tige et toujours dans le liber. etc. les 195 les Passifloracées. . Lorsque feuille. Araliacées (surtout dans le péricycle et aussi dans la moelle et le liber). dans la nervure. Légumineuses. ils sont beaucoup plus rares dans la racine. Rutacées.LES DICOTYLEDONES cées. Burséracées (dans le liber le plus souvent). Protéacées et les Eiiphorbiacées. une position correspondante à celle qu'ils occupaient dans la tige. est variable et souvent les canaux sécréteurs pénètrent dans la occupent. les trouve ils surtout répandus dans la l'axe de la . le liber le péricycle et l'écorce primaire très rarement dans le bois. ils Enfin. CANAUX SÉCRÉTEURS Ainsi que nous Tavons dit plus haut. Diptérocarpacées (dans la moelle).

au lieu de canaux sécréteurs allongés. possèdent. riches en cellules à oxalate et en cellules sécrétrices à mucilages. et surtout les Conifères. . et l'on sait que l'anatomie. ont une valeur systéest matique. présence et la disposition on rencontre des canaux sécréteurs. Chez les Cycadacées. notamment dans le rhizome bien connu du Curcuma. des poches sécrétrices schizogènes. Les huiles essentielles y sont plus rares on ne les les Aracées.. Chez dont la les Aracées. dans le remarquable par et la pré- sence de canaux sécréteurs que l'on trouve dans dans le pédoncule de l'inflorescence Honialonenia les racines aériennes. Les appareils sécréteurs sont également de calcium très fréquents chez les monocotylédones. 196 DISTRIBUTION DES COMPOSÉS ODORANTS CHEZ LA PLANTE Les Monocotylédones. Schismatogloltis Chamœcladon elliptique. de forme Chez certaines Zingibéracées. Le genre Philodendron tronc. on ne rencontre que des canaux . sont particulièrement riches en canaux sécréteurs. Les Gymnospermes. on rencontre assez fréquemment des canaux sécréteurs. Les Gymnospermes. surtout dans la feuille. : les Xyridacées et les Zingibéracées. rencontre guère que chez trois familles . aussi bien que la disposition de ces canaux. présentent une grande importance systématique. Les genres voisins : .

Dans écorce. il . Enfin il n'y a pas d'appareil sécréteur oléo. ne se rencontrent fères. on ne les rencontre que dans le genre Ginkgo.résineux.résineux dans le genre Taxus. tandis 191 que les les Conifères se distinguent par leur appareil sécréteur oléo. Les Cryptogames vasculaires et les Thallophytes. Ces caractères la et ceux qui sont fournis par le course de ces canaux dans mésophylle ont une grande importance au point de vue systématique. Ceux-ci y offrent des dispositions variées et sont pourvus ou non d'une gaine fibreuse de soutien. dans le bois que chez les Conidans la moelle. et. la racine.LES CRYPTOGAMES VASCULAIRES ET LES THALLOPHYTES à mucilages. liber. la famille des Gnétacées ne contient pas de canaux sécréteurs. des [Gymno g ranima) sécréteurs. bois. A côté de ces canaux schizogènes on rencontre. n'y a guère à signaler que les Fougères dorées ou argentées qui soient comparables à des poils . Chez cellules les Fougères capitées . moelle ou Dans ou dans Ils la on peut les rencontrer dans l'écorce le liber. dans l'écorce ou le liber d'un grand nombre de Conifères. sauf genre Taxus. est très riche La dans feuille le en canaux sécréteurs. Enfin. canaux sécréteurs peuvent : se rencontrer un peu partout tige. des poches qui se forment suivant le mode lysigène.

bien étudiée par M. aussi bien sécréteurs. Ainsi. dans la feuille. en passant de l'un à l'autre. On 1 trouve. il existe une sorte de balancement entre ces divers appareils Si nous considérons appareils sécréteurs. les canaux sécréteurs de la tige font place. Col' à ce point de vue. 110 et 153. t. il est impossible de savoir certains de ces hyphes jouent un rôle sécréteur. Chez les Rutacées. Col.résineux faire place à d'autres. Dans l'état actuel si de nos connaissances. chez les Champignons. dans la feuille.198 DISTRIBUTION DES COMPOSES ODORANTS CHEZ LA PLANTE Enfin. Conclusions. remplacés par des poches sécrétrices. chez les Hypéricacées l'axe est pourvu de canaux sécréteurs. En premier organes d'une lieu. d'une même famille ou encore d'un même ordre. il n'est pas très rare de rencontrer des masses résineuses emmagasinées au milieu des hyphes de la plante. maintenant l'ensemble des ceux dont le produit est une huile essentielle que ceux qui fournissent des mucilages. nous constaterons que. qui sont. p. on voit souvent certaines formes de l'appareil ^sécréteur oléo. lorsqu'on considère les divers même plante. . entre les plantes d'un même genre. Entre un grand celui de la famille des nombre d'exemples on peut citer Composées. des tanins ou de l'oxalate de calcium. ainsi que nous avons eu déjà l'occa- sion de le remarquer. XVIII. à des cellules sécrétrices. XVII et t. . chez les représentants de cette famille.

Dans quelles conditions se forment. reliées par des transitions. dans cercoexistence des deux formes de la )).CONCLUSIONS 199 : deux sortes d'appareils sécréteurs des laticifères Si l'on voit et des canaux ou poches sécrétrices. Aussi est-ce à des recherches effectuées directement sur les avoir recours pour se faire parfums contenus dans une plante donnée qu'il faut une idée du rôle que jouent. les dans l'organisme végétal. Cette taines plantes. on tandis que l'extension des canaux sécréteurs aux divers organes suit un processus de bas en haut. marche en sens inverse produit. que l'appa- rition et l'extension des laticifères a lieu de haut en bas. : l'appareil sécréteur L'auteur ajoute « ne définit donc dans les TiibiiliJIores . » Ces remarques font ressortir d'une façon nette la valeur systématique de l'étude anatomique de l'appareil sécréteur mais elles ne nous permettent guère de tirer . classe les Composées d'après Bextham (( et Hoorer.ils.^ Ce sont là questions que nous allons aborder dans les chapitres qui vont suivre. les LiguUflores et comprises selon Bentham et IIooker. . des déductions ayant une valeur physiologique. et la produits odorants. La nature de l'appareil sécréteur les Composées que deux sous- familles. et quel est leur rôle dans la nutrition et dans des la physiologie générale de plante.

plus variés et . en se modifiant. quelle nature des échanges qui se . L'étude de la formation des produits odorants nécesl'établissement du bilan de la plante à toutes époques importantes de son évolution normale. de porter dans les diverses parties de la plante l'énergie nécessaire au travail physiologique qui s'y accomplit. odorante peut être examinée au lieu sa source probable. en ce qui concerne ces produits. le champ offert à l'étude est particulièrement vaste. elles se trouvent distribuées en tous points chez plante. capables. et la recherche prend un caractère tout spécial de généralité.CHAPITRE IV FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS Les organes la matières les odorantes . Lorsqu'il en est ainsi. quelles sont celles qui empruntent. On pourra voir ainsi dans quel organe et à quel moment prend naissance l'huile essentielle. c'est-à-dire même les La matière où se trouve organes d'as- dans similation. quelles sont les parties qui fournissent est la . en quel point elle est utilisée. se rencontrent dans les dans un grand nombre de cas. puisque c'est là que s'effectue la synthèse des matériaux organiques. si sitera les toutefois elle est susceptible d'utilisation.

de Eug. Dans ce cas. Laloue. les organes emprisonnés dans des combinaisons inodores. G. il semble alors que la fleur seule produise le dernier travail de métamorphose. Les produits odorants chez L'étude la plante entière. la et comme nous l'indiquions plus haut. sera celle des produits odorants chez la plante entière envisagée au cours de son évolution normale et abandonnée à son produisent et quel en est le due à MM. Si le rassemblement des matériaux qui concourent à la production du parfum nécessite l'intervention d'un autre organe. Laloue.LES PRODUITS ODORA>iTS CHEZ LA PLANTE ENTIERE 201 mécanisme. au moment aromatiques ne sont pas encore formés dans d'assimilation. A. Et il y a lieu. c'est-à-dire séparé d'avec les effectuées être autres organes végétaux. Elle a dû. Charabot G. Les recherches dans cet ordre d'idées par M. Pour donner un au fur caractère de généralité à leurs résultats et à leurs déduc- . ^lais il est des végétaux dont la fleur seule renferme les constituants de la matière odorante. Cette étude. E. viser à la distribution de l'huile essentielle constituants la plante connaissance de chacun de organes ses principaux dans et à les divers de les mesure que s'accomplissent fonctions fondamentales de la vie. été de cette question et a poursuivie par MM. de l'envisager livré à ses propres moyens. à moins qu'ils n'y soient où l'organe est susceptible d'avoir fait son approvisionnement aux dépens des parties qui l'alimentent. Hesse vont ici exposées sous le titre : les produits odorants chez la fleur isolée. Charabot et processus naturel.

la leur a montré les relations entre la feuille et la tige entre différentes le parties de fleur Lne Géraniacée. passant au cas des plantes vivaces. les pour obvier au défaut d'homogénéité des poussées coupes de plantes ont été faites en suivant les randésirait effectuer gées et prenant que Ton un pied sur deux. d'abord le . l'étude d'un certain nombre de végétaux de Rutacées L.). selon un nombre de prélèvements égal à deux. Enfin. principales phases de la végétation. Ensuite. Mandarinier les (Citrus nobilis Lam. de dire un mot de il importe employée.). . A chaque prélèvement on mettait de coté un nombre .).). l'étude d'une A erbénacée et d'une Composée. travail la méthode de et . sur trois. Avant d'examiner les résultats obtenus.).. les auteurs ont fait porter sur un choix de et aussi plantes difTérentes au point de vue botanique Ils au point de vue de tout la nature chimique cas de leurs principes odorants. des plantes annuelles et choisi comme exemple une plante de la famille des Labiées. odoratissinuim AAilld. etc. trois. VAhsinihe (Arteniisia Absynthiunih. Les cultures qui ont fourni les matériaux d'étude ont toujours été établies dans des terrains uniformes. : la famille des l'Oranger à fruits doux (Citrus Aiirantium à fruits l'Oranger le amers (Citrus Bigaradia Duhamel). etc. le Basilic {Ocimiun Basilicum L.). 202 FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS leurs déterminations tions. d'autre part.. leur Géranium (Pelargoniuni a fourni un exemple de plante chez laquelle le parfum ne va généralement guère au delà de la la feuille. ont envisagé . d'une part. leur a permis d'opérer sur un nombre déterminé de pieds entiers aux Verveine (Verbena triphylla L.

épuisait I. On insoluble recueillait par décantation l'essence restée dans l'eau de distillation. pesées et distillées. La feuille est en effet l'organe assimilateur par excellence. 1 on déterminait Il est poids de l'essence soluble ainsi extraite. ainsi que leur nombre par pied. tance absolue et relative des divers organes. les presque inutile de dire que distillations ont et même saires alambic été effectuées dans le en prenant toutes précautions nécesles résultats toujours pour rendre comparatifs. ensuite 3). la débarrassées de terre. . et les Les essences étaient analysées résultats rap- portés à loo parties de matière fraîche et à loo parties de matière sèche. Il était donc du plus haut intérêt de connaître la quantité de matière contenue dans la portion de tige qui est en quelque sorte alimentée par feuille. les études ont porté sur une partie seulement des organes d'un ou de comme dans le le cas de l'Oranger et et le du Mandarinier. les diffé- rentes parties de la plante étaient séparées. Aussitôt après la récolte d'un les racines étaient nombre de pieds donné. On (Ch. on a calculé nombres correspondant à un pied et à chacun des organes d'un pied. une Lorsque les expériences ont pu être effectuées sur les un nombre déterminé de pieds entiers. et on la pesait. lorsque plusieurs pieds.LES PRODUITS ODORANTS CHEZ LA PLANTE ENTIERE 203 déterminé de pieds pour l'anahse (dosage de l'eau et de la matière sèche) et l'on y déterminait l'impor. et ses résultats sont très instructifs. D'autre part. on a calculé de tige correspondant poids d'essence de ses poids constituants contenu dans une feuille et dans : ce calcul est très rationnel. et la tige l'organe de distribution. et les eaux comme le il a été dit p.

. ce qui démontre à la fois la régularité des phénomènes observés et la précision des méthodes dont il a été fait usage. t. t. comme de dans la plupart de ceux que nous étudierons i" ensuite. ^Bl. 2" des répartitions suc- cessives de ses constituants entre les dilTérents orcfanes. Laloue^ ont. avait Il Stade : 4 juillet i9oli. nous nous occuperons: la distribution de la formation et de l'essence . 1905. la seconde. plus complète. 3'. p. Laloie 1. Nous nous bornerons ici à résumer les résultats d'une série d'expériences. et l'on a constaté que celles-ci étaient sensiljlenient plus riches que les tifjes en — 1 1>. 1905. Deux séries d'expériences ont été elTecluées la pre- mière. y prépondérance des feuilles. E. avons-nous Basilic. CXXXIX. O" Formation i"' et dis tribut ion fie l'essence. Dans ce cas. EtTectivement les nombres obtenus furent fait concordants. Chakabot et G. p.série. 2. Correspondant à ce cas.. 667. dit. Charabot et choisi l'exemple du BASILIC Cette Labiée renferme des la série du linalol et un composés terpéniques de composé non-terpénique : restrafjol. 928 et CXL. G. avant la floraison. tout à de façon à obtenir des résultats parfaitement contrôlés. 236 et 585. E. en i9o4. XXXIII. en i9o3. . ilOi FORMATION KT CIRCULATION DKS PRODUlTJi ODORANTS Plantes annuelles.

pas fourni la moindre quantité d'essence. le les deux époques considérées. la totalité Comparant des organes aériens au stade précédent et au stade actuel mation de l'essence celle s'est on a observé que la forun peu ralentie par rapport à . tiges sont alors les prédominantes. On a pu tirer. contenu dans un pied s'est accru de Entre poids d'essence 100 — t9 = — 8i'"-'-. le 26 août i9o4. la proportion centésimale d'huile la essentielle subit une diminution au début de floraison. 6* . // y a eu apparition de (S/"-' d'es- sence dans chacjue pied. jeune. Le dosage de l'huile essentielle a montré que dans les organes verts secs. n'ont Par distillation. tières odorantes. Donc. En d'autres termes. la racine du Basilic ne contient pas d'huile essentielle. début de racines les la floraison. 3* Stade dérance des inflorescences). floraison avancée (préponDepuis le stade précénombre de feuilles et le nombre d'inflorescences : ont considérablement augmenté. poids d'essence contenu dans 2" — Les Stade : 21 juillet i9o4. les de l'étude de la distribution des ma-* conclusions suivantes : Le parfum chez la plante. les feuilles De était plus le poids d'essence contenu dans le considérablement plus élevé que les tiges. et que l'essence se trouvait déjà for- mée chez la feuille .PLANTES ANNUELLES lîio composés odorants. eaux de distillation elles-mêmes n'en renfermaient aucune trace. des autres substances végétales. L'inflorescence est déjà un peu plus riche en composés odorants (jue l'ensemble des feuilles et des tiges. dent.

— Les racines ne contiennent toujours pas de produits odorants. une augmentation de i68 si bien que le bilan se traduit par un gain de — il y a eu. dans il l'ensemble des feuilles et tiges de chaque pied. . C'est donc au début de la végétation que les composés odole rants s'accumulent avec plus d'intensité. Depuis tion le stade précédent. stade pendant la fécondation l'apparition de l'huile essentielle s'est sensiblement ralentie par rapport à celle des autres principes. y a eu une diminu- du poids d'essence qui -jb s'est élevée à 23"'8'. Lorsque la fleur a accompli ses fonctions essentielles. dans Entre le deuxième et le troisième en d'autres termes . lorsque la graine est arrivée à maturité. — 52 = du malgré l'augmentation nombre de feuilles. les racines le parties vertes depuis stade précédent (celui qui cor- . aux différentes époques de la du Basilic sont exemptes d'essence. l'ensemble des inflorescences de chaque pied 20 =r au contraire. on observe que la proportion d'huile essentielle a augmenté dans les vie. i43"^'' 220 d'essence. diminue aussi. — 100= 120™"' à En résumé. 206 FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS centésimale d'huile essentielle diminue les La proportion très sensiblement dans les parties vertes pendant que s'accomplissent tion les fonctions de la fleur. une accumulation de l'essence la dans l'inflorescence correspond disparition d'une quantité importante de cette substance dans la feuille et la tige. Dans .. Il est donc établi que. maturité de la graine. /i" Stade : i5 septembre. Cette propor- inflorescences. mais d'une façon moins sensible.

la variation se traduit par la disparition de 2 20 — 172 z=^'i8'"^' essentielle. — = le . Si la production relative s'est ralentie. Si l'on considère les organes de chaque pied. dans les organes verts. en composés odorants. cette production n'en est pas moins positive. étaient ensuite en partie déversés dans les inflorescences. la masse des produits odorants contenus dans les organes d'assimilation augmente pour diminuer lorsque s'accomplit la floraison. En ce qui concerne pied tout entier. considérée dans son ensemble. Avant la floraison. contrairement d'huile ait . nous observons la disparition d'une certaine quantité de matière odorante. qu'on a vus apparaître dès le début. l'essence se forme déjà chez la plante jeune et s'accumule le plus activement au début de la végétation. au point de vue relatif. Mais en même temps que les parties vertes subissent cette perte. Tout se passe donc comme si les produits odorants. encore que le poids de la plante augmenté. malgré une poussée inflorescences. L'acte de la fécondation accompli. on voit augmenter le poids d'essence dans les inflorescences. — = nouvelle. car le poids d'essence par pied s'est accru.PLANTES ANNUELLES 2Û7 respond à la floraison complète ) et diminué dans les La plante. En résumé. Le poids d'essence a augmenté dans les organes verts et diminué dans les inflorescences. on y Si™^"^ du poids 52 trouve une augmentation de io3 de l'essence contenue dans les parties vertes pour une 99'"^' du poids de Tessence diminution de i68 69 contenue dans les inflorescences. est devenue moins riche.

lorsque. l'huile essentielle semble retourner dans les organes verts. les auteurs ont . i'' Stade : Avant la floraison. la dessiccation de l'inflorescence a été particulièrement la importante.208 FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS à ce que l'on avait observé durant la précédente période. cesse l'afflux des principes nutritifs dans la fleur. Puis. ce mécanisme. On observe en outre qu'il y a eu consommation de matières odoL'étude suivante précisera. mais avec un déchet final qui correspond à une consommation. Répartitions successives des principes odorants entre les divers organes de la plante. les réserves étant faites. à un gain d'huile essentielle réalisé par l'inflorescence. MM. la fécondation accomplie. rantes. Charabot et Laloue ont obtenu les résultats que nous allons indiquer. formant cortège aux hydrates de carbone qui. et par conséquent à en chasser une partie des principes dissous. De sorte que. d'ailleurs. après s'être solubilisés. transporte de Ces résultats permettent de penser que l'essence se la feuille vers la fleur. A ce moment -là. correspond une perte subie par les organes verts et inversement. d'ailleurs. En comparant la — composition des essences extraites des eaux de distillation à celles des essences correspondantes qui ne se dissolvent pas dans ces eaux et que l'on sépare par conséquent par simple décantation. se mettent en marche pour aller alimenter ce dernier organe. Elle a donc contribué à augmenter pres- sion osmotique dans cet organe. En analysant les différentes huiles essentielles extraites aux stades considérés.

,

PLANTES ANNUELLES
constaté que les
tielle,

209
l'huile essen-

composés terpéniques de
les

et

principalement •
le linalol,

constituants

terpéniques

autres que

sont plus solubles que l'estragol.

Cette observation a permis ensuite d'établir les solubilités relatives

des huiles essentielles étudiées.

On
2"

a

pu

voir que, chez la plante jeune, l'essence de

tiges est plus soluble

Stade

:

que l'essence de Début de la floraison.

feuilles.

La

floraison

commence
que
les

sur les tiges périphériques unies à la tige

centrale par la partie inférieure de celle-ci.

Il en résulte premières inflorescences apparaissent sur les

tiges les

plus vieilles.

Cette remarque

va avoir son

importance.

Les premières inflorescences formées renferment une
huile
essentielle

moins soluble que
la plante.

l'ensemble

dés

organes verts de
rescence, des

et Laloue pensent que, dans l'inflocomposés terpéniques ont été consommés alors qu'une essence riche en composés terpéniques a

MM. Charabot

pris

naissance

dans

les

jeunes pousses. L'hypothèse
la

de

la

consommation chez
le

fleur

sera justifiée plus

loin.
le poids de toutes les subsorganes verts d'un pied et, à plus forte rcuson, dans un pied tout entier, puisque celui-ci s'est accru des inflorescences.

Depuis

stade précédent,
les

tances a

augmenté dans

S*"

Stade

:

Floraison avancée.

Le second

et

le

troisième stade sont assez éloignés. C'est pendant l'intervalle

a eu lieu et
constate

compris entre ces deux stades que la floraison que la fleur a accompli ses fonctions. On
que l'essence
,

d'inflorescences

est,

à l'époque

considérée

plus soluble que l'essence des organes verts

210

FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS

alors

cédent.

que l'on avait observé le contraire au stade préDurant la période de la floraison, on a précisément constaté une perte de principes odorants subie par
organes verts
a été
et

les
et

un gain effectué par

les inflorescences,

on

amené

à conclure à la migration des composés

odorants de

la feuille vers l'inflorescence.

L'observation

que nous venons de relater corrobore cette manière de voir, en indiquant le mécanisme du phénomène. En efî'et. on conçoit qu'une portion relativement soluble de l'essence, en dissolution d'abord chez la feuille, gagne la tige par osmose et se déverse ensuite dans la fleur, où au travail de la fécondation et à la formation des réserves correspond un appel de matériaux organiques. Chaque fois que la combustion des substances, leur condensation ou leur insolubilisation produira dans la fleur un abaissement de pression osmotique, des principes immédiats s'y rendront venant de la feuille;
les essences

y seront appelées ainsi, tout

comme

les

autres substances; mais, produits

peu solubles arrivant

dans un milieu qui en renferme déjà, elles se précipiteront et pourront s'accumufer de la sorte en divers points de leur itinéraire. Malgré que la solubilité de
l'essence soit

devenue moindre chez
la solubilité

la feuille

que chez

l'inflorescence, par suite d'un appel de produits solubles

dans ce dernier organe,

de l'essence d'in-

florescences ne s'est pas accrue; c'est
l'essence de la plante entière

que

la solubilité de

a décru elle-même à cause

de
Il

la diminution de sa teneur en composés terpéniques. en résulte que ces composés relativement solubles sont partiellement consommés dans l'inflorescence. Mais

jusqu'ici la

production

l'a

emporté sur

la

consom-

mafion.

PLANTES ANNUELLES

211

L'analyse des essences montre que ce sont bien les

produits solubles (le linalol et surtout les autres
posés terpéniques) qui ont disparu de
la

comLes

feuille.

auteurs ont constaté que, dans l'inflorescence, les produits les plus solubles (composés terpéniques autres

que
c'est

le linalol)

proportion que
plante entière

n'augmentent pas dans une plus forte les autres substances. S'il en est ainsi, que précisément leur quantité diminue dans la
:

ils

sont partiellement transformés ou

consommés.

Maturité des graines. : On se souvient fx" Stade que, durant la dernière période de la vie de la plante,
le

poids d'essence a augmenté dans les parties vertes et
les inflorescences.

décru dans
en.

La
les

substance odorante,

s'accunmlant à nouveau dans

organes chlorophyl-

liens,

y

est

redevenue plus soluhle. Cela tend à montrer
fin

que, à

la

de

la

végétation, l'essence
les

non

utilisée

retourne en partie dans
retour à la tige et à

organes verts. Malgré ce

la feuille, la solubilité
;

de l'essence
c'est

d'inflorescences ne semble pas avoir décru
tra\ail

qu'un

chimique

s'est

accompli, augmentant

la solubilité

de l'essence de la plante entière. Effectivement, l'analyse
a montré qu'il
et de

y avait eu une consommation destragol composés terpéniques qui l'avait emporté sur leur
et

production,
l'estragol.

cela

notamment en

ce qui

concerne

L'étude du Basilic a conduit à des conclusions dont
il

s'agit d'établir la généralité.

212

FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS

Plantes vivaces.
Nous
allons

examiner

les

différents

exemples de

plantes vivaces énumérés au début de ce cliàpitre.

I.

ORANGER A FRUITS DOUX

de feuille d'Oranger à fruits doux concomposés terpéniques de la série du géraniol (géraniol, citral, probablement linalol, terpènes) les
L'essence
tient des
;

alcools s'y trouvent partie à l'état libre, partie à l'état
d'éthers.

MM.
ment
:

E. Charabot
trois

et

Laloue* ont examiné

les

organes

végétaux à

stades successifs de leur développe-

I" Stade : Rameaux très jeunes. La distillation, en ayant soin toujours d'extraire l'essence des eaux, a conduit à des résultats dont on peut tirer les déductions
suivantes
Ici
:

encore
tiges

les feuilles

sont sensiblement plus riches

que

les

en composés odorants.
la feuille toute
le

de vue absolu,
dant.
1"

De plus, au point jeune renferme près de
poids de
tige

douze fois plus d'essence que

correspon-

Stade

:

Rameaux

de développement moyen.
:

— On

a fait les observations suivantes

La
»

propjortion d'essence a baissé dans la

tige sèche;

E.

1906,

t.

Charabot et G. Laloue, CXLII, p. 798 et p. 860.

1,

1906,

t.

XXXV,

p.

912;

2,

PLANTES VIVACES

2[2

on en

(o,o92

— 0,020 =

voit

néanmoins
feuille)

apparaître

un poids nouveau

o'^^'Soôy dans le poids de tige corres,

pondant à une
poids primitif.

égal à

près de trois fois le
.

En même temps

dans
et la

la

feuille

,

la

proportion centésimale a augmenté,
lue d'essence s'est accrue de 0,-55

— o,295 = o™^%46o.
il

quantité abso-

Dans

l'ensemble des

deux organes,

y a eu une aug-

mentation du poids d'essence s'élevant à

0,847
Par conséquent,
dans
la

— 0,320 = o'^^^SSy.
correspond à une

l'intervalle considéré

période de formation active de l'essence: l'accumulation
tige
est

importante au point de vue absolu,
par rapport à celle des autres mavieux.

mais
S""

elle se ralentit

tières.

Stade

:

Rameaux

Dans

ces

l'huile essentielle se trouvait distribuée d'après les

rameaux, donfaçon
on
»

nées ci-dessous.

La proportion
sensible

d'huile essentielle a décru d'une

dans
le

la feuille et sui^tout

dans

la tige.
,

Dans

poids de tige correspondant à une feuille

obseiDe une diminution de o.o92
c'est-à-dire

contraire,

— o,o48 = o'"^%o44 au de 5o Dans chaque y augmentation de 0,939 — 0.755=
Yofeuille
il

a,

o"'^',i84

du poids
entre les
la tige

d'essence; de sorte que, en

somme,
d'huile

il

y a eu

formation d'une

nouvelle quantité
stades.
la

essentielle

deux derniers

Mais l'écoulement dans

ne compense pas

odorants dans cet

consommation de composés organe ou plutôt leur départ vers

d'autres parties de la plante.

214

FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS

2.

ORANGER A FRUITS AMERS

Formation et distribution de l'essence dans les parties vertes.

I*'

Laloue

MM. Stade : Jeunes pousses. ont observé les faits suivants
*
:

Charabot
chez

et

Comme
Basilic,

chez l'Oranger à fruits doux,
les feuilles

comme

le

on constate que

sont plus riches en

essence c/ue les tiges.

De

plus, en valeur absolue, la feuille renferme envifois

ron cinq
2"

phi s d'essence que

le

poids

de tige cor-

respondant.

Stade

:

Rameaux
donné
lieu

vieux.

Des rameaux vieux,
les

provenant des arbres
cédents, ont

même
la

qui avaient fourni

pré:

aux observations suivantes
et cette

Dans
tielle

la

matière sèche,

proportion d'huile essendiminution

diminue pendant

la végétation,

est surtout sensible chez la tige.

D'une façon plus
la

précise,

au second stade considéré.

quantité d'huile essentielle contenue dans une feuille

est

devenue environ
Il

le

double de ce quelle était au pre-

mier stade.

en est à peu près de

même

de la quantité

d'essence contenue dans la portion de tige correspondant

à une feuille.

Cependant, chez

la tige,

l'augmentation
la feuille.

est relative-

ment plus grande que chez
Charabot
t.

Dans
XXXI,

l'intervalle

1

et

Lalove,

1,

1904, 3« série,

t.

p.

88^

1904.

CXXXVIII,

p. 1229.

PLANTES VIVACES

215

des deux stades considérés, le poids d'huile essentielle qui apparaît dans chaque feuille est de

i,5o7
le

— 0,786 ^ o™s%72i
feuille est

;

poids d'essence formé ou accumulé dans

la

portion

de tige correspondant à une
G, 336

de
.

G.

1

52

=

G™^^'.

t84

Répartitions successives

des

divers

composés odorants

entre la feuille et la tige.

niques

Pour étudier la distribution des composés terpéet le mécanisme qui préside à leur circulation, MM. Charabot et Laloue ont comparé tout d'abord la
distilla-

composition d'une essence extraite des eaux de
tion à la composition de l'essence correspondante

demeu-

rée insoluble. Ils ont ainsi établi la solubilité relative

des constituants de l'huile essentielle. Ces constituants

appartiennent à
et l'analyse et

la

série

du

linalol
le

et

du

(jéraniol,

des essences comporte

dosage des éthers

des alcools, l'établissement de

la

composition des

mélanges alcooliques. On constate que l'essence dissoute
soute.

est

éther et plus riche en alcool libre que l'essence

moins riche en non dis-

De

plus, chez la première

,

la

portion alcoolique

est plus riche en géraniol

que

la

seconde.

Chez
la
tiges.
Il

les

jeunes pousses, l'essence de feuilles possède

composition d'un produit plus soluble que l'essence de

en est de

même

au second stade, où

la solu-

bilité

de l'essence de tige a encore sensiblement dimiles résultats

nué.

Nous appuyant sur

obtenus précédem-

216

FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS
et

ment

sur ceux que nous venons d'énumérer, nous
à

sommes amenés
tion et la
essentielle,

préciser

les relations

qui existent

entre la feuille et la tige en ce qui concerne la forma-

circulation des

composés odorants. L'huile
sépare chez celle-ci

formée dans
:

la feuille, se

l'une d'elles entre en dissolution en deux portions dans le suc végétal aqueux l'autre constitue l'excès non dissous. Or on sait que les condensations qui se
,

produisent dans
pression

la

tige ont
si

pour

effet

d'y réduire la

osmo tique,

bien que, appelées par les lois

de

la

diffusion, s'y rendent toutes les substances dis-

soutes de la feuille.

Et
partie

alors

les

matières

plus solubles

arrivées chassent de la solution, qui se sature vite,

nouvellement une

des substances moins solubles.
la

Ces substances
continuant son

s'accumulent donc dans
de la plante qui

tige

qui,

rôle d'organe de distribution, envoie,

dans

les

parties

consomment, un ensemble de principes demeurés en dissolution. Et ainsi, l'essence que l'on trouve dans la tige s'enrichit constamment en principes
par suite de

peu solubles. Chez la feuille, l'équilibre se maintient la formation continue de nouvelle matière. Ce mécanisme se trouvera encore confirmé lorsque nous étudierons l'évolution des composés terpéniques.
Distribution de l'huile essentielle dans la Jleur.

11 s'agit là d'une essence renfermant, en même temps que des composés terpéniques dont les principaux se trouvent aussi dans la feuille, un composé non-terpé-

nique, Vanthranilate de méthyle.

Les boutons

floraux

et

les

fleurs

épanouies

dont

l'huile essentielle s'accumule dans celle-ci. 2 E.PLANATES VIVACES 217 MM. en fin de récolte. la fleurs. p. 937. p. Les expériences ont porté sur des poids de fleurs variant de 3o à 5o kilogrammes. Au début de florai- dans un même lot de soigneusement séparés d'avec de la récolte. CXXXVIIl. 1904. CXXXVII. 7 . t. montre que. J904. p. MM. en tenant compte de la portion contenue dans les eaux de distillation. O. t. Charabot tige feuille et la de et Lalole^ ont Mandarinier à deux 1 E. L'extraction de l'huile essenBoutons floraux. chez le bouton d'Oranger. 1904. 2° Fleurs épanouies. été la A même opération a été répétée pour contrôle des résultats. 996. 2. XXXI. 2. 1. Pendant l'épanouissement de la fleur. Les pétales ont été séparés d'avec les autres parties de la fleur. les les fleurs boutons ont épanouies. son fin le CiiARABOT et Lalole^ ont fait rexamen comparatif la provenaient des et mêmes arbres. p. Laloue. 3^ série. 193. tielle. t. 1. Le parfnm chez lu plante. 1513. XXXI. Les premiers organes renferment la majeure partie i*" — — de l'huile essentielle de la fleur: ils en contiennent également la plus grande proportion centésimale. Laloue. Pour examiné cette la étude. 3^ série. Charabot et G. t. MAXDARIMER Formation et distribution de l'essence dans les parties vertes. 1904. Charabot et G. la proportion centésimale et le poids absolu d'essence sont plus élevés qu'au début.

le La présence des essence. la feuille renferme. d'autre part un lot de rameaux contenant feuilles et tiges. i" Stade : — tiges. les tiges sont moins riches en essence Le calcul a montré que les rendements (en ce qui concerne la partie de l'essence séparée par décantation) ne dépassaient pas o. environ cinq fois plus d'essence que la Stade : Rameaux vieux.218 FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS stades différents de leur développement.33 — de 0. qui ont permis de plus riches en essence que vérifier i9o2. Dans le second part cas. d'une un lot de feuilles sans tiges. l'autre en que les feuilles sont les En tige. et que la quantité absolue d'essence produite par la plante est assez notable car pour chaque feuille. d'huile essentielle diminuait dans la matière sèche. on a constaté que pendant la végétation la proportion . l'une en i9o3. il tiges a réduit rendement en en résulte que.182 r=0"'S'. la partie de l'essence en dissolution n'a pas été extraite. au premier stade considéré. Jeunes pousses. de sorte que la comparaison a été faite entre les portions non dissoutes au cours de la distillation. .7. que les feuilles. le poids d'essence contenu dans la tige s'accroît 0. 2- valeur absolue. comme cela a lieu chez les jeunes pousses.55l . Deux séries d'expé- riences ont été effectuées. — Il a été distillé. l'intervalle des deux stades considérés.i5 YoLa comparaison des résultats obtenus au premier et au deuxième stade a conduit à la conclusion que le contenu dans une feuille augmente un peu. Comparant les parties correspondantes de l'essence. en s'adressant aux mêmes arbres. dans poids d'essence .

1117. richissait la la sensiblement en composés terpéniques. en effet. que première renseconde s'en- fermait une proportion croissante de méthylanthranilate de méthyle. On a constaté. les essences de feuilles et de sitions 2" tiges ont des compo- peu différentes. nous indiquerons que le méthylanthranilate de méthyle s'est montré sensiblement plus soluble que les composés terpéniques de l'essence. s'eni^ichissait en produit relativement la soluble. les résultats analytiques obtenus dans l'examen des essences aux deux premiers stades consi- on a vu que l'essence de feuilles. p. tandis que. XXVII. : Stade Rameaux vieux. Charabot. 3« série. Mais. 1902. 3.PLANTES VIVACES 219 (en ne tenant compte que de l'huile essentielle qui. complets. L'essence de feuilles et de tiges de mandarinier est formée principalement de méthylanihranilate de méthyleK Elle renferme en outre des composés terpéniques. Répartitions successives des divers composés odorants entre la feuille et la tige. . et à plus forte raison que l'essence des En comparant dérés. se sépare de l'eau). Jeunes pousses. — L'essence extraite des feuilles est plus riche en méthylanthranilate de méthyle. c'est-à-dire plus soluble que l'essence retirée des rameaux tiges. lors de la distillation. car teneur de l'essence des rameaux entiers en ces * com- E. au contraire. au préalable. Au début de la végéi^'^ Stade : — tation. à l'inverse de l'essence de tiges. t. Nous allons faire connaître les répartitions de ces corps entre la feuille et la tige aux deux stades considérés.

276 de terpènes. L'ensemble des résultats obtenus concorde avec les . il v a à la fois augmentation du poids de méthylanthranilate de méthyle et augmentation du poids de terpènes... on peut conclure qu'// y a eu formation d\ine quantité nouvelle de ces corps. la distribution de ces substances. 276 de méthylanthranilate de méthyle et 0. Dans la portion de tige correspondant à une feuille. 856^0'"^'% 176 elle de méthylantranilate de méthyle.2. tandis que le poids absolu de composés terpéniques diminue.o4i omgr. mais nous insistons bien sur le fait que la formation des composés odorants se ralentit par rapport — — — à celle de la matière végétale totale. entre les deux stades considérés et en ne tenant compte que de la portion de l'huile essentielle séparée par décantation.017 o. 0. s'effectue feuille i.220 FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS a augmenté malgré que leur proportion ait diminué dans les feuilles.o32 — — G. Par contre. Le poids absolu de méthylanthranilate de méthyle contenu dans chaque feuille augmente pendant le développement de celle-ci.39 0. Chaque gagne. La portion de tige correspondant à une feuille a gagné o.4i6 oi4o=o mgr. Voyons maintenant de plus près de quelle façon posés. perd i48 = o'"?%o9i de produits terpéniques.' Le poids de terpènes gagné par la tige étant supérieur à celui perdu par la feuille. // y a donc dans la feuille formation de méthylanthranilate de méthyle et dépense de terpènes (probablement départ à destination d'un autre organe).

GERAMUM composés odorants dans le La distribution des Géra- nium que présente un intérêt tout particulier. en ce sens cette plante. forte. 1 et les tiges et 1 dont le poids atteignait n'ont 13 kg. trace de tiges et pétioles. 1. p. Charabot organes de pétioles. 4. produit feuilles sont très moins dans le Midi de la peu de fleurs. la Laloue^ ont séparé les divers plante et soumis séparément à la distil- lation les feuilles. à savoir Charabot et 1 E. France. Avec ces 13 kg. une portion relativement peu soluble est précipitée alors que le reste continue son déplacement à destination d'autres organes. XXIX. produits les moins solubles. Laloue .. 2. GXXXVI.. là. tandis que les abondantes et exhalent une odeur très tout au très et MM.PLANTES VIVACES 221 précédents pour établir entre la feuille et la tige les : relations déjà indiquées les matières odorantes for- mées dans la feuille jeune sont en partie dissoutes et gagnent ainsi la tige par osmose. 3« série. elle con- tinue de produire des matières odorantes. ils pu obtenir aucune d'huile essentielle. puisque dans cet organe s'accumulent les . p. C'est ainsi que la solubilité de l'essence de tiges va en diminuant. même eaux en épuisant au recueillies. 838. 1903. moyen de l'éther de pétrole les Ce de la résultat apporte un argument de plus en faveur : manière de voir exposée précédemment. mais cette production va en se ralentissant. t. t. . 1467. qui pesaient -9 kg. Quant à la feuille.

Elles ont en ger le cas même temps permis d'envisa- d'une essence à constituant principal aldéhy- dique. la matière odorante feuille. effectuées en mars i9o5. p. 2. * E. ont Des plantations de Verveine. sur des rameaux ne formant qu'une partie d'un ou de plusieurs pieds. nous nous trouvons en présence d'un n'est . ne demandent pas un apport les fleurs. D'autre part. Formation et distribution de l'essence. . distribution des produits odorants. 808. 2 octobre i9o5. I. le t. CXLIV. au moment de la floraison. les composés odorants en soient absents. considérable de matériaux tige. après la fructification. p. l'autre. Chararot et G. Les études que MM. En le dantes chez extrêmement peu abonGéranium. 1907. VERVEINE Jusqu'ici les recherches exposées ont porté. 1907. le i6 sep: tembre i9o5. ChaRABOT et Laloue^ ont faites sur la Verveine (Verbénacées) ont eu pour but d'examiner à des stades différents de la végétation un nombre déterminé de pieds complets. 640. Il par l'intermédiaire de la donc pas étonnant que chez ce dernier organe se manifeste une circulation difficile et que en particulier. 4« série. lorsqu'il s'est agi de plantes vivaces (le cas du Géranium excepté). donné lieu à deux coupes l'une. t. p. cas 011 l'on aucun autre lieu d'origine ne peut attribuer à que la 5.222 la FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS tige est un organe de effet. et t. 1. 201. Laloue. GXLV.

d'huile 242 .. Dans chaque pied 77 — 56 = eu disparition de 387 — 280 = 07 mgr. une consommation. Entre s'est les i6 — 8=8 les accru de i6 contre. on a vu que. pendant la féconda- une partie de ses principes odorants. faible. — chargé d'essence. . a distillé — La floraison les encore irrégulière. le poids d'essence 6 mgr. Il y a eu également diminution dans la plante entière ce qui correspond à . deux stades considérés. il D'autre part. dans les tiges de chaque pied. les tiges. les feuilles et les inflorescences. PLANTES VIVACES i''"^ 223 était Stade : Floraison. La plante a consommé. car il a été observé que la plante n'avait pas augmenté de poids depuis le stade précédent. elle a diminué dans les feudles et surtout dans les inflorescences. et constaté que l'inflorescence est un peu moins riche que la feuille en huile essentielle. il y a — i92=:5omgr. d'huile essentielle a presque doublé dans la matière sèche des racines et des tiges. contrairement à ce qui a lieu fréquem- ment dans dans entre à ce stade de la végétation. mgr. dans les racines et de io mgr. 2 1 essentielle. tion. On séparément racines. les inflorescences. cas actuel. le est intéressant de faire remarquer que. organes d'un pied. la proportion d'essence contenue la tige s'est montrée particulièrement Examinant comment les' divers l'essence se trouve distribuée de vue 2^ absolu . au point comme en proportion centésimale c'est la feuille qui est l'organe le plus La proportion Stade: Après la fructification. Par feuilles et les inflorescences ont perdu un — = poids sensible de produits odorants : les feuilles.

en est de même contenu dans la pour l'inflorescence. Cette remarque mérite une attention particulière. en ce qui concerne l'Absinthe. chez la Verrenferme un poids d'essence particulièavec attention leurs résultats rement faible par rapport à celui Il plante entière. a déduit. les auteurs ont numépu remarquer que.2-24 FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS En examinant veine. d'autre rapport correspondant (B) établi entre les inflo- rescences et un pied entier. d'expériences On que nous indiquerons d'ailleurs plus loin. d'une part le rapport (A) entre tige et celui le le poids d'essence contenu dans la part contenu dans un pied entier. Ces rapports ont pris suivantes : successivement les valeurs . la tige riques.

Ainsi se trouve confirmé produits odorants de le fait de la migration des la feuille vers l'inflorescence. Les difi'érences qui se manifesdeux époques considérées sont celles qui l'accomplissement des fonctions correspondent à la fleur. Tous ces résultats montrent qu'en ce qui concerne les produits odorants. tent entre les le citral. . Et lorsque la fleur ne renferme qu'une fraction faible ou nulle de l'huile essentielle de la plante. Tenant compte des résultats obtenus on peut comla feuille et l'inflorescence à deux réservoirs communiquant entre eux à l'aide d'une canalisation qui serait la tige. La conclusion la plus nette à laquelle conduise l'exa- men des résultats fournis par l'analyse des essences est relative à la teneur élevée de Vessence d'inflores- . c'est-à-dire que la tige contient moins d'essence. de Et il ne faudra pas perdre de vue qu'il s'agit là d'une période de consommation de matières odorantes. principalement du géraniol. et l'aldéhyde cor- respondante. On conçoit aisément que le niveau du second réservoir soit d'autant moins élevé que la canalisation amène moins de matière.PLANTES VIVACES proportion infime de Tessence totale. L'essence de Verveine renferme des composés terpé- niques. il est naturel que chez la conduite. . la tige était précisément dépourvue de matière odorante. . Répartitions successives des composés les terpéniques entre divers organes de la plante. formée par la tige qui la relie à la feuille se manifeste une circulation insignifiante ou nulle. la part de l'inflorescence n'est pas indépendante de celle de parer la tige.

que l'essence qui reste en dissolution dans eaux de distillation est notablement plus riche en citral et plus pauvre en terpènes que l'essence qui se décante. Et là de la fécondation une partie des produits odorants parmi ceux-ci c'est notamment le citral qui disparaît. on constate que cool libre et celui de l'alcool poids de l'al- combiné n'ont subi aucune variation. C'est donc principalement à cette consommation qu'il y a lieu de les attribuer. . tandis qu'il y a eu une consommation importante de citral. la où l'essence a pris naissance.4 Vo dans l'essence de feuilles). En éta- blissant le bilan de la plante en ce qui concerne les le principes odorants. au lieu de 35. On constate aussi une diminution du poids du citral dans les feuilles d'un pied. On constate. une portion relativement soluble quitte feuille. En somme. . mais dans des proportions moindres.226 FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS cences en citral (53. au moment probablement par voie d'oxydation. . La composition de l'essence de feuilles ne subit pas. de variation sensible.4 Vo ^^* premier stade. l'essence d'inflorescences soliible que Pendant l'accomplissement des possède l'essence composition d'un produit plus feuilles. A ces variations correspond. Avant de passer à l'étude qui doit suivre. on s'en souvient. de fonctions de la fleur. nous devons remarquer que la teneur élevée de l'essence d'inflores- . en les temps. pour se rendre sont consommés. l'essence d'inflorescences s'enrichit en éther au contraire sa teneur en citral diminue sensiblement. c'est principa- lement sur ce corps que porte la consommation. dans l'inflorescence. . durant la même période. une consommation importante de produits terpéniques. Ainsi. même En la d'autres termes.

Quant aux feuilles. le citral est un principe tel relati- et l'on sait qu'un caractère a pour le conséquence. ABSINTHE Pour compléter leurs recherches. 4^ série. 1907. longtemps avant la racines ne renferment pas encore d'essence. Charabot et Lalol E ont examiné le cas de rAbsinthe et suivi cette * plante depuis son origine jusqu'à l'achèvement des fonctions de la fleur. 26 septembre lOo'i. au moment de la floraison. t. 280 et 483 . elles en contiennent une proportion notablement plus élevée que les tiges (proportion — Les : onze fois supérieure). floraison. la floraison se plantules repiquées à la fin produisit en juillet i9o5. 1907. 2. CXLIV. I. Charabot t. 152 et 435.PLANTES VIVACES 227 cences en citral peut être due en partie à ce que la modification qui donne naissance à cette aldéhyde est particulièrement active dans les organes en question. p. Ce dernier résultat est tout à fait conforme à ceux que MM. Comme 1 dans les cas examinés antérieurement. . 1. et Laloue. MM. E. Les semis ayant été et les faits au début du printemps i9o4 mai. transport b. Formation I" Stade et distribution de l'essence. de l'essence de la feuille à l'inflorescence. Charabot et Laloue avaient c'est obtenus avec d'autres plantes. Mais elle doit être attribuée aussi : en partie à un phéno- mène de migration vement soluble. p.

d'essence se sont accumulés dans les racines de chaque . Il y a eu. de plus. floraison avancée. parmi les divers organes. . formation d'une quantité importante d'essence jusqu'au moment de la floraison. racine . malgré une proportion d'essence devenue plus notable partout. Stade : 4 août i9oô. c'est parce que se sont surtout développés les organes en contenant le moins. les qui ont pris nais- 827 mgr. 34 1 36entière. Maintenant encore. Chez chaque individu. Mais cette formation coïncide avec un accroissement de la plante et il convient de ne pas oublier que la proportion des sance récemment. début de la la floraison. qui ne renfermait pas d'essence au pretige. c'est la feuille qui renferme la plus grande quantité absolue siblement d'essence. elle n'a pas varié dans la plante entière. dans dans la plante les feuilles. de 535 1 94 mgr. — La les Stade : lo juillet i9o5. Chez mier la feuille elle la La formation de est l'essence le par rapport à et le matière sèche assimilée entre pre- deuxième stade considérés demeurée sen- la même qu'au début de la végétation. inflorescences. Depuis pied le stade précédent. en renferment : — = — = — = . le poids de l'huile essentielle s'est accru dans les tiges. de 182 26 106 mgr. la Dans tous proportion d'huile essentielle a augmente. devient plus riche que organes. de io55 688 mgr. — L'accu- . Si. par conséquent. matières odorantes par rapport à la matière sèche est demeurée sensiblement 3^ la même qu'au premier stade. on constate que 6i mgr.2-28 FORMATION ET CIRCCLATION DES PRODUITS ODORANTS les feuilles dans 2" que se trouve la quantité la plus im- portante d'essence. a doublé. mier stade. .

les racines devient de plus On n'avait pas constaté de fait sem- blable clans le cas d'une plante annuelle. de 535 3oi 234 mgr. Une remarque s'impose remarque cieuse relative à l'intérêt ici au point de vue positif. La conclusion y a eu consommation de mala odorantes par suite du travail de cas fécondation. on subit donc une perte d'environ 28 Yq du précédent rendement absolu. depuis le stade précédent I*' qu'il s'est accumulé dans les racines 88 6i 27mgr. selon que la récolte est ou le 4 août.PLANTES VIVACES 229 mulation de l'essence dans en plus importante. les Dans nit expériences ci-dessus. Pour chaque pied on constate. au début du développement de la plante que se forment le plus activement les composés odorants. on arrive toujours à cette conclusion pratique efiectuée le 10 juillet qu'il y a intérêt à extraire l'essence avant que le travail de la fécondation ne soit accompli. La proportion d'huile essentielle diminue sensiblement dans les tiges. dans les feuilles. est qu'il le des inflorescences) . dans ce dernier cas. chaque pied fourio55 mgr. d'essence. En d'autres termes. — . dans les tiges. dans les inflorescences (et cela -malgré 272 les inflorescences. C'est donc = — = : — = — = — un accroissement du nombre de io55 tières — 766 = 289 mgr. 2" que le poids d'essence a baissé de 182 105 27 mgr. Elle est identique à celle à laquelle les auteurs avaient été conduits dans du Basilic. ou seulement 766 mgr. floraison achevée. d'essence. de 827 55 mgr. 4" Stade : 2 septembre i9o5. enfin dans la plante entière. dans les feuilles et surtout dans ainsi que dans la plante entière. de choisir d'une façon judi- l'époque de la récolte des plantes à essences.

elle n'a pas varié sensiblement. de plus qu'au stade précédent. Dans la matière sèche de la tige. Par contre. mais un grand nombre de ces dernières provenaient d'une abondante poussée nouvelle qui s'était produite vers la base. puisque la proportion de l'huile essentielle dans la matière sèche n'a pas varié. . dans ces organes. En somme. Il y avait lieu de tenir compte de cette circonstance dans l'interprétation des résultats. c'est à l'apparition des feuilles nouvelles que cette production doit être attribuée. — = . La proportion d'huile essentielle dans la racine a encore augmenté d'une façon considérable. — = — = sence ont disparu. notables. due à la poussée nouvelle. On en trouve. le poids d'essence dans la tige a diminué de io5 48 mgr. Si l'on trouve maintenant dans la plante entière une augmentation de 938 172 mgr. 272 218 54 mgr..230 FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS Les fleurs et les feuilles commençaient de se dessécher. . du poids de 766 l'essence. — = . s'est enrichie en essence après avoir subi des pertes . Dans l'inflorescence on constate une diminution mais si l'on examine la plante entière on observe que celle-ci. par suite de la poussée nouvelle. la proportion d'essence a augmenté un peu dans la feuille sèche. d'es- — continue. Dans les inflorescences. tandis que chez les feuilles on ^7 constate une augmentation de 558 3oi 257 mgr. racines l'accumulation de l'essence dans les loo 88=17 ragr.

thiiyone. on a vu que celle-ci était un peu plus soluble que la première. plus soluble que celle des feuilles. Comparant l'essence de tiges à celle de feuilles. L'essence d'Absinthe renferme partie à l'état libre. — On : 26 septembre i9o4. de ces deux organes. 3® i9o5. On a constaté que. — la thuyone. 2*^ Stade : 10 juillet i9o5. dans ce cas encore. à tous les stades. partie à l'état d'éther. début de la floraison. cétone i'^^' notamment du : thuyol. floraison avancée.PLANTES VIVACES 231 Répartitions successives des composés terpéniques entre les divers organes de la plante. longtemps avant constatera. celui dans lequel s'efîectue la consommation. et de la correspondant au thuyol. la Stade floraison. Ils ont montré. le poids d'essence diminuait et dans la feuille et dans l'inflorescence. il s'est formé du thuyol et de sence . Comme on l'a constaté pour le Basilic Tessence d'inflorescences est devenue plus soluble pendant l'accomplissement des fonctions de la fleur. Cette essence est. en effet.^ Les résultats analytiques ont établi que c'était l'inflorescence. que la diminution du poids des composés terpéniques était particulièrement sensible pour le thuyol. Quel est. Pendant l'intervalle compris entre le premier et le second stade considérés. pendant la fécondation. tandis que dans les inflorescences le poids : Stade 4 août — . que l'es- extraite des eaux renferme des proportions moindres de thuyol combiné et de thuyone une proportion plus élevée de thuyol libre que l'essence séparée par décantation. .

car cette fois perte relative est . augmentait malgré une diminution de la quantité d'essence. au contraire. elle subisse encore une Stade : 2 septembre 1^00 . l'in- Remarquons bien. 4^ Il active au moment de la fécondation pour la en dépit de l'apport perte. fait par feuille. tandis que la tige. en des effet. comme nous l'avons fait jusqu'ici . L'essence continue de disparaître partiellement de florescence. le poids de tous les composés terpéniques augmente par suite de la nouvelle poussée. . il Dans ces faut qu'il chez la fleur une con- sommation que. L'huile essentielle parmi ceux qui paraît donc retourner la en partie dans les organes verts. supportée principalement par le thuyol libre c'est-à- dire par le constituant le plus soluble ont été dosés. une abondante poussée produite apportant des feuilles nouvelles et venant par conséquent rajeunir la plante. entre troisième et le quas'est trième stade considérés. Il y a donc lieu de penser.232 FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS de ce même principe. a continué de se vider. La a été formulée dans le cas même conclusion du Basilic. qu'il s'agit toujours ici mêmes sur organes. qui est relativement soluble. Tous les principes odorants qu'on a dosés ont con- tinué de s'accumuler dans la racine. floraison avancée. La disest la parition d'essence constatée dans l'inflorescence observée la maintenant différente de durant précédente période. aucune inflorescence les ne s'étant formée jeunes celle pousses. Dans la feuille. conditions. le — ne faut pas oublier que. lorsque fleur a achevé d'accomplir ses fonctions. qu'un y ait mélange relativement soluble est déversé de la feuille dans la fleur.

les observations de MM. les organes de consommation.PLANTES VIVACES 233 Conclusions. En arrivant dans un milieu déjà saturé de produits analogues. Il les essentielle consommée dans probable que est possible même même rantes organes verts produisent en temps de nouvelles quantités de matières odol'expérience permet seulement de constater que la différence entre la production et la consommation se chiffre par une perte au moment de l'accomplissement . Elle se rend de la feuille dans la tige l'inflorescence. tandis que le reste. La conséquence pratique de est cette dernière conclusion que la récolte des plantes à parfums devra être . des fonctions de la fleur. obéissant de là. façon plus ou moins sensible. qui forme un mélange relativement soluble. En même temps que fécondation. est travail de la et une certaine quantité d'huile l'inflorescence. diff'user à travers les continue de se membranes. pénètre dans la tige. une portion se précipite. Charabot et Laloue permettent de formuler les conclusions suivantes jeunes. par osmose. En résumé. : dans aux lois de la difî'usion une partie entre en dissolution et. en partis'accomplit le culier dans les inflorescences. Elle continue de se former et s'accumule jusqu'à la floraison. : La matière odorante apparaît dans les organes verts mais avec une activité qui se ralentit d'une et. pour se rendre dans.

tation partielle. canaux sécréteurs. en certains points particuliers. la solubilité évidente duits odorants. . les principes Cet acte accompli redescendre odorants paraissent dans la tige et d'une manière générale dans les organes autres que la fleur. leur lieu d'élaboration. soit sous formes de transport. vers toutes les parties de la plante. se précipiter. Charabot dans et produits odorants circuleraient la plante soit sous forme de solutions aqueuses. Charabot faite Laloue nous ont acquérir. Il n'y aurait pas non plus dite. migration provoquée probablement par la dessiccation des inflorescences qui entraîne toutes choses égales d'ailleurs une augmentation de la pression osmo tique et une précipi. TscHiRCH de ses élèves. c'est-à-dire avant l'acte la fécondation. avec les résultats de l'étude anatomique que nous avons chapitre précédent. des les dire que. Ils pénétreraient ainsi de proche en proche de la feuille. cette consommation. Il importe maintenant de fait relier les notions que recherches chimico -physiologiques de et MM. dans l'eau (solubilité plus ou moins grande) des pronous conduisent à' ne pas adopter. Ils pourraient. Cette grande facilité de transport. et ce sont ces points que nous etc. les vues de et M.23i FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS effectuée un peu avant de . déjà saturés d'huile essentielle. à envisager de sécrétion proprement mais un dépôt d'essence dans certaines cellules qui auraient la pro- priété de précipiter de leurs dissolutions aqueuses les . des principes les moins les solubles. dans le Nous venons de Laloue. telles que les ont présentées leurs auteurs. sur place. nommons cellules sécrétrices. d'après MM.

allemande a désigné ces Harzbehàlter de de les semble qu'il : serait plus logique appeler en français cellules à huiles même que Ton dit cellules à tanins. Tschirch donne le nom de couche résinogène. l'école nom d'organes le nom de réser. que le botaniste s'arme de réactifs véritablement micro-chimiques des principales substances contenues dans les huiles essentielles. la vraie méthode d'analyse et botanique des phénomènes de transport des matériaux constitutifs des essences. pour être désignés sous voirs. réservoirs à huiles essentielles. pour pourphénomènes.. Déjà. les phénomènes de Enfin organes qui contiennent les essences devraient cesser d'être désignés sous le de sécrétion. PLANTES VIVACES 23o formes dissoutes. à notre avis. les huiles donc sous l'une de ces deux formes que membranes des cellules à essence ou des cellules actives des appareils sécréteurs. il Quoi chercher. s'expliquerait mal ou du moins devrait -on lui Dans ce cas. à laquelle membrane mucilagineuse M. d'ailleurs. C'est dans cette voie qu'il faudrait en soit. le rôle de la . suivre plus avant l'étude de ces semble nécessaire. organes sous et il le nom de Sekretbehàlter essentielles. au et lieu de canaux qu'il poches sécrétrices. retirer la les plus grande partie de son importance dans précipitation des essences. de dépôt . . ou de détruire C'est essentielles traverseraient les les formes de transport.

la plante a été considérée dans l'ensemble de ses organes à divers stades d'une vie d'une évolution normales. t. D'autre part. a envisagé une autre question fort intéressante celle de l'apparition du parfum chez plante Il la fleur préalablement séparée de la et livrée par conséquent à ses seules ressources. A. . Passy * émit l'hypothèse que certaines fleurs coupées la fleur de Jasmin par exemple. tel autre procédé prolongeant au contraire la vie de la fleur et permettant de capter. Hesse . m^is bien dans d'autres organes et. M. .236 FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS Les produits odorants chez la fleur isolée. . M. GXXI. sont susceptibles de produire du parfum si on les maintient dans des conditions qui en prolongent la vie. celui qui se formera éventuellement au cours de celle-ci. 783. Hesse a déterminé la quantité de matière odorante fournie par différentes fleurs selon le procédé d'extraction employé tel procédé arrêtant brusquement la vie de la fleur et par conséquent fournissant uniquement l'essence accumulée lors du traitement. 1 J. 1895. Passy. . dans l'appareil chloroet phyllien. Remarquons bien qu'il s'agit ici de fleurs séparées de la plante. La question de la formation et de la circulation des composés odorants vient d'être examinée dans le cas le plus général. y a quelques années. en plus du parfum déjà formé au moment où l'expérience commence. J. p. en particulier. celui où la matière odorante n'apparaît pas seulement dans la fleur. Partant de cette idée.

p. d'autre part. ne renferme ni anthranilate de méthyle. Aussi M. 2281 et 1902. 291.LES PRODUITS ODORANTS CHEZ LA FLEUR ISOLEE 231 LE PARFUM CHEZ LA FLEUR DE JASMD» faite Une première étude que tils sur le Jasmin a montré* le produit extrait au moyen des dissolvants vola- Or M. tandis que. min s'obtient par enfleurage à froid c'est-à-dire en abandonnant pendant vingt -quatre heures les fleurs au contact de la graisse froide. ni indol. 1901. que la pommades de pommade de Jas. c'est-à-dire après la cueillette de la fleur. XXXIV. Dans ces conditions. 1385. du produit de 1 « 3 A. t. Hesse. Erdmanx-^ nilate de a bien signalé la présence de l'anthraextraite méthyle dans l'essence XXXIII. D'ailleurs dans une . XXXIV. publication ultérieure. Hesse. sence extraite de la la cueillette pommade et paraît se former après de la fleur. A. t. p. lors de l'épuisement au moyen de l'éther de pétrole. p. 1900. Hesse Jasmin. t. Hesse a-t-il conclu de son observation que l'anthranilate de méthyle et l'indol prennent naissance pendant l'enlleurage. les résultats suivants : le i'' même savant^ a fait connaître par enfleurage. p. la vie de la fleur est immédiatement arrêtée. XXXV. on peut admettre que les fonctions vitales continuent de s'exercer. t. . M. les fleurs de Jasmin fournissent environ dix fois phis d'essence que par extraction au moyen des dissolvants volatils 2'' l'anthranilate de méthyle existe réellement dans l'es. a précisément caractérisé ces corps dans l'essence provenant de l'épuisement des On sait. Erdmann. 28. 1901.

Hesse*. l'éther de pétrole renferme cependant i de méthyle. XXXIV. il résulte nettement des expériences de M.238 FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS l'épuisement des fleurs au et moyen de l'éther de pétrole combattu il les conclusions de M. L'essence obtenue par distillation analogue à thranilate celle . Après avoir les fleurs par enfleurage matière odorante. . 3° distillation des fleurs retirées des châssis et épuisement des eaux Les résultats qu'il a obtenus peuvent être ainsi résumés est et interprétés. en réalité. mais pas d'indol. Erdmaxn sur la présence de l'anthranilate de méthyle dans l'essence retirée des produits par la méthode des dissolvants volatils soit justifiée ou non. 2916. L'auteur a soumis différents lots de fleurs aux divers traitements volatils . en les précisant. vapeur d'eau enfleurage . pommade contient o. i° extraction au moyen des dissolvants et épuise- 2° distillation avec la distillées . Hesse. d'anméthyle et environ 2. leurs teneurs en anthranilate de De plus. Hesse extraite de la — 5 ^o d'anL'essence thranilate de 1 A. t. p.5 Yo d'indol. les observations antérieures. .3^/q. Que l'opinion de M. mais. Hesse et le . 24 o. mot reste M. n'a pas effectué d'essais comparatifs entre dernier les divers à procédés d'extraction. une quantité importante de de Jasmin en emportent autant qu'elles en renfermaient avant l'opération. Un fourni fait particulièrement frappant. provenant des extraits au elle moyen de . 1901. les différences des essences au point de vue de méthyle et en indol sont est considérables. dont les résultats que nous allons indiquer confirment. ment des eaux de distillation.

par épuise- ment au moyen des dissolvants volatils. t.LES PRODUITS ODORANTS CHEZ LA FLEUR ISOLEE 239 que la fleur. 1457. ce dernier chimiste^ annonce obtenu avec les fleurs de Jasmin. Dans une publication ultérieure. 1904. mais seulement cinq fois plus. un rendement double de celui qu'il a indiqué précédemment. l'anthranilate de LE PARFUM CHEZ LA FLEUR DE TUBEREUSE La Tubéreuse appartient. . conclusion qui d'ailleurs se trouve confirmée par des essais etfectués sur la Tubéreuse. en particulier. A. c'est-à-dire lorsqu'on la prolonge sa vie après produire qu'il a cueillette. Hesse pense que méthyle et l'indol. p. Hessefleur de Jasmin. pendant l'enfleurage. M. XXXVI. comme catégorie le de plantes dont la fleur est le seul Jasmin. Hesse. XXXVII. A. Ces corps s'y trouvent à l'état de combinaisons complexes se dédoublant aisément soit au cours de la distillation. Hesse. M. à la organe odorant. t. est susceptible de une nouvelle quantité d'essence. soit pendant l'enfleurage. a fait avec la fleur de Tubéreuse des la expériences analogues à celles qu'il a efTectuées avec Ses résultats lui ont monlrè qu'il se formait pendant l'enfleurage environ douze fois autant d'essence qu'il en 1 2 A. n'existent pas à l'état libre dans les fleurs de Jasmin. Cela ne modifie nullement la conclusion relative à la formation d'une certaine quantité d'essence pendant r enfleurage. Il en résulte que le procédé par enfleurage ne donne pas dix fois plus d'essence que l'extraction. p. A. 1903. 1459.

qu'elle peu près autant de matière odorante qu'elle en renfermait au début. Hesse la distillation titatifs. Hesse Zeitschel. 1901 . 78 gr. LE PARFUM CHEZ LA FLEUR d'oRANGER En moyen appliquant à la : fleur méthodes d'extraction distillation. LXIV.240 FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS existait primitivement dans la fleur. Il est donc hors de doute que des produits odorants prennent naissance pendant que se prolonge la vie de la plante. et MM. . les fleurs retirées des châssis avaient conservé : encore une cerfleurs taine quantité d'huile essentielle ooo kgr. Cette remarque nous suggérera plus loin des réflexions relatives au mécanisme de la formation des matières odorantes chez les conservé à la fin à plantes. macération. de fournissent par distillation. enfleurage. 245. d'Oranger les diverses épuisement au des dissolvants volatils. p. 1 A. et O. L'analyse a montre que l'essence retirée par enfleurage se différencie de celle que l'on sépare du produit d'extraction par les dissolvants volatils. t. A. par sa plus forte teneur la en anthranilate de méthyle et par présence de salicylate de méthyle. Mais il y a lieu de bien remarquer dès à présent que cette formation a été observée au cours a d'expériences durant lesquelles la fleur a constamment et cédé de l'huile essentielle à la graisse. 2e série. De i plus. d'essence. après enfleurage. qui fournit O. rendement pour 1000 kg. poids peu différent de celui qu'elles contenaient préalablement. Zeitschel^ ont constaté que c'est les meilleurs résultats quanle Par ce procédé.

deux catégories de fleurs : les unes. à l'aide de la pommade et. Toujours en rapportant les résultats à 1 000 kg. . environ 600 gr. 4oo gr. Toutefois les résultats fournis par cette étude démontrent bien que. M. renfermant à l'état de liberté la totalité de leurs principes odorants et incapables dès lors d'en produire à nouveau. fort l'enfleurage est le procédé d'extraction le plus rationnel pour pour les premières et le moins avantageux. Passy et que démontré M. Conclusions. continuant de fournir de fonctions vitales la matière odorante lorsqu'elles sont placées dans des conditions telles que . de produit retenu par les eaux de les distillation. au les secondes. ainsi que le pensait J.LES PRODUITS ODORANTS CHEZ LA FLEUR ISOLEE 241 de fleurs a été de 800 gr. pour 1000 kgr. de Il est matière odorante. la fleur d'Oranger ne continue pas de produire du parfum lorstaient encore de l'essence qui dans qu'on prolonge sa vie. à l'inverse de ce qui a lieu pour le Jasmin et la Tubéreuse. A. même si l'on il n'arrête pas leur vie. d'essence séparée par décantation et d'environ lioo gr. moins de 100 gr. Hesse émet l'hypothèse T* Le parfum chez la plante. Au point de vue pratique. Au moyen des dissolvants volatils. à l'aide de pommade la préparée à l'enfleurage. d'essence. y a lieu de conclure que contraire. Hesse. leurs puissent s'exercer encore les autres. obtenu une matière qui a fourni. A. préparée la par macération. de auteurs ont fleurs. de fleurs. ils ont obtenu. d'essence. vrai que les fleurs soumises à macération les et celles traitées par enfleurage empor- ne se trouve pas comptée rendements indiqués. Il l'a existe donc.

on trouve fréquemment des . Formation de produits odorants par dédoublement de glucosides. Pour arriver précisément à cette généralisation. ou bien encore sous l'influence des acides étendus ou des alcalis. d'autres sucres que le glucose. peut-être des glucosides. La formation du parfum chez la plante. en glucose aldéhydes.oxydes des aldoses ou des cétoses. I On a désigné tout d'abord sous le nom de glucosides et des principes immédiats extraits des plantes tibles suscep- de se dédoubler sous l'influence d'agents spéciaux appelés ferments solubles. Plus tard on a étendu cette désignation des principes immédiats fournissant. Nous généralisons plus loin cette hypothèse en nous appuyant sur l'ensemble des faits connus. nous pourrons invoquer de nom- breux exemples de formation de matières odorantes par dédoublement de glucosides. des dédoublement de certaines combinaisons. Tous les glucosides naturels sont envisagés depuis longtemps comme les éthers. Le dédoublement des glucosides par les ferments solubles ne fournit pas toujours les mêmes produits que leur dédoublement par les acides. diaslases ou enzymes. Dans les parties des plantes où l'on constate la présence des glucosides.).242 FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS plausible de la formation. à des matières odorantes. phénols^ etc. Nous décrirons ceux qui donnent naissance. par dédoublement. par dédoublement. à et en composés très variés (alcools. dans matières odorantes par le premier cas.

lactone. on rencontre. Au surplus. des aldé: hydes. ainsi que nous aurons l'occasion de le voir. une majorité de substances non terpéniques. on y voit figurer les fonctions chimicpies les plus variées. Yeiigénol. COMPOSÉS NON-TERPÉNIQL ES Nous mentionnerons. Yaldéhyde salicylique et vanilline la une . nylacétique des isosulfocyanates tels que l'essence de moutarde (isosulfocyanate d'allyle). le due au dédoublement de glucosides . des nitriles. un phénol. . V acide cyanhydrique . Multiples sont les exemples de plantes susceptibles de fournir des produits odorants par dédoublement de glucosides bien définis. mais un certain nombre d'entre eux. non pas indifFéremment tous les glucosides. les Passons en revue principaux d'entre eux. Mais. parmi les composés non-terpéniques dont la formation dans certains végétaux est salicylate de méthyle un éther. formique) et le nitrile phé. Parmi les composés odorants dont une semblable production se trouve jusqu'ici démontrée. Ils offrent cette particularité qu'ils ils sont capables de dédoubler non pas un seul corps. il est juste de le reconnaître. Valdéhyde benzoïque. I . Les enzymes des blent en mettant glucosides sont généralement enfermés dans des cellules l'influence desquels ces éthers se spéciales qui les séparent des substances sur lesquelles peuvent agir. la (nitrile coumarine .LA FORMATION DU PARFUM CHEZ LA PLANTE 243 enzymes sous dédouen liberté le sucre. les composés terpéniques s'y trouvent aussi représentés.

437. la salive duisent pas. p. 1 « 3 Procter. A. et J. 241 et 1872.) contenait un glucoside.24 4 FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS Formation de salicylate de méthyle. 249. La gaulthérine répond à la formule C^^H***0^ Elle i4o** sans cristallise en aiguilles se décomposant à fondre. XV. Par hydrolyse. de baryte. t. le salicylate de forme par hydrolyse de la gaulthérine sous t. SciiNEEGANS ScH^•EEGANs. — Proc- ter^ avait annoncé que l'essence de Bouleau (Betula lenta L. p. XLIV. L'enzyme susceptible de dédoubler la gaulthérine est connu sous le nom de bétulase ou gaulthérase^. 1843. de l'eau à i3o-i4o" en et vase clos.-E. . La gaidthérine et la bétulase (gaulthérase).-E. Elle réduit à chaud la liqueur cupro -potassique de Fehling. t. p. 1893. que du Betula lenta L. 17 . 1894. GCXXXII. elle fournit du glucose et du salicylate de méthyle chaleur : / COOCH^ Cette hydrolyse s'effectue la sous l'action des acides l'émulsine ne la pro- minéraux dilués. GXIX. XXIII. avons-nous dit. Dans méthyle la se nature. Sghneegans et J. t. Gerock^ ont réussi à isoler ce principe tant du Gaultheria procumbens L. 1. Gerock. et MM. A. 802. et Bourquelot. t.p.1894. La diastase. p. Il est soluble dans l'eau et résiste à peu près à l'action de la et du chlorure mercurique.

Desmoulière. M. 121. M. le salicylate de méthyle n'existe pas à l'état de liberté. Ce fait paraît assez général pour que l'étude de la diffusion du salicylate de méthyle dans le règne végétal corresponde à peu près à celle de la diffusion du glucoside qui est probable que — . Sur 9oo plantes examinées par lui. là encore. M. l'engendre et trouve dès lors sa place et ici. . comme dans les cas examinés plus haut. Kremers ^ M"« Martha M. A. H. p. Kremers et Martha M. M. lorsqu'on les froisse. 2 3 BOURQUELOT. XVI. 6e série.) développent une odeur de salicylate de méthyle. la formation de salicylate de méthyle chez la Tubéreuse au cours de l'enfleurage est due à un mécanisme du même genre. En i898. En outre. James. A. i6o en contenaient. p. VAN RoMBURGH a coustaté que le salicylate de méthyle est plus répandu encore qu'on ne le croit dans le règne végétal. M. Il provient du dédoublement d'un glucoside de établi ce fait qui est identique à Il la gaulthérine. t. cette réaction se manifestait quand on distillait ces mêmes feuilles le lendemain de leur cueillette. Il en résulte que le salicylate de méthyle n'y est pas contenu à l'état libre mais sans doute sous forme de glucoside.LA FORMATION DU PARFUM CHEZ LA PLANTE l'influence 245 la bétulase. Bourquelot^ a encore pour un certain nombre d'espèces de Polygala. 1904. tandis que les produits de la distillation des feuilles fraîches de certaines de ces plantes ne donnaient pas la réaction de l'éther en question. Diffusion du salicylate de méthyle dans le règne végétal. Mais. James» XIX. 1898. t. Kremer avait constaté que. 100. les jeunes pousses de Pensée [Viola tricolor L.a démontré que. Desmoulière.

Staphyléacées . Méliosmacées Ménisperma. . plante. 1905. Rutacées. Apocynacées. Bétulacées. déceler le salicylate de méthyle. cées. Pyrolacées. Asclépiadacées. Ternstrœ- miacées. 1 BouRQUELOT Hérissey . CXL.246 FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS les ont consigné dans un tableau toutes lesquelles plantes dans on avait pu. La fjéine et la géase. Ery- Euphorbiacées. mais prenant nais- sance par suite de l'action d'une diastase sur un gluco- BouRQUELOT et et H. C'est là une particularité qui rappelle ce que la l'on sait au sujet d'essences ne préexistant pas dans side (E. Polygalacées. Chrysobalanacées. Ebénacées. on peut constater que celleci ne présente pas d'odeur. Graminées. Oléacées. p. Rosacées. Mais si ensuite on la froisse entre les doigts et si attend quelques instants. Artocarpacées. Voici la nomenclature des familles dans lesquelles on rencontre des végétaux plus ou moins : riches en salicylate de méthyle Acanthacées. — l'on Si l'on arrache un pied de Benoîte (Geum urbamim L. Myrtacées. Bixacées. cées .) avec précaution. Myrsinacées. Lauracées. cette liste a été considérablement augmentée. Bignoniacées . 870. Ericacées. Sapindacées. . Sapôtacées. . Formation (rengénol. Styracées. Liliacées. de façon que la racine reste intacte. Rubiacées. Burséra- Caprifoliacées Célastracées . Violacées. jusqu'alors. t. Myristicacées. Dilléniacées throxylacées . Composées. l'odeur caractéristique se manifeste. Samydacées. Tiliacçes. Légumineuses. Hérisset*). Rhamnacées. Depuis.

de la poudre fermentaire. que le BouRQUELOT et Hérissey ont démontré. En effet. En effet. aucun les des ferments essayés par tine. ferments auteurs (émulsine. de composé odorant est l'eugénol. Le composé odorant de la racine de Benoîte provient du dédoublement de la géine. XLIV. qui est dextrogyre et légèrement réductrice. Ils Robiquet et Boutron-Charlard. bien qu'il ait été recherché dans plusieurs plantes fournissant de l'eugénol. side le BouRQUELOT et Hérissey ont donné à ce gluconom de géine. .Charlard constatèrent que l'essence ne préexistait pas dans l'amande amère. cor- rélativement à la formation d'essence. L'enzyme est un enzyme particulier. lorsqu'on ajoute à la solution d'extrait. Henry Glibourt avaient les déjà observé).) n'est susceptible de dédoubler glucoside. et BouTRON . Formation simultanée d'un principe aldéhydiqae (aldéhyde henzoïque notamment) ou cétonique et d'acide cyanhydrique. plus. MM. et qu'elle ne se produisait qu'en présence d'une autre substance contenue dans 1 amandes. t. on constate. p.LA FORMATION DU PARFUM CHEZ LA PLANTE 247 MM. Vamygdaline et V émulsine ou synaptase. Il n'a été rencontré que dans la Benoîte. Ils ont isolé aussi l'enzyme la capable de dédoubler géine et l'ont appelé géase. une augmentation et du pouvoir réducteur de la déviation (formation d'un sucre droit. que Robiquet la ^ — présence d'eau (fait était indispensable à son développeet ment que Planche. 1830. 352. En i83o. du Sterigmalocystis nigra le Tgh. vraisemblablement du glucose). inverv.

d'aldéhyde benzoïque et d'acide cyanhydrique : C20H27]STOii_j_2H^Or=2C«H^W + C^H^CHO+H. furent étudiées par LiEBiG Wœhler*. 185. Vémulsine^. de et tout nombre de semences de Rosacées. t. GGXLIII. Hérisdu Néflier du Japon (Erioboavait Prulaurasiné. 1905. p. Dans sine. LXIV. le nom de « laurocérasine ». ainsi que ses propriétés. trya japonica. c'est qu'elle trouve alors séparée de l'émul- L'amygdaline a tant d'un certain telles été encore obtenue cristallisée en parde Cerisier. de Pêcher. série. Les recherches plus récentes de M. dont 1 LiEBiG et WœHLER. la plante.CN ferIl Ce dédoublement s'effectue sous l'influence du ment. obtenu à l'état amorphe.248 FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS le isolèrent et lui principe le susceptible de fournir l'essence donnèrent et nom d'amygdaline. . pour glucoside des feuilles de Laurier -cerise. 1906. La composition de ce corps. Jouck^ n'avaient abouti qu'à l'obtention d'une matière amorphe. etc. p. 1885. t. p. HÉRissEY. de Prunier. 350. qui se trouve dans l'amande. XXIV. Lindl. ^ 2 Lehmann. La réaction caractéristique de l'amygdaline est son dédoublement avec formation de glucose (deux molécules). désigner le — Lehmann'* proposé. 6e p. XXIV.. 1. XXIV. 421. 2 3 ROBIQUET. t. que les graines Pom- mier. 326. lieu aussi sous l'influence des acides a chlorhydrique ou sulfurique étendus et bouillants. SET^ en partant de celles récemment par M. JoucK. t. t.). l'amygdaline n'est souvent pas dédouse blée.

Mais. plus heureux.a pu retirer de Sambunigrine. . son point et son pouvoir rotatoire. 2. L'émulsine la dédouble en glucose (une molécule). p. qui ont constaté en 1 même temps que 6e t.LA FORMATION DU PARFUM CHEZ LA PLANTE la 249 formule ne put être exactement établie. Danjou . XXIII. p. . p. accompagnant le composé dédoublable dans la feuille et dans l'écorce verte et existant seul dans les racines. p. M. GXLI. 3 E. mais elle en difTère par ses solubilités. 1.) et constater que ce corps existe non à l'état de liberté. HÉRissEY. et en aiguilles incolores répondant à la formule Elle est lévogyre. La présence d'un glucoside cyanhydrique dans le sureau noir a été confirmée par MM. aldéhyde benzoïque et acide cyanhy: drique. t. 959. série. l'acide cyanhydrique du sureau noir {Sambiicas nigra L. Bourquelot et E. 59. 2. 1. 1906. Hérissey' est arrivé à isoler des feuilles de Laurier-cerise et de celles du Coioneaster microphylla Wall. GXLI. 1905. CN. 17. un glucoside cristallisé. Guigxard. CHO + H . t. E. de fusion — mais sous forme de glucoside. XXIV p. selon l'équation C^H^'^O^ C'est + H^-0 r= C^H^'-O^ la -f C'^H^ . et t. 537. Daxjou^. 1905. 5. 2 GUIGNARD. La prulaurasine cristallise fusibles à 120-122*'. M. auquel il a donné le nom de prulaiirasine. un isomère de sambunigrine que nous allons étudier. Elle est dédoublée par un enzyme se comportant comme une émulsine. 1905. GXLI. Bourquelot et E. t. La combinaison cyanhydrique du sureau est différente de l'amygdaline.

Elle est lévogyre. de l'aldéhyde benzoïque et de cyanhydrique : Ci4HiT>s06 _[_ Dhiirrine. p. E. Ce glucoside. CXLI. BouRQUELOTet E. Gognard glucose (une molécule) l'acide . 2 3 Houdas. en donnant du glucose. CN. séchée à d'acide cyanhydrique. DuNSTAN et Hexry. Henry ^ des jeunes pousses du Sorgho vulgaire (grand Millet. Gt. Tous glucosides que nous venons de passer en revue fournissent. auquel ils ont donné le nom de sambunigrine. 1. 1905. de l'acide cyanhydrique et de l'aldéhyde para-oxybenzoïque. La plante. bien cristallisé. CXLI. 1905. p. sous l'influence d'un enzyme. ' L. La sambunigrine cristallise en longues aiguilles incolores fusibles à i5i-i52°.ont isolé ensuite le glucoside en question et constaté qu'il s'agit d'un corps nouveau. 598. Dakjou. p. Sa formule est C^^H*"?sO^ L'émulsine l'hydrolyse en donnant du le dédoublement de dont MM. dhiirrine retirée l'aldéhyde La par MM. E. t.•250 FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS cette substance et J. BourqueLOT et E. CHO + H . MM. t. appelé en Egypte Dhiirra shirDu>sTAN dont shabi) . 448. obtenu formule C^^H^-NO". par dédoublement. 153. de hauteur. t. possède la l'air et mesurant 3o — 35 cm. depuis longtemps des agriculteurs indigènes. donne une aldéhyde Houdas^ ont démontré l'identité avec l'aldéhyde benzoïque. 1902. LXX. a fourni par kilogramme jusqu'à plus de 2 gr. la toxicité est connue. . Danjou. apparemment identique à l'émulsine. H^O — et = C«H' W + C^H^ les et .ig>ard et J. en même de temps que du glucose benzoïque. se dédouble. L. de l'acide cyanhydrique.

Ce glucoside serait fusible. 1905. mais non identique à cette dernière. il est probable- ment identique lunatus L. p. 1904. Quant à l'enzyme.>s- TAx sa et Hexry des graines de Phaseolus hinatus L. à l^l'\ et formule serait G^^Hi'NO^ La phaséolunatine. en i9o6. un glucoside cyanogène tique. t. p. XXV. MM. 55. accompagnée d'une diastase ana- logue à l'émulsine. Pot^-er et Lees^. Br. 1906. la gynocardine. LXXVIII. Pot^-er cIGorxallS puis étudié à nouveau par MM. Dv>-STA>. Hexrt et Auld- ont. ^ Power Power et et Gor>all. Slade* la a extrait Sorghum >Tilgare d'Amérique. Ce Bixacées. plante de la famille des — . acétone et acide cyanhydrique. t. Les semences de Gynocardia odorata R. Gynocardine et gynocardase.LA FORMATION DU PARFUM CHEZ LA PLANTE 251 Glucoside da M. 88. cultivé — dans l'Amérique du Nord. 2 3 He>rt AuLD. Phaséohinatine . isolé un glucoside que M. à celui du Haricot de Java {Phaseolus principe dans des plantes La présence du gnées même aussi différentes et appartenant à des familles aussi éloiest digne de remartpie. en présence de l'eau. repris l'étude de la cyanogénèse dans le Limim usitatissimum (( Hayn. XXI. . fournissent 1 Slade. XX. t. en glucose. se dédouble. Il a identifié ce glucoside avec la phaséolunatine. 145 et 152. Lees. Jorissex avait déjà examiné en i883 sous le nom de linamarine ». p. 137. d'abord isolé par MM. Di. t. du Sorghum vulgare Pers. . d'après les auteurs. 1903. et p.). Ce même glucoside est aussi celui qu'on rencontre dans la racine de Manioc amer.. — Elle a été extraite par MM. un glucoside assez voisin de durrhine. DixsTAx.

2 Easterfield et Aston. et Aston ^ ont extrait un glucoside. LXVII. t. que renferme la plante le glucoside se dédouble en donnant deux molécules de glucose. tandis que. soit une trihydroxycétone C^H^(OH)^ En i9oo. tandis que la lotase n'a qu'une faible action sur l'amygdaline.. la gynocardase. Skey et ensuite MM. La lotase perd son pouvoir hydroly tique beaucoup plus rapidement que l'émulsine. Les produits de ce dédoublement sont le glucose (une molécule) l'acide cyanhy: . Dunstan et Lotiisine et lotase. la karakine. il est aisément dédoublé à la température ordinaire par un enzyme particulier. glucoside du Lotus ara- bicas L.. p. une trihydroxyaldéhyde C-^H^(OH)^ CHO. Easterfield Karakine. — 1 Dr. de l'acide cyanhydrique et une matière colorante jaune. lotusine répond à la formule C-**H^^XO*^ Par hydro- lyse au moyen de l'acide chlorhydrique dilué. p. XIX. petite plante de la famille des Légumineuses. M. isolé des graines. L'émulsine des amandes amères n'attaque la lotusine que très lentement. 191. Henry La ^ ont extrait la lotasine. Easter. Les acides étendus et bouillants l'hydrolysent avec difficulté. Un glucoside obtenu par MM. la lotase.NSTAN et Hexry. MM. au contraire. drique et soit . . 2o2 FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS glucoside cristallise en aiguilles fusibles à 162-163". de l'amande du fruit du Corynocarpiis Isevigata Forst. mais elle en diffère cependant à certains égards. t. ou sous l'influence d'un ferment particulier. LXVIII. — . à chaud. 224 et 1901. 1903. la lotojlavine. t. CO. p. La lotase peut être comparée à l'émulsine. 374. 1900. Sa formule est C^^H^^NO^ Il est dextrogyre. Anacardiacée de l'île nord de la Nouvelle-Zélande et des îles Chatham.

comme viil- plantes à acide cyanhydrique. Actuellement plus de 180 espèces. l'Ancolie {Aquilecjia garis L. D'après 2 3 Mallèvre. partielle de la — M. La vicianine fond à 160*'. Bertrand-. le — Ce sont le de l'acide cyanhydrique dans les règne recherches de M. celles de M. Greshoff. nous citerons. lévogyre.). Vicianine. 832. Le parfum chez 1. récemment. VAN RoMBURGH gnard. l'a auquel M. de M. CXLIII.LA FORMATION DU PARFUM CHEZ LA PLANTE 253 FiELD et Aston. R. la plante. a est donné le nom de vicianine. appartenant à plus de 3o familles de Phanérogames et quelques espèces de Cryptogames. qui ont et. Chez les Renonculacées . G. réparties entre 80 genres environ. Mallèvre* facile d'acide a publié sur le dégagement une relation cyanhydrique par les ( graines de la Yesce à feuilles étroites Vicia angustifolia Roth. p. sont indiquées comme productrices de cet acide.. Greshoff.). 8 . Ces feuilles doivent l'acide à la la propriété de produire de les broie cyanhydrique. Passons en revuç les différentes familles. t. Gui- plus largement contribué à augmenter nos connaissances sur l'existence de l'acide cyanhy- drique dans les végétaux. en ne nous occupant que des espèces ^ les plus intéressantes. Bertrand. quand on et avec de l'eau. certaines Renoncides (Banunculus arvensis h. 1906. n'est pro- bablement qu'un produit de l'hydrolyse karakine. qui découvert et étudié. Elle Distribution végétal. G. identique à présence d'une diastase qui parait l'émulsine qui réagit sur un glucoside nouveaii.) ^ et le Thalictriini aquilegifolium L. et nommé corynocarpine . repens L.

280). 401. des Célastracées . n'ayant atteint que le tiers ou le quart de leurs dimensions définitives.020 1 — les plus riches en principe cyano- ^/q. p. de feuilles fraîches de celte der- plante .o85 âgées. t. des Bixacées.4o8 Yo). 3. VA>. Quant aux L. Dans les feuilles adultes.o3o % au-dessous. 2 5o "/o parfois — ' même est 0. M. 1906. les graines arrivées Les Haricots de Java sont. le total. Parmi les plantes à acide cyanhydrique . p. XXII. et même descend à o. Dans dans le la graine ^ la proportion varie selon l'origine.100. Parmi les Légumineuses à acide cyanhydrique. des Linacées. parmi commerce. GUIOAHD. M. Trelb'^ a montré que la proportion est relativement considérable (o. dans les organes végétatifs. VAN nière ioo gr. t. qui contient. des Sterculiacées. 1904.). 1906. le chiffre d'acide c>anhAdrique ne semble pas dépasser 0. dans les graines seulement de l'acide cyanhydrique combiné (phaséolunatine). p.2n4 FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS Itallie*. des Anacardiacées. à la fois de l'acide cyanhydrique libre et combiné. 86. rouges ou blancs. il Chez les feuilles Yo? dépasse rarement 0. des Rutacées. d'acide cyanhyla drique le glucoside paraît se dédoubler de la même manière que phaséolunatine.100 o.Dans les Haricots de Birmanie. XIII. 337. des Dichopétalacées. qui en moyenne de o. Dans les feuilles jeunes. des Olacacées. t. 2 3 Trhib. 6e série. des Rhamnacées. . nous mentionnerons tout d'abord le Haricot de Java (Phaseohis lunatus L. fournissent 5o-6o m^r.Itallie. génétique (0. des Tiliacées. 1 5o o. XIX. on trouve aussi des représentants des familles des Crucifères. des Sapindacées.

dont les novembre. 2. 1 GriGNARD. culture en a fait disparaître en grande partie principe vénéneux. lors de raît la germination. de la le Lima très et de Sieva. la est très variable et correspond à des productions d'acide cyanhydrique comprises entre o.120 suivant la en ici % d'acide cyanhydrique provenance.180 "/'o d'acide d'après M. la tribu le Dans genre Photiaia comprend feuilles ont fourni. 1 20 "/^ d'acide cyanhydrique en novembre. serrulata Lindl. et des Chez les Prunus et les Amygdalus les feuilles les le graines sont les organes qui renferment d'ordinaire plus de substance cyanogénétique.0 lo %. qui a donnéo. une influence marquée sur la teneur en glucoside cyanogénétique.0 1 5 ^oquantité d'amygdaline Dans les amandes amères. p. Les feuilles du Laurier-cerise peuvent fournir jusqu'à 0. mais. On maintenant plus de 70 de ces espèces. et nombre tribus d'espèces à acide cyanhydrique. CXLIir.oi5 à 0.Les amandes douces ne donnent pas trace d'amygdaline..o65 et 0. parmi lesquelles P.LA FORMATION DU PARFUM CHEZ LA PLANTE âoîi autres variétés. -451. . La racine ne donne en récemment en moyenne que 0. de Madagascar. introduite France. l'acide cyanhydrique appades Pirées. Guignaud. L'âge des feuilles présente assez \1. cyanhydrique et même 0. des Pirées . C'est chez les Rosacées qu'on rencontre le plus grand connaît Spiréées.286 % dans la variété schipkaensis . a constaté Guignard*. en quantité notable.221 "/o. opérant sur l'individu Yo) dans les bourgeons.170 t. Haricots du Cap. 1906. un le certain nombre d'espèces exotiques. appartenant aux des Amygdalées. un maximum (0. de o. qui ne dépasse pas d'ordinaire 0.

NAiu. t. . Dans la tribu des Spiréées.070 Yo d'acide cyanfeuilles. la racine.48. aiirewn Pursh. les représentants de la famille des Saxifra- nous trouvons également des espèces à acide cyanhydrique. parmi les organes végétatifs. CXLI. Dans le genre Cotoneaster on remarque de dans très grandes différences. avec les donner 0. . la plus grande analogie avec les Sureaux^ Vers le milieu de juin.i35 Yo). Le Groseillier rouge (/?f6e5 rH6/'«mL. qui peut hydrique. et vers la fin vement jusqu'à pendant la l'hiver. il est intéressant de noter que chez glucoside le Spirœa Arunciis L.i29 %). p.L>:)6 FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS s'accroît Cette proportion diminue lorsque la feuille rapidement. plante herbacée. '.. la richesse des feuilles en acide cyanhydrique (de o. ce sont ordinairement qui fournissent drique. la teneur moyenne en acide cyanhydrique libérable des feuilles cueillies sur des pieds portant des fruits encore verts est de 1 Gri(. au point de vue de la présence et de la localisation du j^rincipe cyanhydrique dans les divers organes. le cyanogénétique s'accumule dans l'organe vivace. suivant les espèces.) et le Groseillier jaune {R. richesse demeure à peu près constante (o. 2.La tige fournit une petite quantité d'acide cyanhydrique. et aussi de la répartition de l'émulsine. on en a obtenu seulement 0. 1905. de l'année se produit un relèA partir de cette période et la seconde année.) offrent. alors qu'en juillet.oo5 à o.027 VoDans les tribus des Pirées et des Spiréées. la les feuilles plus forte proportion d'acide cyanhy- Parmi gacées. mais on n'en obtient pas avec la racine.

prises sur des rameaux encore peu le développés renferment très sensiblement. 3. Au moment o.. 59. M. La teneur en acide cyanhydrique est en . p.02 2 5 Des feuilles Y^. 1906. — Bourquelot et E. 1193. 210. Les feuilles du Cassis. 6^ série. 0. ressemblant en cela aux feuilles du Sureau. 2 p. le Sureau lacinié et le Sureau pyramidal-. GXLI. p. Le glucoside est ici la sambunigrine. La racine et le fruit n'en contiennent pas trace. t. . 1905. GuiGNARD. t. Elle diminue ensuite progressivement. les Myrtacées. 2. Guigxard a constaté que celles du P. à peu près autant de principe cyanhydrique que pendant leur période de végétation la plus active. t. dans la racine. des proportions abondantes d'un composé cyanhydrique (o. à la fm de — novembre. cœrulea renfermaient. dans » cas GUIGNARD.o48 Yo) d'acide de leur chute. XXII. Danjou.oo4 cyanhydrique. 603. 1905. 154.oo35. LA FORMATION DU PARFUM CHEZ LA PLANTE - 257 o. Certaines espèces de la famille des Passiflo racées ^ contiennent. XIII. 2. les Mélostomacées. racemosa Brot.082 Y^ dans le P.1905.) d'abord. 1. p. moyenne de 0. puis chez ses deux variétés. Dans la famille des Caprifoliacées on trouve de l'acide cyanhydrique chez le Sureau noir {Sambiiciis nigra L. 16 et p. GXLI.o54 Vo tl'acide cyanhydrique dans le Passiflora cœrulea L. les Samydacées.). t. du Groseillier épineux et de plusieurs autres espèces sont exemptes d'acide cyanhy- drique Continuant l'examen des diverses familles botaniques. nous rencontrons des plantes à acide cyanhydrique chez les Combrétacées.. Les Quilles fournissent également des quantités variables (o.

1902. LXX. il reste dans la feuille qui tombe. Des plantes à acide cyanhydrique se rencontrent aussi dans les familles des Rubiacées. d'autant moins de principe cyanhydrique que ces rameaux sont plus âgés.0071 0. dans l'écorce comme dans la feuille. ne renferment pas de — glucoside. la proportion du glucoside paraît être en relation avec celle de la chlorophylle. des Bignoniacées des Euphorbiacées des Urti. des Sapotacées. des Asclépiadacées des Convolvulacées. des Composées. Dunstan et Henry ^ le Parmi la est 1 A. : .258 FORMATION ET CIRCULATION DES I^RODUITS ODORANTS de Sureau noir. bien que contenant de l'éniulsine. Les fruits verts fournissent de l'acide cyanhydrique. cacées. l'écorce des rameaux renferme. par M. 5e série. Henry. le Glycerla aquatica Wahl. p. XI. p. Ebulus L. 153. 286. Chez le Sureau noir. à poids égal. les Graminées. t. .02 25 Yo d'acide cyanhydrique).0075 Yo d'acide cyanhydrique. JoRissEN. R. Des feuilles prises sur un arbre âgé et peu vigoureux n'ont donné que 0. Dunstan et T. A. 1885. La racine et la graine mûre du Sureau noir. - W. Jorissen S en i884Quelques années phis tard. ne fournissent d'acide cyanhydrique par aucun de leurs organes. la même quantité de glucoside que les feuilles du sommet des rameaux âgés de cinq ou six mois (0. . première plante dans laquelle l'acide cyanhydrique ait été signalé. Vers la fin de la période végétative. des Aracées. Le Sureau à grappes [Sanibuciis racemosa L. En somme. mais ce dernier a complètement disparu dans le fruit mûr. le glucoside n'émigre pas en nature dans la tige. t. MM.) ) et le Hièble (S.

puis MM. Brunmch^. LXXXIIL. la production d'acide cyanhydrique dans rine que culture les tiges et les feuilles.séi'ie. 611.. t. le lecteur pourra lire avec profit une excellente étude consacrée à cette question par M. Heim et A. p. Jitscht* ajoutait à cette tains Melica et le Gynerium argenteiim ?s us. La du Sorgho sur un sol abondamment fumé avec le nitrate de sodium augmente. 1903. Heim et Hébert ^ dans des Stipa du Sud de l'Amérique et enfin rencontraient . 1193. qui est cultivé souvent comme fourrage dans les régions chaudes du globe. récemment M. p. pour terminer cette énumération. Pouchet -. 1903.LA FORMATION DU PARFUM CHEZ LA PLANTE 2o9 certains dans le Sorgho. 1894. VHI. ainsi que l'a constaté M. éventuellement aussi dans les régions tempérées. 9. M. CXLI. P. t. à la présence de la dhurcette plante doit ses propriétés nocives. ii» p. t.-C. L. p. 1906. p. p. cyanhydrique a été mentionné chez quelques Cryptogames'. 3^ série. t. p.023 ^oLe cas le mieux étudié et le plus intéressant parmi ceux des Graminées à acide cyanhydrique correspond au Sorgho (Sorghum vulgare Pers. 1905. t. Brunmch. 1907. C'est. LU. JiTSCHY.). Brunmch. Gukrin. LXXXHI. 4 3 P. M. 2. Pour plus de détails en ce qui concerne les plantes à acide 6 7 cyanhydrique. 791. 2 3 Pouchet. . GUIGNARD.. Brunntch^ dans Paniculum. tout liste cer- cette der- nière espèce pouvant en fournir jusqu'à o. Nous ajouterons l'acide que i J. t. 6e série. 5'. 788. Dans signalé a le So?^ghum halepense Pers. 3?5. M. 382. 1903. Guignard également l'existence du glucoside cyanhy'^ drique. Hébert. 65 et 106. . F. XXIV. avons-nous vu.

ou inversement. Dans greffage. 1376. GuiGNARD. 260 FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS . t. La Dans Reine des prés. certains principes organiques restent localisés dans l'un ou dans l'autre des conjoints c'est là un fait les : Malgré que le le travail de M. p. échanges de matières qui s'effectuent pour la nutrition et le développement chez les plantes greffées. C^^H^^O". L. M. L. la salicine. La greffe des plantes à acide cyanhydrique Continuant ses très intéressantes recherches sur les plantes à acide cyanhydrique. Guignard^ a observé que lorsqu'un végétal à glucoside cyanhydrique est greffé sur un autre végétal totalement dépourvu de ce composé. qui. GXLV. plusieurs espèces de Saules et de Peupliers il existe un glucoside. Formation d'aldéhyde salicylique. 1907. la migration de ces substances n'a entre les individus associés par le greffage qu'autant que ces indiAidus représentent deux espèces d'un même genre gt renferment le même glucoside. 2. et propre la symbiose artificielle que réalise chaque espèce conserve son chimisme son autonomie. coside ni greffon il — n'y a aucun transport du glule sujet. par salicine et le glucoside de la — 1 L. GuiGxNard met très nettement en évidence. . ni du greffon dans du sujet dans le Chez tère celles des Rosacées qui possèdent comme carac- physiologique lieu commun la faculté d'élaborer des glucosides cyanhydriques..

penque la salicine existait dans les bourgeons flola Reine des prés (Spirœa Llmaria L. Chez 1 •2 le fruit mûr. donne : du la saligénine (alcool salicylique) / CH^OH Par oxydation. forme par d'un ferment sur une substance autre que la qu'au moment distillation Formaiion de vanilline. Buchner. 1901.) et qu'elle en aldéhyde salicylique par oxydation au moment de la floraison. . organes du Vanillier. H. Cette aldéhyde ne se ordinairement l'action salicine. 1892. a reconnu. t. MM. XLIV. 164 745. Lecomte. p. M. la salicine fournit de l'aldéhyde sali- saient Peschier^ d'une part. LXXXVIII. . t. 3 * BucHNER. Schneegans et Gerock^ ont montré que le glucoside en question n'est pas de raux de se transformait la salicine et que les fleurs ne contiennent pas d'aldéde la hyde salicylique en liberté. Lego-mte^ dans les divers a publié un fort intéressant travail Il sur la formation du parfum de la vanille. la présence consinterne tante d'un ferment oxydant. cylique. t. 284. p.d'autre part. 418. p. c'est le parenchyme du Peschiek. H. p. GXXXIII. ScHNEEGANS et Gerock 2.LA FORMATION DU PARFUM CHEZ LA PLANTE 261 hydrolyse sous l'influence glucose et de de l'émulsine.

se n'en renferment pas ou colorent à peine par la teinture de Gayac. le suc extrait du autre ferment susceptible d'hy- drolyser l'amidon. Réunion. précisément. Lecomte pothèse suivante sur les fruits fait l'hy- la formation de . . la vanilline dans et pendant la préparation le ferment hydratant en glucose convertirait la coniférine : naissante en alcool coniférylique Cl* H^^Qs _^ H^O = G-^H^^O^^ + cm' ^ OGH^ en effet. en manque presque complètement. la vanille de Tahiti et le vanillon de la Guadeloupe. la préparation ne développe que très peu de vanilline dans cette partie péricarpe qui en renferme vert contient fruit . du fruit. Tandis que les vanilles les plus estimées (Mexique. Vanillier Indépendamment de contient un a cette oxydase. l'alcool coniférylique serait transformé en vanilline par l'action de l'oxydase. la présence simultanée de deux ferments distincts. D'autre part. mais non préparé. M. La présence du glucose la est. En dehors de ces faits positifs. constante dans vanille. l'autre oxydant. Lecomte donc constaté.2%2 FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS . . dont l'existence paraît inti- mement liée à la production de la vanille. dans le \anillier. M. Mayotte. Or. Seychelles) contiennent l'oxydase en proportion notable les vanilles médiocres comme . l'un hydratant. le pédoncule du le plus une oxydase dans ses tissus celui du fruit mûr.

. Br. 1. 102 . 1825. 1898. p. Il est probable que la formation de ce corps est due aussi au dédoublement d'un glucoside. XIII. 1846. Les semences de Moutarde noire [Sinapis nigra L. 67 XXII. Glaser. t. comme cela a lieu lorscp^i'il s'agit d'un dédouble- ment de glucoside.. broyées et mises au contact de l'eau. Formation de Pless tout * nifrile phénylacétiqiie a contaté cpie l'essence de Cresson ne se déve- loppait dans les semences que sous l'influence de l'eau. L'essence de Cochlearia officinalis L. 2 3 Gadamer. LA FORMATION DL PARFUM CHEZ LA PLANTE 263 Formation de coumarine. Elle ne préexiste pas. s'obtient en sant macére*r l'herbe sèche avec fai- de l'eau additionnée de poudre de moutarde blanche. sinigrine et la La myrosine. mais provient d'un dédoublement provoqué par un enzyme ' Formation d'isosulfocyanate d'allyle. I. 39. — 1 Pless. t. D'après M. Galvet. LVIII. p. après fermentation. dégagent une odeur irritante. t. feuilles la coumarine apparaît dans les AWceras anthropophora R. Formation d'isosulfocyanate de butyle secondaire. Glaser^. p.).

p. Boutron et Frémy caractéri'^ sèrent dans les graines la présence d'un ferment. XVII. Fauré. 1360. t. Gadamer^ La myrosine. ferment hydrolysant la sinigrine. Ce glucoside fut appelé « myronate de 11 a reçu plus récemment le nom de sinigrine. 2e série. et sa vraie formule G^oHi^NKS^O^ a été établie par se M. 249 et 920. GCXXXV. L. CXI. Gadamer. 1831. 1831. 6 7 8 Gadamer. 1840. p. Peu après. XXI. p. Ainsi que l'ont démontré LuDAviG et Lange'. LiiDwiG et Lange. XXVI. non seulement pour 1 BouTKO>. XVII. 48 et 112. t. p.) et probablement aussi dans l'berbe et les semences de Thlaspi arvensc L. sous myrosine. la un glucoside qui. p. sous l'influence de ce ferment. le myl'in- ronate de potasse fluence de la d'allyle et (sinigrine) se dédouble. C'est aussi au dédoublement de ce corps que l'on doit la formation de l'isosulfocyanate d'allyle dans la racine de Raifort {Cochlearia Armoracia L. 44. potasse myrosine. t. 1897. XXVI. 2^ série. 2e séric t. GiiBouRT^ reconnurent que l'essence ne préexistait pas dans les semences de Moutarde. isosulfocyanate bisulfate de potassium : C^oHi6]>^S^KO^+H20 = C6Hi20'^+C3H^CSN4-SO^KH D'après M. GuiDOURT. 39.264 FORMATION ET ClKCULATIOiN DES PRODUITS ODORANTS BouTRON et RobiquetS Fauré-. BussY. 1860. donne naissance à l'essence de Moutarde. 464. p. t. 430 et 577. 1831. 2. III. 299.'ei Bussy^ isola )) . et 1835. t. 1840. . 2. p.XARi». p. t. XVII. 1895. en glucose. M. 2e série. GuiGNARD^ a démontré. . GriG. trouve dans un grand nombre de Crucifères. la sinigrine n'existe pas seulement dans la Moutarde noire. BouTRON et Frémy. t. t. 2 3 -i 5 26 série. L.et RoBiQUET. 294. p.

ainsi . dont elles opèrent la décomposition dans . ainsi dire pas de glucoside. L. chez les Crucifères. varie. par exemple. — les Crucifères. que le ferment et le glucoside sont contenus dans des cellules distinctes. chez lesquelles la quantité d'émulsine renfermée dans un cotylédon peut dédoubler au moins quarante fois plus d'amygdaline qu'il n'en très contient. Chez toutes les Cruet il cifères qui sont pour\aies de myrosine. Toutes les réactions de leur contenu sont celles de la myrosine. Diffusion de la myrosine dans la famille des CruciLa myrosine est extrêmement répandue chez fères. est générale L'existence de cellules spéciales à ferment chez les Capparidées. existe à cet égard une grande analogie entre les graines des Crucifères et les amandes amères. tions : Il VIsatis tinctoria L. juger par ce qui va suivre qu'on va pouvoir en mais le ferment est le même. ce rapport que de très rares exceptions. mais pour les divers organes des Crucifères en général.LA FORMATION DU PARFUM CHEZ LA PLANTE le cas 265 des graines de Moutarde. y a cependant quelques excepquoique abonne contient n'y a sous damment pourvu pour de cellules à ferment. Glignard. C'est chez les Câpriers qu'elles sont le plus nombreuses et que le — glucoside. ainsi que l'a constaté M. la quantité de ce ferment est toujours de qui est nécessaire à la beaucoup supérieure à celle décomposition complète du gluIl coside dans l'organe considéré. Diffusion de la myrosine dans la famille des Capparidacées. Ce savant a remarqué que les graines qui possèdent de nombreuses cellules contiennent aussi une proportion notable de glucoside. La nature du glucoside d'une espèce à une autre..

essentielle se sous l'influence d'un ferment. dans toutes les Gapparidées. auxquelles elles ressemblent par nature du ferment et par les conditions dans lesquelles celui-ci agit sur le glucoside qui l'accompagne. t. p. 2. les Capparidacées. et en particulier pour la fleur. t. comme chez les tré qu'il existe. CCXXXVII. 111. GtiGXARD" a démontré que l'huile . Crucifères. les ïropeeolacées et les la Résédacées. 1S99. 751. Glignard. des cellules à ferments spécialisées.26ti FOR>L\TION ET CIRCUI. dans les divers la myrosine dans famille des Limnan- L.) renferme un glucoside. 1898. — Voir plus la loin.ATION DES PRODUITS ODORANTS les le mêmes . 1 L. t. . . CXVII. organes le ferment y prédomine dans certains que la fleur et surtout la pulpe du fruit. 1898. p. p. est relativement pauvre en ferment et en glucoside^ Diffusion de la myrosine dans la famille des Tropœo- plus abondant tels lacées et des Résédacées . 2. Gadamer. la glucotropœoline C'^H^»KNSW « H^O. L. p. 2. ex VII. — + forme par dédoublement du glucoside et que ces deux principes sont localisés dans des cellules différentes. La graine. 493. conditions que chez les Crucifères. D'ailleurs ce fait n'est pas seulement vrai pour les parties vertes. La yhicotropseoline L'herbe de Capucine {Tropœohim majus L. GuiGNARD. Formation d' isosuifocyanate de henzyle. GuiGNARD^ont mon- organes des Limnanthacées. au contraire. 1898. GuiG>ARD. cjui a été étudié par M. Gadamer^ m. GXVII. 2 3 L. est aussi . 587. 1. mais aussi pour les autres organes. Diffusion de thacées. — Les recherches de M. * 2.

et décompose pendant distillation en don- nant. Cette essence provient encore du dédoublement d'un glucoside sous l'influence d'un ferment (myrosine) Diffusion de la myrosine dans la famille des Résédacées. Dans la famille des Tropœolacées. mais du nitrile phénylacétique. rendu le dédouble pas la glucoside. 861. 1 L.. inactif par la chaleur. . Guignard a observé chez les Résédacées indigènes des cellules à myrosine bien caractérisées dans la racine. non plus de de la l'isosulfocyanate de benzvle. ne celui-ci se ferment. L.). 1898. (. les belles recherches de M. 267 avant la distillation. 2. Diffusion pœo lacées. D'une manière générale. Formation d'isosiilfocyanate de phényléthylc. p. tous les organes contiennent celles le ferment où se trouve le glucoside qu'il décompose pour donner l'essence cette dernière ne préexiste donc pas dans les tissus et ne peut se former sans l'intervention du ferment. Gligxard C'est la — myrosine dans la famille des Tro- l'établissent. LA FORiMATlON DU PARFUM CHEZ LA PLANTE Si. M. myrosine qui dédouble la glucotropaeoline dans la Capucine. CXVIl . on obtient une essence constituée par de sulfocyanate de phényléthyle. quoique l'expérience y démontre la présence du ferment pour avoir chance d'en apercevoir quelques-unes. Par distillation des racines de Réséda (Reseda odol'iso- rata L. il faut étu^ — . la tige et la feuille. GriGNARD. On ne les distingue pas dans la graine mûre. localisé dans des cellules distinctes de . les membranes le cellulaires ne sont pas entièrement rompues.

p. elle n'y préexiste pas plus que dans les familles que nous avons eu l'occasion de passer en revue dans ce qui précède. GGXXXV. sinalhine. 2« série. t. 83. traitée par une solution aqueuse de myrosine.. p. Le glucoside se ren. La sinalhine.G^^H^'^N^O^ OH . XVII. t. Gadamer. Robiquet et BoltronGharlard* avaient isolé le principe qui se forme dans ces conditions. 279. . donne naissance à du glucose. 268 FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS graine avant la maturité. 1831. 1897. broyées et mises en contact avec prennent une saveur forte. 150. p. Will et Laubenheimer^ ont extrait le glucoside en épuisant la semence (privée de son huile grasse par expression) au moyen de l'alcool bouillant. Will 2 3 et RoBiQUET. Gadamer^ a repris l'étude de ce corps et recherché une explication précise des phénomènes qui provoquent la formation de l'essence. t. et l'ont appelé sinalhine. suivant l'équation : . M. H. 1 BouTKON H. à de l'isosulfocyanate de p-oxybenzyle et à du sulfate acide de sinapine. — Les semences de Moutarde blanche (Sinapis alba L.GH^NGS CeH^^O'^ + et G^H'^ <^ + SO^H. Laubenheimer 1879. Formation d isosuifocyanale de p-oxyhenzylc La l'eau.). 2. dier la contre surtout dans la racine quant à l'essence . CXGIX.

p. Enfin. . XII. on met les feuilles en tas. En examinant des de Patchouli récoltées au Jardin colonial de ' Nogent-sur-Marne. On les étend alors à nou- veau. On sait. renfermant elle aussi des composés terpéniques. les feuilles fraîches de Patchouli sont inodores ou à peu près inodores. est susdonner par hydrolyse en même temps qu'un sucre. la picrocroclne. COMPOSÉS TERPÉMQLES ceptible de Le principe amer du Safran. cas est. On bambou . Carles. se forme sous l'influence [d'une oxydase. eJBfet. 1 t.A PLANTE 269 2. le mieux en caracté- Mais il n'est pas unique. grâce aux observations de M. et l'huile essentielle prend naissance au cours d'une fermentation. les feuilles : de les Patchouli sont soumises au traitement suivant sèche rapidement sur des claies en soin de les retourner souvent. un terpène C'^H^*^ . et on laisse se pro- duire un léger échauffement. 148. Pour provoquer la formation des principes odorants. : Voilà donc un exemple de composé side. à notre connaissance. pour terminer feuilles la dessiccation. en ayant Lorsqu'il ne reste que l'humidité nécessaire pour provoquer une légère fermentation. terpénique qui peut prendre naissance par dédoublement d'un g-luco- Ce risé. Carles\ que l'essence de Valériane.LA FORMATION DU PARFUM CHEZ l. . nous avons pu vérifier nous-mêmes que le parfum ne préexistait pas dans ces feuilles.

2'2U FORMATION HT CIHCULATION DES PRODUITS ODORANTS Genèse des matières odorantes. Aussi peut-on penser que leur source ne soit pas unique. toutes tion des réactifs les théories qui ont été émises reposent sur des bases microchimiques. Depuis longtemps les botanistes se sont efforcés de le rechercher non seulement siège de la sécrétion des matières odorantes. mais encore la nature des matières premières aux dépens desquelles elles s'élaborent. Bien entendu. aux dépens de substances généralement contenues dans les végétaux. que l'abondance des matières tannantes au voisinage des réservoirs à sécrétion a conpar duit certains auteurs^ à admettre que les constituants des essences se formaient aux dépens des tanins et des matières tannoïdes. Tout d'abord nous avons eu. à la suite de recherches microchimiques. Les recherches physiologiques de MM. l'occasion de montrer MM. Mais on pouvait penser que c'était dans la cellule active même ou dans sa membrane que s'élaboraient les produits odorants. C'est ainsi. et l'imperfec- que nous possédons rend impossible toute recherche sérieuse faite dans ce sens. ^ 3 Mesnard. par exemple. ' Blo^jdel. combien variés sont les constituants des composés odorants. WiLKE. au cours de cet ouvrage. . Gharabot et Lalole ont mis en lumière que le siège de la formation des essences est le parenchyme chlorophyllien. Blondel* et Mesnard^. fait admis déjà.

Tschirch^ a désigné a montré qu'il existe une parenté entre certaines résines et les matières Il tannantes. 2 3 WiGALD. XV HaNAUSEK. 3. . t. — Huiles essentielles. constituerait — Composés tannoïdes intermédiaires. . Mesnard. J907. t. M. XVIII. sans pouvoir l'établir avec la moindre précision. GENESE DES MATIERES ODORANTES 2"ïl En étroite réalité. — * — MÔLLER. On ne peut guère considérer cette que comme une hypothèse que les 1 TscmacH. — — Résines. suite une de produits de désassimilation de la chlorophylle. t. Mesxard ^. On a encore recherché une parenté entre la membrane cellulaires l'amidon^ et les composés odorants. 1857. 750. — Karste>-. manière de voir réactifs employés par son auteur ne permettent pas d'appuyer d'une façon suffisamment sûre. La Chlorophylle. Baumes. WlESNER.. même dans ceux les sécré- qui ne renferment pas de sécrétion. en se basant également sur des réacodorantes considère les matières tions chimiques. p. ou dont qu'il est impossible d'établir ne renferment pas de résinotannols (Conifères) de dans ce sens une théorie formation des constituants des parfums. M. ce groupe de résines sous le . de l'acide benzoïque si Mais les matières tannantes se rencontrent abon- damment dans tions les tissus des végétaux. la comme série : des produits d'usure de la chlorophylle. nom de résines tannoliques les éthers sécrétions résineuses qui et renferment des résinotannols séries d'acides aro- matiques appartenant aux et de l'acide cinnamique. 1850. VIII.

fum fum alors qu'on prolonge leur vie. réel intérêt. comme le Jasmin et la Tubéreuse. L'ensemble des observations dont les résultats ont indiqués dans ce chapitre va nous permettre d'indiquer un mécanisme plus vraisemblable de la formation été des produits odorants chez la plante. ou plutôt. observé que certaines fleurs. peuvent dériver de sucres en reste G^ La question donc entière. Disons enfin que mucilagineuse de résinogène. par les moyens actuellement en consistance presque pouvoir. d'autre part. lorsque la ileur n'est pas seule partie odopar- rante de la plante. Charabot se Laloue ont montré les que les huiles essentielles forment dans la organes verts. malgré cela. ainsi que nous avons eu déjà l'occa- sion de le dire. comme la fleur d'Oranger. Hesse a. . et Les travaux de MM. chez certaines uniquement dans la fleur. celle que M. M. et il ne semble pas notre qu'elle soil soluble. loses sont fait la toujours la partie externe des membranes des la cellules actives. Tschirch appelle les couche la penser à cet auteur que les hémicellu- dans rapports les plus étroits avec sécrétion des huiles essentielles et des résines. renferment à l'état libre une quantité d'essence qui n'augmentera plus lorsque la fleur aura été séparée du végétal. que l'on désigne communément nom de résinols.J'rl FORMATION KT CIKCULATION 1)K^ PRODUITS ODORANTS contenus dans sous le Enfin M. sont susceptibles de produire. pour employer une expression qui rend mieux notre pensée de libérer du parrencontre. Tsghirch a montré que certains des alcools la résine. le ment à constater se que. D'autres au contraire. sente un surtout si on le Ce résultat prémet en parallèle . On pourrait avoir quelque étonneplantes.

on y constate la présence de ces corps gras en quantité assez abondante. d'ailleurs.GENESE DES MATIERES ODORANTES 27 3 avec ce fait que les fleurs de Jasmin et de Tubéreuse sont précisément produites par ces plantes dont aucun des autres organes n'est odorant. . et le reste se répand dans l'atmosphère. un échange se produit. Pour nous. L'Oranger. la matière odorante. la même . La preuve du contact réel entre la fleur et la graisse réside dans le fait que celle-là emporte avec elle une proportion notable de matières grasses après l'enfleurage. la De sorte qu'une partie seulement de matière odol'opi- rante produite reste emprisonnée dans les cellules. lors de l'enfleurage. Hesse et la fleur ressantes expériences en disant que la fleur de Jasmin le de Tubéreuse sont capables. Passy avait. mais qu'elle absorbe les matières J. Il semble même odorantes qu'elle a rejetées. Nous donnerons une explication des phénomènes qui présentera quelques différences avec celle de M. Dans ces conditions. d'émettre du parfum d'une façon continue. par osmose. la graisse ne se parfume pas au contact de la fleur. Elle constitue un milieu qui ne se trouve séparé du contenu cellulaire que par la paroi semi-perméable formée par le tissu des pétales. au contraire. et que lorsqu'on veut la soumettre à certains traitements en vue de l'extraction du parfum qu'elle retient encore. se rend dans la graisse. Et il y a contact entre la graisse et la fleur. M. Il exprime nion que. pendant l'opération de l'enlleurage la graisse joue réellement le rôle d'un dissolvant. pendant cours de leur vie. manière de voir. Hesse. renferme une huile essentielle dans toutes ses a interprété les résultats de ses très inté- parties.

prennent naissance par dédoublement hydroly tique de glucosides bien définis. C'est d'ailleurs bien l'opinion exprimée par M. Et. après avoir retourné il d'ailleurs. Il se peut . Nous avons vu qu'un grand nombre de produits de à odorants. Quant à la graisse qui. très variés par leurs fonctions et leurs structures chimiques. tités n'emporterait pas de bien grandes quaa. lendemain. étendue sur la face inférieure du châssis. Le plus souvent ce glucoside rencontre immédiatement les conditions de milieu favorables à son dédoublement. Hesse à la suite de ses recherches. ce qui montrerait que leur enlèvement ne serait pas dû à une simple adhérence. évoluer et jouer son rôle d'après les lois énoncées dans cet ouvrage. nous semble-t-il coside susceptible de fournir l'essence se forme ou tend . puisque tous deux sont dus à des matières analogues et ont même une partie de leurs constituants identiques. que le gluIl y a lieu de penser. d'essence si l'on le ne prenait la précaution de la le charger de fleurs châssis. Il suffirait de concevoir la généralité d'un tel mécanisme pour arriver à expliquer d'une façon satisfaisante tous les faits exposés dans ce chapitre. à se former dans les parties vertes. serait difficile de concevoir se comment le parfum du Jasmin pourrait répandre plus aisément dans l'atmosphère que celui de la fleur d'Oranger. ne se trouve pas en contact direct avec les elle fleurs. et alors l'essence apparaît aussitôt dans les parties vertes pour circuler. Nous pensons que la cueillette la production de parfum la qui a lieu après due fleur de Jasmin est une autre cause que nous allons indiquer.274 FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS que ces corps gras ne représentent qu'une fraction de la matière primitive.

s'il en ne donneraient pas par enfleu- rage des rendements supérieurs à ceux qu'elles fourniraient par les autres méthodes d'extraction. Au contraire. Dans d'autres cas le ne rencontrera ferment hydrolysant que dans la fleur. . dans ce cas. conserve-t-elle une quantité de parfum qui n'augmente pas. le milieu si favorable au celui-ci se scinde intégralement dès dédoublement du glucoside. et soit la fleur seule sera odorante. en subissant en cours de route des modifications plus ou Il moins profondes. abandonnée à elle-même. on arrivera et un état d'équilibre quand glucose l'essence la auront atteint une certaine proportion.GENESE DES MATIERES ODORANTES 27 5 même que le milieu se prête si bien au dédoublement du glucoside. blables fleurs. liberté la totalité les de l'essence se trouvera à glucoside l'état de le dans organes verts. La réaction : Glucoside -|- Eau = Glucose le -|- Essence et sera limitée par la à réaction inverse. que son arrivée. fleur comme les autres fleurs. Aussi de Jasmin ou de Tubéreuse. et à La formation de nouvelles quantités d'essence au fur mesure de l'enfleurage s'explique par un phénomène d'équilibre chimique. De semest. alors même qu'elles proviendraient de plantés ayant toutes les autres parties inodores. chez certaines fleurs. la décomposition du glucoside continuera de se produire. n'est pas impossible que. qu'il pourra libérer les constituants de l'huile essentielle. que celui-ci ne puisse se former. Ce sera donc seulement après avoir circulé jusqu'à cet organe. si l'huile essentielle est enlevée au fur et à mesure de sa formation. et l'on verra au dehors une quantité d'essence .

faudrait entreprendre Les recherches qu'il seraient longues et culiers à nombreuses. s'écarter le Nous avons suivi celle qui nous moins des faits positifs. d'ailleurs. tendant à mettre en œuvre d'une façon sont pas les continue cette substance.27 b i-OK. dans des glucosides à essences. seraient partichaque cas examiné. que la matière odorante se trouve mise en liberté aussitôt formée. ce ne phénomènes de consommation et de départ du glucose qui. et la fleur dont dont on écarte constamment matière odorante. se manifeste d'un phénomène d'équilibre végétale.MATiU. a paru Influence de la nature du milieu extérieur sur la formation de l'essence. il . l'apparition d'une nouvelle quantité de parfum chez on prolonge la la vie. encore que fleur elle-même continue d'en renfermer. Par conséquent. les voies ouvertes à l'hypothèse sont nombreuses. favorisent chez certaines plantes à ce point la décomposition du glucoside ou Certes. en étudiant les besoins de chaque plante à parfum en principes constitutifs. généralité l'intéressant guère possible d'aborder dans toute sa problème de l'influence du milieu pour cela sur la formation des parfums. dans organes verts. comme la conséquence chimique dans la cellule les On peut se demander si. Leurs résultats.N ET CIRCULATION Dt^ PRODUITS ODORANTS Ja relativement grande. Notre but sera d'appeler l'attention sur ce fait que. Nous terminerons ne nous serait ce chapitre sur la formation des Il produits odorants par une étude d'ordre pratique. cet ordre d'idées.

qui est l'objet. Un exemple suffira pour bien mettre en lumière l'importance de cette question. à divers points de vue. MM. Charabot Hébert ont obtenu. la Menthe poivrée. de Nous plaçant au point de vue pratique. d'une manière générale. tout en assurant une récolte sensiblement plus n y a donc là une méthode tout indiquée pour rendre plus productive la culture des plantes à parfums. L'industrie trouvera à son tour un avantage réel à cette manière de faire. MM. si l'engrais et a été convenable- ment choisi. On verra plus loin que MM. Il la plante a été souvent y aura donc. L'accroissement du poids de considérable. car les plantes qu'elle recevra seront elles-mêmes notablement plus riches en essence. qui a pour effet d'augmenter considérablement essentielle (celui-ci s'est trouvé le ren- dement en huile abondante. et les sels employés ont. pour le cultivateur. joué le rôle d'engrais. presque dans tous les cas. . à cet égard. les travaux MM. Charabot et Hébert ont montré que les meilleurs résultats étaient fournis par le chlorure d'ammonium. Charabot Hébert rapportent que. des résultats très significatifs. dont le Sud -Est de la France tire une si grande partie 8 Le parfum chez la plante. presque doublé). Charabot et Hébert ont étudié . et Entre autres observations. dans le Sud-Est de la France. d'une exploitation importante. l'addition au sol de sels minéraux s'est montrée favorable à la récolte. un intérêt puissant à faire une étude des matériaux à ajouter au sol selon la nature de celui-ci et aussi selon la plante à cultiver. l'influence des sels minéraux sur une plante à essence.GENÈSE DES MATIÈRES ODORANTES sera possible la 211 d'augmenter dans des proportions notables production en essence.

1907. -n Salpêtre du Chili * Superphosphate Sulfate de potassium .. Le superphosphate et le sulfate de potassium sont introduits en même temps que le salpêtre fumier. En s'appuyant sur les travaux de MM. t. i46 V'. à l'hectare. que l'on ajoute lors de la plantation à raison de 225 kgr. 80.218 FORMATION ET GIRCLLATION DES PRODUITS ODORANTS de ses richesses. que nous exposerons plus loin et dont le résultat a été en particulier que la Menthe poivrée contient o. L'engrais ci-dessus est employé de la façon suivante : On de ajoute au sol le salpêtre en deux fois.794 Vo ^^ tx)tasse. l'azote et le fait dliahitude . » M. Belle.. L. GnARABOTet Hébert. 1 En' employant. un engi-ais approprié Fumier 20 000 kg. le tiers lors la plantation et un tiers vers le milieu de mai.. comme on 300 400 500 » / ( . . Nous allons précisément montrer que cette question a reçu une orientation pratique. on gaspille de on introduit une quantité insuffisante de potasse. Belle* a composé de la façon suivante. 25 Yo d'azote. o. p. M. pour : les sols normaux.' " » > ) pour 1 > hectare. Vu du Chili jDeut être substitué le sulfate d'ammoniaque. XX. d'acide phosphorique et 0. des tourteaux de Sésame pour la fumure.

IX. .2H^0. ayant indices même squelette nioléculaire présentant les ainsi d'une parenté immédiate : c'est qu'un alcool est souvent accompagné de seà éthers composés. un carbure bouillant à un (( terpinol c'est (probablement limonène) et précisément la composition du sait que celui-ci s'oben chaufTant. avec de l'eau acidulée. la composition des huiles essenla on le est frappé de coexistence de substances . CHAPITRE Y ÉVOLUTION DES COMPOSÉS ODORANTS Lorsqu'on étudie tielles. dès i893. .. par un mélange de 170'' : trois corps : l'eucalyptol. t. la terpine C'^H"^. on observe que l'essence de Niaouli formée. Ainsi préexiste dans un pro- terpinol de List ». qui concluait ainsi. à la suite de son étude sur l'essence de Niaouli est : u Si on néglige les produits secondaires. aldéhydes ou cétones de ses produit^ d'oxydation voire même d'hydrocarbures qui en dérivent par simple élimination des éléments de l'eau. en dehors du térébenthène (pinène) dexti-o- gyre. et l'on tient i G. Bertraxd *. 1893. G. p. Bertrand. attiré l'attention de M. Ces relations avaient. 437. résultant elle-même de l'hydratation spontanée desterpènes C^^H^^. 2. 3^ série.

8» série. la y a là au moins une coïncidence remarquable. question comprend deux prole blèmes bien distincts premier. 362. GharabotS et son étude a été complétée à l'aide de divers documents analytiques accumulés par MM. p. E. . La première partie du sujet a été traitée par M. 1 . par ces substances. La seconde a été résolue par MM. relatif à la nature des transformations chimiques subies par les produits odorants au fur fonctions de la et à . les liens qui entre ces existent métamorphoses la : et les principales fonctions physiologiques de la plante. I. au fur les variations subies mesure de son développement. p. dans nos laboratoires. 207. XXI. par des réactions d'une extrême simplicité. )) En d'un végétal. 1900. ayant trait aux méca- nismes qui président à ces transformations. la nature des réactions qui les modifient. dans les diverses parties et à végétaux. on devait donc arriver à établir l'ordre dans lequel elles se succèdent. pleine point de vue de les d'intérêt au synthèse naturelle des essences chez suivant. CharaBOT et Lalole au cours de leurs recherches sur la formation et la circulation des composés odorants. Charabot et Hébert 2.280 EVOLUTION DES COMPOSES ODORANTS duit naturel toute une série de corps que nous faisons Il dériver les uns des autres. Ainsi envisagée. 1 E. t. Charabot. 1. vie le mesure que s'accomplissent les second. t. 1904. 7^ série. Nous allons examiner successivement ces deux questions. 2 Charabot et Hkbert.

alcool primaire.. LES COMPOSÉS DU GROUPE DU LINALOL 28t Modifications chimiques subies par les composés terpéniques chez la plante. parmi lesquels le Umonene Gioi|i6 y^g troisième portion s'isomérise en donnant naissance à du géraniol. . Il que le linalol est : un alcool répond à la formule GH^ — C = CH — GH^ — GH^ — GOH — GH == GH^ I I GH^ GH^ Quand on le soumet à l'action des acides organiques. ici Nous devons rappeler tertiaire. . les représentants même groupe faisant partie des principes constitutifs d'une même essence : i** 2" S** 4" Des Des Des Des 1. une partie s'éthérifie une autre partie se déshydrate en donnant des terpènes. . composés composés composés composés du du du du groupe groupe groupe groupe du linalol du géraniol du thuyol du menthol. un Pour étudier leur évolution. nous passerons en revue certain nombre de composés terpéniques qui d'un forment plusieurs groupes de corps. — Les composés du groupe du liualol daus les végétaux. . . GH^ — G = GH — GH^— GH^ — G = GH— GH^OH I I GH^ GH^ .

nérol. l'aldéhyde correspondante appelée à l'état C'^H'*^0. Ajoutons que existant géraniol donne. tion des étant rappelés. 2*2 ÉVOLUTION DES COMPOSÉS ODORANTS géraniol. Enfin. géraniol. par oxydation. optique le linalol est généralement de signe contraire do celui du terpinéol qui l'accomle pagne. nous allons étudier l'évolucomposés du groupe du linalol dans un certain nombre de végétaux i° fruit du Bergamotier (Citrus faits : Ces . et à à du nérol qui est le stéréo-isomère du du ierpinéoL alcool tertiaire. citral. le terpinol sus- ceptible Qio|^i8Q de ^ ç^^i^ donner naissance au cinéol (eucalyptol) duquel on le trouve dans un nombre assez grand d'huiles essentielles.. précisément. se linalol. convient d'indiquer que cet ensemble de composés. terpinéol et leurs éthers. I C GH I COH Le Il linalol gauche engendre du terpinéol droit . et inversement. rencontrent souvent dans les mêmes essences et que. est et naturel.

l'essence libre s'enrichit en éther.). Basilic {Ocinnim Basilicumh. tout se passe comme si le Iinalol s'éthérifiait dans l'essence. (fii/cis ctoiix subspec.). Cette manière de voir se trouve encore corroborée par le fait que la masse du mélange terpénique augmente pendant Téthérification. 2" Bergamia Risso et Poiteau). 5° Oranger à fruits (Citrus Aiirantiiim L. L'analyse de ces essences a permis d'établir que pendant maturation du fruit. Iinalol total le rapport entre le Iinalol combiné et le augmente. et dipentène).il démontrer que le Iinalol apparaît avant son éther acétique. ainsi que des terpènes (limonme Les expériences ont porté sur deux essences extraites par expression. tandis que la proportion de Iinalol et celle de Iinalol total diminuent. Cela découle de ce que la proportion de Iinalol total diminue. sineiuis Gall a Yar.LES COMPOSÉS DU GROUPE DU LINALOL 283 iurantiiim L. Enfin. siibspec. l'une de fruits verts. pendant que la proportion d'acétate de linalyle augmente .). L. 5° Oranger à S*» fruits amers {Citrus Bigaradia Duhamel). en d'autres termes. tandis qu'une autre partie de cet alcool se déshydrate en produisant du limonène et du dipentène. sans qu'on observe la moindre variation dans le rapport entre les proportions de ces deux ter- . l'acide acétique libre agissant sur le Iinalol en éthérifîe une partie. Mais encore faut. BERGAMOTE L'essence de Bergamote renferme principalement iinalol. à l'état libre et à l'état d'étker acétique. l'autre de fruits mûrs la cueillis sur les mêmes arbres. Lavande {Lavandula vera L. du C^^H*»0.

XXI. 257. 4. t. 3. 728. Montrons maintenant qu'il ne s'agit point là d'un processus particulier. et pour cela adressons-nous à un autre végétal élaborant du linalol. t. t. t. 1899. en diminuant. que des composés possédant avec cet alcool une géraniol G^*^H^^O. Pour étudier l'évolution des composés terpéniques dans la Lavande. comme d'ailleurs le rapport de l'alcool combiné à l'alcool total . E. En suivant la composition de l'essence au cours de l'évolution de la plante. Gharabot. 1899. p. tandis que la proportion d'éther a augmenté. 284 . p. 1083. p. rapportée à des poids égaux d'huile essentielle allait . après fécondation 1 E. Mais l'auteur a constaté que l'acidité des eaux de distillation. GXXX. Gharabot^ s'est servi de trois échantillons d'essence extraits à diverses époques de la vie de la plante. 183. XXIII. lorsque la fleur s'est fanée. 4. 3^ série. LAVANDE L'essence de Lavande renferme ainsi du : linalol G*"H*^0. Gharabot a vu la propor- proportion d'alcool total diminuer jusqu'au moment du complet épanouissement des fleurs. 3. Ges essences étaient formées uniquement de la portion séparée par décantation. M. parenté chimique. la puis. GXXIX. 1900. 2 Gharabot. 3^ série. 1900. ÉVOLUTION DES COMPOSES ODORANTS ce qui montre bien qu'ils prennent naissance pênes simultanément au cours d'une seule et même réaction*. en particulier éthers du linalol et du géraniol. tion d'alcool libre et la M. . p..

3. d'autre part des plantes complètes. Charabot^ a constaté que les parties vertes renfermaient une essence plus acquis. 1901. Dès à présent. M. la destruc- au fur et à mesure que moins sensible que dans le cas précédent. s'opère l'éthérification. la Donc. la quantité de linaloL proportion minime de En analysant d'une part de une essence extraite des plantes débarrassées leurs inflorescences. dans laquelle le camphène droit. ORAXGER A FRUITS DOUX et de tiges d'Oranger à fruits une abondante portion terpénique. est existent entre les trois faits suivants médiocre développement des organes chlorophylliens dans la Lavande. Nous aurons ainsi jeté quelque clarté sur les liens qui tion de la portion alcoolique . Ces résultats étant linalol suivons plus loin le cheminement du ou de ses dérivés. nous rapprocherons cette observation de l'importance relativement faible que possèdent les parties vertes dans la Lavande. et aussi du peu d'abondance des terpènes dans l'huile essentielle. : faible diminution de terpènes. XXV.LES COMPOSES DU GROUPE DU LIXALOL l'huile 2«5 essentielle s'est enrichie en alcool . G^*^H^^ a pu être identifié en même temps qu'une quantité moindre de L'essence de feuilles : doux renferme i'' . riche en éther que les inflorescences. p. 1 E. et sa teneur en éther a diminué. directe des acides sur les alcools. Toutefois. Gharabot. les choses se passent comme dans Bergamote les éthers prennent naissance par l'action . . ici encore. 3e série. 261. t.

mais aussi la partie retenue par les eaux de distillation Les quantités des différentes essences extraites des étaient insuffisantes pour l'analyse. J86 KVOLUTION DES COMPOt^ES ODORANTS 2" limonène. 2. CXLII. Comparant les conclusions examinées ici à celles qui ont été formulées dans le précédent chapitre. 1. G*^H''^0 (4 7o) ' 3" des alcools (2070)» partie à l'état libre. ainsi que celle de citral . 3^ série. t. on voit que la période cVéthérification active des alcools est . 79S et 860. d'où la conclusion suivante se rencontre plus : le citrai abondamment dans tiges. p. le rapport . XXXV.. G^^H^^O. Le. 1 E. entre lalcool combiné et l'alcool total croît . enfin la teneur en alcool total diminue. du citral. t. le linalol droit. 1906. Ces résultats confirment les précédents en ce qui concerne l'éthérifîcation des alcools et tendent à montrer . p. qéranioL C'^H^'^0. lessence de feuilles que dans l'essence de Entre le premier et le second stade la proportion d'éther augmente. que le citral n'était pas formé au début il prend naissance pendant le développement des organes végétaux par oxydation des alcools (géraniol notamment) dont la proportion diminue à mesure qu'augmente celle du citral. existe aussi vraisemblablement dans l'essence. partie à l'état d'éthers. Charabot et Laloue. a pu être caractérisé avec certitude. 916 . On a pu tiges cependant constater qu'elles ne renfermaient que des ^ traces de citral. 1906. en ayant soin cette fois de considérer non pas seulement la portion non dissoute. Celle-ci a été examinée à trois stades successifs du développement des organes qui l'élaborent.

3« série. dans l'organisme végétal se modifie sous l'influence des acides organiques pour s'éthérifier et se déshydrater. p. des terpènes (limonène etc. L'essence de feuilles et de tiges d'Oranger à : fruits amers renferme notamment dipentène . on 1 sera conduit à admettre qu'il puisse aussi s'isomé- E. MM. fait du terpinéol droit. cpji se la et portion de l'huile essentielle qu'elles ont pu ainsi reconstituer l'essence trouvait dans le végétal. 1904.. du linalol gauche. Sachant en outre que le linalol. t. que le linalol et le terpinéol sont de signes optiques contraires. t. . 1229. Charabot et Laloue^ ont extrait l'essence de jeunes pousses et l'essence de rameaux vieux prélevés sur les mêmes arbres. du Le nérol et leurs éthers acétiques. l'éthérification devient moins active. Charabot et Laloue. tend à montrer que c'est bien ainsi qu'il se forme chez la plante. LES COMPOSES DU GROUPE DU LINALOL iuissi celle 28" pendant laquelle se forment des proportions notables d'essence. .). Ils ont pris soin d'épuiser les eaux de distillation pour en extraire retenaient. 1. p. comme lorsqvie ce dernier corps prend naissance aux dépens du premier sous l'influence des acides. XXXI. ORANGER A FRUITS AMERS Tiyes et feuilles. L'étiule évolutive de l'essence de tiges et de feuilles d'Oranger à fruits amers a permis de préciser les conclusions qui précèdent. 2. 1904. CXXXVIII. du géraniol. A la fin.

Les résultats auxquels nous allons arriver nous montreront en effet . l'essence de feuilles est moins riche en l'essence de et l'alcool total éther. par contre. il s'est produit dans l'essence de feuilles une faible augmentation de la proportion d'éther. toutefois et que cette essence était (le plus riche en géraniol nérol est moins riche en linalol compté avec le géraniol) que l'essence de feuilles. Les transformations subies par l'essence de tiges pendant le développement de ces organes consistent en une augmentation notable de la . plus faible que chez feuilles vieilles est la tige. chez la feuille. on observe une diminution de la proportion de linalol total. moins riche en alcool total que Le rapport entre l'alcool combiné est. s'enrichit en géraniol.288 riser en ÉVOLUTION DES COMPOSES ODORANTS donnant du géraniol. tiges. plus de géraniol et moins de linalol que la seconde. l'essence était plus riche en géraniol que chez la feuille jeune. de la valeur du rapport de l'alcool combiné à l'alcool total et de la proportion de géraniol total. comme cela a lieu in vitro. et du que terpinéol. le linalol peut se convertir en géraniol chez la plante. L'essence de très sensiblement moins riche en éther que l'essence de tiges. Au début de la végétation. Avec l'essence de tiges jeunes on n'a pu faire un dosage précis du géraniol mais on a pu constater . du nérol . Dans l'intervalle compris entre les deux stades considérés. la composition du mélange d'éther ne varie pas sensiblement. tandis que le mélange alcoolique libre . Rappelons que chez la tige jeune. La première renferme une proportion plus notable d'alcool total (contrairement à ce qu'il en était au premier stade).

9 . total la végétation. sur le linalol il y a éthérification déshydratation et en même temps isomérisation avec formation de géraniol. la composition de l'huile essentielle d'un organe est modifiée. d'autre part les et rameaux vieux entiers. En formulant ces remarques relatives à l'évolution des composés terpéniques. Ils ont démontré en effet. MM. on observe aussi qu'une portion des alcools se déshydrate. mais encore par les substances qu'elle reçoit des organes voisins ou qu'elle déverse dans ceux-ci.XALOL 289 la proportion d'éther tion d'alcool total. au cours s'éthéri/ie.LES COMPOSES DU GROUPE DU LI. Dans ces conditions. : . de le Charabot Laloue ont constaté que. car MM. Tous ces phénomènes sont identiques à ceux que l'on observe quand on fait réagir in vitro l'acide acétique. qu'une circulation de ces substances s'établit. comme nous l'avons vu dans le précédent chapitre. par exemple. et en une diminution de propor- En examinant la composition des huiles essentielles que fourniraient d'une part les rameaux jeunes entiers. également. non seulement par les transformations chimiques qu'elle subit. Charabot et Laloue ont eu soin d'envisager non pas les essences correspondant aux différents organes (feuilles et tiges) séparés. leur proportion diminue alors que la proportion des éthers augmente. de nérol risation et aussi de terpinéol déviant le plan de pola- de la lumière en sens inverse du linalol employé. mais bien l'essence contenue dans les rameaux entiers. une portion des alcools rapport de l'alcool combiné à l'alcool aug- mente. En effet. Si les produits odorants se métamorphosaient dans un organe sans l'abandonner. nous constaterions dans l'essence de feuilles. où Le parfum chez la plante.

plutôt qu'aux dépens du linaloi. on ne note pas de variation sensible dans les proportions de géraniol et de linaloi combinés. Fleurs. J904. 3e série. p. en même temps que des terpènes. méihyle. XXXI. . 1513. Laloue^ ont amenés à comparer L'essence de fleurs d'Oranger renferme. . d'autre voit . Le rapport entre t. CXXXVIII. 1904. par ces seules considéraqu'une circulation s'est établie entre la feuille et tige en ce qui concerne les composés odorants. la donc fondé à admettre. 1. la fleur. Or démontrée. que l'éthérification aux dépens du géraniol. Pendant le développement de total. CHARABOTet G. en anthranilate de méthyle et en alcool E. 1 2. alcool primaire. alcool tertiaire. la quanp. Au cours de leurs travaux sur des composés été la formation la et la ciret culation odorants. On effectuée est tions. l'huile essen- tielle s'enrichit en éthers terpéniques. t.part.290 la EVOLUTION DES COMPOSES ODORANTS s'est proportion d'éther augmente. On donc que tous faits observés cadrent parfaitement avec les interprétations qu'en ont données les auteurs. MM. Charabot composition des huiles essentielles extraites des boutons floraux et des fleurs épanouies. 939. Laloue. Or. tout en observant une augmentation de la proportion de géraniol total et une diminution de la proportion de linaloi total. cette circulation a été dans les le chapitre précédent. du linaloi et du géraniol libres et combinés un éther d'acide amidé V anthranilate de .

d'alcool combiné et celle d'alcool total s'accroît en d'autres termes. dans l'écorce verte les alcools du fruit.LES COMPOSÉS DU GROUPE DU LI.NALOL tité 291 . se produisent des isomérisations à celles que l'on observe dans le ballon identiques du chimiste. Entre l'huile essentielle extraite des pétales et celle provenant des autres organes floraux. si bien que le mélange alcoolique s'enrichit en géraniol. ont continué de se déshydrater. particulièrement dans les organes chlorophylliens. En même composés et. par voie de déshydratation . après l'épanouissement des fleurs. finalement. Véthérijication se continue. s'il s'agit d'un alcool primaire. végétaux. on n'observe pas. des différences de composition bien sensibles. La proportion de géraniol augmente et celle de linalol diminue. modifient les composés terpéniques. Il convient de remarquer que. on ren- contre finalement dans cette matière une proportion notable de terpènes. total est sensi- que chez la En suivant l'essence jusque dans le fruit. à en juger par ce qui se passe dans les autres parties de la plante et par la composition de l'essence reçue par la fleur. Ainsi se précise la nature des phénomènes chimiques qui. chez la fleur. toutefois. est logique de penser que cette dernière réaction se pro- . Ces phénomènes réalisent . aux tertemps sous l'influence des acides . et le rap- combiné et l'alcool blement plus faible que chez la feuille port entre l'alcool tige. Donc. le passage de l'alcool à ses éthers pènes. la première est un peu plus riche en anthranilate de méthyle que la seconde. Il Puis l'oxydation de l'alcool conduit à l'aldéhyde correspondante.

celle aucune relation d'origine avec les il y aura donc lieu de composition de la portion terpénique. ne présenter autres constituants de l'essence raisonner sur la et non sur E. . Qioj^isQ^ et ses éthers. et G. un composé non-terpénique qui est un éther de : phénol. de l'huile essentielle elle-même. et Laloue été ^ . 1905. que le linalol peut se conen terpinéol. fixé avec le plus d'intensité dans la cellule végétale. p. Vestragol. Nous vérifierons plus loin cette manière de BASILIC L'essence de Basilic du Midi de 1° la France renferme : des composés terpéniques. Charabot CXL. l'estragol. Cha- RABOT lier. 667. t. en particulier du Unalol. sans relation apparente avec les précédents. XXXIII. lors de la distillation. L'étude de ce cas. Ici. 1 p. pas sans relations de parenté vertir 2° on sait.29-2 EVOLUTION DES COMPOSES ODORANTS duira particulièrement dans les organes et aux époques de la vie où l'oxygène sera voir. d'où l'on peut passer au cinéol. mais bien en extrayant au surplus la portion qui demeure en dissolution dans ces eaux. l'un des principes. 1. 3^ série. effectuée par MM. paraît. l'huile essentielle a été extraite d'une façon complète. se sépare des eaux. c'est-à-dire en ne se bornant pas à recueillir la portion qui. en effet. 585. ainsi que QiojjisQ^ composés qui ne sont du cinéol (eucalyptol). Laloue. présentait donc un intérêt particu- La plante a examinée à quatre époques différentes et de son évolution. 2. avons-nous dit. t. .

209) qu'il s'est formé entre les deux premiers stades considérés une quantité appréciable de tous les constituants dosés c'est donc là une . en particulier. . . . ne disparaît pas. On se souvient (voir p. le cinéol. puisque nous envisageons une période de production et non de consommation.LES COMPOSES DU GROUPE DU LIXALOL 293 lol Lorsque commence la floraison. quel est celui des deux produits dont la proportion diminue. tandis que la proportion de la matière B augmente durant cette période de production qui correspond au début de la floraison. parmi lesquels le cinéol (eucalyptol) tient une place importante. Nous nous trouvons en présence d'une matière A (le linalol) et d'une matière B (ensemble des composés terpéniques autres que le linalol et formé notamment de cinéol). . Nous verrons cette si les autres faits observés cadrent avec manière de voir. la proportion de linadiminue sensiblement dans la partie terpénique. pour se modifier et engendrer. alors . Dans le cas actuel. . période de production de substances aromatiques. elle. la proportion des autres composés terpéniques. L'une de ces matières. elle se transforme partiellement en donnant naissance à l'autre qui. qu augmente en conséquence. cela est infiniment probable.^ C'est la matière A. Le linalol paraît donc prendre naissance tout d'abord. Il en résulte que le produit qui prend naissance en premier pourra augmenter en quantité absolue mais si la proportion de l'un des deux diminue il faudrait un bien extraordinaire concours de circonstances pour que ce ne fût pas celle de la matière initiale. engendre l'autre en d'autres termes la matière qui prend naissance en premier ne subsiste pas en totalité. le linalol.

Cela peut s'expliquer par une consommation partielle des produits odorants au moment où commencent de s'accomplir les fonctions de la fleur. période de le la dernière période de la vie consommation. Durant cette période. portion terpénique s'est enrichie en composés terle péniques autres que linalol. le linalol est bien le produit formé en premier.294 EVOLUTION DES COMPOSES ODORANTS la Remarquons en passant que. La arrivera effective- portion terpénique de cette essence ment à contenir près de 92 Yo ^^ ^^ corps. La accru. le florai- mélange terpénique des inflorescences est notablement plus riche en liualol que celui des organes verts. avons-nous a^u dans chapitre précédent. au début de son. consommation qui est compensée surabondamment par la formation d'une essence nouvelle. le poids absolu des composés terpéniques autres que le linalol a diminué. toutefois. Les produits terpéniques autres que le linalol se seront alors accumulés dans les inflorescences. Donc l'essence qui. Cette formation aura eu pour siège les organes verts. De l'essence se sera formée. quand la floraison sera plus avancée. La période de formation active du linalol Ces étant achevée et ce corps ayant continué de se meta- . aura des tendances à s'enrichir en linalol. dans l'appareil chlorophyllien. cela résulte des observations relatées dans le précédent chapitre (p. 206). aura remsi placé partiellement celle qui se sera rendue dans l'inflo- rescence. Examinons maintenant végétale. et leur poids absolu s'est composés sont retournés en partie aux organes verts. puisque c'est dans ces organes que prend naissance l'huile essentielle. Mais ce sera le contraire que l'on observera plus tard.

En résumé. . le Enfin nous avons signalé un exemple dans lequel convertir en cinéol. chez la plante . se convertir en géraniol. pour se métamorphoser ensuite en donnant. nérol.MOL -Ido diminuer sensiblement. — Les composés du groupe dans les végétaux. terpinéol.. LES COMPOSES DU GROUPE DU GERA. nous avons étudié des phénomènes de déshydratation grâce auxquels le linalol peut être transformé . mais encore son poids absolu dans la plante. Le géraniol formé citral. par simple isoméri- sation se produisant sous l'influence des acides. pour cela. une voie dans nous allons examiner les transformations qui s'opèrent dans le Géranium {Pelargonium odoratissimum Willd. de s'oxyder pour engendrer l'aldéhyde correspondante le linalol paraît se autrement dit. même temps que s'effectue réthérification. les résultats de cette étude tendent à montrer que le linalol se forme en premier dans le Basilic. on voit entre autres produits. et. peut-être en pas- sant par l'intermédiaire Il du terpinéol. en est susceptible . du géraniol Dans ce qui précède.). morphoser. non seulement sa proportion dans l'essence terpénique. partie en ses éthers partie en hydrocarbures terpéniques. 2. du cinéol. tré aussi Nous avons mon- que le même alcool peut. y a lieu de pousser plus loin les observations parallèle.

t. 3« série. GH^ CH3_C==GH — GH^ — GH^ — GH — GH^ — GH^OH I GH^ qui. mais. 1900. qui se convertit spontanément en men- du Géranium.\ DES COMPOSES ODORANTS GÉRAîîIUM Deux libre. alcools notamment sont contenus. p. Gharabot^ il a étudié l'essence de la végétation. Charabot. XXIII. et une aldédérivé dihydrogéné I on le voit. BouVEALLT. est le On hyde. dans l'essence de Géra- nium le géraniol. la époques différentes de a analysé Géranium à deux Dans cette étude. Barbier et part MM. partie à l'état partie à l'état : combiné. 1900. uniquement portion de l'essence qui se 1 E. le rhodinal. 3. le rhodinol donne par oxydation une aldéhyde. temps un peu de Unalol qu'une cétone. Quant à la men- thone. CW du précédent. ainsi le citraL Le citral elle correspond au géraniol. thone. p. t. alcools ne correspond immédiatement à aucun des ainsi que l'ont établi d'une Bolveault. 4. 922. . M. CXXXI. d'autre part M.296 ÉV0LUT10. y trouve en même gauche. CH^ — G = CH — GH^ _ GH^ — G -= GH — GH^OH I I GH3 et le rhodinol. la menthone. 806.

au surplus. non par des anamais par des examens comparatifs. sont partiellement convertis. résulte des il a pu être établi. de la floraison. que la menthone prend naissance principalement à l'approche D'autre part. les acides se combinent aux alcools pour augmenter la proportion : Tirons de ces A d'éther. métamorphoses chimiques qui .LES COMPOSES DU GROUPE DU GERAMOL 291 sépare par décantation d'avec les eaux recueillies au cours de Il la distillation avec la vapeur. ainsi que le rapport d'éthérijication : 3° que la proportion d'alcool total augmente légèrement. par voie d'oxydation. cas comme cela s'est produit dans le si aisément les éléments de l'eau. soit libres. le géraniol en citral. : données fournies par l'analyse i*" que l'acidité va en diminuant pendant la maturation de la plante . L'étude qui va suivre va nous permettre de préciser davantage la question de la transformation des alcools terpéniques par voie d'oxydation. qui s'isomérise sponta- nément en donnant naissance à la menthone. le rhodinol en rhodinal. alcool tertiaire qui perd principaux organes de la plante au point de vue des s'y opèrent. que le géraniol le et rhodinol. 2" que la proportion d'éther augmente. n'ont pas été détruits par déshydratation. soit combinés. alcools primaires. ainsi que le rôle des du linalol. Les alcools. Nous remarquerons. lyses précises. faits les conclusions qu'ils comportent mesure que la plante mûrit.

) à côté de la menthone. cétone correspondante. qu'il fournit d'ailleurs par oxydation. C'^'H^^O. — Les composés du groupe du menthol dans la plante.298 ÉVOLUTION DES COMPOSES ODORANTS 3. que le menthol est un alcool secondaire. Nous savons. Les formules de constitution respectives de deux composés sont les suivantes : GH . ces G^'^H^^O. pour l'avoir vu dans ce qui précède. que l'on rencontre dans l'essence de Menthe poivrée (Mentha piperita L.

très faible le avant floraison augmente pendant développement la des inflorescences. . Toutefois. au début de la flomison. même temps que diminue ri- chesse en menthol total. la menthone n'y existe encore qu'en faible quantité relative. L'observation des variations subies par les compole sés terpéniques de la la Menthe poivrée pendant déve- loppement de chlorophyllien. au fur et à mesure que thol.LES COMPOSÉS DU GROUPE DU MENTHOL 299 MENTHE POIVREE I'® Série cVexpériences. les Au parties vertes se développent . en réalité. que dans les organes chlorophylliens . proportion en de menthone. Cet enrichissement de l'essence en élher ne se manifeste-. comme nous l'avons déjà indiqué pour d'autres alcools. et. conduit à des résultats significatifs. la proportion d'alcool combiné augmente. Les huiles essentielles ont été extraites par distillation avec la vapeur d'eau. plante. Dans une première été série d'expériences. V essence est riche en menmais une faible proportion de cet alcool se trouve à l'état combiné. la plante a examinée à trois degrés différents de développement. d'autre d'une part dans l'appareil part dans les inflorescences. l'essence extraite des parties vertes a été comparée à l'essence retirée des inflorescences. en séparant uniquement la portion qui se décante. et l'huile essentielle extraite des inflo- rescences ne renferme que de faibles proportions de thol men- combiné. début de la végétation. la La .

à tion. . Ce fait moment où ou de peut être attribué à une consommation notable au s'est accompli le travail de la fécondation la formation des réserves. l'énergie des oxyda- tions internes se manifeste. Les résultats que nous avons énoncés peuvent être ainsi interprétés L'éthérijication du menthol paraît : avoir pour principal plante. tandis que la siège les parties vertes de la menthone prend naissance plus spécialement dans l'inflorescence. Cette dernière conclusion concorde parfaitement avec les intéressantes observations physiologiques de M. De plus. Clrtel*. la transpiration devient moindre. par oxydation de l'alcool correspondant. à la fin de la végétation après chute des la pétales. et constaté que les faits énoncés se trouvent la fin pleinement contrôlés. On sences la a : comparé i" les résultats fournis la floraison. l'assimilation s'affaiblit ou s'an: nule. 8« série. la proportion de végéta- de menthonedans l'essence diminue. t. des Mais nous avons. les fonctions de la feuille disparaissent en elle. contrairement à ce qui avait eu lieu précédemment. par diffu- CuRTEL. à savoir au fur et à mesure du développement de la fleur. 1899. dans le chapitre précédent. 221. VI. 3° à 4° une époque de floraison avan- cée.2e Série d'expériences. les réactions intérieures changent de nature . apporté faits qui démontrent la circulation des produits la odorants de 1 feuille vers l'inflorescence. par l'analyse d'es2" au début de au la moment de pleine floraison. p.

et ceux de l'analyse de l'essence extraite de sujets que chez la plante malade le rapport d'éthérification du menthol est très élevé. p. Reprenons donc l'étude . mais encore par l'apport qui lui est fait la ou par distribution à laquelle elle participe. à ce propos.LES COMPOSES DU GROUPE DU MENTHOL 301 sion d'une portion relativement soliible de l'essence. l'huile essentielle de la Menthe dite basiliquée ne renferme que des traces de menthone. rapprochés de ceux ^relatifs à la vigueur et au Nous ajouterons. Ces faits. Il convient donc. pour appuyer les conclusions que nous avons indiquées de déduire d'autres faits le rôle de l'appareil chlorophyllien en ce qui concerne réthérification des alcools et celui de la fleur en ce qui concerne la transformation de ces corps en aldéhydes ou en cétones par voie d'oxydation. Charabot cette justification. . développement exceptionnels des organes verts chez plante modifiée. et déjà mentionné dans ce qui précède a fourni à M. lyse de l'essence extraite de plantes saines. de cette question. MODIFICATIONS BIOCHIMIQUES DUES AU PARASITISME CHEZ LA MENTHE POIVREE On trouvera formulés. Un fait d'ordre tératologique. ainsi qu'à la l'atrophie des organes de . beaucoup plus élevé que chez la plante saine. Nous voulons parler de la modification que subit la Menthe poivrée sous l'influence d'une piqûre d'insecte. lio. La composition de l'huile essentielle contenue dans un organe peut donc être modifiée. De plus. les résultats de l'anamodifiés. non pas seulement par les réactions chimiques qu'y subissent ses» constituants.

En résumé. sous l'influence du parasitisme. si bien que la transformation du menthol en menthone ne s'est produite que dans une moindre proportion.302 ÉVOLUTiuN 1»ES COMPOSES ODORANTS . Efiectivement les rapports Menthol combiné Menthol total sont respectivement ^ lOO jO Acide et volatil combiné total ' Acide volatil et lOO ^ pour ^ la la Menthe basili- quée au ^ lieu de lOO et —— O" lOO pour Menthe saine. voici : nécessaire d'élucider Menthe point que La Menthe renferme à l'état de combinaison avec le menthol deux acides l'acide acétique et l'acide valérianique. dans le cas de la Menthe modifiée. l'éthé- Pour établir d'une façon bien rigoureuse est il que la rification réellement été plus active chez le modifiée. reproduction chez cette plante celui mettront en évidence le rôle de l'appareil chlorophyllien dans l'éthérification et de la fleur dans la métamorphose des alcools par voie d'oxydation. les fleurs ont disparu. : le second. l'énergie des oxydations internes a été réduite d'autant. Y at-il lieu. l'éthérification est devenue très active. Par contre. les organes verts ont acquis un développement considérable. ou bien le fait d'une éthérification doit aussi se . toute condition favorable à la formation de acétique au détriment l'acide de l'acide valérianique montrer favorable à l'éthérification. Le premier s'éthérifiant plus facilement que . . d'envisager la plante comme réellement mieux organisée pour l'éthérification par suite du plus grand développement des parties vertes.

ou bien si. Charabot a étudié comparativement les acides combinés au menthol dans les deux cas. le Donc. acétique. le Soit e la proportion d'éther qui se formerait chez produit normal.6 d'acide valérianique et 3 7. active montrer favopour expliquer la des éthers dans ce cas. \ oici les résultats qu'il a obtenus dans l'essence de Menthe normale. M. Soit duit modifié. Parmi les acides de l'essence basiliquée au : contraire. . Il convient. e' si la totalité de l'acide était l'acide la proportion correspondante c/i^:: le pro- Il s'agit de démontrer que la proportion fait plus notable d'éther dans l'essence des plantes modifiées n'est pas due uniquement au que la propor- tion d'acide acétique par rapport à celle d'acide valéria' nique y est plus élevée. nous aurons démontré a dans le fortiori que l'activité de l'éthérification est plus grande dans cas de la le cas de la Menthe basiliquée que Menthe normale.8 "/o d'acide valérianique et 49. doit se l'organisation chlorophyllienne de la plante joue le rôle présumé. même en supposant que l'acide valérianique ne s'éthérifie pas du tout dans les deux cas. est suffisante formation réellement si . du mélange d'acide on trouve 62. Si nous démontrons que l'on a e'^e. il y a 60. 4 d'acide acétique. qui dans cas de la Menthe basiliquée rable à l'éthérification. pour loo gr. dès d'acide acétique.LES COMPOSES DU GROUPE DU MENTHOL 303 plus intense est-il du uniquement à la formation d'une et relative- proportion plus abondante d'acide acétique ment moindre d'acide valérianique ? Poui répondre à cette question. lors. de voir le si cette différence de composition.2 mélange des acides combinés est moins riche en acide valérianique dans la Menthe basiliquée que dans la Menthe saine.

: En verait on trou- ^ (teneur en étlier .2 ^ 100 ^ basilique) . L'activité de la formation des éthers dans la Menthe dans basiliquée est par conséquent bien en relation avec le développement considérable qu'y ont pris chlorophylliens.7 se e' '^ e . le thuyol. qui peut s'obtenir par oxydation du thuyol.304 EVOLUTION DES COMPOSES ODORANTS laissant de côté les quantités indiquées. d'activité l'éthérification poursuit avec plus Menthe modifiée par une piqûre d'insecte que dans la Menthe saine.9 = 39. De même que l'essence de Menthe renferme du menthol./ 62. (teneur en éther du produit é' D'où : ^' = 36. même la avec une proportion d'acide acé- tique moindre. .) un alcool secondaire. lOO du produit normal). des éthers du menthol et la cétone correspondante. la thuyone. des éthers du thuyol et une cétone. donc. les organes Les composés du groupe du thuyol dans la plante. de même on trouve dans l'essence d'Absinthe (Artemisia Ahsynthium L. Les for- .

LES COMPOSES DU GROUPE DU THUYOL 305 mules de constitution le plus fréquemment admises pour le thuyol et la thuyone sont les suivantes : CH HC/^CHOH .

Dès de les le début de la végétation. pour diminuer ensuite dans les inflorescences. Examinant de la plante. Quant à manifestée avec une intensité le rôle toute particulière au moment de la floraison.. l'huile essentielle la totalité on observe que la oii . qu'il s'est ensuite oxydé. manifeste encore ici. et l'on est par contre frappé de contenue dans faible teneur de cette essence en thuyone. organes de consommation. la floraison ne se soit manifestée on trouve dans la organes chlorophylliens une essence déjà riche en éthers du thuyol. Les recherches qui précèdent ont montré la floraison de Ce rôle se formation des cétones terpéniques. enfin que l'éthérification a les ticulièrement active dans l'oxydation. c'est-à-dire en ayant soin d'épuiser les eaux de distillation. une éthérif cation plus active coïncidera avec l'apparition et le développement d'organes verts vigoureux.U)fi ÉVOLUTION DES COMPOSES ODORANTS en distillant la plante avec la vapeur et extrayant la totalité des produits odorants. mais tiges. ici Ces observations conduisent à penser que. jus- qu'au moment une nouvelle poussée se produisant. Constamment l'on verra la proportion de thuyol total dimi- nuer pendant l'évolution continue de cette la plante . en ce sens que la prola dans portion de thuyone était insignifiante avant l'apparition des inflorescences et qu'elle est devenue ensuite bien . proportion augmentera finalement lors du rajeula nissement résultant de formation de nouvelles Enfin la teneur de l'essence en thuyone augmentera senla siblement lors de floraison. elle s'est organes verts. éthérifié et encore^ été par- l'alcool a pris naissance en premier. le rapport d'éthérification y croît jusqu'à floraison pour décroître ensuite. avant que Vinfluence .

par exemple. on constate ici la feuilles d'Absinthe d'une proportion de thuyone supéIl rieure à celle trouvée dans l'essence d'inflorescences. d'inflorescences la féconpendant la au contraire. constamment diluée par suite de l'arrivée d'une fraction relativement soluble et par conséquent riche en thuyol. . La consom- mation des matières dation tend à réduire. est un des principes les plus solubles de l'essence de Verveine. est détruite par oxydation dans où une quantité importante d'huile essentielle est efiectivement consommée. comme d'ailleurs les autres cétones ou aldéhydes l'inflorescence. En résumé. est probable que la thuyone. dans l'essence proportion de la thuyone. d'ailleurs. Mais. la petite quantité de thuyone qui se forme dans cet organe. De plus. un des constituants les moins solubles de l'essence d'Absinthe. la thuyone est. dans la feuille. qui. renferme le plus de citral. Aussi conçoit-on que la proportion de cette cétone puisse augmenter dans l'essence de feuilles lorsque les composés terpéniquès circulent depuis ces organes jusqu'aux inflorescences. de la circulation d'une portion relativement soluble de l'essence a pour effet l'accumulation. au contraire. Menthe poimenthone s'accumulait dans tandis que c'est l'essence présence dans l'essence de d'inflorescences. où les produits arrivent dans des proportions d'autant plus faibles qu'ils sont moins solubles. tandis que le citral. tandis qu'en étudiant la vrée il a été trouvé que la l'essence d'inflorescences. chez la Verveine. substance odorantes qui se trouve.LES COMPOSES DU GROUPE DU THUVOL 307 supérieure. A l'appui de la thèse que la formation des aldéhydes et des cétones est favorisée par le fonction- nement des organes chez lesquels l'oxygène est fixé .

énergiquement relative à l'huile essentielle de Carvi : nous citerons l'observation que voici (Carum carvih.308 EVOLUTION DES COMPOSES ODORANTS . cette dernière peut aisément s'obtenir en partant du : premier corps 1 . le dihyodrocarvéoL C*^H^*0. les et la dihydrocarvone. un Qiojji^O. nène droit C'^H*^ . la caret la carvone droite. Le limonène et vone sont deux constituants plus abondants. le limo. deux cétones alcool : . les C^^H^^O.)^ Cette essence renferme notamment un terpène.

Les données qui précèdent montrent que des causes indépendantes et souvent d'effets opposés. Dans ce l'essence d'inflorescences sera sensiblement plus aldéhydiques que l'essence de qu'on a constaté dans le cas de la Verveine. organes de production. Il leur accumulation en effet. on a vu qu'il y a circulation des com. posés odorants depuis les parties vertes. sont des constituants cas. jusqu'aux inflorescences. et que ce sont des portions relativement solubles qui cheminent à travers la plante. ou tel point du a été établi. en ce sens que riche en principes feuilles. organes de consommation. Il semble donc. relativement solubles. sont susceptibles de présider au partage des produits odorants entre les divers organes de la plante et de tel favoriser végétal. Mais. d'autre part.LE PARTAGE DES PRODUITS ODORANTS CHEZ LA PLANTE 309 Le partage des produits odorants chez la plante. où l'oxygène est fixé par les tissus avec le plus d'activité. C'est ce . où le citral doit être compris parmi les constituants les plus solubles de l'essence. différentes. en que les produits d'oxydation des alcools (aldéhydes ou cétones) se forment tout par- ticulièrement dans les organes. comme conséquence de ce mécanisme biochimique que ce soit chez l'inflorescence que l'huile essentielle doive présenter la teneur la plus élevée en principes aldéhydiques ou cétoniques. tels que l'inflorescence. Il en résulte que ce phénomène de circulation et celui qui préside aux transformations chimiques modifiant la effets composition des huiles essentielles ajoutent leurs lorsque les aldhéhydes ou les cétones considérées .

tandis que le second eff'et phénomène aura pour d'augmenter est alors. odorants et que cette consommation porte principalement sur les produits partiellement oxydés. celui qui . . L'essence plus élevée d'inflorescences contient de Si citral sensiblement la une proportion que l'essence extraite . et c'est pourquoi. . l'essence principes les plus solubles qui se Le premier phénomène tendra à enrichir de feuilles en aldéhyde ou cétone et au conen principes en traire à enrichir l'essence d'inflorescences alcooliques. est due non seulement à la faible solubilité de la thuyone mais aussi au fait que dans l'inflorescence il y a consommation de 'produits Quel de inverses.310 la EVOLUTION DES COMPOSES ODORANTS portion extraite des eaux de distillation eff'ectivement est plus riche en citral que la portion qui se décante. on a constaté que l'essence de feuilles était plus riche que l'essence d'inflorescences en principe cétonique. au contraire portion aldéhydique ou cétoest nique de l'huile essentielle les effets relativement peu soluble. Cette différence. malgré la tendance que possède le thuyol à se convertir en thuyone dans l'inflorescence par voie d'oxydation. avons-nous vu. circulation sur la du phémonène de les compo- sition des essences des divers organes seront inverses modifications de ceux que produiront les chimiques qui s'accomplissent dans l'inflorescence. la teneur de ce dernier organe principes aldéhydiques ou cétoniques. ces deux phénomènes à effets prédominera P Nous venons de voir que. la thuyone est au nombre des constituants les moins solubles. c'est-àdire en voie de dégradation. chez l'Absinthe. des organes chlorophylliens. puisque ce sont principalement déplacent.

que ce dernier organe renferme une essence par- ticulièrement riche en menthone.sout pas dans l'eau. et la question a été étudiée par MM. dissoute. principe soluble. à la composition de l'essence . ne se dis. Or nous avons vu que cipe l'essence d'inflorescences est plus riche que l'essence de feuilles en menthone. les principes relativement peu solubles sont les éthers et la menthone. Mais l'examen du cas particulier que nous allons envisager ici montrera qu'il n'en est rien et établira que la nature des transformations chimiques qui s'opèrent dans tel ou tel organe peut avoir une influence prédominante sur la répartition de. les résultats de l'étude de ces modificales tions chimiques deviendraient obscurs et leurs déductions incertaines. l'influence qu'exercent sur cette répartition modifications chimiques que subit la matière? S'il en était ainsi.bot et Liloue (note inédite). moins riche en menthol libre et en menthol total plus riche en menthone que la seconde.LE PARTAGE DES PRODUITS ODORANTS CHEZ LA 1>LANTE 311 En est-il toujours amsi? En d'autres termes. Le cas auquel nous venons de faire allusion est celui de la Menthe poivrée. le phé- nomène de répartition des corps d'après leur solubilité relative masque-t-il toujours entièrement. En d'autres termes. soluble. Ces chimistes ont comparé la composition de l'essence qui au cours de la distillation. La première est plus riche en éther. Et c'est malgré une circulation de' menthol. de la feuille vers l'inflorescence.s composés odorants. Chara. princétonique. par sa préé- minence. Il faut donc bien que le menthol s'y soit converti en menthone par voie . tandis que le menthol est particulièrement .

en tel ou tel point. que . par contre. Et inversement. tend à se solubilité relative. Les différences de composition si entre essences examinées montrent bien. d'après M. enrichit l'essence dun organe où vont cependant les porest tions les plus solubles. C'est ainsi que. faire d'après leur Mais cette tendance peut être entra- vée . C'est le que cet organe constitue milieu dans lequel la formation de ce principe particulièrement active. être favorisée par les méta- morphoses chimiques que subissent les substances en tel ou tel point de leur itinéraire ou en tel ou tel de leurs centres d'accumulation. et d'in- florescences. elle peut. l'étude qui vient d'être décrite met les conclusions relatives à l'évoluà l'abri tion des composés odorants des objections . le partage des odorants la entre la feuille organe de production et fleur.312 EVOLUTION DES COMPOSES ODORANTS d'ox\dation. dans sent. la transformation d'un constituant en un autre. les conclusions formulées en ce qui con- En ne bornant point essentielles cerne les phénomènes de circulation de la feuille vers l'inflorescence ont échappé aux incertitudes qui auraient pu résulter du fait des réactions biochimiques qui réalisent. tandis qu'un autre. organe de consommation. la menthone. celles qui existent entre les essences on le les deux compare à de feuilles principes . sont plus abondants dans sence de feuilles. les le cas pré- quelques-uns des principes les moins solubles. Charabot préside à métamorphose des composés terpéniques chez le . l'es- éthers du menthol. Ainsi se trouve confirmé une fois de plus mécanisme qui. les études à l'examen d'huiles renfermant des principes dérivant les uns des autres. la la plante.

terpènes. C*°H''OH. L'alcool que Le parfum chez la plante. en même temps que leur conrésultats déductions. dans l'organisme végétal. En quer. Ces réactions forment deux groupes bien distincts par leur nature même et par les fonctions physiologiques auxquelles elles paraissent correspondre : Les éthers composés prennent naissance d'une façon particulièrement active dans les parties vertes des végétaux. chlorophyllien. cordance avec être les effets les faits d'observation. Les diverses études dont nous venons de sions générales faire con- naître les résultats principaux et de dégager les conclu- ont fait connaître un certain nombre de réactions auxquelles sont soumis. Conclusions. CONCLUSIONS qu'aurait 313 pu soulever les le fait de l'échange de ces prin- cipes entre les différents organes.. il donne naissance en même temps à l'hydrocarbure correspondant c'est ce qui a lieu pour le linalol. résumé. dont une partie s'éthérifie et une partie se déshydrate en fournissant des les . les composés terpéniques. 9* . c'est-à-dire dans le milieu . cjuels peuvent de leur fonctionnement simultané. 0''W\ la Des phénomènes d'isoméiisation concourent aussi à métamorphose de la matière odorante. et leurs déjà décrits et que nous venons d'indiprécisent les mécanismes montrent. si par action des acides sur les alcools bien que les premières transformations subies par les alcools terpéniques sont dues à des phénomènes de déshydratation Lorsque l'alcool est susceptible de perdre aisément éléments de l'eau.

sous l'influence des il s'éthérifie se déshydrate. ^ E. Par un mécanisme plus compliqué. en aldéhydes ou en cétones. 1. de saisir les liens étroits qui les relient aux fonctions physiologiques de la plante. nous allons exposer les résultats de recherches instituées en vue de découvrir les influences qui les régissent. 1904. p. 314 MÉCANISME DE L'ÉVOLUTION DES COMPOSÉS ODORANTS citer. 8^ série. et le litialol. nous venons de acides. l'évolution des composés l'éthérification terpéniques. et à un alcool Ces transformations se produisent aussi bien chez la plante que in vitro. les notamment lorsque organes chez lesquels apparaissent la fixation inflorescences. Ces phénomènes chimiques étant mis en lumière. tion d'un alcool pondante ' sur l'éthérifica- transformation en cétone corres-. le rôle fonction chlorophyll'influence de lienne dans la formation des éthers la nature du milieu extérieur sur quelques phénomènes de synthèse végétale et sa et plus particulièrement sur la formation des composés terpéniques. le géraniol et le nérol. . le terpinéol. Hébert. stéréo-isomères. I. Les alcools et leurs éthers se convertissent active- ment. 362. probablement en passant tertiaire.. s'isomérise au surplus en donnant naissance à deux alcools primaires. t. Charabot et A. le linalol peut aussi se convertir en cinéol. par l'intermédiaire du terpinéol. Mécanisme de Nous étudierons chez les plantes 2*" . : i"" le mécanisme de de la 3** . les tissus d'oxygène par est particulièrement intense. par oxydation.

intervention chez les plantes dln agent favorisant l'éthérifïcatïox Pour rendre manifeste la le rôle d'un agent favorisant et formation des éthers. 390. MM. 1901. p. dans l'organisme végétal. S84 et 955: 3. 3e série. Charabot et Hébert* ont voulu remonter causes s'est qui provoquent ces : phénomènes. Hébert. la auteurs ont employé six molécules d'acide acétique pour une molécule de donné à lui-même à * température 2. alcool très répandu dans les alcools terpéniques.elle. XXV. GXXXÏII. Charabot et Hébert ont établi que . . donnent naissance aux éthers étant connue. linalol. Dans les le but de favoriser réthérificalion de l'alcool. Nous nous bornerons. par action pure et simple des acides sur les alcools ou bien y est -elle favorisée par le concours d'un agent particulier jouant le rôle de déshydratant ? Nous allons aborder cette question.1901. p.1. .MÉCANISME DE L'ÉTHÉRIFICATION CHEZ LES PLANTES 315 Mécanisme de La nature l'étliérification chez les plantes. pour démontrer cela. MM. Le mélange a été abandu laboratoire t. E. plète les huiles essentielles. sein des réactions chimiques qui. par action pure simple des acides sur l'éthérification est moins comque chez la plante. Une question alcools posée tout d'abord L'éthérification des terpéniques s'opère. Charabot t. au même aux de la plante. et A. à indiquer les résultats très significatifs concernant le linalol.

que sous l'action pure acétique le simple de l'acide ne s'éthérifie qu'avec une extrême lenteur.. au bout d'un an. très long. en faisant agir uniquement l'acide acétique sur le linalol. Les résultats ont montré. au moment où l'équilibre . de 24 jours n'a pas dépassé . on n'obtient. CONSIDÉRATIONS SUR LA NATURE DE LAGENT FAVORISANT l'éthérification chez LES PLANTES Ainsi. encore que les auteurs se soient placés dans des conditions très favo- marche du phénomène tout à fait au début. 316 (20*" MÉCANISME DE LEVOLUTION DES COMPOSES ODORANTS environ). même au bout d'un temps qu'une faible proportion d'éther. n'a atteint la proportion d'éther formée que 5.3 Yosuffit Cette expérience plante. Nous allons constater maintenant que la proportion d'alcool éthérifié. l'éthérification est pour montrer que. proportion l'on a trouvée dans les huiles très inférieure à celle que essentielles. Tandis que. pendant le développement de la dans les expériences que nous relaterons plante l'accroissement de la valeur de ce rapport dans l'espace a auo^menté de A plus de ^ . En rables à l'éthérification et qu'ils aient suivi la outre. par exemple. de la façon la et plus nette. chez la rendue plus active par un agent auxiliaire. le linalol la rapport entre d'alcool total proportion d'alcool combiné o et celle dans l'es100 pace de 10 jours. c'est-à-dire au moment où l'augmentation est le plus sensible. dans la Lavande.

la les l'acide sulfurique. l'état combiné avec le même que. On a opéré à o'\ pour réduire l'action isomérisante de l'acide sulfurique. Les expériences dont nous résumerons principaux résultats confirment le fait de la forma- tion des éthers chez les plantes par action des acides sur les alcools. lorsque l'équilibre est atteint. Dans toutes les expériences dont nous allons donner le compte rendu résumé. pour un le même alcool térpénique. en alcools effet : i" que les terpéniques qui.MÉCANISME DE L'ETHERIFICATION CHEZ LES PLANTES est atteint. dès à présent. — et la proportion d'éther est de 63. s'éthérifient plus facilement la ceux dont portion à les végétaux renferment plus grande proacide. C^^H^'OH. Eihérijîcation du géraniol. Elles établissent. susceptible de favoriser déshydratation.7 géraniol % î le rapport combiné géraniol total Il 67 100 * est intéressant de rapprocher. au bout de 12 heures. l'éthérification a été effectuée en abandonnant à lui-même un mélange d'une molécule d'alcool térpénique et de six molécules d'acide organique additionnées de sulfurique de molécule d'acide concentré. Avec le géraniol. . l'acide se combinant plus facilement avec cet alcool est celui dont l'éther est le plus abondant chez la plante. sous Je l'influence d'un acide sont aussi 2° déterminé. une partie de géraniol s'est déshydratée. l'on a soin de faire intervenir un agent. cette valeur de celle du rapport qui existe entre les . . 317 peut devenir voisine de si la valeur qu'elle acquiert dans la plante. du linalol et du menthol au moyen de l'acide acétique.

on a fait des menthol combiné . . t. ^ Précisément. .*. — a atteint la limite 49 lOO . St inférieures à celle. elles sont à peu près les mêmes cela provient de ce que chez la Menthe . G^°H*^OH. 5. ce même rapport peut des valeurs voisines de cette limite. chez la plante. Llies sont donc sont voismes de . le rapport alcool combiné ' alcool total Dans . . D'une manière générale. LXXXIII. 1 . la proportion de linalol éthérifiée in vitro est moindre que celle de géraniol. 318 MÉCANISME DE L'EVOLUTION DES COMPOSES ODORANTS et M. que peut atteindre - le rapport ' — geramol total ^ . : le rapport — . . . . assez Les valeurs que peut atteindre. comme r r -i il r n •. à dans un grand nombre de plantes. mêmes quantités dans V Eucalyptus MacarthuriD. Au moment où 58 loo l'équi- libre est atteint. — . . tallait s y ^ attendre. partie à l'état d'éther acétique. du menthol. . alcool combiné ^ . Le tinaIoL alcool tertiaire. . . se trouve partie à l'état libre. p. — . Dans le cas du menthol. les limites obtenues sont un peu inférieures aux limites correspondantes chez la plante. le cas observations analogues . loo alcool total côté d'alcools isomériques et de leurs éthers . et on a pu ^ voir précédemment ^ prendre que. ^ . . . dans les végétaux renfermant du linalol et son éther acétique le rapport 65 ^... Smith. . G'^H*'OH. fféraniol combiné — 7 . 1 H. G.

l'essence Fliick. de Palma rosa (Andropogon Schœnanthus etHanb. 56.qui renferme du caproate de géranyle. dans sous plus en ce qui concerne . Lorsque les équilibres ont été atteints.7 7o d'éther acéEthérification tique. l'éthé- . s'éthérifient le facilement. . qui s'éthérifie plus difficilement.3 Yo) : géranyle (géraniol combiné On voit que ladiminue à mesure que le poids moléculaire de l'acide augmente ceJa permet d'expliquer que la valeur du alcool combiné 13 rapport dans ne dépasse guère . mais encore l'acide valérianique.9 Yo)proportion de géraniol combiné . ferment avec le la ceux dont les végétaux renplus grande proportion à l'état combiné sont aussi acide. propionique — '> : qui correspond à 5o. qu'elle atteint . MÉCAMSME DK L'ÉTHÉRIFIGATION CHEZ LES PLANTES 319 on rencontre à l'état d'éthers du menthol.. -. non seulement Féther acétique. ce % (géraniol combiné : 39. ^ tandis dans l'essence di Eucalyptus Macarthuri D et M Avec le thuyol on a obtenu des résultats analogues. Agent favorisant l'éthérification. les choses se passent les plantes sensiblement les comme qui . du thuyol au moyen des acides acétique et valérianique. Tous ces résultats concourent à montrer que : i" si l'on fait intervenir un agent favorisant les déshydrata- tions. il s'était formé 60.2 7o de butyrale de 26. — . — En somme. . 39. même du géraniol au moyen des acides acéet butyrique . . équilibres limitant l'éthérification 2" les alcools terpéniques l'influence d'un acide déterminé. .).4 de propionate de géranyle tique du géraniol.i Yo de géraniol combiné.

Kastle et Lœ:ve>hardt. Kastle et Lœvexhardt^ d'autre part. grâce à d'eau. t. 1900. p. 491. . par élimination d'eau. l'aldhéhyde benzoïque » F. ces résultats ont confirmés par M. Kohl ^ et étendus à l'invertase. Hanriot. sait la que. CXXXII. des observations relatées en dernier lieu. 1901. MM. chez les plantes. G. dans des conditions déter- molécules et glucose. le tervention de la maltase. parmi les transformations se produisant vivante. De semblables phénomènes et paraissent aussi se pro- duire chez les plantes par des ferments la : ^I. peuvent être réalisés in vitro Hill est parvenu à montrer que * maltase est capable de combiner. t. Kohl. réunir. elle se trouve favorisée un agent particulier jouant le rôle de déshydratant. ont mis en lumière la réversibilité des actions lipasiques et sont parvenus à montrer que. Dans un même ordre d'idées. été deux molécules de glucose. s'effectuent dans l'organisme animal grâce à la présence de ferments. unissant entre elles des molécules simples pour donner naissance à des molécules plus complexes. 189S. cellule un grand nombre ont été attribuées à des interventions diastasiques. t. 1902. XXIV. 146 et 212.320 MÉCANL<Mt DE LÉVOLUTION DES COMPOSES ODORANTS rification s'opère. 2 ^ HiLL. et Cela ressort des recherches sur l'évolution des et composés terpéniques exposées dans ce qui précède. M. On dans lier. par l'action directe par des acides sur les alcools . p. ^ ^ Emmerli>g. Emmerlixg' plus récemment a pu. p. l'in- M. t. Haxriot* d'une part. p. 3810. XXXIV. LXXIII. en leur enlevant deux l'acide cyanh\drique pour former l'amygdaline. 634. En particu- bon nombre de phénomènes de déshydratation.

la lipase est susceptible de favoriser l'éthérila fîcation de signalés par glycérine. qui d'une manière générale président à l'union des radicaux organiques avec formation de molécules complexes. de la température sur la formation des éthers chez la plante. 1152. Il y avait donc lieu d'étudier les le rôle de la fonction chlorophyllienne dans phénomènes particuliers de déshydratation dont nous recherchons le mécanisme. de l'état hygrométrique. 4.ROLE DE LA FONCTION CHLOROPHYLLIENNE 321 minées. de l'altitude. CXXXII. en le elle se produit notamment dans milieu soumis à l'action chlorophyllienne. 1901. Ces phénomènes de déshydratation. 159. 3. ait pour effet de transou bien en terpènes. t. E. 1901. sont caractéristiques des milieux assimilateurs. Des M. Rôle de la fonction chlorophyllienne dans la formation des éthers. MM. qu'elle former les alcools en éthers pour siège principal d'autres termes. XXV. 1 PoTTEVix. t. Charabot. M. jointes aux résultats exposés ici. • 2 Charabot. 3e p. les parties vertes de la plante . 1901. t. . série. CXXXVI. p. a L'élimination d'eau. Charabot et Hébert à formuler l'hypothèse consistant à attribuer à une diastase le pouvoir ont conduit d'activer l'éthérification chez les plantes. Pottetin ^ faits analogues ont été Ces considérations.s'est occupé de cette question et a examiné les influences simultanées ou séparées de la lumière. 259.

1. t. .322 MECANISME DE I/EVOLUTION DES COMPOSES ODORANTS M. 1895. M. sous l'iniluence du climat de montagne. modifications Bo>mer a les fonctions physiologiques. les cellules sont plus longues et plus étroites. d'importantes comme on pouvait s'y attendre. est plus développé. Charabot Lavande 1 poursuivi à cet il effet les recherches dont a été question au cha- Gaston Bonmek. en effet. en effet. On voit que. 217. étant donnée leur structure spéciale. XX. qu'à égalité de surface et dans les mêmes conditions extérieures les feuilles des plantes cultivées dans la région alpine. A ces dans différences anatomiques correspondent. les plantes de montagne sont adaptées à une si fonction chlorophyllienne plus intense. parmi lesquelles nous signalerons les suivantes : les feuilles . cellules renferment un plus et grand nombre de chloroleucites qui sont plus gros plus verts. assimilent toujours plus tillon que celles de l'échan- de plaine. soit parce assises palissadiques est plus consiles que le nombre des . n. Il y avait donc lieu de rechercher à cette fonction la chlorophyllienne plus intense correspond essentielles formation les huiles d'une proportion plus notable d'éther dans des plantes adaptées au a climat alpin. G. à l'altitude où elles présentent leur différenciation carac- téristique. p. sont plus épaisses et du limbe mieux disposés pour la fonction chlorophyllienne le tissu palissadique ou chlorophyllien. par des expériences directes. dérable en outre. une plante acquiert un certain nombre de modifications. soit parce que d'un vert plus foncé les tissus assimilateurs sont très différenciés et . montré. Et sur l'essence de M.vsTON BoNMER^ H coiislaté que. 7^ série.

au point de vue physiologique et au point de vue anatomicpie. On peut dire que. Examinons. M. en hygrométrique sur part. tandis que l'influence du froid dans les montagnes paraît contrarier leur action. . pris isolément. par rapport à l'air l'air humide réduit la quantité de chlorophylle ^ contenue dans les feuilles. l'air plus sec . l'air sec agit absolument comme l'éclairement plus grand. et que l'air sec provoque un développement plus considérable du tissu en palissade. 3o). 163 et 513. D'ailleurs. la Tinlluence de l'état fonction chlorophyllienne d'une part. la feuille d'une plante qui s'est déve- loppée dans un air sec assimile plus que la feuille delà même espèce qui s'est développée dans un air saturé d'humidité. M. CXXXI. Donc. 3" la température plus basse. d'autre part sur la formation des éthers. sur l'éthérification des alcools terpéniques d'autre normal. Les deux premiers. Charabot signale les résulEberhardt. M. t. p. particulier. G. phyllienne . d'une part sur la fonction chloroconclusion : . l'altitude influe dans le même sens. Eberhardt a^constaté que. Nous en rappelons la D'une manière générale la richesse en éther est d'autant plus grande que l'altitude à laquelle la plante a vécu est plus élevée. à égalité de surface . * 1900. Pour mettre en lumière le rôle de l'humidité au point de vue de la formation des éthers.ROLE DE LA FONCTION CHLOROPHYLLIENNE pitre I :i23 de cet ouvrage (p. agissent dans le même sens. Boxnier avait montré que. l'altitude le Mais l'influence de facteurs I" qui caractérisent climat 2"" dépend de plusieurs de montagne : l'éclairement plus intense.

Influence de la nature du milieu extérieur sur l'évolution des composés terpéniques. a pour principal siège les parties vertes. En résumé. influences capables de modifier les plantes de façon à rendre plus aptes aux fonctions chlorophylliennes favorisent en tion des alcools terpéniques même temps l'éthérif ca- Cette déduction va nous permettre de pousser plus loin l'étude du mécanisme qui préside. Il arrive à cette conclusion que l'air sec favorise la formation des éthers en même temps qu'il rend les végétaux plus aptes aux fonctions les les chlorophylliennes. chez la plante. mais encore que leur intensité avec la est en relation directe puissance de la fonction chlorophyllienne. . chez la plante. mais récoltées pendant des années de sécheresse 2° de comparer une essence de Lavande récoltée aux environs de Paris aux essences de Lavande de montagne.. aux modifications chimiques dont nous nous sommes occupés. c'est-à-dire les milieux chlorophylliens. 324 tats MÉCANISME DE L'EVOLUTION DES COMPOSES ODORANTS 1° d'établir de deux séries d'expériences ayant eu pour but un parallèle entre la composition d'essences : de Lavande récoltées pendant des saisons relativement pluvieuses et celle d'essences de Lavande de gines. Il a été établi ensuite que non seulement ces phénomènes de déshydratation s'effec- tuent le plus activement dans les organes assimilateurs. Ces résultats conduisent tout naturellement à rechercher à l'aide de quel mécanisme la fonction chlorophyllienne exerce son influence sur de semblables phénomènes. mêmes ori. Nous avons vu que l'éthérification.

Acide doit =^ Étlier -\. l'action activante de la lumière solaire directe sur la transpiration. 612. qui existent entre pensant ainsi arriver à saisir les liens deux ordres de phénomènes. Charabot et proposé de soumettre la plante à des et influences susceptibles d'affecter à la fois et les phéno- mènes chimiques les les phénomènes physiologiques. Le parfum chez 10 . la plante. la plante. chez les alcools.. HÉBERT. t. 698. 1678. 1 XXVII.INFLUENCE DE LA NATURE DU MILIEU EXTÉRIEUR 325 On part. 181. t. 1903. un excès . 2. p. tendant à réduire les proC'est par portions d'eau dans les systèmes chimiques qui constituent le contenu cellulaire. GXXXIV. entre autres. 982 et 1239. des existe substances réagissantes .CHARABOTet A. même . p. 1009. 1228. E. MM. 1903. d'alcool libre.Eau la réaction inverse . à accentuer ticulier. la Alcool -\. 3^ série. p. les effet doivent contribuer et. t. XXIX. 1902. GXXXVI. en d'autres termes il dans végétal composé. par combinaison des acides avec et l'on trouve. conséquent grâce à son action favorable à l'élimination mécanique de l'eau que la lumière et l'énergie chlorophyllienne. Dans Hébert se sont but d'éclaircir ce point. 1902. . 3. p. p. D'autre on a vu que en les éthers prenaient naissance. t. phénomènes de déshydratation la en par- ceux qui ont pour le ^ transformation des alcools en éthers. 1903. Conformél'éthérification . donc le être limitée par et l'état d'équilibre dépendre de la proportion d'eau contenue dans milieu considéré. t. temps que le les produits formés. 20iet 914. CXXXVII. 799. d'acide ment aux idées de Berthelot sur réaction : un mélange d'éther et d'eau. 160. connaît.

en modifiant la nature chimique du milieu ambiant. cette est elle-même en relation avec les échanges la formation et l'évolution de la matière végétale. qui. Il en résulte que. nitrates. nous l'avons dit déjà.ÉVOLUTION DES COMPOSES ODORANTS Ilii particulier. . on devait modifier à la fois et la marche des phénomènes chimiques composition gazeux qui accompagnent et celle des phénomènes physiologiques. phosphate disodique) i"* sur la marche générale de : composition de la plante aux principaux stades de son développement: o" sur l'acidité la végétation .). l'arrivée de l'eau parles racines et son départ par les organes chlorophylliens sont en relation avec la composition minérale des milieux tact au con- desquels se trouvent les racines. 2" sur la végétale. MM. pour observer les variations qu'elle subit au double point de vue que nous venons d'indiquer. Gharabot et Hébert ont expérimenté sur la Menthe \)oi\rée(Mentha piper ita L. renferme un alcool terpénique. Avant d'entreprendre l'exposé des résultats de ces il importe de faire connaître les conditions dans lesquelles ont été effectuées les recherches. Leurs recherches ont trait à l'étude de l'influence des sels minéraux (chlorures. 4" sur la formation et l'évolution des com- posés terpéniques. les Telles sont les considérations qui ont amené auteurs à soumettre une plante à l'influence de divers sels minéraux. ses éthers et la cétone correspondante en proportions assez notables pour permettre de saisir les variations susceptibles de se produire. diverses études. de façon à liens faire ressortir les qui unissent les uns aux autres. sulfates. D'autre part.

de potassium. Voici la liste des sels chacun des matières ajoutées séparément au sol dans des lots différents : chlorures de nium. ferreux. — Dans cette première série le d'études. manganèse .INFLUENCE DE LA NATURE DU MILIEU EXTERIEUR :]27 CO>DITIO>S DE CULTURE Deux séries d'expériences ont été effectuées. L'année suivante. . de .Série d'expériences. 2. sium sulfates sodium de potassium. de potas- d'ammonium phosphate disodique. La pre- mière avait pour but de faire entrevoir les liens entre certains phénomènes physiologiques et certains phénomènes chimiques. t'*" Série d'expériences. C'est de l'ensemble de ces deux séries d'expériences que seront dégagées les conclusions. . nitrates de sodium. on a expérimenté à l'aide d'un plus grand nombre de sels minéraux. d'ammonium. l'un défavorable et l'autre favorable à la fonction chlorophyllienne. de fournir des indications sur les facteurs devant être spécialement envisagés au cours des expériences plus générales qui ont suivi. d'ammode sodium. . Les quantités de sels employées ont été cal- — culées sur les bases suivantes : 5oo kilogrammes de de sodium par hectare et des quantités équimoléculaires pour les autres sels. on a examiné séparément les modifications résultant de l'addition au sol de deux sels: chlorure de sodium et le nitrate de sodium.

siège principal de la circulation de la sève et est à la fois la et plus riche en eau la plus pauvre en cendres à la fin de en matière organique. la teneur centé- . leur richesse en matière sèche. la végétation. dans la plante fraîche. Les racines donnent à peu près constamment le jplus de cendres. au chlorure de sodium ou au nitrate de sodium. . feuilles et des racines. Au moment les tiges sont de la floraison et la végétation. matière organique. eau. 1" Série d'expériences. La tige. cences sont très faibles. A la fin de la végétation.3i>8 ÉVOLUTION DES COMPOSES ODORANTS INFLIENCE DES SELS MINERAUX SIR QUELQUES PHENOMENES GÉNÉRAUX DE LA VÉGÉTATION Pour étudier la MM. culture au chlorure de sodium. cendres. matière sèche. culture au nitrate de sodium). en eau en matière organique. Il est à signaler que. dans les trois genres de culture expérimentés (culture normale. les différences que présentent à ce point de vue les racines et les inflores. Poids des divers organes. prédominantes dans la plante fraîche aussi la proportion d'eau est bien que dans la plante sèche alors élevée dans la feuille. il V a au début de prédominance des — Que la plante soit cultivée norma- lement. leur teneur en cendres. aux divers la du développement de et plante : le poids des principaux organes. Hébert ont déterminé. Charabot stades et marche générale de la végétation.

on constate surtout enrichissement en matière organique. nous allons revenir sur ce point. ou encore qu'il la l'ensemble des parties aériennes. II. Hébert sur la marche générale de la végétation de la Menthe concordent avec celles que Berthelot et André* et ont tirées antérieurement de leurs recherches sur d'autres plantes. 1899. Nous allons insister sur ces deux points : augmen- diminution de la proportion d'humidité. 2. au chlorure de sodium ou au nitrate de sodium). t. non sans avoir fait remarquer que les conclusions de l'étude de MM. tion centésimale de cendres ne subissant y a propor- que de faibles L'augmentation de la proportion relative de matière organique est. . variations. plus sensible dans les cas de la culture au chlorure de sodium et de la culture au nitrate de sodium que dans celui de la culture normale. proportion de matière organique augmente. Si l'on subit pas de considère la plante tout entière.INFLUENCE DE LA NATURE DU MILIEU EXTÉRIEUR 329 simale des tiges en matière minérale ne variation sensible pendant la végétation. Charabot tation de la richesse en matière organique. En ouire. . plus encore dans les plantes cultivées soit au chlorure de sodium. . soit au nitrate de sodium que dans celles cultivées normalement. les variations sont nettement plus considérables chez les plantes 1 Berthelot. Chez la plante arrivée à un certain degré de développement (que cette plante soit cultivée normalement. la proportion relative d'eau diminue constamment tandis que la . p. Quant à la proportion centésimale d'eau contenue dans la plante entière elle va en diminuant constamment. 7 et 372.

RiiKTHELOT. Matière sèche cendres. 1899. les plantes par soumises aux divers modes de culture.330 EVOLUTION DES COMPOSES ODORANTS ciillivées soit au chlorure les rie sodium. que chez plantes cultivées normalement. effet. établissant les En 1 moyennes des nombres correspont. lieu l'addition des sels miné- raux au de côté déduits l'état sol. p. C'est le 20 mai qu'eut . que le sur certains phénomènes chimiques nomènes physiologiques. soit au nitrate de sodium. du 25 mai au 21 août. 2'' Série d'expériences. . les résultats On a pu. matière organique. généet dire raliser les conclusions formulées plus haut que l'addition la au sol d'un sel minéral a pour effet d'accélérer diminution de la proportion d'eau chez la plante. Berthelot^ ayant constaté que les plantes poussant au soleil sont moins hydratées que L'effet des sels est minéraux celles poussant à l'ombre. 139. en but principal de cette étude réside dans la constatation de la simultanéité des influences exercées en matière organique. les faits d'ordre — Laissant insister secondaire que les auteurs ont de leurs analyses. 3. en se basant sur obtenus. donc analogue à celui d'un éclairement plus intense. la plante. GXXVIII. nous allons et sur d'hydratation des plantes sur leur richesse Il ne faut pas perdre de vue. la qui règlent la proportion d'eau contenue dans et les Aussi allons-nous raisonner sur les augmentations de proportion de matière organique la diminutions de proportion d'eau subies. absorption et sur les phé- et transpiration.

Chakabot et que ce sont les nitrates . enfin le phosphate disodique. Influence du chlorure de sodium et du nitrate de sodium sur la variation de la matière nNuérale chez la plante. encore : térêt il montre. Hébert sont arrivés à ce résultat MM. .INFLUENCE DE LA NATURE DU MILIEU EXTÉRIEUR 331 dant aux sels d'un le même la acide. que l'influence exercée par le milieu extérieur sur les phénomènes physiologiques qui s'accomplissent chez la plante peut être profonde sans que la composition minérale de celle-ci subisse pour cela des modifications très apparentes. INFLUENCE DE LA NATURE DU MILIEU EXTERIEUR SUR LA COMPOSITION ÉLÉMENTAIRE DE LA PLANTE Les recherches dont nous allons exposer les. résultats la première avait pour but l'étude de l'inlluence de deux sels minéraux. la Ce résultat. en que négatif. n'est pas dénué d'inelTet. ont compris deux séries d'expériences chlorure et le nitrate : le de sodium. d'autre cultivée part chez les plantes ayant vécu dans des sols additionnés respectivement de divers sels minéraux. d'une part chez une plante témoin normalement. Charabot et Hébert ont été amenés à conclure de cette étude que composition minérale de la plante ne paraît pas subir de modification sensible du fait de l'addition de chlorure ou de nitrate du sodium au sol. qui favorisent plus perte d'eau viennent ensuite les sulfates. les chlorures. sur la variation des matières minérales chez la plante. riences a permis de déterminer les variations la La seconde série d'expéque subit matière organique. MM.

loo) est assez uniforme XIX. A. HÉBERT t. . p. XXIX. p. Truffaut^ En cultivant notamment des Dracœna. 1 A. mal- des sels ajoutés. soit dans une terre normale sans addition d'engrais. /e5j57'opo7^/iO/î5. 332 ÉVOLUTION DES COMPOSES ODORANTS Ces conclusions confirment. Hébert et G. Enfin. témoins avait était sensiblement identique . 3* série. hydrogène. la composition centésimale de la matière organique montre encore bien mieux cette constance des proportions des quatre éléments organiques gré la diversité . l'assimilation n'avait pas été modifiée au point de vue relatif. Truffaut. celles auxMM.. dans les plantes sèches. de matière organique et des éléments qui composent celle-ci: carbone. soit dans la même terre avec addition des engrais réclamés par la composition de ces plantes on a constaté à l'analyse que la composition centésimale des sujets traités ou quelles sont arrivés . sont très voisines les unes des autres quel que soit le sel ajouté au sol. 644. azote. Influence de la nature du milieu extérieur sur la composition de la matière organique L'étude de l'influence des douze sels minéraux énu- mérés plus haut indiquer : a conduit aux résultats que nous allons Chez les végétaux arrivés à leur complet développement. de cendres. mais considérablement augmenté au point de vue absolu. 1898. la La formule de poids matière organique (rapportée à à un : moléculaire égal et G. oxygène. 1235. du reste. et 1903. t.

OJJ6. Q3. a proposé une fumure rationnelle de la Menthe qui a donné pleine satisfaction. . a diminué fortement protrop duction : peut-être la dose distribuée était-elle forte et a-t-elle été nocive pour les plantes ? Quoi qu'il en soit.8 et . . y a identité de composition élémentaire chez les végétaux cultivés différemment. . l'addition des sels au sol a été D'une façon générale. joué se le rôle sels ont.7JJ6. de l'étude méthodique des engrais répondant aux besoins chimiques de chacune de ces plantes. Belle. Ils montrent nettement les avantages immédiats que l'on pourra tirer.INFLUENCE DE LA NATURE DU MILIEU EXTÉRIEUR le 333 nombre des atomes de chacun des éléments les limites : varie seulement entre pour les organes aériens. Charabot et Hébert.08Q3 pour les racines.05Q2. quelques irrégularités cependant effets. variations se même avec addition au sol de substances diverses. en s'appuyant sur les résultats obtenus par MM. dans la culture et dans l'exploitation des plantes à parfums. s'il Mais. L. ^ C4. ainsi que nous l'avons indiqué plus haut. d'engrais presque dans tous les cas. M. Effectivement.0]V^T0. de très grandes manifestent et dans les quantités absolues de matière végétale favorable. qui si exerce habituellement des influences favorables.6]V:o. et ces de ses éléments. sont manifestées dans les C'est ainsi que la le nitrate d'ammonium. ces résultats et ceux que nous avons fait connaître concernant l'influence des sels minéraux sur la formation de l'huile essentielle nous fournissent une conclusion positive.

:.:'

\

EVOLUTION DES COMPOSES ODORANTS

1>FJJ E>CE

DE LA NATLRE DU MILIEL EXTERIEIR
SI

R i/aGIDITÉ VÉGÉTALE.

Parmi
prendre
r/

les

conditions susceptibles de favoriser léthéil

rification des alcools chez la plante,
y:)r/o/7

y

a lieu de

com-

celles qui sont

favorables à la forma-

tion des acides.

Dans
:

le

cas qui nous occupe, les acides

combinés avec
acides volatils

l'alcool

considéré
acétique
le

(menthol) sonl des
et

acides

valérianique
d'intérêt,

,

La
sera

question à laquelle s'attachera
celle relative
tile

plus

aux influences exercées sur
la

l'acidité vola-

de

la plante.

Le prryblème de
des

formation
de

et

de

la

distribution

acides végétaux a préoccupé

de

physiologistes

et
.

un grand nombre chimistes, parmi lesquels

Berthelot, Flelriel M. AxDRÉ, Petit, Dehéraix et MoissAx, M. Hugo de Vries, M. Albert, M. G errer, etc.
part,
:

plus récemment encore,
et

MM. Charabot
les

M. Astruc d'une Hébert d'autre part, ont aussi
ici,
le

étudié cette question.

Dans

recherches que nous exposons
les

but

poursuivi par

auteurs était de connaître

notamment

l'acidité volatile,

pour en déduire
Aolatils

le

rapport entre les

acides volatils éthérifiés et l'acidité volatile totale (acides
volatils libres et acides
Il

combinés à un alcool).
le

convenait, en

efi"et

.

de fixer

mieux possible

les

conditions dans lesquelles selfectuent in vivo les réactions

chimiques modifiant

la

composition des huiles
la

essentielles,

en particulier l'éthérification des alcools. formation des

Pour une appréciation sommaire de

acides, la détermination de l'alcalinité des cendres, qui

INFLLE-NCE DE LA .NAÏLRE DU MILIEU EXTERIEUR

lio;»

correspond aux bases combinées avec les acides organiques, peut à la rigueur être suffisante. \ous aurons

donc à nous occuper
i^'

:

De
De

l'influence de la nature

du milieu

extérieur sur

l'acidité volatile

de

la

plante

;

2"

l'influence de la nature

du milieu
la

extérieur sur
,

la neutralisation des acides chez

plante

c'est-à-dire

sur l'alcalinité des cendres.

Acidité volatile.

feuilles.

Le dosage des acides volatils a été pratiqué sur les Pour obtenir des résultats comparatifs, on a

toujours opéré dans les
les feuilles tout le

mêmes

conditions

.

(

n prélevant

long de

la tige principale,

depuis

le

Les feuilles, pesées immédiatement, étaient pilées rapidement et placées dans un
sol jusqu'à

l'inflorescence.

ballon avec quinze fois leur poids d'eau.
ensuite à la distillation et rec^ieillait

On
:

procédait

un volume d'eau

égal aux

deux

tiers

riences préalables avaient en effet

des expédu volume employé montré que. dans ces

conditions, la totalité des acides volatils était obtenue.
Il suffisait

ensuite de faire

un

titrage

acidimétrique avec
la

de

la

potasse

^—

normale, en présence de

phta-

léinedu phénol. et de rapporter les résultats à loo parties

de
et

feuilles.

Les expériences étaient

faites le

tous les prélèvements effectués à la Les nombres obtenus ont montré que, d'une manière générale, l'addition de sels minéraux au sol augmente l'acidité volatile des feuilles fraîches. Mais les différences observées sont dues partiellement aux dififérences

même jour, même heure.

336

EVOLUTION DE? COMPOSES ODORANTS
si

d'hydratation des plantes. Elles sont moins grandes
l'on considère les

nombres rapportés aux
et

feuilles sèches,

tandis

que

les

chlorures

les sulfates

augmentent un
les

peu

l'acidité volatile

des

feuilles

sèches,

nitrates
il

paraissent la réduire; quant au phosphate disodique,

l'augmente sensiblement.

En
a

opérant sur l'ensemble des parties aériennes, on

obtenu des nombres plus faibles qu'avec les feuilles. Il en résulte' que les acides volatils sont particulièrement abondants chez la feuille. Connaissant et la quantité d'huile essentielle contenue dans loo parties de plante fraîche, et la teneur de on peut calculer cette huile essentielle en éther,
facilement
le

nombre qui mesure
éthérifiés.

la

quantité
ces

des

acides volatils

On

a

effectué

diverses

déterminations, dont les résultats ont permis d'établir
le

rapport entre les acides volatils éthérifiés

et l'acidité

volatile totale.

valeur de ce

La connaissance, rapport présente un

même

grossière, de la

intérêt tout particulier

au point de vue de l'étude des conditions qui règlent
l'éthérification des alcools chez la plante.

On
En

a constaté

éthérifiés diffère

que la proportion des acides peu de celle des acides volatils

volatils
libres.

outre, et c'est là
sels

un

fait

important
le le

:

Les groupes de

qui favorisent

plus

la

diminuacides

tion de la proportion d'eau chez

végétal, sont préciséles

ment ceux pour
volatils élevé.

lesquels
et

le

rapport entre
totale

éthérifiés

l acidité volatile

est le plus

On

peut ajouter que ces
,

sels

minéraux, à l'exception

du phosphate disodique paraissent favoriser l'éthérification des acides, ou tout au moins ne l'entravent pas.

INFLUENCE DE LA NATURE DU MILIEU EXTERIEUR

337

Cette conclusion, sur laquelle nous insistons, deviendra

plus importante lorsque nous aborderons l'étude évolu-

comparée de la matière odorante chez soumises aux divers modes de culture.
tive

les plantes

Alcalinité des cendres.

L'alcalinité des

cendres dépend de

la

quantité des

acides combinés avec des bases minérales. Elle

permet

également de se faire une idée de l'activité de la formation des acides dans le végétal considéré. Sa détermination a donné quelques résultats qu'il n'est pas sans intérêt de mentionner ici
:

Au
lines

début de

la

végétation, les cendres sont plus alca-

racines.

provenant des organes aériens que provenant des La plante se développant, l'alcalinité des cendres décroît dans les parties aériennes et croit dans les racines

pour y devenir finalement plus
aériens.

forte

que dans
effet,

les

organes

Les

sels

minéraux ont eu pour

d'une manière

générale, d'augmenter dans les organes aériens la pro-

portion des acides combinés aux bases. Dans les racines,
les différences

n'ont pas été très sensibles.
loin

Nous verrons plus
les

que

les

conditions qui

,

dans

organes aériens, favorisent

la saturation

des acides,

favorisent aussi leur éthérification.

influence de la nature du milieu extérieur sur
l'Évolution des composés terpéniques

L'étude comparative de l'évolution des composés ter-

péniques, d'une part

cliez les plantes cultivées

norma-

338

ÉVOLUTION DES COMPOSES ODORANTS

lenient. d'autre part chez les plantes ayant vécu dans

des sols additionnés de divers sels minéraux, présentait

un

intérêt tout particulier.

Elle devait permettre,

en

effet;

de discerner quelle

est la

nature des phéno-

mènes chimiques qui sont favorisés ou entravés, en même temps que sont affectés tels ou tels phénomènes
physiologiques. Aussi les observations faites dans cette
voie ont-elles
les deux:

mis en lumière

les liens étroits

qui relient

groupes de phénomènes.
cet ordre d'idées, les expériences ont été diviséries.

Dans
sées

en deux

Après avoir montré

le

rôle favo-

rable exercé par la

fonction chlorophyllienne sur les

phénomènes qui

j^résident à la formation des éthers,
et

l'influence de sodium, défavorable à la fonction chlorophyllienne l'autre, le nitrate de sodium, favorable à cette fonction. Ensuite ils ont donné à leurs recherches une extension plus grande en étudiant plusieurs groupes de sels minéraux, ceux qui ont été énumérés précédemment.

MM.

GiLVRABOT

Hébert ont étudié
;

deux

sels: l'un, le chlorure de

1"

Série d'expériences.

L'étude de l'influence du chlorure

et

du
nets.

nitrate

de
la

sodium a conduit à des

résultats

très

Chez

planle cultivée dans un sol additionné soit de chlorure de sodium, soit de nitrate de sodium, l'éthérification est
sensitjlement
et

constamment plus
ainsi

active

que chez

la

plante cultivée normalement,

valeur

du rapport

entre le

que l'a montré la menthol combiné et le mensol

thol total.

Tandis que l'addition de chlorure de sodium au

INFLUENCE DE LA NATURE DU MILIEU EXTERIEUR
n'a pas modifié sensiblement la proportion de
total, celle-ci s'est trouvée
tielle extraite

339

menthol

réduite dans l'huile essen-

de

la

plante cultivée au nitrate de sodium.

chlorure de sodium et nitrate de sodium ont eu pour effet de réduire la proportion de menthone. Il semble donc résulter de ces observations que les causes favorisant réthérification du menthol

Les deux
,

sels,

entravent, au contraire, la transformation de cet alcool en menthone. Nous verrons plus loin ce qu'il faut penser de la généralité de ce fait. En résumé, laddition au sol de chlorure de sodium ou de nilrate de sodium a pour effet d'accentuer l'augmentation de la proportion centésimale de matière organique

dans

la plante,

ainsi que

la sels

perle relative d'eau.

En

même
le

temps que ces deux
et entravent,

exercent séparément sur
ils

végétal cette double influence,

favorisent iéthérifi-

au contraire, la transfornmlion du menthol en menthone. Ces conclusions ainsi que nous allons le faire ressortir, permettent de penser que l'énergie chlorophyllienne n'est pas le seul facteur susceptible de régler
cation
,

à

la

fois la

marche de

l'éthérification et la

proportion

d'eau contenue dans

le végétal.

Cette proportion dépend,

en
tité

effet,

non seulement de
et
il

la

quantité d'eau transpirée

sous l'influence de
entre
celles

la radiation,

d'eau absorbée;
autres

y a

mais aussi de la quanlieu de comprendre,
l'éthérification,
la

influences
effet

favorables à

qui ont pour
cela,

d'augmenter l'excès de

pro-

portion d'eau vaporisée sur la proportion d'eau absor-

bée

:

en vertu des considérations

exposées

au

début de cette étude.

On

sait

que

le

chlorure de sodium réduit l'énergie

340

EVOLUTION DES COMPOSES ODORANTS

chlorophyllienne*, de sorte que l'on aurait
à ce qu'il gênât l'éthérification
;

pu

s'attendre

mais

il

paraît logique

sence du

de déduire des résultats de ces recherches que la présel en question a ralenti l'absorption plus
encore

fait

que la connu que,

transpiration.
le sel

C'est

d'ailleurs
la

un
le

marin exerçant sur

plante une

action nuisible,

les

végétaux halophytes trouvent

moyen
le sel

d'arrêter l'absorption de l'eau

afm d'empêcher

de s'accumuler outre mesure dans les tissus et d'amener la mort. Si donc la transpiration se trouve réduite dans des proportions moindres que l'absorption, on conçoit que la diminution de la quantité d'eau chez la plante ait été accélérée, comme on l'a constaté. Le fait de cette accélération doit être dès à présent mis en
parallèle avec celui de l'éthérification plus active.

Le

nitrate

de

sodium

exerce

sur

la

plante

une

influence favorable à la fonction chlorophyllienne et,

partant, à la transpiration
tion se trouve réduite
,

:

soit

alors

que l'absorpsubisse aucune

soit

qu'elle ne

modification, soit enfin qu'elle n'éprouve qu'un accrois-

sement moindre que la que l'appauvrissement de
risé,

transpiration,
la

on constate

plante en eau sera favo-

en

même

temps, d'ailleurs, que l'éthérification.

Devait -on, après ces seules expériences, ériger en
doctrine que toute influence capable d'accélérer la diminution de la proportion d'eau chez la plante serait capable en même temps de favoriser la formation des éthers? Rien n'y autorisait encore, et l'on pouvait, au
contraire,
fiant la

marche du phénomène,
8e série,
t.

soupçonner l'existence d'autres facteurs modil'éthérification dépenX,
p.
1.

1

Griffon,

INFLUE>XE DE LA NATURE DU MILIEU EXTERIEUR

341

dant, par exemple, de l'acidité du milieu et, par consécfuent,

des conditions relatives à la production ou à

la neutralisation

des acides.

C'est précisément en vue d'établir la généralité des

conclusions qui viennent d'être formulées, et d'en préciser le sens,

que

fut entreprise la série de recherches
les résultats.

dont nous allons indiquer
1"

Série d'expériences.
ces expériences ont porté sur les
:

sels

Nous rappelons que minéraux suivants

chlorures de sodium, de potas-

sium, d'ammonium; sulfates de sodium, de potassium, d'ammonium, de fer. de manganèse; -nitrates de

sodium, de potassium^ d'ammonium; phosphate disodique.

On

se souvient que,
,

comme
la

dans

la

précédente série
et le nitrate

de diminution de la proportion d'eau chez la plante. Le chlorure de sodium n'a pas modifié d'une façon très sensible la proportion de menla thol total, tandis que le nitrate de sodium l'a réduite proportion du menthone a été diminuée chez les plantes soumises à l'influence de ces sels. En ce qui concerne l'éthérification du menthol phénomène dont l'activité
d'expériences
le

chlorure de

sodium

sodium ont

[accéléré

;

.

,

,

,

est

mesurée par

la

valeur

du rapport

menthol combiné
. ,

,

,

l'influence
sible,

du chlorure de sodium
elle
s'est

n'a pas été très senle
;

mais

manifestée dans
aussi,

même
du

sens

qu'au cours des expériences précédentes
de sodium a été,
elle

celle

nitrate

favorable, le rapport
total s'est

du

menthol combiné au menthol

en

effet

élevé

il que les pieds sur lesquels on a dosé l'eau fussent rigoureusement moyens il aurait fallu en outre que le menthol se fût trouvé. soit d'un mélange d'acides ayant la même l'acide composition. cela ne pouvait être. Dans la Menthe poi- menthol se combine partiellement avec .342 EVOLUTION DES COMPOSES ODORANTS à . paraissent donc ne pas être dus à des causes indépendantes. la diminution de la proportion d'eau chez la plante. d'une façon plus ou moins Nous avons maintenant s:énérale. ils sensible. Les nombres qui en mesurent l'activité n'accusent certes pas des variations proportionnelles. en . d'une manière thol. on peut considérer cas cas conclusions précédentes des auteurs les comme fondées dans deux cas envisagés et aborder l'examen de leur généralité. Or vrée. oui ^ous avons vu que les sels minéraux ajoutés au sol pour effet d'accélérer. hâtons -nous de le dire. favorisent l'étfiérification du men- Ces deux phénomènes. Pour que thol total les le variations d'une part. lOO au lieu de loo pour '- la culture normale. dans tous les cas. perte d'eau et éthé rlfi cation du menthol. En la présence des résultats très significatifs fournis par première série d'expériences et de ceux - moins nets dans dans de les la le le du chlorure de sodium. le il n'en est rien. Poussons plus loin leur étude comparative. d'autre fussent proportionnelles. à ajouter que. aurait fallu que subissent la perte d'eau rapport du menthol combiné au menpart. Mais. mais très concluants du nitrate de sodium. obtenus au cours seconde série d'expériences. présence soit d'un seul et même acide en proportion constante.

Il était pouvoir mettre en les évidence la le rôle des influences la capables de réduire proportion d'eau chez plante en ce qui concerne ont montré que phénomènes chimiques de déshy- dratation qui président à la formation des éthers. de sorte que les circonstances qui en favorisent la formation au détriment de l'acide acétique nécessaire de faire ces remarques avant de tendront à entraver réthérilication. INFLUENCE DE LA NATURE DU MILIEU EXTERIEUR :UH acétique. conditions qui réduisent l'hydratation du en entravant l'absorption de l'eau par les racines. doit être d'autant plus active que la proportion d'eau est moindre et que l'acidité du milieu est plus grande. mais dans leur ensemble. Ces résultats ont été réunis en plusieurs groupes selon l'importance des pertes d'eau qui ont été subies depuis le jovu* de l'addition des sels minéraux (26 mai) jusqu'à la fin de la floraison (21 août). non pas chacun en particulier. Ce dernier acide éthérifie le menthol plus difficilement que le premier. en comparant les moyennes des nombres correspondant il à ces divers l'intensité groupes. En d'autres termes. partiellement avec l'acide valérianique. soit en activant l'évaporation par les feuilles. Elles les conclusions devaient être dégagées des résultats considérés.. lois phénomène de l'équilibre chimique. Les difféplante les . L'équation : Alcool -{- Acide = Éther si le -\- Eau suit chez montre que la l'éthérification. se montrent favorables à l'éthérification des alcools. qu existait une relation entre du les phénonùne de l'éthérijîcation et la diminution de la prosoit portion d'eau chez la plante. végétal . et l'on a pu voir nettement.

l'acide. lumineuse favorise l'éthérification Tels sont les résultats relatifs à la transformation d'un alcool terpéniqiie en ses éthers dans l'organisme végétal. à un état cV hydratation moindre correspond non seulement une é thé rifi cation plus active élevé.1 menthol total — sont-elles . Cela montre. ou bien s'expliquent-elles par des différences d'acidité? Les faits exposés plus haut au sujet de l'acidité volatile permettent de répondre à cette question. la en particulier. que les groupes de sels qui favorisent le plus la diminution de la proportion d'eau chez le la plante sont aussi ceux pour lesquels volatils rapport des acides est le plus éthérifiés à l'acidité volatile totale en résulte que. qu'il y a lieu de faire dépendre le phénomène de l'éthérification des alcools. qui est la menthone dans le cas examiné ici. que la c'est en activant ou. . en eff'et. phénomène qui a pour siège principal les le organes chez lesquels l'oxygène est fixé plus énergi- quement. La formation de la menthone par oxydation du menthol. absorption et susceptibles transpiration. Toutefois. il semble que les influences capables de favoriser l'éthérification tendent. C'est mais encore une éthérijication plus active de donc bien des phénomènes. au contraire. On a vu. . mènes qui règlent la proportion d'eau chez la plante. n dues aux ^ pneno- i i . à entraver la transformation de l'alcool en son produit d'oxydation immédiat.— 34 i ÉVOLUTION DES COMPOSES ODORANTS rences observées en ce qui concerne la valeur du rapport ^ menthol combiné n 1^. transpiration que fonction la chlorophyllienne radiation d'une manière plus générale. subit des variations moins régulières. de régler les proportions d'eau contenues chez la plante. Il de l'alcool.

auquel cas . On a vérifié tout d'abord que l éthérification chez plantes s'effectue par l'action directe des acides sur alcools préalablement formés.CONCLUSIONS 345 Conclusions. La plante renfermant. transformations. les le rôle de déshy- De semblables . Ces résultats devaient conduire à rechercher à de quel mécanisme la l'aide fonction chlorophyllienne peut exagérer l'éthérification. il y avait lieu de se demander si les phénomènes d'éthérification ne sont pas. régis par les lois de la réversibilité. et que ce les les phénomène est favorisé par un agent particulier jouant dratant. Il importe. il y avait lieu d'étu- dier l'éthérification in vivo dans ses relations avec la fonction chlorophyllienne. étant données la science notions introduites dans nières années paraissent dues à l'intervention durant ces derd'une diastase à action réversible. d'acide et d'eau. pour terminer ce chapitre. Les phénomènes de déshydratation étant caractéristiques des milieux assimilateurs . un mélange d'alcool libre. de mettre en relief les grandes lignes du sujet qui en a formé et la seconde partie de formuler les conclusions générales qui peuvent se déduire des études relatives au mécanisme de l'évolution des composés terpéniques. en même temps que des éthers composés. dans le végétal. Des expériences nombreuses effectuées dans ce but ont les montré que les les influences capables de modifier plantes de façon à adapter à une fonction chlorophyllienne plus intense favorisent en même temps l'éthérification des alcools terpéniques.

Charabot montré encore M. C'est donc en se montrant favorable à l'élimination mécanique de l'eau que la fonction chlorophyllienne active l'éthérification. elle peut l'être également si l'absorption de l'eau par les racines se trouve réduite. C'est ce qui a lieu lorsqu'on soumet la plante à l'influence du chlorure de sodium. on devait donc exercer une influence sur l'état d'hydratation de organes verts sont en tion minérale des milieux la plante et constater que l'addition effet. Mais il n'est pas nécessaire que transpiration devienne plus intense pour que la la formation des éthers se trouve accélérée . : non seulement en favorisant la elle assure par les tissus végétaux. d'autre part de favoriser à la fois l'éthérification des acides et celle des alcools. du gaz carbonique. au sol d'un sel minéral a pour d'une part. la circulation des liquides qui apportent et dis- principes nécessaires à nutrition miné- » RicÔMB. p. En modifiant cette composition. RicômeS à et Hébert. CXXXVII. la transpi- ration. 141. favorable à l'élimination mécanique L'arrivée de l'eau par les racines et son départ par relation avec la composiau contact desquels vivent les racines. la suite des Ainsi la fonction chlorophyllienne tend à acquérir une signification nouvelle la fixation.3i6 le rôle EVOLUTION DES COMPOSES ODORANTS de la fonction chlorophyllienne dans le phénol'effet mène de formation de de les des éthers s'expliquerait par cette fonction l'eau. . t. de diminuer cet état d'hydratation. ainsi que l'a travaux de MM. 1903. qui réduit l'absorption sans modifier sensiblement la transpiration. elle non seulement tribuent les réalise.

depuis plus d'un siècle. une fois le le carbone assimilé.CONCLUSIONS raie 341 de la plante. la sagacité des chimistes. condensations permettant pas- sage d'une molécule simple à une de ces innombrables molécules complexes dont l'étude exerce. mais encore les elle active. .

tous les Traités de Physiologie végétale comme des déchets dont la plante ne saurait faire aucun emploi. Lorsqu'on recherche cette conclusion. les raisons qui ont pu provoquer . à fait D'une manière tout qu'il faut se nous pensons garder contre toute tendance trop marquée générale . variées. qu'elles subissent au fur et à mesure de la végétation. il est évident que ces produits tiennent une place importante dans la nutrition du végétal cela ressort de leur fréquence et de leur abondance chez des individus appartenant aux familles les plus . . ainsi que les circonstances physiologiques qui président à ces métamorphoses. de la ont solutionné les problèmes la distribution et de circulation de subs- mis en lumière les transformations chimiques. Pour compléter l'étude que nous avons entreprise. nous aurons à nous occuper tances.CHAPITRE VI RÔLE PHYSIOLOGIQUE DES MATIÈRES ODORANTES Les travaux exposés dans ont fait les connaître les conditions ils pages qui précèdent de formation des ces composés odorants. Tout d'abord. On peut dire que ces matières sont regardées. on n'en trouve aucune. encore du rôle physiologique des matières odorantes. dans .

Nous pensons que chez qu'il soit réactions sont suffisamment variées le végétal et tiré parti son matériel assez perfectionné pour au profit des fonctions qui s'v . . de cette infinité de substances s'élaborant dans l'organisme. Mais im grand occupent une place nombre de importants celles-ci matériaux peuvent. les Les hydrates de carbone. Quelques auteurs ont voulu voir. dont la signifi- jusqu'ici si particulièrement bien définie. il est nécesque nous disions un mot du rôle accessoire que certains auteurs ont prêté aux parfums dans certaines circonstances. Nous devons reconnaître que cette conception évoque autant de poésie que le sujet qu'elle concerne. participer à l'accomplissement des grands actes de la vie. que l'attention s'est détournée à leur profit des matières qui les accompagnent. d'après Kalodorantes. TF. sont 10* man- la plante. concurremment avec les que nous venons dénumérer. C'est ainsi. par exemple que. accomplissent. les fcuilles de Le parfum chez Thymus Serpylliim L. matières albuminoïdes cation a été . des . les corps gras. Malheureusement il ne semble pas qu'elle mérite autre chose qu'une mention. dans les essences moyens de défense dont les végétaux disposent contre leurs ennemis du règne animal.ROLES ACCESSOIRES DES COMPOSES ODORANTS à considérer la plante il 349 comme une usine dans laquelle serait fait un les gaspillage des sous -produits.NBACH. prépondérante dans l'économie végétale. rôle qui serait complètement indépendant de la place que tiennent ces substances dans le clrciihis de la matière dans le végétal. Avant de nous occuper de ces questions. saire Rôles accessoires des composés odorants.

contre im trop grand refroidisfoliaires. et. nous allons nous efforcer de rechercher quelle peut être la place physiologique des constituants des parfums dans 1 la nutrition de l'être végétal. sement. t. Lorsqu'une couche d'air est mélangée avec des vapeurs d'huiles essentielles. . Ainsi une plante parfumée se trouverait protégée. ïtndall teurs joue a assigné se aux matières odorantes. la nuit. mouche (Trypeta un puceron {Aphys Six {Calycophthora serpylli). :\h() KOLt FllY^lOLOUlQUE DES MATlERttf ODORANTES gées par deux espèces de Coléoptères. il est vrai. la sécrétion produisant sur cet assez large organe un véritable laquage.. contre une transpiration trop active. feuille lorsque les appareils de sécrétion de la sont très actifs.KENS. surtout à sécrétées celles qui trouvent vers la surface des organes un rôle dans la régulation de la transpiration. les chenilles de vingt-cinq papillons. V01. elle devient moins perméable aux rayons calorifiques. le un autre rôle. contenu des canaux sécré- observer. les larves d'une serpylli). 1890. cet enduit peut dans une mesure réduire l'activité de la transpiration * Laissant maintenant de côté l'exposé des documents imparfaits que nous possédons sur cet ordre de questions. que les essences ne animaux omnivores. Se plaçant sur un terrain tout à fait différent. serviraient qu'à éloigner les Chez les arbres résineux. et vme mite de ces espèces d'ani- serpylli) maux On ne s'attaquent qu'au a lait Thym. celui de cicatriser des blessures en formant un bouchon imperméable à l'air. VIII. D'ailleurs. le jour.

son. arrivés à le la fleur consomme une odorante. Charabot Par la première. ils ont pu arriver à cette conviction que la plante cultivée en pleine lumière renferme plus d'essence que la plante étiolée. l'appareil celles-ci. et visionnement de fécondation. Puis. ils ont séries d'expériences. ce point de phénomène de la fécondation coïncide une importante consommation notre exposé. Pour rechercher tible la si la la matière odorante plante. Mais nous ne pouvons pas encore affirmer que la consommation en question soit imputable au travail de la d'essence. à l'approche de la floraiaccumule des produits odorants dans ses vertes. nous savons qu'avec que tout semhle avoir concouru à l'approla fleur en vue de cette dépense. En d'autres quantité importante de matière termes. est suscepet d'utilisation chez effectué MM. Hébert ont deux étudié les variations qui se produisent chez le végétal à partir du moment où il a été privé de Ja lumière. Consommation de produits odorants chez plante étiolée. .CONSOMMATION DE PRODUITS ODORANTS CHEZ LA PLANTE 351 Rôle des produits odorants dans la nutrition du végétal. chlorophyllien vide partiellement dans Le travail de la fécondation s'accomplissant. la plante parties Nous avons indiqué que. L'exposé qui va suivre éclaircira ce point. lorsque surviennent se les fleurs. Ce résultat acquis.

lo mai. * ont recherché tout d'abord quelle de deux lune cultivée à l'ombre. Hs ont donc distillé séparément les organes verts (feuilles et tiges) et les inflorescences de ces plantes. observation identique à celle que Berthelot avait exposée au sujet d'autres proportion plantes. 2. une certaine surface de complètement contre les rayons Une partie la seulement des pieds privés de lumière résista. Le 6 août. et Hébert plantes. 1904. 3. La plante ayant poussé à l'ombre renfermait une d'eau notablement plus grande que la plante venue en pleine lumière. ^ Gharabot t. p. 3e série. cas. Gharabot est. 1904. Une plantation avait été faite au début de mars. INFLUENCE DE LA LUMIERE SUR LA TEXEUR DE LA PLANTE EN ESSENCE Ainsi que nous venons de le dire. Le terrain fut protégée solaires. D'ailleurs. 380. l'autre maintenue en pleine lumière.3B2 ROLE PHYSIOLOGIQUE DES MATIERES ODORANTES I. en ayant soin. mais se floraison ne se produisit pas. les plantes témoins et les plantes étiolées furent soumises à la distillation. MM. celle qui renferme le plus d'essence. Gharabot et Hébert ont voulu comparer leur essence à celle des parties correspondantes des plantes témoins. d'extraire la partie d'huile essentielle restée en solution dans les eaux distillées. dans tous les florescence. p. CXXXVIII. 405. la plante ne développa que très médiocrement. . XXXI. Les plantes cultivées à l'ombre ne portant pas d'in- MM. t. et Hébert. Ils ont opéré sur la Menthe poivrée.

nous indiquerons encore que l'huile essentielle extraite des plantes cultivées à l'ombre renfermait 17. 7 16 err. 2 8 gr. Avant d'aborder l'étude de cette y ^ 6^^ l'essence du question. . à la fois proportion centésimale la plante. . Parties aériennes. 0.320 .i ^/o. CONSOMMATION DE PRODUITS ODORANTS CHEZ LA PLANTE 353 A l'état frais. un pied : pesait. Inflorescences. proportion d éther contenue dans l'essence des parties vertes des plantes ayant vécu à la lumière. et le poids absolu d'essence contenus dans s'il Mais cela ne nous indique pas seulement ralentissement de la formation de fait de la suppression de la lumière. de plante f sèche. 'LANTES ETIOLEES Parties aériennes. 132 mgr 6 mgr. . Poids d'essence correspondant à 1 pied . Donc. 100 l fraîche.. 5 48 gr. au lieu de i8.3 Vo d'éther du menthol. 31 gr. 71 L'extraction des essences a donné les résultats sui- vants : ESSENCES DANS LES PLANTES ETIOLEES Essence p.0726 0. en ne tenant compte que des parties aériennes PLANTES TEMOINS Parties vertes. la Vojjscurilé réduit considérablement. ou bien si cette suppression a entraîné une consommation d'huile essentielle.

le lot d'une part avec les de plantes témoins. p. p. Ces derniers. Tandis que chez E. J905. du moment où il est privé de lumière. CXL. exempts de fleurs. - . . d'autre part pieds de Basilic étiolés. 1905>. la le végétaux témoins maintenus à second. dans ce but. le jour même où l'expérience commençait. et un lot fut soumis à la distillation.E PHYS10I. les plantes ont été divisées en deux lots le prela mier renfermant lumière. Au début de juillet. des pieds de Basilic abrités contre lumière solaire jusqu'au moment de la floraison complète des sujets témoins. c'est-à-dire jusqu'aux derniers jours d'août. portaient des feuilles d'un vert clair à pétioles allongés. Rnr. 3^ série. Un peu avant l'époque de les au début de : juillet. la floraison. 580: 3.0G£QU& des MATIERES ODORANTBS 2. 455. 2. Puis. t.V. . . Hébert. la plante témoin l'inflorescence est ' Charabot t. et A. XXXIII-. effectué sur le Basilic {Ocimum Basi/icum L. . tal il observer les vaiiations subies chez le végé- à partir MM. la plante lut analysée. avec la même opération fut répétée vers la fin août. VARIATIONS DES PRODUIT» ODiJRAJMTH CHEZ LA PLANTE PRIVEE DE LLMIERE Pour trancher de la la question de SBvoir effet si la suppression la for- lumière a seulement pour fallait de ralentir mation de l'essence ou bien d'entraîner sa consommation. de façon à déterminer le poids et la composition de l'essence renfermée dans chaque pied. Charabot et Hébert* ont.) les les recherches dont nous allons indiquer grandes lignes.

que l'augmenla plante étiolée il comme chez le sujet tation de poids de la plante étiolée est très faible. \ fraîche . . plante Poids d'essence cor- respondant pied à un . 100 . en outre. des eaux recueillies. Dehul Essence p.CONSOMMATION DE PRODUITS ODORANTS CHEZ LA PLANTE 355 prépondérante. de \ ' sèche . On y a prédominormal à un constate. stade antérieur. et encore porte-t-elle surtout sur l'humidité. chez nance de la feuille. L'extraction des essences a été effectuée par distillation avec la vapeur et épuisement. au moyen de l'éther de pétrole.

» 89 mgv. le assimile gaz carbonique de Tair.356 ROLE PHYSIOLOGIQUE DES MATIERES ODORANTES la poids de portés à plante ait subi une augmentation. du début de juillet à la fin août (époque de la floraison complète): i° lorsque la plante pousse à la lumière. ont pu pieds. Nous rappelons que l'essence de Basilic de Grasse renferme du linalol gauche. qui paraissent faibles parce qu'ils sont rapêtre un pied. Les cependant déterminés la fois nombres. de l'eucalyptol (cinéol) et de l'estragol. cences d'un pied. avec précision. terpéni10 . contenus dans un pied. le poids d'estragol augmente de . car les auteurs ont opéré à sur un grand nombre de On titutifs va voir maintenant quels sont les principes cons- de l'huile essentielle que plus péniblement la plante consomme de préférence lorsque. 79 127 mgr. feuilles d'un pied. inflores- un pied. La répartition des principaux constituants dans diverses plantes analysées a été la suivante Fin août : les PLANTES TEMOINS PLANTES ÉTIOLÉES Poids des principes Poids des principes Odorants contenus dans odorants contenus dans les tiges et les Poids des principes odorants un pied. 3 93 » Composés ques 1 l . elle privée de la lumière solaire.. 9 mgr.) 3 » 2 On voit donc que. 3S mgv. Estragoi lOmgT.

le c'est-à-dire des deux il tiers de sa valeur primitive.. au point de vue de l'accumulation de l'huile essentielle dans les organes verts de la plante. contribution. soit pour fournir une fraction de l'énergie doiit la plante se trouve privée en l'absence de lumière. dans un pied entier terpéniques croît en même temps de 4 mgr. soit pour participer à la formation de nouveaux tissus. végétal placé dans l'obscurité le . : poids d'estragol par pied diminue de o mgr.^ C'est ce cpie Quel est le sens de cette nous allons essayer de mon- Consoniniatioii de produits odorants due à raccoiîiplissenient des lonctious de la fleur.. Charabot et Hébert ont examiné tout d'abord. il y a consommation d'estracjol et de composés terpéniques. à En résumé. à l'obscurité. derniers qui disparaissent et ce sont surtout ces 28 . 2" au contraire. celui de composés terpéniques de 6 mgr. Ainsi. les produits odorants contribuent au travail chimique de trer. dit. la plante est susceptible de con- sommer ment le l'huile essentielle qu'elle renferme et notamlorsque les composés terpéniques. dans les organes chlorophylliens d'un pied et de 83 mgr. l'influence de la . MM. dans les parties vertes de chaque pied et de le poids de composés 117 mgr. dans le végétal entier. de la luniière. la vie végétale. 7 seulement. n'assimile plus que faiblement gaz carbonique de l'air. 8. la matière odo- rante est détruite. Autrement . l'abri ressort de ces observations que.CONSOMMATION DE PRODUITS ODORANTS CHEZ LA PLANTE 357 mgr.

C'est donc à cette date qu'a été faite la première opération. Hébeht. Les inflorescences ont commencé de se former le 20 juillet. On a distillé séparément avaient été : i*' les plantes dont les inflorescences 2" les plantes constamment supprimées. l'autre renfermant des plantes auxquelles les auteurs^ ont enlevé les inflo- rescences au fur et à mesure de leur formation. au moment de la floraison. p.K PHYSIOLOGIQUE DES MATIERES ODORANTES foniiation des inflorescences. GXXXVlir. I . t. . 3^ série. . Au début du mois d'août. 1904. et A.RO(. AOI. XXXI. Ils ont ensuite étudié les résultats de l'accomplissement des fonctions de la fleur en ce qui concerne l'huile essentielle. Charabot t. on a fait une prise d'échantillons à la fois dans le lot affecté aux plantes témoins et dans celui réservé aux plantes dont les inflorescences avaient été écartées au fur et à mesure de leur formation. p. MM. 2. 3. EFFETS DE LA FORMATION DES INFLORESCENCES Un lot de terrain planté de Menthe poivrée au mois : de mars a été divisé en deux parties l'une réservée à des sujets devant servir de témoins. : 1 E. les témoins en ayant soin d'en retirer mais seulement au moment de l'expérience. 1904.380. Charabot et Hébert ont constaté que la plante systématiquement privée de ses inflorescences demeure un peu plus hydratée que la plante témoin la difl*érence provient de ce que la tige de la première renferme une «plus grande proportion d'eau que celle de inflorescences. . opération qu'il a été nécessaire de renouveler tous les jours.

i" des plantes témoins dont ils ont l'huile essentielle séparé les inflorescences au moment de l'expérience 3" des 2° des inflorescences de ces plantes témoins plantes dont les inflorescences avaient été écartées : . . nous allons exposer ceux qui présentent le plus d'intérêt en ce qui concerne le problème à l'étude. . régulièrement dès leur formation. . le 6 août. 100 \ fraîche de plante } sèche Poids d'essence correspondant à un pied .CONSOMMATION' DE PRODUITS ODORANTS CHEZ LA PLANTE la 359 seconde. . . résultat conforme à celui observé par Berthelot* avec d'autres plantes. Voici les résultats obtenus : IM.ANTKS Essence p. c'est l'inverse qui a lieu pour l'accroissement de la la feuille. Ces faits étant signalés. efl'et L'élimination des inflorescences a aussi pour favoriser tige de par rapport aux autres organes. Les auteurs ont extrait.

connaissant l'influence de formation des inflorescences. complissement des fonctions de 2. au fur et à mesure de leur for- . au point de vue de l'accumulation de l'huile essentielle les organes verts de la plante. l'influence de la formation des inflorescences. est-elle due à un ou bien à rexagération du développement des organes produisant le plus d'essence P En nous reportant à ce que nous avons dit plus haut au sujet de l'exagération du développement des tiges par rapport aux feuilles et en tenant renferme beaucoup nous voyons que l'on ne peut attribuer au développement excessif de tel ou tel organe l'accroissement que subit la quantité d'essence contenue dans la plante privée d'inflorescences. Des recherches exposées plus haut fait compte de ce que la la feuille plus d'essence que tige . ne pouvant plus s'écouler dans les inflorescences. Cette accumulation . Pour cela on a supprimé dans les sommités florifères. les résultats de l'acla fleur.360 ROLE PHYSIOLOGIQUE DES MATIÈRES ODORANTES entraîne une accumulation de composés terpéniques arrêt dans la circulation dans les organes chlorophylliens. la y avait lieu d'étudier. avaient conduit à Il la même conclusion. Autrement dit. demeure dans les parties vertes où elle a pris naissance. Un semblable accroissement est donc dû à ce fait que l'essence. l'inflorescence reçoit tout d'abord les composés odorants que lui fournit f appareil chlorophyllien. EFFETS DE LACCOMPLISSEMEXT DES FOXCTIOXS DE LA FLEUR Les recherches dont nous venons de résumer résultats et les déductions avaient les pour but de montrer.

naître MM. mais bien les résultats de l'accomplissement la fleur des fonctions de odorants. sa richesse en essence et la composition chimique de celle-ci au début des expériences. jusqu'à les inflorescences la fln de la lieu d'arrêter l'expérience à l'époque de la floraison. Une plantation de Basilic a été divisée en deux lots. ainsi que sa composition. 772. de peser tous les jours les inflorescences enlevées et de les épuiser au moyen de l'éther de pétrole. 1 3. on fit une coupe de plantes témoins et l'on distilla leurs parties . Tandis que avec la Menthe poivrée les inflorescences furent sim- plement écartées on prit soin dans les expériences que nous décriAons. 1121 . la plante. aux plantes témoins les plantes soumises à cette opération. . 1 p. t. de façon à fixer l'état de développement delà plante. Ensuite. végétation Il . dès partir le plantes témoins la floraison. alors que . On fit une première coupe le 4 juillet. les premières inflorescences allaient apparaître. Charabot et t. 1905. les dont l'un renfermait plantes qui. 3e série. Charabot et Hébert^ ont voulu connon plus l'influence de la formation des inflorescences. 1905. Le i5 septembre. CXLI. 2. après l'accomplissement des fonctions de la fleur. ^ XXIII. p. et l'autre des début de c'est-à-dire à du 4 juillet.1 CONSOMMATION DE PRODUITS ODORANTS CHEZ LA PLANTE 301 mation et comparé. furent journellement débarrassées de clans les recherches précédentes efi'ectuées leurs inflorescences naissantes. en ce qui concerne formées au les produits leur a suffl d'enlev^-. Le parfum chez Hébert. avant la fin de la végétation. de façon à pouvoir déterminer la quantité totale d'essence produite par les végétaux soumis à l'étude.

vertes les inflorescences furent épuisées au moyen de l'éther de pétrole. Les plantes inflorescences systématiquement débarrassées de leurs furent distillées le même jour. dans un cas comme dans l'autre. les mêmes efi'ec- organes furent soumis à des traitements identiques. : Voici les résultats du dosage des essences . juillet Essence Ç p. de eaux de matière effet odorante. On remar- quera que. tandis que le produit total de l'épuisement des inflorescences écartées fut. distillé avec la vapeur. 100 S fraîche de i sèche matière V Poids d'essence correspondant à un pied. La suppression des influences accroissement considérable de eut pour un la tige.36: ROLE rHVSlOLOGlOUE DES MATIERES ODORAxN'TES . . . lui aussi. l'extraction des huiles essentielles fut en ayant soin de toujours épuiser de façon à obtenir la totalité les la distillation. De tuée plus. . et le résidu de l'évaporation du dis- solvant fut soumis à la distillation avec la vapeur d'eau.

accru. . Soyons maintenant quelle est la plante qui. de sorte que le poids d'essence contenu dans les parties aériennes d'un pied est en réalité le poids contenu dans un pied entier. une certaine quantité d'essence retourne dans l'appareil chlorophyllien. par le fait de . pour un même poids de matière végétale formée. Les vieilles inforescences qui ont accompli leurs fonctions' essentielles ont conservé moins de matière odorante que au fur et à mesure de leur apparition Le poids absolu d'essence qui demeure dans les parties vertes de chaque pied se trouve les n'en ont emporté inflorescences écartées . la suppression des inflorescences.CONSOMMATION DE PRODUITS ODORANTS CHEZ LA PLANTE 363 Rappelons tout d'abord que la racine de Basilic ne renferme pas d'huile essentielle. Toutefois. Gela provient de ce que. ce dernier accroissement n'est pas en proportion du développement des organes verts. tandis que chez les plantes témoins. le poids d'essence pro- duit par chaque pied s'est trouvé prescjue doublé. une fois achevée la formation des graines. a conservé le plus d'essence : Essence conservée par l'ensemble des organes p. 100 de matière . Les nombres ci-dessus montrent que. ce retour n'a pu se produire chez les plantes svs- tématiquement privées de leurs inflorescences.

poids absolu de dernier cas qu'elle ce le sensiblement plus élevés que dans de plante . consommation d'une consommation avait dents chapitres. un même poids de matière mée. Celte été constatée cjue dans l'un des précénous venons d'expo- Les résultats ser démontrent qu'elle est due au fonctionnement de la fleur. Et cette cause réside dans fait le que. une quantité d'essence sensiblement plus grande. il y a eu. pour de conclure végétale for- cet accroissement tient aussi à une autre cause. faites Des conclusions analogues découlent d'observations sur la Menthe poivrée dite « basiliquée ». ROLE PHYSIOLOGIQUE DES MATIÈRES ODORANTES lieu permettent nombres donnés en dernier que puisque.. chez la plante témoin entraîne la consommation de matière correspondant à cet accroissement. La suppres: pour effet i° une augmendu poids de la plante. Ces observations sur rêt positif les conséquences de l'accom- plissement des fonctions de la fleur présentent sion des inflorescences a tation un inté- qui ressort des chiffres suivants. chez la plante systématiquement privée de ses inflorescences. ainsi plante. augmentation qui atteint 39 Yo du poids normal 2° un accroissement du poids de l'essence qui s'élève à 82 "/o de la production nor. avons-nous dit. chez les inflorescences restées et sur pied. l'essence La proportion produit sont. male. et ses organes et le verts deviennent surtout.. c'est-àque nous l'avons indiqué précédemment. lors de la fécondation de la formation des graines. de la fécondation qui. certaine quantité d'essence. C'est le travail . on voit subsister. subit elle ne fleurit pas. Cette une véritable castration : dire modifiée sous l'influence d'une piqûre d'insecte. la plus importants.

sont les suivants Menthe saine.CONSOMMATION DE PRODUITS ODORANTS CHEZ LA PLANTE saine. Lorsque. étudie la distribution des produits odorants entre on constate que les vieilles . après la les formation des graines. on verra combien Si l'on tient compte. 3(i. 0. témoin vation. nière plante ont reçu organes verts de cette der- une nouvelle quantité d'essence par retour l'analyse de l'huile essentielle accuse un enrichissement en composés teipéniques autres que le linalol. Charabot et auteurs constatent bien que l'essence des inflorescences écartées possède la composition d'un produit de formation ou plutôt de circulation plus récente que la l'essence corespondante de plante témoin. 100 de plante fraîche. Menthe basiliquée.'i Les rendements obtenus avec des végétaux : provenant d'un même champ . En haut.312 o/^ o.892 o/q de que le poids Menthe basiliquée est considérablement plus grand que celui de la Menthe saine. se basant à la fois sur les résultats que leur a Lalole. L'essence de feuilles et tiges de la plante . les fournis l'analyse des essences et sur ceux. l'on les par chaque pied se trouve presque diverses parties de la plante. de ce la qui résulte du duction. au surplus. poids d'essence produit doublé. et celle de la plante privée d'inflorescences pré- sentent des différences qui concordent avec cette obser- En résumé. en écartant les inflorescences le au fur Si et à mesure de leur formation. Essence p. grande est l'augmentation de la quantité absolue d'essence fait de l'atrophie des organes de repro- Revenons au cas du Basilic. exposés plus qu'ont obtenus MM.

chez la plante privée de ses fonctions de reproduction. Signification physiologique de l'acide cyanhydrique chez les végétaux. Enfin. Avec cette manière de voir concordent. rôle physiologique iNous venons de nous occuper et du des composés odorants considérés dans leur ensemble. nous avons constaté cpie ces composés paraissent. Elles participent normalement au travail de la fécondation et de la formation des graines au cours duquel elles sont partiellement l'acide consommées. il subsistera. en particulier lorsque celle-ci. les déductions de l'analyse des huiles essentielles extraites de la plante témoin et de la plante soumise à l'expérience.:{». Ces observations montrent bien que le travail de la fécondation et de la formation des graines entraîne une consommation de produits odorants. d'ailleurs. En peu de mots peuvent les se formuler de les conclusions : plus importantes dégagées ces études Les matières odorantes sont susceptibles d'être utilisées par la plante. systématiquement écartées on constate aussi que le poids absolu d'essence qui demeure dans les parties vertes de chaque pied se trouve accru par suite de la suppression des sommités florifères. . pour un même poids de substance végétale formée. une quantité d'essence plus grande.0 ROLK PHYSIOLOGIQUE DES MATIERES ODORANTES inflorescences ayant accompli leurs fonctions essentielles conservent moins de produits odorants portent les inflorescences que n'en em. placée à l'abri la de lumière. n'assimile plus avec la même puissance carbonique de l'air.

Mais. dans plus un des corps présentant le d'intérêt. participer à la dépense que l'accomplissement de quelques fonctions essentielles. est . 1896. un groupe vrai important de ces corps il réunit est des individus étroitement apparentés. i. a bien montré que tous . t. Trelb^ a étudié tout d'abord la distribution de l'acide cyanhydrique dans le Pamjhim edale Reinw. il a I Treib. M. p. Pour se rendre compte de cette signification. dont la destination soit toute autre? L'énumération des principes constitutifs des essences. Gli&nard ont fait sur la question de la signification physiologique de ce composé chez les végétaux. Armand Gaurecherches de M. L'acide cyanhydricpie cet ordre d'idées. L. Aussi y aurait-il lieu d'examiner le rôle paniculier des principes aroma- tiques dont la nature chimique est nettement différente les de celle de l'ensemble des composés élaborés par plantes sur lesc|uelles ont porté les expériences décrites au début de ce chapitre. Treub et de d'abondantes lumières M. . jaillir intéressantes éminemment toxiques. les les belles conceptions de M. qui a trouvé sa place plus haut. n'en pas moins que bon nombre de substances odorantes des autres dans la se trouvent fort éloignées les unes classification des espèces chimiques. si telle est la signification de l'ensemble des matières odorantes n'en existe-t-il pas parmi elles. Opérant à l'aide de la méthode microchimique. ces principes n'ont pas le Si même squelette moléculaire.. SIGNIFICATION PHYSIOLOGiOUE DE LWCIDE CYANHYDRIOUE 361 d'une manière générale nécessite . XIII. aussi bien à cause de sa nature de substance azotée que de ses propriétés Précisément tier.

cyan- hydriqiie existe soit dans les divers éléments d'une dans des cellules spéciales. et c'est là une manière de voir tout à . chez toutes les plantes examinées. ediilc ReinAv. alors qu'il était abondant au-dessus. où la localisation et s'il 7i'y est nette dans les cellules basilaires des poils et cellules dans M.368 ROLE PHYSIOLOGIQUE DES MATIERES ODORANTES l'acide conslalé que. au bout de cinq à dix jours. Toutes ou presque toutes est tout les cellules du parenchyme du limbe en contiennent. il n'y avait plus trace d'acide cyanhydrique dans le liber des régions situées au-dessous de l'incision. l'acide cyanhydrique était plus abondant chez les feuilles des plantes soumises à l'expérience que chez les feuilles des plantes . M. par exemple. ÏREUB s'est demandé si l'acide cyanhydrique ainsi formé dans les feuilles se transportait dans le liber du Pangium. il en autrement de l'épiderme. En ayant recours à des incisions annulaires. Les cellules spéciales constituent des usines secondaires ré^Dondant aux besoins locaux. dans l'écorce et au sommet de la tige. où il est matière albuminoïde qui subsiste l'acide cyanhydrique a déjà disparu. dans la tige par exemple. accompagné alors que C'est dans le limbe de la feuille que l'acide cyanhy- drique est le plus abondant. est très les pas spécialement localisé. Elles se rencontrent surtout aux points où la plante a besoin de beaucoup de substances plastiques. Charabot et de ses collaborateurs en ce qui concerne les huiles essentielles. Trelb considère les feuilles comme les usines générales où se fabrique la majeure partie de l'acide cyanhydrique du Pangiiim à oxalate de calcium. soit du liber. En outre. il a pu constater que. fait ana- logue à celle de M.

autant d'acide cyanhydrique dans les régions soustraites à l'action de la lumière que dans les parties Par conséquent. dont la présence est la condition indispensable de la formation de l'acide cyanhydrique dans le Pangium edule. Il est oii emmagasiné dans porté dans le trans- liber vers tous les points la plante a besoin de beaucoup de matière plastique azotée. Treub démontre que cet azote est emprunté aux nitrates du sol. Il s'agit ici du glucose ou d'un sucre analogue. Elle dépend. C'est que les incisions avaient d'interrompre la circulation de l'acide eu pour effet cyanhydrique dans le liber. Or cette substance. En conséquence.SIGNIFICATION PHYSIOLOGIQUE DE L'ACIDE CYANHYDRIQUE 369 normales. très abondant en particulier dans les cellules basilaires des poils et dans les cellules oxalifères. après plus d'un mois. Reste à déterminer l'origine de l'azote de l'acide cyanhydrique qui a pris naissance dans les feuilles. le U acide cyanhydrique ne reste pas limbe oii il s'est formé. la formation de l'acide éclairées. Ayant observé que la feuille inférieure ou les deux . Ces matériaux de réserve sont les hydrates de carbone. de la présence dans les feuilles de matériaux de réserve qui ont pris naissance par suite de l'assimilation du carbone. ne présente-t-elle pas tous les caractères d'un produit transitoire ? Des feuilles de Pangium edule recouvertes partiellement de feuilles d'étain contenaient. sans cesse produite et répartie en diverses régions plus oumoins éloignées de son lieu d'origine. par contre. et n'est dès lors pas sans rapports indirects avec les radiations lumineuses. M. cyanhydrique ne résulte pas de l'influence directe de la lumière.

Effective- ment l'ablation de ces dernières a eu comme consé- quence. l'acide paraît résulter des études de feuilles provient M. par de nouvelles expériences effectuées h. fournis par le sol. Mais. 1904. 86. l'apparition d'acide cyanhydrique dans les section feuilles. les diverses tentatives tel faites en vue de démontrer expérimentalement un sur le Phaseolus liinatius mécanisme avaient a échoué.. a supprimé aussi les parties formation d'acide cyanhyle drique dans de la feuille ainsi sectionnées. et l'acide cyanhydrique serait un des premiers termes de Toutefois. . Les radiations lumineuses n'auraient aucune intervention directe dans cette synthèse. Treub que de la cyanhydrique des synthèse de substances tirant leur origine.". l'élément en question fcLiilles entraîné vers les supérieures. Treub' démontré que 1 Treub. la série des produits résultant de l'assimilation de l'azote. d'autre |)art de minéraux.(l ROLE PHYSIOLOGIQUE DES MATIERES ODORANTES inférieures. Treub que exemptes le sol ne Iburnissait pas à ces feuilles l'azole nécessaire à la for- mation de étaTit l'acide cyanhydrique. t. vraisemblable- ment des nitrates. d'une part des sucres d'assimilation réducteurs résultant du phénomène sels du carbone. sol constitue la La présence des matières inorganiques fournies par seconde condition de laquelle dépend les feuilles. chez les jeunes pieds feuilles de Pangiuni. La de vaisseaux dans la les nervures de certaines en supprimant l'arrivée des principes azotés du sol. p. dans un grand nombre de cas. M. feuilles inférieures. il la formation de l'acide cyanhydrique dans Ainsi. XIX.^M. sont entièrement ou presque entièrement a pensé d'acide cyanhydrique.

. et cependant. le Phaseohis hinatus donne une idée d'un mécanisme semblable. complètement à nos investigations. Et. En d'autres termes. le moindre arrêt au stade cyanhydrique. . l'hypothèse consistant . la cet a d'intermédiaire. lorsque l'acide cyanhydrique est complètement absent chez une plante ce corps dès sa formation s'est engagé dans des combinaisons plus complexes. l'acide cyanhydrique n'existe pas ou n'existe qu'en quantité insignifiante.N PHYSIOLOGIUUE DE L'ACIDE OYANHÏDRIOUE la 311 présence à la lois d' hydrates de carbone et celle de nitrates est nécessaire pour la production de l'acide cyanhydrique dans les feuilles. dans organe. . et cette rareté n'oppose. les graines quantité importante coside. Au point de vue chimique. Il est cependant permis de supposer que. tige mûres contiennent elles aussi une du même composé à l'état de glufeuilles Pour servi passer des dans la graine. Il a du par conséquent s'y dissimuler sous une forme telle qu'il échappe . . 11 semble donc que cyanhydrique soit un des matériaux qui concourent à la formation des matières albuminoïdes. Mais l'acide cyanhydrique est relativement rare chez les plantes. d'ailleurs. la synthèse de la matière albuminoïde ne présenterait pas en pareil cas. On trouve dans ses feuilles jeunes o. .SIGMFICATIO. libre.t-elle pas une objection sérieuse à cette manière de Aoir? Si la série des plantes à acide cyanhydrique s'enrichit tous les jours de termes nouveaux il n'en demeure pas moins incertain que les phénomènes soient partout les mêmes que chez le Pangiiim ecliile et le Phaseohis lunatus et que partovit la formation de l'acide cyanhydrique marque une étape dans la svnthèse de la matière albuminoïde.3o Yo d'acide cyanhydrique l'acide .

Latham attribue aussi une importance capitale à l'acide cyanhydrique en ce qui conceiTie les matières albuminoïdes. d'ailleurs. la même quantité de glucoside cyanogénétique que durant les mois précédents. tombée à l'automne. par exemple. au moment de leur chute. comme des substances de Mais celte objection ne saurait concerner que l'acide cyanhydrique engagé dans une combinaison sous forme de glucoside et non l'acide cyanhydrique . A. comme le principes azotés dans les feuilles. . Pfll'ger a rôle prépondérant dans la for- mation de l'albumine vivante.^ Une feuille de Platane ou de se Peuplier. Gauthier a puissamment appuyé cette hypothèse. M. comme l'a démontré M. emportent une grande partie des matières nutritives telles que les hydrates de carbone. Et. les et. restés la et d'amidon. on peut avoir quelque hésitation à considérer ces glucosides réserve. M. libre.•ô'il KOLE l'IiVSlOLOt. sont tout aussi le bien perdues pour plante que glucoside dans cas que nous venons d'envisager.lUUE DES MATIERES ODuKANTES à envisager l'acide cyanhvdrique comme un des pro- duits intermédiaires de l'assimilation de l'azote par les plantes ne rencontre assigne au cyanogène un aucune objection. détachant avant d'être desséchées. contient encore beaucoup de sucre réserves. les feuilles de Sureau et de Passiflore contiennent encore à l'arrière -saison. encore que ces substances. si. ne connaît -on pas des feuilles qui. Et cependant. Guioard.

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.

74. Ajowaii. 140. Ahies alba Mill.. 87. 74. 51. Acacia cavenia Bert. — — — — .. AXACARDIACÉES. Amorpha Melegiieta Roscœ. Acoriis Calamus L. 75. 128. 62. 125. 73. 71. Achillea Ageratiim L. Mala K. Roxb. pectinata D.. 305. Aca>thacÉes. 99. 56. conferti florns 73. 124. 74.. . citriodorumDesf. 254.. . Amomum. Acore. . 246. Millefoliiim L. 75. 71. 63. 75. aromaticinn 71. 51. CardamomumL. 72. Alliaire... 88. fructicosa L. Schum.. 227. imhrosia ai^temisiœfolia L. moschata Vulfen. INDEX BOTANIQUE Aloès. 75.. 62.. sativiim L. Amandier. 72. citratiis 74. 75. 123. 100. Absinthe.. nohilis L. 142. 263. des Ours. 101. Farnesiana "\Mlld. 59. Steud.. Ageratum coni/zoïdes L. 56. Altingia excelsa Noranha 57.. 56. — 80. Alliaria officinalis Andr. ancfustifolium ner. 72.. 73.74. 253.. Amaryllidacées. 72. 57. 72. 135. 72. 86. 62. 255. Malaccensis Roscœ. 57. niitans Roscœ. . RecfinieAinaliœ Heldr. cus Royle. 141. 80. Abiétacées.. 117. 71. 75. 62. Aceras anthropophora R. 73. C. 31. 142. 61. — communis L. 72. 74. Amygdaliis.. 71. 118. 86. 75. C.. 96. coronopifolia Willd. 53. 122. 72. Ambrette. . Br. 72. 102. — — — — — — — — — 71. ursinum L. Aloe valcfaris Lamk. — 109. 54. — Calamus aromati- Ail. cephalonica Link. Son11. . Allium Cepa — — L. . 91. 56. Amyris halsamifera L. 113. — . . 109. . . 7-2. ce7H/e7'UsHack. Fraseri Pursh. 142. D. 72. — — — canadensis Miclix. — coloratus Nées. — — — — balsaniea L. 62. 62. Ancolie. 97. . Alpinia Galanga Salisb. . Andropogon cœsius Nées.

128.et Hanb.s Rlume. 63. . 74. 63. Barrelieri Bess. 67.. Anis étoile 50. Angelica. Anthémis Cotula L. du Japon.... 73. 74. 118. Serpentaria L. — — . 75. 253. 62. Abacées. 60. 25S. Armoise. candata Michx. 74. nilaffiricusl]ochsi. 63. 117. 109. 121. laniger Desf. miirica(iis 74.... 91. AruSTOLOCHIACÉES. 73. 86. — maritima variabilis 63. 73. L..63. Aralia nudicaiili. 113. réfracta Fr. Schœnanthus Flûck. L. 84. Araliacées.. INDEX BUTAMOUK Andropoijon flexuosus Nées. Tenore. 73.. 73. Artocarpacées. 60... 63. — — — Ludoviciana 63. 62. 34 . Arbre géant de Californie. annua 128. 118. des Indes orientales. Retz. 118.. Nardus L. 59.. 88. rer^fcoZor Nées. nohilis L. 117. APOCYJNACÉES. L. 113. — — reticulata 67. 62. 139. 86. anomala Lall. 33. frigida ^MUd. 59. . A>0>ACÉES.. 63. — — — — — Martini Roxb. . 59. 63. odoratus Lisb. 63. Mut t. — Blumei Duch.. SI. Arnica. 83. 74. 140. 67. 121. 118. 246. Anis.. 117. 63. vulgaris L. 74. 128.. 96. 60.. An^-élique. 73. 73. 67. 63. Schœnanthus L. — — ffraveolens L.. 63. Arnica montana L. 37. — — — — Anthoranthiimodoraium L. polyneurosSieud. — — Archangelica 60. 74. 113.. 63. 74. L. 69. 80. 50. Apium graveolens — L. 139.63. gallica Willd. 67... Iwaranciisfi Jones. 60. Asaruni arifolium Michx. 60. — — — — — — — — . 74. Xutt. 114. Schmidt. . \ngrœcum fragrans Thon. 60. — — Roxhurghii Nées. Aristolochia Clematitis L. 127.. Anethnm Fœniciilum. 246. 60. . Artemisia Ahsynthium L. C. Aquilegia vulgaris L. — 60.. Trin. . Draciinciilus L. herha alha Asso. 128. 139. — — Aneth squarrosus llack. 60. Apopine. glacialis L. 66.. 139... 62. 59. 135. 71. Soica D.. . pachnodes 74. petroselinum 80. 120.

. BiGÎN'OMACÉES. 57. Aunée. 53. Camphrier de Bornéo. 87. 70. .. Ayapana. 113. 78. 81. 70. 56. 113. Biirsera Delpechiana Poisson. 56. Boswellia Carterii Birdw. 68. Asperiila odorata L. 58. 67. 96. 87. 61. 258. 120. 78. 36.. BURMANXIACÉES 70.. Calîriuva. Calamintha Xepeta Savi. 133. 140. 75. 56. 258. 88. Avocatier. et Pav. Callitris quadrivalvis Vent. 67. 54. Cpesalpinia Sappan L.. 54. 78. 55. 121. 139.. 60. 62. Bois de rose. 58. 104. Assa fœtida.. 204. Benoîte. 118. Cananga. Biota. 110. 81. 96. 125. 123. Oreoselinum L. Bétel. 246. Bliimea halsamifera D. 64. BÉTULACÉES. 97. 118. — — — — 118. du Pérou 135. 117. 83. 139. 62. 56. Aspic. . 52. L. Bayberry. 105. 70. 58. 66.88. 55. 120. 60. 83. Basilic.. Baume du Canada. 66. 129. 107. lacera D. 66. 110. C. crenuZafnm Hook. romaine. 75. INDEX BOTANIQUE Asariim canadense 185 70. 82. 136. BiXACÉES. Backhousia citriodora F. 128. 103. 62. .. 63.. 137. 85. 99. Camomille des champs.. 86. 59. Millier. 113. Athranthe geniculata Miq. Badiane. 80. 67. 54. 105. 95. 78. Asaret. 55. 246.. Bouleau. 80. 142. 80. 292. Berce. 80. 139. 75. 50. Cajeput. — — Café d'Arabie. 117. 62. 58. . 84. 95. 254. 128. 129. Boldo. — 117. Balsamite. 118. 68. 29. 103. 96. 113. 2S3. 96.. 117. 124. 113. Betula lenta ASCLÉPIADACÉES. 56. 84. 128. — L. 106 123 . 61. 117. 100.. Brésillet. du Venezuela. europseuin L. Balsamodendron Kafal Kunth. 62. Bergamotier. 246. 94.54. 97. 62. 61. 55. 85.. 113. 124. 95. 110. 83. Athamantha . 66. 123. 54. 113. 97. 84. — Calyptranthes paniculata Buiz . 64. . 97. 244. Benjoin. 129. Bucco. 68. Baronia polygalifoUa Sm. Bulnesia Sarnienti Lorenz. 65. 68. 87. 97. 86. 80. Barosma heiulinum Bartl. 117. 84.121. 62. BlRSÉRACÉES. 80. 90. Atractylis ovata Thunb. 246. C. 111. 130. 111. Aspérule odorante. 101. 88. 61. Bay. 9J. 64. BystropogonoriffanifoliiisLHérit. des chiens. 246. 89. î^O. serratifolium Willd.

15. — 118. 55. 246. 246. 68. Bailey. 68.. 74. 59. 99. 84. 123. 139. 61. Cicuta virosa L. Loureirii Nées. 246. odorala Ilook. 70. 113. 113. Kif'jfl(-'e. Chamsecyparis ohtusa Sieb. 124. — Cuh7au'anBlain. Cerefolium sativum Bess. 143. 57. lOJ 121. 38-4 l. Céleri. 111. Ilook. Ca>ell. 91. 59. 101. 70. 63. 80. J23. Carvophyllacées. 129. Cerisier. 136. Cedrela odorala L. Carvi.. 100. 122.NDKX B(jTAMUUE Cananga. 100. Capucine. 122. 55. Champaca. 83. 61. et Oliveri F. 52. 88. 137. 107. 74. Canelo. 59. 140.. 131. 134. . 82. 68. 51. 1 13. 109. 125. 95. Gray.\cées 51. 59. 94. Cévadille. . Carlina acaulis L.128. 103. 97. Lihani Barrel. Chenopodium amhrosioïdes L. Canella alha 'Slurvay 51. Cassie. 71. 123.. 88. 66.123. — — — Kiamisl^iees. 74. de Korarina. 59. 71. 119. 257. 72.123. 68. 95. — 68. 88. 97. . 84. 86. 68. — 132. 96. du Liban. 125. 62. 59. Carline. 94.. 59. 74. du Cameroun 140. 83. Caparrapi. 71. Siebold. . 24s. 78. 120. 135. 88. et Zucc. 98. Cinnamoinuni Cassia 68. 140. Chrysanlhemiim indicum L. 104. 128. 70. Chanvre.. 1J7. 50.*^ 91. 68. — 90. 71 — vireuse. 113. du Bengale. 83. 59. Cassis. 63. 265. Cardamome de Ceylan. . 123. 68. 68. 124. Cerfeuil. Cannabis indica Lamk. Chénopodiacées. Caprifomacées. 102". 82. Cipuë ^a^ande. 134. 55.. Carqueja. Cardamine amara L. 88. 51. 137. 130. Carum Carvi L. 140. Carotte. de Malabar. 71. 56. 121. 106. M. 96. 139. C. 69. 141.. 127. 101. . — — — de Ceylan. 59. 83. 100. Capparidacées. luzonicum A. de Chine. 87. de Madras. 86. CÉLASTRACÉES. 130. Chrysobalanacées. 131. 55. — sativa L. Canai'inm Cumingiî Engl. 80. du Japon. 113.. 254. Caruni Ajoiran Bcnth. Cédratier.. deSiam. 83. 130. 50. — — — — Chione glahra D. 53. Cedrus Atlantica Manetti. 117. 113. 60. 66. .68. 257. 56. 96. Cannelle blanche. 91. Cascarille. 266. Cèdre de l'Atlas..

91. ofjfïcinalis L. L. 88'. 75. Schimpei'i Engl. 103. 89. 252. Commiphora abyssinica 55.. 56. 72. 45. Cuminum Cyminum Cunila Mariana CombrÉtacées . 55.. Crucifères. Wijf/iiti Meissn. 95. 53. 117.85. 64. 55. cujahana Mart. Coriandrum sativum L. 120.. 131.. 81. 249. 54.. . et 69. 117. 64. 118. 143. Bergamia. 51.. 97.. 56. 68.. Cryptomeria japonica D. 94.. 51.96. 55. 246. 136. Cinnamomum pedatinerviiim Meissn. Coca. . Citrus — — — — — — — — — Aurantium L. 90. Citronnier. 139. nohilis Lam. — Conima. 51. 55. Citriosma Apiosyce Mart. Composées. 113. L. Coriandre. 51.. 60. — — — — — coriacea Mart. 113. 254. 141. . 54. 121.. 96. 58. 59. Clausena Willdenowii ^^'ight Arn. 123. giiyanensis Desf. 100. 80. Croton Eluteria Bennett. L. 87 56.8 118. la plante. pedunculatiun Nées. 54. 86. L. salvifolius L. — — — CiSTACÉES. Cotoneaster . Bigaradia Duhamel. . 258. officinalis Cubèbe. Bajoura Bonavia. 61. 68. 119. Limonum medica L. Cistiis creticus L. 265.. Conium maculatum Convolvulacées. 84. 130. . 120.. Scoparius L. 60. . Limetia Risso. Cresson de fontaine. 65. 54. Citronnelle 73.. 68. Culilawan. Convolvulus floridus L. monspeliensis L..... 102. . INDEX BOTAMOUE 385 Engl. nohilis Lour. 54. prefiosci Mart. 55. 109. 96. Le parfum chez 11* .89. Risso et Poiteau. 56. 131. 143. 68. Copaïfera confertiflora Benth.. 67. i. — 264. — — 51. Cochlearia Armoracia Cryptocary a moschafa 68. Cumin. Corynocarpus Itevigata Forst. 67. rigida Benth. 55. 51.. 51. 51.. 56.... 78. 64. 94. 55. 80. — 141.. — Copahu. 55. 51. 83. — microphyllaW sdl. 256. — oligandra Tul. Sinensis Gall. 54. — L. 56. 60. 117. Lansdorfii Desf.. 257. 263. 60. oblongifolia Mart. 95. Don. 88. — — — ladaniferus L. Nées . 70. 88. 68. 50.. 68. 101. 82. des jardins. L. Cochléaire.68. 136. Coffea arabica L. 50. Zeylanicum Nées. 263. Crocus sativus L. 98.. 258. 56. 56. 61.

flexuosus 73. — — 53. Erythroxylon Coca Lamk. Erechlhites 63. 24N. :î86 INDKX BOTAMUUE Dauciis Caroia L. 78. 7i. 53. 246. 246. Rudge. 78. D Dacryodes hexandra Gries. Elemi. Guspare. Eletiaria et 85. DlLLÉNIACÉES.. — turbinaius Gfertu. 12 i. Gll'KESSACEES. 93. 100. Dianthus caryophyllus DiCHOPÉTALACÉES. coio7'afjisStapf..\b. Stapf. 54.73. polyneuros Stapf.. L. 62. 59. Cymhopocfon cœsius Stapf.. Gunn. Curcuma lonya L. Cyprès. Empleuriim serrulatum 130.S7. 254. 75. CUPLLIFÈUES. DiPTÉROCARPACÉES. 125.. 71. 94.. 95.. Marti nia nus Schult. 55. incanus Ro. 83. — Schsenanthus Sprenp:. fasciciilaris 58.. 98. 53.91.. 54. 117. 87. 55.. Eriyeron canadense L. hieracifolia Raf. .. S5. 246. S6. 97. 62. 63. 84. 135. 54. 74. 73. 246. 100. 74. 74. 71. Cupressus Lamhertiuna 75. 89.. .. 53. monoyynuin . Eryngium campes Ire L. 43. 73. 73. — — — — citratus Stapf. 81.. — — Nardus 73. sempervirens 71. Cusparia trifoliata Eiigl.. Endymion nutans Duni. Estragon. Eriohutrya japonica Lindl. iJarivinia 58. Dipterocarpus Alaius Roxb. '^4.. 72. macrocarpa Hartn. 74. — yrandiflorus Rlanco. L. 52. Roxb. Dahlia variahilis Desf. — laxifolia A. Dryohalanops lebr. Eriophyes Menthx. 52. 75. confertifloriis Stapf. 63.. 123. — — Curcuma. Éricacées. — — Zedoaria Roscœ. 50.. Damiana. 53. 60. Dahlia. 71. Martini Stapf. Camphora Go- — — — Iwarancusa SchuU. ^56. Ilort. Dorena Ammoniaciim D. 75. 82. — vernicifïoriis: Blanco. 53. Don. Maton.... 85. EnÉNACÉES. 55. Driniys Winteri Fox^st. ErythroxylacÉes. Encens... 58.83. 84. 88. 62. 85. 75.. 246. Ciirdamomum ^^'hile Ait. Dipieryx odorata^y iWd. 60. Rendle.. 52.. 53.

72. 80. 74. 61. Ginger grass. Sumhul riihricaulis Boissier. 82. 106. et B.. GÉRANIACÉES. 74. galhanifhia 86. 94. 109. .. 251.. 257. — — prociimhens 102. Galbanum.S3. 53. 57. 86. . tripliiierve^VaW. ' Giroflier. 85. 140. 86. 61. Groseillier épineux. 124. 99. amer sauvage. 84. 83. 91. 60. Geiim urhaniim Gingembre. Gynei^iiim arijenteum Xees.. . EUPHORBIACKES. 254. 56. E npa tor iu m (J ap ill ifo l i u m Gayac. Hedeoma pulegioïdes Pers. Buhse. 130. Galanga 72. 85.. Haricot de Java. 102. Opoponax Spreng Gurjum. 79. 113. 60. 246. 95.. 258. 132. Fève tonka. 103. 86. — — rouge. 119.259. 7S. d'eau. 105. 61. 84. 85. 81.. Génépi <^lt-^s Alpes. 86. 104. Gomme ammoniaque. 60. 63. 86. doux. 258. 73. 256. 95. Br. 60. 78. 221. Gynocardia odorata R. 103. Glechoma hederacea L. 1. 57. 60. 60. Cordem 54. L. 135. 101. 81. 128. 98. Evodia simplex 117. 61. . '387 Gaultheria leiicocarpa 63. 87. 123.INDEX BOTANIQUE Eucalyptus (espèces nombreusesf. 129. 53. 33. — Small. Gonostijliis Miqueliaiiiis T. Graminées. 103. L. punctata Blume. 117. 56. 120. 258.25. de Macekloine. Flouve odorante. . 56. 59. 82. 246.. 58. 296. 78. Faux poivrier. des chiens. 60. Glyceria aqiiatica ^^'ahl. 137. 244. 100. 127. 138. 63. 81. 129. SO. 107. 139. 128. 75. 250. 139. jaune. 92. 83. 113. 110. 86. 105. Hedychium coronarium Kœn. 66 80. Boissier 60. Gardénia. 51. Fougère mâle. 86. 100. 131. Genista tridentata L. 125. Genévrier. H HAMAMÉLmACÉES. 93. 66. 101. 53. 58. Fenouil. 84. 121. 120. 90. 89. 53. 135. 63. 129. 94. . Ilook. Feriiln Assa fœtida L. 114. 130.. 95. 88. 94. 80. 71. 97. et Graine de Paradis.. 120. 61 Gardénia. 8S. 76. 140. 246. Géranium. Blume.. — — — — — — — — — 117. Fagara octandi'a L. 58. 69.. Eiicjenia caryophijUata Tliunb. 88.

. Ksempjferia Galanga L. 91. Houblon. 80. Kobushi. 139. 87. Hinoki. — 104. 62. 122. Hyptis spicata Poit. 127. 96.. benjoin. 118. Sixchas L. 66. 103. 104. 98. 139.. Hibiscus Ahelmoschus Soap. 88.. 64. verura Hook. 125. 97.. phœnicea Sahina L. 132. — 60. 113. (fujanteum Fisch. Lavande. 66. 140. 105. 117. 80. 95. 61. Iva. de la Guyane.. Lavandula dentata L.. Isatis tinctoria L. communis oxycedrus L. 68!' 68. 101. 141.. Heracleum 62. L. 95. Juniperus chinensis L. 119. 246. 64. 57. 62. 50. religiosum Sieb. 140. . 54. 106. 50. lî'is florentin a L. 122... 60. Kesso. 105. Jasmin. 139. 69. Virginiana L. 73. G. Jasminum grandifîorum .388 LNDEX BOTAMQUE Jonquille. h. 62. 70. Larix a/ïier/cana Michx. 76. Imperatoire. Jacinthe sauvage. decidua Mill. 56.. 103. 70. 75. Sphondylium 404. Indiyofera yalegoïdes D. 76. Iridacées. 80. 72. 104. 64.. 94. L. 75.. — eiiropœa D. 71. Jaborandi. L. Laiirus Benzoin L. 69. 62. 62. 70. 139. 121. 75. Icica heptaphylla Aubl. 96. 5S. 139. 58. — — Helenium L. — — — — — — 76.. 130. de Californie. 70. Hysope. 75.... 75. — 121. 83. 284. 69. Iris. 284.v. 141. 68. 94. camphora L. 30.. Laurier noble. rotnnda L... 68. Inula graveolens Desf. 62. JUGLANDACÉES. Lauracées. 141. 72. 72. — pedunculata Ca. 72. Kuro-moji. 72. nèûe. 69. C.6A. 75. 70. 96. 80. 140.. 102. 71. 53. 94. 127.. 90... 265. 97.. et Illicium . 105. 72. — Henné. thurifera L. 84. 64. 76. Humulas Lupulus L. C.. 64. 64. 106. — — germanica — — — — — — — 113. — Labiées.. Hyssopus officinalis L. 125. 122. Juglans regia L. 84.. 69. Helichrysum angustifoliiim D. L. 135. 76... cerise. 94. Zucc. 69.. 140. 64. 96.. viscosa Ait. pallida L. Lantana Camara L.. 117. 60. nohitis L. Immortelle. 72. Lana batu. .

G. 88. 80. 65. 206. LiNACÉES. 62. 128. LiLIACÉES. 119. 83.. 65. 131. Melica. 59. 63. 129. 96. — offîcinalis L. 65. poivrée. 50. Lani. 139. 56. 27. 27. 50. 84. 50. 121. 100. Lentisque. 64. tales.. des Indes occiden- MÉ>ISPERMACÉES. 56. 57.. 113. 65. 252. 98. 95. Magnolia fuscata Andrews. 65. 65. 75. Matricaria Chamomilla L. 56. Massoy. 120. 94. 58. Liquidambar — orientalis Mill. — — — — — — arvensis L. 257. 129. 73. 89. 118. Levisticiim officinale Kock. 299. 55. 139. 38. 66. 53. Hayn. Lédon. 95. 103. 65. M Magnoliacées. 65. — 58. Lindera sericea Blume Linuni usitatissimnm 251. Kohus D. 259. Lycopus virginicus Lythracées. 364. 118. 65. Livèche. 65. MÉLASTOMACÉES. 130.. — — — poivrée du Japon." 68. 53. Lotus arahiciis C. citrata Ehrh. BaMélèze. — poivrée « basiliquée ». 254. . Mentha aquatica L. 65. Ledum Lemon palustre L. Lepidiiim sativum L. 61 135. 66. 142. 65. LiMXANTHACÉES. 246. 83. 83. 129. Marjolaine. Pai'thenium L. 127. . 63. Pulegiuni L. Menthe aquatique. 59. 86. 97.. 96.. 66. 389 Maha pangiri.. 99. L. J39. 217. 55. 246. 67. grass de Malabar ou de Matico. Limettier. 83. . piperita L. 73.. 254. 72. 84. Matricaire. 128. 246. 246. C. 65. Ligusticum Levisticum Melissa Calamintha L. . 97. 80. LÉGUMINEUSES. styraciflua L. — — ^L\LVACÉES. Mandarinier. 62. 95. 62. 83. canadensis L. 139. INDEX BOTANIQUE Lavandiila Stsechas L. 65. MÉLIACÉES. . 55.. 59. 137... vera D. 66. — crépue. 117. 98. MÉLIOSMACÉES. 95.99.. 84. 120. 57. Melaleuca (espèces diverses). 98. Linaloé. 117.. 50. 58.. 69. — viridis L. 74... 94. 65. 65. Liatris odoratissima Will'. 83. 122. Lierre terrestre. 82. Spica D. C. — Travancore.. 97.. Melilotus offîcinalis 135. — Mélisse 66. 80. pouliot.. crispa Roth. 119. Lophanthus anisatus Benth. ker et Smith.. 136. Leptospermum liversidgei 78. "8. 97. 55. 84. 64. — — du Canada. 105. Laicsonia inermis L.. 120. 129. 97. L. 119. 55. 83. 104. grass. 64. 58..

. 8J. — — — 70. 78. Myrtacées. 95. 68. longifolia Blunie. 14 J. r. 80.. perniferum L. 83. noire. — 63. 83.. Oignon. Nepeta Cataria L. 51. 49. Mosla japonica Maxim. O Ocimnm Basilicum L. 78. — — 51. Muscadier 67. 246. 84. Al56. 87. — — .. 63. Myrtiis L. Myrte. Ombellifères... 64. 62. 111. 83.287. N Nard. 140. 72.9C INDEX BOTAMUUE <i5. 128. 91. L. Tazetta L. 66. 109.. 70. Narcissus Jonquilla L. 109. 62. 141. .214. punctata 67. 96. L. Myrocarpus fastigiatus lem. 123. amers. Monodora citriodora Cerv. 68. 54. — myristica Dunal MOAOTROPACÉES..59. 61. 70.. Piischury Nées. 58. C. 94. 113. 94. 49. — vrai. 81. cerifera L. 92. 60. 56. 55. 68. 120. 65. 84. 68. 139. 29. 61. 51. 125. Myristica officinalis L. :^Iillefeuille.. L. 67. 64. 254. 84.. Niyella damascena L. 107. 52. Myristicacées. 30. officinale L. 84.. Pereirœ Klotsch. 78. 100. 142.. 83. — — — citriodora Cerv. — verte. Ocotea. 66. 66. Olacacées. Nardostachys Jatamansi D. 103.. 68. 58.141. 122. 65. . 105. 143. 109... MONIMIACÉES. 118. 70. — — Gale. canum Sims. 64. 132. S3. 110. 50. Nasturtium Xectandra. caudata Mez. Oranger à fruits 55. œillet. 50. 111.. 72. OlÉacÉes.. Cheken Sprengel.91 122. Menthe sauvage. 56. Michelia — Champaca — coînmunis L.. 143. Meum athamanticum Jacq. . 123. 257. 7i.97. 246. 59. Noyer. Niaouli. 67. — noble. 58. Moutarde. Mon arda. 36. 59. . 84. Motia. — 110. — — niyristica Dunal.GS. 246. 58. 51. Myrisinacées. 80. 58. — — Myrrhe. blanche. Monolropa Hypopitys 103. 72. 246. Myrica asplenifolia Endl. L. didyma fisinlosa Narcisse. Myroxylon halsamum Mill . Fr. 83. saliva L. 121. 142. 50. 66. 66.. Opoponax du commerce. 86. MVRICACÉES. 70. 110. 56. OEnanthe Phellandriiim Law. 72. 66. 139. 81. nsaharensisEng\. Capparapi.

68. 72.. 75. Ottonia anisiim Spreng. Petasiies officinalis Mœnch.. 212. 285. Peumiis Boldus Molinia. 67. 49.. 125. 94. — — . — Pin. 87. 139. Orchidacées.. 106. — cleSmyrne.. Pimpinella Anisuni L. 74. Origan. 74. 140. RadulaUlIérii.. 105... PiPÉH.. Pilocarpus Jahorandi Holmes. 54. 82. Phellandiniim aquaticum L. 65. 118. Pandaniis odoratissimiis Hort. 91.95. 59. Osmitopsis asteriscoïdes Cass. — — — — Pav. . 88. 80.. L. 59. 68. 67. Picea canadensis Link. . Persil. Para-coto... 33. 67. 55. Patchouli. geniculatum Sw.91.. L. 82. 59. 75.. . Pelarcfonium capitatum Ait. 75.. 90. 80. — officinalis L.. 68. 59.. 254. 53. nigra Mill. Piper angustifolium Ruiz et — — odoratissimum Willd. Saxifraga L.. 120. 128. — gratissima Gairtn. . 66. . Sims. 123. Paisdanacées. 67. 57. L. Pilea. 60. 65. 141. 84. 86. 63. de Trieste. racemosa Bvoi. 71. Palo blanco. 65. 81. G. 67. 60. 110. INDEX BOTANIQUE 391 Oranger à fruits 83. 113. — nigra Link. Betle L. 257.... Panais. 58. 59. 67. 251. Photinia serrulata Lindl. 59. Çlusii G. Glarke. 96. Cubeba L. S8. 97. Passiflora cœrulea L. 65. 74. Ostrutiuni L. — de montagne. 37.. 87. 67. 65. Pieonia Mou tan 61. Origanum Dictamnus 129. 255. 67. Pancfium ediile Reinw. Osmorhiza longistylis D. Persicaire. Jaborandi Vell. Picea excelsa Lamk. 72. 86. — Petroselinum sativum 59. Pinipinelle. culcjnre L. 59. 65. S6. Peuplier.110. 57. 83.. 117.. Dietr. 117. 75.65. 97. 60. 58. 53. 101. Pécher. 110.. Pimenta acris Kastel. 67. — — — — hirium Link. Peucedanum grande G. 85. 131. Pastinaca sativa L. B.. Paniculum. 65. — — officinale L. 86. 85. 257. 59. Philadelphus coronarius L. doux. 97. 84. 122. J/fljorana L. 139. 259. 257. Pamplemousse Piment. 87. 367. 63. 269. D. 132. 53.. 248. 107. — ruhra A. 70. 104. 60. . 119. 68. Palma rosa... — — roseumWilld. 55. Phaseolus lunatiis 370. 113. 58. 117.^bS. Persea caryophyllata Mart.. 88. 95. 62.. 94. Pinus. G.VCÉES. Passifloracées.. 131.. Smijrnœum L. 60. 81..

Laurocerasus L. Pivoine Moutan. 52. 246. 86. 76. 49. 52. incanum Michx. 51. 57. — — — — Prunellier. 141. POLYGALACÉES. 256. Radis.'ll7. 139. 52. Polygala. 52. Pittosporum undiilatum Vent. 246. 67. 78. Potomorphe umbellaia Miq. Rhamnacées. 122. 123. POLYPODIACÉES.. 66... 103. 57. 110. Polianthes Tiiherosa L 72. Pyrolacées. calcarea Schultz. — — Ranunculus repens 52. 57. 68. Primui. 255. 80. 96. 57. 57.141. Poivrier du Japon.. Patchouli Pellet Pseudocymopterus anisatus — Gray. 52. variahilis Kunth.. Prunus. Pommier. 76. Volkeiisii G. Rosacées. ovatum Vahl.. 64. 253. 143. 49.. lanceolatum Pursh. 66. 52. 102. 248. vulgaris L. Prunier. 141. 83. 143.. Romarin. 253. 57. 65. 129. 67. Pogostemon comosus Miq. 89. .. Raifort... spinosa L. 51. 246. 52. — L. .65. 65. 67. 128. 256. long. domestica L. Polysticum Filix-mas Roth. 67. Polygala oleifera Heckel. 67... 122.. Terehinthus L. PiTTOSPORACÉES. POLYGONACÉES. Rihes aureum Pursh. depressa Wend. nemorivaga 52. nigrum L. 122. 64. virginiana L. Raphanus sativus L. 67. 141. 51. 65. 57. 84. Rosa alba.. Pomel 52. Psoralea hituminosa L. Pislacia Lentisciis L. 245. Polygonum Persicaria L. 64.. arvensis L.. — — — Py cnanthemum 67. Reine des prés. 54. 57. 57. — . 81. — damascena Mill. 57.. 67.. 120. Poivre. RÉsÉDACÉES. 51.. Populiis nigra L. 56.... — rubrum 66. Primevère. 51.. D. 57. L. 141. Polygala de Virginie. 139. 266. Persica Jess. 56.acées. — Senega L. — niger Mill. — — — R 52. Pouliot d'Amérique. 66. 142. 58. 51. 57. Reseda odorata L. 277... 57. 56. 122.noir... — — — — — — — — Cerasus L. L. 255. C. Padus L. 124. liincfum L. 267. Rosa centifolia L. Puchurin. 57. Re>o>culacées.. 67.. 253. Primnla veris L. 254. des Aschantis giroflée. 392 INDEX BOTANIQUE Piper Lowong Blume. 102.. 70. 136. 141. 248. 246.

83. 66. Scilla festalis Salisb. Santal d'Afrique. 66. 69. 91. 118. . Preissianum'Sliq. 59. 80. CynogorumlSUq. l'Australie tale. de Fidschi.. Sinapis alba L. 65. — — .. 113. 69 89. 246. 61. 80. 68. 103. Samydacées. Séquoia gigantea Torrey. 57. 78. — — — — — des Indes orientales. 59. racemosa L. 61. 69.^bQ. 54. 65.. 61. 75. 94. Sindora WallichiiBenih. 80. 250. 72. — Indes occidentales 101. 81. SapinuacÉes. Salicacées. Sofia. 76. 99. 121. — du Canada. Salvia officinalis L... 66.\cêes 69. 88. — — rouge. — — nigraL. 96. 258. 25o. 135. 96.. 87. 87. 87. 107. 125. 50. 75. 83. 100. 122... 393 des jardins. 97. RuTACÉES. 246. 268. 98. — d'Amérique.. 69. 246. 136. méridio- Serpentaire de Virginie. album L. 61. 86. 119. 74. 66. Nées et Sassafras officinale Eberm. Semen-contra. . 86. odora Ait. Saxifragacées 57. 66. 66. 75. Sarriette 110. 94. triloba L.. 254. officinale . Santalum... 94.. 246. — — juncea L. Silave. A. — — — de de des l'Australie nale. 66.. 60. 106. 263. 83. 139. 87. 132. 54. 110. de Finlande.. 96. 56.. SI. 120. 69. 82. Rumph. 80.ô9. pratensis Ress.. 63. 102. Yasi Seen. 66. 54. . 51. Rosmarinus officinalis L.91. 117. 87. occiden- 95. 51. 57. S Sabine. 131. Solidage. 113. rugosa Mill. 97. 258. Safran. Sapotacées. 61. 139.. Sa>tal. 80. 258. .'} L. 128. 258. 68. 54. . 257. 75. Seringat. 95. 96. 97. Solidago canadensis L. 246. 62.. 79. 87. T/ii/m/>r.. 66. Satureia hortensis L. Sassafras. 95. 69. 72. 70. 128. 84.. 109. sclarea L. 130. 84. 69. Sapin argenté. Schœnanthii m Schœnocaiilon m Sambuciis Ehiiliis L. 93. 257. 67. — — montana L. 254. Gray. a mbro inic a — — Schiniis molle L. INDEX BOTANIQUE Rosier. — des montagnes. 84. 84. Ruta ffraveolens L.Q9. Rue. 96. Sorgho. RuBiACÉES. 51.249. Simbul. — Sclarée. nigra L. Silaiis Shikimi. 121. 137. 69. Sauge. &Q. 72. 74. Sandaraque. 66.

Sureau. 96. Valériane.. Urticacées. 75. 266. Wahl. 258... Vanille du Brésil. Tanaisie.58... 96. 261. 58. 129. 125. ru/(/<7re Pers. 91. 259. 75. 246. ariiciilata 110. Thlaspi arrense L. 62. 128. 258. 75. Sphseiiinthus indicus L. Turnera aphrodisiaca \\"ard. 81. 84. Styrax. 251. 239. Stej'icfmntocystis nigra V. Vaquois. 61.. Verbena triphylla L'Hérit. Tilia ulmifolia Scop. 91. 54. 120. Vanillier. 254. 75. 69. Ulmiirin L. 109. 72. Tabouret.. 71..394 liNDKX BOTA. acnleata Lam. Thé. 56. Stillingia syli\-itica L. J06. 61. 71. 61. 91. 53. — — Thuya. 65. 80. Sweet Fern. Trop.. Toddalia 120. 96. 57. 70. Thalictrum aquilifolium L. J06. Styrax Benzoin Dryander. 101. 64. du Japon. 266. Styracées. Tilleul. 222. 51. 102. — — celtique. . Stipa. plicaia Donu. Tolu. — — Tetranthera boréale Fisch. 83. 261.. 256. Thyméléacées. 124. 140. Thea chinensis Sims. 51. 100. 134. phivanlha Rchb. Tsuga canadensis Carr.. V ni g are L.25:>. 87. 71 — — — occidentalis L. 110. 91. 61. 101. Turnera diffusa Willd. 259. 64. 131. 75. 71. 70. 106... 7 1. 69. J02. 110. 143.259. 71 pompona Schiede. 96.. Tgh.. 251.. 53-. — officinalis L. Staphyléacées. 267. Tubéreuse. Verbéxacées. ^TERCULIACÉES. 95.... 247.. L. L.. Thymus capitatus IIoffmgE Link. 52. Vanilla appendiculata Rolfe Gardneri Rolfe. U Umhellaria caii/br/iicaNutt. 216. V. 97 polyantha Nées. Serpyllum 109. de la Jamaïque. Tropœolum majus L. 52.. 71. 53.. 80. 96. 52. Verveine. 65. 53. Valérianacées. 64. 262. Tnnacelum Bals ami la W 61. 64. 69. — Aruncus L. 104. 69. 246. 109. 128.MOUt: Sorghnm hulepense Pers. TEB?sSTRœ>IIA(:ÉES. Valeriana celtica L. 61. 80. 75. 57. Tout-épice.. orientalis L. 62. 81. 264. Vanillon de la Guadeloupe. 72. 257. 103. — — — — odorata Presl. Thuya 75. 98.. 9i.. planifolia Andr. 111. J20. 61.. 62. 62. 58. MO.. 72. 80. 65. 62. 84. iulgaris L. Vétiver.. 89. 107.. — Spivcca TiLiACÉES.^lacées. 128. 2i6. 97.

95. Wartara.. 94. 1 Pendant le cours de limpression de cet ouvrage.. pipei'itum D. a été signalée une nouvelle essence extraite du Xylopia longifolia L.. tricolor L. 87. 102.INDEX BOTANIQUE Vetiveria miiricntu Griseb. Br. 103.ACÉES. A^'intergTcen... ^'IOI. ^ Vicui iinffustifolia Roth. 102. 53. 253. 51. X Xiinthorrhœa hastile H. Yomugi. Y Ylang-Ylang. 91. . C. zizanioïdes Stapf. 139. "2.. 71. 72. plante de lAmérique- centrale. 113. Z Zédoaire. 50. Violette. 84. 78. 51. — C. 95. 54. Zygophyllacées. 54. Xanthorrhée. 114.. Viol cl odorata L. 63.' Zingiber officinale Roscœ. 245. 140. 117. — Xylopia long i fol i a L. 2i6. 63. 72. 90. 54. 7i 7- 395 Xanth oxy l u m — Ha m il ton ia n u m Wall.. 64. 54. ZingibÉracées. Vitex trifolin L. XanthoxyhimacnnthojiodiiiniD. 51. 71. 106.

.

Angélique (Acide). 107. 105. 12 Le parfum chez la plante. Acétique (Aldéhyde). Butyrique Acide). Butyrique Aldéhyde). 244. 133. 87. 107. 99. 96. 90. 102. 105. 104. Apiol. 237. Benzoate de méthyle. 132. 100. 118. Butyrate d'hexyle. de phénylméthylcarbi- nol.* Butyrate d'éthyle. déthyle. 105. 118. 133. 103. 8J Camphre. 124. 37. Bétulase. Alantolique Acide). Camphre de Lédon. 98. Anthranilate de méthyle. Bétulol. AUylpyrocatéchine. 104. AtractyloI. INDEX CHIMIQUE Acétate Acétate Acétate Acétate Acétate Acétate d'amyle. Anisique (Cétone). 117. 240. 247. 27. dhexyle. 97. 124. Araliène. Benzoïque (Aldéhyde). Camphène. de cinnamyle. 116. Bergaptène. Acétique (Acide). 12 J. Butyrate doctyle. . Alantolactone. 105. B Benzène. C Cadinène. Aromadendral. Bornéol. Butyrate (Iso-) de butyle. 104. 361. Anisique (Aldéhyde). 261. 247. 104. Butyrate (Iso-) de méthyle. 136. Benzylique (Alcool\ 106. Butylique (Alcool). 133. Benzoate de benzyle. ^ . 104. 115. 100. 101. 112. 88. 122. Acétone. Apopinol. Benzoïque ^Acide 133. 93. Angélate d'hexyle. 136. Androl. Amylique (Alcool). 121. Amylique (Alcool Iso-). 105. Angélate d'amyle.. 93. 105. 100. 134. 134. 88. Aromadendrène. 116. 118. Camphre de Cubèbe. 104. Angélate de butyle. Bételphénol. Anéthol. 216. 125. 111. Amyrol. 96. 107. 104. Anisique (Acide). d'octyle. Asarique Aldéhyde Asarone. 116. 113. 100. . 105. Acétate de phénylpropyle. 106. Apiol d'Aneth. Amygdaline. 130-251.

111. de phénylpropyle. 127. 131. 107. Caproïque (Acide). E Émulsine. . 127. 126. de méthyle. Géase. Carlinène. 100.398 Caparrapiol. Cinnamique Acide). 88. 128. 128. Farnésol. 106. Cédrène. déthyle. Dihydrocarvone. Ganlthérase. Formique (Aldéhyde). 34-120. Gaulthérine. 144. 123. 106. 122. 36. 140. Furfurane. Dhurrine. 112. 109. de benzyle. Dipentène. 246. 34. Diacétyle. Crésol (Éther méthylique du 114. Essence. Cétone de la Cassie. 133. Cryptène. Carvéol (Dihydro-). 100. 366. 106. 133. 37. 130. Cédrol. 132. 104. 119. Cinnamate Cinnamate Cinnamate Cinnamate Cinnamate 107. Caproate d'octyle. 92. Cuminique (Aldéhydcy 123. Eucalyptol (voir Cinéoly. 100. 93-96. 247. Carvone. 107 G Gaïacol. 135. Feuène. Caprylique (Acide). . Cétone du Cèdre de T Atlas. 135. Diosphénol. 1. 36. 109. de cinnamyle. 104. 30. Crésol (Meta-). 88. 136. Garvacrol. Eudesmol. Citral. Corjaiocarpine. 263. . 90. Estragol. 121. d'allyle. Chavicol. D Damascénine. Citronnellal. 98. 213. Eugénol. 244. 125. 141. Fenone. 110. Cuminique (Alcool dihydro-). Formique (Acide). 117. 102. Créosol. 141. Caproïque (Aldéhyde). Cyanhydrique (Acide 140. 110. 133. 130. 88. 100. Crésol (Para-). Gayol. Conimène. Cyanure Cymène. Caryophyllène. 247. 113. Citroptène. 83. Galipol. Cinéol. 88. 225. p-). 137. 100. 133. INDEX CHIMKJLE Caprate d'octyle. 250. Furfurol. 126-127-30S. 253. 105. 240. Galipène. Cinnamique Aldéhyde). 89. 88. Éthylique (Alcool). Coumarine. Citronnellol. 82. Furfurylique '^Alcool . 244. 114. 31. 126. 109. 133. Décylique (Aldéhyde). Caprique (Acide). Eudesmate damyle. 121. 204.

,

lî^DHX

CHIMIQUE

399

Géine, 246. Géraniol, 38, 93, 94, 212, 215, 225,
295, 317, 319.

Glucoside de
260.

la

Reine des prés,

Karakine, 252. Kessylique (Alcool), 107.

Glucoside

du Sorgho d'AméLactones, 132. Lactone de la Serpentaire, 136. Laurate d'octyle, 106.

rique, 251.

Glucotropœliue, 266. Gonostylol, 100.

Gynocardase, 251. Gynocardine, 251.

H
Hédéomol,
127, 130. Héliotropine, 124.

Laurique (Acide), 133. Laurique (Aldéhyde), 122. Laurocérasine (voir Prulaurasine).

Heptane, 90. ^ Hexyliques (EtherSy, Huile essentielle, 1.

Lavande, 30. Limène, 89 36. Limonène, 82.
105.

Linalol,30, 93, 95, 204, 213, 215,
281, 317.

Humulène, 88. Hydrocinnamique
123.

(

Aldéhyde )

Lotase, 252. Lotoflavine, 252. Lotusine, 252.

Hydroquinone
de
1'),

Éther éthylique
1';,

M
Menthène. 87. Menthol. 28, 98, 298, 317. Menthone, 28, 127, 129. Méthacrylique (Acide), 133.

111.
91. 98.

Hysope (Alcool de
I

Indol, 141-237.

Méthoxy-cinnamate d'éthyle
(para-), 104.

lonone, 127.
Irone, 127, 130. Isoeugénol, 112, 113. Isoheptanoïque (Acide), 133.

Méthoxycinnamique (Acide
133.

p.-),

;Méthoxy - cinnamique (Ald.-(j.\
124.

Isosulfocyanate
263.

d'allyle

,

143,

Méthoxy-cinnamique Aid.- p.-),
124.

Isosulfocyanate de benzyle, 143.
266.

Méthoxy-ortho-hydoxy-phénylmét3-lcétone, 132.

IsosulfocN-anate de butyle. 143,
263.

Métoxy-salicylate
de

de niéthyle

Isosulfocyanate
thyle, 143, 267.

phénylé-

(meta-), 103.

Métoxysalicylique (acide m.-).

Isosulfocyanate de
zyle, 143, 268.

p.-oxyben-

134.

'
'

Jasmone,

132.

Méthylacétate de méthyle, Méthylamylcétone, 130.

101.

.

4on

INDEX CHIMIQUE

Méthylanthranilate de méthyle,
103, 219.

Méthyleugénol. 115, 117. Mcthylfurfurane, 140. Mcthylhepténone, 131. Mcthylheptylcarbinol, 106. Méthylheptylcctone, 130. Méthylhexanone, 131. Méthylique (Alcool), 101. Méthylnonylcarbinol, 106. Méthylnonylcétone, 130. Myrcène, 86. Myristate de méthyle. 101.
Myristicine, 37. 116, 118. Myristique (Acide), 133.

Palmitique (Acide), 133. Paraffmes, 90. Pélargonique (Acide). 133. Pentadécane, 90. Pérouviol, 107.
Persil, 37.

Phaséolunatine, 251. Phellandral, 119, 120.

Phellandrène, 85, 144. Phénylacétique (Acide), 133.
Phénylacétique(Nitrile),141,263.

Myristique (Aldéhyde), 122. Myronate de potasse (voir Sinigrine).

Phényléthylique 'Alcool), 107. Phénylpropionique (Nitrile),141 Phlorol (Isobutyrate de), 114.
109.

Phlorol (Éther méthylique du),
114.

Myrosine, 263. Myrténol, 92.

Picrocrosine, 269,

N
Naphtaline. 91. Xérol, 93, 95. Nérolidol, 100.

Pinène,36, 77, 144. Pinocarvéol, 93.
Pipéritone. 127, 129.

Pœnol, 132. Polyméthacrylique (Acide),
Prulaurasine, 248.

133.

Nonylique (Alcool), lOG. Nonylique (Aldéhyde). 121.

Pulégone, 126, 129. Pyrogallol Ether diméthylique
du). 112.

O
Ocimène,
37, 86.

Octylène, 90. Octylique (Aldéhyde;, 121. Octyliques (Éthers,. 106. Oléate de méthyle, 102. Oléique (Acide). 133. Oléique (Aldéhyde), 122. Ombelliférone, 135.

Ilaphanolide, 136.
llliodinol, 98.

Sabinène,

82.

Sabinol, 93. Safrol, 115, 118.
Salicine, 260.

Oxyacétophénone (ortho-), 131. Oxy-coumarine (p.- ,V. ombelliférone.

Oxyde de Carliné. 140. Oxy myristique (Acide).

Salicylate de méthyle. 102, 21t». Salicylique (Acide), 133. Salicylique (Aldéhyde), 123, 260.

133.
133.

Salvène, 87.

Oxypentadécylique 'Acide),

Sambunigrinc.

249.

i

.

INDEX CHIMIQUE
Santalal, 121. Santalène a
89.

tOl

et

santalènc

^.

Terpinéol, 93, 97. Terpinolène, 84.

Thuyol,

34, 93, 96, 231. 304, 319.

Santalique (Acide), 134.
Santalols, 99.

Thuyone, 34, 126, 128, Thj^mohydroquinone,
méth34ique de
13
la), 11

231.
110.

Santalone, 132.
Sédanolicle, 135.

Thymohydroquinone (Éther
i.

di-

Sédanonique (Anhydride),
Sesquiterpènes, 87. Sinalbine, 268.
Sinig-rine, 263.

Thymol, 109. Thymoquinone,

111.

Stéarique (Acide), 133. Styrolène, 91. Sulfure d'allyle, 142.

Tiglate d'amyle, 105. Tiglate dhexyle, 105. Tiglique (Acide), 133.

Triacontane.

90.


— —

d'allylpropyle, 142.

U
Umbellulone,
126, 127.

de carbone, 142. de méthyle, 142. de vinyle, 142.

V
Valérianique (Acide), 133. Valérique (Aldéhyde), 121
Vanilline. 123, 261.

Sylvesti-ène, 84.

Synaptase, 247.

Verbénone,
Térébenthène,
77.

126, 129.

Térésantalique (Acide), 134. Terpènes, 77. Terpéniques (Composés), 21.
Tei'pinène, 84.

Vétivène, 89. Vétivénol, 100. Vicianine, 253.

Tcrpinénol,

93, 98.

Zingibérène,

89.

TABLE SYSTÉMATIQUE DES MATIÈRES

Introduction

xi

CHAPITRE

I

LES PRODUITS ODORANTS DES

VÉGÉTAUX
1

Caractères généraux des huiles essentielles Extraction des produits odorants Généralités sur la composition des huiles essentielles ... Influence des conditions de milieu sur la composition des
huiles essentielles

^

21

24

CHAPITRE

II

DISTRIBUTION DES HUILES ESSENTIELLES DANS LE REGNE VEGETAL

Répartition des plantes à essences entre les diverses familles végétales Les constituants des essences et leur répartition entre les diverses espèces végétales La nature des produits odorants dans ses rapports avec l'anatomie et la classification

48
'6

144

CHAPITRE

III

DISTRIBUTION DES COMPOSES ODORANTS D.VXS LA PLANTE

Généralités

151

Méthodes de recherche microchimique des composés odorants

Les appareils sécréteurs Distribution de l'appareil sécréteur chez de végétaux

152 165
les divers

groupes
190

404

TABLE SYSTEMATIQUE DES MATIERES

CHAPITRE IV
FORMATION ET CIRCULATION DES PRODUITS ODORANTS
Les produits odorants chez
la plante entière

isolée
la plante

200 236

La iormation du parfum chez

242

CHAPITRE V
ÉVOLUTION DES COMPOSES ODORA>'TS
Modifications chimiques subies par les composés terpéniques chez la plante Mécanisme de révolution des composés terpéniques.
. ,

.

281 314

CHAPITRE

VI

ROLE PHYSIOLOGIQUE DES MATIERES ODORANTES
Rôles accessoires des composés odorants Rôle des produits odorants dans la nutrition du végétal Signification physiologique de lacide cyanhydrique chez les végétaux
.
.

349
351

366

Index bibliographique

373
381 397

Index botanique
Index chimique

OCTAVE DOIN

,

ÉDITEUR

,

8

,

PLACE DE l'odÉON

,

PARIS

ENCYCLOPÉDIE SCIENTIFIQUE
Publiée sous la direction du D>-

TOULOUSE

Nous avons entrepris

la publication,
le
D'"

sous la direction

générale de son fondateur,

Toulouse, Directeur à

l'École des Hautes-Études, d'une E^cYCLOPÉDIE scientifique

de langue française dont on mesurera l'importance à ce
qu'elle est divisée en

fait

4o sections ou Bibliothèques
se

et qu'elle

comprendra environ looo volumes. Elle
liser

propose de riva-

avec les plus grandes encyclopédies étrangères et

même
ses

de

les dépasser,

tout à la fois par

le
,

caractère nettement scien-

tifique et la clarté de ses exposés

par l'ordre logique de

divisions et par son unité
et sa

,

enfin par ses vastes dimensions

forme pratique.

PLAN GENERAL

D^E

L'ENCYCLOPEDIE

Mode de publication. Encyclopédie se composera de monographies scientifiques, classées méthodiquement et formant dans
leur enchaînement

—V

un exposé de toute la science. Organisée sur un plan systématique, cette Encyclopédie, tout en évitant les

inconvénients des Traités,
ficiles

— massifs,

d'un prix global élevé, dif-

à consulter,

et les inconvénients des Dictionnaires,

les articles scindés irrationnellement, simples chapitres alpha-

bétiques, sont toujours nécessairement incomplets,

réunira les

avantages des uns et des autres. Du Traité V Encyclopédie gardera
,

la

supériorité que possède

II

ENCYCLOPEDIE SCIENTIFIQUE

un ensemble complet, bien divisé et fournissant sur chaque science tous les enseignements et tous les renseignements qu'on en réclame. Du Dictionnaire, V Encyclopédie gardera les facilités de recherches par le moyen dune table générale, Y Index de
l'Encyclopédie
,

qui paraîtra
et

dès

la

publication

d'un

certain

nombre de volumes
renverra

sera réimprimé périodiquement.

VIndex

le lecteur aux différents volumes et aux pages où se trouvent traités les divers points d'une question. Les éditions successives de chaque volume permettront de suivre toujours de près les progrès de la science. Et c'est par là

que s'affirme la supériorité de ce mode de publication sur tout autre. Alors que, sous sa masse compacte, un traité un dictionnaire ne peut être réédité et renouvelé que dans sa totalité et
,

qu'à d'assez longs intervalles, inconvénients graves qu'atténuent

mal des suppléments

et

des appendices, V Encyclopédie scienti-

fique, au contraire, pourra toujours rajeunir les parties qui ne

seraient plus au courant des derniers travaux importants.

U

est

des livres d'algèbre ou d'acoustique physique peuvent garder leur valeur pendant de nombreuses années, les ouvrages exposant les sciences en formation, comme la chimie physique, la psychologie ou les technologies industrielles, doivent nécessairement être remaniés à des intervalles
si

évident, par exemple, que

plus courts.

Le lecteur appréciera la souplesse de publication de cette Encyclopédie, toujours vivante, qui s'élargira au fur et à mesure des besoins dans le large cadre tracé dès le début, mais qui constituera toujours, dans son ensemble, un traité complet de la Science, dans chacune de ses sections un traité complet d'une

chacun de ses livres une monographie complète. pourra ainsi n'acheter que telle ou telle section de VEncyclopédie, sûr de n'avoir pas des parties dépareillées d'un tout. L'Encyclopédie demandera plusieurs années pour être achevée car pour avoir des expositions bien faites, elle a pris ses collaborateurs plutôt parmi les savants que parmi les professionnels de la rédaction scientifique que l'on retrouve généralement dans
Il
;

science, et dans

les
et

Or les savants écrivent peu et lentement de laisser temporairement sans attribution certains ouvrages plutôt que de les confier à des auteurs insuffisants. Mais cette lenteur et ces vides ne présenteront pas d'insimilaires.
:

œuvres

il

est préférable

faute de rappeler au début des chapitres les connaissances nécessaires. Caractère scientifique des ouvrages. . On peut donc encore considérer l'Encyclopédie comme une librairie. les parties très cultivées. où les livres soigneusement choisis. et sa devise pourrait être : Par les savants. destinés à devenir des ouvrages classiques et à servir aux études de l'enseignement secondaire ou supérieur. au lieu de représenter le hasard d'une production individuelle obéiraient à un plan arrêté d'avance. au seuil de la section. . Mais.ENCYCLOPEDIE SCIENTIFIQUE III convénients. ni double emploi dans . L'Encyclopédie scientifique a l'ambition de s'adresser au public plus large. les de science se divisent en deux classes bien distinctes les livres destinés aux savants spécialisés. — — — un chapitre des données qui formeront une véritable introduction le mettant à même de poursuivre avec profit sa lecture. — lieu. qui sont sans profit pour des savants et même pour des personnes d'une livres : . puisque chaque livre est une œuvre indépendante et que tous les volumes publiés sont à tout moment réunis par YIndex de l'Encyclopédie. par ses techniques et ses monographies. et au seuil du volume. et surtout faute de défices nir les nombreux termes techniques incessamment forgés derniers rendant un mémoire d'une science particulière inintelligible à un savant qui en a abaiidonné l'étude durant quelques années et ensuite les livres écrits pour le grand public. toutes les fois que dans un ou plucela sera nécessaire. de manière qu'il n'y ait ni lacune dans les parties ingrates. quand il y aura particulier. Un vocabulaire technique. d'autre part. placé. par leur-caractère didactique. lui permettra de connaître toujours le sens des mots spéciaux. est d'abord faite avec le plus grand soin pour servir dinstrument d'études et de recherches à ceux qui le . — Actuellement. certaine culture intellectuelle. à la fin du volume. cultivent la science particulière qu'elle représente. le plus souvent incompréhensibles pour tous les autres. le lecteur non spécialisé est certain de trouver. pour les savants. dans sieurs volumes de généralités. Quelques-uns de ces livres seront même. Le savant spécialisé est assuré de rencontrer dans les volumes de sa partie une mise au point très exacte de l'état actuel des questions car chaque Bibliothèque.

IV

ENCYCLOPEDIE SCIENTIFIQUE
II

ORGANISATION SCIENTIFIQUE
Par son organisation scientifique, l'Encyclopédie paraît devoir aux lecteurs les meilleures garanties de compétence. Elle est divisée en Sections ou Bibliothèques, à la tête desquelles sont placés des savants professionnels spécialisés dans chaque ordre de sciences et en pleine force de production qui d'accord avec
offrir
, ,

Directeur général, établissent les divisions des matières, choisissent les collaborateurs et acceptent les manuscrits. Le même
le

esprit se manifestera partout
les opinions logiques,

éclectisme et respect de toutes subordination des théories aux données de
:

l'expérience, soumission à

une discipline rationnelle

stricte ainsi

qu'aux règles d'une exposition méthodique et claire. De la sorte, le lecteur, qui aura été intéressé par les ouvrages d'une section dont il sera l'abonné régulier, sera amené à consulter avec confiance les livres des autres sections dont il aura besoin, puisqu'il sera assuré de trouver partout la même pensée et les mêmes garanties. Actuellement, en effet, il est, hors de sa spécialité, sairè moyen pratique déjuger de la compétence l'éelle des auteurs. Pour mieux apprécier les tendances variées du travail scientifique adapté à des fins spéciales, YEncyclopédie a sollicité, pour la direction de chaque Bibliothèque le concours d'un savant placé dans le centre même des études du ressort. Elle a pu ainsi réunir des représentants des principaux Corps savants, Établis,

sements d'enseignement et de recherches de langue française
Institut.

:

Conservatoire des Arts
tiers.

et

Mé-

Académie de Médecine.
Collège de France.

Muséum

d'Histoire naturelle.

École des Hautes- Études. Sorhonne et École normale. Facultés des Sciences. Facultés des Lettres. Facultés de Médecine. Instituts Pasteur. Ecole des Ponts et Chaussées. École des Mines. École Polytechnique.

Ecole d'Anthropologie. Institut National agronomiqfue. École vétérinaire d'Alfort. École supérieure d'Électricité. École de Chimie industrielle de

Lyon.
École des Beaux- Arts. École des Sciences politiques.
Observatoire de Paris.

Hôpitaux de Paris.

ENCYCLOPEDIE SCIENTIFIQUE
III

V

BUT DE L'ENCYCLOPÉDIE

Au xviii« siècle, « TEncyclopédie » a marqué un magnifique mouvement de la pensée vers la critique rationnelle. A cette époque, une telle manifestation devait avoir un caractère philosophique.
Aujourd'hui Theure est venue de renouveler ce grand effort de critique, mais dans une direction strictement scientifique; c'est là le but de la nouvelle Encyclopédie. Ainsi la science pourra lutter avec la littérature pour la direction des esprits cultivés, qui, au sortir des écoles, ne demandent guère de conseils qu'aux œuvres d'imagination et à des encyclopédies où la science a une place restreinte, tout à fait hors de
,

proportion avec son importance. Le moment est favorable à cette tentative car les nouvelles généi-ations sont plus instruites dans l'ordre scientifique que les précédentes. D'autre part la science par sa complexité et par les corrélations de ses est devenue parties, une matière qu'il n'est plus possible d'exposer sans la collaboration de tous les spécialistes unis là comme le sont les
;
, ,

producteurs dans tous les départements de l'activité économique contemporaine. A un autre point de vue, V Encyclopédie, embrassant toutes
les manifestations scientifiques,

servira
les

comme

tout inventaire
friche

à mettre au jour les lacunes

,

champs encore en

ou

abandonnés,

ce qui expliquera la lenteur avec laquelle cer-

taines sections se développeront,

et suscitera peut-être les
,

travaux nécessaires. Si ce résultat est atteint
avoir contribué.
divisions,
Elle apporte en outre

elle sera fière d'y

une classification des sciences et, par ses une tentative de mesure, une limitation de chaque domaine. Dans son ensemble, elle cherchera à refléter exactement le prodigieux effort scientifique du commencement de ce siècle et un moment de sa pensée, en sorte que dans l'avenir elle reste le document principal où Ion puisse retrouver et consulter le témoignage de cette époque intellectuelle. On peut voir aisément que V Encyclopédie ainsi conçue, ainsi réalisée, aura sa place dans toutes les bibliothèques publiques, universitaires et scolaires, dans les laboratoires, entre les mains
.

VI

ENCYCLOPEDIE SCIENTIFIQUE

des savants, des industriels et de tous les hommes instruits qui' veulent se tenir au courant des progrès, dans la partie qu'ils cultivent eux-mêmes ou dans tout le domaine scientifique. Elle fer» jurisprudence, ce qui lui dicte le devoir d'impartialité qu'elle

aura à remplir. Il n'est plus possible de vivre dans la société moderne en ignorant les diverses formes de cette activité intellectuelle qui révolutionne les conditions de la vie et l'interdépendance de la science ne permet plus aux savants de rester cantonnés, spécialisés dans un étroit domaine. Il leur faut, et cela leur est souvent difficile, se mettre au courant des recherches voisines.. A tous, VEncyclopédie offre un instrument unique dont la portée
;

scientifique et sociale

ne peut échapper à personne.

IV

CLASSIFICATION DES MATIÈRES SCIENTIFIQUES
La division de VEncyclopédie en Bibliothèques a rendu nécesoù se manifeste nécessairement un certain arbitraire, étant donné que les sciences se distinguent beaucoup moins par les différences de leurs objets
saire l'adoption d'une classification des sciences,

que par
entre

les

esprit. Il se produit

divergences des aperçus et des habitudes de notre en pratique des interpénétrations réciproques^

leurs

l'étendue à laquelle

domaines, en sorte que, si l'on donnait à chacun^ il peut se croire en droit de prétendre, il:
;

envahirait tous les territoires voisins
est nécessitée par le fait

une limitation assez

stricte

même

de

la

juxtaposition de plusieurs-

sciences.

Le plan choisi, sans viser à constituer une synthèse philosophique des sciences, qui ne pourrait être que subjective, a tendu pourtant à échapper dans la mesure du possible aux habitudes traditionnelles d'esprit, particulièrement à la routine didactique^ et à s'inspirer de principes rationnels. Il y a deux grandes divisions dans le plan général de VEncyclopédie : d'un côté les sciences pures, et, de l'autre, toutes les technologies qui correspondent à ces sciences dans la sphère de& applications. A part et au début, une Bibliothèque d'introduc-

ENCYCLOPÉDIE SCIENTIFIQUE

VII

tion générale est consacrée à la philosophie des sciences (histoire

des idées directrices, logique et méthodologie). Les sciences pures et appliquées présentent en outre une division générale en sciences du monde inorganique et en sciences biologiques. Dans ces deux grandes catégories Tordre est celui de particularité croissante, qui marche parallèlement à une rigueur
,

décroissante.

Dans les sciences biologiques pures enfin, un groupe de sciences s'est trouvé mis à part, en tant qu'elles s'occupent moins de dégager des lois générales et abstraites que de fournir des monographies d'êtres concrets, depuis la paléontologie jusqu'à l'anthropologie et l'ethnographie.

Étant donnés les principes rationnels qui ont dirigé cette clasil n'y a pas lieu de s'étonner de voir apparaître des groupements relativement nouveaux, une biologie générale, une physiologie et une pathologie végétales distinctes aussi une chimie phybien de la botanique que de l'aginculture
sification,

,

.

sique, etc.

En revanche des groupements hétérogènes se disloquent pour que leurs parties puissent prendre place dans les disciplines auxquelles elles doivent revenir. La géographie par exemple
,
,

,

géographies botanique, zoologique, anthropologique, économique, qui sont étudiées dans la botanique l'anthropologie les sciences éconola zoologie
retourne à la géologie,
et
il

y

a des

,

,

,

miques. Les sciences médicales, immense juxtaposition de tendances très diverses, unies par une tradition vitilitaire, se désagrègent
la pathologie, en des sciences ou des techniques précises science de lois, se distingue de la thérapeutique ou de Thygiène,^ qui ne sont que les applications des données générales fournies par les sciences pures, et à ce titre mises à leur place ration;

nelle.

paru bon de renoncer à l'anthropocentrisme qui humaine une anatomie humaine ime embryologie humaine, une psychologie humaine. L'homme est intégré dans la série animale dont il est un aboutissant. Et ainsi, son organisation, ses fonctions, son développement, s'éclairent de toute l'évolution antérieure et préparent l'étude des formes plus complexes des groupements organiques qui sont offerts par
Enfin,
il

a

exigeait une physiologie

,

,

l'étude des sociétés.

VllI

ENCYCLOPEDIE SCIENTIFIQUE

peut voir que, malgré la prédominance de la préoccupation pratique dans ce classement des Bibliothèques de VEncyclopédie scientifique, le souci de situer rationnellement les sciences dans leurs rapports réciproques n'a pas été négligé. Enfin il est à peine besoin d'ajouter que cet ordre n'implique nullement une hiérarchie, ni dans l'importance ni dans les difficultés des diverses .sciences. Certaines, qui sont placées dans la technologie, sont d'une complexité extrême et leurs recherches peuvent figurer

On

,

parmi

les plus ardues.

Les volumes, illustrés pour la pluformat in-18 jésus et cartonnés. De dimensions commodes, ils auront 400 pages environ, ce qui représente une matière suffisante pour une monographie ayant un objet
Prix de la publication.
part, seront publiés dans le
défini et

important, établie du reste selon l'économie du projet qui saura éviter l'émiettement des sujets d'exposition. Le prix
étant fixé uniformément à 5 francs, c'est un réel progrès dans

les conditions

de publication des ouvrages scientifiques, qui, dans
si

certaines spécialités, coûtent encore

cher.

TABLE DES BIBLIOTHÈQUES

Directeur

:

D' Toulouse,

Directeur de Laboratoire à l'École des Hautes -Études.

Secrétaire général

:

H. Piéron, agrégé

de l'Université.

Directeurs des Bibliothèques
\.

:

Philosophie des Sciences.

P. Painlevé,

de

l'Institut,

professeur à

la

Sorbonne.
I.

Sciences pures
:

A.
2.

Sciences mathématiques
.
. .

Mathématiques

J.

Drach, professeur

à la Faculté

des Sciences

de l'Université de Toulouse.
3.

Mécanique

J.

Drach, professeur

à la Faculté des Sciences

de rUniversité de Toulouse.
B. Sciences
4.

inorganiques
A.

:

Physique

Leduc, professeur adjoint de physique Sorbonne.
Perrix, chargé de cours
à la

à la

5.
6.

Chimie physique. Chimie

.

.

J.

Sorbonne.

A. Pictet, professeur à la Faculté des Sciences

de l'Université de Genève.
7.

Astronomie
céleste

et

Physique

J.

Mascart, astronome adjoint à l'Observatoire
de Paris.

8.

Météorologie

.

.

.

.

B.

Brunhes, directeur de l'Observatoire du Puy-de-Dôme, professeur à la Faculté des
de
l'Université

sciences

de

Clermont-

Ferrand.
9.

Minéralogie

et

Pétro-

A. Lacroix, de l'Institut, professeur au

Mu-

graphie
10.

séum

d'Histoire naturelle.
,

Géologie

M. Boule

professeur au

Muséum

d'Histoire

naturelle.

X
11.

TABLE DES BIBLIOTHEQUES
Océanographie physique
C.
J.

Richard, directeur du Musée Océanographique de Monaco.
:

Sciences biologiques normatives
/

A.

Biologie

M.

Caullerv, professeur adjoint

à

la

Sor-

générale
B.

.

lionne.
.T.

Océanographie
biologique.
.

Richard, directeur du Musée Océanographique de Monaco.

i
13.

Physique biologique.

A. Imbert, professeur à la Faculté de cine de l'Université de Montpellier.

Méde-

14.
15.

Chimie biologique

.

.

G.
L.

Bertrand, chargé de cours
Maxgin, professeur au
naturelle.

à la Sorbonne.

Physiologie et Pathologie végétales
.
. .

Muséum

d'Histoire

16.

Physiologie

I.-P.

Langlois, professeur agrégé à de Médecine de Paris.

la

Faculté

17.

Psychologie

E.

des

Toulouse, directeur de Laboratoire à l'École médecin en chef de Hautes - Etudes
,

l'asile
18.

de

Villejuif.
la

Sociologie

(j.

Richard, professeur à

Faculté des Lettres

de rUniver.sité de Bordeaux.
19.

Microbiologie
sitologie

et

Para-

A.

Calmette, professeur à
Pasteur de
Lille.

la

Faculté de

Mé-

decine de l'Université, directeur de l'Institut

/

A. Pathologie

M. Klippel, médecin des Hôpitaux de Paris.

médicale.
B. Neurologie.

E. Toulouse, directeur de Laboratoire à l'Ecole

'/
'°^'^1

des

l'asile

Hautes -Etudes, médecin en chef de de Villejuif.

C. Path.

chi-

L.

Picqué, chirurgien des Hôpitaux de Paris.

rurgicale.
l).

Sciences biologicfues descriptives

:

21.

Paléontologie

....
et

M. Boule, professeur au
naturelle.

Muséum
Muséum

d'Histoire

A. Généralités

H. Lecomtr, professeur au
naturelle.

d'Histoire

phané-

22.

Botanique,

1

rogames.
B.

j

Cryptogames.
.

L.

Maxgin, professeur au Muséxim d'Histoire
naturelle.

.

TABLE DES BIBLIOTHEQUES
33. Zoologie

XI

G. Loisel, directeur de Laboratoire à l'École

des Hautes -Etudes.
24.

Anatomie
gie

et

Embryolo-

G.

Loisel, directeur de Laboratoire à l'École

des Hautes-Études.
et

25.

Anthropologie

Ethno-

G.

Papillault

,

directeur adjoint

du Labora-

graphie

toire d'Anthropologie à l'École des Hautes-

Etudes, professeur à l'École d'Anthropologie.
.26.

r.cononne politique

.

.

D. Bellet, professeur à l'École des Sciences
politiques.

n. bCIE.NCES APPLIQUEES
A. Sciences
27.

mathématiques

:

Mathématiques appliquées

M. d'Ocagne, professeur à l'Ecole des Ponts et Chaussées,répétiteuràrÉcole polytechnique.
M. d'Ocagne, professeur à l'École des Ponts et Chaussées,répétiteur à l'École polytechnique.

^8. Mécanique appliquée et
génie

B.
-29.

Sciences inorganiques
.

:

Industries physiques

H. Chaumat, sous-directeur de l'École supérieure d'Électricité de Paris.

30.

Photographie

.

.

.

.

A. Seyevvetz, sous-directeur de l'École de Chi-

mie
31. Industries chimiques.
.

industrielle de Lyon.

J.

Derôme, professeur agrégé de physique au
collège Chaptal, inspecteur

des Établisse-

ments
32. Géologie et minéralogie

classés.
à

L.

Cayeux, professeur
des Mines.

l'Institut

national

appliquées

....
.
.

agronomique, professeur de géologie à l'École

33.

Construction

.

.

J.

Pillet, professeur au

Conservatoire des

Arts et Métiers et à l'École des Beaux- Arts.
C.

Sciences biologiques
G.

:

34. Industries biologiques.

Bertrand, chargé de cours à

la

Sorbonne.
d'Histoire

35. Botanique appliquée et

H. Lecomte, professeur au
naturelle.

Muséum

agriculture

....

40. d'Alfort. médecin en chef de Villejuif. bibliothécaire à la Sorbonne.A. cine. E. decine de l'Université.LBERT Maire.. M. 33 308.. professeur à la Faculté PoucHET. Psychologie appliquée. directeur de l'Institut Pasteur de Lille. membre de l'Académie de médede Médecine de l'Université de Paris. Th.. Toulouse de l'asile . est chargé de l'Index de l'Encyclopédie scientifique. Calmette. . Baron. Hygiène et médecine A. PiUYSSEN. professeur à l'École vétérinaire 37. TABLE DES BIBLIOTHEQUES Zoologie appliquée R. Mame. 38. — Tours. . . Thérapeutique générale et (j. impr. professeur à la Faculté des Lettres de l'Université de Bordeaux. Sociologie appliquée. 39. directeur de Laboratoire à l'Ecole des Hautes-Etudes. professeur à la Faculté de Mé- publiques . pharmacologie.XII 36.

.

L^ M^^MMMgtfM .

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