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Dozy, Reinhart P - Histoire Des Musulmans d'Espagne Jusqu'a Les Almoravides III (711-1110)

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HISTOIRE

MUSULMANS D'ESPAGNE

HISTOIRE

MUSULMANS
jusqu'à la coNauÊTE

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l'andalousie

PAU LES ALMORAVIDES

(711—1110)

R.
Gommaudeur de
du Paris
l'ordre

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,

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Y
membre toirespondaiU
de
la
,

de

Cliarlcs III

d'Espaguc,
associé

de l'acadamie d'histoire de Madrid
,

étranger

Soc. asiat.
etc.

professeur d'histoire h l'iinivcrsilc de

Lcyde

TOME QUATRIEME

LEYDE
E.
J.

BllILL
d
i^

Imprimeur

l'Universit>

1861

.

Cordoue et Sé- ville. . soit à des petit parvenus. ne songeait qu'avec passé. en 1 T. villes les plus considérables. Les généraux berbers se parSlaves régnèrent dans l'Est. LIVRE IV LES PETITS SOUVERAINS Depuis plusieurs années.. le tagèrent le Midi . Enfin. et regrettait le il voulu. . soit au nombre de familles nobles qui par un hasard III quelconque. la Ils droits sur toute partie arabe de Péninsule. les provinces de l'Espagne musulmane se trouvaient abandonnées à elles-mêmes Le peuple en général effroi sans qu'elles l'eussent s'en affligeait. se constituèrent en républiques. . IV. Les Hammoudites étaient les chefs mais seulement de nom prétendaient avoir des la du parti berber. les reste échut en partage. à l'avenir fu- Les capitaines de la étrangers rent les seuls qui profitèrent décomposition totale de la Péninsule. avaient résisté aux coups qu'Abdérame et les Almanzor deux avaient portés à l'aristocratie.

se rendit fameux par fit expéditions qu'il et aussi en Sardaigne et sur la côte de l'Italie. Ce dernier . de- Un certain Yaîch y régna jusqu'à l'année 1) Jusque-là Elvira avait été la capitale de cette province. et Modjébid. et prince des Baléares de Dénia. hommes le les plus . qui éleva Gre- nade au rang de capitale lui ^ . Enfin . . Dans le parti opposé. par la protection qu'il accorda aux hommes de Valence lettres. Les Aflasides la . A Saragosse . . Les plus puissants parmi leurs vassaux étaient les princes de Grenade. Zâwî . de la guerre civile h. mais célè- dans l'année 1021. Abdalazîz bre Almanzor ^ . mais cette ville ayant eu fort à souffrir . . Son père était Tinfortuné Abdérarae-Sanchol.réalité ils n'y possédaient que la ville de Malaga et son territoire. . D'autres Slaves régnèrent d'abord à . les . même nation. à Honda. y avait encore royaume de Tolède. arrivée en 1039. qui régnaient à Badajoz appartenaient à . et son neveu llabbous qui succéda. II y avait en outre des princes berbers à Carmona à Moron. étaient Khairân le prince d'Almérie Zohair qui lui succéda en 1028. ori- mais entièrement arabisés ils se donnaient une gine arabe. marquants . et occupaient une position assez isolée. roi. . le plus grand pirate les de son temps. ses habitants émigrèrent vers l'année 1010 2) et se transportèrent Grenade. sans compter il un assez le grand nombre de petits Etats. 1056. un petit-fils du y fut proclamé . une noble famille arabe le celle des Beni-Houd obtint pouvoir après la mort de Mondhir.

et il avait rempla- cé les autres par une garde nationale. les et sage. cela regarde le sé» nat et je ne suis que l'exécuteur de ses ordres. Le premier consul manière équitable gouverna la république d'une lui. En «Ce appai-en- il laissa lui subsister les institutions républicaines. il Quand^ recevait il une lettre officielle qui était adres- sée à lui seul. puis lors les Bcni-Dhî-'n-iioun C'était en prirent possession. répondait-il. refusa d'abord d'accepter la dignité qu'on lui offrait et il . sur l'obéisil sance desquels pouvait compter. n'est pas Quand on à demandait une faveur: moi de l'accorder. . refusait d'en prendre connaissance .fier le pouvoir était exécutif à Ibn-Djahwar Il dont la capacité universellement reconnue. du sénat qui appartenaient ibn-Abbâs et Abdal- à sa famille azîz à savoir Mohammed ibn-Ilasan. Quant Cordoue . quand ne le il céda enfin aux instances de l'assemblée qu'à condition lit qu'on lui donnerait pour collègues deux membres . les principaux habitants se réunirent et résolu- rent de con. avait pris une la ancienne famille berbère qui part à conquête de l'Espagne au buitième à siècle. après que le califat y eut été aboli. n'eurent plus à se plaindre bers. . ce . Grâce à de la Cordouans des Ber. il brutalité les Son premier soin avait été de congédier avait seulement retenu les Beni-Iforen.. L'assemblée y consentit. mais en stipulant que ces deux personnes auraient seulement voix consultative.

l'ancienne capitale du 1) Ibn-Hahàn. efforts Mais en même temps il faisait de louables Il pour rétablir la prospérité publique. fol. I. devint l'homme le doubla sa fortune. Econome il même parcimonieux. foule Cordoue reçut dans son sein une de nouveaux liabitants qui rebâtirent quelques-uns des quartiers que les Berbers avaient démolis ou brûlés lors du sac de la ville K Mais quoi qu'il fît . lieu . sécurité dont avaient et Aussi le prix des denrées baissa. de sorte qu'il plus riche de Cordoue.. qu'il . il consultait toujours le sé. 42 . . scrupuleuse se trouvât il ne voulait que le trésor la public dans sa les plus il maison il en confia la garde Il aux hommes respectables de vrai. que le commerce la et l'industrie ils joui- rent en peu de temps de tant besoin. ville. il resta dans la modeste demeure réalité . En toutefois son pouvoir était illimité le car en contre. Jamais il ne prenait des airs de prince le et au d'aller habiter palais califal. 43. et v. aimait l'argent. sénat ne s'avisait de et le Sa probité était rigide pas . pour ne pas dire avare. 157 r. . apud Ibn-Bassàm. aucune circonstance dire. Avant de prendre une décision nat. Abd-al- wâhid p. .en disant qu'elle devait être adressée aux vizirs. est mais jamais l'intérêt ne lui faisait rien et faire de malhonnête. s'efforçait d'entretenir des . avait toujours occupée. relations amicales avec tous les Etats voisins et il y réussit si bien . t.

califat ne recouvra pas sa prépondérance politique. et ils étaient tentés de suivre l'exemple que leur avait don- né la capitale. les plus pauvres de leur race. Cordoue venait de montrer aux Sévillans la possibilité de s'affranchir du joug . où se trou- vaient ses deux fils avec une garnison berbère. de la tribu d'Iforen. d'autant plus que les soldats de Câsim. avaient la triste réputation d'êlre de grands pillards. conséquence. De même que la capitale elle obéi successivement à des souverains de la famille d'Oraaiya ou de celle de Hammoud. comibn-Zîrî. le cadi de ville. Le premier rôle appartenait dorénavant à Séville. la garnison berbère les la retenait encore. et c'est de l'histoire de cette cité que nous aurons à nous oc- cuper principalement. il envoya aux Sévillans l'ordre d'éva- cuer^ mille maisons qui seraient occupées par ses trou- Cet ordre causa un mécontentement très-vif. le doue en 1025 eut contre-coup à Les Cordouans s'étant insurgés contre Câsim Hammou- dite et l'ayant chassé de leur territoire. mandée par Mohammed En pes. mais son la révolution de CorSéville. ce prince ré- solut d'aller chercher un refuge à Séville. Câsim Mohammed ussit à de la famille des Beni-Abbâd Il rédit gagner le chef de cette garnison. Le sort de Séville avait été longtemps . La crainte de mais . lui qu'il lui serait et facile de devenir seigneur de Séville ibn-Zîrî se dès lors Mohammed déclara prêt à le . Abou-'l.. lié à celui de avait Cordoue.

p. comme étaient exposés à un grand le il s'engagea enfin à évacuer territoire sévillan pourvu qu'on lui rendît ses fils et ses biens. t. et péril. les patri- ciens se réunirent pour se donner un gouvernement. sir. 1. retiré . Hammoudites de qui. a/urf Ibn-Bassâm . à eux pour chasser la gar- La ville ayant ainsi recouvré sa liberté . . Les Sévillans y conils sentirent. commandant berber de Carmona la . soi la responsabilité de tous étaient d'accord pour la faile re peser uniquement sur ses richesses . auquel . ils craignaient de voir irrités. qu'il trouva fermées. fol. Abbad. Ibn-Haiyân . et alors les les le Sé- villans. sur les conséquences de leur révolte revenir bientôt les cas. Abbad. 1. secondés par garnison. . on enviait on prévoyait déjà avec un secret plai*. t. mais fils il gagner les habitants par ses n'y réussit pas.où ces richesses seraient confisquées 1) p. le moment . le Le cadi conclut ensuite une alliance avec . 22 . prirent armes palais. I. 129 r. Aussi nul n'osa prendre ce qui s'était passé . ils Cependant n'étaient nullement tranquilles . dans ce les ne manqueraient pas sur punir coupables. cadi. contre les fils de Câsim dont ils cernèrent Arrivé devant les portes de Séville.. Câsim essaya de des promesses.L 8 seconder. . 32 2) 208 etc. II. et Câsim s'étant s'offrit saisirent la pre- mière occasion qui nison berbère *..

1. avaient régné à Hira . 212. lorsque de rétablir à leur prétendaient issus Abbàdides furent sur point ils profit le trône des califes. demeurait à Arîch de la sur les frontières de l'Egypte et district Syrie. . sidération à cause de ses talents et de son savoir mais haute sa famille n'appartenait que depuis peu à la noblesse . en vérité. Caussin . c'est qu'el- appartenait . et il savait qu'à moins il qu'il n'eut des sol- dats à sa disposition la fière et — et n'en avait pas encore Séville — exclusive aristocratie de se soulè- verait bientôt conire un parvenu. est 11 n'était rien autre chose. . p.. les Il vrai le que plus tard. comme eux la à la tribu yéménite de Lakhm mais les branche de cette tribu d'où sortaient elle Abbàdides ne semble jamais avoir habité Hira. Sa naissance car il pas tiers était très-riche . 422. se des anciens rois lakhmides qui. Cf. était trop sage pour n'était le l'accepter en ce illustre. mars quelle que ambition. p. avant Mahomet. dans le d'Emèse *. Tout ce que cette famille avait commun avec les anciens rois de Hira. et les Abbâ- 1) Abbad. Il moment. possédait du territoire séviilan et il jouissait d'une haute con. 220.9 On offrit donc fût au son cadi l'autorité il souveraine . t. origine. mais rien ne justifie une telle prétention les Abbàdides et leurs flatteurs n'ont ja- mais pu de le la prouver. III. . 1. et que les poètes faméliques de leur cour saisissaient alors chaque occasion pour célébrer une si illustre .

son obscurité. n'ont jamais pu la faire remon- ter au delà de Noaim .10 ditles. homme d'épée avait commandé un régiment il de garde de Hichâm II. laborieux. fut le ainsi premier qui dire . Sa libéralité était sans limites et les Cordouans exilés avaient trouvé chez lui lité. et la doue et cadi . capiétait arrivé taine d'une division des troupes d'Emèse. car en dépit de corruption générale. le père dilâf. d'Emèse ayant établi reçu des terres près de Séviile le il s'était dans dis- hameau de Yaumîn de . ou de ses minis. . la il théologien. ce fut qui . mort dans l'année 1) Abbâd c'tait le trisaïeul d'Ismâîl. qui se trouvait dans le trict Tocina et sur les bords du Guadalquivir. la Renommé l'était sa sagacité prudence de ses conseils . fermeté de son caractère il ne la pas moins par sa proil bité. lentement et péniblement. en Espagne avec Baldj . le loin de pouvoir rattacher leur généalogie à cel- des rois de Hira. tirent sortir la famille. père de notre cadi lui . Ismâîl l'illustrât le . de . économes. Sept générations de gens probes. une généreuse hospitavalurent était le litre Toutes ces qualités lui Il du plus noble homme de l'Ouest. pour fit inscrire dans le livre d'or de la noblesse sé- villane le fois nom des Beni-Abbâd ou Abbâdides jurisconsulte et la ^ A . et les soldais . puis avait été imam de la grande mosquée à Corpar ses lumières. sultan n'ac- cepta jamais aucun don du tres. Cet Ilàf. de Séviile.

et grâce à l'entremise qu'il désirait de ce prince. 220. 1. et il ne prendrait aucune Malgré qu'ils résolution sans les les Sévil. Son fils . et suiv. Egoïste et ambitieux son premier acte avait été un acle d'ingratitude. toute ho- norable qu'elle était. leur ré- pondit qu'il ne pouvait accepter leur offre. lui Les [patriciens de Séville le offraient maintenant il pouvoir.381 221. . p. Abou-'l-Câsim Mohammed l'égala peut-être en savoir mais non en verlu. seraient ses ses collè- gues. On tels pria donc de les chefs nommer ses collègues. s'était adressé alors à Câsim ibn-Hammoud il . t. que l'on Hauzanî regardait Ibn-Haddjâdj ses et des personnes que comme créatures ou du moins comme 1) Abbad. ajouta-t-il. . p. p. Il désigna alors de et quelques familles patriciennes . . 11 1019. avoir consultées. un autre lui avait été préféré. II. I. peu de temps avant l'époque dont nous nous occupons *. avait obtenu l'emploi quelle Nous avons déjà vu de ma- nière il récompensa plus tard cette faveur. t. mais. devinant leurs motifs. t. joindrait qu'à la condition qu'on lui adqu'il quelques personnes nommerait. 173. 2) Abbad. vizirs. Lors- que son père fut mort céder et qu'il avait espéré de lui sucIl comme cadi. en eussent. 2. lans furent obligés d'accepter cette proposition cadi refusait car le le fermement de gouverner seul. Ces personnes...

mais qui.. . Une expédition dans Nord le . qui étaient bâtis. Abbad. I. on se rappellera la rive droite du Rhin près de Caub. . précepteur de Hichâm fut de se ^ son premier soin procurer des il Grâce à la haute paye qu'il promettait. et ves qu'il fit acheta d'ailleurs beaucoup d'escla- instruire qu'il fît dans le le métier des armes ^. étaient habités par des Espagnols chrétiens dont les ancêtres avaient conclu un traité avec Mousâ ibnce Noçair . et qui .. et Abou-Becr Zobaidî. 65. portaient le nom A'al-akhas'est ^. nom qui actuelle conservé Ils dénomination Alafoens . 221. p. 12 ses partisans. p. . p. 2) Abbad. lui fournit Il moyen noyau d'une armée. Les Espagnols et les Portugais substituent ordinairement la let- /k la gutturale arabe kh. frères {die Brûder). p. à l'époque dont nous ijarlons. Liebenstein etSternberg. que l'on appelle 4) t. célèbre gramII mairien qui avait été Cela fait troupes. l'un vis-à-vis de l'autre. ne semblent avoir 1) Abd-al-wâliid . assiégea à cette sion deux châteaux au nord de Viseu. 221. ou (i'al-akhowdn dans la les deux frères. y a les aussi deux châteaux. alors que général conquit Viseu*. sur des rochers sépa- rés par un ravin ivén . de le la Iribu d'Alliâii. I. beril bers ou autres. . La conquête ^de Viseu par Mousà est mentionnée par Maccarî I. Voyez mon Glossaire que sur sur Ibn-Adhârî p. 23. attira sous son drapeau plusieurs soldats arabes. t. tels que Mohammed le ibn-Yaiîm. — Au reste il . 3) tre t. probablement de grosocca- avec d'autres princes sir ce . 174.

Dans et cette le année calife liam- moudite Yaliyâ ibn-Alî seigneur berber de Car* . t. Mohammed ibn-Abdallâh ville 3. Yahyâ y consentit mais il exigea lui comme ota- ges quelques jeunes patriciens fidélité qui répondraient Cette de- sur leur tête de la des Sévillans. 7. selon toute apparence . 2) Abbad. Ils se déclarèrent prêts à reconnaître sa souveraineté. et Le cadi se rendit maître de ces deux châteaux força trois ^. du cadi . mande répandit pourraient la consternation dans fils la ville. mona. que les Berbers n'entreraient pas dans la . 3) Abbad. . cents de leurs défenseurs il à entrer à son service de sorte que dès lors cavaliers. aucun . mais en ce point il se trompe.. L'auteur arabe raconte ceci en pai'lant de Motadhid de . nomme par erreur son fils ^Motadhid.. patricien ne voulait livrer son le aux Berbers qui tuer au moindre soupçon. dont parle le moine de Silos (c. Le cadi seul 1) Sisenaad . Séville avait donc assez de pour mais faire des razzias sur les terres de ses voiil n'était pas encore en état de défendre sérieuse. C'est le contre une attaque ce qu'il éprouva en 1027. Il. . après deces aroir quitte' le service de Motadhid pour celui de Ferdinand vint gouverneur de le»'. 90) et qui. un de chre'tieas d''Alafocns. Il pouvait dispo- ser de cinq cents soldats sins 2. vinrent assiéger Sé- Trop faibles pour opposer une longue résistan- ce. II p.13 «lé soumis ni au roi de Léon ni à un prince musul- man. L'auteur arabe (Ibn-Khaldoun) ici au lieu nommer le cadi. . les Sévillans entrèrent en pourparlers avec Yahyâ. le fils t. p. à condition ville. Coïmbre . était . 216.

n'ayant désormais plus rien à craindre ni des no- bles ni du calife.. où il devint cadi. Voyez Ahbad. . p. la forme il crut moment venu pour régner les patriciens tels Ayant déjà écarté du conseil il qu'Ibn-Haddjâdj et Hauzanî. collègues. . Zobaidî fut même envoyé en . . qui savait que jouissait d'une grande influence acte de et . . mais intelligent . exil les congédia et plébéien des . t. Abdallah ibn-al-Aftas prince de Badajoz 1) Il alla d'abord à Cairawân. K Un environs de Séville qui s'appelait Habib fut nommé in- premier ministre. Zobaidî et n'avait plus Il que deux Ibn-Yarîm.. le Grâce à cet dévoùment. 234. se contenta de ce seul otage. dont il reconnaissait la souveraineté le pour seul. îiote 49. . et le calife. . . Le cadi avait l'intention de la rebâtir. 14 ii'hésila pas . cadi vit sa popularité s'accroître. 223. mais informé de son le projet . il ollVit à le Yahyà son cadi fils Abbâd . 2) Abhad. entièrement dévoué aux térêts de son maître K territoire Le cadi voulut ensuite agrandir son s'emparant de Béja. I p. C'était actif et un homme sans principes. en Dans les derniers temps cette vil- qui avait déjà beaucoup souffert au neuvième siè- cle par la guerre entre les Arabes et les renégats les avait été saccagée et en partie détruite par avaient Ber- bers qui tout ce couru trouvait le pays en pillant et brûlant leur qui se sur passage. puis à Almérie t. I. le .

.1» y envoya des troupes commandées par son fils Mohamde Mo- med (qui lui succéda plus . Si ce n'est pas à vous seul que je suis . se pré- senta devant les portes avec l'armée de Séville et celle du seigneur de Carmona aussitôt le . mais de remercier le Mohammed avait tant d'aversion pour ce dernier. ou taside . qu'il répondit au Berber: «J'aime mieux deobligation à meurer votre prisonnier que d'avoir une cet homme. conl'Af- clurent la paix. Ibn-Taifour. l'allié fit de son père. Mohammed malheureux riers . le cadi et son allié firent des incursions non-seulement sur le territoire de Badajoz. nonçant qu'il était . le fils du cadi . mais aussi sur celui de Cordoue. : après avoir les perdu ses meilleurs guer- il tomba entre mains des ennemis et fut envoyé à Carmona. avec fut et alors Mohammed libre le délivré de sa prison lui du consentement du cadi (mars 1030). de sorte que le gouvernement de cette ville dut prendre à son service des Berbers de de Sidona. Malgré le reçu du seigneur l'Aftaside fut très- deMertola. tard sous le nom dliaffar) et ces troupes avaient déjà pris possession de Béja au moment où Ismâîl . cependant. la province ils Quelque temps après. En an- seigneur de Carmona lui Séville et recommanda de passer par cadi. Il commença lerie siège et piller par sa cava- les villages qui se trouvaient entre renfort qu'il avait Evora et la mer. Enhardis par les succès qu'ils avaient remportés . du moins un armistice.

passage de son armée . ïsmâîl lui-même échappa ses guerriers .. si j'en dois remercier aussi le cadi de Séville je resterai où je suis.. 223— 225. 1. p. qui allait faire le sous les . ville qui formait la frontière des Etats de son père du côté du nord-ouest. mais d'une manière peu honorable Il . II. t. 1. et sans insister davantage. une razzia dans royaume de Léon défilé mais quand ïsmâîl de la fut arrivé . dans un non loin frontière léonaise il l'attaqua à l'improviste. Abdallah l'Aftaside se vengea . 209. et sans doute celte guerre n'eut pas pour l'Espagne musulévé- mane des conséquences aussi importantes qu'un 1) Abbad.16 redevable de ma délivrance . 2 1 6) dit aussi quelques mots de ces événements.» Le seigneur de Carmona respecta ses sentiments. son liis Ibn-Khaldoun {Abbad. Beaucoup de soldats sévillans furent tués d'autres furent massacrés pendant leur fuite par les cavaliers léonais. Quatre ans plus tard. Dès lors le cadi devint l'ennemi mortel * . il nomme . des revers qu'il avait essuyés. . mais au lieu de nom- mer le cadi. en 1034. le avait accordé au cadi . il le fit reconduire à Badajoz avec tous les honneurs dus à son rang. . du prince de Badajoz les mais nous ne possédons pas de détails sur qu'ils se combats livrèrent dans la suite . p. ordres d'Ismâîl. lui et les siens eurent à endurer les plus grandes privations. au carnage avec qu'il se di- une poignée de mais tandis rigeait sur Lisbonne. Motadhid.

37. 2 . T. le cadi régnait sans conlrôle à Séville. chef de tout afri- cain à . les Pour empêcher le Berbers . entreraient tous les ennemis des mais en Il même temps il voulait en devenir le chef. I. il avait chassé la Mohammed ibn-Abdal2. p. 81 r. d'où ^ . dans laquelle Africains . 38. «tat choses changea. fol. C'avait été longtemps un acte de nulle conséquence . t.. r. IV. lâh il menaçait à fois Cordoue et Séville La gravité du iqui péril inspira alors au cadi une pensée . c'était le moyen pour préserver dont il pays du le retour sentait. Yahyâ parvint à rallier successivement à sa cause presque tous bers. . dont nous avons occuper à présent. Ahhad. désormais unis . etv. avait reconnu la souveraineté du calife liammoudite Yahyâ ibn-Alî. 82 22. il les chefs beril devint donc en réalité le ce qu'auparavant le parti n'avait été que de nom . apud Ibn-Bassâm. t. comme nous l'avons dit . et comme il avait établi son quartier général Carmona. . Le cadi désirait qu'une grande ligue se formât. 1. des il maux avait souffert. à nous Le cadi . de reconquérir ter- rain qu'ils avaient perdu l'union des Arabes et des Slaves sous seul un seul chef était le nécessaire. eût été grande et patriotique si elle n'eût été suggérée en partie par l'ambition. 2) p. ne s'a- 1) Ibn-Haiyân. I. faible Yahyâ Peu étant trop à peu cet pour y de faire valoir ses droits. 222. Abd-al-wâhid .17 «ement d'une aulre nature.

II s'était évadé du palais sous règne de Soil et que. lui potier.veuglail il pas sur les obstacles qu'il aurait à vaincre. qu'à un certain point allons voir de quelle à réaliser il Nous manière s'y prit. le Nous avons dit plus haut que malheureux le calife Hichâm laimân. muni d'une bourse remplie d'argent garde de l'émir. Cette bourse lui ayant été arrachée la il par des nègres de jours et passa deux deux nuits sans manger. les détails les son séjour en la D'abord . jusqu'à ce qu'un de compassion. attaché la était le mort en Asie. je te tu veux entrer à mon service. donné la prospérité et la gloire . touché demandât s'il sa- vait pétrir de l'argile. donnerai un dir- . disait-on il s'était rendu à et Mec- que res . dit A tout hasard Hichâni réponsi que oui. de pier- précieuses. au cas où il tâcherait de les domi- mais il ne se laissa pas décourager par des con. refusait de croi- mort de ce monarque et accueillait avide- ment Il les bruits étranges qui couraient sur son compte. sidérations de cette nature et comme son les circonstanil ces lui prêtèrent un puissant appui. «Eh bien! lui dit alors le potier. savait que les princes slaves. les seigneurs arabes et les sénateurs de Cordoue seraient blessés dans leur fierté ombrageuse ner . jusprojet. selon toute apparence. ignoré et inconnu. des gens qui se piquaient plus précis sur . se trouvait de pouvoir donner Asie. . parvint. encore avait re à Cependant peuple. qui lui fort à la dynastie omaiyade .

paresseux . il prince Zohair l'ayant expulsé Calatrava ^ alla se fixer à 1) Abbad. t. lui — J'accepte de grand cœur offre. t. vous en car j'ai deux jours sans manger. lui est-ce que tu connaîtrais mon métier? . il s'échappa et se joignit à une caravane qui allait partir pour la Palestine.» sition .» Pendant quelque temps fort Hicliâm. p. 2) Abbad. I.. 127. 222 . me cet regardes- avec tant d'attention? lui demanda homme. le Un jour Pourquoi qu'il se pro- menait sur marché. . p. p. mais en 1033 re- tourna en Espagne il ^ le Après s'être montré à Malaga^. gagna mais enfin.. répondit Hichâm. Eh bien . — répondit tristement Hichâm n'ai et je le regrette. II. .19 hem votre el un pain par jour. 3) Abbad. Non. 34. il se rendit à Almérie. quoiqu'il fût un ouvrier sa vie chez le potier. il s'arrêta devant la boutique « d'un naltier qui tu travaillait. 128. 34. Il arriva à Jérusalem dans le plus complet dénùment. mais bientôt après de ses Etats. car je aucun moyen de subsistance. II. II. t. reste auprès de moi utile reprit le nattier lu pourras et je te m'être payerai propoPluil en allant me chercher du jonc tes services. arriva dans l'année 1035. dégoûté de sa be- sogne. je mais donnez-moi supplie. — .. sieurs années se passèrent ainsi. p. tout de suite été un pain. où . t. Hichâm accepta avec il joie celte el peu à peu apprit à faire des nattes.

que le peuple acceptait avec une aveugle confiance. Qui plus et se ré. ils le crurent. quand com- fut informé de la réapparition de Hichâm prit sans larder le parti qu'il pouvait tirer de cet hom- me s'il le faisait venir à Séville. t. ne fait semble mériter aucune l'époque où Le est qu'à . Peu lui importait 1) Abbad. une grossière imposture. leur intérêt de reconnaître soi-disant Hicham ont toujours prolesté de la manière la plus énergique contre ce qu'ils appelaient laf. il toutefois. qu'il ressemblait tendu dire se beaucoup à Hichâm . . II . Le cadi de Séville. crédulité. homme que ait été l'ex-calife et les clients et omaiyades . Ce dernier vint alors les assié- ger. Yahyâ menaçait Séville et Cordouc Khalaf. . KhaAyant souvent enII. p. et leur résistance ne fut pas longue. avait de l'ambition. tels les histo- riens Ibn-IIaiyàn Ibn-Hazm le bien qu'il eût été de . reconnurent pour leur souverain voltèrent contre leur seigneur Ismâîl ibn-Dhi-'n-noun le prince de Tolède. ses concitoyens est. II . sortir le soi-disant Ayant . il y avait à Calatrava un nattier du nom de qui avait . 34.20 Ce récit . donna pour ce monarque et comme le il n'était pas né à Calatrava. fait Hichâm de leur ville ils se sou- mirent de nouveau à leur ancien seigneur ^ Cependant faisait il le rôle de Khalaf n'était pas fini. il ne que commencer. une ressemblance frappante avec Hicliàm mais rien ne prouve que cet .

I. ajnui Ibn-Bassâm. 3) Abbad. . 222. 34. par Modjéhid. que la ressemblance . Sachant ce qu'elles presque toutes que et alors le ca. en sa qualité de premier ministre du chef et l'âme. pour leur annoncer que Hichâm de se lui et les inviter à II se trouvait auprès prendre fut les armes pour sa cau- K Cette démarche couronnée d'un brillant suc- cès. t. sérail de Hicliàm. t. que Hichâra. où cadi le montra à femmes du . fol. 21 que ce fût Hichâni ou un autre. . s'appuyant sur leurs témoignages écrivit au sé- nat de Cordoue ainsi qu'aux seigneurs arabes et slaves. p. p. La souveraineté de ibn-Abdallâh. fût assez grande pour qu'on pût prétendre c'était sans trop se compromettre. prince détrôné de Carà Séville ^.. 81 r. elles déclarèrent homme était réellement l'ex-calife. Il fît serait le donc inviter le prétendant de se le rendre à Séville.. I. II . t. pas prier. c'était l'essentiel pour lui. et lui promit son appui pour cas fit où son identité serait constatée. trouvé Hichâm le fut reconnue par Mohammed mona . prince le de Dénia et des Torlose ^ Baléares. et par le seigneur de A Cordoue peuple apprit avec enthou- 1) Abbad. prince de îles Valence. des il Le nattier ne se le vint à Séville. et alors une ligue contre les BerLers pourrait s'organiser en son nom . avaient à dire cet di . 2) Ibn-Haiyân. par qui avait un refuge Abdalazîz. ligue dont le cadi calife . et v.

II. Les Berbers de Carmona qu'il . . comprenait nécessité de l'union des Arabes et des Slaves sous seul un chef. pas aux de ses concitoyens et il permit îî que l'on prêtât de nouveau serment à Hirbâm (novembre 1035) K Sur ces entrefaites et pendant que le parti arabe- slave s'armait partout contre lui. . p. p. Quand à ils y furent arrivés ibn-Abdallâh ils apprirent au leur serait cadi et facile Mohammed surprendre qu'il de Yahyâ.22 siasme de qu'il vivait le encore. attendu que ce prince ivre.. Mais il entouré de traîtres. avait contraints à s'enrôler sous sa bannière fort attachés à leur ancien étaient seigneur. était presque toujours Le cadi et son allié réso- 1) Abbad. et en octobre 1055. 1 . ne s'opposa donc . Sur la date. t. pouvoir président de . la républi- que Abou-'l-Hazm ibn-Djaliwar . Moins crédule le et jaloux conserver . et il craignait de Il voir Cordoue atta- quée par désirs les Berbers. ville Yahyâ assiégeait Sé- ou en ravageait le territoire. 222 . voyez la note A a la de ce volume. quel- ques-uns d'entre ville. iis entretenaient des intelligences avec lui. bien résolu à tirer une était éclatante vengeance de l'astucieux cadi. fin 1. ne fut pas dupe de impos- celte imposture mais il savait qu'il lui serait il sible de résister à la la volonté du peuple. 34. eux se rendirent secrètement à Sé.

fé En après selle!» il Ses furent exécutés. Quittant aussitôt son sofa . le La nuit venue. prendre temps de ranger ses troupes en l'empêchât presque de bataille et quoique l'obscurité les objets. Son projet réussit. et peut-être plupart de ses soldats si auraient- partagé son sort. ibn-Abdallâh ne l'eût pas empêché. «Presque tous. il trois cents cavaliers. que attaque les Sévillans y ils répondirent cependant avec vigueur. et les mit en déroute. . Il Mohammed lui dit-il. fondit sur les ennemis à la tête de ses chrétiens d'Al- afoens . et quand enfin à la retraite . Yahyâ occupé à boire lorsqu'il fut informé de l'approche : des Sévillans. « Quel bonvisite ! heur ! s'écria-t-il Ibn-Abbâd vient nie rendre Qu'on s'arme sans perdre un instant! ordres la ville. Dès lors Yahyâ était perdu. qui ont été sont des Berbers de Carmona. eurent été contraints ils rétrogradèrent vers l'endroit où se Ismâîl trouvait Ismâîl. et mit en marche à la tête de l'armée sévillane accompagné de Moil hammed ibn-Abdallâh. distinguer sa brus- Un peu déconcertés d'abord par . profiter fils de cet avis. bien contre leur . la Yahyâ lui-même fut tué ils . pria Ismâîl d'épargner ces mal- heureux. et bientôt sortit de accompagné de vin. se En consé- quence Ismâîl le du cadi.lurent aussitôt . Echaufsans par le le se précipita sur les ennemis. et envoya un escadron contre Carmona dans l'espoir d'attirer Yahlui yâ hors de était la place. se tint en embuscade avec gros de ses forces . de . oldigés .

suite. à force de promesses les et il de concessions. et s'appropria tous ses trésors ( novembre 1035). 81 r. . mais voulaient lui en in- Mohammed. il Le cadi. dus maîtres des portes de terdire l'entrée. 45. 43.24 gré. ses fils . — 82 r. I. quand le la reçut. Abd-al- •«vàhid. et tous ceux qui l'entouraient suivirent son exemple le K Pour moment calife à il n'avait plus rien à craindre des . . t. p. AhbacL. à servir un usurpateur et qu'ils haïssaient. 2) Abd-al-wâhid. proclamé Idrîs.. t. p. p.. tomba à genoux pour remercier ciel. La nouvelle de la mort de Yahyâ causa une joie indicible tant à Séville qu'à Cordoue. fut chefs berbers à sa réduire à cause . un . hors d'état de l'obéissance été Algéziras où son par les cousin Mohammed ^. et même . qui s'étaient renla ville. fin II. frère de Yahyâ il fut bien Malaga mais lui fallait du temps pour gagner. 38. avait proclamé calife nègres Voyant donc que les circonstances lui étaient 1) Ibn-Hairân. fol. 33. Hammoudites. apud Ibn-Bassâm. secondé par . 43.» la Ismâî! céda à ses instances. pour- Cet ordre à peine Mohammed galopa sa vers Carmona pour se remettre en possession de principauté. Les nègres de Yahyâ. la po- pulation y pénétra par une brèche puis il se rendit au palais de Yahyâ livra les femmes de ce prince à . Comparez la note A a la de ce volume. ordonna qu'on cessât donné.

écrire y. avec Hammoudites. p. réussit à convaincre ses concitoyens calife n'était que le prétenII le du fut qu'un imposteur. 2) Ibn-Khaldoun. H. N'étant pas assez puissant pour ville il réduire à main armée une aussi considérable. ordinaiet rement cause commune ^.. 1. Hichâm IL Càsim . les trouva fermées. fol. sâm. les prières le nom de Hichâm supprimé dans publiques. Depuis que l'affeclion le calife qui avait voulait se concilier des Amirides fait lui donné plusieurs fiefs. Comparez la lettre qnc Zoliair fit aux Cordonans par son ministre Ibn-Abbâs aprid Ibn-Bas- fol. 22 . résolut alors de tourner ses armes contre le seul prince slave qui avait refusé de reconnaître C'était Zohair d'Almérie. r.. . il quand le Idrîs eut été proclamé calife s'était le hâté de reconnaître Menacé maintenant par cadi. le Mais Ibn-Djahwar n'avait nulle envie d'abdiquer 11 consulat. 170 t. . cadi voulut s'installer. avec le soi-disani Hichâm II dans le palais califal de Cordoue. propices. 3) Abbad. 34. il conclut une alliance avec Habbous de Grenade puis l'armée sévillane s'étant mise en marche. 1. son Il était évident que le cadi avait Irop présumé de ses 1) Ibn-Khaldoun . et la contraignit à la retraite ^. force lui fut était de retourner d'où Il venu *. fol. et v. Zohair avait les . et lorsque il cadi arriva devant les portes de la ville. Je . 25 v. il alla à sa rencontre avec ses propres troupes et celles de allié.

26 forces . qui servait presque toujours à souhait ses voulut que l'un de ennemis le débarrassât de l'autre. leur tour. et il pouvait craindre que le moment . . ne vînt où les armées à d'Almérie et de Grenade le prenant de le l'offensive Séville. territoire Heureusement pour le hasard. . envahiraient lui.

deux hommes éga- lement remarquables ne mortelle . . ibn-al-Arîf. les gens de ce clià- . rien autre chose qu'un simple marchand d'épicerie il d'abord à Cordoue. Rabbi Samuel ha-Lévi. communauté juive. où il avait Talmud sous Rabbi Hanokh le chef spiri- tuel de la si . Sa boutique se trouvait près d'un château qui appartenait à . qu'on nommait ordinaire- ment Ben-Naghdéla étudié le était né à Cordoue . Abou-'l-Câsim de Grenade. le vizir de Habbous roi Or . bli puis à Malaga. où la s'était éta- après . C'étaient Ibn-Abbâs juif Samuel. parlons . il n'avait été longtemps . la prise de capitale par les Berbers de Solaimân lorsqu'un heureux hasard vint l'arracher à son humble condition. . Il s'était appliqué ausla avec beaucoujî de succès à l'étude de littéra- ture arabe et de presque toutes les sciences que l'on cultivait alors.ÎL A l'époque dont nous . mais qui se portaient une haila avaient conduite des affaires l'Arabe à Greet nade le et à Almérie. Au reste . .

lui dit-il. je ne vous ai jamais conseillé d'après mon propre cœur. mais leurs comme lettres étaient illettrés ils rédiger par Samuel. dans leurs entreaffaires d'Etat. conseils que donnait Samuel.28 teau avaient ils souvent à écrire . de briller cour . une rare intelligence des hommes dit des choses et une sûreté de coup les d'œil vraiment merveilleuse. à la Tu mérites bien . fin Puis . seigneur. Aussi s'empressaà quand il eut l'occasion de venir qui le Malaga. ayant venir juif: «Il n'est pas digne de toi. mon secrétaire. de s'enquérir de la personne fait les avait compo- sées. «Tous juif. il sur des découvrit chez et lui . de rester dans une boutique. un historien la étaient comme Aussi si quelqu'un interrogeait parole de Dieu. . juif Samuel. étant tombé malade et dit à sentant sa approcher et qui il son roi qui était venu le le visiter ne savait comment remplacer : fidèle serviteur qu'il allait perdre «Dans ces der- niers temps. vizir . à leur maître firent . Ces elles lettres excitèrent l'admirala tion du car étaient écrites avec plus grande élégance les l-il et artisleraent émaillées des plus bel- fleurs de la rhétorique .» Samuel accompagna à donc nade vizir alors que ce dernier retourna qu'Ibn-al-Arîf avait Gre- et l'estime lit déjà conçue pour tiens lui ne que s'accroître quand. ce dont n'eut qu'à se louer. arabe. Puis. le mais par l'inspiration de Fixez vos yeux sur mon secrétaire. et si tu le veux tu seras le .» il le vizir les suivait-il désormais. .

au moins manne au le rocher d'Horeb. en la un avaient trouvé. qu'ils la C'est là. ils et comme mot. se mêlaient assez souvent des affaires de l'Etat. qu'on l'appelait la des juifs ^. litre de cbancelier. IVe série . sinon désert et terre promise. Munk). 37. mais d'ordinaire la tolérance musulmane juif était n'allait pas jus- qu'à souifrir patiemment qu'un la fût premier mi- nistre. XVI . t. il est vrai. et ce juif devint son se- crétaire et son conseiller ^ Dans aucun juif le autre Etat musulman et peut-être. Aussi chose. ne pouvait confier ce poste important ni à un Berber 1) Journal asiat.29 lui . Les juifs y étaient ville nombreux. qu'il vous soit un père et . un ministre . ne l'était qu'à Grenade. 2) Cronica del Moru Rasis . . qui aimaient surtout à leur confier l'administration des finances. car. ils étaient riches et puissants. L'élévation de Samuel s'explique encore d'une autre pour le manière. p. faites tout aide. 203 — 205 (article de M. à vrai dire. . un n'a gouverné directement de vizir et publiquement sous Souvent . si elle possible quelque si part. Il n'était pas facile roi de Grenade il de trouver un premier ministre. p.» lit ce qu'il vous conseillera et Dieu vous sera en conseil. des juifs ont joui d'une certaine considération auprès des souverains musulmans. Il Le roi Habbous suivit ce accueil- Samuel dans son palais.

Il et . prétendait celle même que . d'employer 1) Ibn-llaiyân . Et quant aux Arabes. à il ne se fier à eux. qu'il fût en état de composer les lettres que l'on envoyait à d'autres princes et qui riniée roi de . les sac- cager et les brûler . selon témoignage des savants arabes eux-n)êmes. la nation dont issu de Cinhédja n'était Il pas d'origine berbère. tout zélé qu'il était pour sa religion. oyjî^f/ Ibn-Bassâm j t. avait approfondi toutes les finesses de leur langue. auraient tenu honneur tromper de le trahir. les quand il écrivait musulmans . qui. Dans ce lemps-là on voulait qu'un ministre fût très-lettré. . trouver? vaient fort bien se battre. s'écrivaient en prose dans un style extrême- ment recherché. mais ils étaient incapables d'éla crire correctement une seule ligne dans langue du Coran. 122 r. mais d'origine arabe ^ tout prix lui fallait donc à un ministre qui ne Mais où le le cédât en rien à ceux Ses Berbers sa- de ses voisins. le paraître. prendre des villes. Le Grenade surtout tenait à Il des talents de celte nature. fol.50 ni à un Aial)(3. qui. I. ne se faisait à des cependant point scrupule. qui ne subissaient son frémissant joug qu'en pouvait de le de Ils rage et de honte. prenait une peine infinie pour se piquait d'avoir de la littéil ne pas rature était . ressemblait à un parairs venu qui tâche de se donner il les du grand mon- de: à demi harhare. Dans ces circonstances le un juif tel que Samuel. .

car ce sont elles qui disposent j'ai du bonheur. que les écrivains . qua- dont la d'autres liberté à les ne possèdent la qu'une partie captive . ils n'applique- raient leur bouche que sur tes doigts. astronome^. et leurs préjugés contre ils étaient d'avouer que fait. ceux pas comblés de ses faveurs ne tarissaient . dans la note. de- être pour lui un véritable trésor. 96 . musulmans ne une sainte horreur O lités toi qui as réuni en ta personne toutes les belles . p. p. 3) Jûurn. 2) Ibid. 97. Joignez-y ne savait pas moins de sept langues les ^. El de était son sa- voir était varié et logicien. immense. Samuel un génie supérieur. p.. 209. Grâce obtenu ici-bas ce que je dési- 1) Voyez mon Introdnctiou à . 97. il Il mathématicien. asiat. élevé au rang Et il n'eut point à rougir : de l'avoir de premier ministre bes. Au de chercher à plaire à l'Eternel en baisant la pierre noire à la Mecque. ils baiseraient tes mains. qu'il était fort généreux envers Aussi poètes et les qu'il avait hommes et de lettres en général. les son choix fut approuvé même forcés par les Ara- Malgré leur intolérance enfants d'Israël était . à toi.. sur son éloge le poète Monfalil lui adres- sa morne ces citent qu'avec vers . la Ah lieu ! les hom- mes pouvaient distinguer vérité de l'erreur. lormules religieuses qui leur étaient habituelles vait ' . la Chronique d'Ibn-Adhâiî . . toi qui as rendu Générosité tu es supérieur aux hommes de plus libéraux est de l'Orient et de l'Occident si môme que l'or supérieur au cuivre.

et le remarquable fort Livre de richesse qu'un juge flo- compétent. un coreligionnaire de Samuel qui rissait au douzième siècle. 2) Journ. parmi lesquels était le plus développé . Quand et je me je trouve la auprès de toi et des tiens . . d'allu- des sions Proverbes . de l'Ecclésiaste. et j'espère que. ces poésies étaient . asiat. auprès de mon pro- je la professe en secret Mais ce que juste valeur. . l'obscurité 1) Ibn-Bassâm. 200 r. t.52 rais. d'expressions rares tirées des poètes fort difficiles . met au-dessus de tous Il les autres ouvrages qui traitent de la grammaire. fol. les juifs même les plus savants n'en ^. I. Et ils considérables. je le . Remplies de proverbes arabes . 222—224. j'obtiendrai aussi là-haut ce que je souhaite. p. quand suis ^. à compren- dre . grâce à toi. . dait à la les Arabes ne pouvaient estimer à sa services que c'étaient les Samuel renétaient très- littérature Il hébraïque. publia en hébreu une Introduction la au Talmud et vingt-deux ouvrages relatifs à le gramplus maire. saisis- saient le sens qu'avec l'aide d'un commentaire mais comme l'affectation et la recherche étaient alors aussi la communes dans littérature hébraïque que dans la littérature arabe qui lui servait de modèle. professe ouvertement religion qui prescrit d'observer pre peuple sabbat . aussi était poète: il donna des imitations des et Psaumes. de sentences empruntées aux philosophes sacrés .

les moyens de il les domi- ner par leurs De plus était homme du il monde. paternelle sur vres Il jeunes étudiants juifs et s'ils étaient pau- il pourvoyait à généreusement des . profilait de toutes les . diplomate D'ordinaire — qualité et pour un Il — des il parlait peu pensait beaucoup. 209. en Sicile . il Comme homme et lucide joignait à un esprit vif et un caractère ferme une prudence conprécieuse sommée. se montrait parfaitement à qu'on l'eût 1) Journ. asiat. circonstances avec un savoirles faire merveilleux il connaissait le caractère et et les . T. dès l'année 1027. vice. moyens d'en Ses bienfaits ne se bornaient pas à ses co- religionnaires d'Espagne. En Afrique . les . Dans si magnifiques salles de l'Alhambra son aise . . passions hommes.35 complail Il plutôt pour un mérite que pour un avec une sollicitude . d'Etat. à Bagdad . p. partout enfin les juifs pouAussi vaient compter sur son appui et ses largesses ^ ks juifs de la principauté de Grenade . veillait. . vices. lui avaient décerné.chnâ et Taîmud et donnait ces les cadeau aux élèves qui n'avaient pas acheter. à leurs besoins. . le de naghld c'est-à-dire de chef ou prince des juifs de Grenade. à Jérusalem . IV. d'ailleurs. avait son le service écrivains il qui copiaient copies en le Mi. voulant lui donner une preuve de leur estime et de leur reconnaissance litre .

ne maniait niieux ne savait avec plus d'art être caressant ou dans le familier discours . trente- cinq millions. naturel . toutes d'une rare beauté. entraînant par sa verve cho- ou persuasif par ses arguments. richesse. était aussi un homme n'avait remarquable. ilatterie . la Loin de vouloir ca- rougir de son ancienne condition et de cher. sous On disait de lui qu'il point la d'égal quatre rapports et la : le style épistolaire. 96 . Personne ne parlait avec la autant d'élégance ou d'adresse. il possédait cette dignité vraie qui résulte du du manque absolu de prétentions. . il la glorifiait de son mieux. p. au pouvoir actuel de l'argent . l'avarice vanité. 2) . y avait cinq cents chan- teuses.54 cru né au sein du luxe. Le vizir de Zohair d'Almérie Ibn-Abbâs. Et pourtant la — se rare chez ceux qu'un tour de roue de fortune élève à une subite opulence et à une haute dignité il — le n'avait rien de la hauteur d'un parvenu . mais ce que l'on y 1) Voyez mon Introduction h Cinq millions de francs la Chronique cFIbn-Adhârî . rien de l'insolente et sotte infatualion généralement familière aimable aux enrichis. et imposait par sa *. Sa richesse était en effet presque fabuleuse. sa fortune à palais était et On évaluait plus de cinq cent mille ducats \ Son meublé avec une magnificence princière il encombré de serviteurs. 97. Bienveillant et pour tout monde. simplicité même fort à ses détracteurs .

il jouissait d'une Malheureusement une sorte de vertige de lui : s'était emparé bornes sa présomption ne connaissait pas de et elle lui avait fait des ennemis innombrables. il était encore jeune . elle voudrait qu'il montrer encore. gance. répétait il » Il avait aussi . contenait quatre-cent blait Il Rien ne sem- manquer au bonheur de ce beau et favori de la fortune. Les Cordouans surtout étaient furieux contre fois qu'il car une . sa naissance était fort honorable. était venu dans leur ville avec Zohair il avait traité avec le plus grand dédain les hommes ici les plus distingués par leur naissance ou par leurs talents. sans . composé ce vers principalement à tout propos mais quand jouait aux échecs: •g* . 35 admirait surtout qui. et en partant et fait il avait dit: «Je n'ai vu que des sâïl des djâhil (des est « mendiants et des ignorants). il nageait instruit . hommes fussent-ils mes esclaves mon âme ne serait pas encore monter à un endroit plus éle- contente. comme était fort avait la repartie prompte et qu'il s'exprimait avec beaucoup de correction haute réputation et d'élélittéraire. dans qu'il d'ailleurs. et appartenait à l'ancienne Mail homet.» Le que sa les présomption tenait de près à la folie. et arrivée là.. c'était une immense bibliothèque détachés. Tous disait-il dans ses vers. compter d'innombrables cahiers mille volumes. Elle voudrait vé que les plus hautes étoiles. car comptait à peine il trente ans. lui . car tribu des défenseurs de l'or.

Alors roi il avait essayé . Ibn-Bacanna et c'est à tort que dn man. avait tâché d'abord de renverser Samuel. Cet insolent défi jeté destinée le avait excité à et Almérie poêle se stituant l'indignation fît de tout monde. temps arrivera la Destinée . Ibn-Abbâs haïssait méprisait les juifs. les Arabe pur sang. le Journ. mais sans avait inventé d'innombrables calomnies . d'Abd-albiffe le •wâhid (voyez mon édition de cet auteur. 43) a mot abî qu'il avait écrit d'abord. voir l'allié mais il s'indignait du moins de d'un Berber qui avait pour ministre un juif et qu'il déteslait dont il se savait haï. cadi de Séville. zir est en eifet le nom le que Ilomaidî donne an copiste p. p. Berbers et Peut-être ne voulait-il pas précise joignît à la sément que son maître slave. De concert avec Ibn-Bacanil na S l6 vizir des Hammoudites de Malaga. il Pour y parvenir. ligue arabe- car dans le ce cas Zohair aurait le le été jeté dans l'ombre par chef de cette ligue. note) l'appelle vi- Ibn-abî-Mousâ. le Malheur dort toujours . . — et défense expresse lui a été faite de à la me frapper. 212. un hardi l'interprète de l'opinion la publique en sub- à seconde moitié véritable: oii du vers ces mots qui étaient un pronostic le Mais mais . qui ne dort ja- l'éveillera (éveillera le Malheur). atteindre son but.. asiat. 36 Lorsqu'il s'agit de moi . de brouiller son maître avec le de Grenade en l'engageant à 1) Moïse ben-Ezra (dans Tel . .

l'ennemi de Habbous. . permission de franchir la Bâdîs fut pro- fondément blessé il de le celte démarche inconvenante . partisans. p. Accompagné d'un nombreux il et magnifique cortège se mit donc en marche les . t. Le nouveau prince blir l'alliance fit tout ce qu'il put pour réta- avec le seigneur d'Almérie. 206—208.. Une guerre civile eût donc éclaté. Bologguîn n'eût re. . d'autres juifs. et ce plan lui avait le Peu de temps après. pencbaient pour Bâdîs. . laissa deux dont l'aîné s'appelait Bâdîs et le cadet Bologguîn. régala somptueusement les gens de sa suite. p. sans avoir demandé frontière. de même si que les Arabes. ni les princes. et les combla de dons. le trô- Les Berbers et quelques juifs voulaient donner ne à ce dernier. La négociation . ^7 prêter son appui à Mohammed de Carmona réussi. Samuel entre autres. et arriva inopinément dela vant portes de Grenade. noncé spontanément à prêté qu'ils la couronne ses et quand il eut serment à . dans née 1038 fils. 2) Jouni. toutefois n'aboutit pas. 34. malgré en eussent furent obligés de suivre son exem- ple 2. ni leurs ministres (Sa- 1) Abhacl. asiat. II. son frère. néanmoins reçut prince d'Almérie avec beaucoup d'égards. et celui-ci déclara enfin que tout serait réglé dans une entrevue. mois de juin de Il l'an- S Habbous vint à mourir.

de sorte que nous faisions envie à tout le monde. «Craignez le il se rendit Cre donc Dieu. prenait envers Bâdîs un ton de fort offensant. lors. Eh bien. auprès d'Ihn-Abbàs. dédaigneux. dis aujourd'hui : toi . et tout le reste s'arrangera de soi-même. Exaspéré par ces paroles . rétablissons notre alliance ! Le point sur lequel nous n'avons pu c'est l'appui nous entendre jusqu'ici. qu'un de ses qui Bologguîn se chargea de faire une dernière tentative pour amener une réconciliation. lui dit-il. car votre maître se laisse guider par vous. qui se laissait influencer par supériorité Ibn-Abbâs .38 rauel avait conservé son posle) ne purent s'enlendre. Cependant vous savez aussi bien que nous que où nous agissions de concert. . n'ont aucun effet sur moi. » Ibn-Abbâs moitié lui répondit et d'un ton le moitié protecteur. comme notre émir l'exige. quand Berber essaya de toucher son cœur en l'emen versant des larmes: «Epargne-toi ces lui brassant et démonstrations et ces grands mots. insolence. Aussi le roi de Grenade songeait déjà de son s'appelait à punir le prince d'Almérie officiers . et les tiens vous ne pas ce que nous voulons » je ferai en sorte que : vous vous en repentirez. châtiment C'est vous qui faites obstacle à un raccom- modement. qu'à l'épo- nous étions heu- reux dans toutes nos entreprises. car ils Ce que si je te disais hier. son sort. . La nuit venue. je te le faites dit-il. Joignez-y que Zoliair. que vous prêtez Abandonnez ce prince à à Mohammed de Carmona.

je permets volontiers. le l'autre Bologguîn. Bologguîn reconseil. la Cet officier alla trouver Zohair pendant nuit. tourna auprès de Bâdîs et Puis. et lui . comme frère était et moins ne exaspéré contre Zohair que son fait .39 «Est-ce seil ? » là la réponse que je « dois rapporter au con. de le faire résolut avertir effet secrètement du péril qui il le menad'un çait. En retournant vers ses Etals. les mesures nécessaires pour punir lui Almériens et Bàdîs promit. à l'instant les somma le son frère de prendre même . se montra plus indigné de tous.» d'indignation et Pleurant de de rage son . frère Il de Bâdîs. Zoliair avait à passer plusieurs défilés et un pont auquel un village voisin empruntait son nom d'Alpuenle. sinon vos demeures ne vous appartiennent et le Les Grenadins partagèrent son courroux. A cet eut recours à l'entremise officier berber qui servait dans l'armée almérienne. s'écria-t-il. qu'il désespérait pas encore tout à de ramener l'ancien il ami de son père à de meilleurs sentiments. et si Sans doute lui répon- dit Ibn-Abbâs. qu'il il les défilés. quand il eut rapporlé l'entretien qu'il avait « eu avec le vizir: Cinhédjiles . Levez-vous pour la rabattre. demanda Bologguîn. tu veux me prêter des termes encore plus forts que ceux dont je te le me suis servi. l'arrogance de cet tous homme plus!» est insupportable. couper ce pont d'occuper et Bâdîs ordonna de chargea envoya des soldats Toutefois.

mais Ibn- Abbâs. s'écria: «C'est aloi's peur qui . ? vous n'en avez jamais vu une seule Eh bien » ! vous verrez que l'événement me dit donnera raison.» «Quoi! dit l'olïicier c'est en parlant de moi que vous dites cevingt batailles . voulait donc les que Zohair Grenadins. Je vous conseille donc de partir à l'instant cette même. fait parler ainsi. la vous pourrez leur livrer hataille dans plaine oa » vous mettre en sûreté dans une de vos forteresses. qui la assistait le à cet entrelien.40 parla en ces termes je vous assure : « Croyez-moi . seigneur . mais parce qu'il désirait que Zo- hair fût tué. eu de manière vous serez peut-être en état de traveravant que les ser les défilés les Grenadins ils aient le temps de occuper. Ce conseil parut ne pas déplaire à Zohair. non parce qu'il le croyait mauvais. disaient-ils il . nous verrous . Ibn-Abbâs . et si alors vous poursuivent. quand à pas- que vous aurez de la difficulté ser demain les défilés qui se trouvent sur voire route. Et il sortit indigné. la ? De moi qui ai pris part à tan- dis que vous-même. Peut-être y quelque dti chose de vrai dans celle accusation. de se sauver par espérait qu'il lui serait posfuite cl de se sible la faire a-l-il procla- mer souverain à Almérie. trouvât la et mort en combattant contre il quant à lui-même. (et Les ennemis d'Ibn-Abbâs qu'il en nous avons déjà avait beaucoup) ont prétendu qu'il avait re- poussé le conseil de l'officier herber. avait l'ambi- tion de régner à Almérie .

mort dans d'effroyables précipices et de ce nombre fut Zohair lui-même. mais ceux-ci . il Hodhail obéit combat à peine engagé. et bon gré. . Au même dans lesquels instant Zohair fut il trahi par ses nègres avait cependant l'en- une grande confiance. restait ne donc que les Andalous . par un faux pas de son fuite et alors ses cavaliers prirent la dans le plus grand désordre. cheval . soit par un coup de lance. la tête de la cavalerie slave. Ces nègres passèrent à nemi Il . Zohair se . \nï- Tous les fonctionnaires civils avaient été faits . Andalous. vit les cerné.. Zohair dut en faire autant. Quoi qu'il en soit. tôt rangea aussiétaient il en bataille ses fantassins noirs. mais lui-même Il ne perdit pas sa présence d'esprit. le lende- main matin de. et ses qui au or- nombre de cinq cents. soit fut démonté. puis donna à son lieutenant Hodhail de fondre sur nemis à mais le les en. les défilés étaient les fuyards durent chercher un montagnes. mal gré . après s'être rendus maîtres du dépôt d'armes. (3 août 1058) par troupes de Grena- Ses soldats en furent consternés. 41 moins que plus tard Ibn-Abbâs se vanta auprès de Bâdîs d'avoir attiré Zohair dans un piège. les Grenadins qui ne point de quar- d'autres trouvèrent . La plupart furent sabrés donnaient la par tier. qui étaient en général de fort mauvais soldais n'eu- rent rien de plus pressé que de s'enfuir. Comme le pont occu- d'Alpuente était coupé et que pés par les ennemis refuge sur les .

Ibn-AbbAs rien à trouvait parmi eux. conjure laissez par pas celui qui vous a donné qui victoire ne échapper cet infâme est a perdu notre maître. puisque je vous et il livré les chiens que voilà?» « désigna du doigt les prisonniers à slaves. paquets I» que deviendront mes le Et s'adressant aux soldats qui : condui- saient vers Bàdis dit-il. Il fut le seul parmi les militaires qui eût la vie sauve. . «Allez dire à votre maître. quand il fut arrivé en présence de Bâdîs: «Eh bien. Bâdîs ayant ordonné se d'épargner 11 leur vie. et ordonna de rendre la liberté au capitaine.. n'ai-je ai pas bien servi térêts. rivé . « s'écria en s'adressant à Bâdîs Seigneur la . ordonnez qu'on respecte mes livres rien ne me tient tant au cœur. la je me laisserai volontiers couper tcle l'instant d'après!» A ces paroles Bâdîs sourit d'une manière bienveillan- te. » Pendant qu'il parlait ainsi les prisonniers almériens lui jetaient le : des regards fu- rieux. je vous en . ne faut pas qu'il s'en déchire quelque chose car ils con- tiennent des livres d'une valeur inestimable. «Mon Dieu. 42 sonniers . tous les autres furent livrés successivement au bour- . service votre tour. capitaine Ibn-Chabîb. vos in- lui dit-il en souriant . leur il qu'il prenne Lien soin de mes paquets. conti. mon Dieu. de ses livres. Lui seul coupable de tout ce qui est ar- et si je puis être témoin de son supplice. croyait n'avoir craindre et ne s'inquiétait que criait-il. et l'un d'entre eux. Ren- dez-moi maintenant un nua-t-il .» Puis.

lui . Bâdîs trente mille ducats lui à qui le il avait fait offrir comme prix de sa délivrance.43 reau. d'Ibn-Abbâs de l'autre l'ambassadeur et le beau- frère de l'Amiride Abdalazîz de Valence. Abdalazîz s'était hâté de prendre possesprincipauté revenait par de la d'Almérie. et les autres prisonniers recouvraient la lui liberté ils ne disputassent à quel parti le pouvoir. droil de . le L'orgueilleux vizir connut enfin défié malheur qu'il avait la dans sa folle audace . chaînes dont on charIl gea ne savait pesaient pas moins était de irrité quarante contre il livres. demande en deux Pendant ce la considération et il avait laissé passer presque mois sans rien décider à son égard. l'ambassadeur cordouan sollicitait la liberté . prétexte qu'elle lui dévolution et il Zohair ayant été un si client de sa famille craignait que Ibn-Abbâs . il voyait fut s'accomplir prédiction du poète almérien. conservait en- core quelque espoir. et les Il enfermé dans un le cachot de l'Alhambra. avait fait répondre qu'il prendrait sa . mît à mort tous insistait auprès de Bâdîs pour qu'il . fui le seul parmi les fonctionnaires civils qui ne fût pas remis en liberlé. que Bàdîs fort et que Samuel désirait sa mort. Toutefois . . des prisonniers et principalement . se temps des influences contraires combattaient à cour de Grenade: d'une part. Ibii-Abbâs . les prisonniers et Ibn-Abbàs en pre- mier sion lieu. sous le . au conlraire. Bâdîs la lui- même ne savait s'arrêter cupidité . Abou-'l-Aliwaç Man ibn-Çomâdih.

s'écria-t-il je vous en supplie. Quand vous . et même. prince. mais un son frère promenait à cheval avec parla Bologguîn et lui il lui de la « proposition d'Ibn-Abbâs demanda son lui avis. le roi eut cessé de parler : « Seigneur . La promenade sonnier et lui finie . Puis il reprit avec un sourire féroce: bien davantage. langue les derniers qu'Ibn-Abbâs ne compre- nait pas. tout cela lui disait assez clairement allait que sa dernière heure t-il sonner. avec résignation . fin de cette longue invective puis quand . mais mots que Bâdîs . Ibn-Abbâs attendit . aurez accepté son argent. ayez .ies! pitié de moi. je vous en conjure! Ayez pitié de mes femmes. Bâdîs se fit amener son pri- reprocha ses torts dans les paroles les la plus dures. paroles » «Tu il iras là dit à où tu souffriras Ensuite Bologguîn quelques en berber. «Prince. son terrible sourire son air menaçant et farouche .» 44 el le désir de la vengeance se combattaient dans son soir qu'il se . délivrez-moi de mes pei- — Tu le en seras délivré aujourd'hui prince. il la pâle et morne figure de son se tut quelques instants. de mes jeu- . le que vous ferez bien de mettre à mort » sans relard. . s'écria- eu tombant à genoux épargnez ma vie . cœur. le vous suscitera une Je guerre qui vous coûtera suis d'avis double de sa rançon.» briller lui répondit comme il voyait une lueur d'espérance sur prisonnier. lui avait adressés . qu'il aura recouvré la répondit Bologguîn il et liberté.

. p. . 359 3G0 . 135 (article sur Zohair) . sommeil un esprit qui prédisait et une nuit qu'il dormait . ! mais au nom de Dieu. apud Ibn-Bassâm . . aussi périrait De même que les les juifs croyaient alors qu'on enten- dait parfois dans son l'avenir en vers . un pressentiment bientôt. 34. I. r. t. p. brandissant son javelot. man. dont voici le sens: péri . . cains s'en Les Afri- réjouirent. sanctification Et l'autre ministre celui 1) Ibn-Haiyân. disait Ibn-Bacanna. fol. (article sur Abou-Djafar . — 175 r. Ibn-al-Khatîb 51 V. Samuel entendit une voix qui lui récitait trois vers hébreux. Déjà Ibn-Abbâs a à Dieu louange et ainsi ! que ses amis et ses afSdés . qui ne discontila pas d'implorer clémence de ses bourreaux ne tomba par terre qu'au dix-septième coup (24 sep- tembre 'l058) '. laissez-moi la vie » Bâdîs l'écouta sans mot dire.. il le lui plongea dans la poitrine. c'est soixante mille. Grenade ne larda pas à apprendre que le riche et orgueilleux Ibn-Abbâs avait cessé de vivre. . t. Abbad. Il ne lui restait maintenant qu'un seul ennemi dangeet reux. — . 52 V. . puis. t. . fol. 45 nés enfants! Ce n'est pas trente mille ducats que je vous offre. G. ibn-Abbâs al-AnII . Son frère Bologguîn rent son nuait et son chambellan Ali ibn-al-Carawî suivi- exemple. 171 r. 134 v. secret lui que celui-là Arabes. mais Ibn-Abbàs. çârî) Maccarî II . Ahmed . mais personne ne reçut celte de satisfaction nouvelle avec autant que Samuel.

. comme nous serons de le obligé raconter tant il . 1) asiat. comme Ta fait M. Que nom de Dieu Peu d'années plus tard. 212. . due sont devenus méchanceté sanctifié ^ ! et leur puissance ? — murmures . l'actif. et non anchada. Samuel vit les s'accomplir cette prédic- tion. est vrai que sentiments de haine ou d'amour donnent parfois une singulière prescience de l'avenir. .46 qui complotait avec lui . Munk dans le Journ. sif. . sera promptement tous abattu et broyé leurs le comme leur soit la vesce. cité par M. h. Munk. Voyez Moïse ben-Ezra Dans ce passage il faut prononcer onehida au pasp.

et parfaitement rassuré de ce côlé-là. comme de car nous l'avons .. lïî. qui. mécontents il entretenait des intelligences avec une faction à Gre- nade. t. prêter du secours à son il le cadi de Séville fut bientôt obligé de se . . . 2J5. dit .. Ber- en commençant par Mohammed de Carmona il avec lequel s'était brouillé. I. En même temps une révolution. Bâdîs avait rendu aux coalisés soi-disant Hicliâra pour fît qui reconnaissaient le calife un éclatant service alors qu'il assaillir et tuer Zo- hair. avait pris possession de la princi- pauté d'Almérie ne fut pas en état allié . . L'Amiride Abdalazîz de Valence. il ne sonles gea désormais qu'à prendre l'offensive contre bers . défendre contre Modjéhid de Dénia qui voyait de fort mauvais œil l'agrandis' . sement des Etals de son voisin mais au moins le cadi n'avait plus à craindre une guerre contre Almérie . il est vrai . p. et lâchait d'y faire éclater Bien des gens à Grenade étaient de 1) Voyez mes Recherches. Bien malgré lui .

il probablement pour y chercber fortune. ou travaillait à son le commentaire sur titre trai- grammatical qui porte combattait de Djomal tantôt . il avait étudié les belles-lettres la philosophie et l'astronomie sous les professeurs les plus renommés de Bagdad. puis on conspira. Ensuite 1) Voyez Abbad. on murmura. J. le ou tâchait de deviner en observant cours des astres. 48 Bâdîs. . prince té il . perfide. Né à une grande dislance de l'Espagne. D'abord on se plaignit. d'une famille arabe établie dans le Djordjân . Mais il était encore autre chose qu'un il savant: excellent cavalier et guerrier intrépide. avait il Au commencement de son règne . mais dans suite s'était montré de plus en plus cruel. Arrivé en Espagne dans l'année 1015. p. préciait ap- un noble coursier ou une épée bien trempée aussi bien qu'un beau poème ou un profond traité scientifique. passa quel- que temps à s'entretenait la cour de Modjéhid de littérature de Dénia. ce prince la donné quelques espérances*. aux il côtés du prince en Sardaigne raaintefois aussi méditait sur les questions philo- sophiques les l'avenir plus abstraites.^ t.. à la fin L'âme du complot était un aventurier qui s'appelait Abou-'l-Fotouh. 51. sanet guinaire adonné à la plus honteuse ivrognerie. l'ancienne Hyrcanie. . Là il tantôt avec ce savant le .

quoiqu'un rebattue. par conséquent. le temps pour son Abou-'l-Fotoub le Yazîr et les autres con- jurés eurent à peine fuite à sa temps de Ils allèrent se soustraire par la vengeance. en l'assurant qu'il avait lu dans les étoiles et que Bâdîs perdrait trente ans. . 49 étant allé à Saragosse . Abou-'l-Fotouh ouvrit il lui permettait de quitter Saragosse. la Comparez T. 1) Voyez sur Abou-''l-Fotouh Thâbit ibn-Mohammed lui . stimula de Yazîr. dans Dhabbî (man. . Mondhir un jour enten. ce prince le prit d'abord en amitié et fils . un cousin germain du roi. sans doute leur complice. chercher un refuge auprès du cadi de Séville. où il un cours sur le recueil fit anciennes poésies le et notam- ment sur mais avait il connu sous nom de Hamâsa^. al-Djordjânî ^ outre l'article d'Ibn-al-Khatîb . le . dre qu'il n'avait plus besoin de ses services et que. confia l'édu- cation de son fort mais comme peu ici d'après l'observation juste. y encore autre chose: il sachant que Bâdîs l'ambition beaucoup d'ennemis.. de Société asiatique). mais Bâdîs fixé ayant découvert exécution complot avant . 4 . s'établir alla alors les à Grenade . ceux que ont consacrés Soyoutî et dans son Dictionnaire biographique des grammairiens Homaidî. IV. Il le trône réussit que son cousin régnerait ainsi à former une conspiration. aussi Tarticle sur Modjéhid . la résidence de Mondliir lui . de l'bistorien et arabe que les nous suivons les lui temps changent fît hommes avec eux.

séparé lui . Carmona elle-même . il Heureusement pour Bâdîs. n'osèrent l'accepter. l'autre de Malaga. et Ismâîl confiance dans soldats et . . fils commandée comme avait déjà remporté à l'ordinaire par son Ismâîl. voyant que l'enne- mi avait la supériorité du nombre ou et le croyant du moins. et son armée. . . il lui envoya donc en toute hâte un de venir à courrier en le conjurant son secours 1) Ibn-d-Khatîb . G. rent à son celle l'abandonnède sort. l'un reprit la route Grenade. de ses leur offrit aussitôt ba- mais Bâdîs Ibn-Bacanna. et v. qu'Ibn-Bacanna s'était y avait à peine une heure de . Ismâîl se mit aussitôt à la poursuite des Grenadins. plein de deux armées le s'élant réunies. Sur ces entrefaites le cadi avait attaqué Moham- med de Carmona. sans trop se mettre ils en peine du seigneur de Carmona. assié- Réduit à la dernière extrémité Mohammed de- manda du et secours à Idrîs de Malaga' et à Bâdîs. 50 bien qu'il il soil impossible de dire jusqu'à quel point l'était K .. L'un l'autre . foL 114 r. qui était malade son avec envoya des troupes sous ordres de ministre les . Bâdîs vint en personne siennes. Ossuna et Ecija avaient été était forcées de se rendre gée. man. nombre dans la la bravoure taille. (article sur Aboii-'l- Fotouli). de brillants avantages. Ibn-Bacanna Ces . répondirent à son appel lui : Idrîs les .

sans cela. II. p. 217. . 65. 34. le dû abandonner Il à leur sort sa femme fait . Dès Sévilians ne songèrent plus qu'à se sauver ^ bataille après Demeuré maître du champ de si une facile victoire et . 44. Vainement Ismâîl tâcha-t-il de les rallier de il les ramener au combat : victime de sa bravoure lors les fut tué le pre- mier de tous. gé de quitter Grenade avec tant de précipitation. et que Codâm avait fait enfermer 1) Abd-al-wâhid . ayant établi son camp près des portes d'Ecija Bâdîs fut fort étonné en voyant venir ses pieds. Sé- Ibn-Bacanna le rejoignit sans retard et les le deux armées ayant opéré leur jonction dans sinage ferme. 207. voi- elles attendirent l'ennemi de pied Les Sévilians. 4* . et ses en- savait que Bâdîs . circonstance inattendue le le premier choc pour jeter désordre dans leurs rangs. furent désagréablement surpris lors- qu'ils vinrent se heurter contre à les deux armées parfaiDémoralisés par suffît préparées recevoir.§1 puisque. d'Ecija . les avait arrêter par nègre Codâm son grand prévôt les son Tristan- l'Ermile à lui. t. Cf. . villans. Ce qui l'ameavait été obli- c'était l'amour de sa famille. . Ibn-al-Khatîb fol. qu'il avait fants. p. Abbacl 114 v. 33. Il Abou-'l-Fotouh se jeter à nait . qui croyaient avoir affaire à une ar- mée en tement cette retraite . il allait être écrasé par les . et .

qui m'ont vu naître je suis déjà Ne m'imputez pas le crime commis par votre cousin Il je n'y ai participé d'aucune manière. sanguinaire fois il du tyran serait il espérait . un fils une fille. condamné . et sa était tendresse pour ses enfants. il venait maintenant implorer et quoiqu'il connût l'humeur implacable .52 à A. et il aimait passionnément sa feni-» me . seigneur I Souvenez-vous qu'un jour vous m'avez pris sous votre protection . Me . soyez clément. ce que comme vous gnais d'être puni me comme saviez avec je craivoici de- son complice. — lère la . une jeune belle Andalouse et . mais lié je l'ai fait parlui . son pardon et . je l'ai est vrai que accompagné dans sa . et que . lui dit-il . cette ne fait pas inflexible qu'il avait déjà grâce à son oncle Abou-Rîch qui avait également trempé dans le le complot. Or. à vivre loin des lieux assez malheureux.luiuriecar. crai- gnant surtout que Bàdîs ne se vengeât de son crime sur ces têtes chéries. et Ne pouvant se résoudre à vivre sans eux . et à présent tu viens ! me que lu pas coupable ? Crois-tu donc qu'il soit si facile de me tromper — Pour l'amour de Dieu. s'écria Bàdîs le regard enflammé de co? lu oses te présenter devant moi Tu as semé discorde dans dire ma n'es famille . ayez de moi ! Je vous assure que je suis innocent. prince pitié : S'agenouillant donc devant — Soigneur . extrême. . Quoi . néanmoins que attendu . fuite.

Celte au rebours de . donc . dont il ne remarqua pas le Abou-'l-Fotouh prit chemin de Mais quand Grenade sous l'escorte de deux cavaliers. Codûm le nègre exécuta son ses ordres qu'il venait de recevoir de par . force herculéenne fleter monta derrière et se mit à il le souf- sans relâche. je traiterai comme j'y le mérites. veras la famille quand serai revenu je ré- glerai tes affaires. . Rassuré par ces paroles. d'abord l'ambiguïté . Plusieurs jours se passèrent. De celte manière le fut promené par fort les après quoi on jeta dans un cachot étroit. il fut arrivé dans le les Il fit voisinage de la ville. roi . qu'il dut partager avec un berber qui avait été de ses comprisonnier plices un soldat fait dans la bataille d'Ecija. d'un crime dont je suis innoje puisse obtenir pourvu que de cette manière Traitez-moi votre pardon. moi . plaît à Dieu. arrêter lui Abou-'l-Fotouh rasé la tête qui après avoir le placèrent sur un chameau. et rendez-moi le ma famille. maître. Retourne à Grenade et tu y retrou. — s'il Certes. rues .. . comme est il sied à un grand haut pour à un monarque qui placé trop avoir de la rancune contre un pauvre homme comme lu .vaut vous: si vous le voulez absolument. Bâdîs était déjà de retour l'égard et pourtant il n'avait encore fois . Un nègre d'une lui . je suis prêt à m'avouer coupable cent . satellites . rien décidé à d'Abou-'l-Fotouh.

toute sa fierté . rait fléchir ce perfide et il retrouva . mais à présent pleinement convaincu que rien ne pourfarouche tyran force . Ta ! vie » misérable est à présent mes mains espérait rait. quoi continua . un sourire méprisant sur les lèvres. après vomit contre il lui un d'injures. toute la de son âme fixés il toute l'énergie de son caractère. enfants qu'il ado- la prière et au mensonge. qu'il m'aurait bientôt en son ? pouvoir et qu'il régnerait trente ans sur mes Etats Pourquoi n'as-tu pas plutôt dressé ton propre horoscope ? Tu aurais pu le préserver alors . Les yeux sur le sol. Quand il revoir une épouse et des s'était abaissé à . à ce pauvre imbécile dont tu avais fait ta dupe. de même qu'à son — Bâdîs se amener Abouqu'il vit le *l-Fotouh ainsi que son compagnon. d'un grand entre malheur. mécontenter. Dès torrent : docteur. que Bàdîs. et il défendait le avec tant de chaleur. crai- gnant de solution. Bologguîn qui l'empêchait de prononcer l'arrêt Bologguîn s'intéressait au docteur. u ce qui s'était passé alors qu'il s'agissait d'Ibn-Abbâs c'était fatal. en ces termes « Tes ! étoiles ne l'ont servi de rien menteur que lu es N'avais- tu pas promis à ton émir. sait pourquoi le il lâchait de prouver son innocence . hésitait à prendre une ré- Mais un jour que Bologguîn se grisait dans une orgie — il ce qui frère lui arrivait fréquemment fît . on ne . il » Abou~'l-Fotouh ne lui répondit rien.. garda un .

misérable I» (20 octobre 1059. Celle altitude noble et cal- me il mit le il comble à l'irrilalion de Bâdîs. un de . s'échappât de sa et son courage invoses dit arracha à Bàdîs lui-même un cri d'admiration lontaire.. et toi. » côté de l'autre jusqu'au jour du dernier jugement. feras allacher côté un poteau. un peu de crainte eût été a subi la mort avec un n'a courage héroïque comme tu as pu le voir . Et maintenant c'est ton tour. la bondit de son le siège. il pas daigné ra'adresser une seule parole. . Fotouh reçut plainte coup fatal sans sourciller. tremblait de tous il membres. as-tu donc perqui du honle ? Le docteur chez excusable . . Puis : . Approche . Tombant et genoux le lâcha de s'excu- ser de son vie. sans qu'une poitrine . Ainsi que Bàdîs l'avait ordonné . ' silence plein de dignité. et Ecumant Abou-'l- de rage. et lu .. vieux guerrier ves . soldat I Le Berber auquel s'adressaient ces paroles proie à ses était en une indicible angoisse à et .. s'adressant à Barhoun . Abou-'l-Fotouh fut . sa tirant son épée plongea dans le cœur de victime. Il lu l'enterreras à d'Ibn-Ab- faut que mes deux ennemis reposent l'un à . mieux conjura prince d'épargner sa «Misérable. loi qui te complais parmi les plus bran'ait tu montres tant de lâcheté ? Que Dieu lui pas pitié de toi. toute lui dit alors Bàdîs. de celui Quant au corps bâs. esclaves le « Tu couperas la la lêle à ce cadavre à lui roi.) Et il coupa la tête.

114 v. savants incomparables étaient-ils reposent soit ici ceux est ! dont ossements !. l'Arabe. fol. d'un étranger et d'un barbare « murmurait tout bas . . en pasdépouille sant près l'endroit renfermait sa mortelle.56 enseveli à côlé lie intelligente d'Ibn-Abbàs.. : Ah ! quels les . — 115 v. et lettrée la Les regrets de la par- de la population de Grenade . . Dieu seul immortel que son nom glorifié et sanctifié » ^ 1) Ibn-al-Khatîb . le suivirent dans de tombe qui et raainlefois . condamné à porter en silence le joug .

Ces princes étaient très-faibles se laissaient les dominer uns les par leurs autres ministres le .. agissaient constamment ber. une profonde différence ences deux cours. suzeraineté des n'élait : Hammoudites de la Malaga mais ce que pour ils forme. ou tard les jalousies. y avait aussi les rivalités. voir songer à contrôler s'ils leurs puissants vassaux ils s'estimaient heureux réussissaient à régner. tre A celle de Grenade qui. haines. IV. Tan- y avait. quelque apparence de tranquillité ger et Ceuta. 11 dans l'intérêt . 11 sur Malaga . Le sanguinaire tyran de Grenade devenait de plus en plus naissait le chef de son parti. la Il est vrai qu'il recon- encore . d'ailleurs. il n'y avait le que des Berbers ou des hommes comme juif Samuel. qui avaient . ils s'exterminaient le par fer ou par poison . par conséquent de plans. et loin de pou. des Slaves. avec . une remarquable cour de Malaga et tôt unité de et A les la au contraire. her- y régnait vues il .

africaine à coup voit flotte mouiller dans rade de Malaga. et prépare tout pour passer D'un caractère moins ferme. Ne sachant à quelle résolution s'arrêter projet il . trône à Yahyâ . Aussitôt s'engage entre Ibn-Bacan. 58 tant contribué à renverser les Omaiyades . les Dans son indécision Tout la néglige de il prendre la Il mesures nécessaires. et se re- à Comarès avec son prétendant. qu'il lui pardonne se permet de revenir. Le premier veut donner aîné d'Idrîs le . Ce à sa parole. l'attitude le ministre berber se laisse intimider par menaçante . maître et qu'il de lui la capitale. un cousin germain le de l'autre prétendant Détroit avec lui. na . il Premier ministre dans proclame calife possessions africaines. y Hasan ibn-Yahyâ . tire s'enfuit en toute hâte. deux jours qui la après été eut la reçu la d'Ismâîl avait lulte tué dans bataille d'Ecija. et Nadjâ le le ministre slave. où il envoya ses dernier tête troupes contre Sévillans qu'il rendit le soupir . moins audacieux. . devaient s'y faire jour. le fils pleinement convaincu que dans appartiendra. Le calife Idrîs P^ déjà malade les au moment . les ce cas pouvoir lui Le Slave s'y oppose. . le ministre berber. veut tantôt persister dans son et tantôt y renoncer. du il Slave. le juif mais on coupe cru la La prédiction que dans son rêve . lui fait dire Hasan. lui Le Berber tête. Samuel avait entendre s'était donc accomplie..

tendre. jeune. il voulait posséder non-seulement l'aule titre. et jeté son frère Idrîs en prison il se . Quoique profondé. crut donc agir saretraite. D'un souverain torité . mais déjà dans les On que se mit en premiè- res rencontres avec l'ennemi. punir. était encore . répondirent donc qu'ils serment. mais aussi qui Ayant donc tué fort le fils de Hasan. mais Hasan la punition. proposa hardiment les aux Berbers les comme souverain et tâcha de gagner par promesses les plus brillantes. Peut-être Nadjâ coupable de l'enIl comme quelques historiens donnent à dut en subir .Bientôt après . obéiraient et lui prêtèrent Nadjâ annonça alors son intention Algéziras au d'aller enlever régnait. un moment plus lui favorable. fut empoisonné par sa femme Yahyâ. ce crime. le Slave put les remarquer et qu'il Berbers se battaient mollement Il ne pouvait pas compter sur eux. ment indignés de son incroyable audace bition de son amles sacrilège — car ils avaient pour descen- dants du tieuse Prophète une les le vénération presque superstidevoir attenIls — pour Berbers crurent toutefois dre . les plus Il gement en donnant formé le l'ordre les de la avait projet d'exiler Berbers su?pect& . le compétiteur Je Hasan fut fut-il seul aussi mis à mort. la sœur du malheureux Alors Nadjâ crut pouvoir se passer d'un prête-nom. Hammoudite 3Iohammed qui y campagne.

les exilés de quelque . I . n'eût tenu qu'à Il personne n'eût été malheureux. l'assassinèrent. En arrivant criè- dans la ville: «Bonne nouvelle. . l'usurpateur le mort!» . lui . sur le lieutenant de Nadjâ . au moment où l'armée passait fondirent sur l'usurpateur et *).60 dès qu'il serait de retour dans les la capitale. par un étroit le défilé ils tuèrent (5 février 1045 Pendant que la plus . frère de Hasan fut tiré de sa prison et pro- clamé calife. est rent-ils. un moment rétablie. un grand esprit. et de s'entourer d'autant possible. deux des meurtriers galopèrent vers Malaga à bride abattue. occupé de répandre des bienfaits. Dès mais lors le rôle des Slaves était fini à Malaga. ils se précipi- tant Idrîs . 224 v. parti il qu'ils fussent et leur rendit leurs biens jamais ne voulait prêter l'oreille 1) Cette date se trouve chez Ibn-Bassâm . de gagner autres à force d'argent cela lui . de Slaves que serait Mais ses en- nemis ou le les plus acharnés furent informés de son plan . grande confusion régnait par- mi les troupes les BerLers poussant des cris de joie la fuite et les Slaves prenant le parce qu'ils craignaient de partager sort de leur chef. presque exclusivement S'il mais il était bon. Idrîs II n'était pas. fol. bonne nouvelle. devinèrent et . Puis. ne fut pas de longue durée. la tranquillité. . charitable. à coup sur. rappela tous . t.

«Tandis que autres mortels ont été créés d'eau et de poussière. contrastait singulièrement avec le faste l'osten- scrupuleuse étiquette de sa cour. malgré la simplicité de ses goûts. afin nous voudrions vous voir. les la descendants du Prophète ont été créés de l'eau plus pure. vanta sa charité et glorifia aussi sa les noble origine.. favorable à leur autorité ils se montraient rare- ment re. si Pour entretenir une . invisible pour nous. avec lesquels aimait à s'entre. plane sur leur tôte. ressemles au soleil levant qui éblouit par ses rayons yeux de ceux qui le regardent. prince. Le don de et prophétie est descendu sur leur aïeul l'ange Gabriel. Le le commandeur . tenir. leurs sujets. chaque jour cents il faisait distribuer cinq les ducals aux pauvres. de pouvoir profiter de qui entoure le émanation de celle sei- . 61 à un délaleiir. Sa sympathie il pour hommes du tation et la peuple. . le dérobait aux regards de ceux qui . un poète de Lisbonne Il lui récita une ode. disait-il dans son langage bizarre. visage d'Idrîs ble . aux yeux de presque des demi-dieux. l'eau de la la justice et de la piété. et pourtant. des croyants . En leur qualité de descendants du gendre les du Prophète. en public et s'entouraient d'une sorte de mystè- Idrîs lui-même. lui parlaient seulement il comme il était rôle. la bonhomie en personne . votre lumière . ne s'écarta pas du cérémonial établi par ses prédécesseurs: un rideau . oubliait parfois son Un jour par exemple. illusion Hammoudites étaient.

62 gneur de ealile l'univers. n «Lève . lequel avait eu «Hélas. dait toujours sa lui accorle demande. un vieux serviteur de et Dieu me donnera des forces. voici une lettre de Grenade dans la- me demande de vous mettre entre ses mains. malheur de lui déplaire. je n'ose lui ré- pondre par un refus. du roi dit alors Idrîs à ministre quelle il . répondit cet excellent la famille. si elle ne répandait pas une lumière de la foudroyante . l'em- preinte bienveillance de Peut- être lui plut-elle elle mieux. telle qu'elle que si eût il été entourée de ces rayons Il éblouissants certain il dont avait parlé dans ses vers. portait et au la moins bonté. le rideau!» dit alors il le à son chambellan car jamais cette ne repoussait une prière. mon ami. J'en suis bien affligé. Idrîs joignait pour la dignité et la sûreté de à une grande bonté de Il cœur une extrême faiblesse de caractère. vous ver- rez que je saurai supporter mon sort avec résignation . mais vraiment. homme. était. Plus heureux que pauvre amante le de Jupiter qui périt victime de sa fatale curiosité. se retira Malheureusement l'Etat. — Faites donc ce qu'il veut. Un jour Bâdîs le somma son de lui livrer son vizir. poète put alors contempler à son aise la figure de son Jupiter à lui. laquelle. un beau cadeau. ne savait ou n'osait rien refuser à qui que ce fût. Bâdîs ou un autre lui il demandait-il un château ou autre chose. est du moins qu'ayant reçu fort content.

déjà le blessés la sympatbie qu'ldrîs montrait pour on peuple par ses tendances elle socialistes comme dirait auAcpo- jourd'hui. il eul la tête Tant de par faiblesse irrita les Berbers . et proAlors les nègres qui se Mohammed. le rempli d'amour pour . la » un seul homme pour ma Mohammed . lui Ces braves gens accoururent en foule auprès de et demandèrent à grands que. put donc faire son entrée dans capitale et Idrîs 1) Cet endroit n'existe plus . en l'assurant en avaient. mi- rent en insurrection et invitèrent Mohammed à se rentoute- dre au milieu d'eux. G3 et avec coupée — courage. les nègres. mais refusa leur offre en disant . y avait donc beaucoup lorsque le gouverneur du château Geôlier des donna le signal de la révolte. . prince qui avait été son bienfaiteur ne l'abandonna pas à l'heure du danger. s'ils cris des armes. mais exaspéra surtout .. Le peuple de Malaga. de mécontentement d'Airos ^ . k ce qu'il paraît. ils du sabre de la méprisaient un maître qui ne prononçait Il jamais un arrêt de mort. formaient garnison du château de Malaga. . et coutumés au régime du fouet tence. « Re- tournez dans vos demeures risse je ne veux pas qu'il péquerelle. fois. les nègres le ne tiendraient pas une heure dans château.» Arrivé à Grenade. il les remit en liberté. il Idrîs les remercia de leur : dévoùment . deux cousins d'Idrîs clama calife l'aîné la .

après l'avoir reconnu pour Cette fois Idrîs ne recula pas devant l'idée d'une guerre civile. avant de firent passer re leur soumission ils le en Afrique. Le nouveau calife ne ressemblait pas à son prédé- cesseur. savoir . Il ses paroles ou par son courage des . du moins. les conjurés entrèrent en négociations avec gouverneur d'Airos et qui se laissa facilement gagner dit la calife. à surveiller les préparatifs d'une bataille ou les travaux d'un siège. fai- Cependant ils ne lui livrèrent . le monotone séjour dans un cachot . à où commandaient deux affranchis berbers. Ils avaient échangé leurs rôles (1046 — . combattit ses adversaires avec les contraignit à vigueur. qu'il mettre bas les armes. il était en même avait fut temps d'une sévérité inexora. et si Idrîs manqué d'énergie Mohammed fable (tel. mais à sa mère une vaillante amazone qui aimait à vivre dans les camps. 7). à or le sti- muler par soldats. pas Idrîs. A le l'exemple de la . par eux. poussait la bravoure jusqu'à la témérité mais ble . C'était la grenouilles qui avaient demandé un roi à Jupiter. « gent marécageuse. qui ren- liberté à Idrîs II .» comme dit bon la Fontaine Berbers terrible et nègres en vinrent bienet tôt à maudire soliveau. avait vaincu ses scrupules mais Mohammed. bientôt l'avis des auteurs de la des révolution) n'en avait que trop. la grue à regretter le paci- fique Un complot se le forma.64 aila le remplacer dans la prison d'Airos. soutenu tant de par sa mère .

sans cesser toutefois les de reconnaître comme calife dans prières publiques. T. trouvèlui moyen de parler et lui dirent : «Ces deux esclaves vous traitent comme un captif et vous empêchent de gouverner par vous-même. plein pouvoir et Donnez-nous délivrer. qui était gouverneur de l'était Ceula. Sacaute et Rizc-allâh renvoyèrent en Espale gne . jaloux de leur ils propre pouvoir. l'empê. 65 Sacaule ' . Idrîs alla chercher 1) Abd-al-wàhid Je écrit ce nom la Sacât . toujours doux offre. Les seigneurs en question furent frappés à . S . mais au reste ne concédèrent aucune autorité réelle. Sacût (prononla crois donc que voyelle longue dans seconde syllabe a un son intermédiaire entre Vu et Tô. débonnaire. refusa leur il dans la candeur de son âme.. » nous saurons bien et vous Mais Idrîs. Quelques seigneurs ber- secrets des le deux gouverneurs. raconta même aux deux gouverneurs tout ce qu'il venait d'entendre. d'autres récrivent Sacout . En français on p3ut rendre ce son par la diphthongue au. l'instant il même d'une sentence d'exil mais comme y avait peut-être quelque raison de craindre qu'une autre fois Idrîs ne prêtât l'oreille aux insinuations des méconle tents. qui de Tanger. d'après la prononciation des Arabes d'Espagne le t). IV. et Kizc- aïlàh. ou cez . Sacaute et Rizc-allâh et l'accueillirent avec les prières lui beaucoup d'égards firent faire ils publiques en son nom. le gardèrent étroitement. ennemis rent cependant lui. chèrent de se montrer en public et ne permirent à personne d'approcher de bers.

il Abandonné par ceux qui l'avaient appelé précipitamment dans son pays . le mais sans succès. mais portait bientôt après. Deux . qui nom calife. retourna . véritable le acception il indiquait le souverain de tout monde musulman. d'Algéziras Le prince échoua dans sa . tentative. dans . et le destin ayant enfin de le il régna paisiblement 1) D'' après Ibn-Khaldoiui . y en avait donc quatre depuis Séville jusqu'à Ceu- la: c'étaient le soi-disant Hicbâm II à Séville. de qui prit à son tour il le titre de Mohammed et A cette époque Moham. mais j'ai cru devoir suivre Homaidî. Celui-ci déclara d'abord guerre à Mohammed. les mécontents de '. ces d'une mince importance des roitelets . le il se ré- concilia avec lui. de honte et de douleur (1048 — Quatre ou cinq ans plus tard. Mohammed Un de de Mala- ga rendit aussi le dernier soupir. au trône. Alors on proclama aussi le prince d'Al- géziras . et l'abus du sa litre de calife était d'autant plus ridicule que. on rétablit cessé bon Idris persécuter. l'autre Mohammed à Algéziras et enfin Idrîs II. med lité à Malaga . il alla a Comarès. Sur ces imploré la le Malaga avaient secours de Bâdîs. cette II . ses neveux (Idrîs III) aspira fois . et mourut peu de 9). . jours après.66 un asile auprès du chef berber de Ronda entrefailcs. d'entre eux n'avaient en réa- aucun pouvoir les deux autres étaient des prin.

il le roi de Grenade ne voulait d'en finir avec les d'un calife. 107 v. la comme étaient convaincus de faiblesse de leurs princes et de la nécessité de s'unir étroitement à leurs frères se de Grenade. fol. avait résolu Hammoudiles et d'incorporer la principauté Il de Malaga dans ses Etals. lui aussi. place . . I. qu'ils ils favorisèrent les projets de Bâdîs plu- tôt ne les contrarièrent. . G. ture (lOoo). Les Arabes il est vrai . fol. ne se soumirent à lui qu'à contre-cœur . s'ils voulaient maintenir contre le parti arabe qui le gagnait chaque jour du terrain dans Sud-ouest. Le roi de Grenade devint donc maître de Malaga et tous les tes furent exilés. mais celui ^. 2) Abd-al-wâhid p. Ils Hammoudi- jouèrenl encore un rôle en Afrien Espagne était que . man. et quant aux Berbers. t. Ibn-Khaldoun . 23 r.67 jusqu'à ce qu'il payât. (article sur Bolog- guîn fils de Bâdîs). Maccarî. . . 22 v. parti Véritable chef du plus berber. p. 45—49. qu'ils avaient rempli terminé 1) Voyez Ibn-al-Khatîb . trer de grands obstacles. exécuta son projet sans rencon.. . mais ayant gagné les plus influents d'entre eux tels que le vizir- cadi Abou-Abdallâh Djodhâmî ^ il se soucia peu des murmures ils des autres. 282—284. son tribut à la naà sa Un autre Hammoudite crut régner mais Bâclîs frustra ses espérances. 132. .

Afin de ne pas interrompre notre rapide esquisse . et bien ne ainsi prît ce que plus nous l'appellerons dès à présent. .V. C'était en tout point le digne rival de . le avait litre de hâdjib II. d'éviter la confusion qu'un rait faire naître. qui succédé sous comptait alors vingt-six ans. ou premier ministre du soi-disant l'histoire qu'il il Hichâm Dans est connu sous titre le nom afin de Motadhid lard. . étant de janvier 1042. le parti arabe avait faits dans cet interval- nous devons nous reporter quelques années en arrière. Abou-'l-Câsim Mohammed fils . de l'histoire de la principauté de Malaga nous avons . Le cadi de mort à la fin Séville. lui son Abbâd. changement de nom pourSud-ouest les plus Le nouveau chef du réalisait parti arabe dans le en sa personne une des physionomies produites la accentuées qu'ait jamais verte vieillesse d'une société. tant soit peu anticipé sur les événements et comme à présent nous allons jeter un coup d'œil sur les progrès que le.

civilisation. n'avait était pas fait de vastes fin lectures. . y entrèrent successivement K D'ailleurs. assure-t-on. I. traire. il Bàdîs était un barbare ou peu s'en faut. fait le les deux princes n'avaient pas tout à même carac- tère. en fut. son caractère. tyrannique. Soupçonneux . au conil reçu une éducation soignée. t. Bâdîs aurait à peine compris leurs odes. malgré la ressemblance générale. t. au titre de savant. leurs habitudes différaient sur bien des points. lui valurent la réputation d'un bon poète H était ami des let- 1) Ahhad. t. il savait plus qu'un homme du monde qu'il ne sait ordinairement. II. avait Moladhid. cruel et sanguinaire . culture de l'esprit. leurs goûts. p. mais. \K j). Nature mobile voluptueuse et incessants. ses appétits étaient insatiables Aucun prince que le d'alors n'avait un sérail aussi nombreux sien: huit cents jeunes filles. le chef de la faction opposée. perfide. 245. . vindicatif. 245.. la dédaignait les belles manières. la Point de poètes dans le les salles de l'Alhambra. vérité. parlant ordinairement berber. et qui. à la ne pouil vait prétendre. 2) Ahbad. Les poèmes leur composa . comme il doué d'un tact et pénétrant et d'une excel- lente mémoire. comme s'il iui . 48. indépendamment de valeur littéraire. I . comme lui adonné à l'ivrognerie et il le surpassait en luxure. ne sont pas sans intérêt quand on veut connaître à fond parmi ses contemporains *.69 Bâdîs .

. I . toujours grand vergogne . une certaine distinttion jusque dans et tout en buvant d'une manière immodé- rée. les poètes de Pour un peu d^encens. Sa puissante plaisir et il organisation travail. grossièrement. Il il comblait cadeaux. I. p. prêtait également au au viveur eifréné et travailleur prodigieux. sans grâce . pour regagner le temps donné aux il lui fallait l'ivresse 2. Voyez Abbad. 243. Moladhid. 2) p. sans bonté ni comme un rustre ou comme un troupier. t. t. . ibid. certain bon goût ses orgies . lui-même et ses compagnons de débaucbe improvisaient des chansons bachiques . et un poème de Motadhid . seigneur . Bâdis se grisait brutalement. 53.70 très et des arls. 243. p.. de nouveaux ! désordres pour retremper ses forces Chose étrange 1) Abbad. Buveurs tous les deux . toujours bomme du monde. de Bagdad dont il avait pris pour modèle le calife avait adoplé le titre. il apportait un . ne faisait rien . qui se distinguaient par un tact merveilleux par une grande délicatesse se d'expression. tan- dis que Bâdîs ignorait probablement à quelle époque ce calife avait vécu. aimait à faire bâlir de la ma- gnifiques palais tait ^ Jusque dans il tyrannie il appor- une certaine érudition. aimait à s'absorber tout entier dans ses occupations de prince. passait de la fièvre des pasIl sions à celle des aiîaires. mais après des efforts surhumains plaisirs qu'il faisait .

sa personne sur . . t. Il y avait donc entre Bâdîs sépare le et Motadhid la distance civilisé . . de campagne à ses généraux étaient grossières et les il Les ruses de Bâdîs était facile de les déjouer. . barbare était moins pro- fondément dépravé des deux. les plans ^. à tout prendre. de Motadhid. bien calculées C'était là échouaient ce rarement. ses troupes qu'une ou deux il fois dans toute sa vie sa tanière. sées les plus secrètes des autres et les devinait per- sonne ne surprenait jamais un mouvement de sa physionomie ni un accent de sa parole ^ Le prince de Grenade payait de taille. Tandis que son regard scrutateur épiait sans cesse les pen. les champs de ba- celui de Séville et quoiqu'il qu'il fût presque con- stamment en guerre rage . d'une suavité cbarmante. sujet son fort et l'on raconte à une histoire qui mérite d'être rapportée. Motadhid était impénétrable . .71 ce tyran dont le terrible regard faisait . ï I . qui scélérat barbare le du scélérat le mais. . même pour ses affidés. ne manquât pas de cou- ne commanda . Bâdîs apportait une cer- taine francbise brutale jusque dans le crime. celet subtiles. Abbad. trembler les nombreuses beautés quelques-unes d'entre de son sérail a composé pour elles des vers d'une galanterie exquise. p. 1) '2) Abhad. 244. p. t. d'ordinaire dit traçait du fond de comme un historien arabe. 243.

72 En guerre contre Carmona . et promit d'exécuter fidèlement les ordres que le prince voudrait bien lui donner. comme le tu et je fais cadeau à condition que » tu feras ce que je vais te dire. quand tu seras arcelte ville. qui rinformail des mouvements et des dess'écri- seins des Berbers. rivé dans le voisinage de tu ramasseras fait. paysan revêtit la djohha sans soupçonner que doublure de cet habit cachait une lettre que Motadhid voulait faire tenir à son espion . Motadhid avec d'après . il fallait naturellement . Gela tu en- treras dans la ville et iras le mettre à l'endroit où les marchands de fagots se tiennent ordinairement. le mais tu ne vendras cinq dirhems. Il . «Fort . » tien qu'à celui qui t'en offrira Le paysan de ces . une grande circonspection Or. s'il homme «Ote djohha. ordres singuliers s'empressa d'y obéir. Elle est assez belle revêts cette vois . un plan nir qu'il avait concerté son espion fit ve- un jour dans son palais un paysan des environs. du bois et tu en formeras lu un fagot. faire: reprit alors Motadhid. et et lui dit: la casaque qui ne vaut rien. voici ce que tu as à lu prendras le chemin de Carmona. l'en simple et sans malice en fut. quoiqu'il ne devinât nullement le motif .bien. Moladliid enlrelenait une correspondance secrète avec un habitant arabe de cette ville. Rempli de joie la . Afln que les lettres qu'ils vaient ne fussent pas interceptées et que personne ne soupçonnât leurs intrigues .

il l'ache- la. Cinq dirhems . au nez. ayant reçu ses cinq dirhems. Je vais sortir lui la ville . Quand furent et arrivés à la maison . c'est — Bon Dieu! donc sans doute de l'ébè- De que tu as là? — Mais Déjà le non . il entra dans la ville avec un faisceau de branchages bien et alla se placer maigre. — le Où vas-tu à cette heure avancée? la lui demanda maître de maison. petit bon-mot au paysan jour baissait . c'est à prendre ou à laisser. de le — d'ici . — — Combien coùte-t-il. s'approcha du paysan. voulut s'en aller. sur lui le marché. i! se mit à fagoter. mais et arrivé près de Carraona . . bien chétif. sans lui en rien le rabattre . ce fagot? demanda un passant. le paysan il déposa sa charge. dit un autre . comme il n'en avait pas l'hale bitude et qu'il y a fagots et fagots selon proverbe. après quoi lui dit: — Prends demeure. lorsqu'un homme qui n'était autre que l'espion de Motadhid.partit donc de Séville. dit-il. L'autre lui rit répondit paysan. Et chacun dj lancer son et de le railler. ce bois sur tes épaules et porte-le à le ma Je vais te montrer ils chemin. car je ne suis pas répondit paysan. et lui ayant demandé il le prix de son fagot . c'est du bambou.

Alors l'espion prit djohba en décousit la . personne ne s'avisera de maltraiter un pauvre paysan inoffensif comme moi. et tu le réveilleras plus i-afraîchi car la il nuit est tiède. lui fit Le paysan accepta Bientôt un bon il souper élé oublier . le fît et bientôt après la dormait profon. d'avoir la osé venir car lu dois connaîlre cruauté. les railleries il auxquelles avait en butte et quand eut mangé d'un excellent appétit: lui dit — Apprends-moi maintenant d'où tu viens. parais bien couici . où je demeure. L'autre voulut se coucher sans se déshabiller. ici . ce que le paysan se sentît gagner le On causa jusqu'à par le sommeil. frère. tu dormiras mieux alors . tu me rageux bien hardi la . Le paysan dément. son hôte. férocité de nos Berbers. mon . je suis à même un souper le un et demain de bonne heure tu pourras remettre en voyage. Dans ce cas. C'est sans ? tuent un homme en moins doute quelque grave motif qui l'amène — Nullement. mais l'homme de Carmona lui dit: — Ote ta fijobba . Son hôte conduisit alors au gîte qu'il lui destinait. — — Des environs de Séville . tu dois savoir qu'ils vous de rien. mais il faut gagner sa vie. cette offre avec reconnaissance.74 • — Y songes-lu les ? Ignores-lu donc qu'il ? y a îles Lrigands sur de l'offrir roules et Reste gîte . et puis.

. Ote donc ta djohha et laisse-la-moi voici un habille- ment complet dont habits que le je te fais cadeau. un certain orgueil à ses qu'il connaissait. tout comme eût été un homme d'importance. 68—70. le prince de Séville. une altesse.75 (loubiure . et après avoir remercié hospitalité. levé lendemain de bonne heure l'habitant de la revêtit . si les Berbers il les eussent trouvées sur lui le c'est ce dont n'eut pas moindre soupçon ^ Il était bien rusé. bien fer» 1) Abd-al-wâhid . Se sentant à peine de joie le . et remit la l'endroit où le le y paysan l'avait mise. il Carmona de sa généreuse reprit la route de Séville. . . dit alors le prince d'un air bienveillant et tu mérites une récompense. trouva la lettre de 3Ioladhi(l. . . un haut fonctionnaire ou Qu'il avait servi de courrier extraordi- naire de porteur de lui dépêches tellement importantes. s'élanl . lui — Je suis content de toi. p. à ses voisins à tous ceux que prince lui avait s'il donné des vêtements d'honneur. vie . recousit dj'obba à la doublure sans parût . paysan prit et alla les beaux prince lui offrait raconter avec . y ré- pondit sur-le-champ. mit sa propre ieltre à la place qu'il de celle du prince . il se présenta devant et lui raconta ses aventures. Quand Motadhid il y fut de retour . la qu'elles eussent coûté . Ce dernier. amis le . la lut.

«Quand tu seras arrivé à la 3Iecque. Motadhid l'apprit et le ayant venir un de ses sujets qui allait faire pèlerinage de la 3Iecque . y a de l'or Mais comment se peut-il qu'à Séville Motadhid me ? réduise à la misère qu'en Arabie il m'enrichisse . : Arrivé Mecque Voici et ayant rencontré l'aveugle — dit-il. en tout arlifices de tout genre il avait service celui qui un arsenal d'embûches sa . privé par Motadhid de il plus grande partie de ses biens reste. s'écria là-dedans! l'aveugle. et malheur tel avait provoqué colère ! Un un homme pays : avait fùt-il beau chercher un allé asile dans autre . hout du monde infailliblement. se cacher au l'atteignait . lui fais Tu et lui le diras que c'est un cadeau que part. Un aveugle la raconle-t-on avait été . . la le il allé comme à la pèlerin mendiant à Mecque. lui — et Bon Dieu! il elle rend un son métallique. en à slratagèmes son à . mit d'exécuter ces ordres à la et se mit en route. lui ditcette tu feras tenir cassette à notre concitoyen aveugle. et. tyran qui . en avait dépensé était il le complètement ruiné. il . il lui remit une cassette qui contenait des pièces d'or enduites d'un poison mortel.76 lile en expédienls. «ne cassette que MoladhlA l'envoie. » je tu salueras de ma Mais prends L'autre pro- garde de ne pas ouvrir la cassette. la vengeance du prince . Là maudissait sans cesse et en public réduit fait l'avait mendicité.

. je n'en sais rien et cela ne j'ai me regarde pas. éprouve des remords. 67. dit-on. . le pauvre ma gratitude. Motatlhid. il s'empressa d'ouvrir sa cassette. Enlin. rien lutté n'y a. répliqua Peut-être aussi que qu'il l'autre.. chez lui . fait ma commission c'est . Prends toujours ce cadeau. avant la Le poison prole duisit était son effet : nuit venue malheureux un cadavre K 1) AM-al-wâhid. p. les fai- maniait ses chères espèces. Aveugle. le tact et l'ouïe devaient remplacer vue. le Sévillan ne pouvait se donner une telle jouis- sance la il . reprit l'aveugle. mille mercis ta peine et assure le prince de le Son trésor sous bras . de se que de couver des yeux son monceau laisser éblouir par l'éclat de ces belles pièces luisantes. t'a convaincu à en cette heure de l'injustice faite. de plus enivrant pour la un malheureux qui a et longtemps contre d'un d'or . misère que le hasard enrichit tout coup. les comptait. inespéré. pour un bonheur — pour Je le crois bien. palpait. et après avoir soigneusement fermé Il la porte ..77 — Les princes ont de singuliers caprices. cela toi me suffit. plongé dans une extase délicieuse. sait sonner. les plaçait dans sa bou- che les goûtait pour ainsi dire . 68. tâtait. et ravi. homme courut à son misérable taudis avec autant de vitesse que sa cécité le lui permettait.

life A la l'exemple du ca- Mahdî .. vengeance de Bâdîs il était satisfaite assouvie faisait attacher la tête du cadale le vre à un poteau. Celles-là . 78 Bâdîs el Moladliid étaient tous les deux cruels. plus tenace. t. Son ennemi mort sa rage . dans une cassette ^ . p. planter des fleurs dans les crânes de ses ennemis lais. qu'il le avait vaincus. au contraire la haine rassasiait jamais il il poursuivait voulait que ses victimes jusqu'au-delà du trépas . et les plaça dans cour de son paà l'oreille Un morceau de papier. Abd-al-'wàhid . il la coutume Chez ne se voulait ainsi. fol. I. dans ses accès d'aveugle fureur. n'allait pas plus loin. portait avait nom de celui auquel ce crâne il appartenu jadis. 67. p. Ibn-Bas- iaro. 243. 1-. premier. mais . t. celles des les gardait princes . Souvent s'extasiait il devant ne con- ce jardin tenait comme les il disait. Et cependant pas têtes à ses yeux les plus précieuses. il avec plus grand soin au fond de son palais . prince de Séville . I. que chez son rival. l'aspect de leurs restes mutilés stimulât sans relâche ses passions féroces. Mo- ladhid empiétait . 1) Ahbad. Tandis que mais avec des le nuances assez sensibles. 244. baine cliez lui était plus implacable. 109 . la . . . . massa- crait souvent ses victimes de ses propres mains. attaché le de chaque crâne. il fît . rarement sur les attributions souiller du de bourreau sang ses mais quoiqu'il n'aimât pas à la mains aristocratiques.

disait-il dans ses vers. Si tu désires mon Dieu que les mortels soient heu- reux . était à ses for« meilleur des le un Titus humain. Toujours je toujours je contre leurs détourne calamités de leur 1) Ahhad. II. bonheur du genre . .79 Ajoutons que ce propres yeux le monstre de cruauté princes . mais traité je n'ai dévié de la bonne route sujets jamais je n'ai convient à un les pro- mes autrement et qu'il ne homme tège les généreux magnanime. agresseurs tête *. p. mé exprès pour . car ja.» .. fais-moi régner alors sur tous les sur tous les Arabes et barbares. 52. t.

216) donne à ce prince le nom d'al-Azîs. un motif tout il parti. les hostilités con- tinuèrent. t. par des hommes nés hors de la Péninsule Il mit donc tout en œuvre pour les extirper. II . Berbers car croyait que s'il n'y pourvoyait ils ôleraient le trône à lui ou à ses lui descendants . . le vizir ses et le son Motadbid tourna armes contre les .. 242. Cest 5in« erreur. p. 3) Abbad. Mo- hammed. p. Berbers et principalement contre ceux de Il Carmona ses voisins. .. mais comme son fils Ishàc lui succéda*. fut tué après s'être laissé attirer dans une embuscade (1042 — 3) 3. t. Ayant d'abord confident de mis à })ère * . 1) Abbad. avait . I. p. le prince de Carmona. t. Il.. II. 4) Ibn-Hftiyân apud Ibn-Bassâm t.. fol. t. 251 .VI. culier pour haïr les . p. Ibn-Khaldoun (Abbad. 2) Abbad. 209. 216. ses astrologues ayant prédit que sa dynastie serait renversée ^. I p. mort Habib. Cette guerre fut de longue durée. 60. I. 109 r. t. . .

81 En même temps Moladhid côté étendait ses limites du de l'ouest. attaqua défilé près des portes le ennemis dans une espèce de la de ville. Motadhid les prévint. pouvait pour réconcilier : deux partis l'oreille mais ce fut en vain personne ne prêta à ses ambassadeurs. avait succédé à son père comme ce président de qu'il la république de Corles doue . seigneur de Ce n'était pas un Berber il c'était un Arabe . En 1044 il il enleva Mertola à Ibn- Taifour K Niébla. et les culbuta en partie dans Tinto. fit tout . fit d'abord ravager territoire de Badajoz puis se mettant en tête de son les personne il contre sa coutume . II. samment pourvu il de ses propres Etats. Mo- Badajoz vint à son secours lui repoussa Mo- tadhid. . . t. 211. dans l'année 1045. Puis attaqua Ibn-Yahyâ. 1) AbbacL. IV. p. mais quand s'agissait d'arrondir son territoire si Mo- tadhid n'y regardait pas de près. Profisuffi- tant de l'absence de Modhaffar qui n'avait pas à la défense le . Abou-'l-Walîd ibn-Djahwar. . for- midable dans laquelle entrèrent Bâdîs Mohammed de Malaga et Mohammed d'Algéziras. et se mit à former contre une ligue . qui.. Réduit à des . l'étroit. marcha contre Niébla. le Les Berbers avaient formé projet de marcher con- tre Séville aussitôt qu'ils auraient réuni leurs troupes et opéré leur jonction. . T. à la armée. Ibn-Yahyâ dhaffar de se jeta dans les bras Berbers.

11 Son audace coula essuya une terrible déroute et perdit les au moins tait le trois mille fils hommes. avons reçu des nouvelles de Séville et qui plus est nous avons vu les troupes de Motadhid. I . Ismâîl. Modhaffar le pu- nit en s'appropriant l'argent qu'il lui avait confié.82 mais Modhaffar réussit à rallier ses soldais . troupes de Badajoz et il fit les attira dans une embuscade ce succès. 248. fils les mil en les déroute. Modhaffar se réunit ensuite à ses alliés mais penIbn- dant qu'il ravageait avec eux le pays sévillan. cher. t. . Parmi morts on compavait du prince de Carmona. il alla à la rencontre l'ex- de l'ennemi. et en faisant piller la le campagne de Niébla ^ secours Alors IhnCelui-ci fit Yahyâ implora attaquer les . les ra- mena à la charge . nous au contraire nous le savons . 247 . En vain les Berbers le de Carmona hortaient à ne pas «aient-ils . . que l'armée sévillane est fort nombreuse . ayant reçu un renfort de son allié . Non content de ravager environs d'Evora par son . lui di. . fit Afin de repousser cette attaque le roi de Badajoz prendre les armes à tous ceux qui étaient en état d'en porter. . Ishâc de Carmona . car nous .» Le bouillant Molui dhaffar ne voulut pas les croire. «Vous ignorez. 3Ioladhid l'ayant forcé de conclure une alliance avec lui. el força Moladliid à la retraite. qui com- 1) Abbad. . de Motadhid. Yahyâ se détacha de son parti. p. faire. et.

. feignait de ne pas se soucier au point qu'il envoya quelqu'un acheter des chanteuses à Cordoue. connaissait pour ne un homme grave studieux et qui à l'ordinaire faisait nul cas de chanteuses. où les se dévorait les entrail- de colère. Badajoz présenta longtemps un spectacle lugubre. . désolait le royaume. 109 r. de ses pertes .. eût choisi. poè- me dlbn-Zaicloiin ibid. . 6* . I. Sévillans con- tinuaient à détruire les moissons de sorte que la fa- mine rien. 108 t. ses alliés qu'il appelait en vain à son secours il était condamné il à rester inaclif et immobile dans Badajoz.85 mandé les troupes de son père. . Badajoz. à côté de de l'aïeul du jeune prince. Elles y étaient rares alors . . Les boutiques y étaient fermées. Il Cependant son orgueil ne se ne . fléchir. Sa lête fut apportée à Motadhid celle qui la plaça dans sa cassette. Modhaffar n'y pouvait Abandonné par . de la population ayant péri dans cette bataille les fatale K Pour comble de misère. laissait pas voulait pas entendre parler d'un son ennemi victorieux accommodement quoique la ne refusât pas positivement Il médiation d'Ibn-Djahwar. . apud Ibn-Bassâm . . et ce fut à grand'peine elles qu'on en trouva talent. fol. l'élite les marchés déserts. fol. On ne comprenait pas le qu'il pour en faire acheter. 99 v. moment 1) Ibn-Haiyân . deux encore étaient- d'un médiocre roi On On s'étonna d'abord le du caprice du de . t.

. biens d'un vizir s'était cordouan qui venait de mourir Motadhid et c'était procuré une qu'il chanteuse renommée. 248. 252. I . prit le chemin de Cordoue avec l'intention d'aller passer dans cette ville le reste de ses jours . pour montrer pouvait s'occuper de chanteuses avec autant de liberté d'esprit que son adversaire . désormais réduit à ses propres rescelte fut Pour . de lui en- voyer un escadron en guise d'escorte Le prince qui régnait sur Huelva et la petite île 1) Abbad. lui expédition ne fut pas une campagne Convaincu ce ne sa qu'une . 249. Modhaffar car à et époque par son entremise. I . et Motadhid eut la courtoisie ^. . . qu'à la vente des . paix après une longue négocia- Motadhid tourna alors toutes ses forces contre Ibn- Yahyâ de Niébla sources. p. . Cependant Ibn-Djahvvar continuait ses efforts pour amener une 1051.84 même où ses Elals présentaient le spectacle d'une affreuse dévastation. qu'il en avait fait ache- ter à son tour. promenade militaire. cette ils réconciliation enfin . de faiblesse Il Ibn-Yahyâ n'essaya pas même de se défendre. et dans le mois de juillet furent et couronnés du succès. Mais l'élonneraenl cessa quand Modhaffar avait on découvrit appris le motif de sa conduite. 2) Abbad. t. la Mo- tadhid conclurent lion '. p. t.

Pendant son voyage Taltirer dans . le félicita de quête . le Becrilc. . rappela les relations amicales qui avaient entre sa toujours existé propre famille et lui et celle des Abbâdides. la Ibu-al-Abbàr . 253.. p. lui laisserait Saltès. Abdalazîz parti plus sage : entra pourparlers prince de avec le capitaine ses de Motadhid .. comprit alors que son il Cependant espérait encore pouvoir Il sauver quelque chose du naufrage. 86 de Sallùs. I. Abdalazîz jugea rendit prudent trésors à de ne pas l'attendre Salles. Abdalazîz tour était venu. qui et devait empêcher qu'Abdalse azîz ne quittât son île que personne ne ces il rendît auprès de prit le lui. vendit au Séville vaisseaux et ses munitions de guerre au permission de . il et feignant de vouloir avec prit la route de Huelva. p. Informé de le mesures en . I. t. le per- Motadhid voulut un piège et s'em- parer de ses richesses dessein . et se avec ses Ayant pris . . prix de dix mille se fide ducats. 252. à offrit Huelva condition qu'il offre . d'écrire à lui s'empressa donc sa nouvelle con- Motadhid . se déclara son vassal. possession de à Huelva Huelva Motadhid retourna à Séville mais il laissa un de ses capitaines . Motadhid acs'abouciier cepta son lui. et obtint la rendre à Cordoue. demanda au prince de Carmona il arriva sans encombre à Cor- doue ^ l) Ablad. t. 286 de Ire c'ditiou. dans mes Recher- ches. mais Abdalazîz pénétra son escorte qu'il et grâce à une .

50. 51. Motadhid attaqua la petite principauté de les où régnaient aussi des Arabes. gna sa vie. . priétés étendues dans partie de la Péninsule avaient souvent rempli postes importants du temps des Omaiyadcs. Ibn-Mozain chercha la Silves fut enfin pris d'assaut. et qui peut-être n'était ni Arabe ni Berber car les hommes dont l'origine était inconnue aux chroniqueurs ara- Voyez Ibn-al-Abbâr p. . ancêtres. 86 Ensuite Silves. a consacré à Abou-Mochapitre qu'Ibn-Khâcân 1) . était . la en vain mort au plus et fort de mêlée. Mais l'armée sévillane. a la fin de ce . cap qui porte l'avait encore aujourd'hui ce nom. Le calife Solaimân donnée en rida . et comparez la note B . de Silves se défendit avec le prince courage du désespoir. marcher son armée contre située près du la ville de Santa-Maria . hammed volume. de Méla -dont on ne connaît pas généalogie. dans l'article sur Ibn-Ammâr. Voyez Ibn-Bassâm t. ibn-Abd-al-barr . Puis fils . . Motadhid le fit se contenta ayant donné il gouvernement de Silves à son Mohammed. Il 3) Voyez une lettre sur la prise de Silves qui se trouve dans le dans son Calâyid. 2) . qui possédaient déjà des procette . fief à un certain Saîd ibn-Hâroun. et poussa siège avec non moins de vigueur. mais seulement il nom car à cette époque le comptait à peine treize ans ^. dont les Beni-Mo- zain .. des ^ le Résolu à mourir plutôt que de se rendre. . dont le Mohammed (Motamid) un de fils de Motadhid. on éparde l'exiler 3. général.

conquête de Silves . part d'entre et paix avec dhid avaient même reconnu sa suzeraineté II. il ne voulait s'aventurer à une tentative aussi les hardie que quand manœuvres souterraines auraient donc rendre rendu le succès certain. p. la Après visite. ou tou- plutôt celle tefois. la mort de Solaimân il s'était déclaré indépendant . 210. mais. le Mode réunit et district de fils Santa-3Iaria à celui voulut que son Mohammed la les gouver- nât conjointement (1052) ^ Grâce à ces conquêtes rapides Séville s'était elle . le seigneur de Mo- 1) Abbad. j'ai La date que donne Ibuliju-al- Khaldoim Abbâr. deux de ses vassaux Ibn-Nouh . à . n'opposa qu'une courte résistance. où régnaient des eux étaient berbers. et quand il eut rendu le dernier soupir son . ne se contentait pas de peu: son intentiou était de tuer ces princes et de prendre possession de leurs Etats. étaient ordinairement des Espagnols.211. t. . Après . principauté de Ce- fort étendue du côté de l'Ouest. . procédant avec modération et pru- dence . fils Mo- hammed tadhid Silves . La pluMota. 123. est erronc'e indique celle qui se trouve chez .87 l)es. lui avait succédé. du soi-disant Hichâm si Motadhid . pendant le n'avait encore que peu d'extension vers princes alors en Sud . II .. il alla accompagné seulement de deux serviteurs. Ce dernier attaqué par les Sévillans.

y fut reçu avec la même de bienveillance. quelques cela était posIl personnages influents. il se fiait des autres. et gagner.88 ron . tiques être. jours et l'assura de fidèle. secrètes y réussirent aussi bien mieux peutencore plus car les Arabes Ronda étaient . manière joie la plus honorade celte Ibn-Nouh témoigna sa le à cause visite inattendue festoya avec une qu'il hospitalité serait toun'était somptueuse. il corrompit même le plu- sieurs officiers berbers. sans les avoir prévenus de son intention. s'aperçut fa- cilement que la population arabe brûlait du désir de et secouer le joug berber. mais . et ses pra. et que malgré sa perfidie envers tout à la bonne la foi monde il . lui Quand on songe à la haine que ces Berbers portaient. fut accueilli de lui . A Moron ble. et Ibn-abî-Corra . sans qu'Ibn-Nouh eût moin- dre soupçon de ces intrigues. Motadhid prenant la route de Ronda. que. Fort content des résultats de sa continua son voyage en Il visite . fait est qu'il ne manquait pas d'audace le . il pourrait compter sur son appui. son but était tout autre. si Il voulait sonder le terrain. dans l'occasion. Grâce aux pierres précieuses et à l'argent que portaient les deux serviteurs qui l'accompagnaient. sible. nouveau un vassal Mais Motadhid pas venu pour écouter des compliments ou recevoir des témoignages d'affection . on s'étonne se avec raison qu'il eût l'imprudence d'aller le mettre ainsi à leur merci. le seigneur Je Ronda .

seigneur. Au demi-heure environ lorsque Mota. Ayant obtenu basse . le répon- Ibn-abî-Corra en bout d'une conduisant à un sofa. dit- à son hôte mais n'interrompez pas pour cela vos conversations ni vos rasades. pour nous une bonne fortune attendre. se sentit gagner par le sommeil. un petit bientôt remis et je reviendrai alors somme m'aura reprendre ma place lui à table. j'ai — il Je me sens fatigué et . les Beni-abî-Corra étant. 89 impatients que ceux de Moron de s'affranchir de la do- mination berbère. . Eussions-nous donné tout l'or de . Peu s'en fallut . cependant qu'il ne payât fois . de sa fln vie son audacieuse entreprise. vous le homme est le démon en personne savez . envie de dormir. à laquelle nous étions loin de nous . ne nous eût servi de rien et voilà qu'il vient de . dit-il à voix que nous avons un gras bélier qui est venu C'est s'offrir spontanément au couteau. lui-même . — dit Faites comme vous voulez. pour avoir cet homcela me Cet ici.. le silence: là «Il me semble. le Une vers la d'un repas dans lequel il vin n'avait pas été épargné. dhid semblait dormir d'un profond sommeil cier berber pria les autres de un offi- l'écouter un moment puisqu'il avait quelque chose d'important à leur dire. l'Andalousie.. Motadhid donc à même d'ourdir une conspiration terrible qui éclaterait au premier signal. ... paraît. à ce qu'il plus des fut maîtres durs que les Beni-Nouh.

. Tous gardèrent regard. que nous avons assassiné notre hôte? celui qui oserait Que Dieu maudisse crime! » commettre un se tel Les Berbers paroles. C'était Moâdh ibn-abî-Corra . Moâdh avait fait vibrer dans cœurs une corde que chez les peuples l'on touche el l'arement en l'Afrique. homme trahir. et. et le silence mais on se consulta du comme l'idée d'assassiner celui qu'ils craiils gnaient et haïssaient tous. . nous disputera plus possession de ce pays . ne faisons pas cela! Cet . 90 tous . dignation . un parent du seigneur in- de Ronda. personne ne » . connaissaient tous ne souriait que trop à ces hom- mes endurcis dès mes . à demi. leur enfonce à toutes sortes de cri- leurs visages basanés n'exprimaient ni surprise ni répugnance. sentit son sang bouillir à l'idée d'une trahison aussi infâme. Les yeux enflammés d'une généreuse il se leva.. sentirent touchés par ces nobles En leur rappelant d'une manière aussi éner- gique les devoirs leurs de l'hospitalité. el quand il aura la cessé tic vivre . . mais d'un ton ferme. en venant a compté sur notre loyauté nous croit incapables de sa conduite prouve qu'il le el notre honneur diraient exige que nous justifions sa confiance. . Que nos frères des autres tribus s'ils apprenaient que nous avons violé les droits sacrés de l'hospitalité. vain de l'Asie de . Un seul . dont les voies tortueuses . plus loyal que les autres . prenant la parole: «Au ici nom du ciel.voix. 'dit-il .

prince . que chacun qu'il désire me des dicte son nom qu'il dise ce plus. Ils tueusement le mirent d'autant plus d'effuconscience n'était se sion dans leurs caresses.91 Cependant Moladhid. . Tous s'empressèrent d'obéir aux désirs du prince et ^ quand celui-ci fut retourné à Séville. Mais donnez-moi de l'encre de vous le du papier. jeunes filles. chose. ma quand j'y le serai de retour un serviteur qui vienne prendre présent que je lui destine. de l'argent. vêlements d'honneur. En indi- dicible angoisse sait. était parfaitement éveillé. épuisée ou à peu près. ou autre envoie dans . que leur pas tout à fait tranquille . l'embrassèrent et lui baisèrent respecfront. il me fau- dra bientôt retourner à Séville mais à la veille de je vous quitter. les servi- . je ne puis assez vous dire suis content de votre accueil. leur djt alors le . provision de petits malbeureusement portaient cadeaux que mes serviteurs. combien Je voudrais vous don- ner quelques faibles la marques de ma reconnaissance. l'effet qu'avaient pro- duit paroles de Moâdh il feignit les de s'éveiller et alla se remettre à table. d'envoyer leur — Mes amis . bien qu'il fît semblant de dorproie à une se mir . et des qu'il des esclaves. des chevaux. est et . Tous convives se levè- rent aussitôt. il avait entendu tout ce qui Rassuré maintenant les par . capitale. et qu'ils l'idée reprochaient en secret d'avoir eu un instant hôte dans l'autre monde.

qu'aux princi. disait-il. ils Après s'être désla babillés dans la première salle. les vieilles rancunes pa- raissaient étroite six . un bain . il y avait des cuves de marbre et des tuyaux disposés dans l'épaisseur des murs et partant d'une cliaudicre.. en étoiles fermés à verres De dislance . entrèrent dans seconde. oubliées à pour faire place et à une . 92 leurs des Berbers y accoururent en l'oule el rapportè- rent à Ronda des présents magnifiques. suite mais sous un pré- il retint le jeune Moâdb auprès de sa personne. Mota- dbid invita seigneurs de Honda et de Moron à un leur offrir. Il envoya aussi . une invitation et au Berber Ibn-Kbaz. qu'il voulait pour leur témoigner sa reconnaissance de leur bon accueil. Comme cela se elle voit encore aujourd'bui dans les pays musulmans. était bâtie en pierres. la véritable salle de bain. liaison une amitié intime la cordiale avait lorsque mois après les visite qu'il leur faite. et couron- née d'une par des coupole percée de trous dépolis. grand festin. roun le seigneur d'Arcos les trois à de Xérès et bientôt ils arrivèrent tous leur fit il Séville . Environ soixante Berbers que le se rendirent à l'édifice prince leur avait indiqué. (1035). de même . distance . revêtue de marbre. et Motadbid une réception magnifique leur offrit selon la coutu- me . . paux personnages de leur texte quelconque . Les meilleures relations semblaient donc exister entre Motadbid et les Berbers.

moururent tous suffoqués ^ le Cependant longtemps le jeune Moâdh . mais n'y firent pas grande attention d'abord. ils chaleur devenant de plus en la porte. faite mais j'ai entendu aussi les nobles paroles que lu as prononcées à cette blierai occasion. ils comme des maçons fussent à l'œuvre. I . voulurent ouvrir Qu'on les se figure leur effroi! La porte était Ils murée. . ne dormais pas au moment où cette proposition fut . et tes Tes parents amis méritaient de périr puisqu'ils Sache que ont eu un instant l'idée de m'assassiner.. toutefois. si je vis encore c'est à toi que : j'en suis redevable. tu n'as rien à craindre.. Savourant avec délices le bien-être que procure le bain. les si Berbers entendirent bien un bruit léger. que .. lui dit-il. la Au bout de quel- que temps. Tu peux choisir maintenant si tu con- 1) Un prince aghlabide avait fait mourir de la il même manière plusieurs de ses eunuques et de ses gardes dont rasser. p. lui Le prince voyait : pas à le dire . plus étouffante. une terreur profonde se peindre sur son visage — je Quant à toi. après avoir finit attendu retour de ses compagnons. et jamais je n'ou. et comme il. t. tous ventilateurs étaient bouchés . 127.95 y maintenaient un degré de chaleur trcs-élevé. voulait se débar- Voyez Ibn-Adhârî . par deà Mota- venir fort inquiet et se hasarda à demander dhid pourquoi n'hésita ils tardaient tant à rentrer.

. un trailement annuel de douze mille ducats. il lui confia un commandement dans son ar- mée ^ . Il. 17. . les affaires de l'Etat ïl réservait la sa vie. venir l'habiter. triste . — à Ilélas! seigneur. et aussi souvent qu'il consultait ses vizirs sur . place d'honneur pour celui qui avait sauvé Ayant déposé les têtes des seigneurs berbers dans 1) Voyez Abbad. reste donc à Séville. mais je t'y tu préfères de retourner à Ronda ferai reconduire après l'avoir comblé de présents. où il vécut dans une lui opulence princière. Puis. richesses. t. que Moâdh puisse Fais-y transporter mille pièces d'or trente jeunes filles et dix esclaves. continua-t-il en s'adressant de nouveau à Moâdh. reprit le prince. qu'un beau palais afln soit mis en ordre sur-le-champ. p. où tout me rappellerait le souvenir de ceux que perdus? bien. 94 sens à rester tes ici . lui répondit Moâdh d'un ton profondément comment pourrais-je retourner Ronda j'ai . — Eh lu n'auras pas à le plaindre de moi. Chaque jour Motadhid en- voyait des cadeaux d'un grand prix ou d'une rare élé- gance . dix chevaux.. Moâdh resta donc à Séville . je suis prêt à partager si avec toi tou- mes . lui dit-il . 1. 14. s'adressant à un de ses serviteurs: — Prends soin . — Je te donne d'ailleurs.

coûter le plus d'eiforts . : au moment où son pied glissa . tu es . se hâta de rendre cette plus forte encore qu'elle ne l'était il déjà. et se mirent à les massacrer avec une aveugle se fureur. où Abou-Naçr avait succédé blait devoir à son père. puis. envoya des d'Arcos . . car. il essayait de grimper à muraille et son cadavre alla rou- ler dans fut le précipice ^ prise joie Ce prince surtout Séville ville la de Ronda qui causa au Il de une indicible. il composa ces vers: Mieux nant le fortifiée que tu ne l'as jamais été. elles réussirent sans trop de peine. les alla inspecter . La prise de sem- Ronda. les travaux de fortification achevés. bâtie sur une montagne très-élevée cipices et passait elle était entourée de pré- pour inexpugnable. mainte! plus et les beau bijou de épées mon royaume de te ô Konda Les lances tranchantes mes braves j guerriers lia- m'ont procuré l'avantage de posséder à présent tes 1) Voyez la note C. et tressaillant d'aise . . Moladhid . Aidées par s'étaient population arabe par des y traîtres qui vendus à Moladhid. Mais les Ara- bes s'insurgèrent en masse contre les Berbers. Abou-Naçr lui-même tâcha inutilement de par la la sauver fuite . à la fin de ce volume.95 celle affreuse cassette dont il aimait tant à repaître ses regards. la de Ronda d'autres places. troupes prendre possession de 31oron et et de Xérès.

247. I . Ah . les Pour me tenir en haleine ne cesserai jamais de bataillons combattre. et les têtes de mes ennemis enfilées comme ' ! des perles servent de collier à la porte de mon palais 1) Abbad. . t. p. bataillons . J'ai passé au fil de l'épée .96 bitants m'appellent leur seigneur et ils seront vie pour moi le plus ferme appui. . . ! pourvu que celle ma soit assez lon- gue je saurai bien abréger je de mes sur ennemis. .

prit la Puis. . de noirs vinrent obséder et tourmenter son es- pressentiments prit soupçonneux. on eût dit qu'il avait des accès de Tantôt. Quand reçut nouvelle du . quand il ap- que. IV. par un élan d'indignation patriotique. enivré de joie ses succès . jurait et s'emportait contre tout le monde. tan- tôt . Qui lui répondait que ses propres sujets arabes ne se fussent pas concertés. qu'ils ? ne conspirassent son trône et sa vie relâche le Celte pensée le poursuivait sans jour et la nuit: délire. . toute population arabe de Ronda s'était levée comme un seul homme pour massacrer ses oppresseurs. l'âme troublée de crainte et remplie d'une noire 7 T. terrible sort il qui avait frappé les seigneurs berbers déchira ses habits en hurlant de douleur et de rage. pas contre avec l'Abbâdide . se aux transports d'une en il immodérée toujours Bâdîs était proie à la une anxiété croissante.VIL Pendant que Motadhid livrait . transporté de fureur. eux aussi. il criait.

mais alors. tainement vois des la . comme il n'entre- prenait rien sans consulter son vizir. . Chose élrange et de sinistre présage: laissait Bâdîs ne buvait plus . d'en que le vizir l'approuil Le juif le jugea . commandait donc de exterminer et il le fe- rait le vendredi prochain. Il fît promettre à Samuel garder . croyez-vous que les Arale bes des autres Etats oublieront malheur qui qu'ils a frap- pé leurs compatriotes ? croyez-vous resteront cer. 98 mélancolie . il mûrir en secret un projet Tant qu'il y aurait des Arabes dans ses Elals. que tout se passe selon vos souhaits supposons que vous réussissiez à exteret miner telle les Arabes. de ac- réfléchir tion. Cependant. . le juif Samuel il l'informa de son plan . pria tâcha et détourner prince d'attendre . vagues de mer brandir leurs cimeterres .. le le plan mauvais. je les vois déjà accourir tout furieux les je ennemis innombrables comme fondre sur vous. . de ces votre paroles tète Si sensées qu'elles effet n'eurent cependant de aucun lui sur Bâdîs. les la prudence. tranquillement dans leurs demeures? Non pas. telle «Supposons. qu'il était fermement décidé à l'exécuter vât ou non. horrible. et » . lorsqu'ils seraient tous réula nis dans mosquée.. il gardail un morne la silence el languissait comme un Il arbre frappé de foudre. pensait-iJ . mûrement aux conséquences d'une lui dit-il. au-dessus fussent. ne serait pas lui un moment en sûreté.. .. mais en ajoutant . ne comptons pas le péril d'une entreprise.

rendre se à la mosquée vendredi Ainsi . prochain avertis . les Arabes se il sur leurs gardes et au jour fixé n'y eut dans la mosquée que quelques hommes du menu échouer. car vous êtes en paix avec vos voisins à . devraient se réunir armés de toutes pièces sous le prétexte d'une revue.99 le secrel . les ordres nécessaires afln que louL fût prêt pour vendredi. il avoua en- . Arabes ne soient pas Voyant que vous aviez rassemblé vos troupes sans raison apparente ont . .» approuverez ma manière de Peut-être Bâdîs aurait-il encore refusé. ils auraient pu se soulever contre vous n'ont . dans son aveuglement. vriez plutôt rendre grâces à Dieu: devinant votre in- tention . mais de cacher au tinrent contraire. Le vizir le nia. et cependant de ils pas bougé. et donna le . après quoi les dit: «On allés s'explique aisément que à la mosquée. Bâdîs ébruité le fît peuple. laisser persuader . Furieux de voir son plan venir Samuel et lui reprocha d'avoir qu'il lui secret il avait confié. Considérez l'affaire sang-froid seigneur le temps viendra où vous voir. Au lieu de vous fâcher. Ce jour-ià les soldais . ils soupçonné naturellement que c'était eux que vous de- vous en vouliez. ne resta pas oisif: il envoya secrètement auprès des principaux Arabes . de se mais un chaikh berber ayant ap- prouvé les raisons que donnait Samuel. . toutefois. quelques conseillè- femmes qui rent les connaissaient et qui leur le de ne pas se . Samuel.

de Xérès et de Hon- da il qui étaient venus chercher un asile à Grenade. sur c^tle guerre fut mais tout porte les la à croire qu'elle sanglante . Calâyid . d'Arcos . le nom ils de berber » . anho. . aussi les combattirent-ils avec tant de vigueur. mort de leurs compatriotes les de l'autre les Arabes haïssaient les au- Grenadins plus encore qu'ils ne haïssaient Ils tres Berbers. p. 1. 16 . la page laJio €6. vivement les par lugiLirs . Les émigrés furent 1) p_ Ibn-Haiyân. qu'ils les forcèrent à se retirer. mais. propres troupes et des émigrés détails Nous ne possédons pas de . . 86 — 88. 80.. dans mon Introduction à la Chronique d'Ibn-Adhârî. 1 .1. de x^loron . p. II. regardaient comme vizir des infidè- des mécréants des ennemis de la religion mu- sulmane. A t. parce qu'ils avaient un juif. les . de venger . «Ton épée a sévi parmi un peuple qui n'a jamais cru qu'au judaïsme disaient . les . 210. les quand chantaient les victoires de Motadhid les Aux yeux des Sévillans une guerre contre Grenadins était donc une guerre sainte. 177 (arti- surIbn-Ammâr). résolut de le punir le perfide ennemi de sa race et envahit territoire sévillan à la tête de ses ^. bien qu'il se donne poètes sévillans '. 3) Abd-al-Avâhid cle p.100 fin qu'il avait eu torl K II ne songea donc plus à exsollicité lerminer ses sujets arabes. . il faut lire : wahadjara charâbaho alladhî là cabra 2) Abbad. car désir d'une part Berbers étaient enflammés du . Ibn-Kbâcân .

Le natlier de Calatrava était donc de- 1) Abbad. t. 249. ils une époque où la fa- mine ravageait l'Afrique.101 bien à plaindre alors. faim *. relever. Motadhid crut qu'il avait et qu'il était temps de comédie jouée jusqu'alors à l'exemple de son père. le seigneur d'Algéziras. Tout le monde était convaincu désormais que possible. p. de déclarer que le soi-disant Hichâm II était mort. t. maisSacaute. II . 207 . p.. . périrent presque tous de Ensuite Moladhid tourna ses armes contre le Hamle moudite Càsim plus faible . I. attendu 'qu'il ils aurait dû pourvoir le à leur subsistance. place ainsi . 23 r. à les retour au passé était ira- que cet le califat était tombé pour ne plus se égard l'expérience avait dissipé toutes illusions. les C'était parmi princes berbers . Moladhid ne leur permettant ne vou- pas de retourner à leurs lant demeures à et Bâdîs pas qu'ils restassent Grenade. Les raisons que son père avait eues pour ce se couvrir du nom de monarque n'existaient le plus. Repoussés par monde. per- mit d'aller vivre à Cordoue (IO08) Cette nouvelle conquête finir la achevée. p. II. seigneur de cette ne voulait tout le pas non à plus d'eux. Ils débarquèrent dans le voisinage de Ceuta. furent oblile gés de passer Détroit. 210. t. 2) Abbad. aussi lui fut-il bientôt forcé de demander grâce. Ibu-Khaldoun . . fol. Motadhid *.

dans son testament. Il se peut ni que cet peuple homme ni il . à ce sujet. ajouta-t-il. en sa qualité le de hâdjib ou premier ministre tailesân il accompagna cortège à pied et sans calife ^ Il communiqua l'Est . dit-on. à une attaque de paralysie. qu'il avait Tant la eu des guerres à soulenir. Puis il il pouvait dépouille le faire sans danger. comme quelques chroniqueurs surent. le que. . Naturellement personne n'y songea. l'ait fait tuer. quelque temps auparavant. aussi la mort du à à ses alliés de en les exhortant faire un nouveau Il choix. . mais maintenant qu'il était en paix avec tous ses voisins. car .102 venu un personnage parfaitemenl inutile. avait défendu de donner de la prudence lui publicité à cet événement. prétendit alors. qui ne . années . fit ensevelir la mortelle du la natlier de Calatrava avec tous et les honneurs dus à royauté. dans l'année 1059. le Nous n'oserions rien affirmer . aussi que Motadhid ennuyé de l'as- lui. jours est-il Toules que. il réunit principaux habitants de sa capitale pour leur annoncer que le calife Hichâm avait succombé . calife l'avait 1) C'est une sorte de voile qu'on porte sur la tête et sur les épaules. se montrait jamais au aux courtisans se peut fût mort depuis plusieurs . prince de Séville quand il le voulait savait en- velopper ses actes d'un mystère impénétrahle.

p. de blie M. l'ordre de Zahrâ. en refusant de soldats alors qu'il y avait un donner assez de livrer combat à ou une fo- place forte à assiéger. p. 1. avec le man. Un aventurier ambitieux C'était mentait son mécontentement. de son père. des objections. 2) 455 de l'Hégii-e.103 nommé émir moins . d'aller fît prendre à demi ruinée Ismâîl des difficultés . I .. dans l'année 1063 donna à Ismâî! son fils aîné et le général de son la ville . lorsque . avait làclié de faire naître dans se révolter cœur d'Ismâîl la pensée de contre son père et 1) Abbad. qui avait émigré de Malaga lors de la prise de cette ville par Bâdîs. passage d'Ibn-Haiyân que j'ai t. préparait un désappointement Déjà ses troupes avaient le territoire il fait plusieurs . 250. Cest le ainsi qn'il faut lire. La toutefois . Voulant à tout prix devenir n'importe où. *. t. dans Ahbad. Abou-Abdallàh Bizilyânî. tous ses efforts tendaient vers ce but tenant de l'ancienne destinée terrible. de toute l'Espagne tâchait de . 6 . le premier ministre cet intrigant n'importe de qui. p. . du qu'il le devenir il . 1. p. 256. II. de Gayangos. Il est certain . et voulait s'emparer main- capitale lui de la monarchie. armée. razzias sur 2. 66 (cet au- teur se trompe dans la date). . de son hu- meur tyrannique il l'accusait de l'exposer souvent à lui de graves périls. Abd-al-wâhid . se plaignait de sa dureté . Depuis quelque temps déjà Il il était mécontent . . . de Cordoue.

je te fais couper la tête! » Blessé dans sa fierté et le cœur rempli de il colère. il si Bâdîs venait au secours des Cordouans. reçut l'ordre de était telle marcher contre Zahrâ qu'il . Ismâîl se el celui-ci est met en marche lui . à Algéziras Il par exemple que trop il une bien principauté indépendante. lui de retourner auprès de attendu lui qu'il a encore quelque chose d'impor- tant à dire. s'écria-t-il. l'irritation d'Ismâîl fallait peu de chose pour la porter au comhle et lui malheureusement son père refusa de donner autant de troupes qu'il nouveau de mandait. Puis.. et peu s'en fait. pas de le comme était ne manquerait . appela son un lâche il l'accabla il de menaces vînt . n'avait réussi dans son projet: au moment où . Motadhid ne voulut rien enil tendre.. et d'une trentaine de ses gardes il retourne . fallut que des paroles n'en aux voies de aSi tu tardes à m'obéir. lui serait impossible d'attaet quer un Etat tel que Cordoue. que. A deux journées de Séville Ismâîl annonce donc à ses tre officiers qu'il il a reçu de enjoint son père une let- dans laquelle lui. 104 de fonder quelque part . dans son courroux . eux. accompagné de Bizilyânî à cheval . fils il s'emporta. faire puisqu'il leur allié il serait placé entre deux feux. en dele En vain Ismâîl lui représenta qu'avec il peu de soldats qu'il avait. mais consulte Bizilyânî persuade sans peine le que le moment venu d'exécuter projet souvent discuté entre .

la de l'autre côté du de Séville faible- fleuve. soins qu'il Cependant malgré le les avait pris pour empêcher que aux oreilles bruit de son . . îsmâîl citadelle il ment gardée. emmenant il mère et les autres fem- mes du sérail. entreprise ne parvînt de son père la celui-ci en fut informé par fils . prend roule d'Algéziras. accompagné de soldats il rendit auprès de lui. nouvelle de ce qui venait d'arriver les il fait couler à fond delle. points par des brigades de cava- envoya des exprès Ils aux gouverneurs de ses .en toute hâle à Séville. Motadhid n'y était pas sidait . désapproula vant sa coupable conduite. un cavalier de suite de son qui . lui conseilla de se réconcilier avec son père. Haççâdî qu'il lui accorda sa demande. arrivèrent à temps et Ismâîl trouva fermées les portes de tous les châteaux qui étaient sur sa route. et . de se la colline. forteresses. charmulets . il ré- dans le château trouve de Zâliir. Puis. mais en sti- pulant resterait ses au pied . trésors de son père sur des le et afin que personne ne puisse traverser à Zàhir la fleuve et porter . passa nage. ge les Dans la nuit s'en rend maître. barques sa la amarrées devant la cita- Puis . le Guadalquivir à fît A et l'instant les môme . se réunir Craignant alors de voir les châtelains il pour l'attaquer. était implora la protection de Haççâdî qui la gouverneur d'un château posé sur pointe d'une colline aux confins du district de Si- dona. Motadhid battre la cam- pagne sur tous lerie .

di- dans sa il lettre qu'Ismâîl se repentait de son échauf- fourée. Voyant que son plan avait qu'il complètement échoué. . Ismâîl l'apprit.106 lui offrit sa niédialion. pas attendre. fils. est bien résolu de lui ôter la vie. et suppliait le prince de lui pardonner. à force d'argent. où et le traita avec tous les égards dus à Il son rang sait s'empressa d'écrire à Motadhid. ville . et cette fois il Il espère trouver son père endor- mi. et la comme don il ne connaissait il que trop bien duplicité le de son père. ordonna que coupât la tête à Dizilyânî ainsi qu'à ses complices. ques esclaves . il les rassemble pendant nuit les arme. À A de coup Motadhid sa vue la la . les fait boire pour leur donner du courage. Ismâîl consentit à tout ce lui le proposait. Haççâdî il lui permit alors d'entrer dans château . ne vit plus qu'un piège dans par- qu'il avait obtenu. Elle était le prince déclarait qu'il pardonnait à son Ismâîl retourna donc à Séville. Dès lors son parti était pris. ses gardes la et quel. Ayant gagné. franchir lancés à mais des soldats le sa poursuite l'atteignent et ramènent prisonnier. se Mais tout soldats. et fa- escalade avec eux un endroit du palais qu'il croit cile à surprendre. . fit La réponse de Motadhid ne se rassurante. tous ses biens . Son père il lui laissa mais en et même temps l'on le fit étroite- ment garder . montre à la tête de ses préla les conspirateurs prennent Ismâîl réussit à cipitamment muraille fuite.

raconte un lègues dans la sanglante catastro- vizir sévillan. Le visage de Mola- dhid était terrible à voir. réellement aimé. des pieds à puis. car malgré la dureté de son âme . des nez . et en le saluant . de son regard la tète. il et. y eut des mains. scrutateur. ses complices . j'entrai avec mes col- salle du conseil. tua de ses propres mains. sévit aussi contre . qui avait attenté avait à sa vie. avait été bien coupable sans doute.107 An comble le de la fureur . sage Dans ce et prudent et sur le dans le conseil. Main- avait détruit de ses propres mains ses espé- rances les plus chères! cette «Le troisième jour après phe. rugissant com- . nous pûmes à peine balbutier quel- ques paroles. le tyran fut en proie à une som- à des remords déchirants. . ayant éloigné tous Il les témoins. nous tremblions de peur. mais beau se le avait il dire . qui lui enlevé ses trésors et jusqu'à ses femil mes. Le prince nous mesura. des pieds coupés des exécutions publiques et secrètes. son père le fit traîner au fond du palais. ses amis . il avait fils une ten- dre affection pour sa famille. vaillant intrépide champ de tenant bataille et le il avait vu l'appui de sa vieillesse prématurée il continuateur de son œuvre. ne pouvait oublier qu'il l'avait aimé. Sa colère apaisée. Ce fils qui révolté contre lui. se le répéter à tout inslant . . bre tristesse s'était . ses serviteurs Il et môme contre les femmes de son sérail.

se trouva brisée ce cœur en apparence invulnérable avait reçu une . sa tyrannie et c'était du prince de Ils Séville qu'ils at- tendaient leur délivrance. mais tyran pour tyran. même temps des troule fils commandées par Molamid. il songea il M mais insensiblement y et ce fut Malaga qui réveilla son ambition. s'écria-t-il . laissant en repos la république de Cordoue ne joyeuse autant qu'étonnée plus à ses vastes projets revint . Courbés depuis plusieurs années Bâdîs.. . 253 -259. ne s'occupait des aflaires qu'à de rares intervalles. de ce répit. cette volonté de fer. pré- féraient celui qui appartenait à la Ils même nation qu'eux. les sous le joug de Arabes de Malaga maudissaient chaque jour . blessure que le temps pourrait adoucir peu à peu toujours mais qui laisserait une profonde cicatrice. lui aussi. dans capitale et dans vingt-cinq forteresses pes . I. première fois peut-être cette sauvage éner. savaient bien qu'il était ils un tyran. jets par sa Bàdîs lui-même favorisa leurs pro- nonchalance. 108 me un silence ? lion: — Misérables. plongé dans une ivresil se presque continuelle. et s'entendirent donc avec Motadhid tramèrent une conspiration. pourquoi ce Vous vous réjouissez en secret de mon mal! heur . p. t. un soulèvela ment général sévillanes et irrésistible éclata . Pour le moment . car. Au en jour fixé . sortez d'ici la » Pour gie . de 1) AbhacL.

Le château de était forti- Malaga. Bien il sur le sommet d'une montagne. . du moins. le trahissaient et l'as- suraient que bientôt à ses les le château se rendrait spontanéautres soldats ils . Quant péril croyant aussi qu'aucun ne menaçait. ceux qui réussirent à se sauver ne durent leur salut qu'à te. . fut et une prompte fui- en moins d'une semaine. C'étaient de sages conseils . mais Motamid ne et les écouta pas. franchirent la frontière pour venir au sePris au dépourvu . cours des insurgés. pour- rait tenir longtemps et il était à craindre que Bâdîs ne profitât de cet intervalle pour venir au secours des était l'avis assiégés. ment. et de ne pas trop se aux Berbers qui ser- vaient en assez grand nombre dans son armée..10^ Motadhid . insouciance devint fatale à tout le le monde. toute la principauté au pouvoir du prince de où il Séville. ils des chefs de l'insurrection conseillèrent donc à Molamid de se tenir sur ses gar- presser le siège du château. faisaient mauvaise garde et se livraient aux Cette plaisirs. pas seul qui ne se fût et situé encore rendu. de lier des . le fié y avait une garnison de nègres. Indolent de sa nature nullement soupçonneux il se laissait fêter par la population qu'il avait charmée que trop par ses manières aimables . l'oreille à ses officiers berbers qui poussés par une secrète sympathie pour Bâdîs . et ne prêtait . furent passés au Iil les Berbers de l'épée . Tel. d'in- Les nègres du château ayant trouvé moyen . .

il tâchait de le consoler en lui rappe« lant ses anciens succès. oubliant fils lut retenu prisonnier à les re- mords que sés. . puis. de sa clémence . Molamid lui Il envoya y des poèmes remplis de fiatleries adroites.. tout ce qu'elles d'égorger à des soldats désar- més et pour en plupart retirant demi sur ivres. Que l'on . dont on parlera toujours aux en ont porté le les caravanes bruit dans contrées les plus loin- . se ligure la rage de la 31oladhid lorsqu'il apprit que par suite de avait Il coupable et négligence de son fils. livrer . eût Elles n'eu- eu le moindre soupçon de leur approche. qu'elles entrèrent laga sans que Motamid. faisait l'éloge de sa générosité. combat à c'était rent donc pas de avaient à faire la . Molamid leur mais toute la échappa se Ronda principauté fut forcée de se soumettre la de nouveau à domination de Bâdîs. sévillaiic . Que de victoires brillantes n'avez-vous pas remportées. les troupes de Grenade se mirent en Elles traversèrent les montagnes avec tant de dans Ma- vitesse et de précaution. il le meurtre de son le aîné lui avait caula voulut que second payât de sa tête faute qu'il avait commise.110 l'ormer Bâdîs qu'il lui serait facile de surprendre l'ar- mée roule. il perdu une armée une superbe principauté! commença par ordonner que Motamid Ronda. un instant auparavant. victoires siècles futurs les . disait-il. était Ignorant encore jusqu'à quel point son père irrité.

» Peu à peu . me plaît dorénavant.60. ne parlent que des vôtres. ermite de Ronda. me le sois jeté le dans la dévotion. I. II. dans cagote- non. p. je sens encore bouillir dans mes la veines sang fougueux de jeunesse. Motadhid se fils . Rien ne pourtant je suis la jeune encore. 51—54. G3— 65. laissa fléchir était .» cherchait . sont éteints. et pourtant je ne et suis pas ma- mes cheveux ont blanchi. t. ont perdu l'empire qu'elles avaient sur mon âme. «Mou âme tremble. permit donc à Molamid de avec lui tourner à Séville et se réconcilia ^ Mais principauté de Malaga était irrévocablement perdue désormais Bâdîs se tint trop sur ses gardes pour que 1) Abhail. coupe et la guitare n'ont filles. lade. Ce n'est pas la que je rie. plus d'attrait pour moi. t. en partie par Il les prières d'un pieux rela . . mais . à s'excuser en rejetant tout sur les perfides Berbers il peignait avec les plus vives couleurs la tristesse que lui causait sa disgrâce. et quand la les Arabes du Désert s'àssemblenl les au clair de ils lune pour se raconter exploils des Il preux. la seule chose qui me plairait aujourd'hui ce serait d'obtenir le votre pardon et de passer ma lance à travers corps de vos ennemis. nia voix et mes yeux La couleur a dis- paru de mes joues. 302. je jure.m laines . disait-il. les jeunes qu'elles soient agaçantes ou timides. en partie par les poèmes de son car il fort sensible aux beaux vers . p. 301.

On disait du moins qu'il . par le fer . toujours inexorable vengeance qui ne marchait qu'escorté de bourreaux. dominait complètement Bâdîs.. Au milieu de leurs maux était . Au reste il juif que de nom. Il Et en vérité. et afin que ce prince ne tentât pas de . disons-nous. les malheureux contre lui avaient eu l'insolence de se révolter que de celte manière désir il aura ôté aux mécontents de recommencer. qui était plongé dans une ivresse presque continuelle. aura châtié par qui et le le feu . mais aussi son fils Joseph avait succédé. un instruit. car à leur haine de l'oppression se joignait tant soit peu de fanatisme religieux — ils eurent la consolation. csl à présumer aussi que dans sa de et Grenade . pardonner à modestie faste haute di- gnité qu'il occupait. d'apjuifs à la prendre que l'influence des avait atteint son terme. se soustraire à son empire il l'avait entouré d'espions qui lui rap- portaient jusqu'à ses n'était moindres paroles. seulement se faire ne savait pas. par la fosse . était plus que roi. force de Il homme comme la habile et son père. ils eurent cependant la consolation — et c'en une. 112 Motadhid put tenlcr Il pour la seconde fois un le pareil roi coup de main. on n'aperle cevait aucune différence entre celui le costume du monaril que roi et du ministre. cour de Grenade Samuel lui avait cessé de C'était il vivre. et étalait le d'un prince quand il allait à cheval à côté de Bâdîs.

vant choisir son secrétaire parmi les croyants. pleines lunes et les lions de notre temps. .113 ne croyait pas plus à la religion de ses ancêtres qu'à une ble autre. exil. les Berbers. orageuse . Par et son sa fierté. va rapporter à les tous les Cinhédjites . de méprisés T. il l'a pris parmi les infidèles! Grâce à ce secrétaire. ces paroles d'un les liomme qui aime . se fit une parmi lesquels un faqui arabe. La jeunesse il de cet essayé homme plus tard avait d'obtenir à la cour lui un rang auquel il sa nais- sance semblait pas réussi : donner des droits. blessé Arabes. qui les plaint et qui croirait s'il manquer ' à ses devoirs religieux taires : ne leur donnait des conseils salu- Votre maître a commis une faute dont les malveillants se réjouissent: pou. sont devenus des grands seigneurs 8 . dans . Joseph les avait juifs. Il ne semMoïse . son orgueil. dévotion mais rempli de lui haine contre Joseph le composa contre et ses coreligionnaires poème virulent qu'on va lire: Va. et qu'il pas avoir les méprisait toutes. attaqué celle ouvertement il celle de mais quant à de Mahomet. mais avait Il n'y avait et la il Joseph frustré s'était ses jeté espérances alors l'avait envoyé en . mon messager. qu'ils étaient . les juifs . ses sentiments irréligieux peu de respect les pour la justice. premier rang. IV. et même et il Plusieurs forfaits lui furent foule d'ennemis imputés. déclara en public et il que ses dogmes étaient absurdes dicule plusieurs versets tourna en ri- du Coran. Aboutenait le avait été Ishâc d'Elvira . .

ont obtenu tout ce qu'ils pouvaient désirer . De quel droit quand ces gens-là dé- Comment pouvez-vous que le accor- der une si aveugle confiance à un scélérat et en faire votre ? ami intime dit Avez-vous donc oublié qu'il Tout-Puissant avec des scélévos ministres . Ah! pourquoi ple cet homme ne pas à leur égard l'exemet que lui . alors ne s'asseyeraient pas à nos côtés . 114 et maintenant leur orgueil et leur arrogance ne connaissent plus de limites. Et tout cela . bientôt elle tremblera alors nous périrons . . celui ! qui les a élevés si haut est un homme de notre suit-il religion . ils sont par- venus au comble des honneurs vil de sorte que le singe le plus ses serviteurs parmi ces mécréants compte aujourd'hui parmi et dévots une foule de pieux musulmans. . prenez donc pas ces hommes pour et mais abandonnez-les aux malédictions. .. ils Tout à coup et sans qu'ils s'en doutassent. ils mèneraient au milieu de nous une vie errante et en butte à notre dédain teraient pas à notre mépris .ont donné les princes bons dévots d'autrefois? . ce n'est pas à leurs propres efforts qu'ils le doivent. rend-il pas les plus vils des mortels ? Alors marchant par troupes . car toute contre tous ! la terre crie . alors ils ne trai- nos nobles avec hauteur ils nos saints avec arro. . gance . ces hom- mes de race impure et ils ne chevaucheraient pas côte à côte des grands seigneurs de la cour! O Bâdîs ! Vous êtes un homme d'une grande sagacité : et vos conjectures équivalent à la certitude comment se fait-il donc que vous ne voyiez pas le mal que font ces diables dont les cornes se montrent partout dans vos domaines? Comment pouvez-vous avoir de l'affection pour ces bâtards qui vous ont rendu odieux au genre humain? espérez-vous d'affermir votre pouvoir truisent ce que vous bâtissez? . Portez vos regards sur d'autres pays et vous ycr- . . dans l'Ecriture ne faut pas se lier rats ? Ne eux . Pourquoi ne les remet-il pas à leur place pourquoi ne les . non.

Ah .. eux aussi amassé des trésors immenses. croyez pas que ce serait une perfidie que de les la vraie perfidie. ce serait Ne non . fait construire qu'il des fontaines d'où coule l'eau la plus pure fait et pendant et nous notre attendre à sa porte . ne le voyez-vous pas? . . . tuent des bœufs et des moutons la sur nos marchés et vous mangez sans scrupule ! chair des animaux tués par eux hôtel d'incrustations Le chef de . hâtez- vous de c'est l'égorger de l'offrir en holocauste sacrifiez-le un bélier gras! N'épargnez pas davantage ont ses parents et ses alliés. mais eux. tuer Ils . traite les juifs comme des chiens et qu'on les tient Pourquoi vous seul en agiriez-vous au. 115 rez que partout on à l'écart. trement . Ils ils percevaient les contribu- faisaient bonne chère. de même j'ai que vos ancêtres primaient Arrivé à Grenade. vous ont . Dieu . vu que les juifs y régnaient. Prenez leur argent. il se ! moque de nous Si je disais de religion. . Ils dînaient palais. vous y avez plus de droit qu'eux. ils ces maudits. qu'il est aussi ! riche que vous . Ils avaient divisé entre eux la capitale et les provinces partout commandait un de tions. supplantés dans la faveur de votre maître . ô musulmans les laissez . au lieu que vos hardes 6 musulmans étaient vieilles et usées. ont rom- pu le pacte qu'ils avaient conclu avec nous qui donc oserait . ces singes a enrichi son de marbre il y a . mon et je dirais la vérité. quelle ! imprudence que de faisaient ils confier à des traîtres Les croyants un mauvais repas à un dirhem par somptueusement dans le tête. étaient magnifiquement vê. de les laisser régner. tus . vous faire? Leurs prières résonnent tout comme Ils les vôtres ne Tentendez-vous pas. vous qui êtes un prince chéri de vos peuples . quel ô malheur roi . et vous ne les en empêchez pas. vous qui êtes issu d'une illustre lignée de rois vous qui primez les vos contemporains leurs ? . Tous les secrets les d'Etat leur étaient connus.

qui accordait il une confiance illimitée mais produisit Ils parmi les Berbers une sensation profonde. comme les moins crédules et les moins aveu- glés par la passion leur demandaient quel intérêt Jo- seph pouvait avoir à trahir un ils prince qu'il gouver- nait complètement. jour Eappelez-vous aussi qu'un la vous devrez rendre le compte à l'Eternel de manière dont vous aurez traité la béatitude éternelle ! peuple qu'il a élu et qui jouira de Ce poème eut peu à Joseph d'effet sur Bâdis . aurait lorsque le livré périr Bâdîs et qu'il . Le fait est que les Berbers cherchaient un et prétexte pour juifs faire ils tomber Joseph enviaient pour piller les auxquels depuis longtemps ils leurs richesses. Croyant l'avoir trouvé enfin. et les chefs du complot répandirent le roi le hruit que Joseph s'était vendu à Motacim . d'Almérie. juif aurait fait répondaient que. Puis . Comment pour- rions-nous aspirer à nous distinguer l'obscurité et quand nous vivons dans que les juifs nous éblouissent par Téclat des . et vraiment que nous sommes des scélérats ! que ces hommes-là sont d'honnêtes gens ils Ne souffrez plus qu'ils nous traitent comme l'ont fait jusqu'à présent. est à peine hesoin de dire que tout cela n'était qu'une pure ca- lomnie. car vous nous répondrez de leur conduite. ses et Etats à Motacim qu'alors il il ferait aussi mourir ce dernier Il s'assiérait sur le trône. s'ameute- . grandeurs l'on dirait ? Comparés avec eux nous sommes méprisés et . avec lequel on était alors en guerre.116 vous blâmer si vous punissez des parjures? . . jurè- rent la perle du juif.

le où il se noircit il la figure afin de se rendre méconnaissable. Quelques détails nouveaux m'ont v. juif se assaillirent le palais royal où Joseph s'était . . IVe série. 210. mais . fut découvert . fol. t. reconnu tué et attaché sur une croix. asîat. p. 200 v. mon et mes Reété I. I. Pour échapper à leur aveugle fureur cacha dans un charhonnier. — 201 . fournis par Ibn-Bassâm t. — 220. . 292—305. 217 Introduction k la Chronique d'Ibn-Adhârî cherches. XVI. p.117 rent et réfugié. environ quatre mille victimes de leur personnes devinrent les haine fana- tique (30 décembre 1066) K 1) Voyez Journ. p. . t. 99 — 102. les Puis les Grenadins s'étant mis à massacrer juifs et à piller leurs autres demeures.

étaient du avaient ce et côté des chrétiens ils que leurs ennemis l'enthousiasme re- n'avaient plus. état de Tous avantages. en elfet. n^était guère plus tranquille que le Midi partout on se disputait . Viseu et Lamego (1037). était à derniers ne seraient les . enleva à Modhaffar de Badajoz le . Pendant un demi-siècle eu trop à faire chez les rois chrétiens avaient eux pour pouvoir se poser en les choses conquérants. de Léon. Caslille et de chanroi A cette époque Ferdinand I".VÏII Le reste de l'Espagne musulmane . mais vers l'année 105S gèrent de face. Aussi les conquêtes de Ferdinand furent raIl pides et brillantes. l'esprit martial ligieux. conquit sur gosse les forteresses au roi fit de Saraterri- sud du Duer(» une . avec acharnement les débris du califat le et cependant dont le on voyait grossir dans flot Nord un torrent les menaçait d'engloutir tous Etats musulmans de la Péninsule. se trouva enfin à même pas en de tourIl ner toutes ses forces contre prévoir que ces lui résister. les Sarrasins.

cf. Sil. lui avait donné. se rendit donc au camp chrétien . 91—93. 327. car. Compost. Chron. les soucis le Il de re- le travail vieilli . les excès et peut-être mords avaient ses traits avant l'âge 2. quoiqu'il contredit le . Trop faible pour repousser plus l'ennemi Manioun prit le parti le offrir sage : étant venu en personne à Ferdinand une immense il quantité d'or. c. Ferdinand vint brûler de Séville telle . dire à leur souverain que à s'il ne se hâtait de venir leur secours. ils seraient bientôt obligés de se .. se comme fait les. rois de Badajoz et de Saragosse l'avaient déjà K Ce fut alors le tour de Motadhid.. rendre. . et s'avança jusqu'à Alcala de Hénarès. n'est 1) 2) Mon. de auquel des cheveux blancs et un front et sillonné rides donnaient l'aspect im- posant vénérable d'un vieillard. offrit de beaux pré- sents à Ferdinand et le supplia d'épargner son royauni la fourberie ni me. d'argent et de pierres précieuses. p. comptât encore que quarante-sept ans l'ambition . déclara son vassal et son tributaire. et la faiblesse des Etats fût musulmans sans était que Motadhid le . Ferdinand ne semble avoir connu la cruauté de cet homme. Le inoiiie de Silos rappelle grandacoas. monarque plus puissant de l'Andalousie crut pru- dent de suivre l'exemple que Il Mamoun . bien qu'il ne .119 ble razzia dans les Etats de Maiiioun de Tolède . cette ville firent Les habitants de . les villages Dans l'année du territoire 1063.

. il envoya à Séville Ordoilo. par trois jours de jeûnes et qu'il daigne » nous révéler le . nécessaire me semble donc de demander à Dieu de prières . I. vierge et martyre la du temps de persécution romaine. les En conséquence chrétiens passèrent trois jours dans les jeûnes et 1) Comparez mes Reeherclies . évêqiie Alvitus évêque de capitale. 120 donc pas élonnanl que prières. à moins que . il fut de retour à la Léon . t. Ferdinand ramena son armée. mes frères . Les deux prélats avaient une double tâche à remplir : ils devaient régler rapporter à Léon le corps de la sainte et les l'afîaire du tribut ^ ftt Malheureuseles ment recherches que l'on pour découvrir « reliques de sainte Juste demeurèrent inutiles. les le roi de Caslille se laissât loucher par ses ter les grands et mais croyant devoir consul. corps de sainte Juste. et quand . . 112. p. évoques de son royaume il les convoqua pour leur demander quelles imposerait à Moladliid. conditions on L'assemblée décida que le roi de Séville serait tenu de payer et un tribut annuel lui de remettre à des ambassadeurs que Ferdinand le enverrait. le Vous com- voyez . et d'Astorga. . miséricorde divine ne nous vienne en aide nous retournerons trompés dans nos Il espérances de ce pénible voyage. dit alors la Alvitus à ses pagnons . Motadhid ayant accepté ces conditions. trésor caché que nous cherchons.

déjà altérée au moment où arriva à Séville. dans son inépuisable miséricorde. dans quel desêtes compagnons vous venus ici . il notre cœur.. dans a dai- gné ne point frustrer notre voyage de sa récompense. et . mais comme ville il n'entre pas dans la volonté divine que celte attristée soit par le départ de sainte Juste. î — Qui êtes-vous qui me donnez ces ordres lui ai-je demandé. cet évêque réunit de nouveau ses compagnons . qui a porté dans celte et ville mitre . m'a-t-il et autrefois j'ai été le répondu. m'a-t-il dit. épiscopale et qui . par ses œuvres sa parole fut l'ornement de l'Espagne entière. — Ayant parlé ainsi. mais m'élant été un le in- stant accablé de fatigue j'ai vaincu par som- meil. ce dont il la santé d'Alvitiis. et leur dit: «Nous de- vons. disparut. Alors un vieillard revêtu de l'habit épiscopal m'est apparu. de tirer d'ici membres de bienheureuse Juste. . Dans la matinée du quatrième jour. et J'aurais voulu. mais vous rapporterez dans votre patrie un don non moins précieux . sein toi et tes — Je sais. puisque. 121 les prières. la il est vrai. chef des prêtres de cette il Je suis Isidore. — Je suis le docteur de toute l'Espagne. et que Dieu. veiller assis prier toute cette nuit . il les compagnons partent les mains leur donne mon corps. Un ordre du les ciel nous défend. mes frères. ne veut pas non plus que vides. à savoir le corps du bienheureux la Isidore . souffrit beaucoup. mes bien-aimés rendre sa grâce à Dieu de tout miséricorde. ville.

et que lu ne l'imagines pas que t'abuse .. qui n'y croit pas est un païen. . ici. » justes. — lui la vision dispa- Alvitus se rendit ensuite palais de avec ses compagnons au . couronne des rut." Abbad. une maladie incurable . ici. le ne croyait qu'à deux choses. : . il enveloppait toutes les religions dans un et même dédain. Moladhid . et il daignât fois. l'astrologie et vin ^ 1) daient " 11 Dans un poème qu'il composa à Fheure ou les croyants se renaux mosquées pour y assister à la inière du matin il disait c'est un dogme religieux et celui faut boii-e au lever de Faube . la renouveler une deuxième une troisième encore . et. Elle se renouvela en elïet deux le l'ois à chaque reprise . la quittant ce corps mortel tu viendras à nous avec Cela dit . mon corps. . je priai Dieu pour que. les mêmes paroles et la troisième fois en me le montrant l'endroit où son corps frappant trois fois est enterré et en la d'une baguette qu'il tenait à lu trouveras main: afin — Ici. récit de i'évêque a dû produire sur 3Iotadbid singulière. si celte vision venait de lui. vieillard il m'adressa ajouta . 122 in'élant éveille. . 1. de la terre. une impression Sceptique et railleur . 246. raconta sa vision le et lui de- manda Le la permission d'emporler corps d'Isidore en remplacement de celui de sainte Juste. p. c'est un fantôme je qui lu reconnaîtras : que ce que dis est vrai à ce signe tiré aussitôt que mon corps aura été rete saisira. 1.

brocart jeta sur le sarcopbage une couverture de travail chargée d'arabesques d'un merveil- leux. ton tristesse . . pour ainsi dire. car au moment où l'évêque d'Astorga (son col- lègue Alvitus venait de mourir) s'apprêtait à quitter il Séville avec les restes d'Isidore. poussant de d'ici. si. gros soupirs: «Voilà que tu s'écria- te retires Isidore. parti piété qu'il en vrai renard qu'il la comprenait des pouvait tirer de il piété cbréliens dont il riait sous cape. homme vénérable! . . et. vint à la rencontre du cortège. se les laissait arracber qu'à son corps défendant les .. que me de resle-t-il donc faite! ici Toutefois êtes que la volonté Dieu soit Vous un bomme Irop vénérable pour que je puisse vous refuser quelque chose. sérieux imper- turbable et « quand Hélas je ! celui-ci eul conclu sa s'écria-t-il longue bade profonde rangue : d'un . aie. Ayant un tribut à d'altacber il payer. 123 11 écoula néaiiiiioins l'évéquc avec un .» le L'Arabe. d'un prix tout à son Aussi joua-t-il jusqu'au bout . . d'une rareté extraordinaires. Il comptait fai- re comme fait le débiteur qui . pressé de payer sa dette sait faire entrer dans le compte quelque antiquaille créancier et qu'il accepter à son comme un rôle objet fait d'une antiquité. si ? vous donne Isidore . Cbercbez le corps d'Isidore et emportez-le malgré que j'en était. calculait que s'il feignait un ne el- grand prix aux reliques. pourraient lui devenir fort utiles.

Kibeiro (jicas c Disscrtacors vlironolo' criticas. les Castillans eurent recours à une Ils ruse pour priver de ses défenseurs. En verlu de la la capitulation . Chron. régnait alors. 95 — 100). 1) Silos (c. où faible et indolent Abdalmélic-ModhafTar qui avait succédé à son père Abdalazîz en 1061. . sur la date de la prise de Coïmbre. mais voyant qu'elle élait dif- ficile à prendre la . Leur audace leur coûta 1) La relation de cette ambassade qui la se trouve teiiait dans hi chronique du moine de d'Alvitus. 89. les feignirent les ils de se retirer et alors poursuivre revêtus croyaient la victoire Valenciens sortirent pour . . . 317. p. . La capitale fut assiégée. 90. et le Mondego reçu- Ferdinand tourna . 87. ensuite ses armes contre le royaume de Valence . plus de cinq mille des défenseurs de place furent livrés au vainqueur. Ce n'était pas tout encore: tous le le les musulmans qui demeuraient entre rent l'ordre de quitter Duero pays le *. lu 1 ! sais pourtant quelle êlroile aniilié nous unit » L'année suivante (1064) fut exlrômenient fut désas- treuse pour les musulmans.124 l-il . de leurs babits de fête tant facile. des compagnons mêmes Voyez Mon. Coïmbre obligée de siège se rendre à Ferdinand après avoir soutenu un de six mois.318. Compl. Sil. c. les autres quittèrent leurs demeures n'em- portant avec eux que l'argent nécessaire à leur voyage.

123
cher.

Près' de Paterna

,

à gauche
ils

de

la

roule qui

mène

de Valence à Murcie,

furent assaillis à l'im-

proviste par les Caslillans.

La plupart furent massasalut

crés et leur

roi

ne dut son
la

qu'à la vitesse de

son cheval ^

La prise de

forteresse de Barbastro,

l'une des plus importantes dans le Nord-est, fut aussi

un affreux malheur.

Elle
,

tomha au pouvoir d'une

armée de Normands
Montreuil
,

commandée par Guillaume de
alors général

qui était

en chef des trou-

pes du pape, et qui, dans les
porte
le

romans de chevalerie,
Le
la

nom
fut

de Guillaume au Court nez.
terrible.

sort des

vaincus
s'étaient

Les

soldats

de

garnison
la

rendus après avoir stipulé qu'ils auraient
,

vie sauve

mais étant

sortis

de

la

ville

,

ils

furent

presque

tous massacrés.

Les habitants ne furent pas

mieux
ils

traités.

Eux

aussi avaient obtenu

Vamân

,

et

s'apprêtaient à
,

quitter la ville, lorsque Guillaume

de Montreuil
inquiétudes
rangs.
,

à qui leur grand

nombre

inspirait des

ordonna à ses

soldats

d'éclaircir

leurs

La boucherie ne cessa qu'après que
la

six raille

personnes eurent perdu

vie.

Puis on enjoignit à

tous ceux qui possédaient une maison de rentrer dans
la ville

avec leurs femmes et leurs enfants.

Ils

obéi-

rent
«

,

et alors les

Normands

divisèrent tout entre eux.

Chaque chevalier qui

recevait une maison pour son

1)
p.

Ibn-Bassâm
,

,

dernière feuille
p.

iln

man. de Gotha; Macearî,

1.

1,

111

et t.

II,

748, 749.

,

126
partage
,

dit

un auteur arabe de ce temps
les

,

recevait

en outre tout ce qu'il y avait dedans,
les enfants, l'argent etc.
,

femmes,

et

il

pouvait faire du maîaussi prenaitet
il

tre de la
il

maison tout ce
le

qu'il voulait;
lui

tout ce que

maître

montrait

,

le

forçait

par des tortures de tout genre à
tendait lui cacher. Parfois
le

lui livrer ce qu'il pré-

musulman

rendait l'âme

au milieu de ces tortures, ce qui

était réellement
il

un
à

bonheur pour
éprouver des

lui,

car

s'il

y

survivait,

avait

douleurs encore
,

plus grandes,

attendu

que

les

mécréants

par un
violer
les

raffinement

de cruauté
de

prenaient plaisir à

femmes

et les filles

leurs prisonniers devant les yeux

de ceux-ci.

Char-

gés de fers, ces infortunés
ces scènes horribles;
ils
»

étaient forcés d'assister à

versaient Lien des larmes et

leur

cœur

se brisait.

Heureusement pour

les

mu-

sulmans, Guillaume

et ses

compagnons ne tardèrent

pas à quitter l'Espagne pour aller jouir dans leur patrie des
Il

immenses richesses

qu'ils

avaient «acquises.
fai-

ne resta donc à Barbastro qu'une garnison assez

ble, et Moctadir de Saragosse, qui avait reçu de Mo-

ladbid un renfort de cinq
celte circonstance

cents cavaliers, profita de
la ville

pour reprendre

dans

le

prin-

temps de l'année suivante (1065) ^
Cependant

Ferdinand
,

continuait

ses

efforts

pour

s'emparer de Valence

et

quoique

le

roi de cette ville

1)

Voyez mes Recherches^

t.

Il, p. 355

— 374.

127
eût

reçu des renforts de son beau-père
,

,

Manioun de
fort

Tolède
reuse,

il

se

trouvait dans

une

position

dangele

lorsque

Ferdinand

tomba malade, ce qui
Abdalmélic
,

contraignit à
fois,

retourner à Léon.

toute-

n'eut guère lieu de s'en féliciter, car en novemil

bre

fut

détrôné

et

enfermé dans
,

la

forteresse de
le

Cuenca par son beau-père

qui incorpora

royaume

de Valence dans ses Etats K
Bientôt après,
la

mort

vint délivrer les

musulmans

de leur plus terrible adversaire.
piété et la pureté de ses
le

Par sa bravoure, sa
avait été

mœurs, Ferdinand
belle et sainte

modèle des rois: une mort

couronna

dignement une
le

vie belle et sainle aussi.
il

Arrivé à Léon

samedi 24 décembre,

s'empressa d'aller prier dans
à

l'église qu'il

avait dédiée

saint Isidore,

convaincu

que

le

moment

approchait où

son corps y reposerait

pour toujours.

Ensuite

il

prit quelques heures de rela

pos dans son palais, mais

nuit

il

retourna à

l'égli-

se, où les prêtres célébraient par des chants solennels
la

fête

de

la

nativité

du Seigneur

,

et

quand

ils

en-

tonnèrent, selon la liturgie de Tolède encore en usage
alors
,

le
il

dernier

nocturne

des

matines

,

VAdvcnit
lever de

nobis,

mêla sa voie
il

affaiblie à la leur.
la

Au

l'aube,

les

pria
il

de dire
fit

messe,

et,
lit

ayant reçu
,

l'eucharistie,

se

reconduire à son

marchant

1)

Voyez

les textes

que

j'ai

imblics dans

mes Eechcrehes,

t.

II,

LI

— LIY.

128
péniblement appuyé sur
les

serviteurs de sa maison.
,

Le lendemain dans

la

matinée

il

se
,

fit

revêtir de ses
il

habits royaux et reporter à l'ég4ise

s'agenouilla

devant l'autel, et, déposant

le

manteau

royal et
toi

la

couronne,
la

il

dit

d'une voix encore claire: «A
le

sont

puissance et

règne. Seigneur!

Tu

es le roi des

rois; à toi

sont les royaumes du ciel et de la terre.

Je te rends donc celui que tu m'as donné et que j'ai

gouverné tant

qu'il

a plu

à la divine volonté.
ta

Je te

prie seulement de recevoir dans

miséricorde
»

mon
pros-

âme arrachée au
terné sur les

gouffre de ce monde.
il

Puis
le

,

dalles,

implora en pleurant
de

pardon

de

ses péchés,

reçut l'extrême onction
le
,

la

main
tête

d'un évêque, et,
couverte de

corps revêtu d'un
il

cilice, la
,

cendre

attendit

la

mort

le

regard

plein de foi et de résignation.

Le lendemain, mardi,

à l'heure de sexte,
tôt
il

il

rendit son

âme

à Dieu,

ou plucal-

s'endormit

,

tant son visage était

demeuré

me

et souriant

^
,

Une autre mort
d'assez

moins sainte à coup sur
:

,

suivit
le

près celle-là

Motadhid de Séville expira

samedi 28 février de l'année 1069.
ravant
et
il

Deux ans aupa,

avait incorporé

Carmona dans son royaume
s'était

un peu

plus tard

il

souillé

d'un

nouveau

meurtre, en poignardant de sa propre main un patri-

1)

Mon.

Sil.

,

c.

105, lOG.

129
tien
(le

Séville

,

Abou-Hafç Hauzanî

'.

Au

resle son

espritj dans les dernières années de sa vie, était ob-

sédé par de noirs pressentiments.

Il

ne redoutait pas
Castillans
le

de voir succomber sous
trône qu'il
sons,

les

attaques des de

avait fondé à force
la

ruses,

de

tralii-

de perfidies;

prédiction
parlé et qui

de ses
disait

astrologues

dont nous avons déjà
nastie
la

que sa dynés hors de

serait renversée
,

par des

hommes
que

Péninsule

donnait à ses craintes une autre direcil

tion.

Longtemps

avait

pensé

ces

étrangers

étaient les Berbers qui demeuraient dans son voisina-

ge

;

mais à présent

qu'il les avait

exterminés et qu'il
astres
,

croyait déjà avoir vaincu l'arrêt des

il

com-

mençait à soupçonner
côté

qu'il s'était

trompé.
,

De

l'autre

du Détroit une nuée de barbares

qu'une espèce

de prophète avait arrachés à leurs déserts, marchaient
à la conquête

de l'Afrique

avec

la

rapidité

et

Ten-

Ihousiasme des premiers musulmans.
taires
,

Dans ces sec,

qui se

donnaient

le

nom d'Almoravides

Mo-

tadhid voyait les conquérants futurs de l'Espagne, et

aucun raisonnement ne pouvait dissiper
qu'ils lui inspiraient.

les

craintes
relisait

Un jour

qu'il lisait et
le

une

lettre qu'il avait

reçue de Sacaute,

prince de

Ceuta, et qui portait que l'avant-garde des Almoravi-

1)

Ahhad.,

t.

II,

p.

216, 219, 220.

T. IV.

130
des venait d'élallir son
roc
,

camp dans

la

plaine de Mase peut-il,
?

un de
,

SCS vizirs s'écria:

«Commenl
que

seigneur

que cette nouvelle vous cause des soucis
c'est
,

Ah, vraiment,
la belle,

une

belle résidence

cette

pau-

vre plaine de Maroc

surtout quand on la compare à
!

à la magnilique Séville

Qu'est-ce que cela

?

vous

fait

que ces barbares soient arrivés
il

Entre

eux

et

nous

y a des déserts, de nombreuses armées

et les

ondes de l'océan,
ils

Je suis convaincu qu'un
répondit Motadhid

jour

arriveront
le

ici

,

lui

d'une
Ecris

voix sombre; lu

verras peut-être toi-même.

sur-le-champ
de
fortifier

au gouverneur d'Algéziras, ordonne-lui

Gibraltar encore davantage, dis-lui qu'il se
la

tienne sur ses gardes et qu'il épie avec

plus gran»

de attention tout ce qui se passe au delà du Détroit.
Puis, promenant ses regards sur ses
savoir
,

fils:

«

Puissé-je
le
?

dit-il

,

qui de nous sera frappé
!

par

mal-

heur qui nous menace

Sera-ce vous ou moi

— Que

Dieu vous épargne à mes dépens, mon père, s'écria
alors

Motamid

,

et qu'il
,

m'envoie

tous

les
!

malheurs,
^

quels qu'ils soient

qu'il

vous destinait
,

»

Cinq jours avant sa mort
tain

éprouvant déjà un cerpesanteur
de
corps
,

malaise
,

,

une certaine
fit

et

d'esprit

Motadhid

venir un de ses chanteurs

un

1)

Abbad.,

t.

I,

p.

251, 252; Abd-al-Avâhitl

,

p. 70.

131
Sicilien
et lui

,

enjoignit

de chanter n'importe quoi.

Il était résolu à

regarder
le

comme un

présage

les pa-

roles de l'air

que

chanteur choisirait.

Or, celui-ci
suaves et
,

se mit à
tristes

chanter un de ces
la

airs à la fois
si

dont

littérature

arabe est

riche

et

qui

commençait

ainsi:

Jouissons de
bientôt!

la

vie
le

,

car

nous

savons

qu'elle

sera finie

Mêle donc
et

vin à l'eau des nuages, ô

ma

bien-

aimée,

donne-le-nous!

Il

chanta cinq vers de cette chanson, de sorte que
,

par une coïncidence singulière
avérée,
le

mais qui paraît bien
à celui

nombre des vers répondait justement

des jours que Motadhid vivrait encore.

Deux jours après
paternel

,

le

jeudi 26 février

,

son amour
,


,

car nous
avait

avons déjà dit que

malgré sa
alfection

cruauté

il

réellement

une

profonde

pour ses enfants
douloureuse par
la

reçut une atteinte extrêmement
fille

la

mort d'une
il

qu'il adorait.

Dans

soirée

du vendredi,
de

assista à ses funérailles, le
;

cœur
vée
,

gonflé
il

tristesse

mais
violent

la

cérémonie
tête.

ache-

se plaignit

d'un

mal de

Son
le

médecin
suffoquer.

venu

,

il

eut une

hémorragie qui
le

faillit

Le médecin voulut

saigner

;

mais Mo-

tadhid, en patient peu soumis qu'il était, lui ordonna
d'attendre jusqu'au lendemain.
C'est ce

qui

hâta sa

mort, car
mença.

le

lendemain, samedi, l'hémorragie recom-

Elle fut encore plus violente

que

la

première

9*

132
fois, et,

ayant perdu l'usage de
dernier soupir

la

parole, Motadhid

rendit

le
fils

^
faire con-

Son

Motamid, que nous lâcherons de

naître, lui succéda.

1)

Abbad.,

t.

II,

p.

Cl, G2.

IX.

Né en 1040, Motauiid
seulement
,

,

ùgc de onze ou douze ans

avait été

nommé
,

par
de

son père

au gouil

vernement de Huelva
avait
ves.

et, peu

temps après,

commandé l'armée
qui

sévillane
qu'il

qui assiégeait
fit

Sil-

Ce fut à cette occasion
ne

la

connaissance

d'un aventurier
plus que lui
et

comptait

que

neuf ans de

qui était appelé à jouer un rôle con-

sidérable dans sa destinée.
11

s'appelait

Ibn-Ammâr.
,

Né dans un hameau aux
,

environs de Silvcs
et obscurs
,

de parents arabes

mais pauvres
les

il

avait

commencé par
Cordoue
afin
;

étudier
il

belles

lettres à

Silvcs et à
,

puis

s'était

mis à

parcourir l'Espagne

de gagner

le

pain du jour

en composant des panégyriques
étaient

pour tous
car
,

ceux qui
que
les

en

état

de

les

payer

;

tandis
s'ils

poètes en

renom auraient cru déroger,
poèmes
vizirs,

eussent

composé des
princes

pour
ce

d'autres

que

pour

des
in-

ou
et

des

pauvre jeune

homme
des

connu
et
la

mal babillé, qui excitait

l'bilarilé

uns

pitié des autres

par sa longue pelisse et sa pe-

134
titc

calolle

,

s'estimait
lui

heureux

si

quelque
sa

parvenu
tahle en

enrichi daignait

jeter les miettes de

échange de ses vers, qui pourtant avaient du mérite.

Un

jour

il

arriva à Silves dans un

moment de gêne
comses

excessive, n'ayant que son mulet et ne sachant

ment

faire

pour nourrir ce

fidèle

compagnon de
d'un

misères.
fort

Heureusement

il

se

souvint
s'il

homme
d'un

à

même

de

le

seconder,

le

voulait,

riche négociant de la ville, qui, à défaut de connais-

sances

littéraires

,

avait

du moins

assez
sa

de

vanité

pour goûter

une ode composée à
,

louange.
et lui

Le
fit

pauvre poète en écrivit une
connaître sa détresse.
le

la lui

envoya

Flatté dans son amour-propre,

négociant

lui

fit

parvenir un sac d'orge.
,

En

re-

cevant ce présent assez chétif
Lien que le
aussi bien

Ibn-Ammâr
pu
lui
il

se disait

marchand

aurait

envoyer
n'en

tout

un sac de froment; mais
joyeux
,

fut pas
la suite

moins
il

fort

et

nous verrons que dans

sut

se

montrer reconnaissant envers son

bienfai-

teur.

Le

talent

poétique
et
11

d'Ibn-Ammâr ne tarda pas à
l'honneur
d'être présenté à
,

être connu

lui lui les

valut
plut

Motamid.

extrêmement
les plaisirs,

et

comme

ils

aimaient tous
toute
sorte

deux

les

aventures de
,

et

surtout
bientôt

les

beaux
eux.

vers

une amitié
dès que

intime

s'établit

entre

Aussi,
été

Silves eut été pris et que

Motamid en eut

nommé
pour

gouverneur,

il

s'empressa de créer un

viziral

. moins jeune. ce séjour enchan^ monde était poète alors le et que l'on encore aujourd'hui paradis du Portugal ne s'effacèrent jamais du souvenir de Motamid. IbnBaasàm. p. Abd-al-wâhid . le II 2) fol. ironie. sans lui lui apporté des jouissances durables Pour et il c'était le temps de l'amitié enthousiaste. les déceptions et l'indigence. entendant moëzzin an- 1) t. 364. . Âbhad. il il ne pouvait se défendre d'une certaine était déjà sceptique sur bien des les points. "9-81 . 88. . dès matin de cruelles était luttes. Voyez le poème de Motamid sur Silves que nous traduirons plus loin. 135 son ami vince ^. 98 les V. Dans campagnes de Silves. II. son imagination moins fraîche. arrière-pensée avec . lorsque Motamid. chaque paysan avait talent d''improviscr 3) voyez Cazwînî. donnait toute la ce sentiment de son sans âge.. moins riante.. . la Un jour de vendredi deux amis se rendaient à le mosquée. ques vives fantaisies s'étaient bien emparées de son imagination avoir . Son quel- cœur ne s'était pas encore ouvert à l'amour . cl lui abandonna lo gouvernement de la pro- Les beaux jours passés à Silves teur où tout appelle le .. presiiue t. à s'aban. t. longue pas été Quant à Ibn-Ammâr le n'ayant élevé et comme prince au sein de l'opulence. les contraire. p. le dé- couragement. ayant connu au la vie.. . du luxe le du bonheur. II. mais elles s'étaient évanouies ^. p.

Pourvu toutefois . porte témoignage à la vérité — dit . .136 noncer l'heure de priant la prière . car ce récit repose sur les plus respectables en ce cas .. mais qu'on s'explique quand on songe connaître les inâr doutait qu'il avait appris de bonne heure à : hommes et à se méfier d'eux . continua . l'avait les plus encore que de coutume . d'Ibn-Ammâr eux-mêmes. . Motamid choyé autres avait invité Ibn-Ammâr à un souper. . faisant . qui ne pouvait chasser les sombres pressentiments esprit . et quand 1) Abbad. avait que portait le jeune prince. 384. Qu'il soit puisqu'il . mainlefois les venaient . beau faire. Un soir dit-on Il . t. I. On raconte à ce sujet une aventure sin- gulière et bizarre à coup sûr . improvisa ce vers . Ibn-Amsi illiil même il de l'amitié lui si tendre et mitée pourtant. le pi*ince . mais qui néanmoins les semble vraie. en Ibn-Ammâr et la d'y ajouter un second sur le même mèlre même rime : — Voici moëzzin — En nombreux péchés — heureux le le qui annonce l'heure de la prière espère que Dieu lui . obséder il son le surtout pendant festins car avait vin triste. il pardonnera ses répliqua Ibn-Amraâr. qu'il croie dans son cœur ce qu'il avec sa langue répliqua en souriant le vizir ^ cependant Chose étrange . témoignages et ceux de Motamid . p.

les sous cette natte ?« tous s'écria Molamid fouiller. arriva dans Celui-ci portique où Ibn-Ammâr se tenait caché. son tour et ne trouvant pas son ami à ses côtés d'alarme qui fît poussa un cri accourir tous ses serviteurs. et. . serviteurs y courant pour la Ibn-Am- . Ibn-Ammâr s'éveilla en sursaut . à fureter le palais en tous sens. mais dit : à }Deine endormi entendit une voix cfui lui «Malheureux. Mo- lui-même si dirigeait les recherches. natte . mais idées tâchant qu'il de chasser de son cerveau ces noires altri- buait aux fumées du vin il . On se mit à tamid fouiller . . il te tuera un jour!» Saisi de frayeur. il se leva sans faire de bruit. entendit la paroles pour la pour troisième fois. et convaincu que c'était un avertissement surnaturel. s'étanl enveloppé le corps d'une . il Voulant examiner le la porte avait été ouverte. Qu'est-ce qui remue et. ?j'y tenant plus alors. se trahit par un mouvement involontaire.157 convives se relirèrenl lil. . il parvint ces enfin à se rensinistres dormir. au regards du prince « moment sur la même donc où les il s'arrêtaient natte dont s'était enveloppé. Cependant seconde . s'embarquer pour Cependant Motamid . que les portes du palais s'ouvriraient et car il voulait l'Afri- gagner un port de mer que. il le conjura de resler et de partager son Le il vizir céda à ses instances. il alla se blottir dans un coin du portique résolu à s'évader aussitôt . s'étant éveillé à .

« Motamid ne . qu'as-tu donc pour agir ainsi?» toujours . eifet fin . 113 r. proie à le un violent demeura longtemps sans y réussir. je serais jamais en état de te tuer toi . n'ayant pour tout vêlement qu'un caleçon de tous ses qu'il osât tremblant sans fondit membres . l'entraîna s'écria-t-il. II. 138 mal' se montra dans le plus pileux élat ilu . réussit . toi mon âme . tout. et la peur . monde .) Tavait . Motamid en pleurs. voyant que son ami tremblait il doucement dans sa cbambre lui le . pres paroles cVIbn-Ammar. Puis. En paroxysme nerveux partagé entre . 82) raconte cette aventure avec les profol. pleurait S'étant calmé il avoua sion. 81. et v. Ibu-Bassàm (t. ma vie ? Mais ce serait commettre . et rougissant de bonté lever les yeux.. fit que rire de sa confes- Cher ami dit-il en lui serrant affectueusevin . ji>urs et lui de nuits s'élant écoulés dans ce l'inlcrvalle il arriva que nous raconterons plus tard ^ » 1) Abd-al-wâhid (p. «0 Abou-Becr. les vapeurs du le t'ont offusqué le cerveau et tu as eu tu donc que cauchemar voilà tout.» «Ibn-Ammâr. ment la main. essaya en la d'oublier cette aventure y mais à nombre de . où il làcba de tirer de Il secret de son étrange conduite. un suicide ! Et maintenant tâche d'oublier ces vi- lains rêves et n'en parlons plus. Ibn-Ammâr enfin . dit un historien et arabe. A sa vue. ridicule et de sa riait position à la fois. Crois.

Emerveillé d'entendre une plus jeune . une jeune fille du peuple qui se trou- dans leur voisinage. celte brillante et . en effet. ils étaient à Séville.. que l'eau se fût congelée. Mais Ibn-Ammâr ne trouvant pas instantanément une réplique vait . Voye^ aussi Abhad.n la tenaient de Motamid. délicieuse ca- Souvent . se livraient aux plaisirs de toute sorte qu'offrait pitale. la donna ainsi: un jour de combat. . . la C'est que Mo- tamid rencontra pour destinée à devenir la première celle qui était vie. de Sevillc. II. ils allaient sous . un sur et déguisement les quelconque à la Prairie d'argent . 120. arriva que brise effleura l'eau de la rivière .159 Quand les deux amis n'étaient pas où ils à Silves . hommes fois femmes. fort la . <p. et que Motamid improvisa ce vers après : avoir prié Ibn-Ammâr La d'y ajouter un second brise a converti Teau en cuirasse . t... pourvu Cuirasse magnifique. Il Motamid sa avec fut frappé de beauté appelant entendu raconter à plusieurs vizirs . renommé regarda et pendant pour ce attention. compagne de ami dans sa la Se pro- menant un il soir avec son la Prairie d'argent. Lords du ve- Guadalquivir où le peuple. p. là nait chercher ses divertissements. fille improviser ce- promptement qu'Ibn-Ammâr talent .

152. vers lequel se hâta de retourner. il lui ordonna de conduire l'improvisalrice il palais. les bons mots .220. p. comparez p.. comparait parfois à Wallàda. suis mule- — — — d'un Dites-moi . et 61. 151.. voyez II. pas inférieure pour la conver- spirituelle . Saplio de ce comparaison juste sous certains rapports. Nous avons cru devoir il donner par anticipation. N'ayant pas reçu une éducation soignée. il demanda qui Je elle était quel était son état. m'appelle Romaiquia car je suis esclave de je quant à ma profession. mais auparavant Ahhad. répondit-elle .. p. la pour lui plaire. acheter de votre maître et vous épouser Pendant toute sa vie . mon prince. 225. t. Ce ne fut qu -après le lui son mariage que le jeune prince la prit le titre de Motamid. me nomme et Ilimâd ordinaire- ment on Roniaic . en portait d^autrcs. Tant mieux alors . p. les heureuses . 69. . . cf. — lière. II. Quand lui la jeune fille sa présence. 140 aussilol un eunuque qui le suivait à quelque dislanà son ce . de Cortemps-là. êtes-vous mariée ? Non. Celte doue .. et naïves saillies les répliques vives et ingénieuses et 1) Abhad. formé de même racine que le mot Itimâd. Motamid Elle avait aima Romaiquia tout amour On la inaltérable. mais sation elle ne lui était . ne l'était pas sous d'autres. Ro- maiquia ne pouvait rivaliser avec Wallàda en savoir. car je vais vous '. t. fut arrivée en et .

. 234. car une . p.. tu auras ta neige et ici chaque hiver. c'est joli neige . je t'en réponds. que tu es un barbare un tyran la . — donc Ce que j'ai? lui répondit-elle en sanglotant. un monstre ! Vois comme comme c'est s'attachent loi. et ingrat que tu es. par ses grâces et naturelles et presque enfantines rie son enjouement son espièglele ^ Ses caprices et ses fantaisies faisaient et le désespoir de son bon- heur époux fois . .. faire re- Un jour au mois de février fenêtre elle regarda de l'embrasure d'une de du . mais tu n'as eu pays où il de m'emmener dans quelque la . mon bien sil- répondit prince en essuyant larmes qui lonnaient ses joues. j'ai . 1) Voyez Abbad.. obligé de les saqu'elle s'était l'y tisfaire à tout prix la . II. comme des c'est beau magnifique. tombe toujours de neige ! — lui Ne le désespère pas ainsi le ma les vie . même. ma chère amie? lui demanda son mari. — Qu'as-tu donc. tête rien ne pouvait . lu ne songes pas seulement à ja- me procurer ce superbe spectacle l'idée chaque hiver. palais à Cordoue rare tomber des flocoiïs il neige spectacle assez dans ce pays où à n'y a presque pas d'hiver. t. comme ces moelleux flocons gentiment aux branches arbres . mis une idée dans noncer. Tout coup elle se mit à pleurer. . 141 la surpassait peul-êlre .

Tout cela \) El Conde Lucanor . Sierra de Cordoue afin que les Llanclies fleurs de ces beaux arbres . au bord de le la rivière Je voudrais comme elles pétrir limon de mes pieds nus. lui dit-elle. la Son mari : lui ayant demandé cause de son chagrin — que dans de Ahl je suis bien malheureuse. de gingembre et de parfumeries de . loi mais. Et à l'instant et même . sultane. . là-bas .142 Et la il ordonna de planter des amandiers sur toute . répondit le prince en souriant. 14. la . c. je ne le puis pas! lui — palais Si tu le pourras. il descendit dans la cour du y fît apporter une énorme quantité de su- cre . hélas! condamnée par à être riche et fait. verte de ces ingrédients il les si fit mouiller d'eau rose et pétrir à bras. qui fleurissent dès que les gelées les flo- sont passées remplaçassent pour Romaiquia cons de neige qu'elle avait tant admirés ^ Une autre fois elle vit des femmes du peuple qui le pétrissaient de leurs pieds nus lait faire limon dont on vou- des briques. bien qu'ils fait : formèrent une espèce de limon. deet libre puis le jour où m'arrachant à je vie joyeuse menais dans triste palais ! ma masure et tu m'as enfermée ce chargée des ces lourdes chaînes l'étiquette Regarde donc ! femmes . de cannelle . toute espèce puis la cour étant entièrement couprécieux force de . et se mit à pleurer.

la considéraient version comme plus grand obstacle à la con- de son mari sans cesse entraîné par elle disaient-ils. ayant demandé une chose que : le prince ne pouvait lui accorder — la Ah! je suis bien la à plaindre. C'était là une fantaisie bien dispendieuse . dans ce limon aromatique. et. en imputaient à elle. Dé. Un jour. p. ? — Pas même le jour du limon lui demanda Mo- tamid d'une voix douce et tendre. Force nous est d'ajouter que religion ne prononçaient jamais le ministres de la nom de celle séIls millante sultane qu'avec le .. avec une gaîlé folâtre. dit le prince à Romaiquia. Romaiquia rougit et n'insista pas davantage les '. aussi Motamid savait-il la rappeler au besoin à sa capri- cieuse épouse dont les désirs ne connaissaient pas de bornes. . 153. Romaiquia 1) Abbad. une sainte horreur. toutes se mirent à plonger leurs pieds. et ils les mosquées étaient désertes la faute le ven- dredi . n. La sultane y s'étanl déchaussée de même que ses suivantes. t. . cidément je suis plus malheureuse des femmes car je prends Dieu à témoin que jamais tu n'as fait moindre chose pour me plaire. 152. alla. le limon t'y attend. 143 — Veuille descendre dans la cour avec tes suivan~> les. dans un tourbillon de plaisirs et de vosi luptés . s'écria-t-elle.

. c'est d'être à tes côtés. . par . t. II. qu'Allah et Ibn-Ammâr veuillent bien. : Ayant reçu connaissance de Ibn-Am- mâr Ah adressa ces vers à son ami ! mon prince .» celte phrase. Motamid continuait place d'accorder à Ibn-Ammâr une fois. 2) Ahhad. large dans son Une il étant loin de Romaiquia avec son il ami . 151. Mon vœu puisse-t-il de chaque instant. reste . que ces hommes deviendraient redoutables un jour!' Au cœur.144 riail de leurs clameurs . p. G8. malgré son amour . que 1) Ahbad. II. je n'ai jamais d'autre désir . ces mots : « Bientôt je viendrai revoir le pourvu toutefois . p. Ton bonheur cis . je viens de tracer ces lettres chéries Itimâd ^. lui écrivit une lettre : dans laquelle fît en- trer ces six vers acrostiches Invisible à mes yeux. moi .. que le pense à moi et ne m'oublie pas. 11 termina te sa lettre . puisse-t-il être infini et ! comme le sont mes sou- mes larmes du Impatient l'imposer. quel- que longue que soit l'absence! Doux nom tien! : Je viens de l'écrire. elle ne soupçonnait pas . la pauvrette . je frein mes insomnies quand d'autres femmes veulent me me soumets docilement à tes moindres souhaits. insoucianle et étourdie . t. tu es toujours présente à mon cœur. Ah! être exaucé bientôt ! Amie de mon cœur.

Ensuite arrivés quand la . éblouissants. mais qu'y faire. et notamment à Sara- tristes années de son exil. mais ce re'cit me II.î4o de faire ce le que vous voulez . 10 . p.81. succédât Le prince s'empressa de rappeler auprès de son adolescence . mais troublée tout à elle fut coup d'exil. IV. je me laisse conduire par vous comme est voyageur nocturne se laisse guider par les éclairs celle qui . alors sur un selle . d'or puis . qui comptait à son père '. tandis que votre bouche et la sienne murmuré- reront de douces paroles . 77. rattrapant le contre vous l'embrasserez vous la presserez votre poitrine. 88. D'après une autre tradition (Abbad. serait revenu a la coin- du vivant de paraît inexact. le jeune prince menait une vie charmante. sans vous don- ner le temps de déposer votre épée la .'' Motadhid ébranlable dans ses résolutions une fois prises. suis — . t. . montez . p. de lui l'ami et lui laissa le choix 1) Abbad. jusqu'à ce que Motamid. vous jeter aux pieds de temps perdu à la ceinture . — je vous je vous suis encore. passa dans les le Nord . Ita-Ammâr Motadhid. : son père frappa les Ibn-Ammâr d'une sentence Ce fut pour deux amis un était in- coup de foudre. alors vingt-neuf ans. . de même que les oiseaux se pondent par des chants mélodieux au lever de l'aurore ^ Partageant son cœur entre l'amitié et l'amour . 105). ï. grâce à la protection divine cour de votre palais .. me tourner seul à ma demeure belle et vous-même . vous irez . fin voilier ou bien sautez en — . 1) t. Ibn- Ammâr gosse . Voulez-vous retourner auprès de vous chère . II. p. Abd-al-wahid . nous serons laisserez re- dans vous ..

146 entre les divers emplois du royaume. p. . remplies de lions et de blanches beautés se croirait de sorte que Ton tantôt dans et dis-lui qu'il y a ici tantôt dans un sérail ^ un antre un jeune chevalier qui en tout temps . à côté d'une ! jeune de le beauté aux larges hanches fois les à mince ceinture Que jeunes leurs filles blanches . 2) Il est a peine besoin de dire que le poète a ici en vue des statues et des figures de lions. lui accorda néanmoins sa demanlui mais au moment où son ami disait adieu. ô Abou- Becr . Puis quand elle jouait sur sa guitare un air guerrier je croyais entendre le cliquetis des épées et me sentais saisi d'une ar- 1) Abd-al-^vâllid . de ses regards . le revoir. ont gardé mon souvenir. les salles Salue sont surtout le Charâdjîb ce superbe palais dont . tantôt . brûle du désir de sées là la . Ibu-Ammàr province se il décida pour le gouvernement de le la où élait né. et tou- charmants souvenirs de son séjour à Silves ces tes premières émotions le : qui ne laissent lui aucune . amertume dans cœur se ranimaient en et il improvisa ces vers Salue à Silves les endroits s'ils chéris que tu sais . et demande-leur .. son croissant EUe . . . Molamid de les '. ou cuivrées m'y ont percé cœur de été doux regards comme si leurs yeux Que de nuits n'ai-je bord de la rivière eussent des épées ou des lances le ! pas passées aussi dans vallon au bracelet avec la lune belle chanteuse dont ! le ressemblait à la les dans . Bien qu'il vît à regret s'éloigner de sa personne. m'enivrait tantôt de toutes vin qu'elle manières . Que de nuits n'ai -je pas pas. 82. du m'offrait tantôt enfin de ses baisers.

84. ne resta longtemps à le Silves. après nommé premier minisire 1) Abbad. // elle ! m'apparut // svelte et flexible comme . . province. p. la Ne pouvant cour . 82. car.147 deur martiale. car autrefois il lui fît dire ces paroles: «Si vous nous eussiez envoyé ce sac rempli de ^. 39. I. un rameau de sortie La fleur . vivre sans lui l'avoir Motamid rappela à '. il lui envoya un sac rempli de pièces d'argent. ayant ôté sa robe.. Délicieux moment surtout que celui où.» froment Il . 3) Abd-al-wâhid. 10 . Ibn-Ammâr il l'avait gneusement conservé. t. saule *. 83. quand n'en avait jamais il était gouverneur de . celui-là Ce avait soi- sac fait était même que le négociant lui parvenir rempli d'orge. ayant appris que le négociant qui l'avait secouru dans sa détresse alors qu'il n'était encore qu'un pauvre poète ambulant. Pourtant ne dissimula point à son ancien bienfaiteur qu'il avait trouvé son présent un peu mesquin. p. il déployé une pareille mais se fit pardonner cette bouffée d'orgueil par un noble acte de reconnaissance. nous vous l'aurions renvoyé rempli d'or pas . 80. 2) Abd-al-wâhid p. vivait encore. me disais-je alors est du bouton Ibn-Animâr fit son entrée dans Silves entouré d'un cortège superbe et avec une pompe telle que Motamid la lui-même.

Vous ne trouverez personne qui pratique personne même qui y songe. Eh quoi! s'écria-t-il un de mes servi- Voyez Abbad. qui en pesait il chaque syllabe . . Les rimailleurs n'avaient . . — — — 1) De qui sont ? demanda-t-il. aucune chance d'y faire fortune car Motamid soin était un critique sévère lui qui examinait avec chaque chaque poème qu'on expression . . t. 148. alors. qu'un poète reçut un jour un présent de ces vers . D'Abd-al-djalîl lui répondit-on. Comme Motamid la et son minisire aimaient avant tout poésie. Un jour entendit réciter ces deux vers: une chose cette La bien vertu fidélité à tenir ses promesses est à présent rare.X. présentait et ' . C'est quelque chose de dit fabuleux comme le griffon ou comme ce conte qui mille ducats. la cour de Séville devint le rendez-vous des meilleurs poètes de l'époque. mais quand s'agissait d'un poète de talent sa générosité ne connaissait pas il de bornes.. p. II.

dit-il enfin. incrustée de perles. Le — est à toi » lui répondit Motamid en sou- En fùt-on toire général. 2) Abbad. qui lors- qu'on l'hôtel lui apporta la des pièces Il sortaient de de monnaie. transporter à . on était sur déplaire à Motamid. du Faucon Le Faucon gris — et on ne le désignait que par ce sobriquet le — avait été longtemps l'elïroi le plus grand voleur de l'époque. 72. me faudrait un ma demeure.. p. t. p. magnifique regardait d'un œil de convoitise une figurine en ambre. en donna deux bourses au Sicilien. fùt-on poète ou autre chose. et le chameau pour chameau riant ^. . t. fléau des habitants des campagnes.149 leurs. trouvait dans la salle et qui représentait qui se un chameau. 11. regarde un présent de mille duquelque chose de fabuleux ? comme à Et l'instant ». je votre crois présent qu'il superbe. II. mais celui-ci. 222. non content de ce cadeau. Abbad. p. mais étant enfin tombé 1) Abd-al-wâhid. . môme voleur de grands chemins. mais il est lourd. cats un bon poêle. est «Seigneur. tout qu'il était . pourvu qu'on eût de l'esprit. 146. témoin l'hisgris. même il il fit remettre mille ducats à Abd-aUdjalîl Une autre fois s'entretenait avec un des poètes siciliens qui étaient venus à sa cour après que leur le patrie eut été conquise par Roger d'or Normand.

la route était ^leu fréquentée.. le Faucon gris . les villages voisins. Voici ma femme . Elles pleuraient à se tenaient sa femme et ses filles. la Au croix sur laquelle le voleur avait été cloué. Sachez donc qu'au moment où laisser prendre j'ai eu la bêtise de j'ai me par ces maudits gendarmes. comen ce plaisance de vous déranger pour les tirer de là cas je vous en laisserai la moitié. paysans pussent être témoins son supplice. — Hé. quand tu ne nous devrons était et la mourir de faim!» Or . — Comment — Vous voyez — Oui. ? ce puits là-bas je le vois. no entre les mains de la justice. le Toutefois. à sec. «Hélas! disaient-elles. chaudes larmes. — Fort bien! cela demanda l'autre. dans une position assez désagréable me trouve ici comme vous voyez je* mais vous pourriez me ? rendre un grand service du- quel vous profiteriez beaucoup vous-même. lui cria-t-il. Justement il vit arriver un marchand forain qui chevauchait chargé de qu'il allait sur un mulet pièces d'étoffe et d'autres marchandises vendre dans seigneur. jeté cent ducats dans ce puits qui est Peut-être voudriez-vous bien avoir la . un homme Irès-compatissant un cœur la d'or pensée que sa famille tomberait dans misère lui fendait l'âme. comme pied de il faisait une chaleur étouffante jour où cet arrêt fut exécuté. seras plus. crucifié il fut afin condamné à que les être sur la grande roule de .

Arraché enfin à sa prison souterraine dut répondre à ses le marchand libérateurs qui lui Il demandaient leur racon- ce qu'il était allé faire dans ce puits. Quand fut arrivé en sa présence: — qui la Tu es bien certainement le plus grand la fripon existe. la ville. en attacha un bout au bord du puits. Séduit par l'appât du gain sitôt le marchand prit aus- une corde. . un temps considérable s'écoula qu'un passant vînt à son secours. le le et se laissa glisser ainsi — sa Alerte maintenant! dit alors la Faucon gris à mulet et fuis femme. coupe corde. prends au plus vile avec ces enfants! Tout cela fut criait était fait en un clin d'œil. lui répondit le voleur. elle tre le voleur qui l'avait si tôt elle fut Bien- connue de toute parvint même le aux oreilles de Molamid.. ta donc sa mésaventure avec force imprécations conindignement trompé. puisque même te perspective de tes mort ne suffit pas pour faire renoncer à mauvais tours. et le ce passant n'étant pas assez fort pour il tirer du puits fallut attendre jusqu'à ce qu'un second vînt l'aider. lui dit-il. qui ordonna de détacher Faucon il gris de sa croix et de le lui amener. si vous . jusqu'au fond. . . 151 et mes filles qui lieuJront votre mulet jusqu'à ce que vous ayez fini. — Ah! mon prince. Le marchand la comme un avant forcené mais comme assez campagne presque déserte.

sans trop s'occuper des affaires de l'Etat.) un de ses poèmes. t. et vous jetteriez votre manteau royal aux orties vous ne feriez — éclats. au contraire. aban- donneras-tu ton détestable métier ? — même moi ! On on fait beaucoup pour sauver sa vie. 72. ne pas l'être Les festins absorbaient une partie de son voulait se montrer temps. II. parlons la vie. quel délice c'est que de voler. inspira . Nommé avait brigadier d'effroi de gendarmerie. Ce n'est pas eût d'aimer Romaiquia. et puisqu'il galant chevareste lier. 224. Tenez. . Le Faucon gris il tint sa parole. 225. que je te mette en .152 saviez comme moi que cela. . t'amenderas-tu alors. Maudit coquin Mais voyons ! s'écria le prince en riant aux ! . p. état et de gagner ton pain d'une manière honorable que je t'assigne un traitement qui suffise à tes besoins. être sage. Au il reste . disaitc'est dans 2. dorénavant autant en à ses anciens confrères qu'il inspiré jadis aux paysans *. Motamid menait joyeuse t vie . Abd-al-wâhid p. sérieusement te Suppo- sons que je te donne que je rende la liberté. force lui était d'en consacrer le aux jeuqu'il il nes beautés cessé de son sérail. A mon avis. . l'aimait 1) 2) Abbad. seigneur.. vous serez content de s'amende.

en tête de sa lettre. 392. et La Aimée . p. dit alors le autrement aurait mis . on peut se passer quelques fantaisies sans devenir infidèle pour cela.. disait soleil le ^. lui présenter ses excuses. Abd-al-wàhid . plus revêche . mais comme selon le code bi- zarre qui régit l'amour clans les pays musulmans. il adressait aussi de temps en temps ses hommages sûre de à d'autres dames . Elle sait que je l'adore son nom nom . AbiaiL. La Perle avait en colère infinies parfois des caprices et il alors elle se mettait fallait que Motamid se donnât des peines pour roux . t. Elle lui répondit bien mais sans placer son propre nom lait. régner en souveraine sur belle le cœur de son était char- époux . que lune seule peut . i>. 30. il Une fois qu'il s'était attiré son cour- lui écrivit pour . II. comme la coutume le vou- Hélas prince billet. I. soleil de jeter un elle était là regard indiscret dans le cabinet d'étude. » pour l'intercepter. quand il buvait à sa santé le prince trou- au vin plus de bouquet qu'à l'ordinaire K tenait Luna compagnie alors qu'il étudiait les vers des et si le anciens poètes ou qu'il écrivait s'avisait les siens. y trouvât à redire. mante vait lui . prince . 153 toujours avec passion. 2) p. 73. t. «car la elle sait.. sans que Romaiquia . ! elle ne m'a pas encore elle pardonné son . . éclipser le Plus prude. en tête de son mais elle est si 1) Voyez Abbad. l'apaiser. .

autant d'ambition qu'eux . Abou-'l-Walîd ibn-Djahwar.. p. p. t. fol. tout et regardait les finances et l'administration il avait faible.fâchée contre le verra il . ajmd Ibn-Bassàm. . s'était démis de ses fonctions en faveur de ses deux et Abdalmélic. 159 r. cependant. 158 v. cette gra^. 391. . . moi qu'elle dit ^. en 1064. donné au cadet. Abdérame ce qui il avait confié à l'aîné . le Six années auparavant. il est vrai le lui avait frayé la route . l'écrire. // Quand il ! s'est-elle il Eh bien . ne manquât voir constamment à son clievet. par Dieu ne le verra pas Quelle gentille garde malade que priait Allah de lui accorder La Fée! Le prince faveur d'être comme une pourvu qu'il constamment valétudinaire pas de la . cependant tout alla 1) Abbad. vieux président de la république. pour lequel le avaft un grand commandement militaire 3.// . cieuse gazelle aux lèvres pourprées On se tromperait. ne veut pas va le baiser. I. 3) Ibn-llaiyftn.. il réunit Cordoue à son royaume. 2) Abbad. t. Il fils . si l'on s'imaginait que Motamid négligeât entièrement de continuer l'œuvre de son père et de son aïeul. et les circonstances secondèrent admirablement. 388. T. t. Quoiqu'il n'eût pas il fit néanmoins ce qu'ils avaient essayé en vain de faire: dès la seconde année de son règne . I. Le cadet éclipsa bienbien tant que dura tôt son aîné. Son père .

N'ayant presque d'armée (sa cavalerie était réduite à deux cents hom- mes . Il obtint ce Motamid et envoya des renforts trèstolédane fut considérables. Abdal- mélic demanda qu'il désirait : du secours lui à 3Iotamid. agissant d'après les ordres secrets les de leur souverain. l'armée forcée . et encore étaient-ils fort mal disposés). et cet événement eut pour fâcheuses. donnèrent pour la plupart leur démission .155 rinfluence de l'haliile vizir Ibn-as-Saccâ. Ce complot de fut tramé dans plus grand mystère. Il lâcha donc de et il rendre suspect à Abdalmélic ibn-Djahwar. En outre . . et même à Motadhid. république les suites les plus Les officiers et les soldats. qui avaient été fort attachés au vizir. sorte qu'Ab- . Le pouvoir d'Abdalraélic chancelait donc déjà que lors- Mamoun de de Tolède vint l'année assiéger Cordoue dans plus l'automne 1070. Aussi ce dernier comprit que. à mort . retirer . les chefs de l'armée sévillane. il devait commencer par le le faire tomber. pour arriver à ses fins. Cet homme d'Etat inspirait du respect à tous les ennemis déclarés ou couverts de la république. Ibn-as-Saccâ fut mis la y réussit. il semble avoir aboli peu à peu tout ce qui restait encore debout des institutions républicaines. de se mais Abdalmélic n'y gagna rien au contrai- re. le s'entendirent avec Cordouans pour ôter le pouvoir à Abdalmélic et pour donner au le roi de Se ville. tandis qu'Abdalmélic se rendait odieux à ses concitoyens par sa dureté et sa nonchalance.

poème dit d'Ibn-al-Cacîra . la . 43' est était déjà la mort cette épocjue Abd-al-wâ. il : Ibn-Khaldoun que la prise fin fol. matinée du il septième jour après le le départ de Mamoun était sur point de sortir pour faire la reconduite aux Sévil. lans qui avaient annoncé lorsque qu'ils s'en retourneraient ce jour-là. Il des cris séditieux frappèrent son il regarde. 160 fol. 159 r. pe quand Bassâra de Cordoue eut lieu en 461 car Ibuaffirme dit vers la de 462. 1. se trom- 51 et V. Molamid fut proclamé seigneur de Cordoue l'île . présent nous . le peuple. Cest U aussi à tort . . disait-il . r. célébrons . 25 Ce dernier auteur . Dans la . main de J'ai obtenu d'emblée de cette . 156 dalinélic ne se doutait de rien. ibid. .hid tombe dan* nicme erreur. A . qu'il qu'Abou-'l-Walîd (p. . man. la belle la Cor- doue la . Ibn-Haiyân . nos dans son palais butés pleurent tandis que les de rage et mes rivaux retremblent de crainte. oreille. I60r. fol. de Sal- mais le vieux Abou-'l-Walid ne survécut que quarante jours à son infortune ^ Le roi poète parle de cette conquête comme s'il se fût agi de celle d'une beauté un peu hautaine. fol. — . P. . et les Beni-Djahwar furent menés prisonniers à tès . r. Trem- autres rois 1) Ibn-Bassâm et V. . . apud Ibn-al-Khatîb t. elle moi . en manoces riage. fière amazone qui le glaive et lance à main repoussait tous ceux qui la recherchaient et .. . 1. Presque au père et même instant on l'arrête de même que son tout le reste de sa famille. voit son palais entouré par ses et soi-disant auxiliaires par ..

Abbad. Liicfis de Tny . et pour cause .. ce qu'il reste les . il Accompagné envi- de son allié.. homme assez bon soldat du bauché.1S7 blcz . quoi qu'il dût en coûter. car la . fils de Motamid et de Roraaile Alors Ibn-Ocâcha s'engagea à la ville mettre en Celait possession de qu'il convoitait. 46. un quia ^. un homme de la farouche et . où il avait forte- déjà joué resse . 2) I. p. un chrétien . beaucoup de citoyens étaient mécontents de che des vrai. IQO. ne se tenait se pas pour batlu . ennemis ! car bientôt le lion vien- dra fondre sur vous Cependant M'amoun au contraire . . core trop jeune pour gouverner par lui-même le la pouvoir était entre les mains du commandant de fils garnison. rons de la Alphonse VI. p. . sanguinaire un ancien bandit ta- montagne qui mais qui ne manquait pas de lents et connaissait rôle. d'origine à Mohammed. 322. ce qui ne était pas difficile. un se Nommé gouverneur d'une et il mit à former des intrigues lui des com- plots à Cordoue. il était résolu à lui rendre maître de Cordoue . bien Cordoue . Aussi était cruel le sanguinaire et dé. t. cet . . vint ravager les ville mais il fut repoussé par le jeune gouverneur Abbâd. I . de affaires. t. Or . de Martin. vils '. paraît. maril Le prince Abbâd donnait mais est belles espérances. comme il élait en. Cordouans détestaient et plu- 1) Abbad. p.

garde. officiers lui le donnait à . lorsque et le il Il n'y trouva pas était sur . lui . et le il était presque nu pas eu le car . après quoi marde cha droit au palais d'Abbâd. ce prince ne pas grande le attention à cet avis et fils renvoya celui qui de Martin. En un mot l'un se et déchar- geait sur l'autre des mesures à prendre. lorsque le pied lua. réveillé en sursaut . s'intro- duire avec hommes dans ville d'une nuit il orageuse et extrêmement obscure. vint et lui barrer soldats. Mohammed son tour . évacuer vestibule. et Ibn-Ocâcha se . .158 sieurs d'entre eux ne se firent pas scrupule d'entrer en relations avec Ibn-Ocâclia. cesse aux en janvier 1075 ses profita la pour . tenait il sans . mais . Abbâd n'avait temps de s'habiller. Celui-ci renvoya à . personne ne fit son devoir. à des subalternes. . qu'il rapporta à Abbâd . de Malgré son extrême jeunesse lion le . Cependant ce dernier tout à fait secrè- menées Un la officier s'aperçut que l'ex-brigand venait souportes vent alors la nuit aux de la ville et qu'il avait des entretiens fort suspects avec des soldats de C'est ce fit garnison. ne réussit pas à tenir ses tes. le point d'en enfoncer la porte. prince réveillé par le portier . il se défendit comme un à et il avait déjà forcé les assaillants lui glissa. le passage avec une poignée d'esclaves . Cependant aguets. Un homme de la bande fondit aussitôt sur On laissa son cadavre dans la rue .

gisait là . le se la cacha lorsqu'il cour . cliquetis des épées dans il mais sa dans retraite ayant été découverte. la fut arrêté. A ce spectacle les soldats de de garnison jetèrent leurs armes . A peine . tombèrent vie. entendit Moins brave qu'Abbàd. vint Ses à passer de- palais d'Abbàd. fut-il parti qu'lbn-Ocàcha arriva au tourbe qui . Aux premiers rayons de l'aube . même gran- endroit entouré de cette . être Celui-ci hommes à la maisi s'attendait peu à faisait attaqué . suite. et. tué. l'on irruption dans demeure il regardait il danser des aimées. dans les des villes volution. qu'au sa moment même où . sur un corps qui sant . Bien qu'il y en eût plusieurs qui étaient sincèrement .159 Ensuite Ibn-Ocàcha conduisit ses son du commandant. dans cadavre rendit de boue celui du jeune prince. pendant qu'Ibnafin Ocâcha courait de maison en maison der aux nobles de faire cause de persualui . pousse des cris d'allégresse à chaque ré- Sur son ordre. et leur enjoignit de prêter serment à Mamoun. un dernier honneur. nu et Reconnaissouillé non sans peine . et tâchèrent sauver leur vie par une fuite précipitée. fut déta- chée du promenée par rues sur la pointe d'une la pique. en le couvrant de son manteau. cadavre et la tête d'Abbàd les . Ibn-Ocâcha rassembla alors les Cordouans dans la grande mos- quée. lui un pieux. commune regards sans ce il avec un imâm vant qui se rendait à le la mosquée.

. On de Que l'on se transporte maintenant l'on se figure la à la cour Séville et que douleur de Motamid. de murpuis mura quelques mauvais dire augure . apparence clia . le monde s'empressa arriva d'obéir. il ne le pas toujours courtisans. .. fatale alors qu'il reçut la nouvelle doublement de la . pour l'éloigner sans bruit sans éclat cachait de son royaume. le quitter. avec autant de sang-froid qu'il avait égor- ger le jeune Abbàd. à ses le Ce dessein et . sixième de son Cordoue. poussa un long il regard paroles enflammé de colère. la peur lut si grande et si gé- que tout après . il fut très-reconnaissant envers Ibn-Ocâ- il le combla d'honneurs et l'on eût dit qu'il . En lui ... Aussi cherchait-il avidement un .» le plus tard (juin 1075). Mamoun mourut empoisonné. il un jour qu'Ibn-Ocâcha venait de soupir. Peu de jours . fut Un de ses courtisans accusé d'avoir commis ce crime. Molaniid . accordait une conflance haïssait et illimitée mais en bandit réalité il craignait cet ancien endurci au crime et qui était homme à l'assassiner lui-même au fait besoin. prétexte une occasion . un ami d'Ibn-Ocâcha : ayant osé quelque chose ! en sa faveur « Laisse-là ces vains propos lui dit Mamoun. Mamoun en personne. et. 160 allachés à nérale . Un mois séjour à celui qui ne respecte pas la vie des prin- ces n'est pas fait pour les servir. mais Ibn-Ocâcha y aurait-il été étranger? a peine à le croire.

t. la part d'un père dont avait fait l'ancien brigand voulut au moins ven- 1) Abbad. les efforts la qu'il pour reconfils quérir Cordoue venger mort de son sur Ibn-Ocâcha fin il .16i perle de Cordoue et de la mort de son fils . IV. une mais Ibn-Ocâcha en une autre Motamid lança à sa poursuite des sirent à l'atteindre. de son premier-né pourtant il qu'il chérissait jusqu'à l'idolâtrie! Et y eut dans ce haut que de la la noble cœur un sentiment plus ce fut cet qui parla plus tout que le douleur. mais '. car et il ne connaissait pas même son nom. 11 . Pendant qu'il entrait sortait dans par par . porte . demeurèrent inutiles. avait s'appropriant un vers qu'un ancien poète composé dans une occasion semblable: j'ignore quel est celui qui a couvert «Hélas! dit-il. p. 322—324 . p. 122. 35 . cavaliers qui réus- Sachant qu'il n'avait pas de paril don à attendre de égorger le fils. Il regrettait de ne pouvoir le ré- compenser. I. T. t. : haut sur- désir vengeance un senti- ment de profonde gratitude avait eu la délicatesse de envers iniâm qui le couvrir de son manteau cadavre d'Abbâd.. 46—48 . manteau généreux . prît Cordoue le mardi 4 septembre la ville 1078. II.» je sais que c'est mon fils de son un homme noble et fit Pendant trois ans et . jusqu'à ce qu'end'assaut .

Compost. pas annuel les il menaçait de temps en temps de s'approprier saux hir. D'abord l'avait été et roi de Garcia troisièil me fils de Ferdinand de Galice ^. . II. p. t.. Etats de ses vasil Une fois. les D'après Ibn-Khaldoun aurait repris . vint le enva- à la tête d'une nombreuse armée territoire de les Séville. aral)es. dans son chapitre Beni-Djahwar . Sancho suzerain fort tribut Or. mais j'ai cru devoir suivre parce que cet auteur donne le jour du mois et de la . depuis que celui-ci emparé des Garcia. lous. était tributaire. mais des médaille avait rois son revers. . Motamid Abd-al-wâhid semaine. p. 1) Abbad. entre autres. 68) sur . conquête de Cor- doue fut suivie de celle de tout pays tolédan qui s'étendait entre le Guadalquivir et le Guadiana la '. se était un d'un incommode: ne . 16. 90. Abd-al--\vâhid. 2) Cordouc en 469 de THégire.. 327. p. Une consternation faibles indicible régnait parmi Seul musulmans. C'étaient de beaux succès . avec un chien à côté. 122 (cf. en fureur. Chron. trop pour se défendre.162 tire chèrement l)uflle sa vie el se rua sur ses ennemis com- me un nombre. toutefois n'était pas plus indépendant qu'eux il lui aussi . et s'était et l'était d'Alphonse VI. fit mais il succomba sous cadavre sur le Motamid clouer son el la le une croix. En comparaison était autres andail Molamid un prince puissant. royaumes de Alphonse contentant ses deux frères. .

au camp d'Alphonse . i) Voyez Ahbad. il fabriquer un échiroi quier sédait tellement magnifique qu'aucun n'en pos- un pareil. p. Les pièces en étaient d'ébène et de bois de sandal.163 le Il premier ministre. mais aussi à demi arabisé l'on . il avait été à sa cour le ambitieux facile . Ibn-Ammàr. Ibn-'Ammâr. Un jour Ibn-Ammâr montra son échiquier Ce noble en parla au un noble castillan qui jouissait auprès d'Alphonse d'une roi . c'est- à-dire à gagner pourvu que . ne désespérait pas. se rendit. dit à et celui-ci Ibn-Ammâr: quelle force êtes-vous — De — Mes amis lui répondit aux échecs? sont d'opinion que je joue assez bien. lequel était reçut fort petit honorablement car Ibn-Ammâr du nomà bre des musulmans qu'il estimait. connût ses sur cela goûts ses caprices ses fantaisies. il Muni de cet échiquier. car souvent . c'eût Alil été une tentative chimérique. II. C'était qu'il comptait. 11* . ne comptait point sur l'armée sévillane. grande faveur. 89. et. elles étaient incrustées d'or. sous . mais connaissait ^ . sans perdre la de temps à organiser fit résistance à main armée . phonse savait .. un prétexte quelle conque . essayer elle de vaincre avec les troupes chrétiennes il . t.

On apporta l'échiquier. je pourrai exiger que — la J'y consens. tiendra. seigneur. seigneur? re- prit-il. facilement. s'écria en sant le signe de la croix — Bon Dieu ! jamais je n'aurais cru que l'on ! pût parvenir à faire un échiquier avec tant d'art Puis . Pourrais-je le voir? Sans doute.1G4 — perbe. stupéfait de fai- beauté et de finesse : du travail. seigneur. On m'a dil que vous possédez un écliiquier su- — — — C'est vrai. quelles étaient vos conditions? les Ibn-Ammâr Non . vous pourriez je me demander une chose ne serais pas à même il de vous accorder. mais à une condition: si si nous jouevous apparce rons ensemble. je veux. l'échiquier mais je gagne. je perds. la et Alphonse. Sous le sceau du il confia à quelques nobles castillans ce qu'il . — On secret Comme vous voulez. . ayant répétées: ! par Dieu je ne joue pas quand l'enjeu m'est inconnu. répondit froide- ment Ibn-Ammâr et ordonna à ses serviteurs de reporter l'échiquier dans sa tente. quand il l'eut suffisamment admiré disiez : — — que Qu'est-ce que vous donc. se sépara. mais Ibn-Ammâr si n'était pas homme à se laisser rebuter .

nomma plusieurs castillans — avait soient nos témoins.163 exigerait J'Aliihonse au cas où et leur il gagnerait la partie. et Le roi y consentit dès que les nobles le qu'Ibn- Ammâr mença. seigneur. Séduits les par l'appât intentions de l'or suffisamment rassurés sur de l'Arabe ces nobles s'engagèrent à le servir. de son côté. . saurons-nous si pas le mettre à raison ? » Ils Il parlèrent fît bien qu'Ai phonse se laissa vaincre. et se quand Alphon le qui. jeu com- Alphonse perdit partie. lui dit-il . . mais faisons tel et choses tel dans et il règles permettez nobles un — . mâr qu'il l'attendait : avec son échiquier et quand le vizir fut arrivé ' — ! J'accepte vos conditions . cet Arabe S'il une demande indiscrète ne ne sommes-nous pas la là . donc avertir Ibn-Am . nommés la furent arrivés. brûlait du désir de posséder échiquier . — Puis-je maintenant demander ce qim je veux . vous pos séderez un échiquier que perdre ? . lui répondit les Ibn-Ammâr. s'ils promit des le sommes fort considérables vouet laient seconder. superbe ils les consulta sur ce qu'il ferait lui dirent: «Si vous gagnez. jouons donc — qu'un Avec grand les plaisir. chaque roi vous enviera et dussiez-vous que pourrait-il vous deman fait der .

mais il en compensation de cette expédition manquée. Alphonse il pâlit. en sommes convenus ? demanda alors — vous ? Sans doute.. les Castillans. vous me que quille je cueille à présent le fruit de vos détestables conseils! Puis. ce serait et manquer de la à sa pa- vous . la vous qui en êtes Je craignais une demande de celte nature de rassuriez . Seigneur. le plus grand roi chrétienté vous êtes incapable de faire une telle chose. voyons. faut au moins un double tribut celte année. lui dirent alors ce se- rait forfaire à l'honneur. dit-il enfin à ses nobles. répliqua le roi. et c'est la cause. Que vous retourniez dans vos Etats avec votre armée. En proie à une excitation fiévreu- mesurait la salle à grands pas . me . quand Alphonse se fut calmé un peu : bien! reprit-il. mais vous je pouvais être tran- . part de cet disiez homme. — me Me voilà pris. qu'exigez- — se . vais continuer ma marche. je tiendrai ma parole. 166 comme nous Ibn-Ammâr. se rasseyait puis se remettait à marcher. après quelques moments de silence: — Que me fait sa condition le après tout ? s'écriaet je l-il. — Eh A la fin . . je ne m'en soucie pas moins du monde. — role .

167 — el il Vous l'aurez . Le mais don Pedro Fajardo bond. gouverneur de Lor- L'enjeu de l'Espagnol dernier gagna la partie lui fit était . de sorte que cette fois terrible le royaume en fut de Séville menace d'une la invasion. quitte pour peur. p. 1) Abil-al-wâhid . 83—85. . seigneur . faux à ce sujet une . dil alors Ibn-Ammàr . . raconte Cascalès fol. (Discursos hisiôricos de ilurcia 118). Vers Tan 1466. ancienne romance. Loica . s'empressa de faire reiueltre à Alphonse l'argent qu'il demandait . Cascalès cite moins loyaï qu'Alphonse VI. et celui du Maure Almérie. . — . BoaMil le al-Zagal joua un jour aux échecs avec don Pedro Fajardo ca. grâce à l'habileté du premier ministre *.

d'abord Etats Zobair. 87) est errone'e. surnommé Cap d'étoupe 1) Voyez Ibn-al-Abbâr t. Abbad. elle était indépendante. lorsque. . p. dans l'année 1078 passa par Murcie pour se rendre. 186—188. ^ . mais à l'épo- que dont nous parlons. auprès du comte de Bar- Raymond-Bérengerll. t. La date 474 (Abbad. . sait pour quel motif. ensuite du royaume de Valence. II. Le prince qui y régnait. p. on ne celone. II. la principauté de Murcie qui tentait son des amde Elle avait fait parlie. Séville C'était Ibn-Ainmâr voulut aussi en étendre surtout bition. . 186.. très-cultivé mais avait était de sorte que sa principauté s'en facile conquérir. Ibn-al-Abbâr. p. . XL Non cenlent d'avoir sauvé le royaume de les limites. 93.. était il en même peu de à temps un troupes . p. 2) 471 de THegire. Abou-Abdérame ibn-Tâhir. était un Arabe de car il la tribu de la Cais. Immensément il riche possédait esprit moitié du pays. Ibn-Ammâr ^. il aperçut.

emmenant il à sa suite le comme sur les marchait lentement il n'était . Les troupes de Séville se mirent en campagne réunies à celles de Raymond mais . et il prolila de l'occasion pour lier amitié avec quelques nobles nuir- ciens qui étaient mécontents d'Ibn-Tâhir. croyait qu'il n'y aurait pas lieu de l'appliquer. Les mais soldats sévillans essayèrent bien de les délivrer. moins étaient prêts à Ensuite il . remit son neveu à Ibn-Ammâr. encore que hords du à Guadiana-menor de la qu'il . avec sa nonchalance ordinaire. ne pouvait lorsque passer cause crue des eaux des . était à cette époque en route pour Murneveu du comte. Motamid cie . tion . zir lui De son côté . arrêter de dans sa colère même que Rachîd. mais Motamid ignorait cette clause se tenait il du traité. qui commanderait l'armée sévillane. et comme Ibn-Ammâr convaincu que l'argent arriverait à temps. comme Motamid le laissa pas- ser. et comte il se crut le fît trompé par Ibn-Ammâr. fils si l'argent n'était pas là au . le terme stipulé. ils furent hattus et forcés à la retraite. le vi- promit que. mais . servirait d'otage. le de Motamid Rachîd . et l'on attaqua la princi- pauté de Murcie. le trahir moyennant de quand dix il fut arrivé auprès s'il Raymond l'aider lui offrit mille ducats. voulait cette à conquérir Murcie. . temps fixé. Le comte accepta sûreté proposiil et. pour la de l'exécution du traité. ou qui du finances.169 à cause de sa chevelure abondante.

poussèrent et . Parmi eux se trouvaient deux cavaliers auxquels IbnIls . mais n'osant .170 fuyards de sou armée se montrèrent sur l'autre rive. il rétrograda jusqu'à fers le Jaën après avoir fait jeter dans les neveu du comte. et ter où il prièrent prince. Consterné des fort nouvelles qu'il venait sort de recevoir et inquiet . leurs ils montures dans le fleuve les l'ayant traversé. Ammâr aussitôt avait donné ses instructions. Ayez pitié . arriva dans le voisinage de Jaën . ou bien resterai-je mon escorte? Quand j'obéis aux élans de mon cœur. je m'avance. mais souvenir de la faute que j'ai commise les il me Quelle chose étrange que prédit qu'un arrêts de la desti- née ! Qui m'eût jour me serait plus doux d'être loin de vous que près de vous ? Je vous crains parce que vous avez le droit de m'ôter la vie. mais quand m'entraîne je retourne le sur mes L'amitié on avant repousse. Motamid ne de pas. de res- était. du son fils . plorables fois apprirent à Motamid avaient événements dé- qui eu lieu. ou bien prêterai? je l'oreille aux conseils de mes compagnons ici Exécuterai-je mon dessein. . se présenter aux regards de Motamid la dont il craignait colère. Ils ajoutèrent toutebientôt la li- qu'Ibn-Ammâr ils espérait le recouvrer berté. — j'espère en vous parce que je vous aime de celui tout mon cœur. il lui envoya ces vers: Croirai-je à mes propres pressentiments avec . sûr de trourecevoir . de dont vous connaissez l'attachement inébranlable de ce- . ver les bras de l'ami ouverts pour je raisonne . me pas. Ibn-Ammâr. qui avait été élargi. Dix jours après. en son le fit nom.

. vous m'avez exposé à . et je ne dirais pas qui est est arrivé par . mais vous-même . ma le faute. et je n'ai pas l'habitude d'oublier une amitié ancienne et sacrée. mais dussé-je éprouver auprès de vous je m'écrierais cependant : souffle de l'âpre vent douce à du nord ! . ne m'est plus agréable que de . une calamité Certes vous avez si émoussé mon épée vous l'avez . Ibn-Amniâr vola aux pieds d'offrir de son souverain. le passé. tu m'as trouvé toujours prêt à pardonner traiterai au pé- clément envers mes amis. je ne me rappelais vos la pluie nombreux pour les bienfaits qui ont été pour moi ce que . Je fournir des armes . faute y a car l'Eternel ne m'a pas donné un cœur dur. faisait à son amitié et lui répondit par ces vers : Viens craindre Sois . est branches des arbres je ne . mérite que qui puisse de vous aimer sincèrement. voir con- tent et joyeux. convaincu que je t'aime trop pour rien. contre moi aux envieux soit rien qui prouve de . part soit négligence présomption terrible brisée. brise mon cœur Motamid. tu le sais. Quand tu viendras . J'implore à genoux votre clémence je vous supplie de me pardonner. ne résista pas à l'appel qu'Ihn-Amraàr . pouvoir •t'affliger te . ! Viens sans rien car des bontés t'attendent et non des reproches. la Ils convinrent enlre son eux dix au comte liberlé de neveu cl les . qui devait sentir qu'il était coupable lui- même . Je te avec bien- veillance si comme il par . ma . ici tu me trouveras comme cheui. me laisserais pas consumer que ce ainsi par d'affreux tourments arrivé . et je te pardonnerai ta faute.. Rassuré par cette réponse. 171 lui qui n'a d'autre n'ai fait rien . reprendre ta place à mes côtés .

172
mille ducats auxquels
gît Racliîd.
il

avait droit,

pourvu

qu'il élarla

Mais

Raymond
au
lieu

ne se contenta pas de
mille

somme
exigea

stipulée; trente

de dix

ducats,

il

en

mille.

Comme Motamid
alliage
le
lui
,

ne

les

avait

pas,
ble.

il

en

fît

frapper avec un

très-considéra-

Heureusement pour
fraude

comte ne s'aperçut
rendu
la

de cette

qu'après

avoir

liberté

à

Racbîd K
Malgré
le

mauvais succès de sa première tentative,
cessa de convoiter Murcie.
Il

Ibn-Ammâr ne
dit avoir

préten-

reçu,

de

la

part de quelques nobles

mur-

ciens
ces
,

,

des lettres qui
et
il

donnaient de grandes espéran-

fit

si

bien que Motamid lui

permit enfin

d'aller assiéger

Murcie avec l'armée
il

sévillane.

Arrivé à Cordoue,
afin

s'y arrêta vingt-quatre
la cavalerie la

heures

de réunir à ses troupes

qui se trou-

vait

dans cette

ville.
,

Il

passa
fils

nuit en

compagnie
il

du gouve*rneur Fath

un

de Motamid, et
spirituelle
lui

fut si
,

enchanté de sa conversation

et

piquante

que, lorsqu'un eunuque vint
re

annoncer que l'auro-

commençait à paraître,

il

improvisa ce vers:

Va-t-en, imbécile! toute cette nuit a été une aurore pour
moi.

Comment

aurait-il
?

pu en

être autrement, puisque

Fath

me

tenait

compagnie

Continuant sa marche

,

il

aniva dans

le

voisinage

1)

AbbacL,

t.

II,

p.

86, 91—94.

, ,

11$
d'un châleaii qui
portait encore le

nom

de BaUlj
,

,

le

chef des Arabes syriens

au huitième
à la tribu

siècle

et
,

dont
à sa-

un Arabe qui appartenait
voir celle de Cochair
^ ,

de Baldj

était
,

gouverneur.

Cet Arabe

qui

s'appelait

Ibn-Rachîc

vint

à sa rencontre et le

pria de se

reposer dans

le

château.
le

Ibn-Animâr actraita magnifi-

cepta cette invitation.

Le châtelain

quement
faveur.

et
Il

ne négligea rien pour s'insinuer dans sa
n'y réussit que trop bien.
sa confiance
;

Ibn-Ammâr ne
mais jamais
il

larda pas à lui accorder

ne

l'avait placée

si

mal.
,

Accompagné de son nouvel ami
siège devant Murcie.

il

alla
,

mettre

le

Peu de temps après
pour
les

Mula

se

rendit à

lui.

C'était

Murciens

une

perte

fort grave, car les vivres devaient leur arriver de ce

côté-là
ville

;

aussi

Ibn-Ammâr ne
,

douta-l-il
,

pas

que

la

ne se rendît sous peu
,

et

ayant confié Mula à
laissa

la

garde d'Ibn-Rachîc
,

auquel

il

une partie de
le

sa cavalerie

il

retourna à Séville
il

avec
il

reste

de
let-

son armée.
tres
était

Quand

y fut arrivé,
Elles
,

reçut des

de son lieutenant.

portaient

que Murcie
in-

ravagée par

la

famine

et

que des citoyens

fluents,
tifs,

auxquels on avait promis des postes lucra-

s'étaient

engagés

à

seconder
,

les

assiégeants.

«Demain ou

après-demain

dit

alors

Ibn-Ammâr

1)

Voyez Abbad.
,

,

t.

II,

p.

36.

Ce qu'on

appelait

alors

le

château de Baldj

est peut-être

Velez-Rubio,

,

174
nous apprendrons que Murcie
tion s'accomplit.
les portes

est prise.»

Sa prédic-

Des traîtres ouvrirent à Ibn-Racluc
ville
;

de

la

Ibn-Tâhir fut jeté en prison

,

et tous les

habitants prêtèrent

serment à

Motamid ^
,

Aussitôt

qu'Ibn-Ammâr
,

,

transporté
à

de joie
la

eut
per-

reçu ces nouvelles

il

demanda
la ville

Motamid

mission de se rendre dans
la lui
lait

conquise.
le

Motamid
,

accorda sans hésiter.

Alors
les

vizir
,

qui voufît

récompenser noblement
de

Murciens
mulets

se

don-

ner quanlilé

cbevaux

et
;

de
il

qui

apparte-

naient aux écuries royales
ses amis
,

en emprunta d'autres à

et
,

quand
il

il

en

eut environ deux cents à

sa disposition

les

fit

charger d'étoffes précieuses

après quoi

il

se

mit en marche,

tambour battant
ville

et

bannières déployées.
sait
,

Dans chaque
les caisses

qu'il

traver-

il

se

fît

remettre

de l'Etat. triomphe.

Son en-

trée dans Murcie fut

un véritable
,

Le len-

demain

il

donna audience
il

mais
d'un

en

tranchant

du

souverain, car
tel

était

coiffé

bonnet très-haut,

que

son maître avait
solennelles
il
,

coutume d'en porter dans
et

les occasions

quand on

lui

présentait

des pétitions,
si,
s'il

écrivait au bas:

«Qu'il en soit ain-

plaît à

Dieu,» sans

nommer Motamid.
ne ressemblait que

Cette

conduite présomptueuse

trop à
ainsi.

une

révolte.
il

Motamid, du moins, en jugea
ne se mit pas en colère: un sen-

Cependant

1)

Abbad.,

t.

II,

p.

8G, «7.

Î75
liment de tristesse et de découragement s'empara de
lui;
il

voyait

s'évanouir

tout

à

coup
ans
!

le

rêve

qu'il

avait

caressé pendant vingt-cinq
I

L'instinct de

son cœur l'avait donc abusé
ses

L'amitié d'Ibn-Ammâr,
,

proleslalions
,

de désintéressement
cela
!

de dévoùment

inébranlable

tout

n'avait

donc élé que
il

men-

songe

et hypocrisie

Et pourtant

était

moins cou-

pable peut-être qu'il ne
souverain.
Il

le paraissait

aux yeux de son

avait
;

,

il

est vrai

,

une vanité exces-

sive et absurde
ait

mais

il

n'est

nullement certain qu'il
révolter

eu

la

coupable pensée de se

contre son

bienfaiteur.

D'un caractère moins ardent, moins imil

pressionnable,

n'avait peut-être jamais éprouvé pour

Motamid
Motamid

cette

amitié enthousiaste et passionnée
il

que

avait éprouvée pour lui; mais
roi

avait néan,

moins pour son
ces vers qu'il

une

affection

véritable

témoin

lui

adressa en réponse

aux reproches

que Motamid

lui avait faits:

Non
Chams

,

vous vous trompez quand vous dites que

les

vicissi-

tudes de la fortune m'ont changé!
,

L'amour que
fort

je porte à

ma

vieille

mère

,

est
!

moins

que

celui

que je

ressens pour vous.

Cher ami

comment
de la nuit

se

fait-il
,

que votre

bienveillance ne m'éclaire pas
la foudre

de ses rayons
?

de

même

que

Comment se faitil qu'aucune tendre parole ne vienne me consoler comme une douce brise ? Oh je soupçonne que des hommes infâmes
éclaire les ténèbres
!

que je connais ont voulu détruire notre douce amitié
retirerez-vous

!

Me

donc
,

ainsi

votre

main

,

après

une amitié de

vingt-cinq

années

années de bonheur

sans mélange et qui

, '

176
se sont

envolées

sans que vous ayez eu à vous plaindre de

moi, sans que

j'aie étd

coupable d'aucun

trait

méchant

,


ne

me

retirerez-vous donc ainsi votre
griffes

main

et

me

laisserez-vous

en proie aux
votre esclave
précipitez

de la destinée?
soumis
celui
?

Suis-je autre chose que

obéissant et
;

Réfléchissez encore
se

;

rien

souvent

qui

presse

trop

tombe
nous
des

tandis que celui qui marche avec circonspection arrive au but.

Ah

!

vous vous souviendrez de moi quand

les

liens qui

unissent seront

rompus
et

,

et

qu'il

ne

vous

restera

que

amis intéressés

faux.

Vous me chercherez quand aucun
ne pourra vous donner
,

de ceux qui vous entourent
conseil
l'esprit
,

un bon

et

que je ne

serai plus là

moi qui

savais aiguiser

des autres.

Qui

sait si

une heure d'entretien

et

d'épanchement
et

n'eût pas dissipé les préventions de
concilié

Motamid

ré-

ces

deux âmes
hélas!
le

si

bien

faites

pour s'entenétaient loin

dre

?

Mais,

prince et

le vizir

l'un de l'autre, et le dernier avait à Séville une foule

d'envieux et d'ennemis qui
nier
,

s'acharnaient à
,

le

calomà inter-

à le noircir

aux yeux du monarque

préter malicieusement ses moindres actes, ses moin-

dres paroles.

Ils s'étaient si
«

bien emparés de l'esprit
»

du prince

,

ces

hommes infâmes
et

dont

Ibn-Ammâr
l'homme

parle dans son poème
le

parmi lesquels on distinguait
>
,

vizir

Abou-Becr ibn-Zaidoun

alors

le

plus influent à la cour, que

Motamid

avait déjà

conçu

des

doutes sur

la

fidélité

d'Ibn-Ammâr au moment

1) C'était le fils

du gvancl poète

Abon-''l-"\yalîd ibn-Ziiidoun.

177

celui-ci

prenait

congé

de

lui

pour -se rendre à

Murcie.

Joignez-y

qu'lbn-Ammâr trouva un ennemi
la

non moins dangereux dans
ziz
,

personne d'Ibn-Abdala-

prince de Valence et ami d'Ibn-Tâhir.
arrivant à Murcie
,

En

Ibn-Ammâr

avait l'intention

de traiter Ibn-Tâbir d'une manière honorable.
lui
fit-il

Aussi

présenter plusieurs vêlements d'honneur afin
;

qu'il

en choisît un qui fût à son gré

mais Ibn-Tâs'était

hir

dont

l'humeur
la

naturellement
sa
:

caustique

aigrie

par

perte de

principauté,

répondit au

messager d'Ibn-Ammàr
je ne

«

Va

dire à ton maître que

veux de

lui

rien autre chose qu'une longue pecalotte.»
,

lisse et

une

petite

Recevant cette réponse

au milieu de ses courtisans
les

Ibn-Ammâr
le

se

mordit

lèvres

de dépit.

«

Je comprends

sens de ses

paroles, dit-il enfin; oui, c'était là le costume que je
portais
,

alors

que

,

pauvre et obscur
'.»

,

je

suis

venu

lui réciter

mes vers

Mais

il

ne pardonna pas à

Ibn-Tâhir ce rude coup

porté à son orgueil.
il

Chan-

geant d'intention à son égard,
la

le

fît

enfermer dans

forteresse de
,

Monteagudo ^

Cédant aux instances
vizir l'ordre
le

d'Ibn-Abdalazîz

Molamid envoya à son
à

de rendre
fit

la

liberté

Ibn-Tâhir.

Ibn-Ammâr ne

pas ^

Cependant

Ibn-Tâhir réussit à

s'évader.

1)

Ibn-al-Abbâr

,

p. 189.

2)

A

une lieue de Murcie.
II

Les ruines de Tancien château
87.

exis-

tent encore.

3)

Voyez Abbad,

,

t.

,

p.

T. IV.

12

178
grâce au secours qui;
s'établir à
lui

prêta Ibn-Abdalazîz
fut

,

et alla
Il

Valence.

Ibn-Ammâr en

furieux.
il

composa à
citait
les

celte occasion

un poème dans lequel

ex-

Valenciens à se révolter contre leur prince.
:

En

voici quelques vers

Habitants de Valence, soulevez-vous tous contre
Abdalazîz, proclamez vos justes griefs,
autre roi
mis.
jours
,

les

Beni-

et

choisissez-vous

un

un
ce

roi
soit

qui sache vous défendre

contre vos enne*
,

Que

Mohammed

ou

Ahmed

il

vaudra tou-

mieux que un

ce vizir qui a livré votre ville à l'opprobre,

comme un époux éhonté
a
offert

qui prostitue sa propre

femme.

Il

asile
le
,

à celui qui a été abandonné par ses propres
,

sujets.

En

faisant

il

vous a amené un

oiseau de

mauvil

vais augure
et infâme.

il

vous a donné pour concitoyen un
!

homme
sur

Ah

il

me
,

faut

me
,

laver le
,

front

,

lequel

une
flet.

fille

sans bracelet

une

vile esclave

a appliqué
,

un soufà la ven-

Crois-tu

donc échapper

ô

Ibn-Abdalazîz

geance

d'un
,

homme

qui marche toujours à la poursuite de
sa

son ennemi
étoile

qui continue

route

,

lors

même

qu'aucune

ne

l'éclairé ?

Par quelle ruse pourrait-on

se soustraire

aux mains vengeresses d'un brave guerrier des Beni-Ammâr,
qui traîne une forêt de lances à sa suite
le
?

Attendez-vous à
!

voir

arriver
,

bientôt

,

entouré d'une

armée innombrable
:

Valenciens

je vous

donne un bon
ce palais

conseil

marchez comme
d'infamies
ses

un

seul

homme
; ;

contre

qui recèle tant

dans ses murs
caveaux

emparez-vous des trésors que renferment
fond en comble
,

détruisez -le de

en sorte que des
!

ruines seules attestent ce qu'il a été

un jour

Quand Molamid rerut connaissance de

celle

pièce,

1)

Que

ce soit Pierre ou

Paul

,

élirions-nous.

il étouffait de colère . Ces vers causèrent une joie indicible à Ibn-Abdalazîz. . populace poursuivait. Oui. je déchirerai les voiles qui couvrent tes tur- pitudes. contre Romaiquia contre les Abbâdides en général une sa- tire bien plus sanglante encore. . de ces hom. je les ferai tomber en lambeaux. . tranchaient et qui se la tête aux criminels. l'univers. ému- 12* .179 il était déjà lellemenl irrité contre Ibn-Ammar. et dans sa il composa contre Molamid . de chaque de chails qui s'estimaient heureux quand re- cevaient de leurs maîtres une portion les autres un peu plus large que domestiques. Tu l*as choisie parmi . aux pieds de chaque seigneur que tête couronnée . qui. . mes qui se prosternaient naguère . de petits hommes trapus qui sont sa honte. Quant à Ibn-Ammâr fureur . sont élevés de la plus basse condition aux dignités les plus hautes. cette esclave que Romaic son maître eût échanan. «celte capitale de ironie. qu'il la parodia ainsi : Par quelle ruse pourrait-on se soustraire aux mains ven.» « comme il il disait les avec filles une amère de la . gée bien volontiers contre a mis au un chameau d'un Elle monde des fils débauchés. geresses cCun brave guerrier des Beni-Ammdr . lui il que la bonté de Motamid avait Abbâdides de du néant osa reprocher aux n'être après tout que des cultivateurs obscurs du ha- meau de Jaumîn . Lui /l'aventurier né sous tiré le chaume . Motamid ! je flétrirai ton honneur. avec une bassesse inouïe prince . bourreaux méprisés.

tes . lors une réconciliation n'était plus possible. sans soupçonner que c'élait un alazîz. Mais de Séville n'eut pas besoin de punir son vizir: d'autres se chargèrent de ce soin. ni leurs fils ne pouvaient pardonner à Ibn-Ammâr le roi ses ignobles injures. menacèrent de fit Cette menace le frémir. émissaire d'Ibn-Abd- Ce juif réussit sans trop de peine à se prola curer une copie de satire. l'emnies le Irompaient et lu laissais . le trahissait . se servant d'un la pigeon. oui. yeux . Ibn-Amniàr ne montra ces vers ses . Ibn-Ammâr ne le s'aperçut pas qu'Ibn-ilachîc secondé par prince de Valence . plaisir avec S'abandonnant au .180 le des anciens preux. il était trop tard : excités par Ibn-Rachîc leur solde les soldats demandèrent à grands cris arrié- rée ils . une insouciance complète . lu as dérendu les villages. il lui envoya et satire sous le même Dès pli. Par un reste de pudeur. lui-ci écrivit aussitôt à Mulamid sa lettre . écrite de la propre main Ce- d'Ibn-Ammâr. C'est auprès d'Alphonse qu'il alla chercher un asile. et la remit au prince de Valence. qu'à ri- amis intimes. Ni Motamid. lu savais faire mais les que » . et quand enfin il ouvrit les . et. et se sauva par une fuite précipitée. satisfaire. composés dans un accès de rage atroce . . et comme Ibn-Ammâr le livrer à il ne pouvait les 3Iolamid. mais parmi eux se trouvait un il che juif d'Orient auquel avait accordé sa confiance. ni Romaiquia. .

déplut souverainement. premier a été n'avait voleur a été volé par un autre et celui-ci qu'il volé par un troisième . et se mit en la lit avec une faible escorte.. . y trouva un exlui mais comme Lérida il semblait en- core plus monolone que Saragosse. donc à Lérida Il où régnait Modhaffar. Il Un châtelain qu'il connaissait s'était révolté. un frère de Mocladir. . cellent accueil . 3) Ibn-Rachîc. avait envahi sa destinée s'étendait comme un nuage il noir sur son présent et lorsqu'il son avenir. brillante 11 Mais cette cour. 2) Ibn-Ammâr. il 1) Motiiniid. lui bien moins que alla celle de Séville. •1) En octobre 1081- . don- na parole à Moutamin roule de le réduire . 181 Il se flallail de l'espoir que ce monariiac l'aiderait à . magnifiques et il qu'Ibn-Racliîc « avait faits dit à : Ibn-Ammàr le Tout 1 ceci est une histoire de voleurs ^. où Moulamin avait succédé à son père . l'occasion s'estima donc sortir heureux trouva de de son oisiveté. Moctadir L'ennui et ce mal horrible . retourna à celte dernière ville *. laquelle le Arrivé au pied de était montagne sur chùleau assis . '.» Voyant donc alla rien à espérer à Léon Ibn-Ammâr à Saragossc où il entra au service de Moctadir. reconquérir Miircie s'était mais par il se trompait : Alphonse présents : laissé gagner lui les .

rebelle la permission de venir lui rendre accompagné de deux hommes seulement. Le châtelain qui ne se méfiait pas de lui . lieu Ils y confilets. dernière crête d'un presque inaccessible cette forteresse avait su conser- ver son indépendance alors que Moctadir . ce dernier trouvé une nouvelle occasion le pour rait. Moutamin lui avait content du qu'Ibn-Ammâr crut avoir le rendu. mais Beni-Sohail . . Le ses soldats et demandèrent fut fort et obtin- rent leur pardon service . accorder un entretien. voulaient vendre Segura à quelque prince voisin. et Ibn-Ammâr deux serviteurs Djâbir Hâdî. . les qui étaient les tuteurs de ses enfanls. il mais au . s'était emde paré des Etats d'Alî ce dernier. . prince de Dénia . Bientôt après.» châtelain fut tué . vous plongerez vos épées dans sa poitrine. n'hésita pas à lui accorder sa demande. régnait à Murcie tomba lui-môme dans un piégo. Ibn- Ammâr promit même manière Il à Moutamin de lui la lui livrer de la qu'il avait livré l'autre fit château. prier les partit donc avec quelques troupes.182 demander au visite . de les attirer dans ses Ibn-Ammâr qui les avait offensés à l'époque où . satisfaire Il besoin d'activité fébrile qui à la dévo- voulait procurer Moutamin la possession pic de Segura. et un fils nommé Sirâdj-ad-daula l'avait possédée quelque temps. cl lui Beni-Sohail de sentirent . Perchée sur . « Quand vous me verrez et lui serrer la marcher dit alors à côté du gouverneur à ses main. comme il venait de mourir.

Ils n'eurent garde et de se faire répéter cet le avertissement. Après avoir jeté Ibn-Ammâr dans un cachot . pour le délivrer n'avait aucune chance de succès ils ces soldats retour- nèrent d'où étaient venus. puis . l'é. les licni-Sohail résolurent de le vendre au plus offrant et dernier enchérisseur. cliaque entreprise aventureuse Ibn-Ammâr tirer en haut le le premier . fallait se hisser à force de bras. tant ses chaînes étaient lourdes. qu'Ibn-Ammâr qu'une avait été fait prison- Persuadés tentative . pour y entrer. se Le prisonnier qui avait de la peine à tenir debout. ils descendant sol- rocher en courant . coula en silence les yeux fixés à terre . s'il reconnaissait son écriture. les soldats de la gar- nison s'emparèrent de lui et crièrent à ses deux acolytes de se sauver à. de son même fils que le châlcau de le et il chargea Râdhî de conduire prisonnier à Cordoue.. Motamid l'accabla de reprocbes et lui montra sa -terrible satire en lui demandant . quand . au plus vile. vinrent annoncer aux dats de Saragosse nier. entre deux sacs de paille.. ville L'infortuné vizir entra dans cette et chargé de fers monté sur un mulet de bagage. ses compagnons . mais aussitôt qu'il eut touché sol de ses pieds. que. s'ils ne voulaient pas être tués coups de flèches. Ce fut Motamid qui l'acheta Segura . 183 Les aboi'ds de pente laisser si la forteresse étaient défendus par une il escarpée. et Arrivé à cet endroit obli- dangereux avec Djàbir gés dans se fit Hâdî.

que plusieurs personnages haut placés entre autres. le pendant un lut . où lui reprocha de nouveau son . gratitude. D'abord Ibn-Ammâr suffoqué par les lar- . A de et eut de nouveau à endurer Cependant sa captivité se prolongeait Il cette circonstance lui rendit quelque espoir. il Ayant obtenu sa demande . il mordantes. .. festin. d'ailleurs savait . du papier de l'encre et un calam. seigneur . accorder une supplier de . . Aussi ne cessait-il de stimuler leur zèle mais Motamid était fatigué il des prières multipliées qu'on lui adressait. par ses vers . et avait déjà défen- du de donner au prisonnier ce lorsque ce dernier seule fois encore le fit qu'il faut lui pour écrire. lui ré- pondit Motamid. Les dames qu'il avait outragées dans sa satire se railleries vengèrent en l'accablant de Séville la foule. moi! — Ce que tu as fait ne se pardonne pas. parlaient le prince Rachîd ou écrivaient en sa faveur. que l'on remit au sultan dans soirée. Motamid se sentit touché il et fit venir Ibn-Ammâr dans in- sa chambre. de ce que vous ve- nez de dire et à quoi faisais. il dit : — Je ne nie rien . puisque. adressa à Motamid un la long poème. les insultes . 184 le prince eut lerminé sa longue invective . si je le me servirait-il de le nier même les choses inanimées mais pardonnez- parleraient pour attester la vérité de vos paroles? J'ai failli . Les convives partis . je vous ai offensé grièvement .

avait bien conservé pour lui un reste d'affection mais de là au pardon C'est ce il y avait encore un grand pas à franpas. que . sut rappeler avec tant le bonheur qu'ils . dont son cœur lui anle débordait il écrivit à Rachîd une lettre pour noncer l'heureuse issue de son entretien avec narque. alternatives de couravait été témoin point. lui . oreilles d'Abou-Recr ibn-Zaidoun grossie d'exagérations qui nous sont res- tées inconnues. et Aux . mais qui doivent avoir été bien historien arabe dit qu'il les in- fâmes. tune . le pire Malheureusement — car de tous les malheurs. aux chose . et pendant furtif et son vizir Isa suffisait y jeta un regard rapide il . . chir.adressa quelques paroles rassurantes mais sans lui accorder un pardon formel. avaient autrefois goùlé ensemble . Soit bavardeIsa ébruita la Ibn-Ammàr. lui fut mo- Rachîd remise. crut à un prochain retour de forla joie et ne pouvant contenir . était en compagnie quand celle lettre qu'il la lisait. car un a passées . d'attendrissement dont donna un sens qu'elles n'avaient Motamid . qu'Ibn-Ammâr ne comprit il Rentre dans sa prison. c'est celui qui vient à nous environné se d'espérance — il malheureusement les Ihn-Ammâr roux il trompa étrangement sur sentiments de Molamid à son égard. à demi vaincu peut-être . il rien lui répondre. et bientôt elle parvint . mais qui pour l'apprendre de quoi rie. ne put à peu. soit qu'il n'aimât pas s'agissait.185 mes. Molamid ému attendri . lui mais se remetlant peu d'éloquence .

parce qu'il ne voulait pas en souiller son la IhnZaidoun passa la nuit dans une était terrible angoisse: réhabilitation d'Ibn-Ammâr sa dis. s'en Le lendemain il ne sachant pas encore à quoi lui à l'heure tenir. il Aussi . à sa rentrée au pouvoir. le préfet de la vil- tenait déjà prêts plus beaux appartements de en attendant que ses pa- sa maison pour lui l'y installer. quand le sultan lui si demanil da pourquoi lui s'était fait attendre longtemps. resta chez où il allait ordinairement au palais. dit-il en s'adressanl un . le Mo- lamid le Ht chercher . était connu de toute cour. Motamid ne que ce qui se sentait plus de rage. et . Lors même s'était passé entre lui la son prisonnier aurait été in. . il lui apprit en même temps que son entretien avec Ihnla Ammàr ami le . aussitôt conclu à sa mise eu liberté. que son et son compatriote Ibn-Salâm les . peut-êlre son arrêt de mort. que l'on s'at- tendait à voir l'ex-vizir remonter au pouvoir. et reçut aussi amicalement la que de coutume de sorte qu'lbn-Zaidoun acquit certitude que sa situation était moins dangereuse qu'il ne l'avait craint. . lais fussent rendus et il va sans dire qu'il ne manqua pas non plus de raconter les calomnies que l'on débitait. «Va à dcînauder à Ibn-Ammàr.180 sous silence livre. répondit qu'il croyait être tombé en disgrâce. grâce . n'eût pas été dénaturé par haine il digné de la folle présomption d'Ibn-Ammâr qui avait de quelques paroles bienveillantes.

s'éveilla dans les veines de Motamid sa et les embrasa. — Ibn-Ammâr prétend. qu'il te donne ce brouillon . au L'eunuque revint bientôt. plus nier .. — Dans ce cas . 187 eunuque slave . Alors écrit à Ibn-Ammâr ne put Rachîd le . Mais il peut avoir écrit feuilles . Saisissant la première c'était arme que main rencontra — une hache superbe il qu'il avait reçue d'Alphonles se — franchit en quelques bonds marches de l'escalier qui conduisait à la était chambre où Ibn-Ammâr enfermé. — — ai Ibn-Animâr. a écrit un poème m'a envoyé mais qu'a-t-il fait de l'autre? Va demander cela. dit-il.» (l'ébruiter l'entretien j'ai eu avec . Je lui il fait donner deux qu'il lui de papier: sur l'une . comment que il a su trouver lui hier le moyen soir. vautour toujours prêt à tomber sur sa proie pour déchirer et assouvir sa rage dans ses entrailles.» le A cet aveu sang de son terrible père . la vérité. reprit Molamid. nie d'en avoir rien dit à personne. llenconlranl les regards foudroyants du monarque . lui «J'ai . dit-il tristement pour communide ce la quer ce que prince m'avait promis. Quand l'eunuque fut de retour: dit-il. qu'il s'est servi de l'autre feuille pour écrire le brouillon du poème qu'il vous a adressé. ré- pliqua Molamid.

t. II. 103 . Abd-al-wâhid 85—90. p. jusqu'à reste de chaleur eût quitté cadavre — ce que tout ^ Telle fut la fin tragique d'Ibn-Ammàr.188 Ibn-Ammâr heure allait frissonna. mais le couvrit de baiinaccessible à la sers et de larmes. . Elle excita dans l'Espagne arabe une émotion très-vive.. 1) Abbad. mais qui ne fut pas longue. II. article sur Ibn-Ammâr. p. jusqu'à ce fût mort le . t. pitié . Ibn-Bassâm . sultan. — 119. leva sa hache et l'en frappa à différentes repriqu'il ses . Il pressentit que sa dernière . sonner Traînant ses chaînes qu'il il alla se jeter aux pieds de Motaniid. car de graves événements qui eu- rent lieu à Tolède et les progrès des armes castillanes donnèrent bientôt aux idées une autre direction.

p. le Avant tout guerre. Péninsule et il était assez il puissant pour accomplir son projet. . . le Elevé dans la mollesse du ce prince était . L'empereur Alphonse VI. avait le temps d'attendre. le roi de Tolède. voulait pas le faire tout de suite. le amassait le de l'argent. roi de Léon. II . t. 20. Alphonse seul semblait proléger. de Caslille. sérail . le cidre et le vin. et. de ces roitelets écrasés coulait Le plus faible parmi ses tributaires était peut-être Câdir.XII. jouet de ses eunuques et la le risée de ses voisins qui dépouillaient l'un à l'envi le de l'autre. . En conséquence pressoir. Aussi 1) Voyez Abbad. il mettait les princes musul- mans au comme d'un pressoir coulent l'or. pressait. nerf de la moyen plus sûr pour parvenir au but que se proposait son ambition. il Cependant le il ne Rien ne . de Galice et de Navarre de conquérir toute la . avait l'intention bien arrêtée *.

En effet. chronique arabe-v. Mais me faut pour cela tout l'argent que il tu as emporté de Tolède. 23. Rodri- gue de Tolède. VI. Tolède commencèrent (1080) Elles avaient déjà duré deux ans .190 s'adressa-t-il à lui alors qu'il ne put plus contenir ses sujets lui fatigués de sa tyrannie. le secours d'Alphonse. selon sa coutume. p. col. t. 309. . lamid pour bassade celui qui lui demander le tribut annuel. et tu me donneras quelques for- teresses en nantissement. — Nous te chasserons aules paravant. Tolédans se donnèrent à Motawakkil de Badajoz. 109. m'en faudra encore /da- vantage dans la suite. . donner. dit «Nous irons assiéger Totu seras rétahli sur ton lui l'empereur il . une amhassade à MoCelte . Ils refusèrent de . Il. et *. . et trône. «Je juprocurez vos fils s'écria-t-il alors que si vous . 17. le demanda cet argent aux principaux citoyens lui. traduite clans la Cronica gênerai. 3 et 4 . Alphonse promit de envoyer des troupes. p. ammais se composait de plusieurs chevaliers était chargé de recevoir l'argent était un 1) Abbad.aleiicienne fol.» lui répondit-on. et il Câdir fut forcé Alors implora de nou- veau lède . qu'il avait appelés auprès de re .» les hostilités contre Câdir consentit à tout. de s'évader pendant la nuit. Cartâs . il mais en récompense de ce Câdir service exigea une somme énorme. ne me cette somme à l'instant même je remettrai entre les mains d'Alphonse. lorsque l'empe- reur envoya.

voyanl : Aussi assez juif s'écria en le «Me croyez-vous monnaie ? simple pour accepter celle fausse et l'année Je ne prends que de l'or pur. «Qu'on m'amène ce ses soldats. Molamid leur fit porter l'argent qu'il . sans Ben. » Quand îl ces paroles eurent élé rapportées à Molamid. . juif et ses compagnons!» . car à celle époque les juifs servaient ordinairement d'intermédiaires entre les mu- sulmans et les chrétiens. naguère si or- gueilleux. nommé Ben-Cliàlib * .191 juif. tremblait maintenant de tous ses membres. Les ambassadeurs ayant dressé leurs tentes en dehors de la ville . Que et l'on jette ces chrétiens en prison. avait à payer par têle desquels se quelques-uns de ses grands le à la trouvait premier ministre. Une partie de cet argent était auélé Molamid n'ayant pas . prochaine il me faudra des villes. le que — je Grâce. en élat réunir assez quoiqu'il eût imposé à le ses sujets un impôt extraordinaire. vous donnerai le poids de mon corps en or. grâce. dit fllolal'on crucifie ce juif maudit. Abou- Becr ibn-Zaidoun. cria-t-il à les Cet ordre fut exécuté arrivés au palais : et quand ambassadeurs furent — mid. dessous du d'en tilre . cria juif qui. — 1) Par Dieu! Lors même que lu pourrais m'offrir Nowairî rappelle Chalbîb . entra dans une grande colère.

ravager le royaume de ce mécréant avec des les guerriers innombrables comme cheveux de ma tête. p. 188. 174. II. al-mitâr différente (Abbad. repose témoignage tandis que lieu fort respectable celui d'Ibn-al-labbâna sur un un des poètes . ne pouvant abandonner à leur sort valiers castillans qui gémissaient dans les Séville. 239) rapporte du Raudh une version bien livre assez bizarre mais consultez sur ce la note D a la fin de ce volume. dit-il. . Il qu'Alphonles pilla et brûla villages les de l'Axarafe . II. 231. de la cour de Motamid. p. . et ayant élé rendue. il il les che- cachots de fît demander à Motaraid à quelles conditions la res- consentirait à les élargir. après la prise de Cet auteur donne aussi la date (1082) d'autres historiens disent à tort que cet événement eut L'auteur Tolède par Alphonse.» Cependant. 3) Abbad. . . 231 . qu'il en tirerait une vengeance éclatante. Ce récit . 187.192 la Maurilanic et l'Espagne pour ! la rançon / je n'en voudrais pas Et le juif fut crucifié ^ Alphonse jura En apprenant par la ce qui s'était passé. Le sultan exigea celte ville lui titution d'Almodovar il 2 . . et je ne m'arrêterai qu'au détroit de Gibraltar. tua ou emmena en esclavage tous 1) Abhad. 2) Pelage d'Oviédo 11) compte cette ville parmi celles qu'Al- phonse avait conquises.. t. remit les chevaliers en liberté ^i mais à . 175. II p. et . (c. peine furent-ils de retour dans leur patrie se exécuta ses menaces. 238 . t. t. Trinité et par tous les saints du paradis terrible. «J'irai.

qu'il qu'ils en eussent Câdir leur extorqua des «Cela ne Alors Câ- sommes énormes suffit offrit à Alphonse. 1082 p. comme on lit dans le Cartâs . p.» lui dit froidement Tempereur. . 8 . . et les Motawakhabitants ayant été obligé d'évacuer la capitale pays. 92. 195 musulmans qui n'avaient pas eu le temps de se mettre en sûreté dans une place forte. La date est t. p.. T. t. Cartâs . . 13 (Abbad. mais accordez-moi délai. IV. l'auteur du Holal 188) nomme à tort Tannée 1084. II. de ouvrirent leurs portes à Câdir. toutes ses ressources s'épuisaient pouvait-il ? mais qu'y Il savait que l'épée du terrible Alphonse 1) Abbad. grève près de Tarifa. c'est la dernière limite de l'Espagne et je l'ai louché!» Puis. et. pas. par lambeaux. — — un Cela ne suffit pas encore . Je vous donnerai davantage. assiégea Séville pen- dant trois jours. pourvu que lu me donnes de i?^ /. ravagea arrivé sur val la la province de Sidona il . Là kil aussi ses armes furent victorieuses le . son serment rempli et sa vanité satisfaite il ramena son armée dans le royaume de Tolède '. II .iujcawvaX^ allait nouveau des^ forteresses en nantissemenir Câdir y consentit — Son héritage s'en . — Je te l'accorde.. poussa son che- dans les vagues en s'écriant : « Ce sol . dit Alphonse. malgré (1084). de dir lui offrit en outre les trésors son père et de son aïeul. 193 (note 27).

et elle tomberait. . et qu'au uioinilre signe Il de désobéissance l'or. L'empereur accepta ces conditions. donnait donc de encore de l'or. les Tolédans émigrèrent en foule pour aller s'établir dans les Etats du roi de Saragosse. dont : étaient les principales Alphonse prendrait sous sa sauvegarde biens des Tolédans . donnait. . Il . leur laisserait la grande mosquée. celles-ci se l'attendait: se déclara Toutefois il y mit certaines conditions. lui Et cepenil dant tout cela ne plus servait de rien. n'y tenant plus. 18. t. s'engagerait à remettre Câdir en possession de Valence. et le 25 mai 108S . et encore des forteresses. . pour contenter l'empereur. dans l'ancienne capitale du royaume visigolh 1) Abbad. mais à il dut lâcher prise.. j»lus et . 194 élail suspendue sur sa lêie . partir ou rester n'exigerait d'eux qu'une capitalion fixée d'avance . des forteresses. la vie et les et chacun d'entre . plus rien à quand jurait qu'il n'avait donner Tolède. il fit son entrée '. il en vint donc où Alphonprêt à lui céder Tolède. l'empereur venait ravager core la fin il les environs de Quelque temps en- se cramponna à son trône Il vermoulu. il pressurait ses sujets et dépeuplait son royaume. car. p. il Alphonse devenait exigeant. e^ix pourrait à son choix Il Il Il .

ce fut tour de Valence. dans ce singe un gage d'a- mitié. lui offrir venu en personne pour Justement un singe un superbe cadeau. 19. comme ses rece- veurs d'impôts.» un accent de suprême dédain. deux d'Ibn-Abdalazîz se disputaient parti voulait pouroi voir un troisième . t. une preuve qu'Alphonse n'avait pas l'intention de lui enlever ses Etats ^ le Après la prise fils de Tolède. si ce n'est la bassesse des princes musulmans. vit Et musulman. Alphonse le souverain des hommes des deux religions. le seigneur d'Albarrazin. avait il à faire valoir: lane . ses amusait l'empereur par gambades. ils lui firent offrir ils lui déclarèrent qu'ils se considéraient . Ils s'empressèrent le presque tous de lui envoyer des ambassadeurs pour des présents. était mépris qu'ils lui Hosâm-ad-daula . p. en effet. dit le «Prends cet Alphonse avec loin animal en retour de ton présent.. le Là les . donner Valence au de Saragosse l'emporta.19S Dès lors rien n'égala son orgueil . II. avait derrière le lui une armée castil- commandée par les grand capitaine Alvar Failez. complimenter. un quatrième à Câdir. ne se donnait pas le comme il s'intitulait dans ses letmême la peine de dissimuler inspiraient. Seulement Valenciens auraient à pourvoir à l'en- 1) Abbad. tres. les Ce dernier parti meilleurs titres Câdir. 13 . de ressentir l'injure.

craient les une triste célébrité. . besoin de cette armée puisqu'ils le la serviraient fidèlement. Câdir n'eut pas naïveté de croire à leurs promesses. daient souvent un prisonnier musulman pour un pain. Elles massaet ven- hommes. par cruautés inouïes. violaient les femmes. nez de lui payer l'arriéré de sa solde Alors il se trouva un jour à bout de ressources. ou pour de poisson. retint les Castillans.196 Irelien de ces troupes: elles leur coûteraient six cents pièces d'or par jour! qu'il n'avait pas Ils avaient beau dire à Câdir . . lui crevaient . Quand un prisonnier ne rançon . voulait ou ne pouvait payer la elles lui coupaient langue . Mais malgré . Ils terres y consentirent . Une foule d'esclaves. ils continuaient à s'enrichir par des razzias dans de le pays d'alentour. dont plusieurs abdraleurs jurèrent l'islamisme s'étaient enrôlés sous leurs peaux . et bientôt ces bandes acquirent. une livre pour un pot de vin . d'hom- mes tarés et de repris de justice . actes du plus terrible despotisme. tillans proposa aux Cas- de se fixer dans son royaume en leur offrant des très-étendues. la ville son terri- toire d'un impôt extraordinaire et exlorqua aux noles bles des sommes énormes. Leur troupe s'était grossie la lie de la population arabe. sacbant qu'on le détestait et que d'ailleurs les anciens partis n'avaient pas abdiqué il leurs espérances. Câdir pressé par Alvar Fa. mais tout en faisant cultiver leurs vastes domaines par des serfs. Afin d'être et en état de les payer il greva .

II. Alphonse n'a- qu'une parole à prononcer. t. avec mes Re- cherches t. des incursions dans royaume d'Almérie épargné Celui de Grenade n'était pas non plus . même dans proportion de cinq contre un. Abhad. t. . note 4) Ibn-al-Khatîh. p. de Grenade. sous rannc'c 1086 . 20. Saragosse aussi semville. Partout. Toled. une non troupe de chevaliers . On n'osait la plus se mesurer avec chrétiens. Comparez Annal . p. p. les Castillans s'avancèrent jusqu'au village à une lieue E. el le faisaient déchirer par des dogues '. découragement les aussi. Car tas. II. p. II. 2) t. 21.. 3) II. l'était le péril était extrême. 92. dans le château d'Alédo loin le de Lorca faisait sans cesse ^. enfin. Ibn-Khaldoun . Abhad.. I.. F. Dernièrement un corps de quatre cents Almériens (et c'était un corps d'élite) avait pris la fuite devant quatre-vingts Castillans ^. un capitaine d'Alphonse. de Nihar. 126 — 130. 273. 77 de la traduction. 4. avait juré qu'il la prendrait A l'autre bout de l'Es- pagne. et qu'ils y livrèrent bataille aux muet sulmans le *. I . qui s'était niché avec . et il Mait perdue. el . Valence était donc en réalité au pouvoir d'Alplionse. L'empereur assiégeait cette 2. 5j man. . article sur MocMi!. Il était 1) Voyez mes Recherches. p. à preuve que dans le printemps de l'année 1085.. t. . des Berbers.197 les yeux . pour incorporer vait cctie ville à ses Elals. Hist. p. Câdir y portait encore le titre de roi mais une grande partie du sol appartenait aux Castillans. Garcia Ximenez.

p. riait L'idée de les appeler eu Espagne soula principalement aux ministres de religion. étaient d'o- pinion qu'il quitter le pays. pensa donc aux Almoravides. 37. D'ailleurs tout n'était pas encore perdu : on pouvait recevoir du secours de là . partis : devraient choisir entre deux la soumission à l'empereur ou l'émigration en masse.. ils ne se missent à piller les les muOn sulmans au lieu de combattre chrétiens ^. fallait . «Mettez-vous en rester ici route. en effet. car une folie '. . et à l'époque dont nous le parlons. l'isla- misme par un missionnaire de fait Sidjilmésa ils avaient des conquêtes rapides. première fois un rôle Convertis récemment à .198 évident que si les Arabes d'Espagne restaient abanils donnés à eux-mêmes. L'émigration. Les 1) Maccarî. leur vaste empire s'étendait depuis Sénégal jusqu'à Alger. . prendre. Plusieurs d'entre eux. t. 2) Abbad. était un résolvait difficilement à le parti extrême et l'on se . la C'étaient les Berbers du Sahara qui jouaient pour sur la scène du monde. p. ô Andalous serait chantait un poète. II. toutefois. de s'adres- aux Bédouins mais on avait objecté que ces gens-là s'étaient signalés par leur férocité autant que par leur bravoure. rivés en et qu'il était à craindre qu'ar- Espagne . 672. II. C'était en effet . t. ser La proposition avait d'Ifrikia . de l'Afrique. que les moins découragés attendaient été faite leur salut.» .

. . Motawakkil de Cadajoz et Abdallah de Grenade en 1) Abbad. sans en excepter Motamid et Motawakkil. . que Motamid Motawak- entretenaient bien des relations avec Yousof ibnle roi Téchoufîn. je soit ne veux pas que mon nom manes . des Almoravides. Rachîd s'il . 189 etc. 8. mais en général. au contraire . petits-fils. fils en jugea ainsi représenta les le et quand son il aîné . amenait Almoravides en Espagne: «Tout cela est vrai. les princes andalous. t. mais je ne veux pas que se m'accuser d'avoir été la cause que l'Andalousie soit devenue la proie des mécréants. lui la postérité puis- répondit-il. fallait bien saisir seul moyen de Motamid. 2) Bâdîs étant ses mort en 1073. avaient peu de sympathie pour riers le chef des rudes et fanatiques guerils du Sahara. . Cependant. p. 199 princes . lui péril auquel s'exposait . du moins. Le premier avait reçu Gre nade le second Malacra. maudit sur toutes les chaires musul- et s'il me faut choisir. Temîm. saint qui restât. hésitèrent tels longtemps.. et ils l'avaient mê- me prié à différentes reprises de les aider contre les chrétiens. j'aime encore mieux être chamelier en Afrique que porcher en Castille ^^ Son plan arrêté . il le communiqua à ses voisins ^ . II. voyaient en lui un rival dange- reux plutôt qu'un péril croissait auxiliaire. Abdallah et ses Etats avaient e'te' divisés entre deux . il comme le le de jour en jour. et Quel- ques-uns d'entre eux kil .

se joignit à eux . et qu'il prêta ce serment ^. à venir en Espagne avec une armée. Motawakkil envoya à . Le cadi ainsi de Cordoue le vizir . nous sont inconnues . Il fallait fixer alors l'en- droit où Yousof débarquerait. p. II. monarque africain avec 2) Voyez Abbad. devaient y mettre certaines con- lesquelles du reste . 27. Ibn-Adham . lors Yousof traita les ambassadeurs assez froidement et ne leur donna que des réponses évasives. ambiguës. Ibn-Zaidoun proposa Gibraltar mais Yousof donna à entendre que qu'il préfé- rait Algéziras et même cette place devait lui être lui cédée. cadi de Badajoz Abou-Ishàc ibn-Mocânâ Abdal- lah. le firent. . nom de leurs souverains ils . près de Yousof ». t. me semblent avoir première expédition du. le cadi de Grenade. 1) Les aiiteui-s qui disent que Motamid lui-même confondu la se rendit auprès de Yousof.. . Abou-Djafar Colaiî. mais ditions . que AbouBecr ibn-Zaidoun. Dès . en le quittant à quel parti il s'arrêil terait il n'avait pas promis de venir . Le vizir de lui Molamid répondit qu'il n'était pas autorisé à accorder cette demande. au . et se rendirent au- Ils étaient chargés de l'inviter. aussi ignoraient-ils . Ces quatre person- nages s'embarquèrent à Algéziras. .200 les priant de s'y associer Ils et d'envoyer leurs cadis à Séville le et Séville. mais aussi n'avait pas dit qu'il ne viendrait pas. la seconde. nous savons seulement que Yousof devait jurer de ne pas tenter d'enlever leurs Etals aux princes andalous.

enjoignit donc à son tils . quelque révoltante que parût allé conduite de loin Yousof. . Ils dans l'iiï- en furent tirés d'une manière assez désprouvait que leurs soupçons n'avaient agréable et qui pas été sans fondement. de navires de faire voile Algéziras de sorte que cette ville se trouva tout à coup entourée d'une grande arexigeait mée qui qu'on lui donnât des vivres et la place elle-même. il avait le droit de le prendre. mais en il même temps la se mit en mesure de repousser au besoin la force par lui force. et les leur demandé faire faquis avaient déclaré. Muni de ce fet- Yousof avait à donné à plusieurs corps l'ordre de s'embarquer et Ceuta vers sur une centaine . . En outre . s'il avait cé- besoin d'Algéziras et qu'on ne voulût pas le lui der fa . lui s'était la décidé vite. . Râdbî. il sentait lui qu'il était trop pour reculer et qu'il Il fallait faire bonne mine d'évacuer à mauvais jeu. fit La Il ré- ponse de Motamid ne se pas attendre. treprenait avait rien Yousof .201 Les princes andalous étaient donc aussi certiliide. sans avoir consulté ce qu'il fallait faquis. ensuite que . se trou- va dans une grande perplexité tait le cas qui se présen- n'ayant pas été prévu. qui y commandait. 11 ne refusa pas de four- nir des vivres aux Almoravides. et ayant attacbé sa lettre à l'aile il le lâcha vers Séville. il écrivit à son père pour demander des ordres d'un pigeon . qui d'ordinaire n'enses . car. d'abord qu'il était de son devoir d'aller combattre les Castillans .

la pourvoir de munitions de guerre et de bouche et d'y établir une garnison suffisante. cl qu'il une haute idée des possédait c'est là l'Espagne. entouré des il principaux arrivé en dignitaires de son royaume. t. sa présence. Près de Séville on s'arrêta petits-fils . le Temîm le de Malaga vides. 169. mettre les Son premier soin ville fut de fortifications de la en bon état. 231. giment de cavalerie commandé exprimant ses regrets de ce que des chrétiens d'Alédo en voisinage menaçant ne lui permettait pas de venir 1) Ibn-al-Abbâr irc édition.. p. 174 de la Voyez aussi AbbacL. que celui-ci put donner quel- que chose à conçut chaque soldat de son armée. 191—193. p. premier avec second ré- avec deux cents. 175 (vers de Kâdhî) 37. et que et les deux de Bàdîs. Abdallah de Grenade vinrent se joindre aux Almoratrois cents cavaliers. I. l'en il Quand la fut voulut lui baiser main. richesses que . Mo- sa rencontre. p. I. 202 Algéziras et de se retirer sur Honda ^ De . dans mes Recherches. nouvelles et enfin troupes s'embarquèrent alors pour Algéziras Yousof y arriva lui-même. t. Motacim d'Almérie envoya un par un de ses le fils. . Les présents qui étaient d'usage ne : rent pas oubliés Molamid en offrit une si grande quantité à l'Almoravide. 173. mais Yousof la empêcha en l'embrassant de manière la plus fu- affectueuse. . de . t. le Ensuite il s'a- chemina vers Séville avec lamid vint à gros de ses forces. II.

l'armée prit la roule de Badajoz kil et . ubi supra. Huit jours après. p. fut rassemblée. nait il lui il dire que. qui avait reçu la grande nouvelle aussi bien lui. se mit car il voulait transporter la guerre dans et leurs pays ennemi. t. près d'un endroit que les Zallâca et les chrétiens Sacraten- musulmans lias. 91. Quand son armée. où il apprit que les Almoravides avaient . lui fit que répondre qu'il ne lui donnerait pas un seul à dirhera. Il rencontra les Almoravides alliés non loin de Badajoz. s'était marcha vers Tolède ^ . Au moment ragosse. mais on ne pas encore avancé bien loin qu'on rencontra l'ennemi. 22. Alphonse retourna . dans laquelle il y avait beauil coup de chevaliers français. alors Tolède . l'ordre de venir le rejoindre avec leurs troupes. qu'il reçut une lettre de Yousof. . . où elle opéra sa jonction avec MolawakPuis on ses troupes. lèverait le siège. dans laquelle ce monarque l'invitait le à embrasser l'islamisme la ou à s'il payer un tribut. . Abbad. mais Mos- taîn. en menaçant de guerre ne 1) Ibn-al-Abbâr p.205 en personne. et il appelaient n'avait pas encore fini de dresser ses tes . 193. après avoir envoyé à Alvar Fanez ainsi qu'à ses autres lieu- tenants. II. débarqué en Espagne Croyant que Alphonse assiégeait encore Sale roi de cette fit ville ignorait l'ars'il rivée des Africains. lui don- beaucoup d'argent. Ahd-al- wâhid. en marche le .

Abou-l-IIaddjâdj Baiyâsî. C'était à le cette époque la coutume . ajiudlhn-Kh&l- . p. musulmans ayant . reste auteurs qui font citer à Yousof un vers de Motauabbî citation d'un historien ont pris une que. se bornant à écrire sur le revers de la lettre de l'empereur ces paroles: simples il «Ce qui arrivera. 204 roulait faire ni l'un ni l'autre.» Yousof agréa cette proposition. et dimanche est nôtre.. était trop illettré de Motanabbî. un Andalous mais quand lui-ci la il sur-le-champ. Au . mais Mota- 1) Le calife Uâroun ar-Rachîd lettre avait répondu à peu près de la même les manière à une de l'empereur Nicéphore. et que du reste il avait une grande armée que . 22. arabes d'y répondre Il chargea un de ses employés les que. et. grâce à elle. vendredi.. été s'al- ses tributaires pendant nombre d'années il ne lendait pas à des il propositions aussi . blessantes. tu •. pose donc que la bataille ait lieu après-demain sa- medi 2. le verras. jeudi 22 octobre 1086 et ce jour-là Alphonse envoya est ce message aux musulmans: «Demain. voulait ainsi. montra sa composition à Yousof ce- trouva trop longue. Alphonse fut fort in- digné de ce message. II. saurait bien punir l'outrecuidance de ses enne- mis. Cette lettre étant parvenue à y répondit la chancellerie musulmane. le votre jour de fêle. 2) t. pour une partie de la re'pouse du monarpour être en état de citer des vers Yousof Abbad.» la lui renvoya Il s'agissait alors de fixer le le jour de la bataille. je pro. .

2) Abd-al-wâhid. voyer du moins un renfort considérable. en à un moment critique el décisif. risquait d'être le écrasé avant que Almoravides fussent rendus sur fit champ lui en- de bataille. les observer légères. . D'après d'autres auteurs. 93. On touchait. . il prit des précautions afin et fit de ne pas être attaqué à l'improvisle. p. Leurs forces. à cinquante ou soixante mille avaient hommes que * tandis mille ^. Alphonse aurait propose' le lundi 1) le samedi étant t. p. 23. II. 16. la Le sort de l'Espagne dépendait de l'issue de el les bataille qui allait se livrer. fut Motamid ses vit ses craintes se réaliser il averti par vedettes que l'armée chrétienne approchait. 38. Abbad.. mouvements de l'ennemi par des troupes n'était Son esprit nullement tranquille et il consultait effet. la fête des juifs. XII. s'élevaient musulmans croyaient du moins.. Mais Yousof licân. Sa position étant donc devecar il nue fort dangereuse les il . que leurs adversaires n'en vingt Au lever : de l'aurore. el comme dans le le cas d'une atta- que {car il aurait à soutenir premier choc de l'ennemi formaient l'avant-garde les troupes andalouses tandis que les Almoravides se tenaient en arrière ca- chés par les montagnes). sans cesse son astrologue. la Castillans les avaient supériorité le du nombre. dire à Yousof de venir promplement ou de à son secours avec toutes ses troupes . 205 niid y vil une ruse.

Aussi pas ainsi . les Voyant l'armée lous .206 ne se hàla pas de satisfaire à cette demande. preuve d'une brillante bravoure . . Il . quoique blessé au visage et à la faisait main. .» propres les Ainsi abandonla nés à leurs fuite . ces gens-là soient mas- Ce sont tous des ennemis*. mais voici ce qui était arrivé. ils les ennemis qu'ils battre tout à coup en retraite car renfort avaient reçu n'était pas assez considérable pour qu'ils pussent se flatter d'avoir remporté n'en était-il la victoire. puis faisant ses un détour le . 23). avait donc envoyé à Motamid autant de renfort qu'il en fallait pour l'empêcher d'être écrasé . Là avait fait un carnage effroyable des 1) Kitâb al-ietija (Abbad. castillane engagée contre le Anda- Yousof avait formé Il dessein de la prendre à revers. avait et il formé un plan dont si il ne voulait pas s'écarter s'inquiétait peu du sort des Andalous. cependant virent le lans furent fort étonnés quand . résistèrent vigoureusement au choc de l'ennemi. il s'était porté avec le gros de il forces sur camp d'Al- phonse. teur Ce te'moignage est remarquable. qu'il s'écria: «Qu'est-ce que cela sacrés? me fait que forces . t. p. où il faut retenir la leçon du manuscrit yaco/Zon. jusqu'à ce qu'enfin une division almoravide arrivât à leur aide. qui. car Fau- du Kitâb al-ictifâ est très-partial pour les Almoravides. les Dès Sévil- lors le combat fut moins inégal . Andalous prirent seuls les Sévillans stimulés par l'exemple de leur roi. par les ennemis . : . II.

Le combat fut extrêmetour à tour pris et re- ment acharné. chaudement disputée . A . avaient et ils pris la fuite parvenus à bataille rallier retournèrent sur champ de . le tous les fruits qu'on pouvait Yousof avait bien l'intention de pénétrer dans pays . la victoire . Alphonse se l'armée qui trouvait donc entre deux feux. Un nègre réussit même à s'approcher d'Alphonse et à le la blesser à la cuisse d'un coup de poignard. nuit tombante . était plus nombreuse que celle qu'il avait il fut obligé de tourner con- tre elle sa force principale. était allé il tomber dans le dos des Castillans. et. musulmans! ! Vous avez devant vous les ennemis de Dieu Le paradis attend ! ceux d'entre vous qui succomberont » Cependant étaient le les Andalous se qui . les Castillans fit D'un au- tre côté Yousof jeta sur sa garde noire qu'il tenait en réserve et qui des merveilles. l'ayanl incendié. 207 soldais chargés de le garder. se dé- clara enfin pour les tiens gisaient taille. pris . Toutefois on victoire ne recueillit pas de cette en éclatante attendre. et comme venait le prendre en queue en face .. musulmans la plupart des chréle morts ou blessés sur la champ de baAlphonse lui- d'autres avaient pris . en pous- sant devant lui une foule de fuyards. et même entouré seulement de cinq cents chevaliers eut grand'peine à se sauver (23 octobre 1086). fuite. Le camp fut tandis que Yousof parcourait les rangs de ses soldats en criant: «Courage. pour soutenir Motamid.

.208 ennemi de la . mais il y renonça quand fils il reçut la nouvelle mort de son aîné . Se contentant donc de mettre sous de il Molamid une retourna en '. division de avec trois le mille reste hora- Afrique de ses troupes 1) Voyez la note E à la fin de ce volume. dres îues. qu'il avait laissé malade les or- à Ceula.

dix mille ou .. t. II. même vingt-quatre homaf- mes ^ un En outre les princes andalous étaient franchis de la honteuse obligation de payer à Alphonse tribut annuel . n'avait plus rien à craindre des attaques de l'empereur. sa bravoure. IV. 23. ses talents 1) Abbad. p. 199. Aussi tout . d'une foule de leurs meilleurs . ï.XIIL Par suite de l'arrivée des Almoravides en Espagne. C'étaient à coup sûr de beaux résultats et dont les Andalous avaient raison de se réjouir. et l'Ouest . guerriers ils avaient perdu à cette occasion disaient les mille musul- mans . où les forteresses étaient défendues désormais par les soldats que Yousof avait laissés à Motamid . le pays retentissait-il de cris était d'allégresse le nom de Yousof dans toutes les bouches. les La déroule qu'ils avaient essuyée à Zallâca vés avait pri. on vantait sa piété. d'évacuer le les Castillans avaient été forcés royaume de Valence et de lever le siège de Saragosse. 14 .

Lorca. Castillans. C'est de 1) AM-al-wûhid. Almérie les étaient en effet les plus faibles de toutes cella qui existaient dans Péninsule. qu'ils risqueraient trop s'ils Ils savaient bien dirigeaient leurs attaques du côté de Badajoz aussi et de Séville. si Cependant les grands et si glo- rieux qu'ils fussent. pays à leur dont les merci. et qui se trouvait entre Murcie Lorca. Les pe- tites principautés de l'Est. mais leur ils savaient que l'Est de l'Andalousie offrait encore mainte chance de succès le et qu'il leur serait facile de ravager. 94. . Valence. on son siècle. C'était la forte- resse d'Alédo ruines subsistent encore auet jourd'hui . p. A il ses yeux Yousof était plus qu'un grand homme: était l'homme béni par Dieu. Malgré perles qu'ils avaient éprouvées. en jugeaient ainsi. ils ne désespéraient fort pas de rétablir leurs affaires. n'étaient nullement décisifs. . Les les du moins . Murcie. et les Castillans occupaient au milieu d'elles une position très-forte et qui mettait le . Située sur une montagne très-escarpée et capable de contenir une garnison de douze ou treize mille hom- mes.210 militaires. peut-être même de le conquérir. elle pouvait passer pour inexpugnable. l'élu du Seigneur \ succès obtenus. proclamait premier capitaine ne tarissait pas Le clergé surtout sur son éloge. on soluail sie et (le la en lui le sauveur le ilo l'AïKlaloule religion tic musulmane.

II. En conséquence trois ordonna à son mille cavaliers fils Ràdhî d'aller l'attaquer avec sévillans. 2) t. II. ces villes finiraient entre leurs mains. Ibn-al-Yasa qui se sentait trop faible pour résister aux Castillans d'Al'es- lédo. Ibndésir Racbîc y régnait encore de punir ce rebelle. sentit la Molamid gravité . pays d'aleiUour. 2.. il fut informé qu'un escase dron de trois cents Castillans il trouvait dans le voisinage. p. 1) AbbacL. p. AhhaJ. Quant à Murcie .211 là que parlaient le les Caslillans Ils pour faire des razzias dans rie si . et Motamid brûlait du faire Ayant donc résolu de la une expédition dans l'Est avec Ire double intention de met- un terme aux invasions des chrétiens et de réil duire Ibn-Rachîc à l'obéissance. lui appartenaient fait. 120. Murcie et Lorca. et tout semblait présager que. 25. la seconde . Miircie ^. du péril qui ses menaçait intérêts les l'Andalousie de ce côté-là et d'ailleurs personnels étaient en jeu. . par tomber l'on n'y pourvoyait. dans aidé par lui . réunit ses propres . troupes à celles que Yousof lui avait confiées le et prit chemin de Lorca. en carie seigneur de Lorca. l'avait poir d'être reconnu pour son souverain. Les deux villes plus exposées aux attaques de l'ennemi. Arrivé dans cette ville . la première en droit . t. assiégèrent môme Almé- Lorca. - 14 .

gnaient de Rodrigue le Les Valenciens se plai(le Campéador Cid) . II. qui aimait la les lellrcs bien plus que guerre. les et comme avant la bataille Andalous n'étaient pas en qu'à état de se défendre. Les tentatives de Motamid pour réduire Murcie ne furent pas ses plus heureuses. vers sa capitale sans qu'il eût rien gagné était donc devenu évident qu'après de Zallâca. p. de Murcie. il faut rectifier ce passage à Taiclc tribn- Khâcàn {Ahbad. I.. Aussi le palais de Yousof siégé par des faquis et des notables de Valence. loulcfois. . qui s'était lui érigé en protecteur de Câdir après l'avoir forcé à payer une redevance mensuelle de dix mille ducats. irrite s'excusa en prétextant une indisposition. II. qui s'appelait Mo- Mais supériorité des Castillans sur les An- dalous devait se montrer une fois de plus. 121. le Fort de ce refus. de Baza. fussent Quoiqu'ils la dix contre un .. les Sévillans essuyèrent plus honteuse déroule *. com- mandement tadd. p. Ibn-Rachîc sut mettre dans intérêts les Almoravides et qui se trouvaient fut forcé dans l'armée sévillane. p. moins que Yousof ne secours . t. vînt une seconde fois à leur ils finiraient était-il as- par succomber. t.212 Radhî. de Lorca. 25. t.. 2) Ahhad. Motaniid confia alors à un autre de ses la fils. tourner 11 Motamid de re'^. et qui ravageait le royaume sous le prétexte de faire 1) Ahhad. 172—175).

le il Détroit saison le permettrait mais s'il ne faisait pas des préparatifs pas. Abd-al-wàhid p. 3) II.. il avait il mainlefois qu'avant d'avoir vu l'Andalousie. . Leurs sup- toutefois. avait eu une grance de idée de la beauté et de la richesse de ^. de passer . 137. p. t. dès que la vrai . à Yousol' ne venait pas leur aide . p. II. Motamid qu'il avait décida alors à les inten- la faire. ne le disait laissait du moins deviner de la qu'il s'attendait à une démarche directe se part des princes. est lui Yousof promettait bien. pays . semblaient produire peu d'effet il sur l'esprit du monarque. . mais que son attente avait été trompée était Molamid péril qui . Les soupçons eus sur tions secrètes de Yousof s'étaient peu à peu dissipés affaiblis. 2) Abhud. l'Andalousie ^. 136. 92. 213 rentrer les rebelles bitants des sous rautorité du roi ' .. t. il bien sérieux. ou du moins le la Sauf l'occupation d'Ali^^éziras monarque africain n'avait fait rien qui pût blesser susceptibilité des princes andalous . ou justifier leurs dit appréhensions au contraire . tomberait inévitablement au pouvoir des chrétiens plications . et. donc à peu près rassuré. les ha- autres endroits ne tarissaient pas sur les les vexations dont les Castillans d'Alédo et tous étaient accablaient si unanimes pour déclarer que. . 201. et comme le menaçait sa patrie était réellement très-grand il juit 1) Recherches.

et le siège commença. L'Almoravide le il . Alédo au cœur de notre pays l'enlever le faire. Je suis venu . — Je le tenterai du fut moins. que nous nous voyons dans un se trouve sible péril . la . Cependant on n'avançait pas beaucoup les dé» . pas besoin. et l'on convint que les émirs atta- forteresse alternativement chacun leur . .214 la résolution de se rendre en personne auprès de Yousof. il Détroit avec ses troupes le débarqua à Algé- ziras dans printemps de l'année 1090. répondit Motamid pour vous dire affreux. Te- mîm de Malaga. et. il nous est impossi de aux chrétiens . opéré sa jonction avec Motamid il invita les princes andalous à se réunir à lui pour assiéger Alédo. lui fit l'accueil le plus honorable lui et plus cordial. ayant . et la vous êtes à même mense de vous rendrez à fois déjà religion un im- service. Une vous nous avez sauvés: sauvez-nous cette fois encore. Ibn-Rachîc de Murcie quelques autres sei- gneurs d'une moindre importance répondirent à son appel. Abdallah de Grenade. grande passa le vigueur . Les machines de guer- re furent construites par des charpentiers et des ma- çons de Murcie queraient jour. puis ses préparatifs . et je me serais empressé de lui — . et quand .» lui répondit Yousof. «Vous n'aviez . dit- de venir en personne vous auriez pu m'écrire satisfaire à voire désir. achevés . Motacim d'Alet mérie. Molamid retourné à Séville il poussa ses armements avec une .

siège que était du reste. l'ambition De plusieurs côtés on mulait de Yousof. un barbare preuve . vérité . était un rusIre . lui avait plu on ne peut davantage soit que soit par amour de conquêtes. Pour les gens bien vés Yousof. dont mille cavaliers. Ce n'était pas la il est vrai . 203. En La disant que l'Es- pagne n'avait pas répondu à son attente. . tenté en vain de s'en emparer par la force durent se résou- dre à l'affamer ^ Les assiégeants. après avoir . t. lorsque Molamid lui eut poètes de dé s'il comprenait les vers que les 1) Abbad. II. qu'il avait donné mainte de son ignorance de son manque demanSévillc d'éducation. s'occupaient moins du de leurs intérêts personnels. nobles (car les intérêts de par des mobiles plus la religion lui tenaient fort au cœur). Beaucoup de gens en vait Andalousie étaient d'avis que leur pairie ne pou- être sauvée que par sa réunion à l'empire des . repoussaient vigoureuse- ment si les . difficile Et ce dé- pas à réaliser. qui élaieiit au nombre do treize mille. assauts qu'on leur livrait .215 fenseurs d'Aléilo. ce monarque pays n'avait pas été sincère. Leur camp sti- un foyer d'intrigues. est et que ce . et il est vrai . sir n'était il désirait en devenir le maître. 202.. et la place était forte que les musulmans . l'idée des éle- hautes classes de société. qui savait très-peu d'arabe. Almoravides. Ainsi. p.

Les représen- tants de la libre pensée n'avaient non plus nulle rai- 1) Cctait le père du p. des jeunes noires ches. du il pain. eut expliqué obscur . j'ai eh bien. de dans langage poétique blatie noir signifie «C'est même avait-il la que dit. qu'on le réponde que 2.» le quand on . 221. avait adresse amante Wallâda . Les petites cours étaient autant étaient les d'académies . et naguère. vizir de Motamid. signifie serein: lui très-beau.» Et quand tle après son retour en Afrique lettre eut reçu Motamid une où se trouvaient ces deux vers empruntés à un célèbre poème qu'Abou-'l-Walîd ibnZaidoun à son ' . «Tout ce que qu'ils j'en compreiuîs.» . 2) Abbacl. II. Mes jours sont noirs aujourd'hui. le Tibulle de l'Andalousie : . nuits étaient qu'il mes blanches. que. Joignez-y que hommes de let- tres étaient fort contents de leur position et qu'ils ne désiraient nullement de la voir changer. et les littérateurs enfants gâtés des princes qui leur accor- daient des traitements magnifiques. — voir « Depuis que tu es loin et de moi le désir de le consume mon cœur me fait répandre des torrents de larmes.216 venaieiH de avait-i! réciter: . répondu . grâce à toi. . mal à tête depuis que je ne lettré vois plus Dans un pays aussi de telles les que l'était l'Andalousie choses ne se pardonnaient pas. t.» — lui il avait filles dit: «Il paraît et blan- me demande Puis. c'est demandent .

et était bien naturel que les rieuses désirassent d'en voir le terme.. dire et pouvaient pour première fois écrire ce qu'ils pensaient sans avoir à craindre d'être brûlés ou lapidés ^ Ils désiraient donc moins que personne la domination des Almoravides. clergé. personne n'était sûr de sa vie ou de son avoir. en avait beaucoup parmi le peuple. I. qui ramènerait infailliblement celle du Mais si Yousof comptait peu de partisans dans il les classes supérieures et éclairées. à force de payer. Çâid de Tolède. les princes étaient sujets ordinairement contre leurs les trop faibles pour voisins protéger et leurs musulmans à plus forte raison contre chrétiens. une situation insupporclasses laboil table . 217 son de se plaiiulre. p. Grâce à la proleclioii ils que leur accordaienl la la plupart des princes. Presque cbaque elle tant soit peu considérable avait sa cour à fallait sa cour qu'il entretenir et qui coulait beau- coup . Auparavant y avait bien n'y avait pas moyen d'en sortir. dans mes Recherches. il En général le peuple était fort mé- content et ville avait raison de l'être. Et encore si. t. On n'avait donc pas un moment de re- pos . C'était il faut en convenir il . 4 de la l'c édi- . car la plupart des princes étaient d'une pro- digalité folle. . on il eût pu acheter la sûreté. Il eu 1) tion. la tranquillité! Mais était n'en point ainsi .

Espagne un monarque avait juste. avec plaisir : ces vers d'un poêle de Grenade Eois qu'osez-YOUs Somaisir . puissant. 218 (les velléilés de rcvolle. patience. Se révolter cause un devoir chrétiens. au contraire . une insurrection était puisqu'il y avait en glorieux. sauver. . I. mais vous vous avez frustré notre espoir nous attendions de délivrance mais notre attente a été déçue. sans doute en remporterait d'autres encore blait et qui sem- envoyé par la Providence pour rendre à l'Andaet lousie sa grandeur se sa prospérité. comme le même poète l'avait dit dans ces Nous notre espérions . faire ? Vous pour livrez l'islamisme à le ses ennemis. . pas un crime car vous-mêmes vous vous êtes soustraits au du Prophète. 230 v. révolle n'aurait servi qu'à empi- rer la situation il avait fallu attendre et s'armer de patience vers : . Eh bien! nous prendrons mais le temps amène de grands changements.. on avait écoulé . était donc de soumettre à sa domination et si on le 1) Ibn-Basbâm . Mais comme une . fol. Se soustraire à votre sceptre n'est . chrétiens qui déjà remporté qui sur les une victoire éclatante. ô rois . Le mieux . t. puisque vous faites com- mune avec sceptre les . en vous . . vous ne contre vous est faites rien . ^ ! A bon entendeur demi-mot Maintenant possible .

. la longue gouvernement ne pourrait abolis . 219 faisait . n'avait pas cessé les de maudire tyrans berbers. Motamid mais qui il il y avait beaucoup de mécontents car il n'y en avait était il point à Almérie. 132. ils et que comme pourraient devenir des hôtes très-incommodes. on se débarrasserait en iiiùine temps d'une foule d'impôts vexatoires. et l'on se tenait convaincu qu'il en agirait de même en Espagne.. t. race que . que la domination . p. C'est ainsi que raisonnait il le peuple . l'Esils pagne avait toujours détestée étaient assez indisciplinés. almoravide serait une domination étrangère la les dosol- mination d'un peuple sur un autre. Au reste. impôts qu'il aurait que l'Andalou- en liant son sort à celui du Maroc. car Yousof avait aboli dans ses Etals tous ceux qui n'étaient pas prescrits par le Coran. qu'enfin dats de Yousof appartenaient à une . clément. était bien plus vif dans Etat que dans tel A Grenade arabe ses c'était le et vœu unanime qui de toute la population andalouse. le désir d'un chantel gement autre. II. traitait son peuple avec une bonté 1) AbbacL. et sous beau- coup de rapports raisonnait juste le il oubliait seulese ment qu'à passer des sie. fort le prince pieux y régnait populaire . s'exposerait le à ressentir contre-coup des révolutions qui pour- raient éclater dans ce royaume. 131 . aussi Dans Etats de * . était juste.. .

et dès ne songeaient qu'à croire stimuler ses désirs et à les faire que la religion elle-même sanc- tionnait. vertement était Yousof au contraire . de berbers de sa patrie. mais n'y réus- sissait pas. cependant.220 loule paternelle. qu'il avait une grande tentation de détrôner lors lui ils les princes andalous à son profit. en un mol. les faquis . le modèle ac- compli des plus louchantes vertus. car c'étaient eux qui avaient le plus à perdre si ils les chrétiens triom- phaient. il esl dissimuler ses sentiments. L'un des plus actifs d'entre eux était le cadi de Grenade. il êlail. devinaient du moins. Bàdîs l'avait enl'auteur trevu comme probable de la (. C'étaient ses auxiliaires plus dévoués et les plus remuants. d'études profanes ou à plongés dans . et d'un autre côté n'avaient guère à se louer des princes qui. qui conseils en recevait avait toutes ils leurs sympathies. Presque partout. ce qui Colaiî. Par un instinct secret. Cet hoinme était d'orià dire qu'il Il revient détestait il les oppresseurs vrai. qui un modèle de dévotion le qui ne manquait jamais affaires de consulter suivait les clergé sur les qu'il d'Etat et .bute de sa . les cadis . Ils savaient. les plaisirs écoulaient . Abou-Djafar gine arabe. et protégeaient . les ministres de les la religion et de la loi. Yousof avait pour les lui docteurs . tout leur amour. peine leurs ou- sermons n'en faisaient nul cas les philosophes. occupés . lâchait.

17 r. 221 dynastie . article sur Abou- Djafar Alimeil ibn-Khalaf ibn-Aklalraélic al-Ghassânî al-CoIaiî. G. qu'il car on se rappellera avait été l'un des ambassadeurs qui. eu rinlenlion de le mettre à mort « mais Dieu pour me servir de l'ex- pression d'un historien arabe. tous la les forfaits des princes. afin que l'arrêt du destin s'accomplît. 1) Ibn-al-Khatîb . et niaintefois . celui qui lui inspiraient une profonde aversion pour . le roi d'Almérie. posait Le but qu'il se pro- dans ces entrevues se laisse aisément deviner: .. 16 v.. lui représenta donc que faquis andalous pourraient le délier de qu'il lui serait facile son serment d'obtenir d'eux un fetfa où l'on les énumérerait toutes fautes .. . . et que l'on tirerait de là avaient paient. conclusion qu'ils qu'ils perdu leurs droits aux trônes occu- Les raisonnements de ce cadi. avait enchaîné la main du tyran Or . quatre ans auparavant. l'un des plus renom- més par son savoir et sa piété . les discours que lui tenait Motacim. il avait . avaient été chargés d'inviter l'Almora- vide au secours des Andalous. man. .» ce . qu'il connaissait déjà. et d'un autre côté. firent une grande impression sur l'esprit de Yousof. cadi et il se trouvait dans l'armée qui assiégeait entretiens secrets Alédo eut plusieurs avec Yousof. Yousof avait des scrupules de conscience voulait les vaincre K II et le cadi les . fol. parmi les princes andalous était le plus puissant.

bon el si bienveillant qu'il fût à l'oret ce quel- il haïssait cependant quelqu'un. qu'un . je n'aurai qu'à lendemain lui et remuer seront les doigts. mais elle était très- et quoiqu'en apparence Motacim se fût réconil cilié avec le roi de Séville. ne se doutait de rien quand se trouvait seul avec Motacim. et le ses soldats partis. manger nous leur mais quand ils ils seront rassasiés.» De cim tels . voulant ne œuvre. dans l'esprit la du monarque africain dont il avait ga- gné faveur par des moyens qui frisaient . d'un ton de forfanterie toute méridionale. le le il lui parlait à cœur ex- ouvert. nous l'avons déjà dit. Vous semblez craindre tour sont . les faire une bon- nous les avons appelés en Espagne pour soûl . dans les il mains de Motales des armes Quand eut rapportés . Cette haine semble avoir pris sa source dans une mesquine jalousie plutôt que et sérieux. que des soldais Dans leur c'étaient faire gueux qui mouraient de faim. . s'appliquait à le perdre . et un jour que prince d'Almérie lui prima ses craintes sur séjour prolongé de Yousof lui répondit-il en Andalousie: «Sans doute. cet hom- me il reste bien longtemps dans notre pays. .222 Motacim rdlcnl dinaire . mais quand m'ennuyera. si élail un prince ex- mais . c'était Motamid. . mais ses qu'est-il ? donc ce prince pitoyable patrie . dans des griefs réels forte . qu'il ne nous joue quelque mauvais . Motamid il cependant . les renverrons d'où sont venus. sans doute. la bassesse. terribles. discours devinrent.

prenaient l'Almora. Puis. ne cessait été l'allié répéter à . toute apparence. faire. dit fort à pro- pos un historien arabe . et fini ce jusque-là n'avait été chez lui qu'un projet vairrévocable. il leur en rendait encore. lui aussi dans sait . Pour y parvenir . Yousof qu'Ibn-llachîc avait d'Alphonse qu'il avait el rendu de grands services aux selon chrétiens d'Alédo. il exigea que fût remis le traître qui lui avait enlevé ville entre ses af- mains. Celle 1) Abd-al-wCihid . était commune à tous les andalous. . qu'il tomberait . en lui défendant toutefois de meUre à mort. 9G . mais allait il n'avait pas prévu ce qui arriver. devint une résolution bien arrêtée.. le puits qu'il avait creusé pour celui qu'il haïs- et qu'il serait frappé à son tour par l'épée qu'il avait fait sortir du fourreau ^» . «il n'avait pas prévu. celui le il de Sé- ville ce dernier tachait de faire tomber . 97. s^accusaient récipro- quement auprès de Yousof. prince de Murcie de Ibn-Rachîc. Motacim triomphait. gue. 223 à Yoiisof. p. vide pour arbitre dans leurs querelles le et tandis que prince d'Almérie cherchait à perdre . faisant valoir ses droits à la possession de Murcie cette . Celte imprévoyance princes du reste Ils ils . celui-ci cnlra dans une violenle colère. . il Yousof chargea et les faquis d'examiner celte raison à quand ils eurent donné Motamid fit arrêter Ibn-Rachîc et le livra le au roi de Séville. que.

99) Ibn-Khallicân et surtout . II. forcés l'évé- de l'évacuer. et les ils il se retira sur Lorca. que les Castillans seraient . 25. du Cartâs (p. Voyez aussi comparez la note F ù la de ce volume. craignait disait-il . Cette opinion était juste comme nement le prouva. . Trouvant et la les fortifications pres- que toutes démolies taine garnison réduite à une cenla d'hommes. 121.. p. . 224 ari'GSlalion cul des suiles Irès-fùcliouse. les fin dans celui d'Abd- al-wâhid 92) . et en ramena défenseurs en Castille K la Le but de campagne avait donc été atteint 1) p. Dans (p. comme état bataille de Zallâca el d'ailleurs convaincu qu'Alédo de sorte n'était plus en de défense. 203.s. que Andalous ne prissent de nouveau l'avaient fait à la se tenait la fuite . Abbad. le récit 39. l'attendre Yousof eut d'abord l'intention de Sierra de Tirieza . Alphonse incendia les forteresse. dans la (à l'ouest de Totana) et de il lui li- vrer bataille mais bientôt Il renonça à ce projet . donc devenue fort et elle menaçait de était le devenir encore davan- attendu qu'on aux approches de arrivait au l'iiiver lorsqu'on la apprit qu'Alphonse secours de place avec une armée de dix-huit mille hommes. Fasc. . était La situation des assiégeants pénible tage . il Gesta RocUrici et ]iour la clironologie y a plusieurs inexactitudes.. . XII. t. car les Mur- ciens nir irril«''s (|uillèrenl le à camp les el refusèrent de iourel les désormais elle l'armée ouvriers vivres donl avail besoin.

En . et sa retraite à l'appro- che d'Alphonse ressemblait assez à une dant les fuite. . que sa popularité n'en si souffrît pas. lui reprocha de l'avoir . . la mèr« d'Abconjurant Abdal- dallah se jela aux en le d'épargner un T.. 225 mais d'une manière à car la vérité bien peu éclatante . Déjà dans tout tiens camp. Yousof avait assiégé Alédo durant quatre mois sans réussir à s'en emparer. IV. comme la présence de Yousof le l'in- timidait il n'avait pas osé prendre contre . andalous qui par leurs discordes . périls. Abou-Djafar Colaiî le . vent de ses entrele secrets avec Yousof et il en avait deviné but. disaient que celte fois l'Almora- vide n'avait pas obtenu d'aussi beaux succès que quatre années auparavant . d'avoir tramé sa perle l'ordre et dans sa colère le il donna mort. avait eu . l'éprouva dépens. genoux de son aussi pieux fils . . général les faquis étaient ils plus actifs que jamais et devaient l'être ils . dont la la lente était près de sienne . trahi . son souverain. car les princes s'étant aperçus de leurs menées. Cependant . conspire- rateur des mesures rigoureuses mais à peine de tour à Grenade. Cepen- faquis Ils prirent soin . la faute en était aux princes . si narque de faire tout le bien qu'il pourrait lui seul était le maître. homme et comme 15 . com- mençaient à courir de grands Le cadi de Greà ses nade . même à ses gardes de frapper à Heureusement pour Abou-Djafar. intrigues leurs le jalousies leurs éternelles empêchaient grand mofaire. il le fit venir.

Mais après avoir reçu une leIl le cadi se garda bien de rester à Grenade. il ré- Iriicla qu'il avait donné et se contenta de mettre teau. chambre du châqui se savait en- Dans touré de i^ersonnes fort superstitieuses. monde l'oreille à ses pieuses éjaculations le on se taisait pour ne pas 'bruit. article sur Abou-Djafar Colaiî. moitié par menafils ces. elle persuada enfin à son de rendre la liberté telle au prisonnier. peignit plus vives couleurs les mauvais il traitements auxquels difi'érer avait été exposé. se citer claire mit à ré- des prières et des versets du . mais Il du lui -désir de se des venger. Tout . . çon . écrivit donc à Yousof. et troubler. cadi aux arrêts dans une cette cliambre le cadi . s'il ne se hâtait pas d'élargir ce modèle de piété et de dévotion. lâ'h se îafssûit ordinairemetit dôïiiiner par elle l'ordre le . il Dorénavant brûlait il n'avait jîlus rien à craindre.. Sa voix le sonore et très-forte faisait le résonner prêtait palais d'un bout à l'autre.. Coran. on craignait de faire du en même temps Dieu lui on ne cessait de répéter au prince que infligerait itn châtiment terrible . par prières. En même temps il s'adressa aux autres 1) Ibn-al-Khatîl) . La mère les d'Abdallah se montra encore plus et moitié zélée que autres. et le conjura de ne pas pUîs longtemps l'exécution du projets! souvent discuté entre eux ^. profita de l'obscurité et de la nuit pour gagner Alcala de là il se rendit a Cordoue.

ïpais notamment par eux avait la manière bruson cadi . . 2) Ibn-Khaldoun tion. p. 211. dont l'aîné d'entre traité n'osant pas encore déclarer que les autres prinils ces avaient aussi perdu les leurs. des Bcrhers . après avoir ordonné à trois autres divisions d'en faire autant. . et contre les deux petits-fils de Bâdîs en particulier. ]Les cadis et les fa- quis n'hésitèrent pas à décréter q. corvées etc.cadis et faquis andalous pour leur demander un felfa contre les princes en général. Il ne les connaissait. t. blait Son effroi ne ressem- nullement à son aïeul. II. 79 de la traduc- 15 * . t. p. s'exprji- 1) Abhad. et laie .ue les princes de par ^irenade et de Malaga avaient perdu leurs droits plusieurs forfaits. Hist. et marcha vers Grenade Cependant avec une division de son armée. se contentèrent de présenter à Yousof une qu'il était supplique où ils disaient de son devoir de rentrer dans la sommer légalité tous les princes et le andalous de d'autres é^lablies de n'exiger contributions que celles qufi iÇoran ayaijt ^ Yousof enjoignit aux En ils vertu de ces deux fetfas. avait quelque teinture des lettres. il ne déclara pas la guerre à Abdallah . de sorte que qu'il ce prince devinait ses intentions plutôt fut extrême. dont vexaient leurs sujets ^ . II. l'ignorant mais énergique Il Bâdiîs. |)rinces andalous d'abolir les impôts.

Abdallah avait très-peu de trou- pes le et comme •. énervé indoles incapable. qu'on a longtemps conservé c'était . nian. qu'il re- 1) Ibn-al-Khatil). que Yousof n'avait pas d'intentions hosconseilla tiles et il lui donner à ce monarque allant à sa rencontre. une preuve de sa confiance en Puis . . un de ces hommes pour lesquels qui tremblent à la femmes n'ont point d'attrait. ne sachant jamais à quel parti avis prennent de tout il le monde. peu s'en fallait qu'il ne le considérât comme se complice du perfide cadi Abou-Djafar. vue d'une épéc s'arrêter fois. article sur IMocâtil. E. . Grenade un Coran de son écriture. . . il se défiait de son el meilleur général . demanda d'abord rendu le l'opinion du vieux Moammil. et belle main . voyant qu'Abdallah songeait il ne goùlait pas ce conseil et qu'il plutôt à se mettre en état de dé- fense . mais Abhomle dallah avait des soupçons sur la loyauté de cet me . faisait même des vers. mais pusillanime . Moammil tâcha de de rassurer en lui disant . s'efforça de lui prouver qu'il lui serait im» possible il de résister aux Almoravides. Berber Mocâtil Royo les (le rougeaud) il l'avait la éloigné se Aussi tous vieux conseillers de cour rangèrent-ils à l'opinion de Moammil. qui avait d'utiles services à son aïeul. en même temps un bomme lent .. Cette ayant rassemblé son conseil. 228 mail assez bien avait une à si en arabe. car . En ce point avait raison. et qui .

Nous ignorons tenir les si Moammil dont s'était réellement engagé à sou- intérêts de Yousof. Des troupes qu'Ab. 229 prochait d'avoir laissé échapper. mais il est certain que qui ce monarque il avait gagné la faveur et appréciait ses talents dallah . ment quelles intentions Yousof avait à son égard qu'il il il n'osa lui désobéir. ils se rendirent vers Loxa ils et. n'élaicnl pas tout à fait sans fondement. car de cette les C'était une imprudence manière il se les aliénait tout à fait et forçait presque à se déclarer pour Yousof. . Le monarque africain enjoignit les élargir. s'étanl la emparés Je raineté celle ville. Mais tandis tâchait se encore de prévenir une rupture ouverte. du reste. roi des y proclamèrent souve- du Almoravides. et comme ses jeunes favoris l'assuraient que Yousof avait bien certainement de mauvais desseins il annonça force . comptait sur son appui. dant la nuit. effet.. Ses soupçons . dallah avait envoyées contre et eux les forcèrent à se rendre les traînèrent à les Grenade. . Abde ne vit donc qu'un piège dans les conseils Moammil. qu'il était décidé à repousser la force il par la après quoi accabla Moammil et ses amis de reproches et de menaces. recouvrèrent j)cndant liberté. pré]»arait . péremptoirement au prince de Grenade de et comme ce dernier ne savait pas encore positive. de où ils furent promenés par ce à rues comme vils criminels. ils Grâce- l'intervention la de Yousof. C'est ce qu'ils firent en Ayant quitté Grenade pen.

aller Dans cet état de choses le sentit. Le conseil âyàiit déclaré qu'il ne fallait pas songer à se défendre. et. toile Tous ces soldats portaient des turbans de de coton très- 1) Cest-a-dire . la mère d'Abdallah. Alphonse ne répondit pas à son appel dins étaient et les Grena- mal disposés poUr lui : ils attendaient avec impatience l'arrivée des Almoravides. . Il dépêcha courrier sur courrier à Alphonse. il Va saluer l'Almoravidc. il est de la même race que toi. il enrôla . qui assistait aux délibérations fol . . pour le prier de venir à son se- cours. d'ou- Tout cela ne de rien. et chaque jour une foule considérable quittait se joindre à eux. seil il étant arrivé à deux réunit de nouveau son conqu'il pour lui demander ce y avait à faire. La garde tienne slave ouvrait la la marche et la garde chré- entourait personne du prince. un grand nombre de marchands vriers de toute sorte. et accompagné de sa mère d'un magnifique cortège. la résis- était impossible. Yousof parasanges de Grenade. . il est Berbcr comme toi. ne te reste il qu'un parli à prendre.» Abdallah se mit donc en route. répandant l'or à pleines mains. est ton cousin i. Abdallah et le di- manche 10 novembre 1090.230 activement à la guerre. avait conçu le espoir que Yousof l'épouserait il prit la parole et dit: «Mon fils. et qui . te trai- tera honorablement. de tisserands lui set-vit . à ce qu'on assure . latilcè la ville pour . .

de tapis. et ils élaieiil montés sur des chevaux superbes et couverts de housses de brocart. de Il cristal d'argent ou d'or éblouissaient la y avait notamment un chapelet composé de . . . l'assura griefs fort gracieusement il que . Yousof leur un ex- cellent accueil. prodigieuses. des rubis. brables les chambres étaient ornées de nattes d'une énorme valeur. s'il avait eu des contre lui. . des diamants. en les assurant qu'ils n'avaient rien à craindre de lui et qu'ils ne pouvaient que gagner allait au changement de dynastie qui de fait . les avait oubliés. les Il impôts non prescrits fit Coran étaient ville ensuite son entrée dans et aux bruyantes acclamations du peuple.231 fine. Et dès qu'il eut reçu leurs serments il publia un par édit qui portait le la que tons abolis. de rideaux partout des émcrautles vases vue. Peu de temps après la ville les principaux habitants de fit arrivèrent au camp. mais aussitôt mis le pied dans fut chargé de chaînes. avoir lieu. lui dit il que s'il avait eu le malheur de Yousof le suppliait de lui pardonner. des perles. claient immenses. il les honneurs dus à son rang. innom. Abdallah descendit de cheval et lui déplaire . Arrivé en présence de Yousof. au palais afin descendit de faire l'inspection des j-ichesscs qu'il sées. renfermait et que Bàdîs avait amas- Elles . et le pria de se rendre à une lenle qu'il lui indiqua et trailé où il serait avec tous fit. des . . qu'il eut Ab- dallah le la tente .

s'ils avaient romils pu tout de tirent pas. On la força d'indiquer les cachettes. il avait déclaré il qu'ils appartenaient . l'édi- de fice faire fouiller les fondements et les égouts de ^ se Après ce qui venait de passer . II. et que la mère d'Abdallah avait enfoui bien des objets précieux. 99. 39. tendant du palais et des domaines qu'il nomma in- de la couronne. 203. sur Abdallah ibn-Bologguîn note Moammil. 9 . Sur la date comparez F à la fin de ce volume. suite avec Yousof. 180. Cependant on savait que ce qui était exposé aux regards n'était pas tout en- core . endroits qui lui avaient servi de mais comme on soupçonnait qu'elle n'avait pas été sincère dans ses aveux. Cependant et ne le au contraire. sors . . E. 204. . articles . Abbacl. p. la Carias p. Motamid féliciter Motawakkil se . était tel l'aveuglement de Motamid 1) Ibn-al-Khatîb et sur . 179. 26. t. mais . L'Almoravide fut émerveillé de tous ces tré- avant d'entrer dans lui Grenade. . Yousof enjoignit à Moammil. man.252 quatre cents perles dont chacune fut évaluée à cent ducats. rendirent à Grenade pour à sa l'Almoravide fils et Moiacim y envoya Chose étrange I place son Obaidallâh. comme ses avait plus d'ambition que de cupidité il voulut se montrer géofficiers néreux et les partagea entre sans en garder rien pour lui-même. les princes an- dalous auraient été hien excusables. .

à l'insinuation de jeter le fils Molamid à propos et fit de Molacim en prison. le dit-il à Mola- il nous donnera à boire calice qu'Abdallah a été obligé d'avaler. Ibii-Khallicàn .» l'avis Puis.. Il ! Au reste. t. ils se de retourner dans leurs * Etats . XII . Fasc. les deux princes demandèrent à Yousof le la permission hâtèrent ils de quitter. 180. homme dans notre pays. et ils '. telle conduite devait dessiller les yeux aux prin- Aussi « Motamid conçut-il des inquiétudes très- vives. Les émirs s'engagèrent l'un envers l'autre à ne fournir aux Al- moravides ni troupes ni approvisionnements . prétextant d'avoir reçu que les Castillans menaçaient de nouveau les frontières. Cette démarche couronnée de succès. . résolurent de conclure une alliance avec Alphonse 1) Abbad. après quoi proposèrent aux autres émirs les qui régnaient eu Espagne de prendre ensemble afin de pouvoir les mesures nécessaires se défendre contre l'Almoravide dont projets n'étaient fut plus un secret pour personne. qu'il se flallaiL de l'espoir que Yousof voudrail céder fils Grenade à son Râdhî en dédommagement d'Algé! ziras qu'il lui avait enlevé Il connaissait donc bien peu l'Africain. et l'ayant obtenue. Une ces.. p. Nous avons commis une faute bien grave en appelant cet vvakkil . 2Q .. 204 . p. II. . les Yousof tira bientôt de son fut pour émirs d'une froideur glaciale ne répondit rien de Grenade . puisqu'il le supposait capable de céder le un royaume erreur.

roi de Cas- c'est-à-dire avec l'ennemi le plus implacable de la vraie religion. . dans mes Recherches . des Derbers t. . t. que. ils que. . que Yousof gements était de tous les enga- qu'il pourrait avoir pris . l . le naient de conclure une alliance avec tille . le moment désir. frère d'Abdallah. I . ils avaient corrompu les peuples et les avaient rendus indifférents aux choses sacrées. avaient des contributions illégales et ils que les bien que sommés ve- par Yousof de les abolir. la tâche odieuse de détrôner faisant le . que. «Nous prenons sur nous. Appendice . Ils s'empressèrent de répondre à son déclarèrent donc que les princes andalous étaient des libertins. pour mettre comble à leurs forfaits. l'on metlevé à assister au qu'ils . le avaient maintenues. et qu'il non-seulement de sou droit mais de son devoir de les détrôner sans retard. Il . Ibn- Ilist. Ibn-al-Abbâr Khaldoiin . car il avait l'intention de se rembarquer cl de laisser à ses les généraux dalous. faquis que . envers eux. des impies. décisif étant Ils venu il attendait d'eux un fetfa très-explicite.234 De son côlé . des débauchés. p. . par leur mauvais exemple . témoin tait le peu d'empressement que service divin . de ils s'étaient rendus indignes régner plus longtemps sur des était délié musulmans. princes an- Chemin il ôla la petite principauté de Malaga à à fait Temîm. prince tout fit insignifiant et avertir les . . 70 de la traduction. par conséquent. p. Yousof se rendit à Algéziras .

il le lit approuver par ses faquis africains suite l'Asie et l'envoya et en- aux . puisqu'il s'agissait d'affaiils res qu'ils ne connaissaient pas. mais se gardèrent bien d'eu agir ainsi . mais nous croyons fermement que sez les princes andalous . on l'accusait entraîné son époux dans un de tourbillon la de plaisirs. livreront . Il eût été naturel qu'ils so déclarassent incompétents. 255 disaienl-ils eu terminant. grand Gbazzàli . et nous déclarons que vous. nous sommes dans l'erreur. donner une autorité encore plus grande .» Tel était le sens général de ce mémorable . n'en êtes pas responsable. mais voulant .' felfa qui contenait en outre des accusations dirigées conlre certains princes en particulier. et d'être la cause principale décadence du culte. plus célèbres docteurs de l'EgypIe de afin qu'ils confirmassent l'opinion des docteurs de l'Ouest par la leur. noire pays aux infidèles. si vous les lais* en paix. émir des mu- suhûans. de répondre devant Dieu de Si eet acte. l'idée qu'il y avait quelque juirt un pays où des hommes de saient des et les plus leur profession dis}»o-! trônes flattait agréablement leur orgueil le renommés d'entre eux. nous conla sentons à porter dans vie future la peine de notre conduite. et ce cas échéant vous aurez à rendre compte à Dieu de votre inaction. Il n'y avait pas jus- qu'à Romaiquia d'avoir qui n'y eût sa place.. Ce lui fetfa était précieux pour Yousof.

. Hist. . 80. des Berbcrs . stamment s'en tenir à l'opinion du clergé 1) t. II . n'hésitèrent tout pas le à déclarer qu'ils approu- vaient Ils en point décret des faquis andalous. ce qui voulait dire qu'il devait con'. Abbad. 236 en lele . 151. .82. p. adressèrent en outre à Yousof des lettres de conet l'engagèrent seils de la manière la plus pressante s'écarter de à gouverner avec justice et à la ne jamais bonne voie . 79. Ibn-Khaldoun p. Il. 27. t.

nières . 98. l'armée almoravide. p. . Peu de temps après. ce serait une guerre deux partis sièges non de . tandis que les autres se portè- rent vers les forteresses de Molamid.. se divisa en plusieurs corps. . Parmi ces derde Tarifa succomba dès le mois décembre 1090 '. Falh califat où commandait . dont un alla assiéger Alniérie . tant leurs progrès fu- rent rapides. Aussi les se préparèrent-ils l'un à attaquer et les places fortes l'autre à les défendre. aux L'ancienne capitale du n'opposa pas une lonla gue résistance: ses propres habitants Almoravides. XIV. livrèrent Fath essaya encoi'e de se frayer une 1) Aba-al-wahicl . On pouvait guerre (le prévoir quel serait le caractère de la qui et allait commencer: batailles. dont était le Sîr ibn-abî-Becr un parent de Yousof. de à Cordoue. un lils Molamid savoir surnommé Mamoun. gé- néral en chef. les soldats de Yousof avaient déjà com- mencé de le siège .

p. 404 (sous la fausse date 1092). II. et il Alphonse il engagé à faire. dans p. tint sa parole: envoya Alvar Fanez vers l'An- dalousie avec une grande armée. (26 mars 1091) ^ et alors Carmona mencer conlre l'ouest. 100. La tique. La nouvelle de le ce désastre fut un coup de foudre pour roi de Séville. 42. p. la prise de Cordoue aurait eu lieu mois d'août. auquel il avait i>romesses les plus brillantes s'était pour le cas le où voudrait l'aider. 11. séparait . . fut prise le on put com- le siège de Séville. 232. 178). succomba sous l'on On lui Irancba que mit au bout d'une pique et que l'on promena en triomphe 10 mai 2. l'autre à de la Le qui Guadalquivir . I. 100) . . t. et des traîtres mais la tête. p. t. Abd-al-wâhid 98). Anales To- ledanos II . son épée il au travers des le ennemis nombre. 100. Toutefois il ne dés- 1) le Abbad. D''après Ibn-al- Khatîb {Abbad. et La date que je donne se trouve dnns (p. p. Malheureusement pour Motamid. Cartâs. p. 101 j Ahhad. Alvar Fanez fut battu près d'Almodo^ var par des troupes que Sir avait envoyées à sa rencontre ^. lait les |)osition de Motamid était donc devenue fort lui restait: il cri- Cependant un seul espoir le compfait il sur secours d'Alphonse . dans 2) 3) le t.238 roule avec . 55. la ville . . Cartâs (p. cité. cette dernière de ce côté-là était défendue par flotte. Deux armées marchèrent s'établit cette l'une à l'est. 54. Cartâs.

sans ner se. qui voulaient livrer la à l'ennemi conspiraient et s'elforsédition. puis. <[uand îion qui parlèrent d'une sa fin il approchait d'un saisit proie . croyait qu'il serait sauvé par je ne sais . L'arme passe Prenant alors sous son bras et effleure sa tunique. lui conseillait mais répugnant à acle l'idée terminer son il règne par un aussi rigoureux Il se contenta de les la faire ob- server. quel miracle ils mais quand ils devinrent qui mauvais . ce qui le soutenait.. il Tant que les pronostics étaient favorables. le il pu . une brèche. ce . entouré de quelques soldats dévoués. et le mardi par Almoravides pénétrèrent celle brèche dans la ville. car Irouassié- Tèreut le moyen de communiquer quelques avec les geants. . c'étaient les prédictions rê- de son astrologue. Molamid saisit un sabre. Cependant "Ville les . l'avait voulu. les aidèrent à faire 2 septembre . A peine averti de ce qui se se don- passait. 259 espérait pas encore. mettre à mort comme on de . çaient de faire et . paraît cependant que surveillance qu'on ils exerçait sur eux n'était pas assez active. qui lui les donnait des V'Cs forces . éclater s'il une Molamid aurait les les connaissait. Un ca- valier almoravide lui lance un javelot. mécontents s'agitaient . tomba dans fils un le morne soin de abattement et abandonna à son la Rachîd défense. le il temps de prendre un bouclier ou une cuirasse jette à cheval et se précipite sur les agres- seurs .

Motamid était encore dans le château. d'autres précipitèrent du haut des murailles. fit livrer l'assaut. car qu'il il entrevoyait avec hor- reur. Ses fem- mes Il pleuraient. Almoravides réussirent à brûler la ce qui causa une grande consternation parmi les assiégés. repousse à les autres ennemis et chercher leur salut dans une fuite précipitée. et le Sîr arriva sur ces entrefaites. le ne voulut point la . y en eut même qui se glissè- rent par les cloaques. Quelques-uns se jetèrent dans le fleuve en tâchant de se traverser à la nage il . et ils . Les soldats postés sur les remparts se défendirent braveaccablés par le ment . té mais le péril. La hrèclie fut réparéo sur-le-champ. n'i- gnoraient pas non plus que pour aller à l'assaut les ennemis n'attendaient que vait leur l'arrivée de Sîr . Leur rapacité fut telle enlevèrent aux Sévillans jus- qu'à leur dernier vêtement. ses amis le conjuraient de se rendre. et la alors les Almoravides pénétrèrent dans ville . non pas mort était trop habitué à bra- . pillèrent et y commirent toutes qu'ils sortes d'excès. il fend le cavalier en les deux force morceaux. car la ils savaient qu'après la destruction n'était plus . Dans l'après-midi flotte. mais ils furent nombre la . ne tarda pas les à renaître. des vaisseaux ville lenable.240 son sabre à deux mains . il dimanche 7 septembre. Aussi qu'à l'effroi que les habitants ne songèrent le sauver leur vie. écar- pour un instant. qui defut tel amener des renforts.

des conditions. et on donna à entendre que son père devait se rendre à discrétion. chassa et la le cul- rivière. espérant trouver la mort. mais un supplice il infâme. lui Rachîd demanda en vain une audience T. 16 . IV.. mais mon heure. mais croyant que ce serait renonça à ce projet . eut un instant l'idée of- de se donner fenser Dieu. 241 ver pour la craindre. . Le jour où je fondis sur les ennemis je ne voulais pas d^une cuirasse. Son lui fils Mâlic perdit vie à cette occasion sure. ce sera le parti le plus sage./' Ah ! répondistelle un poison me semblerait ! doux à avaler qu'une honte Que les barbares m'enlèvent : mon royaume . il espérait encore obl'ut tenir Cet espoir . mais le ne reçut pas il même de bles- Rentré dans la il cbâteau. et ce qu'il pensait à cette occasion. La nuit venue car il envoya donc son Rachîd auprès de Sîr. la mort qui il il réunit ses soldats bataillon puis se jeta en désespéré sur un la almoravide qui avait le pénétré dans buta dans la cour du château. et. j'allai à leur rencontre sans autre vêtement qu'une tunique. lin fils mort. et se décida en- à se rendre. hé- n'était pas venue Résolu semblait à le chercher une fuir . et que ne mes soldats m'abandonnent mon courage ma fierté m'abandonnent pas. fois encore . mon cœur plus déchiré // Eendez-vous me je . . déçu. je las me ! jetai au plus fort ! de la mêlée. ces vers : l'a exprimé dans Quand mes de pleurs cessèrent enfin de couler et qu'un peu : calme rentra dans dit-on .

eut bien de peine à se résoudre à obéir car Ronda pouvait tenir très-long. la vie de leur mère. elle craignait . Le général Guerour qui avait il été chargé de l'assiéger. Molaniid se résigna Il prendre sa le . la Le château et l'on fut pillé com- me que ville l'avait été . et crainte était fondée. l'ordre de se rendre sans relard aux corps alle moravides qui les assiégeaient. de leurs sœurs ne pouvant être sauvée qu'à ce prix. emparer par . que cette ne refusassent de se soumettre . annonça à Molamid sauve. qu'à la lui et sa famille n'auraient la vie jcondition qu'il enverrait à ses deux fils. temps encore. se tenait à distance. et il n'avait aucun espoir s'en la force des filial armes. 242 N'ayant plus à à le choix des partis . ses ses Romaiquia joignit aussi instances aux fils siennes . Râdhî et Mo- ladd. fût Râdhî surtout si louché qu'il il du sort qui attendait sa famille se au cas où la con- tinuerait à défendre. de leurs frères.. l'autre à Mertola . Motamid consentit à deux fils mais comme il savait que ses il avaient l'âme aussi fière que lui. dit donc adieu laniille compagnons d'armes qui pleuremit avec Racliîd enlre raient et gémissaient. . le n'osait approcher de ce nid d'aigle perché sur il'une (le sommet montagne escarpée. seul qui lui à ses restât. faire. et se les mains des Almoravides. A le la fin toutefois le sentiment l'emporta dans cœur . les conjura dans les ter- mes les plus touchants d'obéir à ses volontés. qui commandaient l'un à Ronda.

303.243 4e Râdhî. aussitôt qu'il aurait <ippris que Séville avait dû se rendre. 178. 3) I. 279 281. p. La prise lit . 2) Recherches. tambour battant . Motaeim avait d'aller conseillé à son aîné Izz-ad-daula chercher un refuge à la cour des seigneurs de Bougie. mie de manquer à sa parole d'avoir hésité si et le pour fit punir Râdhî longtemps. et alors les Almoravides entrèrent dans Almérie. 16* . une alliance avec Lors du siège Séville. I. Motawakkil avait cru échapper à sa ruine en concluant avait les . qui s'était décidé plus vite. Almoravides. 55— 59. ils prirent M urcie de Dé- Xativa Puis ils tournèrent leurs armes contre royaume de Badajoz. . 98 — 101. et enseignes dé. 2. dit-on à s'emparer de capi- 1) Abd-al-wâhid. la capitulation qu'il avait conclue fut . 228. . t. Carias . 304. ouvrit aux Almoravides l'infa- Mais Guerour eut . eut un sort moins dur. 232. car on lui enleva tous ses biens les lui laisser quoi- qu'on se fût engagé à K d'Almérie. les portes de sa forteresse. . Cet événement ayant eu lieu Izz-ad-daula obéit aux dernières vo- lontés de son père. il consentit à traiter. p. Mo- tadd. 68. il et. t.. t. de de Séville hâta la reddition Sur son fils mort. 204. Il. 101. Peu de temps après '. p. cependant violée aussi . 227. il assassiner. 205. Abbad. p. p. 306 . ayant obtenu une capitulation honorable. et la il les même aidés . ployées nia le .

p. Telle. d'en finir princes . Comparez Ibn-al-Khatîb (dans mes Recherches. cependant. 44. II . sans en et capitale. avait été Par conséquent de Séville . t. pelèrent les Almoravides. A lui force de tortures droits où il Sîr le contraignit à révéler les en. avait caché ses trésors le fils. il s'élait jelé la bras d'Alphonse et avait lui acheté protection de ce monarque en ^. Cintra et Santarem Cette' démarche avait mécontenté ses sujets. p. quand ses soi- disaiil alliés eurcnl commencé dans les à ravager ses frontiè- res . la cette armée conquit le pays. 317.244 laie (Je Molaiiiid ' . après quoi il annonça que ses qu'il ferait conduire à Séville et de même deux Fadhl Abbâs. 10 émir au lieu de nsr) avec le Chron. elle avait . excepter pidité. . la citadelle de Badajoz. 179. il ji'était pas son intention. leur exécution . mais plus lard . p. 419. . cédant Lisbonne. et ce furent eux qui ap. qui nommé gouverneur et envoya une l'an- armée contre Motavvakkil au commencement de née 1094. . ayant été prise d'assaut. seulement si comme lieu il il craignait que la ville . Sîr . t. I. 2) — . et les Annal. de Berlin 1. avec ces avait résolu . . dans n'y produisît un mauvais effet avait or- 1) Ahhad. Lusit. au contraire. . n'eut pas temps de venir au au pouvoir il secours 3Iotawakkil tomba des ennemis. Complut. p. 12 de la ire e'ditioû où il faut lire avec le man. avec tant de le facilité de ra- qu'Alphonse de son allié. où tiré s'était re- avec sa famille .

. les pria savait que ce serait inutile. Ibn-Khaldoun . et ses fils devaient se préparer fléil Le prince infortuné ne tâcha pas de il chir ses hourreaux. et il eut vu tomher les léles de ses deux enfants. et en . on peut racheter par quand il les soufl'rances les péchés qu'on lui Sa demande fut accordée . les Almoravides tâchèenlever. soldats ne lui laissèrent ils pas temps de l'achever ce ^ le tuèrent à coups de lan- En 1102. C'est 1) p. mes Recherches I. seulement de commencer par a commis. rent Tant de qu'il la vécut. les Almoravides le prirent possession de ville dont Cid s'était emparé huit ans auparavant. p.:<agc dans Ire édition). Les : s'agenouilla pour faire une le dernière prière. 24S donné au rapilaine qui comniandail l'escorte . p. car . dant plus de deux années mais Alphonse qu'elle avait appelé à son secours et qui croyait Valence trop éloignée de ses Etals pour qu'il pût la disputer long- temps aux Sarrasins. l'engagea à l'abandonner. Ibn-al-Abhûr et et Ibn-al-Khatîb 175. I !« édition). 158. 3 (j'ai corrige' le texte do ce pat. s'y maintint encore . de les mettre à mort dès qu'on serait hors de vue. 159 de la . ses fils . selon les idées musulmanes. vain lui après sa mort pen- (1099) sa veuve Chimène . 180 de la (dans mes Recherches. t. apad Ifoog- vliet t. A quel- que distance à à de Badajoz. 179 . lui le capitaine annonça donc Motawakkil que mourir. Valence .

attendu que ses sujets ne demandaient pas mieux que de se donner aux Almoravides. : incorporés . ix 182. . le 24 jan- choses lui face. laisser aux Almoraincendièrent que des décombres les Castillans la ville Il au moment de leur départ. . Son fils Imâd-ad-daula ragosse succéda le mais les habitants de Sa- ne voulurent reconnaître qu'à condition qu'il s'engagerait à licencier les soldats chrétiens qui servaient dans l'armée. c'étaient Saragosse où la de la famille des Beni-Houd. Mostaîn . avaient reconnu ils Ces derniers la souveraineté de Yousof. néanmoins furent déposés \ Plus faveur heureux des . mais ne voulant . qui appartenait aux Beni-Razîn. le prince consentit lui . il était évident qu'il ne larderait pas à succomber. qui les avait su gagner la Almoravides par riches présents qu'il leur envoyait. Celait une condition bien dure à remplir car depuis un siècle les chrétiens Saragos. les . cependant à faire promesse qu'on exigeait de 1) Ibn-al-Abbâr . et Sahla. étaient les meilleures troupes de l'armée de se . ne restait donc dans l'Espagne musulmane que été deux Etats qui n'eussent pas encore à l'empire des Alinoravides régnait Moslaîn . arrivée changèrent de . Malgré la qu'il en eût .24G ce qui eut lieu vides . ils étaient les plus sûrs appuis du trône les et si Imâd-ad-daula congédiait . mais à sa mort. conserva son trône tant qu'il vécut vier 1110.

.247 niais (le quand il l'eut remplie . sur son . . écrit à Alî Avant son départ . Cette lettre de l'impression sur Alî d'aulant lit plus que son père lui avait recommandé les . de mort . . en ayant reçu une réponse affirmative neur de Valence l'ordre Saragosse. il avait encore il une lettre fort touchante. puisqu'il n'avait fait qui put motiver tile. Ibn-al-Abby . et de lui que . 34 r. — 31 V. les '. de fit part d'Ali une démarche hos. Cet .. de Yousof. 39 r. mais ce contre-ordre arriva trop lard. et supplièrent se- Alî demanda aux faquis de Maroc et s'il avait droit de céder à leur prière. 30 V. ordre s'exécuta car Imâd-ad-daula sa capitale . où le conjupères. . rien rait. les chrétiens ayant été il lui serait facile de s'emparer . lui. le Ils informèrent Air de les s'était passé . et v. de vivre en paix avec Beni-Hond aussi envoya~t-il un contre ordre au gouverneur de Valence. enrôla le Informé de leurs menées Imâd-ad-daula mit êe nouveau des chrétiens. par l'amitié qui avait existé entre leurs de lui laisser ses Etats la . Celte mesure sujets. il fît parvenir au gouver- d'aller prendre possession de sans obstacle . qui ne se croyait plus en sûreté dans l'avait évacuée pour se jeter dans la for- teresse de Rueda. qui régnait alors son père étant mort trois ans audire paravant écartés . . le comble au mécontentement de ses de ce qui courir. ses sujets le fils se hàlèrcnl se metlre en rapport avec Alî. des étaient déjà entrés dans Saragosse 1) Almoravi- Jlolal. du royaume.

pour une le cloître. c'est à s'était Alî qu'il faut décerner la palme. s'était ce que peuple et les et les faquis avaient désiré accompli faquis du moins n'eurent pas de la à se repentir d'avoir coopéré manière Il la plus active au succès de la révolu- tion. postes et disposaient les de toutes les fa- p. gouvernaient l'Etat.248 Toute l'Espagne musulmane le était donc réunie sous le . Yousof. à son et successeur Saif-addaula céda la forteresse Alphon- se VII. fils Dix ans plus tard. raient tous les faquis de respects et ils d'hommages ils ne faisaient rien sans avoir obtenu leur approbation. vie de repos et de pieuse méditation pour un ermitage dans ne fit le Désert. 225 (chez cet auteur . — qu'il Imâd-ad-daula resta on possesmourut. Cartâs sion p. il que prier et jeûner. cet Le hasard sur les trompé en faisant naître . faudrait remonter jusqu'au temps des Visi- goths pour trouver aussi puissant que le un second exemple d'un clergé clergé musulman trois l'était sous le règne des Almoravides. . : Naturellement ils les faquis le n'eurent qu'à s'en applaudir ils maniaient monarque comme de tous voulaient.. étaient tous extrêmement dévots. de la semaine). de Rueda jusqu'en 1130. le jour du mois ne concorde pas avec celui 104. 1145). Les princes de celte maison qui régnèrent sie. sceptre du roi de Maroc. Cependant . Alî successivement et sur l'Andalou- (1106—1145) Téchoufîn (1145— entou. homme pour marches d'un trône la nature l'avait destiné . Sa vie durant .

des emplois dans celle du nouveau maître se trouvaient mais ils déplacés et mal rudes à l'aise officiers au milieu de . . pour gagner le pain du jour. les avaient de grands sujets de plainte. et les Il du Maroc. passait leurs peut-êlre la moisson déavait espérances. avait aussi justifié les craintes ni de ceux qui n'avaient voulu de la domination du clergé ni de celle des barbares soldats du Sahara poètes. amassaifiiU d'immenses richesses'. lorsqu'il eut reçu l'ordre d'adresser au nom du monarque céda des à .249 vcurs. laquelle s'était laissé battre par le roi d'Aragon . en un mot. flattaient les seigneurs almoravides et leur dédiaient des livres. son antipathie telles jusqu'à placer dans sa lettre phrases que 1) Abd-iil-wâhid . p. Même chez ceux qui. que plusieurs littérateurs qui avaient servi chancelleries dans les des princes andalous obtinrent . philosophes est vrai Les hommes de lettres. besoin impérieux de décharger comme . ils recueillaient les fruits qu'ils s'étaient promis de la et domination almoravide. prêtres fanatiques et de l'entourage des princes andalous avait été tout autre. 122. quelques reproches à l'armée de Valence. il Mais si l'événement justifié leur attente. on remarque une certaine admiration pour autrefois les tristesse mêlée à une grande princes lettrés qui avaient régné Il sur l'Andalousie. le y en eut aussi qui éprouvaient parfois leur bile. ce secrétaire qui.

nous devrions vous donner des hrehis à traire. en avait à la même vers il beaucoup. p. .» Un tel est à peine hesoin de le dire. . 11. 361 adressa sur ce sujet à Ibn-IIanidîn. et Ibn-Hamdin Il . lement au monarque et le secrétaire fut Quant aux poètes. t. car. . point d'homqui puisse se mesurer avec Ihn-Hamdîn faquis . ne trouvant plus de patrons. I. 127. déploraient la ils décadence du goût et maudissaient ^. p. fussent. la harharie qui avait envahi leur d'entre pays Quelques-uns en si eux subsistaient péniblement composant dévots qu'ils des odes en l'honneur des faquis. . que nous purgions de vous Péninsule et que nous vous renvoyions dans langage. vous prenez donc lous ? la fuile à la vue d'un seul cavalier Au lieu de che- vaux à monter. 472. leur chef ceux-ci n'élaient pas exempts de vanité. . p. comparez t. infâmes . le cadi de Cordoue. prétendait appartenir . me les ^. Il est temps que nous vous punissions séla vèrement. no- blesse arabe se il tranchait du prince : et entre autres fît adresser ceux-ci « Ne parle pas de la splendeur de Bagdad. dans son chapitre sur Abou-Mohammcd cet ibn-allettres Djobair a copié une touchante e'pîtrc que liommc de 360. 3) Maccarî. il le Sahara. qui était 1) Abd-al-wâhid . 2) Ibn-Khâcàn . de la ni de la beauté de la Chine ou il Perse: — sur toute la terre n'y a point de ville qui puisse se comparer à Cordoue.» Mais sans en excepter Ibn-Hamdîn . ne plut nuldestitué '.250 celles-ci : « Lâches . 299.

le plus riche de Cordoue ' . mes compatriotes. c. p. à La pauvreté fut donc leur des sort. . 5) Maccarî. je serais déjà parti. et si l'Andalousie ne veut pas de Ici ce serait moi. 2) Le monde touche U. rirâc me recevra à bras ouverts. II 3) Voj'ez Ibn-Khâcân p. . sa fin disait le poète Ibn-al-Binnî . Ibn- Bakî un charmant poète. 304. t. t.» ne trouve que de stupides et avares parve- nus ils Une seule consolation les restait aux poètes : pouvaient persifler puissants du jour. trne folie que de vouloir subsister par ses talents. " ajmd Maccarî . p. 303. ait l'un meilleurs que de l'Andalousie ville eus . Imper. vous.» 1) Chron. 590. 1 2Sv core plus a notre porte'e que son argent. du mérite cependant . II. ces loups qui et qui dévorent rampent dans les ténèbres pieusement tous biens d'ici-bas ^. — . 4) Maccarî . p. Les étoiles sont enAbd-al-wâhid p. 123. car ici on *. errait comme un vagahond ^.. en ville et manquait de pain disait-il « Auprès de un de . Adef. Votre jardin ne produit pas de fruits J'ai votre ciel ne donne pas une goutte de pluie. . t. 251 cependant l'homme ^. II . 303. . payaient fort mal le et d'ailleurs les poêles qui avaient respect d'eux-mêmes et de leur art n'aimaient pas les chanter. les écrire des satires pleines de fiel contre faquis. . Abd-al-wâhid . dans la ses et poèmes si je je suis dans la pauvreté et misère méritais le nom d'homme libre et fier. les «ces hypocrites. « . 91. puis- qu'lbn-Hamdîn nous promet des recompenses. .

logiens En vain des théo- un peu plus éclairés s'élevaient questions et des contre livres.» moyen vues d'y faire admettre Mâlic ibn-Wohaib L'intolérance et des faquis dépassait toutes les bornes étaient fort étroites. commise dans el : un de ses ennemis composa contre ces vers serait « La cour d'Alî . car les punir les . n'eut pas à s'en re- pentir . connaissaient que qu'ils des disciples de Màlic regardaient il comme n'était des autorités infaillibles el dont gie . ils ne . eu! Mâlic s'en ibn-Wohaib de Séville l'imprudence de il occuper. mais façon il élail dangereux faquis d'exhaler sa colère savaient de celle . 323. . car il devint l'ami et lui le confident du monarfait que. leurs Peu versés dans l'étude du Corelatives écrits ran el des traditions les au Prophète . est à peine besoin une science prohibée. d'eux. . t. l'élude y la renonça pour entièrement à Il de théologie et du droit canon. le démon n'avait trouvé '. II.9K9. dire . audacieux il qui se moquaient de le . cependant on ne la faute qu'il avait pardonna jamais loul à sa jeunesse lui . leur goût exclusif pour des en 1) Ibn-abî-Oçaibia . n'était pas permis de s'écarter. mais voyant se livrer qu'il risquait sa vie. article sur Avcmpace. p. Maccavî . . La philosophie élait . 322. Leur Ihéolo- à vrai dire^ autre chose qu'une connais- sance minutieuse du droit canon. le petit-fils si de Téchouf în pure de le toute souillure.

. un livre hétérodoxe. si veut que l'on s'en abstienne absolument la foi ^. qui. 97 de la 2de c'dition. t. de schismatiques. p. utiles seulement pour la ter- miner les insignifiantes querelles de vile populace ^ Renan. de le . 173. titre de Vivi/icatiou des sciences scandale. religieuses causa en Andalousie un grand Ce n'était pas. feryente. . 258 290. elle il super- flue. passionnée. qu'aucun avait système philosophique n'avait conclu le satisle d'abord au scepticisme. scepticisme n'ayant pu il s'était précipité dans l'ascèse juré de la . et dès lors *. dans Journ. 3) Article asiat. contre les novateurs et les hérétiques dans un temps serait de foi vraie et vive . Ilitzig sur Touvrage de Ghazzâlî . allemand. de Berlin pour 1858) . et il blâmait énergiquement théologiens de son temps. et quant à l'étude de nature. Ueber Gkazzâlîs Leben und Werke (dans TAcad. 1) 2) les Mum. d'impies. deM. . puis. retenir il . s'arrêlant à l'écorce. ou les traitait d'hétérodoxes. était devenu l'ennemi . Averroès. philosophie Aussi afïïrme-t-il dans sa Vivification des sciences religieuses. cependant.255 réulilé secondaires: on leur répondait par la persécu- tion. que la métaphy- sique ne doit servir qu'à défendre la religion révélée . p. Ghaz- zâlî fait. Gosche. ne s'occupaient que de questions de droit . VII. déclare-l-il la . p. 174. l'on il s'aperçoit qu'elle pourrait ébranler Mais prêchait une re- ligion intime. blié Le livre que le le célèbre Glmzzâlî avait pu- en Orient sous . une religion du les cœur .

d'en avoir un exemplaire On comprend que était intolérable. des damnés les et un où que tous Ce exemplaires devaient en être livrés signé par les faquis de Cordoue. sous de mort et de '. Un faqui de Cordoue crut avoir trouvé les forcer à excellent moyen pour embrasser l'islamis- me. fut présenté le livre au roi Ali. 124. peine défendit à tout le monde . Le cadi de Cor- doue lu . 132 j Holal . Evidemment ce faqui n'était pas très-fort s'il sur l'histoire littéraire. car on sait que l'ortho- 1) Aba-aMvâhici . sous un tel régime le sort de ceux qui étaient en dehors de Voici . et brûlé à Cordoue et l'on dans toutes les autres villes de l'empire. p. l'eût été. au feu. la religion . si le qu'ils attendaient n'avait pas paru dans cet intervalle. déclara que tous ceux qui avaient livre . aussi se récrièrent-ils d'indignation. felfa. de Ghazzâli fut Par conséquent. qui l'approuva. Ibu-Hamdîn. . 41 v. le de il Ghazzâli dressa étaient fetfa des il mécréants disait .254 C'éluil allaqucr les laqnis andalous dans leur faible. fol. conliscation des biens. 123. Il prélendit avoir rencontré parmi les papiers disait d'Ibn-3Iasarra une tradition qui que les juifs s'étaient engagés envers Mahomet à se faire musul- mans Messie à la fin du cinquième siècle de l'Hégire. il se serait bien gardé de dire qu'il avait trouvé cette les papiers tradition dans d'Ibn-Masarra . musulmane un par exemple ce qui arriva aux juifs.

Grande con- sternation parmi les juifs de Lucéna. III. et roi Yousof. heureusement se tirer d'af- peureux. . t. fond. mais en tout cas d'une était les . il leur restait un moyen pour Au . 20. r. et le gouvernement comptait sur eux pour comle bler le déficit créé dans trésor par l'abolition des qu'ils contributions illégales. Nous rions affirmer qu'il leur ait rendu ce service pour rien. 33 . plus haut. en le suppliant de vouloir bien intercéder pour eux auprès du souverain. il est vrai mais dans circonstances données d'eu être quilles juifs durent s'estimer heureux sacrifice pécuniaire ^. . à . sur Luccna et sa popula- Edrisi II. p. Comparez 54. et v. et il le fît. leur foi qu'on en voulait mais à leur or ils pas- saient pour les juifs les plus riches du monde musul- man. habiter) afin de faite aucun musulman ne les juifs pouvait y la sommer d'exécuter promesse par leurs ancêtres. montra pas inaccessible à leurs prières leur il promit n'ose- de parler en faveur . d'argent. se Le cadi ne . se rendit à Lucéna car exclusivement juive. qui (la Espagne. t. pour un 1) Voyez . 19.. p. faire. fol. à leur conscience. 255 iloxie Je ce savanl élail si plus que siispecle ^ le Mais on n'y regarda pas de se trouvait alors en ville près. C'est ils ce n'ignoraient pas . 2) Holal tion juive . ce n'était pas . somme . en conséquence s'adressèrent au cadi de Cordoue Ibn-Hamdîn. il persuada au roi de se contenter Celte les somme énorme .

t. . vers Tan 600. et ayant reçu de Yousof. (1099). les Mozarabes comme . que ceux-ci phonse le supplièrent . encore nombreux dans la près province de Grenade celte et tout de la capitale de église province ils possédaient une belle qui avait été bâtie. mille se mit en marche avec quatre chevaliers . Alphonse céda à leurs il En septembre 1125. Dans beaucoup trendroits ne formaient plus ils qu'une petite com- munauté .256 Les chrétiens lait . XVIII. pas s'abandonner l'un Son 1) Voyez Journ. p. Cette église offusquait les faquis. on la les appe- eurent à souffrir bien davantage faquis et la haine que contre les populace plus nourrissaient eux «tait plus forte et ils envenimée. par un seigneur goth Se II nommé <|ui Gudila. ÎV^ série. . il est certain du moins que faquis abreuvèrent les Mozarabes de tant de vexations. rent le l'édifice sacré fut démoli toute apparence. Al- Batailleur de venir les délivrer du joug intolérable qui pesait sur eux. de fond en comble d'autres églises eules Selon même sort . enfin le roi d'Aragon. qu'elles fussent nouvelles ou anfelfa ciennes détruire ' . ils donnèrent un ce fetfa qui ordonnait de l'approbation la . prières. fondant probablement sur l'autorité du calife avait voulu qu'on ne laissât debout Omar nulle part ni églises ni chapelles. 513. lesquels étaient suivis de leurs gens d'armes l'Evangile de ne et qui tous avaient juré sur l'autre. asiul.. mais étaient .

17 . ceux-ci furent privés de leurs biens. t. 2) Chron. mais réussit était venu L'arles pour prendre Grenade. . mée aragonaise Mozarabes de d'entre la partie. IV. T. libé- les théologiens musulmans de l'école 1) Voyez mes Recherches. 64. donc Cependant les chrétiens. célèbre pliilosoplie Averroès) lieu avait provoqué Onze ans plus tard eut 2. 343—360. n'y pas. mis à mort. p. eux s'étaient le déjà les soustraits à .23 ? expédition. manière Dix mille fureur. leur connaissant sort la qui attendait ils avaient ob- tenu d'Alpbonse Etals. I . pas le résultat qu'il s'en promis. bien tyranniqne. Tout cela en vertu (le d'un décret que le cadi Ibn-Rochd grand-père du '. el on établit dans les environs se fit de Salé et de Miquenès d'Ali . plus Il est vrai qu'il ravagea l'Andalousie pendant d'une année . loulcfois était n'eiil . qu'il poussa jusqu'aux portes de Cordouc et qu'il remporta une toire à grande vicil Arnisol près de Lucéna el il . maltraités de toutes les manières part . (1126). une seconde déportation de Mozarabes il de sorte qu'en Andalousie n'en resta que bien peu. Adefonxi Tmppratorh . La pluen cependant furent transportés en Afrique les butte à d'insupportables souffrances. o. était Pour beaucoup de gens ce gouvernement bien dur. mais il permission de s'établir dans et ses en restait encore beaucoup. les juifs . les la musulmans punirent plus cruelle. jetés en prison ou .

car est certain qu'une du moins. même était pris ensemble. les pliilosoplies . Chron. . le Ce- pendant nous n'oserions affirmer chroniqueur ^ . troublé rent si . Celait sans contredit une minorité fort conil sidérable et dont impossible les de ne de ))as tenir compte . et dans point l'origine du moins . 2) Abd-al-vâhid . qu'ils ne songèrent plus à venir ravager l'intérieur de l'Andalousie ^. les iicètes .•?) p. 1) Car tas. 108. comme fois. . 32G. . 258 l'aie. 114. Lusif. Dans ce temps-là routes étaient sûres ne fut point les les Castillans fu- bien tenus en respect . celle-ci attendait du nou: veau gouvernement pouvait . la protection contre l'ennemi du de- la diminution des impôts el l'accroissement de Ces prospérité publique. mais enfin. successeur. ce Ce que pas masse de la population. 52 r. le gouvernement ne leva . . car presque tous hommes n'était talent la en faisaient partie. de contributions . qu'une nii- norilé. à sec. Cite dans le Coriâs ]\ lOS. illicites c'étaient les juifs comme nous l'avons vu le qui devaient payer pour les se musulmans quand trésor trouvait . se formuler ainsi l'or- dre au dedans hors la .. dire qu'ils les le vœux furent-ils remplis? le On peut Yousof et furent pendant règne de dans premières années de celui de son l'ordre ' . p. fol. p. les liomnies de lel- Ires ne formaient. lIoIaL . fait un qu'il il n'y eut aucune contribution ex- traordinaire.

qui n'avaienl jamais montré une bien grande partialité le pour les Almoravides . 17. réces pondit en termes aux réprimandes de Yousof: je n'ai pas la «Vous me blâmez. XII. Voici ma réponse. il d'ailleurs. vous ne serez pas pas inhumé je ne sache que votre et si les justice n'ait jamais été révoquée en doute. II. Abou-Abdallâh ibn-al-Farrâ. II 18. émir des musulmans: vous . t. Ce cadi crAlmérie fut tué dans la . 263. et cadi de celle ville. une maouna (aide) comme on disait. maou- na . demandé "la contribution dont la le s'agit qu'après avoir juré dans mosquée trésor le . n'êtes pas le compagnon du Prophète à ses côtés . Les Almériens. p. et vous dites qu'elle doit être payée et attendu que tous les cadis et faquis du Maroc l'ont décrété ainsi le de l'Andalousie en se fondant sur l'exemple d'Omar. Omar. M » Ce langage 1) Maccarî. . seigneur. été compagnon du Prophète. faquis vous mettent sur même n'a ligne qu'Omar opinion ils auront à répondre devant Dieu de cette téméraire.2o9 Yousof ('ssaya de lever une conlrilnilion de guerre . bataille de Cutanda (près Daroca) livrée en 1120. . p. parce que voulu contraindre mes concitoyens à payer . p.nccarî t. vous extra- aurez droit de demander une contribution non. Salut ordinaire sinon . qu'il si ne restait pas un seul dirhem dans faire vous pouvez en de même fier . Ibn-Khallicân M. . refusèrent de la payer. quia inhumé à côté de celui-ci et dont la justice n'a jamais été révoquée en doute. la cadis et les . Fasc. 17* . 759. «le — . 262 .

au repos dont on Elle le la prospérité la s'accrût. Uiorl d'Alphonse VI (1109). du moins en partie. les ordinairement on entend sous été fut mot des impôts qui n'ont pas Coran. fol. grâce à celle circonstance jouissait . . 108. auxquels ' ce prince donna des un chroniqueur cevoir les ce le dit qu'ils et furent chargés aussi de per- maghram. général . le il peuple s'était ne fut donc s'il pas désap- seulement trompé avait cru que des Almoravides remporteraient sur décisives et les chrétiens victoires rendraient la à l'Espagne musuleues mane la grandeur et puissance qu'elle avait du temps d'Abdérame III. 2) p. . diie .. d'Almanzor. fol. et et est que.'53 v. les sous le règne conlribulions illégales furent rétablies. l'Espagne cbré- 1) HolaL rarf(h . car tiens) en parlant des Roum emplois (chré. 35 r. à bon preuve en est que pain se vendait marcbé et qu'on pouvait se procurer des légurien ^. Toutefois. fut en effet Irès-grande. mes presque pour En pointé les .. mais nous serions porté à croire que d'Ali. car Les circonstances étaient après la cependant favorables. 260 ciU-il pour effet que Yousol' renonça ? à son dessein le ou bien y persisla-t-il Nous ne saurions . de Hacam II. Holnl . la prescrits par population taxée il moins naturel haut que sous princes andalous.

accoutumés i^nricbis vie les simple et trésors du Désert par des ils princes andalous que Yousof leur avait prodigués. il quand est ils arrivèrent en Espagne. mais succès qu'ils obtinrent furent contre-balancés par perle de Saragosse (1118). et désormais des ils ne songeaient qu'ils plus qu'à jouir 2. Le peuple. vrai. les ils ils voulureiit initier et prirent pour modèles princes qu'ils avaient la avaient détrônés. déli- finesse Tout por- 1) Holal. perdirent bien vite leurs vertus. probes. 148. gétout se soldats. r.261 lieunc l'ut longtemps en proie . lède Tous leurs inutiles pour reprendre . braves. à la discorde et à la guerre civile mais les Almoravides ne efforts . n'eut pas à temps de néraux. et '. au reste. frugale étaient illettrés. pouvoir s'approprier des Andalous. Malheureusement pour la l'épi- derme catesse. surent pas Toest les la en profiter. tranquillement biens avaient fut acquis La civilisation de à l'Anda- lousie pour eux un spectacle de leur tout fait nou- veau. ayant s'y bonté barbarie. à la mais pieux . 2) Abd-al-Avâhid p. corrompit avec une éton- nante rapidité. la se féliciter long- révolution accomplie: gouvernement. Les généraux de Yousof. de quelques villes moins importantes. 34 . . fol. trop le dur tact. demeurèrent ils s'emparèrent il vrai.

. il choisit pour son ami son confident les . de est il s' andalousiscr s'il permis de s'exprimer été élevé dans . ayant été des bons en il conséquence. rois il du pays. . voulut l'être viveurs . sans se demander ce que diraient . buvait il s'entoura il de et et quand avec . à se . sans trop de succès. essayèrent. sans goût . sur l'exemple des Beni-Houd les anciens vivants. faisaient qu'ils gauchement. ainsi. Ceux-ci aussi. un homme dont qu'avec fidèles ne prononçaient nom qui horreur qui ne croyait pas au Coran . quoi fissent ils restaient à demi sauvages et ne prenaient de la civilisation andalouse roi que son mauvais côté. comme tamin Beni-Houd avaient les patrons de et philosophie . son beau-frère . 262 tait chez eux Ils le cachet d'une imitation les serviie et manquée. Le heau-frère du Alî Abou-Becr ibn-Ibràhîm qui fut quelque temps gou- verneur de Saragosse après l'avoir été de Grenade fut. . faquis en . eux puis la portait une couronne les un manleau royal été . faire se mirent à protéger lettrés. . réciter ils des poèmes et dédier le des livres mais et tout cela. — deux d'entre eux Moctadir cette Mou- avaient même et les écrit et sur science — il voulut l'être à son tour.. Né dans le Sahara et avait les principes rigides il aus- tères de sa nation se modela en tout mais à Saragosse les oublia et . sans grâce . son premier ministre le . le type de ces généraux qui . pour ainsi dire.

— . ce qu'on appelait . si Leur lâcheté en effet son grande . . quoique plus orthodoxes. et 1) Avempace est . au fend e'taient c. Ibn-Khàcân Calâjid.. 98 v. 2) Ibn-al-Khatîb man. biens. d'autres dales mes gouvernaient à leur gré hauts dignitaires. femmes. mieux que leurs chefs. il Le gouvernement Sa faiblesse le laissait n'y pouvait rien. ils ne connaissait pas de Ils traitaient l'Andalousie en pays ce conquis . 58 r. ^. 94. faisait pilié à Les faquis avaient dû céder pouvoir aux elles. y prenaient tout qui leur plaisait les argent faire. Voyez 35 r. le célèbre pliilosoplic si Avcin- pace en un mot Ses soldais en furent indignés. autrefois des Slaves) fol. . Ce qui les les carac- c'était l'insolence envers Andalous était et la lâcheté devant l'ennemi. . IIoM. article sur Avempace. (article sur Abou- Becr ibn-Ibràhîm) 3) . une corruption d'Ibn-Bàcldja. sur ces Roum v.. Chroi}. Adi'Jonsi Imper. la lui amenait des côtes de l'Italie . G. femmes Ali ou du moins laissait le partager avec Le roi se dominer par son épouse Camar. amiral Ibn-iMaimoun qui faisait une véritable chasse la aux hommes. voir. fol. de ^ . 45 46. qu'un grand nombre d'entre eux l'abandonna Ce- pendant les soldais. de de l'empire byzantin elle et quant à leur insolence bornes. Galice. 205 niait toute révélation. . Catalogne .. 100 r. ne valaient pas térisait . 62 . (qui .. que les le roi AU fut obligé de vaincre aversion pour chrétiens et d'enrôler ceux que son . '.

58 v. 1) Abd-al-wàliid . 59 r.. 2G4 pour peu que l'on conleiilâl leur cupidité. Fanatisés par un prétendu réfor- mateur . Almohades (unitaires) comme s'appelaient prirent les armes contre les Almorasi vides. d'ailleurs qui don- naient les postes à des le et d'ordinaire elles les accordaient à fait incapables. les 31cuic bandits avaient . mortel. . parce avait révoquait la veille . se donnait pour le Mahdî annoncé par de la Mahomet l'Atlas ils les sauvages les habitants chaîne de marocain. les seigneurs visaient au trône et on les entendait dire qu'ils gouverneraient bien mieux que prier le faible Ali . le droit de compter sur l'impula . . C'étaient elles . et hommes tout En un mot ridicule. faible et si chan- celante tion un tel coup devait être . gouvernement devint méprisable et le L'arqu'il mée peuple le se moquaient de les lui . fol. lequel ne savait que jeûner et ^ terrible révolte éclata Pour comble de malheur. 133. p. qui . 128. 148. . protection de ces dames. une en Afrique (1121). qu'ordinairement les vue seule de Aussi l'ennemi suffisait pour mettre en déroute. A l'excep- des si chrétiens les soldats dont la elle disposait étaient mauvais. lendemain grands ordres qu'il donnés . nité s'ils avaient les moyens d'acheter . IMal. Pour une dynastie déjà . l'on pouvait se perniellie tout ce que l'on voulait.

le goiivernemenl aux abois ne savail que Taire sa . 328 . de Carpénétra mona . Adefonsi Imper. de fut Carmona. Alphonle VII de Caslilie . qui aïeul portail litre . à-dire jusqu'aux colonnes d'Hercule vait Son aïeul n'a- pas lard fait . . Sur . . Imp. Après avoir joui de quelques années prospères . le d'Andujar. de Séville. n° XXXV. L'année suivante toute l'Andalousie pillée et brûlée depuis Calalrava jusqu'à Almérie ^.. 13 — . . p. Il . fut de Baëza. les vivres ^ Les chrétiens et à ne tardèrent pas à s'en apercevoir en profiler. de nouveau tour de Cordoue. . Chron. 88. 16. . mit à feu et . Batailleur. c'est^. les munitions. c. pour ravager les Cinq ans de ce plus il revint alentours Jaën. le commencement de le des . pendant plus d'une année. révolte quatre ans après . 52 r. à sang les environs de Cordoue de Séville brûla . Adef. Almoliades Alphonse . pour il prolonger de quelques instants triste existence. . qu'il pilla et la et jusqu'à ce qu'on appelait alors tour de Cadix. 2) Chron. d'empereur de même que son Alphonse VI . et TAp- pcndice 3) . dégarnissait l'Audaiousie et en relirait les soldats les armes. fui. pis du temps de 3Iolamid. la En 1125. En 1145. d'Ubeda. le 1) Ilolal. c. prit Xérès . se comme nous l'avons En 1155. la tour de Cadix ou colonnes d''ilercnle voyez mes Recherches 60 82 t. roi d'Aragon ravagea l'Andalousie vu.

moravides dans lesquels on avait vu naguère veurs du pays et de les la religion. Dès l'année 1121 la Cordouans se soulevèrent contre soldatesque qui tenait garnison dans leur ville et qui se livrait à toutes sortes d'excès. sans que le gouvernement . Ces barbares Alors le furent roi . expulsés leurs de- meures pillées. pas dire di- sellc. et l'on Toutes espérances avaient maudissait maintenant ces Alles sau. Ali arriva en Andalousie avec une nuée d'Africains jamais encore une armée Mais aussi considérable n'était débarquée en Espagne. . fermèrent leurs portes . Le combat toutefois . étaient infestées par une foule de brigands et la stag- nation presque complèle du trie . commerce pour ne de l'indusla la cherté des vivres . eût été trop inégal et les fa- \) Comparez le Holal . fol. 52 r. enfin. étaient déterminés à le se défendre ils avec courage que donne et désespoir . corrompu. les Cordouans . l'en empêchât.. . des invasions plus fréquentes qu'elles ne l'avaient jamais été et qui malheureusement tendaient les encore à se multiplier ^ été trompées. 266 peuple aiidaloiis avait donc gagné ceci à qu'il avait saluée avec la rcvolulion : tant d'enthousiasme et un gou- vernement impuissant lâche . barricadèrent leurs rues. une soldatesque . indisciplinée et brutale une police pitoyable les car les villes regorgeaient de voleurs et campagnes . poussés à bout le .

. vous et fils Onze ans après. et ^. ils Celte fois. tant le présent était sombre et insupportable. déclarèrent dans un fetfa que la révolte était des Corn'a- douans vaient leurs juste et légitime .267 quis s'interposèrent pour prévenir l'effusion du sang. 35 V. s'en con- vaincre en lisant message les le Sévillans enfils voyèrent en 1133 à Saif-ad-daula roi du dernier de Saragosse. phonse VII de leur lui alors que celle-ci était devant les portes ville. vous sur nous. . Ade/onsi Imper. femmes. nous payerons au roi de tribut plus considérable que celui que nos régnerez la pères payaient aux siens vos . malgré leur servilité habituelle. qui se trouvait dans l'armée d'Al. fol. leur faquis. . le On peut que . Cordouans s'engagèrent à payer une amende en ce qu'ils avaient pillé et détruit dédommagement de Dans d'autres jours . attendu qu'ils pris les armes que pour défendre leurs biens. 1) Holal. c. vie.» vous . ^ ou villes le le mécontentement croissait tou. Castille Une un fois libres . 36 r. 2) Chron. «Adressez-vous dire . aux les et après quelques pourparlers. lui firent-ils concertez-vous avec et faites en sorte que nous soyons délivrés du joug des Almoravides. parti Ils prirent pour leurs concitoyens et contre le pouvoir. et quoique passé n'eût pas été brillant le regrettait et l'on voulait y revenir. Ali céda. comme de cou- tume. 16. au roi des chrétiens.

nous avons passé fait bornes de notre sujet nous l'avons parce que nous croyions de notre 1) Chron. les — oui criait-on de toutes parts tous moyens sont bons pourvu Et l'on que nous soyons délivrés des Almoravides. un .. 89. de l'Andalousie indépendante la en jetant un rapide n'était plus coup d'œil sur province période où ce pays empire . nos .» appelait la avait bénédiction du ^ . en têle la . à raconter ni l'histoire de celte les ré- ni la conquête de l'Espagne renversé les par Almole hades qui avaient Maroc. de et Almoravides dans La tâche que nous nous l'histoire étions imposée élait retracer si . homme les pour massacrer ses oppresseurs. cbassons-les » Et d'autres disaient: «Nous devons d'abord de faire alliance avec tribut l'empereur Léon le . . faisaient. moelle des . qu'une les d'un autre . 268 mesure clunl comble paris . . cl l'empire croulanl les de les loiiles on « se disait dans rues et dans mosla quées : Les os. on a rarement compté reconnaissance au nom- bre de ses vertus. Nous n'avons volution . nous lui payerons Oui . noire argent contre nos femmes nos . Almoravides ils nous tirent jusqu'à biens. et faquis car le clergé . nous enlèvent . Imper. ciel sur les projets qu'on levait formés toule l'Andalousie se comme les le un seul cadis sait . comme nos pères . Adef. enfants tuons-les soulevons-nous ! eux . c.

. l'ut loin d'être heureuses princes qu'elle avait se et qu'elle en vint même à regretter indigènes. abandonnés et trahis à l'heure du danger. quand elle se donnée aux Almoravides . .269 devoir fut de moiUrcr que l'Andalousie . devoir Avant de terminer. un seul nous reste à remplir: c'est de raconter l'histoire de Molamid pen- dant sa ca'i(ivité. qu'elle avait tant calomniés.

XV. que Yousof avait pour ces deux princes qui étaient de sa nation. maii. Râdhî . tion qu'ils ne quitteraient Maroc et reçurent un traitement assez considérable lah put laisser de sorte qu'AbdalC'est une belle fortune à ses enfants. . . E. fut cruelle et odieuse. liberté à . c'étaient en outre des hommes qui le incapables dont '. nous le avons déjà vu \vakkil. de Mola- de Fadbl. . il n'avait rien à craindre et flattaient Quant aux autres princes. quel fut sort de . vaincus n'en faisait parqu'il Sa conduite à l'égard des princes andalous fait avait prisonniers les . Quelles les qu'aient élé les verlus de Yousof faquis affirmaient qu'il les en avait — beaucoup — pas Il et la magnanimité envers lie. est vrai que deux : pelits-lils de Bàdîs la furent traités condi- convenablement ils recouvrèrent pas le . article sur Abdallah ibn-Bo- loiïguîn. d'Abbâs et celui de Motamid î) Voyez Ibn-îvl-Khatîb .. un certain faible.

. t. lui envoya des poèmes neur. . où il resta poêle Hoçrî qui y habitait et qui quelque temps à la cour de Séville. I. . est plus et toi . Au moment tes des adieux . l'ordre avait été donné s'em- de le Iransporler à Tanger. Quand Molamid quelques jours.. que la séche- resse a détruit Et chevalier au superbe cortège. Et sache qui avais l'intention de t'établir dans cette vallée la famille que que tu cherchais n'y notre moisson. les princes fui'ent les vers les le navire. avait passé le fut arrivé à Tanger. . lui ùlAl pas la vie. le poète : Ibn-al-labbàna décrit celle scène en ces termes Vaincus après une vaillante résistance poussés fleuve le . rassemble bagages est tes provisions demeure de la générosité désormais déserte. et 1) Abbcid. La foule encombrait rives du femmes étaient sans voile et elles se décliiraieut visage de douleur. SCS Dans une de a élégies. nn fui pas moins Après la prise de Séville . que de larmes! ô étranger car la toi ! Que nous reste-t-il à présent? et fais d'ici. p. qu'il avait composés en son honélail Parmi ces pièces une seule nouvelle . Au moment les où il barquait avec ses femmes et plusieurs de ses enfants une foule innombrable couvrait rives du Guadal- quivir pour lui dire un dernier adieu. . le dépose tes armes qui ne te serviraient à rien. 271 quoiqu'on ne déplorable. car lion a déjà ouvert sa gueule pour te dévorer ^. que de Pars cris . 59—61.

. (juditjii'il dût faire. 175.272 dans celle-là Hoorî demandail un cadeau plus . la Mauritanie entière . I. t. qui naguère . . Ce serait plutôt . Ahd-al- wâlikl p. p. se sont et ils voudraient recevoir quelque chose du captif. II. p. . il mendierait lui quand on un appel à sa générosité. 71 . 313. de . la Ce mendiant éhonlé n'eut pas l'en même autres politesse de remercier et . Molamid l'ex-roi n'élait en élal d'en En de Séville n'avail conservé . au fond de son âme si la fierté que il lui ont léguée ses ancêtres ne l'en . 102. leur sang . mais sa généro- qu'il : n'hésita pas à sacrifier cette dernière res- source il enveloppa les ducats dans un morceau de la- papier. 101 . de toutes ses richesses que trente-six ducats qu'il avait cachés dans sa hottine et que ses pieds avaient telle était empreints de sité . et à cette occasion dit: Les poètes de Tanger évertués à faire des vers . avec eux . à lui de leur ! demander Si la pu- une aumône deur qui est quelle merveille quelle merveille . répandait l'or à pleines mains 1) Abbad. et y ayant ajouté une pièce de vers dans quelle il s'excusait de l'exiguïté de son cadeau . savoir que eifel . 232. empêchaient pas. t. 314. rivaliserait faisait '. . Hé- il n'avail plus rien à donner. il les envoya à Hoçrî. et quand les rimeurs de Tanger des environs eurent appris que des lui Molamid faisait encore cadeaux . ils survinrent en grand nomhre pour las il I présenter leurs vers.

383. ou enlevait la vie aux ennemis le jour du combat. allait En route rencontra une procession qui il implorer de la pluie. larmes sont assez abondantes cela. me qui . . J. seigneur de la générosité . 273 De Tanger on il le conduisit à Miquenès. p. 18 . le protecteur des hommes . faisait non ce loin trajet Maroc. le transporter ville d'Aghmât. jusqu'à ce à la Yousof ordonnât de de . 1) Abbad. . ignorons . alors que ma main droite prodiguait les dons le jour de la distribution des ca- deaux. un instant ton noble visage nous tenir lieu. la nuit gai et brillant le pourrait de flambeaux. mais elles sont mêlées de sang ^. 102. IV.n A Miquenès que il resta plusieurs mois ^ . son fils Pendant qu'on Rachîd . et à cette occasion composa ces vers: la pluie : Voyant larmes . I . vous en tiendront lieu. tes — Mes pour Tu as raison. me répondirent-ils. permettre de contempler . Motamid lui répondit par ceux-ci: le J'étais l'émule de la pluie bienfaisante. jour du soleil. il était : fâché contre lui adressa ces vers pour l'apaiser Emule de riez la pluie bienfaisante la plus . parce que. ces gens qui allaient implorer de » leur dis-je. pour un motif que nous lui .. lui faire qu'il avait refusé de voir. 2) Abd-al-wfihid p. grande faveur que vous pour- m'accorder ce serait de . t. seigneur de la générosité protecteur des hommes! .

les soucis ne me permettent plus de penser à . comme eux car mon bonheur ne se . 74. s'est changée en une morne tristesse . t..274 et que ma main gauche la tenait la bride qui domptait le cour- sier cflVayc par le bruit des lances. de moi une compagnie de catds . . tantôt qu'on . passer auprès . son épouse et ses Pour subfilles besoins. piarce Ce j n'était pas par jalousie que je pleurais mais que oii 'aurais voulu être alors je pourrais aller je voudrais . Le gouvernement s'occupait de lui pour ordonner. dit-il .'î. 1) Al'bad. ni étaient libres ils ne connaissaient prison . C'est dans la poésie qu'il cherchait sa consolation. la joie. Aussi avec sa famille dans venir à leurs obligées de dernière détresse. aujoui'd'hui ils les regards se détournent de moi au lieu qu'auparavant me cherchaient '. \>. à un oiseau dont on a Je ne puis plus répondre à Tappel de l'op- primé ou du pauvre. suis au pouvoir de captivité et de la misère je ressemble à une chose sacrée brisé les ailes. II. \e Ainsi.. mît des cliaînes. reste il tantôt qu'on les lui ôtât mais au ne prenait vivait-il p&s mêiue soin de sa la subsistance. quand son cachot les il eut aperçu de l'étroi- fenélre de une volée de ces oiseaux le rapides auxquels cl Arabes donnent : nom de catâ qui sont une espèce de perdrix Je pleurais en voyant ils . étais La gaîté de mon visage. Mais à présent je . ni chaîne. qu'on a profanée . A Aghmât triste et lui il mena dans la prison une existence douloureuse. furent filer. 7. à laquelle tu accoutumé .

alors que j'entends dans sa . mais la fête qui captif à Aghmât te rend Tu . . eux n'éprouve douleur d'être de sa famille ils ne passent pas comme moi la nuit dans d'affreuses angoisses. et à il l'occasion de la : fêle de la rupture du jeûne . 68. de même tenue .. composa ceux-ci Autrefois te trouve les fêtes te rendaient joyeux triste. p.. manquent d'eau d'om- brage ' ! Puis c'étaient des vers sur sa grandeur passée avaient été sur les magnifiques palais ... ton cœur a rompu a éclaté enfin. mon cœur ne serait pas rempli de douIls sont leur. t. Jadis . . car elles ne possèdent plus . grincer serrure. 142 143. qui naguère fils témoins de son bonheur sur ses qui avaient été massacrés . le sien ta douleur longtemps con. rien au monde. 18* . je ne pleurerais pas la perte de : mes loin enfants. jeûne . p. De même qu'à l'occasion de cette !) : triste fête (Dieu veuille le qu'elle ne revienne pas pour toi tu as rompu . comme elles n'eussent ^I marché jadis sur du musc et du camphre Leurs joues creuses attestent la misère et les larmes les ont sillonnées . 273 aérait pas évanoui . Elles viennent vers toi pour t'embrasser travail et les fatiguées brisées par le yeux baissés. j'ai 2) Allnjion à raventme que racontée phis haut.. si Elles marchent pas nu-pieds dans la boue des rues. . quand tu commandais tout 1) Abbad. la porte ! de la prison sur ses verrous ou leurs petits Ah ils que Dieu leur conserve et quant aux miens . vois tes filles couvertes de haillons et mourant de faim elles filent pour ceux qui les paient . I . heureux tre ils ne sont pas séparés l'un de l'autre la aucun d'en.

I. . P. 63 . mais comment un prin'est-elle pas préfé- sonnier pourrait-il la désirer? à une vie qui La mort cesse tel apporte sans de nouveaux tour. auquel avait rendu les biens ^ de son grand-père . mais il comme dans sa lettre vie . p. ments ? l'espoir D'autres peuvent former un souhait le car ils ont de rencontrer . II. le bonheur. Aven- zoar lui promit de venir. Les rois qui se ' réjouissent ! de leur puissance se laissent abuser par un rêve La malheureuse Romaiquia une vie si n'élait pas faite pour dure : elle tomba dangereusement malade. le célèbre Abou-'l-Alâ Avenzoar règne.27{J le monde t'obcissait : à présent tu en es i-éduit à recevoir toi-même des ordres. C4. mais de rencontrer la seul souhait que je puisse former c'est mort. t. avait souhaité à Molamid une longue le celui-ci lui envoya ces vers en souhaites une remerciant : Tu me rable longue vie . d'autant plus qu'il. 293. 2) Ibn-Zohr en arabe. ^ . avait à Aglimàt personne à qui osât confier le soin de la guérir. t. que MoMaroc. p. ladhid avait confisqués Il se trouvait alors à lui écrivit pour de le prier de vouloir bien se charger du traitement la maladie de ^Romaiquia. . il qui été dans le les dernières années de son et avait médecin de sa cour.) Voyez ûîacrarî. n'y il Molamid en fut fort attristé. Voudrais-je et vivre pour voir mes filles manquer de vêtements de sou- 1) Abbad. Heureusement .

«En le j'ai creusé ma propre fosse. par la que ce monde tout terme Ce qui parfois lui apportait un soulagement mo- mentané . qui. c'étaient les lellres et lés visites des poètes il que jadis avait comblj3s de ses bienfaits. Motamid lui avoua avait eu faisant. se d'un arîf ou huissier de Tex-roi 2) Abd-al-wâhid . pour un seul qu'il poème. de cœur! J'ignore quand le vœu que pensée je forme dans mais je a un me console ^. Dieu te récompense. Abou-Moliam- med Hidjârî entre autres. le tort d'appeler dit-il . d'annoncer ma ils venue (juand je me cour montrais d'écarter les gens qui se pressaient sur mon passage de mon palais je passais de . avait reçu de lui tant d'argent put ouvrir une lionnêle aisance qu'il maison de commerce tant qu'il et jouir d'une vécut. malgré l'exiguïté de ses moyens. les contenir quand encombraient la de galoper à ma i. . mais Hidjarî 1) Parmi les .277 liers ? Elles sont à présent les était servantes de la lille d'un homme dont l'emploi en public. 1U9. le Plusieurs d'entre eux firent voyage d'Aghmât . ma gauche quand mes troupes en revue sortît et de prendre soin qu'au- cun soldat ne as faite dans des rangs Toutefois la prière que tu une intention bienveillante . femmes qui avaient apporté du trouvait la fille lin a filer aux filles de Motamid de Se'ville. Abou-'l-Alâ tu es un sera* homms rempli. Motamid voulut encore lui un ca- deau . i».» retourner à Quand poète il vint lui dire adieu pour Almérie où faire demeurait . droite et à . . m'a fait du bien. Yousof en Andalousie.

l. ciens . est aujourd''hui inhabité. et ^.. 278 eut la délicalesse de le refuser et improvisa ces deux vers: Je jure que je n'accepterai rien de la vous si . p. à présent que et si destinée vous a frappé d'une manière cruelle est in- juste. p. Abbad. la nuit pour s'échapper maîtres du de prison . quoique vous-même vous l'ayez oublié Mais le plus fidèle et le plus assidu fois qu'il de ces amis. 147—149. . . arriva à Agli- c'était Ibn-al-labbâna.. bien suffi- sant. 2) et Voyez le II. conspiraient Il pour Motamid sur tement le trône (^sait Iqs vrai. t. il apporta de 'bonnes nouvelles d'Andalousie. . Les esprits.yjoblado un endroit . 319. que mon commentaire 3) Moiitemaj'or . après quoi se rendirent château de jyionlemayor Bientôt Abd-al-djabbâr 1) Abbad. disait-il. le méconten. près de Marbella . ce les Espagnols appellent un dc. et une mât . était très-grand dans classes éclairées et gouvernement ne tarda pas à en acquérir des preuAussi prit-il ves. il fit arrêter plusieurs personnes notamment . ibid. y étaient en émoi. des mesures de précaution suspectes . 366 et . . à Malaga Khalaf . Ce que vous m'avez donné autrefois *. la Les patri- qui n'avaient jamais voulu de s'agitaient le domination replacer de Yousof. mais les conjurés de cette très-considéré . poème d'Ibn-al-labbâna . . t. ville dont Ibnle un patricien était cbef profitèrent de l'obscurité de ils *. p. suiv. 320. .

Ecrivant par exemple au Ibu-Hamdîs qui était retourné à il Mahdia après avoir rendu visite. devant ses amis . . 279 un fils de Motaniid et qui le était resté en Andalousie avec sa mère que peuple prenait pour Ràdliî .. p. t. La témérité de pour Abd-al-djab- l'entreprise il craignait bâr un sort aussi dur que celui qui avait déjà frappé plusieurs de ses tôt fils. des munitions des armes. 228. Ils le nommèrent leur chef. des vivres . p. 64. Algéziras se déclara pour eux de s'étant même ville qu'Arcos et rendu dans celle dernière mil à faire capitale en 1095. (celui qui avait été assassiné à Ronda) se rendit au- près d'eux. p. 1. . 22'J I.. et tout sem- blait aller selon leurs souhaits. . Un navire de guerre marocain qui échoua dans leur fournit le voisinage du château . t. Abd- al-djabhâr se tes des razzias jusqu'aux porses de l'ancienne du royaume de ancê- tres K la La première nouvelle de sa à révolte de son fils cau- Motamid une profonde douleur. Abbad. . Mais ces sentiments firent bienil place à l'espérance. la possibilité de retourner dans son pays ne * . II.. : lui envoya un poème qui commençait ainsi chaire dans la La mosquée et le trône dans le palais pleu- rent le captif que le destin a jeté sur la plage africaine 1) Abbad. entrevoyait . il ne poète lui s'en cachait . pas. de reconquérir son trô- et . 2) 66. t. l'eifrayait .

mon lac dans ce noble pays où croissent oliviers oii roucou- lent les colombes . sur trône. 63. Le tu rentreras dans gnités. p. je surpasserai Djarîr en talent : Prépare-toi à luire de nouveau 3.. rhéteur de l'époque. dit la un part . ton palais tu m'éièveras aux plus hautes difils Tu surpasseras alors le de Merwân en générosi^. I. I . té . espérances. «le lionceau ayant rugi. une éclipse de lune n'est pas de longue durée Chargé ^e chaînes les lui — car Yousof avait ordonné de remettre. Oh ! je voudrais savoir si je reverrai les mon jardin et . ! me combleras de jour oii bonheur car tu remonteras . 2) Djarîr était le poète favori du calife Abilalraclic . t. 3) Abbad.280 et dans lequel il disait . et moi. lils de Mçr- Avân.. on craignait un bond de du lion » — Molamid n'était vivait ainsi d'espérance fait et cette espérance : pas tout à sans fondeet il ment le parti d'Abd-al-djabbâr élail nombreux 1) Abbad. il A il la de retourner en Andalousie et avait reçu : de lui Molamid vingt ducats renvoya ce cadeau et deux pièces les d'étolFe parmi se vers qu'il lui fit par- venir à celte occasion trouvaient ceux-ci: Bientôt tu le Un peu de patience encore . 311. p. 310. t. oii les oiseaux font entendre leur doux ra- mage ^ lbn-al-labl)âna veille nourrissait ces . .

il sut se maiiilenir pendant de deux ans . à l'àgc lut inhumé dans après . 281 inspirait au gouvernenienl de graves plus inquiéludes . son entrée dans la ville d'Arcos. révolte (FAbd-al-djabbâr fit commença en 1093. Ibn-al-Abbâr . 64. deux ans 11 après ce prince . I p. I. . 2) La . II. 306. (1003). . 71. dit un historien de lui. Lui-même p. p. y fut as- siégé par Sîr flèche . t. . il du XIIIc siècle. C3.» pilié et aujourd'hui encore on le En les effet. et t. II . p. puis il s'agenouilla. . . Voyez AbbacL. 3) Abbad. Abbad. 228. fut tué par une mais ses partisans ne se rendirent que quelque temps après. et récita une qu'il lui Touchée par l'exemple fit avait à la donné manière foule aussi le lour du tombeau des pèlerins et en poussant de longs gémissements ^ « Tout le monde aime Motamid tout le . I . fête Quelque temps rupture du jeûne fit à l'occasion de de la le poète andalous 11m- Abd-aç-çamad à l'instar sept fois le tour le de son tombeau tour de la des pèlerins qui baisa font la Caba . monde pleure a *. 4) t. 65. le gouverneur de Séville.. t.. et il n'était pas encore dompté au moment où Motamid ' mourut après une longue maladie de cinquante-cinq ans L'ex-roi de Séville ^. la bienfaiteur. est devenu le plus populaire de tous princes anda- 1) AbbacL. t. le cimetière la d'Aghmât. p. terre qui couvrait les dépouilles mortelles de son élégie.

arriva à un S'étant approché campement de Bédouins Lakhmites. sa enchanté de pouvoir apprécie infini- une vertu que nation ment. ce dernier. par exemple. semé d'étoiles. l'accueillit avec une grande cordialité. dont des tiédeur. ce que l'on raconte à ce sujet Dans une des premières années du Xlle àSévillan . jours après avoir cherché en vain le sommeil . brises douces et caressantes tempéraient ciel la Dans un çait. âmes sensibles étaient touchées de son immense infortune. lorsque. Ce spectacle rappela au Sévillan . sa bravoure. comme .282 loiis. il sortit de la tente pour Il aller aspirer le faisait souffle des zéphyrs. poète fait . Sa générosité. un qui voyageait dans le Désert. une nuit. siècle . d'azur. la lune s'avan- lente. téressait vulgaire s'inet à fut ses aventures romanesques. en était pratiquer d'une tente et ayant demandé l'hospitalité à celui qui le maître. qu'elle éclairant de sa lumière le Désert auguste faisait resplendir la comme un miroir et qui présentait l'image silence et plus complète du du repos. passaient pour des juges à la fois plus difficiles et plus compétents l)itanls que les ha- des villes. trois Le voyageur avait déjà passé deux ou auprès de son hôte. il admiré et même par les Bédouins qui en de langage de poésie. majestueuse. son caraclère che^ le valeresque rendaient cher les aux hommes le cultivés des générations suivantes. : Voici. une nuit sereine et admirable .

buvons le jus de la treille la guitare .. je le suis ici-bas. de l'autre et . fut levée. Ce qu'elle est là-haut . Buvons . Puis le Sévillan récita encore un long avait poème . le vin qui scintillait dans la coupe. Peu à peu d'autres étoi- étincelantes vinrent l'entourer l'une à l'envi . mes amis . composé pour apaiser le courroux de irrité du désastre qui suite de la avait frappé son arfils mée qui à Malaga par la négligence de son commandait. lorsque soudain la lune se montra. magnifique . accompagnée d'Orion. sur la terre en guise d'un Yoileimmense je buvais. que Motamid sou père . étoiles. et l'on qu'un la homme que aurait reconnu pour le chef de i) Abbad. à la lueur des flambeaux. I . 40= . voulant jouir des beautés de la nature et se servant d'Orion les comme d'un dais. d'instant en instant la splendeur s'augmentait le dans le cortège les Pléiades semblaient drapeau de la reine. pendant que ces belles s'accompagnant de vont nous chanter leurs airs mélodieux ^. c'était celui-ci: La nuit ayant étendu les ténèbres . . et On eût dit une reine superbe . . A peine eut-il il que la toile de la lente devant laquelle se trouvait par hasard. filles entouré de mes nobles chevaliers et des belles jeunes la noire de mon sérail. . dont chevelure ressemble à l'obscurité de la nuit. Ce poème. p. tandis sont que ces coupes resplendissantes pour moi des . t. fini . 283 un poème et il que son le ancien souverain avait composé se mit à réciter.

régnait sur un grand — Et ? pourriez-vous me était 11 dire à quelle tribu il ap- partenait — CerlainemenI — Que diles-vous . pelouse nouvellement arrosée suaves voix la pluie lanlôt tendres et fille d'une jeune sonores au le collier d'or. par conséquent. Pardonnez-moi. le chef. se chef. limpides frais comme un comme la ruis- comme une . ? ? était de Lakbm Mais il était de ma tribu alors! El ravi d'avoir le Irouvé une nouvelle illuslrulion pour sa tribu. à la pouvait consacrer tout son temps poésie . il de la tribu de Lakbm. dans un élan d'cnlhousiasme. de qui sont-ils. on n'a de composer des vers }ias le loisir comme ce roi ceux-là. relenlissanlc. pour lesquelles et Bédouins ont toujours été fiers : renommés dont ils sont excessi- vement — Diles-moi seau j)ar . car quand on a d'autres ocoupalions. mil à crier d'une voix .284 li'ibu lieu qifà son aspect véiiéiable. qui s'appelait Ibn-Abbâd Je suppose. citadin que Dieu veuille bénir. que ce roi régnait et sur un pelit coin de terre. ces poèmes. tantôt vigoureux et ? comme cri d'un jeune chameau — — il Ils sont d'un roi qui a régné en Andalousie et . se iiiunlra ii ses regards et lui dit avec celte et cette pureté élégauce de dicliun les d'accent . reprit répondit l'étranger. donc. que. — pays.

et. Lorsque tous les le Sévillan eut satisfait à ce désir et que le Bédouins eurent admiré ces vers avec même ci entbousiasme que l'avait fait leur chef. Puis et en le fit chef pré- chameaux cet sent la à l'étranger. . debout . gens de ma sur tribu ! Alerte En un clin d'œil tous lurent pied et vinrent entourer leur ebef. Séville. . puissant tous les monarque de Bédouins . le poète tour le tour gracieux ou sublime. lentes là où les il sables séparent l'Egypte de Syrie après à quoi leur parla de Motamid le . Les voyant rassemblés: dit-il. avant que le . puisqu'ils descendaient. — dre . leur et ce que je viens d'enten- retenez bien ce que je viens . leurs parents. récitez encore une fois. Tous suivirent exemple dans soleil mesure de leurs movens . vous avez tous le droit d'être je fiers. de l'origine des Beni-Abbâd leurs al- . un bonneur dont Citadin. eux aus- d'une famille lakbmite qui . 285 — alerte ! Debout . Ecoutez. ger au liés si . parcourait autrefois dressait la le Désert avec ses chameaux et ses . Quand joie et il eut fini. vous en prie les poèmes de notre cousin. preux chevalier.. celui- leur raconta sujet ce qu'il avait entendu dire à l'étran. de graver dans ma mémoire à car c'est un titre de gloire qui s'offre vous tous . ivres de d'orgueil montèrent à cheval pour se livrer à une brillante fantasia qui dura jusqu'aux premiers rayons de choisit vingt de ses meilleurs l'aurore.

. le un pèlerin. portant hourdon et rosaire. Après l'avoir caressé . toi qui brillais comme un flambeau dans l'obscurité de la nuit ? Qu'au 1) Abbad. 6G . toi qui surpassais tous les rcis en générosité. Arrivé le dans petite ville d'Aghmât. . afin de s'entretenir avec les pieux ermites et de visiter lèhre les lieux saints. festoyé et honoré de toutes les manières. p. Ce pèlerin . «le le Sévillan se vil en possession (l'une cenlaine clianieaux. délabrés par tusté et le défaut de le vizir grenadin ne put retenir ses larmes et improvisa ces vers: Je suis venu à Aghinât pour y accomplir un pieux devoir. Environ deux l'Espagne et demi plus lard si . du poète qu'ils appelaient leur cou- était devenu cher à leurs cœurs \ siècles . pour m'agenouiller sur ta tombe ! Ali ! pourquoi ne m'a-t-il pas été donné de te connaître vivant et de chanter ta gloire. alors . s'achemina vers et cimetière. la A vé- l'aspect deux tombeaux soin . son épouse sous un de ces de lotus. choyé . que musulmane autrefois la sceptique s'était depuis longtemps jetée dans dévotion. ces fils généreux laisser du Désert consentirent à se peine à le partir quand le moment lui . lerlre où reposaient Molamid couvert . 67. de remettre en voyage fut arrivé pour roi tant celui qui savait ré- citer les vers sin .286 se fùl levé loul à fait.. TI . c'était le cé- Ihn-al-Khatîh le premier ministre du la roi de il Grenade. parcourait royaume de Maroc. t.

luxe ne vivant que pour . convaincu on ne verra dans i. et . Chez lui le moindre évéou le nement dans chagrin. O sultan parmi les vivants. on n'a vu ton égal. qui à tes pieds dorment du sommeil éternel. nent ou remportent avec eux. 222 . sa vie . Mais nul autre n'avait dans l'âme tant de tant de poésie.287 moins beau! gaire : il me soit permis de saluer respectueusement ton tom- L'élévation du terrain le distingue de ceux du vul. rien qu'avec ses vers. ne fut pas un grand mole Régnant sur un peuple énervé par le plaisir . p. 223. une nationalité . les et jamais. sensibilité . ne fortune d'être sentât le il eut la bon- dernier roi indigène qui repréet dignement. une culture intellectuelle qui succombèrent ou peu 1) Ahhail. . t. ne eussent pas empêché. . brillamment. à coup sûr. ayant primé les autres liommes pendant ta vie tu primes aussi ceux. se révélations inces tris- times tesses du cœur où que le soleil reflètent ces joies et les ou nuages de chaque jour amèEt puis . amour des choses extérieures rinfirniité qui est l'en bon- heur et des artistes . l'on pourrait écrire sa biographie sa vie intérieu- re du moins. siècles futurs un roi qui te ressemble Motamid narque. . il le serait devenu naturelle le difficilement et cet lors même que son indolence . . et sultan parmi les morts! les jamais dans j'en suis siècles passés . et la moindre joie moindre se revêtait aussitôt d'une forme poétique. II.

288 s'en l'aul. FIN DU QUATRliîMIî FT DERNIER VOLUME. tre. autre. inspirent les regrets les plus vifs. On le regrettait plus que tout au- presque à l'exclusion la de lout saison . les de même qui que dernière rose de . s'attacha comme au plus jeune au dernier né de celte nombreuse famille de princes poètes qui avaient régné sur l'Andalousie. le pays. la derniers beaux soleil jours de l'automne se les derniers rayons du couche . . Une sorte de . sons a domiiialion des barbares qui avaient prédilection envahi à lui .

Le récit d'Ibn-Haiyân Cet auteur montre que la première date est la véritable. sept jours après le le commencement de Moharram de ce mois) de l'année 427 l'année 427 j (c'est-à-dire huitième jour mais et le huitième Moharram de tombe un mercredi non un dimanche. d'autres dans l'année 429. 24. au temps de le la fête de 426 . de Carmona se trouvait . 19 T. combat qui a donc aucun termina par sur mort de Yaliyâ. p. se prit part au combat que cavaliers sévillans livrèrent à Yahyâ près des portes de Carla mona. Quelques auteurs font mourir Yahyâ dans l'année 427 de l'Hégire.NOTES Note A . . Abou-'l-Fotouh (ou Abou-'l-Fath) Birzélî se qui parmi ceux qui des sacriiices rendirent à Séville l'année . Il n'y doute l'année et sur le mois de la mort le de ce prince . servi rapporte les propres termes dont s'est un soldat berber . dans dernier mois de cette année) celui de et qui dans le mois suiles vant. (c'est-à-dire. Abd-al-Wâhid dimanche . IV. Moharram 427. mais nous ne saurions indiquer dit : quantième du mois.

I. . Alî. p. p. puisqu'Ibn-Djaliwar consentit ment à [Abhad. ne pouvait pas commander l'armée époque de la mort de Modjéhid. Ibn-Khâcân prétend qu'Ibn-Abd-al-barr a tre écrit cette let. j'ai corrigé le texte de ce passage dans mes RecJiercJtes p. t.. comparez II. Mowaffac Abou-'l-djaich c'est- à-dire de Modjéhid prince de Dénia. le récit d'Ibn-Haiyân montre encore qu'au II fut lieu de dire que Hichâm le de nouveau . le faire . ayant eu er- en 443 ou dans l'année suivante il doit y avoir une reur dans cette assertion. mois de Moïtarram 429 Ibn-al-Athîr (Ab- II. . 1. . p. . 215 dans que la note) s'est trompé gravement en parlant du rôle Mohammed ibn-Abdallâh joua à cette époque. t. 252. et p. 9) aurait dû dire: dans le mois de seule- Moliarram 427 car . Abbad. le fils Je crois donc qu'Ibn-Khâcân aurait dû et successeur de nommer Modjéhid. p. et avant de Santa-Maria en 444 ligne . 210. qu'il craignait d'être attaqué par . D'ailleurs Motamid qui n'était né que dans Tannée 431 de son père avant 436. 28) . Yahyâ t. parce p. Ibn-Khaldoun [apud Hoogvliet.290 Au reste . Mais ce dernier étant de Silves mort en 436 de l'Hégire lieu et la prise . à Motadhid sur l'ordre de . Cette viUe avoir été conquise après la conquête de Niébla et de et Huelva en 443 (voyez t. (voyez Abbad. 123). 1 de la Ire édition . p. proclamé calife à Cordoue dans had. p.. II. I . saurait être La date de la prise de Silves ne doit douteuse. il doit l'avoir fait nécessai- rement avant la mort de ce prince. 222 1. dern. Note B . 210) t. . 28j t. 86. 34 . ou peut-être quelque autre prince. . . celle .

p. t. a eu tort de nommer Carmona au (ibid. où l'on trouve de longs d'une biographie de Yousof. — Voyez aussi Ibn-Haiyân.. al-mitâr (Abbad. p. II. C'est ce qui résulte de la comparaison de l'article sur Yousof ibn-Téchoupassages fîn tirés chez Ibn-Khallicân . . 192. II. [ibid. p. 210. sans parler d'inexactitudes d'une le moinlieu dre importance. I. seule- ment ce chroniqueur. et se qui a été écrite à Mosoul en le 1183 car ces passages retrouvent textuellement dans qu'il est Baudh al-mitâr. dans mon Introduction à la Chronique d'Ibn- p. . Les récits d'Ibn-Khaldoun t. En vre p. de sorte certain que l'auteur de Or. Note D. Maccarî attacher j qui en a donné de longs . Les circonstances essentielles de ce ^ récit se trouvent dans oii un passage d'Ibn-Bassâm {Ahbad. 251). de Eonda. p..). 130) donne de bons renseignements. . 215) me semblent confus et inexacts surtout pour ce qui concerne les noms propres et les dates. 95. je ne me suis pas servi du li- qui porte le de RaudJi . quand ce dernier ouvrage n copié l'anonyme de Mosoul. intitulée al-Morib meliki j an sî- rati 'l-Maglirib . aussi Nowairî t. p. Adhârî . 86. II . et suiv. 19* .291 Note C. 214 . traitant cette période titre . 129. 236 . ex- traits semble y de l'importance parce qu'il est d'un auteur et il espagnol mais cet Espagnol n'est pas ancien n'a fait que copier un écrivain asiatique. il t. y a deux ou trois fautes à corriger. 250.

XIV. 2) Ahhad. p. Cartâs . Note E si . et l'imagination n'y est pas étrangère rôle. . Ces récits ' . 94 . XII. Quelques-unes se .292 il s'agit de l'histoire d'Espagne . dans le Cartâs (p. Aboii-'l-Haddjâilj 17. il contient bien des choses qui sont et invraisemblaet bles en elles-mêmes dont les chroniqueurs espagnols africains ne savent rien. mais d'autres auteurs trom- 1) Recherches. 196—201. La date véritable le vendret. n'entrent Zallâca . Il p. 208. 94—98 Abd-al-wâhid . la bataille de et 2 . où on lit II. Baiyâsî a. Les chroniques latines . 314. com- me j'ai déjà eu l'occasion de l'observer ailleurs provien- nent ordinairement de voyageurs. 8 . 197) se trouve dans Holal [Ahiad. sagr. t. que ce jour répond au 23 octobre (1086). l'on en p. p. méritent une confiance la entière. . t. 21—23. I . .. t. parmi il les qui en parlent fort au long y en a peu qui trompent di p. de marchands. il faut presque toujours se défier des récits qui ont été écrits en Asie. 98). 418. . p. 184 et suiv. . p. p. 93 . même et dans date. 12 Eedjeb 479.M(/ Ibn-Khallicân Fasc. 419). 16. dans aucun détail sur chroniques arabes . sous'agit vent même fait elle y joue un grand Celui dont : il ne pas exception à la règle générale et écrit dans un langage extrêmement sentencieux la prétention qui trahit chez l'auteur les de vouloir rivaliser avec anciens sages de l'Orient .. .. . de colporteurs de bruits . 315).36—39. . excepte le Chronicon Lusitanmi [Esp. ce qui nales est vrai (comparez se An- Complut. 184—136.^ p.

par exemple. Ibn-al-Cardebous [Ahbad. Ce fait ne saurait être réL'au- voqué en doute teur . Fasc. enfin et . mais l'auteur du Raudh al-mitâr (ibid. disant officielles que présentent ces chroniques aussi dois-je avouer que je doute de l'authenticité de la plupart des lettres la que donne le Holal. p. se tenir La prudence pièces soi- commande donc de en garde contre les . Elle n'est que de deux lignes (voyez Ahbad. . 293 pcnt . Or. 135. bataille. non -seulement dans lieu le mois (car ils nomment EamaAbdet dhân au de Redjeb) . 94). du Holal son .. .. il en existe des preuves frappantes. II. al-wâhid (p. p. il 176) ceUe-là n'a pas moins de quinze lignes. se trouve chez Ibn-al-Khatîb II p. . peut-être le sont-elles toutes les trois. mais encore dans l'année. du XIII% ou tout au du XIP siècle. t. Joignez-y qu'à l'époque où elles les rhéteurs s'amusaient à fabriquer des lettres supposaient écrites par des personnages historiques. p. 248) la donne aussi. faut né- cessairement que deux de ces épîtres soient de fabrique mo- derne . s'écrivaient qu'ils . elles méritent donc peu de confiance.. nomme 23) l'année 480. l'année 481. 199). et chez lui elle est différente. p. par exemple . II . VU . donne la la lettre que Motamid la écrivit à fils Eachîd dans soirée après t.célèbre et qu'en Andalousie ^ j on disait le l'année de est Zallâca au lieu dire l'année 479 mais fait qu'au- cune des chroniques qui nous restent n'a été composée par sont du un contemporain plus j elles XIV«. 93. C'est un phénomène bien taille singulier attendu qu'il s'agit d'une ba- très. t. Une t. troisième. et que le bulletin oii Yousof raconte 1) Ibn-Khallicân . II. . {ibid. .

de même que le Holal) . que j'ai J'ai récit. c'est . que dans l'automne retourna en Afrique qu'il revint . en novembre. ère trois ans et demi après l'été ." ou bien "deHalaedo." d'un siège de Tolède à cotte occa- 2) L'auteur sion 3) . à p. l'année 483 (1090) et qu'alors s'empara de Grenade Contre cette manière de voir je dois observer. de assiégea Alédo pendant Cependant dans son et s'empara de GreBaiyâsî . chronologie adoptée seconde dans fois ce A mon dans sens le Yousof arriva pour de la en Espagne printemps . et enfin qu'ils ne sont pas 1) Alaet chez Pelage d'Oviédo (c. l'auteur Ce reproche frappe surtout du Carias.. ensuite qu'ils sont loin d'être toujours exacts^. trouve comme on : dans les Annal. justifier la . d'abord que les auteurs qui l'ont adoptée ne sont pas fort anciens (Abou- 'l-Haddjâdj Baiyâsî écrivait au XITI^ siècle. .lire " Fue la Alaedo. Gesta Roderici. 386) . (1088) qu'il il Alédo dans cette année-là . je crois une grave erreur. et le Cartds est du siècle suivant . 210—236. je crois devou. en Espagne pour il la troisième fois ^. du Carias parle . 11) qui compte les cette ville par- mi celles qu'' Au lieu de : Alphonse conquit. l'année 483 de la l'Hégire bataille 1090 de notre ZaUâca nade (cité . « Toled. batalla de I (p. ils supposent que Yousof arriva seconde assiégea en Espagne ' dans l'année 481 . 294 bataille raît fort de Zallâca suspect. Halahet dans « Fuc la batalla de Dalaedon . Abou-'l-Haddjâdj article sur par Ibn-Khallicân Yousof) l'au- teur du Cartds et celui du Holal donnent une pour et autre la chro- nologie fois . et qui se trouve dans le Cartâs ^ me pa- Note F.

qui écrivait à Mosoul toujours bien . t. qui a écrit une histoire très-estiraée de Motamid fragments histoire dit dont Ibn-al-Abbâr nous a conservé des . Abbad. passage. 2) II. très -respectables à coup sûr nous pour- rions ajouter celui d'Ibn-al-Athîr ^. . et les princes Mohammed ibn- Ibrâhîm^ pour nade.29S d'accord entre eux quand il s'agit de signaler les mois. les plus ceux du Xlle siècle la sont d'accord pour placer la d'Alédo et prise de Grenade dans même an- née. t. 92. s'empara de Gre* . 121 II. .. A ces témoignages . n'était pas informé de l'histoire d'Espagne . 162 v. 12. 122.. D'un autre côté dignes de le siège foi . 8 Il. se trompe 1) Voyez Abbad. Ibn-al-Cardebous chose . et mois de Kedjeb c'est-à-dire en septembre . dans . Man. 3) Abbad. . et qui .. tort 9. Il. Yousof fut arrivé en Espagne seconde il assiégea Alédo et . seulement cet historien. II .. par conséquent . (cf. Ibn-Câsim de par exemple i . lorsque fois . 1. tandis que . les auteurs les plus anciens . . 39. 26. t. Abbad. dans son Kitâb al-ictifâ ^ dit la même et il ajoute que . En publiant ce . lorsque Yousof vint pour la troisième fois en Espagne. p. t. 3). on était dans l'année 490 (1097). 1. p. la Ainsi l'auteur du Cartds affirme le que Yousof arriva pour mois de Eebî qu'il I^' seconde fois en Espagne dans Baiyâsî dit 481 le (juin 1088) . formellement qu'Alédo fut assiégé par Yousof andalous dans l'année 483 ^. t. Silves c'est-à-dire . 4) Abbad. y arriva dans ou en octobre. l'année 483 (1090). sous al- rjhazwa n) 6) faut entendre Texpédition contre fol. p. p. Aledo. la atteste que. j'ai eu de changer la leçon du manuscrit il elle est bonne . p..

179) et sur Abdallah ibn-Bologguîn. (26 août) tombait second lieu . le siège doit avoir duré plus longtemps. 99. d'abord . prise de Grenade ^ . le 14 Eedjeb . du ne s'oppose au chanet gement que j'ai proposé. Le 14 Eamadhân tombait l'année réellement un dimanche dans 483 . : t. non un dimanche mais un jeudi soit en il est impossible que Yousof se emparé de Grenade dès temps . p. Baiyàsî l'auteur du Cartds 1) Dans ses articles sur Motamid (Abbad. jusqu'à un certain point. mois de Eedjeb pouvaient aisé- de Eamadhân se qui ont la même reste initiale . ment confondre. le mois d'août. II. . mais comme on voulait et que . . Plusieurs auteurs Zallâca eut lieu par exemple disent que la bataille de dans le mois de Eamadhân 479. deux mois se confondent assez souvent. c'est-à-dire 10 novembre. dit .296 quand il dit que an le siège d'Alédo et la prise de Grenade c'est-à-dire eurent lieu un après la bataille de Zallâca. et ces . Il tandis qu'elle se livra dans le mois de Eedjeb. p.. se pourrait que dans ce temps-là les . arrivé en Espagne au prin- il assiégea Alédo pendant quatre mois ^ et jusqu'à l'approche de l'hiver : . se et soit parfois servi . Eien . l'histo- Ibn-aç-Çairafî cité par Ibn-al-Khatîb dit que cet événement eut Cette date lieu le dimanche 14 Kedjeb de l'année 483. . : soulève deux objections . l'auteur je crois du donc Cartâs. 2) Cartâs . on mois . en 480 (1087). on y réussit. comme l'assure . devoir A la : place de dimanche 14 Kedjeb lire dimanche 14 Kamadhân . d'abbréviations pour indiquer et dans ce cas les . L'auteur du Holal affamer les assiégés pendant un mois . Quant à rien la date précise de la . car.

26 novembre. facilement le Or. . c'est-à-dire avant le . il pouvait et faire recevoir des andalous voyage de Grenade à Algé- FIN DES NOTES DU QUATRIEME ET DERNIER VOLUME.297 disent que Yousof se rembarqua avant la fin de Kama- dhân . dans l'espace la visite de seize jours princes ziras.

CHUONOLOGIE

PRINCES

MUSULMANS
SIÈCLE.

DU XI«

SÊviLLE.

Les BENi-ABBâo.

Abou-'l-Câsim

Mohammed

ibn-Ismâîl
,

(le

cadi)

1023

Abou-Amr Abbâd ibn-Mohammed
Abou-'l-Câsim

MotadJiid
,

Mohammed ibn-Abbâd Motamid
CoRDOUE.

— 1042 1042 — 1069 1069 — 1091

Les Beni-Djahwar.

Abou-'l-Hazm
Djahwar
Abou-'l-Walîd
Abdalmélic

Djahwar

ibn - Mohammed

ibn(déc.)

1031

—1043

Mohammed

ibn-Djahwar

1043—1064
1064—1070

Cordouc

est

annexée au royaume de

Séyillc.

299

Les Hammoudites de Malaga.
Hammoud
I

Alî le calife

Vahyâ

le

calife

Idrîs 1er (1)

Idrîs II (4 et 7)

Hasan

(3)

Yahya

(2)

Mohammed

1er (5)

Hasan

Mohammed

II (8)

Yahyâ

Idrîs III (6)

1. Idrîs
2. 3.


,

1035—1039
fils
fils

Yahyâ Hasan

dldrîs I"

1039

,

du

calife

Yahyâ ibn-Alî

1039—1041

Le Slave Nadjâ
4. Idrîs II
5.

1041—1043 1043—1047
d'Idrîs I"

Mohammed

I«, second

fils

1047

— 1053 — 1055

6. Idrîs

in
pour
la

1053
seconde
fils

7. Idrîs II,

fois

1053

8.

Mohammed
Malaga
est

II, 4^

d'Idrîs P^

1055—1057

annexée au royaume de Grenade.

Les Hammoudites d'Algéziras.

Mohammed
moud
Câsim
,

,

fils

du

calife

Câsim

ibn-Ham-

1035—1048
son
fils

(9)

1048

(9)

— 1058

Algéziras est annexée au royaume de Séville.

Grenade,
Zâwî ibn-Zîrî

Les Beni-Zîrî.
jusqu'à 1019

Habbous

1019—1038

300
Bâdîs

1038—1073

Abdallah

1073—1090
Carmona.

Les Beni-Birzél.
t.

D'après Ibn-Klialdoun {Abbad.,
la liste

II,

p.

216),

de ces princes serait

:

Ishâc

Abdallah

,

son

fils

Mohammed
D'après
fol.

ibn-Abdallâh

jusqu'à 101-2 (3)

Al-Azîz Mostadhhir

1042
{

(3)

— 10G7

Ibn-Haiyân

«/?««/

Ibn-Bassâm

,

t.

I

,

78 r.),
,

Ibn-Abdallâh (c'est-à-dire
dallâh
)

Mohammed ibn-Abà
l'époque

gouvernait
régnait

Carmona

Hichâm III
et

à Cordoue

(1029—1031)
,

à en croire
qui

le

môme

auteur

(ibid.

fol.

109

r.),

mérite
,

bien

plus

de

confiance

qu'Ibn-

Khaldoun
successeur

Mohammed
:

ibn-Abdallâh eut pour

Ishâc, son
Il paraît
i.
il

fils,

qui régnait eu

1050
,

qu'Ibu-al-Abbâr (dans mes Recherches
p.

I

,

286

de

la

1'^'=

éd.)

se

trompe

quand

dit

que

Mohammed

ibn-Abdallâh vivait en-

core en 1051.

RONDA,

Abou-Nour ibn-abî-Corra
Abou-Naçr
,

1014

(5)

— 1053

son

fils

1053
Séville.

Eonda

est

annexée au royaume de

MORON.

Nouh

1013(4)

— 1041

(2)

301

Abou-Menâd Mohammed,
Moron
est

son

fils

1041(2)
Séville.

— 1053

annexé au

royaume de
Arcos.

Ibn-Khazroun
Arcos
est

jusqu'à 1053
Séville.

annexé au royaume de

HuELVA.
Abou-Zaid

Les Begrites.
depuis

Mohammed

ibn-Aiyoub

1011

(2)

Abou-'l-Moçab Abdalazîz

jusqu'à 1051
Séville.

Huelya

est

annexée au royaume de
NiÉBLA.

Les BENi-YAHvâ.

Abou-'l-Abbâs

Ahmed ibn-Yahyâ Yahçobî

1023—1041

(2)

Mohammed
Fath
dents

,

son frère
,

ibn-Khalaf ibn-Yahyâ

nevea des précéjusqu'à 1051

Niébla

est

annexée au royaume de

Séville.
1.

Ibn-al-Abbâr (dans mes BecJierches,
de
la
l'^

1, p. 287
prince

éd.)

donne
:

au

dernier

de

Niébla

les

noms de

Yahyâ ibn-Ahmed ibnsuivre

Yahyâ.
(Ahbad.
,

J'ai
t.

cru devoir II,
p.

Ibn-Khaldoun
[apiid

211),

Ibn-Haiyân
v.)

Ibn-Bassâm
ibn-Yahyâ,

,

t.

I, fol.

108

l'appelle:

Fath

SiLVES.

Les Beni-Mozain.
ibn-Mozain

Abou-Becr Mohammed ibn-Saîd
Abou-'l-Açbagh Isa
Silves est

1028

— 1050

jusqu'à 1051 (2)
Séville.

annexé au royaume de

302
Santa-Maria d'Algarve.

Abou-Othmàn Saîd ibn-Hâroun

1016—1043

Mohammed,
Santa-Maria

son
est

fils

1043—1052
Séville.

annexée au royaume de

Mertola.
Ibn-Taifour
jusqu'à 1044
Séville.

Mertola est annexée au royaume de

Badajoz.
Sâbour.

Ensuite les Aftasides

:

Abou-Mohammed Abdallah ibn-Mohammed
Maslama Alnianzor
F''

ibn-

Abou-Becr Mohammed ModJiafar

jusqu'à 1068

Yahyâ Almanzor II

Omar MotawaMil
Tolède,
Yaîch ibn-Mohammed ibn-Yaîch
Ensuite les Beni-Dhî-'n-notjn
Ismaîl
:

jusqu'à 1094

jusqu'à 1036

MapCâclir

1036—1088
1038

Abou-'l-Hasan Yahyâ Mamoun

— 1075

Yahyâ ibn-Ismâîl ibn- Yahyâ

1075—1085

Saragosse.

Mondhir ibn-Yahyâ

le

Todjîbite

^

jusqu'à 1039

1)
t.

Un
fol.

récit

très-circonstrincié
et v.)
,

d'Ibn-Haiyân
j'ai

{apud

Ibn-Bassâm,
dire

I

,

47

r.

démontre que

eu raison do
qu'il

(voyez

mes Bechcrches

t.

I

,

Appendice

,

XVII)

n'y u eu à Sara-

303
Ensuite les

Beni-Houd
Solaimân

:

Abou-Aiyoub
tain

ibn

-

F'

Mohammed Mos1089—1046(7)
1046 (7)— 1081

Ahmed Moctadir
Yousof Moîitamin

Ahmed Mostaîn II
Abdalmélic Imâd-ad-daula

1081-1085 1085—1110
1110

La Saiila

(capitale Albarracin).

Les Beni-Razîn.
ibn-

Abou-Mohammed
Lope ibn-Kazîn

Hodhail

!'''

ibn-Khalaf

depuis 1011
P''

Abou-Merwân
frère

Abdalmélic

ibn-Khalaf,

son

Abou-Mohammed Hodhail
du précédent

II

Izz-ad-daula

,

fils

Abou-Merwân Abdalmélic
Yahyâ
Alpuente.
Abdallah I" ibn-Câsim
daula
le

II

Hosâm-ad-daula

jusqu'à 1103

Les BENi-Câsm.
Fihrite
,

Nidhâm-adjusqu'à 1030

Mohammed Yomn-ad-daula Ahmed Adhod-ad-daula
Abdallah II
dent

jusqu'à 1048 (9)
,

Djanâh-ad-daula

frère

du

précé-

1048
Valence.

(9)

— 1092

Les Slaves Mobârac

et

Modhaffar

Le

Slave Lebîb

,

seigneur de Tortose

goBse qu'un
c'est ce

seul

roi
et

de cette famille,
fils,

;i

savoir
g'té

Mondhir,

et

que

prince,

non pas sou

qui a

assassiné en 1039.

304
Abdalazîz Almanzor

1021

— 1061

Abdalmélic Modhaffar

1061—1065 1065—1075
1075

Eéunion de Valence au royaume de Tolède

Mamoun

(de

Tolède)

Valence se sépare de Tolède

Abou-Becr ibn- Abdalazîz

— 1085

Le

cadi

Othmân

,

son

fils

1085

Câdir (l'ex-roi de Tolède)

1085—1092
Ibn-Djahhâf

Valence

devient

une

république.

président

1092—1094
DÉNIA.

Abou-'l-djaich Modjéhid Mowaffac
Alî Icbâl-ad-daula
Il

jusqu'à 1044 (5)

1044
Eéu-

(5)

— 1076

est

détrôné par Moctadir de Saragosse.

nion de Dénia au royaume de Saragosse.

Moctadir (de Saragosse) Moctadir partage ses Etats
Celui qui s'appelait
le

1076—1081
entre ses

deux

fils.

îiddjib

Mondhir

reçoit

Lérida

,

Tortose et Dénia.

Le
Son

Jiâdjib
fils

Mondhir

1081—1091

sous la tutelle des Beni-Betyr

MURCIE.
Khairân (d'Almérie)
Zohair (d'Almérie)

1016

(7)

— 1028 — 1061

1028—1038
(de Valence)

Abdalazîz

Alman^r

1038

Abdahnélic Modhaffar (de Valence)

1061—1065
meurt eu

Sous

ces

trois

princes

Abou-Becr Ahmed ihnIl

Tdliir est «gouverneur de Murcie.

1063

50S Son fils . 1041—1051 1051 Mohammed Motacim Izz-ad-daula 1091 riN DE LA CHRONOLOGIE. 20 . lui suc- cède 10G3— 1078 (de Séville) Motamid Ibn-Ammâr Ibn-Kachîc jusqu'à 1090 Almérie. IV. Khairâh Zohair jusqu'à 1028 1028—1038 1038 Abdalazîz Almanzor (de Valence) Ensuite les — 1041 — 1091 Beni-Çomadih : Abou-'l-Ahwaç Man . T. Abou-Abdérame Mohammed .

Leyde. fils . Abou-Ismâîl al-Baçrî. Scriptorum Arabum loci de Abbadidis cditi a R. éd. Annales. Juynboll. Abou-'l-mahâsin. Alii Ispahanensis Liber Cantilenarum éd. Abd-al-wâhid . Ko- Greifswalde. Lees . scgarten. i) J'ai fort cru devoir succincte et donner cette liste parce que j'ai cité mes documents d'une madans des fois nière n'ai que plusieurs d'entre livres eux se cités trouvent collections. Dozy. 1854. Agbânî. man. Calcutta. Ahmed à. 1852 magnus. éd. Abbad. 1846. Dozy. Leyde. éd. 1840. vient de tion de cet ouvrage. Leyde. Muchlinski donner une édi- Saint-Pétersbourg. .LISTE DES OUVRAGES IMPRIMÉS ET MANUSCRITS DONT L'ALTEUR SESÏ SERVI 1. et suiv. deux car dans il cours de l'ouvrage sait j'ai eu soin d'en indiquer l'édition ou le numéro quand s'agis- d'un manuscrit. . The History of the Almohades etc. Kitâb al-boldân . 1847. . Juynboll . Je le pas nommé ici les que je n'ai qu'une ou . by R. de M. . Fotouh as-Châm dans la Bibliotheca Indica. M. ibn-abî-Yacoub .

éd. XXIII. Berganza Çâid de . p. Cureton. sagr. p. Wustenfeld. Cosmographie. Annales Compostellani . t. de la Mecc|ue II . de Leyde . 1828. XXIII. . t. Je possède une copie de ce manuscrit. 1842. sagr. Vita Eulogii . XXIII. dans FEsp. . Dozy. Chronicon Complutense dans FEsp. fragments de la Chroni^ que d'Arîb. XXHI. Hamasae C'armina Bonn. Cartâs. t. sagr. dans FEsp. de Leyde n° 463. . t. sagr. Histoire "l-mogrib . par Ibn-Adhârî (de Maroc) et . Annales Toledanos . Ali" ben* Abdallah ibn-abi-Zer' Fesano conscripti éd. t. . XIV. sagr. sagr. de TAfiique de TEspagne. et t. publ. dans FEsp. dans FEsp. Annales Complutenses dans TEsp. Antiguedades de Espana. t. Cazwîuî . sagr. éd. de son Madrid. XXIII. Freytag. sagr. Voyez mon Intro- Chroniciue d'Ibn-Adhârî . . . XX. t. . . Tornberg.. . 47 Eulogc. . Chronicon Burgense . Espana sagrada por Florez . dans FEsp. XHI. Upsal. stigr. .. 1 70. Chronicon Compostellauum Chronicon Conimbricense . Gœttingue . Londres. XXI. Chronicon Albeldense . de Paris . Chronicon Lusitanum Edrisi . sagr. Histoire . 1846. . par R. . . Géograj^hie . Madrid 1754—1850. . nian. Risco etc. . XXIII. intitulée al-Bayâno . . n" 706. 2Q* . . . éd. n" 159. t. Chronicon Iriense . dans l'Esp. 10—12. XXin. XXIII. Alvaro . . man. Leyde 1S48 et suiv. 2a edicion. Ses oeuvres se trouvent dans Schot Hispania illustrata IV. dans FEsp. t. dans FEsp. 1848. . même ouvrage t. 507 Akhbâr madjmoua duction a la . 1719. Voyez mon Catalogue t. Annales regum Mauritaniae ab Abu-l-Hasan . Eâkihî . traduite par Jaubert. t. Extrait Tabacât al-omam man. Hamôsa. t. dans Arîb. Histoire des sectes. Chronicon Adefonsi Imperatoris . . sagr. Chronicon de Cardena dans FEsp. dans FEsp. Tolède . Indi- culus luminosus dans le . sagr. t. Chahrastânî. . vol. XI. t. l'Esp. sagr. Xj Epistolae .

. la bonté T. d'Oxford. copier aux médecins arabes-espagnols sur ar. Simonet) de Paris. I . 28 — 30. 1847—1851. man. a Gotha. Ibn-al-Abbâr dans mes Notices sur quelques manuscrits arabes. Abbad. 1846. Ilolal. p. al-Ihâta al-ihâta fi tarîkhi Gharnâta . Wright a bien voulu cités collationncr pour moi sur les passages et sa . et l'abrégé de cet . ce B. . février-mars 1861. Ibn-al-Khatîb . man. n° G73 suppl. de ce volume sur lequel M. t. dans TEsp. 293 294. . de t. . 356. n° 749 du Catalogue — T. p. et M. crit n° 266. asiat. de Paris. M. . XX. Homaidî Dictionnaire biographique . t. t. p. Jules Mohl possède ce voluapimrtient au me même . man. T. . et suiv. Ibn-Badroun publ. pour moi par M. et il a eu me le prêter. — Voyez Ibn-Bassâm Dhakhîra. Ibn-al-Coutîa man. Voyez Arîb. 189 et suiv. . Ibn-al-Athîr . man. . ouvrage : Marcaz bi-odabâi Gharnâta. 24. 308 . Ce man. de Gotha. .. G. le cha. et le Journ. . man. II. p. Ilunt 464. sagr. Ibn-Bassâm Dhakhîra. H. de Gayangos ijossède aussi un manus. . man. le et mes Recherches. M. ont été copiés . do Leydc n° Comparez: Abbad. le man. de Berlin E. Ibn-Adhfirî. I.. M. p. 1er. du Maroc 182 man. de Paris noter . . man. d'Oxford Hunt. Leydc. 169 — 172. man. par Commentaire historique sur poème d'Ibn-Abdoun p. Voyez mon Introduction Je possède une copie de à la Chronique d'Ibn-Adliârî ce manuscrit. do l'Escurial (plusieurs articles de man. Dozy. de M. de Paris n° 706. Ibn-abî-Oçaibia pitre relatif Histoire des me'decins. Voyez Abbad. se exemplaire que le 3e volume qui trouve d'Uri. Tornberg a eu la bonté de me prêter sa copie. . — lU. de Gayangos P. Wright a eu la bonté de sur la marge de cette copie les variantes des deux man. d'Ibn-Haiyân par Ibn-Bassâm. 171 et Pocock. . t. . Leyde . d'Oxford J'ai fait . II.. llistoria Composte! laiia Histoire .

sur . Dozy Dugat Wright. t. . t. 2 et suiv. p. La copie que je possède de ce man. . dans l'Esp. Histoire des cadis Cordoue man. de Londres . VIII. . de Paris n° —- t. 509 Ibn-Batouta 1853 et suiv. Quatremère . Analectes . man. . . . Maccarî. Chronicon mundi . XVI . Tome IV et . Arabes Krchl d'Espagne et par al-Makkari publ. Leyde. 927. "Wright. Comparez mes Ec- cherches " . nos 306 . Matmah Calâyid . Liber Climatum . 509 Catal. de NicoU . dans l'Esp. par MM. Isidore de Séville Historia Gothorum de . de Leyde n" Ibn-Khâcân.. d'Oxford du Catalogue de Nicoll. IV. . . man. Ibn-Haiyân. man. Je possède une copie de ce ma- Llorente. — . Lucas de Tuy strata . l'histoire et la littérature . ad similitudinem Cod. éd. VI. de Leyde n° 480. 1850. IV. — man. man. — suppl. j Khochanî n° 127 nuscrit. ar. d'Oxford. Gothani expri- mendum Idatii curavit Mœller. t. cid. Defrémcry et Sanguinctti. Chronicon . a été faite par moi sur celle de M. XVII XVIIL — Tome . des . Gotha. 1855—61. Gœttingue . de Saint-Pétersbourg. sagr. s. Hispania illu- t. Ibn-Hazm . . Ibn-Habîb. de Slane française taêmc. de Leyde n° 1350 traduction t. I . extraits et des manuscrits la Bibliothèque des impériale t.agr. sagr. dans les Notices . 1839. de Leyde n" 1350 742 man. . Wiistenfeld. . Voyez Tarîkh. et 35. n° 137. IV. de Leyde . Provincias Vascongadas. . Içtakhrî . par — le Histoire des Berbers. . II (Histoire II.' Noticias de las très 1806. Bodl. Isidore de Béja dans l'Esp. . sur les religions man. . dans Schot . t. Taris Ibn-Cotaiba éd. Madrid. Omaiyades d'Orient) (Histoire d'Espagne) . . Voyez Ti-aité aussi Ibn-Bassâm. Ibn-Khaldoun fet Prolégomènes de éd. Voyages . et — Traité sur l'amour.

268. de Leyde le h. . XVII. traduction la Râzî espagnole. t. 510 Manuscrit Historia. 24 . . Samson . t. XIII. 25. par R. . La meilleure édition de son Historia . Sampiro . éd. Gœttingue. de Leyde n° 415. comble plusieurs lacunes. Catalo- t. dans sagi*. t. Comparez mon Introduction a la Chronique d'Ibn-Adhârî . Monachi Chronicon . p. de Paris n° 645 beaucoup meilleur . Dozy. . Dozy. Masoudî. Erpenius. Nowairî. moyen âge. Cronica del la Historia . p. mais qui est j'ai soigneusement collationné et qui man. . xni. nian. n° 2 Je cite les pages du man. Apologeticus dans l'Esp. . I . Emeritensium dans l'Esp. XIV. Recherches le sur l'histoire et la litte'ratm-e de l'Espagne pendant 2de édition. t. Moroudj ad-dheheb. t. I. . sagr. 204 . éd. t. par E. Rodrigue de Tolède illustrata. . De vita P. Notices Dictionnaire biographique. Kaihân al-albâb. XIV. de Leyde n° 587. Paulus Emeritensis sagi'. . Tabarî Annales . De rébus Hispanicis . Pelage d'Ovie'do dans l'Esp. Hispania se II. . Sil. de Meya. de Leyde Mobavrad. . t. Nawawî. sagr. Leyde. Sébastien. 269. Silensis Mon. 205. XI. . Kosegarten. l'e édition. p. Arabum trouve dans Elmacini Historia Saracenica éd. nos 127 et 537 d. sagr. Chronica de principes de Astui'ias y Cantabria. Moro VIII. dans les Memorias de la Academia de la IV.. . man. Wiistenfeld. Câmil gue . dans l'Esp. Sota drid . Leyde. Ma- 1681. sagr. man. Leyde 1847—51. sur quelques manuscrits arabes . . 1860. 1849. Voyez mon TEsp. Sebastiani Chronicon los dans l'Esp. 1842—47. . Histoire d'Espagne. t. Voyez mon Catalogue. . t. dans les Memorias de Academia de t. P. Chi-onicon . dans Schot . Rasis .

Vita Beatae Virginis Argenteae . dans Pertz. . I . Monumenta Germaniae. Catalogue de NicoU n° 127. FIN DE LA LISTE. . X. t. p. . sagr. rV des Scriptores.311 Tarîkh Ibn-IIabîb. man. Gorziensis. Comparez mes Recherches t. Vita Johannis t. 32 et suiv. d'Oxford. dans TEsp.

1 . Abd-al-djabbâr . Abdalazîz . 63. 297. 174. poète . fils de Motamid leur . de Djad Abbâs ibn-Ahnaf. et suiv. Abdallah. 168. note 1 43. IV origine. . Abdallah. III. Abd-al-ghâfir II II . I. 360 . Les chiffres roiûains indiquent les lomcs . fils d' Abbàs . le sultan. Abbâs. II . . Abdallah. 202-214. fils de Mousâ ibn. c'est-à-dire. Abbâdides . 21 . IV. IV . frère 9 et suiv. I . de . II. Abbàs 169. 199. (les). Abdalazîz ibn-Hasan IV . IV . Abbâd Abbâd 157 IV de Moâwia . 85. . 167. fils de Motamid et suiv. . 79. 214. les chiffres arabes les pages. I. 252. Abd-al-hamîd 346. IV. Abdallah ibn-Abdalmélic IV. 346. IV. . Abdalazîz zor . note fils . Abadsolomes (Léovigild). 278 et suiv. roi de Valence . fils de Mota-vvakkil. I. II. . gou- Abdalaziz ibn-Abdallâh ibn-Asîd. Moron . verneur 361. II. 193. 225 270. Abdalazîz . Abdalazîz le Décrite. 297. Voyez ce nom. roi de Grenade. ibn-Basîl . 245. 1. INDEX ALPHABÉTIQUE des matières contenues ilans les quatre volumes de Vllistoire des musulmans d'Espagne. 40. Abd-al-djalîl.. 148. A. 186. ibn-Firnâs . 183. 5. 197. fille deHicbâm. Abân . 43 47. 4 . fils de Merwàn . Abda.. . Motadhid. 204 244. . petit-fils d'Alman. Noçair. et suiv. I .

252 et suiv. fils (l'Al)tléi'aine 1er. III. II. 128 et suiv. II. 257. . . III. Abdallah. 1 . . fils . 319. Abdalmélic-Modhaffar de Handhala . ffouverneur de Séville . 111. Abdalmélic . I. Abdallah. 362. 243. 268 et suiv. 2iO. fils Mohammed . 163 et suiv. I. 1 .. fils d'Almanzor. 171 et suiv. 18. 124. ibn-Lopc. descendant 1 . de Sad. 236. Abdérame II. Voyez Chakyâ. 104. 221. Abdallah ihn Iladdjâdj . I. . AbJallâb. le conquérant de II. Abdallah. Al)dalmélic ibn-Omaiya. Je Abdallah . fils d'Aslamî . roi de I. 7 Abdalmélic l'Omaiyade. I . Abdallah 336. 100. fils du calife Omar III Abdérame IV Mortadhà. 280. 80. Abdallah. H. dhaifa. . II . IV. 298 65 et suiv. 177 et suiv. Abdérame ibn-Alcama. Abdérame al-Gbâflkî . 3 et suiv. I. IV. 268. II. 210 fils et suiv. 72. 209 et suiv. ibn-Mokhâmis de Motî III . de IIo- Abdalmélic ibn-. ibn-abi-'l-Djawâd . père d'Almanzor. I. Abdallah. 47. 259 260 . III. Abdallah Pierre Sèche . 126. 190 Sarh . . fils de Zohair. 244. II . 359 et suiv. Abdérame ibn-Fotais . . 127. . Abdérame V III . 319 et suiv. Abd-al-wâhid Routî de . Abdérame III . 96 . 66 .Mondhir . III . III. . . chite.. Abdallah ibn-Omaiya. Valence. III . 250. 326 et suiv. Abdérame 346. 49. 111. 262. 264. 334 et suiv. 103. 172 et suiv. 137. Abdallah ibn-Maimoun et suiv. d'Almanzor. Abdallah fils de Mohammed. 150. . 90. Abdalmélic ibn-IIabîb I . Abdérame I*^"".. 209. 101. fils d'Almanzor. 323. 218. 255. . I. fils d'Abou- Abdérame. . 87 suiv. IV. I. Abdallah. Abdallah I. . Carteya. 101 Abdallah . et 11. 515 Abdallâl) . 263. 114. 54. . 33. . . 11. II. II. . II. fils . ibn-Achatli Corai- Abdalmélic II. 160. 14 Abdalmélic. Abdallah ibn-Amr Abdalmélic. Abdallah ibn-al-Aftas et suiv. 310. 151. 74. 79 et sîiiv. llf. 115. 240. 343 344. fils de Merwân. Abdalmélic. fils fils de Catan . 103.

375 et suiv. Abou-Becr. Abou-'l-Fotoub (ou Abou-'l-Fatb) Birzéli. Abou-Abdallàli ilm-al-Farrà. d'Omar 340. IV. 116. 246. 362. . Walid. III. al-Ballonli Abou-Amir Abou-. iils de Yoiisof le 110.220. IV. Abou-'l-Càsim ibn-al-Arîf. Abou-Isliâc ibn-Mocânà. . 220. 305 et suiv. 110. I. 11. 132. . Omar Voyez Tammàm. Abou-'l-Faradj Isfabàni . Abdérame . Abou-Isbàc d'Elvira. Abon-'l-Folonh . 230. 259. poète. 80 et suiv. . 514 Abdérame ibn-Habib le Fihritc. III. IV. 27 et suiv. Abou-Gbàlib Tammâm. Abon-Abdallâh. Abbàdidcs. . l'Abditc Abdérame ibn-Motarrif leTodjîbide. 263. Abdérame fils d'ibràliim ibnHaddjâdj. III. 122. 11. 293. III . ibn-llilâl suiv. fondateur de la dynastie des . 1 344 345 350 . III. -^ (ibn-Çomàdih). le Ablî. le calife. . missionnaire . Abdérame ibn-Noaim le Kelbilc. I. 354 . IV. 193. 48 et suiv. ibn-Ibrâbim. Ul . 281 354. IV.. 131.213. IV. 67. le Corai- et suiv. 43. 249. Abou-Abdallàb Djodbàmî. 76. . 200. m. . 275. III. 260. suiv. 288. ibn- II . 375 et saiv. . 113 Molianimcd ibn-al- et suiv. Abou-Becr ibn-Mo£\wia cbite. 341. le calife. IV. Fihrite. 311 et . Abou-Becr I. pctit172 fils d' Abdérame III . II. 1 Abdérame ibn-Obaidallâli.4mir Voyez Abou-IIarb. Abou-IIafç II. beau- frère d'Alî l'Almoravidc. 115. 131. 108. Il . . 225 is- et suiv. 31 et 41. Yousof ibu-Ziri. Abou-All Càli. 118. Abdérame Hafçoun . IV. I. Abou-Atâ. 116. fils . 193. Abou-'l-Abwaç Man HI . Abon-'I-Càsim Mohammed . m. 209 et suiv. IV. 302. 13 et suiv.I. Abou-'l-Bassâm . Aboa-'i-AsM'a le fils de Yousof • Filirite. IV. 369 et suiv. 357. Abdérame. 200. Abou-Djafar Colaii . 7 et suiv. Ibn-Cbobaid. IV. Abou-Çabbâb . Abou-Becr 262. 231. ibn-Cliobaid. 68. 268. 279. I. 327. 331. Abou-']-Abbàs 298. II. 264. Abou-'l-Fotonh . I. III . Abou-Abda Abou-Abda maëlicn (les). 124. 289.. fils de Ilacam II. (colline d').

295. le calife . fils IV. Aicboun II . Ali . 30 . le III. assiégé . 218 d') et cousin I. 64.210. 63. II par les 63. 4. I. 379. 38. 197. 355. Abou-Merwân. 55. I. et suiv. forteresse. 79. IV . \euve de Mahomet. 65. et suiv. 87. . Ahmed ibn-Bord III. I. . 66 et suiv. 151. Ali. IV. . I. 101. I. 51 o Abou-'l-Kiuiltâr. . 335. II. Alihtal. de ce Fibrite. 221 Acaba (le 23. 64. lieutenant de Monousa Hicbâm. prise par ibn-lVabîl. 44 . lous . 76. Alanjc calife 12. 1 . 153. Abou-Zora Tarif. Abou-'l-Mo{. 63.bira ibn-IIazm III. III. III. 51 . noble de Baçra . Abmed ibn-Isbâ^. 222. Alafocns. Abmed Aïcba. Aires. . Abracli . Anli. 27 et suiv. . II. 176. . III. 2G7 Adbbâ . IV. II. II 347. . IV. . Abou-Mousâ Abou-Naçr . 165. . . 390. II. grand serinent d'). du 223. 295. 54 et suiv Abou-Mobammcfl Odbrî. Albambra suiv. Albandcga (bataille I . 27. Ahmed ibn-Maslama. 169. de Yousof Alâ ibn-Mogbith. . Abou-Omar Otbmàn Abou-Rioh . origine I. . 166. et suiv. 1 . Abou-Wabb Abou-Yézid . 214 et suiv. d'Abdalmclic Andalous. . 349. (!'). d'IIucs- 53. Alcama III. II. (Siège d'). Abmcd fils d'Abdallâb ibnMaimoun. 221. lil. 139. 61 Acbdao Acbdja . II. III. Aflasides (les). 362. I. 281. 182. IV. IV. Aimée. III. I 189. poète. Ahmed ibn-Moâwia. III 12. 152. Alexandrie. 332. I. I. Abou-'l-Mofrih de Yaliyâ ibn- Yahyâ. gouverneur ca. 202. les Anda- Açbagb i])n-Abdallàb Achatb. 62^ tribu . II . château. 314. 65. 365 et suiv. Abou-Sofyân 1 46. II . m. 52 Acblar. 52. . fils Abou-Zaid . cvêquc de Cordoue. . . IV. Abmas de Tolède. 254 277. 103. seig-neur de Ronda. 32. 34. ibn-Yila . 212. 357. . secrétaire . 211. I. IV. 296. II .. Alédo. Abnaf. Acaba al-bacar (bataille d'). 62. Abou-Tbaar. . 95. 184. I. prince de Dénia. Abon-Mobammed Hidjâri . 356. III. Aihala-]e-iNoir I . . . nom. IV.

IV. Almohades et suiv. I . 343. II. 283. Asmâ. IV. 48. I Aniir. An basa ibn-abi- . fils d'Acî. 107. et suiv. Anulone . . Alphonse III. 22. . mupar 189 et suiv. Assur Fernandez 70..5. IV. 198. V. fils de AVitiza . II 257. Amrous. 47.6. 318. favori Moham291 Visigoths . Ammâr et . (dictées). . 227. III . 316 Amr. évèque de Léon . III. 61. 202. 171. 297. 32. II. III. ouvrage d'. II . 229. . de Thcodemir . 347. 110. 170. Alphonse 183. . 63 et suiv. Alphonse VI. Astorga prise et ravagée par du sultan med. 516 Ali l'Almoravide. IV. Alî ibn-al-Carawî IV . 114. Askelédja. et suiv. Alphonse 1er. de Rcgio les . Alphonse II. 115. 186. III. . calife . poète. Alvaro. Asadî. 248. III. 181 prise II . II. . abbâside . Amir ibn-Fotouh . 35 prise Mondhir. Alphonse le Batailleur. 260. III. Almanzor (Mohammed Amir).4boa. 247. 238. 230. 184. Arohidona II . 256. 1 . Al-Mançour. IV. 346. 2B3 et suiv. de Thoàba I. III. capitale . Apostoliques (les sept). 59. 120 Amâlî et suiv. III . les AIÎ Câlî III . . fille d'Omar ibn- comte . . fils . Athanagild . 27 et suiv. 165. 375 Alphonse IV. Amr . III. (les) IV 264. II . Ancar (al-) gouverneur de Sa- 111 . 129. 259. 265. 1 . IV. Ilafçoun. 265 . 299. II. II fils . . II. 159 . calife fatimide III. 162 et suiv.209. 221. . 14. II. 367 SSl 382. Alphonse VII . 198 113.. ragosse. . 264. Alvar Fanez. I . d'Euloge . 203. 11. I . Anbar. 238. 195. Al-Mançour .. 317. 60 . 50. Amir le Coraichite . . 200 et suiv. Aqua-Portord* (bataille d') . . III. 220. Argentea visigoth . sœur II. . Arnisol (bataille d') . IV . 271. IV Aslamî . 1 .5. 302. Alî ibn-Hamnioud suiv. 197. 292. (al-) le Kelbite . et suiv. III. 196. par . 157. I. Alphonse 190. .1. 267. 257. Almoravides(les). 181. II. III. 326. 45. sulmans Ardabast 49. III. 298. m ^ 24 et suiv. Alvitus . Amrolcais 366 69. Aràba Aràbî .

vers sur Séville (les). Beni-Angelino 240. J. Beni-Abî-Amir (les). 108 199. 97 et suiv. 111. village 1 269. II 260. . 232 note 2. Basile. affranchi d'Abdérarae 1 . 37 et Ben-Chàlib. 1 . 246 et suiv. s'y 261 262. et 114 139. Azrakites le Klioràsâii Ausone 11 . I . . suiv.. IV . origine de 300 . 220. c'est-à-dire les 131. 151. Babba . 270. 132. 1er. . 184. 276. . Beni-Ferànic (les) . IV. 260. prince d'Ocsonoba . Bacrites (les). 22. (les). 138. II .336. 119.. 111. (cbâteau de). Benadalid ce . . Aurore. . 149. Baladîs (les). I. 199. 329. 120. Bacdoura ou Nafdoura de). chef des Bagaudes. . nom. 111. Voyez Samuel haLévi. 146. Ben-Naghdéla. note 2. Baldjà. IV . 115. ( les ) . blit. Beni-Câsim Benicasim . I. Balflj . II. Beni-Casî 182. 311. 23 et suiv. III. martyr à Cordoue . Ibn-Merwàn roi éta- Béja (révolte des chrétiens de)? II. 302 309 et Badr. 119. 153. I. . 221 et suiv. 263. Baldegotone. 343. . If Avcmpace Axarafe Azfiites . tribu. IV. 368. de Grenade . 125. IV. prise par Alnianzor. client d'Abdérame 111. II. IV. II. suiv. 155. II. 233 . 173. B.40. 34. (les) . II . II. Slave. I. 1. 7.. et suiv. Beni-Dhou-'n-noun (les). Barcelone. (1') . 147. 118. II. 167 et suiv. 126. IV . note 2. Bagandes (les). 269. II. Beni-Birzél (les). 120. bourgade . 191. Becr . 5. Bâbec. 42. 55. 1. Badajoz. II . I. 51 Âarclio . 332. I. 346. 335. 1 . 358. le Badr. 39. III. 384. IJI. 171 . Normands. 317. Bàdis . IV. Avenzoar (Abou-'I-Alâ). 13. 13. 269.. 119. Beni-'l-Djad (les) 1 . — . Beni-'I-Ahmar (les). .. suiv. 234. 9. Aus (les) triba. secte. 147. ses . Barhoun (bataille . Badr. Yéménites dans I. Beni-Asad (les) . . III. Banât-Cain (bataille de) Barbastro pris par les .. (les). 244 et suiv. I. régiment africain II.

mère d'Almanzor. Beni-Sabarico (les). 316. II 234 Bichr le Kelbite. I. . Assiégé et pris par AbdéIII . de Habbous . 315. . 20. 186. Beni-Matrouh Beni-Mohallab II.. . Berbers (les). 1. village . 189 Caisûii . (les). . origine de ce nom 1 . II. Càli. Abdérame prince III prend ce 214 Cais . 52. 105. 44. Brenes . 183. 38. 202. II. 227 et 195 . 233. III. Beni-Sobail 37. Beni-Hazm Bcni-Houd (les). II. Nécour . IV. Bologguin. par les Visigoths Révolte des Berbers d'Espagne. 94. Bologguin III. 247 69. 190. 39. II . IV. poète. . . . Beni-al-Rhali (les) 1 . et suiv. I. 206 suiv. III . 54. IV . 255 et et suiv. 5. 157. 66 . 212. 345. note Beni-Iforen (les) Bobastro. 343. 234. III. 104. 126. H. 175. vice-roi de l'Ifrîkia. 223 et Braga pillée II. . 246. 182. Biciir. 49. Bcni-Hàchim Beni-Iladdjàdj (les). 86. Calfàt. 308. IV. . 284. 195. Beai-Razîn (les).'. Çâid . 103 et suiv. 262. 183. 183. 48. (les). . 115.. Bizilyâni Abou-Abdallùh 220. 45. Berinude III . 196 215. fils Beni-Mozain (les). 54. 345. Beni-Hàritlia (les). Caisites (les). 193 et suiv. roi de Tolède. 198 II Beni-Ishàc (les) . 103. (les). III . titre. 200. 192. Boabdil-al-Zagal. III . IV^ Bcai-Rostem (les). fils de Halhala. II. 39. 1. IV . IV. (les) Hl 52. (les) . ill Beni-Hâbil (les). d'Almanzor et suiv. 68. Çàlih III . II. et suiv. 14. évêque de Saragosse . Borrel. I. 182.22. I. 199. IV. I . rame 343. suiv. . Voyez Abou-Ali poète . (les). 196 .. IV. Câli. Beni-Khaldoun 235. esclave de Çâid . Braulion . II. l'Afrique. 250. IV. 167. Berbers Bologguin officier berber . . . etc. Borailia. 219. 4. iils de Merwan. I. 67 . 1. saiv. Câfour . . II. Borda. Bohair. 120. I. Calife. gouverneur de 235. Càdir.114.. .227. do fils de Sad î .. III. . I .

243 et . 273. . 110. par les 36. Caritich (bataille de). . Chameau Charàdjîb (Bataille du). 76. c'est-à-dire . 277. Caracuel . II! Chiites (les) II. San ibri- Corbeau (église du). 304. 59. 55. 353. Coïmbre (conduite des Suèves à) . Carmona . fils IV. négats de) contre Ilacam II . note 1.. cbantuusc. I . (Cathédrale 49. II. 8. 259. . Charlemagne. II . c'est-à-dire . . (Popula- . et suiv. 245. (le) . 103 note 3. 261. 156 et suiv. sité . 373. . Colomba. Chamir. tion chrétienne H. IV . Cordoue. IV. 137. 376 Charles-lc-Chauve . note 1. I. 372. . 182. Cbakyâ. et suiv. 262. . 268. I . II. 345. et suiv. I. 375. 50. . 32. 41. 78. Catan. IV. III 42. 111. . 15. ville. 326. d'Ibn-Tomlos III Coraib . II. mans . I. Charles Martel > Cutanda (bataille do) I . 205 III . Il 168 Crète (la). III. . ( IV. musul(Univer- Catan . 101. évêque de). . aujourd'hui Campéador. de). I. IV. Cid (le). 315. 263. CilFin Carabaey . II. ibn-Kbaldoun suiv. H . épouse d'Ali l'AlnioraCliauch (couvent de). . . 274 326 Cùsim . 334. III. Camar. et II. Catholico III . . I. le Codàm Il nègre . 278 51 . 299 suiv. Covadonga et suiv. . d'Omar ibnI. Carteyana (tour). suiv. Capitation (la). Cartagena (tour). 252. 77. Cûyim.68. . . Colombera. 292. 111. villa. . lîafçoun. 260. 146. palais à Silvcs 211 . 101 et suiv. 185. 11. 37. 54 et suiv. . . musul- Clunia. 353. I. prince d'Algéziras . prise Estevan (de Gormaz) 111. Carrion (le comte de). 213. Il . (Révolte des reI*^"". caverne de) . Çomail. Câsim leKelbite. Chimène. prise par II . Castro-Moros . Voyez Abou-Djafar épouse Colaii. 316.34. Voyez Rodrigue le Carcaboulia. Chohaid (les). 244 Câsim ibn-Hamraoud. Colaii. 40. II. fils d'Abdalmélic mans de). 7. 255 235 257 et . 353. 262.319 Camar. 280. Cotaiba ibn-Moslim 1 . II. calife fatiniide. 48. château. vide. . 53. 216. IV. les (Bataille de). II. Jlf. Carteya. II. 1. Colthoum III. 314. 3 et suiv. Cùsim. II . IJl et suiv. 22.

244. suiv. Hacam II. ibn-lshàc . 193. II. Djad. et II .1. fils d'Ibn-Chibâb I. Dhaloul. Ecoles primaires dans l'Espagne 106. Djafar Djafarî idole Véridique. . Djahwar . .. Dorrî. III 44. 111. (diète de) I . montagne. II . Hacam II . 340. Empédocle . IV Djâbir. IV . Elvira. 4. Djarancas. III. de l'enfer . Djaudhar gouverneur et d'Elvii'a . E. d'Othmân 296. AValîd . . Ecija. taient ce . 216. III. évcque de Salajman. 19. sous le règne d'Abdallah. et suiv. I. 280. 392. . Djoaifirî. . 102. II.. 130. 125 . avait d'Abdallah. fils d'Ali ibn-Ilamdoun . 109. I. II. 177 Djonaid. assiégée par le sultan AbElvire . 209 et suiv. dallah. et suiv. DjauNvâs. Djàbia suiv. 28. village. nom que 1.111. 342. Daisam 277. 194. musulmane Elisabeth. 39. I. Dhahhâc . 295 . Dulcidius . note 1. II . fils 52. 146. Histoire de cette province Ermengaud d'Urgel Esmant III . c'est-à- Egica. surnom. 288. Défenseurs (les). I . Duodécimains de secte. Djafar. frère utérin 131. II. II. poète . II . 130 et les affranchis d'yVurore lil . . III. 287. (Bataille de Djéliâne. 48. 244 suiv. 12G III. . II. — 208. 349. Djafar . . 27. 215. 260. 183. II. Djâbir. Didyme. III. 1 131 . Djidâr fils le Caisite . note Djafar. et suiv. . III 134 Djad . III 133. 343. (les). . (les) . . d'Omar ibn-Hafçoun. II . 228.22. 184. donné à Aurore. 255. III. bàdjib 11F que 12. . religieuse. 263 41. 320 D. 10. II.. 168. 27. 250 ) . 292 et suiv. . 145. régente de Léon. Djafar. 171 et suiv. III . I. Enfant (P) dire . 182 . Djarîr . 340 le 134. 133. 130 III. ou Pourquoi por- . Dhou-'I-Kholosa .

Fez (fondation de). II. . I. 97. 96. Ab- seigneur d'Uclcs . page du sultan II. 154. IV.. Fosse (journée de la). et suiv. Fajardo (don Pedro). . Ferdinand IV. 136. ibn-abî-Moslim. IV . 182 et suiv. Garcia. 284. 98. G. 112 et suiv. 77. . grande ronce épineuse. duc d'Aquitaine . roi de Navarre 111. Gaton . province de Beira. 212 Gharbîb. 260. 115 et suiv. II. de Motamid IV. Tora. . 205. Faucon suiv. 172. Fath . fils 191. III 51 . Ce fois la mot désigne quelque1. du Bierzo . 96. 142 et suiv. 70 . IV. . Galice. Fadjîl et 65 11. I . 318. Euloge. 107. I. . III. . Fadhl ibn-Salania. II. Fihrites (les). don- Fâyic . 167 . gris (le) . 244. Fortunio . III.53. 149 et Fotais (les) Frère. II. 260. Flora. 135. 134 et suiv. Fadhl I . 381. Garcia. 1. 77. 167. Gharcad. tribu . note 1. II .. IV. nom Fée (la). 21 . 118 . F. 143 Fath Fath'. Fontîn (al-). . Fezâra (les) . martyr à Cordoue. Ghâlib. III. Fcrazdac . comte de Caset suiv. 102 . comte de I. 230 . 324. 321 Eudes . Froïla II m 47. 67. 76. 103. note 163. 81 . comte IV 197. 106. suiv. II. 256. 105. 103. 89 . . fils de Motawakkil Ferdinand Gonzalez et suiv. 153 et et suiv. dallah . et suiv. poète. . . 1 . 245. 379. 104. 308 suiv. 143. 105. 243 Garcia Fernandez tille. Fadhl. note 2. 103. III . 349. poète. naient ordinairement ce III . 136 . 165 170 et . l'^^f. I. 126 suiv. se Les eunuques note 1. 238. 237. III. II.. . 105. Il . Galindo. et suiv. 63. III . . . IV. II . (ville d'ul-) fils II. la Garcia Ximenez . d'Ordono IV. et suiv. Georges. Cerdagne. 120. 95.

. 322 GliazzAlî. oncle de Mahomet . II. 158. 97. 200 et suiv. IV. 185. 210. . 56. 109. 225. 282. 235. Gonsalve Gonzalez. Gomez (les). 197. comte galicien. Gudila. Hacam 54. 37. H. Ilaitham . 61. Guillaume au 125. 106. Ilabîb. Il . . Guadalbollon (bataille du) 318. 278. 183. III. na. de Moham- Handbala le Kclbite. 242 . Hafç . II. 243. 209. Hacamicr.. . l'Ks- gouverneur de I . 27 Habib et suiv. 164. Hacam suiv. minisire II. '1-Câsim 80. Mohammed. 253. 111. III. . 1 Haççâdî. Gcbal-Târic 11. 183 et suiv. . 1. 188. fîls . 190. . ibn-Saîd . 4. llabentius. Hf. mcd ibn-IIaddjàdj 252. comtes de Carrion m. Ilanach Çunàni . 183. 111. 133. 242. 196. 207. IV. Habib le Slave. 25. 192. Hanokli (Rabbi). Hâdî. 297. le forgeron . Ilabbous. IV. d'Omar ibn-IIafçoun 208.. II. III 5. . 361 et Ilamza 47. 220 III et suiv. . Guadaira (bataille du). Gomez. Hacamil. Guèbres (les) . I. HafçouHafc^oun. llacam niàn oncle 1 . . II. 95 et suiv. II. II. 188. H. IV 27. IV . 98. 338 et suiv. II. 173. 254. et suiv. III. 225. 256. Guerour. 307. Guadacelete (bataille Court nez . du). . lieutenant MobamCarmo- Hàcliim frère de Djad II . 58 et suiv. 340. 191.^ fils Habîba.280. . 338. . 174. (des Bcni-llâcbim) Ilammàm 135. 45. 186 198. III. 243. 1. . IV. Gonsalve. pagne . 1 . II. d'Antonien. 75. IV. IV. III. II. 14. I. Ilamdouna III. 1G3. Gibraltar. 187. 342. . Habib le Fibrite. Hâcbim . 267. 105. du calife Otb- Halbala. premier ministre d'Abou- Haddjàdj. . . Hafç ibn-el-Moro. chef des Nomair I. 343. 170. 106. IV. ^ med le». Guadalete (bataille du). 137 160. . 281. Hâcbim de à . 182. 215. 32. II.

III. 66 et suiv.163. 248. 124 III Hilduin II . 153. . 100. 46. 41. surnommé Rachîd. I. IV. Ilâroun ar-racliid. général. 1 . 11 . .. 166. et suiv. 174. 271. 127. Homaid ibn-Bahdal 175 et suiv. I. . m. 129. llichàni II. 59. 1 . Hasan 1 . Hichâm Ji^ 55 ^t g^jy 214. 259. 126 . 102. 326. 131. 131. . Hayât ibn-Molàmis Hodhail . client des Omaiyades . Hasan Hasan 271. de fils dcZofar. 52: Ilàritha . — 1 .. 176. 58. Hoçrî. 101 . I. III. III. . 152. 327. Hodhail . 105. ibn-Yahyà ibn-Yahyà faqui . Ilonoriens (les). . 258. . IV. I. . et sniv 200 et suiv. 229 1er. . et suiv. 140. 277. fils de Çomail. III . évcf[ne Hodhail. 177 do-) . IV. 122. .132. petit. II 11. 72. 1 . IV. 137. 132. lieutenant de Zohair Hafç). 190. 360 et suiv. IV. 101 I. Hazm. 83 I. (Enfants de). 124. II. IV. 1er. oncle I. 366. Hasan dite. ibn-Baiidal . 277. Haathara ibn-Abbàs Haazanî. III . I. 272. 298 et suiv. Hichâm de). Ilasdaï ibn-Chabroat 75 . . père de Çomail. 307. (Abou344. 56. chef des Cab ibn-Amir. 143. et suiv. 47. 1. Hind . 130. III. Baçra . calife . 353. et suiv. III. Iloçain. 245. 128. — (lepscu. 247. 141. . Hassan il>n-Thàbit poète. de 143. médecin . . 130. I. (Bataille III. Hichâm suiv. Hohâb le Coraichite . I. mère de Moâwia le I. II . 292 . note .5. Hichâm. I . Hùtim. Harrânî 127. 73. Il . Ilermogius. I. m. théologien Aboa-Mohammed . . 123. II. Hodair. Hobâsa. I. 271. 44. mère de Hichâm J. 154. le 341. du sultan AbdalII. 166. Hassan ibn-Màlic Hoçain . . . Tny 218 et Holal. 341. noble de Barra . III. Ilaramou- 325. Hiçn-Aute (Yznate) Hidjârî . 14. III. poète. 204. ibu-Kennoun . 286 et suiv. 1 . 125. 38. I. . fils d'Ali. Honaida. 139. Hichâm Hichâm lah . 18 et suiv. note Hâroan . 52. 89 et siiiv. 1.-fils d'Abdérarae Harra. Hasan.. . IV. II. Hodhaifa ibn-Badr . IV. III . Hichâm ibn-Ozra Hichâm-Moçhafi .

269. 330. Hucbar. IV. Ibn-abî-Abda. 47. II. Hyacinthe Malaga . 36. Va- Ibn-al-Arîf. 42.. Ibn-abî-Wadàa 308. po^lc . II. 297. 88 et Ibn-Bartâl. . 294. 71. I. Ibn-Angelino. 56. IV . 271. . Ibn-abî-Corra. 135. IV. . Ibn-Bald . I. 110. 272. IV . 74 Ilroswitha. saiv. Ibn-Attâf. 116. fils. 72. III. 351. III. . 195. Voyez Hassan ibnWâlic et Saîd ibn-Balidal.307. 115.î- 34 et suiv. I. Ibn-Adhbà Mohammed. Mohammed lliu-Colzoni . Aflah et Ziyâd ibn-Aflah. IV. 133 163 et et suiv. fils 1. Ilm-Bacanna. 51. 263. 49. suiv. 111. 50. Hosain ibn-Yabyâ. Ibn-al-Binnî poète IV . 306. 195. 294 ibn- Ibn-Bord. 315. 356. 363. I. 326. Voyez ibn-Angelino. III. 173. III. III. Voyez Almanzor. 290. Ibn-Chabîb. et suiv. 306. Hostegesis . . . III. Ibn-Abd-rabbibi. Ibn-Ab!)às. et suiv. 93. 48. IV. poète . 92. Ibn-Ammâr. 364. . Voyez Mohammed Ibn-as-Châlia . notel. Ibn-Abd-aç-çamad 281. 827. Ibn-Bâddja ( Avempace ) . II. seigneur dcMentesa. Ibn-Becr . IV. poète . Ibn-Adbam. IV. III. 379. . 270. 365. 177 suiv. 2. note 3. 58. III . IV. d'Ita- seigneur d'Al- harrazin. Ses 111. village. Ibn-abî-'l-Afia . 285. 238. de Ibn-Arous. IV . llotaia . Ibn alCoulia. Hugues de Provence. II . 251 .324 lloruilli le SuutiMir. III. Ibn-abî-Amir. 251.381. 55. Hosâni-ad-daula . Voyez Abou-'I-C.. note II. page de 72. 68. II. Ibn-Aflah. 45. IV.335. Ibu-Chohaid Abou-Amir. 60. Ibn-Ascalédja . poète. 61. II. d'Alî . 60 327. roi lie. II. II. Hacam I" > évoque de II. Ibn-Cbanimâs Ibn-Chibàh. . Ibn-Bahdal. Ibn-Abdalazîz lence. prince et sim. l. Ilosain. viiir de Zobair . 200. IV. Ibn-Aghlab. 262. 49. I . 259. Voyez Obaidallàh ibn-abi-Abda. Ibn-Amr.

II. Ibn-Fotais Abdérhme. 165. . 166. . 154 154. 111.Abdallah IV. IV. Ibn-al-Djaiyàr. 181. III. 197. I. IV. . 207 . poète . 60. 286. 183 et suiv. 20. II. (de Malaga). Ibn-Khazroun . IV de . 310 et suiv. 324 suiv. 19. 371. 254 et suiv. Ibn-Haiyân IV. 356. 1 . Ibn-Merwân II. 353 . 283 et suiv. Ibn-Khalaf 278. 197. . 17. I. IV. Ibn-Ghâlib. . 11. collègue d'Aboii- Ibn-al-labbâna. Ibn-al-Faradhî . vizir Hacam II. IV . III . Mohammed. Ibn-Ilazm et suiv. IV. III. Voyez Mohammed Ibn-al-Khatîb IV IV . 111. 326. . Ali. 20. Ibn-Mocàiiâ Abou-Ishàc. 307. 251 279. IV 13. IV. 92 et suiv. III. 111. Ibn-lIazm AlK)u-'I-Moghîra. 99. Alimcd. 356 . III.. Ibn-Djahwar Abou-'l-Hazm. . Ibn-Ghânim. 370. 254. Ibn-Haldm . 111. III. 166. 199. Ibn-al-Macwâ . Ibn-al-Khadâ . 1 . cam I". Voyez tiasan ibn) Ibn-Djahwar Abou-'J-Walîd Kennoun. Ibn-Hamdîn. 84. 5 et Ibn-Iyâch. . 351 . Acharites. et suiv. 265. Ibn-Mastana. Ibn-Dliî-'l-calà. 81. Tll . 154. 318. 359 22 et suiv. secrétaire de Ha- III. . Ibn-Haucnl. 271. 21. II. 254. 246. 257. 342. . III. II. 2G9 llm-llazm 348. 311. 363. 278. II . IV. ( Ibn-Kennoun. Ibn-Masarra. 135. 270. 259. 198. 278. amiral. III. Ibn-Khattàb. IV. 103. 1. chef de la tribu des . 198. 306. 293. Ibn-Rhâlid. . Ibn-Doraid. III. 255. Ibn-Man . 309. 280. Ibn-Mikhnaf. 1G4. 156. IV. Ibn-al-Khalî . 345. Ibn-IIauchab . Ses fils. Ibn-al-Farrà Abou. 238 260. III. III. 200. 166. 262. 250. Ibn-Djahwar (Abdalmélic) IV. 341 Ibn-Djâbir. 17G. 248. 309. 354. 324. . Ibn-Djaliwar . ibn-Ghâlib. 318. 20. Ibn-Maimoun. Ibn-Haddjâdj '1-Câsim 14.. Ibn-Djabwar (Abdérame). . 325 Ibn-Dliacwau . client omaiyade. 83. 111. . 83 et suiv. 111. 1 . Ibn-Idhâh .. III . 122. . 286. .261. Ibn-IIoraith . vizir sous Ilicbâm Ibn-Hodair . II. Ibn-IIazm Abd-al-wahhàb . 25. IV. I. Ibn-Imrân . 198. 263. poète. Ibn-Ilamdîs . . .

II. 24. 330. I. roi de Saragos- Ibn-as-Sonbosî . 125. et suiv. se. Ibn-Zaidoun (A. Isidore (saint) dePcluse. seigneur de Lorca. Isliâc Maucilî II . 80. Ildjc. 298 et suiv. 89 . Ibrahim ibn-Edrîs. Ibn-Zobr Abou-'l-Alâ. II. Isa ibn-Dînâr. 76. . Idrîs 1er. II. Ibn-Salim . 11. 223. client omaiyade . 58. Ibràhîm ibn-IIaddjâdj. 248 dans IV. (château d'). 185. . 22. Ibràliini . IV. 167. Ibn-Tâkît. IbnSalàm. Ibn-Zaidoun (Abou-'l-Walîd). . 266. père d'Abou-'l-Càsim IV. Beni-Salîm. 59 et suiv. 211. II . 338. 99. Mohammed I. 174 . 61. IV. Idrîs II. IV. II. IV. I. 168 et suiv. Ibn-Zobair. 306. IV . 247. 279. la note. Isidore de Béja II 42. Ibn-Racbîc. 259. I. Ibn-Tâliir (Abou-yibdérame). 66. Ibn-Tomlos. de Moçab . III. 66.bou-Becr) . IV. et suiv.22. II. 257 321. IV. Voyez Abdallah ibnZobair. 246. 247. 81. IV.. 4 et suiv. 23 Ismâîl IV. le Véri- dique Ismâîl . géucral de Moklilâr. IV. IV. Ibn-Omar 262. 214. Ibn-Taifour. 186. 50. 87 Ibn-Ocâcha. Isidore (saint) . 98. Ibn-Tofail. 180. seigneur de Carmona. . 86. note 1. IV. Ibn-Nâdir . Ibn-Sabarico Ibn-as-Saccâ . 73. 246. 11. seigneur de Lor- moine II 130 et suiv. . 157 suiv. 260. II . JV. 173. et suiv. III 4. . 160. 155. Isa .. 102. 60. de Séville et . 15. . 276. 257. Ihn-Mozaia. Idrîs. II . IV. seigneur de Medina- ni^ 331^ 332. Idrîs m. 82. Isbâc Ibn-Yahyâ seigneur de Niébla ibn-Mohammed . . Ibn-Nouh . 200. 255. II. Ibn-Waddhâh ca . IV. 191 . 177. Mohammed rAbJwdide. III. IV. Imàd-ad-daula III. Isa. II. Ibrahim ibn-Khamîr. . 81 Ibn-al-Yasa et suiv. 211. II. III. . 203. . IV. dans le sens de renégat. 259. IV. 265. fils . 10. . Ishâc rbn-Ibràhîm II . et suiv. vizir de Rachîd. Voyez ibn-as-Salîm. IV. 176 216. 185 186 . .. Isa. IV. 326 Ibn-Mohâdjir. II. 333 1 . de Djafar . . . 121 suiv. Ibn-as-Salîm. Ismaéliens (les). . Isaac fils . et Ibrâbîin ibn-Càsim . Ibn-Rocbd.

. 179. par les II. 302. 13 Khâlid I. . III. 163. et suiv. 193 276. fils de Yézîd I. IV.113. marcliand de Cordoue Joseph. Khazradj et suiv. 347. 298. Léocrilia. 15. Jules (le fils de). I . . Izz-ad-danla fils de Motacim Ismâîl ibn-Dhî-'n-noun.. I. Khâlid ibn-Khaldoun. 358. 130. frère d'Euloge Juifs (persécutions . III. 20. Khalaf. 307.. III. 112 K. hammed 24. secrétaire de Yousof le Khcrramîa (les). 23 7. 51. ductions II. 527 Ismâîl . . 120.. ibn-Asîd Ketâmiens Khair (les). Jean . 299. 303 . . 23. 348. 243. Ismâîl . et suiv. et suiv. Khalaf. 359. fils de Samuel ha-L6\i. 1 . 178. Laçant . . 241. Khalîl. 315 IV. II. 133. gouverneur de Ccuta . Lago de la Janda II . 30. II . 103 et suiv. 331. . 1 . secte. II. II. })seudo-). 28 . moine. ibn-Châkir II. 10. 323. IV..333 et suiv. trésorier d'Omar ibnII Kharûdj (le). Kelbites (les). idole. 26 et suiv. 242. 33. 11. II. 31 32. I. Voyez 124. (les) tribu . 260. . Itâf. 50. II. Itimâd. impôt sur les pro- Ilafçoun. II. 326 le Fihrite. 301 Khâlid 245. Joseph . fils de Noaim. 304. 298. 128 et suiv. Kbairân. et suiv. V'^ .357. des) Jcrémie. 174.243. 262. fils de Motadhid .358. . Josc-Maria. . Lât. IV. IG. 343. d'Abou-'l-Câsim Mo- Ismâîl . Fihrite. Voyez Romaiquia. 41. 171 173. Tils . Khalaf ibn-Bccr. . Visigolhs . Julien II . ibn-Abdallâh et suiv. 131. 4. I . 322. Hichâm II (le Khâlid. IV. L. 1. 132. II. 33. IV .330. lils d'Obaidallâli . IV. 82. Khâlid Kbâlid . 1 . . 170. 277. .

religieuse. 261. RIaaddites (les). IV . III. II. fils d'Abdalmélic . 39. son origine Lopc . Moâwia. Mâlic ibn-Anas. 23 .on (royaiinie do). 15. II . I . . frère de . Mançour. 241 . Mabramàn ibn-Yétîd. roi . lîls Mohammed ibn- Luna IV . III. . fils fils fils 21 . Mousâ If. et suiv. 114 et Mâlic ibn-Wohaib . 38. 319. Mâlic . II. Maisara chef . 143 et 39 et . 168. Mahomet opinion . 302 du calife Ui303 305. fils de 318. 49. IV. I. 153. Marguerite (la). Mâlic. Mahdî Mahdî (le). 328 Li'. sur noblesse Marie. Makil . par les 241. Manzil-IIânî . évêque de Mérida . Maisara . musulmans 11 37. III. II. Motamid . II. 56 et suiv. chré- tiens sa de sur sa vie . . Mâlic. II . 72. Maisour. notai. renégat 99. . . Voyez Ahmed Coraib ibn- Mamoun Mamoun II. 1 . 132. 119. 120. 299. 279. III. roi du Yémeii . III. 18 la Son I . 369. doctrine II 106 et suiv. 252. .. Maslama Sidona . Medinaceli . forteresse. 106. Léon III. . note 1. pape. surnommé Abadsolode Lucéna (juifs de). 248. 127. 182. Lopc . 40. 155 de ibn- cousin Mancio. 868 . frère 1 . . suiv. . . II . Masarrîa (les). et suiv. IV 1 . 44 . 167. de rebâti. musicien. 133. . 21 et Lopc. suiv. 234. Lugo (meurtres commis à) par les mes. 262. Mallâhî 111. Médina Sidonia j prise . . 271 et suiv. Opinions des Coi'doue . 260. M. et son liistoirc . II. Marthad 20. Suèves . II. châm . Maslama . au II . III. IV. . lieu de Lamego Masone . Mahdî (Mohammed). . I . suiv. 258. 105. 101 . IV . I. 229. mistes 1 . . 76. . 93. II. 78. Solaimân de Malego III. III. fils de Sinân I. II. Maslama 164. des non-conforet suiv. Matarî 1 . 243. III. . 168. de Tolède. H. Khaldoun. Léovigikl . de Ilubaira. de Bahdal. Meççâla. II. 255.

Merwànpi'. 130 et suiv. II. 246 et suiv. et suiv. IV. 245. 262. laga. 105. Ibn-Adhhâ. 293. 355. IV. I.329 Mërida . Jlohammed Motamid. II. (de Tolède). et suiv. Moçab . 248. Mohammed pf. frère 1 . Mohallab. 352 et suiv. 181. 80. 181. IV. 328. Moctadir . mans. III. Mocâtil cl Royo. 3Iohammed ibn-Angelino . Moçhafî. prise par les musnl(Révolte II. Modharites (les). 1 . Voyez 46 55 et suiv. 239 Moghîra l'Omaiyade Mogbîra. 244 . Mohammed 216. III. Moghîlh . fils d'Abou-Sofyân . ibn-Adhhâ.. 37. . Modha£far roi de Badajoz et suiv. 211. 245. 168. Mohammed . 1er. Moâdh ibn-abî-Corra . I. 126. III. 16. 229. . 22 . Mohammed fils du sultan Ab. ibn-Câsim. Abdérame II . . 246 320 . 104. I. Moâwia . 4. Moçab. et suiv. 193 et suiv. 96. de) contre 40. 94. 81. 138 T. le de Hacam Mohammed ibri-IIàchim To- 136. III. Voyez d'Almanzor. Mohammed Mohammed Mahdî. 17. 15. prince de Ma- Micdam ibn-Moâfà . IV. 182. 122. ibn-Abbâd. II. 385. 81 Modbafi^ar. Merwân (des Beni-IIodair) 309. 90 et suiv. ibn-Aflah. III. contre Hacam !«. . 12. IV. 358. fils 37. Mohammed sei- roi de Saragosse. le Migetius. 297. 21. 163. II. III. et suiv. 51. Mohammed ibn-Abbàs IV. 383. II. 118. II. 119. . 162. I. ibn- dallah . 150. 296. . I. Il . 48. 167. 15. I. 359. III. ibn-Ghàlib. ibn-Abdallâh . 50. I . 99. 63 et suiv. IV . ( Mahdi ). 52 et suiv. III. IV. frère d'Abdallah Zobair. . . Miron. II 240 et suiv. gneur de Carmona. 129 et suiv. 52. 22 et suiv. 62. seigneur de Lérida IV. Mohammed Mohammed Mohammed. 123. 47. IV. djibite. 45. 5. Modjéhid. 228. . 63. Merwàn II . Modbaffar. douzième imâm. IV. 215. 114. . I. 126. client des Omaiyades. 232. Voyez Abdalmélic Mohammed Mohammed 120. III. III. Voyez Moammil. 47. 228. 247. Moghîth I.. 21. 162. 152 . Moâwia II. 107. I.. 244. II. 242. II. 13. 155.

. 277. . . 157. II . 116. 214. 33. 212. Montexicar . . 294 du sultan Abdallah. Monfatil . IV. dernier nom. Mokhtàr Mola . 320. 126. 202. fils . 14. 278. seigneur d'Huete . IV. 172. . IV. et suiv. roi de Saragosse IV . et suiv. I^r. Motarrif. 98. . Motarrif'. Motadd . . Montemayor. de Mohammed . 23. forteresse près de Moliammed ibn-Khazer. III. 323. 118. 204 . d'Algéziras. 12. 24. calife fatimide.. Motamid. suiv. ModhafFar. . note 2. fils de Motamid . IV. IV. château. 256. III . 7. Mohammed . III . 14. IV . IV. de Hîra 1. 300. et suiv. près et suiv. forteresse roi . . Motadhid Mohammed ibn-Wasîm II. 54. III . Voyez ce 1 . fils de Lope . III. 299 et suiv. . . 243. Motacim . IV. fils . 197. d'Almérie . Murcie.. 142. Mohammed. 158 et suiv. 86. ilm-Hosain. ibn-Mousâ. 75. Mohammed-Moçhafi . 220. Il 4. 87. Mondhir ibn-Saîd BoUoati . 15. II. III. Mosailima Mostaîn . ihn-as-Salîm . Mohammed ibn-Yarîm. IV . 326 Mondhir. 87. 11^ . 42. Monteagudo II . IV . 117. . 212. 66. 49. . 81. fils d'Ocba 1 . 97 et . Mohammed Mohammed note 2 . II. 260.21. 117. 157 169.. 201 et ills d'ibrâbîm ibn. Il . d'Ibn-abî-Amir . 242. Monte-Salud. 31.. note 1. roi Mohammed Mohammed note 1. . . 114. II 331 et suiv. Mohammed Mohammed Haddjâdj 338. 277. 1 76 77 . 219. Motanabbî . Moslim suiv. m. 59. 169. III. 164 185 200 . . Monteagudo secrétaire III. Monousa. 155. I. IV. 185. III. IV. Motarrif (des Beni-Hâchim ) Moïzz. 130. Mohammed Mohammed et suiv. III. II. IV . Monte-sacro. III . prin- Mondhir (de Saragossc). III. Mohammed ibn-Maslama . 154 203. 68 128 et suiv. 221 et suiv. fils de Saîd ibn- Ilâroun. . Ahbâd . 108 et suiv. MondhirllI. 49. ibn-Yilà ibu-Zîrî. 124. 215. forteresse do Mohammed ibn-Ismâîl. 8. 318. . . III . fils de Martin. II. Xerez. III. 133 et suiv. 212. 177. poète . 330 Mohammed ce le Ilammoudite . 246. IV. Mohammed 334 ibn-al-Irâkî .

. . 83. 357. 1. II . 257. suiv. 164. 114. 64 . Non-conformistes (les) . 1 . Naçr . et suiv. 124. tribu. 182. Obaid le Kilâbite . 308. 40. neur de l'Afrique 230 Obaidallâh cousin îiermain de et suiv. que. 310 et suiv. 76. 126 Nadjda et suiv. III. 199. . de). 7^. (les). Moutamin Mowallad Mozaina . 27. le Slave. . 324 . N. . Nécour. 14 et suiv. leurs doctrines en Afrique. IV . 124. Muets Mulets. Mutonia (bataille de) . I. III. et en Espagne. des Beni-Dhou-'n-noun On II. 62. 216 cl suiv. fils I. Motawakkil roi de Badajoz . (les). II. tribu. Nafza ou Nefza. . 214. et suiv. 219. IV. 211. fils de Bachîr I. 142 et suiv. 333 Hacam I. roi de Saragossc IV. . de Tolède. 212. 232 IV. II. 246 et suiv. fils de Hicliâm . 243 et 203. III . Mousâ Mouscâ . Ncdjrân . Motarrif. 82. . I. 384. 262. 12. Mousâ IF. II. 122 . Bacdoura (bataille d'Azrac. II . 356. 197. . suiv.. . omaiyade . 220 II. 0. Mousâ ibn-Noçair. Obaida le Caisite. et 190. Nâfi. III. ville. 68. 197. (chrétiens . Nadjâ. gouver1 . 258. 1er. Influence de 151. de). batailles . 204 . 110. I. note 1. 351. 349. . Nicéphore IV . et suiv. 238 1 . rement de Djafar 4. 181. Nibar (bataille de) Nizârites (les) . 63. 58 Nafdoura ou I. eunuque 96 . . 97. note 2.. I. III . 260. 182. 36. 96. 149. I. Nâbil . I . NomAn . I. calife fatimide Obaidallâh le Caisite . le au lieu de chevaux. Obaidallâh. II. 293. I. . s'en servait ordinai- Mousâ. dans les fils Vcridi- même 349. et suiv. 260. IV. n . 23. Voyez Renégats.. III. Obaidallâh client 73.196. II. 31 et suiv.. 5 11.

II. évêque d'Astorga IV. 50. Odilard. . 40. 302. Omaiya ibn-Ishàc. II. Omaiya Calan . et suiv.. de Haddjâdj I. Médine. 137. 35. 162. de Tolède 111 Omar . chef des Fazàra . 141 145. 36 . Omair le Lakhmite II 234 . 162. 153.42. III. 191 . et suiv. 40 et de Djad II . I. Omar ibn-Hafçoun . général caisi te. d'Abdalmélic ibn- 1 . 120 et suiv. 391. 88 . 253. 1 90 92. I. 280. litain 34. note fils de Gomez. 56. 96 et suiv. II . calife. . 81 . fils 1. II. culifc. 103. II. fils . 168 Otlon 1er. . 352. 64. prince frère II 98. Oppas frère de Witiza. 14. I. 32. Omaiya ibn-Abdallâh ibn-Asîd I. 196. Obaiclallâh ibn-Câsim. '" ** :^ 11. m. Fihrite. II. Omaiya Omaiya . 37.. III . 329. . 237. 224 . 17. Ocba . 289. Omar. 247 et suiv. père de fils . 152. de de et . Omaiya . . Ocba ibn-Kâfi Ocsonoba . 41. de Ilobâb . Omair. Oyaina fils . 72. 242 . . Jugement d'Abdérarae III sur sa politique. 262 . II . Ordono IV . . 166 et suiv. le calife . I. 268. 73 et suiv. poète H .. Omair . 1. général des troupes de Baçra. Ohaimir (al-). III. Othniàn .OôZ Ohaidallali ii)n-AI)l-Al)(la . Walîd 1 . 255 et suiv.. III. 367 . Omm-Othmân. 333. Orch. Obaidallàh. mélropo. 308 et suiv. 1 . III. III . Othmân. Othmân Yézîd . 44. 161. 48. IV. 76 et suiv. Ordoiio II . 218. III . Ordono. III. 98 . . . 58. I. . 29. . 261. de Mahdî. II. Orvigo (bataille de 1'). et suiv. 281. . II. Omar 1«. I. Ordono pr. . 233. Obaidîs . 245. 277. I. Orose (Paul). 36. II. épouse de Yousof fils I le .57. 253. . 33 et suiv. 225 227 263 Obaidallàh fils de Motacim . . 1 236. . Olhmân-Moçhafi . cousin I^'' germain gouverneur . 89 . Obaidallàh . 231 Ordoiîolll. 390. 16. II. 232. 235. 159. 147. . et suiv. 262. Ocba. de Ziyâd . suiv.

. 292. 185. 153. dhân. martyr à Cordouc . suiv. 197. Reccafred. 347. Richard I". 195. et suiv. II . . IV .. 201.21. Perfectus suiv. Reccared . Arenas (bataille de). Rizc-allâh. IV. Pierre Sèche. Pierre Sèche. 391 . 196.II. II . III 70 et suiv. 126. . Jugement 291 . 243. . III . Raymond de Barcelone . Pelage. 11. IV . forteresse. m. note . 50 suiv. duc de Normandie. Perle (la). l'Espagne musulmane 109. Renégats (les) . Raymond-Bérenger et II . Pancorvo (bataille de). 20. 212.167. poète. ilaudh al-mitâr. 199. 172. et 41. IV. . confondu avecRedjeb. II . 125. IV . 295. 282. 23. . 191 . 348. ÙÔÔ p. 65. 279 et suiv. . IV. Râdhî fils de Jlotamid . 4. prêtre . 134. 107.. Sa populasuiv. 261 . III. III. II. 353. 22. 14. Regio (serrania de). 273. Ramire III . I. . IV. tion . Philosophie IV. 183. III 106 . Rékeswinth. 20. Redjeb la prairie de). III . II. II . Voyez Abdallâii Paterna (bataille de). Ramâdî . Paul . (étude de la) dans III . II. 296. 142. confondu avec Rama- Râhit (bataille de I. Pinna-Mellaria . Polci. et suiv. II . Pampelune (campagne de) 47. Ramadhèîn. sur Rocadillo (torrc del) . fils de Motamid . 169. 134 et suiv. II. 18 II. Rocher des aigles. Palencia prise et ravagée par les Visjgolhs. Rachîd . 168 suiv. Ramire II . 323. 296. volte de province 172 et et 188 et suiv. II . III. 27. (Bataille de) . ce livre . 233. 184. II 120 et Portilla de III. 241 242 . 195. 176 cette RéII . R. I . Réfugiés (les). Rahîcî. . 211. 284. II. 242. cloître. 139. . 239 . 269. 50 et suiv.

SâUm. affranchi. 152 doue . 242. Saîd II . . 277. 18. (le Cid). 356. Rodrigue III. Saîd. 191. II. . Saîd ibn-Babdal . I. Sacralias (bataille de). 40. Sadoun. la note. 1 . Samson. note 1. 267. H. 48. . .Compostelle . Sad . II. officier d'Alinanzor III (campagne suiv. IV. Samuel la . I. 45 . II. III . 1 . 168. 179. IV. 78 et suiv. Roncevaux . III . de tribu de Fazâra . 302. Saîd ibn-Djoudî. 233 . évêque d'Elvira 210. Samuel Sancho (II. IV. . 203 Saif-ad-daula. et suiv. Saîd. 379 . . Campéador 155. 294. Saîd 38. Voyez Obai- dallâh. 349 Sancho-le-Grand re. 380. Sancho fils d'Ordono II . 123. 1 .. 184. 46 . 260. 276. Rotland. 309. 50. 216. Velasquez . 262. Sad . Sacaute IV 65 . seigneur de Rueda. roi de Navar- 330. Rodrigue I. 11. . note 3. 225. . Saint. II . IV. III . renégat. S. 305). et suiv. roi de Léon . II. Sad ibn-Obàda . 1 361 362. .166. 47. III 70 . 112. 235 . 140. . 391. 334 RoJcric . 95 Saîd ibn-Hâroun Saîd IV . II . fils de Djauwâs . 105. . Samuel . ha-Lévi Saîd. prince de Néconr III . de) . II 16. 226 295. rismaëlien. . 1 .Jacques -de . II. 105. 73 . 140 et suiv. Saîd m. 101 . III. I. 221 271. 235. Sâbic . et suiv. . Samh. Rueda (bataille de la) . 248 dans . 273. 86. Voyez 183 187 191. Salvien de Marseille.11. abbé. 309. . 268. .185. 37. 245.31 le et suiv. 1 . suiv. 48. et suiv. II. 42 et suiv. 1 . 39. Romaic. 213. Omar .. Sabarico . 380. 27 et 98 et suiv. 228 et 212.. ibn-Mondhir . ibn-Hafçoun. 212. ibn-Hodhail. IV. 293. 30. 129. II. 270 . 110. Royol (el). eunuque. 222. et Saint-Gerniaia-des-Prés. Saint-Vincent (église de) à Cor- Sadoun suiv. II . IV. fils de Mosaiyab. . Romaiquia.

302. 239. III. 260. 299. IV. Sindola. 288 et Secunda et suiv. m. 62. première siècle. 17. 286. Solaimân. Sisenand . . Tabanos. 214.. et suiv. III. 262. 244. .. 243. moitié du onzième IV. sous le règne d'Abdallah. IV. 146. . 237. petite-fille de Witiza Socr. prise Il . I. Sancho 133. . II . 13. . Saiil . 162. . 40. . IV. Soair le Kelbite. défilé . 298. 53. fils d'Abdérame IV . II . Simancas ( bataille de poète. Somaisir . 59 et suiv. 224. 372. . martyr à Cordouc Voyez Abdérame . Talha. 191. 182. H. Sara .164. évêque Cordouc 167. II. fils Siete Torres village . II . Sirâdj-ad-daula IJénia. et suiv. ÔÙO Sanclio. fils d' Abdérame 1er. martyr à Cordouc II. Sîr ibn-abî-Becr. et suiv. II 267 par 37.11. Sontebria ville . 143. comte de Castille. Taliarcs . . 298 et suiv. I. Sauwâr. Solaimân de calife. 51. . Suèvcs (les) . . 63. T. 134. II . IV. çoun. 190. d'Algarve ) . château . Uabîb Slaves le Fihrite. musulhistoire Solaimân . et suiv. . III . . II. . II. 215 suiv. suiv. . II . 213. Spera-in-Deo II 113. III . Tâ-Corona cloître. Siete Filla . . . Sened (le) . fils d' Abdérame III. II . . III . 286 Solaimân. . 234.. 287. (bataille de) 1 . notes. Slave (le). III. seigneur de Lebrija.55. . 1 . San Estevan Santa-Maria 261. II ) . 1 . Solaimân . I. 161. . 149. fils d'Ali de 213. 218. 214 et Solaimân Mostaîn 262. 290 303. . III 334 et suiv. 243. 140. 54.240. IV. . mans 232 dans Son I. note 1. Solaimân . d'Omar ibn-Haf340. ( (les) III . Servaudo Séville . Solaimân 329. de Sidona 301. la . 252. forteresse . II . Sidoine yipollinaire Sierra de Tirieza. les Solaimân. le II. suiv. 343 note 2. 342. 12 et suiv. 231. Sisenand. . II. 7 et . . II. ibn-Houd . II . fils Voyez Abdérame ibn- d'Almanzor. 328. 130. Sancliol.

. roi de Malaga . II. I. à Cordoue. . I.. suiv. 43. village. III . - 268. I«r. 279 Tirieza et suiv. zalez . II. 324. 344. 228. prise par 36. 199. 312. II. 32. 1. district. 82 et suiv. note 2. note . . 1 . II. II. Thoâba. II. . I. château entre Iznajar leur conversion à l'islamisme. 1 . 126. . Verdun (manufacture . II. . Usuard II . Hacam 97. 44. château des Beni-Abî- Thalaba Thalaba 244 II 265 . dans Khorâsân 348 Torrox et suiv. 134. . note 2. Tarafa. . Thakîf (les) triba . 79 et saiv. trésorier du sultan Ab- ibn-Ziyâd. III 53. 239. 341 . . 62. Tliéodemir évêque d'Iria . Tainâchecca. 96. 114. 215. 28 . . III . évêque de Cordoue . Urraqae. assiégée III . 202. I. TécLoufîn 248.. Tarie Todjîbî. 62 et contre Abdérame et Temîm 270. l'Almoravide . m. Tota . 22. II dallàb. . 97. 161 et II . le . Talyâta. III. Tolède . les musulde) Taroub. II . 73. I. 82. 354. 45. Théodemir. épouse de Ramire iir. et suiv. 73. 57. Valadares. V. fille de Ferdinand Gon- Urraque. 72. d'eunu- ques à) III . Abou-Ghâlib. 151. 119. 166 et suiv. et 1 .. II. u. Val de Junquera Valentius II . c'est-à-dire les le prise par Abdérame Maaddites I. 237. . 32 Tarif (Aboa-Zora) . II . (Sierra de) IV . Témîniites (les) contre et Mohammed I". . ïùlout II . 181 98 suiv. Tammàm 368. Tolaiha. suiv. reine de Navarre . I. III 230. martyr II. III. II. poète. Torreximeno. et Loja. 336 Tâlil) ihn-Manloud .234. Djodbàmite . 300. Amir. . 224. II. 1 . 323. . et suiv. Tbéodemir 40 . 252. mans . Torrox. 60. . (bataille de). IV . 33. I. (Révolte IV contre suiv. 198. 21<î.

II . Yahyâ. Ximena . 325. ibid. II. 1er. m. 98. II. Tom. I. 298. 185. 13. 33. . Wiliésind. II . Wahabites (les). 140.41. 227. Wâdhih. petit-fils d'Abon-Sofyân. 290 et suiv. III. nom de ville. 211 suiv. . AVittekind 377 .35. . martyr. IV. Yahyâ . . 305. 37. 282. Yabyà. 32. I . 306 . Ses . 356. 2d. 358. 48 . 17. IV. 115. 344. 216. 29. Où Vc'rinien . II. 10.. Wadjîh. Vincent (saint) 345. frère d'Abdérame I » suiv. II. 387. le Wabb. 38. 15. 326. . son origine. 227. Yahyâ ibn-Alî III. Wamba et . fils d'Isaiic le chrétien . 16G. 212. Wallâda IV. II. I. frère d'Abdérame 11 374. 146. fils Yabyà. Wânzemâr. Wâdî-Becca (bataille 1 . 1 . I. 14. vv. 327. I II . . II . 379. Walîd Walîd fils . . I. 284. II . 235. 307. Yahyâ. I. AValid ibu-Kbaizorân III. le Yahyâ ibn-Çocâla II . Corai- 99. note (la 1. d'Alî ibn-Hamdoun Ilammondite 130. fils Yabyà. 289. I. !«'. dn) . 261. . Walîd.. 236. reliffues de c^ Villaiiova des Bahrites. 161 165. IV.. III . chite. 58. 34. 384. II. 186. I . I. . 103. Wâdî-Cais. Wâdî-Charanba Jarama). 22 et Yahyâ le Kelbite 1 . AValîd frère d'Abdérame I«f. 124. 100. 330 et suiv. . (les). II. et suiv. III. fils d'Amir I. Wistremir Witiza . II. I. AValîd . 222. fils d'idrîsl». Walîd frère utérin d'Othmân. prince d'Ocsonoba . . II. d'Anatole.. Visigrotlis Ville (bataille de la).

II . I.. Zalal ibn. z. 114 et 1 . suiv. ville. I. I . . I. 318. 218. Yézîd. 216 . 89 et suiv. frère bâtard de Moâwia Zabrâ Zaid . 107.. Mauritanie. 4. 184. . Yaumîn. bâtie par Alman- II . Zamora Zarcâ . m. 79 88 89 4. 199 225 et suiv. 260. Yéménites suiv. Ziryâb . 211 69 . ibn-Atîa vice-roi de Zadulpbo. maîtresse d'Ahnaf. . 75. Yousof ibn-Bokht 23.. III . de Tolède. 292 de) 12. 216 . de Mousâ . zor. III. . IV. III . 261. 226. Zâhir . . II .. fils . 133. 10. . 1 . afFranchi 336. I. Zobair. . rebâtie . IV. Yousof ibn-Téchonfin et suiv. 237. II.Yaîch . 19. (fils 1 190. suiv. . Zâwî. Zofar. la 139. 288 et 317. 72 et suiv. 40. Yazîr. Zabrâ . . Zallâca (bataille . 318. père de Zâwî . I. 181. 222 et suiv. III. (les). 57 . . Yousof roi le Fihrite 1 . III. 154. Yousof ibn-Basîl . 211. et suiv. et . 37 et suiv. . 310. Yalij'A-Simédja III. IV. 1 . III. I. 177. . fils Yézîd II. I. et suiv. 134. 49. 284 et Yaîch. . 130. 53. 236. IV 105. II. III . 176. 137. Zohair. 105. . 14. 326 et IV. 128. 285. 179. 203 et suiv. Zobaidî. 329. Ziyâd . suiv. 123. IV. IV. de Mohallab. . 137 172 . IV . . 51 . . Yéiîd ibn-abî-Moslim 229. . 54. III. III .55. 27. Yaliyâ. Ziyâd ibn-Aflah et suiv. Zâhira. . hameau.. Yahyâ ibn-Yaliyù suiv. 216. IV. Zîrî Zîrî . 338 Yaliyâ ibn-Moliainmcd Todjîbî Yézîd !''. château . de). 163 25 et suiv. . 4. 92. III 29.

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