Sociologie

Thème 3 – Contrôle social et déviance

Sous-thème 2 - Quels sont les processus qui conduisent à la déviance ?

Le programme officiel

Partie 1 – Sensibilisation

Questions : 1. Quels sont les individus mis en scène dans ces publicités pour le tabac ? 2. Quelle image du tabac ces publicités donnent-elles ? 3. Que pouvez vous en conclure sur le système de normes et de valeurs relativement au tabac ?

Partie 1 – Sensibilisation
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Questions : 1. Cette publicité vise-elle les mêmes objectifs que la précédente ? 2. Que pouvez vous en conclure sur l’évolution du système de normes, de valeurs , des lois encadrant le tabac ?

Partie 2 – Analyse

I– Caractéristiques de la déviance

A – Définition de la déviance
Selon l’édition en cours du célèbre dictionnaire usuel Petit Robert, " Déviance " est un mot d’usage très récent (les années 1960) qui, dans son sens psychologique, signifie " Comportement qui échappe aux règles admises par la société ". Plus précisément, " Déviant(e) " est l’adjectif qui désigne la " personne dont le comportement s’écarte de la norme sociale admise ". De fait, pour qu’une situation de déviance existe, il faut que soient réunis trois éléments :  l’existence d’une norme  un comportement de transgression de cette norme  un processus de stigmatisation de cette transgression La catégorie " la déviance " est-elle suffisamment homogène pour signifier quelque chose en elle-même ? On peut en douter. Certes, chacun peut immédiatement citer une liste de comportements déviants. Pourtant il n'y a pas de rapport direct entre le vol, l’homicide, le manquement à la politesse (,,,)En réalité, le point commun de tous ces comportements est indirect : c’est le fait qu’ils sont tous condamnés par différentes normes sociales, reconnues ou pas par le droit, partagées à des degrés divers dans les différents groupes sociaux qui composent une société à un moment donné de son histoire Source : http://laurent.mucchielli.free.fr/deviance.htm Questions :
1. 2. 3. Quelle serait la définition d’un comportement déviant selon les pré-notions ? En quoi est-elle contestable ? Donnez une définition sociologique de la déviance Donnez un exemple précis de déviance qui prenne en compte les 3 éléments de la définition

La déviance
La déviance renvoie à la transgression

des normes d'un groupe

des normes d'une société.

Elle ne peut être comprise que dans un contexte social Donné, et à une époque donnée

Elle relève par conséquent de la non-intégration ou du rejet par l’individu de certaines normes définies par la société ou le groupe .

B – Distinction déviance primaire déviance secondaire

La déviance primaire est la transgression d’une norme sociale ou juridique La déviance secondaire est la reconnaissance officielle de cette transgression par une instance chargée de le faire fait crucial : la réaction sociale à l’acte commis

Conclusion
Selon Lemert : un acte ne devient transgression que lorsqu’il fait l’objet d’une désignation et qu’une instance est chargé de sanctionner cet acte
c’est donc le contrôle social exercé par le groupe ou la société qui crée la déviance et non l’acte déviant

II – Les déterminants de la déviance

A – La déviance, résultat de l’anomie

1 – L’anomie un fait social transitoire…
Les travaux, trouvant leur inspiration dans la sociologie française, et plus spécifiquement dans les développements d'Emile Durkheim, situent l'anomie au sein du système social. Ainsi, ce n'est pas la personne (le sujet) à qui il faut attribuer le qualificatif, mais au fait social. On passe de « maladie de l'homme » à un « état maladif ». La notion diffère, il ne s'agit pas ici de « trait de personnalité », mais de contraintes extérieures s'imposant aux individus. (…) Selon la vision objectiviste l'acte anomique trouve son origine dans le système social. Cette approche du concept d’anomie renvoie à une situation de déséquilibre, d’un certain ordre collectif perturbé, une cohésion sociale remise en cause. Ce déséquilibre est provoqué par le caractère inopérant des règles sociales qui perdent leur pouvoir structurant pour l’individu. Elle est portée en germe dans les phases transitoires de l’évolution des sociétés. Ces dernières peuvent produire un sentiment « d’inutilité sociale » d’où la nécessité d’une adaptation, d’un recentrage, le passage d’un type de rapport au monde à un autre. Ce raisonnement est plus particulièrement vrai et adapté à nos sociétés modernes industrielles. C’est d’ailleurs dans ce contexte qu'Emile Durkheim élabore sa théorie concernant la division du travail anomique en tant que forme pathologique de la division du travail. Il ne s’agit pas de considérer que la nouvelle répartition du travail qu’il constate (à la suite d'Auguste Comte) est pathogène, mais que dans certaines circonstances et si certaines conditions ne sont pas réunies, elle se caractérise par un « état d’anomie ».(…) L’anomie résulte donc d’un défaut ou d’une carence d’adaptation ou encore de régulation au sein d’un système social en transformation. C’est l’absence (ou l’insuffisance) de réglementation sociale dans les relations qui crée cet état anomique. Selon cette acception il correspond à des phases de transition de l’organisation sociale et peut (doit) disparaître à partir du moment où le travail de consolidation des liens sociaux est engagé. Source : Véronique AILLET et alli, De l’anomie a la deviance,Reflexions sur le sens et la mesure du désordre social, CREDOC,

Complétez le tableau
Anomie
Analyse objectiviste/subjectiviste Analyse individualiste/holiste Déterminants psychologiques/sociaux Phénomène durable/transitoire Absence de règles/règles devenues inutiles Exemple de société

Solutions

Un exemple : les comportements anomiques des paysans polonais aux USA
L’étude de Thomas et Znaniecki fait référence au processus de désorganisation sociale dans lequel sont entraînés les paysans polonais transplantés. Les valeurs guidant leurs conduites (notamment la fonction économique assurée par la famille) n’ayant pas cours dans la société américaine. La disparition des cadres sociaux induite par cette « transplantation » provoque alors « des conduites désordonnées » chez les paysans (désertion du foyer conjugal, violence…). Si ces comportements peuvent être définis comme étant anomiques, il nous semble que c’est bien davantage l’état du système social qui doit être perçu ainsi. Dans cet exemple il s’agit bien d’un état anomique lié à un changement d’organisation sociale. On peut faire le raisonnement selon lequel l’ordre collectif est temporairement perturbé, comme il l’est en période de crise économique. Source : Véronique AILLET et alli, De l’anomie a la deviance,Reflexions sur le sens et la mesure du désordre social, CREDOC Questions : 1. En quoi les comportements sont-ils anomiques ? 2. Retrouvez les éléments du tableau

2 – … qui se révèle une caractéristique structurelle des sociétés industrielles
Au-delà de ces formes temporaires d’anomie (ou d'état anomique) liées aux mutations sociales, il existe de façon permanente et inhérente aux sociétés industrielles, démocratiques, une autre forme, liée à «l’illimitation des désirs humains » dans un contexte d’affaiblissement de la régulation sociale. On part ici du principe que l’individu « en veut toujours plus »… De façon schématique on peut dire que dans des périodes de changement, ce concept caractérise les situations sociales où les désirs de l'individu peuvent se manifester librement sans être bornés par des règles.(….) Une des causes de l’anomie réside alors dans ce que l’on pourrait nommer l’individualisme (lorsque l’homme semble être davantage libéré des contraintes morales qu’il ne l’était auparavant). Cette nouvelle situation se caractérise par un relâchement de la « conscience collective » définie par l’ensemble des sentiments et croyances communes à une organisation sociale. Dans ce contexte, l’individu est en quelques sortes « contraint par une absence de règles » ou par leur évolution avec laquelle il ne sait composer. Ne sachant plus quelles limites apporter à ses désirs, il poursuit « une quête sans issue » s'exposant ainsi au désespoir, aux déceptions dues à cette course sans fin. Ce serait donc l'indétermination des buts à atteindre qui provoquerait le phénomène ou l'acte anomique, Source : Véronique AILLET et alli, De l’anomie a la deviance,Reflexions sur le sens et la mesure du désordre social, CREDOC Questions : 1. Caractérisez les sociétés dans lesquelles se développe cette forme d’anomie 2. Quel est le déterminant principal de l’anomie 3. Donnez un exemple personnel

L’ approche de R Merton
Reprenant ce mode d'approche objectiviste de la notion d'anomie, Robert Merton a construit des typologies d'adaptation individuelle à l'ordre social. Il distingue, de façon quelque peu schématique, deux éléments constitutifs de ce qu'il nomme la structure sociale : • des aspirations que chaque membre d'un groupe social devrait poursuivre, • et, des moyens mis à sa disposition pour que ces « buts » puissent être atteints. Le type d'adaptation anomique résulte dans ce schéma d’un déséquilibre entre une forte valorisation des buts à atteindre et une faible définition normative des moyens utilisables pour les atteindre. Ainsi, R. Merton considère que l'anomie est liée au fait que si tous les individus adoptent la même finalité dans leurs actes (les buts à atteindre sont fixés par la, culture de façon commune à l’ensemble des individus, en l’occurrence dans la société américaine, il s’agit de la recherche de la richesse et du pouvoir), ils peuvent voir leurs aspirations freinées par l’impossibilité dans laquelle ils se trouvent d’adopter des moyens licites pour y arriver. Source : Véronique AILLET et alli, De l’anomie a la deviance,Reflexions sur le sens et la mesure du désordre social, CREDOC Questions : 1. Quels sont les 2 éléments essentiels qui constituent la structure sociale ? 2. Dans quel cas se trouve t’on face à un comportement anomique

L’ approche de R Merton

EEVASION

Questions 1. Donnez un exemple pour chaque case du tableau

B– L’analyse interactionniste de la déviance

1– La variabilité de la déviance
On s'écarte de l'idée plus communément répandue selon laquelle l'acte déviant serait le fait unique des caractéristiques de son auteur. Les interactionnistes marquent ainsi leur distance par rapport aux théories se référant aussi bien au déterminisme social qu'au libre arbitre individuel. L'étude de la déviance ne consiste pas à saisir les raisons pour lesquelles un individu « passe à l'acte » (c'est à dire transgresse des règles) mais plutôt à analyser les processus par lesquels on désigne une transgression ou un transgresseur. Partageant l'idée d'une construction sociale de la réalité basée sur l'interaction et l'expérience vécue, les interactionnistes mettent en cause la conception « naturaliste » de la déviance, considérée comme une donnée sans être questionnée dans ses fondements. Le bien fondé de leur posture théorique se justifie par l'énoncé d'une caractéristique fondamentale des actes jugés comme déviants : leur absence d'universalité. Si un même comportement peut être considéré par les uns comme « non conventionnel » et par les autres comme étant en accord avec les normes, c'est bien parce que ce n'est pas l'acte en lui-même qui est déviant de façon intrinsèque. Source : Véronique AILLET et alli, De l’anomie a la deviance,Reflexions sur le sens et la mesure du désordre social, CREDOC, Questions : 1. Expliquez la phrase soulignée 2. Que doit analyser le sociologue qui travaille sur la déviance ? 3. Pourquoi la conception naturaliste de la déviance est-elle fausse ?

1– La variabilité de la déviance

La déviance est bien alors une notion relative dans la mesure où c’est la réaction qu’il provoque qui permet de définir un comportement comme étant déviant. Elle est le produit d’un jugement, d’une réaction. Sa relativité tient également au fait qu’elle ne peut être considérée en dehors de son inscription historique. De fait, un acte sera jugé déviant à une certaine époque et pourra ne plus l’être quelques années après. Un comportement ne sera donc jamais déviant par essence. Ce relativisme s’applique bien à la nature du comportement sanctionné et non à la notion de déviance. En effet, cette dernière est universelle, dans toutes les sociétés des actes attirent la répression. Le crime existe partout et à toutes les époques, ce sont ses caractéristiques qui peuvent changer d’une société à l’autre ou d’une époque à une autre. Howard S. Becker fait partie des premiers auteurs interactionnistes à avoir élaboré ainsi une définition de la déviance. Selon lui, « …la déviance n'est pas une qualité de l'acte commis par une personne, mais plutôt une conséquence de l'application, par les autres, de normes et de sanctions à un transgresseur. Le déviant est celui auquel cette étiquette a été appliquée avec succès et le comportement déviant est celui auquel la collectivité attache cette étiquette. » Source : Véronique AILLET et alli, De l’anomie a la deviance,Reflexions sur le sens et la mesure du désordre social, CREDOC Question 1. Pourquoi la déviance est-elle une notion relative ? La déviance est-elle universelle ? 2. Expliquez la notion d’étiquette appliquée à la déviance

Exemple: l’analyse de l’histoire de l’introduction de la fourchette
Au XI°siècle, un doge vénitien épousa une princesse grecque. Dans les milieux byzantins auxquels elle appartenait on se servait, de toute évidence, de fourchettes. Nous apprenons en effet que la princesse portait sa nourriture à la bouche « au moyen de petites fourches en or et à deux dents».Ce fait provoqua à Venise un éclat sans précédent : « Cette nouveauté passa pour une marque de raffinement si outré, que la dogaresse fut sévèrement objurguée par les ecclésiastiques, qui attirèrent sur elle le courroux divin. Peu après, elle était atteinte d'une maladie repoussante et saint Bonaventure n'hésita pas à déclarer que c'était un châtiment de Dieu. »(,,,) Rien dans les manières de table ne « va de soi », rien ne peut être considéré comme le résultat d’un « sentiment de gêne » naturel. Ni la cuiller, ni la fourchette, ni la serviette n’ont été inventées un jour, comme un outil technique, avec une finalité précise et un mode d’emploi détaillé : leur fonction s’est précisée peu à peu à travers les âges par l’influence directe des relations et coutumes sociales, leur forme a été fixée non sans tâtonnements. (...) Cette constatation déconcerte un peu l’observateur du XXème siècle : il s’imaginerait volontiers qu’on a motivé par exemple l’interdiction de « manger avec les mains », l’introduction de la fourchette et du couvert personnel et toutes les autres normes du rituel par des motifs « d’hygiène » : car c’est là sa propre façon d’expliquer les usages auxquels il se conforme. Mais jusqu’en 1750, on ne trouve à peu près aucun texte tendant à expliquer la plus grande retenue exigée des convives par des motifs de cet ordre. Les « motivations rationnelles » s’effacent plus ou moins complètement devant des motivations d’un autre ordre. (...) Pourquoi faut-il donc une fourchette ? Pourquoi est-il « barbare » et « peu civilisé » de prendre avec les doigts ce qui se trouve dans son assiette personnelle ? Parce que nous éprouvons un sentiment de malaise quand nous salissons nos doigts ou du moins quand on nous aperçoit en société avec des mains crasseuses ou graisseuses. La transmission éventuelle de maladies, c’est à dire la « motivation rationnelle » a peu à voir avec l’interdiction de manger avec les doigts dans sa propre assiette. Quand nous analysons nos propres sensations face au rituel de la fourchette, nous nous rendons parfaitement compte du fait que l’instance suprême qui décide du caractère « civilisé » ou « non civilisé » de notre comportement est notre seule sensibilité. La fourchette n’est que la concrétisation d’une norme déterminée de ce que nous ressentons comme « pénible ». Source : ELIAS N., La civilisation des moeurs, Calmann-Lévy, 1973, p 155-180. Questions : 1. Qui est déviant au XI ème siècle à Venise , dans les milieux byzantins ? Et aujourd’hui ? 2. Comment un individu d’aujourd’hui justifie t-il l’usage de la fourchette 3. Expliquez la phrase soulignée

Exemple: la perception de l’homosexualité
Les mentalités évoluent, chacun le sait bien. Les modifications de normes dues aux progrès techniques ou à l’évolution des croyances religieuses et politiques proclamées sont flagrantes. Mais derrière ces processus très généraux, on peut apercevoir des évolutions qui touchent à des comportements que nos ancêtres pouvaient croire " naturels " et qui pourtant se révèlent être des normes qui ne s’imposaient à eux qu’en vertu d’une représentation construite par la société. Ainsi, dans nos sociétés occidentales, il y a encore seulement un siècle ou deux, la remise en cause de la suprématie sociale, morale, juridique (propriété, mariage, succession, etc.) et intellectuelle des hommes sur les femmes était une déviance intolérable tandis que c'est aujourd'hui son affirmation qui l'est. L’avortement était un crime jugé particulièrement immoral et sévèrement puni tandis que l'on réprime aujourd'hui les catholiques intégristes qui contestent la liberté d'avorter . L’homosexualité était considérée comme une perversion haïssable et méritant de sévères châtiments tandis que c'est aujourd'hui une revendication identitaire largement perçue comme légitime et sans doute bientôt reconnue par le droit Source : http://laurent.mucchielli.free.fr/deviance.htm Questions : 1. Expliquez la phrase soulignée . Quelles conséquences peut-on en tirer sur la déviance? 2. Comment était perçue l’homosexualité il y a un siècle?

Exemple: la perception de l’homosexualité
Question : Pour vous l’homosexualité, est-ce plutôt…?

Source: IFOP, Les Français et la perception de l’homosexualité, Décembre 2012 Questions: 1. Donnez le mode de lecture et de calcul du chiffre pointé 2. Quelle était la perception de l’homosexualité en France en 1986? 3. Comment cette perception a-t-elle évolué?

Exemple: la perception de l’homosexualité
Question : Pour vous l’homosexualité, est-ce plutôt…?

Source: IFOP, Les Français et la perception de l’homosexualité, Décembre 2012 Questions: 1. Quelle relation opérez-vous entre sexe et perception de l’homosexualité? 2. Quelle relation opérez-vous entre âge et perception de l’homosexualité?

Exemple: la perception de l’homosexualité
Question : Pour vous l’homosexualité, est-ce plutôt…?

Source: IFOP, Les Français et la perception de l’homosexualité, Décembre 2012 Questions: 1. Quelle relation opérez-vous entre profession et perception de l’homosexualité? 2. Quel critère paraît essentiel pour expliquer la tolérance à l’homosexualité?

2 – La déviance le résultat de la désignation

Becker H.S. (1985). Outsiders. Études de sociologie de la déviance. la déviance n’est pas la propriété d’un comportement, mais le résultat de l’interaction entre l’individu qui commet l’acte et ceux qui réagissent La déviance est donc la conséquence de l’application par les autres de normes et de sanctions à un transgresseur

la déviance est créée par la société

2 – La déviance le résultat de la désignation

typologie des comportements déviants :
obéissant à la norme
perçu comme déviant non perçu comme déviant accusé à tort

transgressant la norme
pleinement déviant

conforme

secrètement déviant

Questions : 1. Est-ce l’acte qui détermine le comportement déviant ? Justifiez en donnant des exemples

3 – une désignation opérée par les entrepreneurs de morale

Le processus de construction de normes sociales est un processus de construction complexe qui engage deux types d’acteurs :  les créateurs de normes  les applicateurs de normes

On les qualifie d’ entrepreneurs de morale

3 - une désignation opérée par les entrepreneurs de morale

On 2 distingue ainsi 1. Les créateurs de normes qui entreprennent des croisades pour la réforme des mœurs 2. Les applicateurs de normes qui se chargent eux de faire appliquer les normes

4- la carrière sociale de la déviance : l’exemple des fumeurs de Marijuana

pour devenir fumeur de marijuana, l’individu passe par les statuts suivants :  fumeur débutant  fumeur occasionnel  fumeur régulier

4- la carrière sociale de la déviance : l’exemple des fumeurs de Marijuana
Le passage du statut de débutant à celui de fumeur occasionnel nécessite de :  trouver du plaisir à fumer  d’être capable de reconnaître les symptômes  de relier les symptômes au fait de fumer

4- la carrière sociale de la déviance : l’exemple des fumeurs de Marijuana Le passage du statut de fumeur occasionnel à celui de fumeur régulier nécessite que :  L’individu s’intègre dans un groupe de fumeurs  Ce groupe est caractérisé par une sous-culture spécifique  Pour cette sous-culture fumer n’est pas une déviance, mais une norme

4- la carrière sociale de la déviance : l’exemple des fumeurs de Marijuana
les quatre étapes de la carrière sont donc : 1. L’individu commet une transgression 2. Il passe d’une expérience occasionnelle à une forme d’activité déviante régulière 3. Il est pris et publiquement désigné comme déviant 4. Il entre dans un groupe déviant organisé

La déviance fait l'objet d'un apprentissage
lié au milieu de vie, qui,

tend à renforcer chez lui ce type de comportement.

par l'image qu'il donne à l'individu de lui-même,

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