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N°127 - Pr ix : 10 DA - Fr ance : 1 € weekend@elwat an.com www.elwat an.

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Suivez le guide dans le métro
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Emeutes à Skikda
Excédés par les coupures récurrentes
d’électricité, alors que la ville suffoquait
sous une chaleur intense dépassant les 40°
C, les habitants de la cité Merj Eddib, à la
périphérie sud de la ville de Skikda, sont
sortis, vendredi dernier, pour la deuxième
nuit consécutive, pour investir la rue et
dresser des barricades en signe de
protestation.
El Wat an Week-end - Vendr edi 9 septembr e 2011
7 JOURS 2
l’essent iel de la semaine
Bientôt des TV libérées ?
«Pour la première fois, nous aurons une législation qui parlera de
l’ouverture des médias lourds», a indiqué le Premier ministre,
Ahmed Ouyahia, en marge de la séance d’ouverture de la session
d’automne du Parlement avec ses deux chambres, l’APN et le
Conseil de la nation. Le Premier ministre est revenu, entre autres,
sur le code de l’information, la lutte contre le terrorisme, la
tripartite et la position de l’Algérie concernant le dossier libyen.
Abdallah Djaballah/FIS : Je t’aime, moi
non plus
Le fondateur d’Ennahda et d’El Islah, Abdallah
Djaballah, a indiqué mardi, à Alger, qu’aucun membre
du parti dissous en 1992 n’a demandé l’adhésion à sa
nouvelle formation, en l’occurrence le Front de la
justice et du développement (FJD), allusion faite aux
éléments de l’ex-FIS. Toutefois, il n’écarte pas leur
ralliement. «Le FJD est ouvert à tout citoyen jouissant
de ses droits civiques», a-t-il indiqué.
L’Algérie a refusé d’accueillir des
officiers libyens qui ont fait
défection
Lors d’une conférence de presse tenue hier à
Tripoli, le n°2 du CNT, M. Jibril, a confirmé
que les relations entre l’Algérie et les
membres de la CNT étaient tendues. «Les
relations avec l’Algérie passent par des
périodes de tension», a-t-il déclaré. «Ils ont
justifié l’accueil de membres de la famille El
Gueddafi par des considérations
humanitaires, mais ont refusé, sans
justification, d’accueillir des officiers libyens
qui ont fait défection», a-t-il relevé. M. Jibril
a, toutefois, souhaité une amélioration des
relations à l’avenir avec le voisin algérien.
La grève des mineurs de l’Ouenza
continue…
La grève entamée, dimanche dernier, par des
centaines de mineurs du site d’exploitation
du minerai de fer de l’Ouenza, dans la wilaya
de Tébessa, continue. Les grévistes sont
déterminés à aller jusqu’au bout de leurs
revendications, centrées essentiellement sur
l’amélioration des conditions de travail. Le
débrayage, décidé par la section syndicale de
la mine de l’Ouenza, a provoqué la paralysie
totale des différents chantiers du site minier.
Les négociations entamées au lendemain de
la grève entre la direction d’ArcelorMittal et
la section syndicale n’ont abouti à aucun
accord. Chacune des deux parties campait
sur ses positions. Dans un communiqué
remis à la presse, les grévistes ont dénoncé
les conditions précaires dans lesquelles ils
travaillent, notamment les agents de
sécurité, ainsi que les agissements du
directeur de site minier, accusé par des
syndicalistes d’avoir fait bénéficier certains
cadres de son entourage d’indus avantages
et primes, alors que les mineurs n’ont rien
touché. Par ailleurs, les représentants
syndicaux déplorent la plainte déposée par
ArcelorMittal de Annaba contre les grévistes
et dénoncent également le peu
d’enthousiasme affiché par cette direction
pour résoudre les problèmes des ouvriers.
Un sit-in a été observé, mardi, par les
mineurs devant le siège de la daïra, où les
représentants syndicaux ont présenté leurs
doléances au chef de daïra qui leur a promis
de les transmettre aux autorités de la wilaya.
Lakehal Samir
... Celle des travailleurs
communaux à Bouira aussi
Les travailleurs de l’APC de Bouira sont
entrés en grève illimitée depuis avant-hier.
Ils réclament l’amélioration de leurs
conditions de vie. M. Mezine, secrétaire
général de la section syndicale, affiliée à
l’UGTA, a affirmé hier que le taux de
participation à ce mouvement de débrayage
était de 99%. Soit, presque la totalité du
personnel. Les grévistes réclament un statut
particulier pour le travailleur de la
commune, mais aussi le déblocage des
allocations familiales. La section syndicale
affirme, dans un communiqué, que la CNAS
leur a demandé de fournir tout un dossier
pour pouvoir toucher les allocations
familiales, mais jusqu’à présent,
l’administration n’a rien fait. Quant à la
gestion des ressources humaines, les
syndicalistes demandent à ce que la loi en
vigueur soit appliquée à la lettre. Depuis le
premier jour de grève, les autorités locales,
pourtant avisées par un préavis, ne sont pas
encore intervenues pour prendre en charge
les revendications des travailleurs. De ce fait,
le représentant syndical des travailleurs a
affirmé que le mouvement de grève se
poursuivra tant que les responsables
concernés continuent de faire la sourde
oreille. Ali Cherarak
Les familles des otages
algériens interpellent
les partis politiques
Le sort des marins algériens pris en
otages au large de la Somalie «ne
semble pas préoccuper les partis
politiques». C’est le constat accablant
que fait le porte-parole des familles des
otages, Abdelkader Achour, dont le frère
est retenu avec 16 autres marins, depuis
maintenant neuf mois. «Les partis
politiques sont responsables du sort de
nos proches. Ils devraient être les
premiers à dénoncer le laxisme affiché
par le gouvernement vis-à-vis de notre
drame», s’emporte Achour. Après avoir
sollicité le ministère des Affaires
étrangères et celui des Transports, les
médias et même des ambassades
étrangères, les familles des otages se
disent consternées par l’indifférence des
premiers concernés, ceux qui «survivent
grâce aux citoyens, car sans eux, ils
n’empocheraient pas leurs salaires
immérités», en l’occurrence les
responsables et députés des formations
politiques, toutes obédiences
confondues. «Un responsable d’un parti
politique, après lui avoir demandé de se
pencher sur le dossier des marins dont
l’état de santé se dégrade de jour en jour,
m’a recommandé de lui fournir un
dossier. Faut-il nous imposer de la
paperasse pour sauver des vies
humaines ?» s’indigne Achour, avant de
regretter l’absence du représentant des
travailleurs, Abdelmadjid Sidi Saïd, qui
«n’a pas daigné rendre hommage à ces
travailleurs algériens le 1er Mai, jour de
la fête des travailleurs, ne serait-ce que
par une pensée». Les familles des
membres de l’équipage du MV Blida ont
tenu, depuis la disparition de leurs
proches, plusieurs sit-in et
manifestations dans l’espoir de voir le
gouvernement algérien réagir avant
qu’il ne soit trop tard, et qu’il parvienne
à libérer ces Algériens, à l’instar d’autres
pays qui ont réussi à «écourter la
souffrance de leurs enfants», qui
étaient, eux aussi, otages des pirates
somaliens. Lamia Tagzout
Création d’un comité
national des
paraplégiques
C’est suite à un séjour de solidarité avec
les personnes handicapées, organisé au
centre Grand Bleu à Tipasa et financé
entièrement par le département du
docteur Saïd Barkat, que la présidente
de la Fédération algérienne des
personnes handicapées, Atika Maâmeri,
a annoncé, hier, la création du comité
national des paraplégiques. Cette
initiative de la FAPH entre dans le cadre
de la création d’une plate-forme des
ONG algériennes, afin de pouvoir mettre
en œuvre le programme de la
Convention des droits des personnes
handicapées. Les initiateurs de cette
action ont tenu à nous préciser que cette
nouvelle entité a été créée pour défendre
l’accès aux droits et à la citoyenneté des
personnes handicapées algériennes, qui
demeurent toujours marginalisées. Le
ministre de la Solidarité nationale, Saïd
Barkat, reconnaît : «J’ignore le nombre
exact des personnes handicapées en
Algérie ; nous travaillons avec cette
hypothèse que 6% de la population
algérienne est atteinte de divers
handicaps.» M’hamed H.
Bir El M’sena : Hyundai
Engineering remporte
le contrat
Le groupe sud-coréen Hyundai Engineering a
remporté, hier, un contrat EPC/CPF de 167
millions de dollars pour le développement du
gisement de Bir El M’sena. Le contrat signé
avec l’association Sonatrach-Hess-Petronas
porte sur la réalisation des installations de
traitement du pétrole pour une capacité de
12 000 barils/jour, la mise en place de pipelines
d’expédition de pétrole et de gaz ainsi que
d’une base industrielle pour le projet de
développement du gisement situé au niveau du
bloc 401 C dans le bassin de Berkine, à 300km
à l’est de Hassi Messaoud. L’entreprise sud-
coréenne a été retenue au bout du second appel
d’offres lancé par la société BMS exploitant le
gisement. Le premier processus de qualification
lancé en 2008 a été annulé. Kamel Chikhi,
directeur associations à Sonatrach, a indiqué
que les partenaires ont estimé que les offres
étaient «trop élevées» et qu’elles «remettaient
en cause l’économie du projet». Sur ce, celui-ci
a été fractionné en trois lots et une seconde pré-
qualification a été lancée en mai 2010. Vingt-
cinq entreprises y ont soumissionné. Au bout du
processus, seules huit offres ont été retenues,
avant d’aboutir à la sélection finale du groupe
sud-coréen. Le second appel d’offres aura
permis, selon les dires de Noredine Cherouati,
président-directeur général de Sonatrach,
d’économiser entre 40 et 50% des coûts du
projet. Hyundai Engineering aura ainsi la
charge de développer, dans un délai de 30 mois
et pour un montant de 167 millions de dollars,
dont 2,5 milliards de dinars, les structures CPF
de ce gisement. Dès le 14 avril 2014, date du
First Oil, le site produira 600 000 tonnes/an sur
un plateau de cinq ans. Le plan de développement
compte, entre autres, la réalisation d’une station
de traitement et stabilisation de brut d’une
capacité de 13 200 bbl/j, une unité d’injection
de compression et d’injection de gaz, une unité
d’expédition d’huile vers le réseau Sonatrach,
un pipeline d’interconnexion avec le réseau
Sonatrach en plus d’une base industrielle.
Melissa R.
La compagnie nationale des
hydrocarbures qui a dû, à l’image
de nombreuses compagnies
pétrolières, suspendre ses
activités en Libye au lendemain
de l’insurrection, prévoit de les
reprendre «dès que les conditions
le permettront». Interrogé à ce
sujet, hier en marge de la
signature d’un contrat EPC avec
les Coréens de Hyundai, le PDG
de Sonatrach a déclaré que la
compagnie pétrolière reprendra
certainement son travail dans ce
pays voisin. «Nous attendons que
les choses rentrent dans l’ordre.
Nous avons deux permis sur
lesquels nous travaillons et dès
que les conditions le permettront
nous allons reprendre le
travail», a-t-il précisé. Interrogé
sur les risques de perdre les
contrats dont bénéficie
actuellement Sonatrach en
Libye, M. Cherouati a rétorqué :
«Nous avons un contrat avec la
National Oil Company agréée
par les autorités libyennes.» Il
est vrai que les autorités de
transition ont indiqué ne pas
avoir l’intention, pour le moment,
de remettre en cause les accords
signés sous El Gueddafi. M. R.
NOREDINE CHEROUATI. PDG de Sonatrach
«Nous retournerons en Libye dès que les conditions le permettront»
Plus de 8 millions d’élèves
rejoindront les bancs de l’école
à partir de dimanche. Pas de
nouveauté pour les cycles
moyen et secondaire. Les
écoliers vont, en revanche, être
en classe de 8h à 14h30. Il
s’agit d’allègement de la
journée scolaire afin de prévoir
des activités périscolaires. Le
volume horaire diminue donc
de 3 heures pour les trois
premières années et de 45
minutes pour les quatrième et
cinquième années. Les cours
sont programmés de dimanche
à jeudi de 8h à 11h15 et de 13h
à 14h30. Au-delà de 14h30 et
l’après-midi de mardi, des
activités au choix sont réservées
aux élèves à titre optionnel. Le
nouvel aménagement fait peur
aux syndicats. Son succès
dépend d’abord de la
disponibilité des cantines,
affirme Messoud Amraoui de
l’Unpef. «Il est inadmissible de
laisser les enfants se prendre
en charge seuls ou de ramener
leur déjeuner avec eux. Il s’agit
là d’une manière de consacrer
les disparités sociales. Il leur
faut donc des cantines.»
Viennent ensuite les matières
optionnelles prévues au-delà de
14h30. «Elles doivent être
obligatoires», assure M.
Amraoui. Et il est, selon lui,
primordial que le ministère
recrute des profils pointus.
«Car, ces matières périscolaires
seront assurées par des
enseignants qui ne sont pas
spécialisés en la matière.
Comment un enseignant de
langue arabe peut-il assurer
une activité culturelle ?»
L’Union nationale des
associations des parents
d’élèves affiche également sa
crainte par rapport à cette
rentrée, qu’elle estime «difficile
et exceptionnelle». Elle
demandera en urgence une
audience au ministre à partir de
cette semaine pour exposer les
différents problèmes, selon son
président, Ahmed Khaled.
«Nous présenterons un rapport
plus réel au ministre que celui
qu’il reçoit de la part des
directeurs d’éducation. Nous
proposons que le ministère de
l ’ Educat i on acqui ère
directement les fournitures
scolaires auprès de
l’importateur ou du producteur
pour les proposer ensuite moins
cher aux parents. Et de céder
également le marché du
transport scolaire aux jeunes
chômeurs voulant investir dans
le cadre de l’Ansej. Nous
proposons aussi que les
collectivités locales participent
davantage à la restauration des
écoles et que la prime de 3000
DA destinée aux enfants issus
de familles démunies soit revue
à la hausse, au moins pour
cette année et l’année
prochaine, car la rentrée des
classes vient tout de suite après
l ’Aï d. » L’Uni on des
associations des parents
d’élèves affiche également ses
inquiétudes par rapport aux
différentes menaces de grève.
«L’Unpef et le Cnapest
pourraient déclencher, selon
Messoud Amraoui, une grève
générale à la fin du mois, si les
dossiers des œuvres sociales, le
régime indemnitaire et le statut
particulier ne sont pas réglés
définitivement dans quelques
jours.» Nassima Oulebsir
Rentrée scolaire : les parents d’élèves inquiets
Saïd Sadi soutient le CNT libyen
Dans une lettre adressée aux membres du Conseil
national de transition libyen, le président du
Rassemblement pour la culture et la démocratie
(RCD), Saïd Sadi, a affirmé son entière solidarité et
son soutien. «(…)Libérer nos pays respectifs de
systèmes politiques dominés par des sectes militaires
violentes, corrompues et sans perspectives(…)»,
souligne la lettre de Saïd Sadi datée du 26 août et
rendue publique hier.
El Wat an Week-end - Vendr edi 9 septembr e 2011
7 JOURS 3
124
foyers
d’incendie ont
été recensés
dans six
wilayas :
Skikda,
Béjaïa, Jijel,
Annaba, El
Tarf et
Guelma.
for t
ABDELKRIM BOUAMRIA
ET ILHEM ELDJOU
KARATÉKASALGÉRIENS
L’Algérie a décroché, mardi
soir, ses deux premières
médailles d’or lors des Jeux
africains 2011 à Maputo
(Mozambique, 3-18
septembre), après les
victoires en finale des
karatékas Abdelkrim
Bouamria (-60kg) chez les
hommes et Ilhem Eldjou
(-55kg) chez les dames.
ABDENOUR ZAHZAH
RÉALISATEURALGÉRIEN
Abdenour Zahzah a remporté
le prix de l’Office de
l’immigration de Venise
grâce à son court métrage
Garagouz, présenté dans une
section parallèle du festival.
Le film raconte les
mésaventures de Mokhtar,
un marionnettiste aidé par
son fils Nabil, qui sillonnent
tous deux la campagne pour
donner des représentations
de «garagouz» aux petits
enfants.
DIRECTIOND’ALGÉRIE
POSTE
Le directeur général de
l’entreprise Algérie Poste
vient d’opérer, en catimini, un
vaste mouvement des
directeurs de wilaya. Celui-ci
coïncide avec les rentrées
sociale et scolaire. Les
directeurs ne savent pas s’ils
doivent accorder la priorité à
la gestion ou au transfert de
leurs enfants et conjoints
MOHAMED KEBIR ADDOU
LEWALI D’ALGER
«Ce terrain est une propriété
de l’Etat et il appartient à ce
dernier de le protéger…», a
indiqué, dimanche, le wali
d’Alger, Mohamed Kebir
Addou, lors d’une conférence
de presse. «Je ne vois pas
comment une association
non agréée peut s’arroger le
droit de se l’approprier»,
s’est-il emporté. Cette
association aurait-elle
simplement pu obtenir un
agrément, M. le wali ?
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Faux barrage sur la route de Boghni
Un groupe d’individus armés a dressé, lundi en
début de soirée, un faux barrage sur le CW128,
desservant la ville de Boghni, à une trentaine
de kilomètres au sud de Tizi Ouzou. Les
terroristes ont intercepté les passagers qu’ils
ont rackettés et délestés de leurs objets de
valeur avant de prendre la fuite vers les
maquis environnants.
Les mineurs de l’Ouenza en grève
Quelque 520 travailleurs, entre mineurs, agents de
sécurité et autres cadres du site minier pour
l’exploitation à ciel ouvert du minerai de fer à l’Ouenza,
dans la wilaya de Tébessa, sont depuis dimanche en
grève générale pour revendiquer l’amélioration des
conditions de travail. La direction générale
d’ArcelorMittal Annaba a déposé une plainte à
l’encontre des grévistes et demandé la suspension de la
grève, en avançant le chiffre de 60 grévistes seulement.
De violentes émeutes ont éclaté,
hier, entre des brigades
antiémeute de la Gendarmerie
nationale et des jeunes de Tizi
n’Ali n’Slimane, un village
situé à 3 km au sud de la ville de
Bordj Menaïel, à l’est de
Boumerdès. Les affrontements
ont débuté vers 8h, après le
redéploiement des forces
antiémeute au lieudit Vachet,
pour permettre aux agents de la
voirie de jeter les ordures
ménagères dans la décharge
sauvage, fermée par les
villageois depuis plus d’une
année. Les heurts se sont soldés
par 25 blessés, dont 23
gendarmes, et 2 jeunes
manifestants. Deux camions de
la voirie communale auraient
également été saccagés par les
protestataires. Ces incidents
interviennent après l’échec de
l’administration à trouver un
autre endroit pouvant abriter les
tonnes d’ordures ramassées,
chaque jour, à travers les
différents quartiers de la
commune. Hier, d’importants
renforts des services de la
Gendarmerie nationale ont été
dépêchés sur les lieux pour
disperser les villageois qui se
sont déplacés en grand nombre
pour préserver l eur
e nvi r onne me nt . Le s
échauffourées se sont déroulées
près du lieu qui faisait office de
décharge sauvage. Les
manifestants ont, dans un
premier temps, fait preuve
d’une résistance inouïe,
bloquant le passage aux engins
de la voirie communale. Mais
l’arrivée d’autres renforts des
forces de l’ordre, les a poussés
à battre en retraite, ce qui a
permis aux camions d’y
décharger les déchets. Les
heurts d’hier font suite à la
réquisition signée par le wali de
Boumerdès concernant la
réouverture de la décharge. Il y
a dix jours, le chef de l’exécutif
de la wilaya avait initié une
opération de nettoiement
général des quartiers de la ville.
Cette opération, qui a failli
tourner au drame, a été à
l’origine de violents
affrontements entre éléments
de la Gendarmerie nationale et
villageois. Certaines sources
parlaient alors d’un gendarme
poignardé par un jeune
manifestant.
DÉCHARGE PROVISOIRE
La décharge est fermée par les
villageois depuis septembre
2010 en raison des désagréments
causés aux populations de la
périphérie. Depuis, les habitants
de la région ont engagé
plusieurs actions de volontariat
et ont pu nettoyer les lieux.
Mais cela n’a pas été sans
conséquences sur les
responsables locaux, qui se sont
retrouvés face à d’énormes
difficultés, dues à l’absence de
décharge contrôlée. Les
services de la voirie parcourent
parfois plusieurs kilomètres
pour jeter les ordures. Et pour
cause, le projet du centre
d’enfouissement technique
prévu à Zaâtra pour recueillir
les déchets des communes de la
daïra de Bordj Menaïel et ses
environs n’est pas encore lancé.
Certains élus évoquent des
manipulations et l’exploitation
du problème à des fins
politiques. Les différentes
réunions tenues entre les
représentants des villageois et
les responsables de la wilaya
n’ont pas abouti. Le wali aurait
proposé récemment la
réouverture de la décharge pour
une durée de quatre mois, en
attendant l’aménagement d’une
piste et d’une décharge
provisoire. Mais les habitants
campent toujours sur leurs
positions et ne croient plus aux
promesses des autorités.
R. Koubabi
Le port d’Alger étouffe
Toujours de la surcharge au port d’Alger. Depuis
des mois, le scanner crée de l’embouteillage au
niveau de la sortie des camions. Les chauffeurs
crient le malaise et exigent que les directions du
port d’Alger et des Douanes prennent au sérieux
leur requête afin de trouver, dans les plus brefs
délais, une solution définitive à ce problème.
«Depuis déjà presque deux ans, je suis obligé de
faire passer tous les conteneurs, et parfois même
le vide au scanner. Ce qui a créé une véritable
surcharge. Et pour que mon tour arrive, il faut
attendre au moins…quatre ou cinq jours. A la
longue, cela est devenu insupportable», témoigne
Hamid, chauffeur. Son collègue, Ali, évoque les
nuits blanches qu’il passe dans son camion,
attendant son tour : «Nous n’avons pas de
sanitaires ni où manger et nous sommes obligés
de rester sur place jour et nuit pour surveiller la
marchandise et les camions. Les voleurs nous
guettent, il ne faut pas que nous bougions d’un
mètre.»
UNE SITUATION DÉPRIMANTE
Djamel, également chauffeur et père de famille,
dit que cette situation le déprime. «Le temps que
je mets en quittant mon domicile pour aller
décharger la marchandise dans
n’importe quelle wilaya est
plus court et moins stressant
que celui que je passe à
attendre mon conteneur. Maintenant une mission
à Sétif me prend une dizaine de jours ! La
situation est devenue déprimante. Rester cloué
pendant des jours sans rien faire et supporter les
arrêts répétitifs du scanner provoqués par la
surcharge est devenu épuisant. Les frais de
mission que le patron nous donne ne suffisent
plus. Car il faut que je me déplace très loin pour
trouver de la nourriture…ou me laver. Il faut
toute une organisation entre les différents
chauffeurs pour acheter à manger et ce n’est
toujours pas évident. Je réfléchis sérieusement à
quitter ce job. Je vois rarement mes filles
jumelles.» Si les chauffeurs crient leur malaise,
les importateurs dénoncent la situation en
affirmant que le plus grand perdant est le citoyen
qui supportera en fin de compte les prix
exorbitants. «Pour une nuit, je suis sommé de
payer 5000 DA au conteneur et 10 000 DA le
jour, soit 15 000 DA pour 24 heures d’attente,
alors que j’en suis pas responsable. Le calcul est
simple, le scanner d’un conteneur me coûte
60 000 DA, ajouter à ces frais, la prise en charge
des chauffeurs, le transport vers les dépôts, le
déchargement… Et c’est normal que les prix
doublent», nous explique Amar, importateur. Les
chauffeurs disent attendre l’application des
promesses de la direction des Douanes pour
aplanir les obstacles. N. O.
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Bordj Menaïel :
25 blessés dans
des émeutes
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Les rappelés du service national
marcheront le 3 octobre
Les anciens rappelés du service national vont reprendre
la protestation pour faire valoir leurs revendications.
Hier, une centaine de délégués, venus de 38 wilayas du
pays, se sont regroupés aux Issers, à l’est de
Boumerdès, et ont discuté des actions à mener à
l’avenir pour obtenir une reconnaissance à la mesure
des sacrifices qu’ils avaient consentis lors de la
décennie noire. «La réunion s’est tenue en plein air en
raison de l’annulation, aujourd’hui vers 9h, de
l’autorisation qui nous avait été accordée par la daïra
des Issers», nous a indiqué un délégué de Boumerdès.
«L’un de nos camarades a été retenu pendant plus d’une
heure au commissariat. C’est inadmissible ! L’APC des
Issers a refusé de nous octroyer la salle de cinéma
Afrique et nous avons déboursé plus de 100 000 DA
pour la location d’une salle privée et la nourriture de
nos invités», a-t-il ajouté. Les représentants de cette
frange, qui se sent lésée par l’Etat, ont décidé
d’organiser une marche nationale le 3 octobre prochain
à Alger. Cette action, qui sera précédée par des marches
à travers les différentes wilayas du pays, verra, selon
eux, la participation de plus de 100 000 rappelés parmi
les 123 000 recensés à travers le territoire national. Les
délégués ayant pris part à la réunion ont abordé
également plusieurs questions inhérentes aux
démarches à entreprendre pour créer une organisation
nationale des anciens rappelés de la période 1995-99.
Ils se sont aussi penchés sur les difficultés auxquelles
ils font face depuis plusieurs années et la nécessité de
coordonner leurs actions et d’établir une plateforme de
revendications commune pour la transmettre aux
autorités compétentes. Ces hommes, qui avaient
répondu à l’appel de la patrie, réclament leur
intégration parmi les franges qui devaient bénéficier
des dispositifs de la loi sur la concorde civile et la
réconciliation nationale. Ils revendiquent également
leur droit à une pension, à un logement social et un
poste de travail qui leur permettrait de vivre dans la
dignité. La plupart d’entre eux précisent avoir
abandonné leurs familles et leurs postes de travail
pour combattre le terrorisme. Certains sont morts,
d’autres sont traumatisés et livrés à leur triste sort
dans l’indifférence totale des autorités. R. Koubabi
Les chômeurs montent
au créneau à Ouargla
La colère des chômeurs du Sud est à son comble, depuis
dimanche. Un jeune chômeur a été brûlé, hier, lors des
échauffourées qui ont éclaté entre les protestataires et la
police à Ouargla. La victime s’en est sortie heureusement
indemne, mis à part quelques brûlures sur le corps. Selon
le porte-parole du Comité national pour la défense des
droits de chômeurs, Tahar Belabes, «le jeune homme se
serait aspergé d’essence avant qu’une bombe
lacrymogène lancée par un policier ne mette le feu à son
corps», a-t-il indiqué. Les chômeurs de la wilaya de
Ouargla revendiquent des emplois, notamment après les
promesses du ministère du Travail. Ce dernier aurait
dépêché une commission d’enquête afin de faire la
lumière sur ce phénomène qui prend étrangement de
l’ampleur dans une région «qui compte suffisamment de
sociétés étatiques et étrangères pour absorber le
chômage». Les représentants du Comité national pour la
défense des droits des chômeurs ont d’ailleurs décidé de
se réunir aujourd’hui à la Maison des syndicats, à Alger,
afin de discuter des mesures à prendre pour faire aboutir
leurs revendications, en plus du rassemblement prévu
devant la Présidence dans les jours à venir. L. Tagzout
El Wat an Week-end - Vendr edi 9 septembr e 2011 7 JOURS 4
« B i s m i l l a h ,
b i s m i l l a h ,
bismillah». En
entrant dans la
rame, l’émotion
de l’agent de
sécurité est
p e r c e p t i b l e .
Tr ent e ans
d’attente. Des
a nnonc e s de
lancement sans cesse
repoussé. Des rumeurs
r é c u r r e n t e s s u r
d’insurmontables problèmes.
Alors oui, il n’y croyait sans
doute plus à ce métro.
Pourtant, hier, d’ultimes
essais ont rendu le rêve enfin
réalité. «Fin octobre
2011, au plus tard
d é b u t
novembre»,
selon Amar Tou,
ministre des Transports, la
ligne 1 du métro d’Alger
sera ouverte au public.
Pendant huit semaines, une
cent ai ne d’exerci ces
opérationnels liés à la
circulation des trains, la
gestion des stations ou
encore l’application des
r ègl es de
sécurité seront
e n c o r e
e f f e c t u é e s .
«Ces exercices
s o n t
ext rêmement
i mp o r t a n t s
p u i s q u ’ i l s
seront réalisés
av e c l a
Protection civile, la Sûreté
nationale et des figurants
choisis parmi le personnel
des entreprises en charge
du projet», a
s o u l i g n é
P a s c a l
G a r r e t ,
di r ect eur
général de
RATP El
Dj azaï r,
filiale de la RATP
française (Régie autonome
des transports parisiens).
Pour Mustapha Benbada,
ministre du Commerce, cette
mise en service est «un
moment très fort» et
«historique». Lors de cette
marche à blanc de la station
Les Fusillés-Haï El Badr
puis vers la Grande-Poste, en
passant par la station Mer et
Soleil, les passagers ont donc
essayé les voitures
climatisées, équipées de
sièges bleus, testé les
tourniquets et la validation
des tickets, et visité le poste
de commande centralisée, à
Ruisseau, chargé de la
gestion et du contrôle des
mouvements, de la position,
de l’autorisation de
mouvement et de l’itinéraire
des trains. «Ce système
électronique qui contrôle et
gère à la fois les trains et les
cellules d’énergie électrique
est le même que celui utilisé
par le métro de New York, de
Barcelone et récemment de
Lausanne», a précisé
Aomar Hadbi, PDG de
l’Entreprise du métro
d’Alger. La RATP El
Djazaïr, chargée de
l’exploitation, a aussi
assuré la formation de plus
de 500 agents à dix métiers
différents. Sihem, 31 ans,
fait partie de la première
équipe de six conducteurs
prêts à commencer.
Reconnaissable à son
uniforme (pantalon foncé,
chemise blanche, cravate
grise à rayures bleues et
vertes), cette ancienne
employée de bureau confie
son enthousiasme : «L’idée
d’être à la tête de ce gros
engin me plaît beaucoup !»
Le ministre des Transports a
rappel é que l ’Et at
interviendra pour soutenir
les tarifs du ticket de métro,
assurant que celui-ci «ne
dépassera pas les 50 DA».
Le Fonds de soutien aux
transports collectifs, qui
intervient déjà dans le
soutien des prix de l’Etusa et
du tramway d’Alger, sera
également sollicité pour
soutenir le prix du ticket de
métro. ■
Hai El Badr
Mer et soleil
Amirouche
Les fusillés
Jardin d'essais
Hamma
Aïssat Idir
Grande-Poste
Khelifa
Boukhalfa
1 Mai
er
86%
du personnel d’exploitation a
moins de 35 ans
85,5%
du personnel est algérien
500
emplois créés
400
agents de police
La ligne I
allant de la Grande-Poste jusqu’à Hai El
Badr comprend 10 stations, 9 sous-
terraines et un terminus aérien
9,5 km
Km/h
Vitesse maximale
70 km/h
passagers dans la rame
1 290
(210 assis et 1800 debout)
pas plus de 50DA
240 caméras
1 rame toutes les 3 minutes et 20 secondes
en heures de pointe et un toutes les 5 mn
en heures creuses. Il roule de 5h à
14 rames de 6 voitures climatisées
23h
mi
lig
se
Pe
ce
op
cir
ge
en
r è
séc
e
Le consortium formé entre le groupe
allemand Dywidag et l’algérien
Cosider vient de se voir attribuer
définitivement l’extension de la ligne 1
du métro d’Alger, a révélé hier la lettre
économique Maghreb Confidentiel. Les
deux firmes ont déjà construit le
tronçon initial de la ligne 1.
Le métro d’Alger :
en voiture
C’est toute la vie des Algérois qui va changer. Le métro d'Alger a
été mis en marche, hier, pour d'ultimes essais avant son
ouverture définitive au public début novembre. Suivez le guide…
I
N
F
O
G
R
A
P
H
I
E
E
L
W
A
T
A
N
W
E
E
K
-
E
N
E
D
Mélanie Matarese
mmatarese@elwatan.com
Suivez la visite guidée vidéo du
métro sur www.elwatan.com
le net Plus sur
«Mieux que la baraque», commente aâmi
M’hamed, habitant d’un taudis à Oued
Koriche, relogé mercredi soir à Beni
Messous. Tel un «peut mieux faire» d’un
enseignant infligé à son élève sur un bulletin
de fin d’année, la sentence tombe. «On n’en
a pas fini avec la crise du logement. Vous
voyez, j’ai sept enfants, trois sont en âge de
se marier. Mais ce n’est pas dans ce nouvel
appartement de trois chambres que je vais
les marier», constate-t-il. La famille vient
d’obtenir le feu vert des autorités locales
pour déménager, en pleine nuit, de Hai El
Fourquane, un bidonville perché sur une
colline boisée, à Beni Messous. Le
baraquement, dans lequel certaines familles
vivent depuis quinze ans, a été construit
durant la décennie noire et a abrité même des
terroristes. «On les entendait marcher sur
nos toits, le soir», raconte ses habitants. Les
années passent et d’autres familles, dont
certaines fuyaient le terrorisme, sont venues
de différentes wilayas. Dans les années
2000, ce sont les policiers mariés qui y ont
élu domicile. La famille de aâmi M’hamed
avait pour adresse un numéro. Le numéro 1,
désigné par la mairie de Bab El Oued. Un
numéro que tous les habitants des bidonvilles
et autres taudis rêvaient d’obtenir depuis des
années. «Pour nous, ce numéro signifiait la
reconnaissance de l’Etat de notre malheur,
de notre misère. En même temps, cela nous
donnait l’espoir d’être relogés un jour»,
nous explique Redouane, un habitant de Haï
El Fourquane. Recensées à plusieurs reprises,
ces familles ont nourri l’espoir, durant des
années, de se voir relogées dans des
appartements «dignes d’êtres humains».
L’opération de relogement dans la wilaya
d’Alger a été marquée par des émeutes, des
affrontements, voire des refus de certaines
familles de déménager.
«PAS LE CHOIX»
Les habitants des cités de Diar El Kef et Diar
Echems, par exemple, ont refusé de se voir
loin de la capitale. Ce qui a suscité la réaction
du ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia,
qui a déclaré mercredi au quotidien El
Khabar : «Nous n’avons jamais entendu dire
ailleurs dans le monde que des familles
refusent des appartements !» Alors que les
autorités avaient misé sur cette opération
grandiose de relogement pour calmer la
grogne sociale, les populations concernées
ont répondu par des routes coupées et des
émeutes, dont les plus violentes ont éclaté à
Baraki. Des arrestations ont eu lieu partout à
Alger. Il faut dire aussi que les services de la
wilaya ont géré cette opération sans
communiquer. A nos tentatives répétées de
joindre les responsables, personne n’a jamais
répondu. Le wali d’Alger, Mohamed Kebir
Addou, peu prolixe d’habitude, a
définitivement attisé la colère des habitants
des bidonvilles par un tranchant : «Ils
n’auront pas le choix», avant de revenir sur
ses propos en déléguant aux walis délégués
la tâche de négocier avec les représentants
des cités pour endiguer une crise qui a failli
provoquer des émeutes généralisées. En plus
des nombreuses irrégularités qui ont marqué
cette opération, des familles se sont vu
retirées des listes avant d’être à nouveau
convoquées pour un déménagement.
DES YOUYOUS
D’autres ont pu déménager avant même la
date officielle de l’opération, grâce à des
attributions officieuses. Aâmi M’hamed fait
partie de ceux-là. Après avoir refusé de nous
parler - certainement gêné vis-à-vis de ses
voisins restés dans le baraquement - il a
accepté finalement que nous le suivions. Un
des habitants nous explique la situation. «Il
vit là depuis quatre ans et a réussi à
décrocher un logement social, alors que
nous sommes ici depuis des années, prétend-
il en voyant défiler sous ses yeux frigo,
meubles et matelas. Il a fait appel à ses
connaissances pour obtenir son logement.»
Un membre de la famille de aâmi M’hamed
se défend. «On a failli nous priver de ce
logement. Sans l’intervention de
connaissances et
une requêt e
adressée au wali
dél égué, nous
serions toujours là.
A la mairie, on nous
a dit que notre
dossier avait été
é g a r é … »
L’opération de
d é mé n a g e me n t
dure des heures. Des camions sont loués et
les voitures des cousins sont sollicitées. Le
convoi démarre enfin, destination Beni
Messous. Les femmes ont été les premières à
rejoindre l’appartement, d’environ 85 m
2

pour faire le nettoyage. A l’arrivée de la
famille, des youyous fusent. La cité
nouvellement construite est déjà surpeuplée.
Des groupes de jeunes animent le quartier et
des adultes discutent d’un moyen de
s’organiser pour le gérer. Aâmi M’hamed
arrive, il ne laisse pas paraître son émotion.
Des accents d’autres wilayas
Ses enfants, eux, sont tout contents de leur
nouveau logement. On commence déjà à
monter les affaires dans la nouvelle maison.
En face, un voisin a déjà entamé des travaux
dans son appartement… pourtant tout neuf.
Des bâches en guise
de rideaux habillent
déjà les balcons. «Un
peu comme dans les
b i d o n v i l l e s » ,
commentent les
nouveaux arrivants.
Les discussions sont
les mêmes. «Errahla»
( r e l o g e m e n t ) .
Certains ont déjà
commencé les investigations pour connaître
les voisins bénéficiaires, notamment ceux
qui ne sont pas issus de leur quartier
d’origine. «Ces logements sont destinés à
notre ex-quartier, mais on aperçoit d’autres
têtes, avec des accents d’autres wilayas,
nous disent-ils. Des appartements sont
fermés, c’est louche, mais nous ferons tout
pour les démasquer», nous révèlent-ils.
Pendant que Aâmi Ahmed s’installe, nous
faisons un tour dans la cité.
Des jeunes marquent leur territoire en
s’imposant à l’entrée de la cité. D’autres
cherchent des diki (coins) dans les immeubles
vides. Certains reprennent la vente de zetla.
Le tout… sous le regard des gardes
communaux. ■
El Wat an Week-end - Vendr edi 9 septembr e 2011 AUJOURD’HUI 5
RELOGEMENT D’un ghetto à un autre ...
L’opération de relogement de
la wilaya d’Alger ne s’est pas
déroulée comme prévu. Entre
émeutes et routes coupées, El
Watan Week-end a suivi une
famille à la rencontre de sa
nouvelle cité. Où les habitants
gardent le même mode de vie
que dans les bidonvilles où ils
étaient, pour certains, depuis
plus de vingt ans… Ambiance.
Zouheir Ait Mouhoub
zaitmouhoub@elwatan.com
Suivez l’opération de
relogement en direct grâce au
diaporama sur
www.elwatan.com
le net Plus sur
«Les habitants de ces quartiers seront
relogés dans une cité modèle. Ils vont sortir
de leur appartement d’une pièce pour aller
dans des F4.» Ainsi parlait le wali d’Alger
cette semaine. Cette déclaration a été perçue
comme une provocation de la part des
habitants de cités précaires et autres
bidonvilles. «Voilà qu’il se moque de nous, il a
réduit notre misère au nombre de chambres
alors que sa villa qui surplombe la colline
d’en face est faite de plusieurs chambres»,
lance, furieux, Hassan, 65 ans, père de huit
enfants, de Diar Echems. «Mes enfants ont
atteint pour la plupart l’âge de se marier,
deux d’entre eux partagent avec moi mes
25m
2
, deux autres ont construit des baraques
en bas de l’immeuble. Un F4, un F5 ou un F6
ne va rien changer dans notre vie. Mes fils
doivent bénéficier à leur tour de logements
décents… J’ai attendu toute une vie pour me
voir enfin habiter un appartement où je
finirai le restant de mes jours», confie
Hassan. A défaut d’une stratégie de logement
claire, équitable et accessible pour tous,
l’Etat ne fait finalement qu’accentuer une
crise déjà endémique. D’un F1 à un F4 pour 12
personnes, attestent les concernés par
l’opération de relogement, ne changera rien.
«Nous étions mieux installés dans notre
bidonville, on pouvait au moins faire des
extensions mais là, toutes les perspectives
sont fermées. Dans quelques années, nous
serons obligés de construire en bas de nos
immeubles, les enfants grandissent vite et
doivent se marier un jour», avise ce père de
famille de sept enfants relogé à Beni
Messous. Dans les cités modèles dont parle
le wali d’Alger, les habitants commencent
déjà à se plaindre. «Pour les besoins de la
propagande et les caméras de la télévision,
le premier jour, des bureaux ont été installés
pour nous accompagner dans nos
démarches administratives. Mais nous
n’avons rien vu venir. Nous sommes coupés
de tout ici, il n’y a ni école ni dispensaire,
rien !» commente Abderrazak, 50 ans, père de
cinq enfants. Le ministre de l’Education
nationale, Boubekeur Benbouzid, a aussi
déploré cette semaine, le fait que les services
de la wilaya d’Alger n’ont pas travaillé avec
son département pour faciliter les
inscriptions pour la rentrée scolaire.
Les réseaux de la drogue,
l’autre défi
Pour les services de sécurité, l’opération de
relogement dans la wilaya d’Alger
permettrait le démantèlement des réseaux
de la drogue. Un pari que la DGSN compte
relever, selon un haut responsable à la
sûreté de wilaya. «Nous allons profiter de
l’occasion pour démanteler des groupes
connus par nos services pour leur trafic de
stupéfiants. Il nous était difficile
auparavant de les atteindre car
l’architecture des bidonvilles et autres
baraquements nous pénalisait. Les dealers
arrivaient facilement à échapper à nos
filets», assure le haut responsable
sécuritaire. A en croire un autre officier
croisé lors des opérations de relogement, la
mission ne sera pas facile. «On aurait dû
nous informer des mois à l’avance pour que
nous puissions mettre en place une
stratégie d’action afin de mettre la main sur
certains gros dealers, et permettre même la
saisie de grosses quantités de drogue, mais
de la manière avec laquelle l’opération a été
menée, les choses s’annoncent difficiles.
L’architecture des nouvelles cités en cuvette
ne permet pas la surveillance accrue et
l’intervention rapide de nos services, nous
sommes pris au piège», se désole l’officier.
Entre joie et
appréhension : les
familles déménagent
P
H
O
T
O
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L
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Des cités «modèles»
El Wat an Week-end - Vendr edi 9 septembr e 2011 CONTRECHAMP 6
Des centaines de Touareg
Mai. L’Algérie, le Niger et la Mauritanie
dépêchent leur ministre des Affaires étrangères
dans la capitale malienne pour peaufiner avec
leur homologue malien leur politique
commune de lutte contre le terrorisme et
coordonner leurs actions sur le terrain. Les
pays du Sahel veulent donner un coup
d’accélérateur à leur coopération
sécuritaire pour barrer
durablement la route à Al Qaïda.
Février. Début de la rébellion en Libye. Des
centaines de combattants touareg ayant fait
allégeance à El Gueddafi reviennent au Mali
et au Niger.
Avril. Après Tamanrasset, la sécurisation du
Sahel fait débat à Bamako lors d’une
conférence exceptionnelle tenue par les chefs
des armées de quatre pays du Sahel, et ce, afin
de densifier la coopération et la lutte contre
l’insécurité dans cette zone.
9 juillet. Un rapport de l’ONU révèle que des
armes et des explosifs sont en circulation dans
toute la bande du Sahel suite à la crise politique
en Libye.
28 août. Brahim Ag Bahanga, chef
rebelle touareg du Mali, est assassiné.
6 septembre. Les pays frontaliers
enregistrent une augmentation de la
circulation des armes, mais
également un retour massif
des personnes qui
travaillaient en Libye
vers leurs pays respectifs.
Une année au Sahel
8 janvier. Deux jeunes Français, vet de Vincent
Delory, enlevés par des ravisseurs travaillant
pour Aqmi, sont tués au Mali lors d’une
opération militaire franco-nigérienne pour les
libérer.
24 février. Trois des sept otages enlevés par
Aqmi au Niger sont libérés : la Française
Françoise Larribe, le Malgache Jean-Claude
Rakotorilalao et le Togolais Alex Kodjo
Ahonado. Selon une source proche de la
médiation, une rançon a été payée.
Dans un communiqué rendu public hier,
le coordinateur du Mouvement touareg
pour la Libye, Ishaq Ag Al Husseyni,
fait état «de chasse aux Touareg et
d’exécutions» par les rebelles au
lendemain de la prise de Tripoli, qui ont
suscité «des fuites collectives vers la
frontière algérienne». Selon le
signataire, le Sud libyen, «connu comme
étant le territoire touareg, n’abrite pour
ainsi dire plus aucun Touareg à l’heure
actuelle. Ils ont tous été chassés manu
militari. Un génocide qui doit cesser et
l’opinion internationale doit contribuer
activement à sa fin». Ishaq Ag Husseyni
affirme que «depuis mercredi, les pro-
Guedhafi se sont, à leur tour, donné à
des exactions contre les Touareg au
motif qu’ils auraient décidé de se
ranger du côté du Conseil national de
transition. Depuis, tous les Touareg du
Sud libyen ont fui vers les
localités algériennes de
Tarat et de Tinalkom, à
150 km de Djanet. Les
insurgés et les pro-
Guedhafi ne font plus la
différence entre un Touareg
libyen et un autre des pays
limitrophes». Ils semblent
décidés à les mettre «hors
de la Libye», lit-on dans le communiqué
du coordinateur. Or, précise ce dernier,
«les 600 000 Touareg libyens n’ont pas
l’intention de se sacrifier, de quitter
leur nation et de se retrouver exilés au
motif qu’ils auraient, dans un premier
temps, soutenu un camp et dans un
second temps l’autre camp». Le
coordinateur a appelé à «la cessation
immédiate de ces exactions pour
l’intérêt et pour la cohésion de toute la
Libye».
COLONNES ENTIÈRES
Selon lui, la Libye de demain aura
besoin de toutes ses forces vives pour se
reconstruire et «pour ne pas laisser une
porte ouverte au chaos, à la guerre
civile et à la mise sous tutelle étrangère».
Il rappelle que les participants à la
conférence d’Alger sur la sécurité et le
développement dans le Sahel doivent
féliciter l’Algérie pour avoir accueilli
les réfugiés touareg et l’encourager à
ouvrir davantage ses frontières pour les
nouveaux et ce, jusqu’à ce qu’une
solution durable soit trouvée. Ces
parties ne doivent pas abandonner les
nombreuses familles qui appellent au
secours «au prétexte qu’elles
représentaient une source d’insécurité
et d’instabilité dans la sous-région, du
seul fait qu’elles reviennent de la Libye,
fuyant les atrocités et autres crimes
dont elles font l’objet». La coordination
a par ailleurs «regretté le silence
préoccupant de la France sur ce sujet,
elle qui a œuvré pour la libération de la
Libye et qui a toujours eu et entretenu
des liens étroits avec le peuple touareg».
Cette déclaration poignante et alarmante
intervient au moment où des colonnes
entières de Touareg quittent la Libye en
direction de la frontière algérienne. Un
important groupe, dont des femmes et
des enfants, ayant fui la région de
Oubari, a été signalé au village de Tarat,
non loin de la frontière avec Illizi.
«Elles sont dans le dénuement le plus
total, vivant une situation des plus
Les travaux de la conférence sur la sécurité
et le partenariat au Sahel ont pris fin hier,
avec l’adoption d’un communiqué dans
lequel, l’Algérie, le Mali, le Niger et la
Mauri t ani e expri ment l eurs
«préoccupations» face à deux
phénomènes. Celui du paiement des
rançons aux groupes terroristes ainsi que
l’interconnexion de la criminalité
organisée avec le terrorisme. Pour les pays
de la région, le paiement des rançons
permet aux terroristes d’avoir des sources
de financement qu’il est nécessaire de
tarir. De même qu’ils ont appelé à une
action urgente et déterminée contre la
criminalité organisée transfrontalière, dont
les connexions avec les groupes terroristes
sont avérées. Les chefs de la diplomatie
des quatre pays ont réaffirmé «l’importance
qu’ils attachent au tarissement de toutes
les sources de financement du terrorisme
et au renforcement des mécanismes
internationaux» de lutte contre ce fléau.
Ils ont convenu de la «nécessité de créer
des synergies et des complémentarités
entre les stratégies et les approches
existantes sur la sécurité et le
développement au Sahel, dans le but de
conférer plus d’efficacité et de cohérence
à la coopération entre les pays de la
région et leurs partenaires».
Ils précisent que «les offres de partenariat
et de coopération ont pour vocation de
correspondre prioritairement aux besoins
des pays de la région tels que ces derniers
les ont définis».
CONDITIONS DE VIE
Ce partenariat, soulignent-ils, doit porter
en priorité sur la formation, le renforcement
des capacités, la fourniture d’équipements,
l’échange de renseignements et le
développement. «Les partenaires ont
exposé leur stratégie et l’approche pour le
Sahel, qui comportent des axes et des
créneaux de coopération de nature à
appuyer les efforts collectifs entrepris au
niveau régional.» Concernant les aspects
liés au crime organisé transnational, les
quatre pays s’accordent à convenir que la
lutte contre ce fléau et ses connexions
avec le terrorisme appelle à une action
urgente et déterminée et exige une
coopération intensifiée aux plans régional
et international. Quant au volet
développement, l’accent a été mis sur
l’amélioration des conditions de vie des
populations de la région, notamment dans
les zones enclavées et déshéritées. Selon
eux, il est «nécessaire» de consacrer les
moyens adéquats et «appuyer les efforts»
entrepris à cet égard par les pays du
champ. Dans le but de poursuivre le
dialogue avec les partenaires, la tenue
d’une conférence similaire a été retenue,
elle se déroulera dans un des pays. Il est
important de préciser que ce communiqué
a sanctionné les travaux (à huis clos) en
plénière, durant l’après-midi de mercredi
et la matinée d’hier, au Palais des nations à
Alger.
DIVERGENCES
Selon les indiscrétions des uns et des
autres, de nombreux partenaires ont
proposé d’importantes aides au
développement, mais également militaires
aux pays de la région. Parmi eux, la
Suisse, le Japon, la Chine et l’Allemagne,
sans compter les Etats-Unis, la Grande-
Bretagne et le Canada. Néanmoins, des
divergences sont apparues entre les
partenaires en ce qui concerne la nécessité
d’une législation pour criminaliser le
paiement des rançons. Selon nos
interlocuteurs, tous les pays sont d’accord
pour interdire le paiement, mais certains,
dont la France, ne veulent pas d’un texte
de loi, contrairement à la Grande-Bretagne
et les Etats-Unis, qui appuient l’Algérie
qui plaide depuis des années pour une
criminalisation.
Salima Tlemçani
Le paiement des rançons, une préoccupation
Le coordinateur du Mouvement touareg
pour la Libye a dénoncé les exactions dont
font l’objet les Touareg libyens de la part
des pro-Gueddafi et des rebelles. Certains
se sont agglutinés non loin de la frontière
algérienne, alors qu’une soixantaine de
familles ont pu entrer à Djanet
Les deux chefs de la diplomatie malienne, Soumeylou Bopubey
Maiga, et nigérienne, Mohamed Bezou, n’ont pas été prolixes hier à
l’issue de la conférence sur la sécurité et le partenariat dans les
pays du Sahel, tenue à Alger. C’est Abdelkader Messahel, ministre
délégué des Affaires maghrébines et africaines, qui a eu la plus
grande part des réponses. Sur la circulation des armes en
provenance de la Libye : «Cette question a été au centre de nos
débats, même si elle n’était pas à l’ordre du jour. Elle concerne les
Libyens. Nous espérons qu’elle puisse être la priorité de la nouvelle
direction du pays.» Pour lui, la question de sécurité «relève du CNT
libyen, mais nous sommes optimistes et convaincus que cette
préoccupation va être prise en charge non seulement par les
Libyens mais également par les alliés». Au sujet de la
réappropriation de la lutte contre le terrorisme, il a précisé qu’il
existe une stratégie régionale basée sur la coopération à travers
des mécanismes mis en place depuis quelque temps, comme le
Cemoc et l’UFL, qui fonctionnent bien actuellement. «Chacun doit
compter sur soi pour mettre en place des systèmes de lutte à
l’intérieur de ses frontières tout en s’appuyant sur l’aide des
autres.» Il cite en exemple les efforts consentis par le gouvernement
nigérien et ceux du Mali également. Concernant le volet
développement, il rappelle le projet de réalisation de la
transsaharienne, reliant le nord au Niger, dont seulement 183 km
restent à faire mais aussi au Mali, d’ici 2014, en «attendant qu’elle
atteigne le Nigeria, ce pays qui souffre des affres du terrorisme.
Nous avons les capacités mais nous avons aussi besoin de nos
amis…»
«JALOUX DE SES FRONTIÈRES»
Interrogé sur la stratégie à mettre en œuvre pour arrêter la
circulation des armes en provenance de la Libye, sans impliquer les
Libyens, le ministre a déclaré : «Nous sommes le premier cercle à
subir cette situation. Mais il se peut que ce cercle s’élargisse pour
comprendre la Libye, le Tchad et même le Liberia ou encore le
Nigeria, où les terroristes locaux ont des liens avec AQMI. Nous
attendons que la situation se décante et que l’Etat de droit
s’instaure en Libye.» Quant à la cessation des bombardements
militaires contre la Libye, le ministre a précisé que «le sujet a été
abordé lors des débats, notamment sur la nécessité d’un retour
rapide à une vie normale et la mise en place des institutions
démocratiques dans ce pays. Chacun de nous doit apporter sa
contribution pour y arriver…». Abordant la question relative à «la
frontière» qui pourrait exister entre le partenariat et l’ingérence, M.
Messahel préfère parler «d’intérêts». «Il y a des pays qui ont des
intérêts dans la région, comme les Etats-Unis, la France, la Russie
et la Chine. Le dialogue nous met cependant dans la logique du
partenariat et non pas dans celui de l’ingérence.» Il écarte toute
expédition des troupes algériennes en dehors des frontières.
«Chacun des pays est jaloux de ses frontières et l’Algérie n’a pas
pour habitude d’envoyer des troupes ailleurs. Nous savons, et
l’expérience l’a prouvé, que l’intervention militaire étrangère n’a
jamais réglé les problèmes. Elle a plutôt alimenté le terrorisme et
les réseaux des djihadistes», souligne-t-il, rappelant que l’idée de
création d’une patrouille mixte aux frontières n’a pas été
concrétisée. SalimaTlemçani
ABDELKADER MESSAHEL. Ministre délégué des Affaires maghrébines et africaines
Il n’y aura pas d’expédition de troupes algériennes ailleurs
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Le département d’Etat américain a
dépêché deux équipes dans les pays du
Maghreb et du Sahel, y compris
l’Algérie, pour contrôler les armes en
provenance de la Libye. «Cela se fera
avec les responsables des pays
concernés», a annoncé, hier lors d’une
conférence de presse au siège de
l’ambassade américaine à Alger, le
général Carter Ham, commandant des
forces militaires américaines pour
l’Afrique (Africom). Une conférence
animée conjointement avec Shari
Villarosa, vice-coordinatrice des
affaires régionales au bureau du
coordinateur de la lutte antiterroriste
au département d’Etat. Les deux
responsables américains ont été invités
à la Conférence sur la lutte contre le
terrorisme au Sahel, inaugurée
mercredi au Palais des nations à Club
des Pins, à l’ouest d’Alger. Carter Ham
a qualifié la prolifération des armes en
provenance de la Libye de
menace. «Nous sommes inquiets par la
présence d’armes légères, comme les
fusils- mitrailleurs, les explosifs et les
missiles. Les Etats-Unis ainsi que
d’autres pays estiment que le contrôle
de ces armes est de la responsabilité
du Conseil national de transition
(CNT) libyen», a-t-il dit. Selon lui, les
pays de la sous-région recherchent
actuellement les moyens d’aider le
CNT à contrôler le mouvement des
armes. «La résolution des problèmes
en Libye se fera par le peuple libyen,
qui se déterminera lui-même. Au-delà
des questions sécuritaires, la
diplomatie et le développement
économique peuvent contribuer
largement à régler la situation», a-t-il
soutenu.
VIES SAUVÉES
Le général américain ne croit pas à la
thèse de «l’afghanisation» de la Libye,
idée largement répandue au sein des
milieux sécuritaires algériens. «Le plus
important est de savoir que le futur de
la Libye appartient aux Libyens eux-
mêmes. Six mois après le début de la
crise, on a oublié comment les choses
ont commencé. El Gueddafi avait
menacé de pourchasser les Libyens de
Benghazi comme des rats. Un langage
que les Africains ont déjà entendu par
le passé», a souligné Carter Ham. Il a
estimé que la communauté
internationale, à travers la résolution
1973 de l’ONU, a pris l’initiative d’agir
après les menaces de l’ex-maître de
Tripoli, aujourd’hui en fuite. «Nous ne
saurons jamais combien de vies ont été
sauvées par cette action, je pense
quand même qu’il s’agit de milliers de
vie. Si des décisions n’avaient pas été
prises par les Etats-Unis et ses
partenaires, nous n’aurions pas pu le
faire. Le défi aujourd’hui est comment
aider la Libye à réaliser l’Etat que les
Libyens veulent. Pour cela, nous avons
besoin de soutiens diplomatiques,
sécuritaires et économiques de par le
monde. Je pense que la Libye se dirige
vers de meilleurs jours», a-t-il ajouté.
D’après lui, les Etats-Unis ne cherchent
pas d’intervention militaire dans la
région. «J’ai une carrière de trente-
cinq ans en tant que soldat. Personne
ne méprise la guerre comme un
soldat», a-t-il noté.
Fayçal Métaoui
El Wat an Week-end - Vendr edi 9 septembr e 2011 CONTRECHAMP 7
persécutés fuient la Libye
Les régimes en place n’exagèrent-ils pas «la
menace» terroriste dans la zone sahélo-
saharienne pour faire oublier la nécessité
d’ i nt r odui r e des changement s
démocratiques désormais imposés par les
révoltes arabes ? Le commandant de l’Africom
a estimé que cette question est politique. «Je
préfère répondre du point de vue militaire et
sécuritaire», a-t-il dit. D’après lui, lutter contre
le terrorisme et les autres formes de criminalité
sévissant dans la région est une inquiétude
partagée par tout le monde. «Le rôle leader que
mène l’Algérie, à travers l’organisation de
cette conférence, démontre que le problème du
terrorisme est international. Comme tout
problème qui concerne la sécurité régionale,
les efforts des pays de la région et ceux
d’ailleurs sont nécessaires», a-t-il expliqué
allant dans le même sens que la position
algérienne. Il s’est appuyé sur le fait que
plusieurs pays participent à la rencontre d’Alger
en dehors de la zone Sahel. Carter Ham a
toutefois évité de répondre à la question sur la
non-participation du Maghreb à cette
conférence. Alger n’a invité ni la Libye,
pourtant concernée au plus haut point par la
situation sécuritaire dans la région, ni la Tunisie
ni le Maroc. L’Algérie peut-elle lutter contre le
terrorisme sans ses voisins ? Une question qui
ne trouve pas de réponse, surtout que des pays
lointains, tels que l’Australie et le Japon, ont été
invités à la rencontre de Club des Pins. Le
général américain a soutenu qu’une Afrique
sécurisée va dans l’intérêt des Africains et de
l’ensemble de la communauté internationale.
«Cela dit, il appartient aux Africains de faire
face aux défis sécuritaires du continent. Si
l’aide américaine est sollicitée, nous sommes là
pour l’assurer. Nous ne cherchons pas à établir
d’autres bases en Afrique à part celle que nous
avons déjà à Djibouti», a-t-il souligné, précisant
que l’Africom ne dispose pas d’un grand
budget. Carter Ham a reconnu qu’il est inquiet à
cause de l’image véhiculée par l’Africom tant
aux Etats-Unis qu’en Afrique. Il a confié que
lorsque le commandement a été mis en place, il
y a trois années et demie, des voix se sont
élevées à Washington et ailleurs pour exprimer
des inquiétudes sur la militarisation de la
politique étrangère des Etats-Unis. «Depuis,
nous avons prouvé que ces inquiétudes étaient
infondées. Nous essayons d’être un bon
partenaire pour les Etats africains», a-t-il dit.
Carter Ham a confirmé que le siège de
l’Africom restera à Stuggart, en Allemagne,
qualifiant la décision de pratique. «Nous établir
en Afrique serait très coûteux. Les Etats-Unis,
comme beaucoup d’autres pays, traversent des
difficultés financières. Aussi, devenons prendre
ce genre de décision avec prudence. Pour
l’instant, nous comptons rester en Allemagne.
Nous sommes bien placés là-bas. Stuggart,
c’est à deux heures de vol d’Alger», a-t-il
précisé. A noter enfin que le général Carter
Ham a eu une audience avec le président
Abdelaziz Bouteflika et avec le ministre
délégué auprès du ministre de la Défense
nationale, Abdelmalek Guenaïzia. Le patron
de l’Africom devrait effectuer une troisième
visite en Algérie les prochains mois.
Fayçal Métaoui
Shari Villarosa, vice-coordinatrice
des affaires régionales au bureau
du coordinateur de la lutte
antiterroriste au département
d’Etat, n’a pas répondu clairement à
une question, posée hier au siège de
l’ambassade américaine à Alger,
lors d’une conférence de presse
conjointe avec le général Carter
Ham, commandant des forces
militaires américaines pour
l’Afrique (Africom), sur le non-
respect par l’Algérie du Blue
Lantern Program (BLP). Ce
programme porte sur le contrôle
des armes exportées par les Etats-
Unis. Un câble de la représentation
diplomatique américaine à Alger,
publié par WikiLeaks et datant de
2005, a révélé que le département
d’Etat a bloqué la livraison
d’équipements militaires en raison
de la non-application par les
autorités algériennes des conditions
portées par le Blue Lantern
Program (voir l’édition d’El Watan
du 7 septembre 2011). A l’époque,
une livraison d’une valeur de 30
millions de dollars avait été
bloquée. «La coopération entre
l’Algérie et les Etats-Unis est bonne.
Elle s’améliore de jour en jour. Et les
amis ne sont pas tout le temps
d’accord à 100% sur les avis. Tant
qu’il y a le respect mutuel et que
l’amitié est réelle, la divergence de
points de vue n’entame pas le
partenariat», a-t-elle dit en termes
diplomatiques. «J’insiste sur le
terme partenariat entre l’Algérie et
les Etats-Unis. Nous essayons tant
du côté des forces armées
américaines qu’algériennes de
travailler ensemble et d’augmenter
le volume de coopération en
matière de formation. Et quand je
dis formation, c’est apprendre les
uns des autres. Il reste encore du
chemin à faire», a déclaré, pour sa
part, Carter Ham. La puissance
militaire, selon Shari Villarosa, ne
suffit pas pour éliminer la menace
terroriste. «Nous avons une
approche globale au département
d’Etat, puisque nous travaillons
avec l’Africom, les départements de
Défense et de la Justice, le FBI et
l’US AID», a-t-elle indiqué. La
diplomate, grande spécialiste de
l’Asie, a rappelé «la doctrine» des
trois «D» de Hillary Clinton, la
secrétaire d’Etat : «Diplomatie,
défense, développement.» «Cette
approche, basée sur des discussions
inter-institutionnelles aussi bien à
Washington qu’à l’étranger, est la
meilleure pour en finir avec le
terrorisme et prévenir davantage
de recrutement parmi les groupes
terroristes», a-t-elle indiqué. Shari
Villarosa a annoncé la tenue, le 22
septembre à New York, d’une
rencontre qui aboutira à la création
du Forum mondial antiterroriste (la
conférence d’Alger, qui s’est
achevée hier, n’est finalement
qu’une étape de cette initiative). «Le
terrorisme est une menace
mondiale. Nous allons discuter des
meilleurs moyens pour faire face à
cette menace. Il y aura un échange
d’ avis entre experts, des
propositions seront faites sur la
mobilisation des ressources pour
renforcer la capacité des pays
demandeurs pour contrer le
terrorisme», a-t-elle expliqué. Lors
d’une précédente conférence de
presse, Abdelkader Messahel,
ministre délégué chargé des
Affaires maghrébines et africaines,
a annoncé la création de ce forum,
dont l’Algérie sera membre. «Ce
forum regroupe des pays ayant des
capacités et des expériences à
même de contribuer à l’éradication
du fléau du terrorisme(…)
Indépendamment de la définition
du concept du terrorisme, il y a une
stratégie mondiale de lutte contre
ce phénomène et nous nous
inscrivons dans cette stratégie»,
a-t-il précisé. Par ailleurs, à propos
d’une question sur l’accueil par
l’Algérie de la famille de Mouammar
El Gueddafi, Shari Villarosa a
estimé que les Etats-Unis respectent
les résolutions de l’ONU. «Et je suis
convaincue que l’Algérie connaît
bien ces résolutions», a-t-elle
répondu sans plus de détails.
L’ambassadeur des Etats-Unis à
Alger, Henry Ensher, a pris alors le
micro pour dire : «Nous avons
confiance en la politique étrangère
de l’Algérie qui a toujours respecté
et appuyé le droit international.»
Alger a, en annonçant l’accueil
officiellement pour des «raisons
humanitaires» de la famille El
Gueddafi, précisé avoir informé
l’ONU et le CNT de cette décision. Le
sort de cette famille, qui serait
établie à l’ouest d’Alger, demeure
inconnu. Fayçal Métaoui
SHARI VILLAROSA. Département d’Etat US, lutte antiterroriste
Les amis ne sont pas tout le temps d’accord
Pas de nouvelles bases pour l’Africom
GÉNÉRAL CARTER HAM. Commandant de l’Africom à Alger
Dans un communiqué rendu
public hier, le coordinateur
du Mouvement touareg pour
la Libye, Ishaq Ag Al
Husseyni, fait état «de chasse
aux Touareg et d’exécutions»
par les rebelles au lendemain
de la prise de Tripoli, qui ont
suscité «des fuites collectives
vers la frontière algérienne».
Selon le signataire, le Sud
libyen, «connu comme étant
le territoire touareg, n’abrite
pour ainsi dire plus aucun
Touareg à l’heure actuelle.
Ils ont tous été chassés manu
militari. Un génocide qui
doit cesser et l’opinion
i nt ernat i onal e doi t
contribuer activement à sa
fin». Ishaq Ag Husseyni
affirme que «depuis
mercredi, les pro-Guedhafi
se sont, à leur tour, donné à
des exactions contre les
Touareg au motif qu’ils
auraient décidé de se ranger
du côté du Conseil national
de transition. Depuis, tous
les Touareg du Sud libyen
ont fui vers les localités
algériennes de Tarat et de
Tinalkom, à 150 km de
Djanet. Les insurgés et les
pro- Guedhafi ne font plus la
différence entre un Touareg
libyen et un autre des pays
limitrophes». Ils semblent
décidés à les mettre «hors de
la Libye», lit-on dans le
c o mmu n i q u é d u
coordinateur. Or, précise ce
dernier, «les 600 000 Touareg
libyens n’ont pas l’intention
de se sacrifier, de quitter leur
nation et de se retrouver
exilés au motif qu’ils
auraient, dans un premier
temps, soutenu un camp et
dans un second temps l’autre
camp». Le coordinateur a
appelé à «la cessation
immédiate de ces exactions
pour l’intérêt et pour la
cohésion de toute la Libye».
COLONNES ENTIÈRES
Selon lui, la Libye de demain
aura besoin de toutes ses
forces vives pour se
reconstruire et «pour ne pas
laisser une porte ouverte au
Nous avons besoin de soutiens diplomatiques,
sécuritaires et économiques pour la Libye
■ UBU D’ALGER. Voilà donc le genre de
situation lamentable où peut conduire une
diplomatie de café maure. Une pseudo
diplomatie faite de mensonges au peuple, de
duplicité vis-à-vis des pays amis et de graves
compromissions avec des Etats tiers. Une
diplomatie imbécile, boursouflée d’une
arrogance qui n’a d’égale que la triste
position d’insignifiance où se trouve
aujourd’hui notre pauvre pays. Bien mieux,
voici qu’à présent, après avoir lamentablement
échoué à soutenir un dictateur contre son
peuple, le petit télégraphiste qui nous sert de
diplomate en chef et le gourou malade qui lui
sert de mentor, se piquent d’émettre des
«conditions» – conditions relevant de la seule
souveraineté du peuple libyen – pour la
reconnaissance par l’Algérie du CNT.
Comme si la Libye nouvelle, aujourd’hui
quasiment reconnue internationalement, avait
besoin du visa d’un quelconque petit VRP de
poche pour prendre le chemin de sa liberté !
Le «roi des rois» de Tripoli et d’Afrique est
mort. A quand le tour d’Ubu d’Alger et des
parrains galonnés ou cravatés qui l’ont fait
«roi» ?
■STRICTE NEUTRALITÉ. Quand bien
même des divergences fondamentales sur la
politique économique et sociale du pays
existent (les faits sont têtus, disait Lénine),
nous, force de proposition, devons être
solidaires de la posture de stricte neutralité :
principe de non-intervention et de non-
ingérence, respect du droit international.
Notre pays doit avoir une position ferme sur
les principes et les valeurs héritées de notre
Révolution. La vraie révolution faite par des
hommes et non par des laquais. Le peuple
algérien, cette majorité silencieuse, n’est
dupe de rien. On doit se méfier de la
composante islamiste du CNT issue de la
cyrénaïque, fiefs islamistes et des Frères
musulmans qui créeront tôt ou tard des
facteurs de déstabilisation. On ne doit
accepter aucun diktat par les Etats, puissants
en apparence, qui détournent et violent les
lois en permanence, d’où l’importance de
reformer le Conseil de sécurité, non pas en
rajoutant un nouveau membre permanent
issu des pays émergents, mais en supprimant
le droit de veto, antidémocratique par
essence. Cette reforme, de dimension
internationale, sera la gestation d’un ordre
international juste.
■UN NOUVEAU MAGHREB. Il y a de
bonnes intentions et de la bonne volonté de
part et autre pour un nouveau Maghreb des
libertés et des énergies. Il n’y a pas que du
pétrole. Il y a aussi des jeunesses avides de
progrès, des droits et de la justice. Battons-
nous pour la démocratie en dehors du
religieux et nous serons respectés par
l’Occident.
■TOUS COMPLICES. Pour la première fois
de ma vie, j’ai honte d’être algérienne. Le
monde entier soutien les peuples, notre pays
a choisi un criminel et offre le gîte et le toit à
sa famille, aux frais du contribuable algérien.
Cette famille, qui a laissé un charnier derrière
elle. Ils sont tous complices des actes d’El
Gueddafi.
■UNE LEÇON DE COURAGE. L’Algérie
s’est encore humiliée et avec elle, le peuple
algérien. Un seul pays a sauvé l’honneur du
continent africain : il s’agit de Zuma, le
président d’Afrique du Sud. Il a refusé de se
coucher devant Sarkozy et Cameron. Voilà
un homme que devrait respecter tout le
peuple africain. Une leçon de courage et de
dignité à méditer par les autres présidents
africains. Bouteflika, qui soi-disant, voulait
que l’Afrique devienne une grande
institution continentale respectée dans le
monde s’est encore une fois couché comme
un petit toutou des Occidentaux. Nous
l’avons vu avec le conflit en Côte d’Ivoire, et
nous le voyons avec le conflit de Libye,
exceptée l’Afrique du Sud, les autres
continuent dans la voie tracée par le général
De Gaulle. La colonisation continue sans les
aléas liés aux contraintes du colonialisme.
■HARKIS DE BENGHAZI. En ce qui
concerne le dossier libyen, je donne raison à
nos responsables pour ne pas aider ces
mercenaires, voire harkis, de Benghazi, qui
ont offert une source d’argent aux
Occidentaux qu’ils relèvent leur économie.
Cette conférence de «vol » de la nouvelle
Libye est un fiasco ! C’est le fruit de la
guerre pour la France et ses alliés, le début
d’un cauchemar pour le peuple libyen... Il a
accepté la colonisation en 2011, il devra en
assumer les conséquences.
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NOS LECTEURS NOUS ÉCRI VENT
FORUM
El Wat an Week-end - Vendr edi 9 septembr e 2011
L’Algérie sur le point de reconnaître le CNT
Samedi… Occupons
l’espace public !
■ MODE DE VIE ESPAGNOL. A ce
compte-là, pourquoi ne pas inciter les
Algériens à conserver le rythme nocturne
ramadanesque et ses divertissements, avec
bien sûr le jeûne en moins ? Avec un
réaménagement conséquent des horaires
de travail (pour ce que cela changera).
Cela rejoindrait en quelque sorte le mode
de vie espagnol, infiniment préférable à la
morne réalité quotidienne...
Le match de tous les
espoirs
■ COURSE DE CAFARDS. Nous sommes
réduits, nous, pauvres Algériens, à nous
extasier devant la volonté d’un entraîneur
qui doit toucher 150 briques par mois, qui
dit vouloir gagner son premier match à
l’extérieur et devant la Tanzanie avec une
équipe de pieds nickelés. C’est une honte !
On devrait cesser de jouer au foot et nous
lancer dans les courses de cafards.
L’Aïd, ça se fête aussi à
l’hôpital
■ TOUT L’OR DU MONDE. Mon fils a
passé quinze jours, avec moi comme
garde-malade en 2005 dans cet hôpital,
dont deux jours de l’Aïd El Kébir. Aucune
visite de mes voisins de Saïd Hamdine, ni
autre. Le service était vide et il y avait
trois petits cancéreux, des petits avec de
graves problèmes rénaux, en phase finale.
Je n’oublierai jamais cette femme et son
fils qui se sont présentés ce jour de l’Aïd
avec un grand plat de couscous maison et
ce jeune pompier venu faire rire les
enfants. Je n’oublierai jamais. Deux
visites mais qui valent tout l’or du monde.
Retrouvez toutes les réactions sur
www. elwatan.com et sur Facebook
■DÉLIT DE CONFIANCE. Que dire de la
cupidité de certains producteurs ? Un décor
et un éclairage inamovibles, des scènes
tournées à la chaîne, des situations qui
rappellent le jeu de logo, où vous pouvez
mettre la fin au début, ça ne change en rien à
la logique du contenu ! Que dire des artistes
«comédiens», qui dans la même soirée,
jouent plusieurs rôles antagonistes, «héros»,
«bandits», «renégats», «moralisateurs» et
enfin «vendeurs» de produits dans les
espaces publicitaires, rendant d’un coup
inintelligible tout le programme du mois, au
détriment de l’éthique, voire de leur
notoriété. La production de l’ENTV
entérine le choix d’une commission
installée à cette effet, et cette dernière
achète le poisson avant la pêche.
Conclusion : il y a eu un
délit de confiance qui
incombe aux
producteurs/artistes
«associés». De grâce, ne
donnons pas encore
l’antenne à ces
derniers pour
justifier
l’injustifiable
mascarade !
Hamid Harhar,
cinéaste
réalisateur.
■CAMÉRA NAUSÉE. «Globalement
satisfait» !!! Décidément l’auto-suffisance
de Monsieur Belhadi est pour le moins
déroutante. Donnez-nous au moins un
programme qui aurait pu «capter»
l’attention des téléspectateurs, si ce n’est la
réchauffée Caméra Chorba. Tout a été
médiocre et cela le restera tant que des
«Belhadi» décideront encore de ce
qui bon ou mauvais pour nous.
■TROP DE CIVILS. Comment expliquer
que Club des Pins ne sera jamais attaqué
alors que la vigilance n’est pas de rigueur ?
Un simple chauffeur ou un agent de sécurité
peuvent faire rentrer des copains pour se
baigner ou un député peut ramener sa cocotte
dans son pavillon. Il y a trop de civils parmi
les militaires. Les neveux, les frères, les
copains, les oncles, les voisins. C’est aussi le
cas de l’Académie : on y invite des civils,
donc ça brouille la vigilance.
■PAS DE DÉLATION. Les Cherchellois,
heureusement pour eux, n’ont pas à faire de
délation. Les casernes sont des bâtiments
militaires, avec des militaires dedans, qui
pompent tout le fric de la nation depuis
l’indépendance. Il ne manquerait plus que le
citoyen, sans boulot, sans hôpital digne de ce
nom, sans avenir, se mette à faire
l’informateur permanent pour cette
institution qui sert des intérêts occultes…
Sinon elle aurait déjà arrêté un bon nombre
de cette oligarchie puante qui nous sert de
gouvernement.
Pourquoi l’Académie militaire était facilement ciblée
R. Belhadi. « Une partie de l’argent touché par les producteurs de
’’Djemaï Family’’ doit revenir à la télévision »
Abd El Malik Rahmani. « Une menace sérieuse plane
sur notre université »
PLUS QU’UNE SEMAINE…
Le Forum lancé par El Watan et consacré au 50
e
anniversaire de
l’indépendance de l’Algérie sera clôturé dans une semaine.
Merci à tous nos lecteurs pour les documents que nous avons reçus
et qui sont en cours de traitement. L’équipe contactera directement
les personnes qui ont envoyé des photos pour qu’elles leur soient
rendues.
ÉVÉNEM ENT
La guerre de Libération ?
C’EST VOUS QUI EN
PARLEZ LE MIEUX !
■UN FIEF MAFIEUX. La menace sur l’université a commencé voilà
plus de cinq ans. Son déclin est inévitable grâce à la politique des
responsables du ministère de la Recherche. Se basant sur le copinage,
ils ont fait de l’université un fief mafieux.
■LA MENACE NE PLANE PAS, ELLE EST LÀ. La simple
déclaration de cet universitaire prouve, s’il le fallait encore, que
l’Algérie mérite bien la 5000e place parmi les universités du monde,
le classement de l’université de Shangai confirmant celui établi par
les universités américaines. L’université algérienne est une machine à
fabriquer de faux diplômés et des gens incapables d’innover et de
penser juste !
Le gouvernement de Youssouf Raza Gilani n’a
pas encore digéré l’affront de l’opération
commando américaine qui s’est déroulée dans
la ville de Abbottabad en mai dernier. A en
croire le quotidien américain The New York
Times, l’ISI (Inter-Services Intelligence) aurait
arrêté cinq Pakistanais qui auraient aidé
l’agence américaine à arrêter Oussama Ben
Laden. Parmi ces personnes interpellées,
figure notamment un commandant de l’armée
accusé d’avoir surveillé les voitures pénétrant
dans la maison de Ben Laden. Depuis le 2 mai,
date à laquelle la mort du chef d’Al Qaîda fut
annoncée au monde entier par les Américains,
les contrôles ont été renforcés sur le territoire
pakistanais, et surtout dans la localité qui
aurait servi de terre d’asile à l’ex-ennemi
numéro 1. L’ambassadeur du Danemark au
Pakistan, qui s’est rendu à Abbottabad, à une
centaine de kilomètres de la capitale, sans
autorisation administrative des autorités
pakistanaises, a été arrêté, mardi dernier, avec
sa femme. Plusieurs journalistes ont subi le
même sort. Les instructions communiquées
aux étrangers séjournant dans le pays sont
claires. Ils ne peuvent se rendre que dans les
villes indiquées sur leur visa d’entrée. En
général, Islamabad, Karachi et Lahore. Des
métropoles comme Peshawar, Quetta ou la
partie pakistanaise du Cachemire et, à présent,
Abbottabad sont interdites d’accès aux non-
Pakistanais.
VOITURE PIÉGÉE
L’armée pakistanaise veut reprendre le
contrôle de son territoire et entend le signifier
aux étrangers. De plus, la recrudescence des
attentats dans ce pays, ces derniers mois, a
poussé les forces de sécurité à revoir à la
hausse le niveau d’alerte. Les sièges des
institutions, des représentations diplomatiques
et des lieux fréquentés par les étrangers sont
protégés par des contrôles de sécurité très
stricts. A l’entrée du Marriott, l’un des hôtels
de luxe de la capitale frappé, il y a trois ans,
par une attaque terroriste effroyable, qui avait
fait une soixantaine de victimes et dont la
structure avait été éventrée, les contrôles sont
drastiquement renforcés. Tout comme au
Serena Hotel, les voitures des clients n’entrent
pas dans l’enceinte de l’établissement et sont
bloquées dans un parking externe. Des
véhicules de l’hôtel transportent les résidents
jusqu’au hall pour éviter tout attentat à la
voiture piégée. En dix ans, le pays a perdu
35 000 de ses fils, dont 11 000 civils. Et au
lendemain de la mort de Ben Laden, les
analystes craignent que les éléments du Tahrik
e Taliban Pakistan
(TTP), qui ont prêté
allégeance à Al
Qaîda, ne joignent
leur lutte au combat
de celle-ci. Les
derniers attentats,
dont le double, de
Quet t a, s ont
considérés comme
un act e de
représailles contre le
pouvoir pakistanais,
accusé d’avoir aidé
les Américains à
décapiter l’organisation terroriste. Deux autres
chefs d’Al Qaîda ont été neutralisés récemment
par l’armée pakistanaise.
USAGE DE DRONES
Le premier, Attia Al Libi, tué, et le second,
Yanis Al Mauritani, chef des opérations
extérieures de l’organisation terroriste, arrêté.
Les Américains ont exprimé leur désir de
pouvoir l’interroger pour remonter aux autres
responsables du réseau. Il semble que le
gouvernement pakistanais humilié par la prise
de Ben Laden à Abbottabad et par les critiques
que les responsables américains leur avaient
adressées aient produit un sursaut d’orgueil au
sein du haut commandement de l’armée, qui a
décidé de prouver à leur allié, les Etats-Unis,
leur efficacité dans la lutte contre le terrorisme.
Pourtant, les représentants du gouvernement
pakistanais n’ont pas caché, ces derniers mois,
leur irritation face aux bavures des forces
américaines, qui font souvent des victimes
parmi les civils.
L’usage de drones, ces
avions militaires sans
pilote, est très critiqué
par le gouvernement
pakistanais, qui
cependant sait que ses
protestations restent
de circonstance et sans
effet direct sur les
décideurs américains.
Les aut or i t és
pakistanaises se
trouvent dans un fort
embarras également
face à l’opinion publique locale, qui n’est pas
ravie de voir la souveraineté du pays violée.
Par ailleurs, une conviction fait de plus en plus
son chemin dans l’esprit des Pakistanais : la
capture de Ben Laden n’a pas affaibli Al
Qaîda, mais lui a fait gagner un allié fort, au
pouvoir de nuisance certain. Cependant, les
observateurs restent confiants dans le futur des
relations pakistano-américaines. Selon eux,
«ils (les Américains) ont trop besoin des
Pakistanais pour appliquer leur stratégie dans
la région. De plus, c’est le seul pays musulman
qui possède l’arme nucléaire et donc il vaut
mieux s’en faire un ami». Les intellectuels
laïcs du pays, par contre, sont très préoccupés.
Pour eux, le futur du Pakistan sera déterminé
par le mouvement islamiste. «C’est simple, les
Occidentaux ont décidé, tout comme pour les
pays arabes, que la meilleure alternative aux
régimes totalitaires dans notre région, c’est
l’islamisme. Pourvu que cela ne dérange pas
la liberté et la prospérité dont ils jouissent
chez eux», nous affirme, catégorique, Ayesha
Siddiqa, analyste, experte en questions
sécuritaires et de défense. Son ouvrage le plus
connu Military Inc., qu’on peut traduire en
français, Le business militaire, dans lequel
elle dénonce la mainmise de l’armée sur
l’économie du pays, a été boycotté par le
gouvernement, qui n’a pas été jusqu’à
l’interdire cependant. Le pays,
paradoxalement, dispose d’une presse
indépendante au ton libre et de télévisions
privées assez critiques envers le pouvoir. Pour
Ayesha Siddiqa, le futur du pays est
compromis. «Le Pakistan est en train de
devenir une théocratie hybride. Il y aura des
espaces de libéralisme, mais la charia sera
appliquée à une échelle toujours plus grande»,
prédit-elle, amère. ■
El Wat an Week-end - Vendr edi 9 septembr e 2011
GÉO 9
«Le pays des purs» renoue avec
le terrorisme. Un double
attentat a fait 27 morts,
mercredi, à Quetta (sud-ouest)
et plusieurs alertes à la bombe
ont été signalées sur des vols de
la Pakistan International
Airlines, le même jour. Les
talibans pakistanais ont lancé
une offensive contre le
gouvernement d’Islamabad en
représailles à l’arrestation de
chefs d’Al Qaîda.
P
H
O
T
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D
.
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.
Des volontaires évacuent une victime de l’attaque
suicide, mercredi, à Quetta
Islamabad. Nacéra Benali
nbenali@elwatan.com
PAKISTAN Les talibans veulent venger
Ben Laden
Retrouvez les témoignages
des Algériens à New York le 11
septembre 2001 sur
www.elwatan.com
Hassan : «Des centaines de
milliers de gens marchant dans
un silence de mort»
Leïla : «Des amis ont été
arrêtés, juste parce qu’ils
étaient musulmans»
le net Plus sur
Le Pakistan est «la principale menace pour
l’Afghanistan», a estimé, dans un discours
mardi à Chicago, le sénateur républicain
Mark Kirk, qui vient d’effectuer, comme
officier de réserve, une tournée de deux
semaines en Afghanistan. «Le Pakistan est
devenu la principale menace pour
l’Afghanistan. Les services secrets
pakistanais représentent le plus grand
danger pour le gouvernement afghan», a
estimé le sénateur de l’Illinois (nord des
Etats-Unis). Selon lui, le réseau Haqqani, une
organisation affiliée aux talibans et active en
Afghanistan, représente «le nouveau visage
de la terreur» et est devenue «la force la
plus dangereuse, fatale et cancéreuse en
Afghanistan».
Pr incipale menace pour
l’Afghanist an
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De peur d’une
transition
délicate qui
pourrait
représenter
une menace
pour les
chrétiens
d’Orient, le
patriarche
maronite libanais,
Béchara Boutros
Raï, a défendu le
président syrien, Bachar Al Assad, lors d’une
conférence des évêques de France. Le
patriarche maronite a indiqué que c’était le
parti Baas qui entravait toute tentative de
réformes, alors que le président syrien est
un homme ouvert. Il a aussi rappelé que
Bachar Al Assad avait étudié en Europe et
qu’il avait été formé à l’occidentale. «Nous,
nous avons enduré le régime syrien. Je
n’oublie pas, je voudrais être objectif.
Bachar Al Assad a commencé une série de
réformes politiques. Il fallait donner plus
de chance au dialogue interne. Plus de
chance à soutenir les réformes nécessaires,
mais éviter les violences et la guerre», a dit
le patriarche d’Antioche, représentant une
Eglise qui compte 800 000 fidèles au Liban et
4 millions dans la diaspora. Selon l’ONU, les
violences quasi quotidiennes en Syrie ont
fait au moins 2200 morts depuis le début des
manifestations à la mi-mars, en majorité
des civils. Le régime soutient en revanche
qu’il lutte contre «des bandes terroristes
armées».
A l’approche du dixième
anniversaire des attentats du
11 septembre 2001, la Maison-
Blanche a affirmé, mercredi,
que les Etats-Unis restaient
«toujours vigilants» en
matière de sécurité. Le porte-
parole de la présidence
américaine, Jay Carney, a
aussi indiqué que des
«mesures de précaution,
visibles et invisibles» avaient
été prises, en refusant d’entrer
dans les détails. Pour Janet
Napolitano, ministre de la
Sécurité intérieure des Etats-Unis, «il n’y a pas
d’information crédible et précise» sur un
projet d’attentat d’Al Qaîda ou d’un
groupe affilié au moment
des commémorations.
Pourtant,
l’administration a renforcé sa
«vigilance» à l’approche du 11
septembre, particulièrement
autour des trois sites touchés
par Al Qaîda en 2001. Janet
Napolitano a prévenu que les
Etats-Unis risquaient moins
d’être la cible d’attaques
spectaculaires que de petits
attentats plus difficiles à
déjouer. Malgré l’élimination
de son chef, Oussama Ben
Laden, en mai par un
commando américain au
Pakistan, «Al Qaîda est
toujours là», a souligné, mercredi, le principal
conseiller du président Obama pour
l’antiterrorisme, John Brennan, lors d’une
conférence-débat consacrée à «l’évolution de
la menace terroriste et l’importance du
renseignement pour protéger le territoire
national».
La justice française a condamné hier, à
6000 euros d’amende avec sursis, John
Galliano pour des injures antisémites,
alors que le parquet avait requis une
amende ferme d’au moins 10 000 euros.
L’incident s’était produit à la terrasse d’un
café, quand le couturier britannique, ivre,
avait lancé à deux amis qui étaient
attablés à une table voisine des insultes à
caractère antisémite. Le styliste
britannique avait été licencié, dès
les premières accusations
connues par la maison de
couture Dior, que le couturier
avait propulsée au sommet des
griffes du luxe. Lors de
l’audience préliminaire, John
Galliano, 50 ans, avait reconnu
une «triple addiction» à
l’alcool, aux somnifères
et au Valium. Depuis les
faits, il a passé deux
mois en cure de
désintoxication, en
Arizona (Etats-Unis), puis en Suisse. Dans son
jugement, le tribunal reconnaît avoir pris cette
évolution en compte. John Galliano, constate-t-
il, «a pris conscience de l’état dans lequel il se
trouvait et a entrepris de se soigner de manière
efficace». En outre, il n’avait jamais été
condamné et a «présenté des excuses».
Plusieurs mouvements issus de la révolte
anti-Moubarak appellent les Egyptiens à
descendre à nouveau dans la rue demain,
pour demander à l’armée de mieux
organiser et garantir la transition promise
vers un pouvoir civil. Intitulée «Vendredi
du retour sur la bonne voie», cette
initiative émane notamment de la Coalition
des jeunes de la révolution, réseau militant
très actif sur Internet, avec le soutien de
personnalités comme Mohamed El Baradei,
ancien haut fonctionnaire international et
prix Nobel de la paix. Neuf mois après la
chute du président Hosni Moubarak et la
prise de la direction du pays par un collège de
généraux, les revendications portent sur un
calendrier pour le retour complet du pouvoir
aux civils, ou encore l’arrêt du recours à grande
échelle aux tribunaux militaires. Les critiques
portent aussi sur la préparation des élections
législatives prévues en octobre/novembre, que
certains accusent de favoriser les islamistes et les
anciens partisans de Moubarak, toujours actifs sur le
terrain. L’armée a promis de restituer le pouvoir aux civils
après l’adoption d’une nouvelle Constitution par le Parlement qui
sera issu des législatives, puis l’élection d’un président de la
République. La durée de l’ensemble de ce processus est encore floue.
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des civils. Le régime soutient en revanche
qu’il lutte contre «des bandes terroristes
armées».
d’information crédible et précise» sur un
projet d’attentat d’Al Qaîda ou d’un
groupe affilié au moment
des commémorations.
Pourtant,
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ection d’un président de la
le de ce processus est encore floue.
Le Koweït était confronté, hier, au risque d’une
crise politique après des révélations de la presse
sur une implication de députés et d’ex-ministres
dans des affaires de corruption. La presse locale a
rapporté que plusieurs banques entendaient
demander au parquet d’enquêter sur d’importants
dépôts «suspects» en espèces sur leurs comptes par
une quinzaine de députés et éventuellement d’ex-
ministres. Le quotidien Al Raï a indiqué que des
banques locales devraient poursuivre 15 à 20
membres du Parlement, qui compte 50 élus, devant
le parquet sous le soupçon de blanchiment
d’argent. D’anciens ministres seraient impliqués
dans l’affaire, selon le journal. Le gouvernement
a demandé à la Banque centrale et au ministère des
Finances de «prendre toutes les mesures légales
nécessaires» face à ces allégations. L’affaire,
présentée comme un scandale par des députés de
l’opposition, a été révélée il y a 2 semaines par le
quotidien Al Qabas, selon lequel des fonds en
espèces totalisant 25 millions de dinars (92
millions USD/65,4 millions d’euros) avaient été
déposés sur les comptes bancaires de deux députés.
Le journal affirmait, alors, que ces dépôts étaient
liés à des affaires de politique intérieure, dont des
auditions de ministres au Parlement, ajoutant
qu’ils avaient servi à l’achat des voix de députés
pour des votes décisifs.
Luis Moreno-Ocampo, procureur de la
Cour pénale internationale (CPI), a
demandé hier à Interpol de délivrer une
«notice rouge» contre Mouammar El
Gueddafi pour crimes contre l’humanité
présumés, à savoir meurtre et persécution,
ainsi que son fils Seïf AlIslam et son beau-
frère Abdallah Al Senoussi, qui font l’objet
d’un mandat d’arrêt de la CPI, a annoncé
hier le bureau du procureur dans un
communiqué. La CPI avait émis le 27 juin
des mandats d’arrêt contre Mouammar El
Gueddafi, 69 ans, son fils Seïf Al Islam, 39
ans, et son beau-frère et «bras droit», le chef
des services du renseignement libyens,
Abdallah Al Senoussi, 62 ans. Les trois
hommes sont soupçonnés de crimes contre
l’humanité commis en Libye depuis le 15
février, date à laquelle a éclaté la rébellion
qui s’est ensuite transformée en conflit
armé. Les notices rouges d’Interpol visent à
l’arrestation provisoire de personnes
recherchées en vue de leur extradition ou de
leur reddition à un tribunal international sur
la base d’un mandat d’arrêt ou d’une
décision de justice. Par ailleurs, le
gouverneur de la Banque centrale libyenne
Qassem Azzoz a révélé que l’ex-dirigeant
libyen avait vendu plus de 20% des réserves
en or du pays pour plus d’un milliard de
dollars avant sa fuite. De son côté, le
Premier ministre du Niger Brigi Rafini, en
visite au Burkina Faso, a affirmé, hier, à
Ouagadougou que son pays «avisera» sur
une éventuelle demande d’asile de l’ex-
dirigeant libyen Mouammar El Gueddafi,
en fuite. Il a nié les informations faisant état
de la présence du «guide» libyen dans son
pays. Dans un enregistrement sonore diffusé
par la chaîne de télévision Arraï, Mouammar
El Gueddafi a qualifié de mensonge les
allégations sur sa fuite vers le Niger. Il a par
ailleurs assuré que les forces de «l’OTAN
vont être vaincues».■
10
El Wat an Week-end - Vendr edi 9 septembr e 2011 MONDE
Les Etats-Unis restent vigilants en matière de sécurité
Le Niger pourrait accueillir El Gueddafi ?
Egypte
Koweït
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5
USA
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Nouveau rassemblement
demain place Tahrir
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France
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6 000 euros d’amende
avec sursis
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Des députés et ex-ministres impliqués dans des affaires de corruption
Le patriarche maronite libanais,Béchara Boutros Raï,
défend Bachar Al Assad
CINÉMA
PRIX MUSIQUE
not e de poch e
par Nawel Louerrad
El Watan
P 12
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Rachid Benaïssa, ministre
de l’Agriculture et du
Développement rural,
a déploré, hier à Alger,
lors de l’ouverture de la
conférence africaine sur
la désertification, une
mobilisation internationale
«insuffisante». Le ministre a
rappelé que l’une des causes
majeures de l’insécurité
alimentaire au niveau
mondial, à savoir la perte
de ressources naturelles, la
dégradation des terres et la
désertification, reste peu
traitée et bénéficie d’une
mobilisation internationale
insuffisante. La rencontre
d’Alger regroupe une
centaine d’experts venus de
plus de 40 pays africains.
Il s’agit d’une réunion
préparatoire à la 10e
conférence des parties de
la Convention des Nations
unies de lutte contre la
désertification (UNCCD,
née du Sommet de la
terre de Rio en 1992). En
Afrique, le phénomène de
désertification affecte 43%
des terres productives,
soit 70% de l’activité
économique et 40% de la
population du continent, a
précisé le ministre algérien.
«L’Afrique est le continent
le plus touché et le plus
vulnérable à la désertification
et à la sécheresse, mais c’est
également la région où la
victoire contre ce fléau sera
la plus marquante», a estimé
pour sa part le secrétaire
exécutif de la UNCCD, Luc
Gnacadja. Selon lui, près de
750 millions d’hectares de
terres africaines dégradées ou
affectées par la déforestation
pourraient redevenir fertiles
et propices à l’agriculture
dans un continent où la
sécurité alimentaire n’est
pas encore maîtrisée.
Concernant les fonds
nécessaires pour lutter contre
ce phénomène, M. Gnacadja
a indiqué : «L’urgence ce
n’est pas l’argent qui vient
d’ailleurs, mais ce sont les
investissements que doivent
engager les pays concernés
en premier lieu.» Selon M.
Gnacadja, 450 millions de
dollars ont été mobilisés
sur quatre ans par le Fonds
pour l’environnement
mondial afin de lutter contre
la dégradation des terres en
Afrique. Les participants à
la réunion d’Alger doivent
approuver, au terme de leurs
travaux, une feuille de route
commune pour lutter contre
la désertification en Afrique.
L’Algérie préside durant
deux ans, jusqu’à la fin
2011, le groupe africain de
la Convention des Nations
unies pour la lutte contre la
désertification.
Salim Mesbah
(avec agence)
Morgan Freeman, magnifique Mandela
Votez pour l’Algérie sur Internet !
Rachid Benaïssa regrette la faible
mobilisation contre la désertification
Le second souffle
de Tibhirine
Pp. 14-15
P
H
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R
.
12 El Wat an Week-end - Vendr edi 9 septembr e 2011 El Wat an Week-end - Vendr edi 9 septembr e 2011 13
VENDREDI 9
Culture. Tlemcen. Semaine culturelle
indonésienne. Danses traditionnelles,
expositions de peinture, spectacles
musicaux, projections cinéma…
Théâtre. Oran. 10h. En-Nahla écrit et mis en
scène par Abdelhalek Houari. Au théâtre
régional, place du 1er Novembre 1954. Tél. :
041 39 70 89.
Concert.Oran.ConcertdugroupePolyphène,
Khaïna de Batna et BB Blues. Au théâtre
régional, place du 1er Novembre 1954. Tél. :
041 39 70 89.
Musique. Aïn Sefra. Concert de Nouara
Ouadjani. Aucentre culturel.
Festival. Béjaïa. Festival local de la musique
et de la chanson kabyles en hommage à
Abdelwahab Abdjaoui. Soirée musicale avec
Hassen Dadi, Djamel Izli et Balli. Au théâtre
régional, bd Amirouche. Tél. : 034 21 10 92.
Théâtre. Skikda. Chasseur demiel, spectacle
pour enfants. Authéâtre régional.
SAMEDI 10
Théâtre. Alger. Pièce El Halladj. Au théâtre
national, square Port Saïd.
Culture. Tlemcen. Semaine culturelle
indonésienne. Danses traditionnelles,
expositions de peinture, spectacles
musicaux, projections cinéma…
Plein air. Annaba. Tournoi de pétanque. Au
boulodrome.
Musique. Béchar. Concert de Ouahmed. A la
maisonde la culture.
Théâtre. Oran. 16h. Monologue Lyam, de
Hadri Houari et mis en scène par Abbès
Houaria. Au théâtre régional, place du 1er
Novembre 1954. Tél. : 041 39 70 89.
Culture. Naâma. Semaine culturelle d’Oran.
expositions et concerts.
Festival. Béjaïa. Festival local de la musique
et de la chanson kabyles en hommage à
Abdelwahab Abdjaoui. Orchestre féminin de
l’associationAhbabSadekAbdjaoui, El Ghazi
et Djamel Allam. Au théâtre régional, bd
Amirouche. Tél. : 034 21 10 92.
Théâtre. Skikda. Chasseur demiel, spectacle
pour enfants. Authéâtre régional.
DIMANCHE 11
Plein air. Annaba. Tournoi de pétanque. Au
boulodrome.
Culture. Naâma. Semaine culturelle d’Oran.
expositions et concerts.
Théâtre. Tizi Ouzou. Syphax. au théâtre
régional.
Musique. Tlemcen. Concert de Samir Farès.
Authéâtre de verdure.
Festival. Béjaïa. Festival local de la musique
et de la chanson kabyles en hommage à
Abdelwahab Abdjaoui. Brahim Tayeb et
Salah Gouri. Au théâtre régional, bd
Amirouche. Tél. : 034 21 10 92.
LUNDI 12
Culture. Naâma. Semaine culturelle d’Oran.
expositions et concerts.
Musique. Aïn Témouchent. Concert de Nadir
MeriemLazali.
MARDI 13
Lectures. Alger. 15h. Lectures poétiques par
de jeunes talents. Salle Atlas, Bab El Oued.
Culture. Naâma. Semaine culturelle d’Oran.
expositions et concerts.
Concert. Oran. Concert de Samir Farès
d’Alger, Nadir Elghrib, Fella Beladel, Boudji
World Music de Tizi Ouzou et Ali Amrane. Au
théâtre régional, place du 1er Novembre
1954. Tél. : 041 39 70 89.
Festival. Béjaïa. Clôture du Festival local de
la musique et de la chanson kabyles en
hommage à Abdelwahab Abdjaoui. Gala
avec Djamel Allam. Au théâtre régional, bd
Amirouche. Tél. : 034 21 10 92.
Théâtre. Skikda. Chasseur demiel, spectacle
pour enfants. Authéâtre régional.
MERCREDI 14
Cinéma. Alger. 18h30. Rencontre avec
AhmedZir. Réalisateuralgérienindépendant
depuis 1979. Ahmed Zir a réalisé plus de 45
films en super 8 et reçu plus de 35 prix
nationaux et internationaux. Projection de
Illusions, Solo, Seuls, Repères, Cessez-le-
feu, Images passions histoire. Il se définit
comme un «cinéphile et cinéaste
indépendant». Au CCF, 7, rue Hassani Issad.
Tél. : 021 73 78 20/21.
Musique. Sidi Bel Abbès. Concert de Fella
Beladel. Ala maisonde la culture.
Colloque. Tlemcen. Colloque international
sur «Le livre, vecteur d’ouverture de la
culture islamique» en hommage au premier
directeur de la Bibliothèque nationale,
Mahmoud Agha Bouayed. Avec la
participation d’écrivains, éditeurs et
enseignants-chercheurs d’Algérie, de
Tunisie, du Maroc, du Koweït, de la Jordanie,
de France et d’Espagne. Al’Université Abou-
Bakr Belkaïd.
Musique. Béjaïa. Brahim Tayeb et Salah
Gouri. Au théâtre régional, bd Amirouche.
Tél. : 034 21 10 92.
Culture. Naâma. Semaine culturelle d’Oran.
expositions et concerts.
Musique. Tlemcen. Plateau musical avec
cheikh Naâm, Belkacem Bouteldja, Fayçal
Rahmani, Meklouf Aberkane, Rachid Toumi.
Authéâtre de verdure.
JEUDI 15
Concert. Alger. 20h. Hushpuppies. Nouvelle
scène française. Avec : Olivier : chant,
Wilfried : claviers, Franck : batterie, Cyrille :
guitareetGuillaume: bassiste. HushPuppies,
groupe français de rock originaire de
Perpignan, n’enfinit plus de monter. C’est un
à un que ce groupe a gravi les échelons, des
caves de Paris, aux salles de concert, en
passant par les Festivals, avec un rock
élégant et tempétueux comme credo. Au
CCF, 7, rue Hassani Issad. Tél. : 021 73 78
20/21.
Colloque. Tlemcen. Colloque international
sur «Le livre, vecteur d’ouverture de la
culture islamique» en hommage au premier
directeur de la Bibliothèque nationale,
Mahmoud Agha Bouayed. Avec la
participation d’écrivains, éditeurs et
enseignants-chercheurs d’Algérie, de
Tunisie, du Maroc, du Koweït, de la Jordanie,
de France et d’Espagne. Al’université Abou-
Bakr Belkaïd.
Culture. Naâma. Semaine culturelle d’Oran.
expositions et concerts.
Musique. Aïn Témouchent. Plateau musical
avec cheikh Naâm, Belkacem Bouteldja,
Fayçal Rahmani, Meklouf Aberkane, Rachid
Toumi. Ala maisonde la culture.
Peinture. Apartir dulundi 19. Constan-
tine. 17h. Expositionde Nadir Remita. Né dans
une famille de cheminots algériens, Nadir
Remita étudie la peinture, la publicité et l’in-
fographie, il entame sa carrière comme illus-
trateur et dessinateur de presse, puis se diri-
gea vers le design graphique et l’infographie,
esprit anticonformiste, il se détourna d’une
carrière publicitaire pour se consacrer à l’art
plastique, sa plus grande passion. Son travail
de jeunesse révèle déjà son goût pour le si-
gne, il devait subir alors une triple influence :
la calligraphie arabe, le signe berbère et l’ar-
chitecture des médinas du Maghreb…Au CCF,
1 boulevard de l’Indépendance. Tél. : 021 31 91
25 91.
Patrimoine. Jusqu’au 30 septembre.
Tlemcen. «Le patrimoine culturel immatériel
en pays d’Islam». Au complexe culturel Ie
MaMa.
Arts plastiques. Jusqu’au 10 octo-
bre. Alger. Exposition collective d’arts plasti-
ques «A6» Amine Khodja Sadek, Larbi Arezki,
Bourdine Moussa, Djemaï Rachid, Nedjaï
Mustapha et Oulhaci Mohamed. Au MaMa,
25, rue Larbi BenM’hidi. Tél. : 021 302 130.
Architecture. Jusqu’au 30 octobre.
Paris. Zaha Hadid, une architecture. A l’Insti-
tut du monde arabe. 1, rue des Fossés Saint-
Bernard, place Mohammed V. Tél. : 0140
513 838.
Miniatures. Jusqu’au 30 septembre.
Alger. de 9h à 17h. Expo du miniaturiste Ha-
chemi Ameur. AuMusée national de l’enlumi-
nure, de la miniature et de la calligraphie. Au
palais Dar Mustapha Pacha, La Casbah.
Jusqu’àdemaini 10. Alger. Ultimate Game Tour Algeria, concours
national des jeux vidéos.
Pes 2011/ Super Street fighter IVArcade/Counter Strike 1.6 / Dota. Un
espace découverte sera également installé pour les visiteurs. A
l’esplanade de Riad El Feth. www.ultimategametour.com
Jusqu’au mercredi 14 sauf le dimanche. Alger. 14h,
17het 20hProjectiondeInvictus, deClint Eastwood.
En1994, l’électionde NelsonMandela consacre la
finde l’apartheid, mais l’Afrique duSudreste une
nation profondément divisée sur le plan racial
et économique. Pour unifier le pays et donner
à chaque citoyen un motif de fierté, Mandela
mise sur le sport, et fait cause commune avec
le capitaine de la modeste équipe de rugby
sud-africaine. Leur pari : se présenter au
Championnat dumonde 1995...
Cinéma El Mougar, 2, rue Asselah Hocine.
Tél. : 021 73 61 93.
Invictus,
un regard sur
Mandela
cIN
EM
A m
U
SIC
Jeudi 15. Alger. 22h. AmazighKateb
enconcert. AuThéâtre de verdure,
complexe culturel Laâdi Flici.
Les fiiiiilles,
Amazigh !
revoilà
Dumardi 13septembreau17
novembre. Tlemcen. Exposition
Nouba. Mardi 13 de 15hà 17h: table
ronde enhommage à cheikhLarbi
Bensari et Redouane Bensari. De 17h
à 18h: présentationducoffret
anthologie et livre édités en
hommage aux Bensari, par Fayçal
Benkalfat. Mercredi 14 à 19h:
concert animé par l’association
Mustapha Belkhodja (Oran). Jeudi
15 à 19h: concert animé par
l’orchestre Redouane (Tlemcen)
avec KarimBoughazi et Meriem
Benallel. Ala maisonde la culture
Abdelkader Alloula.
la nouba
Hommage
aux maîtres de
EX
PO
Dujeudi 15audimanche 25. Jijel. Festival Lire en fête
destiné exclusivement aux enfants. Séances de lectu-
re, de contes et de récits, représentations théâtrales,
concours de dessin… Une caravane culturelle com-
prenant un bibliobus sillonnera toutes les communes
de la wilaya pour y rencontrer les jeunes. A la maison
de la culture.
Lire en fête
à Jijel
SALO
N LAN
GU
ES
au ci n é
Samedi 17. Alger. De 11h à 17h. Journées portes
ouvertes au centre culturel italien. De 11h à 12h :
présentation des cours d’italien. De 12h à 13h :
cocktail de bienvenue. De 13h à 15h : tests de niveau
et simulation de cours. De 15h à 17h : inscriptions. 4
bis rue Yahia Mazouni, El Biar.
Benvenuto au
centre culturel
italien
JEU
X
V
IDEO
Ultimate Game II
Tour à Riad El Feth
FILMS CINÉ SéANCES
Le train sif era
trois fois, de Fred
Zinneman
Cinémathèque
Alger
Samedi 10 à
13h30
Les Disparus, de Ron
Howard
Cinémathèque
Alger
Samedi 10 à 17h
Mississipi Bruning, de
Alan Parker
Cinémathèque
Alger
Dimanche 11 à
13h30
L'héritage de la haine,
de James Foley
Cinémathèque
Alger
Dimanche 11 à
17h
Niagara, de Otto
Preminger
Cinémathèque
Alger
Lundi 12 à 13h30
Sunset Boulevard, de
Billy Wilder
Cinémathèque
Alger
Lundi 12 à 17h
Le pont de la rivière
Kwai, de David Lean
Cinémathèque
Alger
Mardi 13 à 10h
L'avocat des damnés,
de J. David Coles
Cinémathèque
Alger
Mardi 13 à 17h w
Le voleur de Bagdad,
de Alexander Korda
Cinémathèque
Alger
Mercredi 14 à
13h30
L'homme du Kentucky,
de Burt Lancaster
Cinémathèque
Alger
Mercredi 14 à 17h
Une femme de Damas,
de Diana El Djeroudi
Cinémathèque
Alger
Jeudi 15 à 13h30
La main et la voix, de
Anush Hamzehian
Cinémathèque
Alger
Jeudi 15 à 14h24
Oyunde, de Pelin
Ezmer
Cinémathèque
Alger
Jeudi 14 à 15h
Les chemins de la
mémoire, de José Luis
Penafuerte
Cinémathèque
Alger
Jeudi 14 à 17h
Le Cose che restano,
de Gianluca Maria
Tavarelli
Institut culturel
italien
1er épisode jeudi
15 à 19h
El Wat an Week-end - Vendr edi 9 septembr e 2011
14
Le second souffle
de Tibhirine
«Est-ce que vous avez vu le film ?» La première question
posée aux visiteurs est toujours la même. Avec le succès
de Des hommes et des dieux, le frère Jean-Marie
Lassausse s’est rapidement taillé un costume de guide
touristique. Depuis la sortie du film de Xavier Beauvois,
il y a bientôt un an, des curieux se bousculent au portail
du monastère quasiment tous les jours. Le nouveau
pensionnaire de Tibhirine a arrêté de les compter. D’après
lui, ils sont des milliers. Surtout des Algériens et des
Français, mais aussi quelques étrangers. «Le week-end
dernier, on a reçu la visite du nouvel ambassadeur des
Etats-Unis, évoque Jean-Marie. Il était en poste depuis
seulement six jours et il est venu à Tibhirine. C’est quand
même un signe, non ?» L’histoire, le frère Jean-Marie l’a
racontée des centaines de fois. Assis sur un rondin de bois
dans le cimetière du monastère, il déroule le fil des
événements avec une voix calme et posée. La vie
quotidienne des moines trappistes, leur décision de rester
malgré le danger environnant, leur enlèvement dans la
nuit du 26 au 27 mars 1996, leur assassinat trouble deux
mois plus tard. Face à lui, un soleil matinal éclaire les sept
sépultures de ses prédécesseurs. Casquette vissée sur la
tête, à l’ombre des cyprès, le frère Jean-Marie égrène
leurs prénoms : Christian, Luc, Paul... Il connaît la vie de
chacun sur le bout des doigts. Il faut dire que Tibhirine,
c’est un peu son histoire à lui aussi. Prêtre à la mission de
France, cet ingénieur agronome est arrivé en Algérie en
2000, après douze années passées en Egypte.
EXISTER
Un an plus tard, l’archevêque d’Alger lui demande de
reprendre le monastère de Tibhirine. «J’ai pris trois jours
de réflexion, se souvient Jean-Marie. Quand j’ai entendu
tous les témoignages positifs des villageois sur les
frères, j’ai décidé d’accepter. Je suis
arrivé ici en mai 2001.» Depuis,
le prêtre-ouvrier au regard
bleu clair se rend au
monastère quatre à cinq jours par semaine. Epaulé par
deux salariés, Youssef et Samir, il entretient les cultures
du monastère. La petite équipe cultive de tout : tomates,
courgettes, haricots, mais aussi pommes, prunes, cerises…
Quand il n’est pas occupé dans ses plantations, Jean-
Marie fait désormais le tour du monastère avec les
touristes. Le nouveau gardien des lieux est conscient qu’il
doit cette recrudescence des visites au long métrage de
Xavier Beauvois. «Moi je dis chapeau. Il a sorti une
œuvre intériorisée de la vie des moines alors qu’il n’est
pas du tout religieux.» S’il évoque volontiers un film
«beau et humain», qui a profondément touché les gens,
Jean-Marie semble encore surpris face à un tel triomphe
cinématographique. Un brin provocateur, il ne boude pas
son plaisir de voir cette histoire encore très taboue remise
à l’ordre du jour. «C’est une bonne chose, cela montre
que le monastère continue d’exister et qu’il n’appartient
pas uniquement au passé.» A première vue, l’effet Des
hommes et des dieux serait donc très positif. Il existe
pourtant un revers de la médaille. «Quand je suis seul,
c’est un peu pesant. Il y a tout le temps du monde et je ne
peux plus travailler», confie Jean-Marie. Beaucoup de
visiteurs débarquent au monastère sans prévenir.
VÉRITABLE ENJEU
Malgré sa bonne volonté, la petite équipe n’arrive pas
toujours à combiner travail agricole et afflux de visiteurs.
«Il y a toute une gestion à maîtriser, constate le prêtre
sexagénaire. Accueil, visite, magasin : tout ça, il faut
du monde pour s’en occuper !» Pendant six mois, de
novembre à mai, la petite équipe du monastère a
pu compter sur l’aide précieuse de Jean-Paul.
Installé à Tibhirine en permanence, ce retraité
français servait de guide bénévole aux
visiteurs. L’expérience n’a malheureusement
pas pu être prolongée. «Il voulait rester
une année, mais pour une raison qui
m’échappe, les autorités algériennes
ont refusé de prolonger son visa»,
peste Jean-Marie. Le vide laissé par
Jean-Paul va bientôt être comblé.
En septembre, un couple de Français, dépêché par la
Délégation catholique à la coopération, prendra la relève.
Ces personnes seront là pour un an et pourront prolonger
leur contrat de deux années supplémentaires. En attendant
cette aide bienvenue, le frère Jean-Marie continue de
jongler entre prières, visites et tâches agricoles. Côté
matériel, une collecte de fonds est en cours pour restaurer
le monastère. L’équipe du film y a d’ailleurs apporté sa
participation. Mais les problèmes d’étanchéité et de
peinture ne sont pas le principal souci de Jean-Marie. «Le
véritable enjeu, c’est d’installer une nouvelle communauté
religieuse à Tibhirine», lance-t-il avec un air déterminé.
Plusieurs tentatives ont déjà eu lieu depuis l’assassinat
des moines. Toutes se sont soldées par un échec, la faute à
des complications administratives et à un manque de
volontaires. Pour Jean-Marie, pas question de baisser les
bras pour autant. «Il faut vivre tourné vers l’avenir et
continuer à propager le message pacifique des moines.»
Grâce à Des hommes et des dieux, les religieux de
Tibhirine et le frère Jean-Marie ont trouvé une caisse de
résonance inespérée. ■
Sorti en France il y a bientôt un an, le
film Des hommes et des dieux a attiré
l’attention sur l’histoire des moines de
Tibhirine. Depuis, de nombreux visiteurs
affluent, chaque jour, en ce lieu chargé
d’histoire.
Médéa. Benjamin Roger
weekend@elwatan.com
DÉCOUVRIR
El Wat an Week-end - Vendr edi 9 septembr e 2011
DÉCOUVRIR 15
Ce long métrage dramatique
français, réalisé par Xavier
Beauvois, est inspiré de
l’assassinat des moines de
Tibhirine au printemps 1996. Le
film retrace leur vie quotidienne
dans un pays alors plongé en
pleine guerre civile. Il s’intéresse
plus particulièrement à leurs
interrogations face à la montée
de la violence durant les mois
qui précèdent leur enlèvement.
Doivent-ils rester et prendre le
risque d’être enlevés ou tués ?
Ou plutôt partir et abandonner
une terre et un village auxquels
ils sont profondément attachés ? Après une longue et dure période
de réflexion, ils feront le choix de rester, pour aider les villageois
dans cette période difficile et continuer à porter leur message
pacifique. Des hommes et des dieux a été présenté le 18 mai 2010
lors de la compétition officielle du Festival de Cannes. Il a été salué
par les critiques et a reçu le Grand Prix du jury. Sorti dans les salles
françaises quelques mois plus tard, le 8 septembre 2010, Des
hommes et des dieux a reçu un bon accueil de la part du public,
restant quatre semaines en tête du box-office. En tout, le film
totalise plus de 3,5 millions d’entrées. Il a également suscité, dans
les médias, un regain d’attention pour l’histoire des moines de
Tibhirine, les circonstances troubles de leur assassinat et le
dialogue interreligieux.
Des hommes et des dieux
La revue française XXI a consacré, dans son
numéro d’été, un reportage au frère Jean-
Marie : «Les cloches de Tibhirine». Extraits.
Tibhirine, en Kabyle, signifie «petit jardin». A son origine, il y a une
source. Le premier domaine colonial date de 1865. On cultive alors
la vigne, les oliviers, la lavande. La famille Lachaise revend les
terres au consul britannique à Alger, qui les revend, en 1912, à un
autre colon français. L’abbaye trappiste d’Aiguebelle, dans la Drôme,
l’acquiert en 1938. Le monastère attenant à la maison coloniale est
bâti dans les années suivantes. Les moines développent la culture
sur 375 hectares avec des saisonniers : la plupart des vieux et des
morts de Tihbirine ont travaillé pour eux. En 1964, après
l’indépendance, 360 hectares reviennent à la coopérative de l’Etat
locale. Pour la première fois, rien n’y a été cultivé cette année. Les
seules cultures s’effectuent sur les quinze hectares du monastère,
qui vit d’abord de ses confitures. Il en est de quinze sortes. Elles
rapportent 5000 euros par an. Les pots sont entreposés non loin du
carré des tortues, dans une grande salle vouée à la mémoire des
moines assassinés : textes, cartes, témoignages, photos. Jean-Marie
remarque : «C’est impossible d’avoir les sept ensemble sur la même
photo, il en manque toujours un.»
…Travailler à Tibhirine est difficile. Cinq femmes tiennent l’atelier en
son absence, quarante y participent. Toutes sont du village, jeunes
ou célibataires. «C’est un monde très étroit, sans ouverture. Leurs
parents prennent l’argent qu’elles gagnent à la pièce, mais ils
n’aiment pas qu’elles viennent, qu’elles travaillent, qu’elles le
fassent pour des étrangers ou des catholiques.» Entre elles, les
jeunes femmes se surveillent. Certaines viennent en douce et ont
peur d’être dénoncées par d’autres. Beaucoup veulent profiter de
l’atelier pour apprendre le français sans que leur famille le sache.
Elles veulent respirer, elles voudraient connaître et partir, «mais
quand elles rentrent chez elles, le couvercle retombe comme de
toute éternité. Elles sont très peu sûres d’elles-mêmes.» Sœur
Bertha en sait bien davantage sur la vie de ces femmes, mais elle ne
livre pas leurs secrets. L’atelier de broderie est proche de la maison
du gardien où dort Jean-Marie. On entend parfois des voix, mais, dit-
il en riant, «ne t’avise pas d’y aller, tu les ferais fuir ou elles se
réfugieraient sous la table». Jean-Marie attend un nouveau
bénévole, un prêtre-ouvrier du sud de la France qui lui a écrit : «J’ai
72 ans et j’ai une santé insolente.» Il a ajouté qu’il travaillait dans
une usine de métallurgie. «Ça tombe bien, a répondu Jean-Marie, j’ai
besoin d’un soudeur. Jean-Marie ignore combien de temps il restera
à Tibhirine, ni ce que le monastère deviendra. Un nouveau lieu
mystique ? Une sorte d’hôtellerie ? L’ombre d’une ferme ? Rien n’est
facile, rien n’est prévisible. Il y a eu 65 livres en français sur Tibhirine,
un seul en arabe.
Dans le «petit jardin»
des confitures
● Que pensez-vous du film Des hommes et des
dieux ?
Je l’ai déjà vu trois fois depuis qu’il est sorti. Je
l’apprécie beaucoup. Il est vrai que quelques petits
détails ne sont pas tout à fait exacts, mais le fond est
là. Cela correspond à ce que nous avons vécu à
Tibhirine. Il retranscrit parfaitement la vie de
recueillement, la présence religieuse et l’esprit de
Dieu qui régnait au monastère. Le film est donc très
réussi. Chaque fois que je le vois, j’éprouve une
profonde joie au fond de moi. Je parviens même à
ressentir ce que mes frères ont vécu, ce don de leur
vie pour le peuple algérien et pour Dieu.
●Comment expliquez-vous le succès du film ?
C’est vraiment étonnant. J’ai été le premier
surpris. Si ce film a eu un tel succès, c’est parce qu’il
est profondément humain et parvient à toucher tout le
monde, quelle que soit sa religion : chrétien,
musulman, athée… C’est d’autant plus remarquable
qu’il n’a pas été réalisé par des gens d’Eglise et n’a
pas été «téléguidé» par les autorités religieuses. Il en
résulte une profonde sincérité. Quand je vois ces
scènes intenses de chants religieux dans la chapelle
du monastère, je me dis que les acteurs ont vraiment
vécu quelque chose de très fort lors du tournage.
●Et le nombre de visiteurs au monastère ?
Il paraît que beaucoup de gens viennent à
Tibhirine depuis la sortie du film. Je pense qu’ils
l’ont surtout vu comme une sorte de recueillement.
Normalement, lorsqu’un film se termine, les
spectateurs se lèvent et s’en vont. Eh bien là, ils
restent assis dans leur fauteuil et ne se lèvent pas tout
de suite. Ce film dégage un vrai message. Les gens se
rendent au monastère pour comprendre et prolonger
leur réflexion. Figurez-vous qu’ici aussi, à Midelt,
nous avons beaucoup de visites. Nous sommes en
quelque sorte le prolongement de Tibhirine, alors les
gens viennent nous voir. Ils m’interrogent beaucoup,
discutent avec moi. On parle du film, de la vie à
Tibhirine, de ce qui s’est vraiment passé…
● Quel est votre sentiment face à cet intérêt
pour Tibhirine ?
Ça me rend profondément heureux. Je veux
continuer à être disponible pour les personnes qui
viennent me voir. Je parle de Tibhirine avec grand
plaisir. Le message que nous portons est beau. Il
défend la paix. Ça me fait plaisir de pouvoir perpétuer
cet esprit. C’est très positif.
●Quels souvenirs gardez-vous du monastère ?
Je suis arrivé en 1964, mon passage au monastère
a donc été assez long. J’ai été témoin de l’évolution
de nos relations internes et externes. Nos conditions
étaient assez précaires au début mais on a toujours eu
une vie communautaire très forte. Nous avions des
relations de convivialité avec les gens qui nous
entouraient et tout se passait bien. On s’est
progressivement approfondis dans la connaissance
de l’islam. Comme j’étais chargé des courses pour le
monastère, je rencontrais beaucoup de monde de la
région en me rendant souvent à Médéa. J’y allais plus
pour être présent que pour faire du commerce. Je me
rappellerai toujours d’une anecdote sur le marché.
Un jour, un habitant m’a dit que j’étais «comme eux».
Ca m’a fait très plaisir. C’est vrai que ça a été dur
parce que tout ça s’est brutalement terminé. Lorsque
j’ai vu mes frères se faire enlever, je me suis tout de
suite dit : «C’est fini».
●Pouvez-vous nous parler de cette nuit du 26
mars 1996 ?
J’étais portier de nuit. Je dormais près du portail
du monastère. Tous mes frères pensaient que c’était
moi qui serais enlevé le premier s’ils venaient. Vers
1h du matin, j’ai été réveillé par des bruits de voix
devant le portail. Je me suis dit qu’ils venaient voir le
docteur. J’attendais qu’ils viennent frapper à la porte
comme le voulait l’usage, mais ils sont entrés sans
frapper. Je suis alors allé voir à la fenêtre de ma
chambre, en tirant le rideau et sans allumer la
lumière. Là, j’ai vu quelqu’un passer, armé d’une
kalachnikov. J’ai ensuite entendu une voix qui
demandait «Qui est le chef ?» Puis j’ai reconnu
Christian malgré l’obscurité. J’ai pensé qu’il leur
avait ouvert et qu’il allait leur donner ce qu’ils
voulaient. Un quart d’heure après, j’ai entendu la
porte se fermer et je me suis dit qu’ils étaient partis.
Mais Amédée est arrivé peu après en m’expliquant
que tous les frères avaient été enlevés. Tout s’est
déroulé dans le silence, je n’ai rien entendu.
●Quelles sont vos impressions plus de quinze
ans après cette tragédie ?
On s’y attendait, on était prêts. Ce n’était pas
exclu de notre projet de vie. Dans un certain sens, une
sorte d’idéal a été réalisé. En restant à Tibhirine
malgré le danger, on faisait don de nous-mêmes et
nos vies étaient offertes. Même si ça a pu être très
douloureux, c’est beau et ce n’est pas quelque chose
de triste. Après l’enlèvement des frères, ma première
réaction a été : pourquoi le Seigneur m’a-t-Il
épargné ? Cette question m’a beaucoup travaillé, je
n’arrivais pas à y répondre. Un jour, une religieuse
suisse m’a écrit. Elle me disait qu’il était normal que
certains témoignent en donnant leur vie et que
d’autres le fassent en restant sur Terre. J’ai fini par
accepter cette idée. Aujourd’hui, je continue à
véhiculer notre message d’amour et de paix au
Maroc.
●Pensez-vous que la vérité sur les circonstances
de l’assassinat de vos frères finira par être
révélée?
Je ne sais pas et ce n’est pas évident de se
prononcer. La justice fait son travail. Pour le moment,
nous n’avons que des hypothèses. Bien sûr qu’on
veut connaître la vérité. Je pense que c’est surtout
difficile pour les familles. Elles sont dans le
brouillard depuis de longues années. C’est vrai qu’ici
on est un peu en dehors de tout ça. On suit les
enquêtes de loin, on se tient informés. Dès qu’il y a
du nouveau dans l’enquête, on est au courant. Il faut
que la vérité soit établie, mais dans le respect mutuel,
sans animosité, sans pointer untel ou untel du doigt.
●Comment voyez-vous l’avenir de Tibhirine ?
C’est difficile à dire. Il faut des volontaires pour
venir s’y installer. Malheureusement, la plupart des
frères sont âgés et il y a très peu de recrutement. Il y a
aussi des problèmes administratifs. Les autorités
algériennes ne semblent pas vouloir une nouvelle
communauté à Tibhirine. Les perspectives sont donc
assez bouchées. On est dans l’attente et dans
l’espérance. J’aimerais que ce monastère reprenne
vie, ce serait vraiment une bonne et belle nouvelle.
Les autorités algériennes ne
semblent pas vouloir une nouvelle
communauté à Tibhirine
Frère Jean-Pierre était moine à Tibhirine. Il était
présent au monastère le soir de l’enlèvement. Avec
Amédée, il est le seul moine à avoir échappé aux
ravisseurs. Plus de quinze ans après les faits, il
perpétue l’esprit de Tibhirine au monastère Notre-
Dame de l’Atlas, à Midelt, au Maroc.
I
L
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O
N
:
S
A
A
D
FRÈRE JEAN-PIERRE. Dernier rescapé de Tibhirine
Lorsqu’on scrute les magnifiques œuvres
peintes par M. F Husain, mort le 9 juin
dernier, à Londres, d’une crise cardiaque,
à l’âge de 95 ans, on ne peut s’empêcher
de se demander pourquoi les extrémistes
s’étaient tant acharné contre lui ? Ses
peintures respirent la vie intense, la liberté
farouche, la mythologie revisitée... Les
portraits de femmes, les représentations
de chevaux et de divinités en mouvement
exhalent toutes un talent indéniable et une
recherche de la perfection poussée à
l’extrême. Aucune trace toutefois des
tableaux controversés représentant des
divinités hindoues nues et qui avaient
provoqué une violente campagne de
dénigrement contre le peintre. Des
militants extrémistes hindous
avaient attaqué sa maison en
2006, vandalisant ses toiles.
Organisé par Delhi Art Gallery,
dans le centre commercial
DLF Emporio dans le quartier
de Vasant Kunj, dans la
capitale indienne, l’événement
se voulait un véritable défi
lancé aux forces obscurantistes
qui veulent empêcher, même
après la mort de l’artiste,
toute rencontre avec son
public indien. «C’est notre
contribution pour lui
permettre de revenir à sa
terre natale et pour faire
savoir que l’artiste le plus connu d’Inde a
mérité toutes les distinctions qui lui ont
été décernées», a confié à la presse Ashish
Anand, directeur de la galerie.
EXIL FORCÉ
Plusieurs groupes extrémistes de la droite
nationaliste hindoue avaient menacé
d’attaquer les lieux où les oeuvres de
Husain seraient exposées. Heureusement,
l’exposition s’est déroulée sans incident,
et jusqu’au jour de sa clôture, le 16 août
dernier, les visiteurs se bousculaient dans
l’atrium de DLF
Emporio. Il
f a u t
dire que l’exil forcé de Husain dans les
pays du Golfe, d’abord à Dubaï puis à
Doha, a empêché ses admirateurs et les
connaisseurs de son art de pouvoir
contempler ses dernières créations. Celui
qui ne connaissait pas sa date de naissance,
indiquée comme le 17 septembre 1915, a
vu le jour à Pandharpur, dans l’Etat du
Maharashtra, et grandit à Bombay au sein
d’une famille musulmane modeste. Bien
qu’ayant reçu une éducation islamique et
fréquenté des écoles religieuses, il ne
pensait qu’à peindre. Celui dont les
peintures s’arrachent lors des ventes d’art
au prix de plusieurs millions de dollars, a
dû quitter l’Inde après avoir subi pendant
des années la persécution des extrémistes
hindous. Exhumant des toiles des années
1970 représentant des déesses hindoues
nues, ces derniers l’ont accusé de heurter
leur foi et leur sentiment religieux.
Poursuivi par des centaines de plaintes, et
ayant fait l’objet de mandats d’arrêt,
Husain a dû malgré lui se résoudre à fuir
sa terre natale.
VERSETS CORANIQUES
En 2008, lorsqu’il reçut la nationalité
qatarie, il fut de nouveau attaqué
par les hommes politiques
hindous qui l’accusèrent de
trahir sa patrie. A ces
critiques, il répondit avec
s on ha bi t ue l l e
magnanimité : «Mon
pays, c’est là où je
trouve l’amour».
Après que la justice
indienne ait prononcé un
non-lieu en sa faveur,
décrétant, que «si les
sculptures érotiques du
Kamasutra qui ornent les
temples de Khajuraho ne
heurtent pas la foi
hindouiste, alors
même les
toiles de Husain ne peuvent blesser leur
sentiment religieux», il refusa de retourner
en Inde, car il se sentait encore menacé.
Mais Husain ne trouvait pas grâce, de son
vivant, même aux yeux des intégristes
musulmans. L’un de ses films -car il était
également cinéaste et producteur- avait
été interdit à cause d’une chanson, Nour
ala nour, qui contenait des extraits de
versets coraniques. L’organisation des
oulémas de l’Inde l’avait considérée
blasphématoire. Sa mort récente a été
regrettée par le Premier ministre
Manmohan Singh, qui a déclaré : «Sa
disparition est une perte pour la nation
indienne». De Husain, les futures
générations retiendront sans doute sa soif
de liberté, principe qu’il paiera par l’exil
et la mort loin de sa terre. «Il est important
d’avoir un esprit libre», affirmait-il dans
un entretien accordé au quotidien indien
The Statesman, en janvier 2010. Il est
libre enfin. Loin de ses persécuteurs. ■
El Wat an Week-end - Vendr edi 9 septembr e 2011
16 IDÉES
1954-1962, LA GUERRE D’ALGÉRIE : PORTRAITS CROISÉS
A travers, une palette de récits, de portraits,
Nadia Hennai-Moulai retrace des anecdotes
de guerre d’Algériens, témoins ou acteurs
du conflit. Enfants lors du conflit, mère de
famille ou militant présent en métropole
entre 1954 et 1962, l’ouvrage apporte des
éclairages inédits sur la guerre d’Algérie.
Ed. Les points sur les i, 15 euros.
n
o
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e
l
l
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l
e
c
t
u
r
e
s
DÉGAGE !
Cet album rassemble des bandes
dessinées ainsi que des dessins de Plantu
et d’autres humoristes consacrées à ces
événements, oeuvres des plus grands
dessinateurs du monde entier, à
l’initiative du Français Plantu, pour
rendre hommage à ces journées
historiques. Editions Fetjaine, 12 euros.
L’AMPLEUR DU SACCAGE
Héritiers maudits d’une féroce répression
sexuelle qui s’est exercée trente ans plus tôt
et a marqué leurs destins respectifs du sceau
de la désespérance, quatre hommes liés par
la fatalité du sang traversent la Méditerranée
où s’écrit, sous le ciel algérien, l’ultime
épisode de leur inconsolable désastre. Par
Kaoutar Harchi. Ed. Actes Sud, 15 euros.
MAQBOOL FIDA HUSAIN,
New Delhi. Nacéra Benali
nbenali@elwatan.com
Draupadi à demi nue et dés
Même mort, le peintre indien le plus
célèbre de l’ère contemporaine continue
d’être la cible des extrémistes hindous.
Poussé à l’exil en 2006, Maqbool Fida
Husain dérange encore. Une exposition
posthume de ses œuvres s’est finalement
tenue dans la capitale indienne, après que
plusieurs galeries aient refusé d’abriter
l’évènement, invoquant «des menaces
dissuasives».
victime des extrémistes
même après sa mort
A l’occasion de la seconde édition du Prix Afrotainment Museke, qui
récompense les meilleures créations musicales africaines de l’année, les
amateurs de musique sont appelés à voter massivement pour leur artiste
préféré. Dans la catégorie talents d’Afrique du Nord, on retrouve Cheb Bilal,
Douzi et Jalal El Hamdaoui pour représenter l’Algérie. La chanteuse Oum,
le groupe Fnair et Ahmed Soultane pour le Maroc, et enfin Tamer
Hosny pour l’Egypte. Les votes se font exclusivement sur le site
www.moamas.com et ce, jusqu’au 18 septembre. La
cérémonie de récompense se tiendra au siège de la chaîne
de Télé Afrotainment à New York le 24 septembre
prochain. Plus qu’une semaine pour voter !
Faten Hayed
pour
l’Algérie
RSETS CORANIQUES
2008, lorsqu’il reçut la nationalité
arie, il fut de nouveau attaqué
r les hommes politiques
dous qui l’accusèrent de
hir sa patrie. A ces
tiques, il répondit avec
n ha bi t ue l l e
gnanimité : «Mon
ys, c’est là où je
uve l’amour».
rès que la justice
ienne ait prononcé un
n-lieu en sa faveur,
crétant, que «si les
ulptures érotiques du
masutra qui ornent les
mples de Khajuraho ne
urtent pas la foi
hindouiste, alors
même les
ent Museke, qui
caines de l’année, les
ment pour leur artiste
, on retrouve Cheb Bilal,
ie. La chanteuse Oum,
t enfin Tamer
t sur le site
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Votez
El Wat an Week-end - Vendr edi 9 septembr e 2011 IDÉES 17
LE SALAFISME D’AUJOURD’HUI
Cette enquête, menée sur deux continents à la lumière des
travaux de Max Weber sur les sectes, reconstitue l’univers
social et idéologique des groupes salafistes, en analysant
leurs techniques de mobilisation et leur travail de
socialisation auprès des jeunes. Sociologue, Samir
Amghar est chercheur au Centre d’études et de recherches
internationales de l’université de Montréal (Canada) et
membre de l’Institut d’études de l’islam et des sociétés
musulmanes (IISMM). Ed. Michalon, 17 euros.
THE NEW ARAB JOURNALIST
Être journaliste ne signifie pas la
même chose à Paris qu’à Damas, à
Washington qu’à Beyrouth, à Rome
qu’à Doha. Lawrence Pintak est
ancien journaliste et actuel doyen
du département de communication
de l’université de Washington. Ed. IB
Tauris, 19 euros.
OCTOBRE 1961 : UN MASSACRE À PARIS
Jean-Luc Einaudi est auteur de plusieurs
livres consacrés aux massacres
d’Algériens d’octobre 1961. Dans celui-ci,
il livre les conclusions de son enquête sur
ces massacres, après avoir pu consulter
les archives des hôpitaux de Paris, du
Parquet, de la gendarmerie et de la
préfecture de police. Ed. Fayard, 11 euros.
eilleur
agnum
Photos à Alger !
Le
Pendant le vote pour le référendum sur
l’indépendance de l’Algérie. Algérie, 1962
Reporters sans frontières a 25 ans. Pour fêter la naissance de ce
défenseur de la liberté d’expression, RSF a choisi de s’associer à
Magnum Photos pour la réalisation d’un album-anniversaire. Une
exposition, qui rassemblera cinquante-cinq des cent une photos que
compte l’album, se tiendra au Centre culturel français d’Alger du 6
octobre au 3 novembre prochain. «On s’est basé sur des photos
iconiques», nous explique Naïma Kaddour, responsable de
l’événement. Magnum Photos, fondé par Henri Cartier-Bresson,
Robert Capa, George Rodger et David Seymour, s’imposera au fil des
années comme une référence mondiale. Depuis 1947, de grands noms
ont marqué l’histoire de cette coopérative qui se revendique à la fois
témoin et artiste, en figeant les instants les plus historiques de
l’histoire moderne, comme des brins de vie fugitifs. Fondée dans le but
de permettre aux photographes d’«être propriétaires de leurs droits et
avoir un contrôle total de la diffusion de leurs images», souligne-t-
elle, le collectif obéit à un fonctionnement strict et efficace. En effet,
plusieurs photographes sont nominés, autour du mois de juin, en
présentant un book soumis à un jury. Pendant une période d’essai de
deux ans, ils travaillent sous la houlette d’un photographe de l’agence.
Au bout de cette période, il peut être nommé associé et ainsi, employé
à plein temps. Ce n’est que dix ans plus tard que celui-ci devient
membre à part entière. Actuellement, soixante photographes, parmi
les plus brillants de leur génération, sont à la tête de Magnum Photos.
Le 6 octobre, à 18h, Patrick Zachmann, sera présent au vernissage de
l’exposition à Alger. Zachmann a rejoint la coopérative en 1985, avant
de devenir membre à part entière en 1990.
Nesrine Sellal
Ras-le-bol du système confessionnel.
Au Liban, la politique est fondée sur
l’appartenance religieuse. Un système
que dénonce Ali Fakhry. Attablé à un café, sur la rue Hamra,
l’une des plus animées de Beyrouth, le jeune militant tente une
explication de la politique libanaise, malgré sa voix grave
couverte par les nombreux klaxons. Le siège du Parlement se
divise donc entre confessions : une partie pour les chrétiens,
l’autre pour les musulmans. Il passe sa main dans sa barbe,
s’arrête et réfléchit. Mais non, il ne se rappelle pas du nombre
de sièges attribué à chaque religion. Peu importe, c’est tout le
système qu’il remet en cause : «Il s’agit d’une situation dans
laquelle les partis politiques qui nous gouvernent ne font que
se battre pour le pouvoir. Au nom de
la religion, mais sous le couvert de la
Constitution civile.» Et ça, ça l’irrite.
Que le président libanais doive
«obligatoirement» être chrétien
maronite, ça l’irrite – «Et si moi, je
voulais devenir président ?». Que le
Pr emi er mi ni st r e doi ve
«obligatoirement» être musulman
sunnite, ça l’irrite.
APPEL SUR FACEBOOK
Pire, pour le jeune homme engagé en
politique, la religion n’est qu’un
prétexte pour mieux les contrôler, lui
et les autres Libanais. «Ce système
nous divise selon notre confession.
Quand tu divises les Libanais, quand
tu ne leur donnes par leurs droits
devant la Constitution ou la loi civile,
ça devient plus facile pour ces sectes
religieuses de nous contrôler.»
«Sectes» religieuses ou politiques, du pareil au même pour Ali
Fakhry. «Dans les entreprises de l’Etat, il y a des quotas.»
Comme Ali Fakhry, Yalda Younes se bat pour que politique
rime avec laïcité et non plus religion. Elle a lancé en 2009,
avec quatre amis, un appel sur facebook : la Laïque Pride. Une
marche organisée chaque année autour du mois d’avril. Lors
de la dernière, 3000 personnes se sont mobilisées à Beyrouth.
Ce qu’elle dénonce, ce sont surtout les inégalités qui découlent
du système confessionnel. Elle reprend : «Dans ces entreprises,
quand tu présentes ta candidature, tu n’es pas choisi en
fonction de tes compétences, mais selon ta religion. On dit :
“Tiens, ici, il faut un sunnite. Ici, il faut équilibrer, il faut un
chiite.” Ça marche au piston.» A l’initiative de la Laïque Pride,
le mouvement contestataire descend dans la rue en 2010. Cette
année, la mobilisation a connu un nouveau souffle grâce au
printemps arabe. «Je pense que les révolutions arabes ont
confirmé une chose : c’est aux petits “pions” de porter le
changement, explique Yalda Younes. Et c’est ce qu’il manquait
au Liban. Les révolutions dans les pays arabes nous ont
redonné confiance. C’était comme un shoot d’adrénaline : ça
y est, on peut le faire !»
SUPERMARCHÉS RELIGIEUX
Ali Fakhry est plus pessimiste. Pour lui, la lutte sera plus
difficile : «La différence entre nous et la Tunisie, l’Egypte, le
Yémen ou encore le Bahreïn, c’est qu’ils n’ont qu’un dictateur.
Au Liban, nous avons des centaines de dictateurs. Nous avons
tous ces présidents de régions, de partis politiques. Nous
avons aussi ce que nous appelons les supermarchés religieux,
qui vendent la religion au nom de la Constitution.» A savoir,
ces «sectes religieuses au pouvoir» qu’il dénonce. Ali Fakhry
ne cesse de le répéter, tout comme Yalda Younes d’ailleurs : ils
ne se battent pas contre la religion, mais dénoncent son
utilisation en politique. Un combat d’ailleurs au-delà de la
religion, tant il unit les diverses confessions qui «font la
richesse du Liban», s’enthousiasme Yalda Younes. Un
enthousiasme que l’on retrouve chez Ali Fakhry : «La jeunesse
libanaise se mobilise enfin pour détruire cette mentalité
politique qui sévit depuis des centaines d’années. Et pour la
première fois, vous voyez des musulmans et des chrétiens dans
le même combat contre le système politique confessionnel.» ■
Les jeunes Libanais laïquent it
Pendant que leurs voisins
syriens manifestent
malgré une sanglante
répression, les jeunes
Libanais se battent pour
que la religion n’ait plus
son mot à dire en
politique. Un vieux combat
auquel le printemps arabe
a donné un nouveau
souffle.
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Beyrouth. Antonino Galofaro
weekend@elwatan.com
de
Georges Morin, président de
l’association Coup de Soleil
(qui organise chaque année)
le Maghreb des livres,
prépare une conférence-
débat le mercredi 12 octobre
à la Maison de l’Amérique
Latine à Paris «Neuf mois
après la chute de Ben Ali, où
en est le Maghreb ?». Ont
déjà confirmé leur présence :
François Gouyette, ancien
ambassadeur de France à
Tripoli, Ignace Dalle, ancien
correspondant de l’AFP à
Rabat, Plantu, Sophie Bessis,
journaliste et historienne
franco-tunisienne et Omar
Belhouchet, directeur d’El
Watan. Ce dernier sera
également l’invité de Jean-
Pierre Chevènement,
président de l’association
France-Algérie, qui organise
le 17 décembre à l’Assemblée
nationale un colloque sur
«L’Algérie et la France au
XXIe siècle» pour étudier ce
que «pourrait être un
partenariat de longue
durée» entre les deux pays.
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El Wat an Week-end - Vendr edi 9 septembr e 2011
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EL WATAN WEEK-END se fait chaque
vendredi le relais d’«Un Toit pour Chat. Un Chat
pour Toi !», groupement constitué d'un petit
nombre de particuliers qui recueillent, soignent,
vaccinent et stérilisent autant d'animaux que
leurs moyens personnels le permettent. La
stérilisation constitue le point d'orgue de leur
action. Les animaux sociables sont proposés à
l'adoption sur leur page Facebook après un moyen séjour en
famille d'accueil et les autres sont réintroduits dans leur
environnement habituel et deviennent ainsi des chats libres
complètement sous contrôle. «Un Toit pour Chat. Un Chat pour
Toi !» n'est pas un refuge et ne fonctionne que grâce à l'aide que
représente la prise en charge des animaux par des familles
d'accueil temporaires. Ils encouragent tous les citoyens
responsables à faire de même au niveau de leur quartier et les
invitent à s'aider de la page Facebook afin de trouver des familles
d'accueil/foyers à leurs protégés. Aucune participation financière
ne vous sera demandée !
Contact: 0774 760 301
Email : untoitpourchat@gmail.com
Page Facebook : (ALGER) Un Toit pour Chat.
Un Chat pour Toi!
solut ions de la semaine pr écédent e
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Dans l’image 2 :
-Le chèche du rebelle a changé de forme
-Il a une barbe
-Le chèche du rebelle à droite a changé de cou-
leur
-Sa kalachnikov n’a plus de canon
-Son gilet a deux boutons
-On ne voit plus la main gauche de l’homme en
arrière-plan
-Le support du drapeau est noir
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Bonjour, je
m’appelle Petit
Bounty. Je n’ai que
2 mois mais je sais
déjà manger
comme un grand.
J'adore jouer et
faire des câlins. Je
sais faire mes
besoins dans la
litière. Un vrai
chat de maison ! Je
suis vermifugé,
traité contre les
puces et vacciné.
Pet i t Bount y
El Watan Week-end
édité par la SPA “El Watan Presse”
au capital social de 61 008 000 DA.
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Omar Belhouchet
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Les manuscrits, photographies ou tout
autre document et illustration adressés
ou remis à la rédaction ne seront pas
rendus et ne feront l’objet d’aucune
réclamation.
Reproduction interdite de tous articles
sauf accord de la rédaction.
mot s cr oisés
HORIZONTALEMENT
1- Payées.
2- Alertés. Rapport de cercle.
3- Peintre. Thymus de veau.
4- Carte. Pareille.
5- Sucent. Pronom.
6- Ferment. Es utile.
7- Possessif. Obtus.
8- Crochet. Retient.
9- Vagabonder. Vieille ville.
10- Cribler. Volonté.
VERTICALEMENT
1- Ecrasées.
2- Proférée. Restes.
3- Pot de labo. Récipients.
4- Détruits. Lentille bâtarde.
5- Fin de messe. Propre. Note.
6- Idiot. Ville hongroise.
7- Rites. Vedette.
8- Sportif.
9- Enlever les poils. Sévère.
10- Située. Mesure.
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El Wat an Week-end - Vendr edi 9 septembr e 2011
19 OMNISPORTS
ACNOA
Berraf préside l’AG
En marge des 10es Jeux africains qui se
déroulent actuellement à Maputo, Mustapha
Berraf, premier vice-président de
l’ACNOA, a présidé l’assemblée
générale des 53 comités
nationaux d’Afrique, et ce, en
plus de la réunion du comité exécutif de cette
grande instance africaine. Il faut dire que M.
Berraf jouit de la confiance totale du
président de l’ACNOA, en l’occurrence
le général Palenfo. Au cours de cette réunion,
les membres ont, à l’unanimité, adopté les
bilans moraux et financiers de 2009 et 2010.
Lors de ce rendez-vous, le président du CIO et
le président de l’ACNOA ont rappelé la
nécessaire harmonie qui règne entre les
comités olympiques et les gouvernements.
A. B.
Le coup d’envoi des épreuves
d’athlétisme des 10
es
Jeux africains
sera donné dimanche à 9h30, dans
l’enceinte du Stade national de
Maputo. Durant les six jours de
compétitions qui s’achèveront le
15 septembre, l’athlétisme
algérien, qui est resté sur une
piètre prestation aux derniers
Mondiaux de Daegu en Corée du
Sud, tentera de viser la première
marche du podium. Parmi les dix-
sept sélectionnés algériens, on
notera l’absence, et non des
moindres, de Zehra Bouras pour
cause de blessures. Tandis que le
champion d’Afrique Larbi
Bouraâda, 10
e
au 13
es

Championnats du monde, fera
l’impasse sur les épreuves
combinées. Bouraâda, qui n’est
pas en possession de toutes ses
capacités physiques, sera engagé
dans le concours de la perche.
C’est le deuxième représentant du
décathlon, à savoir Mourad Souissi
qui entamera, cette matinée, la
compétition avec la première
épreuve du 100 m. Souissi, vice-
champion d’Afrique en titre du
décathlon, a les moyens de
prétendre à une place sur le
podium. Dans cette rude
compétition, Soussi sera confronté
en principe au Sud-Africain
Willem Coertzen, grand favori
pour le titre, et au Tunisien
Dhouibi. La première journée
verra aussi l’entrée en lice de trois
Algériens : Othmane Hadj Lazib
(110 m haies), Abdelmoumène
Bourakba (disque), Mahfoud
Brahimi (800 m) qui disputeront
les qualifications. Tandis que Baya
Rahouli disputera la finale directe
du triple saut, la médaille d’or ne
doit pas lui échapper. En effet, à
Maputo, les chances remporter des
médailles d’or sont minimes,
même si les stars africaines,
championnes du monde en Corée
du Sud, ne seront pas toutes
présentes. Ce sont les athlètes sud-
africains, éthiopiens et kenyans
qui animeront ces joutes. On
remarque aussi que l’Algérie est
totalement absente dans les
disciplines comme la marche
(dames et messieurs), marathon,
heptathlon, hauteur, relais, 3000 m
steeple, etc. Ces défaillances
profiteront aux autres délégations.
Chafik B.
Championnats
arabes
d’athlétisme
Douze athlètes
en stage à Zéralda
Dans l’optique des championnats
arabes d’athlétisme seniors
(messieurs et dames) qui se
tiendront, les 27 et 28 octobre
prochain, aux Emirats arabes
unis, 12 athlètes, dont 5 filles, ont
entamé, hier, à Zéralda, un stage
de regroupement qui s’étalera
jusqu’au 28 septembre. Le vice-
champion du monde junior du
1500 m, Abderahmane Anou, qui
n’a pas été sélectionné pour les
Jeux africains, est présent au
stage. En revanche , Tarek
Boukensa, 11e de la finale du
1500 m à Daegu, n’a pas rejoint le
regroupement à cause de
blessures aux tendons. Par
ailleurs, les ex-finalistes du
800 m aux JO de Pékin, Nabil
Madi, Manseur Nadjim (800 m),
qui n’ont pas réalisé les minima,
participeront dimanche au
meeting de Rieti en Italie. Tout
comme le jeune Sadam Zergui
qui sera aligné pour le 1500 m.
C. B.
Coe : «Bolt, le
Mohamed Ali de
l’athlétisme»
L’ancienne star mondiale de
l’athlétisme, l’Anglais Sébastien
Coe, n’a pas tari d éloges sur les
grandes capacités du Jamaïcain
Usain Bolt, le qualifiant de
«Mohamed Ali de l’athlétisme».
Coe, qui est le président du
comité d’organisation des JO de
Londres 2012, a ajouté dans un
quotidien anglais que Bolt «a
vraiment l’aura d’Ali, il
transcende tous les sports
désormais. Les choses restent les
mêmes, il sera l’icône de nos jeux.
Il m’a dit à quel point il voulait
marquer les esprits des gens à
Londres», avoue Coe.
Volley-ball (messieurs)
L’Algérie échoue au poteau devant le Cameroun
La sélection masculine algérienne de
volley-ball s’est contentée de la
médaille d’argent après sa défaite
face à son homologue camerounaise
sur le score de 3 sets à 2, en finale du
tournoi masculin des JA-2011,
disputée mercredi soir à Maputo. Les
joueurs de Kamel Imloul paraissaient
émoussés durant cette partie, à
l’inverse des Camerounais qui ont
joué avec abnégation et enthousiasme,
ce qui leur a permis de remporter une
victoire méritée, au terme d’une partie
plaisante et pleine de suspense.
Pourtant, tout a bien commencé pour
les Verts qui ont remporté le 1
er
set par
(25-23), après un début en fanfare des
Camerounais. Le 2
e
set a été
caractérisé par l’équilibre des forces,
où le score de parité restera de mise
jusqu’à 16-16, avant que les
camarades d’Oum Saâd ne prennent
option pour la victoire, en menant par
19-16, puis par 20-17, avant de
connaître un relâchement inexpliqué
qui leur sera fatal. Continuant sur sa
lancée, l’équipe du coach allemand,
Peter Nonnenbrough, follement
encouragée par ses supporters,
domina le 3
e
set de bout en bout,
l’emportant par un écart substantiel
de huit points (25-17), face à une
équipe algérienne complètement
démobilisée. Durement sermonnés
par leur coach, les Soualem,
Messaoud, Kessi et autre Hassissene,
se sont repris au 4
e
set en arrachant le
droit de jouer le tie-break (25-21), un
set qui sera finalement pour eux un
véritable calvaire, à partir de la
dernière égalité (5-5), devant une
équipe camerounaise déchaînée qui
creusera un écart de cinq points
(10-5), avant de terminer le match à
15-11). Pour l’entraîneur algérien
Kamel Imloul, l’équipe n’a pas joué
sur sa véritable valeur, à l’inverse des
Camerounais, combatifs à souhait.
«Mon équipe très rajeunie a manqué
d’expérience à ce stade de la
compétition, le résultat est logique,
nous continuerons à travailler, pour
la prochaine échéance qu’est la
Coupe d’Afrique des nations prévue à
partir du 20 septembre au Maroc», a
déclaré l’entraîneur national. Par cette
victoire, le Cameroun succède au
palmarès de l’épreuve à l’Egypte,
alors que l’Algérie gagne une place
par rapport à l’édition d’Alger de
2007. Chez les dames, la sélection
algérienne a remporté l’or après sa
victoire sur le Cameroun (3-1),
gardant ainsi sa médaille vermeil
remportée en 2007 à Alger. APS
Larbi Bouraâda (perche), Mourad
Souissi (décathlon), Taoufik
Makhloufi, Imad Touil (1500m),
Nima Issam, Seïf El Islam Temacini
(triple saut), Othmane Hadj Lazib
(110 m haies), Rabah Aboud,
Mounir Mihout (5000 m), Mahfoud
Brahimi (800 m), Abderrahmane
Hamadi, Miloud Rahmani (400 m
haies), Abdelmoumène Bourakba
(disque), Baya Rahouli (triple saut),
Amina Ferguène (100 m haies),
Romaïssa Belabid (longueur),
Moussa Houria (400 m haies).
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R
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Voici la liste des 17
sélectionnés
Jeux africains
Entrée en lice des Algériens ce dimanche
Les familles Laboudi, Hanifi, Mermouz,
Bouchenafa, Yacine, Bentounes, Mahfoudia,
Hamiti, Hezroug, Ezraimi, Baba Ameur et
Ouchen, parents et alliés, font part du décès
de leur époux, père, grand-père, frère et
cousin
NOUREDINE LABOUDI
survenu en France le 07.09.2011, à l’âge de
89 ans. L'arrivée de la dépouille mortelle
aura lieu le 10.09.2011, à partir de 10h,
à l'aéroport Houari Boumediène. La levée
du corps se fera le jour même du domicile
mortuaire, sis 3, rue des Frères Amouche,
Alger (à côté du cinéma le Triomphe).
L'enterrement aura lieu au cimetière El Alia
après la prière d'El Asr.
«A Dieu nous appartenons et à Lui nous
retournons.»
DECES
Les filles s’offrent l’or alors que les
hommes se contentent de l’argent
L’athlète Toufik Mekhloufi
El Wat an Week-end - Vendr edi 9 septembr e 2011 MI-TEMPS 20
FOOT 22
El Wat an Week-end - Vendr edi 9 septembr e 2011
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Equipes Arrivée Départ
ASO
Achiou, Aouamri, Hamidi (USMA), Ambane (ESS), Bourahli (CAB), Denoune
(France)
Djediet (USMA), Soudani (Guimarës) Bentayeb (MCEE), Med Rabah, Mekkioui
(CABBA)
ASK
Benattar (ASAM), Bakha (CABBA), Boutrik, Benamokrane, Mehia (MCEE),
Chaïeb (WAT), Boudaoud (France).
Belkhoudja (ESS), Gil, Naït Yahia (CSC), Chaib (WAT), Khelafi, Rezig, Salhi, Chekafi,
Zegrour.
CAB
Boultif (MSPB), Merazka (USB), Medjdoub (ABS), Boudjelida (USMAn),
Koufane (Sahli) Ould Tiguidé (Mauritanie), Bella (ESS), Heriat (USMA), Bitam
(USMB)
Benmoussa, Chebana (ASAM), Bourahli (ASO), Bouharbit, Kerboua, Nehili, Amiri, B.
Salem.
CRB
Naïli (JSK), Benabderrahmane, Aoumari (USMH), Aït Ouamer (USMA),
Boushaba (WAT), Kabli (JSMC).
Saïbi, Harrouche, Ghoul (NAHD), Selmi (MCO), Bey, Ghezi (USMAn), Houamed
(USMC), Bagha (CRBDB)
CSC
Hadjaoui (WAT), Kaouane (ABM), Ziti (JSK), Mekkaoui (USMAn), Messali,
Belhadj (MCEE), Sam, Iffoussa (Ahly Benghazi), Djilali (JSMT), Ferhat (MOC),
Naït Yahia, Gil (ASK), Bahloul (CAB), Kaffi (E. Collo), Belghomari (USMBA),
Dahmane (FC Bruges), F. Bouguerra (Hongrie).
Mouyet, Soualeh, Kebia, Kabri, Derahi, Ferhat, Boudene, Hamadou, Abid Charef,
Lakhal
ESS
Belkhoudja (ASK), Karoui (MCEE), Megueni (MCS), Berkifati (MCM), Nebouli
(IRB Maghnia), Farhi (ESM), Omari (Suisse), Abouta (Ghana), Tadji (NARBR),
Assomo (Ghana)
Chaouchi (MCA), Yekhlef, Laïfaoui, Lemmouchia, Bouazza (USMA), Hemani, Metref
(JSK), Hadj Aïssa (Qadissia/A.S.), Djallit (JSMB), Francis (ASO), Traoré et Bencherif
(WAT), Raho.
JSMB
Benchaïra (CABBA), Bachiri, Boulahya (WAT), Djallit (ESS), Derrag (MCA),
Ouali (PAC), Yabuen(Cameroun)
N’djeng (EST), Zerdab (Rouane), Meftah (USMA), Kaddour (WAT), Boudar et Chouih
JSK
Hannifi (RCK), Boulemdaïs (MCEE), Bitam, Ziad, Hazil (MSPB), Camara (Côte
d’Ivoire), Sedkaoui (NAHD), Maâyouf (WAB), Hemani, Metref (ESS)
Yahia Cherif (Istres), Hamiti (USMA), Naïli (CRB), Yalaoui (MCA), Oussalah
(NAHD), Berchiche, Berrafane, Douicher (MCEE), Ziti (CSC).
USMA
Zemmamouche, Bouchama (MCA), Meftah (JSMB), Yekhlef, F. Bouazza, K.
Lemmouchia, Laïfaoui (ESS), Hamiti (JSK), Belabbes (MCO), Boumachra,
Boualem (USMH), Djediet (ASO), Bezzaz (Troyes), Sahnoun (A/FAF)
Sayeh (MCS), Aouamri, Hamidi, Achiou (ASO), Benmeghit, Maâzouzi (WAT),
Abdouni (USMB), Benayada, Ichaâlalene, Cheklam (Nedjrane/A.S.), Ghazi (MCA)
MCA
Ghazi (USMA), Yanis (USMB), W. Chorfa (Tragona/Espagne), Sayeh (MCM),
Belaïd (USMBA), Yalaoui (JSK), Djeghbala (USMH), Chaouchi (ESS), Berradja
(MCO), Mobitoang (Cameroun), Ossalé (Burkina Faso)
Bouchama, Zemmamouche (USMA), Bedbouda (Le Mans/Fra), Mekdad (Kelba
(EAU), Derrag (JSMB), Youssef Sofiane (France), Harkat (El Qadissia/A.S.), Slimani
USMH
Aïssaoui (MCO), Ziane Cherif (O. Médéa), Djerboua (USB), Kherchi (SAM),
Boutoua (SAM), Boudejnah (N. Oran), Messaoudi (USB), Belkacem (USMB),
Boukhaloua (JSMT), Sahat (Souguer), Kahouadji (N. Oran), Chibane (RCK).
Boumachera, Gherbi, Djeghbala, Ladraâ, Aouamer, Kabla, Chache, Bellat, Baouche,
Boualem, Zouak, Benabderrahmane
NAHD
Ghoul, Saïbi, Harrouche (CRB), Oussalah (JSK), Bensaïd (CABBA), Touati
(JSMC), Madi, Khedis, Boussaïd, Bernyahia (RCK), Souakir (MOB), Jimmy
(Niger)
Sedkaoui (JSK), Moundji et Zemmouri (USB), Benayad (OMR), Balla (IRHD), Douar
et Aoudia (CRBDB)
MCEE
Berrafane, Berchiche, Douicher (JSK), Zeghba, Chethi (WR M’sila), Naâmane
(ESM Koléa), Nezzar (ABM), Boulbita (Tunisie), Benamar (T. Merdja), Bentayeb
(ASO), Gherbi (USMH), Diab
Boulemdaïs, Camara (JSK), Boutrik, Benmokrane (ASK), Messali, Belhadj (CSC),
Karoui (ESS), Sahraoui (MSPB), Bougherba.
MCS
Bouheda (ASMO), Karif (O. Médéa), Belkheir (USMAn), Sayeh et Habbache
(USMA), Taïbi (MOC), Sahnoune (MCO), Bagayouko (Nigeria), Guennifi (CSC),
Benouar (A/FAF), Camara (Guinée)
Bendahmane, Bakhtaoui et Akkouche (CABBA), Megueni (ESS), Bencherif (PAC),
Ibrahim Khalil (Sfax)
MCO
Harizi, Zammouchi (USMB), Boutebiat (USMAn), Feddal (Bendaoud), Selmi
(CRB), Bourzama (Aïn Turk), Koriba (ESS), Ouadagoulo (Centrafrique)
Berradja (MCA), Belabbes (USMA), Aïssaoui (USMH), Hadou (USMB), Medjahed
(CRT), Medahi (ESM)
WAT
Maâzouzi, Benmeghit (USMA), Dif, Zaouaoui (USMAn), Belkaroui (ASMO),
Touil (Aïn Turk), Adjine (USMO), Zahzouh (IRBM), Kimouche (USC), Farhi
(CFA/Paris), Tiza (USMB), Rachrouche (ASMO), Traoré et Bencherif (ESS).
: Bachiri, Boulahya (JSMB), Saïdi (SAM), Boukhiyar (MOC), Boushaba (CRB),
Zazoua, Benharoune (USMBA), Aït Hamlat, Rabta, Lazaref (Arba), Chaïb (ASK), Habri
(fin de carrière)
Première journée du championnat de Ligue 1
Quinze équipes à l’assaut de l’ASO Chlef
Le championnat national de Ligue 1
entamera, demain, sa deuxième
saison avec plus de maturité et
d’expérience pour les clubs, mais
aussi pour les dirigeants qui veulent
affronter la dure réalité du terrain
avec plus d’ambition, de nouvelles
idées mais, surtout, plus de moyens
financiers. Tous sont, toutefois,
animés de faire une belle saison,
comme en témoigne la bonne
préparation effectuée (du moins) par
la majorité des clubs, lesquels se
sont en plus renforcés durant
l’intersaison par des joueurs
susceptibles d’apporter le plus
escompté au jeu de l’équipe. Le
nouvel environnement est constitué
de trois nouveaux promus, le
NAHD, le CSC et le CAB qui ont
l’habitude d’évoluer parmi l’élite.
Les trois clubs remplacent à
l’occasion l’USM Annaba, le
CABBA et l’USM Blida, relégués
en Ligue 2. Quinze clubs se lanceront
dans la bataille, dès demain, avec
l’espoir de destituer l’ASO Chlef,
champion d’Algérie en titre, de son
bien. Les Chélifiens, en revanche,
auteur d’un parcours époustouflant
la saison passée, auront la lourde
tâche de conserver leur titre, le seul
et le premier de leur histoire,
décroché sous la houlette de
l’entraîneur Meziane Ighil, qui a
quitté la barre technique du club au
milieu de la semaine. Il a été
remplacé par Nourredine Saâdi, dont
l’objectif assigné est de conserver le
titre tout en réalisant un bon parcours
en Ligue des champions africaine.
Des grandes ambitions, dans les
cordes de l’ASO qui a gardé son
ossature, malgré le départ de
quelques joueurs-clés comme
Djediet, Soudani, Mohamed
Rabah… Saâdi, un technicien aux
compétences avérées, a accepté la
mission et il l’a fait savoir aux
joueurs lors de la première rencontre
mardi soir à l’entraînement. L’on en
saura un peu plus sur le nouveau
visage des Lions du Cheliff, demain
dans le match choc de la journée
contre le MC Saïda.
L’USMA, LA DREAM TEAM
ET LES AUTRES
Même s’il est de coutume que tous
les clubs ambitionnent de jouer les
premiers rôles et de décrocher des
titres, il n’en demeure pas moins que
certaines formations partent en
favorites au vu des moyens mis en
place et du recrutement judicieux
opéré durant l’intersaison. Parmi ces
clubs, l’USM Alger vient en tête. La
formation de Soustara a volé la
vedette, cette saison, avec le
recrutement de plusieurs
internationaux locaux et évoluant à
l’étranger, tels que Lemmouchia,
Laïfaoui, Bouazza, Bezzaz, Meftah
et Zemmamouche. Le président
Haddad a mis le paquet pour assurer
les meilleurs joueurs sur le marché
en vue de donner une autre
dimension à l’USMA, devenue une
équipe quelconque depuis la retraite
de Dziri, Meftah, Bourahli,
Zeghdoud et les autres qui faisaient
la force de l’équipe. Toutefois, sur le
terrain, ce sera sans doute difficile
face à d’autres formations qui ne
manquent pas d’ambitions, à l’image
de la JS Kabylie qui a réussi, elle
aussi, un bon recrutement (Metref,
Hemani, Sedkaoui, Boulemdaïs,
Camara…) ou encore l’ESS qui
reste redoutable, malgré le départ de
plusieurs joueurs. La bande à Renard
l’a déjà vérifié à ses dépens, samedi
passé, face au NAHD, lors d’un
match amical disputé à Bologhine
(0-0). D’autres formations vont
certainement prendre goût à la
compétition au fil des journées et
l’on assistera sans doute à des
surprises, comme la saison passée
avec le CRB et l’USMH qui
pratiquaient le football le plus
spectaculaire du championnat. A
rappeler que le championnat a
débuté, mardi, par le match avancé
JSK–MCA qui s’est soldé par la
victoire des Canaris sur le score de
1 à 0, but signé Boulemdaïs dans le
temps additionnel.
Slimane M.
L’équipe de Chlef a préservé son ossature malgré le départ de certains joueurs cadres
El Wat an Week-end - Vendr edi 9 septembr e 2011
23 FOOT
LI GUE 1
1ere journée demain
MCS 16h00 ASO
WAT 19h00 ASK
MCO 19h00 USMH
USMA 19h00 CAB
CRB 19h00 MCEE
CSC 19h00 JSMB
ESS 19h00 NAHD
JSK 1 - 0 MCA
LI GUE 2
Programme de la 1re journée
Aujourd’hui
CAB Bou Aréridj 16h00 MO Constantine
ES Mostaganem 16h00 AB Merouana
JS Saoura 16h00 Paradou AC
MO Béjaïa 16h00 US Biskra
MSP Batna 16h00 ASM Oran
RC Kouba 16h00 SA Mohammadia
USM Bel Abbès 16h00 USM Blida
O Médéa 16h00 USM Annaba
Ligue 2
C’est parti !
Le coup d’envoi du championnat
national de Ligue 2 de football (an
2) sera donné aujourd’hui à
l’occasion de la première journée
qui sera dominée par les deux
chocs CA Bordj Bou Arréridj – MO
Constantine et USM Bel Abbès –
USM Blida. Les trois clubs
relégués cette saison, à savoir
CABBA, USMB et USMAn qui sera
en déplacement à Médéa vont
tenter de retrouver l’élite
rapidement. C’est le cas des autres
formations qui ont l’habitude de
jouer les premiers rôles, à savoir
l’ASMO, le RCK, l’USMBA, le MOC
et le MSPB. Le reste tentera de
jouer les trouble-fêtes et
décrocher une place honorable,
même s’il est encore trop tôt pour
parler des potentiels candidats
pour l’accession, car avec trois
billets en jeu, plusieurs
formations aspirent à retrouver
l’élite. A suivre de près aussi
l’apparition, pour la première fois
en championnat professionnel,
des deux nouveaux promus, le MO
Béjaïa et la JS Saoura qui
accueilleront respectivement l’US
Biskra et le Paradou AC.
S. M.
JS Kabylie
Un bon début en attendant Ighil
La victoire acquise face au MCA a
été surtout très bonne pour le moral
des troupes. En effet, celles-ci
soumises, ces derniers temps, à de
fortes turbulences avaient besoin
d’une victoire pour tenter de
ramener la sérénité. C’est surtout
là l’enseignement majeur de cette
rencontre face au MCA. Une
rencontre, d’un niveau moyen, au
cours de laquelle les camarades de
Remache, excellent au passage,
avaient dès l’entame de la partie
pris un ascendant assez sérieux sur
leur adversaire en le prenant
pratiquement à la gorge. Il faut dire
que les Mouloudéens, à travers
leur dispositif défensif, leur avaient
facilité quelque peu la tâche. Mais
les Kabyles méritent bien cette
victoire. Et ce, même si de
nombreuses lacunes ont été
enregistrées tout au long de la
partie et que le coach Karouf n’a
pas manqué de relever pour en tirer
les enseignements utiles pour la
suite du championnat. Il faut dire
aussi que Karouf a mis en place un
onze totalement métamorphosé
par rapport à celui présenté jusque-
là en Coupe de la CAF avec
l’incorporation des joueurs
d’expérience, dès l’entame de la
partie, comme Metref, Hemani et
Sedkaoui qui ont fait la différence.
Mais son mérite est d’avoir opéré
un changement fort judicieux avec
l’incorporation, dans pratiquement
le dernier quart d’heure de la
partie, de Boulemdaïs à la place de
Younès qui était trop brouillon
dans le jeu. Le coaching de Karouf
a été payant, puisque l’ex-Eulmi a
réussi à mettre le feu dans la
défense adverse avec sa percussion
et son sens de la pénétration. Il a
pesé sur l’axe mouloudéen, qui a
été perturbé par la sortie prématurée
de Babouche, suite à des brûlures
à la tête après avoir reçu un
fumigène balancé des gradins. Il
faut dire aussi que les Mouloudéens,
qui avaient fini sur les genoux,
avaient manqué de lucidité pour
justement pouvoir contrer ce brise-
roche de Boulemdaïs qui les a
crucifiés. Ainsi, pour Karouf, tout
porte à croire que les clubs de la
capitale lui réussissent bien. Et
pour cause, il avait déjà réussi, en
2008, sa prise en charge de
l’intérim par une victoire face à
l’USM Alger sur le score de 1-0.
Un Mourad Karouf, qui sera
maintenu à la barre technique aux
côtés de Meziane Ighil qui, en
principe, a donné son accord pour
driver l’équipe et pourrait entamer
son travail au lendemain de la
rencontre de Coupe de la CAF face
au MAS de Fès, prévue demain au
stade du 5 Juillet à 21h. En
attendant, l’équipe a repris le
boulot hier soir à 19h pour préparer
le match de demain contre le MAS
de Fès, comptant pour la 5e journée
de la Coupe de la CAF.
Mohamed Rachid
A la veille du lancement de la saison 2011/2012,
le président de la Ligue de football professionnel,
Mahfoud Kerbadj, a adressé aux présidents des
clubs professionnels un message dans lequel il
les invite à collaborer pour la réussite du
football professionnel qui entame sa deuxième
année consécutive. M. Kerbadj a d’emblée
souhaité « la bienvenue aux clubs qui ont rejoint
notre groupement, à savoir le MO Béjaïa et la
JS Saoura qui ont arraché, à la fois, l’accession
en Ligue 2 et le statut professionnel. J’adresse
également mes félicitations aux clubs
champions sortants, en l’occurrence l’ASO
Chlef, vainqueur du titre national et la JS
Kabylie, vainqueur de la Coupe d’Algérie, ainsi
que les nouveaux promus en Ligue 1, le CA
Batna, le CS Constantine et le NA Hussein Dey.
Tout comme je formule le vœu de voir les clubs,
qui n’ont pas obtenu les résultats escomptés, de
se ressaisir à l’occasion de la nouvelle saison».
M. Kerbadj a ensuite évoqué le rôle de
l’instance qu’il gère et qui a été récemment
créée.
«Comme vous le savez, cette nouvelle saison a
été précédée par la mise en place d’une
nouvelle structure, chargée de la gestion
exclusive du football professionnel. Elue en
juillet dernier, la Ligue du football professionnel,
dotée d’un conseil d’administration
représentatif, au sein duquel sont bien
représentés les clubs de Ligue 1 et Ligue 2, se
veut à la fois un organe de gestion des
compétitions et un lieu de concertation entre
tous les acteurs du football professionnel.
Aussi, je peux vous assurer que la Ligue dont
vous êtes l’émanation, favorisera en premier
lieu le dialogue entre les différents partenaires
afin de créer un climat favorable à la bonne
marche de notre sport. La Ligue va s’atteler à
vous accompagner et vous soutenir dans votre
mission, notamment par la mise en place de
véritables structures de football professionnel.»
Le président de la LFP note avec satisfaction la
bonne préparation des clubs durant l’intersaison,
un indice qui augure d’une compétition animée :
«Concernant la nouvelle saison, les échos, qui
me sont parvenus de partout, indiquent que
l’ensemble des équipes, à une ou deux
exceptions près, ont bénéficié d’une préparation
à la hauteur de la mission qui les attend. Cela
augure d’une compétition animée et indécise.
Nous souhaitons que ces efforts se traduisent
sur le terrain par la production d’un beau jeu et
le déroulement des parties plaisantes disputées
dans un véritable état d’esprit de fair-play et de
sportivité», a-t-il déclaré dans un communiqué
publié sur le site de la LFP.
«Dans le même ordre d’idées, j’invite tous les
acteurs du football à faire preuve de retenue
dans leurs déclarations. Je souhaite, de la part
de chacun d’entre vous, une collaboration
responsable en matière d’appréciation d’avant
et d’après-match, particulièrement sur les
prestations des arbitres. Que les clubs soient
assurés, la Ligue est décidée à apporter sa
contribution pour améliorer ce secteur que je
considère comme vital pour le bon
fonctionnement de notre compétition», a-t-il
ajouté. Concernant la programmation, la LFP
est résolue à respecter scrupuleusement les
dates du calendrier du championnat. «J’invite
les clubs engagés dans les compétitions
internationales à prendre leurs dispositions
pour se conformer à la réglementation», a-t-il
conclu. J’affirme ici que toutes les conditions
ont été réunies pour permettre à l’ensemble des
clubs des différents championnats à disputer
leurs rencontres dans les meilleures conditions.
K. G.
Le message de Kerbadj aux présidents de club
Ligue des champions
WAC-Ahly, duel indécis
Le WA Casablanca veut assurer sa
qualification aux demi-finales de la Ligue
des champions africaine (Gr. B), «en battant
Al Ahly d’Egypte», dimanche soir, au stade
Mohammed V, dans le cadre de la
cinquième journée, a déclaré son
entraîneur, Michel Decastel, hier au site
Internet de la Confédération africaine de
football (CAF). « Gagner ce match, c’est se
qualifier pour les demi-finales. Nous avons
notre destin entre nos mains », a précisé le
technicien suisse, tout en mettant en garde
contre l’adversaire égyptien qui «sait
voyager». «J’ai suivi leur match de Tunis
contre l’Espérance. Ils ont été battus, mais
ils se sont créé beaucoup d’occasions et
sincèrement, ils ne méritaient pas de
perdre .» Les Cairotes seront hypermotivés
pour ce match, selon le coach du WAC,
d’autant qu’ils vont jouer pour l’occasion
«leur dernière carte». «Si les Egyptiens
sont battus, ils n’entreront pas dans le
carré d’as», a-t-il ajouté. La formation
marocaine sera privée dans cette rencontre
des services d’Ahmed Ajedou et Fabrice
Ondama, mais Decastel pense «qu’il faudra
bien faire sans eux», rassurant que son
effectif est suffisamment dense pour qu’il
puisse «trouver la meilleure solution». A
l’issue de la quatrième journée, le WA
Casablanca partage le fauteuil de leader du
groupe B avec l’ES Tunis. Les deux équipes
comptent six points chacune, devant Al
Ahly d’Egypte, troisième avec cinq points,
alors que le MCA ferme la marche avec
seulement deux points.
En revanche, la formation d’Al Ahly
d’Egypte «est condamnée à réussir un très
bon résultat au Maroc», a affirmé, jeudi à la
presse locale, son entraîneur José Manuel.
«Comme l’ES Tunis aura la mission facile
face au MC Alger, dans l’autre match de
notre groupe, on est tenu de réussir un très
bon résultat face au WAC, pour garder nos
chances intactes dans la course à la
qualification au carré d’as, avant de
recevoir l’EST lors de la dernière journée de
cette phase», a déclaré le technicien
portugais quelques instants avant le départ
de son équipe pour Casablanca. Le patron
de la barre technique du champion d’Egypte
en titre reconnaît, en revanche, que la
mission des siens sera très difficile sur les
terres marocaines, vu que «l’adversaire est
un gros bras et misera sur l’apport de son
public pour gagner et assurer sa
qualification dès ce match». Les deux
équipes avaient fait match nul (3-3), lors de
la rencontre aller au Caire, comptant pour
la première journée de la phase de poules.
A l’issue de la quatrième journée, le WAC et
l’EST se partagent la première place du
groupe B avec 6 points, suivis d’Al Ahly avec
5 points, tandis que le MCA ferme la marche
avec 2 points seulement. APS
Les partenaires de Tedjar ont entamé la saison par une victoire
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L’ASO Chlef, champion d’Algérie dans
le tout récent championnat national
professionnel, remettra en jeu, à partir de
demain, son titre, à l’occasion de la première
journée de Ligue 1 qui sera marquée par
le retour de trois habitués, le NAHD,
le CSC et le CAB, en remplacement du
CABBA, de l’USMAn et de l’USM Blida.
Pour l’entame, l’ASO Chlef effectuera
un périlleux déplacement à Saïda pour y
affronter le MCS qui ambitionne de faire
un parcours meilleur que celui de la saison
passée. Avec un peu plus d’expérience, les
clubs savent que la mission ne sera pas
facile, notamment pour assurer les moyens
financiers qu’exige la haute compétition.
Les responsables de club ont soumis leurs
doléances et leurs préoccupations au
nouveau président de la Ligue de football
professionnel, Mahfoud Kerbadj, lequel
partage leurs soucis, mais il les exhorte à
plus de retenue et de responsabilité pour
réussir une bonne saison. En plus de l’ASO
qui s’attellera, sous la houlette de son nouvel
entraîneur Noureddine Saâdi qui a remplacé
au pied levé Ighil Meziane, à conserver
son titre, d’autres formations vont tenter
de lui succéder sur le trône. A commencer
par l’USM Alger, à la recherche de titre de
champion depuis la saison 2004/2005. Le
président Haddad a cassé sa tirelire pour
s’offrir les meilleurs joueurs sur le marché, à
l’image de Meftah, Lemmouchia, Laïfaoui,
Bezzaz, Bouazza, Boumechera, Bouchama,
Boualem…, dans l’espoir d’asseoir à
nouveau son hégémonie sur le football
national. Mais l’USMA n’est pas la seule
équipe qui aspire à succéder à l’ASO Chlef.
La JSK, qui s’est renforcée par de nouveaux
éléments, tels Hemani, Boulemdaïs, Metref,
Sedkaoui… et probablement l’entraîneur
Meziane Ighil à la barre technique, est animée
des mêmes ambitions. Les Canaris ont bien
débuté la saison par une victoire face au MC
Alger dans le «86e clasico». L’ES Sétif veut
faire de même face au NA Hussein Dey,
demain, et confirmer qu’elle n’est pas finie
malgré le départ de plusieurs de ses joueurs
cadres, à l’image de Lemmouchia, Laïfaoui,
Bouazza, Yekhlef, Djallit, Chaouchi… La
succession reste toutefois ouverte pour
d’autres formations au passé glorieux. Le
week-end sera également marqué par le
début du championnat de Ligue 2 qui verra
l’arrivée du MO Béjaïa et de la JS Saoura
dans le nouvel univers. Les deux formations
entameront, aujourd’hui, la compétition
à domicile, en accueillant respectivement
l’US Biskra et le Paradou AC. L’accession
reste ouverte, comme la saison passée,
dans la mesure où ce palier est composé
de plusieurs clubs ayant déjà évolué parmi
l’élite et aspirent à y revenir. Toutefois, des
équipes comme l’USM Annaba, l’USM
Blida, le CABBA, l’ASMO, le RC Kouba
sont, a priori, les mieux indiqués pour
décrocher le sésame.
Le week-end sera également africain avec
la 5e journée aussi bien pour la Champions
League que pour la Coupe de la CAF. Le MC
Alger et la JS Kabylie, les deux représentants
algériens, évolueront respectivement à
Tunis face à l’EST et à Alger face au MAS
de Fès. ■
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Avec un peu plus d’expérience, les clubs savent que la mission ne
sera pas facile, notamment pour assurer les moyens financiers
qu’exige la haute compétition.
Slimane M.
slimanem@elwatan.com
Vendredi 9 septembre 2011
El Watan
Coup d’envoi du 2e championnat national professionnel
L’ASO Chlef remet son titre en jeu

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