L'OFFICINE

OU

RÉPERTOIRE GËNÉnAL

DE PHARh{ACIE

PRATIOIJE.

(932) 6ÀrNT-cL0uD.

-

tmpntilEnln DE

M*c

L'OFFICTNE
OU

RÉPERTOIRE GEI{BRAL

DE PHARMACIE PRATIOUE
1"

LE DISpENSAIBE PHABMACEUTIQUE,
I.Écrlgs ET PÀITTTcuIIÈnns,

ou CONSPECÎUS DES PHARUACoPÉES

alLruÀnDEst euÉnrclrNEst lNcl^rsEs, BELcEs, EspacNoLEs, rnANcarsns,
IIATIERES MEDICÀLIS
t,

EoLLÀIrDÀttEs, ITALIENNES, DOLONAISEST PORTUGÀrSE!, RUSSES, SARDEs, suÉuOrsrs, DTC. I

Des Formulaires,
D,T

NX,CIID,ILS

DIVERS

Or

UÉNNCINE ET DE PNARIIIACIE DEs Uû,UES PâIS;

DE T^DLE,tux rnÉsENTANT r.À coNco^"^If,i:xI nivrns porDs uÉorcrnlux DE Lrnunors ENTaE r.ux ET Àvtc rr srgrùur oÉctlrer.l
D UNE
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rltsrRucrroi{ suR LEs AnÉouùrRËs ET

DtuN cÀLENDRTER DHÀRMAcEI Treun ; DtuN APERçu sug, LBs CLASSIFICATIONS PITARMAcEUTIQuEs, tsÉner'rûTtQttEs ET otrlgtglRa NÀTURELLE;
DtuNE rNsrnncrroN suB L^ uaxtùnn nr rENrR LE LrvnE-coprr DEs pnEscnlprrolts uA6,ISTBALEg; DEs Ercr{Es ennÉvrerrrs rr D'uNE pnoposrrroN DE srct{Es Nouva^ux DE roxoÉnerror uÉorcrwer,r;

LES !'EBnnrOryrùrnrs I

I)e ltart de Formuler

I

9. LA PHAnMACTE LEGALE,
comprenant

La Ldglstation pharmaceullque
oÛ REcuElrJ DE Lors, oÉcnrrs, .Lnnû,rÉs

ou PEI'IT rsetrÉ

DEs IlloYENs PRoPnEs  FÀrRË nEcoNNArrKE LEs
.

nt prùces DrvERsBs coNcERïtaNT Itsxrncrctr DE La Toxlcologile

LA

pnA3t[Àctt ;

porsons ET À coMBÀTTRE

LEUR$

ou

lrtrl'

DEs ![lDrc^ilENTs SntDLrs nr coutosÉs, rnertÉ ors [oYEIts tttroDa's À r^rRB BEcorNArrBE LEUR nÀTuRB

L'Etsal phûrmrceattqûc

3. L'APPENDICE PIIARMACEUTTQUE,

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LEtt!,

tÀtrrrtc rtolt;
(errr,rsr),

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rsen'ecrr vÉrÉnrrrrna-,

r.r uÉuonr* "'^*r^"r" ";ffi:;ïiiitreur, rnÉnlreurrqur ar gN lrrsôrLr,eni,s r'enrtcr,ls
QItt
rNTËRESSf,t{T

r.e

LÀ cErurE pBAnM^crrrteûa

LE TAEIF GENERAL I'E PIIARMACTE ET
hécédé du

L-t IEÂtrMACIE rBrrIQuS; DICS EBANCIIES ACGETIOINES,
nadpulations;

tarif der
P^t

DONVAIII.T,
Direct€ur-trottùatour de

ls

Pharmeci€ centrrlo et ale t$ Caisse générele de prévoyauoe des Pharmaciens ds fmncs.

Gonrirléroblcment augmontée.

CINQUIEME ÉDITION,
-Plrnches interoalées
dane le

tûte.

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eecee-

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Nomenctaturo 6traugêrc.

LABE'

PARIS,
LrBnarnE DE LA FACrrrrÉ nn MËDEcrnE,
Place de I'Ecole-de-Médecine,

Et à la Pharmacie centrale

dee

Pharmacienc de Frenae.

f,a5t
L'AUTEUR

su nÉsrnvE LE Dnotr DE TRADUcrroil.

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*CF]T OUVRAGfi] ST] TROUVh] C,HE.T, LES IIBRATRËS SUTVANTS r.. Chez BertraRdr À. Chairou et eompagrrie. Prevost-Allo, Amieng........t.+ Amsterdatn. .. Caarelsen, Yan Bakkenes. Ângers. . ........ r Barass6 (8.), Cosnier et Lachèse. GÊllrndetCarlier. .Athèùes........... - Ifilberg, ^rmr............. - Cosse, Jaymebon. Boyonne. - lshor, Ilirschwald. Borlin. Berne. .....,..... Mathey. Buirngoî....,..... -,Dalp, U.iBaudinrBulle, Bordqaux..._.,.... - Chaumaa,Feret. Do8ton..,..,.,,... - Littte et Erown, Croebyet Nicholr. - F. Bobert, Alleguen. Brest. ... .. . .. .. .. Druxeller.. .. . . . . . . J. - A. B. Tirchei, Périchon, Decq, Caen. .. .. .. .. .. . . . Bouchard. Cberl6ton..,....., - P. J,Deile. ClermoDt-Ferr8nal.. - Ihibaut-Lanilriot,Weigset,Ve Escot-Borthier. Coponhagus...,... - Gyldendal, Hort. Cracovle. - Friedlein. Piclrd. Dijon.......,.,... LamBrche, Dublin.........,.. - Hodges et Smith, Finnin et compagnie, - ilaclæhlan et Stewart, Williamr aDd Norgôte, John lficnrier, luthorlstd snd Xnor, Edimbourg. .,,.,.. Floranca. . . . , , . . , . - Ricordi et Jouhlud, Lspi Papini. Francfort.c.-le-[ein. - J. Bser. Gand............. - floete, Lebrun-Devigne. Gênes...,,,,.,.,.. - Â.Beuf. Bogsi. Genêvo. . - Cherbulier, Julien frères. Gronobl€. llsrlo. La Haye., . . . . . . . , . - LçB héritiera Doorman, Eelinfante, vln Cl€ef, Nijkùf. - G. Bridel, Delafontaine et compaqnle, Usrtignier. Lauaenne.. . , . . . . . . - Brockhrue, Goetze ot [ieriech, Dûrr. Leipzick. - Lasnier. Ls l[lnr........... - BriU, Yanilerhoek frères. Iæydo, . ,.,.. . .... Liége............. - J.Desoer,Gnusé. - Leleu, BeghinrQuarré. Li|Ie......,,...... - Uarmignon, Limogss. Lisbonng. . . . . . . . . . et Semionil, Silve junior et comp&gîio. - Iiolltnd Londrea.........,. - E. Baillière, Bsrthèset Low€ll, Lorient. ..,.....,. I,eroux-Casaard. Louvain.,...,..... - Vrn-Esch, tronte!'n. - Srvy, Barrette, Megret. Lyon,,..........,, Ugdrtd...,........ - Bgilly.B&illière. -. Uarseille, Crmoln frères. - Leroux, ilayencc. l[ê$ine...,......, - ADt.di Stefâno. - LorettcrWarion. Uetz..... de I'llcole trdrlecinc (L. Ordrz), Librairie mexicainc (ftillêt€r et compogni.]. Uexico. . . . , . . . . . . . - Librairie frèree, de UilÀn.. , .......... Dumolerd luontpellier,....... - Potræ,Pitrst. lloutréal.. ...... . . - llolland' J. Armour. lloscou...,...,.... - Gnuthier, Kroge, [ienatril,Semen. Namur..........., - Leroux. Grimblot et comp*gnio, lllle Çonct, Nancy. . . . . . . . . . . . Forest aîné, Guéraud. NaDteô, . . . . . . . . . . . - Brroleatr, Nirelli. Napler. ......,.... ilarqhierri, - I{. Baillière' New-York. ........ * Nouvgllo-prléanr... - A. ùlor€t, Hébcrt, Pûyar Uorgan, Odessg. ........... Sirurolt, Camoin. Oxf0rd............ - J. Parker. Perpignan..,.,.... - Àlzine, Juli*ftères. Pétenbourç....,.,. - B. Issakof, J. Issakofl Uluzel, Glarner, Wolf Htrt et Lés. Philadelphie. ...... - Blaùchardr Pise,......,,..... - Nistri. Poitieru..,.....,.. - Létang. Porto..........,., - Moré. Rêntre!....,....... - Yerdier, D*niel Yonnier. Rio-Janeiro.,...... - Garnier. Roshefort.......... - Gimud' ProuÊt-Branday. Rouen.....,.....,. - Lebrument,Dubuit, P. flerle' Rome.........,... nottêral8m'..,..'.. - [remers. Stockholm.......". - Samson et Wallin, Bounier. Délivaul Betg€r-L€vrâultr Trouttçl gt Wurtzr Ssfttmof,' Strasbourg. .... . . . Toulon..,-......... - Eellue' ùIonge. - Gimotr Delboyr lllilhèB et compagnig. Toulouse. . . . . . . . . . - BouS€r€5 Tours. .. .. .. .. ,... Triest€.,.......... - UunEt€r. Boccû frèrce. iladettir Toscânêlll. Turin.. . . ., .. .... . Utrecht........... - f,€Bingotf,ls'Bro€!€' - Glucksberg, NstÊBson. Y:novie........... Vianne. ..... . .. .. Sintenis, Braumuller, Gevrlld.
Agcl. . . . . . . ... Vilna.. ..o........

'Wurzbur$.,.t..... Zurioh, . ... .. . .. . .

Th. Glucksberg.
Stahgl.

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Ilanke, Schulteso.

PRÉFACE DE

tA

CINQUIÈME ÉuTIoN,

Un livre qui résumerait tous les ouvrages nécessaires à I'exercice do la pharmacie: un volum6 qui, à lui seul, pounait être considéré èommo une petite bibliothèque ilharmaccuiique. où ls pharmacien lrouverait rassemblés tous les reuseignements nécessaiies aux besoins iburnaliers de sa prol'ession, serait, sans aucun doute, de la plus granCe utilité-pour lui: tel est Iè livre que nous soumettons au jugement de nos confrères, sous le nom del'Officine. Un livre d'utilité, c[ surtout un livre de tous les insiants, n'atteini parl'aitement son but qu'autant que les parties qui lo composent sont disposées aveu rnéthode, que les recherches v sont pronrptes et faciles. C'est ce quo nous avons cherché à réaliser en drvisant I'Offrcine en ôuatre parties: fa premièro, sorto do pharmacopée universclle, porte lo nom de Disiènsairephàrmaceutique; la deuxièmo, qui comprend la législation plrarmaceutiquo, la toxicôlogie, l'èssai des médicaments, nous I'avons nommée Pharmacie légale; la troisième, formés de màtériaux divers. estintitulée.,4ppendice phamnaceutiqwe; la quaùriême, en[in, principalcment consacrée à donnei le prix de vente des médicarnonts simples et composés, est irrtitulée lorif oénèral d,e pharmacie et des branches accessoires.,Ces diflérentes parties pourront, être indiqiréôs-au dehois, comme
celles des Codes dejutisprudence, chacune pàr une coloration particulière (,1).

édition. Un

citer leurs r('marques e[ leurs critiques, a été enterrdu par un plus frand nombre encore. Dour cettenouvellc é4ition quepour la précédente (2). Les Sociétés pllarmàceutiques des départe1ients Iui oni répondu do leur côté,.en nous envoyaut les bulletins de leurs travaux. Do sbrte qu'en ouùro oes lacunes et Incorrecllons qug Dous avoos reconnues par nous-nlêmes, nous avons Du trtroûter de loutes les idées et observations qui nous sont ainsi parvenues tle tous les points do'là !'rance, et, ajoutons, rJe beaucoup de pays élrangers (3). , Par sa base prirnitive e[ le.fait de ce concours,l'O.f f cûta est devenrre lc centre du mouvement de la pllarmacrc pratiquo; I'inveDtairo ou compendium de lout ce qui est acquis en notre art. ef marquanù par conséquent la llmite, le point de clépart des progrès ultérieurs; elle est devenuo enlin, sous beaucoup de rapports, ce que nous demandions pour le cod.en sous un seul, lo guide c[ l'æuvre de tous. Drspnnsatnr. Toules les parties del'Of f,cine ont reçu dans les éditions successives de nombreuses additions. Pour en citer,quelques-uies, nous signalerons d'al-rorrl la Reuue Oes taits ;t déco,uvertes découvertes qui bonorent lo plus la orofession. mise comrne introduotion ên tAre .la 1ôuvrqqô, oi la- p.rôfession, comine introductiorr on tete Oe l'^,,o,ooo ài que I'on oourrait apneler. à bon droit. les fostes d, la nharmacie: nuis norrs ninrrrorono quT'l;; g"_9lp1 pggllil u1p.]9.,__i-!on 9tqitt /1tu de ta.pharmacie;.puis nous ajoureron; ^',".'t." -lq! P.rolëgoiùnes du Dispensaire qui, dans la.troisiènre' édition, avuitieçu les articles , nruci1ôn àri choix des drogues simples,-Sucoédanés, ClassilicaIions d'histoire naturclle, classifications thérapeutiques et,.le Dispensaire luimême, augmenté de I'histoiro dcs substancesou des formules nÀuvollement' introduites dans la matièr^e médicalo, ont reçu de nouveaux documents et surtout de no.nLbreux complémonts d'articles. y renrcrquera en particulier les forrnules Oe taplufaiidài Qn médicaments dits spéciaur dont les brevels sont expiréJou déchus. Pnrnilrcrn rÉcÀr,n. La Législ'atio? pharmâce,ltico-méilicale n'exigeait que quelquer Dql. la Toæ,icologie.,nous avons o-'onné_quelqieiiô_ grpLéInq,nlf 9o9..lool 11op aiogl{p. tions surl'absorption despoisons, fait connaltre les méthodes générales de recherchô deâ p piinci' Essai desmédicaments,-nous-avons paux toxiqueset les nouveaux antidotes. iqueset Dans l'È'ssai desmédi Dansl'l'ssoi des médicaments, nous avons enregistré enr'egistr6 les- moyens proposés dans ces.derniers temps, p-our constater I'identité des substances méOicinales, ou.pour décoler les adultératious qu'on-leurfait subir, ainsi que celles des principaieiÀuLitances alimentaires.

peine qne cet ouvrage a été pubtié, et déjà il est arrivé à sa cinquième succès aussi prompt etaussicomplet prouvo qu'il répond à un besoin réel. ..L'appel que nous avons fait à nos confrères dans la préface de la première édition, pour solli-

Il y a quinze ans à

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) Voir après la table I'avis au relieur, f2) Porrr la nrêsente éditisn nous avons eu le concoureac.tifde nos honorés.confrères, MM. Marquez, plràr'rnacieu tli Couttnces, et Ortlieb dc Sainte-Marie-aux-Mines. qui nous sonrenvoyésà I'inrenrion det,offcine,now Il)!t1ép:l_d-TlTg_n! 9-":,illg!:.9!-9!:gr1u!i9"r recevons souvent o€s qu€sl.lons lnleressant seulement certx qur nous les adressent, Noue nous empresse,. rons toujours de répondre à ces questione particulières, comme à celles d'un caraclèr'e plu* gen,jral. (|

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PRÉ;FATE DE LA ûINQUIÈME ÉDITION. Pharmacie r;étéri.naire a reçu un complément do formules, dont beaucoup Phàrmacie homaopathÂque a été comsont tirées des auteurs étranqers les plus ostimés.plétement remaniée. Bllc conlient rloric aujourd'hui-La les notions nécesÈaires à la préparatoutes tion et à la oisocnsution des remèdes hahnemuniens, Les pharmaciensont iournellement occasion de faire des re'cherches qui touchent à I'analvss chimique': recherches porir lesouelles faute d'un guide, ils sont souvcnt fôrt embarrsssés. Eri efli:t, toui les jours, ils srinl, suscéptibles d'avoir à rechercher la composition d'un alliaee de mél,aux, d'un minerai, d'un sol arable, d'un composé salin, d'une eau minérale, d'avoir à iaire l'essai d'objel,s d'économie industriello ou domestique; c'est à eux quo les médecins s'adressent Dour connallre l'é[ar. ou constaler I'identité des lluides humoraux (sàng, bile, urine), analyser ded productions morbides (tumeurs, calculs, gravelle, etc.). I[ était doncde la Dlus hauto utilité que I'Offrcine, adoptée rlar la plupart des pharmaciens, conttnt les renseienementb propres à les aiàer dair's ta solutiôn dô cos ôroolèmes d'e chimie alâlvtique. C'est cctlé considéiatiôn qui nous a conduit à composer I'artiile intitulé : Chirnie pharînaèeutiaue. dont nous esoérons qu'on aonréciera commê nous toute I'imporlance. Le Tableau iles cirps'chimiques, corirpris dairs cet âiticle, et gui constitue un docum'ent, comme il n'en exisl,o pas d'aussi cbmplet, à notre connaissanco, mênie dans les ouvrager spéciaux de chimie, en même temps qu'il aidera les calculs de I'analyse, facilitera Ia préparation des composés clrimiques, et Les Miscelen particulier ceux qu€ le pharmacien obtient par vois de double décomposition. lanées, chapitre où sbnt ins-érés, ainsi que I'indi{ue son nom, les articles dàccessoire de pharmacio lcs plus variés, les plus disparates, a reçu un grand développement (l). Tlnrr. les preduits nouveaux insérés dans le Dispensairo son[ naturellement venug -Tous prendro place avec leuis prix dans le Tarif. - En un'mo[, et sans cofoprendre ici les compléments d'articles qu'il nous a été permis de faire, par suito de I'agrandissem-ent ds I'Offrcîne. nôus crovons n'avoifomis aucun de cos cen[ et uri "cenl, et un nrodes opêiatoirôs et de ce6 mifle et une formules qui ont é1,é misos au ilroduits, de ces iour dans I'intervalle qui sépare la dernière de la nouvelle édition. AEn do voir notre livre.s'e répandre parmi les médecins,. autant gu'il I'est pdrmi les pharmaciens, et d obtenir, ainsi que nous en avons exprimé ailleurs le désir, entre la prescription e[ la préparation des médicaments une corrélation qui est loin d'exister aujourd'hui, nous avions déià eu soin. dans la 2" édition. d'indiquer à Ia suite do l'histoire de toutes les substances lei doees auiquelles elles sont employée's, et d'ajouter un dccument important : l'Art de formuler. Pour atteindropluscomplétementnotrebu[, etfaire de I'Off.cine unlivreaussi inôisnensable au médecin nrâticien où'au nharmacien. nous avions de,ià aiôuté dans la précédente édiiion la Classifreatian âes médiedments', d'après leurs offots dans ltis maladies, el lun' Mémorial thérapeutique. D'un autre côté, nous avions insislé plus quo nous ne I'avions fait sur Ie mode d'adniinistrition des médicaments. Dans la nouvelle iiditioir, nous n'avons point oublié I'intérêt de ces chapitres. Le succès do notro livre ne s'est pas borné à notre oavs. L'Of fr.cine est en effèt auiourd'hui assez répandue dans les pays étrangers. La nomenclal,uro folyglotte,'qui suit les nomc'nclatures française et latine, renà c"ompto dî ce résultat, Des figuros d'appareils-en plus srand nombre. et les fieures des principales plantes actives dont aucune i'existaiidans les dôux fremières édiiions, oniété interè'alées'dans'lo texte, dont olles aideront I'intellisence. La table en sommaires de la première édiiion avait soulevé do nomhreuses téclamations, en ce qu'elle rendait les recherches lôngues et, fastidizuses. Dans celle de la secondo, quelquos inexactitrrdes nous ont été sienalées. Attachant une grande importance à cc couronnornent de notro ouvre, nous avons mis tous nos soins à Ie ren-dre eract, Mais on comprendra que dsns une table commo cello de loffieîne, qui contient plus de vingt-cinq mille indicaiions, il eit diffrcile qu'il no s0 grlsse pas quelques elreurs. En résumé, nous le répétons, nous crovons n'avoir rien néelisé Dour donner à notre livreco -et cachet d'utilité générale, atteindre le briù que ngus ngus som"mës 'proposé tout d'abord, c'est à savoir, do faire de l'Oflicine un guido pratique tle tous les instantsl et qui ftt ontre les mains do tous les membres de la famillo médicaie. Paris, 1"" avril 1858.
AppE,r*nrcn.

*I.tr

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(t) Nos lectetrs tlollvcront annucllentent rJans notre lletllue nh,arrnaceutioue une large moisson de reàsêig.nements de cettc na[urc, Àu.ssi ce supplérnent. annuel à'I'Officine leu-r est-il aujôurd'hui indispensablc pour se tenir au courant dB tous le8 progès qui les intéressent.

IN'TTÈODUCT[ÛN.

A I'occasion de la question des réformes dernantlées par les Pharmaciens fran-qill au gouvernemen-t, per ia pétition générale du 7 irovembre {850, nous lluhltâmes cleux opuscules, I'urI sur la réglementation de-l'erercice nrooiement-dit rlela pharmacie, I'autle intitulé_ : orgàriisation,de la pharmacie àu tr'rq,nct constderee dans ses rapports aaec la propaqalion, des sciences ùapplication. un double but -nous avait coirduit â exécuter ce tlerniei'travnil : appuyer d'abord les r'éformes demandÉes par la pétition, en faisant connaitre au gourernement les services que, prl'l'or$anisat-ion extrâ-phalmaceutique que nous proposrolls, la prol'essiou, cn retour des améliorati-ons spéciales qu'élle réclamait. pouvait lui lendre_ à lui-même et aux populations ; puis faire rôssortir les titreé rle la pharmacie àla cousidération publitiue. C'est lc fond de cet opttscule'tlueirous ?lonnons pour introduction à la nouvelle !fulrr. Nous ne pouviôns trouvel un meilleur froïtispice pour rm orrvragu uui.i
émrnem ment prof'essionuel.

, c'etait pou.f nous autant un tlevoil de r.econnaissance clue de conviction, de chercher à l'aire honorer la pharmacie. En effet, si depuis lorigtemps déjà nous lui consacrons nos efforts, irous delons reconnaltre qïe uoujavon's été"récompcnsé assur'ément au. delà de los mérites ; le ,suc_cès dô nos orlylages, le mandat honorable tle la repr'ésenter, dont la pharmacie départementale noîs â spoutanément chargé, sout poul llous la plus haute favèur que nous pouvioirs ambitronner.

. lgot failelenrlre justice à lnpharmacie, pouvions-nous mieux trouyer que de là iarreJugel'sui'ses ûru\resmêmes? pas

vrraéIevelunmouumelrtplr'sdi8ued'elle. Desmâtériauxplusn-ombreùxeussentétô Iircilementcollectés, et lei faits 1ir'ésentés arccplns de tlétâils eussent certainemeilt gqgné e.n intérêl. et en clarté. lltais poul tt'ouierplace ici, notre travaildevaitbhe rréccssairement limité. Tel r1u'il estçiéanmoins, ious espérons que nos confrères le considérelont comme unïocumeirt irnpor"tant de I'hidtoire de'la pharm";i", ài t1u'ils uous pardonnetont ses imperfectiorrs en faveur.tle I'intentio4 qur nous ir gurde : servrr notle chère profession en même temps gue de lui reudr.e ûommage
.

N'eri olfi'e-t-elle un {rssezbeau côntin_ geut ? Celtes le cadlc que rlous irvols choisi etrt pu de beàucoup êtrc agraudiet ser,-

.,.to phalrya.cie remplit oflicieusement, âu sein tle l.r société, une miçsion seien* iilirlue qui lui.donne-un.asp^ect sous lâquel, si ce n'est inôidemment, ello nh pornt elcore éte envisagée. C'cst ce poinfde vue que rrous allons essayei.de f'aire lessortir. Le pharmacien, en raison de ses connaissances polytechniques, remprit déià

4

INTRODUCIION.

;;ffi;;;;;"4*...u"i4 i;i;;:Ë;;;;; fu t'.éjeptent ies localités i il 'r'ousairleli dT* vos recherchei: il vous accomiagriera dans vos excursions; ett llâtte de se-trouver en conil vorislaissera convaincu Ë;i"J"*i;;*ii.. ri.!i.".e oula célébrité, vous et lui comme un lien quelegptlt de conlraatt-e utile est entre d';;il;il;i. à,irir ii t.t heureux et tsr de partager "ï99 ,f*il!1p)'-'l , t.rfiiÏà, Ïonctrons ofir"i'#;;it";tt.1o Déià aussi. dans les- départements, le pharmacien remplrt les d.tu"t les tribuiraux civils ou criminels, d'essayeur.des ri.ilËd';;rËtri*i.tt ;;tiË.;ilil;iâdÀànt, de membre des comités tl'hygiène (l) ou de comices
aEricoles. -"lSîriàoote,

officieusement dans les populations artistiques, industriellcs e,t agricoles au miti.îààrqréUes il se trouie placé, une mission tp'il suffit d'indiquerpourlafaire reconnal^tre et en faire appi'écier I'importance. Il est en elÏ'et le savant modeste O*in.*1n*t pratique, éliinemment âbordable par toutes les classes de Ia so.iOt" ,i $'it V 'a un iin'frelaté, une eau malsaine-, un nir méphitique , un aliment' àu"*.r.u*. â qui peut-on mieux s'aùresser qu'au plalqracien-chimiste pou-r y 'miriéral contient-ii des substances métalliques ou des s-els qu'on remEdier?'Un p"iiià àipt.iter? Telle plante est-elle utile comme-aliment, comme médicament, làs arts? Commentextraile tletel fruit oude telle racine du ;.fi1;t., troorrissante? Comment neutlaliser tel-poison, analysertelle liqueur ? Qui ne se connalt mieux dans les arts ou la technologle qrle le pharmaciôn vraiment digne de ce titre (J{gy)?'" Le nublic a tell"ement I'habituàe d'ài'oir recours au pharmacien dans cette foule a.îri*rtào.ôiîoi t'u*larrassent ou I'intéressent, qrLe c'est pour lui une chose toute naturelle et?lont il rrse en quelque so-rte comme d'un drort' Aussrtroyonsde ces applications des scien;;dt;;"t"risés à dire qu'il estireuf-être bien peupersonnes étrangères à.to'te Lt fuit.s on ie sait ôomment par des notion scientifique qui n'ait pour origine ou lin le conseil plus ou molns categonque tl'un pharmacien. p;io'"IËphur*u.ien est I'homme utile, éclairé, remarquable parson zèle désintéressé et son dévouement. Le voyageur, Ie savant-ou Ie netural$te.qul p*" ia première fois des contrées éioilg-neés, s'approche d'une petite. ville, du "iïit. oir troùvcra-tjldes renseignements sur le_s objets gul.I^^tnteres.sent au mrlreu est d'un irbord diflicile et froicl; des sgins q"litp"t*r-tf l,;"atÀ'inistrateur lieu. fuiers'r,etie'nnent oupréô.."pg"t le.-médecin, I'homme 4. lgi' le pasteur du est to'rîours âisponible. Reconnaissant de I'estime gu'on lui téLe nharmacien tui, iI indique aye g. emprcssement. les objets remarqua-

p* il;i. 'd;;;;;leô,ità

;;;;;;È; 'ï

ilË

ir"iêr*;#îr:"M;Ë tiî" iiâ.ipi*
i..
ses études. ---,q,ïio;"d'hui.

dans l'état actuel-des choses, tggt phannaglgylïlry:lp.,tf,ltf: prattques suscepllDles oe souclre avantageusement les problèmes scientiliques et

ui.é qo. ile'lui donirer cètte aptitutle, toutes pour celd; iI suffit ti'une sirnple acldition au programme de i'ôi.J ."rîdisposOes

d"ïËi ililË ilt ffiilbù;i" iË;ffiË

une instruction première, plus solide que par le passé, est. exigée u aipttS'i,e de pharmàciôrr. Les jurys médicàux a conseniblent avoir fait leur temps, et les écoles supérieures paralssent fPPerces théoriques etpratiques, par cela même, vont iô-Aipio*r. Les^étirdes
(1)ÀParis,lamoitiédesmembresducon*eilt|esalubritéeBtcomposéedepharmacien*.

,9

INTRODUOTION.

devenir plus solides. En dehors des cours exclusivement consacrés à la pharmacie, des ôhaites de chimie, de physique, de minéral_ogie, de. zoologie, de botanitue. et. comme conséguences. des laboratoiles pour lcs manrpulattons cnrmlques' des ca6inets de physiQue, dei collectionsd'hisÎoire naturelle existent déjà dans les écoles supér'ieuies'de' phatmacie. Ou'au programme des examens pour Ie nharmaconolit. on aioute lioblisation d'analVêes éhimiques technologiques, d'ex-

iré*i.o...àoecies iilstrumentsîe physique, de leconiraissances d'objets d'hisioire naturelle plus sérieuses. plus'étëndues, et le pharmacien sera arnsr mrs à même de répoidre à toute iéquisition oflicielle ou officieuse. Le GouveriementpourraluiTemandel des statistiçes hydrologiqrJes, minéraloEiaues. nhvtolo-siuues. zoologiques, agricoles, manul'acturièrcsl les tribinâux,' d.s" expërtliises' chimicî-iégaies , -des arbitrages ; I'autorité municinale . ia visite'et I'essai des sub-stancbs alimentairés dont aujourd'hui

on ie doit plus tolérer la falsification, des rapports de commodo et.incommodo.l elle le déléguera annuellement pour Îaire dei- Ieçons, ici.aux ouvriers des fabriques. là uoi laboor.urs sur les qïestions élémentaires qui les intéressent le plus iitt-êdiate*ent (1).. On lui demàndera mille autres genies de services encore que nous rle Dourrrolrs euumérer. et qui t'ésulteront d'ailleurs des besoins nouveaux auele faii même de leur création-aurafsit naltre. Dans cet àperçu' ne voilà-t-il

ias toute une révélation d'un noint important d'économie sdciale? Quels avani*ses. en efl'et. le souvernemeni ne retirera-t-il pas tl'une pareilleinstitution : les diff'érôntes ricÉessËs et nroduits de la France cônnus par-départements, les au-et

secdndées, tels sont les torités jucliciaire et murficipale, sùt'ement renseignées résultais sénéraux aue teuï prôduirc une bonne organisation de Ia pharmacie. Ouelle aut"re olofession'est à'même de rendre gratùtement de pareils services iux intérêts riu pavs? Sans en excepter les profeséions privilégiées quine rendent et ne peuvent rènilre de services qu'à ellès-mêmes, il n'en est absolument aucune. Iln'v aqu'à vouloirpout que tous ces avantages se réalisent. Nous esirérons qu'orr vôudlabien ne paq considérercosmq problématiques les résultafs que nôus ailnonçons. Déjà dei pharmaciens isolés, à leurs frais- personnels, placês dans les conditions Iês moins avantageuses, ont' de nos jours, exécuté'dès travaux qu'ils savûient ne devoir proliter gu'à leur paYS; ces travaux Deuvent donner une idée tle ce que I'on poui"rait atténdre de I'iirstitution dont irous demandons la création. Lesrins ont piublié la flore (2), la géologie (3)' l'!ydrolosie (4). l'ænologie (5) de leurs dépaitements; d'autres Ia monographie des substincès"alimentaires'dô la France (6); d'autres enfin, dans les mèmes condi(1) Quelques leçons, chaque année, le rlirnanclre eq plein air ou.dans des bàtiments, ?ppartenant quel cei lecons qu! seraieït luee aux cornnlunes. Dàns l'e couiant de ce's leçons qui seraient- lues ou débitées. quelques expériérices simDdns lê "uiôoin.Ïn.s. nles. mais oroores à franper I'auditoire. sei'aienld'un qtand secours pour commander son attcnlion. ' bins le dioa'rtement itô la Seine-lnférieure. ill. Giràrdin, pharnracien, prot'esseur de chimio à Rouen, chimio. pharnrac-ien, prot'essetr Oins iediipa'rtement-r'lô Seine-lnférieure, parcourt annirellement les campagnes pour doinel aux paysairs quelques nbtions de chimie agricole mise

à leur portée. (2) lïloisan t Nantes. Frore iteta,Loire-Inférieure,-\andamme.Fl,ore d,eTarronil.d'Hazebrouck. Moisan de 1:|miirunùeNanres. îl,ore ile lo, Loire-Inférieure. - Yandamme. ! l'ore d'e ro'rrond. d flazeorouc,f'. i3i Husson. Géoloqie ile liarronilissement d,e Toutr. i+i lunrv et Boution Charlard. Etuiles sur l,es eaun qui al,imentent Poris. -Dupasqûer. Recherchet et Eobière_de,Nante.s. Recherches sur lgs, cotrrs suiles eaùr qui alimentent laoille ite,[gon. -Uoride a:eau ae l,a L-oire-Inférieure et ile la Veâdée.-Fa:utê. Eaun de I'a Girond'e,-Marchand de Fécamp. Eaur minérales iles Pgrénées. Reclterckes sur les eàût cour&nles et sta,gnantes. - Filhol. Bouchardat, Cépages ile Ia Bourgogne. {5) Fauré. Yins d'u Boriletrarb. (ej ilouchon. Bromatol,ogie fro,nçaise.-Bracgnqqt. Des plantes--alimentai-r.es qui.croissent spott' taiément d,ans let l,iutrinéult'es.-JChevallier. Falsifications ilet substances olimentaites,

rII{TRODUTTION.

ou ptogres. Le pharmacien est en effet un travailleur désintéressé. C'est dans ses rangs qu'ilfaut aller chercher ceux qui cultivent la science pour eile-même. Combien en connaissons-nous, pour notre part, qui, au milieu des privations de toute nature, ne se plaignent que d'une chose, ne pouvoir se lilrer à l'étude. Une conculrence sans frein, les besoins matériels de chaque iour à satisfaire le lui interdisent absolument. Que cherche-t-il? De quoi se préoècupe-t-il encole dans ces réformes qu'il réclame aujourd'hui? Àvaht tout de sn dignité professionnelle. A une éfo.que de positiviÀme comme lanôtre, une ptofesËion qûi se préoccupe tant de seË intérêts-moratx est assurément detix fois digne. C'est à cet amour de la science que la pharmacie inspire ii ceux qui I'embrassent qu'elle doit d'être une pépinière de savants des plûs féconcles. L'Institut de France, que les sâvailts de tous les pays s'accordent à consiclérer comme I'expression la pius élevée, le cycle le plus complct des connais.sances humaines, a toujouls compté des pharmaciens dans ses rangs (5), et au.iourtl'hui même un gland nombte de ses membres ont title tle pharmaciens ou ont tlébuté dans la Ëatrièr'e par la pharmacie (6). Combien d'auti'cs oecullent les placcs de nos iustitutions scientifiques secondaires? Ce que uous disoirs tle noirc epoque et de la lirance, nouspoùvons l'éterrdre à ious les âges et à tous les pays (7). C'cst à un irharmacien de Paris, Nicolal Houel, que I'oir doii ia création du plemier jardin botanigue en F'rance. Le jardin, des sinqtles de l'école de pharaur cul,tiuateurs.-0utlalt Ce Troyes. frrslructions sur les engrais. aur ou'tsïiers de son quartriù. l)Iudes sti' les oers d, soie -Robinr:t. magnanerrcs,-Lepage. Cours de cltimie et tle physique le dim.anche aur hd,bitd,nts de Gdsors. (3) Perscz. Cours d,e chimie appLiquCe à, la teinture au ConserTatoirc des artg et rnéticrs. i4i Dans lc travail originel nou-s-doirnorrs le plan dr cettc olsanisâliorr (Reaue nh,aim.. t85l-51). fsi Quaud Nupoléon t'ouda I'Académie des scie;rccs, tlois rnernlres, sur dis qui ôornposaicnr la sr:ôrion do'cirimic, étaleirt des pharrnacierts: Bayco, B. Pelhticf, r/augu.elin. L'Ecolc'polttetitnique a toujours
Gosselei de Land-recics. Cottrs

tions de précarité, otrt ouvert des cours pour I'inst'uction professionnclle (t) et hygiénigue (2) des classes ouvrières. Beaûcoup de ces travaux nc sont suns doute que des ébauches; mais entrepris par une-institution, ils tleviendraient des tfavaux importants. nptS (e), Roucn, Lyo!r Nantes,.Bordeaux, Lille., Ynlenciennes, Clennont ont confié leur enseiEnement industriel à des rrhalmacrens. 0ui, par unr Ëonne organisation, la frharrnacie résoudra le problème de la ttift\rsiorr des sciences appliquées à la pratique, e[ cela plus efficacêmcut, pius srïrement q^ue toute institution spéciale tluc I'on poun'ait cr'écr.à cet elTet (A). tes places oflicielles, pal cela mème que lls titulaires n'ont qu'une responstibilité fictive, n'ont poirit à compter aveô Ie stimuiant des chancei aléatoile"s d'un établissement particulier, ni même avec beaucoup de charges de Ia vie ordinaire; les places oftcielles, disons-nous, deviennent faôilement Chez nous des sinécures. Le pharmacien, établi à ses risques et périls, stimulé par cette condition môme, poul'vu qu'elle n'aille.pas jusqu'à le. décourager, à pai'alyser son élan, et assuré par rme bonne gestron de sa maison de pouvoil vivre honorablement, rien gu'honorablemenl sera h€ureux de pouvoii utiliser ses connaissances au'profit

.

(t)

et

i:)

Uoudet. Cturs d'htlgiène

les

ct

des pharmacicns soit comme professeurs. soit cornmc réDétiteuls. rncmbres na[ionaux: Bilald, Durnâs, Gaudlchaud,Ïilne-Edwards,

O,f6}filil,

Pelouze, Braconnot, Bussy,

d'origi ne phârtnhteutique.
I

.. (7j Prcsq.ue tous les chinristes alleÈrands rie quelque reputâtiouo l,iebig en tôte, sonr pharmaciens ou

M.

[''

INl'RODUCTNON.

macie de Paris précéda de soixante ans la création du Jarelin des Flantes aujourd'hui lluséum il'histoire naturelle. Dès le commencement du xvtt" siècle, ce fut

aussi un pharmacien allemand, Basile Besler, apothicaire de Nuremberg, qui dota I'Allemagne de ses trois plemiers jardins botaniques. Àu commencemgnt du xvu" siècle, cc fut Albert Sôba, pharmacien d'Àmsterdam, qui cr'éa le riche cabinet cl'histoire naturelle dont la }lollande se glorifia si longtemps et que possède aujourci'hui I'acatlémie cles sciences tlc Saint-PétersTrourg. La so-clété royaie

alant cl'être consiituées, la première chez un apothicaire d'Oxfold, nommé- Cross, la seco.nde chez' Geolfiùy le père, apothicaire de Palis, dont ies lils figurèrent parmi les plemiers membres de cctte compagnie. ' La pharrnacie peut levendiqrieiunc grande part des découvertes humaines, découiertcs sans iesquelles touies ces inlustries-, tous ces alts qui flolissent de nos iours et qui ont tant contribué à accéiérer la marche de la civilisation n'existeraient 1ras.-Que I'on se reporte par Ia pensée au temps ot\ aussi bien ces mille et uue ciéations grandioses-ciue ies millions d'objets infimes rlui doivent à tles appiicatiorrs scientilicrues d'etle produits chaque jour sous nos yeux avec une si ririlvciileuse facilité d'existaient'pas, et rtue l"on"compare; on sert forcé de lcconnail,r'e (lue nous jouissons diun' bieri-êtle génér'âl compat'ativement trèsgrand. Qu'un pouvoif occulte, une cause quelconque anéantisse toutes ces choses et les moyens de les reprocluire, nous le dentandons aux plus prévenus contre Itr civilisation act,.relle, pbulvu tTutavant tle pi:ononcer ils lês relcttent d'autour d'eur etles suppriment ileleurusâge, ne scrait-ce pas t'etourner àla barbarie des premiers ùge#Nol, désolmais la"cause socialc est intimerneni liée aux 1tt'ogrès lles science-s physiclLres et naturelles. C'est par les sciences, les arts etf industrie, personne nele conlestera, tlueI'Europe s'est acqui.s cette suprématie que nous lui vovons auiourd'hui sur le reste de I'univers. Cetie leveirdication par la pharmacie d'une partie dcs plogr"ès humains se iustilie facilement. La ihimier*cette scicnce aujôultl'hni si bàlle, si profonde, qui fait oscr' à I'homme les plus sublimes tlécouvertes dans i'étutle de la natur.e , cette science par laqueile il éxplique maintelant,les Jaits gqi, il n'y a pas longtemps cucor'.i .toi*tiL réputés poril lui mystères impénétraÈles, cetfe science qTii rle tôutes desccntl te plui faciièment de la sphère des hautes spéculations pour s'appliquer à ses bcsbins matér'iels et r1ui, pour cette raison, ?loit tôt ou tard eufr'ul Tans I'enseignement poirulaire, s;uïivelsaliser', la chimie, à Iaquelle la plus grande partie de ces progrès sont dus, a vu le jour, s'est développé,e, ainsi irue liinLli,rue-son uom ({).-daùs les laboratoires de-la pharmacie. SiÀs les t'et'herches fiharmaceutiqir.ié, sun. cette mLrltiplicité de'mérlicaments employés dans la médecine anciênne et sans les opérati-ons variées auxquelles on les soumettirit, elle n'etîtpointprisnaissance. Ldgrand æuvle des alchlmistes, ces pharmaciens-médecins d'un- autre àge, çri sé montrèr'ent d'abord en Àsie ét err Afi'iquc vcls le vur" siècle, puis pénétrèrent, au temps des croisades, au centre tle nbtle Europe, oir ils joùèrent un si grand rôle jusqu'au xvtt'siècle, c'est-àdire pendant t6utlo rnoyen âge etlarertaissance; leur grand ceuvre, disons-nous, lut oiiginairernenl la rËcheràhe d'un médicament tl6ué de propiiétés miracucle Londlres et I'académitr des sciences de Paris se réunissaient,

(l) L'étymologie dn rnol.chirnie vientdu grec lupd;,

suc d,e pl,entæ,

tlont la tacine eÊty-ét"riecoul,e.

INTRODUCTTON.

leuses, en un mot, de la panacée universelle. L'idée de la transmutation des métaux, qui paralt leur: être venue plus tard, ne leul lit point déserter la recherche de médicâments doués de vertus sùr'naturelles. Si cette étude n'était pas déplacée

ici, partant tle Geber le magister magistrorum, I'auteur lela Summa, perfectionis, ouvrage de chimie le plus ancien que I'on connaisse, pour arriver à Paracels'e, I'incdmparable,l'enthousiaste Paràcelse, qui, dans i'àdmiration de son génie ôt son hôrreur âes travaux de ses devanciôrs, brùla tout ce t1u'il put rle Ieurs ouvrages, alin que I'on ne crfit plus qu'à sa science, nous aurions â rapporter les noms et les travaux d'une brillante et à la fois obscure pléiade
â'hommes dontles noms sontuniversellement connus dumonde scientifii;ue, et nous verrions quedepuis le premier qui présente son élirir rouqe, dissolution d'or, comme moyen de prolonger la vie et de rajcunir la vieillesse (l), jusqu'au dernier, qui prétendant posséder le secret de I'immortalité mourait néanmoins à 48 ans, tous recherchèrent et vantèrent une panacée (2). Si les ilhilosophes par le feu, Ies souffleurs, ies disciples d'Hermès, comme on -les alihimistes, ne ttouvèrent'point la pierre philosophale, neparappelait êncore virirent point à faire de I'or ni à trouver la panâcée universelle, ce qrii, selon nôus, était unô seule et même chose, on ne peuf disconvenir, du mbins, {ue leurs travaux ne furentpas en prre perte : lcurs découvertes, parmi lesquelles nous citerons les acidesiulfuriqïe ef azoiique,l'eau régale,I'a^ntimoile,i'arsenic, le bismuth, le zinc, Ie phosphorc, I'ammoniaque, Ies principaux sels métalliques, I'alcoôI, l'éthef, la p-oudrè à canon, la polcéIaine (3), de nômbreux procédés métallurgiques le démontrent suffisamment. Disons même que s'il n'est pas sorti d.avan-taâe de leur immense labeur, peut-êtle faut-il s'en- prendre un peu aux tribulati6ns auxquelles ils étaient en butte comme entachés-de sorcelleiie. Nul doute que s'il fùi arrivé à I'un d'eux de faire une découverte qui eùt semblé ébranler un dogme de la tbi, la décompositiou tle I'eau, par erern[le, il n'eùt étô
pendu ou brùlé vif. Pour une découverte moins importante qu'il ne voulut pas ienier, RogerBacon fut enfermé pourie reste cle seê iours. Lti langage allégôr'i oue des alcÏrimistes. cnri nous caclie tant de faits précieux. prenttauiant sa source dans les sévérités abrit its étaient I'objet que daàs I'amouËdu merveilleux qu'on

avait à cette époque. L'idée de la trànsmutation des métaux vils en métaux nobles, pour laquelle on lcs a tant conspués. n'est-elle Das en quelque sorte réhabilitée Éar des chimistes contemporaini du flus haut niérite ? L'étûde des poids atomiques des métaux, qui ,le flus en plusâmène à les considérer comme dès multiples les uns des autles, rie porie-t-elle pas au moins Ie doute dans les esprits? Mais I'isomérisme n'y con duiril pas tout droit? Eux lls premiers, marchant hors des sentitjrs communs, ont fouillé les arcanes

i2j L'alchirnie. dit lioeer-Bacon, dans son Tkesaurus chimicus, est spéculative lorsqu'ellc cherche à anbiofondir la sénératidir. la nature et les pronriétés des êtres inférieurs. EIle est au côntraire Dratique
ldriqu'elle s'ocàupe artificiellementd'æuvrôs uiilcs aux individus et aux Etats, comme tlela lransôutation des inétaux vils én or et en ârgent, de la conrposition. del'azufur eL autres couleurs, de la diseolution des cristaux.desperles et autles pierres pr'écieuses, nais surtoutile laprCparationd,es remèiles propres à
faconservation de la santéràlaguériéon desmaladies et odprol,ongàtionemaitamirabitremetitoténtem. (3) Botticher entré en apprantissage, âgé de l9 ans, chez Zorn, apothicaire de Berlin, es! I'auteur de ceirt! découverte. tl la fit aè 1?04 à i7i0.-Ouelques années ar'rès lesbélèbres manufachrr{rs de Dolcelaine de Saxe furent créées. De ce moment Ia Cliine êt le Japon n"eurent plus le privilége erclusif dè Ia fabrication de çette poterie par excollence. (îiguier-.Llchfuiie.)

(1) Dumas. Philosonhie chimique.

Hæfer. Htstoire de la chimie.

lfr

INÏRODUCTION.

dela science et en ont extrait Ies premiers matériaux, préparé, sinon posé. les premiers jalols. Eh mon Dieu ! n'esi-ce pas à cette race dè rèlveuls. de foùs. d'enn'g91-ce réveurs, foùs, ialons. thousiastes atleptes tle I'idéal tlue I'on doit les plus hautes découvertes de I'intelligence., les syslèmes philosophiques qui nous régissent, la physiçe céleste., le nouveau monde, I'imprimerie, la vapeur, le magnétisme, I'éIectricité, race qui comprend en effet aussibien Pythagore, Platon, Démocrite, Leibnitz, Descartes, At.{TÈdq, Galilée, Newton,.Christophe Colomb, Guttenberg, Papin, Yolta, que les alchimistes proprement dits? Est-ce à dire que nous voulions innocenter I'alchimie, que nous ne trouvions rien àreprendre dans ses actes? Non. Illais si des jonglerlesindignessouillent ses fastes, une garrgue in{ime n'accompagne-t-elle pâs t"oujours, daîs Ieurs gïtes naturels,ies piérreï les plus lines, les métaux les p-lus préëieuxf Àprès Paracelse. I'alchimie continue son rèsne. Seslisciules immédiats étendenf considérablement le nombre des adeptes"cle I'art spagyrirlue (l)jusque vers la fin du xvu", disons même jusqu'au miliôu du xvur" siecÏti. liais'à'mesirre que I'on approche davantage de cette époque, on voit les vapeurs de I'alchimie se dissiper et poindre de plus en plus I'aurorede la véritable science : Lut erit. A paltir de cette périotle, parmi les ouvriers ardents de la science et plus exclusivement pharmaciens, rrous trouyons Béguin, qui tlécouvrit le calomel; Glauber, rJui découvrit I'acide chlorhydrique, le sulfate de soude, le kermès minéral, et qui le premier songea à utiliser les résidus des opérations chimiques; Nicolas Lefebvie, fondateui de I'enseignement ofliciel dela chimie d'abord en France, puis en Angleterre. oir il fut appelé par Jacques l[: Glazer'. qui Iui succéda dans Ïa chaile dùJardin'des Planteibt {if connaitre le iulfate dô irotasse : Lemerry. le grand Lemery,l'humble phalmacien de la rue Galande, donf les couis de chirîie attiraient des auditeurs de tous les pays; Homberg, qui découvrit I't'cide boriquc: Tachenius, un des hommes les pluJ éi'utlits de soï îemps, qui s'occupa si fructueuscment des sels lixiviels ou- potasses; Klapproth, qiri'rêconnut ld nature de -et la plupart des pierres précieuses créa âinsi Ï'art tle"Ies imiter (2) ; Bucholz, Geo{frov. Margraff, qui distinsua I'alumine. fit connaître I'acide phosphorique. et à qui l'ôir doiil'im'pôrtante rlé-couverte du sucre de betteraves; lôs d'iux Rdueile, dontl'ainé futle maltre de lavolqier, Boulduc, Demachy, Diesbach, pharmacien de Berlin, qui découvrit le bleu de Prussc. Ralentissons cette rapide énumération en faveur de deux hommes éminents qui brillèrent, non, qui vécurent à la même époque, car aiusi rlue beaucoup d'autres vr,ais savants,ils brillentaujourd'huid'unè gloire posthume. L'un est Weuel, 'riui natif de Dresde, à t5 ans"s'échappe de la" mais^on patcrnelle, vagabondej passe en Hollande bir il apprend la pha-r-macie à Amsterdaù, et qui meurlen t 793 -dilccteur 'Wenzel des célèbres mines de Frôyberg. eut des itlées iemarquablement nettes, remarguablementélevées dc svnlhèse chimique sénérale (3). Le premier il émii catégoricl_uementfes notions chipoids et au nc,inbË en chiiri'e ; le iremier iI reconnut gue âansla double rlécompôsition des sels licn ne se crée, nen ne se perd soit commc matière, soit comrne-torce chimiquc, tous principes lul lesquels Sont établies la théorie chimique de Lavoisier, la théoiie atomique ou des éqriivaù1e(perv, extraire et rassembler (analvse et synthèse). découvt'it'en oulre I'grane, le titane, le tellure, la zircon-e, la stiontiane. (Cuvier, sur l,ejr.ogrè_s des s.ci.ences d,epuis 1789, Pdris, 18t0.)

(t) De or&v etde
(2)

II

Ilapport hist,

.

(3) Thénârd.

Traité ile chimr,e.

{0

INTRODUCTTON.

lents de Dalton, la statique chimimre de Berthollet. les ingénieuses méthodes d'analyse par voiehumide'de Gav-Lrissac. À\Yenzel donc I'honneur des premières assises de la vér.itable philosoËhie chimique.

mières commuîicationi cle Bayen que I'immortel Lavoisier, pùr sa théoriô de l'oxydation, donna ia loi sur laquelle repos.e principalemeni la chimie actuelle : Lut facta est, A la fin du xvur" siècle, et tout au commencement du xrxu, parmi les pharmaciens qui se sont fait remarquer par des travaux ayant uu caractère général, nous trouvons en France : Baumé, fondateur et vulgarisateur tle I'aréométrie; Desooizilles, d'abord pharmacien'à Dieppe, auteur-cle I'alcalirnétrie cle la chlolométrie, db I'alcooniétri" et tl'une fùle' d'autres applications industriclles irnpoi'taniesl Arvers, pharmacien de Rouen, qui eri^ t785 lit connaitrele

L'autre chimiste, contèmporain de est à la fois I'humble et illustre Schèele. Né de parents pauvf'cs, il entre dès l'àge de | 2 ou | 3 ans comme apprenti dans une phar^macie dê Gothenbourg; à 20àns, parcourt Ia Suède cômme élève en pharmacie; mal. apprécié iles académicicns iie Stockholm, auxquels il soumit seÈ premiers-travauf.*il est Dlus heureux à Urlsal, où, grâce à un incident fortuit, Berlmann le découvre et ld prend en amitii. Tiop humble pour brigucr uneposition"oflicielle, ilaecepte la gé'r'ance delapharmacield'une veuie àKæpÏng, et mturt en 1786 à ltâge de' 44 ans ({ ) ! Autarit Schèele cst inférieur à Wènzél c(,mme espr{t généraliùteur. comme ùhéoricien. autant il lui est supérieur comme praticien,-com"me homme dri fait brut. C'est tlô lui t1u'on peut dire qu'il eui le -génie des découvertes. Enumérer tous les corps qu'ilà fait-connaltre âerait paràourir tout le domaine de la chimie. C'est lui iluidécouvrit le chlore, dont lrirnportance industrielle est si grande; le rnanganèse, Ie tungstène, le molybdène, la baryte, les acides cyanhydiique, éitrique,"tartrique, otùique, îuorhyârique, 'la glycérine, etc., etc. Ilreconnut l'oxygène en même temps et peut-être même avant Priestley. mais ne lc fit connaître qu'après. Et comment tt-il toutes ces découvertes impbîtantes? Quelques crcuseti, d'es tioles, des verres à bière, qui ne sont pas rares en Àllemagne, quelques vcssics, sont tous lcs appareilluges avec lesquéls il décèle et étudiË les ôrpi; une cuillér' en fer lui suflit poul recbnnaitre I'existence et les lois du calorique^raîonnant: et pouttant aucuiie de ses découvertes ne s'est rlémentie ; dans toutei ses expériences il est infaillible ! Pour terminer cette énumér'ation des uhàrmaciens chimistes de cette générttion, rrous avons encore à citer Bayen (?i qui. pnr ses belles lechelches iur la calcinâtion des métaux, r'uina jusqu"'à la'baie i'ingénieuse liction du phlogistique de Statrl, et pr'épar;a plus immêdiatement encoie que ne I'avait fait Veniel, le-terrain au sraird jésisiateurde la chimie. C'est effet à la suite dcs pls-

'Wen?el,

il

el

t'l) n Tandis quc vers la fin de sa vie Schlele faisriI I'admiration de I'Eurone savante, il était presque ilio'nnu dans sdn rrays. On raconte mêmc que le roi de Suède, dans un voruÀc qu'it fit hors de sôs Etdm, crrtendant sans cesse-narler de Schèele coninte d'un hornme cics Dlus éminlris, tut peiné dc n'avoir ricn làit lour lui, ll crut nécessaire à sa Dlopre cloire de donrrer une^marque d'cstime à'un homrnequi illustlaiiaiosi son Dervs. et il s'cmpressa'd..:'le fiire inscrite sur l:r listc tle!chevaliers de ses ortlrcs.- Le ministr',:, chargé àe iui conférer ôe dtre, demeura stupéfait. Schèele ! Schèele I c'est singulier, dit-il. L'ordre -ne fui pas Schèele était ilair, ùositif. pressant. et Schèeie fut fait chei'aiier. Ma.is, vous lc tlevinez, ce I'admiriigtratioudu I'iltustreclrimisre,èenefuipasSchèeleI'honncurdelaSuède,ccfutuncmplol:éds rrorn de Schèele ôui se vit l'ôbiet de ceræ faveur, u (Dumas. .Phil,osophie chini.) (2) Peut-êtreavàntBayenfa[drait-il citerBrun,pharmacien àBerlerac, qui htconnaiueâJeanRey, ' mèd'ecin périgouldin, I'aigmentation du plonrb cliJuffé au contast de"l'air'.

INTI{ODUCTIOI{.

4l

moyen. d'aviver le rouge de I'Inde à I'aide du sel rl'étain; Cadet, dont le norn est intiurernent mêlé au rnouoement scientifique de l'épo{.te; cÉaptal, homme d'Etat et auteur de nombreux travaux sur lès arts ôhimiques; -Paimentier, philanthlope érninent tlui intloduisit, malgré lcs préjugés Ëtu peuple, la eultute de la pomrne de telre en Europe, lpporta d'heureuses améliorations dans la rneuncrle et Ia boulangerle (ti'et riui, illec Deveur, auti'e pharmacien éminent, arnéliola et répan-rlit I'indtstlie dcs'fromages;"1. P'elletier, Ïiguier, dc Montpellier', qui paltagè avec Lowitz, phamacien'r.lése, i'honneur d"e la 'tlécouverte rles propriétés tlécololantes etilésinfectantes clucharbon; Proust, émule heut'eux de Bèr'tËollet, qui faillit leconnaitre avant Dalton la loi des proliortions multiples; qui distingua-le sucre de r.aisin et qui, avec Pilâtre clu Roiier; fut un des premiels rlui s'élevèrent en ballon; Yauquélin, qui de simple gar'çon de laboratoire der,int tlirecteur de I'Ecole de phalmacie,'ef à qui I'on rlo"it lè chrôme et des ti'avaux importants au point de vùe industriel sut'i'ulon, lc désuintage des Iaines, ctc. {2);ïourtois, plùs connu comme salpêtrier, qui dééouvr.it I'iodà, métalloide, aplieié à rle si haùtes tlestinées, et sans-leqtrel'l'àdmilable découverlte de Niepce et Ùàguelrc serait encole à faire! Bouillon-Lagrange, qui reconnut que la torr-éfaction tI'ansformait I'amidonen unômatièregorrrmeuie ioluble,laquelle, sous 1.. ry* de .léïoconrc, est aujourd'hui employée dnnl les indienneries à làpprét des étofles. C'est cette méme-st'bstance c1ui, ilar des transformations succèssives, dues aur travaux d'autres pharmaciens, èst devenue I'obiet de fabrications ei d'applicatiols irnpoltantes ious les noms cle dextrine et de"slucose. C'ôst cctte tlerriièr'e génération de phalmaciens-chimistesitlisons-le à sa gloire et r\ celle de notre pafs, riui r'épondit à I'appel que, dans êa détresse, le"gouvernernent rle notte pr:emière Rèpubliqrre ftf âux savâuts. Les ennemis envihissitiertt ttos frontièr'es-et les rnurtiiions^manûuaient lour les renousser. Nos chimistcs se précipiterrt à l'æuvle cI créelt ,rusiitôt tle's lessouleet inOpuisables cn soufre, eu salpètre, eu blonze; r'cmplacelt les 1rr,océdr-ls ]ongs lrar iles proiedés er1:érlitifs, et foulnissent ainsi, à-tcmps, r\ rios solùnts, -tle'la pouàre, des trtgs, des vêtements, en même temps qf ils éclairent leur marche par Ie b'allon dc Ijl.eiii'tis. (lc sortt ces mêmes chirnistes qui, quclques annôes plus tartl, potu remédier aur rigucurs du blocus contincntâl,'su:r'cnf trouvcl tllnl nos cliamps ce c1u'autlcfois on tlernanclait au sol ôtranqér. ct arrivèr'cut tle la sorte à sùuuléerl I'iurligo, le sucle, les soudes (3) et tint'rl'autres produits exotiçres. EËrions-nous tlortt avecFourcroy : < Les fas-ues dela Rérolutioh fi'iruçaise difont au rnonde tout ce quc 1ir guerle dé la [belté rloit aux iumières et aux ressources de la chimie ! > - Lu guerrc, gr"âce à Dieu, patatt devenir. bienrôt un alrnclrronisme. Les peuples s'lper[oirc-rrt (ue, quelquefôis utile aux arnbitieux, elle est linalement tbujôurs uue cause tle misère pour eur et un crime de lèse-hurnanité (4). llais que, malheuLes difT'ér'crrti mrimoircs analyliques de Yauquelin rtrlrlpiisgcnt, certaines annécs dcs Ann,ales de clt ir.tt i e (Cuvirr, lia p1t crt $rrr" lep'rogris dessctences). -Vartcpr:lir l'ut css:ryeur de la monuaie, direcTr:ur dc i'écolc tlcs niirrCJ, ctc. (3) Lri fablication rle la ioude artificielle est due à Diaé el Lcblanc. (4) ll no Coit llns y inoir d'uutrcs batailles qur: celles livrées dans les conqrès scientifiuues et les cxnositions iudustlir:lles,ltl congr'ès de Venisc: I'eiposition univelsellc dc Londrës. la dernièrd exnositiorr rini. verselle rj e Palis, pal exemfle. Ce s.on t là, à l'enôontre des autrcs, des batailles vivillan tes poui les vairrcus eommc poul'lcs r,ainqueuris, pour les naliong oomrne pour les citoyens.

(l) (:;

Le

perla,it boulanger, 1 vol. in-8".

I2

INTRODUCTION.

reusement, une suite de mauvaises années arrive pour les biens de la terre, et qu'on fasse appel aux savants, on verra si les pharmaciens seront les demiers â répondre, eii'ils seront impuissants à créer âes ressources ! Si nous jroussons notre revïe des pharmaciens dont les travaux ont été utiles à la,société-en général, jusque dans la génération actuelle, mais revue des morts d'entre les vivints, nôus aïrons à évo{uerles noms de Lâugier, qui fut professeur de chimie au iardin des Plantes; rie Lesson et GuillemiÉ, vofageurs' naturalistes;deSerullas, quise complutdânshrecherche descomfoséi détonnants; de Robiquet, qui lit-faire des prôgrès à I'art de la teinture paries travaux sul lâ garance] I'oisôille, I'indigo; de JI Peiletier, co-auteur de la découverte du sulfate de quinine (l), mais guenous ntr devons citer ici que pourses recherches sur la caniine, màtière coldrante de la cochenille; de Dèros^ne, qui contribuatant au perfectionnement des appareils pour la distillation des alcbols et l'évaporation iles ius sucrés; de Dupaiquier, professeur de chimie industrielle à l'école de la

Mariinière de Lyon;-deiabiriaque, qui vulgarisa I'emploi des hypochlolites dans I'hygiène pirblique, en commençant par fassainisserirent des liriyauderies; enlin, d'Houzeau-Muiron, de Reims, qui a résolu un des plus beaux problèmes d'économie industlielle et hveiénique à [a fois tle ces delnièrs temps. Les eaux d'une fabrique de tissu de laine'passaient dans le ruisseau devant sà porte; un jour il les déiourne, les fait arrivei' dans un réservoir', Ies décompose et'en reiile cio guz de l'éclairage, des alcalis et divels produits pyrogénés. Aujourd'hui, cet essai en petit est deTeiru une grande opérati'on industrielé, et d'un iaput moit-uum,-t)'une -cause d'immondices-et d'effl-uves insalubres, a surgi une sourcc tle lichesses pour les cités manufacturières (2). La découverte récente des alcaloides (3). celle plus récente encore de la xvloTdine (4)qui devait devenir, dans ces ddrnières a^nnées, le fulmi-coton, celli du chloloforme, cet anesthésique par excellence (5), appartiennent à la pharmncie. ilIais la chimie orsaniquê ellè-même, nlus vàiiee-encore dans ses ni'oduits Gue la chimie minérale,"plusàrdue dans ses'problèmes pal la subtilité riu jeu de Ëes éIéments, Ia transmutabilité de ses combinaisons, née d'hier etdejà si grande, si
(1) Est-il nécessaire de raupeler qu'il cut. pour collaborateur dans cette découvcrte M. Caventou,
iZ.t Si dans celte

noiririone citer I'auieur de I'.Esprfc de la rnture, Oersted, I'un de6 Dlus illustres Dhvsiciens= de notrc èpoque, que la mort vien! d'enl'ever. Il commenqa ses études scientifiqùes dans lc labônitoire de son pèrc, p'traimicièn distingué de Rudkjæping (Danemark), qui dirigea tui-même ses prerniers pas darrs la caliière. Oersted. ainsi que quelgues autres sàvanls que nous citons, n'a Dirsi que nous sachions, été r'eQu pharmacien.ltlâisil suffit. selon nous. qu'un hommè qui s'illustre dans ies dcienccs air déburé rrlrr la pliarinacie pour que celle-ci pÉisse le reveidiquer. N'est-ilpas cellain,r:neffcl. que si au licu de Ia'pharniacie il eùl èmbraisé par exernple leDroi! ou lê Commerce,i[ n'eût janiais éte âlirené à l'airc les rJécouvcltesqui s'attachenû àÊon nom. À ce titre, lapharmaciepeutencorù revendiquertrois importuntescélébrités: Darrte Alighieri, le premief poëte de son siècle, a été insclit sur k: r'egistre des métlecins et apothicaires de Florcncc, Lorsqu'il se iéfugia en France,'c'està un pharmaoicn d! Paris qu'il tlemanda l'liospiralité. Ncwton aété apprenii chcz un fharmacien dé Grantham hommé Clarcke. Ilumphry Davy fut de uième apprenLi clrez un p-harmacieu
de Penzance. nomrué Borlase.

partie de'irotre tiavait nous nous occupions des pharmaciens savan[s étrangels, nous

o,l1i.af,.j:"û"., Il

pharrnacienalk:nrand, commença cetle sér'iededécouverles, en 1816, par celle de la

(4j Découverte par M. Braconnot, qui, à plus d'un titre, peul êtrc considér'é comme le Schèolo franqais. à'ôccuna descolos srascn même tômnsriuc M. Chevreul, et arriva p0r uno atltte voie au mèrtre résultaL que ce dérnier danê la-séparation de leurs ôiffôrents principes. Ses tiavaux sur la gélatinc, le ligneux et lè caeôum ont déjà dcs applications e! eû iruron! dc bion plus grirrrdes p*r la suite.
15)

Par M. Soubeiran.

INTRODUCTION.

43

chimistes-pharmaciené ( l ). Le brônie est une décbuverte pharmaceutique (2); chose singulière, le chlore, le brôme, I'iode, et si I'on veut Ie lluor entrev_u par Schèele, lesquels constituent toute la classe si naturelle et si importante des corps halogènes, ont été découvelts Dar des pharmaciens. lainethoAê d'épuisement des substauces plr déplacemerrt, qui rend de si grands services àI'industrie, soitqu'ott la fasse remonter à Tachenius, soit qu'on -ll en ôu fasse honneur à P. Boullay et-Robiquct, est d'origine pharrnaceutique. est de mème de la galvanoplastie (3). Le blanchiment des étoffes-à la vapeur, seul proceoe suivi aujourd'hui dans les grands établissements, est r æuvre de Cadet 5dé surYl aulouro nut uaus re$ gIullos ct,aoussefireil[s, esr !'ættv1'. ue Lauel -de û appaleils û'eclarrage & nuile, Oe Uulaudeau (11). Ue de Yaux et tle Culaudeau (4). Ce luxe d'appareils d'éclairage à huile, que nous Vaux voyons de nos jours, a prls nail-sance de I'invention .d'ut1 pharmacien_de Paris, Jours, a_pris narssancc oe I lrlvellrlon o uu pnar.maclen ûe rans,

pleine de faits tle tous ordres, mais qui, il est vrai, n'a encore trouvé gue ses Schèele et ses Wenzel, n'est-elle pas', four la plué grande partie, l'æuire des

doirt le uom esi lesté à l''app_areil :. nous. tvons +o.pné Quiriquet. C'g^st I'occasioi de lappeler '1ue l'épuration-des huiles à brùler, à I'aide de I'acide sulfurique, procede Ëriivi eti.ore iraintenant et qui date tle lâ même époquc, est due àirnlutre

pharmaeien de Paris, nommé Carreau. - C'est de I'officine tlu pharmacieil que sont sortis les chocolats, les sirops et lirlueurs d'ngrément, les eaux gazeusés attilicielles, devertues aujourd'hui objets tic nrernièrË nécessité et I'occision d'industlies disiinctes importântes. i.* o,,orug.s de phalmacie sont une brlnche active de Ia fibrairie scientifioue. Rechelchés f l'étrairger', ils conh'ibuent, poul leur part, à donuer de la prép'oudérance à tos habitudes et à notre langue. liste par . Si nous voulions épuiser la encoredes travaux d'utilité q-enér.al^e.aûcomplisnôus une longue énumération à faire; mais les pharmaciens, nous aurions devbrrs clote nos citations. Cependant nous ne pouyons nous dispenser de mentionner, en raison de leur im-portance, des applications scientifiques récentes, savoir :'I'extraction, sur une tfès-Iarge échelle, ïes sels de potassel de soude ei de magnésie, des eaux-mères cles marais salans (5), la fabrication du prussiate iaune âe potâsse au rnoyen de I'azote de I'air (6)r'l'êxtraction des 45710Ô., tle suôre crista-llisable cles niélasses (7), la révolution opérée dans la fâbricationde I'amidon. Les eauxsùres des amidonneries, qui étaient une cause d'embarras et d'insalubrité, sont évitées, et le gluten dont elles occasionnaient la destruction est aujourd'hui soigneusement consen'é et utilisé pour le plus grand avantage cles fabricants et des consommateurs (8). Enfin, n'est-ce pas un phalmacierr qui, de ttos iours, tient, développe une dê couverte qui explique, reÂd pratique ies faits les pius eitraorciinaires àè h magie antique ef tte tâ sôrcôllerieTu nioyen àge; unè tlécouverte dont le princiiepeutlêtre un quatrième état de Ia mâtière, rioit, dans un avenir prochain, reôel
(t) Dumas, Liébig, Wohler, (l) uumas, LleDlg,
(2) Par M. Balard, en 1826.
(3) La galvanoplast Robiquet, elc., e[c.
des données fort explicites

,",11]h"*fil1,:""t'ii':uï[#$B',Ë:tion

du pharmacologiste italien Brngna-

(4) Cuvier (Roppart sur le ltrogrès des_ sc'iences)-l'altribue à Ohaptal. (5) Induslrie du plus haut ave_nir, due à M._ Balard. (C; Mll. Boissiùrê (c; Um._ Bojssiùrê et Possoz, dont le p_qoc_édé est-suivi par quelques fabricants français et anglais. Possoz,-dontle procédé est suivi (?) M. Leplav, en collaboration avec M. Dubrunfaut. avec lVI. (s) (S) m. E. Mai'iin, auteur d'un travail égalemen[ couronné sur la panification de la pomme de terre, couro

II4

INTRODUCTION.

voir-les applications les plus originales, ouvrir des voies encore inconluàs aux investigations et aux res$ôurces humaines (l)? noms que,la pharmacie peut mettre en avant, voilà son apport social, J.oilà]es voilà enlin ce clout elle est eapablc et ce qu'elle promet. .A la suite de cet exposé, qû'on nous pôrmettô une digression. Dans I'ordre des scrences pnyslques conlme dans celui des sciences morales, les hommes vraiment utrles ne sont pas-elcore, à notle époque, suflisamment honorés. 0n sait dans torrr.es les classes de la société les noms-des grands foudres de guerre, desacteurs cr rè,Irres, tantlis que I'ou. ignore ceux d'horÀmes r1ui, par de rùdes trâvaux, dans le silence du cabinet ou les dangers du laboratoir'è, ont doté l,hLrmanité de'bienfaits beaucoup plusréels, beaucoup plus gr,ands et surtout beaucoup plus durables que ceuK qul_peuvent résulter de batailles gagnées ou de scèries t[éàtrales bien mimées. A Dieu ne plaise qu'il entr,e dans noti'e pensée de nier le rnérite dc gui qle,qg soit, remplissant aveô distinction une mission utile; ce que nous voulons établir, c'est une proportion ; ce que nous voudr.ions voir rnettrô en pratielue, c'est cc s{nd prmcrpe : à chacun selon ses Guvl"es. Eh bieil ! nous le iépéttins. !e savant,_l'in-ventegr, ne sont pashonorés en raison des services qu'ils rôndent. Çn lpurt des lruits^ {e lgqr génie sans leur en faire honneur, sans-se préoccuper rles luttes quglquelon si dramatiques qu'ils durent soutenir, rl'abord iour didciplrnerla matrere, purs pour vallrcre nos propres préjugés. pour nous en tenir a.norre ..oJpt: nous nous r"epoftous au tableau que nous venons d'escluisser ra_ Ir pldement des travaux des pharmaciens ayant un caractère d'intérêt général, orr reconnatt que presgue pas une découverté quelque peu importante ne" s'est e'ffcctuée clans le domainc de la chimier.sans-qu'uu pharma^cien n'y aiT participé comme autcur ou vulgarisateur. Eh bien enCore ! chose pénible à ônstater ltar.ce qu'elle estpeut-être un vice inhér'ent à notre natul'e, le pharmacien qui a ta1't firit pour ies plogrès humains, et qui dit progrès hurnains dit à la ibis bonheur.. matériel, émancipation tles idées, liberté rle I'homm e, le pharmacien, disons-nous. seul û'a pas profité de ces progrès, seul il n'a pas fait-de moisson qui puisse lé r'écompenser de ses saerifices et de ses peines-: sic oas non aobis,- ntàtti/icatis alees. sous le rapport moral, c'est un esclave au milieu de citovens libres: au poiut $e vue matériel, par la position qui lui est faite, il ne peui plus vivre'houolablement, chacun empiète sur lgs droits que la loi lui ava:it concédés, eu un mot, la pharmacie est en détresse (2). Cependant une profession qui ddnne de tels r'ésuitats mérite assur.ément'la solIicitude d'un gouvernement éclairé. Nous nous berçons de I'espérance qu'un jour

prochain elle l'obtiendra.

DORYÀULT.
inèombustibl,e!

It)M. Doutisnv.d'Evreux. Nouueltrebranche '"

d,e

phgtiqte.-Etat

spkdroidal,iles corps,-Homrn!

i

(2)Aljourd'huilestroisquartsdes-pharmaciensn'ontplsd'élèvesouaides,parcequ'ileneDeuventen

suPporler lescharges' or,l'exercicc dèla pharmacie dani ceue condiiiôn à-Jiiôpirà pulsse s lma$ner notrc epoque., U n pharmacien cians cctte posilion, inrlépendâmment de Ia ,a ne"rte àe sa rDenc, n'a nr le lorsrr, nr tâ lendqlcç de s'occuper de lravarix scieniiûqueis. ll y a Intérêt gériéralà faire cesser cet état de chosés,

d;ilËiù;Ë';;

AVIS ESSEI\TIEI,.
Afin de potvoir faire en tler dans lc Dispensairc à pe u près toutes les tormules cori nues, nouÈ avons dt disposcr lés noms des substances sur deux, sur trois, et quelquefois même sur qr:atri- colonnes, et suppriincr à fa suite dcs quantités les mots gromrles orlpartics qui spécifieill cùs{luintités. Cettc dispositiôn ir'existanI point encorô rlans les ouvragès dr.l pharntacie, nous dèvons cn douner ici I'explicatiôn, afin d'éviter tout embarras qui DourraiI cn résulter. Toutes les qnantités dxprirnées en chiffres dans les formules ou dans le texte, doirent être considérécs comme des gràmmes ou li'uctions de grammes.

Premter eæt)rnple.

Troisième etem,ple,

Bière antiscorbutique (p. {69).
Feuilles cle eochléaria, Racine de raifort,

80 6o

30 Bourgeons de sapin, Bière simple récente, 1000

Sirop pectoral (Lesoure, p, S83).
rouge, I Polygala, z Réglisse, & Povots, no g
Quina

Ëst pour
Feuilles cle coehléaria, Raeine de raifort, Bourgeons de sapin, Bière simple récente, 30 grarnmes. 60 grammes. 30 grammes. 1000 grammes.

Ipécacuanha,
Licrre terrestre,

Hvsope, Pouliot,

t r2 1ô

Sucre, 500 Eau, Q. S.

t

5

15

Est pour
Quinquïn& rouge, Polygala,
4,0 Réglisse, Pavots,

Deunième eæernple.

Foudre verrnifuge (Goalis,
Calomélasr

p. S{7).
0,2 Sucre,

I I

grammes.
gramrnes.

2 grammes.

ort Valériane, t,0

Badianer

Est pour
Calomélas,

0 gramme

Yalériane, Badiane, Sucre,

gramme. 0 gramme e rlécigrarnmes. & grammes.

I

r Jécigramrne.

Ipéclcuanha, Lierre terrestre,
Hysope,

I gram. z décigram.
1S gr8mmes.

3 têtes.

l5

grammes.

Pouliot,
Sucre,

I S grammes, 500 grarnmt s.

Eau,

Quautité ouffisante.

Après cette exfrlication, qui se trouve comolétée Dar I'itrstruction sur les rroids et mesules (pace 1?). il ne feu! y avoir d'cmbarrâs: les chiffrcs l'enlbsenterit touiours dcs sramrnes ou leurs fracrioôs.- Cenôhtlaot, pr'èsque touiours ccs quantités oeuvântaussi être cbnsidéréeiconrmc des parlies. ce qui estsuitout comnrbdc ilour quelqnes préparations'officinales. ei les protluits chimiclues què l'on prénàro tan!ôt en petitcs, l,alrrôt en-grarides quaintiti,s. Nous venond de dire que lcs quuniité-s indibuées en chiHres Douvaient prcsque toujoursttre considéréescomme tlespartics: cetie rétic'enceétaiI néc'essaire; encflel,'avec une lbrmrile qui contientunequantité indiquée en-nonrbre,comme pavùts dans le troisièrne exemple. il ne pcut ell- être.ainsi, à moirts qu'on ne prènnc le poids de la substâncc indiquée en nombre, car - alors on rentre dans le cas eénéral. MM. les médeciisqui seselvironl del'Officineferon[bien, dans la rcproeluction des formules, rle ne

rrlctl,requ'uneseulesubstanccàlaligne,etô'écrire lesquantitésentouteËleltles,ou aurnoinsla'nalure
de ces quantités. On ne saurait

prcnîre trop de précauiions dnns les prescriptions magistralcs.

IIANIERE DE C0NSUTTER L'OFFICIN$.
Plusieurspersonnes nons ont sigualé conrne faisant défaut dans les premiers éditions des articles ou formules qui s'y trouvaicnt ccnendant bien. Ces cu'eurs onc été causées. d'un côlé. nar I'imnlession excessivemeirt serrée du livrc, cliose à laquelle on n'éteit pas accoutumé-jusqu'à pitlsent, ei, de I'autre, par des recherchcs insuffisântes. Sous c'e dernier rapport, nous-irrdiqucrods la' mairière suivairte de prol ôéder lorsquc, pour la rechelcbc d'un article, on seiâ ubligé d'avoir: recours à la table. l" Lolsrju'un'e substance simple aura plusieuts noms, ori la clrerchela d'abord sous celui qui cst le plus technique'ct, à défaut de rrisuliat, scus les au[res noms. 2'Pour une préparation susceptible, par sa forme, de portcr différents noms de €enre, comme I'eau antiapoplectiquè dôs Jacobins de Rouen, ïui ponc ésaiemeât les noms d'élixir et de tcinture des Jacobins. on dêvr;a la ôhercher sous ces de'rx dcinièr'bs dénàminations ginériques si la première fail. défaut. 3' Lotsqu'cn ne trouvera pas une prétraration tlont le nom gtnériqde est suivi deplusieurs nomssoéci-devrr fiques, on la clrerchcf sou s uri dê ces delnicls norns, àx. t pàie acétiq ue aluinineuse rltl Lefoirlon.

0n trouveracette.préparation,soitsousladénonrinationquénousïenonsdeTonner',soittoutsimplement

sous I'une des suiranlcs: pàte alurnineuse, rrâte acétique, pàte de Letbulon. 4' Si t'on ne se rappellè que le nom de'làuteur de'la pïéparation que I'on chcrclre, on sù reportera àla tahle des auteilrs'.'

t'
t
I

,

I
Â

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,16 AVIS ESSENTIEL. de . 5' Enfin, à défart queloue chose d'insolite. française on consullerait la tabie polyglotte -résultat dans.la !?hle le norn cherché aiI

i

pour peu que

Pour lesrechercbei daôs le Talit, afin gu'ils n'atlribuent pas à des subs.rances.des prix qui appartiennent à d'autrgs, nous cngageons nos confrères-à réglel au craybn cette partie de l'Ofltcine.

EXPITCATION DES ÂBRÉVIATIONS EMPi,OYEES D,{.NS L'OFF'ICINtr].

(uxs LE
The Plrarmacopelû of the United-states

DrsPENsaIREo Più.
PoI.

-

Formules.)

Am. of - Augustirr, PharmacopæÈ extemporanea. America. ilLeg. Ilat. - Pharmircopæa botâva. Béral, Nornenclature Classification pharmaeeuBer. "et tiques. Dor. - Bnries, Formulaire de lloutpellier. Pharmacopca borussica. Boruss. Rouch,. -_ Bouchardat, Nouveau formulaire magistral. Cad. - Lladet de Gassicourt, Formulaire magistlal. Christ. Clrristïson, À Dispensatory. Codeæ, - Codex ou Pharmrcopée française. Cottereau, Traité élémentaire de plrarmaeologie. Cot. Delafirnd et Lassaigne, Médeciue des De[al'. et Lassaig. animaux domestiques. Pharmaeopcea edimburgensis. Ed imb. Phirrrnacopæir hispanica. Iisp. Formulaire des hôpitaux de Paris. 1r. il. - P. ['r)y1 Formrrlaire des praticiens. Ilolt.

de pharmtcnnornia. Pharmflc6pcefl brr11lsci4-. PfUS. Rad,. - Radir,rs, Anserlesene Heilforlneln. Rat, - Ratier, l-urmulaire pratiqrre des hôpitaux eivils de Paris. Red. Redrvood (Gray's Dispensatory). Red. Riclt. - tùichard, Formrrlaire de poche. Sainte - Marie , Nuut'eau Formulaire médical et S. - M,pharmaceutiqrre. Pharrnaeopæa sardoa. Sard. - Pharmacopcea saxonica. Saa. Soub.- Soubeiran, I,louveau Traité de pharmacie théo-

- Piderit, Pharmacia rationalis. lier.- Pierquin, llérnorial ph:rrmteeutique. - Phartutcopce& regni Polorriæ Port.- Codigo pharrnaceutico lusitano, o tratado

I

i

I
i
T.

r

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Fuld.G

ossia Trattado di farmacia teorico e pratico. Guitxrurt, Pharmacopée raisonnée. Eutb. Ilamb. - Codex rnedicamentarirrs hamburgensie. Jourd,. - Jourdan, Pharmaeopée uniyerselle. -Lebas, Pharmaeie vétérinaire. Leb. - Pharmacopée de Londres. Lond. Jllag.-- lllagendie, Formulaire pour la préparation et I'em. ploi de plusieurs nouveaux médicaments. IIia, Minlhe, Traité de I'Art de firrmuler. ilIoir.- lTloiroud, Pharrnacologie vétérinaire. Illauch.Mouchon, Traité des saccharolés liquidea. Par, -Paris, Pharmacolr.rgie.

Giord.-Giordano, Farrnacologia,

eneo.

Dispensatorium fuldense.
Phanrracrrpoea genevensis.

S_piel.

Su. -Phtrmacopæa suecica. Swed. Swediaur, Pharruacop@it medici pratici univer-

Spielmann, Phurmacopcea generalis.
salis.

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Taddei, Farmacopea generale. Van-XI. - Van-lllons, Pharnracopde usuelle et pratique. Virey, Traité de Pharrnacie th6,rrique et pratique. V-ir. - Abeille médicale. Ab.

Tad.

Gaz. nù. J, ch. m. -

Gaz.II.

Gazette des hôpitaux.

,I. m. ph.-

r. ph.- .roo,n*Tt'i;'iiii';Tli; .r

-

Gazette médicale. Journal de chimie médicale et de toxicologie. Journal des counaissanceo médicaleg et de de chimie.

Ithqtb.-

-

Phæbus, Haudbuch dor Àrzneiverordnungetehre.

\em. pat. ang. - Remètie patenté anglais. Ilr. eap. Brevet expiré. Proportiort. PP. -

(uaxs LE DrspnNsÀrnn.
Allemand. Anc. - Anglais. Ân. - Arabe. BBr.Bengali. fls. - Bohémien. Bnrs. Brésilien. 0n. - Chinois. Cochinchinois. Cocu.

-

Synonymie étrangère.)
- Japonaie. Jlp. Jrv. - Javanais.
Pol. - Polonais.

AlL.

lCrr. lDrx. - Danois. jDur. Dukanais.
I

Cyngalais.

Ir.

Italien.

lPon.
lIùus.

-

- Espagnol. lEcu. - Egyptien. lHou. - Hollandaie. llxn. - Hindou.
Ese.
I

Mrr,. Mex. Ps,n.

-

lllalais. Mexicain.
Persan.

lSrn. - Sanscrit. lsu. - Suédois.

-

P,irtugaie.
Russe.

[l'ru.
lTun.
I

-

Itrr. -

Tamoul.

Tellinga. Turc.

(DANs LE DrspENsarRE

nr r.r rlnlr.)
y en aura plusieurs du
même nom et

qu'il n'y aura passpécification (Yoy. pages 83 et glt). -

||

Inrlique la subslarce que,le pharmacien délivrera lorsqu'il

Ittdiqueles subsFnces oupréparations,qui se tr6uvent dans toutes les pharmacies (Y. p. 54 et S4). Voy. aussi les abréaiationsrpages ?g-g2.

PÛIDS

IiT hTIISI.JRIiS.

47

PRotncoMÈwEs.
POXNS

T'T MESUHES.
. L*! décigrarnlues sont placés à droite de la virgulc e[ s'écriven[ :

NorroNS ciixun:\Lns
sUR [,n sys'ilùintr: Mri'r'Rtrr]fiEr. Le svstème métrique, le seul que la loi reconnaiôse aujourd'hui en F-rancoll;, csl ltlndé sur la mesure du quart du rnéridien terrostre et sur lrr division clécimale. Le mètre esI la dixrnillioniènre partie de la distance du pôle boréal a l'équateur (quart du méridien terrebtre). C'est I'urtitë fondant,entale des nouveaux poids et mesures. Les poids et mesures dix fois, cent fois, mille fois, dix nrillc fois plus grands' que les ûnités fondamcntales , ont-été d?signés far I'addition cles rnultiples déca, h,ecto , Eilo ,-myria, mots empruntés du grec et qui signifient diæ, cent, mille et din rn,i[,|e. L,es poids et mesures dix fgis, .cent fois,_ mille fois plus petits ont é1,é désignés par I'addition des dilisôurs d,ëci, centi et rp.illi, dérivés clu latin et analogues à ceux de dixième, centième et millième.
tr}OIDS FËiAIICAIS.

0rl granl. ::= I décig"ramlne" li 0rL

Les centigrammes sont placés à droite des décigrammei, dc: cette mânière :
0103
o,ot gram.

- I 3

cefitigrarnme.

Les milligrammes sont placés à centigrammes e[ s'écrivent ainsi : 0r001 griùrn. - I nrilligratnrne. 01002 2

droite

cles

S'il y a en même_ temps des décigrammes e[ d.es centigrammes, leurs représcntants respec-

,

tifs colrservent leur place
0,12 gra,m.

:

0125 0,?5
01015

:12 centig.l ou 1 décig. et g centig. 25 2 6 7ti i 6

gramme est l'unité cles poids nouveaux. Il équivaut a\ un centimètro cub'e d'eAu clistillée
Le.
grri_se

IJes centigrammes et des milligrammes : gram. - t5 millig.r ou I centig, et 6 rnillig. 01024 24 2 4 .lJ..r décigrammes, des centigrammes et des mrllrgrarnmes :
0,12s gr&m. -126 millig., ou I décig.

'sont

Les fractions oLl sous-multiples du gramme
:

à son maxirnum de densité (à 4u

+

0).

0,637687637

2

centig. et s millig,

Le décigr&rnmte, qui est qrammg.

le dixième

parl,ie du

, , Le milligra,rnnre r qui est ta mitlieme <lu gramnle, la
la

I-,e centigranxnl,e, Qui est la centièrno partie dLr gramme e[ la dixième du décigratrnme.

, D..r grammes e[ des fractions de grammes, c'est toujours la même choso : t,l:i'i gram. : I gram. f décig. 5 centig. 6 millig, 3r2 li, li 2 3 i
Le ,r multiples du gramme sont .
4 :

partie
0

centièrno du décigramrne e[ la ilixième du centisramrle. Les unités du"gramme tiorlt clist,inguées par lixemple
,5,

ectogra'tnrne, qoi vaut 4 0ô grammes ^L' cagrammes cl.
;

ou

virgule que I'on-meË a la tlroitc
:

cloJ chiffres.

4

. ^{-,*.

hilogranlnt,e, Qni laut 4 000 grammes, 00 décagrammes ou-4 0 heo[ogrammls.

1, gramme. .(t)Les pharmnciens doivent ernployer lcs mesrtres rnétrirlues; et si lt loi tlrr 2t germinal air xr, sur lr pharrnacie, parle du poicls rnédicinal, c'est prlr oppositiorr trvec les poids employés tlans le cor)llnerce en g.r.os, (tt non pour créer en leur lhverrr un sy.;tèmc de poicls et nresures clitférErt c'le celrri nrlr;pté p:rr torrte ln Franr:e. Ârrôté _dl, 26 juin 1858. B. B0?. V. Leqtslul,io,n pharntetctt-

Iogrammo.

kilogrammes font le qulntal, rnt)trique; . ^,190, 4000 kilogrammes forment Ie poids du riètre cube tl'eau e[ du tonneatt, cle- nrer oa tonne pour les chemins do f'er et les canaux. Un étalon prototype cn platinc , cléposé aux arctrives nationales, donne lo poids iégal du ki-

tirluo.

Par abréviation , or dit, sorrvent, i déca , ,l hecto e[ 4 ]rilo, pour 4 clécagrarnrne, 4 heclogrdmrnc, 4 kilograrnmc, et I'on éc,rit indiffé-

4

E ,
,

[,ûl DS ll.l,
déca ? hect,os 'l 5 kilos ou 't 0 200 grammtl r atr00Û grarnmes, otl

ilTIiSUH A$.

remrnent ,l
grammes ,

,

i)onc,

€rn

nlultipliant les gros par qllittrc,

()n

a tout, dc suite Io nonrbre des grammes qire I'on

6ncoro { 0,0, 200,0, { 5000,0, en ajoutant à la droito de ia virgule les fractions de grarnme s'il y erl a, ainsi qu'i[ a été dit plus h.aut, et que

recherche.
7 glos valent 28 grammes; ti gros valent 20 grammes.

le tàbleau suivant I'indiquo
ou. . o Kilogrilmmo..'.. llectogramme. . . . . . Décagramme. . . . (irirrnme. .... D6cigrarnme.. Cerrtigrarnrne. . . . llilligt'amll1e..
1\Iyriagramme

:

Cette méthode facile est d'uns exactitude
10000 grammes.

suffisante dans la plupart des cas.

.

o

.. ,.. . . .

1000 100 10
t'

POIDS ANCtrENS.
Nor-ls

orl
0101 01001

devons faire connattre le rapport qui

dc 40 cn 40 fois ph;s forts ou de 40 en {0 fois plus faibles , selon qu'ils partenl, de la gauohe ôu do la clroite de la virgirle. Un changement tlans la position de Ia virgule pouvant entraîner
des différonces

Par ce qui précèdc , on voit qu'ell exprimant, ies quantités par des chi{Ïres seulcment, ces chifl'r'es, en s'é'cartant d'un degré , det'iennent

exis[e entre les anciens poids et les nouveaux , aut,an[ parce que les premiers sont encoro en usage dans le langage, que parce qu'ils sont les seuls qui figuren[ dans lers traibes de pharmacie anl,érieurs à .l 840,

forf graves

sent sagement dans leurs prescriptions

, les rnédecins agis-

écrivant- les quantités en toutt:s lelt,res , att moins trlour les substauces actives (4). Au.iourd'hui ou est généralement, au couran[ tln mér:anisrne de la pondération nouvelle : ceilenclan[ r pottr' les personnes-qui ne comprenirent pas ehcore parfaiternent bien, voici, parmi les môyens propclsés, lc plus ingériicttx , c'est
celui cies assimila[ions.

,

etl

Onadit:
n,e frilrrc se c()mposo tle Le grarnrne répond à

100 r:entitnt's;

100 centigr'.

I

{)}raqrre sou vaut Ohaqrre grain vaut 3 st;us villent

ll qr:iilts villent
12 suus valent

12 srain'; valent

l-,ors clonc qne vous aurez un ttombrs qrreiconquc do grains à prescrire, pensez à co que lr: rnôme nombre cle sbus donnérâil de centiut-es, c[ le nombre de centirnes sera celui rje,q r:eu[i_ gramrlles torrespondant à la quarnl,iÉ de grains en qucspion. On a dit aussi :
Le groo vaut
,il

Sr&mmes.

dits polrr lii's{ll'. ott Peltt rnonnirie en $e rapltelallt
I 7

Les médecins français ont longtemps fait usage., dans ler"rrs. prescriptions , 4.. la I'iure rornaine, composée de 4%, onces , I'once d0 [ï drachmes , Ia dracltme de 3 scrupule.s ou t{e* ni,ers , at \e scrupu,le de 20 grains , Ie grahr, supposé égal au poids d'un grain moyen d'orge ou de blé..... Sfuis, pondan[ que les ptrarma* ciens s0 conforntaienf aux Coderc, ou les {ormules é[aierit récligées suivant le poids rûmttitt les épiciers et clroguisles se servaient, du poitls cie maro, ce clui augrnentaît les doses des nrô"dicainents d'un sixième s'ils éLaienI livré,q a l'once , 0t de 3 hLritiènres lorsqu'orr les vendirii par livre. Pour prér,enir los accidenis clue pollvaiI entraîner I'emploi simultané de ces denx ^la F aculté de Paris adr:ptu espèees tlc poicls, dans la 3" édi{,ion cle son Coc)en, publiéo cr} 4732, I'usage exclusif du poicis de nt-arc, sauf la subsl,itutiori du nom de clracltn"te à celui de gros; mais les médecins de hfon[pellier et de quelctrues autres provinces de F-rance conservèrent l'8tt'" cien poids médicinal , parce qu'il différait peu de celui du commerce usité dans leur pays. Consultée re lativement à I'application des nouveaux poids e[ mesures aux usages de la pharuracier- la Sor:iété de médecine a aruêté , lti -22 pluviôse an x, que le svstème métrique .de-' vai[ ôtre aclmis exc'ltrsivenient pour détérminer les ttroses des médicarnents , oo adoptant la no " nrerrclaï,ure méthodique, de préférence- aux dénomiila'r,ions vulgairôs autoiisées par le décrt'[ du 4 3 brumaire an IX. Cep'-'irdant ,, otr 4 8l2, le gouvernement avail arrtor;isé ulru liure cliL'rt u,suell,e ou nûtriclue , el qui étaii la moitié exacte du kilogranrme ; sel' divisiolls n'étaient, pits décitnaios; elle cons€lrvair l'once, le gros, lo grain, of scs rapporl,i' avec le kilogranlme ue llouvaient s'exprimer que pîr des fractions.
,

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l0 gr. 9à 1r 5 3r r) C, t't 15, u
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ta livre prids cle ntarc n'était donc plus usi tée clepuis ,t g't 2, et les pharmaciens n0 -qe ser' vnienI qrtrr r^ie ]a livrc rnétriquq 9t de ses divi--décimal fub rcittir.: sions. Iin 4 S40, itl sysl.ème
ollligntoiro it*ur iotrL llt moncie.

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9.,IV

$i0SURIiS.
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Â]i {lf ENIrIfrl
Drlû

lc plus rappilochti gelon eux, elt t)ombr*-s l'0n(ls cI facilemon t divisibles. ils ont rcrrrciscnlé
1 grain
2 18

nrt ux.
Grtrmmes. 2rgg3
21337 213 90
2

par'

0105

l/2

ouce par

1/50 grain,

4lz; t lrG

rlto
117

Grittrl lrteg. 0,0c I o,0og 0r003
0,0o
i;

0rL
L

48 6lr
96

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113 112 "2
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0r00ti 0r009 0,009
0,01 t) 0,0 I :l 0,01 7 0,0 ;r à fr,()';j)

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49 21642 21655 2r7AL 2r?oB
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û-rlrirtr

0r0:i:l 0,1irli
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1 ::',)

at! ii:; ôlr

:j6 2 125 1 gros, 950 28 livre 500 416 I 000 l ol)ce 32 lIais ce ntode de réduction, à I'exception des rlcux ,prÊnlicrs poicis et des quatrc clerniers, lorce les valeurs, e[ quclquefois même de lleautoutl: $n so rarr.liroctie dir','ritaso clcrs ciivisiunsr

q (lDi

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l)arL cles atlt,eurs de formulaires , enfin cornmr rroirj l'3v0us erdopté nûus-rnôrne p0Lrr notr,0
l)isl;crrseriro.
Lc-s,

l'aucienue livre en réci.isant I'once i) 30 griiit)mc-s, Coirinle i'a ltroposé I'Académie na_ tiorralc tlo rnénecine, conrru'e i'onf adopté la plu-"

r2le0
t r) rl)

i)r9{t3 .,399 ,/052
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0,79d 0.849
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tl It

3,6

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, lc s'sterne décimal français" I r]lais ir y a tout à crc*'o rlue la simpliciié el, irl rrrctitude de ce Lrvstcrn0 prrndériil ie fercnI tôt, ou tarcl uni\-crsellenrtrltû ado'ptrr.

pir)'', glrgnggr.s n'ont poinI encore arJoptt!

4,

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,, ]i:i:n qu0 ces pays.aient.chacun jeurs poids, r[ es[ a r*ru:arqucr qu'en définiti'e il y a général un fond q*i eôt prcsque partoui le mêric, ainsi que nous-lc fe'roirs loir cu nous occupanN; dc Ia posologie des principtrux Etats de liEu_ rope. [Jnc autre chose digne de rernarquo , c'est qLl'à peu près chez tous les pcuples il'v detix soltçs.de,poid.s : le. poids i'aichànd, e[ lc poids ntcOrcrnql, qFl es[ tor"ijours asscz réqulièrenrenf <) plus faible d'un quart quc I'autrc. /TNGLETERRE. On ernploie clcux Sortes d0 poids I'qn sert _pour I'or et I'argeut, I'ernirc

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305,941 s36r53i;
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t-r'olJ

pour ii. pluliart dôs marchrnciisesl ce'dcrnicr. r.'sI Ia l'ittrc s,,uoir 7tct1{s (uuoir-du,-poitls 'Mais
c'esr rô pr'ôrrri;r î,! usago dans le.s pharmacies; i[ porte lel n0]n dô 1,oer./s" -tlu,

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489,503 97 9,00?
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8,5 I

1

pule; (scruple)..9n P0 grains. once, QU'rl ne l'au[ pas cOr]foridre âr,cc hr I irrrconco , mesure dont nous _ 1;arlcrons liluii loin, a la veleol d.u la nôtre; ilr:n eit ainsiciu gi:ns.

en g gios, chaclutr grgs ,(tl'racltm) en,3 sirupules ct cïaqu' scr*-

livre (pounrl) médiiinal: !il on3es. chaque onre (ou,*c.e) 42

..(trt'y. weig.ht o\

--g,poth

ecurie,

s r.o'e;fSt t!. sc parrago cr)

!

I-es Etats-unis

I'Angleterre.
Au t Rrcrrn.
clrri diffère do
t"1?,S"ain, dans tra pratique, est rnlt_.inent repr6:{)ric en ".Ii).1:^ mrlrrgrammes; rnaie il I'est en celr{igranrnes, ,le r'elte malièrc i 0roz (t1z g'rain faiirre', 0,03 r ir iqu() fors que ce crrs s'est préserrté darrs uli-g,ririrr tiirr). lris tùrnrrrles tlir ili' i:t"tt,.:,it'i', Il{}lir il,r,'.}ll:: ill.iq 0,01,

ont la môiire irosologie'quô

colnme qJuns tout,e I'Allemagne et i'Itaiie aul,r.iclrienne, _en 4 P onces , I'onàe @nzt) e' g gros, (drachn"te) en B scrupuies, et le scrirtr,uiô ]9 S,os lscru,pel) en P0 grains, La livre mediciiale autrichieune, ciui est risil.ée clrrris l'Autric&e proprement dit*, i*'il,,i,,,inrt lii

La livre médicinale (rsl'wncl\ - livre r)archancle , s.''diuise']. la

20 le
il'Ior ctuie, la Honç1 r ie,

f0lttS
la Transrl|'t)anie,

nT l,
à ;

roy(utme Lontbu,rclo

Ven'ise toutefois,

vaut 98080,5 richtpftlnnigs

-

Le Tryr' o

l'eni,ti,en

,

struf

le richtpfennig équivatrt a 0,004.28 grammes. -les -pharmaciens se servent de la A, Vt;nise, livre dite sottile ol Ttetite, qui , du reste , se divise en onces , gros, scrupules et grains ; c'est !a plus faible do toutes les livres. Bavrùnn. La livre médicinale se divise en ,l 2 onces I'once en 8 gros , le gros cn 3 scru, pules et le scrupule en 20 grains. Là livro chirioise ltin éqttivaut à CnrNn. 606 grammes : elle se subdiviso en 4 6 léarts. 371875 ln lëan, ou once cirinoise équivtrut ù : 3'787 Le tsièn, qui est le dixième du léan 01378 dixième tlu tsièn Le fèn, =dixième du fèn Le-li,, -orooS dixième du li Ia hao,

-

'

ces poids sont, ceux clcs parI'Inde notl soumlses à la dominatiotl anglaise , car nous voyons dans l.a Bvng.al pharmacopæe, que les pôids aclopté.s par la compa' gnie âr,gtâise des liitles orieritales ,copb Ics suiiants , dont nog$ indiquons cgmrls ci-dessçus la Yaleur en grattlmes :

g Ardrs-rn;rriti^-t.ttittl; I li jYlr,.rru:arrrilrs :,:r I :l YirdrrLirs :-- t 2 l,irrrrirrrns == t It faut croire quc
cie

ftlan,ugwlu Yutlttltt' I'gttd,t"mt Pu,lo(OO-{.'Unr[g

t Ll20 '0 ?'rtlOft't) 1t:f :1"())(') 2$tJ itrt).U

ties

-

r l)'lton représente /r l)'hirns font : s lluttees := tz lllashu, l'ola s =:
t

L'rrrrit6 fonilntnentirle est la Tola ov hlupëe (roupie)'

t P*t"tt'tttrt (Rriuttie) t lï'nuilt'a 1 'l'olu, ou llu'pee t Chitah

0'028 0rt2

0'9û t 1'5 $8,0

e Chitak

5 5

Seers

Pusserees

Notre kilogramme équivau[ à 26 léans et
260 tsièns. Il résults de I'examen de ce tableau qu'à part la khr, ou livro qui no s'Y rapporte Pâs, la posologie chinoise eôt établiô d'dçirès le-système décimal, 0t qu'elle descend bien au-dessous de notro ancien grain , puisque la valeur du hao n'es[ que do 3 milligrammes. Lés poids de Nuremberg. I),tdn'v.q,Rr. {Jp marc r l2 de Castille forme EspacnB. la livre médicinale espagnole , Qui se divisc en 42 onces , I'once (ort,za) en gros, le gros (dracma) en 3 scrupules, le qcrupul-e (e,scrubuto) en'2 oboles, I'bbole (aliolo) en 3 siliques, "et clrâque silique (st'lic1u,a) 9n 4 grains (grmtos); ce clui iait lc scrupule de 24 grains. Deux marcs ou'4 6 onces lbrnrent lir livre cle Castille, dont 2ô font v\ d,rrobe, et 4 00 un quin-

-

-

I

I'once, N*\pL$s, - La livrc esl do 4I onces, par cxception , est de 4 0 gros, eb le gros cltl 3 lcrnpulcs dtt 90 grlrins I'ut.l. 33 once,s 4/3 f64ment lo rotolo, poicls géntiral du royaume, e[ qtli vaut B9l gramû]cs. l{onrvÉGttr. --, Les poids de Nuremberg. NtinnunnRc Pendlrlt lon-etemps cct[tl ville fournit, totrte I'Allemagne dc poids lbnclus. Cette particularité fait qLrc beaucottp qe cencles cle co ilernier pays se sorvent encorc de la livre dc Nuremberg. Cette livre ée divise en 4 2 onces , I'onco en I gros et ie gros cn 3 scrupules d.t ?.0 grains. Les ririnciùaux pevs allemands où elle est trsiléc, soht le ttuché'd; Ilade, celtri de Brunst'uielt:, 'ure

tal. qu'en Baviùre. La livre médicinalc cle ces deux pays es[ de 'l 2 onces, I'once clo 8 gros, le gros de 3 scrupules dc 20 grains
GnÈcn. chacun.

lirancf ort-srlr'-l,e-fukti,n, Humboul"g I le IIano' , le duche de I{assau , le t1rantl'tln't:hé da Hesse, teux rl' Oidentbur g , del'l'eim&r, de IVur'

- fn même livre Hor,r,anon nr BnlcIQUE.

tcntberg, etc. l\[ais, chose à_ rernarquer' cetl,tl livre n'"est plus cn usag.e à Nuremberg mêtnc , qui sc serf clç la livre cle Bavièrc. PrÉuoNr . n La livre se divise en 4 2 onccs, I'once en I gros otl dritchmes, et lc gros c'il'

Autrefois on se servtit en Ilollanrie rle la livre zrujourd'hui en usage è Lttbeck et, qui vll[ 7,tig0 os (369 grammes) ce qui, tlivisé par 4 2,

3 :icruptrlcs dc 2,1' grairrs La livre de la principauté de Lo-t'ctlues et celle dtt ,Juclte tle l'arm,e sônt, à 2 otl 3 granrmrs;
près, la livre -

ait I'onco de

64*0

âs, lc gros de 80 as eL le
i'[n0r03

piémont,uisc.
, le

scrupule de 26 as 213. Les poids médicinaux tio IxoosraN. dostan, d'après le docteur Heyne, sont, :

-

onces, l'once (rtttryi) de
cldm) cie 3 sct't-tpules
de

l'or,oGND.*La livre médicinale est de a9l

I

I

gros-' le gros (d,ra't

sci'upttl e (sltru'pu,loto)

Le lrisrtm, qui est le srain de t'iz, équivaut à i' Guttainrla, ot patil<a 4 Yisrrrns f<nt Atldaga Gmlivirrrhs Cltin'um Àddagas
t/e Chinums Tsavilas Dharanuuts
$ïadas

orl2
0r25 0r5 1r25
2 r8o

PonruGÀL
l,age en
,l

'l'saui,la Dharanu,nz fr'[adn
7.'ul,um,

erôs (dranta ou otttr,t;a) en 3 scrupules, icrupt,te (esc'rr"tpolo) cn 24 grains (grao't.
aclontée égalettteut
rltrc'lrcs

o - I,a livre méclicinalo s0 irilrI ottccs, I'orce (onç.a) en I.9ros, lo

ct

lo

5,2

5

l 5,s0
I3 ro
:3?

Tulurns
Favns

Paua-sirw

Pnussn. - L,a livre se divistl commLr celltt t]'Aulricltc. C'esb I'aticicttnc iivrc Co Colcrgle

Siru

3r0

Sirus
Yisns

Yisw Yel(,u
J

1S65,0
37 30, o
?11

Yettus

Ardtr.manuguclw

60)0

ell Saxe. f,a livre des deux ctî Xlecltlent,bourg 1c'tr diflèrc t) peintl. |-;1 iivro sc clil'isc comn)L\ cclle r]u Roun.

-

24 POIDS ET ntlrSUIItriS. qui se dit'i-qe cn && okag, clonI taar ou cantl,ro, I,iénrotrt. Lts poirJs nrôdicirraux dcs autrcs vllles chacun contient &-tchelty. C'est lc tcheky qui dtrii Etal,s de I'Eglisc en diftèreni P-etr: ser[ à peser les drogues, à Constrylti.ngple et à La iivrc cl ù duôhé cle Modù?e se divise commo ccllt: cle ltomc, avcc laqrrelle elle n'offro une Smyrnô. Ii vaut 324-grammes. Sa division n'est plus cello des autres. 0n le divise en 4 00 drachdilïérence qLlc d'un gramme en plus. mes, chaque drachme ou 46 killos ou ltarats et La livre de Saint-Pôtersbourg est Russlo.

forntée cle 4 6 onces ou de 4 80 clrachrnes clu FéIoponèse, ou encore de 96 solof nilis, le solot,nik rte g{i doli. ilile a éré évaluée à /r'08,99 grammes. Cot,le livro n'cst pas usitéc dans la médecine russe, rnais bien celle tle Nuremberg (V.qV..ce rnot), qui y a ét,é irttroduite par les médecins allemands. In livra médicinale vaut 7,1146 os SuÈnr. trou, et comnte elle se divise en 4 2 onces, chacurie de celles-ci vaut 64 8, chacun des gros 72,26, chacun des 3 scrupules 25,75, e[ chacun des 20 grains ,l ,29 as-'. Le cînge méclit:inal égale 8 lilres médicinales, e[ vau[ 2834 granltrnes. $utssE.- La iivre de Nurcmberg ' Poids romaitts. llosclNn. Le poids de Turquie est le canTuneutn.

-

e[ en Turquie ol) I'on suit un fractionnemen[ particulier, n'a quo riZ onces;2o que partout
I'once se divise en 8 gros, except,é à Naples où elle en comprend 4 0 ; 3o quo partout le_ gros" comprend 3 scrupules ; 4_o que le scrupule n'a que deux degrés : il est de 20 ou de 24 grains. Cette dernière circonstance fait varier en grains la valeur du gros, de I'once, et par suite celle de Ia livre. Ensuite, lc grain n'ayant pas partout le même poids, il en résull.e que les livres et leurs divisions n'ont pas la mênte valeur en grammes : c'est, co que démontrera le tableau

killo en t* grains. Un récapitulant les diverses valeurs et les clivers modès de division de la livre médicinale en Burope, on voi[ : 4o quc cette livre, partou[, ailleurs qu'en France, ou-elle valait 4 6 onces (4 )
chaque

-

I

-

suivant

:

PAYS (2).

tle la livre cn
gr8rurucs.

Valcur

Valeur
de l'orrce cn
8r'arulncs.

dn

Valcur
gros

Yaleur
du scrupule
en

Nonrbre dc grains
i.tu

du grain
cn grammes.

Yaleur

cn gralumcs.

gramrnes.

scruptrlc.

372,03 t It'20,928 360,000
3+

,078 35,069
31
3

3r895 hr38h
3r7 i)O

1r995 1r461
7

20
90 20
2!*

0,06 i;

0r073

4.,822
tr

o, ooo 28r73i'.r

375,000
320,76

;il,223
I6,730
29,830 2?,663
9r876 28, I 83 291278 281266 2 9,6 97
2

3r592 3,906

lrl97
t,302

12îi0

0,062
0,04 s 0r061; 0r04 ti

zrata p)
3"rôs
8r73h 3r58ij
3r65S BrS33 3,? l2 3r1 38

0r891 | )ZIr3 1r1ô3

20 90 20
9&.

357,95/t

3,7 29

or062

33t,961
358,|i11

0r0l

tl

1.2.fi't

3I'tt,)l90
3S0,796 339,191 356,370 801,230

t,r s; r
1,178

1.0

,2lB

11231

25r702

t)046

2b 90 24 90 90

0r061 0r050 0,06 t
0,04 9 0r061

0r0i

2

poms
Chc;z

dénominations suivantes pour los fractions do
aIqTrQllES.
ou Ia

livre
Seserins

:

once

t/e

Septunx
Des, bessis

7 Oncer
8

les anciens Ilornains l'a,s, pondo
32,1 grammes. Elte se

Iibra valait environ

clivisait en ,l 2 onces; I'once (unci'a) en 8 gros, le gros (drachma) en 3 scrupules, le _ scrupule (scri,pttr,l,um) en 2 obolos, I'obole (obol.us) gn 3 siliques, le silique (silicus) en 4 grains. L,e grain s'appelail lens ou primus. -

Sextans Triens
Quad.rans

Dodrans

f)extraus ou
decurtx

t

Semis, selibra

Quincunx

Deunx

,t

t0

On trôr1vo aussi dans les ouvrages lal,ins les

Clrez les anc'i,ens Grecs lc talent ;d).xvrcv valai[ environ 27 kilog.; la mine y.và. 4iiO,0; la draehme ùpagrù,1.,5; I' obole à6ù.ôç0, 60 ;le chalCo$ y"e),xàç 0r4 .

(1) En lo faisant ale t2 onees, comme on 16 {r,issit îutrefols dans quslques proyinces do ltr France, elle se trouve en conformité, (2) Nous rapp€lons que les divers pays ont généralement.leux sortee ile poiils, celul du commerce rt celoi dcs pharmacieus ou médicinal, et qu'iei nous ne faisons conn&îtrc que ce dernier, (a) M. Guibourt représente csr.t€ livro pâr 8071418, et flit le serupule ile 20 grriDs; o'est qu'il a agi sur la lirre de Coui , €t nous sur eslle ils Turin. (4) Nous svone vu qu'à Naples I'once se tliviso €n l0 gros. I (6) Is livro ile Dologne e€t ds t3rt073 grsmm$ moins forte gue celle de llome.

22

IïFJDUCTIOJ\

RITDUI]TION APPROXIMATIVII
E.T GRAMruB:S T}f'S T,ITTNCIE}ÂF,IIS TIYËÈES
E}TT

69[â

GËàA[I{s'.

7. 8. 9. 10. . rr.. 12...13. .
i+. . i

I gr'ârn . , z. . . . . . 3. 4, 5. 6.

ESI'AGN"E. T}ARME" POR'I'UGÂL.'i'OSCANE"

..r.
| . . . . r . . . . . !

::;::.:.::::.:

. . . . . . . . . . . r . . . . . ô r . r . , . . .

3;{u ()rg
0r7

o,Bb 0,4 0,45 0,5 q,55 9,6 0,65

tr,0b 0,1 q,15 û,2 0,25 0,9

o;sq o,as o',4.à rt,+l 0,52 o,sz 0,62
0,81

0,05 o,o9 0"r4 O,tS o',2/t o,:s

ûr85

8;Tu 8;iÎ 8;iu 0rg 3;f' 0176 0rg
0185 0rB5
oit.; 0,ii

o,sl 0,4 o',45 o;s 0,55 0;6 o,es

0,0S o;1 n,rS 0',2 0,25 0',3

o,zs 0',4 oi+s o;5 0;55 o,c o,As

t),0S ojr o,ls O,z O,rS 0,3

IUIIIN.
0,01

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o,i, o,ss

0;4"

1,15 l,0g 1,2 7,74 1,9 lri ')r28 2,,\ 4 3,4 5,$ 5,10 76,E777

lïï ïlï ïft
1115 1,2 1,75 2,5 3,5 ItrS x,l3 1r1g lr75 2,35 :],55 5 7/t 18

ïït
1,1

1,15
1,7 z,iJ

3,4
5-

0tl00....ea..r2921 1t2 , o o .

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1?.2:".:.:.:.:.::ôi

5? . . . . i . ti{j 1t5 . . 44 !12 20r 230 259 287 316 345 518 . 690

5ir FiZ 107 137 r6/t 190 220 246 273 300 329 494 656

\fi

TI'u iL 292828
57 86 115 143 172 200 229 258 286 315 344 516 G88
/i3

14 17

i,L
5t; 85 ll8 14t 170 1ft8 22tj 255 283 311 940 510 680
/+2

14 18

t4
t7

3i
42 55 33 BB
111

33 ;â ig

138 166

794
22r
249
277

1

304
BA2

496
EG4

DES POil}S

fiT

$ONSURES USTTES TlF{

$!ÉDECTNE.

23

RHDUCTTOhT APPROXTft{ATTVXI
&iN

{;TiIIIIIBS DNS

PHTHNOIPAI,NS T-,XYRgif$ PET

576O GRAIITIS,

lNGLBTf.RRts. ÀU'l'lllCHn. IlÀvLliLtlt.

IIOI,I,ÀNDB.

T,I]I}T'CT(.

NUII$ilTBENG.POT,OGNS,

PNUSSE.

0,06 0,13 ç1,2 0,25 0,3 0,4 o r45 0,5 û,6 0,65 Ori 0, I 0,8i: 0,[) t),95 | ! ,l 1,15 1,2 ,25 n9,
X

&&

0,07 {J,06 00,14 0,13 0 ,2 0,2 0,3 0,25 0,4 0,3 0,45 or.\ 0,5 0,/r5' t),5 0,6 0,55 o,? 0,6 t),? 5 0,i 0,8 t),? 5 0,9 û,05 0,8 0,{J5 1 0,9 1,1 1,15 ,05 ,'J5 1,1 1,3 1,2 t /t ,/th 1,25
1

1

1

tr

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:
t.

onaa.
112. .

112.

-

4tç4 $66 898 10 x2 15 19 23 27 .31 4G 82 77 95 r25 155 r90 220 250 2s0 310 340 373 556 74G

2,5

3
1,\ 13 17 22 26 30 35 52 70 87 105 r40 175 2r0 245 280 315 350 385 420 630 840

2,5

l0
11

15 19

22
2B 30 45

60
15

90 120
150 180 21 0
2r+A

274 300 330 360
5'40

720

0,06 0,06 0,1;] 0, 3 0,2 0,2 0,25 0,?6 0,3 0,3 0,4 û,/f 0r1r5 0. /r5 (-),5 0,5 0,6 û,6 {},65 o,(it 0,T a,7 {l,g O,ii o,ii5 0,8 (),9 û,9 0,95 0,96 11 1,1 1,1 1,15 1,15 1,2 1,2 t,i] 1 ,3 22 2,5 216 44 66 88 1A 10 11 72 15 15 lt) 19 23 23 27 27 31 31 !*6 46 {i2 61 77 67 93 92 123 r25 154 156 184 187 215 218 250 246 277 280 312 308 344 339 369 375 560 554 750 738
tr

0,06 0,12 0,2 0,25 0,3 0,35 0,4 0,5 0,55 û,6 0,65 0,7 0,8 0,85 8,9 1 i,os n,l x,2 1,25 2 2r5 444 666 777 99{} 11 15 19 22 26 30 45 60 75 90 120 50 180 210 240 270 300 330 357 530 1r4
1

0,06 0,12 0,2 0,25 0,3 0,35 0,4 0,5 0,55 0,6 0,65 0,7 0,8 o,g5 0,9 | 1 ,05 1r1 1,15 7,2 2 2r5

0,06

0,12 0,2 0,25 0,3 0,35
o,/+

0,5 0,55 0,6 0,65
o,1

o,8o
0,85

{l,s
1

0,9
1,1

l,1l;
1,2,

2,5
2

11 15 19 22 26 30 45 60 75 90 119 r4g 179 209 239 269 299 329 358 538 117

11

15 18

22
25

ze
4/t 58 73 88
116

148
1T5

205
234.

263

292
321

350 525
?0X

]VSHSURES; FËAANfl ATSHS.

IIIF'SUETRS

ME E,OI|'GTEUR ET I}FI SOLTDIT'E.
vu! plus

n'avant, pas à beaucoup près la rnôme irnporianËe q.ue les poids soùs-le.point de vue pha1nous rl'en dirons que peu de maseutique
chose.

Les rnesures clr: longueur

ct do capatité

haut, en est I'unité fonrlamentale. Il est égal à 3 pieds 4 4 lignes 31,1 0 de I'ancienne mesure.

Le m,ètre, ains! quc nous I'avons

,

Un étalon prototype en platine, déposé aux

2[
Les fractions du mèl.re sont,
:

POIt]s E [' hrti$uil !j$"
a

archives, donno la lrtngueur légalc riu nrètrc la température 0n. .

r.l'ci'lu rlistilklrrr

Le décinzètre, ou dixième partie du me\l,re; Le centintètre, qui ost la cen[ièmo par[ie clu mètre et Ia dirième du décimèt,rc ; Le mil,lintètre, qui es! la millième partio du mètre, la cenlième dn décimètre ct, la- dixiùurc du cent,imè[re. Les mulliples du mètre sont : Le décamètre, qui vaut dix mètres.
décamèl,res.

litre;
litrc
cerr

Lc c!cci|itrt, qui (.s[ ]a c]ixièmo partic rl:r
ct,

prirrt à son nlasiruuui ric dcriÈilt', Lcs llact,ions tiu li[rc sorit :

Le

litrc, lil cenfièrne du dcciliLrc e[ la cliri(nro
tilitro.
Les rnultiples du litre son[ : Le d,ëca,litre, ou dix litrcs ; L'lteetol'il,Te, 0u ccnt lil,res ; Le ltilolitre, ou n)ille litres; I,e nrilrdalitre, ou dix nrille lilrcs.
ANCIIjNNIJS DII'SUItDs I}n cÀPÀcITÉ.

cen,til[tr.'t:, clli qît.Jjr c0r]tièrnc parLit' t:l'rr la dixiènre tlu clécilitr'*; Le ntiil,ili,tr"e, qr;i esI l;r nrillièurc par[,ie rlu
rlri

L'heetomètre, qui vaufi cent mètres ou clix

Le ltilomètre , rlrri varuI rnille nrè[rcs, cent, décamètres otr dix Lrectomètres.

mille décamètres
kilomètres.
Kilornètre.,.. Ilectomètre..,. Décamètre....... Mètre..i.r Décimètre...,.
Millirnètrs. .
Centi mètre.
.

Le rnyriamètre, qui vau[ dix rrrillc nrèt,res,

,

cenl, hectornè[res ou dix
.... ..
10C00 rntltres. 1000

lTlyriamètre.

..

100

9 r:hopiles. g tlù setiers. Z poissolr-<. 4 roquilles. l-e poisson (pot ou poisson). . . . Le tttuid était de B6 veltes" et la relte tle z pinte s tlz. Le boisstaw ôtait sensiblerirerrt, tle t4 pirrtes.

Lapintevalait. La clropinc ou setier. . Lallzsctier....

....

.

t0
7

RÀPPORT DU LITRU

À LÀ

PTNTE.

0rl
0)()l or00l

Lrl tlenri-setier.

Lachopin(,{)useticr..

[,a pinte 6quivaut à.

...

. 0,nZt
0r46tj

litres"

t rnètre carré firrmo 1 centilro. 100 t ale. 1000 I hectare. I rnt)tre cube firrrns I stère. t0 t décastère.

f,c pttisson. . . . . La roquille. La bouteille de Sèvres ou de pnrir.

Arzlg
0,11û

..

.

3:933

sr$siulÈBts

LIGNES, pouctsg BT

pmns (nrts ou nor) nx uùr'nns. rnètres. rnètl'es.

"ï'ï'l': : . 3;i3i 'l2 i,ïliï,;i:.,:': 01007 ..
.....
6 1

3:3li
0,650
0137:;

I I
10

.....

01009 . 0,011 0r014, otolg 01023 oro3il

" 3 h li ou brasse. . . 6outoisc.. ..... . .

trzgg
!162',,
1,,9!rg

tl I

2
3

oTu "."Tt: . : T',I'u'o
..... | . .. . . . ... ..... 01081 Orl0't 0rt3ô 0116? 01180 01217 ÙrTtth . . . . . 01271

g l0 33

2r271r 2r:j I I

2)92i
3r2.l,B

('L,5h3litres). Nlais pour les usases pharmaceuI icluos, c,'cst I'nn cien gallon dd' viir quc I'on cmploio ef clue I'on divise comme il suit : le gallon (congir.cs):37S5 sranlmes, en I pintes ; /*73 grammes, en à0 fluilir pin Le (octariu,s) donces; la _fluidonce (fiui,cloncia,) - 2& gramrnes, cn 8 fluigros; lefluigros (fluid,rachma): 3 grammes, en 60 minim,es I le minime: 0,05
grammes.

Bn capÂcflF[t É'rnewcùnns. Axcr,nrERRE. L'unité est le gallort

b
!; 6

7
8 0

40 50 60 70 80 90 100

":i""]":

10

(l)

. . . . . 76r2Lz . 19)490 .....22ri89 ...,,9ir997 29r23li .... i....39r48,'l
c'est,

: ï',;Ti .....1?.r99h
.

La lieuo moyenne est de 256.ï toises,

exactement la moitié du mvrianrèl,re ; mais pour I'estirnation légale des distances parcourues par

le médecin, la lieue clc postc (2000 t,oises)

ne

vaut que 3898 mètres. f)ans la pratique, on la compttl commo valant 4leilornè[r"cs. Le ]rilomo[,['cs vitul 5l 3 toises.
L'trrn6 tlo Paris vltltlit :t pictls
00

La pinte anglaise peut, donc être considérée comme étant notro demi-litre faible. AurRrcrrE. I'r1nité est, la lnass ou kanne (l ,& litre). On la divise en 3 sei,tel, et 40 rnoss font, un eimer. Dans ctuelquos cercles de l'Â.llemagne la rtrass est divlsée"en /* scltoppen; alors elldc'st à peu près iuste cl'un litrc Csrxn. Chinois ne paraissent pas avoir -Les de mesures dc capacité; mais ils ont'cles mesures de longueur et dc superlicie, Lcs voicl : I.e, telta orr pietl r:hinois éqrrivarrt à. . . . . . 0'" gî0 Lelsotrcn,,riixitllne.drrtolre..... 0 0;17 I* l'e.n,, dixiùrne drr tsorreu. . 0 003 'J 248 Le tchan, (,rr pcrche chinoi-,e. . .

-

. "

Commc decimal.
4 dubs à

colxrn,.r lcs lloicts,

on lc voit,, ltls nlesLlr('s clrinoises, sont établics strr lo systèmc
4

rlE {:Â}r,I{lt't'É. tr.,'unitri fondilr'Trcntale cst le lil,rc, qui équivau[ à un décirnôtrc cnbe ou millo sramrnes
I$rlifiti rl Ià5

Ixuosrai\. -- ,l dub équivaul, à
9 rnanik. I gitirlit,i; 9 tdtia.il . 2 r:orrcir. I irrilsolag 2 solas 1 tru,t:qd,tc liOor0 I trasil:i, ? tirvil,l us t mgnililx, { ooor(} ,q turi}r)

a;.0 (cn r:;r.).

(t) Por.rr la rétlrrction des pouces en centinrètres, voir sussi I'ôshelle plac6c nu tarif dç's mqnipulatiqns.

t gi,dda ' Glro t urasoltt t 2'ï,0 t sola 9io,o

acl,tlu,rlu, 2ooo,0 r:oltclt tûtt, 4. ()o o, o

Lt'astl Ltt,ttt

8000r() I 6ooorr) gooo,]ro

yad,um

25

{i lil"res\. I,iÀr'l,iis.-- C'est, ls burilc l'i B litrcs). l)onruGA L.* L'ctintu,de (lû litrcs 419).
r,sl, l'er'i'olLu, i,l

lisl,\r;rtt.-* L'uititc

cJui.ses,

il ue s'agit
:

plus cpc

do fairo uno pro-

llortion

Ls tsurilc (ttS.:l lrtres) Russrn.- Lr: werl ro (12,30 litres) qur; tlivise en 4 {J sLof , et, le str;f en ,l 0 t,sclr,ailt,.
SuÈ DE.-_

Pntrssn.- La qrun rt e (.t , I ,/r5 litres).-

Ilol'lE.-

r)'r,r) r ,-: r,s5,i;l;,:;?liï;i; àt i'i;'u. surrurique, Ilour les g,Ll'L ou vapeLlrs on suit la môme

i'r.ru

ci err 4, jttngfrw.

vise

r,rJ

?

stop,lc stop an 4 cluartei, e[

Le

ftann,a

P,62 litres) que I'tin

cli.-

colui-

^Nrreurrs ltornains, I' antphare ou qu,adrantal conte nai[ envir on 98 kilog. L,'amphorc se divisait e n 2 urncs, I'unNE cn 4 congius ,le congius en 6 seætarius. L'ucetaltulum valait environ ?5 sramInes. S}E

'['unrN.- I,a brertLa (i9,284 lilrcs). }lnsuRES Chez les

anciens

ntarcht:. Sculement, en reison de leur très-granrl volume sous un petit poids, orr préfère compa* rer lcur clr.lrisitô ir t:elle de I'air, qui est par rapporl r\ I'eau tltr 0,00,129, mais qu'alors on prencl pour unité. ilour lir même raison, ou se sert de ballons d'au moins 4 ou 5 litres dc capacité. En pharmacie, on a souvent besoin
de

co

n

naî[re l'état

de

concentration d'urr

liquide par la densité ; mais à cet effet on suit généralement un procédé ditréreui de celui que nous venons d'indicluer : on
a

recours

àL'

artiontétrt,e.L' ay.dipov,

t'é,om,ètrc (de à.ct.,.dç,

léger, et de

[,4, DENSET'E.- ÂREOI$EETREffi.

esI Ie rapport rir"r poids aLl volume; c'est cluant,ité clc rlatière ious un r olume déterminé. Lcs corps priii ordinairement comnre lenno cle
comllanaison sont, I'etru distillee à son surnrnum de rlcnsité,c'est-à-clire ù- î-4n pour les solides et l.t_]jq,,:des, e[ I'air atmosphérique pour les gaz. -suil'is

La densité ou pesantcur spécifique cl'un corps -la

simple, applicable aux corps pius lourcls cornme aux corps plus lôgers qus l'èau : on prend uii llacon c1ui, hotrohé à l'ômeri, contienne exac.temeirt { 000 qrammes cl'eau distillée ; on y introtluit, .pal cxunple, 4 00 sram. de calomel; on -d'eau ju-"i1u'au rempliI le vase bord, €t oil le
I,rouôhe

Plusieurs rnodcs peuvênr êire prondro la _.densité d'un c0rps. Voici

le

pour -plus

rnesrlre) esf basé sur ce principe dc physiquc, Qtr tln corps flotta,nt su,r" u,n liquide en deplace un uolume dont le poids est egal a,u, sien prtpre, ce qui revient i) dire, en appliquant ce principe à i'aréomètre, que celui-ci .q'enfoncera d'autant plus dans les liquides qu'ils seront plu.i légers, et d'autanb nnoins qu'ils seront plus denses.
L'aréomètre prend le nom spécial dc

I'excès d'eau. On trouve alors que le \/ase contient-en poids 4 083,7 ; déCuisani ie poids du caIomel, 400, le reste g88,7 sera Ie pôicls cie I'catr entrée dans le vase, et la différenôe 4 6,8 enlre 983,7 et 4 000 est le poids d'un volume d'eau égal au volume du calômel. Pour trouver la pesa1!e^u1 spécifique.de ce dernier, il ne reste 6itus qu'à laire Ie calcul suivanli :
D'où

av0c Ie boucliou'dc \rerre ôoi chassc

l

surc

q,,.

rutfJir;:fij'ii;f;â,,

earomer

::: 6,0r.

Si un corps soiide est soluble ou altérablc dans I'eau, il faut renrplacer celle-ci par un lica.s?

rlnide qui. soit sans aclion sur lc corpé. ,[,]ans cc
on clé[erurinecl'alrord le poicls de'cel vélricrilo relativerncnt, à i'eau; on évaiue errsuile !e rioid;r

quand il sert à prendre la densité clc liquides plqs pesants quo I'eau, et celui de pesrtl,'iclueurs, de Vtèse- alcools, de ytèse-éthers,- d' o* léom ètre, e[c. , pour les liquides au contrairo moins denses. Un même aréomètre, avec une tige assez longue, pourrai[ servir dans tous les 9as ; mais lcs inconvénients attachés à une trop longue tige onl, fait renoncerà cet avantage. Les arebrnètrés son I généralemen[ des tubes en veruo soufflé, et lesl,és à la partio inférieure ; mais on en fait aussi en niétal. L'aréomètre de tsaumé seul est en usage pour les liquides plus pesants que I'eau. On ionnalt au ccntraire plusieurs pèse-liqueurs : celui de Baurné encorè, celui do-Cartier et l'alcoont,ètre ccntésimal de Gav-Lussac. Une chose dont"il faut bien [enir compte, c'est rlue les degrés donnés par les aréoniètres no sont vrais qu'autant, qu'on expérimente à la
tempéral.ure à laquelle ils

7t

ès

e- s

els,

de

pis e-e ci,des, de pdse - s'ir o p s,

spé.cifiquc c]u. corps l)ar rappor.l a cclle-ci , ox, nrultilllie ces deux poids I'un par I'autre, et !er:i pro.rluif est lc poids s;:ticifiquc cherclrt_i. Ptiur pl'or)drc la clcnsir.ri iJ'un licluiclt: orr il un vilsc donI lil r:,,'rrtcnar)cc or] cilu cistillrie c:,t,,J.\lrclenrcrrI cotrnu0, ef. cr] .i inl,roduit lc li0liicJc donI oTI vcut, prenrlre Ja rlens"ité. On lronve, i,,,r cxenlplrr, qu,c] ce plcilt cl'earr cont,iolr t gl.'l ô0, 0L -velso plein cl'acide suifurirlus tjO, 83ii. cos riorurégn llc-

IJne autre observation à faire, c'est qu'il ne faui, considérer commc r'éritablc point d affleurcnlenl, que le prolonqement idéal dc la surface du liquiçlg,.qt nbrr le sbmmet de la courbc que la capillarité déternrine contre les parois de la-tige. R,tppon'r DES DncnÉs DE r,',rRÉoMÈrnn DE ji1r'r1r" (porrl lcs liquides plus lotrrds que lOitu) E'r t)n LA DI'\SITE.
L)enqit6 Dctr6s 10()0 ?tj 100; e,1 tlonsit6 Degr6s fltnsït6 122t tiz 1:j66 tiù 12St 1531,

ont été établis.

t

26
Degrés
2
c)

THERMOME'T.'HT]S.

Densité Degrés
1

Densit6
t 2&2 1282
961 727'tj 1 286
1

Degrés
'ù+

Donsité
1601
161 8

014,

!û D

1022 1029 1036 l0t+4 t 0s2 1 060
7087 I 075 1083

ôô
oo at

1637 1656
167 6

des gaz.

Àcide

carbonique

trori yô<-. tl,izhS
tt,

1298 I 309 1321
133{i.
131' 6

s8 59 60 61 $2

1695
171 5

hytlrochiorique 7 rZt*7 Ilydrog. protophosph. t, zt a Aeide hydrosulfurirJ. TrtgIz

1736 1758

Oxygène
2,6 95

f,)eutoxyde
A,note

d'azote

1i79
I
1

2tl'1 0

Ilydrogène bicarlion6

7 )tAZ6 l r0g8S

0,

lr

ao

t09t
I 100 I 108

1359

801.

t372
1384.

1si3
f.i,7
187.2

eartrone Ammoniaque
Oxyde de

0r976 0,957 0r$967
0,5
5 :;

Lrt

6

1125 113 4 I I tt'ï 1152 2T 22 23 24 25

1398 14t 2

I{ydrog. carbon.
marais !lydloE ène

des

l

tt'26

1897 7 92L
19 46 191 h

0r0688

7btt0
7lt'3t+

tt6l ttTt
I 180

r4,7A

I

4.8 l; t

2000 2037
20',;g
2r187

pEsÀiirl]uRs splicttnleuEs Dlrs rÀr!]tuns , cu,LE nE LtÀIn À0" Er CDrr76 drlrir pntsE poun untrÉ.

150

It90
1!99

1Ë!6
1s.3 2

2Lt6

t2t0

t lt.l.9

Pour les pèse-légers, et cn parl.iculier pour
les pèse-alcools, nous ren\Ioyon$ atl mot a,lcool où nous rlonnons ltr concordance des différenl,s alcoomètrcs en usage.
PEsÂNrIruR

Naphtaline Plrosphore Acicle benzoique Acide sélénieux Àeitle valérique Liq. ti es Ïlollandais Ethel' ilcétique
de rnerc.

&r 5

2I

ù,rû,20

a,z7
4.,090

3.68
3,
/$

/i :i

3,06 fl

cl'anl,iin.

Âcirl. strlfuriq. :rnht/d. t.000 Berrzinc, 2,î "I :lcirle uc(rtiquo 2 )i 7 $ulfu rc r1c carbone D ,6'r'r,

spÉcrrtoutt,î';

J:ilriii_iiir.l,lr

irn L'8,\u Érrxr I

r / Iamind .i I passi: à la filiùre .P ) f,rrr6 c' \;rrrriliî: *. {frirc6 Q [fondrr 'trrnrstèrr e Itrtercure à oo Pïomll frrnd$ Pallarliurn Ilhodirrm Ârgent foirtlu Bismr:th fonrlu Cuivre en fil Illolybilôns  rsen ic Nickel fonclu Urane Âeit.r non écroui Ceib:rlt frlndu Iier en barre tritain forrdu Fer fontlu Zinr: fonrlu Antimoine fond,u Tellure Chrôme Iotle Spatlr pesant Jargou de Ceylan Rubis oriental Totrraze orientalo Saphir <lriental Béril oriental

99,0690 e1)o'(17
so,SgGG

,\r:i ilo ir:rotirille rluil*

Etlrer 9,i860 Âci,ir: lri'prr-{lztll,irt, !,,i':,.0 AJrruol x ,6 l :i /'lti6hvrle 1r:i'l:
B

I r),,it00

1l).3ût7

lti,2$Sl

'irilrt'rli. [5prit-rir.'-boir Âir' iir.rr

1)1iE)

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Âi:i,Je c3';ttthyrlr'itllie A,1,4,7
0
eLi

l rl 2i) l rrtr1ç

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1B,B9B 11rBû93 t 1 ,3
4

l,o

r"Ë€IiR,EffiON€ÈTRHS"

10,h7 lta I, s82

s,trti5
8,G
11

r<ruge {'onttru tl,?880
B,.'] 0 3

8,979
ilo

I

Quûltjt]0f0is nécessaire âu pharmacien de connatt,no la tenrpérature à Iaquelle il opère. {-,'instnlill0nt, qui fournit, cet,tc indication sû nommc titcrmont,ètre (dc 0dppr"'n, cltatrtur, gL ,u.érpo't, n)ûsure)" trl es[ basé sur ia propriété c1r"re 1lcssè(-lerrt les corps d'a.tlETTïûil{,er de r,'olurne

[i

cst ôgaleincnt

7,8163
?r8rt 19

par la clraleur ef

cl'en dirninucr au

'/,7880
7 r?-911t'

7,207A
6,8
6I

6)112
6,1 1 5 5r9 t* )g h9a 4)!+300

contrairc par le froid. On fait cles thermomètres à air ou r) licguidn (huile, alcool), mais le thermomèlre à mercurc est le plus enrployé. Les pyromètres sont cles therTnorlrèlrt s d'un genro par{iculier, destines a faire coniiaître lers
températ,ures très-éïevées. Les thermoinèLres en risage en F'rance sorlt celui de Reaî,{,n1,ur et le thelrmomètre diI cr: Tttigra,de ou de Celsius. Ce det'iiier est cle plus en plus adopté. C'est le thermomètre officiel. Bn Allemagne et en Angleterre, 0n se serl clu thertnomètre de Fahreszfr e'f,t. La division clcs différents thermomètres n'est pas la même pour tous. Le Réaumur rn&r'gue 0o à la glace et so à l'éhullit. oo do et loo do Le centigrade 32o flo et ztt flo Le Bahrenheit Le zéro de ce dernier est pris dans un mélange de glace e[ de sel.

4rt+L6l
/r,2833
410107 319941

3,5489

Diamants lourds roses 3,5 3 I o

tt69*
0,9 9l s
0)9t+

nnnsttÉ DE QUELQUaS LIQUIDES.

Yin de Bourgoglro ,3,6 llIercure Âcide sulfnriquo 7)8& Iluile cle lin d'olive 1151 azotique Àmrnoniaqtlc conc. chlorlrytlrig.trzl t,oS Bther chlorhyilrique Lait 110268 Essence de térébent. Litu rle mer de Seine tltr, 1,001S Àlcool absolu - distitlée Bther sulfurique !, -

0,91 63

0,875
0 r87 4' o, I 667 ar7 92

or?1ôô

\
a

THE[IMOMETRES" Le therrnomèlre de Delisl6,, er] usage en Russie, a sa graduation rettversée : le point cle l'ébullition de l'eau est marqué 0, et celui de la
congélation
9

27
Centi g. lttlaurnur'. Irahr.e nheit.

3,9

176
177 r8

tigradcs 0n oeux cle l.-ahrenheit, oll multiplie ;xir 9, otr divise par 5 et on ajoul,o 32; ex. : ,t 40c X I + 5 + 32 - 04 Fah, Pour réduii'e les clegrés F ahrenheit en ceux de Réaumttr 0n reuersû,.

réduire les degrés ccntigrades en ceux de Réaut]]uir, on multiplic l)ar ,L ef on'rJiviso par 5; Ii,,. Pour réduiro les deex. : &AcX 4 +'S grés llahrenheit --32 cn ciegrés centigrades on rotranclre 32, on rnulLiplie le leste par 5 eû on clivisc par I ; ex .: 401Fahr. &0r. 32 X 5 * Pour transformer, au c.ontraire, les clcgrés cen-

ost facile de transformer les degréil cl'un thermomètre en csux d'un autre. Ainsi, pour réduire les degrés Réaumur en clegrés centigrades, on muhiplie les premiers par 5 et, on divise par 4; exernple : 32 Rr X 8: & - 4'04. Popp

Il

4

50.

95 96r8
98r 6 700 )4,

77916

t8l

)h

183,2
185 î g618

70212

10h 105r8
107 ,6 709 r4,

lgBr6
190,[4'

19212
19
t*

771)2
1

113 I ,r,8

I 95rg
1UJrri

tL616

1l8rtt
I20 )2

r22

7ggrh 20t )2 203
96
91

-

9:

z0tt,rg

123r9 t2E)6
127 rtt' 129 r2

206,6
208 rlt

98 99 100

2L012

2t2
230 96
70
4,

131

,32rS
13h,6 I 3 6,1, 138r2

710 720 130

2lr

I

th0
150 160

7t2
120
128 136
1&
to

tranche 32, on mtrltiplie par 4 et on diviso par I ; ex. : 404, Fahr. 32 X,[ + I __ 32ftô, €t uice

th0
141

-.

,8

t70
,80
190 200

7 !t'3 16 7 4.6 rt+

266 28/302 :J 20 338 356
.)l+

On petit encore transformer les degrés d'un
thermomètre erl ceux d'un autre, en multiplianf
ses degrés

152
160

par le nombre qui établit leui rap* 40 multiplies par 0,8 oLr 8o R,î. Ils valenl, 40 rnultipliés par 4,9 + 32 ou

t lt1 12 I 4,9

port

:

ainsi 40

I 50,8 1 52,6
1gt*rls | 5622

220 940
950

t76 t 192
e00
20f4 22 tt

392 426
ll lt
i+

4t)y

260
980 300 32ô 350
.'ID 40tJ

500 53i;
t;7 2

ti0 F ahr.
( lc

t58
159,8
16t )6 163;t*

COÏCORDAN'flE5 *40 -39B1,g -40 3g,g
29

DB]S

ntig'. Ilclaumur. Fahrenheit.

2ha e60 980 300
1120

611

662
'i (r7

165,2
167 t 68rg

752
8.&

28 27
2E

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G) J.) .)

'tt' )6 2818 98 27 )2 2614 23)6 2h ,g 2t+ 2:j )2 22.4. 21rg 20,8 90 1!),2
18,
47

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77 2rt1'

b50 500 610

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porr[T n'Émur.,rTroN r]n Q{IELQUnS
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13 12

sous LÀ pREsgIoN nn T6o.

0r&

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10

I

I

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;l t,

5r8

8 7
6
â;

6, 5, &rg
h

7t6
lg
rt+

10 lther sulfurique --r 3S,5 Alcool pur 78r.ll Eau distillée 100 [ssence de tôrébent. 155
Àcide sulfureux

Iode Soufre sulfuriquc lluile de lin lïIercurc
Acide

1?i; 800

gi

400
6

850

2712 93
2h1B

I*

3r9

D'après des expériences récentes de M. Despretz, il n'est..?.ugun corps qui ne puisse être fondu ou volatilisé"

28

T H ti [i a[o l\'t tri'l' x i tt

s

u)olNT'' u'Ér;ul,rr[(]g I]$ euti[,eult$ù l'iis sa[,INS sa'rumrlgç
un nr:cnÉs
100,7 102 10,,,2
70b16
ctrNTrcnÂDES.

tior,u-

Ilrtt-rlt'-t'it) rlcide srrlfrrr.

,06,5 t08,3
108r1,
| | It'r')

Âzctate tf anrmonn.

Àzotate de potasse Âzotate da soude Âcétate cle soude Curbon. tle potasso Azotate de charix Acétate de ptltilsse Chlorure rie ealr":irrm

J|

:;,9

121

72.\,3i

Iil:;

t5t
,63
17

3,:i

prrrssicltte trtrrr Sel tolrrntrrn 2ii -+- c;lrr ?i; 2!r2 -l t.ltrr ?i,! illrrrii-lte ri';lrrnroltiaq. l() eu:t f 0 Sel crttP.tritttt l0 -F e1u g0 Tiu Ii,r't I Iuilc r.lc tér6irenthiue T:rrtr.dc potirsse et tle sorr,l.:j0, elrrr b0 lluiie <lr berguurrrttc
Sanq

t'Yu

--

180

tth)67

Nitre 12,50 t'nu 8?r50

I)[I-,A l':!,'t'ION
Solicles. Verre en tubes Platine; Fonte Fer Âcier tremp6 0r de tlépart Cuil'rc r0uge

IXf QIIBI,QUBS 0 A ,100.
Iau

COEtt'S,

Dll

Yinai{re Lait

Llor.rpcrosc' trl )16 eiru ô8r4,

Sulfate cle ziuc 5313 cau &û,î

0,000861.33

Liqu,tcles (dans le verre). Mercrrre 0,015.i3 Eau sat. de sel mar. Acide sulfurique
0,0433 0,05 or06 0,07 o)07

Iau

0r00088ô20 0,00112500 0,00t 182t0
,00123{,SB ,001 46606 ,001 71 820 ,001 90868 0,001 93765

Soufre et phosph., part. fiç.

lluile d'olive id.

Acidc.sulf. Huile d'auïs
Acide acétirlue collc. Srrif (Thomson)
Ph

7r741 3,'i8,J

Etlrer sulfrrrique
Essence de

téréb.

Alcool

Ârgent Etain de Malaca
Plornb

0,00284856

Zine

0r00?Ihl6"l

Iluile tle colza tluile de noix

Huile d'olive Huile cle lraleine

0r1t
010833

rrsphore

0rloo
0,0893 0)0909

Stéalino do sainùoux
Spermar:eti Suif (Nicholsorr)

Aeirle rnargariquc
Potassi unr

,T'ENSTON I}E LA
C{)RNESPONDÀNCE

vApEUR D'EAU,
crrÀLBUR pouR

DE I.À PNBSSION ET DU nncnÉ DE r,us ruupÉRÀrurius conrPRrsrs DANS LEs vaRlATroNs DB L'AT-

ur-rspuÈnu.

Tenrpérat. Preesion en mill.

-+-i*+-F -F -i*F

g}t 1o 18 11 t6 I i; lh t3 12 |I 10 I 8 7 6 5 & 3 2 I o I 2 3 h 8 r; 7

0,91

6

0,999

Teurpérat. Pression en mill. 7 r967 -F 8r925 +-+-F-

tr089 t;e90
7

trl86
rû.03

11525

{-

{{{1+_F -+-

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En plaçant un vilse contenant de I'eau att milieu tld I'un tie ces mélangcs, on petlt se procurer cle la glacc à volctrté. A I'aide de I'évarroration de I'acide sulfureux liquide e[ rle mélanges d'acide carbonique solidiiié et d'alcool ou d'é[her, et I'adjonction d'uno certaine pression, ox est amivé aujourd'hui à
solicli{ier tbus les liquides et presque [-o-us les gaz, regardés avant conime incoercibles (Y , A'pqt,).

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13

IILEC'T'TON [}NS DROGTJ1IS SIJ\IPLES.

Une première préoccupation du pÏrarntaciett est l'éleotion ou choix dos strbstances médicanrenteuses sintpies, soit qtr'il les retirc du cotllnrerce, soit qu'iI lcs récolte lui-mênte. Le choix des drogues simples esf ttn point, capit,al de [a pharmaoeu[ic1uc. ll erise t\our ôtre

gppartietrncnt au règne organiclue ou au règnc
rnorganlr{ue. ulovécs cn médecinr: assez qrand autrefbis est irujôurd'hrti fort, limité. Lryséule règle.à srrivre dahs leur choix est de les prendre dans lcur plus srarld état do puretô possiblo. Dans ce cas, le iiirarmecien, rn'et[ant, à- profi[ ses conllaissances bn minéralogie, considerera la lbrrne, la couleur, I'otleur, la suveur, la densité du rninéral, et, s'il e-qI solide, ce qui est le cas le plus ordinaire, il lo casser'a, en observera la texture, la couleur cle la rnasse et celle de la poudre. C'esf erl plus petit ttombre encore quo les substan,ces animates sont mises en usego aujoul'd'irui. il n'en étair pas ainsi autrefois. En efibt, tine foule d'anitnadx ou parties d'animaux fisuraient dans la matière médicale des ancietts. Cértes c0 ne scra rras satls exciter l'étonnerncn[ des thér'apeutistes^nroclernes quû nous mentionnerons coû)me é[an[ en très-haule estime au1lrès des médscins du rnoyen âge,le foie, lesang, ies pliapes cle clivers animaux,_l.u bézoalds, les lonibriCs,le crâne humain, les dépouilles de crapauds et de serpents, les excréments de chien (atburn græcum), de sou ris (ttlbum nig runt) et cenI matières plus hét,éroclites encore. Ajoutons à ce tableau rétrospecl,if que la plupart de ces substances, comm-e d'ailleurs beaucotip des autres règrtes, étaient employées par tlne sorte d'homæopathie de forme, de corrleur,de provenance, c[c., appelée Signature; les poumons d'animaux devaient guérir le's affecticns pulmon aires, le crâne humàin combattait l'épilelisie, les priapes étaient des aphrodisiaques, etc.

Lô rroùrbro des substences miné,rales em'

bion rempli, ur) discertremel][ prof'ontl et, rles
oorlnaissances acquises par une exltérience longue eL soutenue. C'es[ sur ce soitt sttrtorrt qtre r:epose la perfection des médicamonts composés' '[,rt surfâce de la terre es[ couverle d'tttte mtrlt,it,ude

dans ses différentes stations, utilise cllns l'art rle guérir. Si nous pénétrons dans son intét'ieur, rtoùs v trouvons encore une foule de substilnces datns Ïe même cas. I)0 môme que les iinituaux ont, des habitats appropriés à leurs tnipurs erû
rnêmes causes, occupen[ aussi des lieux,, de pré'

d'animaux eI cle vége[aux, quo I'hoûln]t-',

à leur conslitutioir^,

l'es végé[aux, I)otli' les

li5rence à certains autres, et ces habitats I)e sont pas moins variés que oeux des atrinritux. [,cs llôis,, les chainps, les iommets iitacces-.ibies, !a surface et 1o -qein cles eaux voient croître, vivre des êtres aussi divers de fornlc que de propriétés rnédicinales. Les mirtérauxr Par suite des révolut,ions du globc, offrent, la rnême tiiversité de gî[es. De cès considérations découlent les règlês qui doivent présider à l'élection des médicanrents simples. Les anciens'pharmacologistes,qui at,tachaient une grande importance au chr,ix des drogue-s, presCrivaien[ à ce sujet des reglcs i-rizarres : par exemple I'observaiion du cctlrs des astres, ôans I'idé'e où ils étaient que les corps célestes avaient une influence occùlte, positive sur les propriétés des végétaux, cles anitnaux, loire nrêùe sur cclles iles nrinéraux. Deptris lons lenips déjà on a fait justice do ce's préceples absurdes. e[ les règles éttrblies aujourci'hui l'eposcnt sur les principes dc Ia saittc logique. I-,es matières ernploycc's cornme urédicaments

-

Lè plrannacien n'emploie pluq ou pre-sque plus le's animaux ou part,ies d'animaux à l'état
îr'ais,et li:s quelques sùbstances aninrales sèches

conservées'dans

la matière

médicale actrrelle

é[rnt

[out,es exotiques,

lui so![ consér;uemtnent

fournies par le coinmerce. Elles ne lui laisscrrt

fu]LTiûI'[ÛN DIIS DROGTJIIS STMPLES. tlonc,rlu* lc soin d'un choix clans lecluei il cst Au delà de trois années clans lc même tersiiiclir par sos connaissances lipécialej des dro- rairr, la menlhe poivrée dégénère : son huile
S,ues simples.

i]{t

animales,

contrairement aux subslances minéralcs ct

gran$ rôle clarrs la urarièrc mgdicalul on p*oi les diviser en exoticFrcs et erl indiqènes. Le pharmacien se procurô res prernièru" pï ra vùe du commerce et de la drogue'e en gr's. Leur clroix esr, presque tou t de Ëisu,. texrefroànû oour un as-qez qrand nombre, eb cela Àénéralement p,lor, importanres, I'essai ëhimiqoô w. R?il !9r legalc) r.narm. est Ie moyen lc plus -certlin d'eu connaître Ia raleur. pour d'aùtres la connaissance exac[e des lieux r]e provenance ou d'origine, l'.ire mêrne l'essai cf inique proaiiniel fiiurniraient des indications précier"rse's sur leui
qualité.

les substances végétales jorient, un

volatile p-erd en qLrtrlité. Il est donc des plantes médicinales cultivées clui exigent des assole-

ments.

fogçnjt plu.s tard un sui laiteux dor.ré tle propriétés actives. Les nègres so nourrissent sans inconr'énient des jeunes pousses do I'trporyn, les pa\.sans toscan-q de ceiles de la viorne itOrnatile, e[ les Suédois de ]'ir'.:onit dans sil jeunrs.se ; or_olr sai[ que ce sont là des r égé[aux l,clxique s. Des pr",incipes appct,ru,i.qs ent otc âisparaissent selan l'dge d'un-ut getal. I-,'influence da terrain rie dépasse pas les limites du plus ou du moins cl'acrivité. ies ombellifères, aromaliques, venuos rlans un sol sec, nc le sont gue très-peu venues dans un soi humide, de même que les ornliellifèrcs vireuses perdent ulre parlie de leur activité lorsclu'elles sont venues dans un sol sec au lieu d'un sol humide qui leur convient. Les solanées e[ surtonI les Clliacét's et les crucifères exigent, pclur une plus parfuite élaboration de leurs principes, un sol azoté. C'es[ pûur cela que led terrains les plus propres à leur culture sonl, ceux situés dans Ie voisinage dcs lrabit,ations. La bourrache et la parietaire exigent un terrain nitré.

nommai| tem'ps bu,fsamr-rtuu. l\Iais y a de nombreuses excepl"ions, dô. scrte qtr'il eët plus cxact de dire qu'il falt al'oir égarri clans c0 cas au rnédiranlerlt quc I'on veut -obtenir, et, sous rapport, . considérer différentes influences, 91, tclles que cellqs de l'âge, du terrain, tie l'éta[ seuvage ou cull,ivé, du clirnat. \'.qgt_a une influcnre mar'(iuéc; sLrr les pr'opriétés des substances r'égétal'es. It esI en iffer cle ces subst,ances qui joùissenl, cie propriéi,és opposées selorr l'âgc auquel on Ics r'écoite. La luituc, d'abord ti.ès-arlLreusr e[ comestible ,

lui rappelleroris les notiorrs suivunt,és : En généràl il est, cssenbiel dc'o réco[[cr les vdlgélaux ûrl leurs parties clue lorsqrr'ils sonI lrrivés l\ lcirr ma[uritdr cl, rlarrs leur ptus grand état de vigueur. C'est cet état que Vinhr.imont
r)ous

Pour les substances indigènes nous suppole pharmacien lôs récoll.c ou ^fait, t'ircolter touLes, lui-niêrne, et 0n consérluence
serons que

il

I'activi[e de crr[te lllautc l,ario d'unô loôeiité

nous-niônres, senrée en Francc clonrre une plant,e vigorir.gyse, plus.viqoureuse rnême c1u'err Asie oil err A[ï iquc, mais ilui u'a poin I ces prolrriéLés cnivrantès clui cirrdct tlr'iseirl, si énrinornrment le chanvre rlc I'lndc, ou haisoiriscir. Nous tenons en out,rrr de ST. ûast,irrtrl, phr;rmacien au Çaire, qu'eû Egypte, où lu hascliisch prospèr'e,

Le climat a pgut-ôtre plus tf influence que le sol sur les propi'iéiés des plan[es. On peutïonc établir romme-regle généraie que les^végélaux doivent être pris ilans les payi où ils cràissent -trànsportés natureliement. Ces êtres, dans un pays qui u'est, pas le ieur, no lardent pas à dégénérer, n'offril ni les rnêmes principes, ^0t à ni les mêmes propriétés. La rhubaibe, doni I'Furope a voulu eiilever la cult,ure à I'Asie, n'û pJqu, \ enuo clrcz rlous, les vertus qu'elle possède dans son pays natal. Le frênei clui dônno la manno en -Êrcr]-e, Ies myrûxylons, ies copahuvicrs qui, au Pér.ou, fournis.qcnt les baurires de tohr ct de copahu, ne laissclrt poinI exsucler ces produits dans nos contrées. La semence dc cannabis irzrJico, ainsi que n0us l'avoils rûûonnu

,

qug la valériane qui llousse dans lcs lieùx bas et hurnicles es[ bieir moins efficace que celie r{ui vient sur ies haul,euls. I)'auttres autôurs 0nt firir Ia mênre rorilarque pour i'aronif, etc. Dans l'état actuel dtls citoscs, une géo.qraphie bot,a-

à une autro, quelqLrefoi.*; forI voisine. Cette rernarq.ue s'accôr'de a\ cc celle de l{ailer, qui dit

nique médicalel serait, uu iravàil frjrt'utile. La cu,ltwt"e a une influerco dont l'économii: domeitique.ncus affr'e tous lrs jours Ces preuve-q. C'cst ellc clui dinrinue la êuieur foite et
l,.,.ge_, il n'en esl plis ainsi pour lu matière mé0jcalp, car.elle iifiaibliI eI c]énaiuro les pr.o;:rid:tés des vrtgélilux; ainsi on rrc cherch'era pas un amer dans Ia c:iricorée él,iolée des iardins. Cependant cprelclues pliinf,es garneni pai la cul* turc; te ilcs sonr, lcs omltcliifè,rci, les ôrucifèrcs, beirucoup de labiees, etc.

désagréQlq dr:s chicuracées, clu céleri, clc,s cardes, Sfais, si dans ce cas ôlle est un avan*

vic, olfre rlnc i.arirre, une tiqc. gne écorcer.. (its ltou.rgeoiis, des i'euilies, àed fleurs, des fruits ct dels semences. Indiquons sommairement, lcs règles à suivre pour là ré_
perioclcs rle sn

,Toyt végé[al, en parcourant les clifférentes

colte de chacLrn cle ce orsanes.

Dioscoride, Galicii, Aviôt'nnes, doivent être récoltées au prin temps ou à l'au[omne. Si on les arrache au prinfenrps, o'esi cluand les feuillcs Commencent à poindre; en automne, c'es[ après

Les racincs, ainsi qu; I'ont recommanclé

rtal.,END[{m{r PIIARNTAûIIUTIQUII.

3,1

lil chuto to[alc dtrii {euilles ct cellc de la tige dans les plan[es bisarruuelles. Si les aul,eurs ont pr'écisé ces époqnes, c'es[ c1u'iTs avaicnt rcconnu clrie les racines croissen[ en automne après la nraturation de la graine? parte que les sucs n'étanb plus attirés vers lc.s organes de la reproduction, redescenderrt dans lcs raiirtrrs, gui prennenf ainsi de I'accroissernent iusqu'à ie qire le froid aruête la vtigélation. Aù printemgrs , âlt réveil de la I égétation , la racino élabore de nouveaux sucs que les feuilles absorberaient bientôt et appauvriraient si on n'avait soin de ies arracher a ce moment rnôme.
I,es racines annuelles sonb forcément récoitées lorsque la plante est erl pleine végétation. Quant aux racines de plantes vivaces, il o-qt convenable de ne les arrachc,r c1{r'après plusieurs snnées rJe végétation. C'est ainsi que la racine de rhubarbe n'es[ récoitée qu'au ]:out de 4 ou 5 ans. Le bois et I'aubier des tiges ligneuses sont plus denses, fournissen[ plus cl'extiaifi en hiver -c'est
qu'en [oul,e autre saison

moins vive et la couleur plus pâle. L'ovairc qui esI alors fecondé s'approprie totts les sucs des or,qanes accessoires qui dépérissertt eb tombent.
es[ La- rose cle Prov ins exceptionnellem en t cureillie toub à fait en bouton. C'est qu'alors la couleur rouge et le principe astringent c1u'on y

Les fletu's cloiven[ ôtre, en général, récoltées avant, ieur cntier épaliouissement; car -lorsqucl la corolle es[ totrt- à {ait ouverte, i'odeur est

,

,

clrerche
I-es

fruefs peirvcnt, être dir,-isés en frnil,s charnus et'en fruits secs. Les premiers, dcstinés à êl,re ernplovés récents, doiven[ êtro cueillis à
leur parf"aitd maturité. Cependant cluelques lruil,s roug-es, framboi..es, mtires? groseilles, font excepfion a la règle, ou du r:toins, trop nrûr's, ils

v sont

rilus développés.

un suc vistiuetrx très-altéruble. I'on veut conserver pendant I'liiver doivenl êtrs cueillis avant la maturité. La madonneraient
Ceux que

ttrration s'achève dans le fruitier. ()uanf aux frùits secs, ils doivenf être récoltés quand la graine et le péricarpe ont acquis tout leur dé-

rlui doit ê[re préféréc pour la récolte du cCLte riol'te de tige. Quant aux tiges trerbacees, elles sc récollent, après la foliation et avant la floraisolt.

;

clonc ce[te époclue

velcppement, mais avant

leur dessiccation na-

turellô" [,es pal'ots gagneraient à êl,rc récoltés dès qu'ils commencent à tirer sur le jaune.. LeÊ sunencas doivent être collet:tées a leur
niaturité complète. Àutrement I'eau qu'elles contiendraient encore, er] se v?lporisant, les laisserai[ désorganisées; émulsives, eiles ranciraient pl us vite. l,e rnomen[ de la récolte est d'ailleurs incliqué par celui de la dehiscence des valves dans lcs fruil.s capsulaircs, et celui clo la ruraturil,é Cu pdricarpe dans les fruits thanrus. En thèse générale, le moment le plr"rs convonable Ilour collect,er les plantes ou leurs parties est lorsqu'il fair un tentps sec c[ sereirt, après le levc,r clu soleil, alors quo la rosôc clLr matin est dissipee.

Tou[es les ecorces doir-ent provenir de végétaux dans la force de l'âge ei ôl;re réco][ées
cluand la r'égétation de I'année est terminée, ou

Cvanl,

la

fl0l'aison. Fn général, ç!lgs-..dgg*3k

rnême a rplc-ffôSë n fe qir èl qu cfdis' d es c o o.r ch es cie pro priétéi fbr[ clifferentes. Ainsi clans Ie sureau la première passe pour résolutive, et la seconde pour- purgative. On sait que clans le quincluina los alcaloïcles sont localisés clans une couche et

Q[#.çg.uà,,q9,.

. dds arbrcs arl rrrinteinDs. L'écorce du

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çp.Il

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non disséminés dans toutes. Les bourgeons sonf. écailleux ou non. On prr:nd les premiers avant quo la péruie quiles retouvre se soit dcit,actrée, les seconds avant que

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Effi Ë,*

p&fi AEI

MACE E]Tgd]qJffi

à laquelle il convient de récolter les feuilles est celle où elles ont acquis leur ploq grande vistreur. tette époque arrîve liour les feuilles au moment où les organes reproilucteurs commencen[ à poindre; plus [ard les sucs seraient absorbés par ceux-cr au détriment de celles-là. Les leuilles de plantes bisannuelles, solanées, digitales, etc., rie doivent êtrc récoltées, selon queiques auteurs, QLro la deuxiènre
tr-,'époque

les jeunes feuilles accolées se soient désunie-s.

ou rNDlca'fxÛîù, Morg P.Êrî, niors, piantes à récclter, {)u des priparatious à firire tlans le courant cle I'irrrtt6e.

Mathias Lobel, diurs le Dispensaire de Valérius ûordus, paraî[ être le p,remier clui ait mis au joLtr un travait de cetto natrrre, que Schræder, Baumé, Duncan, Coxe, Ilenry et Guibotrrl,

Chevalier et

Idt ont reproduif,

toutefois avec

année. Dans cluelques plantes,-1es labiées, par excrnple, on remaiclue -1u'en allant de la base de la tige ilu somme[, les feùilles sont de plus en plus arornaiiques, en sorte que les feuilles de la partie stpérieure diffèrent peu di's fleurs elles-mênrcs. On est, dans I'habiturie de les récoll.er ef do les crrrirlo5'er enserlrble : c'cs[ ce cJri'on a nomrné rlcs .çoir mitës fleuri,,:s.

des modifications, rlans leurs cxt',ellentcs Pharmaccpées. Sous le rapport des préparations, nous pouvons dire que notre calendrier pharmaceuticluo est plus complet que ceux de nos devanciers. Ce travail, sorte de. mentento, aura de I'intérê[ pour les pharmaciens des graricles villes, r.n ce qn'il les fera songer à faire certaines préparaLiorrs eit tcrrrps opportun. Ceux des pctites localit,és y verrr)nt un aul,re avantage, ct'lui de I'intiiciitiôn dti temps cle la récolte.
"' ,

.32

CA LIIN DR

IER PIIARIIACIIUTIQUITI.
vage, pulmonairo ol'licinale, roscs pdles (ei jnin) , roses rouges (et juin), pivoine, raiibrl (4''" iécoite), les turions d'asperg.r, les chatons de noyer. Preparutions. On 1lréparera donc danb cc

Pour cette dernièrc nous avons sunnosé les saisons précoces. Il vaut mieux être aiôrti plus t ôt et se tenir sur ses gardes, que lors(u'il n'est plus temps.
JÂITIVIE[T.

lierre terrestrg (et.juin), muguct, pensée sau-

- Dans ce mois la véqétation sommeille. Les noix de cyprès. la riulmonaire de chêne, les champignonË' inedicinaux et quelques autres cryptogames cependant sont récoltés dans ce rnois. Les jujubes, les dattes, les figues, les raisins secs ariivent à Paris. Le mois de janvier, type _ Préparations. des mbis d'hiver - cause cle la baËse tempeihà ture de I'atmosphère, est favorable à cerfaines opérations pharmaceutiques, comme Ia préparation des éthers, de I'ammoniaque, de I'acide prussique. Les alcoolats et ies hydrolats de plantes sèches faits en cette saison perdent plus vite I'odeur cle feu ou d'empyreumé qu'ils ont lorsqu'ils viennent d'être préparés. La congélation peut être employée à concentrer quelquès liquiàes. Les miel-s côlorés exposés au fioid des nirits blanchissent, dit-on. Le-s résines, les gommes ré,sines, _les gommes_ elles"mêmes, la-&omme adraganthe en particulier, le castoréuffi, ,I'aloës, la gélatine pour bain, s0-réduisent bien plus facilement en poudre que dans toute autre saison, et la poudre ne se prend pas ell masse aussi vite que celle obtenue en été. Les graisses naturelles préparées en hiver sont plus belles et plus fermes.'Les papiers à cautère's et à vésicatoires se préparent plus facilement et se corserven[ mreux. , FEYIiIER. Ilécolte, - Ce mois ne présente aucune particularité sur le précédent. Seulement quand I'hiver a été fort doux, oû peu[ quelquefôis se procurer des violel,[es cultivées e[ en fairo le sirop ; mais elles son[ plus abondantes au commencement du mois suivant.
Récolte. Préparat'i,ons.

mois les exlraits d'anérrlonô pulsatille, d'herbes antiscorbutiques I ,les sirops de cochiearia, clo cressou, de pensée sauvagc, de pointss cl'asp-erg.es, de raiforl, compoËé; Ia pornmacle et I'huile rosat;- I'hvdrolat do roscs, l'enrplâtre rle ciguë du Codex. . Aq!,refois, on n,e préparait qu'à celtc époque la toile clite de mai. lllle se conserv aii pius longtemps., sâns rancir I nrais le heurro ayant é!é supprimé de la forrnule, cet,te saison n'a plus la mêrne importance.
JFJIN.

Feuilles et somrnités. Ar;he, alléluia, angélique (et juillel,), arnroise, asarum, auronc? bardaile, belladone (4'" récolte,, bétoine, botrrrache, bugle, buglosb, caille-

trlécolte.

-

bérrit, ihicorée, digiîuls (4.. rét:olte et la préférable), épurge, erysimum, euphraise, fenor_ril, Ittmeterl'e, ge.rmandrée, guimauve, joubarbes, Jusqutame, laitue vireuse, laurier-cerise, ntarrull.e, numnnu'laire, pariét,aire, pervenche, pissenlit, plantain, polygale amer., ronce, sa[]onaire, scabieuse, \,eronique, r'erveine. Fleurs do coquelicots, de camonille, de genêr, de lis, de matricaire, de nénufar, tl'or:anger (e[ iuillet),- de pied de ohat, de sureau, do souci, de tilletrl. F'ruits. Cerises, fraises, framboisesr groseilles, petites noix pour I'eau dite des {,roil n,oifr.

iuit, capillaires indigènes, càrdarniie,

charclon

Artimaus. Lcs cantharides.

slaRs. Rëcolte, Bourgeons de peuplicrs (et en avril), de sapin, la ficaire, lcb lleurs de narcisse, de pêchers (et avril), clc primevère (et avril), de tussilage, de violeti,cs. Préparat'ion,s. - Sirop de fleurs de violettes, de tussilage et de pêchers.
AVRTL.

-

I-,es mêmes.

juillet)

Prëpcn'ations.-- Dans ce mois on fera donc lt s sacclrarolés et conserves d'anqélique, clo lleurs d'o.ranger, clo belladone, de iiigiiale, de josq_uiarne; les exlraits cle beiladone, de bourracfe, de digitale, de fumeterre, de juscluian00Tdo nénufar, de saponuire, de scabieuse ; ies h,vdroIal,s do laurier-cerise, de fleurs d'oianger; les lruiles sinrples de solanécs, le baume tranquille, le populérirn, les alcoolar,ures. La préparation des sirops, sucs et gelôes de cerises, do framboises, de ii.aises, de giostrille,;, son[ I'occupat,ion principale clu mois de juin (ot '

.

Rëcolte.- Feuille d'asarurn
MAT.

(et rnieux juillet),

mandragore, fleurs d'ortie blanche,

Récolte.-

Absinthe

(l|'" récolte), actée, ané-

mone pulsatille (et avril), alliaire, benolto, beccabunga, cigutj (et juin), cochléaria (4'" récolto), cresson (à Parisr on en trouve touto I'annire),

Absinthg -(2: récoltc), aiflrcm0ine, alchimillc, argentine, basilic, llon-hcnry, c.rrla.men[, catnire, clérnalite, centaurée, chélidbinc, cusoute, grirtiole, hysope, marjolaino, nrarum, mauvc,'inélisqe, uélilot, rnenthe (et aoû[), milleieuille, millepertuis, nicotiane, origiin,, orpin, orvalt', -rosolis, pass.erage, persicaire, renoncule, ro* marin, ruc, sûl,.inc, sarticlo, ir.ilrlgrr, licoii){)(ii}:

Ilécolte.

JUtrL[,8T" Feuilles eL somnrités

DESSICTÀTI0N

IiT CCINSERVTIîI0N DES hIIIDICÀhIENTS SlllPLES.

nf) ù,r1

dre, scordium, scrofulaire, serpolet, tanaisie, thym, ulrnaire, vulvaire.
feuille, lavando, mauve, æillel,, ortie verge d'or. Fruits et setnences. Lupin, pavot blanc, persil, psyllium. Prëparations. Les eaux distillées et les huilesïolatiles de la plupart cles labiées et d'autres plantcs ci-dessirs, er) particulier les eiiux distillécs d'lrvsope, de mélisle, de rnenthe, de rue, de sabine, âinsi que celle de cerises noires ou merises. Le mois rJe juillet, type des mois d'été, est favorable à la préparation du laudanum de Rousseau.
AOUT. FLeurs. Bluet, bourrache, carthame,'blanche, chèvre-

ratoire, rhuberbe indigène, roseaux, sap0iraire,
valériane nhu. Feui,llei. Choux rouge, pisscnlit. Irruits, Gerrièvre, coings, pornmeg, raisin,
sureau.

Diuers. Gui de chêne, les bois en général, les pepins de coings. Cq mois, étant l'époque des chasses, on peut, la fbi y él,ant, se prbcurer les graisses de iiêtes fauved. Les iimaçons ont ferrùe leur coquille, et sont meilleurs en cette saison qu'en -toutc

,

au

[re.

I-e safran, les grenades

- Prépar-ati,ons,-Les de grenades

arrivent à Paris.

sucs et sirops de coings,

et de pommes.
I{OYEDIBRE"

i

Récohs. Ireuilles et sonimités : Belladone (2" récolte), anserines, cresson de

-

Par.a, ményanthe, morelle, noyerl rue, stramotne.

Fleurs. Bouillon-blanc, grenadier, grrimauve, houblon. Frui,ts et semen,ces. Tous les fruits séminoïdes
des ombellifères, eI en particulier d'angélique, d_anis, de coriandre, dd ciguë, de plieil=andrio. Noix poLrr leur brou, concômbres (et septem.bre), mtires.

Récal,te, Bulbes de colchiclue, de lis, dc scille, de narcisse ; les écorces en géndral. ' Les mannes arrivent à Puris. Celles de colchique et, de !,répqfations.

-

scille à l'état frais.

DECANTBRII.

,

Les oranges et les citrons arrivent à Pa.ris; on doit profiter de leur bas prix à cel,te époque pogr en faire les sucs et les-sirops. Les prépara[ions sont les mêrnes qu'en janvier..

Prépa.rat,i,ons. On fera Ia polnmade aux
concombres, les sirops demfires

t-hr, les extraits de ôtramoine, cle ményanihe, de feuiiles de noyer et de brou de noix.

et de ményan-

rlEss;TroN
ET CONSARYÀTTON DES DROGUES
STMPLES,

*ut*ttnlllBE.
Récoltc. - Racines : angéliQue, acofle, aristoloche, asarum, asciépiade, asp-erges, bistorte, bugrane, canne, chélidoine, ôhiiôrée, chiendent,, ellébore, f'cnouil e[ autres racines d'ornbellifèrcs, {o.ugère,.fragon, guinrauve, ilis, nénuIar, orchrs, ose,l.lle, patience, pivoine, poly_ pode, quintefeuille, râifort (2" réôolte), régliss"e, tormerrtille, tussilage, valériane, clouce-ilnère. La récolte des raciues rlue nous plaçons plus particuiièrement, en ce n:ois, peut s'e fâire a'ussi
au printgmp.p, alors qu'elles n'ônt enoore poussé que les feurlres propres à les fairc reconhaltrc', mais la récolte d'aritornne r-ant mieux. Feuill es. .[Iercuri ele " Fruits. Airelle, aikékenge (et octobre), ber-

Les substances médicamenteuses collec!,ées, il faut s'occuper de leur conservation. A coi effet plusieurs moyens peuvent êt,re mis en usag.e r.qe ce nomble sorit la conservation par les liquides conservateurs, la salaison, I'irifu* mation, la coction à I'abri dn contact, de I'air ct, la dessiccation. Nous ne traiterons ici que cle ce ciernier mode, uous réservant de f'aire con^ nalûre les autres dans une autre partie de ce

beris, cynorrllggon (et oc-tobre), nerprûî, cin, sureau, 1èble.
Miel, cire.'

riles

Prëparations,

sucs.et sirops"Êq berberis, de nerprun, de ver.sureau jos, les robô d'airelle, ôt d'ïèble; la Ç* ' conserye de

- Le miel

mercurial,

cvnorrhrodon,
oc'flûBllli.

: aunée, bardane, bryone, consoude, cynoglosse, fraisier, garanôe, impé-

Rëcolte.-ftnginss

seveux et les sucs propres sont composés cle matières très-diverses dissoutes 0u divisées à la faveur de I'eau. Celle-ci s'évapore, et Jes principes qui lui étaient unis rest-ent dans leiissu végétal à l'état de siccité e t pouvant se conser,\ er. La dessiccation s'opère soit à I'air libre, soit

^ lournres-par le comrnerce dans un éfat qLli lei;r permet.de se con.q_erver pendant un tetnps pinrs ou moins long. La plupart, des nrédiiamer: rs -sont.presque inciigènes, qui exclusivement r.rr* presentes par des plantes, peuvenI encore (,:1s,' pris dans Ie comnrerce à-l'état sec; nrais lc pharmacien jala ux d'ar oir de lteaux ' produ ils doit lui-mêmê faire sécher ces substanccs. La dessiccation dcs plantes consiste dans la dissipation de leur eau dc végétation, Les stics

livre ( I/. Âppondice). L.q dro$ties simples exotiques nous

son

t,

ilESSIÛeA'[trON fiifr" {-]01{SDRVAT[0]\ t]Fîti &Tilt]tCÂ$'tET{TS SI$IpLHS
qles

sa couleur es[ bon. Ce moyen est tre plus sotlven[ le séchoir qui rernpli[ le vieil axiôme : eo -

agir. On peut dire que tout moyôn de clessicratiôn qui ionservera à la substairce son odeur et

fours, etc. On consulte, pour le choix r.lus moyens à employer, ia couleur, I'odeur et la texture des substances sur lesquelles on veut

dans des séchoirs, des étuves, sur le clessus

meliùs quanto Citiùs. Le séchoir est de préféronce placé sous les
cornbles.p?lce que la chaieur clu soleil qui f'r.ap1;c sur le toif élcve ia température et, rend ia r]e-"s'iôcat,ion plus prompte. LCI séchoir rloit encore, autant quc possiblc, êtrc pris à i'exllosition du nricli. Il doif'présen[er c]cs buvcr[ures nonibrcuses pour que i'air y ptrisse circuler librcmen[ ; mais ces ouvertures doivent êfre pratiquées sui'tout du côté qui arnène I'air. sqrc dt ctratirl : dans nos cliruats, elu côté du midi ou de I'est. Li:s 0uverûures doivent en oulre être ferrnées ai'ec des persiennes qui ne s'opposent ptts au courant d'air, m-ais clui cnrpêcirent, le ssllril, clui err détririrai[ la couleur,- de frapper sui"'Ieà plantes.

particulièrement aux herbes entières. Voici les règles à- suivre pour les perties de planl,es. Pour lesraciylesr-on pe'ut suivre rieirx model, ou les faire sécher direôtement avec la terre qui tres souille et dorit on les débarrasse eusrirte bn les secouant dans des sacs, ou enlever préalablement cette terre par le lavarge. On tricut en opérer Ia dessiccat!on en les éiandant sur des claies, aprg)i; les avoir ccupéûs par tranclrtrs ot"r f'enducs si elles sont lrès-giosses, cu en les cn-

Il es{, avat}taqeux de consrrver dans lerir état de fralche,ur des racines qui perdraient de leurs proprié[és par la c]essiccafion. Â cet efÏet, on les enterre dans du sahle sec : les racines de rai* fo1t, cf iris, de taminier, de rôglisse, Ëont conservées ainsi par les ]rerboristes cle Paris. Les bt"tlôes sont le plus souvent enrployés a i'étal, de fraîcheur i il ir'y a guère que I'oign0n cle scille et le colchique"que" I'on fisse cldssécher. I-,a conservatioir cleb bulbes à l'état fr.ais se fait comrnû celle drr raifort,, o'est-à-dirc qu'on les plon.qe dans ie sable. Foûr opérer la de'ssic*

laiitles clans le séchoir"

iiiaril; avec une llceile et, leé suspanclant on

guir-

Ilnfin
pluie

les ouvertures sonf munies clc yblets ou cle châssis vitrés que l'on abat ril temps de
('l ).

I[ faut faire présenter aux planl,es une granrtre surface e[ renouveler celle-ôi autant que pos-cru^ches sible. A cef, effet, orl les dispose en

rninces sur des claies, élevéeb sur des patins mobiles, _et que I'on écarte ou {iLi'on rapproche ri volonté. - On peut aussi a[t,acher les piantes en paquets (bouquets ,- terme t_echniç1uci, et lcs suôpendro en guirlandes dans le séclioir. i\{ais il faui avoir soin que les paquets ne soient pas trop forts, autrement la dessiccation ne poûrrait s'erercer
j

usqu'au centre , Un rnoyen parfait cle rlelsiccaLion des plantes esl leur enfouisserner]|, dans le sable bhaud. i\lais co moclc n'est guère applicable qr-le pour les échantillons do plantes pdur colieôticds ou herbiers. (Yoir llersueph,arnitt eeutiryuede 4 Ib6). Ce que nolrs venons de clire s'applique phis
(1.) l-oici cl'a-prôs M. Ortlieti la .Jescription cl,rrn petit sc* choir ù chaud, qui peut i'ordre d'utiles serviees aux phar.maeiens. ce séciroir peirt se placer clans un ernpiacerncut doun mètre cube; il se compose tle I rnnrs eir briclur,,i

cation ds la scille et analogues, on refiranche lc 1tlate&L&, c'est-à-dire le plquet rle fibriilcs inféricur;.on, rejet,te les premières envelopi,es, qni sont, noirâtres , minces et scaneuseg; on coupe ie,bti.llts en quatre : on en sépare Ie éentre rï)ucilagineux e[ inerte pou1 ne conserver que lcs squames _ou - [uniques intermédiaires bn les coupe en lanières étroites ; on les enfile'en chapelets; on les étale sur des claies e[ on les fait, sécher à l'étuve. Les buTbes de colchique son[ déharrussés dq lul.*. tunique extérieure noirâf reo ct séchôs aussi à l'étuve. \es tiç1es, les bo'is,les écor"ces, ne contenant

'

;

ordinairement que peu d'eau de végétation leur dessiccatron ne cause aucun embârras.

,

dressées et cl'une porte, ciui cdntiennent & montânts ayant des traverse-c sur lesquelles glissent cLc grands tainis carrés eomme tles tiroirs ; ces tamis ont entre enx un intervallo de quelques centimètres. s*r I'un cles côtés est ménng'ôe dans toute la hauteur une place qui contient un petit f'oruntearr en tôle, chauffé de I'extérieur et doni; les coi.ps frirrt quel-

tamis.

et d'évaporation lente. Deux ouvertures, ferrn6es par des eoulisses. permettent d'en chasser les vrpeurs prot'!irites. Il est inutile d.c tlire que la porte dcrit avôir la largenr cles

ques sinuosités pour rnultiplier les points cle caloriiicatiore, Ce séchoir à dimensious si réduites peut contrnir. T larges tarnis carrés sur lesquels on peut 6tnler une qr-rantit6 de plantes gu de racines très-considérable ; iI peirt aussi servir tle -s6choir à pâte, et I'on peut plaeei. aùs Ie vitle que laisse lo fourneau, un appareil cô filtratiou à crraucl

*r.!gu clo petite .centaurée , millepertuis , de caille-lait, de rnélilot. La clessiccation des fï,eurs est la plus clifficile, car il s'agit de conserrier leur odeur et leur couleur. Fréalablement à leur dessiccation les fleurs sont généralement mondées de leur calice. C'es[ ordinairemerit sur des toiles tenclues ou rles tamis qu'on les expose pour les faire sécher. Les frtLffs secs olr peu charnus , les seuls à
peu prèq quo l'on consorve en phanmacie , sont clesséchés par les procédés ordinaires. f-es sernences telles qu'on les récolte sont crr général fort peu chargées d'humidité; aussi leur d cs si ccati0n n' offre-t- elle aucune difÉcult é. Lorsque les semences sont contenues dans une cOquo osseuse o oll ne les en re{,ire qu'au

Nous avons parlé plus haut de la dessiccation des /eui,Iles. Les soinmùtés fleuries sont mises en bouquets et enveloppées tians des cornets cre papier, afin de les défendre rie I'action décolorante de la lumière. On dispose ainsi les som-de

T,liAU]: xiU i,)trlt{ili"Jl li:f'nCUVU PÂR LI1S PLAN{TES. ôi-) nrtrnenI d'en faire usago. Elles 1r sont, garan- tique. i\fais nos connaissances sur ce point l,ies du contac[ de I'rlir et, eilcs s']' conservent, n'ont rien de précis, rien de quelque peu eénéTAB
ôÉr

n:ieux. f-es subsr"ances anirnales sotrt riesséchées d'après les mêtnes règies que lcs suirstances végét,ales. (V. Appendice : Consell'ation.) Toul,es les suirstances, après avoir été con-

venablenrent desséchées, doivent autant que possible être renfermées dans des vases inàcccssibles à I'air, à la lumière, à I'ltumidité, à la poussière, causes générales de détérioration des substances organiques. En effef , I'air, par son -d'enûre oxygène, agit sur un grand nombre
ellcs et les dispose à Ia fernnenûation. La lun:ière et beaucoup d'ern[res substances. L'humiclité en relâchant les ilissus, dispose à Iapulridité. Nous pourrions ;ljouter l'électricité, qui apporte un chungernenI rvranifeste dans l'équilibre cles corps. Les vasûs 0n verue noir , €R faïence , eil porcelaine ou en gl'.es, sont los contenauts qui s'opposeraieni le mieux aux influonct$ cldsorganisatrices, si leur peu de oapacité en général n'y meltait obstacle. ("]n les rerrplace pour les gros objets par des bottes ou des tonneaux ell bois peints en dehors eI garnis intérieurement de papier collé aleo de la colle à laquelle on t ajouté de I'aloès ou dc I'alnn pour les garanl,ir des insoctes. Les estagrlons en fer-lrlanc ofïrelni un moyen excellen{, pour la conservation des fleurs. Quantl on veut, conserver des rnasses assez E:onsiciérables de plantes indigènes une manière avantageuse et pour la place et pour une honne conseivation, est de les^ tasser fbrtement en balles à I'aide de la presse, après leul dessiccal,ion. C'est par ceprocédé gu'en AllemaSn€, en Angleterre et aujouid'hui en'Franre, orr con* "servc le houblon destiné à la fabrication de la

ral. On sait, sculement, QUe, pour quelqucs plantes, il n'est pas indifférent de les employer sèches ou lralches. On sait , pâr exenrple, Que beaucoup de renonculacées , les arum , les sumacs, perdent leurs propriétés toxiques et métlicinales par la dessiccal,ion; que les crucifères perdent ainsi, en grande partie, la faculté d'engenclrer, sous I'influence de I'eau, I'huile egsentielle qui leur est propre.
TAEBff,,ËÆ.UX

décolore les ieuilics, lcs fXeurs

,

D{I pÉcnnr

Éi,n

ouvÉ: BAR

rns

ptaNTES

PENCI;T,NT I,F]UR DESSICCATIOI\.

,

esl qniclqiiefois nécessaire de se rendre cornpto clu déi;heû que lcs plantes éprouvent par la de-ssiccation, soif qu'oni euille connaltre cette perte de poids au point de vue commercial , soit qu'obligé d'agir sur des plantes sèches, oo veuille savoir les quantités qui représentent les rnênna,s plantes à l'état frais. Les-tableaux suivants, dont la place était naturellernent indiquée à la sr-lil,e du Cal,entlr,î,er Ttltartnûceutique, sâtisferûnt à ce besoin. Ils sont en grandrpartie tirés do la Pharn'taoapée raisonnee, .tt.la {in de chaquo talileau ? nous avons donné le rapport ert, rnûVenne de la substance sèche à la substancs fralche.
ProrJud,ts abtertus ytû,t" la dessiccation ele Itùlogranl,mes des substances suiuantes
z

Il

4

0

ffi.acines.
Ache

Àng'élïque crrlt. Âspcrge
Âunée Ilard etne

3000 gram. 9ô30
3665 1 870 3010

1510 gram. 2500
3rt'20

plantes médicinalss indigènes comprimées, et conrprimées de manière à acquérir presque la densité du bois, adniirables de corlservation, D0 clifférani de leur forme à l'état de vie que par leur rigidité et leur lpplatissement. Ce procédé nous paral[ être d'origine américaine, tar, entre ternps, on trouve dans la droguerie des plantes de cette provenance ainsi conservées. Exempie : Ie l\{atico, le Lobelia inflata, certaines sortes de tabac, etc. De quelque manière que l'or1 s'y prenne, if es[ toujours nécessaire de visiter de tenrps er] lernps les substances médicamentertses simples

bière. A l'exposition unit'erselle de Londres, nous avons vu de nombreux spécimen s de

Frvone
0onsoude Cynogkrsse i,,.e

312i
27 6L 21 60

3150 1800 3100
3834.

2893

produit sec, rn moyellne, est 2,84L, d'où lc rirppor[ entre la suïrstar]ce sèche et la substancs fraîche :: 2 : 7 (4).
ËBulbes. {}igncii.l de scille
I-Ic penpiicr
?

grarn. Colchique it &oungeons. $850 gram. c1'' rle sapin
800

?

Yiges.
Llouce*atnèrc
:J

080"

poui porter remède à celles qui tendent à


ûhiine iïTarrollnier
Orrne

itOtériôrer et reieter celles déjà'altérées. Nous devrions maintenant entrer dans queiques considérations sur les modifications quc lés substances éprouven[ dans leur constitution par suite de leur dessiccatioq , €t discuter sur ies avantages et les inconvénients de cette pra-

Kcorceg.
/+100 Suier.u BBoo Sault-.
37ri0. 9925
4Ë00

(t)
cli

L<to fi';r r'1is1r,r, gôes.

36

TES S{JCCÉDANÉS OU NçÉNICAMII}{TS

ANAtr,ÛGUE.S.

Lc produit sec , otr moyenne , es[ de_ 3B'13-, d'où ie rappor[ entre la iubstancc sèche et Ia substance I'raîche :: 2 : 5. Feuilles.
Euplrreise l8i;0 tiurneterre 2400 Gnimauye t aOO l{ysope t,t,oO Jusqrriirrnc 1 150 Li<rrre terr. 2500 $fauve etOo ll6iissc
n60o
3

1300 Pariétaire g3o0 Pervenclte t g;O Rhus radic.
2

t q0 1TOO

Molcjne Oraltger

2180

4600 2200
3700

9800
22Ë0 3100

fratches, savoir : pour les racines :: 2 : 7 ,, lcri -les feuilles :: 2 : 9, les flcurs écorces :i 2 : 5, :: 2 : 4 0, et cherchant le rapport commun,, on trouve qu'il est sensiblement :: tl z t*, en d'atttres termes, que les substances végétales énumérées ci-dessus, prises en bloc, éprouvent une perte de poids de 3 parties sur &, ou plus simillement ôncore , que 4 kitogrammes'de subs tances fratches en donnent ,l cle substances
sèches.
S.i les rappor[s qug. nous. avons indiqués son[ vrais en moyenne , ils ne le sont, pluq en particulier. Ils ne peu vent donc être'utiles à- consulter gue dans les cas analogues à ceux dans lesquels- nous les avons établis, tandis QUe , rlarrs les autres cas , on ne doit s'en rapporter qu'au chiffre de rendement de chaqtte substance. Supposon s, en effet, qu'il s'agisse'de fleut's tlont ie produit en movenne sur { 0000 gt'ammes est, de'2025 qrammeË, et qu'on appliqùe ce résul[at à la fleur de nénufar, or] se trouvera bien au-dessus de la Léalité, tandis qu'aveo la carnomille on sera au-dessous cle plus de lnoitié. Une autre remarque à faire, c'est que la quan-

t

Saponaire Saugc. zgi;g l,Ién-va:tthe î"i0t) Seorclium gJoo Flenthe r:rép. tsOo Stramriitre t;;0 llerrthe poir'. 2 t 50 Tanaisie rloo Centaurée I a;o }lercuriiile xli00 Caille-lait t soO Slorelle
91ôo 2200

00 ll,ue

2200
2030 1100 1960 3?50 3120

Le produit sec, en moyennc , esl de 2203 , d'où lè rapport entre la stbstanco sèche et la substance fralche :: 2 : 9. Fleurs,
gSoo liénnfar
9e o Ortie bl. 33so Oranger tToo Pêcher st oo Prirnel'èrg 2 81

eloo Coquelicot
t riso 1780

g&o TussilaEe I aoo Pétales-de :

1920
840
23 50 1tt7 0

0

Sorrr:i

t I 1o Sureall t T ro Thyrir t ggo Til terrl

oEillet Pensées t440 Pivoine gsoo Iùoses pâles 3400 Roses r(rug'.
32 B0

1750
18oo 3300

, en moyenne, est dc 2 07i, ci'où lb rapport entre la sïbstance sèche et la Le produit
sec

tité de produits obtenus peut varier pour la même plànte selon l'âge, el, nrênre l'année darts laquelle elle a élé récoltée. C'est ainsi, pour n0 citèr qu'un exemple QUe 4 0 kilogrammes de consoude, récolée en juin, ont produits 2 lrilos

r

Bn récapitulant les rapports qui existent entro les difTérentes catégories cle sub6tances sèches et

subst,an..'1"6lche ment :: ,l : 5.

:: 2: 40,otl

355 grammes de racint:s sèche, tantlis

c;ue

plus simple-

même quantité de cette racine , mais récoltée en novembre, en a fourni 3 kilos 4 20 gralntl)0s. Sous tous les rapports nos tableaux ne présen[ent donc qu'une moyenne

,

DES SUCCEDA}{]IS OU MEDICAMEIYTS ÂI\IAIOGUIiS.

On donne le nom de succédanés aux méCicatrreuts que l'on peut substituer à d'autres en dehors de toute idée de fraude. La cluestion des sucoédanés es[ beaucoup plus importante qu'on ne ['a faite jusqu'à présent ; car, approfondie théoriquement, eI expérimentalement , comme nous l'entendons, elle aurait pollr résuit,at final d'être d'un immense secours pour la médecine pra[ique. Mais on conÇoit que ce n'est point dans cles dimensions aussi larges gue nous allons Ja traiter ici ; non , nous ne devons que I'effleurer. Parl,an[ de ce principe rigoureux qu'il n'y a pas deux substanôes exacteffient sembtantes , Ie pharmacienno doit se permettre aucunesubstitution, quolque rationnêlie, quelque loyale qu'elle

paraisse, âux subsl,ances [-rrescrites pâr le Codèx ou dans une prescription niagistrale, si ce n'est dans le cas ci'absolue nécessité. t\Iais lc nrédecin, lui, peut prescrire tel métlicament clui lui convient, substil,uer, si bon lui semble, clans une préparation officinale, l,elle substancc à tellti autrô, parce qu'il connaî[ l'é[at de son rnalacle et I'eff'et qu'il veut obtenit'. . L'gtpérience est assurément le meillctrr guide à suivre t,our le choix des succédanés. Cependant I'anàlogie peut conduire sous ce rapporl it d'utiles résùltafs; et le moyen le plus cer'[ain d'arriver à reconnaltre les analogies est, sans

lui

contredit, d'avoir recoilrs aux
naturelles des corps.

clessifical,ions

Bn minéralogie, deux substances dissembia-

lorsqu'ils s.ont ingérés ggnr I'estômac soit quelquefois très-dissemblable. Ainsi personr)e ne voudra sou[enir que le triphosphâte cle soucle, isomorphe avec lè triarséniate ïe même ba-.e , ait la même action sur l'économie. L'acide arsénieux est isomorphe avec le peroxyde d'antimoine , €t _cependanû leurs effets sont cigalernent très-dissenrblables" Le recours aux classifications zoologiques ne peut être d'aucun profit pour la que5tiôn qui
nous occupe selon Dierbach es[ lo premier qui ait établi que les plantes qui se ressémblent pirn lcurs caractères êxtérieuis sont douées des nrônres-proprietés rnédicinales, tandis QUe, selon Decandolle, le fonrlateur do celte doctrine serait Can:erarius. Linnée a dir ; , I,lantæ qu,æ cENERE conueniu,nt , et,i,anl, u,irtute coyiueniunt quæ oRDniB n,atura,I,i continentur , et'ittrn ui,rtut.e propius acced,unt; quæque CLassE natut'a,l,i conqru,u,ttt etiam t:iribus qtt,odawtrnod,o c.ongruu,nt. Jussieu, Gmelin lsenflamm , Barton, professaient la même opinion. iltais les travaux les plus impor[ants qui aient été faits lioul démontrr.r I'andlogie des propriétés médicinales dc: plantes de lâ mêmtr-farnllle nat,urelle sonI ceux de Decandotlc (,1 816) et de Dierbach
1

introduits dans le sanq, bien que leur ac;ion

DES SUCCÉDANES OU IIIEDICAMENTS bles qui assument Ia même cristallisation sont Labiëes rJiies isomorphes; et la même subslance qui esl, susceptible de prendre deux formes cristàllines dist,inctes est dite dimorphe. t\I. Blacke avanco que le plus intime point de ressemblance existo généralement entrè les composés isornorphes Gruminëe s dsns leur actiorr sur l'économie , lorsgu'ils iont

ANALOGUES.
(

3?

ûrnbell,ifères

I lentum ou ivraie, le brontws tnollis, Ie { festuca quadriclenta(,a, etc., sout r'éné\ neux. ( Des liuiles volatiles, des gommes résiI nes. Ce snnt des stimulants carnrinatifs { ou antispasmodiques. Par exception la \ toxiques. { Un principe alealt,ïdique très - aetif I domine dans toutes les espèces de cette t farnille. Elles sont toutei de puissants ( errcéphaliques. Les tuberculesïu soiaI num tuberosrrm et les fruits des S. escuf lentum et I1'copersicuru par exception
1e

Des huiles volatiles ulries dans quel{ ques-unes à des matières arnères. StimuI Iants. i De I'amidon et dans un petit nomhrc I tiu suere. Co sont des anaieptiques. Par t exeeption des andropogons contierrnerrt ( de I'huile volatile, et Ie lolium temu-

J cigt;it,l'éthrrse, l'ænanthe safranée sont

SoIanëes

Cæsalpi!.qs

,

,

Strych,në,es

Yiulariëus

ont conrestibles. D. Ia stryehnine et de la brucine. lI[6dicaments tétaniques des plus dangeJ t re ux. i [I existe uniformément rlans ]a racine I des viuiariées un principe vomitif qrri I permettrait leur emploi comme érné-

(

\ trques.

farnil les.i o ui ssant,

Nous eussions pu citer un grand nombre de
èo rnm e I eq exém pres ci - cle
s

de I'uniformité des propriétés mbnicinales
drsparates. Néanmoins

sus,
cleé

,

g;qè.9es. l\fais nous tlevbns confesser alrssi que d'autres, uo qglà d. genre., offrent, de très-grands

,

(il 83,t ).

Si l'on parcourt la série des familtes botaniques, on reconnai[ en effet bien vite que cette analogie daus les propriétés médicinales des plantes d'une même famille est réelle o et n'est q,u.c l.a conséquence de I'analogie des principes chimiques qu'elles renferment. Citons quelqires
cxemples
Le

:

s

amomées

i r",fi:*1"'il':: ff ',flïî:t::îlîïlt','ï
I

( exceptio n Ie maranta est un amylaeé. f _ Une huïle vrrlatile dans ies feuilles, les

;;;

Aurantiacëcs

\le fruit qui en fait

i:iiî,:*#*rjl*:,'lî:i,

des réfrig-érauts.

i:iJJrffl

rlorrasinëes

{ u.y?,r$iii:îff
( bine

rnucirasineux. ce sonr

conifères f ,"3;iiTÏl",:,,""1liil'îï'.1:ilïîîî-::
est vénéneuse,

manière,.générale.qge- la similitude des organes g,eT ouflét,aux p.fo$ui.t.la similitude des priri'cipcs élaborés. It sy1! tI que les propriétés rnéhi.9q cinales des plantes d'uh menrc sroupo naturel doivent être les rnêmes ou a'aloguôs. ce fait est d'accord avec I'expérience. Iiest en effet reconnu que.si une espèce r'égétale ,qer[ d'aliment à un animal, une âutre esfièce cle ce genre, ou mêmû d'u' autre genre, maià cle nrême 6rrJre, est propre au môme usage. pareilloment si une espèce est vénéneuseI ies autres du rnéme genr.e' si ce n'est de toute la famille, ie seront" qgs.si. ,On peut donc prévoir les propriétés nré* cltctnales d'un végétal, connaissant-celles d'un ouplusieurs autres de son ordre botanique. CependanI de ce fait, exceptionnel il est vrai, que I'on lrouve les mêmes p-r.incipgs chimiquei e[ les mêmes propriétés méciicinates dans'des r'égétau* Qe familtbs fort éloignées sous te rap* port botaniquc, faut-il concluie à la coincidente de struct,ure de certains dc leurs organes? C'est question ql.o nous ne cherciierons pas à l4 l^u' resoudre. I\lars cette question , prise à un âutre point_de vue, fait découvrir un ordre cl'analo-

il faut admettre"d'une

,

Conuolaulacëes cr ueùfèr

I

Un principe résineux purgatif.
f,

e,

l1T::i::,f {,,l#i, Stimulants, i."ïi:ti i",flîî'ifl; ( rie I'eau. antiscorbutiques.

Gonti,anées

Ir"3,,x;lr#'Iioïffi;;::

n"*'sourtoutes

turelles,. et que ,-.9n fai[ de s'uccédanés il sera , quelqqgfois bon.d'invoquer ; nous vor,rlons parIor dr; l'élaboration des principes dc rnôm0 genre chirnique par des organes de' mr3mc nom. Ainsi on demandera :

gies.différent de celui offert par les families

";-

88

[]nS $UûûEr]A,"NnS t]U nfpntCA&{EFITS ÀNÀLÛGUIIS.
r égétai c1'ai ic rÊcèle

Les principes acîries tlux fruits cliarnus' tr,esprineipes amylnr:és aux sernence8, ra,eines et tiq'es des monocotylédonées, Les principes astringents ar.rx feuilles, attx écorces. Les principes colorants atrx fleurs'
Les principos

infériclre, moycnne otr supérieure -de I'Org[ttiC I DanJ la rhuirarbe , p;:r'

huileux âux

semences'

menû

toiie naturelle inédicalo n'ont point cncorc ripnelé I'attention; nous voulons parler du nrorle

végét alg Sur leqtrel les auleùrs d'Ouvrages d'lti,;-

ces considérations nous arûènent naturelleà clire un rnot d'un poin{, de FhJ'siologie

ex[urple , ninsi ctrlio nous I'avons reoonnu, . lcs tiees bt tés feuillds son[ très-riches en *oo u*illÉ]i la"racine est riche en principes amers e[ colorints , tanclis qtle le colle[ ou mésophyte n'a

qu'unô

Sav

erlr mucilaginoUSe" Autun

tt'aYail

he réparlition des principes irnmédiats dans les orgatits des végétaux. NQy* \'enons de voir,que ces princlpes," au_lieu d'ôtre dissérninés clans toutes les pariies d*g végétaux , aflectionnertt Ies unS leS'racinos, leS alrtr"es leS feriilles .- lcS flÀor*, les semences , e[c. Cc clue ngus 'oulons aiouter a ce point de Vue, c'esl que non-settlement les pridcipes irnntétliats a{fcctionncnt un orqane dd préfé'renco à ttn autre, mitis encore s'ri localiseht. Le sucre n'est pOint, réi:anclu SanS

oidte dans la be[terave, maiJbien cont:'nu dans

des vaisseaux qui lui sont propres (D.ecaisne), et ces vaisseaux sont plus abondants dans la rnoitié inférieure de cette racine quc clans la moitié supérieur e (Gaudichaucl). Dans la canne saccharif'bre, le sucre existe en ,plus qralcle àhonda*ce dâns le pied que dans lo reste de la tige , où sa quantiLÔ. va décroissant presque en proportrons aritftnréiiques. Ab ?r,1'to disca on?,hrrl En effet, c0 qrle nous venolts de clire de la betterave et'de la-canne saccharifère doit s'_a.p-

cil lii:lt médicale. Pour le cluipquipa auiourd'hui la partib de'['écorce ou la quiliit]{) se trôuve lccallsé'e; mais.u o* fait se borrienf, it peu près toutr:s nûs connalssanoes" " AiOutons encoro à ces nûticns rudirrrelrtniras les icnsiclérations Sui\Iantt':s. Non-seulenlett t, Ics plalttos ne con!ienltent pas trgs mêmes principes âux diversos grandes phases de la vie, ntais même epcore du soir au rna[i1 , d'une hguro à I'autre, du _mcitls pour quelqtres-unes. En efïert' cerf,aines plantes, cerlaines tleurs ncus en preSentelrt drs exemples frappants : l'æiilet yo lil're -récolte deux otl lfûis son parfum c{ue ôi on lé un0 fOrte insolalion. Poui' sOTr. heur'eS aprèS narfum. lit rose au cont,raire doit être cueillic lil inatin âussitôt ouverte, of le jasnrirt aviltt:, lc lever du soleil. tr a cassie farnèse donitc r-ln I)ttl'* funl différent selon que le distillateur I'a r'écol{.do le matin, le soin ou lé midi' Aussi,-dtlg J1'5' 1iii1's cle gl.ande culture- des plantes odoriféraitlct, à
ces différentcs sèlon les heures de la journdri:. Assurément cette variation de principes clal:rr les végétanx odorants se produit- aussi, au:i cli erés diès, tlans les végé[àux inodores' v -doivent remplir les ritic-LeË conditions quo cédanés sont les sïivantes : 4o po."séclci 1lil{) action aussi rapprochée que possible clu riiéciicatnr:1t, rlue I'on veu[ remplacer , de- mantero i! ce riue s*il était moins aitlf , co qui est le oal{ orclinaire, i[ sgtïtt, rtr'en élevor la dose;-2" êLre 11'rrn pris ll]gindre ; 3o autant que possihlc ô[rEr
incli'qèries.

soi"i n'a

éLé exécuté

sur ce poitlt de la nr.rtière -cepepdant.

Graisc, par exemple,recôn1lilTl-on en plein cl:iuilr

ptiqo*r à tous lesr'égelaux, et.cloit
comrnO une

ôLre considére de la physiologie r'égétale. Ûn voit maintenant de quelle imporbance est p'-ur la thérapeutiguc la ôonnaissance clc ce[l,e Joi narticulâriséeà chaque végétal. Supp?sgns , .elt ôffet, clu'au iieu cle stlcrc i[ s'agisl,e A.g:.pt'incipe' rirédiruttenteux actif quellc .tlifTérenctr

loi

d"actiOn n'obtiendra-1,-on paS Stlr I er:OrtOtnte animale , selon quc', l'on atlt'a rec(.lur$ à la pariie

:

{]I..ASSTT[CAT[ÛNS D'IUSTOTRfr NÀ?'URF]LLE.
ANTITTATJX.
i.:l,assi,fùcati,on'

39

t\u règne ani,mal ltur Cuvlnn , modiliée par Mrr,Nn-ElrvARDs"
C/asses.
s.

/ -8S'i Des organcs tlo lao[ation. Sang chaud. (]irculation complèfe \ I À 3 | et cærrr a.4 cavitès. Ilcspira!iolr-1r::lrnonaii'e sim-ple.- I,oircs _du I . { Urr srluelel,- I S S <r cerve Iet ttlrrrtis Dar un0 rtrot,rrirérirircc annulairc. ,lTlàchoire inf(r- l tlt,tlttttt,Èlrt i{ avecle cr'ânc. (iorps r.rrdinaire]'nenl / lu intér'ieur. S ri J i Lrn svstt:rne [ 5 | ::.,*..,Tticul[.e'direotcmei;l \Sartrideltoils. ; .* f nervcuï cé- lS" I t * d; ( Tempérftturc colrstante, circulal,ion l Lr i I rébro-sninal. ffi lLes ortancs X'ii'#:'ro;ff; jo*u'r'x ti.Ë i ,1tl la vic do = 1n.ïîii*ei:iîi:i t Bimii{,lt,rui:r'Ë ,V lrclation sy- { E Ë f nrôtriquespar I . * \ iliiif'l,l'i! ni|:) i .lil'îration incomprète' /Ë tâ E I rapport àurr ( r'îiï;î.;î::tii$ii*;:* ) ^,,n,,,n. ;:.F\plirrr nrédian l Ë Ë l irir#t#.i,iàTi;t r È | Ë5Ë J î \ dluit. [ È " t ifi];;i"il".iïË,ri,i;, 1*€5Ë { n1',î.ïï1iiil \ â'f;iiï8,TnËl"'t- (E€à;Ë ,sr rs

Eæentples,

I

{

Homme. Cheyal.

r

!!ç - ÉËi

I niste.

| l\luinoau.

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3

L

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| I

( Tortue.
\-tpère.

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niiÏ*tii:r*l;lir;f,r I,r
1

f Morue.

Esturgeon.

I

Corps composé do 1ê{,e, thorax

f il'LTru?'ËfJlii;'i#J'iii.[3 $ iaire presrlue nul.

,

['*uocrris'

I Atreitte. I Cocironillo,

i ! iles l,rachécs( tlt-rrninaur. 21. p;liros de pattcs ou )mtnt^I'ODBS. 7 tsoin[ U, { , / (,orps grr-\ oudespoches J Plus.Trachées. -oiystème vasculairo I ni tt,orsan::\ unt*o"air*s'f oi,luqË%li,l;*., squelettc iu-/ / conrondus . r, pai-/ / tér. mais cnl : - | ,; I génér'al ,nl ,id'I sqrrelettu.té-[ iË l I\ ;:,1 ;l[ii.i::{f,îËï,Ë'+"11.,'i'* )]o*^.,,*rDEs. ctcveroppé. '*""*^*"" S.: I ;:.,;;ii;;i.i;; I treJ - ti,:re-f iieslrir{tlion; U .5 Z paires do paites. Ë h f:rji:1ii:l| ' |\ lopl)Q. I aquatitlucpar | firés ounroins d'ôtre palasil,cs.Jarnais ) CRI'S1'.\Cl-S. T à Sexes J I i Liratrchics ou { distirrcts. 'j Ë Ïli!iÏi.J;iii:1 Ï Parasitcs lrer- .,n',,r'oÈnus. ,'i H I suinai. Svst. i \ iij;.'$rl'.";fî: t *l;ïliluu,T.Lut'ou' | * ] ( n'crv.ccniral( (iorps.dé-i ti ë li:,i,ir,:'iéi: I| | nourv'L,l"or-{ rÆTi!î.ËË1":Tii"1'fli;,rft1%ïiiJï1,î:+!il, l n*no,,DES. }iques et posl,.-æsophagiens. Eu général tubercules L;u'ut'd! turrcrr'urcl ,rr,Ë I ï ia'es dc lo-[ sciil'cres sct'vant tic lrittes." d,J;:.liil;,,iii:$ svsror.runs H fl iiiriii,t:ii:fl S J i'ii,?:'.i,;-; ,t*t'dliiuî;'."iilt. (,,"P^if,t':ï,if,!',liËi'"Ë.l'ii: f o*- .l A I driels ol'{q-l È' L:i;.;',ii:1 li,i:"ài."iii:5ii#; )s,"îi'ï,JiJ.",:1,;î;",1,n. eq t ncs sYnl0tl'l-l ) ',o'r,"Ën'i^s. f Yclol)pe . o.u f dc gangliuns cepha- \ FoiniU'organesrotatoircs. \ quespar rap-l \ port au plan\ \ Tl:",''n"'- i, !ilTJ: ,'J",Y.,-::-"rili; l,iii;i,ti-îil#.'l,ïi":H,lâT: \ rnérlian tlr, I Iu"*rr{rrr's. \

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f Flcrevisse. I Crabe. I
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CTASSIT'ICA'|IONS D'TIISTOIRE NATURELLE.

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Sy stèm e seæuel r/c Ll li
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f Àdhôr'r:ntesaucalice.. . . . . . . Xll. Icnsandrie. I Adirérentes au réceptacle.. o . . . XIII. Pol}'nnuiriu. ( o,iL:.- ct^r.ires, drrrt de.x prus ]xt\'. Ditiynamie. i atl,3llll'r:,..,i"nt,ru,,t,.,,.'1,i,,* i,,,,- l*, Térraclynamie" . '. [IUe:;. . lrrutes en ur) faiseeau. . XYL lIonieCelllhie. . . tr . . I n" deux fir,isr:eaux.. XïlI. Diarlclphie. ( Iin plusietrrs fbiscearrx. . . XYtll.lrolyudt'lphie . .. .
XIX.Syngénésie.

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Deuxét.rnirtesplus courtes que les autres
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aupistilrouposéessurlui... / Fleurs mâles et fernelles su I Irleurs mâles et femelles . . { rerit S. . I Fleurs tarrtôt rnâlers, femell \ uur tle ux, otr trois indivi

. ..

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rtili'c-

XX.Gynandrie.

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Diæcie. po)l,sa nrie.

.",..':lt'.ut:.,'j,':,:, :,,: I xxrrr.

\lJ.VIs|DI,E$Àl,.oElL*u.....-..IIlY.cI,\'PtogaNi Ilëthotle dd Jussrnu.
Cr,rt

ssus.

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Âcot.yiÉdonie.

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Y. lipistunrinie. " YI. Pdlistaiuinie.
VlL llyport:.rrniuie.
l-ti I. trI1'pocorollie. lX. Péricoroliie. X. E picorollie-svn:rn th éri i.. X[. Iipicorolli e- c<-'risarrthcri

{ }lt. réurries. I Et. Cistinctes.

.

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CLASSIT'ICATION$ D'HISTOIRE NATUIIELLE. Méthode de Dnclxpolr,n.

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/ Plusienrs pétales ilistiucte, ineérés aur ) I leréceptâcleravecdesétamiÙesetleca- l Thalamiûor€8. . . . . . I. rice. .' . \ I,(rig,'rre riouûle I Pétales librcs, ou plrrs otr moiils 6ou- ) .' . It. I r,rt calice et ( dés, toojours périgynes orr insÉré5 ôur le i Caliciflores.. . .,..., lr,,rrollcdistiucts,lcalice.. i /Exosère,l I dicotylé-., J Pétales soudés en une corolle hypo- ) zt b I ou don{s. I o I lsvne.ouinséréesurleréceutilclcctpor-i Corollifères......lll, \iantlosétarnines. 3jl ...'.., | 881 t Ë\ i3l \.I'érigorrosimple(corollonulleousoudéoavecle calice),. . lllouochlamyilés. .. , lv, Ér\ Èt (Avantdesflerrrsetdessexcsdjstiucts.. ftlonocotyl.phanérogame.Y. Ë l .--:ËI i \f,udogcuc6 ort xri)rrocrtilrc{on"t' I sdo, sexes distincts. lttonocotjl. ôryptogimcs. Yl,

clrtsls'

Ë/

rt) \ FT\ :t\

CgLLuLlurES 0u AcorYLÉDoNtls.

.

ô i Pourvus d'expansions foliacées. ' I Privés d'expansions foliac6es.. . . .

. .

Cellul.foliacés. .. . VII. Cellul. aphylles. . . VIII.

GÉOLOGIE.
DIVISION DU TENNAIN D'APNÈS I,'ORDRN DESCENDANT.
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Format'iorù wnle?npora,ine. ter [;[tO{JPE. 'Ierruins r|itlluvion qui renlplissertt les vallées des fle ttves. \-olclrrs rnûdornos dteirits etbrfllants. Len g:rands yolcans cles.r\'ude:ontét6 soulet'6s pend.antcette formation.
arnc Ç[$[PE. * Terrattt, tertiai,re swprirùeur. ll c'hiriirc { Couelies d.e sabies et alluvions anciennes, tuf à ossements fossiles, Les éruptious cles r\lpc.. { trachytes et de basirltes correspondent en gralrde partie à cette époque. se GROUPB.

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ldi rarl 5t

(

Systèrne rle

tle

4 E F
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principaie

Er

z Ë
4
a El nt I r-1 ,d

tlentales.

Système des Alpes occi- ç Calcaire d'eau clouce avec meulières, contient souvent des lignites. I Grès de Fontainebleau.

-

T'errain tertiaire

nxoAen.

4"
corÀe er do

GIIOUPE.

-

Tercain terl,iaire i,nférieur.
Iisnites.

Systèrne cles îles d. ( ll.|jiÎ:^T::^flv^!tu'

ossements de mammifères.

H

sardais'e ii';,iiifl:iiiiJ;,,r. t
5e GROUPE.

Systèrne de la chaîne ( des Pyréu6es et de celle | Àssise calcaire puissante appelée cre,;e, ayec interposition de couche de silex.
des

-

Tercain erëtaeë supërï,eur.

Apennins.

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6e GIùOUPE. - Tercadn erëtacë infërieur. r Craie tuffeart cle la Tourraine. Systèmedu mont \iso. I Crar ordinairement yerdâtre dlt grèsaert,. I Sablec ferrttqinetrx. z, JnouPE. - Tercain jwrassiqwe . ( Couches ealuaires plus ou nroins compactes et marneuses, altet'rrartt nvec des cottr* pbrte't le nom de caicaire oolith'ique' L'étage S1'stème de ra côte-tl,or. I i,tirï"$ilr:ï ,ffi.îll*ssupérieurs \, Grès infél'ieur

tu

lias.

tri
E{

gerwal.
Système

Système de Thurin

-

se GIIOUPE. - Terrain da trias, ( llfarnes de couleurs vi,riées que I'orr appelle marnes irri,sies, renferntant soul'ent ! des arnas de gypse et cie sel gemme. I Calcaire très-cti{uillier auquel"orl d(,nne le nom d.e mu,scltellrah, \ Grès tle couleut vaiii:e, rlui est rrppelé gt'ès bigarrc. e" GIIOUFE, Terrain, du, grès des Yosgcs.

du Rhiu.

I

Poudingues et grès.

-

I &2

CLÀSSIFICATION ET |{ONilIN0LATURE PHARIIACEUTIQUItr,S.
a

,â A

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FÛ(

et du pays de GalJes.

r0e GROIJPË. _ Tercai,n Tteirë,en,. Système cles Pays-Bas ( Àssised'e calcaire mê16 d.e schiste que I'onapelle xeclastcdn Âssise rlc pourlilLril{, I et de grùs appelê nouaeaw grèso"ouge.

E a
"{^
Fû tsl

F{

Systèrne clu uord de f t'Angleterre. t

rre GROUpB. - Terrain caç"bonifère. Grès schiste avec couches de houille et cle fer ca,rbonl,té. calcaire carbonifère, ou. calcaire breu, avec couclles 6e hrruille.

ts
r-l FùI FflI

lsc GR"OUPE. Tercain dëuoï,nein. Systènre des [i,a!lons des ( Vosges et des collirres tiu { -- Cnuclres puissantes cle grès appelé u'ieuæ grès d'anthraeite. bocâg-e de la Normantlie.

-

roa{le, r'elr{'crmiuut tics clrtcjhr.,

{

'{.
H Fr( ^F F4 ^4

. " rl
relartd et rl u Il undsrucÏl
cn Ecosse.
Systèrne
ti

ige GllOUpE. -- Tercain silu,rien. calcaire schiste ardoisier, grt)s à grrs grai's i:Ppel6 grr.?l"lt:unl'e.
i,,r,e GROUPE.

Éa

fq

rr \Yestmo-

-- I'arrai,n

cu,?nllr,[etr,,

Calcaire eompacte, sclrir;te arqileux Ces roches otrt r:ouvent trnr. t;c:lturc crirdr,liine"
r

a lti
ÂtL l'll l.tA

s" GROLPE.

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Roch,es prtmd,t,taes"

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tranites et gneiss formant la base principale de ia partie intér!.eure clu gie be cessitlle à nos ir,oyens cl.'obstrryatiorr. ^

lr,c

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i

\

MINERAUX.
n'cir,ant
Les classifications minéraloeiques existantes

pas suscepribles d'"ôLie synoptiséos I

I

comme celles_clozoologie ei clc botar\ique,

sommès-i;;,;é,

d. ;;i;r-fioiiii.ro"" .gurer

nou-.r

r(rr.

CT.,ASSIFICATIIIN

HT I\O}fE|(CLATUH Fi PI{AR}ïACTI{JT.IQU]JS.
cette importante questiorl , tlivise d'abord lus médrcamcnts en deux qrandrs classes : lcs chronùzoïc1u,t s eb Ies acltiuni,za\ques, au[rement dit médicaments officinaux eI médicaments utagis.traux ; .puis il établi[ ses ordres d'après la nature de I'excipient; aiors on a les lrydroo{,d,qygs,.(médicaments à excipients aque"ux), les 'excipienti
alëaliques (médicaments à huiieux)

La classification et la nomenclature pharmarjeLrt,iques appellent une réformo depuis ùn grand

nûrnbres d'années. Il serait temps eirfin que"rruel{iric cliosq dg inéthodique \,-înt remplacer I'arbi-

clusivement, c'gst Quer ainsi qrie nous I'al,ons {gia dit, notre livre n'é[ant pôint une ceuvre tlogmatique, nous eussions mânqué à notre prcgrammo en agissant autrement. M. Chéroau , qui le premier s'est occupé de

vations. Çqp.n$un! on peut leuïreprocher, ce noqs semble, 4q n'avoii pas osé davantage. il seraif à désirer gue I'on pût intrdduire dans la nomenclature pharmaceuiique la précision qui caractérise cetle de la chimie et'de Ia botanique ; mais le travail est hérissé de difficultés. Des pharrnaciens distingués de notre époque n'ont cependant pas craiit de I'aborder. Ils on t jeté leS llases ï'une classification et d'une nômenclature qui ont déià porté leurs fruits, et si nous n'en-avons adopté aucune ex-

La nomenclature ancienne que le Codex a suivie, bien quo déilarrassée d'un grand nombre oe noms emplnques , est enc0re très-vicieuse. À,J als on conçot[ qLle ses auteurs ont dû mettre beaucoup_de réserve sous le rapport des inno-

nol,re art.

t,raire qui règne encore dans cetie partie de

formés d'a'près la manièi"é dont les médicaments ont Eité- obtenus : alors 9n g des hydrol,és (solutés, infusés, etc,), cles hydrolats (eaux distillées), des oæeale,s (vinaigres,pal,macération), des cneolats (viriaigreË p3r distillation), etc. [l fonne les soùs-genres d'après. la .consistanco ou I'emploi et I'elqpèc-e, en ajoutant au.norrr générique un nom spbcifiquo, qui est celui de la strbstance.
de médicaments : par clivision , pâr extracl,ion , par mixtion, pâr ôombinaison chimique. Leuri genres sont formés d'après la nature tles médicaments ou lenrs excipients; ]es sous-genres d'après lgo{.forme c[ encore'd'après leur nature ; enfin l'espècer e rr ajoutant âu nom génériqre le nom dô la substairce, lorsqu'il n'i e', a qu'une.seule : d'une oll de deux des'princifales, lorsqu'il y en a plusieurs.

et,c. Les genres sont

,

, M$,IIenry

et Grlibourt font quatre classes

CONCOTTDANCB D}IS DIVET{STi$ NONTEIïTLATURIIS PHAI{ITIACEUTIQUES, &3 exemple, les alcools pardistillation), soit d'après l\f . Béral, qui a publié un travail très-étendu sur ce spjet, irandforme en classes los ordres leur forme ou leur emploi. Dans cette méthode les noms des médicade ht. Chêreâu, toutefois avec quelques chan'les noms e[ dans le nombre. Il ments gui ne contiennent_qu'une seule substangements dans 6ral''lit quatorze classes : les hydroliquts.j mé- ce actife se composept, {u nom de cette subsdicarnenis à excipient, aqueux; les alco.ol,iqyf , tance joint au nom générique (exemple , acétolë excipient , I'alcool ; ëthéi'oliqy,e s,.excipient, l'é- de camphre vinaigre camphré). Quant aux tlrer ; acetolir|ues) excipient, le rrilaigre:' æna- médicarirents composés , un nop propre, -orginairement celui dô I'inventeur, leur ser[ de déli,rltt i s,excipiônt,'le vin'; Ô r.ytoliques, excipient, signation spécifique. L'auteur regarde. ce méia- irier:e ; él'æoliques, excipiettt, -les- ltuiies grascanisrne comme un moyen facile ét inépuisable ses; rtlëoliques,^excipienf , les huiles volatiles.; tipcirotiquis., excipi'ent ,. la graisse i .Tetinoli- de nomenclature. Quetle est la meilleure de ces méthodes ? Les quæ, exctplent, les résines stearotoli,ques., deux grandes classes de M. Chéreau nous paé>icipient , ïn stéarate ; sqccharoli"ques., exe!pieni, le sucre ;mel,lëoltqu'r:s, excipient, le miel ; raisseirt défectueuses, en ce sens qu'un nrédia'mid,'oliques, ôrcipient ; I'amidon. Solts forme carnent peut être à Ia fois officinal e_t magfstral ; mais ses ordres , à part les noms dg quelquesd'appent1ice,. il pla-ce les rnédicament,s qui n'oitt ptr'ehtrer dans ies classes ci-dessus, comme les uns, qui n'ontreront pas facilement dansJ_u ptutique,-reposent sur des bases solides,_et I'on reirouclres, les extraits, les cataplasrîes, les piiuconnaî[ iacilement, qu'ils ont servi à MNI. Béral les' et Guibourt dans le-urs classifications respectisont Les genresr snnt formés , soit d,'aprQs te mode tle préParation (ulcoolds, exemple, teinture par ves entre lesquelles il nous serait ditfrcile de

,

,

;

et'c'

fn*nés

les

soluiiod 1 alcaolat;tïes, exemple, l.einture avec
planîes
coDEx.

choisir.

,

, ou par macérâtion I
ITENRY

alcoolats
cutsour.r.

,
liilRÀr,"

CtD.iT{;{}RI}AI[CE
Polrtlrt's.
Frripes. Sucs.

I]ES DIVBRSnS H€]']gEN(lI.Â'i'5'ITliS P]IARtsEACEIITIQIIES.
et
csÉnrAtl.

F0udres. Pulpes.
Sucs. 1îécules.

Poutil"es. Pulpirs. Sucs.

Pulvéroi6s.

Pulpolites. Opolés (ofiicin.).
Opolites (ruagist.) An;idolés.
Ol601s.

Huiles.
Graisses.

b:téarols.

Hytlrolés. 'liydroiés. IIydro!és.

Ilydroolites.
Hyrtrroolites. I{yclroolites. hlucolites. Ilyclropolites.
Àlcooiés.

[iyùrolés. llydrolés.
alcooliqttcs. avec les plautes fi'aiches.
éthér6es.

Àluoolés, Àlc0olatures. $thérol6s.
{)ltruol6s.

Ethéroiés.
()Enolés.

Vins nrôdiciuaux.

Yinai;;res rnôclicirtattx.
tlières médicinales.

ûxéoiés.
Oxéolats.

tlxéol6s. tsrutolés.
Oléolés.

Brutolés"
Illceol6s.

Ilydrolats.
trIuiles volatileu" Alcoolats. I{ydro}és'

[Iyd.rolats" Oléolats. Àleoolats.
Hycirool6s. Opostoiés Saccharolés Iiquides. Saccharolés Iiquides.

Extraits.
Sirops. Mellites.

Oximellites.
Irlectuaires.
Gelées. Pâtes. Olæosaecharum.

Electuaires.
Gelées.

Pâtes. Oloeosaccharunl.

Saecharolés mous. Saccharolés rnous. Saccharolés ductiblee.
OIéosaccharolés. Saccharoiés"

Tablettes. Pastilles.

Saccharures. Tablettes. Pastilles.

Tablettes. Orbiculés,

Saccharolés solitles. Saccharolés solides.

u"l"1iï""riJ"" ,ïri*,

(r)M. B6ral réserve Ia temilaison d pour los préparetion8r quel- quc soit I'excipie-nt, obtenues par eimple solupour tes ptcpo*âtionu àutin,iee pn" mâcératioit, décoction, infusiort, ctc'' qui fournisoent par

6vaf,oration une matière extractire.

lL

lr

CLASSIFICATION THERAPEUTIQT]E DES MTIDICAI\TItrNTS.
Bspèces. Pouclres composées. Pilules et bols. Elæocérolés. Spéciolés.

Espèees.

Foudres composées.

Pilules et bols.
Cérate. Ponrnracleg.

Pulvérolés.
Saccharolés Iiquides. Oléocérolés. Stéarolés.

Onguents. Brnplâtres vrais.
Cataplasmes.

lnrplâtres on onguents solitles.

Liparolés. Rétinolés. Itétinolés.
Stéarat6s. Cataplasrnes.

Oléocérolés résineux"

Stéréatés.
[Iytlroolés.

'

Fonrentationa. Lotions.

Ilydrolés.
IIyrlrol6s.
Elceolés,

Liuiments.
Collyres. Bains.

I{yclroolés.
.

Hydrolés. Hydrolés.

Ilydrolotifs. Ilydrolotif's.

Hydroolés.

Ilydroolés.

CLASSIFICATIOI\ THÉRAPEUTIQUE DES MEDICAMBNTS. Il existe un assez grand nombre de classifications thérapeutiques des médicaments (presque chaque auteur à Ia sienne) établies â des points de vue différents. Celle que nous allons exposer ici est de M. J. Pereira ç,t), mais quelque pgy modifiée par nous- , afin de I'approirier aux idées de la médecine française et à i'écbnomie de notre livre. Ainsi guelques ordres qui ne nous ont pas paru justihés bnt éré suppËiTés, des noms qui n'atraient pu être acc'ebtés dans no[r0 Iangùe, ont été changés ; aux qirel-ques exemples d'espèces donnés par I'auteur à la suite des généralités sur I'ordre, nous avons jcin[ toutes ôelles qu'on est nanitu'e a ôonsidérer comme congénères , cela afin guo ce travail pti! en mêmo temps servir de tabléaux de succédanés, etc. Mais nous ne nous dissimulons pâs, bien qu'elle nous ait semblé plus satisfaisarite que les autres , toute l'imperfection de cette clasÈification. La difficulté-d'un bon travail de ce genre est inhérente" q.u. sujet.lui-même. Elle provient en effef de la faiblesse de nos connalssances sur I'ac{,ion bien définie, bien spécifiée de la plupart des agents thérapeutiques. Nous avons dû faire ces remarques afin que I'on n'ajoute pas à ce documen[ un-e importarice plqs- grande q-u'it ne le mérite : ce n'est çJu'un
méandres du chemin. I.[ôtre-principal but, en I'insérant a été de fairo connalire les idées ac{,uelles sur le groupement des médicaments et les dénominations ôonsacrées. CLASSE I.
(Cérébro-spi,nants .)

tions intellectuelles, les sensations, I'irritabilité. IIs doiven[ leurs propriétés à nn alcali orsanique,. à l'acicle cydnhydrique , à une huile issentielle, etc. onDRE i. CoXvUr.,SIFS (tëtaniques des auteurs). -_ Agents qui augmentent I'ifritabilité de la fibre musculaire, eb qui, à haute dose, occasionnent des contractions spasmodiques passagères, plus ou moins intenses , en un mot, des convulsions. Ils sont.employés dans la torpeur, -etc. Ia paralysie musculaire,
Espèces.
Angr1s1111e

Bois de

Brucine. Strychnino. fausse, FèveSaint-Ignace, Tanghin. couleuvre. Noix vourique. Upas.

déterminen[ soudàiireme-1t la perte de I'intellect, de la volition , e[ ordinairement des convulsions.

niques)

onDRE

II.-.C oNvrrl. SrF S sTUpÉ FrAN r S
Agents

(

qui

cU

a-

Espèees Cyanure de pot. Huile vol. dram. am, Acide cyanhydrique, id. de zine. id. de laurier-cerise. Àrnandes arnères. Laurier-cerise.
L'auteur y comprend I'oxyde de carbone, les acides carliôniqud et sulfhydrique. on'DRE rrr. Nnncorreuns srupÉFIANTs

guide égaré lui-même quelquefois dand

les

(sedatifs opiacë,s).-Agents gui diminuent I'irritabilité , . causent la contraction de la pupillo , la paralysie, le sommeil et la stupeur. ïls^ ser-sécrétion vent : ,1" à réprimer I'excès de la muqueuse de la-membrane gastro-intestinale ; Zo à provoquer la sueur ; Bo à calmer les spasmes, les convulsions (antispasmodiques); 4" à calmer les douleurs (anodir1,s, paregoiiques); 5" à provoguer le somm etl (hyç'notiques,- soporifiqdes).
Coquelieot. lTlorphine. Ilspèces. Argémone. Lactucarium. Opium, Codéine. Laitue. Pavot.
Thrydace,

-

ENCÉPHALTQUES.

Agents dont I'action se porte sur I'encéphalo ou systèmo cérébro-spinal et affecte les fonc1t)

Elements of materda medica, Lond. t8t,2.

oRDnEi rv. - NancoTIQUES nÉr,tn.lNTs (solanees uireuses), * Agents qui dilatent ltr pupille, obscurcissenI la vision, occasionnont do la disphagie, de l'aphonie et du délire. Ils s'em-

CLASSITICATION TIIIIRAPETJTIQUE DES ITÉDICAil{ENTS,
ploient dans la respiration difficile, I'cnginc tlc
poitrin e. Espèees. Dtturine. Striunoine. Morelle. Atropine, Hyoscyamino lTlétet. Belladoue. Jusquiame. Solanine, oRDRE V. NEncorrQUES NÀusÉEUx, Agents qui occasionnerrt le tremblemenfi musclllaire, Ie trouble de I'intellecf , des nausées, guelquefois le vomissement et la purgation, la faiblesse et I'irrégularité du pouls, la svncope , le trouble cle la v"ision, la paialvsi'e, la ittrpeur.
,

+i)

l|,

-

-

et déterminent I'ivresse. Les stimulants produisent leurs effet,s à travers le systèmc nerveux par une action reflexe. Beaucoup sont absorbés et sont reronnus clans Ie sang par leur odeur. . Ilr se rapprochent des eérébro-spinants, des
toni,ques et, des éq;acuants. Les huiles essentielles, les matières résinoïdes et I'acicle benzoïque dominent dans cette classe.

tement sur I'encéphale, développent les facultés el,, poussés plus loin, congestiôÀnent le cerveau -

Espèces.

Àruica.

Digitale. Digitaliue.

l{ieotiane.
Nicrrtine.

l\{. Pereira fait deux ordrcs disiincts sous ies noms d€ paralyseurs e[ d'engourdisseurs des ombellifères \i ireuses : ciguti , conicine , éthuse ænanthe, et de I'aconit eû de I'aconitine. oB.DRE vr. IxÉnnlANTS, - Agents qtri produisent un _effe! particulier appele dnebriation On peut les diviser en :

oRrlRE [. Srtutit,At{Ts ExcITANTs. Agents dont I'acl,ion s'exerce plus particulièrement, sur le tube alimenl.aire. ils sont constitués par ce qg'o+ appelle aromates ou ë'pi,ces, dont
Ies famiites des-amomées, laurinées, myrtâcées, myristacées et piperitacées fournissent les princlpaux
"

4" Inëbriants

eæcitsteLcr{; :
}Inntlrtrgole. lriscidrel Protox5'ds rf i:zote. Sulfulo de cal'l)ol)e.

Coca.
Coque du

Chanvre. Levant. Ilaschisch. Chlolnfrrrrne. Ethers.

Espèces. Arnq;rne, lf étel. Lannelle .
Cardantone. FTJSTBLDS.

Cubèbe. Genseng.. 0urcurna. Girofle.Galanga. Lnurier, Gingernbre. Illacis.

llluseade.

piments.

poivre.
Zedoaire.

2" Inébriants art,esthé,stqttes :
Alcooliques. Âldehyde.

ques-uns pourraient, former un Ordre à parl sous le nom de clr,oræfacients. D'autrcs rel,iennent aux antispasrnodiques. Ils sont, constitué_c par les altë,rants des atiteurs.

ExcÉpnar.,lQUES MÉtlr,ltAqents rrrétalliques ayant unr) actiorr euES. cliverse sui le svstème cérébrlo-s1-iinal. Quel-

rRDnE

Vrr,

-

nrais en outre sc diffuse dans l'économié. lls sorrt presque entièrement fournis par les alliucées et les cru,c.ifères.- lls constitu-ent, en par[ie les antiscorbtr,tiqu,es des anciens auteurs. Espèces. Cocirlearia. lloutarde.. trtoifort. ilil. Cresson. Oignon. Spilanthe.

-- S'f IUUI,ÀNTS EXCITÀNTS DIFA gelrts donI I'action, comme celle - pui's,.s'exerce sur le tube des excitants digestrf,

oEaIraE Xf.

Ilspèces, Ârgent. Ârsenic.
(Eæ

Bismuth. Cuivre.

Or.
Platine.
P.lomb.

Z\ue,

llercure.

Ils combattent les douleurs nerveuses de |estomac ou des intestins accompagnées de flatuoLes carnrinatifs sont plus fournis par lcs onrbellifères.
dents , leur action sur I'encéphale n'est^pas noter ; elle n'atteint jamais jusqu'à l'ébriation.
sités. Comme les agents.gu. deùx orclr.cs précéa

ûRDaE rrJ.

*

Srtuur,Atirs

6ÀRMINÀTIF5.

CLASSE I[.

_

STINIULANTS.

ccux qui n'influ-encen_t qu'un ou deux organes son[ dits stantulurzts loiauæ. Ceux qui exiiten{,
lq lés sti,mulants irritants.

culaire, affectent tous les organes ou fonctions, sont app.elé.q sli,mulants' géiérauæ, tandis que

citants, incitants, c aléfa,cients. Médicaments gui accroissent I'activité vitale. Ceux qui inciten[ les svstèmes nerveux e[ vas-

-particulièrement

Espèces Anis. Cunr in. Arnrni. Iladiarre. l)aucus. Àneth. carvi. d#rs* rrnpér*toire. Ângélique. Coriandro. Laser:.

Li r,èche.
lTleum_

r)eucedane.

partie sur laquello on les applique'sont appeOn les'divise enûore , ..elon clue est prompte ou tardive, locale ou

Ieur action
générale.

en diffusibles et en nyn, d,iffusit,les

. Bc.aucoup sont odorants; letrr sa\rcur csI cltaude, âcie. Pris en petite qualtité ils r'épandent une sensation de'chaleui rjans l'e-*toinac, expulsent les matières gazeuzes et, aident la cligestion.. A haute doss ils excitent la soif, sotlvent même des nausées , des vomissements. Qeqycoyp accroissen[ la force et la frécluence de I'actiôn cordiale et provoquent de la chaleur. à la périphérie du corps. D'aùtres agissent {or-

oaDRE rv. SrruulÀtirs NnRvINs. Lers substances de c.et ordre produisent un effet spécial tendant à faire cesser les troubles du svstèine ner\ eux- D'aprè.s vogt, les plus volalils atigmenten[ le plus l'âctivité-des foirctions nerveuses et les plus fixes leur énergie. Il-s sont utilisés dans Ïa syncope, les spasmes, I'h.,vstérie, I'epilepsie, Ia chbréei iis coristitucrri

-

-

I
:.1

I
I

t
t

'rt .s

*
,$ .f;

clonc les antispasmodirptes ct les antilt,ysteriques des auteurs.
EsTtèces,

$

Acide srrcr:in.

-r'alériauit1. Acore. Àurbre. Anrbrette.

Aristoloche. Ase.fétide. Aurorte. Aya-pana.

Ammoniaculn. Balsarnit.
Basilic. Biturnes.
If rru cag;e.

*

Bucco. Âzot. rle bienr . [iajeput.

1*6
Cyan. de

CLASSIFIûAT{ûN T'ITIIIiAPEUTIQUE DES IvffiDICAAIENTS.
0RDRE tS.

fer. lTlenthe. Pi.voine. Dictarne. lllillepertuis. Poulliot. Elemi. Musc. Pothos Faham. lllyrrhe. Rornarin. Galbanurn. Nal'ds. Sitfran. ** Goudron. Narcisse. Sag'apenurn. Hysope. It{6nufirr. Sauge. Indigo. OEillct. Scl'^ænnntire. Labdanum. OIiliau. Serpentaire. Lavanfls. Opoponllx, Serpolet. Lobelie enf. Olanger. Styrts. lllaroute. Origan. Succin. Illarrube. O*y. de zine. Succinates lllatricaire. Palomrnier. Suie. lllélisse. Fhosphore. oRDAE V. *s'{'IMUtÀNT S ApIIRODIST}"QUES. Agents qui pessent pour avoir une action stimulante spéciale sur les organes génitaux.

Agerrts
sans

astringenctr ou avec peu d'amet'{ume. Ils contractenI qui possèdent uno forte

TOXIQUES asTntNGENTS,

et rendent plus dense la fibre musculaire, diminuent le calibre des vaisseaux sanguins et exhalants, d'où leur emploi tommo styptiques datts les hémorragies ; ils climinuent aussi la sécrétion et I'exhalalion des meml:ranes sécrétant,es. Dans la bouche, dont ils scllilllcnt dirnitiuer la cavité, ils ont rrne saveur styptiquo. Ils sont souvenfi employés à combattre la relaxation"
Âcàcia

-

:lc6tate d'alumine, Chône. Clrlorure de fer. de fer'.
tle

INspèccs. (suc).

Calebasse. Campêche.

Ortie blanche. Oxyde tl'alrrrnine.
de fer.
cle zinr:"

Espèces. Cantharides. Musc" Truil-e. Ambre, Genseng. Phosphoro. Yanille. oBDRE VI. Sf lltul,ÀNÎS SPIRIÎUEUX. Ils comprennent un groupo de substances déjà
mentionnées dans les médicaments cérébro-spinants. Ce sont les stimulants les plus diffLrsibles.

Espëces. Alcools. Yins. Ethers.

Chlcrofonne.

rendent la fibre musculaire plus forte et plus élastique , donnent une plus grande fermeté à tous les tissus et organes. Ils arrivent à ce résultat par différentes voies. Il excitent généralemenf I'appetit et les autres fonctions organiques. Administrés à des sujets dont ls canal intestinal est relâché , ils constipent ; dans le cas contraire , et, lorsque la constipation provient d'nne faiblesse de cet organe, comme cela se voit sûuvent chez les femmes, ils relâcttent. I-,es toniques sont connexes tvec les stimulants.

CLASSE III. - TONIQUES. (Corroborants,) Sont compris sous ce nom tous les agents thérapeutiques dont I'administration plus ou moins longtemps continuée ramène grarluellernen[ et perrnanemment la tonicité , c'est-à-dire

de zinc. Pervenclte. plomb. Plantain. Coings cle zinc. .A.citle galliclue. Cynr-rrrhodon, Potentille. Ratanhia. sulfurique. Filipendule. floses roufyer, tartnique. [ilnnds tor" Ilonce. Àigremoine. Grenacle éc. Stllicaire. Airelle. Henné. Sang dragtlu. Alchirnille. Horniole. Sanic]e. trieuc[ère. Aule. .Sorbier. Azotate cl'argerrt. Ilypociste. Sulfate d'alumine" Inga. Bcnoite. cle l.er. Ilistorte. Joubarbe de zine. Bol d'Àrm6nie. Kairnie. Tannate t1e plomb. Kino. Borax. Torrnentille. Bourse à Pasteur. lTlatico. 1'uthie. llrrgle. llonesia. TYPha. ilusserole. Myrte. TatnarisqueC:..chou. Noix tle gtlle" de cyprès. Caille-Iait. Les sels plac6s ici le .ceraient birn mïeux Allx torzitlues

métal[. et aux topiques styp.

oRnRE rrr. ToNrQuns n'ÉnntnucEs. * Agents qui se confondç'nt avec les auires toniques, mais qui ont une acûion plus spécialernen[ anti-périodique.

Chansse-trape. Espèces, Acajou. Clavalier. anières. Cynzrrin. Cynisin. Âr.senicaux. Àmandes
Baobab.

C6trarirt
f,ir'êne ec.

Boulau.
Bétreeru.

ûafé cru.
Cénnothe.

trIotrx. Mrrgnolier.
11ïarronnier. Olivier (lc"

Les principes des toniques sont des alcalis véeétadx, deb substances cristallines neutres , du"tanniÉ, des matières extractives.
ou sans astringence. Ils provoquent I'appétit-et soutiennent ià digestion dan$ I'atonie gastrique. Ils sont usités comme toniques généraux. Ils son[ tous plrrs ou moins anti-périodiques. Btant des poisons pour le _parasitisme, ilg sont aussi utilisés comme anth-elmintiques. Le pouvoir qu'ont les amers do retarder la fermentation acétique contribue peut-être à leurs bons effe{,s 'quelques dans cas de dyspepsie avec acidité et flatuleilce.'

Centaurée. Chardon bénit.

Fcrsil,

ToxrQuns aMBRs . qui possèdent-une saveur amèrs avec

onDBE r.

Agents

oRDETE
aMtsRS.

que nous avons Espèces. Abiinthe. Àunée.
Augusture v"

-

Leurs indications découlent de ce

rV.

TOXIQUES ÂAO1TIaTIQUES

dit des stimulants et des amers.
Case:rrïlle.
Oafé

torréf.

Ecorces des fruits hesp6rid6s.

Guarana.

Espèces. Chicorée. Cynisin. Ariichaut. Colombo. Fiel ele bæuf , Cetrarin. Croisette. Fumeterre. llhardorrs. Cynarin" Gentiane,

&Ienyanthe. Pareira.
Quassie.

* aci- Toio{leuns aCIDEs. Les des minéraux dilués étanchent la soif , provoquent I'appéti'[ et augmentent les urines' Ils sont 'comme iéfrigérants et -tempérants employéi darïs l"es fièvres, stlrtout" du genre hectique, et comme toniques. On les adjoint souvont à des
oRDRË

Iloublon.

v.

infusés umers.
Acides Suc tie coings" Espèces. minéraux d.e grenatles" Sue de sorbes.

Simarorrba,

r;[,i\sstF[û4fl0t{ TI{h]RApEtrT'tQUn $F:S [tilDtcAltatirs,
f

4t

I Pl

e[ des stimulants.
Espèces.

-'['oxieuEs luÉrrE,l,LIeuEs. ls représent,eni, I'action combinée des toniques

ûan&ffi vg.

-

CT,ASSE Y.
(Tenzp

_

RÉF'}TTGERANTS.

érants, d ëbilit ants,)

*

Sels de rnengauèse.

CLASSE

TV.

EIIOLLIHi\TS,

(Antdphlc gi,sti,q?.t es , démulcents -)

Agents qui diminuent la contractilil,é cles tissur lcsqut'ls on lcs applique. Leur aotion est àiamétralemeioi oi,posée arir toniques, surtout aux toniques astringent,s; iis relâchent, rarnollissent les- tissus en"en di;ninnant la chaleur, la tension et I'inflammat,ion. |lt guérissent souvent par sirnple résoluûion. -esl, Lorsque I'inflamrnal,ion trop avancée pour qu'iis puissenf produirc cet effôt, ils déteiminent.la ffipprlratlon. ou peut expliquer I'action des émollients ernplovés corlrr]re- riebtoraux oar un effet produit dd pr:ochc en pro'che jusqu'à la membrane bronchiale et au tisiu pulmonaire. La plupart, des érnollients pris ihtérieurement sont analeptiqu,es. ORDRE fi. _* EmOf f,tEliTS ÀqUEUX. * L'eau qi*.plu en esile principal représentant. Cullen a établi que-les lirnites dè température où ce fluicle iouissait de la propriété emblliente étaient com* prises entre -J- { 2ô et le degré de chaleur où il comû]ence à produire de Ia douieur. Sa vapeur dans les mêmes conditions est plus érnolriente c1u'il ne I'est lui-rnêrne.
sus vivant,s
om.DRffi

surexcitation vitale. Ils sont connexes aux émollients. G énéralement c0nsiitués par cles
acides dilués, cluelciues sels.
offiDrap
Espfues.

Médicaments qui diminuonû la température L du corps pathologicluement accrue. En soustrayant la ohaleur, ils fon[ tomber la

r. _-. RÉrntcÉnnnqrs acrDur.Es. Berberis. Grenailc,. O:<nl. tle pot. Acides rnin6r. Cerises. Groseilles. perit-laii. pornine. - v6gétaux. Citron. }Iûres. IIIéltrnges réi. Crêrner tle tart. Oranqe. Taurarirr. Àlieiuia. lrrarnl.ruises. Osciiie.
@ffis&E EE.
Esgtèce

s,

Azotate et chlorate

-

RÉnntCÉnAxrs SAlINs.
cle potasse.

CLASSE

YI. .*

ÉVACUANTS.

Agents provoquant I'excrétion, hors de l'économie, de matières solides ou liquiclt s pâr un émon ctoire rJ uelco n que. Provoqirar, tr la sébrétion, Ieur action sur les organes sécréteurs doil, être celle des excitants. Cette action, poussée trop loin, dé[ermine I'inflammal,ion. Cêux de ces âgents qui ont une ac-

tion déprimante, son[ dits" conl,ro-stintulà;i;,

tf"

*

ïlntolr.rEf{Ts MUcxtaGI}iEUX.
Guirnauve" S{olène. Lirnaçons. psylliurn. I-in sém. Ta*troyong" yiolettes. Lis.
lllarrve.

Cynog'losse. Carragaheen " Fucus. Coirgs sem. Claciirle. toncornbr.es. Goinrne ai". Consoude adrag.

Itrspèees"

ou hyposthénisa??ts par les contro-stimulistes. Ils diminuent la qùant"ité du fluide circulant, d'où letrr ernplci dans la pléthore" Far leur influence rJépressir,e -qur lb sysl.ème vasculaire aussi bien que par Ia faculté {u'ils ont cl'allégcr Ies r aisse aux sânguins, ils déierminent indirËctement I'absorptiono et sont à cause de cela -l'hvdropisie.
ernployés
d

ans

Dans les semences de coings et de psyllium cl, dans la corrsoude,. au princfue muciiagineux
est associé un principe astringient qui fiit employ-er Jes premières- en collyle et ja dernière contre les hémoptysies.
o&DaE rrr. Emor,r,lEi,{îs AMylacÉs. trlspè-ces, F 6cule, lliz. Tapioka. Amiclon. Gruau. Sagou. Farinc Arrorv.-r'oot. Lichen. Salerr. Chiendeut, ûrge, Son"
@RrlRr

ils

de divisent eh pltisieurs sous-ciasses.

SOUS

-

CLASSE J.

_

FTUIDIFIANTS.

*

s, lir1u,ë fac i ent s, r és ola an t s .) Médicaments qui augmentent la sémétion et I'exhalation, arrôtent lé travail de la nlasticiré organique, slopposent à la fo:mation db fausses rnernbranes e[ ohangent la nul,ril,ion de la par(Fo n d ant

rv. -*

EMor,r_,,rENTs

sAcclranINs.
Réglisse.

tie affectée. Iis fonl parl,ie des altérants'cles auteurs et en comprennent les principaux o,n!
ti,syphili,tiques et, antiscr.ofu,leub, oBDRE!

Esytèces. Tlaltes.
Figues"

Raisins. Jrijubes"

Laetine" lIiel,

Suirc,

OTÀDRE V. _ T]UOT,UENTS ËRAS. llspèees. Âmandes t1." Àxonge. Benr. tle cacao. Cétines. Chènevis, Cire. Graisseû clouc, ï{uiles doue. Pistaches. Seruences fr.

r. FtuIDIFIANT5 MERCURIELS. rr. - F-r.,uIDtFtaNTs ANTIMoNIEUx. - FT..UTUFIANTS IODIQUES rrr. NT Bn oMIQUES. IV, * Fr-,utntnIANTS aI..caIINS,
Ïr. Fr,urolnraNTS.

Ir!. * Euoi.,IIENTS AtBunnNEUX" Ilsltèces. Lait. OEufs. O&DAE VTX^ * EMOI"LIENTS GÉI,ATINEUX. [trspèces. corne de eerf, Gé]atiue. fehthyocoile. lllou de yeau.
@&$RE

rin,

chlorure- de barium,
suLFuREUx.
.

(Sel ma-

Ê

VI.- ïlr.,rrIoIFIatirs

sels ammoniacaux). (Soufre, sulfures alcalins)

Les fluiCifiants

chassent-ils bien quelque

-

48

CLASSTFICATI0N TIrI|RAPEUTI0UE DES 1\[LDICÀ$IENTS" toutos les - Le soufre, Ies sulfures alcalins et (alliacées, substances r'égéLales- riches en soufre
crucifères) sont diaphorétiques.

chose de l'économio

? I.[e modifient-ils pas plutôt I'état morbide des fluides humoraur?

sous-clAssE l[.

- DIAPHORETIQUES. (De àrec cp{lorje transpire.)
,
sudori,fiques.
)

( Diapnoïques

oaDan \rrr. - Dr,rpnonÉTleuns ALcooLIeuES.-'fous les alcooliques augmentenI I'exhalation cutanée.
SOUS.CLASSE IItr. * DIURÉTIQUBS, (De cïrà, pûr, et cûgov, urine.)

llédicaments qui produisent la transpiration cutanée d'une manière insensible @iàphorétique,s) , ou sensible (suc/ orifiques). Ils sont n0m-

bi'eux

et fort hétérogènes. Ils agissent sans doute soi[ en accroissant la force de la circulation, soit en stimulant spécifiquement les vaisseaux cutanés. oaDRE r. DtlpnonÉrreugs Âeugux.
Espèces,-Eau chaude, boissorls &queuses chaudes (tisane, thé;.

(Apëritifs.)
i\{édicaments qui provoquenl

I'uritte,

la sécrétion de

-

Il est de,ux mo\iens d'obtenir la diurèso. L'un, indirect, consiste à faire ingérer beaucotrpcl'eau
el à,éloigner toutes les ca,rsôs susceptibles cl'ernpêclrer la sécrétion urinaire. L'autre, dirccf , qtri consiste à stimuler les reins à I'aide des agents qui agissent spécifiquement sur ce[ orgi]ne. IJn provûQrtallI l'émission cles urines, o1 dirninue la quantité dei- sang ; cle là la soif ef i'augme ntation cie la f aculté absorbante cles séreusés qui en rcisrlte, et de li\ russi leur errrploi dans I'hyd ropiiiie. oRD&E r. TJlunlirrerTES AerTnux. Les boissons aciueuses provoquent la cliurèsc lorsque la pean csû tenue f'roide. orîp&E Er. LlrunÉTreuns -. Anrmotriacaux. SALTNS. Espèæs. Clrbonates alc. Acétate rie 1lrit. Âzotate de potasse. clg suu,,i.'. tlc sou cle.

oRDBE

Jro

sont employés à produire urre perspiration dans les divers états fébriles.
Espèces.

-

DtapuonÉrleuns sÀtlxs.

-

trls

-

Ammoniaque, sels ammoniacaux.

oB,DRE

rrr.

Dt.qpgonÉ'rleuns ANTrluo-

NIAUx.-La diaphorèse produite par ces rgents es[ la conséquence de leur action fluidifiante.
Ce groupe de diaphorétiques est utile daus les états fétrriles et inflarnmatoires. Ils sont préférables aux:opiacés diaphorétiques lorsqu'il y a inflammation ou tenclance à l'inflamma[ion cérébrale.
Espèces.

-

-

on.DRE

-

Àntirnoniaux.

L'opium

- Dl.q,pHonÉrleuns opracÉs.et ses alcaloïdes ont une tendanco re-

rv,

r

Tous les sels purgatifs sont rliurél,iques en
solutés dilués.

marquable à produire la sueur. Aussi le premier, qui possède surtout celte propriété, est-il souvenf usrté co mme di aphoré li qtie lors qu' il n' ex is [e pas de congestion vers la tête et qu'un anodin

onDns rrr. DlunÉTteuns AcIDES. Les acides dilués, ct no[aurment les acides azotiquo

*

-

et,

est indiqué. Lorsque I'estomac esl très-irritable, uÀ diaphorétique opiacé est préférable à un antimonial. Dans la goutte, le rhumatisme,
le diabète, la gravelle, le meilleur diaphorétique I es[ la poudre de

onDar xv.--DrunÉrreurs ALCooLreugs.L'éther alcoolisé e[ surtout l'éther nibrique sont
dcs. diuréticlues âssez énergic.;ues

formique, sonI dirirétic1ues.

petrts vn)s blancs, c[c.
oRDRE

I la bière,
.

les

cle nombreuses substances - Ils comprennentaction à une fésine, à une gui doivent leur
liuile volatile, à une substtrnce neutre particulière. Beaucoup tie stirnulants sonc des surlorifiques. Nous no mentionnons que les suivants dont beaucoup appartiennenb aux antisyplûlitiques, antidartreuæ et dépurat'if s dcs ancierts
auteurs. Stlsepareillc. Buis. Espèees. Saut:rrr x. Àsclépiade. Calagunla. Stponaire. â.stlagale. Cttanothe. Sirs-*tfras. Douce :unète. Ilarrlane. Sq uine. Bourrache. Fraxiuelle. Sureau (fleur). lJrou de noix. Gayac. Tussilage. Bucco Guaeo, Beaucoup de ces substances ne méritent pas, sans doute, de figurer parmi les sudorifiques. oBDRE VJ,- I)lApHOn É TIQUnS SUTFUREUX.

onDRE v.

Dorver.

v.

DllpuonÉrleuns vÉcÉTlux.

I,ENITIFS. nc. lrenouil. B tis$t't"ule. Ft'ugotr. tlrrinca. Fruisier. Oajcprrt" (lerrôt. Caprier. Genièr're. (io ud ron. {l,rfe ni l.
B rr1;rn

-

fhunÉ'rleuns vÉcÉ'raux

Ch arrl

orrbénit. Linaire.
Pal'eirtr, b.

0uplht:. lariétaire. A ceI ordrc dc tliuréticlues noLts joindrons les diurétiqnes arlimaux : cloportes, urée. on.Dnn vr.
Espèces,

{loix.

DrunÉTreuns -ÂnIERS, ACRBS.

vÉcÉr.tux

Et pour les cliurétiqucs âcres animaux : la
cantharide. Le D'' Williaurs Alexandre a fait un tableau dc la valeur comparative des cliurétiques; r)ous

-

0olcliiqnc. Digitale. Scille.

pas semblé établi d'ûne manière rationnelle.

no le repro4uilg.nq. pas parce qu'il ne nous

CLASSI["ICA'[[0N THÉRAPEUT1Q Ut] DES iggDICAilIBN'S. lrg a tants dans les maladies des organes voisins :
et piv,

SOUS-CLASSB IV.

- nez).

ERRHINS (de év dans, '

Espèc.es. Bidens. pyrèthre. Béthel. Gingernbre. Itâi rort. lllastic. Ttlénéréon Tabac.

maux d'oreilles, péricrânie, affecïions du nez.
Masticatoires.

fonctions deJsens et de lirtérus, â irrêter u* état convulsif et spasmodique de'l'appareil respiratoire. ,^_L:ol e,mgloi est à éviter che.zles pléthorigues, I.q? apgplectiques; chez les individus att"einÉ d'hernies e[ dans le prolapsus de I'utérus.
oRDnE r. -EnnHrxs uÉcaNreuES._ Sucre e[ autres strbst,ances inertes. lavancle, th1'm F3,uSu, lrrées aroma[iques en poudr.e.

sur la membra'e nasale, pro'oquent lâ sécrétion et l'étenuremen[,clerniér effet dû à une acl,ion système nerf exôitateurpar flg-,. rmpresslon spinal. LeIa moelle r5qrr r ,qu arrive à oblonfue esl, Ia branche nasale du trifacial. Les errhins sont utiles comme contre-ifritants, par exem.plg dans les affections chroniques deé yeux, de la face, de.la rête (ophthalmie tnroni_ amaurose, migraine). Ils. peuvent l'être lly,u:, . aussi ,p9ur ,exciter la respiration, provoquer I expulsron de corps étrangers des voies aérienl,'s, p?uf. produirc un chôc propre à enrayer. res mataoles graves menarjar)tes, à éveiller-le.s

i\Iédicarnents qui accroissent Ia rrroduction mucus nasal. 'ccux qui excitent'-i'ét.rnoumen[ sont di[s sternutatôi?'es 0u phtarmir\ues. Les fluidifiants ingérés dans ltestomac aua_ mentent la sécrétion pituitair.e comme celle dËs autres .organes sécré[eurs : I'iodure polassique en particulier produit cef effet d'un'e maniôre Iem?rquable. Plusieurs substances, appliquéeÀ

du

oRoRE xr. Sl.4r,acocuEs INDInEcïs. _ Plusieurs médicamen[s ont ra proprioîe àôlrora f:::: par suite do leur usagesârivâtion ou prya- , llsnre nl:qgnésiquemenr

interne.

Espèces.

-

Mercuriaux, auriques, antimoniaux, iodiques.

SOUS-CLASSE VI. EXPECTORAI\TS" (Incùsif s.) Médicaments provoquanI l'évacuation de matières qui obstrùent leË bronches, rr-il;hé*, ôo te larvnx.
J

_

Ar:ore. Aunée.

Espèces. Âil, . Ailiairc,
oRDRE rr.

oRDRE

r.

ExpEcroRaNTs STIMUTANTS. Hysope. Caroube j.
L*don.

[rysinrum. liludar.

-

ExpncroRAltrs sTIMULaNTg
RESINEUX.

Espèoes.
oRDa,E

Ammoniacum.Bourg. de sap. Napilraline" Acide benzoïq. Baurnes. Goudron. Téiébenthine.

Ârrïimoniaux.

Ilspèces.

rtJ.

iris. sotJs-clASSE VIr,
je

Ipécaeuanha. pol,

-

ExpEcroRANTs xausÉnux.

s.tfi[.t'"'

serpentaire'
\ {de dy.do,

_ EI{ÉTIQUES vomis).
)

( Vomitifs.

oRrrRE rr. Ennnlxs ÀRouÀTteuES, _ marjolaine, .i oi,tr.s la-

vérat,re, asarum, muguet. oRrrRE v. Ilnnulirs satlNs._ Sel com_ ilIun, sel ammoniac, sous-sulfate de mercure.

oaDaE rrr. - EnnHtxs nxcÉpIIAtIeuBS. _ Tabac, camphre. oaDnE rv. Ennglns acRBS. _ Euphorbe,

dû à une acl,ion spiirale reflexe.
l,atoires.

llédicarnents dont le but est de prod'ire les vomissenrent,s. Ils exciterit la sécretion o.s foiI:y]:r_l.lgueux de I'esrornac er du Oroàéno*, c[ tes matière,s vomies varient en aliments et eÉ proviennegr ctu ll: lglot] qu'ils organes. Leur prômi-ô oo du oernrer de ces etfet paralt êlre I\lême contre-indication que pour les sternuGeôtIrêe. Gillenie.
Euphorbe,mc. Kerrnès.

-

SOUS-CLASSE V. SIALAGOGUES (cle oi.a'i.cv, salive, et de uyat, j'excite).
I\{édicaments qui augmentent Ia salivation. Les uns agissent d'rine manière topiôue, les au[res par qne influence spécifique sirries'organes salivaire.s. oRDRE r. Star,rco{iuns DIrrECrs. Ce ::l1r.T*,,appliqués dans la bouche. Ils agissent sur les lbllicules muqueux de la bouche"et.les glandes salivaires. ûlbus ou soliclur, itr-ronsLituent les rnas ti.catoires, ainsi appelei parce pour en obtenir les effets. on li,,s mâihe. Que, Ils sont *sités comme topiques dans les affections des eenciv.es, de la larigde, des amyg,luiàr, des glaniies sahvhirô*, ôî c'mmc conrrtr irri-

Espèces. Arrrica. Cabaret. Iimétique.

Iludar.

Sulf. de cuiv.

Ipécacrranha. Suti. ae zinc.

Tabac. Oxyde, de cuiv. Viotuttu,

,"r.

sans nausées.

L'émét,iclue, .l'ipéca, le tabac, etc., produi_ senr des nausées et une forte dépressibn les ; sulfates de zinc et de cuivre agïsrénî vite et
SOLTS-CLASSE

-

_

VIII.

femmes, .au.x vieillards et dans tous ïôi cas où on aura à éviter I'irritation , par exemple àuni I'irrflarnmation de I'abdomen ôù orJvlilSrés pel:
4

oa Ils evacuent 16 cairal intestinat sans causer p.resque d'irritation ni locale ni générale. Aussi conviennent-ils ou* ô,rfints, aux

minoratifs).

I\Iédicaments qui dét ermiinent des évacuations alt'ines. oRDRE x.- Lax.lr rcs (purgatr,fs lénitifs

-

PURGATIFS.

s0

CLASSIF{ûÀTION 1.'IIERApHUTI0IJE DES MBDICAMENTS.
ECBOUQUBS (de SOUS-CLASSB X. ilov, nom grec d'un breuvage abortif).

viens, dans les hernies, le prolapsus de ia ii:atrice ou du rec[um, après certaines opérafions chirurgicales.
Espèces, Caioube. Casse. Chicor6e.
ÏIuiles douees. Pêcher (fI.). Pruneattx. Manne.

-

êx6d-

Cusetrte. illannite"

hlïel.

(

Tattiarin"
Crêrne de

Abortifs, ambl,atiques.)

tart'

Iùoses pâles.

(de xur,tuip'e'r, je onDRÉ Ir. - tnrmanrlgufis purge). Agents purgatiis qui iiritent le tulle inteËtinal, rnâis sans I'eîflamnrcr" Ils sont applicables aux désordres fébriles, aux affections inflammatoires, dans la pléthcre et surtoul dans les embarras intestinaux. I.,es cathartiques salins sont ûits pu'i'g.ati,fs
f

trIétlicaments qui contractent I'utérus et détt rnrinenL I'expulsion du fætus. Par suite cleb contractians gu'ils déterminent

sur I'u.[érus, ils peuvent expulser les hydatides, les cuillots de sang, etc., contenus dans
c,el,Le

cavitô.

est jusqu'à présent le $eul "cetts représôntant cle classb de médicamenl,sLe.borax cependant, dit-on, possècle aussi cette

L'ergot de seigle

actl0n

roids,par oppôsition aux cathartiques résineux qui sont appelés purgetifs chauds'

"

sous-tlassE xI.
oRrlRH
Ës1tèces"

*

ANTHELI,IINTIQUES.

Cit. tie magn.I{o5'er cath" Espèus. Bagrrauflisi'. Acét. de nragn.Fhosph. tle 8" Fhytolaclue" Liseron. Calornel. Eau de Frrlina. lllaqnésie. Iligalnon.
de Serllitz. Mécltoaca,n. Pociopliylle' Frêne, feuille. Ilerctrriale" llhaponl,ic.

I\{édicamenl,s qui expulsent les vers intestinauK de l'économie.

[.

-

vnntrlrufiËs.
[iantolïne.
Sautonine.
C. Semen contra.

Globula,ire. Ilyrnbolnns. Narcisse, b. Gouet. ltuilre de ric. I'{etprurr. . onDRE

Ilhutrarbe" Sang'itinaire"
56116.

Âirsirrt ite"

Âii.
3 rners.

purgalifs les plus violents I à dose élevée ils sont io*i"ques. On les emploiei dans-la 'uolpeur des boyaux, comffie hydrago.gwes dal:s les hydro^pisiesn et comme èont,re-irrit,ants ou dérivatifs tlans les affections cérébrales"
Espèces. Chélidoine. Aibès. Elathériurn. Grarioi.e. Bryone. Coichique. Ellébore blanc. tluile tle crot. ti'éPurge. noir. 0oloquinte. Les drastiques sont,
à

rrr.

DnastlQuEs.

*

Ce s0rlt

les

Àrc6darat:h. IJalsarnite.

Spigélie. Tanaisie.

qm.Dm.ffi

nf,

*

I(c,irsir.

3!s1ti:ees" Htain"

TOf:NtEl"ttt+ES, Ec. tlemûrier.tluiles erupyr.

Ec. Ce glenade.Forrgèrernâle. Huïles v. deter.

Agâric blanc. Cyclarne'.

troton tigl.

Ilpurge" Euphorire.

jaiap.
Scaruinonée"

CLASSE YII[.

_

ACIDES.

lf édicirriei', Gomrnc-gutte. IÈiciit sem'.

(Antalcalins,) ïIedicaments, qui par un ussgo prolongé cltangent ia réactiôn ciès fluides humoraux. Concentrés ce sont en général des poisons corlosifs. Dilués et administrés à doses corvonables ils étanehenI la soif et augmentent I'appétit. Ils f ont, tomlrer la chaleur fébrile, lo pouls, Ia perspiration cutanée et le prurit dartreux.
L,eur long usage clétermine une sorte de cachexie

pett près tous iies c/r,olo-

iiie des'puflatifs
SOUS

de la bile. Ce.pendant on a réservé ptu's parliculièrement cetitre aux purgatifs mercuiiels, à I'aloès, à la rhufuarbe, e11x alcalis.

gogues (de 1oi.ù, lrile,.et

i.T,;1jc ctlule), c'est-à-

EMMÉNÀGI)GUES mois, ût d1co, je rarnène)' Médicaments pr0Y0quant l'écoulernen{ menstruel. DTRiiJCTS, * ENINTÉNÀGOGUEg OBDNE T. Aqents ctui ont une action spéciale sur I'ul,érus. Cà sont ôn général des subdtances stimLrlantes. Plusieurs sont abortifs.

- CLASSE

TX. æ

(de êv, dans,

y.'nrdÇ,

scorbutiqrre. Ils sonI conséquemment utilisés cornme câus-

tiques, réfrigérants, toniques, diurétiques, antialcalins, antilithiques et antiprurigineux,

"

OLÀSSE IX.

*

ALCALII{S.

Seigie ergoté. Esqèees, Àrïstolocire. SIYrrhe Sulfure de carb. Àb-sinthe, Àrmoise. Rue. Tanaisie. ConYze, Sabine. Aloès. Safran' iTlatricaire" Âpiole. ORDNE Tf. _ EMNTÉWAGOGTÎES TI\DIRECTS.*

(Antacides.) i\lédieamentsi qui par un usage prolongé déternrineni un chahgement dans Ia réaction des fluides humoraux inverse de celui produi[ par
les

précédents.

i
]

Aqents gui ne deviennent emûrénagogues qu'en méttant ptus part,iculièrement I'orgarte menstruel dans son é[atl]ormal. On peut dire qyt,91 sont les plus solides, et par oonsequen[ les meilleurs emméIrsgogues.
Espècea, Ameru, Sels de {'er ef de manganëne, iotligues'

Concenlrés, ce sont des poisons caustiques I dilués, ils détrr"risent I'activité du canal alimentaire. Etant absorbés ils agissent comme diurétiques et changent les qualités de I'urine. Leur u.'uge prolongi en faii des liquéfiants, et q-développent aussi une sorto de nalCmeirt ils
scorbut. Ils sont usités comme escharotiques,anti-aci-

et antililhiques. Les lithontripti,qu,es (de ii0cç, pierre, etrp(6o, ie broie) sont, pour les calculs ile pirosphàtes, les acides nil,rique et hvdrochlorique; poirr ceux d'acide-urique, les alcatis administrêô soit par la bouche, soit par injection 0u bains" CLASSE

cr_,assIFICATION TlIririApEUTrQUE DBS 5,f des, fluidifiants, antiphlogistiques, diuré[iques ap;relés diçe stifs. Ceux -cupposés amener la cicatrisalion sont, les epulotiques ou eicatrisonts. Sous le nonr de detergenfs sont compris ceux qui nettoien{, les plaies, ulcères. eRDrtE rng. AsrnlxGENTs ET DESsIccaNrs. Ceux qui par leur affinité pour la Ii^contracten[

MÉDICAI\IEI\TS.

X.

&Iédicaments destinés à être appliqués extérieurement. saDRE tr. Causrreurrs. Agents qui désorganisent.les tissus llar rrne aclion ohimique, I,es plus^p.uissants _son-t appelés esclaarotiques, Ies plus faibles catherét,ic1ues. trls sont usités le plus souvent pour détruire cles excroissances, des condylomes, les polype$, les granulations, lo virLlg ranique,'les 'venins j à former des ulcères artificiels, ôuvrir des atrces, modifier la surface des plaies ; détruire les cors (c op o ris tiques), les v errues. sous-onDaE r. AcrDRs coNcrnrnÉs NoN

-

TOPIQUES,

*

-

rrine 0u I'albumine les' fibres et coagulent I'albumine sont des astringents purs. Lorsqu'ils sont ernployés contre les hémorrhagies ils sont nommés styptiques. Espèces. Chlorrrre de zinc. Sulfate de zine. Acrrtate de piomb. Oxyde de zinc. Tannin. Alrrrnile. Sulf'ate de cnivre. Eau de ltabel. Azotate d'argent" de fer. Créosote. oRûRE t\F. TOpIQUES STUPÉFIANTS, Certains cérébro-spinan ts sont usi[és comme ca[mants dans les névralgies, les rhumatismes, etc.
I

-

Espèces.

*

Àconit. Beiladone. Chloroforme. Opium.

mÉta.llIeuEs

-

Alcool. Charbon.
Acide

v. * Àxrrsnptreuns (antiputrï,des clésinfectants), -- Ils sont physiqu'es :
omrlng!
Créosote. Graisse.

Huiles volat. Sirops.

"

Espèees, _ Acides ac6tïque.

^ezotique, Chlorhydrique.

Irhtrsphorique,

ou chimiques
Lzot,

: Chlore. Chlor. de mangan. Chlorures d'oxydes.

Suliirique.

sûus-onDRE

rr. *

azotique. d"e plonib,

Ar.caLIs. MÉrnr,LoïnES.
Iotle.
Phosphore.

Hspèces. Soude, potasse, ammoniaque, chaux, baryte.

gous-oRDRE rtrr,

onrlR8 vr. AxrlpsoRrQuEs. Agents qui fonl périr le sarcopte ou acarus - la gale. de
Hllébore. Plumbago. Lerlon. Rue. sulfureux. Jllercuriaux. Soufre. Arornatiques. Nérion. Staphysalgre"
Acide sulfhycl,

Espèces,

Brôme.

-

Espèces,

Suie. Sulfures ale.
Tabac.

gous-oaDnn rv.

Â{ÉralLleuEs.

Anot. ari. de merc. Cirlor. de" zïnc, Uspèces, de plomb" Sulf'. de euivre. Àcétat. de euivre Acide arsénieux. Ctrlor" d'aritim. Oxyde mercnriq. Âlun calciné. -- de rnercure. l'otassium. Azot. d'argent. d.'or. Sudium. soug-onDaE v.- c.t usTIQ trEs OnG.ÀNIQUES,

destinés à combattre les douleurs dentaires.
IJspèces. A)cool.
Carnphre. Cochléaria, Dentelaire. Chioroforme, Créosote. Ether.
Cresson du

{)RD&E

VII.

ÛnoXTAtGIeUES.

É

.AgentS

p.

Girofle. Opium.

Espèces,

Ail.

Créosote.

Sahine.

oaDnE rI.

oRDnE lrIII. C oSUÉf IeUEg (xoo1.,.dar, j'orne). Agents destinés à conservejr ou à

Agents développant I'ac[ivité vitale dans la partie sur laquelk! bn les applique. sous-oaDRE r. srruur,aNTs curlwÉs. Agents usi[és généralement comme contre*ir-

-

ToptQurs

sTIIItruLANTS,

restaurer la beauté de la peau, des cheveux, des
denls, etc.
4

-

-

de rendre la_ peau plus blanche, plus diaphane et plus souple.

o Cosmétiques cutanés.

Leur ob.jet est

ritants.
4o Rubéfiants

0u réuulsi,fs
Anémones. Capsique.

: Itloutarde. Persicaire. Poix. Renoneule. Tartre stibié.

Espèces, Àcide acétique. * formique. Àtlonides. Ail. Annmoniaque,

Olématite. Fourmis. Huile de croton.

jet.de rendro les cheveux plus flexibles, plus brillants, de les teindre, de provoquer ieur
croissance, d'en empêcher la ch-ute oul contrairement, de les détrdire, Pour leur donner de l,'écl,at : des pommades, des huiles.

Espèces, Àlcalis, Àlcoolats. Carmin" Iluiles. Arnandes. Vinaiqres. Amidon. Sayons. Pommades. Sels. Oxyde de blsm, Cosmëtiques capillaî,res.- Ils ont pour ob-

g0 Vésicants : Garou. Êspèces.

-

vol, de mout.
I

Âmmoniaque. Huile de crot. Mylabre.J

f,Ioutarde.
Z,

Tart. stibié.

Euphorbium. IVIeloé.

Cantharides. Juglans cin. Plunrbago
Scarilbé.

Pour les tei,ndre : des poudres plombiques, des solutés de nitrate d'ârgent eide sulfureé

Soûs-oRDRE" * SffUUtÀNTS ULCÉREUX. * Ceux desbinés à provoquer la suppuration sonL

alcalins (ces derniers suivis ou précédés de I'emploi d'un sel métallique en dissblution).
Pour les faire croître ou en empêchor Iq

rhum, tannin, pommades excit,antes, etc.).

ART DE FORITULER. Charbon. Laque résine. Quinquina. Espèces. chute: des stimulants, des toniques et des as- Atrin. Chlor. d'oxyd. Magnésie. Ratanhia. tringents (alcool, borax, sulfate de quinine, Bol d.'Arm6n. Coehléaria. Mastie. Sang dragon.
52
Carb. de

Pour dépiler (ëpilato'ires) : chaux, orpiment, sulfure sulfuré de calciuln. 3" Dentifrices.

-

Os de seiche. Sulf. de quin. chaux.Corail. Pierre ponce. Tan. mag'n. Gayac. (V. ,4 rt de formuler et l[émorial, thérapeu' tiq'ue.)

de

ART tlE FORMULER (4).
L'application des connaissances acquises en chimib, physique, pharmacie, histoire naturelle e[ en ifrOtâpeûti{do, a I'emploi des médicamédicament) des médicaments très-composés ; tels sont les anciens électuaires et en particulier la thériaque. On a appelé rnédicaments g0'léniques, poui les distinguer des médicaments chimiques-introduits bien plus tard dans la ma' tière inédicale, les prépaiations pharmaceutiques propremenf di[es,. qui étaient les seuls ùéOicïmènts connus à l'époque de Galien. On clist,ingue encore, dairs ia pratique, les méd icaments en of f'cinauæ et eî nxct,gf,strauæ,' les premiers sont ceux qui peuvent se conserYer ion etemps, aussi les trouve-t-on d'habitude toul pré-parés dans les pharmacies : tels son t /es teintures, les si,rops,les uins, lel eætraits, les hydrolati. Les deiniers, nommés aussi préparatiôns eætemporanëes, sont ceux , Qte le méde-

men[s constitu e l'art de f ormuler. L'art de forrnuler, poilr ètre pratiqué avec succès, exige donc des connaissances qpplofonrlies et vàriées, auxquelles il faut joindre des qualités gui ne s'enseignent pas, c'est-à dire un tact, pârtait et un discernemen[ à touto épreuve. Aussi ne craignons-nous pas de dire gue I'art de formuler est le .criter'ium de la médecine i a,rs medica est id quod est proytter therapeuticen. C'est, etr effet, à la formgle qu'aboulissent toutes les connaissances médicales; c'est elle qui les couronne et qui fait foi de I'habileté comme du vrai savoir du pral,icien. Pour nous, un habile anatomiste, un grand physiologiste, en un mot un homme profondémen[ versé dans

la plupart des connaissances médicales, voire mdme dans celle de la pa[hologie, et, qui ne saurait pas les appliq-ue{, est un savant, rnais non pas un médecin. On I'a dit il y a longtemPs, le urai më,decin est celui qtti, guérit. Une formule, oû, dans un sens plus étendu, une prescripti,on magistrale esb trn écrit par Iequel-lo médecin indique les moyens de traiter une maladie. Ces moyens consistent le plus
souvenl, en rnédicantents. On nomme rnédi,cament toute substance ad-

la rrlupart des pilules. Il formule ceux'ci et orcloirnei ceux-là. Il y a donc, strictement parlanl,, une différence entre une formule et uns
ordonnance. que lê méclecin est dans I'habitude de ne pqs fôrmuler, parce qu'ils sont d'un . usage lréquent eb qte la formule en est bien connue, exemple; le looch blanc d'* Cadeæ, la-potion antiernéticlue d,e Riuière, l,'apozème blanc de toute formule composée, on distingue une substance médicamenteuse sur laquelle le médecin compte le plus ; c'est la base: quelque'. fois à cette subslanôe ii en adjoint, une autre qni ajoute ses propriétés à celles de la base, c'estl' ad,juuant oa-a,u,æiliai,re. On nomme correctif cer[aines substances édulcorantes (suere, sarops, rniel), des aromates (hyd'rolats odorants, huiles essent'ielles, alcoolats) destinés à IrâSquer la saveur ou I'odeur désagréable de la base.
Sydenhcrnz. -Dans

crn prescnr, composé chaque jour-selon I'indicatiôn '. les ëmulsdon,s,les potions, les tisanes,

Cependant, il est des médicaments magisl,raux

ministrée soit intérietirement, soit extérieurement, à I'hornme malade, dans un but' thérapeutique. Le médicamenl est sarnple ou cornposd; simple: s'il. est constitué par une seule substance : qulnquxna, strop de patats; contposé, s'il réôulte-du mélangè de deux ou d'qÀ plgl grand nombre de substances : pilules de Belloste o 8irop de Cuisini,er. On nomme m'édicaments 7,o' ly pharma,ques (d,e r,)'it ;, beaucoupr et y'igy.o"nov,

-

I| encipient ou uéhr,cule est, comme I'indique
son nom, le corps qui sert, de rnoyen de

(t) On nous accusel'a peut-ôtre- d'avoir e-mpiété dans ceitâins passages sur une science qui rr'est pas la nôtre propre ; mais nous ferons retnarquer qu'en cornp-osant cet artiôler.nous avons cédé à la néctlssité de compléter notre livre sous le rapporù nrêdical, sur les observations qui n(rus en ont été faites pnr des médecins mêmes. Ce travail, d'ailleurs, est le résultat de notre expérienee pharmaceutique et des corrnaissalces que nous avons acquises dans nos relations iournalièr€$ aveo les médecins praticiens.

donn"e au mélange sa forme pharmaceutique i il peut êtro sec (pond"re, srtcre), il peut, être mow

à I'agent principal oLr

la base.

transport

C'est lui qui

(entrait, conserue, graisse)
I

iq u i de (h y d,r

e

I dernief

hu dr ol élément d' une

olé,

; enfin il petrt être at, huile) . Le ci n quième formule est l' dnt er m èd e .

ART DB F'ORMULBR.
On désigne ainsi la substance propre à unir deux ou.un plus grand nombre rl'àutr'es substanplus.souven[ la base et I'excipient) qui ne f:_t_!lu

s3

gulfqtq de quinine, eôr aussi un irrterÀéâô, *d. I-,es rntermèdes doivent ê[re appropriés à la nature du médicarnenI qu'on veut'obtenir. L'adjuvant, le corr'ectif et I'intermède ne sont pas, indispensables à la bonne facture d'une lbrmuf e; le plus souvent même ils font, défaut. ue qLre nous venons d'exposer est relatif à la IITyI* lropremenr dire. I\Iais la prescription

sonI des intermèdes jour*ellement .*plon,ii. L'eau de Rabel, lorsqû'eile sert à airJoib"rËiu

pas sans elle un mélange honiogene. lolry.?.oien,t Le Jaune d'æuf, la gomme, res ilrucilaqe"s qui rendent les huiles et lés résiries miscible.i rt*,ïù,

p.renq.trois parties I'inscriptton, la souso r:ii_ tion, l' instrùctio rt .

magrstrale, considérée dans son ensêmble, com,.

méciicament que I'on veut formulÀr, '' _ Une formuie s'écrit en langu. ouigaire, ou €r] latin,. et dans tous les cas auisi lisibiàrnenr que possible. Dans tout le nord de I'Europe les médecins ne formulent cJu'en latin ; e. FianCe-, ôn nu se plus do cerre langue daÉs les pres_ ::I.p_.usq1g cnptrons. c'esl peut-être un tôr[, car il est souve,n.t important de soustraire les prescrjptiÀns medrcates au contrôle désagréabre ét quelqïefois dangereux des gardes-maiâoeJ oo oJr ,àtaoeÀ eux-mêmes.

Insc,iTttion f,'gst I'indicalion c]es noms et closes des substances qui doivenl, fairc. partie du -

,

-

Dans l'énonciation des substances, or devra employer les noms scientifiques de préférenôÀ aux noms vulgaires, qu!, pouvant se rapporter à plusieurs subs[ances à' fa fois, d;vis;$uiu"i une solrrce d'erreurs, cependant, dans certainQs circonstances, polr plus'de sécutiié, Ie n,éclecin devra mettie le riom vulgaire iiu suir,e du nom scientifique entre deux "parenthèses, oe là rnanière suivdnt, e : protochloi.u,re d,e *errrrru
(calomel). parl,iculières où à cacher le nom d'un medlcament au malade ou à tous les autres, le médecin emploiera des clénorninations i.qnoiôei cl.u. public, il se servira rnême cles nomË latini s'tl lbrmule en frarrçais ; c'est ainsi qu'il clira hydrargyre porlr ûre'cure solute mi-iteral tre Pe.arson pour soluté arsenical de pearson rne,

sztff sante.

ploig I'abréviatif Q.
L'inscription

Toutefois, i.gmptoi ,cte ces signes pourrait être ,comme d'erfeurs funestes, ilî'en la cause usera qu'avec circonspection. . Quand on fait entrei dans une forrnule plusieurs substances appartenant à ra même catégorie, comme des ràbines, des hydrolats, on no ntet le.nom aénérique qu'une seuie fois avanl, la première substance, et-on a soin pour les autres de faire un trait au-dessous de de mot, en aligna![ au bout le de la seconde substance, et ainsi de suite. 'om ....9:lll,d plusieurs .sub,srances sont employées aux mêmes doses et,qu'elles se suivent, rin peut, pour abréger, les réùnir par une aciolaci.^ oi pgul abréger,.l*r ré.u.nir accolaciu,-;i alors on ntécrit le poids q,i'one seule foiis vers le centro de I acc0tade en le fai uenrro oe I'accolaôe en'Je laisant précéder de l'abréviatif ia orr.a,nû.qui sign ifr, deii;que. On pe.uI encore négligerl'aôcolale et arors mdttre I.a à la,suile de là Oérnière subsl,ance qoet;on veut em.p'loyer même dose qru hs p"é.éà.ntes. .u .la es dont . l,es excipients et les i'termèdes donl la ouarrquantité ne peut-être fixée d'avance doivenl, être rnscrits en dernier lieu, e[ dans ce cas on €rïr-

tndrqueg el poids décimaux. L'espèce d'unité gryqtoveo de'ra être écr ite en toutès lettres I lo po.urra c.ependant faire usage de sigâes Teqegrn. abréviat,ifs lorsqu'il le jugera conveilable.

gy la lettre R, quelquefois remplacéé par ôe signé -reci,pe , qû \'eut dire erf fran çàis prenez , comme dans le premier cas. Il ne doit y-avôir à la ligne qu'ur)e se'le subs!aq.ce, apres le nom de laquelle la dose cloit être
2f

ntante, Autrefbis on mettait plus généralement ce nom au bas do la prescripiion.Un usage fort ancièn e[ encore en vigueur consiste à mettre, un peu en marge, à la"hauteur ct immédial,emen[ avant le ndm de la prsmière subst,ance,.la lettre P qu! signifie prenez,

,

,

si,

qui signifie quantitë,

!, Dans quelques circonstances tl pourrait
y avoir intérêt

,

d ans les

lod

p.o.ur cantharides,

morphine, etc. Il est bon de mettre en tête de la forrnule le générique du médicament que I'on presl_o.T crrt : .potion, pilu|es, Iiniment, eic.: c'est une première indication pour le pharmacien. euel-

alcali theba'ique, pour

qles auteurs conseillent mênie d'ajouter I'adjectif 1 exemple, potion diurétiqu,e, "*intrrorc cal-

Avant de .quitter I'inscfiption" aes méoicàl ments, nous indiquerons -au-praticien quelguôs précautions gui s"y rattachent. Il donnera aux ior.mes pharmaceutiques res noms qui.leur conviennent. Il ne dénômmera pas.un collutoire gargarisme, ni une mi*turô |2ot.i9n. Il pourra, â cétte fîn,'consutier-ies oédes l:]t,,oll gl]g nous donnons le différenrs grou_ pes de médicaments dans cours clu Di5pen-

Iiquicles volatils (essences, éttier., u**ôniuquuj. mêmes cas, son I r ouj ou riaj outes â1; :

une po!,ion à titre- de base, d'adjuvant ou de correctif, sont les substances paf lesquellu,là pharmacien c.ommenco, €t qo'âu .ontiâir"lôÀ

survant : base, .adjuvant,.intermgdg, excipient, correctif.; mais il y a de très-nombreuses exceDtions : c'est ainsi que res sirops untr*i'Jrfr,

d.es composants doit, autant guo possrbre, survre l'ordre dans lequel doit se fairo le mef ange. Le pius souvent on observe I'ordré

];

64

ART DE FORIT{ULER"
rnalheureux 30 grammes de sulfate de magnésie, agira selrscnleit, parce que chacun des deux nialaricsv trbuvcra soû conlpie, le premier dans I'apprêt, qu'il peuf pa,ver, i*'clelnier dans I'a'n-

saire, et nos remarques sur la nomenclature pharmaceutique (p. 42) . ' Il ne prescfira pas une trop grande quantité à la fois de médicâments facilenrent altérables. Les potion$, les émulsions, les tisanes doivent être renouvelées ar-l moins toutes les 24 heures. Il évitera de fairo entrer des sels déliquescents, ou facilement altérables par les agents extérieurs, dans la compositiorr Ç"es pilules, ott bien il prescrira dans ce cas quelqucs precautlons phhrmacologiques, comlne de-recouvir les piiules de gélàtine ou de sucre, ou encore de les fains enfermer dans des flacons. Il comptera sur un ramollissement de la masso dans le mélango du camphre aveg les matières
résineuses.

srilôe tid gai qui^nend l'ingestion d.u pulg:atif
moins dé-"igréable, mais cioùt volonticrs il fera
grâce pourolir qu il paye-moins cher. Il cloit donc y avorr une mé4ec:ins Ces riches et ttne rnedebine rles flc,,,t,t)res, 0t pour nous il-y a autant cf indignit"é à épriiser.'la,bourso d'un malace

oauvrc eru st)mpitiosités h. *.utiuinerie 'à calctrlei le prix
ments d"estinés aux riches,

pharrnacer-tticlues, que des- rnédica-

Il est rles rnédicarnents d'un prix tellement élevé, que clans la pratique rnédicalo il ne peu; 'millheureux 'Otie : t'els sonI prescrits aux vent

des médicaments non uriôcibles entre euxo à moins cl'indiquer un intermède approp.rié. Dans I'adoiltion d'un médicament plutÔ[ que d'un autre, ld médecin devra se préoccuper . clt.l temps nécessaire pour la préparation' Un rnédicament d'une longue préparation lt.e saurait convettir dans uù cas pressan[, s'il pouvait ê[re, comme cela aruive presque toujours' remplacé par un autre d'uno préparation prompte' bu mtime tout préParé. Il évitera cle'préscrire des nnédicaments nou-

il

évitera, autant que . po-ssible, d'associer

particulièrbgrent-le mu$t' la codéine; mais le inédecin (jaurais le pharmacien) peul remplacer de r.êc, subsiances naf cl'autres. Lè lableau de. la ces a,rrhqË,rï]ces pai cl'autres. Lé classification des médicaments, qui peut être en mênre temps consicléné comme un tahleau
cles succérlanés

médicaments pourront guider quelquefois le
pr'àticien dans cel,[e ciuestton. Là souscription s'entend des Srus cri,ption clétails coËcernant le mocy,s-faci,enr.li. Le plus souvent Io médecin n'a pas besoin d'indiquor au pitarntacien la nlaniè;'e d'opérer. Il pqut se conienter rJe mettre au bas dô I'inscriplion les initiales d'usage F. S. 4., Qui veulent dire .fac ou frat seeunclTtutt, a,rten1,, en frlnçais fui'tes, ou 'au''il soit fat't selan l'&'t"t. b'lais dans les cas où I'es protrriérés cles aqenl"s ihéi'aper"rtiques dépendenf cld rnode opéràtoire auquel on les soumet, comme le phermacien ne peul deviner les intentions Ou uiOAecin, il est aiors indispensable.que indique l'e ntodr,s f aciantl'i. Les prépar.f rations des ajliacées o'otcnues paI infusion son[ âôres e[ excitantes, tandis que pâr décoclion elles Àoni si,*plernent, érnollîentbs.'La racitre de guimauve cô,Je à I'infusion et, mênte à la simple macération un mucilage limpide, très-proPje a ser"que Ia dé'cocl,io* disvir de boisson, [ânclis soiuotit ['amiclon clo"ne un liquide trouble et épais qui ne convicntqu'à-des usages exterteurs' L'infusion de I'absinlhs donne'un médicament la clécoction, €n disslp.ant I'huile volafii-, ne proOuii pltis qu'un liquide amer el,. tonique. Le lichert, accompagne .9.e, tgn.prlnclpo amer, a un g0û! eL iles Pioprtetes au[res, qt1e il;ùi,'it eËt dépourvç.'C'esT, donc au médeci* a Oét'er*iner enbrà les clifférents modes_opératoioui..t*i qui rJon'era le médicament leplus en rapport, avec I'inrlication thérapeutique. D'après

(V. p. /*'1,59), et I.- tarif

des

'

-

veaux ou des- rnédicaments qtri ne sonI
Ou

pas

emolovés habituellemenI dans la localité, avanb poriOOu

i'eiru informé auprès du. pharmacien s'il
le médicament, ou s'il- est à mêrne

de

ià préparer. Comme aussi il ne conseillera I'empltii d'és plantes fratches que dans la saison où I'on peut se les Procurer.

du Dispensairè, d'indiquer les

L,âttention que nous avgns eLle, dans le cours
médicaments

,iiri

iomrror'és qui se trouvent habituellement tout piOp'àres ddns les officines, ainsi que les subsiun[.i simples employées dans tel ou tel pays, *i don* le 'calendiier"llharmaceutique (pag' 3) l'époque de la récolte des plantes,, P9tu, nous i'à|pO'ronr, d'un utile secgur$ dans la pratique
médicale. La fortune drr clien[, quoi qtt'qn aient dit queloues auteurs, doit aussi^guider le méclecip dans

faàôptiott ,l'one méclicallon à suivro. I'{ous

TI'a-

o".it*il

ïôn.'point I'intention de dire

q,oo le; lauv19 doive'ê[re moins bien traité quo le riche, mals sôolllment que le premier.pourra. se passer de choses lui totichertt plùtôt à la forme qu'au ion6. eôorqioi vculoir en medecing,, et seuleô" *doecine, faire passer le riche sous le mg*e niveau que le pauvre 9[ ^lu, pauvro sous iË *erne niveain que ie riche ? Celui-ci n'a-t-il p.i ô"nàrs le méclecin et le. pharpaci:l iut exigences que celui-là,. en raison de ses habi[udes firôde,*tes, ne sauraif avoir? Un médecin. qui prescrira cOmme purgatif à un homrne dans ftaisanre une boutèiltdcl'ean de Sclclitz, e[ à un

;;; il;i

ù

p;dipïiÀ

princiPe, 9n caP du-pf,o{uction d'un tlu melange, il devra dire si ie mèOicarnenI doil, être fïltré oLl non. l{ors ces circons[ances parficulières, il v aut mieux lerisser agir le pharmacien, -" i"rti"ition, -* L'inscription et la souscrip-

ô'Àô;ô

i,ri suite

ATTlil

DE FORITULER,

oi)

rr

Àt

tiotr concernent le phlrmacien , f ins[ruotion

concerne le malade, c'est I'indicat,ion de la manière dont lo médicament doit ôtre emr:loyé.

Blle doit être toujours écrite en languô vutgaire, afin d'être bien comprise. Les malades
niques,

Ito connaissanf presque jamais les ternres tech-

il

sera très-utile de dire dans I'instruc-

tion si le médir:arnent esb pour I'usage interne ou pour l'usage externe. Le médecin dira ensuite quand et comment on devra s'en servir : une tisane, dire si c'es[ par verre, demi ou quar[ de verre: une potion, si c'est par cuillerées à bouche 0u à café; une mixture, Fâr combien de cuillerées ou de gouttes; un opiat, pâr qu.el volume, en prenant pour poinl,s dq co!'nparaison une noix, une noiset,te, un pois, parce que ce son[ là des choses bien connues ; indiquer I'heure eL les intervalles à mett,re entre les doses. Pour lcs rnédicaments externes (pommades, Iiniments, cataplasmes) indiquer égalernent les doses, les intervalles, e[ en outre Je lieu et la durée de I'application. Le réginte e[ Ies différentes précautioirb auxquels le riialade cle-

parce que cs serait pécher contre I'usage. Il se rappellcra qlào les tisanes se prescrivent par bouteilles 0u iitres; les apozèmes, par 4 ou 500 grammss e[ pius; que les potions, les juleps sont, h:rbitLrcllernent de 50 à, 200 grammes, le rrlus souvent de 4îà5; les niixtures, de 4 à 60 i;.ammes I les opiats dt électuaires, de 50 à 200 grammes. Ccpendant on peut faire de Dornbreuses infract,ions à ces règles. Il se rappellcra, en outre, que le poids des pilules ne doit, pas clépasser 30 centigramnes, eû celui cles Ïrols ,t gramme. Bien qu'il ait indiqué sur sa prescripl,ion le mode d'administration, le nrédecin doit encore I'indiguer cle vive voix au malade ou à ceux qui le soignent. Quelques praticiens, peut-êt,re avec raison, font deux ordonnances séparées : I'une, la formule propremenf dife, destinée au pharmacien
clui per-r[ Ia conserver ; I'aut,re, réduite à I'instruct ian seulemen [, reste entre les mains du malade. Nous laissons aux praticiens le soin d'apprécrer laquelle des deux manières de fairo est la plus convenable. Tor-lte orclonnance doit être lue avec attention avant d'être signée et envoyée au pharquil possiblc, "t\ qu'il

vra être soumis par suite dc I'administration

des mérJicaments'e,r,ployés devront êire aussi
dét,erminés avec soiu.Quelquefois le médecin fait précéder I'instruct,ion de Ia lettro T, qui veut, dire Traytscri,uez, afin que le pharmacien indique sur l'étiquette ls mode rl'administration que devra suivre le malade. (Pour les autres abrér;iations employées dans lbs formules, Y. page ?8") Dans la fixation de la do-qe, le méciecin devra _toujours se rendre compte de la proportion de Ia base par râpport au mélauge, ce qui lui sera toujours facile. Supposons, en effet, que clans uno potion de { 00 grarllrnes il aib f'ait enlrer 5 centigrammes d'un sel de rnorphine, s'il fait

niacicn. Autant moins e[ n'y ai[ de I'incliscréticin à cn user ainsi, le inédecin rnettra le nom clu malade auquel le trtédicamenû est destiué. NEODùLE D'UNE F'$RMUT,.E.
POTIO\ BÀLSÀ[IIQUE.

Copallr.t

Jaune

d'æuf

50 grammes (base). l!"
7

Sirop de cachou
Eau d-istillée d.e rnenthe

50 grammes (adjuvant).
100 25

(intermède). (excipient).

(correctif). le copahu avec

prendre une pareille potion par cuillerées à bouche, chactrne do celles-ci contiendra un cinquièrne de la base, ou 4 oentigramrne. (\r, la

sirop, puis

les

valeur des contenants, page 79-80.) A I'occasion de I'aclministration des rnéclioarnents, noug ferons rernarqLler c1u'un soin irnportant pour le médecin esb de bien se représenter à I'esprit la forme ef la quantité en poids ou en volume des médicaments qu'il prescrit ; autrement il s'expose à des inconséouences fâcheuses à tous égards. Qu'il n'ordonne rlonc pas de prendre par cuillerées uno mixture de quelques gou.ltes , .pqr cuillerées d'heure en heuro une potion qui n'en contiendra qu'une ou deux ; gu'i[ n'indique pas do prendre par verrées un médicament mou ou solide; qu'il évite de recommander aux ûtalades de prendre pre,qque
aussitôt son dépar[ des médicarnents clui'exigènt

et

r;riir tleu:i cuiller6es â boue)re de *yant soin de bien agiter la fiole

ï;ite

.

Hr.,m rJr.r

r*ara.Je.

signature'

h,Taint,eriant quc nous connaissons le mécanisme et, les clétails d'une formule, nous allons entrer dans des considérations d'un autre ordre sur I'art, de formuler.

.
Qu'eËt-r',e

C#NSEDETTJSTIONS
1,"

une longue préparation, et surlouf qnand luimême en auri] précisé le temps au pharmacien. Ou bien encore il no formulera pas de potion de ,15 grammes, des tisanes de ,l 25 grammes,

Sur l'mnytlai, des I\Iëdicarnents aw point de uue r!,e, *rt de {ormuler.
qu'un rnédicamenl,? On a beaucoup discuté sur les clifférences qui existent entre les médicamentso les poisons e[ les aliments. Es-

56

ART DE FORMULBR.
qui flattera le plus le gorlt du rnalade, sera celle à laquelle le - médecin devra donner la préférence toutes les fois gue cela ne contrariêra en

sayons de fixer les esprits sur ce qu'i[ faut entendro par ces mots : Soni cles aliments toutes les matières qui perdent le caracl,ère qui leur est propre et qui 's'assimilent sous l'influenco ds ld foice vitaîe, sarls exercer d'actions chimiques ou dynanriques anormales sur I'organe fonct,ionnant. Sont des m,édi,caments les substances qui changent une direction vicieuse de la force i'itale cn rnodifianl les fonctions des organes, soi[

rien I'acl,ion thérapedtique du remède. Notre tâche, pour faiie 'prévàloir les ntéd,icaments
lgréables, sera d'adtant plus facile, que les médecins de nos jours ne nènsent olus'ou'i[ faille nécessairemeni que leuri malade's soient pris de
diarrhée, et encoi"e moins qu'ils meurent, comme {e.rappgrte- avec ampliatioh le satirique ùlartial, à la seule idée des médicaments, pour que ceuxci exercent une influence salu',aiie. Du reste, ce serait en vain que I'on chercherait à ressusciter les anciens arCanes, les gosiers modernes ne
les supporteraienI pas. C'est une chose bien digne de remarque, que rd ruailtufe de meolcamenter cnange en quelquo la manière us médicameniôr change en'quelquo

par leur soule

pr'éserrce,

soit parce

qu'elles

éprouvent ell;s-mêmes une mcdification. Sont tles poisons les corps qui apportent dans les fonctions rles organes uno pert,urbation plus grande que la résistance opposée par la force vitale. Mais il rre faut pas donner aux mots un sens trop absolu. En èffet, chacune des dénominations ci-dessus peut appartenir à un même corps dans des circonst,ances différentes. Ainsi une diminution de masse peut faire d'un aliment un médicament, tandis qu'une augmentation peut, faire du même corps un poisou. Do rnêmo, par une proportion trop forte, on peub changer un remède en poison, 0[ réciprotluement un poison, même des plus redoutables, en un re-

mède héroïque
doses,

s'il est administré à

faibles

D'après ces considérations, nous avons donc eu rai-son de définir plus haut le médicament : toute substance appliquée au corps humain, soit intérieurement , soit extérieurement, dans un

sorte comme la mode, mais aveô celto différence, que pour celle-ci c'est Ie plus souvent utte affaire de canrice- l,andis qu'én thérapeuune de -caprice, ou'én théranerrtique, .si cela tieni en partie à c'e simple mbtif, cela tienû aussi à des causes plus séiieuses. Ii semblerait vraiment que nos organes se modifient avec les générations, et côla à I'ilrsu des anatomistes. Bn effet, à part les changements qu'ont pu amener dans la manière de inédicamenter la connaissance de nouveaux remèdes et les p.erfecl,ionnements apportés dans leurs

but thérapeutique.

Dans I'emploi des médicaments, il y a qual,re points principaux à considérer, c'est à savoir : la forme pharmaceuti,que, le choi,n des subst&nces, lewr association et l,eur dose, A ces quatre points principaux se rattachent tous les autres.

Forme pharmaceutique"

Il est des substances médicinales que la naturo offre dans l'état sous lequel elles doivent, être administrées I mais la plupart ont besoin

form.esf il nous parait évident que beaucoup de médicaments, administrés autrefois sans obstacles, le.pou_rraient plu-.s l'être aujourd'hui, non par. affaiie de gotrt seulement,.nous le répétons, mais_aussi paice que I'organisme s'y opposerait. Bien pÏus, si iela n'éfâit pas hor.s de notre sujet, peut-être pourrions-nôus établir, n0n que les médicaments changent insensiblement de propriétés, ainsi qu'on tàdmet quelquefois à' tort, mais que les maladies se tran-sforment, so modifient avec_le temps. J.[ous savons bien quo cette opinion n'est pas généralement admise, et peut-être eussions-nous dû, à cause de cela, la présenter? sous une forme plus hvpothétique.
puiss antes d éra ti on s, et n' e,n ra ppeler _con si gu'u^ng seule, n'est-il pas prouïé aujourd'trdi par

Cependant, n'a.-t-elle pas irour I'dppuyer de ^pour

de subir à cet effet différentes opérations pharmaceutiques, d'être disposées sous des consistances et, des configurations diverses. Ce sonb ces dispositions appropriées à leur emploi, données aux médicaments, que I'on nomme formes pharmaceutiques. Los pbudres, les extrâits, les sirops, les emplâtres, etc., sont autant de formes

des faits irrécusables'que notre clirirat s'est modifié, q3'il n'est plus ôe qu'il étai[ il y a quel-

gues- siècles, et que cepehCant c'est à peiire si les physiciens, le-s gstrdnomes, peuvent, à I'aide

pharmaceutiques. Nous n'entrerons point ici dans des détails sur les avantages et les inconrénients ds chacune des formes méclicamenteuses en particulier, renvoyant pour cela au .Dispensaire, où toutes ces questions se trou-

vent traitées. La forme pharmaceutique a une importance -thérapeutique. physique et Sous le premier point de vue, la forme la plus agréable, celle

de leurs savant,s calculs, accuser cette modification ? N'est-ce pas là presque le cas des anatomist,es que nous citions tout à I'heure ? Mais laissons cètte digression. Sou-s le point cle vue thérapeutique, la forme _a.une ipportance positive; tel médicament agira bien mieux administré en pilules qu'en solùté, tel autre sous forme de lôtion que sous celle d'enrplâtre, et uice uersû,.

Medicaments internes. C'est surtout pour cette classo de médicaments guo le

ART DE
médecin apportera tous

FORMUT-,ER.

$7

les soins possibles afin d'épargner aux malades le dé$orit des
remèdes. Ot ne risque rien de cherctre"r a satisfaire le gorit en fait tle médicaments, car, outre gue pqrsonne ne prend plaisir à rester malade, les médicaments emportent avec eux un certain cachet, qui, fuss'enrils exquis au gorit, les rend toujours dans le monde I'objet d'une répugnance originelle. Recirerchons clonc quef les sont les formes qu'il cor)vient de faire revêtir aux méclicaments. La substanco médicamenteuse est-elle soluble, n'a-t-elle rien do repoussant par elle-rnême? on la fera prendre en solutés, pol,ions, tisanes, limonades, qu'on recommandera de tltrer, clan{ier, afin de les avoir aussi limpidos que possible; a-t-elle, au contraire, une odeur ou une saveur désagréable, mais néanmoins facile à dissimuler? on la fera disposer sous forme de sirops , de pasl,illes , de biscuits, de gelées I est-elle tout à fait repoussante par I'odeur ou la saveur? on I'administrera sous forme de dragées, de pilules recouvertes de gélatine. Cette méthode est assurément bien préférable à I'emploi rles électuaires , des apozèmes épais et, indigestes de I'ancicnne médecine.

moins actifs que le comp()sé naturel. C'est, ainsi que I'huile de ricin est inoins purgative que les
semences de

ricin elles-mêmes; que tandrs qu'il

I'odeur ou la saieur ôosagieable d'un médicament : tel est le cas de I'assa-fætida, du musc,

Cependant il est des cas où ce serait nuire à l'ôffet thérapeutique que de dissimuler
du castoréum, employés dans les affections hys-

faut 30 à 60 grammes de sirop de nerprun pour produire un ëmet purgatif, 5 'ou 6 de'ces biies, pesant ensemblo à peine 2 grammes, déterminent souvent des superpurgations,. C'est que dans ces deux cas un-prihcipe résineux propre à chacuno de ces substances n'est passé qrt'en partre dans I'huile des unes et dans'le suc âcide des autres, tandis que I'autre partie est restée dans le parenchymô. Le copahu et, ie cubèbo on[ un eiïet théràpeutique hie'n plus certain dans leur état co.npleie qde leurs principes isolés. Les poudres administ,rées à-l'intéi.ieur, soit . délayées dans un véhicule, soit avalées de toute autre manière, sont trn genre de médicaments fort désagréable. On évitèra donc un écueil en les faisant, mettre en pilules. Il en est de même pour les substances médicamenteuses molles. La forme pilulaire, que nous sernblons recomrnander plus particulièrement, ne convient pas cependant à tous les malades; pour quelques-uns ce sera une simple affaire- de répugnance à avaler cel,te sorte de nrédicamént, tandis gue pour quelques aurres cette difficulté sera causée*par une conformation particulière du gosier. Dans ce dernier _cas, il y a ce que

tériques. \lais, hors ces circonstances et les

analogues, non-seulement, qglon^ nous,..on occasionriera aux malades un dégorit inutile, mais encore nuisible. TJn médrcamont pris avec répugnance se trouve dans le même cas qu'un n'est âlifrrent pris dans la même condjtion, pas toujours digéré, ou ntieux absorbé ; il est

nous nommer ons ineompatibilite ehUsique. Dans tous les cas, ellô ne convibnf ntillement pour I'enfance. . Il ne faut pas perdre de vue que la maladie

change que\uefbis le gorit des'personnes, et que lelle chose qui déplairait à un individu en santé plaira au même inclividu malade. Les suront désagréablement, tandis que des substances amères, .comme le quinquina, des odeurs empyreumatiques, compe I'huile animale, plairont, ainsi que cela arrive chez les femmes enoes excepttons.

il

crories dégoûteront, des odeurs suaves affecte-

souvent indigeste et ne donne pas ordinairement la somhe d'effe[ qu'il proïuirait dans le
Dans

cas contraire.

Ie même but on aura soin de choisir

ceintes ou .hystériques I mais ce ne sont là que

la forme la moins volunrineuse, otr évitant toujours la causticité et la trcp grande énergie qui pourraient résulter do I'état de concenl,ration de la substance active ; aux poudres végétales presque inertes, on préférera, autant que possible, les alcaloïdes ou les extraits. Nous disons autant que possible, car c'es[ un fait avéré, quo le principe actif isole d'une substance médicinale ne représente pas toutes les proprié[és de cette substance elle-rnême. Aussi, quoique plus

Si dans l'état de santé on sr) fatigue vite des mêmes mets, nralade, o! se lasse bién plus vite encore des mêrnes médicaments. Dans les cas de maladies longues, le médecin variera donc, autant,.qu^e possible, sinon la médication, du moins la forme pharmaceu[ique ou touf au moins les correctifs; en urr môt, meil,ra tout en pratique pour la réalisation de cet axiome

, il

bien

cità et jucurlc!è.

co

nnu de

Celse

: qu'il faut guérir tutà, r

héroïque dans nombro de cas, en est,-il d'autres dans lesq.uels il est moins efficace e[ où il cède le pas à son association n aturelle. Le quinquina. en effet, réussit là où le sulfa[e de quinine échoue; la digitaline remplit moins bien certaines indications que la digitale. D'un aulre côté, il est des cas où les produits immédiats, contrairement aux exemples précédents, sont

général, sonI bien moins difficiles sur lo choix des moyens externes que sur celui des moyens internes. Ils se soumetlent volontiers à I'eniploi de liniments, de pommades, de cataplasmes, de bains, et-c'est- à peine si les vésièatoires, certains emplâtros, font exception q la règle qne nous posons. Aussi, toutos les fois qutn

Médi,caments eæ,ternes,

Les malades, €û

Ë8

ART DE FORMTJLER.
au.jourd'hui la structure intime.de la peau, ses affections, son mode d'absorption et ses nombreuses commurrications sympathiques avec le tube intes[inal. On peut rapporter à I'iatralepsie I'enrploi en fric[ions, sur la face inférieure de la langue ou

pourra remplûcer sans inconvénient un médicarnent interne par un topicue, aura-t-on raison de le friire. Aujourd'hui I'emploi des agents externes a presque tou.iours pour hut le traiternent d'affections locales et superficieiles. Jadis, on purgeait surtout les enfants au moyen d'embrocations , d'épithèmes appliqués sur I'hypogastre,

sur les gencives, des sels d'or e[

tandis qu'oll les faisait vomir par les mêmes agents appliqués sur l'épigastre. L'expulsion dss ascarides e[ autres vers intestinaux s'obtenait de la même manière. bans rechercher si le mode d'application des anciens etait rationnel on non, sans poser des règles, pluà en harmonie avec les progrès rJe Ia science, sLrr lo mode d'absorption, nous dirons qu'on méntr-goûr[, ggait ainsi leé susceptibilités du et on n'irritail, pas I'estomaô, ce qui est un poinI a:;sez impoitant à considérer. En effeti soui-ent i'estomac ne supporte pas un rnédicament, c1ui,

introtluit par I'a-bsorp[ion cul,anée, produiiait les meillerirs effets. '

La méthode i,atralep[ique (ds il.';ptnû, urédecino, et à),eiqew, fibttèr) , coû)me T]ous le disions tout à I'heure, esi tellenrent oubliée Ce nos jours, Qu'il faudrai[ de nouvelles ét,udes pour la régénérer, Il y aurai[ à ét,udier la nrairière d'êtré de la peau, dans les différents états ds santé e[ de maladie, pour obtenir des résult,ats certains par cette méthode; car, selon son étaf de sécheresse on d'onctuosité , de fonction ou d'inertie, la peau exerco des différerlces énormes sur I'absorp[ion. On sait, en

cle I'ioduro rnercureux dans les affections syphilitiques, et de la morphine dans ia niigraine, La methade endermiqu,e, qui n'en est qu'rrne variante, offre un.moyel d'absorption beauc.gup plus prompt que I'iatralepsie proprement dil,e, qui, a causo d.e la lerrteur de ses effets, ne nous paraît pas romme celle-là suscepl,ible d'applicat,ions d'urgenco. l\tais elle est elle-même pour ainsi dire abandonné0. On lui reproche de néce-qsiter la dénudation du derme, de causer des clouleurs violcntes avec quelquers substarrces adnlinistrées ilar sa voie, e[ enfin d'être infidole" Le prenrier rêproche n'est pas sêrieux. Quant aux deux autres, ils nouri paraissent tenir à une é[uds insuffisante de câ mor]e thérapeu-

tique.

I-a méthode das inoculatr,ons, qrre l'on pourra.it rapporter aussi, quoiclue à un degré plus éloigné, à l'iatralepsie, es[ d'un usage bien plys restreint encore que la méthotle endor rnique; on peub même dire qu'i[ esb nul pour les
médilaments.

tlu pus, du llct en putréfaction; de la subs-

Ccpendant, quand on voit du sang corrompu,

gutre, que I'absorption des poisons appliqués à I'sxtériéur ne se fiit pas avec la mêm'e'intbnsité sur toutes les partiei dn corps; cluLr, prerrQu,O -r1ue -clu nulle dans les endroifs où il n'existe tissu cellulaire, elle esl, très-active au contraire dans les parties où les vaisseaux absorbanis lymphatiques et veineLrx abonclen[. C'esI ainsi, pour ne citer que cics exenrples qui touchen[ à notre suie[, que ies sels de quinine, ceLlx solubles stirtoutl comme le citrdte, employés pai' a méthode iatraleptique, agissent bCaucoup plus efficacement en frictions Èous les aisselle-s ou sur la partie interne des cuisses, que sur le dos ou I'abdomen. Il v aurait Conc ;i rechercher quelles sont les pafties du corps Ies plLrs favorables à I'absorption cles aqents tluirapeutioues. Il v aurait âLrssi à étudier les lois dc I'endosntcsb, pour en fa're I'application à I'absorpl,ion cutanée. It v aurait ensuite à rechercher queltes sonb les substances actives qui so prêtent, le mieux r\ ce genre de rnédication" Des
recherches dans le mêrne sens

t,ance cérébrale appliqué0 sur cles plaies vives olr sur la peau simplentent dénudée, causer des vornissernents,.lq ptottrat,ion et mêrne la mort; quand on considère ensuiLe que le vaccin présrrve de la variole, que tous les virus, tous les l'enins qui peuvent ê[re avalés impunément, procluisent, par des effets iatralepticlues, sur

l'économie des phénomènes morbides aussi

considérables qu'ils le font, on peu[ assurer que Ia voie cutanée ou sous-cutanée peut donner des résultats également considérables en {,hérapeuLique. Et il rle ilous paralt, pas également invraisemblabls cl'espérer que la rage, la morve, ces deux maladies Qui, devenant seulernent plrrs fréquentes, ont pu faire croire qu'elles ét,aienI riouvelles pour I'homme, les pestes di; " verscs, et err un rnot toutes ces maladies di terribles qui s'inoculent bien plus par voie eKtérieure que par voie intérieure, el, qui ont, résisté à toutes les médications qu'on leur a opposées

jusqu'à présen[, seront uq jour victo-

rieusemenI connbattues par I'une des nréthodes iatraleptiques.

sur les véhicules

auraient le rnême intérêt; car I'eau, I'alcool, les corps gras ne sonl pas absorbés de la mômo manière ni avec la même intensité. i\{ais, il fau[ le dire, cette étude serait d'autant plus facilc, cl'autant plus fruc[ueuse, que I'on connatb miçu,x

Les agents externes sont donc appelés, s0lon nous, à jouer en thérapeuticluo un beaucoup plus grand rôle quo maintenant. thez nos ancêtres, I'emploi de ces moyens a pu dégérré-

{qr en applications do

pouclres sympathiquesl d'e;mplâtres magnétiriues qui attiraient à la

ART DE FORIIIULER"
sLrrface les principes mo-rbifiques

s9

répald.os dans

I'intérieur du corps

I'estornac contre ies' convulsions dos enlants ; de cucuphes et d'amulettes sans nombre; rnais à l'époqïe oùr nous vivons, de pareiis nésultats ne sont nas à craindre. Bien que I'on soi[, ainsi que nous I'avons dit plus hadt, bien rnoins clifficiic dans I'enrpl6i des inoVens externes, il faut néanmoins rechercher euc"ore, tlans ces ôas, les médicaments les moins désagréables à I'odoi'at, à la vue, ef par la sen-d'applica-

;

des tÔtes cJe_ vtpcres sur

et importants' On connalt son appllcgjion aux anesthésiclues (éther, chloroforrlê); à Uode' au chlore, dahs les aff'ections de poitrine. Des p.r1ticiens I'on[ aussi appliquée au .camphre, à la

créosol,e, à I'ammoriiâque, à I'acide benzoT.que, à I'opium, .qJ'?.ido cyanhydrique. L'emploi des

satioi que leur contact ou le mode tion pe,i.t faire éprouve.; L'odeur graisseuse des pomïnades sera masc{tlee aulant clue possible

ilar des 'ou

tenaces pour frictiorrs , or préférera des pommades où des liniments onctueux, des em'liroc.rtions alcooliques aux emplâtres vésica-

huiles essentièltes

; aux

ong.uents durs

toires irrifapts {es auciens foimulaires, on substitue,ra le vésicatoire anglais , oil mieux les taffetas vésicants , d'tin emp-loi si facile', d'tln

;

effet assuré et d'utte actioii aussi peu douloureuse que possible. ' Cependairt clans quelques circonstances les nréca'utionS gue nOuS venons de recommattder beuvent nuire à I'effet thérapeutique des médiôaments. C'es[ ainsi qu'ull r,;ésicatoire emplo.vé oour nroduiro une irritation dérivat,ivo rnofoellianée'atteindra d'autant mieux le but qu'il sera plus irritant.

cieaies rnédicinaux lui ret'ient. 'illle s'exécuttl, à I'aide de la chaleur ou àla tentpérature ordinaire , par l'oie sèche ou voio huniide. Bien entendu elle réclame ses précautions, ses règles' Ce qui précècle se rapporte plus particulièrement âu* inhalations diiectes et faites à I'aide d'aonareils ad hcc. NIais il es[ une variante qui o{Trd aussi son utilité , c'est celle qui consiste à diffuser à mênne dans une chambre ou dans un espece plus ou moins circonscri[ los particules môdicarhenteuses, brfilant par exernple des chandelles ou deô trochisqu'es conl,enant de I'iodo, de I'arsettic, du mercllre. On peut encoro onérer en proietant le médicament sur des charbbns alltrmés. Nous arrivons ainsi aux fumigations employées bien plus au poinb de vue de I'absorptionïes particùles médiôamenteuses par la pead que par'les voies respira[oires.

ehoix des nsédicailtents.
I,e méclecin dispose des substances innolrlbrables , simples ou composées, de la matière mérlicale. Trouver parmi ces substances celle qu'il ccnvient d'administrer dans un cas donné, ùt sans contredit le problème le plus important à résoudre pour le théraPeutiste. Dans le ôhoix d'un médicament , soit qu'il cloive être administré tel quel,, soit qu'il doive faire partie d'une formylg, lô médecin doit prendrg en considération différentes circonstances ; parmi ces considérations los unes sont toutes de converlarlce ùu d'opportunité .- les autres ticnnent à I'essence même de la thérapeutique, c'est-à-dira à la saine application des retnècles,

"

Le mocle d'administration d'un rnédicament, q.u'un changement cle forme, il est souv_ent eSt sOuvent plus qu'un CnaI)gement Oe lorrlc' ll influe plus ou moins profondément sur son acopttion, Conimenû tion. ionlmenf n'admeftraif-on pas cette opinion quand on voit le fer, selon sa ténuité, êlre ou n'êûrc pas pyrophoriclue,, ê[re cassant ou ductile par un Ëiinpie eff'ct, de . trempe , I'acide arsénieux opaque n'a\'oir pas les. mêmes pro.priétés ciiirniqtics c{ue le même acicie vitreux, Ia crêms de tar[ie soiuble, la g0mm0, perrlre une ôrêms cle tar[re soÏullle. Ia qommo, perdre une

partie do leur soiubiiité pai lil pulvérisation ? Mais la pâte panaire ne présente-t-elle pas des ditTérenies db saveur ef de digestibilité selon qu'elle a eté divisée et cuile ell,,gros. ou. pe.tits palns , sous formo ronde or-r allongée, épaisse bu plal,e ? Quand dcs praticiens disent, que chez

à leur condition d'efficaèiié. Ayant indiqué les prenrières en nous occupant de Ia rédaction d'une formule, ilous n'avons plus à nous occtl-

per que des dernières.

certains {iévreux ils iéussissent mieux avec le sulfate de qtrinine admirristré soTls forme de simples prises'tltl'avec Ie même scl sous forme dc irilule.s, il faut donc les croire. - A la forme pltarmaceutique nous rapporterons encole uri mode d'adniinistra[ion des rriédicaments qui a pris quelc|1s extettsion darts ces dernièrès cnriées' Nous voulons parler do

Ii existe des données qui permettent- de dire cue telle substance convient dans .tel désordro fbnctionnel, mais d'une manière générale seLrpositives pour qlre , dans chqque..cas particuiier. on riuisse àffirmer ce dire d'uno manière abs'oiue .'Aussi , à part lo cas de traitements spécifiqtres, le plus souvent n'est-ce qu'à titre d''essai gue le praticien commencc ttne médication, qu'il continue seulement si les efÏets répondent à sol) at tente. Peut*on , sous ce rapilort, espérer mieux que ce qui exisl,etujouril'hui ? Not,re réponse bst affiimative. Peut-on espérer qu'on airivera à ttn degré do certitudo

lement; car it n'existe pes de clonnées

assez

Ia

,mëthode

cl'admiiristration qui permet de t'aire enïrer par les voies aériennes des sultstances gazeuzes ou volatiles dans ces voies elles-mêrnes et dans le

On peut certaineme-nt retirer de ce mode

athmiatrique ou des i,nhalatùons

-

torrent cireulatoire des avantages nombreux

60 ART DE FORMT]LBR. absolue dans I'application des remèdes ? Nous les résines,,les lruiles volatiles , le caoutchouc , nefe croyons pas. parce .qye d.ans ces derniers _câs , les corps disI'i! impgrtg , avant tout de faire un choix sous et les dissolvants sont des carbured d'hv.Judrcieux de I'agent principal, le choiæ d,u uedrogène. Ces données peuvent donc être ."0hi'cule lorsqu'il"y en' a un , quoique d'u'e im- duites au théorème suivant un corps étant portance secondaire trB doit'pas'être fait sans donné et sa composition etant connue'on peql, r discernement. Le véhicule a une influence thé- sauoir le .plus sottuent dans quel tiqui,iie il, lapeutigue positive, soit que par sa nat,ure il sera solubl,e. pursse ôtre mieux supporté, mieux absorbé par S'il est facile de savoir à quoi s'en tenir sur res trssus avec lesquels-on veut mettre I''qbnt le pouvoir dissolvant ou l'absenco de ce pouqlilcinal en corrr.aci,.soit qu'ir soôttr.ge miôui voir dans le contact des véÏricules avei des 9:,:1 agent,. qu'r.1, ait .pour lui plus d'affinité , substences défirries , pures, isolées (t), il I'esi sorr en un mot gu'il soib.plus prôpre à remplii infiniment moins de savoir nettemeni 'cô qui Àe sa mission. Arrôtons un instant nolre attention pesse dans ce même conlact avec les substânces sur le r'éhic'le comnre agent de dissolurion. cei végétales et animales complexes. Cependant il pharrnacologiq[e ne sera pas inutiô existe sur ce point.gæ doirnées gé'erales qui :I:]Tg^pratigue oans la médicale. peuvent être formulées ainsr : I'alôool_, l'élher', le vin, la bière,l,.l Soumises à I'action des dissolvants ordinai_.,1_..u.,, vrnalgre ,. Ies huiles fixes et volaûiles sonf re,ment employés en pharmacio (2), les matières , à ptgs les seuls véhicules employés én méde. vegetales eb animales cèdent les principes suiPgo crne. L'ea,u, que les anciens aïaiênt surnorn_ vants : le, grand dissol'a't de la nut,rru est de 4" A I'ea,u froi,de oLa chaude, les matières tous celui dont I'action dissolvanl,e est ,la nlos gommeuses- et.mucilagineuses quo I'alcool , l'é_ générale. Blle dissout un nombre .onrià?r;ùi; ther et les huilcs refuéent de di-ss6ufl1s. dg_corps , quoique dans dcs propo-.fion, très_ 2" A l'eau froùder l'albumine animale et véolfiêrentes, soit en raison dà lanature même gétale qy,e. I'eau bouillante coagtrle et que lés cles corps,, soit en raison de la température autres véhicules ne dissolvent pal. à Itq.ueile elle exerce sorr acl,ion L, alcool 30 l'eau b.ouillante , I'ariridon sur lequel Dos_ gèd.e un po.uvoir dissolvan[ infinimeni pirr"riiI'eau froide serait sans action. 'général, trern[ , mais encore considérable. En 4" A l'ear,t, ù, I'aùde d'u,ne ebullition prolonlgr cg.rps très-solubles danÀ lbuo rr *oirt aussi gég,.la gélatine animale qui se forme ïu tissu , clans l'alcool. Le pouvoir dissolvant de I'éther cellulaire des animaux sous I'influence de cette est bien plus restieint encore que celui ou I'al- action, et qui, comme les matières gommeuses cool. une remarque générale, aùalogue à la pre- et albumineuses, tro se dissout pas d-ans les aumière.,. c'esr guô leî subsrances tros-iôlo[iàs tres véhicules. 5o A l'eau el, ù, l'aleool aqueufi ,les acides 4ung l'éther sonr aussi solubles oins jâcoot. tèi !,y:!r_t fi,nes et, u olatiles, comme dissoi";;d végétaux les sels à bases' organiques quel vtennent se .placer .encore après l'éther. Et', qu'en- soit I'acide , le sucre , la inanriite, l"exchose 4lsnu dlattention,'nous avons à farre entractif, le tannin, les gommes-résines. 6" A l; alcool fort, ù, l' éth-er, e,llæ huiles çore ici la même remarque que nous avons déià fiæes et uolatiltt, aqæ graisses, les résines, les h'uiles f.aite deux fois,- d'aborâ err' passant Ou'i;uàr'i l'alcool , puis de I'alcool à ttih;;;- rùài*, qo, essentielles qui sont peu ou point sorûbres dans

.

,

i

Ié.

,

A

,

Ies, co.rps très-solubles dans les huiles fïx'es et volattles, dans les corps gras, sont assez sou_

I eau.
Flo

vent soluble,s dans l'é[hei. Quant au vin, à la bière, âu vinaisre, leur pouvoir dissolvant tient à'la fois dô-cetûi ae I'eau et de celui de l'arcoor, ôo àe ruriou u.ôtique.pour le vinaisre, et vârie nOôesiiirement av:g les proportioris des composants. ,^I?.ls,oppollerons ici I'attenlion sur un point cle l'etude de la solubilite des corps qu'oh n'a ,
Ras,iusqu'à présent assez pris en ôonriâeration. quarrcl on crnsidere quelle est la composition

A l'éther,

a,uæ

logtes proportions) , les substances srasses, Ituldes ou solrdes, matières ciroïdes r {ui -le.ssont tout à fait insolubles dans I'eau et peu ôu nullement dans I'alcool , même anhydre.

o,uæ graisses (corps miscibies

huiles fines et uolatiles,

entre eux

en

Mais ce ne sont point là, ainsi qïe nous I'avons dit. plus.haut,-des résultats neis; car si on admettait qu'il en frit autremont, on pourrait conclure que beaucoup de principes immédiats
- (tJ Dlns cet article, page 68, nous incliquons les sels et les dilÏérentes substances- détnies qui sont solubles d.ans I'eau. Pour I'indication- des corps solubles dans I'alcool, ltpend,i,ce. - (s-)-It faut aujourd'hui ajouter aux dissolvants ordinaires

de cornposés inorganiques

, qui es[ un métâl , dissout P.ig:gl* tous les méraux ; I'eau, Qui es[ une s-utlslance minéralo , dissout un grand nombre
;

du corps .dissous et 'celle O,i OîrilË;;;;" ;; lig:t: , qu'il existe souvent un tupporu enlro
eiles : le mercure

ther et les autres dissolvants, nous renvoyons aux artïeles spéciarrx de ces derniers dairs le Dispensaire eE n t'rlple chloroforme, la glycérine, le sulfure de carbone.

t'atôoitîissout bien

ART DB FORilTULEII.
gui, isolés, sont insolubles dans tel véhicule, ne peuvent se trouver dans ce véhicule qu'on au_ 1ai!.fait ggir sur une matière qui le corï tienorait a l'é[at de combinaison naturèlle, ce qui serait, une.grande erreur. Les principes immécliats organlques exercent les uns sur les autres une actron encore peu connue et qui déroute souyg."l les,expérimentateurs. La cântharidine pure est insoluble dans I'eau, et cependant celle-ci devient vésicante si on y fait Ëouillir des cantharides. C'est que dans ces i.sectes, ôn même temps que la cantharidine, il existe une matière j,au,ne qui la rend soluble. La rnatière purgative de la rhubarbe, la rhubarbarine, n'esi pas so_ luble dans l'eau, mais elle I'v devient a ld favàùr du rhubarbarirr auquel elle e.st natureil**eni associée. cela expliQue cornment I'hydrolé de rhubarbe possède- led propriétés mérJiiinales dÀ cette substance. Le décobté de riz contient du p.hosphate de chaux qur_entre dans lacomposition de cette substancè. Deux au[res cas peuvenI encore se présenter relativemen[ à I'aition du dissolvant : dans .le. premier, tel principe so_ luble dans un véhiculô à l'é[ai isolb no ie r*.u pas à l'é[at de combinaison naturelle; dans le second, des principes qui ne préexistent, pas -même peuvent se fornrer par l-'act,ion tlu ctissolvant; tel est le ôas des huiles vola[iles d'amandes amères, -de -rnoularder. de raifort,, qui se forment sous I'influence de i'eau ; tel est en-

6l

lequel le mercure, -qeul agent thérapeutique, est présentr. uo mal. Dans ce composé, en effet, non-seulement à nrême do-ce, le^merôure a uno act,ion beaucoup plus considérable, mais encore donne des résultâts auxquels, ni à l'état métallique ni à l'état, de calomei, il ne saurait atteindro àguelque dose que ce soit, toutefois à la conclrtron que le mode d'administration soit complet, c'est-à-dire que ce sel soit associé à un excipient. convenaTjle en nature et en rluantit€. L'huile de foie de morue doit ses haurei vertus médicinales avant tout à I'iode qu'elle contient. l\Iais cet iode, quoique en propôrtions presquo h o m æop a t h i q û eè, u * p u i é s ari ce t hérà p., ri qï; .o ? l,res-grande. A quoi la doit-il '/ A son heureux mocle d'association naturel qui le présente sous un état de division extrême, sous ltgide d'auxiiiaires et d'ad.iuvanrs faciiemenr a5simiiabiôi, et qui rendent son séjour au sein de I'organismé plus pqrmanent. c'est arrs-qi I'histoire dei trâoteà propriétés des eaux nrinérales naturelles, et,c. Ces faits démontrent surabondamrnent i'im_ portance du mode ct'administration des nrédicaments et la nécessité pour le médecin et le pharmacologisl,e de rech'ercher totrjours celui qur peut Ie mreux assurer son action. (J/. not,re Iodognosie.)

core probablement lo cas de la codéine, cle I'asparagine e[ d'une foule d'autres substances pgur lesquelles on serait fort embarrassé de dire si elles préexistaient ou si eiles ne sont pas des produits de réaction. Mode d'administnation des médicarnents.

- ce point de I'ar[ de formuler se rattache aux ,t g précédents : la forme pharmaceutique et le choix des médicaments.
irnportance; c'esI souvent dans cette quediion que se trouveig solution de celle de la iolérance ou de I'intolérânce des remèdes, et I'on peut .même dire que lors_ qu'un spécifique est tiour'é, les cas réfiactaires Ie sont peut-être moins par I'intensité du rnal que par le-défaut cl'un mbd-e couvenable cl'ap_ plication. Le mercure métallique. esr,.un uniiiiphilitique, mais est-il un antiryphilit,ique aussi puissant' que son bichlorure ? -La répô'se n'est pas clouteuse. Es[-ce le chlore qui vient com_ pléter, exalter Ia propriété antisyphilitique dn blimé corrosif contient urre fdis prus'oe chlore que. le calomel qu'il jouiI d'une bien autre effioes medrcaments a une grande

, Bn ![èse générale,

le mode d'administration

mercrre, ou encore est-ce parce gue le

.par llll_t::t ;lup oe leurs élucles, à découvrir initiative.

reconnaissent, et deplore.nt toy_s, changera (,li cette nouvelle voie àurait un rûrmense résu)rdt sur les destinées futures de ra nrarière Àooirui, ; aptes, la direcrion glnuruid

qu'rls devraient l'être, cela tient au défaut dô notions pharmacologiques suffisantes cher un glalq nombre .dg ,p14riciens ; espérons que d'ici à p.eu ce[ état dè choses, q'oe ôes derniers

progrès en dragnosiic. i'êiude clia aussi progressé, mais manière bien moins tranchée.-voilà'pourquoi la thérapgutlque, chez nous, est au-o.5rout du porn[ ou elle devrait êf re arrivée, eI où elle arrivera cert,ainement lorsque les méduôin* , moins exclusivemen[ occupés du diagnostic, fei ront marcher do front son étude aveË celle clei médicaments; ca{ co sont, qu'on nous permette Ia compara,ison, clgux sæois ;.',melies'éa;i[e_ ment liées I'une à I'autre et ,ioi doivent marcher ensemble. Diso.s également que si les mddicaments no sol.l pas erl. général aussi habilement maniés

Action intime des rnédicaments. La médecine a .fait depuis querques années d'immerses

llque des medicaments 0'une

su_

ne rarsseralent, plus aux pharmaciens seuls cer,tg

nou!'eaux agents thérapPutiques; lé.; nrédecins

et profoser

de

encore évident que-rion ; car chacun sait que le chlore n'a aucuÀe vertu'pareille. La superiôriié dupremier tient donc udiquement à I'titat sous

cacité conr,re là syfnilis que celui-cr ? Il

est

o'

a dit que l'étude des mécricaments, c,estchaire de à lti;;;ràoË-moaecirre â iu reïprir.

être eertain e'présence de Ia création ..(t) orl peut enpharmaeorogie d'urre
de Paris, et du professeur émifient

"pp*i6

62

ART DE F'ORI,TULER, leur expérimentation clinique, avait été température, à-dire

mal faito, qu'on ne pouvaiû aucunement compter sur elle, et quer pâr conséquent,, elle devait
être reprise en sous-æuvre. No_t1s croyons qu'on a exagéré l'état des choses. Nous admettons, en effet, QUe les données qui existon[ sur I'action des médicamentç sonl aussi ]:onnes que possible, of qu'elles n'ont besoin _ que d'ê[ro iégularisées. Dans ce gui reste à faire de l'étude des médicaments, la chimio est appelée à jouer un très-srand rôle, et c'est probablernent parce que le côncours de cette science n'a pas été prid en assez grande considération par les médecins d'aut,refois, e[ peul,-être sussi parce que les idées des chimistes qui nous on[ précédés s'écartaient par trop de ce point de vue, que l'étude des afents thérapeutiques n'es[ pas

au contact tle I'air ou dans le vide, perci, avec éa fluidité, son homogénéité natu-

ielle, s.*

à son véritable niYeatf .
Des recherches chimiques sur les propriétés,

perdant probdblemerit sa vie? Il est prouvé par i'expérieirce que I'action des corps n'est, plus la mêrhe $ur Ieà tissus en fonctions que sur les tissus morts ou même sirnplement affectés- pathologiquement. Il est en oirtre proqyé que l'action v"itâle mocli{re singulièrement I'action chirnigue; gue tantô[ elle Ia précipite, I'augmente, -diminue e[ I'emet tintôtl au contraire, eile la pêche mêrne d'avoir lieu. C'est là justement que 'gisent les difficultés que la chirnie physiologique est appelée à lever. llouï ne prétendons nullement dire ,q.u'qn iour viendra où, grâce à une meilleure méthode â'invesligations, ôn expliquera tous les phénornènes viiaux : cela seiaif trop de témérité de
des chôses.

propriéLes ptrysiquese

t chimiques,

en

Ia cornposition dr's fluicles humoraux dans les divers ôas de santé et de maladies, sont, en
effet, de la plms haute importance pour arriver le plus près possible de ce[te précision dont nous pârlion-s tout à I'heure -dans I'emploi des médicâments. La chimie moderne a fait en cs sens d'importantes découver!.es; mais elle a encore beaucoup a faire. Ft si ellq.ne veu[ pas rester stationnaire au point où elle est arrivée, si elle ne veu_t pas que sgs travaux sur les.phénomènes chiiniquès qui se passe-nt au sein de l'économie tournent lbngtemps dans rtn cerclo

notre part, car ce problème tient à I'essence Et quanti on voit quo le mode d'ac-les

pius simples tion des médicaments même est un mystère qu'on a voulu péné.trer depuis "siècles sans çJu'on y ôoit jamais frarbien des venu; quand on Joi! qu'aujourd'hui,- malgré les ndmbreuses théories qui ont été données,
nous n'expliquons pas la spécificil,é du mercure dans la svptritis, qùe nous n'expliquons pas davantage c'elle de I'ioCe dans les scrofnles.;-que pour ltopium? nous en sommes toujours rédui[s à dire qu'il fait dormir, parce qu'il a une Yertu

vicieux, ello devra se

dégqge_1

encore plus

les résultats des

dormitive; qu'en un mot

qu'elle ne I'a fait des langes de I'aricienne chiùie, pour entrer dans une voie plus franche et plus spéciale ; car, selon nous, de.mêrne qu'ily â une chimie minérale et une chimie organique, il doit y avoir (en cela .nous ne croyons p.as commeltre un non-sens) une chimie physioIagique. En effet, tant que la.chimie organiq.ue ne sera pas plus dégagée qu'elle ne I'est des idées de^la cÏimie miÀéralq tant qu'olle n'appréciera gue Ia composition et les propriétés ôes produits immédiàts en dehors de I'écottomie,'elle n'expliquera jamais d'une manière satisfaisante les phénomènes qui se passent au sein cle I'organisme. Croira-t-ôn, par exemple, expliquer convenablernent I'action des agent,s médicinaux sur nos tissus par ce qui se passe lorsqu'on les met en contact avec des rnembranes privées cie vie ? Pensera-t-on connaître strffisarnment les propriétés phvsigues e[ chimiques du sang, ce "exiellence, sur léquel huide par lgt médicaments-agissent presque tous, soit directement, soiu indiiectement, ôi on le prend hors de la veine pour essayer I'action que. l.es molécules
médicâmenteuse-s esercent

il nous faut accep[er phénomènes physiologiques produits ; quand on considère ces faits, disonsnous, ù, f oitiori, faut-il désespérer d'avoir jaoues vitales?

mais I'eiplication complète des actions chimiCependant, telle n'est pas I'opinion tle quel-chimistes rnodernes qui, rejetant, comme rine vieillerie rligne d'une autre époque, I'existence d'une force uitale, rapportent tous les phénomènes de la vie aux forces qui régissent ia matiero brute. Selon eux, toutes les fonctions de l'économie vivante s'exécutent à I'aide d'oques

'

qu'on puisse en apprécier

sur lui, quand, sans la cause, ce fluide,

dussitôt sa sortie ilh vaisseau qu'on Ie reçoive à une basse

qui le contient, ou à une haute

pérations purement chimiques; I'essence même be la vie n est qu'une suité non intemompue de réactions de cefte nature. De telle sorte qu'on peut espérer ygiT un jour ces chimistes, nog^Promé[hées, faire sortir I'homrne de ïeaux creusets. Admirons la sagesse inhnie qui leurs a présidé à la création des êtres, ne dépassons pâs la pénombre qu'il nous a été donné par ello ile parôourir, et ri'allons pas, comme des moucherons at,[irés par une clarté trompeuse, nous lxiiler au fover de sa lumière divine ! On a dit, â I'appui de la doctrine purement chimique, que les réacl,ions qui s'opéraient au sein de l'éConomie d'après les lois ordinaires de la chimie auraient été infailliblement attribuées à la force vitale si on n'avait pas en d'exemple de paroitles réacl,ions en dehbrs de

toute influence de cet{e forùe. I,{ous acinnettons

fl'RT DIi FORMT]LËR. 63 tinal. Pour les sels neutres , otr peut présuqrre des personnes imbues outre mesure du vi- mer qu'ils subissent leurs changements-tantôt
talisme auraient pu s'opposer à une explication rationnelle; mais conclure de là que l,ous les phénomènes qui se passelrt au sein de nos cavités splanchniques sont tous dans lo même cas; conclure de Ià que les fonctions de la respiration, de la digestion, de I'assimilation, des sécrétions sont do sirnples phénomènes chirniques, esl, une abemation flagrante que nous nû pouvons nous décider à admettre. On a pris évidemment les efÏ'ets pour les causes, les résuluno simplo combustion de carbone; la digestion, I'action dissolvante d'urr liquide sur t)€rtaines substances ; I'assimilation ? une sinrple cristallisa[ion ; enfin o les sécréLions, des produits de I'électricité? Quoi ! parce que vous avez reproduit de toutes pièces des principes rmmédans les prernières, tantôt dans les secondes voies, et quelquefois dans les différents viscères à la fois. Quant aux modifications p_rimordiales que les mat,ières orsaniques non définies éprouvênt au sein de l'économie, elles doivent être subordonnées aux propriétés acides, basiques ou neutres, qu'ellc's pr'éseutent. l\Iais c'es[ ce qu'il -sait
_

tats pour I'action. Quoi

! la respiration

serait

diats organiques

de I'organisution, ef. c1ue, selon nous, reproduirez beaucoup plus encore,_vous arriver à reproduire Ia fibre muser;laire, quolconQuo, la moindre cellule? ll suf{it ser de pareilles idées pour les réfuter. Mais revenons à notre suje[.

,

véritables eaytwt mo!'ttt'u,rt,
vous en

croiriez
un tissu

seuloruelt, qqre les . résin es, les_ baumes r Qui . jouissent de propriétés acides, doivent arriver dans I'intestin pour être salifiés par les alcalis qu.i exisient dans cet organe, et Qu'il en est do même des corps gras. Fartant de ces considérations, rien ne paralt plus facile que de se pronorlcer, au point de vue chimique, sur la nature du médiciment à emplo.yer et su-r la dose; mais une complication se présente, c'est que la composition de nos humeurs est modifiée, vici6e d'un très-grand nombre do rnanjères par suite de l'état patho-

est fort cjifilcile d'indiquer d'avance. On

d'expo-

logique général ou frartiel de l'économie

des liquides animaux serait d'un très-grand secours dans le choix et, I'emploi des médicaments. En effet elle permettrart d'apprécier les différentes métarnorphoses qile ceux qui sont absorbés éprouvent en passant dans les ditrérents viscères et dans le torrent de la circulation iusqu'à leur expulsion par les émonctoires
de l'économie. Nos connaissances sur ce

Nous avons dit plus haut que ia connsissance approfondie de la oomposition et cies propriétés

t'aôiôité h-abituelle du suc gastrique succède ,ine acidité outrée, comme danË le cliribète, la goutte, la gastrite chronique, ou une réaction toTut opposée, I'alcalinrté, ou bien oncore ce licluide d-e-

;

à

vient neutre. Le suc intestinal éprouïera mêmes anomalies ; à son alcalinité-ordinaire

les en

pcint ne soni encore que rudimentaires. On suppose en effet. sans en êt,re certain, Qr'à part un très-petit nornbre de corps, comme quelques halo et ôxysels alcalins, les alcalis organiques qui peuvent

traverser le cercle circulatoire sans éprouver d'altération sensible, presguo tous les autres sonl plus ou moins décomposés par ies acides, les alcalis et les différents eléments organiques
et inorganiques qui composent nos humeurs. Dans les notions que Ia chimie nous a fait connaltre touchant la composition de nos {luides à l'état rrormal, elle a démontré que, dans cet,te condition, le suc gastrique jouit d'une réaction acide , et le suc intestinal d'une réaction alcaline; il s'ensuit que I'on peut déjà prévoir josgu'à un certain point les changements que les subsi,ances éprouvent avan[ d'être absorbées par les canaux sanguins. D'une manière générale les basee subiront dans I'estomac I'actiorr salifiante acide du suc gastriquo, tandis que les acides traverseront cet organe et viendrônt dans la seconde partie du tube digestif éprouver I'action salifiante alcaline du suc intes-

succédera uno plus prononcée, ou même il deviendra acide. Dans-ces circonstances, I'action chim.ique que ces liquides principaux de l'économie exercent sut' les matières médicâillêrteuses à l'ét,al, de santé peut donc être, par suite d'une altération morbide, changée du'tout au toy!, L'expérience a en effet constaté que les médicarnents n'aqissent pas sur I'homnie sain comnle sur I'homme rnalade. La bile,-.la lymphe, fe lang, sur lequel,, ainsi que nons I'avons-dit il n'y a qu'un iirstant , la plupart des substances iniroduites dans l'économie agissent chimiquement, éprouvent des
perl"urbat ions peut-être enc,ore plus nombreuseg -

et moins faciles à reconnaît,re. La connaissance des altérations produites dans nos humeurs, dans chaque groupe de maladies, serait, donc de la plus-haùe importance pour le.praticien. En outie, ce qu'il lui feudrait, ce serait un nroyen pratique ,ioi lui servl[ de pierre .do touche pqur apprécièr , pour jauger en quelque sorte ce degré d'altératioir dané cÈaque cas particulier; car , bien que les pathologistes aient rassernblé dans ls même groupe des affections en apparence identiques, lôs nialadies n'en restent ilâs moins distinttei suivant les individus et suivant une foule de circonstances qui , modifiant le travail morbifique , changent aussi les indications thérapeutiq-ues. Ce n'estdonc que lorsqu'on aura résolu en pro-

6&

ART DB }'ORMULB[I.
Ie rapporter? Dans le preniier cas,'il parait'ration nel de I'attribuer air composé administré luipqpe-i dans Je second, d'uno solution plus difficile, I'expérience clinique vien[ en aidb à I'explication chimique. On sait , en effet Que les sels de même bâse, quel gu'en soit I'acidô,produisent tous le mêm-e effét physiologique les antimoniaux sont toujours des émét-iqiresl les mercuriaux des antiiyphilitiques; ôst clonc

periculosurn.

blème gue I'on pourra atteindre une précision aussi mathématique gue possible dans l'emnloi des médicaments. IIIais ncius ne nous re cachbns pas. Ars longa , aita breuis , eæperimentwm

Comment, en .effet, comprendro dans ces deux cas I'effet thérapeubique, ou plutôt à quoi

:

Ies médicàments., Les substances rfrédicanrenteuses ne sonl, pas en effeL indifféremmen[ absorbées par toub les organes, Mais, tel médicament r pâr une sorte d'a/linité électir.se sera attiré, accaparé par.tel orgâne et rejeté par un autre , et uice Dersâ,. Que I'iode soit in[roduit dans l'économie par I'injection dans le sang, par Ie tissu cetlulairé ou par I'estomac , on ïé retrouve dans les glandes saiivaires. Le cyanure de potasslgm,le sucre n'arrivent point dans ces glandes. Il en est de même pour l'e fer, le lactate et la plupart, cles sels de cefte base, eic. S'il en est ainsi pour le fer, que doit-il arriver avec son iodure_, ..d'ap1èg ce goi vient d'être dit plus haut ? L'iode doit terrdre à passer dans les giandes salivaires et lo fer à résister. L'expérience a démontré que I'iode était le plus fort et qu'il entraînait le fer. Il en est de rnême avec le mercure : I'iodure passe et non le chlorure. (V.
Taæicologi,e.)

Une grande, une importante guestion aussi à élucider pour I'art de ïorrnulçt,^et sur laquelle Ies travaux remarq.uables de M. C. Bernarô ont déjà je!é un grand' jour, est celle de bien conrrall,re. lg pooooir electif .de nos organes pour

r,

,

i

Nous avons..dit précédemment ![uo, parmi les age.nts médicamênteux introduitê danï l'économie, un pe[it, nombre seulement traversaienI le cercle circulatoire sans décomposi[ion sensible, tandis que le plus grand nonibre, &u contraire_, étaienf rejetés par les émonctoires naturels dans un état different du primitif. Nous rappglgns .ce fait, qfin d'entrer dans quelques considérations slrr I'action intime des agénts t, h érapeul,iques (,1 ).
(l)
Sels. suBsraNcus eur passnNr DÀNs LEs uRlNBg. A. .Sans altérati,on ow d, pew qtrès. Oarbonate, azotate et chlor.âte de potasse, sulfo-

cyanure et ferro-cyanure de potassiurn (ce dernier err 66 minutes), silicate tle potasse, tartrate de potasse et de nickel, borax, chlorure de bariunr. Principes colorants. Indigo et garance (ts rninutes), rhubarbe (zo minutes), gomme-gutte, bois d'lnde (zô minuter), curcuma, mûres, cerises noires (&5 minutes), baies de sureau (ZS minutes), cactus opuntia. Principes odorants (qrrelquefois altérés).- Huiles volatiles .le térébenthine et tle genièvre, valériurre, safran, ase fétide, ail, castoréurn, opium, asperges.
B. A l'ëtat cle combinafson. Soufre, acides sulfrrrique, sulfhydrique, iodhytlrique, oxalique, tartrique, gallique (20 minutes), succinique,
benzoique'

iode'

c.

Dëcomposées,

Les tartrates , citrates, malates, ae6tates alcalins sont transformés en carbonates. Le sulftrre de potassium passe en gra,nde partie à l'état de sulfate (IYohler et Stenberger) Selon M. Gélis, le lactate de fer ne pâsse pas dans les rrrines, tandis que le sulfate de même base y passe peu de ternpo aprês son administration.

juste de penser que c'êôt à Ia'nouielle combinaison que forme la hase, ou à la base ellemême, et non à I'acido qu'il faut attribuer I'effet d1'namique produit, à nroins que cet acide ne soit lui-même doué de propriétés médicinales r'-nanlfestes, e[ que ces mdme-s propriétés n'aient décidé le choirdu sel. Les ch[orures ne paraissent agir que par la substance basique,-tandis que les iodures jouissent des propriéiés combinées de I'iode ei de la base. Les ânalogies chimiques qolt donc quelquefois en défauiau point de vue thérapeutictue. L'action thérap'eqliqq.e des corps simples , métalliques e[ métalloïdiques admèt la mOmé explication. Quant à celle- des produits organiques, pal qg même nullement riéfinis, elle-présente des difficultés nombreuses qui ne nous paraissent pouvoir être levées qub lorsqu'on pourra apprécier leur affinité élec-trique. On saitr cependant qu'un grand riombre de substances organiques-odorintes peuvent traverser le cercle circulatoire sans êtie modifiées. du moins sensiblement. Ainsi, non-seulemenl le sang d'un individu soumis à un traitement copahique exhalera I'odeur du copahu., mais on constatera encore I'odeur de cêtte substance rjans la sécré[ion rénale, dans I'exhalation pulmonaire. Il en sera encore de même avec ltessence de t,érébenthine et la plupart, des huiles volatiles. L'odeur de I'ail se retrouve dans la perspiral,ion cutanée des individus qui en rlângent. On reconnalt dans le lait I'amertume de I'ubsinthe, l'âcreté des crucifères. On peut donc présumer gue toutes ces substances' agissent par elles-mêmes eI ngn par urr de leurs frincipes constiluants, ou des produits formés- avant leur entrée dans la circulation. Nous avons dit plus haut acti,on intime des medicantents; peut-ê[re e_ussions-nolls été plus logique en disant action dynamique tout simplement. Car, en effet , qu'est-ce que l'action "irttime des médicaments? est,-ce une action chi,mi,que, galuanique ou catatytique P en estce une aut,re? Cette question, qui, dans tous les l.qmps, a piqué la curiosité des médecins et des philosophes, et qui se rapporte à un ordre de laits don[ nous avons dit un mot précédemry.ent, ne nolls semble pas suscep[ible d'une démonstration matérielle I en un môt, elle nous

il

ATTT

DE

TOTTilIULETI.

parhî[ d'une solution au-dessus de l'intelligenee
humaine. Après les consiriérations chimiques, Ie médecin, dans le choix des médicaments, devra tenir compte desidiosyncrasie.s (de iàr,oc, propre, oi.rv, avec, et xgôorç , tempérament) sorte d'incitation nerveuse particulière qui irnprime à l'économie une nranière d'êt,re, par suite de laquelle

tique. Prise dans son acteption la pius large,
I'association des rnedicaments peut ôtre définie I'union de deux ou d'un plus grand nombre do substances médicamenteuses, simples ou composées, minérales ou organiques,.définies chimiquement ou non, quels que soient d'ailleurs les movens emplovés Dour I'effec[uer. ms âinérentô bùts que I'on se propose dans l'association des médicaments se trouvent assez exactement exposés dans le tableau sui-

,

chaque individu est affecté par les difféients agents d'uue rnanière qui lui e.st propre. C'est ainsi, pour ne parler qire des médicaments, que tel individu ne supportera pas I'application d'un vésicatoire, d'un tôpiqlp Quelcorique, sans qu'il lui survienne une éruption érysipélateuse , que chez telle personne des contractions spasmorliques céderont à une potion étliérée, tandis que chez une autre les sVmptômes augmenteront d'inl,errsité sous I'influ"enôe du mênn'e médicanrenl,; que tel individu enfin aura des vomissements à la vue de cerlaines préparations médicament,euses.

vant
A

:

4" Augmenter

associarrl, diverses préparations de Ia même substance. Ex. : potion fébrifuqe dans

-

En

l'action d'un rnëdi,cament,

La plupart, des personnes n'accordent pas d'odeur à I'ipécacuanlra; cependant les émanations de cette substance sul'fisent pour rendre malades t:ertaines orsanisations. On rendrait
donc plus rnalades encire de tels incliviclus ruxguels-on adninis[rerait ce nrédicament. On ii cité des exemples curieux de dyspnée cau-séo par ce[te substance; mais allcun n'est aussi remarquable que le suivant : ill. E. é[ai[ élève en pharmacie ; mais des dyspnées cruelles, auxquelles il etait exposé chaque fois qu'il touchait I'ipécacuanha, le forcèrent à quit,ter ce[tu cat't'ière poLrr ceile de la nrédc'cine. Âujourcl'lrui ie docteur 8., en ent,ran[ dans une ofÏicine , 1tenl, dire si on a touché ou non à I'ipécacuanha , dans la journée ; aussi , lorsque le premier crrs se présente, se relire-t,-il ;urssitôt, pour éviter d'êt,re malade. Ce que nous verorrs tle dire se rapporlu ir I'idiosyncrasie nerveusc 0u icliopathique ; mais

laquelie on ferait entrer du sirop de quinquina eI cle I'extrait, de cette écorce. des médicaments Qrli, prjt B - En associant isolémenl,, peuvent produire des effets- inrmédiats sernblables, mais avec nne moindre énergie. Ex. : les anl,ispasmodiques, les toniques amers, etc. , combinés entre eux , ont illus
cl'énergie.
C En ajou[ant ru médicarnent une substance douée de propriétés différentes, et n'exerçqlt point, sur lui d'aclion chimique, mais possédant la faculté de rendre l'économie, en- général, plys sensible à.son influence. Ex. : l.o-

-

plum unt aux mercrlnaux. 2o Ditttùnuer ou. !)léme préuenir l'action trop i,rritante d' un m ecl ic am,,ent .
D - En mélansealll le médicament avec une substance qui en arrgmente ou en diminue la solubilil,é. Ex. : bichlorure de nrercure et chlorhydrate d'amrnoniaque clans le prernier cas ; Lrichlorure de mercure e[ albumine dans le

lI En a.ioubant a,ù rnédicament une substance sust:eptible de préserver I'estomac ou môme l'éconornie en général de son ac[ion délétère ou irritante. Ex. : I'huile et la gomme au
phosphore, la gomrne ou la mie de pain à I'huile

second.

est une autre sorte d'idiosyncr"a,sic qu'olr pourrait nommtr clt'imique; c'es[ celle tlui fait lue tel incliviriu est influencé par un niédicapent, tandis qu:yl autre., qui, parait être dans les mêmes conditions, rr'en éprouvera arlcun effe[. Ainsi tel sera facilement purgé par lcs résineux , qui ne le sera pas par les purgatif's salins, el, sera inut,ilcment rendu malade par
I'emploi du calonrel dans le mêrne cas; tel atitre n'éprouvera pas la salivation par I'usage trèsprolongé de ce derniel sel. tanCis qu'un second en scra atteint à la prernière dose. Ces faits tiennent sans aucun doule à cette d ifférenoe d'abondance ou de composition des humeurs dont nous nous occupions tout à I'lteure.

il

de crol,on, I'opium aux préparations antimo-

niales adminisl,rées à I'intérieur, les aroma[iques aux drastiques. Qo }ltteir,i,r ir, la fots les effets d,e plusieurs mérlica,n ents . F En associant des médicaments qui, bien

qu'exr.rçanI des médications diflérentel, donnent souvent en dé[init,ive un résultat semblable. Ex. : as-ccciat,ion du calomel et de la scille, dont I'effe[ commun t'st la diurèse. G - En associant des subslances douées de propriétés plus ou rnoins différentes, dans I'intention de remplir plusieurs indications à la fois. Ex. : mélange érnéto-catharticlues et toni-puru
gatifs

Association des médicaments. L'association des médicarnents est un vaste sujet qui ernbrasso presque toute la thérapeu-

lno Obtenir des eft'ets qu'atteune substance mëdùcamenteuse simytle,- prise isolément, ne

.

pourra,ùt produ,ire, H -* En associant des médicarnents doués
o

66

AIiÏ

DE !'ORilIULËR.
I'union de I'acide sulfurique avec la chaux, d'où
cornme ci-'la arrive par la combinaison des acides avec les alceloTdes Qui, en acquérant ainsi la so-

de propriétés essen[ieilernent difTérentes , sans lction chimiQUe, au moins cléfinie , les uns sur es autres, et qui après leur réunion produisent des effets tout autres que ceuK qu'ils pr,rduiraient séparément. Ex. : les électuaires'eb tous les médicarnents tres-composés des anciennes
pharmacopées.

résulte un produit inerie; _ou sont exaitées,

I - Bn associan[ des substances dont ies réactions cltimique. - Donnenb naissance à des comnosés nouveaux. Ex. : pilules de Blaud. ' - Ou mettent à nu les principes actifs de I'une d'elles. Ex. : pot,ion de-Rivièie, collyre de
priée.
Leayson. l-f Don,ner au rnédt,cunrent une forme apprù

sées alcooliques, vineuses, é[hérées.

J- Pour masquer ce que I'odeur et Ia saveur ont de désagrtiable. Ex. : Emptoi cles correctifs. prévenir unr décomposilion sponK - Pourrapide. Ex. : plQp;:rafions compotanée -tro1l.

t - Pour faciliter I'action du remède. Ex. : axongg eû iodure de potassium dans la pomDans le cas d'association de méCicaments dont les effets s'ajoutent , il faut dans leur administra[ion tenir conrp[e de la proltorfion de chacun des composantÀ et de leui activité respective. Supposons , 0r effet r Qlr'on assot.ie à P. B. trois âst,ringents, soit uh gramme de chacun , la force du pfemier étant ieprésenl"ée par deux, celle du deuxième par quatré, et celle du troisième p?r fix, I'effe[ total d'un pareil mélange sera. égal à douze; mais supposons
maintenant, qn'on réduise la dose des deux pl.emiers à 60 cen[igranimes, e[ au contraire, qû'on porte cclle du dernier à deux gramntes, or) alrra alors un effet égal à quinzo, bien que le poids total du rnélange ne soit pas auErilenté. Cépendant il faut, bien se prémunir conl,re des calctrls aussi mathématiques. L'alliage fcrmé de bismu[h, étain et, plomb, dit métal de Darcet,, e-q[ fusible à 96", c'est-à-ciire au-dessous du point d'ébullition de l'eau; et pourtant le plus ftisible des métaux composant ne I'est qu'à 2 g8'. D'autres alliages présentent des réstrltat,s inverses. Quoi qu'il en soit , dans les cas où I'action cles médic.amentsl p.ar suite de ieur association, est augmentée, diminuée, en un nrot, modifiée d'une tnanière quelconQuer il faut, tenir cornpte de ces changements dans leur administration. made iodurée.

sirnplement modifiées d'une manière heureuse I tel esl le cas de l'association de I'iode au potasuium , clans laquelle celui-là Fgrd sa cauitigité sans perdre ses propriétes médicinales. -substances Dans I'asgocia[ion des organiques cornplexeË, orl obtient, à n'en pas douter, nous le réirétorus, les pendants cle cès trois Sortes de résultats ; toute la ditlérence gue nous vovons enlre les' deux ordres de conibinaisons, b'est que I'un peut se prévoir, se formuler mathé(nâliquenren[, en un nrob, est défini; l,andis que I'aut,re, dans l'état ar:tuel de nos connaissances, n-e peut être reconnu qile par I'expérimenl,ation cliniqtre, ile peut se piévoir que far une sorte d'intuition , en un mo[ encoré , est empirique, mais n'en est pas moins réel.

lubilite, acquièrent flus d'éneigie; ou enfin sont

Se I'incompatibilité.
exisie trois sortes d'incompatibilit és z I'incornpat ib ilite 7ilt y sique, l',in compatibi li,të Tthy s i, o I o g i qu a et l' in c o m p,at ibil it e c.himi qu e . No u s nous sommes occupé de la première en traitant Q* lu fornre pharmaceutiqrrê des médicaments, cle la seconde sn parlant des idiosyncrasies.Il ne nous reste donc.à parler"que de la dernière. L'act,ion chinrique , qui peut résulter du mé-

Il

Il

s'effectue, cela ne fait' pas doute por,rr nous,

dans I'association des subsianûes organiques

complexes , quelque chose d'analogue a ce qui se pâsse on Chimie lorsqu'otl uniL uiï ou .plusieurs corps élecfro-négatifs à Lrn ou plusieurs

corps électro-positifs, associations desquelles résultent des combinaisons où les propriétés
propres à chacun des composants, au point de vue médical, sont annihilées : tel est le cas de

blissemrnt d'une formuie il doive s'astreindre aux règles de ia chimie pure, e[ rechercher des mélanges qui donnent des produits bien nets, bien cléfinis; mais seulerndnt t1u'i[ sache en somme les résultats du nrélang0, et, surtout qu'il évite les associations qui pourraient donner naissance à un tout inerte- ou à un composé délétere intempestif. Les auteurs ont donné jusqu'ici o selon nous, un_ sens irop absolu à ce qu'ils ont errtendu par sulrstances'irteompatibles. Aussi, d'après leurs préceptes , voit-on les médecins généralement, portés à admetl,re que tou[es les substances Qui, par leur association , peuvent donner naissance à un composé insoluble, sont incompatibles , et partant , clue le composé insoluble est inerte. Cette msnière de voir est, rationnelle jusqu'à un certain point,; mais, nous le répétons, il ne faut pas lui donner rrne valeur trop rigoureuse, sous peine de la voir démentie pai les-faits. Pour pouvoir apprécier sainement, le degré de ltocuité ou d'innocuité des substances médici-

iange des substances médi-camenteuses, est une quest,ion qlli domin e en tièrement, I'association des médicamenls. Le médecin devra donc connaître suffisamment de chimie, poyr pouvoir ap. précier convenablement les réàctions qui peuvenI avoir lieu par suite des associations qu'il prescrit,. Cela ne vcuf pas dire que dans l'éta-

ÀRT DT] ITORI\{ULER,
nales, il faudrait, comme nous I'avons dit plus lug!, connattre exactement la compositron dos tluidrs hurrorâux et leurs propriétéi ctrirniques dans les divers cas de sanl,é où de maladier, .t même d'âge ou de sexe. Les chirnistes de l'épooue qui nous a précédés voulaient trop exclusiiemeni expliqueries réactions qui se passent au sein de i'ofganisme par celles riui so passaient dans leurs lÏboratoires. Imbus he ce vieit adage chimiqu e i corpora, non

67

biclilorure de rnercure. Dans Ie cas cl'association prealable avec les substances que nous vonons d'irrdiquer, n'avant aucun emprunt à faire const,i[ution nornrale des tissus et des lrurneurs, le chlorure mercurique produit, au contraire, une action clouce e[ cer[aine. (Y . Bichl,oru,re de mercure .) Ce que nous venons de dire du sublimé corrosif pourrail, s'appliquer à un très-graud nombre de sels minéraux qui forment, des combinaisons avec l'albumine et ses congénères; [els sont, les sels solubles de plomb, de zinc, de cuià la

agunt nisi si,nt soluta, ils réputair;rrt inerte toute substance insoluble, sans vérrfier par I'expérience clinique s'il en était réellement, ainsi. Ils ne considéraient pas les Cifférences d'action que pouvaienI avoir les menstrues animaux d'avec les leurs; ils ne faisaient pas plus de cas de la différence d'act,ion de leurs moyens mécaniques d'ayec les forces donI I'organisme drspose. À.ujourd'hui on sait pertinemm6nt que les 'êtres vivant,s peuvent s'approprier, clissoudre, faire circuler dans leurs fluides les substances les plus ineolubles dans les dissolvants ordinaires. Il découle de ce que nous venons de dire qp'il no faut pas regaider comnle incompatibles d'une manière lrop absolue des corps qui, par le.ur mélange, donhent, naissance a iles composés insolubles. Tous les iours les médecins àssocient les préparationshrrugineuses au quinquina, des substances tanniferes aux alcàloï9tt, associations qui produisent des composés i_nsolubles pour ltis bhimistes, et qui cepenrla n t. produisent les meilleurs effets sur l'économre.

vre, d'étaio, d'argent, de platine, d'or, etc. I tous ces sels, eo effet, formen[ avec les substances albumineuses et fibrineuses des compo-

sés insolrrbles dans ['eau et, dans les dissolvants

ordinaires, mais solubles dans les hquides du
tube digestif à I'aide desquels ils sont, mis dans un é[at émulsif très-propre àl'action médicinalo. Voilà rlonc une série de composés nouveaux donI la thérapeut,ique pourra tirer, par la sui[e, de grands avantages. Personne ne conteste I'efficacité du sulfate de fer employé dans les eas ou les ferrugineux sonf indiqubs ;" mais personne n'ignoro ilon plus la fâchôuse'impression que son" ingestion produit sur l'économie : nul doute qu'il ne faille I'ail ribuer à sa trop grande solubiiité. On trouve dans cette explication la raison qui fait qu'on préfère

C'est donc maintenant, un fait établi que la connbinaison insoluble formée n'entrave. pas toujours I'action du medicament. Nous lrons Blus loin, il semblo mêrne que certaines classes d'agents thér'apeutiques ne donnent des résul[al,s satisfaisants qu'aul,ant, que leur solubilité ne peut se procluire que lenlement' dans nos organes. Le sublimé corrosif nous en offre un exemple frappant. En effet, administré seul, il impressionne trop vivement I'estomac et I'enflamme, tandis qu'avec les matières animales azotées, comme i'albumine. le gluten, le caséum du lait, il forme des combiiaisons fscilement supportées et dont I'effe[ thérapeu[ique est, des plus' satisfaisants. La théorie chimico-phvsiokigique de ce fait, est des plus simples ; lb s'ublinrd dorrosif s'empare ded matièrbs aibumineuses e[ fibrineuses partout où il en trouve I se trouvan[ en contact avec des substances de cette nature, lt)rs do son ingest,ion dans I'estomac, il s'en emparo, âu dét,riment des tissus e[ des fluides animaux. Il en résulte nécessairement urre perlurbation, une drrection anormalo, qui so manifestent par des accident.s plus ou moiirs graves. Cela explique ces pincemènts douloureux, ces hémoptysies quelquetbis violentes qui suivent assez souvent I'emploi du

à I'empioi de ce sel, malgré la ffcilité' de sa préparation et son bas trrrix, d'autres sels de fer rnoins solubles, comme le pro[ocarbonate, le lactate,- les tartlatgs, ou même des ferrugineux insolubles à I'aide des acides de I'estomal, comme les oxydes de fer, et même la limaille de ce métal. Ces considérations nous amônenû naturelleTent à faire, €tr passant, quelques applications cle. ces données à ia toxicologie. Quand dans u? empoisonnemen[ par les alcalis végétaux on administre du taurrin ou des décoctés -de subslances tannifères; quend dans les ernpoisonnemerrts par I'acide ar'sénieux ou admirristre I'hydra[e de peroxyde de fer; quand dans les erir-

poisonnements par des sels minéraux et en particulier par ld sublimé corrosif, on administ,re I'albumine avec I'intention, dans ces différents cas, de former des composés insolubles, il ne faut pas croire que ce coniposé produit soi't tou[ à fait dans ce cas, mais seuleùent qu'on
su spen d d'

des poisons, Qu'or en modère considérablement I'absorption, mais non qu'on forme des composés tout à fait insolubles èt tout, à fait inoffensifs. En effet, on a pu coustater que dans des .empoisonnements dans lesquels ôn avait administré, avec succès, des cont,ie-poisons, les urines contenaient encore lo poison et I'antidote cinq et six jours après I'ingéstion, [a pratique

en détruisant I'action corrosive

une m anière instan tanée I'in tox i câtion ou vérréneuse

6&

AITT DU TTORMULBR.
curo et de bismuth exceptés), les carbonates de po[asso, de soude et d'ammoniaque' 1.9 phof irhates et arséniates de mêmes bases, les suliures alcalins, les iodures dgt trois premières .chlorures (sauf le- protochlorure sections, les de mercure, le chlorure de plonrb et celui d'argent) ; Ies cyanures de potassium,.de.mercure' de pbtassiunr et de fer ; tous les sels à base do 'd'ammoniaque potasse, de soude et I tous les sels à basos inorganiques avec excès d'acide, le bitartral,e de pôtassè excepté, tous les sels à bases organiques, quel qu'eh soit I'acide le chlore; ies âcides'arsériieux, arsénique,. tto'carbonigue; tous les acides végétaux rique, sont solubles dans I'eau. Que les sulfates indiqués ci-dessus entre deux parenthèses, les carbonat es autres- gge ceuK

iournalière, en faisant administrer des purgatifs -et des vomitifs pour l'évacuation complète du poison, même après qu'il est neutralis-é, vient ilu resto confirmer notro théorie. Dans ce qui précède, nous avons cherché à démontrer qu'it ne fallait pas toujours conclure des faits chimiques aux effe[s ttrérapeutiques, et qu'on ne devait tenir compte des premiers que lorsque la pratique avait [lrononcé. Considérant toutefois qu'il est plusrationnel, en général. d'éviter I'association de substances qui, par leur contact, peuvent procluire des composés nouveaux el, mal définis, ou définis, mais autres que ceux qu'on a I'itttention cl'adminisrer, nous dllons posdr quelques règles générales relatives
Ces règlès sont toutes chimiques e[ pour la plupart r6sumées des belles lois^ de Beriholler. tlo Toutes les fois que deux sels à l'état de dissolution peuvent, pâr l'échange de leur base et de leur acide, former un sel soluble et un sel insoluble, ou bien deux sels insolubles, la décornposition est forcée, à moins que le sel insoluble et le sel soluble ne puissent, en so combinant, donner naissance à un sel double, ce qui es[ rare. 2o Si deux sels solubles, ou un sel soluble et un sel insoluble peuvcnt, par leur contact, donner naissance à-deux scls insolubles, la décomes[ éealement fbrcée. 'nosition on m?le les solutés de deux sels qui rre 3o Si peuvent donner naissance à un sel soluble et à ùn sel insoluble, lo mélange n0 serit pas troublé; le plus souvent il n'yl mêrne pas décornposirion. Cepentlant, celle-ci pe-ut avoir lieu, ôomme en mêlant un soluté de nitrate de ntercure et de chlorure de potassium. Dans ce cas

i

aux incompatibles.

indiqués précédemmen[ comme solubles, les phosphalss, les borates, les sulfures cles clnq

il v a formation

de bichlorure de mercure e[ d' izotaLe de pobasse, -mélange très-dan gere.u.x. 4o Bn mêlant utt sel quelconque e.t un acide, une décomposition est presqLle certaine. 5o Les sêls à acides farbles ou gazeux sorrt toujours décomposés par les acides forts. d' Les oxvd'es alcâtins en contact avec les sels des cinq Ternières sections ou à bases organiques leô déoomposent en précipitant leurs
bases.

70 Les oxvdes métalliques en contact avec les acides, s'y combinent ôt donnent lieu à des
composés nduveaux dont les propriétés sont quel0uef.lis t,out, autres. 8o'Les substances végétales tannifères précipitent I'albumine, la gélatine, les alcalis -végéiaux et les oxydes de la plupart des sels des cino dernières sections.

'

ll sera facile de faire I'application de ces règles en se rappelant que leb-acétates, hors le pr6toacétate dè mercure et l'acétate d'argent, Ïes bicarbonates, azotates , sulfates (coux de baryto, d é[ain, d'antimoine, de plomb, de mer-

stasn ation du poisott, à laquelle les particularités dont nous avolls à nous oocuper ont cependant trait, nous dirons gge lg t,ube digestif, dans certains cas, reste imprégné quelquefbis pendant plusieurs jours de I'agent thérapeutiqrie ingéré-. Ainsi, il est démonl,ré aujourd'hui que si I'on administre une pré,paralion d'iode-après du calomc-'I, il y aura fb:ma[ion d'iodurd de mercuro au sein de l'écottomie, et le malade salivera. Que I'on fasse boire de la lirnonade tartrique après I'ernploi des antimoniarux, il y aura producl,ion d'émétique, _et par suite vomissements, ou tout au moins des natrsées. Ces faits, que nous pourrions multiplicr, ne se produiseirt pas sedlement, à I'intérieur, mais aussi à I'exlérieur. En effet, si un uralade, après des frictions tl'onguent ^nap.olitain, vienf quelque temps après à se frictionner avec de'la pomrrradé iodurée, il y aura formation tl'iodure de rnercure et de potasse caustique, et celle-ci déterminera r.rne vésication à la'partie. La même chose arriverait si, au lieu de irictions d'onguent napoiitain, il y avait eu nrécédemment a-pplication d'un emplâtre de Vigo. IJn malade qui aurait été soumis à uu traitc'ùent saturnin ôxt,érieur et même intérieur pourra, s'il est soumis quelques jours après à

clernières sections eû les iodures des trois derrrières srulement, sonl 'insolubles dans I'eau. Le soin que nous avons eu d'indiqqg{, dult le cours du- Dispensaire, les incompatibles à la fin cle I'histoire-de, chaquo substance, suppléera à c,es règles, dans les cas où des données générales ne sont pas possibles. A I'incompaiibilité chimique se rattache une question importante de laq'uelle nous croyons 'voulons parler: des dovoir dire ùn mot : nous réactions qui peuvent avoir lieu par suite de I'ingestion d'un médicameut après lln rutre médicilment, même après quelques jours d'intervalle. Sans touchei au fond de Ia question de

la localisation ou

fet constaté q"u'on pôouuiiun.ore trouver dans Ies urines de I'iorlure potassique, trois jours après -son ingestion. que les sels d'antimoine pouvaiell y etre reconnus huit ou dix jours après la cessation d'u n l,raitemen I par moyen .

mrnes, peuvent quelquefois séiourner dans les espace.s intercellulairès pendan-t un temps plus ou moins long.. L'expériènce chimique a en eË

que les agents ttrérapeutiques, avant

un traitement par le soufre, prendre une coloration bise pas-sagère. ce soni là des effets dont nous avons été témoin. Il farrt donc arlmettre

ART DE FORITf[][,8R. 69 por-rrrions le dirs des aut,res sels clo soude, de ceux.de potasse, do ceux de magnésie, dont
I'acide sérait I'acide sulfurique, phôsphoiique, rait la même, à part tout,efois I'inûensité.
azotique, chlorbydrique. L'abtion proïuite se-

d'être éli-

.lelr

Ë3ftill1ue

Si le charbonr'qoi est complétemôni insoluble, même dans les liquides de l'éôonomie; si le soufre qT, à la.vérité, elst bien un peu attaqué par ces mêmes. liquides, ont un efl'et purga'tif à haute dose, il faut, uniquement le rapporler à I'action irritante de ces coips sur le rube in-

tées. La rhubarbo est tonique à faible dose, e[ purgative à dose élelvée. Cornment expliquer cet,{,e différence d'action ?

pas moins très-défectueux. C'est un fait avéré en thérapeutique, clue les médicaments on[ des eff'ers physio[ogiqtir* qri varient d'intensité, et sonù quËlquefôis rnêrne opposés, selon les doses auxq'ueilcs ils sont ad_ ministrés. L'émétique es[ un iontro-sl,irnulanI a la dose de 4 decigra'mmes à un gramme, c'est un vomitif à celle dê B à 45 centigrammôs, e[ un purgatif à celle 9e 5 centigrarnmés pris clans uno grande quantité de liquidé. Le sulfate de soude a haute dose est un purgatif ; à faible dose, il est diurétique. L'azolate-de potas-se est dans Ie ntême cas. Le calornel, à doses très-réfracté,*q, est un altérant; à.la Ç9se de qo*lqoÀ, déc,igrammes, c'est, un purgatif ; à la dôse cle P a & grantmes, i[ provoque la salivation et ne Fqrge pag. La digitale esr, un éméto-cathart,ique a,haute dose, et un diurétique à doses réfràc_

Ilose des médicaments ou posologie. La fixation des doses des agents thérapeutiques cst I un des poinls important,s de I'art clt: lbrmuler. En effet, le rnédicamenI bien choisi pour la forme, pharmaceutiq*e et pour I'agerii prinr:ipal, et péif,qlr par le closage,' n'err ..* ii

oe ces subst,ancqg, tandis

ple, I'action de ce sel est locale

"nlq.ônlent à ce que [absorptirin du nrédicarne't ômployg esl conrplète, irrcomplè[o ou Dans le 'ulie. cas de sulfate de souCe à haute tJose , par exern-

Dans les cas les- plirs simples-, cela

tie't

il est absorbé et son action

sur le tube intestinal

; tandis qu'à laible dose,
est auire.

et, toûd

irritative

liquide, et c'esI la plus srande partie, derneure

concentrée de la solutiori saline. Le reste de ce

une soif violente. Il se fait un.écha.!gg d'eau ct de sel dans I'estomac même, qui rejel,te la première et, prend la partie la moin

ilt produisent I'effet conrraire I organe en causant

. Bn. effet, introduit,s dans I'estonrar:, les solutés salins sonI absorbés, poLrrvu cru'ils aient in certain 9qsr0 de faiblesse. s'ils sorit concentrés,

: ils dessèche'i

j

nor

absorbé,. n'est

unnatres, mars penètre ctans le canal intestinal et détermine en I'irritant un elïet purgatif. C; que nous disons lii çh, snlfirte do souà'*, nriu.s

point secréte par les voies

posologie homæopathique. , En général, un-médiôament par un excès de clos' pegt Sgir comme poison ;- mais seulement en .gene.ral,. car i[ est des médicaments même actifs Qui, administ-rés cn qrl6ptités plusieurs fois aussi. grande que la dose'à laquette its Drorluisent Ie summ?trn de leur effet thérapdoriqrô, n'agissent pas comme toxiques, et, .tbiu à re_ marguer, ne. produisent pad. un e{gt plus grand par ce-t excès de dose; - I'aloës, I'ipbcacilanhà so.t, dans ce. cas. Quelques substaices voient même amoindrir leur aition par un excès de dosel 4 gramme de scammonée purge générarement mieux qyg 9.. grammes, et as,sez- souvent l5 grammes d'huile de ricin que 30 srammes. tjes considérations doivent fiire déJirer bien \/rvement une étude sérieuse de cu quà nous nommerons la Balistique des médicaments. . L'idiosyncrasie ept à prendre en grundu consrcrerat,ron dans le dosage des médicaments. Tel indir,idu sera pulge à dôse diurétiq"ô-pârfu.soi_ rale de.s0ydq, tel autre exigera une do.se double ou triple de la dose purga-tive ordinàire o, cà pour eprouver des effets; mais une anomalie :9r Dlen plus trappântfr{ C'B$[ qge ilOû-$splenrent

versera le tube digestif sans produire d'effet, si ce n'est assez souvent une iiriralion fâcheuie. Aussi est-ce une chose gé'éralement reconnue en pratique, que dans tous les cas où Ie médi_ cament doit être absorbé pour procluire I'effet qr'on en al,l,end, des doseô faibies, rnais soo_ vent, répétées, donnent des résulfats et ptrs pro.mpts _gq plus satisfaisants. Cependant, s,il rau[ consrderer ce prlngpe comme vrai dans un très-grand-nombre de càs, il. n'esb pas gunu.ài; ensuite, il faut se garder, même dans lè cas où il a toute sa jusreise,. dé le pousser juiqotalu

fier qu'une faible portion d'une grahde masse gue I'excédant lra_

point sur lequel. nous devons aussi appeler ,, _ Yn I'attenl,ion despraticiens, c'esI que l'-effet iynamiqug des médicaments, et surtbqt de ceui qui sonI insolubles, n'est pas toujours en raison oirecte de la dose employée. C'est en vain que, pour dé[ruire plus piomptement un état chldrot-ique, on forcerait ies do^se's de limaille de fer ou des oxydes de ce rnétal. Le suc gastrique n'ayant qu'ur)e certaine acidité a la foié, n0 r,ourra bali-

70

ART DE FORIIULER.
Les doses indiquées dans les formules de ce Dispensaire sont, à moins d'une spécification pariiculière, celles pour I'aclulie. Nous pt'éviendrons en nrême temps que les doses indiquées à I'tristoile de cltactue substance médicinale sont celles qu'il convieïl en général d'administrer dans les vingt-quatre heut'es. Sous le rrupbort de I'habitude ou accoutumance, il faut's'e rappeler que cert,ains médicaments doivent être adrninistrés à doses r",roissantes pour c;u'rls continuen[ à proeluire I'effet gu'on clésire. L'opium prêsente des exemples Iemarcluables d'accoutumance. Certains malades onl pu arri'l,er à prendre jusqu'à 4 0 grammes et plus-de cette substance par jour, quand la vinglième parl,ie de cette dose pourrait suftirel pour tuer tout, individu qui la prendrait, d'emblée. Dans le tétanos, ,l grammb d'opium et plus a pu ê[ro donne en une dose, et répété plusieurs fois toutes les 2 ou 3 heures, sans effets ro-

les mêmes closes ne SAuraient i,oujotrrs convetlir à tous les individus de même sexe e[ de même âse, rnais quelguefois encore atlx mêmes indi-disposition idiopathique accivi"di,s, selori la denteile dans laqueile ils se trouvent. De telle sorte QUo, dans ces cas particuliers, le repqrt aux faiis observés antériéurenrent sur un indidu n'est, plus une gal'ant,ie suffisante. Ce serait auraiû pour but, de iechercher dt's données q1é-

une étude bien digne d'intérêt que celle qtli
sur ce su.iel,. Mais elle nous paraît tellement hénissée rie dil'ficultés, qu'il es[ à craindre qu't'lle no soit janrais faite. ' Les considéiations auxquelles il importe encore d'avoir égard dans la fixat,ion des quan'' tités, sont l'âge-, le sexe, I'habitude, la tolérance, et unc foulo d"autres que le pral,icien peut seul apprécier convenablemen [. ' ioar rapport à l'âgq, Gaubius e dressé un tableau porir les doses à gmployer. I'{gu. I}o sâurions inreux faire que de le reproduire. Pour un adulte oir donne la dose enlière e[ on la prend pour unité; pour les autres âges ort suit la gradation suivante : 11.3 Au-dessous d'un an tltn â t/rz À sept ans
crses A deux atrs A trois ans
tl.z A qrtatorze ans ris zle À vingt als t1a Aquatreansl.|4Devirrgtàstlixanteans.l Au-dessus de soixante ans on suit, la grada-

marquables. [-,e mercure ne produit quo difncilernent la salivation dans la fièvre. Des médicaments beaucoup moins nonrbreux, il estvrai,
augrnen tent d'effet par un usage prolcrngé ; tel esf le cas de certains purgatifs, de l'éméûique, des préparations de plomb, dont I'activité augmente propor[ionnellement à la prolongation de leur em ploi. Ce po'uvoir de I'habitude, qui fait que I'action d'un médicament dirninue de iour en jour, ne

tion inverse' Pour les femmes on prescrit ordinairement des doses plus faiblc's qqe. pour les hommes'
Hufeland a établi le tableau suivant
:

doit pas être

Années. 91 8r '1, 61 5, 4, 3t 2, l' Doses. 2t+, 2'3, 22, 21, 20t 18r l6t l3t 10' ilIois, ll, tot 9r 8r 7r 6, 5, 4, Br 2, !, tl?. 8, 7, 61 6, b, 2, 1' Dtrses. g,

Ànnées. 26, 20, t5r th, 13, t2, 71r 10' Doses. 4'0, 3Ër 30, 29, 28, 21, 26, 26'

in terprété par la diminution de propriété de celui-ci, mais bien par le chanqeinent d'élat des prrlies sur lesquel]es il exerce son acl.ion. On daiI que la force de I'habitude

Il v a quelques remargues

à

faire relativement
que

gardée, ils sùpporteront égaleme.nt, qne dose itus qrande d'un drastique que I'adulte, mals ils ser6nt plus affectés par I'opium. La dose des médicaments doit varier un peu selon les pays. Lgs Anglais ne supportent pas les mêmes dôses de digi[ale, d'antimoniaux, etc", en Italie gue chez eux. La dosô doit encore varier s'elon les surfaces sur lesquelles le médicamettt doit être appliqué. Il faut ôn général Ces doses moindres pour la surface gastrique qtle pour I'inteslinale ou pour la pearr.'La doàe pôur iavernent doit être !q plus soùoent double oir môme lriplr: de celle qu'rl faut pour un mérlioament ingérô par la bouche'

àes médicaments à doses faibles n'ont aucune àction sur les aclultes, ils fonL mal aux enfants; il én est d'aulres' comme le calomel, par exemp-le, quo les enfants peuvent supporler tnême à p.ltrs fbrtes doses qui les a.lultes.- Toute proportion

aoi .lo.e's chi'z

les enfarits.

En effet, tandis

peut énrousser la puis'sance des poisons les plus violents ; mais on satt aussi que cela ne veut, pas dire qu.e le poison cesse de l'être pour un individu qui ne serai[ pas comme mis en mesure d'y réslster. Le fait physiologiquo qui nous occ,ipe démontre qu'il'esl d'trné bonrie méthode, 16f-*que l'rrsage d't',n nrédicamen doit so pro-

t

longèr lonqtàmps, de prescrire des doses ascendantes âu début, d'en suspendre I'administral,ion de ternps en temps, tiu bien encore de changer le rnode d'aclmihist,ration. Un médicaen lavernënt i il a conservé toute son action sur la meml)rane intestinale. La tolérancen'est pas la même chose que I'ha' bitude. Celle-ci persilste tant qu'on administro la substance ; la folérance cess'e quelquefois tout à coup, et, les symptômes d'empoisonn.ement se révèlént : on s'habitue à I'opiuin, on tolère les

menin'agit plus sur I'estomac, administrez-le

antimoniaux. La digitaline demande des soins extrêmes, si I'on ne ieut pas voir -surgir des accidents d'intolérance grav'e. L'acide arsérrieux donne lieu aux mêmes icciderlts, mais moins facilement, et on Deut prévoir I'inlolérence à la congestion de la précurbeau, à un état fébrile, qui en sont les

ART DE FORTTULER.
seurs. Il est probable que tous les médicarnents énergiques qui donneni lieu à I'accurnulation ou localisat,iorr sont dans le même cas. Dans I'administralion des médicarnen[s, plusiours autres particularilés relatives aLrx dôses pen\ enI encore s0 présenter. Il pourra arriver couvenables, donnera lieu à Ces accidents qu'orl pourrait attribuer à un excès dedose, tandii que ce n'es[ que le défaut d'accotr[umance. Ainsi I'àrnica, à quelque dose gu'on I'administre, trouble quelqrrefois le canrl alimentaire; le canrphre, I'assa-fætida causent de même à quelque,q personnes des malaises pénibles que ['on ioit 'cesser en persistant, dans lelrr adminislration. Far conl,re, il peut arriver qu'on aLtribue à une dose insuffisantb une recrudescence du mal, et alors qu'.on augment,e la dose,quand il faudrai[,au con!rg.irg, rapporter .l'aggravat,ion des sympt ômes à I'effet pliysiologiqué lrop prononcé riu rné,licaIuent, dont on devrait récluire la dose ou nrême suspendre I'emploi.Voilà des circonstances dans lesquelles le piaticien doit s'attacher à reconnaitre la réalité des choses, et, dans lesqueiles sa propre expérienee leguidera plus srirement quc tous les préceptes qu'on pourrait établin sur ce
su.iet,

7l

revient au même, ils font, commo ils disent, de
la nrédecine crpect,ante. Nous venons d'admei[re
tou

[ à I'heure qu'il

rnr)n

qu'un médicament,'bien qu'administré à doses

t oute notre pensée , nous dirons aus.qi gue nous croyons per"l âu sceplicisnre de certains, e[ qu'il esû plus facile de rejeter un proolème difticile cùmme absurde que de le résoudre. Qui pourrai[ nier aujourd'hui I'action bienf'a isa n [e d es médlcarnen ts sur I' organisme,quand beatrcoup d'enlre cur en on[ une, pour ainsi dire, nrathéma[ique ? La chirurgie oiulaire ref'u:era-t-elle à la belladone les piopriétés de dilater la pupilie, alors même clue cefte subslance, produisanI son eff'et,, distend considérablemeni cet, organe et far.ilite au chirurgien une opération ? Refusera-t-on à I'opium sa vertu calmante, par Ia _ raison qu'un excès de dose agite ? La, proprié[é anlipËiriodique du quinquina" ou dô s.on prin_cipe actif peut,-elle être I'ejetée, quaud I'lteure de Ia Iièvre en ne sonnanI pas vient dire que sol efft'[ egt produit ? La- spécificité des mercuriaux est-elle à mettre en doute? Le tartre s[ibié n'i st-il pas un émétique o le fer un anticlrlorotique? En vérité ce serait nier le mouve*

y a v Ait des hommes vrait scepLiques ; mais pour dire franchement

tière médicale, réduite à sa pl'us -simple exnres-

DU SCEPTICISMTtr tsN THÉRAPNUTTQUE. Nous sommes déjà loin de la cloctrine phvsiologique, c'est-à-dire cle l'époqi:e où la 'nrâ-

trait,ée, que I'auleur se trourât cli)ns une posipourrait en effeI qu'on nous accrlsât, qu'on nous pertnette. une locution lrivial''., de préctter pal.t,r notre sai,nt. Soit. l{ais n'est-il pas ,1ûe, si 'rai nos arguments sonl, irrécusables, déduits" de Ia saine logique, ils n'en auront pas moins tout,e Ieur valeur ? Cette considération ro11s a fâiI !f sser par-dessus les, scrupules que uous pou-

ftit plus el{lcacement ci plus convenablenrenû
fron en apparerce pl*s desintéressée :

gomme et les sarrgsues. Ce svstènre qui a fait tant, de bruitr Qui a comprté u'- si grand nombre d'adeptes, tellement il scnrblait ôtiô I'expressiorr même dc la r'éri|,é, u'est plus airjourcl'lrui qu'une théorie médicale savainmerl[ rléveloppiée et énergiquement soutenuo,. Jusqu, a sa rlroit,, pâr son tenace eb remarqualile aurerrr. Nolre tâôhe sera donc d'au[ant plus facile, que nous n'avons à combattre QU'un pntit, non,bre d'athées qui nienl, franchemenl, toute action bienfirisan[e aux médicaments, et, il fant Ie cJire, ,ne masse assez imposante .d,pqp.tits inrlécis sur ce point. Peut-être eiit-il fallu, pour que cette question

sion, s0 composait de trois aqents': I'eau, la

Loin de nous I'intention de chercher à fairà croire à l'action médicale de l,outes les substances présentéÈs comme en possédant une,

ment. Quelques sceptiques à demi diront : nous acceptons I'aclion de ces médicarnentr ; mais nous reje[ons celle de tous les autres qui encombrent inutilemen{, les ravons dc. la maiièro nrérlicale.

ainsi qu'à I'utilité de toutes les formules 0ot"0qistrées clans nolre Dispensqire,' nous dirons ntême, quit[e à passer pour un .espr]t fort,, que lgus crilyons très-peu à l-otilité [hérapeutiriuo d'un norrihre assez grand d'entre ellés. tMàis nolrs eussions pu ci&er encore une centaine de -qubstances doriI les propriétés médicinales sont iout aussi évidentes, tou[ aussi catégoriques que celles des rnédicaments que r)ous avong. ttomrnés ; mais parce que les proprié|,és do ces siih-qlances, autres que celles que noils avons
mentionnées, r)e sont, pas aussi nettr.ment congtalées,qu't'll, s. n'c,r't1, pas, si nous pouvons nous esprirnt:r eiinsi, Lrne consécration scientifique, firirt-il clons Ies rejeter, alors mênro que I'expérierrce l)ratiqr"re en a oh[enu de bons effels ? Tel n'est pas ntl[rc avis. l]e ce que I'on guérissait le gol re et les scrofrrles avec les éponges brûkles, des algLrp,-a, quelques siècles avant, qu'on srit à qrir:l princilte particulier altribuer ce résrrll,at, c'es[-à-r]ire hren avant la déi'ouvert,e de f iode, clont on ne contestera pas, nous I'espéronÈ, les propr iéteis ; de ce que I'on gtiérissait le raciriiisrrie et les scrofules encore avec I'huile de lbie de morue, avanI qu'on stt qu'elle contlnt de I'iodure de potassiunr, ce qui prêtai[ cependaut bien au rirlicule; de ce que, enfin, dans

it

se

vlons avotr a net, endr.oi[.

. Quelques médecins, sous prétexte de scepii_" cisme, ne formulent ju*liq ou presque jamais ; ils ne croient pas aui médicambnts,'ou, ce qul

72

ART DE

F'ORMTJI,ER.

beaucoup de cas atttlogues, on enrployalt d'une manière'empirique dés -qubstanCes- ciont les principes aclifs Àont aujourcl'hui isolés et clont

i'histoire thérapeutitlue est parfaitement connue, concluons'qu'il'fauI aciorcler beaucorrp à I'expérience, et ôonséquemment aidmettre I'action thérapeutique d'tine foule de corps, la.quelle, bien gue n'étant pas parfaitement expli-Les quee, pourra'l'ôtre un iôur. eaux minérales riatuieiles. nous fourniésent des cxcrnples clrri

aigus ou chroniques considérables, quelquefois méme evec commencement de pousse' qg'gn mène en troupeaux aux sources ct'eaux I[lDorales, en revehir parfaitement guéris ? Non , il n'est, pas possible, avec -trois ou 'substanced quatre simples, de satisfaire aux ias innombrables de maladies et de leurs non
moirrs nombreuses complications idiosyncrasi-

viennent

effet, chaque jour eb à clraque-rloul-e,lle.analvse gu'on en'fait, on découvre des principes qui tivaienl d'abord trlttssé inaperçus et clui prerme'ttenù d'expliquei dul ac,Iiorts ttrérapeut,iques ou'on ne s'ôxrrlictuait, pas itu[rfl1i1van[; puis enfin, n'est-ce'paS l'emilirisme qui q fait décot oiir les proprietés de tous les-médicaments
cluels ctu'ils soient ? Nouô irons plus loin. On a vu des substances médicamenteusos employées dans les mêmes cas chez des rreuples-eniièremen[ différents de 'lesquels n'existait aucune mæurs, e[ en'tre propridtés fébrifuges de I'acide retation. Les arsénieux, par'exemple, avaient été découvertes par les Chinois bien avant qu'oq les connrit en iïurope, et ce n'est qu'aprèb qu'on en eut, fait I'appiication chez nous, qu'on but que les Clrinoii s'en servaient aussi-; ils en connaissaienl, les propriétés toxiques avant .qug nous connus-

â I'appui de notre proposition.

En

'

il

qugs. Si vous borrrez la matière médicale au quinquina, à I'opium, _âû mercure, au fer, qgrez-vous un obstétrical et un hémostatique à la fois à comparer ;rtt seiqlo ergoté ; un antigoutteux identique au colchique ; un contro-sttmulant semblable à la digitale? Si vous n'avez pas -la strYchnine, avec' quoi la noix vomigue ou stimulerez-vous la moelle épinière ? Guéritezvous aussi bien les urétriteà avec le fer ou le mercure qu'avec le copahu ou le cubèbe ? Comment proriuirez-vous rine détente favorable à un état iriflammatoire local et accidentel, sans ces émoliients si bénins gue vous les dédaignez par leur vulgarité même ? Vous admettrez donc ces substanies, et, entrant dans cette voie, vous en accepterez-bien d'au[res encore. La nature, du reste, semble venir elle'même décider la- ques-

tion, etr multipliant, avet une sollicitude ad-

slons ce corps. On a déià plusieurs exemples 'comme le goit,re, les fièvros, Ia d'affections,

lèpre, endémiques dans [ue.lgues contrées,.qrri m'énagent cepèndant les irabitants de certaines localiiés siturles att sein même de ces contrées, e[ dans lesquels I'anal-Yse chimique, en découvrant dans'les eaux cies rivièreS ou fontaines des lieux priviléeiés, cles proportions infiniLésimales, soit, d'iode, soit d'un conrposé arsenical, eét venue donner I'explicat,ion de ces appqrentes anomalies.Des animaux ont fait décottvrir les propriétés de quelques médioatnettts. Ï'{ous venbns do parler cies airimaux : ils nous fourniront un arfiument de plus à I'appui de I'actiott curative deË médicaments. Quelques per-qonn's refusent aux eaux minérales les propriétés qui les font enrployer, e[ ]l'ac.cordent qu'à la seule distrâction qu'dmène le séjour a.ux,_sources les cures que les malades y trbuvent. Sans reieter la puisiante influence- de la distraction, -sans rnême qu'elle ne soit toul dans quelques "iei il suffit, ile réfléchir un instant pour reconcas, oitire àoe. dans la guérison d'affections réelles, bien câraôÉrisées ] I'aclion bienflaisante des eaux es[ aussi manifeste que le jour. Si dals cette circonstance on refu3e le témoign-age de I'homme comme Susceptible d'ê[re entaché d'ilIttSions, nOuS aVOnS IeS artimgux pour I'attester. fôos lei ans, en effeb, tre voit-on pas des che-

mirable, Ies remèdes propres à combattre les maladies, et en les moOifiânt par des nuances insensibles, afin de pouvoir atteindre,. jg.3qu'1ux plus faibles complicàtions de celles-ci. En effefi, Ia fièvre a-t-ellé la tnême intermit[ence, uns tout autre maladie a-t-elle des svmptômes tou[ à fait ident,iques chez tous les individus? Voilà pour les maladies. Voyons s'i[ en est de mêmo ilout les médicaments i I'opium a-t'il les mêmes ilropriétés gue le lactucarium, le lactucarium gue- la stramoine, et cette dernière exactemen[ lôs propriétés du haschisch? Non. Pourt,anb ces quaire Substances sonI des narcotiques dont les froprietés se confondent par quelques points. L'ipécacuanha a-t'il les mêmes elt'ets clue Ie tarire stibié, et ceh-ri-ci que le sulfate de zinc'? Non, et cependant ce sont trois vomitifs.L'esprit ne peut se refuser à croire quo ces rolrbreuses subst,ances des trois règnes, dans lesquelles résident des propriétés particulières,

ri'aient été créées poui Ie soulagement des infirmités du corps. Cette croYance est innée dans l'homme, ei a dri se mon"lrer dès-sa création. N'est-elte pas, après tout, de la plus belle
philcsophie'l ' C'est, à not,re avis, encore une bien grande hérésie que celle que profes.sent quelques méclecins, ô'est a savotr, que toutes les maladies
ont cles périodes qu'elles ôlnivent nécessairement parcourir et coirtre lesquelles tout l'arsenal iharmaceutiqtre ne peu[ ri-en. Cette rnanière de voir revient âu scepticisme thérapeu[ique. Il ne faut pas aller chercher bien loin des argttments l)onr en rlémonmer toute la fausseté, Qrtoi ? vous

raux attnints rle fnulhtrre,

d'engorgements

ART DE FORI\{TILER.
ayez" une lièvre intermitl,ente depuis deux jours ou depuis six mois, vous prene,z pendant un jour ou deux du sulfate de quinino et vous vous trouvez guéri ; viendriez-vous dire que la fièvre devait cesser le jour même où elle a cessé e[ aurai[ cer[ainement cessé sans .le sulfate de quininer pârÇo qu'elle avait alors parcouru toutes ses phases? Un individu est affecté de plaies syphilitiques, au nez, à la gorge, plaies qui grandisserrt tous les jours ou restent stationnaires. On lui admiuist,re uue préparation mercurielleou de I'iodure de potassium, et le mal décroît chaclue jour à partir des premières doses du médicament. l)irez-vous encore que le mal avait, parcouru toutes ses périodes? Quand on verse sur la surface sphacélée d'un cancer quelques gouttes d'un soluté d'acide cyanhydrique ou d'un liquide qui en contient, comme de I'eau de laurier-cerise, les douleurs atroces qu'éprouvait le malade cessent comme par enchan[ement. Viendra-t-on dire qu'il y a illu-

73

rnédecin est, comme celle du prêtre, toute de conviction. Tout prêtre qui ne croit pas est un mauvais prêtre, êt tout médecin qui ne croit
pas est

uri mauvais médecin. Dans le sacerdoce ieligieux il y a le côté- puremetrt moral : il en est de mêrire en médecine. Bn effet, les propriétés réelles des médicaments mises de côt'é pour un moment, il est un fait incontest,able en inéciecine, c'es[ qu'il y a beaucoup à mel,t,re sur le chapitr'o de l'influehce de f ima.qination dans I'emplôi des médicaments. Les homæopathes doivent à cette influence leul's plus beaux et peut-être leurs seuls succès, et lgt médecins consciencieux, gui savenI s'en servir, ont autant à s'en feliciter que leurs malades. hommes qiii connaissenf le'môins les médicaments, la manière d'en tirer parti, qui y ont lo moins de confiance. Combien de fois n'a-t-on pas vu des médecins habiles trouver des ressources là où d'autres n'en voyaient aucune, enrployer des agents dorr.t souvênt on s'était cléjh sôrui avani eux, mais les rendre plus efficaces par une nlenière nouvelle de les appliquer, iantô1, élevant, brusquement la doser tantôt changeant ccmplétement leurs forrntts; en trouvantmême de nouveaux âu besoin I eû arriver ainsi, par des cottps d'uns Trardiesse éclairée, à des résultats retusés à des hommes mal prévenus, plus timides ou moins adroits ! ' On réuùit quelquefois rrlusieurs strbstances rnédicamenteuàes, ïans I'intention de voir leurs effets s'aioul,er, se modifier, et d'obtenir ainsi une variété de môdicarnents pour ainsi dire aussi grande qu'il y a de rnalades. On a blâmé, et beâûcoup cle ce,u*-là même qui admettent li pluralité des agents ûhérapeutrques, rejettent complétemenI I'association des médicaments sous prétexte qu'on embronille ainsi des résultals qu'il étair déjà bien difficile d'apprécier
avec des médicaments simples. Nous nous sornmes dé.ià expliqué en partio sur les inconvénients qu'il y aurait à n'admettre I'efficacité que do quelques substances simples seulement. Nous allons compléter notre pensée en traitanI de la pluralité des médicaments au point de vue de la proposition que nous vonons de poser, c'est-à-dire de I'utilité ou do la nonutilité de la mixtion des médicaments. C'est en clébarrassant la nratière médicale de toute superfétation et en simplifiant le plus possible les médicaments, qu'on fera avancer la

Il est digne de remarque, que ce sont

les

vait rien faire, sous prétexte que les phases du mal ne devaient ê[re révolues qu'avec la vie du malade? Ce serait de la mauvaise foi. Autant vaudrait nier I'action toxique des poisons, et, par suito celle des antidotes, quelle que soit la précision de leur efficacil,é, que nier I'action des médicamenl,s. Ert effet, d'après le système de périodes à parcourir, quand même, les poisons n'empoisonnent, que lorsqne la vie d'un individu arrive à son terme, autremenl, dit, I'individu meurt parce qu'il cloit mourir, e[ partant I'emploi de I'antidote es[ gratuit, car, quo le poison [ue orr ne tue pas, il n'aura rien fait. C'est plus que le fatalisme des musulmans. Nous ne prétentions nullement dire que les maladies n'ont pas leurs périodes ; le prétendrions-nous, les faits viendraient nous donner un démenti formel. Nous dirons même qu'il est, telle maladie qu'en efTet, dans l'état actuel de la thérapeutique, il serail, difficile d'arrêter dans ses développements; mais ce que nous n'admettons pâs, c'est qu'il en sort toujours ainsi; c'est qu'il ne soit pas possible d'abréger le cours d'une maladie et de prévenir une terminaison fa[ale. ]Iaintenant, que I'on explique Ie fait en disant que le rnédicament a fait disparattre la maladie en hâtant, en précipitant le déroulement de ses périodes, ce qui nous paralt une puérilité, nous n'y tenons pas; ce qus nousvouIons uniquemenf,, c'es[ qu'on accepte I'action thérapeutique comme fait. Ce-que nous n'admettons pas non plus, c'est que le médecin, même dans le cas ori son art a été jusque-là impuissant, reste spectateur inactif des ravages du mal; car ce serait dire qu'il n'y a plus iien à découvrir en thérapeutique, que toùte recherche, tout essai sont inutiles. " La rnédeeinee,qt tln sacèrdoce" [,a missiort du
'

sion, Que le médicament n'a rien fa.it et ne pou-

thérapeutique. L'idée de n'emplol'er que des médicaments sim;lles est, sans con[redit, trèsrationnelle. Mais dans l'état actuel des choses, ce principo es[ inadmissible en pratique. Si un jour la matière médicale arrive à offrir au praticien des médicaments simples qui puissent remolacer dans tous les cas et en tous points 'seulemais les rhécticatnents composé$.
"11ç1so

7&

ART DE FORMULER.
ciations nouvelles amenassent les résultats les qui isolément rend .de très ,grands services, peut, étant associé à un ou plusieurs au[res, donner naissance à des poisons redoutables; et si aujourd'hui -on est arrivé-à prévoir un assez grand nombre de réactions dangereuses, on peul, assurer malheureusement {u'elles n. sônt pas toutes prévues. Les ann ales de la médecine renferment des exemples déplorables d'empoisonnemen [s occasion nés par des réactions de cette nature. Avant I'empoison n ement qui eu[ lieu il y a quelques années en Allemagne, par suite de I'emploi cl'un mélange de calomel et'de sel ammoniac (avec un autre chlorure alcatin, c'eût éLé la même chose), oû ignorait I'action chimique que ces deux corps ont I'un sur I'autre : oyr croyait, cl'apr_eg I'ordre des affinités, gu.'aucun phénomène chimique ne pouvait résulter d'un pareil mélan.g0, tandis-que c'était une source de sublirné corrosif. Tout le corps médical connaîf le déplorable accident arriv'é,
pJus funestes. Tel médicament, en effet,

tiène médicàle. A force de vouloir simplifier, on arrive, comme par la voie contraire, à I'absurde ; il serait aussi facile d'élablir, si Je sens commun n'y mettait obstacle, Qu.e I'emploi des éléments cirimiques comme médicaments est seul admissible, ôeul rationnel, comme il lc serait de faire préval.:ir uniquement f es médicamehis polypharmaques I et.il ne fi;ut pas désespérer qu'à I'appui du-premier sophisme, un jour vierrclra cù le fameux apltorisme Ce la doctrinc physiologiqu e,morlus u,rtus 'in omnibus morbis, appliqué aux malafausseté, nesoif repris par un réformateur cle la matière médicale, qui, la réduisant à une ex* prossion plus simple encore que celle ou i'a,iaiI iéduite Bioussais, la bornera'à un seul élément

ment alors, on pourl3 !'employer que des médicament,s simples, Mais quanri, cl'un côté, on voit' les médrcaments les piLrs puissanrs ne pas toqiours protluiro I'eff'et qï'on'en attend, lorsqu'rls sont employés isolémenl, e[ au contraire atteindre le but iorsqu'on les associe à d'autt,qu,.,ainsi gue nous ie verrons bientôt plus en détail i.ggando d'un, autre côté, on réflécirit que I'association des médicaments paralt être rine loi de la nature qui, à côté cl'uô principe énergique, en a toujôurs placé d'autres pôur ternpelgr son action, métbode que Ia pratiique journalière ne fait cn quelque sorte'qu'imitei, on p.eut maindrg Que ceite simplific,atiôn de la inatière médicale ire se réalise jamais. Il est d'un qsprjt philo.*ophique. nous Ie reconnaissons, de- cheicher d -se' rendre compte des phénomènes qn'on observe, c'est là sâns doute ce qui fait iejeter I'emploi des médicaments composds ; mais il 1' a ià un écueil à éviter, c'est de pousser ce principe trop loin. -effet,.les Pourquoi, en choses eiistant, ne pas Ibire avec les médicaments composés comme al/ec les médicaments simples, consl,a ter le résultat? Alors la thériaque, le diascordium seront considérés comme-des médicaments simplgg dont les effets sont un,. bien que Ia cause soit mixte, e[ de cette manière on ne sera pas obligé de rayer de la rnatière uréclicate un certain nombrè de medicaments comCIosés dont les propriétés ont été sanctionnées 'par I'expériento'. Mais le_musc., mais I'opiLln). qu'on iegarde comme des médicamenfs simpïes) contiennent chacun, d'après leur analyse, uo moins vingt substances, elles-mêmes c"omposées, et cependant aucun thérapeutiste, Qur:' nous sachions, .rlg pense à les ïaire rejetbr ds la ma-

sonnement eut lieu par suite de I'associatiori du calomel à I'eau de laurier-cerise dans laguelle il se forma deux poisons redoutables : dû sublimé corrosif et.fu cyanure de mercure. Mais, il.faut,le dire, ici I'acciôent aurait pu être évité, si le médecin avait été ç.lus au courant de lâ science; car, à cette ép-oque, on connaissait, en partie,- la réaction .q'ri se produit errtre $éjà,,

il y a pep. dg tu9ps encore, à ^Sontpellier, eû qui a corîté la vie à une jeune fille ; iet empoi-

le calomel et I'eau de laurier-cerise, entre le même sel et l'émulsion d'anrandes amères. I.,es travarrx que quelques chimistes et, nous-mêrnes avons entrepris depuis sur cette matière, n'ont eu. pour but que de mieux connaltrre le phénomène. C'est surtout dans le mélange des substances orgaliques entre elles qu'il esf qrrelquefois difficjle de prévoir les réactions auxôJuelies il donne li_eu. Qui aurait dit, a priorf, avânt les recherches des ,savants sur iet objet, gue par le mélange de deux solut,és aqueux, l'irn d'émulsine (alburninoïde des amandés douces), l'autre d'aamères), oD donn ait n aissan ce à deux poisons des plus..énergi{ugs, du I'acide cyanhyclrique et à de l'hydrure do benzoïle? On beut-en dire autant, de la myrosine et. du m1'ronate de potasse, produits obtenus de la moutarcle noire. Voilà des effets renrarquables produits par des substances en apparence indifférentes èt dont

mygdaline (principe particulier aux amandes

i

dies, et dont aujourd'hui on rèconnaît toute la

chimique., qu'il érigera ainsi en une panacée
unt v erselle.

Que I'on blâme le mélange inutile des médicament-q, nous I'approuvons hautement,, sur[out dans le cas de mélanse non encore expérimenté. Car il pourrait airiver que cles asso-

les caractères physiques ne révélaient point cle réactions saillantes. Si le mélange inconsidéré de substances médicamenteuses peu[, pâr suite de réactions inatt,endues, donner lieu à des composés d'une activi[é dangereuse, il peut arrivdr, au con[raire, que par des mélanges de ce genre, on

ART DE FORMULER"
annihilo I'action des composants' Ici nous no voulons point parler de ces faits ordinaires que

75

I'aidd des- donrrées gérrérales dont nous

I'on peuf prévoir , jusqu'à

!n

certain point ,

à

nous

sommes occupés en parlant, des substances incompatibles, mais de réactions tout à fait inattendues, et même pas toujours saisissables, une fois effectuées" Ainsi, qui aurait pu dire encore

été faite, q,rtle musc perd son odotlr e[ probablement aùssi ses propriétés curatives au contact des préparatiôns _amygdalittes,lelles que le sirop d'oi'ge'at, l'émulsion-d'amandes amères, I'eaû de laùrier-cerise et, toutes les substances

a pri,ori,

avant la romerque récento qui en

a

I'action d'urte base. Ainsi , dans un conposé, le polvpocle était I'anxiliaire obligé de la scammoirée;'celrri-ci incisait les visco-sitris que celle-la expulsait ensuite ; on ajoutait aux drasiiques deà subst,ances âcres qui attiraient, les humeurs des parties éloignées du corps et les livraient à I'action expulsinte cle ceux-là. Les correctifs servaient, à modérer I'action trop t'ive des uns, à exciter la lenteur trop grande des autres. D'autres médicaments, qui avaient une longue route à parcourir avant d'arriver à leur pos-te, pouvant-s'égarer en route, on leur associait des
d,irigeants.-De sorte q_!'à tnesuro qrre les agents

qui renfermenù de I'acide prussique; qll'avec

I'assa-fætidu le même phénomène se re;rroduit avec presque autant d'intensi!é (f )? Ici la réaction a po êt,re recont)ue par la destruction de I'ocleur'de I'agenI thérapdutique; mais ne peuton pas suppoéef que dans bien des cas des réactions re's[ent inàperçues, et que tel médicantent qui , emplovii isolément, aurait produit un effel déterminél n'en produi[ aucun par suite

d'un mélange intempestif
Que I'on

?

oues. et I'on aura parfaitement raison. En effôt, quoi de pluq ridicule-quo ces assemblages monstrueux de drogues de loutes -espèces -que

îiâme encore la mixtion des médicàments faite dans des idées polypharma-

prinôipaux ou bases d'ttn composé étaient plus irornbieux, les atrxiliaires de différents nonis se multipliaieut à leur tottr, _€t celui-ci et, ceux-là étaieÀt d'autant plus nonlbreux, que I'on s'attendait à voir soitir de ces rnélanges de médicaments simples jouissanI cltacun de la faculté de guérir utte maladie déternrinée, un tout nrooie à quérir un plrts srand nombre de maiadibs. En"effet, ces mélanges devaient présenter toutes les vertus des bases qui y étaient contenues, et par conséquent être aptes à guérir plusieurs affections morbides existant soit
sur-,Jifférents

I'esprit et la raison repoussent ? Les anciens
f

pêles-môles nharmacolosistes. datts èes 'espéraient, de subsobtenir ances méciicamenteuses, qui posséda-qsent des des composés précieux vertus extraorôinaires, qùe des médicaments simples lre pouvaien[ jamais avoir. Se]on 9ux, chalue subitan.',e qu'ils .faisaient entrer dans un compose avait, sdn utilité , Ql, dans le corps, chacunèserendait au poste qui lui était, assigné.

,

En effet, ils accordaiônt aui médicamentides

propriétés cura[ives absolrres e[ positives I mais, ôonime ils ne considéraient leur action sur nos organes que comme un access.oire- jamais utile -presqùe toujours nuisible, e[ il. cherchaient à nrévenir ce dernier effet en faisant suivre chabue substance qui entrait, cornme base, -d-yn grand nombre d'autres qui, le]gn le rôlequ'elles devaient remplir, prenaient difiérents noms. On Ios nommai t' auiiliaùres lorsqu'elles aiclaient
(1) Nous disons que probâblement les propriété-s rné.licioaie. du muse et de I'assa,fætida doivent être détruites en même temps que I'odeur. H ne faut pas donner à nos pal,oles plus de-certitude qu'elles n'enont, car n-g-us devons dire qu'il n'est point prouvé par I'expérience qu'il en soit airrsi. -une sirnple supposition de nott'e part. Nous did'est donc rons même que I'effet des composés prussiqttes, que nous considérons con me nuisibles au musc et à l':rssa-fcetida, qli n6us paraissent devoir leurs propriétés antih-ystériqtlls d leur odet.rr, pourrait être mis à prnfit dans I'emploi de quelques substànces à odeur f<rrte et désagréable-, comme là crérs6te, le copahu, les 1.iles pyrogénéesr sur lesqrrelles la même action paraît être exercée. Ce sont donc des expé' riencee À faire. L'ergot anuihile eussi I'odeur du muoc.

sorte qtr'ils en concluaient qulqle préparation qui aurait renfermé tous les médicaments aurait été un remède lvec lequel le diagnosl,ic devenait inutile, puis"qu'ello âtteignait !ôus les maux, en un mot c-onstiluait une panacëe unir;erselle, Ce qui corrfirme la deuxième partie 0.u ll proposiiion que nous établissiorts tout à I'heure, bavoir, qu'à force de simplifier on amivait, comme par la voie contraire, à I'absurde. Que l'on blâme, nous le répétons, I'emploi de pareils faragos dans de ^p.âreilles vues , et les idées. gui poirrraient les fàire renaître, nous _nous ioi!ôrons aux crit,iques. Mais autro chose es[ Ia rnixtion des médicaments d'après les préceptes d'une saine thérapeulicJue, et la mixtion d'après les idées suranné-es dont nous venons de faire
I'historique. Au
[a n
t,

individus, soi[ sur un seul. De

u

ne

p

olypharma cie fastueuse

gotËiques annoncent le ctrarlatahisme ôu la rliffusion de I'esprit" autant I'affect,ation de simplifier décèle l'étroitesse de I'esprit ou la paresse dans ['é[ude. Il y a en thérapeul.ique cornnle en toutes choses un terme môyen que les esprits justes savent seuls Pre-n: dre-: c'est ce ntedium que nous avons cherché à faire prévaloir dans touI cet article' I\lais rentrons au fond de la queslion. Pour régtonclre à la fois aux objeclioni faites contre le rnélange et la multiplicité des médicaments, qu'on nous permette d'établir un raisonnemettt des plus simfTes, mais qui. étant plus facilement compris, n'en aura que plus de force. Qire ['on nourrisse pendant un temps, qui ne sera même pas tr'ès-long,, utt individu avec une même substânce. sans acJditions d'autres' à titre

et ses prescriptions

76

ART DE FORIT{ULER.
et plus assurée. Le sublimé corrosif , nous I'avons déjà dit, est plus facilement absorbé lorsgu'il est combind avec une matière animale azotée; le sulfate de quinine, pris seul r occâsionne'quelquefois des ?liarrhéeô, tandis-qu'associé à l'opium, il est absorbé et, produit i'effet qu'on en attend. Les ferrugineux ne peuvent être.supportés par certains ôhlorotiques qu'associés aux amels. Pour obtenir la tolérance de l'émétique, i[ faut I'associer à I'opium. L'opium lui-mê.nre, qui facilite la tolérancô de beaucoup cle médicarirents énergiques, ne peut souveni être_supporté lorsqu'il est administré isolément, tandis qu'associé à d'autres substances, comme dans les pilules de cynoglosso, il I'est parfail,ement. Il est donc heureux que les médièaments, comme les aliments, puissent être variés, modifiés, pour salisfaire- à tous les besoins généraux, comme aussi à toutes les idiosvncrasies

substances cède à I'autre des principes qui lui manquent, d'ou résulte un tou-t dans des ôonditi.ons bien plus avantageuses pour remplir I'indication. I.bs purgatili{résineùx ont une action bien p.lus doucô, n'occasionnentpas de coliques, si on les associe à du savon ou'à un alcali. Un mélange d'opium et d'ipécacuanha est un diaphorétique puissant, ei cependant ni I'une ni I'autre de ces substances, piiso séparément, ne jouit de cette propriété. D'un autr'e côté, i[ est plouyé également-quo les médicaments les plus Itéroïques ne produisent pas toujours les eheh gu'on en al,tend , tanriis qu'associés , ils rem-

dans les associations de ce genre, I'une

nécessairemeni en contenir tous'ies élément,s. Or cette condition indispensable peuisu t,.ouoer toute remplie exclusivement danà une seule matièr,fr ou ,!ie.n dans -plusieurs rnatières réunies, ou I'une d'elles contiênt alors tout ce qui manqrre à I'autre. Puis telle substance qui remDlit cependant [outes les conditions d'asôimiiabiiité ne,sera pas supportée,_ pas digérée par telindi_ Jlqu, qui le sera très-bien par tel àutre. C'est I'histoire des médicaments. Bn effet, l'expérience clinique_.a prouvé qu'e. assooiant des méaicaments d'rrne même classe, des tonigues avec des toniques, des purgat-ifs avec des purgatifs, on obtenait une sommé d'effet plus giandt qué celle qu'on .obtiendrait en emplbyant"ces mOâicaments séparément. C'es[ qué, sans doute,
deé

de condiments ou sous tout autre rapport, ot, pour re-ndre I'expérience plus. évidente , qué cette substance sôit prise parmi celles gur paspogr les,plus nulritivds, comme le'gluien, ,sent la viande, et I'on ve*a bieniô[ I'individui homl me ou animal, perdre I'appétit, dépérir et même succomber; variez, assoclez, au contraire, ces substances , eb la nutrition deviendra normale. C'es[ donc bie' a tort,, selon r)ous; Que I'on â conclu de ce que des anlmaux soumis à unô alimentation eniièrement, constituéà par de l; gélatine, dépérissaienr,, que cette subsiance n'était^pas assimilable. Les- organes d'un animal renferment des matières azolées, non azotéeÀ, des sels inorqaniques, etc., leé sliments qui serven[ à la reproduction des organes doiveint

individuelles.

'

plissent parfaitement I'indication. L'augmenta;

tion des propriétés sudorifiques des antiùroniaux par I'ass-ociation de I'opium., I'augmentation encore de I'action purgafive de I'aloès par le sulfate de qyinine, ou celui de fer, bien qu'aucun de ces deux sels ne possède cet,te piopriété, sont des faits acquis à Ia science ; dè pius, lo sulfate de fer en particulier, tou[ en augùentant I'action purgat,ivô de I'aloès, la i.end piûs douce

futables la néce-ssité absolue des înédicaments, et de plus I'utilité de leur multiplicité. Commeni se fait-il donc que le scepticismo (nous ne parlons gue du véfitable) existe sur ce point cie la science? Nuldoute qu'il ne faille I'attribuer à des diagnostics mal portés, et partant à des médicaments mal indiqués , en un mot à des revers thérapeutiques. Aôculé à ce dernier retranchement , lo scepticismo thérapeutigue es[ comme tous les autres scepticismes et n'a pas de bases plus solides. En terminant, qu'on nous permette de faire un dernier rapprochement. On a comparé le corps humain à un appareil de chimie-, à une cornue : nolls , n_ous le comparerons, et peut,être .avec. plus de . justess.e, a un afparéil de physique très-complexe qui exige pouf son maniement , pour être maintenu dans des conditions normales d'équilibre , une étucle profonde de son mécanisrne. C'es[ celte étude abprofondie, ce sont les connaissances sans noilbre , et de plus le tact très-grand qu'il faut posséder pour cela, qui distinguent le médecin du manæuvre. Recherchez, en effet, tout ce qui peuf influencer le qglps , €-n bien et en mal ., dan's les

Nous pensons avoir résolu le_problème que nous nous étions posé o c'est-à-dire gue nous croyons avoir prouvé par des arquments irré-

diverses conditiôns dans lesquelles

il' peut se trouver, connaissez-en bien tôus les rouagesret
vous amiverez eertainement à lui irnprimer-la
meilleure marche possible à I'aide des nombreux agents que la uature et I'ar[ ont mis à cette fin au pouvoir de l'homme.

DES ORDONNANCES OU }'ORMUIUS MAGISTRALES.

?tl-/

tt

DE L'EXÉCUTIOI\
DES FORITTULES MÀGISTRÀLES

ET DU LIVRE.COPIE.

pharmacie pratique

Une formule bien ordonnée, ainsi oug nous I'avons dit, dans un au[re chapitre, doit présenter les substances dans I'ordrè de leur mêlange, et sile médecin n'a pas tenu compte de ce principe , c'esï au pharmacren à réldblir I'ordie en exécutant, la prescription. C'est là, sans contredit, I'un.des pointô les plus importants de la

fer, s'il est en bouteille, il en transcrira la lbrmule.
Cette mesure,.déju adoptée p,ar.,qn grand nombre de pharmaciens , mérite de l'être par tous I uno foule d'avantages d'ordre et de garanlies y sont attaches. Yoici comment il cbnvient dt, faire cette l,ranscription. Sur un livre d'un forma[ convenable, on commence par écrire , sur trois lignes et dans I'ordre suivant, la date du jour, le nom du médecin et celui du malade ; après cela on transcrit la formule mot pour mot en se servant des mêmes noms , écrivant les poids exactement de la même manière, afin d'avoir la représental,ion exacte de I'original, et de pouvoir la reproduire au besoin (t). Quand

minul,ieux de toutes sortes qu'il exige , afin de donner aux médicamen[s une apparence, une
saveur
et, une

, par'l'exactiiude,

les soins

odeur toujorrrs les mêmes.

périence que I'on devieni atrite à résoud-re tous les cas qui peuvent se présent,er.
ryqle magistralo , le pharmacien , or son élève, lire avec la plus srande atùention. Si de cette lecture il résulte pdur lui que le rnédecin a commis queiquo inadverrance qui puisse comdoit, la

L'exécution d'une formule par elle-même, dans les cas ordinaires, est, une'chose fort simplpi cependan.l, ce T'egt gue par. un,e longue exAvant de procéder à I'exécution d'une for-

promettre la santé du malade, il devra, dans I'intérêt, du médecin (qui doit au pharmacien les mêmes égards) et du irialade, il devra, disonsnous, soigneusement éviter que la personne qui lui remet-la formule s'aperçoive dd son embarras; i[ devra en outro demarrder un temps assez long pour--l'exécuter-, e! profiter de cela pour consulter I'arlteur de la formule, Autrement, à moirrs que I'erreur ne soit de la dernièreévidence, e_t qu'il lui soit impossiblo de voir le nrédecin, il nê devra fairo stibir aucune modification à lâ prescription ({ ). lorsqu'il cn aura éclairci tous les points, i[ exécutera la formule d'après les règles. Le mé-et dicament prêt,, avant de l'étiqueter de le coif(1)

Iemédecin alaissé quclques points. àl'ad libitum du pharmacien, comme un excipient en nature eb en quantités indéterminées , le pharmacien me[tra à la fin de la copie e[ ent,re deux parenthèses, la substance qu'il aura choisie. la quantité qu'il en aura mise. De cette manière, Iors_qu'une prescription se représenl,era, il pourra I'exécuter exactement comme la première fois. La formule étant copiée, e-n fail, le prix , que I'on inscrit sur la marge de la copie,-ainsi qu'un numéro d'orclre que I'on place â la hauteur du nom du médecin, et que l'on répète sur la formule et sur l'é[iquet,te. Alors on colie celleci sur le médicamenf , oD lui donne lo dernier apprêt, et on le délivre enfin. Nous avons fait transcrire I'ordonnance avant I'achèvement complet du médicament, afin que si I'on s'apercevait en copiant (gt ce n'es[ pad ta un des moindres avantages de la copie) qd'on a oublié guelque chose, on prit réparer'l'oubli sans que le clien[ s'en aperçut : car ce qu'il faut évi-

ol

macien puisse rectifier une frrrmule. !{ous avons pr6féré prendre I'opinion moins absolue de ll. Yée, dont on perrt consulter un article très-bien senti sur la rnatière, dans le Jou,rnal des Connaùssances medicales pratirlues et de
Ph,armacologie. Dans tous les cas le médecin doit être prévenu de la motlification apportée. Sur la propositiot du Mëd,ici'nal callegiunt le gouvernemerrt prussien a pris récemment une rnesure ayant potrr objet de prévenir les erreurs qui peuvent se glisser datts les

lf.

Bouchardat n'atirnetr,dans auerrn cas, que le plar-

prescriptions magistrales, relativement aux médiearnents actifs. Le conseil sanitaire a fixé le maxirnum de chacun des médicaments en question, que le pharmacien pourra livrer sur une simple ordonnance, et il a prescrit que si un rn6decin juge à propos d'outrepasser le maximum, iI doit en
faire sur oon ordonnance uno mention exprosse par un signe

tle convention, le point exclamatif (!), sans quoi il est interdit sous peine d'amende au pharmacien de livrer la tlose excédant le maximum. Cette mesure est f<rrt sage et trèr-propre â tirer souvent le pha,rmacien d'une três-grande perplcxité. Nous I'apprnuvons done I seulement si en France orr atloptnit qublqrre chose d'analogue, nous clemanderions qu'au lieu d'uu siinple signe de conventiorr ou eût reeours, tlans les cas extrêmes. à la certification, c'est-à-dire que le médecifl, par un renvoi au-dessous de la formule en portant ces rnots z Je dis telle dose, eertifie que la dose indiquée est bien colle qu'il entend prescrire.

lades.

(t)-Pour la facilité des recherches, on pourrait établic à la fin du livre-copie, deux tables âtptraUétiques, I'une par les norns der médecins, Itautre par côux des ma-

78

aBREvtaTIoNs mÉntcINALES"
graves

d'inspirer de la-défiance au malade ou aux personnès qui I'ent,ourettt. On doit transcrire non. seulement les formules composées , meis encoro les prescriptions simples, et, surtout celles de substances actives. Une autre considération importante, et à laquelle le pharmacien doit tenir_, q es_t : 4 o de tianscrire sur l'étiguette le mode d'administration que le médecin indique, surtout_,.s! le médicameôt est actif, et, autant que possible, le nom du malade. 2., Quand le médieament est pour I'usage externe , utr liniment , par exemple , malgié l'étiquette liniment , il faut en mettre uneâutre petite (de couleur orange. - Arr. ministériel , t 856) et à une certaine distance, Qui indique d'une rnatrière spéciale : rnédicament poui l;usage erterne; et, si le médicament doit être agité, une aut,re étiquette portant : auoir soin d,'agiter la bouteille au tnoment de s'en seruir. 0 n devra conserver aveuglémen[ au médicament le nom donné par le rnédecin i on a vti des changements de c0 genrg , Quoique bien innocentsf tourmenter les malades au point de ne pas vouloir prendre le médicament, craignant qu'il n'y eû[ erreur. v Nouiavons une derniète observation à faire touchant I'exécut,ion des formules. Le médecin doit pouvoir compter sur le médicament qu'il presirit. Sa prescfiption faite, son rôle esf en iJuelque sorté fini, ii se repose, ainsi quo le maIàde, sur le savoir et sur'la,bonne fôi, le plus souvent sans contrôle possible, du pharmacien. Un pharmacien gui comprend toute I'importancb , toute la giavité dô son ministère, sait

ter surtout, après les emeurs

,

c'est

graves, Supposons, en effet, que le médecin ait -médicament à dose rationnelle; si un suite d'une infidélité de la sorte, il n'obtient bas I'effet attendu, attribuant ce résultat à I'in-

flrescrit -par

ôuf'fisance de la dose, il I'augmentera, Supposons

maintenant que.les choses continuen[ ainsi pendant quelque temps,.jusqu'à ce que le médicament soit arrivé à dose toxique, e[ que la prescription soitr portée alors dans urre pharrnauie où elle sera fidèlement exécutée, il s'ensuivra nécessairement un empoisonnt'men t. -lo pharmacien ne peut Nous le répétons, substituer un rnédicament à un autre, ou modifier les doses proprio motu,, sans qu'il s'ensuive des conséquences fâcheuses. t\{ais nous sommes heureux de le dire ,' dês auteurs ont singulièrement grossi le nombre des infidélités pharmaceuliques. Nous avons eu maintes occasiôns de nous aisurer oue des substitutions attribuées à des pharmaciens ne leur étaient nullement imput,ables. Nous avons eu la preuve que les médecins étaien[ souven[ t,rompés par lèurs rnalades oui prétendent se servir chez des pharmaciens, tandis QUe, par suite d'un calcul d'intérêt mal entendu, ils s'adressent à des gens étrangers à la profession,0u vont là oùlapharmacie au rabais est à I'ordre du jour.

æ

+

ia
Ad.

ABRÉYIATIO NS MÉDICTNAI,ES.
ou

aua.

De ehaque, rnême quantit6. diré

Àd. gr.

Ajoutez. Àdde. acïd. Ad gratam aciditatem.Jusqu'à agréable aei-

annrécier les obliqations que cette confianco

aibugle lui impose", en s'en rendant digne par une Ëoetito a'toutô épreuve dans I'exicution des prescriptions magistrales. Il ne substitue jamais de lui-même un médicament à trn autre bar néslisence ou dans un but d'intérê[ sorttiOe ; s'tilÏu fait, ce n'est que lorsqu'il y es[ en quelque sorte autorisé par les habitudes du médeciri ou par une abiolue nécessité , c'est-à-

diro lorsqu'il n'a pas le médicament demandé, qu'il ne peut se le procurer-et qu'il sait consiiencieus"ement

quô le médicarirent

substit,ué

produira une action aussi rapprochée que possible de celui prescrit; car c'est un fait prouvé qu'un médicainent n'en représente jamais un
autre.

La substitution d'un médicament à un autre neut avoir des résultats très-fâcheux en ce
a-ction ôes médicaments e[ I'amener à n'avoir gue des idées confuses sur la matière médicale, tiu à le faire douter de son diugnostic. La diminution dans la dose d'un médicament de la part du pharntacien,.en vue d'un gain itlicite, peut avoir des conséquences encoro plus
fuu'elle peut tromper le médecin sur la vérit,able

Atl libitum. Aqua. Aq. bull. Aqua bulliens. Aq. comm. Aqua communlg. Àq. fervens. Aqua fervens. Aq. fluv. Àqua tluviatilis' Àq. fout. Aqua, fontis. Aq. pluv. Aqua pluvialis, B. À. Balneurn &rBrB. B. M. Balneum mariæ. B, Y. Balneum vaporis. Bé. Bol. Bolus. Bulliat. Bull. Capiat. Cap. Cochléar. Cochl. Cochleat. Cochleatim. . Col&. Col. Contunde. Cont. Coque. Coq. Cortex. Cort. Cyathus. Cyath. Dosis. D. Decanta. Dee. Detur. Det. Depuratus. flep. Digeratur. Dig. Dilue. Dil. Dirnidius. Dim. + Dist. Distilla. Divide. Div. Drachma. Drach. Hdulcora. Ed, Electuarium. Elect. Enema. Enem.

Aq.

Àd libit.

À volonté.
Datt.

Bau Bau Ean Eau

bouillante,
commune. chaude'

de rivière. Eau de fontaine. Dau de pluie. Bain de sable, Bain-marie. Bains de vapeur: Degré de Baumé.

Bol. Faites bonillir. Qu'on prenne. Cuillerée. Par cuillerées.
Passez.

Concassez.

Faites cuir€. Ecorce. Yerrée.
Dose.

Déeanten. Que I'on donne. Epur6. Faites dlg6ren Faites dissoudrs,

Moitié. Distillez.
Divisez.
Gros,

Ddulcorez.

Electuaire.
Clystère.

ABREVIATIONS MÉDTûINALES.
Hxhib.

79

Exhibeatur.
Fasciculus.

prendre.

*F. s.

r.

Fasc. a.

Fiat.

Brassée.

I

STGi\BS ALCHIMIQUES,
Les recherches à faire dans d'anciens ouvrages pharmaceutiques ou chimiques, exigent la c0rlnaissance des signes par lesciuelé les aiciens auteurs représentaient des corp-s; le tableau cidessous contient les principaux. Il était,d'ailreurs rrtile de faire connallre ces-signes, des mé.lecins allemands en employant quel(ues-uns dans leurs prescriptions.

Iriat secundurn &rtr iltra. Fiat haustus. Fiat potio. Fiat mistura.

tern.

Faites. Faites selon I'art.

Filtrez.
Faites une potion.

Id.
Faites une mixture. Fleurg. Feuilles.

Flores.

Folia. Fructus.
Granum. Gummi. Gntta.

Fruits.
Grain.
Gornrne.

acetum. > distill. rcidum. Aër

-{r

carduus benedict.

Guttatim. Infunde. Injectio. Julepium. Libra. Linimentum. Liquor.
Misce. pan.

Goutte. Par gouttes.

C8.
tP-

Fnites infuser. Injection.
Julep.

rt {l"$ I cera + A
cinere

rn&riantts CM

Livre. Liniment. Liqueur.
Mêlez. Mie de pain.

clavelati ry

lïIica panis.
IïIanipul us.
Illassa pilularum. Numer-o.

aerugo
Alumen

O
ô

cinis'
cintrabar

rytE
'bb'

Poignée.
Masse pilnlaire.

Oleum.

Nombre d'objets. Degré centigrade. Clraque deux jours. Clraque deux heures. Chaque heure. OEuf. Parties éEales.

Omni bidua. Ornni bihora, Omni hora.
Ovum. Partes æquales. Pastilla. Pilula. Pocillurn. Por:uium. Potio, Pugillus. Pulvis. Quantum satis.

Huile.

Àmalgama æ Ammonium g;
Aqua

;,î:'. tr ::ï;;""' trè
Crucibulum CuPruru U I r > >
fortis pluvial. regia

Pastille. Pilrrle,
Coupe.

Petite coupe. potiirn.
pincée.

poudre.
(ùuantité suffisante.

Quantum tibet.
Qrranturn

Ar.n&' Argentum
Arsenicum

Quantum yolueris.

plaeet.

Quantité que vous
voudrez, Prenez.

ov 2f

Reeipe, Rasuræ. Rectificatus. Secundum artem. Semen. Serva. Signetur. Solve. Spiritds. Summitates. Srrmentlum. Syrupus. Tabellæ. Tere. Tinctura. ld. Unela. Ung'uentum. Yitellum ovi,

Ratrix.

R:3ti":uaumur'
Râpures. Reètifié. Selon I'art.
Semence. Conservez.

Auripigmentam Àurum Aurautiorum Baln. arenæ

oÊo
O

Disriuare V Ferrurn Vf I'ictile P 'Fixum W ..i. Fiores Gummi ) Ilora o-o llydrarsyr.

f,13r.

d
trICt.

Y n.
gbb

X ?

+-\tr ",,":::;*. T-' ' PréeiP.

Btiqrretez. Faifes dissoudre.

Esprit.

Sornmit6s.
A
prend,re.

p
'

mariæ r'aporis

6"o*t Ignis 8...: Kali BM '
V U t

)) )) corros' $*Icor

a
ëv'
db

Sirbp. Tablettes. pilez,

))

Baryta Bismuth Borax Calcaria

BV lîîi,u,,"* i
Magnes ou

Teinture.

aimant

Id.
Onee.

Onguent.

Jaune û'æuf,

De toutes ces abréviations il n'y a guère gue celles que nous avons màrquées d'ùne étôile qui soièn[ encore employéeS en France. Les aul,res étant usitées dans-tous les pavs é[rangers, nous n'avons pas dû négliger'dé les faire
c0nnaÏtre. (t)
souvent ainsi. Il f'audra done, en pareillJeirconstàuce, r'oir par les autres quantités, si I'auteur de Ia formule 6e sert, des poids enciens ou des poidr nouveaux.
Ne pas eonfond.re avec ie signe du gramme

>
Cancer

usta

Camphora

, Narrum frû V Vva Nitrrrm 0
æ oleum
o%

Masnesia V Menstrnum X

Caput mortuum

qui

se

met

Carbo

Carhonicum

69 @ A Â

oxidaturn Xd-*1t oridulatum Xdol. Per tleliquium P;[. plumburu \

80
Precipitore
Preparare Pulvis Stannum

slcNlls PosoloGlQtj

BS.

4

O *': d 3

ptacé après le nom d'utr organe, indique la non exis-

æP 63
rla

stibiurn
Stratrrrn super stratunr

ôe
qS,S.

tance

de Calice, etc.

: .*.rple :

Cal,ice

O signifle :

point

llegulus
Iùesina

o

sublimare succinum

-ô-

Retorta Saccharum
Sal

dr? /s \t # e

æ
tr Y
+

Plus. llloins Egal. Ur, zoologie sïmple : tnâle. femelle.

sulphur
Tartarus Terra Terra foliata Tinctura Yitriolurn

abrétslationi homæopathiques, voir I'Appendice.

Pour les symboles des corps chimiques et les

@ tial amrnoniae. e€ Sal mediuc €:l
Sal alkarli

V
H
(}t
HC

Signes abréviatifs des mesures ânglaises.

nf Uinimum. Fj ff"iaoncia. O Octarius. C Congius.

Minime.
Fluid,once.

60e du fluidrachme. 90e de lu pinte. Be

F3 n't,riarachma. Fluidrachme, 8e de !a fluidonoe.

Sapo Spirituu Spirirus vini

n
-11-

Yitrum
Volirtile Urina
Ustaro

Pinte. Gallon.
:

du gallon. DIVERSES.

(Y. page z4).

À
.^\

ÉvaluÂTroN DE euaN'rrtÉs
Le Codex évalue

rectif. tfr r> rectificatiss. firr.
,)

\f V

EI ù1

Ziucum

o

ti grant. La cuillerée à café d'eau, à La cuillerée ordinaire à 4 cuillerées à café, ou à 20 160 La verrée à s cuillerées ordinaires, ou à La pincée de feuilles ou de fleurs, à uue
moyenne de
ti
&0

Signes botaniqueÉ, zoologiques, et autres.
Q Plante annuelle. (Î) I[onocarpienne attnuelle, ne fructifiaut \/ fois. @l aù \/
qu'une

La poignée de feuilles ou de fl,eurs, à nne
moyenne de f,es 20 gouttes d'éther hydrique, à Les 20 gouttes tl'alcool, à Les 90 gouttes d'eau distillée, à _ Les 20 gouttes de laudauum de Sydenham, à f,es 90 gouttee de laudanum de Rousseau, à 96 amandes, à
or35
or4'6

0r?0 orTs

lllonocarpienne ne fructifiant qu'uue ftris et la deuxième année seuletnent, ou hisarrttuell e. llonocarpienne vivace, ne tleurissatrt qtt'au bout de quelques années et mourant ensuite.

tr10

2{

Iùhizocarpienne ou à tige annuelle et racitte vivace. Oaulocarpienne ou ligneuse et fi'uctifiant plrrb sieurs fois avant de rnourir. $ Sous-arbrisgeau. d Arbrisseau.

tasse) n'es[ déterrninée dans aucun ouvrage. Cependant les médecins indiquent, quelquefois ces mesures aux malacles qui souvent son[ fort embarrassés de savoir la quantité qu'elles rcprésentent. lt était bon de combler cette lacune.
La tasse équivaut à à 2 tasses, ou do Le bol 2oo gram.
400

La contenanco de la

tasse

et du

ôotr (grande

$

erbuste ou petit arbre. -5 Arbre.

,--Plante grimpante en général.

(, a 1\ d A f d
>o

à droite. à gauche. Toujourg verte.

la choptne, ehc,, page 24,
STGNES ANCIENS
femelles. hermaPhrodites'

Nous avons donné la valeur de la Ttinte,

de

ET Î{OUV})AUX

lndividu, fleur ou organes sexuels màles'

ln PontÉnÀTluN lIÉotctnilr.n.

ou æ ou

ou

t

Organes de même espèce en nombre indéfini' Indique qu'on parle cl'un objet mal connu.

@ lnaioidu ou fleur neutre. Ie

Avant que les poids décimaux fussent oblisatoires le! quantités etaient représentées dans ies formules'à I'aide de chiffreS romains et de

àii.: Après

nature Ia descriPtion qu'on cite. -J- Surmontant u1e, deux ou trois initiales, signifie nlcaloïde

nom d'un auteur, indique qu'il a l'ait d'après

signes particuliers Qolt. qu€lques rnédecins se seîvent encore par habitùde, e[ que nous devons faire collnaltre tant pour cette ralsoll' qqe parce qu'ils exis[en[ dans-tous les traités antérieurs à 4 840.

-

Surmontant une, rleux ou trois initiales,

I

exemple z Ac, aconitlrre. oïgrrifie a-

cide végétal I exern .it( (J Plante bisannuelle. +) vivace. 2t ligneuse.

6u z â,, acitle citrique'

tt) Z 6 I Gr. Ij

livres. Signe de la livre, de I'once. Ziu:quatre onces' Zuj: six gros. du gros. du serupule. Di : un scruPule' du
de

'lbi3:deux

grain. demi.

9""

X' : dix grains' 58:rlemi-once.

gu'ils représentaient ne s'accordant plus a\ ec les poids obligatoires actuels. lls avaient cependant leur utilité. En effet, de même que le médecin emploie quelquefois le ternne hyd,rargyre de préférence à celui de rne,rcute , qu'il -dib

SIGI\'{E$ POSOLOGtQU Ces signes ne peuvent plus servir , les poids

tl-.
J

8,f

letl,re qui le précède immédiatement. I(r veu[ dire deux kilogrammes, Hr quatre hectograrnmes; S{'i vin gt-cinq miiligrammes.

port qu'a\/ec la

i;i ï J iT: iffi :Ji :ttffi

:'

ii

i'# ;l'fir

tartre stibié au lieu d'dntëtic1ue, entrait tlùba't,que

On a dri s'apercevoir qu'il existe deux lettres
semblables parmi les initiales des poids, deux D

pour eætrait cl'o1tium, cle môme il peul, avoir des motifs particuliers pour ne pas iaire connattre la dose des substances qu'il prescrit. Quand ces motifs n'auraient pour but que d'éviter le contrôie du rnalade ou des gens qui
I'entourent, contrôle désagréable et qui-peuI de.

celui du décagrarnme et celui du décigramme. C'est un inconvénient auquel nous âvoos r0tés

;

venir dangereux pourle malade lui-même, en ce que ie médicament prescrit n'es[ pas administré, cette cause, disons-nous, ne serait,-elle pas suffisante pour faire désiner des signes en harmonie avec la pondération acl,uelre t Telles sont les considérations qui nous ont fait prenrlre I'initiative pour proposer de nouveaux signes de poids médicinaux. Les signes que nous avons acloptés sont au nombre de neuf. Les sept premiers sont tour, simplement les lettres initiales des poids acrJa

médié au moyen de cleux signes aussi emprunà I'algèbre: cs sorr[ les signes plus ou moins, mis dlns l'intérieur du D, selon que I'on -l-, veut écrire le décagramme ou le clécigramme.

*,

Ainsi

p

estle signe du décagramme e[

du décigramme. Il me reste à parier des deux derniers signes.
Ces signes sont ceux de demi et de quar.tlgorés sous formes d'un cercle coupé en deux ou en

D

celui

quatre, ainsi (p

{È.

On aurait pu se passer de

ces signes à la rigueur ; mais ils trouvent leur utilité en ce qu'ils abrègent, les écritures là où

tuels, c'est-à-dire du kitogrtr,rnm,e)

I'on veut écrire n lZ oa
cleux

4

f

4. Kz $ veut dire

I'hecto-

grarnme, du décagra,nùîne, dt gramnte, du clé, ei,gramtne, dtt centi,gr.o,nl,rne) et enfin eJv rnittigram,me, dontles initiales sonl,: K, H, D, G, D, C, M. Chacune de ces lettres représente I'unité de son ordre, c'est-à-rJire que If veufi dire un kilogramm e,

rnent

kilogrammes l lz ou cinq livres, qu'autreil faudrait écrire K, Hi, ce qui esl, plus

Iong. FI

+

un hectogramm e rl le orr d p5 gram-

mÊs est certainement plutôt,

écrit que H

D'

Gi

H un hectogramme. e[ ainsi cle suiter.

Lorsqu'on écrit plusielurs kilos, piusieurs hec-

et rnêrne

tos, etc., on met à la droite e[ au niveau cle la

que ï{ G" qui veulent dine Ia mêmc chose. En résumé, nos signes sont :

kilog., hectr-rg., decag., g'rarnrne, tiécig., ce'tig.., rnillirr., demi, qua't.

Ï( H D G D û iU Q<F

4, 2, 3, &, 5,

61

combinaisons,, exposants.

7, g, g, 0 et leurs

On voit, pâr le peûit nombre d'opérations que nous venons de faire, que I'on peut avec ies signes normaux , ceux de derni eb de quart et les exposants, varier les combinaisons à son gré.

n'être pas conrpri.s par un pharmacien auquel il n'en serai[ rien revenu (4 ),
(t)Nous ue sr)rnrnes pas les seirrs q'i ayons eu I'itlée de rJouyea{tx signes posoloriques. Irn eft'et ngus vovons qlte Ies a*terrrs de ia Phq,rmaeopëe batar:e, (pharmaiopæa batcn:a. [.i,psi,æ, tSnt) avliient rii_.jà pris I'initiative. Le système svmbolique proposé par ees aute'rs a I'avartage tl'une as,sez graude riruplicité I il corrsiste en un 0 surmonté ou surbaissé selou que le poids à représenter est audessus ou au-dessous drr sraûune, cl'un trait perpendieulnire qrre loon barre autaut de firis que I'on passe des unités

Pour éviter toul,e rrrreur, les signes doivr,nI
êt,re écrits en nrajusr:nles.

usage avant qu'ils soient généralement connris et adoptés, en supposant que celr arrive ; car un médecin clui s'en servirait pourrait fort bir,.rr

If. B. On conçoit que ces sigTtes quc nous ne présentons, nous le répétons , que sous fbrme de proposition , ne lleuvent être mis en

trait inférieur tlestiné aux sous-multiples. Les ehift'res ordinaires servent d'exposants. M. Estienue, pharr'ircic'n de yersarilles, reconnaissant
ehose sur le

d'rrn ordre zj cellt's d't:lr autre : pour le déea, une barrel pour I'hecto, rieux : p(iur le kilog, trois. On foit Ia même

6

82

srGl\ES POSOLOGIQUES.
serait, cl'après cette méthode, formulée ainsi :
Gomme

'

eomme llous I'utilité qu'il y auraït à ce que les môdecins, dans leurs prescriptions, au lieu tle nonts eonitlls, se servisseut de signes pour I'indication des closes, propose, à cet effet, comme plus simple que la nôtre, la m6thr-rtie sttit'ilute.
Comme nous, il se sert ctes initiales, maïs tie trois neule' ment, qui sont G pour le grcnnme, t pour Le æ'tttigrt,n'tme , et M pour le milligranune, et qu'ii fuit suivre tle chiffres romains. Ainsi une potion composée tie :

arabique thébaique

Sirop de guimauve Eau d.e laitue
Acétate

G vïij G xxx G xc
Cv

Gomme Eau rie

arabitiue
guimauve

{l
30

grammes"

Sirop d.e

Pour représenter le clemi-grammer on pourrait employer la lettre B, qui servait dans l'arreienne posologie à exprimer la clemie. Àinsi G R vouch'aiettt dire demï-gr&mmer et G ij B deux grammes et demi. L'll[, comme nous I'avons dit, re. présenterait le milligramme I M. xxv voudrait dire 2s milli'
Srarnrnes.

00 laitue Àcétate thébaique Ei eentigrammes

Nons ferons suivre cette rnéthode de que la nôtre"

Ia

même réflexion

DISPHNSATRE PHARMAilHUTIQIJE.

A
asÉcÉDArRE.
Cresson
_ Planl,e Incles , Acmclle , Spilantus acm,ella. (Synanthérées,) -

des

clionale; fr.aîche, sa saveur est âcre ei poivrée, Elle occasio'ne par sa mastication uriu abondante sécrétion d'e salive ; auqqi pst-pllo cnns,ril: aussi est-elio ôonseillée comme sialagogue, pour donrrer clu ion aux gencives. dans Ie buul'ut.tt cle la uoucng, la n,rgercives, le scorbut uu bouche, lq pa_ lrnrrr.hp SvrIL/rysù, rrcrlrù ru scorhut de ralysie de la la*gue. C'est de i' Ia langue. i'trsaqe ôo,,. i'on
çrr rdru cLt?L res enlan[s pour lelir deller Ia langue, en fait chez les enïants po-ur k:ur déliôr lajanp,,,o que lui son nom cl abécériaire. -- hrusiioio. nsitée.

e

de l'lnde et de l'Àmérique rnéri-

ces derniers t.pps qn a cherché à ressusciter les -ilit propriétés médiiinales de I'abeille. Le d;;: berlles contre la.strangurie, dont la formule a été publiée dernièremù!, rô préparà ïn jetànï environ 200 grarnmes d'eau bouillante sur 40 ou 60 abeilles-récemment tuées. On purse et on boit I'infusé chaud d'un seul coup. Pour la cire et le miel voir ceS mo[s.

ILBSINTI{ES.
(De
,_

priuatif , et de ,!i,fi0ç, d,ouceur.)

zF ïTpir plantes _dp ce nom, appartenant à la ïamrlle cles synan thérées, et au' genre absiln-

sines, le S. nla,rritianu"et ie S. re penri qu,;ot,iisent à peu près des mêrnes propriétés.' Le cresson de Para (spil'an,t'!tu,s oleraee,s), dont nous parlons plus'lbin, es[ aus.qi un-e espèce fort vojsine.
I

'ient on cr:ll,ive rlans les jardi*s des esp.r.. r'oi-

nées dans les marières méoiciiiatài.-"

rnlunr, Gart. (arte,ttista, L.), s6nt mention_
4" tlbsinthe
co?t?,?ruLtne o,tr

absintlte, alu,yne

; Absintlriuni'uulgw,é6n,a,nCe (l ).-

officinale,

ABEILT,H.
Âpi,s

mellifica L" (Insectes hyménoptères.)

Biene, lr.1 Bee, Hive bee, ANc,; Abeja, nsn.l Àpe, rr.

alvéoles

chacun connatt ce[ insecte, qui choz nous ruches,_et en d'aufres pays l,it à l'état sauv-,age da's de vieux troncs cl'uËbres, cles f,rnles oe rocrrers, etc., mais roujours en'.essaims régis avec un. ordre qui de toirt teinpÀ a excité I'admiration cles obseËuuùors er d;;-i]odrur. cette particularité des mæurs d'es abeittes agou[erons l9!? .oco.mprend B une autre; c,est que tout essalm sortes d'individus, "sevoir une femelle hommée reùne; ptusilîrîtentainesi de mâles ou fauæ-bourdoni ,rniq.rernent destinés à féconiler ; g"fi;- r* abeiilés neutres ouurières au. nombre de plusi;;Ërirtlru, ou son[ ces dernières qui sécièr,ent r; ;;;;,iort ce Ë,

vit en

lieux arides er monrueux.

grappes auxillailes ; calicè à folioleÀ,r*i.,.rses ; I odeur pénétrante trèsfor_tg ; saveur d'ule am'ertume rov*rbiul.. f L'absin the crol[ à l'étau _sauvage dans res
g*rnences sans,aigrett,e

cot,orlneuse, feuilles tri e[ bipin.atifij d'u' verr, o'génÉ. Ëi.;i{'pet;tes, globtrieuses,.,j uy nârres., r,!n;,.i1,qô;;;' perires

Tige acquérant jusqu'à.4 mètre de irauteur, _ rameuse,

rles, rnolles er

clarrs I l,*r :ardins,,p3is ra premio* eit Ir'eierabre porlr I'usage médicin al. 2o Absinthe mariti,me ; absint, rna,rùti,mum,

o;l;;;rri,â

aussi

{gposé d.àns les arvéores propolis,

miet

ou rayons sonr

f;r;;;;

tations. Le chloroforme stupéTiant res abeiiles on s,err -ro_ seT! p'ur les changei de ruches tors-àe ta colte du miel. L'abeille a eté jaclis^ emproyée à r'intérieur . c'mme diuré[ique"; infusée' d;ns d; ;î; blanc elle a été conseittoé .nnl* t.r affections rle ra vessie. Grillée_ et réduile e' prortr* àiiu eiuil re_ c,mmanclée à I'extérieu,. coritr* ruiopàri*, Don,

calfeutrent 'ra parois intérieures les cle leurs habi_

rière céroide aouc

;i

l;q;;if. eiles

iliJirtenr

oiunor.nr te
te

Toutes les parties de cette espèce grêles et plus cotonneuses qou .ôti*, goqt plus ,iu'r3 cédente, âvec raque*e ôti;. â ..p.noùt préDoâu-

c'up de rapporf.
carnplrrée.

s'n

odeur ést uroriti[ou

en îbondance daù-ràJilu"ru,, oe !1int6nsg ; de la son ànài* ct;rn,' s'us re nom de sanç1u,en,itte "i"iâî'i*ntoni,ut â raâor. ,te i. à 45 sramrres en infusion à;;;;"g5 d'ea* ou de lait, I'absinihâ marrlrme .*à*rnu, esû re pfr. ex.r:ellence O*s campagnes de vernos oepartenrents de I'Ouest.
ta

cr'î[ surtou[

Plant,e des plages maritimes de l,Europq,

qyi

illiqg
(t)

non-spécif,cation.

res surrstanees marquées de ee 'nppelleroiis sig'ee s'nr'ce'es q;* iù'rrurtiariuo dérivrerâ eu cas de

lÇorrs

que

s&

AT]Sliq

HTNN.

AOAJOU.

30 Absinthe pontique (t\'t' tont'a'i'ne, petite absintlr,e ; Absintltium, ponticlt'rn'
PonPontischer wermuth, 'r'r'.1 Pontisk, rnalurt' l'rn'1 tisehe alsern, Hor,.; Pontish rnaloert, su'

cédé

de préparation suivi par ce dernier

:

évaporation de cette teinture en consistanôe sirupeuse ; 2.. additi.on d'étTrer à cet, ex-

tg',

Ëlin.*iioii-àô i'absinthe -ei

sèche'dans de I'alcool à

;;il; rope. -

Plus Detite et d'rtne oderlr plus-forte, nlais deréable que la précédent'e' trltie est aussr moins -Jrti*Ou;'partiiutière

trait: aprbs aqitations réitérées, décant'er la

teintûre'cttréré6, ntettre de nouvel éther tanI

eu rnidr

clc

I'iiu-

potasse, une Àutler* amère et une truile volatile verte et camphrée assez.abondante' C'est sans doute à ,*r' â*u" clerttiers principes qu'elles àoio.nt d'être à la fois toniques et sttmu-

soilt les feuilles et les sornurités' contiennen[ de I'absinthatc de

[ôs parties

employées dans

les

atrsinthes

iu"ubsinthJs

qïe ôelui-ci se chargc d'amertumc : 3o distilla-. frô; Oô ta rei*ture éifrérée pour en ret,irer l'éitt*r;L" traitemenI du résidu visqueux.par de l'eau'rlistillée et un peu cl'ammoniaqllg itlsqu'a clissoiution de la pius grande partitl; .5o sépara'[rccipii'é, pulr'érulent.,. lqrlnii pât filtrat,ion ctu vase avec cle I'acicJe ctiiorirydriclue-. dilué.;

r ,nrinthe officinale, la souie dont nous allons nous occuper maintenant, est emptgleg depuis un temps imrnémorial. Les ancien's eir faisaient lr;;ËËh;ï;, Ë srnté' on suppose gyc c'est

lantes. --

i';;ù'r;;, airippocrate et clo bioscoriie' C'est in 'tonique oi'[n stimulanl assez énergique, porlr auouel oh a fréquemmenI recours' solt ;;;i*;;'irt folc'tions digestives, soit dans la de caui*Corrfréo ou i'amé,,orrhéê dépendant, ;;;--OOnitituniu*. L'absinthe eèt encore^iuste-

O;tlssÀlurion de ce principe dâns ële I'alcool, prtcipltation par l'acéiate dè piornb ; 7" ,tfpu,tqiion du plomb parun courant ge gaz sutln"vqril.on sounreb alors QUe, {iitiarion clu Iiquide .q.ug à u,ie fvsporàtion lente. Labsint,hine se sépare roui fbrmb de matière résinoïde et acquiert, de la dureté par son cont,act avec I'eau' C; pti;cipo e.qt susceptible de former des
combinaisons salines. ACA'GI &, sortes en pharmacie.
(S uc tl;1.

Suc extractif concret, clon[

on distingue deur
(

ffi";;pp;é"bu .otntu

fébrifuge' vermifuge et

il;$îlé. ioit" cliftéren ts artëm'isr'tt' gen,epxs. . oI'ô'r'*r, ythat'm- et d'oses: Poudro.
4 g;., inrutb (l'P.

emrnénagogue. "--ÏïtË .Ën='iitoe la base de la liqueu,r, crénre o?'t, on eou tl' absinthe des lir'1uoriste.c. cepettdan t est oietenO que la véritable alts'i'rûhe sufsse

voisins des
14

)

|

à

, 4.00,0) (9).'.4.0.9^à .590 9r': T ô*irult- 4 à g'gf ., h1'drolaî gS à 400, teinture' g.t" É'ï-S er,, vitt."50'a i oo gr', sirop.l.l g,à 50 huile e,ssentielle. 2 à 4 0 qouttes.; t lttltle par.lnI'extérieur, en ft;il-;; s'emploie qu'a dose de 0 à 50linr'l .8f ' ;;;;Ë; ôn iuutrirenr, â la

tisch,er schotenrlornsaft,, at.) ê1, obtenu principalement par evaporaùion à siccité du suc oxoiiré cles eousses iertes (Bablahs) de I'acacia 'uuio (léguinineuses), le niême qui produit la gotlrme arabigue. -II est en pai,ls noirâtres de 4 95 à 250 gram' nles. Sa saveur est âpre et styptique. 2" Suc d,'acacia f'au,æ, dè'|tays ou d'Alle' ana,gne (sch,lehendrtrnsa'ft; St.).' obtenu à la *afiière dn précédent,, rnais des drupes du [trl(,nus spinosa- (rosaoées) de n ns contrées' fJ'un rougè brun et d'une saveur rie pruneaux
acerbes. comme astringents; on leun a substitué le cachou.

l" Suc'd,aeaci,a uraù ou d'Egypte

tfrgAp-

i;i;f *ô
inl.rtui

(pp. 50 : 4 000) ne.s'.ernploie â'n"triïo'â l'ôitérieur, à fomenter, lotionner,
mineuses, o,i unaot* en lavemetlt. L'absintire de entre en outre de'ns un très-grand nombre nréparations composées' "'ÏÏËi;pi;Ëqùg ^àn faft un grand usage rnêlée au *- son oLr au mlel. Iicomrtati,btes: strlfate de fer, sulfate de zinc, acétate d'e Plomb, émétique'

-chargé

Ces deux extraits étaient iadis employés

t.t

plaies blafardes, salig.utgT^et ver-

Incontpati,bles : tout,es les substances qui précipitent par le talnnin.

lloses:4 à4grammes.

ACAJOU.
Deux végétaux de ce nom, mais appartenan[ ii des familles différentes, fournissenI des produits à la matière médicale. /lo Acaiou, ù boas, maltogon; Srtsieteniama' lrcgoni, 1rnéliacées).' Nous lient d'HaÏti et de Ho"nduras cn pouties équarries pour.les besoins de l'ébénisteiie, En rnédecine on I'a employé

Absinthine.

l,eiiraition d* .. principe ainer. Yoici le proorr'frépu.ati.rn.
E&',nùeEl.

Mein et Luck se sont occupés to3r.à. tour de

les substanees Xous rappellerons également.qu.e toutes +, sont eelles qui se ni*tq1,tOËà d'u.ne ëfoile ordinairement dans les pharmacies' i"o,iuunt e, n fartie* i eatt, t 000 parties (V' ?'i(z)Signifit t
1r)

sous forme de décocté comme tonique et fébrifuge. "Dans I'Inde l'écorce amère de son congénère le swi,eteni,a febrifuga, est, souvent employée à
ce dernier usage.

"U.inït

AOANTHE.

_

/T,CÉTATE D'A1''ilU0NIAQUE

LIQUIDE.
du

85

Dans I'Inde encore, suivant Roxburgh, on retire de divers swietenia un extrai[ qui ressemble beaucoup au kino.

d'Asie et d'Amérique. On ernploie le frui[,

Le ca'il-cectra ou gtthtquinct, d,n, Senégal esl, I'écorce du s'tuietentiu, ou khaya senegal,ens'is dont les noirs cle la tiarnbie font grand usage commo fébrifuge. NI. Caventou [ils, qui I'a analysé, n'y a pas trouvé d'alcaloïde, mals un principe neutre amer qu'il a nommé cail-cedrin, .Le juribali ou euri,bali paratt être l'écorce d'un iégétrt du même genie. Elle passe pour un amer e[ un astringent puissant, e[ pour strpérieure au quinquina dans les fièvres malignes. 2o Acajou, a ponxmes; Cassuu'iu,m occidentale (térébinthacées) ([i aschurr,ussbaum, A r,. ; Caskeu: nut, Axc. ; Acajaiba, Ilnns .; Kujiu, Cn. ; Catsse appel, II o l. ; L,a,oôo , Ixt . ), arbre

Ce sont, Ies terres foliées, les acètes et les acritites des anciens chimistes, don[ le nom spécifique variait selon la base. -A

I'exception

plotoacétate de mercure,

des acel,ateô d.'argent-, de molybdène et stungst,ène, qui le -qont fort peu, tous les aoétates, quelle (u'en soit la base, sorrt solubles dans Iteau; beaucoup le sont, eri outre, dans I'alcool. lls sont tous décomposables par une forte cha-

lcur et par les acictes forts.
On ne peut établir de généralités sur les acétates au point de vue médical, si ce n'esI toutefois que Ia plupart de ceux employés en ttréra-

peutique, ceux surtout à bases organiques,

connu sous le nour de noiæ, de t'h(tt,criylne tl's,cajou ou d'anacartle occidentale ; il a tou[ à fait la forme d'un rein, oû encore r:elle d'rine follicule de séné qui serait, arrondie au lieu d'ê[re plate. Le péricarpe est très-dur ef sa couletrr est grisâtre. ll renferme urle amande blanche oléagineuse, douce. Le péricarpe cont,ient un suc résineux, d'abord fluide, mais qui se concrète avec le [emps; il est excessivemeni causticlire ; on I'employïit jailis pour détruire les lerrues, nel,toyer les ulceres malins, et comme vésicant,. Cette- matière -se cotnpose, selon Flædeler, cle cleux corps , I'aeitle ahacartldque et le cardol aucluel I'action vésioante doit être rapportée. . La gonxnte ,d'acaioer esl fQurlie par I'acajou à pommes: elle a beaucoup de I'aspect du succin. Elle es[ inusitée cou]rne le reste. L'anl,ca,t"de orientale ov f èue de WLulac est fournie pâr rlxg autre terebi,nthacée, l'anûca,rdiu,m orientale ou offt,ci,norun't, arbre des Indc.s cultivé aux Anlilles. Cornme la noix d'aoajou, le péricarpe conl,ient un suc caustique et,-l'elmande est, comestible. Inusitée,

s'assimilent parfaitement bien à l'éccnomie, sans doute en raiion de leur solubilité et de la naturo de leur acide. On peut dire aussi qu'ils possèdent les propriétés de leurs bases. Incomp.: I'acide acétique étant facilernent tiéplacé par les acides forts, il faut évit,er d'associer leÀ acétates à ces derniers ainsi qu à un grand nombre de sels métalliques.

Acétate d'alumine.
Acétate d'argyle

; Acetas

alu'tn'tnieus.

S'obtient en combinant directement I'alumine hydratée avec I'acide acétique, 0u par double décomposition de I'acétate de plomb et du sulfato d'alumine. Incolore, incristallisable et, toujours acide. On ne le prépare que liqrtide. On I'a^enrplôyé dans les cas de gonorrhée chronique et d'hémoptl'sie. Inusité, Il sert, dans la teint,ure comme mordan[.
.A,cétate d'arnmoniaque liquide *.

Bsprit de Mindererus, Liqueur ou solute d'acetate d' ammorti,aque ; -'I I cali amm,ontaeunt, acetatury,, !-iqyor' antnt,onii acetici , Acetas ûrnmoniæ liquid,w, s. anlrnoniccts licluidus.
Illinderer's geist, rr,.1 Acetato de arnoniaco, Esp.

-

AËARIT'ffifl8. Acanthe molle, Branc ow Branche-n.tt'sine Acanthus moll,ïs (acanthacées).
:

Barenklau, aL., Bear's foot, ÀNG.; Àeilnto, usp., Ir., porr.; Beerenklaau, HoL.: Biornkioe, su.

historique onI Les feuilles de cette plante été enrplovées en cataplasnres, €û lavement,s et bains comme érnollient. Dans quelqrres pal's de I'Orient, c'es[ un vulnéraire ou plutôt une r éritable panacée.
ACÉT'A,'TES.
Kallat, ln.1 Dssigsaures,
Uksusnoskisloi, nus.
.rr..1

{

Boerhaave I'introduisit dans la matière médicale en 4 732. On I'obtienf en saturant de I'acide acétique faible (à 3') par du carbonate cl'ammoniaque en

petit excès

(tode,æ).

'

Acr.tirto nsp,l Acetatir t-r.i

Sels. résultant cle lit conibinaison tle I'acide acétique ave0 les bases soit minérales, soit vt1gé[ales,

Ce n'est donc qu'une simpledissolution d'acétate d'ammoniaque. Il diffère du véritable et célèbre esprit de Itr[indérer, en ce que celui-ci se préparait avec le vinaigre distillé et le sel volatil de corne de cerf, c'esl,-à-dire le carbonate d'amrnoniaque imprégrré de produits pyrogénés. C'est un liquide incolore marquant, 5o au pèsesel, cl'une légère odeur ammoniacale e[ d'une saveur unneuse. Stimulant, diurétique et, diaphorétique, €rnployé contre I'ivresss-, les fièvrès typhbides, la

86

ACÉTATE D'ARGENT.

AOETATE DE FER.
cuit're plongées dans du ntarc de raisin. Il est en gt'os liains ci'un lert blcuâtre.et présentant dans sa milsse des i:lrcellcs de cuivre non attaqué, solullle en p-etite parlic seu]ement dans
l'eau.
Ces cleux sels sont cles poisons bien connus e[ enrplovés seulement à I'extérieur pollr réprirnei le,s chairs fongueuses, les -excroissances iyphilitiques I et en côllyre dans les ulcérations

goutto, les affections de la peau et, des voies unnaires. Doses. Depuis quelqrres gouttes jr-rscpl'à 4 5 et même 30 gram. darrs des liquides appropriés.

Incompatibles; Ies alcalis, les acides concentrés, les sels de mercure, le nitrate d'argent. Atlétate dtargent.
Carbonate d'argent Q. Y.; acide acétique dilué Q. S. Evaporez jusqu'au point de cristallisation. Il exigo 4 00 parties d'eau pour se dissoudre.

des paupières. L'acéËate neutt'e sert, à la préparation du

vi-

Inusité.

Acétate de bigrmuth. On I'obtient en décomposant un soluté conccntré et chaud d'acétate de potasse par un soluté de nitrate de bismuth.
Sel insoluble, en paillettes comme I'acide borique. Inemployé.

naigre radical. L'acetate bibasique etitre dans I'origuent ægyptiac, le beaume vert de l\fetz I'emplâtre divin, etc" Aoétate de ar,rivre et d'annnroniaque" A c ét afu cttTt r i c o - Q,nl rn oni,qu e . On I'obticnt en faisant dissoudre 250 parties d'acétate neutre de cuivre dans 4 500 parties

-

Aeétate de chaux. Terre fol,,i,ëe caleaire, Acëtate calciS%e,

On le prépare avec I'aeide acél,ique e[ la chaux, ou mieux, son carbonate. Sel cristallisable en aiguilles soyeuses, trèssoluble dans I'eau et dans I'ttlcool, peu empioyé en médecine, où il a cependant été préconisé à Ia dose de { à 4 gr. contre les engorgements scrofuleux I mais il est assez usité d,ans les arts.
Açétate de cuivre" Deux acétates de cuivre sont employés en médecine. 4o AcÉTÀTE neutre de eu,i'ure, Cristaun de Vtinus, Verdet crùstallisé, Acetate de deutoæyde de cui,ure ; Flores u't:ridis æris, Cuprum aceti' *. cu,nt,, Acetas cupricus g
Essigsaures Kupferroxycl, .1r,.; Yerde eterno, rt.1 Uksusnokisloi okis mecli, RUs. Azynznur, Koperoxyde, uot.

d'eau e[ 50 parties d'acide acétique, filtrant, puis ajoutant de I'antmoniaque jusqg'à .9. que le ilréciprté, qui se forme d'abord, soit reclisscus. 0n éiaporô à pellicule et on laisse cristalliser. Il fait partie de qùelques collyres.Inusité en Frarcg,
Aaéta'ce de f,er. Deux acélates de fer sont enrployés en méde* cine. 4o Acétate de protoæyde de f e'r, acétate feT'
reu,æ.

peut s'obtenir en décomposant le carbo-de cuivre par de I'acido acétique ou en précipitant I'acét,ate de ohaux par du sulfate ds ôuivrè, filtrant, évaporant eb faisant cristalliser. Mais le plus souvent il est fourni par le com' merce et n'a besoin que d'une purilication par solu[ion et cristallisation. trl est en beaux cristaux vert foncé, solubles clans I'eau et I'alcool l

Il

On I'obtient en dissolvant lo sulfure rle fer dans I'acide acétique concentré, -ou bien par doublo déconrtrrosition de I'acét,ate de plomb et du sulfate cle protoxyde de for. On fittre e[ on évapore le liqtiide dahs uno cornue pour le p1gserver du côntact, de I'air. I-orsqu'il est suffisamment concentré, il se llrencl el) une masso d'une vert très-clair,composée d'aiguilles soy€uses., très-solubles dans I'eâu et at,tiraut I'oxygène cle I'air aYec une grande avidité. En raison de sà qrande altérabilité ce sel ne se trouve pas tout p"réparé daqs les pharmacies.

ate

2' Acëtate
Çua, eætrui,t

rle yteioæyde de
cJe

inars, ui,naigre ma,rtie.I

fer, acétale feryi-oa

eha-

â' ÀcÉTÀTE basique de cuùure, Verd,et ç1ris, Acëtate de cuiure brut, Sous-acétate de cuiure ;

sypt l que brès-vénéneux. -

tTruga, Cuprum subacaticwt-r, V'iride,
Subacetas cupricLt
s.

æris ,

tybe W, Pour I'obterrir 0n sât,ure à I'aide d'une douce chaleur de I'acide acétique à 4 0o avec du fer hvdraté bien lavé. 'neroxvde delerriqûe est une liqueur blt1n foncé, L'aôélate cl'une saveLlr astringente et styptique. Si on tente de le soume[lre à'['évaporatiôn fuour I'obtenir solido, arrivé à un certain clegré de concentration, il se décompose en acido acétique qui se volatilise, ef en cixycle do fer qui reste comme ' Il contient a peu près les 3/4 de son résidu . poids d'acé[ate supposé sec. Il est peu emplôié €-tr médecine. Comme le précédetit, il faiipaitie de quelques préparations inarliales dans leisquelles i! se produit indirectement.

'!

nous vient do Montpellier, où on I'obfient en grand pour les arts, ôn tenant des lames de

Il

présenté dans ces Fondant apéritif. - Il a été derniers temirs par M, Duflos, oomme plus effi-

'i

8? ACETATE DB I\TAGNESIE" AûIITATES DE PLO\IB" de mercure, tique (à 6 ou Eo) glar du bi-oxyde cace quc I'hydrate de peroxyde dc fer pour com-

battre les erirpoisonnements" pal lcs arseuicaux. Dans les arts, sous le noni de'pyrttli,gni,te de fur, de nt,ordant de roui,lle, de pyrate de f er eL de bouillon rt,oir, on emploie un urélange d'acétato, de prot,o et de peroxyde de fer, comtne rnordant e[ pour teindre en noir" Ce mélange a I'artantage sur les autres sels de fer et sur le sulfate en particulier, qu'il n'attaque pas Ie tissu sur lequel- on I'aptrllique. C'est de ce sel que [[. ledoucher se'sôrt quelq'lsfois pour teindre les bois sur pied. On I'emploie aussi contme e??cre à, rnct,rquer le linge. On le n*putt direitement en mettant de la ferraille ei cbutact avec de I'acide pyroligileux brut en présence de I'air, jusqu'à saturat,ion cornplète-de ['acide. C'est un liquide épais, d'un brun verdâtre. 0n I'utiliso , mais rarement, en médecirre enbain, comme désinfectant, etc. - Quelques pharmacopées indiquent un acetate d,e fer et d,'ammoniaque. On I'obtient en rnôlani ensemble ? parties d'acétate dlammoniaque et une psrtie d'acétate ferrique. Dose, 2 à I gramrnes.

fai'ianù

railpr0tliei

tJoucentenl, fa liqueur jusqu'à

pellicuic et laissant, cristalliser. Il cristallise {:n lames comme le précédent, rnais il se clissout Cans 4 parties d'eau et est un
peLr

soluble clans I'alcooi.

Acétat* de
Acetas
'rncr'yt'lti,no:

trnusité. norphine *.

-

).ç.

??2

or'phicus.

On I'obtient en traitant la morphine par Q. S. d'acide acétiquc pour la diisoudre et évaporanl à siccité, à uire douce chaletlr . (Codeæ.) Il devient basique avec le temps. Aussi eston ol-rligé d'y ajouter cluelque peù d'acido acépô,,r cipei'er sa dissoiution complète dans tigue 'll I'eau. cst bianc et le plus souvent pulvérulent. entrer dans des pilules, des-potions. On I'emploie aussi par la méthocle endermiqrge. Dode, de 4 à 5 centigr. en pilules, en potions ou par la méthocie endernrique. o&cétates

ll lait la l:ase d'un sirop officinal ; on le fait

de plomb"

Acétate de magnésie.
On I'obtient en saturant de I'acide pyroligneux par la magnésie ou son carbonate ; on Rtt.e etorr fait évaporer à siccité ou seulement en consistance de sirop épais, car il ne peu[ être obtenu cristallisé en raison de sa grancle déliquescence, Ce sel , qui a peu de saveur, jouit-d'une exl,rême solubilité soit dans I'eau, soit dans I'alcool, et, qui, per conséquentr peut être soumis à toutes les formes_pharmaceuLiques, a été proposé par I\1. Renaud comme purgatif, aux mêmes titres que le citrato. Encorei inusité.

On distingue deux acétates do plomlr enpharmacte. o 4 AcÉtara deplomb cri,stallisé,Sel de Saturn€, Sucre de plomlt, Acëtate neulre de plomb; Pl,u,ntbum, acetienm, Aoetas plumbdc?,as â*.
Bleyzueker, ÀL.; Sugar of lead, ÀNc.; I\Ialh eI rossas, An.; tslyesukker, ndN.; Lootsrriker, HoL.l Zucchero di Satur!ro, rr.; Ilksr-isnokistoe sviuets,nus.l Blysocker, 6u.

Acétate de mercrrre.
trl existe deux acêtates de mercuro.

I,a connaissance de ce sel est très-an0ienne. Isaac Ïlollandus et Ïiaymond Lulle en parlent clans leurs onvrages. fle sel est obtenu en grand dans les arts, âtr rno)/en de I'acide pyroligllellK et de la litharge. En pharmacie on le purifie par solution et cristallisaticn.
En pel.its cristaux incolores ou opaqges, d'uno

meraûrielle, Acétate mercLtt'euû ; HydrargU-

4" Proto-aeétate de rnercure 2 Temg foliée

rurn a,cetatunt, M ercur ius aeeticus A ce{as Itydrargy_rosus H *. Il s'obtient en décornposant,

;

une dissolution de protonitrate de mercure par une autre d'acétate de soude en petil,'*xcès. Orr recueille l'acétate qui s'est préci1ril.é, on lo iave et on le fait sécher. (Coden.)

savetii styptique et sucrée àla fois, soluble dans 4 partie 4 f 2 cI'eau distillée et danq 8 partiesalcobl, -qans précipité; mais pr'écipite I'eau non distiilée, I'eâu de' ch.{ux, les'solul,i,ons alcalines. Sa solution est égalennent précipiléepar les acides sulfurique, chlorhydrique, I'alun, les sels de !'*r, les infi"riions astririgentes et même toutes les cqulrst,ances organiques, le sucre excepté. Il faut

en petites écailles bianches et nacrées. Il exige pour se dissoudre 332 p. d'eau, insoluble dans I'ulcool. Sa saveur est désagréable,
esb

ll

_ Antisvphilitique presqueuniquement t'mplové dans les ilragér's d'e Kev**er, ,ioi le son[ ôttcsmêmes fort peu, et dont il paraît dérnontré aujourd'hui qu'il forme la base, conl,rairement à ce _qu'ontécrit des auteurs pour prouver qlie c'était le bi-acétate. Dose, 'l à 40 centigrammes. 2o Deuto-acëtate de mercure, aeétate rnercurique, Il se prépare en saturant de I'acide acé-

d*nc éviter cle I'associer avec ces substances, à neoins qLl'oi] n'aii la rdaction en vue. Le s n1érjecins I'enrploient à I'intérieur à ladose de ,l à 4 0 cent,igt. pàr jour, da,ns les diarrhées colliquetivt,ri', [ôs ôuetrrs de phthisiques) et à l'cxttirieur ccmnle astringent- siccatif. On I'a
vanté aus.ri cirrng les névralgies, à I'intérieur. 2" AcÉî.dTE d,e ytlomb Tiquide, _Eætrait de {,.io'ill,wrcl, av de saturne,Vinâigre d,e plomb oa de sstea't'ne, Acétate basique oi tribas'ique de
Sous-ucët,ate de-Ttlomb
basl,ca

plomb,

l_atis plt trnbi,
liqttidus"
-

,

Subacetas pl,wmbi'cus

;

Liquor

ace'

88

ACÉTATE DE PÛTASStri.

d

ACETATE DIt

ZINC.

l

Acétate cte plomb crist., 300 Litnrg€r 100 triau clist, 900

F'aites bouillir le tout, ensi'mble jusqu'à ce que la littrarqe soit dissoute ef que la ligueur rnargue 30o"à I'aréomètre; laissez déposer , hllrez. (Codeæ.)

consisl,eà décomposer de I'acétatede plomb par du carbonate de potasse., à traiter la liqueur

L'acétate de plomb liquide des pharntacies est presque toujours iégèrement coioré en vert. Cela tient au r:uivre t()nT,enu dans la litharge ou à ce QUe, pendant la 1lréparatiott, s'est formé de I'aôétatc de cuivrô au x rlépens du cuivre des bassines qu'on enrploie ordinairement' à cette opération. Pour évitcr ce[ effet, otr p()tirrait opér:er dans une catrsule en pcrcelaitte, ou diminirer la propor[iorr h'eau e[ ôpérer alors à froid dans un vdse quelconque en grès, ou enfirr

'

par du charbon animal qui précipite la plus peiite parcellede plonrb, évaporant alors à siccité. On bbtient par ce procédé un sel d'une grande

blancheur.

il

Il se orésente sous forme de masse blanche grenue,' oo feuîlletée, très-légère. Il- es[ déliquescent au plus hau! degré, et dès lors très* sbluble rlans I'ea't; il I'est aussi dans I'alcool. Sa saveur est piquante, agréable, douce e[ salée à Ia fois.
employé dans les hydropisies, I'ictère, principalemônt en potions, boissons, etc' Dose de ,l à 4 grammes. L'aeetate de potasse liquid,e or! liqueur de terre foliée de tàrtre, n'es[ autre chose que I'acétate ci-dessus tombé en déliquescence. L'aeét,ate de Ttotasse liquide des hôpitaux do Paris est une clissolution tteutre et marquant 95" Bu, de carbonate de potasse dans I'acide nvrolieneux. ' ' Ineirnpatibles ; les acides forts minéraux et végétaux, les sels en général.

Foirdant, apéritif, diurétique, fréquemment

opérer comme à I'ordinaire dans uile bassine en cuivl'e, ntais en ir\rtlnt, soin de mettre detiueles autres substatttes, de la grenaille de flonrb. M. Nlatrier a propo.sé quelqùe chose cie pltls simple encore, t'est d'arirenér I'eau à l'ébullition avant, d'y aiouter la
clans, en même ternps

litharge et I'acétate plornhiqrie. Par cet,te precautidn, I'eau ét,ant lurgée il'air, le cuivre n'es[
plus attaqué.

à I'extérieur , étendu dans 'coilyres lo[ions injections etc', etr , , comme résolutii, siccatif et astringent dans les contusions, entorses, brûlures, engelures, leucorrhées, blennorrhées, etc. lVlêmes incomrtatibles que le précédent. Cellendant on I'emfloie fréqdernmenl, étendu dans i'eau non dist,illée, commo dans I'eaw bl,anche et ces variantes, par exemple.
Très-emplové
I'eau

'

,

Acétate de quinine. Acetas quinicus.

ble de son poids d'eau, traitant par I'acide

S'obtienten chauffant la quinine avec le dou-

acétiquo en léger excès, filtrant et laissanb cristalliser. On a proposé de le suhstituer au sulfate de même base.

lLcétate de potasse.

Acétate de soude*.
Terre foliée minë"rale; Natrunx aceticum, Soda' aeetata, Acetas sotlicus.

Terre foliée de turtre ou uëgëtale ; Kuli, acetatutn', Arcanum tart{tr'i, Acetas patassicus.
hali,
^". r Essissaures

Jj;:,rf:il.j;.r

kali, nuc.;

Azvnzure

L'acél,ate de potasse est fort anciennement connu. Raymonil Lutte erl a indiqué le prernier le mode de. p1éqaration. tl.existe dans,quelques sources minérdles e[ dans la séve de beaucoup de végétaux. -se le procure facilement en saturant de On I'acide acétique faible (à 4") par du carbonate de potasse, filtraub et évaporant à siccité, ê_tr ayairt soin'de maintenir la liqueur ac.ide et de rèjeter le sel sur les bords du vase, _à mesure qu'it se concrète parl'évaporation. (Cqdeq.) . On peut préparer aussi ce sel avec du vinaigre côloré èn évaporant après la saturation à iiccité, donnant uir coup de feu ménagé pour arriver à la fusion et à la frite. f,)e cette manière les matières organiques se carbonisent; et

,iJ;;. Yff;t:i:ï:t" S'obtient de la même manière que celui de potasse. Seulement on arrête l'évaporat,ion à bellicule e[ on laisse cristalliser. ( Cocleæ,)

Essissaures

natron'

natr'

REs' ;

'

d'eau, mais il est peu soluble dans I'alcool.
ùlêmes propli-étes. que I'acébal,e.

En crist,aux incolores, solubles dans

3

parties

do potasse;

mais moins aôtif e[ béaucoup moins ernployé"

Acétate de zimc.

Zincum aeeticum , Acetas zineicus.
Saturez rle I'acide acétique par de I'oxydede zinc, fihrez, évaporez, et f'aites cristalliser. il cristallise en lames incolores et nacrées, très-solubles dans I'eau. Sa saYeur est très-

styptique. "li

le sel prodttit, etr dissolvant la masse frite

et,

en

l'évapbrant, est d'un beatt l:lanc et d'une grande pureté. " Une autre préparation de I'acétpte de potasse

se produit chaque fois que dans une préparation nra.gistrale on l'ait entrer concurrêIllinent de I'acétate de plomb et du sulfate de zinc. Onl'emplovaitjadis à titre d'astringenI en r:ollvres et en inlections r\ I'extérieur, eÙà titre c['é.-

ACÉTONE.
métique etcl'airtispasmCIdique à I'intérieur, comme le sull'ate de même base. Inusité aujourd'hui. Nous avons donné à peu près la liste Obs. de tous les acétates emplovés en niédecine, e[ nous en avons rnême indiqué quelques-uns qui tte le sont plus. Pour ceux qui pourraient cepenclant êl,re demandés en delrors de ceux irrdiqués ici, on so les procurera facilement en procédant par analogie. Par exemple : on préparera les acétat,es

ACIDES.

89

-

ent,.lnd ilon *seuternent des liquides d'tttte saveur piquante, mais entore toutes les substances soiidès, liquides ou gezeuzes qui jouissent de la proprié[é de fbrmer des sels avec les bases.

On divise les acides, selon qu'ils ont pour principe acidifiant, I'oxygène, ou I'hydrogène, en ana,cides

-

eL hydracides. Les uns e[ les autres se srrbdivisenb 4 d en oxacides et hydracides, ou

do brucirre, de- vératrine, de s[rvchnine,

de

cinchonine, comme celui de morpliine ou celui de quinine. Acétone. Esprit pyro-a,cëtique, A lcool, rnesytique, Methyl-acétyle.
Acétate de plomb

crist.,

2

Chaux-\'it'e.

7

lIêlez, distillez à sec, ag\tez le produit avec du chlorure de calcium, et distillez au B. M.
Liquide incolore inflanrmable, d'untl odeur
suave pénétrante d'éther acétique, d'une saveur

mordicante soluble dans I'eau, I'alcool et l'éther. Densité 0,792; ébull. + 56n 6. Il dissout le camphre, le caou[chouc, les graisses.

;

ACHE.
Aeher'persi,l ou céleri dcs rnaraùs; Api,um greueolens. (Ombellifères.)
sppicrr' AL'; -ïliii;ol,"r,lfl'

t'J;i;,T;:"t,'

\"';

apio'

Herbe
Toutes

parties de r:e [te pl ante eihalent une odeur aromatique analogue à celle du persil, mais beaucoup plus forte. -et D'après Hubner Voeel, elle contiendrait
une hùile volatile accotnpagnée d'une mat,ière sucréc analosue à la mannite. On emploË la racine ë*, I'herbe, les fruits séminoïdes. ta racine est I'une des cinq dites apéri,tiues. Excitant, diurétique. Le suc des feuilles, à la dose de { 50 à 200 gram., est, d'après Tourne{ort, un très-bon fébrifuge, pris au moment de la fièvre. Le persil a daùs c-es rierniers temns

çl commune dans toute l'Europe. -ies

été proposé poor le mêmu. emploi. (pp. 20 : a 000), conserve, sirop, etc. Le céleri n'est que I'ache cultivée.
AGXDES.

-

Infu'sé

simplem enL acides m,inërelcn, lorsqu'ils résulteut de la combinaison des corps acidifiants avec les corps simples de la nature minérale; 2o en oxacides eù hydracides, ou sirnplement acides orgqryiques, quand ils proviennen[ de la mêrne cornbinaison, maisavec les radicaux dela nature organiquo. Ces radicaux, à trois ou quatre exceptions près, sort tous contposés on donne le nom particulier cl'aeides gras à ceux qui sont fournis par les matières grasses direclemenl, ou à l'aitJe de réactions diverses. Les oxacides sont beaucoup plus nombreux que les hvdracides, et les acides organiques sont aujourd'hui' beaucoup plus nombreux quo les acltùs rnrneraux. I-,,r:s acides sont dits eoneentris, lorsque étant ou dissoLls ou naturellemenl,liquides, ils ne contiennent, que peu ou poin d'eau affaiblis, etendu,s ou dtl,ués, lorsclu'ils en conL,iennent bea ucoup. [,a t]rérapeuT,ique puise des agents dans ces différentes catégories de composés acides. Pris d'une manière gérrérale, tous les acides employés en thérapeutique, soit minéraux, soit r égétaux, purs ou concentrés, sont cle puissants causl,iques. Ils rubéfient, caut.érisent et détruisent même les parties avec lesquelles on les met en contacl,: de là I'ernploi de quelques-uns d'entre eux pour cautériser les cliancies, détruire les carnosil,és, les verrues, etc. A l''intérieur c0 sont de violents poisons. lls sont tous solubles dans I'eau. Suffisamment éte ndus dans ce r éhicule, et ingérés dans I'estomac, ils y déternrinerit un sentirnent, de fraîcheur générale agreabie. Aussi sont-ils fréquemmen[ emplol'és à I'intéricur à cet état, et, toulefbis avec ménagement, pour calmer la soif, modérer la chaleur fébrile, climinuer la sueur, euqmenter les urines, combaitre les hérnorrhagies et ls vomis. semen[, suspendre la putridité, eto. Dans le bu[ de ménager-l'estomac-il est cluelcJnefois bon de les assor:ier agx mucilagine,iri. Un usage trop

I

t

;

,

sauren''tr' I Acid"*i,i;rf,'li::' usn'; zureu'

HoL';

prolongé aurait pour inconvénient d'altéier l'é-

Le mot aci,de est, la tracluction clu mot latin aci,dum, qui lui-même es[ la [radr-rction corrompue d'ucetunt,, nom latin du vinaigre, Qui est I'acide le plus anciennement connu. Quand on vint à découvrir des liquides d'uue silveur piquante, pius ou moins analogues à celle duvinaigre, on leur appliqua le nom d'ac'ide, qui dès

mail des dents, de déranger la digesl,ion et, d'amenel le racornissement de I'estomac. Etendus oontlenablenrent, oû les ernploie encore commo astringents, en lol,ions oir injec-

tions, dans les hérnorrhagies

cies

petits vais-

lors devint, générique, Aujourd'hui par acide on

seaux, les écoulenrents muqueux, e[o. Incomp. On doit ér'iter d'assc''cier aux sels les acides en général, et surl,out les acides miruéraux puissants"

90

ACIDB ACETIQUE.
L'aicde acétique monohvdraté rr'aqit Das sur le tournesol; il il'agit pas non plus siir ies cârbonates. L'eau jusqu'à -gn certain point augmente son énergie, tandis que I'alcool la paralyse. L'acide acétique est s.or-rs forme d'un liquide (en été), d'une masse cristalline (en hiver) incolore, d'une odedr particulière, vive et,- pénétrante. Sa saveur est piquante et même caustique. ll bout vers 4 20o, sa vapeur est inflammable et brfile avec une flamrne hleue. It ne

Nous nous bonrèrons à énumérer ici les acides qui sont du domaine de la thér'apeutique"

es[ emplové sous différents noms et sous différents étâts de concentration. /lo Acide acétique concerttré, esprit ou alcool
,rnal

Il

.

Acide

acètique,

de ainaigre, Vlnaigre glacial,- acetate nor-

1 centratoJm *.
Bssigsaure:

Acor açeticus, ACi,dum
Àcetie

aceticr,r,m,

cln-

tL,,i guur, Hor,.; Acido iicetico, rr.

acid,

ÀIyG.1

Roh eI Kal,

ln.; Àzijn-

pré_para I'acide acétique cristaliisable.

l,owitz, chimiste russe, Ie premier en 4793

le premier con'siste à iniroduire ile

montée à chauffer iusqu'à ce qu'il ne pà'sse pl,ls rien à la distillation . On iecti{ie le' p ro 4

neutro de cuivre dans une conrue de srès

On I'obtient par deux procédés principaux ; I'aiétaté

4o R". (Codeæ.) C'est là I'acide plus particulièrernent nommé ainai,gre radical et autrefois uinai,r1re ow espri| d.e Vénus; spiritus æruginis. Il n'est pas pur. Il contien[ une certaine quanLit,ô cI'acetône (esprit pyracétique) qui en môdifie I'odeur. Le second procédé, ciui est de $f. SébitleAugero consiste à distiller de la même manière un rnélange do 3 pariies d'acé[are de sourle desséché eb de 9, 7 parties d'acide sulfuriqLre concentré. Le procluit est, cristallisable par: lo froid. Il marque 8o 5. Far uno anomalie assez singulière, sa densité augmente jusqu'à 4 0, 5, à mesure qu'on l'étend d'eau, pour retornber ensuite par une plLis forte dilution. Voici, d'après Mohr, les proporl,ions d'acide
a.cétique cristal,l,isable contenues clans

duit par une seconde distiilation dans une cornue de verre. Ce produit marquo de 4 0 à

précipite pas I'albumine, dissout la fibrino. Il dissout les résines, I'albumine, la fibrine. On s'en sert journellement à cet état, comme stimulant, en inspirations dans Ies syncopes, Ics défaillances, Ie-s migraines, et pour inasquer les mauvaises odeurs cles lieux publics. À cet effet, on I'introduit, avec rle petits cristaux de sulfate rie potasse, dans de petits flacons nommés fiacons de poche, que I'on débouche et que.l'on présente sousle nez chaque fois qu'on en éprouve Ie besoin. Aromatisé, il prend lo nom de ui,naigre anglais et sert aux mêmes usages. Yoir plus loin : Acirle acétiqua ûTotTLdtti,se.

de papier brouillartl que l'on imbibe d'acide acétique et quo I'on appliquo sur Ia peau. Les di{Iérents produit,s que nous venons d'indiquer n0 sont qLle des hyd,rates cl'acide

Le uesi,catai,re de Beauosoi,sin est un morceau

acetique ou d'acëtyle, L'acidc acëtique anhydre (ary1de d'aeétyle, acetate d'acëtyle) qui est liquide , incolore , d'ulre densité de 4,073, bouillant à 4 37" 5, n'est
encore qu'un produit de laborat,oire. Qo Acide acëtique du, bai,s, Yina'tgre d,e bois, Acide pyra-uceti,qwe, Acide ytyroli,gneuæ o.
Holzessig

ties d'un acide étendu
onystrri. 1ro63t; 1,0655 1)067 1,068 1,069 7r070
t ,07 o6 1 r0708 ,07 16 ,07 2r,

cl'eau"

4

00 par-

'

r

aL.

; Pyrolyglleous

acid

,

ANc.; Àceto

cli le-

g'no, rr,; Iloutazyu.

nrxsrrÉ. acrDE, oexsrrÉ. AcItlE. tnlstrÉ. tr07 2 lroô9 2+ 1,033 t ,o'i 2 1,0ôg 23 t rA32 7r07| 1r0ij6 22 1r031 1r07 t t20i5 2L t r02g trÙi0 1r055 20 t r()27 lr070 1r0ô4, x9 1)026

trOi0

1,05i
)082 1,0515 1r051i} 1,050
7

1r06I
1r069 1,068 1r068 1r068

,0730
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1r0 ttg

,0730
,07 30 ,0? 30

l

1067

1r0I,

B

,0730
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TQBt*

18 l ,02 ii 17 7 ,02iu 76 1r023 1ô 7)022 th 11020 13 11018 72 1 ,017 11 7rq16 10 l,oli; I 1,013 8 1,01E 7 7rAl0 6 11008 5 1,0067 .', lrooi5 3 Lr00!u 2 t ra02 t tr00l o 11000

rifié, il cont,ient de I'acétone, de la créosote, de la paraf{ine, de l'eupione e[ tous les autres
produits volatils pvrcgénés du bois.

On I'obtient en grand dans les arts, comme protluit secondaire, dans la clistillation du bois. - Pur, il a toutes les propriétés de I'acide acétique concentré. Intpur ou imparfaitement pu-

En ce dernier état, it a été vanté commo excellent antiseptique, et entployé en lotions
sur les plaies de mauvaise nat,ure, les cancers. Suivant-quelques autcurs, le ced,riwm, qui servait aux embatrmemonts chez les anciens, n'était pas autre chose que I'acide pyroligneux brut,, Un fait qui pourrait servir à appuyer cette assertion, c'est clue }Ionge, dans nos temps modernes, a constaté dans ce même produit cette faculté conservatrice qui tient véritablement du prodige. Pour L'aci,de acëtique f aabl,e, Yoy, Vina,igre.

ACTDB ACÉTIQUB

AROMATISÉ. ACIDE

ARSENIEUX"
é1,é

94

A,eide acétique aronratisé, Vinaigre aronxaticyue an,glai,s.
corlc. 635, tluile yol. 60, Iluile vol. de lavandc or5
Àcicle acétique

cide arsénieux ne paralf pas avoir
g

connu 0n

Furope avani l'époque de Géber, c'est-à-dire
I

L'amphre

de de

girofl.e canelle
(Cocleæ,)

le neuvième siècleo e[ ie métal lui-même, quoique indiqué par Paracelse, ne fut bien défini
dans sa nature et ses proprietés qu'en 4 732, par I r I'alchimiste Brand. Cet acide provient do I'exploitation des mines de fer et de b,obalt arsenicall notamment en Silésie, en Bohême et en Saxe, e[ est fourni par le commerce. ll est solide, en masses convexes d'un côté et, concaves de I'autre, vitreuses ou _opaques, saccharoÏdes, pesantes. Lâ poudre est blanche et a toute I'apprrence du slt,cre puluërisé' Projeté sur des charbous ardents, I'acide arsénieux se décompose en répandant uno odeur d'ail, caractéristique. I,e gôrit de l'acide arsénieux n'est pas âcre comnte on le croit comrnunément, mais au contraire légèrement doux, II est sang odeur. Contrairemen[ à ce qu'on admettait jusqu'à présent, 1'acide vitreux^, selon NI. Busly, 'est plus soluble que I'acide opaque. Cetto diffr5rence es[ dans Ia proportion de 3 à 4 à + ,l 5o. Àinsi I'eau qui dissout jusqu'à 4.llA0 d'acide vitreux ne dissout que tl ,21400 à ,1 ,3i00 d'acido opaque. D'ailleurs, ni l'trn ui I'autre n'a une sojubilité constante. L'acide opaque se transformo en acide vitreux par unc ébullition prolongée dans l'eau, c'est-â-dire que I li4 00 d'àcide sbnt alors dissous par I'eau-à + 4û0o. Sous I'influence de I'eau, à une basse température, I'acide vitreux acquiert les propriétés do I'opaque. La pulvéris'ation diminui la solubilité'do I'acide vitreux. L'acide cirlorhydrique augmento beaucoup la solubilité de I'acitle arsénieux. Les oxydes de cuivre, d'urane, de cobalt, do nickel, d'argent, de mercure, insolubles dans la potasse et dans la soude, se dissolvent dans ces alcalis par I'addition de I'acide arsénieux.

Cet[e préparation sert à garnir let flacons de poche, préalablement remplis do sulfate de potasse granulé. Le véritablo vinaigre aromatique anglais (patenté) es[ coloré en rolrge par de la coche*

nillo. Quelquefois orl nomme le mélange d'aeide acetique eû de sulfate de pctasse, sel-de ainai,gre (sel delVestenclorf, sel Aleæitere , sel poignant, Q)apor aeetictts). Cela tient à ce qu'aul,refcris on obtenait directernent le dégagement des vapeurs acéliques, en in'uroduisant dans le flacon de I'acé[ate cle potasse ou de soude, et de I'acide sulfurique eri Q. S. pour cléconrposer
ce sel. d'Edimb_ourg_ se prépare

L'acide acétique camphri de Ia pharmacopée en dissolvant 4 3 gr.

de camphre dans tl &ô

g. d'acido acétiquo. Acide antimonieux.

Bézoard minë,ral, Cendre d'antirnoi,ne, Dcutonyde d'antimoi,ne ; Stibiu,m atycl,a,tun?, aIbum, Acidum anti,monio
szntt,.

pulvérulent, insoluble. - On le disait jadis sudorifiQtre,

de I'acide azotique et calcinant. Il est blanc, 4 à49r.

Il

se prépare en chauffant tle I'anl,irrroine avec

à

la dose de

Acide antimonique.
Matiàre perlée de Iierltringùus, Oæyde tJ'qnti,moi,ne majeur, Céruse ou magistère d'anti,moine, Peroæy cle
antimorttcum.
cl'

antim,oi,ne

;

Acidu,m

Les anciens médecins I'employaient beau-

On I'obtient de la précipitation des eaux mères do I'antimoine diaphorétique par un aoide, Il est blanc, pulvérulent, insohrble.
.llcide arsénieux *. Ar s eni c bl an e, Ch au æ'.d' ar s en'i c, Iltr or t au n r u,t s,
Oæyde

coup. trl est complétement oublié par les modernes, arnsl que son congeuere"

Cette substance, d'une célébril,é funèbre, jouit néanmoins do propriétés curatives réelle! et même héroïques. Ces propriétés paraissent d'autant plus incontestabies qu'elles ont été
découverûes à des époqqes et dans des pays fort ^et clifférents. Slevogt Willan le considdraient comme le fébrifuge par excellence et le donnaien[ à des closes élevées. Il est préconisé par

blanc d,'arsen'ic, Fleurs d'arsenic, Acidum
arsenieol?,t
n7,.

'rnetallum, album,

"Deutoæyde d'arseni,e

; -Arsenicum crudum,

céreux, €[, à ce titre, il constitue la base do la célèbre poudre de Rousselot et do toutes ses variantes. Enfin il a été administré avec succès par les docteurs Gardlostone, Bietr, Cazenave,
comme antidar{,reux, principalement dans les affections chroniques rebelles, telles que la lèpre, le-psoriasis. En effet, otr emploie journellement dans certaines affections de la peau les Iiqueurs de Fowler et de Pearson, leb pilules asiatiques qui lui doivent leurs propriétés. Depuis plusieurs années, le docleur Boudin expérimente sur une large échelle (ses statis-

tous les médecins comme escharotique anticân-

Àrseniksakre, \Yeisser arsenic, r,r,.; \Yhite arsenic. Ârsenious acid, ÀNG.; Rahgh abiad, I'urad ul halic., an.; Ilottekrudt, nrx.; Àrseuico blanco, rse.; llottenkruid, Hor,.; Surnbu hkarn rxo.; Àrseuico bianco, rr.; Sum ulfar, pER.; Arsenikbiala, porr,; lTlischiakovistaia kilostir, RUS.; Flwit

rattgifb, su.

Bien que les sulfures d'arsenic natifs aienb
été bien connus dtils Grecs et des Romains, I'a-

e2

acIDE ARSBNIQUE.

tiques portent sur ?,500 fiévreux) I'acide arsénieux comme fébrifuge, e[ er] a obtenu les meilleurs résultats., On peut donc dire aujourd'hui que ce qui s'opposÊ) à I'adoption dans la
pra[ique _de I'acic]e arsénieux comme fébrifuge, sonl ]es dangers de son emploi, Voici I'ensernble du tr;rilémen[ : Exemple: Uu sujct entre à 6 heures du soir, pour uôe fièvre quôtidienne dont le frisson comrnence à midi. On le fera vomir le soir rrrême. Il prendra le lendernain mâtin, & à 5 heurers aianI I'accès, une potion ayec 3 cent,igrarnmes d'acide arsérrieux, e[ son alimentation'n'éprouvera aucun arrêt.'Si I'accès revient, I'acide sera donne à 6 centigrammes en cleux prises. Iln cas de fièvres rebelles on peut ajouter à cette close 3 autres centigramInes adrninistrés en lavemenis. Le retour au vomitif est également inrliqué dans re ces. L'acicle arsénieù-x sera continùé après la cessation des accès à 3 centigrammes, pénclant un ternps variable de 4 0 jours à un mois selon I'ancieitnelé de la fièvre e[ sa tendance à reparattre. Le régime sera succulent pendanb tout le traitement.
Selon le D'Fuster, I'acide arsénieux convient mieux dans les fièvres tierces que dans les fièvres quartes au quol,idiennes. Le docteur Boutlin, cité plus haut, I'a aussi conseillé sous forme de cigarres contre les néL Yralgies, I'asthme. Il a encore été employé dans les maladies des os, la eoutte, la syphilis; contre la morsure des animaux venimeux, Dose, 2 à 6 milligram. (,1 125 à 4 /8' de grain) dans un excipierr[ approprié. Il forme la base des pilules asiatiques, de diverses poudres et pât,es escharofiques

-

ACIDE AZOTIQUE.

Acide azotigue '. Esprit de nitre, Acide oæyseptonique, Acide ir,itreuæ blanc, Acicle nitrique, Azotate hy-

drique; Spiritus nitri acidws,
tiourtu.

Aci,dunx azo-

Salpetersâre, Â1.; Acid spirit of nitre, Nitrie aeid, ÀNc.; ITlaulabker, Hamd malh el barud, rn,1 Salpeterzuur, HoL.; Acido nitrico, Ossisettonico, rr.1 Areki shora, pER.; Seli-

trenrtaia kiloota, nus.

C'est à Raymond Lulle que nous devons la découverte cle cet acide im'iortant : il la fit en 42uÀ8, en d:stillant un mélange de nitre e[ d'argile. Cependant quelques auteurs prétendent qLre cet acide dilué était connu des Arabes dès le huitieme siècle et que Geber en parle.
Azotate de'potasse, Acitle sulfurique à 66o

ia

P. E.

On introduit le sel pulvérisé dans une cornue de verre; on verse dessus I'acido sulfurique à I'aide d'un tube qui descend jusqu'à la panse; on adapte à la cornue une allonge et un ballon de verue tubulé ; on chauffe doucement d'abord, puis on augmente le feu jusqu'à ce qu'il ne passe plus rien à la distillation . (Cod,eæ). Le plus souvent fourni par le commerce, cet

acide n'a besoirr, pour certains usages, que d'être débarrassé d'un peu d'acide sulfurique, de chlore eb d'acido hypo-azotique qu'il contient. On le débarrasse d'abord du premier, en lo distillant sur du nitratre de baryte, du seconcl par le nitrate d'argen[ ou de plomb, enfin du dernier, 0r le distillant sur du peroxyde de
plomb.

de Lefebure ou Lefebure de Saint-Ildefonse es[ un soluté de 20 c:entigram. de cet acide rlans,l pinte d'eau distillée. I[ I'administrait à

. Lc remèd,e

anticarteéreuæ

I'intérieur par cuillerée, dans du lait édulcorè avec du sirop diacode, €t à I'extérieur, en lotions ou associé à la pulpe de carotte. Dans ies hôpitaux allemands, on emploie sous le nom d'Acide arsënieuæ liquide, un soIuté de 0,05 d'acide arsénieux dans 250,0 d'eau tiistillée. Une cuillerée, portée progressivemen[ à six,

serait inutile de le traiter pour ces trois substances, s'il n'en contenait qu'une. L'acide du commerce, qui peut être employé dans bien des circonstancris, iùrque 36o eit a"O" au pèse-acide, et l'acide purifié /*0" et LTo L'acide azotiqrre est, un liquide incolore, d'une odeur nitreuse, qni répand de légères vapeurs dans I'air et corrode les ti,ssus organirlues erù
les colrtrant en

Il

On entend par eau-forte (scheideu)ù,,sser, 4r.; sterltwater non.; acquû forte, rc.; Irep Itai,a uodltu RUS.) I'acide azotique du commerce; cependant pour les pharmacopées
étrangeres, c'est cet acide étendu
conde est un acide marquant, 4 8o.

jaune.

le matin ii jeun, dans du lait, sucré, cornme fébrifuge (tr'oy).

. L'eau stIl ne faut pas

Incompatib. hydlosulfates, eau de chaux, azotate d'argent, décoctés astringents.
'.

Acide arsènique.
S'obt,ient en chauflant I'acide arsénieux ûvec

rle I'cau régale, et évaporant à siccité, à une
température assez éievée.

ll

r:rist,alliso difficile-

nrent, Très-soluble elans I'eau

-* Inusité"

confondre cette eau seconde aveo celle des peintres, {ui esI une solution alcaline. Pour obtenir l' Acide azttti,que nl,onohydraté on distille I'acido du cornmerce dans une cornue en verre dans laquelle on a ajouté du fil ou de l'éponge de platine. On distille un premier tiers de I'acide qui entratne plus de moitié de I'eau. On ajoute au reste un volume égal au sien d'acide sulfurique coilcentré ; on redistille le produit sur de nouvel acide sulfurique, puis tune troisième fois seul. Finalement on décharge

AZOTIQUB. ACIDE B0utQull ou I3ÛRA0[(J[.J8. e3 le produit de I'acicle azoteux en le portant à nies et filtrées sont précipitées par Q. S..d'acirle chlorhydrique. te piécipité crisiallin lar'é à I'eau I'ébrrllition et y faisant passer alors uu courau[
ACTDE d'acide carbonrque jusqu'a re froidissement. Jusqu'à préseht on ntavait pu obleuir l'acide azot,iqùe sàns qu'il contînt au moitts un équivelent d'eau; on doutait ntôme qn'il pftt exister anhvdre. lVI. Deville, en traitanL le nitral,e d'argent par le chlore rigoureusement sec, a réussi I isoier l' aeirle a"ritque anh y clre . (]e produit se présento sous forme dtt cristaux prismatiques, incolores, d'ttn éclat et d'une limpidité parflaite. ll fond à +- 29, 5 et bout à + 45. Il b'échauffs beaucoup au contact de I'eau. L'acide azotiquè concentré est emplové à

distilléb et'séché'corts[,it,r-te. I'acide benzoïque. On obtient de 8 à 15 pour 0"0 d'acide selon lo

I'extérieur comte cathérétic1ue, pour ïétruire les excroissances, les verrues, pour raviver les

plaies atûeintes de pourrit,ure d'irôpit,al. Le docteur Rivallié a proposé de former un caustique en faisant tornbér goutte à goutt,e de I'acide azo' tique sur des gâteaux de charpie. Celle-ci se réI'on appliqire sur ia surface Odit en pâte que I'on leot cautérisei. O',t I'emploie-, trèsétendu, ett boissons dans les fièvres- tvohoïdes, "en collule tliab'ète, les maladies cle la peatt; toire et gargarisme dans les cas d'aphthes r'énériens. En i\nglel,erre, ou a proposé de le substituer au mercdre, dans le llaitemetrt de la svphilis. L'acide azotique esfi la lrase de I'alcool'ôt de la limonade cle ce nom, etr',. Dose, jusqu'à agréabl,-. acidité.

îo*

benjoin employé En Allemagne on obtieuf un acide benzoïquo empyreumatiilue cles ç'roduits de la distillation de id honille. L'acide benzoïque sublimé esf en belles aiguilles longues, fines, soyeuses oclorantes en raison d'un peu d'htrile volatile cJe benjoin qu'el[es rel,iennent. Il se dissouI ditns 200 parties d'eau à + 45 e[ en toutes pp. dans I'eau bouillante qui se prend en nlasse par refroidissemen[. So]uble dans son poids d'alcool I sa saveur est acidule et balsamique. Il fonct à -t- 4 20n S, bout à + 239o eb au delà se volatilise. Slimulant, nervin, balsamique et diaphorétique, employé principalemenI dans le catarrire pulmonaire chroniq!e. - Dose, de 2 à 4 5 décig. en pillules ou prises.

Acide borique ou boracique,
SeI

sédatif ou narcoti,que de llomberg, Fleurs de boraæ ; Acor bor tt ci ctts , Aciclum bori,curn,

Acide sous forme d'écailles uacrées, sans odeur, d'une saveur acicle peu pronorrcée ; il nous vient des Lagoni, espèces de volcans
boueux de la Toscane, e[ fu[ découvert par F. Hoefer en iI777 . Cet artide paraît, lreaucoup plus répandu dans Ia nature qu'on ne I'avait cru jtrs-

Aeide azotique dilué,
Acide azotique,
35

Eau distillée, zeli (Lond.)

Acide benzoicgue *.

qu'ici. M. Filhol I'a rencontré dans toutes les eaux sulfureuses dcs Pyrénées, dans diverses

Fleurs, Sel ou Acide de .bertioi,n
cl'oæycle de benzoïle

I

Acaclu,m

,

Hy

drate

b

enzoieurn.

Benzoesaure, Àr,.; Benzoic acid. ai,ic,; Ilenzoëztturl uol.

Blaise de Vigenère a donnti le premier la manière de I'ohtenir au xvt" siècle. Il exisie dans Ie vanille, la fèr'e tonka, le mélilot, différents baumes, dans I'urine de quelques animaux herbivores ; mais c'est dubenjoin qu'on le refire.: Pour I'obtenir, Mohr a clonné un procédé qui consiste à étendre une corrclte de benjoin dans une [errine, à la recouvrir d'utte feuiile de papier non collée et d'un tissu peu serré, à recoLri'rir le tout d'un cltapeau de esrton., l,raversé par rles fils, e[ eniin à chauffer au bain de sable. On laisse refroidir et I'ott recueille le produit sublirné. C'est là I'acide officiual. On obtiendrait un meilleur résultat en suhiirnant, I'acide par voie humide mêlé de sable.

cendres végétales. Il accompagnerait souven[ la silice, Dans les arts on I'obtient par purification à I'aide de I'albumine, de I'acide boriquo brut des Lagoni ou par décomposition du borate I'Equaieur. Bn pharmacie, on se le procurc en traitanû

double de sourle et de chauæ, découvert il y a peu d'années, dans la républirlue de

un soluté concentré de borax par
da_qs

clrlorhydrique. Cependan t le Coden le firit obtenir en trait,ant un soluté chaud de borax,
lequel on a niis du blanc d'æuf, par I'acide sulfuriqùe. On laisse cristalliser pai'refroidissemenf e[ on lave les cristaux. L'addition du blanc d'æuf a pour buI de faire obtenir des lames plqs belles. F ortement chatrffé il fond, €t par refroidissement cdnstil.ue un verre blanc. For[ petr soluble dans I'eau, mais soluble dans I'alcool auquel il comrnunique la propriété de brriler avec une flamme verte. Dose 95 centie. a 2 grammes.

I'acide

Pour obtenir I'ercide benzoïque par uoi,e hum,i,de. On mêle 469 p. de benjoin en poudre avec{ 40 p. de chaux hvdratée, et 6,000 p. d'ean, que I'on renrplace au fur et à mesure de son
évaporation; âprès2 heures d'ébullition on passe et on remet la masse sur le feu avec 32 p. de nouvelle chaux et Q. S. d'eau, Lesliqueurs réu-

fondant, il ne l'est, plus, si ce n'es[ à I'etat de combinaison, dans lê borax et la crême de tar-

Emplové, d'abbrd coùrnre sédatif, puis comme

tre soluble.

9IL
Camphre en

ACIDE CAMPHORIQUE. Acide carnphorique.
Découvert en 1Tg5 par KosucaRrnx.


tt,

poudre,

ACIDE CHLORHYDRIQTJE. qui se rendra dans une série do I'appareil do Woulf, composé d'un flacon de lavâgie contenant 4 00 par[ies d'eau, et de deux flacons contenant chacun i| ,000 parties d'eau distillée : ces flacons ne devront êïre pleins qu'aux deux tiers au plus.- Les tubes qui-arnènei'ont le gaz devr.gnt plonger à pein-e dans le liquide. L'appareit étanl, ainsi disposé, muni de tubes de -sûreté et luté, versei peu à peu I'acide sulfurique étendu d'eau I chauffez graduellement, jusqtr'à ce qu'il ne se dégage plus rien. On rbcuôiile seulement I'acide dcs deux premiers flacons, qui doit. marquer 2Zn. C'est I'acide chlorhyOiique liquide pur. (Codeæ.)
Selon Berzélius, I'eau saturée de gaz

r

Aeide azotique à

96o

Introduisez le tout dans une cornue, adaptez à celle-ci un récépient, et distillez a,i nain'- ae sable jlsqo è ce qir'il ne se dégage pluJ de vâpeur. on vicle ce qui reste dan"s lî cbrnue dans une capsule e[ on laisss cristalliser. on sépare les cristaux, on les place sur un filtre poui les Iaver, puis on les -fait dissoudre dans I'eau cxaude; 0n fait évaporer à pellicule et on laisse de nouveau cristalliser. Il est en aiguilles blanches, d'une odeur saflané_g, un peÉ amères, solubles dans tônt parttes d'eau froide, très- solubles dans I'alcool. on I'a conseillé conire les syphilides. inusité.

-

Acide carboniqlue.

i

Àcùde.aéri,en, Acide crayeuæ, Air nzéphutique ; Aci,du,m, ce,t.bonicum,jsciai.rtro el lâhrir, En.).

Reconnu

Ol qu Ie procure facilement en mettant dans une tiole un carbonate, du marbre ou de la craie par exepple, versant dessus un acide, le sulfurtque, sr I'on veut, et recueillant le produit ea_ zeux, au moyen d'un tube, dans un'e cloche"ou une vessie. C'est le gaz des eaux minérales naturelles et factices. C'est encore lui qui se produit dans les préparations gazevzes antivômitives. A I'extérieui., on I'a cônseiilé pour déterqer.les ulqères et calmer le prurit cùsé par les dartres. En Allemagne il bxiste des dt"antiisements de bains où cet acide es[ donné en douches, injections, etc. L'appareil gazogOnô de Briet, modifié ad, hoc, otrie un îxceïent Toyçn pour produire ce gaz etl'sdministrer en douches ou injections.

au xvre siècle.

par panacnslu e[ VaxnEr,MoNT

drique à la température ordinaire, p"èse 4 ,4glbt contient alors 0-,383 de son poidé d'acide réel. Le gaz chlorhydrique est aussi dissous par l'alcool, qui acquiert alors la propriété de lliriler avec une flamme verto. Mâis ici il n'y a pas simple dissolution, il y a réaction complbxe. C'est un liquide incolore, d'une odeur chlo_reuse, qui prénd à la gorge, qui répand d'abondantes vapeurs dans I'air -et, corrode les tissus glganjguqs e_n .les colorant en ro?.tge. L'acide chlbrlivdrique provenant des iabriques de soude du'conimeice, gui peut être employg dul,g beaucoup de cas, esi cciloré en jaune par du chlorure de îer, par suite de I'actiôn de I'acide sur les cylindres de fonte employés dans cette fabrication, La table suivante, établie par Davv, indiguo la quantité d'acicle réel dans i'acide hvdrochiorique à différents degrés :

chlorhy-

Densitë,
11210

Acùde
40

rëel,

Densi,l,ë.

Aci,de réel
20r2O 18r 18
161 16

IrZrt+B

1,900
71190

lrl

00

rh0

1r090

IrtB0
7r170

38r 38 36, S6
8,?,,3.?,

t,080 tr07o

14r14,

Acide chlorhydrique
droch,loriq.ue , Chloride entornydrt curn.
kiposta, nus.

+.

trt6o
1r150

t,060
1r050

12r72 8,09
6106 hra& 2rQz

32132

80r30
2812 g

Espyï,t de sel fumant, Aci,de mari,n, Acî,de rnuriatiq_ue, Aci,de hy dromurùati,que, Act,de hy-

L,140
1r130

lroao
1r030

t0rlo

7rl'ù0
7 r1.t0

26 126 2 h 12l,

t

1020

1r010

hydrique; Acidum

22)22

Salzsaure_, Kochsalzsatrre, ar,.; Spirit of salt, Itluriatic .Pgid, .ANc.i Zoutzuur, HoL.; acid.o'idiochlorieo, Â,i Solrraîa

L'acide chlorhydrique_est un poison corrosif puissanf,. Bn méôecirie il est considéré comme
I' i n

excitant, tonique ,. fondant et antiseptique. A
téri eur, o n l'èmplo i e, conv en ablemehtéiendul

Sa découverte est due au célèbre alchimis[e Glauber. Ce n'est pas I'acide chlorhydrique proprement dit, qui e.ct gazeux, qu'ori emôloiô en médecine, maii bien Èa dissoldtion dans I'eau. Sel marin déæêpitê, s Acide sulfurique à 66o, g
I1au commune.

t à

long col, que vous placerez sur irn bain de sable et au col duqtie_l vous adapterez deux tubes, I'un courbé en S et finissani en entonnoir à sâ partie supél'ieure, I'autre recourbé en siphon

Introduisez le sel dans un grand matras

nécrosées.

dans les fièvres typholdes , la- scarlatine , leË maladies du foie, Iéô affections de la peau. Con9e,nt1é , .il, sert comme caustique ,^ et comme tel, il a été employé dans le croùp, à cautériser les chancres sypËititiques et les ilfaies de mauvaise nature. 0n s'en sert, étaàt étendu , en injections pour dissoudre lôs par[ies osseuses

On Ie fait entrer dans des gargarismes, des lotions_, des_ injecrions., des bàini ,,tuq funiisations. Il est la base de I'alcool et oô la hmoniide

A0rDE CHLORO-AZOTIQUFI. qui portent son nom, et I'un des composants cle I'eau régale. _ Inconlp. Eviter de I'associer, surtout auxsels de mercure e[ d'argent,
AcrDE rnr,oRHyDRreuB
Acide cliiorhydrique.

H

ATIDE

CYANHYDRIQUE.

95

ou,uil (Lond,)"
a parf,

t part. Eau distillée,

Acide chloro-azotique *.
Eory régale, Acide nitro-rnuri,atitlue, hyrlrochloro-nitrique ou, chloro-n,i,treuæ ; Aryua
reg,ia,
.Konigsw&sser, gia, rr.1 Koningswater, uol.

vation do température, il se dêcompose en donnant naissance à un nouveau produit, I'acide pyrocitrique. Tempérant, journellement employé dans le traitemènt des fhlegmasies aiguës ïe I'abdomerr, contre la jaunisse, le scorbut, etc, Il est la base de la limonade et des pastilles de son nom. Fon. irnportance s'es[ beaucoup accrue par

d'eau bouillante. Il est soluble dans I'alcool. Chauffé, il se fond d'abord, puis, par une élé-

suite de I'introduction du citratb magnésiftuo

dans la matière médicale.

ll.1 l.{itromuriatic acid, Atic.; Acqua re-

Acide cyanhydrique.

J

caractensen{;.
Acide nitrigue,

Combinaison ou mélange de chlore ei d'acide azoteux. Selon des expériences récentes de M. Baudrimont , la coloration de I'acide nitromuriatique serait duo à un gaz particulier au* quol lg go*posé devrait les propriétés clui le

Aci,de ptussique, Acide hydrocyanique

clpa1ique, Azocarbide hyd,ri,qud, Cyanure d,' hy dro g ène, Cy anide hy driîyue ; Âci,ilum
borussicu,n't,, Acùdum cy anhy
B
I

, Acùde

ilricum.

aussau

re

;àkl'J, i i: îiTï 3ii

il #' *îlJ,ïïî

n ic

o

ns

n.

;

I

Àcide

hydroclitrorique,

B

L'acide cyanh5rdrique des pharmacies n'est
pas I acrde pur ou concentré des chimistes, mais

moment après le - Mêlez. (Codeæ,) -- Uuune réaction la mélange opéié, il s'établit

à

suite

fomentations. Il se_produit dans les'fumigations désinfectantes de Gaubius. Dans les artf il sert
à dissoudre

Etehdu, il es[ emËtoyé contre les affectiôns ehroniques syphilitiquês et hépatiques, ou comme simple iévulsif, en bains,^ pécliluves et

de laquelle le liquide prend une couleur orange.

bien I'acide étendu gu'on est convenu d'anneler acide cyanhad,riqqr médicinAl. C'est là un point sur lequel il est important d'être bien fixé. - Le Codeæ le fait préparer ainsi : Cyanure de rnercure, B0 Àcide chlorydrique. g0 On introduit le sol dans une petite cornue de verre tubulée, dont le col entrê dans un lareo tube galli d'abord de fragments de marbri, puis de chlorure de calcium. De ce premier tubé part un seoond, dlo+ diamètre f lus petit et courbe, qui se rend dans un réciËient èntouré d'un mélange. .réfrigérant. On ltite l'appareil, 0n verse I'acide sur le sel pa! la tubulure, on qhpffe par degrés et on recùeille le produit. On doit se mettre soigneusement à I'abri des vâpeurs prussiques. L'acide ainsi obtenu est anhydre. pour avoir I'acide médicinal, on lui ajoutê six fois autant d'eau distillée en volume, ou huit fois 4 lz en poids. C'est là I'acide que les formulaire's Oél
n omme

nom d'eau régale ou royale"
Acï,de d,u

I'or, le roi des métaux, d'0ù
Aeide citrique,

son

ci,trofr t Citrate normal,; Aci,dum li,rnonorum, Acidum citracum,
ar..1

eihonensaure,

Citric acid, aNc.; Citroenzullr,

HoL"

C'est à cet acide que los citrons, les orangês, les cédrats , les biga'rades et autrôs fruil,s Ëesj péridés, ainsi que les groseilles, les cerises, les framboises et beaucoup d'autres fruits rouges, doivent leur agréable a'cidité. a été découverl par Schèele en ,t784. On pourrait I'obtenir de tous ces fruits, mais Ces! particulièremeni du citron qu'on le retire. On sature, à chaud, le. suc du citron par la craie; on -recueille le pXécipité de citrate calcaire, on le met en boùillie avec de I'eau, on le décompose par de I'acide sulfurique étendu do 3 parties d'eau et qu'on laisse réagir 24 heures I on étencl d'eau, on laisse précipiter, on décante, on fait évaporer en consistance de sirop, on laisse dépoder eb I'on décanl,e de nouveau ; enfin on fait évaporer à pellicule et on laisse ôris-

il

duit

nt : a ci d e cy anhy dr t qu e mé d i cin a,l, au,1, . ,, 9n. reproche,a ce prôcédé de donner un protrès-altérg.ble.,-

et on

lui préfère

-

Pessina, dont I'acide, suiv-ant

talliser. (Codeæ.)

transparents, d'une acidité forl,e, mais agiéable" Il est inodore. Il se dissout dans trois fois
son poids d'eau froide, et, dans beaucoup moins

Cet acide est solide en

uistaux

prismatiques

contienb une petite quantité d'aôide Ce procédé consiste à traiter le cyanure de fer potassium (,!.8 p.). par I'acidê sulfurique à çL Q9' (g -p.) et eau (4 2 p.), mais il donneun àcide d'une tbrce très-variable. Pour éviter toute, complication dangereuse, nous ne dirons rien des auires procédés"de préj paration r Qui sont nombreux, ni des différ'ents degrés de dilution que les formulaires français dorrnent à cet acide (V. ,Essai, des méd,.1. , .L'1ci.dp prussique, médicinal est un'liquide très-tlurde, incolore, d'une odeur d'amandes

l,ison, rle se conserve mieux gue parcg qu,il -surfuridue.

tietrig et Chris-

celdi de

jf

e6
-

ACIDFI CTAniHYDRIQUFI,

AûIDE F0ullrQtfij.
Le collége des pharmaciens de Londres a indiqué aussi , pouf obtoriir extenrporanément de I'aôide cyanhydrique, un pro('édê proposé pri-Il
clécomposition du cyar)rlre d'argettl, par I'acide chlorhi'drique. Poui cela, otr piencl ùn équivaIent de chaàune de ces cleux si bstances ou 0,S de cyanure argentique, et 3,6 d'acide chlorhydriqûe rtitué (toy. ce motj, plus 2t*,0 d'eâu clistillée; orl agite le tout dans une tiole. Le mé-

o,rnè'res, soluble dans I'eau e[

I'alcool en fortes

pro porti0n s. On doit le conservef à I'abri rle la hrmière et dans cles flacons bleus. Cet acide jouit d'une singulière propriété et qui n'est, pas encore expliquée; nous voulons parler de celle qu'il possède de se consûrver quelquefois indéfiniûtcrn[, et d'autres fois de s'altérer dans I'esçlace de quelques heures, quoique préparé de la même manière. En s'altérant, il prend une coÏoration brune de plus en plus foncée , coloral"ion duc, entre autres corps, au para,cya,nogène, qui se dépose lentement au fond cles vases. Entre autres movens de conservation, NI. Liebig a conseillé une petito addition cl'aiide sulfuilique, et MM. Magenclie et Guibourt I'alcool. Quoi qu'it en soit, pour peu que I'acide cyan-

-

mitivement par Hveritt.

consiste dans

Ia

hvdrique soit coloré, on doit le rejeter. Wæhler a fait connaître un procédé à I'aido

duquel on obtient I'acide cyanhydrique anhydro immédiaternent, cristallisé l rleo . 'ph. 4 854 -5? ). Bien que I'on puisse supposer que cet aoirJs ne frit pas étranger aux breuvages si proniptrlment morte'ls de Locuste et cles autres magiciennes de I'antiquité, la connaissance exaôte de cet acide ne date que de 4 780, et elle est

lange se sépaie en un dépôt de chlorure d'argent et en un liquide qui contient I'acide cYanh;,'drique en dissolution e[ pur. On décante et on filtre. Ces divers procédés, en permettant d'obtenir sans embarras, et chaque fbis qu'on en a lresoin, de I'acide cyanhydrique, ont un avantage sur la manière"de fâire èxistante, par laquelle, la plupart du temps, on emploie un acide dont Ia bonne conservation est douteuse.
acrDE CYANHYDRTQUE ATCOOLISÉ. Âlcool.
Acitle c,vanhydrique anhydre, 1 volume.
6 volumes,

cien de Berlin, Les médecins le considèrent généralemettl

suite d'une observation de Diebach o pharrnacomme sédatif du s-vstènte nerveux. A I'intérieur, on I'emploie à la dose de 5 à 45 goutttrs et plus cn pilules, et rnieux-elr potions, rlontre les- névralgies convulsives, les douleurs cancéreuses, les toux fébriles, la coquelucher les palpil.ations, les gas[ralgies opiniâtres. Ses lrrophthisie sonI au.jourd'htii priétés contre mises en doute. A I'extérieur, convenablénttni étendu, oil I'ernploie en lotions sur les ulcères cancéreux ef certaines affections cuùanées trèstlouloureuses ou accompagnées de démangeai-

due à Schèele, qui eII

fit la découverte à Ja

celui du Coderr; son emploi est le mêrne. (Mag endi,e.)

tet acide s'altère moins promptement
AOIDE CYÀNHYDRIQUE DE HARLES.

guo

Àcide hytlrocyanique

coolisé,

al-

10

Eau-de-vie,

de tilleul,

60 60

(Iourd.l

De 3 à 42 gouttes dans une cuillerée d'eau.

ÀcIDE cyaNIryDRIeun vÉoÉtnr, DE scHnEDER.
Huile essentielle d'amantles a,mères. Alcool rectifié, Eau distillée,
&ro

la

f,à 3s,o

2 ou 3 gouttes dans tle I'eau sucrée toutes les 9 ou 3 heures, contme calmant . (Foy.)
.&,cide

SONS.

fonrriqtle.

Les eaux de laurier-cerise, de cerises noires et d'amandes amères agissenb par I'acide t)'an-

hvdrique gu'elles cont,iennent. ''
In,cômp.

: nitrate d'argen[,
tor\
30,0

sels de mercure.

AcIDE cyÀNIryDRIeuE EKTBuponÀxÉ.
Àcitle

Irau distillée,

tartrique,

Cyanure de

potassitttll'

Actde des fou,rm,is , Formiate norml,L Cet, acide, dont on â Jonql emps contesté I'existence, pensant qu'il n'étàit qu-e cle I'acitle acritique modifié par ia présence d'une matière organique étrangère, existe naturollement dans les fourmis, et it se produit dans une foule ds
clécompositions de rnatières organiques. On I'olttient de différentes manières. Cloez a modifié avantageusement le procédé de Dæbereiner comme suit : on prend S00 gr. de fécule et 2000 gr. de peroxycle de mansanèse pulv.; on mêle, otr jette le nrélange dans la cucurbrte

5

/j

Faites dissoudre dans une fiole I'acide dans I'eau, ajoutez-y alors le cyanure, bouchez la fiole ét âgitezJâ en la tenairI dans I'eau froide; laissez rèposer, décant,ez et conservez. CeI acide retient par 30 grammes ! q*ntig. de tartrate acide de potasse en dissolution. Cette formule est de Thomas Clarck. La pharmacopée trrortugaise donne une formule analogue d'aprè l,anritts; mqls elle donne un acide plus dilué et qui est alcoolisê.

d'un alambic- d'une contenânce de 25 à 30 litres; on verse dessus 4 litre d'eau, otr remue et on ajoute 2000 gr. d'acide sulfurique étendu d'autant d'eau, et ùn chauffe à + 4 00". On recueille par distillation 'l 2 à 4 5 litres de liqrride, en avant soin de faire arriver de I'eau dans la

t
ACIDE GAI,LIQUE. cucurbitq de manière à avoir toujours le même niveau. o'dose I'acide par le carbonate de soude. Les quantités ci-cl-essus donnent environ 4'{ 2 gr. d'acide formique monohvdraté. on obtrent avantageusemenI d-e I'aeide foimique, en chauffant un niélange à t,. E. cle sli,ôérine et d'acide oxalique (Bértlreio[). V. ftErl. il;;;;]
956-s7. peut obtenir un acide formique irnpur en ,,_9,1 drstillant avec de I'eau des fourmis écrasêes. C'est un liquide incolore, très-fumant et d'une odeur trÈis-piquanto cle îourmis.
4

ACtDn IACTIQIIH. e? de potasse produit, filtrant et ajoutant lrate Q.__S. d'eàu pour ôbtenir 900 gr. de liqiride. Il se décompose facilement. "..Employé û'tode, mals rarement"

comme les aul,res préparations

Acide iodique.
Découvert par Gay-l.ussAc en ,l 8{ 4. V.oici, selon i[. _Jac,quelain , le meilleur pro. cédé pgur obtenir I'acide iodique : On introduit li. gr. d'iode sec et divisé et P00 gr. d'acide azotique à ,1 ,5 dans un ballon à long col que I'on rnainl,ient à 600 pendant une heure. Âu bout de ce temps, oD lrouve au fond du vase beauqou.p cl'acicle iodique, surnagé par deux couches de liq'ride: la suférieure fôrmée ri'acides azotique ct hvpoazotique I I'inférieure très-dense, {'on rouge brqn, est un soluté azotique d'iode.
t

rhumatisme chroirique. Dilué et appliqué sur de vieux ulcères de_la peau, il a partien'accélérer ' la guérison.

L'acide formiqùe- a été co'seiilé contre le

-

Inuôité.

Acide gallique, fut la de'rière découver[,e de Sc]rèele, qui la fit en 4?86. Il se trouvo tout formé dans les qraines cle mango, et il se produit par la décomflosition clu
Ce

la liqueur dans une cornué au ,l/6 de son vo-

On met cle côté I'acide iodique et I'on-concentre

tannin. Pour I'obtenir, 9n hur'ecte cles noix de galle q1 poudlg qu'on abandonne à la fermenta"tion

_9llq

on traito le résidu par |eau bbuillante qui dissout .l'acide gallique. l]n clécorore pur clo charbo' animal les"crirtaux qui se formeirt par refroidissement du liquide. Acide en aigrrilles blanches solubles dans 4 0,0,q. d,'eau.froide et 3 d'eau bouillante, très_ soluble dans I'alcool. con trairemenl, au tannin, pas la gélqtine 1,T qréc.ipiteprolosels de ni les sels organrgues,. nr les fer.
rnasse e[ - ^Astri.ngqnl. 50 ce'tig. à P gr. a été piécoriisé co'tre I'albumrnune,- le p-y.tpura _hemorrha gice. ;l gt B" se dédou_ . , L'acide gâlli{ue chauffé ble en acide carbonique et en aeide Vnlrogal_

mois; au bout de ce tenrps, oû exprimb la

gallique dans des vases penâant, quelques

I'acide iodique cristallisé anhydre. Il est incoIore, .ino.dore,.plus lourd que i'acids sulfurique, soluble dans l'-alcool , trèô-soluble dans t'eâu i décomposable par la chaleur. Fôrt peu usité. Acide lactique.
Aci,de nancéi,que, Aeide

; gn transvase alors dans une capsule ; on giouto I'acide cristallisé mis en réserve, et'l'on évapore à siccité sur un feu doux en s'abritan[ d.es poussières-organiques. À la fin de I'opératlgn , 1e fbnd de !a capsule se trouve ta'pissé d'qn dépôt considérable'de cristaux blancs nacrés comme de I'acétato de mercure c'est
Iume

:

zumiqye, Acide galaetique, Lactâte normal; Acidum lactic?tnr,.

L'acido gallique à Ia dose

cle

a

manière de I'acicle benzoique, en chauffant atr bain de sable I'extrai[ secbe noii rtu
[àrru.

l:qu?, cJ.oi se sublime en aiguilles crl'st1altifr.s. tle dernier acide peut être ôbtenu aussi à la

Acide icdhydrigue.
Aci,cle hydrtodi,gu,e

I tlcîdr,n

iocthyd,rr,u.trn,

Gaz incolore, découver[ par G,lr-LussAc rrn
ù84 tL.

ver un courant de- gaz sulfh,vdrique dans un mélange d'iode et d'éau , e[ concerrtrant à une rlouce chaleur; ou bien encore extemporanéTen.t, d'après Buchanan, on dissolvani ,t t, gr. d'acide tartrique dans ,tb gr. d'eau dist., puis
4.J Sr. .d'ioduie potassiquà aussi dans l'b gr. d'eau dist,, mêlairt, laislant déposer le bitir-

On I'obtient,, etr dissolution, en faisant arri-

Cet acide a été découvert par Schèele. Il fut Iongtemps confondu avec I'acide acétique avec lecluel il a en effet beaucoup de pointsïe contac[. Il existe dans le suc gâstriq'ue et plusieurs de nos humeurs, dans lelaune'd'æui et dans beaucoup de liquides fermentés. [-,'acide lactique_ s'obtient en décomposant par I'acide sulfurique le lactate cle chaux bu celui de baryte, ou difectement en faisant évaporer au tiers le petit-lait aigri; on décante, otr iiltre, on sattrre a\-ec du lait de chaux qui donne un précipité de phosphate calcaire. La solution fîli,rée est en.suite précipitée par I'acide oxalique. On ntlre de nouveau, 0t on concentre le liquide jusqu'à consistance sirupeuse; on le délaye alors avec de I'alcool , qûi précipite la lactiire et les sels; on fittre. oD'diétitle'l'alcool et on obtienù pour résidu I'acide lact,ique pur liouide. On peut-aussi I'obtenir do I'eau ïe iiz, dd cello de noix vomique , de I'eau sure des amidonniers. Bensh a publié nn procédé qui permet d'ob-

tenir avec lès mêmes dubstance's I'acide lactique et I'aci,d,e butyrique, Le mélange générateuf se

e8

ACIDE l{Àl,IQII[],

É
^0lDE
i

pECTIQUE.

compose de sucre,. acide tartriqle,.lait .eaillé, vieuk fromago, craie c[ eau. Au bout, de à I (] jours, ce métange, exposé à une temp, de -i- 3.0 h -|- 3[l, se prenî en uns masse de lactate de chaux, d'oii I'on extrai[ I'ercide lactique. te même.mélange étant abandonné penclanb pius de l0 .iours en renouvelant i'eau qui s'évapore, rlevicnt plus fluide, des gaz se dégagent, el, au "5 à 6 semaineJ I'acide lactique s'est Ïrout de transformé en acide butyrique.

I

Aeide oxalique *.

i
I

Acd,de

de sucre, Aeicle saceltarun, Acide-carbo-

neu,æ, Oæalate

normal; .4ci,dum

oæaliczcm.

L'acido lactique es[ un liquirie sirupeux, incolore, inodore, incristallisabte, déliquescent ù I'air, d'une saveur acicle et mordicante' Trèssoluble dans I'eau et, dans I'alcool , il coagule le lait et I'albumine; versé clans I'acétate de magnésie, i! forme un précipité blanc , et la lifiueot firend une odetir de-vinaigre. Ce sont là ses caractères distinctifs. \[. Nlagendie I'a çrroposé dans le cas de dyspepsie 0u d'affàibllssemen[ des facuhés

digdstives. Inusité. Dose
acidité.

: jusqu'à

agréable

Cct, acide, découverl par Bcrgmâln en-i776, existe dans une foule dd plantes a l'état cl'oxalate. Il existe aussi en cei étal dans les calculs muraux; mais I'acide libro n'a guQle-été trouvé que clans les vésicules des poiJ ciriches et à la durface da boletus sulfureus. On I'obtient en faisant réagir à chaucl darrs une cornue de I'acide azotique sur du sucre otl de la fécule à P. E. Lorsque les vapeurs rutilantes ont cessé, on laisse-refroiciir, et le lendemain on recLreille les cristaux qui se sont formés. On purifie cet acide en le faisant dissoudre dans I'eaù bouillante, faisant cristalliser et sécher Ce nouveau. Un rnode de préparation pratiqué en Angle^châuffer à -F 994.' le formiate terrc consiste à de potasse et cle soude et à séparer ensuite I'acide oxalique formé des bases.

Acide malique.
Acide sorbi,que ; Acidurn rna,Iieum" Découvert par Schèele, €tr tl77'5) dans les pommes., i[ exÏsto dans un assez grarid nombre ôe plantes, locelisé dans leurs divers organes'
beaucoup ildisparatt. [l existe eI]core en propor' tion notable dairs les fruits du sorbier, de la berbcride, du sumacn du tamarinier, la racine eb les pétiôles de rhrrbarbe; les feuilles de frêno coniiennent, du malate de chaux en abondance. Pour I'obtenir on sature le jus de sorbes (non

Solide,'crislellisé, sans couleur ni odeur, d'une saveur acicle prononcée , soluble dans I'alcool et dans 8 fois son poids d'eau froide. L'acide sulftrrique le décompose en P. E.

à

c'ertaines périodes de végétation, car dans

d'oxyde de carbone et d'acido carboni-qye. Aôitlule, rafralchissant, étan[ très-dilué, vénéneux à haute dose. Ori lui préfère avec raison pour I'usage médical les aôides cil,rique et t,art,r;ique. On én fait une limonade, des pas' tilles. Dissous dans I'eau il congti[,ue I' enerilt:ore,

destiné
d'encre.

à

enlever I'écrituro ou les taches Acide pectique.

mrires) par du lait de chaux en tenanl le tout bouillani dans un vase de cuivre. Il se précipite du malate de chaux neutre qu'on enlève de temps en temps, jusqu'à cessatton de précipité. Le malate de- chàux obtenu est lavé à I'eau froiden puis traité à chaud par de. I'aoirle azo' tique ôontenant g1l 0 d'eau,iusqu'à dissolution. OÀ obtient, ainsi du malate acide de chaux qu'on pulifie par dissolution à I'eau bouillante et crisiallisatiôr,. On décompose le bimalate par I'acétate de plomb, on lâve le précipité- et 0n le 'sein de l'eau décompoôe au far I'a;ide suifhy-

M.

maiie, jusqu'â

drique. Le liquido filtré et évaporé au bainconsistance_

sirupeuse, donne

I'acide riralique corrcenl,ré. pv.qpolé très-lentement dans rin endroib chaud, il cristallise. L'acide malique est incolorc, inodore, soluble

l'alcool, déliquescent, décomposable par la chaleur. La dissolul,ion' devient inucitagiheuse dans des vases fermés. en méde' . N'a pas encors d'usage déterminé
dans l'eau et, dairs

en 4 825, par Braconnofi, Qrti I'appelle ainsi (de [rtw[ç, gelée), t)our rapp'eler sà- propriété la plus saillante, c'elle de hlrmer gelée avec I'eau. Il existe dans une foulo de substances, et plus particulièrrment dans les racines de betteraves, de carot,tes, de navots; dans les pommes, les poires, les groseilles. {)ependant,, dans ces fruits, c'est de ià pectine ou jelée uégëtale qui existe et que I'on ihange en aôide pectique pâr I'action des alcalis" C6lte urême action'se frodriit par suite de la fernrentation des sucs de fruits. Pour obtenir cet acide des carottes, on les râpe, on exprime la pulpe, e[ on -lave le résidu av-eo de I'eau distillérj pure jusqu'à ce que les eaux de lavaqe viennent incolores; alors on prend, pour 5"0 prrties du -résidu exprimé,. 300 ilarties d'eau et, une partie de potass_e caustiqgq, ôu le double de carbonate de cette base. On fait
Cet acide a été découvert
hrent. On décorhpose le péctato'alcalin par I'a-

bouillir pendant un quart d'heure, €t après avoir filûré à chaud, on exprime le résidu. La narl,ie fitr,rée se Drend en eelée par refroidisse-

clng.

ACIDE PIIOST HORIQUA" k acIDE SIII.,FURIQUE 9e gjd* hydrochlorique qui précipite I'acido pecOn peu[ _obtenir I'acide succinique par fertiquc qu'on lave' à I'eau' froide et qu'on' fait mentation du nralate de chaux.
sé-cher.

L'acide pectique à l'état humide ressemble à un mucilage ou inieux à une gelée : sec, en plaQu.er il ressemble à de la gélitine; preéque'insoluble dans I'eau, insolub"le dans i'àlcooi I inodore, d'une saveur aisrelette. . L'acide pectique a ëté proposé pour servir à. la préparafion dbs gelées.' Qùand il esr clesriné a cef usage, itr I'aut mieux le conserver à l'état cle pectate de potasse, de soude ou d'ammoniaque, que I'on obtient facilenrent en saturanû I'acide pectique en gelée par I'une de ces bases, non en excès, et en évaporant à l'él,uve sur des
assietl,es.

Acide sulfhydrique.

Ait"d,

p'tt,ant, Gaz hëltatique
rlr
o

an g eu,r s, I Iy

ytlfuriqug gy hydrothionique, Sulfide hy'
drique; Acidum sulfhydriôum. L'acide sulfhyt{rique est un gaz incolore, d'une odeu' infe, te d æufs pourris. on I'obtieni
ïieconnu en 4 798 par BnnrHoLLET.

g èn e _su

I

f ur ë, Acid e hy dr o -

, Ptomh

des ui-

en traitan!, à I'aide d'une douce chaleur, le sulfure d'antimoine par I'acide clrlorhydrique. ou mieux, Ie sulfure de fer par I'acidË sulfurique très-étendu.

n'y

Pour obtenir une gelée a\rec un pectate, il
a qu'à le dissoudré avcc de I'eau, aiouter-du

sucre

et

aromatiser

9'antinioine, de zinc, comme M. Braconnot ' I'avait proposé n Acide phosphorique.
Aci,d,e Aci,du,m phosplt

ni de ses comfosés dans ce seirs, ni comme qgntr.e-poison des sels de plomb, de cuivre,

présent, ou n'a poiut

tiré availtage do cet ucide

à

volonté

;

mais jusqu'à

On a conseillô sa dissolution aqueuse (eau Itydrosul fttree)en aspiration dans ies maradies cles p.ounlorls, ou en boissons, très-élendu, dans la colique_ des peintres, Ia goutte, les affections mercurielles ; et à I'exlérietr contre la sale et quelques maladies cutanées. C'est lui qui îonne I'ocleur parl,iculière aux eaux minérares dites sulfureuses,
.&cide sulfureux"

Tthosphorique,médicinal, ou liqui,de; oricum liquidum.

Esprit tie soufre ; Ac,idum sulfurosu,m.
Acide gazeux qui se produit dans la combustion rJu soufre. On peut l'obtenir aussi en l,raitant à chaud I'acide-sulfurique.par le charbon, Ia sciure de bois, le cuivre, le i,hercure.

Phosphorsaure, lr,.; Phospirorenaia kilosta, nuii.: phosphoric acicl, lnc.l Ptrrosphozuur, Hor,.

velle. Son emploi dans ce dernier cas ijtait fondé sur ce que lup phosp.hatgs terreux qui
constituent souvent la firavélle étaient sorubies dans un excès de leur âcide. Inusité.

d'eau, cet, acide a été conseillé à I'extéri'eur en compresses, gt à I'intérieur à la dose de d à 9,0 daris une potion contre la carie des os, la grâ-

dans I'acide nitrique, et, faisant évàrrorer en consistanco de sirop.. Etendu do G à '8 parties

-tet açj$e, clécouvert, par l\Iarcgrafl, on 4 ?4 0, existe à l'état de combinaison daÀs lcs trois règnep de la nature, mais principalement dans le,s os des mammifères. ï,'acide phosphorique des pharmacies n'est pas de I'acide p'ur, mais un aôide hvdraté. On I'obtient en dissolvant à chaud du phosphore

9n I'emploie à i'état de gaz en bairr contre la sale et les_maladies de la péau; e[ dissous dans I'eau (aci,de suliu,reuæ lfquide), à la dose de quelques gouil,es dans uil véhicule, à I'intérieur, comme asfringent.et rafraichissant dans les fièvres aiguës. Dans les arts il sert au blanchiment de divers rnatières, à Ia destruction des animaux irrférlgurs.
Acide sulfurique.

Huile de uitriol
monotlti,onique
scwhefelsaure,

,

Esprit de ui,trî,ol

; Acï,dum sulfuri,cum.

,

Âcid,e

-

Acide succinique inmpur.
SeI essenti,el ou

l!.i oil of oit"iol, surphurie acitl, vitrioRuhazirn, Marrlkibrit, Hame kabrit, rn.; lt_:^l:ld:-ÀNc.; 5\'olr'6\'re, DÀN.; Swavelzuur BoL.; Acido solfonco, rr.: lrsk-go$gird, prn.; Oley koperlyasowy, por, ; Ofâo âé vttriolo, pon.; Sernaia kilosta, RUs.; Swefnalsyra, su.

se| d'ambre, Acide karabi,qua, Succinate
curn impurum.

uolatil de succ'in,

Acide ou

normal, ; Accr succùni,cuts, ifci,d,urn succi,ni,-

diaphorétique.

Produit empyreumatique qu'on trouve attaché au col deS ôornues qui ont servi à la distillation du succin et qu'on employait iadis à la tl 4pru. de,0,2 à ,p,, coinme aniispasmôdique et

L'acide sulfurique eiiste à l'état libre cl"ans I'eau de deux riviéres cle I'Amérique : le Rio-ViTgre ou Pasiamb.o, dans Ia proportion de ,l /500 (Bou.ssingaqll) , e_t le_Paramo ïe Ruiz dans la proportion de { /,t 50 (Lewy) , dan$ I'eau d'uné ri-

Cet acide, le plus important sans contredit que I'on connaisse, a étéhécouvert par le moine Basile Valentin, vers la fin du xv" éiècle. Il paralt cependant que Rhasès, médecin et alchimistepersan, qui vivait aux" siècle, e'est-à-dire bien avant Valen-tin, en parle dans ses ouvrages.

,l00

ACIDN SULTIURIQT]E,
même auteur, le procédé indiqnf par lVackenroder, adopté par le collége d'Edimbottrg, est

vière de Java, Selon Ttrornpson, il imprégnerait fortement une terre en Per'qe. Onle connalt : ,lo à l'étatliquide (aci,de sulfu' rique art,qlais, sulfate d'eu,u ou hydrique , ailde mtù,ohydratë').; 2' à I'etat concret iurprrr (acide sutfuiique furnorut ou glociul da Nardhaustn, acid,e^ suif'wrùque de-Sane ou d'All,emagnei,' 3" à l'étai conbret pur (oc'i de su.lfur.i'' qu; anhydrq. Orr peut, se procLlrer ce dernier én faisatit pa..ser eirsemble- de I'orygène et de I'acide sulfureux sur do la mousse de platine chauffée au rouge, procédé indiqué par Kulmann ; mais cehii de'M. S,lgd..1-Ev.1nq esi, plus pratiqûé. Ou fait bouilLir l'àcide sulfuriquo hyâraté' jusqu'à ce - que sa densité soi[ arrivée â 4,845; môment dd reste indiqué p?r d abondantes vapeurs blanches si on opère. à.vase ouverl : on iaisse refroidir à -l- 4 5 ou'180. D'autre part,, on brrile sous une grande cloche de verre O. S. do cylindreq de phosphore, et.on relire promptemeirt I'acide phosphoriqtro anhydre qui ôn résulte pour I'irrtroduire dans une cornue de verre desséchée et tarée à I'avance. On verse I'acicle sulfurigue par la tubuluro en ayant, soin de refroidir Ë cornue. on arrête ['addition de I'acide sulfurique lorsqu-on er a.versé. un poids éSal aux 9/? d'e I'acide phosphorique Il ne reste pios su'à munir Ia cornue d'un récipielrt à tubulurti usé à l'émeri et à distitler. Cet acide est solide, blanc, cristallisé en^aiguilles .flexibles -peut le pétrir ressemblant à de I'asbeste. On dans les doigti sans qu'il lg.s comme de la cire attaquo. Il fond à 25 ou 30o; il est très-volatil. Mais le premier est le seul qui soit employé en médecine'. On I'obtient, dans I'industrie, dans de grqn* des chambres de plomb, par la condensa[ion au moyen de la vapeur d'eau, des gaz provo' nant Ae la combustiôn du nitre et du soul're; on

bien préférable: il consiste à chauffer I'acide sulf,rfique impur avec une petite qrrantité do sucre. Le mélange noircit, d'abord, mais .pgu à peu il se rlécoloré et e.qt compiétement débari'assé de I'acide nitreux qu'il contenait. Les proportiurls son[ environ de ,f gram. de gucre pour 3 à 400 granr. d'acide. L'acide sult'urtque esfi un liquide-d'une constssulfurique esf ttn ltqurde d'une consi
tance oléagineuse, presque 2 fois plus pesatrt que gul t eau,lncolore,'presque lnooore, qui oout d J'l u", ['eau, incoiôre,'presoue inodore, gui bout à 3{ 0o, incoiôre,'presque
abscrrbe I'humiôité de I'air, et corrode énergi,queen

ment les tissus organ'iques en les cotrorunt noir.

Bn mêlant 500 p. d'acide sulfurique à il 25 p. d'earl, on peut faire monter le thermomètre à 4 05o, c'es[-à-dire au-dessus de la température clo I'eau borrillanle. En mêlant 4 parties d'acide à 4 de glace pilée, on peut, portbr la ternpérature à + 4 00 degrés, tandis que par des Pro: 'd'acide et & portions inverses", c;est-à-dirô, ,| be glace, on fait au contraire baisser la température à - 20o. caust,tque vlolent emptoye Uoneentré, Coneentré, c'est un caustique violent employé quelquefois pour déruire lés verrues. Etendu ionvènablement, il est, emplové à I'intérieur hémorr,agies contre les fièvres tvnhoides. les hémorragies typhoïdes, passives, le scorbul, les diarrhées, les blen-

irorrhées.
plomb.

comme préservatif et curatif de

Le docteur Gendrin I'a
la

proposé

colique de

-

base de l'élixir vitriolique de Mynsiclt, de l'eau de Thcden, du caustique safrané de Rust ou de Velpeau; on le fait entr-er dans des gargarismes,

L'acide sulfurique es[ la base do I'alcoolé et de Ia limonade dè ce nom, il fait, également' la

des- tisanes, des lavement,s. Dose, jusqu'à
agréable acidité.
-

fait arriver le produit

des chanrbres dans des chaudières en ftatine ou on le concentre jusqu'à 66" du pèso-acide. Impui, cet acide peut être employé en pharmacid dans un granil nombre de cas; mais dans d'arrl,res il a beéoin d'être purifié. A cet, effe!,

pondance entre les degrés aréométriques et la iorce réelle des acides"sulfuriques aqueux. Elle se rapport,e aux acides purs. D'ailleurs les impuretéi des acides du commerce n'amènent que ôes différences de quelques millièmes. Tempé-

M. Bineau a cottstruit une table de corres-

on en remplit uno cornue de verre aux trois ouarts. on v eioute des spirales en lil de platine oour I'éqaie répartitiôn de la chaleur (Ber-

rature

+

{ 5o.
Acrnn PouR roo Acror Poua roo f)scnu'

zéliuô. Dour 6viter lès soubresauts, chauffe seulemeni'la partie supérieure de la cornu,e), ,9tr v adaote une allonqe et un récipient, et I'on disïitte aiec précautiôn les deux iiers de I'acido. L'ooératioh se fait dans un fourneau à réverbèr^e Lorsquo I'acide sulfurique.contient de I'aSelon Christison, I'emploi de

cide hvpo-âzotique, on I'en- débarrasse en lo distillar* sur de'la fleur de soufre,

la fleur de sou-

fre nour débarrassôr I'acide sulfurique de I'acido -d'inrprégngr hvpb-azotique, a I'inconvénient t'àôide sulfùri{ue de gaz sulfureux, Selon le

DærvsrrÉ^f/ --\ onhyri.anhyd. rnonhvd. anhyd. aréont. aréom. t,&10 $lr? 4tr8 hr6 42 1,036 -ç g r4 |,hZL' S2r5 I+2 rg lorg 8r9 h3 ,r075 1r438 S&r0 Irhtl 16,3 13rB 4t+ lrltô l14SB 5$r4. t+5)2 t rl6l ffir& l8r3 h8 1rô68 5619 I+6)t+ 2813 23,1 L6 t,209 11483 $8r2 &7,6 3 4 r8 28,& 41 11262 1,i.98 SgrS h8r7 38rg 31r8 trB 1r996 ,r"olh 61rl 50r0 lt,6 3J+r0 hg ,320 1r530 62,6 titrl L3r0 35rl S0 ,332 7r6b6 6319 5212 ht+rg 36'9 St ,34s 1,56S 6Sr& ssr& &â16 37,2 52 ,367 Ir9rg 38rB SB lr58o 66,9 5&,6 ,g7a 1,597 68,& s5r8 h9J* 39rS 6b ,383 70r0 67 rl tr6 t s hgrg ho)1 $s ,397
DnenÉ'o"r{srrÉ.

-

ACIDT: TANNTOUE.
56 57 58 59 60 61 69 63
E

,f 0,1

tr63tt 7tr6 6814 71652 7312 EgrT t167l 7tor7 61,0 11691 7613 62,3 1,171 ?8,0 68,6 11732 7g,g 6511 1,759 gtr7 66,7 7177& 83,9 68,1i

6b 65 6drô 65rg 66

66rh t,8ti2 66;6 1,857

lrE&Z 6612 lrg&6

11796 g618 trars g9;5 ,,g80 gt;g r,eiz 9e;5
100;0

7arh 73,0
L'rg 77 rL 8116
7

des vapeurs hypoazotiques à I'acido sulfurique, on' obtienti i,acid,e azoto-su'lfurique, don[ ù1. Guichan a fait connaltre fa puissanco décolorante sur la suie qu'il blanchit presque instantanément en raisori ds I'acide az-. , In.c.ompa.tibles : carbonates, nitratos, les sels

n faisant absorber

à acides faibles, les sulfures. ^cIDr:

on met cette pâfo dans un sac en coutil et on exprime. Il en sort un liquide sirupeux. On tràite le résidu par do l'éiher contènant 6 /,1 00 d'eau et on soumet de nouveau à Ia presse. Le tannin.sirupeux est étalé sur des assiettes avec un pinceau et mis à l'é[uve. Il se boursoufle beaucoup. On retire par ce procédé 60 de tannin de 4 00 de galle. Ce tannin n'est pas.pur, mais il I'est suffisammen[ pour la médecine.

et on laisse en con[ac[ 2!L heures. Alors

poudre de galle 3 ou 4 jours à la cave avant, de Ia soumettre à l'éther ; on la met au bout de ce temps dans un flacon, on verso dessus assez d'élher pour faire une pâl,e mollo, on bouche

la modification do M. Leconot. On exposo la

suL,FURIQtrn DI.LUÉ. ilcitle sulfurique, &0 Eau distillée, alo (Lond.),

Acide tannique
Tannin

*

o

;

Tanninu,rn, Acidum tannicu,nt,.

bois et, surtout les écorces dé tourés les amentacéeq, dans le cachou, le kino, mais avec cles modilications à peu près aussi pour chacuno d'elles. Cependant on'r.'en é[ablit guo 2 sortes :

I[ e,xiste à peu près dans toutes les substangel végétales dites astringeutes, comme lo

gentes dans les embaumements. Le tannin des pharmaciens est obtenu de la ttoix de galle. On-dispos_e de la poudre de galle dans une allongo à déplacement orr faib -séjgurner dessus-pendant quelque ;temps a. S.

Ierriques, ox. tannin de la galle; p' tannins qui colorent en vert les mêmoé sels, ex. tannin ilu cachou. Son nom lui vient de ce gu'il es[ l'âgent detannage des peaux des animaux. En so cornbinant avec la mdtière animale, il forme un composé imputrescible, nommé cu,ir. C'est cett,e action du tannirr qui a fait, employer pcndant longtemps les substances végéiatels asirin-

!." tannins qui colorent en bleu noir les sels

Aujourd'hui, à la Pharmacie centrale, nous retirons avanl,ageusement le tannin de la gallo de Chine, et pour la quantité et pour la beluté du produit. Le tannin se présente sous forme de masses légères, s_pongieuses et composées do petites aiguilles Q',rn blanc jaunâtre : it est sans bdeur, très-soluble dans l'acool ei I'eau, très-solublé aussi dans l'ét,[re_r aqueux, mais très-peu dans l'éther pur.- Sa dissolution aqueuse, eù contact avec I'air, laisse déposer avéc, le [emps de I'a-97 ci,de galliqrce ( p. ); si ce dernier acido reste en contact avec I'eau, fl s'empare des éléments de ce liquidg et devien t acùd'e ettagique. Chauffé, lo t,annin se décomposo en acide pyroga,Iliqus (p. 97) et eR ac-ide métagal,nçlue.

taux,

il produit une'forto astriction qui sernble rétrécir l'étendue de cetto cavité, Les- composés pharmaceutiques à bass de t,annin font uire impression analdgue sur les autres tissus ;..ils ressérrenI soudaiilles fibres,
sante. Mis dans la boucho,

Le tannin est le type des astringents végéil agit sur nos organes à la manière âes tonique-s; son action astringente est très-puis-

d'éther sulfuriquà du cominerie (qui hoit'être saturé d'e.au),. puis gn laisse écouier le liquide dans un récipient inférieur. Meltez certe liqueur

dans un entonnoir, et quand elle sera séparée en deux couches, laissez écouler la

(lavez à plusieurs reprises avec de l'éther pur); portez la capsule à l'ét,uve et faites
tillation. _ Il arrive quelquefois que la liqueur ne laisso
sécher : le résidu spongieux sera du tannin p.llr. .(Coden,) On peirt rêtirer l'éther par dis-

couche irrférieure plus dense dans une capsule

la chute des cheveux. On I'a ïanté aussi dans
les fièvres d'accès et contre I'asltrénie.
ernployé , comme çontre-

rhées, les blennorrhées

que médicale. On I'emploie ên pilules, en potions, ou en lavements'dans les hémorrlragies, les diarrhées; en injections contre les leucor-

mouvements plus ênergigues et plus forts. Son emploi .sg rqpân9 dg pluq en plus dans la prati-

rend à la fbis leur texture plus solide etleurs

et cette modification fibrillaire des

organes

;

en pommade con tre

déposer que peu-de matière densô. Dans ce cas, il_faut agiter avec un peu d'eau pour que le tan-

nin s'hydrate. Lo procédé du Codex, dù à hI. Pelouso, tr'est lrlus suivi par les fabricants qui lui préfèrent

d'alcaloïdes rr[ en .particulièr de ceux do I'oprum. Doses àl'intérieur:40 centig. à grarnmo, et plus; .à.I'extérieur : 30 centigr. à 4 {ram, €n lotions, injections, pommades.Inconz'p. Bviter de I'associer aux alcalis organiquep ou à le-urs sels, aux sels métalliques, à ceux ds fer et d'antimoine surtout, ainsi'qo'â I'albumine, à la gélatino, aux émulsiôns.

poison de beaucoup

Il

est

{

402

aûtDII TARTRIQUE. Acide tantrique
*.

-j

ÀCIDE VALIiRtAt{tQtiE.
raison de son prix rnoins élevé. C'est de lui que I'on se serd d-u!t les potions..et poudres effbrvescentes" Il fait la basrj d'une limonad0, d'un

SeI essenti'el de tartre, Acida du tu'rtre, ta,rtd,' rauæ otJ tartarique, Tw,rtra,te nornxe'I ; Aci,-

dwm to,t'tTicttttt

.

sirop, otc. Incomyt "' sels de plomb, de chaux, de baryte.

Acide uriqtue"
Isolé pour la première fois par Schèele en û770, côt acide, qui existe dans le raisin, les ananâs, les rnrîred et dans beaucoup. d'autres végétarlx, so prépare de la manière suivante :
Crême de tartre, Craie,

1000 Àcide sultur. à 66?r
1oo0 , Chlor" de

9000

calciunt,

L000

Acide li,thi'qwe. Découver[ par ScnÈnln en 4776 Existe dans I'urine de I'homme et des animaux carnivores, d'où il se dépose, s'il est abondant, sous forme de sédiments roses ou iaunâtres. Il constitue la partie blanche des

Faites bouillir la crême do tartre avec Q. S. d'eau dans une charrdière étamée, ajoutez-y par portions la craie, retirez du feu, e[ laissez

iepo'ser

môttez-la sur le feu et ajoutez-y le cirlorrtre de calcium; réunissez le précipité qui en résuitera au premter, et opérez ëlu reste commo pour ['acide citrique. Un excès d'acide sulfurique facili[e la cristallisation. W'ittsler en outre fait ajouter aux liqueurs que I'On veu[ décolorer uI] pe.;r clu clllorate de fotasse ; le s-el es[ de.composé. per I'i:cide sulfuriqhe, eL l'ôxyde de chloro produit eiétruit
les n'ratières colorantes.
ùores, solubles ilans I'eau et I'acool; saveur tres-

: décantez la

liqueur surnageanl,e

;

bxcrémenLs des oiseaux et des serpents. Le guano est ia substance. la-.plus économique" d'où I'on puisse extraire I'acide yriq.r1,9. Voici ûomment'on procèrle on fail, bouillir du suano avec un exôès de lait de chaux jusqtr'à'ce qu'il n'y ait, plus de d.égagement d'ammoniaquô; puis on ajbute qe .la potasse et on le 'nouv eati à l'ébullitfon j usqu' à ce sotrnocf de que le produit fittré se présente sous forme

:

,

ci'on liquide elair

e[

légèrernenb coloré en

"
I

Bn cristaux prismatiques, transparents, ino-

acide, rnais agréable. Suivan[ [Iasting,. eu solutions concentrées il peut faire découvrir a l92a de potasse. Chauffé à 4 80o,. il F,er'$ d'abord le qudrt cle son eau d'irydratation e[ dovien[ acicle iartraliçlu,e , puis la-moitié, alors _il constitr-re
l'

aung. Les liquicles filtrés sont ensuite précipités au moven ci'un excès d'acide chlorhydrique. Quelques heures aprrès, on *"9t le- précipité sur un fiitre' otr Ie soulnet, à un lavage convenairle et on tô fait borrillir avec de I'acide chlorhvclrique concentré, dans le but d'isoler Ia gua-

nine. L'acide urique ainsi obtenu est de nouveau dissous danê Ia potasse, puis précipité au rnoven de I'acide chlorhvdrique ; après qtroi il sô présente dans un étaÛ.de irureté-parfaito-

tnent à cotte niême tempérirture, il perd t,oute son eau et s0 transfornre en &,e'id:, tartriqu,e anlttt,Jl'r. Il"existe dans cet'tains tartres ung varié[é d'acide tartrique dépourvu de. la pqigsrlnct rotal,oire, appélé Acide racëmiqtoc. .M. Fas!,eLir a donné l'e'moyen d'ob[eni1 a volonté la lransforrnation de- I'acide tartrique, gui lui dévie à droite le plan de polarisation, etl ce[ acide racémique. On dissqut q p. de cinchonine dans un soltité de 4 p. d'acide tartrique. On maintient plusieurs Treures ce tarl,rahr i\ unc température 'élevée ( + 4?0"). On traite ]a rnasse no.ire qui en résulie par l'eâu bor"iillante, ct dans la liqueur refroidie oil aioute du chlorure tlo calciLtm. [l se produit du ra"cémate de chaux d'oit I'on sépare ia chaux par ['acide sulfurique Sous lô norn d'esprit'de-tcn'tre, -las aucietrs désignaient l' aeide'pyrotrt'r'tr i'-1u,e obterru .Jlar. la distiflation de la t'rêine de tatrtre ou de I'acide tartrique. trls I'employaient en friei.iorls e[ en
topiq ties comrne ré.solirtif, . l\{êmes propriétés, mêmes u$a.ge.s r;ue I'aciclo citrique, auqirel on le prefèrc généralement ctt

acide iariritt'ELe e, eL enfi

n char"rffé brusque-

pur it est ptllvérulcnt, blang inodôre, insinidc. Deu sofuble cla's I'eûu, insoluble dans I'albooi'.i l'ét[r*r. L'acide nitrique agissant sur lui (3 at. acidc urique, & t\t. acide..nitrique of tl? atelu) donne ntrissatlce à de l'allonane , subst,anro cristallisant en gros rhonrboÏcles et trèsernployée tlans la teintul't en soie. L'acide azoticlrie étenclu clonns égalcment,

si on sature le prbduit clr la réactioir avec de I'arnmoniaque,

ilu

qtnn'tnrt'ia,que ou. murenide, Fur p'u,rata cl' magirifiiloe coillt:ur scrvanfi aussi dans la teint,ure eu soie. L'acide urique n'a point encore d'emploi bien déterminé en médecine. .A.cide valérianuque.
Aci,de aalérdque, Val,erate

norrnal.

ll a été découvert par Grote dans I'eau de valériane et a été considéré pendant quelque temps oomrne de I'acide acétique impur. I] ggut être obl,onu de beaucoup rie manières et d'un qrand nornbre de substânces. MM. f)umes et Stas I'on[ obtenu en faisant réagir à chaud les alcalis hvdratés sur I'huile de pomme de terre, ou en distillant à ptusieurs refrises de I'acide

ACONI'l'$.
azotique sur cette huile. Le plus_ordinairement on prbcède ainsi : on distilld de I'eau sur la rales

{03

lieux couverts et humides des monta-

gnes de

cinti de lalériane I I'acirle passe à la distillation en partre dissous dans I'hydrolat, el, eh parûie combiné à I'huilo essentielle. On sépare I'huile essentrelle et on la traite par une les-sive de potasse caustique étendue; d'un autre côté on sal,ure I'eau drstillée par du carbonate de potasse ; on réunit les liclueurs, et on évapore jusqu'à siccil,é, On introtluit le résidu dans une pel,ite oornue de verre et, on traite par une quantil,é

Iig.9.

toute

I'Europe

dans les pâturages élevés du Jura et de la Suisse. La plan te sauvage doit être préféree lrour I'usage méaconil
s

, 0t

principalernent

dical. En effe[, Geiger a remarqué qnc quelques
té par

la culture.

perdaient lour âcre-

d'acide sulfurique étendu proportionnée à la
potasse emplovée ; on chauffe au bain de sable, bL I'acide pirr Oistiite doucement, on partie dissous darrs- I'eau qui I'accompagne, en partie à l'é[at d'un hydrate oléiforme qui surnage. Ce procédé est de NI. Guillermont; M. Gossard remplace la potasso par la soude. l\[. Rabourdin,'considéiant que la majeure partie de I'acide valérianique existant dans la valériane y est à l'état de vaférianate de potasse, d'après lâ remarque de h[. Peretti, a proposé d'ajouter de I'acide sulfurique (4/50) à I'eau qu'on doit dist,il-

'

Selon Bichat, Ia plante Iralcho ( contuséo sarrs
doute

) appliquée sur la poau est vésicante; mise sur la langue , mêmo ell pet,ite quantité, elle y détermine un sentiment-d'ardeur eû de douleur, clui s'étend jusqu'au gosier et
:

)

ler sur la valériano. Une addition

avantageuse

est celle d'un peu de chromat,e de potasse proposée par M. Lefort, concurremment avec celle
d'ar:ide sulfurique. NI. Thirault fait, bourllir la valériane avec de la lessive tles savonniers et Q. S. d'eau pour baigner la racine; il abandttune le tout, un mois au ôontact de I'air en agitant chaquejour ; au hou[ de ce temps il sature I'al-

cali par I'acide sulfurique et distille. C'est un liquide oléagineux, incolore, d'une odeur forte qui rappelle son origine, d'une saveur piquante; très-soluble dans I'eau, I'alcool

et l'éther. Il dissoutl'iode,le brôme, le camphre. Il forme avec les bases des sels qui sont presque tous solubles. Ce n'est du reste que sous cet état qu'il est employé en médecine o ou il a été introciuit depuis peù.

On emploio la fleur, la racine, et surtout les feuilles Q . 2" Aconit ù grand,es fleurs; Aconi,tum cam,matunx. Flante d'Europe ; fleurs plus grandes, plus pâles, et épi plus court que dans I'espèce précédente. Bergius, avec la plupar[ des auteurs allemands, préterrd que c'es[ celui dont Stnrck -qu'il faisait usage, parco est lo plus commun autour de Yienne. L'A. stoercltianum, Spr. , l'A. neonrontannn't,, \ry'ild, etI'A. paniculatunt,, Lam., paraissent être des variétés à peine distinctes de I'1.
ca,tmnûrum.

tenue dans la main, cause des accidents locaux presque semblables. Son nom spécifiqu-e lui vient ds la forme de sa racine, qui est côtle d'un petit nave[ d'où naytellus, diminutif de na'pus, navet.

\

'parties.

oui engourdit toutes ces La racine, main-

I

ACONITS.
Quatre plantes 2l de c0 nom, et appartenant à la famille des ^Renonculacëes, sont menl,ionnées par les auteurs de matières médicales. tlo Aconit napel , I'{apel , Coqueluchort,, Pistolet, Aconit ; Aconi,tum napellus"
Eisenhiitlein, Sturmhut, Monchskappen, AL.; Monkshood, llunke, Stormhot, Mirnkchætte, DAN.; W'olfsbane, ^rc.; Napelo, rsn. ; 1ïIonuiskop, uol,. ; Napello, rr,1 Turecka bylica, nor.; Aconito, non.l Borets, nus.l Storm Hatt, su.

30 Aconit anthore, Aconit saluti,fère, Maclou ; Aconitum anth,ar&.
Giftheil, Ileilgilft, IIerzu'ursr Àr".i Yellorv hehnet tlon'er,
ÀNc.;

Tegengif ige noonnil;okap, uor..

rieur erl casque corlvexe. On emploie la racine dans quelque;s contrées. Cette raôino était employée autrefois comme conl.re-poison des autres aconits et des renoncules, dont une se nommail, thora, d'où lui sont, renus les nom s d'qnthore et de salutifère, mais cctte espèco est tout simplernent un peu moins vénénêuse que
les autres.
/+o,4coni,t tue-Ioup ; A conitum l.,ycoctontcnl,. Cel,ie espèce_croit dans les forôts ombragées des montagnes de la France. Fleurs jaunes, sépale sup_érieur en capuchon conique.

Plante des Alpes , fleurs jaunes , sépale supé-

qu'à un rnètre de htuteur, à feuilles vertes, luisantes, profondément laciniées, découpures élargie,s au sommet, à fleurs en épis, capuchonnées

C'est une belle pJante (fr9. 2), atleignant jus-

blanches. On la cultive dans les jardins pout. sa beauté, mais elle croit naturellement Cans

,

bleues

,

plus rarement roses

ou

Un cinquième aconit, surrommé féro

ce,,

Aco-

ndtu,rn feroæ,.qui crot! $a_ns le Népaul, sur I'Hymalaya, et qui icssemble beaucou'p a notre aco-

40r.

ACONTTINE.
des poisons les
bi,slt,

Ë

ACORF] YITAI

.

,

nit napel, contient un
diens.

plus actifs

du règne végétal. C'est le

oa bikh, des In-

Tous ces aconits jouissent à des degrés ditréronts des mêmes propriétés médicinales, etparaissent devoir ces dèrnières à un alcali, l'aconi,tine, qui semble occuper plus particulièrement les feuilles et les racines. L'aconit renferme un acide particulier découvert par Peschier, l'acide aconitique, qui paralt être Ie mêms que I'acide eq,uisétigu.t, et que ceJui qui so..for.Te dans la décomposition pyrogénée de I'acide citrique
çacicle

pure. Pour I'obtenir , la pharmacopée de Londres prescrib de traiter à chaucl la racine d'aconit, à trlois reprises, avec de I'alcool ; d'exprimer ensTiite la racine, de filtrer les liqueurs iéunies et de retirer I'alcool par distiliation. On
concentre le résidu en consistance d'extrait ; on dissout celui-ci dans I'eau on filtre le soluté. on évapore en consistance de siro.p. On traite alors par de l'acide sulfurique étendu d'eau distillée,'qui s'empare de I'acônitine; on précipite par l'ammoniaque, on redissout le précipité par de I'acide sulfurique étendu. On agite c-e soiuté pendant 4 5 minutes avec dtr charbon animal ; on filtre; on précipite de nouveau par I'ammoniaque ; on lave et on sèche I'aconitine obtenue. C'est le plus souvent une rnatière blanchâ[re, amorphe, inodore, d'une âcreté et d'une amertums excessives , très-soluble dans I'alcool et l'éther , à peine soluble dans I'eau froide, mais soluble dans 50 fois son poids cl'eau bouillante. Flle jouit de la propriéte de dilater la pupille. Blle est très-vénéneuse.

I

citricique).

La propriété vénéneuse des aconits paratt avoir été connue de tous temps. On punissait dans I'antiquité par I'aconit comnre par la ciguë. C'est l'ùndvrcov des Grecs. L'aconii, napel
étanb le seul aconi[ connu et employé en France,

rlous ne parlerons que de lui. Il paral[ avoir été emplové avec succès dans le rhrimatisme chroniqub, lâ goutte, les névralgies, la paralysie, I'amaurose, les cancers, la syphilis const,itutionnelle. M. F'ouquier I'a employé dans les hydropisies. Dans ces derniers fenips, on lui a encore recon nu des propriétés emmé ria go gues,
a

nt iherpé tiques

e t, a n

ti phthi siques.

parations pharmaceutiques. Ies principales formes sont : 4 o la poudre* (doit être conservée

Fornt. ph,arm, et doses: Les feuilles d'aconit son[ la base d'un assez grand nombre de pré-

Lo docteur Turnbull a emplové I'aconitine contre les maladies nerveuses, ld tic douloureux, les maladies des yeux et des oreilles, les maux de dents, sous foime de liniments, d'embrocations, de pilules.
ACORE VRA.tr *. Roseau etornatique, Acore odorant; Calarnus aromatacus, Acorus calamus. (Aroïdées.)
kalmus, lTlagenrvurzkalmusr AL.; S'lveet flag, lxc.l Kusset alderich, ,rn.1 Capi-catingua, nnris.l Thaeh xuog bo, cH., coc,; Wndda kaha, Yalsambu, crN.; Cahnus, DÀN.; Calarno
arornatico, DSp., pon.;'Welriekendekalmus, Hor,.; Bach, rxo,l Aeoro, Calomo aromatico, Canna odorifera, Ir.; KarvaSob, rrn.; Yudge, pER.; Taraskie ziele, pol..; Àur, Kalamus, Kalmusrvursel, Aakerrvursel, Deutsehe zittrver, Ge'wiirz-

à I'abri de la lumière,;, 5 à 50 centigr.; 2" I'infusé (PP.0,5: | 00,0) ,l 00; 3"un extrait aqueux*, 5 à 30 centigt,; &o un extrait avec Ie suc trouble, 5 à 20 centigr. ; 5" un extrait alcooliquo*, 5 à ,l5 centigr. ; 6" une teinture*, 6 à 40 gouttes; ?" une alcoolature, 3 à 4 8 gouttes l 8o une teinture éthérée, 3 à 48 gouttesl 90 un saccha-

rure.
Quelle est la meilleure de ces préparations ? Malheureusement, ort n'en sait rien encore. On a vu souvent la même forme, mais provenant d'officines différentes, réussir dans un cas et éctrouer dans un autre tout à fait semblable. D'après cela, il est permis de croire que le principe actif de I'aconit, comme celui des renoncules et de beaucoup d'autres pïantes de cette famille, est extrêmemerrt fugace. A notre avis, les meilleures préparations pharmaceutiques de I'aconit doivbnt'être celleb Qui , ct'tmme I'extrait avec le suc trouble et suil,out I'alcoolature eû Io saccharure (voir ce que nous entendons par ces mots), représentent I'aconi[ à l'état frais, mais à une condition encore, c'est qu'elles serontpréparées avec une plante récoltée en temps of lieux convenables,

nus.l Kalltntrs,

su.

ayant assez bien I'aspect des iris eL qui crol[ detns les marais, en Normandie, en Bret,agne, en Tart,arie, au Japott, etc. On emPlante

{

ACONITINE.
Découvert en '| 833 pat' BnaNDEs. C'est le principe actif de I'aconit. Il ne paratt pas qu'on boi[ pârvenu à l'obtenir parfaitement

ploie la tige souterraine ou rhizôme, improprement nomméeracine. lllle est de la gro-.seur du doigt, complimée e[ comme articulée ; sa surface est cdlorée d'un côté et blanc-verdâtre de I'autre, et de plus marquée de points ou cicatrices. Le tissu intérieui est blanc rosé, spongieux ,' odeur aromatiQUe, agréable ; savetlr d'abord chaude et piquante, puis âcre et amère. Le corntnerce préiente queiquelbis I'acore mondé de sort épiderme. Il contîent, de i'huile volatile, do Ia résine e [, suivan[ Trumsdorff, de l'érné[ine. Excitant, tonique, stomachique, anticatarrhal. Form. ptharnt,. et dases. En pltarryacie on en -des

fait une iloudre, 4 à [. gr.,

infusés (PP 20 : 4 000), un sirop, 25 à 4 00 gr., ung teintttre, 4 à 4 li gr. Dans iluelques pays on la mange confrte

ÀCTEES.

Notre acorus calamus est l"Arogov de Dioscoride et probablement le Kd).t1t.cç p.uge{r7..J; d'[Iippocrattr, et non le véritable Kd),æy.oç à.cuy.aricç tles anciens auleurs, qLle ilI. Guibourt' a cru reconnaltre dans la chirel.t,e, mais qui paralt êlre plus vraisemblablement une espèce d'rtndropog on inconnu aujourd'hui.

- AGARICS.

I 05

Antilles, otr en fait un sirop très-estimé. partie de l'élixir américain de Courcelles. AGARICS.

Il

fait

ACTEES. On trouve deux plan Les T renonculacéos de co nom dans les matières médicales : 4o Actee en épi, Cltristophoriane , Herbc de Saint-Cltri,stophe, Faun ellebore noir ; Actæa spicata. tt.'o ch ristophe r, Aehre ntrasen d s t";';;ifi:ii,iti i I ;:
e

Trois cryptogames de ce nom et ds la famille des champignons sonl, indiquées dans les matières médicales. lo Agaric bl,anc, Agaric pu'rgatif, Agari,c *. des mëtJeci,ns, Polypore; Boletws laricis

Champignon parasite du mélèze quo I'on connalt en pharmacie, prir'é de son écorce, sous forme de rnasses grosses comme lo poing et -d'un plus, irrégulières, blanc jaunâtre et cl'un

micifu
r
ra u

Plante des montagnes de I'Burope. 2' Actëe ù, grappes ; Actæa, racenxlsa,
g

L, Cie
r
oo

a r &cernoso Tor.
fo r m i s
e

iissu spoù'gieux; ocleur nulte, saveur d'abord fade, puis îmèré, âcre et, nauséabonde. Purgatif drastique, hydragogue, peu usité
seul; on en fait une poudre, url extrait, un vin. ll contient : résin e 72, fon gine 26 , ex trait,
amer 2 lBraconno[). propriétés paraissent résider dans la ré-

b en

s

"fil,i

";-lJ:J,t'^ i I

;
:

B Ia

c

k

-sn

ak

t'

Plante de I'Amérique septentrionale. On emploio la racine de ces cleux plantes. La première est un purgafif violent, employé dans la médecine vétérinaire. Sa poudre e[ qon décocté tuent les pouK et guérissent la gale. Bn Auvergne les paysans la nommeuL ellebore

,i,::t

not'r, et Guibour[ ne paratt pas éloigné do croire que I'ellébore noir vendu à Paris, e[
qu'il consiclère comme faux, soit la même racln0.

Dose: poudre, 25 à 75 cenligt.l extrait, 5 à 20 centigr. 2o Agaric de eluéne, Agaric des chirurgiens, Agaric otr e,n'te,d,ouncn salpétré, ; Bol,etusigniar'ius *.

L'autre es[ employée ainsi que l'.4 . brichi,pe-

tala, qui en diffère à peine, aux Btats-Unis contre la toux, la chorée, le rhumat., comme astringent,
et,

pour faire tomber le pouls. Inusité

en France. Son noln botanique de cinti,f u,ga (herbe a,uû punaises) lui vient, dit-on, de la propriété qu'ello a de chasser les punaises. (V. Pyrdthre,)

La partie

"SDHATODA,

Noyer des Indes ou de Ceylan, Carrnanthr,e I
Iusti,cia adhatoda. (Acanthacées,)
Malabar nut, ,rxc.1 Adatocley aley, tnn.

employée est la partie moyenne du charirpignon ciuei'on trempb dans I'eâu et quo I'on bat"avec bes maillets phur la rendre soufle et spongieuse. C'est surtoul à Niaux (Pyrénées) qu'on prépare I'amadou. Il sert, journellemen[ pour arrêter le sang des sangsues e[ les hémorrhagies légères. Il peut, servir avantageusement comme moxa,

Parasite commun sur les vieux troncs do chênes et de hêtres des grandes forêts de I'Europe.

sur[out lorsqu'il a été salpêtré (amadow or'

La racine, les feuilles, et surtout les fleurs de ce végétal, son[ employées dans I'lnde
comme antÏspaémodique, dind I'asthme, la toux, le frisson des fièvres. Inusité en France.

d,inai,re). I[ contient un acide qui a de I'analogie avec

le succinique, et que Braconnot a nommé acide

Nous dirons un mo[
mêrne genre.

ici de deux

plantes du

bolétique. 30 Agaric ntouche ou moucheté,, Amanite, fuusse Oronge ; Agaricus ntuscarinu,s.
_-Fliegenwurst, BlatterschwÂmm, rr..1 Bugagaric,
Flugsrvampen, su.

pani,culata, La racine do cetl,e espèco entre dans la composition d'une boisson stomachique, antidvssentérique et fébrifuge,

4" Justicia

Fluestvarnp, DÀN,; \rlieg d<lodende kampernæljse, HoL.;

ANc.;

célèbre dans I'Inde et nomméa drogue amère. On imite en Europe cette préparation, mais en remplaçant le justicta par le colombo. 2" lusticia pectoralts. Il jouit d'une grande

réputation comme béchique, vulnéraire. Aux

Champignon des bois de I'Europe, Qui donne, lait, une décoction qui tue les mouches. On y a trouvé une substance particulière, I'am,anùtinte, à laquello il doit ses propriétés vénéneuses énereioues. On préterid que ce champignon tlui es[ urr
avec le

,

406

AGAVE.

*

ÀIL.
ATL"

poison pour nous, est mangé par les peuples clu Nord comrne enivranb, et qir'ils en font le même ulage que les Orientaux d-e I'opium et du haschisch.

Ail cultiuë; Alli,u'm sati,wtm. (Liliacées.)
Gartenlauch, Knoblauch, rr,.1 Garlic, Hl.x., Soom, ÀR.; Hvildog, DÀN.; Lassun, DUK., rxn.l Ajo, use.l Knofflook, uol,.; Aglio, rr.; Seer, pER.; Czoneik, pol,.; Àlho, r,on.; Tchesuok, nus.l Lasuna, suv.l Hrvitolk, su.1 Sar, moussak, run.i Wullay poondoo, rÀll.; lY'elligudda, rul.

conseillé conl're les paralysies des membres, de la langue et ties nrirsclei du cou, l'épilepsie, la chorée. On I'a préconisé aussi pour le pansement des ulcères cancéreux. AGrqVE.

on l'a

Maguey (qu'on substil,ue à la salsepareille) ;

Acarnelt, Sequant,elt ; Agaue
(Broméliacées.)

u,'m,erioana.

Plante bulbeuse cultivée dans les jardins potagers, dont le bulbe, compCIsé de plusieurs peti[s bulbes, nommés ca'ieuæ oa Eûusses, est employé,mais seulement dans la médecine domestiQUo , à I'intérieur comme excitant, stimulant, fébrifuge et vermifuge ; à I'extérieur comme rubéfiant e[ même comme caustiquo et vésicant. On a emplové aussi son suc contre les cors aux pieds, la gale, la teigne, la surdité. C'est, un an-

américaine qui a, en grand, tout le por[ des aloès, et don[ les racines e[ Ies feuilieq p.1s.sent pour diuré$iquos, vulnéraires et antisyphilitiques, niais qui ne paraissent pas avoir été employées en France. Le suc suôré qui existe en abondance dans les tiges de I'agave, évaporé on consistance convenable, donno le m,i,el, de Magu,a!, dont, seion Nt. de Ilumboldt, on faitun qrand commerce au Mexique. Ce même suc feirnenté donne une

Plante grasse

{

sorte de vin nomnré pu,lr1ue.
On retire par le rouissâge des feuilles de cette espèce et, de celles de plusieurs autres une sorte de chanvre appelé pi,tu, dont les Mexicains e[

aujourd'hui les Européens tirent parti pour difIérents ouvrages, les sacs d'emballage. En Espagne on prépare une espèce d'aloès aveg l'A. fætida. Au l\Iexique, le suc visqueux de meæicana sert au bianchiment.

l,iseptique populaire. L'ai[ est riche en huile volatile sulfureusel ce qui ferait supposer quei comme la scille, il doit posséder des vertus incisives et diurétiques manifestes. La cuisson lui fait perdre, ainsi qu'aux autres aulx, les propriétés âcres et, excitantes et lui en donne une mucilagineuse. On en fait un sirop, un oxymellite, un vinaigre' des cataplasmes^,'etc. Bd pilanl,ltail avec de la graisse et de I'huile, on obtien[ un onguent nommé mouto,rde du, diable,, huile d'ail. Ce composé est un puissant résolutif des tumeurs

l'/.

froides.

AGRIPAITME. Cardiaire, Pattede sorci,er, Herbe aun tonn,el,,liers I Leorturus ca,rdiaca. (Labiées.)
Herzgespann, Ar,.; ITlotherrvort, axc.; Ilartgespan, uol.

nos Contrées, ét,ait prescrite jadis aux enfants dans la cardialgie, et l'inftlsé très-chargé é[ait vanté commo préservatif de la rage.
do AIGREITEOSNIE. Herbe d'eupatoire, Eupatoire rles Grecs ;

Cetl,e plante, qui crott, rlans les lieux humides

L'ail croit snontanément en Sicile" etl Espagne et en Egypte. Il paratt êtro le >,ncpo,)ov ies inciens. La "rïredecinô de nos jours le'délaisse peut-être par trop. Les aulx ont une grande uniformité rle propriétés. L'oignon orîinaire Atl,ium cepu)' Zipolle, Z wiebel, aLL. ; Oni'on, aNc.; Bassal, AR.; Tsung-ni, n cHIN. ; Log, DAN.; Piaz,

DUK., pBR.; Cebolla. Esp., !oR.; Ui'jn, HoL.; Pia.ir IND.; Cùpollo,Ir.; Cebula, PoL.; Luclt, nuÀ.; Palartd,u, n sÀN.; Rodlock, su.;
Yeng gaAum,, TaM.

le suc aété vanté par I'Ecole do Salerne contre 1'sf 6rpécie ; le Porréau , Al . porrum-(Lauch.,ÀL. ; Leeli, ANG.; Puerro, ESP.; Laok, HoL.;

; Weill,igudda_., IEt.),

dont

Agrimowia eupator"ia. lRosacées.)
ÀR.;
SU.

Porro,

Fetite plante herbacée { qui croit le long des -et au bord des prés, contlue par ses qui ressemblent assez bien à celles de feuilles, la ronce, et par sa tige grê-lo porlant sul' la moitié supériéure de petites fleurs tattnes presoue sessiles. ' L'herbe est enrployée sous forrne d'infusé (pp. 20 ; 4 000), eh gargarisnne et en fomentâ[ions, comme léger astringent.
chemins

Civette, At. schænoprasum ; laRocambolle, r4l. scorodopra,sunr, soht t0$ des stimulants puissants, quoique moins actifs que I'ail proprernent dit,, et sonf utilisés quelquefois en médecine. On pourrait en obtenir des médicaments pourvus lle toutes les propriétés des plantes elles-mêmes par la méthode que nous avons fait connaltre pour le raifort.

lr.) ; I'Bchalotte, Al. escalonicu.,m;

la

huile vol.

L'analyse a fait découvrir dans I'oignon,

anim., acides phosphorique et acéti{ue, phosphate et citrate calcaires.

,

sucre incrist., gommo , matièro

ATMANT.
.ILTMANT"

-

Atf]l"illtNE.

,107

Magn,es, Pierre d'aimant. Lapi,s heracl,iu,s, s. Sid,eriftis, s. Nauttlcus. Illagnet. rll.; Load-stone, lNc.i Calamitir, rr.1 Intan, nsn.

Petit arbuste oommun dans nos bois, à feuilles de buis ou do myrte, et dont les fruils sont de

la compositioË

C'est un oxyde de fer naturel , analogue pour à I'oxycle noir, c'ôs[-à-diie fôrmé de protoxyde et de sesquioxyde. Les minéralogistes l'appellenl f er oæyclulé magnéti,que.Il se présente ordinairemenl, sous forme de fragmenl,s irréguliers, cassants, d'un gris variable. Mis en poudre, il perd sa propriété magné[ique et n'a

plus que les propriétés des autres oxydes de fer. Cependant c'est sous cette forrne ei à I'intérieur'qu'il paraît avoir été administré par les anciens, qui I'employaient, comme tonique, alexipharmague, antrrhuma[ismal, antiuévralgique, tiépileptique. Un morceau d'acier frotté avec I'aimant. ou placé dans les conditions que la physique enseigne, devient magnétique et, prend alors le nom d'aimant arti,ficiel, de fer ou d'oci,er aian

petites baies bleu-pourpre, d'une saveur acidule asréable. nani IeNord, où I'airelle es[ très-abondanto, les enfants se régalent de ses fruits qui porten[ aussi, selon les contrées, les noms de bluets, lucets, maurets, comme on fait chez nous de Ia groseille. Ce sonI ces baies qui sont employées comme léger astringent. Dans quelques contrées, otr en fait un extrait, un rob, une conserve, ilft sirop, e[c. I-,es autres airelles : 4 o la canneberge des

marais ou couss,i,net, Dt,c, onicoccos
canneber
ge

2o la potuctuée, ui,ti,s,i,dæa, jouissent des

;

mêmes propriétés.

.&,LBUMINE.
Albumen, (de albus, blanc). Eirveistoff, aLL,

Elle existe dans les animaux et les végétaux.

rnanté.

L'aimant ar[ificiol a commencé à être expérimenté en \/ue de son actiou rnagnétique, vers le milieu du siècle dernier. Tantôt on se borno à I'approcher cles parties souffranl,es I tant,ôt on

unie à des traces cle soufre et de phôsphore. Sournise à une température de + 65o elle devient opaline, de -i- 7$" elle se coagule comnlélement.

Mudler la con.cidère commo de la rrrotéine

le me[ en contact inrmédiat avec la
étoffe quelconque

peau.

D'aut,res fois, on I'applique enveloppé dans une

ou dans une feuille rnince

d'argent, d'étairr , ou sous une coucho de vernis. On a aussi inventé pour son applicaûion uno
foule d'appareils disposés en ceinture, en bandeau, chaîne, etc., dont les pôles dissemblables se trouvent en rapport. Le magnétisme paratt avoir donné quelque succès dans des ca$ de

bumine est d.ue à une modification isomérique et se produit sans perte d'eau. Soumise à I'ac-eile tion de la chaleurr forme une sorte de réseau qui entraîne le; corps en suspension dans

-

n'oprès M. Chevreul

, la coagulation

de

l'al-

le liquirle; de là l'emploi'du blanô d'æuf à la
clarilicarion.

migraine e[ les au[res névralgies, mais don[

opéran[ des cures miraculeuses, cB qui ne peut être, puisque d'une part un ctn?t(a,Lt, cowtplet rre saurait avoir detix pôles, et que de I'autre le fer ytur n'est pas sus;ep[ible d'aimantalion. Les 'pluqwes mëtalli,ques cor'tre les douleurs, de Lamouroux, sont, alnsi que I'indique le breret, des plaques magnétiquos. L'aintant arsendcal , lnl,gnes arsenicul'is, usité jadis sur les bubons syphilitiques et pestilentiels pour attirer le virus de dedans en dehors et aussi sur les tumeurs scrofuleuses, est un escharot,ique composé de souflre, d'ersenic et d'antimoine. Il entrait dans l'e,n^rpldtre mag neti,que d' An ge-Sal,t.

malhoureuseme charlat,anisme a abusé. C'est ainsi quc I'on voit tle nos jours un serrurier vendre des bagues de f et" doun aimante cornme

nt le

Chrruffée dans un tube fermé, à 4 50n, I'albumine coasulée cl'abord se redissout. La coag.ulation est'-incomplète dans les dissolutions où elle en[re en l,rop potiLe proportir-rn , et qui deviennent simplernent opaline. C'est ce quf arrivo quelquefois lbrs de la- clarif;catinn de-s sirops, petit-lait,, sucs, elc. On ,y reinédie en augrnentant la quanl,ité de blanc d'æuf.

l'ét,her, I'esseuce dg térébenthine, les acides et Ia majeure lrartie des seis rnétalliques, précipitent I'alburninc do sei; dissolutions. CepenL'rilcool
le chlore, le br'ônre, pre$que tous

.

,

Ie chloroforine ou l'éther ( vôyeZ ces rnots
I'albumine de I'ceuf forrne une gôlée.

pun! agitée dans de certaines proprortions avec
),

AIRËLF,Ë.

Myrti,Ile,

tillo,

Raùsùn de bots,. Brinbelle; Yacc'ini,um nt y rtallus fÉricinées) . Heidelbeere, ÀL.; Corntuon triue llerry, .r\G.; Bla.ebar, I)Àli.; Mirtiikr, rtt'atlr.la,ttrt, li:.1'.; Iilairurre i;esicltr lioL.; IIirrT'.;

Tandis que I'albumine végétal se rencontro et même acideso I'albumine dairs les anirnaux ne se trouve que dans des liquides alcalins. Aussi, eslt-ce bien piutôt des albunrin at es alcalins qui existent dans les fluides de I'organisme que de I'albumine libre.

dans des liquides neutres

Borowkie zarun) poL.f lllirbæt', .s.

C'est surt,oul, de I'albumino des blancs d'æufs cluo la pharnracie se,sell comme âgent, de clari-

408

ALCALTS ET ALCALOIDES.
une matière gélatineuse gue I'on jette sur un longl,emps qge I'eau qui passe contien[ encore des traces d'acétate de potasse I cette mal,ière ainsi préparée est, la

fication et à l'élatnaturel (voyez le rnot OÛufs). Mais les æufs n'étant pas communs en todtes saisonsr. dans un bub d'économio on a proposé de deissécher Ie hlanc d'æufs (Atbumiàe dessegh,ée) soil, à I'aide d'un c0urant d'air sec, soit à l'étuve modérérnent chauffée. NI. Stanislas Martin a proposé dernièrement, sous le nom ds eharbon al,bumin!, lu préparation suivante qui offre rnoins de drfficulté à obtenir que I'albirmine desséchée pure. On prend , chàrbon aniTal purifié 500;0, blancs'd'æufs a. S. pour former une pâte que I'on clessèche àu soleil ou à l'étuve. Lôrsque ce mélange est, sec, on le pulvérise, on eir forme unei [âte avec de nouveaux blancs d'æufs, eb l'on fait, dessécirer de nouveau. On peg[r en répétant, cette opération, noter la quantité d'albuniine emplovéè. et lors de son uôage établir le rapporl,'cle cette clernière au charbon. Il faut, conÀerver cette poudre en flacons bien bouchés. Préparation très propre à la clarification des liquides sirupeux et autres, qu'il décolore en même temps.
ryine. pour I'industrie, par évaporation ménagéo

liltre et qu'on lave aussi

pro téine. NI. il{ouriès a obtenu un

rapport académique

favorable sur une sern oula de protéine unie au phospha[e calçaire.
.ITLCA$,US

ET

AE.,CAT.OtrDES.

Le mot ulcal,i ou alkaftl nous vient des Arabes, qui s'en servaient pour désigner le carbo* nate de souds qu'ils retiraient- des cendres d-uqe prlante appelée par eux, kali. La syllabo al, leur partiCule optime, ajontée ici, indique
le cas qu'ils faisaient, du sel. Plus tard , les alchimistes apptiquèrenl, le nom d'alcali à trois substances : la potasse, ou alkali aégétal ; la soude,

ill. Boyer, pharmacien , obtient une albu-

ou alkali mi,néral; et I'ammoniaque, or allcali animal,. Plus tard encore, verÀ l'époque de Lavoisier, on comprit en outre, sous la dénomination d'alkali, de terres alealines, la

du sérum du sang des anima-ux cle boucheiie. _ Orr sai[ que l'ea,u albumi,neuse (L blancs d'æufs battus dans un litre d'eau) est un coutrepoison excellent des empoisonnements en général e[ des empoisonnements métalliques en particulier. Nous ferons connattre ici uno préparation nouvelle proposéo par un pharmacien de Paris,
NI. Renault
Âlbumime

baryte, Ia chaux, la rnagnésie, la s[rontiane. De nos jours, on divise les alcalis en deux classes : les alcalis minérauæ ; ce sont ceux

, l,'Album,tne

iodée

:

Eau,

sèche, 100

t000 Eau,

Teinture d.'iode au

loer

t00
900

dont nous venons de parler, et, les alcalis'"-égétauæ ou organiq?t,es, appelés encore alcaloïdes, bases t-egëtales, eL dont les principaux sont la morphinô, oa oitoli d,e I'op'itnn; lailuinine, ou alcali, du qu,inquina ; la strychnine, ou alcali de la noiæ uomiclue; l'émé[ine, ou alcali, de I'ipécacuanhd,, elc. Tous les rlcaloïdes sont dus aux travaux des chimistes modernes. I-,es uns et les au[res s'unissent aux acides et

On pulvérise I'albumine, on la met macérer pendant 24 heures dans I'eau froide. On ajoute les 200 d'eau à la teinturo d'iode, et on verse le mélanee Deu à peu dans I'albumine. On chauffle le"torit au bain-marie e[ on I'v maintient jusqu'à évaporation de I'humidité.'0n putvérise le produit. C'es[ une pouclre jaunâtre, inodore, peu sapide, sans action sur I'amidon, se gonflant dans I'eau à la manière de la gomme adraganthe. Dans ces derniers temps la protéine a été mise en avant comrne propre à guérir Ie rachitisme. Nous en dirons un mot à la suite dc son congénère I'albumine.

forment des sels. Les alcali,s mi,néraun verdissent fortoment certaines couleurs bleues végétales, e[ les ramènent, au bleu lorsqu'ellos ont été rougies par
les acides. Les alcaliJproprement, dits, c'est,-à-

dire la potasso, la soude et I'ammoniaque, sonf très-solubles dans I'eau ; les alcalis terreux le sonl fort peu. La saveur urineuse que présentenI ces corps parall êtro due au dégagement d'ammoniaquo grri résul[e de I'action chrmique qu'ils exercent sur les fluitles buccaux.

Leur action sur les tissus vivants est des
plus énergiques lorsqu'ils sont purs ou corlcsntrés. Ils les désorganisenb en les saponifiant et y produisent des eschares profondes; aussi les emploie-t-on souvent à I'extérieur pour cautériser la pearr et obtenir la suppurat,ion; pour ouvrir des tumeurs, détruire des forrgosités, la pust,ulemaligne. In[roduits à I'intérieur, ce sont des poisons violents. (Voy . Toæicolol1ie.) Dissous à la dose de quelques décigrammes et même quelques grammes pâr litre d'eau, ces alcalis son[ ernployés à l'exlérieur comme resolutifs, et contr-e li) prurit dàrtreux. A f inté-

La proteine s'obtient en dissolvant soit de l'albumine, soi[ de la fibrine orr dtt tissu musculaire dans une lessive de potasse moyennemen[ concentrée, maintenue à tlne température de 50 degrés. Il se forme par ce moyen une petite quaitité de sulfure de potassiurn et
de phosphate cle potasse aux dépens du soufre et, du phosphore existant dans la matière orgenique. Bn ajoutant enfin un léger excès d'acide acétique à la solution aloaline, il se précipite

rieur on les administre ainsi commo contre-

AT.CALIS ET ALCALOIDES.

409

poison des

ecides

absorbants, diurétiques, antiscrofulu i.x , âDti- réparti- dans tout le végétal, mais accumulé de goutt,eux, antilithiqcres, etc. Nous devons dire préférence dans un organe plutô[ que dans un cependanI que ce sont plutôt leurs carlronates, autre. qui ont toutes leurs propriétés sans en offrir Puisque les alcaloïdes sont combinés à un lgt dangersr Quo I'oir emploie de préférence acide e[ qu'ils sont pour la plupart insolubles oans la pra-lrque. par eux-ùêrnes dans I'eau, o[ conçoit qu'en Ies aicalotrtes sont une des conquêtes scien- âjoutant à la dissolution une base qui puisso tifiques do notre siècle, pursque tâ découverte fôrmer un sel soluble avec lettr acide, ils sodu premier', la morphine, par Sertuerner, no ront précipités. C'est sur ce principo que reremonte qu'à 4 8,1 6. Dans l'état act,uel de la poseÀt leS procédes d'ertract io n . Géuéralescience, on n'en compte pas moins d'uno qua- ment , otr trâite la substance végétale par uno rantaine. eau acidulée au moven de I'acide chlorhYIls sont tous formés de carbone, d'hydro- drique; après une maôération et une ébullitiôn gène, tl'oxygène e[ d'azol,e. Ce sont doric des convenables, oo filtre les liqueurs qui contiencorps quaterrraires. Par exception , la nicot,ine nent I'alcali à l'état de chf orhydrate acide, et e[ la conicine ne contiennent, pas d'oxygène, I'on orécipito par I'ammoniaque la chaux ou la La thiosinamine con[ient du soufre. magi,ésie] On's'empare par'l'alcool de I'alcaEn général , les alcaloïdes sont solides, la loïde mis en liberté. conicine, Ia nicol,ine, qui sont liquides, excepPour le décolorer, on fait bouillir la liqueur tées; tous incolores et inodores ; tous fixes, la alcooliqrle sur du charbon animal. Mais en traicicutine, la nicoùine , et I'atropine, exceptées; tant pai le charbon , lorsque la base est combibeaucouo sonI cristallisables.-Ils verdissent le née à un acide, on a un produit encore plus sirop de'violel,tes, ranrènent au bleu le tourne- beau, parce que I'aflinité de la base pour I'acide sol rougi, saturent, les acides, les plus éner- s'oppose à I'affinité de cette même base pour la giques par simple contact, plus pesants que matière colorante. I'e3u. Ceux que I'on connalt le mieux son[ Si I'alcali est soluble, la méthode d'extraction aners ou âcres d'untl manière très-intense. Ils que nous venons d'indiquer n'es[ plus applison[ peu, si ce n'es[ pas du tout solubles dalrs cable, et celle qu'il convient de suivre ne peut I'eau. Leur dissolvant Ie plus général est I'al- plus être donnés d'trne manière générale. - M. Lebourdais a publié dernièrement un tracool , Qui les dissoul plus à chaud qu'à froid; assez souvent, solubles dans l'éther, dans les vail qui démontre : ,lo que les alcaloïdes préhuiles essentielles et les corps gras. A l'éLat de existtin[ dans les plantesl 2o qu'on peut les extraire, pour la plupart, à I'aide du charbon , sel , ils sont tous solubles dans I'eau, Le tannin e[ les alcalis minéraux précipitent tous leurs ainsi que d'autres principes immédiats qui s'en sels. Les chlorures d'cr, de platiue et de mer- rapprochent; 3o que I'emploi du charbon , cure forment, avec leurs hydrocltlorates, des comme simple décolorant dans les anciens proprécipités de couleurs variées. cédés, occasionne la perte d'une certaine proBerzélius considérait les alcaloïdes comme portion de produits. Voici quelques exemples étant r-:onstitués par de I'ammoniaque à laquelle d'obtention de produits par le charbon. ils devraient leur propriéte basique, e[ par une Digitalùne. On précipite par I'acétato do copule variable pour chacun d'eux. plomb un soluté aqueux d'extrai[ alcoolique de Les bases organiques ne sont pas libres digitale ; on liltre et on agite le liquide avec du charbon aninral lavé. On leisso reposer ; on dédans les vésétaux ., mais combinées à des acides en général aussi ôrganiques et plus ou moins cant,e et on lave le dé11ôt charbonneux chargé puissants. Elles affectionnent cert,aines famiiles de tout le principe amer, à I'eau disl,illée; on lo sèche à l'étuve e[ on le traite ensuite par I'alde plantes, e[, souvent la même base se retrouve cool bouillant. Cet alcool, év aporé au baindaris plusieurs espèces du même genre. Quelquefois lo même végétal renferrne deux ou un marie, clonno un liquide qui laisse précipiter plus grand nombre d'alcalis différents ; le pa- par refroidissement uno matière pul-vérulente vot en renferme 5, la fève Saint-Ignaoo 2 , la lui est de la digitaline, quo I'on perit purifier et cévadille, le colchique, le vératre en contien- obtenir cristallisée par un nouveau trait,ement nent également, chacun deux, Qui sont la véra- alcoolique. trine et la sabadilline, les quinquinas deux aussi , Ilicine. On fait un décocté de feuilles de la quinine et la cinchonine. Néanmoins, dans le houx, on fait bouillir ce décocté avec du noir plus grand nombre de cas, I'alcali qui caractéanimal lavé, en agitant sans cesse, on retire du rise un végétal est unique. feu, on laisse reposer, on décante, or traite le On peo"[ dire que ioutes les plantes véné- précipité séché par I'alcool bouillant, on filtre, neuses doivent leur action à la présence d'un on fait, évaporer à l'é[uve, e[ la matière sècho de ces principes. Un autre fait'à considérer, et amère gue I'on obtient est I'ilicine.

;

puis comme

fondants

,

c'est que ce principe .n'gst point également

4.t0

ALCHIMTI,Ltr]"

d.e consistance de térébenthine, trèsamer, qui est I'arnicine. L'auteur a obtenu, avec des varianies dans la manipulation, la scillitine, la colombine, I'hyoscyamine, 14 rnorphine, la quinine, etc. Si la découverie des alcaioides â été unebelle conquête pour la chimie, elle a eu aussi une con-céquence irnmenso pour la médecine. En eË fet, cel substances sonï devenues pour la plupart, dans les mains de médecins habiles,'des remèdes précieux dont I'emploi a remplacé, dans presquo tous les cas, celhi des subslances dont ils proviennent. Ainsi à ces décoctés troubles e-t ihdigestes de quinqui.nq que les malades n'avalaient. qu'avec une extrênie répugnance, on a substitué le sulfate de quinine, dont deux grammes seulemen I suffisent pour couper la fièvre la plus rebelle; l'émétind fait vomir à la dose de trois centigrammes, et son adrninistration en sirop ou e! pilules n'a pas les désagréments de la poudre d'ipécaruànha I mais,- en raison de leurs propriétés énergiques, les alcaloïdes ne peuvent être employés- qu'avec une extrême prudence,- puisque souven[ quelques centigrammes de plus que Ia dose nâce-qsâire pour produire un effet salutaire, peuvent déterminer des accidents graves et même la mort. - Dans la pratique médicale on leur préfère

produit

Arfiùci,ne. On {ait un infusé de fleurs d'arnica ; on le verse peu à peu dans un entonnoir sur une coucho épaisse ile noir animal, on -traite le charbon pâr I'alcool bouillant, on fait évaporer à l'étuvé, et on obtient un

'concentré

AT..COOT,.

{ibreuse, -noire, d'odeur désagréable et de sar:ery astringente 4, I'herbe, qui se compose de feuilles ôomme festonnées, âhernes, pbtioI_Éuq, dentées, et de fleurs petites en corymbes. Vulnéraire astringent, à l'égal do I'aigremoine,

I

atcoor..
Iï'eingeist, BtanCwein, rr,.1 Spirit, Ardent spirit, Brandy, tryG.i Roh el nebiz,ln.l Âguardiente, Esp., pon.; Brandervyni AlcrhoJ., Hor,.; Acquardente, Alcoole, rr.; Wyskok Gorzali<a, por.; Yinnoe spirit, nus.; Braennrvilrn, su. -(l).

été appliqué successivement à différentes sùbs-

. 4"9"o!, gu_on écrivait d'abord alltofol, a,IItahol, e,lkoliot,^alcohol, est un mo[ cltorigine gllbr, qui signifie un corps rrès-subtil, et qgi u
tances. C'est I'interprétation que

Les efT'ets de I'alcoc,l sur I'homme paraîssent avoir été connus dès les temps les plu's reculés I I\Iorewood avance que les Chinois 'savaient préi
Albucase, alchimiste ârabe qui vivait au

Boerhaar,'e qui amena à I'appliqu'er uliquement au irqulde .qur_nous occupe et que I'on nommait alors esyn"it-cle-?iry, terme encore en usage.

lui

donna

parer I'alcool bien àvant, qu'on le srît dans le restedel'rlsie ainsi qu'en Europo e[ enAfrique.

leurs combinaisons salines. Un grand proglès à enregistrer est la p?'0duction artifici,elle de plusieurs alcaloïdes naturels et celle d'alcaloïdes qui n'ont point, encore été trouvés dans les végétaux. Nous devons encore appeler I'atteution sur les cinq alcalis découverts par M. Wurtz : ,rnéthylùaque, ethy-

cle, passe auprès de quelqires_ auteurs pour Ie premier qui àit obtenù I'aicool du vin.' Selon d'aul,res, be serait Raymond Lulle, le docteur i,llumi,nd, qui vivait âu xru" siècfe, qui indiqua Ia manière tl'obtenir \'aqua ardens; selon d'arrtres encore, ce serait air célèbre Arnaulcl de Villerleuve, qui professait, l'ali:himie à Montpellier à.la mêmè époc1ue, qu'il faudrait en rapépogu,g or1 n'o.lteirait I'alcool que trèsfaible. Auiouid'hui on I'ob[ient en eraird dans I'industrie, et lrtrssi concentré qu'ori te veut. L'alcool est lo bihydra,te de bdcarbure d'hydr o g ène , l' hu dr ate d' oæy de d' éty I e au t' hy dr d,te, u d'éther des ihirnistes. On peut le retirer de toutes les substances susceptibles de subir la ferrnentation vineuse. Ainsi-on le retire de la carotte, des fruits sucrés, des matières féculentes (asphodèle, sorgho), du sucre, etc, (2). Cependant la presque

xu"iiè-

porter I'honneur. Qubi qu'il en soit, à cette

9qïière

liaque, cinyliaque, butyri,aqu;,,imytl oqùt,

dont la ressemblance enl,re eux et, avec l'àmmoniaque est aussi grande que celle qui existe enlre la soude et la potasse. Aujourd'hui le nombre des alcaloïdes naturels et artificiels connus s'élève à plus de cinq cents, pour la plupart décrits dans le Synopsis
uue pharmaceuti,que pour { 857 à laquelle nous renvoyons pour I'histoire générale des alcaloides. Incomp, Eviter d'associer les alcalis minéIes alcaloïdes aux substances astringentes.

gënéral ùes al,cal,o'id,es publié dans notre Re-

dans

raux aux sels métalliques proprement dits, et AI.CI:IIflItrLLE.
Pi,ed de
mantel,

peennes, et que qrrelques-uns des synon] mes que nous donnons s'appliquent à I'alcool de degrés divers et même â I'eau-de-vie. (2) L'alcool absolu a pour formule C4 HG O2. Colle du sucre incristallisable qui donne naissance à I'alcool est
C12 H{2 Ol2. En s'assirnilant de I'eau le suere cristallisablese ramène à cette formule I le glucose s'y ramène au contraire en perdant de I'eau. En présence du ferment le sucre incristallisable donne : C12H12

. (1)f,{ous ferons remarquef quele mat alcool est adoptê le langage scientifique de toutes les natiorrs euro-

des dames; Al,chimil,la (Rosacées.) Frauenrnentelninauo Læwenfuss, 1r,.1 Comrnon }adies

lion, Mante,au
aul garis

L.

ANG.;

Àlquimila, Esp.; Ouzer vr()uweû mantel, uor,.

Plante { des bois et des prés montueux de I'Europe, dont on emploie : 4 6 la racine, grosse,

I' (COz) + (C4 H'l 0I O1:-: sucre -- acide carbonique r- alcool Ce qul en nombre fait 48rg8 acide earboniquer.5tr1 2 aleo_of 100,00 sucre incristallisable, D'où il résulte que I kil.- de sucre de canue ou de betteraye donne, après fbrmentation, 600 gr. d'alcool ahiolu"

ALCOOL,

4û4

totalid

de I'alcool clu comnterce provient rlu vil"t, cle la betterave ou de la féculc de nommes de f,erre. Le premier es[ le seul admis pir le Codex français. L'alcool cic vin porte aussi le ttom d'esprit d.e frlanr'pellier. de trois szæ (3,i6). Tel qtie nolrs le fournii,le commerce, il marque 85o c. (33oCa[.),

marquer, le liquide produit

!e représe1iq pas en volume la somme tles deux liquides primitifs. Le maximum cle contraction a lieu pour un mélange cle 580 ,625 parties d'alcool et67 &,88 parnles d'eau, autrement dit 4 03,73ô volumes sc son[ réduits à 4 00 (V. ,Es.toi des rnéd.). L'alcooI concentré dissout un très-grand nombre de corps : nous citerons les-.principaux. Il dissout parini les corps simples, I'iode,le brôme, 4 1200 de phosphore, 4 /20^0 de soufre, parmi les acrdes,-les àcides borique, phosphorique et tous les acides organiqueS; pCrmi les oxydes ou les bases, la potasse, la soude, I'ammoniaquo et la plupart de-s alcaloïdes ; parmi les sels, les chlorures de calcium, de fer (per), de mercure (bi), d'or, les sulf'ures alcalins, les iodures de potassium, de fer, de mercure (bi), d'amrnonium, I'azotate cl'argent (neutle), les acétates de chaux, de potasse, de plomb (neutre), . ds mercure (bi), ét.tous les sels à bases d'origine organique ; puis les huiles volatiles, quelques huiles fixes, lâ plupart des résines, I'urée, la mannite, etc. L'àlcôol, par son mélange avec I'eau, étend son pouvoir ïissolvant à un très-grand nombre de substances que nous n'avons pasci[ées, et dont les principales sont le sucre et I'extractif; mais aussi il le perd pour quelquesunes de celles que nous avons nommées (V. p. 60 et tabl. chim,). A la suite de I'alcool, nous placerons des liquides spiritueux du commerce que la pharmacie emploie quelquefois. Ces liquides, désignés sous des noms différents, selon les substances qui les onl, fournis ou leurs degrés de concentration, sont : L'arach, ou rack, obtenu aux Indes orientales du riz fermenté et addition de cachou. L' eau,- de-ur,e (proaf spi,rit, arqc.), nc,rnmée aussi cognac, du nom du pays qui en fournit de réputée, e[ qui doit sa couleur jaune paille aux torrneaux dans lesquels on la ronssrve. Elle marque ordinairement de 45o c,, à 60o c. (,1 8 à
22o Cart. ). Le gi,n etle rnislû,, obtenus en Angleterre des liqueurs fermentées de la drèctre et des autres céréales. Il contienb 52p|00 d'alcool. Le kùrsch-usasser, ou simplem ent kirsefr,, dont le meilleur nous vient de la Forêt-.Nnire, et qui est produit par la distillation du suc fermenté de

tieJd'eau. 400 r'olumes de ce mélange renferment, 53,939 volumes d'alcool et {.9,836 volu-

es[ impur, et a besoin d'une purification pour la pltrpar[ des préparations p]rarmaceut,iqtres
bain-marie d'un alambic, et l'on disfiille. On obtient ainsi l'ulc,tol rectifié, qui marque 90" c. (36 Cart.) U*. Pour obtenir de l'al,cool à 9So c. (40u Cart,.), oo redisiille I'alcool rectifié sur de I'acétate de potasse, dans les proportions de 4 du premiet'sur 4 clu second' Enfin, on obtiendra'de I'alcool absolu on auht'dre à ,l 00' c. (4,&" Cart.), en distillant I'alcool à 95o c. sur de la
chaux. Un bon rnoven, selon $I. [Iaît,re, pour obtenir de I'alcool à 4Ôo et absoltr selon le temps de I'opération esb de disfiller 4 0 liil. d'alcool à 36o sur 3 kilos. de chlorure de calcium fort,ement desséché'âprès 24 heures rle contact. On a indiqué plusieurs moyens poql concentrer I'alcoc'l s-ans le mett,re en contact direct avec les substances hvsromélrigues et sans distillation. Le premier"c"orrsiste à'tne[ire I'aicool avec de la châux à côté dans le vide. tr'eau es[ absorbée graduellemenI par la chaux sans perte appréciànte d'alcool. $'lais on peut, selon Christibôn, se passer clu vide ct cpérer touI sinrplemenl dani une jarre pour obt,enir le même résul[at, avec un temps ptus long toutefois. Un deuxième procédé t'-onsiste exposer dans url air sec, et- renfermé dans des vessies, I'alcool que I'on veut concentrer. Par un phénonrène d'endosmose, I'eau flltle à travers la mernbrane animale et I'alcool re-qte. Mais, coffrmo on le voit, ces moyens sont peu pratiques. Éns la Oiititlation de I'aicool. il convient de fractionner les produits, ceux du commencement étant plus spiritueux que ceux de la fln. clorit il'fait parl,ie. À'ce[ effr:t, on ie met dans le

i

L'alcool à 90" c. ou rectitré, que nous prendrons pour type, est un liquirle incolore, trèsfluide,'plus léger (0,83 à 0,g4. I absolu 0,80), plus nrobile que I'eau, d'une odeur faible, suave et particulière, cl'une saveur âcre et brrilante, qui diminue eb devient même agréable à mesure gu'on l'étend d'eau. Il bout à 78o, il s'enflamme facilement par l'approche d'un corps en ignition. Il brrile avec tine flamme jaune sur le chlorure de sodium, violacée sur le chlorure de pobasrium, verte sur I'acide borique ou sur le sel de cuivre, carmin sur le chlorure de lithium" M. Béral nomme hydralcool I'alcool faible, I'eau-de-vie, par exemple. Le mélange de I'eart et de I'alcool donne lieu à une élévation de température, et, chose à re-

merises, oû cerises noires sur les noyaux. Il doitson'odeur d'amandes amères à I'acide prussique. Affaibli, c'est l'alcoolot de cerises noires de quelques pharmacopées allemandes. Le rnarasquin d,e Z ara, obtenu en Dalmatie de la fermentation des prunes et des pêches, n'en est qu'une variété.. Le rhum, obtenu par la distillation du sucre incristallisabls ou mélasse fermentée, Le plus

4

tt2

ALCOOL.

renommé vient de Ia JamaïqLre.

pârticulière

à une huile volatile. Il

Il cloitsa saveur
contient

lésions organiques lcs plns gravos. Son abus
expose qux mêrnes accidents, e[ procluit de plus

8ll.l 400 d'alcool.

Le tafi,a, obtenu par la distillation du suc de canne ou vesou fermenté. On voit qu'il diffère à peine du précédent. Enfin, bien qu'il diffère de I'alcool ordinaire par sa constitution moléculaire et quelques-unes de ses propriétés, nous placerons encore ici : L'alcool, ile bois, esprit-de-bc,is orr pyrali,gneu,æ, alcool méthyliqLce, bihydrate de m,ithglène. On I'obtient err même temps que I'acide pyroligneux, dont on le sépare per différentes opérat,ions. C'est un liquide très-fluide, d'une odeur qui rarrpelle à la fois celle de I'alcool et de l'éthbr aciliique ; il est très-inflammable ; il se. mêle en toute proportion avec I'eau, I'alcool

un état de faiblesse musculairo, une sorte d'imbécillité dont les ivrognes de profession nous offrent clo fréquents ex"emples. bn attribue à Ia glande diffusibilité de l'alcool I'imprégnation
générale do l'économie qui produit, cet accident

singulier (auiourd'hui côntêsté) dans lequel ls cor[,s humain se trouve réduit en cendres par I'efÏ'et d'un feu gui se,. développe ,
spontanément, et que I'on a nornmé,
spiritueuses. ,s'alimente

de cela, eombustiott, soontanée , observéo sur
des personnes qui avaient abusé des liquerlrs

à

cause

répandre dans le commerce.

ct l'éther. Cet alcool ayant quelques pr.opriétés qqi lui sont particulières, pourua peut-être, un jour, jouer un rôle en pharmacie I il commence à se

Les alcools e[ eaux-de-vie de pommes de terre et de grains renferment tous une huile alcool amy lique hy drate d' oæy de d' amy le , h,uile. de grain (fusel.-ol, ar,r,.), qui leur comvolal,ile pyrogénée (hui,le de pomrnes de terre,

,

munique un gorit et une odeur particuliers, ainsi que des propriétés nuisibles. Ces esprits ont donc besoin d'être purifiés. On sépare cette huile en distillant sur tlu chlorure cte calcium, sur de la potasse caustiquen sur du manganate de potasse, quelque peu d'acide sulfurique, ou

mieux, d'huile d'amandes, qui retient

cetl.e

huile sans attaquer I'alcool comme le font les deux précédentes subst,ances. On peu[ encore, dans le mêmo but,, filtrer tout simplement I'alcool à travers du charbon animal en poudre grossièro, ou plus simplement encore I'agiter avec une huile fixe et clécanter. L'alcool est un stimulant diffusible, dont l'énergie varie en raison de la quantité d'eau interposée en[re ses molécules. Concentré, il agit, comme caustique sur les parties vivantes de l'économie animale, e[ détermine leur coagulation en s'emparant de leur eau, quand elles sont
de nature albumineuse ou fibrineuse. C'est ainsi que son iniection dans les veines détermine une ôort subit"e. par suite de la coagulation du sang. Son introduction dans I'estomac est prosque toujours une cause de mort. Pris convenablement, son action se ressent dans tout I'organisme, et surtout aux organes génitaux, circula toires, moteurs, sensrtifs, intellectuels. La thérapeui;ique en retire de grands secours. L'usage îrop frolongé de I'alc6ol, mênne faible, es[ rarement utile il devient même presque toujours une eause d'irritations chroniques et de

Il est emplové à I'extérieur comme stimulant, et tonique, sous différentes formes, tels quo bains de vapeur e[ douches, injecl,ions, fomentations, lol,ions. Dans ce dernier- cas, on lui associe souventdu vinaigre fort ou de I'ammoniaque pour le rendre rubéfiant en même leryps que stimulant. Un mélange bien battu, è P, 8., d'alcool et de blancs d'æufs, appliqué à I'aide d'une plume, sur les excoriations pioduites par un décubitus prolongé, et renouvelé jusqu'à ce qu'il se lorme ung pellicule sur la partie, es[ un moyen très-efficace" C'est un licluide précieux pour la pharmacie; elle I'emploie à faire les t,eirriures, les alcoolats, certains extrai[s, certaines liqueurs. C'est un agent conserrrateur des matières organiques. L'alcool es[ la base des liqueuis d'asrément, I'excipienI des ext,raits d'odeur des parlumeurs. Dans les arts, ses emplois scnt innombrables. Concentré à 92n, et dans les proportions de 75 parties pour 25 d'huile volatile de t,érébenthine, il consl,itue le liquide pour l'éclairage désigné u
sous le nom d'hy'd,rogène

liquirle.

Ar,coouÉrnru. On const,ate le plus ordinairement la fbrce- d'un alcool à I'aide d'aréomètres

plus employé; celui de Càrtier I'est encore beaucoup, mais it fai[ place de plus en plus à
I'alcoomètre légal.

;

I'aréomètre pese-esprit de Baumé n'est

celui de [t. Gay-Lussaô, ou aréomètre cËrntésinral, qui est, en effet plus rationnel. C'est aussi
Dans I'aréomètre centésirnal, l'échelle est divisée en 4 00 degrés inégaux de lorrgueur; le

zéra répond à I'eau pure, et le nombre 4 00 à I'alcool absolu. C haque degré intermédiaire indique en contièmes la quantité d'alcool absolu rerifermée dans la liqueïr essayée : un liquide dans lequel il marque 60o conlient en voiume 40 parties d'eau. L'aréomètre de Cartier marque ,t O dans I'eau pure, et /n/n,2 dans I'alcool
absolu.

:

titrer

Voici la concordance de I'aréomè[re centésimal avec celui de Cartier, la densité et la corlposition en centièmes ( poids ) de I'alcool à
:

AllcooL.
o/o EN porDs. cnNrÉ- cÀnTIEn. nRnslrÉ. //---/^\-..--\ *inr* Âleool. Eau.
0 CENTd-

,t,l 3
o/o EN potDs. cÀnrlnR'
DDNSITÉ. z--vl\.'-^

sruAL.

I
2
3

I 000r0

t 00r0

998,6 9 97,0

98ro
97

I9,ïr0
994r2
g

I6r5

ro

b
D

9219

95r0 94rs
9410 92'to
g

6 7

t0
1t

I I

l2
13

th
t5 t6 t7
18 79 20

2l
29 23 2lt 9ir
?"$

991r5 I 90r3 999,1 gg7,g 986,6 985,5 I94r.3 993,3 98 2,2 981 ,2 980r2 919,2 9?gr3 77.3 76rz 7 5,3 7 h,3 t73rz

l,0

90r0
8 910

8716

87r0
I61 5 86r0

85ro 84r5 84,0
33r o
8

210

81rt; 81r0
80r0
7

910

72rl
971 r0 \',i 0,0 96 910 967 r.9

;8,0
'

100

87â12 87216 86919 86711 860rti 86117 95818 8ô610 B53rl 8i0,2 847 12 S/r.frg 84trt 83719 B3.116 831,2 827 r7 82hr2 820rô 8i 618 819,8 808,6 804, I 79915 7 9!rr7

Alcool. 6g13 6910 70,5 7l r7 73,0 1 i,2 7510 7610 77 r3 igrD g0r0 8lr3 92,3 8410 g 5r0 86,0 g7r3 8815 g0r0 9l r7 9Sr3 9br7 9617 9gr3 10010

Earr.

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3r g

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I tt

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27 t) ti

i6ri iû, i h,
7

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966,9 965,7
lt$.L rîi

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963r3 I)69,1

I .t t,t

960r8
9*o9 rls

73ro 72ro

Tlro
7o16

958r0
95617

69r0

95;ir:l 9ô3,8 952,2

'

69, s

6i16
6

6,1;

l,;0,8 thgrL
48 ll lj 4l

6
6

5r5

gLSri thtrr0
t h212
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li

S 1rr

û3r|j
6210 61, |j

0, 3

h8 h9 50
51
I"r

938,5 936,7
9,) 1r,8

61ro 60, ss,
f,8',
{t,

Baumé, il suffif d'ajouter au nombre de" desréÀ quelcongue du premier aréomètre Ie produii dÀ la .rlultiplication d'autanI de fois g centièmes {iy'il }' ? de_degrés à compter de 40o, point de clépart des deux aréomètres. veut-on ti.ansforTer 30o,3 d"u Cartier en degrés de Baumé, on t 30,-3, plus p0 fois g cenlièmes, ou 4,0, 'foni 34n,9, chifl're presque correspondant 1le chifflre exact, est 32") sur l'échelle de Baumé. pour ré_ duire les degrés Baumé en ceux de Cartier,

tbrrner les

[,e pèse-alcool dc Baumé', comme celui de Cart,ier, marque 40" dans I'eau pure; mais àu lieu de marquer comme celui-ôi Lho,Z dani I'alcool absolir, il en marque 4g. Il y a donà différence dan^s la erad'atibn dc l'échôtte ; cette différence équivaui sensiblement à g centième; pâr chaque degré ; de sorte eue, pour trang_
$^eSrés.

de Cartiei en' degrés

de

lit

2

;i3 t:h

932,9 930,9 929,9

I26r9
92 4'16

56, 56,0 ti6,0
"oh)0
5 5

92216
920
16

t,0
2r0 1,0

9l 8,5 9t 6,3

:i

50,3
49 ro 4Sr3

9lh)l
9t l,B
90917

-jlro
+urù
4"o

90i )2
901) 902,
g
(;

900r3 898,0 S I ['r, {i
893, I

4Lto 4:j,0
"t1t5 ,i0r0
3 3

)0

9r0

890r7 8gsr9
895r6

3,0 6,0 5,3
b,,0

36r7
3 3 3

+

883rt
8S0,S

877,9

32

t1

dit.u qu'il faut diminuer âutant, de g centième.s qu'il y a de degrés Baumé : ainsi de Bpo Beumé otez 22 fois 8 centièmes ou q,76, res[e J},Ztr degrés de Cartier. L'areomètre Bataue, encore en usage dans quelques pays, suit à d 0 degrés en airière la graduation de celui de Baumé, iest-à-dire que -con zéro correspond au ,l 0' Baumé, et d,re son 38o, o'u derni-er, répond au 4go Baumé. Ainsi que nous I'avoirs dit à I'article Arëométri,e (p. 25), les degrés donnés par les aréomètres ne sont vrais qu'arrtant qd'on expérimente à Ia température à-laquelle ils ont été établis. Pour le centésimal, ceJie température est 4 5o centigrade,g i polr celui de Cartier, ello est de 4 2o 5. Dans le commerce, où I'on se sert de I'aréomètre de Cartier, on compte un degré en plus ou en moins de spirituosité par 5o iudessrrs ou au-dessons de côtte tempéràture pour

c'est le calcu"l jnverse qu;if

f*i

iuùé, à'est-à-

'

+

tl tl4.

ALCOOI,ATS,
des plantes ou pnri,ies do plantes à l'état sec ou quelquefois des substances animales . comme le musc, I'ambre; ou encore des sels ammoniacaux L'alcool doit être très-pur. Son degré varie de 56" a 86o c.

['esprit-dc.-vin. Pour I'eau-dc- \'io,. (lr] lrc comptr] qu'un seul degré de spiril,uosité pour { 0u'de
tempéra'r,ure.

lrais

,

Pour I'aréomètre centésimal, II. Gay-Lussac a etabli des tables de

les températures. En voici une
les plus usités en pharmacie:
nncnÈs lr,cooMdr. a -+- llio TElrP.æTDMp..-% 56 c. 80c. 85c. th c. 0 6t12 g{,r3 ggr9 97rL I 6019 81r 8817 9619 2 60)5 93,7 gg,5 9617 3 6012 8315 gg,2 96,5 4 59rg 93,2 g719 96,3 5 5915 B2r9 g7r7 96,1 6 5911 82,6 87 )4 gôrg 7 58rg 82r3 g7 12 95,7 8 5815 82 8619 95,5 9 5811 gl,7 96,6 95,3 l0 57rB 8115 8614, 95,1 tt tI1t* Blr2 B{irl 94rg 12 57 80,9 85,8 6!,11 ,3 5611 80,6 8il,5 ghrll 14 5613 8013 8529 g4r2 t5 56 80 85 9tt

corrections pour"toutes
indiquan

corrections à faire pour les degrés de I'alcool
nncnÉs.q,lcouuÉr. À

t

les

+
9

lUo

centré, en distillant à une très-basse température, aurait I'inconvénient de passer sans s0

Pour certains alcoolals, un alcool très-con-

c. 55r6 55r3 54,9 6b)6
56

80

c. 85c.
gh,7
gh)h

94 c.
3,8

7,9,7
79rt+
19

9tr6
9ùr3
93r1 g2)g 9216

7gr8

,l

53r5

5h12 78,5 5:1,9 7812

84.1 s3rg 83,d 83r3
83

52rg 52rh 52 8lr7 51,3 51 50r6

5311

77,6 71r3
77

77 rg

92rh
92)L 91rg

82,
82,
B2t

91,6
9l' 97,1,
9

76,1
7613
7 6

81,

Blt Blt
80, 8 0,6

ri
6

charger sonsiblemenI de I'huile- essentielle des plantes. Il faut donc, dans le choix de I'alcool, assortir en quelgue sorte son degré de concentration avec la difficulté qu'éprouve à distiiler I'huile volatile dont on veut le chareer. . L.l règles à suivre dans la préfiaration des alcoolats sont que les substanceÈ sôient convenablement divisées, puis macérées dans I'alcool avant la distillation, et que celle-ci soit faite au bain -marie, comil]e le jasrnin, le syringa, Ia tubéreuse, se préparerrt d'urre manière particulière. On fhit des couches de..ces fleyrg,.-qo* l'on sépare par des niorceaux r1'étoffe do lainb imprégnês d'hùile d'olive ou de ben, et on cornpriir,e'iégèrement le iout,. Toutes les vinet-quatre heurôê on renouveile les fleurs juÈqu'à ce que I'huile soit suffisamment chargée, âlors on'lave les nrorceaux d'étofie ave-c I'alcool, eIl'on disfille les liquides à la manière orclinaire. Pour cette clernière partie, i\[. Guibourt indique d'exposer le mélange à la.gelée. L'huile se sôlidifie et se pré_ qipite au fgnd du flacon ; I'alcool surnage chârgé de la partie odorante des fleurs. On là décan"te sar)s distillation. Les I ndiens suivent ce procédé, non-seuleTen-t pour obtenir des alcoolats, mais encore des huiles odora.tes, des essences, qui reviont au rnêmg qrre nous venons ô'exposer, ,qgg celui rnais qui diffère par I'exécution. IIs font drabord un lit de fleurs, puis ils étendent dessus une couche de sernences de tel ou de sésame, et continuent ainsi jusqu'à ce qu'ils aient un certain -iii nombre de côucdes altertiées. Alors ,.root'rent le tout d'une toile et pressent légèrement. Au boul de quelque temps, ils chailgent les fleurs en employant toujorirs les mêmeé semences qui- finissent pqr se. gonfler. Lorsqu'elles . sont suffisammen[ chargées, ils en expiiment I'huile qu'ils conservent àinsi ou dont ils retirent
l'essenc-e.

0,9

Quelques alcoolats de plantes à odeur fugace,

7ïr7
75rrn

9or
90

)I

A défaut de table de correction , on peut, emplgyer la formule empirique suivanto dorinée par F'rancæur: æ *,d +0r& X t; æ é[ant la richesse alcoolique, d le nornbre de degrés thermométriques compté.s à partir 4* + li5o.
On prend lel srgne.
mo?,ns

ou le signe plus,

suivant.que la t':mpér_ature à laquelle-on ôpère est supériqgry ou inférieure à -F 4 5o. Si,-par exemple, I'alcoomètre plongé dans un liqdide spiritueux marque 60u à + 20o, on a d, 60,

t:50 et fi -.6 0 -04 x 5 - 5go. si le-même degré 60 avait été pris à + 4Zo, on aurait eu æ- 60+0,4X 3-61"2.

:

Dans ces derniers temps, MM. Brossard-Vidal, Conati et Silbormann ont fait connattre de nouveaux alcoomètres, desquels nous dirons un mot à l'Essai des a'ins. V. aussi Essai, cle l'alcool, dans la Pharmacr,e légale.

AT.GOOLATS.
tus,

,

Geits, .nr,.1 Geesten, iloL.; Spirits, aNCr.; Itoh, ln,1 Bspiriusp.

On donne en pharnracie le nom ù'alcoolats à I'alcool chargé, pâr la disrillation, des principes volatils d'une ou plusieurs substauces médicamenteuses. Dans le premier cas, ils son[ dits simples, et dans le second co mposrls. tes préparations, qui ont par[agé avec les teintures alcooliques les noms ,ct'esprits , de gou,ttes de baumes, de quintessences , d'éliæirs, etc., diffèrent de ced derniers, d'abord par leur mode de préparation, ensuite en ce qrr'ils ne contien-

,

nent que les principes volatils des substances

les prin-cipes fixes solubles dans I'alcool.

tandis que les teintures contiennent en outre
Les éléments des alcoolats sont I'alcool, puis

employées, et principalement leur huile volafile,

Il existe nn troisième procédé, eui consiste à enduire des carrés d'ét-offe d'un mucilage de gomme, el, à disposer alternativement ces car_ rés avec des couches de fleurs et à presser lé_ gèrement. O' traite le mucilage, chdrsé d'huile volatile., p.âr de I'alcool qui s'em.pare dà celle-ci, et précipite celui-là qui peut aiirsi servir indéj finiment. On pourrait faire les alcoolats par simple

ALCOOI.ATS SITIPLES.
solution des huiles volatiles dans l'alcool; mais :e.y" que l:on oblient ainsi ne valent pas ceux avec la plante elle-même, et ne les repré_ lait9 sentent l)as exact,emenf,. On obtient, selon l\I. l,,achambre, des alcoolaLs plus. chargés en principes en âistiilarat lôs &15 de I'alc,.rof, ajoutànt cle I'eau au résitJu ôt distillant, pour qué I'h1drolaI passe laiteux. On ajoute _ceiui-ci à I'alcoolat auiarrt qu'il en peut dissoudre sa{}s perdre sa trarrsparence. Ii est certain que I'alcool, eu raison de sa facile volatilisation, laisse des principes clue l'eall , elle, entralne.
Les alcoolats se conservent ltien, et gagnent qrêmg, sorls le rapport de l'odeur', avec lô temps.

AI"CO0I,A'I D}-.

UOL:IJI.,FJARIA.

{4S

et tous les alcoolats- simples de plantes labiées
ou aromatiques analoguès. JLlcoolat d'anis *, lispri,t d'artis.
Sénrinoïdes d'anis

| Àlt,rtol à 56 c., , 8 Laissez rnacérer ltendant deux jours, et distillez six parties de Droduit. lGui"b.\ Préparèz de la mêùe manière les âlcoolats ou
esp

lffs

de

B.diarrt'. -_ Piment. - tarvi. - coriandre. el, des aul,res fruits d'ombellifères.

Fenouil.

n'l:SirËliff;,

on obtient tou[ clé suite ce résultat

en les

fraiù

L'alcoolat d',anis composë çLoncl.) se prépare qJ'co parties égales de- sérninoldeÉ d*ani's et d'an gélique. Aïcoolat de eannelle.

drolats obtenus sur les mênres plàntes. ceta tient à q* qtre dans I'alcool. quoiqïe e* grancie proportion, les huiles volafileS étairt en ciissolution parfaite,. otr pourrai[ presclue ciirt-r en corn* -elles
binaison intime,
peiden

o*r rnoins clodeur que res

;

Esprit
Clirrrnelk-.

finer

d e eannelle. 500 Âlcool à s0 c.,

h000

loppe, et si la proportion d'essence est -laiteuse.

qu'en suspensi.on, eiles la conservent. hlais rlue l_o! verse quelques gouttes d'un alcoolat dâns de I'eau ordinaire, et aussitôt l'odeur se déveassez

odeur, tandis que dans I'eru, où elies ne sont

i

er] par.tie lurr

Pulvérisez grossièreme't, la cannelle ; faitesla rirrt'é,rer pendan[ quatre _jours dans f ui.ôù, et, (lrstrllez au bain-marie, de manière à reiirer toqt I'alcool . (Coden.) Pri'irirrt'z de Ia même manière les al,cooluts au esprits de :
angéliqrre. Acorc,.
Bois de Rhodes.

forfe, I'eau deviênt Les alcoolats sont elt général des médicaments excitants, emplgyés quelquefois à I'intérieur, mais beaucoup plus soirverit à I'extérieur, en frictions, linimen[s, embrocations, etc. Bear_rpar.une addition de sucre, peuvent être 9oup,^ [ransformés en liqueurs de tabie I ri'autres sont,
employés comme-odontal giques.'

(iirufle.

Irlacis
llluscade.

sassafras.

"4,lcoolat de castoreutrn. ll s.ytr,it de castor eLcnù, Castoreunr, z Alcool à Oo c. lz F. nrar:érer et distillez B parties (Ber.). Taddei mentionrre un alc'oolat dè casioreunr comïJose-,. dans lequel , avec le castoreum, il entre différents arornates.

ALTOÛ$"ATS SIMPLffiffi. AlcoolaÈ d'absinthe.

Alcoolat de citrons. Es,prit d,'ëcorce de citr"ons.
Zastes frais rle

Esprit

citrons,

500 Alcool ù ao c,

A000

rJ'a,bsi,nthe, Ituq
1

Feuil. et som. récentes d'absinthe, Alcool à 80 c., aooo Ilyclrolat d'absinthe,

000

Faites macérer pendant quatre jouns, puis distillez au bain-marie jusqu a ce que vous ayez obtenu 9'500 de produït. _ On préparera à la manière de I'alcoola[ cidessus les alcoolats ou esprits de :
Basilic. Hysope. Lavande (t). Mar.iolaiue. llelthe p.. reine de Hongrie.) ll,Iélisse. Rornarin. Sauge. Menthe c. (Eau de la Thyin.

Laissez en nracération pendant dix jours, et rlistillcz à siccité, (Codeæ.j Préparez de la même manière les alcool,ats ov esprits de :
Bergarnotte.

.Alcoolat de cochléaria.

-

Cédrat,,

-.Oranges.

-

Fleurs droranger.

Esprit de coch,léaria simple.
Feuilles de cochléaria, 4500 Alcool à so c.
3000

/t) En rectifiant I'alcoolat de lavande avec i/2 partie d'hydrolat de roses, .nr obtient!,eau-de-c:ie de' Iàta,ncte d,es pafi:yrygurs, qui est très-suaye et sert pour la toilette. Yoici la formule d.e Ieatt,-de-Q)ie de lauande anglaise : tluile vrrl. de lavande, t2)0 Mrisc , IrL de bergalnottes, t 2,0 iiïiel , g0r0 de roses_goutt. , 6 Acide benzo'iqrre , 2rg de girofle goutt. 6 Alcool, SoO,o de romarin, 8,0 ^poo distiliée, 9010 Mêltz, Iaissez en contaet et filtrez.

composé qo'on

Préparez de la même manière'les ulôool,ats ou esprits de :
Raifort. Ces alooolats s'emploient étendus dans I'eau sous forme de gargârisnres, comme antiscorbutiques et odontalgiques.
Llressr-nr

alcoolat, mais on trouve toujours I'alcoolat lui substitue. (l/.- p. 4,1 I )
ordinaire.
Cresson de para,

Distillez 2,500 de liqueur. (Corleæ.) Dans les pharmacies on trouve rarement cet

l'huile qu'elle surnage. (SouÔ.) , Un giamme dans"de i'eau sucrée contre les
maladiés du foie.

ALC0OLAT DE VAllll,LE, - ALCOOLA'I ARollailQuE A$lMOlllACÀL. al"cool,aTs coMposEs. Alooolat d'essenee tle térébenthine ' Alcoolat dtabsinthe comPosé. EsPrit antiictërique. 2'n0 Esprit d' absi,nthe eo'mPosé. Essenee tle tér6benthine, 45 Alcool rectifié, ?000 Rac. d'arrgélique, '250 Àlcool à sa c. Distillez et séparez la partie alcoolique de Absinthe mondée, Genièvre,
4,f

6

t5 85oo

Oannelle,

filet

Alcoolat de fournnis' Esprit ile f ourrnis,
Fourmis rougos,

!-aites macérer ,l 5 jours et distillez au fort 6,000 ; recohobez et distillez doucement 5,000 seulement (Guiô.). Cet alcoolat peut servir à faire le rataft'a
d'absinth,e.

t

Eau et alcool,

ia

1

'

Distillez 2 partie s. (Iourd.) Rubéfiant' Alcoolat de frarnboises' EsPrit de frarnbo'ises.

Excitant, tonique, stomachique. Alcoolat atnmoniacal arornatique. Esprit d'arnmoniaque aromatique, esprùt
sel arornatique.

de

tiliez'4 partie-de-liqueur. (Cot.) Prépârez de même l'alcoolat de f raises' Alcoolat de genièvre, E sPrit de g enièure .
Baies tle genièvre fraîches,

I mondées, 3 Alcool à zo c' sur les framboises écrasé-9s, Yersez l'alcool et. apiès vinet-guatre heures de contact, disFramboises

Girotle,

Canuelle, .

Ecorce de limons, Carb. de potasse,

160 s Sel amrnoniac, 20oo 8 Àlcool rectifiér 2ooo 126 Eau, 250 Distillez, S00 (Lon'd.)

t Âlcool à 86 e',

2

I'alôool vingt-quatre hégrgs, et distillez toute la partio spiritueuse. lÇuib.) Alcoolat de PYrèthre"
Raeine de pyrèthre saine,
h t Àlcool à s0 e. Après quatre jours do macération, rlistillez

Concassez les baies

;

laissez en

contact avec

C'est, à peu de chose près, falcoolat ammo' niacal de Svlvius afflaibli. iTI. Guibourt fait erreur en dcrinant pour cette préparation, sotls le nom d'alcoolé ammoniacal aromatitlu'e, une simple clissolution de 5,O d'essence de citron e t autânt d'essence de girofle dans 600,0 d'al-Si c'es[ une simplificacoolé d'ammoniaque. tion qu'il a voulu donner, il aurait dft, ce nolls sembl-e, ajouter de I'essence de cannelle.

Alcoolat anomoniaeal fétide'
E ssence anti'hY stérique.
Castoreum, Assn-fcetida, I{uile de succin,

Espri't de PYrèthre.

t+Q lluile vol. de rue, go de sabine, to Â'lcool rectifié,

ti ti 800

toutô la pdrtie spiritueuse. çGw!'b.) .. M. O.'Henri èmploie 6 parties d'alcool et en fait retirer S.
oclontalgique.

Faitesmacérer 4 jours; distillez aabain-marie dans une cornue; reversez la liqueur sur le résiclu en y ajoutant :
Cnmphrer

Alcoolat âcrs et odorant, employé comme

S Esprit irmm. de corne de cerf non rect.,

80

Roses pâlee

Alcoolat d,e roses. Esprit de 'roses, eontusées, I Aleool à 90 e.,

Antihystérique puissant, soit en frictions stlr la région epigastrifuue, en aspirations par le ne.7, soit pris par gouttes dans un véhicute approprre.
t

Dist. de nouveau à siccité. (Coden de 4?58.)

Après vingt-quatre heures rle macération,
distillez une partie.

Alcoolat de safran.
Espri,t de safran.
Safran,
h e., 16 Eanr Après quelques jours de contact, distillez

dres se prépâre avec sel-ammoniac 305, carbonate dè pbtasse 500, alcool rectifié 4 ,590, eau 4,500, assa-fætida 4 50. On clistille {,500 de liqueur. Aleoolat aromatique on'rrnoniacal.
Esytrit ttolati,I hui,Ieun et aromatique rle Syl'Ltin,s, alcool d,e SYIuitts.
Zestes

L;alcoolat- d'ammoniaque f étide ou -Espri,t ûrnn"Lonùacal fëtide de la pharmacopée de Lon-

t

Alcool â so

douiemeni,l 6 parties. (Souô.)

frais cl'orangesr 90 Sel amm.oniae,
cle

Slcoolat de vanille.
Yanille,
Carbonate de

I Âleool, potasse, 1llo [au,

16 't {;

Vanille, Girofle, Cannelle,

eitrons,

90 Carb. de potasset 30 Bau de canttelle, B Alcoolat à go c'
5

500 500 5oo

i;oo

t

Faites macérer ensemble les trois premïères substances, ajoutez I'eau, et retire7, ttâ parties à la distif lation . (Batau.)

Divisez convenablement les substances végétales, e[ introduisez-les dans une cornue avec le sel ammoniac,l'eatt de eannelle et I'alcool. Après

ÀLCooLAT aNTrscoRBUTt(JUE.

quatre jours de macération, ajoutez le carbonate de potasse, mêlez exactement, et, après quel-

-

ÀLCo9LAT DE caNNnr,r,u corrrposÉ.
Alcoolat d'aunée composé. Eliæir américain de Courcelles,
Rac. d'aunée,
de canne à suc,, d." de Provence,

rtl
60
Bo

gueq. heures, distillez au bain-marie pour retirer 500 d'alcoolat,. (Codeæ.)

Cet, alcoolat se iolorant'à la lumière, doit êtry conservé en flacons noirs, e[ n'être piéparé
qu_en petite quanrité .

d'aristoloche,

Gtt.O

lcorce de bois do fer,
Fleurs de tilleul,
Opium,
Calebasse,

cet alcoolat pi1r sirnple .solution. Vôici, pu. exemple,.
tle Swédiaur

breuses vicissitudes en passanl, d'une pharmacopéo dans.une autre. Bn effet, dans quelques pharmacopées ét,rangères, on trouve qub le ôarbonate d'ammoniaque, qui constitue la base de la préparafion, est-remôlacé par cle I'ammoniaqu.e c,austique. Quelques auties lbnt_ préparer

La forrnule de cet alcoolat a subi de nom-

lleuilles de de de de

rltasarum, de palmiste, d'avocatier, millepert., sureau, croton-bals,, rornarin,

480 ô80 30 t0 10

Baies de

genièvre,

go 25

no r/2
2000

t 60 BZ0
80 ho

Eau,

Alcool rectifié,

Cendrec provenant de

Q.S,

20.
&,0

Fleurs tt'onrnger,

mêmes plautes qui servent à la préparation de l'élixir,

la combustion

des

zt+o

une formule-tirée de la pharmacoilée
:

Uarbonate d'ammoniaque,

60 Âlcool,

1000 .

Faites dissoudre et ajoutez
Âmmoniaque

:

les autres substances divisées, puis I'alcool. Faites macércr 3 jours, eb distillez'toute la partie spiri[ueuse.
Bxprimez le résid,u, brûlez-le, ajoutez les
cendres à la liqueur extractive avec Q. S. d'eau pogr distiller à feu nu autant d'eau aromatiguo gu'on a obtenu d'alcoola[; mêlez les deux queurs et colorez-les avec 60 gr. de coguelicots ' et, 30,0 de racino de garance;-filtrez. Cette formule est de Hen-ry et Guibourt, qui la donnent comme la véritable, mais avec ceûto restriction qu'ils ne savent pas si les cendres doiven[ provenir _des plantes vierges ou des plantes épuisées. I.{ous nous sommes arrêtés à cette dernière hypothèse, vers laquello ces auteurs semblenI penchor. M. Guibourr, propose de remplacer les substances exotiques de cette formule, difficiles à se

dans I'eau bouillante, Q. S. pour avoir p,4 litres de liqueur, fortement expriméf i ajoutez-y toute-s

Faites infuser les quatre premières racines

menf

imprégné d'huiles volatiles. Autrefois on recueillait avec soin ce produit qui constituait le Sel, uolatil aromatiqrie huiteub d,e Suluius. On pourrai[ encore I'oblenir ainsi; ceperidant nous donnons un procédé pour liobt'e'ir directô.

liquide, 4t; Dqng Ie procédé par distillation, il reste dans Ie col de la cornue du carbonato d'ammoniaque

Iluile vol. de muscade, de citrou, fa

t0

.

ji-

L'alcoolat arornatique ammoniacal est excil3nt, diaphorétique, ôarmin a tif, ;emmén a go guo. Peu u,qité. Dose : 6 à 30 gouttes dans un liquide, *dlcoolat arornatiquo de Sylvius *. E sprit carnt'i,natif de Syluius.
Iieuil.
sèches de

basilic,

Muscades,

de marjolaiue,
de rornarirr, de rue, lia Sern. d'angélique,
2lt

d'anis, de livèche, iia Baies de laurier,

B 6,

Cannelle fine, Racine d'angélique, iia 6 de ralanga, de giugemtrre, Girofle, [corces tl'or.anges, iîir B Âlcool à gi c., ?60

Divisez convenablement les substances, e[, ppres quatre jours de macération, clistillez tou[e la partie spiritueuse. (Guib.) Ainsi qiru la précédenle, cette préparation vane de pharmacopéo a pharmacopée. Prép,aration varité.e ;ddis comrne cordiale,
Etomachique,,
tes vents

Dose: l* a 8 grammes.

; n'est plus guère

et employée conlre les
usitée.

nausées,

Alcoolat antiscorbutique. Eliæir ow esprit d,e rai,fort composé.
Raifort

r d'oranges) Iluscade,
E_curces

iblrnules analogues.

25 Alcool, b000 95 liau, t 000 | 50 Distillez, 4,000. (Lltr,ct.) Plusieurs autres phannacopées clonnent, cles
6 6

haq,ue.

core par la canrre de Provence. Antilaiteux célèbrtl , qui se vendait dans de petites fiole.s en verre bianc de 4 00 gr. environ, forme bouteille, presque inusité.Dose : deux ou trois cuilierées par iour. E1 supprimant l'opium , Quelqubs sùbstsnces exottques e[ les cendres, on a, à peu de chose p rèi, L' .e q,u, s pha rm acopées -antiastl t mql?q Çe de Paris, de Brugnatelli., ": Spielm'ann, etc.l en faisan[ la même suppression , et en ajoutant, une petite quantité de carnphre,'on a également à peu près l'eliæir antiasthmatiquî Ae Boer_

tait la racine de palmiste ou la ieimplacer en-

par celles d'ac-ant,he molle; 6" supprimér tout â

de canns à sucre par une augmentation égale de celle de canno rie Provencà; go les feuiiles de I'avocatier,- par -celles de laurier commun ; 3" l'écorce de bôis de fer, par celle de gayac i A" les feuilles de croton balsamifères, t'ej corce de cascarille; 5" les feuilles de jirsticia,

procurer, de la manière suivante

:

4o

la racine

ùi

Alcoolat de cannelle conoposé. Esprit de uiu de Illatthùole.
L'unnel.lc, (iillarrga,
S0

Marjolaine, lllenthe,

Culiùbe. Bois tl'altrès.

4

t8

ALCOOLAT DT] T]ITRONS
Tlrym, Serpolef, Sauge, Ilornarin,

COMPOSI]. ALIIOOIAT bI'

GARUS.

Gingernbre, Zédoairer' Girofle,
Muscade, lllacis, âa

Acore,

15 Roses rouges lî7t. I Zesto tie citron, '&5 S Alcoo} à eO c.. gO0O

Santal citrin, Petit cardamome, Anis, F-enonil, if,lt 4

Yoici une recetto très-simple e[ qui donno
cepondant un fort bon produit : Alcool à gl; c. r-t30 Huile vol. de irergamotter2S 6 triuile vol. de citron, de hivantle, 30 b6 de cédrat, 1z Teinture de benjoin ,

Distillez toute la partie spiritueuse. (Cod.) Pâris et, Spielmann donnent une formule qui d.iffère à peiùe de celle-ci. Cet élixir prenait, lr titre de comrtlet. en v aioutarrt clu nrlrsu et de I'ambre. Ou Ïe colore quelfiuefois ar-ec du safran, et on l'édulcore avec du sucre. Employé à I'intérieur cornme antiapoplecti' que, dt eir frictions. Inusité. Il faut rapporter à I'esprit de vie de Nlat,thioie le Baume des embryo??s ou Eli,æir tti,tæ mu,Iiebru,rn.

hïêlez

et filtrez après

quelques heures de

contact. Souvent on

n'a pas recours à la distillation pour préparer I'eau de Cologile, on la fait par
simple disÈolution des essences eû filtration ; esl moins suave, et de plus elle est plus ou moins coiorée. On pourrait, il est vrai . Ia clécolorer facilement en I'agitant avec du charbon, mais on s'exposeraib à perdre une
mais alors elle part,ie de son odeur.

Alcoolat de citrons coxnposé *.

Eau de Cologne.
llirile vo[. tle citrorrs, 30 lluile vol. de canrrellen zi deberganrotte, g0 Alcool à a6 c. 12000
tle de de

Aloootrat tle cochléaria cormposé* flspri,t ardent de c<tchléaria, alcoolctt tle cochlëaria et de rai,fort.
"

si I'qq y ajoute 500,0 d'eaw de bowquet, dout voici Ia formule :
Aleoolat de mïel,
de girofle,
d'acore,

90 Àlcoolat de rnélisse e6drats, tiù c6mposé romarirt, 150û0 t*5 Alco6lat de rornarin, 1000 néroli, de lavande, i5 Mêlez, laissez en contact penclant 8 jours, e[ distillez les 4/5 du mélange. (Codeæ.) Cet alcoolat d'uno odeui for[ agréable, en acquier[ une plus suave encore, selon Guibourl,

lit:nilie.s fraîches de cochl6alia, Ilncirres fnrîches et corrpées de raiforû, Âlcool à B 1' Cart. (809),

2

500

350 :i000

{tef"irez 2S00 d'alcoolat. (Codea:.) Antiscorbutique puissant, et très-ernployé, liquide approprié ou en gargarismes" .&,laoolat de coch!éaria
Coch!éaria
Uressorr

à.

Ia close de 4 à 4 gram. à I'intérieur, dans un
et,

de cresson cornposé.

Eau de mada,nre de la Vrilli,ère.
ré,cent, 20 1G0 Roses rouges, récent, 15 16 0 Girofle, Cannellefir:e, h0 Alcool à 8ti e., 960 Zestes frais de r:itrons. B0 Laissez macérer 4 jours, et dtstillez toute la

â" iàu*Lau,
de souchet,

80 Alcoolat sanspareil, 160 It'Ù I+8 de ja,smin, /r0 20 cl'iris, 20 cle néroJi, uout.rzS
20

C'est làl'eau ile Bouquet oa de toilette des parfumeurs. L'alcoolé, oa l' alcoals,t sans ytareil, appelé vulgairement ea,u sans p&reille, èst luimême une sorte d'eau de Cologne dont voici la

partie spiritueuse. (Guib.) Odont algique ercellent.
,S,lcoolat de
Fotrrniis rollg'es,

fourmis cornposé.
720 Àlcool à 8z e.,
1080

composition : Huile volal,ile de citrons 16, de bersamotte 4 0, de cédrats 8, alcoolal, de romarin 250, alcool à 90", 3000. Mêlez. (Guib.)

Eau de Magnani,mité.
&[acérez pendanf 5 à 6 jours ; distillez à siccité et faites inftrser clans le prodrrit : ( )annelle, s0 Girofles, zz Cardamome, m., 22 Uul,.èbcs, t i; Zédoaire, 3B

L'alcoolé ou alcaolat tle nirold se prelpare en dissolvant & grammes de néroli clans '950
grarnmes d'alcool.

La formulesuivante a été donnéenar \[. Robiquet., dans le Dictionnaire de tôchnologie, comme étant cello del'eaw d,e Cologne de JeanMari,e Farina.
.'r Girofl"e, Bau-de-vie, t;00 Camphre, Sauge, _ Violettes, Cassia l1$n.r fa 15 tzs lllacis, fa 23 Roses, ia Thym, Lavan'le, 60 Citrons, ITlélisse. rs Oranges, ù no 22 37s Oranggr fl', IïIentni rla 30 is Àbsinthe, Acore, 15 Angélique rac. 8 ilIuscades, Distillez au bain-marie pour retirer 9000 et ajoutez à I'alcoolat obtenu : Iluile vol. d'anthns sem. Huilevol. de citrons, 3o de jasrnin, tle mélisse', rleherlrn'rnrltte,37!i ele lavilltcle. ù i5

Dislillez cle nouveau à siccité. Që'/urt.) Guibourt donnc une fornrule semblable, mais il en renverse I'opération : c'est dans I'alcocrlat, aromatique qlr'il faiL infuser les forlrrnis, Cordial, stonrachiclue, diurétiquo, 4,à 8 gram. dans un liquide approprié, à I'intérieur, et err frictions à I'ext,érieur dans la paralysie et la faiblesse cles articulations. Les fourmis lui fournissent I'acide qui leur est

propre, I' aci,de f ormi,qtt,e. Alcoolat de Garus.
trIsprit de Garus,
sucs. Safrau, ila )llyrrhe,
Âiuès

Cannelle, :o tlirofle, Mrtscades, ià

Alcool à sO c., 8000 Eau de fl. d'or. tt00
1ti

Atco0lar

Laissez macérer pendan[ deux iours et dis- --tillez 4 00 0 de lique ir . (Codeæ.) " Il ne sert, qu'à préparer l'ëlîæir d,e GaTws.
Genièvre, Carvi,

DB MIEL c0MPosÉ.- aLCûoLAT DE THÉRIAQUE coMposp. rtts on divise les substances et on les fàit macérer dans l'alcool- pendant J ,jours. Alors on
ajoute le miel et le.q eaux distiliées et I'on distiilô toute la partie spiritueuse. Quelqirefois rjn y ajoute de I'ambre et du musc. Fréparatign d'une odeur très-suave, exclusir ement destinée a la toilette.

Alcoolat de genièvre cornposé. Esprit de genièure comp6sé.
500
6O

Fenouil, eo Bau Alcool, L0O0 Distillez 4000. (Lond,.) Stomachique.

1000

Curmes, Eau des Carnt,es*. fleur, ?50 Muscades, 60 Zestes frais de citrons, tzï Coriandrér 60 Cannelle fine, 60 Rac. d'angétique, B0 ulroner 60 Âlcool à so c. 4000 Divisez convenablement les substances, faites-les macérer dans I'alcool perrdant & jôurs,
lllélisse fraîche en

Alcoolat de mélisse cornposé*. Eau de mélisse spùritueuse, Eau d,e mélisse des

Alcoolat, de térébenthine composé.
Baunt,e de Fiorauent,i.
TérÉbenthine.
tùésirie éiémin' tacarnahnca,
500 90 90 90 90 90 90 30
12S

Succin, St5'rax liquide, Galbanum, Myrrhe,
Aloès, tsaies de laurier,

Galanga, Zêdoaire, Gingembre, Cannelle, Girofle,
rllu-ccadesr

1tD

&5 +J 4A .lD

Feuilles de d,ictarne Àlcool à go e.

45
cle B0

(iod,eæ', d,'après. Baumé.) Ce n'est pas là la r'éritable formule de la farneuse eau de rnélisse des carmes dëchausses {e Ia rue de Yaugirard : ce n'est qu'une simpli-

et distillez toute la partie spiirtueuse.

Crète,

Booo

F aites macérer les substances sèches dans l llropt pendant 4 iours; ajoutez ta téién*tfrinq Ies resrnes

fication, qu1 ne lùi cède en rien pôur la suavité cubèbes.'

et les propriétés médicales. Taddei, Giordano, Pâris, y font ontrer

des

cuillerée à café ou d'une'cuillerée à bouche, dÉlayé dqns I'e au simple ou sucrée; à I'extél rieur en frictiotr, -fomentation, soitpur, soit associé à'un autrs liquide. On obtiendra l'àau d,e rnélisse jaune en y faisanû macérer un peu de safran. Cette der"nière est plus sp.éciâlement employée à I'exténeur dans le public. Alcoolat de rnélisse cornposé ele Slardel.

Excitant, sl,imulant, nervin, considéré par quelques personnes comme une panacée uïiverselle. A I'intérieur, on le prcnd à la dose d'une

Eau de Dard,el.
Alcoolatsirnp, de menthe,
de

romarin, 1p0

1p0
g0

Àlcoolaf simple de iltym,

{t0

de

sauge,

comp. de rnélisser't 60

Mêlez . (Gui,b.)

huol'eun. Enfirr il poussait encore le feu et obte* qait une hrrile bruire c'était son baume noir. Ces derniers proclriits ne sont ptrs usiiOà. dans les ôoliqouu néphré", _I*pJo,y.* .ultrefoisà la dose de 5-à 6 goirttes, à I'intérieur, |lU,1es le baume de Fi'raventi n'est plus ernplôyé qu'â I'extérieur, en fricrions, ctani ter inirdtiri.,.i ou le rachitisme. on s'en sert, arrssi pour forl.ifier les yeux,e' présentant au-devant d'e cet organe la paume de ia mai* mouillée de cer.te préri,îralion.. on I'ernploie enc're en topiqo* .ônirin','lôt engelures. Le baume de sehauer des pharrnacopées de Niémann,. Brugnatelii et spiel,iran,r, oànier qiont les contusions, l*T *W.hymoses, etc.,'n'es[ qtl'une variété de celui de Fioiaventi.

dui!. (Codeæ.) Fioraventi îaisait I'opération dans une cornue; après avoir obtenu toute la rrartie sniritueuse, il augmentait le feu de manière à obtenir un.liquide huileux, citrin : c'é[ait son baume

?

ipullen

et gomrnes-résines ; laissez encore macération et clisrilkjz 9500 dô p;;:

:

'

C'est encore une sirnplification de Ia recette dgr tarmes, so rappro'chant davantage de la véritable. Alcoolat de snenthe composé. ilIenthe, c., 75ù Romarin, I Coriandre, Absirrthe, 90 Lavande, 8 Alcool, BasiJic, 60 Cannelle, L 5 Eau de men., Pouliot, 00 Girofle, 4,
tt.

E

spr

Alcoolat de thériaque composé. it thériacal, Eau thériacale spiritu,euse.
de

4g00
IBTS

Distillez presque à siccité . (Spie,) Alcoolat, de rriel cornposé. Eau de mi,el odorante, Esprit de mï,e|.
ITIiel de Narbonne,

60 Zestes frais d'orange, l5 cl'aunée, 60 de citràn., 15 souehef, 60 Baies de genièvre, ,5 de r'ontrayervâ,, B0 de Éurier, l5 d'impératoilu,' B0 Sommités de roinarin, tô de serpentaire, B0 de rue, lJ de valériane, B0 de sauge, L _ 6 de zédoaire, B0 Thénaquer g50 g0 Alcool â s'a c. galanga, t 5o0 _-de_ can'elle fine, 1$ Eau distilée de noix, i500 Girofle, i5

llacine d'angélique,

Coriandre,
Zestes frais de citrons,

320 320

lt0
30 20 20

Girofle,
llluscades,

Benjôin,

Storax calamite, ZA Vanille, t5 Eau de roses, zo0 de fleurs d'orauger, 900 Âlcool à gu c., t99o

Faites macérer les substances sèches dans l'alcool , ajgutgz La thériaque délayée dans I'eau d9 n9i1 , ot distillez toutti la partie spiritrreusp.

(Gui,h.) Sudorifiqu€? cordial, stornachique, p jusqu'à

420

aL000LATUnES.

| 5 grammes dans un véhicule convenable. Peu employé.
l' eau ou l' alcoolat

aLCOOLÉ D'ACIDE AZOTIQUII. On a proposé d'en préparer des cxtraits

On pqgt rapprocher de cette préparation
gcnéral.

Alcoolat vulnéraire *.

Eau d'arquebusade, Eau aulneruire spirily ar

lueuse, Alcoolat de labiëes compose, ou ornatiqua, E sprùt traurne,tique.

,?o-

!'euilleo fraîches de basilic. de calanrent. d'liysope. de rnarjolaine.
'.',...

Ferrilles fraîches do serpoiet.
de l.lrynr. d'a.i.rsirrthc.

,

de rné]isse.
de menthe. de de

d'origan. roruarin" sarriette.

d'angéliqrre. de ferrouil, de rue. Sorurrrités c['hypéricum. de lar.ande, fra go Àlcool à 50 c. 1 500

:'.

de sauge.

Incisez les plantes, f'aites-les macérer pendant 6 jours dans I'alcool, et retirez 4 000 cl'alcoola[. (Coden,) Les pharmaciens ne peuvent pas toujours se procurer les plantes prescrites pour ce[ alcoolat à l'état de fraîcheur; nous proposons, dans co cas, d'employer les plantes sèches, mais en réduisant la dose de 2i3. Exci[ant, stimulant, vulnéraire. C'est un remède populaire contre les contusions, les coups à le têie,-les chu[es. On I'emploie à I'intérietr et à I'oxtérieur. Dans le premier cas, à la doso de I à ,15 grammos dans de I'eau pure ou
sucrée.

(GuilliermonôI, v. Extr. ci'alcoolatures) et des sirops, d. (L. Martin). Il y a deux moyens généraux pour leur p{éparation : I'un consiste à extraire le suc des plantes, à le mêler sans le clarifier à I'alcool, et à filtrer, après quelquos jours de cont,acl,. L'autre nréthode, généralernenb préférée, en cc qu'elle doune des produits toujours plus semblables et, qui représentent mieux la substance employée, ôonsiste à faire agir directement I'alcool sirr la subst,ance elle-mênle cotttusée. Les proportions son[: parties égales cle plantes-fralches e[ d'alcool , et la macération de 4 5 jours. Après quoi, otr passe avec expression, et I'on filtre. On doib employer de I'alcoùl à 90o c.. (36" Cart.), afin de compenser la perte de spirituo-

sil,é iie I'alcool

pai l'eau dô végétation

des

'

Les alcoolatures ayant les propriétés des plantes qui en forment la base et se préparan[ d'une manière uniforme, nous n'en ferons point des articles séparés. Nous allons seulement les
énumérer. Alaoolatures de Aconit(tbuilles), Colchique(btrlbe). lllorelle. (raciues). Cressotr tle Para. Nicotiane. lùtr us radioaus. Digitale. Ilelladorrc. Seigle ergotô. Juiquiame. Bryorre. Stramoine. Laitue vireuse. L:iguë.
s

olantes.

Pour I'eu,u, aul,néraire rouge, vo!'cz Teintwres cornposées,

ALCOOLE$.

Ce sont, tle simples solutés de substances
médicamenteuses dâns I'alcool. Les préparations quo nous rangeons ici sous le Codeu ce norir iont en géiréral celles range sous celui d'alcools, plus quelques-unes qui ne pouvaient être convenablement placées ailleurs; ces préparations ne diffèrent des teintures alt:ooliques-qu'en ce qu'elles sont, incolorcs ou à peu piès, ei que le-s substances qui en forrt la Lrasi erttren[ sans autre résidu gue leurs inrpurefés. Cet[e definition es[ loin d'être satislaisante, mais nous avons dù nous écarter le rnoins possible de la classification du Codex. .4,laoolé d'acide azotiqu,e,

principes solubles des plantes dans leur état ds fralcheur. Ce sont les tei,ntures a?)ec l,es plantes fraî,ches du Codex. Un pharmacien distingué, M. Béral, les a introduites dans la pral,ique il y a une lingtaine d'années. Mais selon NI. Guibourt, Qui fait observer à ce sujet qu'il n'y a pas de travail ou de svstème, si dénué de sens qu'il soit, dont on no puisse tirer quelque chose d'utile, les alcoolatures auraient une origine homæopathique, o[ on los devrait à Hahnemann lui-même. Les teintures mères des médecins homæopat,hes sont, en effet, des alcoolatures. Les alcoolatures employées jusqu'à présent sont simples et préparées avec des plantes actives qui perdent en partie leurs propriétés 'par la dessiccatiou. Elles sont plus actives que les teintures pré1 parées avec les mêmes plantes desséchées. tl est donc important de les bien distinguer de ces dernières. C'est pour cette raison que nous nous sommes écarté ici du Codex, qui les place à la suite des teintures.

ALCOOTAT{IRES. C'est de I'alcool chargé, par macér'ation ,

des

îo.

y

E sp.i,t

de

nit,re,!ylf:!:t
34o, (Coden.)

Acicle ni,trique alcoo

-

nitrique.
3

Acide azntique à

I Àlcool à 86 c..

Slêlez

dissout le copahu et, en masque I'odeur. Les cristaux oùi se forrnent quelquefois dans I'alcoolé d'acide'azotique ne soirt qùe de I'oxalate de chaux. L'esytrit d'éther nitriqu,e, oil .éther _hypon'itreus: dilué de la phar macopée de Londres, contient : acide nitriQuc 90 et, alcool 4,000, On

Il

Stimulant, diurétique. Dose : 4 à 4 gramm.

.

atc00lE

D'AI\{M0NIAQUH

rlistille au bain-mario pour obtenir 750 de produit. Se prenant par 5, 4 0 et même 30 granim.l il esb donc important de ne pas confondre oetto préparation avec Ia nô[re. Alooolé d'aoide chlorhydrique. Espri,t de se| dulci,fié, Aci,de muriatùque alcaolisé, Alcool hy dr ochlor'iqwe.
Âcicie chlorlrydrique à 22",

dans un véhicule approprié.
Alc
Alr:rrolé
o

D'A'[ROPIN{8. '12'l Bxcitant , diaphorétique ; 20 à L0 gouttes
ALCOOLE
Alôoolé d'arnmoniaque ambré,
ol, atnn't, o ni,aca l, amb r é .

tl'ammoniaque, 28 Teiuture d'ambre, t (Ber.) Alcoolé dtammoniaque anisé.

!

Àlcool à 90 c.

Liqueur û,nxn"ùoniacala anisee , thnmoniaque anisce, Esprit de sel antrnoniac anisé, AIco

I\Iêlez (Cot.)

oI o/n?,rn oni,acal,

a,ni,st; .

Alcoolé d'acide sulfurique *. Eau da llebe|, Ituil,e ou.Esprit tle ui,triol
Acide sul fu,rique dulcilii.
Àcide sulfuriclue à

cl'ulcifié, Gouttes tr,cides tortiqwes, trIiæture cl'acide sulf uriQLûe, Acicl,L sulfuriclue alcool,ise,

Àlcool à 90 e., LItrile rol. d'anis,

ztt lumorriaque liquide,
1

6

F'aites dissoudre. ( P harn?,acopaes allcntandes.) Stirnulant,, carminat,if ; ,l à 4' grammes cn potions, boissons, sirops, etc.

66o,

t Alcool à sii c.

.l

[Iêlez peu à pou , en versant I'acido sur I'aloo0[; laiËsez reposêr quelques jours ; décantez.
(Cod,en.)

Alcoolé d'arnrnoniague travaudulé, Alcool amtnoni,acal lau art dul ë.
Alcoolé cl'amnroniaque,

Dans quelques officines on est dans I'habitude de colorer I'eau de Rabel, en faisant rnacérer quelques pét,ales de coquelicot ou un peu de cochenille. Quand on n'a pas employé clc I'acide sulfurique pur', il se forme, au bout, de quelques jours, un dépôt blanchâtre de sullate de plornb. Par suite de la réac[ion dc I'acide sulfurique sur I'alcool I'eau de Rabel est un rnélange d'aoide sulf'urique, d'acide sulfo'uinique, ou bisulfate d'éther hvdraté et d'alcool. Les pharmacopées allemandes mentionnent deux preparations analogues à I'alcool sulfurique ; 1" E ii,æir acide de Dippel,composéd'acide sulfurique 30, eb alcool ,l 50. On colore le nrélange avec dc safran et autant de kermès animal. 2" Eliæir ou li,queur aci,de de Haller, composé de parties égàles d'acide et d'alcool. L'eau de Rabel tient donc le milieu pour la force,

23 Huile vol. Faites dissoudre; filtrez (Bér.)

de

roruaritt,

I

y

Àlcoolé d'asrrnoniaque rornariné. Alcool,, e,nùnt,on iacal romarint;.
Âlcooié rl'â,urutoniaqrre,

23 lluilc vol.

tle

lavaudo,

I

Faites dissoudre. ( Bér.)
"Alcool,é d'asarrnoniaque suociné.

,

Arnmoni,aque succinee, Epyritle de succitt, mnm o n'i,a c ab, Mi n t ur e d' amnt o nia tl u e et d,' hui l e de succin, Eau de Luce, Esp'rit ou AIcooI anxrnoniùcal, sacciné. -. l5 Baunre de la lllecque, IIuile <ie succirl rect. 9 e Alcuol à go c, JT5 Savon blanc,

I

entre ces deux préparations, Astringent, antiseptique, et hémosta[ique. A I'intérieur, 4 -gram. dans 4 25 d'eau ; employé aussi quelquefois très-étendu en injections; on I'emploie quelquetbis pur pour arrêter l'écoulement du sang des morsures de sangsues. On fait un sirop de Rabel.

,

Faites macérer pendant huit jours, filtrez, et à chaque partie de cette tein[ure ajoutez-en 4 6 d'ammoniaque, (Soub.) Il y a autant de fbrmules pour cette préparation qu'il y a dd pharmacopées. Beaûcoup ne rnentionnent pas le savon, et d'autres le remplacen[ par du mrstic. Ces cleux substances maintiennent la laclescence du mélange.Voici la fornlule de la pharmacopée de Londres :
IlIastic, lluile de lrv., gout.
de succin, gout.

12 Liqueur rl'amrnonirque, 1à Alcool,
t5

3oo
gEO

Alcoolé d'ammloniaque. Esprit de sel amtnoni,ac u'i,neuæ, Liqueu.r d'Anr,moniaque aineuse , Alcool, ammonié ou amnxoniacal, Ammoniaque alcool,isée, Al c a li o,,rn'rn o niacum spi r itu o E u,n1,,
Amruoniaque

Faites dissoudre le mas[ic dans I'alcool , puis les autres substauces. L'eau de Luce est employée à l'extérieur dans les paralysies, les rhumatismes, les morsures

d'animaux venimeux, On la fait respirer aussi aveo précaution dans la syncope. Stimulant ,
antiseptique.

liquide,

t

Âlcool à s0

c.,

z (Guitt.)

La liqueur anr,mon'i,aca\e de Dzondi,,, Spùri,i,us ammoniaci, caustici Dzondii, (Borus.) es[ à peu pr'ès cette préparation , mais préparée tlirecterncnt en recevant le gaz amûtoniac clans
I'alcool.

.{lcoolé d'atropine.
G outtes

au teintur e d,' q,ir o1tine,

Atropirtc,

t

Alcool à

sr.,

[o

Ilisstrlv, çBuuclt .), 4 à 5 goutl,es eu pot,iou.

t22

ALCOOLE DE DIGITALINE. Alcoolé de brucine. Alcool au teinture d,e brucine,
g0

Alcoolé d'élatérine.

Brucine,

Esprit oateinture de ca,n?,phre, Alcool camphré.
Camphre,

1 Alcool à 90 c., Faites dissoudre. (Maq.\ Dose : 6 à Z[, gouttes"clâns des potior]s. Alcoolé de camphre concentré * xx. 60 Alcool
à go c.

Teinturo iI'élatérine de trtomus. Elatérino, ors Àleool, so,o Àcide azotique, gout., Dose : 30 à 40 gouttes dans un demi-verre
d'eau sucrée, comme purgatif. Alcoolé de nnorBhine.

t+

!,40

Faitesdissoudre, fitrtrez. (Cod,en.) . G.uibourt pr.escrit : car]rphre 30, âlcool g4 0, et dlt que cet-alcoolé, coloré avec 0,6 de sa_ fjun, , forme I' el[æi,r camphré d,,Iiartmû,nn. Jourdan donne,. d'après pfderit, une composit"toq analogue à cette cler.nièrq unoi le-nom d'a[,cool cantphré sa fran,é et d'eau antiytesti,lenti,elle

Aleool, oa teinture de morphine, Soluté alcooli,que de m,orphine. Acétate de morphine, t Àlcool à 56 c., h0 Faites dissoudre. (Gui,b.) Cet alcoolé contient décigramme d'acétato de morphine par t* sramme{ comm e la solutjon d,queuse de morph,ine de Magendie, mais il se conserve mieux que cette dernière. Dose : comme les laudanums.

{

L'alcool ou
nlaeopée

phle

cJe

La
ave0

Plt,arma,copee

celui du Codex français. prussienne prescrit
3

essence de eampltre de la plmrde I'ondrescortient lô double de cam:

Alcoolé de naphtaline. Tei,nture de naphtaline.
t Eau-de-vie, à 58 c., Naphtaline, Faites dissoudre. (fi os si,gnon.)
B0

tamphre,
:

0

Àlcool,

350

L'alcool camphré cle Raspai,l se
t

prépare
500

pnree.

.,

Proposé pour remplacer I'eau-de-vie Qam-

Carnphre,

50

ÀIcool à 95 c.,

Alcoolé de phosphore. Alcool phosphorë.
Phosphore, or05
Alcool à 90

applications contre les rnaux cle denis, etc. Alaoolé de oamphre faible *.
E
Camphre,

L'alcool camphré ser[ en frictions, fomentations, comme antirhumat,ismal, antiputricle, en

c.,

30

Broyez ensemble avec précaution; décantez. (Tad,.) Alcoolé de potasse. Solu,té, alcoolique de [)o-

au-de-uie ca,rnphrée,
Bo
Alcooi à 66 c.,
1230

Teinture alealine,
P<rtasse

Faites dissoudre, filtrez, (Codeæ.) 'coloratibn On lui donne souvent la de I'eaude-vie avec du coquelicot ou du caramel. Fréquemment emplové pur, ou avec I'alcool de sav-on, I'eau blanchô, .ôtc,, dans les coups, contusions, entorses, douleurs.
.4.Icoolé de cinchoreine.

tasse, aleool potassé. caustique, ,. Alcool à 90 c., I F. digérer quelques jours au bain de sable. (v. M.) AIcooIé de Botasse carbonatée,

Tei,nture de sel de ta,rtre, Soluté, aleoalir1ue
Carhonate de

de carbonal,e tle potasse. potasse, I ÀIcooi à 90 e.,

h

Alcool ou teinture de cinchonine,
Sulfate de cinchonine,

0,6 :tlcool à eo c.,

B0r0

coulez dans

Calcinez fortement lo sel dans un creuset,

un mortier

chaud

Faites dissoudre. ( tr[ag .) A,lcoolé cle digitaline.

'Soluté

prornptement e[ versez I'alcool sur Ia poudre bncor'o chaude. (Guib.) Alcoolé de quinine.
Qrrinine,

,

pulvérisez

norrnal de di,gùtaline.
t
Àlèool à 56

Digitaline pure,

c.,

hoo

Cet alcoolé contient 42500 de digitaline ou milligrammes par gramme.

2

Prenan[ en considération la difficu]té de peser exactement les doses très-faibles auxquelles on est obligé d'enrplol'er la digitaline,

Tei,nture ou alcool de qui,n'i,ne. or8 Àlcool à 90 c., Faites dissoudre. (Souô.) l$,Icoolé de savon *. Essence, tei,ntu're oLt alcoo/, de sa,uott, 90 Cnrbonate de potasse, ;,COtlef :]7J
't

Bo,o

ploi de cette préparafion lorsqu'il s'agit, de faire
entrer la digitaline dans un mt{dicament liquidc.

MM. Homolle et Quévenne ont proposé I'etnDose'.

Savon blanc, Alcool,

t,

|

à3eramnres,

Fondant, employé contre los foulures.. les entorses. On hii alsooie s,uuvent I'eau " di: -vie
canrphrée.

ALDEHYDE. ou remplaçant I'alcool simple par un alcoolat d'odeur agréable, on obtient l'essence de savon des parfu,meurs qui sert pour la toilette. Alcoolé de sulfate de quinine.

_

ALL!'LUIA.
AU.ETRIS.

423

En lui ajoutant une ou plusieurs

essences,

Aletris farineun, Aletris farinosa (Liliacées).
Stargrass, Starvort,
ÀNc.

Plante t+ de I'Amérique méridionale, d'une ricains comme tonique et stomachique I la ra30

amertume excessive, et regarclée par les Amé-

Teinture ou alcool de sulfate de quinine.
Sultate cle

quinine,

0r3

Âlcool à 86

e.,

cine passe pour béchrque.

Faites dissoudre. (Mag.)

ATKÉKENGE.
Coqueret, Cerises d'hitter ou ile Jy,if , Physal,e;
nées.) Jurienkirschtn, ÀL.; Wirttercherry, ÀNG.; Jædekirsbaer, oÂN.; Àlquequenje, nse.; Krictken van overnee, Winterkereen, HoL.; Alcachirtei, rr.1 Jlliechtutki, r,ol.1 Alquequeriga, l,orir.l Jtrdekcersllaet',
su.

Alcoolé de strychnine. Teinture ou alcool de strychnine,
Strychnine,

Ealicacaburn, Physalis alltekengi. iSola-

i.o,ts

Aleool à 90 c.,

Faites dissoudre. (llIa,g,) I)ose : 6 à 24 goutl,es dans des potions"

Âlcoolé de vératrine.
Tefuûure ou alcool de'uératrine.
Vératrine,

or2 Âlcool,

30

Flante indigèn e ')+, dont les baies fralches ressenrlllent assez bien à des cerises, et sèches, à des petites jujubes qidées ; leur saveur est aigreletfe; elles sont seules employées en
rnédecine. Assez souvent ces baies sont accompagnées du calice vésiculeux de couleur orange, qui les recouvre entierement, el, Ieur dontte un aspect part,iculier ce calice est d'une amertume très- grande. Diuréticrue rarement emplové. Elles entrent dans le sirop de chicorée'coinposé. Eltes ont été récemment préconisées en poudre à la do.qo de ll 0 à 30 gram. par le Dr Gendron cornme !

lraites dissoudre. (Mag .) Dose : 4 0, 4 5, 20 et 25 gouttes.

a[-.coRn$oQUE.
Âlkornokrinde,
.nr,.1

I

Alcornoque,

BSp.

C'cst l'écorce supposée de l'alcltornea latifoli,a, Sw., arbre de Ia famille des euphorbiacées, et qui croî[ à la Jamaïque. Blle est el] morceaux aplal,is, longs, épais de 6 à 8 rnillirn., rougeâtres en dessus, jaunes en dedans et d'une saveur amère. lnusité, après avoir été indiqué comme amer et ast,ringent, puis comrne antiphthisiclue, et son liber comme succédané de I'ipécacuanha. " Poudre ? à 8,0, \'in 30 à 6t),0.
A,H.,DEE:TYDE.

SfM. Dessaigne e[ Chautard en traitant les feuilles d'alkékenge par I'eau froide, agitant I'liydrolé avec du chlorofbrrne, séparant celuici, reprenant le résidu de l'ér'aporation de celui-

fébrifrige.

là par I'alcool additionné de charbon et précipitant après {iltration par I'eau, ont obtenu cette matière cristalline amère, non alcaline, Qu'ils
ont nonrmée Phusaline. Pérur

Hrlrlrnre

d'aeetrlle

, Acétène bi,oæydd, Acét
,ùar
{n

one

aLg,

Le norri d'aldehl'de signifie ai,cool déshydrogerùe.ll se produit, tou[es les fois que I'alcool ct les éthers sont soumis à des causes oxyclantcs. Découvert par Doboereiner. On I'obtient en distillant à uno douce chaleur, dans une cornue de 3 fois le volume du mélange,6 p. acide sulftirique, 4 p. eau et,4 p. peroxyde de mansanèse pulv. Le produit est purifié par clistillation ayec de I'ecide sulfurique dilué eI errsuite sur du chlorure cle calcium. C'est un liquide incolore, d'une densité de 0,?g0,bouillant à24 ,8, d'une odeur éthérée suffocante, inflammable, solubrle dans I'eau, l'al* cool, l'éther. C'est un puissanf désoxydant des sels métalliques. Aussi s'en sert- on dans les arts pour faire déposer dcs couches métalliques miroitantelr. Il n'a point encore pris place arrêtée dans la matic\ro méciicale

iens, paraîb être l..' physalis Ttubescen,s. C'est une substance dclnt ls décocté, pris a I'intérieur, produit une ebriéte qui dur,q plusier-rrs

Le capttli , c&rapucha ou carapulla

des

pour découvrir les dispositions naturelles
Ieurs

iours. Les Indiens s'en servent, dit,-on,
de

enfants

ar,rÉLura.
Su,relle, Pai,n de coucou ; Onalis acetosella, (0ralidées.)
Sauerklee, Buschsalrerampfer, (iukkusklee,

Sezezorvik, poL.;'lrelyoazedo, Azedinha, non.I Har syra, su.

rel, ANG.; Giogeurt, Stuurklover, olrv.;Aeederilla, DSp.; Klaverzuut'ing, HoL.; Allelrrja, rr.I Suitsciraitscharvl, nus.I

lr,.;

\Yood sor-

Piante 2l commune dans presque tous les
pays de I'EuropCI, et particulièrement dans les rnontagnes de la Suisse, ori elle sert, concurremment avec les run't,er, acetosa et aeetosella, à

I'extraction du sel d'aseille, dont elle est trèsriche. Pas de tise, harnpe uniflore, feuilles ter-

t2& ALOI]S. pÉæ,. folioles obcordées, pubescentes, fleurs un long épi de fleurs tubuleuses souvent bilablanches. bié_es, ét drdinairemerrt rouges. Le suc est fourni par les feuilles le mode ^ P?nr quelques pays, on emploie les feuilles Iraiches, d'une saveur acidule agréable, qu'elles d'extracl,ion varie selbn les pavs : 4 ; Suivan[ b doivent à I'oxalate de pot,asse. quelques voyageurs, chez leï Hottentots, on Acidulo, rafraîchissânt, antiscorbutigue. IarI des incisions aux feuilles sur pied, le suc en L' oæal,is corniculata (Yettoro usood,' sorrel, découle, et est reçu sur des feuilles- couchées ANG., Chuamiba chia, iurx., cocu., Umbuli', sur le scll. Selon d'autres, les fcuilles sont couAnil,,ika, Chu- pées et placées dans dos tonneaux, au fond ?u[. , Amrul,_tx_o. , ,4ntbacltto,'pultia Itrika, saN. , Puliaru, TÀM., desquels le suc se rassemble. p" Dans l'llo de ciû,nta, rur,.) est souvent substitué àl'acetosella. Soccolora, on hache, on pile les feuilles, on en L'o,ralis cru,ss,icaulis, selon le cJoc[eur I\Iou- extrait le suc, que I'on dépure ct fait, évaporer l,ain, mériterai[ d'entrer dans la mat,ière rnedi- ensuite. 3o A la Jamaïquel on plonge des pacale. Le suc des tiges et des f'euilles est très- niers remplis de feuiileï d'aloè's haîhées dâns astringent, et peui servir à combattre les hé- I'eau bouiilante, jusqu'à ce que celle-ci soit samorragtes : sa saveur es[ acide, mais agréable. turée, alors on lâ fait évapoier. 4o Bnfin, dans Il se conserve fort bien. On peut le tranËformer d autres localités, otr fait bouillir la plante dans e.n sirop acidule rafraîchissairt. Toutes les parI'eau, et I'on fait réduire ie décoc[é. De ces ties de la plante peuvent, ô[re utilisées dans l,é- différents modes d'extraction viennenl sans conomie domestigue. Sa culture est des plus doute, autant que do la différence cles plan[es, faciles. les sortes comrnerciales d'aloès, dont ltjs prinQuelques pharmacopées indiquent une cor- cipales sont : o nr,oùs succorRlN ou soccotrin W., du serve, un extrait, et un sirop d'alléluia. 4 trom de l'île de Soccotora , à I'entrée du golf'e ALT.IATRE. Arabique dans les Indes. Selon Ainslie, la"plus Alliaire clnLrnu,ne; Erysimwm alliaria. (Cru- grande partie de cel,te sorte d'aloès vienf du royaume de Melinda. Bn masse à cassure brilciferes.) lanl,e , comme vitreuse , rouge , verdâtre ou jaunâtre, friablo, donne par- la pulvérisation Ku'bt*uclrkraur, Àuaria, Esp.; ï,i"r:îîîî"îlîîT":_,., une po.udre jaune d'or ; odeur aromatique, saPlal te 4 gû J qui moit le long des haies. veur d'une amertume proverbiale ; on dit amor , comme chicotin L'aloès succotrin vrai es[ haute de 30 à tidceirtimè[res et pius ; feuilles en cæur, dentées, fleurs blanchês. petites et presque aujourd'hui inconnu dans le commerce, ou on donne pour lui I'aloès du tap. terminales. Laracino et les feuilles efhâtent une Orr I'attribue àl'aloe spicata. d'ail lorsqu'on les froisse, d'où le nom de _odeur Il est arrivé il y a uire couple d'années en la plante. Stimulant, diaphoré[ique, béchique, diure- Angleterre, simpldment comme specimen, une sor[e d'aloès succotrin licluide. IJn échantillon tique, antiscorbu[ique. ' de cet aloès, que je dois à I'obligeance d'un J-gun.e et dis[ingué pharmacien anglais , ùI. D. aLoÈs. Flanbury, présente les caractèràs suivants : C'est une 'pâte de consistance onguentaire rouge grenat dans laquelle, avec attention, l'æil aperçoit suspendus uno rnultitude de petits crtstaux très-ténus et brillants d'aloïno. 2o ar,oÈs nÉprr.rreug des Borbades.Il vient principalement des Barbades en gourdes ou Sous ce nom, or désigne en histoire naturelle médicale un suc concret d'une nature par- caleba-sses de 25 à 30 kilog., 0[ deSombay en ticulière, e[ retiré de diverses espèces botâni- caisses cle 4 00 à 4 50 kiiôg. ll doit son nom ques d'aloès. principal à sa couleur de foie-. Queiques auteurs Toutes les espèces du gonro alod, et elles c]istingqent deux sortes d'aloes hépaiique ; cetre sont nombreuses, peuverrtlonner la substanco drstinction étant. peu importante, .ngqs ne la qui nous occupe. Ce son[ de grandes et beltes fero.ns pas ; moins pur que le frécédent, de plantes, qui appartiennent à là farnille des Iicouleur hépatique foncée, son odeur est naut'iacées, tribu des ,4sphodelees, e[ qui croissenû séabonde. Le véritable es[ très-recherché par Ies vétérinaires. On i'attribue àl' aloe,per dans les contrées chaudes de I'Asiô, de I'Afrifolidta. que.et de I'Amérique. f)u centro d'une touffe de Mais, selon les meilleurs auteurs iGuiboirrt, Pef'euilles très-grand-es, très-épaisses e[ très-charreira), cet aloès ne serait gu'une variété opaque nues, t\ bords arrnés dc lriqtrants, parl, une l,ige du succotrin, solidifié à f'rôid. -son ou haurpe vigourcruso , portan[ à llu aloÈs carlarLrr\ (de ca.bullus, chevul), sonrniut

AI_,,Ollls.

4

2i;

n'est pas une sorte dis[incte, mais qu'il es[ constitué par le dépôt des autres sortes commerciales. D'autrestpr'étendent qu'il est préparé sur les côtes cl'Espagne avec les diiférents aloès qui y croissent , ét notarnment avec l'aloe li,nguæ-

iature hô l'été il 'devieni comme de la pbix noire. Des auteurs prétendent que- cet aloès

En masses noirâtres , son odeul' est qtrelquo Deu emDvreumatique, et par une forte tempé-

dants. L'acide azotique , aidé de la chalenr, produit aussi avec l'aloès l'acid,e earbazotirlue
sité sans pareille,

sine, et que Nlesmer considérait comme alcali (alc;ine). Traité par I'acide azotique, il donne l'acide aloëtique ou polychromatique, à cause de la propriété qu'il possède de produire différentes couleurs tinctoriales , selon les mor-

ou amer de Welther, caractérisé par une amerl,ume excessive, une couleur jaune d'une inten-

odeur particuliËre, qui s'accrôît par -l'effet de il se ramoilit par la seule chaleur de la main dt devient presque plastique. Une forte chaleur le fait fondïe iùpaifaitement d'abord,
I'haleinô ;

les'propriétés physiquôs e.t médicinales. rl" Aloès d,qt' Calp; cettè sbrtô amive en Angleterre, en grande quantité, riu cap de Bo.nne.-Espérance, ét, comme nous I'avons di[ plus haut,-il remplace presque complétement dans les drogueiies fràncaises I'aloès succotrin. Ses caractères distinctifà les plus saillants sont d'être très-brun, d'offrir une côuleur verdâtre par réflexion de la lumière , et cle donner une poudre d'un jaune presgue aussi vif que la gomme-gutte. 2" Aloès irlcicie; la descrip[ion de cette sorte est trèsembrouillée dans les auteurs. En somme , or s'accorde à dire que t'est une qualité supérieure tl'aloès, probableinent obtenue par simple incision des'f euilles et ér'aporation spontanée rJu suc. 3" AIoès de l'lnde ov Mozambrun, dont il existe diverses variétés. On donne quelquefois le nom d'al oès de I'lnde à I'aloès hépatique. L'aloès a un qoÛ.t très-amer prononcê et une

formis. ' On voit encore de tentps en temps daris le comrnerce diverses sortes d'aloès, parmi lesquelles nous citerons les tr_ois suivantes, qui se rapprochent beaucoup de l'aloès succotrin -par

lorsqu'il est
les basgs.

et la

chauff é ,

propriété de fulminer ou dans son union avec

Deux chirnistes anglais, MM. Smith et Stenhouse, ont singulièrement élucidé la constitution chimique de I'aloès dans ces derniers temps.
Selon ces'chimistes, l' alo'ine constitueraities aloès. C'est une substsnce cristallisée, d'uniaune soufre, d'une saveur d'abord sucrée, puis trèsamère. Très-peu soluble dans I'eau froide, mais très-soluble clans I'eau bouillante, ainsi que clans I'alcool. Elle se dissou[ en grande pp. dans I'éther acétique, les alcalis. ilf . Groves obtient I'aloïne avec faciiité de la manière suivantc : On prend 30 p. d'aloès succo[rin (les autre.q auteurs prescrivent I'aloès
dcs Barbades), on le réduit en poudrc qrossière, on le jette dans I'eau bouillante en I'y agitant constàmment pendant 20 minutes. Aprèé re-

puis le décompose. L'eaù- bouillanto le dissout ôompléternent, mais en laissant ,déposer Par refrciidissement une petite quantité d'une substance noirâtre. Il seôissouf presqrre complétement dans I'alcool faible, et én très-faible proportion dans I'alcool absolu, l'éther et les huiles iÎxes et volatiles. L'aloès des Barbades, lors de sa rlissolution dans I'alcool faible, laisse apparaître une forto quantité d'une matière albumi-

froidissement,'on acidule le liquide à'l'aide de I'acide chlorhydrique, on filtre, on évapore au bain-marie en consistance de siiop épais. e[ on abandonne au repos dans un lieu'chàud.'Quelques jours après, la cristallisalion commence , on recueille les cristaux, on les presse entre dos doubles de papiers et on les puiifie par la cristallisation à I'aide de I'eau bouillante. On I'obtient ainsi en cristaux d'une belle couleur citrine claire et dans les proportions de 4 014 00 environ de I'aloès employé. :- [,'alolne est peu purgative; elle ne paraît acquérir cette propriéié qou par une oxydation. Elle n'est point encore
usitée.

-

neuse.

tance otr'ii nomme aloétino et qui est, dit,-il, ttne r'éritabfe matière colorante. Dans le suc rlu commerce, elle serait unie à I'ulmate de potasse , aux phosphate, sulfate et carbonate de chaux, au càrbonate de potass.e,.à I'lgi4g gal'enfin lique, à I'albuminê végétale. Pfaff y a lrôuvê un principe amer qtt'il a nommé al'oë-

Les chimistes ne sont pas d'accord sur sa naet Vogel, c'est un suc gomrno-résineuT i pour Berzéliûs c'est une matière extractive .-h-r*gé-. d'apothème ou eætractùf oæygené; pour I\'f . Ed. Robiquet, I'aloès est conslitué par uno subs-

ture. Pour Tromsdorff,- Bouillon-Lagrange

,

Traitée par I'acide azotique , elle donne des vapeurs rutilantes. Le soluté azotigue versé dairs ['eau fournira un soluté jaune qui. neutralisé par la potasse, donne un rouge- splendide. Les chimistes anglais différencient I'aloïne de l'aloëti,ne de M. B. Robiquet, en ce que cette tiernière est amorphe. L'aloès parait aioir été connu, toutefois obscurément, dès les premiers temps de la médecine. Dioscoride mentionne, sous le nom de 'ti.'j'n, une substance purga[ive obtenue d'une plante qui, selon torites"les probabilités, est l'aloe uulgaris des botanistes modernes, et I'une des espèces qui fournissent encore aujour-

d'hui cet,te substance médicinale.
Purgatif, drastique et tonique selon les doses. Comme purgatif, son action se porte principaIement sur le gros intest,in, On I'emploie chez

426

AMANDTEIT.

l.ur zujets

la bile et pour rappeler les hémorroïdes. I[ est aussi emrnénagogue, par la facilité avec laquelle son action se pgrlg ,a I'appareil génital de-la femme ; anthelmlntnlque. Dans l'intention de modérer I'action de I'aloès sur le rectum, on I'associe ayec d'autres subsle canal intestlnal , proioquer
tances, commo aux aromatiques, à la rhubarbe, au sulfate de for. L'extrait de jusquiame , à la dose de 4 5 ou 20 centigr. par gramme d'aloès, possède à un très-haut degré cette propriél,é, au point qu'alors I'aloès peuû être administré dans Ie cas de grossesses et d'hémorroïdes. Quelques substanôes ont la singulière propriété d'acciottre I'action pnrgative ôe I'alôès , bien que ne possédant pas elles-mêmes la proprié[é purgative. Plusieurs substances amères possèclent cette propriété , et parl,iculierement le sulf'ate de quinine. 3 centigr. d'aloès, associés à tl 0 ou ,l 5 centigr. de sulfate de fer, produiront autant d'effet que 0 ou { 5 centigr. d'altlès seul, 'l et la tendance de celui -r:i à irriter le recturn setra beaucoup diminuée. Un autre fait, siuguiier gue présente I'aloès, et connu du regte depuis Iorrg-

menacés tle congestion cérébrale, dans les const,ipations opiniâtres, pour slimulei

Arbre. originairc clu rnidi de I'Europe, et que I'on cultive beaucoup en Provence, On distingue deui variétés très-peu distinctes, car la ,seule distinction qu'on puisse établir, c'est Qû0, dans la uariëté arnère, [e stvle est, de la. même longueur que les étarnines, ë:t que les pétioles sont maculés de points slandûleux, tandis QUO,-dans la variété-douce,'ie stvle est beaucoup plus long que les étamines, et que les glandes, au lieu d'êl,re sur les pétioles, sônI à la base des dents des feuilles. Le fruit, de I'amandier est un drur;e du volumo de la moilié de celui du nover bt nlus allongé ; ce drupe es[ formé à l'Ëxtérieùr d'un péricarpe ou brou, peu charnu, verdâtre, sous lequgl se trouve un endocarpe ou coque osseuse, fragile , e[ renfermant dans son iritérieur une

ou deux semences nommé es s,mctndes, el, qrri

sonl la seule partie employée. Les amandes sonû cæur, aplaties, composées extérieurement çl'on épisperine ou tégument foliacé de couleur tauv e, e[ in térieurement de deux cotylédons blancs, oléagineux. On les distingue sélon les saveurs en : 4ç Ant,andes Amydalæ dulces e.
e._r-l

temps, c'est qu'une dose très-fort,e, exagérée, ne fera pas plus d'effet qu'une dose purgative convenable , 0t, contrairemeut à ce qui arrive avec les autres drastiques, il n'agira pas alors
comme poison. L'aloès en soluté a été proposé, dans ces derniers temps , dans le pansemen[ des brûlures graves. Form. pharm. et doses. Poudre*, 5 à 25 centigr. comme tonique; 45 centigr. à 45 décigr. comme purgatif I extrait, mêrne doses ; teinl,ure simple-, { à 2 gram. e[ plus; teinture compo., 5 à 20 gram. et plus. L'aloès fait en ousée t're partie d'un très-grand nombre de médica-

Les amandes douces viennent, ainsi que les auères, en grande partie de la Provence et de I'Espagne. Dans le- commerce, selon qu'elles sont grosses, moyennes ou pel,ites, on les dé.qigne sous les noms spécifiques de gros flots, flots et en sorte. Les m-eilleufes amancles douces sont celles qui sonl, grosses, bien entières, non vermoulues, à cassure blanche et sans odeur"
Quand elles sont, vieilles , leur cassure est jaunât,re et leur gorit est âcre. Les amandés douces sont composées pour 010, d'environ 54 d'huile fixe, de f,4 cl'une vaou

ments composés. La forme pilulaire est celle qui est la plus convenable pour I'usage intérieur. Quand on veut administrer la poudre,
on la fait prendre entro deux tranches de soupe ou de confitures.

riété d'albumine soluble nommee émulsine

soLrs dans I'eatr , puis raçrproché en extrait ; mauvaise pratiQtre, eu ce que I'aloès de choix n'a pas besoin d'être pur'ifié, et que cel,te prétendue purification lui faiu perdre de ses propriétés. La médecine hippiatrique fait, un usage trèsfréquent et très-profitable de l'aloès. ANfrANT}IER. Amy

L'eætruïï fl'6lrtès ou alaès puri,f é, indiqué par quelques pharmacopées, est de l'aloès dis-

synalttase, puis de sucre et de gomme, plus de parenchyme. C'est l'émulsine qui, dans l'émulsion d'amande, tien[ I'huile en suspension. Les amandes douces sont les plu-s employées. Elles servent à faire des énruhiôns, dei loôchs, et, concurremment avec les amères , à faire le sirop d'orgeat. Leur huile fixe est très-employée à la dose de {0 à 50,0 en potion ou lavement, comme adoucissant et laxatif. 2 Ama'ndes amères; amygd,alw amq,ræ*.
Bittere mand.eln,
er,.1 Bitter almonds, aNc.; Los morr, ÂR.; Almendras amargas, Esp.; Migdaly gorzkie, nol.l Amendoas amargosas, pon.; Gorko mifidal, nus,l Bitter mAndel, su.1 Bittere amendelel), Hor,.

Mandeln, ll-., olx., su.1 Àhnond tree, anc.l Louz, ,tn.; Àlmendro, nse.l Àmandel-boom, HoL.; Badamie farcie, rxn., Mondorlor rr.i Migdal, eor..1 Amendo, nonr.l Inghar"ER.; di, sLx.; Parsie vadom cottay, rAu.; Parsi vaclomvittulu,
TEr.,; Badem, run,

gdalus

comn"t

unfs (Rosacées).

Les amandes amères, sauf

le

gorit, doivent

présenter les mêmes caractères physiques que les amandes douces. Elles contiennont moins

AMBRB.

*

TIMIANTE,

'12:*

tase qui, sous I'iufluence de I'eau, donneint

rt.hqifg {ixe, mais plus de s1'naptase que cellesci. Blles contienueut, en oùtre, envifon de û à 2 tl 12 p,oqr 010 d'un principe particulier nommé amy gclaline. (l'est cêtre sùbsiance et la synap-

naissance au goût et à I'odeur propre des amandes amères, par suite de la foimation de I'huile essentielle (hydrure de benzoltle) eL d'une cer-

taine quantité d'acido cyanhydrique.

L'hdile fixe des amandes"amèies ne difrère
fumeurs [rouvant un plus grand débit de lôurs gâteaux d'amandes amères en poudre, sous lo nom de pû,!.9 d^',-am,ande pour -les-maiîrd,s, ne préparent-ils I'huile d'amandes douces qu'avec des
amandes amères. Les amandeg amères passenI pour fébrifuges et tænifuges. Leur émulsion . qu'il faut bierr-se pas de celie des amandes douces ; aussi les par-

pignorr marin, un bitume , une écume marine, des excréments de crocodiles, une dégénéreseence cirense, adipocireuse ou résinÀ,use, on paralt s'accorder eufin aujourd'hui à la considérer comme un produit-rnorbide du cachalot (physeter^ macrlcep(aly,s, cétacés), se rapportant tantôt à des calculs urinaires, tantôt'à des concrétions biliaires, tantôt enfin à des calculs salivaires ou pancréatiques. En masses irrégulièr'es, forniées de couches
concentriques

luy. ci. Succt:ssivément considér.ee comme un cham-

à.

Il est . au[ant peu de substances qui aient donné lieu
d'!ypothèses sur
nature que cello-

garder d'associer aux mercuriâgx , lorsqu'elle est destinée à I'intérieur, jouit d'une aniierrne
réputation.contre les taches légeres tJe la peau, et particulièrement contre les éptrélitles, puis contre le prurit dartreux et variolique. Elle agit sans doutè beaucotlp par. I'acide c1;anhydriqie, qu'erlle contient,. Ellà èst le véhicul"ede la toiton, de Gou,land. Le nrâchage des amandes amères a éte proposé par n[. Deleschamps pour enlever

couleur cendrée, parsemées de taches iaunes et noirâtres, fusibles-par.la chaleur. Odeui peu cléveloppée, mais se développant au contact de certaines substances, la pôfasse par exemple, -est e[
dans I'eau. L'alcool en sépare une matière analogue à la cholest,erine e[ nonnmée ant,br"éine. Il est formé d'ambréine 85 , matière balsam. 2,5, mat,ière soluble mêlée d'acide benzoTqire et de sel marin ,l ,6 (Jolm).

, d'uno

consistance

de cire,

de

devenant alors l,res-suave. Il

insolunté

les mauvaises odeurs de la bouche. L'Ancien Testament mentionne les amandes. Hippocrate employait les amandes douces e[ amères. Dioscoricle décrit la manière d'en ob-

tenir I'huile.

On fait une eau distillée d'amandes amèrcs
que I'on emploie dans les mêmes cas que celle de laurier-cerise. A la suil,e des amandes, nous dirons un mot d'une senler)ce introduite depuis peu en France, dans le commerce des comeôtiblds, sous le nom d' ama,ndes noin ou clt â,tai,gnes Bresi| (Brazi,l nuts, ANG. Capucaun, nnÉs. Castafr,as de Maran,a9, plp:). Ces amandes proviennent du Bertlt,olletiu eæcelsa, HuMn-. et

L'ambre est beaucogp plus employé comme parfum que comme médicâment. CuË*ndant on le dit stomachique eû aphrodisiaque. En Allemagne on I'emploie à l'égal du rn-usc. En pharmacie on en fait une teinture alcoolique et, une teinture éthérée ; il entre dans les cliablotins

stimulants, le cachundé, etc.
des teintures

Doses: de [a poudre, P5 ctntig. à 4 gramrne;

à 42 grammes.
.&.$MBRETTE.

,

;

du I

Abelmosch, Graine de n"Lu,sc, Guimauue Deloutée, Ketmie odorante ; Bantia ynoscltù,ta, Hibiscus rtbel,moschu,s, qllalvacées.)
Bisarnsaamen, a-!.i Àbejmoscr,t, *r,.ru .rn.1 Kaal:rk.s'chr&, turi, rr,rn.1 IVIuskuszaad, uor.; Abelmosco, n.sl., rr.

I'embouchure de I'Orénoque. Elles sbnt allongées, tria-ngulaires, contenues dans une coque osseuse do rnême forme e[ de couleur fauvè ; leur gofrt se rapproche beaucoup de celui de lâ noisette et de la châtaigne à la fois. Elle contient en abondance une huile douce fixe. J'ai eu occasion de préparer une émulsion avec ces semences, et j'ai_remarqué qug, par la décomposition spontanée, elle donne beaucoup d'hydiogène sûlfuré, ce qui me fart présumer qùe les semences contiennent une forte proportlon de
soufre.

BoNp. ( myrtacécs), &r'and arbre qui croît

à

plante 2/. du Maiabar et des Indes ,occiclen_ tales. La senûence, seule partie emplovée. es[ de Ia grosseur d'une lentille, rénifbrme, "ltlun-grisât,re,striée et munie d'une huile noirâtre Quind on la frotte ou qu'on la casse, elle exhaÈ une odeur ambrée-musquée fort agréable. Réputée antispasmodique e[ employée sous Ibrmo d'émulsion. Nlais- elle figure Ëeaucoup mieux chez les parfumeurs.
ATUIANTE,
Asbeste,

AMBR,E*. Ambre gri,s ou urai; Ambra ci,nerect,, uera, Ambarum.
E,

Laine f ossil,e,

Soi,e

de rnonta,gnes.
nse.

Bersnach, steïnnai*;

i# :, i3Ëiiel-slesto,

I

asbes-

Substance minérale en filaments déliés, flexibles et d'un brillant soyeux, C'est un siliéate de

{98

AMTDULINE.

magnésie qu'on trouve en Chine, en Perse, en Bavière, dans les Alpes, etc. Il n'est d'aucun_ usage en médecine , cepens dant il se trouve dans presque toutes les pharmacies. En raison de son incombustibilité on s'en est servi à faire des mèches de lampes, des étoffes incombustibles à filtrer des acides, à soutenir la pierre infernale; imbibé d'acide sulfurique, il constitue les briquets dits phosphoriquès. On I'a proposé comme charpie. Oir I'a quelquefois conlbndu avec l'alun de plume.

-

AMMONIAQUE. Après être séchée, eette substance ressernble

au sagou, se dissout cornplétentent, dans
ai$frv!tr.

I'eatt

chaudé et prend une coloration bleue par I'iode.

Ammi, des bou,tiques , Fenouil de Portu,gal, Sisom, amm'i L. (Ombellifères.)
Gretischer ammey. illohrenkiimmelr,r,r.l Small bonervort, À\c.; Amus, ln.; Ameos, ESp.l Nankhah, nens. I Ajamorlurn, Bramadarbba, slrv.l \Y,rrnurn, rÂM., TEL.

AMIDON*.
Fticule amylacée, Amylunt,
("Ap.u).ov).

Krattmeh!, Starke, Starkemehl, ll.; Starch, ÂNG.; Niscia, Abgoon, an.: Kraflmeel, Stivilse, DAN.: Almidtin, nsn.l Stijfsel, HoL.; Gihunkahir, rsn.l Amido, rr.? pon.; Nerchtste, pER,; Krochmall pol,.1 Kraehmal, nus.l Starskelse, su.

. Plante Q du NIidi dont on emploie le fruit improprement nommé semence (4 ), q.ui es[ très-petit, ovalaire, profondément sûrié, fauve, et d'une odeur aromatique agr'éable.
Carminatif. Inusité. anfiIrfioNtr.aQ[IE *.

c'est des graines des céréales qubn le retire ordinairement pour les besoins des arts et cle la médecine. (Voy. Fécules.) Substance blanche, en pains carrés, en moroeaux aiguillés (amidon èntier, amiclon en aiguilles), ou pulvérulente (amidon en poudre), inodore, insipide et se transformant,par l'ébuilition dans lteaun en une collo oû'mucilage v nommé empois. Principal réactif de l'iorJe. Les amidonniers I'obtiennent des blés et orges gâtés (graots), ou des recoupes, par une sorte de fermentation qui détruit-le glùten qui retenait I'amidon commb emprisonnéi qY. Giuten.)

meule. il existe dans une foule de végétaux, rnris

L'amidon a été connu des anciens. Sa préparation paral[ avoir été découverte dans l'île de Chio . Amylum vient de ol" privatif et, de pr.ûM, i

Alcali ani,rnal, ,4,lcali uolatil, Alcali uolatil fluot', Espri,t de sel arnrnoniae, Eau, Solution ou Liqueur d'a,mmoni,aqn e , Azoture
dro g ène , A=otide hu drique , Hydrure d'am'ide, Hydrami,d,e , Arnidure d'hyd,roç1ène, Oæude d'ammoniu,m; Alcali, &nlmoniacum, Am,mon,iacum causticurn, Liqu,ar
d,' h,y

an't \\'n
ss

monii cau,stici, Amrnonia,,

Ar,.; llartshorrr, Àmmoniir, rxr;.1 lloh el naseiarlor, An.; Amoniacr,, nsp.; Arnmoniaca liqrrida, rr.1 (iidkvi amrnoniao, nus.l Yloeibare ammoniak, Hrlr,.

eri ge -a arn m on ink,, Àrn m oni akfl ûssi gkei

t,

Sa'!

lniak geist,

Analeptique, émollient. Très-emplové dans les phlesmasies intestinales. On I'eùplôie sous fbrme dé gelée, de lavements, de baiirs, cle cataplasmes, etc. (Voy. ces mots.) L'amidon en poudre jouit d'une proprieté singulière, mise lournellèment à profit pur le -faire docteur Cazenave ; c'es[ celle cle tômber les démangeaisons causées par certaines affections dartieuses. Les autres lécules jouissent aussi de cette propriété. Anniduline. Schulze a découvert cette nouvelle substancedans I'amidon, elle tient le milieu entre la dextrine et la fécule; voici la manière de I'obtenir. On traite I'amidon par I'eau et I'acide sulfurique comme pour la préparation de la dextrine, on interrompt, le feu au moment où tout I'amidon se trouve dissous, et, on sature I'acide Avec de la craie, on {iltre à chaud, et par le refroiblancs. Ce dépôt, ne se fait quélquefois qn'après
plusieurs jours.

L'alchimiste Basile Valentin a le premier indiqué la prépara[ion de I'ammoniaque liquide, mais ce ne fut qu'en 4 790 qu'elle fut reconnue à l'état gazeux, bu. Priestley. Blle existe dans I'air, dans le'règne minéràl arl voisinage cles volcans. Les eaux et presque tous les végétaux en contiennent, mais combinée avec les acides. Parmi les végétaux qui en contiennent à l'état ljbre, nous ciÏerons là Chenopoclium utrluaria. Rien n'est plus fréquent que sa production clans la décrimposition cles substanôcs animales. Les matièies fécales en dégagent abondamment.

celui d' Ammon'ie (ou pays d' Àmmon), contréo de la Libye d'où jadis on tirait le sel ammoniac qui sert à I'obtenir.

Le nom d'ammoniaque a pour étymologie

ployée en médecine n'bst pas I'amm'oniaque pure, qui est gazeuse, mais bien sa dissolutron
liquùda).

Disons tout de suite que I'ammoniaque em-

concentrée dans I'eau. Aussi l'appelle*t-on plus exactement a,ïnrnani,aque liqwide ( ammonùa

dissement I'amiduline se déposti en flocons

(t) Les fruits des ombellifères sont g6néralement appel6s çlraines ou semenees. Leiul petitesse et leur forme ont porté s&ns aueun doute les aneiens â leur donner cette fausse dénomination, que les modernes ont conservée. Ponr faire tlisparaître ce vice de langag€r nous proposons d'appeler les fruits d'ombellifères, frwits séminoodes ou simplement sémi,n,oïdesr €X. : séminoides d'ammi, séminoïdes de fenonil.

AMMONIAQUE.
On I'obt,ient de la manière suivante : ehlorhytlrate tl'ammoniaque, Chaux éteinte, iîh
g0o0

429

tité cl'amrnoniaque réeilo'ou gazeuse confenue
dans I'ammoniaqrre liquicle
sités
DEN*rr. :

. Nfélez rapidemept ; introduisez le mélange dans une côrnue de grès que vous ferez communiquer, par une al[onge-et un ballon, avec uno série de trois flacons de W'oulf , dont le premier contiendra une pe0ite quantité d'eau, et les deur derniers chacun ,l5001 lutez et chauffez graduellement jusclu'à épuisement. Le liquide -celui du premier et, du dernier flacon, ainsi que du ballon, seront mis de côt,é pour servir à une autre opéra[ion ou à faire dôs sels ammoniacaux. Quant à celui du flacon du milieu, vous le re-cueillerer.; ce sera I'ammoniaque officinale. EIle marquera 22o,, et devra cont,enir le q '14 U 16) de son poids d'alcali réel (Coden). Les véritables proportions sont 4 p. de sel ammoniac et 5 n, de chaux. Du résiclu cle I'opération on peut retirer Cu chlorure de calcium. Pour certâins usages on prépare d'e I'arrrmoniaque à 25". Aujourd'hoi I'ammoniaque, liquide est Ie plus souvent fournie à la pharmacie par les fabri{ues de prussiate de potaisse, qui I'obtiennent comme produit secondaire. Cette ammoniaque du commerce contient ordinairemenl, du cuivre, de I'huile snimale, des sels étrangers et d'autres corps. Eile ng m.?rqueque cle 4 8 à 9l ". On peut la purifier en distillant dans une cornue et err recev.anl le gaz danq.de l'eau purp. Encore, prrrifïée ainsi, c.ontient-elle-.toujours des produits empyreumatiques tlue I'on reconnaîi ti I'odeur ou rnieux à I'essai par I'acide sulfurique. L'ammoniaque ainsi préparée es[ un liquide incolore, plus-léger que I'eau, d'une odeur urineuse caractéristique, e[. tellement forto gt pénétrante qu'elle peut asphyxier. L'ammolr^aque corrocle les tissus ani,m,auJ) en les saponi,fiant. Exposée à I'air, I'ammorriaque liquide perd de sa force en perdant de son gàz et en absorbant de I'acide carbonique ; il faut, donc la tenir dans des flacons bien bouchés. Voici la table donnée par l)avy de la quanà différentes
clen-

on I'emploie contre I'ivresse, le delirium trepens, l'emphysème pulnronaire, lo tétanos, les lydropisies, les maladies urinaires, certaines
éruptions cutanées. C'est un stimulant diffusi-

des animaux venimeux ou enragés. On le fait aussi respirer dans I'empoisonn-ement par I'acido prussique, dans la syncope. A la doïe de 4 à 4 q gouttes dans un verre d'eau à I'intérieur,

Itl., un diurétique, un antiacide et un diaphorétique puissant : mais son action est pass-agère.
Erployée à la manière du docteur Ducros 1de I\larseille), c'est-à-dire appliquée à I'aide d'un pinceau de charpie dans'i'ariière-gorge, on en obtient de bonS effets dans I'asthme nerveux, les lary.ngife,s chroniques, les angines pharyngees, etc. t ammonlaque gazeuse_ a etg proposée contre Ie croup et ôontre I'hydrocèle. Les vétérinaires s'en servent pour dissiper la météorisation ou gonflement qui survient chez
-_

Incompatibles; acides, sels iriétailiques ou organiques, alun. Âmarroniaque diluée. I-iclueur ou soluti,on d'ammoniaque étendue.
Amnroniaque

les bestiaux qui ont mangé pai trop de fourrages verts et humides, Hlle fait la ba se d'u n alcoolé,-tle d ivers alcoolats, du baume Opodeldoch, du liniment ammoniacal, du vésicatoire de Gondret. Elle entre clans une infinité dc préparatlgns. Dose à I'intérieur, 5 à 20 gouttes dans un liquide approprié.

liquide,

r

Eau

distillée,

z (Ectim.)

Lond,. fait préparer de toutes pieces. AMIYIONEAQUE (gomme. rési,re) *.
Ammoniak gummi, Arnmoniakharz, rr,.; Ammouiaeum, aNG,, nus.l -Fooshuok, Ashek, Àn,: Amnroniak, BAN.; 'Comâ arnoniacor ESp., pon.; Àrmoniako, Gomo armoniâco, rr.; Sernngh bilsherin, Ooshk, pERS.; Guma ammoniacka, nor,.i Tsadir srrzaisamki, run.; Ammoniakgom, nor,.

herbacée q.ui

il parait.aujourd'hui bien prouvé que cet,te gomme-résine, improprement appelée gomtne untrnoniaque, est fournie par le Dorema,'antnton'i,acum, DoN. (Ombelliières)r grande plante

ÀLcoou'

te.

0)8750 0,8875 0r9000
0r905 t, 0r9t66 r).92 t 0

30,00 23r25
26
2"o

9;i

zz

0,9 2:15 2t 16 0r9326 20)4

At,coont. irErStr. Bé. ,=-\ Eau. lmm. 0,9385 19,ô 90r12 l S,gg 0)9176 18 86,5ô 73,h6 0,9513 17r5 87r60 72rt*0 0,954S 17 99,4., 11,56 0,9673 1615 g9,tg l0rg2 0r9597 l6r2 89r93 70r17 0,9619 16 90140 9, 6

ruR loo P'

vince d'lrah, près cl'Ispahan, et dans le Khôrassan en Perse, mêlée au ferula assa-fætida. Dans le courant de l'é[é, les tigcis e[ les rameaux de la plante sont piqués pàr une multitude innombiable d'une 'espOce 'd'insectes; le suc alors en découle, se con'crète en larrnes sur la tige ou tombe à terrc'. Les habitants rassemblent en masse les divers produits, les envoient à Brlslile ou à Bombay, d'où ils sont expédiés
en Europe.

crol[ en abondanc6 dans la pro-

L'ammoniaque liquide ser[ en méclecine à I'extérieur comme caustieu0, pour praliguer des 'peau vésicatoires, rubéfier la daris les cas de rhumatisme, et pour cairtériser les ntorsures

On trôuve Ia gomme-ammoniaque sous deux formes dans le èommerce : 4 " en larmes détachéesr.blanches e[ opaques à I'intérieur, jaunâûres à l"extérieurl P"-en masses volumineuîes de couleur jaunâtr-e, formées do larmes réunies par une pâte fauve plus 0u moinssouilléod'impurefés.

{30

AÙIYLËNE. d ANÉMONES. ANCOLIE.
Aquile gi,a aul g ari,s
Akeley, u.. I

La gomme-ammoniaque a uns odeur. forte, particulière; saveur amère, âcre et nauséeuse I êst soluble en partie dans I'eau (aveg.laquelle elle forme émulsion), dans l'alcool, I'éther, Ie
vinaigre. Elle. est formée,selon Braconnot,, de 70 p. 0/6 de résine, de 4 8,4 de gomme, de l*,& de inatière glutineuse et de 7,9 d'eau et perte. Elle prend une couleur rouge intense au contact de i'hvnochlorite do soude ou de rrotasse, réaction qu"eile doit à la partie de sa ré'sine soluble dans

.

(Renonculacées. )
rol,. I Paraxilta, Bsp, ;

colu'"0t.*ii,ifijrt{élr::,

Plante zp d'Burope cultivée dans les jardins ; haute de itO à 50 centimètres; feuilles ayant assez de rapport avec celles de la chélicloine et
reconnaissablos à leur couleur verte mélangée do brun et de noir: fleurs irrégtrlières multicapuchonnées, bleues pourprées, quelquefois roses ou blanches. On a employé les racin€s, I'herbe,. les fleurs et les semeïcés commo diurétique, diaphorétique et antiscorbutique.

l'éther. (Picard. ) On a'proposé, pour éviter toute confusion entre I'immoniaque alcali et I'ammoniaque gomme-résine de tlésigner celle-ci sous Ie nôm
d'amrnonia,eum,.

Stimulant, antispasmodique, emménagogue, anticatarrhal, fondant, résolutif. On I'emploie assez souvent à I'intérieur, à la dose de l2 à 2 ^ grammes., émulsionnée par une infusion d'hyiope ou de lierre terresire, dans les catarrhes chioniques. On I'administre aussi sous forme de pilules'ïans lesquelles on lui associe quelquefois Ie savon,, I'extrait de taraxacum. Pour i'usage externei on ramollit l'arnmoni,a' cutn dans du"vinaigre, du vin ou de I'eau-devie, do manière à former une pâte gu:oq.aPPli que avec avantage sur les tunteurs froides et
iirdolentes. Il entre dans le diachylum gommé, dans I'emplâtre de

AATDROSEME. Toute-sai,ne, Herbe sici,l,ienne I Hyperi,curn o,nd,rosæmum L. ; And,rosærnurn officinale, AtL. (Hypérycinées.)
Conradskraut, ,rr.1 tutsalr, aNG.; St, Janskruid, uor,.

,

Plante indigène I de nos contrées, qui ne diffère des hvbericum. senre dont on I'a distraite, que pai^des fruifs én baies au lieu de capsules; ces fruits son[ purgatifs, la plante passe pour vulnéraire; les feuilles sont usitées dans quelques localités en cataplasmes sur les brriluros el, pour arrêter les hémorrhagies.
ANÉMOT\IES.
( De
"Àvep.oç

ciguti.

!

, vent. )
:

.AMYLENE. Découvert en tlS{.l* par M. Balard.
Ce carbure d'hydrogène a été proposé cette an' née par M. Snow, cornme anesth'ésiQue supérieur

Les matières médicales en indiquent trois

au Chloroforme, €tr raison de son innocuité. Disons de suite gue cette innocuité a été démentie par des câs de mort, et que l'amylène a déjà à peu près perdu son_prestige. Pôur I'obtenir, on introduit dans un petit alambic en cuivre. placé sur un bain de sable, de I'huilo de pomÉti de terre pure avec du chlorure de zinc'en petits fragment,c. On I'arrose avec le sixième do I'alcool amylique pur que I'on verrt omployer, de manière à I'immerger ; au bout' de trois jours on distille lente-

ment

à la température de I*5" en faisant arriver le reste dô l'alcool amyliqo. dans. I'appareil à mesure que les premières parties so
transformentet dislillent, en même temps qu'on refroidit ls récipient aveo soin. On rectifie pàr une distillal,ion plus ménagée
encore.

L'amvlène pur bout à 35", est liquide, incoInsoluble

lore, d'une odeur éthérée alliacéd.
dans I'eau

inflammable. Densité 0,659, celle de la vapeur

; rnais soluble

dans I'alcool et l'éther,

2, -

&5.

Du regte encore peu connu à l'état de pureté

réello,

Pasque flowern aNG.:, KæbùIde, ntN.; Pul,satille,, ns'p., IT,l non.; Sarunkci, vot.). Plante herbacée, petite, à racine grosse et noirâtre, à feuilles plusieurs fois pinnatifides, à segments linéaires, et remarquable par ses grandes fleurs pourpre-violet. 2o Anëmane des prés; Anemone praten"sis L. (Ktichenschelle, ÀL.; Anemane,_ ANc. ; Short Kæb'iele, DAN. ; Ânemone praderosa, asp. ; Keultenschelle, HoL. ; Âzarne ziele, pol. .; IræItsippa, su.). Elle diffère de la précédente par ses fleurs plus petites et plus foncées. 3" Anëmone des bois, sylui,el Anemone nernorosû (Bu,sch,anernone, AL .;Wood Anemone, ANG .; HuiCweed, DAN .; Anemone des bosques, ESp., poRT.; Boschminnende d,nemorre, HoL.; Huit'sippo, éu.). Plante tout à fait grêle, commune dans les bois. Souche charnue, une ou deux feuilles radicales très-découpées, fleur assez grande, d'un blanc rosé. /1" Anémone hepatique, A. hepatico,employée contre les obstructions dtt foie, et dontl'eau distillée sert à enlever les taches de rousseur. Comme un grand nombre d'autres renonculacées, les anémones sont des plantes très-âcres,

4" Anémone ytulsutille, Pulsatille, CoqueIourde, fleur de Pû,ques, des Dames, ou du V ent ; An emone 7t ut s àti| a' (K tichens ch ell e, A L. ;

ANBTTI
qui perdent leurs propriétés par la dessiccation. Stoick se servait'de' I'anémone des prés, qui diffère peu de la pulsatille, qui est plus àmplov'ée de nos Jours, qubique l'étairt for[-peu. On piepqre a\-ec cette demière une eau- distillée- qui laisse déposer, après quelques semaines, une rnatière blanclre ôristailisée qu'on nomnrc anë,monine et acide anémonique-. On s'est servi de I'anémone des bois en épicarpe comme rubéfiant dans Ia goutte, le rhumdtisme, et en applicatio.n sur là tête contre la teigne qu'elle g.ié-

AN[.q.

tl 3,1

malates, de I'acidc pectique, de la gomme, de I'anridon (Buchner). Le mélange de I'huile volatile et de'l'angélicine constituï le baume d'angelique de Brandes et de Bucholz, Quo I'on obtient en faisant un extrait alcoolique d'angélique et reprenant par I'eau, qui laiss'e le bauire sous forme semi-fluicle ct possédant une odeur
agréable.

rirait, clit.on, en deux jours.

, (Yoir noi réflexions sur I'inégalité d'action des préparations d'aconit. )
ANETf{.
Fenor"cil Ttuu,nt; Anethurn graq)eol,ens L.
,,

_ Les préparations d'ânémone ont été vantées dans I'amaurose, les clartrr.'s. ..,,Forn'r,. pth,arm, et dose de I'anémone pulsalill.. : poudre, 20 à 4.0 cenrig. ; extrait aqueux, { 5'à 30 centig..; extrait alcooiique, S à 4 0 centig. j alcoolature, È a gO gouttes.

Excitant, stomachique. La racine est emplol'ée cn infusé (pp. 20 : 4 000). En pharmacie on en fait une teinture'; on confit la tige; les fruits ou séminoïdes+ entrent dans la composition du uespetro. 9n , employé aussi.l'angëlique s&î4,Da,ge (angyttgg syluestris); mais la première lui est !référable. AMIGTISTURE. Deux écorces fort différentes portent ce nom. 4" Angqsture uraie, Cusparée; Angusl,ura Dera Q.- 9n la fait provenir-du gali,pea cusparia ou oflicinalis, grands arbreé de la famille des rutacées, qui cr_oiss_ent dans I'Amérique méridionale,..sur les bords de I'Orénoquei où ils forment d'immenses forôts. C'est une écorce mutrie de son épider.me, en morceaux d'épaisseur et de longuerir variables,

Dill,

Â1., Â\(;.r srr.; Buzzalschippet,

rrir,.;

(Ombellifères. ) ln.; Enelcio, Esp.; Sola, Aneto, rr.; Kepr, nol.; [ndro, poRr.

marqués.de trois stries au milieu, glabres, ayant utl.peu plus de cleux millimètres d-e long sur un millimèire de large : leur odeur est forie et pénétrante, quelqué peu désagréable. IIs sont èstirirés 'stomachilues cornme les autres séminoïdes d'ombellifèrês. Ils servent de condiment, dans plusieurs pays.

dans nos provinces méridionAles, tr_,,eÈ séminoïdes, qui sont seuls usités, sonI jaunâtres, plans, ob'longs, membraneux sur l"es bords,

, Plante Q très-voisine

du fenouil et qui crolt,

.ANGELIQUE.
Angeliqu_e des jardins, Angélique d,e Bohéme; Angelica arclt angelica. (Ombellifères.)
Bnrstrvurr, Àngelikwurzel, Erzangelwurzer, IleiligengeistwurzeJ, ar,.1 Angeliea, Ânc., nsn., rr., ron.i Lngàit,-faanopusk, O_vanne, Sloke, DÀN.; Groote, Tamme, Bngerrvor_
Hor,-.;.Dziegel agrodni, por,.,

mais ne dépassant, pas ordinairement, 4 5 à g0 ccntimètres dc long, presgue plane , amincie sur les bords., _grisé'à'l'exférieùr, rôugeâtro à I'intérieur, d'odeur forte e[ animalisée; saveur cl'une grande amertume. EIle contient du cusparin, une résine, une htrile volatile, etc. _ Tonique et fébrifuge. .Elle^est presque aban-' donneei après avoir"été prônée avec emphaqe dans les fièvres et les dysenteries. Dose, jus'qu'à {. gram, Ineonqt ; acides- conc., infusés astringents, sublimé corrosif, sulfates de fer et de cuivie. tu,ræ*. Attribuée longtemps aa- brueæa antidysenterie&.ou f-errugineo,. Il paralt prour'é qtr'elle provient d'une qpocylpej le stryclmos nuæ uomicalui-même. C'est-iléjà dire que c'est un poison énergique, qu'il importe de no pas con'fondre avec-la sdbsiance preceaente. Êtte en diffère essentiellement en ôe que les moroeaux ne sont pas taillës en bis'eau EQtr les boT4!, qu'eIIe est inodore et plus arnère. Elle contient de la brucine el de la strychnine. (Y. Essad des méd.)

.

2"

,{ngust?rg fqusse,' Corteæ pseudo-angus-

tel,

su.; IIIelaik, run.l ITIalachie,

njagilnit,
2f

nué.1 Àngolik,

.nn.

mais surtout la racine ryi!), qui est assez grosse

tous les jardins de i'Burope. Toûtes les parties, qui. sont. très-aromatiqùes, sont emfloyées j -(raôine

Grande plante herbacée

,

cultivée dans

du Srilnt-ns-

amère.

au collet, mais se divisant en racines secondaires moins fortes, grises, ridées extérieurement, blanches in té| rieurement, d'une odeur aromatique agréable et d'une saveur d'abord douce, ,puii châude et

ANIS.
Ani,s uert ; Pi,mpi,nella anisum L.; Aniswrn officinale H. (Ombellifères.) ,
Anyz,
JAV.;

Iique cle I'huile .volatile, de I'acicle angéhcrQUe, de I'angélicine (résine cristallisée), uie reôiné amorpho, une matière amère, ehi' tannin, des

,. L'analy.lg q constaté dans la racine d'angéPlante

nu8.;

Anis-

O

cl'Burope, que I'on cultive en grand

,l32

AI{TTIYLLTDH.

É

ANTI}TOII{E.

dans la Touraine, ia Guyennû, elt Espagno, à \{alte et, dans les Echelled du Ï-evant. Le fruit,, improprement nommé semence, la seule partie emploïée, est gros comme deux têtes d'épin-

gle, aliongé, pédiculé, vert,, sillonné; odeur
aromatique palticulière, saveur susrée aromatique. On distingue dans le comrnerce plusieurs variétes d'anis": 4o celui de Russie, qui vient par Odessa et qui est, petit, noirâtre, âcre et peu estimé ; 2"c-elui do Touraine, qui esi vert et plus doux; 3' celui d'Albi, Qui est-plus blanc et p.lus aromatique ; 4o celui d'Espagiro ou de Malte, qu'on estime le plus. ' L'anis conliedt une huiie volatile ordinairemen[ solide, ce quilui fait quelquefois donner Ie
nom de stëarayttène d' anis,'plus une huile grasse, une résine, etc. Excitant, carminatif, quoon emploie pour stituosités.

ou à he la poudre de réglisse ; ill'extérieur, on I'emploie sôus forme de pommade. ANTIVIOTNE *. Régule t|' ant'imotne

iois pai iour. associé à

est déià lombé, On le donne à I'intérieur, en poudre, à la dose de 4 décigr., trois ou quatre -magnésie
la

contre les scrofules, les affecl,ions culrtnées eczémateuses, etc.; à torl, ou à raison' son llsage

calcinée

;

Antimonium,,

St'ibr,um,.

muler les voies digestivès, combattre les fla'
pgçdre*, 4 a It',O Fornt. 'pha'rm. et dose. infusê (pp'.,1 0: 4000); hydrolat', 40 à {00,0;

huile rôlatile', 4 à 40 gouttes; alc,oolato, 4 à 4 5,0. On fait des dragées d'anis (anis couuert, an:is d,e Verdun), des-pastilles à la uoutte, cÏes
lioueurs de table.

le nreurier connaîLre la manière de I'extraire de sei nrines" clans un ouvrage qu'il publia à la fin du quinzième siècle sous le l,il,re de Curr"n,s triwm,;,italis antimanii,. On attribue son nom à I'action firnesbe qu'il aurait eue sur des moines qui étutliaient se's propriétés. Ce métal nous est fotrrni par lc ccmllrerce en

Corps simple métallique:.-9i$111!é..par Pline lô chapiire ul de sôn XXXIII" livre. Mais c'esl, le célèbre bénédictin Basile Valentin qui fit
dans

qr()s pains offrant à leur surface une crisd,e

Ï'anis

€st, l"Àvtocv clc

Dioscoride.

ANTE'[YL[,EmE. Vulnëraire ; Anthyllis uulnerarto (Légum.). Petite plante herbacée, indigène, à tige cquchée, velue, à feuilles ailées àvec impaire plus

âttisatlon que I'on a comparée à des. feuilles fougère; mais cet antimoine est très-impur et éontlent, entre autres métaux étlapgers, cle I'arsenic, du fer, du cuivre' On obtiendra un antimoine à peu près Put, et partant plus con-

grande, à fleurs jaunes disposées en tête. Con-

iest un remècle popirlaire dans quelques localités pour la cicatriÈation des plaies.
tusée,

venable pourles ûsageb pharmaceutiques, de la manière suivante : 3 Nitrer Sulfure d'antimoine cle 6 I Tartre, France, On réduib ces substances en poudre,- oll les môle et on les projette par portions Cans un creuset incandes"ceni; orl amène la matière à fusion, ou laisse refroidir, et on retire un culot métallique d'antimoine que I'on sépare des scories de la surface. L'anbimoine est solide, lamelleux ou grenu' blanc bleuâtre, éclatant, opaque e[ cassant ; it acquiert une odeur sensible par Ie frottement. PeÀanteur spécifiqtre, 6,1
.

ANTItrRAKOI(ALT.
Carbure de ytotassiurn. Préparation introduite dans la thérapeutique par uh médecin allemand, le docteur Polya. Voici le procédé gu'il donne pour I'obtenir :
Carb. rle potasse,

I partie.

Eau bouillante, 10 ou 12 parties.

Ajontez peu à peu à la dissolution assez d'hyrlrat'e de cËaux pbur enleler tout l'acide carbbnique au carbonate de potasse. Filtr_ez, évaporei, jusqu'à ce que Ia liqueur cesse cl'écumer et cout,i .oiote une huile i alors à 2{ 0,0 de cet,te liqueur ajorrtez, 0D remuant toujours, 4 50,0 de charbon ôe terre porphyrisé, après avoir retiré le vase du feu, brôveZ le contenu avec un pilon chauffd, jusqu'à ce qu'il soit convert,i en une poudre noirô homogène I couservez celle-ci à

i'abri de loute humidité dans des flacons de petite

emplové en médeci n e.- Pendant lon gtem ps on forina avec lui de petites balles que les malades avalaienb pour se purger, et comme ces balles étaient rendues à pbu près intactes, qu'elles servaient indéfiniment et qu'elles se transmettaient pour ainsi dire en héirtage de famille, otr les àvait aopelées nilules per:pétuelles. On I'alliait aussi à^lfétain ét on en'faisait desgobelets dans
lesquels on leissait, séjourner riu rin qui acqué-' raif ainsi une lertu énrétique et purgative.

L'antimoiire métallique était autrelbis

assez

canacilé nréalablement chauffés. brr obt'i ent,l'antra.lrokali soufre en ajoutant à la poudre de charbon cle terrt' 4 5,0 de soufre lavé-et procédant comme ci-Cessus. Très-soluble dans I'eau, peu dans I'alcool. On I'a vanté beattcoup, à son apparition,

Dans ces derniers temps, hl. Trousseatr a tenté de remettre I'antimoine métallique en vogue; il I'a emplové pour combattre la pneumo-

ilie ôt le rhumatism^e articulaire en pôrtan[ la

AI\TIIIONIAT!] DE

POTASSI:,

APOZI]Mh, AN'T'I$ûOTiIJI"JTTQUH.

,l3:i

dose jusqu'à 4 grammes;i[ I'administrait en piIules ou en poudre très-fine suspendue dans un looch; il a àussi proposé de substituer la pommade d'antimoinc à la pomnrade d'imét,ique. Les prérrarations antimoniales sont toutes émériqdes bu purgatives, et la plupart d'entre elles constituent, dss médicaments héroiques très-employés. Chose qui paraîtra bizame aujourd'hui, où lcs propriétés des antimoniaux sont bien constatées, I'emploi de ces prépara-

phorétique d,e Keup, poudre cach,ectique de Ltr,douià, indiqué par quelques pharmacopées étrangères, s0 prépare également comme I'antinronrate de potasse, mais avec limaille de fer, sulfure d'antimoine et nitre. Sa composition est ass('z difficile à dire r-rn peut présumer seulement qu'il contient du liermès, de I'antimonia{,e de potasse, du sulfure ou du sulfate cle fer, et

i

d'autres produits. Inusité.

tions fut défendu par arrêf du Parlement en ,l566 ; en 4 579 Paulmier fut exclu de la Faculté pour avoir contrevenu à cet arrôt. Guy-Patin traitait d'empoisorlneurs ceux de ses oonfrères qui persistaient à enrployer en secret les prépa-

Antirnoniates de quinine.

ds I'antimoniate de potasse non lavé, et on sépare le liquide. I)'autrc part, or fait un soluté à I'eau chaude
On traite à I'eau bouillante de sulfate ds quinine ; on nêle les deux liqueurs, on laisse déposer et on sépare lo sel produit ; on le lave et on lo fait sécher. C0 produit est

rations antimoniales; c'est là évidemment un
point de l'histoire des médicaments bien digne
de réflexions.

mal défini.

A.I[TTITIONIATES. Combinaison de I'acide antimonique avec les bases. Un seul est employé.

L'antimoniate de quinino a été vanté par le D" Camera dans les fièvres pernicieuses et les cas obscurs de maladies intermittentes. Dose,
40 à 60 centig. dans I'apyrexie. APGZEII{IES. Les apozèmes (du grec 'LædÇe1t.a, décoction) sont des préparations magistrales, dont le véhicule est I'eau, chargée par macéral,ion, infusion ou décoction,, des principes actifs d'une ou plusieurs substances médicamenteuses. Cornme on le voit, le terme a été modifié dans sa significatron. Ils diffèrent des tisanes en ce qu'ils sont plus chareés de principes actifs, en cC qu'ils ne servent jamais de boisson ordinaire aux malades, et, que le médecin détermine les heures où I'on doii en faire usager et à clueltes doses on doit les prendre. IIs forrnent le passago des tisanes aux

Antirnoniate de potasse*.
Arr,timoi,ne dia'phorëtique laue, Onyde blanc d' ant'ima'ine, Biuntimoniate de potasse ;

Kali

stibicunt,

super stibias potassict s.
Àntimoine puriflé,

, Antimonias potassiczts , s.
t
Azotate de

potasse,

-

I

Pulvérisez, mêlez, et projotez par petites portions dans un creuset incandesCent ; couvrÈz le creusel et mainten ez-le à uno haute
température pendant une demi-heure. Sortez la

matière clu creuset, laissez-la refroidir, puis Iavez-la dans I'eau jusqu'à ce quo celle- cj ne sor[e plus a]caiine. Jetez sur une toilo et faitcs sécher. (Codeæ.\
Propriétés des'autres antimoniaux. Dose, 0,5 à t*,0 en suspension dans un looch, L'évaporaûion des eaux de lavages procure uno ancienne préparation, \e fondant de Rulhand, ou nitre's,niimonié de Stahl,. La précipitation de ces mêmes eaux par un acide donne la matière perlue de Kerkri,ng, dont nous avons parlé sous le nom d'acide an[imonique. Le fondant de Ro|orot.t, ou anti,mo'i,ne di,aphorétique notr, laué, est I'antimoniate de potasse tel qu'il sort du creuset. C'est un mélange d'antimoriite, d'antirnoniate et d'azotate de pôtasse.
L' antih ectirlu,e d e P othi,er r,4ntilr,ecticum P oteri,i,, qul se prépare comme I'antimoine dia-

potions. Nous ferons cepend_ant observer que la ligne de démarcation entre les apozèmes et ces déux sortes de préparations n'est rien moins qrre bien tranchée. Ainsi I'apozème, dit do Feltzr-du Codg*, ne diffère point des tisanes, et son apozème

purgatif, des potions.

l$,pozème antiictérique.
Ti,sana anti,ict
Ilac. tle h'aisier.
é

r i q ua.
50
8 .100{)

-

de gârance, de tiiugère,

60 Rac. d'auurie, h5 Crême rie tartrcrr t!'à liau,

phorétique, mais en ajoutant de l'étain, est

probablement un sel doublecomposé d'antimoniate et de stannate de potasse. II paraît être oublié depuis longtemps partout. Jadis, on le croyait propre à aruêter le flux de sang et rle L
semence, teô sueurs
L'

F'aites bouillir les racines dans I'eau pendant trois quarts d'heure, passez etajoutez la crême de tartre. A boiro dans la journée. (Pierc1.)

Apozèrrre antisaorbutique. bardane, gèc!r, de patience, - fraîch. de raifort, Feuill. fraîches de cresson.
IÈac.

sèch. cle

antimoine d,iaphoreti,que rnqrtial, 2

colliquatives.

Ireuilles fr. de cochléarie, de ményanthe, fa, t'.i

d;i,a-

lau bouillaute,

2000

tl3&

APOZEME APÉRTTMI

Faire infuser deux heures en vase clos ; passez avec expression I laissez ddposer et décantez, (Codeæ.)

-

AIIGENT.
.ABozème guisse.

Apozème apéritif de Pierquin.
1ô Feuilles de sco.lopentlre, 20 liottx, 90 d'aigrelltoirte, 15 d'aspergesr ls I Som. d'asperg'c's, dê sureaur Ecorce l; I de houblonr de frêne, 20 Eau, Q. S. Feuill. de chicorée, de pimprenelle, ?o
Rac. cle petit

C'est de I'urine fralche de vacho (700,0) aromatisée avec de I'eau do fenouil (50,0), que l'on fait tiédir au bain-rnarie et que l'otr boit palI /? verréo dans la journée. On peut édulcorer. tr{ydropisie, affection du foie. (Tror"tsseau et

Reueil)
Apozèrne vermifnage.
Dëcacti,ott, d'écorce cle raci,ne d,e grenatli,er.
Ecorce sèc. de rac. de grcnad.ier, 60

pour obtenir, eprès ébullition, 250 graln.
ôolature; ajoutez à celle-ci
Sirop des s racines,
:

de

.

Eau,

760

23

Carb. cle
:

potasse,

016

Clarifiez et aromatisez aYec
Teinture de cannelle,

Faites bouillir sur un feu doux, jusqu'à réduction d'un tiers ; passez . (Codeæ,) C'est un remède très-bon et très-employé

1r2

A prendre le matin pendant' six jours. Apozème blanc.
Apozème de mie d'e pain com,posé, tlecoction blanche de Sydenh&ffit Hydrolé de gomnte et de carne d'e cerf calcinee.
Corne d.e cerf calc"

et

IIiê de pain,
Gdtnlne arab,

porph.,

8oo Bau de fl. d'or. ?tt'ro Eau comrnunet
8ro

Sucre l-,larrc,

3

0r0

tii r0 (J. S.

coilc.,

jusgu'à ce-quo le licluide entre en ébuliition; "autiement la mio de'pain se prend et se brfrle au fond du YAse. Guibour[ , F-oy n ct les pharrnaoopées do Londres, de Dublin, d'Edimbourgr etc., sttppriment la mie de pain. Cade[, Qottereau, Stlubeiran, et plusieur-s, conservent la mie de pain et supprinr-ent la gomme. La gomme louq paraît irécessaire pôur deux fins : d'abord par ses propriétés adoucissantes-, ensuite .parco qu'elie aide à tenir le phosphato calcaire en suspension dans Ie liquide. Quant à la mie de paiÀ, elle a I'inconvénient de faire aigrir plus îite la préparation ; mais .au!gi' joqm.e le fait remargter iudicieusement M. Soubeiran' par I'acide-qu'elle contient, ello disst-rut une partie du phosilhate oalcaire, qui n'99t. peut-êlre pas sanb influence sur }es propriétés médicamenteuses do ce remède. La décoction blanche est très-usitée surtoub chez les enfants contre les irritations intestinales, par 4 l/* au ,l /9 r'erréss'

Broyez les deux premiÈres substanees ensemblel me[tez-les sur Ie feu avec !n p9u plus d'un litre d'eau et la gomme, et faites bouillir une demi-lteure dans un Yase couvert; passez avec lésère expression à travers une étamine peu seriôo, faités dissoudro ie sucre' et ajoutez I'eau de fleurs d'oratlger. Ces llroportions doivent donner un lil,re de liquide" Qôdeæ.) 'Le Coder ne recommande point I'agitation ; elle est oependanb nécessaire, ce nous sernble,

Cet apozème doit être pris en trois fois, le matin à jeun. Il détermine queiquefois le vomissement, à la prenrière et à la seconde dose. Cette circonstan^ce ne doit pas empêcher de donrrer la broisième, qui ne produit pas ce[ effet. U ne seule dose ne sufflt pas toujours; assez souvent, il faut cn prendre trois, quatre et mems plus. Il est utile de purger avec 60,0 d'huile de ricin. Quelques praticiens font prendre ce purgatif la veille du jour de I'administra[ion, d'aut,res le lendemainn d'autres avant et après. (Voy. Remèdes contre le tærtia,)
Quelques praticiens aLlssi emploient l'écorce fralche de préférence à la sèche, et d'autres I'écorce de Portugal à l'écorce indigène. (Voy.

contre le tænia.

Itlous renvoyons au mo[ Tisanes pour les autres apozèrnbs. Nous avons préféré^ ce système, afin de mettre sous les yeux quelquesunes de ces préparations, véritables apozèmes, avec leurs nombreuses variantes qu'on ne pout'ait sortir du rang des tisanes.
"ARGEIVfi@Nffi.

Grenocl'ter.)

Ar g errtnne rneæicana. (Papavéracées.)

Q arnéricaine, cultivée en Europo jardins. .{u Sénégal, on s'en sert contre la gonorrhée. Le suc de la planto est employé contre les maiadies cutanées., les verrues I'oplrthalmie. Les feuilles e[ les frnits (ft,gues d'enfer, hiqo del, inf erno des Espagnols) sont somnifères et les semences purgatives eû vorniPlanto
rlans ies
.,

tives. Inusité.

ARGENT.
Lu,ne, Diane (Alch.)
1

Argentu,m, "Àg1ugo;.

nfétal précieux. tonnu de toute antiquité.

Il

a été en grancl orédit auprès des

médeCins

atitsToloCHES.
arabes, qui

ARNIQU!1.

,l3s

lui attribuaient des vertus

cépha-

liques., coidiales et toniques. Inusité.

'Pour obtenir I'argent pur, on réduit le chlorure argentiq. humide par le cuivro décapé eL I'ammoniarlue. Du jour au lendemain la réduction est achevée et-il ne s'agit plus que de laver I'argent. AATSTOLOCEES.
Osterluzey, Ilolwurzel, .u.; Bitworth, exc.l Loufarcat, AR.i

terminales I odeur arontatigue, _ saveur amère. 0n. emploio les feuilles Q' et les racines. Les premières sont emménagogues et antihysl"ériForrn. pharm. et dose. Poudre, 2 à lL ùues.

40 do.; exbraib' 't a g gr.; infusé (pp.il00 :-4000); gram. sirop, 4 5 à 60 gr.; hydrglat, 25 à

Osterlucier ltoL.l Kolz,

su.

Les racines de ce nom que i'on trouve dans les pharmacies sont : 4ir Ari,stoloche longue, Aristolaclt'ia longa. Racines longues de ,l 0 à { 5 centimètres, grosses comme le pduce et plus, brunes au dehors, jaunâtres en dedans, il'une odeur faible et d'uno Eave,-,r âcre et nauséeuse.
2o"

La racine a., d.it-on, été employée avec succès err 1llemagne, contr'e l'épilepsie e[ Ia danse de Saint-GuyÏ (P'oudre de Biumïer..) .Suir-ant l{aller, au Japon on brrile Ia moelle de la tiee en moxa sur les membres douloureux des gou"tteux, Les fibres cotonneuses des feuilles del'7rrtemi,sda ch'inensis servent au même usage chez les Chinois. En F rancen le résidu duveteux quo fournissent les feuiilôs d'armoise lorsqu'ori les pulvérise sert aussi à préparer des moxas.

Aristoloche ronde, Aristol,achia rotwnda U. Sorte do tubercules gros et irréguliers c0mm0 ceux de pommes de terre ; coloration
de

L'Estrug()n est une sorte d'armoise (Art. dracunculus); ello ne sert que comme con-

diment,

vient de la Provence. Autrefois on trouvait encore dans les officines; 3n I'at'fstoloeh,e des uignes, A- elernatitis,

la précédente i

odeur et, saveur faibles' Elle

fruits crus, sorle de

petites^ poires vertes., comrne un bon vermifu ge; l*" l'ari'stol'oche cré' nelée, À.'pi,stolochial _il I'ar ùstol'oche trilobée,

dont la racine a été fort, prônée contre la goutte et le rhurnatisûte. Les Russes regardent les

Le nom ù' Arterni'sia vient d"'Àp;ep,.rçr Dianen patronne des vierges, à cause de I'emploi prinèipal de I'armoise- commune. D'autres pensent qu'il vient d'Artem,isaa, llom do la femme ds I$ausole,, Qui faisait usage de cette plante.

aRNrQlIE.
Tabac ou Bëtoine des Saaoyards, Tabac des m,ontagnes ou des Vosgel, _Doronùc d'Allemagne, Plantai?ù ou Soucù rnonta,na. (Synanthérées' )
d'es

A. tr'il,obàta, plante de Surinam et de Ia Ja-

Alpeq Arnica

diflora esl

maTgue, dorit' on dir ies vertus supérieures à celles dê la serperrtaire de VirglniE' L'A. gla.na

fréquemment emploYée au Brésil ddns les hydropisies, la dvspef siô, la paralysie. L'A. f ætitlu est très-usités au Mexique sous forme'de décoction pour nettoyer les ulcères; beaucoup d'autres aiistoloches, et en particulier l'.A,- serpentari,a (Voy . Ser'pentaire),, son[ considérées comme propres à combattre le venin des serpents. Les arisloloches appartiennent à la famille qui. porte leur n9m,- les .4ristolachi,ées. Leurs racines, qui paraissent joui'r des mêmes propriétés, sont rles emnrénagogues aslez prononbés, ce qu'explique l'étymologjq de leur nom ( "4.0 r o;c ;, tiè s-bon, e t It'oy"eie., lqchies) I cependant elles sont tombées dans I'oubli. Dose, { à 2,0.

W'ohlverleih, Fallraut. Luziauskraut, Engelkraut, u.; Leopard's bane, Àûc.; Volverley, Galdblomme, Hest-soloie, Stockvolve, Olkonge, DÀN.; Yolkruidr uol,.; Arnica, r:sn., rr., poRT.; Portnonakorv, Tranktt, Gornego, nol.l Barannik gornoi, nus.i Hestûbler, su.

am$60rsE.
Herbe (V. Lierre terrestre), Ceinture ou Cau'

ronne de

Saint-J

el,n; Artemisi'a aulgaris.

des mont,agnes de l'EuPlante herbacée rope et del'Amérique, m-ais qui croltprin_cipalemént en Allemagne, en Suisse.-daqs lcs Vosges. Racines fibreuses, rouges Îeuilles radiciles larges, d'entre lesquelles sort-.une tige haute -30 cent,imètresf port,ant d'autres feuilles de plus pelites, et qui se termine par une belle ileur,^ou calâthide'iaune radiée. On emploie la racine, les feuilles et les fleurs p*, mais il n'y a guère que celles-ci qui soient usitées en F-rance, Toutes ces parties ont une odeur marquée, une saveur âcre, et sont sternut,atoires.-Leur composition ctrimique est mal dél,erminée. Blles contiennelt un.princiPe, particulier, I'arnùcine (p. 'l'l0.) On y trouve résine,

{

;

(Synanthérées.)
Gemeiner beyfuss, ,rxc.;'Wegwood, altc.; Souela, lR.; Motjigusu, cu.1 Gerneene byvoel, uot.lllliskr t.

Plante 2f commune dans toute I'Europe.
Haute d'un mètre ; tige blanchâtre, parcour ue par des cannelures roùgeâtres ; feuilles pinnati-

hdes, vertes en dessus, blanctres et cotonneusôs en dessous; fleurs petites en panicules

g-omme. sels (Cheuallier et Lassai'gne), huile bleue (!Veber) et saponine (Bucholz). On emploio les fleurs comme stimulant énereiouo du svsl,èrne nerveux. Stolh les vantait ôonrme fébrifuge, et, les appelait la quinquina des pauures, L'infusé d'arnica est un remède popirlaire conl,re les coups à la tête ; de là Ie nonr
da' panq,cect,

cytisine. acide gallique, matière col. jaune,

la'psorwn. On les emploie aussi

f36

ARRO\ry-ROOT.

,contre_la goutte, le rhumatisme et la paraIysie. Elles sont émétiques à haute dose. Forrn. pharm, et dose. Poudre, gB à 50 centig., infusé (pp. 5 : 4000); ildoit être passé gyeg sgin ; extrâit alcoolique, 5 à g0 ceniigr.; éthérolé, 4 à P gr,; teintuie,'4 à Z gr. ta tEinture d'arnica esf aujourd'hui assez sôuven[ Grfiploy'ée à I'extérieur. comme résolutif, excitant, ântihémorrhoidal. ' La racine a été vantée comme antiseptique
dans los résorptions purulentes. $,9om,p. : acétate.de plomb, acides minérau.x, sulfates de fer et de zinc, carbonate de magnésie.

ARSÉNIATE DE SOUDE. Arséniate d'arnmoniaque. Arsenias amnxort ictt s.
On I'obtient en saturant I'acide arsénique en dissolution, par I'ammoniaque. On laisse éva-

porer et cristalliser spontanément. Bmployé dans les dar[res. Dose,2 à 6 milligr. (4 125 à 't76' de grain.)

ARRO\NT-ROOT"
Salep d,es Indes occi,dentales ra,ntæ.
Ararout,
.1n.1

, Poudre de Cl,stil,hon; Fecul,a a,rrow-root, Amylwm rTù0,Tikhur,
tND.;

Roomacoo, rArr.; Pfeilwurz, en.

l'écule amylacée que I'on retire dans les possessions anglaises des A,ntilleset des Indes,-à la manière do la fécule de pomme de terre chez nous, des racines tubéreÏses de deux plantes appartenant à la même famille, celle des amomées. Ces plantos sont: l'une le mararr,ta arund,inacea L., plante américaine I I'autre le rna,-

Arséniate de fer. Arsenias ferr'icus. S'obtient en décomposan[ une solution de sulfate de fer par une autre d'arséniate de potasse; 9n recueille et on lave le précipité, qui est de I'arséniato de fer. Dose, comme le précédent. Dans les cancers e[ les dartres ulcérées. C'est sur I'insolubilité de I'arséniate do fer qu'est fondée I'administration du peroxydo do fe.r gélatineux, comme antidote de I'acidô arsénleux. Arséniate de potasse.
SeI

arsenical de Macquer ; Arseni,as potass
et nitrate
de potasse,

i,cu,s.

Aeide arséuieux

-O.pérez-comme pour celuide soude, mais sans addition de carbonate. Dose, ut sup'ra.

ranta indi,ca, Tus., plante indienne. [Iais il paratt qu'on en retire encors d'une multitude de

Arséniate de quinine.
lVI. Bourières a proposé I'emploi de ce sel partout où I'acide arsénieux et la quinine sont in diqués. On dissout 3 gramm. d'acide arséniclue dans

plantes appar[enant notamment aux genres
Curcuma, TaecA, Aru,m, Calladiun't,. et plus
Cetto fécule est moins blanche, mais plus fine d.ouge au toucher que I'amidon.-Blle est à peu près inodore et insipide, craque sous les doigts. Le commerce la présento souvent en morceaux irréguliers qui se divisent, à la moindre pression.

Ce sont les Anglais qui nous ont fait connaltre. cette substance à laquelle ilg accordent une es[ime touto particulière. On I'a présentéo comme analeptique; mais c'est tout simplement un alimenl, léger, et à ce titre il est ordonné aux
convalescents.

L'arrow-root, désigné dans le commercc anglais sous le nom de tous
cl,nnÛ, CoCcineA,.
flèche parce
l,es

moi,s, est retiré du anglais

tion. Par refroidissement il v a formation de cristaux d'arséniate de quininô. On reprend par I'eau clistillée, oû évapoie la liqueur 'et on 'fait cristalliser de nouveau. C'est un sel blarrc, léger, soluble dans I'eau et dans I'alcool faible, insoh"rble dans I'alcool pur et dans l'éther. Pour son administration, M. JJounières a proposé I'emploi d'un soluté contenan[ 2 décigr. ll'arséniatè parul000 gram. d'eau dis[. ou I0 milligr. par gram. Inusité. (Voy. Arsénite q.)
ll.rséniate de soude.
Arsen'ia.s sodocîls.
Acide arsénieux,

de quinine pure et on soumet, Ie

'l

00 gram. d'eau distillée, or ajoute 4 0 gram. tout à ]'ébulli-

que les Indiens attribuent au suc he la r'acino lâ propriété de guérir les blessures
lhites par des flèches empoisonnées.

Arrorc-root

signifie

,

€D

,

raci,ne

100 l{itrate

de

soude,

I

16

ANSÉNIATES.
Combinaisons de I'acide arséniquo ayec les
bases.

de

Leur administration demando' la plus grando
prudence.

Quatre arséniates sont employés en médecine.

liser. (Coden.)

Hesse; faites dissoudre le sel dairs I'eau, ajoutez-y du carbonate de soude jusqu'à réaction alcaline ; filtrez, évaporez et faites cristal-

Mêlez eb chauffez au rouge dans

un creuse[

ûeb arséniate fait la base Pearson, Dose, 2 à 6 milligr.

de la litlueur

de

ARSENIC.
ANSENIC.
(De 'Ago'ivr homme,
Regul,e d' arlenic

É ASE T.''ÉTIDE.
passée, dans

,l37

0t de vtnù.v, tuer.)

; Arsenicum. (Z arni,clt, An.)

Corps simplen quo des chimistes considèrenh comme un métal et, placent à côté de I'antimoine, avec lequel il a de nombreux rapports, mais que d'autres considèrent comme un métalloïde et dont ils font Ie congénère du phosphoro,, avec lequel il n'en a pas_moins. Quant à nous, nous dirons seulemen[ de ne pas confondre oette substance avec une de ses combinaisons oxygénées, I'acide arsénieux que i'on appelle quétquelois improprement a,rseni,c.

un soluté chaud do 8 p. d'ac.ide àrsénieux dans ,l 00 d'eau. On laisse . refroidir nendant vinet-quatre heures. ' Nlais on oEtieirt un produit plus beau en mélangeant des solutés bouillants à P. E. d'acide arsénieux et d'aoétate neutre de cuivre, ajoutant au nrélange son volume-d'eau frordê, et laissant le tout en repos plusieurs jours. C'est un produit d'un vert aigue-marine, trèsêclatant. Ce sel esb très-vénéneux.

l[,RTtcr:la[rT.
Cyn ara scolymus. (Synanthérées.)
Artischoke, AL.; Àrticlioke, Ar{c.; tlirsehuf, Àrt.; Artisko, DAN.; Carciofo, rr'.1 Kunghir, nnn.l Alcachofa, pon.; Arti-

L'arsenic métallique n'est poinl, employé en médecine, mais il I'est dans l'économie domestique, sous le nom de cobalt ù mouches, de mort ou de poudre auû mouches. Pour cet emploi on le réïuit en poudre et on le délaye avec de I'eau sur des assiettes. Le méba1 s'oxyde peu à pori et forme de l'acide arsénieux qui se dis-

jok,

su.

sou[ dans I'eau, laquelle alors devient vénéneuse et tue les mouches. Des auteurs prétendent que I'arsenic métallique fut connu d'Albert
siècle.

potagers pour les écailles du récepl,acle de la fleur, que l'on ser[ sur les tables. Les l'euilles eb les tiges d'arlichaut sont employées depuis longtemps en ltalie et en Allemagne comrne antirhumatismales. Le suc récent d'artichaub a été employé contre le scorbut,

Plante 2f que I'on cultive dans les jardins

le Grand au xlrre

ARSÉNITES.
Combinaisons de I'acide arsénieux avec les
bases.

I'hydropisie, I'ictère chronique. Daus ces derniers temps, en F-rance, le docteur l\fontain a préconisé le cynari,n, principe actif de I'artichaut, comme fébrifuge. Dose de I'extrait, 25

centigr.à4

gr.

ASE FETII}E".
Assa-fæticla.

,

Un seul est employé en nrédecine, encorCI ne

le prépare-t-orr pas exprès, c'es[ I'arsénite
potasse qui

de

fait la base de la liqueur rle Forvler

et dc ses variantes.

Cependant le docteur Kingdon a, en 4B&7, tenté I'inlroductiou du bi-arseni,te de qui,nine
Gomme-résine produite

dans Ia matière médicale. Selon le médecin anglais, il consti[ue un médicament puissant dans le traitement des maladies de la peau, la fièvre intermittente, les rrévralgies. Voici lo mode de oréoaration su'il en donne : On fait dissoudre à' cËaud 3 gi. d'acide arsénieux, et 4 gr. 50 de carb. de potasse dans ,l25 gr. d'eau dist.; après demi-heure d'ébullil,ion, on ajoute Q. S. d'eau pour quo le liquide contienne douze centigr. d'acide arsénieux par 4 gr. de liquide. On aioute à 2{) gr. de ce soluté 2 gr. 5 de sulfato de quinine dissous dans I'eau bouillante; il se produit un précipité blanc qui est du bi-arsénite de quinine que I'on jette sur un filtre et que I'on fait sé,rher. Ce sel ëst, insoluble dans I'eaù bouillante, mais soluble dans I'alcool. Dans la peinture on empioie un sel double, composé d'arsénite et d'acétato de cuivre, et nommé tout simplement arséni,te de cui,ure, oa encore, et,c'est,lè plussouvent ,uert de Schweirufurt, uert de V,ienne. Bn grand, on le prépare en délayant 4 0 p. de vert-de-gris dans do I'eau tiède, de rnanière à faire une pâte que ['on introduit, après I'avoir

fætida, plante ombellifère, décrito par Kæmpfer, et qui croit en Syrie, en Lybie, en Perse,
etc., où sa tige acquiert une hauteur de trois ou quatre mètres. On prétend que c'est dans un rireuble fait avec côtte tige {u'Alexa.ndre corservait les æuvres d'Homère. En Perse, sur les montagnes du Chorasan et de Laar on obtient I'ase létiile en coupant la tige au collet, clécouvrant Ie haut de Ie racine et la creusant à la partie supérieure; le suc gommorésineux se rassemble sous forme d'émulsion dans cette concavité, et on I'y recueille chaque
L'ase fétide se présente quelguefois en larmes
détachées ; mais Iè plus souvenû il est en masses
à

per le f erula

a,ssa-

jour.

I'extérieurq parsemées à I'intérieur de larmes blanches, uriies entre elles par une pâte plus foncée. Ces larmes ne tardent pas à preridre une couleur rouqe intense par leur exnosition à I'air' propriété i'u'elles doivent à leur'résine. Dans le commerce' on distinguo l'ass fétide,

irrégulières et aggtutinées, molles, brunes

{38

ASARET.

_

ASCLEPIADE.

solon que les Tnasses sont plus ou moins purost en asé fétide en larmes, eL en ose f ëtide en sorte . L'âse fétide doi$ être tenu bien enfermé.

celui-ci, Bn poudre, elle est aussi sternutatoire, ainsi qrie les feuilles, qui sout'plus s-pécialement employées commo_ tel -à -d'autres

ùette gomme-résine a une odeur forte, vireuse et alliacée très-désagréable; sa saveur
est âcre et nauséeuse ; ello forme énrulsion avec I'eau. EIle contient pour 010 t*7,2 de résine soluble dans l'élher, 19:L de gomrne soluble dans I'eau, ,1.6 d'hrrile volatilo, adraganthin 6,&,le reste en matières diverses. La substance qui nous occltpo était connue des Grecs et clos itomains sous'les noms de /aser et de )i),çov. Le mo[ asa signifie guérir en Iangue hébraïque. Ce qu'il y a de remarquable dan"s I'histoire'de cetté subïtance, c'est, ie déeoût ou'en ont les Européens. qui I'ont nomntée ittrtris cliabolù, tandis clue chez les Orientaux c'est un assaisonnement des plus recherchés. IÏ ne faut pas dispu[er des gorits. Pouries méïecins, c'tlst un antispasmodique précieux; Boerhaave dit n'en pas connaître de ftus puisâant. On I'emploie surtbut dans I'hvstéiie, fhypocondrie, lesaffections nerveuse3 dcs est aussi emménagoorganes respiratoires.

soit
dans

mêtrées

substances

,

soit

la poudre

Sainb-Ange.

'

seules, commo

L'hippiariquo emploie la poudre d'asarum
contre le farcin.
"Aoegov

Darce que. suivant Pline, cette plante n'entrait boint dané la composition des $uirlandes donÉ brr se parait dans'ies fêtes. Son nom rJe cabaret lui vient de I'usage qu'on en faib dans certains pays pour dissiperl'ivresse ; celui d' oreille cl'honinù, âe la forrne de ses feuilles; enfin celui de nard sauùage, donné à la racine, de son odeur que I'on coùparait à celle des valérianes ou nards. La racino de valériane sauvage, étant

, oD greg r

signifio

i9

n'orne

Fûs.t

souvent mêlée à celle d'asaret dans le commercel aura bien pu donner lieu à cetto erreur. Dose :' poudre, OrfO à '1 ,0 ; infusé (PP. { 0 :
4

000).

Il

gué, verrnifirge, carlninatif, incisif. iJ For*. phirnt. et close. Poudre", 'l f 2 à 2 gr.; alcoolé. e[ éthéro]é, 4-à 4' gr. v Ôn I'administre sous fbrme de,pilules, de potions, eb sur[out de lavements, émulsionné par le jaune d'æuf. La médecine vétérinaire en fait un grano usage. I"ncom1t : lés préparations prussiques. On prétend que, brrilé dal;i un appartement, sa vapeur détniit les insocteo nuisibles.

àromatique, un peu amar. Au Canada on I'emploie c-opme stimulant diaphorétique. à la manière delaserpentaire, puis comme épice comme substitut du gingembro. Il possède' les mêmes propriétés que celui cle I'Buropo"
ASCT,EP&ADE.

L'asaret tl,u Canada ; Asarum canadense (Snakerout, WiId, g inger), racine c-ontourné0,

Dompte-uenin ; Hrrunùinari,a ,, Àsclepias. s. Cljnanchunt, uanc et onicun't' (.Apocynées. )
Schwalbenlurzel, ÀL.; Srvallow wort, ÀNG.; .Svalerod,
DÀ\.; Ornabalto, Yincetosigo, fsT. ; Tegengiftige zydevrugt, lrol,.; Virrcetossico, t'r'.1 Jaskotcze ziole, loL.l Yincetoxico, pon.; Tulært, su.

ASARET.
Cabaret, Rondelle , Oreille d,' homme, Nqrd sa'uaage 1' Asarwfiù ewr opæu,&nr. (Aristolochiées.)
llase] kraut, Hasehvurzel, W il cler nard us, Weillrau_ch kra u t, Àr,.; Asarabacca, lne.i Âsarttnt, udtle, *Ln.1 Hasselurt,

tr., eon.l Tuckir, lNn';-Ï(upytnik, nol'; Ilasielart, su.i Mutricupjayvie, rÀsl'; Otreppu tatakn,
unx.; Àsaro, rsr.,

dont, la racine. formée d'un très-grand nombre de fibres, a été employée comme alexitère, excitant' vomitif, sddoiifique et diurétique, à Ia

Plante

2{-

qui crolt dans toute I'Europe,-

eb

I'nr.; Azaroum, r.

doee rle pecte,

,l à 2 grammes. C'es[ une plante sus-

quadrangulai,re, ôontournée. d'une sa"ocleur lbr[es, comme poivrées ; oeur 'ei d'une
culé"e, de longs pétioles; fleurs

Petite plants zf toa.iours verte qui tapisse les rochers ei les ruines des lieux hurnitles et ombraqés des hois. Racine petite, fibreus.e, géni-

feuilles réniformes. obtuses, larges, portées sur

D'autres asclepi,as jouissent de propriétés méclicinaies. I" A.-curassauico est employée aux en est Antilles commo émdtique et purgatif. de même do l'.4 . asthmatica très-ernployée a Madras . L' A. qigantea possède rrne très-grtrnrle activité. Sa ratine est fôrtement vomitive. ,ELle

ll

d'ul pourpre noirâtre, portées sùr un pédoncule très-court' ' On emploie Iês racines et les feuilles, p1' I,a racine doine, à la distillation, une huile vola'une mal,iere cristallino nommée iiià liquide, 'une tnatière blanche, transparente asarità, eb eB aussi cristallisable, nommée camph're d'as&;;*. Cette racine est fortement p-urgativo e[ émétique. Sous ce dcrnier rapportn elle I'enriËFii I'ipécacuanha ayant I'iinportatiou do

a reçu le nom de Mercure uëgetal, en raison des vertus qu'on lui a attribuées contre la syphilis. Les Inrliens s'en serven[ pour purger

ilans

nrênres prbpriét,ils. I" A. syryg'ca- elt_ cuhivée dans les iarclins sotts le nom d'lterbe u Ia ou,ale, à causc de I'aigrcl,[e laineuse de ses semences. On dit I'tlcorce de la racine antiasthmatiquo. L'A. t,uberosa pas$c pour un diaphorétique
lruissant.

la lèpre. L'A. prlcerû paraî[ jouir

des

ASPARAGINE. ASPARAGtr.NE. Al,théi,ne, Ag édo'ite, Aspar amide, Aspar a gr,na. Substanco neutre, blanche, cristalline, inodore, d'une saveur faible, que l'on retire de la racine de guimauve of des jeunes pousses cl'asperges. On I'obtient de celles-ci ett en exprimant le suc, le filtranb el,l'évaporant en consistanco sirupeuse. On abandonne ce sirop à iuimême pendant un mois. On traite alors la masse cristalline qui s'est formée par l'alcool, on dvapore celui-ci et on laisse cristalhser. ' Il résulterait d'une remarque récente du docteur Menici, de Pise, que la vesce (uoci,u sati,ua) étioléo contient de l'aiparagine en quantite! noûable. Des chimistes qui se sont occupcs d'en obtenir de cette plante, prtitendent,que par son moyen le prix de I'asparagine tombera de beauDiurétique peu et mênro point ernployé en France; nais qui l'est en ltalic, en Piérnout.
cOup.

_

ATROPINE.

439

S[ernutafoire et astringent léger. On I'avait conseillée coutre la rago. lnusi[ée. 2o Aspérwle u l'esquinancie,lterbu it l'esquinuncie ; Asperula ou rubia cynanchicq,. Petiûe plante en touffes étalées, à feuillos linéaires. à fleurs blanches rosdes, croissant sur les pelouses dos bois. Bmployete jadis en gargarismes dans les maux de gorge. Sa racine peut remplacer Ia garance ; de là son norn de rubiole, de ytetite gûrance. Cepen-, dant. elie es[ moins richo en matière colorante quo I' asperwl,a ti,nctoria.
.&,$BK{ODÈLE.
Aspho Cel,ws r a,mosus, ( Liliacées.)
I{ouigsscepter, Peitschenstoclr, Affotlihvurzel, ar..; Braucly asphodel, A:iG.; tiamon, DSp. ; W'ilde affodil, nol.

ASPERGE.
Asparagus of fieùnalis. (Aspara ginées.
)

Plante 2f du midi de Ia Ft'ance et du Leyant. La racine tuberculeuse a été proposée pour combatre la gaie. Les artciens s'en servaient clans différentës maladies. On en retire de I'alcool.

A$TRAGALE.
Astragal,e ct gousses
s c ct

'"^elu,es

Plante b que I'on cultive dans les jardins potagers, et dont on emploie: eil pharmacie , u la racine sèche*, qui se compose d'un fais4 ceau de fibres de la grosseur d'une plume d'oie, fauves, inodores et d'une saveur douceâtre I 2o les jeunes pousses (turions, bourgeons, poi,nks), les mêmes que I'0n mange sur les tables. Ce son[ des diurétiques peu actifs, qr"ri ont la singulière propriété de commLrniquer à l'urine une odeur forte et désagréable. La racine est

gurnineuses. ) Zlvergbalsdorn, u,1 Haisy podded milkatch, lxc.
p?t (Lel

s,

;

Astra!o,lus

eæ-

ordounée sous forme de tisane. Elle cst une des t',inq dites apéritives. On prétend clue fraiclte son action est plus marquée.
I'asparagine. C'est Broussais qui découvrit, en { 82$, I'action sédative sur Ie cæur, des t,:rions d'asperges. Form. pharm. et dose. /loc ine : infusé (pp. perges), 40 à 50 gr,

doigt, recouverte d'un-épiderme brun foncé, rnédutiliium ligneux, jaunâtre, odeur nulle, saveur st1'ptique e[ amarescente. Proposée, en {?86. par Quarin, comme antisyphilitique et anl,irhumatismale, cette substance est aujourd'hui tombée dans l'oubli. Cependant, selon Jourdan, elle est rnanifestement stirnulanto et sudorifique.
"&TSSOPTNE.

Cette plante ff crott en diverses contrées de I'Europe, et surtout dans les Alpes. l,a racine e est simple , de la grosserlr du

Les turions contiennent do

L'atropine esL le principe actif rle la belladone (atro,pa bellarlona). EIle a été découverte par Brandes. On I'obtient de la manière sui-

20 : 4000); extrait., 4 à - gr.; Turions .' ex& trait,, 4 à 4 gr.; sirop (sirop* de pointes d'asASPÉRUT,ES. On connaissait jedis. deux plantes rubiacées

do ce non) en pharmacre

:

odorante, Hépatique , ou Reine d,es bois, Petit Muguet I Asperula oclore,te,.
lYaldmeister, Sternleberkraut, Ar.; Srveetsented, lYood droof, ÀNc.; Asperula, trsp,, tî., pon.; \Yelriekend ralvk-

4' Aspérule

ruid,

uor,.

Petite plante { grôle, à feuilles verticiilies, à fleuns blanches eb-d'une odcrlr agréable.

drat,e de ; on"{iltre encore, on aciduie légèrement par I'acido sulfurique dilué; on filtre une troisième fois; on distille Ia moitié do ia liqueurr on_étend de 6 p..d'eau, et on évapore à une douce chaleur. iusciu'à co quel'alcooisoit entièrement dissipé. Le iésidu est alors filtré et réduit par évaporation à 2 0u 3 p. seulement. On ie traite, Iorsqu'il est refroidi, avec un soluté concentro de tarbonate de pol,asse. jusqu'à commencement de troublo; ôn filtré
après quelques heures de repos2 eû alors on dé-

vante: 2I p.de racine de belladone en poudre fins sonb mises à rligérer pendant plusieurs jours daqs 60 p. d'alcool rect. On exfrimo, oû filtre la liquelr,'chaux I'agite avec une partie d'hy_eb on

AUNE. * AURONE. petit, des hélianthes ou soleils. On la cultive compose avec le même soluté, tant que lo ,liqyidq se trouble. Le précipité, Qui est do I'atro- âussi dans lesiardins. On emploie la racinet, quiest longue, grosse, pine impure, est séparé après douze heures par décantation et filtration ; on Ie dessèche entre charnue, grisâtre au dehors, blanche en dedans, des doubles de papier joseph, on le dissorrt d'une odeur forte et, poivrée, d'une saveur arodans cinq fois son poids d'alcool ; puis on matigue. âcre et amère. Le commerce I'offre ajoute à cette teinture six fois son poids d'eau, sèchd et'coupée en long ou en lravers. Elle contient uno résine âcre, une huile volaet si la liqueur ne se trouble pas, on l'évapo.re jusqu'à ce point, ; alors il se forme par refroidistile, un stéaroptène (héIénine, camphre d}auI t*0

tropine que I'on peub obtenir blancho

sement deS houppes cristallines jaunâtres d'apar

plusieurs dissolutions et cristallisations successives.

llein dit avoir obtenu 20 grains d'atropine

de douzo onces de racino de belladone. L'atropine puro est incolore, inodore, cristal-

Iisée, soluble en toutes proportions dans I'alcool, dans 4 5 parties d'éther et dans 60 parties
d'eau bouillante; elle est beaucoup plus soluble dans ce liquide, mênre froid, lorsqu'elle est impure. Elle forme des sels avec les acides. , L'atropine est douée des propriétés 1g.* pto* énergiques ; comme la belladone, elle dilate la pupille, mais d'une manière bien plus mani-

fes[e. Dose

: 3 milligrammes
AUNE.

(.,1

mêlé à du sucre) Qe Ia gomme, etc. Jusqu'à présent, on en a peu fait usage.

ll9 de grain)

gelée avec I'eau, qui est soluble dans I'alcool Ëouiltant, et, qui n:est pas bleuie par I'iotl e (inuline, alantîne, dasti,cine ou dalhi,ne), of environ 37 pour 0/0 d'extracl,if amer, L'aunée jouit de propriétés médicales prononcées : c'est un toniQue, un excitant, un diaphorétiquo précieux, recommandé surtout dans le catarrhe chronique avec engorgenrent des poumons. On I'ernploie encore, dans les cas de faiblesse générale, chez les jounes filles non réglées; dans les engorgements des visceres, les maladies cutanées. Son décocté (pp. 30 : 4 000), employé en lotions ou compresses, partage, avec celui de bardano, la propriété d'apaiser presque instantanément, les démangeaisons dar-

née), et unefécule partiuulière qui ne forme pas

. Forme pharnt,. et dose. * Poudre*, 2 à 4 gr.; infusé (pp. 20: 4000); conserver 4 à S gr.;exgr.; sirop* , 20 à 60 gr. L'infusion est très-arornal,ique ; Ia décoction est de plus très-âcrs : c'est quo la résine âcro se dissout parl'ébullition. La pqgmière nous paraitrait plus con\;enable pour I'intérieur, et la seconde pour I'extérieur. 2" AunÉn antidysentérique, Herbe deSaint^ Roch ; Inul a, dy ssinterica,. Durrwurz'; Burhralanti"âi;t"il',lit;o::tt' fleabeaue'
60
^Nc';

treuses.

traitrSà 4 gr.; teinture,2à8gr.1 vin,45à

Vergne; Betula alnu,s, (Amentacées.) Iirle, ÀL.; Àldertree, axc.i Elletræ, DAN.; Àliso, Elzenbooml HoL.l Àlno, rr'.1 Olsza, pol,.; Àlemo,
Ail,
su.

risp.;
poR.;

Arbre des bords des ruisseaux, dont or 0rlploie l'écorce, Qui est d'un gris cendré, fendillée à sa surface externe, rouge à Ia face interne,
inodore, styptique. Dans quelques campagnes,, on emploie les feuilles en application sur les mamelles des femnles nouvellement accouchéesn pour dissipor le lait. Le bois e[ l'écorce peuvent servir à la teinture en noir. L'Alnus sematula passe pour antisyphilitique et antiscrofuleux en Amérique. AT]NÉE.
Deux
4

As[ringent et fébrifuge peu usité.

Plante plus petite que la précédente, et que I'on a employée comme astringent. Inusitée. AT'RONE. Aurane
des .f ardins, Aurone rnâIe, Citronnelle, G ar d er o b e, Iu r o g n e ; Abr of anu,n't,, Artemisi a ab r otanu,,rn. ( Sy nanthérées . )

plantesl svnanthérées de co nom sont
t'es

indiquéei dans
heleniurn

Gartvurz, Bberriskrarrt, Elterrauter ÀL.i Southenrr,vood, Abrorl, DÀN.; Àbrotano, nsp.r rr.r pon.; Averuit, ^Nc.; iloL.; Boae Drzuskko, por..; Æbrodd, su.; Chissuur unsi, ar,

irtrarmacopées. o Aux É n, Aunée con t rnune Inule ,

: c'est I'E).dvrov des Grecs.

;

lnwla

rasum, rn.l,Oland Sanct. Bllensron, DÀN.; Enula câûli pana, Dsp., poR.;Gewoone alaut, Àlantswortel, uor,.; Enrrla campana, Elenio, rt.1 Bekhisaniabilischami, r'nn.; Omanowy, pol,.; Deviasil, lrus.; Alandsrot, nus.l Andir, rrrn.

Alant, Grosser alant, Alantrvurz, Brustaland, Helenenkraut, el.1 Elecampane, ÀNG.; Ergh el ghenah, Usulul-

Plante 'l; des jardins ayan[ beaucoup cle rappor[ avec les absinthes. Bn touffes hautes ile 50 centimètres à ,l mètre, ligneuses, feuilles
subdivisées, sétacées, fleurs jaunes, en globules

Plante que nous caractériserons suffisammen[

cn disanl,'qu'olle a assez bien I'apparence, en

terminaux. Odeur forte, aromatique, camphrée et citronnée, d'où son nom de citronnelle qu'elle oartage avec la mélisse. ' Am"er, tonique, excitant, vermifuge. Peu employé. ' 0n nommo a,urone femel,l,e [a santoline"

{41 AZOTÀTA D'ARGENT. les associer ni aux acides, ni aux alcalis, Ne AVOINE. du moins les azotates métalliquos' Artoine cultiuee I Auena Azotate dtammoniaque' Hafer, .1,r.1 Oet, .l,ttc.i Churtelt nsp., rr.; Haver, uoL.; Avea, inflammable, sel ammoniaque nitreu'æ' I{itre nus.; Hafra, su. saturan[ J'acide azotique par On I'obtient la semence mondeje constitue I'ammoniaque. en est ernployé comme diaphoréCéréale dont ll hal'er,^ Hcferle gruau , grutellum+ (GeschæIter diurétique et vermifuge. grritze, nr.; Gruel, Groats, ANG .; Hgf 9rgTyry, tique, Dose, Èti centigr. à 'l gr. éu.), que I'on distingue elt grudu de hoisiel @a Azotate d'argent' nom'd'e I'usine de M-. l\fenier, Qui, le premier, le fabriqua), ou de Paris lorsqu'il est entier, et Il est connu et employé sous des états difféen gru.au de Breta'gne lorsqu'il est concassé ou rents. grossièrement moulu. tl' Azatata d'argent cristallisé, eristauæ de Le gruau, surtout celui de Bretag!-e, devient lune, eaustique l,unaire, -nitrate acide d'Q,rpromptement la proie des insectes ; il convient gent'; Hyd,rdgogum Boylei, Azotas argentide I'avoir touiours frais. cusCI.

ATOTNE.

æ

Adoucissani, a naleptiQu€., diuré[ique, emplové en dticoctt! ipp. 20 : 'l250 réduits à 'l 000)' ieaù ou tisane cle fiiuau). On en fait un sirop.

silbersarpeter,

AYA PANA.
E ultatori,um a,!l apana. (Synanthérées.) Plante originaire du Brésil, et transportée à I'I1e-de-Franôe, el'où nous lient la petite quan' tité de feuilles que I'on consomme en Europe. Ces feuilles sorit longues de 5 à I centimètres, étroites, lancéolties, aiguës, marquées de trois

of silver, ANc. ; i?ïil[.,'ft.^.".ï"#T;'i:.r, On I'obtient en faisant dissoudre à chaud ds I'argent pur dans de I'acidenitrique; on rapproclrelt l'ôn fait cristalliser. (Codeæ.) On le purifie en le faisant dissoudro dans de I'eau distitlée et, le faisant cristalliser cle ttouveau. ou seulement en lavant les cristaux sur un ent onnoir.

rlervures principales, couleur iaune
$aveur a sfrin gente

fauve.

agréable, avant de I'analogie aveo celle de la fève tonka. Ses propriétés paraiqsent être celles du thcj.

,

amère

;

;

odeur parfumtie

Elle est

tric à I'exiès c'ontre un grand nombre de malaclies : rien ne nui[ plus quo les éloges outre(s.
AUEDARACII.
Margousier, Li,las des Antilles, de I'Inde ou de l,à Chine; Meli,a azedarech. (Nléliacées.)
Gratter zidraek,

à ireu prèd oubliée, après avoir

été van'

Il cristattise sous forme de lames. Il est incolore et inodore, d'une saveur styptique et métallioue désaeréable" très-caustique et soluble clans'son poid"s d'eau'distillée. Son soluté colore la peau eri violet; coloration qu'on peut enlever en srande partie, quancl cela-est nécessaire, à I'aid"e de I'hcide-aiotique étendu, et mieux de I'iodure potassiq. Il piécipite dans I'eau ordi'
narre. II est employé fréquemment comme cathérétique, antipirlolistique, en injection, en coll)'rest en solutés concentrésn etc.

Toutes les eaux vendues pour noircir les

$lia"i.îiJJiiljÀi.1

acederae, Esp., rr.;

-

Grand arbre originaire des Indes orientales, tlont l'écorce de la racine, les feuilles et lesfruits ou noix sont employés en Amérique comme vermifuge. Piddington a extrait de l'écorce un alcaloide
frtbrifuge.

cheveux, sous les nom s d' eau égyptienne , ët h,i,apique, etc., sont à base d'azotate ti'argent. A I'intérieur, le nitrate d'argent a été employé comme tonique, antispasmodique, hydragogue. Il a été fortùrent recômmandé sous forme pilulaire contre l'épilepsie, la chorée; mais I'usage prolongé qu'il Ïaut en faire occasionnant une ieinte gOnerate ardoisée à la peau, on y â, r€noncé.

AZOTATES.
salpeterra're

,

^"' to*rtiîifrt

i"iî;.

salpeterzuur

'

'oL';

Sels rd,sultant de la combinaison de I'acide
azotique avec les bases.

Au- temps des alchimistes, c'étaient des notres; plus tard, on les nomma nitrates, comme on les appelle encoro souvent.
Ils jodrhsent tous d'une saveur fraîche et d'une grande solubilité dans I'eau. Les azotates alcalins sont diurétiques ; les autres jouissent de propriétés tliverses.

Dose, ,l à ,l 0 centig. à I'intérieur. Ineomp. : chlorurel, iodures, sulfures, cârbonates,'sulfates, phosphates, acides arsénieux'' chlr;rhvdriquo, taririque ; matières organlEuel' etc. Césel btant aussi décomposé parl'effet de la lumière solaire, doit être conservé, ainsi que ses solutés, dans des rases bleus ou noirs. 2o Azotate d'argent fondu, pierre i,nf ernale , ni,trate neutre d,,' al g ent ; Lapis inf ernalis , Nitras argenticus fu,sus' .
Hagar ghehandmr AR.i Piedra infernal, nsn.l Pietro infer. ùale,* rr.1 Litoe azotnokisloo eerebro, RUs.; Helchesteeut

f, lrz

ÂZOTATE D'ARGENT

O

d
_

AZOTATE NE FER.
Azotate de baryte.

Faites fondre dans un creuset de l'azota].e d'argent cristallisé, ou rnieux, comme le recornmande le Codexn faites évaporer les eaux-mères

ï{'itre

baryti,qne

;

Axotas bargti,cus.

du nitrate cristallisé, mettez le résidu de, l'évaporation dans un c.reuset., chauffez, et quand la matièro sera en fusion tranquille, coulez-la dans une lingotière préalablement chauftée el, graisqée, .ou m!eu4 .plombaginée. La lingotièie refroidie, on la déinonte et on en retirdles cvlindres de nitrate quo I'on conserve enfermés dans des {lacons contenant de la coriandro et mieux de l'amiante ou de la ponce p.ilée pour empêcher

il n'est d'aucun usage en-médecine, il est usilé en pyrotechnie. Pai la calcination on en obtient là baryte pure.
$ous-azotate de bisrnuth.

On I'obtient en décomposant le carbonate de b.aryto ou le sulfure do barium par I'acide azotiqJle. II est cristallisé, soluble, vénéneux.

râtre produite par la réduction d'un peq-d'arg_ent èt de

que les cylindres ne se brisent-. A part la forme en bâtons et la couleur noi-

Blanc de fard, d, perle au de bi,smuth, IIIAgistère dg bismu,tlr, , Oæyde blanc de bi,s-cle
muth , Nitrate basique azatas bismutictts.
rr
s

bi,smuth; Subrvei ss, x., 1 Azot-

-l'altérâtion ployée d-ans la lingotière, .le nitrate d'argent fondu a les mêmes propriétés que le nitrate
cristallisé.

la matière grhs$

em-

B

rt s i s c

aI p et

ersaï."i;:îî,"jk$rï
nr;:h

arrêber les érvsipèles. pour hâter la oicatrisCtion 'cles chancres indolents. 4ur trajets fistùleux. oans le croup.
châsse dans un

L'usage externe du nitrate d'argent est des plus importants, c'est le cathérétique le plus -s'en employé, le caustique par excellencè; on serû p_Qur réprimer les chairs fongueuses, sur lesguelles son action es[ très-vive ; pour touchei la surface des plaies de mauvaiàe nature, les boutons varioliques (méthode ectrotique),

. Sa préparation a été longtemps tenue secrète, c'est Lemery qui la fit connaître. g Acide azotique, Bismuth purifié, 6
F aites réagir d'abord à froid, puis à chaud laissez repos"er, clécantez, evaporez au* Ziâ, ôt v-er,qez la liqueur dans 40 ou SO fois son poids d'eau;. il se'formera un précipité abondant do

sous-nitrate de bismuth. iln vôrsant dans la liqueur surnageante de l'ammoniaque dilué dc manière à ne pas saturer complétement I'acide, on. prcicipitgln une nouvelle pb. de sous-nitrate qrrln ajoutera ag premier. (Coden.) Quelque bicn lar'é qu'il soit, ie sous-nitrate de bismuth humide a' toujour,s une réaction o.i4g, aussi devrait-on lui préftrrer pour I'usage rnrldical ie carbona[e de même base. An tispasmodique. Dans la gastrodvnie, ia

lonqueur gu'on le désire. de cire d'Espagne fonilue. Ldrsqu'on veut Ée servir des datbns ainsi préparés, on met le bout à nll a\rec un canif.- Ne seraii-iL pas mieux d'enduire les bâtons des différents caustiques avec la matière des instruments en gomme élastique, de guttapercha ou même avec de simple vernis
?

Pour se servir de la pierro infernale, on l'entuyau db plume, et mieux dans un iristrument fait ad ltoe et nommé portepie,rre , porte-caustique. Mais pour les cavités profondes, on risque, par cetto méthode, de toucher aux parties antérieures à celles que I'on veut attoindre. Pour obvier à cet inconvénient, M. le professeur Duméril a donné connaissance d'un moyen qui consiste à recouvrir des bâtons de pierrd infeinale do telle épaisseur et de telle

diarrhéé,

poudre.môlée ou pastilles.

]o gastrite. Dose, ddg à 5 gïam. en
à du sucre,
en pilules, lragées,

Azotate de cuivre.

Les bâtons d'azotate d'argent peuvent se rompre dans les cavités où on les porte. Pour obviêr à cet inconvénient on a proposé de disposer des mèches d'amiante dans et de couler I'azotate dessus.

I Azatas eapri,cus. prépare directement en traitan[ de la On le Iimaille dè cùivrg par I'acide azotique. Il cristallise en prismes {ldxibtes d'un très-beau bleu. Le nitrate de cu,i,ure arnrnoniacal, s'obtient en précipitant un soluté de nitrate cuivrique par l'ammoniaque non en excès; recueillant le précipité, lc d'issolvant dans l'âmmoniaque ed fuisan[ cristalliser au bain do sable.
.A,zotate de

I{ctr"ate cuùurique

la

lingotière

fer.
de

Le médecin a quelquefois besoin d'avoir un crayon d'azotate d'argent à bout très-aigu. O-n arrive à ce résultat à I'aide du canrf, mais difficilement. Le mieux est de se servir de la lime douce. On fait d'abord au crayon I* pans, puis on abat les arêtes de manière à obtenir un cône très-pointu.

{er pa1 Q. S. d'acideazotique, à I'aide do la chaleur. On décante e[ on conseive la liqueur. Op peut aussi le préparer en traitant direCtement la limaille de fei pàr I'acide azotique. Inusité. Sous le nom de persesçluinitrate de f er et contenant un peu de chlorure ferrique, lo doc-

Nitrate ferrique I Azotas ferric,u,s. On le fait en traitant Q. V. d'oxyde noir

AZOTATE DE ftTERCURE ET D'A}TMONIAQUE. 4 &3 Nous aYons ajouté I'adjectiÏ causti,que poar teur Korr l'a proposé c0mm0 antidiarrhéique éviter qu'on ne ionfondo éette préparation avec puissant. I eau merueilleuse uermifug e,- dontnous parle,dzotate de rnagnésie. rons plus loin. Nitre magnési,en ; Azotas rnû g nesicu,s. C'est une préparation analogue à celle quc l'on connaissïit^autrefois sous-ies noms de reOn I'obtient en saturant de l'acide azotique par du carbonate de magnésie. II cristallise dif- mède du capuci,n ou du duc d'Antin, d,e lificilcment, est'déliquescent et C'uûe saveur très- queur de Be'lloste, et qu'on employait à I'extéiieur en lotions sur les chancrt's et uicères syamère. Inusité. philitiques, à I'intérieur à la dose de 2 ou 3 .gouttès ,&.zotat,es de trnercure. ôans uh verue d'eau ou de tisane sudorifique. . Guibourt indique encore, sous le nom d'aci'de On distingue en pharmacie deux azotates de de rnercure et un azotate double de mercure et nitrique rnercuiiel,la dissolution à chaud I graÎnme de protonitrate de mercure dans 8 d'ammoniaquo" d'âcide nitriqué. Bien qu'on I'emploie comme lo tl" Protoàzotate de rn"ercure t nitrate de prodeuto-azotaie acide liqui'de du Codex, il ne faut toæyd,e de mercure, nitrate tnereureufi i !zo.'

AZOTATE DE MAGNESIE.

-

tas hydrargyrows,
cu,rnfr*.
Mercure

Ilydrarg'!Jru,nx

nitriP.E.

pas confondre.

Azotate de rnercure et dtammoniaque.
Àciile azotiqrie à 35'.

Laissez réagir clans un matras; après 2/* heures, séparez lès crisl,aux formés. lavez-les à l'acide nitrique et faites-les scicher. (Codeæ.) Traité par I'eau chaude. ce sel donne un sous'

pur.

Mercure soluble d'Hahnernann, Oryde grùs ounoi,r de mercu,re , Précipitë noir , Turbitlt noir, Protonitrate arnrnoniaea-mercurùel ;

Hydrargyrunx oæydatum nigruffi t Azotas
hy

drar

gV

roso-il,rnmonicus

,

protonitrate insoluble, jaunc verdtitre, appelé

turbith nitreuæ.

Le protoni[rate dé mercure est employé cn pommade contre les dartres ; il est cathérétique. Sous le nom de ytrotonitrate de rnercuJ"e rationnel, M. t\Iialtre indique le soluté suivant : on broie 30'0 nitrate merCureux avec 40010 d'eau distillée âcidulée de 90,0 d'acide azotique. On conserve la liqueur sLrr le dépôt qui refuse de se
dissoudre

2" Deutoazotate aci,de liqtûde de nLerclne , Nitrate aci,de de ynercure ; Azotas hydrargyrieus liqu'idus+.
IIIercure pur,

avec Q. S. d'eau froide et faiblement acidulée par de I'acide azotique, de manière à obtenir 4 ou 5 litres do soluté. Versea goutte par goutte et sans interruption, otr agitant le soluté mercuriel de I'aminoniâque Etendu de 4 S à 20 fois son poids d'ean, jusqu'à ce que le précipité prenne une teinte pâle ; séparez par décantation le précipité de Ia liqueur surllagoante, lavez-le, et iaites-le sécher à I'abri de la tumière. (Codeæ.)
Cette préparation

Triiurez 4 00,0 de protoazotate de mercure

too

Àcide azotique à

35',

2oo

Faites dissoudre, puis évaporez de manière à obtonir 225 de produit. (Codeæ.) Ce liquidc contient 74 pour 4 00 de ni[rate et un excès d'acide. _ Caustique énergique emplové pour combattre les dartres rongeantes, les rrlcères cancéreux de la peau et du col de I'ul,érus : 0n I'applique au moyen d'un pinceau de charpie et ôn recouvre avec un tampon de la même substance. n ne faut pas confondre cet,te préparation avec la suivante :

;

Eau mercurielle eaustique.

Mercure,
Eau

I

Âcïde azotique à

33"'
:

E

Dissoivez à une douce chaleur et ajoutez

distill6e,

30

rnoins vénéneuse, d'après le plus ou le moins d'ammoniaque sérvarit à sa lrécipitation. La couleur de ce médicament varie dans chaque pharmacie du noir velouté au gris noirâtre, et contien[ dans 0e dernier cas une proportion pius grande d'oxyde de rnercure. Le meilleur moven d'obvier à I'inconvénien[ d'une préparation si incertaine est de la faire d'aprèd la' pharmacopéo dc Prusse, avec unc quantitr( toujours fixe d'ammoniaque liquide. Prenez : azotdte de protoxyde cle meriure 2?8 g., eau distiliée 750 gr. Après un mélange intime on y verss goutte à goutte et en agitant constamment, Ammoniaque liquide ,l5 Sr., étendu d'eau distillée 425 gr. Ofr lette sur un filtre et on lave avec 4 50 gr. d'eau distillée, otr fait sécher à une douce chaleur, et on conserve à I'abri de la lumière. Selon R. Kane, le mercure soluble d'Hahnemann est du turbith nitreux dans lequel une
p.ropo;tion d'eau est remplacée par une proporuon o ammonlaquo. C'est un produit qui ne mérite pas le titre

varie et devient plus ou

La liqueurcontient, commo ia précédente, un mélanee de proto et de deutonitrato de mercuro. (Cod,ei d,e i8,l8,)

4r&

AZOTATE DE PLOMB. donnei,

rle soluble qu'on lui a

cette. épithète ne se rapporto pas

à son action

si

toutefois

-

AZOTATn DE QUININE.
res sont nombreuses dans I'Inde (celle de Tirhrlt au Bengale est ia plus riche), €tr Perse, en Egyptc, d'où ce sei arrir e en Europe en grando

médicale. Il a eu une très-grande vogue en Âllemagno et même en Franîe comme" ant,isvphilitioie. llalheureusement c'es[ un médicament de cômposition variable et partant peu fidèle dans son emploi. Le mercure boluble à teinte grise paraît plus énergiquo que celui qui est toutâ faif nrrir. L)ose, 4 à 5 centig. en pilules.

quantité. Mais c'est

là le salpétre cru ou de It,oussage du commerce. trl abesoin d'être purifié

par lavage e[ cristaliisation.
C'est à c:e sel que les plantes dites nitreuses, comme la bourrache, la buglose, la pariét,aire, d oi ve n t Ie u r.s propriétés d i u ré tiques. Lu moelle d e I'hdlianthe oti grând soleil (Helianthus annuus) en contient tellement qu'elle brrile comme une rnèche d'artifice, ce qui avait fait penser çJu'on pouvait l'employer elr ntoxas. _ Enlier, le sel de nitre se présente sous forme de masses aiguillées, blanches, inodores. Ses cristaux sont des prisrnes à 6 pans à sommeû dièdre. Sa saveur est d'abord fraîche et urineuse, pgis arnère. Il est soluble dans 4 fois son poids d'eau froide, et moins de riloitici de son poids d'eau bouillante. il produit un abaissement de température par sa solution dans I'eau. trl est un peu soluble dans I'alcool. A haute dose, c'est un poison. À petite dose, c'est le diurétique par exiellence et'le plus employé. C'es[ aussi' un tempérant, un 'fondant, un antiscorbutique, et, d'après les ltaliens, un contro.-stimulant. Le docteur Aran I'a employé à haute dose (jusqu'à 30 grarnmes par lour)
con trc.

Azotate de plomb.' On I'obtient soit en traitant directement le plomb par I'acide azotique faible aidé de la chaleur, ou etr sattrrant le nrême acide par de la litharge, et faisant, cristalliser par évaporation. C'est un sel en beaux cristauf à reflet éclatant, soluble dans treizs part,ies d'eau, très-lourd i une chaleur convenable le fait fondre, et, il peut ê[re coulé, à I'aide d'un peu de nitre, en cylindre comme I'azotate d'ârgent. Nlais une îorte L chaleur le décompose. u été proposé dans ces derniers ternps pour {l la désinfeciiori et la cicatrisation des plaies, soit en solutci. soil, sous forme de cravon"-contre les rnaladies dela peau, etc. C'est uri désinfectant à mettre sur la même ligne queles hvpochlorites.

La liqueur orr euu,"inoâ,ore d,ësinfectante cle Ledoyen es| un soluté de 4 p. de nitrate de plomb dans 8 p. d'eau. Le remède de Liebert
contre les gerçures et crevaces aux seins est un soluté de 50 centigr. de sel dsns 30 gram. d'eau colorée avec de la leinture d'orcanette. Selon la pharrnacopée d'Edimbourg, c'est le sel qu'il convient le mieux d'employer pour la préparalion de I'iodure de plomb.
d

llzotate de potasse,

Î,{itre,

Sel de n'i,l,re, Salpétre, nitrate de potasse; Kali, ni,Lrieum, Nitras kalicus, Nitras potassæ, Azotas potassi,cu,s.

Salpetersaures

poo,

ltali, rr,.; Nitrate of potash, ÀNc.; Malh el barud, Ubkir, an.; Salpeter, DÀN., HoL., su.; Salitre, nitro, usn.; Bajee, rND.; Salnitro, lr.; Shorah, nERS.; Nitro, FeR.; Azotnokisloi kali, Selitra, nus.l PottiloopLÀrr.

D'après beaucoup d'auteurs, I'existence de ce sel aurait été révélée au xrn" siècle par le moine Roger Bacon, à qui on fai[ égalemeht I'honneur de la découverte de la poudre de guerre. Selon d'autres, Geber, âu rx" siècle, parle distinctement du nitre. Selon d'autres enccrre, les Chinois et les Indous connaissent de temps immémorial lo nitre et la fabrication de la poudre. Quant au neter" de l'Ancien Testament, âu virpov d'Hérodote et de Théophraste, et au n'i,trum de Pline, il paratt être Ie na,tron.
On le retire en grand des vieux platras et des

le rhumatisme articulaire. Dose : de ti centig. à q grammes dans des boissons, comme diuiétique; l, tn e[ I grammes comme contro-s[imulant. L'azotate de potasse entre clans diverses préparations, et notamment dans la poudre ditrrétique. Il fait partie de la poudre ir, iirer. Yoici la composition de la poudre de guerre: azotate de potasseTS, charbon 42,8, soufre42,5. Le poei,dre'cLe fusion es| u:l mélange de 3 parties de ttitre, ,l de soufre e[ ,l de sciure de bois. Ineompatilt. : Acide sulfurigue, alun, sulfate de fer, dô cuivre, dc magnésie, de zinc, Si I'on fait fonclre du sel de nitre dans un creu-qe[ et qu'on Ie coule en plaques, otr obtient le nitrate de potassc forr,du,,- le sel ,ie prunelle, le cristal miné,ral, an nitrum tabulàtum des anciennes pharmacopées, et encore particulièremen[ recommandri dans quelques traités de nrédecine vtltérinaire, bien qu'il ne difrère point du sel cristallisé. Cependant-nous devons dire, que plusieurs pharmacopées font ajouter penclant la préparation une lrès-petite quantitr! do soufre 1,i7,tÔo environ), et qué dans bo cas il se forme un neu de sulfabe de footasse. Azotat,e
r!

e quinine.

nitrières artificielÉs ou naturelles. Ces derniè-

Dissolvez Q. V. de cluinine dans Q. S. d'acide az-otique étendu, filtrez, évaporez et faites cristalliser.

AZOTÀTE DE SOT]DEI Azotate de soude. Nitre cubique ou du Chilù, quadrangulaire
ou rhomboïdal; sodicus.

É

RAINS,

t46

Natrum nilriculn,, Azotas

semblent assez bien à celles du séné, sont Iégèrement, purgaiives el,. peuvent remplacer,..dans certains qfs; ce dernier, auquel on les mélange quelquefois frauduleusenent.

Il est fourni par le commerce e[ n'a besoin quo d'une puritication. Il est, employé comme tiiurél,ique et antidysentérique. L'azotate de soùde exist'e en quantités inépuisables dans le désert d'Atacamâ, près Taraôopa, sur les frontières du Chili. Etant à plus bas prix que I'azotate de potasse, on lui donne la. préiérenôe pour la préparation de I'acido nitriquo. Il a de légères pp. d'iode. Azotate de strychnine. Sel plus soluble et plus actif que la strychnine elle-mbme. On I'obtién[ comme celui de {uinine. Azotate de vératrine. Opérez comme pour celui de quinino.
B
Anis étoilë, Anis de"la Chine.

BAINS.
Balneum des Latins, Ba),avriov des Grees. Milieux dans lesquels on plonge, dans des

vues thérapeutiques

BADIANE

I'une de ses parties. L'usage dqr bcins, soit comm.e.poyens hy. giéniques, soit comme agents médicamenteux, remonte à I'antiquité la plus reculée. Sous ce dernier rapport, les anciens employaient beaucoup les eaux minérales, ainsi que I'attestent les nombreux monuments que I'on trouve encore dans différentes localités riches en eaux minérales. Ils en obtenaient des cures tellement remarquables, qu'ils considéraient les sources de ces eaux comme sacrées. Du reste, ils ne faisaient usage des eaux minérales qu'en bains, et aucunement en boissons, comme nous le faisons de nos jours. Eu égard à la partie immergée, les bains sont
générauæ

, le corps ou seulement

c'est-à-dire partiels. Ces derniers sont divisés en demi-bains, bains de pieds oa pediluues, bains de mai,ns ou manuluves, bains de sië.ge
ou
d,e

,

c'est-à-dire entiers

, ou locauæ,

l'illici,um anisatum,

(l\Iagnoliacées), qui croit en Chine et au Japon. Ces truits sont, formés par 6 à 42 coques réunies en étoile, ligneuses, d'un brun ferrugineux, renfermant chacune une semenco ovale, luisante, de couleur puce, et contenant elle-même uno amande blanche, oléagineuso. Tout, le fruit,

C'est le

fruit d'un bel arbre toujours

vert

,

Ie péricarpe surtout, a une odeur anisée trèsforte et une saveur chaude sucrée et acidule. La badiane contient uno grande quantité d'huile volatile, une huile grasse, verte et âcro,

Selon l'état moléculairo de la substance du bain, ils sonû liquides, et c'est Ie cas le plus orclinaire, rnaus, secs ou gazeut. Ln nlrx LreurDE est constitué par I'eau, soit clrargéo naturelloment (eauæ minérales, eau de mer) ou artificiellement, de principes médicamenteux. Cependant on connat[ des ôains de saft! r de lait, d' huile , de rnottt de raisin,, de u'in, etc. On I'appelle bain de glace, quand I'oau approche dè-Oo ; bain froid,- de ,l 0 à gO.; bain tiède, de 25 à 30o; bain chaud, de 30 à 40o _et plus (,1). Ce .dernier exige beaucoup do
pruden ce.

fauteuil, etc"

du tannin, de I'acide benzoïque. La badiane est en grande I énération chez Ies Chinois, qui en mangent après les repas et en brûlent devant les pagodes. Pour la médecine c'est un stimulant, un stonrachique eûlployé comme succédané do I'anis vert. L'huite volatile sert, dit-on , à préparer la meilleure
anisette de Bordeaux.

On évalue la. quantité d'eau nécessairo pour un bain ordinaire ou pour adulte, à 900 lifres; poqr un adolescent, à 200 lities; pour un enfant de huit à douze ans, à 4 00 litrés; enlin pour les enfants au-dessous, de 25 à 50 litres. Suivant la durée, on le dit ; bain de eaurte d_uré9 (quelques minutes) , bain de rnoy enne durée (environ une heu re) , bairr, Ttrolongi (plusieurs

BAGTIENAITIXER.
Séné indigène, Colutea arborescens. (Légum.)
Blasenstrauch, rr,.1 Bladder senna, Scbaap lingeboum, HoL.; Esparrtalobos, rsn.l ^Nc.; Yescicaria, rr.

Bn général les bains ne doivent être administrés. ni dans les accès de fièvre, ni dans
(r) Les degrés indiqués ici sont des degrér centigrades-. 33o centigrades est la ternpérature de ltainproprement ditel elle eorrespond à 27" Réaumur. On s'assure de la ternpérature des bains à I'aide d'un iilstrument nornrné thermomètre ù bains. C'est un petit thermomètre ordinaire, :rppliqué sur trne planchette sur laquello sont nrarqués les degrés, et qui se tient verticalemertt dans I'eau à I'aide d'un flottour en li6ge.

heures).

.

Arbrisseau indigène, à feuilles d'acacia, à fleurs iaunes et à fruits vésiculeux. Les'feuilles, ou plutôt les folioles, qui res-

40

tt

&6

BAINS.

la sueur, ni lorsque I'estomac est rempli d'aliments.

prend le nom de doucltn, de bai,n d'ondëe-, de Surltri,se , d'affusion , d'aspersio?t,. Le bain' russe e[ le ba'in égyptien ou turc sont à peu près tout cela à la"t"ors, plus le massage ou fiiction que I'on fait suppoiter au baigneur pour celui-ti, et la flagellation pour celui-là.
Nous'entrerons"dans quôlques détails de plus principales de ces variantes du bain, c'est-à-dire sir I'affwsion et la douche. L'affusiora (de affwndere, répandre) consiste à vers'er un liquide'sur lout le ôorpsr otr seule-

qu'il esi administré d'une certaihe

Lorsque le bain liquide n'est quespartiel,

011

centimètres de diamètre, et le réservoir cle nomme douche descandu,nte

a communément de quelques millimètres à 3
2 , celle dans laquelle

effets de la douche sont marqués. Cette colonne
à

manière, -il

4 mètres de hauteur. On administre aussi les douches en filet, ell arrosoir, etr nappe. On

le liquide tombe verticalement de haut en bas sur lâ partie atÏectée, c'es[ la plus usitée ; ascendante, celle où lo liquide s'élève au contraire ; latérale enfin, cello où il est dirigé plus ou moins horizontalennent.
tiennent tique.
divers modes d'applications de I'eau apparà I' Hydrothërapi,e, laquelle aujourd'hui consl,itue un système important de thérapeuCes

sur les deux

ment sur I'une de ses parties. L'e-au froide est communément le liquide employé. L'affus!'oJt, diffère do la d,ouche'en ce que dans celie-ci le certaine Tôrce le point de la peau indiqué; dq l'aspers'ion, en csquo !e tlquide_ici est, PJojeté sous forms de pluie; du bain de surprise ou d,'ondée, otr ce {ue le nralade reçoit cette pluie d'une manière brusque et inattendue ; de I'im' mersùon, otr ce que- la partio plonge entièrement dans le fluide. D'après ce que nous avons dit, l'affusion peut être généralo ou locale; dans Ia première,. le mataiie est placé nu et assis dans une baignoire vide, otr riSpand à flots sur lui quelques seaux d'eau plus où moins froide, puis on I'essuie avec des linges chauds et on le r-eplace dul! .son lit. Dans Iô cas d'affusion partielie, on la dirige uniguement sur la partiei malade,. en abritant les âutres du contact do I'eau froide : si c'est la tête, lo malade est ordinairement placé dans un bain d'eau tiède ; si c'es[ la moitié supérieure du corps, dans un demi-bain. On remplace souvent ki bain e[ le demi-bain par un pédiluve à haute température. Les affusions sont indiquées toutes les fois
fluide franne d'une manière continue et avec une

La douche est un moyen puissant de médication, mais qui demande beaucou_p de tact, pou{ son indication. On tire aujourd'hui un grand parbi de la douche froide dans le traitement de I'aliénation mentale. Barns DE pIEDs oa pédiluues. Ils peuvent avoir différents buls, cependant ils sont plus généralement enrployés à titre de révulsifs. Âlors on v fait enirei des substances irritantes dont on aide I'action en élevant la température de I'eau. On a inventé un appareil assez ingénieux (thermopode) pour donner des bains de pietls; cet appareil se compose d'Lln seau en métal (il sorait peu[-être mieux qu'il fiit en matière moins Conductrice cle la chaleur) ; le long de la paroi descend un tube en fer-blanc qui , arrivé à ia partie inférieure, se courbe et vient aboutir au centre du fond, où il se [ermirte en pomme d'arrosoir. Lorsgu'on veut réchauffer le pédiluve, on verse l'éau chaude par I'extrémité supérieure du tube; de cette manière on n'a pas besoin de découvrir le bain, et le mélange de I'eau chaude avec I'eau refroidie, so faisant par le fond, est beaucoup plus exact. Il serait ra-

tionnel d'appliquer co principo auK grandes

Fff. J'

#

t',îï#:"

contre-indiquées susceptibles de réactions, et chez les personnes

ïii; par un trop-plein. ' Nous prbnârons occasion de ces détails pour chez les personnes âgées, peu
:

$.',tlàt :T',1i' l

o

baignoires : I'extédant d'eau pourraiû s'écouler

l,'J,'

pléthôriques.

-

La douche (duci'a) est un bain local dans lequel le iet d'un fluide gazeux ou liquide quelc-onque ést dirigé avec plus ou moins d'intensité
corps. De la nature du fluide^employq, d. sa température, du volume, de la force du jet et' de sa durée, résultent les effets variés que les douches sont susceptibles de produire. On emplois I'airr l'eau commune, I'eau de mer, les eaux ininérales, des liquides aromatiques, toniques, alcalins, alcooliques, del'huile, du lait. On administre les liquides à I'aide d'un réservoir élevé : plus co dsrnier est élevé et plus Ie diamètre de la colonne est grand, plus les

et dtuno maniêre coniinue sur un point

du

dire un mot du chauffago de I'eau des bâins. Dans les grandes villes où il y a des établissements deËains, I'administratiôn do ces moyens médicinaux ne'souffre aucune difficulté. Mâis il n'en est nlus de même dans les petites localités. Les renËeignements que nous allons donner pourront dônc être quelquefois utilisés par les médecins de campagne. Aujourd'hui, dans les établissements de bains, ou autres, dans lesquels on a besoin d'eau chaude, on ne chauffe

flus I'eau directement, mais à I'aide de la vapeur que l'on fait dégager dans un générateur,
sorte de petite chaudière à couvercle muni d'un tube qui-amène la vapeur au sein des grandes cuves qui contiennent I'eau_qu'_on v-e.r1t chauffer. Jls épaignent ainsi I'achat dô chaudières métal-

tsAINS.
liq.ues énormes, et de grands embarras. II serilit, selon nous souvent facile clans les ménages, ou I'on possède rarement des chaudières lfPez grandes pour ch_auffer I'eau des bains,

,

ILY sert de l'appareil suivant, gui remplit toutes les conclitions-désirables : il s'e compbse d'unô
so

bain

Cetle méthode de chauffage de I'eâu est fonun poids -réduit 1é. Tul, ce principe de phfsique, qu;un poi donné d'eau en ùpêur^err arnènera un fois plus fort a la rempéralurs de 'qyltq,.9inq La température ordinâire du bain l.ebulllhon. étant de 33" centig., 'et I'eau a1.ant, en moyenrre, déjà une tempéràttire dé.ià ung_ tempéràture de 4 ôJ ceirtiq.. ii u'*n,! ôô .untig-, s'*nsuit qu'il ne - faut ps re duire en lia-peur une grande quantité d'éau pour faire châuffer un

tl'imprSuir*r [o'àtg". ;ïr; d';],;ùg*. rrrpruvrsel' rluetque CnOSe 0 allalogue. -

démont

li

ll

I'ac[ion thérapeutique du bain. Ils conviennenC dans certaine-s affeôtions locales ori le bain en-

avec glle; I'app_areil caléfactéur poui le'chauff,aSe d.e.f eau. Un caléfacteur Oé;a ancien, 0t dont I'idée nous paralr heureuse, "consiste dans une .qorte de vase en cuivre que I'on plonge da's I'eau de la baignoire, et^dans I'iniérierir duquel on fait du feù de cÉarbon. Deux tubeÀ la[éraux- qui sol,tent de I'eau donnent, l,un accès à l'aif à I'entretien de lâ combus'écessaire tion, et I'autre issue aux procluits de cet[e dernière. L'eau ét,ant amenée à la température vouiue, on enlève l'appareil. Balws DE MAxNs ou nzanul,uues. Rien de plry simple que leur administration. BarnJ nn-srÉcn ou de fauteuil. Dans cette sorte de bains, la part,ie inférieure du tronc et le haut des cuisses seulement sont soumis à

existe rl'ailleurs des baignoires qui portent

exactement le châssis, et, d'un ùase muni d,un tube terminé par une por),rrl0 d'arrosoir. Lors-qu'on_veut le faire fonclior)ner, otr fait asseoir le malade dans l'intérieur du châssis, sur une chaise posée sur une toile cirée; on recouvro le châ:rsis d'abo.rd .d'lrn _drup ou d'une couverture, puis de la toile cirée dont nous avons parlé plué haut, en ne laissant cgue la têt,e du maladd en dehors.; o.n. fait, irrrivér I'extrérnité du tubô partie inférieure de cette sorre de baignoire, on chauffe le vase qui.contient le liquidé qu* veut vaporiser, et Ie malade se tiouve bientôt entouré d'une atmos.phère de vapeur. Dans les srands éiablisseme.is tle bains et da's le.s hôpiïâu-x, on pioorir io i;àprùràun* ,n

corbeille en osier ou d'un châssis bn bois se ant, d'une toile cirée pour recouvrir

àl; i';;

tier n'est pas nécessaire.

seau à pédiluves.

peut admettre, relativenrent à sa nature. le bain général, une foule de variétés. Sa température, sa durée subissent les mêmes modifications. Le fauteuil à bain de siége pourrait recevoir le même perfec[ionnement que ie
comme

Il

Les narxs Mous nous intéressent peu ; 1qs plus usités sont ceux de boues minéra\ei, (t; marc de raisùn, de funtier chaud,, de d,égras d'huile. La boue saline des bords de la mer est emLes substances _ les plus fréquemment €rnployée très-chaude, par les habitants de la Cri- ptoy€es en bains. d.e vafreur loyées barns. vapeur soni : le soufre, ie son[ Ie mée et surtout par le-s Tartares, en bains contre cinabre, le benioin" l0 succin. etc.. nôrrr'les crnabre, inabre, benjoin, l'e succin, etc., pour'lei etc,, pour les I'hypocondrie, ie scorbut, la sirofule, etr. bains de vapeur sèche, auxguels nous aiduterons Les na,rr{s sncs sont constitués pai clu sable les bains de résinp.u,:r, ohf,p--nrrs, par ln"nc,"hn.iiie résinelræ obtenus nrr la " carboni(arénation), du son_, de Ia cendi"e- chauffés, et satio.n des. copeaux de sapin I l'èau, I'alcool, Ie dans lesquels on plongo tout ou partie seulevinaigre, lg. décoctés aronra[iques,' émollients, menf ctu coros. etc. pour etc., pour. les bains do vapeur humide. vapeur Lns n.trlqs DE vapnun son[ fort en usage auOn-proje[te par partieô sur des plaques de jourd'hui. On les administre de deux matiières. tôle ou de fonte les-premières substancbs La pienrière manière, celle quise pratigue cirez secondes son['vaporisées par l'ébullition. ; lell les particuliers, consiste à faiie assôoir le malade I,orsque les bains de vapeur. ne sont que parclans uno sorte de baignoire en bois ou en nrétiels, ils prennent les noms de douchei de'uatal recouverte de mànière à ne laisser pas* peuT,.de f'ym.ig.ut,ions. Dans ce cas? on pré. ser que la tête au dehors; 0u bien encore on ssnts l'extrémité du tubc qui aræène la vapeur

temps. On sait .que I'on fait des fumigations de ce genre, mais moins parfaites, en-mettant dans une bassinoire les matières qui doivent produirô lgr vapeurs et en prome'ànt cette bâssinoirà dans le lit du malade.

plus des bouches de 'vapôùr, a mesure qu'ili peuven[.supporter un plus haut degré de ôha_ Icur. Illars on conçoit que ce derniér mode ne peut. êûre employé poui des gaz dangereux à respirer. . La températune des bains de vapeur va de p0 a. 60 riegrés e[ plus. on en prolongo l'applicatron depuis une minute jusqu'à prusiéurs lie'ures. Leur ûuree ordrnarre est de 25 minutes. LorsQUe, par I'effet de la chalegr, il y a congesûion .qu. perygâu, on rafraichit la tête du mâlade à I'aide d'éponges imbibées d'eau froide. Une bonne condition, à la sortie des bains de vapeur, c'est de se mettre.au lit pour que là transpiration continue et soit séchée en meme

lqpyell generafeur de vapeur lance cellé-ci par des ouvertures donnant dans une aulre pièce, où se trouvcnt les malafrs. Ceux-ci, à l'âide âe sra_ dins é[ablis à cet e{et, s'apprôchent de pluË

srIue dans une piece. paiticuliere; Ie

ù

t
448

ÛÀTN ÀCIDE.

_

tsAII{ NE BARÉGIIS ARTIFTCINL.
Bain antisYPhilitique' Bain 'rnercuriel.
Sublim6 corrosif, t

à la partie affeciée, en I'approchant

ou l'éloi-

Assez souYent, faute d'appareil, o.n. présente la partie malade au-dessus du vase ou la vapeur sà'produit. NIais alors, poul ne pas perdre de vaDeur, on rmprovise au-dessus du vase un côiOoii q,ri va de ce dernier^p lu partie malade, avec un fapier fort, uns étofie impg1qéablel un entonnoir 'est souven[ tOut ce qu'il faqt pgur

gnant v

selon la sensibilité de la partie'

5r0

Eau

distillée,

s00,0

cela. (Y . Fumigattons.) Enfin aujouré'hui on emploie des bai'ns ga' zeuæ, c'est"-à-dire préparés-avec des. gaz proprembnt dits, exemplo, l'acide carbonique'

PRÉPARATEONS PCITTR EAilNS'

F. dissoudre, et versez dans unebaignoireen bois contenant'Q. s. d'eau pour un bain' Dans le traitement des maladies vénertennes, torsqo;oo redoute I'action du sublimé sur I'estomac. (troy) On' poîrrrait dissoudre le sublimé corrosif ouns^oËl;ârtÀor ('1 25 gr. par exe*ple).au lieu d,eùu. Le subii*è Otuni AObomposé frar le métal des baigncires ordinaires, il faut donc se servlr de baigiroires en bois.
Bain arornatictrue.
Espèces aromatiques, )gcgg aromatrqugs2

Eain acide. Àcide clrlorhydrique du commerce, Bau Q. S, Ttiur un bain, oa
Mêlez. (F. H. P.)

1k!log'
3oo litres

luuu |/ôtl urJurrr(ruvvt looo Eau bouillante

I 2000

Faites infuser, passez avec exlrgssion et ajoutef I'eau dubain. (F. Ir. P.) Cadet y ajoute :

i

ntut la plus forte que I'on emploie ; lo plus géhératement elle est clo 4 00 , 250 , 300 0u

La

closà d'acicle de cette formule

est à peu

Essence de

savon,

125

Sel

ammtlniae,

60

Contro

la diarrhée,

les affections rhumatis-

rnales, la consomPtion.

,,!l.
250 Eau, Faites dissoudre le sel dans une pel'ite quantité d'eau chaude, puis versez ls soluté dans I'eau du bain. (F. rr. P.)
Carb. ile sorrdle"clu com., 300 litres'

Eain astrixrgerrt, de Most.
Àlun,

9oo [aufroide,

6 àSseaux'

Bain alcalino-fernugineux, de Raspail' Dans une grande baignoire, après le premier
seau deau, Yersez
:

Ammoniaque saturé tle camPhret Sel de cuisinet

200 gram.

r kilog.

Achevez de remplir la baignoire e[ agitez avec une ou deux pélles rougies-au feu' Pour une baignoire moyenne les doses sont réduites à moitîé, et poui une baignoire d'enfant, au quart. baln esl employti aveu Selon ilI. Rr ${. Raspatl' Sôlon M. Raspail, ce bain est emptoyo iiJec succès dans le cïs de fièvre, de douleurs rhttmatismales, de courbatures,- de paralysie des membres, de rage, demanie furieuse, etc' - Nous férons une remarque sur la composition At c. bain, c'estque ^l'a quantité de fer qui nnr'r o, fqina nertia rtÂit, At,re à ngll nrès nullg. pÀot en faire pârtio dôit ê[re-à peu près nulle.
thlorhyd. d'ammoniaq.

Faites dissoudre e[ ajoutez ; Lait caillé, I seau. M. [[ost emp]oie co bain dans le cas où la plui .eianOe pritie du corps est couverte do brûOn y'fait rester l'e malade pendant dix tîotut. Oo'peot, suival[ les cas-. augmenter la dose du sel. (Bouch.) Bain de Balarllc' Ë00 Chlorure tle sodium' 1568 Sullate tle soude,

i;;*:

780 Eau, litres, Opérez comme pour celui de Bourbonne'
de magnésium,

300

Eain balsarnique.

(TnoussrAu')

i\fettez clans un pot cle 30 litres ,f kil. de térébenthine de Bordàaux et i ki1. de goudron,

t.ÀpiiiJ.t.-1e d'eau chaude, remuez 2.ou 3 fois

p3t-i.;.

ôt *et*, à l'eau d'un grand,!ain' Affectrons pru.gtneuses, g'urmes ?hez les enfants'

$ ;d;tii

"du liquide" pur

p.ur lotions,

injec-

tions, etc.

Bain amlmoniaté. gOO litres. o e kilog. Bau, amrrloniaté ferrugineux" Bain

Bain de
ôrir"tï*à" toaio*,
C'est -

Baréges

Ilvdrosulf. tle soudecrist.r

60 60

Carb' de soude

artificiel' crist'' Eau Pure,

320

90

Chlorhyd. cl'ammmoniaq. -

Eau,

8. Contre le rachitis.

15
S'

Chlorure de fort

Ess. de tér6b.

Bain antirhumatisrnal. (Smmn.) too Ess, rle romar. 10 carb. de soude, sÛ0

Pour ajouter à I'eau d'un bain daus lequel on rgste 40 à 45 minutes. On augmenteprogressl'"
Yement la doso dee substances. Goutte, rhumatisme? sciatique.

i_u Codex iàii observer \o. cet,te formule donne-un bain incolore, d'u-no odeur légèreùe,it trvdrosulfurée, qui diffèro totalement, par ;;*Ëo.ition, du bain sulfureux ordinaire. qu.e I;; prébare uvôr le sulfure ge potasse, et dont, ;; ".;flirâ"t âoute, il ne clonne point la formule' -Nôou ferons rCImarquor qu'en général dans

F. dissoudre eb conservez dansune bouteille. la dose pour un bain ' (Codeæ')

BAIN DIi tsOUIiIJOI{I\E ARTIFTCIEL.
délivre pollr bain de Baréges Ie bain sulfurefx dorrt nous donnons la fornnirle plus loin. Pour faire cesser les malentendus qui pourraient avoir lieu à ce sujet, nous proposons d'appeler le bain du Cotlex": bain dà Bareges d,u Code?, .ou_ à_ l'hydrosul,fate de soud,ei e,t I'autre : bain de Baréges oriiinaire, aû au iutIes, pharm.aciespn.

*

BAIN DB IIER ARTIF'ICN]L.

4&$

Four

adultes,

Jllain iodaaré clu docteur E.ugo|.

La formule du bain de Baréges du Codex est celle d'Anglada. M. Boudet a donné une moditication de cette formule en y faisant entrer de la gélatine. Le bain ou eætr,àit ,le Baréges inodore !,e Qugsneuil,le n'est pas autre chîse que les sels ci-dessus, mêlés et non dissous. Bain de Bourbonne.Ies-Bains antificiel.
Chlorure de caleium,
Chlorure de sodium, Sulfate de soude,
990

fure de potasse.

t5 :o Zô 8 10 ,z !,ode, Eau, 695 695 625 Pour enfants, Nog t 2 s Iodure de potassium, g s 6 9r$ 3 4 loder Eau, 800 Boo Boo Dans les affections scrofuleuses. Cebain exige uno baignoire en bois.

Iodure de potassium,

lios t

9

3

Bain d'iodure

de

potassium (Iodognosio).
&$0

Bai,n iodurë. Iodure potassique, 60 Eau distillée,

1600
1550

Bicarbonate de soude , t4O Bromure de potassium, 1b Pour uu, bain de 800 litres.

On n'ajou[e
à I'eau

marin e[ le sulfate de soude du bain quo lorsgue les autres sels sont
Ie sel

dissous

.

(Guib.i

'

dans une baignoirée d'eau poyr adulte. Afin que le bain sôit plurÀ concentré et partant'plus- actif avec la même quantrté d'iodure, il n'y aurait qu'à réduire la quant,ité d'eau ordinaire-du bain, Ëe sen,ir d'uno baignoire étroite et en relever ôonvenabremeni
une bai gnoirCpaiticuliè:re. ; Bain d'iodur.e de potassium ioduré. Iode, 10 Iodure potass., !r0 Eau dist., 460 Même observation que ci-dessus, si ce n'est gug ce_soluté exige I'emploi d'une baignoi.e *n a-d'

F. un soluté à verser

Bain électro-obineique de Fennes. Pto.*.de pot. 1,0 Sulf. de soude, 5,0 H. vol. de rom. 1,0 ' delavande trO 9. .d" chaux, lr0 - d'alum., trO C.desoud-erg00r0 S,o dethym, 7r0 _-_defer, P. de soude, 810 Delphine, 0r02 . .L? delphine peut, être remplacéo par 50 gr. do teinture de staphvsaigre.

I'emploi

fp

pigd..

Ce bilq n'exige pas rigoureusement

La dose simple est que, etc.

I'auteur; en mirltipliant

le bain dit hygiénique
sédatif

bois. (Y. notre
Iodure de fer,

on a le bain dérivatif ,60

de plus ou moiils les doses

lôdognosie.)
6010 Eau,

Eain à I'iodure
(Souô.)

de fer.
e.
S.

,

anticholéri-

Bain avec l'érnétique.
Emétique, Eau, Q. S. pour un bain général.

On augrnenl,e la dose de ,l5,0 à chaque bain. "

Bain de mer artificiel.
Sel marin gtis, Sulfate de soude-

Lumbago, dar[res, prurit. (Foy.) Bain émollient. Espèces émoll. g000 Graine de liu, 2J0 Eau, S000 Fait,es bouillir passez avec expression et versoz dans I'eau dù bain. (n. u. p.)

8000 Chlor. de calcium, 3s00 Chlor. de magnésinm,

Too

zgso

,

Bain fortifiant.

p., 60 Lavande, 60
Menthe

L5 Ecoree de saule, 48 Bo Eau bouillanûe, Q. S. Faites un bain . (Phæb.)
Acore, Carvi,

Dans un bain analogue, Radius fait ajouter 5,0 de boule de Nancl'. , Eain gélatimeux,
4

Gélatine pour

du

bairr, I kil. Eau chaude, ro kil. Faites dissoudre en remuantet ajoutez à I'eau -bain.

quc 4 ,000 de gélatinè. .Op pgut rapporter aux bains gélatineux ceux usités dans le peuple sous les noms de Baùns d'eau, de uaissclle ét de tri,,pes. Ces derniers se préparent en faisant bouillii. lentement ef lonetemps avec de I'eau les issues de bæuf ou d'ailtres animaux do boucherie.

On emfloie bieir plus souven[ s00 grammes

(r. u.

n. )

marin gris. Le bain de mer ainsi composé, Ia pp. des sels 9!gnt forcée pour compensei" f absetiôe o'ioirË* eléments des bains naturels, es[ une composi_ tion fort coriteuse. On trouye dans la sou'd,e d,e

Pour un bain de 800 litres. Comrnelefait observer M. Guibourt, on pourreit,..pûur. se,rapprocher davantage d'e la com_ posil,ion de I'eCd de D9r, ajoutei 6 ou g gr. d'iodure et de bromuro de-po"tassium à ce barn: M. Vanden C,orpqt cons_qiilô d'y ajouter q.tqîuu gouttes de sulfhydrate d'ammonrague pour remplacer celui qui existe dans I'eau Aô ta'me, près cies côles et pour se rapprocher par conséqùent davantage er)core des iéritabled bains do iner. les pharmacies, on prépare-quelquefois .. t a ,ll_unr une poudre pour ba'ins de me,i artia'ance ftciels. Yoici cômment'elle est conlposée pour le bai^ entier. sulfate de soude effleùri ,tgtio,0, chlorure de calcium sec 3?5,0, chlorure de,à: gnésium desséché 4500,0. On pulvérise et on ryet le tout dans un flacon. On jet,te ces sels dans I'eau du bain, eD y ajoutant "SOOO,O de Àel
_

{

SO

BÀXN T}E PI-,OMBIi'RES.

1)&r echs raffr,néq c'est- à-dire débarrassée tles *âtierus in'sblubfcs q,,'ellc conticnt à l'état, brttt, un nroduit qui représcnte beatrcoup plqs exacte-

-

tsAINS

DE PIEDS OU PÉNTIUVES. Bain sulfnrreuli "\ Btti,n d'e sulfut'e d.e ytotassa, Batn antipsorùque

'

rnrit la corirposition saline de I'eau de la mer
tai" ie*pr, à notre instigïtion, nous autorise
parler aiirsi.

ôi Oônt ltemploi est beaucoup moitts onéreux que celui dr mélange ci-dessus' L'usago quo à'es médecins font dé ce produit depuis un cer-

Sulfure tle Potasse,

dô Jadelot. 125 Eau,

500

à

f{.

Iod,,ognosie.)

Bain de Plombièresr (Guib')
soude, Sulfate de souâe.
Carb. de

sali,no' g éIatineuû' 77 5815 Chlor' de caleiurn, '7 sz,a Silice (à supprimer)t 2t'9 11,6 70'tg Gélatine, Chtoruro de sodi;m , Dans les établissements d'eaux minérales factices, ôtt doone la solution pour bain de Plom-limpide et contenue dans une bouteille Ëiéï*" for*. angiaise_. La gélatine est contenug à part Oins un p"etit flacon. On la fait, dissoudre avant do I'ajouter à I'eau du bain.

Bain

Bain résolutif'
Foie de soufre, Sel marin, Csrb. de soude,

teille forme anelaise, pour I'usage. Telle est la fîrmule, suivie par les pharITIâciens Dour la prérraralion de la solutian sul'fu' reuse pout' liairi de tsaréges, laquelle diffère, ainsi qie nous I'avons fait, iennarquer plus haut, de celle du Codeæ. Autrefois on donnait avec cettesolution, appelée alors solution n" I , une aulre solutiorr , ttite Do 2, et cornposée de 4 2 grammes d'acide sulfurique eb. cle gSO d'eau commune. On.ajoutait les'deux préparations à I'eau du bain-, ce qui donnai[ lieu â un grand dégagement d'hydrosène sulfuré, hatn sultureux Ôuu En ajoutant au bain sulfureux 590 grammes Eir aioutant de sélaiine commune , on obtient lc bai,n sul'fuËo-gélutineuæ. On dissout préalablement la 'getatiie dans 2 ou 3 kilog. d'eau chaude. v
a-)

Dissolvez, filftezet conservez dans tlne hou*

30 Sauge, 60 Eau, 1$

ràgPoign6es' 6 iitres'

clocteur'I[o'nteiru. Elles ss composent de
Sulfure de ealcium, Sel marin,

Nous placerons ici les

-Ôoules

barëgi,ennes
:

du

(s.il.)

Bn bains , lotions, douches, dans ventosa et les scrofules. Bain avec Ie gavo.n.
Savon blanc,

lo

spina

looo

Eau,

3000

Dissolv. et ajoutez â I'eau du bain (n. H. n.)

Bain avec Ie sel marin.
Sel

L B Colle de Flantlrer 2 Bxtrait de saPonaire, r Mêlez et faites des boules de &5 grammes que Yous renfermerez bien. 3 ou 4 boules pour un bain d'adulte. Auiourcl'hui. à'Paris, or oblise les établissementË de bainÉ a desinfecter les bains de Baréses avant de les laisser écouler dehors' Ce réSultat est facilement obtenu en mettant dans I'eau du bain qui vient de servir environ tl00

commun,

1000

Eau,

8'

S'

Pour un bain. (F. Ir. P.) M. Fov indique un bain- avec Ie sel marin et ta sétatirie, corirposé de 500 du premier et de n o6o du sécond. Dans les scrofules.
Son,

gr. de sulfate do zinc en Poudre. Bain de Vicby.
Bicarbonate de soude, Chlorure de sotliumr' de calciurn,

1000 30 t50

150 Sulfate de souder- . tle magnésie, L6 I de fer,

Bain aveo le son. I kilog. Eatt,

5 kilog.

Faites bouillir pendant un quart d'heure; passez e[ ajoutez à i'eatr du bain. ou bien mettez iu son dans un pelit sac et plongez-le dans la baign oire.

Bain stimulant'
18 Serpentaire, 60 Sureart, 18 Camomille, 18 Yalériane,
Eau bte,
I 500

Four un bain de 3.00 litres. On conserve les sels dans un {lacon. Au monrent du besoin, on les ajouto à I'eau du bain. On auraiI un bain qui se rapprocherait davantage de celui qu'on prend à la source, sil'o.n ajou.tait un peu cl'acide'sulfuriquc dans la baisnorre pour faire dégager une partie de I'acide Earbonique du carbonate. Dans ce cas' on devrait augmenter un peu la dose do ce dernier, e[ climinîer au contraire celle d u sulfate de
goude.

Faites infuser il0 minutes, vsrsez, le tout dans I'eau d'un bain et ajoutez : 1080 860 Earr-cle-vie, Àcirle acétique,

La plupart du !emp!, le bain d'eau,deVichy artiftciel'se réduit à-l'emploi de 500 gramrnes
de tiicarbonate de soude.

turo en 3 fois, do quart d'heure en quarf

Bn avant soin de verser cette dernièro

mix-

d'heure, jusqu'à ce què le malade ressente une chaleur agréable. Dans lo typhus. (Aug,)

BAINS I}E PTEI}S OT' PÉNTT,UVE'. Bain de pieds acide.
Pértil,uue 'i,rcitant de Scott,
Âeitle hydroehloriquen t nsrO Bau, Q. S.

BALLOTE. -ré

BA0BAB,

,1611

Bain de pieds alaalin.
Carbouate rle potasse, Sublimé

tg5r0 Bau, Q. S.

Bain de pieds lnercuriel

corrosit z d,écig. Bau, 1000,0 Contre les exostoses et los tumeurs syphilifi-

'

ques

. (Bouch.)

Elain de pieds avec Ie se1 marin.
SeI commun,

ig5ro Eau, Q.

S.

Bain de pieds sinapisé.
Farine rle moutarde, Lz6r0 Eau, Q.
S.

Vermifuge, emménagoguo, antispasmodique, Deux à huit gram. en infnsion. Peu usitée. Jadis on prÈiparait l'huile de baume, trèsernployée dans los plaies et contusions, en faisanI macérer les feuilles dans I'huile. _ Il ne faut pas confbndre cette plante avec la Balsantine d,es jardins, Intpatteh,s balsamina (G éran iacées), plante llerba ôée, qui passe pour vulrréraire ; rii àve c la Balsamine'd,ei bois,' I*patiens noli, tan,rlere, plante âcre et vénéneuse; !i aveo la Ralsamine ponxnt,e de merue,i,lle. (Y . Concombre,)

(Voir nos remarquos sur la moutarde.) Slouches avec Ie sulfure de sodium.
Sulfure de sodirim,

tsAOBAB.
g

B0 Chlorure

de

ealcium,

Faites fondre dans ,l 000,0 d'eau, puis étendez ce soluté de 40,000,0 d'eau encore. A recevoir tiède, tombant de 2 mètres de hauteur_ par un filet mince pendant un quart d'heurs $ur la partie engorgé e. (Trous. et Pid.)

BAI,LOTE.

_

Ia matièrc médicale. {o l}allote cltonneuse

On compte trois labiées 2l de ce nclm dans

noïde arnère, aromatique ( pi,croball,oti,ne), une substance céracée verfe, des sels. Le décoc[é de 4 5,0 de cette plante dans 500,0 réduits à Ê5010 es[ recommandé par les médecins allemancls et russes contme très-utile dans la goutte, où elle agirait à la fois comme diuréti.{,ue, sudorifique et dissolvant de I'acide uriqire. Il est aussi fecommandé dans le rhumetisme, I'hydropisie. Dans ce dernier cas, Rehman prescrivait d'additionner le décocté de teinturd d'écorce d'orange et d'éther nitrique. 2o Ballot,e noire , rt[arrube noire ou fétide, B. n'igra. Plante très*commune chez nous Ie lgng des haies et des murs. Elle passe pour antispasmodique. 3' Ballott: oclorante, B. suaueolens (Jam,aïca

Leonurus lanatus. I{erbe aromatique de la Sibélg, cull,ivée dans les jardins en-Allemagne. Elle contient du tannin , une matière rési-

,

Ballota lanata

s.

s-on, qui I'a fait Ie premier connaitré, en a vu {urplu^d! auxquels il crut pouvoir attribuer plus de 6,000 ans d'e$stenco., dont quelques-uns, creusés de vétusté, servaient d'hâbitdtions, et dont quelques autres, travaillés par des indigènes, formaient de grands canots d'une seule pièce. Pung un canot -de ce genre, il put voyagor, Iui, plusieurs personnei et tous ses Ëagages,

Ia végétatio_n et.,celui_ qui paraît vivre le plus longtempq. Le célèbre botanistc vovageur Adan-

Adansonùa di,gitaia. (If alvccées. ) Le baobab est le produit le plus colossal

cle

Le baobab crolt en Afrique depuis Ie Sénégal jusqu'en Abyssinie. Il réusèit trèô-bien aux Aîtilles où il a-été transplanté. Presque toutes les parties de cc végétal, qui recèlent un mucilage abondant, son[ usiléôs. Les fruits, qui ont- Ie volume do petites citrouilles, son[ recherchés par les singes, d'où
Ioges-nombre-uses, entoure les graines, est retn-

Ieur nom de pai,n de siniges.^ La paitie rougeâtre, spongieuse, Qui, -renfermé'e dans dàs

plie d'u*e pulpe aigrelette et sùcrée. on en fait une boisson agréable employée dans les fièvres. Séclrée et réduil,e en poùdrô, les nègres en délayent dans de I'eau ôu du iait et sten serven[ dans le crachement de sang. Unie à la gomffie,

ils I'emploient contre les p"ertes utérin.i, e[ au t,amarin contre la tlvssenterie. [,es feuilles de

Emménagogqe antihystérique, expectorant, vermifuge. A Saint-Domingue, on en fait des bains aromatiques. EAT.$AMTTE. Coq, baume ou c_astus_ {es iard,ins,_ Mentlre eoq oa ronxai,ne, Grand baume; Balsamita, suau eol,
B ar

Spi,kenard.

lxc.).

baobab qui, pr:lvérisées, consLituent le lalgàooi les naturels se serven[ comme condiment, ont, été employées avec succès en infusé, par iOàn:
s-on'

ens.

(S,v n

anthérées. )
fi

samkr""h

l;ïï ï#il ;

lii,ifi#liï'" I.''

;

Y

e

rb

a

Plante herbacée du midi de la France et cultivée dans les jardins. Son odeur très-aromatique se rapprocho do celle de la menthe. On
emploie les feuilles et les sommités.

bab un fébrifuge bien supérieur aux feuilles. Cette écorce a ia surface iisse, d'un eris noirâ[re,.souillée de lichen, sa partie iriierne est roug.eâtre ; s_nn odeur rappellè celle de l'écorce de tilleul. Elle est très-mdcilagineuse. Elle contient do L'adansonine, ll I'ernploie sous forme
de décocté à la dose de 30,0

derniers temps, le docteur Duchassaing, Oe ia (iuadeloupe, a découver[ dans l'écorce îu bao-

.contre la fièvre intermittente.'Dans ces

' réduite d'un tiers par l'ébullition C'est la substance charnue et friablo de

pôult 000,0 dbaù

.

térieur du fruit du baobab que I'on apportait

I'in-

BARDANE. E BAUII{BS NATURELS' t6e cause de la suavité de son odeur. Elle est stijadis en Europo sous lo nom tJe teme de Lem' porte aussi ce nom), et mulante n bien qu'on I'ait dite rafralchissante hos (une terrô bolaire 4 0 gr. en infusion. oue Prosper Alpin a reconnue comme une ma- et antisonorrhéique. Dose, Son îom botanique vient de "o(to, je sens, et tière végétale ienant d'Ethiopie et non de la
Grèce.
Bæorir,r.dç,

rOyal.

BARI'ANE.
Glouteron, Herbe auæ tei,,gneuæ, Dogue, {opol,ier;'Laytpa n"uajor, Àrctium lappa. (Synanthérées.)
Klette , Hopfenklette DÀr{.; Baidana, Lapa, Lampazb, rsn. 1-Kladden , Klisse, Dokkebladen, uor,.i Bardaua, Àrsio, Lappolar- rt'; Lupian, pol,.; Lappar' PoR.; Lapuschnik, nus'1 Karborre,
6s.1 DoulaYrat, rtttr.

Plusieûrs autre s ocùrnu?rr, son[ employés dans la médecine des Indiens.
BAtr}UtrES.
Balsam,
ÀNc., AR.r pot,.r RUs.r su.1 lalsamr -o,rn.; BalEsp., sa,rno, ^L.r lr.r pon,; Balsem r fioL.1 Pelessank, TUR.

Clot6urrl

AnG.; Arachitrrnr an.i Agerborre, Storskr-eppe t

, Klenttenkraut, ft'; BqI'

Burdock t

,{, haute d'un mètre et plus, feuilles 'très-grandeé, cordiformes, vert foncé -en des-blanchâtres
fleurs rouges violacées, flosculeusesr ,en paniBus,

'iilante

et

cotonneuses

en

dessous.

I

cules terrfrinales. Très-comrnuno le long des chemins et dans les terrains incultes. On emploie la racine H*, les feuilles et les sernences. La prernière est,longue, grosse commo le pouce, faùve au dehors, blanche en dedans, contient de I'inuline, du carbonate et du nitrate do ootasse, uno matièrs céro-oléagineuse verdâtie, abondante, qui ne nous paraît pas avoir encofe été étudiée.- On I'obtient facilement à I'aide de l'é[her. Cette matière forme la base d'un romède secre[ employé contrs la calvitie. Son action sudorifique l3 fait employer journellement dans les maladies de la peau, la
d'uire Saveur dOuceâtre, d'une odeur nauséeuse. Le commerce la présente sèche et coupée. Blle

Lo nom de baume paratt avoir été donné, dans I'origine, a des compositions onguentaires auxquelles on attribuàit des vertus souveraines. Plus tard, ce nom fut étendu à dos préparations liquides, odorantes, généralement àlcôoliques (V. Alcoolats, Teintures), dans lesquelles-on avait généralement la plus grande Confiance. Plus tard encot'en on appliqua le nom de baurne à des substances natdr'etlds odoriférantes. Bnfin, de nos jours, les pharmacologistes, cl'accord avec les chimist,es, ont restreint

cette dénomination à des produits végétaux naturels, dont la composition commune peut être assez exactement représentée par de la résinen de l'aci,d,e benzoïgue ov ci,nnamt'que, et de I'huile volatile. tiques, nous rangerons en deux ordres, sous lg nom de baumes, les bawmes proprernent d,its
Quant à nous, qui ne devons pas être dogma-

ou naturels, et celles des anciennes cortpositions balsamiques ( que nous nommerons

gale, le rhumatisme. On en fait des hyclrolés ipp.. 20 : 1000), uû extrait, un siroP. 'sont '-

baumes factices ) qui ne peuvent être nettemen[ claisées avôc ies ongirents, les alcoolats, ni avec d'autres genres de médicaments bien
définis.

plus actives. Le décocté, employé en lotions, jouit de la propriété trèsmaiquée d'apaiser- leprurit.dartreux, proprié.té Les feuilles

BAUMES NATURBLS.
Ces produits sont la base de médicaments de différentes formes, et dcnt quelques-uns sont aôsez employés, soit à I'intérieur, soit à ['exl,érieur. PIùs iaranent ils son[ employés à l'état naturel en fumigations. Ils possèdenb tous la propriété dite balsamique. ^ Iis ont pour caractèrôs communs de posséder une odeur suave, d'êtro solubles en forte proportion dans I'alcool et dans l'éther, d'où I'eau Ies nrécinite. de céder à celle-ci leur acido naturdl qu'bn ileot également retirer par sublima-

ou'il^partagsavec lo décocté d'aunée. Les feuillôs contuséls ont été employéos sur les ulcères, sur les plaques de la teigne et sur les crotites laiteuseS. P'ercv a vanté, pour la guérison des ulcères, une fréparation que I'on obtient en mêlant'P. B. ile ôuc de feuilles de bardane et d'huile d'olive. Les Eemences, qui sont huileuses, passent ppty plus, diurétiqués que Ia racine. On les emirloie ên émulsion.
B^IISILTC.
BasûIic ; Oci,mwm basilicu,rn. (Labiées.) Basilieukraut, Konigkraut, Herrnkraut, rr,.; Basil r a"G:i

tion ou précipita[ion. On peut les diviser
deux grôupes
namlque.

Grand

benz.oïque

I

ceux côntenant do I'acide 2o ceux contenant de I'acide cinil

:

o

en

Berendrros Rihan, rn.; Basilic, un.1 Àlbahacar' nsp.; Kali tulsi, rxo.; Balsemkruid, uor,.; Basilico, r'r.l Deban schab, rnn.; BazÏlico, pot..; Àlsavaea, poR.; Basilica, su.1 Tirnut patchie verie, rau.; Yepudipatsa, vittilur rEL.

Les baumes nat,urels actuellemen[ connus sont au nombre de six, savoir : les baumes de
Calaba, de Pérou, de Tolu, le benjoin, le storax, le styrax. Quelques produits naturels, vul-

Planto

et Jusque sur la fenêtre du moindre artisau, à

O

de I'Inde, cultivéo dans les.jardins

gairement, appelés baumes, ûo sont quo des terébenthines. (V. ce mot.)

tsAUME DE CALAI}A. Baume de Calaba. Baume uert, Baume Murie, Baume focot. ll suinte du tronc, des branches et même des feuilles du calophyllum calaba. D'abord blanc, puis vert olive, c0 produit récent contient do I'acide benzoïque. On supposo que c'est, la résino tacamaque, à l'état liquide. Baume du Pérou*. Baume des Indes; Balsanxum peruui'anu,m,.
Schwarzer peruanisher balsanr, Peruvianisher balsarn, ll.1 Peruvian balsam, Btlsam of Peru, ÀNc.; Peruviansk bals&m, DÀN.; Balsamo negro, o Peruanor Esp.; Peruviansche balsem, Balsamo del Peru, rr.1 Balsam indyiski, nor.l Balsamo peruviano, poR.; Peruvianskoi balsamr nus.; Pe-

-

{s3 BAUITE DE TOLU. gu'il en soit, ce baume a la consistance Quoi et I'appârence d'une mélasse très-brune; il a I'odeur plus forte que le précédent, mais toujours agréable; sa saveur est amère et âcre; il cède à I'eau son acide cinnamique, et un peu

d'huile volatile. Il est Dressue entièrement solublo dans I'alcool, maii peu soluble dans l'él,her. Il contient huile volâtile, acide cinnamique, cirr naméine, métaci n naméine de I a p ér ua'ine, etc. Excitant, employé contre les catarrhes chroniques. On'lo dit aussi diurétique. On en prépare une teinture', ur sirop; il entre dans les pilules de Morton , la thériaquo, et sert comme parfum. Doso, 25 centig. à 2 gr. Peu employé à I'intérieur. Nous avons vu des fruits du mùroæylon peru,iferun'l présentés par II. ilIenier à la société de irharmabie. Ces fririts, qui sont de la grosseur d'une forte fève de marais, sont fauves, presque réniformes, amincis et membraneux à leur base. On trouve dans leur intérieur une semence oléagineuse qui a exactement la forme et la grosseur d'un haricot. Le péricarpe osseux et la semence on[ une odeur balsamique très-forte, mais qui se repproche plutôt de celle du mélilot et des amandes amères que de celle du baume du Pérou. De notre côté, à la Pharmacie centrale, nous avons reconnu comme étant celle del'arbro au Liaume de Tolu une écorce de couleur fauve, dont I'odeur se rapproche également beaucoup plus de celle du mélilot que du baume de Tolu.

rubalsam,

su.

Hernandez, à la Iin du dix-huitième siècle, reconnut que ce baume, dont on doit la connaissance à l\[onard (4 580), provenait da my-

ronylum pe.rulfgrunx (f,Çg.umineuses), .grand arbfe de l'Àmérique méridionale, et qui croit
principalement à Guatemala, d'où le baume est envoyé au Pérou ou au lllexique. Ce"baume est de deux sortès : lo na,uMn Du pÉnou soLIDE, atu coque ov blo,nc.I.{ouveau, il est demi-fluide, transparen t, jaunâtre. Avec le temps, il brunit et se concrète. Son odeur est des plus agréables; sa saveur est parfumée, mais âcre e[ piquante. Il découle spontanément ou à I'aide d'incisions. Il arrivâit SaOis enfermé dans des calebasses ou coques de cocos. Raro et inusité au-

jourd'hui.
2o

DU pÉnou NoIR ou liquùi!'e P'. D'après Sallé, voyagour français, le'myronAIum peruiferQtnx serait une liane, et le baums serait contenu dans le no5'au. D'après d'autres auteurs, âu lieu d'êtro obtenu par incisions, comme nous I'avons dit plus haut, il serait obtenu par décoction dans I'eau, de l'éc,orce, des rameàux et des bourgeons. Selon l\fartius, il serait obtenu à la manière du goudron. M. Guibourt, s'appuyant sur ce qu'il a trouvé que ce baumb coiriieirt plus d'huile volatilo e[ d acide benzoïque que le précédent, penso qu'rl doit être obtenu comme lui, c'est-à-dire par incisions, mais d'un autro myroxylon. Pour que I'opinion de IlI. Guibourt eût quelque fondement, il faudrait que le baume noir frit aussi

nluun

Baume de 'folu*.
Baume d,'Amérique,
Carthag ène1
rolubalsam, AL.,
B

de

Sai,nt-Thorno,,s,
^Nc.;

ou

de

alsamum tolutanrnn.
Balsamo de

su.,f,ilîir:jJil",

Longtemps attribué à une térébinthacée, le toluif era balsan'ntn't,, on sait pertinemment aujourd'hui qu'il provient d'une légumineuse, le nxyroæylum talui,feruffi, arbre qui crol[ dans les provinces de Saint-Thomas et de Carthagène, surtout aux environs de la ville de Tolu, particularité qui a valu au baume ses différents
nOIns.

bord semi-liquide, et ayant toute I'apparence

Il découle naturellement tle I'arbre. Il est, d'a-

chargé d'huile volatile et d'acide benzoïque, ou plutô[ cinnamique, que le baume en coques; or, cela n'est pas prouvé. Puis, la coloration noire intense, dont on ne connalt pas d'exemplo dans les exsudations naturelles, et qui indique, ce nous semblo, assez I'action d'une chaleur forte, doit renverser cetts hypothèse. Dans la dernière édilion de sou //'istai,,re des Drogues simples, M. Guibourt modifie sa première opinion tout en maintenant au baume noir uno

autre origine, et ls distinguant par le nom de Baume de San-Salt;ador.

d'uno térébenlhine tenacé eb gtutineusel devient ensuite plus ferme, prend une couleur fauve pellucide, devient srenu I alors il a une odeur trèssuave. C'est là I'état sous lequel on le connalt le plus ordinairernent. Avecle temps il acquiort unô solidité complèue, devrenr Jaune rougdâtre, très-friahle, mais se ramollissant comme d6 ia poix à la moindro chaleur. Dans cet état, il est moins odorant : c'est QUo, comme le fait remarguer M. Guibourt, I'huile volatile abondante du premier est remplacée dans le second par do I'acide benzoïque, ou mieux cinnamique, d'après

Frémy.

46/"

BAUMES FACTICES,

T-

BAUME ANTIHYSTERTQUE,
Dans Ia surdité ca{,arrhale.

Autrefois ce baume arrivait, comrne le baume
blanc du Pérou, dont il ne diffère peut-être pas, appelait le baume cle Tolu en coques o\ en cocos; aujourd'hui il vient contenu dans des bottes en fer-blanc ou dans une s0rt0 de pots
(baume en potiches). enfermé clans des calebasses

; c'élait ce qu'ori

Pâris donne une formule analogue, Le remède d9 T-aylor c-ontre la surdité se prépare avec I'huile d'amandes douces 500, ail-60, orcanette ,l 5 .L'Hur,le acoustique de Mène Iylq,u,rice nous paratt avoir la mêrne composition. Baunre aooustique evec Ia rue.

tile, de

Le baum-e de Toiu cètle à l'eau chaude une grande quantil.é de son acide et un peu de son huile volâtile,-et soluble dans I'alcooï et l'éther, est fond au feu brrîle en répandant une odeui a.gréable, Il es[ formé de résine, d'huile volacinnaméine

Huile de rue composée.
Huile de rue qar jq{., Baume de souf. térétr. 8,0 Teinture d'ambre, Irh F 15r0 de castor6umr \rh 0r& Hrrile de succin, , 0,h Teinture d'assa-foetida, orh (Gwib,1 Surdité accidentelle sans inllammation.
Baume

tranquiller-

join. Stimulant, balsamique précieux. C'est surfait usage. On fait quelquefois rêspirei Ia vapeur d'éther, qui en est'chaigée, dan's les toux opiniâtres. C'es[ aussi un diurétique,

benzoïque. Sa composition tient donc à ia fois de celle du baumo du Pérou et de celle du ben-

,

d'ecides cinnamique et

Baunre acoustique créosoté.
Âlcool de mélisse c-ornp.,' Huile d'amandes d.,

tout dans les catarrhes clironigues que I'on

en

10,0 Fie] tte hæui z0ro Créosote, goûttuu,

rr0rl

t0

Mêlez

. (Bouch.)
Baunre anodin de Bath.

et les pastilles, Qui constituent des préparation"s -sont rgréables, les formes lôs illus e mployées. Le baurne de Tolu ent,re, dn outre, dans diverses préparations pour I'usage interne

. Form. pharm. et dose. f,1 substance,O,pS à,2,0-;,sirop., 4 0 à 59,0 ;- pastillos., Z à 4 0,0 I alcoolé., 2..-u 4 0,0.; éthérolé, 4 _à 4.,0. Le siroçi
forl

Bau,rne

Linùment spiritueuæ anodi,n camphré, Tei,nture d' opi,um sz,D lnneu,se campl t rée.
loyo" blanc, upium' Camplrre,

arthrit.ique eamphr"!, Baunxe anod,in,
t25,0
e

Soro

oro

Aleool reet., looo,o (Remèile pâ,tenté angl,ais)'.-

Bssence d.e

romarin,

t5r0

ou externe,

térieur pur en friôtions"
Huile de muscade,

. . Dose, 30 à 50 gouttes dans du vin ; et à

I'ex-

ployés à I'extérieur comme vulnéraires, fondants, résolutifs. Baumg acétique camphré de Pelletier. Ethérolé acéti,que sa,u onneu,æ camphré.
Savon animal,

BAUMBS FACTICES. Les baumes factices sont généralement em-

Baume apoplectique. de-jasmin
16g10 Huile vol. de nre,

vol. de cannelle,, 9,0 Baume

9r0

Lra

lavande, de marjol,,
de

de bois de R,hod., de girofle,

9r0 A_mbre, 610 lluse, 6.0 Civette,

d.u pérou

de suc'cin

,

,

2rO

h'r\

iA !,

l'16

610 lroir d'ivoire porph., e. S.'

4,0 Ether acétique,
au

80,0

F. dissoudro
Camphre,

bain-marie, et ajoutez :
hr|
Hrrile

vol.

de

thym,

p,gur donner atr tout une couleur noire. (Gui,b,) C'est le baume ner\ral rnodifié. Wurt ne prescrit que les 5 rlernières substances,

erh

Filtrez. (Cod,) On le coule dans des flacons
aualogues à ceux du baume Opodeldoch. Simplification du baume de Sanchez. Bouchardat répète cette préparation sous Ie

différenco que dans cè dernier il entre un peu d'essence de girofle. Quatre a hilit grammes en frictions dans les rhumatismes, la sciatique.
Âiguilles

nom rle savorl acéti,que càmphré, avec cetl,e

antiarthritiquo de Sanchez. Alcool,e de sauon o,nimal éthéré. Savon, 80,0 II. vol. de lavandegout. tti g,0 Carnphr.e, de girofle, qu,iÉ. - de Tnuscaâô, gout, t5 Esprit de lavancle, tts,o t3 - de snssaf. rnol lluilc vol. ment. gout. 1 s lb de carrnelle, gout.ts Sther acétique-. A0r0 F. S. A. (Cad.)
Enqrme

Baume antihystérique.
Assa-fætida,
Aloès,

d'acier,

Baume dtaoien ou dtaiguilles.
15,0
Aeide

nitrique,

4s,0

Faites dissoudre e[ ajoutez : IIuile d'olive, 7610 Alcool,

6o, o

Mettez sur un feu doux pendant un quar[ d'heure en ayant soin de remuer. (Baumë,)
Dans les maladies arthritiques.

Galbanum, Castoréum, Àsphalte, Labdanum, Opium,

lz)o lluile vol, cle rue, 40 de museade, L r0 d'absinthe, 3r0 de sabine, h,o de tanaisie, &,0 de jayet, 2ro de succin,

0,s
9r5

0,6 0,6
016

0,6 or5

Barrme acoustique. Sue d'oignon, 80,0 Baume du Pérou,
Baume

- Excitant, aniihl'stérique. En appiication le nez e[ en fricliôns sur la régibl]
l$r0 ctes boTtes

E. S. À,

(Spiel.)
sous

tranquille, goro

ombilicale, dans les accès d'hystérie. On lé conserve dans

Mêlez, (Soub.)

d'étain.

BAUME ARDENT. Baume ardent.
Karabé,

-

BAUMB DE GILEAD DE

SALOITION.

'ISS
or6

t2 Camphre, a Àlcool,

1oo

F. digérer collvenablement.
Huires de sirone Esprit de genièvre,

ensemble ; passez e[ ajoutez : 1010 0amPhren Baume du Pérotrr Remuez j usqu' à parfait refroidis,qemont'

F. bouillir

i::::,:"1î"tique'

na

rr;,0
6010

Mêlez . (Pi,er")

La formule dô ce baume est très-variable dans les formulaires. Aug. : mixture oléosobalsamique 30,0, alnmoniafiue liq. 4,0, huile vol. de cariromillô 20 gouttes, alcôol rect.. 4 5,0. Læbel I'emnlovait c-ontre la faiblesse de la vue, en fric-

Lu ptopôrtiôn dô cire de cette formule-, tirée pt oim, raison pnairn, ra,isortr. , est trop faible, et le baume ie Ae.olore au bou[ de quel{ue temP^!' Le santal rouge, en poudro fine, nous paralt propre à remplacer I'orcanette. Cicatrisant, employé principaleXrel_t 9l":l:: gerQures au sein,'led engelur-es' Se vend dans petites bottes rle netites bol[es en étain. Baurne oontre les engelures.
la de ta
Essenee tle térébenth., Acicle culfurique,

tionô srir les paupières. (Pha,rrn.) (ibid.) : sel '0,6, castoréurn 2 huile do do corne de c'erf ,6, gouttes, huile 4u q.qtcade.7,0-, en fricrue 6 tions sirr les tempes dans I'hystérie. Ce dernier porte spécialement le nom de Baurne aro'mati'que éthéré. Fulcl. : huile de muscade 30,0, de succin 2,0, de girofle 2,0, de lavande 4,0, du genièvra L,0. Lé Baume aromatique rJe Sclt,er' ier n'est qu'une complication de ce dernier. Phæb.: baùme du Pérôu 2,0, musc 0106, huile
de giroflo 0,6, beurre de muscade 7,0.
Acitle strlfurique,

hro Hui.led'olive, r,o llêlez (Cad.),

loro

Bn friction, matin et soir, sur los engelures
imminentes.
Camphre,

Baume contre les engelures, de Lejeune. 6,0 Teinture ele benjoin, ls,0 dissoudre et ajoutez : Faites

Iodure de potassium, 15,0 Àcétate de plomb Alcool ramen6 à 54" par I'eau de roses,

lig.r

E0'0
6010

D'autre part
Savon

:

Baume astringent de Riohard. 9010 30,0 Àlcool, Bssence de térébenth. 3or0 llêlez avec précaution dans un mortier de verre . (Edimb.) Consbillé dans I'hémoptysie, àla dose de 4 à 3 grammes dans une boisson appropriée. Baurrre astringent de Ghertri. 34010 15ro Alcool â 8oo, Benjoin, 710 Essence de térébenth,, 2810 Sang-dragon, ' Après 24 heures de digestion, ajoutez : 1tt0 3 5 Eau, Acide sulfurique, 24 heures après ajoutez encore
Àlcool à
goo

8or0 Àlcool comme ei-decsus.60r0 arrimal, Diss, à une douce chaleur, mêlez les deux solutions avant que la dernière soit refnoidie, aromatisez à voionté, et coulezdans desflacons;
bouchez

Cette piéparation n'est pas homogène i il se fait une iéaôtion quo I'autéur de la formule a sans doute eue en vue.

. (Journ, Pharrn.,

û8t*2,)

Eaume de frahm'
Li,ni,m,ent tli,gestif , onguent de térébenthine,
Cire jaune

,

Té,réb. de Yen., Essence

tle téréb', fa P. A.

F, S. A,. (Bau.)

:

Bsume de Fniard.
Benjoin, Storaxr' B, de folu, Gouttes de Wade. t8 90ro Àloès suec. '0 100010 6010 Esprit-d_9.vior (Rem. Pat, angl,,). 3o,o Baume ds Çayac. t96r0 15ro Axonge, Résine de gayae, Faites fondre, passez, et, au moment du refroidissement, ajoutez :
Baume du

Filtrez au boul de deux jours. (Tad,.)
Baume de Basville.
Essence de

téréb. C:rrb. ile potasse, liayon ci'Àlicante,

6010

9010 Eau distill6er h'oro Esprit de genièvre,
@at.)

as,0
6010

Le baume de uie eæterne spiritueuæ, a w liqu,eur neruine de Pereboom (Guib.\, est, à qùelque chose près, le baume de Basville'
Baume oéphalique saxon. Beurre de muscade, 125r0 Huile vol. de marj. de romarin, Huile vol. de lavairdo, 610 de succinr 6,0 f,de]rue, de macis, &ro d'origan, de menthe, Lra de sauge, Mêlqz. (CaiL)
hro
&ro

NIodifïcation du baurne de vie de Plenck.

Pérou,

Lrï

(Y.M.)

Baume de Geneviève.
Huile d,tolive,

2r5 2r5
216

Térébenthine, Cire jaune, cérations.

Ong . de Geneuièue ou de térebenthi,ne camphrë. l0r0 ztro,O Santal rouge pulv.

80,0 CamPhre, F. S. l. boro

3010

(Gwib,l

Vanté jadis dans les meurtrissures et les ulEaurrre de Gitead de Salomon. 30,0 Teinture de eantharidesr lr0 Cardamome, $00'0 Soro Aleool à $6er Cannelle, tË0r0 Baume de la ftIeeqtte, 2ro Sucre,

Baumo Ghiron ou de Lausarene.
Huile rl'olive,
Térébenthine,

Booro Cire jaune,

6oro

Orcenette,

30,0 l lir0

tsAUIIIE DE GOULARD. F BAUME DE NOIi. une cuillerée à café dans du vin généreux, Camphre, & de genièv., s0 Pétrole, Safran, dans I'anaphrodisie. (Rem. patente oi,giàii.)-' 4 - de girofle, 30 Huile de benj., ,f

56

go

rS

Baume de Goulard ou de Saturne.

Huile de
Faites chauffer

Sa,tuî"ne.

conservez sur lo marc. (Cot,)
Huile d'olive, Cire jaune, Yin de Madère,

Faites digérer à l'étuve pendant g jours, et
Barrme Locatelli, de Locatel ou d'ftalie. 180 Térébenthine, I g0 126 Baume du Pérour g 1s0 Santal rouge pulv., l6

ce qu'il ne se dissolve plus rien làissez ieposer ; -

ajol te1-y peu à peu : acérare de piùÏ 9_. Y:, 9,t en pgï0r0, Q.-.S.r remuant toujours jrisqu'à
-€n

: essence ds térébenthine,

et décantez laliqueur.ôncore châude. (Caii-.j \ Pansement des ulcères rongeants.

Faites cuire les trois prernières substances jusqu'à consomption de I'humidité, puis ajoutez
Ies

Baume hydriodaté. Baume i,,od,uré, Gelée contre Ie goî,tre.
Iodure do potassium, lôr0 Alcool à 54or
6010

autres.

,

F. dissoudre. D'autre part, prenez
Savon animal ou s&von de

Marseille,

g8r0 :

F. dissoudro à une douce chaleur dans
Âlcool à 6i.

6oro

modifications, a fini par êtrô complétement cléfigurée. . .Jadis employé à I'intérieur contre la phthisie, a la close de 2 grammes.; il re I'est plus-aujour_ d'hui que rarement à l'éxterreur. Baume de Marjotaine.
Huile vol. de marjolaine,

du baume Locatelli, qui, par de

_ Telle est, selon .Iourdan,

tra

véritable fornrulo
nombreuses

des tlacons à large

. Mêlezr

aromatisez à volonté, et couloz dans

2

Beurred.emuscad,er6('ly'urt)1

ment après refroidissement.

ouverture, bou chez exacte-

Eavon animal 60, iodure potasriq,iu 4p, alcool à 85'500, essenco de citron 4. Diôsoudrô I'iodure
_durp

M. sèhaeuffèle modifie cette préparation ainsi:

.9n _remplaçant I'essence do mariolaine par celle de rue, on a le baume de rLce ; par celle'do

lavande,le baume de lauand,e. Bauure mercuriel de Flenck.
lllercure,

Iuté au B.

Bmployé avec succès à Lausanne, en frictions con[re lo goltre. (Iourn. pharm., 4Bl*2.) Baume du chevalier Laborde. Baume d,e Fourwoy, EIæoIé de teréb. cornp.
Huile d'olive,
Racine

I'alcool, faire fondre le savon dans le soM., filtror et distribuer en flacons.

s Térébenthine,
:

&

Eteignez le métal et ajoutez

Axonge, zh lïlercure d91x, Onguent d.'Arcæus, 84 (Spielm,)
Pour le pansement des ulcères yénériens.

l rl

5

Baume de miel, de Itriil.
s lttiel blanc, 280 Faites macérer pendant 8 jours. Uno cuill. à cafd dans une tisane appropriée, dans les bronchites. (R. pat. anslaià.\ Le baume de ma,rrubô de FoiA n'eÉ[ qu'uno variante plus compliquée.
Baume de Tolu, ao Opium

1000 Fl. de mille-nertuis. d'angélique, 60 Baies de laniier, ' de scoreonère, 60

60 60

Styrax,

t

h

Alcool,

r00o

sez refroidir. Le lendemain, chauffez do-nouveau pendant trois ou quatre heures, puis ajoutez en éloignant du feu :Thériaque, B. Safratrr B. Ext. de genièvre, 6. Àloès, i. F. encoro bouillir, en remuant toujours pendant sept à huit heures, et passez à lravers un linge; rèmettez sur le feu et ajoutez :

F. bouillir douzo à quatorze heures, en remuant continuellement ;-rel,irez du feu,"et lais-

Baume nenvaF.
Pomma,de neruine, onguent ner,u,in.
Moelle de bæuf, Beurre de muscade, Huile vol. de romarin,
de

Téréberrthin.r

B

00

girofle,

r23 Camphre pulvérisé, IZE Baume de Tolu, g Âlcool à g6", '
4

ro

E

16

Cha,rffez jusqu'à ce rluo la fumée n'exhale plus I'odeur de terébenthine I retirez du feu et ajoutez encore : Oliban, storax et benjoin pulv. ffa o
Passez encore, et conservez.

(Guib)

F. Iiquéfier la moelle de bæuf et I'huile de muscade I d.'autre part, f. dissoudre le camphre, le baume et les essences dans I'alcool, d;out. cetto dissolution au mélange fondu, relirez du feu et remuez jusql'à refroidissement . (Coden.)
St

Vanté dans los gerçures au sein e[ à la peau, dans les ulcères, les engeluresrles rhumatismes, les entorses. B. di,uin slen - Le de Lectolrre.rapproche. Baunre Baume de Vinceguère ou de Condom.
ll{use,

imulan[, fortifiant, antirhumatismai. Eaurne de Noé.
Plenck. Huile

t

Ambre,

g

8.,s. de lavanile., 30 Es. de

-

de

t6réb.,

80 *

maeis,

de muscade,

8 8

d'althea, -; b_asilicurn, de laurier, populeum, Htrile de myrrheo
Onguent

Baume mereuriel tls

-

de fourmis, de verÊ, de mille-pertuis, de spicanârd, de pétrole,

E.

tJoird.)

r$7 BÀuMn DE souFRE nrnÉnÉ. BArT[rE OPHTI{ALNIIQUB. plus condant les proportions nous paraissent Dans les contusions produites par les coups
de pied de cheval. venables
Camphre, Àlcool fortt
:

*

Baume ophthalmigue.
Baume devied'Iloffmaun,

Savon blanc sec,

t 30 Hu:le de cam''rnt., 15 4 Alcool, Àmmoniaque En lotions sur Io front, dans la faiblesse de

liq,,

. 5o t6 5oo

Essence de thYmr Essence de romarin,

I
8

Ammoniaqrre

liquide,

3o

la vue. (Aug.) On dbnné âussi le nom de baume ophthal,rnique à la pommade de Saint'Yves. Baume Opodeldoch*. Bs,ume }podeldoch anglais, Saponule a,rnmo' niacul- de Steers, Sauon 0,,rnrnoniacal' c&rn' phrë, B. de Ea,uon.
d

Opérez comme ci-dessus. Baume peotoral de Meibom. 68 Sang-dragoot Térébenthine, Hurle d'amandes tlouces, 68 Extrait d'opium, 60 Baume du Pérou, Huile de mille-pertuist 15 Beurre, Blanc de baleinet

co
ô0

60

l5

Savon

30 Huile vol. de thymr . animal, de romarin, Arnmoniaque'liquide, 8 2l Alcool à 86o, Camphre,

2

Jadis on le recommandait pour prévenir la phthisie pulmonaire, à la dose-ds 'l 0 à 'l 5 goutles par jour. (SPiel.) Baume de Salazer.

I
!50 Aloès

Teinture d'aloès et de rnastùe.
succ., 30,0 Mastic, 3or0 ColoPhane, Bncens,
Soro
1Ër0

dissoudre les essences dans I'alcool, e[ distiltez au bain-mario à siccité; ajoutez le savon râpé au produit distilté, faites-le disisoudre à une houce'chaleur, ajoutez Ie camphre, e[ quand il sera dtssous, l'àmmoniaque; filtrez la liqueur cltaude, et retevez-la dans des flacons

F.

Aleool,

t Sooro

Après 20

j.de

macération, filtrez.(Esp,)

Exci[ant, pour I'usagB externo. Baume samaritain de Tornamira.
Yin rouge et huile d'olive,

ia P. E.

ad,

feuille d'étain, ou enduits de cire. En ajoutani du chlorofortne ou du laudanum au mélân30, au mgment de le couler.' on ob[ient le baume-Opodel doch cltlor oformise ou opiacé, La formùle de cette .préparation, d'origine natentée anll|aise, variè excessivemont dans ies formulair"es des différents pays de I'EuroP9, e[ par le nombre des composants, et par le mod,us faci,endi. Des pharmaciens, gui visent
au coup'd'æil e[ recherôhent les arborisations'de stéarat'e de sorrde, coulent la masse presque

hoc; bouchez promptemeni . (Codeæ.) ^ Les bouchons doivèn[ être entourés d'une

Mêlez et évaporez à moitié. (Cad.) Plaies, brrilures, ulcères, contusions. Baume de gavon.

Saponulé de CamPhreSavon et camphre,

t Alcool à 88n, ia dissoudre au bain-marie. (Ber.) Faites

Baume sonnifêre.
Opium dis. dans I'aleool,
I{. vot. deboïs de

gout.,

Rhod.,

4
t6

Onguent populéum, 30 Beurre de muscldet 30

Bn frictions sur les tempes, dans I'insomnie
et,

froide

rence parfaite, empioientrler I'alcool à 96o'

Nous dirons, en outre, Que-la plupart {.t.pha{-méthôde du Cod-ex, Ia maciens qui suivent la seule que'nous donnions, évitent la distillatiol en emôlovant des essences incolores ot, faute de celà, en décolorant par le charbon animal avant la filtrat,ion. An[irhumatismal des plus employés'

d'autres, pour I'avoir d'uno transpadu 9avon sèc et de I'ammoniaque très-concentrée.

;

la céphalalgie. (Wwrt.)

Baumo de soufre. Huôle souf'rée ; Oleum sulphuro'turn'
Soufre sublimé,

t

Huile de

noix,

4

Faites digérer pendant quelques iours au bain de sable etlil[rez. (Cod.)

-

Barrme OPodeldoch liquide.
Savon

I'intérieur dâns le's affoctiôns pulmonaires chro-les ulcères. Fort nioues. et à I'extérieur sur les vétérinaires. Dose, 25 à S0 ôrtiUoye par
soùttes.

Stimulanl, diapÈorétique, employé jadis

à

bl., 90. Camphre, go.

Alecol â 86o, 300. Eau, 125.
:

'-nn-templaçant I'huilo de noix par,les huiles

Ajoutez à la solution filtrée
Huile vol. de lavande et
cle

ootriitri

thym, fa aO. Arnmoniaq. liq.60.

Conservez dans des flacons. (Yog.) on On nous a assuré qu'alx Et+tt-{nis. on, ne connaissait que ce bauine Opodeltloch, e[ qu'on I'v ernplovait beaucoup. 'M. CisËte a proposé plus récemment la formule suivante,' qui Aorine un produit moins chargé ds substanôes actives, mais dont c0p0r'

ôn ontiénr les'baurnes oû rnyrolés _de soufra âÀùA, succiné et térébeûhrne*. Co dernier norte encoro le nom de Baume de aie de Ro' i,àni, H'ui1e ite térébenthine soufrée, Gouttes
de Hol,Iande.

d"anis, de succin et de térébenthine,

Baume de soufre éthéré'
B.
de soufre

téréb., I Ether, t Huile do Dippelt

18

Dans la colique d es[omac.

(Aug'l

{58

BAUME STOMACHIQUE. Baurre stonrachique.
d.'absinthe, d'éc. tl'orânge, de gircifle,

T}AUMB VULNERATRE.

Huile de muscad.

-

80 Huile de macis, 2 de menthe, 2 Baume d.u Pérou, z (Pal,.1

peu.

Le B, stoma,cal de Wacker (I{amb.) diffèrs
Baume de succin.
de

savon d'alicante,

, La pharmdcopée wurbÀbeigâoise Ie savon par le beurre de
Baume tranquillet.
Hui,,le
Belladone

8. Iluile brune et épaisse Faites fondro ensernble. (v. M.)

succin, t

remplace muscâde. Béral indigl9 une prqparation analogue, sous le nom de ù&uon succl,ne.

de narcoti,çfres,
rraîchesie
,èrr,urtuet

Nicotiauo,
A_bsi.nthe, IVlarjolaine, Millepertuis, Tbym,
Sureau,

,

,.25 Pavotsre, Bo Hysope, ao Mènilie aq.. B0 Rue,
B0

lrr l;ill.lff

stramoiîe,
3o Lavande 3o Balsamite, 30 Sauge,

Moreue,

,25

rz5
30 30 30

douleurs rhumatismales, les maux d'oreille ,Baunre tranquille de Ghornel. Feuilles fratches de : Jusquiame, Cynoglosse, Nicotiane, fâ 50 0 F. bouillir dans trois pintes de vin blanc, jusqu'à ce.qu'il n'en res-re'plus que dcux ; passez -d'huiie en exprimant, aj. autant d'olive,'f.'bouilIrr le tout jusqu'à réduction de moitié. (Cad,.) Baume universel. fluile de navette, 690 Âcétate de ptomb , !z,o E -----' Cire jaune, 196 CamphrertsrO F'. S. A,. (Slers. H.)

lopel la sauge,.le sureau_ et le milleportuis, par 8,0 de leurs huiles volatiles. Le baume tranquille 4-*pope ayeq le- temps. cet effet étant hâté par I'action de la lumièiô, c'est pour cela que ld codex recommande oe ié tenir à I'abri de cet asent. Remède très-emploié à I'extérieur contre les ---

Fleurs sèches de 30 Romarin, , O Huile d.'olive,

9000

Eaume vert de Metz, Baume de Metz, B. Dert, B. d,e feui,tlet; Hui,le uerte, Elæolé d'aeétaté decuiure composë.
Iluile d.g ll", nurle d'otrve,

F. cuire

F. fondre à uno douce chaleur, ajoutez : gu'à consompfion de I'humidité, laissez encore digérer .pendânt deux heures, passez avec forte Poutlre d_'aloè-s, g poud. de vert_de_gris, ,2 expression, et versez I'huile chàude sur les plan- I'oudre de sulfate de zinc, 6 tes sèches. Laissez macérer pendant un àrois, Versez dans une bouteille et ajoutez encore : passez, exprimez et conservet le baume à I'abri Huile vol. de genièvre, t5 Huile vol. de girofle, de la lumière . (Codeæ.) Mêlez exactement. (Soub.) En faisant chauffer le marc avec de I'eau, or Agiter le flacon au moment de s'en servir. retirerait une grande partie d_e I'huile qui y es[ Dans le pansement des plaies et des ulcères. engagéo. (V, Pommade populéum.) Considérant que les phaimaciens se trouvent Eaume de vie dtl{olfmann. guelquefois dan-s I'impôssibilité de se procurer Miætur e oléobal,sam,ùque. -I{urautplantes narcotiques fraiches, M. _d_es de cannelle, Huile vol. de macit, Moutillard propose un procédé gui perme[ I'em- tluile vol. de citron, de marjoll., io t,uo ploi.-de ced plantes sèôhes. On'prônd 50,0 de _ de girofle, de rue. de lavande, feuilles sèche-s bien conservées d'e chacunê des Ambre gris,'Âlcool, fà 6 de succin , 3oo plantos nareotiques pres-crites, on les brise gros-verse sièremetrt, on dessus d'abord 26OO,O Iiltrez après qu_elquo temps do macération. d'eau,-ensuite 4000,0 d'huile d'olive, et on ter- Telle est, selori Joùrdan, ia véritable formule mine I'opération comme I'indique le Codeæ. Le de cette préparation iadis célèbre. Le Bs,ume produit que I'on obtient ainsi est d'un aussi beau de uie de Gaubiur, ël_ celui de TeichmeUer, vert et aussi actif que celui préparé avec les n'en sont que des modifications. plantes fralches. M.- Huraut-Moutittarcl fai[ reBaume de vie externe de plenck. mar.quer que son procédé est gpplicable atr poSavon, Essence de t6rébenth. S0 puleum et aux huiles simples de belladone, josAjoutez à la solution : quiame, etc. lI. Ortlieb a proposé, pour Ia préparation de Catbonate de potasse liquide, 3' (Jourd.) l-hg!!e- de jusquiamè, d'imbiber ia poudre avec Baume vulnéraire. de l'éther àqueux et d'épuiser ensuitô par I'huile, Baume de Hol,land,e. par déplacement. NI. Fave-rdoz a appliqué co Téréh. de V., 4ô Blémi, 48 Suif, 60 B, de Tolu, B0 procédé au baume tranquille. De son côté M. Nfenier, afin d'amoindrir la F. S. A. ( Bat.) perte de.l'huile d'olive, â proposé, avec raison, Wurt indique; téréb. deYenise 45, élémi 4 5, do rempiacer les substanc-es s-èches, à part I'hy. huile d'ypéricum 46, huile de cire 2,6.
t1

les plantes fraîches dans I'huile,

jos-

180 Huile de laurier, tgO Térébenthine,

B0

60

BAUMIER.
Acitle

g
z

BELTADONE.

{s9

sulf.

Baunne de TMarren. tj Bss. de térébent. z Alcool,

On verse l'acide dans une capsule de porcel3i.nu, gnJ ajoute-peu à peu i'huile volatilô, puis I'alcool. Quand il ne se i1égage pius de vapeur, on enfermr le produit danJ uî flacon noubtrO â l'émeri. Il doit être d'un rouse foncé. Préconisé au x E tat s - Un is ci n tre I' hérnoptysie, les métrorrhagies, l'épista:<is, etc. Il revi'erit ati B. astringent-de Ricliard (Y. p. 455), BAUMTER.
B

I'alcoolr -moins soluble dans l'é[her, et très-peu soluble dans I'eau. Le sulfate de bébéerine est coloré et a I'asnect de I'extrait de quinquina. Sa puissance fenrifuge comparée à celle du sulfate de quinino est: 6 ::,1 4,

BEITADONE.
Belle-Darne, Marelle furteuse, ,Solanunx fu-

riosum, S. lethalg, S. maniaouffi, Atrbpa

al,sartoden

drunt, opob als arnu,nr,.

(Terébinthacées,

)

\

. On emploie les petites branches, les fruits et la térébenthine dite Baume cte l,a'Mecque. (V.
Térëbenthines.)

ell adona. (S urlanées. ) 'Woliskirsche, Tollkirsche, Toltreere, Dollkrautr AL.i Deatlly nightshade, Dwale, ÀNG.; Àmrea,Inubas ealebr aR.i NataD.{}i.; 9ellatlona, DSp., lr^L., poR.;Sag unggor, rNo.; !ade, Doodkruid, Iloodelyke nrchtshade, HoL.; Rubah turbuc, lun. ; TV'ilezr wx_nia,, tesak, ps_inki, poL.l Krasa vitea, Odunrikr RUs.; W'argbaerr su.i Kiouze labrat, r.
b

arqués, noueux, à épiderme strié, qris rougcâtre; odeur agréabie, s0 développaît par la combustion. Bxcitantnervin ; entre-cians là thélinqug. I-,es fruits, CarytobaliamLt?11,, toutes petites drupes sèches et ôléagineuses, Inusité.'
BT}ET,T.IUM

- Le boiq Xy.Iobalsamum, est constitué par de petits branôhages gros comme des plumeï a écrire, longs de ,l P a ,l S centimètres, ôassants,

,

Plante { indigène, d'un haut intérêt pour ia thérapeutique. Tige de 0,50 à ,l mètre,: cylin-

drique, dichotomo

p. 4 00 de malate d'atropine. Le
L'uno des gomm_es-résines les plus anciennement connues. On la s.rlppgse - fournie par
cr, ( .

cassure terne et cireuse. L'odeur est aromatiQuo, la saveur amère et âcre. La gomme araliqyg .g.n contient souvent des' fragments ; 2" bdellium de l'Inde, ayatrt beaucouo"de r.esl semblance ave_c la myruhe, ce qui lui valu lo nom de m,urrhe de l'Lnde. I-.ebdellitm contient de la résine, do la gomme, ( de la bassorine et de I'huile volatile. Bxcitant peu usité. Il entre dans le diachylum

i c a,n . Térébi n th a cées ) On distingue : 4 o le bdettiunt, d,'Afrique, en masses ou en larmes amondies, verdâtreé, à

I' hu deloti a, af r

belladone contient 4 I lz même chimiste y a trour'é deux matières extraclives azotées (phy t euma,c ol, p s eud of oæin) . L'introduction de la belladone dans la matière médicale est fort frT.3.

Toutes les parties de la plante sont êffiployées, nrais sirrtout les feuilles *. La belladone dqlt ses propriétés énergiques e[ vénéneusgs à _I'atropine.- (Yoyez ce"m'ot.;
Selon Brandes,

géminées, oblongues, rugucuses ; fleurb solitaires, d'un rouge terne. Le fruit es[ une baie de la grosseur !'uhe cerise, d'abord verl,e, plis rouge, et enfin lroirâtre.

;

feuilles alternes

,

pai.fois

la

ancienne.

Ce

pendant ce n'est quo Yers le milieu du vru siècle qu'elle a été ne[-

-

ï

tement disl,in guéo des plantes aYec lesquelles I'emtriloyait

on

concurremtnent.
son nom

gomme

Bébéeru.
N ectandr a Rodi,ei,. (Laurin
ées. )

comme cosrnétique qu'en faisaient les ieunes Italiennes, ou dc
ce que ses fruits,
assez semblables

ou do

On prétend que luiviènt
I'usage

le nom da si,peeri. Son boi[ est employé depuis longtemps pâr les tourneltrs angtars sous le nom de rTeen heart. Le doc_ teur Rodiei a découver[ da"ns l'écorce, et surtout dans I'amande. du -fruit,-- un alcaloide qu'il a nommé Bebéeritle, dont I'usage commenie à se répandre en Angleterre comrie fébrifuge. On peut.obtenir son sulfate à Ia manière de éelui de
porte qulntne.

daise, où

Arbre de Démérari et de la Guvane hollan-

il

d'accidents funestes pour ceux qui se laissaient senter par leur apparence. On l'èmploie comme narcotique, principalement dans lès affections du système nerveux, telles que la paralysie, les
convulsions, les névralgies faôiales, les s-pasmes, lesitoux neryeu$es, C'és[ un prophylaclique dô

sont la

à

des cerises,
cause

cet alcaloïdo est amorphe, très-solubls

dans

r60 BENJOIN. 5 BENZOATES. la scarlatine. Les médecins italiens lui concèdent espèce est le benjoin amygdal,o\de.Le ben joi,n tles propriétés hyposthénisantes et I'ordonnent dit en sorte ne présente point ou que peu de partout où les antiphlogistiques sont indiqués. Iarmes; quan[ aa benjoin en l,armes détachëes, La belladone dilatant la pupille, 0n I'a empl-oyée il n'existe gue raremenf dans le commerce. pour faciliter les opération's chirurgicalei sui le Le benjoin fond par la chaleur, brrile en ré|lobe de l'æil. On i'a aussi employée dans I'in- pandant, une odeur très-agréable; aussi le méëontinence d'urine, les constrictions do I'uté- lange-t-on à I'encens qué I'on brrlle dans les rus, du rectum, de l'urètre. La poudre d'écorce églises. tl cède à I'eau rle I'acide benzoïque et de la racine de belladone est aùiourd'hui assez dé I'huile volatile, est soluble en entier'dans employée contre la coqueluche. Ce sont les I'alcool eI l'éther. méilecins allemands qui I'ont mise en vogue Le benjoin amygdaloïde est formé de 80,Y p. dans lo traitement de cette maladie. où ëlle 4 00 de résine, {9,8 d'acide benzoïque e[ 0,2 ' compte de nombreux succès. d'humidité. I contient, €r outre, des traces d'huile volatile. Le benjoin commun, d'après _Les baies, qui sont très-vénéneuses, servent à faire un rob. Stolze, aurait une comiosition à peine Oin0La belladone revêt toutes les formes phar- rente I donc, il pourrait être employé avec maceutiques : la poudre, les extraits, le sirop, avantage pour I'extraction de. I'acide benzoïque. la teinture, I'alcoolature, la pommade sont les D'ap-rèdson étymologie, il faudrait croire, Oit plus emplovés ; le saccharure doit être une trèsFée, ,io. co baume a ëié'connu des llébreux I bonne préfiardtion. Dans ces derniers temps, car bônzoe est un mo[ d'origine hébraique, gn a préconisé, contre la phthisie prllmonaire, formé de ben, fils, et de Jooà (fils de Jaôa), les cigares de belladone. On en a fait fumer parce QUe, selon Garcias, I'arbre gui donno le benjoin crolt à Jaoa, près de Samârie. aussi dans des pipes, soi[ pure, soit opiacée, avec 4 grammes d'extrait d'opium dissous clans Bxcitant, balsamique, employé dans les affections de lâ vessie ei rie la ptiitrine I dans les Q. S. d'eau par 300 grammes de feuilles sèches. Poudre', 5 à 30 inflammations des voies respiratoires, etr fumiFortn. pharm. et dosesr centig,; extrait aqueux*, 2-à 20 centig,; ext. gations. On I'emploio aussi dans les douleurs alcool.*, 4 à 40 centig.; ext. féculent., 2 à 20 rhumalismales, pôur cela on en projette des centig.l rob, 5 à 30 centig.l alcoolature, l| à 6 fragmonts sur des charbons ardenfs, ôn reçoit gout.; teinture alc,+ e[ él,h.r 2 à '|2 gout.; si- b fumée qui se produit dans un morceau ds flanelle ave'c lequel on faiu ensuite des frictions, rop', 5 à 30 gr. - Infusé pour I'extérieur (pp. { 0 à 50 : 4 000). On fait encore une huile de Il est peu employé à I'intérieur. On en fait beiladone, un extrait avec la semence, une une teinture+, un sirop. Il entre dans le baume
poudre d'écorce cle racine, etc. BENJOIfiT *. Asa dulcts, Benzoe, Balsanl,urn benï,aiuLi,rn.
Benzoe, Benzoeharz, Sûsser assand r ÀL.i Benzoin , ÀNc. ; Benzoi!, Hor.; Liban, Lovanjaoy, Gaui, ln. I Caluwell , luralla, crN. ; Benzoe, DÀN., su.1 Lubanie ud, DUK.; Benjui, nsn.l Luban, rno.l Belzuino , rr. I Menianr rrv. ; Corniayan, uÀt.; Benzoes, pot.; Beijoin, pon.; llosmoilsdon, nus.; Devadhupa, sÀn.; Sambranie, rÀM., ror,.; Asilpent, t.

du Commandeur, les clous f'umants e[ plusieurs
parfums.

tsENZOÂTES.

l'élimination d'un équivalent d'eau que remplace un équir'. d'oxyde métallique. Les seuls

Les benzoates se forment très-simplement par

Baume naturel attribué successivement à un laurus, à un croton, à un terminalia, mais que I'on sai[ positivepenj aujourd'hui, d'après les renseignements de Dryandor, provenir d'un olibou-fi,er qu'il a nommé stgraæ benzozn (Bbé-

"qui croît à i\Ialàcca, nacées), arbre assez élevé, lles de la Sonde. à Java et aux autres On I'obtient par incisions que I'on renouvelle de temos en te'mps. Le prociuit des premières incisions est plu's estimé gue celui dès autres. C'est le pahong des indifènes._ Chaque arbre fournit environ 500 grammes de baume.

Le commerce nous le présente en masses sèches, friables, grisâtresl un peu luisantes, formées à I'intérieur do larmes ovoïdes, blanches, réunies entre elles par une pâte brunâtro porouse. L'odeur est très-suave, la saveur d'abord balsamiQoo, douceâtren puis âcre. Cotte

benzoa[es usités sont celtx de chaux, de souds et d'amrnoniaque. Le benzoate d,e chauæ se prépale en faisant bouillir dans de I'eau du benjoin et de la chaux éteinte; le benzoate de chaux étant soluble, est séparé du résidu par le filtre, et les liqueurs suftisamment concentrées laissent déposer le sel. I.,e benzoate de soude peut s'obtenir de la même manière quo le préiédent, seulement on remplace la chaùx par'du carboÉate de soude. Ce del cristallise en aiguilles qui s'effleurissent à I'air, peu soluble dans"l'alcooi même bouillant, très-soluble dans I'eau. Le b en z o at e d' amm oni, aq ue est crista lli s ab le, déliquescent et soluble dans I'alcool à 40o; l'ébullition le transformo en benzoa[e acir]e. On lo prépare en saturant une solution d'ammoniaque par de I'acide benzoïque ou en décomposant le benzoal,e do chaux pai le sulfate d'ammoniaque. Les benzoates oni été proposés contre la gravelle, la goutte.

BENTOITE. BES[OTTE.

*

BIÈRES MEDICII{ALES.
mffi'g'olÏ$E.
B etoni,ca offi,cinalis. (Labiées.) Zehrkraut, Betonic, AL.i Wood beton-v, Àtic.; Cascitronr Betonica, usn.l Burrvika, nor.

,l

6l

Herbe de Saint-Benott, Galiote, Recise;Geum

urbanum,

(Rosacées.)

ÀR,i

Saramatlenkraut, Nel ken w urzel, Bene diktenuae gl einrv urz,

ar,.; Àvens , I Hellikerod , DÀN. ; Cariolilata, nse.i Nagelwortel, ^rc. Cariofiilata, rr.i Zarzycku, rol.l Cauor,.1 ryophylada, !oR,; Neglikerot, su.1 Karemphil, r.

Plante. ! for[ connue dans toute la France, aux environs des villes. Tige acquérant jus-

Petite. p]allo 7 cles .bois et des prés, à tige canée, à feuilles opposées e[ a fleurs purpurines axiliaires. Odeur farble. Excitant, sternutatoire; peu employé. La racine est éméto-cathartique.

qu'à un mètre, feuilles radicales pinnées; flèurs jaunes; fruits multiples hispides, [erminés par une arêto recourbée err baïonnette. La racine est courte, arrondie, chevelue, violette intérieurement et d'une odeur de girofl ee (d,'où ra*nt giroflée) qu'elle perd par la dessiccation. Sa saveur est amère. La racine g a été employée comme astringent, toniqué-èt fébrifugê. La benaî,te aquatique ; Geum riuale, a les mêmes propriétés. Le Geum canadertse, s. strictum (Chocolate root, Blood, r"oot, exc.) est un tonique astringent usité dans I'Amériquo

EE&ENS. bidens tripartita. ynanthérées.; Plante indigène âcre, qui, mâchée, excite la salivation à la manière de la pyrèlhre, qu'elle

Chanore aqwatique
(S

;

peut remplacer. Le bidens cernr"{,e, a les mêmes propriéLés. Inusité.

BIIùKES MMÉUCINA.LES.

Brutolës, Brytolës, Brytolatures
Bier , u.1 Beer,

;

Cereudsio.

du Nord

^"Hf:il,.ii;."'".t

Celvogia, rr.1

BungÉnrDE.
Epône-Vinette, Yinettier
(Berbéridées.

Les bières médicinales sont, de,s préparations

;

Berberis tul,garis.
)

qui résultent, de i'action dissolvant'e d'e la bière sur une ou plusieurs substances médicamenteuses. Cette forme de médicament est peu employéo, bien gue dans certains cas elle p'ût, I'êtie avec
av

Berberitzensanerdorn, Berberisbeerenstrueh, Saurach, .1,r. I Barbery, Pippe ridges , Tarab , ÀNc.; Amirbaris r Àr. i Zuurboom, Barbaris, uol,.; Berbero, Crespino, rr.; Berbe. rys, pol,; Berberis, ru.1 Ambetbaris, run.; Agrace;o, nsn.

antage.

Arbrisseau indigène, dont les toul,es petites baies rouges, ovoïrles, et contenan[ de I'acido oxalique qui les rend acidrrles, étaient jadis emplol'ées à faire un sirop, url rob, des pastilles
rafralchissants. Les feuilles contiennent aussi un suc acidule. Les semences entrent dans le diascordium. Le

Les éléments des bières sont ceux des ti* sanes, et par cela mênre QUe, conlûte ces dernières, elles servent de borssons ordinaires aux malades, elles ne doivont pas être plus chargees.

bois et la racine servent daus Ia teinture en jaune. L'écorce de la racine de berbéride contien t deux principes amers cristallisables dont on a proposé I'emploi en médecine : la berberùne el

fait agir la bière toute fairi et nouvelle sur les subst,ances; 2u on met les élénrunts de ]a bière avec les substances médicarnenteuses, et I'on fait fermenter le tout ensenrble. I"e pre-

tio

Il y q deux

o[

nlodes généraux de préparation

:

l'oæyacantlùne.

tsERCË.

,

Fausse acanthe ;, Heracleum sphondyl'ium.
(Ombellifères.)
Unaehte barenklau r AL.i Cok parsnip, rxc. I Esfondilio , rsn.; Beerenklaaurv, uol,.; Spondilio, rr.; Parczoz porsti, naski, PoL,; Canabraz, po&.

On emploie la racine et I'herbe 6f. La première estl grosse, blanche; sa saveur est âcre e[ caustique. L'herbe a une saveur agréable et
douceâtre.

La poudre de la racine a été employée à la
dose de

I

gram. contre l'épilepsie. Inusitée"

nrier est à peu près le seul emplol'é aujourd'hui. 'clrtrngerirents On peut mieux-apprécier les qui s'opèrent que dans I'autre procédé.Au pointde vue de Ja méilecine e[ dela pharmacjei il ne sera pas inutile de clire un nrot ds la bière elle-mêmè. La bière est une boisson fermentée faite avoc le houblon et les graines de céréales, particarlièremenI avec I'oige. On nrouiile l'orgo ot, on la laisse germer pour. y développer le"principe sucré ; on la souuret à unr températur,e de 6tj", pour arrêter la germinaison ei lui dcnner de I'amertume et de.la couieur; on -"épare alors les germes parlefrottement; le grain, ainsi desséché, prend le nom de malti on lo moud grossièremenl pour former la drèche, quo I'on fait ensuite bouillir dans I'eau. On aioute lo houblon au liquide fermentescible uioi résulte de cette ébullition, 0n le concentre far l'évûporâ4tt

BÈRE D'ABSINTHEBIERE DE QUINQUINA, t62 Bière antiscorbutique, tion, puis on [e fait. refroidir promptement josgu'à {-2" centigr. Mêlée alors d'utt peu de levûre, lâ liqueur fermente, s'agite, écume et constitue au bôut de quelques jours, après avoir été collée convenablement, une boisson salutaire, nu tritive, eui excite légèremont les organes digestifs et la sécrétion urinaire. Blle contient, outre I'alcool, un peu de matièro sucréo, de I'acide acétique, un extrait amer et aromatique, do Ia
fécule et une matière végéto-animale très-abondante. Les bières varient singulièrement, selon lo degré de concentration du moût, selon Ie degré-de torréfaction, selon la proportion du

!

Sapinette. 30 Feuilles de cochléaria, 30 Bourgeons de sapins, 2000 Rac. cle raifort, 60 Bière récente, Après 4 j. de macérat., passez. (Codet.) 60 à 4 00 grammes par jour dans le scorbut, et comme apéritif et diurélique. On peui rapprocher de ce[te bière I'Epinette ou Biêre d,e Spruce, quu l'on prépare avoc de

I'avoine, de la mélasse, et des bourgeons de l'abùe.s canadensis ou albs. C'est ayoc cette
boisson que Cook préserva toujours ses équipages du scorbut dans ses voyages autour du
mondo.

houblon ou de la substance aromatiquo et amère gu'on lui a substituée. De là la distinction des bières faibles et des bières fortes. A Paris, on fabrique particulièrement trois espèces dô bières : [o là petite bi,ère, faite avec iles

Bière antiscorbutique. (Corput,)
Raifort, Aeore, Gingembre, Genièvre, Bourg. de sapins,
2000 Bière faible,

moûts peu chargés,. s'aigrit facilemsnl, gt est en la bière d,ou^ général une mauvaise boisson plus 6le, -plus concentrée, colorée par une torréfacavancéo du grain (souvent aussi par tion du càramel), claire, d'un jaune doré et légèrement mousseuse, constitue, lorsqu'elle est suffisamment houblonnée, une boisson oxcellente : dansun grandnombre de rnaladies, on l'.emploie avec avàntage au lieu de tisane 30 la bière blanclrc ne dlffère de la précédente que par Ie soin que I'on a eu d'empêcher la coloration du malt :'c'es[ à cette classe de bières qu'appartiennent plusie urs ar,Ies (oles) des An$laid.- Les bières fortes, le porter des Anglais, les bières flamandes, le falo de Bruxelles, diffèrent des précédentes pàr la concentration du morlt qui les rend beaûcoup plus alcooliques. (Y . appen'

;2

1500 Àlcoolat de moutarde,
500

500 Mélasse, 30 Crême de tartre,

60000 3000

2i0
1$00

I

qu'à c0 qu.e la fermentation soif établie, on passe, on aj. la crême de tartre et enfin I'alcoolat. (4 0 gouttes d'ess. de nroutarde par S00 gr, d'alcool.)
Bière apéritive.

On divrse les 5 premières substances, on les met à macérer avec la bière et la mélasse jus-

Moutarde, 30 Centaurée, I Aristoloche, 2t+ Sabine, tr

Bière

légère,

8000

Passez après 4 jours de macération. (Swed,.)

Bière céphaliclue anglaise.

falériane, 30 Rutnarin, 90 Serpentaire, 60 Moutarde, 180 Sauge, 90 tsière bl., 40000
Céphalalgies, paralysies, épilepsies. (Cad,.'1 Bière diurétique anglaise. 260 Semenees de carotter 180 Genièvre, 30000 250 Bière, Moutarder

,' ôoisso ns économi,ques ,) Les principes que la bière peu! dissoudre sont les mêmes que dissout le vin. La durée de la macération est de deux à quatre jours. Les substanses doivent êtro convenablement divisées, pour céder leurs principes à la bière' ' Les bières ne doivent être préparées qu'en petites quantités, car elles sont très-altérables. ' La levrire de bière ou ferment (Gascht, Hefen, AL.; Yeart, BarmraNc. 1 I'evadu,rd,, EFP.; 'Gidt, noi.; Fermento, IT.; E.scum? de Ceraeia', non'; a été employée à I'extérieur, ,sous foim'e do cataplasmes, contre les maladies érupd,i,ce

I)eux ou trois verres par jour, dans lo catarrhe vésical, I'hydropisie. çCad'.) Bière diurétique de Schubarth'
1080 30 Bière, 60 Moutarde, Raifort, Au bout d'une heure passez et édulc otez. aYec du sirop d'ecorce d'orange. (Phæb.)

Bière de gingembre.
Gingernbre,
4Ë 1 Bière nouvelle, quatre iours, passez. (B!r.) Faites macérer Nous donnons, aù mot Poudre, la formule du

tives, les érydipèles.

macérer plusieurs jours, pâsseZ. (V. loniquo amer, à prendro par verrées.

Àbsinthe,

Bière d'abginthe. t Bière forte,

60

F.

lI.)
t5
$ooo

gdnger beer powd,er des Anglais. Bière hydragogue.

Bière amère. 30 Ge-ntiane, Bourgeons de sapin, 24 Bière, itrrin"ttre, Filtrez au bout de trois jours . (Cad,,)
Maladies vermineuses,

Jalap, Aunée, AcorerGenièvre,

30 B. de laurier, 30 BrYone, h8 30 Ec. d'orange, 30 Ga-rance, L6 30 Absinthe, 60 Bière, 6000
30

À prendro par verrées. (V. M.)
Bière de quinquina.
Quinquina,

èt commo tonique e[

ipurétique.

r

Bière forte,

32

BIÈRE PURGATIVE.

I,aissez macérer deux jours. (Soub.) La bière de qui,nqui,na'd,e Muiis se préparait avec quinquina 4, sucre 25, eau ,l00, leviire ds bière g, et I'on maintenait le mélsnge à 20 ou 30o pour que la fermentation s'effec[ûât. Cadet donne cette formule modifiée ainsi : bière 6000,

-

BISTUITS YBRMITUGES DE STOREY. dulcifiés

,l63

Biscuits antisyphilitiqurr ou dépuratifs

du flr Ollivier.

teinture de quinquina

4

muscade 8. Dans les convalescences des fièvres intermittentes rebelles, les faiblesses d'estomac.

80, do cannello 4 5, do

beurre et Ie sucre, pesant à peu près | 6 grammes et contenant chacun ,l centig. de bichlorure d'hvdrargyre dulcifié. (Foy.l "devotË prévenir " Nous quu iette formule,

,

Biscuits_ préparés avec

la farine, le lait, le

Séné,

Bière purgative ânglaise. 60 Àbsinthe, ,âs Àle (bière f.),20000 Ceutaurée, h6 Aloès succ., 8 (Cad) Deux verres par j. pour tenir le ventro libre. Bière purgative de Sydenhart!.

on les réduit en poodre, puis avec du lait, du bouillon gras, on en fail irne sorte
les enfants, de petit potage.

comme toutes les autres qui ont été donnees dans les forrnulaires, est- supposée cello des bis_cuits depuratifs du docteul' Olliaier. La dose est, de 2 à 5 biscuits Dar iour. Pour

Biscuits ferrugineux,
Carbonate de

Polypode, 500 Sauge, tgo Raifort, i 90 Rhapontic, t50 Raisin sec, 250 Oranges, no 4 2s0 Rhubarbe, 90 Ale(bièref.),4u000 !én6, Cochléaria, r80

fer,

9r0

Bière stomachiqrre anglaise.
Gentiane,

gi,neuæ,)
.Àle, 8000

Pour 4 2 biscuits. On augmente progressivement la dose de carbonate. (Voy. Pains ferruBiscuits d'iodure de potasrium (Iodognosie).
Bi,scuits iodur'és.

rz;. Ec. d.e citron, 90, Cannelle, B. Un verre matin et soir. (Cad.) Bière tonique ferrugineuse,
noir
de

Iodure potassiq.

toro

Pâte

âlbiscuits

Q. S.

Oxyde

fer,

r

Bière

forte,

tz

Filtrez après suffisante réaction. (V. M.) BISCTITTS nrÉnrcrN.attx.
Massepains, moea,r
Zuckerbrode,
a.r..1

ons .

Biscochos, Esp.; Biseotti, rr.

Préparal,ions très-peu nombreuses, que I'on obtient err ajoutant uù soluté, une poudre médicamenteuse, .jc,, à la pâte des biscuits, et faisant cuire au four. La pâte des biscuits se fait en battant des @ufs en mousse, e[ en y incorporant du sucro et de la fsrine; on la diviso par parties gue I'on met dans de petits moules- en tôle, ou 'en ferblanc, assez sdmblables à ceux qui dervent pour le chocolat, ou même dans de sïmples capsules
do _papie,r carrées, que I'on a préalablèment endirits de beurre. Alôrs on fait cûire au four do boulanger, ou I'on so ser[ du petit four do cam-

'/,100 de leur noids d'iôdure. Excellente niOttrode d'administration do I'iodure 4e pgtqssium. (Y. Iodognosie.) Antisyphilitique et antistrumeux..Doso : { à 4 0 biscuits par jour.
4

pâte (brisée maigre) ; on étend la masse à I'aide ; on la divise à I'emporte-pièce, et '{'on fait cuire au four. I'on -rouleau Cette dose es[ pour ,l 00 biscuits de 4 0 grarn. gyl .coqtiendront c_onséq._ 4 décigr. chacun ou

On dissout I'iodure dans son poids d'eau distillée et on mêle intimement le'soluté à la

Biscuits purgrtifs au jalap.
Jalap,
2t

ro

Pâte de biscuits, no t 6.

(Cù.)

Chaque biscuit contient

lZ

décigr. do jalap.

Biscuits purgatifs à la scqlnmonée.

Scammonée,

i0r0

Pâte tle

biscuits,

no

ôo

Chaque biscuit contient P

décigr. de résine.

orver en lieu

pagne des ménages. Mais, le-plus souvent, otr donne la substance au pâtissiei qui la mêle à sa pâte de biscuit. Dans ce cas il serâit prudent de présider à I'opération, aûn d'être srir de l'exactitudo du mélange, On peut encoie introduire la substance médicamtinteuse dans du pain d'épice. L'avantago de cetto forme pharmaceutiquo est de présénter un médicamenf, souvent d'rine odeur et d'une saveur désagréables, sous I'apparenco d'un bonbon. Aussi leur emploi est-il, sauf q-uelques cas, plus particulier à la médectne des enfants. On doit, en préparer peu à la fois, et les consec.

Un biscuit pour un enfant do septans. Bisouits purgatifc à la résine de rcammouée Résine de scammonée, 0,26 Pâte à biseuits, e. pour un biscuit. Un ou deux biscuits. Biscuits vermifugee arr remen-Gontra.
Srtmeu-eontra
Essence de

citron, goutt.

pulv.,

b

Pâte de

biscuits,

no !4

Chacun contiendra ,l 5 centigr. de semencontra (Cail.). tfn, matin et soiri aux enfants. Eiscuits vermifuges de Storey.
Calomel, ir3 Gingembre, 216
Jalap, Sucre,

4r0 30,0

Cinabre Q. S. pour

colorer.

Aj. sirop simple, et f, dix bisouits. (Lond,)

/l

6,t

BTSCUTTS VERhIIFT]G[iS.

*

I]ITUIVTES'

Eiscuits
tlalornel,

verrÉi"ï:iï;:::i:t

n

2'r

mel, s'âdministre.selon la tbrce du su;et- (F9y ) Les pâtissiers, dans le but d'avoir des biscuits ptus légers, ajoutent, quelquefois à leur oâte rl'e biscuits ou d-e macarôns, du carbonate â'ammoniaque. Du calomel qui serait .ajouté à
des pâtes semblables serait ciécomposé,

Chaquo biscuit, contenant

3 décig. de calo-

chargé pourrait être pris intêrieuremettt. Ort fait âussi un extrait, une poudre de bistorte. Dsns quelques pays on emploie le suc de la racine fralche. Incompatibles: les sels do fer, l'émétique.

tsITTERA.

et

les
t

M. Àmic, médecin en chef de la marine à la MartiniQue, a récemment proposé comme fébrifuge le'bois du bittera, ou bois IIIartin.

biscuits deviendraient noirs. Biscuits verrnifuges à Ia santonine.
Santonine,

de Saint-

t déeigr.

Pâte à biscuits.

la moitié ou la totalité, selon la force de I'en-

Pour un biscuit dont on fait mallger le quart,
ErsvEErTEi[.

fant'

Êtain

de

glace; Bismuthum.

Winmuth, Markasit, rr,. I Tinglass, Bisrnuth, ANc': hlarcascita, rn.1 Yisrnuth , DAN.r Rus.; Bismutor EsP', Ir'; tsizmut, nol.l Bismutlt' uoL.

nature à l'étàt natif, à l'état d'ox,vde et de sul-

Corps simple, métallique, qui existe dans la

fure, en Suède, en Allemagne'.en F1.an.ce. Sôlide, blanc-rosé (Ce qqi le disl,inggg de l'antimoine, gui est tilanc--bleuâtre), brillant, -friàblo, très-fusible. Celui du comlamellemx, très-irnpur e[ est arsenical. merce est On le purifio èn te réduisant en poudre, le mêlant av-ec 4 /5 de nitre, faisant chau{fer au rouge dans un' ctreuset, laissant refroidir et recomïençant ['opération une seconde fois avec la mênre pp. de nitre. (Codeæ.) On sépare les La pharrnacopée prussienne opère cette puriIication en faisant fôndre dans un creuse[ couvert : bismuth du commerce 500, carb. do soud. 60, soufre 8, pulvérisés et mêlés. 'employé eÀ qédecine qu'à. l'état de N'est combinaison. il entre dans I'alliage des caractères d'imprimerie, I'alliage de Darcet.
scories chaque fois.

Le bittera f ebrifuga est un arbre de la Martinioue de S à 4 0 mètres de hauteur. Il est conno à Saint-Mar[in sous le nom vulgaire anelais de bitt,er ash ou fréna a,mer. 1) Sl. Girardias, pharriracien de la marine, y a trouvé. un principe amer cristallisable neutre (bittërin) et-un piincipe amer résinoïde, auxàuels il attribue'la proprié|,é du bittera. ' La partie du bittdra èmployée et la plus active est le-bois, que I'on administre sous forme de poudre, d'hydrolé, d'extrait ,_ ju .teinturer- .de èirop. On emploie aussi à la Martinique le bitterin. Sa posblogie e[ ses modes d'administration sont ceux tiu quinquina.

BIT{IMES.
prend, en histoiie natûrelle, cinq 99 six subslances combustibles ou carbures d'hydrogène, qui paraissent être le résullat d'une distillal,ion
igné-e naturelle exercée sur les végétaux enfouis

Sous le nom eénérique de bitumes, otr com-

dâns ies anciennes couches du globe, et sont par conséquent des produits pyrogénés. Ce[unres sont des strbstances natives, qui peuvent causes inconnues.

pendant, pour quelques minéralogistes, les bi-

devoir leur origine à un certain nombre ds

ll existe dos bitumes dans presque tous les pays, e[, dans quelques-uns-même,- assez abonilamment pour former des bans, des puits, de petits lacs, des sources vives. Nous parlerons
des suivants
:

BISTORTE.
Cctu|rcuurine, Serpentai,re r oug e ; PoIy gonurn

bistoria. (PolYgonées')

l{atterknoeterich, W'iesenknoeterichr-.u'1 Snake weed, lNc.; Lefl.afe, ln.; Slarrgeurt, Da{'i- Bistorta ? EsP't Ir'r
Naterw'ortei, Stangenwortel, Harzlongr sol'; W'ezowuii<, po!.; Serteeschnaïatravar Rus'; Ormrot, su'
ioo.

ÀsplrÀLTE, Biturne de Judée, Karabé de Sodome, Poiæ minërale scoriacëe, Baume de momie ou des f'unérai,Iles; Asphal't'u,rn.
Juclenpech, Schlaekige serdpech, er,.1 Bitumenr ÀNc.; Cafre el lahud, Lamar, an.; Asfalto, nsn.l Asphalt, Jud.en-

j

pek, uor..

Plante indisène 2l- qui molt dans les lieux humides, et qîi a to.u[ iaspect, de la persicaire. *, On eniploiej la racine {ui nous est apportée sèche du-Midi. Blle est grosse comme l0 pouce' noire extérieurement, rouge intérieurement,

Connu de toute antiquité, ce bitume provient, ainsi que I'irtdique son nom, du lac Asphaltique

vitreuse et conchoïdale, acquérant, de I'odeur par le frottenrent, fusible par Ia chaleur, et brû-

ou mer Morte-

ll est solide, ttoir, à cassuro

comprimé0, doux fois repliée. s,ul elle-même ldeui fois iorse ou tordue, cl'ou bistorte), ino-

ilore ; saveur très'astringente. Asîringent puissant, employé sous. forme de décocté (pp. 20 : 4 000),. 0û fomentations, g9rgarismed, lotions, injections. I,,e décoctê moins

Iant avec flanrme. C'est Ià la substance à laquelle les célèbres momies d'Egy'pte ont drÏ leui indestructibilité, et à laquelle il- i'aut également, rapporter les propriétés-médicales merveilleuses qu'on accordait

jadis à ces dernières. La momie est rayée de

tsITUilIES.

5

tsLANC DE tsAL!]INE.

,f

6s

la matière médicalo, et I'asphalte n'entre plus

que dans la thériaque. Quelques pharmacopées étrangères mentioirnent untj huile d'asphalte obtenue en distillant, un" mélange d'asphalle, de sel malin et de sable, QU'on einplovâit comme exci[ant, o[ dans la ptrthisie pdtmônaire à la dose de 5 à 4 0 gouttes sur du sucre.
MÀLTHE ,

Bitume gluti,neu,æ, Poiæ ou goud,ron

minéral,, Pisasplmlte .
méclecine.

t! est presque

solicle, glutineux. Inusité en

NArHTE

,

Hu,ile de naphte, Pëtrole recti,fr,e*.

plusieurs contrées, notamment en Perse. La source d'Arnanio, découverte en 4 802, rlans le duché de Parme, est assez abondante pour gu'on en ait appliqué le produit à l'éclairâge da la ville do P'ai"mô et de celle de Gênes. _ Jarrne, limpide, fluide comme I'alcool, odeur fbrte e[ tenace, très-inflammable. Distillé, il est incolore. Sa densité est de 0,753.
_On a proposé le moyen suivant pour la purification dû naphte. On dissout 6b gram. cte

Le naphte naturel se trouve dans

Europe, est une variété dtuilo cle pétrole. Elle vieni'deBangoun (Birmanie), où on I'ex_trait en creusanl dans lo sol au voisinago des fleuves; les naturels en charsent à rnême des bateauxciternes et descenden"[ les fleuves porlr la livrer aux navires marchands. Blle offre la particularité d'être à demi congelée et brune à une température ordinaire, et de prendre une teinte verdâtre en devenant fluide par une température plus élevée. Son odeur est celle du pétrolo. Elle sert en Angleterre à fairo des vernts, une bougie [ransparente, du savon, etc. Tous les bitumes sont plus ou moins âcres, chauds, s[imulants, et paraissent exercer sur le système nerveux une action à la fois tonique et sédative. Le naphte et le pétrolo sont les plus usit,és. On les emploie génêralement cornmo fortifiants, antispasmodiques, vermifuges et tô* nifuges, soit à I'intérieur, soit à I'extérieur. On les a vantés dans les ulcères, les engelures, la congélation, la gangrène et même la phthisio. Les vétérinaires en font une grande consommation contrs la gale des bestiaux.

Dose,5à20gouttes. Tous les bitumes sont emplovés dans I'inclustrie, principatemenl pour îair"e des cimeuts,
des enduits, des vernis.

chromate de potasse dans 4 20,0 d'eau ; on verse le soluté danï une grande bouteille éontenant 4 kilog. de naphte brut; on agite la masse rle temps en temps pendant trn mois, en la tenant, dans un endroit éclairé. On décante et on obtient du naphte très-blanc.

ELANC DE BALETNE i. Ambre blanc , Sperma-ceti, , A|bumCétine,
ceti, Ad,ipocùre

;

Cetaceum.

pûrnor.,n, Hui,le

d,e pétrole, de pieme ou mùnë,rale; PetroleLcn'ù, Oleunt, petræ * .

W'allrath, er,.; Sperma eeti, Ailc.; IIIan sammak, rn.1 Hva91of, DAN.; Esperma de ballerra, Esp.l \Yalschot, uor.; Bianco di balena, rr.1 Olbrod, nor,.l Spermazet, nus.l We-

traf,

su.

existo en diseoluticn dans I'huils srasso contenue dans les vastes cavités de la tête du La seule source connue en France est celle de Gabian (Hérault), d'où lui est venu le norn d'huile dc Gahi,an,'qu'il porte encore dans le commerce. Mais il existe Lrne fbule d'autres sources connues dès la plus haute antiquité, et dont quelques-unes, con-stamment enflainmées, partagent avec celles de rraphte les noms de C'es[ un liquide onctueux au toucher, rougeâtre ou brun-noirâtre, plus leger que I'eau (0,83 à 0,88), d'une odeur forfe eb tenace, trèscombustible. Exposé àl'air, il produit le mslthe. Soumis à la disiillation, il doirne pour produit
distillé du naphte, et pour résidu de I'asphalte; d'où il résulte, chose digne de remarque, que le pétrole peut fournir tous les bitumes. Le pétrole est insoluble dans I'eau, mais soluble en toutes proportions dans I'alcool absolrr, l'éther, les huiles-fixes et volatiles. Il dissout l'iode. A l'ébullition, il dissout un peu de soufre
et do phosphoro.
satrces, de f euæ sacres ou perpetuels.

il

cachalot, phy seter rna,croeephalus, mammitère cétacé, qui rrtteinl des dimensions énormes, le même qui produit I'ambre gris. La matière cérébrale laisse déposer, par rèfroidissement, une substance blanche; on met le tout dans des saes do laine ; on presse; I'huile pesse, et I'on trouve dans le sac une matière solide que I'on purifio par fusion : c'est, la cétine
clu contmerce.

L'huùle tle terre,

{ui commence à arriver

temps elle devient jaune et rance. Elle fond à 4l*o? insoluble dans I'eau, soluble dans I'alcool , f QLlpr, .læ -huiles, maié ptus à chaud .qu.à fïoid. La dissolution alcoolique obtenue à chaud la laisse rléposer, pât refroidissement, à l'état de cétine- pure. Les alcalis la saLgnifient.en p-arlie g! en-séparent de l'éthal. Elle contient de I'acide marùarique, do I'acide

Récen[e, la cétine est en masses d'un beau blanc, translucide, formée par une réunion de pel,ites écailles ou cristaux aiguillés, luisants, nacrés, doux of onctueux au toucher, presoue inodores et insipides. Elle est pulvérisablti à I'aide de quelqu-es gouttes d'alôool. Avec le

on

oléiquo, do I'oxyde ds cétyle.-

BLUET. I'a employée,comme béchique et adouOn cissan0, à la dose de 2 à 8,0; rnais auiourd'hui elle ne sert guèro qu'à I'extérieur. Elle entro
466

_

BOIS.

uoad,, Compeachy-zuood, aNc ,; Beeam essued, AR.; Campesketrahet, DaN.; Campeche, nsP.;

dans ls colcl-cream métiques.

et

autres pommades cos-

BLIIET

Ou BLETTET.

Barbeau, Aubifai,n, Casse-Lunette, Blauette ; Centaure& eV a,nus (Synanth.).
Blaue kornblume, ÀL.;Blue bottle, ÀNc.; Kadun, aR.1 Aciano, Coronilla, Esp.; Knorobloemr HoL.l Ciano, Fioralia, rt.

Camytecheout, HoL. ; Campeggio, rt. ; lfiebiesi drzeuto, poL.; Pao de campeche, PoR .; Ld,,zoreuoe dereuo, RUs. ; Campeche traed,, sI.T.)" il vient de Campêche au cèntre de I'Amériquo et de la JamaTquo. Rouge plus foncé et plus terne gue le prêcédent ;"seô bCrches, qui éont

Plante herbacée Q que tout le monde connait par ses fleurs en calathides, d'un beau bleu de ci-el, et qui réjouit la vue au temps des mois6ons, au milieu desquelles elle croît. Autref'ois on I'employait, contre une foule de maladies graves : aujourd'hui on no se sert que de I'hydrôiatn commé astringent, en collyres.

décortiquées el irrégulières, comrne les précédentes,'présentent sôuvent des parties blànches d'aubier. Il contient un principè colorant, L'hé-

matine. Il sert dans lds arts pour Ia teinturo en noir. Bn médeoine, on I'a considéré, ainsi

que le précédent, comme tonique et astringent, On en faisait des hydrolés (pp. 50 : 4000), ilr extrait ({ à 2,0), ui vinl il faisait, la base d'un élecl,uairo I I'urino devient rouge sous son influence.,
4o gols DE coutEUvRE (Senezangehal,z, AL'i Snekeu:od, aNc .; I(uchila lutq, BENc .; Widero

BOIS.
Holnr

lt.l

W'ood, ÀHc.1 Palo, Lefro, nsn.l [Iout,[nor,.1 Legno, rr.1 Drzewo, pot.; Pao, pon.l Derevo, nus.

Les bois emplovés autrefois en thérapeutiquo étaient assez nbm'breux. Aujourd'hui le nonrbre en est fort restreint. Nous allons mentionner ici celles de ces subst,ances pour lesquelles nous ne ferons pas d'articles particuliers. 4 o nots n'aloÈs ( Aloeholz, Paradieshol,z,

pai,l,, JAv.; Modira can'it"ûffir [[ar.Àn.). It en existe plusieurs; mais celui de la mêdeoino paraît êtr-e la racine du strgchnos cotrubri,na (Apocinées) des illoluques. Pesant, inodore, trèsamer, jaunâtre ; cassure longitudinale ondulée ; fibres soyeuses, Yanté jadis çontre les morsures dos animaux venim"etrx et dans les fièvres.

AL.; Calumbuk, Agha luchi,e, aR.; Aggur,

Inusité.

Agor, BENc., IND.; Sukhi,an!, cH.; Chi,nhiam, cocn.; Aghir, DUK.; IJdindt,, pER.; Pao de atoes, pon.l Aguru, saN.). Le bois d'aloès ou ses variérés (car son histoire est fort embrouillée) porte en'core les noms de bois d,'Agaloche, d'Aipalathe, d,'Aigle, de Cala,mbac, d,e Gara

La racône de lean Lopez, qui est jaune en tronçons, paratt être une sorte de bois de cou-

leuvre moins dangereux quo
lnusité.
5o nors

le précédent.

ou de Kilam. On I'al,tribue à l'Aloenylum agallochum (Légumineuses) et à l: Aquillaria agaùochn (Aquilarinées), On le dit venir des
contrées lointaines de I'Asie. d'aloès du commerce est d'une couleur brunâlre à [a surfaco, et quelrluefois très-noueux. Scié, sa coupe est lissel réiineuse e[ parsenrée de petits points blancs. Odeur aromatique résineuse. 2n Bots nn gnÉstr,, bois rou,ge, de Ferne,trtrbouc, de Sapan, d,e Sai,nte-IVlarthe ou Brésillet (Bra,si,li,enholz, aL. ; Ibi,rapi,tanga, nnÉs.). Sa corrleur es[ d'un rouge vif dans les coupes fraîches : il est inodore." te commerce le ilrésente effilé pour les besoins de la teinture. Il est, fourni par les Cæsalpinia (Guillandia) echinata et li,nctorio (Légumineuses). Le Di,uidi'ui ou Libûdibi emnlové- dans lo tannase est le fruit du Cesalpin^a dori,aria.II est bruiâtre, de la grosseur d'une gousse de pois vert, mais convoluté en C, en S, en O, etc.
3n

nefritico, rsn.). Très-pesant, inodore, formé extérieurement d'un aubier blanchâtre, et au centre d'un oæur rougeâtre; très-dur; écorcs lêgère, fibreuse et d'une saveur légèrement poivrée. On I'attribuô ?y guiltundia maringa,

xÉpnnÉTleun (Gri,essholz, Er,.; Pato

Quoi qu'i[ en soit de ses origines

,

le bois

aa n'timasa, unguis cati,, à un ci,sampelos. Diurétique aujourd'hui oublié. 60 Bors DE RrroDES Boas de rose ou de Chypre (Rosenltolz, Rodiserhof z, AL.). Noueux, contourné, pesant, couches concerrtriques ser-

,

rées, d'un jaune fauve plus foncé à la circonférence; écorce grise très-rugtreuse; odeur de rose for[ agréable. On sait aujourd'hui qu'il est

nots DE caunÊcun, Carnpêche, boi,s d'Ind,es ûles, B. de Ni,cara,guû, B. de Sang; Eæmatoæylum c&rnpechi,anum ( Légumineu der,

B.

sos), (Campesclwhotz

,

Blawhsl,z, aL"; Log-

fourni par deux liserons arborescents des C'anaries, les conuoluulus flarid,us eb scoparius (Convoivulacées). C'est là le bois de Rhodes rles pharmaciens et des parfumeurs, mais ce n'est pas celui des ébénisies, qui est rouge et dont on ignore I'origino. 7a Les Bors DE conarr, paraissent êtro de simples variétés de santal rougo. 80 Les Bors AMERs ou D'aBsINTHE sont les bois de Quassie, de Calac et autres bois remarquables par lour amertume. 9o Les Bors DE FEB sont ainsi nommés à causo do leur grande dureté et pesanteur. Leure

BOL D'ARMÉNIEO
origines de végétaux, de familles et de pays sont très-diverses.
0' Les Bors JauNEs sont différents bois généralement emplovés dans la teinture, et dont los prirrcipaur iotit : le boi,s jaune ou quercitron; Broussonetia ti,nctorum (Urticées) ; le surnac fustet ; rhus cotinus (Térébinthacées) ; l'Epirw-uinette ; Berberis uulgari,s (Berbéridées).
4 4o Les BoIs n'ÉsÈxn sont fournis par différents plaqueminiers, et, particulièrement par le d,iosp'i1roi ebenum (fndnacées). Ils soni d'un

T}OUCÀGES' - prn.; tsornokislio matr, garum,
Tatr.

'
RUs.; Tunkana

û61

, s^N.; Yen-

,l

noir lariable.
Pour les autres bois, voir à leurs noms spécifiques.

BOL D'ANMÉNIE *. Argile ocreuse, Bol oriental, Bol,

.

rou,ge.

Àrmenioéher bolns, rother bolue,

Hejr urmenie, îin arndl, rn.; Àrmenisk bolus, DÀn. ; Gitermanie, rrn., pER.; Bolo, rr.1 Gurnkatta, san.l Rædgnl, su.1 Simie Raviktilla, rarr.; Simie kivrai, rul.; Cameniaauschen Bolus, EoL.; Kibermeni, ruR.

el.; Àrmenia bole, ÀNc.;

En masses compactes, d'un rouge vif dt à I'oxyde de fer. Lorsqu'il a été mis en poudre et lavél il prend le nomï e Bol d'Arméni,d prepare. On le tirait autrefois de Perse et d'Arménie, et
hémostatique, astringent. Aujourd'hui, on le tire des environs de Saumur, et on ne s'en ser[ plus guère, si ce n'es[ le docteur Charles Albert, dans ses pi,lules dites de Bol, d,'Armén'ie, où il Ie fait entrer concurremment avec lo
copahu
(,1

Existe en dissolution dans les eaux de différents lacs, qui le laissent cristalliser par leur desséchement. Ces lacs se trouvent dan-s I'lnde, au Thibet (à Tissoo-lumboo), en Chine, d'où ou Ie tirait autrefois, Pour le vendre on le purifiaitl alors on le nommait boraæ raffiné. Aujourd'hui , on le fabrique artificiellement en France, aver la soude et I'acido borique dos lagoni de la Toscane. M. Payen, {ui a établi cel,te industrie, â fait voir qu'en changeant les circonstances de cristallisation, on faisait varier la forme, la composition et les propriétés du sel ; do scirte qu'ii existe aujourd'hui deux espèces de baraæ; le prismatôque et l'octaédrique. Lb premier, qui est I'ancien borax, et celui qui est employé-en médecine, esi en grgs cris,taux, un peu opaques, d'une saveur urineuse, s'effleurissant à I'air. Il se dissout dans I à {0 p. d'eau froide"

Fondant, astringent, résolutif, ernployé en collvre dans les granulations de la cornée, en
gergarismes dans les aphthes, en pommadedans

on I'employait comme dessiccatif , fortifiant,

).

foule de terres bolaires : tèlle est en particuIier la Terre si,gùIlée ou de Lem,nos, substance
alumineuse rosée, ainsi nommée de sa forme en

Les anciens médecins emplovaient encore une

petites boules aplaties portant un sceau, et de be qu'on la tirait de l'11ô cle Lernnos. Ses propriétés sont celles du bol d'Arménie. Eile entre dans la confection d'hvacinthe. I.e BoI bl,ane, qu'oti tirait de Turquie, n'est qu'une marne desséchée. Le Bol cle Bohéme ou de Hongrie ne diffère pas de la terre sigillée. La Terre cimolée est aussi uno sorte de bol d'Arménie, tantôt, blanc, tantôt rougeâtro.

les dartres. On le dit, obstétrical. Dans les arts, il sert, à souder les métaux. L'octaédrique, qui contient, moins d'eau , ost préférable pour cet usage, surtout s'il a été fondu , car âlors il est anhydre. Incomp. ; acides forts, chlorures de chaux, do magnésie, la potasse, les sulfates. C'est à peu près là le seul borate emplové en médecine.'Parmi ceux que I'on a tenté'd'ihtroduire dans la matière médicale, nous citerons le borate rJ'ammonr,aque et celui d.e potasse, qui peuvent s'obtenir directement, et Ie borate rl-e m,ercu,re, que I'on dit posséder les propriétés du calomel; on I'obtient, selon IlI. Guitlourt, en décomposant une dissolution de sublimê corrosif par-une autre de borax; il se produit un

précipité blanc, qtr'on lave et qu'on sèche

:

BONATES.
Se/s uitrif,ables.

c'est le borate mercuriel. Il a été découvert en quantités considérables un borate double de soude et de ehauo à lquiQUo, Çans la république do I'Equateur, anafysé par M. Lecanu. BOUCAGEg.
Itossbibernelle, Steinbibernelle, Beckspeterlein, er,.1 $mall barnett Saxifrage, ÀNG.; Steenbrekke, Qwæseurt, Biergroed, Pimpinelle, orx.l Pimpinella blanca, nr,n.; Kleine bevernel I roLri Fimpinuella bianea, lr.; Biedrznyniec, nor.l Pimpinella branea , poR.; Bakrot, su.

Sels résultant de la combinaison de I'acido borique avec les bases.

Borate de soude.
Boraæ, Ti,nckal, Chrysocole, Buuracon, sel de Perse, Soude boratée, Bi ou sous-borate de soude; Natrum boracacutrb Boras sodieus.
(t! Dans le brevet il n'est pas fait ntentittn du copahu, mais seulement d'une addition de magnésie et d'alurbine (précîpité de I'alun); mais le copahu fait partie_ de eette pr6iiaratiôn. L'orlorat le prouve d'une manièro très-nnanifeste.

Lo grand boucage, Bouquetin; Pirnpinello rnagna, et le petit boucage, PersùI de bauc; Pimpi,nella saæifraga, sont deux plantes ry communes dans nos contrées. Leurs racings, caractérisées par. une odeur de bouc, ont été employées comme antispasmodiquss et vulnératres.

{68 8O'TGTES

BOUGIËS hIÉ$TCTNALES.
TVfiÉJM

BOUGIES DE DANAN.
Hémorrhoïdes, affections utérines. Elles font partio de la mëdication de Raspail. Sougies iodurées (iodognosie). 5 10 Eau , Cire, 16 Iodure potas. 2h Chlorhyd. morph. 0,2 Àxonge, F. fondro lacire et I'axonge au B. M.; d'autre part, dissolv. les deux sels dans I'eau; aioutez be soluté au rnélanse fondu : laissez refroidir iusqu'à semi-fluidir,éi mais en' maintenant I'homo$One;tO du mélange par I'agitation. Alors trempez les mèches dâns-le mélangef et tlpérez du reste comme il est dit aux généralités. Ces bougies sont préférablement prép. ainsi : Eau de roaes, ,t Gélatine, z Gornme, 2 Sucre, t

îCENALES. Les bougies sont de petits cylindres de grosseur et de"longueur vâriables, mais géndralemont srêlûs et flexibles. Blles sont effilées en
^u cône par un bout, et destinées à être intro-

duites dans le canal de I'urèLre. On les divise en emplastiques, ques ou instrumentales.

et en élasti-

confection des premières sont dôs bandelettes de toile ou des fils de soie ou ds coton , disposés en mèches, puis do la cire, des céréolés, des emplâtres, soit seuls, soit additionnés de subs[ances médicamenteuses actives.

- Les éléments propres à Ia

Leur mode de préparation consiste à plonger Ies mèches dans ces substances fondues, et à les rouler sur un plan uni , pour leur donner la

F. fondre

au

B. I!I., et ajoutez

:

Iodùre potassique,

t

forme nécessaire. Elles doiv-ent être bien polies. On leur donne une longueur de ,10 à 30 centimètres. Les bougies et les sondes élastiques se préparent en filongeant à plusieurs rôprises,'faieant sécher à l'étuve et ponçant chaque fois, un tissu tubuleux, dans un vernis dont nous donnons la forruulo ci-après. Ces bougies, ainsi que les sondes, sonf du ressort du fabricant d'instruments de chirurgie. On en fait aussi en argent, en or, en ivoire flexible, etc. En tête de ces bougies, otr fait, un bourrelet en cire à cacheter, lequel sert à attacher I'instrument au besoin. Leur longueur est de 27 à 30 cçntimètres. Leur numéro va en croissant, du no { au n" 24, et plus si on le commande. Ds 5 à 8 sont les grosseurs les plus employées. On prend le numéro d'une bougie à I'aide d'une

Plongez dans ce mélango des cylindres de caoutcÈ'ouc, de gutta-percËa, etc., ei opérez du -gélatinisation des pilules reste comme pour la d'après la méthode de Garot. Blennorrhée chronique rebelle. On peut obtenir ainsi des bougies d,'iodure' de plomb, de rnercure, d,e fer, au calomel,, au sublimé, ù, l'opium, etc. Pour celles autannin et à I'alun, il faut supprirner Ia gélatine. Avec ces formules on peut aussi préparer des pessaires e[ des suppasitoires. (V. ces mots, et
B ou g i e s p or
Cire jauue,
te

-r

em,èd

e

s

.)

BougieË mercurielles do Plenclr.
(S. P.) Bougief mercurielleg digcolubler. 6010 or95 Eau, -Sublimé corrosif, Extrait d'opium, 4r0 Gomme arab., Q. S. F. une dissolutiol . épaisse, dans laquelle vous plongerez les mèches à plusieurs reprises, en faisant sécher .cqaqqc fois . (Aug.) Dans la gonorrhée chronique. Bougies rrercurielles de falk. 8r0 bry Mercure duux, Téréberrthine, 9,6 2,0 Précipité roug"e, Résine laque, 60,0 F. S. A. (Pid.) Emplâtre mercuriel, Eougies avec I'azotate de merclrre. Cire jaune t 8o Huile d.'olive, 80
Extrait de saturne, Protonitrate
de mercure liquide,

t8o Calomel, 1s

3

porte ? mill. (l ligne) do diamèire, qui a.ugmente de { /2 mill. (4 I & de ligne) jusqu'au no { 5 qui a ,l0 millimètres (4 lignes fi,lière. Le no

lame en métal percée de trôus et

{

nommée

I

l2) de diarnètre. Les bougies emplastiques soni employées, ou

simplement comme corps dilatant, ou commo fondant, cathérétique, si-ccatif ; les instrumentales ne sont guère emptoyées quo pour dilater le sanal dans les cas d'obstruction, et pour faciliter la sortio de l'urine"-

Bougiel emplartiques proprement diter. 6 l{uile d'olive, \ I (Pid,) Cire jaune, Bougiet arec le ealomel. r Cire blanche, et (Ber) Celomel,
tsougies eatuBhrées.
Graiseo de mouton,

I

F. S. A. (Stoad.)
Bougier saturnincs.
Bougies de Goulard ou d'acétate de plomb,
Cire

jtuno,

2b Extrait

de

saturne,

t

500 Cire, 10 Camphro pulv.,

150

F. fondre lo camphre dans la sraisse et coulez le tout dans uo inoule cvlindrl'que (en papier fort) ayant environ I centiniètre de'diamètie. On compte les cvlindres de la lonsueur de 4 certimètres pouf I'anus, et de 6 à-8 pour I'utérus.

tiennent 3, 6 ou 24 parties de cire, pour une d'extrait, de saturne , (,Gwib,) Bougies de l)aran,
Fiente de brebis, Huile de noix, 700010 Nicotiane, poignée, 1 600010 Lotier od.orant, poign6e, t

Les bougies de Goulard prennent les noms de fo'rtes,moyennes ou f ai,bles, selon qu'elles con-

tiguô, poignée,

r llilleportuis, poignée,

t

BOUGIES AVEC LA POTASSE.
Cuisez, passez, et remellez sur le feu avec : 1500r0 Suif et axong'e, fa Ajoutez à la masse liquéfiée :
Litharge,
1000,0 : 10r000

Ê

BOUILLON GOMMEUX.

{69

Eu après incorporation parfaite
Cire jaune,

Faites des bougies. (Cad.) Foy et Guibourt suppriment la fiente, et réduiseni la litharge à 2000. Bougies aveo la potarre caurtique.
0 r90 Eau, 6 0100 hr00 Gomme arab. 8. S. Opérez comme pour les borrgies mercurielles dissôlubles. Dans la gonorrhée chronique.

Potasse eaustique

Extrait d'opium,

t

Bougies élastiques (Vernic pour les).
Huile de lin
Bssence

vert, en employant dans I'un et I'autre

Les rèsles auxouelles on doit s'astreindrs dans Ia p"réparatioh des bouiltons médicinaux sont : 4 o de ne so servir que de substances animales très-fraîches, dont encore on a eu soin de retirer toutes les parties (les intestins et la coquille des limaçons, les intestins et la peau des grenouilles) qui pouruaient donner au bouillon une odeur ou une saveur désagréable é^trangère. 2"Sile bouillonne contient rien que lefeu puisse dissiper, otr peut opérer à feu iru ; dans le cas contrairo, on opérera au bain-manie et à colrcas

laquelle on associo souvent des rnatières végétales. On lesdivise enrnédici,nauæ et en al,imentaires. Ceux-ci Deuvent se prendre dans toutes les conditions de'la vie; c'eit pour les malades que sont réservés ceux-là.

lithargyrée, t Succin , de térébent. ll| Caoutchouc, Bougies porte .rernèdes,

llg
1lù0

Ûn pharmacien de Paris, M. Raynal, est I'inventeur de ces bougies. La substance plastique es[ un mélange de [omme et de gélatine foniu avec Q. S. d'eau, puis coulé dans des moules. Pour rendre ce composé actif, on y ajoute, seIon le cas, avant de le couler, de I'ext,rai[ d'opium, du tannin, du chlorure de zinc, du calomel, du nitrate d'argent, etc. (V. B, iodurées.) Non-seulenrent on peut préparer ainsi des bougies pour I'urètre, mais-aussi des bougies pour le col do I'utérus (ces dernièros sont lôngues de 3 à 4 centimètres), des pessaires, des suppositoires pour le vagin et pour I'anus. La substance plastiqug (gommo-gélatineuse) ss dissout au lieu d'application dans I'espace de quelques heures, et en se dissolvant mef I'agent médicamenteux en contact avec les tissus malades. Nous crovons ces movens caDables de donner des résultais avantagerix dans'quelques
circonstances.

des vases de terre, de préférence à ceux de métal. 3o La duréo de là cuisson est d'environ deux heures. 4' Ajouter les aromates à la fin. q" Ne pas,en fairo pour plus d'un jour,
oeux J ours au plus. Les bouillons rnédicinaux remplissent presoue

toujorrrs la drluble indicatiôn d'un effei théiapeutique et d'un eft'et alimentairo : aussi trouvent-ils leur emploi dans les convalescences. Ils doivent en grande partie leurs propriétés à la gélatine.

Bouillon de cloporter.
Cloportes,

Bouillon do viande,

&
280

Bau de

menthe,

16

; passez . (Aug.) Bouillon de corne de cerf. Corne de cerf râpée, G0 Eau,
Faites infuser

t000

Réduisez à moitié par la coction. (Tad.) Fgy fait ajouter 60 giammes de sirop de sucro. Le bôui,ttoâ de cori,e rle cerf aci,d,à de Spielmann est le bouillon ci-dessus, additionné de citron et de sucre. seilleraient de-remplacer cette prêparation par uno simple dissolution de gfénétine nous croyons, nous, que ce ne serai0 pas tBut à fait

Bougieg-chandelles médicinaler,
encore, un médecin de Paris iffichait un noui,eau modo de traitement des maladies, par des bougies à brûler ordinaires, chargées do substances médicamentouses. La composition de ces bougies no nous est pas connue ; nnais on conçoit que dans quelques ôirconstances , cet,te médication pourrait être appliquée. Onse rappelle que de:s bougies donila mèche avait, été trempée dans une dissolution d'acido arsénieux ont i,ausé des accidents toxiques. Les pharmacopées anglaises indiquent des 6ougi,es de cire et ile uerriil,l,on, pour fumigation mercurielle.

Il n'y a pas longtemps

.lr*

simplificateurs eu tout et partout con-

:

la même choso.

Bouillon éméto-eathartique.
Eméto-cathartique.
Emétique,

oroB Sulfato
Bouillon aux

de

soude,
l000r0

to,o

Faites dissoudre dans :

herbes,

paL]glres tous les quarts d'heuro, comme purgatif. (Bouch.)

BOUILLONS TUÉOTCINAT'X. Les bouillons sont des préparations magistrales dont la base est la chaii des animaui, à

Bouillon gommerrr.
Gommo

arabique, 50 Eau,

tooo

Ajoutez à la solution: oxtrait de légumes Q.

tt70

BOUITLON AUX HERBES.

F

BOUTLTON DB VIPERE.

I, poor saler_et colorer I ajoutez de plus Q. S, oe gralsse. vourd.) . Bouillon aux herbes.
I{erbe fraîe. d'oseille, 195,0 Herbe fraîc. de de laitue, G0,0 Bau,

eerf.,

de poirée, 90,0

80,0 tZ6Or0

et contenant { gramme à t| gr. 50 de sel tnarin. On laisse macérer une heure environ, otr passe sans expression sur un tamis de crin, et on rocommence à plusieurs reprises jusqu'à ce que le
liquide soit clair; on ajoute oncore 250 gr. d'eeu sw le résidu, et on a ainsi un liquide rouge dont la saveur rappelle tout à fait celle du bouillon. Il est important d'opérer à froid pc)ur n'avoir pas de coagulation dd I'albumine ; i'été même, pour empêcher la fermentation, il est bon de se servir

Faites ouiro et ajoutez
Sel de cuisino, beurre

:

frais, fa

20r0

En plaçant ici cette préparation, véritabls
apozème, nous avons sacrifié à I'usage. tsouillon de liuragons. Chair de lirnaçons hachée et lav., tz6 Eau, heures

d'eau glacée.
1000

Faites cuire, au bain-mario, pendant deux

I

ajoutez

:

Capillaire du Canada,

I
(Cod,eæ.) t/2 lg$r0

Passez au bout d'un

quart d'heuro,

Bor.rillon de vipère. il . Coupez la tête et la queue ; enlevez la peau et les intestins; coupez le reste en morceaux e[ faites cuire pendant deux heures au bain-marie dans 375 grammes d'eau. (Guib.) Inusité.

Vipère vivante,i no

Bouillon pectoral. Lichen d'Islande, lËr0 Cæur de mouton, n"

Escargotcr

Presque toutes les pharmacopées étrangères, sauf celle d'Espagne, qui ajoute seulement du santal rouge, font ajouter du veau, du poulefi

no

6

Mou de

veau,

ou de la tortue.

]

Faites cuire dans 4 500 qrammes d'eau et rév duisez d'un tiers . (Cad,.)

Tablettes de bouillon.
Belle viande de bæuf dégraicsée, Carottes, navets, poireaux, f,a, Céleri, oignons frais, ia, Oignons brûlés, Girofles,

40 kil.
I 500 gram,
950
2

Bouillon pectoral du dooteur Nlauche. On fait bouillir la moitié d'uno cervelle

de

mouton, ou de veau, avec du navet, la moitié d'un chou rouge, des carottes, du cresson dans un litre et demi d'eau, {uo I'on fait réduire à moitié. Par tassos dans lâ iournée. coupé avec tl l8 de lait ou du sirop de g"omme. bans' les afféctions lentes de la pioitriile et de I'estomac. Bouillon pectoral du doctetr Bailly,
Poulet maigre,
Amandes douces, no Salep, une cuillerée. f)attes, no B.

no tlz. Jrrjubes no B.

td.

Raisins secs, une poignée. Cerfeuil, une pincée, Eau, 2 kilogrammes.

Faitec réduire à 4 kil.
Slrop de

|

12,

et ajoutez
8o

:

Tolu,
veau, 126
Eau,

gr,

iCacl,)

Bouillon de veau.
Rouelle de
r 000

Mettez la viande avec 4 fois 4 /2 son poids d'eau dans une grande marmite de cuivre bien étamee et fermée par un couvercle de même métal égalenrent étamé, 0t chauffez jusqu'à l'ébullition; enlevez alors l'écume qui surnâge, puis ajoutez les légumes et les girofles. Après 8 heures d'une ébullition modérée et soutenue, rotftez du feu et passez àla chausse. Pendant que le liquide s'écoule, enlevez tous les os, e[ exprimez légèrement le résidu à I'aide d'une presse. Re.placez alors dans la marmite.le produit exprimé a\rec environ 30 kilos d'eau, et faites bouillir do nouveau à petit feu pendant 3 à & heures, puis opérez comme ci-dessus, en ayant

Faites cuire à une douce chaleur, en vase couvert, pendant deux heures, Passez le bouilIon quand il sera refroidi , (Codeæ.) Prëparez de la même manière le bouillon ds rnou de aeaw, de poulet, d'écreuisses, do tortue,
de grenouillss.

soin d'eiprimer cette fois très-fortement Id résidu. Cela fait, réunissez les liqueurs et portezles à la cavo pour refroirlir, habituelloment une journéo; de cetts manière, Ies liqueurs passent la nuit, à la cave. LB lendsmain matin,"enlevez très-exactement la couche de graisse qui s'est figée à la surface, et_procédéz de suiie à une prômpte évaporation. Lorsqu'il ns reste plus que 7 à I kil. de liquido, ctarifisz*le avec 6 blancs d'æufs battus, passez à travers une étamine de laine e[ faites évaporer au bain-marie la liqueur parfaitement l!mp!dg, jusqu'à ce qu'elle se lxenne en masse demi'sblide parle refrriidissement. Alors faites-y dissoudre un kilo de belle girlal.ine purifiée, et, coulez dans
des moules en tablettes du poids de 30 grammes.

Cette promière partie de I'opération dtre

Le bouillon de ueau émétisé ss prépare en ajoutant 5 centigrammes d'émétique au bouillon de veau, et le bouillon purgataf , en y aioutant 60 grammes de sulfate de rnagnésie,- (Foy.) tsouillon de viande pour maledes" Le bouillon suivant, que I'on peut prendre froid, s été indiqué par- le professeur Liébig : On prend z5O-grainmes de viande, soit ile bæuf, soit de poulet,, qu'on coupo par morceaux et ou'on délaïe dans 250 eramrnes d'eau acidulé'e ayoc L à 6 gouttss d'icids chlorhydrique

24 ou 3S heures après, rébinez des rnoules les tablettes don[ la surface doi[ être bien ferme,

BOULEAU, étendez-les sur des claies dans un endroit sec el, bien aéré, où vous les laissereT. jusqu'à ce
qu'elles soient devenues cassantes. Les doses indiquées ci-dessus donnent environ 4 kil. tl l2 de tablettes. Une demi-tablette, fondue dans une tasse d'eau bouillante un peu salée, donne un bouillon de bonne quaiité.

BOURRACHE.

,l7l
en

poudre fine, et laites-lâ bouillir avec uno troiôième décoction de 500 espèces vulnéraires, en ajoutant :
Tartre

Au bout do co temps. réduisez la masse

rouger

2600

(Huraut-Montillard.)

Les tablottes de bouillon sont surtout utiles
pOur les longs voyages sur terre et, sur mer.

Nous dirons ici un mot d'une préparation qui se rapproche des tablettes de bouillon : nous voulons parler du produit nommé Osrr-r, azorne (de ôoprr, odeur, et (copdç, bouillon) par M. Thénard. On I'obtient en épuisant par I'eau froide les muscles de bæuf, faisant réduire la liqueur en rconsistance do sirop, et traitant celui-ci par I'alcool qui s'empare cle I'osmazome, quel'on en retire par évaporal,ion. Un kilo de bæuf fournit à peine 4 r50 d'osmazome. -C'est un produit azoté complexe, d'un brun rougeâtre, d'une ocleur suave do viande, trèssapide, déliquescent. C'est à lui que la viando doit sa saveur eL son action restaurante. Analeptique employé, mais rarement, soit pur, soit associé au chocolat, à la gomme, âu sucre, etc.

Faites évaporer jusqu'à ce que !a matière devienne sèclie et friabfe par roÏroidissement; roulez-la alors en boules du poids de 30 à 60 grammes environ, ._QUo vous enduirez d'uns légère couche d'huilo, et forez sécher à I'abri clù soleil et d'une trop forte chaleur. (Codeæ.) Dans lo but d'abiéger considérablement le temps. de préparation, M.. .Desfosses proposo

le m0û0 operatolre que volcl : 80 Tartre rouge pulv. t 500 Gomme arab. pulv. Fer rorrillé sec et pulv. 900 Inf. conc. d'esp. vuln. Q. S.
Tormentille

pulv.

60

On commonce par faire bouillir I'oxyds de fer et le tartre dans une marmite do fer, âvec environ 3 litres d'infusé, et on évapore jusqu'à cs que la matière soit en consistance d'électuaire. On y ajoute alors les poudres de gomme et de tormontille, Lorsquo la matière a acquis uno fermeté convenable, on la réduit en bouies et on fait sécher à I'air. Les boules de Nancv peuvent être considé-

BOULE.II,II.
Betul,,a al,b a, ( Amentacées. ) Birke, u,.; Birch,
Bjcerk, su.

rées comme du tartraie^de potasse et de fer, plus les matières extractives et aromatiques des
plantes labiées employées. Les boules oui nous viennent de la GrandoChartreuse et'de Nancy sont ovales, aplaties, moulées et munies d'un petit bout de ruban. Remède populaire contre les contusions, les foulures. On met ces boules dans I'eau, jusqu'à ce que celle-ci ait acquis une couleur ambrée, et on I'applique en compresses. Moins chargée, on s'en ser[ à l'intérieur dans la chlorose; c'est l'eau, de boula. Les boules de Molsheim en diffèrent par du benjoin et d'autres substances résineuses qu'elles contiennent.

Abetlul, Àlamô blaneo, ESp.; Berk, uor,.j Betalla, lr. I poa. ; Braoza, pol.;
aNc.;
DÀN.;

Birk,

Arbre de nos bois, reconnaissable à son épiderme blanc. Sorr écorce â, qui est résineuse, passe porrr diunétique e[ fébrif'uge. Psr la distiilation sèche, on en retire une huile pvrogénéo (Hui,Ie ru,sse, Hwi\e orr Essenee de Bouleau), d'une odeur particulièro; c'est ello qui donne cette odeur, cotte souplesse et cette force qLli caractérisent les cuirs de Russie. Au printemps, le bouleau donno par incisions une séve sucrée Qui, par fermentation, donne une boisson alcoolique.

_

tsOURRACfIE. Borrago offi,cinalis. (Borraginées")
Borretsch,
DS

Bottt Es IIE $aNcY*.
Espe-ces

Boule d,e'mars ou d' acùer;Bol,i, s , globuli mart'i,s, 200 Eau, vulnéraires, I2oo

P.;

F. bouillir,

passez, exprimez, et versez I 200 Limaille de fer,

sur

:

Evaporez à siccité dans une bassino de.fonf,e I pulvérisez Ie résidu, puis faitesle bouillir avec tne seconde decoction de 300 d'espèces vulnéra.ires, en ajoutant :
Tartre rouge,
I 200

Herbe indigène Q hispide, à feuilles rugueuses assez grandes, à fleurs d'un bleu violacé, rarement roses ou blanches. Elle est nitrée et très - mucilagineuso ; très-commune dans les lieux cultivéJ. On ernploie les feuilles H* et les flenrs*.

Rafralchissant, dépuratif. sudoritique e[ diurétique, assez employé.

donnez cêtte pâto à etle-même pendant un moiË.

F. évap. en consistance de pâte molle ; aban*

extrait, 4 à 4,0; hydrolat, 60 à f 25,0; siropn ,10 à S0,0; suc, S0 à { 00*0.

Foym" ltha,rrn. et doses. Infusé (pp. l| 0 : 4 000);

172

tsOURSE BOTIASE

A PASTEUR.

IJRYONE.

A PASTEUR.
,
Eotr.

Molette

;

Thtraspi,
_

bursn pastori,s. (Crucirères.)

brique ; il est déliquescent, se dissout facilement dans I'eau et a une saveur styptique.

Taschenkrâ.utr

Bolsa del Pastor, Esp.; Beurjes kruid

Hirtentache , ÂL.; Shepherd's burss, rNc,;

Bromures de mercure.

Toute petite plante O des champs. à fleurs blanches èt à feuilles radïcales pinnaiiûdes.
Astringent léger. Inusité.

BROME. Bromum, Brominium.
Brom,

^1.,

Rus.; Bromine,

^îî;1Bromo,

EsF., rr.;Bromium,

chant le bromure pioduit et qui, mêlé à de I'oxyde de manganèse et mis dàns une cornue avec de I'acide sulfurique, donne du brômo par distillation. Liquide rougeâtre, répandant des vapeurs rouges dans I'air , s0 concrétant à - 25b , et ayant alors I'aspect ds I'iode. Un peu solublo dans I'eau, très-solublo dans I'alcool et dans l'élher. _Çut propriétés médicinales paraissent être
celles de I'iode; mais il est à peino employé, si co n'est en photographie.

parqe qu'en effet son odeur, qui tient de cellé du chlore et de I'iode, est très-désagréable. On I'obtient, en faisan[ traverser-l'eau mèro des .qalines par un couranb de chlore, versant dessus une coucho d'ét,her sulfurique, agitant cet éther avec de la potasso, recueillant et sé-

de magnésium ; il exisre -aussi dlnl quelques plantes marines, dans quelques minéraùx, cians quelques eaux minéralés, éomme à Kreuznach en Prusse, e[ à Ashbv dans le Leicester. Fischer I'a reconnu dans un-aérolithe tombé en ,184.?. Son nom lui vient de Bgôpoç, mauvaise odeur,

Corps simple, métalloïdique, découvert en 1826 par llf . Balard dans les eaux mères des salines, qui le contiennent à l'état de bromure

étenciu de- protoarbtate d'e mercure, jusqu'à cessation de précipité. Lavez et séchez celui-ci. 20 DnuronRoMuRE DE MERcuRE. On I'obtien[ par sublimation d'un mélange à P. E. do brôme et de mercure. On pouriait également I'obtenir en distillant un mélanee à P. B. de bromrrre de potassium et de sulfate iie mercure. Ce dernier est solublo dans I'eau et dans l'éther. . Bromure de potassium.
On i'obtient en saturant un soluté d'hvdrato de potasse par du brôme, ou en décomflosant un soluté de bromure do fer par un carbonats de potasse, absolument comm-e pour I'iodure do potassium. .En petits cubes ou parallélipipèdes rectangulaires, blancs, d'uno saveur piquanto et sans eau de cristallisation ; au fleu il déôrépite et fond sans s'altérer ; ti'ès-soluble dans I'eau, mais peu compatibles que I'iodure de potassium.

{o PnoronRoMURE DE MERcuRE. On prend Q. Y. de soluté de bromure de po[assium, otr y verse peu à peu un solutâ très-

dans l'alcool. I\Iêmes propriétés, mêmes doses, mêmes in-

BRUCINE.

; Brucina, Brueium. On Ia retire de Ia fausss angusture, qui Ia contient presgue pure do strvôhnine. pâr le procédé ôo. l'on iuit pour I'bblention'de la
Pseudangustine

la strvchnine.

quinine. On I'obtient enôore des eaux mères de

BROM[IRES,
Cornbinaisons

du br6me anee les âutres eorps
si,mpl,es
-

mêm_ed qu.o celles

des iodures. Il guèro que les sirivants qui soient employés, et encore

La manière de les obtenir, leurs propriétés chimiques et médicales, sont à poti piès les -n'y 'a

SuËshnco cristallino, inodoro, très-amère, un peu soluble dans I'eau, très-soluble dans I'alcool, insoluble dans l'éther. L'acide azotiquo la colore en rouge, et en violet, si I'on fait intervenir le protochlorure d'étain. On I'a'conseillée comme stimulant à la manière de la strychnine I mais elle est inusitée, ainsi que ses sels. C'es[ un poison énergique. Dose,ï à,1 0 cenlig. progresiivemen[.

BRYONE.
Couleuurée, Vigne blanehe, I{auet du diable, Naygt galant; Bryonia alba et d,ioico. (Cucurbitacées.)
Guichtrrrbe, Zaurebe, Stickwurzu Hundskurbsenwurzel, Weisser, Bnzian, al.; Bryony, aNc.; Fescera, Àlfescera, rl-;_Galdebær, Hrrndebcer, DAN.; Briona nueza, Esp.; Wilde wingad, Eor,.1 Brionia fescera, Borastro, lr.; Przetan, poL.; ,Horça branca, poR.; tlund.srofya, su.

fort rarement.
Bromure de fer.
Ltmaillo de

fer, 8&

Eau

dist.,

90

à

ru

o Brôme,

go

Introduisez d'abord la limaille, puis I'eau, et entin lo brôms dans un flacon fermant hermétiquement; agitez de temps en temps jusqu'à ce que Ia liqueur ait pris une teinte verdâtre ;
$près,.qu.oi . filtrez eb évaporez promptement jusqu'à siccité. Lo bromure cle fer a une couleur rougo

Elle croit dans les haies de nos

contrées.

_ Elle est grimpante et munie

de

Ies autres cucurbitacées, mais s'en distinguo par son fruit, tout potit, bacciforme, et par sâ

vrilles commo

BUCCO.

_

BUSSEROLE. tsUGNANE. Arrête-bæuf

4?3

acine U, qui est grosse comme la cuisse d'un enfant, blanche, charnue, fusiforme, et souvent bifurquée. Son odeur est nauséeuse, sa saveur âcre e[ caustique. Son suc produit des érosions sur la peaup e[ purge violemment à I'intérieur. Elle doit ses propriétés à la bryonine. La bryone sèche des pharmacies est coupée en roueiles d'un grand" diamètre, blanches et offrant cles stries concentriques bien marquées. Alors elle est bien moins active.

;

Resta booi,s, 0noni,s sp'inoso, (Légumin.)

Stachliche hauhechel, Ochsenbrencgwurzel, rr,.1 thorned, rest harrow, ANc.l Gatuna, Esp.; Ossenbhrecbo, EoL.; Wilzyny, por,.; Kâïk, run.

nacées

Les anciens mêdecins, qui s'en servaient

beaucoup plus que les nrodernes, I'employaient surtout dans les hydropisies, la maniq, gl pqrtout où les purgatifs violents étaient indiqués.

Petit arbrisseau épineux, 9 à fleurs papillioroses, dont on emploie comme diurétiques les racines, qui sorit très-longues, de la grosseur du petit doig[ et traçantes, Infus6 (pp. 20 : ,l000).
BUIS.
Buæus semperuùr ens. (Euphorbiacées.)

I'ex[ériour, comme rubéfiant. On en â orDployé la fécule. Dose de la poudre, ,t à 2 gram.
A

Les paysans de quelques contrées creusent

le somme[ de la racine au printemps et se purgent avec le suc qui se rassemble dans la caiitO à ta dose d'une cuillerée. C'est ce qu'ils
nommenL eau de bryone.

Àrbrisseau toujours vert, cultivé dans les jardins, et qui crbtt aussi à l'état sauvage. Il

Le Bryonia epigæa est en grand crédit auprès des médecins jndiens, qui I'emploient dans l-es dernières périodes de la dysenterie et dans les rnaladies iénériennes invé|.érées.
BUCCO.

répand une odeur vireuse désaeréable. 'On emploie le bois; la racin6, l'écorce do la racine et les feuilles, comme sudorifiQue, dans Ia syphilis constitutionnelle, le rhumatismo. Enfin on I'a presenté comme le succédané du

Buchu

;

Diosma (Barosma) creno,ta. (Rutac.)
ÀNc.

gaïac. On I'ddministro sous forme de décocté (pp. 50 : 4000). L'écorce est la partie préférée. ill. Fauré y a.trouvé un alcaloïde qu'il à nommé
buæ'ine.

Buccoblatter, Gotterduft, u.; Bucku,

Plante du cap de Bonne-Espérance, dont les feuilles, qui en masse ressemblent assez bien etr séné, Sauf qu'elles sont dentées, et ont une

BUSSENOLE.

Raisin d'ours; uua ursi, Arbutus (arctostaphyllos) uua u,rli. (Ericinées.)

odeur e[ une saveur analogues à celles de la menthe poivrée, ou plutôt à celle de la fraxinelle, ont été ôonseillées ilans les lésions du tube digestif, la gravelle et, les irritations de la vessie. [,e bucco est aussi sudorifiQue, antispastnodique, antirhumatismal. On I'emploie sous forme d'infusé (pp.,l 0:'l 000), ou deteinture (pp.4 : 8). BUGLE.
Sous ce nom, on employait les ajuga, pyr&rnidalis (Guldeng gir,nsel , Bergwrtsel,, aL.; Montai,n bugle raNc. 1 Pyr ami,ds,le sene groen, HoL.) et
r ept an

Petit arbuste qui crolt sur les Alpes, dont on 'et nlqnge les baies écarletes, aigrelet[es rafral-

s (Kr i,echen

d er g un

zel, Wi e seng wn z eI,

. ; Bugula, nsn.) (labiées), toutes petites plantes O de nos bois. Co sont de légers astringents ; inusités. Elles portaient jadis le nom de petites consou,des. AL.; Common bugle,
aNG

chissantes. Les feuilles, qui sont la partio quo I'on emplo-ie, sont inodorés, obovalesl conaces, assez analogues à celles du buis, Blles ont eu une grande réputai,ion comme diurétiques dans les affect. muqueuses chroniques de lâ vessie ; elles Ia mériterâient autant corirme astringentes. On les d,it obstétricales. On les emploie"en infusé (pp.
,1

BTTGI.OSE.

Anchusa offieinali,s ou

italica.

(Borraginées.)

Ochsenzunge, aL.; Ortungue, Àrc.; Winkel, Ossentong, Hor,.

C'est une sorte de bourrache, inusitée aujourd'hui ; au[refois on I'emplovait comme émollient, On lui substitue souvont, ainsi qu'à la bourrache, la V i'p ér ine c om,tnune, E chium u wl, g a,r e,

tallisé, l' arbut'f,ne. - Une espèce voisine,l' Arbousier , Fraise en ù,rbre; Arbutnts unedo, arbrisseau qui crolt dans tout le bassin de la Méditerranée, produit deg fruits (lrbouses) assez semblables'àïes fraises, et que.l'olmang€ dans le Levant, en Espa3tr0, etc, Sa racine est un astringent.

tannin 36,.!*-,.résine &r& apothèmé 0,d, gommo -, et sel solublo 3rl , _ clrlof.ophylle 6 , B', pectine ?116, extractif !1,6,_.ligneux g,6, eari 6,0 :-J93,-et selon M. Kalvlier, un principo crii-

La busserole contient : acide galliquo tb, 2,

0:

4000).

47&

CATAOTIER.
C

CACHOU.

GACAOTIER.
@edç-, Dieu, et B,gi,ty.a, alùment). (Byttnériacées. ) Arbre originaire du Ï.fouveau-Monde, et naturalisé aux Antilles. Il peut acquérir ds 4 0 à 4 P

Theobrotncl, ca,cao (d.e

cacao.

queté de points blancs, onctueux au toucher ; odeur de cacao et d'amandes grillées à la fois j sa saveur est aussi analogue à cello de ses deux subsl,ances mêlées. Par ébullition dans I'eau ou la pression à chaud 0n en extrait de ?5 à B0 010 d'une graisse solide analogue au beurre de

, on les fait sécher aussitôt; dans d'autres, oû les enfouit auparavant dans ia terre perrdant quelque temps.- Les cacaos qui ont, subi cette opération sont dits terrés. Les cacaos terres sont : ,lo le cac&o carra,gu,e, gue I'on-récolte sur les côtes de Carracas ; il'est, de tous les cacaos, le plus foncé en couleur e[ en
semences

mètres de hauteur. Le-fruit eritier a la forme d'un concombre. Sa cavité intérieure est remplie. d'une pulpe jaunâtre, aigrelette, au milieu de laquelle sont disséminées-une trentaine de Eemences amygdaliformes : c'est,le cacao (fèves du Mexique).-Ces semences se composent d'un tégument scarieux brun*fauve, recouvran0 un embryon de même couleur, d'une odeur faible et d'une saverlr un peu amère. Dans quelques pâys, lorsqu'on a retiré los

qu'il n'arrive

Ce produit é[ant

un grand nombre d'applicatioris.

fort abondant, nul douto bienl,ôt en Europe et ne reçoive
cacstroû.

Suc ow terre

d,w

Japon

I Catechu,

Katechusaft, Japonische erde, Catechu, 11..1 Cashoo, Japan earth, aNc.iKadhendi, ÀR., run.; Cutt, rrn.l Japonis jord, DÀN.l Catecu, Esp,, rr.; Sok katechowy, pol.1. Catehr Oato, pon.; Catechu, nus.; Cashcuttie, r,ru.

Matière extractive, que longtemps, sur I'autorité d'Àntoine de Jusôieu, on a cru exclusivenren[ tburnie par le palmier aréquiet, Arec& c&techu.-(P?nq?b, M4L.) (Palmiers), tandis qu'aujourd'hui, d'après les renseignements posilifs de

Kerr, chirurgien anglais, on sait gu'ii provient

même temps le plus edtimé; Zo le c(rca,o Trinitë, ,qui vien! de l'lle de ce nom ; il est plus peti[ que Ie précédent et lui est inférieur eÀ quàliré. les cacaos non terrés les plus connus sont ceux do Saint-Domingue, delâ Ma,rtinique, de la Guade.ioupe, Qûo I'on comprend quelquefois sous la dénominaiion cot'nmurie de càcaa des II'es, puis

erl.grande partie d'une légurnineuso, le mimosacatechu, arbre épineur qui crolt aux Indes orientales ef surtout au Bengale, le même que Garcias avaib indiqué dès le séizième siècle. SeI\{alaca,

celui

d,e

Ils sont moins estimés que les premiers pour
fairele chocolat; mais ils sdnt préférés pouri'extraction du beurre de cacao, pârce qu'ils en con-sont tiennent davantago et qu'ils moins chers, Le cacao soclnu.,sco, qui vient de Guatemala, et qui est très-estimé, D'â pas non plus subi ls terrage. L'amande du cacao sert à faire les chocolats ; ello entre dans lo Racahoat, le Palamouil,le Théobrome, Ses téguments (coques de cacao) sont recueillis par les pauvres, qui les font bouil-

Maragno,n.

lon Christison, l'Uncaria Gambi,r, eui croît à 0r Cochinchine, fournirait aussi une grande quantité de cachou au commerce. On l'obtient en faisant bouillir dans I'eau le cceur du bois réduit en copeaux, ainsi que les fruits, passant le décocté dt le laissant évaporer au soleil; on divise ensuite le produit-en pains. Selon Mackintosch,le cachou serait prépalé par une s,ecte particqlière d'individus nommés, à cause de celan Cuttcurdes. Selon le docteur Heyne, dans le Mysore, le cachou dol'areca catechu est obtenu des semences, ou plutôt des fruits, par ébullition et évaporation, èt d'après Hunter, celui dol'wncaria gambi,r le serait des
feuilles.

On distingue deux sortes principales de cachou
'f

lir, et prenneirt le tiécocté cômme chocolat.
Q.uelqutis praticiens
Dtgue.

o

les emploient comme to-

Le cacao contient un alcaloïde cristallisable, la Théobromine. Nous rattacherons arr cacao le Dika ou Pain de Dika, substance venant du Gabon, qui -et a figuré à I'exposil,ion universello de 4 855, sur. laquello M. O'Rorke a publié un article fort
rnteressmf
.

rougedtre de Guibourt. En pains de g0 à ,l25,0, qui devraieni êtro ronds, mais Qui, par la des-pris-une siccation et le tassement, ont formo presque carrée. Ils offrent à leûr surface des glumes de riz. La cassure est terne, rougeâtro, ondulée et souvent marbrêe; friable sous les
dents,

cactrou DU BENGALE

i

"

,

cachou terne et

4l*e saveur astringente, sans amertume, à laquelle succède une saleur sucréo agréable.

Le pain de dika est formé par les semences ou amandes du fruit, du mangifero gabonensis (anacardacées) (rybre nommé Oba, au Gabon)
poids d'onviron 31600 gr, Il est d'un gris fiiâr-

rature.

agglomérées par I'action d'une csrtaine tempéIl est sous forme de cône tronqué, du

de Guibourt. En pains ds 60 à 90,0, ronds, aplatis, farcis de glumes de riz intérieurement et extérieurement; plus dur, moins friable, plus blqn, à cassure pius uniformo que le précédont, dont il se-distinguo, du r-oste, faôile-

Cette sorte, rare parfois, est la plus eslimée. 2o clcuou DE BoMBay, cachoubrun et plat

CAFETER.

ment

foule d'autres, telles quo cachou eri masses, siliceuæ, résineuæ, paiallëlipipède, hém,ispheraque,

par sa cassure luisante et sa sayeur amère, non sucrée. A ces deux sortes M. Guibourt en ajoute une
Le cachou est soluble en partie dans I'eau froide et ent,ièrement dans l'èau bouiliante. Il I'est aussi dans I'alcool. Le cachou du Bensale a donné a Davy, qui en a fail I'analyse, unî*o plus de moitié ("54,5) d'un tannin paiticulier qui précipite en vert par les persels de fer; le reste en matière extractive. Celui de Bombav a donné des résultats inverses, c'est-à-dire 48;5 de tannin, et le reste en marière extractive. Le tannin du cachou est dénommé acide mi,motannique par des auteurs , et acide cachutique par d'autres. On peut, I'obtenir par l'éther. Le mot catechu vient do cute, arbro, et chw, suc, en indou et en sanscrit. Le nom de terre du laporz indique I'erreur où I'on était jadis en considérant le cachou comme une subsl,ance
minérale. C'est un des meilleurs toniques et astringents que possède la matière rnédicale. It est emplové avec succès toutes les fois que I'estomac èt lês intestins ont besoin d'être stirnulés ou tonifiés. On I'administre journellement dans la diarrhée, les hémorrhagiés légères, les leucorrhées, les -On blennorrhées, s'en sert aussi comme denti-

-

CAILLB-LATT.

,l76

pharmacologie, aorît ,l849), attribue à cetto substance la composition suivante : Cellulose 34, eau 42, subst. grasses 43, glucose, acide
végétal indéterminé
4 5,5, léguminc, caséine ,l0, chloroginate de pofasse et de caféine S, organisme azoté 3, caféine libre 0,8, huile €sS€trtielle concrète 0,0 0 4 , essence aromalique, fluide, à odeur suave et soluble dans I'eau, èE essence arom. moins sol. 4 ,002, substances minérales

chainement être emplovées commo succédan6 du thé. Blles contienirent de la caféine. M. Payen, dans son travail sur le café (1. de

Le but de la torréfaction est do développer une huile pyrogénée, qui donne au café cetlo saveur et cet arome qui le font rechercher Dâr tous les peuples; elle donne lieu aussi à la forma[ion d'une certaine quantité de tannin, qui
4

6,697

00.

frice. Fornt,. pharm, et dosesr - On a varié à I'inlqi ses préparations pharmaceutiques. On en fai[ une triouôre*, uû iniusé (pp. 4 0 : I000), uno *, teinture], un_sirop *,
des pastilles des grains.

rend le café tonique Lo café torréfié a été proposé comme désinfectant et pour dissimuler l'odeur du musc, de I'ass fétidé, du castoréum. Le café en ligueur es[ quelquefois employé comme stimulan['dans Ies empoisonnements par les narcotiques, et pour dissimuler I'amertume du sulfal,e de ouiirine, du sulfate de magnésie et du séné. qY. ôes mots.) Il a été. proposé par le docteur Guyoû contre la coqueluche. Le docl,eur Grindel a emplové avec succès Ia décoction de café non torréfie contre les fièvros intermittentes.

GAFÉINE.
Théine, Guaran'ine. Précipitez d'un décocté de café ou de thé I'acide gallique et les aut,res substances Dar I'acétate de flomb, filtrez, évaporez à siccité, et après avoir mêlé du sable à cette masse, subliniez comme pour la préparation do I'acide

I[ entre dans le diàscordium, la confectioÉ japonaise, le c_achuqdé, le cachotr de Bologne. Dôse de la poudre : dg 5 ce.ntig. à 'l gramm-e et plus. Quélquefois, dans le bît de ié purifier, ôn le

fait

dissoudre et on le rapproclie en extrait (eutrait de caeltnu). Il gst à remarquer que par . c-elte opération on fait perdre lâ sayeur
_

agréable du bon cachou. Irycomp._ .' l'émétique, les alcaloïdes, les ferrugineux, les subst,ances albumineuses.

€A,I'ÉIER.
Caff ea arabica, (Rubiacées.)
Coffee, ÀL., ÂNc.1Ban, en.; C_irfe, rsn.l Eliver EC.i Koffy, Eor.l

Tochem

kewelr

pER.; Kawe,

Chaabe, TEL.; Ghoaurie, runc.

noi.; Capio ôottay,

rarr.;

Arbrisseau toujours vert, originaire de I'Ethiopie, acclimaté dans tes diméréntes contrées chaudes du globe, e[ principalement aux Antilles, au- Bréiil, 3 sainl-noniingou,-â ilioka. Tout le monde connatt sa lraine, sous le lom de café, e[ ses usages dàns l'économie $omry11que. Il contient un principe particulier, la cq,lev'ne. Les feuillos du caféier semblent, devoir pro-

benzoïquo._(Y. Reu. ph. 4855-56.) Prismes blancs, soyeux, Iongs,'ténus, d'une saveur amère, solubles dans 98 p. d'eau, dans 97d'alcool, dans 9& d'éther; fusibles à -F 4 78", '[ ,l B5o, volatilos à solubles dans I'acide muriatique_; le tannin précipite la caféino en blanc, le chlorure de platine ôn jaune ; les acides sulfurique et muriatique forment aïec elle des sels cristallisables. Blld n'est point vénéneuse. La caféine a été propôsée comme excellent remède à opposer à là migraine et autres névralgiqs. On a proposé dansle même cas le citrate, le lactato et le malato do caféine.

+

CAILf,E-LATTÈ. Gallait

;

Gal,l,ium lwteunt,, (Rubiacées.)

Meyerkraut, Gelbes labkraub, tr,,lYellory ladies bedstrow, ÀNc,i Guaja leche, Gallio, usr.l Gaglio giallo, rr.

Planto

la lisière des bois, reconnaissable

@ commune dans les prés

à

secs et sur

ses tiges

,l?6

cAtNça. caMoiltlllE.
à ses fleurs jaunes, trèstérieuro sert à une mlrltitude de remèdes chez les nègres. On eII prépare un sirop très-usité aux Antilles, et qui l'était autrefois en Europe, dans la dysenterie, et commo pectoral. Une cùcurbitacée, le Lagenaria au,lga'rts,

frêlos, couchées,

po[ites, nombreuses et odorantes.

Astringent léger, antispasmodique, antidartreux, diaphorétique. Peu usité. Le CaeUe-lait blane, Gal,li,um moll,uyo, jouit des mêmes propriélés. Ainsi le caille-laif des marais, G. Ttal,ustre, et le G. rigiduffi, qui seraien[ en outpe, dit-on , d'excellents antiépi-La Grater"on ou ltidôl,e; Galtium apari,ne, a passé pour diurétique et, antigoutteux. a été préc,onisé par Dioscoride, et dernièrement par le docteur Ferramosca, contre les scrofules. Co dernier emploie le suc intérieurement , €t la
leptique s. L' Eliæir antiépileptiqu,e de Larnago dô l'liermitase est à basd de'caiile-lait blanc.-

fournit aussi un fruit nommé calebasse ou gourde qui est très-vénéneux à l'état sauvage. Les semênces son[ laxatives étant prises eI]
lavement sous forme d'émulsions.

il

GAMOMILLE.
Trois plantes ,# svnauthérées de ce nom sont indiquées dans les fharmacopées. o' caMoMrr,LE nou.a,lrrn i Chamæmelum, 4 Anthem'is nobilis Q.
Xamillen, Romische kamillen, rr,.1 Camomille, Roman Camomille, ÀNc,; Ehdaklnrirzis, Babounigh, ln.1 _Romerke, cameelblonster, DÀN.; lllanzanilla romanar EsP.; Bortmsche kamill, uor,.; Camornillaodorata, rt.; Babuneh graw, n-t1.i Rumian wl<iski, poL.; llacella roman&r pon.; Ronrashka rimskaïa, nus.; Romerska æamilleu-blummerr su.i Schamaintlu pu, rÀM.; Papatia, run.

plante conluséo extérieurement, sur les tumeurs, ulcères, crottes.

carNga *.
Chiococcû angwifuga. (Rubiacées.) , composée de radicules -et plus le souvent grosses comme le cloigt, contournées. L'écorce est grisâtro eû le corps ligneux blanc. Leur surfaco est parcourue par des nervures très-apparentes. L'écorce est, très-amère, et paralt contenir te principe actif en plus grand-e quantité qqe lo bois. Son odeur se tappioche dd cello de la valériane, mais moins forfe. Lo caïnça contient : matièro grasseverte odorantg i acide caïnciquo ;
Cahinca

;

Racino rameuse

queuse. Brandes y a trouvé de l'émél,ine. Le cainça est ptirgatif et vomitif. Il a éré employé avec succès dhns les hydropisies, Ou l'a cru propro a combattrs la irrorsure des serpentô. Peu usité" On en fail, un infusé, ou déôocté (pp. 20 : 1000), utr extrait, une teinûure, un sirop-. Dose de la poudre, 'l à 2,0. A la Guadeloupe, otr ernploie le Chi'ococca ro,cernoso contro la syphilis et Ie rhumatisme.

extractil jaune amer

;

matière colorante vis-

'

Plante très-touffue, dont les feuilles sont divisées à l'infini. Les fleurs sonl des calaihides blanches, ordinairement doublées par la culture. Blle crolt, sur les pelouses des bois ; mais c'est la camomille cultivée qu'on emploie : elle peut être confondue, à simple yuê, avec les mairicaires I mais ello s'en distingue facilement par son réceptacle garni d'écailles entre les ileurons, tandis que dans les matricaires le réceptaclo est nu. On emploie les fleurs, qui .o_nt une odeur pénétraûte, bqlsamique, agréalile, et une saveur tres-amere.' Stomachique, carminatif, nervin, antispasmodique très-employé. C'était le fébrifuge des
anclens.
fusé (pp. 5

Forrn. phar. et; dose-

CALAGTIAI"A.
CaI
o dium c al a g u a/4. (Fo u gèros.) Racino, ou plul,ôt rhizoms rougeâtre, ayant assez de rapport avec celui de polypodo. Usité dans la médecine américaine commo sudorifioue, antisvphilitique et antirhumatismal. bn n'est lls bien sûr si c-e que I'on connalt on France est le véritablo calaguala.

ag

ual, a ; P oly p

trait,-0,25, à 4,0; sirôp, ,l0 à 50,0 ; huile volatile*, 4 à 4 0 gouttes. On prépare encore pour I'usase ertérieur un infusé 1pp. 'l 0 : 'l000)' uns' huildnar dieestion*. L'huilt! ïolatile est bleue. L'irifusé tiès-chargé , pris à I'intérieur, fait vomir, et est usité en Suède et en Àngleterre à cet usage I rnais pour cela il faut en boiro à
pleines tasses.

:

il

000)

,l - Poudre à 8,0; in; hydrolat*, 25 à t0Qr0 i ê_x-

-

Incomp.

:

azotate d'argent, sels de plomb,

CALAMENT.
amintha. (Labiées. ) Plants indigène possédant les vertus des
M el,issu cal

sublinné, sulfate rJe fer, gélatine. 2o cAMoMrttE puaNTE , ilIaroute; Anthemis

cotula.

Hundskamille, rr..; Stinkind Carnomill€, aNc.; Manzanilla fetida, ESp. ; Camomilla fetida, rr.; Rurnienic, Smindzaca, poL.; Contusa bastarda, ron.

autres labiées aromatiques.

CALEBASSIER.
Creseentia cuj ete. (Solanées.) Le

charnps, sur le bord des fossés. Blle s'élève à 30 centimètres sur uno tige glabre, rameuso. Ses feuilles sont tripinnées, un peu velues.
à

Blle croit dans les endroits cultivés

des

gros comme un melon; sa chair pulpeuso in-

fruit,

nomm é caleba.sse, ou colabasse, est

Les fleurs sonl, de-s calathides râdiées, blauches la circonférence, et jaunes au disque, qui est co-

CAMPHRN, nique. L'odeur en est extrêmenrent désagréable. Antispa.smodique, emménagogue, fébrifuge, anthelminthique peu usité. $o caMourLLE DEs crrAups ; Anthem,i,s ar,Densùs. On la substitue souvent à la matricaire. &o cÀMoMItLE coMMUNE ou D'ALTEMAGNE ; Matri,caria chamomillo. On lui substitue aussi quelquefois la précédente qui lui est inférieure. Son ôdeur est âgréable.

tt77

CAMPfINE.
Camphora.
Kampfer, rr..1 Camphor, ANc.; Kafur, AR.r pER.; Câpuru, cyN.; Campher, DÂN.; Alcanfor, nsn.; K<i.1ec2!?d, GR. trroD.; Kupoor, rso.; Kamfer, HoL.i Canfora, rr.1 Capour barros, Kufur, uÀL.; Kamfora, por,.; Alcanfor, poB.; Karriphor, RUs.i Cafura, s.l,rv.; Kampfert, su,; Iono , suMÀT.; Carpurum sudum, rÀM.; Calphourou, r.

tile concrète, qui existe dans un grand nombre de végétaux, parmi lesquels nous citerons en
particulier lesassafras, le cannelier, le galanga, la zédoaire, lo gingembre, les cardamomes et autres amomées. Les labiées, et particulièrement le thyrn, la lavande, le romarin, en contiennent beaucoup dans leurs huiles essentielles; aussi Proust avait-il fondé en Espasne une indûstrie pour I'exploitation du camphrE de ces plantes. Les huiles volatiles d'une foule de synanthérées offrent encore manifestement I'odeur du camphre. Mais du reste il n'est pas prouvé que lè camphre qu'on pourrait retirer de ces végétaux soit identiquo avec celui gui nous vient de I'Inde. L'arbre qui fournit lténorme quantité de camphre du commerce européen, et que Kæmpfer a fait connaître, est le Laurus canxphoraL,, Cûmphora of ficina?"unx Nees ( Laurinées ), qrbre élégant dont le porl ressemble assez à celui de notre tilleul. Il croî[ dans les régions les plus orientales de I'Asie, et principalement en Chine et au Japon. On réduit en copeaux tronc, branches et racines ; on les fait bouillir avec de I'eau dans des pots de fer recouverts de chapiteaux, garnis intérieurement de paille de 'riz , sur" laquelle le camphre vient se condenser; on le recueille, et on I'expédie en Europe sous le norn de Camphre brut. Tel est, selon Thunberg, le procédé suivi à Satsouma et à Gotho, âll Japron. Dans l'1lo de Formose en Chine, où I'on réôolte beaucoup de camphre, on fait bouillir des copeaux de camphrier dans I'eau jusqu'à ce que celle-ci soit assez chargée pour,que le camphre adhère à la spatule avec laquelle on remuc la matière; on pâsse, et par le r'epos le camphre se
concrète. Lo camphre

C'est un principo immddiat, une huile vola-

précipité sous forme de poudre floconneuse (magistère de eamphre). Un dissoluté alcoolique saturé à chaud laisse déposer le camphre,

pénétrante; sa densité est de 0,989. Il ne se pulvérise bien qu'à I'aide de I'alcool, et mieux encore do l'éther. Il est à peine soluble dans I'eau; cependant celle-ci en prend 2,0 par litre et acquiert forl.ement I'odeur et la savàur camphrée. L'eau chargée d'acide carbonique dissout une proportion de camphre beaucoup plus forte. ll en est, encore de mêriie, chose assez remarquable, de I'eau que I'on fait bouillir pendant longtemps avec lui. On suppose que la préparation connue en Àngleterrô tous lb nom 'de'Totoer's solution of cam,phor est préparée par ce moyen. Le lait, selofr Cassels,'peùt dissôudre, à I'aide de la trituration, jusqu'à 4/8 de son poids de canrphre, et celtri-ci n'esl, pas précipité par une addition d'eau. Le carbonate de magnésie ( 4 partie sur 8) facilite aussi singulièremen[ la suspension du carnphre dans I'eau. Yoilà donc différents movens fort convenables pour I'administration 'camphre du à I'intérieur,' et auxquels jusqu'à présent on n'a pas assez fait al,tention. L'alcool dissout environ son poids ds camphre; en ajoutant cle I'eau à co soluté le camphre en est

dans des nratras a fond plat, à la chdleur du bain de sable; ou bien encore on dislille dans un alambic particulier. Le camphre raffiné est en pains de ,l à 2 kil., ayant la fbrme d'un plateau de balance. est blanc, très-onctueux au toucher , fragile sa cassure est brillante, sâ texture cristalline, sa saveur chaude et piquante, son odeur vive et

Il ;

par refroidissernent, en jolis cris[aux. Le cam-

phre est soluble en grande proportion dans
l'éther, le chloroforme, dans les huiles fixes et volatiles, dans les graisses et les résines fondues, etc. Les alcalis sont sans action manifeste sur le camphre. L acide sulfurigue concentré le décompose en taunin artificiel bt en charbon;. I'acide' nit,rique, etr aci,de camphori,que et en huile dite de camphre . Il absorbe rl4t* fois son volume de gaz aiide chlorhydrique, qui le résout en un liquide incolore; I'acide aCétique le tlissout sans lui faire éprouver de changementi.

Le camphre que I'oir fait passer en"vapeur sur de la chaux à la température rouge so conrvertit, en un liquide nommé campltrone. Les anciens ne disenb rien du camphre. Cs sont les médecins arabes, Aétius, Ai;icennes, Sérapion , qui les premiers le mentionnent. Nlais ils n'en connaissaient pas I'origine. Ce fut Agricola qui flt connattre qir'il provînait rl'une laurinée , Ûamplyye e1t le môt arâbe câ,faur, qui a la même signification. C'est un médicament extrêmement précieux. A petites doses, il jouit de propriété-s scldatives; à hautes doses, c'est un excitant énergl*
tt2

'

brut a besoin d'être purifié. Les Hollandais ont eu pendant longtemps le mono-

pole de ce raffinage I mais aujourd'hui on le fait en France. A cet effet, on mêle le canrphre brut avec un peu do chaux, of l'on sublime

tt78

CAMPITRE.

dans les maladies at,oniques, putrides, vermineuses, les afïec[ions rhunratismales. On attribue au oamphre la faculté, de calmer les douleurs des voies urinaires, surl,out celles causées par I'action des cantharides; c'est pour cela quo les praticiens font quelguefois saupou-

la chorée, I'odontalgie, I'hystérie, Ie typhus,

ûus. On I'emploie iournellement dans les névralgies, les Ëpasm"es de la vessie, l'épilepsie,

phre de Bornéo, gui est I'objet d'un grand

ll oxiste

uno sorte de camphre nommé eam-

commerce dans les différents archipels de I'Indg et de la Chine, rnais qui n'arrive pa-o en purope, à cause de I'ostime toute particulière qu'on lui accorde dans ces pays , e[ cie son pïix plus

drer ile camphre les vésicatoires.
Le camphre se donno irrtérieurernent et exté-

rieuremenl en nature, ou suspendrr ou dissous dans des liquides appropriés. On le prescrit seul ou associé à d'autres substances : à I'opium, à la jusquiame, _à Ie valériane, dans les irévroses ; âu faiacn dans le rhumalisme , la

élevé. C'est là le véritable Capour ôarros deg ITIalais. Cette sorte de camphro es[ fournio par le Dryobalanops cumphoro (guttirèrgp), arbre qui croî[ spontanément, à Bornéo et à Sumatra. Ce camphre exsude naturellement de I'arbre, dans les cavités et sou$ l'écorce duquel on le
trouve sous forme de masses cristallisées plus ou

goutte ; a'u meréure, dans les affections syphili[iques ; aq quinquina, dans les fièvres putrides I au nitre, dans le-priapisme; aux purgatifs, dans le météorisme avec atonie du canal intestinal. il a été administré dans les fièvres à type tvphoide. Associé à l'opium it es[ diaphoi'étiqde. - Le camphre alongtemps passé-pour anaplto-son odeur a souvent, dit-on, pt'odui[ disiaque; cet eife[, d'où ce vers de i'école de Selerne: ( Camphora per n&re-s casl,rat odore m&res. On I'accuse cle rendre les dents fragiles, Form. pharm, * Poudre*, eau, eau-de-vie", alcool., vinaigre*, éther, sirop, cigarettes, pommades, huile. camphrés, puis une foule d'aulres préparations camphrées composées. - Dose : on subsùance, de 5 centig. à 8 gram. et plus. Collin en a porté la dose jusqu'à 60'0 pai jour dans les fièvres de mauvaise nature' Mais on peut causer I'intoxication à cette dose et même à moins. Dans ces derniers temps, M. Raspail a érigé le camphre eû une panacée universelle. Ses recherihes I'ayant amôné, dit-il, à admettro que le plus qrand irombre dos malarlies émanent de I'invasiôn des parasites (animaux) internes et externes, et de I'infoction par les produits de
D

moins grosses. Mais ce n'est que lorsqu'il est vieux qùe cet arbre fournit du iamphre.'Jeune, il donne, par incision, uil liquide jaune pâlen d'une odeur forte de camphre, et nomm é ituile
de camphre oa camplr're l,iquid,s par les naturels, bien gu'on ne I'ait trouvé formé que d'uno huile essentielle (94 p. 0/0) et de résinê (6 p, 0/0). Le camphre de Bornéo esf, blanc, trangluqide, _ plqs lourd que l'eau (,1 009), friable, et peu[ ro pulvériser sans addition d'alcool ou d'éther. A l'état brut it est sous forrne de grains ou do lames très-propres. Il est rnoins volatil que Ie camphre ordinaire. Ses propriétés médicinales sont aussi quelquo peu différentes.

On retire des baies du Laurus camphara

une huile grasso, analogue à cellequo.l'on-rotire des baies-du Laurus nobitis, qua les Japonais

emploient È l'éclairage, et que Cullen dit utile

contre le rhumal,ismo. Pour terminer I'histoire du camphre, nous dirons QUer dans ces derniers temps, deg chi-

mistes sont parvonus à produire du camphre en faisant réagir I'acido azotique sur différentes matières, cornme le succin, Ies huiles volatiles. On sait qu'en faisant arriver du gaz chlorhydri. quo dans do I'essence de téréberrthine, on ob* tient une substance qu'on a nomm éo camphre

artiftc'iel,, mais qui ir'a du camphre que i'aspect.

leur action

désorganis.atrice

étant un poison pour ces créatures microsooplgues, il én conclut que cette substance est le femède sénéral de nôs maladies. Aussi I'administre-t-il sous tou[es les formes. Il le fait croquer en morceaux, p1ise1 sous formo de.poudre, humer sous celle de cigarette-s; puis en fait saupoudrer les habits,le lit des individus, etc. -émanations ont la propriété de détruire Ses les animaux inférieurs; c'est pour cela qu'il est emolové Dour la conservation dos effets dans
l'écbnômià domestique. D'après la remarquo de Percsval
et,

, et le. camphre

CATIPHRÊE DE MONTPELLIER.
Cumphor 0 s rn û m on spel'i ae a . (A tri pl icées,. ) Kampferkraut, 1r,.1 Kamferkrrrid, uor..

Arbrisseau qui a le port d'une bruyèro. Il crolt dans le midi de la France et de I'Europe I ses feuilles exhalent, dit-on, étant froissées, une odeur de camphre quo la culturo leur faif perdre, odeur que des auteurs contestsnt rnême dans la plante sauvage. Quoi qu'il on soit, la camphrée passe pour être utilo dans I'asthme, le rhumatisme, I'hydropisie, les dartres. Inusité,
CANDTS. On nomme ainsi des substances végétales ou des préparations sur lesquelles on a fait déposer ûeÊ, crlstaux oe sucre.

de ChamCe

berlain, et celle plirs récento ds Planche, le
camphie jouissant'de la singulière propriété

ramôllir tiu même de liquéfier certaines résines et gommgs-résinesr on devra compter sur ce[te
réaction dans le mélange de ceÊ corps.

CANNELLE.
Pour candir, on dispose des grilles dans des vases nommés cand,issoires, sur lesquelles on pose les subslances à candir; on vefse dessus du sirop l,rès.cuit ; on porte à l'étuve. On retire les substanees lor-squ'elles sonl, suf{isamment clrargées de crist,aux, et on les fait égoutter. Si une première opérStion ne suffisaft pas

47s

on recommenceratt. On candit de la gommg (gomme sucrée), de Ig pâte de gomme lpâte de gomme au candi;, des pâtes de jujubes, de guimauve, de lichen, eTC,, dos fleurs, des feuilles, des écorces, des

_

épaisse; ello est aussi moins roqlée, son odeur est moins forte, et sa saveur es[ fade lorsqu'on la rnâche pendant quelque temps. Sa cas$urq n'est pas osquilleuse, mai$ nel,te, Bt les bâtong son[ simples e[ non ajuçtes lgg qns dans leS aU'. tres. La eannelle contient du tannin, de l'amidop,

En bâtons gros et, longs cemrne qeux de la précédent_e_, mais l'écorce est quatrp fois plus

f ges,_ges racineÊ, des fruits
fits. fV.
CoruÇerues.)

prénlablement con-

[a pâte de nafé es[ canclie.

une matière colorante, de I'acide cinnamiquo, et surtout de I'huile volatile, A Cevlan on retire, par distillation avec I'eaq de la mér, des rebuts ci'écorces, des feuilles eù
d'autres parties du canuellier, uire huile volatile gui constitue la maieure partie de I'huile €ssentielle de cannelle du corirrnerce. Le fruit, ir;ii proprement nomnté fleur', fournit uno sork de suif aromatique, dont les indigènes r€ servent contre le flux de sang, commé cosmétique et pgut- l'éclairage enfin_ la raciRe donne, par distillation avec.l'eaq, du camphre analogue au camphre ordinaire. La cannelle est Ie xrvvdpruov d€s Srecs. Cependant ces dsrniers ne paraissont pas avoir connu le cannelle autrement qu'accompagnée cle ligneux, 0t non sous formb d'écorôe.-Les Hébreux s'en servaienl, comme épice. Le mot cunnelle vient de cannella, en italisn

On distingue deux sortes principales de cannelle ; la cartryelle de Ceylan-, et celle d,e Chine. o Cannelle de Ceykin' . 4
Zimrnt,
^1r..1 Cinnautom,.ANc.1 Darsinio Querle, _Cherfe, ln.. Kurundu, cyri.; Caneel , DaN.; Ku.lmie darchinre, DUri.: Cauela, ESp., tT., poR.; Darchiirie, rilfr., pER.; fâneel i E.o.r.; Kaimarrisl Jirar,.l Cynamon prarvdziwyr'poL.; foritsar j"*.i.Darasifa, É.Err.; [aas1, su.; Sarriwa pùttuy,

CANNELLE. Casse odorante ; Cannella, CinnamowLu,rn.

i

ralr.; Sanalinga-putta, rt;r,.

I

cinnamontum, .L. (Laurinées)o arbre de moyenne grandeur, toujoutrs vertn qui crol[ aux Antilles, dans les Indes orientales,- en Cochinchine, el surtout à Ceylan, où on le cultive auprès de la ville de Coloinbo, sur un espace de terrain considérable, nornmé champs ,J,e cgnnelle. Lorsque l'écorce possede les qualités requisgs, on pratique, selon la grosseur des branches, deux ou trois incisions longitudinales, gui forment autant de lanières gu'on enlève e[ gue I'on dispose les unes sur les autres. Après

Elle est fournie qar le cannellier do Ceylan, Cinnq,n?o?t7,um ney!,unùcu,nn Nees, ou Liurai

tuyau.. Les Yénitiens, en effet, eurent longtemps le monopole du commerce dB la eannellô. Après eux, ce furent les Hollandais; enfin, aujourd'hui, il est passé dansles m.ains dgs
Anglais

vingt-quatre heures, on en sépare la

lisse, jaune rougeâtre ou fauve. Sa est esquilleuse, son odeur est agréable, sa saveur -puis aromatiQUe, douce, sucrée, âcre et brrilante.

épidernrique (car c'est le liber qui constitue la cannelle), on tes faif sécher I c'est alors gu'elles se roulent sur elles-mêmes. Ecorce mince., papyracée, roulée en tuyaux gros comme le. doigt, longs comme le bras, qui en contiennent d'autres plus petits;'cassure scarleuse,

codche

pastilles. Elle entre dans un grand nombre d'électuaires et de poudres composés. L'hippocras est du vin aromatisé avec la'canDelle, ,Ciest un aromate très-employé. Les cannelles suivantes De sont QUo des variétés des précédentes. 4o Cannellè du Mq,la= ba,,r oude Jaua; Cassia lignea. Ressemble assez à la cannelle-de Chine, mais elle esl plus rouge ; les morceaux sont plus épais, et souvent munis de leur êpiderm-e. EUe provient d,q Laurus cass,i,a, selon divers auteurs, .0t d.U Lqarus mal,abath,ru,m, selon Bergius et GrU= bourt. Ce dernier auteur attribue= à .cQ mêmg laurus les f eui,lles de rnalabathrwm aa d,'Inde,

Excitant, stimulant et, antispasmodique. On fait une poud re*, u.ne eaù ,d istilléô., une teinture",_!-tr vin, un sirop, utr elcoolat, deg

gt

Zimmtcpssie, trIutterzimgrto Kassienrinde, Sinesiseher, In* diauischer zirnmt, 1r..1 Cassia -barkr. ANc.; Selikes, ln.1 Mukalaa, Kweir-cu.r gyI.; Mrita d'archinie, DUK.; Tuj,,no.i Canellina, Canella del Coromandel, rt.1 Lawan$a puttay,
TÀIU,

C'est Ia cannelle fine, la cannelle officinale, 20 Cannelle de thine ; Clr,ina ca,ssia,,. .

qli

vées, et qui entrent darls la thériÀque. 2o Cq,n= nelle mat-e. C'es[ l'écorce du troni du Laurus
çt nnamornu,n1,,

sont ordinairernent treslougues, tr.iner.
dépourvuo de son épiderme i ellp

EIle est fournie par le Cinna,nronxu,nx e,remati,cum Negs , La"u,,ru,s cassiq L., qui croil, au I\falabar, aux lles do la Sondo, en Cochinchine et surtout dans la province do Kwangse en
Chine.

est épaisse et peu ou point roulée .- 3" Cennel,I,e de Coyenne. C'est l'écorce du Lawrus ginna. rnomunx transplanté à Cayenne; elfe ne diffère de celle de Cevlan qu'en ui q,ue ses hâtons son[ plus gros et d'une couleur plus pâlq, Lqs éçor-

,l

g0

TANTHARTDBS.

de Culilaban ou de Culil,aman et de tlfassoy sont aussi des cannelles. Le norn de cannelle a été donné, par analogie, à plusieurs écorces odorantes de _ véSgtaux et d-e pays différents._ 4 o Cannelle blanche
ces

le commerce en tire en outre de I'Espagntl clL de la Russie. (Fig ' l* ') La cantharide (fr7. t*) e de 45 à 20 millimètres de

_il'hite canel , ÀNG. ; Kuidkaneel, DaN.; Byaly cynamiont: not_.i
(Wesser
aL.

iinimt,

longsur 4 à5
mes

d'éPais-qeur.

;

Antênnes noires ét filifor-

Lwit

Elle provient du Cannell,a ltanel,, su.). alba (sut tiféres) : elle est, dépourvue d'épiderme, rouléèi épaisse,'en bâto-ql itèl-longs,.-jaunâtre à I'extéribur, blanche à I'intérie_U! ; elle so rap' proche beaucoup de l'écorce de Winter. 2o Cannell,e giroflée, Bois de girofle ou de crabe (Nel' kertrinde, Nelltenzi,mmt , At.; IF agel Kan-eel,

-

I'abdomen; les élYtres son[ lonques, flexibles,h'un beau

carré, et moins large

; lo

corselet _est Pefit,

que

verl brillant et doré,

ainsi

que le reste du corps; elles r-ecouvrent des ailes mem-

HoL.).

Iatui (Myrtacées), elle est en bâtons gros et longs, de-couleur.brune, et formés d'un grand noùbîe d'écorces minces, roulées, semées les unes autour des autres. Odeur fort,e de girofle. CA,NTT{ARIDES.
Mouches
cI' .E
s'P d'

Fournie par le Myrtys. caryophyl-

g n e.

braneuses, transparentes. o selon nite contient,-fluide,l\I. Robiquet, rl une huile no+ vésicante ;. 2o une grasse, verte, ftatièré iaune inerte i 3' de I'acide urique i /t" de I'acidé acétique; 5o des phosphates de chaux et de magnésiel Od enfin de la canthari,d,irce, a laquelle eite rtoif ses propriétés. La cantharidine est une substance neulre,

Spanische fliegen, .1r,.; Cantharitles, Spanish fly, tslistering'fly, ÀNÊ.; Zarorikh, Deban hendir Spanske fluer, -aR.; oiw.r Cantaridas, EsP., PoR.l Sllaansche vliegen r- HoL'; Canfarella, rr.; Muchy'hiszpanskle, PoL. ; Sltpanskaia mucha, nus.l Spanska flugor, su-

le La\ta uesi,catoria, Fab.; le Cantharis uesi'

La cantharide est le Nleloe uesicatorius, T'.;

catoiia, Geof. lnsecte de I'ordre des coléoptères et de la familledes trachélides. Ces animaux apparaissent dansnos contrées, en essaims, vers'lè mois de mai ou de juin ; ils vivent sur-les arbres à feuilles assez tendres pour être brisées par I'action de leurs mandibules, et plus parliculièrement sur les frênes, les Hâs, lôs troènes, tous de la famille des jas' minées, et qui doivent probablement Ia préférence. que léur accordent les cantharides à un pnnclpe sucré, à une manno qu'iis cont'iennentLeur trirésence'dans une localité est décelée.par uno fbrte odeur de souris très-désagréable ; cette odeur, respirée do trop près 9! pendant longtemps, peut déterminer des acctclents graves. La récolte se fait le matin, avant le lever du soleil; on Secoue I'arbre, et les cantharides tombent éur utr drap qu'gn a disposé à cet effet- On les fait périr en les plongeant dans clu vlnalgre, ou en lés exposant seulement È sa vapeur, puis on les fhit séïher. On prétend que les cantharides asphyxiées par lâ vapeur de I'essence de térébentfrine So conserven[ mieux. On devrait essayer la créosote, le chlorofbrmePôur les conserver, on les enferme dans des flacons bien bouchés, et dans lesquels on a mis du camphre et du carbonate d'âmmoniaque. La méthbde d'Appert, le mercure e[ Ies autres moyens de cons-eivation indiqués jusqu'à pré. seni, ne réussissent Pas mieux. On récolte des caitharides en Franco, mais

bianche, €tr lames micacées, volatile même à la température ordinaire, peu soluble dans i'alcool bouillant,l'éther, les huiles I insoluble dans I'eau, mais seulement à l'état pur; car, en traitant la cantharide elle-même put l'.qo, la..cantharidine s'y dissout à la faveur de la matière jaune. On obtient la cantharidine en traitant par déplacement la cantharide par I'alcool à 32o, re[i'

iant I'alcool par distillaliq!, et laissant cris-

talliser le résidu. On la purifie par la mêrne opération e[ à I'aide du chàrbon.- Procter la piépere simplement par lixiliation à I'aide du chlo' iofbrme àt évaporation spontanée de celui-ci. Il enlève ensuife la matière grasse à I'aide de papier ioseph. ' La cinttiaride n'est pas le seul insecte qui jouisse de la propriété vésiqqte ; plusieurs âu-qui la possèdent aussi, mais à ires coléoptèies un deqré moindrel ont été et peuvent être employés dans certaines circonstances comme
succédanés : Le My I ab r e d e I a chico r ée ;.My I ab r i,s .c hic
o

ri,i,

Insectes sans ailes, plus grands que les cantharides. Le dernier est I'un des Buprestes mentionnés par les naturalistes de I'antiquité. On les trouv-e I'un e[ I'autre au printemps, no-

L.

bancles- jaunes et dentées. Il est surtout commun dans le midi de I'Buropo' Il vit sur la chicorée et les chardons. Quelques auteurs prétendent que c'est la cantharide des anciens.'ll paraît três-abondant dans quelques contrées de I'Inde (le Dekan, le Mysore et le Guzerat), où il remplaco-complétement la cantharido.'Le MAlabris rubri'penn'is a paru cet[o année sur le marché de Londres sous le nom de Cantharides de Chine. Le hlf el,oe ou uer de mai: Melae m,uial'is, OLIv', et le Proscarabé, Scaiabë, Cantarell'e Meloe proqco'rabæus,

L. Coléôptère plus peti_t que la cantharide, noir,

velu, av'oc trôis

;

CANTIlÀITIDES.
tamment sur les ra,nunculus et les ueratrunt,. Ils ont en Allemagne une grande réputation contre la rage. On"prépare a"r'ec ces de*x espèces de meloë, et d'autres encore (M. autumnalis, IlI. punctatus, etc.), des huiles par infusion, emplovées comme rubéfiantes et vésicantes. Én "sardaigno, on ircraso les insec[es vivants; on les presse dans une toile épaisse, on recueille le liquide visqueux qui en découle, on le mêle avec une matière gfasse, e[ on en

caouTcriouc"

4

84

vésicant par excellotl(tc; ttttssi ses préparations sont-elles iournelienreni, enrployées comme tel-

les clans une foule do circonstan-ces où une dériI'ation est utile, of aussi cornme simple rubé-

fai[ un onguent très-emplgyé comme épispa stiQUo, surtout dans I'ar[ vétérinaire. La Cantharide rioire ; IVIeIog algiricus, Sulz. Insec[e qui viû surtout dans la luzerne, et dont les pavsans de quelques localités se servent, émas'é êt A0layé dans du vinaigre, pour former des r'ésicatoires . Le Cantlt aris uittata de I'Amérique du Nord et le Meloe tri,onthemum de I'Indd serven[ aux mêmes usages dans ces pay6. Enlin nous citerons encore les Coccinelles ou béte,s à, bon Dùeu; Coccinella septempunctata et Coccinella bipuncta,,ta, qui, comme les précédents, paraissent devoir leurs propriétés vésicantes à Ia cantharidine. L' arai,gnëe- mëdicinale et d'autres animaux (Zonitis, Notoûu,s, Dusytes, Cel"oconxa) possèdent aussi une propriété r'ésicanto manifeste, rnais on ignoré à quelle substance ils la doivent. Les anciens ont connu et employé Ia cantharide et les autres vésicants; c'es[ ce qui résulte des écrits de l)ioscoride eI de ce passage de Pline (livre XXIX) : " Les cantharides naib-

fiant pour aviver les ulcères indolents, enl,retenir la suppuration, etc. A I'intérieur, c'est un stimulant'ôangereux, qu'on a employé à doses très-faibles, dâns !a paralysie de la vessio, sur laquelle elle a une action puissante, dans l'épilepsie, I'hydrophobie, les maladies-s-quammeuses de la beau-(lèpre), Ies flueurs blanches, la gonorrhée chroni{ue, I'incontinence d'urine, et comme aphrodisia-que. Mais c'est surtout à titre de vésicant qu'on i'emploie journellement. Son action sur les voiesurinaires est simanifestechez certains individus, soit qu'on I'ernploie à I'intérieur, soil qu'on I'emploie à I'extérieur, que pour piévenir'cet effet ôn est obligé de I'asdo-. ôier au camphre. Les auteurs -anglais,_qui mettont en doutb cette propriété du. camphrpr..conseillent plutôt dt prendre un opiacé par la'bouche ou en lavement.
poudre*

Forrn. pharrn. et doses. - A I'intérieur : r 2 à 20 centig.; infusé (pp, { : ,1000) ; leinture alcooliquo* et teinture éthérée, ,l à | 0 gouttes ; extrait alcoolique*, aque-ux, éthéré ou àcétique, 5 à 50 millig. (l 140 de grain à tl grain). Les cantharides entrent dans quelques
I rép rat ions aphr di si aq_ues, antid artre tises re tc. - Four I'extéfieur on fait des onguonts*, des
a

o

sent sur les rosiers, nrais fæcundissimrn,in fraæino. , Archigène, d'après Aétius, e[ en-

suite Arétée, paraissent. ôtr.e les. premiers qui aient emplové les cantharides à I'exferreur. Plino les'a indiquées à I'intérieur contre la
lèpre. Kavït"giç es[ un n:ot grec qui signifie insecte tionl, les ailes sont cachées dans un é[ui. Epi,s'Jtasti,quc vient de âæi, sur, et de oruû.a, j'al,tire. Il n'y a pas lôngtemps que I'on connaît le principe actif de la cantharicle. On attribuait jadis la piopriété vésicanto aux poils dont cet insecte est

couvert; c'étaitl'opinion de Borrichius, Lemerry; Baglivi, Spielmann n'avaient pas d'idées plus justes sur ce sujet. Les cantharides deviennent avec le temps Ia proie de différents insectes (anthrènes, dermestres, ptines, gi,bbi,es, aeat'us), QUi, d'après M, F'arines, en mangent les parlies mollés dans lesquelles réside Je principe actif, tandis que les élytres, la tête, les pattes ne seraient presgue pas vésicantes ; selon d'autres, les parties mblles seraient presque ineltes. Cette question ne nous semble pas parfaitement résolue, et en attendant.gu'gl,le le soit, on ne doit employer que oes cantnanoes sarnes. La cantharide est un des plus violents poisons irril,ants que I'on' connaisso. A I'extérieur, c'est le

emplâtres*, des taffetas+, dgt papiers* vésicants -épispasliques., une- huile par inf-usion. La ou {,einttire- alcoolique, et dureste l,outes les prépanations gue nous avons indiquées comme €rnplovees à I'intérieur, le sont beaucoup plus en-suspenôorb à I'extérieur. L'hur].e par infusion, due dans I'eau à I'aide d'un mucilage, ser[ quelquefois en potion. Jusqu'à présent Ia cantharidino n'a pas été emploiée, bu du moins d'une manière Quelque peu générale. Nous devons faire connaitre uno remarque des pharmacologistes anglais, qui n'a pas encore été faite par les auteurs français ; c'est quo dans toutes les opérations dans lesquelles I'oinploi de la chaleur es[ nécessaire, comme dans la préparation des emplâtres, pommades et onsuents de cantharides, la chaleur ne doit pas dépasser 4 00o e[ en outre ne pas être continiréo longtemps à cette température, à cause de Ia lolatilité de la cantharidine. L'emploi de vases r) couvercles est aussi nécessaire,
G

ornme éIastique lljt

CAOTTTCHOUC. résine él,,astique ou de Cayenne ; Cahwchu, gummi, el,astiea.

,

Kaoutschuk, Federharn, Elastiches harzrar,. ; Samegh ladeu, to*a elastica nsn.; Elastik harpix, D^rr.1 Kautschuk,

Substance végétale d'une nature particulièro, Qui 0

popr caractère distinctif d'êtro extrême-

,l82

CAOUTCHOUT.

,'. CAPILLA.IRE.
un suc concret rl'trn arbre foresl,ier ,l'Is^onandra gVtta (Sapotées), indigène de l'île de -propriétés Sincapôur, dont les c,himiquês sont È pro de choso piès celles,du caoutchouc ; mais il est nloins élastique. On l'obtienI par iniision. _ Il possède une propriété qui le fèra préférer dans les pavs châudè pour'la fabrication des sondes, bôugies, etc., âir caodichouc, c'est qu'il ne se ramollit pas sensiblement ni nc devient poisseitx paf là chaleur, ou du moins iuSqtr'à 45o c. Il s'allie [rès-bien au caoutchorrc. Un Ânglais-a prig rrne patente (brevet), ayant pour
du-qtrie

{nen! élastique, d'trne couleur blonde, quelquefois brunâ[re, opaque quand elle est eri masse, derrri-transparente lôrssu'elle est en ldmes minces, imperûréable eux $az et à la plupait cles liquides, insoluble dans I'eau et dans I'alcool, soItrble avec difficulté dans l'éther, plus soluble dans le chloroformê et le sulfure ile carbonô. Ce dernier dissolvan[ sasne beaucouo bar I'ad. dition de I à I 0/0 î';lcool absolù.' Densité 019335. Les huilËs volatiles et surtoul celle de térébenthine distillée sur de la brique, d'après uqe rêmarque récente de M. Bouchdrdat, le-diçSolvent assoz facilernent à I'aide delachaleui. A

tuban,le docteur l\fontgoilterie

a signalé à

I'iii.

choucine) qrli est Sorr meilleur dissolvant. On iend le Ca0Utchouc facile à coupef au coutêau en huilant la lame de ôeltri-cr. Le caoutchouc existe dans un grand nombre de végétaûx, Tnâls c'eSt piincipalément I'Heuea gll,i,anêns'is, .4.., Jatf oph'a eIasticd,L., Si,phonia cuhuchu, \ry'. (euphorbiacées), 4.rbre des forêts de la Guyane françaisq,, qui fouf;nii cette substattcê au Coritmercê. (V. Reuûè ph. 4 855 56.) LeS indigènes I'obtlennent à I'aide d'incisions faites au ir6nc I ils recoivent le srlc laiteux qui eri découlë, ei l'éto,nhent sur des moules 'en glalse feprésehtant des poires, des oiseaux, des ôhaussrlfeç, font sécher couche par couche, et à Ia fin brisen[ le moule dont ils font sortir les fragments pâr une ouverture ménagée à cet, effet. IIs le coulent aussi ëh pains ronds ou carrés. Le caoutchduc entfe dans le vernis des sondes et des bougies ; ll sert à faire des tubes, cles

la distiilation sèche, elle donûe une huile (cuor.r,t-

but de

mélang_er le. guttd, pereha, avéc du iiége en po.udr.e, qe lâ gélatine et dela mélasse, porr en faire des bouchorhs imperfnéables, etc. Le gutta percha est une Substance précieuse

.

temporanée d'atelles, pessaires, suppositoires, bougies, et il remplace le bandasê-amidonné dans le pansement des fractures. Pour ltii donner la configutation que I'on veut, il suffTt de le plonger dahs de I'eari chaude et dd le façonner aveo les doiqts. Par refroidissernent il reprend sa coirsistanëo primitive, qui ést celle d ui cuir très-résista rit. Etant très.soluble dans Ie sulfure de carbone,

pour la chirurgie ; iljpermet la confeôtion ex-

jetl à la surface

pôis à caritères ; I'industrie d*s tissus en caoutchouc dst boftée auiotird'hui à un très-haut degré do peifectiori.. "La médecine me! quelqueiois à pront læ tissus sous forme de 'bas, de suspensoirs, de seme-bras, de simples bandes pour la réductiort oU contention des varices, hernies, or0hiteS, ttlfrteurs. Des sparadraps fondants sur tissu élastique rrous parattraient dans {Ue lque s ci rconstâtldês d' u n etn ploi âv anta geux . (Yoy. Sparadraps.) Nous I'dvdns vu ordônné, darrs ces dernierS lethps, tlissous, puis disposé sofis fOrme de pilules, et,c., de mixture, contre lâ phthisie pulnronâire. Eti rtnissànt le daoutchouc tjar la fusion avec tlhe pfôportion plus ou rhoins forte de résine d0riTffirlfre, on perlt obteftir une subsf,ance jouissant dds propriétés de la gornme laque. I.a glu ou colle morinë.(Yoy. dt fnot) est une composition analogue. Uiri a la mâgnésie et surtout au soufre (0aoutchotlt birlôdnisd), il acquiert, des

on en fait un vernis dont on recouvfo leS obdesquels lg gglta percha, par 'rdste suite de la volatilisation du dissoivant, seul. Le gutt,a percha s'électrise facilement. Lo ti,ssu ëlectro-magnéttque ernployé contis ies douleurs n'cst autre chbse que-dei feuilles trèsminces de Sutta percha. Son soluté cians lo chloroformda été hommé traumati,cine en raison de sort ernploi sur les blessufès, Ajoul,ons au caoutchouc et au gul,ta pet'cha un nouveau corrgénère, le Getae-Lahæ,-fouini dans I'Inde par un arbre nomrné Lahæ. C'est une matière'résinetrse, solitle, d'un gris sâlo, se fondant dans l'6au bouillante et acqulérant alors des propriétés adhésives femârquables.

CABIITËJIIREi
rnentionnées dans les pharmac6pée$.
{

.

Plusieirrs fou,gères de ce nom , âppârtenant ettx genr0s adianthunt, et asplenium, sont

pedatumq ( Fussf,nrmi,ge, Frd,uenltar\r, ar,.; Canarlian nt,d,i,deiihair, anrc. ). Pétioie deÉ feuilles ou frondds noir, divisé'au sonimet en
htrit du rlix pétiolules déliés, porraiit dês frilloles triangulaires, crénelées, doril les bords repliés recouvfent les fructiftcations. Odeif agréâble,
savëttr uh peU stypticlue. Il nous Vient dù'Cairada,

o Captr,rnthE -

oti Clxaoi ;

Àd,tanth,unt,

propriétés précierrses pour I'industrie. Le rneilleur procédé de volcanisation est de lremper le caoutchouc dans une solution de polysulfure do potassium d'une densité de 1,208 à la température de -{- tl û'Ao. Laver avec de l'êrâu aic*line, pui5 âVec de I'eau simple. $ous lg nom de Gutta percha et- de Gutta

et est le plus estinié des capillaires. II serf â faire Oes trvOrolés (pp. 4 0 ,:, 4,0.00) et un sirop * , a$sez eniployés
comme oecnlOues. Le capillaffô du Canada étant fort râre, on lui

CAPRIEII.
substitue souvent dans le commerce un gros capillalre. fo crprlr,alnE DE MOXtpEtrrER, capillaire d' Italie; Adianthum capillu,s Veneiis r ( Irrau,enhaerkrautfarren , Yenushaûr, ar,. ;

CAPSULItrS.

4E3

Les premières capsules fabriquées par M. Mô-

La,d,ie'g

de flozo, Esp. ; V enushair', Capeluenere, tr,; Baldirù, f un.). Feuilles ou frondes tripinnées, à pétioles secondaires e[ tertiaires grêlcJs et rroirsj à folioles lobées au sommet. Le pétiole es[ plus court, I'odeur moins agréable gue dans I'espèce précéclente.
ÀR.; Culantri,Il,o

hair, Axc .; Bersarisa,n, Cozbara

el bir',

Fot.;

Crolt surboul aux environs de Montpellier,
dans les lieux humides et pierreux"

L'Ad,i,anthum
nûug.

æthiopitu* eqt employé

cap de Bonne-Espéranco dans les mêmes cas où les deux capillaires précédents lo sont chez
Les autres espèces de capillaire sont ronnues sous les noms, { o de Capillaire clnxrnun oû noir; Aspleni,um adxanthum nigrunx (Frauenllqarstreif f arr_en, SchLDcr,rzes f rauenha,ûr ,aL.;

au

.; Sorte huarurf , nlx.l uenushai,r, Hor,,.; Sort zungl'ruhær', su.), qui crolt sur lee murailles dans-les lieux humides ; 2" Capillai,re rouge, polytric des offi'cine,s ; d,rplenium trichoma,nes ( Steinfarren, Rothe streif f at en, Ar,.). Le Polyt.ric oommun ou perce-nlousse, Polytri,cLrrn commune, es[ une mousse. Il _se distingue des autres par Ia
Bl,ac/t,,m,aidenhai,r, aN&

Zuart

petites-se de ses folioles
g_ont

qui, sans être oppôsées,

liI. Viel, pharrnaeien de Tours, a fait connal[re un procédé de fabrication de capsules fort, ingénieux en même temps que fort riimple et fortéxpéditif. il consiste a taire cles tubes^en
plongeanù des rnandrirrs dans un mélange fondu de gomme, de sucre et de géIatine ( l1t 0). Ces tubes obtenus , or les chausse sur des tubes creux faisanb office d'entonnoir e[ contenant la matière médicamenteuse. On fait descendre les tubes qui, par cet effet, s'ernplisseu[, entre les mors d'une pince, ayant autant de moules que les tubes peùvent dcirner de capsules, el, il sullit

sortir la capsule de dessus le rnandrin. On place les capsules sur des plandhes dans lesquelles on a creusé plusieurs centaines ds concavités hémisphériques destinées à recevoir les capsules I'ouvertutre en haut, e[ on porto les planches à l'éluve. Lorsque les cepsules sont sèches, elles sont livrées, sur ces mémes planqhes, à des femmes qui les rernplissent des médicaments liquides qu'elles doivbntr contenir, au rnoyen de burettes à bec effilé; il ne reste plus alors qu'à les.bouche,r, ce qui se fait au tûoyen d'un pèu de gétatine fondue.

procure un certain nombre de mandrins en métal poli (laiton) terminés en forme d'olive. 'extrémité On fe,mpe cettd dans de la eélatine (et pâte àe jujubes, afin que les capsultis ne sê durcissent pas t,rop : eniprunt fait au procédé de M. Dcrlon, qui les faisait tout en pâte de iujubes) convenablement dissoute et épaissie, On I'en retire ohargée; lorsque la géiatine a pris une consistance srrffisante, rnais encore assez molle, avec le pouce et I'index on fait

thès n'ébaient atrtres que des nouets de baudruche vernis de gélatine ; celles d'aujourd'hui sont obtonues par le procédé suivan[ : on se

rangées comme par paires sur le rachis. Il croît err touffes sur Iés viéux murs : 3o Sauueaî,e, Rue iies tnurailles ; Asplenium ruta n'ruCroît en petites touffes d'un vert glaugue daris Ies fontes des murailles; /*t Ie Celeraàh, Do rade oa Doradille, hqrb'e dorée; Ceteraôn o|pcjnarum (li,lzfarn, Kleine Hirsehzunge) LL.;

raria ( Mau,ertreiffaren, Mauerraute, ar.).

Petite fougère chargée d'écailles jaune fauve,

Qomm o,n S p I c enw

ort,

AN

c

:

; Ste anu er eri,H o I . ) .

de fermer les pinces pour qlle les
soient faites.

capsules

vantée dans les maladies des pournons, les e alculs cle la vessie. Ces quatre substances sont tombées dans I'oubli. Le nom de capi,llaï,re vient de la tdnuité de Ia tige des plantds ainsi nomrnées.

qui a éte

GAPRIER.
Cappari,s sd,t,iu

a. (Capparidées.)

Kappernstrauch , LL.j Caperbrrsh, ANG.; Alcaparro, ESp.; Kappefs, Hor.; Cappefo, rr.; Kebir, pER.

L'écorce de la racine est quelquefois emplovée cornme diurétique. Ori sait'que les boutohs fioraux constituent les cû,pres.

CAPST}LE$ EÉNETINEUSES.
Ces capsules, destinées à rendre plus facile I'administration do certains médicarnents d'uno

tI. Thévenot de Dijon a aussi donné un bon procédé de fabrication de capsules. Otr forme avec le mélange (gomme, géiatine, sucro, miel et eau)_ des plaqner semblables pour I'aspect à celles de pâto de jujubes, on piace une de ces plaques sur un cadre de fer hexagonal assez épais pour permettre à la pâte qui s'y enfonce par son propre poids de former ung surfaco concave. On verse dans ce[te cavité une quantité voulue du liquirte médicamenteux, 0û pose dessus une seconde tablet,te de pâte gommeuse, et par-dessus cet,te dernière une plarque en fer percée de trous rorrds, laquelle, en s'âppliquant par le bord sur le cadre en fer, unit entre-elles Ies d:ux tablet,tes gomrneuses, et en forme une seule et grande capsule plane en dessus et convexe en dessous. Pour former do cette cavité
uniclue des capsules séparées, on retourne les deux pièces du moule, et I'on fait entrer dans le ôadre, qui alors se trouve eû dessus, une

odeur et d'une saveur repoussantes, sont duos à l{. Mothès.

,l8&

CARBONAT'ES. plgs

troisième pièce qqi le rernplit, -élevée ccpendant, èt perôée de trôus cylindriques qui iépondent. exactement à ceux. de la plaque inféiieure. En soumet,t,ant la pièce supérieure à I'action d'une presse, tout ce qui n'es[ pas compris entro les-trous des deux plaques sort de i'instrument, et il n'Y reste que des capsules fermées, d'une forme arrondie' un peu aplatie, Iisses et nettes. Les yterl,es d'étlter sont faites à I'aide de ce
nrocédé.

au tont un mouvement giratoire. Les pilules se trouvent ainsi reoouvertes d'une première enveloppe. On sépare la pou{re excédante à I'aids cl'un tamis; on inet les'pilules dans une passoire crsuse que I'on plonge- quelques- instants dans I'eau ; on les ressuie ensuite en les promenant dans un torchon ; on les met de nôuveau légè-'dans la poudre, et on agite_le rement humides

sallon pour leur fairo piendre une nouvello

'

MM. Lehubv et Nlezery on[ pris un brevet

Dour d,es enue'loppes medicamenteusas formées ile deux pièces sbinblables' Ce sont deux peT,its tubes avânt l'une des extrémités fermée, et s'emboitanf très-exactement, I'une dans I'autre par leur extrémité ouverte , à la manière d'un étui sans point d'arrê[ , formant ainsi une capsul.o cvlindrico-sphérique. Leur substance est la gélitine de Carragâheen. Ç.* enveloppes sont très-commodes pour envelopper extemporanément les médicâments de saveur ou d'odeur désasréable" liquides ou pulvérisés : il suffit de mettie la subsiance dans I'un des tubes et de

ëouche.'On réitère cette opération jusqu'à épaisseur suffisante de I'envéloppe. Les dernières couches se clonnent à la poirilre de gluten puro (la couche représente environ a/5 du coPahu). A la denrièra opération on met les capsules sur un tamis de criri où on les agite longuement en

recouvrir par I'autre'

Le caseum a été proposé pour capsuler les pilules de rnauvaise odeur ou saveur. On prend âu caseum impur (fromage frais et maigre), on Ie plonge 20 minutes dans I'eau bouillante, on le presJe, oû le dissout dans q.. s. d'eau ammo-

redressant à la main celles qui se sont déformées. Pour leur donner du brillant on les vernit en les agitant dans de l'alcool fort saturé tle gluten e[ les agitant ensuite sur un tamis. Cetie fabrication eixige une grande habitude. Avant I'invention des capsules on se servait et I'on se sert encore de baudruche, dont on forme une sorto de petil,s nouets. Mais il doit arrivet' souvent que lâ baudruche no se rompt pas dans I'estomàc et que lo médicament n'est d'ûucun effet. gélatineuses. Pour leur préparation formules, V. Pilules.
On nomme assez souvent capsules des pilules et leurs

nidcale pour obtenir un liquide sirupeux. On aioute l7,to de sucre du poids du caseum, on éiapore'à siccité et on réduit en poudre. Pour capiuler les pilules on délaye une partie de cette poudre avec q. s. 4'9uq pour former un muciiaee épais. On enduib les pilules de ce mucilaËe et on les roulo dans la p. de poudro conseîvéo sèche. On réitère cette opération et on plonge les pilules dans de I'eau légèrement aciàuléà. On rètire après 4 rninute ct'immersion, et on laisso sécher. Malheureusement cette envelonpe nilulaire no se coilserve pas bien ; elle se

CANBONATES.
Kohlensaures, AL.; Kalauni,

ln.; Uglekisloir'nus.
\

Sels nombreux résultant de la combinaison de I'acide carbonique avec les bases. Sous le point de vue médical, les carbonal,es ont, en général, los propriétés de leurs bases légèremcnt modiûées par la combinaison. -bans la préparatio des carbonates métalliques insolirblês, il n'est pas indifférent d'emplô1'81'

un carbonato noutre ou un bicarbonate, ni

ramotfit et se moisit par la moindre humidil,é. Au casoum on substituerait peut-être avec avant,aqe

benthine, lo copahu, s'administrent facilement par le ' Les moyen des caPsules. se prépqrent par un Capsutes de Roq.ui,n mode analoguo. On prépare le copahu 9n le so^ lidifiant, à itide cte 4132 (au be-soin I l?tr) de

la eélatine de Caruagaheen. (Y . Dragégs:) L'truiié de foie de moiue, l'essence de téré-

maqnésie calcinée, et on laisse la réaction s'opéreriusou'à ce gue le mélange soit devenu tratrs'(i[ faut quelquefoiS un an). On divise narbnt àlors le'copahu solidifié , m.ais liquéfiablo à la I'eau froide (à 0"),
etr. piluleÀ

moindre élévation de température, au sein de
ovoïdes de 4'5 cen-

tl'obérer à froid ou à chaud. Les carbonates obtenïrs avec les bicarbonates sont en poudre plus légere qu'obtenus par les carbonates ueutres. Cèux qui sont colorés possèdent, des teintes plus foncéeb préparés à bhaud. Bn outre, sèlon l\I. Lefort, il est préférable en général, pour obtenir des produits purs, de verser le soluté métallique dans celui ôle carbonate alcalin; en faisant-l'inverse, le précipité qui se formo contient lrès-souvent du sel métallique indécomposé. Parmi les carbonates employés en médecine, les carbonates alcalirrs , c'est-à-dire ceux de potasso, de soude et d'ammoniaque, sont soiubles dans I'eau; ceux de magnésie et de chaux y sont solubles par un excès d'acide ou à l'état
âe bicarbonates. Tous les autres sont insolubles, ou à peu près. (V . Tableau chintique.)

tigrammes;bn té3 tai[ tomber humides dans un s;llon conlenant un mélange de 'li3 de suue ét Zlg de gluten en poudre {ine, et ou imprime

Inôomp. Tous les carbonates son[ décom-

posés avec offervescence par les acides. On

doit

CaRB0NATE

D'AMM0I\IAQLE. CARB0NATE DE CllAUX.

,185

tenir compte de cette propriété dans leur mélango aveô les substanôes'acides.

insoluble. Sa formule est Bi'O3+CO' , son poids atomiquo 3235,00 (oxyde bism. 2960,00,
acide carb. 276,00). Selon le doctéur-Hannon les propriétés thérapeutiques du sous-carbonate de Sismuth doivent lui'faire obtenir la préférence sur le sousnitrate de même base, c-ependant seul empioyé aujourd'hui ; ainsi il neutralise les acùdes en eicès qui, se trouuent Qgns l'estomac, cg que le sous-nitrate ne sauraib Ïaire.

Garbonate dtammoniaqrre *.
Al cali u oI atil c oncr et, S el u otr a til d' An g I eterr e, Sesquicarbonate d' ammoniaqua, Sous- car bonate d,' ammonùaque ; Ammonium carbonicurn, C arbona,s a,nxrnonicu,s. Kohlensaures ammoniak, al.1 Hartshorn salt, uc.; Uglekisloi ammoniac,
RUs.; Navachara ucranum, rÀu.

mélange de { p. de sel ammoniac et de 2 de carbonate do chaux ; on chauffe, et le carbonato va se condenser dans le récipient.

S'obtient en distillant dans uno cornue un

Il s'emploie du reste aux mêmes doses et sous les mêmp's formes que colui'ci.
' Carbonate de chaux*. Terre 0u sytath calcaire I Carbonas catrcicus.
Kohlensaures

I'air;

Il

est transparent, incolorè, s'elÏleurissant à
odeur d'ammoniaquo prononcée. Commo,

par son contact avec I'air, il perd de sa base et sa transparence, il faut tenir le flacon bien bou -est soluble dans deux fois son poids ché. Il d'eau froide : I'eau bouillante lo décompose. C'est un excitant , utr diaphorétiqu-e énergiquo, Il a été fortement recommandé dans la scrofule, les syphilides, le diabète. Aromatisé, et quelquefois arrosé d'ammoniaquo liquide ou mêlé à de la potasso ou dela chaux, qui en dégage I'ammoniaque, c'est la smellingsalfs des Anglais, Qui en garnisscnt les flacons de poche et s'en servent en aspiration. On en prépare une pommade, un soluté, un sirop ; on l'emploie en fumigations; il fait partie de quelques préparations pharmaceutiques. Les pâtissiers I'emploient pour rendro leurs pâtes

kalk, Kreide, n.l..1 Carbonate of lime, Chalk, White chalk, aNc.; Tyn abyaz , rrn.; Ratta hunu, cYN.i Kride, DÀx.; Velaitie chanua , DUri.; Creda, Esp.r pon.; Khurrie muttie, rno.; lY'ite Kri;t, Eot.; Creta, tt.; Gil silid, pER.; Uglekiloi ievest Mlel, RUS.l Krita, su.1 Simie chanambu, rau.; Sima Sunnum, tEr,.

Ce sel, que I'on demande presque toujours à la nature. 5'y présente sous uno foule d'états et de noms ditrbr'ents. On l'emploie naturel ou on lui fait subir un hroyage e[ un lavage. Pour leç usages médicaux il est préférable de le préparer ains"i : Dissolvez du cilorure de calciùm'dans de I'eau, ajoutez un soluté de carbonate de soudo jusqu'à cessation de précipil,é ferrugineux. Décàntez el ajou[ez à nouveau du carbonate de soutle jusqu'à cessation de précipité de carbonate calcaire. Lav ez et faites sécher. Le carb. calcaire le plus emplové est celui connu sous le nom de" cra,i,e, brail,e blanche, frtus voluminerises et flus légères. Dose à I'intérieur, 5 centigr. à 2 gr. ; à I'extéchauæ carbonatëe, slus-carbonate de chauæ I creta,, calcaria curboniea. It est en masses rieur, c'est un rubéfiant. Pour le carbonate d'ammoniaque empyreu- blanches, tendres, friables, d'un aspect mat et terreux, happan[ à la langue. Préparé en pains matique, V. Corne de cerf. Le'carbonate neutre et'le bicarbonabe d'am- cylindriques de ,| 25 à ,l 50 grammes, il prend le nom deblonc d'Espcngne, de Troyes, de Paris, moniaque ne sont pas employés. ou de trleudora, dernière localité où on le préInco'mp. ; acided, oxydès ties rl r" et 2" classes, paro en grande quantité. sels métalliques et terreux, sublimé. - Le caib. do cliaux est insoluble dans I'eau et Garbonate de baryte. dans I'alcool. Les eaux de rivières et de fontaiBaryte carbonatée, Craie barotique , Terre nes, et surtou[ quelques eaux minérales, en pesante ; Carbonas bargticu,s. contiennent cependanl toujours plus ou moins. On I'obtient on précipitant le nitrato ou le Dans ces dernières il est plus souvent à l'état de bicarb. Chauffé au rouge, le carb. calcique perd chlorure de baryum par un soluté d'un carboson acido et se transforme en chaux vive. nate alcalin. Le carb. de chaux est employé comme antiI[ est blanc, pesant, presque insoluble dans I'eau ; vénéneux. Inusité, si ce n'est en placo de acide ou absorbant, antidiarrhéique; on en fait des pastilles, des poudres dentifrices. Dose, tl I'arsenio pour détruire les rats. Il existe dans la naturo ; c'os[ la wûthéri,te des à 4,0. Ce qu'on appelait autrefois chawæ prëporée, minéralogistes. craie précipitée, magîstère de chauæ, d,e eoroi,l,, Garbonate de bismuth (sous-). d,e nacre de perle, d'yeuæ d,'écreui,sses, etc., et On I'obtient en versant du nitrato acide li- que I'on obtenai[ en dissolvant la nacro, lo coquido do bismuth dans uR soluté de carbonate rail, etc., dans du vinaigro, et précipitant par de soude. On lave bien le précipité et on le fait du carb. do potasse, n'est pas autre chose que sécher. du carb. de chaux. .L'agaric minéral, , les marbres (tr[arble, C'est unCI poudro blanche, inodore, insipide,

f86
ANG.

CÀRBONATE DE CUIVRE.

frIurrnol,, Ësp. 1 ll[arrnar, HoL. ; ilJarryo, IT.,. Marrnof , su., Rus.), l'albâ,tre (Aiabastrum) , Ie spath, I'a,rrd,gonito, l'ostéocol,le (Bei,nbruck, Bruchste,ùn, ÂL.), le tar,t de montagne, la farine fossr,le,la ytierre de pore ou earbond,te ealcai,re bitumirteuo, dans Ie règne rninéral ; les coquf,Il,es d'huî,tres ; testæ ostieæ (Austerschaalen, aL,; Oyster-shell, aNG .i Oosterschulp, uot ,1 SkorrÀpy, Ostrzyz,orud,, por.; Uoneha de osta, poa. ; Oatronshal,, su.); celles d'æufs, de col,imaçon,, les dentales, lo notn-

;

-

CARBONÀTE DE IT{AGNESIE.

p. de carkr. d'ammoniaque dans { g p. d'eau ô.ist. pour dis_soudre le pioduit de la piécipitation de 2 p.de sulfate. Il a é[é employé contre r r 1a fièvre iriterrnittente rebelle.
Garbonate de fer.

No.* ne parlerons ici_quo du.carb. d0 protoxyde de fèr, renvoyant au mot Aæyd,es pour

bril marin, les pi,erres

,7'écreuisses

ca,ncrorum (Yoy. Yeuq d'écreu'isses) , de carpe.,

;

Lapides

crétions morbides de l'économie chez cert,âins animaux, dans ie règne animal, etc., employés, avec beaucoup d'autres, dans I'ancionne médecine, sont, à peu près complétomen[ formés de carb. de chaux.' La cendra .d'aley3n (alcyoniurn), polypier sarcolde, qu'il ne faut pa$ confondre avbô le pasaereau de ce nom (alcedo hispi,da) , dont jadis on suspendait le cæur desséohé au cou des p€tits enfants pgul lee _préserver de l'épilepsie ; ni aves l'hi,rondell,e sal,,angd,ne thirunilo eEctll,enta), qui fourniu le manger délicat conrlu sous

de lynæ , le. teit dw homard ou t)creuisse- de rll,er ; cûncer gcmxrnctru,s, les bézoards, cott-

le sous-carh. de même base, Lo carbona,te d,e protonyde de. fer, protocarbonate de fer ou ôarbonâte ferr'euæ,'exrsto dans quelques eaux minérales, et il se produi[ lorsque I'on trai[e un soluté de sulfate ferreux pgr un autre de carb. do potasse ou de soude. Mais son existence n'est qiro moment,anée ; car, aussitôt que produit, il àbsorbe I'oxygène de I'air, perd son acide et se transforme bn sesq.uioxydg de fer, Ce n'es[ donc que par un artifi.ce ty.on parvien[ à lui conserver sa composition èhimi{ue, soi[ par la mérhode de NI. Vailet
P ilules de Val[,et), soit par le procgqq qui suit, indiqué i,ur la fharmacbpéo d'Edimbourg : Snlfate defery 7r8 Carbonate de eoude, tË0 Eau,

(Yqy.

le nom de nids d'alclon ou d,,'hirondelles,

la

poudrg, d'alcyon, disons-ilous, employéo jadis, soit à I'extérieur, conffe les maladies cutanées, soit à I'intérieur, contre les affections des voies

âooo Suere' 60 Dissolvez lss cleux sels chacun dans la moitié de I'eau, et mêlez les solutés. Recueillez lo précipité sur un filtre d'étoffe, et lavez-le immédiaternent avec de I'eau froide ; exprimez pour

urinaires, les obstructions, I'hydropisie,
est,

encore, ainsi quo celle de hérisson, do soie, de taupe, de roitelet, etc., principalement forrnée de carb. ds chaux. Garbonate de cuivre.
Corbonate euiurique

etc. ,

,vaso exacl,ement clos et à

faire sortir le plus d'eau possible ) et triturez aus.sitôt le prodùi[ avec du suue puivérisé I desséchez le saccharure à l'étuve. Nouvellement préparéi co produit es[ vert bleuâtre ou grisâire. II doit êire conservé en

l'abri de la lumière.

; Carbonûs

eupricxts.
de

On I'obtient artificiellement en décomposant

(fç!rù earbsnas saccherûtunt;, Ed.), La première idée en est due à Griffith, ou plutôt, à

gg'uq sacc.harure

lette préparation n'est,
de_

à proprement parler,

protoeaibonate de

ftr

un soluté de sulfate de cuivre par un adtre

carb. de potasse ou de soude. On lave e[ on sèche le précipité; qui de bleuâtre devient vert. II se forrne spon[anément à la surface du cuivre, et c'est lui que, dans le public, 0r désigne patène antique, c'est-à-dire cet,te couche verte b'ronze. 'Ii existe dans la nature en grande quantité. Les rltinéralogistes le désignent, sefon la forme ort la cûùleur souslaqilelle it se prësente, sous les noms de bleu d,e montagne, cendre hleue, erûure carbonal,e bleu, hydrocartort ate de cili,ure, oehra Venerls , Ttierre -uerta, d,'Àrm,èn'i,e, Isert de rnontagne, cendre cuiure carband,té uert, terie ûerte, nt,alaehite. La carbonate de caiufe arnmorùiacal s'obtient en dissolvant le carbonate cuivrigue dans Q, S. d'amûroniaque liquide et deôséchant doucement. Au lieu d'antmoniaque causl,ique, dos auteurs indiquent I'emploi d'irn soluté tie 3

sous le nom de uert-de- gris .

ll

constitus la
en

oui se produit à la surface des statues

pitation- du carbonate ferreux, sd faisant au fer ne peut se pefo.xyder; tandis.qu'ici il y q su-roxydation partirrlle, comme l.u remar{ué Klauei lui-mêrne, {ns! que Christison, quiiirtirulela préparation i Carbonate de protoæyde de fer dan's un état de com,binaison indétermine &ueo l,e sesqui,oæyde de fc,r et Ie sucre, Le sacch arure de carbonate de fer est un puissanI eb excellent ierrugineux. Le docteur
sein d'uno liqueur qgqr.qê, le

Klauei, chirniste allenrand, On voit qu'blle a le p]u.q grand rapport aver" la préparation de IyI. Yallet, qui est plus parfaite, etr ce que Ia préci-

Clark a trouvé qu'il surp_aJse de beaueo'up le sesquioxyclc en éhergie. On peut I'administrer

sous forms de poudre; d'électiraire, de pastilles, de pains,_o$r-mieux eneors, de pilules ou dé dragées. Bose, ,ù/2* à 910.

Carlyorrate de rus$rrésie*.

traie ou Terre

magnesienne,

Panacée angl,alse,- Poadre

tle Santineltd,

Lait

de terre,
de

CARBONATËS DE MAGNËSIË ET DÊ SOUDE, ETC.

fs?

Valentini, du eomte de, Palnte ou de Z,wingar, fulagnésie blanche, anglaise ou carbonatée, Sous- earbanate demagnësie, Hyd,'ro" carbonate de rnagnésie ; Caibonas rnagnesùcus. Kohlensaure talkerde,'Weisses magnesia, AL.; Uglepisloi magnesia, Yelaia mrgnesia, Rrls.

ehimiq.). Léger, il est conrtitué par des granules très.fins, rnêlés de prisrnes microscopiques ; lourd, il I'est uniformérnent pûr des granules sous-globulaires.

Le carb. de mâgnésie etiste abbndamûtent
dans

la na[ure.

magnésite, qui est très*

formés. La Lëmoli,the de l'lle d'Eubée, €rrrployée aujourd'hui paf les fabricants anglais pour Ja préparation des produits magnésièns, est du carbonate de maghésio presque pur. La Doiomie, dont les gttes soni norirbrôux, est un carb. double de chauK et de rnagnésie. C'es[ de cette dernière pierre (Voy Sutfata

commuhe dans quelques parties de l'lndotistan, et dont on se sért à Sladras et à Calcutta en place de carbonate artificiel, en eSt entièreroent

plitz en Bohêrne, de Bilin en Hongrie, de SaintAllyre en France, do Saint-Giuliano près Pise, et de Saral,dga aux Etats-Unis.

de magnésie) qu'on obtiè;nt tout le cârb.' do magnésie qu'oti fabrique en France. A l'état de bicarb. il constitue le principal insrédient des eaux minérales de Carlsbarl et -de Tæ-

.cipité e[ le faisant sécher. Bn Angieterre, où I'on prépare la majeure partie du càrb. de magnésie cohsommé eil Burope, on I'obtient par

On I'obtieÀt art,ificiellement en décomposant une dissolution de sulfate de magnésie par une de carb. de potasse ou de soudel lavant le pré-

Malgré la préférence que les Anglais aecordent au carb. de magnésie dense, cettê préférence, selon nous, serait mieux acquiso au carb. léger. (Y . Magnësie calcinée.) On Ie connal[ sous forme de pains cubiques ou parallélipipèdes d'un blanc parfait, très-légers. Le carbonate de magnésie esf insipido, inodore et presque insoluble dans I'eau ; il exige en effetpourse dissoudre 2500 p.de ce liquids à -f. 4 8u et 9000 p. à { 00o. -la Il facilite suspêrision dans l'oau du câûrphre et des huiles ïolatiles en général.l On I'emploie coinme absorbant des aeidæ de I'estomac,-comme laxatif, el, dans les cae d'ernpoisonnement par les acides. Pour ces usages ôependant on lùi préfère la magnésie calcineei n entre dans des électuaires, des poudres deriti' frices et autres. Doso, à 8;0, L'usage interne du carb. de magriÉbie amène la destruc[ion des verrues. A l'état do bicârbonato âvec oxcès d'acide, il fai[ la base del'euu, magnésienne.

+

-

|

La Magnésie liquide de Dinnefort (Dinne-

forcl's solu,tion), pharmacien anglais, comme la ntû,gnësie li,qui,de de Baruel, ou plutôt la
solution de Baruel, comme celle de Dinneford, car c'est celle-ci qui a servi de modèle à cellelà, est un sinrple toluté de bicar'b. tlo [rnagnésie, Qui, comme on le sait, est soluble. Dans

précipitatiori cie I'eau de la forrtaine d'Epsdrn. tsn Bohêmë, on en obtienI aunsi des foniaines

d'Egra et de Sedlitz.

magnésio dense en mêlant un soluté bouillant Qg ? p. de sulfate de magnésie tlqns Zd p. d'eau. avec un autre égalemént bouillant de d il. 371* de ca1b. de soude dans 44 p. d'eau, et, ftip.rès le même

I'qst pas indifférênte pour I'avoir ldentique. -Bucholz, Selon on obiient un carbonate' de

La manière d'opérer pour obtenir ce prodûit

sant bouillir perldant quelques- minutes. D'aon obtient le carb. de magné.qie leger en mêlant les mêmes solutés froidsl mais en augmentant la dose do carb. do soude de P p. La cornpoaition de ces deux carb. ne serait
pas la mêmo, eêlon ce chimiste.

Selon Pereira, on obtiendrait le carb, dense en précipitant le soluté bouillant et concentré tle sulfate de magnésie par le soluté, saturé et froid, de carb. de soude, et faisaht bouillir jusq.u'à cessatiorr de dégagement de gaz.On l"'obtient granttlé en mêlarr[ leS deux s0lutés, aussi concentrés que possible, bouillants ; tandis que

le. carb. légqr s'obtiendrait ên employrnt des solutés très-dilués, Dans tous les cas, lc pt'oduit es[ un hgdroæycarbonate, autrement dit, un mélange"rle carbonate et d'hydroxfrie dornagnésiu fÏoy . ta,bl,.

comme apéritif. La dose est depuis uhe cùillerés à café jusqu'à une demi-verrée. Pour la rendro plus agréable on peut I'aromatiser avec la teinture ou I'essence de cilrclns.

rée, autrement dit par 90,0. Cette préparation, qui est tout à fait incolore., se conserve bien si on a soin de la tenir en flacons bien bouchés i c.ar, exposée à I'air., elle laisse déposer du carbonate magnésienr' sous forme de cristaux ou de plaques. C'est un antiacide efficace et- qtri n'es,t pqs désagréable à prendre. Les Anglais le preconisont dans les- c-as de gravello et de- goutte,

quantité, €t d'autres des pp. différentes encore ; cl'où il faudrait colrclure que I'aut,eur n'a pas toujours suivi la même formule. Dans celle de Baruel, il y a 0,S de bicarbonate par cuille-

f origrne, Dinneford annonçait que su magnésie fluide contenait, 4,0 de bicarbonate par-9 &,A. Plais, d'après les analyses différentes faites en Angleterre, on voit que Brandes a tfouvé 'l r0 par 30,0, Christison seulement 0,55 pour cetto

carbonates de

#ï?""iï"i"i:rJ.ooouu

et

de

Le bicarb. de potasse et Ie bicarb. de soude possèdent la propriété de s'unir avec le carb.

{88

CARI}OI{ATE DIl MANGANÈISE.

-

de masnésie. Le comnosé ueub être obtenrr en mêlant" un soluté de iulfatb de magnésie avec un soluté concentré de I'un des deux bicarb. et abandonnant le tou[ à soi-même pendant quelques jours. Alors des cristaux réguliers sont lôntenient formés. Le bicarb. de mignésie et do potasse est cCImposé de 35,3 pourl00_ de bicarb. de potasse, de 33 cle carbonate de magnésie, et de 34.,7 d'eau de cristallisation. (Ber' zelius.) Il n'est pas entièrement soluble dans I'eau. Ce fluide laisss du carb. de magnésie indissous, et la partie dissoute cst un bicaib. des deux bases. Le bicarb. de magnésie et de soude, que les Anglais nomment mâgnésie soluble, tr'q .pes encbre été bien étudié dans se composition,
rnais il n'est pas aussi facilement décomposé par I'eau que le- preûrier sel, et c'est sans doute pour cela qu'il est préférd par les pharmaciens de Londres. Ges deux composés peuvent êtro comparés au tartrato de potasse et de soudo. Ces sels, quins sont pas encore connus dans la médecine française, sont laxatifs, antiacides, Les médecins anglais les'préconisent contre la gravelle, la goutte, la dyspepsie.

TARBONATE DE POTA.SSE. nom de 'l,,rp.Û0rov, et des Romains sous celui de Cerusso. Ii existe dans la nature cristatlisé en prismes blancs et brillants ; mais on n0 se sert en médecine et dans les arts que du
sous Ie

Bn pairrs coniqu_es de ,!tZ 4 4 kilog.,, pesâût, blanc, dur ou teirdre,, selôn le procé.dé par lequel ii a été obtenu;' inodore, insipido, insotirble.

carbonate artificiel.

Bn Hollande, on le prépare en exposant des lames de plomb au-dessus-de pots. contenant du .et vinaigre

enfouis dans du Îumier. A Clichy, on sriit le procédé donné par lU. Thénard, et qui consist'e à faire précipiter le sous-acétate

cie plomb

Carbonate de manganèse. On I'obtient en faisant dissoudre séparément {? p. de sulfate de manganèse et 4 9.p. de carb. de soude dans Q. S. d'eâu, mêlant les solutés, lavant et séchant lo précipité produit. Poudre blanche iniipiab, in-soluble. . Le carb. manganetlx a été proposé, Pâr le docteur Hannon, îans le cas où le èarb. de fer, dont il a d'ailleurs beaucoup des propriétés chimiques, échoue, On peut ql faire {e.s p.réparltioris à la manière tie celles do Blaud et de Vallet, C'est une excellente préparation. Carbonate de urercure. On peub I'obtenir, soit en précipitant un soluté ch-aud d'acétate mercurique par un autre de carbonate d'ammoniaque, s-oit dn précipitant le nitrate mercureux par-le bicarbonate 9q p.o: tasse. On lavo et on sècho avec soin le précipité de carbonate do mercuro produit. I[ se décompose facilement. Inusité. Carbonate de Plomb*. Céruse, Ptemb carbonaté,, Dlanc Qe plomb,

liquido oâr irn courant d'acide carboniqire. On p'eut I'obtenir dans les pharmacies en déôomposant un soluté d'acétate-de plomb par un autie de carbonate de soude. Les céruses sont distinguées dans le commerce par le ngm du pays où elles ont été fabriquéds : on dit cérude ôu blanc de HollanrJe, d'Ailemagne, de Krems, d9 Lille, de Clichy. La première1st la plus estimée. r ' Toutes les personnes gui mauient fréquemment la cérusè, les peinties, les hroyeurs, les ouvriers qui la prép'arent, qont exposés à des accidents .eraveô pàr suite de I'action délétère de cette substancê, qui porto principalement son action sur I'apparéil digestif,- et occasionne rjes tremblementâ' convtrlùfs et une maladie cruello appelée colique de plomb.ou des,pein.tres. Poui'remédier-à ce fâbheux inconvénient, M. Ruolz a proposé dans. ces derniers temps d9 remnlacer lâ céiuse par I'oxYde d'antimoine, et M. Leclaire, pâr I'oxvde de"zinc. Ce dernier a prévalu. ' La céruse est un dessiccatif et un résolutif' emnlové seulement à I'extérieur. Elle tait la base 'blanc rhazis eb entre dans des emplâtres. clu
nière du lycopode.

Les Anglais s'en servent -qu-elquefois. sur les irritatioirs et excoriations dd Ia ileau, à la maCarbonate de Potasse. Deux carbonates de potasse sont employés en médecine.
4o

de potasse,
de potasse j sicus p*.

clngoNaTE NEUTRE DE porÀssg. Carb.
Potasse earbonatëe,

Kati cu.rhon'icurn, Carbonas potas-

-

Sou,s'carb.

-

d,'

()r aie d,e , pl,omb , ar g ent, ou de eéruse Oæy"de blanc de plomb, trfuÇistère de qlom.b.;

,

Kohlsnsaures kali, u,.; Uglekisloi kali, nus.

Ptùmbwrn carbbnicurn, Carbonas ltlumbi'cus.

déflagrer par portiond, dans

Le carbonate de plomb

a

été connu des Grecs

ui vase de fonte chauÏié au"roui{e naissant, un mélange de'l pde nitrate de ùotasse et de 3 de crême de tartre, tous deux pulvérisés. On obtient une masse charbonneuse ïoi, traitée par I'eau, filtrée ei; évaporée à siccité, donne dir carbonate de potasse pur. (V. Reuue ph. 'f 855-56.) Les ancièns chimisies appelaient le carb. de

On I'obtient chimiquement pur en faisant

489 POTASSE DU COMMBRCE. ,Ë CARBONATE DE SOUDE. mée ; 2 la potasse de Trèues ou du Rhin, Q-ui potasse obtonu ainsi ; nitre llné pqr le tartre, 'alcali, est bleu claiï ; 3u la ytotasse de Dantzick ; ejle eætent,porané; ils lui donnaient les noms de sal de tartre, de n'itre f æt pa,r le charbon; vient de Ruslie : elie so rapproche de la suinitrum fiæum, selon qu'il était obtenu par la vante ; lL" potasse perlasse, qui est à peu près calcination du tartre brut ou celle d'un mélange blanche ; elle vient- d'Amérique_: c_esq Ia sorto de nitre et de charbon. Leur potasse purifiee la plus einployée ; 6" potasse de Li'l'le ou de beiteraue,'softe fabriquée dans Ie nord de la ,oa préparée était la potasse du commerce disFrance et.aujourd'hui fort répandue. souio dans I'eau et râpprochée, I.,e commeice nous présentè encorc lapotasse Le carb. de potalse est solidgr clgstique, en grumeaux, soluble dans son poids d'eau, inso- factice, préparée en- fondant ensemble de la luble dans I'alcool, déliquescent. L'huile de irotassé, bo ôarbonate de squqq, d9 la chaux et tartre per défaillance, des anciennes pharma- ôu sel marin. C'est une véritable fraude. Les cendres grat:elées que I'on obtient, dans copées, n'est autre chose que du carb. de poIemidi de laFrànce, de la-combustion des sartasse en déliquium. Le carb. dé potasse pur est quelquefois em- ments de vigne et que I'on emploie aujourd'hui dans les arts] les anôiens sels lùæiaùeli d'absùnplové à I'intériËur comme lithoniritiôue, diuréfiq,ie eû antirachitique I à I'extérieurl il est em- tlrc, de ehard,on bénit, de peti