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Amazigh 2004

Amazigh 2004

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Sections

  • Introduction
  • 1.1. Etat des lieux
  • 1.2. Statut de la langue amazighe
  • Standard
  • 2.1. Unités segmentales
  • 2.2. Les processus phonétiques
  • 3. Présentation de l'alphabet tifinaghe
  • 3.1. Généralités
  • 3. 2. Variantes de tifinaghes
  • 3.3. Tifinaghe-IRCAM
  • 4. Règles orthographiques de l’amazighe
  • 4.1. Définition du mot graphique
  • 4.2. Les règles retenues
  • 5.1. Morphologie
  • 5.2. Eléments de syntaxe
  • Références bibliographiques

Initiation à la langue amazighe

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ROYAUME DU MAROC
INSTITUT ROYAL DE LA CULTURE AMAZIGHE Centre de l’Aménagement Linguistique

aSinag agldan n tESSna tMaZiVt
ammas n usmsasa n tutlayt

Série : Manuels - N° 1 -

Initiation

à la langue amazighe

Auteurs :
Meftaha Ameur - Aïcha Bouhjar - Fatima Boukhris - Ahmed Boukouss Abdallah Boumalk - Mohamed Elmedlaoui - El Mehdi Iazzi -Hamid Souifi

Rabat 2004

Publications de l'Institut Royal de la Culture Amazighe

Centre de l'Aménagement Linguistique (CAL) Série : Manuels - N° 1 -

Titre Série Auteurs

: Initiation à la langue amazighe : Manuels - N° 1 : Meftaha Ameur, Aïcha Bouhjar, Fatima Boukhris, Ahmed Boukouss, Abdallah Boumalk, Mohamed Elmedlaoui, El Mehdi Iazzi, Hamid Souifi

Editeur

: Institut Royal de la Culture Amazighe Documentation, de l’Edition et de la Communication (CTDEC).

Réalisation éditoriale : Centre de la Traduction, de la

Couverture Imprimerie N° Dépôt légal Copyright

: Réalisation : Unité de l’Edition (CTDEC) : El Maârif Al Jadida - Rabat : 2004/1415 :  IRCAM

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .2. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .i Sommaire SYMBOLES ET ABREVIATIONS . . . . . . . . . . . . . .45 5. . . . . . . . .ii INTRODUCTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . .1. . . . . . . . . . . . . . Généralités . . . . . . . . . Statut de la langue amazighe . . . .2. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .31 4. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Les processus phonétiques . . . . . . . . . . . .2. . Variantes de tifinaghes . . . . . . . .1. . . . . . . . . . . . . .37 4.7 1. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .9 1. . . . . . . .28 3. . . . . . . . .1. . . . . . .1. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .10 2. SITUATION SOCIOLINGUISTIQUE DE L’AMAZIGHE . . . . . Définition du mot graphique . . . . . . . .9 1. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .79 TABLE DES MATIERES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . PHONETIQUE / PHONOLOGIE DE L’AMAZIGHE STANDAR . . . . . . . . . . . . . . . . .27 3. . . .3 Tifinaghe-IRCAM . Unités segmentales . . . . . . . . . . Eléments de syntaxe . . . . . .45 5. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .73 REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES . . . . . . . . . . . . . . ELEMENTS DE MORPHOSYNTAXE . . . . . .38 5. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . PRESENTATION DE L’ALPHABET TIFINAGHE .21 3. . . . . . . . . . . .37 4.15 2. . . . . . . .2 Les règles retenues . . . . . . . . . . . . .1. . . . . . . . .27 3. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Morphologie . . . . . . . . . . . . .13 2. . . . . . . REGLES ORTHOGRAPHIQUES DE L’AMAZIGHE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .83 . . . . . . . . . .2. . . Etat des lieux . . . . . . . . .

ii Symboles et Abréviations AB ADM AI Am AMM AS Awb FF Tam / [] → * : Académie Berbère : arabe dialectal marocain : Agraw Imazighen : amazighe : arabe marocain médian : arabe standard : Arabia Ware Benelux : Afus deg Wfus : Tamazgha : ou bien . opposé à : réalisation phonétique ou effective : se réalise : agrammatical .

L’IRCAM a pris en charge cette formation conformément à l’alinéa 4 de l’article 1 de la convention qui stipule qu’il faut «assurer la formation fondamentale et continue aux cadres pédagogiques et éducatifs chargés de l’enseignement de l’amazighe». déclinées dans le Discours Royal d’Ajdir le 17 octobre 2001 et dans le Dahir portant sa création. Son objectif consiste à « mettre en place des programmes communs en vue de l’intégration de la langue et de la culture amazighes aux curricula et aux programmes scolaires au niveau des établissements d’enseignement relevant du secteur de l’éducation nationale.7 Introduction Le 26 juin 2003. une convention cadre de partenariat est signée entre le Ministère de l’Education Nationale et de la Jeunesse (MENJ) et l’Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM). . La réalisation de ce module a été confiée au Centre de l’Aménagement Linguistique (CAL) relevant de l’IRCAM. ainsi que dans la Charte Nationale de l’Education et de la Formation. Avec la décision du MENJ et de l’IRCAM de commencer l’enseignement de la langue amazighe à partir de septembre 2003 dans 317 écoles (relevant de toutes les délégations provinciales et préfectorales du MENJ) dans une première étape. Plusieurs modules étaient au programme de la formation dont le module langue. Cette convention vient corroborer les orientations générales relatives à l’introduction de l’amazighe dans le système éducatif marocain. et à œuvrer à leur application et à leur développement» (article 1). une formation en amazighe au profit des enseignants appelés à assurer cet enseignement a été programmée.

la seconde. Le document présente une description succincte et simplifiée des éléments de base de la phonologie et de la morphosyntaxe de l’amazighe. initialement intitulée Enseignement de l’amazighe. 1. Juillet 2003. L’ouvrage n’est donc pas un manuel mais une introduction à la grammaire de l’amazighe standard dont l’objectif est d’expliciter les règles de la langue. Cette initiation s’inscrit dans la perspective d’une langue amazighe commune à construire sur la durée. le lecteur n’a pas à s’étonner de ne pas toujours se reconnaître dans certaines réalisations. En conséquence. sont suivis de la traduction libre en français.8 Le présent ouvrage1 comporte le programme qui a été préparé et dispensé par les chercheurs du CAL lors de deux sessions de formation en amazighe : la première au profit de 75 inspecteurs du primaire les 30 juin et 1er juillet 2003. a été envoyée à toutes les académies comme programme de la formation des formateurs en amazighe. celles-ci appartenant à d’autres géolectes. Les exemples. en graphie tifinaghe. le ministère a affecté ces derniers dans 8 centres répartis sur l’ensemble du territoire marocain.Une première version de ce travail. au profit des mêmes superviseurs et de 1090 enseignants. La publication de cette brochure s’explique par l’impératif de fournir aux professeurs de l’amazighe en premier (et à toute personne qui s’intéresse à l’amazighe) un outil d’initiation à l’écriture en tifinaghe (alphabet et règles d’orthographe) et à la grammaire de l’amazighe. Etant donné l’effectif élevé des bénéficiaires pendant la deuxième session de la formation. . dont deux ont été pris en charge par les chercheurs du CAL (centres de Rabat et d’Agadir). Il livre également une description de la situation sociolinguistique de l’amazighe au Maroc. Ils appartiennent à différentes variétés de l’amazighe marocain. sachant que la formation était destinée aux professeurs amazighophones ayant déjà une connaissance implicite des règles grammaticales de leur langue. du 11 au 18 juillet 2003.

conditionné par des facteurs socio-économiques. 1. Gravel. Ce bilinguisme. connaît une situation sociolinguistique où le contact des langues est omniprésent.1. son trait singulier est la présence de quatre langues nationales (amazighe (Am). arabe standard (AS) et arabe marocain moderne (AMM). nous abordons la question relative au statut de la langue amazighe. arabe dialectal (ADM). Ceci marginalise encore davantage l'amazighe qui jouit d’un statut plutôt médiocre même au sein de la communauté dont il relève (Boukous. à l’instar des autres pays du Maghreb. Après une description succincte de la situation telle qu'elle a prévalu avant la création de l'IRCAM. parmi lesquels trois quarts sont bilingues amazighearabe marocain (Youssi. Près de 50% (Boukous. n’est parfois que transitionnel chez les jeunes citadins amazighophones. 1981. Ces diverses langues occupent des fonctions sociolinguistiques distinctes. 1989). dont le bilinguisme arabeamazighe débouche souvent sur un monolinguisme au profit de l’arabe dialectal. Etat des lieux Le Maroc. L'amazighe se répartit en trois variétés régionales avec le tarifite au Nord.9 1. 1995) de la population marocaine est amazighophone. et de deux langues étrangères (français et espagnol). 1995 . le tamazighte au Maroc central et au Sud-Est et le tachelhite au Sud-Ouest et dans le Haut-Atlas. Situation sociolinguistique de l’amazighe Cette partie inaugurale brosse. le tableau de la situation sociolinguistique au Maroc. En effet. . dont l’une est officielle (AS). à grands traits. 1979). Cette langue était exclusivement réservée au domaine familial ou informel entre pairs du même groupe.

Le Roi Hassan II y déclare.Levier formulé comme suit : «Levier 9 : Perfectionner l’enseignement et l’utilisation de la langue arabe. la Charte Nationale d’Education et Formation. 116. a intégré. des structures de recherche et de développement linguistique et culturel Amazigh. qu’il convient d’envisager l’introduction dans les programmes scolaires de l’apprentissage des dialectes. . Les autorités pédagogiques régionales pourront. 1. sinon réellement. en effet. du moins virtuellement présentes dans l’univers socioculturel du Marocain. un changement lié au statut de la langue amazighe a eu lieu. Les autorités nationales d'éducation-formation mettront progressivement et autant que faire se peut. le processus de légitimation des langues «maternelles» et plus particulièrement de l'amazighe a débuté véritablement en 1994 avec le Discours Royal du 20 août. Il sera créé. Depuis peu. 115. concrétisant par là l’annonce de sa fondation par le Roi Mohammed 2 . maîtriser les langues étrangères et s’ouvrir sur le Tamazight (…).2. élaborée en octobre 1999 dans le cadre de la réforme de l’enseignement et validée par le Roi Mohammed VI. exactement depuis le 17 octobre 2001. par un dahir.10 Toutes ces langues sont. à la disposition des régions l'appui nécessaire en éducateurs. » (extrait de la Charte Nationale d’Education et de Formation – octobre 1999). parmi les 19 leviers qui 2 sont autant de propositions du changement. le levier 9 (§ 115 et § 116) relatif à l’introduction de la langue amazighe (berbère) dans l’enseignement. ainsi que de formation des formateurs et de développement des programmes et curricula scolaires. choisir l'utilisation de la langue amazighe ou tout dialecte local dans le but de faciliter l'apprentissage de la langue officielle au préscolaire et au premier cycle de l'école primaire. la création et l’organisation de l’Institut Royal de la Culture Amazighe. enseignants et supports didactiques. Mais c’est avec le Discours Royal d’Ajdir (Khénifra) du 17 octobre 2001 que la légitimation de la langue amazighe est officialisée puisqu’il institue. Statut de la langue amazighe Au Maroc. auprès de certaines universités à partir de la rentrée universitaire 2000-2001. dans le cadre de la proportion curriculaire laissée à leur initiative. Suite à ces premières directives royales.

11 VI lors du Discours du Trône du 30 juillet 2001. Cet aménagement porte sur tous les niveaux de la langue comme le montrent les chapitres suivants. l'administration et les mass media. . de promouvoir et de renforcer la place de notre culture amazighe dans l'espace éducatif. L’insertion de l’enseignement de la langue amazighe en septembre 2003 dans le système éducatif marocain fait suite à ces directives. Cette nouvelle donne appelle donc à une intervention sur la langue afin de l'aménager et d'assurer son introduction dans le domaine public notamment dans l'enseignement. socioculturel et médiatique national ainsi que dans la gestion des affaires locales et régionales (…)» (motif 8 du dahir). Cette institution est «chargée de sauvegarder.

.

sur le plan de l’écrit. d’un côté les phonèmes constituant le système graphique de l’amazighe standard ainsi que 3. Tableau page suivante. entre les différents parlers. Phonétique/Phonologie de l’Amazighe Standard L’introduction de l’enseignement de la langue amazighe dans le système éducatif marocain implique le choix d’une langue standard commune à enseigner. 4. L’aménagement linguistique de l’amazighe passe impérativement par la mise en place d’un système graphique supradialectal qui permette de neutraliser.13 2. Cette tâche est du ressort du Centre de l’Aménagement Linguistique (CAL) relevant de l’IRCAM. . certaines réalisations phonétiques non pertinentes entre les trois zones et. Le fait de remplacer dans le premier mot /s/ par /n/ a entraîné une différence de sens. son aménagement devient une nécessité urgente. La langue amazighe existant sous forme de dialectes répartis en plusieurs parlers. donc la différence n’est pas fonctionnelle (elle est non distinctive). que l’on prononce argaz ou aryaz cela n’a aucune incidence sur l’intelligibilité du mot . Le système graphique de l’amazighe standard proposé par l’IRCAM3 est à tendance phonologique. Par contre.Fonctionnel en phonologie signifie une opposition permettant de distinguer deux sens différents comme : imnsi «dîner» / imndi «céréales». en ce sens qu’il ne retient pas toutes les réalisations phonétiques produites. mais uniquement celles qui sont fonctionnelles4 . Seront présentés dans ce chapitre.Cf. Etant entendu qu’une norme graphique ne présuppose nullement l’éradication des variétés régionales. au sein d’un même dialecte.

.14 Tifinaghe .IRCAM iSKKiln n tfinaV1 Alphabet tifinaghe ÆÉæ«Ø«J ájóéHCG 1.Tableau officiel de l’alphabet tifinaghe tel qu’il est préconisé par le Centre de l’Aménagement Linguistique (CAL) et consacré par l’RCAM.

I. l ). m). ç). b. n. les labiovélaires (æ. Unités segmentales Seront exposés successivement l’inventaire des phonèmes de l’amazighe standard. z.1. ã. ^^^^^ ä.1. j). les palatales (c. d. • 2 semi-consonnes : y et w . les pharyngales (p. 2. o) et la laryngale (h). les alvéolaires (s. x. les dentales (t. Inventaire des phonèmes de l'amazighe standard Le système graphique proposé comporte : • 27 consonnes dont : les labiales (f.15 les unités non retenues par le système. 2. ë. g). ï. • 4 voyelles : trois voyelles pleines a. les uvulaires (q. r.1. de l’autre les processus phonétiques (et leur traitement au niveau graphique) qui opèrent à l’intérieur d’un mot ou au niveau de la jonction des mots. Cette classification des phonèmes de l’amazighe standard peut être synthétisée comme suit : . v). u et la voyelle neutre (ou schwa) e qui a un statut assez particulier en phonologie amazighe. les vélaires (k. å). les critères qui ont présidé à l’établissement du système graphique et les unités non retenues.

16 Tableau 1 : Tableau phonologique des consonnes de l’amazighe standard Lieu d’articulation Labiovélaires Alvéolaires Pharyngales Uvulaires Palatales Labiales Vélaires Dentales Laryngale Mode d’articulation Occlusives t Sourdes Non emphatiques Sonores b d k g æ å q emphatiques Sourdes Sonores ï ä s z ã ç m n r ë c J x v p o h Constrictives Sourdes f Non emphatiques Sonores emphatiques Nasales Vibrantes Sourdes Sonores Non emphatiques emphatiques Latérale Semi-consonnes l w y Remarque 1 : la gémination (ou tension) concerne toutes les consonnes. seul le deuxième graphème porte l'indice de la labiovélarisation (kæ et gå). au niveau de l’écrit. Pour les labiovélaires géminées. elle est rendue. . par le dédoublement du graphème.

1.17 Tableau 2 : Le système vocalique de l’amazighe standard Lieu d'articulation Degré d'aperture Aperture minimale e Aperture maximale Antérieures Postérieures u I a Remarque 2 : un schwa prononcé ne sera noté que dans deux cas : • dans des suites de plus de deux consonnes identiques (tettr "elle a demandé") . 2. • Le rendement fonctionnel : si elle est isolée et peu productive. • La neutralisation de la variation linguistique de surface : toutes les différences phonétiques superficielles (et n’ayant . Critères retenus dans l'élaboration de l'alphabet Les phonèmes constituant l'alphabet de l'amazighe ont été choisis à partir d'une analyse phonologique sur la base des critères suivants : • L'univocité du signe : un graphème pour un son et un son pour un graphème. elle relèvera de la variation régionale.2. • L'extension géographique : une particuliarité phonétique très localisée ne peut pas être retenue dans le système graphique. • dans les radicaux verbaux se terminant par deux consonnes identiques (mlel "être blanc"). une opposition de deux phonèmes ne peut prétendre à un statut phonologique.

différentes latitudes de réalisation restent possibles au niveau du code oral. akr. Ce sont des variantes régionales libres dans la mesure où la commutation d'une occlusive et d'une constrictive (spirante) n'a aucune incidence sur le signifié (sens du mot). 2.1. soit des unités non distinctives. d et ä ainsi que les vélaires k et g.3. 2. il s’agit du pronom personnel objet direct de la 3ème personne du singulier en tarifite et en tamazighte où s'opposent les morphèmes du féminin t et du masculin t . tamγart. agmar] s'écriront respectivement : (1) (2) (3) (4) abrid tamvart akr agmar "chemin" "femme" "dérober" "cheval" La seule opposition pertinente entre occlusive et spirante est de type morpho-phonologique. .3. certaines unités phoniques qui sont soit des variantes régionales. les dentales t. Il concerne les occlusives à savoir la bilabiale b. Les unités phoniques non retenues Dans le but de la standardisation graphique. Par contre. Les spirantes Le spirantisme caractérise les parlers du centre. Exemples : [abrid.18 donc pas d’incidence sur l’intercompréhension entre les usagers de la langue) ne seront pas prises en compte par le système graphique. du nord et même certains parlers du sud. soit des unités phonématiques peu productives ne sont pas retenues dans le système.1.1.

sont pris en considération.2. ë. γw et qw. Seuls les phonèmes kw et gw.Les emphatiques = n áªîØŸG ±hô◊G 6 .1.Pour les emphatisées. . Il faut distinguer les emphatiques de base des variantes contextuelles (les emphatisées)6 .3. Exemples : (6) ançaë (7) iãiä (8) awïïuf "la pluie" "la rage" "la fourmi" 2. xw. l'emphase5 est la rétraction de la masse de la langue vers l'arrière de la cavité bucco-pharyngale. par conséquent : (5) gix t (masculin) et gix tt (féminin) 2. Nous écrirons. ã et ç. ä.3.19 Exemple : gix t "je l'ai mise/faite" vs gix t "je l'ai mis/fait" Cette opposition morphologique est rendue dans la graphie par t (occlusive simple) pour le masculin et tt (occlusive géminée) pour le féminin.1.3. 5 . gw. voir le point 2. Les labiovélaires On entend par labiovélarisation la combinaison d'une articulation arrière avec un arrondissement labial. Les labiovélaires inventoriées en amazighe (toutes régions confondues) sont : kw. Le système alphabétique proposé retient les emphatiques ï. Les emphatiques D'un point de vue articulatoire. attestés dans la plupart des parlers marocains.

3. .1. Exemples : (10) tasa "foie" → [sasa] → [afuz] (11) afud "genou" En référence au critère de la neutralisation de la variation de surface. les formes occlusives seront restituées et les deux mots s'écriront respectivement tasa et afud. apdjam (ahdjam “tatouage”). Les affriquées On appelle affriquées des articulations complexes qui combinent une occlusion et une constriction telles [tc].3.1.20 Exemple : (9) rggl "fermer" / rg^ål "courir" (Inaccompli) 2.4. Les affriquées peuvent être le résultat d'une mutation phonétique comme c'est le cas en tarifite : Exemples : (10) ll →[dj ] : tamllalt illi (9) lt → [tc] : tavyult "oeuf" "ma fille" "ânesse" → [tamdjatc] → [idji] → [taγyutc] Les autres affriquées de base seront notées par des digraphes : adjaë (adjar “voisin”). 2. et compte tenu de l'extrême localisation du phénomène. . [dj]. . Les sibilantes On appelle sibilance la transformation phonétique de t en [s] et de d en [z].5.

la réalisation phonétique [r] ne sera pas retenue et on rétablira la forme de base qui est d'ailleurs "pan-amazighe". on rétablira la latérale de base et on écrira alors : (15) alim (16) almu "paille" → [ajim] [ajmu] "pré. les unités segmentales s’influencent et. se transformer en vibrante apicale [r].6.3. . les assimilations de lieu et mode d’articulation et le contact des voyelles. les phonèmes appartenant à des monèmes différents se retrouvent en contact et subissent ainsi certaines altérations. dont le Rif et certaines régions du centre. La latérale l peut aussi se réaliser [j] comme c’est le cas dans la région d’Azrou ([ajim]. mais au niveau de l’écriture.2. Exemple : (12) ils (13) awal (14) uluf "langue" "parole" "divorce " → → → [irs] [awar] [uruf] Comme dans les cas précédents.1. [ajmu]). prairie" → 2. dans certaines régions.21 2. Les liquides La latérale l peut. Les réalisations phonétiques qui résultent de ces altérations ne seront pas rendues au niveau graphique où sera restituée la forme de base qui a l’avantage de garantir une certaine transparence morphologique et syntaxique. à un niveau supérieur. Les processus phonétiques A l’intérieur d’un monème. Les processus inventoriés concernent la propagation de l’emphase.

On parle alors d’assimilation. 2. On écrira alors : (17) açëu "pierre" (18) ançaë "pluie" 2. A l’intérieur d’un mot Les segments constituant un mot peuvent s’influencer. à chaque fois qu’il y a une emphatique de base. La propagation de l’emphase "L’emphase fait tâche d’huile". La réalisation [d] n’étant que le résultat d’une assimilation de voisement sous l’influence de z qui est voisé. dans un mot.1.1. on notera : (20) tamzdavt "habitante" . se réaliser emphatisés. "elle est tordue.1. Autrement dit. ainsi dans une suite segmentale. on notera aussi les autres emphatisées (contenues dans le système). Phonétiquement. on retient (par convention) l’option maximaliste qui consiste à noter. toutes les emphatiques potentielles qu’elles soient emphatiques de base ou emphatisées. à leur tour.22 2. il s'agit d'un processus par lequel deux segments contigus s'influencent mutuellement.2.2. Au niveau de la transcription. De même. Assimilation de voisement ou de dévoisement On écrira : (19) tzri "elle est passée" . Cette notation a l’avantage de laisser transparaître la racine zry et l’indice de personne t.2.2. un phonème emphatique va contaminer les segments qui lui sont adjacents et qui vont.1. tressée" même si phonétiquement on entend [dzri].

. ce qui nous permet de retrouver le verbe imim "être sucré" et le morphème du féminin t..t. 2. Assimilation de lieu d’articulation Dans l’exemple suivant. La forme écrite retenue a la priorité sur les autres de par sa transparence morphologique. 2. On peut remarquer le même phénomène dans l’exemple suivant : (22) tavyult "l'ânesse" est la forme graphique qui correspond à plusieurs réalisations possibles : [taγyull] (tamazighte). on peut entendre [tamzdaxt].t.1.2. D’un point de vue articulatoire.2. Le cas particulier de l’allongement compensatoire L'allongement vocalique est une spécificité des parlers rifains. (la loi du moindre effort) de produire une suite de deux consonnes de même lieu d’articulation. il est plus facile.. ici deux dentales que deux segments de lieux d’articulation différents. elle aura aussi le mérite de faciliter le processus de l’enseignement / apprentissage de la langue.4. il peut être de nature compensatoire (et par conséquent phonétique) puisqu'il est le résultat de l'effacement de la vibrante r (r). [taγyutc] (tarifite).23 sachant que dans la réalisation phonétique. Le changement de m en [n] est dû à une assimilation de lieu d’articulation : sous l’influence de t qui est une dentale. Une telle transcription permet de retrouver la racine zdγ et le morphème discontinu du féminin t. Celle-ci . c’est-à-dire qu’elle acquiert le même lieu d’articulation que t. Le [x] de [tamzdaxt] provient d’une assimilation de dévoisement sous l’influence du segment t qui lui est contigu et qui est non voisé.3.1. la nasale bilabiale m se réalise en nasale dentale [n].. on écrira : (21) tammemt "le miel" quoique l’on réalise phonétiquement [tammnt] .

compensatoire . 7 . "nous partirons ensemble" même si on réalise L’orthographe ad nmun permet de mettre en évidence la particule préverbale ad. s’opèrent aussi des assimilations de lieu et de mode d’articulation que la graphie ne va pas prendre en charge dans le but de restituer toujours les formes de base capables de prédire les réalisations phonétiques effectives. sont valables aussi au niveau des jonctions monématiques. Ainsi. (24) amvar "le chef. (25) tammurt "la terre.24 n'est maintenue que lorsqu'elle est suivie d'une voyelle ou lorqu'elle est géminée.Il s’agit là d’une assimilation de mode d’articulation. Les exemples suivants illustrent ces phénomènes. (23) iäaën "les pieds" est la forme graphique qui correspond à la réalisation [ida:n] avec effacement de r et allongement .2. . Dans la graphie. le verbe mun et l’indice de personne n.2. concernant le mot isolé. La dentale orale d se réalise en dentale nasale [n] sous l’influence de la nasale du mot suivant. le beau-père" est la graphie correspondant à la prononciation [amγa:] . entre un mot et celui qui le suit ou le précède. le pays" correspond à la réalisation phonétique [tammwa:t ]. 2. on ne prend pas en considération la quantité vocalique (l’allongement) et l’on restitue le r qui est dans la forme sous-jacente (de base) du mot. On écrira : (26) ad nmun [annmun]7. le sage. Aux frontières des mots Les processus phonétiques (cités plus haut).

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On notera aussi : (27) yan n wass "un jour" pour la réalisation [yawwass], ce qui permet de retrouver les différents constituants : le numéral yan "un", la préposition n "de" et wass "jour" (à l’état d'annexion). De même, on écrira : (28) tzdv vas nttat "elle habite toute seule" pour la réalisation phonétique suivante [dzdqqasnttat] (réalisation potentielle dans certaines régions du Maroc Central). La même procédure est valable dans le cas de la rencontre des voyelles où la forme de base est maintenue (telle qu'elle est dans sa forme isolée) indépendamment des réalisations phonétiques possibles. On écrira : (29) inna izlan "il a dit des poèmes" en sachant qu’à l’oral on réalise [inna yzlan] ; (30) idda urgaz " l’homme est parti" au lieu de [idda wrgaz] et (31) inna as "il lui a dit" quelle que soit la prononciation : [innas], [innayas] ou [innays]. Après le vocatif a (“ô”), un nom commençant par une voyelle sera écrit à l’état libre même si, à l’oral, on insère un y de rupture d’hiatus : (32) a argaz "ô, l’homme !" au lieu de [a y argaz] (33) a issi "ô, mes filles !" au lieu de [a y issi] Ainsi dans tous les cas d’assimilation qui viennent d’être énumérés, on restitue, sur le plan phonologique (et graphique), la forme de base qui assure la transparence morphonologique du mot graphique. Autrement dit, cette approche permet de mettre en

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évidence les structures syntactico-morphonologiques sur le plan de l’écrit du système linguistique de l’amazighe. Le système graphique proposé par l’IRCAM est à tendance phonologique en ce sens que certaines variantes régionales ne sont pas prises en considération au niveau de l’écrit. Il ne représente aucun dialecte en particulier mais se veut un dénominateur commun à tous les idiomes amazighes marocains. Cette stratégie a l’avantage de réduire les divergences entre les parlers afin de contribuer à l’implantation d’une norme graphique.

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3. Présentation de l'alphabet tifinaghe
3.1. Généralités
La langue amazighe possède sa propre écriture depuis l’Antiquité. Cette écriture est de nature alphabétique consonantique. Elle est encore utilisée de nos jours chez les Amazighes des zones sahariennes - les Touarègues - qui l´appellent «tifinaghe». C´est dans cet alphabet que sont rédigées les inscriptions anciennes dites «libyco-berbères» relevées partout en Afrique du Nord et au Sahel, de la Méditerranée au sud du Niger et des Iles Canaries à la frontière ouest de l’Egypte. L’aire d´extension des inscriptions libyco-amazighes coïncide avec l´aire d´extension historique de la langue amazighe. Certaines de ces inscriptions sont bilingues, amazighe - punique ou amazighe - latin, mais la majorité est monolingue amazighe. Depuis la fin des années soixante, plusieurs variantes du néotifinaghe ont été développées à partir des inscriptions anciennes et de l'écriture tifinaghe touarègue actuelle. L’objectif du développement de ce néo-tifinaghe est de fournir à la langue amazighe un système alphabétique standard plus adéquat et utilisable pour tous les parlers amazighes actuels. Deux termes reviennent régulièrement dans la littérature sur l'écriture amazighe : tifinaghe et libyque. Il arrive qu'ils soient utilisés comme synonymes. Le libyque-tifinaghe a plusieurs variantes qui se caractérisent par le nombre de leurs lettres, les valeurs phonétiques différentes de certaines lettres et par leur répartition géographique : la variante orientale en Tunisie et au nord-est algérien, la variante occidentale au Maroc et à l’ouest algérien et la variante saharienne au sud de l’Algérie, en Libye, au Mali et au Niger.

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Le terme générique «libyque» ou « tifinaghe » recouvrirait donc un alphabet ayant les mêmes caractéristiques d’un bout à l’autre du vaste domaine qu’il couvre, caractéristiques qui se résument comme suit :
• L’écriture

libyque-tifinaghe est essentiellement consonantique. Les semi-voyelles (y, w) sont notées contrairement aux voyelles que seul un point ou un tiret représente parfois à la fin de certains mots.

• Les signes sont nettement séparés dans les écritures

antiques qui ignorent les associations et les ligatures. Celles-ci se trouvent en tifinaghe saharien récent où les associations avec le n- initial et le -t final des mots donnent une vingtaine de ligatures d’après Prasse (1972).

3. 2. Variantes de tifinaghes
Il existe plusieurs variantes de l’alphabet tifinaghe : trois variantes anciennes (le libyque oriental, le libyque occidental et le tifinaghe saharien ancien) et plusieurs variantes modernes. Des trois variantes de l’écriture libyque-tifinaghe l’orientale, l’occidentale et la saharienne, seule la variante saharienne présente une continuité dans le temps. Elle est encore utilisée de nos jours par les Touarègues sous sa forme actuelle et ses usagers l’appellent «tifinaghe». Les deux autres variantes, l’orientale et l’occidentale, qui ne sont évoquées dans la littérature que pour des raisons historiques, se sont éteintes en tant que systèmes d’écriture, mais elles continuent à être utilisées dans les arts décoratifs traditionnels comme la tapisserie, le tatouage, la bijouterie, l'architecture et le travail du bois. Le néo-tifinaghe désigne surtout la variante de tifinaghe développée, à la fin des années soixante, par l'Académie Berbère (Agraw Imazighen, AI) sur la base des variantes touarègues. Il est

à des degrés différents. . Dans la première catégorie des lettres. Ces variantes du néo-tifinaghe appellent les remarques suivantes : 1. e. d/ "yad". f ou uniquement (par troncation) "yaf". : . ä "yad". n "yan" . Dans certains cas. s "yas". Arabia Ware Benelux (Awb). . . dans le fonds historique du tifinaghe. a / a . Afus deg Wfus (FF). t "yat". elles ont toutes puisé. la variante de l’AI et par la suite celles de FF et de Awb. la morphologie des voyelles «ya». g "yag". Ainsi. ï "yat". nn /l "yal" . Les autres lettres ont connu un aménagement partiel ou total.e. C'est le cas des variantes de Tamazgha (Tam). «yu» et «yey» présente des différences. h/ b "yab". ces voyelles prennent la forme de rondelles afin de les distinguer des signes de ponctuation ou du symbole mathématique de la division (i. e. nous signalons la W m . ÷). elles ont toutes intégré des lettres pour noter les quatre voyelles de l’amazighe et ce pour pallier les insuffisances et les difficultés de lecture que présente l’ancien système d’écriture. 2.29 largement diffusé au Maroc et en Algérie (Kabylie). . si la voyelle I «yi» est la même partout. n’ont retenu du fonds historique que les lettres suivantes. m "yam". Dans d’autres cas. r "yac". Mais. celles qui ont reçu un aménagement partiel. r "yar". ces voyelles sont notées par de simples points sur la ligne de l’écriture ou décalées (principalement la lettre "ya") verticalement au centre de l’axe de l’écriture (i. u). ⋅ . 3. abstraction faite de la rotation de certaines d’entre elles dans les anciennes variantes : z /z "yaz". Le néo-tifinaghe englobe également quelques variantes venues développer ou corriger certaines imperfections de l'alphabet de l'Académie Berbère. pour ne citer que les plus connues.

. . La voyelle ÷ [e].e. ∅ /Φ / H /P"yah". «yah». w "yaw" . «yak». . /d ("ya "par rotation de d "yad"). P/ ("yag" par troncation de g "yag"). Φ De toutes les variantes du néo-tifinaghe. ou encore par une réinterprétation phonétique d'une lettre saharienne : X "yaz" (cette lettre rend « yaz » dans certaines variantes sahariennes). ã"yas". il y a les unités suivantes : k "yak". ou de lettres créées . . Dans la deuxième catégorie qui a été complètement inventée. lettre inventée). Certaines variantes proposent des lettres particulières pour noter les réalisations phonétiques de certains phonèmes. et i qui notait /y/. . ∆/ b ("yaß" et "yav". Il s’agit surtout des spirante / ("yak" par rotation de k "yak"). notée parfois %. .30 réinterprétation des semi-consonnes. − . W d K ⊥ g . . est obtenue par adjonction d’un trait à la voyelle : /u/. + 5. ≡ et # respectivement pour «yaw». Elles prévoient également la lettre pour noter «yap». attesté en libyque ancien par rotation de t "yat"). «yas » . x/ x ("yat". ∩ "yaε". Les symboles qui indiquaient les semi-consonnes ont pris la valeur des voyelles. = . seule la variante Tamazgha est restée plus proche du tifinaghe saharien. « yaq » et « yaz »). .e . Elles notent quelques emphatiques à l'aide des anciennes lettres ï et Ä pour "yat" et "yad". :: et . . "yay". rend actuellement la voyelle /i/. Elles notent les affriquées à l'aide de lettres spécifiques : c et g pour "yatc" et "yadj". respectivement pour «yax» et «yaγ»). rend dans plusieurs variantes du néo-tifinaghe la voyelle /u/. Ainsi : qui rendait /w/. v "yaγ" . 4. base s "yas". des lettres punctiformes (i. des lettres rectilinéaires qui caractérisent surtout l'ancien − libyque (i. q "yaq" . . x "yax" . 6. Elle a gardé . comme ã pour "yas" par l'ajout d'un tiret à la lettre de .

G «gg»). il a été procédé à une analyse des données linguistiques et des variantes graphiques existantes de l’amazighe. Σ le sigma pour noter "yi") ou des signes de ponctuation (point. Ø le signe de l'ensemble vide pour noter "yah". Fixer une norme graphique de l'amazighe passe nécessairement par le choix d'un alphabet tifinaghe qui doit répondre à un double objectif : . avec des ressemblances et des dissemblances. Pour atteindre cet objectif. trois points de suspension. ou du redoublement de la lettre (i. e. plusieurs variantes de l'alphabet amazighe existent depuis l'Antiquité. 3.e. f et l). voire une amélioration. 8. Certaines lettres sont composées de deux parties discontinues : ][ et nn pour « f » et « l ». et une adaptation des variantes anciennes aux spécificités phonétiques des variétés linguistiques de l'amazighe. «gg»).3. e. Partant de cet héritage aussi bien ancien que moderne et contemporain de l’alphabet tifinaghe. deux points d’explication). Seule la variante Arabia Ware Benelux utilise une barre horizontale pour lier au centre les deux parties de ces lettres (i.31 7. Tifinaghe-IRCAM Comme il a été vu précédemment. Certaines lettres présentent la même configuration morphologique que des signes ayant une valeur logique en mathématiques (i. e. le signe % du pourcentage pour noter "yey". 9. Les variantes modernes du néo-tifinaghe constituent un développement. l’Institut Royal de la Culture Amazighe a développé un système Tifinaghe-Ircam (Alphabet Tifinaghe-Ircam) ayant pour objectif la normalisation de la graphie tout en s’inscrivant dans la continuité historique de l’alphabet tifinaghe. Elles notent la gémination (tension) à l’aide généralement ^ d’un accent circonflexe «^» superscrit à la lettre (i.

Pour dresser la liste des caractères composant l'alphabet TifinagheIrcam. des modifications ont été introduites. d'où la nécessité de puiser dans le fonds des graphèmes disponibles dans les différentes variantes et de considérer la création de nouveaux symboles comme un dernier recours. En plus des principes signalés ci-dessus. L'adaptation du nouvel alphabet aux structures de l’amazighe standard. la simplicité. Les signes de ponctuation utilisés sont les signes conventionnels qu’on retrouve dans les langues qui ont la même orientation . Pour répondre à cet objectif. ou bien verticalement de bas en haut ou de haut en bas. b. requérant parfois l'introduction de quelques modifications. Le maintien d'un lien solidaire avec les différentes variantes de l’alphabet tifinaghe actuel. l’amazighe des anciennes inscriptions s’écrivait horizontalement de gauche à droite ou de droite à gauche. Il s'agit de la fréquence des graphèmes dans les différentes variantes du libyque-tifinaghe.32 a. Historiquement. les différentes variantes. C'est ainsi que les caractères communs et les plus fréquemment employés pour traduire/noter les sons de l'amazighe ont été retenus sans hésitation. ont été comparées. et c’est l’orientation adoptée pour le Tifinaghe-Ircam. Quant à la création de nouveaux symboles. l'univocité du signe et l’économie. L’orientation la plus souvent adoptée pour l’écriture amazighe moderne est horizontale de gauche à droite. des plus anciennes aux modernes. de leur simplicité au niveau de l'écriture manuelle (facilité psycho-motrice). Pour d'autres. il est tenu compte de quatre principes : l'historicité. de l'esthétique des symboles et de la cohérence d'ensemble du système d'écriture proposé. elle a été évitée autant que possible sauf en cas de nécessité. d'autres paramètres ont été pris en compte dans le choix des caractères.

et un intérêt pratique de part son utilité dans le domaine de la lexicographie (confection et consultation des dictionnaires). La standardisation de l’ordre alphabétique fait donc partie de l’aménagement de la langue. m. . sont insérés dans les endroits convenables par rapport à cet ordre de base.33 comme le français. qui envisage deux autres systèmes alphabétiques. il a été convenu d’aligner. [. la liste de l’alphabet Tifinaghe-Ircam indiquant respectivement l’épellation de chaque caractère. etc. Σ. α. nous présentons ci-dessous. . / . b. Cet alphabet ne comporte pas de majuscule.). 3. L’écriture amazighe moderne use également de tous les chiffres simples et composés (i. . .). π .] k. 0. devenu classique et universel (i. / . s/s . L’IRCAM a retenu l’appellation en CVC pour sa valeur. . 1. bien que la structure aCa (où C = consonne) soit connue au Maroc pour épeler une seule lettre. -. etc.) et de tous les signes logiques conventionnels (i. l’alphabet latin et l’alphabet arabe. . 5. x. c. . le fonds alphabétique Tifinaghe-Ircam sur l’ordre méditerranéen sémitico-gréco-latin à base phénicienne. tels que les labiovélaires par exemple. t/t . 8. sa valeur phonétique et son origine. . d/d . β. e. l’anglais ou l’espagnol (i. 9. / : / ? / ! / … / ( ) / etc. k/kw . n.. en l’occurrence aza ([z] emphatique). =. ∅. ÷. 6. . 2. r/r . l. e. %.).e. Ils sont mis juste après les phonèmes avec qui ils ne diffèrent que par un trait d’articulation secondaire : g/gw . Pour récapituler.. Dans le but pédagogique de permettre un certain degré de transférabilité des potentialités mnémoniques chez l’apprenant marocain. e. d. 10. γ. 4. dans la mesure des possibilités offertes. Les phonèmes qui font la particularité de l’amazighe. 7. +. z/z . etc. L’ordre alphabétique a dans les langues aménagées un intérêt pédagogique dans le domaine de l’enseignement / apprentissage. a.

. Awb. Ab. Awb. FF. Awb Awb AB.34 Tableau 3 : Alphabet Tifinaghe-Ircam Valeur Epellation phonétique TifinagheIrcam Origine du caractère ya yab yag yagw yad yad . etc. FF. ∂ f k kw h h ε (´ ) x q i A B G å d ä e f k æ h p O x q i FF Libyque et tamazgha Libyque Innovation par l’ajout de l’appendice “w“ «yaw» à g «yag» Toutes les variantes Toutes les variantes FF. etc. FF. etc. FF. Ab. Awb. etc. Innovation par l’ajout de l’appendice “w” «yaw» à k «yag» Innovation par simplification de la barre. etc. Ab. Innovation par rotation de v «yaγ» Ab. FF. yey yaf yak yakw yah yah yaε yax yaq yi a b g gw d d . Awb. Awb.

^ ^ j l m n u r ë v s à c t ï w y z Ç Toutes les variantes Awb Toutes les variantes Toutes les variantes FF. Awb Toutes les variantes Innovation par l’ajout d’un trait à r «yar» Ab. yaw yay yaz yaz . Awb libyque Saharien et néo-tifinaghe Innovation par l’ajout d’un trait à z «yaz» l . FF. Awb Ab. FF. Z (z) m n u r r . w y z z . FF. Awb Toutes les variantes modernes Toutes les variantes (notées parfois X) Toutes les variantes Ab.35 Valeur Epellation phonétique TifinagheIrcam Origine du caractère yaj yal yam yan yu yar yar . yac yat yat . yaγ yas yas . γ s s . Awb Ab. ∫(s) t t . FF.

36 .

de nombre et d’état . réciproque et passif). nombre et personne) . l'adjectif avec ses marques de genre. les pronoms objets direct et indirect . et ses marques d’accord (genre. d'éloignement et d'absence . ses marques d’aspect (préfixées ou infixées). Règles orthographiques de l’amazighe Le système orthographique préconisé par l'IRCAM est élaboré à partir d'un ensemble de règles et de principes exposés ci-dessous. ses marques d’aspect (préfixées ou infixées). Les groupements constituant un mot graphique en amazighe standard sont : ◗ ◗ ◗ le substantif avec ses marques de genre. les pronoms autonomes . de nombre et d’état . le participe avec ses morphèmes dérivationnels (causatif. et ses marques d’accord (genre ou nombre) . les démonstratifs de proximité. La segmentation consiste à découper la chaîne parlée en mots graphiques. délimitée par deux blancs. 4. éventuellement une seule lettre. réciproque et passif). Définition du mot graphique Un mot graphique est une séquence de lettres. le verbe avec ses morphèmes dérivationnels (causatif. les adverbes . les prépositions . Ces règles et principes ont fondamentalement trait à l'identification du mot graphique et à la segmentation de la chaîne parlée.37 4. ◗ ◗ ◗ ◗ ◗ ◗ .1.

2. de nombre (singulier / pluriel) et d’état (libre (EL) ou d’annexion (EA)).1. tout bloc qui consiste en un quantificateur et son complément.Le substantif s’écrit toujours en un seul mot entre deux blancs avec ses marques obligatoires de genre (masculin / féminin). ◗ ◗ ◗ ◗ ◗ ◗ ◗ ◗ ◗ 4. Règles d’écriture du substantif (nom) a.Le substantif est séparé des éléments grammaticaux qui le déterminent par un blanc.)" b. mmu . la particule prédicative .2. Les règles retenues 4. les interrogatifs . Exemples : (2) argaz a "cet homme-ci" . les présentatifs . les préverbes de négation et d’aspect . les vocatifs . les particules d’orientation . Exemples : (1) amzdav amzdav amzdav / tamzdavt / imzdavn / umzdav "habitant" / "habitante" "habitant" / "habitants" "habitant (EL)" / "habitant (EA. les conjonctions .38 ◗ tout syntagme prépositionnel où le régime de la préposition est pronominal . tout bloc lexicalisé sur la base de l’adjectiveur bu.

Règles d’écriture du verbe a. réciproque. marques d’aspect et morphèmes dérivationnels [causatif.Le verbe forme un seul mot graphique avec ses marques obligatoires (indices de personnes.)" "son père à elle / à lui" .2. Exemples : (4) baba inu babak nnk / ink babam nnm / inm babas nns / ins 4. Exemples : (3) Baba Babak Babam Babas Babatnv Babatun / wm Babatunt / wnt Babatsn Babatsnt "mon père" "ton père (à toi masc. Ils sont obligatoirement déterminés par un possessif avec lequel ils forment une seule entité sauf pour la 1ère personne où le possessif réfère implicitement à l'énonciateur.)" "ton père à toi (fém.)" "ton père (à toi fém.2.) "leur père (à eux)" "leur père (à elles)" Les noms de parenté peuvent être étoffés par des pronoms prépositionnels pour marquer l'emphase.39 argaz ann axxam nns argaz nni / lli / nna "cet homme-là" "sa maison" "l’homme en question" c. "mon père à moi" "ton père à toi (masc.Les noms de parenté forment une classe spéciale.)" "son père" "notre père" "votre père" "votre père" (fém. passif]).

Exemples : (6) i + um^ç i + aäfuä i + iwi → → → yumç yaäfuä yiwi "Il a attrapé" "Il est délicieux" "Il a emporté" b. Exemples : (9) iwin as ur as ad as t t t id id id iwin awin "Ils le lui ont apporté" "Ils ne le lui ont pas apporté" "Ils le lui apporteront" .Le verbe est séparé par un blanc : ◗ de ses compléments pronominaux (antéposés ou postposés) : "Il les emportera" "Emporte-les" Exemples : (7) ad tn yawi awi tn ◗ de l'une des particules suivantes : .40 Exemples : (5) ddiv ddan ssufv izdv "Je suis allé" "Ils sont allés" "Fais sortir" "Il habite" L’indice de la 3e personne du singulier s’écrit "y" quand le verbe est à initiale vocalique.les particules d’orientation "Apporte (vers ici)" "Emporte (vers là-bas)" (8) awi d awi nn Remarque : la même règle est adoptée lorsque le verbe est suivi de plusieurs compléments et / ou de la particule d'orientation.

la "Il court (habituellement)" "Il emporte (habituellement)" "Je dirai" particule de négation Exemple : (11) ur iddi - "Il n'est pas parti" les adverbes interrogatifs Exemples : (12) is idda ? ma iëap ? - "Est-il parti ?" "Est-il parti ?" des conjonctions (mr. Règles d’écriture de la préposition a. is d ddan "Si tu le leur avais dit.Elle est toujours isolée du nom qu’elle régit Exemples : (14) vr taddart s ufus dar tgmmi zg ti¨^ï^ïawin "à [vers] la maison" "à / avec la main" "près de la maison" "de Tétouan" . ils seraient venus" mara illu^ç. il mangera" 4. mara. mra.41 - les particules d’aspect Exemples : (10) aqqa ittazzl ar / lla / da ittawi ad iniv . ig. ad icc "S'il a faim.2. iv) Exemples : (13) mr asn tnnit aynna.3.

Exemple : (15) vr + pronom g + pronom n + pronom = = = vurk etc giti. : f→ flla . u. 1973 : 81). . dans la mesure où le signifié du syntagme n’est pas la somme des sens des différents composants : butgra n'est pas senti comme deux unités bu "celui à. ult. l’élément adjectiveur est séparé du nom qu’il précède par un blanc. ayt.) 4.On parle de lexicalisation lorsqu'un syntagme (une suite de mots) devient une unité lexicale." (Dell. possesseur" + tagra "carapace" et ne diffère pas. etc "chez toi" "en moi" "de toi (fém. dayi. etc. et on dit que ces représentations phonologiques sont des allomorphes du morphème en question. Règles d’écriture des différents éléments adjectiveurs Il s’agit de morphèmes tels que : bu.2. dans son comportement. d’une unité lexicale simple. 10.4. a.Ils s’amalgament au nom qu’ils précèdent quand celui-ci est lexicalisé. mu.42 Par contre. vr → vur). 8. 9."On dit qu'il y a supplétion lorsqu'un morphème a plusieurs représentations phonologiques. gg. Les termes d'un syntagme peuvent ainsi devenir inanalysables du point de vue de l'usage linguistique quotidien. la préposition forme un seul mot graphique avec son complément pronominal8 qu'il y ait supplétion9 ou non. Exemples : (16) butgra buoëfa buzyan buhyyuf "tortue" "Bouarfa" (toponyme) "Bouziane" (anthroponyme) "famine" b.L'agglutination (préposition et complément pronominal) est justifiée par le fait que la prépsoition change généralement de forme (forme réduite → forme étoffée) devant un pronom (ex. digi nnm. m. mmu.Quand il n’y a pas lexicalisation10.

43 Exemples : (17) bu tgmmi lal n uxxam M tiïïawin "le propriétaire de maison" "la maîtresse de maison" "celle aux beaux yeux" 4.2. Toutefois. Règles d'écriture de la particule prédicative d La particule d forme toujours une unité graphique indépendante. Les quantificateurs et leurs compléments pronominaux forment une seule unité graphique : Exemples : (19) Kullutn qqapnnsn "eux tous" "eux tous" Mais ils forment un mot isolé lorsqu’ils déterminent un nom.2.5. Exemples : (18) d argaz ! ur d ntta is d loil "C'est un homme !" "Ce n'est pas lui " "Est-ce que c'est un garçon ?" 4. La ponctuation.6. Exemples : (20) kullu middn 4.7. Le système orthographique préconisé adopte les principaux signes de ponctuation en usage dans les langues connues et avec les mêmes valeurs.2. la majuscule n’est notée ni en début "tous les gens" . Règles d’écriture des quantificateurs.

figig. Tétouan. etc. biyya. le nom des villes comme Agadir. orthographiés respectivement : agadir. seront. par conséquent. Biyya. ni à l’initiale des noms propres (anthroponymes et toponymes). imuzzar. Imouzer. Figuig.44 de phrase. tiïïawin . Etant donné que le contexte peut aider à lever l'ambiguïté sémantique entre un nom commun et un nom propre.

Le genre L’amazighe connaît deux genres : le masculin et le féminin.1. masculin ampäaë "un élève").1. Les noms commençant par la voyelle a.sont de loin les plus nombreux.45 5. Le nom En amazighe.Les noms masculins Le nom masculin commence en général par une des voyelles initiales a. 5. en outre. annexion umpäaë). a. en l’occurrence.1. Il comporte. Exemples : (1) Afus udm ixf aäaë "main" "visage" "tête" "pied" ils argaz ul ilf "langue" "homme" "cœur" "sanglier" 11. le pronom et la préposition.1. le nom varie en genre (féminin tampäaët "une élève".1. 5. Eléments de morphosyntaxe L’objet de cette partie est la présentation générale des propriétés morphologiques des catégories syntaxiques majeures de l’amazighe.Le lecteur trouvera une description complète des différentes structures de la langue dans Précis de grammaire de la langue amazighe (à paraître). le verbe. Morphologie 5. . pluriel impäaën) et en état (libre ampäaë.1. des indications d’ordre syntaxique relatives à la phrase simple11. en nombre (singulier ampäaë. i ou u. le nom.

baba azgr "homme" → "(mon) fils" → "(mon) père"→ "taureau" → tamïïut illi immi / imma tafunast "femme" "(ma) fille" "(ma) mère" "vache" Les noms féminins désignent les êtres animés de sexe féminin mais aussi le diminutif ou le nom d’unité d’un collectif (végétaux.t. Certains noms font exception à cette règle. en général. Exemples : (2) imma illi "(ma) mère" "(ma) fille" b. Autrement dit. animaux). Exemples : (4) argaz memmi. . d’obtenir le féminin à partir du radical d’un nom masculin..46 En règle générale. les noms à initiale vocalique se rangent dans la catégorie des noms masculins.. Exemples : (3) agmar "cheval" → tagmart isli "marié" → tislit uccn "chacal" → tuccnt "jument" "mariée" "chacal (femelle)" Pour certains noms.. il n’est pas formé directement sur le même radical que le masculin.Les noms féminins La marque du féminin en amazighe est le morphème discontinu t. Celui-ci permet. le féminin est marqué par une opposition lexicale (mot différent).

C représente une consonne. Exemples : (6) argan "huile d'argan" → xizzu "carotte" → asngar "maïs" → targant taxizzut tasngart "arganier" "une carotte" "épi de maïs" Tableau 1 : Tableau des principaux schèmes du genre du nom Masculin A_______ I_______ U_______ C _______ 12 Féminin Ta_______t Ta_______ Ti_______t Ti_______ Tu_______t tac_______t 12.47 c.Le nom d’unité La marque du féminin sert également à exprimer l’opposition unitaire / collectif... Exemples : (5) itri afus aäaë "étoile" "main" "pied" → → → titrit tafust taäaët "petite étoile" "petite main" "petit pied" d.. .t peut aussi exprimer une valeur dimensionnelle ou méliorative /appréciative.Le diminutif La forme t.

remèdes" "filles" "lettres" b.Le pluriel externe (ajout d’un suffixe) C’est la forme régulière du point de vue formel.48 5. le pluriel se forme par un changement de voyelles internes (rarement d’une consonne). seule la voyelle initiale a. .1. Exemples : (8) adrar abavus agadir → idurar → ibuvas → igudar "montagnes" "singes" "murs. forteresses" c.2.Le pluriel mixte (suffixation + alternance interne) Le pluriel est marqué par l’alternance d’une voyelle interne et / ou d’une consonne et par le suffixe -n. le pluriel externe est obtenu par l'addition du suffixe –n pour les noms masculins et -in pour les noms féminins. a.1. En outre. Trois types de pluriel sont à distinguer selon la nature des procédés morphologiques employés.Le pluriel interne (ou brisé) Outre l'alternance vocalique initiale.se transforme en i-. Exemples : (7) axxam asafar tarbat tabrat → → → → ixxamn isafarn tirbatin tibratin "maisons" "médicaments. Le nom ne subit aucune modification interne . Le nombre L’amazighe possède un singulier et un pluriel. Aucun suffixe ne vient s’adjoindre à la forme de base (singulier).

d./ mmu .Pluriels des noms sans singulier Certains noms n’ont pas de singulier correspondant (ex. veines" "cordes" Les trois types de pluriel prennent la voyelle i ou u à l’initiale. Exemples : (11) tawriqt afrmliy abuqadyu → → → tiwriqin ifrmliyn ibuqadyutn "feuilles" "infirmiers" "sandwichs" f.Pluriel des noms empruntés Les emprunts intégrés forment leur pluriel comme les noms amazighes. les noms composés en bu . d’autres disposent de singulier formé sur la base d’un radical différent (12b). Exemples : (10) xali baba bu islman lkamyu "oncle (mon)" "père (mon)" "poissonnier" "camion" → → → → id id id id xali baba bu islman lkamyu e. 12a).Pluriel en id Une catégorie de noms forme son pluriel par la préfixation de id au singulier.49 Exemples : (9) izi açuë izikr → → → izan içuëan izakarn "mouches" "racines.ou bab / lal et les emprunts non intégrés. Ce procédé est utilisé pour les noms de parenté. . Les noms qui ne sont pas intégrés gardent le pluriel d’origine ou prennent le préfixe id.

) (ou l’état construit).) "vaches" "juments" un mot isolé Exemple : (13) atbir "pigeon" - complément d’objet direct Exemple : (14) ^iïïf aslm g ufus - "Il tient un poisson à la main" complément de la particule prédicative d "c’est". tamurt "terre. pays". la voyelle initiale du nom ne subit aucune modification : argaz "homme".) et l’état d’annexion (EA.3.) (sing.1.L’état libre A l’état libre.1. Le nom est à l’état libre quand il est : - "eau" "sang" "gens" "blé" tafunast tagmart (sing. a. L’état On distingue deux états en amazighe : l’état libre (EL.50 Exemples : (12a) aman idammn iwdan / middn irdn (12b) tisitan tivallin 5. Exemple : (15) d aslm "c'est un poisson" .

Exemples : (16b) tamurt tamvart "pays" "femme" → → tmurt tmvart .51 b. les noms féminins restent sans modification. 16c) . Exemples : (16a) argaz - "homme" → urgaz chute de la voyelle initiale pour les noms féminins (ex. La marque de l’état d’annexion prend l’une des formes suivantes : - alternance vocalique a / u pour les noms masculins (ex. 16d). Exemples : (16c) asif (16d) ils "rivière" "langue" → → wasif yils .maintien de la voyelle initiale a avec apparition de la semi-consonne w pour le masculin (ex. 16a). 16c. Exemples : (17) Masculin ass asif aäu "jour" "rivière" "odeur" → → → wass wasif waäu .addition d’un w ou y aux noms à voyelle a ou i (ex. 16b).L’état d’annexion L’état d’annexion se manifeste par une modification de l'initiale du nom dans des contextes syntaxiques déterminés.

52 Féminin tasa taddart tizit "foie" → "maison" → "moucheron" → tasa taddart tizit L’état d’annexion se réalise dans les contextes syntaxiques suivants : a. dans (20b) aslmad est à l’état libre étant donné qu’il remplit la fonction de complément d’objet direct. Exemples : (22) idda s axxam idda s açilal igåz s azavar c. Exemples : (20a) yus d uslmad (20b) ç^ëiv aslmad "Le professeur est venu" "J’ai vu le professeur" Dans l’exemple (20a).après un coordonnant Exemple : (23) ançaë d uãmmiä "la pluie et le froid" "Il est allé à la maison" "Il est allé à Azilal" "Il est descendu dans la plaine" .quand le sujet lexical suit le verbe. uslmad est à l’état d’annexion car il assume la fonction sujet dans la phrase.après une préposition Exemples : (21) siwlv i uslmad n tmurt / n tmazirt "J'ai parlé au professeur" "du pays" La préposition s indiquant la direction n'entraîne pas l'état d'annexion dans les parlers du Maroc central. b. Par contre.

un nom d’agent.53 5.1. Exemples : (25) krz zdv ny "labourer → amkraz "habiter" → amzdav "monter" → amnay "laboureur" "habitant" "cavalier" c. et réfère au procès (le fait de. Exemples : (26) rgl gnu "fermer" "coudre" → asrgl "couvercle" → tissgnit "aiguille" d. une . l’action de.Le nom d’instrument On forme le nom d’instrument sur la base des schèmes as---/ is---.Le nom d’action verbal Il est attesté pour toute forme verbale. sortie" "fait de couvrir" b.ou sa variante /an/.Le nom de qualité Le nom de qualité (ou adjectif) exprime une propriété. simple ou dérivée.Le nom d’agent Le nom d'agent se forme avec les préfixes am--. a. il est possible d’avoir un nom d’action verbal.2. A partir d’un verbe. un nom d’instrument ou un nom de lieu.) Exemples : (24) azzl ffv dl "courir" → "sortir" → "couvrir" → tazzla ufuv taduli "action de courir. course" "action de sortir. Les dérivés nominaux. la voyelle pouvant changer.

etc.Comme déterminant d’un élément nominal.54 qualité ou une caractéristique du nom (être animé ou chose) auquel il se rapporte. En amazighe. l’idée qualitative est principalement rendue par des formes dérivées de verbes d’état exprimant les qualités. la couleur. la forme. . les défauts. Exemples : (27) Verbe ^ãbap çwiv äëvl wssir mçiy "être beau" "être rouge" "être aveugle" "être vieux" "être petit" Nom de qualité aãbpan açgåav aäëval awssar amççyan/amççan "beau" "rouge" "aveugle" "vieillard" "petit" On distingue deux emplois du nom de qualité : a.sur le modèle du nom d’agent ou de patient. la manière d’être. les infirmités.Comme prédicat précédé de la particule prédicative d dans un énoncé nominal. Exemples : (28) d amççyan d awssar "c’est un petit" "c’est un vieux" b. Exemples : (29) agmar amllal afus açlmaä apnjir amççyan "le cheval blanc" "la main gauche" "le petit garçon" Le nom de qualité peut être formé : .

1.3. Les démonstratifs On distingue deux types de démonstratifs : ceux qui déterminent le nom et que l'on désigne par déterminants démonstratifs et ceux qui se substituent au nom et que l'on appelle pronoms démonstratifs. a. ann /in qui marque l’éloignement et lli /nni et nna pour marquer l'absence. Exemples : (31) amqran avzfan - "grand" "long. grand de taille" sur le schème uc1c2ic3 pour certains verbes trilitères Exemples : (32) umlil uvzif u^ãbip "blanc" "long.1.1.3.55 Exemples : (30) lluç ggru - "avoir faim" → amllaçu "être le dernier" → anggaru "affamé" "dernier" sur le schème acccan.Démonstratif de proximité Exemples : (33a) argaz ad (33b) argaz a (33c) argaz u "cet homme-ci" "cet homme-ci" "cet homme-ci" . 5. Les déterminants démonstratifs Le nom peut être déterminé par trois types de démonstratifs : ad /a qui indique la proximité. grand de taille" "beau" 5. en particulier sur la base des verbes de qualité.

Démonstratifs d’éloignement Les formes du démonstratif d’éloignement sont : ann. win Wid. Tinin Tilli. Tin Tid. in.56 Dans certaines variétés de l’amazighe. wNni Willi.1. inin ta / tad Tann. inni Talli. tinNi Walli. Les pronoms démonstratifs L'amazighe comporte des pronoms démonstratifs de proximité. tnNi . Tina Tinn. nna et lli est d’évoquer des personnes ou des choses absentes. Exemples : (34) argaz ann argaz in "cet homme-là" "cet homme-là" c.3. Exemple : (35) argaz nni / nna / lli "l'homme en question" 5. d'éloignement et d'absence comme il apparaît dans le tableau suivant. b. a se réalise u comme dans l’exemple (33c).Démonstratifs d’absence Le rôle des démonstratifs nni. Tableau 2 : Tableau des pronoms démonstratifs Masculin Singulier Proximité Eloignement Absence Pluriel Féminin Singulier Pluriel Wa / waD Wann.2. ina Winn.

Le verbe En amazighe. n ——— Féminin ———v 2-pers. a. en fonction des thèmes. t———mt 3-pers. n——— Singulier Pluriel 2-pers. qu'il soit simple ou dérivé. 2-pers. t———m 3-pers.4. les mêmes désinences verbales.Les désinences verbales Les désinences verbales peuvent être suffixées et/ou préfixées comme il apparaît dans le tableau suivant : Tableau 3 : Tableau des désinences de la forme non impérative Masculin 1-pers. se conjugue à l'un des quatre thèmes qui sont : l’aoriste. 5. Il reçoit. t——— t/d 3-pers. Le verbe. de l’une des particules aspectuelles de l’amazighe. le verbe est à la forme simple (amç "tenir". l’inaccompli. ——— n 2-pers.1.1.1. ———V 1-pers. en outre.4. i——— 1-pers. ———nt . t———t/d 3-pers. l’accompli positif et l’accompli négatif. Le verbe simple La forme conjuguée du verbe s’obtient par l’ajout des désinences verbales au radical. Il est accompagné. ssufv).57 5. ffv "sortir") ou à la forme dérivée (ttwamaç / ttyamaç . t——— 1-pers.

——— at/m b. —— mtav/amtav 2-pers. Tableau 4 : Tableau des désinences de la forme impérative Masculin Singulier 2-pers. . à indiquer le futur comme le montre le tableau suivant : . Il est généralement employé avec la particule ad qui sert.58 A l’impératif. —— mt/amt Pluriel 2-pers. ———Ø 1-pers. ———Ø 1-pers. ——— av/atav Féminin 2-pers. les désinences verbales sont suffixées. l’inaccompli. l’accompli positif et l’accompli négatif. Exemples : (36) awi awi "emporter + aoriste" "emporter + impératif = emporte !" Un verbe à l’aoriste apparaît rarement seul.Les thèmes verbaux Les quatre thèmes verbaux de l'amazighe sont : l’aoriste.L’aoriste Il présente la même forme que la 2ème personne du singulier de l’impératif simple. souvent.

Exemples : (38) kcm krz - "entrer" "labourer" → → kccm krrz ou kkrz La tension d’une consonne radicale doublée de l’alternance vocalique (changement du timbre de la voyelle de l’aoriste). . L’inaccompli est dérivé de l’aoriste par l’application des procédés morphologiques suivants : .L’inaccompli Le verbe à l’inaccompli présente l’action comme étant inachevée.59 Tableau 5 Masculin Ad awiv "j’emporterai" Féminin Ad awiv "j’emporterai" Singulier Ad tawit/d "tu emporteras" Ad tawit/d "tu emporteras" Ad yawi "il emportera" Ad tawi "elle emportera" Ad nawi "nous emporterons" Pluriel Ad nawi "nous emporterons" Ad tawimt "vous emporterez" Ad awint "elles emporteront" Ad tawim "vous emporterez" Ad awin "ils emporteront" . habituelle ou itérative.La préfixation de tt Exemples : (37) amç ini kks - "tenir" "dire" "enlever" → → → ttamç ttini ttkks La tension d’une consonne radicale : elle concerne généralement la consonne médiane des verbes trilitères.

L’accompli positif L’accompli positif indique que le procès traduit par le verbe est achevé. .60 Exemples : (39) ns nv gn - "passer la nuit" "tuer" "dormir" Alternance intra-radicale : → → → nssa nqqa ggan L’alternance vocalique accompagnée de la préfixation de tt- Exemples : (40) ns "passer la nuit" drdr "saupoudrer" → → ttnus ttdrdir Ces exemples montrent que la voyelle alternante peut être l’une des trois voyelles de l’amazighe : a. - Alternance post-radicale : Exemples : (41) af ëç "trouver" "casser" → → ttafa ttëçça L’inaccompli s’emploie souvent accompagné des particules aspectuelles ar / la / da / aqqa ou de ad / rad lorsque l’action est située dans le futur. Pour certains verbes. i. les thèmes de l’accompli et de l’aoriste sont identiques. u. .

Pluriel Nsva Tsvam / tsvamt Svan Svant . il est marqué par a comme l’illustre le verbe sv "acheter" ci-dessous. Il s'emploie lorsque le verbe est précédé du morphème de négation ur. le thème de l’accompli est différent de celui de l’aoriste. Exemples : Aoriste (43) ad amçv "je tiendrai" ad i^sv "il achètera" ad iniv "je dirai" Prétérit umçv isva nniv " j’ai tenu " "il a acheté " "j'ai dit" Aux première et deuxième personnes du singulier le thème de l’accompli (ou prétérit) de certains verbes est marqué par i. aux autres personnes.L’accompli négatif L’accompli négatif est une variante de l’accompli positif.61 Exemples : Aoriste (42) Mun ffv kcm sdid "accompagner" "sortir" "entrer" "être mince" ad ad ad ad imun iffv ikcm isdid Accompli imun iffv ikcm isdid Pour d'autres verbes. Exemples : (44) Singulier Sviv Tsvit/d Isva tsva .

soit intensif. L’impératif simple se construit sur la base de l’aoriste muni des désinences de l’impératif simple (voir tableau 4).Le mode impératif L’impératif en amazighe est soit simple. l’accompli positif et l’accompli négatif sont identiques : Exemples : (46) Munv ur munv . Exemples : (47) ddu ffvamt krzat "Pars" "Sortez (vous fém. la voyelle i s’emploie après l’unique consonne radicale.)" "Labourez (vous masc. Exemples : (45) ur umiçv Ur krizv "je n’ai pas tenu" "je n'ai pas labouré" Pour un certain nombre de verbes. Si le verbe est monolitère. Exemples : (48) ttddu "Pars souvent" ttffvamt "Sortez (vous fém.62 La caractéristique principale de ce thème est l’insertion de la voyelle i devant la consonne finale du radical.) souvent" krrz / kkrz "Laboure souvent" .)" "j'ai accompagné" "je n'ai pas accompagné" L’impératif intensif s’obtient par la forme de l’inaccompli à laquelle s’ajoutent les désinences de l’impératif.

/ ssIls expriment la causativité.1. ttwa ou ttya.2. autrement dit l’idée de "faire faire" une action à un patient ou celle de "faire devenir". Le verbe dérivé Les verbes dérivés sont obtenus à partir des verbes simples par la préfixation de l'un des morphèmes suivants : s/ss. .Les dérivés en s. ils s'emploient avec les mêmes particules que les verbes simples. A l’aoriste et à l’inaccompli. A l'instar des verbes simples. passer" → → zznz "vendre" zzri "faire passer" b.63 5.4. tt et m / mm. a.Les dérivés en ttLa forme passive en amazighe s’obtient par la préfixation de tt au verbe simple. Exemples : (49) mun ffv Kcm Xsi "accompagner" → "sortir" → "entrer" → "être éteint" → smun ssufv sskcm ssxsi "faire accompagner" "faire sortir" "faire entrer" "éteindre" Les préfixes du causatif s/ss se réalisent z/zz lorsque la forme de base comporte un z : Exemples : (50) Nz zri "être vendu" "être passé. ils se conjuguent à l’un des quatre thèmes vus auparavant. Ce morphème peut se présenter sous forme de ttu.

Exemples : (54) ad / rad ad / rad iddu ins "Il partira" "Il passera la nuit" . Exemples : (52) Çë "voir" Sqsa "demander" Nv "tuer" → mmÇë "se voir" → msqsa "s'informer mutuellement" → mmnv "s'entretuer.3.64 Exemples : (51) Krf amç akr "attacher" → ttwakraf / ttukraf "être attaché" "tenir" → ttwamç / ttyamaç "être tenu" "voler" → ttwakr / ttyakar "être volé" c.1. se disputer" 5. my) exprime la réciprocité. Exemples : (53) ar / la / da / aqqa itddu "Il part habituellement" Aqqa ig^gur - "Il est en train de marcher" ad / rad : elles accompagnent l’aoriste pour exprimer le futur ou certaines valeurs modales. Les particules aspectuelles Les thèmes de l’aoriste et de l’inaccompli s’emploient avec des particules dites aspectuelles.Les dérivés en mmUn verbe dérivé par la préfixation de m ou ses variantes (mm.4. Ces dernières sont : - ar / la /da / aqqa : elles s’emploient avec l’inaccompli.

cmm 3.pers : nttnti.pers : nkk.pers : nkkni. nitnti. Les pronoms affixes régime direct et indirect se placent après le verbe dans une phrase affirmative. ntnint "elles" 5.pers : nkk.pers : kyy.pers : nttni. Pronoms personnels autonomes Tableau 6 : Les pronoms personnels autonomes Masculin 1. knnint Pluriel 2.5. Pronoms affixes On distingue les pronoms affixes du verbe. ntnin "eux" 3.1.1. nccnin "vous" 2. Le Pronom On distingue deux catégories de pronoms : les pronoms personnels autonomes ou indépendants et les pronoms personnels affixes.1.Pronoms affixes du verbe Le verbe peut avoir comme complément un pronom personnel affixe objet direct ou indirect. ncc "toi" "lui" 2.65 5.pers : knni.pers : nkknti. ckk 3. 5. Exemples : (55) çëiv t çëiv tt (56) nniv as niv am "Je l'ai vu" "Je l'ai vue" "Je lui ai dit" "Je t'ai dit" (à toi.pers : knninti.pers : nttat "moi" "toi" "elle" "nous" "vous" Singulier 2. nccnin "nous" 1.1.pers : ntta 1. ncc Féminin "moi" 1.5.) . fém. du nom et de la préposition. a.2. nitni.pers : kmmi. knniw 3.5.

. 1-pers. (58) ma tnnid as t ? "Est-ce que tu le lui as dit ?" Tableau 7 : Les pronoms affixes du verbe Pronoms Régime direct Masc. —awn/-akum —awnt/aknt 3-pers. —av/anv —ænt —TNt 2-pers. —k 3-pers.66 En présence des particules négative (57a). —av/-nv Pluriel 2-pers. la particule ma marquant l'interrogation totale n'entraîne pas l'anticipation des pronoms affixes régime direct et indirect. —t 1-pers. —iyi —km —tt Pronoms Régime indircte Masc. —asna —snt b. —TN Fém. —iyi 2-pers. On distingue les pronoms affixes des noms ordinaires et les pronoms affixes des noms de parenté. —iyi —am —as —av/—anv —av/-nv 1-pers. —iyi Singulier 2-pers.Pronoms affixes de nom Ces pronoms se placent toujours après le nom et s'accordent avec le possesseur et non avec l'objet possédé. Exemples : (57a) ur t çëiv (57b) mad as tnnit/d? (57c) ad as inin "Je ne l'ai pas vu" "Que lui as-tu dit ? " "Ils lui diront" En tarifite. 1-pers. interrogative (57b) ou de ad (57c). —æn/-wm/-kum 3-pers. —as Fém. —ak 3-pers. ces pronoms se placent avant le verbe.

—un /kum/ 3-pers. —nnS/inS 1-pers.1. yin. —k 3-pers. —nnsn Fém. les pronoms possessifs connaissent l’opposition de nombre et de genre. —i Singulier 2-pers. —tsn —tsnt c.67 Tableau 8 : Les pronoms affixes de nom Pronoms du nom ordinaire Masc.Tableau 9 : Les pronoms affixes des prépositions Pronoms affixes des prépositions Masc. ti / tnni.inninu "le mien" / "les miens" / tnninu tinninu "la mienne" "les miennes" 13. —inu Singulier 2-pers. En tarifite.) avec les démonstratifs (wnni / wi.3. —nnun/nnwm 3-pers. ∅ 1-pers. —tnv Fém. . . tinin). ∅ —∅ —m —s —tnv —nnunt. —∅ 2-pers. —tun/wm —tunt —nnsnt 3-pers. —nv 2-pers. —nnV Pluriel 2-pers. 1-pers. —inu —nnm/inm —nnS/inS —nnV Pronoms du nom de parenté Masc.wnninu . nnænt 2-pers. —s Pluriel —i —m —s —nv —unt/Knt —snt 1-pers. Pronoms possessifs Ils se forment par la combinaison des pronoms affixes des noms13 (inu. —s 1-pers.5. 1-pers. —nnk/inq 3-pers. Fém. nnk / ink.Voir tableau n° 8. —k 3-pers. —sn 5. nns / ins etc.

chez" x(f) vf f "sur" ag / ak illa g taddart di tmurt nnv v uçlmaä vr / var Ddiv dar ssawaln x(f) tmurt idda d vf u^äaë "Ils parlent du pays" "Il est venu à pied" épaules" YUSI iwis f tvëaä "Il porte son fils sur les ag / ak uma "avec mon frère" akid / akd / agd akidi "Avec moi" D Imun d umddakæl nns "Il est allé avec son ami" "avec (accompagnement)" .6.68 5. à (direction ) idda s midlt idda s tznit usiv d zi miäaë Zg. pour. Zi "de (provenance)" idda d zg ssuq g " à. dans" V "à. dans" di "à. contre" Exemples içil usafar a i tusut "Ce médicament est efficace pour la toux" Issiwl I tmvart S tuzlin "Il a parlé à la femme" "avec des ciseaux" "Il est parti à Midlt" "Il est parti à Tiznit" "Je suis venu de Midar" "Il est revenu du marché" "Il est à la maison" "dans notre pays" "à gauche" tmddit uäbib "au soir" "Je suis allé médecin" chez le S "avec.1. La Préposition Tableau 10 : Les principales prépositions Prépositions i "à. dans" vr / var dar "vers.

dffar "derrière" ZDat "devant" Iswa akffay sskæar QqimV dffir n uãvaë IQqim masin zDat n immas "Je me suis assis derrière l’arbre" "Massin s'est assis devant sa mère" 5.6. Morphologie de la préposition La forme de la préposition dépend de la nature de l’élément qui la suit.1.1. la préposition ne change de forme que si le nominal qu’elle précède est à initiale vocalique i ou u. - Devant un nom ou un pronom autonome. . Exemples : (59) di di - + waman → [dg waman] "à / dans l'eau" "dans les grottes" + yifran → [dg ifran] Devant un nom à initiale consonantique.69 Prépositions jar gr "entre" ar / al "jusqu'à" al imal ar tiwcca Exemples Jar ubrid d ivçaë "entre le chemin et la rivière" Gr ugnna d wakal "entre ciel et terre" "(jusqu'à) à l'an prochain" "à demain" "Il est allé jusqu'à Tanger" bla "Il a bu du lait sans sucre" (temps / espace) iëap al ïanja bla "sans" ffir. la préposition ne subit aucun changement.

sing.) reçoit la marque de l’état d’annexion." vr "chez" → vuri "chez moi" 5. Exemples : (62) di tmurt s ufus vr uxxam "au pays" "à la main" "à la maison" Les prépositions ar / al "jusqu’à" et bla "sans" n’exercent pas d’influence.1.7.2. certaines prépositions prennent des formes étoffées. L’adverbe L’adverbe est un mot invariable qui modifie le procès ou l’état qu’exprime le verbe. Exemples : (64) idda zik "Il est parti tôt" ipëc aïïaã "Il est très intelligent" "jusqu’au genou" "jusqu'à la tête" . Exemples : (63) ar afud ar azllif 5. au niveau de l’état. sur le nom qu’elles introduisent. le nom qui connaît d'ordinaire l’opposition d’état (EL. Après une préposition.70 Exemple : (60) di tmurt - "au pays" Devant un pronom affixe.1. / EA. Morphologie du syntagme prépositionnel.6. Exemples : (61) s "avec" → sis "avec / vers + pronom 3e pers.

tivrdin "derrière" Exemples Qqim da Ack d s vi "Reste ici" "Viens (vers) ici" Oayd vr dffir "Recule (en arrière)" urri tivrdin / äaëat "Recule (en arrière)" Zdat. au-dessous. dat "devant" Ugur vr zdat "Marche en avant (avance !)" Sars t dinn "Pose-le là-bas" "Emmène-le là-bas" din. s wadday. izdar çë izdar "Regarde en bas" "sous. vinn "là-bas" Awi t s vinn sars t s wadday "Pose-le en bas" ddaw. dinn. en bas" Interrogatif de lieu : mani Mani s idda ? mani illa ilmas ? "où" "Où est-il parti ?" "Où est Ilmas ?" .71 Les principaux adverbes classés d’après leur sens sont : Tableau 11 : Les adverbes de lieu Unité Da. vi "ici" dffir "derrière" äaëat.

72 Tableau 12 : Les adverbes de temps Unité Askka. ruxa. dvi. nafiägam. jadis" ikkr zik Aliä " toute la journée " bdda. assnna^ï "hier" friännaï. l'an dernier" "Elle est décédée l'an dernier" imal "l'an prochain" Tigira "après" ad t ^çëv imal "Je le verrai l'an prochain" çëiv t tigira "Je l'ai vu après" "Il s'est levé tôt" Zik "tôt. asslid "avant-hier" ddu askka dwl d tiwcca yusi d iännaï idda iägam Exemples "Pars demain" "Reviens demain" "Il est venu hier" "Il est parti hier" nçëa Tlayt friännaï / nafiägam /asslid "Nous avons vu Tlayt avant-hier" Nafuzkka. nnaäant. wasa awi d gmak vil / ruxa / dvi "maintenant" Interrogatif de temps : Mlmi. dfr tiwcca ad dduv naf askka / dfr tiwcca "après demain" "Je partirai après demain" näaäan(a). Manaå "quand?" mlmi icca "quand est-ce qu'il a mangé?" "Vas chercher ton frère maintenant" . azzvat tmmut näaäana / nnaäant / azzvat "l'an passé. abda "toujours. autrefois. lbda. Tiwcca "demain" iännaï. iägam. tout le temps" tssawal lbda gi ttilifun "Elle est tout le temps au téléphone" vil.

5.2. Exemples : (65) svan ayyis (66) d argaz ! "Ils ont acheté un cheval" "C'est un homme !" . Elle est verbale si elle comporte un verbe (swan atay "Ils ont bu du thé"). en totalité" Ddan d ak^æ "Ils sont tous venus" Uciv maëëa tinoacin "J'ai donné tout l'argent" Interrogatifs de quantité : mcTa. acpal mnckk. apnjir amççyan "le petit garçon"). kigan. elle est dite «complexe» lorsqu’elle est formée d’un minimum de deux verbes ou de deux propositions. elle est nominale dans le cas contraire (agmar amllal "le cheval blanc". mcpal vurs n timoacil "combien a -t-il d’argent?" 5. Une phrase peut être également simple ou complexe. Elle est dite «simple» lorsqu’elle comporte un seul verb. imikk ou imiqq "peu" Exemples ittet drus "Il mange peu" la isawal imiqq / imikk "Il parle peu" Aïïaã.2. qap. "combien" mcpal. soit nominal (66). La phrase simple Toute phrase est constituée d’un prédicat qui peut être soit verbal (65). maëëa "tout. bahra tssawalt aïïaã "Tu parles trop" "beaucoup (quantité)" akæ. Eléments de syntaxe La phrase amazighe peut-être verbale ou non-verbale. tous.1.73 Tableau 13 : Les adverbes de quantité Unité Drus.

situé avant ou après le verbe.2. Exemples : (69 yuzzl urba tuzzl trbat ipnjirn uzzln tfrxin uzzlnt "Le garçon a couru" "La fille a couru" "Les garçons ont couru" "Les filles ont couru" Si le sujet lexical est un groupe de deux nominaux (ou plus) coordonnés par d "avec.1.74 5. la phrase verbale minimale est constituée du seul verbe conjugué. et un ou plusieurs compléments (direct / indirect / circonstant). La phrase verbale En amazighe. le verbe se met au pluriel.1. Exemples : (70) argaz d mmis ddan "L’homme et son fils sont partis" tamvart d illis ddant s tmdint "La femme et sa fille sont allées en ville" . en compagnie". Exemples : (67) idda Ffvn "Il est parti" "Ils sont sortis" Elle peut comporter un sujet lexical. Exemple : (68) icca wfrux avrum "L’enfant a mangé du pain" afrux icca avrum "L’enfant a mangé du pain" Le verbe s’accorde en genre et en nombre avec le sujet qui l’accompagne qu’il soit postposé ou antéposé.

pronom.3. Exemples : (72) vurs tarwa dars inbgiwn 5. La phrase non verbale Elle est construite sans verbe mais elle comporte obligatoirement un prédicat nominal à l'état d'annexion ou un équivalent (adjectif.2. elle est petite" "C’est elle" "C’est celle-ci" d yiwn / ijj n urgaz "C'est un homme" Une préposition accompagnée d’un pronom peut remplir le rôle de prédicat.1. La phrase négative Pour marquer la négation.1. Le prédicat nominal est introduit généralement par l’outil de prédication d "c’est".75 5. il est grand" "Ce n’est pas le grand" "Les gens sont partis" "Les gens ne sont pas partis" "Il / elle a des enfants" "Il / elle a des invités" . numéral etc.2. Exemples : (73) d nkk / ncc ur d nkk / ncc d amqqran ur d amqran ddan middn ur ddin middn "C’est moi" "Ce n’est pas moi" "C’est le grand. Exemples : (71) d argaz d tamççyant d nttat d ta "C’est un homme" "C’est une petite. l’amazighe recourt à la particule ur "ne…pas".).2.

Ces éléments antéposés gardent le même ordre qu'ils ont après le verbe.1. les interrogatifs is et ma s’emploient avec l’élément prédicatif d. . a.2. Exemples : (75) ffvn ? is idda ? ma tccit/d ? "Ils sont sortis ?" (intonation) "Est-ce qu'il est parti ?" "As-tu mangé ? Devant un nom.4.76 L’emploi du morphème de négation ur exerce l’attraction sur les satellites du verbe qui sont : les particules d’orientation d / n et les pronoms affixes objet direct et indirect. L’interrogation peut être marquée par la simple intonation ou par l’emploi d’un morphème interrogatif. un adverbe et un pronom.L’interrogation totale Une interrogative est dite "totale" lorsque la question porte sur l’ensemble de l’énoncé. Exemples : (74) idda d ur d iddi nniv as ur as nniv ca çëiv t ur t çëiv nniv as t ur as t nniv "Il est venu vers ici" "Il n’est pas venu vers ici" "Je lui ai dit" "Je ne lui ai rien dit" "Je l'ai vu" "Je ne l'ai pas vu" "Je le lui ai dit" "Je ne le lui ai pas dit" 5. un adjectif. La phrase interrogative directe On distingue l’interrogation totale de l’interrogation partielle.

mcta. etc. mimc. manwa / manwn "lequel". max. wi "qui" (sujet). makka "comment". manida / ani "où".L’interrogation partielle Une interrogative est qualifiée de "partielle " lorsque la question porte sur une partie de l’énoncé. muxas. mammk. mnck (quantité). maf "pourquoi". mnnaw. Elle est toujours marquée par un outil interrogatif : ma. mamnk. manik. ma "complément".77 Exemples : (76) is d ntta ? ma d nttat "Est-ce lui ?" "Est-ce elle ?" b. acpal. mcpal (nombre). mavar. Exemples : (77) ma yswan atay inu ? (78) manwa / manwn tçëit/d ? (79) ma ay tçëit /d ? (80) mani tëupm ? mani trit /d ? (81) managW ra tddut /d ? mlmi ad d yas ? (82) mavar ta ? maf ur tddit /d ? (84) mamnk tgit/d ? mimc a tgit/d i wa ? "Qui a bu mon thé ?" "Lequel as-tu vu ?" "Qu'as-tu vu ?" "Où vous êtes allés ?" "Où vas-tu ?" "Quand est-ce que tu partiras ?" "Quand est-ce qu'il viendra ?" "Pourquoi celle-là ?" "Pourquoi n'es-tu pas parti ?" "Comment es-tu ?" "Comment as-tu fait à celui-là" (83) mnnaw imddukkal ad dark ? "Combien d'amis as-tu ?" . mani.

78 .

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. . . . . . . .2. . . . . . . .1. . Les affriquées . . .3. . . . . . . . .1. . .1. . . . . . .6. . . . . . .5. . . . . . . . .2. . . .3. . . Les spirantes . . . . .1. . . . . . . .2. . . ETAT DES LIEUX. . . . . . . . . . . . 27 . . . . . . . SITUATION SOCIOLINGUISTIQUE DE L’AMAZIGHE . . .3. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 2. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17 2. . 18 2. . . UNITÉS SEGMENTALES . . . . . . .2. . .3. . . 24 3. .2. . . . . . 10 2. . . . . . .3. . . . . 19 2. . . . . Critères retenus dans l'élaboration de l'alphabet. . . . . . . . . 22 2. . . Le cas particulier de l’allongement compensatoire 23 2. . . . . . 18 2. . . . . . . .1. . 22 2.1. . . . . .1. 9 1. . . .1. . . . . . . . . .4. . . Les emphatiques. 22 2.2. . La propagation de l’emphase . . . . Les liquides . . 21 2. .2. 13 2. . . . 20 2. . . . . . .4. . . . Les sibilantes. . . . . 23 2. . . . ii INTRODUCTION . . . . . Assimilation de voisement ou de dévoisement . . . Les unités phoniques non retenues .1. 7 1. .83 Table des matières SYMBOLES ET ABRÉVIATIONS. . . PRÉSENTATION DE L'ALPHABET TIFINAGHE . . . . Assimilation de lieu d’articulation . .1. . . . . . . .1. . A l’intérieur d’un mot . . 9 1. . 18 2. .2.1. . . . . . . .2. . . LES PROCESSUS PHONÉTIQUES. . .2. . . . . . . . . .1. . . . . . . . . . . . . . . . . . .1. PHONÉTIQUE/PHONOLOGIE DE L’AMAZIGHE STANDARD . . . . .1. . . 22 2. . . . . .1. . .3. . . . 15 2. . . . . . . .3. . . Aux frontières des mots.3. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .1. Inventaire des phonèmes de l'amazighe standard . . . . STATUT DE LA LANGUE AMAZIGHE. . 21 2. . . . . . . . . . . .3. . . . . .1.2. Les labiovélaires . . . . . . . . . . . .2.1. .

. . . 48 c. . . . . . 49 5. . . . . . Le nombre . . . . . . . 48 d. . . . . . . . . . 47 d.1.3. . . . . . . . . . . . . .2. . .1.3. . . . . . 38 4. . . . . . 28 3. . . . .1. .2. . . . . . . . . . . .2. . . . .. . . . . . 42 4. . . .Le nom d’unité .. . . . 31 4. . . . . . . L’état . 45 5. . . .Pluriel en id . . . . . . . . . . . . Le genre. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ELÉMENTS DE MORPHOSYNTAXE . . . 49 f. .Les noms masculins. . . .1. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37 4. . Règles d’écriture du substantif (nom) . . . .1.1. .3. . . . . . . . 50 . . . . . . . Règles d'écriture de la particule prédicative d. . . . . . . 39 4. 37 4. . . .2. . . . . . . . . . . 45 b. . . . . . . . . . . Règles d’écriture des différents éléments adjectiveurs . . . Règles d’écriture des quantificateurs. . . . . . . . . . . 41 4. . . . . . . . . . . . . . . .2. . . . . . . 46 c. . . . . . . . . . 48 a. . . . . . .2. . . . . . .1. . . . . . .5. . . . . . . . .7. 43 5. . Règles d’écriture du verbe. .2. . . . . . . . . . . . . . . . .Le pluriel mixte (suffixation + alternance interne) . . . . . . . . . . . . . . VARIANTES DE TIFINAGHES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 4.4. . . .1.1. . . . . . . . . LES RÈGLES RETENUES . . . . . . . . . . . .1. . . Le nom . . . . . . . TIFINAGHE-IRCAM . . . . . . . . . . . . 43 4.1. . . . . .84 3. . . . . . . . 45 5. . . 45 a. . . . . .2. . .2. . . . . . . .Le pluriel externe (ajout d’un suffixe) . . RÈGLES ORTHOGRAPHIQUES DE L’AMAZIGHE . . . . Règles d’écriture de la préposition. . . . . . . . . . .2. . . . .1. . . . . . . . . . . . . DÉFINITION DU MOT GRAPHIQUE. . . . .Le diminutif. . . .1. . .Le pluriel interne (ou brisé) . MORPHOLOGIE . . . . . . . . . . 48 b. .Pluriels des noms sans singulier . . La ponctuation. . . GÉNÉRALITÉS .2. . . . . . . . . . . . . . . . . . 43 4. . . . . . . . . . . . . . .6. . . . . . . . . 45 5. . . . .Les noms féminins. 47 5. 27 3.

. 56 c. . .L’accompli négatif. . . . 56 b.Les démonstratifs . . 63 b. . . . . . . . . .Les dérivés en s. .1. . . . . . . . . . . . . . . 64 5. . . . . . .2. . . . . . .Les dérivés en tt.1. . . . . . . . . Les déterminants démonstratifs . . .1. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53 5.4. . . . . . . . . .Le nom d’action verbal . . . . . ./ ss. 60 . . . . . .1. . Le verbe dérivé .4. . . . Le verbe. . . . 59 . . . . . . Le verbe simple . . Les pronoms démonstratifs . . . . . . 57 5. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53 c. . . . . . . . . . . . . . .1. . . . . . . . . . . . . . . . . .Le nom d’instrument . .Le nom de qualité . . Les particules aspectuelles. . . . . . . . . . . . . . . . 51 5. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .1. .3. . . . . . . . . . . .Démonstratifs d’absence . . . . . . . . . . . . . 65 . . .1. . .4. . 53 b. . 57 a. . . . . . . . . . . . .L’accompli positif . . . . . . . . . . . . . . . .5. . . . .L’état libre. . . . . . . . .Le mode impératif .. . . . 61 . . . 53 a. . . . . . 58 . . . . . . . . . .Démonstratifs d’éloignement . . . . . . . . . 50 b. . . . . . . . 63 a. . . . . . . . . . . . . . . . 55 a. 56 5. . . . . . . . . . .2. . 56 5. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3. . . . . . . . . . . . . . . . . . .3. . . . . . . . . . . . . . . .Les dérivés nominaux. . . . .85 a. . . . . . . .. . . . . . . . . . . .. . . Le Pronom . . .Démonstratif de proximité .1. .Les dérivés en . . . . 57 b.L’aoriste . . . . . . . . . . .Les thèmes verbaux . . . . . . . . . . . . . 64 5. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .4.Les désinences verbales . . . .1. . . . . . . .Le nom d’agent. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63 c. . . 58 .3. .L’inaccompli . . . . . . 53 d. .1. . . . . . .2. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .1. . . . . . . . . . . . . . . . . . 55 5. . .L’état d’annexion . 62 5. . . . . . . . .

. 66 c. . . . . Morphologie du syntagme prépositionnel. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .1. . . . .1. . .2. . . . . . .1. . .1. . .6. .5.3. . . . . . . . . . . . . . .1. . Pronoms affixes . . . . La phrase verbale . . . . 70 5.1. . . . . . . . . . .L’interrogation partielle . Pronoms personnels autonomes . . . . 73 5. . .L’interrogation totale . . . . . 73 5. . . . . .86 5. . . . . . . .1. . .1. .7. .1. . . . . . . . . . . . . 70 5. . . 76 a. . . . . .1. . . . 75 5. . . . 65 5. . . . . . 68 5. . . .Tableau 9 : Les pronoms affixes des prépositions 67 5. . . . . . . . . . 74 5. . . . . . . . . . . . .2. La Préposition. . . . . . . . . . . .3.2. . 69 5. . . . . . .1. . . La phrase non verbale . . . 76 b. . . . . . . . . .2. .1. Morphologie de la préposition . .2. . . . . . . . . . .Pronoms affixes de nom . .5. . . . . . . . . .1. . . . . . . . La phrase simple . .6.6. . 65 a. . . . . . . . . . Pronoms possessifs. . . . . . . . . . . .1. . .Pronoms affixes du verbe . . .2. . .2. . . . . . . . . . .1. . . . La phrase négative . .2. . . 79 TABLE DES MATIÈRES . L’adverbe . 77 RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES . .4. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .2. . . . . . . . . . 65 b. . . . . . . . . . . . . 75 5. . . . . ELÉMENTS DE SYNTAXE . . . . . . . . . . . . . 83 . . . . . .5. . . . . . . . . . La phrase interrogative directe . 67 5. . . . . .

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