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cas de coaching commentés

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Une croyance est une affirmation personnelle que nous pen-
sons vraie. Elle porte sur la perception que nous avons de
nous-mêmes, des autres et du monde en général. On peut
faire la différence entre un énoncé portant sur les faits, et les
croyances qui attribuent un sens à ces faits. Les croyances sont
des interprétations subjectives à propos des relations entre les
choses et les événements, tels que nous les percevons.

Nos croyances impactent tous les aspects de notre vie : rela-
tions (avec nous-même, avec autrui, avec la vie), parcours pro-
fessionnel ou affectif, réussite sociale, aisance matérielle, santé,
et jusqu’à notre durée de vie.

Les croyances sont aidantes ou limitantes

Beaucoup de croyances sont aidantes car elles stimulent
l’énergie positive et améliorent notre vie, par exemple :

•La foi bouge les montagnes.

•Je peux le faire et… je le fais.

•Je suis un bon sportif, un bon écrivain, un bon docteur, etc.

•Ensemble, nous sommes plus forts.

•Il n’est jamais trop tard pour apprendre.

•Avec de bonnes chaussures, on fait des kilomètres.

L’objectif de François : trouver un nouveau job

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roupe Eyrolles

•On travaille mieux dans un environnement sain.

D’autres, en revanche, sont limitantes car négatives, et nous
plombent :

•Je ne vaux rien.

•Je suis nul en musique.

•La réussite est réservée aux plus forts, et surtout aux hom-

mes.

•Après 50 ans, il est trop tard pour apprendre.

•Enfants et succès de carrière sont incompatibles.

•Le travail est dur.

•Il faut souffrir pour gagner de l’argent.

•La passion et l’argent ne font pas bon ménage.

•Le plaisir n’existe pas, seulement le devoir.

•On n’a jamais rien sans peine.

•L’argent fait le bonheur.

•J’ai atteint le sommet de ma carrière.

•Les autres sont mieux que moi.

•Montrer ses émotions est un signe de faiblesse.

•J’ai besoin de tout contrôler.

Comment traiter les croyances limitantes ?

Les croyances favorables (aidantes) portent le client, autant les
laisser faire. En revanche, le coach doit aider son client à se
défaire de ses croyances défavorables (limitantes), conscientes
ou non, pour lui permettre de dévoiler toute son envergure.

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Cas n° 10

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roupe Eyrolles

Identifier les croyances

Les croyances sont stockées dans nos mémoires et peuvent se
situer à divers niveaux de conscience ; du plus accessible
jusqu’au plus profondément enfoui dans l’inconscient. Le
coach va repérer les croyances situées aux niveaux les plus
accessibles, avant d’en faire émerger de moins apparentes.

Repérer les croyances les plus accessibles

Bon nombre de croyances peuvent être repérées en prêtant sim-
plement attention au comportement du client, c’est-à-dire à ses
paroles et à ses actions. Les comportements qui méritent le plus
d’attention sont ceux liés à nos réactions d’attirance, d’étonne-
ment ou de répulsion, aux sensations les plus marquantes de
bien-être ou de mal-être, de joie, de souffrance ou de crainte :
en somme, tout ce qui présente une certaine intensité.

Chercher la croyance sous la croyance

Nos croyances se présentent en quelque sorte comme des
pelures d’oignon : les plus visibles enveloppent et dissimulent
les plus profondes. Nous pouvons donc dire qu’une croyance
peut en cacher une autre. En repérant les croyances les plus
visibles de son client, le coach peut progressivement avoir
accès à celles des niveaux plus profonds.

Porter attention aux pensées

La partie non visible n’est pas pour autant à négliger. Aussi,
notre attention peut s’étendre – le bénéfice obtenu n’en sera
que plus important – aux pensées du client, cet aspect qui
reste discret aux yeux d’autrui, mais qui n’est autre que le stade
précédant le comportement. Les questions pistant ce type de
croyances portent donc sur les envies, les craintes, les rejets, les
désirs, les joies, même si ces expressions ne sont pas manifes-
tées aux yeux d’autrui. Une façon efficace de procéder est de
chercher à faire apparaître les croyances les plus importantes,

L’objectif de François : trouver un nouveau job

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roupe Eyrolles

donc les valeurs. En demandant simplement : « Qu’est-ce qui
est important pour vous ? », vous pouvez repérer bon nombre
de valeurs du client et, à partir de ces valeurs, voir se dessiner le
profil de son identité, de ce qu’il est, au plus profond de lui.

Discerner les croyances favorables et défavorables

Une fois une croyance identifiée, il appartient au coach de dis-
cerner si elle est portante ou limitante, de percevoir en quoi
elle peut être utile à son client, ou au contraire en quoi elle
peut constituer un frein à son épanouissement.

Utiliser les outils de coaching

Nous avons déjà rencontré un certain nombre de ces outils
dans cet ouvrage. L’outil de base, face aux croyances, est le
recadrage. Qu’il se fasse de façon directe ou indirecte, par
exemple au moyen d’une métaphore.

D’autres outils sont proposés par l’hypnose ericksonienne (en
recherchant les ressources), par la programmation neurolin-
guistique (types de recadrage en utilisant des techniques spa-
tiales) et par l’analyse transactionnelle (notamment la
redécision – je décide de changer de croyance). Ces outils ont
été appliqués dans les cas nos

1, 2, 3 et 7.

Voir le cas n° 1 pour les notions théoriques
sur le recadrage.

Voir le cas n° 3 pour les notions théoriques
sur les valeurs.

Voir le cas n° 5 pour les notions théoriques
sur le processus de deuil.

Voir le cas n° 8 pour les notions théoriques
sur la confusion des niveaux logiques.

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roupe Eyrolles

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