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Lettre Ouverte - Sommet - Radio-Canada

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L’Outaouais et le Sommet sur l’enseignement supérieur
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02/22/2013

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Lettre ouverte

L’Outaouais et le Sommet sur l’enseignement supérieur
À l’heure où le Québec tout entier a les yeux tournés vers Montréal, où se tient le très médiatisé Sommet sur l’enseignement supérieur, nous tenons à rappeler que c’est en Outaouais que les défis d’accessibilité aux études supérieures sont les plus importants. Pourquoi? Parce que nos collèges et notre université souffrent d’une iniquité flagrante largement causée par une situation frontalière qui est unique au Québec. Cette iniquité entraîne un retard historique et freine le potentiel de développement de l’Outaouais. En effet, depuis des décennies, la présence d’universités et de collèges tout près à Ottawa fait en sorte que l’Outaouais a toujours été négligée par le gouvernement québécois en termes d’offre de programmes universitaires et collégiaux, contrairement à ce qui s’est fait dans les autres régions du Québec. Le manque de programmes en Outaouais n’est pas une illusion, et cela dure depuis plus de 40 ans. Les établissements collégiaux de l’Outaouais comptent 29 formations techniques de moins que ceux du Saguenay-LacSaint-Jean et 21 de moins que ceux de la Mauricie. De même, l’UQO compte respectivement 38 et 65 programmes de moins que les universités desservant chacune de ces régions, des régions administratives du Québec pourtant de plus faible densité démographique que l’Outaouais. C’est ce qui explique que chaque jour, plus de 2 600 étudiants de l’Outaouais traversent la rivière pour aller étudier à Ottawa à défaut de trouver le programme de leur choix du côté québécois de la rivière. Pour nos établissements d’enseignement supérieur de l’Outaouais, le triste constat est le suivant : moins de programmes, de locaux et d’équipements = moins d’étudiants formés chez nous. Depuis un an, le débat sur l’accessibilité aux études supérieures semble se polariser autour des frais chargés à chaque étudiant, mais la réalité outaouaise est très particulière. Année après année, des milliers d’étudiants de notre région acceptent de payer des frais de scolarité plusieurs fois plus

élevés que ceux chargés dans nos établissements pour accéder au programme de leur choix à Ottawa. Bien que nous reconnaissions que les coûts individuels représentent un défi pour plusieurs étudiants, il faut que le gouvernement comprenne une fois pour toutes que, chez nous, le problème de l’accessibilité est en grande partie dû au déficit de programmes de formation. C’est une question d’équité! Nous, premiers dirigeants des établissements d’enseignement supérieur de l’Outaouais, solidairement unis, réclamons pour l’Outaouais : • un rattrapage accéléré en termes d’offre de programmes, avec le financement nécessaire pour les développer, les implanter (infrastructures et équipements) et les opérer; • sa juste part, en parfaite adéquation avec le poids démographique de la ville-centre qu’est Gatineau, 4e ville en importance du Québec. Cette équité que nous demandons fera en sorte que l’Outaouais disposera enfin d’opportunités de formation collégiale et universitaire comparables à celles des autres régions du Québec et que notre population se développera et se perfectionnera chez elle. Nous pourrons ainsi mieux contrer l’exode de nos étudiants, ce qui contribuera au plein essor de notre région en termes de développement économique, social et culturel, tant pour l’Outaouais que pour le Québec tout entier. Frédéric Poulin, directeur général du Cégep de l’Outaouais et président de l’ACESO Jean Vaillancourt, recteur de l’UQO Louise Brunet, directrice générale du Cégep Heritage College Bernard Garneau, directeur général du Collège préuniversitaire Nouvelles Frontières Yves Léveillé, directeur par intérim du Conservatoire de musique de Gatineau

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