Comment l'analyse économique explique-t-elle le processus de croissance économique ?

(Darfeuille Elise et Manier Orane)

Travail préalable Cadre spatio-temporel : durant les périodes de croissance économique Nature du travail à faire : Explication Mots clés : progrès technique, croissance endogène, productivité, facteur travail, facteur capital, investissement Préparation du devoir Reformulation du sujet : Quels sont les différents facteurs qui permettent d'expliquer l'évolution de la croissance économique ? Problématique : En quoi la productivité globale et le progrès technique sont-ils le principal déterminant d’une croissance économique intensive qui permet de remédier aux goulets d’étranglement générés par une croissance extensive recourrant uniquement à l’augmentation des quantités de facteurs de production (capital et travail) ?

Accroche : Selon le Premier Ministre J.M. Ayrault ce 20 février dernier, la stratégie économique doit allier réduction des déficits car la dette réduit la marge de manœuvre et soutient de la croissance économique car cela est nécessaire pour redresser durablement les comptes publiques et le pays.

Plan : Introduction : D'après le Premier Ministre M. Ayrault, la stratégie économique doit allier réduction des déficits car la dette réduit la marge de valeur et un soutien de la croissance, ce qui s'avère nécessaire pour redresser durablement les comptes publics français et le pays. La croissance représente l'augmentation régulière des quantités produites par une entreprise ou un pays. La croissance économique en revanche concerne l'ensemble de l'économie, c'est un processus de longue période d'accroissement durable de la production globale d'une économie qui engendre des transformations structurelles. L'analyse économique est l'analyse des théoriciens de la croissance qui pendant longtemps ont considéré que la croissance était le résultat de l’augmentation des facteurs de production, Solow va découvrir un résidu inexpliqué qu'il va appeler PT exogène. En quoi la productivité globale et le progrès technique sont-ils le principal déterminant d’une croissance économique intensive qui permet de remédier aux goulets d’étranglement générés par une croissance extensive recourrant uniquement à l’augmentation des quantités de facteurs de production (capital et travail) ? On montrera donc que la croissance est certes le résultat d el’augmentation des facteurs d eproduction mais qu’elle résulte principalement dans le long terme des gains de productivité des facteurs et du rôle essentiel du progrès technique. I. La croissance est le résultat de la combinaison des facteurs de production

A. Les facteurs de production La production d'un bien ou d'un service s'appuie sur des éléments que l'on appelle facteurs de production. Le facteur travail et le facteur capital. On appelle facteur travail le travail effectué par les salariés. Le facteur capital est la quantité de capital qui est utilisée pour la production d'un bien. Par exemple dans les pays émergents le facteur travail est très utilisé (main d'œuvre)en raison de son faible cout relatif comparativement aux pays riches du nord qui utilisent proportionnellement plus de facteur capital (machines). Ces deux facteurs sont considérés par les néo-classiques comme essentiels pour la croissance économique. Mais les théoriciens comme Ricardo qui vont dominer la pensée économique jusqu’aux année 1960 sont pessimistes sur l’évolution de la croissance. Ils pensent en effet que l’on se dirige vers une économie stationnaire en raison de la loi des rendements décroissants , en effet l’augmentation des quantités de facteurs de production (aussi bien le capital, que la terre ou le travail) se heurtent à une réduction de l’efficacité (la productivité marginale est décroissante) . Dés lors l’économie se heurte à des goulets d’étrangement qui bloque le processus de croissance dans un monde sans gains de productivité durable

B. La productivité globale des facteurs La productivité est une mesure de l'efficacité du processus de production qui met en relation les facteurs de production et le niveau de production réalisé. Par exemple, la productivité du travail se calcule en faisant le rapport entre la production réalisée et la quantité d'unités de travail (en nombre de travailleurs ou d'heures de travail) qui a été utilisée. La productivité est essentielle pour la croissance économique car elle permet de relancer la croissance lorsque celle ci stagne, par exemple dans l'industrie textile, tous le monde portait du lin, du coton et autres matières issus de plantes diverses jusqu'à la commercialisation du nylon par les militaires, ce qui permit à l'industrie textile un bon en avant car elle recommença à vendre beaucoup de produit. La productivité globale des facteurs compare les quantités produites aux quantités des facteurs de production mis en oeuvre. C'est le rapport entre le résultat de l'activité productive et les moyens qu'on à mis en œuvre pour les obtenir. La combinaison productive est l'association entre une certaine quantité de travail et une certaine quantité de capital afin d'obtenir un volume de production donné, il s'agit en réalité de trouver un équilibre afin de maximiser la production. A un même niveau de production donné correspondent plusieurs combinaisons productives possibles. Solow va démontrer qu’en réalité la productivité globale des facteurs va essentiellement s’expliquer par un facteur non expliqué appelé le résidu qui serait responsable de plus de la moitié de la croissance économique . SELON Solow ce facteur essentiel n’est pas endogène à l’économie il tombe du ciel donc il ne peut être anticipé, il est essentiel pour la croissance mais trop alétoire . En réalité le progrès technique qui augmente l'efficacité des facteurs capital et travail, sans que leur volume soit augmenté est endogène . Il résulte des innovations qui améliorent

qualitativement les facteurs de production, les méthodes de production ou encore l'efficacité de l'organisation du travail. .

II. L'innovation, facteur de croissance A. Les innovations sont à la source de la croissance L'économiste Joseph Schumpeter distingue cinq grands types d'innovations : les recours à un nouveau procédé (comme une nouvelle méthode de production avec des machines innovantes), à un nouveau produit (comme un composants plus performants, l'ordinateur de 1990 n'a pas les mêmes capacités que celui d'aujourd'hui), à une nouvelle organisation du travail (comme le taylorisme ou le fordisme), à de nouvelles matières premières (l'apparition du pétrol révolutionna le marché des moyens de transports) ou à de nouveaux marchés (la montée en puissance de la Chine permet aux entreprises d'avoir un marché plus large et comme les cultures sont différentes entre l'Europe et la Chine, cela permet la commercialisation de nouveaux produits). Les innovations sont groupées dans le temps et dans l'espace, on dit qu'elles sont se diffusent par grappes. Une innovation majeure fait apparaitre une grappe d'innovations mineures. Ce phénomène explique le caractère cyclique de la croissance. Aujourd'hui, les technologies de l'information et de la communication (TIC) contribuent en grande part à la source de la croissance économique. Elles doivent pour porter leurs fruits être intégrées au processus de production, pour éviter le paradoxe de Solow (Solow remarque que l'introduction des ordinateurs dans l'économie ne se traduit pas par une augmentation statistique de la productivité. Il explique ceci par le décalage dans le temps existant entre l'introduction des ordinateurs dans les entreprises et la formation des salariés à l'outil informatique). Dans une économie à la concurrence mondialisée, la capacité d'innover devient déterminante. En effet, les entreprises européennes doivent être de plus en plus novatrices pour concurrencer les entreprises chinoises dont les prix des produits défient toutes concurrences. B. Le processus de destruction créatrice Si le progrès technique favorise l'émergence de certaines activités, il en menace d'autres. Les entreprises, les emplois qui sont inadaptés au nouveau contexte de production disparaissent, d'autres se créent dans les secteurs innovants. Ce processus est appelé par Schumpeter la "destruction créatrice". Les pouvoirs publics, en favorisant par exemple la reconversion des travailleurs concernés par la formation continue, peuvent limiter les conséquences négatives du progrès technique. Au Japon, par exemple, un salarié peut avoir la garantie d'un emploi à vie s'il accepte d'être mobile, donc si une filière de l'entreprise ferme pour cause de rentabilité non suffisante, l'employé va être envoyé dans une autre filière de l'entreprise et donc ce procédé lutte contre les effets négatifs du progrès technique.

Conclusion : La croissance économique est liée à la productivité des facteurs mais à terme devrait disparaître à cause de la loi des rendements décroissants. Solow intervient alors en découvrant un résidu inexpliqué qu'il va appelé le PT exogène, contredisant l'analyse néo-classique de marché de CCP. Aujourd'hui le PT est considéré comme endogène à l'économie est demeure un facteur essentiel de la croissance économique.

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