Unité Mixte de Recherche 5140

:
Archéologie des Sociétés Méditerranéennes.
Université Montpellier III - Paul Valéry
Arts et Lettres, Langues et Sciences Humaines et Sociales
Ecole doctorale 60 - Territoires, Temps, Sociétés et Développement
Doctorat - Archéologie, spécialité mondes classiques et cultures indigènes
Thèse
soutenue et présentée publiquement par
Doris BAGES
sous la direction de
Pierre GARMY
Recherches sur la topographie urbaine
de Cirta-Constantine dans l’Antiquité.
Jury
Nacéra BENSEDDIK, maître de conférence, Ecole supérieure des Beaux-Arts, Alger.
Jean-Luc FICHES, directeur de recherche, CNRS, UMR 5140, Lattes.
Pierre GARMY, conservateur du patrimoine HDR, UMR 5140, Lattes.
Philippe LEVEAU, professeur émérite d’Antiquités nationales, Université de Provence.
Hocine TAOU-TAOU, directeur du CNRPAH, Aïn M’lila.
Patrick THOLLARD, maître de conférence HDR, Université Paul Valéry, Montpellier.
























Unité Mixte de Recherche 5140 :
Archéologie des Sociétés Méditerranéennes.
Université Montpellier III - Paul Valéry
Arts et Lettres, Langues et Sciences Humaines et Sociales
Ecole doctorale 60 - Territoires, Temps, Sociétés et Développement
Doctorat - Archéologie, spécialité mondes classiques et cultures indigènes
Thèse
soutenue et présentée publiquement par
Doris BAGES
sous la direction de
Pierre GARMY
Recherches sur la topographie urbaine
de Cirta-Constantine dans l’Antiquité.
Jury
Nacéra BENSEDDIK, maître de conférence, Ecole supérieure des Beaux-Arts, Alger.
Jean-Luc FICHES, directeur de recherche, CNRS, UMR 5140, Lattes.
Pierre GARMY, conservateur du patrimoine HDR, UMR 5140, Lattes.
Philippe LEVEAU, professeur émérite d’Antiquités nationales, Université de Provence.
Hocine TAOU-TAOU, directeur du CNRPAH, Aïn M’lila.
Patrick THOLLARD, maître de conférence HDR, Université Paul Valéry, Montpellier.































« Je serai toute ma vie ébloui par la lumière des matins de Constantine. »
Armand Frémont, géographe.
Algérie – El Djazaïr, les carnets de guerre et de terrain d’un géographe. Paris, Maspéro, 1982.



« Je suis à la recherche d’une vérité : la clef de ce « moi » qui erre dans cette
ville à l’aspect énigmatique et à l’esprit rebelle. »
Najia Abeer, écrivain.
Constantine et les moineaux de la murette, Alger, Barzakh, 2003.



































Avant-propos



Photo : P. Gozlan






















5

C’est avec une émotion certaine que je débute ces quelques lignes. En effet, elles
arrivent à la fin de plusieurs années difficiles mais non moins extraordinaires d’un travail de
recherche partagé entre la France et l’Algérie. Ce travail, encadré scientifiquement par le
laboratoire d’Archéologie des Sociétés Méditerranéennes (UMR 5140) de Lattes, est fait de
nombreuses rencontres sans lesquelles la réalisation de cette thèse n’aurait pas été possible.
Ainsi, mes premières pensées vont à mon ancienne directrice de recherche, Annie-France
Laurens, première personne à m’avoir encouragée dans la voie du doctorat. Je n’oublie
cependant pas mon directeur de thèse, Stephan Schmid et surtout Pierre Garmy, directeur de
l’UMR 5140 récemment remplacé par David Lefèvre, dont le soutien et la disponibilité ne se
sont jamais démentis au fil des années. Au sein même du laboratoire, je tiens à remercier
Thérèse Panouillères (†) pour ses conseils en matière de cartographie, ainsi que Fabienne
Olmer, et plus particulièrement Réjane Roure pour tous ses encouragements.
En France, je tiens particulièrement à remercier ici Sébastien Jourdan, photographe,
pour ses photos de Constantine plus que magnifiques.
Un grand merci aux époux Gran-Aymerich, rencontrés dans un colloque à Rome, pour
leurs précieux conseils.
De l’autre côté de la Méditerranée, ma profonde reconnaissance va tout d’abord à
Madame Kaltoum Daho-Kitouni, ancienne directrice du Musée national Cirta, aujourd’hui
directrice du CNRA (Centre National de Recherche en Archéologie) ainsi qu’à tout le
personnel du musée national Cirta : Wahiba Belhimeur, Azzedine Boumezzou (ex
conservateur du musée), Boubakeur Boukebche, mais aussi, Mehdi, Mohamed, Ahmed,
Reda… pour leur accueil, leur disponibilité sans faille et leur soutien inconditionnel depuis
ma première visite au musée en septembre 2002. Dans l’enceinte du musée, je tiens également
à remercier vivement Leïla Benkhlil, Mahfoud, Sidali, Mohamed Bennacef, M. Bachiri, M.
Bouneb, Mohamed Azizi, ainsi que tous les autres membres de l’association des amis du
musée pour leur aide plus que précieuse.
Toujours en Algérie, je remercie Sakina Benlarech de l’ancienne agence nationale de
l’archéologie, dont le siège régional se situait au centre même de la ville dans la partie
restaurée du palais du bey, ainsi que M. Bestandji, ingénieur au service du cadastre sans
omettre M. Mimouni, directeur des archives de la wilaya de Constantine.
L’Algérie fut le lieu de rencontres plus informelles mais tellement enrichissantes et
utiles pour affiner ma connaissance de la ville, que je ne peux manquer de remercier
Mohamed Dib, photographe, Lokmane le poète, les gérantes du café l’Oasis ou le paradis des
femmes, lieu inattendu où se mêlent les poèmes arabes du XIIème siècle avec des affiches de
6

prévention sur la contraception, la nourriture traditionnelle et les femmes qui prennent une
pause pour fumer une cigarette à l’abri des regards indiscrets, mais aussi Ali, artiste-peintre,
mon guide pour une visite complète du palais du bey restauré, Mourad, le gardien du chantier
de construction de l’hôtel place de la Brèche, les gardiens du site archéologique de Tiddis, les
sœurs Chabani, propriétaires de l’hôtel des princes, et pour finir, les membres français
d’Algérie de l’association ADCHA (Association des amis de Constantine d’hier et
d’aujourd’hui), rencontrés au hasard des rues de Constantine, puis au cours d’un repas de
groupe, au théâtre et sur le site archéologique de Tiddis. Ils m’ont livré leur Constantine, loin
des clichés coloniaux mais plus intimiste, pleine de souvenirs d’enfance faits de cris, de joie et
de jeux. Le président de l’association, Serge Gilard m’ a offert de très belles photos de la
ville, présentes dans ce mémoire. Merci.
A mi-chemin entre la France et l’Algérie, j’exprime ici toute ma reconnaissance à la
SEM (Société des Eaux de Marseille) et M. Guerquin, chargé des relations internationales,
pour m’avoir facilitée l’accès aux services de la section régionale de la société à Constantine ;
et surtout je pense à Jean-Luc et Christian, ingénieurs en chef du projet sur la réfection du
système hydraulique de la ville, mes « parrains », qui m’ont permis d’accéder à une riche
documentation cartographique.
Enfin, mes plus profonds remerciements sont pour mon entourage, mes parents
d’abord qui m’ont toujours soutenue au cours de cette épreuve, qui ont su me remotiver quand
la confiance en moi faisait défaut ; maman, toi qui es mon meilleur guide sur le vieux rocher
de ta jeunesse, merci. Il en est de même pour mon frère, Alexandre et ma belle-sœur, Anne-
Sophie. Une pensée particulière pour Fanny, rencontrée il y a déjà plusieurs années sur les
bancs de la fac et aujourd’hui, soutien moral précieux et inestimable dans l’achèvement de
cette thèse. Je tiens aussi à glisser un merci à Benoît, arrivé dans ma vie récemment mais sans
qui le point final de ce travail aurait eu du mal à s’inscrire.
De plus, je ne saurais oublier toute ma famille maternelle constantinoise ainsi que les
amis de cette famille, et plus particulièrement ma grand-mère dont la mémoire
impressionnante fut maintes fois utile. Je dédie aussi ce travail à la mémoire de mon grand-
père, Sidi Maâmar Benmira, qui, je l’espère, aurait été fier des recherches de sa petite-fille,
lui, amoureux inconditionnel de sa ville.




Introduction






























8









Cette étude se veut une recherche sur la physionomie antique de la ville de
Constantine, en Algérie. Pour ce faire, ce travail regroupe les découvertes archéologiques qui
eurent lieu à Constantine entre 1840 – date de l'arrivée sur place d'une commission
scientifique – et les années 1990, période des dernières découvertes officielles connues. Il
s’agit donc ici de rassembler l’intégralité des découvertes localisables sur un plan ; tâche
jamais effectuée depuis l’Atlas archéologique de Stéphane Gsell en 1911 dans lequel il
positionnait 31 points sur une carte du centre ville (vestiges et inscriptions), mentionnant ainsi
les découvertes les plus importantes faites depuis la prise de la ville par les troupes militaires
françaises en 1837, jusqu’en 1910.
Ainsi le procédé de cette étude doit présenter des analogies avec la méthodologie
utilisée en 1911, à savoir qu’elle repose sur une recherche bibliographique approfondie
accompagnée, dans la mesure du possible d’un déplacement sur le terrain à proprement parler.
L'essentiel de la documentation est issu des articles des recueils de la Société Archéologique
de la ville de Constantine, fondée en 1853. Ces recueils sont consultables en partie à
l'Université Paul Valéry de Montpellier, à la bibliothèque du centre Camille Jullian d'Aix-en-
Provence et dans leur totalité au Centre des Archives d'Outre-mer d'Aix, ou bien aux archives
de la wilaya (préfecture) de Constantine ainsi qu'à la bibliothèque du Musée national Cirta.
Ensuite, ce corpus est augmenté des monographies publiées par les voyageurs modernes qui
découvrirent Constantine et l’Algérie entre le XVIème et le XVIIIème siècles ; auxquels il
faut ajouter des ouvrages de référence sur l’antiquité de l’Afrique du Nord et sur l’antiquité en
méditerranée de manière plus large ; pour finir, le support internet est aujourd’hui un appui
fort utile, surtout en ce qui concerne le site des amis de Constantine
1
qui ne fonctionne plus à
ce jour mais dont le reliquat est resté en activité pour apporter sa contribution à cette étude.
Enfin, ce travail ne saurait être complet sans le contact humain et les nombreuses

1
Dans le mémoire, noté souvent en abréviation, ADCHA : Association Des amis de Constantine d’Hier et
d’Aujourd’hui.
9

conversations échangées avec des Constantinois (de France et d’Algérie), des Français
d’Algérie (rencontrés en France et en Algérie) et avec tous ceux qui ont permis d’affiner la
connaissance de Constantine, pour situer le plus correctement possible les découvertes
archéologiques dans une ville en perpétuelles mutations urbanistiques.
Une fois le travail de fond réalisé, les données récoltées sont rassemblées sous la
forme de notices. Chaque notice représente un site de découverte isolé dont la dénomination
lui sert d'identifiant dans le catalogue. Vient ensuite la localisation dans la ville au moyen des
noms de rues de la période française, auxquels sont ajoutés les noms actuels. A la suite, prend
place une description des vestiges dont l'importance varie en fonction de la documentation
obtenue. Enfin, une bibliographie renvoie aux documents utilisés. Dans cette dernière,
l'abréviation RSAC est fréquemment utilisée. Elle signifie Recueil de la Société
Archéologique de Constantine.
Ces notices composent autant de fiches, elles mêmes rangées dans onze sections
composant un catalogue des découvertes effectuées à Constantine. Chaque section est
arbitraire. Elles correspondent à la division des quartiers modernes et contemporains. Leur
création facilite la lecture de cette étude. Elles pourraient être même reprises pour la mise en
place d’une véritable carte archéologique de la ville dans un atlas de topographie urbaine.
A l’intérieur de chaque section, les fiches sont classées suivant six thèmes – vestiges
préromains, vestiges romains relevant de la défense, du public, du privé, du cultuel, de l’eau
et du funéraire – facilitant une fois de plus, la lecture et la recherche d’un vestige précis à
l’intérieur du mémoire. Ainsi, cette recherche peut s’effectuer à plusieurs entrées : le quartier
ou la rue, le vestige lui-même ou le thème auquel renvoie ce vestige.
Les inscriptions latines présentes dans chaque section proviennent du tome 2 du
corpus regroupé et révisé par H.-G. Pflaum sous le titre Inscriptions Latines d’Algérie. Elles
sont donc déjà publiées. Dans ce travail, elles sont développées, traduites et rangées par thème
pour faciliter la recherche : funéraire, cultuel, public, très fragmentaire. Les renseignements
publiés concernant ces inscriptions sont allégés au maximum. Il faut comprendre ici que les
mesures ou autre détail de taille du support ne sont pas conservés. Seule la localisation
apparaît car elle permet de placer les inscriptions dans la section d’où elles proviennent.
Quant à leur dénomination, elle est entièrement modifiée afin d’uniformiser cette étude. Ainsi,
une inscription est notée du S de section, suivi du numéro de la section, du diminutif ins- qui
la différencie des vestiges, et d’un numéro (S1-insxx). Pour une éventuelle vérification
bibliographique, un tableau d’équivalence des inscriptions est présent dans chaque section. Il
fait état de la référence utilisée dans ce travail mais il renvoie aussi, pour chaque inscription, à
10

sa référence d’origine s’il en est, dans le Corpus des Inscriptions Latines (CIL) ainsi que dans
les Inscriptions Latines d’Algérie, tome 2 (ILAlg2).
Un plan termine chaque section, sur lequel il a été positionné dans la mesure du possible
chaque découverte au moyen d’un numéro identifiant composé du S de section suivi du
numéro de la section et du numéro du vestige concerné (S1-xx). Les vestiges préromains,
ceux relevant de la défense, du public, du privé et du cultuel apparaissent en noir sur le plan.
Tout ce qui relève de l’hydraulique, en bleu et les inscriptions en rouge.
Entre 1837 et aujourd’hui, la nomenclature des rues a beaucoup changé à Constantine.
C’est pourquoi, à la fin de chaque section, un tableau d’équivalence des noms de rues est
présent. Il s’articule autour des noms de rues, transmis oralement aux militaires français
chargés de dresser la première carte de la ville conquise en 1837, puis des noms en place en
1962, date de l’indépendance du pays, et enfin des noms de rues actuels. Le classement
adopté est alphabétique. Les rues portant un nom de personnage sont classées à la lettre du
patronyme. Il manque un certain nombre de noms actuels. Ils n’apparaissent pas même sur les
cartes les plus récentes consultées pour la constitution de ce travail. Oralement, ce sont les
anciens noms qui subsistent. En conséquence, sur les cartes de chaque section, ce sont les
noms de 1962 qui sont notés. De plus, ce sont majoritairement les appellations les plus
connues par les Constantinois encore aujourd’hui. Cette nomenclature n’est pas positionnée
sur le plan de chaque section au moyen de repères orthonormés. En effet, les plans de sections
sont assez peu étendus et donc les rues rapidement repérables.
Les fiches renvoient uniquement à la découverte de vestiges de bâtiments et du
mobilier les accompagnant ou plus largement à des vestiges remarquables. Mais en aucun cas,
il n'est signalé la mise au jour du moyen et petit mobilier décrit hors du contexte
archéologique. En effet, sa localisation, trop souvent imprécise, sur une carte ne renverrait à
aucune réalité topographique.

Les informations apportées par les sources antiques sont très vagues quant à la
topographie de la cité. Même si elles sont difficilement exploitables, il est nécessaire de
rappeler brièvement les quelques éléments qu’elles mentionnent. Il est normal de lire dans la
Guerre de Jugurtha, Salluste qualifier Cirta-Constantine d'oppidum étant donné sa position
géographique particulière la rendant quasiment imprenable dans l'antiquité. Il mentionne aussi
pour cette période du IIème

av. J.-C, des remparts (XXIII, 1). Voilà tous les renseignements
que l'on possède sur la topographie de la ville. A cela s'ajoute tout de même la mention de
palais royaux des IIIème et IIème av. J.-C dans le livre XXX de Tite-Live.
11

Il faut attendre les sources médiévales pour obtenir des descriptions plus détaillées de
la cité.
Abou Oubaid Abd Allah Ibn Abd el Aziz el Bakri (1028-1094) est un polygraphe
espagnol du XIème siècle. Il donne la dernière main à un traité de topographie et d'histoire de
l'Afrique du Nord en 1068. Il décrit les villes de cette contrée. Il évoque l'accès difficile pour
se rendre dans Constantine et sa position particulière, entourée d'un profond ravin. De la cité
qu'il qualifie de « prospère » (de Slane 1913 : 132), il n'indique que la présence d'un pont « de
quatre arches, lequel soutient un second pont, qui en supporte un troisième de trois arches. Sur
la partie supérieure de ces arcades, se trouve une chambre (…) qui forme le passage par lequel
on entre dans la ville » (de Slane 1913 : 132). Le traducteur de ce texte, Mac Guckin de Slane
a voulu voir dans cet édifice un aqueduc converti en pont. La "chambre" du niveau supérieur
renverrait au canal de l'aqueduc transformé en passage pour usagers du pont. Il n'est pas
évident de confirmer ou d'infirmer cette hypothèse dans le sens ou la description manque
cruellement de précision.
Quelques décennies plus tard, Mohamed ibn Mohamed al Cherif Abou Abd Allah al
Idrisi (ou Edrisi) (1100-1165) vit à la cour du roi Roger II de Sicile, pour lequel il fait une
description détaillée du monde. Il écrit aussi une Géographie de l'Afrique et de l'Espagne dans
laquelle il évoque Constantine. Il décrit, tout comme el Bakri, la position isolé du centre ville
accessible par deux portes, l'une à l'ouest et l'autre à l'est sur le pont el Kantara, « un des
monuments de l'architecture romaine » (Dureau de la Malle 1857 : 44). Au XIIème siècle, ce
pont se composait de deux rangées d'arcades superposées. C'est probablement de la
description d'Idrisi que de Slane tire l'hypothèse de l'aqueduc converti en pont. En effet, Idrisi
parle de la partie inférieure du pont comme ayant servi au passage des eaux. Mais rien ne
prouve que les deux auteurs décrivent le même édifice. D’après Idrisi, les arches du pont
étaient soutenues par des piles percées de petites ouvertures à leur sommet.
Idrisi notait la présence d’un édifice antique, « dont il ne reste plus que les ruines »
(Dureau de la Malle 1857 : 44), dans le centre de la ville. Il évoque aussi un monument « jadis
destinée aux jeux scéniques » dont il ne précise pas la localisation. Enfin, il mentionne les
remparts entourant Constantine.
Comme dernière description de la ville à l’époque médiévale, il faut ajouter celle d’Al
Hassan ibn Mohammed al Fasi dit Léon L’Africain (1483-1555). Géographe arabe né à
Grenade en 1483, il émigre au Maroc après la Reconquista. Il voyage dans tout le bassin
méditerranéen. Capturé à Djerba par des corsaires chrétiens, il est amené à Rome où il se
convertit au christianisme. Il est l’auteur d’une Description de l’Afrique (1526) dans laquelle
12

il parle de Constantine. D’après lui, cette cité fut fondée par les Romains car les vestiges
antiques en sont les preuves ainsi que ses murailles en pierres de taille. Il indique un arc de
triomphe, identique à ceux qu’il a pu voir à Rome, à 1500 mètres environ de la ville. Il ne
mentionne cependant pas la direction dans laquelle il se trouve. Il indique aussi la présence de
nombreux vestiges antiques en dehors de la cité sans les décrire plus précisément. En outre, il
ne décrit pas non plus le centre ville.
Sur les trois géographes étudiés ci-dessus, il semble que seul Léon l’Africain a visité
réellement l’Afrique. Donc, il pourrait être le plus à même d’avoir visité Constantine.
Cependant, son récit n’est pas plus clair sinon plus précis que celui d’el Bakri ou d’Idrisi.
Il faut seulement retenir que Constantine présentait soit à l’intérieur de ses murs soit
dans son proche voisinage, des monuments, vestiges de l’implantation de Rome dans la cité et
sa région.
Dès à présent, avant de passer au catalogue des découvertes, il est indispensable de
présenter Constantine dans son contexte géographique et historique. Puis, il faut rappeler les
différentes étapes de la recherche archéologique à Constantine dont les publications forment
un des fondements de cette étude sur la topographie urbaine de la ville.






I. Géographie et
histoire d'un site hors
du commun


Photo : S. Jourdan.
14

1. Géographie

Constantine se situe entre la latitude 36° Nord et la longitude 7°35 Est (Benzeggouta
1998 : 8). En plein centre de l'Est algérien, elle est placée à 245 km de la frontière algéro-
tunisienne et à environ 89 km du littoral méditerranéen (fig.1).
Oran
Alger
Sétif
Annaba
Batna
Tébessa
Constantine
0 100 300
km


Dans une région de hautes
plaines, le cœur de la ville de
Constantine occupe un plateau, affectant
la forme d'un trapèze, nommé
communément le rocher. Ce dernier,
composé de calcaire turonien (Crétacé)
(Bertrandy 1994 : 1964), s'abaisse du
Nord-Ouest au Sud-Est, depuis la
Casbah (644 m) jusqu’ à la pointe Sidi
Rached (580 m) (fig.2).







Fig1 : Algérie
contemporaine. Carte
de situation (D. Bages.)
Fig.2 : Reliefs entourant le rocher de
Constantine (Delamare 1850 :
pl.113).

15

La ville est isolée du territoire environnant par
un escarpement au Nord-Ouest, et les gorges
profondes au fond desquelles coule le fleuve Rhumel
au Nord-Est et à l'Est. Les parois verticales mesurent
35m de hauteur à l'entrée des gorges, près de la pointe
Sidi Rached, et presque 200m à la sortie (fig.3 et 4), à
l’endroit où le fleuve se transforme en cascades avant
de continuer sa course au Nord-Ouest de la ville et au-
delà, vers la mer.
Le rocher n'est donc accessible que par un
isthme aux anciennes pentes abruptes situé au Sud-
Ouest, et beaucoup plus large aujourd'hui qu'il y a une
centaine d'années. En effet, il fut aménagé peu après la
prise de
la ville
par les troupes françaises en 1837, afin d'en
faciliter l'accès. Cet isthme rejoint le centre
ville et le Coudiat Aty, colline voisine "de
conglomérat tertiaire" (Bertrandy 1994 :
1964) arasée au siècle dernier. De l'autre côté
du ravin, au Nord et à l'Est, s'élèvent
respectivement les hauts plateaux de Sidi
M'Cid (783 m) et du Mansourah (606 m)
(fig.2).

2. Des origines à la conquête romaine

2. 1 Un peu de préhistoire

Constantine et sa région sont, semble t-il, très tôt occupées par l'homme. En effet, une
série de galets aménagés d'âge villafranchien (avant 1,6 millions d'années : période du
Pléistocène) proviennent du Mansourah. Sur ce même plateau, des industries acheuléennes (-
400 000/ - 250 000 ou paléolithique inférieur) ont été reconnues (Bertrandy 1994 : 1966).
Fig.3 : Entrée des gorges.
(Photo : D. Bages, septembre
2005)
Fig.4 : Sortie des gorges juste avant le pont
des Chutes (photo : D. Bages, mai 2006).
16

L'atérien est une culture du paléolithique supérieur de l'Afrique du Nord caractérisée
par une industrie lithique de type moustérien. Elle est présente à Constantine dans les grottes
dites du Mouflon et de l'Ours qui s'ouvrent sur les flancs du haut plateau Sidi M'Cid
(Bertrandy 1994 : 1966). Mais c'est surtout au néolithique que les grottes et abris de la région
constantinoise connaissent une occupation importante. Au cours du premier millénaire, on y
voit apparaître quantité de monuments mégalithiques (fig.5).




Ces monuments datent, en majorité, de la fin de l'âge du bronze. Même si certains ne
paraissent pas être plus anciens que le IIIème siècle av. J.-C, comme en Tunisie centrale par
exemple (Camps 1995 : 18). Longtemps, ces dolmens et autres monuments funéraires
mégalithiques ne furent pas datés correctement (Gsell 1927 : VI, 225), faute d'analyse
approfondie du mobilier archéologique découvert, constitué de poteries modelées à fond plat
et d'objets en bronze (surtout des anneaux) trop souvent jugés « indatables » (Camps 1995 :
29-30).
Même si dans leur globalité les monuments funéraires de l'Afrique du Nord furent
l'objet d'un colloque international présenté à Pau en 1993
2
, les monuments mégalithiques de
Constantine et de sa région n’ont pas donné lieu à une étude particulière récente. Il en va de
même pour tout le contexte protohistorique.

2.2 Massinissa et ses successeurs

Ce n'est qu’au titre d’événements relatifs au IIIème siècle av. J.-C que Constantine est

2
L’Afrique du Nord antique et médiévale : monuments funéraires ; institutions autochtones. Pau, CTHS, 1995.

Dolmens isolés ou en petit nombre
Nécropoles mégalithiques
Constantine et sa région
Fig.5 : Carte des principales nécropoles mégalithiques du
Maghreb oriental (D. Bages d’après Camps 1995 : 18).
17

mentionnée pour la première fois dans les sources antiques (Tite-Live XXIX, 32). Elle
s'appelait alors Cirta.
Il est bien attesté aujourd'hui que son nom ne provient pas du mot phénicien Qart
(QRT) signifiant « ville ». En effet, sur les monnaies à légende néo-punique du IIème siècle
av. J.-C découvertes à Constantine, on lit le mot Kirthan (KRTN) débutant par la lettre kaph et
non qoph comme c'est le cas pour QRT (Gsell 1927 : V, 273 ; Bertrandy 1994 : 1966). Il
semblerait qu'il faille chercher l'origine de ce nom dans la langue libyque, issue de la
civilisation éponyme protohistorique d'Afrique du Nord regroupant toutes les populations à
l'exception des Egyptiens et des Carthaginois, encore mal connue aujourd'hui.
Cirta entre dans l'Histoire par le biais des récits des guerres puniques chez les auteurs
antiques. Entre 206 et 203, la ville appartient au roi masaesyle Syphax (Tite-Live XXX, 12,
XXX, 44 ; Gsell 1927 : III, 176 ; Gsell 1927 : V, 100), considéré comme « le plus puissant des
rois africains » à cette période (Camps 1960 : 167). Il possède en effet le royaume le plus
étendu (fig.6) de la région.



De plus, il profite des querelles de succession entre les princes massyles du royaume
voisin pour agrandir son territoire à l'Est (Camps 1960 :169). Peut-être Cirta fut-elle annexée
à cette époque ? En se basant sur les écrits de Tite-Live, Stéphane Gsell, un des premiers
cartographes civils de cette région, prenait plutôt position pour l'hypothèse selon laquelle
Cirta faisait partie des anciens états masaesyles (Tite-Live XXX, 12 et 44), et non des
conquêtes récentes puisqu'elle est mentionnée comme capitale de Syphax.
A cela, Gabriel Camps, chercheur au centre Camille Julian, répondait que Cirta n'est
mentionnée comme capitale que pour l'année 203. Il penchait plutôt pour l'hypothèse selon
Siga
Iol
Cirta
Carthage
NUMIDES
GARAMANTES
GETULES
GETULES
Maurétanie
Masaesyles
Massyles
Fig.6 : Les royaumes africains au IIIème siècle av. J.-C (D. Bages d’après Blas de Roblès 2003).
18

laquelle Cirta faisait partie du royaume massyle avant son annexion par les Masaesyles
(Camps 1960 : 168). Sa position excentrée ne lui permettait pas de jouer le rôle de résidence
royale ; le noyau de la puissance masaesyle se trouvant plus à l'Ouest (Camps 1960 : 159-
161), autour de la ville de Siga, véritable capitale de Syphax. C'est en effet dans cette ville que
le roi faisait battre sa monnaie, et non à Cirta. Cette hypothèse est d'autant plus probable que
Tite-Live (Tite-Live XL, 17) mentionne un territoire situé à la limite des deux royaumes,
plusieurs fois disputé entre Gaïa, le roi massyle, et Syphax. Ce territoire pourrait très bien
renvoyer à Cirta et sa région (Camps 1960 : 176). G. Camps conclut que c'est à la suite de
l'annexion de Cirta sur le royaume massyle qu'elle fut amenée à jouer le rôle de capitale
orientale, doublé de celui de place forte du royaume masaesyle. En 205, lors des problèmes de
succession massyle évoqués plus haut, Massinissa, fils du roi Gaïa qui venait de mourir, est
évincé du pouvoir par son oncle, et envoyé en Espagne pour servir son royaume en tant que
militaire. D'après les théories de St. Gsell, « évincé » ne serait pas le terme exact. En effet,
selon lui, la royauté revenait au plus âgé « des mâles vivants, issus de mariages légitimes »
(Gsell 1927 : V, 122). Il semblerait qu'au moment de la succession massyle, Massinissa soit
plus jeune que son oncle, à qui revient naturellement le pouvoir. En tous les cas, en 203,
Massinissa est de nouveau présent sur le sol africain. Il réussit à lever une armée et s'allie avec
les Romains. Aidé de Laelius, il affronte Syphax et le fait prisonnier. Massinissa est alors
reconnu roi des Massyles par ses sujets, et confirmé dans son pouvoir par Scipion au nom du
Sénat romain. Il semble que le fils de Syphax, Vermina, lui succède et règne sur la partie du
territoire masaesyle restant à l'Ouest. Il semble aussi que dès 201, Massinissa entreprend la
conquête de ce royaume. Les étapes de cette conquête sont confuses (Camps 1960 : 189-191).
En tous les cas, quand Polybe, historien grec (202-120 av. J.-C) fait la connaissance de
Massinissa, il règne sur la Numidie réunifiée ; à savoir tout le territoire que couvraient les
pays massyle et masaesyle (Polybe XV 5, 13). Il ouvre son royaume à l'influence hellénistique
par le commerce notamment. Ainsi, des amphores rhodiennes sont découvertes dans des
sépultures à Constantine (Berthier 1943 : 23-32). De plus, Massinissa attire les Grecs dans son
royaume. Une colonie grecque est installée à Cirta (Ptolémée Evergète in Camps 1960 : 201
note 652). Elle va se mêler à la population numide puisque dans les inscriptions du sanctuaire
consacré à Baal Hammon, découvertes dans les proches environs de Constantine, dix-sept
inscriptions grecques sont présentes, parmi lesquelles une inscription en caractère grec
rédigée en langue punique (Berthier, Charlier 1955 : 205-210 et 232). Enfin, Massinissa
agrémente ses banquets de musiciens grecs (Ptolémée Evergète in Camps 1960 : note 252). Il
règne jusqu'en 148 et laisse un royaume prospère à ses successeurs et fils, Micipsa, Gulussa et
19

Mastanabal.
Massinissa ayant laissé le soin à Scipion Emilien de régler sa succession, ce dernier
décide que les trois fils régneront à part égale sur un royaume toujours uni. Micipsa survit à
ses deux frères et règne seul sur le royaume massyle. Il poursuit l'œuvre de son père. Quant à
sa capitale, Cirta, il la fait embellir (Strabon, XVII 3, 13), sans plus de détail. Il règne jusqu'en
118 et laisse son royaume à ses trois héritiers : ses deux fils légitimes, Adherbal et Hiempsal
ainsi qu'à son neveu et fils adoptif, Jugurtha (Gsell 1930 : 142).

2.3 Les guerres de Jugurtha

Pendant la période allant de 148 (succession de Massinissa) à 46 (arrivée de Jules
César en Afrique), aucun événement important, ou plutôt jugé digne d'être rapporté par les
auteurs antiques ne semble s'être déroulé en Afrique du Nord, si ce ne sont les guerres de
Jugurtha. Il est donc indispensable de rappeler, de façon somme toute résumée, ces épisodes
au cours desquels se profilent quelques rares fois l'histoire de Cirta.
Le règlement de la succession de Micipsa est différent de celui de son père. Cette fois-
ci, les héritiers ne s'entendent pas et un partage du royaume est décidé (Salluste, XII, 1).
Jugurtha fait alors assassiner son frère Hiempsal. A la suite de ce crime, la population
du royaume se divise en deux pour se ranger dans sa majorité du côté d'Adherbal. Jugurtha se
rend alors maître de toute la Numidie. Vaincu, Adherbal se réfugie dans la province romaine
d'Afrique après avoir envoyé des ambassadeurs à Rome dans le but d'y chercher de l'aide.
Rome n'était pas encore intervenue dans ces conflits fratricides. Le Sénat décide de
donner audience aux deux rois, et au final, de partager le royaume entre Adherbal et Jugurtha.
La partie occidentale du royaume, celle qui touche à la Maurétanie, revient à Jugurtha alors
que la partie orientale touchant à la province romaine et comprenant Cirta, revient à Adherbal
(Gsell 1927 : V, 193 ; Salluste, XII-XVI). Avant cette décision, il est impossible de connaître
le statut de Cirta. Dans l'éventualité où elle serait restée la capitale, Salluste, principal
rapporteur de ces événements, ne précise pas qui de Jugurtha ou d'Adherbal régnait sur cette
cité.
Jugurtha souhaite cependant posséder le royaume numide dans sa totalité (Gsell 1927 :
VII, 147). Quatre ans après le partage, c'est-à-dire en 113, Jugurtha entre en guerre contre son
frère qui ne marche contre lui qu'après avoir envoyé une ambassade à Rome. Attaquée à
l'aube, l'armée d'Adherbal est vaincue. Le roi, accompagné de quelques cavaliers, réussit à se
20

réfugier dans sa capitale, Cirta. Jugurtha installe alors un siège devant la cité. Sur l'isthme
permettant l'accès à la ville, il creuse un fossé et élève des tours. Le siège dure depuis cinq
mois lorsqu’Adherbal, à cours de vivres, envoie de nouveau deux hommes, partis de nuit, en
Italie pour implorer l'aide de Rome. Le Sénat convoque Jugurtha à Utique. Après de longues
discussions, les émissaires romains repartent sans avoir obtenu la levée du siège de Cirta.
C'est alors qu'interviennent les Italiens habitant Cirta pour laquelle ils « prenaient une part
active à la défense » (Gsell 1930 : VII, 151). Ces Italiens apparaissent comme très influents
car ils persuadent le roi Adherbal de se rendre à Jugurtha, certains que Rome ne les
abandonnera pas. Ils avaient tort. Après cette soumission, Jugurtha fait massacrer son frère,
tous les Italiens de Cirta ainsi que tous les hommes portant des armes. Jugurtha se rend alors
maître de Cirta.
Rome est désormais obligée de sauver son honneur en lançant une guerre contre le roi
numide. Ce qui est fait au début de l'année 111. Cette première guerre fut de courte durée car,
dit-on (Salluste XXVIII, 5 ; Gsell 1930 : VII, 165), le consul chargé du commandement fut
acheté par Jugurtha. Pour autant, Jugurtha se soumet publiquement et livre un butin de guerre
en échange de la conservation de son royaume.
La guerre est loin d'être terminée. Jugurtha, mandé à Rome après sa soumission, aurait
fait assassiner un de ses cousins en plein cœur de la Ville. Cet acte suffit au Sénat pour
prendre la décision de lancer à nouveau une guerre en Numidie. Elle se déroule entre 111 et
110 et s'achève sur une victoire numide.
Après cet échec, l'armée romaine prend ses quartiers d'hiver et les soldats s'illustrent
dans le pillage et la corruption. Ces comportements déchaînent les passions à Rome et le
Sénat donne les pleins pouvoirs au consul Metellus, élu en 109, pour qu'il mène une véritable
guerre contre Jugurtha. Plusieurs batailles marquent cette guerre : celle du Muthul (actuel
Oued Mellègue (Gsell 1930 : VII, 185)), de Zama, de Thala et de Vaga (fig.7). A l'exception
de Zama, ces batailles sont remportées par l'armée romaine. Cette guerre voit aussi le
développement de la guérilla et de la mise à sac systématique de nombreuses cités numides
par les soldats romains (Gsell 1930 : VII, 184-215). Cirta est d'ailleurs prise par Metellus en
108.
Après s'être soumis une première fois au consul Metellus, Jugurtha se rétracte et, allié
à son beau-père Bocchus, roi de Maurétanie, il marche vers Cirta près de laquelle l'armée
romaine a pris ses quartiers d'hiver. Au début de l'année 107, l'ancien lieutenant de Metellus,
Marius, est élu consul. Il a pour mission de terminer la guerre contre Jugurtha. Metellus avait
pour obligation d'attendre son successeur. A la nouvelle de l'arrivée de Marius, Jugurtha et
Collo
Skikda
Constantine
Jijel
Bejaïa
Setif
Annaba
Béja
Le Kef
Gafsa
Sousse
Tunis
M
e
l
l
è
g
u
e
Zama
Zama
Saldae
Igilgili
Sitifis
Chullu
Rusicade
Cirta
HippoRegius
Sicca
Jama
Sidi Amor
Carthage
Utique
Hadrumetum
Thapsus
Capsa
Thala
Tebessa
Theveste
M
u
t
h
u
l
A
m
p
s
a
g
a
Rhu
m
e
l
Vaga
Constantine : nom moderne
Cirta : nom antique
Vaga : batailles décisives dans les guerres
opposant Rome à Jugurtha.
0 50 100 150
km
Fig.7 : Localisation des villes où eurent lieu les batailles les plus importantes dans les guerres de
de Jugurtha.(D. Bages d'après Gsell1930 : VII, 185)
20b
21

Bocchus se retirèrent dans des régions d'accès difficile (Gsell 1930 : VII, 230). A cette date, la
Numidie orientale est aux mains de l'armée romaine. Le nouveau consul livre çà et là de
nombreux combats et cette guerre diffère peu de la précédente : incursions des Numides dans
des pays soumis aux Romains ; mise à sac de cités numides ; prise de la ville de Capsa dans
le sud par les troupes de Marius. Ce dernier décide de déplacer le conflit plus à l'ouest, près du
fleuve Mulucha (actuelle Moulouya) qui sert de frontière entre la Numidie et le royaume de
Maurétanie. Il semblerait que le but de Marius était d'influencer Bocchus pour qu'il se décide
à lui livrer Jugurtha. Entre temps, au cours de l'été 106 (Gsell 1930 : VII, 242), Cirta était
reprise par les armées numides. Après sa victoire sur une place forte près du fleuve Mulucha,
Marius repart vers Cirta. C'est alors que Jugurtha et son allié Bocchus marchent à nouveau
vers Cirta dans le but d'attaquer Marius. A la suite de deux batailles décisives marquées par un
échec des armées numides et maures, Marius entre en vainqueur dans Cirta avant l'hiver 106.
Jugurtha ne dépose pas les armes pour autant. Cependant, Bocchus, probablement découragé
par sa double défaite et espérant une récompense de Rome, se décide, après de nombreux
pourparlers, à livrer Jugurtha à Marius et à son lieutenant Sylla. Ce qui fut fait en 105.
Jugurtha, emmené à Rome pour figurer au triomphe de Marius, meurt quelques jours après
dans les prisons du Capitole de Rome (Gsell 1930 : VII, 261).
Ainsi disparût ce roi numide qui avait, pendant sept ans, tenu tête à la République. Il
est à nouveau possible d'affirmer ici que l'histoire de Cirta n'apparaît que de manière
irrégulière au cours du récit de ces guerres. Ce qui importe, à une échelle plus large, c'est que
Rome s'intéresse désormais à ces royaumes africains et qu’ils vont s'impliquer dans l'histoire
romaine à tel point qu'ils finiront par disparaître pour devenir des provinces de l'empire.


3. Disparition de la Cirta numide

3.1 Rétablissement de la monarchie

Après la défaite de Jugurtha, le Sénat romain décide, non pas de conquérir le territoire
pour en faire une province, mais de rendre le royaume à Gauda, frère du roi vaincu. On sait
très peu de choses sur ce personnage. Si ce n'est que jugé débile de corps et d'esprit (Salluste
LXV, 1 ; Gsell 1930 : V, 163), Micipsa l'avait désigné héritier en seconde ligne après ses trois
fils Adherbal, Hiempsal et Jugurtha. Dès les débuts de la guerre, Gauda s'était allié aux
22

Romains et Marius lui promit qu'en échange de son aide, le royaume lui reviendrait (Gsell
1930 : VII, 263). Ce qui fut chose faite en 104. Il semble cependant qu'il n'obtint pas la
totalité du royaume tel que le possédait son grand-père Massinissa. La partie jouxtant la
Maurétanie fut offerte à Bocchus pour prix de sa trahison. De plus, un autre royaume numide
s'interpose entre la Maurétanie et la Numidie orientale de Gauda (Gsell 1930 : VII, 290), sans
pour autant que nous ayons plus de détail.
En tous les cas, Gauda hérite de la Numidie orientale dont la capitale demeure Cirta. A
sa mort en 88, son fils Hiempsal II en hérite. C'est le fils de ce dernier, Juba Ier, qui à son tour
hérite du royaume autour des années 55. Il déplace sa capitale à Zama, ville dont la
localisation exacte est encore inconnue. Cirta semble rester une des cités les plus riches du
royaume de Juba puisque l'auteur du Bellum Africum la qualifie « oppidum opulentissimum »
(XXV, 3).
C'est à peu près tout ce que l'on sait sur ce qui se passe en Afrique du Nord pendant
plus d'un demi-siècle, entre les guerres de Jugurtha et l'expédition de Jules César.

3.2 Le règlement des affaires d'Afrique

Au cours du règne de Juba Ier, l'opposition entre Jules César et Pompée éclate en
Italie. Après la mort de Pompée en 48, le conflit se déplace en Afrique du Nord. En effet, les
partisans de Pompée, dirigés par Metellus Scipion, beau-père de Pompée, s'étaient réfugiés
sur ce territoire. L'armée pompéienne se réorganise et Juba Ier met à leur disposition quelques
quatre mille fantassins, des cavaliers et une soixantaine d'éléphants (Gsell 1930 : VIII, 43).
Ces effectifs s’ajoutent aux dix légions de Scipion.
Décidé à terrasser cette opposition, Jules César arrive en Afrique dans le courant du
mois d'octobre 47 accompagné de dix légions. Sur place, il peut compter sur le soutien des
deux rois maures Bocchus et Bogud ainsi que sur le condottiere Publius Sittius de Nucerie. Ce
dernier était déjà présent sur le sol africain depuis une dizaine d'années ; accompagné de ses
hommes, il exerçait le « métier » de mercenaire en intervenant dans les guerres que se
livraient les rois africains. Passant de l'un à l'autre, il se mettait au service du plus offrant.
Ainsi, il comprit tout l'intérêt de se ranger du côté de César. Si le dictateur l'emportait, c'était
la certitude d'une belle récompense.
Aidé de ses alliés, César remporte, en 46, la victoire à Thapsus, sur l'actuelle côte
tunisienne. Cette victoire a pour conséquence d'importantes modifications politiques et
23

territoriales. Elle est d'abord synonyme de disparition totale du royaume numide. Le roi maure
Bocchus, qui régnait sur la partie occidentale de l'actuelle Algérie, reçut pour récompense la
partie occidentale du royaume d'un roi numide portant le nom de Massinissa II, dont le
territoire s'étendait jusqu' à l'ouest de Cirta (Gsell 1930 : VIII 156). La partie orientale du
royaume de Juba I
er
est transformée en province romaine sous le nom d'Africa nova, par
opposition à l'Africa créée en 146 après la destruction de Carthage.

3.3 La création de la confédération cirtéenne

C'est à ce moment que Cirta connaît un destin particulier. La ville est prise lors de la
guerre contre Juba, par Sittius. En cadeau de victoire, César offre la ville et sa région au
condottiere et à ses hommes. Sittius meurt en 44. On ne connaît pas clairement le devenir de
la cité qui semble déjà être transformée en colonie dès 26 av. J.-C. En effet, des duumvirs y
sont mentionnés (ILAlg2, 800). C’est d’ailleurs un Sittius qui exerce cette fonction. De fait,
Cirta a suivi l'assimilation classique à l'empire en devenant colonie.
Mais entre la fin du règne de Néron (37-68) et la fin du I
er
siècle, le cadre romain
administratif traditionnel est modifié par l'adoption d'une institution nouvelle : la
confédération cirtéenne. Trois villes, Chullu, Rusicade et Milev qui deviendront par la suite
des colonies, sont associées à Cirta pour former la république des quatre colonies. A cela
s'ajoutent des villes et villages, les pagi dont les castella (villes moyennes) sont les chefs-
lieux (fig.8). Tout ce territoire est dirigé par les triumvirs de Cirta et forme un état
indépendant à l'intérieur de la province romaine. Il y avait un seul conseil siégeant à Cirta.
L'origine de cette confédération n'est pas encore fixée. Plusieurs thèses s'affrontent.
Notamment celle dans laquelle prévaut une origine autochtone, et celle qui présente Sittius
comme l'inventeur de cette confédération (Heurgon 1957 : 7-24).
Ce qui est certain, c'est que deux siècles plus tard, entre 253 et 268, cette confédération
est dissoute. Il semble évident que cette dissolution n'a pu s'effectuer que sur ordre impérial.
D'après Claude Lepelley, « la disparition de cette institution originale correspond bien au
nivellement institutionnel caractéristique de l'époque tardive » (Lepelley 1981 : 384).
Cependant, après la dissolution de cette confédération, les magistrats de la ville de Milev
furent des triumvirs et non des duumvirs. Toujours d'après Cl. Lepelley, cet usage traditionnel
fut peut-être conservé dans les autres colonies devenues autonomes. Mais aucune inscription
n'est venue confirmer cette hypothèse.
Tucca
CHULLU
RUSICADE
Paratianis
Tacatua
HIPPO REGIUS
CALAMA
Thibilis
Ksar Mahidjiba
Aquae Thibilitanae
CIRTA
Caldis
Tiddis
Celtianis
Cast. Elephantum
Mastar
MILEV
Uzelis
Phua
Arsacal
Saddar
Subzuar
CUICUL
Thigillava
Sila
Sigus
Tigisis
Gadiaufala
THUBURSICU NUMIDARUM
0 50
km
Limite du territoire de Sittius.
Extension maximum probable de la
confédération cirtéenne.
Colonie de la confédération.
Pagus Cirtéen.
Fig.8 : Limites du territoire de Sittius et de la confédération cirtéenne. (D. Bages d'après
Bertrandy 1994)
23b
24

4. Après la confédération

L'histoire de Cirta reste mal connue après cette dissolution. A la suite des réformes de
Dioclétien, la ville devient la capitale d'une nouvelle province : la Numidie cirtéenne. Le
territoire de cette province correspondait à celui de l'ancienne confédération, agrandi de la
région de Cuicul.
Elle est ensuite assiégée par Domitius Alexandre. Ce vicaire d'Afrique s'était proclamé
empereur à Carthage en 308. Le préfet du prétoire de Maxence, Rufius Volusianus, écrasa en
310 les forces de l'usurpateur qui se réfugia dans Cirta. La ville fut assiégée, prise et en partie
détruite.
L'Afrique se rallie par la suite à Constantin dès sa victoire sur Maxence en 312. Cirta
est alors en partie reconstruite et prend le nom de Constantine en l'honneur de l'empereur.
Au IVème siècle, Constantine fut un des hauts lieux de l'affrontement entre chrétiens
et donatistes. Les donatistes sont des chrétiens radicaux qui accusent les clercs de l'Eglise de
traîtrise envers la religion. Les clercs ont donné les Saintes Ecritures aux soldats romains au
moment de la persécution de Dioclétien. Les donatistes ont alors appelé ces clercs des
traditores. Les donatistes ont profité d'une révolte sociale, connue sous le nom de révolte des
circoncellions (circum cellae : autour des greniers), pour étendre leur pouvoir dans les villes
en ralliant à leur cause les plus pauvres.
A Constantine, il est fait mention d'un procès verbal daté du 19 mai 303 qui donna lieu
à une saisie des Livres Saints et des objets de culte, accompagnée de la confiscation du lieu de
réunion par le curateur de la ville, Munitius Felix. Ce n'est qu'après l'avènement de Constantin
que les chrétiens de Constantine recouvrèrent leurs biens. L'empereur fit même construire, à
ses frais, une basilique dans la ville.
Le Bas Empire est une période tout aussi mal connue en ce qui concerne l'histoire de
Constantine. Elle est conquise entre 430 et 439 par les Vandales après avoir été une des rares
villes à résister. Puis, elle est reprise par les troupes byzantines de Bélisaire entre 533 et 534.
Enfin, c'est vers le VIIème siècle qu'elle est conquise par les cavaliers arabes qui déferlent par
vagues sur le Maghreb.
D’une manière générale, la Grande Histoire de Cirta-Constantine est parvenue jusqu’à
nous. Cette histoire nous fait comprendre à quel point la ville tenait une place importante dans
les territoires qu’elle dirigeait. Les écrits antiques en font une ville de premier plan, le plus
souvent capitale d’un royaume ou d’une province. Il manque cependant beaucoup de détails
25

dans ces écrits auxquels s’ajoutent des vides historiques à l’intérieur desquels Constantine
disparaît.
A partir d’aujourd’hui, il est temps de combler ces vides grâce à l’appui de la
recherche archéologique de terrain, qui peut seule apporter des réponses à plusieurs questions
historiques restées ouvertes à ce jour.





II. Historiographie de
la recherche



Delamare 1850 : pl.159




27

Fig. 9 : Voûte recouvrant la source
d’eau chaude aujourd’hui tarie.
(Photo : D. Bages, septembre 2005)
Quatre éléments sont primordiaux dans l'histoire de la recherche archéologique à
l'intérieur même de la ville de Constantine : les premiers voyageurs, la Commission
scientifique, la société archéologique et l'Atlas de Stéphane Gsell.

1. Les premiers voyageurs

Alger est conquise par les troupes françaises en 1830, Constantine en 1837. Avant
l'exploration quasi systématique du territoire nouvellement acquis par les militaires puis les
scientifiques, des voyageurs parcourent le Maghreb avec une préoccupation de naturalistes et
de géographes. Ils relèvent cependant quelques inscriptions et monuments bien conservés
(Février 1989 : 26).
En 1724-25, Jean-André Peyssonel (1694-1759), médecin à Marseille, est envoyé en
Afrique du Nord sur ordre royal dans le but d'étudier l'histoire naturelle des régences d'Alger
et de Tunis. Dans une série de lettres à l'abbé Bignon, alors conseiller d'Etat, il rend compte de
ses observations, et notamment des vestiges antiques (Ravoisié 1846 : III note 1). Ses travaux
ne sont publiés que bien plus tard, en 1838, par un des membres de l'Institut, Adolphe Dureau
de la Malle (1777-1857). Avant d'entrer dans la ville de Constantine, J.-A. Peyssonnel décrit
les restes de l'aqueduc traversant la vallée au point de rencontre du Rhumel et de l'Oued Bou
Merzoug. Une fois entré à l'intérieur de la ville, il observe naturellement ce qui est le plus
remarquable, à savoir le ravin sur lequel est jeté un pont « assez étroit, à trois rangs d'arcades
et dont deux arches sont tombées » (Dureau de la Malle 1838 : 302). Il parle du pont el
Kantara, non loin duquel il a pu observer un arc de triomphe à trois ouvertures et ne portant
aucune ornementation. Peut-être est-ce l'arc mentionné par Léon l'Africain ? Un vestige de
mur en élévation se situait dans l'axe de cet arc de triomphe. En l'absence d'une étude plus
approfondie, il est impossible de déterminer si cet arc servait de porte d'entrée à un édifice
public. J.-A. Peyssonnel relevait aussi des
inscriptions près de la source d'eau chaude
Sidi-Mimoun, recouverte d'une voûte et
située dans le rocher sous la Casbah (fig.9).


28

Il mentionne ensuite trois portes permettant d'accéder à la ville, une du côté du pont el
Kantara et deux autres sur l'isthme au Sud-Ouest. Sur cet isthme, le docteur Peyssonnel
indique des vestiges de fortifications et une double muraille. La seconde enceinte lui paraît
« très ancienne » (Dureau de la Malle 1838 : 305). Il pénètre ensuite dans la ville qu'il décrit
simplement comme un « amas » de rues mal percées aux maisons mal construites sans
« édifice qui mérite la moindre attention » (Dureau de la Malle 1838 : 305). Il a cependant
remarqué quatre arcs qui, selon lui, soutenaient le dôme d'un temple. Nous verrons plus tard
qu'il s'agissait d'un tétrapyle. Il décrit succinctement la Casbah comme un château entouré
d'une muraille, rempli d'habitations et d'inscriptions latines en réemploi. Enfin, il a vu,
toujours à la Casbah, les citernes « encore en bon état » (Dureau de la Malle 1838 : 307)
alimentées par un canal en pierre mais qui ne semblait plus fonctionner à cette époque.
A sa suite, entre 1720 et 1732, un docteur en médecine d'Oxford, Thomas Shaw
(1694-1751), réside dans la régence d'Alger. Il y est chapelain de « la factorerie anglaise »
(Ravoisié 1846 : III note 1). Ses études portent sur la géographie, la physique et la philologie
(et par conséquent les vestiges) dans la régence d'Alger, mais aussi celle de Tunis, en Syrie,
en Egypte et en Arabie (Ravoisié 1846 : III note 1). Son livre paraît à Oxford en 1738. Il est
traduit en français en 1743. Th. Shaw décrit le littoral algérien d'Ouest en Est, avant d'évoquer
les villes de l'intérieur des terres, comme c'est le cas de Constantine, où il se trouve en 1728
(Playfair 1877 : 48). Les ouvrages qui servent de base à ses observations sont ceux des auteurs
antiques et des géographes arabes du Moyen Age. Sa description générale de la ville est
exacte. Ainsi, il a pu observer la forme en « presqu'île » du rocher (Shaw 1743 : 156) dont
l'accès ne se fait que par une étroite langue de terre de cent mètres de large (un « demi-
stade », Shaw 1743 : 157), placée au Sud-Ouest. Au Sud-Est, le rocher est séparé de la plaine
par un ravin, et se termine au nord par un précipice de près de 200 mètres de profondeur
(« cent brasses », Shaw 1743 : 157). Ce même rocher s'incline vers le Sud. Lorsque Th. Shaw
regarde le paysage depuis le Nord du rocher, il observe un paysage de vallées et de collines à
perte de vue. Ce qui correspond bien à la vision de la région du Hamma-Bouziane (fig.10)
que l'on regarde encore aujourd'hui
depuis le boulevard placé sous les murs
de la Casbah.


Fig.10 : Vue de la vallée depuis l’ex
boulevard Joly de Brésillon (Photo :
D. Bages)

29

Fig. 11 : Dessin de l’arc de
triomphe dit Kasr el Goulah
exécuté par Th. Shaw
(Playfair 1877)
A l'Est, le regard de Th. Shaw fut arrêté par une chaîne plus haute que la ville : la
montagne Sidi M'Cid, devenue aujourd'hui zone résidentielle, et probablement moins
impressionnante qu'à l'époque.
Tout se complique lorsque Shaw propose une description des monuments en élévation.
Il signale deux portes, la principale au Sud-Ouest, et l'autre à l'Est, sur le pont, « d'une belle
pierre rougeâtre, qui ne le cède pas au marbre » (Shaw 1743 : 158). Il n'est pas d'accord sur ce
point avec le docteur Peyssonnel qui a vu, trois ans auparavant, trois portes dont une en
marbre blanc. Ce différend d'observation se poursuit dans la description de l'arc de triomphe,
dit Kasr el Goulah. Th. Shaw le place sur la langue de terre au Sud-Ouest permettant l'accès à
la ville, alors que J.-A. Peyssonnel le situe non loin du pont. La restauration du pont el
Kantara, effectuée en 1791-92, donne raison à J.-A. Peyssonnel. Si Peyssonnel et Shaw
s'accordent sur la composition en trois arches d'ouverture de l'édifice, ils s'opposent cette fois
sur son ornementation. Alors que J.-A. Peyssonnel ne
signalait aucune trace de décoration, Th. Shaw, quant à lui,
y aurait vu « toutes les bordures et les frises enrichies de
figures de fleurs, de faisceaux d'armes et d'autres
ornements » (Shaw 1743 : 159). Or, comble du paradoxe,
tous ces reliefs n'apparaissent pas sur le dessin fourni par
Shaw lui-même (fig.11). L'hypothèse d'Amable Ravoisié,
architecte de la commission d'exploration scientifique,
permet de comprendre cette différence d'interprétation. En
effet, Th. Shaw publie son récit dix ans après son passage à
Constantine. Par ailleurs, A. Ravoisié affirme qu'il ne
travaillait pas seul et que des informateurs lui fournissaient
des communications sur les monuments des cités (Ravoisié
1846 : 11-12). Au moment de la publication, Th. Shaw affirmait même avoir vu de ses
propres yeux les monuments en question. Idrisi, géographe du XIIème siècle, évoque « un
édifice romain destiné aux jeux scéniques » d'une part, et « un édifice très ancien » d'autre
part. L'hypothèse d’A. Ravoisié est que Shaw aurait confondu ces deux monuments à travers
toutes ses communications. Ne se trouvant pas sur place au moment de la publication, il
n'aurait pu vérifier ses dires et aurait placé l'arc de triomphe sur la langue de terre en lui
attribuant une ornementation. Cette dernière, toujours selon A. Ravoisié, devait appartenir en
réalité à « l'édifice très ancien » encore en élévation au XIIème siècle. Pourtant, Idrisi ne fait

30

Fig.12 : Pont el Kantara en 1765, avant sa
restauration. (Dessin : J.Bruce)
aucune mention de cette décoration ; A.
Ravoisié suppose alors qu'une tradition
florale devait exister « quelque part » et que
Th. Shaw « à l'aide de son érudition aura
retrouvé la trace dans le pays » (Ravoisié
1846 : 11). Evidemment, il est impossible
aujourd'hui de trancher puisque tous ces
monuments ont disparu. Il faut cependant
retenir que le témoignage et les dessins de
Thomas Shaw sont loin d'être fiables. Ce qui
ne semble pas être le cas des dessins de James
Bruce.
Le voyageur écossais James Bruce (1730-1794) est consul d'Angleterre à Alger. En
1768, il publie son voyage en Nubie et Abyssinie. Dans l'introduction, il évoque ses voyages
en Afrique du Nord où il fit exécuter des dessins, dont un du pont el Kantara daté de 1765
(fig.12). C'est la dernière vue de ce pont avant sa restauration effectuée par l'architecte Don
Bartolomeo, originaire de Port-Mahon selon les uns (Gsell 1901 : 6), ou de Sicile selon les
autres (Ravoisié 1846 : 28). Cette opération est ordonnée par Salah Bey en 1791-92 (Playfair
1877 : 49). Les dessins de J. Bruce ne sont connus qu'en 1877, quand son compatriote le
Lieutenant-colonel Playfair les fait en partie reproduire. Alors que quarante ans auparavant,
J.-A. Peyssonnel affirmait que seulement deux arches étaient écroulées, le dessin de Bruce
montre plus de dommages : le pont se sera probablement dégradé entre 1724 et 1765.
Plus tard, en 1785-86, l'abbé Jean-Louis Marie Poiret (1754-1834), qui se veut aussi
naturaliste, visite la partie Est de la régence d'Alger. C'est par une série de lettres envoyées à
des amis, et notamment à M. Forestier, médecin, que nous connaissons le récit de son voyage.
Dans sa lettre portant le numéro vingt-quatre, il parle de son arrivée à Constantine par le Sud-
Ouest, seul accès permettant d'entrer dans la ville, là où la plaine est « couverte de pans de
murs renversés, de vestiges de citernes et d'aqueduc ». Les vestiges semblent si importants
qu'ils font supposer à l'abbé Poiret que Cirta, qu'il nomme « Cirthe » (Poiret 1789 : 165), était
plus étendue que ne l'est Constantine en 1785.
Avant de pénétrer dans la cité, il la contourne en partant du Nord et en tournant dans le
sens inverse des aiguilles d'une montre pour se diriger vers l'Est. C'est au Nord qu'il emprunte
un escalier taillé dans le roc pour descendre jusqu'au Rhumel, et aboutir sous la voûte

31

Fig.13 et 14 : En haut, gros plan sur les piles
inférieures du pont. Vue du caducée et de la
tête de bœuf décrits par l’abbé Poiret
(Delamare 1850 : 117). En bas, relief encastré
dans la pile inférieure du pont el Kantara.
Décrit par les voyageurs du XVIIIème siècle
qui visitèrent Constantine (Delamare 1850 :
118).
naturelle où les femmes venaient laver leur linge juste avant les cascades. En faisant le tour de
la ville, il observe qu'elle est défendue par des remparts aux pierres noirâtres mais il ne
précise pas si ces murailles encerclent la cité, ou si elles ne sont présentes qu'en quelques
endroits. La ville est aussi gardée par une garnison turque qui « loge dans les restes d'un grand
et ancien bâtiment orné de quelques restes de très belle architecture » (Poiret 1789 : 166). A
ce stade du récit, l'abbé Poiret n'est pas encore entré dans Constantine. Faut-il comprendre que
ce bâtiment est assez important pour être visible dans ses détails depuis l'extérieur de la ville ?
En fait, il ne ferait que confirmer la description de Th. Shaw qui mentionne une garnison
turque logeant dans la citadelle de la ville dans « les restes d'un grand et magnifique
bâtiment » (Shaw 1743 : 158). L’abbé Poiret décrit ensuite les portes, dont il ne précise ni le
nombre ni l'emplacement exacts, composées de pierres rougeâtres « presque aussi fines que le
marbre » (Poiret 1789 : 166). Il pense qu'elles remontent à une haute antiquité mais ne donne
pas plus de détails et passe directement à la description du pont el Kantara.
Ce dernier, dont « les arches, les galeries et les colonnes étaient ornées de guirlandes,
de festons, de têtes de bœufs et de
caducées » semble « bien conservé ».
L'affirmation est bien curieuse, surtout
qu'il est avéré que ce pont est en partie
écroulé jusqu'au moment de sa
restauration en 1791-92, comme il est
précisé plus haut. De plus, aucune colonne ni galerie n'apparaît sur le dessin de Bruce. Poiret
s'est-il imaginé, en même temps qu'il le décrivait, le pont antique intact. Tête de bœuf et
caducée sont effectivement présents, mais sur les arches inférieures du pont, et en un seul
exemplaire chacun (fig.13).
Cela laisse supposer que Poiret est descendu dans le ravin pour les observer de près
ainsi que le bas relief situé entre les deux arches de
l'étage inférieur, représentant deux éléphants affrontés
et surmontés par une femme (fig.14).






32

Cependant, le témoignage de l'abbé Poiret est inégal. Pourquoi tant d'exactitude dans
certains détails de l'ornementation et si peu de rigueur dans la description générale du pont ?
En effet, à aucun moment il ne donne le nombre d'arches ou d'étages, ni même le matériau
principal de construction. « A quelques distances de ce pont » (Poiret 1789 : 167), l'abbé
Poiret aurait vu l'arc de triomphe accompagné de vestiges « à demi ruinés » déjà signalés par
ses prédécesseurs. Il n'apporte pas d'élément nouveau dans la description. En effet, il
mentionne seulement les trois arcades d'ouverture « dont les bordures et les frises sont ornées
de fleurs, de faisceaux d'armes et de plusieurs autres figures » (Poiret 1789 : 167).
Après cette excursion autour du rocher, l’abbé Poiret pénètre enfin à l'intérieur de la
ville. Il n'évoque que de manière très vague les rues basses et étroites ainsi qu'un palais du
bey, à peine différent d'une maison particulière. Mais finalement, ce voyageur s'intéresse plus
à la faune et la flore de la région de Constantine – ce qui est le but premier de son expédition
– qu'aux monuments antiques encore en élévation en 1785-86.
La ressemblance entre le récit de l'abbé Poiret et celui de Thomas Shaw est à plusieurs
reprises frappante. Il semble que J.-L. Poiret s’est contenté, la plupart du temps, de recopier
mot pour mot la description du théologien anglican. C'est notamment le cas pour le bâtiment
dans lequel loge la garnison turque, mais aussi pour la décoration de l'arc de triomphe (bien
que pour ce dernier, l’abbé Poiret fournit la localisation exacte, à la différence de Th. Shaw).
Les emprunts de l'abbé Poiret se poursuivent pour la description du pont el Kantara. Il reprend
exactement les phrases de Shaw, sans même changer un article.
Au final, une dernière question s'impose : l'abbé Poiret s'est-il réellement rendu à
Constantine? Il est probable que oui, ne serait-ce que parce qu'il place correctement l'arc de
triomphe. Mais ce naturaliste, plus intéressé par la faune et la flore que par l'archéologie, ne
s'est probablement pas arrêté assez longtemps devant les monuments pour les décrire en
détail. Il appartient aux érudits de son temps ; il doit donc connaître les écrits de Th. Shaw
ainsi que la traduction française publiée en 1743. Peut-être en a-t-il même emporté un
exemplaire pour son voyage. Et s'il est vrai que Thomas Shaw « est resté longtemps le maître
à penser des voyageurs (…) qui découvrirent à sa suite la Régence d'Alger » (Février 1989 :
28), il est compréhensible que l'abbé Poiret se soit largement inspiré de ses descriptions.
C'est au cours de son expédition que l'abbé Poiret rencontre un autre de ces premiers
voyageurs, Louiche René Desfontaine (1750-1833). Ce dernier est membre de l'Académie des
Sciences et professeur de botanique au jardin du Roi. C'est en sa qualité de botaniste qu'il est
envoyé dans les régences d'Alger et de Tunis entre 1783 et 1786. Il associe sur la fin de son
voyage l'abbé Poiret à ses recherches. En plus de son souci de naturaliste, et comme tous les

33

premiers explorateurs venus d'Europe, il observe les vestiges et les mœurs des habitants. Mais
ses Fragments d'un voyage dans les régences de Tunis et d'Alger ne sont publiés qu'en 1838,
avec la Relation d'un voyage sur les côtes de Barbarie de J.-A. Peyssonnel, par M. Dureau de
la Malle. Il n'apporte pas beaucoup d'éléments nouveaux puisqu'il décrit, tout comme ses
prédécesseurs, le ravin, le pont el Kantara, l'arc de triomphe, et à peine l'intérieur de la ville.
Devant le peu d'informations disponibles – et qui plus est contradictoires – il est
nécessaire de rappeler que les voyageurs du XVIIIème siècle sont des naturalistes. Leur
mission n'est pas de décrire les vestiges archéologiques. Il est donc tout à fait compréhensible
que leurs récits n'évoquent que succinctement l'aspect des villes, et à peine leurs vestiges.
Cet état de fait change progressivement à partir de 1830,

pour s'accélérer après la prise
de Constantine.

2. La Commission d'exploration scientifique

Quelques précisions chronologiques sont essentielles dans la compréhension du
contexte idéologique dans lequel s'inscrit cette commission scientifique.
C'est entre 1830 et 1833 que naît l'idée d'envoyer des scientifiques en Afrique du
Nord, dans un territoire partiellement conquis. Les conquêtes successives des villes
s'accompagnent de la volonté de mieux connaître le pays pour mieux le maîtriser.

2.1 1830-1833

Dans un premier temps, la conquête militaire est le principal objectif de ces
expéditions. Officiellement, le gouvernement ne s'occupe pas de l'histoire antique du nouveau
territoire. Cependant, l'intérêt pour les vestiges aperçus se manifeste, bien que ce soit toujours
des initiatives individuelles et spontanées. Ainsi, les carnets des Brigades Topographiques –
militaires effectuant des relevés destinés à la mise en place des cartes – mentionnent très
souvent les vestiges en place.
D'un autre côté, les instances scientifiques françaises ne portent qu'un vague intérêt à
l'Algérie jusqu'au 1er mars 1833, date à laquelle le ministre du Commerce fait parvenir à
l'Académie des Inscriptions et des Belles Lettres la copie d'une épitaphe chrétienne du VIème
siècle. Cette découverte, et surtout la prise de conscience d'un passé chrétien en Algérie
marque un tournant dans la manière d'envisager ces territoires. A partir de ce moment,

34

l'Académie se passionne pour le passé chrétien de l'Algérie, complètement disparu depuis
l'implantation de l'Islam. La même année, elle encourage les fouilles à Annaba-Bône,
récemment conquise, et s'impose comme la « tutrice scientifique » (Dondin-Payre 1994 : 18)
de la recherche en Algérie. Le 18 novembre 1833, le duc de Dalmatie, Président du Conseil et
ministre de la Guerre, décide d'intensifier les recherches en Algérie.
Commence alors une longue période d'affrontement et de désaccord entre le ministère
de la Guerre et l'Académie, qui ont tous deux des intérêts différents dans l'intervention en
Algérie. Le premier souhaite se servir des éventuelles Commissions envoyées sur le terrain
pour faire un bilan de la colonisation, dans le but de justifier ou non sa poursuite, tout en
cherchant les traces de Rome et de son armée. L'Académie, quant à elle, tient à mettre en
place une recherche fondamentale dans tous les domaines scientifiques.

2.2 1833-1842

De 1833 à 1836, diverses Commissions sont mises en place par l'Académie ; leur but
est d'étudier la géographie et la colonisation de « l'Etat d'Alger » (Dondin-Payre 1994 : 22)
qui n'est pas encore nommé Algérie. Les rapports se succèdent mais aucune mesure concrète
n'est prise et aucun explorateur n'est envoyé sur le terrain.
Le 14 août 1837, le ministre de la Guerre, le général Bernard, décide l'envoi dans le
nouveau territoire d'une Commission scientifique dont le but est de « rechercher et réunir (…)
tout ce qui peut intéresser l'Histoire et la géographie de la contrée, l'industrie, les sciences et
l'art » (Dondin-Payre 1994 : 29). Les futurs membres sont proposés par les ministères de
l'Instruction Publique, des Travaux publics, de l'Agriculture, du Commerce et par les
Académies des Inscriptions et Belles Lettres et des Sciences. Ces deux dernières fixent le
programme et l'itinéraire à suivre en Algérie. Cette Commission est placée sous la tutelle du
ministère de la Guerre. Les instances militaires affirment leur désir de conquête et ne
souhaitent pas voir une Commission exclusivement composée de civils. Ils obtiennent donc la
présence de dix militaires sur les vingt-et-un membres que compte la Commission.
Elle part de Toulon en novembre 1839. Elle est dirigée par le colonel Jean Baptiste
Geneviève Marcellin, baron Bory de Saint Vincent (1778-1846), zoologue et botaniste. Le
baron s'était illustré auparavant en tant que président de l'expédition de Morée. En 1828-29, la
Grèce se libérait des Turcs qui refusaient cependant de quitter le territoire. Un corps
expéditionnaire français fut envoyé pour les chasser du Péloponnèse. On adjoint à ces

35

militaires une mission scientifique chargée de l'exploration du pays (Gran Aymerich 1998 :
47-48).
En Algérie, les premières recherches s'effectuent autour d'Alger. Les membres de la
Commission sont pleinement satisfaits tant que le climat est au beau fixe. Tout se complique
avec l'arrivée de l'hiver, les premières intempéries, et la décision du baron Bory de Saint
Vincent de disperser les membres aux quatre coins du pays. Ces derniers accompagnent alors
les colonnes expéditionnaires. Tous, et même les membres militaires, parlent des fièvres, de
la dysenterie et des blessures dont ils sont victimes, nécessitant parfois des hospitalisations
(Dondin-Payre 1994 : annexe 3 p. 91). A cela s'ajoute une mauvaise coopération de l'armée
qui interdit la plupart du temps l'accès aux sites pour raison de sécurité, et refuse aux
membres de la Commission les rations alimentaires qui leur sont dues. Le ministre de la
Guerre rappelle à l'ordre le maréchal Valée, gouverneur général d'Algérie, en lui imposant une
meilleure collaboration avec la Commission (Dondin-Payre 1994 : 36).
Les membres envoient à Paris, par le biais du baron Bory de Saint Vincent, des
rapports mensuels de leur activité. Entre le 5 septembre 1841 et la fin de l'année 1842, ils
reçoivent la notification de leur retour en France via Alger. En fait, la durée de l'exploration
n'a jamais été fixée au départ. La fin s'est imposée d'elle-même, faute de budget.
La publication des résultats devait suivre de près le
retour des derniers membres, non sans mal. En effet, les
mésententes s'accumulent. Les membres qui ne sont plus
indemnisés pour l'achèvement de leurs travaux sont obligés
de retrouver un emploi, et n'ont que peu de temps à
consacrer à la publication. Le baron Bory de Saint
Vincent tient absolument à diriger la publication et
s'insurge qu'il ne soit pas même consulté (Dondin-Payre
1994 : 52-54). Enfin, la Commission académique
(composée de vingt membres issus de l'Académie des
Inscriptions et Belles Lettres) chargée de la publication
doit en permanence obtenir l'aval du ministère de la
Guerre à propos de l'organisation générale de l'ouvrage.
Les premières livraisons imprimées sortent en 1844 et la
fin des travaux de publication est fixée par la
Commission du Budget au 31 décembre 1850 (fig.15).
Fig. 15 : Page de garde du
volume imprimé de
l’exploration scientifique de
l’Algérie paru en 1850 dont
l’auteur est le capitaine
Delamare.

36

Ce contexte idéologique est important pour comprendre et surtout apprécier les
premières études scientifiques en Algérie. L'incompréhension générale règne entre deux
mondes : d'un côté, une Académie désireuse d'étudier l'Histoire, la géographie et la population
d'un territoire dans le but de faire avancer la science ; de l'autre, une instance politique qui ne
voit en cette Commission qu’un moyen de faire progresser sur place la civilisation française
(Tableau des établissements français d'Algérie en 1840, CAOM F⁸⁰ 1596-1598 ; Dondin-
Payre 1994 : note 123 p.47).
Parmi les membres de la Commission, six s'occupent de près ou de loin de
l'archéologie du pays : le capitaine Carette (1808-1890), chargé d'histoire ancienne ; Louis
Berbrugger (1801-1869), le seul véritablement chargé de l'archéologie ; le médecin Jean-
Louis Guyon (1794-1870), chirurgien principal de l'armée d'Afrique ; le commandant
Edmond Pellissier, chargé d'étudier les mœurs et les instituions ; l'architecte Amable Ravoisié
(1801-1870) et le capitaine Adolphe Delamare (1793-1861) désigné comme dessinateur.
Parmi ces personnes, seules les deux dernières ont fourni une étude sur les vestiges de
Constantine.

3. Delamare et Ravoisié

Adolphe Hedwige Alphonse Delamare, officier d'artillerie, capitaine de l'armée
d'Afrique est affecté en Algérie en 1832. Jugé quasiment inapte par ses supérieurs du point de
vue militaire, ils lui reconnaissent cependant de l'intelligence et d'excellentes capacités à
dessiner (Dondin-Payre 1991 : 250). Il semble que le capitaine Delamare s'ennuie dans sa
nouvelle affectation. Alors, lorsque la Commission d'exploration est créée en 1839, il
demande à être rattaché à celle-ci. Il n'était pas pressenti pour en faire partie au départ mais il
y est admis comme membre adjoint en novembre 1839, puis titularisé en 1841.
On lui donne la fonction de dessinateur, sans autre précision (Dondin-payre 1991 :
250). Entre 1840 et 1851, il effectue de son plein gré des dessins à vocation archéologique
(plans des villes, relevés d'inscriptions et de mosaïques, plans et coupes de nombreux
monuments antiques ou médiévaux) alors que ces tâches sont plutôt dévolues à l'architecte
Amable Ravoisié. La date de 1851 peut surprendre : les membres de la Commission sont en
effet revenus en France en 1842. En fait, Delamare obtient un congé spécial pour rester en
Algérie et malgré plusieurs affectations à des postes en France, il refuse de revenir jusqu'à sa
mise à la retraite forcée en 1851.

37

Pendant ce laps de temps, il séjourne plusieurs fois à Constantine. Il s'y trouve en
novembre 1840, en 1841 (sans plus de précision), de mai à juillet 1842 et en été 1843. En
février 1844, il part de Constantine pour participer à l'expédition militaire du duc d'Aumale
dans le sud de la province, en tant que dessinateur préposé aux relevés des vestiges antiques.
Il revient à Constantine en juin de la même année pour repartir en juillet vers Skikda-
Phillipeville (Gsell 1912 : II-III).
Seule une partie de ses dessins et aquarelles sont publiés, 193 exactement, dont une
quarantaine sur Constantine. A. Delamare ne se contente pas que du dessin. Il prend aussi en
charge des fouilles et l'acheminement vers Paris de nombreux objets recueillis dans la
province de Constantine, dont la très célèbre mosaïque de Neptune et d'Amphitrite découverte
en 1842 aux portes de la ville (fig.16).



La publication de ses dessins, parue sous le titre Exploration scientifique de l'Algérie
(…) : Archéologie est incomplète. N'ayant aucune formation historique ou archéologique, A.
Delamare ne peut interpréter ce qu'il dessine. Léon Renier est donc désigné pour commenter
Fig. 16 : Mosaïque de
Neptune et d’Amphitrite
découverte à Constantine et
conservée au musée du
Louvre (Gravure : Delamare
1850 ).

38

Fig 17 : Vue en coupe d’un
monument antique, d’une
inscription relevée sur les piliers et
sa localisation sur le plan de
Constantine. (Gravure : Ravoisié
1846 : pl. 14).
les relevés du capitaine Delamare (Gran-Aymerich 2001 : 120). Ce dernier avait d'ailleurs
accompagné le chef de file de l'épigraphie française en Algérie, en 1850, dans le but de
relever des inscriptions. Ce travail n'est cependant jamais effectué et le volume d’A. Delamare
est donc réduit aux seules planches. Il faut attendre 1912 et l'intérêt que Stéphane Gsell porte
à cette œuvre, pour que paraisse un texte explicatif, avec toutes les contraintes de localisation
que soixante ans de décalage impliquent. Malgré les quelques erreurs contenues dans les
inscriptions latines et les inexactitudes dans la perspective des dessins, A. Delamare est
considéré par l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres comme « l'un des membres de
l'expédition dont les travaux ont le plus enrichi la science » (Dondin-Payre 1991 : 251).
Pendant tout le temps que dure l'aventure de cette Commission scientifique, que ce soit en
France ou en Algérie, A. Delamare se trouve bien souvent confronté à celui qui est
officiellement chargé des relevés architecturaux : Amable Ravoisié.
Cet architecte de métier est, à l'inverse du capitaine Delamare, proposé comme
membre de la Commission par le ministre de l'Instruction Publique lui-même dès 1837
(Dondin-Payre 1994 : 91). Il doit cette faveur à sa
participation à l'expédition de Morée au cours de
laquelle il s'est illustré comme assistant d'Abel Blouet,
architecte grand prix de Rome. A. Ravoisié est admis
comme architecte mais il semble souvent désigné
comme « chargé
des travaux
d'archéologie
(…) [et] des
dessins de
l'antiquité » (Dondin-Payre 1994 : 91). Ce qui
explique bien des conflits avec A. Delamare. En effet,
leurs travaux se recoupent, leur tâche respective
n'étant pas clairement définie. C'est ainsi qu’A.
Ravoisié dessine des plans de villes et des monuments en élévation, accompagnés de coupes
et de plans (ce qui couvre ici sa véritable fonction outrepassée par A. Delamare) (fig.17). Il
dessine aussi des vues plus pittoresques dépassant son métier d'architecte (fig.18) et organise
quelques fouilles pour éclairer des points de construction (Gran-Aymerich 2001 : 190). Le
ministère de la Guerre avait en effet accordé à Bory de Saint Vincent un fond spécial pour
pratiquer des fouilles en cas de nécessité (Dondin-Payre 1994 : 32-33).

39

Fig 18 : Vue générale de la ville en 1840
(Gravure : Ravoisié 1846).
En Algérie, A. Ravoisié ne
s'acclimate que difficilement, à tel
point qu'il revient en France d'octobre
à décembre 1840. Il repart ensuite
pour demeurer sur place jusqu'en
1842. Il fait partie de ceux qui tardent
beaucoup à terminer leur travail en
vue de la publication. Ce retard
s'explique par le litige qui l'oppose à
A. Delamare, à savoir la répartition de
leurs dessins dans leur ouvrage
respectif. Finalement, certaines planches paraissent chez les deux auteurs. Même si tous les
dessins du capitaine Delamare ne sont pas publiés, Amable Ravoisié voit son œuvre
considérablement réduite puisque les volumes prévus après les deux tomes parus en 1846 ne
voient jamais le jour.
Delamare et Ravoisié sont les deux seuls personnages au sein de cette Commission
scientifique à relever avec quelque détail des monuments en élévation, ou des objets issus de
découvertes fortuites ou programmées provenant de Constantine. Cependant, l'œuvre d’A.
Delamare pose de gros problèmes de localisation faute de textes contemporains plus précis.
Ses planches apportent néanmoins une aide certaine dans l’étude de la topographie de la ville
antique de Constantine.

4. La Société Archéologique

De fait, la base la plus précieuse pour cette étude figure dans les recueils de la Société
Archéologique de la ville.
Jusqu'en 1850, hormis la Commission d'exploration scientifique composée de
militaires et de civils, aucun spécialiste de l'épigraphie latine ne s'est rendu dans le nouveau
territoire. A l'automne 1850, Léon Renier (1809-1885), alors sous-bibliothécaire à la
Sorbonne, se rend en Algérie accompagné du capitaine Delamare. S'il est vrai que les travaux
de L. Renier assurent « à l'épigraphie française une place de premier plan sur la scène
européenne » (Gran-Aymerich 1998 : 154), ils détournent cependant de manière catégorique

40

l'archéologie algérienne qui désormais « sera en grande partie faite à partir des textes
[épigraphiques] seuls plus qu'à partir des fouilles » (Février 1989 : 37).
Cette méthodologie s'inscrit profondément dans les mentalités (et malheureusement
jusqu'à aujourd'hui encore) pour s'imposer comme ligne de conduite à la première instance
scientifique de la ville mise en place : la société savante.
Bien avant Alger ou Oran, Constantine est la première à se doter d'une société savante
sur le modèle français, à l'époque en plein développement. Elle est créée à la fin de l'année
1852 par trois hommes : le colonel du Génie Creully, alors directeur des fortifications de la
province de Constantine (Recueil de la Société Archéologique de Constantine (RSAC) 1854 :
IV), premier vice-président de la Société, Léon Renier et Auguste Cherbonneau, secrétaire de
la Société, nommé en 1846 professeur à la chaire d'arabe de Constantine, avant de devenir
directeur du collège d'arabe d'Alger, et de passer aux Langues Orientales de Paris en 1879
(Février 1989 : 40-41). Les fonctions des trois fondateurs laissent déjà supposer l'orientation
scientifique choisie par cette nouvelle société savante. Le Génie militaire, principal corps de
l'armée, se distingue dans la publication de nombreux articles dans les recueils ; ce qui
s'explique par les découvertes effectuées au cours des travaux qu'ils accomplissent. Les
fondateurs comptent également un épigraphiste latiniste : sauver le plus d'inscriptions possible
semble la principale préoccupation de cette Société savante. Preuve en est la partie, souvent
imposante, consacrée, dans les recueils, aux inscriptions relevées au moment de leur
découverte et traitées hors de leur contexte archéologique. Le troisième fondateur, un
professeur d'arabe s'occupe de publier de nombreuses inscriptions et études sur la ville et le
département, de la période antique à la période arabe.
Cette société savante se fixe comme programme de « recueillir, conserver, décrire »
(Cherbonneau, RSAC 1853 : 13). Les découvertes sont nombreuses. La ville étant en pleine
reconstruction, les édifices arabo-turcs sont rasés en plusieurs endroits laissant place à une
architecture européenne classique. La Société manifeste avant tout une vocation
archéologique, mais elle envisage son action dans une acception bien plus réduite que ce que
laisse entendre sa devise. En effet, seuls le petit et le moyen mobilier archéologique et les
inscriptions, sont recueillis (lorsqu'ils ne disparaissent pas après la découverte). Les vestiges
des constructions monumentales, quelles qu'elles soient, n'intéressent pas. A l'inverse d'une
ville comme Cherchell, les découvertes en centre-ville ne sont pas préservées. Après des
relevés (loin d'être systématiques) plus ou moins succincts, sous forme de description et plus
rarement de plans, les constructions antiques sont noyées dans le béton, ou le plus souvent
réemployées dans les constructions modernes, offrant ainsi des matériaux à faible coût.

41

Fig.19 : Page de garde du
premier annuaire de la
société archéologique paru
en 1853.
Malgré tout, il faut remarquer le travail fourni par les membres de cette société qui ont
tout de même réussi à « conserver » une partie du patrimoine archéologique de la ville et sans
qui « on aurait eu le regret de voir disparaître pièce à pièce les souvenirs de l'antiquité
romaine » (Anonyme, RSAC 1854-55 : I). L'antiquité romaine est évidemment le point de
mire de la Société archéologique. L'idéologie de l'héritage romain s'inscrit en filigrane de la
conquête française en Algérie, tant sur le plan militaire que scientifique et même culturel.
Le premier « annuaire » de la Société
Archéologique paraît en 1853 (fig.19) avant de devenir peu
après, en 1863, un « recueil » édité une fois par an jusqu'en
1937. Par la suite, il ne paraît que tous les quatre ou cinq
ans jusqu'en 1971 ; ce qui porte le nombre de numéros
publiés à soixante et onze. La Société Archéologique est
composée d'un bureau de cinq à neuf personnes ; de
membres titulaires auxquels viennent s'ajouter les
membres correspondants. D'après l'article 3 des statuts de
la Société, le nombre de membres titulaires est illimité.
Pour devenir membre, il suffit de faire une demande par
écrit, d'être présenté par deux membres et d’être admis au
scrutin secret au cours de la séance qui suit celle de la
présentation.
Des militaires et des civils, membres souscripteurs
de la Société, écrivent dans cette publication. Ces derniers
sont en majorité des fonctionnaires en poste dans l'administration de la ville ou de la région,
auxquels s'ajoute le curé de Constantine, qui s'occupe de la période chrétienne.
Parmi ces membres, certains sont plus ou moins actifs ou prolifiques. Lazare Costa est
passionné par l'archéologie et le patrimoine de la ville dans laquelle il réside. Cet « infatigable
explorateur » (Marchand 1866 : 38) parcourt « sans relâche et chaque jour » les chantiers de
constructions à l'intérieur de la ville et ses environs. Ne faisant pas partie des membres de la
Société au moment de sa constitution, il se met pourtant à son service en y faisant parvenir les
copies des inscriptions qu'il recueille un peu partout. Lazare Costa a su créer un réseau
d'informateurs lui communiquant les découvertes qu'il manque (Marchand 1866 : 22 note 1).
Il entreprend même à plusieurs reprises et à ses frais des fouilles à Constantine, et notamment
sur la colline du Coudiat, près de la pyramide Damrémont (fig.2). Il met au jour une vingtaine
de sarcophages d'époque romaine (sans plus de précision) pour la plupart doublés d'un

42

sarcophage en plomb (Marchand 1866 : 38). De par ses prospections, L. Costa réunit une
collection d'objets relativement importante dont il fait don au Musée de la ville à sa mort en
1877.
Une des préoccupations de la Société Archéologique de Constantine est de doter la
ville d'un musée. C'est pourquoi elle demande aux populations de conserver leurs découvertes
plutôt que de les utiliser en matériau de construction (RSAC 1865 : 115). Dans un premier
temps, les objets sont regroupés à la mairie puis dans un musée créé en 1854-55 par le maire
et le président de la Société, MM. Séguy-Villevaleix et De Lannoy, au bas de la place du
Caravansérail. Ce musée n'est que provisoire. Par ailleurs, beaucoup d’objets ne s'y trouvent
pas et servent d'ornements urbains. Des inscriptions sont placées dans le Square Valée (actuel
Square Benacer) construit peu avant 1866, à l'entrée de la ville. Des inscriptions et des statues
ornent le palais du Bey reconverti en quartier général militaire. Enfin, des inscriptions sont
exposées dans la cour de l'Hôtel des Domaines (Marchand, RSAC 1854-55 : 145). La
collection Costa est venue enrichir ces premiers regroupements. Il faut attendre 1930 pour que
soit construit le véritable musée de la ville, le Musée Gustave Mercier – en l'honneur du
premier maire de la ville, élu en 1884 (Gatt 2002 : 279) – actuel Musée National Cirta
(fig.20).

Enfin, il est important de préciser que la Société Archéologique de Constantine est très
présente lors de la reconstruction de la ville. De nombreuses personnes étaient chargées des
comptes-rendus des découvertes. Elle entreprit aussi spontanément des travaux de
dégagements des vestiges, notamment à Djemila (antique Cuicul) en 1878 (Février 1989 :
42) : ce qui explique la présence au Musée Cirta d'une statue féminine nommée « la dame de
Djemila ».
Plus d'un siècle d'existence et soixante et onze numéros composés d'articles
archéologiques, historiques et géographiques, expliquent l'importance de ces sources.
Parallèlement, il est indispensable de mettre ces travaux en relation avec l'Atlas
Archéologique de Stéphane Gsell.
Fig. 20 : Vues
du musée
national
(Photos : site
officiel du
musée).

43

5. L'Atlas archéologique

Stéphane Gsell (1864-1932) est un historien de l'Antiquité étrusque et romaine.
Agrégé d'Histoire en 1886, il est membre de l'Ecole Française de Rome entre 1886 et 1890. Il
mène des fouilles dans la nécropole de Vulci en 1889. Sa méthode et son expérience lui
valent d'être nommé à l'Ecole supérieure des Lettres d'Alger, qui devient faculté en 1890
(Gran-Aymerich 2001 : 134). A partir de là, sa carrière s'oriente définitivement vers l'Afrique
du Nord. De 1891 à 1904, il accomplit des missions d'exploration systématique de l'Afrique
du Nord, qui aboutissent à la présentation des Monuments Antiques de l'Algérie et à la
publication de l'Atlas archéologique en 1911.
S'appuyant sur des notices manuscrites rédigées par les officiers des Brigades
topographiques, il parcourt inlassablement tout le territoire et répertorie les sites
archéologiques qu'il rencontre. Il les place ensuite sur des cartes au 1/200 000
e
, divisées en
plusieurs feuilles. La région de Constantine correspond à la feuille 17, et la ville même au
numéro 126.
Pour Constantine, l'Atlas synthétise toutes les découvertes effectuées depuis 1840 et
les dessins de Delamare jusqu'en 1911. St. Gsell a placé sur une carte sommaire du centre
ville (Gsell 1911 : 16) des numéros indiquant l'emplacement des sites. Pour chacun d'eux, il
renvoie à une bibliographie de référence, ce qui lui permet de ne pas rédiger une notice
complète de la découverte. A cela s'ajoute un historique de la ville, une notice géographique
et une bibliographie sélective concernant Constantine.

La recherche archéologique à Constantine, dont les prémices apparaissent dans les
récits des premiers voyageurs, est active dès la prise de la ville par les troupes françaises en
1837. Elle est prolongée par l'activité d'une société savante présente au moment de la majorité
des découvertes. Son activité ne s'est pas démentie jusque dans les années 60, à Constantine
même, mais surtout dans sa région. Il est cependant regrettable que l'activité archéologique
dans le centre ville de Constantine ait été synonyme de destruction : destruction de bâtiments
menant à la découverte de vestiges et destruction quasi systématique des vestiges en question.
Après l'indépendance de l'Algérie en 1962, faire partie de la Société Archéologique était plus
un titre honorifique que le symbole d'une véritable activité d'archéologue amateur. Cette
société est dissoute dans les années 70. Aujourd'hui, l'archéologie à Constantine est
représentée par le service détaché de l’ex Agence nationale de l'archéologie d'Alger. Ce

44

service loge dans le palais du Bey. Le musée national Cirta est aussi très actif en matière de
conservation du patrimoine. D’une manière plus large, une section archéologie était ouverte,
en 2006, à l’université de Constantine. Enfin, diverses associations, dont les « Amis du
Musée », se sont faites les héritières de la société archéologique du siècle dernier, dans le but
d’étudier le patrimoine de la ville, afin de le conserver, avec certes, de très faibles moyens
mais énormément de volonté.


Section 1–
La Casbah





46

Introduction (p.48)
***
Grotte des Pigeons S1-1 (p. 49-51)
***
Abri sous roche S1-2 (p. 52-53)
***
Remparts S1-3 (p. 54)
***
La porte du Vent S1-4 (p. 55-56)
***
Entablement S1-5 (p. 57)
***
Citernes S1-6 (p. 58-60)
***
Inscriptions mentionnant le Capitole S1-7 (p. 61-62)
***
Victoire S1-8 (p. 63)
47

Temples S1-9 (p. 64-66)
***
Eglise paléochrétienne S1-10 (p. 67-68)
***
Inscriptions S1-11 (p. 69-86)
***
Rues de la section (p. 87)
***
Carte (p. 87*)







48

S1-fig2 : La Casbah de Constantine en
1916. A droite, l’hôpital militaire. (Carte
postale : les amis de Constantine)

La Casbah désigne, en Afrique du Nord, une citadelle placée le plus souvent au point
le plus haut de la ville (S1-fig1). Par extension, le mot désigne tout le quartier entourant cette
citadelle, désignant ainsi le vieux centre d'une ville.
En 1839, la Casbah de Constantine se présente à la fois comme un quartier
d'habitations et un point stratégique de
défense. En effet, environ trois cent
habitations étaient construites, au milieu
desquelles logeait une garnison turque. Ce
quartier était séparé des autres par une
muraille, construite en matériaux de remploi,
plus ou moins régulière. A cela s'ajoute une
porte voûtée, sur laquelle J.-A Peyssonnel aurait
observé en 1724, une cuirasse et un casque
suspendus.
Au cours du dégagement des édifices de
la Casbah, de nombreux fragments architecturaux et de mobilier antiques furent mis au jour,
tels que des chapiteaux ioniques, corinthiens, des fragments de frises et diverses moulures,
des autels votifs, des fragments de statues, des inscriptions, … Dès 1847, tous ces vestiges
avaient disparu sous 2m28 de comblement.
Entre 1839 et 1847, tout ce quartier fut détruit. Les matériaux antiques et médiévaux
servirent de matière première à la construction d'un hôpital militaire et d'une caserne entourée
d'une enceinte (S1-fig2). Seules les citernes furent restaurées et conservées, puisque les
autorités françaises leur rendirent « leur première utilisation » (RSAC 1853 : 126) en 1847.
S1-fig1 : La Casbah
aujourd’hui. (Photo : M.
Guy)
49



Dénomination : Grotte des Pigeons.
Localisation : A la sortie du ravin, sur les
parois du rocher sous la Casbah, vers le
sommet, une haute et large ouverture :
c’est la grotte. L’ouverture principale se
trouve dans la falaise nord du rocher, sous
l’arsenal (S1-fig1).
Description : Avant 1916, la grotte n’était
accessible que par un chemin périlleux à
flanc de rocher.
Ensuite, cet accès fut plus facile grâce à
l’ouverture du boulevard de l’Abîme et la
mise en place d’un escalier pour descendre
à la grotte.
A. Debruge, auteur de la notice de
description générale de la grotte, est aussi
celui qui mit en œuvre le dégagement total
de la cavité au début de 1916, après avoir
organisé les fouilles de la grotte des Ours.
La grotte se divisait en deux salles. La
première, qu’A. Debruge nomme la
« principale » dont l’entrée regardait le
Nord-Ouest. Cette entrée mesurait 11 m de
large. En 1916, elle était murée. Ces
travaux furent réalisés par les services du
Génie et ce, pour protéger la Casbah
d’éventuels éboulements (S1-fig3).




L’entrée de la seconde salle regardait à
l’ouest. Cette dernière est la seule salle à
avoir été dégagée entièrement. Les déblais
furent déversés à l’entrée de la grotte et
dans le ravin.
Les deux salles communiquaient par un
sous sol argileux mais la salle principale ne
fut pas visitée.
Pour arriver à l’entrée de la seconde salle,
A. Debruge fit enlever des couches de
remblai tombées d’après lui de la salle
principale. A cela, ajoutons qu’ils ont pu
tomber de plus haut, de la Casbah même
qui a dû, au cours des siècles, faire l’objet
de multiples travaux.
Ces remblais présentaient une stratigraphie
assez nette, dont la couche la plus ancienne
contenait de nombreux tessons d’époque
romaine : des fragments de tuiles (imbrex
et tegulae) (d’où le fait de penser que ces
S1-fig3 : Entrée principale de la grotte ;
partie non explorée. (Photo : D. Bages)
50

déblais peuvent provenir de la Casbah où
pouvaient se trouver des bâtiments), des
fragments de plats et vases en sigillée telle
qu’elle était nommée à l’époque soit
« terre très fine et d’un beau rouge
vernissée, connue sous le nom de terre de
Samos » ; certains de ces tessons
présentaient des motifs. A cela s’ajoute
une grande quantité de fragments de
lampes. A. Debruge a conservé seulement
deux fonds de lampe présentant chacun
une inscription : C CLOSVC et
CFABFVS. On compte aussi dans cette
couche, des restes d’objets en verre ainsi
que des aiguilles en os. Enfin, cette couche
contenait un poinçon de bronze et deux
pièces de monnaie à surface effacée.
A. Debruge n’a pas fouillé les autres
couches constituant le remblai extérieur.
L’entrée de la seconde salle se présentait
sous la forme d’un abri sous roche (S1-
fig4).


Sous le talus qui s’était formé sur la
largeur de l’entrée, « à des profondeurs
variables », les fouilleurs ont prélevé des
ossements humains représentant une
dizaine d’individus dont plusieurs enfants.
« Ils se trouvaient enfouis sur toute leur
longueur, à même le sol, sans aucun
système de protection et nulle pièce
archéologique n’a été recueillie à leur
contact. » (RSAC 1916 : 16).
A l’intérieur de la grotte, l’industrie
romaine était absente.
Dans la grotte même, les ouvriers
découvrirent d’autres tombes à 1m sous la
surface. Dans un cailloutis protecteur, les
ossements étaient rassemblés en tas. Les
squelettes étaient incomplets. Parfois, un
vase, recouvrait les ossements ; ce qui
renvoie à un traitement post-mortem. Une
des sépultures contenait un petit vase non
décrit par A. Debruge.
D’autres tessons de grands récipients se
trouvaient dans la grotte mais aucun bord
ni fond n’étaient présents. Ce qui n’a pas
permis de reconstitution ni d’étude plus
précise en 1916.
Les sépultures ne présentaient aucune trace
d’incinération.
D’une manière plus générale, dans la
grotte, à la même profondeur que les
sépultures, les fouilleurs mirent au jour
deux aiguilles en os, une pointe en os, une
défense de sanglier perforée, un petit
polissoir en grès rouge, un ciseau, une
S1-fig4 : Entrée secondaire de la grotte.
Ouverture sur la cavité fouillée en 1912.
(Photo : D. Bages)
51

hache polie, cinq silex, une massette en fer
de forme cylindrique. Enfin, la grotte
contenait des ossements d’animaux :
équidé, bubale, chèvre, bœuf, singe,
sanglier. On ne sait en quelle quantité
étaient représentés ces animaux.
Aujourd’hui, les deux entrées sont toujours
visibles et accessibles. La « salle
principale » est encore murée. Quant à la
deuxième salle, elle n’est pas obstruée par
des remblais (S1-fig4). Ces derniers sont
toujours présents devant l’entrée
principale. Ils contiennent de nombreux
tessons de céramique.
Bibliographie : Debruge RSAC 1916 : 9-
23 ; Joleaud RSAC 1916 : 25-35 ;




















































52



Dénomination : Abri sous roche.
Localisation : Côté Nord du rocher, sous
la Casbah, « à quelques distances » avant
d’arriver à l’angle où s’élevait la poudrière
en 1914.
Description : En pratiquant des sondages
pour l’établissement du boulevard Joly de
Brésillon nommé Boulevard de l’Abîme
dans sa partie haute, à l’endroit précité, le
service des Ponts et Chaussées de la ville
rencontra un abri sous roche dissimulé
sous des éboulis « visiblement antérieurs
aux déblais rejetés des constructions fort
anciennes établies au-dessus » (RSAC
1914 : 177).
Cette information est apportée par M.
Boisnier, ingénieur en chef des Ponts et
Chaussées. Que signifie t-elle ? Quels sont
les éléments plus anciens que pouvaient
contenir ces éboulis (reconnus en plus par
un non-spécialiste et pas un archéologue) ?
En tous les cas, un des ouvriers pénétra
dans cet abri sous roche et en retira trois
vases intacts. Il n’est aucunement précisé
si cet abri contenait autre chose ni
l’emplacement exact des vases à
l’intérieur.
Deux de ces vases étaient en céramique
non-tournée de couleur rosée tirant sur le
gris par endroit. Le premier mesurait
12,7cm de haut sur 10cm de large à la base
et 14cm d’ouverture. Il ne portait aucun
décor. Le deuxième, « plus soigné
d’exécution » selon G. Marçais l’auteur de
la notice de découverte dans le recueil de
la société archéologique, mesurait 14,5 cm
de diamètre à la partie supérieure, 15,5 cm
de haut et 9,5 cm de large à la base. Il
présentait un décor noir à motifs
géométriques.
G. Marçais présentait ces éléments de
décor et la fabrication des vases elle-même
comme « nettement caractéristiques de la
céramique dite kabyle » (RSAC 1914 :
180) contemporaine. Pour affirmer cela, en
tant que non-spécialiste, il s’appuie sur une
étude de M. van Gennep qui a publié en
1911 une étude des poteries kabyles.
Cependant, G. Marçais apparentait ces
vases à une époque « fort » reculée de par
leur lieu de provenance, « cette excavation
bouchée par des éboulis antérieurs aux
déblais de la citadelle de Constantine ».
Ensuite, il pensait que la présence du
troisième vase allait dans le sens de
l’ancienneté de ces céramiques.
Il s’agit d’une coupelle à bord rentrant de
7,2 cm de diamètre extérieur (S1-fig5).
C’est une céramique tournée à pâte rouge
mat.
M. Marçais montra cette coupelle au
Révérend Père Delattre qui effectua des
fouilles dans la nécropole carthaginoise de
la colline de Byrsa. Il datait la partie de la
nécropole fouillée du IVème siècle av. J-C.
53

Il reconnut une analogie de forme entre
cette coupelle et d’autres qu’il mit au jour
dans la nécropole. Cependant, les
coupelles du Père Delattre présentaient
toutes un vernis noir. « Il croit toutefois en
avoir vu de rouges comme celles de
Constantine. »
Cette coupelle de Constantine était-elle
utilisée comme à Carthage, dans un
contexte funéraire ? Cependant faute d’une
description plus détaillée de cet abris sous
roche (emplacement exact des vases,
contenu de l’abri, voire plan de l’abri, …),
nous ne pouvons affirmer avec G. Marçais,
que ces trois vases sont de la même
époque.
Bibliographie : G. Marçais RSAC 1914 :
175-183 ;

















































54



Dénomination: Remparts.
Localisation : Entourant le quartier de la
Casbah.
Description : Il est fait mention de
remparts sur le côté Ouest de la Casbah.
Ce rempart mesurait encore en 1840, 150m
de long sur 1m50 de large et comptait 1m à
1m50 d'élévation. Une tour demi-circulaire
était incluse à ce rempart. Elle présentait
un diamètre de 10m (S1-fig5). D'après
l'architecte Amable Ravoisié, le système
d'appareillage et de taille était identique à
celui de la tour carrée dite Bordj Assous
(voir S7) : lits et joints parfaitement taillés,
parement extérieur à bossage avec
ciselures sur les arrêtes. Les matériaux
auraient pu être extraits des carrières de
Sidi M'Cid et du Mansourah.
Avant sa reconstruction par les militaires
français entre 1840 et 1852, la Casbah était
déjà entourée de murailles irrégulières. En
1846-50, les premières assises sont en
pierres de taille, laissant supposer qu'elles
sont antiques. Alors que le reste de
l'élévation présente un mélange de toutes
sortes de pierres mêlées avec des colonnes
et autres fragments d'architecture(S1-fig6).
Une réfection de ces remparts est déjà
mentionnée par el Khatib pour l'année
1284. Il est évident que ces murailles
furent plusieurs fois remaniées.
Bibliographie : Ravoisié 1846 : 16 ;
Cherbonneau 1849 : 185-212 Delamare
1850 : pl. 116-119-120 ; Cherbonneau,
RSAC 1853 : 127 ; Marchand RSAC
1854-55 : 143 ; RSAC 1862 : 151-157 ;
RSAC 1895-96 : 282 ; RSAC 1898 : 343 ;
Gsell 1901 : 365 ; Gsell 1911 : f. 17, 15
col. 1 ; Gsell 1913 : 114 ;











S1-fig5 : Remparts encore en place à
l’Ouest de la Casbah en 1840. (Dessin : A.
Ravoisié 1846 : 16)
S1-fig6 : En haut,
remparts remaniés
entourant le
quartier de la
Casbah en 1840. En
bas, gros plan sur
ces remparts.
(Delamare 1850 :
120)
55



Dénomination : La porte du Vent.
Localisation : Dans le rocher supportant la
Casbah.
Description : Il semble qu’une poterne
connue sous le nom de « porte du vent »
existait sous les remparts de la Casbah.
Cependant la localisation exacte de cette
porte demeure floue.
Les témoignages existants sont
contradictoires.
Tout d’abord, un article paru dans la
dépêche de Constantine en 1917, rappelle
le rôle joué par une troupe de volontaires
de l’armée française qui ont attaqué par
derrière la garnison de la Casbah, au
moment de l’assaut de la ville en 1837. Ils
auraient pénétré dans la Casbah par une
« porte romaine » qu’ils nomment « porte
du vent ». D’après cet article, cette porte
débouchait en bas dans la grotte des
Pigeons et en haut, dans la cour de la
Casbah, entre l’hôpital et l’arsenal. Pour
parvenir à la porte, les soldats auraient
suivi le sentier à flanc de rocher qui a
précédé la construction du boulevard de
l’Abîme. Ce sentier se situait entre la
dernière voûte naturelle du ravin et le
premier tunnel du boulevard de l’Abîme en
venant de la Préfecture.
Le deuxième témoignage est celui d’un
militaire, le général Cadart, qui a rédigé un
journal en 1838-39, paru en 1894. Il
mentionne la porte dans le récit d’une
promenade accidentée. Il ne localise pas
exactement l’endroit de la ballade mais elle
semble être à flanc de rocher puisque le
« sol était formé d’un roc glissant » avec
« à droite… des rochers à pic et à gauche,
on côtoyait un précipice d’une effrayante
profondeur ». D’un coup, les promeneurs
furent arrêtés par de la terre fraîchement
remuée. Elle provenait du dégagement
d’une « poterne romaine » pratiquée dans
un mur suivant la pente de l’escarpement.
Ce mur barrait le passage du sentier. Il était
construit en pierres de taille « placées par
assises régulières, dont les joints étaient
dégarnis ».
Le troisième témoignage situerait cette
porte toujours sur les pentes du rocher sous
la Casbah mais plutôt du côté des bains de
Sidi Mimoun, au Nord Ouest.
Auguste Cherbonneau se fait le rapporteur
d’une affirmation de Si Ahmed ben el
Mobarek qui donait le nom de Bab el
Rouah (Porte du Vent) à un rempart percé
de meurtrières situé au dessous du rocher
et surplombant la rivière qui longeait le
précipice. Cette localisation aurait été
confirmée par une note que le commandant
Foy aurait donnée à Auguste Cherbonneau.
Le commandant Foy plaçait la porte dans
« un mur romain construit en ce point pour
former la défense du Capitole ». Depuis les
bains de Sidi Mimoun, le commandant Foy
56

aurait atteint la porte par une série de
rampes tracées dans les talus et par une
série de marches taillées à même le roc. Le
commandant Foy mentionne que ces
aménagements furent remblayés en 1838
pour être remplacés par le mur qui entoure
l’hôpital militaire situé à l’Ouest de la
Casbah.
Enfin, le capitaine L. Jacquot, le dernier
témoin de l’existence de cette porte,
l’aurait vu après un affaissement des
remblais en 1917. Il affirme que cet
affaissement avait remis au jour, dans la
cour de la Casbah, le « cintre remanié » de
la porte et ce, sous le mur de l’arsenal. Ce
dernier témoignage replacerait la porte au
dessus de la grotte des Pigeons et non plus
au dessus des bains de Sidi Mimoun. Seul
détail remarquable, ce témoignage est le
seul à décrire la porte. Elle serait voûtée en
plein cintre et présentant probablement un
appareillage remanié.
Bibliographie : Cadart 1894 : 112-114 ;
Cherbonneau RSAC 1853 : 113-114 et
127 ; Jacquot RSAC 1916 : 91-95 ;











































57



Dénomination : Fragment d’entablement.
Localisation : Casbah ; formant le linteau
de porte de l’église. H. 52, l. 405.
Inscription : S1-Ins28
Q(uintus) Fulvius Q(uinti) fil(ius)
Qui[rin]a (tribu) F[aus]tus q[inquenn(alis)]
pr[aef(esctus) col(oniarum) (trium)]vir
aed(ilis) qua[e]stori|ciae potestatis o[b
h]onorem aedil[itatis] arcum quem
pollicit[us] erat | sua pecunia fecit
idem[q(ue)] dedicavit
Quintus Fulvius Faustus, fils de Quintus de
la tribu Quirina, quinquennal, préfet des
colonies, triumvir, édile revêtu de la
puissance questorienne, a fait et dédicacé
cet arc, avec son argent, promis en
l'honneur de l'édilité.
Description : Cette inscription servait de
linteau de porte pour l’église construite sur
le grand temple situé à la Casbah.
Son support représente une corniche
surmontée d’un fragment d’attique portant
l’inscription dédicatoire du monument, ici
un arc (S1-fig7). Il manque la frise et
l’architrave pour que l’entablement soit
complet, ainsi que la partie supérieure de
l’attique.
Comme cet élément mesurait un peu plus
de 4m de long, il est possible d’envisager
que les ouvriers chargés de la construction
de l’église n’ont pas été chercher ce
support bien loin de l’emplacement du
temple.
Bibliographie : Ravoisié 1846 : 33 et
pl.12 ; Delamare 1850 : pl. 153 n°1 ; Gsell
1912 : 137-138 ;
























S1-fig7 : Dédicace d’un arc. Support ayant
servi de linteau à la porte de l’église
paléochrétienne de la Casbah. (Gravure :
Delamare 1850 : 153)
58



Dénomination : Les citernes.
Localisation : Sud-Est de la Casbah.
Description : A l'intérieur de la ville, de
grands réservoirs étaient conservés en
1840.
D’après les voyageurs sir Temple et le
chevalier Falbe, ces réservoirs étaient
construits au moyen de petites pierres liées
avec beaucoup de mortier.
Ils comprenaient des chambres
rectangulaires dont le grand axe était
orienté du Nord-Est au Sud-Ouest. Sauf
dans la partie orientale, dix chambres se
suivaient sur deux rangées séparées par un
mur transversal, portant à sa partie
supérieure un corridor, au sud (S1-fig8).
D'étroites ouvertures mettaient en
communication les compartiments.
Les voûtes en berceau étaient renforcées au
milieu et aux extrémités par des arcades
saillantes (S1-fig9).

L'ensemble de la construction devait
mesurer 150m de long sur 50m de large au
maximum pour une contenance de
30 000m
3
. La partie Sud-Ouest était déjà
détruite au début de l’occupation française.
Une partie de l’alimentation de ces citernes
se faisait par l’eau de pluie. L’architecte A.
Ravoisié a dégagé l’angle nord du grand
temple. Il y a découvert un système de
canaux taillés dans le roc « disposés »
d’après lui « pour recevoir l’eau provenant
de la toiture » et la conduire vers les
citernes (S1-fig10).






S1-fig9 : Vue en coupe des citernes.
(Ravoisié 1846 : pl. 9)
S1-fig10 : En haut, angle du grand temple
dégagé. En bas, vue des deux conduites.
(Ravoisié 1846 : pl. 9)
15m 0
S1-fig8
N
59
60

En 1847, ces citernes furent en partie
restaurées et rendues à leur usage premier.
Avant cette date, elles servaient d’égout au
quartier d’habitations construit dans
l’enceinte de la Casbah. Après nettoyage
des réservoirs, leur hauteur était diminuée
de moitié par la construction d’une voûte.
Bibliographie : Temple et Falbe 1838 : 95
; Ravoisié 1846 : 30 et pl. 6 ; Delamare
1850 : pl. 119 ; Cherbonneau RSAC 1853 :
116-117 et 126 ; Vars, RSAC 1893 : 276 ;
Gsell 1901 : 268-69 ; Gsell 1911 : feuille
17 n°126 ; Gsell 1913 : 116-117 ;
























































61



Dénomination : Inscriptions mentionnant
le Capitole.
Localisation : Casbah.
Inscription : S1-Ins25
Synopsis | Iovis Victor argenteus | in
Kapitolio habens in capite co|ronam
argenteam querqueam |
5
folior(um) XXX
in qua glandes n(umero) XV fe|rens in
manu dextra orbem argen|teum et
victoria(m) palmam ferentem |
[spinar(um)?] XX et coronam folior(um)
XXXX | sinistra hastam arg(enteam)
tenens [---] |
10
sub inscr[ip]|tione [no]minis
Longani | Item in nymphaeo in corona
summa (in) | circumitu litterae n(umero)
XXXX auro inlumi|nate hederae
distinguentes incoctiles |
15
n(umero) X
scyphi dependentes auro inluminati
n(umero) VI | cantharum auro inluminatum
statuae | aereae n(umero) VI et cupido
marmoreae n(umero) VI Silani aerei
n(umero) VI manualia n(umero) VI
Inventaire d'un Jupiter Victorieux d'argent
dans le Capitole, ayant sur la tête une
couronne d'argent ornée de trente feuilles
sur laquelle sont des glands au nombre de
quinze, portant dans la main droite un
globe en argent et une Victoire tenant une
palme de vingt pointes et une couronne de
quarante feuilles, et dans la main gauche
une lance d'argent ...
Sous l'inscription du nom de Longanus.
Pareillement dans le nymphée, sur la
corniche la plus haute, en rond, quarante
lettres brillantes d'or, dix feuilles de lierre
séparant des vases ; six coupes suspendues
brillantes d'or ; six statues de bronze, un
Cupidon et six marbres ; six fontaines de
bronze ; six manuels (ou aiguières sur la
proposition de Pflaum).

S1-Ins26
argenteum in | kapitolio | ex (sestercium)
312 (milia ?)
...d'argent dans le Capitole pour la somme
de trois cent douze (mille) sesterces.

S1-Ins27
[argent]eum | [in] kapitolio | [ex]
(sectecuium) 312 (milia ?)
Description : Le mot « capitole » apparaît
dans trois inscriptions découvertes à la
Casbah. La plus importante,
archéologiquement, étant celle qui décrit
une partie de l'inventaire sacré entreposé à
l'intérieur du Capitole même. Elle
mentionne divers objets ainsi qu'une statue
de Jupiter qui n'a jamais été retrouvée (S1-
fig11).
Cette inscription fut dessinée par le
capitaine Delamare qui l’a vu sous la
forme d’une plaque de marbre divisée en
deux morceaux. Comme l’inscription
paraît incomplète, il est possible de
62

supposer un inventaire plus exhaustif et
plus détaillé que ce fragment.
Ces trois inscriptions (S1-fig12)
découvertes au même endroit ont suffi
pour que les premières études sur la ville
de Constantine place le Capitole de la
colonie romaine à la Casbah. Cette
assertion fut traditionnellement adoptée et
jamais démentie depuis.
Bibliographie Ravoisié 1846 : 18 et
29-31, pl.6-10 ; Delamare 1850 : pl. 119 ;
Cherbonneau, RSAC 1853 : 125-127 ;
Vars, RSAC 1893 : 240 ; Gsell 1901 : 152
et 193-94 ; Gsell 1913 : 116-117 ; Mercier,
RSAC 1953 : 30 ;

























S1-fig11 : Deux fragments
mentionnant l’inventaire d’une
partie des objets du Capitole.
(Delamare 1850 : 120)
S1-fig12 : Inscription mentionnant le
Capitole, découverte à la Casbah.
(Ravoisié 1846 : pl. 13)
63



Dénomination : Victoire.
Localisation : Casbah.
Description : Le mobilier mentionné dans
les découvertes du quartier de la Casbah
est probablement parvenu jusqu’au
XIXème

siècle sous la forme de fragments,
non conservés au moment de la
construction de l’hôpital militaire dans la
partie Ouest de la Casbah. Cependant, un
objet intact fut sauvé : la statue de la
Victoire (S1-fig13).
En bronze, d’une hauteur de 36cm, une
jeune femme représente une Victoire ailée
en vol, effleurant de ses pieds le globe,
symbole de l’Univers. Ce dernier est posé
sur un socle hexagonal. Cependant, ces
deux socles ne sont pas les originaux.
L’allégorie est vêtue d’une longue tunique
qui flotte derrière elle et qui, serrée sous
les seins, épouse la poitrine et bouffe tout
autour de la taille.
La statuette peut être datée de la fin du
IIème

ou du début du IIIème

siècle ap.J.-C.
L’inscription de l’inventaire mentionnait
une palme et une couronne accompagnant
la statue : étant donné la position refermée
de sa main droite, il y a fort à parier que la
statuette tenait ces attributs. Cette Victoire
pourrait être assimilée à celle de
l’inscription, d’autant plus qu’elle
conserve des traces d’argent sur sa tunique.
Il faudrait alors imaginer une statue
plaquée d’argent et non en argent massif.
Cette œuvre fut offerte à la ville en 1855
par le colonel du Génie Ribot. Elle est
alors placée au musée de la ville où elle est
encore visible aujourd’hui dans les
collections sous le numéro d’inventaire
722.
Bibliographie : Daremberg, Saglio 1877-
1919 : 830-854 ; Vars RSAC 1893-94 :
239-241 ; Mercier RSAC 1953 : 30 ;
Baratte, Bages 2003 : 172 ;















S1-fig13 : La
Victoire, au
musée. (Photo :
D. Bages)
64



Dénomination : Temples.
Localisation : Casbah.
Description : Au cours des travaux de
réaménagement de la Casbah par les
autorités françaises, deux soubassements
de temples furent dégagés. Il s’agissait de
deux temples périptères constitués d’un
pronaos et d’une cella. Ces deux temples
présentaient des dimensions différentes
comme le montre le plan au sol sur la S1-
fig14 ci-après (dessin D. Bages d’après des
gravures d’A. Ravoisié et du capitaine
Delamare)
La cella du petit temple était détruite mais
l’espace occupé par le monument fut
déterminé par un dallage au sol encore
visible en 1839. Le temple mesurait 33m90
de long sur 26m90 de large. Il reposait
directement sur le rocher et par endroits, le
socle semblait directement taillé dans le
roc au dire de l’architecte A. Ravoisié. La
chose n’est pas unique quand on sait que la
plupart des maisons de la vieille ville sont
posées à même le rocher. Dans certaines
maisons, le rocher apparaît encore dans la
cour intérieure.
Les assises des murs du socle du petit
temple étaient construites en pierres de
taille de grand appareil (S1-fig15).
Pour le soubassement du grand temple, les
matériaux utilisés sont de plus petite
dimension que pour le précédent.
Cependant, il mesurait 43m de long pour
34m50 de large (S1-fig16).

Quelques bases de colonnes étaient à leur
place primitive (S1-fig17 et 18).





S1-fig15 : Socle du petit temple, vestiges
en place dans le quartier de la Casbah.
(Ravoisié 1846 : pl. 8)
S1-fig16 : Socle du grand temple.
L’appareil est plus petit et plus régulier que
le précédent. (Ravoisié 1846 : pl. 8)
S1-fig17 : Ensemble de la base des
colonnes du petit temple à gauche et du
grand temple à droite. (Ravoisié 1846 : pl.
10)
N
0 10m
S1-fig14
65
66





D’après le diamètre de ces bases,
l’architecte Amable Ravoivié supposait
qu’elles mesuraient 17m de haut. Ce qui
lui fait encore dire que l’entablement
devait mesurer 4m50 et le fronton 8m. Ces
parties reposaient sur un soubassement de
4m31. L’ensemble du grand temple
pouvait atteindre une hauteur de 33m81.
La cella de ce grand temple servit de mur
receveur pour le mur extérieur d’une église
paléochrétienne.
Bibliographie : Ravoisié 1846 : 18 et 29-
32, pl. 6-10 ; Delamare 1850 : pl. 119-
120 ; Cherbonneau 1853 : 125-127 et note
3 ; Vars 1893 : 239-240 ; Gsell 1901 t.1 :
152 ; Gsell 1913 : 116-118 ;






































S1-fig18 : Profil de la base des colonnes du
petit temple (à gauche) et du grand temple
(à droite). (Ravoisié 1846 : pl. 10)
67

S1-fig19 : L’Eglise paléochrétienne
construite sur le socle du grand temple.
Vestiges en place une fois les
constructions de la Casbah dégagées.
(Ravoisié 1846 : pl. 8)


Dénomination : Eglise paléochrétienne.
Localisation : Casbah.
Description : Cette église fut construite
essentiellement à partir de matériaux de
remploi sur les vestiges du grand temple
reconnu dans les vestiges de la Casbah
(S1-fig19). Cet édifice n’est connu que par
les ouvrages d’A. Delamare et A. Ravoisié.
Selon Sir Temple et le chevalier Falbe, elle
était presque intacte en 1838.
La façade de l'église était placée au Nord-
Ouest. Ce monument mesurait 36m82 de
long sur 23m30 de large (cf. ci après, S1-
fig20 ; D. Bages d’après une gravure du
capitaine Delamare).
En plus de la porte sur la façade, elle
comptait deux portes latérales. Celle de
gauche était surmontée d'une croix
sculptée. Selon A. Cherbonneau, on ne
pénétrait dans cet édifice que par « une
petite porte ouverte sur la façade Nord
Est », probablement une de ces portes
latérales.
L'intérieur devait être partagé en trois
vaisseaux par des colonnes ou des piliers.
Deux consoles, placées en avant de
l'abside, recevaient probablement la
retombée des deux dernières arcades. Ce
qui fait supposer à St. Gsell que la nef
mesurait 9m de long et qu'elle dépassait en
largeur l'ouverture de l'abside qui était de
7m30.
Le mur extérieur de l'abside formait trois
pans coupés. Les sacristies, à droite et à
gauche, devaient être couvertes d'une voûte
d'arêtes. La preuve en est, selon St. Gsell,
les pieds droits établis aux angles de ces
deux salles.
Une autre salle occupait l’angle nord de
l’église, à gauche de la façade.
Le Génie militaire avait fait de cet édifice
un dépôt de poudre.
L'inscription S1-Ins28 qui mesure un peu
plus de quatre mètres de long servit de
linteau de porte pour cette église.
Bibliographie : Temple, Falbe 1838 : 96-
97 ; Ravoisié 1846 :32-33 et pl. 11-12 ;
Delamare 1850 : pl. 119 ; Cherbonneau
1853 : 125-127 ; Gsell 1901 t.2 : 193-94 ;
Gsell 1913 116-117 ;



S1-fig20
10m 0
N
68
69



S1-Ins1
« Trouvée dans une impasse de la rue
Damrémont, près le petit temple :
Delamare. »
O[…]pi | t[…]a | v(ixit) a(nnis) XXI | h(ic)
situs) [e(st)]
[…] a vécu 21 ans. Il/Elle repose ici.

S1-Ins2
« Dans le pavé d’une maison, rue
Damrémont. »
[H]ilara | v(ixit) a(nnis) XXVII
Hilara a vécu 27 ans.

S1-Ins3
« Trouvée rue Damrémont. Lettres
irrégulières. »
Rocta | Poppia | v(ixit) a(nnis) | XXX
Rocta Poppia a vécu 30 ans.

S1-Ins4
« Rue Damrémont, sur une dalle de
trottoir. »
Iulia P(ublii) f(ilia) | An[tul]la v(ixit)
a(nnis) L | h(ic) s(ita) e(st) | o(ssa) t(ua)
b(ene) [q(uiescant)]
Iulia Antulla, fille de Publius, a vécu 50
ans. Elle est ici. Que tes os reposent en
paix.
S1-Ins5
« Trouvée rue Damrémont. »
D(is) M(anibus) | Mustia | v(ixit) a(nnis)
XXV | h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Mustia a vécu 25 ans.
Elle repose ici.

S1-Ins6
« Caisson à la Casba, dans un mur, à
l’intérieur. »
D(is) M(anibus) | Numisia M|arta v(ixit)
a(nnis) | XLVII h(ic) s(ita) e(st) sodalis |
5

marite dig|ne
Aux dieux mânes. Numisia Marta a vécu
47 ans. Elle repose ici. Pour une compagne
et une épouse digne.

S1-Ins7
« Autel. Dans une impasse de la rue
Damrémont.»
D(is) M(anibus) | Iulius Victor C(aius) |
Camurn(ius) [fili]os et ne[p]ote[s] |
posu|
5
erunt v(ixit) a(nnis) | LXXI h(ic)
s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Iulius Victor Caius
Camurnius a vécu 71 ans. Il repose ici. Ses
enfants et petits enfants ont posé.

S1-Ins8
« Sur un pavé de la cour de la maison de
M. Dubois, rue Damrémont. »
70

Dis M(anibus) | Iulia Lal|is v(ixit) | a(nnis)
XXX
Consacré aux dieux mânes. Iulia Lalis a
vécu 30 ans.

S1-Ins9
« Pierre encastrée dans un des nouveaux
bâtiments de la Casba, près des citernes. »
D(is) M(anibus) | Admis | v(ixit) a(nnis)
XX | h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Admis a vécu 20 ans. Il
repose ici.

S1-Ins10
« Autel trouvé dans l’infirmerie de la
garnison à la Casba. »
D(is) M(anibus) | Aelia Prisc|ca v(ixit)
a(nnis) LXXXV | o(ssa) t(ua) b(ene)
q(uiescant) |
5
Victoricus fi|lius matri
rarissimae | fecit
Aux dieux mânes. Aelia Priscca a vécu 85
ans. Que tes os reposent en paix. Son fils,
Victoricus a fait pour une mère rarissime.

S1-Ins11
« Dans un mur de la Casba, à l’intérieur. »
D(is) M(anibus) | Aleiae | Faustil|iae qu|
5
ae
v(ixit) a(nnis) C
Aux dieux mânes d’Aleia Faustilla qui a
vécu cent ans.


S1-Ins12
« Dans une impasse de la rue
Damrémont. »
D(is) M(anibus) | Arna | Luculla | v(ixit)
an(nis) V
Aux dieux mânes. Arna Luculla a vécu 5
ans.

S1-Ins13
« Trouvé derrière l’école des filles de la
rue Damrémont. »
D(is) M(anibus) | L(ucius) Caninus
Ian(u)arius | v(ixit) a(nnis) X(X)V | h(ic)
s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Lucius Caninus
Ianuarius a vécu 25 ans. Il repose ici.

S1-Ins14
« Autel en pierre calcaire trouvé rue
Damrémont : Guyon ; près de la porte
Damrémont : Delamare ; rue de la poste :
Renier. »
D(is) M(anibus) | Geminia | Candida |
v(ixit) a(nnis) XXV |
5
o(ssa) t(ua) b(ene)
q(uiescant)
Aux dieux mânes. Geminia Candida a vécu
25 ans. Que tes os reposent en paix.

S1-Ins15
« Autel trouvé à la Casba : Renier ; au
musée : Creully. »
71

D(is) M(annibus) | C(aius) Iulius Fa|talis
v(ixit) a(nnis) | LXXXX o(ssa) t(ua) b(ene)
q(uiescant)
Aux dieux mânes. Caius Iulius Fatalis a
vécu 90 ans. Que tes os reposent en paix.

S1-Ins16
« Fragment de stèle, calcaire bleu, encastré
dans la bordure d’un trottoir à l’hôpital
militaire (bât. D) à la Casba. »
D(is) M(anibus) | Sittia Ge|melina | v(ixit)
a(nnis) XVIII
Aux dieux mânes. Sittia Gemelina a vécu
18 ans.

S1-Ins17
« Haut d’un caisson trouvé dans les
démolitions de la rue Damrémont.»
Memoriae | Aureli[i] […]rati[…]
A la mémoire d’Aurelius …

S1-Ins18
« Trouvé près de la porte Baba Gaspa au
nord-ouest de la ville, le 2 juillet 1732 par
Ludwig. »
Memoriae | Publicia[e] Paci|ae vix(it) annis
XXX
A la mémoire de Publicia Pacia. Elle a
vécu 30 ans.



S1-Ins19
« Trouvé dans l'ancienne Casba : Renier ;
revue par Vars près de là dans la rue
Damrémont, au lieu où a été construit le
groupe scolaire. »
Templum dedic(atum) | L(ucio) Venuleio
Apro|niano II et L(ucio) Sergio | Paulo II
co(n)s(ulibus) |
5
V k(alendas) mart(ias) qui
di|es post bis VI k(alendas) fuit
Dédicace du temple sous les consuls, pour
la deuxième fois, Lucius Venuleius
Apronianus et Lucius Sergius Paulus, le
cinq des calendes de mars, jour qui fut
après le double sixième jour des calendes.



S1-Ins20
« Encastrée dans le mur extérieur de la
Casba. »
72

Speleum cum [sig]|nis et ornamen[tis]|
Publius Ceion[ius] | Caecina Albinu[s]
Une grotte avec statuettes et ornements.
Publius Ceionius Caecina Albinus ...

S1-Ins21
« Autel hexagonal trouvé à la Casba. »
Gloriae | Aug(ustae) | sacrum
Consacré à la Gloire Auguste.


S1-Ins22
« Autel, servant de pied à un cadran
solaire, sur la place de la Casba :
Delamare. »
Victoriae | Aug(ustae) sacrum
Consacré à la Victoire Auguste.

S1-Ins23
« A la Casba. »
Polluci Aug(usto) sacr(um) | L(ucius)
Calpurnius L(ucii) fil(ius) Quir(ina tribu) |
Successianus curator | dendrophorum |
5

v(otum) s(olvit) l(ibens) a(nimo)
Consacré à Pollux Auguste. Lucius
Calpurnius Successianus, fils de Lucius de
la tribu Quirina, curateurs des
dendrophores a accompli son vœu
volontairement.

S1-Ins24
« Encastrée dans le mur d’enceinte de la
Casba, à l’extérieur. »
Genio populi | M(arcus) Roccius Felix |
M(arci) fil(ius) Quir(ina tribu) eq(uo)
publ(ico) | (trium)vir sac(erdos) urb(is)
fl(amen) divi |
5
M(arci) Antonini statuam
quam | ob honorem (trium)viratus promisit
ex (sestertium) VI mi(libus) n(ummum)
sua pecunia | posuit ad cuius dedicationem
| sportulas denarios singulos | secundum
matricem public(am) |
10
civibus de suo
dedit itemque | ludos scaenicos cum
missilibus [edidit]
Au Génie du peuple. Marcus Roccius
Felix, fils de Marcus de la tribu Quirina,
équipé d’un cheval public, triumvir, prêtre
de la ville, flamine du divin Marc Antoine,
a posé avec son argent la statue de six
mille sesterces promise en l’honneur du
triumvirat ; et pour la dédicace, il a donné
des largesses en deniers à chacun,
conformément au registre public des
citoyens et il a ajouté des jeux scéniques
avec des lancers de javelots.
73


S1-Ins25
« Deux morceaux d'une table de marbre,
contenant le début et la fin d'une même
inscription, trouvée à la Casba, transporté
au Louvre puis au musée d'Alger. » (cf.
S1-fig13)
Synopsis | Iovis Victor argenteus | in
Kapitolio habens in capite co|ronam
argenteam querqueam |
5
folior(um) XXX
in qua glandes n(umero) XV fe|rens in
manu dextra orbem argen|teum et
victoria(m) palmam ferentem |
[spinar(um)?] XX et coronam folior(um)
XXXX | sinistra hastam arg(enteam)
tenens […] |
10
sub inscr[ip]|tione [no]minis
Longani | Item in nymphaeo in corona
summa (in) | circumitu litterae n(umero)
XXXX auro inlumi|nate hederae
distinguentes incoctiles |
15
n(umero) X
scyphi dependentes auro inluminati
n(umero) VI | cantharum auro inluminatum
statuae | aereae n(umero) VI et cupido
marmoreae n(umero) VI Silani aerei
n(umero) VI manualia n(umero) VI
Inventaire. Jupiter Victorieux d'argent dans
le Capitole, ayant sur la tête une couronne
d'argent ornée de trente feuilles sur
laquelle sont des glands au nombre de
quinze, portant dans la main droite un
globe en argent et une Victoire tenant une
palme de vingt pointes et une couronne de
quarante feuilles, et dans la main gauche
une lance d'argent ...
sous l'inscription du nom de Longanus.
Pareillement dans le nymphée, sur la
corniche la plus haute, en rond, quarante
lettres brillantes d'or, dix feuilles de lierre
séparant des vases ; six coupes suspendues
brillantes d'or ; six statues de bronze, un
Cupidon et six marbres ; six fontaines de
bronze ; six manuels (ou aiguières sur la
proposition de H.-G Pflaum).

S1-Ins26
« Pierre qui se trouvait à la Casba ; traces
de martelage. »
argenteum in | capitolio | ex (sestercium)
312 (milia ?)
...d'argent dans le Capitole pour la somme
de trois cent douze (mille) sesterces.
74



S1-Ins27
« A la Casba. Brisée en haut et à gauche. »
[argent]eum | [in] kapitolio | [ex]
(sestercium) 312 (milia ?)

S1-Ins28
« Entablement formant le linteau de la
grande porte à l'intérieur de la basilique
byzantine, à la Casba. » (cf. S1-fig9)
Q(uintus) Fulvius Q(uinti) fil(ius)
Qui[rin]a (tribu) F[aus]tus q[inquenn(alis)]
pr[aef(esctus) col(oniarum) (trium)]vir
aed(ilis) qua[e]stori|ciae potestatis o[b
h]onorem aedil[itatis] arcum quem
pollicit[us] erat | sua pecunia fecit
idem[q(ue)] dedicavit
Quintus Fulvius Faustus, fils de Quintus de
la tribu Quirina, quinquennal, préfet des
colonies, triumvir, édile revêtu de la
puissance questorienne, a fait et dédicacé
cet arc, avec son argent, promis en
l'honneur de l'édilité.

S1-Ins29
« Fragment de marbre encastré dans la
muraille qui sépare l’arsenal de la
manutention ; porté ensuite au musée où
Renier l’a vu. »
Q(uinto) Aur(elio) | Pactum(eio) (Publii
filio) | Quir(ina tribu) Clem(enti) | in
senatu in(ter) |
5
praetorio(s) | allecto (ab) |
imp(eratore) Vespa(siano) Aug(usto) et
Tito imp(eratri) aug(usti) f(ilio)
A Quintus Aurelius Pactumeius Clemens,
fils de Publius de la tribu Quirina, admis
au Sénat parmi les préteurs par l’empereur
Vespasien, auguste et Titus, fils de
l’empereur, auguste.

S1-Ins30
« Fragment de marbre trouvé par Bosco
entre la Casba et l’hôpital militaire, sur le
boulevard Joly de Brésillon. »
[Q(uinto) Aurel]io | [Pactu]meio P(ublii)
f(ilio) | [Quir(ina tribu) Fro]ntoni in|[er
praet]orios |
5
[in senatu al]l[e]cto ab |
[Imp(eratore) Caes(are)] Vespasia[no et
Tito Imp(eratori) Augusti f(ilio) …]
A Quintus Aurelius Pactumeius Fronto, fils
de Publius de la tribu Quirina, admis dans
le Sénat parmi les préteurs par l’empereur
césar Vespasien et Titus, le fils de
l’empereur, auguste, …

S1-Ins31
« Déblais de l’église byzantine. »
[P(ublius) ou T(itus)] L[o]ngani[us] |
Venulus | amico merenti
75

Publius ou Titus Longanius Venulus, pour
un ami méritant.

S1-Ins32
« Fragments trouvés dans les démolitions
de la basilique chrétienne de la Casba et
appartenant peut être à deux inscriptions
répétées sur les deux faces d’un
entablement ; l’une un peu plus grande
peut être que l’autre. »
[…] coloniarum III[…] | (trium)vir
pr(efectus) i(ure) d(icundo) in col(oniis)
[…] | et M[ilev(itana) sum]mas
honorar[ias…]
[…a]edilis (trium)vir pra[e(fectus)
colonia]|rum Mil[evitanae et …]| pontifex
templum ob h[onorem pon]|tificatus ex
(sestertium) |
5
[… emp]|tis domibus | et
areae […]
... des quatre colonies... triumvir, préfet
pour dire le droit dans les colonies... et
Milev ... les sommes honoraires
... édile, triumvir, préfet des colonies de
Milev et ... pontife du temple, en l'honneur
du pontificat, ...pour des maisons de prix et
des cours





S1-Ins33
« Pierre trouvée dans les ruines de la
basilique chrétienne de la Casba, brisée en
haut. »
[…] aed(ilis) (trium)vir pr|(aefectus) i(ure)
d(icundo) in col(onia) Ven(eria) | Rusicade
| pontifex flam(en) |
5
perpet(uus)
Edile, triumvir, préfet pour dire le droit
dans la Colonie de Rusicade, pontife,
flamine perpétuel.

S1-Ins34
« Deux morceaux qui se faisaient suite,
d’un entablement trouvé dans la cour d’une
maison de la Casba, dont le second est
aujourd’hui dans le mur extérieur de la
Casba. »
Triumphatori omnium gentium ac domitori
universaru[m factionum] | [qu]i libertatem
tenebris servitutis oppressam sua felici
76

vi|[ctoria ?][nova] luce inluminavit
[d(omino)] n(ostro) Flavio Valerio
Constant[ino] | […] Va[l(erius) ? Paulus
v(ir) p(erfectissimus)] p(raeses)
p(rovinciae) N(umidiae) numini
maiestatique eius devota[mente dicatus]
Pour le Vainqueur de tous les peuples et le
dompteur de toutes les troupes sans
exception qui a illuminé par la lumière la
liberté étouffée par la servitude des
ténèbres, pour notre maître Flavius
Valerius Constantin, ... Valerius Paulus,
homme accompli, gouverneur de la
province de Numidie...

S1-Ins35
« Dans un mur à l’intérieur de la Casba.
Base. »
Divo Comm[odo | d]ivi M(arci) Anton[|ini
Pii] Germanici S[armatici] | filio fr[ratri] |
5

Imperatori[s Caesaris L(uci) Sep]|timi
Severi [Pii Pertinacis] | Aug(usti) Arabici
[Adiabenici Parthici] | propagato[ris
imperii] | pontif(icis) max(imi)
[trib(unicia) pot(estate) V] |
10
imp(eratoris)
X co(n)s(ulis) II p(atris) p(atriae)
[proco(n)s(ulis) patruo] | M(arci) Aureli
Ant[onini Caesaris] | imp(eratoris)
destinati[.] Marcius | Verus statuam quam
in | aedilitate sua pollicitus |
15
est cum
editione ludor(um) | L(ucius) Iulius
Martialis | nepos et | M(arcus) Sempronius
Rusticius | heredes posuerunt |
20
l(oco)
d(ato) d(ecreto) d(ecurionum)
Au divin Commode, fils du divin Marc
Antoine, pieux, Germanique, Sarmatique,
frère de l'empereur César Lucius Septime
Sévère, pieux Pertinax, Auguste, Arabique,
Adiabénique, Parthique, propagateur de
l'imperium, grand pontife, paré de la
puissance tribunicienne pour la cinquième
fois, empereur pour la dixième fois, consul
pour la deuxième fois, père de la patrie,
proconsul, oncle paternel de Marcus
Aurelus César, empereur déterminé ...
Marcius Verus… Lucius Iulius Martialis,
petit fils, et Marcus Sempronius Rusticus,
héritiers, ont posé la statue promise pour
son édilité avec la mise en place de jeux.
En un lieu daté par décret des décurions.

S1-Ins36
« Encastrée dans le mur d’enceinte de la
Casba, à l’extérieur. »
Perpetuae Securitatis | ac libertatis auctori |
domino nostro | Flavio Valerio |
5

Constantino | pio felici invicto ac semper
aug(usto) | Iallius Antiochus v(ir)
p(erfectissimus) praeses | prov(inciae)
Numid(iae) devotus | numini maiestatique
eius
Pour le garant de la Sécurité perpétuelle et
la liberté, notre maître Flavius Valerius
Constantin, pieux, heureux, invaincu et
toujours Auguste. Iallius Antiochus,
77

homme accompli, gouverneur de la
province de Numidie, dévoué à la volonté
et à la grandeur de celui ci.



S1-Ins37
« Base, en deux morceaux, encastré dans
un mur de la Casba, à l’intérieur. »
T(itio) Caesari [T(iti)] f(ilio) Palat(ina
tribu) Statio | Quinto Stat[ia]no Memmio
Ma|crino co(n)s(uli) sod[al]i Augustali
leg(ato) pr(o) pr(aetore) | provinciae
Af[ri]cae leg(ato) leg(ionis) XIIII
G(eminae) M(atriae) V(ictricis) | misso ad
dilec[tu]m iuniorum a divo |
5
Hadriano in
r[e]gionem Transpada|nam tri(buno)
pl(ebis) quae[st(ori)] candidato divi
Hadriani | comiti eiusdem in [Ori]en[t]e
X(V)virum stlitib(us) | iu[dican]dis |
d(ecreto) d(ecurionum) pat[rono IIII
c]olon(iarum) p(ecunia) p(ublica)
Pour Titus César Quintus Statianus
Memmius Macrin, fils de Titus de la tribu
Palatina, consul, membre des Augustales,
légat propréteur de la province d'Afrique,
légat de la treizième légion Gemina Matria
Victrix, envoyé auprès des jeunes recrues
par le divin Hadrien dans la région
Transpadane, tribun de la plèbe, questeur,
candidat du divin Hadrien, accompagnant
celui ci en Orient, quindecemvirum pour
les procès pour dire le doit, par décret des
décurions, patron des quatre colonies, avec
l'argent public.

S1-Ins38
«Plaque trouvée dans les souterrains de la
Casba vers 1846. Encastrée dans le mur
extérieur de la Casba, rue Damrémont. »
P(ublio) Iulio Iuniano Martialiano
c(larissimo) v(iro) | co(n)s(uli) quest(ori)
provinciae Asiae trib(uni) | plebei praetori
curatori civitatis Ca|lenorum curatori
viarum Clodiae |
5
Cassiae et Ciminiae
praefecto aerari mili|taris proconsuli
provinciae Macedoniae | legato leg(ionis)
III Aug(ustae) Severianae Alexandrianae |
praesidi et patrono respublica cirtensium
de|creto ordinis dedit dedicavitque
78

A Publius Iulius Iunianus Martialianus,
homme clarissime, consul, questeur de la
province d'Asie, tribun de la plèbe, préteur,
curateur de la cité de Cales, curateur des
voies Claudia, Cassia et Ciminia, préfet
des aires militaires, proconsul de la
province de Macédoine, légat de la
troisième légion Auguste, Severiana,
Alexandriana, gouverneur et patron de la
république cirtéenne, par décret de la
centurie. Il a fait et dédicacé.

S1-Ins39
« Fragment de base en marbre employé
dans la construction de l’Arsenal. »
[Q(uinto) Aur(elio) Q(uinti) fil(io)
Pactumeio Quir(ina tribu) Frontoni in
senatu inter praetorios allecto ab
I]mp(eratore) V[espasia]|no Aug(usto) et
Tito | Imp(eratori) Aug(usti) f(ilio)
sacerdoti fe|tiali praef(ecto) aerarii |
5

militaris co(n)s(uli) ex Afric|[a p]rimo
Pactumeia |[…] patr[i o]pt[i]mo
A Quintus Aurelius Pactumeius, fils de
Quintus Frontonius de la tribu Quirina,
admis au Sénat parmi les préteurs par
l'empereur Vespasien Auguste et Titus, fils
de l'empereur Auguste, prêtre fécial, préfet
des aires militaires, premier consul
d'Afrique, Pactumeia...pour un père très
bon...


S1-Ins40
« Base de marbre encastrée dans le mur
extérieur de la Casba, sur la rue
Damrémont. »
P(ublio) Pactumeio P(ublii) f(ilio) Quir(ina
tribu) | Clementi | decemvirum stlitibus
iudicand(is) quaest(ori) leg(ato) Rosiani
Gemini | [s]oceri sui proco(n)s(ulis) in
Achaia |
5
[t]rib(uno) pleb(is) fetiali legato
divi Hadriani | Athenis Thespiis Plataeis
item in Thessalia | praetori urbano legato
divi Hadriani ad rationes civitatium Syriae
putandas | legato eiusdem in Cilicia consuli
| legato in Cilicia Imp(eratori) Antonini
Aug(usti) leg(ato) Rosiani Gemini |
10

Proco(n)s(ulis) in Africa iurisconsulto,
patrono IIII coloniarum | d(ecreto)
d(ecurionum) p(ecunia) p(ublica)
A Publius Pactumeius Clemens, fils de
Publius de la Tribu Quirina, decemvirum
pour les procès pour dire le droit, questeur,
légat de Rosianus Geminius, son beau
père, proconsul en Achaïe, tribun de la
plèbe, fécial, légat du divin Hadrien à
Athènes, Thespie, Platée et de même en
Thessalie, préteur urbain, légat du divin
Hadrien devant évaluer (estimer) les
comptes des villes de Syrie, légat du même
en Cilicie, consul, légat en Cilicie de
l'empereur Antonin Auguste, légat de
Rosianus Geminius, proconsul en Afrique,
jurisconsulte, patron des quatre colonies.
79

Par décret des décurions, avec l'argent
public.





S1-Ins41
« Fragment trouvé à la Casba, dans la
basilique chrétienne. »
[… Ge]min[io f(ilius) Quir(ina tribu)
M]arcian[o patron]o col(oniarum)
Ci[rtensium pa]tri [P(ublii) Iulii Gemini
Marc]ia[ni leg(ati) Aug(usti)] pr(o)
pr[aet(ore) … patr]oni
A Geminius Marcianus, fils de ... de la
tribu Quirina, patron des colonies
cirtéennes, père de Publius Iulius Geminius
Marcianus, légat d'Auguste, propréteur,
...patron...

S1-Ins42
« Fragment dans la cour d’une maison
arabe de la Casba. »
[c(onsularis)] s(ex) f(ascalis) p(rovinciae)
[N(umidiae)]
consulaire à six faisceaux de la province de
Numidie.

S1-Ins43
« Auge, qui devait être primitivement une
base de statue, creusée par la suite,
encastrée dans un mur à l’intérieur de la
Casba. »
Sur les côtés
Curante L(ucio) Sattio
Face
L(ucio) Domitio L(ucii) f(ilio) | tironi
auguri | duumvir(o) vicesimari | h(onoris)
c(ausa).
S’occupant de Lucius Sattius. Pour Lucius
Domitius, fils de Lucius, duumvir du
vingtième, soldat, augure, pour l’honneur.

80



S1-Ins44
« Base encastrée dans le mur extérieur de
la Casba. »
L(ucio) Maecili|o P(ublii) f(ilio) Q(uirina
tribu) nepo|ti fl(amini) p(er)p(etuo) eq(uo)
p(ublico) | exornato |
5
omnibus ho|noribus
in IIII col(oniarum) | functo | P(ublius)
Paconius Ceri|alis amico opti|mo et
merenti s(ua) p(ecunia) p(osuit) |
10
l(oco)
d(ato) d(ecreto) d(ecurionum)
A Lucius Maecilius, fils de Publius de la
tribu Quirina, petit fils de flamine
perpétuel, orné d’un cheval public,
remplissant tous les honneurs dans les
quatre colonies. Publius Paconius Cerialis
a posé avec son argent pour un très bon
ami méritant. En un lieu daté par décret
des décurions.


S1-Ins45
« Dalle d’une cour de la caserne de la
batterie d’artillerie, à la Casba, transportée
au square. »
[P(ublio) ?] Sittio P(ublii) [f(ilio)] | Quirina
(tribu) | Veloci | [a]edil(i) (trium)vir[o |
5

a]mici ob |[merita p]|osuerunt | d(ecreto)
d(ecurionum)
A Publius Sittius Velox, fils de Publius de
la tribu Quirina, édile, triumvir. Ses amis
ont posé pour sa conduite. Par décret des
décurions.



81

S1-Ins46
« Base encastrée dans le mur extérieur de
la Casba. »
[Sitti]a C(ai) filia | [Cal]purnia | [Extr]icata
flam(inica) | [perp(etua)] ex consen|
5
[su
po]puli ob mu|[nifi]centiam e|[ius q]uod
aere | [conl]ato expos|[tul]averant |
10

[rem]issa conla|[tio]ne s(ua) p(ecunia)
p(osuit) d(ecreto) d(ecurionum)
Sittia Calpurnia Extricata, fille de Caius,
flamine perpétuelle a posé avec son argent
après l'accord du peuple en échange de sa
générosité. Par décret des décurions.



S1-Ins47
« Trouvé dans les démolitions de l’église
byzantine. »
praef(ectus) pr[o (trium)viris] cum sua […]
Préfet pour les triumvirs, avec son…

S1-Ins48
« Pierre trouvée à la Casba. »
[ob] honorem | [p]ontificatus | dedit |
dedicavit
En l’honneur du pontificat. Il a donné et
dédicacé.

S1-Ins49
« Pierre en onyx d’Aïn Smara, trouvée à la
Casba, maintenant au Louvre (n°2050). »
[Si]ttia[e] |Rufina[e] | merenti | Iulia Potita
|
5
Minucia Sat(urni), Cyrilla qua[e et] |
Punica Ant(onini), Porcia Procula, |
Horatia Procula, Anulla Satu[ri], | Pulla
Pauli, Ingenua Veri, Popili[a] | Procilla
Basili, Sittia Varilla Poti[ti], |
10
Flaccila
Serani, Honorata qua[e et] | Marciana
Cimbri, Vibia Laeta, Vibi[a] | Marcellina
Faust(i), Titia Marci(i) Catu[li], Anucella
Orchivi Capito[nis], | Pudentilla Nices
f(ilia), Auguri[na quae et] | Honorata
Modesti, Ruf[ina…], |
15
Seia L(ucii)
C[l]odi […]
Pour la digne Sittia Rufina, Iulia Potita,
Minucia (fille de) Saturnus, Cyrilla et
Punica (filles d’) Antoninus, Porcia
Procula, Horatia Procula, Anulla (fille de)
Saturus, Pulla (fille de) Paulus, Ingenua
(fille de) Verus, Popilia Procilla (fille de)
Basilus, Sittia Varilla (fille de) Potitus,
82

Flaccilia (fille de) Seranus, Honorata et
Marciana (filles de) Cimbrus, Vibia Laeta,
Vibia Marcellina (fille de) Faustus, Titia
(fille de) Marcius Catulus, Anucella (fille
d’) Orchivus Capito, Pudentilla fille de
Nices, Augurina et Honorata (filles de)
Modestus, Rufina…, Seia (fille de)
Lucius…

S1-Ins50
« Pierre prête à être encastrée dans la
construction de l’arsenal, à la Casba :
Delamare. »
Nonia[…] | eob[…] | ispol[…] |
maleso[…] |
5
meni[…] | dedic(avit) | l(oco)
d(ato) [d(ecreto) d(ecurionum)].
… a dédicacé. En un lieu daté, par décret
des décurions.

S1-Ins51
« A la Casba. »
P(ublio) Marcio | Quir(ina tribu) | Felici |
fratri |
5
P(ublius) Iulius […]
A Publius Marcius, frère de Felix de la
tribu Quirina. Publius Iulius…

S1-Ins52
« Base encastrée dans le mur de
soutènement de la cour du Génie, à
l’intérieur de la Casba. »
[Memoria]e Felic[issimae] | [at]que per
omn[ia saecula | cel]ebrando Gra[tiano
patri] | d(ominorum) principumque
[nostrorum] |
5
Valentiniani et [Valentis
no]|bilium ac triumfat[orum semper
au]|gustorum iuxta | statuam dedicav[it
Antonius] | Dracontius v(ir) c(larissimus)
[ag(ens) v(ices) pr(aefecti) p]|
10
er
Africanas [provincias] | curante Valerio
[…] | v(iro) e(gregio) sacerdotale […]
Pour la mémoire très heureuse et à travers
les siècles, Gratien doit être honoré.
Draconius Dracontius, homme clarissime,
vicaire, agissant à la place du préfet dans
les provinces africaines, Valère, homme
remarquable, a dédicacé la statue du père
de nos maîtres et princes Valentinien et
Valens, nobles et triomphateurs, toujours
augustes, tout contre…

S1-Ins53
« Fragment trouvé à la Casba : Foy. »
[Imp(eratori) C]aesari Ve[spasiano
Aug(usto) C(aius) Pac]cius Afr[icanus
proco(n)s(ul) s]|tatua impet[rata …]
A l’empereur César Vespasien, Auguste.
Caius Paccius, proconsul africain, la statue
obtenue…

S1-Ins54
« Fragment à la Casba, dans un trottoir, en
avant de la caserne D. »
[G]argi|[li]us P(ublii) f(ilius) Q(uirina
tribu) […]
Gargilius, fils de Publius de la tribu
Quirina, …
83

S1-Ins55
« A la Casba. Brisée à droite. »
M(arco) Iulio Gen[…] | III […]ou

S1-Ins56
« Cippe brisé, trouvé rue du Rocher, près
de la Casba. »
Prociliae | Pudentis et […]

S1-Ins57
« Fragment trouvé dans la cour d’une
maison de la Casba. »
Saturn|i Corne|[…]

S1-Ins58
« Fragment provenant des déblais de la rue
Damrémont. »
Iae F[…]viv | […]F Fabru|[…] Caesari


S1-Ins59
« Fragment trouvé à la Casba, dans la
basilique chrétienne. »
Iu[…] | G[…] | Fr[…] | Tr[…] |
5
Af[…]

S1-Ins60
« Fragment trouvé dans la cour d’une
maison placée à la Casba, au dessus des
citernes. »
[…]en | vir m[…] | Q(…) pri[…]

S1-Ins61
« Rue du rocher, maison Narboni. On y a
aussi découvert un petit torse en marbre
blanc qui a été remis au musée. »
SFV




























84

Mémoire ILAlg CIL
S1-Ins1 ILAlg2, 483
S1-Ins2 ILAlg2, 538
S1-Ins3 ILAlg2, 683
S1-Ins4 ILAlg2, 684 CIL 7105
S1-Ins5 ILAlg2, 1666 CIL 7713
S1-Ins6 ILAlg2, 1745
S1-Ins7 ILAlg2, 672 CIL 7083
S1-Ins8 CIL 7057
S1-Ins9 ILAlg2, 643
S1-Ins10 ILAlg2, 1430 CIL 7824
S1-Ins11 ILAlg2, 1510 CIL 7608
S1-Ins12 ILAlg2, 1521 CIL 7616
S1-Ins13 ILAlg2, 1531 CIL 7623
S1-Ins14 ILAlg2, 1595 CIL 19618
S1-Ins15 ILAlg2, 1616
S1-Ins16 ILAlg2, 1630 CIL 7690
S1-Ins17 ILAlg2, 540
S1-Ins18 ILAlg2, 541
S1-Ins19 ILAlg2, 1170
S1-Ins20 ILAlg2, 1183 CIL 7382
S1-Ins21 ILAlg2, 1207 CIL 19652
S1-Ins22 ILAlg2, 1252 CIL 7428
S1-Ins23 ILAlg2, 1262 CIL 7438
S1-Ins24 ILAlg2, 1310 CIL 7467
S1-Ins25 ILAlg2, 1324 CIL 7476
S1-Ins26 ILAlg2, 1353 CIL 7996
85

S1-Ins27 ILAlg2, 1814 CIL 7819
S1-Ins28 ILAlg2, 845 CIL 7163
S1-Ins29 ILAlg2, 858 CIL 7172
S1-Ins30 ILAlg2, 881 CIL 7187
S1-Ins31 ILAlg2, 921 CIL 7212
S1-Ins32 ILAlg2, 948 CIL 19537
S1-Ins33 ILAlg2, 1009
S1-Ins34 ILAlg2, 698-701 CIL 7127-7130
S1-Ins35 ILAlg2, 702 CIL 7124
S1-Ins36 ILAlg2, 582 CIL 7006
S1-Ins37 ILAlg2, 499 CIL 6956
S1-Ins38 ILAlg2, 559 CIL 7005
S1-Ins39 ILAlg2, 584
S1-Ins40 ILAlg2, 623 CIL 7036
S1-Ins41 ILAlg2, 633 CIL 7049
S1-Ins42 ILAlg2, 644 CIL 7058
S1-Ins43 ILAlg2, 645 CIL 7059
S1-Ins44 ILAlg2, 655 CIL 7048
S1-Ins45 ILAlg2, 656 CIL 7048a
S1-Ins46 ILAlg2, 661 CIL 10870
S1-Ins47 ILAlg2, 679 CIL 7099
S1-Ins48 ILAlg2, 690 CIL7112
S1-Ins49 ILAlg2, 692 CIL19441
S1-Ins50 ILAlg2, 693 CIL 7119
S1-Ins51 ILalg2, 706 CIL 19509
S1-Ins52 ILAlg2, 708 CIL 7133
S1-Ins53 ILAlg2, 731 CIL 7694
86

S1-Ins54 ILAlg2, 736 CIL 7113
S1-Ins55 ILAlg2, 741 CIL 19516
S1-Ins56 ILAlg2, 1465 CIL 7582
S1-Ins57 ILAlg2, 1932b
S1-Ins58 ILAlg2, 1939
S1-Ins59
S1-Ins60 ILAlg2, 1937
S1-Ins61
















































87

Appellation
transmise oralement
avant 1837.
Nom français en
vigueur avant 1962.
Nom actuel.

Abîme (boulevard de l') Zighoud Youcef (boulevard)

Belgique (boulevard) Belgique (boulevard)
Kasba Casbah caserne de la Casbah

Chutes (pont des) Chutes (pont des)
Kobbet Bechir ; Bab el
Kasba ; Dar ben Roum ; Sidi
Fliou ; Aîoun el Kasba ; Dar
Sairi
Damrémont (rue) Bouhroum (rue Si Abdellah)

Départemental n°44 (chemin) Wilaya n°44 (chemin de)

Sabatier (ascenseur)


Suspendu (pont) Suspendu (pont)

Arsenal
Hôpital
Militaire
Casernes
Prison
Militaire
La Casbah
Ascenseur




B
o
u
l
e
v
a
r
d
d
e


l
'
A
b
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D

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m

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t
R

u

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R u e
F
l o r e n t i n
Passerelle
Sidi M'Cid
S1-1
S1-2
S1-3
S1-3
S1-4
S1-4
S1-5
S1-6
S1-9 et 10
S1-Ins1 à 61
0m 50m 100m 150m
Section 1 : localisation des vestiges.
N
87*

Section 2–
Souk el Acer

89

Introduction (p.90-92)
***
Citernes S2-1 (p.93-94)
***
Mosaïque S2-2 (p.95-96)
***
Inscriptions S2-3 (p.97-100)
***
Rues de la section (p.101-102)
***
Carte (p.103)

















90




Le quartier Souk el Acer représente dans cette étude la section 2. Aujourd’hui, ce
quartier est articulé autour du marché souk el acer, la rue du 19 juin (S2-fig1), ancienne rue de
France et le lycée Reda Houhou, ancien lycée d’Aumale. Ce lycée est le plus ancien de la ville
(S2-fig2). Officiellement, après la prise de la ville en 1837, l’idée d’un établissement
dispensant une instruction scolaire s’est concrétisée à Constantine par un acte du conseil
municipal daté du 6 février 1856 (ADCHA). Ce n’est que le 1er février 1858 que l’institution
s’installe définitivement dans une maison
arabo-andalouse de 600m
2
, dar Kissarli ou
Kaïserli suivant la prononciation, située à
l’angle du boulevard de l’Est et de la rue de la
Fontaine, immédiatement à l’Est de la Casbah.
Cette habitation est détruite en 1866 suite à une
décision du conseil municipal, et à une dotation
de terrains et d’immeubles faite aux autorités
françaises par Napoléon III au cours de son voyage en Algérie, en 1865. C’est sur cet
emplacement qu’est construit le premier corps de bâtiment constituant le collège communal
qui devient Lycée national en 1876. Les premiers travaux s’achèvent en 1882. Les maisons
arabo-andalouses enserrant le Lycée sont détruites en 1892-1894 pour créer des jardins et une
S2-fig1 : La rue du 19 juin,
un vendredi ; elle est vide
(Photo : N. Aït Abdelkader,
2004).
S2-fig2 : Le lycée en 1906 (Carte
postale : les amis de Constantine).
91

annexe autour du bâtiment.
Ainsi, le Lycée d’Aumale acquiert sa physionomie quasi définitive (S2-fig3).
L’aspect du quartier fut aussi bouleversé par le percement de la rue de France avant
1875 (S2-fig4 et 5). En effet, cette rue suivait un tracé préexistant dans la partie Sud-Ouest du
rocher, soit les sections 6 et 8. Ce tracé primitif était redressé pour suivre une direction plus
rectiligne depuis la place de la Brèche, en passant par le palais du Bey jusqu’à l’ancienne rue
Richepanse, aujourd’hui rue Benchalal. Au Nord-Est, dans sa dernière section, la rue fut
intégralement créée en perçant au travers d’un îlot d’habitations jouxtant le quartier de Chara,
dans lequel Salah bey (1771-1792) aurait installé les populations juives de la ville. Ce quartier
est resté traditionnellement le quartier juif de la ville durant toute l’occupation française.

Cette rue de France, pendant l’occupation française, marquait la frontière entre un
quartier dit européen à l’Ouest de la rue et un quartier dit arabe à l’Est. Ainsi, en dehors des
axes principaux, les quartiers à l’Est de la rue de France conservent certains îlots et tracés de
rues d’époque moderne.
Pour sa part, ce quartier de Souk el Acer conserve quelques passages voûtés donnant
encore accès à des maisons typiquement mauresques dans le sens médiéval du terme ; c'est-à-
S2-fig3 : Le Lycée
aujourd’hui. (Photo :
M. Véga-Ritter, mai
2006)
S2-fig4 et 5 : le quartier Souk el
Acer en 1837 (à gauche) et en 1875
(à droite). La rue du 19 juin est
venue le percer de part en part. A
droite, en haut et en marron, le lycée.
(Fonds de carte : archives de la
wilaya de Constantine)
92

dire issues de la rencontre des conquérants arabo-musulmans du Maghreb et de l’Espagne et
des populations méditerranéennes en place. Les pièces de ces maisons s’organisent autour
d’une cour à ciel ouvert. Dans ce quartier, la maison mauresque la plus célèbre est dar Salah
bey, connue aussi sous le nom de dar Ben Jelloul. Elle fut construite par Salah bey et
accompagnée d’une mosquée, Sidi el Kettani à l’intérieur de laquelle le bey fut enterré avec
sa famille. Devant cette mosquée, il existait en 1837 deux marchés – souk el acer et souk el
Djemaa – rythmant la vie sociale et économique du lieu. Aujourd’hui, le marché dit souk el
acer et la mosquée sont toujours en place (S2-fig6). La mosquée a d’ailleurs été restaurée et il
est toujours possible de se rendre sur la tombe de Salah bey.
















S2-fig6: La mosquée Sidi el Kettani devant laquelle se tient
toujours le marché, aujourd’hui. (Photo : D. Bages, mai
2007)
93



Dénomination : Citernes.
Localisation : Intersection des rues Vieux
et Troisième Bataillon.
Description : Des citernes sont
mentionnées à l'intersection des rues Vieux
et du Troisième Bataillon d'Afrique.
Elles furent rapprochées – très brièvement
dans un article d’A. Cherbonneau repris
mot pour mot 13 ans plus tard par G.
Marchand – d'une inscription mentionnant
une conduite d'eau, découverte place des
Galettes dans la section 9. Ce
rapprochement ne trouve aucune
justification si ce n’est la proximité
géographique des lieux de découverte.
Malgré le manque de description, un plan
des citernes est parvenu jusqu’à nous par le
biais d’un relevé effectué en 1854 par un
membre de la société archéologique, M.
Gouvet.
Le dessin est incomplet ; en effet, la
légende de la planche publiée en 1855
précise qu’une partie de ces réservoirs ne
fut pas explorée à l’époque (cf. S2-fig7, ci
après, d’après le dessin publié dans le
RSAC 1854-55 ; DAO : D. Bages).
D’après ce dessin, il apparaît ce qui
pourrait être un réservoir principal, orienté
Nord-Ouest Sud-Est, de forme rectangle
mesurant une vingtaine de mètres de long
sur deux mètres de large d’où partent des
compartiments plus étroits
perpendiculaires. Un de ces couloirs se
termine en abside. Dans la partie Sud-Est,
deux couloirs annexes sont
perpendiculaires à deux compartiments
parallèles au réservoir principal. D’ailleurs,
il faut noter la présence d’un pilier de
séparation soutenant probablement la
couverture de ce bâtiment à cet endroit là.
L’accès à ce système s’effectuait par une
volée de marches présente dans la cour
d’une maison de la rue du Troisième
Bataillon.
Bibliographie : Cherbonneau, RSAC 1853
: 116-117 ; Gouvet RSAC 1854-55 : pl.15 ;
Marchand RSAC 1866 : 36-37 ; Gsell
1911 : 18 ;

















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S2-fig7
94
95



Dénomination : Mosaïque.
Localisation : En 1926, « ancien collège,
actuellement Lycée de garçons ».
Aujourd’hui, lycée Reda Houhou.
Description : Dans les années 1900, J.
Bosco fit l’acquisition d’un lot de
manuscrits au marché de brocante tenu sur
la place Négrier.
Parmi ce lot, le dessin d’une mosaïque à
l’échelle 1/10
ème
effectué par un certain A.
Jullien. Il est peut-être le même A. Jullien
figurant dans le recueil de la société
archéologique en qualité de secrétaire.
Lieutenant du 3ème

régiment des
Tirailleurs algériens à Constantine, il est
ensuite capitaine au 1er régiment des
Zouaves, à Alger et chef de bataillon au
52ème régiment d’infanterie à Gap. Il
appartenait à la société archéologique de
Constantine depuis 1879. En 1893, son
nom disparaît de la liste des membres.
Quant au dessin, il reproduit une mosaïque
mise au jour au cours des travaux de
construction du collège (S2-fig8).





Cette mosaïque représente un dessin
géométrique traité en noir et blanc. Au
dessus du panneau principal, une large
bordure représente une suite de triangles
isocèles disposés pointe contre base du
triangle suivant.
Le motif principal montre un carré blanc
aux angles arrondis à l’intérieur duquel est
présent un fin octogone noir. Ce dernier
enserre un octogone noir aux côtés
concaves sur lequel est représentée une
frise de deux méandres tressés. A
l’intérieur de cet octogone, sur fond blanc,
apparaît un cercle noir contenant un motif
en croix encadré de quatre triangles à base
dentelée.
S2-fig8 : Mosaïque découverte au lycée.
(Dessin : A. Jullien, RSAC 1926)
96

D’après la légende de la reproduction de ce
dessin, le pavement en lui-même devait
mesurer environ 8m de large pour 10m de
long.
J. Bosco effectua des recherches dans les
archives de la société archéologique et eut
la bonne fortune de découvrir une note
datée du 12 avril 1881. Elle est adressée
par le maire au président de la société, à
qui il signale la découverte d’une
mosaïque en « excellent état dans les
fouilles effectuées en vue de l’achèvement
du Lycée » (RSAC 1926 : 4). Le maire
invite le président à se rendre sur les lieux
« pour arrêter les mesures à prendre dans le
cas où cette mosaïque mériterait d’être
conservée ».
Malheureusement, ce ne fut pas le cas et
aucun document n’atteste du devenir de la
mosaïque en question.
Bibliographie : J. Bosco RSAC 1926 : 2-
5 ;










































97



S2-Ins1
« Dalle en calcaire située dans la cour
d’une maison, rue Grand, n°14. »
[C]aecin[a]|e Matroni[cae] | v(ixit) a(nnis)
XXXI | h(ic) s(ita) e(st)
Caecina Matronica a vécu 31 ans. Elle
repose ici.

S2-Ins2
« Stèle en calcaire bleu. Dans le jardin du
grand Séminaire » (rue du 3
ème
Bataillon
d’Afrique).
Aemilius Felix | filius carissimus | v(ixit)
a(nnis) III
Aemilius Felix, fils très cher (chéri), a vécu
trois ans.

S2-Ins3
« Dalle en calcaire noir, trouvée rue
Richepanse, n°17. »
D(is) M(anibus) | L(ucius) Basilius |
Meleacer a(nnis) LV | h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Lucius Basilius
Meleacer a vécu 55 ans. Il repose ici.

S2-Ins4
« Au musée (place Négrier). Mauvaise
gravure. »
D(is) M(anibus) | L(ucius) Cae(…) Sil|anus
vi|xit an(nis)
Aux dieux mânes. Lucius Cae… Silanus a
vécu…

S2-Ins5
« Sur le pavé de la cour de la maison juive
où se trouvent des constructions romaines,
rue du 3
ème
Bataillon d’Afrique, n°3 :
Delamare. »
D(is) M(anibus) | I(ulius) Fabius | Victor |
vi(xit) a(nnis) LXX
Aux dieux mânes. Iulius Fabius Victor a
vécu 70 ans.

S2-Ins6
« Kalfa Guedj, rue du Bain. »
D(is) M(anibus) | C(aius) Gellius Cresces |
v(ixit) a(nnis) X | h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Caius Gellius Cresces a
vécu dix ans. Il repose ici.

S2-Ins7
« Fragment trouvé près de l’ancien bain
maure de la rue Vieux. »
[D(is)] M(anibus) | [Iu]lia | [In]genua |
[v(ixit)] a(nnis) XXV
Aux dieux mânes. Iulia Ingenua a vécu 25
ans.

S2-Ins8
« Pierre cintrée trouvée dans la cour d’une
maison, près de la mosquée de Salah bey. »
98

D(is) M(anibus) | Percennius |
Quintillan|nus vixit m(ense) |
5
h(ic) s(itus)
e(st)
Aux dieux mânes. Percennius Quintillanus
a vécu un mois. Il repose ici.

S2-Ins9
« Pierre trouvée place Négrier, au tribunal :
Cherbonneau ; transportée au Musée. »
D(is) M(anibus) | Sittius | Cresces | [v(ixit)]
a(nnis) L h(ic) s(itus) e(st) o(ssa) t(ua)
b(ene) q(uiescant)
Aux dieux mânes. Sittius Cresces a vécu
50 ans. Il est ici. Que tes os reposent en
paix.

S2-Ins10
« Fragment revu en 1917 par Gsell rue de
Guignard, n°3. »
[Antoni]no Pio |[tribuniciae po]testatis […]
Pour Antonin le Pieux, paré de la puissance
tribunitienne…

S2-Ins11
« Deux fragments trouvés dans une maison
juive près du caravansérail. »
[…leg(ati) pro]pr(aetore) provinciae
Ret(iae) |[…ei]usdem Porci Optati
c(larissimi) [v(iri)]
du légat propréteur de la province de Rétie,
… lui même, Porci Optati, homme
clarissime…

S2-Ins12
« Pierre brisée à gauche et en bas, trouvée
près de l’église : Cherbonneau ; au musée
de la place Négrier : le même. »
[M(arco) Fabio L(ucii)] fil(io) Q(uirina
tribu) Frontoni | [sacerd(oti) sa]c[r(ae)]
urbis auguri | [magistro a]ugurum VII
aed(ili) | [(trium)vir(o) pr]aef(ecto) i(ure)
d(icundo) col(oniarum duarum)
Milevi|
5
tan(ae) et Rusic(adensis)] ex
consensu civium | [ob munific]entias eius
bigam | [quam ex ae]re conlato ex |
[pecunia publica] constituere
ex[postulaverant…]
A Marcus Fabius Fronton, fils de Lucius de
la tribu Quirina, prêtre de la ville sacrée,
maître des augures pour la septième fois,
édile, triumvir, préfet pour dire le droit des
deux colonies Milev et Rusicade, après
l’accord des citoyens, pour les générosités
de celui ci, ils ont réclamé d’établir un char
d’airain à la suite de la réunion de l’argent
public…

S2-Ins13
« Mur extérieur d’une maison sise rue du
3
ème
Bataillon d’Afrique. »
[Sittiae] C(ai) Si[tti Qua]|drati f(iliae)
Cal[pur]|niae Extrica|tae flam(inicae)
perp|
5
(etuae) familia posuit
Sittia Calpurnia Extricata, fille de Sittius
Quadratus, flamine perpétuelle. Sa maison
99

(ses esclaves/sa famille) a posé (ce
monument).

S2-Ins14
« Pierre brisée à droite, dans la collection
épigraphique de la place Négrier. »
Fonteio
A Fonteius.

S2-Ins15
« Fragment dans le pavé d’une maison près
de la mosquée Salah bey. »
Viluso | icet (trium)viro | [au]g(usto) g(…)
g(…) | iin[…]ifiiro

S2-Ins16
« Fragment trouvé dans les démolitions de
Salah bey »
[…]ab ra|[…]umo loco q[…]

S2-Ins17
« Parmi les débris de l’ancienne mosquée
Salah bey »
sum q[…] | campa[..]









































100

Mémoire ILAlg CIL
S2-Ins1 ILAlg2, 1895 CIL 19654
S2-Ins2 ILAlg2, 862
S2-Ins3 ILAlg2, 954 CIL 7231
S2-Ins4 ILAlg2, 969 CIL 7865
S2-Ins5 ILAlg2, 1127 CIL 7347
S2-Ins6 ILAlg2, 1175 CIL 7374
S2-Ins7 ILAlg2, 1235
S2-Ins8 ILAlg2, 1552 CIL 19614
S2-Ins9 ILAlg2, 1699a CIL 7743
S2-Ins10 ILAlg2, 571 CIL 6990
S2-Ins11 ILAlg2, 650 CIL 7064
S2-Ins12 ILAlg2, 682 CIL 7103
S2-Ins13 ILAlg2, 694 CIL 7120
S2-Ins14 ILAlg2, 1156 CIL 7358a
S2-Ins15 ILAlg2, 670 CIL 19503
S2-Ins16 ILAlg2, 743 CIL 7145
S2-Ins17 ILAlg2, 747 CIL 7462










101

Appellation
transmise oralement
avant 1837.
Nom français en
vigueur avant 1962.
Nom actuel.
Hammam Deggoudj ; Sidi
Krama
Afrique (rue du 3ème
bataillon d')
Dakhmouche (rue des frères)
Setti Frikha
Atlan (rue Sergent Paul)
anciennement rue de France
19 juin 1965 (rue du)
Sla el Kedima Barbès (rue) Tachour (rue)
Dar Amine Khodja ; Djama
el Biazri ; Sla David el
Djezaïri
Belgique (rue de ) Belgique (rue de)
Sour ed derk Benbana (rue Zerbib)
Sour ed derk ; Sidi el Kettani Benelmouffok (rue Omar) Benelmouffok (rue)
Sidi Mimoun ; Sidi Abd el
Malek
Bèze (rue Sergent el)
Fondouk Kissarli Blanqui (rue)
Sla Rabbi Messaoud Chemla (rue des frères) Bengharnoui (rue des frères)
Chara Constantin (rue)
Hammam Deggoudj Duquesne (rue)
Grand (rue) Grand (rue)
Sour ed derk Guignard (rue)
Dar Mohamedou Ali Guise (rue de)

Kaïm (rue lieutenant Armand
el)
El Kaïm (rue)
Ksentine (rue Sergent)
El hara el hamra ; zenket Sidi
Abd er Rahman
Lévy (rue des frères) Arafa (rue des frères)
Sidi Kenniche Madier de Montjau (rue) Staifi Amar (rue)
Koubet el Djeb
Melki (rue Albert et
Benjamin)

Souk el Acer Négrier (place) Souk el Acer (place)
102

Dar Salak bey
Piquet (rue Maréchal des
Logis)

Souk el Djemaa Pothier (rue)
Djemaa el djouza Richepanse (rue) Benchalal (rue)
Sidi Sebaïni ; Chara Sultan (rue Lieutenant Léon) Bourouissa (rue des frères)
Mekaad ez Zouaoua Zévaco (rue) Mentouri (rue des frères)













S2-1
S2-2
S2-Ins1
S2-Ins2
S2-Ins3
S2-Ins5
S2-Ins4
S2-Ins6
S2-Ins7
S2-Ins9
S2-Ins10
S2-Ins12
S2-Ins14
S2-Ins15-17
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Place
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Rue Madier de Montjau Rue
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Section 2 : Localisation des vestiges.
0m 50m 100m 150m
103

Section 3–
Bab el Kantara

105

Introduction (p. 106-107)
***
Pont S3-1 (p. 108-111)
***
Mosaïque S3-2 (p. 112)
***
Mosaïque S3-3 (p. 113-114)
***
Inscriptions S3-4 (p. 115-121)
***
Rues de la section (p. 122-123)
***
Carte (p. 124)








106

S3-fig2 : Ancien
midrash, synagogue
et centre culturel juif
de la ville (source :
ADCHA)


En plus du pont Sidi Rached, construit en 1912, la ville de Constantine est marquée
par la présence du pont el kantara, plus ancien que le premier. En effet, ce pont repose sur des
bases antiques. Après avoir subi les ravages du temps à plusieurs reprises, il fut toujours
reconstruit par les autorités de la ville (S3-fig1). Il est encore debout et utilisé aujourd’hui et
représente l’accès principal pour pénétrer sur le rocher à partir de l’Est.
Cette portion du rocher est surtout réputée pour avoir
longtemps abrité le quartier juif de la ville (S3-fig2 et S3-fig3).
Usuellement, l’historiographie coloniale
3
et
les traditions orales attribuent la création du
quartier juif, Chara, et la déportation des
populations juives dans ce quartier à Salah
bey (1771-1792). Or, il se trouve qu’il n’en
est rien. Des actes de vente de biens
immobiliers montrent l’existence de ce
quartier dans cette zone bien avant le
XVIIIème siècle. Par exemple, « un
document enregistré pour la fin du XVIIème
siècle, rend compte de la vente de deux frères,
David et Mardochée, fils de Dani, d’une maison sise au-dessus du

3
Cf. Grangaud 2004 : 260-265 pour bibliographie complète.
S3-fig1 : le pont el kantara au
moment d’une de ses
reconstructions, probablement en
1924. L’assiette était alors construite
en béton armé (source : les amis de
Constantine)
S3-fig3 : Entrée de
l’ancien midrash,
aujourd’hui centre
culturel musulman
(source : ADCHA)
107

Chara al-yahudi, dans le quartier de Bab el Qantara. » (Grangaud 2004 : 261). Cet acte de
vente ainsi que la présence des synagogues attestées pour la même période le long du ravin
dans la partie Nord-Est du rocher attestent la présence d’un quartier dit juif au moins un siècle
avant sa création attribuée à Salah bey.
Hormis le percement de la rue Nationale (actuelle rue Larbi ben M’Hidi), celui de la
rue Thiers (actuelle rue Tateche) (S3-fig4) et le prolongement de la rue Léon Sultan (actuelle
rue des frères Bouruissa), cette section 3 ne connut que peu de travaux durant la colonisation
française. Seules quelques rues furent alignées ; ainsi, très peu de profondes fondations furent
creusées. Cet état de fait explique d’ailleurs le peu de découvertes archéologiques effectuées
dans cette section. Une découverte en outre récente laisse présager le travail de recherche
qu’il reste à effectuer dans ce quartier.










































S3-fig4 : Ancienne rue Thiers,
une des artères principales de
ce qui fut le quartier juif de
Constantine. (Source :
ADCHA)
108



Dénomination : Le pont el Kantara.
Localisation : A l'Est du rocher qui
soutient la ville. Supporté par la plus large
des trois voûtes naturelles jetées sur le
ravin.
Inscription : S3-Ins21
[Imp(eratori) Caes(ari) T(itio)] Had[riano
Antonino Augusto, Pio, divi Hadria]i filio,
| [divi Traiani Parthici nepoti, divi, Nerv]ae
pro[nepoti ...].
A l'empereur César Titus Hadrien Antonin
Auguste, Pieux, fils du divin Hadrien,
petit-fils du divin Tajan, Parthique, arrière
petit-fils du divin Nerva, ….
Description : Unique pont permettant
l'accès à la ville du côté Est en 1837. Il
était cependant déjà décrit par les premiers
voyageurs qui visitèrent Constantine.
En 1724 et 1728, J.-A Peyssonnel et T.
Shaw parlaient du pont avec plus ou moins
de précision. J.-A Peyssonnel évoque
seulement « un pont d’une très belle
fabrique qui a trois rangs d’arcades et deux
cent cinquante pieds d’élévation ; …assez
étroit… dont deux arcades sont tombées »
(Dureau de la Malle 1838 : 302). Dans la
description de T. Shaw cependant, un
détail intéressant apparaît, la description de
figures sculptées. Il évoque un caducée et
entre les deux arches principales, deux
éléphants affrontés surmontés d'une figure
féminine (S3-fig5).

En 1792, Salah Bey demande à l'architecte
Don Bartolomeo de remonter le pont en
partie détruit. La preuve en est le dessin du
voyageur Bruce qui laisse la dernière vue
du pont, en 1765, avant sa restauration (S3-
fig6). Ce dessin laisse entrevoir à quoi
pouvait ressembler ce pont dans l'antiquité
avec ses deux rangées d'arcades de pierres
de taille soutenues par des piliers à
imposte. Il apparaît sur ce dessin une
arcade inférieure murée.
Pour la restauration, l'architecte fait venir
les pierres depuis Mahon. Puis face au coût
trop élevé de l'opération, il décide
d'extraire des pierres du plateau du
Mansourah et réemploie aussi des pierres
issues des vestiges voisins tel que l'arc de
S3-fig5 : Dessin exécuté par le docteur
Shaw représentant les trois pierres ornant
les parties inférieures du pont. (Shaw
1743 : 158)
109

triomphe non loin du pont ; ou bien des
épitaphes ainsi que des fragments de
dédicace de quelques monuments
identifiées par des pierres présentant des
lettres de 37cm de haut.

Une fois l’opération de restauration
terminée, le pont en pierres de taille
mesure 65m de haut avec un tablier long
de 60m et large de 7m.
Les parties inférieures, antiques, sont
conservées. Au-dessus, des arceaux murés
sont rajoutés. Il est cependant fort possible
que cette rangée existait déjà sur le pont
originel. Sur le dessin de J. Bruce, au-
dessus de la deuxième arcade, en partant
de la droite, une amorce d'arche est à un
niveau inférieur de la précédente. Donc, il
est possible de supposer que cette
troisième arcade supérieure en partant de la
droite pourrait être plus longue que les
deux premières. Esthétiquement, étant
donné sa position centrale, cela ne
choquerait pas ; ou alors, des arceaux se
trouvaient entre les deux autres rangées.
De plus, la pile inférieure la plus à gauche
sur le dessin n°1 de la planche 117 du
capitaine Delamare (S3-fig7) correspond
à la pile inférieure soutenant l'arcade à
droite sur le dessin de J. Bruce. Sur le
dessin d’A. Delamare, en partant du bas,
on observe une première imposte soutenant
le premier arc ainsi que deux autres
impostes à peine éloignées, laissant
supposer la présence d'une arcade bien plus
petite.



Ce qui dans ce cas là rejoindrait la
description de J-A Peyssonnel qui affirme
avoir compté trois rangées d'arcades en
1724. Même si sa description est évasive
car il ne précise pas si le pont est en partie
détruit ou non, il est possible qu'un arceau
était encore en place pour permettre cette
affirmation et qu'il se soit écroulé quarante
ans plus tard, au moment où J. Bruce
dessine le pont. Car, historiquement, nous
S3-fig7 : Vue du pont restauré. (Dessin :
Delamare 1850 : pl. 117)
S3-fig6 : Pont el Kantara en 1765, avant sa
restauration. (Dessin : J. Bruce)
110

ne saurions affirmer la destruction du pont
entre 1724 et 1765.
En ce qui concerne le pont restauré (S3-
fig8), il est surmonté par un tablier
entièrement reconstruit supporté par quatre
arcades. Les deux arcs situés de part et
d'autre et à l'extérieur, sont les plus larges
et présentent une voûte en plein-cintre. Les
deux arcades intérieures présentent un arc
brisé. Sur les côtés, les amorces antiques
sont conservées.

Une partie du pont s'écroule le 18 mars
1857. Le reste est donc détruit par l'armée
française pour être reconstruit par le
service des Ponts et Chaussées. C'est
d'ailleurs au moment de cette opération que
les fragments d'inscriptions en réemploi
ont pu être découverts, tombés dans les
décombres auprès des piles inférieures.
Cette fois, les parties supérieures du pont
sont construites en fer. Il est encore debout
aujourd'hui (S3-fig9). Les piliers inférieurs
antiques sont toujours conservés ainsi que
des amorces d’arcades à l'étage supérieur
mais beaucoup moins importantes qu'au
moment de la restauration de 1792 (S3-
fig10).




S3-fig10 : Le relief dessiné par le docteur
Shaw, encore en place aujourd’hui dans les
parties inférieures du pont, conservées.
(Photo : S. Jourdan)
S3-fig8 : Le pont el Kantara restauré par
Don Bartolomeo. (Dessin : Ravoisié 1846 :
pl.IV)
S3-fig9 : Vue du pont el Kantara
aujourd’hui. (Photo : P. Bouchacourt)
111

Bibliographie : Shaw 1743 : 158-59 ;
Dureau de la Malle 1838 : 216 et 302 ;
Temple et Falbe 1838 : 76 ; Ravoisié 1846
: 9-10 et 27-29 ; Delamare 1850 : pl. 114 -
115 -117 -118 -123 ; Cherbonneau, RSAC
1853 : 110-112 ; Cherbonneau RSAC
1856-57 : 149-150 ; Féraud, 1868 : 131-
132 ; Playfair 1877 : 48-49 ; Vars, RSAC
1893 : 311-313 ; Gsell 1901 : 5-6 ; Gsell
1911 : 18 ; Gsell 1913 : 113-116 et 119 ;

























































112



Dénomination : Mosaïque.
Localisation : 11, rue Belabed Tahar (ex
rue Jean Bart).
Description : L’habitation située à
l’adresse indiquée ci-dessus est en grande
partie détruite. Cependant, les propriétaires
ont fait appel à l’association des Amis du
Musée dans le but de leur montrer ce qu’ils
avaient découvert dans la cave.
L’association s’est déplacée à plusieurs
reprises entre 2003 2007 pour dégager des
fragments de mosaïques encore en place.
Les membres de l’association ont pris
quelques photos de qualité relativement
moyenne. C’est de la consultation de ces
photos que provient la description ci-
après.
La pièce servant de cave et de sous
bassement à la partie autrefois habitée est
bâtie, pour deux murs au moins visibles sur
les photos, en pierre de taille. Un mur de
refend percé de deux arcades sépare la
pièce. Des fûts de colonnes, visiblement
utilisés en réemploi, entrent dans la
construction de ces arcades.
Ce mur de refend vient couper les motifs
d’une mosaïque présente au sol, signe de la
non contemporanéité des deux éléments.
Cette mosaïque semble abîmée et détruite
par endroits.
Les fragments de la mosaïque visibles sur
la photo présentent des motifs
géométriques traités en noir sur fond blanc,
formant des étoiles à cinq branches ;
lesquelles sont composées de losanges.
Cette bichromie est rehaussée de tesselles
ocre présentes sur un bandeau orné d’une
tresse à double ruban.

























113



Dénomination : Mosaïque.
Localisation : Rue Nationale.
Description : Le 6 février 1928, une
mosaïque fut mise au jour dans la rue
Nationale.
Les premières découvertes eurent lieu en
1875. A cette époque, M. Narboni achetait
des maisons arabo-turques, dotées des
numéros 59 et 61 de la rue Nationale. Ces
deux maisons furent rasées pour laisser
place à un immeuble d'architecture
européenne (au n° 59) et une boutique (au
n° 61).
Au numéro 59, dans le sous-sol de la
maison détruite, une mosaïque à figures
fut découverte. La bordure était constituée
d'une guirlande et de rosaces. Au centre, se
trouvaient des scènes de chasse : un cheval
poursuivi par une panthère, un porc-épic,
un lion dévorant un taureau, une panthère
attaquant un cavalier, un cavalier, une
barque contenant trois personnages. Cette
découverte fut signalée au gouverneur
général qui décida que la mosaïque irait
orner le cercle des Officiers, rue Sassy.
Cependant, cinquante ans plus tard, elle
avait disparu.
En 1928, M. Francini s'est porté acquéreur
de la boutique du n°61 de la rue Nationale
dans le but de la remplacer par un garage.
Alors que les ouvriers creusaient les
fondations du nouvel immeuble, ils mirent
au jour, à deux mètres sous le sol de la
boutique, une mosaïque polychrome à
figures (S3-fig11). Elle fut démontée et
transportée au Musée.
Cette mosaïque mesurait 5m de long sur
3m10 de large. La partie qui touchait à
l'immeuble 59 était en bon état de
conservation. Alors que la partie touchant
au n°61 fut détériorée au moment de la
construction de la boutique en 1875.
Au milieu du mur antique limitant la salle
du côté opposé de la rue Nationale, une
marche d'escalier fut découverte, en place.
Au sol, cette marche était encadrée à
gauche par des parallélépipèdes vus en
perspective et de couleur différente ; à
droite par des losanges en deux couleurs
sur fond blanc.



Le sujet principal était encadré en haut et
en bas par une bordure formée de volutes
de feuillage délimitant des médaillons.
Chacun d'eux contenait une tête d'animal.
Au moment de la découverte de la
S3-fig11 : Mosaïque découverte rue
Nationale ; ici, en place. (RSAC 1928)
114

mosaïque, il restait onze médaillons en
haut et trois en bas.
La mosaïque en place, le sujet central
s'observait en tournant le dos à la rue. Dans
un paysage agrémenté de quelques arbres,
on observait des scènes de chasse. En haut,
à gauche, un lion terrassait une antilope.
Au dessous, un chien précédait un
chasseur. Derrière lui, deux autres
chasseurs portaient sur une perche un
sanglier suspendu par les pattes. Au dessus
de ces chasseurs, un cheval était attaché à
un arbre. Au premier plan, un personnage
richement vêtu tenait une sorte de cordon
dans la main droite. A l'extrême droite de
ce tableau, un cavalier s'apprêtait à jeter
une lance : la tête et la partie inférieure du
corps avaient déjà disparues au moment de
la mise au jour. A gauche du tableau, une
habitation à étage était représentée. Le
premier étage semblait orné d'une galerie.
Cet étage supportait un toit de tuiles. Une
seconde habitation à étage, comptant deux
pavillons rectangulaires, était représentée à
droite.
Aujourd'hui, il ne reste qu'un fragment de
cette mosaïque conservé au musée national
Cirta (S3-fig12).
Bibliographie : Gsell 1901 : 104 ;
Gsell 1912 : 17 ; Alquier, RSAC 1928-29 :
401-405 ;


























S3-fig12 : Les seuls restes de la mosaïque
sous forme de deux fragments présents dans
les collections du musée. (Photo : D. Bages)
115



S3-Ins1
« Trouvée rue Ali Mouça. »
Pompe|ius Ipiti(us) | v(ixit) a(nnis) XXXV |
h(ic) s(itus) e(st)
Pompeius Ipitius a vécu 35 ans. Il repose
ici.

S3-Ins2
« Au quartier de Mila es Srira, marche
d’escalier dans la maison du Caïd Allaoua
ben Chaouch. »
Publicius | Surus | v(ixit) a(nnis) XX |
[h(ic)] s(itus) e(st)
Publicius Surus a vécu 20 ans. Il repose ici.

S3-Ins3
« Rue Rabier, au dispensaire. »
Iuliae | Frustu(ae ?) | v(ixit) a(nnis) LXXX
Iulia Frustua a vécu 80 ans.

S3-Ins4
« Pierre en calcaire gris trouvée rue Vieux,
n°135. »
Antia | Via(…) | v(ixit) a(nnis) LXX
Antia Via… a vécu 70 ans.

S3-Ins5
« Caisson trouvé rue Alexis Lambert, dans
la maison de Ben Afisse Chiendarli, dans
le mur de laquelle il a été encastré comme
ornement dans la maçonnerie de la porte. »
Cresces | Gentiae C|risteni(…) fi|(li)ae
carissima(e) |
5
v(i)x(it) annis (II ou LI ?) |
[V]ipsanius | [No]v[e]llus pos(uit)
Cresces Gentia Cristeni… ; pour une fille
très chère ; elle a vécu 2 (60) ans ;
Vipsanius Novellus a posé.

S3-Ins6
« Trouvé au bou Khemis, près de
Constantine. »
D(is) M(anibus) | C(aius) Iulius |
Faustia|nus | v(ixit) a(nnis) […] |
5
h(ic)
s(itus) e(st)
Consacré aux dieux mânes. Caius Iulius
Faustinus a vécu … ans. Il repose ici.

S3-Ins7
« Trouvé dans la culée gauche du pont de
Constantine. »
D(is) M(anibus) | Sittiae | Credulae
Consacré aux dieux mânes de Sittia
Credula.

S3-Ins8
« Rue Rabier, dans une maison. »
[D(is)] M(anibus) | P(ublius) Trebius |
Modestus | [Qu]ir(ina tribu) |
5
v(ixit)
a(nnis) XX | h(ic) s(itus) e(st)
Consacré aux dieux mânes. Publius
Trebius Modestus de la tribu Quirina a
vécu 20 ans. Il repose ici.
116


S3-Ins9
« Fragment en calcaire gris trouvé dans
l’impasse n°6 de la rue Vieux. »
D(is) M(anibus) | Marrutia | Maxima |
v(ixit) a(nnis) CI
Consacré aux dieux mânes. Marrutia
Maxima a vécu 101 ans.

S3-Ins10
« Dans le fort, au dessus de la porte el
Kantara : Falbe. »
D(is) M(anibus) | Canniu|s Severus | v(ixit)
a(nnis) |
5
LXXXXV | h(ic) s(itus) e(st)
Consacré aux dieux mânes. Cannius
Severus a vécu 95 ans. Il repose ici.

S3-Ins11
« A la mosquée Sidi Ali el Kofsi : Renier »
D(is) M(anibus) | Nicon(…) | Augusto|rum
n(ostrorum) ser(…) |
5
vixit an|nis XXI |
h(ic) s(itus) e(st)
Consacré aux dieux mânes. Nicon…
(esclave impérial) de nos augustes ... ; il a
vécu 21 ans. Il repose ici.

S3-Ins12
« Autel funéraire trouvé 49, ru Vieux. »
D(is) M(anibus) | Ursus | Scenicus |
Stupidus IIII col(oniarum) |
5
v(ixit) a(nnis)
XXV
Consacré aux dieux mânes. Ursus Scenicus
Stupidus des quatre colonies a vécu 25 ans.



S3-Ins13
« Pierre de calcaire gris noir, trouvée rue
Vieux. »
D(is) M(anibus) S(acrum) | [G]rania
Me|[l]etina v(ixit) a(nnis) | XXX h(ic)
s(ita) e(st)
Consacré aux dieux mânes. Grania
Meletina a vécu 30 ans. Elle repose ici

S3-Ins14
« Stèle trouvée dans les démolitions de la
porte d’el Kantara, brisée à droite. »
D(is) M(anibus) S(acrum) M(…) Sit[…]|a
M(arci) f(ilia ?) | v(ixit) an(nis) XL h(ic)
s(ita) e(st).
Consacré aux dieux mânes. M… S…, fille
de Marcus a vécu 40 ans. Elle repose ici.

117

S3-Ins15
« Sur un caisson en pierre bleuâtre, trouvé
rue Vieux, maison du Caïd Sliman. »
Memoriae | Ianuari fili dul|cissimi v(ixit) |
m(enses) XI et d(ie I)
A la mémoire d’Ianuarius, fils très doux. Il
a vécu 11 mois et un jour.

S3-Ins16
« Fragment trouvé dans les démolitions du
pont de Salah bey. Dans un cartouche à
queue d’aronde. »
Memoriae […] | Marc[…]
A la mémoire de Marc…

S3-Ins17
« Tirée de la culée gauche du pont de
Constantine. »
Memoriae | […]lligiae Ho[n]|oratae v(ixit)
a(nnis) LX
A la mémoire de …lligia Honorata. Elle a
vécu 60 ans.

S3-Ins18
« Trouvé dans une maison arabe, rue de
Mila ; maintenant au square. L’inscription
est dans un cadre. »
[Te]lluri Aug(usti) | [Iul]ius P(ublii) Iuli
Urbani | [fil(ius)] Quir(ina tribu) Urbanus
eq(uo) p(ublico) | [or]nat(us) quaest(or)
aed(ilis) IIII |
5
[co]l(oniarum) praef(ectus)
pro (trium)vir(is) ob | [ho]norem aedilitatis
praet(er) | [sestertium X]X (milia)
n(ummum) decurionat rei p(ublicae)
in|[lat]a (statuam) cum tetrastylo de|[dit]
idemque dedicavit | [et ob ] dedic(avit)
lud(os) scaen(icos) cu|
10
[m miss]ilibus
edidit l(oco) d(ato) d(ecreto) d(ecurionum)
A Tellus Auguste. Iulius Urbanus, fils de
Publius Iulius Urbanus de la tribu Quirina,
distingué d’un cheval public, questeur,
édile des quatre colonies, préfet pro
triumvir, pour l’honneur de l’édilité, en
plus de la somme de vingt mille sesterces
remise à la commune pour le decurionat, il
a édifié et dédicacé une statue avec un
tétrastyle ; et pour la dédicace, il a donné
des jeux scéniques avec lancer de javelots ;
en un lieu daté par décret des décurions.

S3-Ins19
« Près du pont el Kantara, sur une pierre au
bord de la rivière. »
Cai Iuli | Siguinari
A Caius Iulius Siguinarius.

S3-Ins20
« Fragment trouvé dans le soubassement
d’une maison de la rue Vieux. »
Dacico l(oco) p(ublico) | p(ecunia)
p(ublica)
Au Dacique, en un lieu public et avec
l’argent public.

118

S3-Ins21
« Deux fragments trouvés dans les
démolitions du pont du Rummel
(Cherbonneau), et dont la jonction ne peut
se justifier que pour l’identité de la hauteur
des lettres ; la disposition des pierres
semblant plutôt inviter à les laisser
distinctes. Renier qui accepte le
rapprochement restitue : »
[Imp(eratori) Caes(ari) T(ito) Aelio ]
Had[riano Antonino Augusto Pio divi
Hadri]ani filio | [divi Traiani Parthici
nepoti divi Nerv]ae pro[nepoti …]
A l’empereur César Titus Aelius Hadrien,
Antonin, Auguste, Pieux, fils du divin
Hadrien, petit fils du divin Trajan,
Parthique, arrière petit fils du divin
Nerva...

S3-Ins22
« Fragment de la corniche d’imposte d’une
des piles inférieures du pont du Rummel. »
Vili patr


S3-Ins23
« Fragment servant de marche dans la cour
de la mosquée, rue Rabier, près du grand
pont. »
[…]amat[…]

S3-Ins24
« Démolitions du pont du Rummel.
H.l.31 »
C

S3-Ins25
« Démolitions du pont du Rummel.
H.l.25 »
VS

S3-Ins26
« Fragment trouvé dans les démolitions du
pont de Salah bey. »
Maricia | […] et
Maricia et …

S3-Ins27
« Fragment trouvé rue Rabier, ensuite au
musée : Cherbonneau. »
alicu[…] | […]amre

S3-Ins28
« Fragment trouvé dans un jardin rue
Rabier. »
mae | ut dul | vii fre | anos


119

S3-Ins29
« Deux séries de fragments, trouvés rue
Nationale, maison Simon. »
N NI AT T N TINA

S3-Ins30
« Fragment trouvé rive gauche du
Rummel, sur le rempart, à droite du pont,
en entrant. Très grandes lettres. »
SIV

S3-Ins31
« Même endroit » que la précédente.
[Mu]nific[entia]
































































120

Mémoire ILAlg CIL
S3-Ins1 ILAlg2, 1578 CIL 7653
S3-Ins2 ILAlg2, 1611 CIL 7674
S3-Ins3 ILAlg2, 1341 CIL 7488
S3-Ins4 ILAlg2, 896 CIL 7193
S3-Ins5 ILAlg2, 1087a
S3-Ins6 ILAlg2, 1254 CIL 19465
S3-Ins7 ILAlg2, 1737 CIL 7769
S3-Ins8 ILAlg2, 1805 CIL 7812
S3-Ins9 ILAlg2, 1477 CIL 7589
S3-Ins10 ILAlg2, 891 CIL 19455
S3-Ins11 ILAlg2, 789 CIL 7611
S3-Ins12 ILAlg2, 819
S3-Ins13 ILAlg2, 1197 CIL 19565
S3-Ins14 ILAlg2, 1733 CIL 7737
S3-Ins15 ILAlg2, 1231 CIL 7410
S3-Ins16 ILAlg2, 1461 CIL 7585
S3-Ins17 ILAlg2, 1210 CIL 7400
S3-Ins18 ILAlg2, 529 CIL 19489
S3-Ins19 ILAlg2, 1302 CIL 7462
S3-Ins20 ILAlg2, 553 CIL 6989
S3-Ins21 ILAlg2, 554 CIL 6991
S3-Ins22 ILAlg2, 722 CIL 7921
S3-Ins23 ILAlg2, 757 CIL 19665
S3-Ins24 ILAlg2, 769 CIL 6991a
S3-Ins25 ILAlg2, 770 CIL 6991d
S3-Ins26 ILAlg2, 1476 CIL 7588
121

S3-Ins27 ILAlg2, 1922 CIL 19656
S3-Ins28 ILAlg2, 1923 CIL 7898
S3-Ins29 ILAlg2, 764 CIL 7913
S3-Ins30 ILAlg2, 754
S3-Ins31 ILAlg2, 755



































122

Appellation
transmise oralement
avant 1837.
Nom français en
vigueur avant 1962.
Nom actuel.
Zenket el Hadj Saïd
7ème tirailleurs (rue du) Bendjelloul (rue)

Aigle (rue de l')

Zaouïa Halmouche
Alisés (rue des)

Zenket Arbaïn Cherif
Arbaïn Cherif (impasse)

Tahounet ez zoudj
Bart (rue Jean)
Belabed Tahar (rue)

Zenket Bechterzi
Bechterzi (impasse)

Sidi Djellis
Bellagoun (rue)

Zenket Bachtarzi
Ben Souiki (impasse)

Dar Zaouche ; zenket dar
benkenak ; Dar ben el Mufti ;
frane Barrou ; houmet Sidi
bou Maza ; Sidi Iasmine
Benbadis (rue Cheikh Abdel
Hamid)
Benbadis (rue Cheikh Abdel
Hamid)

Dar Tchaker bey ; Sidi Kaïs
Bencharif (impasse)

Zenket Benzagouta
Benzagouta (rue)

Sidi bou Maza ; Sidi Brahim
bou Maza
Bou Maïza (rue)


Sidi el Khezri
Canrobert (rue)

Sidi el Khezri
Cavaignac (rue)


Clémenceau (rue Georges)
anciennement rue Nationale
Larbi ben M'hidi (rue)

Sidi Djellis
Djellis (impasse)

Sidi Djellis
Djellis (place Sidi)

Bab el Kantara
El Kantara (pont) El Kantara (pont)
Zenket el Rouamel
Maillot (rue)

Sidi M'hamed ben Meïmoun
Milah (rue de)

Zenket Sari
Minéo (rue sous Lieutenant)

El Haouche
Morel (rue Louis) Tateche Belkacem (rue)
123

Zenket ben Dali Moussa
Moussa (rue Ali)

Zenket Barda
Prudhon (impasse)


Rabier (rue) Makhlouf (rue des frères)
Zenket ben Sammar ; Sidi
Saffar
Saffar (rue)


El Bouïeb
Semart (place Pierre) Saci (place)
Sla Rabbi Natan ; Zenket
Tlemçani
Sultan (rue Lieutenant Léon) Bourouissa (rue des frères)
Sidi Saffar ; Kaa ech Chara ;
Sidi Ali el Kafei
Thiers (rue) Tateche Belkacem (rue)
Er Rekkakine
Vieux (rue) Rouague Saïd (rue)
Zenket terbiat el Madjen
Villeret de Joyeuse (rue)

























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Place
P. Semart
R. BenZagouna
R.Villaret
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Rue Maillot











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Rue Bou Maïza
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S3-1
S3-2
S3-3
S3-Ins2
S3-Ins3
S3-Ins4
S3-Ins5
S3-Ins6
S3-Ins7
S3-Ins10
S3-Ins11
S3-Ins12
S3-Ins14
S3-Ins16
S3-Ins17
S3-Ins19
S3-Ins21
S3-Ins22
S3-Ins23
S3-Ins24-26
S3-Ins30
N
0m 50m 100m 150m
Section 3 : localisation des vestiges.
124

Section 4–
El Batha

126


Introduction (p. 127-128)
***
Arceaux S4-1 (p. 129-131)
***
Djemaa el Kebir S4-2 (p. 132)
***
Collège de jeunes filles S4-3 (p. 133-134)
***
Socle monumental S4-4 (p. 135-136)
***
Statue S4-5 (p. 137-138)
***
Citernes S4-6 (p. 139-140)
***
Citernes-Mosaïque S4-7 (p. 141)
***
Inscriptions S4-8 (p.142-151)
***
Rues de la section (p. 152-153)
***
Carte (p.154)

127




Cette section 4 aurait pu tout aussi bien se nommer
Souk et Tedjar (le marché du commerce) ou Ech chott plutôt
qu’el Batha. En effet, ce quartier recouvrant la section
s’articule à la fois autour d’un axe économique, d’un centre
religieux et du bord du rocher donnant sur le ravin. L’axe
économique se caractérise entre 1837 et 1880 par de
nombreuses boutiques alignées le long des rues, ordonnées
par catégories de corps de métier (S4-fig1). Ainsi, s’étalaient
le long des artères les cordonniers, les bouchers, les
marchands de légumes, les menuisiers, les fabricants de tamis,
les fabricants de bâts de mulets… (Mercier RSAC 1878 : 43-
96). Aujourd’hui, l’axe économique s’est centralisé dans la
rue Larbi ben M’Hidi, l’ancienne rue Nationale dont le
percement entre 1866 et 1870 est venu former une véritable
saignée dans la partie Est du rocher (S4-fig2).



S4-fig1 : cœur économique
de la section 4 en 1875. En
jaune, les boutiques
d’artisanat et de commerce
(fond de carte : archive de la
wilaya de Constantine).
S4-fig2 : A gauche, la section 4 en 1837 et à droite en 1875 après la construction de la rue Nationale.
Etoile rouge : djemaa el kebir (fonds de carte : archives de la wilaya de Constantine).
128

Le centre religieux s’organisait autour de Djemaa el Kabir (la grande mosquée) (S4-
fig3) et de la zaouia (chapelle) de la famille el-Feggoun. Cette famille est déjà présente à
Constantine au XVIème siècle où elle reçoit, en 1581, des mains des autorités turques les
pleins pouvoirs sur l’administration de la grande mosquée d’el Batha (Mercier 1879 : 14). Ces
distinctions furent offertes en récompense de l’opposition des Ben el Feggoun à la famille
Abd el Moumen, farouche à la venue des Turcs dans la ville.
En plus des fonctions administratives, cette famille reçut les
titres d’imam et de khatib de la grande mosquée, ainsi que le
titre de Cheikh el Islam qui détient le pouvoir religieux sur
toute la ville. Ces fonctions et tous les avantages socio-
économiques qu’elles impliquent furent accordés à cette
famille entre 1581 et 1837 sans discontinuité. Après la prise de
la ville en 1837, les autorités françaises ne renouvelèrent pas
les héritiers de cette famille dans leurs prestigieuses fonctions
et rasèrent une partie de la grande mosquée, pour le passage de
la rue Nationale.
Enfin, cette section présente encore aujourd’hui les
dernières tanneries encore en activité au bord du ravin (S4-fig4),
un peu au sud ech chott (le bord). Les cuves sont creusées à
même le rocher et les déchets dus à cette activité économique
sont directement déversés dans le ravin, au fond duquel le Rhumel, surtout pendant les crues
hivernales, fait tout le travail de recyclage.













S4-fig3 : Façade actuelle
de Djemaa el Kebir,
construite après le
percement de la rue
Nationale (photo : D.
Bages, avril 2007).
S4-fig4 : Vue d’une des dernières
tanneries de la ville. Les cuves sont
creusées à même le rocher. En fond, le
pont Sidi Rached (photos : les amis de
Constantine, 2003)
129



Dénomination : Arceaux.
Localisation : Autour de la mosquée Si
Hamouda et du fondouk aux huiles, rue
Combes (S4-fig5).
Description : En 1868, l’architecte de la
ville, M. Meister, supervisait le creusement
des fondations du fondouk aux huiles, alors
situé entre la rue Combes et la rue Rouaud.






Au cours des travaux, les ouvriers mirent
au jour des vestiges de maçonnerie en
pierre de taille dont le plan au sol formait
un arc de cercle. Ces vestiges se
caractérisaient par deux murs
concentriques, en pierre de taille. Ces deux
murs furent dégagés sur une longueur de
30m avant d’être engloutis dans les
constructions du fondouk.
Trois ans plus tard, au mois d’octobre
1871, Lazare Costa surveillait les travaux
effectués aux abords de la rue Combes et
du fondouk aux huiles, pour la construction
de la mosquée de Si Hamouda, un « riche
propriétaire de Constantine » (Brunon
RSAC 1872 : 61) sur l’emplacement de la
Zaouïa de la famille Ben el Faggoun. En
creusant les tranchées pour les fondations,
les ouvriers dégagèrent le haut d’un arceau
en pierre de taille.
Lazare Costa, comme à son habitude,
prévint la société archéologique qui se
déplaça en la personne du colonel Brunon,
directeur du Génie de la ville. Ce dernier
ordonna le dégagement total de l’arceau.
Ainsi, les ouvriers mirent au jour deux
autres arceaux consécutifs au premier.
Cette découverte ne pouvait être
conservée. C’est la raison pour laquelle le
colonel Brunon demanda à un de ses
collègues, M. Beauchard, garde du Génie,
reconnu comme un habile dessinateur, de
faire un relevé le plus complet possible des
vestiges. Ce relevé représente aujourd’hui
le seul souvenir de cette découverte (cf.
planche S4-fig6 ci après : Vue en élévation
d’un arceau et plan au sol d’une partie des
vestiges. En gris clair, restitution possible
de la suite des vestiges. Croquis : M.
Beauchard ; DAO : D. Bages).

S4-fig5 : localisation du fondouk aux
huiles (encadré en rouge) entre la rue
Rouaud à droite et la rue Combes à gauche
(fond de carte : archives de la wilaya de
Constantine).
2
m
3
m
6
0
1
m
1
m
8
0
2
m
S4-fig6
130
131

Il s’agit d’un système d’arceaux en pierre
de taille dont le plan au sol affectait une
courbe, accompagné d’un mur parallèle et
concentrique aux arceaux. Ce mur
présentait une élévation d’environ 1m à
1m50. Les arceaux présentaient une voûte
en plein cintre composée de dix voussoirs
et d’une clef. La hauteur des piédroits, du
sol à la naissance de la voûte mesurait
2m50. Ces piédroits, d’une largeur au sol
de 2m, arboraient une corniche, haute de
22cm, composée d’un filet, d’une doucine,
d’un réglet et d’un congé. Le colonel
Brunon évoque « l’ordre toscan » quand il
décrit cette corniche. Le plan au sol de ces
piédroits s’ouvrait légèrement en tronc de
cône car l’ouverture extérieure des voûtes
mesuraient 2m45 et 2m pour l’ouverture
intérieure. La hauteur totale des arceaux,
du sol à l’extrados, était de 4m30. D’après
les vestiges découverts et le dessin de M.
Beauchard, le colonel Brunon avance
l’hypothèse d’un monument circulaire dont
le rayon, du centre à l’extérieur devait
mesurer 14m.
Ces vestiges étaient construits
intégralement au moyen d’un appareillage
de pierre de taille « très régulier ».
En outre, ces vestiges se poursuivaient
dans une des boutiques de la rue Combes à
l’intérieur de laquelle Lazare Costa
remarqua un arceau analogue aux
précédents, éloigné d’eux de cinq mètres.
En 1870, entre la fin des travaux sur le
fondouk aux huiles et le creusement des
fondations pour la mosquée Si Hamouda,
les autorités de la ville avaient décidé un
abaissement de la future rue Combes au
niveau des constructions de Dar el bey. Au
même niveau de sol que celui des arceaux,
une voie dallée fut mise au jour. Sa
direction n’est précisée nulle part.
Aucune inscription accompagnant ces
vestiges ne fut découverte au cours des
travaux.
Bibliographie : Brunon RSAC 1875 : 61-
65 ; Meister RSAC 1875 : 66-68 ; Vars
RSAC 1893 : 262-264 ;















132



Dénomination : Djema el Kebir ou
Grande Mosquée.
Inscriptions : S4-Ins23 ; S4-Ins34.
Localisation : En 1853, entre la place dite
el Batha et l'hôtel des Mines. Aujourd'hui,
à l'intersection de la rue Larbi ben M'hidi
(ex Rue Nationale) et la rue Benchikh
Lefgoun.
Description : Cette mosquée serait
construite sur un édifice antique. Cette
hypothèse repose sur le fait que la toiture
est soutenue par quarante colonnes dont
quelques-unes seraient à leur place
primitive, notamment celles situées à
droite et à gauche du mihrab ou la niche en
forme d'abside disposée dans le mur du
fond d'une mosquée, pour indiquer la
direction de la Mecque. Ces colonnes sont
au nombre de six et leur chapiteau était
recouvert d'une couche de chaux. Dans les
années 1850-1852, l'architecte du
département fit gratter la chaux pour voir
apparaître des chapiteaux corinthiens (S4-
fig7).
Plusieurs inscriptions latines proviennent
du bâtiment même de cette mosquée dont
une, consacrée à Vénus et une autre,
retrouvée encastrée dans le pan occidental
du minaret et à 2m70 du sol mentionne une
statue de la Concorde de la colonie
cirtéenne offerte en l'honneur d'une
magistrature.
Bibliographie : Cherbonneau, RSAC 1853
: 122-124 ;


















S4-fig7 : Intérieur de la salle de prière de la
grande mosquée. Autour du mihrab, les six
colonnes supportent des chapiteaux corinthiens
(photo : site officiel de la mairie, 2004).
133



Dénomination : voie et édifice
indéterminé.
Localisation : Construction du
prolongement de l’aile gauche du collège
de jeunes filles entre les rues Nationale,
Rouaud et Vieux (S4-fig8).
Description : Les travaux occupaient une
surface de 2500m².






En 1893, en retournant la terre, les
terrassiers rencontrèrent des substructions.
Aucune fouille n’étant envisagée, les
ouvriers reçurent l’ordre de la municipalité
de percer des tranchées dans des directions
déterminées d’avance, et de ne pas
s’occuper des parties où il n’était pas prévu
de creuser des fondations. Par exemple, la
cour de l’établissement fut seulement
nivelée alors que les vestiges, dans les
tranchées, prenaient la direction de cette
dernière ; cet état de fait est décrit par Ch.
Vars, présent sur les lieux au moment des
travaux, et auteur de la notice de
découverte dans le recueil de la société
archéologique.
Dans ces tranchées, il notait la présence
d’une voie dallée dont la direction venait
de la rue Vieux pour se diriger vers la
place Perrégaux, nommée plus tard place
Molière.
Près de la porte d’entrée du prolongement
construit, Ch. Vars mentionne des vestiges
de citernes « admirablement bâties ».
Dans les 2500m² de surface de terre
dégagée, une arche « bien construite » fut
mise au jour et détruite immédiatement
après la découverte. Cette surface contenait
aussi des morceaux de murs auprès
desquels se trouvaient des fragments de
sculptures, de chapiteaux, de colonnes, des
pierres présentant des moulures. Ce que
Ch. Vars décrit comme « un fouillis » de
vestiges sans plus de précision. Cette
description ou plutôt ce manque de
description ne permet pas de définir la
finalité des vestiges placés à côté d’une
voie dallée.
Dans les tranchées de la partie Est du
prolongement construit, Ch. Vars a noté la
présence d’un caveau turc à l’intérieur
S4-fig8 : Vue du collège, aujourd’hui
lycée technique. En rouge, les parties
concernées par les travaux de 1893
(Photo : Google earth).
134

duquel furent introduits des ossements de
soldats français, reconnaissables à
l’équipement présent. Il s’agit
probablement d’une sépulture donnée à la
hâte à des soldats ayant participé à la prise
de la ville en 1837.
Bibliographie : Vars RSAC 1894 : 694 ;
Vars RSAC 1895-96 : 251-255 ;




























































135



Dénomination : Socle monumental
associé à une inscription.
Localisation : A l’angle de la maison
Mouret ; emplacement qui touche le point
d’intersection des rues Vieux et Rouaud en
1878.
Inscription : S4-Ins22
[P]a[t]ri libero a[ug(usto)] sacr[um] |
Q(uintus) Quadratus [Q(uinti) f(ilius)]
Qui(rina) (tribu) | Quintulus aedilic[iae]
potest[a]|tis statuam cum aed[ic]ula et |
columnis quam in praefectura |
5
sua
pro(trium)viris agens sponte poll|icitus est
praeter leg[iti]ma (sestertium) | XX
n(ummum) decurionatus re[i p(ublicae)]
inlata | dedit dedicavit[q(ue)] | l(oco) d(ato)
[d(ecreto)] d(ecurionum)
Consacré à Pater Liber Auguste, Quintus
Quadratus Quintulus, fils de Quintus de la
tribu Quirina, (paré) de la puissance
édilicienne, a donné et a dédicacé une
statue avec édicule et des colonnes qu’il
avait promise, pendant sa préfecture pour
triumvirat, de son plein gré, après avoir
donnée les 20000 sesterces de la somme
honoraire à la caisse municipale ; en un
lieu donné par décret des décurions.
Description : Au cours de la poursuite des
travaux et aménagements de la rue
Nationale (actuelle rue Larbi ben M’hidi),
une découverte archéologique avait lieu à
l’angle de la maison Mouret dont les
magasins du rez-de-chaussée étaient
occupés par M. Lavillat (S4-fig9).
A l’angle de cet emplacement, qui touche
au point de rencontre des rues Vieux et
Rouaud, à 3m sous le niveau du sol, cinq
morceaux de pierre formant une même
inscription furent dégagés par les ouvriers.
Cette inscription est une dédicace à Liber
Pater, offerte par un édile de la cité. Ce
dernier a offert une statue et le socle orné
de colonnes à la divinité.





Cette inscription fut d’ailleurs mise au jour
au pied d’un bloc de maçonnerie recouvert
d’un parement en pierre de taille sur trois
côtés. Le quatrième côté était adossé à un
S4-fig9 : Les cinq morceaux réunis pour
former l’inscription à Liber Pater. Au musée
national Cirta. (Photo : D. Bages : mai 2007)
136

mur prenant une direction oblique depuis
la rue Rouaud vers la rue Nationale. Ce
bloc de maçonnerie reposait sur un socle à
moulures, le tout formant un piédestal haut
de 2m68.
Il est possible ici d’envisager l’hypothèse
de replacer l’inscription sur la façade de ce
piédestal.
Bibliographie : Poulle RSAC 1878 : 316-
319 ; Vars RSAC 1893 : 302-305 ; Gsell
1912 : 17 ;























































137



Dénomination : Statue.
Localisation : A l’angle de la rue Abd el
Hadi et de la rue Nationale, maison
Hamouda.
Description : Au cours du percement de la
rue Nationale, au moment de la découverte
des citernes à l’angle de la rue Abd el
Hadi, les ouvriers terrassiers pénétrèrent
dans une pièce attenante à ces réservoirs.
Cette dernière était encombrée de gravas,
de diverses matières carbonisées et de
cendres. Il est possible de conclure avec
L.-C Féraud, auteur de la notice de
découverte dans le RSAC, à la destruction
de la pièce par un incendie.
Cette pièce était pavée d’une mosaïque
entièrement dégradée par l’action du feu.
Les murs étaient décorés de plaques de
couleurs différentes jusqu’à 1m de hauteur.
Au dessus de ce placage, les murs
présentaient une série de niches. Elles
devaient contenir des statues dont de
nombreux restes étaient présents au sol
sous la forme de fragments. Ainsi, L.-C
Féraud a pu identifier des statues
féminines, masculines mais aussi
d’enfants.
Au milieu de tous ces décombres, gisait
une statue grandeur nature, face contre sol,
au pied d’une niche qu’elle devait occuper.
Cette statue présentait des cassures dues
probablement au choc de la chute. En effet,
cette statue ne présentait aucune trace de
mutilations volontaires. Elle était brisée à
hauteur des cuisses et du bras droit. La tête
était encore attenante au tronc. Au niveau
du visage, seul le nez était cassé ; écrasé
sous le poids de la statue.
Cette statue est de marbre blanc. Elle
représente un jeune homme debout, le bras
gauche accoudé sur un tronc d’arbre
qu’entoure un cep de vigne, duquel
pendent des grappes de raisins. La main
gauche, portée en avant, tient une coupe.
Le bras droit, cassé au niveau de l’avant
bras, est allongé. Il s’appuie sur un thyrse
enrubanné. A ses pieds, contre le tronc
d’arbre, un petit animal (S4-fig10).
Les traits du visage sont doux. La tête
présente une chevelure ondulée, sur
laquelle on aperçoit quelque trace de
peinture rouge brique. De la chevelure
s’échappent deux mèches qui tombent en
avant sur les épaules. Cette chevelure se
termine en arrière par un chignon. Enfin, la
tête est couronnée de pampres et de raisins.
On peut voir ici, avec L.-C Féraud, une
représentation du dieu Bacchus.
Seule cette statue fut retirée de la pièce
dans laquelle elle était découverte. Tout ce
qui s’y trouvait fut laissé en place et la
pièce détruite. La statue fut déposée au
Musée où elle figure encore sous le
numéro d’inv. 569 (S4-fig11).
138

Peu après sa découverte, un ouvrier
marbrier fut chargé de la restauration
de la statue. Il remit la statue d’aplomb
en cimentant la cassure qui séparait les
jambes du tronc. Ensuite, il refit le nez
en plâtre et les deux anses de la
coupe ; le milieu du bras droit, l’index
de la main droite, le thyrse avec une
pomme de pin placé à son sommet. Il
colla une feuille de vigne en plâtre sur
les parties sexuelles pour les cacher.
Enfin, il plaça une tête de levrette sur
le corps de l’animal aux pieds de la
statue.
A une date indéterminée, une grande
partie de ces restaurations furent
enlevées.
Bibliographie : Féraud Rev. Afr. 1870 :
93-96 ; Féraud RSAC 1871-72 : 407-410 et
pl.1 ; Vars RSAC 1894 : 468 ;






























S4-fig10 et 11 : A gauche, la statue
dessinée par L. Féraud au moment de
sa découverte. En haut, la statue au
musée (gravure : Féraud RSAC
1871-72 ; photo : D. Bages)
139



Dénomination : Citernes.
Localisation : Rue Abd el Hadi.
Description : Des citernes furent repérées
à l’angle de la rue Abd el Hadi.
Ces dernières furent mises au jour au cours
du percement de la rue Nationale.
Malheureusement seul un dessin de ces
réservoirs subsiste. Il est l'œuvre de
l'architecte de la ville, membre de la
Société Archéologique, M. Gouvet. Leur
découverte aura été occultée par la mise au
jour d’une pièce attenante à ces réservoirs
contenant une statue de marbre.
D’après le dessin (voir S4-fig12 ci après
sur un dessin original de M. Gouvet,
DAO : D. Bages), les citernes sont
perpendiculaires à la rue. Un système de
couloirs en croix mène au Nord et au Sud à
deux compartiments dont toute une partie
n’a pas été explorée au moment de la
découverte. A l’Ouest, un compartiment de
8m sur 5m20 est séparé par un mur de
refend de 50cm environ d’un long couloir
perpendiculaire à lui.
Auguste Cherbonneau mentionnait des
citernes de grande capacité depuis la rue
Ferame-borome, connue aussi sous le nom
de Frane barrou sur le tracé de la rue
Cheikh Abdel Hamid Ben Badis, prenant la
direction de la rue Abd el Hadi. Cette
mention doit en partie renvoyer aux
citernes dessinées par M. Gouvet.
Bibliographie Cherbonneau, RSAC
1853 : 116-117 ; Gouvet RSAC 1854-55 :
pl. 15 et 16 ; Marchand RSAC 1866 : 36-
37 ;


































R
u
e





A
b
d



e
l






H
a
d
i
Entrée
Partie
inexplorée
Partie
inexplorée
Partie
inexplorée
2m
N
S4-fig12
140
141



Dénomination : Citernes associées à une
mosaïque.
Localisation : Ecoles primaires de la rue
des Zouaves, actuelle rue Sellahi Tahar,
jouxtant la grande mosquée.
Description : Entre 1893 et 1895, la
commune prend la décision de faire
construire deux écoles primaires, une pour
garçons et l’autre pour filles, rue des
Zouaves (ex écoles Ampère et Arago).
Les ouvriers dégagèrent de nombreux
fragments de colonnes et des chapiteaux
appartenant probablement aux vestiges en
place d’une construction, conservés dans
les fondations des bâtisses détruites en vue
de la mise en place des écoles. Ces
substructions furent, au même titre que
chapiteaux et colonnes, noyés dans le
béton coulé pour la maçonnerie des écoles.
Ces fondations ainsi que ces éléments
décoratifs appartenaient à une pièce dont le
sol était pavé d’une mosaïque encore en
place par endroit sous la forme de
fragments. La plus importante portion
représentait deux médaillons formés d’une
couronne de feuilles entourant un masque
tragique pour l’un et un buste d’une jeune
personne pour l’autre. Tout ce qu’il reste
de cette mosaïque est un dessin que Ch.
Vars a fait parvenir à St. Gsell. Ce dernier
n’a jamais fait paraître ce dessin si ce n’est
qu’il en donne une description dans un
article paru dans les MEFRA de 1898.
Autour de ces fragments épars de
mosaïque, Ch. Vars, présent au moment de
la découverte, a pu constater la présence de
bassins dont il ne précise ni la taille ni le
nombre.
Ces bassins étaient probablement alimentés
par une citerne mise au jour au Nord-Est
de ces installations, sous la future école
primaire de garçons.
Une fois de plus, Ch. Vars reste trop évasif
quant à sa description. Il est seulement
certain que cette citerne était de dimension
restreinte, bâtie en pierres de taille
plaquées d’un blocage recouvert d’un
ciment étanche. Les angles étaient
arrondis, pour résister à la pression de
l’eau. La toiture, assez basse, de la citerne
était soutenue par des colonnes surmontées
de chapiteaux dont l’ordre n’est pas
précisé.
Cette citerne communiquait par une large
ouverture avec un réservoir analogue,
placé au Sud, beaucoup moins bien
conservé.
Ces réserves d’eau étaient liées à la pièce
aux bassins par des murs parallèles dont le
nombre n’est pas précisé.
Bibliographie : Vars RSAC 1895-96 :
258-264 ; Gsell MEFRA 1898 : 128-129 ;
Gsell 1901 : 104 ; Gsell 1911 : 17 ;
142



S4-Ins1
« Fragment de stèle trouvé aux écoles
primaires supérieures de la rue des
Zouaves, près de la grande mosquée. »
Carisia | Titi filia | Marcella | v(ixit) a(nnis)
LXXXX
Carisia Marcella, fille de Titus, a vécu 90
ans.

S4-Ins2
« Trouvé dans les travaux d’une mosquée,
rue Sérigny. »
[---]nice | v(ixit) a(nnis) | LXXV | h(ic)
s(ita) e(st)
[---]us Cre[s]|centia|nus v(ixit) a(nnis) |
LXX |
5
h(ic) s(itus) e(st)
… a vécu 75 ans. Elle repose ici.
Crescentianus a vécu 70 ans. Il repose ici.

S4-Ins3
« Dans le pavé de la cuisine de l'hôpital du
Califat, ancienne maison de ben Aïssa. »
O[f]illia | Matrona | v(ixit) a(nnis) IX h(ic)
s(ita) e(st)
Ofillia Matrona a vécu 9 ans. Elle repose
ici.

S4-Ins4
« Fragment trouvé rue des Zouaves. »
[L(ucii) Fa]nni | [L(uci) f(ilius) Q]uir|(ina
tribu) [Lu]ciani | [v(ixit) a(nnis)] XVIII |
5

[h(ic)] s(itus) e(st)
A Lucius Fannius Lucianus, fils de Lucius
de la tribu Quirina. Il a vécu 18 ans. Il
repose ici.

S4-Ins5
« Pierre en forme de caisson, trouvée rue
Sidi Nemdil, devant une écurie arabe
contiguë à la maison n°20. »
[---] v(ixit) a(nnis) | Sit[ti]a | Fa | [---]o [---
]ea |
5
[---]nu
a vécu... Sittia Fa...

S4-Ins6
« Autel trouvé rue Sérigny. »
D(is) M(anibus) | Quinta | Germa|nila
v(ixit) a(nnis) |
5
XXV
Aux dieux mânes. Quinta Germanila a
vécu 25 ans.

S4-Ins7
« Cippe en forme d'autel, brisé à droite,
trouvé rue Rouaud. Sur le côté : patère. »
D(is) [M(anibus)] | Iulia[e Vic]|tori[ae] |
v(ixit) a(nnis) L |
5
dies [---] | o(ssa) t(ua)
[b(ene) q(uiescant)]
Aux dieux mânes d’Iulia Victoria. Elle a
vécu 50 ans et ... jours. Que tes os reposent
en paix.


143

S4-Ins8
« Trouvé rue Nationale, maison Ben
Simon. »
D(is) M(anibus) | M(arcus) Octavi|us
Veneri|us v(ixit) a(nnis) XLVII |
5
sed vixit
(bene) | h(ic) s(itus) (est)
Aux dieux mânes. Marcus Octavius
Venerius a vécu 47 ans mais il a bien vécu.
Il repose ici.

S4-Ins9
« Cippe en forme de dé d’autel servant de
linteau à une lucarne de l’escalier du
minaret de la grande mosquée, face
occidentale. »
D(is) M(anibus) | Aprilis | v(ixit) a(nnis)
LXX | h(ic) s(itus) e(st) |
5
o(ssa) t(ua)
b(ene) q(uiescant)
Aux dieux mânes. Aprilis a vécu 70 ans. Il
est ici. Que tes os reposent en paix.

S4-Ins10
« Trouvée dans les démolitions d’une
maison autrefois située à la bordure Est des
fondations du Collège des jeunes filles. »
D(is) M(anibus) | L(ucius) Arellius | [---
]rcin[---]
Aux dieux mânes. Lucius Arellius…

S4-Ins11
« Fragment en calcaire gris trouvé dans
l'impasse, n°6 de la rue Vieux. »
D(is) M(anibus) | Marrutia | Maxima |
v(ixit) a(nnis) CI
Aux dieux mânes. Marrutia Maxima a vécu
101 ans.

S4-Ins12
« Fragment de stèle en calcaire trouvé à
l'école supérieure de garçons. »
D(is) M(anibus) | Pescenia | Faustina |
v(ixit) a(nnis) XXVII |
5
h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Pescenia Faustina a
vécu 27 ans. Elle repose ici.

S4-Ins13
« Stèle à sommet arrondi trouvée dans les
fondations de la maison Narboni, rue des
Fontanilhes, près de l’ancienne prison des
otages. »
D(is) M(anibus) | L(ucius) Fabius |
Crescens | v(ixit) a(nnis) L |
5
h(ic) s(itus)
e(st)
Aux dieux mânes. Lucius Fabius Crescens
a vécu 50 ans. Il repose ici.

S4-Ins14
« Autel à la mosquée de Sidi Mimoun à
l’extrémité de la rue Combes, vers El
Kantara. »
D(is) M(anibus) | Geminia | Procula |
Securi |
5
v(i)x(it) an(nis) CI | re[l(iquit)]
nep[ot(es)] | de f[il(io)] III d[e] | filia IIII |
h(ic) s(ita) e(st)
144

Aux dieux mânes. Geminia Procula Securi
a vécu 101 ans. Elle a laissé trois petits
enfants de son fils et quatre de sa fille. Elle
repose ici.

S4-Ins15
« Fragment trouvé rue Combes. »
D(is) M(anibus) | C(aius) Ho[r]|dion|nus
ec[--]
Aux dieux mânes. Caius Hordionus…

S4-Ins16
« Près de la grande mosquée. »
D(is) M(anibus) | Pacia Op|tata v(ixit)
a(nnis) | L h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Pacia Optata a vécu 50
ans. Elle repose ici.

S4-Ins17
« Autel à sommet arrondi, orné d'une
couronne et de deux rosaces, trouvé rue
des zouaves, transporté au musée. »
D(is) M(anibus) | Pactumeia | Donata |
v(ixit) an(nis) |
5
LXXXXI | h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Pactumeia Donata a
vécu 91 ans. Elle repose ici.

S4-Ins18
« Pierre trouvée dans les fondations de la
muraille méridionale de la mosquée Sidi
Abderrahmane el Menateki. »
D(is) M(anibus) | Propertia | Flora v(ixit)
a(nnis) | XVII
Aux dieux mânes. Propertia Flora a vécu
17 ans.

S4-Ins19
« Pierre calcaire, trouvée à l'école primaire
supérieure des garçons. Inscription
frustre.»
D(is) M(anibus) | L(ucius) Tatius | Felix
v(ixit) a(nnis) | XLV |
5
Sittia Maxi|ma
marito | posuit
Aux dieux mânes. Lucius Tatius Felix a
vécu 45 ans. Sittia Maxima a posé pour son
mari.

S4-Ins20
« Autel trouvé dans une boutique du Souk
el Attaria, à l'entrée de la rue Combes,
transportée au musée. »
D(is) M(anibus) S(acrum) | Pactumeia |
incompara|bilis femina |
5
amantissima |
mariti v(ixit) a(nnis) XX | h(ic) s(ita) e(st)
o(ssa) e(iae) b(ene) q(uiescant)
Consacré aux
dieux mânes.
Pactumeia,
femme
incomparable,
très aimée de son
mari, a vécu 20
ans. Elle repose
ici. Que ses os
reposent en paix.

145

S4-Ins21
« Autel jadis employé dans la cour d’une
maison rue Combes, maintenant au
square. »
I(ovi) O(ptimo) M(aximo) | Q(uintus)
Sittius | Q(uinti) fil(ius) Quirin(a tribu) |
Victor fla[men] |
5
p(er)p(etuus) po[suit] |
vict[---]
A Jupiter très bon très grand. Quintus
Sittius Victor, fils de Quintus de la tribu
Quirina, flamine perpétuel, a posé …



S4-Ins22
« Deux fragments de plaque de marbre qui
ne se rejoignent qu’à la ligne 6…trouvés à
l’emplacement de la maison Mouret, qui
touche au point de rencontre des rues
Vieux et Rouaud. »
[P]a[t]ri Libero a[ug(usto)] sacr[um] |
Q(uintus) Quadratus [Q(uinti) f(ilius)]
Qui(rina) (tribu) | Quintulus aedilic[iae]
potest[a]|tis statuam cum aed[ic]ula et |
columnis quam in praefectura |
5
sua
pro(trium)viris agens sponte poll|icitus est
praeter leg[iti]ma (sestertium) | XX
n(ummum) decurionatus re[i p(ublicae)]
inlata | dedit dedicavit[q(ue)] |
10
l(oco)
d(ato) [d(ecreto)] d(ecurionum)
Consacré à Pater Liber auguste, Quintus
Quadratus Quintulus, fils de Quintus de la
tribu Quirina, (paré) de la puissance
édilicienne, a donné et a dédicacé une
statue avec édicule et des colonnes qu’il
avait promise, pendant sa préfecture pour
triumvirat, de son plein gré, après avoir
donnée les 20000 sesterces de la somme
honoraire à la caisse municipale ; en un
lieu donné par décret des décurions.



S4-Ins23
« Pierre calcaire brisée à droite et en bas.
Une troisième ligne paraît avoir été
martelée. Cette pierre faisait partie de
l’encadrement d’une porte de la grande
mosquée. »
146

Veneri Aug(ustae) | [---]us leg(atus)
Aug(usti) pr(o) pr(aetore) de(dicavit)
A Vénus Auguste, … légat impérial,
propréteur, a dédicacé



S4-Ins24
« Marche de seuil en marbre trouvé aux
écoles primaires supérieures de la rue des
Zouaves, près de la grande mosquée,
maintenant au square où la pierre est posée
assez haut sur deux colonnes. »
Mercuris | Aug(ustis) | Sac(rum).
Consacré aux Mercures Augustes.

« Sur la tranche, l’inscription suivante
incomplète à gauche et à droite par la
brisure de la pierre. »
[---] Romulus limen posuit iussus et
temp|l[um vetustate] dilabsum restituit
dedicavitq(ue) idib(us) oct(oribus)
Macri[no et] | Celso co(n)s(ulibus) [---]
... Romulus a posé le seuil sur ordre et a
restauré le temple tombé en ruines ; il l'a
dédicacé aux ides d'octobre sous les
consuls Macrin et Celsus ...


S4-Ins25
« Trouvée au même endroit que la
précédente (S4-Ins24) ».
[Mercu]ris | Aug(ustis) sac(rum) | [Sit]tius |
Germa[nus | s]ac(erdos) la[---] |
5
[---]ia [--]
| [v(otum)] s(olvit) l(ibens) a[ni(mo)]
Consacré aux Mercures Augustes. Sittius
Germanus, prêtre, … s’est acquitté de son
vœu volontairement.

S4-Ins26
« Fragment trouvé aux écoles primaires
supérieures de la rue des Zouaves. »
[---]ei | [---]toc[---] | [---]disp[---] | [---]iae
|
5
litisie[---] | [---]s ex (sestertium) X [---] |
[fec]it id[emque dedicavit]
… Il a fait et dédicacé …

S4-Ins27
« Fragment trouvé rue Rouaud, près du
n°4 ; transporté au square. »
[---]isa[---] | antip[---] | [sum]ma
ho[noraria] | cum fl[---]
… la somme honoraire …

S4-Ins28
« A la Grande Mosquée, sur la troisième
colonne de la deuxième nef, à partir de la
porte principale. On distingue ce qui suit
sous un enduit de chaux, sauf la partie de
la l. 1 à droite de COR qu’Albertini et
Zeiller n’ont plus revue en 1925. »
147

S(ua) p(ecunia) [fec(erunt)] P(ublius)
Cornelius Quintilianus | Cornelii |
Severianus | Paternus |
5
Quintillianus |
fil(ii) d[---]
Publius Cornelius Quintilianus et les
Cornelii, ses fils, Severianus, Paternus,
Quintilianus, ont fait avec leur argent.

S4-Ins29
« Fragments d’entablement en marbre,
trouvés dans les fouilles pour la
construction d’une maison en face de
l’Ecole primaire supérieure de jeunes
filles, transportés au square. »
[---f]il(ia) Luculla | soro[r --- ex sestertii]s
XXXXVII (milibus nummum)
consum[mavit]
…Luculla, fille…sœur… a achevé…47000
sesterces.

S4-Ins30
« Fragment sur le montant d’une porte de
maison près de la grande mosquée :
Cherbonneau ; fondations de la maison
Cahen Namia, rue des Numides : Poulle. »
[P]atronus coloniar[um] d[---]
Patron des colonies…

S4-Ins31
« Placée devant la porte de la caserne du
train des parcs, rue Combes : Delamare. »
[---] [salv]is d(ominis) n(ostris) | [---] ein [-
--]nus | [---]ius [---]
Pour la santé de nos maîtres, …

S4-Ins32
« Piédestal transformé en cuvette lors de la
construction de la mosquée de Sidi
Abderrahman el Meneteki. »
[---] victoris [---] | statuam Flavio Titiano
v(ir) p(erfectissimus) | concessam ordo et
populus | [po]sui[t]
Victorieux (de Victor)… homme parfait a
posé la statue de Flavius Titianus…l’ordre
et le peuple…

S4-Ins33
« Sur la façade orientale du minaret de la
grande mosquée : Cherbonneau. »
[s]emper augusto | Vettius Florenti|nus
v(ir) p(erfectissimus) rationa|lis
Numid(iae) et Mau|
5
ret(aniarum) d(evotus)
n(umini) m(aiestati)q(ue) e(ius)
… toujours Auguste. Vettius Florentinus,
le plus parfait et doué de raison de la
Numidie et des Maurétanies, dévoué à la
puissance et à la majesté de celui-ci.









148

S4-Ins34
« Base autrefois encastrée dans le mur de
la grande mosquée, maintenant au
square. »
Concordiae | coloniarum | Cirtensium |
sacrum |
5
C(aius) Iulius C(aii) fil(ius)
Quir(ina tribu) | Barbarus quaest(or) |
aed(ilis) statuam quam | ob honorem |
aedilitatis | polli|
10
citus est sua pecu|nia
posuit | l(oco) d(ato) d(ecreto)
d(ecurionum)
Pollicitus (est) | V idus ian(uaris) de|dicata
III idus | martias Iuli|ano II et Crispi|
5
no
co(n)s(ulibus)
Consacré à la Concorde des colonies
cirtéennes. Caius Iulius Barbarus, fils de
Caius de la tribu Quirina, questeur, édile, a
posé avec son argent la statue promise en
l’honneur de l’édilité ; en un lieu daté par
décret des décurions.
Promise le cinquième jour des ides de
janvier ; dédiée le troisième jour des ides
de mars sous le consulat d’Iulianus pour la
deuxième fois et de Crispinus.

S4-Ins35
« Fragment trouvé aux Ecoles primaires
supérieures de la rue des Zouaves. »
[mile]s co[hortis] praetori[ae milit(avit)]
annis XVIII
…soldat de la cohorte prétorienne. Il a
servi dans l’armée pendant 18 ans.

S4-Ins36
« Fragment, trouvé rue Nationale, dans les
travaux effectués pour la construction de
l'école de filles indigènes. »
E[---] | C(ai) f(ilio) Qui(rina tribu) | [---
]ntia | [fili]o dul|
5
[cissi]mo
Pour le fils de Caius de la tribu Quirina,
fils très doux…
149

S4-Ins37
« Rue Combes, n° 200, sur le devant
d’une boutique : Delamare. »
[---]ci maximi | [nobilissim]orum caess[---]
| d[---]

S4-Ins38
« Fragment dans un mur rue Zellaïca ».
[---]ari | [---]ator | [---]ss

S4-Ins39
« Fragment avec saillie de scellement,
trouvé aux écoles primaires supérieures de
la rue des Zouaves. »
Afe [---] | onp

S4-Ins40
« Fragment avec rebord de scellement,
trouvé au même endroit que la S4-Ins39. »
Cata | per | let

S4-Ins41
« Fragment trouvé dans les fouilles faites
pour la construction des écoles primaires
supérieures, rue des Zouaves. »
XXX | Q

S4-Ins42
« Fragment trouvé aux écoles primaires
supérieures rue des Zouaves. »
A Pulla[---] | Faus[---]

S4-Ins43
« Fragment découvert près de la grande
Mosquée de la rue Nationale. »
[---]llo|[--] inlata | e[---]d[---]
150

Mémoire ILAlg CIL
S4-Ins1 ILAlg2, 1016
S4-Ins2 ILAlg2, 1088
S4-Ins3 ILAlg2, 1481 CIL 19609
S4-Ins4 ILAlg2, 1907 CIL 7881
S4-Ins5 ILAlg2, 1740
S4-Ins6 ILAlg2, 1625 CIL 7686
S4-Ins7 ILAlg2, 1395 CIL 7531
S4-Ins8 ILAlg2, 1526 CIL 7620
S4-Ins9 ILAlg2, 910 CIL 7204
S4-Ins10 ILAlg2, 920
S4-Ins11 ILAlg2, 1477 CIL 7589
S4-Ins12 ILAlg2, 1554
S4-Ins13 ILAlg2, 1125
S4-Ins14 ILAlg2, 1188 CIL 7388
S4-Ins15 ILAlg2, 1217 CIL 7860
S4-Ins16 ILAlg2, 1541 CIL 7629
S4-Ins17 ILAlg2, 1542 CIL 19611
S4-Ins18 ILAlg2, 1599 CIL 7667
S4-Ins19 ILAlg2, 1792
S4-Ins20 ILAlg2, 1543 CIL 7630
S4-Ins21 ILAlg2, 485 CIL 6954
S4-Ins22 ILAlg2, 487 CIL 10867
S4-Ins23 ILAlg2, 530
S4-Ins24 ILAlg2, 496
S4-Ins25 ILAlg2, 497
S4-Ins26 ILAlg2, 738
151

S4-Ins27 ILAlg2, 740
S4-Ins28 ILAlg2, 714 CIL 7314
S4-Ins29 ILAlg2, 717
S4-Ins30 ILAlg2, 710 CIL 7132
S4-Ins31 ILAlg2, 602
S4-Ins32 ILAlg2, 667 CIL 7045
S4-Ins33 ILAlg2, 586 CIL 7009
S4-Ins34 ILAlg2, 471 CIL 6942
S4-Ins35 ILAlg2, 781
S4-Ins36 ILAlg2, 1916
S4-Ins37 ILAlg2, 603
S4-Ins38 ILAlg2, 610 CIL 7902
S4-Ins39 ILAlg2, 1927
S4-Ins40 ILAlg2, 1928
S4-Ins41 ILAlg2, 1906
S4-Ins42 ILAlg2, 1620
S4-Ins43 ILAlg2, 733










152

Appellation
transmise
oralement avant
1837.
Nom français en
vigueur avant
1962.
Nom actuel.
Zenket Kedouan ; el
Brahim
23ème de Ligne (rue) Khelifa (rue)
Djema el Kebir ; El
Mouilha ; Sidi bou Annaba
; zekak el Milïïne
3ème Zouaves (rue du) Sellahi Tahar (rue)
Ben Boucherit (rue) Guererins (rue)
Sidi Hidane Bencheikh el Fegoun (rue) Bencheikh Lefgoun (rue)
Ech Chott ; dar Kelal Bentchicou (rue Saïd) Bentchicou (rue)
Chabron (rue de) Benseghir (rue)
Clémenceau (rue Georges) Larbi ben M'Hidi (rue)
Ras el Khamazine ; Souk el
Khelek
Combes (rue) Kedid Salah (rue)
Sidi Chefka Damon (rue) Bourahla (rue)
Dybowski (rue)
Favre (place)
Zenket dar bou Khoubza Gardereine (rue)
Si M'hammed Azouaou Humbert (rue J.-B) Lannabi Saïd (rue)
Molière (place)
Kouchet bou Nouara ;
zenket ben Namoun ; Abd
el Hadi
Naamoun (rue) Naamoun (rue)
Sidi Nemdil Nemdil (rue Sidi)
Perrégaux (passerelle) Melah Slimane (passerelle)
Terbiat ben Gana Perrégaux (rue)
Melah Slimane et Bentchicou
Saïd (rues)
Quinet (rue Edgard)
153

El herablïïne Rouaud (rue) Hadj Aïssa Brahim (rue)
Sérigny (rue de) Beloucif (rue)
El kheddarine ; el djezarine Tlili (rue Sergent)
Hammam sreïr Vidal (rue)
El nedjarine Vieux (rue) Rouague Saïd (rue)
Zeleikha Zeleikha (rue)



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érigny Boucherit Gardereine
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Rue 23èmede Ligne
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Grande
Mosquée


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S4-Ins39-42
S4-Ins38
S4-Ins43
S4-Ins37
S4-Ins36
S4-Ins35
S4-Ins34
S4-Ins33
S4-Ins32
S4-Ins29
S4-Ins28
S4-Ins27
S4-Ins24-26
S4-Ins23
S4-4
S4-Ins20
S4-Ins19
S4-Ins18
S4-Ins13
S4-Ins11
S4-Ins10
S4-Ins9
S4-Ins5
S4-Ins2
S4-Ins1
S4-7
S4-5
S4-6
S4-3
S4-2
S4-Ins18
S4-1
N
0m 50m 100m 150m
Section 4 : localisation des vestiges.
154

Section 5–
Sidi Rached

156

Introduction (p. 157-159)
***
Bab el djabia S5-1 (p. 160-161)
***
Barrage S5-2 (p. 162)
***
Citernes S5-3 (p. 163)
***
Tunnel S5-4 (p. 164)
***
Rocher des martyrs S5-5 (p. 165)
***
Inscriptions S5-6 (p. 166-173)
***
Rues de la section (p. 174-175)
***
Carte (p. 176)
157

S5-fig3 : Vue de l’arche centrale
du pont Adolphe. (Photo :
Wikipédia)


La section 5 recouvre le quartier connu sous le nom de Sidi Rached. Ce quartier
représente approximativement la pointe du losange que
forme le rocher soutenant le centre ville. Cette partie de
la ville comporte ce qui est depuis 1912 et reste
aujourd’hui encore le symbole de la ville, le pont Sidi
Rached (S5-fig1).
La construction de ce pont est lancée en 1907
(S5-fig2). Le projet est confié à Mr Boisnier, ingénieur en
chef des ponts et chaussées et la construction est suivie
par le célèbre ingénieur, constructeur de grands ponts en
maçonnerie, Paul Séjourné (1851-1939). Réalisé en pierres de taille et en béton armé, ce pont
est long de 447 mètres. Il repose sur 27 arches dont 13 ont une ouverture de 8m80, une de
30m et la plus large de 70m. Cette dernière franchit le Rhumel à 102m de hauteur. Le tablier
de ce pont mesure 12m. Il est inauguré le 19 avril 1912 et s’inscrit dans la famille des viaducs
construit par Paul Séjourné comme le cadet, après le
pont Adolphe à Luxembourg (1896) et avant le viaduc
de la Roizonne en Isère (1928) (S5-fig 3 et 4).
S5-fig1 : vue de l’arche centrale
du pont Sidi Rached. (Photo : S.
Jourdan, mai 2006)
S5-fig2 : Vue de l’arche
centrale du pont Sidi Rached
en construction. (Source : site
ADCHA)
158


Ce pont permet de relier le centre ville au quartier de la gare et à la route menant au
sud vers le Khroub, Batna et Biskra (S4-fig5).




Il a régulièrement droit à des travaux de consolidation. En effet, il subit les glissements
de terrain des plateaux environnants qui font bouger sa structure horizontale (le platelage) et
verticale (les arches). Une grande opération de sauvetage a eu lieu en 1952 par le tout jeune
ingénieur en chef des ponts et chaussées de l’époque, René Mayer, en poste depuis seulement
un mois, quand de nombreuses pierres de la voûte ont littéralement éclaté, et sont tombées à
l’entrée des gorges du Rhumel (Mayer 1999 : 85-88). Selon René Mayer, le problème de la
voûte centrale qui se déforme ne venait absolument pas des fondations qui bougeaient,
fragilisées par un glissement de terrain mais de la liaison de ladite voûte et du platelage,
S5-fig4 : Le viaduc de
la Roizonne. (Photo :
Wikipédia)
Centre ville
Pont
Gare
Route du sud
S5-fig5 : Vue aérienne du pont, relais entre le rocher et les quartiers sud. (Photo :
Google earth ; DAO : D.Bages)
159

comprimé par le glissement de terrain. Le mouvement du platelage entraînait donc
l’élargissement de la voûte qui menaçait de s’écrouler à tout instant. Le temps presse. Il faut
agir vite. René Mayer choisit la solution audacieuse de séparer les forces du tablier et de la
voûte. Après une opération périlleuse de découpage du tablier au marteau piqueur, le platelage
du pont a explosé et la tranchée ouverte sur plus d’un mètre s’est refermée d’un coup. La
voûte centrale s’est redressée de quatre-vingt centimètres et a repris son aplomb initial. Cet
ingénieur, en poste depuis seulement un mois venait de sauver le pont.
Aujourd’hui encore, ce pont continue de se fissurer et les pierres de tomber
régulièrement. Des entreprises algériennes, italiennes, françaises et brésiliennes ont effectué
des diagnostics en vue de travaux de restauration qui seraient prévus « prochainement »
4
. La
date reste encore à déterminer. Cependant, cet ouvrage d’art, bien que remarquable, semble
très fatigué et a bien du mal à supporter la circulation des 40 000 véhicules par jour. S’il faut
choisir encore une fois une solution audacieuse, ne serait il pas possible d’imaginer la
construction d’un nouveau pont, ailleurs dans le ravin en remplacement de ce vieux chef
d’œuvre abîmé (S5-fig6) ?



4
Nombreux articles parus dans la presse algérienne. Le plus récent est paru dans La Tribune, le 14 septembre
2009.

S5-fig6 : Vue générale. Au
second plan, le pont Sidi
Rached. (Photo : R. Bages,
1986)
160



Dénomination : Bab el Djabia et poterne.
Localisation : Sur l'isthme reliant la ville
au Coudiat Aty, permettant l’accès au
quartier Sidi Rached.
Description : En 1840, plusieurs portes
permettent de pénétrer dans la ville.
La porte Valée, Bab el Djedid et Bab el
Djabia sont situées sur l'isthme reliant la
ville au Coudiat Aty. Elles sont reliées par
une enceinte construite au moyen de
matériaux antiques tels que des fragments
de colonnes, de sculptures, de corniches et
d’inscriptions.
Bab el Djabia est percée dans le rempart,
au sud de la porte Valée.
Au cours de l’exploration scientifique de
l’Algérie, le capitaine Delamare a fourni
deux gravures de la porte Djabia (S5-fig7).
La première vue présente la porte de
l’extérieur. Il s’agit d’un arc brisé
surmonté d’un arc outrepassé, le tout
s’appuyant sur une muraille dont la base
montre des pierres de taille de grand
appareil. Le haut de ce rempart présente un
appareil moyen, pour se terminer par un
système de meurtrières. Cette porte ouvre
sur une sorte de portique dont les voûtes à
voussoirs en briques sont soutenues par un
autel (S5-Ins23) posé sur une base de
statue ; les deux portant des inscriptions
antiques.




D’après une carte postale ancienne, Bab el
Djabia est constituée d’un arc en plein
cintre intégré dans un rempart construit en
pierres de taille (S5-fig8).


S5-fig7 : Vues intérieure et extérieure de
Bab el Djabia. (Dessin : Capitaine
Delamare 1850 : fig. 132)
S5-fig8 : Vue de Bab el Djabia avant la
construction du pont. (Carte postale : Gatt
2002 : 98)
161


Après une période de fortes pluies en
automne 1854, le dévalement des eaux a
permis le dégagement des assises
inférieures d'une terrasse basse soutenue
par un mur, situées sur le versant Sud-
Ouest du rocher, entre Bab el Djabia et la
pointe Sidi Rached. Ces assises
présentaient les deux pieds droits d'une
poterne dont la voûte avait disparue. Elle
était construite dans une muraille refermant
une fente dans cette partie du versant
protégeant ainsi les quartiers méridionaux
de la ville.
Depuis la construction du pont Sidi
Rached, il ne reste plus rien de Bab el
Djabia et de la poterne.
Bibliographie : Nodier 1844 : 148-49 ;
Ravoisié 1846 : 13-17 ; Delamare 1850 :
pl. 132 n°1-2, 134 ; Cherbonneau, RSAC
1853 : 113-116, 119-120, 128 ; Gsell 1913
: 128-29 ;














































162



Dénomination : Barrage.
Localisation : En bas de la pointe Sidi
Rached. Sous le pont du diable.
Description : Massif de maçonnerie
adhérant au rocher sur lequel s’appuie le
pont du diable (S5-fig9), ce barrage est
constitué d’un appareil de blocage
maintenu par deux parements en pierres de
taille. Etabli probablement dans le but de
ralentir le cours du Rhumel. Ainsi, le
fleuve ne pouvait s’engager dans le ravin et
formait au devant du barrage un bassin où
l’eau pouvait être puisée.
Cet édifice était détruit entièrement sur sa
partie gauche en 1853.
Il est à noter la présence d’une inscription
romaine en réemploi dans la maçonnerie.
Aujourd’hui, les vestiges du barrage sont
encore place mais presque détruits. En
période chaude, ces vestiges ne sont pas
recouverts par le fleuve. Il est alors
possible de constater que le Rhumel sert de
dépotoir à la ville (S5-fig10).
Bibliographie : Cherbonneau RSAC
1853 : 117-120 ;



















S5-fig9 : Vue du pont du diable. En dessous,
dépassant à peine de la surface, le barrage.
Les aménagements en béton sont
contemporains. (Photo : D. Bages, septembre
2005)
S5-fig10 : Vue du barrage depuis le pont du
diable. Entièrement détruit. On devine encore la
construction de blocage enserrée par les
parements. (Photo : D. Bages, septembre 2005)
163



Dénomination : Citernes.
Localisation : En avant de la porte Bab el
djabia.
Inscription : S5-Ins21
[---]nsione | (spor)tularum
Description : En 1853, A. Cherbonneau
faisait l’inventaire des vestiges de la ville
sous la forme d’un « coup d’œil sur les
antiquités de Constantine », article paru
dans le premier volume de l’annuaire de la
société archéologique de la ville.
En avant de Bab el Djabia, il notait la
présence de gros massifs de blocage lié par
du mortier séparés tous les cinq mètres par
des pierres taillées de grand appareil.
Au milieu de ces vestiges, se trouvait
l’inscription mentionnée plus haut.
Dès lors, A. Cherbonneau lit (Ma)nsione(s)
(G)etularum, une habitation, un
« casernement » des Gétules. Ainsi, il
suppose « qu’il y avait là, comme
aujourd’hui un quartier d’indigènes »
(RSAC 1893 : 276).
Cette vision, toute coloniale de la chose,
est balayée par Louis Rénier qui révise
cette inscription dans laquelle il ne voit pas
de –s final pour le premier mot. Il
développe donc le deuxième mot en
(spor)tularum et reconnaît un fragment
d’une dédicace d’un édifice public dont la
construction aurait été suivie d’une
distribution de sportule.
Enfin, ce débat est tranché par St. Gsell qui
voit dans ces vestiges des restes de citernes
dont les massifs de blocage formaient les
limites. Elles auraient fait partie de
l’aqueduc qui alimentait la ville en eau
depuis la colline du Coudiat Aty.
Bibliographie : Cherbonneau RSAC
1853 : 116 ; Vars RSAC 1893 : 275-76 ;
Gsell 1901 : 268 ; Gsell 1911 : 18 ;






















164



Dénomination : Tunnel.
Localisation : entre Bab el Djabia et la
pointe Sidi Rached.
Description : A. Cherbonneau se fait le
rapporteur d’un historien moderne dont il
ne cite ni le nom ni l’ouvrage qui décrivait
la construction d’un passage voûté en
pierre de taille, entre la porte Djabia et
l’endroit où le Rhumel se précipitait entre
les deux escarpements du ravin. Ce tunnel
était divisé en deux voies de circulation,
une destinée au passage de ceux qui
descendaient à la rivière puiser de l’eau et
l’autre destinée à ceux qui remontaient.
Ce tunnel aurait été détruit par Salah bey,
toujours en quête de carrière facile à
exploiter pour la restauration des
monuments de la cité. Cette opération de
destruction date donc avant la mort du bey,
c’est à dire en 1792. Mais il est pour
l’instant impossible de connaître la date de
construction de ce tunnel – qui aurait pu
tout aussi bien être une partie d’aqueduc –
ni même d’affirmer son existence.
Bibliographie : Cherbonneau
RSAC 1853 : 118 ;







































165



Dénomination : Rocher des Martyrs.
Localisation : En face de la pointe Sidi
Rached, sur la rive droite du fleuve (S5-
fig11 et 12).
Inscription : IIII non(as) sept(embres)
passione(m) martur|orum Hortensium
Mariani et | Iacobi Dati Iapin Rustici Crispi
| Tat(ti) Mettuni Bictoris Silbani
Egip|
5
tii<i> s(an)c(t)i D(e)i memoramini in
conspectu d(omi)ni | [q]uorum nomina scit
is qui fecit ind(ictione) XV
Le 4 des nones de septembre, la passion
des martyrs Hortenses Marien, Jacques,
Datus, Iapin, Rusticus, Crispus, Tattus,
Mettunus, Bictor, Silbanus, Egyptus, saints
de Dieu, dont sait les noms celui qui a fait
(ce monument), souvenez-vous en
présence du Seigneur.
Description : Inscription d’époque
byzantine gravée sur une roche plane
presque perpendiculaire au rocher, rive
droite, à une cinquantaine de mètres en
amont du pont du diable. Il s’agit de la
commémoration du martyre du diacre
Jacques, du lecteur Marien ainsi que
d'autres chrétiens, mis à mort à Lambèse
après avoir été emprisonnés à Cirta.
Aujourd'hui cette inscription est en grande
partie effacée.
Bibliographie : Cherbonneau RSAC 1853
: 109 ; Gsell 1911 : 18 ; Pflaum 1947 : 198
;
















S5-fig11 : Le rocher des martyrs en 1842.
(Dessin : Delamare 1850 : pl. 136)
S5-fig12 : Moulage de l’inscription réalisé
par le musée national Cirta. Il montre la
partie inférieure quasiment effacée. (Photo :
D. Bages, mai 2007)
166



S5-Ins1
« Sur un cippe taillé en forme de cintre,
trouvé à la porte d’el Djabia. »
M(arcus) Pompeius | M(arci) f(ilius)
Primus | v(ixit) a(nnis) LXXXX | h(ic)
s(itus) e(st)
Marcus Pompeius Primus, fils de Marcus,
a vécu 90 ans. Il repose ici.

S5-Ins2
« Cippe trouvé à la porte Djebia, dans les
décombres hors du mur, transporté au
square. »
Sex(tus) Murt(i)us Ge|nialis pater | hanc
aram | iuxtaque carorum |
5
filiorum suorum
| iam pridem vita | functorum agens |
annum sexagesinum | quintum m(en)s(es)
VIIII d(ies) IIII inscripsi |
10
suggessturus
(t)em|pora quamdiu nos | lux et fortuna
lu[cebit] | [---]

S5-Ins3
« Trouvée dans les démolitions faites en
vue de la construction d’un pont sur le
Rhumel. »
[---]nia Ma|xima | v(ixit) a(nnis) LXX |
H(ic) s(ita) e(st)
…nia Maxima a vécu 70 ans. Elle repose
ici.

S5-Ins4
« Trouvée sur la rive droite du Rhumel, au
lieu nommé rocher de la chrétienne, c'est-
à-dire près de l’endroit connu aujourd’hui
par l’inscription des martyrs. »
Martia|lis v(ixit) a(nnis) | XV h(ic) s(itus)
e(st)
Martialis a vécu 15 ans. Il repose ici.

S5-Ins5
« Fragment trouvé rue Abdallah Bey. La
copie paraît défectueuse. »
Ae cel | Dubia | v(ixit) a(nnis) LXX
… a vécu 70 ans.

S5-Ins6
« Trouvée dans les travaux de démolition
effectués pour la construction d’un pont
sur le Rhumel. »
Fabia M(arci) li(berta) | Timosa | v(ixit)
a(nnis) XXXV | h(ic) s(ita) e(st)
Fabia Timosa, affranchie de Marcus, a
vécu 35 ans. Elle repose ici.

167

S5-Ins7
« Trouvée dans les travaux de démolition
effectués pour la construction d’un pont
sur le Rhumel. »
[---] l[iu]s Marc[iani filius Sit]|tianus
v(ixit) a(nnis) C Iul[iu]s | v(ixit) a(nnis) V
et Rogata v(ixit) a(nnis) […] | et Fabricius
v(ixit) a(nnis) [---] |
5
Victo|riae | v(ixit)
a(nnis) III | et Ro|gatae |
10
v(ixit) a(nnis)
VII | [---]imus a[---]
…lius Sittianus, fils de Macianus, a vécu
100 ans ; Iulius a vécu 5 ans et Rogata a
vécu … ans et Fabricius a vécu … ans ;
Victoriae a vécu 3 ans et Rogata a vécu 7
ans, …

S5-Ins8
« Trouvée dans les travaux de démolition
effectués pour la construction d’un pont
sur le Rhumel. L’inscription n’est pas
signalée comme brisée, mais elle paraît
n’avoir pas été entièrement déchiffrée. »
Caut(ela) | [v(ixit)] a(nnis) VIII et |
[…]anae | v(ixit) a(nnis) VIII |
5
e[t] Letac[-
--] | [---] v(ixit) a(nnis) | VIII | et Felicius |
v(ixit) a(nnis) XIII |
10
[f]ratribus
dignissim[is]
Cautela (?) a vécu 8 ans et … a vécu 8 ans
et … a vécu 8 ans et Felicius a vécu 13
ans ; pour la fratrie méritante.

S5-Ins9
« Pierre trouvée rue Abdallah Bey. »
Arulonia | Monnula | v(ixit) a(nnis) III
m(ensibus) X | d(ies) XVI |
5
h(ic) t(u)
b(ene) c(ubes)
Arulonia Monnula a vécu 3 ans, 10 mois et
16 jours. Ici, tu es bien étendue.

S5-Ins10
« Trouvée porte Djabia ».
D(is) M(anibus) | Q(uintus) Aemilius |
Sodales | v(ixit) a(nnis) XXVII |
5
h(ic)
s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Quintus Aemilius
Sodalis a vécu 27 ans. Il repose ici.

S5-Ins11
« Dans la cour d’une maison de la rue
Perrégaux, brisée en bas. »
D(is) M(anibus) | Sex(tus) Co|rneliu|s
Satu|
5
r(---) ; Corn|elia M|axim[a ---]
Aux dieux mânes. Sextus Cornelius
Saturnus (?) et Cornelia Maxima …

S5-Ins12
« Stèle trouvée rue Abdallah Bey,
maintenant au square. »
D(is) M(anibus) | Gabina N|igela v(ixit)
a(nnis) XXVII
Aux dieux mânes. Gabinia Nigela a vécu
27 ans.

S5-Ins13
« Autel trouvé rue Abdallah Bey,
transporté au jardin du musée. »
168

D(is) M(anibus) | L(ucius) Iulius | Seianus |
v(ixit) a(nnis) XXVIII |
5
h(ic) s(itus) e(st) |
o(ssa) t(ua) b(ene) q(uiescant)
Aux dieux mânes. Lucius Iulius Seianus a
vécu 28 ans. Il est ici. Que tes os reposent
en paix.

S5-Ins14
« Pierre, brisée à droite, trouvée à la
mosquée de Sidi Mogref. »
D(is) M(anibus) | Pecul[i]|aris [---]
Aux dieux mânes. Peculiaris …

S5-Ins15
« Pierre en calcaire gris, trouvé boulevard
Bertrand, près de la porte Djebia. »
D(is) M(anibus) | Q(uintus) L(ucius ?)
Quiri|nus v(ixit) a(nnis) [---]
Aux dieux mânes. Quintus Lucius Quirinus
a vécu … ans.

S5-Ins16
« Pierre de calcaire gris, dans le pavé d’une
cour de la rue Perrégaux, près de la porte
Djedid. »
D(is) M(anibus) | Pupia Da|(t)a v(ixit)
a(nnis) LXX | h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Pupia Data a vécu 70
ans. Elle repose ici.

S5-Ins17
« Fragment en calcaire bleu, trouvé sous le
pont Sidi Rached. »
D(is) M(anibus) | [Cal]pur[nia] | [---]ril[---]
Aux dieux mânes. Calpurnia …

S5-Ins18
« Stèle en calcaire du pays, trouvée porte
Djebia, dans les démolitions du mur. »
D(is) M(anibus) | Q(uintus) Crepe|reius
Iucu[n]dus | v(ixit) a(nnis) LI
Aux dieux mânes. Quintus Crepereius
Iucundus a vécu 51 ans.

S5-Ins19
« Sur la face latérale d’un caisson, arrondie
dans le haut, trouvée dans une maison de la
rue Perrégaux. »
M[e]mo[r(iae)] | Victo[ri]e | vix[it]
m(ensibus) | [s]ex
A la mémoire de Victor. Il a vécu six mois.

S5-Ins20
« Autel trouvé dans les démolitions du
quartier Sidi Rached. »
V(---) I(---) F(---) v|otu(m) Sex(tus) |
Asicius | Taberna|
5
rius d(e)d(icavit) v[---]
Sextus Asicius Tabernarius a dédicacé …

169



S5-Ins21
« Fragment trouvé près de Bab el Djebia,
hors de la ville. »
[…]nsione | ( ? spor)tularum

S5-Ins22
« Autel trouvé à Bab el Djebiah, transporté
à la Casbah. »
A(urelius ?) Pompe|ius A(urelii) fil(ius) |
Quir(ina tribu) | Mariti|nianus
Aurelius Pompeius Maritinianus, fils
d’Aurelius de la tribu Quirina.



S5-Ins23
« Base trouvée à Bab el Djebiah,
transportée au square. »
A(urelio ?) Pompeio | A(urelii) fil(io)
Quir(ina tribu) M[a]|ritimiano | L(ucius)
Naevius |
5
patruus
Pour Aurelius Pompeius Maritimianus, fils
d’Aurelius de la tribu Quirina ; Lucius
Naevius, oncle paternel…





170

S5-Ins24
« Dé de piédestal trouvé sur la muraille de
la courtine entre Bab el Oued et Bab el
Djebiah : Temple ; entre la porte Djabiah
et la porte Valée : Renier. Maintenant au
square. »
Imp(eratori) caes(ari) M(arco) Aureli[o] |
Karino invicto pio | felici | aug(usto)
pontifici |
5
maximo germanico | maximo
tribuniciae po|testatis bis consuli pat|ri
patriae consuli procon|suli M(arcus)
Aurelius Decimus |
10
v(ir) p(erfectissimus)
p(raeses) p(rovinciae) N(umidiae) ex
principe peregri|nor(um) devot(us) numini
maiestatiq(ue) eorum
Pour l’empereur césar Marcus Aurelius
Carin, invincible, pieux, heureux, auguste,
grand pontife, grand germanique, paré de
la puissance tribunicienne, consul deux
fois, père de la patrie, consul, proconsul ;
Marcus Aurelius Decimus, homme parfait,
gouverneur de la province de Numidie,
parmi le premier des étrangers, dévoué à
leur volonté et puissance.

S5-Ins25
« Base anciennement à la porte Djabia,
maintenant dans le mur d’enceinte de la
Casba à l’extérieur. Ecornée à l’angle
supérieur de droite. »
L(ucio) Iulio Victo[ri] | Modiano v(iro)
e(gregio) proc(uratori) aug(ustorum)
n(ostrorum trium) per Nu|midiam v(ices)
a(genti) proc(uratoris) | Thevestini |
5

Fortunatus Vindex | et Diotimus
Aug(ustorum trium) | lib(erti) adiut(ores)
tabul(ari) | fusae amore eius | semper et
digna|
10
tione protecti.
Pour Lucius Iulius Victorius Modianus,
homme remarquable, procurateur de nos
trois augustes à travers les terres numides
agissant pour le procurateur de Théveste ;
Fortunatus, Vindex et Diotimus, affranchis
des trois augustes, adjoints comptables, et
couverts d’honneur.

S5-Ins26
« Fragment trouvé dans les démolitions
pour la construction d’un pont sur le
Rummel. »
Ur | R [---] exc[---]

S5-Ins27
« Fragment (angle inférieur droit) de
plaque moulurée, trouvé dans le barrage du
Rummel, au dessus de la pointe de Sidi
Rached. »
Aug[---] | dedic[---]


171

S5-Ins28
« Trois fragments formant les montants de
la porte de la maison située en face du Dar
ed Diaf, rue Perrégaux. »
Temporis.
… du temps.

S5-Ins29
« Fragment, sur un linteau de porte dans
une impasse de la rue Perrégaux. »
Praefectu

S5-Ins30
« Fragment, sur l’escalier devant la porte
du n°39 de la rue Perrégaux. Grandes
lettres. »
SF

S5-Ins31
« Grandes lettres sur le mur à droite de la
porte Djebbia. »
VC













































172

Mémoire ILAlg CIL
S5-Ins1 ILAlg2, 1574 CIL 7649
S5-Ins2 ILAlg2, 1506
S5-Ins3 ILAlg2, 1485
S5-Ins4 ILAlg2, 1479 CIL 7591
S5-Ins5 ILAlg2, 1110 CIL 7334
S5-Ins6 ILAlg2, 1132
S5-Ins7 ILAlg2, 1133
S5-Ins8 ILAlg2, 1140
S5-Ins9 ILAlg2, 932 CIL 7217
S5-Ins10 ILAlg2, 869 CIL 7178
S5-Ins11 ILAlg2, 1075 CIL 7316
S5-Ins12 ILAlg2, 1199 CIL 19464
S5-Ins13 ILAlg2, 1299 CIL 7814
S5-Ins14 ILAlg2, 1551 CIL 7634
S5-Ins15 ILAlg2, 1410
S5-Ins16 ILAlg2, 1621 CIL 7681
S5-Ins17 ILAlg2, 1919
S5-Ins18 ILAlg2, 1086
S5-Ins19 ILAlg2, 852 CIL 7164
S5-Ins20 ILAlg2, 542
S5-Ins21 ILAlg2, 728 CIL 7138
S5-Ins22 ILAlg2, 718 CIL 7647
S5-Ins23 ILAlg2, 719 CIL 7648
S5-Ins24 ILAlg2, 576 CIL 7002
S5-Ins25 ILAlg2, 668 CIL 7053
S5-Ins26 ILAlg2, 1930
173

S5-Ins27 ILAlg2, 609 CIL 7021
S5-Ins28 ILAlg2, 611 CIL 7919
S5-Ins29 ILAlg2, 707 CIL 7131
S5-Ins30 ILAlg2, 766
S5-Ins31 ILAlg2, 766a




























174

Appellation
transmise oralement
avant 1837.
Nom français en
vigueur avant 1962.
Nom actuel.
Mesdjed Hafça ; kouchet
serradj ; dar ben Dali ; Sidi
Mogref
Abdallah bey (rue) Abdallah bey (rue)
Sidi Abd el Moumen Abd el Moumen (place sidi)
Sabate ben el Hamlaoui Alma (rue de l’)
Sabate el Khammar ; dar
Grina
Bagdad (rue de)
Akouas ben Nedjda ; el Kous Bedeau (rue) Bekheche Abdeslem (rue)
Hamam ben Namane Béraud (rue)
Sour el Mehaoula Berteaux (rue) Bounab Ali (rue)
Sidi bou Rarda ; Kherbet el
Arab
Bourarda (rue)
Sidi bou Abdallah cherif ;
Houmet Tobbal
Boutebba (rue soldat Omar)
Cirta (rue) Cirta (rue)
Bir el Menahel Corneilles (rue des) Corneilles (rue des)
Zenket Khera Denfert Rochereau (rue)
Deroudj bab el djabia ;
hamam ben Charif
Echelle (rue de l’) Echelle (rue de l’)
Sabate dar el Khalifa Franklin (rue)
Sidi Khezer ; bir el menahel Khodja (rue sous lieutenant
Ali)

Sidi dar el Khalifa Kléber (rue)
Zenket ben el Razali Lacotte (rue)
Kouchet Ziate Melah Djabba (place)
Menahel (el)
Sisi Narrache ; zenket sidi
Offane
Morland (rue) Benzegouta Mohamed (rue)
175

Zenket el Amamra Motylinski de Calassanti
(rue)
Abdallah bey (rue)
Sidi Mohamed en Nedjar ;
sabate el bou Chibi ; souiket
Perrégaux (rue) Mellah Slimane (rue)
Sidi Rached (pont) Sidi Rached (pont)
Tobbana ; Kerrara ; Kerbet
Tina ; Zerzaïkha
Sidi Rached (rue)

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Section 5 : localisation des vestiges.
0m 50m 100m 150m
N
176
S5-1
S5-2
S5-3
S5-4
S5-5
S5-Ins1
S5-Ins2
S5-Ins3
S5-Ins4
S5-Ins6
S5-Ins7
S5-Ins8
S5-Ins10
S5-Ins14
S5-Ins15
S5-Ins16
S5-Ins17
S5-Ins18
S5-Ins21-23
S5-Ins24
S5-Ins26
S5-Ins27
S5-Ins28
S5-Ins30
S5-Ins31

Section 6–
La Brèche

178

Introduction (p. 181-182)
***
Les portes S6-1 (p. 183-184)
***
Arc de triomphe S6-2 (p. 185-186)
***
Basilique S6-3 (p. 187-188)
***
Tétrapyle S6-4 (p. 189-190)
***
Forum S6-5 (p. 191)
***
Péribole et zotheca S6-6 (p. 192)
***
Arceau S6-7 (p. 193)
***
Constructions monumentales S6-8 (p. 194-195)
179

Monument elliptique S6-9 (p. 196-197)
***
Mosaïque S6-10 (p. 198)
***
Mosaïque S6-11 (p. 199)
***
Portiques S6-12 (p. 200)
***
Salle à contreforts S6-13 (p. 201-203)
***
Substructions S6-14 (p. 204)
***
Stratigraphie de vestiges S6-15 (p. 205-206)
***
Temples S6-16 (p. 207-208)
***
Canalisations S6-17 (p. 209)
180

Citernes S6-18 (p. 210-211)
***
Système d’égout S6-19 (p. 212)
***
Sépultures S6-20 (p. 213-214)
***
Inscriptions S6-21 (p. 215-239)
***
Rues de la section (p. 240-241)
***
Carte (p. 242)











181

S6-fig1 : L’accès principal de la ville en 1840.
(Gravure : Delamare 1850 : pl.134)
S6-fig2 : Assaut de la ville par les troupes française le 13
octobre 1837, grâce à une brèche percée dans le rempart
(Gravure : Raffet dans Mercier, 1896)
La section 6 de ce travail est
la plus importante quantitativement.
En effet, elle recouvre le secteur le
plus remanié du vieux centre ville, à
savoir les proches alentours de la
place de la Brèche connue aussi sous
le nom de place Nemours ou place
Valée, aujourd’hui place du 1
er

novembre. Les multiples
constructions ont entraîné de très
nombreuses découvertes
archéologiques dont les moins
spectaculaires n’ont probablement laissé aucune trace dans les publications.
Les premiers remaniements de ce quartier concernent les déblaiements relatifs aux
assauts de l’armée française
jusqu’à la prise de la ville en
1837 (S6-fig1). En effet, cette
zone se trouvait en première
ligne des tirs de canons des
batteries placées sur la colline
du Coudiat juste en face, et des
attaques de l’infanterie ; car en
dehors du pont el kantara à
l’Est, la bande de terre en avant
de la section 6 constituait le seul accès à la ville moderne.
Cet accès était donc barré d’un rempart percé d’une longue
brèche par les soldats français le vendredi 13 octobre 1837 (S6-
fig2). Tout naturellement, une fois l’espace dégagé, il prit le nom
de place de la Brèche. Ses autres noms sont aussi des héritages de
la prise de la ville puisque le seizième duc de Nemours n’est autre
que Louis d’Orléans (1814-1896), fils du roi des Français Louis
Philippe Ier (S6-fig3). Ce jeune prince participe à l’organisation du
siège et à l’expédition de Constantine au cours de laquelle il
S6-fig3 : Le jeune duc de
Nemours. (Portrait : Raffet
dans Mercier, 1896)
182

s’illustre dans les combats. Le jour de la victoire de l’armée, il est
aux côtés de Sylvain Charles, comte Valée (1773-1846) (S6-fig4).
Ce dernier s’est retrouvé à la tête des troupes à la suite de la mort
du général en chef Damrémont, abattu par un boulet de canon le
jour de l’assaut.
Les autorités turques avaient fait de cet accès à la ville un
endroit partiellement fermé. En effet, une fois les remparts passés,
le regard pouvait être attiré par la caserne des janissaires à droite
dont les hauts murs étaient aveugles (S6-fig1) ou bien par des
hautes habitations percées de très peu d’ouvertures amassées le
long de rues étroites. Cet aspect d’enclave subsiste dans certaines
ruelles du vieux centre, au cœur du rocher (S6-fig5).
Au cours des premières
décennies de la colonisation, cet accès
principal est complètement dégagé
pour être remplacé par une place
ouverte et ouvrant sur quatre artères principales. Cette place est
alors entourée d’un tribunal, un théâtre, un hôtel, une esplanade,
des squares et divers bâtiments d’habitations présentant tous une
architecture néo-classique, faisant de Constantine une véritable
capitale européenne des XIX et XXème siècles. Aujourd’hui, à
quelques aménagements près, ce quartier a gardé sa physionomie
des siècles derniers (S6-fig6 à S6-fig8).











S6-fig4 : Le maréchal
Valée. Huile sur toile
de Jean Désiré Court,
1838. Conservée au
musée du château de
Versailles (Source :
Base Joconde)
S6-fig5 : Etroite ruelle
pavée au cœur de la
vieille ville (Photo : S.
Gilard) S6-fig6 (au centre) : Avenue donnant
accès à la place. (D. Bages)
S6-fig7 (à droite) : Vue d’ensemble de la
place. (S. Jourdan)
S7-fig8 : Esplanade. Au fond, l’ex crédit
foncier devenu banque nationale. (S.
Gilard)

183

S6-fig9 : Bab el Oued avant sa
reconstruction. (Dessin : Nodier 1844)
S6-fig10 : Bab el Jedid (la voute en haut à
gauche) peu après la prise de la ville.
(Delamare 1850 : pl. 134)


Dénomination : Les portes.
Localisation : Sur l'isthme reliant la ville
au Coudiat Aty.
Description : En 1840, plusieurs portes
permettent de pénétrer dans la ville.
« Bab » signifie porte en arabe.
La porte Valée est venue remplacer Bab el
Oued détruite en partie, en 1837 au
moment de la prise de Constantine. Une
brèche fut percée dans le rempart placé à
cet endroit. Il semble que la porte Valée,
ouvrage français, est la copie de la
première ; elle occuperait la même place, à
quelques mètres près, et son orientation
serait identique. D'après un mauvais dessin
de Charles Nodier, il semblerait que la
porte ait été constituée de deux arcades en
plein cintre séparés par un pilier (S6-fig9).
Bab el Jedid, était située au Nord-Ouest de
la porte Valée. Elle fut murée peu après la
prise de la ville en 1837. Elle est décrite
par St. Gsell d’après les dessins d’A.
Delamare, comme une "longue voûte
servant de magasin à la commune" (S6-
fig10).

Ces deux portes étaient reliées par une
enceinte construite au moyen de matériaux
antiques divers : fragments de colonnes et
de corniches, éléments de sculptures,
inscriptions, …
A cet endroit, le voyageur J.-A Peyssonnel
mentionnait une double muraille. Dans le
deuxième rempart, il existait une porte
élevée à partir de matériaux antiques,
notamment deux fragments monumentaux
en marbre de l’entablement d’un édifice.
Cet élément a pu faire dire à J.-A
Peyssonnel que les portes de la ville était
en marbre blanc. Selon l’architecte
Ravoisié, cet entablement proviendrait de
l’arc de triomphe de la rue Caraman.
184

Il semblerait que cette portion de deuxième
rempart se trouvait un peu en avant le pâté
de maisons marqué el Moukof sur le plan
de 1837, aujourd’hui autour de la rue
Hamlaoui (ex rue Cahoreau).
Bibliographie : Nodier 1844 : 148-49 ;
Ravoisié 1846 : 13-17 ; Delamare 1850 :
pl. 134 ; Cherbonneau, RSAC 1853 : 113-
116, 119-120, 128 ; Gsell 1913 : 114 et
128-29 ;

























































185



Dénomination : Arc de triomphe.
Localisation : Rue Caraman.
Inscription : M(arcus) Caecilius Q(uinti)
fil(ius) Quir(ina tribu) Natalis aed(ilis)
(trium)vir quaest(or) quinquennalis
praef(ectus) coloniarum Millevitanae et
Rusicadensis et Chullitanae praeter
(sestetium) LX (milia) n(ummum) quae ob
honorem aedilitatis et (trium)viratus et
q(uin)q(uennalitatis) reip(ublicae) intulit
[et statuam aeream Securitatis saeculi et
aediculam tertastylam cum statua aerea
Indulgentiae domini nostri quas in honore
aedilitatis et triumviratus posuit et ludos
scaenico diebus septem quos cum
missilibus per IIII colonias edidit ] arcum
triumphalem cum statua aerea Virtutis
domini n(ostri) Antonini Aug(usti) quem
ob honorem quinquennalitatis pollicitus est
eodem anno sua pecunia extruxit
Marcus Caecilius Natalis, fils de Quintus
de la tribu Quirina, édile, triumvir,
questeur, quinquennal, préfet des colonies
de Milev, Rusicade et Chullu, a fait
construire à ses frais et la même année, un
arc de triomphe avec une statue de bronze
de la Vertu de notre maître Antonin,
Auguste, qu'il avait promis pour l'honneur
du quinquennalitat, avec une somme
supérieure aux 60 000 sesterces qu'il avait
apporté à la commune pour l'honneur de
l'édilité, du triumvirat et du
quinquennalitat.
Description : Cinq inscriptions, à peu près
identiques, S6-Ins92, si ce n’est l'omission
du passage entre crochets pour la première,
furent découvertes dans la section 6 (à
l’exception de la quatrième et d’un
morceau de la cinquième).
La première, composée de quatre
fragments, était engagée en 1844, dans un
mur « très ancien » de la rue Cahoreau
détruit par M. Carus, le propriétaire des
lieux.
La deuxième fut découverte rue Cahoreau,
« dans une ancienne maison que l'on faisait
reconstruire au coin de la rue ».
La troisième fut découverte dans une
tranchée près de ce qu’A. Cherbonneau
pensait être « la fondation du temple qui
fermait la rue Cahoreau ».
La quatrième fut ramassée dans la cour de
la maison construite en 1852 par l'abbé
Parabère, rue Damrémont.
La dernière fut retrouvée en deux
morceaux, un place de la Brèche et l'autre
dans la rue Damrémont.
Toutes ces inscriptions proviennent d’un
contexte de réutilisation des supports
comme matériau de construction.
Longtemps, il fut considéré notamment par
les membres de la société archéologique
que ces inscriptions ornaient l'arc de
triomphe encore en place en 1840, dans ce
qui allait devenir la rue Caraman et dessiné
186

par le capitaine Delamare et A. Ravoisié,
tout simplement parce que les inscriptions
provenaient du voisinage de l'arc.
Ce dernier était en partie encastré dans les
habitations mais l'arcade subsistait dans la
rue (S6-fig11). Deux pilastres corinthiens
décoraient les façades, accompagnés de
piédestaux de colonnes qui devaient être en
saillie. Tout comme les colonnes,
l'entablement et l'attique avaient disparu
(S6-fig12). C'est à cet arc qu’A. Ravoisié
renvoie les deux piliers utilisés pour
construire la porte de la deuxième enceinte
(S6-1). Il suppose que ces fragments
monumentaux étaient les plates-bandes
d'architrave placées au-dessus des
chapiteaux.
En ce qui concerne les emplacements
éventuels des inscriptions, les seuls
endroits envisageables sur le dessin d’A.
Ravoisié sont les renfoncements présents
sous les piédestaux des colonnes. Si on
suppose que deux autres emplacements
étaient présents sur l’autre face de l’arc, il
manque toujours un emplacement pour la
cinquième inscription. Rien ne prouve
cependant que ces inscriptions ornent
effectivement l’arc de triomphe de la rue
Caraman.
Les inscriptions mentionnent un
personnage qui obtenait la fonction de
triumvir en 210. Il fit donc construire un
arc de triomphe dans la ville sous le règne
de Caracalla.
Bibliographie : Ravoisié 1846 : 17-19 et
34-35 ; Delamare 1850 : pl. 123 ;
Cherbonneau, RSAC 1853 : 109 ;
Cherbonneau 1858-59 : 124-125 ; Vars,
RSAC 1893 : 259 ; Gsell 1901 : 164 ;
Gsell 1913 : 119 ; Pflaum 1947 : 80 ;


S6-fig11 : L’arc de triomphe en contexte
urbain. (Delamare 1850 : 123)
S6-fig12 : L’arc dégagé des constructions
modernes. (Ravoisié 1850 : 17)
187



Dénomination : Basilique.
Inscription : Salvis d(ominis) n(ostris)
A[rc]adio et Honorio Au[g(ustis) |
basili]cam (?) in exord[io] principioque
des[titutam] | proviso sumt[u c]onpleri
iussi[t] [[M ... M | ipram ... s...mo ...nu
...]]|
5
una cum Fl(avio) Barba[aro]
Donatiano, v(iro) c(larissimo), c(onsulari)
[s(ex)f(ascali) p(rovinciae) N(umidiae)
C(onstantinae)]
Pour nos maîtres préservés Arcadius et
Honorius, Augustes, M... M... avec Flavius
Barbarus Donatianus, homme clarissime,
consulaire à six faisceaux de la province de
Numidie de Constantine, la basilique
abandonnée dans son début de construction
soit complétée par une somme prévue.

Claudius Avitianus | comes primi | ordinis
agens pro|pra[efe]ctis basilica[m] |
5
[Cons]tantianam cum | porticibus et
tetra|[py]lo [con]stituend[am] | [a] solo
perfi[ciendam]|q[ue] [c]uravit
Claudius Avitianus, compagnon de premier
rang agissant pour le préfet, a pris soin de
faire construire depuis les fondations et
d’achever la basilique constantinienne avec
des portiques et un tétrapyle.
Description : La première inscription
mentionne peut-être la basilique de la cité
pour le IVème

siècle. En effet, l’inscription
est postérieure à 395, année de la mort de
Théodose. Cependant, ce n'est qu'après
restitution de la partie la plus importante
du mot, à savoir le début, que le terme
basilique est donné. Donc, il est possible
que la restitution ne soit pas correcte. Cette
inscription en deux fragments fut d'abord
dessinée par le capitaine Delamare (S6-
fig13)
S6-fig13 : Inscription relevée par le
capitaine Delamare, mentionnant peut être
une basilique (Delamare 1850 : 124)
S6-fig14 : Arceau présentant l’inscription
précédente, en contexte urbain. (Delamare
1850 : 124)
188

En 1850, elle était placée au sommet du
pied droit de l'arceau jeté sur l'impasse
donnant sur la rue Caraman (S6-fig14).
On ne sait pas à quelle sorte de monument
appartenait cet arceau qui fut détruit à une
date inconnue ; en 1911, il était remplacé
par un arceau moderne. Un des fragments
de l'inscription se trouvait toujours dans le
mur de la maison d'architecture européenne
jouxtant ce nouvel arceau, où St. Gsell l’a
retrouvée.
Toutefois, l’existence d’une basilique dans
la cité apparaît explicitement sur les piliers
du tétrapyle (S6-fig15).

Les inscriptions y indiquent la construction
d’une basilique accompagnée d’un
tétrapyle et de portiques, ordonnée par le
préfet qui a délégué son pouvoir à celui qui
est vicaire d’Afrique en 362, sous
l’empereur Julien, Claudius Avitianus. Il
donne à cette basilique, selon H.-G.
Pflaum, le nom de Constance, mort en 361.
Cette basilique ne fut jamais retrouvée
dans la masse de vestiges découverte à
Constantine pendant la colonisation
française ; en tous les cas, elle ne fut
jamais identifiée. Cependant, sa présence
dans le voisinage du tétrapyle pourrait
expliquer les restes d’une construction
monumentale non identifiée que
l’architecte A. Ravoisié rapprochait plutôt
de l’arc de triomphe de la rue Caraman.
Bibliographie : Ravoisié 1846 : pl. 14 n°3
et pl.19 ; Delamare 1850 : pl. 124 n°4 ;
Cherbonneau 1853 : 115 ; Poulle RSAC
1869 : 677-78 ; Poulle RSAC 1878 : 313 ;
Vars RSAC 1893 : 260-61 ; Gsell 1913 :
119-120 ; Pflaum 1947 : 65 ;

















S6-fig15 : Une des quatre inscriptions
présente sur les piliers du tétrapyle. La
réunion des quatre a permis de retrouver la
totalité du texte et la mention de la
basilique. (Ravoisié 1846 : 14)
189



Dénomination : Tétrapyle.
Localisation : Au croisement des rues
Cahoreau et Combes (sur le plan d’A.
Delamare, S6-fig16). En 1837, dans le
quartier dénommé el Moukof
(littéralement, celui qui est debout), à
hauteur des selliers marqué sur le plan de
la ville Souk es sarradjine (S6-fig17).
Inscription : S6-Ins80
Claudius Avitianus | comes primi | ordinis
agens pro|pra[efe]ctis basilica[m] |
5

[Cons]tantianam cum | porticibus et
tertra|[py]lo [con]stituend[am] | [a] solo
perfi[ciendam]|q[ue] [c]uravit
Claudius Avitianus, compagnon de premier
rang agissant pour le préfet, a pris soin de
faire construire depuis les fondations et
d'achever la basilique constantinienne avec
des portiques et un tétrapyle.
Description : Edifice quadrangulaire en
pierres de taille, constitué de quatre arcs en
plein cintre reposant sur des piliers à
imposte (S6-fig18).
Sa destination est clairement affirmée par
l'inscription gravée sur un des pieds droits
de l'édifice (S6-fig15).
Deux autres inscriptions, identiques à
celle-ci, ornaient les autres pieds droits.
Elles furent retrouvées lorsque le
monument fut dégagé de toutes les
constructions qui l'encombraient. Quant à
la quatrième inscription, il fut impossible
de vérifier son emplacement. En effet, le
pied droit concerné était encastré dans la
maçonnerie d'une mosquée.
L’inscription permet de dater le tétrapyle
de 362. Sa construction accompagnait
l'achèvement de la basilique ornée de
portiques. Ces portiques renvoient peut
être à la construction monumentale non
identifiée dessinée par A. Ravoisié.
Ce tétrapyle mesurait 14m30 de côté et les
baies 6m20 de largeur. Il fut détruit au
moment de la construction du Grand Hôtel,
en 1869.
Bibliographie : Ravoisié 1846 : 21 et 34,
pl. 14 ; Delamare 1850 : pl.124 ;
Cherbonneau, RSAC 1853 : 115-116 et
120 ; Poulle RSAC 1869 : 677-78 et RSAC
1878 : 313 ; Gsell 1901 : 179 ; Gsell 1913 :
119-120 ; Pflaum 1947 : 65 ;




S6-fig16 : plan d’une concentration de
vestiges pris dans les constructions
modernes. En bas à droite, le tétrapyle
(Gravure : A. Delamare, 1850)
190
















































S6-fig17 : En 1837, carrefour à l’entrée
de la ville nommé el Moukof dont les
intersections contenaient les restes du
tétrapyle. (Fond de carte : archive de la
wilaya)
S6-fig18 : En haut, vue du tétrapyle de face
et en coupe. (Gravure : Ravoisié 1846) En
bas, dans le fond, les arcades du tétrapyle
traversant la rue. (Gravure : Delamare
1850)
191



Dénomination : Inscription mentionnant
le forum.
Localisation : Rue Cahoreau.
Inscription : S6-Ins79a
Viam com[meanti]|bus incomm[odam
par]|tim adstruct[is crepi]|dinibus
aequa[tisque] |
5
statuis quae it[er---]| fori
angust[abant] | ex aucto[ritate] | D(ecii)
Fontei Fr[ontiniani]
La voie rendue mal aisée pour les usagers
par des socles construits en partie sur elle
et des statues déboulonnées qui
rétrécissaient la voie d'accès au forum, par
l'autorité de Decius Fonteius Frontinianus
Description : Un fragment d'inscription
mentionnant le forum fut retrouvé dans les
fondations d'une maison, rue Cahoreau. Le
numéro de la rue n'est pas indiqué. Elle fut
transportée par la suite au musée de la
place du Caravansérail. Aujourd’hui, cette
inscription ne fait pas partie des collections
du musée.
Decius Fonteius était légat de Numidie
entre 160 et 162 puis consul entre 162 et
163. C'est donc entre 160 et 163 qu'il faut
placer les travaux d'aménagement sur la
voie menant au forum.
Cette inscription est la seule mentionnant
la place publique de la ville, non identifiée
de manière précise à ce jour.
Bibliographie : Cherbonneau RSAC
1856-57 : 155-156 ; Pflaum 1947 : 67 ;































192



Dénomination : Inscription mentionnant
un péribole et une zotheca.
Localisation : Place de la Brèche.
Inscription : S6-Ins82
[Imp(eratori) Caes(ari) M(arco) Aurelio
Anton]ino Aug(usto) | [Armen(iaco)
Med(ico) Parthico Maxi]mo Ger|[manico
pontif(ici) max(imo) trib(unicia)
pot(estate) X]XVII p(atri) | [p(atriae) ---
coloniarum cirten]sium, z[othecam---]|
5

peribol[um | ---M(arcus) Aemilius Macer
Saturni]nus leg(atus) [Aug(usti) pr(o)
pr(aetore) ---]
A l'empereur César Marc-Aurèle Antonin,
Auguste, Arméniaque, Médique, Grand
Parthique, Germanique, grand pontife, paré
de la puissance tribunicienne pour la vingt-
septième fois, père de la patrie, ...des
colonies cirtéennes, ...une zotheca et un
préribole, ...Marcus Aemilius Macer
Saturninus, légat impérial, propréteur, ...
Description : En 1925, une inscription sur
plaque de marbre blanc était découverte à
l'emplacement du magasin à orge ou
Fondouq er Roum dont une partie est
occupée aujourd'hui par le palais de justice.
Elle fut transportée au musée Mercier
aujourd’hui, musée national Cirta où elle
n’apparaît plus dans les collections.
Brisée de tous les côtés, sa restitution a
posé beaucoup de problèmes. Joseph
Bosco, membre de la société archéologique
de Constantine, a publié le premier cette
inscription en offrant une restitution qui la
place sous le règne de Caracalla (211-217).
Mais il semble qu'il a proposé une
titulature impériale « insolite » (Pflaum
1957 : 53). H.-G Pflaum place plutôt cette
inscription sous le règne de Marc-Aurèle et
plus précisément au cours de l'année 173.
Dans cette inscription, apparaît le mot
péribole. Il renvoie à une enceinte
délimitant un espace fermé autour d'un
édifice public ou religieux. En plus de cet
édifice, le péribole pouvait contenir
d'autres constructions comme une zotheca,
ou niche à statues, dans le cas présent.
H.-G Pflaum suppose une mise en relation
de ce péribole et des vestiges découverts en
1935, sur la place de la Brèche, en face
l'emplacement du palais de justice.
Cependant, dans le cas où cette inscription
provient d’un contexte de réemploi, – ce
qui semble être le cas ici – son
emplacement d’origine peut être plus
éloigné que la place de la Brèche.
Bibliographie : Bosco, RSAC 1925 : 297-
313 ; Pflaum 1947 : 53 ;







193



Dénomination : Arceau.
Localisation : Dans la première impasse
de la rue Caraman en venant de la place de
La Brèche.
Inscription : S6-Ins79
Salvis d(ominis) n(ostris) A[rc]adio et
Honorio Au[g(ustis) | basili]cam (?) in
exord[io] principioque des[titutam] |
proviso sumt[u c]onpleri iussi[t] [[M ...M |
ipram ... s...mo ...nu ...]]|
5
una cum Fl(avio)
Barba[aro] Donatiano, v(iro) c(larissimo),
c(onsulari) [s(ex)f(ascali) p(rovinciae)
N(umidiae) C(onstantinae)]
Pour nos maîtres préservés Arcadius et
Honorius, Augustes, M... M... avec Flavius
Barbarus Donatianus, homme clarissime,
consulaire à six faisceaux de la province de
Numidie de Constantine, la basilique
abandonnée dans son début de construction
soit complétée par une somme prévue.
Description : Deux bâtisses donnant sur
l’impasse étaient réunies par un arceau de
basse époque (S6-fig 13 et 14). En effet, un
fragment d’inscription datant d’Honorius
et d’Arcadius servit de matériau dans la
construction de l’arceau. Ainsi, il est
possible de faire remonter la fondation de
cet édifice, au minimum, au Vème siècle.
Cette inscription mentionne l’achèvement
d’une basilique. St. Gsell sous entend que
ce monument pouvait s’élever dans le
voisinage. Il est alors tentant de faire le
rapprochement avec la basilique
mentionnée sur le tétrapyle découvert à
quelques dizaines de mètres au Sud de cet
arceau. Bien évidemment, les dates ne
correspondent pas puisque le tétrapyle est
datable de 360. Cependant, il est possible
d’imaginer une réfection de la dite
basilique un siècle plus tard plutôt qu’une
reconstruction totale.
Bibliographie : Delamare 1850 : 124 ;
Gsell 1911 : 17 ;

S6-fig13 et 14 : Arceau présentant
l’inscription suivante, en contexte urbain.
En bas, inscription relevée par le capitaine
Delamare, mentionnant peut être une
basilique (Delamare 1850 : 124)

194



Dénomination : Constructions
monumentales.
Localisation : Dans les constructions, au
Nord-Est de la rue Cahoreau à proximité
de l'arc, rue Caraman.
Au Nord de la rue Cahoreau.
Description : L'encoignure d'une
construction monumentale se trouvait à
droite de l'arc de triomphe, noyée dans les
habitations (S6-fig19). A cause des ces
dernières, aucune reconnaissance plus
approfondie ne fut effectuée à l'époque,
avant la destruction de cet îlot et donc de
ce vestige Il existe cependant un relevé
effectué par l’architecte Amable Ravoisié,
sur lequel on note une base de mur en
pierres de taille surmonté d’une section
présentant une corniche décorative. Une
partie de cette section de mur est en saillie
par rapport au reste de la construction. Ce
mur est surmonté d’un appareil de blocage
probablement destiné à être recouvert par
un parement étant donné la présence
d’alvéoles carrées sur ce dernier. La
totalité de cette construction s’appuie sur
un pilier.
L’architecte Ravoisié a effectué un autre
relevé qui n’apparaît pas chez le capitaine
Delamare. Il s’agit de la façade d’un
édifice antique noyé dans les constructions
situé au Nord de la rue Cahoreau non loin
des vestiges mentionnés précédemment
(S6-fig20). Cette façade présentait des
pilastres corinthiens et un entablement.
Une arcade y était accolée de biais (S6-
fig21).
Bibliographie : Ravoisié 1846 : pl. 15-17-
18, 34-35 ; Delamare 1850 : pl. 124 n°1 ;
Gsell 1911 : 17 ; Gsell 1913 : 119 ;

















195

















































S6-fig19 : Construction indéterminée à
droite de l’arc, rue Caraman. (Ravoisié
1846)
S6-fig20 et 21 :
En haut, plan
du quartier à
concentration
de vestiges. En
bas, détail de la
construction, à
gauche sur le
plan. (Ravoisié
1846)
196

S6-fig22 : Vue de dar el bey avant sa
destruction. En rouge, la rue Combes
sépare ce quartier de celui où fut construit
le fondouk aux huiles. Les étoiles re
présentent l’emplacement possible des
vestiges.


Dénomination : Monument elliptique.
Localisation : Sous les constructions du
quartier dar-el-bey.
Description : En 1868 et 1875, deux
découvertes de vestiges analogues avaient
lieu dans la section 4, entre les rues
Rouaud et Combes.
En 1882, la majorité de l’ancien pâté de
maisons connu sous le nom de dar-el-bey
était en démolition. La plus grande partie
du vaste emplacement qu’il occupait entre
la rue Caraman et la rue Combes fut
déblayée jusqu’au niveau de cette dernière
rue. Cet emplacement jouxtait
l’emplacement des découvertes de 1868 et
1875.
Le dégagement des déblais permit la
découverte d’ultimes arceaux semblables à
ceux mis au jour les années précédentes.
Ainsi, A. Poulle, présent au moment de la
découverte, n’a pas jugé utile de
mentionner avec précision la localisation
exacte de ces arceaux ni même de fournir
une description ou un relevé.
Il se contente de synthétiser les données
des dernières années et pense que « le
monument elliptique traversait la rue
Combes, s’engageait sous les boutiques de
Dar-el-Bey et devait traverser la rue du
17
ème
Léger, pour couper à nouveau, dans
sa forme arrondie, la rue Combes et aller
rejoindre les restes de constructions
signalées sur l’emplacement du fondouk
aux huiles par M. Meister ».
Toujours en 1882, un dallage identique à
celui détecté en 1875 est apparu à 4 m au-
dessous du niveau de la rue Combes, à sa
jonction avec la rue 17
ème
Léger, dans une
tranchée ouverte pour la fondation d’un
mur. Ce dallage était enfermé entre deux
murs en pierres de taille de grand appareil
formant un couloir d’1 m de largeur dirigé
vers la rue Combes.
En l’absence de données plus précises sur
les vestiges découverts en 1882, il est
197

impossible d’affirmer l’hypothèse d’A.
Poulle au sujet de sa reconstitution du
monument. Pourquoi ne pas non plus
imaginer deux monuments identiques
séparés par une voie qui aurait suivie le
tracé de l’ancienne rue Combes (S6-
fig22) ?
Bibliographie : Brunon RSAC 1875 : 61-
65 ; Meister RSAC 1875 : 66-68 ; Poulle
RSAC 1882 : 283-285 ;

























































198



Dénomination : Mosaïques.
Localisation : Magasins de M. Carrus,
dans la rue Cahoreau.
Description : Dans la rue Cahoreau, en
1844, M. Carrus fit construire un magasin.
Au moment de la construction, il détruisit
un mur ancien dans lequel était encastré
quatre fragments d'une même inscription,
S6-Ins92, mentionnant un arc de triomphe.
Toujours pendant la construction, M.
Carrus mit au jour une mosaïque
malheureusement non décrite. Il est
possible d'émettre l'hypothèse selon
laquelle cette mosaïque était en rapport
direct avec le mur détruit mais le manque
de description rend cette hypothèse un peu
hâtive. En effet, il n'est pas facile de
supposer que le mur délimitait la mosaïque
ou bien s'il semblait, par sa construction,
postérieur à celle-ci.
Tout ce qui est rapporté sur cette
mosaïque, c'est qu'elle était « comparable à
celle qu'a relevé le commandant Delamare
sur la rive gauche du Roumel ». Il faut
probablement comprendre ici que la
mosaïque était polychrome et représentait
peut être Neptune et Amphitrite montés sur
un char ; ou présentait elle une
iconographie marine ? Il est impossible de
dire ce qu'est devenue cette mosaïque après
sa mise au jour.
Cette découverte s’accompagnait d’une
frise non décrite, de deux lions de pierre
« de grandeur naturelle », d’une tête de
statue crénelée et d’un mascaron sculpté
d’une tête masculine (S6-fig23). Ce
masque fut enchâssé en 1853, dans une des
parois de l’escalier de Souk el Acer.
Bibliographie : Cherbonneau, RSAC 1853
: 121 ; RSAC 1854-55 : pl.6 ; Gsell 1901 :
104 ;








S6-fig23 : Masque découvert avec une
mosaïque, rue Cahoreau. Il mesurait 51cm
de hauteur pour 78cm de largeur. (dessin :
Gouvet RSAC 1854-55 : pl. 6)
199



Dénomination : Mosaïques.
Localisation : Entre le square de la
République et le boulevard Joly de
Brésillon.
Description : Au printemps 1913, sur la
place Valée, au moment de la destruction
du magasin à orge et avant la construction
du palais de justice (en 1914), des puits de
sondage furent pratiqués entre le square et
le boulevard Joly de Brésillon.
A 14 m de profondeur, deux de ces puits,
distant l’un de l’autre de 30 m, révélaient
un sol pavé de mosaïque polychrome.
Cette dernière reposait sur un lit de béton.
Elle était constituée de tesselles de calcaire
et de porphyre. Cette mosaïque présentait
des traces de calcination accentuée par la
présence d’amas de cendres. Posé sur la
mosaïque, un tronçon de colonne en onyx
retiré du sondage et placé au square de la
République.
Quant aux sondages, ils furent rebouchés
au moment de la construction du palais de
justice.
J. Bosco met en relation l’édifice auquel
appartenait la mosaïque avec une
inscription grecque dédiée au Cirtéen
Publius Julius Geminius et utilisée comme
matériau de construction dans un des murs
du magasin à orge voué à la démolition.
Mais rien ne peut affirmer cette hypothèse.
Bibliographie : J. Bosco RSAC 1914 :
277-280 ;
































200



Dénomination : Portiques.
Localisation : Rue Cahoreau et rue
Leblanc.
Inscription : S6-Ins80
Claudius Avitianus | comes primi | ordinis
agens pro|pra[efe]ctis basilica[m] |
5

[Cons]tantianam cum | porticibus et
tertra|[py]lo [con]stituend[am] | [a] solo
perfi[ciendam]|q[ue] [c]uravit
Claudius Avitianus, compagnon de premier
rang agissant pour le préfet, a pris soin de
faire construire depuis les fondations et
d'achever la basilique constantinienne avec
des portiques et un tétrapyle.
S6-Ins83
Sal[vis] | [trium]fatoribu[s] | [port]ticibus
desti[tutis] | ... mem decret[o
d(ecurionum)]
Aux triomphateurs préservés, les portiques
abandonnés, ...mem ... par décret des
décurions.
Description : Des portiques accompagnant
une basilique et un tétrapyle furent offerts
à la ville sur ordre du préfet qui déléguait
son pouvoir au vicaire d'Afrique Claudius
Avitianus, en 362. Il est possible qu'ils
renvoient à la construction monumentale
non identifiée (S6-8) dessinée par Ravoisié
entre l'arc de triomphe de la rue Caraman
et le tétrapyle, jeté sur la rue Cahoreau (S6-
fig20).
De plus, parmi les nombreux dessins du
militaire Delamare non publiés figure une
inscription trop fragmentaire pour être
utilisée. Elle mentionne des portiques
abandonnés. A. Delamare l'avait inscrit
comme provenant du « pavé de la cour
d'une maison arabe, rue Damrémont, près
de la rue d'Orléans ». C'est un des
nombreux exemples de réemploi de
matériaux antiques dans les constructions
arabo-turques.
Bibliographie : Ravoisié 1846 : pl 14 n°3 ;
Ravoisié 1846 : pl 14-19 ; Delamare 1850 :
pl. 125 n°7 ; Cherbonneau RSAC 1854-55
: 171 ; Cherbonneau RSAC 1856-57 : 151 ;
Gsell 1913 : 121 ; Pflaum 1947 : 62 ;

















201



Dénomination : Salle à contreforts.
Localisation : Place de la Brèche,
anciennement nommée place Nemours et
place Valée.
Inscription : Fl(avius) Avianus Caecilius |
v(ir) c(larissimus) cons(ularis)
s(ex)f(ascalis) p(rovinciae) N(umidiae)
erectis ... | [ut] moles in perpetuum statura
succederet
Flavius Avianus Caecilius, homme
clarissime, consulaire à six faisceaux de la
province de Numidie, … Pour qu'un grand
môle (contrefort, masse, monument dans le
sens de commémorer le souvenir perpétuel
de la construction) s'élève pour l'éternité.
Description : Entre le 15 et le 20 juillet
1935, des travaux de terrassements étaient
effectués place de la Brèche. Des murs
« paraissant remonter à l'antiquité » furent
mis au jour. Une équipe de fouilles est
alors constituée sous la direction de Jeanne
Alquier, membre de la Société
Archéologique et M. Pic, ingénieur des
travaux. Ces fouilles permirent la
découverte de plusieurs éléments.
La première découverte est le monument
présentant l'inscription ci-dessus,
découvert intact. Construit en en pierres de
taille, il mesurait 8m75 de haut pour 2m60
de large. En son arrête, sur un
soubassement de 2m55, reposait une
colonne surmontée d'un chapiteau en onyx
de style corinthien. Ce monument formait,
d'après Jeanne Alquier, un des quatre coins
placé à l'angle Sud-Est d'une salle. Sa
fonction était de consolider cet angle. Ce
qui semble être confirmé par l'inscription
lacunaire gravée sur le fronton. Cette
inscription devait se poursuivre sur les
autres frontons. D'après la photo prise sur
le site en 1935, cet écoinçon paraît se
trouver dans la partie intérieure de la salle
(S6-fig24).





La salle était formée par des murs de
brique larges de 1m18 et hauts de 10m55.
Il est possible de constater sur la photo des
fouilles que les murs de brique étaient plus
hauts que le contrefort en pierre. Cette
salle mesurait environ 16m95 de long sur
12m40 de large. Les murs étaient
S6-fig24 : Contrefort intérieur d'une pièce
aux murs de brique. Découvert sous
l'esplanade de la place de la Brèche en
1935. (Cliché J. Alquier)
202

recouverts d'une peinture à fresque
géométrique jusqu'à 3m50 de hauteur. Au-
dessus, un simple enduit blanc cachait le
mur. Le pavement consistait en une
mosaïque polychrome à motifs
géométriques constituée de grosses
tesselles. Les parties encore en place au
moment de la découverte furent
recouvertes de terre pour les protéger.
Près du contrefort dégagé, le mur Sud-Est
de la salle était occupé presque
complètement par deux portes voûtées.
Celle qui se trouvait la plus proche du
contrefort donnait accès à une série de cinq
marches en pierres de taille. Jeanne
Alquier, dans son article du Recueil de la
société arhcéologique, ne précise pas si ces
marches menaient à un étage supérieur ou
inférieur au niveau découvert.
A l'angle Nord-Ouest de la salle, près d'un
deuxième contrefort, se trouvait une porte
non voûtée. Cette porte et ce contrefort
furent détruits au cours d'un sondage, et ce
dès 1935.
Avant la destruction de ces éléments, à
l'extérieur de cet angle Nord-Ouest de la
salle, contre le mur qui supportait le
contrefort, « en direction du tribunal », les
fouilleurs ont observé une maçonnerie en
brique longue de 4m70 et large de 2m65.
Contre cette masse, s’adossait un édifice
voûté en pierres de taille et brique dont
l'accès se faisait par trois portes. La
première se trouvait sur la face regardant
la place de la Brèche. La deuxième figurait
sur la face regardant les jardins ; elle était
en partie bouchée par un mur de brique. La
troisième porte était située sur la face
regardant le tribunal. On accédait à cette
porte par un escalier en marbre vert. Cet
édifice mesurait 6m sur 5m50. Le sol était
pavé de briques et les murs, revêtus de
marbre jusqu'à 1m50 de haut. Au-dessus
de la voûte, se trouvait une pièce de même
dimension que l'étage inférieur. Le sol se
constituait de béton. La hauteur totale de
l'édifice n'est pas mentionnée.
Tout autour de ce dernier, des murs
partaient dans toutes les directions. De fait,
il faut comprendre que cette pièce voûtée
associée à la salle aux contreforts faisait
partie d’un plus vaste ensemble.
Toujours au cours d'un sondage, un autre
contrefort fut découvert et détruit à l'angle
Sud-Ouest de la salle.
La datation de ces vestiges est impossible
dans la mesure où ils ont été dégagés et
non fouillés. Tous les tessons de céramique
et autres fragments contenus dans la terre
de remplissage furent évacués sans être
étudiés. Cependant, H.-G Pflaum donne un
indice en indiquant que la fonction de
consulaire à six faisceaux mentionnée dans
l'inscription, présente sur le fronton de la
salle à contrefort, est portée pour la
première fois en 320. Donc, l’édifice date
au minimum du milieu du IVème siècle.
203

Mais cette datation n’est pas forcément
valable pour la salle voûtée à étage.
De plus, dans l'angle Sud-Est du chantier, à
l'angle du contrefort dégagé, une arche en
pierres de réemploi vient s'appuyer contre
le mur de brique. Dans l'angle Sud-Ouest,
devant le tribunal, une autre arche en pierre
de taille émergeait de la même manière que
la précédente. Ces deux arches étaient
alignées : ce qui fait dire à Jeanne Alquier
qu’elles étaient postérieures à la salle
principale.
Au cours de ces fouilles, une grande
quantité de terre fut probablement
enlevée, contenant beaucoup d'indices qui
auraient permis une datation, et d'établir
peut-être la fonction de ces divers
monuments. Tout ce que Jeanne Alquier
mentionne, c'est une épingle en ivoire
ornée d'une tête de femme, une tête de
statue féminine voilée et une statue de
femme acéphale en marbre, grandeur
nature, tenant à la main un épi de blé,
conservée aujourd’hui au musée national
Cirta (S6-fig25)
Pour sauvegarder ces vestiges, la
Commission des Monuments Historiques
s'est alliée à la municipalité dans le but de
financer des aménagements.
Au final, seul le contrefort intact de l'angle
Sud-Est de la salle fut conservé. En effet,
en 1953, à l'occasion du centenaire de la
Société Archéologique, la municipalité a
fait construire un escalier et une balustrade
permettant d'observer de près le contrefort
en partie noyé dans les constructions du
marché couvert. En 1961, toutes les autres
constructions n'étaient déjà plus visibles.
Aujourd’hui, il serait encore possible
d’accéder à ce contrefort caché derrière
une porte pour celui qui connaît son
existence.
Bibliographie : Leschi BCTHS 1934-35 :
394-398 ; Alquier, RSAC 1935-36 : 210-
220 ; Pflaum 1947 : 66 ; Berthier 1961 :
24-25 ;








S6-fig25 : Statue féminine acéphale.
Mise au jour au cours des fouilles de
l'esplanade de la Brèche en 1935.
Conservée aujourd'hui au Musée
national Cirta. (Cliché D. Bages)
204



Dénomination : Substructions.
Localisation : Ancienne école primaire de
garçons, entre la rue Morès et la rue
d’Aumale. En 1960, la rue d’Aumale était
devenue la rue des frères Béraud.
Inscriptions : D(is) m(anibus) | L(ucius)
Tatius | Felix v(ixit) a(nnis) | XLV |
5
Sittia
Maxi|ma marito | posuit
Aux dieux mânes. Lucius Tatius Felix a
vécu 45 ans. Sittia Maxima a élevé (ce
monument) pour son mari.
D(is) M(anibus) | Pescenia | Faustina |
v(ixit) a(nnis) XXVII |
5
h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Pescenia Faustina a
vécu 27 ans ; elle repose ici.
Description : En 1898, la bâtisse en
bordure de la rue d’Aumale, fut détruite et
reconstruite à neuf.
Les fondations du nouveau mur reprenaient
celle de l’ancien. En outre, les fondations
de l’ancien mur reposaient directement sur
des substructions antiques, remises au jour
au cours des travaux.
« Elle consistaient en de solides assises de
grand appareil » selon Ch. Vars présent sur
le chantier pendant les travaux. Sans plus
de détail, ces substructions n’ont pas été
détruites ; elles ont servi de fondation au
nouveau mur.
En avant de la porte d’entrée de l’école
primaire, une petite bâtisse arabo-turque
était présente. Elle fut détruite au moment
de la reconstruction du mur. Ses murs
contenaient deux stèles funéraires
romaines.
Bibliographie : Vars RSAC 1898 : 342-
343 et 351 : n°205-206 ;



























205



Dénomination : Stratigraphie de vestiges.
Localisation : Place de la Brèche, à
l’angle de la rue Caraman et de la place.
Inscription : S6-Ins77
Q(uinti) f(ilius) Quir(ina tribu) All[---]ius
Fa[---]nus eq(uo) pub(lico) | [exor]natus
aed(ilis) pon[ti(fex)] mag(ister)
pont(ificum) [III]vir praef(ectus) | [iu]ri
d(icundo) coloniar(um) Ru[s]ic(adensis) et
Chul(litanae) q(uin)q(uennalis) [s]tatuas |
[sat]yrorum duas quas ob hono[rem
qui]nq(uennalitas) pollici|
5
[tus] est addito
die ludorum scenico[rum] cum
missili|[bu]s sua pecunia dedit idemque
de[dica]vit
… fils de Quintus de la tribu Quirina,
pourvu d’un cheval public, édile, pontife,
chef des pontifes, triumvir, préfet pour dire
le droit des colonies de Rusicade et Chullu,
quinquennal, a donné et a dédicacé avec
son argent deux statues de satyre promises
en l’honneur du quinquennalitat
augmentées de jours de jeux scéniques
avec javelots.
Description : En 1868-69, en vue de la
construction de l’hôtel de Paris, au bord de
la place, des travaux de déblaiement étaient
entrepris. L’entrepreneur en chef, M.
Cordonnier perdit d’ailleurs la vie dans un
accident de chantier à cette occasion.
Au cours des travaux, une véritable
stratigraphie de vestiges fut mise au jour.
Dans un premier temps, à l’angle de la rue
Caraman et de la place, un escalier en
pierre descendait jusqu’à ce qui fut
interprété comme un égout. Faute de
description précise, cette allégation ne peut
être affirmée ou infirmée à ce jour. Ce qui
est certain, c’est que cet égout se trouvait à
six mètres sous le niveau de sol de la rue,
mesurait un mètre de hauteur et se
poursuivait sous la place. L’inscription ci
dessus, cassée en trois morceaux, formait
une partie de la couverture de cet égout qui
devait donc être plate.
« Un peu au dessus » de l’égout, s’arrêtait
un escalier monumental associé à un
bâtiment semi-circulaire en pierres de
grand appareil. Comme pour l’égout,
l’auteur de la notice de découverte ne fait
que mentionner ce vestige sans pour autant
le décrire.
« A une couche un peu supérieure », il
subsistait les restes calcinés d’un plancher
et de lambris de bois présentant tout de
même des traces dorées. Faute de détail, il
est impossible de savoir si ces éléments de
boiseries sont antiques ou non.
Pour finir, « plus haut » et juste sous le
niveau de la rue, les membres de la société
archéologique ont constaté la présence
d’une citerne que les ouvriers avaient
complètement détourée et laissée « comme
dans l’espace ».
206

A ces vestiges bien précis, s’joutaient une
grande quantité de « débris », épars sur la
totalité du chantier, de pierres de taille, de
fragments de statues, d’inscriptions, de
chapiteaux, de colonnes et chose
intéressante, de métaux « tordus par le
feu ». Autant d’éléments de décoration qui
devaient peut-être orner le bâtiment semi-
circulaire.
Il est dommage qu’aucun relevé n’ait été
effectué au moment de la découverte sur
des vestiges qui ont probablement souffert
à une période donnée d’un incendie.
Bibliographie : Poulle RSAC 1869 : 681-
684 ; Vars RSAC 1893 : 265 ;




















































207



Dénomination : Temples.
Inscription : S6-Ins62
Veneri Aug(ustae) | L(ucius) Iulius L(ucii)
f(ilius) Q(uirina tribu) Martia|lis (trium)vir
aed(iliciae) et q(uaestoriae) pot(estatis)
si|mulacrum aereum Veneris |
5
cum aede
sua et Cupidinibus | ex liberalitate L(ucii)
Iuli Martialis | patris sui super aliam
libe|ralitatem Romae aeternae | quam
nomine victoris fratris |
10
[su]i posuisset
dedit dec(reto) dec(urionum)
A Vénus Auguste. Lucius Iulius Martialis,
fils de Lucius de la tribu Quirina, triumvir
investi de la puissance édilicienne et
questorienne, a donné une statue en bronze
de Vénus avec son temple et des Cupidons,
à la suite d'une exécution de la libéralité de
son père Lucius Iulius Martialis, supérieure
à l'autre générosité à Rome éternelle qu'il
avait posée au nom de son frère Victor ;
par décret des décurions.

S6-Ins62a
[...]omania | [... t]emplum | [ ...]oremisi |
[...]m |
5
[... Ce]ionius | [Cae]cin[a Alb]inus
| [ v(ir) c(larissimus)] | co[nsula]ris |
sex[f]a[scalis] p(rovinciae) N(umidiae)
...le temple ... ; Caecionius Caecina
Albinus, homme clarissime, consulaire à
six faisceaux de la province de Numidie.

S6-Ins73
L(ucius) Iulius Martialis | fecit
Lucius Iulius Martialis a fait.
Description : Faute de véritable vestige
identifié comme ayant appartenu à un
temple dans cette section, nous possédons
cependant des inscriptions mentionnant ces
édifices.
En 1869, des travaux pour la mise en place
de l'hôtel d'Orient (place de la Brèche,
devenu Grand Hôtel) et sur la portion de la
rue Impériale (rue Nationale puis rue
George Clemenceau) comprise entre la
place et la rue Cahoreau ont mené à la
découverte de plusieurs inscriptions dont la
S6-Ins62 qui mentionne la présence d'un
temple à la déesse Vénus. Accompagnant
cette inscription, les ouvriers ont mis au
jour une base de statue sur laquelle était
inscrit « Lucius Iulius Martialis a fait »
(S6-Ins73). Il est possible qu'elle se
rapporte à la statue de la déesse
mentionnée dans la 62. Le dédicant est
peut-être le même personnage (ils portent
les mêmes tria nomina) ou son fils, qui a
offert une dédicace à l'empereur Commode
datée de l'année 197 (ILAlg2, 559).
Après le percement de la rue Cahoreau et
la destruction d'une maison d'architecture
« mauresque », A. Cherbonneau affirme
avoir observé la façade d'un temple dit
« grec ». Il aurait tourné son frontispice
vers les deux arcades les plus visibles du
tétrapyle. Ce temple aurait été pourvu d'un
208

large parvis. De cette découverte, il
n’existe aucun dessin ni relevé ni même
d’autre mention quelle quel soit.
Une inscription relevée par le capitaine
Delamare (62a) est très fragmentaire. A la
deuxième ligne, il apparaît évident que le
mot peut être restitué templum même si H.-
G Pflaum ne fait aucune supposition à ce
sujet. L'inscription, provenant d'un groupe
de plusieurs autres pierres amassées près
de la porte Valée est trop lacunaire pour
indiquer le nom de la divinité à laquelle le
temple était dédié. Il faut écarter
l'hypothèse d'une fonction religieuse telle
que pontife du temple car dans ce cas là,
templum aurait été au génitif (templi). Le
personnage de l'inscription était
gouverneur de Numidie entre 364 et 367.
Bibliographie : Cherbonneau, RSAC 1853
: 121 ; Poulle RSAC 1869 : 682-685 ; Vars
1893 : 265 ; Pflaum 1947 : 46 ;














































209



Dénomination : Canalisations.
Localisation : Rue Cahoreau ; rue
Impériale, « devant la maison des
Israélites ».
Description : En 1869, des travaux
effectués dans la rue Cahoreau, à
l’emplacement de la maison Chaume, ont
permis la mise au jour d’une canalisation
antique constituée de tuyaux en terre cuite
marqués du sceau des Milevitani,
inscription en relief dans un rectangle (S6-
fug26).
Cette appellation renvoie aux habitants de
la res publica de Milev, antique Mila à
l’Ouest de Constantine et appartenant à la
confédération cirtéenne.
Cette conduite dont il n’existe aucun relevé
ni prise de mesure, se dirigeait vers Dar el
bey. Elle aurait suivie une direction du
Sud-Ouest au Nord-Est. Si tel est le cas, il
est possible de situer la maison Chaume
dans la partie prolongée de la rue Cahoreau
qui prit plus tard le nom de rue des frères
Pantalacci.
Toujours pour la même année, en creusant
l’égout de la toute nouvelle rue Impériale,
future rue Nationale, actuelle rue Larbi ben
M’hidi, les ouvriers ont découvert une
pierre cubique percée de deux trous
parallèles dans lesquels étaient engagés
deux tuyaux maintenus par un solide béton.
Le diamètre intérieur de chacun des tuyaux
était de 10cm pour une épaisseur de 5cm.
Les dimensions de la pierre qui leur servait
de support ne sont nullement mentionnées.
Bibliographie : Poulle RSAC 1869 : 698-
699 ;


















S6-fig26 : Tuyau en terre cuite marqué du
sceau des Tiditani, actuellement au musée
national Cirta. Probablement le même
modèle que celui découvert rue Cahoreau.
(photo : D. Bages)
210



Dénomination : Citernes.
Localisation : En arrière des arceaux de
pierre mis au jour, en 1882, sous les
démolitions de Dar-el-bey et la rue
Combes.
Description : En arrière des arceaux et « à
un niveau supérieur de quelques mètres »,
présence de citernes adossées les unes aux
autres, assises sur de la terre meuble
« provenant de déblais antérieurs ».
Le nombre exact de citernes n’est pas
précisé mais elles ont toutes une largeur
d’1m. Les murs étaient constitués de
moellons liés au mortier avec un
revêtement intérieur de ciment de couleur
blanchâtre de 4 cm d’épaisseur. Nous
sommes ici en présence d’un mode de
construction qui existait dans l’Antiquité.
Ces citernes étaient fermées au moyen de
dalles (80 cm x 40 cm x 35 cm) appuyées
sur les murs avec une inclinaison de 45
degrés « et parfaitement jointoyées à leurs
arrêtes supérieures taillées en biseau ».
Deux de ces citernes possédaient
cependant ce système de fermeture posé à
plat sur les murs. Une de ces dalles
s’appuyait sur un fût de colonne élevé dans
le vide, ce qui mettait les citernes en
communication.
Ces deux systèmes de fermeture ont résisté
aux siècles puisqu’en 1882, il supportait
encore une grosse masse de terre ainsi que
la structure du théâtre des variétés, lui
aussi voué à la destruction dans les
prochains mois (S6-18).
Aux dires de M. Poulle, auteur de la notice
dans le recueil de la société archéologique,
une de ces citernes était encore pleine
d’eau au moment de la découverte. Il
n’apporte aucune indication quant au
système d’alimentation des citernes.
Parmi les déblais des réservoirs mis au
jour, les ouvriers découvrirent quatre
inscriptions funéraires latines.
Ajouté à ces inscriptions, A. Poulle
observait que ces déblais contenaient « une
quantité considérable de pierres provenant
d’anciennes constructions, les unes taillées
régulièrement, les autres pas même ou mal
dégrossies ». Cette déclaration suffit à
supposer le fait que les citernes étaient
construites au moyen de matériaux
réutilisés.
A. Poulle rappelle que presque sur
l’alignement de la rue Combes, un peu
avant sa bifurcation avec la rue Rouaud, il
avait déjà découvert une citerne fermée par
ce système à un niveau de sol plus bas que
les précédentes. Elle était directement
posée sur le rocher. Il ne précise pas
l’année de la découverte (S6-18’).
Enfin, toujours sans préciser l’année, A.
Poulle avait remarqué une citerne
semblable au même niveau que celles de
1882 sur l’emplacement de la maison
211

Narboni, à l’angle des rues Caraman et
Cahoreau (S6-18’’).
Bibliographie : Poulle RSAC 1876-77 :
499 ; Poulle RSAC 1882 : 285-288 ;































































212



Dénomination : Système d'égout.
Localisation : Place de la Brèche.
Description : Les découvertes du chantier
ouvert sur la place en juillet 1935 se
poursuivent par un élément : une
construction hydraulique.
Du côté du boulevard Joly de Brésillon, à
proximité de la salle à contreforts, dans
une rangée de cinq sondages se dirigeant
vers les jardins, à 3m de profondeur, les
fouilleurs dégagèrent une galerie voûtée
« qui a les apparences d'un égout ». Tout
un réseau de petits canaux convergeant
vers cette galerie furent découverts dans
d'autres sondages.
En l’absence de plus de détails, il est
impossible d’établir avec certitude la
fonction de cette galerie. Elle peut
cependant appartenir à la partie enterrée du
système d’alimentation en eau de la cité, si
on considère la galerie comme le canal
principal de l’aqueduc d’où partent les
canalisations amenant l’eau aux éléments
prévus à cet effet.
Bibliographie : Alquier, RSAC 1935-36 :
210-220 ; Berthier 1961 : 24-25.



















































213



Dénomination : Mausolée.
Localisation : Sous le boulevard Joly de
Brésillon.
Description : En 1935, après la découverte
sur la place de la Brèche d’une salle à
contreforts et une salle voûtée par Jeanne
Alquier, les découvertes se terminent à
l’extrémité Nord du chantier par la mise au
jour d’une sépulture multiple dans un puits
de sondage à 18m de profondeur (S6-
fig27).
La chambre funéraire à plafond voûté
mesurait 4 m de long sur 2m20 de large.
Les murs de brique étaient peints d'une
fresque verte. Cette première chambre
communiquait avec une deuxième dont le
sol était pavé d'une mosaïque polychrome
à grosses tesselles.
La porte d’accès de ce mausolée mesurait
2m de haut pour 2m60 de large et 0m50
d'épaisseur.
La première chambre funéraire renfermait
trois sarcophages contenant chacun un
squelette bien conservé posé sur le dos,
non accompagné de mobilier. Aucune
épitaphe n'est venue éclairer l'identité de
ces personnages. Jeanne Alquier
mentionne la présence d'une mosaïque
polychrome à tesselles fines représentant
des personnages au-dessus de la chambre
funéraire contenant les sarcophages. Dans
l’état actuel de nos connaissances, il est
impossible de savoir s’il s’agit d’une
terrasse ou bien d’une autre chambre
sépulcrale. Quelques fragments de cette
mosaïque furent remontés à la surface mais
faute de budget, la chambre funéraire et les
sarcophages furent laissés en place et le
puits de sondage rebouché.
Dans un deuxième puits de sondage,
toujours à 18m de profondeur et à
proximité du mausolée, deux sarcophages
contenant des squelettes recouverts de
chaux étaient mis au jour. Il n’est pas
précisé si ces deux sarcophages se
S6-fig27 : Plan du mausolée découvert au
cours d'un sondage près du contrefort en
pierres, en 1935. (Dessin E. Juge)
214

trouvaient dans un structure en bâtie ou
non. L'un des deux sarcophages fut
remonté sans que l’on sache son véritable
devenir à ce jour.
Bibliographie : Alquier, RSAC 1935-36 :
210-220 ; Berthier 1961 : 24-25.





























































215



S6-Ins1
« Pierre de calcaire gris, trouvée en 1925,
parmi les décombres des fouilles de la
nouvelle Halle aux grains. »
Festiva | v(i)x(it) a(nnis) XI
Festiva a vécu 11 ans.

S6-Ins2
« Déblai de la place Royale. »
[Cl]odius | [Vi]ator | [vix(it) a(nnis)] XXV
Clodius Viator a vécu 25 ans.

S6-Ins3
« Sur un pavé de la caserne des
janissaires. »
[---] | Successa | vix(it) an(nis) XXV | h(ic)
s(ita) e(st) o(ssa) t(ua) b(ene) q(uiescant)
Successa a vécu 25 ans. Elle repose ici.
Que tes os reposent en paix.

S6-Ins4
« Autel trouvé rue du 17
ème
Léger. »
Olusita | Honorata | Calvinae (filia) | pia
uxor |
5
v(ixit) a(nnis) XLVI | h(ic) s(ita)
e(st)
Olusita Honorata, fille de Calvina, épouse
pieuse, a vécu 46 ans. Elle repose ici.

S6-Ins5
« Trouvée à Constantine près de la porte
Valée. »
L(ucius) Iulius | Felix | v(ixit) a(nnis) LXV
Lucius Iulius Felix a vécu 65 ans.

S6-Ins6
« Stèle brisée trouvée au-dessous du square
Valée dans la tranchée creusée pour la
construction du mur de soutènement de la
route de Sétif. »
Iul[ianu|a]rius [v]ixit | a(nnis) LXXXI
[h(ic)] s(itus) [e(st)]
Iulianuarius a vécu 81 ans. Il repose ici.

S6-Ins7
« Pierre de calcaire bleu trouvée en 1925
parmi les décombres des fouilles de la
nouvelle Halle aux Grains. »
Ampelis v(ixit) [a(nnis] | XXXVII | h(ic)
s(itus) e(st) e(t) o(ssa) t(ua) b(ene)
q(uiescant)
Ampelis a vécu 37 ans. Il est ici et que tes
os reposent en paix.

S6-Ins8
« Djema el Djouer, rue Driba. »
C(aius) Claudi|us Hono|ratus | vixit |
an(n)|
5
is p(lus) m(inus) | XXX
Caius Claudius Honoratus a vécu plus ou
moins 30 ans.

S6-Ins9
« Dans une cour près de la place de
Palais. »
216

[C]aesi[us] | [C]leme[ns] | v(ixit) a(nnis)
LXII [---] | [h(ic) s(itus)] e(st)
Caesius Clemens a vécu 62 ans. Il repose
ici.

S6-Ins10
« Stèle indiquée par Bosco successivement
comme provenant des fouilles exécutés
pour la pose des câbles électriques à une
douzaine de mètres à l’Ouest de la statue
de Lamoricière et comme ayant été vue
avenue de Roumanie, dans le seuil du n°12
et par Albertini comme ayant été trouvé
dans un parapet sur la rive droite du
Rummel, près de la passerelle Perrégaux
puis transportée au musée. »
[C(aius)] Corn|[e]lius As|[el]arius | v(ixit)
a(nnis) XXV |
5
h(ossa) t(ua) b(ene) |
q(uiescant)
Caius Cornelius Aselarius a vécu 25 ans.
Que tes os reposent en paix.

S6-Ins11
« Trouvé rue Cahoreau. »
M(arcus) An[t]oniu[s] | Pudens | v(ixit)
a(nnis) LXX | h(ic) s(itus) e(st)
Marcus Antonius Pudens a vécu 70 ans. Il
repose ici.

S6-Ins12
« Caisson en calcaire trouvé à l’extrémité
de la rue Cahoreau près de la place des
Chameaux transporté rue du Bardo en face
des ateliers de MM. Broche et Lahiteau où
Bosco l’a revue, mutilée. »
Canina Mar|cella fil(ia) dul|cissima qu(a)
v(ixit) a(nnis) | m(enses) IIII dies XXI |
h(ic) s(ita) e(st)
Canina Marcella fille très douce qui a vécu
un an, quatre mois, vingt et un jours. Elle
repose ici.

S6-Ins13
« Trouvée dans les déblais de la rue
Caraman. »
P(ublius) Sittius | Philetus | v(ixit) a(nnis)
XLV | h(ic) s(itus) e(st) o(ssa) t(ua) b(ene)
q(uiescant)
Publius Sittius Philetus a vécu 45 ans. Il est
ici. Que tes os reposent en paix.

S6-Ins14
« Pierre dans la muraille près de la
Brèche. »
Sasa | v(ixit) a(nnis) XXII h(ic) s(itus) e(st)
| o(ssa) t(ua) b(ene) q(uiescant) |
[Co]rneliu[---] |
5
[---]
Sasa a vécu 22 ans. Il est ici. Que tes os
reposent en paix…

S6-Ins15
« Pierre trouvée dans les démolitions de
Dar el Bey. »
[Pu]blicius | As[---]|[---]a v(ixit) a(nnis) LV
| h(ic) s(itus) e(st)
Publicius As…a a vécu 55 ans. Il repose
217

ici.

S6-Ins16
« Place de la brèche. »
[---]|ria Mellis|[s]a v(ixit) a(nnis) LXX |
o(ssa) t(ua) (bene) q(uiescant)
….Mellissa a vécu 70 ans. Que tes os
reposent en paix.

S6-Ins17
« Sur une dalle de la place Royale, brisée à
gauche. »
[Corn]elio | [Pri]miano | [v(ixit) a(nnis)] L |
[Dys]colus |
5
dul(cissimo) | [fil]io posu(it)
Pour Cornelius Primianus. Il a vécu 50 ans.
Dyscolus a posé pour son fils très doux.

S6-Ins18
« Trouvé au marché arabe, près de la porte
Valée. »
M(arcus) Lollius | Synecde[m]us | v(ixit)
a(nnis) L |
5
h(ic) s(itus) e(st) | o(ssa) t(ua)
b(ene) q(uiescant)
Marcus Lollius Synecdemus a vécu 50 ans.
Il est ici. Que tes os reposent en paix.

S6-Ins19
« Stèle à sommet arrondi avec acrotères,
trouvée près de Bab le Djedid. »
Volcatia Pacata | vix(it) an(nis) XXXX |
h(ic) s(ita) e(st) | o(ssa) t(ua) b(ene)
q(uiescant).
Volcatia Pacata a vécu 40 ans. Elle est ici.
Que tes os reposent en paix.

S6-Ins20
« Pierre trouvée rue Cahoreau, n°17, dans
des travaux pour la construction d’une
cave. »
Iulia C(aii) f(ilia) | Urbana | v(ixit) a(nnis)
LXII | o(ssa) t(ua) b(ene) q(uiescant)
Iulia Urbana, fille de Caius, a vécu 62 ans.
Que tes os reposent en paix.

S6-Ins21
« Petite stèle trouvée square Valée. »
P(ublius) Volumn|ius Novellus | v(ixit)
a(nnis) LXXXXV | h(ic) s(itus) e(st)
Publius Volumnius Novellus a vécu 95 ans.
Il repose ici.

S6-Ins22
« Pierre trouvée à l'extrémité de la rue
Cahoreau sur un seuil de porte. »
D(is) M(anibus) | Iul(ia) Castula | v(ixit)
a(nnis) XL | h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Iulia Castula a vécu 40
ans. Elle repose ici.

S6-Ins23
« Pierre en calcaire trouvée dans un égout
de la rue 17
ème
Léger. »
D(is) M(anibus) | Iae Castae | [v(ixit)
a(nnis)] XV | [h(ic) s(ita) e(st)]
Aux dieux mânes. Iae Casta a vécu 15 ans.
Elle repose ici.
218

S6-Ins24
« Pierre en calcaire trouvée place de
Nemours. »
D(is) [M(anibus)] | Sitti[a] | Ruf[ina] |
v(ixit) [---] |
5
[---]
Aux dieux mânes. Sittia Rufina a vécu…

S6-Ins25
« Place Nemours, dans le dallage. »
D(is) M(anibus) | Q(uinti) Lutati Ing|enui
v(ixit) a(nnis) II
Aux dieux mânes. Quintus Lutatus
Ingenuus a vécu deux ans.

S6-Ins26
« Pierre en forme d’autel trouvée sous la
porte Bab el Djedid, à Aïn el foul. »
D(is) M(anibus) | Do[---]tae | Lucretia |
Hospitilla |
5
v(ixit) a(nnis) XLVI | o(ssa)
t(ua) b(ene) q(uiescant)
D(is) M(anibus) | Iulia Ma|ura puel(l)a |
rarissima |
5
v(ixit) a(nnis) XXXI | o(ssa)
t(ua) b(ene) q(uiescant)
Aux dieux mânes. Do…tae Lucretia
Hospitilla a vécu 46 ans. Que tes reposent
en paix.
Aux dieux mânes. Iulia Maura, fille
rarissime, a vécu 31 ans. Que tes os
reposent en paix.

S6-Ins27
« Fragment trouvé dans les démolitions de
Dar el bey. »
[D]is Man(ibus) | [---] [S]ex(ti) fil(ius)
Qu(irina tribu) | [---]mo n[---]f
Aux dieux mânes. …fils de Sextus de la
tribu Quirina…

S6-Ins28
« Trouvée sur l’emplacement de la maison
Moreau, place du Palais. »
D(is) M(anibus) | Iulia Oc|tavia v|ixit
anni|
5
s LXX | h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Iulia Octavia a vécu 70
ans. Elle repose ici.

S6-Ins29
« Place de la Brèche. »
D(is) M(anibus) | Valeria | Sittiola | v(ixit)
a(nnis) LXXV | h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Valeria Sittiola a vécu
75 ans. Elle repose ici.

S6-Ins30
« Pierre trouvée au magasin de campement
rue Caraman. »
D(is) [M(anibus)] | Satriu[s] |
Mastic[ianus] [---]
Aux dieux mânes. Satrius Masticianus…

S6-Ins31
« Dans une cour de maison, près de Bab el
Djedid. »
D(is) M(anibus) | Modia Hos|pita v(ixit)
a(nnis) XXIX | Celius Vi[c]|
5
tor v(ixit)
a(nnis) V h(ic) a(nnis) e(st)
219

Aux dieux mânes. Modia Hospita a vécu
29 ans. Celius Victor a vécu 5 ans. Il
repose ici.

S6-Ins32
« Stèle…trouvée dans les fouilles du
casino, près du square où elle a été
transportée. »
D(is) M(anibus) | M(arcus) Munatius |
Quintillus | v(ixit) a(nnis) LXV h(ic) s(itus)
e(st) o(ssa) (tua) b(ene) q(uiescant) |
5
[---]
Aux dieux mânes. Marcus Munatius
Quintillus a vécu 65 ans. Il est ici. Que tes
os reposent en paix.

S6-Ins33
« Trouvée dans les démolitions de la rue
Dar el Bey. »
D(is) M(anibus) | L(ucius) Oc(u)la|tius
Li|cinia|nus v(ixit) a(nnis) VI
Aux dieux mânes. Lucius Oculatius
Licinianus a vécu 6 ans.

S6-Ins34
« Pierre servant de pilier dans la cour
d’une maison de la rue Cahoreau. »
D(is) M(anibus) | Q(uinti) Cuculni |
[F]or[t]unati | [vi]x(it) an(nis) LXXX |
5

[h(ic)] s(itus) e(st) o(ssa) t(ua) b(ene)
q(uiescant)
Aux dieux mânes. Quintus Cuculnius
Fortunatus a vécu 80 ans. Il est ici. Que tes
os reposent en paix.
S6-Ins35
« Autel trouvé à la porte de la Brèche. »
D(is) M(anibus) | [T(itus ?)] Ovinius |
Saturus | v(ixit) a(nnis) XLVI |
5
Minosa
u|xor v(ixit) a(nnis) LI | h(ic) s(itis) sunt |
os(sa) v(obis) b(ene) q(uiescant)
Aux dieux mânes. Titus Ovinius Saturus a
vécu 46 ans. Minosa son épouse, a vécu 51
ans. Ils sont ici. Que vos os reposent en
paix.

S6-Ins36
« Stèle placée dans la base d’un pilier dans
une maison au voisinage de l’arceau de la
rue Caraman. »
D(is) M(anibus) | Ovinia | L(ucii) f(ilia)
Quir(ina tribu) | Marcelli|
5
na v(ixit) a(nnis)
XXIII
Aux dieux mânes. Ovinia Marcellina, fille
de Lucius, a vécu 23 ans.

S6-Ins37
« Autel servant de pilier dans une cave au
coin des rues Cahoreau et Caraman. »
D(is) M(anibus) | [D]ativ[a] | v(ixit) a(nnis)
X | h(ossa) t(ua) b(ene) q(uiescant)
Aux dieux mânes. Dativa a vécu 10 ans.
Que tes os reposent en paix.

S6-Ins38
« Caisson en calcaire trouvé au marché
arabe au dessous de la place de la
Brèche. »
220

D(is) M(anibus) | Q(uintus) Domitius
Sa|turninus filius | dulcissimus et |
5

incomparabilis | v(ixit) a(nnis) XXIII |
h(ic) (s(itus) e(st)) o(ssa) t(ua) b(ene)
q(uiescant)
Aux dieux mânes. Quintus Domitius
Saturninus, fils très doux et incomparable,
a vécu 23 ans. Il est ici. Que tes os
reposent en paix.

S6-Ins39
« Stèle trouvée à l’entrée de la rue du
Bardo, au dessous du square Valée, dans
une tranchée creusée pour construire le
mur de soutènement de la promenade de
Sétif. »
D(is) M(anibus) | C(aius) Domitius |
Sisario | pius | v(ixit) a(nnis) L |
5
h(ic)
s(itus) e(st)
Auc dieux mânes. Caius Domitius Sisario,
pieux, a vécu 50 ans. Il repose ici.

S6-Ins40
« Autel mutilé, trouvé sur l’emplacement
du magasin à poudre. »
D(is) M(anibus) | Iuliae Vi[c]|toriae
[Iu]|deae [---] |
5
[--]cu
Aux dieux mânes. Iulia Victoria Iudea…

S6-Ins41
« Pierre trouvée au Dar el Khalifa puis
détruite. »
D(is) M(anibus) | [F]abia Cr|ispi (filia)
Tert[u]|la v(ixit) a(nnis) LXXV
Aux dieux mânes. Fabia Tertula fille de
Crispus a vécu 75 ans.


S6-Ins42
« Pierre, trouvé rue Massinissa, n°4. »
D(is) M(anibus) | L(ucius) Petronius Festus
| qui Zabulius | sibi suisque fecit
Aux dieux mânes. Lucius Petronius Festus
Zabulius a fait pour lui et les siens.

S6-Ins43
« Trouvée rue Cahoreau ; transportée au
musée. »
D(is) M(anibus | Q(uintus) Fulloniu[s] |
Q(uinti) fil(ius) Quir(ina tribu) |
Iucundianus |
5
homo bonus | v(ixit) a(nnis)
XLVI | h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Quintus Fullonus
Iucundianus, fils de Quintus de la tribu
Quirina, homme bon, a vécu 46 ans. Il
repose ici.

S6-Ins44
« Autel trouvé à l’intérieur de la mosquée
de Sidi Eddebi, près de la porte Valée. »
D(is) M(anibus) | Sex(tus) M|urtius
M|uricelus |
5
v(ixit) a(nnis) LV
Aux dieux mânes. Sextus Murtius
Muricelus a vécu 45 ans.


221

S6-Ins45
« Pierre trouvée rue Dar el Bey. »
D(is) M(anibus) | Geminius | Ianuarius |
Heliodori fil(ius) |
5
v(ixit) an(nis) XXX |
D(is) M(anibus) | Heliodorus | v(ixit)
a(nnis) CV | h(ic) s(itus) e(st) o(ssa) t(ua)
b(ene) q(uiescant)
Aux dieux mânes. Geminius Ianuarius fils
d’Heliodorus, a vécu 30 ans.
Aux dieux mânes. Héliodorus a vécu 105
ans. Il est ici. Que tes os reposent en paix.

S6-Ins46
« Autel trouvé place de Nemours. »
D(is) M(anibus) | L(ucius) Titius |
Martia|
5
lis v(ixit) a(nnis) VII | h(ic) s(itus)
e(st)
D(is) [M(anibus)] | L(ucius) Tit[ius] |
Ren[---] | v(ixit) a(nnis) [--] |
5
h(ic) s(itus)
e(st)
Aux dieux mânes. Lucius Titius Martialis a
vécu 7 ans. Il repose ici.
Aux dieux mânes. Lucius Titius Ren… a
vécu … Il repose ici.

S6-Ins47
« Autel trouvé rue de Nemours, sur le seuil
d’une maison. »
D(is) M(anibus) | [Q(uintus)] Num|[i]sius
M|
5
[---]ius v(ixit) a(nnis) | [---] h(ic) s(itus)
e(st)
D(is) M(anibus) | Ca[e]ci|lia No|vel[l]a |
5

v(ixit) a(nnis) XL | h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Quintus Numisius
M…ius a vécu…Il repose ici.
Aux dieux mânes. Caecilia Novella a vécu
40 ans. Elle repose ici.

S6-Ins48
« Bloc trouvé au bas de la Brèche. »
Dis Man(ibus) | L(ucius) Publicius | Fuscus
| vix(it) a(nnis) III |
5
h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Lucius Publicius Fuscus
a vécu 3 ans. Il repose ici.

S6-Ins49
« Stèle calcaire trouvée place de la
Brèche. »
D(is) M(anibus) | [Le]sbia | [Pa]ulina
v(ixit) | a(nnis) XXXI h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Lesbia Paulina a vécu
31 ans. Elle repose ici.

S6-Ins50
« Dans une rue près de la place de la
Brèche. »
D(is) M(anibus) | L(ucius) Lolliu[s] |
L(ucii) fil(ius) Quir(ina tribu) | Rusticus |
5

[a]lumnus | v(ixit) a(nnis) XIX
Aux dieux mânes. Lucius Lollius Rusticus,
fils de Lucius de la tribu Quirina, enfant
trouvé, a vécu 19 ans.

S6-Ins51
« Trouvée sur l'emplacement de la maison
Moreau, place du palais. »
222

D(is) M(anibus) | Iulia Oc|tavia v|ixit
anni|
5
s LXX | h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Iulia Octavia a vécu 70
ans. Elle repose ici.

S6-Ins52
« Place de la Brèche, stèle calcaire. »
D(is) M(anibus) | Valeria | Sittiola | v(ixit)
a(nnis) LXXV
Aux dieux mânes. Valeria Sittiola a vécu
75 ans.

S6-Ins53
« Sur un cippe en forme d’autel, trouvé à
Aïn el foul. »
D(is) M(anibus) | Lollius | Honora|tus vixit
|
5
annis | LXXX
Aux dieux mânes. Lollius Honoratus a
vécu 80 ans.

S6-Ins54
« Autel, encastré dans le mur d’une maison
près de la Brèche. »
D(is) M(anibus) | Seia | Agatopu|la v(ixit)
a(nnis) XXXIII |
5
h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Seia Agatopula a vécu
33 ans. Elle repose ici.

S6-Ins55
« Pierre encastrée dans un mur impasse de
l’arcade. »
D(is) M(anibus) | Septim[i]|us Codde[us] [-
--]
Aux dieux mânes. Septimius Coddeus…

S6-Ins56
« Cippe en forme d’autel trouvé à Aïn el
foul, au dessous de bab el djedid. »
D(is) M(anibus)

S6-Ins57
« Sur une dalle de la cour du fondouk aux
burnous, rue Cahoreau. »
D(is) M(anibus) S(acrum) | Vi[b]iaria |
E[p]ictes[is] | [v(ixit)] a(n)nis [...]
Consacré aux dieux mânes. Vibiaria
Epictesis a vécu ...

S6-Ins58
« Trouvée place Valée puis détruite. »
D(is) M(anibus) S(acrum) | Corneli|us
Mate|lio v(ixit) a(nnis) |
5
XXXXV
Consacré aux dieux mânes. Cornelius
Matelio a vécu 45 ans.

S6-Ins59
« Fragment trouvé dans une maison
démolie rue du 47
ème
de Ligne, au dessous
de la cathédrale. »
[---] h(ic) s(itus/a) e(st)
Il/Elle repose ici.

S6-Ins60
« Autel, rue Dar el bey, dans le mur d’une
maison. »
Memoriae | Sex(ti) Aemili Feli|ciani
223

amatori | sanguinis sui et remuneratori
fa|miliae suae | Aemilia Gargilia | fratri
amantissi|mo v(ixit) a(nnis) LXV h(ic)
s(itus) e(st)
A la mémoire de Sextus Aemilius
Felicianus aimant les siens et
récompensant sa famille. Aemilia Gargilia
a fait pour son frère bien aimé. Il a vécu 65
ans. Il repose ici.

S6-Ins61
« Pierre en forme de table trouvée dans les
démolitions du dar el bey. »
Memoriae | L(ucii) Sitti Salvi | vix(it)
an(nis) III men(ses) III | filio amantissimo
|
5
h(ic) e(st) s(itus)
A la mémoire de Lucius Situs Salvus. Il a
vécu 3 ans et 3 mois. Pour un fils très
aimé. Il repose ici.

S6-Ins62
« Table de pierre trouvée au pied de
l’arceau de la basilique sur laquelle
s’appuyait l’ancien hôtel d’Orient. »
Veneri Aug(ustae) | L(ucius) Iulius L(ucii)
f(ilius) Q(uirina tribu) Martia|lis (trium)vir
aed(iliciae) et q(uaestoriae) pot(estatis)
si|mulacrum aereum Veneris |
5
cum aede
sua et Cupidinibus | ex liberalitate L(ucii)
Iuli Martialis | patris sui super aliam
libe|ralitatem Romae aeternae | quam
nomine victoris fratris |
10
[su]i posuisset
dedit dec(reto) dec(urionum)
A Vénus Auguste. Lucius Iulius Martialis,
fils de Lucius de la tribu Quirina, triumvir
investi de la puissance édilicienne et
questorienne, a donné une statue en bronze
de Vénus avec son temple et des Cupidons,
à la suite d'une exécution de la libéralité de
son père Lucius Iulius Martialis, supérieure
à l'autre générosité à Rome éternelle qu'il
avait posée au nom de son frère Victor ;
par décret des décurions.

S6-Ins62a
« Place de la Brèche. »
[---]omania | [--- t]emplum | [---]oremisi |
[---]m |
5
[--- Ce]ionius | [Cae]cin[a
Alb]inus | [ v(ir) c(larissimus)] |
co[nsula]ris | sex[f]a[scalis] p(rovinciae)
N(umidiae)
...le temple ... ; Caecionius Caecina
Albinus, homme clarissime, consulaire à
six faisceaux de la province de Numidie.

S6-Ins63
« Pierre trouvée en déblayant les nouveaux
magasins de campement rue Damrémont,
derrière Dar el Bey. »
I(ovi) O(ptimo) M(aximo) | dis deabusque |
matri deum ma|gnae Idae[a]e Apol|ini [---]
| M(arcus) Coc[cei]us | f(ilius) Ani[cius |
Faust]u[s Flavianus ---] | papi[---]
A Jupiter très bon très grand, aux dieux et
déesses, à la grande mère des dieux de
l’Ida, à Apollon, … Marcus Cocceius,
224

fils…, Anicius Faustus Flavianus…

S6-Ins64
« Dans un marabout : Falbe ; dans une
maison voisine du tetrapylum, sur un dé de
piédestal : Renier. »
[Sil]vano | [Aug(usto) s]acrum| [P(ublius)
Pac]onius P(ublii) f(ilius) Qui[r(ina tribu) |
Ce]rialis aed[l(is) q(uaestoriae p(otestatis)
|
5
(trium)]vir [P(ublius) P]aconiu[s ---
]|conus eques | [rom]anus [nom]ine |
[Cer]ialis f(aciendum) c(uravit) item |
[Mer]curium aere|
10
[um in] templo
Aeruc|(inae) [de s]ua pecunia | [posu]it
d(edit) d(ecreto) d(ecurionum)
Consacré à Sylvain Auguste. Publius
Paconius Cerialis, fils de Publius de la
tribu Quirina, édile investi de la puissance
questorienne, triumvir ; Publius Paconius
...conus, chevalier romain, a pris soin de
faire puis a posé, au nom de Cerialis, un
Mercure de bronze dans le temple de
Vénus Aerucina ; il l'a donné à la suite d'un
décret des décurions, à ses frais.

S6-Ins65
« Fragments de marbre (dont un servait de)
seuil de porte dans le magasin du
campement de la rue Caraman, (l’autre)
trouvé au tétrapyle. »
Divae Au[gustae sacrum] | Q(uintus)
Marcius C(aii) f(ilius) Barea co(n)s(ul)
X[V vi]r s(acris) f(aciundis) f(etialis)
pro[co(n)s(ul) prov(inciae) Africae]
ded[icavit] | Coelia Sex(ti) filia Vi[cto]ria
Potita flaminica di[vae Augustae sua
pe]cunia faciendum curavit
Consacré à l’impératrice divinisée. Quintus
Marcius Barea, fils de Caius, consul,
quindecemvir sacris faciundis, fécial,
proconsul de la province d’Afrique a
dédicacé ; Coelia Victoria Potita,
flaminique de l’impératrice divinisée, fille
de Sextus, a pris soin de faire avec son
argent.

S6-Ins66
« Base trouvée près de la porte Valée. »
Divo Pertinaci | Aug(usto) patri | L(ucius)
Scantius L(ucii) fil(ius) Quir(ina tribu) |
Iulianus eq(uus) pub(licus) |
5
exornatus
statuam | quam promisit ex reditibus
lo|corum ampithe|atri diei muneris | quem
de libera|
10
litate sua ob honorem
(trium)vira|tus edidit dedit
Au divin Pertinax Pater, Auguste. Lucius
Scantius Iulianus, fils de Lucius de la tribu
Quirina, équipé d’un cheval public, a édifié
la statue promise en l’honneur du
triumvirat et il a donné…

S6-Ins67
« Fragment de base calcaire brisée de
partout…trouvée dans la rue à droite du
palais d’Ahmed bey. »
[---] fuit | [divae] sistra|[tae sa]cerdos | hic
225

[---]
… prêtre de la divine du sistre…

S6-Ins68
« Dé d’autel trouvé dans les démolitions du
magasin à orge, en face de la porte Valée ;
détruit presque aussitôt après avoir été
découvert. »
Honoris | Virtutis | Aug(ustorum) sac(rum)
| Q(uintus) Domiti|
5
us Primi|anus et Iula
Fortu|nula uxor | eius cadida|ta eius viso |
monitidae | [---] ponum
Consacré à Honor et Virtus Augustes,
Quintus Domitius Primianus et Iulia
Fortunula, son épouse, sa candidate, (ont
posé) à la suite d’une vision
d’avertissement.

S6-Ins69
« Deux pierres extraites du tétrapyle. »
Geni(io) col(oniae) | Cirt(ae)
Au Génie de la colonie de Cirta.

S6-Ins70
« Près de la Brèche. »
Publicius | Renatus | [G]e(nio) | loci d(ono)
d(edit)
Publicius Renatus a donné pour le Génie
du lieu.

S6-Ins71
« Pierre autrefois à l’extrémité de la rue
Combes, près de la porte Valée,
aujourd’hui disparue. »
Pac[i aug(usti) sacrum] | P(ublius) Gavi[us
pala]|tina [tribu] | equo p[ublico
exorn(atus)] |
5
aedilis [--- potesta]|tis
pr[aef(ectus) pro (trium)viris] | st[atuam] [-
--]
Consacré à la Paix Auguste. Publius
Gavius de la tribu Palatina, …pourvu d’un
cheval public, édile, préfet pour le
triumvir ; la statue…

S6-Ins72
« Dans une petite mosquée, rue Caraman. »
[promis]sam ministris dei sa[t]urni | [---]s
Saturninus Domitius Primianus | [sibi]
suisque fecerunt
Promesse du ministre du dieu
Saturne…Saturninus Domitius Primianus
ont fait pour eux et les leurs.

S6-Ins73
« Base à trois côtés incurvés (concaves)
avec des tambours arrondis aux angles. »
L(ucius) Iulius Martialis | fecit
Lucius Iulius Martialis a fait.

S6-Ins74
« Pierre trouvée sur le devant d’une
boutique rue Caraman, brisée de tous les
côtés. »
[---]s aed(ilis) qu[aest(oriae) potest(atis)
III]|vir col(oniarum) prae|[f(ectus) i(ure)
d(icundo) col(oniae) Rusica]d(ensis)
226

col(oniae) Chullit(anae) col(oniae) |
[Millevit(anae) fla]men perp[et(uus)
fl]|
5
am[en ---]
Edile paré de la puissance questorienne,
triumvir des colonies, préfet pour dire le
droit de la colonie de Rusicade, de la
colonie de Chullu, de la colonie de Milev,
flamine perpétuel …

S6-Ins75
« Autel en marbre trouvé en 1886 dans les
démolitions de la maison située à l’angle
des rues d’Orléans et Caraman, en face de
la Cathédrale. Il est aujourd’hui (en 1908)
placé comme un chapiteau sur un pilier,
dans le jardin de M. Vols, rue du
Mansourah, n°7. »
[---] equo publico aed(ilis) quaest(or)
(trium)vir | praef(ectus) i(ure) d(icundo)
col(oniae) Minervia(e) Chullu | flamen [---
]
(équipé d’) un cheval public, édile,
questeur, triumvir, préfet pour dire le droit
de la colonie Minervia Chullu, flamine

S6-Ins76
« Pierre, brisée en haut, dans le rempart
près de la porte Valée. »
[---] C(aius) Grattius Vic|tor Iunior
pa|trono optimo d(ecreto) d(ecurionum)
Caius Grattius Victor Iunior, pour un
patron très grand, par décret des décurions.

S6-Ins77
« Trois fragments d’un entablement,
trouvés sur l’emplacement de l’hôtel de
Paris, transportés au square. »
Q(uinti) f(ilius) Quir(ina tribu) All[---]ius
Fa[---]nus eq(uo) pub(lico) | [exor]natus
aed(ilis) pon[ti(fex)] mag(ister)
pont(ificum) [III]vir praef(ectus) | [iu]ri
d(icundo) coloniar(um) Ru[s]ic(adensis) et
Chul(litanae) q(uin)q(uennalis) [s]tatuas |
[sat]yrorum duas quas ob hono[rem
qui]nq(uennalitas) pollici|
5
[tus] est addito
die ludorum scenico[rum] cum
missili|[bu]s sua pecunia dedit idemque
de[dica]vit
… fils de Quintus de la tribu Quirina,
pourvu d’un cheval public, édile, pontife,
chef des pontifes, triumvir, préfet pour dire
le droit des colonies de Rusicade et Chullu,
quinquennal, a donné et a dédicacé avec
son argent deux statues de satyre promises
en l’honneur du quinquennalitat
augmentées de jours de jeux scéniques
avec javelots.

S6-Ins78
« Base trouvée à l’angle de la rue
Impériale et de la place Nemours, sur
l’emplacement de l’hôtel de Paris,
transportée au square. »
Q(uintus) Iulius | Q(uinti) f(ilius) Quir(ina
tribu) | Potitus | tetrasty|
5
lum et | tholum
ded(icavit)
227

Quintus Iulius Potitus, fils de Quintus de la
tribu Quirirna, a dédicacé un tétrastyle et
une tholos.

S6-Ins79
Salvis d(ominis) n(ostris) A[rc]adio et
Honorio Au[g(ustis) | basili]cam ? in
exord[io] principioque des[titutam] |
proviso sumt[u c]onpleri iussi[t] [[M ... M |
ipram---s---mo---nu---]]|
5
una cum Fl(avio)
Barba[aro] Donatiano, v(iro) c(larissimo),
c(onsulari) [s(ex)f(ascali) p(rovinciae)
N(umidiae) C(onstantinae)]js
Pour nos maîtres préservés Arcadius et
Honorius, Augustes, M... M... avec Flavius
Barbarus Donatianus, homme clarissime,
consulaire à six faisceaux de la province de
Numidie de Constantine, la basilique
abandonnée dans son début de construction
soit complétée par une somme prévue.

S6-Ins79a
« Rue Cahoreau. »
Viam com[meanti]|bus incomm[odam
par]|tim adstruct[is crepi]|dinibus
aequa[tisque] |
5
statuis quae it[er---]| fori
angust[abant] | ex aucto[ritate] | D(ecii)
Fontei Fr[ontiniani]
La voie rendue mal aisée pour les usagers
par des socles construits en partie sur elle
et des statues déboulonnées qui
rétrécissaient la voie d'accès au forum, par
l'autorité de Decius Fonteius Frontinianus
S6-Ins80
« Gravée sur une des piédroits du
tétrapyle. »
Claudius Avitianus | comes primi | ordinis
agens pro|pra[efe]ctis basilica[m] |
5
[Cons]tantianam cum | porticibus et
tetra|[py]lo [con]stituend[am] | [a] solo
perfi[ciendam]|q[ue] [c]uravit.
Claudius Avitianus, compagnon de premier
rang agissant pour le préfet, a pris soin de
faire construire depuis les fondations et
d’achever la basilique constantinienne avec
des portiques et un tétrapyle.

S6-Ins81
« Base de statue brisée en bas, trouvée
maison Moreau, place du Palais. »
Restituto[ri] | publicae libe[r]|tatis ac
propa|gatori totius |
5
generis human[i] |
nominisque | romani d(omino) n(ostro)
L(ucio) Do|mition Alexan|dro p(io) f(elici)
inv(icto) aug(usto) |
10
Scironius Pa|sicrates
v(ir) p(erfectissimus) | [p(raeses)
p(rovinciarum) Nimi]diar(um)
Pour le restaurateur de la liberté publique
et pour le propagateur de toute la race des
hommes et du nom des Romains, pour
notre maître Lucius Domitius Alexandre,
pieux, heureux, invaincu, Auguste,
Scironius Pasicrates, Praeses des provinces
de Numidie…


228

S6-Ins82
« Trouvée au fondouk er Roum dont
l’emplacement est occupé aujourd’hui par
le palais de justice, près de la porte de la
Brèche, entre la vieille ville et le Coudiat ;
transportée au Musée Gustave Mercier. »
[Imp(eratori) Caes(ari) M(arco) Aurelio
Anton]ino Aug(usto) | [Armen(iaco)
Med(ico) Parthico Maxi]mo Ger|[manico
pontif(ici) max(imo) trib(unicia)
pot(estate) X]XVII p(atri) | [p(atriae)---
coloniarum cirten]sium z[othecam---]|
5

peribol[um | --- M(arcus) Aemilius Macer
Saturni]nus leg(atus) [Aug(usti) pr(o)
pr(aetore) ---]
A l'empereur César Marc-Aurèle Antonin,
Auguste, Arméniaque, Médique, Grand
Parthique, Germanique, grand pontife, paré
de la puissance tribunicienne pour la vingt-
septième fois, père de la patrie, ...des
colonies cirtéennes, ...une zotheca et un
préribole, ...Marcus Aemilius Macer
Saturninus, légat impérial, propréteur, ...

S6-Ins83
Voir S6-fig12.
Sal[vis] | [trium]fatoribu[s] | [port]ticibus
desti[tutis] | [---] mem decret[o
d(ecurionum)]
Aux triomphateurs préservés, les portiques
abandonnés, ... par décret des décurions.

S6-Ins84
« Base trouvée dans un mur arabe, rue
d’Orléans, sur l’emplacement de la maison
du secrétaire général de la préfecture. »
P(ublio) Septimio | L(ucii) f(ilio) | Getae
patri imp(eratori) | Severi aug(usti)
piis|simi fili maximi |
5
principis
imp(eratoris) | sanctissimi antoni|ni
aug(usti) fortissimi | et in|dulgentissi
principis | res publ(ica) IIII col(oniarum)
cirt(ensium) |
10
d(ecreto) d(ecurionum)
p(ecunia) p(ublica)
A Publius Septime Geta, fils de Lucius,
père de l’empereur Sévère, Auguste, fils
très pieux, grand prince, empereur très
saint, Antonin, Auguste, prince très fort et
très indulgent ; la république des quatre
colonies cirtéennes. Par décret des
décurions et avec l’argent public.

S6-Ins85
« Fragment trouvé dans les déblais de la
place royale (place du Palais) ; sert de seuil
dans la maison d’un colon : Delamare. »
Imp(eratoris) M(arci) Aureli [A]n[tonini]
…de l’empereur Marc Aurèle Antonin…

S6-Ins86
« Fragment trouvée porte Valée. »
[Anton]ini aug(usti)
… Antonin Auguste…



229

S6-Ins87
« Base de marbre qui se trouvait au café dit
de « l’inscription romaine », rue
d’Aumale ; détruite dans un incendie. »
[Fortu]nae Reduci | Aug(ustae) sacrum |
pro salute et felicissimo reditu |
imp(eratoris) caesaris L(uci) Septimi
Severi Pii Pertina|
5
cis augusti arabici
adiabenici parthici maximi fortissimi
feli|cissimique pr(incipis) et imp(eratoris)
caesaris | M(arci) Aurelii Antonini pii
felicis | augusti [[et L(uci) Septimi Getae
nobilissimi |
10
Caesaris pii]]ssimi(orum) |
fil(iorum) aug(usti) nostri et Iuliae
august|(ae) matris augusti [et Caes(aris)] et
cas|trorum totiusque domus divina|[e]
eorum C(aius) Sittius Q(uinti) fili(us)
Quirina (tribu) |
15
Flavianus aedilis
(trium)vir praefec|tus coloniarum ob
hono|rem (trium)viratus dedit dedicavitque
| representatis etiam suo quoque | tempore
utriusque honor r(ei) p(ublicae) ho|
20
noratis
summis (sestertium) vecenum mill|ium
nummum et ob dedicationem | tanti
numinis ludos quoque scae|nicos populo
aedidit | d(ecreto) d(ecurionum) s(ua)
p(ecunia) p(osuit)
Consacré à Fortuna Redux Auguste. Pour
le salut et le retour très heureux de
l’empereur César Lucius Septime Sévère,
pieux, Pertinax, Auguste, Arabique,
Adiabénique, grand parthique, prince très
courageux et très heureux et de l’empereur
César Marcus Aurelius Antoninus, pieux,
heureux, Auguste, très courageux et le plus
bienveillant de tous les princes et de
Lucius Septime Geta, très noble César, fils
irréprochables de notre empereur et de
Julia Augusta, mère de notre César et des
camps et de toute la maison divine ; Caius
Sittius Flavianus, fils de Quintus de la tribu
Quirina, édile, triumvir, préfet des
colonies, les sommes honoraires de vingt
mille sesterces ayant été acquittées en leur
temps, pour l’un et l’autre honneur, à la
commune ; et pour la dédicace d’une telle
puissance divine, il a ajouté des jeux
scéniques pour le peuple ; par décret des
décurions, il a fait poser (ce monument) à
ses frais.

S6-Ins88
« Base de statue trouvée dans les fouilles
de la rue Cahoreau en 1859. »
[Triumphatori omnium gentium] et
fun[dato]ri | [pacis v]irtute felici|[t]at[e
pie]tate praes|tanti domino nost[ro] |
5

Constantino Maxi[mo] | victorio[sissimo
sem|p]er au[gust]o | Vettius Floren[tinus] |
v(ir) p(erfectissimus) rat[io]nalis
[Numi]|
10
d[iae et Mauret(aniarum)
d(evotus) n(umini) m(aiestati)q(ue) e(ius)]
Pour le triomphateur de tous les peuples et
le fondateur de la paix grâce au courage, à
la prospérité, la piété, la supériorité de
notre maître Constantin le Grand,
230

victorieux, toujours Auguste ; Vettius
Florentinus, homme parfait, rationalis de la
Numidie et des Maurétanies, dévoué à sa
puissance et à sa majesté.

S6-Ins89
« Plaque retrouvée en trois fragments…en
1874 en creusant les fondations de la halle
aux légumes, place de la Brèche côté
oriental, du côté de la caserne des
Janissaires…(les deux autres fragments)
dans les fouilles faites pour les fondations
de l’hôtel du Crédit foncier, place de la
Brèche. »
[Pro salute] Imp(eratoris) Caes(aris)
M(arci) Aureli A[n]tonini pi[i] f[elicis] |
aug(usti) parthici maximi bri[t]annici
[maximi] | pontif(ici) maximi p(rinci)p(i)
fortis[simi fe]|[[licissimique et super
o[mnes prin]|
5
cipes indulgentissimi]] divi
Severi pii felicis aug(usti) fili[[orum]] |
M(arcus) Seius Cn(aii) fil(ius) Quir(ina
tribu) Maximus equo publico ex|ornatus ob
honorem (trium)viratus [s]tatuam cum |
tetrastylo et ludis scaenicis cum missilibus
quos | in honore cum dedicaret edidit
praeter (sestertium) XX (milia) n(ummum)
quae |
10
ob honorem (trium)viratus rei
p(ublicae) intulit dedit [d]edicavit q[u]e |
l(oco) d(ato) d(ecreto) d(ecurionum)
Pour le salut de l’empereur César Marc
Aurèle Antonin, pieux, heureux, Auguste,
grand Parthique, grand Britannique, grand
pontife, prince très courageux et très
heureux et le plus bienveillant de tous les
princes, fils du divin Sévère, pieux,
heureux, Auguste ; Marcus Seius
Maximus, fils de Cnaius de la tribu
Quirina, équipé d’un cheval public, a édifié
une statue et un tétrastyle en l’honneur du
triumvirat et il a donné des jeux scéniques
avec des armes de jets pour cet honneur ;
en un lieu daté par décret des décurions.

S6-Ins90
« Sur la face supérieure d’une base de
colonne engagée, trouvée dans les
fondations de l’hôtel de la Banque, place
du Palais. »
[---] [s]acrum | [imp(eratoris) caesa]ris divi
M(arci) Anto|[nini Pii] Germanici
Sar|[matici] fili divi Commodi fra|
5
[tris
d]ivi Antonini Pii nepotis divi | [Had]riani
pronepotis divi Traia|[ni P]arthici abnepotis
divi Nerva[e] | adnepotis | [L(ucii) Sep]timi
Severi Pii Pertinacis A[ug(usti)] |
10

[Arab]ici Adiabenici Parthici m[ax(imi)] |
[p(atris) p(atriae)] pontificis maximi
trib(unicia) p(otestatis) XII imp(eratoris) |
XI co(n)s(ulis) III propagatoris imperi[i
for]|[tis]simi felicissimique principis [et] |
[im]p(eratori) caes(ari) imp(eratori) L(ucii)
Septimi Severi Pii [Pertinacis] |
15

[Aug(usti)] Arabici Adiabenici Parthic[i
maximi] | [f(ilii)] divi M(arci) Antonini Pii
Germanic[i] S[arma|tici] nepotis divi
231

Hadriani abnep[otis divi | Traiani] Parthici
et divi Nervae adnepotis | [M(arci) A]ureli
Antonini Pii felicis aug(usti) trib(unicia)
pot(estatis) VII co(n)s(ulis) |
20
desig(nati)
II [pro]co(n)s(ulis) | [invi]ctissimi fotissimi
felicissimi et super | omnes principes
indulgen|tissimi dominorum nostrorum |
[Seve]ri et Antoni imp(eratorum)
Consacré au fils de l’empereur César, le
divin Marc Antoine, Pieux, Germanique,
Sarmatique ; frère du divin Commode ;
petit fils du divin Antonin le Pieux ; arrière
petit fils du divin Hadrien ; descendant du
divin Trajan, Parthique et du divin Nerva ;
Lucius Septimius Severus, Pieux, Pertinax,
Auguste, Arabique Adiabénique, grand
Parthique, père de la patrie, grand pontife,
paré de la puissance tribunicienne pour la
douzième fois, empereur pour la onzième
fois, trois fois consul, propagateur de
l’empire, prince très courageux et très
heureux ; et de l’empereur César, fils de
Lucius Septimius Severus, Pieux, Pertinax,
Auguste, Arabique Adiabénique, grand
Parthique ; petit fils du divin Marc
Antoine, Pieux, Germanique, Sarmatique ;
arrière petit fils du divin Hadrien,
descendant du divin Trajan et du divin
Nerva, Marc Aurèle Antonin, Pieux,
heureux, Auguste, revêtu de la puissance
tribunicienne pour la septième fois, consul
désigné deux fois, proconsul, invincible, le
plus courageux et le plus heureux de tous
les princes, bienveillant ; nos seigneurs, les
empereurs Sévère et Antonin.

S6-Ins91
« Pierre trouvée dans les anciennes
fortifications de la porte Valée. »
[--- ] | [sodali] augustali [---] | [---] tribuno
ple[bis praetori | leg(ato)] imp(eratoris)
caesaris N[ervae Trai|iani]
5
agu(usti)
germ[anici] | [dacici] patrono III[I
coloniarum] | d(ecreto) d(ecurionum)
(pour)…prêtre d’Auguste, …tribun de la
plèbe, préteur, légat de l’empereur césar
Nerva Trajan, Auguste, Germanique,
Dacique ; patron des quatre colonies. Par
décret des décurions.

S6-Ins92
Cinq morceaux formant une même
inscription. Cf. S6-3.
M(arcus) Caecilius Q(uinti) fil(ius)
Quir(ina tribu) Natalis aed(ilis) (trium)vir
quaest(or) quinquennalis praef(ectus)
coloniarum Millevitanae et Rusicadensis et
Chullitanae praeter (sestetium) LX (milia)
n(ummum) quae ob honorem aedilitatis et
(trium)viratus et q(uin)q(uennalitatis)
reip(ublicae) intulit [et statuam aeream
Securitatis saeculi et aediculam tertastylam
cum statua aerea Indulgentiae domini
nostri quas in honore aedilitatis et
triumviratus posuit et ludos scaenico
diebus septem quos cum missilibus per IIII
colonias edidit] arcum triumphalem cum
232

statua aerea Virtutis domini n(ostri)
Antonini Aug(usti) quem ob honorem
quinquennalitatis pollicitus est eodem anno
sua pecunia extruxit
Marcus Caecilius Natalis, fils de Quintus
de la tribu Quirina, édile, triumvir,
questeur, quinquennal, préfet des colonies
de Milev, Rusicade et Chullu, a fait
construire à ses frais et la même année, un
arc de triomphe avec une statue de bronze
de la Vertu de notre maître Antonin,
Auguste, qu'il avait promis pour l'honneur
du quinquennalitat, avec une somme
supérieure aux 60 000 sesterces qu'il avait
apporté à la commune pour l'honneur de
l'édilité, du triumvirat et du
quinquennalitat.

S6-Ins93
« Base trouvée dans le sol du marché aux
légumes ; transportée au square. »
P(ublius) Iulius P(ublii) f(ilius) | Quir(ina
tribu) | Noricus | equo pub(lico) |
5

exornatus | ob honorem | aedilitatis | dedit
Publius Iulius Noricus, fils de Publius de la
tribu Quirina, équipé d’un cheval public, a
donné en l’honneur de l’édilité.

S6-Ins94
« Trouvée dans les travaux effectués en
1937 place de la Brèche ; transportée au
musée Gustave Mercier. »
P(ublio) Iulio P(ublii) f(ilio) Qui(rina tribu)
| Proximo | aed(ili) (trium)vir(o)
quinq(uennali) | pr(aefecto) i(ure)
d(icundo) col(oniae) Ven(eriae) Rusic(ade)
|
5
flam(ini) divi Claudi au|guri mag(istro)
augur(um) | Q(uintus) Seius A(?) f(ilius)
Qui(rina tribu) Novellus | Q(uintus) Seius
Novellus fil(ius) [---]
A Publius Iulius Proximus, fils de Publius
de la tribu Quirina, édile, triumvir,
quinquennal, préfet pour dire le droit de la
colonie Veneria Rusicade, flamine du divin
Claude, augure, maître des augures ;
Quintus Seius Novellus, fils d’A… de la
tribu Quirina, Quintus Seius Novellus,
fils…

S6-Ins95
« Fragment trouvé sur l’esplanadede la
Brèche et employée par l’architecte de la
ville dans une bâtisse extra muros. »
[---]ano | [---provin]c(iae) afric(ae) | [---
praetor]i peregrin(i) | [legato pr]ovinciae
asiae |
5
[d(ecreto)] d(ecurionum) p(ro)
(res)p(ublica)
…de la province Africa… préteur pérégrin,
légat de la province asiatique. Par décret
des décurions ; pour la république.

S6-Ins96
« Trouvée à la porte Valée. »
[leg(ato)] | aug(usti) pr(o) pr(aetore) |
co(n)s(uli) des(ignato) | M(arcus) Motilius
|
5
Valens | [p]atrono | d(ecreto)
233

d(ecurionum)
Pour le légat impérial, propréteur, consul
désigné, Marcus Motilius Valens, patron.
Par décret des décurions.

S6-Ins97
« Pierre placée dans le pilier d’une maison
arabe rue Caraman. »
Quanlius | Rusticus [---]
Quanlius Rusticus …

S6-Ins98
« Pierre trouvée dans l’ancien parc à
fourrages, à 20m sud ouest du rempart,
près du nouveau palais de justice, place de
la Brèche. »
M(arcus) Aemili|us Q(uinti) f(ilius)
Fun|danus
Marcus Aemilius Fundanus, fils de
Quintus…

S6-Ins99
« Trouvé place de Nemours. »
Afrania | [D]ecumul[a]

S6-Ins100
« Sur un pavé de la rigole de la rue
Bélisaire. »
[---]elius | d(---) Alexan|[---] dre

S6-Ins101
« A l’emplacement de la maison Narboni, à
l’angle de la rue Caraman et de la rue
Cahoreau. »
[---]ater | [---]rem | [---]epo | [---]isie | [--]it

S6-Ins102
« Fragment dans la muraille près de la
place de Nemours. »
[---]o c[---] | [---]ius P(ublii) fil(ius)
Q(uirina tribu) | [---]

S6-Ins103
« Pierre trouvée à la porte Valée. »
[---] pio ierio[---] | [-]idore c[---] |
dedicante [---] | [-]n cos pp [---] | [---]

S6-Ins104
« Fragment trouvé parmi des pierres
apportées à la porte Valée. »
[---]sula

S6-Ins105
« Fragment trouvé rue du Trésor. »
[---] leg(ato) | optimo | d[---]

S6-Ins106
« Fragment trouvé rue Caraman dans la
caserne du Train des équipages, en face du
n° 504. L.105, h.l. 28. »
NFO

S6-Ins107
« Deux fragments dans le mur d’une
maison à droite en entrant dans l’impasse
234

n°1 de la rue Caraman. H. l. 28-27. »
B· CA

S6-Ins108
« Hôtel de Paris, au dessus du bassin de
l’ascenseur. »
[Cla]udi


S6-Ins109
« Fragment trouvé en ouvrant une tranchée
sur la place Valée, en 1903. Grandes et
belles lettres. »
RO

S6-Ins110
« Très belle lettre, h. 13, isolée sur un
fragment de bandeau, à cordon perlé, qui
devait faire partie d’une inscription à
caractères très espacés, trouvée dans les
fouilles pour les fondations de l’hôtel du
Crédit Foncier, place de la Brèche. »
L

S6-Ins111
« Fragment trouvé parmi les pierres de la
porte Valée. Moulure entre les l. 2 et 3. »
D | eius r[…] | III

S6-Ins112
« Fragment trouvé place de la Brèche, dans
les fouilles pour les fondations de l’Hôtel
du Crédit Foncier. »
[…]imo

S6-Ins113
« A dar el bey. »
SPR

S6-Ins114
« Fragment trouvé sur la porte de la
Brèche. Le fragment peut être lu dans l’un
et l’autre sens. »
NOI

S6-Ins115
« Fragments trouvés au Dar el Bey. »
[---]buna pulcerr[im…]ons | m[…] curante
As[…]to

S6-Ins116
« Fragment trouvé au coin de la rue
Cahoreau. »
[…]o[…] […]ae condito i[…]
[am]plificata […] […] studiorum […]
[resti]tuit idemq[ue dedicavit]

S6-Ins117
« Fragment trouvé à la porte Valée. »
Mutilé.
[…]nieib | […]mpi [.]sariin m | […] ies
[p]romissam | […] sex [.]oitniat f | […]
nan[.]pa […] ss | […]s IIIIV sex[…] | […]g
dc[…] s[…] | sev[…]

235

Mémoire ILAlg CIL
S6-Ins1 ILAlg2, 1144
S6-Ins2 ILAlg2, 1901 CIL 7288
S6-Ins3 ILAlg2, 1785 CIL 19642
S6-Ins4 ILAlg2, 1211 CIL 7401
S6-Ins5 ILAlg2, 1256 CIL7431
S6-Ins6 ILAlg2, 1269a
S6-Ins7 ILAlg2, 887
S6-Ins8 ILAlg2, 1033 CIL 7283
S6-Ins9 ILAlg2, 1038 CIL 19542
S6-Ins10 ILAlg2, 1066
S6-Ins11 ILAlg2, 903 CIL 7199
S6-Ins12 ILAlg2, 1011 CIL 7270
S6-Ins13 ILAlg2, 1720 CIL 7761
S6-Ins14 ILAlg2, 1660 CIL 7709
S6-Ins15 ILAlg2, 1605 CIL 19619
S6-Ins16 ILAlg2, 1486
S6-Ins17 ILAlg2, 1876 CIL 7875
S6-Ins18 ILAlg2, 1429 CIL 7555
S6-Ins19 ILAlg2, 1855 CIL 7847
S6-Ins20 ILAlg2, 1396
S6-Ins21 ILAlg2, 1857
S6-Ins22 ILAlg2, 1326 CIL 7477
S6-Ins23 ILAlg2, 1024
S6-Ins24 ILAlg2, 1767
S6-Ins25 ILAlg2, 1437 CIL 7560
S6-Ins26 ILAlg2, 1362 CIL 7328
236

S6-Ins27 ILAlg2, 1922 CIL 19663
S6-Ins28 ILAlg2, 1375 CIL 7515
S6-Ins29 ILAlg2, 1818
S6-Ins30 ILAlg2, 1662 CIL 7711
S6-Ins31 ILAlg2, 1497 CIL 7600
S6-Ins32 ILAlg2, 1500
S6-Ins33 ILAlg2, 1523 CIL 19608
S6-Ins34 ILAlg2, 1090 CIL 7322
S6-Ins35 ILAlg2, 1534 CIL 19610
S6-Ins36 ILAlg2, 1535 CIL 7626
S6-Ins37 ILAlg2, 1095 CIL 19553
S6-Ins38 ILAlg2, 1100 CIL 7331
S6-Ins39 ILAlg2, 1101
S6-Ins40 ILAlg2, 828 CIL 7530
S6-Ins41 ILAlg2, 1131
S6-Ins42 ILAlg2, 1557 CIL 7536
S6-Ins43 ILAlg2, 1160 CIL 7362
S6-Ins44 ILAlg2, 1507 CIL 7606
S6-Ins45 ILAlg2, 1180a CIL 7379
S6-Ins46 ILAlg2, 1798 CIL 7809
S6-Ins47 ILAlg2, 1520 CIL 7615
S6-Ins48 ILAlg2, 1607 CIL 7673
S6-Ins49 ILAlg2, 1550
S6-Ins50 ILAlg2, 1428 CIL 7554
S6-Ins51 ILAlg2, 1375 CIL 7515
S6-Ins52 ILAlg2, 1818
S6-Ins53 ILAlg2, 1426 CIL 7553
237

S6-Ins54 ILAlg2, 1673 CIL 7717
S6-Ins55 ILAlg2, 1683 CIL 7725
S6-Ins56 ILAlg2, 1466 CIL 7583
S6-Ins57 ILAlg2, 1851 CIL 7842
S6-Ins58 ILAlg2, 1070 CIL 7310
S6-Ins59 ILAlg2, 1935
S6-Ins60 ILAlg2, 861 CIL 7174
S6-Ins61 ILAlg2, 1724 CIL 19633
S6-Ins62 ILAlg2, 531 CIL 6965
S6-Ins62a ILAlg2, 618 CIL 19502
S6-Ins63 ILAlg2, 486 CIL 6955
S6-Ins64 ILAlg2, 528 CIL 6962
S6-Ins65 ILAlg2, 550 CIL 6987
S6-Ins66 ILAlg2, 560 CIL 6995
S6-Ins67 ILAlg2, 810
S6-Ins68 ILAlg2, 482 CIL 6951
S6-Ins69 ILAlg2, 475 CIL 10866
S6-Ins70 ILAlg2, 548 CIL 6974
S6-Ins71 ILAlg2, 500 CIL 6957
S6-Ins72 ILAlg2, 504 CIL 6961
S6-Ins73 ILAlg2, 532 CIL 6966
S6-Ins74 ILAlg2, 703 CIL 7125
S6-Ins75 ILAlg2, 705
S6-Ins76 ILAlg2, 715 CIL 7107
S6-Ins77 ILAlg2, 696 CIL 7123
S6-Ins78 ILAlg2, 716 CIL 7108
S6-Ins79 ILAlg2, 599 CIL 7017
238

S6-Ins79a ILAlg2, 631
S6-Ins80 ILAlg2, 624 CIL 7037-38
S6-Ins81 ILAlg2, 580 CIL 7004
S6-Ins82 ILAlg2, 557
S6-Ins83 ILAlg2, 606 CIL 19497
S6-Ins84 ILAlg2, 564 CIL 19493
S6-Ins85 ILAlg2, 573 CIL 19496
S6-Ins86 ILAg2, 574 CIL 7023
S6-Ins87 ILAlg2, 473 CIL 6944
S6-Ins88 ILAlg2, 585 CIL 7008
S6-Ins89 ILAlg2, 569 CIL 7001
S6-Ins90 ILAlg2, 537 CIL 6969
S6-Ins91 ILAlg2, 659 CIL 7069
S6-Ins92 ILAlg2, 674-678 CIL 7094-98
S6-Ins93 ILAlg2, 685
S6-Ins94 ILAlg2, 687
S6-Ins95 ILAlg2, 654 CIL 19505
S6-Ins96 ILAlg2, 658 CIL 19504
S6-Ins97 ILAlg2, 1458 CIL 19596
S6-Ins98 ILAlg2, 863
S6-Ins99 ILAlg2, 876
S6-Ins100 Ilalg2, 854
S6-Ins101 ILAlg2, 1920 CIL 7873
S6-Ins102 ILAlg2, 1921 CIL 19655
S6-Ins103 ILAlg2, 657 CIL 19501
S6-Ins104 ILAlg2, 662 CIL 19666
S6-Ins105 ILAlg2, 660 CIL 7073
239

S6-Ins106 ILAlg2, 761 CIL 10871
S6-Ins107 ILAlg2, 762 CIL 10869
S6-Ins108 ILAlg2, 765
S6-Ins109 ILAlg2, 767
S6-Ins110 ILAlg2, 771
S6-Ins111 ILAlg2, 748 CIL 19522
S6-Ins112 ILAlg2, 753
S6-Ins113 ILAlg2, 759 CIL 7918
S6-Ins114 ILAlg2, 760 CIL 7914
S6-Ins115 ILAlg2, 730 CIL 19522a
S6-Ins116 ILAlg2, 729 CIL 19446
S6-Ins117 ILAlg2, 734 CIL19514




































240

Appellation
transmise oralement
avant 1837.
Nom français en
vigueur avant 1962.
Nom actuel.
Ech chebarlïïne
17
ème
Léger (rue du) Lekhlifi (rue)
Es Sara ; Hamam souk el
rezel
23
ème
de Ligne (rue) Khelifa (rue)
Souk el Rezel Adda (rue Lt.) Didouche Mourad (rue)
Aumale (pl. d’)
Dar bou Mezoura Bélisaire (rue) Betin (rue)
Rahbet el djemal
Ben Hamadi (pl.) ou place
des Chameaux
Barama (rue des frères)
Béreaud (rue des frères) Asselah Hocine (rue)
Sour el Mehaoula Berteaux (rue) Bounab Ali (rue)
Dar el Khalifa Blanche (rue) Louhab (rue)
Bab el Oued
Brèche (pl. de la), Valée
(pl.), Nemours (pl.)
1
er
Novembre (pl. du)
Sidi el Ouarda Brunache (rue) Bouatoura Meriem (rue)
Sabate el Hanencha ; el
Moukof
Cahoreau (rue) Hamlaoui (rue)
Sidi el foual ; ed dreïba Caraman (rue) Didouche Mourad (rue)
Sabate bachagha Casanova (rue) Bouali Saïd (rue)

Clémenceau (rue Georges)
ex rue Nationale
Larbi ben M’hidi (rue)
Colbert (rue) Belkhodja (rue)
Es Serradiine Cremieux (rue)
Dar el bey ; Sabate dar el bey Dar el bey (rue) Dar el bey (passage)
Baba el djedid FFL et FFI (Bd. des) Zighoud Youcef (Bd)
Sidi Abderahmane el karoui ;
Dar Houssein bey
Hackett (rue) Ahssane (rue des frères)
Leclerc (esplanade Général) Marché couvert (esplanade)
Dar el bey ; Sabate dar el bey Leoni (rue s/Lt. J.) Marrouf (rue)
241

Liagre (av. Pierre) Ben Boulaïd (av.)
Rous ed douames
Maréchal Foch (pl.)
Si Haous (pl.)
Rous ed douames ; Djemaa
el djouar
Martin (rue du Dr.) Zater (rue)
Sidi amor el ouezzane Massenet (rue) Hanoun (rue)
Dar el Khalifa Massinissa (rue) Massinissa (rue)
Sabate bachagha Mercadier (rue)
Momy (pl. adj.)
Hadjeret el bir Moreau (imp.)
Morès (rue de) Bestandji (rue)
Numides (passage des) Numides (passage des)
Redir bou el rarate Orléans (pl. d’)
Rahbet el Djemal Pantalacci (rue des frères) Marrouf (rue)
Sabate dar el Khalifa Pertus (rue) Boudersa (rue)
République (square de la)
Sidi Ferghane
Sassy (rue)
Khod (rue el)
Valée (square) Benacer (square)
Vidal (rue)

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Maréchal
Foch
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Rue du 17e Léger
Pl.
Adj.
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0m 50m 100m 150m
Section 6 : Localisation des vestiges*.
N
*En raison du grand nombre d'inscriptions découvertes dans cette section, leur emplacement est noté du seul numéro.
23
4
60
33
45
61
115
113
15
27
2
17
28
51
81
85
59
8
72
75
S6-14
90
100
41
42
20
105
31
19
98
56
53
26
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18
38
21
32
10
6
39
89
93
110
112
3
1
40
82
5
14
16
24-25
29
35
44
46
48-50
52
58
66
76
86
91
95-96
99
102-104
109
111
114
117
12
107
55
79
92
37
77-78
71
108
73
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22
7
68
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y
S6-9
S6-11
S6-18
S6-18'
S6-18''
S6-19
S6-20
242

Section 7–
Tabia

244


Introduction (p. 245-246)
***
Remparts 1895 S7-1 (p. 247)
***
Remparts 1898 S7-2 (p. 248)
***
Tour S7-3 (p. 249)
***
Portique S7-4 (p. 250)
***
Tombeau de Praecilius S7-5 (p. 251-257)
***
Inscriptions S7-6 (p. 258-267)
***
Rues de la section (p. 268)
***
Carte (p.269)
245

S7-fig2 : Entrée du
bâtiment de la
Préfecture, rue
Leblanc. (Photo :
D. Bages)








Le quartier dit Tabia est un des premiers à avoir été réaménagé par les autorités
françaises après la colonisation de la ville. Avant 1837, ce quartier présentait plusieurs
lieux d’appartenance spirituelle. Il ne s’agissait pas seulement de mosquée (en effet, ce
quartier n’en possédait qu’une, Djemaa Khelil) mais aussi de marabout (Sidi Maklouf)
et de chapelles (Sidi el Beïad, Sidi Mouferredj).
Entre 1845 et 1886, ce quartier est profondément remanié. Il subit une véritable
haussmannisation au même titre que les grandes villes de la métropole à la même
époque. Tout d’abord, le rempart bordant l’Ouest de ce quartier est reconstruit. Ensuite,
les rues Sauzai, Sassy et Biscarrat sont percées et les ruelles secondaires redressées. En
1855, des immeubles étaient concédés à la Commune
pour l’installation de la
Mairie et la construction de
l’Hôtel de Ville au bout de la
rue Sauzai (S7-fig1). Jusqu’à
cette date, la ville était gérée
par les instances militaires.
Depuis 1849, Constantine est
officiellement Préfecture
mais le bâtiment abritant
l’administration n’était bâti
qu’en 1880 à l’emplacement
du marabout Sidi Makhlouf
(S7-fig2). Si les immeubles en
façade des pâtés de maisons sont d’architecture
typiquement européenne,

S7-fig1 : le siège de la
mairie ou APC (Assemblée
populaire communale).
(Photo : S. Gilard)
246

l’haussmannisation n’est pas complète. En effet, le cœur de certains îlots conserve des
habitations traditionnelles bâties autour d’une cour.
Ainsi, à la fin du XIXème siècle, ce quartier prenait une dimension
administrative qu’il possède encore aujourd’hui car mairie et préfecture sont aux mêmes
emplacements.
Etant donné l’étendue des travaux de construction dans cette zone, il aurait été
légitime de s’attendre à de nombreuses découvertes archéologiques. Paradoxalement, il
n’en est rien. Cependant, il faut imaginer que la plupart des découvertes ne furent pas
publiées ni même mentionnées par les ouvriers bâtisseurs. Il faut tout de même noter la
mise au jour d’un caveau intact protégé du temps par le rocher et intégralement détruit
par les hommes (S7-fig3).















S7-fig3 : Vue depuis le Sud-Ouest de la mairie (à droite) et de la
préfecture (à gauche) en 1904. Dans le rocher soutenant les remparts
modernes, un mausolée était conservé. (Carte postale : ADCHA)
247



Dénomination : Rempart.
Localisation : En 1895, emplacement
de la mairie.
Description : En 1855, des immeubles
étaient concédés par la première
municipalité de la ville pour construire
l’Hôtel de Ville. Le terrain était déblayé
avant la construction du premier édifice
communal. En 1895, il est décidé
d’agrandir ce premier édifice en
creusant des tranchées de fondation, au-
delà de ses limites occidentales. Les
ouvriers mirent au jour une muraille
antique dans lesdites tranchées.
Ces assises ne reposaient pas
directement sur le rocher. Elles étaient
établies sur un lit de blocs informes et
d’énormes galets.
« Il se terminait là (le rempart) au-
dessus du vide comblé en partie,
aujourd’hui, par les remblais où
stationnent les voitures de la place et où
se tient un marché arabe. Il y formait
une sorte de bastion d’angle qui
surveillait toute la vallée du côté de
l’ouest. D’autres lourdes assises, mais
moins massives que celles de la
muraille terminale, dessinaient des
compartiments dans ce bastion au-
dedans duquel devait être construit une
sorte de fort » (RSAC 1895-96 : 282)
Bibliographie : Vars RSAC 1895-96 :
282-283 ;

































248



Dénomination : Rempart.
Localisation : Sous l’emplacement de
la partie ajoutée au premier bâtiment de
l’Hôtel de Ville.
Description : Dans une tranchée
ouverte le long du boulevard de l’Ouest
(boulevard des FFL et FFI, actuel
Boulevard Zighoud Youcef) pour la
mise en place de l’égout du « nouvel »
Hôtel de Ville, M. Loumet,
l’entrepreneur chargé des travaux, mit
au jour un morceau de rempart dont les
dimensions ne sont pas mentionnées.
Il consistait en de gros blocs
« grossièrement » appareillés, posés sur
un lit de pierres rondes.
Cette partie du rempart se poursuivait
sous l’Hôtel de Ville puisqu’un
assemblage identique de blocs fut mis
au jour dans l’excavation où furent
enfouies les fondations de ce rajout de
bâtiment trois ans auparavant.
La présence du rempart à cet
emplacement est plus qu’évidente si on
la rapproche de la tour carrée en pierre
de taille nommée Bordj Assous encore
visible sur une photo de la ville datant
de 1855.
Bibliographie : Vars RSAC 1898 :
342-343 ;





































249



Dénomination : Tour.
Localisation : Boulevard de l'Ouest.
Description : Tour dite Bordj Assous.
Un bordj est un fortin ou fort construit
sur un piton ; ce qui correspond
parfaitement à la tour placée sur une
avancée du rocher supportant le centre
ville.
Cette tour carrée mesurait sept mètres
de côté et comportait encore en 1840
sept à huit mètres d'élévation.
Construite en pierres de taille à bossage
bien appareillées, elle passait pour
antique.
Des portions de remparts de la même
qualité y étaient attachées en 1840. Sur
le dessin du capitaine Delamare, trois
ouvertures rectangulaires sont présentes
sur la façade de la tour (S7-fig4).
Elle apparaît sur une photo de la ville
datée de 1855 (S7-fig5).
Elle fut détruite en 1867.
Bibliographie Ravoisié, 1846 : 16 ;
Delamare 1850 : pl. 155 ; Berbrugger
Rev. Afr 1865 : 147 ; Mercier 1903 :
637 ; Gsell 1911, f. 17 : 15 ; Gatt 2002 :
248 ;
























S7-fig4 : Vue de la ville depuis la langue de
terre à l'ouest. Au second plan, la tour carrée dite
Bordj Assous. (Delamare 1850 : 155)
S7-fig5 : Gros plan sur la tour encore en place
sur son piton rocheux. (Mercier 1903 : 636-637)
250



Dénomination : Portique.
Localisation : Rue Basse Damrémont.
Inscription : S7-Ins34a
Aureo saeculo d(ominorum)
n(ostrorum) invictissimorum
prin|cipium Valentiniam, Valentis et
Grat[i]ani porti|cum a fundamentis
coeptam et con[s]tructam | Annius [---
]mianus v(ir) c(larissimus) c(onsularis)
s(ex)f(ascalis) p(rovinciae) N(umidiae)
C(onstantinae) dedicavit |
5
et d(omini)
n(ostri) Gratiani [pri]ncipis nomine
nuncupavit | curante ac sua pec[un]ia
perficiente Nevio Numi|diano [---]
Pendant le siècle d'or de nos maîtres
invincibles, les princes Valentinien,
Valens et Gratien, Annius ...mianus,
homme clarissime, consulaire à six
faisceaux de la province de Numidie
constantinienne, a dédicacé le portique
entrepris et bâti depuis les fondations et
lui a donné le nom de notre maître, le
prince Gratien ; Nevius Numidianus
s'est occupé et a financé la construction

Description : L'inscription ci-dessus,
brisée en trois morceaux, était inscrite
dans un cadre avec des attaches en
queue d'aronde sur un support en pierre.
Elle fut dessinée par le capitaine
Delamare sans mention de provenance
(S7-fig6). A. Cherbonneau l'indique
comme provenant des démolitions de la
rue Basse-Damrémont, marquée rue
Eugène Vallet sur la carte, p 269. Sur
2m10 de long, cette inscription présente
la dédicace d'un portique portant le nom
de l'empereur Gratien. La date de cette
dédicace est à placer entre 367,
association de Gratien à l'empire et 375,
mort de Valentinien I
er
.
Bibliographie : Delamare 1850 : pl.
125 n°7 ; Cherbonneau RSAC 1854-55 :
171 ; Gsell 1913 : 121 ;


















S7-fig6 : Dessin de l’inscription mentionnant
un portique au nom de Gratien (Delamare
1850 : pl. 125).
251



Dénomination : Le mausolée de
Praecilius.
Localisation : A 50m en contrebas de
la tour dite Bordj Assous. Creusé à mi
côte dans le rocher, du côté qui regarde
la colline du Coudiat.
Inscription : S7-Ins1
Hic ego qui taceo versibus mea(m)
vita(m) demonstro Lucem clara(m)
frui|tus et tempora summa Praecilius
Cirtensi lare argentari|am ex(h)ibui
artem Fydes in me mira fuit semper et
veritas omnis Om|ni[s]bus communis
ego qui non misertus ubique Risus
luxuria(m) semper fruitus cun |
5
caris
amicis Talem post obitum dominae
Valeriae non inueni pudicae vitam cum
potui | grata<m> habui cun coniuge
sancta[m] Natales honeste meos centum
celebravi felices |

At venit postrema dies
ut spiritus inania mempra reliquat
Titulos quos legis vivus me(a)e | morti
paravi Ut volvit fortuna nunquam me
deservit ipsa Sequimini tales hic vos
ex(s)pecto venit[a]e
Moi qui repose ici en silence, par ces
vers, je vous expose ma vie. J’ai joui de
la lumière du jour aussi longtemps que
possible, moi, Praecilius, qui dans ma
patrie de Cirta, exerçai le métier de
banquier. Mon crédit a toujours été
exceptionnel et ma loyauté sans défaut.
Bienveillant pour tous, de qui n’ai-je eu
pitié en particulier ? Partout, j’ai
toujours partagé les rires et les plaisirs
avec mes amis. Après la mort de ma
chaste dame Valeria, je n’ai retrouvé de
femme comparable.
J’ai mené tant que j’ai pu une vie
agréable avec ma sainte épouse. J’ai
célébré dans l’honneur mes cent
heureux anniversaires, mais mon
dernier jour est venu et la vie va quitter
mes membres inertes. L’inscription que
tu lis, je l’ai fait préparer de mon vivant
pour le jour de ma mort ; selon sa
volonté, la Fortune ne m’a jamais
abandonné. Marchez sur mes traces, je
vous attends ici, venez !

Ipopotamia | navis

Iigotanrocusfii | citmaiiriintasautapresili
Description : Ce mausolée était
recouvert d’un amoncellement de
décombres.
Etrangement, la découverte de ce
tombeau repose sur une légende et non
sur des terrassements dont le but était de
construire la nouvelle Constantine, à
l’architecture européenne. Cette légende
est rapportée par Paul-Eugène Bache,
employé de la Préfecture, dans son
article pour la société archéologique. Il
affirme la tenir des « Arabes » et des
« vieux indigènes » habitant la cité.
252

S7-fig7 : Plan du mausolée de
Praecilius découvert en contrebas
de la tour Bordj Assous, en 1855.
(Dessin : M. Gouvet)
Cette histoire raconte que du temps de
Hadj Musapha English, bey de
Constantine en 1797, il existait des
bains publics alimentés par une source
d’eaux thermales « sous les remparts de
Constantine et les assises de la Kasbah,
dans les flancs mêmes du rocher ». A la
suite d’une requête des personnages les
plus influents de la ville, le bey ordonna
la fermeture des bains et en fit murer
l’entrée. La source tomba alors dans
l’oubli. Par la suite, le dernier bey de la
ville, Hadj Ahmed fit exécuter des
travaux dans le but de retrouver cette
source. A la prise de la ville, en 1837,
les travaux étaient encore en cours. A
cette époque, l’histoire est devenue
légende orale tandis que les plus vieux
habitants de la ville affirmaient s’être
baignés dans les bains, ou avoir habité
juste au-dessus.
Et c’est sur cette tradition voire ce conte
populaire que la municipalité de
Constantine faisait entreprendre des
recherches en 1855, dans le but de
retrouver ces bains. Et la découverte eut
lieu le 15 avril de cette même année.
Les fouilles « programmées » se
déroulaient sur le versant du rocher, en
dessous de la prote Valée et en
contrebas de la tour carrée dite Bordj
Assous. Ce lieu d’investigation paraît
curieux. En effet, P.-E Bache parle des
assises de la Casbah comme indication
géographique. Il se trouve justement
que dans les flancs du rocher, en
dessous de la Casbah, existent les
bassins de Sidi Mimoun, connus depuis
le XII
ème
siècle. Ce sont probablement
de ces bains dont parle la légende. La
municipalité cherche une source sous la
porte Valée, soit parce que la tradition
orale a perdu la situation géographique
exacte pour la décaler cent mètres vers
le Sud, soit les enquêteurs de la
municipalité auront eu du mal à traduire
puis interpréter les récits des plus vieux
Constantinois.
En tous les cas, un mausolée dont une
partie était creusée dans le roc est
découvert.
Entraîné par des éboulis, un des
ouvriers glissa dans la première salle sur
le sarcophage même de Praecilius. Cette
salle mesurait 5m de long sur 3m de
large et 3m de hauteur (S7-fig7).
253

S7-fig8 : Vue en coupe des parties encore
en place du mausolée. (Dessin : M.
Gouvet)
S7-fig9 : Le sarcophage de Praecilius.
(Dessin : M. Gouvet)
Deux des murs la composant étaient
encore debout, à angle droit (S7-fig8).
Les voûtes de cette salle aux trois quart
détruite n’apparurent qu’une fois les
remblais enlevés. Les murs étaient
construits au moyen de briques
« triangulaires », de pierres et de
fragments de marbre blanc, le tout lié
par du ciment. Voûtes et murs étaient
recouverts d’un enduit peint de bandes
polychromes.

Cette première salle contenait un
sarcophage encastré sous la voûte qui
servit de porte d’entrée à la mise au
jour. Il était posé à même le rocher et
mesurait 2m07 de long sur 60cm de
large et 80cm de haut, couvercle
compris (S7-fig9). Ce dernier adhérait à
la cuve monolithe de forme
rectangulaire, par du mortier détérioré
mais encore visible. L’intérieur de la
cuve était taillé en baignoire. Le
sarcophage fut extrait de son mausolée
pour être placé au Musée avant d’être
remis à nouveau, quelques mois plus
tard, dans le caveau. Entre-temps, il fut
ouvert. Il contenait un squelette intact,
sans trace d’incinération ni présence de
mobilier l’accompagnant. La tête
reposait sur un coussin et le corps
portait des traces de tissus. Chose
curieuse, P.-E Bache affirme que le
squelette, immédiatement après
l’ouverture du sarcophage, « s’est réduit
en une pâte molle et blanchâtre ». A t-il
été témoin de la scène ou lui a t-on
rapporté ce fait avec une dose
d’exagération ? Il est actuellement
impossible de répondre à cette
allégation.

Le couvercle présentait une épaisseur de
20cm, permettant la présence d’une
inscription latine, sur une des faces
latérales : elle se lit dans le sens de la
longueur. Disposée sur huit lignes, elle
mesure environ 1m20. Cette inscription,
gravée en creux, était bien conservée en
1855 même si les lettres n’étaient pas
bien formées. Ce qui a permis une
translittération et une traduction. C’est
une épitaphe sous la forme d’un poème
254

S7-fig10 : Fragment du couvercle du
sarcophage de Praecilius, seul vestige du
mausolée. (Photo : D. Bages)
dans lequel apparaît en acrostiche le
nom du défunt : L(ucius) P(raecilius)
Fortunatus, banquier de son métier (S7-
fig10). Cette inscription est datable de
la première moitié du III
ème
siècle.


Une mosaïque géométrique polychrome
pavait le sol de la première salle, dont
un fragment restait intact (S7-fig11).

Elle se constituait d’une bordure formée
de deux rangées de ronds sur lesquels
sont posés des losanges aux côtés
arrondis. Cette bordure présentait des
chevrons de part et d’autre de ces
figures. Le tableau principal était décoré
de rosaces ornées de figures
géométriques autour desquelles
couraient des entrelacs de formes
diverses. Elles étaient liées entre elles
par des carrés et des figures en formes
de sabliers. A nouveau, la figure de
l’entrelacs était placée dans un bandeau
limitant la mosaïque.
Le sol de cette première salle, effondré
en son milieu, a permis la découverte
d’une chambre au-dessous de celle-ci,
aux mêmes dimensions et contenant
sept autres sarcophages identiques à
celui de Praecilius mais anépigraphes.
Ils contenaient chacun un squelette. Il
s’agit peut-être des membres d’une
même famille. Le sol de cette pièce était
pavé d’une mosaïque géométrique en
noir et blanc dont on ne possède pas de
description.
Une troisième salle fut découverte. Elle
faisait suite à la salle contenant le
sarcophage de Praecilius. Elle était
séparée de cette dernière par un muret et
un escalier construit en pierres de
différents appareils. Pour en observer
les limites, il fallut entièrement déblayer
cette salle. Elle mesurait 5m sur 5m et
3m de hauteur. Après avoir cassé les
concrétions formées par le suintement
de la voûte, les ouvriers dégagèrent une
mosaïque polychrome à figures.
L’ensemble était composé de trois
parties, distinctes par des frises à
chevrons pour les deux rectangles
extérieurs. Quant à la frise du panneau
central, elle se composait de couples de
S7-fig11 : Mosaïque de pavement. Orne
la salle du sarcophage de Praecilius.
(Dessin : M. Gouvet)
255

S7-fig12
S7-fig13 : Dessin des trois panneaux de
la mosaïque ornée d’une frise de
griffons. (Dessin : M. Gouvet)
griffons assis et affrontés (S7-fig12).
Chaque animal lève une patte de devant,
en direction d’un vase
qui les sépare. Les
couples sont, eux aussi, séparés par un
masque à tête humaine surmontée de
pointes ou peut-être de rayons.
Ce tableau principal semblait très
endommagé comme le reste de la
mosaïque d’ailleurs. Mais il a été
possible de distinguer trois personnages
représentés depuis la tête jusqu’à la
ceinture : à droite, une femme nue mais
peut-être drapée par derrière ; au centre,
un homme vêtu d’une tunique à
manches longues portant une longue
baguette de la main droite et un petit
vase à deux anses de la main gauche ; à
gauche, un personnage habillé d’une
tunique à manche courtes.
A hauteur de la ceinture de ces
personnages, le dos d’un gros félin,
peut-être un tigre aurait été distingué.
Les deux parties latérales sont
d’inégales longueur et largeur. Elles
représentent toutes deux des sujets
maritimes. A droite, « un génie ailé nu
avec une flamme sur le front pêche
alors qu’il semble monté sur un
embarcation ». Un autre génie semble
amarrer l’embarcation en question. Sur
le côté gauche, seuls des poissons
subsistent.
Le dessin de cette mosaïque apparaît
moins précis que la description de
l’époque ; des détails manquent comme
le petit vase ou le deuxième génie ailé.
Auraient-ils été oubliés par M. Gouvet,
architecte de la ville et auteur de ces
dessins ?

Dans l’angle Nord-Est de cette grande
salle, un escalier conduisait à une
quatrième pièce. Cette dernière se
trouvait à 3m30 en dessous du niveau
de la précédente. Cette nouvelle
chambre mesurait 6m de long sur 3m de
large et 2m80 de haut. Elle contenait
trois sarcophages anépigraphes. Les
murs présentaient des restes d’enduits
peints. Au fond de la salle, du côté Sud,
entouré d’un muret en marbre rose, se
trouvait une sorte de bassin ou cuve
256

S7-fig15 : Dessin du graffiti peint en noir
ou fait au charbon, situé sur l'un des murs
du mausolée de Praecilius. (Dessin M.
Féraud)
orné en son fond d’une mosaïque
représentant des poissons et des
crustacés (S7-fig14).


Sous l’un des arceaux de cette dernière
salle, un bateau était peint en noir. Il a
aussi été écrit que ce dessin était fait au
charbon. Cette embarcation était
surmontée d’inscriptions pour la plupart
incompréhensibles (voir les inscriptions
citées plus haut). On a crut reconnaître
le nom du navire dans (H)ip(p)opotamia
Navis. H.-G Pflaum pense qu’un des
ouvriers affectés à la construction de ce
mausolée aura dessiné ces graffiti.
La toiture de ce mausolée était plate et
pavée d’une mosaïque à tesselles grises.
Ses pourtours étaient garnis de rigoles,
probablement destinées à évacuer l’eau,
et d’une balustrade sur le côté Nord-
Ouest. De plus, à l’extérieur de
l’édifice, subsistaient des marches
d’escalier tournant. Donc, le mausolée
était couronné d’une terrasse accessible
depuis l’extérieur.
Aucune indication n’est apportée quant
à l’entrée véritable du mausolée.
Dans les décombres qui recouvraient ce
caveau, plusieurs inscriptions funéraires
latines furent découvertes. Deux de ces
inscriptions ont rejoint le mobilier et les
mosaïques découverts à l’intérieur
même du tombeau dans une baraque en
planches destinée à les protéger,
probablement avant leur acheminement
vers le Musée de la place du
Caravansérail.
Jusqu’en 1859, ce mausolée fut respecté
mais les recherches s’arrêtèrent. Il fut
ensuite pillé pendant une vingtaine
d’années : les sarcophages et des
fragments de mosaïques étaient jetés au
bas du mausolée en 1893. Enfin, le
mausolée et tout son contenu éparpillé à
S7-fig14 : Mosaïque contenue dans le
bassin du mausolée de Praecilius.
(Dessin : M. Féraud)
257

l’extérieur furent recouverts
complètement par les déblais rapportés
de la colline Coudiat Aty encore en
cours de dérasement.
Il ne subsiste aujourd’hui de ce
mausolée que la moitié du couvercle du
sarcophage à inscription de Praecilius,
placé au Musée national Cirta sous le
numéro d’inventaire 66.
Bibliographie : Cherbonneau, RSAC
1853 : 110 ; Marchand RSAC 1854-55 :
141-143 ; Bache RSAC 1856-57 : 25-
43 ; Vars RSAC 1893 : 276-283 ; Gsell
1901 : 54-55 ; Chabassière BCTH
1902 : 174 -176 ; Gsell 1911 : 19 ;
Pflaum 1947 : 102 ; Griffe, Lassère,
Soubiran Vita Latina 1997 : 15-24 ;















































258



S7-Ins1
« Sur une paroi intérieure du mausolée
de Praecilius, …au pied de la tour
carrée dite Bordj Açous. » En vérité,
cette inscription est gravée sur la
tranche du couvercle du sarcophage de
Praecilius.
Hic ego qui taceo versibus mea(m)
vita(m) demonstro Lucem clara(m)
frui|tus et tempora summa Praecilius
Cirtensi lare argentari|am ex(h)ibui
artem Fydes in me mira fuit semper et
veritas omnis Om|ni[s]bus communis
ego qui non misertus ubique Risus
luxuria(m) semper fruitus cun |
5
caris
amicis Talem post obitum dominae
Valeriae non inueni pudicae vitam cum
potui | grata<m> habui cun coniuge
sancta[m] Natales honeste meos centum
celebravi felices |

At venit postrema dies
ut spiritus inania mempra reliquat
Titulos quos legis vivus me(a)e | morti
paravi Ut volvit fortuna nunquam me
deservit ipsa Sequimini tales hic vos
ex(s)pecto venit[a]e
Moi qui repose ici en silence, par ces
vers, je vous expose ma vie. J’ai joui de
la lumière du jour aussi longtemps que
possible, moi, Praecilius, qui dans ma
patrie de Cirta, exerçai le métier de
banquier. Mon crédit a toujours été
exceptionnel et ma loyauté sans défaut.
Bienveillant pour tous, de qui n’ai-je eu
pitié en particulier ? Partout, j’ai
toujours partagé les rires et les plaisirs
avec mes amis. Après la mort de ma
chaste dame Valeria, je n’ai retrouvé de
femme comparable.
J’ai mené tant que j’ai pu une vie
agréable avec ma sainte épouse. J’ai
célébré dans l’honneur mes cent
heureux anniversaires, mais mon
dernier jour est venu et la vie va quitter
mes membres inertes. L’inscription que
tu lis, je l’ai fait préparer de mon vivant
pour le jour de ma mort ; selon sa
volonté, la Fortune ne m’a jamais
abandonné. Marchez sur mes traces, je
vous attends ici, venez !



S7-Ins2
« Sur une pierre trouvée à 150 pieds au-
dessous du Ras Tabia. »
[---] vix(it) a(nnis) XX | h(ic) s(itus ?/
sita) e(st) | o(ssa) t(ua) b(ene)
q(uiescant)
… a vécu 20 ans. Il/Elle est ici. Que tes
os reposent en paix.


259

S7-Ins3
« Trouvée rue Sauzai : Marchand. »
Sittia | Satur|nina | v(ixit) a(nnis) XXX
Sittia Saturnina a vécu 30 ans.

S7-Ins4
« Stèle à sommet arrondi trouvée rue
Leblanc. »
Sex(tus) Arridi|us Rogatus | v(ixit)
a(nnis) XIV |
5
h(ic) s(itus) e(st)
Sextus Arridius Rogatus a vécu 14 ans.
Il repose ici.

S7-Ins5
« Près du tombeau de Praecilius. »
C(aius) Iulius | C(aii) f(ilius) Qui(rina
tribu) | Pius v(ixit) a(nnis) | CV h(ic)
s(itus) e(st)
Caius Iulius Pius, fils de Caius de la
tribu Quirina a vécu 105 ans. Il repose
ici.

S7-Ins6
« Petite stèle trouvée dans le
déblaiement de l'hypogée de
Praecilius. »
Iulia | Cellaria | v(ixit) a(nnis) LXX |
h(ic) s(ita) e(st)
Iulia Cellaria a vécu 70 ans. Elle repose
ici.

S7-Ins7
« Trouvée dans les décombres de
l’hypogée de Praecilius. »
Stablaria | v(ixit) a(nnis) XXV | h(ic)
s(ita) e(st)
Stablaria a vécu 25 ans. Elle repose ici.

S7-Ins8
« Trouvée près du tombeau de
Praecilius. »
[---] | [Se]curiu[s] | Quintu[s] | v(ixit)
a(nnis) LI |
5
H(ic) s(itus) e(st)
Securius Quintus a vécu 51 ans. Il
repose ici.

S7-Ins9
« Autel octogonal provenant des
décombres de l’hypogée de Praecilius,
transporté au square. »
D(is) M(anibus) | M(arcus) Licini|us
L(ucii) f(ilius) Q(uirina tribu) R|ufinus
|
5
patri ra|rissimo | v(ixit) a(nnis)
LXXXVI | h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Marcus Licinius
Rufinus, fils de Lucius de la tribu
Quirina, père rarissime, a vécu 86 ans. Il
repose ici.

S7-Ins10
« Trouvé dans le déblaiement de
l’hypogée de Praecilius. »
D(is) M(anibus) | Iulius | Rogatus |
v(ixit) a(nnis) XXVII |
5
h(ic) s(itus)
e(st)
Aux dieux mânes. Iulius Rogatus a vécu
27 ans. Il repose ici.

260

S7-Ins11
« Trouvée près du tombeau de
Praecilius. »
D(is) M(anibus) | Aemilia | Grata |
v(ixit) a(nnis) XXX |
5
h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Aemilia Grata a vécu
30 ans. Elle repose ici.

S7-Ins12
« Trouvée près du tombeau de
Praecilius. »
Diis | Manibus | P(ublius) Caecili(us) |
Gaetulici(us) |
5
Qui(rina tribu) v(ixit)
a(nnis) XL
Aux dieux mânes. Publius Caecilius
Gaetulicius de la tribu Quirina a vécu
40 ans.

S7-Ins13
« Trouvée dans le déblaiement de
l’hypogée de Praecilius. »
D(is) M(anibus) | Pontia Ex|ttricatu|la
v(ixit) a(nnis) XXX
Aux dieux mânes. Pontia Exttricatula a
vécu 30 ans.

S7-Ins14
« Caisson trouvé dans les débris
amoncelés près du tombeau de
Praecilius. »
D(is) M(anibus) | Fabricia | Aprilia |
v(ixit) ann(is) LVIIII |
5
h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Fabricia Aprilia a
vécu 59 ans. Elle repose ici.
S7-Ins15
« Trouvée près du tombeau de
Praecilius. »
D(is) M(anibus) | P(ublius) Sittius |
Datius | v(ixit) a(nnis) XXX |
5
h(ic)
s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Publius Sittius Datius
a vécu 30 ans. Il repose ici.

S7-Ins16
« Autel trouvé dans les décombres de
l’hypogée de Praecilius. »
D(is) M(anibus) | Bonbia | Clara v(ixit)
a(nnis) | LI h(ic) s(ita) e(st) |
5
Felix
S(extii) f(ilius) | v(ixit) a(nnis) XIIII |
h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Bonbia Clara a vécu
51 ans. Elle repose ici. Félix, fils de
Sextius, a vécu 14 ans. Il repose ici.

S7-Ins17
« Petit cippe trouvé dans le déblaiement
de l’hypogée de Praecilius. »
D(is) M(anibus) | C(aius) Gemi|nius
Se|cundu|
5
s v(ixit) a(nnis) | LXXX |
h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Caius Geminius
Secundus a vécu 80 ans. Il repose ici.

S7-Ins18
« Pierre à face carrée, ornée d’un cintre
et de deux acrotères, trouvée au-delà du
tombeau de Praecilius, sur les pentes
qui conduisent au moulin Lavie, dans
261

un ravin. »
D(is) M(anibus) | Minuci|ae Synty|che
v(ixit) a(nnis) XL |
5
h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Minucia Syntyche a
vécu 40 ans. Elle repose ici.

S7-Ins19
« Pierre trouvée rue Leblanc. »
D(is) M(anibus) | Faosa | v(ixit) a(nnis)
XXXV | h(ic) s(ita) [e(st)]
Aux dieux mânes. Faosa a vécu 35 ans.
Elle repose ici.

S7-Ins20
« Pierre trouvée au Dar el Khalifa.
Détruite. »
D(is) M(anibus) | [F]abia Cr|ispi (filia)
Tert|ula v(ixit) a(nnis) LXXV
Aux dieux mânes. Fabia Tertula, fille de
Crispius, a vécu 75 ans.

S7-Ins21
« Sur un cippe, en forme d’autel, rue
Leblanc, dans le mur d’une maison. »
D(is) M(anibus) | Titia | Vitalis | mater |
5

filiorum | v(ixit) a(nnis) XXXV | h(ic)
s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Titia Vitalis, la mère
des fils, a vécu 35 ans. Elle repose ici.

S7-Ins22
« Autel en deux morceaux, trouvé à la
mosquée de Sidi Ali Maklouf. »
D(is) M(anibus) Q(uintus) Hordio|nius
[S]alu|taris v(ixit) a(nnis) |
5
VIII h(ic)
s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Quintus Hordionus
Salutaris a vécu 8 ans. Il repose ici.

S7-Ins23
« Fragment de stèle trouvée dans les
matériaux du nouvel Hôtel de
Ville…Au-dessus de l’inscription,
femme à demi couchée tenant un
enfant. »
D(is) M(anibus) | [Iu]l(ius) Martialis |
[fi]lius dulcissimus | [v]ix(it) a(nnis) V
h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Iulius Martialis, fils
très doux, a vécu 5 ans. Il repose ici.

S7-Ins24
« Sur une marche d’escalier de la
maison n°6, rue du Lion. »
D(is) M(anibus) | Cecilia | Cicada |
v(ixit) an(nis) LV |
5
(sit) t(ibi) t(erra)
[l(evis)]
Aux dieux mânes. Cecilia Cicada a vécu
55 ans. Que la terre te soit légère.

S7-Ins25
« Rue d’Orléans, dans le mur d’une
maison. »
D(is) M(anibus) | [-] Caninius [---]
Aux dieux mânes. …Caninius…

S7-Ins26
« Rue Leblanc. »
262

D(is) M(anibus) | Roccia Matrona | filia
dulcissima | v(ixit) anno et m(ensibus)
III |
5
Roccius Homullus | pater | h(ic)
s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Roccia Matrona, fille
très douce, a vécu un an et trois mois.
Elle repose ici. Roccius Homullus, (son)
père (a fait ce monument).

S7-Ins27
« Sur le seuil d’une porte de maison
attenant au marabout Sidi Aly
Maklouf. »
D(is) [M(anibus)] | Ba[---] | Q(uinti)
f(ilius/filia) | v(ixit) [a(nnis)] |
5
h(ic)
[s(itus/sita) e(st)]
Aux dieux mânes. … fils/fille de
Quintus, a vécu…Il/Elle repose ici.

S7-Ins28
« Trouvée dans les déblais de l’hypogée
de Praecilius. »
D(is) M(anibus) S(acrum) | Aurelia
Euplia | marita dul(cissima) [---]
Consacré aux dieux mânes. Aurelia
Euplia, épouse très douce…

S7-Ins29
« Un peu au-delà du tombeau de
Praecilius, sur les pentes qui conduisent
au moulin Lavie, dans un ravin. »
D(is) M(anibus) S(acrum) | Bromius |
v(ixit) a(nnis) X | h(ic) s(itus) e(st) |
5

Bac(c)hus fil(io) | dul(cissimo) pos(uit)
Consacré aux dieux mânes. Bromius a
vécu 10 ans. Il repose ici. Bacchus a
posé pour un fils très doux.

S7-Ins30
« Trouvée près du tombeau de
Praecilius, sur l’un des grands côtés
d’un caisson. »
D(is) M(anibus) | Memoriae Calpur|niae
Maxim(a)e | v(ixit) a(nnis) LX |
5
h(ic)
s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. A la mémoire de
Calpurnia Maxima. Elle a vécu 60 ans.
Elle repose ici.

S7-Ins31
« Fragment de marbre trouvé rue
Leblanc (près de la Préfecture) ;
transporté à l’ancien musée où on ne l’a
pas retrouvé. »
Libero | Augus[to] | [De]citius
Ma[ximus] [---]
A Liber Auguste, Decitus Maximus …

S7-Ins32
« Dans un niche flanquée de deux
colonnes, rue Leblanc ; transportée au
square. Personnage, tête voilée, tenant
une corne d’abondance, sacrifiant sur un
autel. Inscription gravée sur l’autel. »
M(arcus) Laeto|rius Hispanus do|mum
fecit
Marcus Laetorius Hispanus a fait cette
maison.
263



S7-Ins33
« Pierre trouvée dans la cour de l’école
communale, rue Sauzai. »
M(arco) Coculnio Sex(ti) fil(io) |
Quirina (tribu) Quintiliano | lato clavo
exornato ab | imp(eratore) caes(are)
L(ucio) Septimio Se|vero Pertinace
Aug(usto) pi[o] | [---]
A Marcus Coculnius Quintilianus, fils
de Sextus, de la tribu Quirina, orné du
laticlave par l’empereur césar Lucius
Septime Sévère Pertinax, Auguste,
pieux…

S7-Ins34
« Dans les montants d’une porte de
maison, rue Sauzai, deux fragments qui
devaient se suivre. »
[P(ublius) Iuli]us P(ublii) f(ilius)
Q(uirina tribu) N|oricus eq(uo) p(ublico
exornatus)
Publius Iulius Noricus, fils de Publius
de la tribu Quirina, pourvu d’un cheval
public.


S7-Ins34a
Aureo saeculo d(ominorum)
n(ostrorum) invictissimorum
prin|cipium Valentiniam Valentis et
Grat[i]ani porti|cum a fundamentis
coeptam et con[s]tructam | Annius [---
]mianus v(ir) c(larissimus) c(onsularis)
s(ex)f(ascalis) p(rovinciae) N(umidiae)
C(onstantinae) dedicavit |
5
et d(omini)
n(ostri) Gratiani [pri]ncipis nomine
nuncupavit | curante ac sua pec[un]ia
perficiente Nevio Numi|diano [---]
Pendant le siècle d'or de nos maîtres
invincibles, les princes Valentinien,
Valens et Gratien, Annius ...mianus,
homme clarissime, consulaire à six
faisceaux de la province de Numidie
constantinienne, a dédicacé le portique
entrepris et bâti depuis les fondations et
lui a donné le nom de notre maître, le
prince Gratien ; Nevius Numidianus
s'est occupé et a financé la construction




S7-Ins35
« Deux fragments trouvés près du
tombeau de Praecilius. »
Pomponio M(arci) f(ilio) Quir(ina)
[Max]imo | aed(ili) (trium)vir(o)
pr(aefecto) [co]l(oniae) Mi[lev(itanae)] |
264

quinq(uennali) mag(istro) [aug(urum)
pont(ificum) p(ecunia)] p(ublica) ex
consensu | [populi IIII col(oniarum)
Cirt]en[sium] [---]
A Pomponius Maximus, fils de Marcus
de la tribu Quirina, édile, triumvir,
préfet de la colonie de Milev,
quinquennal, maître des augures et des
pontifes, (avec) l’argent public, après
l’accord du peuple des quatre colonies
cirtéennes…

S7-Ins36
« Fragments trouvé rue Leblanc, maison
Decure. »
C(aius) [Iu]l[i]us C(ai) f(ilius) Quir(ina
tribu) Felix aed(ilis) q(uaestor) (trim)vir
[praef(ectus) iuris dicu]ndi col(oniarum)
[M]ill[ev(itanae) et Ru]sicad|[en(sis)
(trium)vir] quinq(uennalis pontifex
flam(en)] perpet(uus) [---ob honore]m
ponti[f]icatu[s--] dedit | [A(ulus)] Iulius
Po[mpiliu]s Piso Laev[illius legatus]
Augu[st]orum [pro]pr(aetore)
dedic(avit)
Caius Iulius Felix, fils de Caius de la
tribu Quirina, édile, questeur, triumvir,
préfet pour dire le droit des colonies de
Milev et Rusicade, triumvir
quinquennal, pontife, flamine perpétuel,
en l’honneur du pontificat a donné… ;
Aulus Iulius Pompilius Piso Laevillius,
légat impérial, propréteur, a dédicacé.


S7-Ins37
« Rue Leblanc. »
Salvis d(ominis) n(ostris) Ho[norio
atque Theodosio p(atris) p(atriae)
s(emper)] | Aug(ustis) Aurel(ius)
Ian[(uarius) v(ir) c(larissimus)] |
neglentia des[tituam] | [---]rum usum
iam [---] |
5
[---]rani reforma[vit et in
pristinum splen]|dorem restit[uit]
Pour nos maîtres préservés, Honorius et
Théodose, pères de la patrie, toujours
Augustes, Aurelius Januarius, homme
clarissime, a restauré (ce monument)
ayant perdu ses usages par la négligence
et l’a restitué dans sa splendeur passée.

S7-Ins38
« Pierre trouvée près de Sidi Maklouf. »
[--- de]dicavit | [Caecina Deciu]s
Albinus | [--- consula]ris p(ovinciae)
N(umidiae) | cu[---] |
5
v(ir)
p(erfectissimus) sac(erdotalis)
Caecina Decius Albinus Iunior, ancien
consul de la province de Numidie, …,
homme très parfait, ancien prêtre de la
province…a dédicacé…

S7-Ins39
« Fragment trouvé dans les décombres
auprès de l’hypogée de Praecilius. »
[sac]er[d]os [urbi]s | M(arcus) Aemilius
| col(umnam ?) dedic(avit)
Marcus Aemilius, prêtre de la ville, a
dédicacé la colonne.
265

S7-Ins40
« Fragment trouvé rue Leblanc, devant
la Préfecture. »
[---]i co(n)s(uli ?) III | [---]ti Quadrati

S7-Ins41
« Fragment trouvé à Constantine, à côté
de Sidi Maklouf. »
[---]cum [---] | [---]ilius | [---]qua [---] |
[---]to[---]

S7-Ins42
« Fragment trouvé près de Sidi
Maklouf. »
[---]pro[---] | [---]aeo[---]





















































266

Mémoire ILAlg CIL
S7-Ins1 ILAlg2, 820 CIL 7156
S7-Ins2 ILAlg2, 1904 CIL 19660
S7-Ins3 ILAlg2, 1171 CIL 7790
S7-Ins4 ILAlg2, 925 CIL 7210
S7-Ins5 ILAlg2, 1290 CIL 7452
S7-Ins6 ILAlg2, 1327 CIL 7478
S7-Ins7 ILAlg2, 1782 CIL 7798
S7-Ins8 ILAlg2, 1624 CIL 7684
S7-Ins9 ILAlg2, 1419 CIL 7547
S7-Ins10 ILAlg2, 1294 CIL 7456
S7-Ins11 ILAlg2, 871 CIL 7180
S7-Ins12 ILAlg2, 973 CIL 7242
S7-Ins13 ILAlg2, 1589 CIL 7660
S7-Ins14 ILAlg2, 1134 CIL 7349
S7-Ins15 ILAlg2, 1700 CIL 7744
S7-Ins16 ILAlg2, 962 CIL 7234
S7-Ins17 ILAlg2, 1181 CIL 7380
S7-Ins18 ILAlg2, 1495 CIL 19601
S7-Ins19 ILAlg2, 1134a CIL 7350
S7-Ins20 ILAlg2, 1131
S7-Ins21 ILAlg2, 1799 CIL 7810
S7-Ins22 ILAlg2, 1222 CIL 7405
S7-Ins23 ILAlg2, 1275
S7-Ins24 ILAlg2, 986 CIL 7289
S7-Ins25 ILAlg2, 1008 CIL 19542a
S7-Ins26 ILAlg2, 1629a CIL 7689
S7-Ins27 ILAlg2, 950 CIL 19538
267

S7-Ins28 ILAlg2, 949 CIL 19536
S7-Ins29 ILAlg2, 965 CIL 19540
S7-Ins30 ILAlg2, 1005 CIL 7266
S7-Ins31 ILAlg2, 488 CIL 19488
S7-Ins32 ILAlg2, 545 CIL 7541
S7-Ins33 ILAlg2, 627 CIL 7042
S7-Ins34 ILAlg2, 686 CIL 7146
S7-Ins34a ILAlg2, 596
S7-Ins35 ILAlg2, 691 CIL 7115
S7-Ins36 ILAlg2, 684
CIL 7416, 7102, 7134,
7072
S7-Ins37 ILAlg2, 600 CIL 7018
S7-Ins38 ILAlg2, 621 CIL 7035
S7-Ins39 ILAlg2, 673 CIL 7091
S7-Ins40 ILAlg2, 578 CIL 19507
S7-Ins41 ILAlg2, 1917 CIL 7903
S7-Ins42 ILAlg2, 1927a CIL 19657a











268

Appellation
transmise
oralement avant
1837.
Nom français en
vigueur avant
1962.
Nom actuel.

Abîme (boulevard de l')
Zighoud Youcef
(boulevard)
Tabia el kebira ; Sidi
Mouferredj
Biscarrat (rue) Boulaklab Mostepha (rue)

Brésillon (boulevard Joly
de)
Zighoud Youcef
(boulevard)

Florentin (rue) Boulemaiz Ali (rue)
El Kous Leblanc (rue) Djeloueh Ahmed (rue)
Sidi el Beïad Salluste (rue) Benhedoua (rue)

Samary (rue) Benmeberek (rue)
Tabia el Berrania ; souiket
ben Megalef
Sassy (rue) Kods (rue el)
Tabia Sauzai (rue) Souidani Boudjemaa (rue)
Houmet el Messassa
Siri (rue Barthélémy)
ancienement rue Sittius
Benfrih (rue)
Djama Khelil ; Sidi
Mouferredj
Vallet (rue Eugène) Si Abdellah (rue)








Rue Samary
R. B
arthS
iri
Rue Leblanc
Rue Salluste
R u e
S a s s y
R u e B i s c a r r a t
R
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F
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0m 50m 100m 150m
N
Section 7 : localisation des vestiges.
S7-1
S7-2
S7-3
S7-5 S2-Ins1
S2-Ins18
S2-Ins20
S2-Ins22
S2-Ins23
S2-Ins24
S2-Ins27
S2-Ins29
S2-Ins33
S2-Ins38
S2-Ins41
S2-Ins42
S2-Ins5-17
S2-Ins2
S2-Ins28
S2-Ins30
S2-Ins35
S2-Ins39
269

Section 8–
Souk el Rezel


271

Introduction (p. 272-274)
***
Piédestal S8-1 (p. 275)
***
Thermes S8-2 (p. 276)
***
Thermes S8-3 (p. 277)
***
Curie S8-4 (p. 278-280)
***
Inscriptions S8-5 (p. 281-289)
***
Rues de la section (p. 290)
***
Carte (p. 291)




272



Le quartier Souk el Rezel ou la section 8 est le cœur géographique du rocher. Il est
aussi le lien avec tous les autres quartiers de la ville. Cette position donne à ce quartier une
physionomie particulière où l’architecture des façades haussmanniennes et les larges rues
s’opposent à une architecture traditionnelle de hautes façades percées de rares fenêtres,
distribuées le long d’étroites ruelles.
Cette opposition est marquée par une frontière nette, la rue du 19 juin, ancienne rue de
France, ancienne frontière entre le quartier européen à l’Ouest de la rue, et indigène, à l’Est de
la rue (S8-fig1). Cette séparation en deux parties est ancienne. Elle date officiellement de
l’ordonnance du 9 juin 1844 prise par les instances militaires qui dirigent la ville.
Elle consistait en une division juridique et sociale de la ville. « Aucun européen ou
israélite étranger
5
ne pourra s’établir ni devenir locataire, propriétaire, ou détenteur
d’immeuble, à quelque titre que ce soit, dans le quartier indigène. » (Mercier 1903 : 503) Ces
dispositions n’étaient applicables qu’au quartier indigène ; les transactions devenant libres
pour toutes personnes, dans le quartier européen de la ville. Encore fallait-il pour un
« indigène » avoir les moyens financiers de s’installer dans le quartier européen. Le quartier
dit européen est placé sous l’autorité politique, administrative et judiciaire des autorités
françaises. Le quartier dit indigène est officiellement placé sous le contrôle de fonctionnaires
« indigènes » cependant placés sous « surveillance immédiate » de l’administration française.
Ainsi, le mélange de population est évité.
Ces restrictions sont pourtant levées progressivement pour faciliter l’installation des
colons civils qui vont arriver en grand nombre, et qui auront donc besoin de place surtout dans
une ville aussi compacte que Constantine. Cette levée correspond plus précisément avec une

5
Il faut comprendre les populations juives ne résidant pas à Constantine avant la conquête du pays, soit 1830.
S8-fig1 : rue du 19 juin, ex rue de
France. A droite, la mosquée souk el
Rezel, ancienne mosquée du palais
du bey. (Photo : D. Bages)
273

S8-fig2 : portrait du
dernier bey de la
ville, Hadj Ahmed.
(Gravure : Féraud
1877 : 7)
S8-fig3 : plan du palais du
bey, dressé après sa
construction. (Plan :
ADCHA)
réorganisation des services administratifs de la ville ayant pour conséquence première une
diminution de l’autorité absolue de l’administration militaire au profit des civils. Dès lors,
l’opposition entre civils et militaires à propos de la nouvelle colonie venaient de naître pour
ne plus jamais disparaître.
Au-delà de l’opposition architecturale, le cœur de cette section est marqué par la
présence du palais du bey, ancienne autorité turque de la ville.
Cette bâtisse est récente
6
. Sa construction remonte à la première moitié du XIXème
siècle. En 1787, Hadj Ahmed, celui qui allait devenir le
dernier bey de la ville appartient à une famille de notables très
en vue (S8-fig2). En 1818, il est nommé khalife du bey
Braham el Gherbi. Il est donc obligé de se fixer à Constantine
où sa famille possède deux maisons contiguës dans la section
8, connues sous le nom de Dar Oum en Noun. En raison de
nombreuses rivalités, il est obligé de fuir Constantine et de se
réfugier à Alger où le pacha lui offre sa protection. En 1826,
l’amitié qui lie Hadj Ahmed au pacha le propulse bey de
Constantine.
Sur place, le nouveau bey s’installe dans le palais de ses
prédécesseurs, Dar el bey. Voulant tout de même rompre avec le
passé, Hadj Ahmed décide la construction de son propre palais
(S8-fig3). Pour ce faire, il prévoit d’acquérir les bâtiments autour des deux maisons familiales
afin de bâtir un palais oriental, hérité de son voyage en Egypte. Il fait venir de nombreux
éléments de décor depuis la ville
de Gênes (colonnes, marbres…)
et nomme un maître d’œuvre, un
maçon kabyle qui a longtemps
exercé à Alexandrie et à Tunis.
Après de nombreuses péripéties

6
Pour une visite approfondie du palais peu après la conquête française, voir Visite au palais de Constantine, C.
Féraud, Paris, Librairie Hachette, 1877.
274

S8-fig4 : Façade du palais. Les
ouvertures sur l’extérieur sont plus
grandes que celles d’origine. (Photo :
ADCHA)
S8-fig5 : Un exemple de faïences peintes,
cuites et vernies. (Photo : J.-M. Pascal)
(Féraud 1877 : 4-6), le bey réquisitionne en tout
vingt huit maisons, quatre boutiques et un atelier
de tisserand pour achever sa nouvelle demeure. Au
final, le palais mesure 5600m
2
selon trois corps de
logis principaux, à un étage, séparés par deux
jardins comprenant l’espace réservé au harem. Des
murs élevés et percés de petites ouvertures
rendaient la façade aussi ordinaire que celle d’une
maison particulière (S8-fig4). A l’intérieur, l’univers
est totalement différent grâce à la décoration de
plaques de marbres au sol, des murs recouverts de
faïences peintes et vernies de motifs floraux, des huisseries en bois et des luminaires en cuivre
auxquels il faut ajouter les tapis et les meubles
(S8-fig5 à 7).
En 1835, le palais est pratiquement
achevé. Le maître des lieux n’en jouira que peu
de temps puisqu’en 1837, après la prise de la
ville par les troupes française, ce palais devient
le quartier général des nouveaux maîtres de
Constantine. Aujourd’hui, l’ancien palais est
un lieu culturel qui accueille des expositions.














S8-fig6 et 7 : A gauche,
l’étage et sa galerie. A
droite, une porte en bois
peint devant un mur plaqué
de faïence, surmonté d’un
décor peint et d’un plafond
de bois. (Photo : J.-M ;
Pascal)
275



Dénomination : Piédestal de statue.
Localisation : Sous les bâtiments ajoutés à
l’école communale de filles de la rue
Damrémont.
Description : Derrière les bâtiments
primitifs de l’école de filles situés sur le
prolongement de la rue Sassy et dans la
direction de l’Est, de nouvelles
constructions étaient élevées pour
augmenter les locaux scolaires en 1895.
Dans les tranchées, découverte de « débris
architecturaux ». Parmi eux, un
soubassement de marbre était en place. Ce
soubassement était placé à 3m de
profondeur. Au même niveau de sol et à
côté de ce soubassement gisaient un
piédestal de statue ainsi qu’une main
gauche en bronze. La finesse de cette main
fait dire à Ch. Vars qu’elle appartenait peut
être à une femme.
Il n’est pas précisé si les fouilles furent
poursuivies avant la construction des
nouveaux bâtiments.
Bibliographie : Vars RSAC 1895-96 : 252
et 257 ;







































276



Dénomination : Thermes.
Localisation : Ilot entre les rues des
Cigognes, de Varna et Richepanse avec
une portion de la rue de France au milieu
de cet îlot.
Inscription : S8-Ins37
C(aius) Arrius Paca|tus balineum |
pacatianum | sibi mensib(us) XIV (fecit)
Caius Arrius Pacatus (a fait) le bain
Pacatianus pour lui-même, en quatorze
mois.
Description : Des bains furent construits
par C. Arrius Pacatus, vers le début du
II
ème
siècle. L'inscription S8-Ins37 est
reliée dans la bibliographie à une
découverte de thermes en novembre 1862.
Dans un premier temps, en 1857, au
moment du nivellement de la rue des
Cigognes, l'extrémité d'un hypocauste
aurait été distinguée sans que des fouilles
ne soient poursuivies. Cinq ans plus tard,
un entrepreneur fut chargé d'enlever de la
terre rapportée sur l'emplacement de la
première découverte.
C'est ainsi qu'il mit au jour « la partie
principale » (RSAC 1863 : IX) de l'édifice
à l'intersection de la rue de France et des
Cigognes. L'entrée, placée à cet endroit,
était marquée par la présence de deux
piliers reconnus au milieu de la rue de
France. C'est devant cette entrée que se
trouvait l'autel portant l'inscription 37.
Cette dernière s'ouvrait sur une salle
voûtée. A la suite de cette première salle,
une deuxième, contenant quatre corps de
citernes appuyés contre le mur. Le niveau
de sol de ces citernes était plus bas que
celui de la pièce.
Dans le sous-sol de cette salle, se trouvait
un hypocauste intact de 47cm de hauteur.
Le sol de cette dernière était pavé d'une
mosaïque dont subsistaient quelques
fragments. Il n'est pas fait mention de salle
supplémentaire. Si elles existaient elles
n'auront pas été visitées. Les limites de
l'édifice constatées en 1862, s'étendaient
entre les rues Richepanse, de Varna, de
France et des Cigognes. Il est très difficile
de se faire une idée de la configuration
exacte de ces bains car malheureusement
aucune mesure n'est rapportée ni même
l'orientation précise des salles. Il n'est donc
pas évident d'affirmer si ce sont des
thermes publics (dans ce cas, l’inscription
serait en réemploi) ou des petits bains
privés. En 1901, St. Gsell n'a pas retrouvé
les thermes ; tout avait déjà été détruit.
Bibliographie : RSAC 1863 : IX-XI ; Vars
RSAC 1893-94 : 293-296 ; Gsell 1901 :
229 ; Gsell 1911 : 18 n°18 ;





277



Dénomination : Thermes.
Localisation : Place de l'Asile.
Inscription : S8-Ins34
Felicissimi[s temp(oribus) d(ominorum)
n(ostrorum) invic(tissimorum) ?
Valentiani] | et Valentis [semper
Aug(ustorum) thermas Constan]|tinianas
v(estustate conlapsas --- an]|nis tot re[tro --
-]
Pour les temps heureux de nos maîtres
invincibles Valentinien et Valens, toujours
Augustes, les thermes constantiniens
détruits par la vétusté bien des années
avant…
Description : En 1895, une plaque de
marbre rouge provenant des travaux de
l'école de jeunes filles, place de l'Asile,
présentait un texte fragmentaire. Une fois
reconstitué en partie, ce texte
mentionnerait des thermes constantiniens,
détruits par le poids des ans. Le mot
thermas n'apparaît que par une restitution
de H.-G Pflaum et rien ne prouve qu'il fût
inscrit à l'origine sur la plaque. S'il faut
considérer la présence du mot comme
possible, alors il est probable de supposer
la présence de thermes dans la ville
construits par Constantin I
er
.
La date de la restauration des thermes est à
placer entre 364, accession de Valens au
pouvoir et 367, association de Gratien à
l'empire. Ces thermes devaient être des
grands thermes publics, qui n'ont
cependant jamais été retrouvés.
Bibliographie : RSAC 1863 : IX-XI ; Vars
RSAC 1893 : 293-296 ; Gsell 1901 : 229 ;
Gsell 1911 : 18 n°18 ; Pflaum 1947 : 60 ;


























278



Dénomination : Curie
Localisation : Dans la cour Nord du palais
du bey.
Inscriptions : S8-Ins27
D(is) M(anibus) | Publicius | Heracla |
v(ixit) a(nnis) LXXXXV |
5
(hic) s(itus)
e(st)
D(is) M(anibus) | Publicia | Vitalis | marita
|
5
rarissima | v(ixit) a(nnis) | XXXXIII |
h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Publicius Vitalis a vécu
95 ans. Il repose ici.
Aux dieux mânes. Publicia Heracla, femme
rarissime, a vécu 43 ans. Elle repose ici.

S8-Ins35
Salvis d(ominis) n(ostris) | Honorio et
Theodosio | p(er)p(etuis) semper augustis |
Caesius Aufidianus |
5
Polybius v(ir)
c(larissimus) p(rimi) o(rdinis) c(omes)
agens | vicariam praef(ecti) praet(orio) |
curia(m) ornavit
Pour nos maîtres préservés Honorius et
Théodose, éternels, toujours Augustes,
Caesius Aufidianus Polybius, homme
clarissime, dignitaire de premier ordre
agissant en tant que vice préfet du prétoire,
a orné la curie.

Description : Après la prise de la ville par
les troupes françaises en 1837, le palais
devient le quartier général des nouveaux
maîtres de la ville. Le palais sert alors de
« résidence au général commandant la
division de l’état major et abrite les
services de la direction du Génie… (et) du
conseil de guerre » (Mercier 1903 : 435). Il
prend naturellement le nom de palais de la
Division. Les nouveaux propriétaires
modifient quelque peu la décoration du
palais en plaquant des éléments
(cheminées, lustres, murs de séparation,
…) sur l’architecture déjà existante. Au fil
des années, ces rajouts pèsent sur la
structure. Après l’indépendance de
l’Algérie en 1962, le palais présente de
nombreux signes de fragilité. Il faut le
restaurer. Les opérations débutent dans les
années 80 pour se terminer en 2008. Tous
les placages ont été retirés.
C’est ainsi qu’en 1995, les ouvriers
chargés de niveler la cour Nord mettent au
jour contre le mur du palais, le haut d’un
piédestal. Ils alertent le service
archéologique de l’A.N.A (ex Agence
Nationale d’Archéologie) dont la
succursale régionale se trouve alors dans
les bâtiments même de l’ancien palais. Les
archéologues dégagent un rectangle
d’environ 6m sur 2m, profond d’environ
1m70.
A l’intérieur de ce sondage, ils observent la
présence de trois piédestaux placés le long
279

d’un mur en pierres de taille (S8-fig8 et 9).
Ces piédestaux sont posés sur un pavement
calcaire de couleur beige rose (S8-fig10).
Le piédestal placé le plus à l’Ouest montre
encore les deux empreintes qui servaient à
enchâsser une statue.


Alors que les latéraux sont anépigraphes, le
piédestal central présente deux
inscriptions. La première est une épitaphe
double (S8-Ins27). Elle est inscrite sur la
face donnant sur le mur en pierres de taille.
Elle ne se voit que si l’on se place dans
l’espace réduit entre le mur et la stèle.
Sur la face opposée, une dédicace
impériale mentionnant un monument
public, est gravée en creux (S8-Ins35).
Caesius Aufidianus Polybius a offert
l’ornementation du bâtiment de la curie
(S8-fig11).
Il s’agit ici d’une découverte inédite, à ce
jour non publiée qui fait référence à la
curie, jamais citée dans les inscriptions
découvertes à Constantine.
Cette dédicace date de la deuxième moitié
du IVème siècle (entre 378 et 395 s’il faut
prendre comme limite les dates de règne de
Théodose mentionné ici comme vivant).
Il est alors possible d’émettre l’hypothèse
que le mur de pierre en arrière des
piédestaux renvoie directement au
S8-fig8 et 9 : en haut, les trois
piédestaux découverts dans la cour de
l’ancien palais du bey, devant un mur
de pierres de taille. En bas, gros plan
sur le mur. (photo : D. Bages, 2002)
S8-fig10 : gros plan. Pavement qui supporte
les piédestaux. Peut être est ce le dallage
qui constitue la place du forum ? (photo :
D. Bages, 2002)
280

bâtiment de la curie devant lequel la
dédicace aurait pu être placée.
Cette curie, ordinairement sur le forum,
permettrait alors de situer le cœur
administratif de la cité du IVème siècle
sous l’ancien palais du bey.



















































S8-fig11 : Dédicace découverte dans la
cour Nord de l’ancien palais. Première
apparition du mot curia dans une
inscription découverte à Constantine. Elle
date du IVème siècle. (photo : D. Bages,
2002)
281



S8-Ins1
« Petite plaque de marbre trouvée rue
Lhuillier, dans le dallage de la cour de la
maison Theïeb. »
[---] | Banil|la v(ixit) a(nnis) | LX
Banilla a vécu 60 ans.

S8-Ins2
« Dans la propriété Narbon(i ?), rue de
France et de Varna. »
Baebia [P(ublii)] f(ilia) Qui(rina tribu) |
Casta sacerdos | Iun[onis] vix(it) ann[is] |
LIV h(ic) s(ita) e(st) s(it) t(ibi) t(erra)
l(evis)
Baebia Casta, fille de Publius de la tribu
Quirina, prêtresse de Junon, a vécu 54 ans.
Elle repose ici. Que la terre te soit légère.

S8-Ins3
« Dalle dans la cour d’une maison arabe
située dans une impasse de la rue
Desmoyens. »
Nove|lus v(ixit) | a(nnis) XLI
Novelus a vécu 41 ans.

S8-Ins4
« Maison Crespin, rue de France. »
Victor | v(ixit) a(nnis) XXXII
Victor a vécu 32 ans.

S8-Ins5
« Stèle provenant de la rue de France. »
Domitia | Mansueta | vi(xit) a(nnis) XXV |
m(enses) VI [---]
Domitia Mansueta a vécu 25 ans et 6 mois.

S8-Ins6
« Bande de pierre informe…trouvé rue de
France. »
Q(uintus) F(abius) | Potitus | v(ixit) a(nnis)
XXXVIII
Quintus Fabius Potitus a vécu 38 ans.

S8-Ins7
« Fragment trouvé rue Desmoyens. »
[…]ninus | [v(ixit) a(nnis)] IC h(ic) (situs)
e(st)
…ninus a vécu 99 ans. Il repose ici.

S8-Ins8
« Trouvé parmi les débris retirés des bains
de Pacatus. »
Spitia P(ublius) f(ilia) | Tertia | v(ixit)
a(nnis) LXXXX | h(ic) [s(ita) e(st)]
Spitia Tertia, fille de Publius, a vécu 90
ans. Elle repose ici.

S8-Ins9
« Trouvé dans les déblais de la rue Sidi
Lakdar. »
Sittius | Saturninus | v(ixit) a(nnis) | XX
[h(ic)] s(itus) e(st)
282

Sittius Saturninus a vécu 20 ans. Il repose
ici.

S8-Ins10
« Petite stèle…trouvée près de l’Evêché. »
[…]nti[…] | […]xi[…] | v(ixit) a(nnis)
XXXX | o(ssa) t(ua) b(ene) q(uiescant)
… a vécu 40 ans. Que tes os reposent en
paix.

S8-Ins11
« Venant de la nécropole du Coudiat,
trouvée rue de France. »
Anna Cla|ra v(ixit) a(nnis) | XXV h(ic)
s(ita) [e(st)]
Anna Clara a vécu 25 ans. Elle repose ici.

S8-Ins12
« Cippe en forme d’autel placé dans un
pilier de l’arcade d’une cour de la rue
Lhuillier, à l’intersection de la rue
Caraman. »
D(is) M(anibus) | Manilia | [St]ercoro|sa
v(ixit) a(nnis) XXXV |
5
h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Manilia Stercorosa a
vécu 35 ans. Elle repose ici.

S8-Ins13
« Autel trouvé près du palais du bey, dans
le mur d’une maison. »
D(is) M(anibus) | L(ucius) Caecilius |
Firmianus | v(ixit) a(nnis) XXV |
5
h(ic)
s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Lucius Caecilius
Firmianus a vécu 25 ans. Il repose ici.

S8-Ins14
« Autel trouvé derrière le Cercle militaire.
Il servait de colonne de soutènement à la
voûte d’une citerne de construction
turque. »
D(is) M(anibus) | M(arcus) Baebius
Pal|mianus sacer|dos loci secun|
5
di templi
sitti|anae qui vi|xit annis | LXXIIII | o(ssa)
t(ua) b(ene) q(uiescant)
Aux dieux mânes. Marcus Baebius
Palmianus, prêtre de seconde classe du
temple de Sittiana qui a vécu 74 ans. Que
tes os reposent en paix.






283

S8-Ins15
« Trouvée rue 26
e
de Ligne. »
D(is) M(anibus) | M(arcus) Titaci|us Felix |
v(ixit) a(nnis) LXX |
5
h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Marcus Titacius Felix a
vécu 70 ans. Il repose ici.

S8-Ins16
« Trouvée dans la zaouïa Ben Zékri. »
D(is) M(anibus) | Caelia | C[leo]patria |
v(ixit) a(nnis) LXXI |
5
h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Caelia Cleopatria a vécu
71 ans. Elle repose ici.

S8-Ins17
« Stèle…trouvée rue de France, maison
Abadie. »
D(is) M(anibus) | Iulius Ospes | fratri
dulci|s(s)imo posuit |
5
v(ixit) a(nnis) XV |
hic sepulto
Aux dieux mânes. Iulius Ospes a posé pour
un frère très doux ; Il a vécu 15 ans. Il est
enterré ici.

S8-Ins18
« Pierre servant de dalle dans la cour d’une
maison arabe située dans une impasse de la
rue Desmoyens. »
D(is) M(anibus) | C(aius) Pul[l]ius
A|vi[t]us v(ixit) a(nnis) | XV
Aux dieux mânes. Caius Pullius Avitus a
vécu 15 ans.

S8-Ins19
« Trouvée rue de France, maison
Crespin. »
D(is) M(anibus) | T(itus) Iotelus |
C[a]t[e]rva|rius v(ixit) |
5
a(nnis) LXXXI |
h(ic) s(itus) e(st) | o(ssa) t(ua) b(ene)
q(uiescant)
Aux dieux mânes. Titus Iotelus Catervarius
a vécu 81 ans. Il est ici. Que tes os
reposent en paix.

S8-Ins20
« Petite stèle trouvée rue Desmoyens. »
D(is) M(anibus) | M(arcus) Gabidi|us
Gaiolus | v(ixit) a(nnis) LX
Aux dieux mânes. Marcus Gabidius
Gaiolus a vécu 60 ans.

S8-Ins21
« Petit caisson trouvé dans les fondations
de la zaouïa Ben Zékri. »
D(is) M(anibus) | Clodio | Saturo fi|lio
dulcis|
5
simo qui | v(ixit) a(nnis) VIII
Aux dieux mânes. Pour Clodius Saturus,
fils très doux qui a vécu 8 ans.

S8-Ins22
« Pierre, trouvée parmi les déblais retirés
des bains de Pacatus. »
D(is) M(anibus) | Acelus | Cuminus |
v(ixit) a(nnis) XXXX |
5
h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Acelus Cuminus a vécu
40 ans. Il repose ici.
284

S8-Ins23
« Trouvée rue de France dans les
décombres des bains de Pacatus. »
D(is) M(anibus) | Senia Optata | vix(it)
a(nnis) LVIIII | L(ucius) Ins[t]eius Vitalis
|
5
uxori merenti
Aux dieux mânes. Senia Optata a vécu 59
ans. Lucius Insteius Vitalis (a fait) pour
une épouse méritante.

S8-Ins24
« Trouvé parmi les débris retirés des bains
de Pacatus. »
D(is) M(anibus) | Domi|tia v(ixit) a(nnis) |
XXXV H(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Domitia a vécu 35 ans.
Elle repose ici.

S8-Ins25
« Pierre trouvée dans les débris retirés des
bains de Pacatus. »
D(is) M(anibus) | Curia | [---]
Aux dieux mânes. Curia…

S8-Ins26
« Trouvée rue Desmoyens. »
D(is) M(anibus) | M(arcus) Albanius |
Matutinus | [v(ixit) a(nnis)] LXV H(ic)
s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Marcus Albanius
Matutinus a vécu 65 ans. Il repose ici.


S8-Ins27
Inscription inédite. Réemploi. Sur la face
opposée d’une dédicace impériale
mentionnant un monument public. Trouvée
dans la cour Nord de l’ancien palais du
bey.
D(is) M(anibus) | Publicius | Heracla |
v(ixit) a(nnis) LXXXXV |
5
(hic) s(itus)
e(st)
D(is) M(anibus) | Publicia | Vitalis | marita
|
5
rarissima | v(ixit) a(nnis) | XXXXIII |
h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Publicius Vitalis a vécu
95 ans. Il repose ici.
Aux dieux mânes. Publicia Heracla, femme
rarissime, a vécu 43 ans. Elle repose ici.

S8-Ins28
« Sur un cylindre en demi-tambour,
provenant de la nécropole du Coudiat,
trouvé rue de France. »
D(is) M(anibus) S(acrum) | Balinor |
Cirtensi | filio dul[ci]|
5
ssimo anni|s vixit V
Consacré aux dieux mânes. Balinor
Cirtensi, fils très doux, a vécu cinq ans.

S8-Ins29
« Sur une stèle…trouvée rue de France. »
Dis M(anibus) Sac(rum) | M(arcus) Iulius |
Bitus | v(ixit) a(nnis) XXXXII
Consacré aux dieux mânes. Marcus Iulius
Bitus a vécu 42 ans.

285

S8-Ins29a
« Dans les démolitions de la maison Ellul,
rue Sidi Lakhdar. »
[M]emoriae Helviorum | C(aius) Helvius
Gemellus et Antonia Must(i)ca coniunx | se
uiuos sibi et suis fecerunt
A la mémoire des Helviens. Caius Helvius
Gemellus et sa femme, Antonia Mustica
ont fait (ce monument) pour eux et les
leurs.

S8-Ins30
« Débris d’une base trouvée rue 26
e
de
Ligne en 1855. »
[Pal]ladi sacrum | [---Qua]dratus
Baebianus | [Vin]dex aedil(is) quaest(or)
(trium)vir | [praef(ectus) i(ure) d(icundo)
col(oniarum)] Rusicadensis Chullitanae |
5
[(trium)vir q(uin)q(uennalis) praete]r diem
ludorum floralium | [---qu]os (trium)vir sua
pecunia fecit | [---et] quod quinquennal(is)
publicum | [---i]tem tumultu gaetulorum |
[---]li fratris sui centuri[onis---] |
10
[---
fr]atris sui eiusdem voluntat[e---] | [---] rei
publicae inlatis h[onoris summis --- cum
ad opus] | [---] novum (sestertium) C
(milia) [n(ummum) pro]mis|sit [---cum
simula]cro sua pecunia feci[t]
Consacré à Pallas. Quadratus Baebianus
Vindex, édile, questeur, triumvir, préfet
pour dire le droit des colonies de Rusicade
et Chullu, quinquennal a fait en plus de la
journée des jeux aux floralies qu’il a
organisé à ses frais en qualité de triumvir
et de quinquennal public, …et lors de
l’irruption des Gétules, …de son frère lui-
même, … selon la volonté de …, ayant
versé à la commune les sommes honoraires
alors que pour ce nouvel ouvrage, il avait
promis la somme de 100 000 mille
sesterces ; il l’a fait à ses frais avec la
statue.



S8-Ins31
« Fragment trouvé dans la rue 26
e
de
Ligne. »
[I]mp(eratori) Ner[vae] | Traiano |
[Cae]sari Aug(usto) Ger[man(ico) |
Da]cico p(atri) p(atriae) p(ontifici)
[m(aximo)]
A l’empereur Nerva Trajan César,
Auguste, Germanique, Dacique, père de la
patrie, grand pontife.




286

S8-Ins32
« Fragment d’une plaque de marbre trouvé
dans les décombres des bains de Pacatus. »
[Imp(eratori) Caes(ari) Imp(eratoris)]
L(ucii) Septim|[i Severi Pii Petinacis
Aug(usti) fil(io) divi Commodi fratri divi
M(arci) Antonini Pii Germanici Sarmatici
nepo]|tis divi A|[ntonini Pii pronepotis---]
A l’empereur César, fils de l’empereur
Septime Sévère, Pieux, Pertinax, Auguste,
frère du divin Commode, petit fils du divin
Marc Antoine, Pieux, Germanique,
Sarmatique, descendant du divin Antonin
le Pieux…

S8-Ins33
« Base calcaire provenant de la rue
percée… à l’ouest du palais d’Ahmed
Bey… »
Victoriae Aug(usto) | Fl(avio) Valerio |
Crispino | nob(ilitato) caes(ari) |
5

constantinianenses
A la Victoire Auguste ; à Flavius Valerius
Crispinus, très noble César, les
Constantiniens (ont posé).



S8-Ins34
Felicissimi[s temp(oribus) d(ominorum)
n(ostrorum) invic(tissimorum) ?
Valentiani] | et Valentis [semper
Aug(ustorum) thermas Constan]|tinianas
v(estustate conlapsas --- an]|nis tot re[tro --
-]
Pour les temps heureux de nos maîtres
invincibles Valentinien et Valens, toujours
Augustes, les thermes constantiniens
détruits par la vétusté bien des années
avant…

S8-Ins35
Inscription inédite découverte dans la cour
Nord du palais du bey.
Salvis d(ominis) n(ostris) | Honorio et
Theodosio | p(er)p(etuis) semper Augustis |
Caesius Aufidianus |
5
Polybius v(ir)
c(larissimus) p(rimi) o(rdinis) c(omes)
agens | vicariam praef(ecti) praet(orio) |
curia(m) ornavit
287

Pour nos maîtres préservés Honorius et
Théodose, éternels, toujours Augustes,
Caesius Aufidianus Polybius, homme
clarissime, dignitaire de premier ordre
agissant en tant que vice préfet du prétoire,
a orné la curie.



S8-Ins36
« Pierre placée rue Desmoyens dans
l’escalier d’une maison ensuite engagée
dans la maçonnerie et devenue invisible. »
Pollicitus | III non(as) Ianua[rias
S]|enecione et Aem[i]|liano co(n)s(ulibus)
|
5
[de]d(icavit) XIX k(alendas) febr(uarias)
| ii[s]d(em) co(n)s(ulibus)
Promise le 3 des nones de janvier sous le
consulat de Senecius et Aemilianus ; il a
dédicacé le 19 des calendes de février pour
les consuls eux-mêmes
S8-Ins37
« Base en majeure partie martelée trouvée
dans les vestiges de la rue de France. »
C(aius) Arrius Paca|tus balineum |
pacatianum | sibi mensib(us) XI
Caius Arrius Pacatus a fait construire pour
lui-même le bain pacatianum en 14 mois.

S8-Ins38
« Fragment dans le mur du palais du bey, à
gauche de l’escalier, rue Desmoyens. »
[---]ca | cu[---] | [---]am a solo fec(it) [---]

S8-Ins39
« Dalle brisée provenant des fondations de
la chapelle des Jésuites, rue Sérigny. »
Ita[---] | aesil[---] | [---]

S8-Ins40
« Trouvée rue Desmoyens, brisée en bas. »
Aemili[---] | a ithali[---]









288

Mémoire ILAlg CIL
S8-Ins1 ILAlg2, 1862 CIL 7852
S8-Ins2 ILAlg2, 805 CIL 7093
S8-Ins3 ILAlg2, 1518 CIL 7613
S8-Ins4 ILAlg2, 1839 CIL 7834
S8-Ins5 ILAlg2, 1103
S8-Ins6 ILAlg2, 1123 CIL 7664
S8-Ins7 ILAlg2, 1868 CIL 7892
S8-Ins8 ILAlg2, 1780 CIL 19641
S8-Ins9 ILAlg2, 1725 CIL 7763
S8-Ins10 ILAlg2, 1890
S8-Ins11 ILAlg2, 892 CIL 7190
S8-Ins12 ILAlg2, 1456 CIL 7576
S8-Ins13 ILAlg2, 972 CIL 7241
S8-Ins14 ILAlg2, 804 CIL 19512a
S8-Ins15 ILAlg2, 1797 CIL 7808
S8-Ins16 ILAlg2, 995 CIL 7257
S8-Ins17 ILAlg2, 1266 CIL 7440
S8-Ins18 ILAlg2, 1619 CIL 7680
S8-Ins19 ILAlg2, 1027 CIL 7413
S8-Ins20 ILAlg2, 1165 CIL 7366
S8-Ins21 ILAlg2, 1044 CIL 7294
S8-Ins22 ILAlg2, 1091 CIL 19526
S8-Ins23 ILAlg2, 1680 CIL7723
S8-Ins24 ILAlg2, 1102 CIL 19555
S8-Ins25 ILAlg2, 1093 CIL 19552
S8-Ins26 ILAlg2, 879 CIL 7185
289

S8-Ins27
S8-Ins28 ILAlg2, 952 CIL 7229
S8-Ins29 ILAlg2, 1243 CIL 7422
S8Ins29a
S8-Ins30 ILAlg2, 501 CIL 6958
S8-Ins31 ILAlg2, 552 CIL 6988
S8-Ins32 ILAlg2, 568 CIL 6999
S8-Ins33 ILAlg2, 533
S8-Ins34 ILAlg2, 595
S8-Ins35
S8-Ins36 ILAlg2, 663 CIL 6985
S8-Ins37 ILAlg2, 615 CIL 7031
S8-Ins38 ILAlg2, 732 CIL 7140
S8-Ins39 ILAlg2, 727 CIL 7137
S8-Ins40 ILAlg2, 874 CIL 7179












290

Appellation
transmise
oralement avant
1837.
Nom français en
vigueur avant
1962.
Nom actuel.
Mahlet el Amamra 26ème de Ligne (rue du) KharrabSaïd (rue)
Zenket dar el Khouachmi
Amerigo (rue sous
Lieutenant)

Zekak el Blate
Atlan (rue Sergent Paul)
anciennement rue de
France
19 juin 1965 (rue du)
Zenket ben cheïkh Attal (rue du docteur) Milah (rue de)
Dar ben Roum Boniffay (impasse)

El Kazzazine Boudjenah (rue)

Ed dreïba ; Zaouïa Souari Bourceret (place)

Zenket dar Braham
Khoudja
Bozzo (place)
anciennement place de
l'Asile

Zekak el Blate ; Sidi
Nedjam
Chevalier (rue) 12 mai 1956 (rue du)
Dar ben Zekri Constant (impasse)

Zaouïa benDjelloul ;
Houmet Souari ; Hamam
Soultane ; Sidi Narrache
Desmoyen (rue) Boulaklab Mostepha (rue)
Dar el Abadi Donat (impasse)

Dar el Biskri ; Zenket Sidi
el Hacen
Huillier (rue de l') Belmadani (rue)
Djema el Akhdar Lakhdar (impasse Sidi) Lakhdar (imapsse Sidi)
Djema el Akhdar Lakhdar (rue Sidi) Lakhdar (rue Sidi)
Hamam es Soultane Monge (impasse)


Muselli (rue sous
Lieutenant)
Sief Mohamed (rue)
Zenket Mekaïs
Nakache (rue Roger, Fredj
et Henri) ancienement rue
des Cigognes puis Alcide
Treille
Benseghir Abdelouahab
(rue)

Sérigny (rue de) Beloucif (rue)
Zenket Mekaïs Varna (rue) Ghimouze (rue)

S8-1
S8-Ins37
S8-2
S8-3
S8-4
S8-Ins2
S8-Ins3
S8-Ins8
S8-Ins9
S8-Ins10
S8-Ins12
S8-Ins16
S8-Ins18
S8-Ins21
S8-Ins22
S8-Ins23-25
S8-Ins29
S8-Ins32
S8-Ins33
S8-Ins38
S8-Ins39
0m 50m 100m 150m
N
Section 8 : localisation des vestiges.
291
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Rue Madier de Montjau
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Section 9–
Rahbet es Souf

293

Introduction (p. 294-295)
***
Bassin et inscription S9-1 (p. 296-297)
***
Inscriptions S9-2 (p. 298-299)
***
Rues de la section (p. 300)
***
Carte (p. 301)
















294


Rahbet es Souf constitue la plus petite section de ce travail. En effet, elle se concentre
autour des très proches alentours de la place Rahbet es Souf connue aussi sous le nom
populaire de place des Galettes.
Au moment de la conquête de la ville par les troupes françaises, ce vaste carrefour qui
n’est pas encore une véritable place constituait l’extrémité de Souk-et-Tedjar, le marché du
commerce, cœur économique de la ville. La spécialité de ce carrefour était comme son nom
l’indique la laine (Souf).
En 1855, le carrefour est complètement dégagé au profit d’une place pavée et munie
d’une fontaine dans sa partie inférieure pour fournir de l’eau à ce quartier de la ville (S9-fig1).
Dans le même temps, la mosquée dite djemaa Rahbet es Souf est aménagée pour former le
nouvel hôpital civil transformé par la suite en dispensaire. L’hôpital militaire se trouvant dans
le quartier de la Casbah, dans la section 1.

A la fin de la même année, les autorités de la ville proposent de construire sur cette
nouvelle place un marché dévolu à la vente des fruits et légumes.
Ainsi, entre la fin de 1856 et le début de 1857, les travaux débutent. Il s’agit de
construire une halle suivant le style architectural de celles construites au même moment par
Victor Baltard à Paris (S9-fig2) : une armature métallique supportée par des colonnes en fonte
accompagnée de parois de verre et de bois, donnant une allure aérienne à ces nouveaux
bâtiments.
S9-fig1 : A gauche, la
section 9 en 1837. A
droite, la même section en
1875 après le dégagement
du carrefour, transformé en
place. (Fonds de carte :
archives de la wilaya de
Constantine)
295

S9-fig2 : les halles Baltard de
Paris, dont la structure d’une
des subdivisions a inspiré
l’architecte de la halle de
Constantine. (Gravure :
Wikipédia)
S9-fig3 : La halle
Rahbet es Souf au
début du XXème
siècle. (Carte postale :
ADCHA)
S9-fig4 :
L’intérieur des
halles
aujourd’hui
(Photo : N. Aït
Abdelkader)
Au début de 1858, la construction de la halle de Rahbet es Souf est bien avancée. Les
colonnes sont en place et déjà reliées par des travées en fer ; ce qui permet de débuter
l’opération de la pose des cintres devant former la toiture. Pourtant, le 22 avril, toute
l’armature s’incline dans le sens de la longueur et s’aplatit comme un château de carte. Un an
plus tard, la place est toujours couverte des débris de la halle, à tel point que les habitants
rebaptisent Rahbet es Souf, « la place des ruines » (Mercier 1903 : 585). La société chargée de
la construction du marché couvert renvoie la faute sur celle qui a
fourni la charpente. Les matériaux encombrant la place ne sont
enlevés qu’au cours de l’année 1860. Les travaux reprennent et le
marché couvert est finalement achevé pour la visite de Napoléon
III à Constantine en 1864 (S9-fig3).
Aujourd’hui, ce marché couvert est encore en place (S9-
fig4). Son armature n’a reçu aucune
restauration et a bien souffert du
temps qui passe. Le
marché a largement
débordé de la halle
pour inonder la
place toute entière et
les rues avoisinantes. Il est donc
possible de s’y procurer toutes les denrées alimentaires envisageables en passant par les
produits cosmétiques ou les tissus.
Finalement, durant la colonisation, ce quartier n’a pas connu beaucoup de travaux dans
ses profondeurs stratigraphiques ; ce qui explique le peu de découvertes épigraphiques et dans
un deuxième temps archéologiques. En effet, si les structures bâties antiques servaient
essentiellement de matériaux de construction, les supports épigraphiques étaient très prisés
des premiers chercheurs, ce qui interdisait leur passage sous silence. Il est donc possible
d’imaginer des découvertes archéologiques à venir dans ce quartier.
296



Dénomination : Bassin et inscription.
Localisation : Place des Galettes, sous
l’ancien dispensaire.
Inscription : S8-Ins4
Quod pro beatitudine tem|porum
splendidae coloni|ae Constantinae felicitas
| requirebat salvis d(ominis) n(ostris) |
5
piis
felicibus voctoribus ac | triumfatoribus
semp[e]r | aug(ustis) fistulam quae ex |
elemento caelesti totius | anni substantiam
vitae |
10
adquae usui populi provi|sa aquae
copia summ[i]|nistrat formavit com|plevit
aquae dedicavit | Caecina Decius Albinus
|
15
Iunior v(ir) c(larissimus) consularis
s(ex) f(ascis) | p(rovinciae) N(umidiae)
Constantinae cu|rante Ecdicio sacerdotale
Ce que pour le bonheur des temps de la
splendide colonie de Constantine, la
félicité demandait, sous le règne de nos
seigneurs préservés, pieux, heureux et
triomphateurs, toujours augustes, Caecina
Decius Albinus Iunior, homme clarissime,
consulaire à six faisceaux de la province de
Numidie de Constantine, a programmé, fait
remplir d’eau et dédicacé, pendant la
prêture d’Ecdicius, la conduite d’eau, qui à
partir des éléments célestes fournit la
substance de la vie toute l’année et
l’approvisionnement en eau pour tout le
peuple.
Description : En 1865, M. Eusèbe Allegri,
entrepreneur à Constantine, faisait
construire une maison sur l’emplacement
de l’ancien dispensaire de la ville, situé
place des Galettes.
Dans les fondations du dispensaire, il mit
au jour un « immense » bassin circulaire
sans plus de précision quant aux
dimensions. Ce bassin était entouré de
pierres de taille bien conservées.
Cependant, M. Marchand, auteur de la
notice de découverte parue dans le recueil
de la société archéologique, ne précise pas
si ces pierres de taille entraient dans la
construction du bassin ou si elles étaient
indépendantes. A sa décharge, il faut
avouer que son article provient du
témoignage reçu de l’entrepreneur par
Charles Vars, présent sur les lieux
quelques jours après la découverte. Ainsi,
des détails ont pu disparaître après ces
deux interlocuteurs consécutifs.
La ou les canalisations permettant
l’alimentation en eau de ce bassin ne furent
jamais découvertes et le bassin fut détruit.
Quelques jours après cette découverte,
l’entrepreneur et Charles Vars mirent au
jour au même emplacement, une pierre
rectangulaire taillée portant une inscription
sur une de ces faces.
C’est une dédicace datée entre 388 et 392
mentionnant une conduite d’eau construite
par un édile de la cité pour récupérer l’eau
de pluie et alimenter la ville en eau.
297

Il n’y avait qu’un pas à franchir pour
associer les deux découvertes ; chose qui
fut faite en 1895 par Ch. Vars qui
présentait le bassin ni plus ni moins
comme la conduite chargée de récupérer
l’eau des « éléments célestes ».
Bibliographie : Marchand RSAC 1865 :
169-171 ; Vars RSAC 1895-96 : 265 ;
Gsell 1901 : 280-281 ; Gsell 1911 : 18 ;
Lepelley 1981 : 386-387 ;

























































298



S9-Ins1
« Trouvée place des Galettes, maison
Souvigny. »
Caecilia | Aprodi|sia v(ixit) a(nnis) | LXI
h(ic) s(ita) e(st)
Caecilia Aprodisia a vécu 61 ans. Elle
repose ici.

S9-Ins2
« Trouvée place des Galettes, (au même
endroit que la précédente). »
[-] G[emin]ius | Marcia|nus v(ixit) a(nnis) |
VII o(ssa) t(ua) b(ene) q(uiescant)
… Geminius Marcianus a vécu 7 ans. Que
tes os reposent en paix.

S9-Ins3
« Trouvé place des Galettes. »
P(ublicius) Hermae | v(ixit) a(nnis) LVIII |
patri ra|[ri]ssimo
Publicius Hermae a vécu 58 ans. Pour un
père rarissime.

S9-Ins4
« Pierre trouvée sur l’emplacement de
l’ancien dispensaire place des Galettes en
1865, détruite peu de temps après. »
Quod pro beatitudine tem|porum
splendidae coloni|ae Constantinae felicitas
| requirebat salvis d(ominis) n(ostris) |
5
piis
felicibus voctoribus ac | triumfatoribus
semp[e]r | aug(ustis) fistulam quae ex |
elemento caelesti totius | anni substantiam
vitae |
10
adquae usui populi provi|sa aquae
copia summ[i]|nistrat formavit com|plevit
aquae dedicavit | Caecina Decius Albinus
|
15
Iunior v(ir) c(larissimus) consularis
s(ex) f(ascis) | p(rovinciae) N(umidiae)
Constantinae cu|rante Ecdicio sacerdotale
Ce que pour le bonheur des temps de la
splendide colonie de Constantine, la
félicité demandait, sous le règne de nos
seigneurs préservés, pieux, heureux et
triomphateurs, toujours augustes, Caecina
Decius Albinus Iunior, homme clarissime,
consulaire à six faisceaux de la province de
Numidie de Constantine, a programmé, fait
remplir d’eau et dédicacé, pendant la
prêture d’Ecdicius, la conduite d’eau, qui à
partir des éléments célestes fournit la
substance de la vie toute l’année et
l’abondance de l’approvisionnement en
eau pour tout le peuple.








299

Mémoire ILAlg CIL
S9-Ins1 ILAlg2, 983 CIL 7247
S9-Ins2 ILAlg2, 1472 CIL 7581
S9-Ins3 ILAlg2, 1537 CIL 7628
S9-Ins4 ILAlg2, 619 CIL 7034




























300

Appellation
transmise oralement
avant 1837.
Nom français en
vigueur avant 1962.
Nom actuel.
Mekaad el hout ; Sidi Fatah
Allah
Barkatz (rue) BenYamina (rue)
Kahouet ed debbane Chabbi (rue)

El guessaine ; souk el kebir Combes (rue) Kedid Salah (rue)

Lévy (rue des frères) Arafa (rue des frères)
Rahbet es souf
Pinelli (place) anciennement
place des Galettes
Rahbet es souf (place)
Sabate dar Tchanderli
Braham
Vieux (rue)


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Rue Ben Boucherit
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S9-1
S9-Ins4
S9-Ins1-3
0m 50m 100m 150m
N
Section 9 : localisation des vestiges.
301

Section 10 –
Coudiat Aty






303

Introduction (p. 305-308)
***
Borne S10-1 (p. 309)
***
Voie S10-2 (p. 310)
***
Théâtre S10-3 (p. 311-312)
***
Portique et zothecas S10-4 (p. 313)
***
Constructions S10-5 (p. 314)
***
Habitat S10-6 (p. 315)
***
Stèles S10-7 (p. 316)
***
Autel S10-8 (p. 317)
304

Canalisations S10-9 (p. 318)
***
Système de filtrage S10-10 (p. 319-321)
***
Inscriptions funéraires S10-11 (p. 322)
***
Sépulture S10-12 (p. 323)
***
Nécropole S10-13 (p. 324-329)
***
Inscriptions S10-14 (p. 330-405)
***
Rues de la section (p. 406-409)
***
Carte (p. 410)
305

S10-fig1 : Vue générale. Au second plan, la colline du
Coudiat. (Photo : Y. Arthus-Bertrand)
S10-fig2 : Ancienne halle aux grains. Derrière, la
colline du Coudiat encore intacte. (Carte postale : les
amis de Constantine)
Le Coudiat Aty est
aujourd’hui une colline à
sommet plat dont le point
culminant plafonne à 654m.
Elle est située au Sud Ouest du
rocher qui supporte le centre
historique de la ville, et est
nommé communément le
Coudiat (S10-fig1).
A l’origine, le sommet du
Coudiat devait être bien plus haut car la colline fut l’objet de véritables travaux titanesques
dont le but était le dérasement total de sa partie sommitale.
En 1846, les proches environs de Constantine ne s’étaient pas encore couverts de
villages coloniaux. En effet, la proche banlieue de la ville nouvellement conquise n’arboraient
que quelques fermes militaires, créées sur la rive gauche du Rhumel dont la plus proche était
la ferme du 3ème Chasseur d’Afrique, étendue sur plus de 70ha, située au tournant de la route
de Sétif, à 1km au sud du centre ville (Mercier 1903 : 513-514).
Cependant dès 1851, les premiers travaux de déblaiements commençaient en avant de
la colline du Coudiat en vue de la construction d’une halle aux grains (S10-fig2) qui
deviendra successivement un garage
Citroën, des magasins de vente de
produits textiles, une annexe
administrative de la commune ; et
aujourd’hui, le bâtiment est divisé en
plusieurs parties, dont une accueille
le centre culturel Dar el Khalifa, une
autre, le siège de la compagnie
aérienne Air Algérie et la librairie
Média Plus.
En 1864, le rocher devient trop étroit car trop chargé de nouvelles constructions. Les
propriétaires songent alors à s’installer sur les extérieurs, notamment au Coudiat où la rue
Abane Ramdane (ancienne rue Rohault de Fleury, et toujours nommée aujourd’hui par tous
les Constantinois, la rue Rohault), dont la construction était fixée par le ministre de la Guerre
en 1852, est quasiment terminée (Mercier 1903 : 615-629) (S10-fig3). Or, le reste de la
306

colline demeure en pentes trop escarpées pour autoriser la construction de nouveaux quartiers
(S10-fig4). Seuls quelques propriétaires y avaient fait installer de rares habitations. Dans le
principe, depuis 1852, la décision d’araser la colline pour faciliter l’installation des colons,
était prise mais dans les actes, la situation restait inchangée.






En 1868, la décision de céder la concession du Coudiat à hauteur de 24ha à la
commune de Constantine par le gouvernement français va tout accélérer (Mercier 1903 : 645-
646). Dès lors, commence une guerre de revendications pour la propriété de cette concession.
D’un côté, Hamouda ben cheikh, fils de Mohamed ben el Feggoun, qui détenait l’autorité
religieuse de la ville au moment de l’arrivée des troupes françaises (voir introduction de la
section 4) ; ce dernier prétendait que sa famille possédait ce lot de terres utilisé comme
cimetière, avant l’arrivée des colons. D’un autre côté, les frère Bruyas qui désiraient acheter
cette concession à la commune. L’affaire fut portée devant la cour d’Alger qui octroya 18ha
aux plaignants sur les pentes de la colline alors que les 6ha du sommet revinrent à la
commune. Les pentes se couvrirent alors de constructions particulières pour former le
nouveau quartier St Jean. Il fallait prendre une décision pour les parties en friche restées
propriétés de la ville. Il y eut une délibération du conseil municipal en novembre et décembre
1868 au cours de laquelle deux partis s’affrontaient : les partisans du dérasement total et ceux
du simple décapage. Le 16 décembre, le projet du dérasement total jusqu’au niveau de la rue
Rohault de Fleury fut prise par le conseil municipal. Ce sommet était destiné à accueillir des
S10-fig3 et 4 : En haut, la rue
Abane Ramdane, ex rue Rohault
de Fleury, aujourd’hui (photo : N.
Aït-Abdelkader) ; à droite, en
1898, vue de la déclivité des
pentes du Coudiat Aty avant son
dérasement (photo : V. Théolier)
307

S10-fig6 à 8 : En haut, à gauche,
terrassiers au travail. En bas, à gauche,
les matériaux extraits sont déposés dans
des wagonnets. A droite, talus artificiels
formée avec la terre rapportée.
bâtiments administratifs et publics (l’Académie, des établissements scolaires…) encore en
place et en activité aujourd’hui (S10-fig5).


Après des débuts timides, les travaux d’arasement connaissent une phase intensive
entre 1887 et 1892 pour s’achever autour de 1905. Pour reprendre l’expression donnée plus
haut, ce furent de véritables travaux titanesques effectués pour la majorité à la pelle et à la
pioche. La terre et les pierres étaient alors placées dans des wagonnets (les amis de
Constantine ; ADCHA) qui déversaient leur contenu autour du Coudiat (S10-fig6 à 8).


S10-fig5 : Le sommet du Coudiat. Ancienne
église du Sacré Cœur devenue mosquée après
l’indépendance du pays, devant le bâtiment
qui abrite le siège de l’inspection académique
et une banque. A gauche de la mosquée, le
centre culturel français. (Photo : Y. Arthus-
Bertrand)
308

Ainsi, cette terre rapportée formait de gigantesques talus sur lesquels de nombreuses
habitations privées ont vu le jour. Cependant, ces talus très instables bougent, et aujourd’hui,
cet ancien quartier St Jean souffre de glissements de terrain (S10-fig9).
















































S10-fig9 : Conséquence des
glissements de terrain dans le
quartier St Jean, sur les pentes du
Coudiat.
309



Dénomination : Borne à représentation
humaine.
Localisation : Propriété d’Henri Ferrando,
à droite de la traversée du pont d’Aumale,
route Bienfait, aujourd’hui avenue
Abdelmalek Kitouni.
Description : Au cours de la construction
d’un dépôt de pétrole dans sa propriété, H.
Ferrando mit au jour dans une tranchée, à
1m de profondeur, un galet en grès de 77
cm « dans son grand axe » et 42 cm « dans
son petit axe ».
Sur un des angles du galet, une tête
masculine « de grandeur naturelle » était
sculptée en bas-relief à légère saillie.
D’après Ulysse Hinglais, auteur de la
notice de découverte, « les yeux sont
creux ; le front est plissé dans toute sa
largeur d’une ride volontaire ; de longs
cheveux bouclés encadrent le visage que
complètent une moustache et une barbe
également longues et bouclées ».
Aucune trace de sculpture n’était présente
sur le reste du galet.
Selon U. Hinglais, cette sculpture
représenterait un Jupiter Terminus.
Il fait ici référence à une ancienne divinité
romaine sous la protection de laquelle fut
placé l’organisation et le partage de la
propriété individuelle du territoire (Toutain
in Daremberg et Saglio, t.5 : 124-125). La
tradition religieuse (Tite-Live, I, 53)
attribue aux rois Sabius Tatius et Numa
l’institution qui règle ce partage et qui le
garantit contre toute usurpation. « Pour ce
faire, ils inventèrent les termina ou termini,
bornes en pierre qui remplaçaient sans les
faire disparaître les monceaux de pierres et
les simples pieux…marquant les limites
des champs » (Toutain : 124). Leur mise en
place avait lieu à la suite d’un acte
religieux et une consécration à Jupiter.
Nous serions donc ici en présence d’une
borne ou limite artificielle délimitant des
propriétés individuelles, qu’elles soient
privées ou publiques et quelle que soit leur
étendue. Ces territoires, officiellement
cadastrés, s’étalaient peut-être dans le bas
du versant occidental de la colline du
Coudiat d’où provenait la borne, dans le
cas où elle se trouvait in situ.
A la suite de la découverte, H. Ferrando fit
don de cet objet au musée.
Bibliographie : Daremberg et Saglio
1877-1919 : t.5, 122-126 ; Hinglais RSAC
1901 : 327-329 ;








310



Dénomination : Voie.
Localisation : Avenue de la pyramide.
Description : En 1913, E. Thépenier
assistait aux travaux de terrassement
effectués dans l’avenue pour poser des
tuyaux d’égout. Dans une des tranchées, il
constatait la présence de dalles usées. Elles
allaient dans le sens de l’avenue.
Il n’est pas précisé l’endroit exact de la
découverte dans l’avenue.
E. Thépenier suppose ici l’emplacement
d’une voie de circulation, située non loin
de l’aqueduc.
Ces vestiges étaient déjà observés par A.
Ravoisié en 1840. Dans le prolongement
de cet endroit, il notait la présence d’une
voie formée de grandes dalles parfaitement
jointes entre elles. Chaque dalle mesurait
20 à 25cm d’épaisseur. Déjà en 1840, A.
Ravoisié constatait que chaque jour, des
dalles étaient enlevées pour être employées
dans les constructions privées.
Bibliographie : Ravoisié 1846 : 7 ;
Thépenier RSAC 1916 : 117 ;








































311

S10-fig10
S10-fig11 : gravure représentant la
ville en 1840. En rouge, les vestiges
du théâtre selon A. Ravoisié.


Dénomination : Le théâtre.
Localisation : Langue de terre reliant le
rocher soutenant la ville à la colline du
Coudiat Aty.
Description : A. Delamare dessinait des
vestiges de murs sortant du sol en ce lieu
(S10-fig10).

L’architecte A. Ravoisié fait
exécuter des fouilles en 1840 à l’endroit
précité pour voir apparaître une forme
laissant supposer la présence du théâtre de
la cité (S10-fig11).
En novembre 1841, l’intendance militaire
faisait entièrement déblayer cet
emplacement dans le but d’y installer le
dépôt de bois de distribution de l’armée. A.
Ravoisié était présent seulement pendant
une partie de l’opération de déblaiement. Il
a pu ainsi voir quelques portions d’un mur
circulaire destiné, selon lui, à soutenir les
gradins supérieurs et les terres contre
lesquelles l’édifice devait être adossé.
A. Ravoisié ne pouvait fixer l’étendue de
l’édifice car il n’a pu « arrêter aucune côte
sur deux points correspondants encore en
place ». Approximativement, il donnait au
grand axe de ce monument semi circulaire
70 à 75m de long.
Les matériaux utilisés pour les portions de
murs encore en place étaient composés de
pierres de taille et de « plus petits
matériaux », le tout lié par un mortier de
sable et de chaux.
Cet édifice n’a pas bénéficié d’une autre
description que celle-ci avant sa totale
disparition. On ne peut cependant affirmer
avec certitude qu’il s’agit des vestiges du
théâtre de la cité. Par contre, la topographie
du lieu, établie en pente est à prendre en
compte pour la construction de gradins. Il
est probable d’ajouter l’hypothèse de voir
dans ces vestiges ceux de l’amphithéâtre
de la cité. Cependant, dans le cas où un
312

amphithéâtre aurait été construit en ce lieu,
il aurait du être renforcé par des contreforts
ou le terrain aurait dû être remblayé pour
pallier le dénivelé présent.
Bibliographie : Ravoisié 1846 : 8 ; Gsell
1901 : 201 ; Delamare 1850 : pl. 134 ;





























































313



Dénomination : Inscription mentionnant
un portique et des zothecas.
Localisation : Faubourg Saint Jean ou el
Kantara.
Inscription : C(aius) Aufidius C(aii)
fil(ius) Q(uirina tribu) Maximus |
praef(ectus) cohort(is) IIII Bracarum | in
Iudaea trib(unus) milit(um) leg(ionis) XII
Fulminatae in Kappadocia |
5
porticum et
zothecas ob hono|rem pontificatus inlatis
rei|publicae legitimis (ex sestercium) X
(milia) n(umero) | primus dedit idemq(ue)
dedicavit
Caius Aufidius Maximus, fils de Caius de
la tribu Quirina, préfet de la quatrième
cohorte Bracarum en Judée, tribun
militaire de la douzième légion Fulminata
en Cappadoce, a donné le premier un
portique et des zothecas en l’honneur du
pontificat, après avoir déposé la somme
légitime de 10 000 sesterces à la commune,
et les a dédicacé.
Description : En janvier 1867, une
inscription sur une base de statue
mentionnant un portique et des zothecas
était déterrée « au dessous de l’ancien
cimetière européen d’el Kantara », rive
droite du Rhumel. Il faut noter ici une
erreur dans la localisation. Sur la rive
droite du Rhumel, il s’agit de l’ancien
cimetière juif. L’ancien cimetière européen
se situait au faubourg St Jean, sur l’autre
rive du fleuve.
En tous les cas, juste après la découverte,
elle fut transportée au musée lapidaire à
ciel ouvert, placé devant le mausolée de
Praecilius. Ce musée lapidaire fut
transporté au square Valée construit en
1866. L’inscription se trouvait toujours au
square en 1947 où H.-G Pflaum pu la
revoir (S10-fig12 et 13).
La date de la dédicace de ces édifices est à
placer entre 88 et 139.
Bibliographie : Marchand RSAC 1867 :
357-361 ;



S10-fig12 et 13 : en haut, l’inscription dans le RSAC
de 1867. En bas, l’inscription exposée dans les
jardins du musée national Cirta, aujourd’hui. (Photo :
D. Bages)
314



Dénomination : Constructions antiques.
Localisation : Entre l’avenue de Sétif et la
rue Rohault de Fleury.
Description : Le 31 mai 1913, au cours de
travaux pour la rectification de la pointe de
mur située entre les rues précitées, les
ouvriers mirent au jour une épitaphe écrite
en arabe datée de 1406 ainsi que des
tombes encore en place.
Sous le niveau de sol de ces tombes, ils
découvrirent deux fragments d’inscriptions
funéraires latines.
Dans une couche encore au-dessous, les
ouvriers découvrirent un alignement de
pierres de taille de grand appareil « sur la
même ligne des constructions Lavie » nous
dit J. Bosco qui s’était rendu sur place pour
constater la découverte.
Les ouvriers découvrirent aussi des
tesselles calcinées, de nombreux tessons et
un gros amas de cendres sur toute la
surface de découverte.
Aucun de ces vestiges ne fut étudié plus en
avant. Tout fut recouvert pour terminer les
travaux.
J. Bosco rappelait cependant en une phrase
que ces vestiges étaient peut-être à mettre
en relation, étant donné le voisinage, avec
les vestiges d’un édifice antique découvert
dans les tranchées de fondation de
l’immeuble de M. Gastu, au n° 8 de la rue
Rohault de Fleury. Aucune publication
plus détaillée n’est parue dans le recueil de
la société, ni dans une autre parution à
propos de ce dernier monument. Peut être
fait il référence à un monument funéraire,
étant donnée les quelques inscriptions
funéraires mises au jour dans lesdites
fondations.
Bibliographie : J. Bosco RSAC 1915 :
229-232 ;























315



Dénomination : Traces d’habitat.
Localisation : En dessous de l’avenue de
la pyramide, entre le chalet Fourrier et le
quartier du patrimoine coopératif
constantinois
Description : Lors des travaux de
construction pour l’édification d’une
« centaine » de maisons dans le voisinage
du coteau, découverte de restes
d’amphores, de tuiles et de « récipients »
divers. De plus, en stratigraphie, présence
de couches grises issues de la
décomposition de cendres. En coupe,
certains sondages dans cette stratigraphie
ont montré la présence de fosses dont la
ligne de fond était marquée par une couche
très noire.
Pourrait-on penser à un habitat ? Ou un
quartier artisanal avec la proche présence
d’un four ? Très difficile à dire, étant
donné le peu de détail dans la description.
Bibliographie : E. Thépenier RSAC
1916 : 101 ;









































316



Dénomination : Stèles.
Localisation : Cimetière européen.
Description : En 1858-59, pendant les
travaux d’aménagement du nouveau
cimetière européen de la ville, les ouvriers
découvrirent seize inscriptions puniques
présentes sur des stèles à sommet
triangulaire.
En 1866, l’architecte Vicrey, membre de la
société archéologique, faisait exécuter des
travaux de plantations dans le cimetière
européen. Il mit au jour une quarantaine de
stèles à caractères puniques.
Toujours la même année, quatre stèles
étaient découvertes dans la propriété
Bruyas, comprise, en 1912, dans le
périmètre des rues Saint Antoine,
boulevard Victor Hugo et rue Centrale, sur
la pente descendante du Coudiat menant au
cimetière européen.
Bibliographie : Bosco RSAC 1911 : 289-
295 ; Thépenier RSAC 1912 : 233 ;










































317



Dénomination : Autel votif.
Localisation : Coudiat Aty.
Inscription : S10-Ins469.
Description : Fragment d’un petit
monument en pierre blanche découvert par
Ch. Vars, à mi hauteur du Coudiat, à
l’Ouest, au milieu des herbes.
Il était au trois quart enfoui ; Ch. Vars le
dégagea lui même au moyen de sa « canne
ferrée en pointe ».
Il s’agissait d’un fragment d’autel votif
dédié à Mercure portant les bas de jambes
de deux statuettes taillées dans la pierre
même. C’est au-dessous de ces statuettes
que se trouvait l’inscription dédicatoire.
D’après Ch. Vars, « il y avait donc sur la
colline du Coudiat un oratoire à Mercure
puisqu’on y consacrait des ex-voto de ce
genre ». Cependant, cet autel n’était peut
être pas à sa place d’origine.
Bibliographie : Vars RSAC 1895-96 :
252-253 ;











































318



Dénomination : Canalisation.
Localisation : Sur un coteau situé au-
dessous de l’avenue de la pyramide, entre
le chalet Fourrier et le quartier du
patrimoine coopératif constantinois (en
1916).
Description : Des travaux de terrassement
sur le coteau entrepris au cours de l’hiver
1916, pour planter des arbres, mettaient au
jour les vestiges d’une conduite d’eau.
D’après E. Thépenier, alors secrétaire de la
société archéologique et conservateur du
musée, la canalisation était en parfait état
de conservation.
Les vestiges furent suivis sur une longueur
de 80 m.
D’après le rapport d’E. Thépenier, la
maçonnerie était à flanc de coteau. Elle se
composait d’un blocage de pierres diverses
prises dans du mortier rose recouvert d’un
parement de briques (de forme
rectangulaire, pentagonale et en triangle
isocèle).
L’enduit hydraulique, « très fin et très
dur », était encore présent sur les parois et
le radier de la canalisation ; il en va de
même pour les bourrelets des angles
interdisant les infiltrations.
L’enduit présentait des dépôts calcaire de 5
à 15 mm d’épaisseur selon que les
observations ont porté sur les parois ou le
radier. Ces dépôts prouvent l’utilisation de
cette canalisation comme élément
constitutif d’un probable aqueduc.
Cette canalisation mesurait 54 cm de large
pour une hauteur de 81 cm en amont du
talus. Le côté en aval était en partie
écroulé ; il n’a donc pas été possible de
relever la hauteur exacte.
Bibliographie : Thépenier RSAC 1916 :
99-122 ;
























319



Dénomination : Système de filtrage de
l’eau dans le réseau hydraulique de la ville.
Localisation : Entre le mur Sud de la
prison et le stade ben Abdelmalek (ex
Turpin), aujourd’hui parking des transports
en commun urbains.
Description : Entre 1840 et 1842, A.
Ravoisié découvrait des citernes. Il levait
un plan avec la pyramide Damrémont
comme repère de base, et une flèche pour
l’orientation (S10-fig14). Grâce à ce
document, A. Berthier en déduit que ces
citernes étaient éloignées de 110m du
monument Damrémont. Elles s’étendaient
suivant une orientation Nord-Est Sud-
Ouest sur une longueur de 32m en
remontant vers Bellevue. Leur
emplacement se situait sous l’actuelle
prison, au Coudiat.
A quelques distances en face de cet
emplacement, A. Berthier mit au jour de
nouveaux vestiges en 1955.
Des travaux de réfection de la chaussée
entrepris entre le mur Sud de la prison et le
stade ont permis de reconnaître un
dispositif particulier parmi des
constructions hydrauliques.
Sur 45m de long, une série de
compartiments de citernes montraient leurs
murs de cloisonnement. Les uns étaient
orientés Nord-Est Sud-Ouest – soit la
même orientation que les citernes
dessinées par A. Ravoisié –, les autres
Nord-Ouest Sud-Est sans cependant former
un angle droit avec les premiers.
Cet ensemble mesurait 11m de large sur les
25 premiers mètres de l’axe long depuis le
mur Sud de la prison et 33m de large dans
la seconde moitié de cet axe.
Vers l’Est, sans plus de précision de
localisation, un canal orienté Nord-Est
Sud-Ouest mesurait 1m50 de large. Après
un parcours de 45m de long, ce canal
venait heurter un mur formant barrage au
Nord-Est. « Ce mur n’était pas
perpendiculaire aux deux cloisons du canal
mais formait avec elles un certain angle ».
Ce mur était constitué de sacs empilés les
uns sur les autres, conservés par la
pétrification de leur contenu, sur lequel
était encore visible le dessin de la trame de
la toile.
S10-fig14
320

Plusieurs de ces sacs furent enlevés et deux
sont visibles dans les salles du musée (S10-
fig15). Ces sacs présentent une forme
légèrement écrasée, due à leur mise en tas.




Ce mur de sacs présentait une épaisseur de
60cm. Il était conservé sur 1m de haut. La
face du mur était tournée vers « l’amont ».
Elle était recouverte d’un enduit formant
une paroi lisse comme le montre la photo
de découverte ci-après (S10-fig16).



Vers l’aval, A. Berthier n’a vu que les sacs.
Au pied du mur de sacs, huit petits canaux
prenaient naissance (S10-fig17).

Ils étaient formés d’un coffrage en bois
obtenu par l’assemblage de planches
cloutées : cette hypothèse provient de la
découverte sur place de débris de bois et de
clous en bronze. La partie inférieure de ces
canaux, à section carrée, de dix centimètres
de côté, reposait sur du béton. Chaque
canal était séparé de son voisin par une
S10-fig15
S10-fig17 : Mur du côté des sacs
difficilement repérables sur la photo. Au
pied du mur, le départ des canaux. (Photo :
A. Berthier)
S10-fig16
321

S10-fig18 : Un des canaux, visible sous la
couche de sable (?) pétrifiée. (Photo : A.
Berthier)
cloison de 8mm. Sur la partie supérieure
des canaux, se trouvait une couche
pétrifiée de même nature que le contenu
des sacs, du sable fin d’après A. Berthier
(S10-fig18).

Les canaux furent suivis sur 4m. Le mur
Sud de la prison a arrêté les recherches. Où
aboutissaient-ils ? Probablement dans une
citerne comme le suggère A. Berthier, s’il
s’agit effectivement d’un système de
filtrage de l’eau.
Bibliographie : Berthier RSAC 1969-71 :
173-78 ;










































322



Dénomination : Conglomérat
d’inscriptions funéraires.
Localisation : Entre les points initiaux des
routes de Philippeville-Skikda et Bienfait.
Description : Dans le courant du mois de
septembre 1910, à l’endroit précité, des
ouvriers furent chargés de construire un
mur de soutènement. Les terrassiers mirent
alors au jour des tombes antiques et
médiévales.
Les tranchées atteignaient 7 m de
profondeur. Elles présentaient trois
couches stratigraphiques distinctes.
La plus ancienne, d’une épaisseur de 3 m,
était constituée de terre rouge. Elle
renfermait des sépultures romaines dont
certaines inviolées, et présentant chacune
une stèle funéraire soit 13 stèles en tout.
D’après E. Thépenier, le niveau de sol de
cette couche était nettement indiqué. Elle
contenait de nombreux tessons de
céramique et de verrerie, des ossements et
des monnaies. Tout ce matériel fut laissé
sur place et utilisé dans la tranchée de
construction. Seul un vase à parfum, ni
décrit ni dessiné, fut déposé au musée.
Cette première couche était recouverte
d’une épaisseur de 2 m de terre noirâtre
constellée de « débris » charbonneux. Cette
couche était vierge de sépultures et de
vestiges.
L’hypothèse d’E. Thépenier est que cette
couche correspondait aux destructions de
Cirta par Maxence en 311, avant sa
reconstruction par Constantin. Il suppose
ainsi que tout ce qui a été brûlé dans les
abords de la cité fut poussé sur cette partie
de la nécropole.
Enfin des sépultures arabo-musulmanes
recouvraient cette couche noire. Elles
étaient contenues dans une couche de terre
rouge. Ces tombes n’affleuraient pas au
sol ; ceci est un argument pour leur
ancienneté mais il est impossible de savoir
si elles étaient médiévales ou modernes.
Bibliographie : E. Thépenier RSAC
1910 : 115-118 ;
















323



Dénomination : Sépulture.
Localisation : Rue Saint Antoine.
Description : Au cours de l’été 1911, des
travaux effectués dans le sous sol d’un
établissement industriel ont permis la mise
au jour de substructions. Les ouvriers
poursuivirent les travaux pour dégager une
chambre sépulcrale d’une surface de 2m
2

construite et voûtée en blocage. Les parois
étaient lissées à la chaux.
Au centre de cette chambre, une auge
funéraire mesurait 48cm sur 32cm
recouverte d’un couvercle à double pente,
en bâtière. L’auge contenait toujours les
ossements du défunt.
Dans la partie restée libre entre l’auge et le
pourtour du caveau, le mobilier funéraire
était aligné contre les parois sous la forme
de deux strigiles en bronze aux poignées
ornementées de feuilles de laurier, un petit
vase en bronze, quatre lacrymatoires « en
terre noire très fine », une urne et une
lampe présentant en relief le combat d’un
homme et d’un animal (S10-fig19).
Bibliographie : Thépenier RSAC 1911 :
405-406 ;
























S10-fig19 : Lampe provenant d’une
sépulture, en contexte archéologique.
(Photo : D. Bages)
324



Dénomination : Nécropole.
Localisation : Sur les versants du Coudiat
Aty.
Description : Les travaux de terrassement
de la colline ont permis la découverte de
très nombreuses inscriptions funéraires la
plupart du temps accompagnées de leurs
tombes intactes, seulement quelquefois
mentionnées mais quasiment jamais
décrites. D'une manière générale, ces
tombes contenaient du mobilier composé
en majorité de vases lacrymatoires en verre
ou en céramique, des lampes ornées, des
vases à parfum, des médailles en bronze et
des fibules. Sans être étudié avec plus de
méthode, ce mobilier est envoyé au musée,
d’abord place du Caravansérail, au centre
de la ville, pour toujours être visible au
musée national Cirta. Malheureusement, la
mention « Provenance inconnue » apparaît
très souvent dans les vitrines pour ce petit
mobilier funéraire ; le travail de base, à
savoir coller une étiquette sur l'objet au
moment de sa découverte n'ayant pas été
effectué. Cependant, quelques rares récits
de découverte de sépultures apparaissent
dans les Recueils de la Société
archéologique. Voici les plus détaillés.
En 1864, 75 inscriptions funéraires
proviennent du Coudiat Aty. Toutes ces
inscriptions furent déposées au musée de la
ville. Elles proviennent essentiellement de
trois gisements : les terrains Bruyas,
Martin et Marius. Les terrains Bruyas et
Marius étaient situés sur les pentes
descendant aux cimetières musulman et
chrétien. Le 27 juillet 1857, La famille Ben
Lefgoun vendait aux frères Jean et
François Bruyas un terrain connu sous les
noms d’Oumm el Oued, el Henechir, Aïn
el Caïd et ce, avant leur opposition devant
la justice (cf. introduction de la section).
Cette propriété fut transformée en quartier
résidentiel occupé par les rues Saint
Antoine, le boulevard Victor Hugo et la
rue Centrale (Joseph Bosco RSAC 1911 :
289-295). Du terrain Bruyas, 18
inscriptions étaient découvertes ainsi que
quatre inscriptions à caractères puniques
dont une présentait un décor de caducée.
Le dégagement de ce terrain a aussi livré
une dizaine de sarcophages ainsi que des
amphores (nombre non précisé) et « un
grand nombre » de tuiles plates.
Le dégagement du terrain de la famille
Marius a livré six inscriptions ainsi que des
lampes, des vases lacrymatoires (nombre
non précisé) et des tessons de céramique et
de verre.
Le terrain de J.J Martin était situé au
faubourg St Jean, au dessous de la route
conduisant au cimetière européen, vis à vis
du coude que fait la route de Constantine à
Philippeville (Skikda) pour longer le bas,
en 1864, de l’endroit où se trouvait le
325

S10-fig20 : Miroir composé de plusieurs
fragments provenant de la collection Costa,
exposé au musée. Il provient très
probablement des tombes découvertes au
Coudiat par L. Costa lui-même. (Photo : D.
Bages)
marché dit arabe. C’est en préparant le
terrain pour ajouter une construction
attenant à son habitation que le propriétaire
a découvert une série de vestiges. Il a fait
appel à la société archéologique qui fait
paraître dans son recueil, sous la plume de
M. Leclerc, l’article décrivant la
découverte.
Les terrassiers creusèrent un carré de 20m
de côté sur une profondeur de 10m. Les
bermes de ce très vaste carré présentaient
quatre couches distinctes : une couche
compacte, une couche comportant des
vestiges romains, une couche de tombes
arabo-musulmanes et une dernière couche
de remblais. Cette dernière mesurait 2m
d’épaisseur. Ces remblais provenaient des
travaux de la route jouxtant le terrain. Ce
carré de terrain dégagé, et non fouillé, a
livré 51 stèles plates ainsi que des
fragments de colonnes, de corniches, des
lampes, des vases lacrymatoires en verre et
quelques médailles. Ce mobilier n’a pas été
étudié plus en détail.
En juillet 1864, les frères Brunache,
propriétaires d'un terrain situé au premier
coude à gauche de l'ancienne route Bienfait
effectuent des travaux sur leur terre afin d'y
construire des entrepôts. Opération qui a
détruit des « centaines » de tombes
musulmanes au-dessous desquelles se
trouvaient « plusieurs tombes romaines »
(RSAC 1865 : 137) contenant des
squelettes couchés sur le dos et du mobilier
céramique, détruits de la même manière.
En 1866, près de la pyramide Damrémont,
l'endroit n'est pas plus précisé, Lazare
Costa entreprend des fouilles à ses frais qui
aboutissent à la mise au jour de sépultures
romaines intactes et ce, parce qu'elles se
trouvaient au-dessous de tombes
musulmanes de « première époque »
(RSAC 1866 : 39), peut-être médiévales.
En tout, une trentaine de tombes furent
découvertes dont vingt quatre épitaphes
sous la forme de cippes ou de stèle,
accompagnées ou non de sarcophages en
pierre (le nombre n'est pas mentionné)
doublés de
sarcophages de
plomb. A cela
s'ajoute une
urne
cinéraire.
Un de ces
sarcophage
contenait
des
ossements
calcinés
recouverts de fil et de
326

S10-fig21 :
Flacon de verre
issu de la
collection Costa.
(Photo : D.
Bages)
paillettes d'or, traces d'un tissu,
accompagné d'un peigne en ivoire, d'une
boule en verre plein, de trois épingles à
cheveux en os terminées par des colombes,
de fragments d'un miroir (S10-fig20) et
d'une lampe à sujet érotique, jugé
« obscène » (RSAC 1866 : 40) donc non
décrit. Il est impossible de savoir à qui
appartenait ces tombes. En effet, les
inscriptions et les sépultures ont été
prélevées séparément sans être jamais
mises en relation. D'une manière plus
générale, ces sépultures renfermaient de
nombreux vases à parfum en céramique
fine, des fibules, des vases lacrymatoires,
plusieurs « lagena » (RSAC 1866 : 40) ou
flacons en verre (S10-
fig21), des
« tasses » en verre
ou en céramique
ornées de relief,
une boite en os
sculpté de
motifs
égyptisants, des
bracelets en
bronze, des boucles
d'oreilles en perles, des
lampes à motifs
divers et chose
curieuse, trois
vases qualifiés d'
« étrusques, d'une
pâte aussi fine que le stuc » (RSAC 1866 :
40). Ici, il est évident qu'il faut plutôt
comprendre des vases à vernis noir.
Le 3 mars 1866, M. Vivès découvrait des
sépultures à une faible profondeur dans son
jardin situé au Coudiat. Il fut d'abord attiré
par un angle de pierre émergeant du sol.
Après avoir creusé, il se rend compte que
cet angle appartient à une « énorme »
(RSAC 1866 : 56) pierre de taille sur
laquelle sont posées trois épitaphes. La
dimension de la pierre n'est pas précisée.
En tous les cas, elle est assez importante
pour recouvrir trois auges funéraires
(RSAC 1866 : 56) en calcaire, placées dans
la direction Nord-Sud, côte à côte. Le
sarcophage central était fermé par une
dalle sur laquelle reposait la pierre de
taille. Les deux autres étaient clos au
moyen de tuiles plates. Il n'est pas
mentionné si la pierre de taille touchait les
sarcophages latéraux ; il faut comprendre,
semble t-il, que le sarcophage central,
grâce à la présence du couvercle, est plus
haut que les autres donc il supporte seul la
dalle de couverture. Dans les sarcophages
latéraux, subsistaient des fragments de
verre et de céramique. Après avoir retiré la
dalle et le couvercle de la tombe centrale,
M. Vivès découvrait les ossements du
défunt accompagnés d'une assiette en verre
bleu aux rebords ciselés et légèrement
évasés, une fiole (« ampulla ») à col court
et étroit muni d'une anse et au ventre
bombé, une autre fiole plus petite que la
327

S10-fig22 : Strigile découvert en contexte
funéraire au Coudiat Aty, peut être dans la
propriété Vivès. (Photo : D. Bages)
précédente (aucune dimension n'est
rapportée) à cannelures longitudinales sans
anse, une coupe à boire et un « guttus »
(RSAC 1866 : 56) traduit par « biberon »
mais ce mot, en latin, se traduit par vase à
col très étroit affectant la forme d'une
burette. Ces quatre derniers éléments
étaient en céramique fine. A cela, s'ajoute
des objets métalliques : un stylet ou du
moins un objet pointu en forme de tige en
bronze, un strigile (S10-fig22) et des objets
non identifiables.


Toujours en 1866, d'autres tombes in situ
étaient mises au jour lorsque la
municipalité vendit des terrains entre la
promenade de Sétif et la rue Rouhault de
Fleury, « à partir de la pyramide
Damrémont jusqu'à quatre-vingt mètres de
la bifurcation des deux voies ». Les
acquéreurs déblayèrent immédiatement les
terrains pour les mettre à niveau. En effet,
le sol avait une inclinaison de vingt degrés.
Sur cette portion, quelques propriétaires
sont connus car les découvertes opérées sur
leurs terres sont publiées dans le Recueil
de 1866. Ainsi, deux inscriptions
funéraires proviennent de la propriété
Lavie, dont une était posée sur un
sarcophage ovoïde contenant des
ossements accompagnés d'objets en
céramique, verre et bronze, trop détériorés
pour les identifier. A cela s'ajoutent une
urne cinéraire renfermant un miroir, des
bagues, six épingles à cheveux en ivoire et
des fragments de bijoux en bronze. Deux
inscriptions proviennent de la propriété de
M. Mauri. Une inscription provient de la
propriété Zermati (qui se trouve à côté de
celle de Lavie, p. 60). C'est peut-être en
relation avec un mausolée qu'il faut mettre
la découverte de cette inscription et celle
d'une statue féminine acéphale en marbre
sur le même terrain ; ou bien, elle
appartenait à tout autre monument.
Sur cette même portion de terres vendues à
des particuliers, M. Lavoute a transformé
son terrain en vignoble. Donc, la terre fut
remuée sur une grande profondeur afin de
rendre le terrain cultivable. Il fut découvert
une « multitude » de tombes inviolées
(RSAC 1866 : 62). Il est fait mention de la
récupération de vingt deux épitaphes ;
donc même si le nombre exact n'est pas
rapporté, il est possible d'estimer qu'au
328

moins une trentaine de tombes étaient en
place.
Ces premières découvertes avaient lieu
avant le dérasement intensif de la colline.
Ainsi, les trouvailles passaient moins
inaperçues. Dans une deuxième phase, les
travaux développés à plus grande échelle
ne permettaient plus aux quelques
membres de la société archéologique
véritablement passionnés par le patrimoine
de la ville d’être sur le terrain pour noter
les découvertes en cours.
Or, entre 1888 et 1889, deux tranchées
étaient ouvertes sur le versant sud de la
colline, suivant une direction est-ouest.
C’est ainsi que des sépultures, dont le
nombre exact n’est pas précisé, étaient
mises au jour. Une de ces sépultures
présentait la forme d’un œuf. D’autres
étaient constituées d’une maçonnerie à
forme carré. Les dernières étaient
directement taillées dans le rocher et
fermées par de larges briques. A noter,
toutes ces sépultures étaient recouvertes
d’une maçonnerie épaisse de plus d’1
mètre. A quoi servait-elle ? D’après
l’auteur de la notice, elle servait à protéger
les sépultures des infiltrations ou de la
violation.
Les découvertes de tombes en place sur les
pentes de cette colline ainsi que les très
nombreuses inscriptions funéraires mises
au jour au même endroit laissent
indubitablement penser à l’emplacement
d’une nécropole antique au Coudiat.
Pourtant, comme il apparaît dans d’autres
villes antiques, il y a fort à parier qu’il
existait d’autres nécropoles autour de
Cirta-Constanitne.
Ainsi, en 1860-61, sur la rive droite du
Rhumel, en deçà du cimetière juif, des
tombes creusées dans le roc furent
découvertes. Elles contenaient des
médailles romaines et numides. Une d’elle
contenait une figurine en plomb non-
identifiable. Elles étaient vides de tout
mobilier ou ossements (cf. ci-dessous).

De plus, en 1899, au moment de la
construction d’une maison dans la partie
supérieure du faubourg el kantara, à l’Est
du rocher supportant le centre ville, M.
Laporte découvrit plusieurs tombes
romaines intactes. Le nombre n’est pas
précisé. La plupart était constituée de
briques et recouvertes de tuiles
triangulaires. Une se présentait sous la
forme d’un sarcophage de pierre mesurant
1 m 65 de long. Il était couvert d’une dalle
El Kantara
Ancien cimetière
israëlite
Coudiat
329

en pierre. Au-dessus de ce sarcophage, une
pierre rectangulaire portait l’épitaphe.
L’emplacement de ces tombes se trouve à
l’opposé du Coudiat.
Bibliographie : Cherbonneau RSAC
1858-59 : 211-212 ; Cherbonneau 1860-61
: 172 ; RSAC 1862 : 151-157 ; Leclerc
RSAC 1864 : 37-74 ; Marchand RSAC
1865 : 113-177 ; Marchand RSAC 1866 :
21-76 ; Poulle RSAC 1888-89 : 401-409 ;


























































330



S10-Ins1
« Fragment, trouvé au Coudiat, propriété
Vivès. »
[---]ssima | LXXXVIII

S10-Ins2
« Pierre, trouvée près de la pyramide
Damrémont. »
[---] | Sex(tus) Sitti|us marit|[---]

S10-Ins3
« Fragment trouvé au Coudiat, propriété
Martin. »
[---]a | v(ixit) a(nnis) | [---] [h(ic)] s(itus/a)
e(st)

S10-Ins4
« Fragment trouvé entre la route Bienfait et
la route de Philippeville. »
[---] | [---]v(ixit) a(nnis) | [h(ic)] s(itus/a)
e(st)
…a vécu… ans. Il/Elle repose ici.

S10-Ins5
« Au boulevard Victor hugo, n°32. »
[---] L(ucius) Fab[---] | f(ilius) Qu(irina
tribu) [---] | v(ixit) a(nnis) [---] |
5
[---]
Lucius…, fils de …, de la tribu Quirina, A
vécu…

S10-Ins6
« Au Coudiat. »
[---]us Si|tacus | v(ixit) a(nnis) XXI
… Sitacus a vécu 21 ans.

S10-Ins7
« Trouvé dans la propriété Audureau et
Claris, au Coudiat. »
C(aius) Sittius | Antistia|nus [---]

S10-Ins8
« Au Coudiat. Dans une maison. »
[---]ius C(aii) f(ilius) | [Sat]urninu[s] |
v(ixit) a(nnis) XXXV | [h(ic)] s(itus) e(st)
…ius Saturninus, fils de Caius, a vécu 35
ans. Il repose ici.

S10-Ins9
« Fragment, trouvé au Coudiat, propriété
Martin. »
M(arcus) F( ) P( ) [---] | v(ixit) a(nnis) [---]
| o(ssa) t(ua) [b(ene) q(uiescant)] | h(ic)
[s(itus) e(st)]
Marcus…a vécu…Que tes os reposent en
paix. Il est ici.

S10-Ins10
« Fragment trouvé boulevard Victor
Hugo. »
[---] | Rogata [---] XIII | [---]

S10-Ins11
« Fragment trouvé entre la route Bienfait et
331

la route de Philippeville. »
[---] | [---] |[---] | Nept[una]|
5
lis a[---] | h(ic)
[---]

S10-Ins12
« Trouvée maison Teuma, 11 route de
Philippeville. »
[---]s | vi[x]i[t] | [a(nnis)] | LXX [---]
... a vécu 70 ans...

S10-Ins13
« Partie supérieure d’une stèle, trouvée au
Coudiat, propriété Martin. »
L(ucius) Corne|lius C(aii) f(ilius) | [---]
Lucius Cornelius, fils de Caius…

S10-Ins14
« Fragment trouvé au Coudiat, boulevard
Ernest Mercier, en face de l’école
supérieure de jeunes filles. »
[---] | [---] | v(ixit) a(nnis) XIX
…a vécu 19 ans.

S10-Ins15
« Fragment trouvé à Oum ed Diab, derrière
le Coudiat. »
[---] | a(nnis) XXII | [---]s

S10-Ins16
« Fragment trouvé entre la route Bienfait et
le route de Philippeville. »
[---] | XX h(ic) s(itus/sita) [e(st)]

S10-Ins17
« Trouvée maison Teuma, route de
Philippeville, 11. »
[---] | se | [---] ufl [---] | LXX

S10-Ins18
« Au Coudiat, route Bienfait, maison
Brunache. »
h(ic) s(itus/a) e(st).
Il/Elle repose ici.

S10-Ins19
« Pierre trouvée au Coudiat, propriété
Martin. »
[---]aeitia | [---]cata v(ixit) a(nnis) [---] |
h(ic) s(ita) e(st)
…aeitia…cata a vécu… Elle repose ici.

S10-Ins20
« Fragment trouvé au Coudiat, propriété
Martin. »
Bru[---] | XX | Q

S10-Ins21
« Fragment trouvé au Coudiat, propriété
Martin. »
Ie s | XXX

S10-Ins22
« Au Coudiat. »
G[---] | vix(it) an(nis) CI
G[...] a vécu 101 ans.

332

S10-Ins23
« Stèle carrée trouvée au Coudiat, propriété
Martin. »
[---]lo[---] | L(ucii) f(ilius) qui Pi|culus
v(ixit) a(nnis) LX | h(ic) s(itus) e(st)
…Piculus, fils de Lucius, a vécu 60 ans. Il
repose ici.

S10-Ins24
« Propriété Bruyas, sur le versant Nord du
Coudiat. »
Q(---)a F(---) | v(ixit) a(nnis) XL | h(ic)
q(uiescit)
…a vécu 40 ans. Il repose ici.

S10-Ins25
« Au Coudiat, propriété Vivès. »
A[---] M(arci) f(ilia) | [---]avia vixit | [---]
h(ic) s(ita) e(st)
A… avia, fille de Marcus, a vécu…ans.
Elle repose ici.

S10-Ins26
« Au Coudiat, rue Pinget, n°44, dans un
escalier conduisant à la cave. »
[---]leia Q(uinti) | [f(ilia) Fau]stilla | [---]
h(ic) s(ita) e(st) | h(ic) s(itus ?) e(st)
…Faustilla, fille de Quintus…Elle repose
ici.

S10-Ins27
« Fragment trouvé au Coudiat. »
C[---] | [---] | vix(it) an(nis) CI
C[...] a vécu 101 ans.

S10-Ins28
« Sur la tranche d’une dalle, trouvée au
Coudiat et qui devait être sur la porte d’un
mausolée. »
Fidentii
Les Fidentius.

S10-Ins29
« Au Coudiat. »
Q(uintus) Le[pidus] | Rogatu[s v(ixit)
an(nis)] | XLV h(ic) s(itus) [e(st)]
Quintus Lepidus Rogatus a vécu 45 ans. Il
repose ici.

S10-Ins30
« Petite stèle trouvée au Coudiat, propriété
Bruyas. »
Sittia P(ublii) f(ilia) | Hospita v(ixit) |
a(nnis) L h(ic) s(ita) e(st)
Sittia Hospita, fille de Publius, a vécu 50
ans. Elle repose ici.

S10-Ins31
« Trouvée dans la partie occidentale du
Coudiat. »
[Qui]ntillae f|[ilia]e dulciss|[imae v(ixit)
a(nnis)] XXXX
Pour Quintilla, fille très douce. Elle a vécu
40 ans.


333

S10-Ins32
« Fragment trouvé au Coudiat, propriété
Lavoute. Copie douteuse. »
[---]|gunda | v(ixit) a(nnis) LXVII | cum
filio |
5
s[--] Remiro | v(ixit) a(nnis) XIII |
h(ic) s(itus/a ?) e(st)
…a vécu 67 ans avec (son ?) fils Remirus
(?). Il a vécu 13 ans. IL/Elle repose ici.

S10-Ins33
« Stèle carrée trouvée près de la pyramide
Damrémont. »
Sittia [---] | (H)ilara [v(ixit) a(nnis)] |
LXXXV | h(ic) s(ita) e(st)
Sittia Hilara a vécu 85 ans. Elle repose ici.

S10-Ins34
« Près de la pyramide Damrémont. »
P(ublius) Sitius | Content|us v(ixit) a(nnis)
LXX | h(ic) s(itus) e(st)
Publius Sitius Contentus a vécu 70 ans. Il
repose ici.

S10-Ins35
« Stèle provenant du Coudiat, (puis) en
bordure de l’ouverture d’une cave à
l’intérieur de l’immeuble 14, avenue de
Grèce. »
Q(uintus) Sittius Exactor | v(ixit) a(nnis)
XXV
Quintus Sittius Exactor a vécu 25 ans.


S10-Ins36
« Au Coudiat. »
L(ucius) Sittius Fa|barius v(ixit) a(nnis) |
LX h(ic) s(itus) e(st)
Lucius Sittius Fabarius a vécu 60 ans. Il
repose ici.

S10-Ins37
« Stèle trouvée au Coudiat. »
L(ucius) Sitius L(ucii) f(ilius) | Fundanus |
v(ixit) a(nnis) VII | h(ic) s(itus) e(st)
Lucius Sitius Fundanus, fils de Lucius, a
vécu 7 ans. Il repose ici.

S10-Ins38
« Trouvée au Coudiat. »
Sittia Exorata | v(ixit) a(nnis) LXXX | h(ic)
s(ita) e(st)
Sittia Exorata a vécu 80 ans. Elle repose
ici.

S10-Ins39
« Pierre, trouvée dans la cour du n°12 de la
rue du cimetière arabe. »
Sittia Ca|ndida v(ixit) | a(nnis) LXXV |
h(ic) s(ita) e(st)
Sittia Candida a vécu 75 ans. Elle repose
ici.

S10-Ins40
« Fragment de stèle à sommet arrondi,
trouvée au Coudiat, propriété Martin. »
[---]tius | [---]idianus | [v(ixit)] a(nnis)
334

XXX
…a vécu 30 ans.

S10-Ins41
« Fragment trouvé au Coudiat. »
[---] | [---]na v(ixit) a(nnis) | CXI
[...]na a vécu 111 ans.

S10-Ins42
« Fragment en calciare gris, trouvé au bout
de la rue de la Pyramide et à 25 mètres à
l’Est de la rue Savorgnan de Brazza, à
quelques mètres d’une conduite d’eau
romaine. »
[---]v[---] | [---]on[---] |vir d( ) cog[---] |
v(ixit) a(nnis) XCI |
5
h(ic) (s(itus)) e(st)
…a vécu 91 ans. Il repose ici.

S10-Ins43
« Pierre, brisée en haut, trouvée rue Pinget,
n°44, devant la poste. »
[---] | [---]ius Max[im]|us vi(ixit) a(nnis)
LXI | h(ic) s(itus) e(st)
… Maximus a vécu 61 ans. Il repose ici.

S10-Ins44
« Pierre trouvée au Coudiat. »
[---]ca | v(ixit) a(nnis) CXXV | h(ic) s(ita)
e(st)
[...]ca a vécu 125 ans. Elle repose ici.

S10-Ins45
« Pierre, provenant du Coudiat. »
[---]nia | Iunca v(ixit) a(nnis) LX | h(ic)
s(ita) e(st)
…nia Iunca a vécu 60 ans. Elle repose ici.

S10-Ins46
« Trouvée au Coudiat. »
v(ixit) a(nnis) [L]XXIV | h(ic) s(itus) e(st).
... a vécu 74 ans. Il/Elle repose ici.

S10-Ins47
« Pierre, engagée dans un mur, au
Coudiat. »
[---] | v(ixit) a(nnis) XX[-] | h(ic)
s(itus/sita) [e(st)] | o(ssa) t(ua) b(ene)
[q(uiescant)]
… a vécu 20 ans. Il/Elle est ici. Que tes os
reposent en paix.

S10-Ins48
« Trouvée route du Bardo, dans les
fondations du mur de soutènement de la
route de Sétif. »
[---] v(ixit) a(nnis) LXV
... a vécu 65 ans.

S10-Ins49
« Fragment de stèle, trouvé au Coudiat,
près de l’orphelinat d’Alsace Lorraine. »
[---] | [v(ixit)] a(nnis) XXXXV | [h(ic)
s(itus/a)] e(st)
… a vécu 45 ans. Il/Elle repose ici.


335

S10-Ins50
« Fragment trouvé au Coudiat, propriété
Martin. »
[---]M[---] | [---]lus | [B]ucolu[s] | [v(ixit)
a(nnis)] XLV
… Bucolus a vécu 45 ans.

S10-Ins51
« Fragment, trouvé au Coudiat, propriété
Martin. »
LXXXI | [o(ssa) t(ua)] b(ene) q(uiescant) |
[h(ic)] s(itus?) [e(st)]
81 ans. Que tes os reposent en paix. Il/Elle
est ici.

S10-Ins52
« Au nord-est du Coudiat. »
[---] | Iul(ius) Vin[---] | Bassulus | v(ixit)
a(nnis) L h(ic) s(itus) e(st)
Iulius Vin... Bassulus a vécu 50 ans. Il
repose ici.

S10-Ins53
« Trouvée au Coudiat. »
[---] | Munnia | a(nnis) v(ixit) [---] | h(ic)
[s(ita) e(st)]
…Munnia a vécu …ans. Elle repose ici.

S10-Ins54
« Au Coudiat, propriété Bruyas. »
[---]cia | [Vi]ctrix | v(ixit) a(nnis) LXX |
h(ic) s(ita) e(st)
...cia Victrix a vécu 70 ans. Elle repose ici.
S10-Ins55
« Pierre trouvée propriété Vivès. »
[---]orius f(ilius) Victo[ri] | v(ixit) a(nnis)
XV
[...]orius, fils de Victor, a vécu 15 ans.

S10-Ins56
« Fragment trouvé promenade de Sétif,
propriété Mauri. »
[---] | Maxi|mus v(ixit) a(nnis) | XXV h(ic)
s(itus) e(st)
Maximus a vécu 25 ans. Il repose ici.

S10-Ins57
« Fragment de stèle carrée, trouvé au
Coudiat, propriété Martin. Les deux
dernières lettres de la ligne 1 sont
douteuses. »
Aniros | LXXX h(ic) s(itus) e(st)
Aniros (a vécu) 80 ans. Il repose ici.

S10-Ins58
« Trouvée au Coudiat. »
Sex(tus) Roscius | Sex(ti) f(ilius) Q(uirina
tribu) Catu|lus v(ixit) a(nnis) | XL o(ssa)
t(ua) b(ene) q(uiescant)
Sextus Roscius Catulus, fils de Sextus de
la tribu Quirina, a vécu 40 ans. Que tes os
reposent en paix.

S10-Ins59
« Stèle trouvée au Coudiat, rue Séguy-
Villevaleix. »
336

Roscia | Sex(ti) f(ilia) Maximi|na v(ixit)
a(nnis) X | h(ic) s(ita) e(st)
Roscia Maximina, fille de Sextus, a vécu
10 ans. Elle repose ici.

S10-Ins60
« Stèle arrondie, très fruste, trouvée au
Coudiat. »
Rusticinu|s anno(rum) XIIII
Rusticus (âgé) de 14 ans.

S10-Ins61
« Au Coudiat, propriété Martin. »
Dupidia | Fausta | v(ixit) a(nnis) XXVII
Dupidia Fausta a vécu 27 ans.

S10-Ins62
« Au Coudiat. »
P(ublius) | Saenius | Ma[xi]minus | v(ixit)
a(nnis) XXVII | h(ic) s(itus) (e(st))
Publius Saenius Maximinus a vécu 27 ans.
Il repose ici.

S10-Ins63
« Stèle trouvée à la maison Duplan, rue des
Généraux Morris, à 100 mètres à l’ouest de
la place de la Pyramide. »
Salsa | v(ixit) a(nnis) XXX h(ic) s(ita)
(e(st))
Salsa a vécu 30 ans. Elle repose ici.

S10-Ins64
« Propriété Bruyas, dans la partie
occidenatle du Coudiat. »
L(ucius) Accius | Mascel(us) | v(ixit)
a(nnis) L | h(ic) s(itus) e(st)
Lucius Accius Mascelus a vécu 50 ans. Il
repose ici.

S10-Ins65
« Au Coudiat, propriété Bruyas. »
Annia Natalis | P(ublii) A[l]f(i)di (uxor) |
v(ixit) a(nnis) LIII | h(ic) s(ita) e(st)
Annia Natalis, épouse de Publius Alfidius,
a vécu 53 ans. Elle repose ici.

S10-Ins66
« Stèle allongée, trouvée au Coudiat,
propriété Martin. »
Antonia [M]|onna v(ixit) a|nnis L | h(ic)
s(ita) e(st)
Antonia Monna a vécu 50 ans. Elle repose
ici.

S10-Ins67
« Au Coudiat, encastrée dans le rez-de-
chaussée de la maison n° 40, à l’angle de la
rue Martin Bidouri, autrefois rue Saint
Jacques, et du boulevard Victor Hugo. »
Q(uintus) Apronius | Felix | v(ixit) a(nnis) |
LV | h(ic) s(itus) e(st)
Quintus Apronius Felix a vécu 55 ans. Il
repose ici.

S10-Ins68
« Surface polie d’une pierre prismatique,
337

trouvée au Coudiat, boulevard Mac
Mahon. »
L(ucius) Aeputius | P(ublii) f(ilius)
Quir(ina tribu) Bassus | v(ixit) a(nnis) XXI
|
5
h(ic) s(itus) e(st)
Lucius Aeputius Bassus, fils de Publius, de
la tribu Quirina, a vécu 21 ans. Il repose
ici.

S10-Ins69
« Sur une grande et large dalle…trouvée
sur le versant méridional du Coudiat, dans
le nouveau quartier de St Antoine. »
Aelia Bass(a) | v(ixit) a(nnis) XL | h(ic) |
s(ita) |
5
e(st)
Aelia Bassa a vécu 40 ans. Elle repose ici.

S10-Ins70
« Stèle. Au faubourg Saint Jean, propriété
Martin. »
Q(uintus) Aemil|ius Giri|bitanus | v(ixit)
a(nnis) XXII
Quintus Aemilius Giribitanus a vécu 22
ans.

S10-Ins71
« Au Coudiat, route Bienfait, maison
Brunache. »
Aemilius | Iul(ius) Tanus|ius v(ixit) a(nnis)
XX | h(ic) s(itus) e(st)
Aemilius Iulius Tanusius a vécu 20 ans. Il
repose ici.

S10-Ins72
« Stèle rectangulaire, trouvée au 17,
avenue Bienfait. »
Q(uintus) (A)emilius Qu|etus v(ixit)
a(nnis) XXXV | (A)emilia Maxi|ma v(ixit)
a(nnis) LXXV |
5
h(ic) s(itus) e(st) o(ssa)
t(ua) b(ene) q(uiescant)
Quintus Aemilius Quetus a vécu 35 ans. Il
est ici. Que tes os reposent en paix.
Aemilia Maxima a vécu 75 ans.

S10-Ins73
« Trouvée au Coudiat, propriété Bruyas. »
T(itus) Aemili|us L(ucii) f(ilius) [Q]ui(rina
tribu) | Silo | v(ixit) a(nnis) |
5
VII h(ic)
s(itus) e(st)
Titus Aemilius Silo, fils de Lucius de la
tribu Quirina. Il a vécu 7 ans. Il repose ici.

S10-Ins74
« Trouvée route de Philippeville. »
[---] | Aemilia | Fabaria | v(ixit) a(nnis)
XIIII |
5
[---]
Aemilia Fabaria a vécu 14 ans.

S10-Ins75
« Trouvée boulevard Mac Mahon, derrière
le Coudiat. »
Salvi[a] | vixit | annis | LXVII |
5
h(ic)
[s(ita) e(st)]
Salvia a vécu 67 ans. Elle repose ici.


338

S10-Ins76
« Trouvée au Coudiat, propriété Lavoute. »
Sa[l]via | Denta | v(ixit) a(nnis) XLV
Salvia Denta a vécu 45 ans.

S10-Ins77
« Au Nord-Est du Coudiat. »
C(ai) Salvidi|[e]ni Lupi | vixit a(nnis) XV |
h(ic) s(itus) e(st)
Pour Caius Salvidienus Lupus. Il a vécu 15
ans. Il repose ici.

S10-Ins78
« Au Coudiat, propriété Martin. »
Q(uintus) Sal[vi]|denius S|aturnin|us v(ixit)
a(nnis) XI h(ic) s(itus) e(st)
Quintus Salvidenius Saturninus a vécu 11
ans. Il repose ici.

S10-Ins79
« Près de la pyramide Damrémont. »
Sittia P(ublii) f(ilia) | Maxima | v(ixit)
a(nnis) XVI o(ssa) t(ua) b(ene) q(uiescant)
| h(ic) s(ita) e(st)
Sittia Maxima, fille de Publius, a vécu 16
ans. Que tes os reposent en paix. Elle est
ici.

S10-Ins80
« Au Coudiat, route Bienfait, maison
Brunache. »
Marcia | Optati f(ilia) | vixit a(nnis) XX |
h(ic) s(ita) e(st)
Marcia, fille d’Optatus, a vécu 20 ans. Elle
repose ici.

S10-Ins81
« Stèle trouvée entre la route Bienfait et la
route de Philippeville. »
Marcia Maxi|mina M(arci) fi|lia vixi(t)
annis | XXXX
Marcia Maximina, fille de Marcus, a vécu
40 ans.

S10-Ins82
« Stèle trouvée près de la pyramide
Damrémont. »
Marcia C(aii) f(ilia) | Tertulla | v(ixit) annis
XXX | h(ic) s(ita) e(st) o(ssa) t(ua) b(ene)
q(uiescant)
Marcia Tertulla, fille de Caius, a vécu 30
ans. Elle est ici. Que tes os reposent en
paix.

S10-Ins83
« Au Coudiat. »
C(aius) Marius | v(ixit) a(nnis) L h(ic)
s(itus) e(st)
Caius Marius a vécu 50 ans. Il repose ici.

S10-Ins84
« Au Coudiat. »
Sittia P(ublii) filia | Marselina | v(ixit)
a(nnis) XXXIII
Sittia Marselina, fille de Publius, a vécu 33
ans.
339

S10-Ins85
« Stèle allongée, trouvée au Coudiat,
propriété Martin. »
Sittia L(ucii) f(ilia) | Ingenua | v(ixit)
a(nnis) LXVI h(ic) s(ita) e(st)
Sittia Ingenua, fille de Lucius, a vécu 66
ans. Elle est ici.

S10-Ins86
« Au Coudiat. »
P(ublius) Melissaeus | L(ucii) f(ilius)
Quir(ina tribu) Bassu|s v(ixit) a(nnis) XXII
| h(ic) s(itus) e(st)
Publius Melissaeus Bassus, fils de Lucius
de la tribu Quirina, a vécu 22 ans. Il repose
ici.

S10-Ins87
« Base d’un autel en calcaire bleu trouvé
au Coudiat. »
[---]torius | Marcel|lus mari|tae
kar(issimae) | fecit
« Sur le côté opposé »
h(ic) s(itus) e(st)
h(ic) s(ita) e(st)
…torius Marcellus a fait pour sa très chère
épouse.
Il repose ici. Elle repose ici.

S10-Ins88
« Stèle arrondie au sommet, trouvée au
Coudiat, propriété Audureau. »
Munnia Reduc|ta v(ixit) a(nnis) XX | h(ic)
s(ita) (e(st))
Munnia Reducta a vécu 20 ans. Elle repose
ici.

S10-Ins89
« Fragment de stèle carrée, trouvée au
Coudiat, propriété Martin. »
Vitali | [a]n(norum) XIIII | o(ssa) t(ua)
b(ene) q(uiescant)
A Vitalis, âgé de 14 ans. Que tes os
reposent en paix.

S10-Ins90
« Stèle à sommet arrondi…trouvée au
Coudiat, propriété Audureau et Claris. »
I[n]stileia Q(uinti) | f(ilia) Faustilla | v(ixit)
a(nnis) V h(ic) s(ita) e(st)
Instileia Faustilla, fille de Quintus, a vécu
5 ans. Elle repose ici.

S10-Ins91
« Sur une stèle carrée à sommet
triangulaire, …, trouvée au Coudiat,
propriété Martin. »
L(ucius) M( ) L(ucii) f(ilius) | Urban|us
vixit | annis XXX |
5
VIII k(alendas)
ian|uarias | h(ic) o(ssa) c(ondita)
Lucius M( ) Urbanus, fils de Lucius, a
vécu 30 ans. Ses sont déposés ici, le 8 des
kalendes de janvier.

S10-Ins92
« Trouvé sur le versant sud du Coudiat. »
340

Scatia Fab|ula v(ixit) a(nnis) XL | h(ic) |
s(ita) e(st)
Scatia Fabula a vécu 40 ans. Elle repose
ici.

S10-Ins93
« Au Coudiat. »
Sittia Ianu|aria | v(ixit) a(nnis) XXX | h(ic)
s(ita) e(st) |
5
o(ssa) t(ua) b(ene) q(uiescant)
Sittia Ianuaria a vécu 30 ans. Elle est ici.
Que tes os reposent en paix.

S10-Ins94
« Au Coudiat. »
Vi[b]iaria Nonis v(ixit) | a(nnis) LXV |
s(ita) e(st) h(ic)
Vibiaria Nonis a vécu 65 ans. Elle repose
ici.

S10-Ins95
« Au Coudiat, route Bienfait, maison
Brunache. »
Sittia | Partenope | v(ixit) a(nnis) XXX |
h(ic) s(ita) e(st)
Sittia Partenope a vécu 30 ans. Elle repose
ici.

S10-Ins96
« Sur la route Bienfait, maison Brunache. »
M(arcus) Comini|us Roman|us v(ixit)
an(nis) L | h(ic) s(itus) e(st)
Marcus Cominius Romanus a vécu 50 ans.
Il repose ici.
S10-Ins97
« Dalle, trouvée au Coudiat, versant nord,
propriété Bruyas. »
T(itus) Mado | v(ixit) a(nnis) XL [o(ssa)
t(ua)] b(ene) q(uiescant)
Titus Mado (?) a vécu 40 ans. Que tes os
reposent en paix.

S10-Ins98
« Stèle, trouvée au Coudiat, propriété
Bruyas. »
C(aius) Iulius | Rufus | v(ixit) a(nnis) XX |
h(ic) s(itus) e(st)
Caius Iulius Rufus a vécu 20 ans. Il repose
ici.

S10-Ins99
« Stèle allongée. Au Coudiat, propriété
Bruyas. »
Sittia P(ublii) f(ilia) | Modesta | v(ixit)
a(nnis) XXXI
Sittia Modesta, fille de Publius, a vécu 31
ans.

S10-Ins100
« Stèle rectangulaire trouvée dans la partie
occidentale du Coudiat. »
Quintu|lus Numi|sius Ara|tor v(ixit) a(nnis)
|
5
XVI h(ic) s(itus) [e(st)]
Quintulus Numisius Arator a vécu 16 ans.
Il repose ici.


341

S10-Ins101
« Stèle, trouvée au Coudiat, propriété
Martin. »
[P]ompeia | Nata vixit | <a(nnis)> XI | hic
sita | <s(it)> tibi <terra levis>
Pompeia Nata a vécu 11 ans. Elle repose
ici. Que la terre te soit légère.

S10-Ins102
« Pierre en calcaire blanc troruvée au
Coudiat. »
Pompeius | Verna v(ixit) a(nnis) | LXXXIV
h(ic) s(itus) e(st)
Pompeius Verna a vécu 84 ans. Il repose
ici.

S10-Ins103
« Stèle trouvée boulevard Victor Hugo. »
P(ublius) Porci|us Faus|tus v(ixit) a(nnis) |
XCV h(ic) s(itus) e(st)
Publius Porcius Faustus a vécu 95 ans. Il
repose ici.

S10-Ins104
« Trouvé au Coudiat, sur le versant nord,
propriété Bruyas. »
L(ucius) Postumius L(ucii) f(ilius) |
Postuminus | v(ixit) a(nnis) XLIX h(ic)
s(itus) e(st)
Lucius Postumius Postuminus, fils de
Lucius, a vécu 49 ans. Il repose ici.


S10-Ins105
« Pierre trouvée sur le versant sud ouest du
Coudiat. »
Praep[u]sa | coniugi me|renti aram | posuit
Praepusa a posé (cet) autel pour son époux
méritant.

S10-Ins106
« Trouvée près de la pyramide
Damrémont. »
Sex(tus) Octavius | Serenus v(ixit) a(nnis) |
IIII h(ic) s(itus) e(st) o(ssa) t(ua) b(ene)
q(uiescant)
Sextus Octavius Serenus a vécu 4 ans. Il
est ici. Que tes os reposent en paix.

S10-Ins107
« Stèle, trouvée au Coudiat. »
L(ucius) Sittius L(ucii) f(ilius) | Quir(ina
tribu) Nerva | v(ixit) a(nnis) LXXXV |
h(ic) s(itus) e(st)
Lucius Sittius Nerva, fils de Lucius, de la
tribu Quirina, a vécu 85 ans. Il repose ici.

S10-Ins108
« Au faubourg Saint Jean (Coudiat) jardin
Alberto. »
P(ublius) Sittius | Paulinus | v(ixit) a(nnis)
LXXXV | h(ic) s(itus) e(st)
Publius Sittius Paulinus a vécu 85 ans. Il
repose ici.


342

S10-Ins109
« Au Coudiat. »
Felicia | v(ixit) a(nnis) XXX
Felicia a vécu 30 ans.

S10-Ins110
« Pierre, trouvée au Coudiat, dans la
propriété Audureau et Claris. »
C(aius) Iulius C(aii) f(ilius) | Rufinus
mil(es) | cohor(tis) VII prae|toriae
(centuriae) Naev[i] |
5
v(ixit) a(nnis) XXII
h(ic) s(itus) e(st)
Caius Iulius Rufinus, fils de Caius, soldat
de la 7
ème
cohorte prétorienne de la
centurie de Névius, a vécu 22 ans. Il
repose ici.

S10-Ins111
« Trouvée au Coudiat Aty. »
P(ublius) Sittius | P(ublii) f(ilius) | Dento
aed(ilis) (duum)vir | quaest(or) II flam(en) |
5
quinq(ennalis) v(ixit) a(nnis) LX h(ic)
s(itus) e(st)
Publius Sittius Dento, fils de Publius, édile,
dummvir, questeur par deux fois, flamen,
quinquennal a vécu 60 ans. Il repose ici.

S10-Ins112
« Petite stèle trouvée près de la pyramide
Damrémont. »
Sergius | Socrates | Sergiae | lib(ertae) |
Pudentianae |
5
[li]bertus | v(ixit) a(nnis) L
h(i)c s(ita) e(st)
Sergius Socrates, affranchi, pour Sergia
Pudentiana, affranchie. Elle a vécu 50 ans.
Elle repose ici.

S10-Ins113
« Au Coudiat. »
C(aius) Iulius Tau|risc(i) f(ilius) v(ixit)
a(nnis) LXX
Caius Iulius, fils de Tauriscus, a vécu 70
ans.

S10-Ins114
« Petite stèle en calcaire gris…trouvée au
Coudiat. »
M(arcus) Licinius | Chorethus | v(ixit)
a(nnis) LXXXX | h(ic) s(itus) e(st)
Marcus Licinius Chorethus avécu 90 ans. Il
repose ici.

S10-Ins115
« Fragment de stèle trouvé au Coudiat. »
[---]i[---] | [---]us Q(uinti) fil(ius) | Quir(ina
tribu) Felicia|nus pater ra|
5
rissimus | v(ixit)
a(nnis) LXXI | h(ic) s(itus) e(st) | o(ssa)
t(ua) [b(ene) q(uiescant)]
…Felicianus, fils de Quintus, de la tribu
Quirina, père très rare, a vécu 71 ans. Il est
ici. Que tes os reposent en paix.

S10-Ins116
« Stèle qui a été équarrie, trouvée parmi les
démolitions d’une maison incendiée, rue
Pinget. »
343

Felix | v(ixit) a(nnis) XXX | h(ic) s(itus)
e(st) | o(ssa) t(ua) b(ene) q(uiescant)
Felix a vécu 30 ans. Il est ici. Que tes os
reposent en paix.

S10-Ins117
« Sur une pierre en calcaire du
Mansourah…Au Coudiat. »
T(itus) Flavi|us Cas|tus v(ixit) a(nnis) CXV
h(ic) s(itus) e(st)
Titus Flavius Castus a vécu 115 ans.

S10-Ins118
« Pierre, trouvée route Bienfait, maison
Wolf. »
Q(uintus) Flavius | L(ucii) f(ilius) Quir(ina
tribu) Cel|sus v(ixit) a(nnis) XXC | h(ic)
s(itus) e(st)
Quintus Flavius Celsus, fils de Lucius, de
la tribu Quirina, a vécu 80 ans. Il repose
ici.

S10-Ins119
« Caisson trouvé au Coudiat. La pierre a
été employée à deux reprises. »
T(itus) Fl(avius) | Felix | T(ito) Fl(avio)
F(elici) | filio |
5
dulcis(simo)
Titus Flavius Felix (a posé) pour Titus
Flavius Felix, fils très doux.

S10-Ins120
« Stèle carrée à sommet arrondi, trouvée au
Coudiat, propriété Bruyas. »
P(ublius) Manilius | P(ublii) f(ilius)
Quirina (tribu) | Severus | v(ixit) a(nnis)
LII h(ic) s(itus) e(st)
Publius Manilius Severus, fils de Publius
de la tribu Quirina, a vécu 52 ans. Il repose
ici.

S10-Ins121
« Trouvée au Coudiat, transportée dans la
cour de la maison Rémès, rue Saint
Antoine. »
Manilia L(ucii) | l(iberta) am[ot]m[e]l|kart
h(ic) s(ita) (e(st)) v(ixit) a(nnis) LX
Manilia, affranchie de Lucius, servante du
dieu Melkart, a vécu 60 ans. Elle repose
ici.

S10-Ins122
« Au Coudiat. »
P(ublius) Maniliu[s] | Sex(ti) fil(ius)
Qui(rina tribu) | Maximus | v(ixit) a(nnis)
XXX |
5
h(ic) s(itus) e(st)
Publius Manilius Maximus, fils de Sextus
de la tribu Quirina, a vécu 30 ans. Il repose
ici.

S10-Ins123
« Pierre en calciare gris, touvée 8, rue
Rohault de Fleury. »
Salvide[nia] | Marcell[ina] | v(ixit) a(nnis)
CXI | o(ssa) t(ua) b(ene) [q(uiescant)]
Salvidenia Marcellina a vécu 111 ans. Que
tes os reposent en paix.
344

S10-Ins124
« Trouvé faubourg Saint Jean ; jardin
Alberto. »
P(ublius) Salvinius M(arci) f(ilius) |
Arat[or] Arn(ensis tribu) v(ixit) a(nnis) |
XLVII h(ic) s(itus) e(st) | s(it) t(ibi) t(erra)
l(evis)
Publius Salvinius Arator de la tribu
Arnensis, fils de Marcus, a vécu 47 ans. Il
repose ici. Que la terre te soit légère.

S10-Ins125
« Caisson, trouvé au Coudiat. »
Sam[b]ucan(ae) | Papiria | Qu(i)eta soro|ri
carissi|
5
me posui[t] | v(ixit) an(nis) LXV
Pour Sambucana. Papiria Quieta a posé
pour une très chère sœur. Elle a vécu 65
ans.

S10-Ins126
« Trouvée au Coudiat, propriété Audureau
et Claris. »
[---] | Minutius | [Ur]banus | v(ixit) a(nnis)
L |
5
h(ic) s(itus) e(st)
Minutius Urbanus a vécu 50 ans. Il repose
ici.

S10-Ins127
« Au Coudiat, boulevard Mac Mahon. »
C(aius) Iulius L(ucii) f(ilius) Q(uirina
tribu) | Urbanus | v(ixit) ann(is) LXX |
h(ic) s(itus) e(st)
Caius Iulius Urbanus, fils de Lucius de la
tribu Quirina, a vécu 70 ans. Il repose ici.

S10-Ins128
« Fragment de marbre rougeâtre, trouvé
près de la pyramide Damrémont. »
Q(intus) Vol[---] | Prim[---] | v(ixit) a(nnis)
| LI [---]
Quintus Vol… Prim… a vécu 51 ans …

S10-Ins129
« Stèle trouvée au Coudiat, sur le versant
occidental, propriété Bruyas. »
Q(uintus) Luta|tius P|rincip|inus v(ixit)
a(nnis) |
5
XC
Quintus Lutatius Principinus a vécu 90 ans.

S10-Ins130
« Au Coudiat, jardin Alberto. »
L(ucius) Modius Niceph|or(us) v(ixit)
a(nnis) C h(ic) s(itus) e(st) | os(sa) t(ua)
b(ene) q(uiescant)
Lucius Modius Nicephorus a vécu 100 ans.
Il est ici. Que tes os reposent en paix.

S10-Ins131
« Petite pierre trouvée route Bienfait, au
premier coude à gauche. »
Monno|sa v(ixit) a(nnis) XV | h(ic) s(ita)
e(st)
Monnosa a vécu 15 ans. Elle repose ici.

S10-Ins132
« Stèle carrée trouvée au Coudiat, propriété
345

Martin. »
L(ucius) Memmius | Oceanus | v(ixit)
a(nnis) XXV | h(ic) s(itus) e(st)
Lucius Memmius Oceanus a vécu 25 ans.
Il repose ici.

S10-Ins133
« Pierre en calcaire blanc. Au Coudiat. »
Lucilia | Felicia | v(ixit) a(nnis) LXXX
Lucilia Felicia a vécu 80 ans.

S10-Ins134
« Grande stèle à fronton circulaire, avec
oreillons en triangles arrondis, trouvée près
de la pyramide Damrémont. »
[G]abinia|e Lucu[l]a(e)| [v](ixit) a(nnis) CI
h(ic) s(ita) e(st) | o(ssa) t(ua) b(ene)
q(uiescant)
Gabinia Lucula a vécu 101 ans. Elle est ici.
Que tes os reposent en paix.

S10-Ins135
« Au Coudiat. »
D(ecima) Laber[ia] | Hilara | vixit (a)nn(is)
| m(ensibus) II CIX
Decima Laberia Hilara a vécu 109 ans et 2
mois.

S10-Ins136
« Pierre allongée, trouvée au Coudiat,
propriété Martin. »
Sittia Q(uinti) [f(ilia)] | Samate | v(ixit)
a(nnis) XXX | h(ic) s(ita) e(st)
Sittia Samate, fille de Quintus, a vécu 30
ans. Elle repose ici.

S10-Ins137
« Au Sud Est du Coudiat. »
Sitillia T(iti) lib(erta) | Gudula | v(ixit)
a(nnis) L | h(ic) s(ita) e(st)
Sitillia Gudula, affranchie de Titus, a vécu
50 ans. Elle repose ici.

S10-Ins138
« Trouvée derrière le Coudiat, à Oum ed
Diab. »
Publio | Sillu[---] | [---] XXI
Pour Publius….

S10-Ins139
« Stèle en forme de carrée long…, trouvée
au Coudiat, propriété Martin. »
Sextia Satu|ri f(ilia) Iulia | v(ixit) a(nnis)
LXXXI | h(ic) s(ita) est
Sextia Iulia, fille de Saturus, a vécu 81 ans.
Elle repose ici.

S10-Ins140
« Partie supérieure d’une stèle…trouvée au
Coudiat, propriété Bruyas. »
Sittia Rogata | vixit an(nis) LV
Sittia Rogata a vécu 55 ans.

S10-Ins141
« Au Coudiat, dans la partie ouest de la
propriété Bruyas. »
346

Fortunata | vix(it) anis | XXXX h(ic) s(ita)
e(st)
Fortunata a vécu 40 ans. Elle repose ici.

S10-Ins142
« Fragment trouvé entre la route Bienfait et
la route de Philippeville. »
Faust[---] | v(ixit) a(nnis) XXV
Faust… a vécu 25 ans.

S10-Ins143
« Stèle, trouvée près de la Pyramide
Damrémont. »
[Ca]ecilius | Victor | v(ixit) a(nnis) XL |
h(ic) s(itus) e(st)
Caecilius Victor a vécu 40 ans. Il repose
ici.

S10-Ins144
« Trouvée près de la Pyramide
Damrémont. »
Caec(ilia) | Barc( ) | Surisca [v(ixit)
a(nnis)] | XCIII
Caecilia …Surisca a vécu 93 ans.

S10-Ins145
« Au Coudiat, dans la partie occidentale de
la propriété Bruyas. »
Cecilia | Mattro|na v(ixit) a(nnis) XLI |
h(ic) s(ita) e(st)
Cecilia Mattrona a vécu 41 ans. Elle repose
ici.

S10-Ins146
« Stèle en carré long, trouvée au Coudiat,
propriété Martin. »
L(ucius) Iulius | P(ublii f(ilius)) | Liber(tus)
Urba|nus |
5
v(ixit) a(nnis) LXX
Lucius Iulius Libertus Urbanus, fils de
Publius, a vécu 70 ans.

S10-Ins147
« Stèle, trouvée au Coudiat, propriété
Martin. »
Q(uintus) Egrilius | Q(uitni) f(ilius)
Quir(ina tribu) | Cleme(n)s v(ixit) a(nnis) |
5

XXXV h(ic) s(itus) e(st)
Quintus Egrilius Clemens, fils de Quintus,
de la tirbu Quirina, a vécu 35 ans. Il repose
ici.

S10-Ins148
« Au Coudiat. »
C(aius) [V]olussius | Felix | vixit | annis |
5

LXXXVII
Caius Volussius Felix a vécu 87 ans.

S10-Ins149
« Au Coudiat. »
Volusiu|s Felix | v(ixit) a(nnis) LXXI
Volusius Felix a vécu 71 ans.

S10-Ins150
« Pierre, encastrée dans la maison voisine
de celle de M. Martin, au Coudiat. »
Propertia | Derogata | v(ixit) a(nnis) CIII |
347

h(ic) s(ita) e(st)
Propertia Derogata a vécu 103 ans. Elle
repose ici.

S10-Ins151
« Près de la Pyramide Damrémont. »
Geminia A(uli) f(ilia) | Matrona v(ixit)
a(nnis) | XXCI h(ic) s(ita) e(st)
Geminia Matrona, fille d’Aulus, a vécu 81
ans. Elle repose ici.

S10-Ins152
« Pierre trouvée 8, rue Rohault de Fleury. »
Properti|us Barba|rus v(ixit) a(nnis) XXX
Propertius Barbarus a vécu 30 ans.

S10-Ins153
« Pierre rectangulaire trouvée près de la
pyramide Damrémont. »
[S]ex(tus) Pro[p]er[ti]|us C(aii) f(ilius)
Qui(rina tribu) Mo|destus v(ixit) a(nnis)
LX | h(ic) s(itus) e(st) o(ssa) t(ua) b(ene)
q(uiescant)
Sextus Propertius Modestus, fils de Caius
de la tribu Quirina, a vécu 60 ans. Il est ici.
Que tes os reposent en paix.

S10-Ins154
« Fragment de stèle, trouvé au Coudiat. »
Q(uintus) | Tresi|us Na[m]|pamo [v](ixit) |
5

a(nnis) XIIX
Quintus Tresius Nampamo a vécu 18 ans.

S10-Ins155
« Trouvée route Bienfait, au premier coude
à gauche. »
M(arcus) Tuli|us Seve|rus v(ixit) a(nnis) |
XVII
Marcus Tulius Severus a vécu 17 ans.

S10-Ins156
« Stèle, trouvée au Coudiat, propriété
Bruyas. »
M(arcus) Iulius C(aii) | fil(ius) Quir(ina
tribu) Bi|tus v(ixit) a(nnis) LV | h(ic) s(itus)
e(st)
Marcus Iulius Bitus, fils de Caius, de la
tribu Quirina, a vécu 55 ans. Il repose ici.

S10-Ins157
« Petite stèle, trouvée au Coudiat, propriété
Martin. »
C(aius) Irius Ca|t[e]rvarius | v(ixit) a(nnis)
XXII
Caius Irius Catervarius a vécu 22 ans.

S10-Ins158
« Au Coudiat. »
Corneli|us Ascle|pi[a]des v(ixit) a(nnis) |
LXX |
5
h(ic) s(itus) e(st)
Cornelius Asclepiades a vécu 70 ans. Il
repose ici.

S10-Ins159
« Stèle trouvée sur le versant est du
Coudiat, rue Rohault de Fleury,
348

emplacement Roussel. »
A(ulus) Granius | Lucullus v(ixit) a(nnis) |
LXXV h(ic) s(itus) e(st)
Aulus Granius Lucullus a vécu 75 ans. Il
repose ici.

S10-Ins160
« Stèle, trouvée au Coudiat, propriété
Bruyas. »
Geminia | Fortun(a) | v(ixit) a(nnis) XXI
h(ic) s(ita) e(st)
Geminia Fortuna a vécu 21 ans. Elle
repose ici.

S10-Ins161
« Partie supérieure d’une stèle, trouvée au
Coudiat, versant nord, propriété Bruyas. »
C(aius) Gargilius | C(aii) f(ilius)
Caninia|nus v(ixit) a(nnis) XV | h(ic)
s(itus) e(st)
Caius Gargilius Caninianus, fils de Caius, a
vécu 15 ans. Il repose ici.

S10-Ins162
« Trouvée au Coudiat, partie occidentale,
propriété Bruyas. »
L(ucius) Iulius | L(ucii) f(ilius) Asm[un ?] |
v[i](xit) a(nnis) [---]
Lucius Iulius Asmun, fils de Lucius, a
vécu…

S10-Ins163
« Stèle, trouvé au Coudiat, maison
Védrenne (propriété Audurau :
Marchand). »
Q(uintus) D(omitius) | Rogatus | vi(xit)
an(nis) LXXX | h(ic) s(itus) e(st)
Quintus Domitius Rogatus a vécu 80 ans.
Il repose ici.

S10-Ins164
« Pierre, trouvée au Coudiat, versant sud
du quartier de Saint Antoine, sur
l’emplacement de la maison Védrenne. »
Cornelia | Luculla | v(ixit) a(nnis) XXV |
h(ic) s(ita) [e(st)]
Cornelia Luculla a vécu 25 ans. Elle repose
ici.

S10-Ins165
« Stèle en calcaire gris, trouvée au Coudiat,
transportée au square, où Albertini, en
1938, ne l'a pas revue. »
M(arcus) Titini|us Ponte(n)|sis [v](ixit)
a(nnis) | LXXXXI |
5
h(ic) s(itus) e(st) |
o(ssa) t(ua) b(ene) q(uiescant)
Marcus Titinius Potensis a vécu 91 ans. Il
est ici. Que tes os reposent en paix.

S10-Ins166
« Trouvée au Coudiat, propriété Lavoute. »
Squama | v(ixit) a(nnis) LX | h(ic) s(ita)
e(st)
Squama a vécu 60 ans. Elle repose ici.


349

S10-Ins167
« Au Coudiat, propriété Lavoute. »
Stacola C(aii) f(ilia) | Laila v(ixit) a(nnis) |
XX h(ic) s(ita) e(st)
Stacola Laila, fille de Caius, a vécu 20 ans.
Elle repose ici.

S10-Ins168
« Stèle, trouvée au Coudiat, au cimetière
musulman. »
Valgia | Prima | v(ixit) a(nnis) LXXX|V
h(ic) s(ita) e(st)
Valgia Prima a véci 85 ans. Elle repose ici.

S10-Ins169
« Stèle, trouvée au Coudiat, 5, rue
Blanchet. »
Q(uintus) Vettius | Saturninu|s vixit annis |
XXIV h(ic) s(itus) e(st)
Quintus Vettius Saturninus a vécu 24 ans.
Il repose ici.

S10-Ins170
« Au Coudiat. »
Iulia | Aenia | vix(it) a(nnis) LXX
Iulia Aenia a vécu 70 ans.

S10-Ins171
« Au Coudiat. »
Iulia | Cirtesia | v(ixit) a(nnis) CI
Iulia Cirtesia a vécu 101 ans.


S10-Ins172
« Pierre calcaire du pays, trouvée au
Coudiat. »
Petellia | Maximi|na v(ixit) a(nnis) | XXXX
Petellia Maximina a vécu 40 ans.

S10-Ins173
« Au Coudiat. »
C(aius) Petro(nius) | L(ucii) f(ilius)
Quir(ina tribu) | Pudens | v(ixit) a(nnis)
XXVII |
5
h(ic) s(itus) est
Caius Petronius Pudens, fils de Lucius de
la tribu Quirina, a vécu 27 ans. Il repose
ici.

S10-Ins174
« Trouvée propriété Vivès. »
[...i]a | [Conc]essa ou [Succ]essa | [v(ixit)]
a(nnis) LXX
(Sucessa) Concesssa a vécu 70 ans.

S10-Ins175
« Sur une pierre brisée, trouvée au Coudiat,
sur le versant occidental, non loin de la
pyramide Damrémont, transportée au
musée. »
Vettia Sex(ti) [f(ilia)] | Baline v(ixit)
a(nnis) | XXIX h(ic) s(ita) [e(st)]
Vettia Baline, fille de Sextus, a vécu 29
ans. Elle repose ici.

S10-Ins176
« Stèle trouvée route Bienfait. »
350

Vibia C(aii) f(ilia) | Rogata | v(ixit) a(nnis)
XI
Vibia Rogata, fille de Caius, a vécu 11 ans.

S10-Ins177
« Au Coudiat, dans les constructions d ela
poudrière civile, au dessous du jardin
Lavoûte. »
Vibia | Vicana | v(ixit) a(nnis) XII | h(ic)
s(ita) e(st) o(ssa) t(ua) |
5
b(ene) q(uiescant)
Vibia Vicana a vécu 12 ans. Elle est ici.
Que tes os reposent en paix.

S10-Ins178
« Stèle trouvée au Coudiat. »
Vibie[n]a C(aii) f(ilia) Sev|[er]ila v[ix(it)]
a(nnis) V|IIII h(ic) s(ita) e(st) o(ssa) | t(ua)
b(ene) q(uiescant)
Vibiena Severila, fille de Caius, a vécu 9
ans. Elle est ici. Que tes os reposent en
paix.

S10-Ins179
« Sur le versant sud du Coudiat, sur
l’emplacement de la maison Védrenne. »
L(uciius) Licinius | C(aii) f(ilius) Q(uirina
tribu) Tertul|lus v(ixit) a(nnis) CI | h(ic)
s(itus) e(st) o(ssa) [t(ua)] b(ene)
q(uiescant)
Lucius Licinius Tertullus, fils de Caius de
la tribu Quirina, a vécu 101 ans. Il est ici.
Que tes os reposent en paix.

S10-Ins180
« Petite stèle carrée. Au Coudiat. »
M(arcus) Pomrius | Felix | vixi|t annis
XXXX |
5
h(ic) s(itus) [e(st)]
Marcus Pomrius Felix a vécu 40 ans. Il
repose ici.

S10-Ins181
« Fragment, trouvé au Coudiat. »
Dex[ter] | [v(ixit)] an(n)is LXV | h(ic)
s(itus) e(st)
Dexter a vécu 65 ans. Il repose ici.

S10-Ins182
« Fragment de stèle, trouvé au Coudiat,
près de l’orphelinat d’Alscace Lorraine. »
Iulius Nam|phamo [v(ixit)] | [a(nnnis)]
XXXX
Iulius Namphamo a vécu 40 ans.

S10-Ins183
« Stèle, trouvée au Coudiat, propriété
Martin. »
C(aius) Iulius | Onesimus | v(ixit) a(nnis)
LXXV | h(ic) s(itus) e(st)
Caius Iulius Onesimus a vécu 75 ans. Il
repose ici.

S10-Ins184
« Stèle trouvée au Coudiat, propriété
Bruyas. »
M(arcus) Iulius O|riclo v(ixit) a(nnis) |
XVI h(ic) s(itus) e(st)
351

Marcus Iulius Oriclo a vécu 16 ans. Il
repose ici.

S10-Ins185
« Pierre trouvée au Coudiat, sur le versant
sud, quartier Saint Antoine, sur
l’emplacement de la maison Védrenne. »
D(ecimus) Iulius | C(aii) f(ilius) Qui(rina
tribu) Pal|ma v(ixit) a(nnis) X h(ic) s(itus)
e(st)
Decimus Iulius Palma, fils de Caius, de la
tribu Quirina, a vécu 10 ans.

S10-Ins186
« Immeuble Bachaud, 9, rue Pinget. »
P(ublius) Iulius | Paulin|us v(ixit) a(nnis) |
XXV h(ic) s(itus) [e(st)]
Publius Iulius Paulinus a vécu 25 ans. Il
repose ici.

S10-Ins187
« Sur un bloc rectangulaire, trouvé au
Coudiat. »
L(ucius) Licinius | C(aii) f(ilius) Q(uirina
tribu) Perren[i]|us v(ixit) a(nnis) CI | h(ic)
s(itus) e(st) o(ssa) e(i) b(ene) q(uiescant)
Lucius Licinius Perrenius, fils de Caius de
la tribu Quirina, a vécu 101 ans. Il est ici.
Que ses os reposent en paix.

S10-Ins188
« Au Coudiat. »
C(aius) Licinius | Silvanus | [H]anno v(ixit)
a(nnis) | XIX h(ic) s(itus) e(st)
Caius Licinius Silvanus Hanno a vécu 19
ans. Il repose ici.

S10-Ins189
« Trouvé au Coudiat. »
Iulia | Matrona | v(ixit) a(nnis) XXXX
Iulia Matrona a vécu 40 ans.

S10-Ins190
« Caisson trouvé au Coudiat, transporté au
square. »
Iulia | Maxima | v(ixit) a(nnis) L | Parellus
Mus|
5
solus filius dulcis|simus matri
raris|simae posuit
Iulia Maxima a vévu 50 ans. Parellus
Mussolus, fils très doux, a posé pour une
mère rarissime.

S10-Ins191
« Pierre longue, rectangulaire, trouvée au
Coudiat, propriété Audureau et Claris. »
Iulia S[e]x(ti) [f]il(ia) Max|ima vixit annis |
XXV h(ic) s(ita) e(st)
Iulia Maxima, fille de Sextus, a vécu 25
ans. Elle repose ici.

S10-Ins192
« Pierre servant de tablette pour poser les
seaux d'un puits dépendant de la maison
dite Bellevue, près du Coudiat. »
Iulia | Maxi|mina | vix(it) ann(is) |
5
Dibus
Manibus
352

Aux dieux mânes. Iulia Maximina a vécu
... ans.

S10-Ins193
« Trouvée au Coudiat. »
Iulia Mela|na v(ixit) a(nnis) LXXXX | h(ic)
s(ita) e(st) | s(it) t(ibi) t(erra) l(evis)
Iulia Melana a vécu 90 ans. Elle repose ici.
Que la terre te soit légère.

S10-Ins194
« Au Coudiat, propriété Audureau et
Claris. »
Iulia Hosp|pita vix(it) a(nnis) LX | o(ssa)
t(ua) b(ene) q(uiescant)
Iulia Hosppita a vécu 60 ans. Que tes os
reposent en paix.

S10-Ins195
« Fragment de stèle trouvé au Coudiat. »
L(ucius) P(.) | Maxi(mus) | v(ixit) a(nnis)
XX
Lucius P(.) Maximus a vécu 20 ans.

S10-Ins196
« Stèle. Au Coudiat, propriété Audureau et
Claris. »
[--]oratius | Victor | Quir(ina tribu) | v(ixit)
a(nnis) LXXXXV |
5
h(ic) s(itus) e(st)
Oratius Victor de la tribu Quirina, a vécu
95 ans. Il repose ici.


S10-Ins197
« Au Coudiat, sur le versant nord, propriété
Bruyas. »
L(ucius) Herenni|us L(ucii) f(ilius)
Q(uirina tribu) For|tunatus v(ixit) | a(nnis)
LX h(ic) s(itus) e(st) |
5
o(ssa) t(ua) b(ene)
q(uiescant)
Lucius Herennius Fortunatus, fils de
Lucius, de la tribu Quirina, a vécu 60 ans.
Il est ici. Que tes os reposent en paix.

S10-Ins198
« Au Coudiat. »
Q(uintus) Sedius L(ucii) | fil(ius) Qui(rina
tribu) Ce|ler v(ixit) a(nnis) LX | h(ic)
s(itus) e(st)
Quintus Sedius Celer, fils de Lucius, de la
tribu Quirina, a vécu 60 ans. Il repose ici.

S10-Ins199
« Petite stèle. Au Coudiat, propriété
Audureau et Claris. »
M(arcus) Sedius | Severus | v(ixit) a(nnis)
XXXV | h(ic) s(itus) e(st)
Marcus Sedius Severus a vécu 35 ans. Il
repose ici.

S10-Ins200
« Stèle mutilée en haut. Propriété
Harault. »
[I]ulia | [I]anuar|[ia] v(ixit) a(nnis) LXXXI
| h(ic) s(ita) e(st)
Iulia Ianuaria a vécu 81 ans. Elle repose
353

ici.

S10-Ins201
« Au Coudiat, faubourg Saint Jean, jardin
Alberto. »
Iulia M(arci) f(ilia) | Marcella | v(ixit)
a(nnis) XLV | h(ic) s(ita) e(st)
Iulia Marcella, fille de Marcus, a vécu 45
ans. Elle repose ici.

S10-Ins202
« Petite stèle trouvée entre la route Bienfait
et la route de Philippeville. »
C(aius) Pomp[ei]|us Am(m)on | v(ixit)
a(nnis) LXX | h(ic) s(itus) e(st)
Caius Pompeius Ammon a vécu 70 ans. Il
repose ici.

S10-Ins203
« Stèle extraite d’unc aveau funéraire au
Coudiat, propriété Castillon. »
P(ublius) Aufidius | P(ublii) f(ilius) Aem(ili
tribu) Cotta | h(ic) s(itus) e(st) v(ixit)
a(nnis) XLV
Publius Aufidius Cotta, fils de Publius, de
la tribu Aemilia a vécu 45 ans. Il repose ici.

S10-Ins204
« Sur le versant oriental du Coudiat. »
Avillia L(ucii) f(ilia) | Ingenua | v(ixit)
a(nnis) XLV | h(ic) s(ita) e(st)
Avilla Ingenua, fille de Lucius, a vécu 45
ans ; elle repose ici.
S10-Ins205
« Pierre encastrée dans le mur d’une
maison 4, rue Henri Martin. »
Avilia L(ucii) f(ilia) | Musibia | vix(it)
a(nnis) XIII | h(ic) e(st) s(ita) |
5
o(ssa) t(ua)
b(ene) q(uiescant)
Avilia Musibia, fille de Lucius, a vécu 13
ans. Elle est ici. Que tes os reposent en
paix.

S10-Ins206
« Stèle, trouvée au Coudiat, propriété
Bruyas. »
P(ublius) Basilius P(ublii) f(ilius) Q(uirina
tribu) | Maximus | v(ixit) a(nnis) LXXXX |
h(ic) s(itus) e(st)
Publius Basilius Maximus, fils d ePublius,
de la tribu Quirina, a vécu 90 ans. Il repose
ici.

S10-Ins207
« Stèle, trouvée ua Coudiat, dans la
propriété Audureau et Claris. »
Clodia L(ucii) | f(ilia) Novel|la v(ixit)
a(nnis) | [-]XXV h(ic) s(ita) e(st)
Clodia Novella, fille de Lucius, a vécu 25
(?) ans. Elle repose ici.

S10-Ins208
« Stèle trouvée parmi les démolitions
d’une maison incendiée rue Pinget. »
Clodia M(arci) | [f(ilia)] | Selene | v(ixit)
a(nnis) XXIII |
5
h(ic) s(ita) e(st) | o(ssa)
354

t(ua) b(ene) q(uiescant)
Clodia Selene, fille de Marcus, a vécu 23
ans. Elle est ici. Que tes os reposent en
paix.

S10-Ins209
« Stèle, trouvée au Coudiat, propriété
Martin. »
Basilia Fe|lic(u)la v(ixit) a(nnis) LXXX |
h(ic) s(ita) e(st)
Basilia Felicula a vécu 80 ans. Elle repose
ici.

S10-Ins210
« Au Coudiat, propriété Martin. »
Isatbella | v(ixit) a(nnis) XXXXV | h(ic)
s(ita) e(st)
Isabella (?) a vécu 45 ans. Elle repose ici.

S10-Ins211
« Petite stèle, trouvée à la route Bienfait,
premier coude à gauche. »
Birenius | Adiutor | v(ixit) a(nnis) L h(ic)
s(itus) e(st)
Birenius Adiutor a vécu 50 ans. Il repose
ici.

S10-Ins212
« Maison Duplan, rue des Généraux
Morris, à 100 mètres à l’ouest de la place
de la Pyramide. »
Blas(s)i|(a)e h(ic) s(ita) | e(st) o(ptimae ?)
f(iliae ?) | v(ixit) a(nnis) IX
Blassia, la meilleure des filles, est ici. Elle
a vécu 9 ans.

S10-Ins213
« Au Coudiat. »
Iulia Mar|cella | v(ixit) a(nnis) XXX h(ic)
s(ita) e(st)
Iulia Marcella a vécu 30 ans. Elle repose
ici.

S10-Ins214
« Au Coudiat, boulevard Mac Mahon. »
L(ucia) Iullia L(ucii) f(ilia) | Mustela |
v(ixit) a(nnis) XIII | h(ic) s(ita) e(st) |
5

o(ssa) t(ua) b(ene) q(uiescant)
Lucia Iullia Mustela, fille de Lucius, a
vécu 13 ans. Elle est ici. Que tes os
reposent en paix.

S10-Ins215
« Stèle, trouvée au Coudiat, propriété
Bruyas. »
Sex(tus) Arridius | Felix v(ixit) a(nnis)
LXXXV | h(ic) s(itus) e(st) | Iulia Roga|
5
ta
v(ixit) ann(is) | LI h(ic) s(ita) e(st) | uxor
Sextus Arridius Felix a vécu 85 ans. Il
repose ici. Iulia Rogata, son épouse, a vécu
51 ans. Elle repose ici.

S10-Ins216
« Au Coudiat. »
[I]ulia | Pamilla | v(ixit) a(nnis) | XXXV |
5

h(ic) s(e)p(ulta)
355

Iulia Pamilla a vécu 35 ans. Elle est
enterrée ici.

S10-Ins217
« Pierre trouvée au Coudiat, transportée au
square. »
Iulia | Rerict[...] hic | est annorum | XXV
Iulia ... est ici. (Elle a vécu) 25 ans.

S10-Ins218
« Au Coudiat, propriété Martin. »
Iulia | Nabi|ra v(ixit) a(nnis) L | h(ic) s(ita)
e(st)
Iulia Nabira a vécu 50 ans. Elle repose ici.

S10-Ins219
« Cippe trouvée au Coudiat. »
Iulia Marcia | M(arci) f(ilia) Q(uirina tribu)
v(ixit) a(nnis) | XXXX | h(ic) s(ita) e(st)
Iulia Marcia, fille de Marcus de la tribu
Quirina, a vécu 40 ans. Elle repose ici.

S10-Ins220
« Stèle, trouvée rue Seguy Villevaleix. »
M(arcus) M(arci) fil(ius) Quir(ina tribu) |
[Ca]pito v(ixit) a(nnis) LXV | h(ic) s(itus)
e(st)
Marcus Capito, fils de Marcus, de la tribu
Quirina, a vécu 65 ans. Il repose ici.

S10-Ins221
P(ublius) Car[bo ?]|nius | Crescens | v(ixit)
a(nnis) LXX |
5
h(ic) s(itus) e(st)
Publius Carbonius Crescens a vécu 70 ans.
Il repose ici.

S10-Ins222
« Trouvé au garage Wolff, 43 avenue
Bienfait. »
Iulia For|tunata | v(ixit) a(nnis) XXXI |
h(ossa) (tua) b(ene) q(uiescant)
Iulia Fortunata a vécu 31 ans. Que tes os
reposent en paix.

S10-Ins223
« Au Coudiat, partie occidentale, propriété
Bruyas. »
Valeri|ae Con|cordiae | v(ixit) a(nnis)
LXXX
A Valeria Concordia. Elle a vécu 80 ans.

S10-Ins224
« Trouvée au Coudiat, rue Rohault de
Fleury, dans les fondations de la maison
n°28. »
Mustiolu|s anis vixit | [L]X h(ic) (s(itus))
e(st)
Mustiolus a vécu 60 ans. Il repose ici.

S10-Ins225
« Au Coudiat. »
Q(uintus) Pompeius | Caecilianus | v(ixit)
a(nnis) LX
Quintus Pompeius Caecilianus a vécu 60
ans.

356

S10-Ins226
« Stèle allongée, trouvée au Coudiat,
propriété Audureau et Claris. »
Iulia C(aii) [f(ilia)] Ru|fina v(ixit) a(nnis) |
XXXVII h(ic) s(ita) e(st) | o(ssa) t(ua)
b(ene) q(uiescant)
Iulia Rufina, fille de Caius, a vécu 37 ans.
Elle est ici. Que tes os reposent en paix.

S10-Ins227
« Stèle à sommet arrondi, trouvée au
Coudiat, propriété Martin. »
Iulia C(aii) f(ilia) | [G]allitta | v(ixit)
a(nnis) XXI | h(ic) s(ita) e(st) o(ssa) |
5
t(ua)
b(ene) q(uiescant)
Iulia Gallitta, fille de Caius, a vécu 21 ans.
Elle est ici. Que tes os reposent en paix.

S10-Ins228
« Trois fragments trouvés dans la partie
occidentale du Coudiat, propriété Bruyas. »
A(ulus) Mussi[u]s A(uli) l(ibertus) | Primus
v(ixit) a(nnis) XX
Aulus Mussius Primus, affranchi d’Aulus,
a vécu 20 ans.

S10-Ins229
« Pierre trouvé au Coudiat. »
Iulia Gula v(ixit) a(nnis) | LXXXV h(ic)
s(ita) (e(st))
Iulia Gula a vécu 85 ans. Elle repose ici.


S10-Ins230
« Au Coudiat, propriété Martin. »
Naevia [---]|ge v(ixit) a(nnis) [---] | h(ic)
s(ita) [e(st]
Naevia … a vécu …Elle repose ici.

S10-Ins231
« Stèle en calcaire bleu, à fronton arrondi,
trouvée au Coudiat, transportée au square
où Albertini, en 1938, ne l'a pas
retrouvée. »
Iulia | Felicia | v(ixit) a(nnis) XXXV
Iulia Felicia a vécu 35 ans.

S10-Ins232
« Au Coudiat. Propriété Martin. »
D(ecima) Maecili[a] | [(H)i]|lara v(ixit)
a(nnis) | LXXX |
5
h(ic) s(ita) e(st)
Decima Maecilia Hilara a vécu 80 ans. Elle
repose ici.

S10-Ins233
« Stèle mutilée, trouvée dans une des
citernes romaines du Coudiat, côté
oriental. »
Iulia C(aii) f(ilia) | Crispil[l]a | v(ixit)
a(nnis) XXI | h(ic) s(ita) e(st) o(ssa) t(ua) |
5

b(ene) q(uiescant)
Iulia Cripilla, fille de Caius, a vécu 21 ans.
Elle est ici. Que tes os reposent en paix.

S10-Ins234
« Stèle, trouvée près de la Pyramide
357

Damrémont. »
Seia L(ucii) f(ilia) | Lucia v(ixit) a(nnis) | C
h(ic) s(ita) e(st)
Seia Lucia, fille de Lucius, a vécu 100 ans.
Elle repose ici.

S10-Ins235
« Sur le versant Nord du Coudiat, propriété
Bruyas. »
M(arcus) Iulius M(arci) f(ilius) | Quir(ina
tribu) Iulianus | v(ixit) a(nnis) XXVI | h(ic)
s(itus) e(st)
Marcus Iulius Iulianus, fils de Marcus, de
la tribu Quirina, a vécu 26 ans. Il repose
ici.

S10-Ins236
« Immeuble Fabiani, 13, rue Pinget. »
M(arcus) Iulius | Getulicus | [---] | v(ixit)
a(nnis) XXXV |
5
h(ic) s(itus) est
Marcus Iulius Getulicus a vécu 35 ans. Il
repose ici.

S10-Ins237
« Au Coudiat, propriété Lavoute. »
Iulius | Portis | v(ixit) a(nnis) LXV
Iulius Portis a vécu 65 ans.

S10-Ins238
« Pierre trouvée près de la Pyramide
Damrémont. »
[P(ublius) ?] Seian[us] [P(ublii) ?] f(ilius) |
Candid[us] v(ixit) a(nnis) | XIIII
m(ensibus) V d(ies) VII
Publius Seianus Candidus, fils de Publius,
a vécu 14 ans, 5 mois et 7 jours.

S10-Ins239
« Au Coudiat, propriété Audureau et
Claris. »
[Tit]us Sentius | [--]lianus [v(ixit) a(nnis)] |
[---] h(ic) s(itus) e(st)
Titus Sentius…lianus a vécu… ans. Il
repose ici.

S10-Ins240
« Stèle, trouvée près de la Pyramide
Damrémont. »
Publici|a C(aii) f(ilia) Con|tenta v(ixit) |
a(nnis) LV |
5
h(ic) s(ita) e(st)
Publicia Contenta, fille de Caius, a vécu 55
ans. Elle repose ici.

S10-Ins241
« Stèle. Au Coudiat, propriété Bruyas. »
Publicia | A(uli) f(ilia) | Rogata | v(ixit)
a(nnis) XL |
5
h(ic) s(ita) e(st)
Publicia Rogata, fille d’Aulus, a vécu 40
ans. Elle repose ici.

S10-Ins242
« Stèle, trouvée au Coudiat, derrière les
bâtiments de l’orphelinat d’Alsace-
Lorraine. »
Q(uintus) Sittius | Victor | v(ixit) a(nnis)
XIV h(ic) s(itus) e(st)
358

Quintus Sittius Victor a vécu 14 ans. Il
repose ici.

S10-Ins243
« Pierre, trouvée au Coudiat, propriété
Martin. »
Sittia P(ublii) [f](ilia) | vixit a[nnis ---] |
h(ic) s(ita) est
Sittia, fille de Publius, a vécu…ans. Elle
repose ici.

S10-Ins244
« Stèle, trouvée au Coudiat, propriété
Martin. »
[Si]ttia P(ublii) f(ilia) | vix(it) a[nnis] | LX
o(ssa) [t(ua) b(ene) q(uiescant)]
Sittia, fille de Publius, a vécu 60 ans. Que
tes os reposent en paix.

S10-Ins245
« Au Coudiat, route Bienfait, maison
Brunache. »
Tadiae | Rogatae | v(ixit) a(nnis) LXX |
h(ic) s(ita) e(st) |
5
o(ssa) t(ua) b(ene)
q(uiescant)
Tadia Rogata a vécu 70 ans. Elle est ici.
Que tes os reposent en paix.

S10-Ins246
« Stèle, trouvée au Coudiat, entre les routes
de Philippeville et Bienfait. »
P(ublius) Tarquini|us Philodes|potus v(ixit)
a(nnis) XXV | h(ic) s(itus) e(st)
Publius Tarquinius Philodespotus a vécu
25 ans. Il repose ici.

S10-Ins247
« Stèle, trouvée au Coudiat, boulevard
Ernest Mercier, dans les fouilles pour la
construction de la nouvelle école primaire
supérieure de garçons. Dans la tranchée où
cette inscription a été découverte se
trouvent cinq sépultures antiques à
revêtement de briques. »
Ter[e]ntia | Rogata | v(ixit) a(nnis) LX |
o(ssa) t(ua) b(ene) q(uiescant)
Terentia Rogata a vécu 60 ans. Que tes os
reposent en paix.

S10-Ins248
« Au Coudiat, partie occidentale, propriété
Bruyas. »
[---]ius L(ucii) l(ibertus) | Thiasus v(ixit)
a(nnis) | XL h(ic) s(itus) e(st)
…ius Thiasus, affranchi de Lucius, a vécu
40 ans. Il repose ici.

S10-Ins249
« Stèle allongée…Propriété Brousette. »
Q(uintus) Sitti[us] | Hor[atius ?] | augu[---]
| v(ixit) a(nnis) [---] |
5
h(ic) s(itus) [e(st)] |
o(ssa) t(ua) b(ene) [q(uiescant)]
Quintus Sittius Horatius, … a vécu …ans.
Il est ici. Que tes os reposent en paix.


359

S10-Ins250
« Stèle, trouvée au Coudiat, propriété
Audureau et Claris : Marchand ; parmi les
démolitions d’une maison incendiée, rue
Pinget : Thépenier. »
P(ublius) Caecilius | Nego(c)iat|or v(ixit)
a(nnis) LV | h(ic) s(itus) e(st)
Publius Caecilius Negociator a vécu 55
ans. Il repose ici.

S10-Ins251
« Près de la Pyramide Damrémont. »
Calol(i)a Proc|(u)la v(ixit) a(nnis) XXXX |
h(ic) s(ita) e(st)
Calolia Procula a vécu 40 ans. Elle repose
ici.

S10-Ins252
« Au Coudiat, propriété Lavoute. »
Catae | v(ixit) a(nnis) LX | h(ic) s(ita) e(st)
Cata a vécu 60 ans. Elle repose ici.

S10-Ins253
« Fragment, trouvé au Coudiat, propriété
Martin. »
C[l]ara [L(ucii)] f(ilia) | h(ic) s(ita) e(st)
Clara, fille de Lucius, …Elle repose ici.

S10-Ins254
« Trouvée au premier coude à gauche de la
route Bienfait. »
Calvia|tius Ceru|tus vixit | annis LXX |
5

h(ic) s(itus) e(st)
Calviatus Cerutus a vécu 70 ans. Il repose
ici.

S10-Ins255
« Au Coudiat. »
L(ucius) Sittius | Ianuari(u)s | v(ixit)
a(nnis) XIX | [h(ic)] s(itus) e(st)
Lucius Sittius Ianuarius a vécu 19 ans. Il
repose ici.

S10-Ins256
« Stèle carrée trouvée au Coudiat, propriété
Martin. »
P(ublius) Sittius Q(uinti) f(ilius) | Quir(ina
tribu) Lucul|us Iamgur | v(ixit) a(nnis) VII
|
5
h(ic) s(itus) e(st) | o(ssa) t(ua) b(ene)
q(uiescant)
Publius Sittius Luculus Iamgur, fils de
Quintus, de la tribu Quirina, a vécu 7 ans.
Il est ici. Que tes os reposent en paix.

S10-Ins257
« Stèle trouvée entre la route Bienfait et la
route de Philippeville. »
C(aius) Pompeius | Compes | v(ixit) a(nnis)
LXXV | h(ic) s(itus) e(st)
Caius Pompeius Compes a vécu 75 ans. Il
repose ici.

S10-Ins258
« Stèle arrondie trouvée au Coudiat,
propriété Martin. »
Iulia P(ublii f(ilia)) Lib(erta) | [ecloge?]
360

v(ixit) a(nnis) | LXX h(ic) s(ita) e(st)
Iulia Liberta, fille de Publius, a vécu 70
ans. Elle repose ici.

S10-Ins259
« Boulevard Victor Hugo. »
[...] Iulia [Eleu]|therca c[on]|iux
r[arissi]|ma v(ixit) a(nnis) X[...].
Iulia Eleutherca, épouse rarissime a vécu ...

S10-Ins260
« Au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Licinia | ingenua | v(ixit)
a(nnis) XXXXV |
5
h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Licinia, de naissance
libre, a vécu 45 ans. Elle repose ici.

S10-Ins261
« Au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | A(ulus) Sextius |
Urbanus | v(ixit) a(nnis) C
Aux dieux mânes. Aulus Sextius Urbanus a
vécu 100 ans.

S10-Ins262
« Stèle. En dehors de Constantine,
propriété Claris. »
D(is) M(anibus) | Q(uintus) Aquil[i]|us
Aprio |
5
h(ic) s(itus) (e(st)) v(ixit) a(nnis)
CI
Aux dieux mânes. Quintus Aquilius Aprio
a vécu 101 ans. Il repose ici.

S10-Ins263
« Cippe, trouvé au Coudiat, propriété
Brunache. »
[D(is)] M(anibus) | Arria Succ|essa v(ixit)
a(nnis) LXXX | h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Arria Successa a vécu
80 ans. Elle repose ici.

S10-Ins264
« Au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | L(ucius) Sergius |
Sozonus | v(ixit) a(nnis) LV |
5
h(ic) s(itus)
e(st)
Aux dieux mânes. Lucius Sergius Sozonus
a vécu 55 ans. Il repose ici.

S10-Ins265
« Trouvée au Coudiat. »
D(is) | [M(anibus)] | Papi[ria] | Quin[ta] |
v(ixit) [a(nnis)]
Aux dieux mânes. Papiria Quinta a
vécu…ans.

S10-Ins266
« Fragment de stèle, trouvé au Coudiat, en
pierre bleue du Mansourah. »
[D(is)] M(anibus) | Cilius | [v(ixit)] a(nnis)
LX
Aux Dieux Mânes. Cilius a vécu 60 ans.

S10-Ins267
« Au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Iulius | Victori|nus |
5

361

v(ixit) a(nnis) C
Aux dieux mânes. Iulius Victorinus a vécu
100 ans.

S10-Ins268
« Route de Philippeville, propriété
Ferrando. »
D(is) M(anibus) | Iul(i)us | Urbanus | v(ixit)
a(nnis) XV
Aux dieux mânes. Iulius Urbanus a vécu
15 ans.

S10-Ins269
« A 400 mètres environ de la porte Valée,
sur la route de Philippeville. »
D(is) M(anibus) | Iulius Urba|nus v(ixit)
a(nnis) XI | h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Iulius Urbanus a vécu
11 ans. Il repose ici.

S10-Ins270
« Stèle en calcaire gris trouvée au Coudiat,
boulevard Ernest Mercier, dans les fouilles
de l’immeuble Rousselot. »
D(is) M(anibus) | P(ublius) Marc(e)|llus
v(ixit) a(nnis) | C h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Publius Marcellus a
vécu 100 ans. Il repose ici.

S10-Ins271
« Au Coudiat, versant nord-est. »
D(is) M(anibus) | Licin[ius] | Zeius | v(ixit)
a(nnis) | LX
Aux dieux mânes. Licinius Zeius a vécu 60
ans.

S10-Ins272
« Stèle à sommet arrondi, trouvée au
Coudiat, propriété Marius. »
D(is) M(anibus) | Memmius | Severiani
f(ilius) | v(ixit) a(nnis) IIII h(ic) s(itus)
e(st)
Aux dieux mânes. Memmius, fils de
Severianus, a vécu 4 ans. Il repose ici.

S10-Ins273
« Au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | M(arcus) L(.) Ge|mellus |
v(ixit) a(nnis) LXX
Aux dieux mânes. Marcus L… Gemellus a
vécu 70 ans.

S10-Ins274
« Stèle, trouvée à la maison Duplan, rue
des Généraux Morris, à 100 mètres à
l’ouest de la place de la Pyramide. »
D(is) M(anibus) | M(arcus) Grani(us)
M(arci) f(ilius) | Quir(ina tribu) |
Saturnin(u)s |
5
v(ixit) a(nnis) LXXV | h(ic)
s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Marcus Granius
Saturninus, fils de Marcus, de la tribu
Quirina, a vécu 75 ans. Il repose ici.

S10-Ins275
« Au Coudiat, propriété Lavoute. »
362

D(is) M(anibus) | Gemini|a Prima | v(ixit)
a(nnis) CV |
5
cum fi(l)is suis | Sm(a)sala
v(ixit) (annis) XX | Fidelis v(ixit) a(nnis) [-
-] | Paulina v(ixit) a(nnis) XII | Martialis
[v(ixit) a(nnis)] VIII
Aux dieux mânes. Geminia Prima a vécu
105 ans et ses enfants, Smasala qui a vécu
20 ans, Fidelis qui a vécu … ans, Paulina
qui a vécu 12 ans et Martialis, 8 ans.

S10-Ins276
« Stèle, trouvée entre la route Bienfait et la
route de Philippeville. »
D(is) M(anibus) | M(arcus) Durmius |
Restutus | v(ixit) a(nnis) CX |
5
h(ic) [s(itus)
e(st) o(ssa)] t(ua) b(ene) q(uiescat)
Aux dieux mânes. Marcus Durmius
Restutus a vécu 110 ans. Il est ici. Que tes
os reposent en paix.

S10-Ins277
« Au Coudiat, maison Robert. »
D(is) M(anibus) | Corne|lia Secu|nda v(ixit)
a(nnis) |
5
XXXI h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Cornelia Secunda a vécu
31 ans. Elle repose ici.

S10-Ins278
« Au Coudiat, propriété Lavoute. »
D(is) M(anibus) | L(ucius) Corn|elius
Di|adumenu[s] v(ixit) a(nnis) |
5
XC
Aux dieux mânes. Lucius cornelius
diadumenus a vécu 90 ans.
S10-Ins279
« Pierre, trouvée dans les jardins de la
maison Florinet, 22, rue Rouget de
L’Isle. »
D(is) M(anibus) | Cornelia | Ger|manilia
v(ixit) a(nnis) II | Cornelius Pri|
5
[m]us et
Atilia Ger[---] | [---]
Aux dieux mânes. Cornelia Germanila a
vécu 2 ans. Cornelius Primus et Atilia
Ger…

S10-Ins280
« Stèle allongée trouvée au Coudiat,
propriété Martin. »
D(is) M(anibus) | M(arcus) Pomponius |
L(ucii) f(ilius) Martialis | v(ixit) a(nnis)
LXXX |
5
h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Marcus Pomponius
Martialis, fils de Lucius a vécu 80 ans. Il
repose ici.

S10-Ins281
« Au Coudiat, propriété Blanc. »
D(is) M(anibus) | Caecilia | Restuta | [---]
Aux dieux mânes. Caecilia Restuta…

S10-Ins282
« Au boulevard Victor Hugo, n°32. »
D(is) [M(anibus)] | Sittius | Vitali|s v(ixit)
a(nnis) [--]X[--] |
5
[---]
Aux dieux mânes. Sittius Vitalis a
vécu…ans.

363

S10-Ins283
« Au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | L(ucius) Sittius |
Martialis | v(ixit) a(nnis) XX h(ic) s(itus)
e(st)
Aux dieux mânes. Lucius Sittius Martialis
a vécu 20 ans. Il repose ici.

S10-Ins284
« Peitite stèle mal gravée, trouvée entre la
route Bienfait et la route de Philippeville. »
D(is) M(anibus) | Sittius | Martia|lis v(ixit)
a(nnis) C |
5
h(ic) s(itus) est | o(ssa) t(ua)
b(ene) q(uiescant)
Aux dieux mânes. Sittius Martialis a vécu
100 ans. Il est ici. Que tes os reposent en
paix.

S10-Ins285
« Petite stèle carrée trouvée promenade de
Sétif, propriété Lavie. »
D(is) M(anibus) | Popilia | Fortuna Mu|nula
pia |
5
v(ixit) a(nnis) XV
Aux dieux mânes. Popilia Fortuna Munula,
pieuse, a vécu 15 ans.

S10-Ins286
« Dé d’autel trouvé au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Proper|tia Q(uinti) f(ilia)
| Monnu|
5
la v(ixit) a(nnis) | XXV
Aux dieux mânes. Propertia Monnula, fille
de Quintus, a vécu 25 ans.

S10-Ins287
« Au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | P(ublia) Pro|pertia |
v(ixit) a(nnis) XXVII
Aux dieux mânes. Publia Propertia a vécu
27 ans.

S10-Ins287bis
« Au Coudiat, propriété Lavoute. »
D(is) M(anibus) | Fabia is | sula v(ixit)
a(nnis) | (vi)xit anis XXV
Aux dieux mânes. Fabia (?) Sula a vécu 25
ans.

S10-Ins288
« Stèle, trouvée entre la route Bienfait et la
route de Philippeville. »
D(is) M(anibus) | Durmia | Novicia | v(ixit)
a(nnis) XXVII |
5
[o(ssa) t(ua) b(ene)]
q(uiescant)
Aux dieux mânes. Durmia Novicia a vécu
27 ans. Que tes os reposent en paix.

S10-Ins289
« Près de la Pyramide Damrémont. »
D(is) M(anibus) Dutari|us vi|xit anis |
5

XXXX
Aux dieux mânes. Dutarius a vécu 40 ans.

S10-Ins290
« Trouvée au Coudiat, propriété Martin. »
D(is) M(anibus) | Egrilius | Hilario | v(ixit)
a(nnis) XXXXV |
5
h(ic) s(itus) e(st)
364

Aux dieux mânes. Egrilius Hilario a vécu
45 ans. Il repose ici.

S10-Ins291
« Au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Sergia | Sodala | v(ixit)
a(nnis) XXXI h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Sergia Sodala a vécu 31
ans. Elle repose ici.

S10-Ins292
« Stèle allongée…, trouvée au Coudiat,
propriété Bruyas. »
D(is) M(anibus) | M(arcus) Sittius |
Abascan|tio |
5
v(ixit) a(nnis) XXI | h(ic)
s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Marcus Sittius
Abascantio a vécu 21 ans. Il repose ici.

S10-Ins293
« Au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Publicius | Custos v(ixit)
| a(nnis) XXX
Aux dieux mânes. Publicius Custos a vécu
30 ans.

S10-Ins294
« Petite stèle, trouvée rue de Sétif, au
dessous de la Pyramide Damrémont. »
D(is) M(anibus) | Iulius Bac|quas v(ixit)
a(nnis) LI | D(is) M(anibus) |
5
Iulius
Inge|nus v(ixit) a(nnis) XXI | h(ic) s(itus)
e(st)
Aux dieux mânes. Iulius Bacquas a vécu
51 ans.
Aux dieux mânes. Iulius Ingenus a vécu 21
ans. Il repose ici.

S10-Ins295
« Autel, trouvé rue Victor Hugo, maison
Naudin. »
D(is) M(anibus) | Hordion|a Vera | v(ixit)
a(nnis) XXXXI |
5
o(ssa) t(ua) b(ene)
q(uiescant)
Aux dieux mânes. Hordiona Vera a vécu 41
ans. Que tes os reposent en paix.

S10-Ins296
« Stèle. Au Coudiat, propriété Audureau et
Claris. »
M(anibus) D(is) | C(aius) I(ulius)
Gemel|lus v(ixit) a(nnis) | LVI
Aux dieux mânes. Caius Iulius Gemellus a
vécu 56 ans.

S10-Ins297
« Stèle, trouvée au Coudiat, propriété
Martin. »
D(is) M(anibus) | Horatia | Monnu|la |
5

Quir(ina tribu)
Aux dieux mânes. Horatia Monnula de la
tribu Quirina.

S10-Ins298
« Immeuble Fabiani, 13, reu Pinget. Sur la
même pierre. »
365

D(is) M(anibus) | Q(uintus) Iulius |
Rusticus | v(ixit) a(nnis) LV
Aux dieux mânes. Quintus Iulius Rusticus
a vécu 55 ans.

5
M(arcus) Iulius | Iulianus | v(ixit) a(nnis)
XXXVII | h(ic) e(st) s(itus)
Marcus Iulius Iulianus a vécu 37 ans. Il est
ici.

M(arcus) Iulius |
10
Rusticus | v(ixit) a(nnis)
XX
Marcus Iulius Rusticus a vécu 20 ans.

S10-Ins299
« Trouvée rue Centrale, n°8. »
D(is) M(anibus) | Publicius | Maxim|us
v(ixit) a(nnis) LX
Aux dieux mânes. Publicius Maximus a
vécu 60 ans.

S10-Ins300
« Stèle, trouvée dans les travaux de
déblaiement du boulevard Mac Mahon,
derrière le Coudiat Aty. »
D(is) M(anibus) | Flavia | Ianua|ria v(i)x(it)
|
5
anni|s IIII
Aux dieux mânes. Flavia Ianuaria a vécu 4
ans.

S10-Ins301
« Au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Longo|nia Ho|nor[ata]
Aux dieux mânes. Longonia Honorata…

S10-Ins302
« Petite stèle, au Coudiat, propriété
Martin. »
D(is) M(anibus) | Afraniae
Aux dieux mânes. Afrania…

S10-Ins303
« Rue centrale, n°8, au faubourg Saint
Antoine. »
D(is) M(anibus) | C(aius) Antisti|us Rufus |
v(ixit) a(nnis) XVII |
5
h(ic) s(itus) (e(st))
Aux dieux mânes. Caius Antistius Rufus a
vécu 17 ans. Il repose ici.

S10-Ins304
« Près de la Pyramide Damrémont. »
D(is) M(anibus) | Antistia | Urbana | v(ixit)
a(nnis) XLV |
5
h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Antistia Urbana a vécu
45 ans. Elle repose ici.

S10-Ins305
« Propriété Lavoute. »
D(is) M(anibus) | Aruntia | Lucia | v(ixit)
a(nnis) LXXI |
5
h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Aruntia Lucia a vécu 71
ans. Elle repose ici.

S10-Ins306
« Fragment de stèle en pierre bleue du
Mansoura, trouvée au Coudiat. »
366

D(is) M(anibus) | L(ucia) Li[b]osa | v(ixit)
a(nnis) LXXV
Aux dieux mânes. Lucia Libosa a vécu 75
ans.

S10-Ins307
« Stèle en forme d’autel trouvée au
Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Mani|lia | Gargi|[lia]
Aux dieux mânes. Manilia Gargilia …

S10-Ins308
D(is) M(anibus) | Marc[---]
Aux dieux mânes. Marc(us ?)…

S10-Ins309
« Pierre, trouvée 8, rue Rohault de
Fleury. »
D(is) M(anibus) | C(a)lidia | Castula |
v(ixit) a(nnis) III
Aux dieux mânes. Calidia Castula a vécu 3
ans.

S10-Ins310
« Stèle, trouvée au Coudiat, propriété
Martin. »
D(is) [M(anibus)] | Clodius | [H]ermetio |
v(ixit) a(nnis) LI h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Clodius Hermetio a
vécu 51 ans. Il repose ici.

S10-Ins311
« Au Coudiat, propriété Lavoute. »
D(is) M(anibus) | M(arcus) Clo|dius
P|alt(a)nu|
5
s v(ixit) a(nnis) XXX | h(ic)
s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Marcus Clodius
Paltanus a vécu 30 ans. Il repose ici.

S10-Ins312
« Versant méridional du Coudiat, quartier
Saint Antoine, sur l’emplacement de la
maison Védrenne. »
D(is) M(anibus) | L(ucius) Aerenius |
Basus | v(ixit) a(nnis) XXXX |
5
h(ic)
s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Luscius Aerenius Basus
a vécu 40 ans. Il repose ici.

S10-Ins313
« Dans un mur de soutènement de la rue
Nord, au faubourg Saint Jean. »
D(is) M(anibus) | Co( ) Cas( ) | v(ixit)
a(nnis) XXXI | h(ic) s(itus/a) e(st)
Aux dieux mânes. …a vécu 31 ans. Il/Elle
repose ici.

S10-Ins314
« Au Coudiat, route Bienfait, premier
coude à gauche. »
D(is) M(anibus) | Sit(t)ia | Victori|an(a)
v(ixit) a(nnis) |
5
LXXXI
Aux dieux mânes. Sittia Victoriana a vécu
81 ans.


367

S10-Ins315
« Au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Pius Sitti|anus | v(ixit)
a(nnis) LXXI
Aux dieux mânes. Pius Sittianus a vécu 71
ans.

S10-Ins316
« Pierre, trouvée au Coudiat. »
P(ublius) Sitti(us) | Gaetu(s) | v(ixit)
a(nnis) [---] | h(ic) s(itus) [e(st)] |
5
Diis
ma[nibus]
Aux dieux mânes. Publius Sittius Gaetus a
vécu… ans. Il repose ici.

S10-Ins317
« Petite stèle trouvée au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Sitt[i]a | Successa |
v(ixit) a(nnis) LVI |
5
h(ic) e(st) b(ene)
q(uiescat)
Aux dieux mânes. Sittia Successa a vécu
61 ans. Elle est ici. Elle repose en paix.

S10-Ins318
« Au faubourg (Coudiat), propriété
Lavoute. »
D(is) M(anibus) | Sitti(a)e Ru|fina(e) Sapi |
v(ixit) a(nnis) XII
Aux dieux mânes. Sittia Rufina Sapi a
vécu 12 ans.

S10-Ins319
« Fragment de stèle en calcaire bleu,
trouvé au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | L(ucia) Sittia | Rustic[a] |
v(ixit) a(nnis) XXX |
5
h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Lucia Sittia Rustica a
vécu 30 ans. Elle repose ici.

S10-Ins320
« Stèle servant de marche devant la porte
du n°43, boulevard Victor Hugo, au
Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Q(uinti) Minu|ci Felicis |
v(ixit) a(nnis) XXX
Aux dieux mânes de Quintus Minucius
Felix ; Il a vécu 30 ans.

S10-Ins321
« Au Coudiat, propriété Martin. »
D(is) M(anibus) | C(aius) Iulius | Pudens |
v(ixit) a(nnis) CI h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Caius Iulius Pudens a
vécu 101 ans. Il repose ici.

S10-Ins322
« Stèle. Au Coudiat, propriété Martin. »
D(is) M(anibus) | M(arcus) Iulius |
Liberalis | v(ixit) a(nnis) LXXXXI
Aux dieux mânes. Marcus Iulius Liberalis
a vécu 91 ans.

S10-Ins323
« Trouvée au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Munati|a Secun|da v(ixit)
a(nnis) XXXX |
5
h(ic) s(ita) (e(st))
368

Aux dieux mânes. Munatia Secunda a vécu
40 ans. Elle repose ici.

S10-Ins324
« Stèle arrondie au sommet. Au Coudiat,
propriété Martin. »
D(is) M(anibus) | Pompei|us Eutic|us
v(ixit) a(nnis) LXXV
Aux dieux mânes. Pompeius Euticus a
vécu 75 ans.

S10-Ins325
« Trouvée au Nord est du Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Pallusia | Felicia | v(ixit)
a(nnis) XXXV |
5
h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Pallusia Felicia a vécu
35 ans. Elle repose ici.

S10-Ins326
« Pierre trouvée au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | M(arcus) Oct[avius] |
Monn[osus] | Qui(rina tribu) Li|
5
rius v(ixit)
[a(nnis)] | h(ic) [s(itus) e(st)]
Aux dieux mânes. Marcus Octavius
Monnosus Lirius de la tribu Quirina, a
vécu…

S10-Ins327
« Trouvée au Coudiat, propriété Marius
(puis) 44, rue Pinget dans l’escalier
descendant à la cave. »
D(is) M(anibus) | P(ublius) Sittius | Felix |
v(ixit) a(nnis) LXXV |
5
h(ic) s(itus) [e(st)]
Aux dieux mânes. Publius Sittius Felix a
vécu 75 ans. Il repose ici.

S10-Ins328
« Au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | M(arcus) Sitt|ius
Extri|catus v(ixit) |
5
a(nnis) LXVII
Aux dieux mânes. Marcus Sittius
Extricatus a vécu 67 ans.

S10-Ins329
« Petite dalle funéraire. AuCoudiat. »
D(is) M(anibus) [-] | [-] Sittius |
Crescenti|anus vix(it) |
5
[a(nnis)] LXVI
Aux dieux mânes. Sittius Crescentianus a
vécu 66 ans.

S10-Ins330
« Stèle trouvée entre la route de
Philippeville et la route Bienfait,
transportée au square. »
D(is) M(anibus) | Iulia | Florina | v(ixit)
a(nnis) LXV |
5
h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Iulia Florina a vécu 65
ans. Elle repose ici.

S10-Ins331
« Trouvée au Coudiat, propriété Lavoute. »
D(is) M(anibus) | Clese[...] | [...]iler
M(arci) f(ilius?) | [v(ixit)] a(nnis) LXXXX
Aux dieux mânes, ... fils de Marcus a vécu
90 ans.

369

S10-Ins332
« Versant sud du Coudiat, quartier Saint
Antoine, sur l'emplacement de la maison
Védrenne. »
D(is) M(anibus) | Q(uintus) Iulius U|rbanus
v(ixit) | a(nnis) LI h(ic) s(itus) (e(st))
Aux dieux mânes. Quintus Iulius Urbanus
a vécu 51 ans. Il repose ici.

S10-Ins333
« Trouvée boulevard Mac Mahon, derrière
le Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Papiria | Acuta | v(ixit)
a(nnis) LX
Aux dieux mânes. Papiria Acuta a vécu 60
ans.

S10-Ins334
« Fragment de stèle trouvé au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Lucretius | Gemellus |
v(ixit) a(nnis) [---]
Aux dieux mânes. Lucretius Gemellus a
vécu…

S10-Ins335
« Pierre trouvée près de la pyramide
Damrémont. »
[D]is M(anibus) | Sittia | Danae | v(ixit)
a(nnis) XI (ou XL)
Aux dieux mânes. Sittia Danae a vécu 11
ans (ou 40 ans).


S10-Ins336
« Autel en marbre…Trouvé au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Pompe|ius Pri|mus vix(it)
|
5
an(nis) LXXX h(ic) s(itus) (e(st))
Aux dieux mânes. Pompeius Primus a vécu
80 ans. Il repose ici.

S10-Ins337
« Fragment de stèle…trouvée 9, rue
Pinget, immeuble Bachaud. »
D(is) M(anibus) | Pompei[us] | C(aii)
fil(ius) Quir(ina tribu) | [---]
Aux dieux mânes. Pompeius, fils de Caius
de la tribu Quirina…

S10-Ins338
« Pierre trouvée au Coudiat. »
D(is) M(anibus) Po|mpeius In|[g]enu(u)s
v(ixit) | a(nnis) LXXX |
5
o(ssa) t(ua) b(ene)
q(uiescant)
Aux dieux mânes. Pompeius Ingenuus a
vécu 80 ans. Que tes os reposent en paix.

S10-Ins339
« Trouvée sur le versant sud du Coudiat. »
D(is) M(anibus) | C(aius) Iuli|us [T]it|tus |
5

v(ixit) a(nnis) XXI
Aux dieux mânes. Caius Iulius Tittus a
vécu 21 ans.

S10-Ins340
« Autel trouvé 17, avenue Bienfait. »
D(is) M(anibus) | C(aius) Bomb|ius
370

Cic|eronia|
5
nus v(ixit) a(nnis) XVI h(ic)
s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Caius Bombius
Ciceronianus a vécu 16 ans. Il repose ici.

S10-Ins341
« Stèle trouvée au Coudiat, entre les routes
de Philippeville et Bienfait. »
D(is) M(anibus) | Livius | Monnosus |
v(ixit) a(nnis) XIII |
5
h(ic) s(itus) [e(st)]
Aux dieux mânes. Livius Monnosus a vécu
13 ans. Il repose ici.

S10-Ins342
« Fragment de stèle…trouvé au Coudiat en
trois morceaux. »
D(is) M(anibus) | Matrona | v(ixit) a(nnis)
XVIII | h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Matrona a vécu 18 ans.
Elle repose ici.

S10-Ins343
« Petite stèle trouvée au Coudiat, entre la
route Bienfait et la route de Philippeville. »
D(is) M(anibus) | L(ucius) Livius | Tertulus
| v(ixit) a(nnis) |
5
LV
Aux dieux mânes. Lucius Livius Tertulus a
vécu 55 ans.

S10-Ins344
« Immeuble Toubiana, 9 rue Denfert
Rochereau. »
D(is) M(anibus) | Iulius | v(ixit) a(nnis) L
Aux dieux mânes. Iulius a vécu 50 ans.

S10-Ins345
« Partie supérieure d'une stèle. Au Coudiat,
propriété Martin. »
Dis M(anibus) | Iulia C(aii) f(ilia)
Aux dieux mânes. Julia, fille de Caius…

S10-Ins346
« Caisson, trouvé promenade de Sétif,
propriété Zermati. »
D(is) M(anibus) | Iulia | Anto|nia |
5
v(ixit)
a(nnis) XI
Aux dieux mânes. Iulia Antonia a vécu 11
ans.

S10-Ins347
« Stèle en calcaire bleu, trouvée au
Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Sittia | Monula | v(ixit)
a(nnis) LX |
5
h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Sittia Monula a vécu 60
ans. Elle repose ici.

S10-Ins348
« Au Nord-Est du Coudiat. »
D(is) M(anibus) | C(aius) Attius | Urbanus |
v(ixit) a(nnis) LV |
5
h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Caius Attius Urbanus a
vécu 55 ans. Il repose ici.

S10-Ins349
« Au Coudiat, au premier coude à gauche
371

de la route Bienfait. »
D(is) M(anibus) | Aufici|a Mata|nica v(ixit)
|
5
a(nnis) XXXV
Aux dieux mânes. Auficia Matanica a vécu
35 ans.

S10-Ins350
« Trouvée rue du Midi. »
D(is) M(anibus) | Celest[i]|na | v(ixit)
a(nnis) V
Aux dieux mânes. Celestina a vécu 5 ans.

S10-Ins351
« Pierre en calcaire gris, trouvé à la
poudrière civile, le 6 octobre 1925 par M.
Cotel, gardien. »
D(is) M(anibus) | Iul(ia) But|uraria v(ixit) |
a(nnis) LXXX |
5
h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Iulia Buturaria a vécu
80 ans. Elle repose ici.

S10-Ins352
« Au Coudiat, dans le mur de soutènement
de la rue Nord, au faubourg Saint Jean. »
D(is) M(anibus) | Iulia C(aii) f(ilia) |
Cirtesia | v(ixit) a(nnis) XXV
Aux dieux mânes. Iulia Cirtesia, fille de
Caius, a vécu 25 ans.

S10-Ins353
« Petite stèle plate trouvée à la propriété
Harault. »
D(is) M(anibus) | Iulia Fa|talis v(ixit) |
a(nnis) XIIX |
5
h(ic) (s(ita)) e(st)
Aux dieux mânes. Iulia Fatalis a vécu 18
ans. Elle repose ici.

S10-Ins354
« Trouvée au Coudiat. En calcaire du
pays. »
D(is) M(anibus) | Q(uintus) Lutati|us
Agrip|pinus |
5
v(ixit) a(nnis) XLV h(ic)
s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Quintus Lutatius
Agrippinus a vécu 45 ans. Il repose ici.

S10-Ins355
« Au Coudiat, propriété Lavoute. »
D(is) M(anibus) | Ma[e]via | v(ixit) a(nnis)
XXX
Aux dieux mânes. Maevia a vécu 30 ans.

S10-Ins356
« Pierre trouvée route de Philippeville, près
de la propriété Oudaille. »
D(is) M(anibus) | Maiula | v(ixit) a(nnis) [-
--]
Aux dieux mânes. Maiula a vécu…

S10-Ins357
« Fragment de caisson trouvé au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Pescen[iae] | Fortun[ae] |
vix(it) (annis) XLV |
5
maritu[s] | posuit
Aux dieux mânes. Pescenia Fortuna a vécu
45 ans. Son mari a posé (ce monument).

372

S10-Ins358
« Au Coudiat, propriété Bruyas (entre la
pyramide Damrémont et le cimetière
musulman). »
D(is) M(anibus) | Iuli(a) Fort|unata | v(ixit)
a(nnis) LXXXII
Consacré aux dieux mânes. Iulia Fortunata
a vécu 82 ans.

S10-Ins359
« Au Coudiat. »
Dis Man(ibus) | Iulia Hon|orata vix(it) |
an(nis) XVI |
5
h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Iulia Honorata a vécu 16
ans. Elle repose ici.

S10-Ins360
« Rue Cotencin. »
D(is) M(anibus) | Sittia M|ulsulae | v(ixit)
a(nnis) XXV |
5
h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Sittia Mulsulae a vécu
25 ans. Elle repose ici.

S10-Ins361
« Au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Iul(ia) Ian|uaria | v(ixit)
a(nnis) LXXV
Aux dieux mânes. Iulia Ianuaria a vécu 75
ans.

S10-Ins362
« Pierre trouvée au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Livia | Tertulina | v(ixit)
a(nnis) XXV
Aux dieux mânes. Livia Tertulina a vécu
25 ans.

S10-Ins363
« Stèle. Propriété Vivès. »
Di(s) M(anibus) | Iulia I|rene | v(ixit)
a(nnis) L
Aux dieux mânes. Iulia Irene a vécu 50
ans.

S10-Ins364
« Fragment de stèle en calcaire bleu,
trouvé au Coudiat, transporté au quare ou
Albertini, en 1938, ne l'a pas retrouvé. »
D(is) M(anibus) | Iulia | Bassie|ia...
Aux dieux mânes. Iulia Bassieia...

S10-Ins365
« Pierre trouvée sur le versant sud du
Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Iulia | Matrona | v(ixit)
a(nnis) LXV
Aux dieux mânes. Iulia Matrona a vécu 65
ans.

S10-Ins366
« Trouvée au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | C(aius) Petronius | [---]
Quir(ina tribu) | [---]ox
Aux dieux mânes. Caius Petronius…de la
tribu Quirina…

373

S10-Ins367
« Trouvée route Bienfait, maison Gozlan. »
D(is) M(anibus) | Iulia | Matr|ona |
5
v(ixit)
a(nnis) VII
Aux dieux mânes. Iulia Matrona a vécu 7
ans.

S10-Ins368
« Au Coudiat. »
Dis Man(ibus) | Sit(t)ia Must|ia v(ixit)
a(nnis) LV | o(ssa) t(ua) b(ene) q(uiescant)
Aux dieux mânes. Sittia Mustia a vécu 55
ans. Que tes os reposent en paix.

S10-Ins369
« Pierre en forme d'autel trouvée sous la
porte Bab le Djedid, à Aïn le Foul. »
D(is) M(anibus) | Do[...]ae | Lucretia |
Hospit[a]l[i]a |
5
v(ixit) a(nnis) XLVI |
o(ssa) t(ua) b(ene) q(uiescant)
D(is) M(anibus) | Iulia Ma|ura pu[el(l)]a |
10

rarissima | v(ixit) a(nnis) XXXI | o(ssa)
t(ua) b(ene) q(uiescant)
Aux dieux mânes. ... Lucretia Hospitalia a
vécu 46 ans. Que tes os reposent en paix.
Aux dieux mânes. Iulia Maura, fille
rarissime, a vécu 31 ans. Que tes os
reposent en paix.

S10-Ins370
« Pierre, trouvée sur le versant méridional
du Coudiat, quartier Saint Antoine, sur
l’emplacement de la maison Védrenne. »
D(is) M(anibus) | L(ucius) Comini|us
Procu|lus v(ixit) a(nnis) XXXV |
5
h(ic)
s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Lucius Cominius
Proculus a vécu 35 ans. Il re pose ici.

S10-Ins371
« Stèle, trouvée sur le versant sud du
Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Cominia | [M]atrona |
v(ixit) a(nnis) CI h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Cominia Matrona a vécu
101 ans. Elle repose ici.

S10-Ins372
« Aux jardins de la Poudrière. »
D(is) M(anibus) | C(aii) Consi|di Marci|ani
Her[m]|
5
[et]is v(ixit) a(nnis) IX | h(ic)
s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Caius Considus
Marcianus Hermetis a vécu 9 ans. Il repose
ici.

S10-Ins373
« Stèle, trouvée au Coudiat, propriété
Bruyas. »
D(is) M(anibus) | Cornelius | [C]oncessu|s
v(ixit) a(nnis) LXXXXI
Aux dieux mânes. Cornelius Concessus a
vécu 91 ans.

S10-Ins374
« Au Coudiat, propriété Lavoute. »
374

D(is) M(anibus) | Meridia|nus v(ixit)
a(nnis) L
Aux dieux mânes. Meridianus a vécu 50
ans.

S10-Ins375
« Partie supérieure d’une stèle. Au
Coudiat, propriété Bruyas. »
D(is) M(anibus) | Q(uintus) Iulius Q(uinti)
f(ilius) | Quir(ina tribu) Felix | omnium
stud(iorum) |
5
peritissimus | v(ixit) a(nnis)
XX | h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Quintus Iulius Felix, fils
de Quintus, de la tribu Quirina, le plus
instruit de tous les étudiants, a vécu 20 ans.
Il repose ici.

S10-Ins376
« Fragment de stèle, trouvé au Coudiat, du
côté du couchant, en face de l’école de
filles, à environ 100 mètres de la rue Saint
Antoine. »
D(is) M(anibus) | Gargilia | Q(uinti) fil(ia)
Iulia | marita ra|
5
rissima | v(ixit) a(nnis)
XXXIII
Aux dieux mânes. Gargilia Iulia, fille de
Quintus, épouse rarissime, a vécu 33 ans.

S10-Ins377
« Au Coudiat, propriété Lavoute. »
D(is) M(anibus) Gavi|us Publi|cianus |
5

v(ixit) a(nnis) LXI | h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Gavius Publicianus a
vécu 61 ans. Il repose ici.

S10-Ins378
« Stèle, trouvée entre la route Bienfait et la
route de Philippeville. »
[D(is)] M(anibus) | Flavi[u]s | Victor |
v(ixit) a(nnis) XXX
Aux dieux mânes. Flavius Victor a vécu 30
ans.

S10-Ins379
« Stèle, trouvée au Coudiat, propriété
Martin. »
D(is) M(anibus) | T(itus) Flavius | Vitulus |
v(ixit) a(nnis) XXV |
5
h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Titus Flavius Vitulus a
vécu 25 ans. Il repose ici.

S10-Ins380
« Dans le mur de soutènement de la rue
Nord au faubourg Saint Jean, au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Q(uintus) Iulius | Felix |
v(ixit) a(nnis) XXXII |
5
h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Quintus Iulius Felix a
vécu 32 ans. Il repose ici.

S10-Ins381
« Autel, trouvé au Coudiat, du côté du
couchant, en face de l’école de filles. »
D(is) M(anibus) | Q(uintus) Iulius |
Cuminus | pater ra|
5
[ris]simus
Aux dieux mânes. Quintus Iulius Cuminus,
père rarissime.
375

S10-Ins382
« Au Coudiat. »
D(is) [M(anibus)] | Piselu(s) | Natal(is) |
v(ixit) a(nnis) XXVII
Aux dieux mânes. Piselus Natalis a vécu
27 ans.

S10-Ins383
« Pierre à acrotères trouvée sur le versant
sud du Coudiat, sur l'emplacement de la
maison Vedrenne. »
D(is) M(anibus) | Iulia | Mulsula | v(ixit)
a(nnis) XXXX |
5
h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Iulia Mulsula a vécu 40
ans. Elle repose ici.

S10-Ins384
« Stèle trouvée au Coudiat, sur le chemin
du Bardo. »
D(is) M(anibus) | C(aius) Marius | Felix |
v(ixit) a(nnis) XLV |
5
h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Caius Marius Felix a
vécu 45 ans. Il repose ici.

S10-Ins385
« Au Nord Est du Coudiat. »
Dis M(anibus) | Iulia | C(aii) f(ilia) | Mustia
|
5
v(ixit) a(nnis) XXXI | h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Iulia Mustia, fille de
Caius, a vécu 31 ans. Elle repose ici.

S10-Ins386
« Au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Iulia Ni|crosa v(ixit)
a(nnis) | XXXIII h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Iulia Nicrosa a vécu 33
ans. Elle repose ici.

S10-Ins387
« Au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Iulia Oct|avia v(ixit)
a(nnis) | XXXI h(ic) s(ita) (est))
Aux dieux mânes. Iulia Octavia a vécu 31
ans. Elle repose ici.

S10-Ins388
« Au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Iulia | Restuta | v(ixit)
a(nnis) XIII
Aux dieux mânes. Iulia Restuta a vécu 13
ans.

S10-Ins389
« Au faubourg Saint Jean. »
D(is) M(anibus) | Salvid|enius Fi|dianus |
5

v(ixit) a(nnis) XXXII | h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Salvidenius Fidianus a
vécu 32 ans. Il repose ici.

S10-Ins390
« Stèle trouvée au Coudiat, sur
l'emplacement de la future église. »
D(is) M(anibus) | Iulia | Rocnia | vixit
annis |
5
XXXV | h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Iulia Rocnia a vécu 35
ans. Elle repose ici.
376

S10-Ins391
« Trouvée au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Sittia(e) | Natali | v(ixit)
a(nnis) LXX
Aux dieux mânes. Sittia Natalis a vécu 70
ans.

S10-Ins392
« Au Coudiat. »
Dis Man(ibus) | Iulia Ro|gata v(ixit) a(nnis)
| C h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Iulia Rogata a vécu 100
ans. Elle repose ici.

S10-Ins393
« Stèle mutilée trouvée au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Iulia | Severa | v(ixit)
a(nnis) XX |
5
h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Iulia Severa a vécu 20
ans. Elle repose ici.

S10-Ins394
« Petite stèle trouvée au Coudiat, propriété
Robert. »
D(is) M(anibus) | Iulia Silva|na v(ixit)
a(nnis) LX | h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Iulia Silvana a vécu 60
ans. Elle repose ici.

S10-Ins395
« Au nord-est du Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Q(uintus) Iunius |
Mamil|ius v(ixit) a(nnis) |
5
LXI
Aux dieux mânes. Quintus Iunius
Mamilius a vécu 61 ans.

S10-Ins396
« Stèle à sommet arrondi trouvée sur le
versant sud du Coudiat. »
D(is) M(anibus) | I[n]stani|us Au[g]ent[ius]
| [v(ixit)] a(nnis) XX
Aux dieux mânes. Instanius Augentius a
vécu 20 ans.

S10-Ins397
« Trouvée au Coudiat, transportée au
square, où Albertini, en 1938, ne l'a pas
retrouvée. »
D(is) M(anibus) | Iulia Theles|phoris q(u)ae
| e(s)t ingenua | v(ixit) a(nnis) VII | h(ic)
s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Iulia Thelesphoris, née
libre, a vécu 7 ans. Elle repose ici.

S10-Ins398
« Près de la pyramide Damrémont. »
D(is) M(anibus) | Titinius | Rogatus | v(ixit)
a(nnis) CI |
5
h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Titinius Rogatus a vécu
101 ans. Il repose ici.

S10-Ins399
« Au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Roma|nus v(ixit) | a(nnis)
XXI |
5
h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Romanus a vécu 21 ans.
377

Il repose ici.

S10-Ins400
« Dé d’autel, trouvé route Bienfait, au
premier coude à gauche, en 1864. »
D(is) M(anibus | A( ) Servilia | Zambaco |
marito kar(issimo) |
5
v(ixit) a(nnis) XXXII
| h(ic) t(u) b(ene) c(ubes)
Aux dieux mânes. A…Servilia (a fait) pour
son très cher mari Zambaco. Il a vécu 32
ans. Tu es allongé ici.

S10-Ins401
« Au Coudiat, versant nord, propriété
Bruyas. »
D(is) M(anibus) | Quintia | Valeria |
v(i)x(it) a(nnis) LX
Aux dieux mânes. Quintia Valeria a vécu
60 ans.

S10-Ins402
« Pierre, encastrée dans un mur, faubourg
Saint Antoine, maison Salasc. »
D(is) M(anibus) | Drupilius | Neptuna|lis
v(ixit) a(nnis) XXV |
5
h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Drupilius Neptunalis a
vécu 25 ans. Il repose ici.

S10-Ins403
« Trouvé au Coudiat, propriété Lavoute. »
D(is) M(anibus) | S(extus) Fa|b(i)a(nus ?) |
v(ixit) a(nnis) V
Aux dieux mânes. Sextus Fabianus (?) a
vécu 5 ans.

S10-Ins404
« Pierre en calcaire bleue trouvée 8, rue
Rohault de Fleury. »
D(is) M(anibus) | Sallust|ia Roga|ta v(ixit)
a(nnis) XX |
5
h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Sallustia Rogata a vécu
20 ans. Elle repose ici.

S10-Ins405
« Petite stèle rectangulaire trouvée au
Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Sallusti|a Satur|nina
v(ixit) a(nnis) |
5
XXV h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Sallustia Saturnina a
vécu 25 ans. Elle repose ici.

S10-Ins406
« Trouvée 8, rue Rohault de Fleury. »
D(is) M(anibus) | Tituria | V[e]neria...
Aux dieux mânes. Tituria Veneria...

S10-Ins407
« Au Coudiat, côté nord-est. »
D(is) M(anibus) | Valerius | Ceparius |
v(ixit) a(nnis) LX |
5
h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Valerius Ceparius a vécu
60 ans. Il repose ici.

S10-Ins408
« Trouvée propriété Vivès. »
D(is) M(anibus) | Sittia | Honorata |v(ixit)
378

a(nnis) L
Aux dieux mânes. Sittia Honorata a vécu
50 ans.

S10-Ins409
« Caisson trouvé au Coudiat, propriété
Bruyas. »
D(is) M(anibus) | Sittiae Fe|licitati | matri |
5

carissimae | v(ixit) a(nnis) LXXI h(ic)
s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Pour Sittia Felicitatis,
très chère mère. Elle a vécu 71 ans. Elle
repose ici.

S10-Ins410
« Stèle carrée en pierre tendre trouvée sur
la promenade de Sétif. »
D(is) M(anibus) | Ivventia | Lucila v(ixit) |
a(nnis) LXX h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Ivventia Lucila a vécu
70 ans. Elle repose ici.

S10-Ins411
« Au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Pinarius | Felix v(ixit)
a(nnis) | XXXX |
5
h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Pinarius Felix a vécu 40
ans. Il repose ici.

S10-Ins412
« Plaque de marbre, trouvée sur le versant
sud du Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Valeria | Cherome|nae
v(ixit) a(nnis) |
5
VIII d(ies) VI
Aux dieux mânes. Valeria Cheromenae a
vécu 8 ans et 6 jours.

S10-Ins413
« Sur une dalle trouvée au Coudiat, maison
Roy. »
D(is) M(anibus) | Valeria | Maximi|na vixit
|
5
annos XXXV
Aux dieux mânes. Valeria Maximina a
vécu 35 ans.

S10-Ins414
« Stèle rectangulaire trouvée au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Conductor | v(ixit)
a(nnis) XXXX | h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Conductor a vécu 40
ans. Il repose ici.

S10-Ins415
« Au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Sittia Nina | v(ixit)
a(nnis) CI | h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Sittia Nina a vécu 101
ans. Elle repose ici.

S10-Ins416
« Trouvée au Coudiat, dans les décombres
provenant de la rue Impériale. »
D(is) M(anibus) | M(a)ecilie Castu|le
mulier(i) iucu|ndissime v(ixit) a(nnis) |
5

LXXX Q(uintus) Cassius Fe|lix sorori
ama(n)tiss|ime piissime lae[tissime]
379

Aux dieux mânes. Pour Maecilia Castula,
épouse très agréable. Elle a vécu 80 ans.
Quintus Cassius Felix (a fait) pour une
sœur très aimée, très pieuse, très gracieuse.

S10-Ins417
« Au Coudiat. »
D(is) M(anibus) Iulia Ve|nusta | v(ixit)
a(nnis) XXXV |
5
h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Iulia Venusta a vécu 35
ans. Elle repose ici.

S10-Ins418
« Au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Valeri|a Urba|nica v(ixit)
a(nnos) |
5
XXXXI
Aux dieux mânes. Valeria Urbanica a vécu
41 ans.

S10-Ins419
« Pierre trouvée sur le versant sud du
Coudiat. »
Dis M(anibus) | Veneri[a] | vixit [...]
Aux dieux mânes. Veneria a vécu ...

S10-Ins420
« Stèle trouvée chez M. Vincent Zohia, 8,
rue Centrale. »
D(is) M(anibus) | P(a)etron|i(a)e
[G]al(l)it|t(a)e v(ixit) a(nnis) LXX
Aux dieux mânes. Paetronia Gallitta a vécu
70 ans.

S10-Ins421
«Trouvée route Bienfait. Lecture
difficile. »
D(is) M(anibus) | Pilli(---) | v(ixit) a(nnis)
XV | o(ssa) t(ua) b(ene) q(uiescant)
Aux dieux mânes. Pilli… a vécu 15 ans.
Que tes os reposent en paix.

S10-Ins422
« Fragment de stèle en calcaire gris trouvé
sur le versant sud du Coudiat, dans les
fouilles de l'école supérieure de garçons,
boulevard Ernest Mercier. »
D(is) M(anibus) | C(aius) Venius |
Marcia|nus v(ixit) |
5
a(nnis) XXI h(ic)
s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Caius Venius Marcianus
a vécu 21 ans. Il repose ici.

S10-Ins423
« Au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Q(uintus) Vettius |
Quadrat|us Iunior | vixit ann|is VIII
Aux dieux mânes. Quintus Vettius
Quadratus le jeune a vécu 8 ans.

S10-Ins424
« Au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Vettius | Victor | vix(it)
an(nis) |
5
h(ic) s(itus) [e(st)]
Aux dieux mânes. Vettius Victor a vécu ....
Il repose ici.

380

S10-Ins425
« Trouvée au Coudiat, jardin Alberto. »
D(is) M(anibus) | Vibia [T]u|ranis | v(ixit)
a(nnis) L h(ic) s(ita) [e(st)]
Aux dieux mânes. Vibia Turanis a vécu 50
ans. Elle repose ici.

S10-Ins426
« Pierre trouvée au Coudiat. »
D(is) [M(anibus)] | L(ucius) Volumni|us
Ianuarius | v(ixit) a(nnis) LV |
5
h(ic) s(itus)
e(st)
Aux dieux mânes, Lucius Volumnius
Ianuarius a vécu 55 ans. Il repose ici.

S10-Ins427
« Fragment de caisson, trouvé au
Coudiat. »
[D(is) M(anibus) ---f]ili(us) Q(uinti) Murti
Urbi|[c]i v(ixit) a(nnis) XXXIII |
m(ensibus) [i]nnocentissim[---]
Aux dieux mânes….fils de Quintus
Murtius Urbicus. Il a vécu 33 ans et ...
mois.

S10-Ins428
« Au Coudiat, propriété Audureau et
Claris. »
D(is) M(anibus) | [E]stricata | Hospita |
v(ixit) a(nnis) LXII |
5
o(ssa) t(ua) b(ene)
q(uiescant)
Aux dieux mânes. Estricata Hospita a vécu
62 ans. Que tes os reposent en paix.
S10-Ins429
« Pierre en calcaire gris, trouvée entre la
route Bienfait et la route de Philippeville. »
D(is) M(anibus) | Pompeia | Nigrosa |
v(ixit) a(nnis) LXV
Aux dieux mânes. Pompeia Nigrosa a vécu
65 ans.

S10-Ins430
« Au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Vituvia | Trophime |
v(ixit) a(nnis) XIII |
5
h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Vituvia Trophime a vécu
13 ans. Elle repose ici.

S10-Ins431
« Petite stèle, trouvée au Coudiat,
transportée au square. »
D(is) M(anibus) | Vitalis | v(ixit) a(nnis) L |
h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Vitalis a vécu 50 ans. Il
repose ici.

S10-Ins432
« Stèle en calcaire gris trouvée au Coudiat,
près de l'orphelinat d'Alsace-Lorraine. »
D(is) M(anibus) | Victor | v(ixit) a(nnis) X |
h(ic) t(ue) b(ene)
Aux dieux mânes. Victor a vécu 10 ans. Tu
es bien ici.

S10-Ins433
« Stèle trouvée au Coudiat, propriété
381

Martin. »
D(is) M(anibus) Aisa | Olympias v(ixit) |
5

a(nnis) XXXX | h(ic) s(ita) e(st)
Aux dieux mânes. Aisa Olympias a vécu
40 ans. Elle repose ici.

S10-Ins434
« Au Coudiat, propriété Lavoute. »
D(is) M(anibus) | Octaviae | Sperate
f[i]|lia(e) v(ixit) a(nnis) X[---] |
5
h(ic) s(ita)
e(st)
Aux dieux mânes. Pour Octavia Sperate,
fille, a vécu …ans. Elle repose ici.

S10-Ins435
« Stèle trouvée au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Octaviae | Extricatae |
v(ixit) a(nnis) L |
5
h(ic) s(ita) e(st) | o(ssa)
t(ua) b(ene) q(uiescant)
Aux dieux mânes. Pour Octavia Extricata.
Elle a vécu 50 ans. Elle est ici. Que tes os
reposent en paix.

S10-Ins436
« Stèle en calcaire trouvée au Coudiat. »
Dis Manib(us) | Onessimi | v(ixit) a(nnis)
XXXI
Aux dieux mânes. Onessimus a vécu 31
ans.

S10-Ins437
« Trouvée boulevard Mac Mahon, derrière
le Coudiat. »
D(is) M(anibus) | C(aius) Iulius |
Nampam|o v(ixit) a(nnis) LX |
5
h(ic) s(itus)
e(st)
Aux dieux mânes. Caius Iulius Nampamo a
vécu 60 ans. Il repose ici.

S10-Ins438
« Autel, trouvé au Coudiat, du côté du
couchant, en face de l’école de filles, à
environ 100 mètres de la rue Saint
Antoine. »
D(is) M(anibus) | Q(uintus) Iulius C(aii)
f(ilius) | Quir(ina tribu) Opta|tus v(ixit)
a(nnis) XVIIII |
5
h(ic) s(itus) e(st) | o(ssa)
t(ua) b(ene) q(uiescant)
Aux dieux mânes. Quintus Iulius Optatus,
fils de Caius, de la tribu Quirina, a vécu 19
ans. Il est ici. Que tes os reposent en paix.

S10-Ins439
« Au Coudiat, propriété Lavoute. »
D(is) M(anibus) | D( ) Roma|na vix(it) anis
|
5
LXI
Aux dieux mânes. D… Romana a vécu 61
ans.

S10-Ins440
« Petite stèle trouvée au Coudiat, propriété
Bruyas. »
D(is) M(anibus) Cn(aius) P(.) Fe|lix v(ixit)
a(nnis) | LXXV
Aux dieux mânes. Cnaius P( ) felix a vécu
75 ans.
382

S10-Ins441
« Trouvée propriété Ferrando, à droite de
la traverse du pont d’Aumale. »
D(is) M(anibus) | Sosio Fruc|to hom[ini] |
sanctiss[imo] |
5
piissim[oque] | qui v(ixit)
a(nnis) [---] | Succes[sus ?] | frater [fecit]
Aux dieux mânes. Pour Sosius Fructus,
homme très saint et très pieux aui a
vécu…ans. Succesus, son frère, a fait.

S10-Ins442
« Trouvée au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | Sufia Q(uinti) | (filia)
Vitiosa | v(ixit) a(nnis) XXXV
Aux dieux mânes. Sufia Vitiosa, fille de
Quintus, a vécu 35 ans.

S10-Ins443
« Stèle, trouvée au Coudiat, propriété
Bruyas. »
Dis M(anibus) C(aius) Caecilius | Iulianus |
v(ixit) a(nnis) XXXV |
5
h(ic) s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Caius Caecilius Iulianus
a vécu 35 ans. Il repose ici.

S10-Ins444
« Autel, avec moulures et chapiteau
formant acrotères, trouvé au Coudiat,
transporté au musée. »
D(is) M(anibus) | C(aius) Iulius C(aii)
f(ilius) | Quir(ina tribu) Felix | vestiari|
5
us
v(ixit) a(nnis) | LXXXXVII | h(ic) s(itus)
e(st)
Aux dieux mânes. Caius Iulius Felix de la
tribu Quirina, marchand de vêtement, a
vécu 97 ans. Il repose ici.

S10-Ins445
« Pierre à sommet arrondi trouvée rue
Rohault. »
D(is) M(anibus) | Urbanus | anima dul|cis
v(ixit) m(ensibus) VIII | d(ies) VIII h(ic)
s(itus) e(st)
Aux dieux mânes. Urbanus à l’âme douce
a vécu 8 mois et 8 jours. Il repose ici.

S10-Ins446
« Stèle très fruste, trouvée au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | L(ucius) Scrib|onius |
Cosmus |
5
v(ixit) a(nnis) LXXX | h(ic)
s(itus ) e(st)
Aux dieux mânes. Lucius Scribonius
Cosmus a vécu 80 ans. Il repose ici.

S10-Ins447
« Au Coudiat. »
D(is) M(anibus) | L(ucius) pater
sac<e>|roru(m) Belonae | v(ixit) a(nnis)
LX
Aux dieux mânes. Lucius, père des sacres
de Bellone. Il a vécu 60 ans.

S10-Ins448
« Caisson trouvé au Coudiat. »
D(is) M(anibus) S(acrum) | Pompeia |
Festiva | v(ixit) a(nnis) LV |
5
h(ic) s(ita)
383

e(st)
Consacré aux dieux mânes. Pompeia
festiva a vécu 55 ans. Elle repose ici.

S10-Ins449
« Propriété Martin. »
D(is) M(anibus) S(acrum) | Murinus
Scaeni|cus pius v(ixit) a(nnis) LII | h(ic)
s(itus) e(st)
Consacré aux dieux mânes. Murinus
Scaenicus pieux, a vécu 52 ans. Il repose
ici.

S10-Ins450
« Stèle à sommet arrondi trouvée au
Coudiat, propriété Marius. »
Dis Manib(us) | Sacr(um) | Iulia Ro|gata
vixit | annis XXXV | hic s(ita) e(st) | o(ssa)
t(ua) b(ene) q(uiescant)
Consacré aux dieux mânes. Iulia Rogata a
vécu 35 ans. Elle est ici. Que tes os
reposent en paix.

S10-Ins451
« Trouvée au Coudiat. »
D(is) M(anibus) S(acrum) | Maecilia |
Onesime | v(ixit) a(nnis) XXXV |
5
h(ic)
s(ita) e(st)
Consacré aux dieux mânes. Maecilia
Onesime a vécu 35 ans. Elle repose ici.

S10-Ins452
« Au Coudiat. »
D(is) M(anibus) S(acrum) | S(extus)
Murdi|us v(ixit) a(nnis) II
Consacré aux dieux mânes. Sextus
Murdius a vécu 2 ans.

S10-Ins453
« Près de la Pyramide Damrémont. »
D(is) M(anibus) S(acrum) | Bonavia |
marita ra|rissima |
5
v(ixit) a(nnis) XXI
Consacré aux dieux mânes. Bonavia,
épouse rarissime, a vécu 21 ans.

S10-Ins454
« Autel funéraire, trouvé au Coudiat, dans
un mur de la cour de la maison n°3, rue
Petit, non loin de l’escalier qui conduit au
musée. »
D(is) M(anibus) S(acrum) | Amandus |
Augustorum | Verna v(ixit) a(nnis) XXI |
5

mensibus III | h(ic) s(itus) e(st) | o(ssa)
(t(ua)) b(ene) q(uiescant)
Consacré aux dieux mânes. Amandus
Augustus Verna a vécu 21 ans et 3 mois. Il
est ici. Que tes os reposent en paix.

S10-Ins455
« Au Coudiat, partie occidentale, propriété
Bruyas. »
[D(is)] M(anibus) S(acrum) | [- I]ulius
R|usticus | v(ixit) a(nnis) VIII |
5
h(ic)
s(itus) e(st)
Consacré aux dieux mânes. Iulius Rusticus
a vécu 8 ans. Il repose ici.
384

S10-Ins456
« Stèle, sur la route Bienfait, au premier
coude à gauche. »
D(is) M(anibus) S(acrum) | P(ublius)
Dupidius | Saxa | v(ixit) a(nnis) CXI |
5

h(ic) s(itus) e(st)
Consacré aux dieux mânes. Publius
Dupidius Saxa a vécu 111 ans. Il repose ici.

S10-Ins457
« Stèle trouvée au Coudiat. »
D(is) M(anibus) S(acrum) | L(ucius)
Papinius | Focarius | v(ixit) a(nnis) LXXV
|
5
h(ic) s(itus) e(st)
Consacré aux dieux mânes. Lucius
Papinius Focarius a vécu 75 ans. Il repose
ici.

S10-Ins458
« Près de la Pyramide Damrémont. »
[D(is) M(anibus)] S(acrum) Fla[via]
L(ucii) fi(lia) Ro|gata vixit | a(nnis)
LXXVII | h(ic) s(ita) [e(st)]
Consacré aux dieux mânes. Flavia Rogata,
fille de Lucius, a vécu 77 ans. Elle repose
ici.

S10-Ins459
« Au premier coude à gauche de la route
Bienfait. »
D(is) M(anibus) S(acrum) | P(ublius)
Caninius | [P(ublii)] f(ilius) Modest[us] |
v(ixit) a(nnis) XI m(ensibus) IIII |
5
d(ies)
XIII h(ic) s(itus) e(st) | s(it) t(ibi) t(erra)
l(evis)
Consacré aux dieux mânes. Publius
Caninius Modestus, fils de Publius, a vécu
11 ans, 4 mois, 13 jours. Il repose ici. Que
la terre te soit légère.

S10-Ins460
« Petite stèle plate, trouvée au Coudiat,
propriété Hérault. »
D(is) M(anibus) S(acrum) | C(aius) Iulius |
Surulli[o] | h(ic) s(itus) e(st) v(ixit) |
5

a(nnis) X
Consacré aux dieux mânes. Caius Iulius
Surullio a vécu 10 ans. Il repose ici.

S10-Ins461
« Cippe hexagonal, trouvé promenade de
Sétif, propriété Lavie. »
D(is) M(anibus) S(acrum) | Stepha|nus |
Aug(usti) n(ostri) |
5
verna | v(ixit) a(nnis)
V | h(ic) s(itus) e(st)
Consacré aux dieux mânes. Stephanus,
esclave de notre empereur, a vécu 5 ans. Il
repose ici.

S10-Ins462
« Fragment de marbre qui semble avoir été
trouvé au Coudiat. »
[D](is) M(anibus) S(acrum) | [Sal]videnia |
[---]tina
Consacré aux dieux mânes. Salvidenia…

385

S10-Ins463
« Caisson, trouvé à l’Ouest du Coudiat, au
dessus du champ de manœuvre, transporté
au square. »
Valerius Dati[vu]s pater | D(is) M(anibus)
S(acrum) fec|(it) Ururi(a)e fili(a)e
rarissim(a)e h(ic) s(ita) e(st) | vix(it) annis
XXV m(ensibus) sex |
5
sartor arenarius |
magister fili(a)e dul|cissim(a)e posuit
Consacré aux dieux mânes. Valerius
Dativus, père d’Ururia, fille rarissime, a
fait (ce monument). Elle repose ici. Elle a
vécu 25 ans et six mois. Le maître
costumier du théâtre a posé (ce monument)
pour sa fille très douce.

S10-Ins464
« Plaque de marbre, encastrée dans la
façade de la maison Présaverio, 5, rue
Pobéguin, au Coudiat. »
Memoriae | Iuliae Ro|manae in|fanti
in|
5
nocenti | m(ensium) III
A la mémoire d’Iulia Romana, enfant
innocente de trois mois.

S10-Ins465
« Pierre à surface rectangulaire trouvée au
Coudiat, boulevard Mac Mahon. »
Memori(a)e | Sitti(a)e | Novell(a)e | v(ixit)
a(nnis) XXXVIII
A la mémoire de Sittia Novella. Elle a vécu
38 ans.

S10-Ins466
« Pierre en deux fragments, trouvée
boulevard Mac Mahon, derrière le
Coudiat. »
Mem(oriae) | Maxim|ae puellae
i|nnocentissim(ae) |
5
restit[---]
A la mémoire de Maxima, enfant très
innocente, …

S10-Ins467
« Caisson trouvé au Coudiat. La pierre a
été employée à deux reprises. »
Memoriae | L(ucii) Pro(.) D(.) |
dec(urionis) | prin|cipi
A la mémoire de Lucius…, decurio
princeps…

S10-Ins468
« Autel trouvé au Coudiat Ati. »
[Me]rcurio | [Au]gusto sacrum | C(aius)
Aemilius | [-] f(ilius) Cert[us]
Consacré à Mercure Auguste. Caius
Aemlius Certus, fils de …

S10-Ins469
« Trouvé au Coudiat Aty, à mi hauteur du
couchant. »
Mercurio Aug(usto) s(acrum) Ma|[rcus
Vi]truvius Gracilis ex v(iso) v(otum)
so(lvit)
Consacré à Mercure Auguste. Marcus
Vitruvius Gracilis s’est acquitté de son
vœu à la suite d’une vision.
386

S10-Ins470
« Fragment exhumé au bout de la rue de la
Pyramide et à 25 mètress à l’est de la rue
Savorgnan de Brazza (cité Bellevue), à
quelques mètres d’une conduite d’eau
romaine. »
[---]irtuti[s] | Q(uintus) Celsus | trium(vir)
po|[ntifex] praef[ectus] [---]
..de Virtus ; Quintus Celsus, triumvir,
pontife, préfet…

S10-Ins471
« Fragment de plaque de marbre, trouvée
au Coudiat. »
[Imp(erator) Caes(ar) divi Antonini pii
f(ilius) divi Had]ria|[ni nep(os) divi Traiani
Parthici pronep(os) divi Nervae abnep(os)
M(arcus) Aurelius Antoninus] aug(ustus)
Ger[manicus Sarmaticus ---] | [---]
L’empereur César, fils du divin Antonin,
Pieux, petit fils du divin Hadrien, arrière
petit fils du divin Trajan, Parthique,
descendant du divin Nerva, Marc Aurèle,
Antonin, Auguste, Germanique,
Sarmatique, …

S10-Ins472
« Pierre trouvée au Coudiat, dans les
jardins de M. Bruyas, entre la pyramide et
le cimetière musulman. »
[Tem]poribus [---] | [---]orbe fulgentium [--
-] | [---]

S10-Ins473
« Fragment trouvée au Coudiat en 1858
dans les démolitions de la mosquée de Sidi
Mousekket et Toboul, puis transportée à
l’ancien Musée. »
[---]r ac d[---] | [im]pera[t---] | [c]urant[---]

S10-Ins474
« Fragment, trouvé dans les fouilles de la
construction Rousselot, boulevard Ernest
Mercier. »
D[---] | [---]ui | [---]a[---]

S10-Ins475
« Fragment trouvé au Coudiat, boulevard
Ernest Mercier. »
[---]ertia | st[---]

S10-Ins476
« Route de Philippeville, maison du
général Fontebride. »
[---] | a anus | [---]u[---]

S10-Ins477
« Route de Philippeville, maison du
général Fontebride. »
[---] M | [---]inuui | [---]a | [---]o

S10-Ins478
« Fragment trouvé au Coudiat. »
[---]liv | X e[---]


387

S10-Ins479
« Fragment trouvé au Coudiat en 1859
dans le mur d’un hangar récemment
construit. »
[---]idiop | [---]balou[---]

S10-Ins480
« Fragment de stèle, trouvée au Coudiat. »
[---]M | [He]racla | [---]lic

S10-Ins481
« Fragment trouvé 8, rue Rohault de
Fleury. »
[du]lcissimo

S10-Ins482
« Fragment trouvé au Coudiat, propriété
Martin. »
[---]M | [---]elia

S10-Ins483
« Fragment trouvé au Coudiat, propriété
Vivès. »
[---]nsrila[---]

S10-Ins484
« Trouvée au Coudiat, derrière
l’orphelinat. »
[---] |pum mo[---] | semper t[---] |um quod
[---] | catiores [---] |
5
cantio[---]



























388

Mémoire ILAlg CIL
S10-Ins1 ILAlg2, 1871 CIL 7911
S10-Ins2 ILAlg2, 1715 CIL 7755
S10-Ins3 ILAlg2, 1914a
S10-Ins4 ILAlg2, 1914b
S10-Ins5 ILAlg2, 1128
S10-Ins6 ILAlg2, 1694 CIL 7735
S10-Ins7 ILAlg2, 1697 CIL 7740
S10-Ins8 ILAlg2, 1665 CIL 19625
S10-Ins9 ILAlg2, 1122 CIL 7345
S10-Ins10 ILAlg2, 1631
S10-Ins11 ILAlg2, 1516
S10-Ins12 ILAlg2, 1877
S10-Ins13 ILAlg2, 1076 CIL 7306
S10-Ins14 ILAlg2, 1908
S10-Ins15 ILAlg2, 1903 CIL 19661
S10-Ins16 ILAlg2, 1906a
S10-Ins17 ILAlg2, 1877a
S10-Ins18 ILAlg2, 1934 CIL 19662
S10-Ins19 ILAlg2, 1913 CIL 7889
S10-Ins20 ILAlg2, 1905a CIL 7906
S10-Ins21 ILAlg2, 1900 CIL 7908
S10-Ins22 ILAlg2, 1867 CIL 7886
S10-Ins23 ILAlg2, 1596 CIL 7639
S10-Ins24 ILAlg2, 841
S10-Ins25 ILAlg2, 1914 CIL 7887
S10-Ins26 ILAlg2, 1139
389

S10-Ins27 ILAlg2, 1866 CIL 7886
S10-Ins28 ILAlg2, 1146
S10-Ins29 ILAlg2, 1414 CIL 7542
S10-Ins30 ILAlg2, 1749 CIL 7777
S10-Ins31 ILAlg2, 1628 CIL 7688
S10-Ins32 ILAlg2, 1629 CIL 7394
S10-Ins33 ILAlg2, 1746 CIL 7774
S10-Ins34 ILAlg2, 1698 CIL 7742
S10-Ins35 ILAlg2, 1701
S10-Ins36 ILAlg2, 1703 CIL 7746
S10-Ins37 ILAlg2, 1704a CIL 7748
S10-Ins38 ILAlg2, 1739
S10-Ins39 ILAlg2, 1736 CIL 19636
S10-Ins40 ILAlg2, 1898 CIL 7884
S10-Ins41 ILAlg2, 1864 CIL 7882
S10-Ins42 ILAlg2, 801
S10-Ins43 ILAlg2, 1482
S10-Ins44 ILAlg2, 1863 CIL 7895
S10-Ins45 ILAlg2, 1400
S10-Ins46 ILAlg2, 1875 CIL 7894
S10-Ins47 ILAlg2, 1905 CIL 19659
S10-Ins48 ILAlg2, 1881
S10-Ins49 ILAlg2, 1888
S10-Ins50 ILAlg2, 1885 CIL 7897
S10-Ins51 ILAlg2, 1872 CIL 7905
S10-Ins52 ILAlg2, 1313 CIL 7470
S10-Ins53 ILAlg2, 1503 CIL 19602
390

S10-Ins54 ILAlg2, 1844 CIL 7837
S10-Ins55 ILAlg2, 1841 CIL 7835
S10-Ins56 ILAlg2, 1483 CIL 7592
S10-Ins57 ILAlg2, 1874 CIL 7888
S10-Ins58 ILAlg2, 1635 CIL 7693
S10-Ins59 ILAlg2, 1636
S10-Ins60 ILAlg2, 1638
S10-Ins61 ILAlg2, 1114 CIL 7337
S10-Ins62 ILAlg2, 1641 CIL 7697
S10-Ins63 ILAlg2, 1645
S10-Ins64 ILAlg2, 843 CIL 7161
S10-Ins65 ILAlg2, 893 CIL 7191
S10-Ins66 ILAlg2, 906 CIL 7201
S10-Ins67 ILAlg2, 911
S10-Ins68 ILAlg2, 846 CIL 19530
S10-Ins69 ILAlg2, 856 CIL 19528
S10-Ins70 ILAlg2, 864 CIL 7175
S10-Ins71 ILAlg2, 865 CIL 19529
S10-Ins72 ILAlg2, 866
S10-Ins73 ILAlg2, 868 CIL 7177
S10-Ins74 ILAlg2, 870
S10-Ins75 ILAlg2, 1646 CIL 19623
S10-Ins76 ILAlg2, 1647 CIL 7700
S10-Ins77 ILAlg2, 1649 CIL 7702
S10-Ins78 ILAlg2, 1650 CIL 7703
S10-Ins79 ILAlg2, 1754 CIL 7780
S10-Ins80 ILAlg2, 1470 CIL 19598
391

S10-Ins81 ILAlg2, 1469
S10-Ins82 ILAlg2, 1471 CIL 7586
S10-Ins83 ILAlg2, 1473 CIL 7587
S10-Ins84 ILAlg2, 1753 CIL 7779
S10-Ins85 ILAlg2, 1751 CIL 7778
S10-Ins86 ILAlg2, 1487 CIL 7593
S10-Ins87 ILAlg2, 1462
S10-Ins88 ILAg2, 1504 CIL 7605
S10-Ins89 ILAlg2, 1849 CIL 7841
S10-Ins90 ILAlg2, 1404 CIL 7535
S10-Ins91 ILAlg2, 1441 CIL 7564
S10-Ins92 ILAlg2, 1668 CIL 19626
S10-Ins93 ILAlg2, 1750 CIL 10873
S10-Ins94 ILAlg2, 1846 CIL 7838
S10-Ins95 ILAlg2, 1765 CIL 19639
S10-Ins96 ILAlg2, 1060 CIL 19547
S10-Ins97 ILAlg2, 1889
S10-Ins98 ILAlg2, 1295 CIL 7457
S10-Ins99 ILAlg2, 1755 CIL 7781
S10-Ins100 ILAlg2, 1519 CIL 7614
S10-Ins101 ILAlg2, 1583 CIL 7656
S10-Ins102 IlAlg2, 1577 CIL 7652
S10-Ins103 ILAlg2, 1592
S10-Ins104 ILAlg2, 1593 CIL 7663
S10-Ins105 ILAlg2, 1594 CIL 19621
S10-Ins106 ILAlg2, 1525 CIL 7619
S10-Ins107 ILAlg2, 1718 CIL 7758
392

S10-Ins108 ILAlg2, 1719 CIL 7760
S10-Ins109 ILAlg2, 1141 CIL 7352
S10-Ins110 ILAlg2, 778 CIL 7081
S10-Ins111 ILAlg2, 800 CIL 7117
S10-Ins112 ILAlg2, 1685 CIL 7726
S10-Ins113 ILAlg2, 1306 CIL 7464
S10-Ins114 ILAlg2, 1416
S10-Ins115 ILAlg2, 1142
S10-Ins116 ILAlg2, 1143
S10-Ins117 ILAlg2, 1147 CIL 7354
S10-Ins118 ILAlg2, 1148 CIL 19558
S10-Ins119 ILAlg2, 1149
S10-Ins120 ILAlg2, 1452 CIL 7574
S10-Ins121 ILAlg2, 1453 CIL 19594
S10-Ins122 ILAlg2, 1451 CIL 7573
S10-Ins123 ILAlg2, 1652
S10-Ins124 ILAlg2, 1655 CIL 7706
S10-Ins125 ILAlg2, 1658
S10-Ins126 ILAlg2, 1494 CIL 7598
S10-Ins127 ILAlg2, 1316 CIL 19582
S10-Ins128 ILAlg2, 1854 CIL 7846
S10-Ins129 ILAlg2, 1438
S10-Ins130 ILAlg2, 1496 CIL 7599
S10-Ins131 ILAlg2, 1499 CIL 7601
S10-Ins132 ILAlg2, 1490 CIL 7595
S10-Ins133 ILAlg2, 1432 CIL 7558
S10-Ins134 ILAlg2, 1435 CIL 7367
393

S10-Ins135 ILAlg2, 1412 CIL 7540
S10-Ins136 ILAlg2, 1770 CIL 7789
S10-Ins137 ILAlg2, 1695 CIL 7736
S10-Ins138 ILAlg2, 1693 CIL 19628
S10-Ins139 ILAlg2, 1691 CIL 7732
S10-Ins140 ILAlg2, 1766 CIL 7787
S10-Ins141 ILAlg2, 1159 CIL 7360
S10-Ins142 ILAlg2, 1137
S10-Ins143 ILAlg2, 980 CIL 7246
S10-Ins144 ILAlg2, 984 CIL 7248
S10-Ins145 ILAlg2, 989 CIL 7251
S10-Ins146 ILAlg2, 1317 CIL 7442
S10-Ins147 ILAlg2, 1118 CIL 7340
S10-Ins148 ILAlg2, 1858
S10-Ins149 ILAlg2, 1859 CIL 7851
S10-Ins150 ILAlg2, 1602 CIL 7669
S10-Ins151 ILAlg2, 1186 CIL 7385
S10-Ins152 ILAlg2, 1598
S10-Ins153 ILAlg2, 1597 CIL 7666
S10-Ins154 ILAlg2, 1807 CIL 7813
S10-Ins155 ILAlg2, 1808 CIL 7815
S10-Ins156 ILAlg2, 1242 CIL 7421
S10-Ins157 ILAlg2, 1236 CIL 7414
S10-Ins158 ILAlg2, 1065 CIL 7307
S10-Ins159 ILAlg2, 1193 CIL 19564
S10-Ins160 ILAlg2, 1184 CIL 7383
S10-Ins161 ILAlg2, 1168
394

S10-Ins162 ILAlg2, 1240
S10-Ins163 ILAlg2, 1099 CIL 7330
S10-Ins164 ILAlg2, 1080 CIL 19550
S10-Ins165 ILAlg2, 1801
S10-Ins166 ILAlg2, 1781 CIL 7797
S10-Ins167 ILAlg2, 1783 CIL 7799
S10-Ins168 ILAlg2, 1821 CIL 7823
S10-Ins169 ILAlg2, 1827
S10-Ins170 ILAlg2, 1322 CIL 7474
S10-Ins171 ILAlg2, 1328 CIL 7481
S10-Ins172 ILAlg2, 1556
S10-Ins173 ILAlg2, 1558 CIL 7637
S10-Ins174 ILAlg2, 1878 CIL 7879
S10-Ins175 ILAlg2, 1829 CIL 7827
S10-Ins176 ILAlg2, 1835
S10-Ins177 ILAlg2, 1837 CIL 7833
S10-Ins178 ILAlg2, 1838
S10-Ins179 ILAlg2, 1421 CIL 19593
S10-Ins180 ILAlg2, 1564 CIL 7642
S10-Ins181 ILAlg2, 1880 CIL 19651
S10-Ins182 ILAlg2, 1279
S10-Ins183 ILAlg2, 1284 CIL 7449
S10-Ins184 ILAlg2, 1286 CIL 7450
S10-Ins185 ILAlg2, 1288
S10-Ins186 ILAlg2, 1289
S10-Ins187 ILAlg2, 1418 CIL7546
S10-Ins188 ILAlg2, 1420 CIL 7548
395

S10-Ins189 ILAlg2, 1360 CIL 7503
S10-Ins190 ILAlg2, 1363
S10-Ins191 ILAlg2, 1364 CIL 7504
S10-Ins192 ILAlg2, 1365 CIL 7505
S10-Ins193 ILAlg2, 1366 CIL 7506
S10-Ins194 ILAlg2, 1348 CIL 7492
S10-Ins195 ILAlg2, 1539
S10-Ins196 ILAlg2, 1213 CIL 7403
S10-Ins197 ILAlg2, 1205 CIL 7397
S10-Ins198 ILAlg2, 1670 CIL 7715
S10-Ins199 ILAlg2, 1671 CIL 7716
S10-Ins200 ILAlg2, 1349 CIL 7494
S10-Ins201 ILAlg2, 1354 CIL 7499
S10-Ins202 ILAlg2, 1566
S10-Ins203 ILAlg2, 940 CIL 7223
S10-Ins204 ILAlg2, 943 CIL 7226
S10-Ins205 ILAlg2, 944
S10-Ins206 ILAlg2, 953 CIL 7230
S10-Ins207 ILAlg2, 1047 CIL 7295
S10-Ins208 ILAlg2, 1049 CIL 7287
S10-Ins209 ILAlg2, 955 CIL 7232
S10-Ins210 ILAlg2, 956 CIL7891
S10-Ins211 ILAlg2, 957 CIL 7162
S10-Ins212 ILAlg2, 958
S10-Ins213 ILAlg2, 1355 CIL 7498
S10-Ins214 ILAlg2, 1369 CIL 19588
S10-Ins215 ILAlg2, 924 CIL 7209
396

S10-Ins216 ILAlg2, 1377 CIL 10872
S10-Ins217 ILAlg2, 1379 CIL 7518
S10-Ins218 ILAlg2, 1371 CIL 7509
S10-Ins219 ILAlg2, 1356 CIL 7500
S10-Ins220 ILAlg2, 1014
S10-Ins221 ILAlg2, 1017 CIL 7273
S10-Ins222 ILAlg2, 1340
S10-Ins223 ILAlg2, 1813 CIL 7818
S10-Ins224 ILAlg2, 1511 CIL 19603
S10-Ins225 ILAlg2, 1567 CIL 7645
S10-Ins226 ILAlg2, 1385 CIL7522
S10-Ins227 ILAlg2, 1342 CIL 7489
S10-Ins228 ILAlg2, 1509 CIL 7607
S10-Ins229 ILAlg2, 1344 CIL 7490
S10-Ins230 ILAlg2, 1512 CIL 7609
S10-Ins231 ILAlg2, 1337
S10-Ins232 ILAlg2, 1444 CIL 7567
S10-Ins233 ILAlg2, 1331 CIL 7482
S10-Ins234 ILAlg2, 1674 CIL 7719
S10-Ins235 ILAlg2, 1270 CIL 7444
S10-Ins236 ILAlg2, 1264
S10-Ins237 ILAlg2, 1259 CIL 7435
S10-Ins238 ILAlg2, 1675 CIL 7720
S10-Ins239 ILAlg2, 1681 CIL 7869
S10-Ins240 ILAlg2, 1614 CIL 7676
S10-Ins241 ILAlg2, 1617 CIL 7678
S10-Ins242 ILAlg2, 1728
397

S10-Ins243 ILAlg2, 1731 CIL 7765
S10-Ins244 ILAlg2, 1732 CIL 7766
S10-Ins245 ILAlg2, 1788 CIL 19644
S10-Ins246 ILAlg2, 1790
S10-Ins247 ILAlg2, 1794
S10-Ins248 ILAlg2, 1796 CIL 7806
S10-Ins249 ILAlg2, 1708 CIL 7750
S10-Ins250 ILAlg2, 977 CIL 7149
S10-Ins251 ILAlg2, 1004 CIL 7265
S10-Ins252 ILAlg2, 1026 CIL7279
S10-Ins253 ILAlg2, 1030 CIL 7362
S10-Ins254 ILAlg2, 1006 CIL 7267
S10-Ins255 ILAlg2, 1709 CIL 7751
S10-Ins256 ILAlg2, 1713 CIL 7753
S10-Ins257 ILAlg2, 1568
S10-Ins258 ILAlg2, 1332 CIL 7483
S10-Ins259 ILAlg2, 1333
S10-Ins260 ILAlg2, 1423 CIL 7551
S10-Ins261 ILAlg2, 1690 CIL 7731
S10-Ins262 ILAlg2, 915 CIL 7206
S10-Ins263 ILAlg2, 923 CIL 7214
S10-Ins264 ILAlg2, 1686 CIL 7727
S10-Ins265 ILAlg2, 1547
S10-Ins266 ILAlg2, 1883
S10-Ins267 ILAlg2, 1311 CIL 7468
S10-Ins268 ILAlg2, 1314
S10-Ins269 ILAlg2, 1315 CIL 7471
398

S10-Ins270 ILAlg2, 1538
S10-Ins271 ILAlg2, 1422 CIL 7549
S10-Ins272 ILAlg2, 1488 CIL 7594
S10-Ins273 ILAlg2, 1408 CIL 7538
S10-Ins274 ILAlg2, 1194
S10-Ins275 ILAlg2, 1187 CIL 7837
S10-Ins276 ILAlg2, 1115
S10-Ins277 ILAlg2, 1082 CIL 19551
S10-Ins278 ILAlg2, 1068 CIL 7309
S10-Ins279 ILAlg2, 1078
S10-Ins280 ILAlg2, 1588 CIL7659
S10-Ins281 ILAlg2, 991 CIL 7253
S10-Ins282 ILAlg2, 1730
S10-Ins283 ILAlg2, 1717 CIL7756
S10-Ins284 ILAlg2, 1716
S10-Ins285 ILAlg2, 1591
S10-Ins286 ILAlg2, 1600 CIL 7668
S10-Ins287 ILAlg2, 1601
S10-Ins287bis ILAlg2, 1130 CIL 7348
S10-Ins288 ILAlg2, 1116
S10-Ins289 ILAlg2, 1117 CIL 7338
S10-Ins290 ILAlg2, 1120 CIL 7342
S10-Ins291 ILAlg2, 1687 CIL 7728
S10-Ins292 ILAlg2, 1696 CIL 7738
S10-Ins293 ILAlg2, 1606 CIL 19620
S10-Ins294 ILAlg2, 1241 CIL 7420
S10-Ins295 ILAlg2, 1224 CIL 19570
399

S10-Ins296 ILAlg2, 1227 CIL 7407
S10-Ins297 ILAlg2, 1214 CIL 7404
S10-Ins298 ILAlg2, 1296
S10-Ins299 ILAlg2, 1609
S10-Ins300 ILAlg2, 1153
S10-Ins301 ILAlg2, 1431
S10-Ins302 ILAlg2, 875 CIL 7182
S10-Ins303 ILAlg2, 897
S10-Ins304 ILAlg2, 900 CIL 7194
S10-Ins305 ILAlg2, 928 CIL 7218
S10-Ins306 ILAlg2, 1411
S10-Ins307 ILAlg2, 1454 CIL 7575
S10-Ins308 ILAlg2, 1460 CIL 19597
S10-Ins309 ILAlg2, 1039
S10-Ins310 ILAlg2, 1040 CIL 7289
S10-Ins311 ILAlg2, 1042 CIL 7292
S10-Ins312 ILAlg2, 1204 CIL 19531
S10-Ins313 ILAlg2, 1053 CIL 7300
S10-Ins314 ILAlg2, 1775 CIL 7794
S10-Ins315 ILAlg2, 1777 CIL 7641
S10-Ins316 ILAlg2, 1705 CIL 19631
S10-Ins317 ILAlg2, 1773 CIL 7792
S10-Ins318 ILAlg2, 1768 CIL 7788
S10-Ins319 ILAlg2, 1769
S10-Ins320 ILAlg2, 1492
S10-Ins321 ILAlg2, 1291 CIL 7453
S10-Ins322 ILAlg2, 1271 CIL 7445
400

S10-Ins323 ILAlg2, 1501 CIL 7602
S10-Ins324 ILAlg2, 1569 CIL 7646
S10-Ins325 ILAlg2, 1544 CIL 7631
S10-Ins326 ILAlg2, 1524 CIL 7618
S10-Ins327 ILAlg2, 1704 CIL 19630
S10-Ins328 ILAlg2, 1702 CIL 7745
S10-Ins329 ILAlg2, 1699 CIL 19629
S10-Ins330 ILAlg2, 1338
S10-Ins331 ILAlg2, 1870
S10-Ins332 ILAlg2, 1318 CIL 19583
S10-Ins333 ILAlg2, 1546 CIL 19613
S10-Ins334 ILAlg2, 1434
S10-Ins335 ILAlg2, 1738 CIL 7770
S10-Ins336 ILAlg2, 1573
S10-Ins337 ILAlg2, 1580
S10-Ins338 ILAlg2, 1570 CIL 19616
S10-Ins339 ILAlg2, 1319 CIL 19584
S10-Ins340 ILAlg2, 961
S10-Ins341 ILAlg2, 1424
S10-Ins342 ILAlg2, 1480
S10-Ins343 ILAlg2, 1425
S10-Ins344 ILAlg2, 1320
S10-Ins345 ILAlg2, 1321 CIL 7473
S10-Ins346 ILAlg2, 1323 CIL 7475
S10-Ins347 ILAlg2, 1757
S10-Ins348 ILAlg2, 937 CIL 7220
S10-Ins349 ILAlg2, 939 CIL 7222
401

S10-Ins350 ILAlg2, 994
S10-Ins351 ILAlg2, 1325
S10-Ins352 ILAlg2, 1330 CIL 7479
S10-Ins353 ILAlg2, 1335 CIL7485
S10-Ins354 ILAlg2, 1436
S10-Ins355 ILAlg2, 1450 CIL 7572
S10-Ins356 ILAlg2, 1448
S10-Ins357 ILAlg2, 1555
S10-Ins358 ILAlg2, 1339 CIL 7487
S10-Ins359 ILAlg2, 1347 CIL 7491
S10-Ins360 ILAlg2, 1758
S10-Ins361 ILAlg2, 1350 CIL 7493
S10-Ins362 ILAlg2, 1425a CIL 7552
S10-Ins363 ILAlg2, 1351 CIL 7495
S10-Ins364 ILAlg2, 1352
S10-Ins365 ILAlg2, 1359 CIL 19586
S10-Ins366 ILAlg2, 1560 CIL 7635
S10-Ins367 ILAlg2, 1361
S10-Ins368 ILAlg2, 1760 CIL 7783
S10-Ins369 ILAlg2, 1362 CIL 7328
S10-Ins370 ILAlg2, 1059 CIL 19548
S10-Ins371 ILAlg2, 1062 CIL 19545
S10-Ins372 ILAlg2, 1064 CIL 7305
S10-Ins373 ILAlg2, 1067 CIL 7308
S10-Ins374 ILAlg2, 1491 CIL 7596
S10-Ins375 ILAlg2, 1258 CIL 7432
S10-Ins376 ILAlg2, 1171
402

S10-Ins377 ILAlg2, 1173 CIL 7373
S10-Ins378 ILAlg2, 1151
S10-Ins379 ILAlg2, 1152 CIL 7356
S10-Ins380 ILAlg2, 1257 CIL 7435
S10-Ins381 ILAlg2, 1249
S10-Ins382 ILAlg2, 1515 CIL 19617
S10-Ins383 ILAlg2, 1368 CIL 19587
S10-Ins384 ILAlg2, 1474
S10-Ins385 ILAlg2, 1370 CIL 7508
S10-Ins386 ILAlg2, 1373 CIL 7511
S10-Ins387 ILAlg2, 1376 CIL 19589
S10-Ins388 ILAlg2, 1380 CIL 7519
S10-Ins389 ILAlg2, 1648 CIL 7701
S10-Ins390 ILAlg2, 1381
S10-Ins391 ILAlg2, 1762 CIL 7785
S10-Ins392 ILAlg2, 1382 CIL 7520
S10-Ins393 ILAlg2, 1387
S10-Ins394 ILAlg2, 1388 CIL 7524
S10-Ins395 ILAlg2, 1401 CIL 7533
S10-Ins396 ILAlg2, 1403 CIL 19590
S10-Ins397 ILAlg2, 1392 CIL 7526
S10-Ins398 ILAlg2, 1802 CIL 7807
S10-Ins399 ILAlg2, 1633 CIL 7692
S10-Ins400 ILAlg2, 842 CIL 7160
S10-Ins401 ILAlg2, 1627 CIL 7687
S10-Ins402 ILAlg2, 1637 CIL 19622
S10-Ins403 ILAlg2, 1640 CIL 7733
403

S10-Ins404 ILAlg2, 1643
S10-Ins405 ILAlg2, 1644
S10-Ins406 ILAlg2, 1803
S10-Ins407 ILAlg2, 1810 CIL 7817
S10-Ins408 ILAlg2, 1748 CIL 7775
S10-Ins409 ILAlg2, 1743 CIL 7773
S10-Ins410 ILAlg2, 1405 CIL 7536
S10-Ins411 ILAlg2, 1563 CIL 7640
S10-Ins412 ILAlg2, 1812 CIL 19645
S10-Ins413 ILAlg2, 1816 CIL 19646
S10-Ins414 ILAlg2, 1063
S10-Ins415 ILAlg2, 1763 CIL 7786
S10-Ins416 ILAlg2, 1443 CIL 7566
S10-Ins417 ILAlg2, 1393 CIL 7528
S10-Ins418 ILAlg2, 1819 CIL 7822
S10-Ins419 ILAlg2, 1824 CIL 19647
S10-Ins420 ILAlg2, 1561
S10-Ins421 ILAlg2, 1562 CIL 19615
S10-Ins422 ILAlg2, 1825 CIL 18648
S10-Ins423 ILAlg2, 1826 CIL 7825
S10-Ins424 ILAlg2, 1828 CIL 7826
S10-Ins425 ILAlg2, 1836 CIL 7832
S10-Ins426 ILAlg2, 1856
S10-Ins427 ILAlg2, 1508
S10-Ins428 ILAlg2, 1025 CIL 7278
S10-Ins429 ILAlg2, 1584
S10-Ins430 ILAlg2, 1852 CIL 7843
404

S10-Ins431 ILAlg2, 1847
S10-Ins432 ILAlg2, 1840 CIL 19649
S10-Ins433 ILAlg2, 1529 CIL 7622
S10-Ins434 ILAlg2, 1528 CIL 7621
S10-Ins435 ILAlg2, 1527
S10-Ins436 ILAlg2, 1530
S10-Ins437 ILAlg2, 1280 CIL 19574
S10-Ins438 ILAlg2, 1285
S10-Ins439 ILAlg2, 1094 CIL7326
S10-Ins440 ILAlg2, 1536 CIL 7627
S10-Ins441 ILAlg2, 1779
S10-Ins442 ILAlg2, 1787 CIL 7801
S10-Ins443 ILAlg2, 974 CIL 7243
S10-Ins444 ILAlg2, 816
S10-Ins445 ILAlg2, 1861 CIL 7853
S10-Ins446 ILAlg2, 1669
S10-Ins447 ILAlg2, 811 CIL 7111
S10-Ins448 ILAlg2, 1581
S10-Ins449 ILAlg2, 818 CIL 7153
S10-Ins450 ILAlg2, 1383 CIL 7521
S10-Ins451 ILAlg2, 1445 CIL7568
S10-Ins452 ILAlg2, 1505
S10-Ins453 ILAlg2, 963 CIL 7233
S10-Ins454 ILAlg2, 782
S10-Ins455 ILAlg2, 1297 CIL 7458
S10-Ins456 ILAlg2, 1113 CIL 7336
S10-Ins457 ILAlg2, 1545 CIL 19612
405

S10-Ins458 ILAlg2, 1154 CIL 7357
S10-Ins459 ILAlg2, 1010 CIL 7268
S10-Ins460 ILAlg2, 1304 CIL 7443
S10-Ins461 ILAlg2, 791 CIL 7800
S10-Ins462 ILAlg2, 1654 CIL 7704
S10-Ins463 ILAlg2, 822 CIL 7158
S10-Ins464 ILAlg2, 1384
S10-Ins465 ILAlg2, 1764 CIL 19638
S10-Ins466 ILAlg2, 1484 CIL 19599
S10-Ins467 ILAlg2, 1149
S10-Ins468 ILAlg2, 489
S10-Ins469 ILAlg2, 490
S10-Ins470 ILAlg2, 482bis
S10-Ins471 ILAlg2, 556
S10-Ins472 ILAlg2, 605
S10-Ins473 ILAlg2, 607 CIL 7901
S10-Ins474 ILAlg2, 1919a
S10-Ins475 ILAlg2, 1929
S10-Ins476 ILAlg2, 1916a
S10-Ins477 ILAlg2, 1917a
S10-Ins478 ILAlg2, 1928a CIL 19661a
S10-Ins479 ILAlg2, 1926a CIL 19657
S10-Ins480 ILAlg2, 1925
S10-Ins481 ILAlg2, 1924
S10-Ins482 ILAlg2, 1931a CIL 7909
S10-Ins483 ILAlg2, 1933c CIL 7915
S10-Ins484 ILAlg2, 601
406

Nom français en
vigueur avant 1962.
Nom actuel.
11 novembre (avenue du, ex
route de Philippeville)
20 août 1955 (avenue)
3
ème
D.I.A (boulevard du)
Alameïn (avenue el, ex rue
Bienfait)
Abdelmalek Kitouni
(avenue)
Alsace-Lorraine (rue d’) Toba Hocine (rue)
Angleterre (avenue d’) Achour Rahmani (avenue)
Barkatz (rue)
Baudin (place) Faudil Benyezzar (place)
Behagle (place) Abdallah Cheadi (place)
Berton (rue Maurice)
Bir Hakeim (boulevard) République (boulevard de la)
Bosco (rue Joseph) Kadour Boumedous (rue)
Bovard (rue)
Carnot (boulevard) Liberté (boulevard de la)
Cazeaux (rue brigadier
Pierre)
Messaoud Boudehane (rue)
Cécile (rue des frères) Abdeslam Khiat
Changarnier (rue)
Merzoug (rue des frères, ex
rue des frères Messaoud)
Chanzy (rue Général et
Commandant)
Amar Kikaya (rue)
Cherbonneau (rue) Brahim Bensihamdi (rue)
Clauzel (rue) Selami Slimane (rue)
Contencin (rue Adolphe de) Hamou Zaher (rue)
Côte du Poivre (rue de la)
Delestrade (rue)
Deschanel (rue)
407

Duplan (rue Claude, ex rue
des Généraux Morris)
Belazreg Bachir (rue)
Durand (rue des frères) Kamel Bendjellit (rue)
Duvivier (rue) Raymonde Peschards (rue)
Famelart (rue Emile) Mustapha Baghriche (rue)
Faure (rue Félix)
Flatters (rue)
France (avenue Anatole) Mostapha Aouati (rue)
Fronton (rue) Benmahdi (rue des frères)
Gambetta (square) Mohamed Seloum (square)
Garibaldi (rue) Neghighoud (rue des frères)
Gsell (rue Stéphane, ex rue
Martin Bidouré)
Djaghroud Ahmed (rue)
Hoche (rue) Sifi Aissa (rue)
Hugo (boulevard Victor)
Mohamed Belouizdad
(boulevard)
Isly (rue d’)
Italie (rampes)
Jeanne d’Arc (place)
Jodet (rue) Chibout (rue)
Joffre (place Maréchal) Amirouche (place)
Kieffer (rue du Géréral, ex
rue Stéphane Gsell)

Laferrière (rue) 8 mars (rue du)
Lamartine (place)
Lamoricière (pl.) Martyrs (place des)
Lavie (rue Alfred)
Ledru-Rollin (rue) Abelhamid Kerouche (rue)
Luc (rue)
Marceau (rue) Mahmoud Ben Bouali (rue)
Martin (rue Henri) Boubartah (rue)
Mercier (boulevard) Indépendance (bd de l’)
408

Mercuri (rue) Mohamed Bellakroun (rue)
Meuse (rue de la)
Michelet (rue)
Momy (rue du Dr) Saïd Lemouissi (rue)
Morsly (rue du Dr) Abdaoui (rue)
Mounier (boulevard Claude)
Mulhouse (rue de)
Muracciole (rue sou-
lieutenant Roger, ex rue
Denfert-Rochereau)
Kennedy (rue John Fitzerald)
Nancy (rue de)
Ottavy (rue du soldat Jean,
ex rue Blanchet)
Chettab Allel (rue)
Ould Braham (rue)
Pacconi (rue)
Pascal (passage Blaise)
Piétri (rue Emmanuel) Hamrouchi (rue des cousins)
Pinget (rue Constant)
Abderrahmane BenMeliek
(rue)
Pobéguin (rue)
Poitevin de Lacroix (rue)
Quennevières (place)
Riquet (rue Caporal Chef
Louis, ex rue Petit)
Boudrbala (rue)
Rohault de Fleury (rue) Abane Ramdane (rue)
Roques (rue Gabriel)
Rouget de l’Isle (rue) Kerad (rue des frères)
Sanègre (rue caporal Louis)
Seguy-Villevaleix (rue) Messaoud Boudjeriou (rue)
Souain (rue de)
Sportisse (rue Lucien, ex rue
Poulle)

409

Teixeira (rue)
Tracy-le-Val (rue) Messaoud Boudehane (rue)
Tunis (rue de)
Urhy (rue Jules)
Valmy (rue) Kherris (rue)
Verdun (rue de) Boufenara (rue des cousins)
Wolf (passage)







































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Section 10 : localisation des vestiges*.
0m 250m
N
*En raison du grand nombre d'inscriptions découvertes dans cette section, leur emplacement est noté du seul numéro.
410
Coudiat Aty
Faubourg
St Jean
Faubourg
St Antoine
S10-5
S10-7
S10-7
S10-11
S10-12
S10-13
S10-2
S10-6
S10-9
2
5
7
14
15
288
4
10
11
12
242
16
17
18
24
26
30
32
33
34
39
43
48
49
54
56
64
65
67
71
72
73
76
79
80
81
82
88
95
96
97
98
99
103
104
106
110
112
120
121
123
126
128
129
131
134
138
140
141
142
143-44
145
152
151
234
153
155
156
160-62
163-64
166-67
168
169
175
177
179
182
184
185
186
191
194
196
197
199
202
205
206
207
211
212
215
220
222
223
224
226
228
233
235
236
237
238
239
240
241
245
246
247
248
250
252
254
257
259
262
263
268
269
272
63
274
274
276
278
279
282
284
285
287b
289
484
481
475
472
464
461
458
456
459
450
455
454
453
443
441
440
439
438
434
432
428
429
422
420
410
409
406
404
403
401
400
398
390
384
383
376
381
377
375
378
370
373
374
372
369
360
358
355
351
341
343
346
349
344
340
337
335
332
327
330
331
318
314
312
311
309
305
304
303
299
298
296
295
292
S10-1
S10-3
S10-10
S10-13
3/9/13/19/20/21/23/40/50/51
57/61/66/70/78/85/89/91/101/132
136/139/146-47/150/157/183/209-10
218/227/230/232/243-44/253/256/258
280/290/297/302/310/321-22/324/345
379/433/449/482
S10-13
S10-14

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412

Introduction (p. 414-415)


***


El Kantara
Murailles S11-1 (p. 416)

Arc de triomphe S11-2 (p. 417-418)
Culees et galerie sous-terraine S11-3 (p. 419-420)
Tombes S11-4 (p. 421)


***

Le Bardo
Mosaïque S11-5 (p. 422)
Four S11-6 (p. 423)
Bancs S11-7 (p. 424-425)

***

El Hofra
Mosaïque S11-8 (p. 426-427)
Tophet S11-9 (p. 428-432)

Partie aerienne d`aqueduc S11-10 (p. 433)
413

***
Bellevue
Statuaire S11-11 (p. 434)
***
Sidi Mimoun S11-12 (p. 435-436)
***
6LGL0¶&LG Sidi M'Cid
Habitat S11-13 (p. 437-439)
Mosaïque S11-14 (p. 440-441)
***
Carte (p. 442)

414

Aujourd`hui, la ville de Constantine ne se resume pas au seul rocher prolonge par la
colline du Coudiat. C`est une ville tentaculaire qui couvre environ 1400 ha selon une etude du
geographe Marc Côte, proIesseur emerite a l`universite d`Aix en Provence. Il a passe 28 ans
de sa carriere a enseigner a l`universite de Constantine. Ainsi, il a publie plusieurs ouvrages
sur la geographie algerienne en se concentrant sur deux axes d`analyse, le territoire et
l`urbanisme.
Dans une analyse territoriale et urbanistique
de Constantine, il deIinit l`installation de l`homme
sur l`oppidum que Iorme le rocher comme une
« necessite deIensive » (Côte 2006 : 31). Cependant,
trop a l`etroit sur les 42 ha qu`occupe le losange du
rocher, l`homme aurait Iranchi la rupture physique
que constitue le canyon, pour occuper les proches
environs. Toujours selon le geographe, les
balbutiements de ce debordement auraient eu lieu a
l`epoque moderne, sous l`occupation ottomane et
aurait connu son apogee sous et apres la colonisation
Irançaise (S11-Iig1). En eIIet, l`Independance du
pays en 1962, doublee d`une Iorte industrialisation
dans les annees suivantes, constitue le principal
Iacteur d`un exode rural important. Par necessite, des
lotissements et des « cites
spontanees » (Côte 2006 :
33) sont construits le long
de deux axes : Bellevue et
Sidi Mabrouk. Cette urbanisation s`inscrit dans la continuite
spatiale des anciens quartiers coloniaux et ce, malgre la
topographie accidentee du site. Plus recemment, l`extension se
poursuivait sur la colline de BouIrika, autour de l`universite
Mentouri dessinee par l`architecte Niemeyer (S11-Iig2 et 3).
En tant que geographe, M. Côte analyse un
territoire selon une echelle de temps tres courte.
Qu`en est-il pour les periodes antiques ? Les hommes
S11-Iig1 : Carte d`extension maximale
de la ville, aujourd`hui. (Fond de
carte : A. Bouguessa)
S11-Iig2 : Tour de 18 etages abritant
le centre administratiI de l`universite
Mentouri. (Photo : site oIIiciel de
l`universite)
415

se sont-ils contentes d`un rocher aussi petit qu`une ville secondaire ? En eIIet, la ville de
Tiddis, a une vingtaine de kilometres au Nord-Ouest de Constantine, s`etale sur 40 ha. Les
decouvertes archeologiques eIIectuees dans les proches environs du rocher pourraient Iaire
penser le contraire. Le ravin etait Iranchi depuis longtemps. Cependant, d`autres questions
devront être soulevees dont la plus importante est de savoir si ces vestiges se situent en
contexte urbain ou suburbain ?





























S11-Iig3 : Vue de l`universite depuis
la tour. (Photo : site oIIiciel de
l`universite)
416



Dénomination : Murailles.
Localisation : côte Est du rocher
supportant le centre ville.
A quelques metres au-dessous de
l`enceinte de la caserne d`artillerie du
quartier Bellevue.
Description : Une portion de ce qu`il
qualiIiait de « muraille antique » etait
observee par Amable Ravoisie du côte Est
du rocher supportant le centre de la ville
(S11-Iig4).
La longueur et la rectitude de cette
muraille sont des arguments utilises par
l`architecte pour interpreter ce vestige
comme appartenant a l` « hippodrome » de
la cite, jamais evoque par un auteur
antique, arabe ou un des premiers
voyageurs modernes et contemporains.
A. Ravoisie tenait a combler cette lacune
car il estimait qu`une ville aussi importante
que devait l`être Cirta dans l`Antiquite,
possedait un hippodrome (cirque) ; la
presence de ce mur le conIorte dans son
hypothese. C`est la raison pour laquelle il
place le cirque a cet endroit.
Plus loin, une maçonnerie en blocage, qui
contenait un Iragment de stele votive
inscrite en caractere punique, Iormait, en
1914, une muraille apparaissant sur une
soixantaine de metres, orientee Sud-Nord.
Elle etait epaisse d`1 m.
Les pierres de revêtement de ce blocage
Iurent utilisees a l`epoque moderne et
apres la colonisation Irançaise, dans les
constructions voisines et les murs des
jardins ou E. Thepenier, auteur de la notice
de decouverte dans le recueil de la societe
archeologique, a pu les observer.
Deja en 1914, les vieux habitants de
Constantine racontaient qu`il existait
autreIois sur ce plateau un mur de grand
appareil ayant une certaine hauteur. De
plus, le sol etait jonche de vestiges. Tout a
disparu dans les cinquante annees
precedant 1914 et la construction des
bâtiments militaires dans le quartier
Bellevue.
Bibliographie : Ravoisie 1846 : 12 ; E.
Thepenier 1914 : 193-197 ;





S11-Iig4 : En rouge, localisation
d`un long mur en pierre a l`Est du
rocher. (Gravure : Ravoisie, 1846)
417



Dénomination : Arc.
Localisation : A proximite du pont el
Kantara.
Description : Un arc de triomphe est
mentionne des l'epoque des premiers
voyageurs. Il etait place au Nord-Est du
pont el Kantara. Il se presentait sous la
Iorme d'un arc a trois baies, dont la plus
large, celle du centre, mesurait 8m25 de
large. D'apres le dessin de Th. Shaw, des
pilastres corinthiens Iormaient les
montants des baies, des archivoltes
entouraient les arcades. Aucune decoration
ne semblait orner cet ediIice (S11-Iig5).
A. Ravoisie aurait reconnu au Nord-Est du
pont el Kantara plusieurs assises en pierres
de taille ainsi que deux Iragments de
corniches. C'est donc a cet endroit qu'il
place l'arc de triomphe (S11-Iig6).

Cependant M. Poulle, membre de la
Societe Archeologique, utilise la
description de J.-A Peyssonnel selon
laquelle une muraille Iaisait suite a cet arc.
Il place donc cet ediIice plus au Sud du
pont, la ou A. Ravoisie indique la presence
de vestiges de murs (voir S11-4). Ce
monument, pour le moins bien conserve,
servit de carriere a Salah Bey en 1791-92.
Pour rappel, le bey appela a sa cour un
architecte, Don Bartolomeo, dans le but de
Iaire reconstruire le pont el Kantara, en
partie detruit. L'architecte Iit amener des
pierres de Mahon, aux Baleares. Devant le
coût eleve de l'operation, il se rabattit sur
S11-Iig5 : Dessin de l`arc de
triomphe dit Kasr el Goulah execute
par Th. Shaw (PlayIair, 1877)
S11-Iig6 : En rouge, localisation de l`arc
selon A. Ravoisie. (Gravure : Ravoisie,
1846)
418

les carrieres du plateau du Mansourah. Il
demonta aussi morceau par morceau l'arc
et utilisa les pierres dans les parties
inIerieures du pont. La corniche aperçue
par A. Ravoisie ainsi que les autres pierres
restantes Iurent employees entre 1839 et
1841 dans la construction de Iontaines pres
du pont el Kantara. Ce qui contribua a la
perte deIinitive de toute trace de
l'emplacement de l'arc.
Bibliographie : Dureau de la Malle 1838 :
303 ; Ravoisie 1846 : 10-12 ; Cherbonneau
RSAC 1853 : 108-109 ; PlayIair 1877 :
49 ; Vars 1893 : 313-315 ; Gsell 1901 :
179 ;

419



Dénomination : Galerie souterraine ;
culees.
Localisation : côte Est du rocher ; dans le
ravin a environ 500m du pont el Kantara.
Description : Dans le ravin, a l`endroit
precite, le capitaine Delamare dessinait un
reste de pile, en pierres de taille a bossage
(S11-Iig7 et 8).
St. Gsell voit dans ce vestige celui de la
partie aerienne d`un aqueduc a mettre en
relation avec une galerie souterraine
dessinee par A. Ravoisie, juste de l`autre
côte de la rive. Ce canal, d`1m55 de
largeur, comportait deux parements qui
soutenaient une voûte en plein cintre. Le
tout semble être construit en pierre et pas
en brique (S11-Iig9).
A quelques metres de cette pile, sur
chacune des deux rives, deux piedroits sont
adosses au rocher. Ils sont en pierre de
taille et montrent un bandeau d`imposte a
la hauteur de la naissance de la voûte.
Cinq ou six claveaux etaient encore en
place au moment ou A. Ravoisie en
eIIectuait le releve (S11-Iig10 et 11).
Il est possible de penser ici, avec St. Gsell,
que ces piles supportaient une arcade d`une
ouverture de 20m, laquelle soutenait un
pont permettant l`acces a la ville de ce côte
du ravin.
Bibliographie : Ravoisie 1846 : 12-14 et
pl. 2 ; Delamare 1850 : 115 ; Cherbonneau
1853 : 110-117 ; Vars 1893 : 316-325 ;
Gsell 1901 : 253 ; Gsell 1911 : 18 ;





























S11-Iig7et 8 : En haut, pile en pierre
dessinee par le capitaine Delamare.
En bas, la même pile, aujourd`hui.
(Photo : D. Bages)
420
















































S11-Iig9 : galerie souterraine
dessinee par l`architecte Ravoisie en
1846.
S11-Iig10 et 11 : En haut a gauche, culee en place dans le
ravin, dessinee par A. Ravoisie. A droite, la même culee
aujourd`hui. En bas, les deux piles encore en place.
(Photo : S. Jourdan)
420

421



Dénomination : Tombes.
Localisation : Rue Dianoux.
En-deça de l`ancien cimetiere juiI.
Description : Au cours de travaux
executes dans la rue Dianoux, a proximite
du premier cimetiere europeen etabli par
les militaires Irançais vers 1839, une
quarantaine de tombes antiques Iurent
decouvertes par les ouvriers. D`apres
Joseph Bosco, ces tombes etaient pour la
plupart de Iorme triangulaire et
presentaient un revêtement de briques. Il
Iaut probablement comprendre ici que ces
tombes aIIectaient la Iorme dite en bâtiere.
Sur la rive droite du ravin, en deça de
l`ancien cimetiere juiI, A. Cherbonneau a
reconnu des tombes creusees dans le roc.
Quelques unes contenaient des medailles
romaines qu`il n`a pas jugees important de
decrire. Il a decouvert dans une de ces
cavites une Iigurine en plomb d`une
dizaine de centimetres de haut, non
identiIiable selon lui. Il ne decrit cette
Iigurine que sous l`appellation d` « idole
du pays » ou « jouet d`enIant ».
Dans un autre article paru dans les recueils
de la societe archeologique, en 1862, il
propose comme identiIication pour cette
statuette la representation d`un soldat en
armure et portant un casque.
En 2003, cette statuette est exposee au
musee departemental de Rouen au cours de
l`exposition « l`Algerie au temps des
royaumes numides ». Elle est alors decrite
comme une Iigure Ieminine vêtue d` « un
justaucorps tres orne » et paree de bijoux.
Cette statuette prend dans cette exposition
une dimension plus spirituelle et cultuelle
car elle y interpretee comme la
representation d`une deesse (S11-Iig12).
Aujourd`hui, cette Iigurine, dont les pieds
ont disparu, est exposee dans les
collections permanentes du musee national
Cirta sous le numero d`inventaire
3C.Pb.84.
Bibliographie : Cherbonneau RSAC
1860-61 : 172 ; Cherbonneau RSAC 1862 :
55 ; Doublet et Gauckler 1893 : 48-49 ;
Bosco RSAC 1911 : 290 note 1 ; Daho-
Kitouni 2003 : 44 ;











S11-Iig12 : Statuette mise au jour en 1860. A
gauche, dessin de la statuette au moment de la
decouverte. A droite, le même objet, expose au
musee.
422



Dénomination : Mosaïque polychrome.
Localisation : Route du Bardo, en
contrebas de la route de SetiI connue sous
l`appellation ancienne de « promenade ».
Inscription : Iustus , sibi lex , est
Juste est sa propre loi.
Description : Les conditions de
decouverte de ce pavement ne sont pas
veritablement mentionnees. Il est touteIois
certain que cette mosaïque Iut deposee
sous la Iorme de Iragments dans le premier
musee de la ville, situe alors place Negrier,
aujourd`hui place Souk el Acer. Il n`est pas
precise si tous les Iragments constituant la
mosaïque qui mesurait a l`origine 1m80 de
côte, integraient les collections de ce
musee.
L. Feraud, interprete militaire, Iaisait
paraître dans le recueil de la societe
archeologique de 1862, une planche
montrant la mosaïque restituee et quelque
peu magniIiee.
Aujourd`hui, deux Iragments sont encore
visibles dans les collections du musee
national Cirta et Iont etat d`un style plus
lourd qu`il ne paraît sur le dessin de L.
Feraud ; la preuve en est par exemple,
l`anse du canthare qui n`est pas du tout
aussi Iine sur l`ouvre originale que sur le
dessin. (S11-Iig13).
Bibliographie : Cherbonneau 1860-61 :
153 ; Cherbonneau 1862 : 55-56 ; Feraud
1862 : XI ;









S11-Iig13 : A gauche, dessin de la
mosaïque execute par L. Feraud. En
haut, Iragment expose au musee
national Cirta (dessin : RSAC 1862 ;
photo : D. Bages)
423



Dénomination : Four
Localisation : « entre la promenade et la
route qui conduit au Bardo » sur le terrain
de L. Blanc.
Description : Le Iour etait place sur un
terrain dont la surIace etait parsemee de
restes de briques de toutes dimensions, a
côte desquelles gisaient des ornements
d`argile : tête de sanglier, lampe en Iorme
de pied. Une lampe decoree d`un visage
Ieminin Iut decouverte a l`interieur du Iour
même (S11-Iig14). Ce Iour de potier
contenait d`autres Iragments de lampes.
A. Cherbonneau a examine toutes les
pieces retirees du Iour. Il n`a cependant pas
observe de signature ou d`estampille sur
les Iragments.
Bibliographie : Cherbonneau 1863 : 275-
276 ; Feraud 1863 : 261


























S11-Iig14 : Lampe en terre cuite
decouverte dans un Iour de potier.
(Dessin : L. Feraud)
424



Dénomination : Bancs.
Localisation : Rive gauche du Rhumel ;
pres du pont du Diable.
Description : En septembre 1941, de
violents orages s`abattaient sur
Constantine. Ordinairement, ce genre
d`orage entraîne, encore aujourd`hui, des
ravinements de surIace. Ces derniers sont
beneIiques pour l`archeologie car ils
permettent de ramener a la surIace des
vestiges enIouis peu proIondement.
C`est exactement ce qui s`est passe en
1941, sur la rive gauche du Rhumel, pres
du pont du Diable, « a trois pas du
Ileuve ».
Les pluies ont mis au jour trois pierres de
Iorme parallelepipede rectangle d`une
longueur maximale de 2m et 50cm de
largeur.
Une Iois posees a plat, deux d`entre elles
montrent une surIace superieure creusee
d`un rectangle aux bords arrondis.
Chacune de ces pierres possedent une
inscription gravee sur la tranche, enIermee
dans un cadre a queue d`aronde.
La troisieme pierre presente aussi une
inscription mais sans addition d`ornement.
Ces trois inscriptions, bien que diIIerentes,
oIIrent de maniere generale, le même
discours. Ces pierres ont ete oIIertes au
college de Mercure et aux membres de ce
college par les dedicants, qui agissent de
leur plein gre et avec leur argent (libens
DQLPR«GHVXDSHFunia).
Apres ces decouvertes Iortuites, A.
Berthier decide de degager la zone jouxtant
la precedente pour eIIectuer ce que l`on
pourrait nommer aujourd`hui un
diagnostic.
Ainsi, il mit au jour deux autres pierres de
dimensions analogues, presentant toutes
deux des inscriptions sur la tranche.
Ces deux pierres viennent completer les
textes des premieres en donnant le mot
scamnum.
Donc, il Iaut comprendre ici avec A.
Berthier que ces pierres sont des bancs
(scamnum peut aussi designer un escabeau
ou marchepied) oIIerts au college de
Mercure par les dedicants et probablement
membres de ce college a leur divinite, et a
leurs collegues.
Andre Berthier ne mentionne pas le
contexte archeologique des decouvertes ;
donc, il est impossible d`aIIirmer que ces
bancs se trouvaient in situ comme l`aIIirme
ce dernier. Sur ce terrain pentu que
Iorment les rives du Rhumel, les bancs
auront pu subir d`autres actions de
ravinement et glisser de plus haut.
Aujourd`hui, ces bancs sont exposes au
musee national Cirta (S11-Iig15 a 19).
Bibliographie : Berthier 1942 : 131-140 ;
Berthier 1942 : 250-256 ;

425














































S11-Iig15 a 17 : Les trois
premiers bancs mis au jour
pres du pont du Diable apres
un orage. L`inscription du
troisieme est a peine visible.
(Photo : D. Bages)
S11-Iig18 et 19 : Les deux
derniers bancs, degages pres
des precedents. (Photo : D.
Bages)
426



Dénomination : Mosaïque
Localisation : A 1 km au Sud de
Constantine. Au Sud de la jonction des
Ileuves Rhumel et Bou Merzoug.
Description : Sur la rive gauche du
Rhumel, en 1842, decouverte de diverses
constructions qui n`ont pas ete
completement deblayees.
Ces constructions Iormaient un ediIice
complexe qui devait s`etendre jusqu`au
Ileuve ou l`architecte A. Ravoisie a vu des
« massiIs de maçonnerie considerables
couverts de mosaïques ».
Six mois apres le depart de Ravoisie, de
retour en France, le general Negrier,
commandant en cheI de la province de
Constantine, aIIecte le terrain parseme de
vestiges a la culture. Il ordonne alors au
3
eme
regiment des Chasseurs d`AIrique de
le deIricher. Le capitaine Delamare, en tant
que militaire, se joint a l`operation.
Les pioches heurtent des murs de toute
part. Les militaires decident de suivre ces
murs en proIondeur. Ainsi, ils atteignent
un niveau de sol compose d`une mosaïque
dont ils degagent les côtes pour
materialiser les limites de la piece.
C`est une salle rectangulaire qui mesurait
8m36 de long et 7m14 de large. La
mosaïque, au sol, a Iigures geometriques
polychromes etait divisee en 36
compartiments. Le 37eme, plus grand que
les autres, mesurait 3m40 sur 2m20. Il
presentait un motiI Iigure sur lequel
Neptune et Amphitrite apparaissaient
montes sur un char tires par des chevaux
marins (S11-Iig20).
Plusieurs petites pieces Ilanquaient cette
salle. A proximite, un nymphee etait Iorme
d`une serie de niches alignees que
precedaient des bassins. On voyait aussi en
ce lieu quatre citernes accolees.
Tous ces vestiges Iurent laisses en place a
l`exception du panneau de Neptune et
Amphitrite.
Le ministre de la guerre charge le capitaine
Delamare du prelevement du pavement. Il
met alors en place des exercices de depôt
sur les autres mosaïques du site pour
perIectionner sa methode, directement
Iournie par l`architecte Le Bas, membre de
l`Institut. Cette methode consistait a
recouvrir la mosaïque prealablement
divisee en plusieurs sections, de cire
chaude et de plâtre avant de « detacher la
mosaïque par-dessous
1
». Au cours de ces
exercices, nombreux Iragments Iurent
litteralement brises par les militaires et
laisses a l`abandon.
Une Iois la methode de prelevement
acquise, la mosaïque est decoupee en

1
Pour le detail de l`operation, voir Dondin-Payre
1994 : 105.
427

plusieurs morceaux, enIermes dans des
caisses et envoyes a Paris.
Les caisses sont oIIertes par le duc de
Dalmatie au roi, dans le but de Iormer un
musee des antiquites algeriennes.
Cette mosaïque restera a jamais dans les
reserves du musee hormis le panneau
central, alors expose dans la galerie des
antiquites aIricaines.
D`apres St. Gsell, les vestiges encore en
place a Constantine etaient en tres mauvais
etat en 1901 et avaient completement
disparu en 1911.
Bibliographie : Ravoisie 1846 : 5-7 ; Gsell
1912 : 131-133 ; Dondin-Payre 1994 : 104-
105 ;



















427
S11-Iig20 : En bas, dessin du
pavement degage par le capitaine
Delamare. En haut, gros plan sur le
panneau central depose au Louvre.
(Dessin : Delamare, 1850)
428



Dénomination : Tophet.
Localisation : Sommet du coteau el-
HoIra ; a un peu plus d`1km de la ville, au
point d`intersection de la route de SetiI et
de la voie qui mene a Aïn el Bey, par
l`ancienne Ferme des Chasseurs.
Description : En AIrique du Nord, trois
sanctuaires puniques appeles
communement « tophet » sont reputes :
Utique, Hadrumete et le plus important par
l'etendue geographique ainsi que le
mobilier mis au jour, celui de Carthage.
Cependant, dans cette partie du monde,
une ville semble eternellement oubliee,
Constantine.
En eIIet, entre 1875 et 1950, un millier de
steles votives etaient mises au jour dans un
même secteur geographique, le coteau d'el
HoIra, a 500m de la pointe Sud du rocher
supportant le centre de la ville (S11-Iig21-
22).

Cette decouverte archeologique Ierait du
site de Constantine le deuxieme sanctuaire
dedie a Baal Hammon existant en AIrique
du Nord apres Carthage, et ce
essentiellement par la quantite des steles
votives mises au jour.
En 1875, 135 steles votives a caracteres
puniques etaient mises au jour dans un
champ sur le coteau d'el HoIra. Ces steles
etaient en majorite dediees a Baal
Hammon. Cette decouverte eut lieu a la
suite d'une operation de plantation de
vignes dans un des terrains alors acquis par
un colon Irançais. Les manouvres italiens,
charges des travaux, decouvrirent des
steles plus longues que larges, a sommet
pointu.


S11-Iig21 : A gauche, localisation du
coteau d`el HoIra, dans le cercle rouge, par
rapport a la pointe sud du rocher. En haut,
zone de decouverte de 1875. (Photo :
google earth ; DAO : D. Bages).
429


Elles etaient enterrees a 40cm de
proIondeur sur une ligne parallele au grand
axe du coteau et occupant le milieu de ce
dernier. Les ouvriers amenerent les steles a
leur compatriote, Lazare Costa, passionne
d'archeologie et a qui on doit la premiere
collection d'objets qui constitua le musee
archeologique de la ville.
Lazare Costa se rendait sur les lieux de la
decouverte deux Iois par jour. Le soir, les
ouvriers lui amenaient les trouvailles de la
journee. Lazare Costa adressait ensuite les
estampages des steles au ministere de
l'Instruction Publique en France, a la
commission semitique alors qu'une autre
collection d'estampes etait recuperee par
M. Heron de VilleIosse, a Constantine. A la
Iin des travaux, Lazare Costa avait reuni
135 steles. A sa mort, en 1877, toutes les
steles etaient acquises par le Louvre.
Certaines de ces steles etaient presentees
au public lors de l'exposition « Arts
antiques du Maghreb » qui se tint au palais
de Tokyo a Paris en 1981.
Par la suite, ces steles etaient publiees sous
la Iorme d'un catalogue par François
Bertrandy et Maurice Sznycer en 1987.
D'apres l'etude de François Bertrandy,
« ces steles sont tres homogenes tant du
point de vue du style que du point de vue
de la dedicace ».
En mai 1950, sur un terrain, a une dizaine
de metres de la premiere decouverte, la
societe automobile Renault commençait la
construction d'un garage sur la pente Sud-
Est du coteau. Les premieres steles sont
percutees par la pelle mecanique a 25m a
l'Est-Nord-Est de la rue Dal Piaz. A partir
de ce point, les steles sont mises au jour a
1m de proIondeur et sur une longueur de
75m (S11-Iig23).
Elles etaient deposees a plat sur un sol dur
legerement creuse. La hauteur du depôt ne
depasse pas quatre steles et la largeur
variait de 50 cm a 1m. Les steles contenues
dans ce depôt etaient presque toutes
brisees. Il convient donc peut être ici, a la
suite d'Andre Berthier, d'interpreter ce
S11-Iig22 : Localisation du coteau par
rapport au centre ville. Le site qu`il
abritait est deIini ici comme un
« cimetiere punique » (Croquis : L. Costa
in Bertrandy, 1987)
430

S11-Iig23 : Localisation de la zone de
decouverte de 1950. (Photo: Google earth ;
DAO : D. Bages)
depôt comme une Iavissa ou cachette de
mobilier sacre (S11-Iig24).
Au total, 700 steles etaient decouvertes
dans ce depôt et transportees au musee de
Constantine. Les demi-steles etaient
majoritaires. SauI quelques exceptions, il
n'a pas ete possible de reconstituer les
steles par reunion de deux Iragments. Les
Iragments manquants n'ont pas ete
retrouves ni dans les Iouilles de 1950 ni
depuis. Cette absence pourrait être
expliquee par la presence d'un autre depôt
surtout dans le sens ou la grande majorite
du coteau n'a jamais ete Iouillee ou même
prospectee. Ces 700 steles presentent une
Iacture analogue a celle des 135 steles
decouvertes 50 ans plus tôt. Elles
presentaient des caracteres puniques, neo
puniques mais aussi grecs et latins.
En presence de ce depôt, Andre Berthier
deplace les Iouilles a l'Ouest et eIIectue des
sondages. Dans cette zone, un ouvrier
signale la presence de rigoles paralleles
larges de 30cm et proIondes de 25 (S11-
Iig25). Ces quatorze rigoles etaient
creusees a même la terre.
Malheureusement, les Iouilles de ce
secteur s'arrêterent la pour être poursuivies
plus haut sur la colline.
S11-Iig24 : Les steles en place dans
le depôt. (Photo : A. Berthier, 1955)
431




Sur le coteau, seulement deux zones sont
concernees par de veritables travaux
archeologiques en 1950 : le sommet du
coteau d'ou proviennent les 700 steles et
une esplanade a mi pente (S11-Iig26). Ces
deux lieux etaient choisis par Andre
Berthier pour leur potentiel a donner
rapidement des resultats. EIIectivement, il
ne s'etait pas trompe.
L'esplanade, quant a elle, represente la
parcelle a côte de celle qui a livre les 135
steles en 1875. Apres une premiere journee
de sondages, dans la partie Sud-Est de la
parcelle, les Iouilleurs rencontraient des
restes de beton ainsi qu'un mur. Ces
vestiges appartenaient a ce qui Iut
interprete par Andre Berthier comme un
bâtiment (S11-Iig27).
Il ne presentait pas une orientation
particuliere si ce n'est son côte Nord-est
parallele a la Ialaise du coteau, elle même
parallele au lit du Ileuve Rhumel coulant
au pied du coteau. Ce bâtiment est mieux
conserve dans sa partie Nord que dans sa
partie Sud. Ainsi, il est diIIicile de savoir si
son plan est carre ou rectangulaire. Pour
les parties mises au jour, cette structure
mesure au maximum 26m50 sur 32m de
long (S11-Iig28).
A l'interieur, Andre Berthier Iait la
distinction entre un couloir, une petite salle
et une cour betonnee au centre de laquelle
s'elevait une construction de plan carre. Le
couloir mesure 4m75 de large et presente
la même longueur que le bâtiment. Dans
l'angle Nord, le sol du couloir presentait un
beton uniIorme ; beton qui pouvait donc
s'etendre sur toute la longueur du couloir.
Ce dernier se termine par un coude
donnant sur une salle de 10m de long sur
4m de large. Le niveau de sol de cette salle
regorgeait de nombreux restes de
decoration en stuc. Au Sud-Est du couloir,
une cour.
S11-Iig25 : Photo des rigoles. En bas, plan des
rigoles par rapport aux depôts des steles.
(Photo et plan : Berthier, 1955)
432

Elle est la partie la plus vaste de la
structure. Cette cour semble avoir ete
construite comme un couloir entourant une
construction centrale, dont les murs
mesuraient 1m50 d'epaisseur. Dans cette
construction, les Iouilleurs ont note la
presence de nombreux tessons.
Les Iouilleurs ne decouvrirent pas l'entree
principale de la structure. Ce qui laisse
donc penser qu'elle se situait au Sud ou le
plan demeure Ilou.
A l'exception d'un Iragment de Ironton
anepigraphe et sans Iiguration, aucune
stele ne Iut mise au jour a l'interieur ou a
l'exterieur de cette structure.
Bibliographie : Bosco RSAC 1912 : 240-
241 ; Berthier, Charlier 1955 ;

















S11-Iig27 et 28 : A gauche, structure bâtie
en cours de Iouille. En bas, plan de la
structure (Photo : Berthier, 1955)
S11-Iig26 : Plan general du coteau
montrant les deux zones de
decouvertes. (Plan : Berthier 1955)
433



Dénomination : Partie aerienne de
l`aqueduc.
Localisation : A 1km200 environ de la
pointe Sidi Rached, dans la direction du
Sud. Au niveau du conIluent des Ileuves
Rhumel et Bou Merzoug. Sur la rive
opposee au coteau d`el HoIra.
Description : Vestiges de la partie
aerienne de l`aqueduc qui alimentait la
ville en eau.
En 1853, ces vestiges se composaient de
six arceaux en pierre de taille a bossages,
dont le plus eleve mesurait 20m de haut.
Les voûtes d`arcades retombaient sur de
larges piles a imposte (S11-Iig29).
Un arceau, dont le niveau au sol etait
inIerieur a celui des cinq arceaux encore en
place aujourd`hui (S11-Iig30), existait au
moment ou l`architecte Ravoisie dessinait
le vestige. Cet arceau permet d`aIIirmer
que cette partie aerienne d`aqueduc
possedait au moins deux rangees
d`arcades.
D`apres A. Cherbonneau, repris quelques
annees plus tard par St. Gsell, ces arcades
supportaient l`aqueduc qui transportait
l`eau de Râs bou Merzoug, source situee
sur le versant septentrional du Djebel
Guerioune, a l`Ouest de Sigus, a 30km
environ au Sud de la ville. Donc, ces
arcades auraient ete le lien dans la vallee
entre le Djebel Guerioune et le Coudiat
Ati.
Bibliographie : Shaw 1743 : 157 ; Temple
et Falbe 1838 : 83-84 ; Peyssonnel 1838 :
391 ; Ravoisie 1846 : 26 et pl. 3 ;
Delamare 1850 : pl. 137 et pl. 148 ;
Cherbonneau RSAC 1853 : 108-109 et
115 ; Feraud 1863 : 216 ; Feraud 1866 :
317 ; Vars 1893 : 330-333 ; Gsell 1901 :
253 ;

S11-Iig29 : Les arcades en 1840.
(Gravure : Ravoisie, 1846.)
S11-Iig30 : Les arcades aujourd`hui.
Ce vestige a perdu trois arceaux
depuis 1840. (Photo : D. Bages)
434



Dénomination : Statuaire (Iragment).
Localisation : Sur les pentes de Bellevue,
dans le champ voisin de la caserne
d`artillerie.
Description : Dans le champ, les
agriculteurs heurterent un obstacle avec le
soc de la charrue. Ils le degagerent et
decouvrirent une tête en marbre, de 28cm
du menton au sommet du Iront, provenant
d`une statue Ieminine.
D`apres E. Thepenier, cette dimension
laisserait presager une statue d`une hauteur
totale de 3 m.
La tête est orientee de trois-quarts.
A quelques metres de cette tête, ce qui
semblait être d`autres Iragments de la
même statue Iurent mis au jour. Ces
Iragments devoilaient la partie superieure
d`une cuisse a laquelle adherait encore la
partie inIerieure de la Iesse.
Ces Iragments ainsi que l`arriere de la tête
presentaient un meplat. La statue devait
donc être adossee a un mur ou engagee. De
plus, ils presentaient encore les organes de
Iixation en la presence de goujons de
bronze.
E. Thepenier avançait comme aIIirmation
que cette statue ne pouvait être qu`une
statue de deesse : Caelestis. Il ne pouvait
s`agir de Venus « dont le visage exprimait
la pure beaute de la jeunesse ».
Il rapprochait enIin, de maniere quelque
peu hâtive, cette statue des steles votives
puniques provenant des pentes de
Bellevue. Selon lui, les Romains auraient
construits sur les sanctuaires
protohistoriques de Tanit et Baal un temple
a Saturne et Caelestis dont le vestige serait
le blocage encore en place.
Cette tête Iait encore partie aujourd`hui de
la collection du musee national Cirta, sous
le numero d`inventaire 763.
Bibliographie : E. Thepenier RSAC
1914 : 197-201 ;

435



Dénomination : Source thermale connue
sous le nom de Sidi Mimoun.
Localisation : Au pied de la Ialaise
abrupte qui borde le rocher du côte Ouest.
En ligne droite, sous la Casbah.
Description : Source thermale recouverte
d`une voûte en pierres de taille et en plein
cintre. Cet ediIice etait deja accessible en
1743, au moment ou Thomas Shaw decrit
les marches d`escaliers permettant l`acces
a la voûte.
En 1840, cette voûte etait en partie
recouverte par les deblais provenant des
travaux de la Casbah. Ce n`est qu`avec
beaucoup de diIIicultes qu`Amable
Ravoisie a pu penetrer sous la voûte aIin
de dresser le plan du vestige (S11-Iig31).
Au Iil du temps, la voûte Iut integralement
remplie et recouverte de remblais
consecutiIs a la Iois des travaux de la
Casbah, et a ceux du creusement du
boulevard de l`Abîme (bd Zighoud
YouceI).
Entre 1927 et 1929, P. Alquier, alors
conservateur du musee de Constantine, Iait
appel au service des monuments
historiques pour engager des Iouilles de
sauvetage de ce vestige.
Apres un mois de recherche, les Iouilleurs
degagerent l`extrados de la voûte. Il devint
alors possible de penetrer a l`interieur par
le biais d`une tranchee creusee jusqu`au
mur du Iond.
Les Iouilleurs enleverent la terre par
paliers successiIs. Ils remirent au jour une
salle voûtee en pierres de taille, parallele
au rocher, d`une longueur de 10m et d`une
largeur de 4m. La hauteur maximale de la
voûte atteignait 9m. Contre le rocher, deux
voûtes plus petites permettaient
d`empêcher la poussee des terres sur la
voûte principale.
Au Iond de la salle, la source jaillissait
dans un bassin qualiIie de « piscine » par
M. ChristoIle, architecte en cheI des
monuments historiques au moment des
travaux. A l`epoque, la source n`etait pas
tarie et a surgi pendant les travaux de
degagement. P. Alquier et M. ChristoIle
deciderent dans l`urgence de boucher
l`arrivee de la source pour ne pas inonder
les niveaux inIerieurs du chantier, pas tout
a Iait stabilises.
Aujourd`hui, la salle voûtee est a nouveau
en grande partie recouverte et remplie de
remblais. Elle est completement laissee a
l`abandon et souIIre de l`incurie d`une
population qui utilise cet endroit pour
toutes sortes d`activites illicites (S11-
Iig32).
Bibliographie : Shaw 1743 : 160 ; Dureau
de la Malle 1838 : 303-304 ; Temple et
Falbe 1838 : 91 ; Ravoisie 1846 : pl. I, 9 ;
Guyon 1852 : 96-97 ; Cherbonneau 1853 :
436

114 ; Vars 1893 : 252 ; Gsell 1911 : 18 ;
ChristoIle 1930 : 35 ; Berthier 1980 : 2




























S11-Iig31 : Plan et coupe de la voûte
recouvrant la source dite Sidi
Mimoun. (Gravure : Ravoisie, 1846)
S11-Iig32 : A droite, la voûte dite de
Sidi Mimoun, en partie detruite,
aujourd`hui. La source n`est plus
accessible. L`intrados est recouvert
de noir de Iumee. (Photo : D. Bages)
437



Dénomination : Habitat.
Localisation : A l`Est du chemin
departemental 44, aujourd`hui chemin de
wilaya 44.
Description : En 1959-60, le service des
Eaux et Forêts de la ville entreprenaient
des travaux de boisement sur la pente qui
va de l`ancienne ecole Puyade (aujourd`hui
ecole Daouadi Slimane) au pont des chutes
(S11-Iig33).

Dans les trous de plantation, les employes
observaient des restes d`ancienne
maçonnerie. Le directeur du musee, Andre
Berthier, prevenu de la decouverte,
organise alors une Iouille de sauvetage
Iaite de multiples sondages plus ou moins
etendus.
Dans un des premiers sondages, les
Iouilleurs mirent au jour une urne cineraire
Iermee, contenant encore les os calcines du
deIunt ainsi qu`un miroir et une Iiole en
verre bleu.
Au Nord de ce premier sondage, deux
structures non identiIiees Iormaient deux
murs orientes Est-Ouest d`ou partaient des
murs de reIend perpendiculaires. Dans la
premiere structure, ce qui Iut interprete
comme un depôt d`oIIrandes etait encore
en place, sous la Iorme de trois vases dans
lesquels etaient deposes des Iragments d`os
et des residus charbonneux (S11-Iig34).
Dans la deuxieme structure, un des
compartiments amenage par les murs de
reIend contenait un pressoir avec une
pierre de contrepoids (S11-Iig35), ainsi
que trois cuves installees a des niveaux
diIIerents. La cuve la plus basse de Iorme
rectangulaire aux extremites arrondies etait
pavee d`une mosaïque blanche a grandes
tesselles avec une cupule centrale (S11-
Iig36).
Cette cuve a cupule Iut reutilisee au IVeme
siecle pour une tombe a inhumation (S11-
Iig37). Sur un remblai existant, des tuiles
plates etaient posees de champ pour
delimiter la tombe, Iermee par une dalle en
pierre. La tombe contenait un crâne et des
Iragments d`os mais pas la totalite du
S11-Iig33 : Localisation de la zone de
prospection et de Iouilles circonscrite apres
travaux de boisement. (Plan : Berthier,
1980)
438

squelette. Une bague ainsi que deux
boucles d`oreille en bronze constituait le
mobilier Iuneraire. Une monnaie de
Constance II presente dans la tombe
permettait a Andre Berthier de dater ce
vestige.
Sous la tombe, la couche de remblai
renIermait dix monnaies de type tête lauree
et barbue et cheval galopant accompagnees
de Iragments de ceramiques
« preromaines ».
Au moins quatre constructions
hydrauliques reconnues comme des
citernes parsemaient la zone de Iouilles, a
proximite les unes des autres. Un peu plus
au Sud, un compartiment etanche de 1m
sur 1m45 etait, quant a lui, interprete par
A. Berthier comme un vivier.
Dans le sondage suivant, toujours plus au
Nord des precedents, Andre Berthier met
au jour ce qu`il explique comme un
habitat.
Il etend alors le sondage sur une surIace de
25m de long sur 21m de large.
La composition generale de ce qu`il
decouvre constitue un îlot dont le mur
principal est oriente Nord-Sud, separant
des unites rectangulaires d`environ 5m par
12m50. Chaque rectangle est organise
diIIeremment pour creer dix espaces de
logements. Tous les seuils sont tournes a
l`Est et a l`Ouest ; a l`exception d`un seul
qui est oriente au Nord (S11-Iig38).
Les murs sont bâtis en moellons. D`apres
A. Berthier, ce sont des bases qui devaient
soutenir des parois en pise (S11-Iig39).
Aucune tuile ne Iut decouverte sur le site.
Donc, A. Berthier suppose un systeme de
couverture leger ; en tous les cas,
perissable.
Bibliographie : Berthier 1966 : 113-124 ;
Berthier 1980 : 13-26 ;












S11-Iig34 : Depôt d`oIIrandes mis
au jour dans une structure bâtie.
(Photo : Berthier, 1980)
S11-Iig35 : Pierre de contrepoids
mise au jour dans ce qui Iut
interprete comme une huilerie.
(Photo : Berthier 1980)
439





































S11-Iig36 : Cuve a cupule, pavee de tesselles
blanches. (Photo : Berthier, 1980)
S11-Iig37 : Reutilisation de la cuve ; Tombe a
inhumation. (Photo : Berthier 1980)
S11-Iig38 : Plan et
coupe de l`habitat.
(Plan : Berthier, 1980)
S11-Iig39 : Vue panoramique des vestiges mis au jour en 1960.
(Photo : Berthier, 1980)
440



Dénomination : Mosaïque.
Localisation : Au pied du rocher, du côte
Nord-Ouest ; le long du chemin
departement 44 (aujourd`hui, chemin de
wilaya 44)
Description : A la suite de la decouverte
precedente, Andre Berthier deplace les
Iouilles de l`autre côte de la route
departementale qui mene au pont des
chutes.
Dans la cour de l`ancienne S.A.S, les
Iouilleurs degagerent un ensemble
complexe de constructions montrant des
signes de remaniement et transIormation a
diverses epoques.
D`apres Andre Berthier, la couche la plus
ancienne de cet ediIice se composait de
« gros blocs a bossages » et « remontait
aux Puniques ».
Dans cette zone, partiellement Iouillee,
Andre Berthier arrêta son attention sur une
salle rectangulaire dont le sol etait pave
d`une mosaïque en bon etat de
conservation, malgre quelques manques.
Cette salle mesurait 7m50 de long sur 3m
de large. Une abside d`1m35 de rayon
terminait la piece au Sud ; au Nord, l`acces
s`eIIectuait par un vestibule ou peut être un
seuil de 65cm de long.
Les murs etaient recouverts d`un enduit ;
ce dernier devait être plaque de plâtres
peints a dominante de rouge et de vert dont
les morceaux etaient contenus dans un
remblai recouvrant la mosaïque.
Une Iois ce remblai degage, la mosaïque
oIIrait a l`oil un decor de Iigures noires
sur Iond blanc avec nombreux rehauts de
couleurs (S11-Iig40). D`ailleurs certains de
ces rehauts etaient peints puisqu`ils ont
disparu au moment ou la mosaïque etait
nettoyee et Irottee a grande eau.
Le panneau central presentait un disque
garni de triangles curvilignes, au centre
duquel se trouve un aigle aux ailes
deployees tenant le Ioudre dans ses serres.
Ce panneau est prolonge par deux
registres lateraux. Au Sud, une scene de
combat naval dans laquelle s`aIIrontent
deux Iois deux navires (S11-Iig41). Au
Nord, deux nageurs noirs aIIrontes.
Dans l`abside, le decor a subi des
dommages irreparables. Cependant, Andre
Berthier signale qu`au moment de la
decouverte, ce qu`il a interprete comme
deux maisons ornaient l`avant-corps de
cette abside. EnIin, une large bordure noire
encadre la totalite du pavement.
Cette mosaïque est venue rejoindre les
collections permanentes du musee.
Bibliographie : Berthier 1966 : 113-124 ;
Picard 1980 : 185-186 ; Berthier 1980 :
26 ;
441


S11-Iig40 : Vue generale de la
mosaïque, deja consolidee. (Photo :
Picard, 1980)
S11-Iig41 : Gros plan sur les scenes
de combat naval. (Photo : Berthier,
1966)
NN
Section 11 : Localisation des vestiges.
Les numeros correspondent aux numeros des vestiges donnes dans la section 11.
Donc, a titre d'exemple 1 signiIie S11-1.
1 : Murailles.
2 : Arc.
3 : Culees ; galerie.
4 : Tombes.
5 : Mosaïque.
6 : Four.
7 : Bancs.
8 : Mosaïque.
9 : Tophet.
10 : Partie aerienne d'aqueduc.
11 : Statuaire.
12 : Sidi Mimoun.
13 : Habitat.
14 : Mosaïque.
442


Conclusions

Photo : D. Matt
444

Les études sur l’urbanisme de Constantine dans l’Antiquité ne sont pas légion. Pour
envisager un travail de recherche archéologique approfondi et ultérieur, il était nécessaire de
faire un état de lieu de ce qui avait pu être déjà écrit sur le sujet. C’est ce que proposait cet
exposé ; regrouper sous la forme de fiches de découvertes les vestiges antiques mis au jour
dans la ville, après de brefs rappels historiques et historiographiques. Une fois ces vestiges
répertoriés, ils furent placés sur des cartes créées en supposant la terre plane ; à l’exception de
la ,section 11 dont la carte est une photo satellite ayant pour but de mieux visualiser le
territoire de la ville. Enfin, pour conclure cet inventaire, il faut y ajouter une somme de
déductions que l’on peut extraire des fiches de découverte associées aux cartes, le tout classé
comme dans l’inventaire, par section. Tous les vestiges n’y sont pas examinés ; seuls les
principaux sont retenus pour ces conclusions en forme de réflexions.

|Section 1| Les trois inscriptions mentionnant le mot Capitole découvertes à Constantine,
dans la section 1 (cf. S1-7 : 61-62), attestent sa présence dans la ville.
Dans une cité romaine, le Capitole est un temple dédié à la triade divine Jupiter, Junon
et Minerve. Le premier du genre était construit par les Étrusques en 509 av. J.-C, sur le
Capitole de Rome. Par extension, on a donné le nom de Capitole à tous les temples des villes
romaines dédiés à la triade capitoline. Sous l’Empire, ces temples étaient considérés comme la
marque religieuse de l’appartenance à la romanité. Ainsi, ces temples étaient très nombreux
dans les provinces. Ils se dressaient ordinairement sur le forum. Cependant, il arrivait assez
fréquemment qu’ils soient construits ailleurs, et même hors les murs, comme c'était le cas à
Timgad.
Ce temple était constitué comme à Rome d’une cella triple, présente à Djemila. Il
arrive aussi que la cella est unique et dans ce cas, trois niches sont creusées dans la paroi du
fond pour accueillir les statues. C’est le cas du Capitole de Dougga. Enfin, il existe un
développement architectural monumental dans lequel les trois cellae sont remplacées par trois
temples côte à côte. Cet exemple est visible à Sbeïtla, ancienne Sufetula en Tunisie (Pelletier
1982 : 71-74). Ces trois temples occupent toute la largeur de l'enclos défini par les portiques
du forum, face à l'arc monumental d'entrée du complexe. Ce sont des pseudo-périptères
tétrastyles sur podium. La cella du temple central présente des colonnes engagées sur ses
murs extérieurs alors que les cellae latérales, des pilastres en faible relief. Les chapiteaux du
temple central sont composites et ceux des temples latéraux, corinthiens. Seuls les temples
latéraux de ce complexe sont accessibles par un escalier frontal. L'accès au temple central se
445

faisait donc par les côtés, par le biais des deux autres. En dépit d'une unification structurelle
d'ensemble, ces temples présentent des différences qui mettent en avant le temple central
probablement voué à Jupiter. Ce type monumental à trois temples apparaît comme fort rare
dans les provinces occidentales (Gros 1996 : 195).
Le Capitole de Sufetula date approximativement de la deuxième moitié du II
ème
siècle.
Cette période est riche en constructions de Capitoles dans les provinces africaines de
Proconsulaire et Numidie. Elle correspond avec le phénomène de dégradation des espaces
civiques au profit des complexes cultuels, où la mise en scène du pouvoir sacralisé s'accorde
avec l'exaltation des divinités traditionnelles (Gros 1996 : 192). En Afrique, ce phénomène est
caractérisé par la fusion du culte de Jupiter et du culte impérial. Cette fusion est accentuée
avec l'avènement d'une dynastie africaine à la mort de Commode.
Au niveau architectural, ces Capitoles présentent une très grande variété dans laquelle
aucun modèle ne s'impose véritablement (Gros 1996 : 194).
Dans le cas de Constantine, aucun doute ne subsiste quant à l'identification des
vestiges de la Casbah comme des temples. Même s'il n'en reste absolument plus rien
aujourd'hui, ils ont été reconnu en tant que tels par l'architecte Amable Ravoisié, grand prix de
Rome, et participant à l'expédition de Morée (1828-1833), dont le jugement ne peut être
facilement contestable.
Par contre, il faut attendre 1911 et l'Atlas archéologique de Stéphane Gsell pour voir
apparaître l'hypothèse de l'identification de l'un de ces deux temples comme le Capitole de la
ville (Gsell 1911 : 17), et ce, en raison des trois inscriptions retrouvées à la Casbah et dans
lesquelles est inscrit le mot kapitolio. A cela, aujourd'hui, il faut ajouter le fait que ces deux
temples sont situés dans la partie la plus haute de la ville, position traditionnelle d'un Capitole.
De plus, une de ces trois inscriptions, un inventaire d'objets sacrés, mentionne une statue d'un
Jupiter Capitolin, jamais retrouvée à ce jour. Cette statue tenait dans la main une allégorie de
la Victoire ; image qui pourrait renvoyer à la statuette de bronze mise au jour dans ce même
secteur géographique et déposée au musée en 1855. Enfin, la présence en Occident de trois
temples dédiés à la triade capitoline renvoie comme un écho à ces deux temples parallèles et
alignés, dans le sens où il est séduisant d'imaginer un troisième temple parachevant le
complexe. Donc, cela fait beaucoup d'indices mis au jour dans une même section et allant
dans le sens de l'identification de ces temples comme le Capitole de la cité.
D'un point de vue architectural, les dessins du capitaine Delamare présentent un petit
temple périptère octostyle et un grand temple périptère octostyle probablement sans posticum.
Peut-être faut-il imaginer un troisième temple identique au plus petit placé au Sud-Ouest des
446

précédents ?
Ces temples étaient adossés à un rempart. Il n’est pas évident de trouver une relation
entre ces vestiges. Peut être n’y en avait-il d’ailleurs aucune. En effet, étant donné la
topographie du lieu, un rempart peut sembler superflu pour protéger cette partie la plus haute
du rocher, séparée par une bonne centaine de mètres de dénivelé abrupt, du reste de la vallée.
Pour éviter tout accident humain, un simple parapet aurait suffit. Cependant, le Capitole de
Sufetula-Sbeïtla était enfermé dans un espace clos, composé de portiques aveugles et
accessible par un arc de triomphe à trois baies. Dans le cas de Constantine, il n’est donc pas
insensé de penser à un péribole entourant ces temples. L’accès de cette enceinte aurait pu être
marqué par un arc, dont l’entablement aurait lui-même été réutilisé comme linteau de porte
pour l’église paléochrétienne, construite sur les vestiges du grand temple.
D'autre part, ces premiers vestiges sont associés dans l'historiographie, et dans les
faits, à des éléments hydrauliques, des canalisations et des citernes. Les deux canaux, taillés à
même le roc et démarrant au pied du socle du grand temple, pouvaient vraisemblablement
conduire l'eau jusqu'aux citernes placées au Sud des bâtiments. D'où venait cette eau ? A.
Ravoisié affirme qu'elle provenait du toit du grand temple. Cependant, sur les dessins
effectués par l'architecte, aucun aménagement particulier n'apparaît sur le socle même du
monument pour guider l'eau jusqu'aux canaux (cf. S1-fig12). Aussi, ces deux canaux
n'auraient pas suffi à alimenter les citernes qui affichaient une contenance de 30 000m
3
(Gsell
1901 : 269). Peut être ces canaux servaient-ils, à l'inverse, à conduire l'eau depuis les citernes
jusqu'à l'édifice ? En ce qui concerne les citernes, leur contenance en fait les deuxièmes plus
grands réservoirs de l’Afrique du Nord antique après ceux de Carthage. Il est donc improbable
de penser que ces citernes étaient seulement alimentées au moyen de la récupération d'eau de
pluie. Cette alimentation devait s’effectuer par le canal d'un aqueduc, jamais découvert à ce
jour.
Il est difficile de savoir aujourd'hui si ces citernes étaient contemporaines des temples
ou non. Cependant, l’extrême proximité des vestiges laisserait penser que s’ils ne sont pas
contemporains, ils pouvaient, à un moment donné être entourés par le même péribole. De
plus, une plateforme construite en dur au-dessus de l’extrados des voûtes, aurait servi de vaste
espace de circulation devant les trois temples. Or, le rempart encore appuyé contre les
réservoirs doit être, quant à lui, beaucoup plus tardif car construit au moyen d'appareils les
plus divers (cf. S1-fig8). Il devait protéger ce quartier de la ville où l'administration turque
avait installé à l’époque moderne, au milieu des habitations civiles, une garnison militaire.
447

Toute cette juxtaposition de vestiges ne facilite pas l’émission d’hypothèses quant à la
datation du Capitole. De nombreuses inscriptions étaient découvertes dans la section 1 ;
certaines sont datables avec précision. L’inscription la plus haute remonte à la deuxième
moitié du Ier siècle (S1-Ins30). Elle fait référence à un personnage, consul en 80. Deux autres
datent de la première moitié du IIème siècle. Elles font aussi référence à des consuls,
respectivement en 138 (S1-Ins40) et 140-141 (S1-Ins37). La dédicace d’un temple est datable
de168 et une dédicace impériale (S1-Ins35) s’inscrit pour l’année 197. La première moitié du
IIIème siècle est représentée par une dédicace d’un consul en poste entre les années 227 et
230 (S1-Ins38). Ensuite, deux dédicaces provenant des gouverneurs de la province de
Numidie sont offertes à Constantin pour les années 314 (S1-ins34) et 315 (S1-Ins36). Enfin,
la dédicace impériale la plus tardive mentionne une statue de Gratien, offerte par le vicaire
d’Afrique, en place de 364 à 367 (S1-Ins52). Ces inscriptions sont publiques et les indicateurs
de datation qu’elles comportent, encore lisibles. Cependant ces supports inscrits ont pu être
déplacés au cours des siècles.
Toutefois, pourquoi ne pas supposer aujourd’hui, trois temples formant le Capitole de
la ville, enfermés dans un péribole, et devant lesquels un vaste espace de circulation supporté
par les voûtes des citernes, aurait permis la mise en place de nombreuses inscriptions
dédicatoires, accompagnées ou non de statues ?
Cette partie la plus élevée du rocher n’aurait pas seulement supporté le Capitole de la
cité romaine mais ses flancs ont abrité d’autres traces de l’occupation humaine ; c’est le cas
de la grotte dit des Pigeons.
Nous sommes ici en présence d'une inhumation volontaire dans un abri sous roche
taillé naturellement dans le rocher, soutenant la ville de Constantine. Cet abri ne présente pas
d'aménagement spécifique créé par l'homme (parois taillées, banquettes, système de fermeture
...).
Au cours de la protohistoire en Afrique du Nord, l'inhumation d'un corps se déroulait
en deux étapes. La première étape consistait en un décharnement préalable à l'inhumation
définitive. Ce décharnement pouvait être obtenu par une exposition du corps à l'air libre ou
par une inhumation primaire au cours de laquelle on laissait agir le temps. A l'air, libre, le
corps était rendu accessible aux oiseaux charognards tels que les vautours qui accéléraient le
décharnement en attaquant les parties molles du cadavre (Camps 1961 : 461-566).
Dans le Sud marocain, au XVIIIème

siècle, le corps d'un marabout (saint homme) était
livré aux vautours avant de rejoindre la chapelle où il était adoré par les fidèles (Camps 1961 :
485). A Constantine, en face de la grotte des Pigeons, s'élève le plateau de Sidi M'Cid. Sur ce
448

plateau, se pratiquait la fête des vautours organisée par la population noire de la ville
7
. Tous
les invités se réunissaient une fois par an, au printemps, et jetaient de la viande crue vers le
bord du plateau. Les vautours venaient se repaître de ces offrandes. S'ensuivait alors une fête
qui durait la journée comprenant musique, danse, chants et repas. Peut-on voir dans cette fête
l'héritage ou le souvenir lointain d'un rite funéraire protohistorique durant lequel on livrait les
cadavres aux carnivores ? Cette fête fut interdite officiellement par les autorités françaises au
début du XXème

siècle car elle était jugée trop « barbare » (Debruge 1916 : 11).
Ensuite, le corps du défunt était récupéré et placé dans sa tombe définitive. Dans cette
dernière, les ossements étaient généralement regroupés en tas, accompagnés de diverses
offrandes. L'intervention humaine post-mortem était donc quasi systématique, même s'il faut
rester prudent quant à un patrimoine archéologique encore trop peu exploré.
Dans le cas de la grotte des Pigeons, nous sommes tentés de voir les deux étapes de
l'inhumation protohistorique. En premier lieu, à l'entrée de la grotte, une dizaine d'individus
placés à des profondeurs variables déposés sans fosse ni mobilier archéologique. Cette
inhumation n'est pas accidentelle car nous ne sommes pas en présence d'un individu isolé
mais de plusieurs, dont des enfants. Ensuite, à l'intérieur de la grotte, cette fois ci, les
fouilleurs ont mis au jour à 1m sous la surface, des ossements ayant subi une intervention
humaine dans le sens où ils étaient placés dans une sépulture composée de cailloux ; de
même, ces ossements étaient pour la plupart entassés sous des vases protecteurs et les
squelettes, incomplets. Ce rite de vase protecteur au dessus d'ossements décharnés est connu
sur le site archéologique de Tiddis (Bertier 2000 : 345). A Bou Nouara, dans la région
constantinoise, sur les 66 monuments funéraires fouillés par G. Camps et G. Marchand, un
seul présentait un individu complet.
Les restes humains de plusieurs individus regroupés et non préhistoriques présents
dans une grotte sont assez rares en Algérie. Il en existe un exemplaire à Bougie présentant un
squelette isolé accompagné de rondelles d'œuf d'autruche et de bijoux en coquillage. Une
sépulture découverte près d'Alger, présente les mêmes caractéristiques que celle de Bougie :
squelette isolé avec parures. Cette inhumation non préhistorique sous grotte naturelle était
conservée dans les Iles Canaries par la population Guanche (Camps 1961 : 63-64). En
Algérie, les grottes naturelles étaient remplacées par des artificielles de petites dimensions
appelées hanout (haouanet au pluriel). Cependant, le rocher calcaire soutenant la ville de

7
Cette fête est encore connue de tous les Constantinois même si elle ne se pratique plus. Dans mon cas, elle m'a
été racontée par ma grand-mère qui y participa plusieurs fois.

449

Constantine se prête à ce genre d'inhumations.
Le mobilier mis au jour en 1916 est très commun. Il permet de consolider l'hypothèse
d'inhumation volontaire. Le petit vase présent dans une des sépultures pourrait renvoyer aux
nombreux vases lacrymatoires provenant des nécropoles protohistoriques telles que Tiddis ou
Dougga (Icard 1905 : 253-256). De plus, les tessons de grands récipients rappellent cette fois
ci les vases découverts dans les sépultures de Sila, destinés à contenir des coupes ou bols
dans lesquels on déposait les plus petits ossements du squelette (Logeart RSAC 1935-36 : 78).
Toujours pour confirmer la thèse de l'inhumation volontaire, les ossements animaliers
mis au jour dans la même couche stratigraphique que les tombes, renvoient aux offrandes ou
aux dépôts sacrificiels déposés pour les morts. Le cheval est d'ordinaire très représenté dans la
région constantinoise ; il est donc compréhensible qu'il soit présent dans la grotte. Les autres,
à part le bœuf, sont aussi présents en grande quantité dans les nécropoles jusqu'ici fouillées
(Camps 1961 : 509 et notes 1-6). Quant au sanglier, il est très souvent représenté uniquement
par ses défenses comme c'est ici le cas. Dans la défense percée, se profile inévitablement un
élément de parure, sans doute prophylactique si l'on en croit l'étude de Gabriel Camps sur les
rites funéraires protohistoriques
8
.
Le fait qu'aucune de ces sépultures ne présente de trace d'incinération va dans le sens
d'une datation néolithique ou protohistorique. En effet, cette pratique s'avère plus tardive en
Algérie orientale. Elle devient courante dans les villes numides imprégnées de culture
punique, donc pas avant le IVème

siècle av. J.-C. Elle est cependant plus fréquente en Algérie
occidentale et au Maroc dans les monuments funéraires protohistoriques. La majorité du
temps, l'incinération s'associait à un dépôt d'armes dans les tombes (Camps 1961 : 496).
La présence d'une massette en fer dans la couche stratigraphique ne permet pas de
remonter au-delà du IX-VIIIème

siècles, date probable de l'importation du fer dans la partie
orientale de l'actuelle Algérie par les Phéniciens (Gsell 1913 : 212).

La position en décubitus
dorsal allongé des individus placés à l'entrée de la grotte autorise une datation beaucoup plus
tardive en la rapprochant de la période numido-punique voire romaine. L'observation des
diverses nécropoles protohistoriques en Algérie orientale essentiellement, a confirmé que la
position allongée du corps n'est adoptée qu'après le contact avec les populations phéniciennes
et même romaines (Camps 1961: 461-566). Cette position se retrouve souvent dans des
sépultures réutilisées. Ce n'est pas le cas de la grotte des Pigeons car les sépultures à l'entrée

8
Voir ouvrage Aux origines de la Berbérie : monuments et rites funéraires protohistoriques dans sa totalité. En
effet, la notion de rites magiques et le besoin de protection du mort apparaît en filigrane dans toute l'étude et
plus précisément dans le chapitre sur les besoins du mort (p. 506-567).
450

de la grotte ne présentent aucune trace de réutilisation dans le sens où A. Debruge ne
mentionne pas des ossements placés pèle mêle autour des individus allongés. De plus, ce sont
les lieux très facile d'accès qui sont réutilisés la majorité du temps ; ce qui n'entre pas dans la
définition de la grotte. Il suffit de regarder la photo de la localisation de la grotte pour s'en
assurer (S1-fig1). Cela confirme encore une fois la sépulture primaire devenue définitive pour
des raisons inconnues.
Nous ne sommes pas en présence d'une vaste nécropole comme à Bou Nouara avec
des dolmens plantés sur une grande surface. Il faut plutôt interpréter ce site, de par son
emplacement et sa dimension, comme un regroupement de tombes individuelles ou
collectives, peut être familiales étant donné la présence d'enfants, protégées par le plus gros
tumulus de l'Afrique du Nord, le rocher de Constantine.
Une autre question vient alors à l'esprit, pourquoi cet emplacement ? Ces individus
volontairement regroupés bénéficiaient peut être d'un statut privilégié de leur vivant ; ou du
moins un de ces individus, peut être un ancêtre, inhumé avec les membres de sa famille, de
son clan. Nous pouvons aussi penser à une volonté d'isoler ces individus peut être à la suite
d'un conflit, d'une maladie ou pour un rituel magique ou cultuel.
Tombes primaires puis définitives avec entassements d’ossements accompagnés de
mobilier, tombes collectives, élément de parure et présence d'outils (polissoir, ciseau, hache
polie) autorisent finalement à voir dans ce site un lieu de sépultures protohistoriques.
|Section2| Le quartier Souk el Acer touche le quartier de la Casbah ; en clair, la
section 2 est mitoyenne de la section 1 dans cet exposé. Cependant, si les découvertes
archéologiques s'accumulaient dans la première section, elles sont rares dans la deuxième.
Seules dix-sept inscriptions proviennent de cette section, dont la moitié est funéraire et donc
réutilisée. Les autres sont mentionnées comme incluses dans des constructions modernes.
Deux découvertes sont cependant intéressantes.
La première, une mosaïque, découverte au moment de la construction du premier lycée
de la ville, nouvellement conquise par la France. Ce lycée, d'abord collège communal, venait
remplacer un habitat privé (cf. Introduction section 2), entièrement rasé pour l'occasion. La
mosaïque mise au jour, intacte, devait donc être en place dans une couche stratigraphique
antique. Sa composition de motifs géométriques traités en noir et blanc ne facilite pas sa
datation. De plus, aucun élément n'est venu éclairer le contexte archéologique, à savoir si ce
pavement ornait un habitat privé ou une structure publique, identifiables grâce à l'étude du
mobilier accompagnant toute découverte.
451

Le contexte archéologique n'est pas non plus mentionné au sujet des citernes mises au
jour quelques 45 ans avant la mosaïque. Ces dernières n’ont fait l’objet d’aucune fouille ou
même dégagement. Elles ont d’ailleurs été visitées seulement en partie. Leur emplacement
peut cependant être intéressant dans le cas d’une recherche plus approfondie sur le réseau
hydraulique de la ville dans l’antiquité.
|Section 3| Aujourd’hui, le pont el Kantara, plusieurs fois reconstruit au cours des
trois derniers siècles, est une superposition de constructions antique, moderne et
contemporaine. Il est difficile de fixer la date ou du moins la période de construction pour le
pont antique. La dédicace à Antonin le Pieux, dans les parties inférieures du pont, ne peut être
retenue pour fixer la date de ce monument, car rien ne prouve qu'elle n’appartenait pas à un
des vestiges voisins, utilisés par les restaurateurs du XVIIIème siècle ou bien par d'autres,
plus anciens. En effet, les reliefs sculptés, notamment la femme et les éléphants laissent déjà
supposer une restauration. La disposition des blocs qui les entourent offre des indices de
remaniement. Si ces pierres sont rapportées d'un autre monument antique, elles le furent à
l'époque médiévale ou peut-être même dès l'antiquité. En effet, elles figurent sur le pont en
1728, avant même sa restauration de 1792.
Il serait encore plus imprudent de s'appuyer sur un document publié dans la Revue
Africaine en 1868. Charles Féraud a retrouvé un document d'archive, dans les papiers de la
famille constantinoise de Sidi Moustafa Ben Djelloul, dont l'un des aïeuls était secrétaire de
Salah Bey. Ce personnage affirmait que le pont fut construit en 335 après J-C. Cette
information aurait été fournie à Salah Bey par Don Bartolomeo lui-même. L'architecte aurait
lu cette date gravée sur une des pierres du pont. Rien ne prouve que cette date provenant
probablement d'une dédicace d'un monument – si l'information est exacte – ne fût pas une
pierre en réemploi.
En tous les cas, ce pont est utilisé comme tel aux XIème et XIIème siècles lorsque el
Bakri et le géographe Idrisi le décrivent (cf. Introduction). La description du polygraphe el
Bakri contient beaucoup d’erreurs sur la localisation même de Constantine
9
; ainsi, il n’est pas
évident de donner crédit au rapport du nombre d’arches présentes sur ce pont. Cependant, un
détail fort intéressant apparaît dans ce récit : la chambre au niveau supérieur sur laquelle nous
revenons plus bas. Quant à Idrisi, il écrit : « Sa hauteur… est d’environ 100 coudées
10
. (…) Il

9
Il place Constantine « sur trois grandes rivières… qui l’entourent de toutes part. » (de Slane 1913 : 131). Si le polygraphe
avait réellement vue la ville, il n’aurait pas commis une erreur aussi grossière. Il aurait décrit les deux fleuves, le Rhumel et le
Bou Merzoug, qui se rejoignent au sud de la ville pour ne faire qu’un et ceinturer la ville sur ses côtés Est et Nord-Est, le tout
au fond d’un ravin.
10
Environ 44m.
452

se compose d’arches supérieures et d’arches inférieures au nombre de cinq, qui embrassent la
largeur de la vallée. (…) Ces arches sont supportées par des piles qui… sont percées à leur
sommet par de petites ouvertures » (Dureau de la Malle 1857 : 44-45). Le célèbre géographe
donne ici une description plus qu’acceptable du pont. En effet, le dessin de J. Bruce montre
bien deux rangées d’arcades. Au niveau inférieur, seules quatre sont visibles sur le dessin
mais il n’est pas impossible qu’une cinquième est cachée derrière les rochers à l’angle de vue
du dessinateur. De plus, la hauteur de 100 coudées est plus réaliste que la hauteur de 250
pieds donnée par J.-A Peyssonnel en 1724
11
. Cependant, il faut probablement comprendre
dans cette dernière affirmation la hauteur de la voûte naturelle sur laquelle repose le pont.
Ainsi, la hauteur de l’ensemble approche largement les 80m. Enfin, le dessin d’A. Ravoisié
montre que le pont moderne a pu être exhaussé par rapport au pont antique d’une bonne
quinzaine de mètres ; ce qui rend acceptable la hauteur d’environ 45m avancée par Idrisi.
Au XIIème siècle, ce pont est donc en activité. Il ne l’est plus au XVIIIème. Il ne
l’était probablement plus non plus après que les troupes de Maxence aient ravagé la ville au
début du IVème siècle suite à la révolte de Domitius Alexandre. Logiquement, si un
envahisseur veut anéantir une ville, la première chose à faire est de détruire ses moyens de
communications avec l’extérieur. Dans le cas de Constantine, le plus simple étant de détruire
ses ponts.
Ainsi, l’histoire urbaine de Constantine est marquée par la destruction et la
reconstruction de ce pont. Une des destructions connues pourrait remonter à 1304. A cette
époque, Constantine est contrôlée par l’émir Khaled, de la famille hafside, qui règne aussi sur
Bougie. Ce dernier ayant établi son lieu de résidence principal à Bougie, il nomme Ibn-el-
émir
12
, caïd de Constantine. Ce caïd finit par se déclarer indépendant et prône la révolte contre
le prince. Averti, l’émir Khaled marche sur Constantine. Avant son arrivée, le caïd fait
détruire les ponts (Cherbonneau 1849 : 203-204).
Cette chronique nous est rapportée par Abbou-l-Abbas-Ahmed-el-Khatib. Il était
comme son surnom l’indique, khatib ou chargé de la prière du vendredi à la cour de l’émir
Abou Farès (1394-1434) de la dynastie hafside. Cette dynastie étend son pourvoir sur le Nord-
Est de l’Algérie, la Tunisie et une partie du Nord-Ouest de la Libye entre 1230 et 1574. Cette
dynastie installe le cœur de son pouvoir à Tunis. Donc, el Khatib exerce dans cette ville mais
il est originaire de Constantine. Il est un homme de lettres et pour remercier l’hospitalité de
son prince, il lui dédie une œuvre, la Farésiade ou le commencement de la dynastie hafside,

11
Soit environ 81m.
12
de son vrai nom Mohamed-ben-Yousef-el-Hamdani-l’ Andalou. Il était le gendre de l’ancien chambellan d’Abou Zakaria,
le père de l’émir Khaled qui régnait sur le Constantinois et sur Bougie (Cherbonneau 1849 : 185-213).
453

achevée en 1401 (Cherbonneau 1849 : 185-213). Cette œuvre,
13
au-delà d’être une apologie
de la dynastie hafside toute entière, nous apporte des détails intéressants sur la ville de
Constantine pour la période moderne telle que la destruction des ponts par exemple.
Cependant, la destruction du pont qui nous concerne n’est pas clairement établie. En
effet, après plusieurs mois de siège mis devant la ville par l’émir Khaled, des pourparlers
seraient engagés devant « Bab el kantara
14
» (la porte du pont). Si la porte du pont est
accessible, cela veut dire qu’au moins encore un pont est debout. Dans le cas contraire, il eut
été difficile de traverser le ravin ; l’auteur aurait probablement signalé cet épisode. Cependant,
il est impossible de savoir si le pont encore utilisable est celui dont il est ici question. En effet,
il pourrait s’agir d’une passerelle en bois n’ayant laissé aucune trace à ce jour, et placée
n’importe où dans le ravin.
Dans l’Antiquité, ce ravin n’a pas dû accueillir que des ponts pour permettre aux
populations d’accéder au rocher mais aussi des aqueducs pour permettre l’alimentation en eau
de la ville. Cette hypothèse est déjà pressentie chez le traducteur d’el Bakri, Mac Guckin de
Slane en 1859, qui suggère de voir dans la chambre surmontant le pont, un canal d’aqueduc. Il
s’appuie peut-être sur le témoignage d’Idrisi qui décrit une partie du pont comme destinée au
passage des eaux (Dureau de la Malle 1857 : 45). Cependant, le texte n’est pas suffisamment
clair pour savoir si l’eau en question renvoie au fleuve qui coule sous le pont ou s’il s’agit
d’eau dirigée dans un canal, supporté par les arcades du
pont.
Architecturalement parlant, sur le dessin de James
Bruce, le pont se rapproche beaucoup de la partie aérienne
de l’aqueduc de Ségovie. Cette dernière présente aussi des
arcades en plein cintre hautes et peu larges supportées par
des piliers à
imposte. Cette
structure se
retrouve aussi
sur l’aqueduc
de Cherchell et de Tarragone. Pour ce dernier, les
piliers sont un peu plus massifs que pour les
autres. Ces trois monuments sont des parties

13
Traduite par Auguste Cherbonneau dans le Journal Asiatique de 1849.
14
Mot pour mot dans le texte arabe originel.
454

aériennes d’aqueduc et datent du Ier siècle de notre ère (fig. 21).

Cette période du Ier siècle, pour la mise en
place d’un système monumental d’adduction d’eau dans la ville, est alléchante. En effet,
historiquement, elle correspond à la mise en place d’un cadre institutionnel particulier pour la
région, à savoir la création de la confédération cirtéenne, avec à sa tête Cirta pour capitale.
Cette phase de mise en avant politique de la ville correspondrait bien avec un embellissement
de la colonie, et la décision d’un programme de construction de monuments typiquement
romains visant à couper les liens avec le passé de la capitale numide.
Par la suite, peut être au moyen âge, l’aqueduc tombé en désuétude, la partie aérienne
traversant le ravin est récupérée et aménagée en pont.
Cette partie aérienne d’aqueduc était toujours apparente au cours de l’histoire. Il n’en
est pas de même en ce qui concerne les deux autres découvertes effectuées dans la section.
Entre la fin du XIXème et le début du XXème siècle, à plus de cinquante ans d’écart,
deux parties d’une même mosaïque était mises au jour dans la rue Nationale (actuelle rue
Larbi ben M’hidi). Elle présentait des scènes champêtres de chasse au moyen de grandes
tesselles polychromes. Iconographiquement, ce pavement est à rapprocher de la mosaïque dite
du seigneur Julius, découverte par Alfred Merlin en 1920, sur les flancs de la colline de Byrsa
à Carthage (fig. 22). Le détail le plus intéressant est l’analogie dans la représentation de la
bâtisse. Elles ne sont évidemment pas identiques mais présentent certaines ressemblances.
Elles montrent une structure générale fortifiée. Le corps principal est flanqué de deux tours à
section carrée surmontées de toitures pentues. La partie haute de ces tours montrent des
ouvertures, carrées pour la mosaïque de Julius, en forme d’arcs en plein cintre séparés par une
Fig. 21 : Page précédente, en bas, à gauche, partie aérienne de l’aqueduc de Ségovie ; à droite,
celle de Tarragone. Ici, en bas, à gauche, Cherchel. En bas, à droite, celle de Constantine.
(photos : Google images ; Constantine, dessin : J. Bruce).
455

Fig. 22 : Les deux villae sur les
mosaïques de Carthage (à gauche) et
de Constantine (en bas) ; (photo :
Google images, à gauche ; D. Bages,
en bas.)
colonnette pour Constantine.
Cependant, sur le côté de la tour gauche,
une ouverture carrée est aussi présente
sur la mosaïque de Constantine. Cette
fenêtre ne se comprend véritablement qu’en regardant la photo de la mosaïque en place et
donc, au sol car sur la photo du
fragment exposé verticalement au
musée, la vue en perspective disparaît.
Les parties basses de ces tours sont
percées, pour les deux bâtisses, de
portes à larges encadrements. Ensuite,
un porche voûté en plein cintre marque
les deux entrées principales. La grille
de fermeture est clairement dessinée au moyen de tesselles blanches, grises et marron sur le
pavement de Carthage. Elle n’est que suggérée à Constantine au moyen d’un trait fait de
tesselles marron. Aussi, aucune ouverture ne s’affiche à l’étage inférieur alors que l’étage
supérieur se reconnaît par la galerie formée de voûtes retombant sur des colonnes à Carthage,
simplifiées en colonnes seules à Constantine. Une différence remarquable est cependant
visible. Le corps principal de la bâtisse sur la mosaïque de Constantine montre une toiture à
double pente qui n’est pas présente sur la bâtisse de la mosaïque de Carthage. Pourtant, la
forme arrondie de la deuxième toiture, figurée en arrière des trois doubles pentes à
Constantine (S3-fig11), n’est pas sans rappeler la forme des coupoles de ce qui est interprété
comme des thermes privés (Merlin 1920 : 337 ; Yacoub 1995 : 215-221) en arrière de la
bâtisse principale, sur la mosaïque du seigneur Julius. Les ressemblances se terminent dans la
représentation générale du panneau en trois registres dans lequel la villa occupe une position
centrale.
Cette unité iconographique pourrait peut-être aller dans le sens d’une datation du
pavement de Constantine. La mosaïque de Carthage est datée de la fin du IVème siècle ou du
début du Vème siècle. L’image du bâtiment de la mosaïque de Constantine est quelque peu
simplifiée par rapport à celle de Carthage. Faut-il voir dans cette simplification un
456

appauvrissement de la technique et donc une postériorité dans la dation ? Dans ce cas, il
faudrait envisager que les deux pavements ont été réalisés par le même atelier. Cependant,
cette hypothèse paraît trop archaïque dans son élaboration. Si les deux mosaïques ont été
réalisées autour de la même période, l’unité iconographique suppose une autre problématique,
celle des carnets de modèle. En effet, dans deux régions différentes, dans deux capitales de
provinces, deux mosaïques présentent chacune un élément semblable dans sa structure.
La deuxième découverte, restée enfouie au cours de l’histoire, est bien plus récente
puisqu’elle date du début des années 2000. Tout comme pour la section 2, la bichromie de
cette mosaïque et les motifs géométriques ne rendent pas facile sa datation. Cependant, cette
mosaïque est théoriquement toujours accessible, de même que le contexte archéologique dans
lequel elle se trouve encore en place. Donc, il est tout à fait acceptable d’envisager une étude
scientifique plus approfondie à partir d’éléments concrets, sur le terrain.
|Section 4|Dans le prolongement de la section 3, la trame urbaine de la partie
centrale de la section 4 subissait un profond remaniement au moment du percement de la rue
Nationale, actuelle rue Larbi ben M’hidi. Ces travaux permirent la découverte de nombreux
vestiges de part et d’autre de la nouvelle avenue.
D’après la tradition historiographique, (Cherbonneau 1853 : 122-124 ; Vars 1893 :
308-310) la grande mosquée serait construite sur un édifice antique. Or, il n’en est
probablement rien. Les chapiteaux reconnus comme en place en 1850, ainsi que les
inscriptions encastrées dans la bâtisse ne suffisent pas pour affirmer que la Mosquée est
construite à l’emplacement et à partir de la structure d’un édifice antique. En effet, rien ne
prouve que les chapiteaux n’étaient tout simplement pas du réemploi. En 1853 le minaret de
la Mosquée, placé dans une cour à péristyle, était lui aussi construit en grande partie, à partir
de matériaux antiques tels que des cippes, des fragments de corniches, de moulures ou
d'inscriptions. Donc, il est acceptable de supposer que les matériaux, à l'intérieur de la
Mosquée, comme pour le minaret, étaient des matériaux réutilisés.
Il s’agit là d’une des trois plus anciennes mosquées de la ville. La date de sa
construction doit être postérieure à 1221. Cette date est confirmée par la découverte, en 1848,
d'une épitaphe arabe (datée de l'an 618 de l'hégire) gravée sur une pierre utilisée dans le
soubassement de la galerie occidentale de la Mosquée. Elle était recouverte de chaux
(Cherbonneau 1858-59 : 214). Il est fort probable que les bâtisseurs n’ont pas été chercher
bien loin les matériaux de construction.
457

Quant aux autres vestiges, leur antiquité est plus évidente. Ainsi, la dédicace à Liber
Pater, découverte à 3m sous le niveau du sol de 1878, au pied d’un bloc de maçonnerie
recouvert de pierres de taille, devait être in situ. Le bloc de maçonnerie et le socle mouluré ont
entièrement disparu dans les travaux de l’époque. L’inscription, elle, est allée rejoindre les
collections du musée où elle se trouve encore. D’ailleurs, si on regarde plus attentivement
cette inscription, un détail attire l’œil. Dans les inscriptions latines d’Algérie, le premier mot
de l’inscription est restitué [P]a[t]ri. Or, l’appendice de la lettre placée devant le –a et qui a
subi une cassure, ne saurait être un P mais plutôt un R, un A ou un C ou toute autre lettre
majuscule qui suppose une barre diagonale inférieure. Peut-être Liber est ici associé, dans
l’inscription dédicatoire, à un personnage tout puissant de la ville ou de l’empire comme
l’avait déjà fait Marius, Pompée ou Marc Antoine (Daremberg et Saglio : 1190). Il pourrait
aussi s’agir d’une assimilation de Liber à un empereur ; ce qui expliquerait la présence du
terme a[ug(usto)] restitué dans l’inscription.
Cependant, il peut s’agir d’une faute du lapicide et dans ce cas, le mot serait
effectivement [P]a[t]ri. Ainsi, la dédicace mentionnerait le dieu Liber Pater, ancien dieu
italique de la fertilité, assimilé plus tard à la divinité grecque Dionysos (Daremberg et Saglio :
1189-1191). L’édile qui a offert la statue du dieu possédait peut-être un grand domaine
viticole d’où il tirait sa fortune.
Iconographiquement, le dieu Liber Pater doit tout au Dionysos grec. Ses effigies
montrent un jeune homme, imberbe, dont les attributs sont la couronne de pampres, le thyrse,
le canthare et la panthère. C’est sous cette apparence que fut mise au jour une statue
masculine, à l’angle de la rue Abd el Hadi. Cette statue de marbre blanc reprend tous les
attributs de la divinité. Au moment de sa découverte, elle fut d’ailleurs identifiée par L.-Ch.
Féraud comme une représentation de Bacchus. La pièce contenant cette statue n’est pas
facilement identifiable au regard de la notice de découverte. Son décor de mosaïque au sol et
de placage polychrome aux murs, les différentes niches ayant contenu des statues ne donnent
pas de véritables indices d’identification. Il pouvait s’agir d’une pièce d’un habitat privé
comme d’une partie d’un sanctuaire ou d’un lieu public. Le fait que cette salle est associée à
des citernes n’éclaire pas non plus son identification.
Ces citernes, comme dans la section 2, ne furent qu’en partie visitées. Elles ne sont pas
décrites, donc leur antiquité peut être mise en doute. Cependant, elles semblent se situer dans
le même contexte archéologique que la salle ornée de statues. Etant donnée le peu de
renseignements en présence, il serait hasardeux de vouloir absolument identifier ces vestiges
458

comme autre chose qu’une partie du système hydraulique de la cité. En ce cas, ces réservoirs
pourraient être la suite de ceux reconnus par Charles Vars, un peu plus au Nord-Est (S4-3).
En matière d’identification, elle paraît plus certaine pour les vestiges découverts dans
les constructions des écoles Ampère et Arago, aujourd’hui écoles primaires Mouloud
Belaabed. La description qui est donnée de la citerne (« pierres de tailles, blocage, ciment
étanche arrondi aux angles ») en fait incontestablement un réservoir antique. L’association de
cette réserve d’eau à une salle décorée d’une mosaïque de pavement, de colonnes à chapiteaux
et de bassins tend vers l’hypothèse de la présence de thermes à cet emplacement.
La section 4 est une des rares à présenter des vestiges de voies dallées. En effet, une
mention est faite par Charles Vars au Nord Est de la section dans la fiche S4-3. Une autre
mention est faite à l’Ouest de la section, accompagnant des vestiges d’un monument circulaire
ou semi-circulaire. Ce monument présente une structure particulière composée d’arcades
successives doublées d’un mur aveugle, du moins sur une partie, formant une galerie de
circulation. Si ce monument était effectivement circulaire, il mesurait 28m de diamètre pour
une circonférence de presque 88m. Ainsi, ce bâtiment serait peut-être un temple circulaire.
Dans un autre cas, ce vestige pourrait renvoyer à une abside, constituante d’un édifice plus
important.
|Section 5| L’emplacement des vestiges sur la carte de la section 5 met en évidence
l’absence de découvertes archéologiques à l’intérieur même de la section. Ce résultat trouve
probablement une explication dans le fait que la trame urbaine qui date des périodes modernes
et médiévales n’a pas subi de modification dans ce secteur. Ainsi, des ruelles orientées Nord-
Est Sud-Est, qui pourraient être parallèles après redressement de la trame, viennent rejoindre
la rue Mellah Slimane (ancienne rue Perrégaux), orientée Nord-Ouest Sud-Est, de manière
quasi perpendiculaire. Ceci pourrait laisser supposer une trame antique sous jacente dans cette
section. Ce quartier est aujourd’hui en ruine dans presque sa totalité. Les anciennes maisons
sont détruites ou squattées par les plus démunis. Quelques rares héritiers des anciennes
familles propriétaires y vivent encore. Malgré une volonté régionale de reconstruction et de
restauration du quartier, les travaux s’effectuent péniblement. Dans une projection d’un travail
de recherche à grande échelle et sous de bons auspices, cette section pourrait alors devenir un
véritable chantier école pour l’archéologie des périodes antiques.
|Section 6| A contrario, la profusion des vestiges mis au jour dans la section 6 ne
facilite pas l’élaboration d’hypothèses quant à la physionomie antique de ce secteur.
Logiquement, il devrait s’agir d’un des principaux passages vers le centre ville antique ; les
459

autres accès devaient s’effectuer par le biais du ou des ponts construits sur le ravin. Il a déjà
été plusieurs fois mentionné dans cet exposé que la langue de terre reliant le centre ville et la
colline du Coudiat Aty était bien moins large à l’époque médiévale et moderne qu’elle ne l’est
aujourd’hui. Au moment de la prise de la ville par les troupes françaises en 1837, la partie
haute de cette langue de terre était barrée par un rempart fait de matériaux réutilisés ; d’où la
très grande présence d’inscriptions antiques sur ce qui allait devenir la place de la Brèche.
Toutefois, au Nord de cette portion, subsistait un rempart véritablement antique augmenté
d’une tour de défense (voir section suivante). Il est donc légitime de penser à un rempart
antique barrant intégralement cette langue de terre et construit, comme la partie Nord, en
pierres de taille à bossage. Ce rempart aurait pu être percé d’une porte formée de deux arcs en
plein cintre. Ainsi, l’entrée de la cité serait effectivement marquée, délimitant l’intra de
l’extra-muros. Dans l’état actuel de nos connaissances, il est impossible de savoir à quelle
période ce rempart fut élevé. Pourtant, deux découvertes apportent des indices de réponse. En
effet, la fiche S6-20 mentionne une tombe à chambre renfermant trois sarcophages. Cette
tombe se situait à 18m sous le niveau de sol de 1935. A proximité de cette tombe, deux autres
sarcophages étaient mis au jour au même niveau de sol que cette dernière. Donc, dans cette
partie centre Ouest de la section 6, à proximité du rempart, des éléments de la nécropole
étaient découverts en place.
Au Sud de ces tombes, à un niveau de sol non précisé alors, un monument complexe
était mis au jour ; une partie de ce monument est datable avec précision du milieu du IVème
siècle. Faut-il comprendre, dans l’expression d’éternité gravée sur le contrefort, la référence à
un tombeau ? Dans ce cas, il s’agirait d’un tombeau monumental placé directement au sortir
de la cité et jouxtant probablement la voie qui franchit le rempart pour entrer dans la ville. Or,
aucun sarcophage ne semble avoir été trouvé dans le périmètre intérieur de la salle à
contrefort. Cependant, ils auraient très bien pu disparaître au fil des siècles, après le pillage
successif du bâtiment. Une autre hypothèse pourrait renvoyer ce bâtiment à une portion de
maison privée suburbaine. En effet, à Pompéi par exemple, une fois passé le rempart, les
premiers tombeaux s’alignent de part et d’autre de la voie ; ces premières tombes sont
d’ailleurs mêlées aux misons dite de Diomède ou de Cicéron (Pelletier 1982 : 161). Une
colonne en onyx était posée sur la mosaïque découverte au Sud-Ouest de ce bâtiment. La salle
à contrefort était aussi ornée de colonnes en onyx. Ainsi, pourquoi ne pas imaginer un habitat
privé dont une partie date du IVème siècle qui s’étendait de l’esplanade jusque sous le
tribunal ; cette maison serait placée à l’entrée de la cité matérialisée, à un moment donné, par
un rempart.
460

A l’intérieur de ce rempart, d’importants vestiges étaient repérés par les membres de la
Commission d’exploration de l’Algérie. Ces derniers n’étaient pas enfouis mais intégrés dans
les constructions modernes. Il s’agit tout d’abord d’un tétrapyle. Cet arc à quatre baies était
construit dans la deuxième moitié du IVème siècle. Architecturalement, il marque une
intersection de voies à proximité de l’entrée de la cité. De plus, il est le signe d’un
évergétisme encore fort à Constantine en cette fin de IVème siècle. En effet, un édile agissant
pour le préfet, faisait construire non seulement un tétrapyle mais surtout une basilique ornée
de portiques. Ce monument ne fut jamais retrouvé. Il aurait pourtant marqué l’emplacement
approximatif du forum. Ce dernier est ici mentionné dans une inscription du IIème siècle,
découverte dans un contexte de remploi, dans les fondations d’une maison. Dans cette section,
deux inscriptions signalent une basilique ; une plus certainement que l’autre. Même s’il s’agit
d’un exercice simpliste, la proximité temporelle de ces deux inscriptions peut induire une
supposition. La basilique construite par Claudius Avitianus en 362 n’aurait pas été achevée
comme le dit l’inscription dédicatoire mais plutôt « abandonnée dans son début de
construction » comme le précise la deuxième inscription. Ainsi, elle aurait été achevée
quelque 33 ans plus tard sous le règne d’Arcadius et Honorius.
Un arc de triomphe était lui aussi encore visible dans les constructions modernes en
1840. Ce vestige ne présentait plus aucun élément d’ornementation qui aurait permis une
éventuelle datation. Ce qui est important, c’est qu’il devait être jeté au-dessus d’une voie de
circulation.
Ainsi, trois tronçons de voies peuvent être replacés à peu près avec certitude. Deux
voies passant sous le tétrapyle. Une voie orientée du Sud-Ouest vers l’Est partait peut-être
d'un point d'origine qui semble être l'emplacement initial d'une porte formée de deux arcs en
plein cintre. Aussi, il est possible de supposer que la voie s'infléchissait pour rejoindre un axe
Nord-Est, représenté par une rue droite près de la Zaouïa bel Feggoun. La deuxième voie
passant sous le tétrapyle est orientée du Sud-Ouest au Sud-Est.
La troisième voie identifiable passait sous l'arc de triomphe, rue Caraman. Elle était
orientée du Sud-Ouest au Nord-Est de la ville. Son point d'origine semble être la porte antique
formée de deux arcs.
Deux voies contemporaines, dans une ville antique présentant un plan orthonormé, ne
rejoignent pas un même point d'origine.
Cependant, la trame urbaine de Constantine avant 1837, montre des grands axes
orientés du Sud-Ouest au Nord-Est et du Nord-Ouest au Sud-Est (fig.23). Ces axes pourraient
parfaitement reprendre approximativement un plan antique orthonormé. Donc, si la ville
461

présente un plan en damier, il est possible de suggérer un réaménagement de la trame urbaine
dans le quartier du tétrapyle et de l'arc de triomphe. Pourrait-on ici supposer que ce
réaménagement date de la reconstruction de la ville par Constantin Ier

au début du IVème
siècle ? En effet, ces quartiers de Cirta-Constantine, proches de la seule partie accessible
facilement par une armée à pieds, durent souffrir de la guerre entre Domitius Alexandre et
Rufius Volusianus et de probablement toutes les guerres que dut affronter la ville.

|Section 7|Ce quartier dit Tabia, dans le prolongement de la section 1, met en
évidence une partie du système défensif de la cité. En effet, le bord occidental de ce quartier
affichait, au XIXème siècle, une tour de défense encore en place, avant sa totale destruction
en 1867. Cette tour était construite au bord du rocher, dominant le vide, au moyen de pierres
de taille à bossage. La physionomie actuelle de cette partie du rocher est trompeuse. Le
boulevard n'existait pas. La topographie devait être très différente dans l'antiquité : la langue
de terre permettant l'accès à la ville de ce côté fut considérablement élargie, et bordée de
remblais. Donc, la tour devait dominer une position plus abrupte. A moins que des remblais
Fig.23 : Plan de la ville en
1837. Les grands axes laissent
supposer la trame antique.
(DAO : D. Bages)
462

existaient déjà dans l'antiquité à cet emplacement, retirés au moment de la construction de la
tour, pour des raisons de sécurité. Étant donné la topographie occidentale du rocher qui
soutient le centre de la ville, la construction d'un rempart a du mal à s'expliquer si ce n'est à la
suite d'un repli de la ville sur elle-même.
Historiquement, hormis le siège que Jugurtha met devant la ville en 113 av. J.-C et
durant lequel il fait creuser un fossé, et construire des tours sur cet isthme qui relie la ville à la
colline du Coudiat, la présence de remparts un peu en arrière de cette position n’est jamais
clairement mentionnée. Alors, il est possible d’émettre des hypothèses. Ce rempart occidental
pourrait remonter au VIème siècle ; période qui correspond à la campagne de fortification des
cités par les Byzantins après la reconquête de l’Afrique (Laronde, Golvin 2001 : 167). Il
pourrait être plus récent et avoir été mis en place par les Vandales, au Vème siècle, pour
protéger les plus grandes villes des troupes byzantines. Le IVème siècle correspond plutôt à
une période de prospérité et de renouvellement des physionomies urbaines dans les provinces
d’Afrique (Lepelley 1979-1981 : t. I et II). Il est toujours difficile de concevoir la mise en
place d’une construction défensive au cours d’une époque reconnue historiquement prospère.
Ainsi, il en serait de même pour les deux siècles précédents. Cependant, l’histoire de
Constantine n’est connue que d’une manière assez générale ; ainsi, pourquoi ne pas envisager
dans un programme édilitaire de construction, une décision municipale de bâtir un rempart à
cet endroit, peut être pour marquer clairement l’entrée de la cité. Par le passé, il aurait fallu
une étude approfondie du contexte archéologique et des fondations de la tour au moment de sa
destruction, pour pouvoir mettre en avant avec certitude une date ou du moins une période
pour sa construction.
|Section 8| Ce quartier est doublement intéressant parce qu’il a livré les vestiges de
thermes privés, alors reconnus grâce à la présence d’un hypocauste et de citernes, dont le nom
du propriétaire est attesté sur une inscription.
De plus, le cœur de ce quartier serait l’emplacement du forum de la cité antique. En
effet, le piédestal, retrouvé en place sur un dallage calcaire, devant un mur de pierres de taille,
et dont le texte mentionne expressément la curie, renvoie inévitablement au bâtiment même
de la curie construit traditionnellement sur le forum. Faute d’étude plus approfondie du
contexte archéologique pour le moment, la datation précise de cette inscription permet de
fixer la localisation du centre administratif de la cité pour le dernier quart du IVème siècle.
|Section 9|La toute petite section articulée autour de la place Rahbet es Souf n’a
livré qu’une seule découverte remarquable et surtout remarquée en son temps. Un bassin
463

probablement construit en pierres de taille, accompagné de sa dédicace ; cet état de fait est
une chose assez exceptionnelle. Dans cet exposé, très peu de monuments
15
peuvent être
associés aussi distinctement à une inscription délivrant leur fonction exacte. S’il ne reste rien
du bassin lui-même, il aurait été appréciable de conserver l’inscription. Cependant, elle n’a
jamais rejoint les collections du musée, détruite au moment de la construction de la maison de
M. Allegri. Son relevé, effectué par Ch. Vars, paru dans les recueils de la société
archéologique (RSAC), est repris dans les Inscriptions latines d’Algérie (ILAlg) avant d’être
étudié par Cl. Lepelley. Ainsi, cette inscription, et le bassin hydraulique, peuvent être datés de
l’extrême fin du IVème siècle, plus précisément du règne de Théodose I
er
(378-395).
Néanmoins, l’inscription fait état d’une conduite et non d’un bassin récepteur. Donc, soit le
terme fistulam est employé de manière poétique dans le texte et renvoie effectivement au
bassin, soit, il s’agit d’un tuyau qui n’a pas été découvert. En tous les cas, nous sommes ici en
présence d’une partie du système d’adduction d’eau de la cité pour une période tardive de
l’antiquité. Si le bassin était seulement alimenté par les eaux de pluie, il est possible
d’envisager qu’il servait à fournir l’eau pour un quartier déterminé et non « pour tout le
peuple ».
|Section 10|Dans la suite de la tradition historiographique, cet exposé certifie la
présence de la nécropole de la cité antique à l’emplacement de la colline du Coudiat Aty.
Néanmoins, ce que cet exposé confirme grâce à la localisation d’une grande partie des
inscriptions funéraires mises au jour sur cette hauteur, c’est que la nécropole s’étendait surtout
sur les pentes et non sur le sommet de la colline (voir carte de la section). Il est vrai que le
sommet a subi un dérasement total dans une phase de travaux intensifs ; donc, les découvertes
auraient pu passer inaperçues. Ce manque de vestiges est aussi à signaler pour la langue de
terre en avant de la colline. Seul le théâtre y a été reconnu par l’architecte Amable Ravoisié.
Ces deux zones, dans la suite l’une de l’autre, créent une espèce de zone tampon entre l’intra
et l’extra-muros. Précédemment, nous avons émis l’hypothèse de la présence d’un rempart
barrant toute la largeur de l’extrémité Nord-Est de la langue de terre, poursuivant ainsi le
rempart augmenté d’une tour de défense, le tout en pierres de taille à bossage. Ce rempart
marquerait la limite de la cité, très proche de la limite du rocher. Cependant, il peut avoir été
rajouté tardivement car les villes, en Afrique du Nord, ne sont pas réputées pour être fermées

15
Trois monuments peuvent être clairement reliés à une inscription dédicatoire : le tétrapyle et la bâtisse à contreforts de la
section 6. Pour ces derniers, la dédicace est intégrée au vestige, donc aucune erreur possible. Enfin, les vestiges interprétés
comme les bains dits de Pacatus, dans la section précédente, pourraient être accompagnés de la dédicace du monument.
464

avant l’Antiquité tardive. Ainsi, la cité aurait pu s’étendre sur la langue de terre et jusque sur
le sommet de la colline ; les pentes ayant reçu naturellement les sépultures des cirtéens.
Lesdites pentes ont aussi accueilli des éléments hydrauliques, des citernes, un système
de filtrage de l’eau et une canalisation, le tout de part et d’autre des restes d’une voie dallée
qui devait permettre l’accès à la cité depuis le Sud. Enfin, cette section aurait dû présenter des
vestiges d’habitats périurbains, non identifiés dans les travaux colossaux dont elle fut l’objet.
|Section 11|Ces derniers ont cependant laissé des traces plus loin dans les proches
environs du rocher. Tout d’abord, en contrebas de la falaise, au Nord-Ouest, la mosaïque au
disque provient très probablement d’un habitat privé. André Berthier interprétait la triade
taureau, cygne et aigle du pavement comme des symboles solaires, images des
métamorphoses de Jupiter (Berthier 1966 : 113-124). Il approfondit cette symbolique en
interprétant l’aigle contenu dans le disque comme le soleil au zénith ; de part et d’autre de ce
médaillon central, l’aurore apparaît dans les corps noirs des nageurs, figuration du soleil du
matin qui n’éclaire qu’une partie des paysages, l’autre partie restant dans l’ombre ; enfin, le
soleil couchant s’explique par le taureau solaire entrain de basculer dans la mer, sur la scène
de combat naval. Cette démonstration permet à André Berthier de voir dans ces vestiges un
lieu de culte lié à des divinités phénico-puniques, qui aurait accueilli une statue placée selon
lui dans la partie non décorée en arrière de l’abside. Cette analyse, quelque peu hâtive, ne se
base pas sur le contexte archéologique. Il n’est fait nulle part mention de détails quant à la
structure complexe à laquelle appartenait la mosaïque. Pas même une photo du pavement n’a
été exécutée au moment de la découverte, avant la destruction des murs de la pièce et la
préparation de la mosaïque allant rejoindre les collections du musée. De plus, A. Berthier
refuse même de voir un hypocauste dans les petites piles qui soutiennent et surélèvent le
pavement.
Cette lacune est comblée par G. Picard qui reprend l’hypothèse de l’hypocauste pour
voir dans ces vestiges « une destination thermale » (Picard 1980 : 19). Il rapproche le décor
figuré (notamment les nageurs noirs et la figure du disque) de mosaïques mises au jour à
Pompéi dans les maisons dites de Caesius Blandus, du Ménandre et celle du cryptoportique
avec le pavement de Constantine. Aussi, il rapproche les techniques de « figures noires sur
fond blanc avec nombreux rehauts de couleur ». Les pavements de Pompéi sont
contemporains. De plus, il reconnait dans les boucliers représentés sur la scène de combat
naval, le « bouclier en tuile » adopté par l’armée romaine au Ier siècle av. J.-C. Ce sont les
raisons pour lesquelles, G. Picard propose une datation pour le pavement de Constantine à
465

placer entre 50 et 30 av. J.-C, période durant laquelle le condottière Sittius s’empare de la
ville pour le compte de Jules César. Cette mosaïque ornerait donc un habitat construit juste
après la victoire des Sittii auxquels on offrait la ville en cadeau. Cependant, l’emplacement
peut paraître curieux. Pourquoi ne pas avoir construit directement sur le rocher ? Peut-être
était-il déjà surchargé de constructions ; le propriétaire aura voulu un habitat luxueux et
étendu pour lequel il était impératif de sortir de ce que M. Côte définit comme la contrainte
physique du rocher (voir introduction de la section 11). Dans ce cas, cet habitat fournirait la
preuve que dès l’Antiquité, Constantine avait franchi cette contrainte.
Ce genre de preuve se multiplie autant de fois que le nombre de vestiges découverts
dans les proches environs du rocher.
Une autre mosaïque, pavement d’un probable habitat privé, était dégagée par le
capitaine Delamare à la jonction des fleuves Rhumel et Boumerzoug. Une fois dans les
réserves du Louvre, elle fut oubliée jusque dans les années 1970, période à laquelle François
Baratte entreprend une analyse approfondie non pas du panneau central figuré, mais du tapis
géométrique qui l’encadrait. Pour ce faire, F. Baratte et M. Gaborit, alors conservateur au
département des sculptures ont effectué des recherches dans les réserves pour retrouver les 60
caisses contenant les différentes parties du pavement. Chose fut faite car ils réussirent à
récupérer la totalité de la mosaïque (Baratte 1973 : 313-334). Une description doublée d’une
analyse très détaillées de chaque médaillon composant ce décor géométrique permettent à F.
Baratte de statuer sur une datation du vestige. Il place ce pavement, typique des ateliers
mosaïstes africains, dans le second quart du IVème siècle. Il est à noter que dans cette
analyse, l’auteur rapproche brièvement cette mosaïque de celle qui ornait le mausolée de
Praecilius découvert dans la section 7 tant par la trame du dessin que par les « files
d’octogones occupés par de grands médaillons décorés de rosaces » (Baratte 1973 : 333). Il
n’affirme cependant pas la contemporanéité des deux pavements mais suppose qu’ils auraient
pu être exécutés par le même atelier. Ce qui n’est pas invraisemblable dans le sens où le
sarcophage de Praecilius lui-même, est daté de la première moitié du IIIème siècle (voir S7-
5). Dans la théorie la plus large, 125 ans séparent ces deux pavements, soit environ trois
générations si l’on considère le dernier de la lignée âgé de 25 ans. Il est tout à fait possible
qu’un atelier de mosaïstes ait survécu pendant ce laps de temps. De plus, il se peut aussi que
le pavement du mausolée soit postérieur à l’inhumation de Praecilius. Il ne faut pas oublier
qu’il s’agit d’une sépulture multiple. Donc, la théorie du même atelier est d’autant plus
envisageable si moins de 50 ans séparent ces deux pavements.
466

Toute cette démonstration ne permet pas d’affirmer la destination de l’édifice abritant
la mosaïque dite de Neptune et Amphitrite. Il est pourtant plus qu’évident d’affirmer ici avec
F. Baratte que ce pavement ornait une villa. Si le terme latin est employé ici, il faut entendre
un habitat tirant sa richesse d’une exploitation agricole. Or, l’absence de véritables fouilles ne
permet pas d’attester la présence d’éléments agricoles dans la zone de travaux de
défrichement. Des recherches archéologiques pourraient peut-être reprendre aujourd’hui afin
de trouver des indices indiquant si ce secteur dissimulait une villa ou une domus suburbaine ?
La grande quantité de stèles votives mises au jour au sommet du coteau d’el Hofra,
pose aussi le problème d’interprétation. S’agit-il ici véritablement du sanctuaire punique ou
tophet de la ville ? Si oui, une réflexion approfondie sur les résultats des fouilles de l'époque,
accompagnée d'une comparaison avec les sanctuaires connus permettrait d'obtenir des indices
à propos de la vie religieuse pré romaine de Cirta-Constantine, encore presque totalement
inconnue aujourd’hui. Cette réflexion permettrait aussi de déterminer l'importance de la
relation socio-culturelle d'un sanctuaire punique et du territoire auquel il appartient.
Une première question se pose : que représentaient les rigoles ? Peut-être un lieu
d'implantation inconnu dans un sanctuaire punique classique. Dans ce cas, les urnes cinéraires
se trouvaient elles sous le niveau des rigoles ou ailleurs ? Dans un tout autre registre,
l'alignement de ces rigoles pourrait faire penser à des sillons agricoles de plantations de
vignes. Pour le moment, faute d'étude sur le terrain et du mobilier, cette question reste entière.
La destination de l'édifice ou plutôt la structure ne fut jamais véritablement établi. Est-
ce un temple, un édifice en rapport avec la cachette ? Ces vestiges forment-ils un tout ?
Datent-ils seulement de la même période ? Pour pouvoir le déterminer, une datation par la
céramique s'impose. Cependant, les nombreux tessons découverts en 1950 ont été enfermés
pêle-mêle dans des caisses pour la plupart non étiquetées et placées dans les réserves du
musée. Donc aujourd'hui, il est possible de dater certains tessons mais il est impossible de dire
s'ils proviennent de la structure bâtie ou du dépôt. Ce qui représente une perte énorme pour la
datation de cette structure.
Cependant, d'une manière plus générale, l'existence du sanctuaire punique de
Constantine peut être en partie datée par l'étude épigraphique des stèles. Deux stèles sont
datables du règne de Massinissa et une du règne de son fils Micipsa. Donc ce sanctuaire est
déjà en activité aux IIIème

et IIème

siècles av. J.-C. De plus l'onomastique fait apparaître
plusieurs noms latins. Ce qui semble indiquer une survie du sanctuaire au moins au Ier siècle
av. J.-C, date à laquelle Salluste atteste la présence d'une colonie italienne dans la ville.
Quant à la structure bâtie reconnue comme un bâtiment par André Berthier, la question
467

de son identification se pose. André Berthier n'avance aucun argument pour appuyer son
hypothèse. Cette structure est comparable au site de Motyé en Sicile.
A Motyé, le sanctuaire occupait une surface de 800m
2
. A Constantine, la surface
occupée est d’environ 600m
2
. Dans sa phase la plus ancienne, entre le VIIIème

et le VIème
siècle, le sanctuaire de Motyé se présentait sous la
forme d'une enceinte sacrée de forme trapézoïdale,
longue de 30m, sur une base de 17m allant jusqu'à
23m. A l'intérieur de cette enceinte, un couloir à
l'Ouest et une construction carrée au Nord-Est. La
zone centrale est laissée libre pour l'implantation du
matériel votif. Les dimensions, sans être analogues,
rappellent celles de la structure découverte par A.
Berthier auxquelles s'accompagnent la présence du
couloir à l'Ouest et la construction carrée (fig.24).
Dans le cas de Constantine, on pourrait alors
s'attendre à la mise au jour d'une zone d'implantation
du matériel votif. Or, il faut noter l'absence de stèles
ou d'autels caractéristiques d'un sanctuaire punique du
IIIème siècle. Donc, soit les stèles qui se trouvaient
dans le sanctuaire ont toutes été transportées dans la
cachette à proximité, pour une transformation radicale de la destination du sanctuaire à
l'époque romaine par exemple ; soit le niveau de sol découvert par les fouilleurs est plus
ancien que la cachette, et les urnes cinéraires ont été enterrées sans mobilier à l'air libre pour
marquer leur emplacement, comme c'était le cas à Motyé dans la phase haute du sanctuaire.
Le site du coteau d'el Hofra poursuit son analogie avec celui de Motyé. En effet, les deux
présentent une cachette située dans la partie occidentale du site. Dans le cas sicilien, cette
cachette correspond à une restructuration complète du sanctuaire et un agrandissent de la zone
d'implantation. Ici, l’hypothèse de la restructuration trouve une réponse archéologiquement
prouvée.
A Constantine, sur le millier de stèles découvertes entre 1875 et 1950, 447 sont
publiées. Dans le détail, 305 étaient publiées par André Berthier en 1954 dont 281 sont
puniques et néopuniques, 17 présentaient des inscriptions grecques et 7 des inscriptions
latines. 135 stèles étaient publiées par François Bertrandy en 1987 dont 116 puniques et
néopuniques, 2 présentant des inscriptions grecques et 24 anépigraphes.
Fig.24 : Schéma comparatif du
sanctuaire punique de Motyé en
Sicile et des vestiges de
Constantine. (DAO : D. Bages)
468

L'étude combinée de ces stèles, leur iconographie et l'épigraphie permet de déterminer
quelques indices concernant la vie religieuse cirtéenne préromaine. Tout d'abord,
contrairement à Carthage, le sanctuaire n'est pas voué conjointement à Tanit et Baal mais dans
les inscriptions, Baal prédomine nettement. Deux tiers des inscriptions sont vouées à Baal
seul. Cependant, sur les stèles dont les inscriptions sont vouées à Baal, le signe de Tanit
apparaît fréquemment. Faut-il voir ici, comme François Bertrandy, une « banalisation » de
représentation où ce signe n'aurait plus de véritable rapport avec la parèdre de Baal ? Il serait
alors devenu une espèce de symbole prophylactique illustrant la protection du dieu.
Cette hypothèse de l'altération trouve un écho dans les environs de Constantine, sur le
site de Tiddis où le signe est présent jusqu'au IIIème siècle après J.-C, période à laquelle la
terre d'Afrique est profondément christianisée. A propos du signe de Tanit, faut-il plutôt
comprendre qu'en terre numide, il n'est plus besoin de nommer la déesse pour lui offrir un
sacrifice. Seule son image suffirait. En tous les cas, il est possible de voir ici un exemple de
population locale adaptant les symboles pour ses propres besoins.
La grande fréquence de la combinaison de la main, du signe de Tanit et du caducée
dans cet ordre, et presque toujours représentés sous le cartouche d'inscription, est une autre
chose remarquable au niveau des symboles représentés sur les stèles provenant de
Constantine. De plus, dans le reste des combinaisons, le signe de Tanit occupe presque
toujours une place centrale ou prédominante. Ce fait apparaît surtout à Constantine et devient
rare dès lors qu'on s'éloigne de la capitale numide (Bertrandy 1987 : 48). Ce signe de Tanit
semble irremplaçable dans la conscience religieuse d'un numide, d'un grec ou d'un italien
vivant dans la capitale, et qui offre une stèle dans le sanctuaire. Malgré une nette
simplification de l'iconographie des stèles entre le IIIème

et le IIème siècle, le signe de Tanit
garde sa prédominance.
Ainsi, en l'état actuel des connaissances, ce sanctuaire pose divers problèmes. Tout
d'abord, il représente une pénétration des conceptions religieuses spécifiquement puniques en
pays numide. Les stèles votives sont la manifestation tangible de ces conceptions. La présence
d'un sanctuaire d'une telle importance permet de mesurer la pénétration de la culture punique
dans l'arrière pays, à 80km de la côte. Le premier problème étant bien évidemment d'identifier
avec certitude le lieu d'implantation du matériel votif, marquant ainsi la localisation sur un
terrain donné de la présence d'un culte rendu aux divinités majeures puniques. Ensuite,
l'écrasante majorité des noms puniques dans les inscriptions et les divinités du sanctuaire
posent le problème de l'appartenance ethnique des dédicants. Est ce que ce sont des numides
punicisés ou des puniques vivant dans la capitale ? Ce ne sont pourtant pas uniquement des
469

puniques qui sacrifient à leurs dieux, puisque au moins une vingtaine de stèles sont rédigées
en grec et l'onomastique fait apparaître des noms grecs dans les textes puniques. Alors, ces
stèles ferait peut-être état d'une élite punicisée et hellénisée qui renverrait l'image de sa
royauté. Cette royauté qui, selon Strabon, faisait venir des architectes et des musiciens grecs à
la cour, et qui signe des traités avec Carthage. Le dernier problème serait de savoir ce qu'il en
est des couches sociales plus populaires. Avaient-elles accès à ce sanctuaire ?
Une étude complète du matériel archéologique, à savoir les stèles, la céramique, le tout
combiné à une étude sur le terrain peut seule répondre aux diverses questions soulevées ici.
Donc, il reste encore beaucoup à accomplir pour arriver à une compréhension même partielle
de la configuration de ce sanctuaire, de son organisation et de son impact sur le territoire
auquel il appartient.


Ces quelques réflexions ont pris tournure d’hypothèses quant à l’organisation d’une
partie de la structure urbaine cirtéenne. Il faut noter que la majorité des vestiges datables sont
tardifs. Cependant, aucun assemblage des différentes cartes n’est présent dans cet exposé.
Même si, comme il vient d’être montré, des éléments sont tardifs, il subsiste une part trop
importante d’inexactitude scientifique due aux trop vagues récits de découverte ; ainsi, le non
assemblage est ici essentiel pour éviter une vision faussée de la topographie de la ville
antique.
Pourtant, cette opération d’assemblage de plusieurs feuilles cartographiques est le
résultat attendu d’une recherche sur la topographie urbaine de la ville. Pour ce faire, cet état
des lieux et des sources est donc nécessaire parce qu’il n’a jamais été effectué depuis 1911, et
surtout parce qu’il est le soubassement sur lequel viendra se construire tout travail de
recherche sur cette topographie urbaine pour la période antique et plus précisément romaine.
Ainsi, ce volume comporte un point final qui devrait être une virgule, car il est certes achevé
dans son état mais peut se développer selon plusieurs axes de recherches.
Tout d’abord, il est fondamental aujourd’hui de confronter la recherche à la réalité du
terrain, trop absent dans cette étude.
Ensuite, il faudra élaborer une sorte de cahier des charges de thèmes de recherches à
exploiter dans leur totalité. Ces thèmes, pour n’en citer que quelques uns, seront axés sur les
voies de communication, l’alimentation en eau de la ville, l’habitat urbain et périurbain, les
systèmes de défense, la recherche et la délimitation des zones artisanales, les grands
monuments publics et cultuels, les autres nécropoles…Ainsi, un travail sur le terrain,
470

probablement sous la forme d’une prospection systématique au sol et aussi des sous-sols,
alliée dans le meilleur des cas à des sondages, doublé de l’analyse des résultats des
découvertes (traitement du matériel) permettront une compréhension plus complète du
paysage urbain de Constantine. Enfin, cette compréhension pourra aboutir à la mise en place
d’une carte archéologique de la ville sous la forme d’un atlas topographique.
Ce travail de longue haleine ne pourra aboutir que par l’intermédiaire d’une
coopération interdisciplinaire de part et d’autre de la Méditerranée en associant les acteurs
déjà en place (laboratoires de recherche en France et en Algérie, Centre national de la
recherche archéologique algérienne, musée national Cirta, universités françaises et
algériennes) à tous ceux qui ont la volonté de faire avancer la recherche scientifique sur le
patrimoine archéologique de la ville de Constantine.






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Vars 1893 : VARS (Ch.) – Inscriptions inédites de la province de Cirta et recherches
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Vars 1893 : VARS (Ch.). – Constantine (Cirta). Recueil des Notices et Mémoires de la
Société archéologique du département de Constantine, 28, 1893, p. 224-347.

Vars 1894 : VARS (Ch.). – Constantine (Cirta). Recueil des Notices et Mémoires de la
Société archéologique du département de Constantine, 29, 1894, p. 281-536.

Vars 1894 : VARS (Ch.). – Constantine. Recueil des Notices et Mémoires de la Société
archéologique du département de Constantine, 29, 1894, p. 694.
485

Vars 1895-96 : VARS (Ch.). – Inscriptions inédites de la province de Constantine pour les
années 1895 et 1896. Recueil des Notices et Mémoires de la Société archéologique du
département de Constantine, 30, 1895-96, p. 251-302.

Vars 1898 : VARS (Ch.). – Inscriptions inédites de la province de Constantine pour les
années 1897 et 1898. Recueil des Notices et Mémoires de la Société archéologique du
département de Constantine, 32, 1898, p. 341-396.

Yacoub 1995 : YACOUB (M.). – Splendeurs des mosaïques de Tunisie. Tunis, Agence
nationale du patrimoine, 1995.














Table des figures
Photo : D. Bages
487

I. Géographie et histoire d’un site hors du commun (p. 13-25)
Figure 1 : Algérie contemporaine. Carte de situation (p. 14)
Figure 2 : reliefs entourant le rocher de Constantine (p. 14)
Figure 3 : entrée des gorges (p. 15)
Figure 4 : sortie des gorges, juste avant le pont des Chutes (p. 15)
Figure 5 : carte des principales nécropoles mégalithiques du Maghreb oriental (p. 16)
Figure 6 : les royaumes africains au IIIème siècle av. J.-C (p. 17)
Figure 7 : localisation des villes où eurent lieu les batailles les plus importantes dans les
guerres de Jugurtha (p. 20b)
Figure 8 : limite du territoire de Sittius et de la confédération cirtéenne (p. 23b)

***
II. Historiographie de la recherche (p. 26-44)
Figure 9 : voûte recouvrant la source d’eau chaude, aujourd’hui tarie (p. 27)
Figure 10 : vue de la vallée depuis l’ex boulevard Joly de Brésillon (p. 28)
Figure 11 : dessin de l’arc de triomphe dit Kasr el Goulah (p. 29)
Figure 12 : pont el Kantara en 1765, avant sa restauration (p. 30)
Figure 13 : gros plan sur les piles inférieures du pont (p. 31)
Figure 14 : relief encastré dans la pile inférieure du pont el Kantara (p. 31)
Figure 15 : page de garde du volume imprimé de l’Exploration scientifique de l’Algérie
paru en 1850 (p. 35)
Figure 16 : mosaïque de Neptune et Amphitrite, découverte à Constantine et conservée
au musée du Louvre (p. 37)
Figure 17 : vue en coupe d’un monument antique, d’une inscription relevée sur les
piliers et sa localisation sur le plan de Constantine (p. 38)
Figure 18 : vue générale de la ville en 1840 (p. 39)
Figure 19 : page de garde du premier annuaire de la société archéologique paru en 1853
(p. 41)
Figure 20 : vues du musée national Cirta (p. 42)

***
Section 1 – La Casbah (p. 45-87)
S1-fig1 : la Casbah aujourd’hui (p. 48)
S1-fig2 : la Casbah de Constantine en 1916 (p. 48)
488

S1-fig3 : entrée principale de la grotte ; partie non explorée (p. 49)
S1-fig4 : entrée secondaire de la grotte. Ouverture sur la cavité fouillée (p. 50)
S1-fig5 : remparts encore en place à l’Ouest de la Casbah en 1840 (p. 54)
S1-fig6 : remparts remaniés entourant le quartier de la Casbah en 1840. Gros plan sur
ces remparts (p. 54)
S1-fig7 : dédicace d’un arc (p. 57)
S1-fig8 : plan général des citernes (p. 59)
S1-fig9 : vue en coupe des citernes (p. 58)
S1-fig10 : angle du temple dégagé. Vue des deux conduites (p. 58)
S1-fig11 : deux fragments mentionnant l’inventaire d’une partie des objets du Capitole
(p. 62)
S1-fig12 : inscription mentionnant le Capitole, découverte à la Casbah (p. 62)
S1-fig13 : la Victoire, au musée (p. 63)
S1-fig14 : plan au sol des temples de la Casbah (p. 65)
S1-fig15 : socle du petit temple (p. 64)
S1-fig16 : socle du grand temple (p. 64)
S1-fig17 : ensemble de la base des colonnes du petit temple à gauche et du grand temple
à droite (p. 64)
S1-fig18 : profil de la base des colonnes du petit et du grand temple (p. 66)
S1-fig19 : l’église paléochrétienne construite sur le socle du grand temple. Vestiges en
place une fois les constructions de la Casbah dégagées (p. 67)
S1-fig20 : plan au sol de l’église (p. 68)

***
Section 2 – Souk el Acer (p. 88-103)
S2-fig1 : la rue du 19 juin, un vendredi ; elle est vide (p. 90)
S2-fig2 : le lycée en 1906 (p. 90)
S2-fig3 : le lycée aujourd’hui (p. 91)
S2-fig4 et 5 : le quartier souk el Acer en 1837 et en 1875. La rue du 19 juin est venue le
percer de part en part (p. 91)
S2-fig6 : la mosquée Sidi el Kettani devant laquelle se tient toujours le marché,
aujourd’hui (p. 92)
S2-fig7 : plan général des citernes (p. 94)
S2-fig8 : mosaïque découverte au lycée (p. 95)

489

***
Section 3 – Bab el Kantara (p. 104-124)
S3-fig1 : le pont el Kantara au moment d’une de ses reconstructions, probablement en
1924. L’assiette était alors construite en béton armé (p. 106)
S3-fig2 : ancien midrash, synagogue et centre culturel juif de la ville (p. 106)
S3-fig3 : entrée de l’ancien midrash, aujourd’hui centre culturel musulman (p. 106)
S3-fig4 : ancienne rue Thiers, une des artères principales de ce qui fut le quartier juif de
Constantine (p. 107)
S3-fig5 : dessin exécuté par le docteur Shaw représentant les trois pierres ornant les
parties inférieures du pont (p. 108)
S3-fig6 : pont el Kantara en 1765, avant sa restauration (p. 109)
S3-fig7 : vue du pont restauré (p. 109)
S3-fig8 : le pont el Kantara restauré par Don Bartolomeo (p. 110)
S3-fig9 : vue du pont el Kantara, aujourd’hui (p. 110)
S3-fig10 : le relief dessiné par le docteur Shaw encore en place aujourd’hui dans les
parties inférieures du pont, conservées (p. 110)
S3-fig11 : mosaïque découverte rue Nationale, ici, en place (p. 113)
S3-fig12 : les seuls restes de la mosaïque sous forme de deux fragments présents dans
les collections du musée (p. 114)

***
Section 4 – El Batha (p. 125-154)
S4-fig1 : cœur économique de la section 4 en 1875 (p. 127)
S4-fig2 : la section 4 en 1837 et en 1875, après la construction de la rue Nationale
(p. 127)
S4-fig3 : façade actuelle de Djemaa el Kebir (p. 128)
S4-fig4 : vue d’une des dernières tanneries de la ville (p. 128)
S4-fig5 : localisation du fondouk aux huiles (p. 129)
S4-fig6 : vue en élévation d’un arceau et plan au sol d’une partie des vestiges (p. 130)
S4-fig7 : intérieur de la salle de prière de la grande mosquée (p. 132)
S4-fig8 : vue du collège, aujourd’hui lycée technique (p. 133)
S4-fig9 : les cinq morceaux réunis pour former l’inscription à Liber Pater (p. 135)
S4-fig10 et 11 : Statue dessinée par L. Féraud au moment de sa découverte. Statue au
musée (p. 138)
490

S4-fig12 : plan des citernes (p. 140)

***
Section 5 – Sidi Rached (p. 155-176)
S5-fig1 : vue de l’arche centrale du pont Sidi Rached (p. 157)
S5-fig2 : vue de l’arche centrale du pont Sidi Rached en construction (p. 157)
S5-fig3 : vue de l’arche centrale du pont Adolphe (p. 157)
S5-fig4 : le viaduc de la Roizonne (p. 158)
S5-fig5 : vue aérienne du pont, relais entre le rocher et les quartiers sud (p. 158)
S5-fig6 : vue générale. Au second plan, le pont Sidi Rached (p. 159)
S5-fig7 : vue intérieure et extérieure de Bab el Djabia (p. 160)
S5-fig8 : vue de Bab el Djabia avant la construction du pont (p. 160)
S5-fig9 : vue du pont du Diable (p. 162)
S5-fig10 : vue du barrage depuis le pont du Diable (p. 162)
S5-fig11 : le rocher des martyrs en 1842 (p. 165)
S5-fig12 : moulage de l’inscription réalisé par le musée national Cirta (p. 165)

***
Section 6 – La Brèche (p. 177-242)
S6-fig1 : l’accès principal de la ville en 1840 (p. 181)
S6-fig2 : assaut de la ville par les troupes françaises le 13 octobre 1837, grâce à une
brèche percée dans le rempart (p. 181)
S6-fig3 : le jeune duc de Nemours (p. 181)
S6-fig4 : le maréchal Valée. Huile sur toile de Jean Désiré Court, 1838. Conservée au
musée du château de Versailles (p. 182)
S6-fig5 : étroite ruelle pavée au cœur de la vieille ville (p. 182)
S6-fig6 : avenue donnant accès à la place (p. 182)
S6-fig7 : vue d’ensemble de la place (p. 182)
S6-fig8 : esplanade. Au fond, l’ex Crédit Foncier devenu banque nationale (p. 182)
S6-fig9 : Bab el Oued avant sa reconstruction (p. 183)
S6-fig10 : Bab el Jedid peu après la prise de la ville (p. 183)
S6-fig11 : l’arc de triomphe en contexte urbain (p. 186)
S6-fig12 : l’arc dégagé des constructions modernes (p. 186)
491

S6-fig13 : inscription relevée par le capitaine Delamare mentionnant peut-être une
basilique (p. 187)
S6-fig14 : arceau présentant l’inscription précédente, en contexte urbain (p. 187)
S6-fig15 : une des quatre inscriptions présente sur les piliers du tétrapyle. La réunion
des quatre a permis de retrouver la totalité du texte et la mention de la basilique (p. 188)
S6-fig16 : plan d’une concentration de vestiges pris dans les constructions modernes (p.
189)
S6-fig17 : en 1837, carrefour à l’entrée de la ville, nommé el Moukof dont les
intersections contenaient les restes du Tétrapyle (p. 190)
S6-fig18 : vue du tétrapyle de face et en coupe. Dans le fond, les arcades du tétrapyle
traversant la rue (p. 190)
S6-fig19 : construction indéterminée à droite de l’arc (p. 195)
S6-fig20 et 21 : plan du quartier à concentration de vestiges. Détail de la construction, à
gauche sur le plan (p. 195)
S6-fig22 : vue de Dar el bey avant sa destruction. En rouge, la rue Combes sépare ce
quartier de celui où fut construit le fondouk aux huiles. Les étoiles représentent
l’emplacement possible des vestiges (p. 196)
S6-fig23 : masque découvert avec une mosaïque, rue Cahoreau (p. 198)
S6-fig24 : contrefort intérieur d’une pièce aux murs de brique. Découvert sous
l’esplanade de la place de la Brèche en 1935 (p. 201)
S6-fig25 : statue féminine acéphale. Mise au jour au cours des fouilles de l’esplanade de
la Brèche en 1935. Conservée aujourd’hui au musée national Cirta (p. 203)
S6-fig26 : tuyau en terre cuite marqué du sceau des Tiditani, actuellement au musée
national Cirta. Probablement le même modèle que celui découvert rue Cahoreau
(p. 209)
S6-fig27 : plan du mausolée découvert au cours d’un sondage près du contrefort en
pierre, en 1935 (p. 213)

***
Section 7 – Tabia (p. 243-269)
S7-fig1 : le siège de la mairie ou APC (Assemblée Populaire Communale) (p. 245)
S7-fig2 : entrée du bâtiment de la Préfecture, rue Leblanc (p. 245)
S7-fig3 : vue depuis le Sud-Ouest de la mairie et de la Préfecture en 1904. Dans le
rocher soutenant les remparts modernes, un mausolée était conservé (p. 256)
492

S7-fig4 : vue de la ville depuis la langue de terre à l’Ouest. Au second plan, la tour
carrée dite Bordj Assous (p. 249)
S7-fig5 : Gros plan sur la tour encore en place sur son piton rocheux (p. 249)
S7-fig6 : dessin de l’inscription mentionnant un portique au nom de Gratien (p. 250)
S7-fig7 : plan du mausolée de Praecilius découvert en contrebas de la tour Bordj
Assous, en 1855 (p. 252)
S7-fig8 : vue en coupe des parties encore en place du mausolée (p. 253)
S7-fig9 : le sarcophage de Praecilius (p. 253)
S7-fig10 : fragment du couvercle du sarcophage, seul vestige du mausolée (p. 254)
S7-fig11 : mosaïque de pavement. Orne la salle du sarcophage de Praecilius (p. 254)
S7-fig12 : détail de la frise présente sur la mosaïque de la troisième salle du tombeau de
Praecilius (p. 255)
S7-fig13 : dessin des trois panneaux de la mosaïque ornée d’une frise de griffons
(p. 255)
S7-fig14 : mosaïque contenue dans le bassin du mausolée de Praecilius (p. 256)
S7-fig15 : dessin du graffiti peint en noir ou fait au charbon, situé sur l’un des murs du
mausolée de Praecilius (p. 256)

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Section 8 – Souk el Rezel (p. 270-291)
S8-fig1 : rue du 19 juin, ex rue de France. A droite, la mosquée souk el Rezel, ancienne
mosquée du palais du bey (p. 272)
S8-fig2 : portrait du dernier bey de la ville, Hadj Ahmed (p. 273)
S8-fig3 : plan du palais du bey, dressé après sa construction (p. 273)
S8-fig4 : façade du palais. Les ouvertures sur l’estérieur sont plus grandes que celles
d’origine (p. 274)
S8-fig5 : un exemple de faïences peintes, cuites et vernies (p. 274)
S8-fig6 et 7 : l’étage et sa galerie. Une porte en bois peint devant un mur plaqué de
faïence, surmonté d’un décor peint et d’un plafond de bois (p. 274)
S8-fig8 et 9 : les trois piédestaux découverts dans la cour de l’ancien palais du bey,
devant un mur de pierres de taille. Gros plan sur le mur (p. 279)
S8-fig10 : gros plan. Pavement qui supporte les piédestaux (p. 279)
S8-fig11 : dédicace découverte dans la cour Nord de l’ancien palais. Première
apparition du mot curia dans une inscription découverte à Constantine. Elle date du
IVème siècle (p. 280)
493


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Section 9 – Rahbet es Souf (p. 292-301)
S9-fig1 : la section 9 en 1837 et en 1875, après le dégagement du carrefour, transformé
en place (p. 294)
S9-fig2 : les halles Baltard de Paris, dont la structure d’une des subdivisions a inspiré
l’architecte de la halle de Constantine (p. 295)
S9-fig3 : la halle Rahbet es Souf au début du XXème siècle (p. 295)
S9-fig4 : l’intérieur des halles aujourd’hui (p. 295)

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Section 10 – Le Coudiat Aty (p. 302-410)
S10-fig1 : vue générale. Au second plan, la colline du Coudiat (p. 305)
S10-fig2 : ancienne halle aux grains. Derrière, la colline du Coudiat encore intacte
(p. 305)
S10-fig3 et 4 : la rue Abane Ramdane, ex rue Rohault de Fleury, aujourd’hui. En 1898,
vue de la déclivité des pentes du Coudiat Aty avant son dérasement (p. 306)
S10-fig5 : le sommet du Coudiat. Ancienne église du Sacré Cœur de venue mosquée
après l’indépendance du pays, devant le bâtiment qui abrite le siège de l’inspection
académique et une banque. A gauche de la mosquée, le centre culturel français (p. 307)
S10-fig6 à 8 : terrassiers au travail. Les matériaux extraits sont déposés dans les
wagonnets. Talus artificiels formés avec la terre rapportée (p. 307)
S10-fig9 : conséquence des glissements de terrain dans le quartier St Jean, sur les pentes
du Coudiat (p. 308)
S10-fig10 : dessin du capitaine Delamare. Langue de terre reliant le rocher à la colline
du Coudiat (p. 311)
S10-fig11 : gravure représentant la ville en 1840. En rouge, les vestiges du théâtre selon
A. Ravoisié (p. 311)
S10-fig12 et 13 : l’inscription dans le RSAC de 1867. L’inscription exposée dans les
jardins du musée national Cirta, aujourd’hui (p. 313)
S10-fig14 : dessin d’A. Ravoisié. Citernes situées au Coudiat (p. 319)
S10-fig15 : sacs pétrifiés découverts au Coudiat ; exposés dans les salles du musée
national Cirta (p. 320)
S10-fig16 : mur de sacs vu depuis « l’amont » (p. 320)
494

S10-fig17 : mur du côté des sacs difficilement repérables sur la photo. Au pied du mur,
le départ des canaux (p. 320)
S10-fig18 : un des canaux, visible sous la couche de sable (?) pétrifiée (p. 321)
S10-fig19 : lampe provenant d’une sépulture, en contexte archéologique (p. 323)
S10-fig20 : miroir composé de plusieurs fragments provenant de la collection Costa,
exposé au musée (p. 325)
S10-fig21 : flacon de verre issu de la collection Costa (p. 326)
S10-fig22 : strigile découvert en contexte funéraire au Coudiat Aty, peut-être dans la
propriété Vivès (p. 327)

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Section 11 – Espaces suburbains ? (p.411-442)
S11-fig1 : carte d’extension maximale de la ville, aujourd’hui (p. 414)
S11-fig2 : tour de 18 étages abritant le centre administratif de l’université Mentouri
(p. 414)
S11-fig3 : vue de l’université depuis la tour (p. 415)
S11-fig4 : en rouge, localisation d’un long mur en pierre à l’Est du rocher (p. 416)
S11-fig5 : dessin de l’arc de triomphe dit Kasr el Goulah exécuté par Th. Shaw (p.417)
S11-fig6 : en rouge, localisation de l’arc selon A. Ravoisié (p. 417)
S11-fig7et 8 : en haut, pile en pierre dessinée par le capitaine Delamare. En bas, la
même pile, aujourd’hui (p. 419)
S11-fig9 : galerie souterraine dessinée par l’architecte Ravoisié en 1846 (p. 420)
S11-fig10 et 11 : en haut à gauche, culée en place dans le ravin, dessinée par A.
Ravoisié. A droite, la même culée aujourd’hui. En bas, les deux piles encore en place
(p. 420)
S11-fig12 : statuette mise au jour en 1860. A gauche, dessin de la statuette au moment
de la découverte. A droite, le même objet, exposé au musée (p. 421)
S11-fig13 : à gauche, dessin de la mosaïque exécuté par L. Féraud. En haut, fragment
exposé au musée national Cirta (p. 422)
S11-fig14 : lampe en terre cuite découverte dans un four de potier (p. 423)
S11-fig15 à 17 : les trois premiers bancs mis au jour près du pont du Diable après un
orage. L’inscription du troisième est à peine visible (p. 425)
S11-fig18 et 19 : les deux derniers bancs, dégagés près des précédents (p. 425)
S11-fig20 : en bas, dessin du pavement dégagé par le capitaine Delamare. En haut, gros
plan sur le panneau central déposé au Louvre (p. 427)
495

S11-fig21 : à gauche, localisation du coteau d’el Hofra, dans le cercle rouge, par rapport
à la pointe Sud du rocher. En haut, zone de découverte de 1875 (p. 428)
S11-fig22 : localisation du coteau par rapport au centre ville. Le site qu’il abritait est
défini ici comme un « cimetière punique » (p. 429)
S11-fig23 : localisation de la zone de découverte de 1950 (p. 430)
S11-fig24 : les stèles en place dans le dépôt (p. 430)
S11-fig25 : photo des rigoles. En bas, plan des rigoles par rapport aux dépôts des stèles
(p. 431)
S11-fig26 : plan général du coteau montrant les deux zones de découvertes (p. 432)
S11-fig27 et 28 : à gauche, structure bâtie en cours de fouille. En bas, plan de la
structure (p. 432)
S11-fig29 : les arcades en 1840 (p. 433)
S11-fig30 : les arcades aujourd’hui. Ce vestige a perdu trois arceaux depuis 1840
(p. 433)
S11-fig31 : plan et coupe de la voûte recouvrant la source dite Sidi Mimoun (p. 436)
S11-fig32 : à droite, la voûte dite de Sidi Mimoun, en partie détruite, aujourd’hui. La
source n’est plus accessible. L’intrados est recouvert de noir de fumée (p. 436)
S11-fig33 : localisation de la zone de prospection et de fouilles circonscrite après
travaux de boisement (p. 437)
S11-fig34 : dépôt d’offrandes mis au jour dans une structure bâtie (p. 438)
S11-fig35 : pierre de contrepoids mise au jour dans ce qui fut interprété comme une
huilerie (p. 438)
S11-fig36 : cuve à cupule, pavée de tesselles blanches (p.439)
S11-fig37 : réutilisation de la cuve ; tombe à inhumation (p.439)
S11-fig38 : plan et coupe de l’habitat (p.439)
S11-fig39 : vue panoramique des vestiges mis au jour en 1960 (p.439)
S11-fig40 : vue générale de la mosaïque, déjà consolidée (p.441)
S11-fig41 : gros plan sur les scènes de combat naval (p. 441)


***
Conclusion (p. 443-470)
Figure 21 : parties aériennes de l’aqueduc de Ségovie, Tarragone, Cherchel et
Constantine (p. 453-454)
Figure 22 : les deux villae sur les mosaïques de Carthage et de Constantine (p. 455)
496

Figure 23 : plan de Constantine avant la prise de la ville par les troupes françaises en
1837 (p. 461)
Figure 24 : Schéma comparatif du sanctuaire punique de Motyé en Sicile et des vestiges
de Constantine (p. 467)










Table des matières
Photo : Y. Arthus- Bertrand
498

Avant-propos (p. 4-6)
Introduction (p. 7-12)

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I. Géographie et histoire d’un site hors du commun