LE SYSTEME GSM

GENERAL La spécification du système GSM a été entamée en 82 par un groupe de travail (Groupe Spécial Mobile) au sein du CEPT (Conférence européenne des postes et télécommunications), un organisme européen de standardisation qui regroupait les administrations des PTT de plus de 20 pays. En ’88 fut crée l’ETSI (European Telecommunication Standard Institute) vers lequel a été transféré la plupart des activités techniques de standardisation du CEPT, dont le GSM. Contrairement au CEPT, l’ETSI ne se limite pas aux administrations, mais inclus des membres de l’industrie, des groupes d’utilisateurs et des opérateurs. Le système a été rendu opérationnel en ’92. La définition du système GSM qui s’est étalée sur une dizaine d’années a donné lieu à une spécification de quelque 5000 pages. Le terme GSM signifie Global System for Mobile communications. Dès le départ, l’objectif était de réaliser un système permettant d’accéder au PSTN (Public Switched Telephony Network), offrant le Roaming à travers l’Europe (lorsqu’il se déplace à l’étranger, un abonné d’un réseau national donné doit être en mesure d’accéder au service avec son terminal mobile) et offrant un niveau de sécurité (confidentialité) suffisant (c’est à dire permettant l’encryption). Par rapport à un réseau d’accès de télécommunication câblé, deux différences majeures sont à noter : o La mobilité de l’abonné implique que le point d’accès de celui ci au réseau n’est pas fixe, ce qui pose le problème du routage des appels vers les abonnés. Ce qui est du domaine du Mobility Management (MM). o La liaison entre le terminal d’abonné et l’infrastructure fixe n’est pas permanente et est sujette à des fluctuations de performances. Ce qui est du domaine du Radio Resource Management (RRM).

RESEAUX CELLULAIRES Les deux problèmes principaux à prendre en compte dans le cadre de la transmission radio sont :

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à une distance suffisante pour que l’interférence entre deux cellules utilisant les mêmes fréquences soit inférieure à un seuil d’acceptabilité. Un groupe de cellules devant utiliser chacune des fréquences différentes est appelé cluster. Pour faire face à ces deux contraintes. Chacune d’elle se voyant attribuer un ensemble de fréquences. f4 f1 f6 f7 f5 f4 f2 f6 f3 f5 f4 f2 f6 f3 f5 f1 f2 f7 f3 f1 f7 f4 f6 thierry. différent de celui de ses voisines. la zone à couvrir est décomposée en cellules dont la couverture radio est assurée par une station de base (BTS pour Base Tranceiver Station). o La bande de fréquence allouée au système qui est limitée : le nombre de communications radio pouvant être prises en charge par une station fixe est limité. Un cluster peut alors être reproduit indéfiniment tout en assurant un niveau d’interférence acceptable.com 2 .o Les contraintes de propagation des ondes électromagnétiques qui font que la puissance du signal de réception décroît proportionnellement à la quatrième puissance de la distance qui sépare le récepteur de l’émetteur. Les fréquences allouées à une cellule peuvent être réutilisées quelque cellules plus loin.jesupret@thalesaleniaspace.

Plus le facteur de réutilisation des fréquences est élevé. Le nombre d’appels simultanés par km2 par MHz peut être augmenté en diminuant la taille des cellules. En pratique. par une communication vocale. la forme des cellules dépendra entr’autre des propriétés de propagation et donc de la topographie du terrain ainsi que des possibilités pratiques d’installation des sites de transmission radio. inversement proportionnel à leur surface. En effet. o Transmission discontinue : dans le cas de la voix. pour une couverture donnée. o L’assistance du Handover par le mobile : le Handover est l’opération qui assure le transfert du mobile d’une cellule à une autre en cours d’appel . o Saut de fréquence : il permet la diversité fréquentielle de l’interférence. et plus le nombre de fréquences disponibles par cellule est élevé. le mobile fournit à l’infrastructure des informations concernant la qualité du signal qu’il reçoit des cellules adjacentes. En pratique. plus nombre de cellules dans un cluster est petit. La taille d’une cellule peut aller de typiquement 300 m à 35 km. chaque cellule du système se voit attribuer N/7 porteuses qui pourront être utilisées pour l’ensemble des appels ayant lieu dans la zone correspondant à la surface de la cellule. la puissance transmise est réduite pendant les blancs de parole détectés par le détecteur d’activité vocale (VAD pour Voice Activity Detector) du codeur de voix (Vocoder). indépendamment pour la station de base et pour le mobile. par rapport à celles utilisées lorsque le mobile est en limite de cellule) et ce. L’interférence générée par un mobile est répartie sur un grand nombre de communications dans les clusters adjacents. avec un niveau de puissance inférieur à celui nécessaire pour accéder à la station de base courante. les cellules plus petites seront utilisées en zone urbaine où la densité d’appels est plus élevée et les plus grandes cellules seront utilisées en milieu rural.jesupret@thalesaleniaspace. Ce qui réduit de typiquement 40% l’interférence générée dans les deux directions. Par contre. admettons qu’un cluster soit constitue de 7 cellules. thierry.La forme hexagonale des cellules est théorique.com 3 . Différentes techniques sont mises en œuvre pour réduire le niveau d’interférence et donc accroître le facteur de réutilisation : o Contrôle de puissance (Power Control) : la puissance d’émission est ajustée dynamiquement à un niveau minimum garantissant une qualité de transmission suffisante (les puissances d’émission seront réduites lorsque le mobile est proches de la station de base. Ceci permet à l’algorithme de Handover de transférer le mobile vers une autre station de base dès que celle ci peut être accédée par le mobile. pour assister le Handover. si N porteuses sont allouées à l’ensemble du système. le coût de l’infrastructure est proportionnel au nombre de cellules c'est à dire.

GESTION DE LA LOCALISATION Mobile en Idle Mode Pour qu’un mobile puisse recevoir un appel entrant.jesupret@thalesaleniaspace. qu’il y ait un appel en cours ou pas). le mobile est connecté au réseau via un canal bidirectionnel point à point appelé canal de trafic. de manière non perceptible par le mobile. le mobile doit rester en contact avec le réseau pour pouvoir être appelé.com 4 . ROAMING Des réseaux exploités par différents opérateurs sont susceptibles de pouvoir offrir le service à un utilisateur mobile. Le passage du mobile de l’état « Idle » à l’état « Dedicated » fait l’objet de la procédure d’accès (voir plus loin).MODES DE FONCTIONNEMENT Lorsqu’un appel est en cours. Mobile en Dedicated Mode En raison de la mobilité. Lors d’un appel entrant. le changement de cellule se fait toute les minutes). La coopération entre différents opérateurs permet thierry. le réseau doit savoir dans quelle cellule il se trouve. Lorsque le mobile est allumé mais qu’il n’est pas en communication. celui ci est dit être en mode dédié (Dedicated Mode). le mobile est aussi susceptible de devoir changer de cellule en cours d’appel. aucun canal de trafic ne lui est attribué et le mobile est dit être en mode veille (Idle Mode). Lorsqu’un canal de trafic est alloué à un mobile. En mode veille. une zone représentant un groupe de cellules). dans un réseau dont les cellules ont 1 km de diamètre. Il est relâché dès que la communication est terminée (ceci est très différent des réseaux de téléphonie fixe pour lesquels chaque terminal est connecté en permanence à un commutateur téléphonique. (à 60 km/h. un canal de trafic n’est attribué à un mobile que pour la durée d’une communication. Pour réduire le nombre de porteuses radio nécessaires à satisfaire un nombre donné d’abonnés. Le mobile informe le réseau de tous ses changements de cellule (ou de zone. Le transfert du mobile d’une cellule à une autre en cours d’appel est assuré par l’algorithme de Handover. Ce dernier détecte la nécessité de devoir changer de cellule et ordonne le basculement de la communication d’un canal dans une cellule vers un autre canal dans l’autre cellule et ce. un message de « Paging » est envoyé dans la cellule (ou la zone) dans laquelle se trouve le mobile.

d’offrir à leurs abonnés une couverture beaucoup plus grande que celle qu’ils sont en mesure d’offrir séparément. L’architecture GSM se décompose principalement en deux entités : le BSS (Base Station Sub-system) et le NSS (Network and Switching Sub-system). tenant compte des relations qui les lient. redirection d’appel. L’architecture physique quant à elle s’intéresse à décrire comment les différentes fonctions à réaliser sont regroupées physiquement (par quel équipement sont elles exécutées).jesupret@thalesaleniaspace. PC. Une fois extraite du mobile. données (fax. Par essence. appel en attente. Les informations associées à un abonné sont mémorisées dans le SIM. information de facturation… SUBSCRIBER IDENTITY MODULE Un terminal mobile est personnalisé pour un utilisateur donné. Il s’agit principalement de l’allocation et de la désallocation des canaux radio ainsi que de la gestion du Handover. messages courts (SMS for Short Message Services) il offre aussi des services supplémentaires : blocage d’appel. Le BSS est constitué de BSCs (Base Station Controller) à chacun desquels est associé un ensemble de BTSs (Base Transceiver Station) qui sont en contact direct avec les mobiles via l’interface radio. videotext…). identification de l’appelant. celui ci ne peut être utilisé pour les appels impliquant de la facturation. Le BSC est en charge de la gestion de l’ensemble de l’interface radio (via la commande à distance des BTSs et des MSs). C’est ce qui est appelé le Roaming. Le Roaming induit un problème administratif important concernant la facturation. L’abonné peut personnaliser certaines zones de la SIM. Le NSS (Network and Switching Sub-system) assure l’établissement des connections entre les utilisateurs mobiles ou entre les utilisateurs mobiles et des utilisateurs hors thierry. Le Roaming n’est possible que grâce à la spécification de l’interface air qui permet à un même mobile de se connecter à des réseaux exploités par différents opérateurs.com 5 . Le BSS fournit et gère les chemins de transmission entre les MSs (mobile Station) et le NSS. ARCHITECTURE PHYSIQUE L’architecture fonctionnelle d’un système s’intéresse à décrire la manière avec laquelle les fonctions du système sont regroupées entre elles. SERVICES Le GSM est un système multiservice pour l’abonné : voix. certaines fonctions sont distribuées sur différents équipements. Il permet à un abonné d’un réseau national de bénéficier d’une couverture européenne.

quel que soit la localisation de l’abonné. Elle contient également des informations plus précises que le HLR sur la localisation de l’abonné. Celle ci ayant un impact direct sur le nombre de station de base à installer par km2. contrôler. La définition de l’interface radio a nécessité un effort tout particulier afin d’optimiser l’efficacité spectrale du système (l’efficacité spectrale du système dépend en effet essentiellement de l’interface radio). Le mobile informe le VLR de ses changements de cellule. elle représente un facteur économique clé du système. Le GSM fait usage d’une autre base de données : la VLR (Visitor Location Register) connectée à un ou plusieurs MSC. Bandes de fréquences Le système GSM s’est vu attribuer deux sous bandes de 25 MHz autour de 900 MHz. Les informations pertinentes pour la fourniture du service sont maintenues du coté infrastructure dans la HLR (home location register). afin de permettre le Roaming dans les différent pays. avec un écart duplex de 45 MHz : thierry. INTERFACE RADIO L’interface radio a dû être complètement spécifié pour assurer la compatibilité entre les mobiles des différents constructeurs et les réseaux des différents opérateurs. La commutation est effectuée par les MSCs (Mobile service Switching Center) Les MSCs s’interfacent avec les BSCs d’un côté (cet interface est désigné interface A .jesupret@thalesaleniaspace. Elle est en charge du stockage temporaire des données associées aux abonnés localisés dans la zone de service du MSC correspondant. La HLR contient des informations associées à l’abonné ainsi que sa localisation courante. l’architecture GSM comprends également une troisième entité : l’OSS (Opération and Maintenance Subsystem) dont le rôle est de fournir à l’opérateur les moyens nécessaires lui permettant d’assurer la gestion du réseau (opérer. Si le changement concerne deux cellules associées à deux MSC différents.réseau GSM. En plus des MSCs. administrer et maintenir le réseau). Il contient les fonctions principales de commutation du GSM. En plus des deux entités citées plus haut (le BSS et le NSS). l’interface entre les BTSs et les BSCs est appelé l’interface Abis) et avec les réseaux externes de l’autre. Le HLR est unique au niveau système (bien que pouvant être distribuée sur plusieurs équipements). le nouveau VLR en informe le HLR qui demande ensuite à l’ancien VLR de désenregistrer le mobile. le NSS contient également les bases de données nécessaires aux données d’abonnés et à la gestion de la mobilité. commander.com 6 .

Chacune des porteuses est découpée en intervalles de temps élémentaires de (15/26) ms appelés Time Slots.o 890 MHz – 915 MHz et 935 MHz – 960 MHz et deux sous bandes de 75 MHz autour de 1800 MHz. Récepteur Les porteuses sont modulées en GMSK (Gaussian Minimum Shift Keying). Ces informations sont en pratique exprimée sous forme de messages construits à partir d’un ensemble de mots issus d’un dictionnaire. Le choix de la technique d’accès s’est porté sur une combinaison du TDMA et du FDMA. et 1805 MHz – 1880 MHz Accès multiple La technique d’accès multiple décrit la façon avec laquelle la ressource radio est partagée entre les communications simultanées des différents utilisateurs. qui sont partagés entre différentes communications simultanées au sein de la même cellule suivant la technique du TDMA. L’émission et la réception s’effectuent paquet par paquet avec une égalisation adaptée à chaque paquet. Canaux logiques et canaux physiques Avant de parler des différents canaux impliqués dans la définition du GSM. La trame élémentaire associée à une porteuse donnée consiste en 8 intervalles de temps successifs. il est utile de définir ce qu’est un canal. Le système est à saut de fréquence (Frequency Hopping) en ce sens que la porteuse peut changer de fréquence pour chaque paquet. Un canal logique est un lien permettant le transfert d’informations d’un processus émetteur vers un autre processus destinataire.jesupret@thalesaleniaspace. La transmission s’effectue par paquets de bits appelés « Bursts ». avec un écart duplex de 95 MHz : o 1710 MHz – 1785 MHz L’espacement de fréquence est de 200 kHz. Le canal logique est caractérisé par le type de messages échangés et thierry. On distinguera deux types de canaux : les canaux logiques et les canaux physiques. Les porteuses sont espacées de 200 kHz. Le FDMA est utilise pour partager le spectre radio entre des cellules voisines (une cellule donnée pouvant se voir attribuer plusieurs porteuses).com 7 . qui sont émis dans les intervalles de temps élémentaires.

Les autres constituent un canal physique attribué au canal logique TCH (Traffic Channel) dédiés à la transmission de la voix ou des donnés utilisateur. le mobile dispose à ce moment d’une fenêtre temporelle approximativement équivalente la durée de deux trames thierry. En pratique. en cours de communication. Structure de trame et canaux utilisés en mode dédié En cours de communication. Le canal physique est caractérisé par les grandeurs physiques : fréquence porteuse et intervalle de temps cyclique utilisés pour assurer le lien entre l’émetteur et le destinataire mais non par le type de canal logique qui l’utilise ni par les mots échangés à travers celui-ci.6 kbps. celui ci est dit être en mode dédié (Dedicated Mode). Le TCH est un canal bidirectionnel destiné au transfert de la voix codée à un taux de 13 kbps ou de données à 12 kbps. constitue un canal physique particulier qui est attribué au canal logique SACCH (Slow Associated Control Channel) réservé à de la signalisation (messages destinés à la gestion du système). les mots échangés via le canal logique sont codés en une succession de symboles qui sont transmis durant un intervalle de temps donné dans une bande de fréquence donnée. Le 13 ième n’est pas utilisé.le dictionnaire utilisé mais non par l’information contenue dans le message ni par le canal physique utilisé pour les véhiculer. En effet. Le 13 ième paquet d’un bloc de 26 n’étant pas utilisé. 6 kbps ou 3. La norme GSM comporte cependant certaines inconsistances vis-à-vis de ces définitions. des mesures de la qualité de réception et des informations permettant de préparer le Handover) entre le mobile et la station de base. Les paquets d’une communication donnée sont regroupés par blocs de 26 paquets. Les canaux TCH et SACCH sont toujours attribues conjointement. et sur chacune des porteuses. sur chaque porteuse. Il est attribué à un utilisateur pour la durée de la communication et est relâché dès que celle ci est terminée. Pour une communication donnée. un paquet est donc transmis toute les 8 x (15/26) ms = (120/26) ms. Ceci permet entr’autre de partager les ressources de traitement du mobile entre la transmission et la réception. un utilisateur se voit attribuer une paire de porteuses : une sur la voie montante (mobile vers base) et une sur la voix descendante (base vers mobile). transmis toute les 26 x (120/26) ms = 120 ms. Le décalage entre la trame élémentaire de la voie montante et celle de la voie descendante est de trois intervalles de temps élémentaires. Lorsqu’ils sont attribués à un mobile. un canal est souvent dédié au contenu d’un message particulier. Le 26 ième. Le SACCH est un canal bidirectionnel de signalisation qui permet d’échanger des informations (entr’autre.com 8 . Un canal physique est un lien faisant usage de ressources physiques : temps et fréquence pour transférer des symboles supportant des quantas élémentaires d’information d’un point à un autre.jesupret@thalesaleniaspace. il se voit attribué un intervalle de temps parmi les 8 que constitue la trame élémentaire de la porteuse en question.

SCH. Un type particulier de canal logique de signalisation qui permet l’échange d’informations entre un mobile et la base en mode dédié est le FACCH (Fast Associated Control Channel) il est supporté via le canal physique obtenu en remplaçant un paquet normalement attribué au TCH par un paquet de signalisation. Enfin. BCCH et PAGCH sont exclusivement unidirectionnels descendants (base vers mobile). Pour se faire. Ceci se fera soit pour la signalisation qui a lieu alors que l’échange de la voix ou des données utilisateur n’a pas encore lieu. tel que celle destinée à l’exécution du Handover.com 9 . Pour pouvoir communiquer avec une station de base. Le canal logique qui permet aux mobiles de transmettre leurs demandes d’accès au réseau est le RACH (Random Access Channel). le mobile doit rester en contact avec le réseau pour pouvoir recevoir des appels via les messages de « Paging ». Les canaux FCCH. Les mobiles émettent sur ce canal de façon aléatoire.1] x (15/26) ms = (225/26) ms pendant laquelle il peut recevoir des informations diffusées par les stations de base avoisinantes et effectuer des mesures de qualité de transmission radio pour préparer le Handover. pour pouvoir les identifier (dans la plupart des cas en effet. ou pour la signalisation pour laquelle le temps de réponse du SACCH est trop long. Il doit en outre informer le réseau de ses changements de cellule (ou de zone) pour que les messages de « Paging » puissent être envoyés dans la cellule (ou la zone) adéquate.jesupret@thalesaleniaspace. tel que celle destinée à identifier l’abonné ou à établir ou à clôturer l’appel. Ces informations sont diffusées par les stations de base via le canal logique BCCH (Broadcast Control Channel). thierry. Les paquets alloués au FACCH sont distingués de ceux alloués au TCH par une étiquette appelée le « Stealing Flag ». un mobile peut recevoir et potentiellement être reçu par plusieurs cellules qui peuvent appartenir à différents réseaux). un mobile doit être synchronisé avec cette station de base. Les canaux alloues à un mobile spécifique pour un temps détermine sont appelés « Dedicated Channels ». Ces deux types de message seront émis par la station de base via un canal logique commun appelé PAGCH (Paging and Access Grant Channel). Le mobile a également besoin de recevoir des informations spécifiques aux stations de base. la station de base doit pouvoir également diffuser les messages de « Paging » et aussi envoyer des messages d’allocation de canal en réponse à des demandes d’accès émanant du mobile. Il en résulte des possibilités de collisions entre les émissions de plusieurs mobiles si ceux ci émettent au même moment. Structure de trame et canaux utilisés en mode veille En mode « Idle ». Entr’autre.élémentaire [(2 x 8) . chaque station de base diffuse (Broadcast) une référence de fréquence appelée FCCH (Frequency Correction Channel) et une référence de temps appelée SCH (Synchronisation Channel).

quel que soit la relation quelconque qui existe entre les bases de temps de la cellule utilisée et de ses voisines. Tous les canaux utilisés en mode « Idle » étant chacun destinés à un grand nombre de mobiles.jesupret@thalesaleniaspace. numérotés 1. Les cycles de 26 et 51 paquets des canaux dédiés et communs ont été choisis pour ne pas avoir de diviseurs communs. les canaux communs utilisent un intervalle de temps particulier qui constitue la référence des trames élémentaires de 8 intervalles de temps des porteuses de la station de base. ce qui permet à un mobile en mode dédié de se synchroniser sur une cellule voisine lorsque le FCCH et le SCH de cette cellule apparaissent dans la fenêtre temporelle située entre le 12 ième et 14 ième paquet d’un bloc de 26 paquets des canaux dédiés. les 4 premiers sont attribués au BCCH et les autres au PAGCH. Les canaux communs d’une station de base donnée utilisent une porteuse particulière parmi l’ensemble des porteuses dédiées à cette station de base. 20.com 10 . et de bits de garde (Tail Bits) rajoutés au début et à la fin du paquet. tous les paquets sont attribués au RACH. L’intervalle de temps de référence de la porteuse balise d’une station de base donnée n’est pas soumis au saut de fréquence. Les autres intervalles de temps de la porteuse balise sont utilisés pour du trafic normal. La référence de temps complète (au delà de la trame élémentaire) permettant la connaissance de l’organisation cyclique des canaux. les paquets numérotés 0. et ce. Ceux qui les suivent. Sur la voie montante. même si aucune information ne doit y être transmise (un paterne de remplissage est alors utilisé). Les paquets des canaux communs sont regroupés par blocs de 51 paquets dont le dernier n’est pas utilisé. 11. Sur la porteuse balise. thierry. 21. sur tous les intervalles de temps de référence de la porteuse balise. Types de paquets Les paquets de bits utilisés pour moduler la phase de la porteuse radio sont généralement constitués d’une partie utile contenant l’information à transmettre. est fournie par le SCH. la station de base émet en permanence et avec un niveau de puissance constant et ce. 31 et 41 sont attribués au SCH. 10. 30 et 40 constituent un canal physique attribué au FCCH. La fréquence de cette porteuse est appelée fréquence balise (Beacon Frequency) de la station de base. ce qui permet à un mobile de se synchroniser sur la station de base et d’émettre des demandes d’accès et de recevoir des appels sans devoir connaître au préalable la séquence de saut de fréquence. d’une séquence d’apprentissage (Training Sequence). Cette présynchronisation fait partie de la préparation du Handover. De plus. Ceci est nécessaire pour que les mobiles des cellules voisines puissent effectuer les mesures de la qualité du signal qu’ils reçoivent de la station de base considérée. ils sont regroupés sous le terme : canaux communs (Common Channels). Sur la voie descendante.Le canal RACH est exclusivement unidirectionnels montant (mobile vers base). Parmi les paquets restants.

Le « S Burst » est un paquet long. Le « Normal Burst » est un paquet long.jesupret@thalesaleniaspace. Il se fait que. qui est constitué de 3 « Tail Bits » au début. La séquence d’apprentissage est une séquence de bits connue du récepteur et qui présente de bonnes performances en terme d’autocorrélation. Quatre types de paquets ont été définis : l’ « Access Burst ». Le « F Burst » et le « S Burst » sont exclusivement utilisés sur la liaison descendante (base vers mobile). d’une séquence d’apprentissage de 26 bits. pour le premier accès sur le canal RACH. Il est constitué de 3 « Tail Bits » au début. Il est constitué de 7 « Tail Bits » au début. d’une séquence d’apprentissage de 41 bits. le « F Burst » et le « Normal Burst ». lorsque le processus de « Timing Advance » n’est pas encore opérationnel (voir plus loin). de 148 bits. Le standard définit 8 séquences différentes. Elle permet au démodulateur d’estimer la réponse du canal de transmission pour le paquet considéré et donc de réaliser une démodulation cohérente dont les performances sont optimales. de 148 bits. Le « F Burst » est un paquet long. de 36 bits d’information utile et de 3 « Tail Bits » à la fin. de 87 bits. tous égaux à zéro. le « S Burst ». de 58 bits d’information utile. La séquence d’apprentissage du « S Burst » est longue pour aider à la synchronisation initiale.com 11 .Les bits de garde permettent d’éviter que la perte de performances du démodulateur au début et à la fin d’un paquet n’affecte pas les bits d’information utile. le signal modulé résultant consiste en une sinusoide pure destinée à aider le mobile à se synchroniser en fréquence avec la station de base à laquelle il souhaite se connecter. utilisé dans tous les autres cas. L’ « Access Burst » est un paquet court. de 148 bits. Sa longueur permet au récepteur de la station de base d’effectuer une démodulation correcte alors qu’il ne connait ni le niveau ni l’erreur de temps et de fréquence du signal reçu. Cette séquence est unique pour toutes les cellules (ce qui permet au mobile de ne pas devoir en essayer plusieurs lors de la synchronisation). de 39 bits d’information utile et de 3 « Tail Bits » à la fin. La position centrale de la séquence d’apprentissage dans le « Normal Burst » permet une estimation optimale de la réponse du canal pour le paquet. de 39 bits d’information utile. tenant compte du type de modulation utilisée (GMSK). de la synchronisation initiale dans une cellule donnée. Ils permettent l’acquisition par un mobile. La séquence d’apprentissage est unique pour tous les « Bursts » d’accès. pour les canaux FCCH et SCH. de 58 bits d’information utile et de 3 « Tail Bits » à la fin. d’une séquence d’apprentissage de 64 bits. possédant de bonnes propriétés de corrélation croisée. qui est uniquement utilisé sur la liaison montante (mobile vers base). ce qui permet de décorréler le signale désiré d’un signal perturbateur provenant d’une thierry.

Le critère par défaut pour le choix d’une station de base est basé sur la comparaison de la qualité (taux d’erreur) de transmission obtenue dans les deux directions pour les différentes stations de base accessibles par le mobile à un endroit donné. Contrôle de puissance et ajustement de l’instant d’émission thierry. Handover L'objectif principal du Handover est d’éviter l’interruption de communication lorsque le mobile passe d’une cellule à une autre. en dépit du mouvement des mobiles. Il est entre autre en charge de la gestion du Handover. entre tous les besoins. en cours de communication. Les fonctions du RR sont principalement réalisées par le mobile et le BSC (les fonctions de Handover entre MSCs sont cependant réalisées dans les MSCs). Il transmet ces informations à l’infrastructure dans le canal SACCH. de mesurer la qualité de réception dans les cellules adjacentes et de préparer le Handover. La liste des fréquences des balises associées aux cellules voisines est transmise au mobile par l’infrastructure. Le mobile mesure la qualité du signal qu’il reçoit de la cellule à laquelle il est connecté ainsi que celle du signal qu’il reçoit des cellules adjacentes. Il a aussi pour objectif de réduire le niveau d’interférence global du réseau en transférant un mobile vers la station de base nécessitant les puissances d’émission les plus faibles. Le RR (Radio Resource) établit et désactive les connections entre les mobiles et les MSC pour la durée des appels et ce. GESTION DE LA RESSOURCE RADIO Le rôle du RR (Radio Resource) est de partager dynamiquement la ressource radio limitée. La structure de la trame TDMA permet au mobile de se synchroniser sur les stations de base des cellules adjacentes.communication utilisant la même fréquence dans une autre cellule qui s’est vu attribué une autre séquence d’apprentissage. Une fois par seconde. Le fait que chaque station de base émette en permanence sur l’intervalle de référence de sa porteuse balise permet de réduire les contraintes sur les instants de mesure des mobiles.jesupret@thalesaleniaspace. Ceci permet. Il permet également de répartir la charge de trafic sur plusieurs cellules dont les couvertures se superposent (partiellement). entre les intervalles de temps d’émission et de réception utilisés dans la cellule en cours.com 12 .

raison détaillée de la requête. il y a lieu d’ajuster l’instant d’émission des mobiles par rapport à la structure temporelle de base qu’ils déduisent du signal de réception. Le contrôle de puissance se réfère à la possibilité de modifier la puissance d’émission du mobile et de la station de base pour réduire l’interférence globale générée par les stations et donc accroître l’efficacité spectrale du système.com 13 . GESTION DE LA MOBILITE Le MM (Mobility Management) est en charge de la gestion des bases de données des abonnés et en particulier de leur localisation. COMMUNICATION MANAGEMENT thierry. d’un message de requête d’un canal (Channel Request) vers le réseau via le canal RACH. le SIM). Ce canal est sujet à contention.Le RR est également concerné par le « Power Control » et le « Timing Advance ». Les informations d’initialisation (identité de l’abonné. caractéristique du mobile…) sont alors échangées sur le canal dédié alloué. le HLR et le MSC/VLR. L’information d’avance temporelle est transmise au mobile toute les demi secondes par l’infrastructure via le SACCH. il envoi un message de « Paging » à tout les BSCs contrôlant la région concernée. Les fonctionnalités du MM concernent principalement le mobile (plus précisément. La structure TDMA utilisée par le système GSM nécessite que les paquets issus de mobiles situés à des distances différentes d’une station de base arrivent à celle-ci en synchronisme avec la trame TDMA.jesupret@thalesaleniaspace. Elle commence par l’envoi par le mobile. Les fonctions concernant la sécurité ont pour objectif de protéger le réseau contre les accès non autorisés (via des mécanismes d’authentification de l’abonné) ainsi que d’assurer la confidentialité des appels (via des mécanismes de chiffrement) et la protection de l’identité des utilisateurs. Le réseau répond alors par un message d’assignement (Channel Assignment) sur le canal PAGCH qui contient l’identification du canal alloué au mobile. Pour ce faire. Le MM a également en charge la gestion de la sécurité. Procédure de Paging Lorsqu’un MSC reçoit un appel pour un mobile dont il a la responsabilité. Procédure d’accès La procédure d’accès concerne la transition du mobile de l’état « Idle » à l’état « Dedicated ». Les BTS associées à ce BSC font alors suivre la commande de « Paging » vers les mobiles via le canal PAGCH. Il assure également la poursuite du mobile lorsque celui-ci n’est pas engagé dans une communication.

(Cette communication. la gestion des SS (Supplementary Services) qui concerne les moyens dont dispose l’utilisateur pour contrôler la manière dont les appels qu’il émet et qu’il reçoit sont traités par le réseau . à charge de l’appelant peut être internationale si l’appel ne s’effectue pas à partir du pays ou l’abonné mobile est enregistré). Le CM peut être décomposé en trois sous domaines : le CC (Call Control) qui concerne la plupart des services (parole et/ou données) en mode circuit (circuit oriented) . et les SMS (Short Message Service) qui concerne le service d’échange de messages courts. Et ce. thierry. la maintenance et la clôture des appels entre les utilisateurs ainsi que le routage (choix des segments de transmission qui lie les utilisateurs distants et concaténation des segments de transmission à travers les commutateurs).com 14 . Le HLR contient les informations nécessaires pour trouver le MSC associé au VLR auquel le mobile est répertorié en temps que visiteur (l’établissement de la connexion entre l’appelant et l’appelé peut donner lieu à une communication internationale.Les fonctions du CM (Communication Management) consistent en l’établissement. Etablissement d’un appel Le numéro composé par l’appelant d’un mobile pointe vers le HLR du réseau auquel le mobile est abonné. à charge de l’appelé si celui-ci est en Roaming en dehors du pays ou il est enregistré).jesupret@thalesaleniaspace. quel que soit l’endroit ou se trouve le mobile.

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