MATHEMATIQUES APPLIQUEES Equations aux dérivées partielles Cours et exercices corrigés

Département GPI 1ère année
INPT-ENSIACET 118 route de Narbonne 31077 Toulouse cedex 4 Mail : Xuan.Meyer@ensiacet.fr

Xuân MEYER Avril 2005

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Xuân MEYER

APAD - Mathématiques Appliquées

Table des matières
I Différentielles totales - Facteurs intégrants I.1 Rappel sur les dérivées partielles . . . . . . . . . . . . . . . . I.1.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I.1.2 dérivées successives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I.1.3 Dérivées d’une fonction composée . . . . . . . . . . . . I.1.4 Dérivées d’une fonction composée de deux variables . I.2 Différentielles totales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I.2.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I.2.2 Formes différentielles totales exactes . . . . . . . . . . I.2.3 Application à l’intégration d’équation différentielles du I.3 Facteurs Intégrants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I.3.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I.3.2 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I.3.3 Détermination de facteurs intégrants monovariables . I.4 Généralisation aux fonctions de plus de deux variables . . . . I.5 Différentielles totales et fonctions d’Etat . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . premier ordre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 5 5 5 6 6 7 7 7 8 8 8 9 9 11 13 15 15 17 18 19 20 20 23 23 24 27 27 31 31

II Equations linéaires aux dérivées partielles du premier ordre II.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . II.2 Intégrales premières d’un système différentiel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . II.2.1 Généralités sur les éq. lin. et homo. aux dérivées partielles du 1er ordre . . II.3 Eq. lin. et hom. aux dérivées partielles du 1er ordre : cas d’une fonction de 2 var. II.4 Facteur intégrant d’une forme différentielle du premier ordre à deux variables . . II.4.1 Détermination d’un facteur intégrant de la forme µ(x, y) . . . . . . . . . . III Eq. aux dérivées partielles d’ordre n à 2 variables, linéaires, homogènes, III.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . III.2 Intégration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . III.3 Généralisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . III.4 Eq. aux dérivées partielles à 3 variables, linéaires et homogènes, à coeff. csts . à . . . .

coeff. . . . . . . . . . . . . . . . .

csts . . . . . . . .

IV Equations non linéaires aux dérivées partielles du premier ordre IV.1 Méthode d’intégration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Xuân MEYER

APAD - Mathématiques Appliquées

4 TABLE DES MATIÈRES Xuân MEYER APAD .Mathématiques Appliquées .

1 Rappel sur les dérivées partielles Définition Soit une fonction f (x.Chapitre I Différentielles totales . y). y) de deux variables réelles définie dans un voisinage de A = [a. ′ Si en tout point d’un voisinage de A.y) par rapport à x. 2 ∂y ∂x∂y ′′ ′′ Théorème 1 (Théorème de Schwarz) Si en un point de A = [a. . b].1 I.1. y) et de fy (x.Mathématiques Appliquées . les dérivées successives fxy et fyx existent et sont continues. si la fonction ′ f (x. fx (x.Facteurs intégrants I.1. on définit ainsi une nouvelle fonction. On ∂x2 ∂y∂x ∂2f ∂2f ′′ ′′ peut de même définir les dérivées secondes par rapport à y :fy2 = et fyx = . on la note fx (a. y) . de la fonction z(x. on peut étudier l’existence de la dérivée par rapport à x de ∂2f ∂2f ′ ′ ′′ ′′ fx (x.b). On définit de même la dérivée partielle par rapport à y. ∂2z = −5 ∂y∂x ∂2z = −5 ∂x∂y APAD . y) ∂x ∂f (x. On note : ′ fx = ∂f (x. y) existe. . .2 dérivées successives De la même façon que précédemment. en ce point ces dérivées sont égales : ′′ ′′ fxy = fyx soit ∂2f ∂x∂y = ∂2f ∂y∂x Exercice I. b) et on l’appelle dérivée partielle de f(x.1 Déterminer z = x3 − 5xy + y 2 solution : ∂2z ∂2z ∂2z ∂2z . b) fonction de x seulement a une dérivée pour la valeur a de x. on définit ainsi les dérivées secondes que l’on note fx2 = et fxy = . y) ∂y et ′ fy = I. : ∂x2 ∂y 2 ∂x∂y ∂y∂x ∂z = 3x2 − 5y ∂x ∂z = −5x + 2y ∂y Xuân MEYER ⇒ ⇒ ∂2z = 6x ∂x2 ∂2z =2 ∂y 2 . la dérivée partielle de f(x. b] .y) par rapport à x au point (a.

y0 ) = x ∂f ∂u (u0 . y = ψ(t) définies dans un intervalle I. I.1. v0 )u′ (x0 . v0 ).Mathématiques Appliquées .1. v0 )vx (x0 . v0 ) (x0 . b] et x = ϕ(t). v0 ) (x0 . y) admet des dérivées partielles sur un voisinage de A et si ces dérivées sont continues en A. y)ϕ′ (t) + fy (x. la formule précedente est vraie sur tout l’intervalle. y) = f (u. y0 ) + ∂u ∂x ∂u ∂f ′ ′ ′ ′ Fy (x0 . y0 ) + fv (u0 .3 Dérivées d’une fonction composée Si u = f (x. voisinage du point t0 . y0 ) et v = v(x. v0 ) (x0 . y0 ) = (u0 . si la fontion f (x. y0 ) et si f (u. alors la fonction composée F (t) = f [ϕ(t). alors F (x. y0 ) + y ∂u ∂y ∂f ∂v (u0 . y0 ) = fu (u0 . y) = x2 + xy + y 2 et x = 2u + v y = u − 2v Déterminer : ∂f ∂f . y) avec u0 = u(x0 .6 Différentielles totales . y) admet des dérivées partielles au point (x0 . ψ(t)] est dérivable en t0 et l’on a le résultat : ′ ′ F ′ (t) = fx (x. v). v0 )vy (x0 . y0 ) et v0 = v(x0 . ∂u ∂v solution : ∂f = 2x + y ∂x ∂f ∂y ∂x ∂u              = x + 2y              =2                                ∂x =1 ∂v ⇒   ∂f = ∂f ∂x + ∂f ∂y = (2x + y)(2) + (x + 2y)(1) = 5x + 4y   ∂u  ∂x ∂u ∂y ∂u  ∂f  ∂f ∂x ∂f ∂y   = + = (2x + y)(1) + (x + 2y)(−21) = −3y ∂v ∂x ∂v ∂y ∂v ∂y =1 ∂u ∂y = −2 ∂v Xuân MEYER APAD . u et v étant des fonctions de x et y : u = u(x. v0 )u′ (x0 . y) Si les fonctions u et v admettent des dérivées partielles en (x0 . y0 ) ∂v ∂x ∂f ∂v (u0 . y0 ) données par : ′ ′ ′ ′ Fx (x0 . v) admet des dérivées partielles continues au voisinage de (u0 . y)ψ ′ (t) Si les hypothèses d’existence et de continuité de ces dérivées sont vraies sur un intervalle. y0 ) ∂v ∂y Exercice I. v0 ) (x0 .2 Soit f (x. y0 ) = fu (u0 . y) est définie dans un voisinage de A = [a. y0 ) + fv (u0 .Facteurs intégrants I.4 Dérivées d’une fonction composée de deux variables Soit la fonction F (x.

y) = Cte Pour cela. y) une fonction de classe C 2 dérivable. y) s’écrit : ∂U ∂U dU = dx + dy (I. ∂x ∂y ∂x∂y ∂y∂x Une condition nécessaire et suffisante pour que l’équation (I.2 I. Exemple : Soit U (x. y) est la solution cherchée sous forme implicite : U (x. y) possédant des dérivées partielles continues. alors = . la fonction U (x. k(y) joue le rôle d’une constante. y) = x + x2 y 3 dU (x.2) soit une équation exacte est donc : ∂M (x. y) On obtiendrait le même résultat en intégrant d’abord N (x. En effet. y) la fonction de deux variables définie par : U (x. si ∂U ∂U ∂2U ∂2U et sont continues. y) = Cte. on peut poser l’équation (I. La différentielle totale ou exacte de U (x.2. alors dU = 0. y) = et N (x. y) = ∂U ∂x ∂U ∂y (I. Il suffit de dériver la fonction U (x. y) peut être trouvée de façon systématique par : U (x. y)dx + k(y) Dans cette intégration par rapport à x. y)dx + N (x. conformément au théorème ∂y ∂y soit U (x.2 Formes différentielles totales exactes Soit une équation différentielle données sous la forme : M (x.Mathématiques Appliquées . y) = (1 + 2xy 3 )dx + (3x2 y 2 )dy I. y) qui vérifie : M (x. y)dx = N (x.2) alors.2.y) ∂y Dès lors. y) = M (x. il faut prouver que les dérivées de Schwarz : ∂M ∂N et sont égales.2 Différentielles totales 7 I.1 Différentielles totales Définition Soit une fonction de deux variables U (x. Xuân MEYER APAD .1) ∂x ∂y Si U (x.I.2) sous la forme d’une différentielle totale ou exacte : dU = ∂U ∂U dx + dy ∂x ∂y Alors U (x. y) = ∂U ∂ ⇒ k ′ (y) + ∂y ∂y M (x.y) ∂y = ∂N (x. y)dy = 0 Si on peut trouver une fonction U (x. y) par rapport à y pour déterminer la fonction k(y) : N (x. y) par rapport à y et en dérivant ensuite par rapport à x.

4) I.Mathématiques Appliquées .Facteurs intégrants I. Nous verrons plus tard comment résoudre l’équation (I. : U (x. 1 + 2xy 3 3x2 y 2 (I. y et N (x.5) par la procédure présentée dans la partie précédente.3 Application à l’intégration d’équation différentielles du premier ordre M (x.3 I.3) revient à résoudre dU = 0 soit U (x. il suffit donc de déterminer U (x. y) = (4y + 3x2 )y  ∂M  = 2y    ∂y   ∂N  = 6xy  ∂x ⇒ ∂M ∂N = ∂y ∂x On ne peut donc pas résoudre l’équation (I. Soit : M = 1 + 2xy 3 etN = 3x2 y 2 ∂M ∂N = = 6xy 2 ∂y ∂x d’où. y) selon la méthodologie présentée précédemment.5) Soit la différentielle dU : Cette différentielle n’est pas totale. Xuân MEYER APAD . y) sont deux fonctions quelconques de x et de y.1 Facteurs Intégrants Introduction dU = 2xydx + (4y + 3x2 )ydy = 0 (I.4) revient à déterminer la solution de dU = 0. En effet : Soit M (x. y) = x + x2 y 3 dU = 0 ⇒ U = Cte d’où : x + x2 y 3 = Cte est solution de (I. Ceci est aisé si l’on peut montrer que dU est une différentielle totale.8 Différentielles totales .4). On a alors recours au facteur intégrant.3) Soit à résoudre l’équation différentielle du premier ordre : où M (x. y)dy Résoudre l’équation (I. y) = 2xy et N (x.2. y)y ′ = 0 (I. y) + N (x. en intégrant la différentielle totale exacte dU .3 On cherche à résoudre l’équation différentielle : y′ = − solution : Cette équation peut se mettre sous la forme : (1 + 2xy 3 )dx + 3x2 y 2 dy = 0 Posons : dU = (1 + 2xy 3 )dx + 3x2 y 2 dy Résoudre l’équation (I. y) = C te Après avoir vérifié que dU est une différentielle totale.3) dans le cas où dU n’est pas une différentielle totale exacte.3. y)dx + N (x. On peut résoudre cette équation en posant : dU = M (x. Exercice I.

2 Facteur intégrant de la forme F(y) ∂P ∂Q − ∂y ∂x Le facteur intégrant est obtenu par : dx Si on recherche un facteur facteur intégrant de la forme F (y). Cette fonction F (x.3 Facteurs Intégrants 9 I.2 Définition δV = P (x.7) I.8) Soit : ∂F ∂P ∂F ∂Q +F =Q +F (I. y) qui vérifie la relation : (I.1 Facteur intégrant de la forme F(x) Si on recherche un facteur facteur intégrant de la forme F (x).3.Mathématiques Appliquées . Le cas général de fonctions multivariables sera traité dans le paragraphe II.1 P I.3. (I.9) ∂y ∂y ∂x ∂x Restreignons nous ici à rechercher des fonctions monovariables F (x) ou F (y). il doit vérifier : F dF ∂P ∂Q =P +F ∂x dy ∂y Soit en réarrangeant et en divisant par FP : 1 ∂Q 1 dF 1 ∂P = + P ∂x F dy P ∂y Soit : 1 dF 1 ∂Q ∂P = ( − ) F dy P ∂x ∂y Le facteur intégrant est obtenu par : Xuân MEYER APAD .I.3. On cherche alors une fonction auxiliaire F (x.3. il doit vérifier : F ∂P dF ∂Q =Q +F ∂y dx ∂x Soit en réarrangeant et en divisant par FQ : 1 ∂P 1 dF 1 ∂Q = + Q ∂y F dx Q ∂x Soit : 1 ∂P ∂Q 1 dF = ( − ) F dx Q ∂y ∂x 1 Q F (x) = e I. y)dy (I.4. y)P (x. y)Q(x.3 Détermination de facteurs intégrants monovariables ∂(F P ) ∂(F Q) = ∂y ∂x Il s’agit de trouver une fonction F (x.3.6) Soit une différentielle de la forme : telle que : ∂P ∂Q = ∂y ∂y Cette différentielle n’est pas exacte.3. y)dx + Q(x. y) telle que : dU = F (x. y)dy soit une différentielle totale. y)dx + F (x. y) est appelée facteur intégrant de la différentielle δV .

Soit : U (x. On cherche F(x. Si on recherche F (x) alors il faut : 1 ∂y ∂(−x) 1 dF = ( − ) F dx −x ∂y ∂x Soit : 1 dF 1 = − (1 + 1) F dx x F (x) = e d’où F (x) = La différentielle : dU = F dV = 1 (ydx − xdy) x2 2 − x dx (I.Résoudre l’équation dV = 0 revient à résoudre l’équation dU = 0. y) = et y y 1 dx + k(y) = − + k(y) x2 x      ∂U 1 = − + k ′ (y) ∂y x 1 N (x.10 1 F (y) = e P Différentielles totales .Mathématiques Appliquées .y) telle que : dU = F (x.10) est donc une famille de ligne passant par l’origine.Facteurs intégrants ∂Q ∂P − ∂x ∂y dy D’une manière générale. y) = − ⇒ k ′ (y) = 0 ⇒ k(y) = Cte D’où la solution : y y + Cte = C ⇒ = C1 x x y = C1 x où C1 est une constante réelle soit : La solution de l’équation (I.10) =e −2ln(x) =e ln(x−2 ) 1 x2 est une différentielle totale. on cherchera un facteur intégrant du type F (x) quand : 1 ∂P ∂Q ( − ) = f (x) Q ∂y ∂x et un facteur intégrant du type F (y) quand : 1 ∂Q ∂P ( − ) = g(y) P ∂x ∂y Exercice I. y) = − x U (x. y)dV soit une différentielle exacte.4 Résoudre : y − xy ′ = 0 solution : Soit dV = ydx − xdy Cette différentielle n’est pas exacte. Xuân MEYER APAD .

Mathématiques Appliquées . x2 . . y=12cm.. xn )dxn δg est une forme différentielle totale exacte si :   ∂X1    ∂xi. = ∂Xi. . x2 .i=n ∂xn dS = 2(y + z)dx + 2(x + z)dy + 2(x + y)dz La plus grande erreur que l’on peut commettre sur S si dx. y. . . xn ). z)dy + Z(x. . . z)dz δg est une forme différentielle totale exacte si :   ∂X = ∂Y    ∂y ∂x        ∂X ∂Z  = ∂z ∂x      ∂Z  ∂Y  =    ∂z ∂y   Plus généralement : Soient X1 (x1 . x2 . z=20cm avec une marge d’erreur de 0. . evaluer approximativement l’erreur maximale concernant l’aire du bloc ainsi que le pourcentage d’erreur dû aux erreurs de mesures. xn )dx2 + . d’où : dSm ax = 2(12 + 20) ∗ 0. = . Z(x. .. solution : l’aire d’un bloc rectangulaire s’écrit : S = 2(xy + xz + yz) dS = ∂S ∂S ∂S dx + dy + dz ∂x ∂y ∂z = . . . z). . 05 + 2(12 + 10) ∗ 0. . . . . 05 + 2(10 + 20) ∗ 0. . x2 .4 Généralisation aux fonctions de plus de deux variables Soient X(x.05 cm. X2 (x1 . z). dy et dz sont de même signe (positifs par exemple). Xn (x1 . . 05 = 8. xn et δg la forme différentielle : δg = X1 (x1 .i=j         ∂X  n    ∂xi. largeur y et hauteur z. z) trois fonctions continues des trois variables x. . xn )dx1 + X2 (x1 . x2 . .. les mesure d’un tel bloc conduit aux valeurs suivantes : x=10cm. . y.4 Généralisation aux fonctions de plus de deux variables 11 I. xn ). . y. xn ) n fonctions continues des n variables x1 . 75% S 1120 APAD . 4 = = 0. . y. . . Y (x. . x2 y. . . . z)dx + Y (x. . x2 . z et δg la forme différentielle : δg = X(x.i=j ∂xj ∂Xi.5 Estimation d’une erreur Soit un bloc rectangulaire de longueur x. . y. 4cm2 Soit un pourcentage d’erreur de : err = Xuân MEYER 100 ∗ dSm ax 100 ∗ 8.i=n Exercice I. y.i=1 ∂x1 ∂Xi. . y. . .I. . + Xn (x1 . A partir de l’expression de la différentielle totale exacte de l’aire de ce bloc.i=1          ∂X j  ∂xi. .

6 Soient trois variables indépendantes x.Facteurs intégrants Exercice I. On a : ∂U = 3x2 yz ∂x d’où : U = x3 yz + g(y.12 Différentielles totales . r = y(x3 + y) dU est une différentielle totale si :   ∂p = ∂q    ∂x  ∂y       ∂p ∂r  = ∂x  ∂z     ∂q ∂r     ∂z = ∂y                                                             ∂p = 3x2 z ∂y ∂q = 3x2 z ∂x ∂p = 3x2 y ∂z ∂r = 3x2 y ∂x ∂q = x3 + 2y ∂z ∂r = x3 + 2y ∂y (I. Montrer que l’expression : dU = (3x2 yz)dx + z(x3 + 2y)dy + y(x3 + y)dz est une différentielle totale. z) = x3 yz + y 2 z + C où C est une constante réelle. solution : soit : p = 3x2 yz . y. y et z. Xuân MEYER APAD . y. En déduire l’expression de U (x.11) Calculons ces dérivées partielles : dU est bien une différentielle totale. z) = y 2 z + f (z) d’où : U = x3 yz + y 2 z + f (z) ∂U df = x3 y + y 2 + = r = x3 y + y 2 ∂z dz d’où : On obtient alors : U (x. z). z) ∂g ∂U = x3 z + = q = x3 z + 2yz ∂y ∂y d’où : soit : g(y.Mathématiques Appliquées ∂g = 2yz ∂y df =0 dz . q = z(x3 + 2y) .12) (I.

Xuân MEYER APAD . Alors : dZ = Z2 − Z1 = ∆Z Z1 En physique.5 Différentielles totales et fonctions d’Etat Z2 Soit dZ une différentielle totale. Dans ce cas : Z2 dZ = Z2 − Z1 Z1 La valeur de ∆V dépend du chemin suivi. Soit dV un différentielle qui n’est pas totale. la fonction Z est dite équation d’état.Mathématiques Appliquées . on la notera δV .5 Différentielles totales et fonctions d’Etat 13 I.I. En physique. et la valeur de ∆Z ne dépend pas du chemin suivi.

Mathématiques Appliquées .14 Différentielles totales .Facteurs intégrants Xuân MEYER APAD .

. Nous supposerons. i = 1. . x2 . peut se ramèner en introduisant les deux fonctions dx dy . . . c’est ainsi que le système :  2  d x    dt2 + 5x − y = cos 2t (II. . xn . t) dt où x1 . Observons qu’il est toujours possible.2)  dx = u    dt       dy      dt = v  qui fait intervenir quatre équations du premier ordre entre quatre fonctions inconnues. de plus.v= . x . xn . xn désignent n fonctions inconnues de la variable t.1)  2  d y   − x + 3y = 0 dx2 qui est du second ordre avec deux fonctions inconnues. Ce système peut s’écrire . . en introduisant des fonctions inconnues auxiliaires. . à la forme : auxiliaires inconnues u = dt dt  du    dt + 5x − y = cos 2t       dv      dt − x + 3y = 0   (II. . x2 . de ramener un système différentiel quelconque à un système dans lequel ne figurent que les dérivées du premier ordre des fonctions connues . . n dt Xuân MEYER APAD . .Chapitre II Equations linéaires aux dérivées partielles du premier ordre II.3) . . . . ces équations résolues par rapport aux dérivées des fonctions inconnues. dxi = fi (x1 . t)   1 1 2 n  dt  . . . .   ∂x  n   = fn (x1 .Mathématiques Appliquées . . (II. t). Nous nous limiterons ici à l’étude des systèmes du premier ordre de n équations à n inconnues.1 Généralités On donne le nom de système différentiel à tout système d’équations entre plusieurs fonctions inconnues d’une même variable et leurs dérivées jusqu’à un certain ordre. x . x2 . Un tel système est dit sous forme canonique :   ∂x1 = f (x .

. . x3 .4).    dxn  1  = ϕn (x1 . . n−1 .9) dx dx dx dz En remplaçant x par sa valeur tirée de la seconde équation du système (II. . . .1 Déterminer les fonctions z(x) et y(x) telles que :   dy  x   dx + y + 2z = 0  dz   x  − 3y − 4z = 0 dx où x.16 Equations linéaires aux dérivées partielles du premier ordre Toute solution du système (II. x2 . .5). . n = 0 dt dt (II.. .7)... dx1 dn x1 . x3 . puis z par sa valeur tirée dx de la première.Mathématiques Appliquées ..   . . . et en résolvant ces équations dt dt en x2 . xn entre les équations (II.5) obtenue en éliminant x2 . . une variable indépendante. . Exercice II. si : x1 = F1 (t. . . C1 . . . t)   dt        dx2 1 = ϕ2 (x1 .4) les valeurs de x1 . xn .  . . . t) (II. Cn ) (II.. xn et t : dt dt   dx1 = f1 (x1 . x2 . . t) dt Toute fonction x1 (t) vérifiant le système est donc solution de l’équation différentielle d’ordre n : R t.. x1 . . .. sans par conséquent effectuer aucune intégration nouvelle. .8) dx dx dx d’où en multipliant par x : d2 y dy dz x2 2 + 2x + 2x =0 (II. réciproquement. et nous admettrons sans démonstration que. xn . .3) s’obtient en portant dn−1 x dx1 dans les n−1 premières équations de (II. . obtenu en dérivant (n − 1) fois la première équation et en tenant compte chaque fois des équations qui la suivent dans ce dx1 dxn système et donnent .6) désigne l’intégrale générale de l’équation (II. . . . nous obtenons l’équation résolvante : x2 d2 y dy − 2x + 2y = 0 2 dx dx (II.7) : d2 y dy dz x 2 +2 +2 =0 (II.. solution : Cherchons à former une équation résolvante du second ordre en y . Soit : y ′ = rxr−1 et y ′′ = r(r − 1)xr−2 D’où l’équation caractéristique : r(r − 1) − 2r + 2 = 0 Xuân MEYER APAD . C2 . .7) Les solutions de cette équation (équation d’Euler) sont de la forme y = xr . nous avons en dérivant la première équation du système (II.4) ci-dessous. . . . l’intégrale générale du système (II.3) vérifie nécessairement le système (II. xn . . Il résulte du théorème d’existence des solutions du système (II. x2 .10) (II.3). en fonction de x1 .4) dt   . x2 . xn .

11) 2 dx 2 où A et B sont des constantes réelles. .15) Xuân MEYER APAD . . . Cn . . .II. . t) = C1  . . x2 . . nous obtenons sans intégration nouvelle : 1 dy 3 z=− y+x = −Ax − Bx2 (II.7). . .13) par rapport à Ci . .13) . les intégrales premières ainsi mises en causes (ou tout autre système de n intégrales premières indépendantes) constituent un système fondamental d’intégrales premières.. . les fonctions y(x) et z(x) ainsi trouvées vérifient bien le système d’équations différentielles (II. On suppose que ce système admet une solution unique répondant aux conditions initiales : xi = x0 pour i t = t0 . II.12) . Si l’on résoud le système (II. . On peut facilement vérifier que quelque soient les valeurs des constantes A et B. . t) dt n 1 2 n On démontre que . toute fonction de x1 . . x . (II. t)   dt . (II.7). . . x . x2 . x2 . . . L’intégrale générale est : y = Ax + Bx2 17 En portant ce résultat dans la première équation du système (II. xn . L’ensemble :   x1 = F1 (C1 . .2 Intégrales premières d’un système différentiel constitue l’intégrale générale du système. toute intégrale première de ce système peut s’exprimer en fonction des Φi seules. C2 . .   xn = F1 (C1 . une variable indépendante. . on peut exprimer l’intégrale générale du système sous la forme   Φ1 (x1 . .   dx  n = f (x . .12). Exercice II.2 Soit x. xn par des fonctions de t constituant une solution quelconque de ce système. Déterminer les fonctions y(x) et z(x) solutions du système :   dy  x   dx + y + 2z = 0  dz   x  − 3y − 4z = 0 dx solution : (II. Cn . xn et qui se réduit à une constante si l’on y remplace x1 .2 Intégrales premières d’un système différentiel qui a pour racine r = 1 et r = 2. . réciproquement. (II. L’ensemble des solutions dépend de n constantes arbitraires C1 . xn . C2 .Mathématiques Appliquées . xn . . . . C2 . x2 . D’ne manière générale.14) . . Cn . . on appelle intégrale première d’un système différentiel. t)  . . . . t) = Cn Les fonctions Φi qui sont des constantes sont dites intégrales premières du système (II. . .   Φn (x1 . t) On cherche à résoudre des systèmes différentiels du premier ordre donnés sous forme canonique :   dx1 = f1 (x1 . . . x2 . .

. xn ) une intégrale première du système. Si les fonctions de x1 . . xf2 .15). x2 . II. .17) D’après l’équation (II. . x2 (xn ). . x2 .18) est une intégrale première du système (II.23) Xn Il en résulte que la fonction f vérifie la relation : X1 ∂f ∂f ∂f + X2 + . x2 . xn−1 de xn vérifiant l’équation (II. .16) peuvent s’écrire : dx (−3)dy (−2)dz 3dy + 2dz d(3y + 2z) =− = = = x (−3)(y + 2z) (−2)(3y + 4z) 3y + 2z 3y + 2z (II. ∂f et qui constitue donc une équation ∂xi Réciproquement. x( n − 1)(xn ) vérifiant : dx1 dxn dx2 = = . xn ) X2 (x1 . + Xn =0 ∂x1 ∂x2 ∂xn (II.19) D’après l’équation (II.21). . ∂f ∂f ∂f dx1 + dx2 + . fn−1 . Si on connait n − 1 intégrales premières distinctes f1 .2. Donc. L’ensemble des solutions de l’équation linéaire et homogène (II.21) Ce système possède (n-1) intégrales premières. . .18 Equations linéaires aux dérivées partielles du premier ordre dy dz dx =− = x y + 2z 3y + 4z Les égalités exprimées dans l’équations (II.22) ∂x1 ∂x2 ∂xn D’après la relation (II. xn ) (II.21) est représentée par une fonction de n − 1 intégrales premières du système adjoint : f = Ω(f1 . . . la relation (II.19). . . fn−1 ) Xuân MEYER (II. . . xn−1 de xn vérifient le système. f2 . . . Soit f (x1 . fn−1 du système adjoint. les fonctions u2 (x) = y(x) + z(x) et v(x) = x ont des différentielles logarithmiques proportionnelles. . f se réduit à une constante et sa différentielle est donc nulle. . elles ont un rapport constant. .24) qui est linéaire. .15). x2 . .. . . si f est solution de l’équation (II. ..21).25) APAD . on a donc : y+z = C2 (II. . on a : Xi dxi = dxn (II. x2 . . + dxn = 0 (II.Mathématiques Appliquées .21) que l’on appele système adjoint ou caractéristique de l’équation (II. homogène par rapport aux dérivées partielles linéaire et homogène aux dérivées partielles du 1er ordre. ..25).21). Ainsi. xn ) Xn (x1 . .25) et si l’on y remplace par des fonctions x1 . x2 .1 Généralités sur les équations linéaires et homogènes aux dérivées partielles du 1er ordre Soit xn une variable indépendante. toute intégrale première f est fonction de f1 . . . . Considérons n − 1 fonctions : x1 (xn )..15). . Φ1 = 3y + 2z = C1 x (II. l’ensemble des solutions de l’équation (II. f = C est une intégrale première de l’équation (II. . f2 . . . .20) Φ2 = x2 où Φ2 est une intégrale première du système (II.16) (II. L’équation (II.22) est vérifiée. les fonctions u1 (x) = 3y(x) + 2z(x) et v(x) = x ayant la même différentielle logarithmique..25) est identique à l’ensemble des intégrales premières du système différentiel (II. = X1 (x1 ...15) conduit également à : dx dy dz dy + dz =− = = x y + 2z 3y + 4z 2(y + z) (II. . .

Z) = f (x. y.26) à celle d’un équation homogène. Z) ′ + R(x.3 Résoudre l’équation : x solution : Le système adjoint est : Xuân MEYER APAD . y. y.II.26) (II. y) la fonction inconue.27) (II. Z) + R(x. Z) = R(x.29) L’équation (II.f = . Z) =0 ∂x ∂y ∂Z (II. D’après la théorie des fonctions implicites.26) peut s’écrire : Ω(φ1 . y. y. Z) ∂x ∂y (II. y.33) .f = d’où : ∂x y ∂y Z ∂Z  ′  p = ∂Z = − fx   ′  ∂x fZ    ′   q = ∂Z = − fy   ′  ∂y fZ   (II. y.26) s’écrit : P (x.30) ∂f ∂f ∂f + Q(x. 19 II.   f ′ + f ′ ∂Z = 0  x  Z  ∂x    f ′ + f ′ ∂Z = 0  y  Z  ∂y   ′ avec : fx = ∂Z ∂Z + Q(x. ∂Z ∂Z Soient p = . aux dérivées partielles du 1er ordre : cas d’une fonction de 2 var. y.3 Equation linéaire et homogène aux dérivées partielles du 1er ordre dans le cas d’une fonction de 2 variables Soit Z = ϕ(x. Z) Q(x. y)) = 0 une équation implicite contenant Z. φ2 ) = 0 Exercice II. φ2 ) et l’équation générale des surfaces intégrales de l’équation (II.Mathématiques Appliquées (II. y. y) ∂x ∂y (II. Soit l’équation : ∂x ∂y P (x. Z) soit : P (x. y. Z) = 0 ′ fZ fZ (II. et hom. ϕ(x. Z) ′ ′ fy fx + Q(x. Z) et f (x. Si φ1 = C1 et φ2 = C2 sont deux intégrales premières du système adjoint : dx dy dZ = = P (x. y.3 Eq.31) On ramène ainsi l’intégration de (II.32) ∂Z ∂Z + 2(y − a) = Z(x. y. y. lin. Z) R(x.q= ses dérivées partielles. y. Z) l’intégrale générale est une fonction arbitraire : φ = Ω(φ1 .28) ∂f ′ ∂f ′ ∂f .

On peut calculer y en fonction de x et C1 . soit : Z(x. si dU = µP (x. y) = xΩ( où Ω désigne une fonction arbitraire.36) est une équation linéaire aux dérivées partielles du 1er ordre.37) est une équation différentielle à variables séparées. y) est un facteur intégrant. le système adjoint s’écrit : dx Q = − dy = P µ dµ ∂Q ∂P − ∂y ∂x En intégrant l’équation différentielle P dx + Qdy = 0. Soit φ(x. φ(x. y) Xuân MEYER APAD . y)dy est une différentielle totale. on trouve une intégrale première. y) et Q(x.36) L’équation (II. En intégrant on trouve : µ = C2 F (x. y) deviennent alors des fonctions de x et C1 de sorte que : ∂µ 1 = µ Q ∂P ∂Q − ∂y ∂x dx (II. on obtient deux intégrales premières : Z = C1 x x2 = C2 (y − a) On a C1 = Ω(C2 ). y)dx + µQ(x.35) II.34) (II. c’est à dire si : ∂(µP ) ∂(µQ) = ∂y ∂x Soit : Q ∂µ ∂µ −P =µ ∂x ∂y ∂P ∂Q − ∂y ∂x (II. y) = C1 l’expression de cette intégrale première.3. Nous recherchons ici les facteurs intégrants de la forme µ(x. P (x. x2 ) y−a (II. y) Soit δV = P (x. y)) = G(x.1 Facteur intégrant d’une forme différentielle du premier ordre à deux variables Détermination d’un facteur intégrant de la forme µ(x. y) Nous avons vu dans le paragraphe I. C1 ) soit : F (x.4 II. y)dx + Q(x.4. y)dy une forme différentielle à 2 variables. telle que : ∂Q ∂P = ∂y ∂y µ(x.Mathématiques Appliquées .3.20 Equations linéaires aux dérivées partielles du premier ordre dy dZ dx = = x 2(y − a) Z De ce système. comment déterminer les facteurs intégrants d’une forme différentielle non exacte de la forme F (x) ou F (y).

solution : Soit M (x.39) 1 y Ω( ) x2 x Xuân MEYER APAD . y) = −y et N (x. On trouve tous les facteurs intégrants en écrivant µ que est une fonction de φ(x.38) (II.4 Trouver tous les facteurs intégrants de la forme différentielle : δV = −ydx + xdy .II. y) est un facteur intégrant de δV si la forme différentielle Le système adjoint à cette équation aux dérivées partielles est : dx dy dµ = =− x y 2µ Les intégrales premières de ce système adjoint sont :   y = C1 x  d’où :  2  x = C2 µ µ(x.4 Facteur intégrant d’une forme différentielle du premier ordre à deux variables et 21 µ G(x. Exercice II. y) est la seconde intégrale première du système adjoint. y) µ = G(x. y). soit : G(x. y)] H étant une fonction arbitraire d’une variable. y)H[φ(x.  ∂M  = −1    ∂y ∂N ∂M = ⇒ la différentielle δV n’est pas exacte ⇒  ∂y ∂x  ∂N  =1  ∂x dU = −µydx + µxdy est exacte. µ doit donc vérifier : ∂(µ(−y)) ∂(µx) = ∂y ∂x soit : −µ − y soit : 2µ + y ∂(µ) ∂(µ) =µ+ ∂y ∂x ∂(µ) ∂(µ) + =0 ∂y ∂x µ(x. y) = x.Mathématiques Appliquées . y) = (II.

Mathématiques Appliquées .22 Equations linéaires aux dérivées partielles du premier ordre Xuân MEYER APAD .

.1) où les Ai sont des coefficients constants.5) . α2 . . . . Considérons l’équation : ϕ(r) = A0 rn + A1 rn−1 + ..Mathématiques Appliquées  ∂Zn−k    ∂x        .   . .1 Soit : Ω(Z) = A0 Définition ∂nZ ∂nZ ∂nZ ∂nZ + A1 n−1 + .. à coefficients constants III.10) est équivalent à l’équation (III. . linéaires et homogène. αn les racines réelles de cette équation. . . . .4) (III.3) Si on introduit les inconnues auxiliaires Zi . . Si Ω(Z) désigne l’opérateur constituant l’équation (III. Xuân MEYER APAD . ∂Zn−k − αn−k = Zn−k−1 ∂y Ces diverses équations sont des équations linéaires aux dérivées partielles en Z1 puis en Z2 . . l’identité algébrique : ϕ(r) = A0 (Z − α1 )(Z − α2 ) . .2) Soient α1 . ∂Z ∂Z − αn ∂x ∂y (III. + An = 0 (III. .. + Ak rn−k + . . .4) :                          ∂Z ∂Z − αn = Zn−1 ∂x ∂y ∂Zn−1 ∂Zn−1 − αn−1 = Zn−2 ∂x ∂y .1). . + Ak n−k k + .  . Zn−1 et Z. le système (III. . (Z − αn ) a pour conséquence l’identité symbolique : Ω(Z) = A0 ∂ ∂ − α1 ∂x ∂y ∂ ∂ − α2 ∂x ∂y .     ∂Z1 ∂Z1   − α1 =0   ∂x ∂y   (III.. + An n = 0 ∂xn ∂x ∂y ∂x ∂y ∂y (III.Chapitre III Equations aux dérivées partielles d’ordre n à 2 variables.

10) . A2 = α1 α2 et (r − α1 )(r − α2 ) = r2 − (α1 + α2 )r + α1 α2 ∂2Z ∂2Z ∂2Z ∂2Z − α2 − α1 + α1 α2 2 = 0 2 ∂x ∂x∂y ∂x∂y ∂y 2 2 2 ∂ Z ∂ Z ∂ Z − (α1 + α2 ) + α1 α2 2 = 0 ∂x2 ∂x∂y ∂y III. aux dérivées partielles d’ordre n à 2 variables.8) (III. 2 me (III.6) exemple L’équation (III.4) devient : Ω(Z) = A0 ∂ ∂ − α1 ∂x ∂y ∂Z ∂Z − αn ∂x ∂y (III. à coeff. homogènes.7) Si on développe l’équation (III. .1) s’écrit : Ω(Z) = A0 ∂2Z ∂2Z ∂2Z + A1 + . Premier cas : α1 = α2 dx dy =− ⇒ y = α2 x = K 1 α2 Il en résulte : ϕ1 (y + α1 x) = ϕ1 [K + (α1 − α2 )x)] Xuân MEYER APAD . A1 = −(α1 + α2 ). + A2 2 = 0 ∂x2 ∂x∂y ∂y (III.2 Intégration ∂Z1 ∂Z1 − α1 =0 ∂x ∂y 1re étape Considérons tout d’abord : Le système adjoint à cette équations aux différentielles partielles est : dx dy dZ1 =− = 1 α1 0 Les intégrales premières sont donc : C1 = y + α1 x C2 = Z L’intégrale générale est alors : Z1 = ϕ1 (y + α1 x) où ϕ1 est une fonction arbitraire. 1.9) étape Portons cette valeur de Z1 dans l’équation : ∂Z2 ∂Z2 − α2 = Z1 ∂x ∂y Soit : ∂Z2 ∂Z2 − α2 = ϕ1 (y + α1 x) ∂x ∂y Le système adjoint à cette équation aux différentielles partielles est : dx dy dZ2 =− = 1 α2 ϕ1 (y + α1 x) L’intégration dépend des valeurs respectives de α1 et α2 . . l’équation (III. csts Pour n = 2.24 Eq. linéaires. on obtient : ∂ ∂ − α1 ∂x ∂y ∂Z ∂Z − αn ∂x ∂y = = D’où : A0 = 1.7).Mathématiques Appliquées (III.

Premier cas : α1 = α2 = α3 Il faut résoudre : ∂Z3 ∂Z3 − α3 = Φ1 (y + α1 x) + Φ2 (y + α2 x) ∂x ∂y Le système adjoint associé à cette équation aux dérivées partielles est : dx dy dZ3 =− = 1 α3 Φ1 (y + α1 x) + Φ2 (y + α2 x) Ce système admet comme intégrale première : y + α3 x = C1 Il en résulte que : Φ1 (y + α1 x) + Φ2 (y + α2 x) = Φ1 [(C1 + (α1 − α3 )x] + Φ2 [(C1 + (α2 − α3 )x](III. soit : Z2 = xϕ1 (y + α1 x) + ϕ2 (y + α2 xK) 3me étape Résolution de : ∂Z3 ∂Z3 − α3 = Z2 ∂x ∂y Il faut distinguer suivant les valeurs de α1 .10). soit : Z2 = K ′ + Φ1 (y + α1 x) = Φ1 (y + α1 x) + Φ2 (y + α2 x) 2.Mathématiques Appliquées .III.14) APAD .13) = Φ1 (u) + Φ2 (v) Xuân MEYER (III. Φ2 (K).12) (III.2 Intégration Posons : u = K + (α1 − α2 )x) du = (α1 − α2 )dx D’après le système adjoint (III. α2 et α3 . Deuxième cas cas : α1 = α2 Le système adjoint s’écrit alors : dx dy dZ2 =− = 1 α1 ϕ1 (y + α1 x) Il admet toujours comme intégrale première : y + α1 x = K d’où : dx dZ2 = 1 ϕ1 (K) Z2 − xϕ1 (K) = K ′ Z2 = xϕ1 (K) + K ′ L’intégrale générale s’obtient en écrivant que K ′ est une focntion arbitraire de K. on a : dZ2 = 1 ϕ1 (u)du α1 − α2 25 Il apparait comme nouvelle intégrale première : Z2 − Φ1 (u) = K ′ où (α1 − α2 )Φ1 (u) est une primitive de ϕ1 (u). Soit : Z2 − Φ1 (y + α1 x) = K ′ L’intégrale générale s’obtient en écrivant que K’ est une fonction arbitraire de K.11) soit : (III. 1.

23) (III.26 Eq.18) (III. linéaires. homogènes.Mathématiques Appliquées . csts en posant : u = C1 + (α1 − α3 )x = y + α1 x v = C1 + (α2 − α3 )x = y + α2 x On a alors : dZ3 = [Φ1 (u) + Φ2 (v)] dx 1 1 = Φ1 (u)du + Φ2 (v)dv α1 − α3 α2 − α3 (III.19) Z3 = Ψ1 (y + α1 x) + Ψ2 (y + α2 x) + Ψ3 (y + α3 x) 2.27) APAD . Troisième cas : α1 = α2 = α3 Il faut résoudre : ∂Z3 ∂Z3 − α1 = xΦ1 (y + α1 x) + Φ2 (y + α1 x) ∂x ∂y Le système adjoint associé à cette équation aux dérivées partielles est : dx dy dZ3 =− = 1 α1 xΦ1 (y + α1 x) + Φ2 (y + α1 x) Xuân MEYER [Φ1 (w) + Φ2 (C3 )] dx 1 Φ1 (w)dw + P hi2 (C3 )dx α1 − α2 (III. aux dérivées partielles d’ordre n à 2 variables.24) Θ(w) + xΨ2 (C3 ) + C4 Θ(y + α1 x) + xΨ2 (y + α2 x) + C4 (III.16) (III. à coeff.17) (III.25) (III.26) (III.22) (III.15) D’où : Z3 = Ψ1 (u) + Ψ1 (v) + C2 = Ψ1 (y + α1 x) + Ψ2 (y + α2 x) + C2 (III. Deuxième cas : α2 = α3 = α1 Il faut résoudre : ∂Z3 ∂Z3 − α2 = Φ1 (y + α1 x) + Φ2 (y + α2 x) ∂x ∂y Le système adjoint associé à cette équation aux dérivées partielles est : dx dy dZ3 =− = 1 α2 Φ1 (y + α1 x) + Φ2 (y + α2 x) Ce système admet comme intégrale première : y + α2 x = C1 Il en résulte que : Φ1 (y + α1 x) + Φ2 (y + α2 x) = Φ1 [(C3 + (α1 − α2 )x] + Φ2 (C3 ) = Φ1 (w) + Φ2 (C3 ) (III.20) En posant : w = C3 + (α1 − α2 )x = y + α1 x On a alors : dZ3 = = d’où : Z3 = = L’intégrale générale sera donc : Z3 = Θ(y + α1 x) + xΨ2 (y + α2 x) + Ψ3 (y + α2 x) 3.21) (III.

Z)dx + B(x. y. αn .32) n’admet que des racines simples.4 Equations aux dérivées partielles à 3 variables. Si l’équation caractéristique ϕ(r) = 0 admet des racines multiples αk d’ordre pk à chaque racine correspnd un polynome entier de degré (pi − 1) en x de la forme : Φ1 (y + αk x) + xΦ2 (y + αk x) + x2 Φ3 (y + αk x) + .III. . . . . y) = Z = Φ1 (y + x) + Φ2 (y − x) + .28) (III.33) APAD .31) III. α2 . à coefficients constants dZ = A(x. . .Mathématiques Appliquées Soit la différentielle : Xuân MEYER .3 Généralisation Ce système admet comme intégrale première : y + α1 x = C5 Il en résulte que : xΦ1 (y + α1 x) + Φ2 (y + α1 x) = xΦ1 (C5 ) + Φ2 (C5 ) On a alors : dZ3 = xΦ1 (C5 )dx + Φ2 (C5 )dx d’où : Z3 = x2 Ω1 (C5 ) + xΩ2 (C5 ) + C6 = x2 Ω1 (y + α1 x) + xΩ2 (y + α1 x) + C6 27 (III.32) (III.1 Résoudre l’équation aux dérivées partielles d’ordre 3 suivante : ∂3Z ∂3Z ∂3Z ∂3Z −2 2 − +2 3 =0 ∂x3 ∂x ∂y ∂x∂y 2 ∂y solution : L’équation caractéristique est : r3 − 2r2 − r + 2 = 0 Soit (r − 1)(r + 1)(r − 2) = 0 l’équation (III.29) L’intégrale générale sera donc : Z3 = x2 Ω1 (y + α1 x) + xΩ2 (y + α1 x) + Ω3 (y + α1 x) III.30) Exercice III. + Φ3 (y + 2x) (III. y. . . . + Φn (y + αn x) où les (Φi ) sont des fonctions arbitraires d’une variable. 2. l’intégrale générale est données par : Z = Φ1 (y + α1 x) + Φ2 (y + α2 x) + . linéaires et homogène. Z)dy (III. . Si l’équation caractéristique ϕ(r) = 0 n’admet que des racines simples α1 . (III. d’où : Z(x.3 Généralisation 1. + x(pk −1) Φpk (y + αk x) où les (Φi ) sont des fonctions arbitraires d’une variable.

aux dérivées partielles d’ordre n à 2 variables. Soit : C= B(x.38) ∂y devient : ∂Z = B(x. y. on trouve : B(x. (III.40) (III. y. K(y)]) = ∂ ϕ [x. et dZ désignent les différentielles de 3 variables parmi les quelles 2 sont indépendantes. y.y) comme une fonction inconnues des 2 variables indépendantes x et y. γ(y)]) ∂y ∂ ∂Z = ϕ [x. Si on considère Z(x. y.41) En dérivant le second terme de l’équation (IV. y. y. y. l’équation (III. K(y)]) − ∂γ = ∂ϕ ∂y ∂γ ∂ϕ ∂y (III. K(y)]) = Soit : B(x. successivelment par rapport à y.33) est équivalente aux deux équations aux dérivées partielles :   ∂Z = A(x. Pour cela. y. par exemple x et y.dy. linéaires. Z) (III. ϕ [x. ϕ [x. γ(y)] ∂y ∂ϕ ∂γ ∂γ ∂y (III.42) Montrons que cette dernière équation est une équation différentielle ordinaire en entre γ et y seuls. csts où dx. y. puis par rapport à x.36) D’après l’égalité des dérivées secondes : Si la relation (IV.28 Eq. Son intégrale générle dépend de x et y et de la constante d’intégration γ(y). on établit :  ∂A ∂A ∂Z ∂A ∂A  ∂2Z    ∂x∂y = ∂y + ∂Z ∂y = ∂y + B ∂Z  (III. ϕ [x. Z) ∂y En calculant les dérivées d’ordre 2. x et y étant des variables indépendantes.Mathématiques Appliquées ∂ϕ ∂y Xuân MEYER . γ(y)] Ainsi l’équation : ∂Z = B(x. ϕ [x. y. ϕ [x.2) est vérifiée.10) par rapport à y. il suffit de montrer que la dérivée du second membre par rapport à x est nul. y. l’équation (III.33) est complètement intégrable.39) par ailleurs.35)  2  ∂ Z ∂B ∂B ∂Z ∂B ∂B   = + = +A  ∂y∂x ∂x ∂Z ∂x ∂x ∂Z ∂A ∂B ∂B ∂A +B = +A ∂y ∂Z ∂x ∂Z (III. γ(y)] ∂y ∂y D’où : B(x. y. y. à coeff. y. y.34)  ∂Z    = B(x. homogènes. K(y)]) − ∂ϕ ∂γ APAD . y. y. Z)    ∂x (III. c’est à dire que le second membre ne dépend pas de x. Soit Z = ϕ [x. démonstration Considérons l’équation : ∂Z = A(x.37) considérée comme une équation diférentielle ordianire du premier ordre entre ka fonction Z et la variable indépendante x. Z) ∂x (III.

49) (III. aux dérivées partielles à 3 variables.47) = 0 et donc la différentielle est complètement intégrable.2) est vérifiée.Mathématiques Appliquées .48) Exercice III. On a : ZdZ = xdx + ydy d’où : x2 + y 2 + C = Z 2 (III.46) (III. Si la relation (IV.45) (III. alors ∂C ∂x ∂ϕ B B ∂A ∂A ∂ϕ ∂ϕ ∂A ∂ϕ +A − − − B− ∂γ ∂x ∂Z ∂y ∂Z ∂y ∂y ∂Z ∂γ ∂ϕ B B ∂A ∂A +A − −B ∂γ ∂x ∂Z ∂y ∂Z (III. Soit si : ∂A ∂A ∂B ∂B +B = +A ∂y ∂Z ∂x ∂Z Or :   ∂A + B ∂A = y −x = −xy    ∂y ∂Z Z Z2 Z3 (III. dZ = y x dx + dy Z Z (III.50) La relation(IV. ϕ)    ∂x ∂x       ∂2ϕ ∂A ∂A ∂ϕ = + ∂y ∂Z ∂y  ∂x∂y        ∂A ∂ϕ ∂2ϕ   = ∂x∂γ ∂Z ∂γ 29 (III.51)  ∂B  ∂B x −y −xy   +A = = 3 ∂x ∂Z Z Z2 Z Xuân MEYER APAD .43).2) : ∂A ∂A ∂B ∂B +B = +A ∂y ∂Z ∂x ∂Z est vérifiée.2) est bien vérifiée. linéaires et homogènes. dZ est donc complètement intégrable.43) (III. à coeff. y.2 Soit : solution : x y posons : A = et B = Z Z dZ est complètement intégrable si la relation(IV.III. on obtient : ∂C ∂x = = Donc.44) En remplaçant ces équations dans l’équation (III.4 Eq. csts ∂C ∂ϕ B B ∂ϕ ∂2ϕ ∂ϕ ∂ 2 ϕ = + − − B− ∂x ∂γ ∂x ∂Z ∂x ∂x∂y ∂y ∂γ∂x Nous avons :   ∂Z = ∂ϕ = A(x.

csts Xuân MEYER APAD .30 Eq. à coeff.Mathématiques Appliquées . aux dérivées partielles d’ordre n à 2 variables. linéaires. homogènes.

y et Z. (IV. q) = 0.2) On calcule des dérivées de p et q en dérivant les 2 éuqations par rapport à x.Mathématiques Appliquées .1) par exemple : ∂Z ∂x 2 + ∂Z ∂y 2 = a2 ∂Z ∂Z et q = . leurs solutions communes dépendent alors d’une constante d’intégration µ de sorte qu’elles constituent une solution de F = 0 dépendant alors de λ et de µ.1 Méthode d’intégration On cherche à résoudre des équations du type : ∂Z ∂Z . on tire p et q des 2 équations. ∂x ∂y A l’équation à résoudre F (x. p. et cherchons à déterminer G. y. y et Z et l’on écrit : dZ = pdx + qdy est complètement intégrable si : ∂p ∂q ∂q ∂p +q = +p ∂y ∂Z ∂x ∂Z (IV. Z. y. )=0 ∂x ∂y F (x. y. associons une seconde équation de la forme : Soit p = G(x. Ce sont des fonctions de x.Chapitre IV Equations non linéaires aux dérivées partielles du premier ordre IV. p. considérées comme Xuân MEYER APAD . fonction de 5 variables telle que ces deux équations soient compatibles. Pour former la condition de compatibilité. q) = λ où λ est un paramètre. Z. Z.

3) Toute intégrale première de ce système contenant effectivement p ou q fournit une fonction G(x.4) ∂p  (Fp Gq − Fq Gp ) = Fq GZ − FZ Gq    ∂Z        ∂q  = FZ Gp − Fp GZ  (Fp Gq − Fq Gp )   ∂Z  Or. homogène de la fonction G de 5 variables.y. On a ainsi :  ∂p (Fp Gq − Fq Gp ) = Fq Gy − Fy Gq     ∂x       ∂q   = Fx Gp − Fp Gx  (Fp Gq − Fq Gp )  ∂x   (IV. Il n’est pas nécessaire de connaitre toutes les intégrales premières. On tire alors p et q et on intègre la différentielle : dZ = pdx + qdy Xuân MEYER APAD . Donc Fp Gq − Fq Gp = 0 la condition d’intégrabilité s’écrit donc : Fq Gy − Fy Gq + q(Fq GZ − FZ Gq ) = Fx Gp − Fp Gx + p(FZ Gp − Fp GZ ) soit : Fp Gx + Fq Gy + (pFp − qFq )GZ − (Fx + pFZ )GP − (Fy + qFZ )Gq = 0 (IV.5) L’équation (IV. linéaire. puis on intègre le système : F =0 G−λ=0 (IV.10) est une équation aux dérivées partielles. Comme F et G ne sont pas liées. ce déterminant est non nul.32 variables indépendantes : Equations non linéaires aux dérivées partielles du premier ordre Remarque :On a ainsi considéré p et q comme des fonctions de x. Il suffit d’en connaitre une.Mathématiques Appliquées . y et Z variables indépendantes.7) qui est un système complètement intégrable d’après la condition d’intégrabilité. C’est seulement en écrivant la condition d’intégrabilité que l’on considère que Z est une fonction de x et y.Z. Le système adjoint associé est : dx dy dZ dp dq = = = = Fp Fq pFp − qFq Fx + pFZ Fy + qFZ (IV. Fp Gq − Fq Gp est le déterminant du jacobien de F et G par rapport aux variables p et q.p.q).6)            ∂q ∂p  Gp + Gq = 0  Gy +   ∂y ∂y        ∂p ∂q  GZ + Gp + Gq = 0     ∂Z ∂Z             ∂q ∂p    Fp + Fq = 0 Fy +   ∂y ∂y        ∂p ∂q  FZ + Fp + Fq = 0    ∂Z ∂Z   Fx + Gx + ∂p ∂q Gp + Gq = 0 ∂x ∂x ∂p ∂q Fp + Fq = 0 ∂x ∂x (IV.

9) (IV. il suffit d’en choisir une seule pour résoudre le problème.1 Résoudre : ∂Z ∂x solution : Posons : p= et q= On doit résoudre : p2 + q 2 = a2 on a : Fx = 0.10) Parmi ces quatre intégrales premières. fZ = 0Fp = 2pFq = 2q Le système adjoint s’écrit : dx dy dZ dp dq = = 2 = = 2 2p 2q 2p + 2q 0 0 d’où : p = C1 et q = C2 d’où : dx dy y x = ⇒ − = C3 C1 C2 C2 C1 dx dZ Z x dZ = 2 ⇒ 2− = 2 = C4 C1 p + q2 a a C1 (IV.11) Xuân MEYER APAD . On intègre ensuite la deuxième équation qui est une équation différentielle relative à Ψ(y) ou Ψ(x). 2.Mathématiques Appliquées . Fy = 0. Exercice IV. On intègre G − λ = 0 en la considérant comme une équation différentielle ordianire en x et z s’il y a p dans G ou en y et Z s’il y a q dans G.1 Méthode d’intégration 33 1. Prenons par exemple : p = C1 on doit intégrer le système : p2 + q 2 = a2 p = C1 si on pose C1 = acosλ alors p = acosλ = et q = asinλ = d’où : dZ = acosλdx + asinλdy d’où Z = axcosλ + aysinλ + µ ∂Z ∂x ∂Z ∂y (IV. l’intégration est alors fonction d’une constante Ψ(y) ou Ψ(x).8) ∂Z ∂x ∂Z ∂y 2 + ∂Z ∂y 2 = a2 et (IV.IV.